chapitre
SOM MAIRE
Photographier… Ne plus être photographiés À l’écoute du quotidien
ALGÉRIE
SÉNÉGAL
CONGO
La grande maison Mohammed Dib
Le mandat Ousmane Sembène
Tribaliques Henri Lopes
1952, Seuil
1966, Présence africaine
1971 (Pocket)
Omar, orphelin de père, vit avec sa mère, qui élève seule ses trois enfants, et la grand-mère, impotente. Le jeune garçon, qui souffre de la faim et voit l’existence misérable réservée aux plus pauvres de son pays, est déchiré entre la résignation prônée par sa tante et la révolte suggérée par le maître d’école…
À Dakar, un vieil homme a reçu un mandat et, dès lors, les ennuis s’accumulent. Sa femme commence à dépenser avant même qu’il ait touché le montant, l’administration se montre tatillonne et inquisitrice au point de l’empêcher de percevoir l’argent, de nombreux parasites s’empressent d’en convoiter les avantages. Tout ceci avant que son neveu malveillant ne le trompe et ne le dépossède de son bien…
Un recueil de nouvelles composé comme une recension critique des maux qui gangrènent la société congolaise (et plus généralement africaine) des premières années de l’indépendance : le mariage imposé par les parents, le double langage d’un politicien – altruiste et féministe dans ses discours publics, dominateur et misogyne en privé –, la dénonciation de la torture et des erreurs judiciaires, les difficultés et les limites du militantisme, les compromissions économiques et politiques, la lâcheté d’un ouvrier qui préfère demeurer à l’étranger, délaissant sa fiancée restée au pays… Des nouvelles qui s’attachent à dénoncer l’archaïsme de certaines pratiques traditionnelles ou de certains faits de société, sans pour autant épargner les comportements individuels.
DU MÊME AUTEUR
L’incendie Neiges de marbre Si Diable veut
DU MÊME AUTEUR
Les bouts de bois de Dieu Le docker noir Xala
DU MÊME AUTEUR
Le chercheur d’Afriques Le pleurer-rire
Bernard Magnier, Panorama des littératures francophones d’Afrique, Institut français, octobre 2012
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MOHAMMED DIB (1920-2003) Né à Tlemcen, Mohammed Dib exerce tout d’abord en Algérie comme instituteur puis travaille aux Chemins de fer où il sert d’interprète aux forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Il publie son premier poème en 1947, travaille en tant que journaliste à Alger Républicain puis publie, en 1951, La Grande Maison, premier volume de sa trilogie « Algérie ». En 1959, il quitte l’Algérie pour la France où il constitue une œuvre abondante et renouvelée, alternant poésie (Feu beau feu), théâtre et surtout nouvelles et romans (Habel, La Nuit sauvage, L’Infante maure). OUSMANE SEMBÈNE (1923-2007) Né à Ziguinchor au Sénégal, Ousmane Sembène est un autodidacte qui a été maçon à Dakar et docker à Marseille, puis s’est consacré à la littérature et au cinéma, après avoir suivi une formation à Moscou. Militant syndicaliste, il a gardé de son expérience du monde du travail un attachement pour les luttes ouvrières et l’engagement politique dont témoignent ses romans et nouvelles (Le Docker noir, Les Bouts de bois de Dieu, Niiwam) et ses films : Xala, Ceddo, Camp Thiaroye, Moolaadé ou encore Borom Sarret, premier moyen métrage africain francophone de fiction réalisé en 1963. HENRI LOPES (NÉ EN 1937) Né à Léopoldville, au Congo belge, Henri Lopes fait sa scolarité à Brazzaville (Congo français) puis des études de lettres et d’histoire en France. En 1965, il rejoint Brazzaville et le Congo devenu indépendant, où il devient successivement ministre de l’Éducation nationale, des Affaires étrangères, des Finances et, enfin, Premier ministre. En 1982, il devient directeur de la Culture à l’Unesco, à Paris, puis ambassadeur du Congo en France. En parallèle, il publie plusieurs romans à la suite de son recueil de nouvelles Tribaliques.
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