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Encadré 1: Les groupes HUGO autour de la partie sud – est du Parc National de Bwindi Impénetrable, Uganda Les trois groupes HUGO situés dans les secteurs de Kiyebi, Kitojo et Kashasha ont été établis en 2007. Ils s’occupent principalement des éléphants, mais sont également impliqués dans la poursuite des autres espèces telles que gorilles et babouins. Il y a 4 membres de HUGO à Kiyebe, 6 à Kitojo et 10 à Kashasha. Comme travail de routine, les membres de HUGO font des patrouilles deux fois par semaine, à la recherche des activités illégales et les sorties des animaux. Quand ils aperçoivent n’importe quoi d’intéressant, ils avertissent par phone le Garde de l’UWA chargé de la Conservation Communautaire (CCR). Chaque groupe HUGO possède un téléphone et quelques unités octroyés par le PICG.

En cas de destruction des cultures par les éléphants, ils commencent par leurs propres interventions en brûlant du piment rouge séché mélangé avec de la sciure et contenus dans un récipient et le mélange brûle pendant approximativement trois heures. Dans quelques cas, le paysan fait directement appel au CCR de l’UWA, et celui ci organise alors une patrouille UWA pour chasser les éléphants en tirant en l’air si le procédé du piment brulé n’a pas eu d’effet.

Des incidents, apparaissant de façon prédominante durant la saison pluvieuse sont en augmentation dans tous les secteurs et les éléphants vont de plus en plus loin dans les champs des communautés. Avant, ils restaient dans une bande ne dépassant pas 50 mètres en dehors de la forêt et maintenant, ils s’aventurent aussi loin qu’a 1km à l’extérieur. Les éléphants sont également de plus en plus visibles pendant le jour et ils sont visiblement habitués aux humains. Le changement a été observé depuis l’année passée (Groupe HUGO, com.pers.). Les cultures qui sont généralement détruites sont principalement le sorgho, les pommes de terre et patates douces, ignames, haricots, petit pois ainsi que des bananiers. L’information sur la destruction des cultures est collectée par les équipes HUGO qui enregistrent seulement des estimations et pas des chiffres exacts. Les membres HUGO récoltent aussi des données sur les autres espèces telles que babouins, phacochères et singes. La plupart des destructions sont, au actuellement l’oeuvre des éléphants, les babouins et ensuite les phacochères. Ils suivent aussi les gorilles qui quittent occasionnellement le parc: le groupe de Bitukura (12 individus) dans la zone de Ruhija et qui se nourrit des écorces d’eucalyptus; le groupe Shini (34 individus) dans la zone Rushaga qui se nourrit de bananiers. Les gorilles récemment habitués ne passent pas encore beaucoup de leur temps à l’extérieur de la forêt, jamais plus d’1 heure à ce stade ci et ils n’ont pas tendance à s’aventurer plus loin de la limite. Une fois que l’information sur la destruction des cultures par les gorilles est reçue, les ESRG organisent une opération de refoulement en utilisant les cloches et les sifflets pour ramener ces gorilles dans la forêt. Les membres HUGO travaillent comme volontaires reçoivent uniquement quelque assistance de la part du PICG sous forme d’équipement tels que les bâches de protection et les bottes, et celle de UWA sous forme de piment rouges et sciure. Ils ne reçoivent pas actuellement la nourriture en ration de la part de UWA, contrairement aux autres groupes HUGO, mais ceci devrait être inclus dans le budget prochain. Ils ont formé des associations (ASCAs) qui est une forme de système d’épargne informel par lequel à chaque semaine chacun des membres met à côté une certaine somme d’argent prédéterminée sous forme d’épargne.

Ci-dessus: les membres de HUGO près du Parc National Impénétrable de Bwindi, Ouganda. Ci-dessous: étiqueter le nom d’un membre de HUGO. Photos par les auteurs.

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20 Ans de PICG: Leçons Apprises dans la Conservation des Gorilles de Montagne  

Le Programme International de Conservation des Gorilles

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