Page 127

Encadré 2: Maintenance du mur et gadienage des cultures par Abatiganda, Parc National des Volcans, Rwanda Abatiganda a été créé en tant que coopérative en 2008 et compte actuellement 171 membres, qui travaillent exclusivement comme volontaires. Leurs activités consistent dans la protection des cultures, la construction et la maintenance du mur à buffle et la tranchée. Ils couvrent une distance d’à peu près 2,5km de la limite du parc, le long de trois cellules dans le secteur de Gahunga (District de Musanze). Tous les lundis et jeudis, les membres de la coopérative précèdent à la réparation du mur et de la tranchée. Les autres groupes patrouillent régulièrement la frontière du parc pendant le jour et font rapport sur de potentiels animaux problème qui sont généralement des buffles et occasionnellement des éléphants (pas de gorilles dans cette partie). Durant la période de récolte, ils organisent des rondes de surveillance pour les cultures de pommes de terre, en construisant des cabanes de fortune dans lesquelles des gardiens de nuit sont postés de 17h à 19h, pendant une durée de 3mois. La surveillance des cultures est effectuée sur une profondeur (distance) de 400m à partir de la limite du parc. Il y a des contacts réguliers consistant en échange d’information avec les gardes du PNV opérant dans cette région.

Malgré que les buffles continuent de quitter le parc pour détruire les cultures, le mur ainsi que la tranchée ont un impact significatif depuis qu’ils ont ont été construits. Les cassures dans le mur par les animaux sont généralement observées pendant la saison pluvieuse quand les buffles sont apparemment à la recherche des espaces plus secs et aussi pendant la période des récoltes. Derrière les pommes de terre, les plantes qui sont ravagées sont le blé et le maïs. Le pyrèthre est également mangé par les buffles (ses feuilles sont mangeable)

Il n’existe pas de système de rémunération, même si certains des membres possèdent leurs terres ou leurs cultures dans la zone concernée. Leur seul intérêt est le service à la communauté, bien qu’ils sont informés qu’ils peuvent bénéficier du programme existant de RDB sur le partage des revenus du tourisme et aussi qu’ils peuvent accéder d’une manière privilégiée aux marchés pour certains travaux commissionnés par RDB. A titre d’exemple, cette coopérative a été octroyée un contrat de 2 million de francs par le RDB pour la première construction d’un segment du mur. De plus les membres de la coopérative sont en mesure de louer une parcelle sur laquelle ils cultivent et produisent leur propre récolte.Depuis le lancement de la coopérative, 8 membres ont déjà été blessé dans des incidents en rapport avec les buffles, et une personne est devenue paralytique. Le parc n’a offert aucune assistance à ces personnes blessées lors de ces incidents.

et Kashasha (10 personnes), dans la partie sud est du BINP. Ces groupes s’occupent principalement des éléphants, mais ils sont également actifs dans la poursuite et le refoulement des autres espèces, particulièrement les gorilles et les babouins. Dans la partie de Nkuringo, le premier groupe HUGO a été créé en 1998 et un deuxième en 2007. Le secteur de Nteko compte actuellement 29 membres et Rugubuli 15 personnes. Dans cette région, les groupes HUGO s’occupent principalement des gorilles, mais aussi des autres cas tels que les babouins. b)

HUGO en RDCongo

Se basant sur l’exemple de l’Uganda, le programme HUGO a été étendu au secteur Mikeno en 2001 et des groupes de 10 personnes chacun ont été

Ci-dessus: Un membre de Abatiganda travaille pour réparer le mur des buffles du Parc National des Volcans, Rwanda. Photo par Wellard Makambo/ PICG. Ci-dessous: Un abri pour les membres de l’association qui garde les récoltes de pommes de terre contre les incursions des buffles et des éléphants. Photos par les auteurs.

119

20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles