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Bulletin de santé mondiale — Global Health Newsletter

Volume 6 Numéro 2 Novembre 2012

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Bulletin de Santé Mondiale - Global Health Newsletter

Lettre de la présidente Bonjour à tous,

Claudel P-Desrosiers Présidente IFMSA-Québec president@ifmsa.qc.ca

Nous approchons déjà la fin de la session d’automne – le temps passé vite! Je peux annoncer avec fierté que nos activités ont été lancées dans tous les campus de médecine au Québec. L’équipe 2012-2013 est extrêmement dynamique, prête à innover et à mobiliser les médecins québécois de demain autour des enjeux sociaux, culturels et mondiaux de la santé. Déjà, le Congrès National, qui s’est tenu à Montréal le 13 octobre dernier, a donné le ton à l’année qui vient. Plus de 100 étudiants – du jamais vu – se sont réunis, l’histoire d’une journée, pour parler de santé, de changements climatiques, de tourisme volontaire, de projets, de santé sexuelle, de santé publique, de populations vulnérables, de stages à l’étranger. Avec une conférence d’Amir Khadir et de Saideh Khadir, la recette était gagnante pour motiver tous les membres ! Le lendemain, tous les coordonnateurs locaux, nommés par l’équipe nationale d’IFMSA-Québec, ont reçu une formation pour les préparer à leur mandat.

Le Congrès, donnant l’occasion aux membres de se familiariser avec l’organisation, a aussi permis de lancer des initiatives importantes : un « taskforce » sur la Charte d’IFMSAQuébec dont les conclusions seront présentées lors du congrès de printemps 2013 ; et un petit groupe de travail sur le programme socioculturel des échanges au Québec. Également plusieurs idées ont été recueillies, notamment au niveau du Colloque de Santé Mondiale et de plusieurs comités. La semaine d’après, IFMSA-Québec présentait son programme de formation pré-départ SCOI à la Canadian Conference on Global Health à Ottawa. L’expérience a été très enrichissante, et a permis, encore une fois, de faire valoir nos projets auprès de différentes organisations et d’aller chercher des conseils externes. IFMSA-Québec a aussi été présentée lors du lancement du Jeune Conseil de Montréal qui promeut l’engagement citoyen des jeunes. Au niveau international, IFMSAQuébec continue de rayonner. Un nombre impressionnant de nos membres siègent sur différents groupes de travail, auprès de plusieurs équipes et au sein d’initiatives variées, toujours dans le but de permettre à la Fédération d’aller de l’avant. Également, une délégation de 10 membres s’envolera pour le Salvador en janvier prochain afin d’assister à la

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rencontre régionale des Amériques et de représenter le Québec. Ces membres guideront des sessions, présenteront les projets d’IFMSA-Québec et vous reviendront des idées plein la tête. Vous pourrez suivre nos aventures via notre blog (www.rm2013.ifmsa.qc.ca ). Restez également à l’affût : la délégation partant pour Baltimore en mars pour l’Assemblée générale d’IFMSA sera annoncée sous peu.

sont mises en place, des positions sont votées, des idées sont échangées. Il n’y a rien de plus motivant et inspirant qu’une assemblée générale d’IFMSA! Pour les délégués du Québec, ces assemblées permettent de ramener de nouvelles idées au pays toujours dans le but de développer l’organisation, qui est encore jeune !

Les assemblées générales d’IFMSA sont des expériences extrêmement enrichissantes en soi. Imaginez-vous dans une salle, avec 800 personnes d’une centaine de pays où Israël s’assoit à côté de la Palestine, où l’Iran discute avec le Mexique. L’énergie qui s’en dégage est stupéfiante. Les esprits surchauffent, des nouvelles initiatives

Au travers de toutes ses activités aussi variées les unes que les autres, IFMSA-Québec cherche à former des médecins qui n’ont pas peur de parler de la cause sociale, qui n’ont pas peur de s’attaquer aux différents facteurs qui peuvent mettre en danger la santé de leurs patients. Virchow, un médecin allemand, écrivait : « Social problems fall to a large extent within physicians’ jurisdiction ». Pour IFMSA-Québec, cette phrase prend tous son sens dans

Dans ce numéro

Dans ce numéro (suite)

Lettre de la présidente Claudel P-Desrosiers

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Journée mondiale du Diabète

Cuts to refugee health care Lucy Manchester

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De la prescription au traitement 16 Marc-André Lavallée

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Éducation sexuelles aux USA Nina Nguyen

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Wanna go abroad, learn, help and explore? Projects Abroad ! Olivier Gagné

Vivre une assemble générale Catherine Ji

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Halloween à Saguenay Patrick de Moor & Émilie Blais

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Volunteering in the Philippines

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Ciné-débat sur l’itinérance Camille Pelletier-Vernooy

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Dr Natalie Makhoulian

McGill Global Health Night 2012 13 Lynne Li

Scrumptious cookies Koharig Achkarian

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Opportunities abroad ISCOMS 2013

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chacune de nos actions. Que ce soit en donnant des formations sur la santé urbaine, en soulignant la journée du diabète ou encore en faisant du porte-àporte pour sensibiliser la population aux dons d’organes, nous cherchons à rendre la médecine plus humaine, ancrée dans la réalité, et la santé plus sociale. Nous ne sommes pas de politiciens et nous ne cherchons pas à l’être. Mais comme le disait si bien Saideh Khadir lors du Congrès, « l’avenir de la société dépend de l’engagement citoyen ». Il est de notre devoir de nous mobiliser autour des enjeux sociaux, culturels et mondiaux de la santé. Nous avons le pouvoir de faire une différence et de faire de la santé une réalité pour tous. Nous portons la voix d’une génération qui croit à l’équité sociale, qui voit la santé comme un droit humain et qui est avide de changements. Après tout, être médecin n’est pas qu’un titre mais un en g a g e men t s o ci a l . IFMSA-Québec y croit dur comme fer. Bonne lecture! Claudel P-Desrosiers

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Cuts to refugee health care What is happening and what we need to know : A primer for medical students and health care providers

Lucy Manchester McGill University Class of 2013

There has been a huge amount of press concerning the changes to the Interim Federal Health Program (IFHP or IFH) for refugees, with physicians, students and health care professionals taking the centre stage in protesting the cuts. Despite months of advocacy and public denouncing of the cuts by the Canadian Medical Association, the Royal College of Physicians & Surgeons of Canada, and the Canadian Associations of Nurses, Pharmacists, and Social Workers, among others, the fight is far from over. Indeed the

evidence is mounting daily that the scale of human harm is possibly worse than we feared. The damage is being wrought not only by the cuts themselves, but also through confusion among health practitioners around the categories of refugees who are still covered, and for what services. This short summary aims to highlight the key information all health care practitioners should understand in order to provide the proper care of our patients, and what we can do as advocates.

Table 1: Refugee Categories in brief 1 Category

Definition

Health Coverage

Government-assisted refugees (GARs)

Granted UN Convention refugee status before arrival in Canada; supported during initial resettlement period by the Canadian government

Expanded health care coverage for 1 year after arrival

Victims of human trafficking

Individuals who were brought to Canada under coercion for the purpose of exploitation

Expanded health care coverage

Privately-sponsored refugees

Are financially supported by an individual or organization in Canada during initial resettlement period (12-36 months)

Health care coverage (for most); expanded health care for 1 year for those receiving resettlement assistance

Accepted refugee claimants

Have had their application accepted by the Immigration and Refugee Board (IRB)

Health care coverage, until provincial health insurance starts

Refugee claimants awaiting review

Have filed application for refugee status; typical waiting period for review is 18-24 months

Health care coverage

Refugees from Designated Countries of Origin

Arrive from a country designated to be “safe” – this list of countries has not yet been published by the CIC

Public health and safety coverage

Rejected refugee claimants

Have had their claim refused by the IRB and remain in Canada with no official status

Public health and safety coverage,until the date set for removal; if they remain in Canada beyond this date they have no health care coverage

For more details please see http://ccrweb.ca/en/ifh-practical

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What are these refugee health cuts all about? Prior to June 30, 2012, the IFHP was responsible to ensure necessary health care coverage for refugees, including physician visits, hospital stays, dental, eye care, vaccines and most medications. As of June 30, 2012 this health care coverage was reformed in different ways for each category of refugee applicant (see Table 1), with the largest impacts on failed refugee claimants and those from Designated Countries of Origin (discussed below). These two groups were suddenly only covered for threats to “public health and safety” – the definition of which remains debated but seems to be limited to hospital services and medications for a) communicable diseases listed as national notifiable diseases (tuberculosis, HIV, chickenpox, etc) and b) psychotic conditions posing a risk of danger to others (no definition has been provided). Communications from the government have failed to effectively clarify which services are covered, leading to great confusion on the part of the public, health care providers, and refugees themselves.

Importantly, the majority of refugees are still covered to some degree. Governmentassisted refugees, some privately-sponsored refugees, and migrants deemed to be victims of human trafficking have retained all their original coverage, in a plan now known as “expanded health care coverage,” which includes roughly the same limited coverage for dental, eye care, psychotherapy, etc that was offered to all refugees prior to the cuts. Successful refug ee claim ants and refugees awaiting a decision on their claim who do not fall into one of these groups are now covered under “health care coverage,” and receive care equivalent to most provincial health insurance. Conversely, some groups of refugees have no coverage at all, including for example newly arrived refugees who now face a 4-6 week waiting period while their IFH eligibility is established (previously this waiting time was a few days), and those who have withdrawn or abandoned their claim, or who have no status (either because they have been refused but stayed in Canada past their removal date or because they have not filed a refugee claim).

In the middle of these extremes are two groups of refugees who are still excluded from health care coverage for all but measures to ensure “public health and safety.” These groups are refugees who have been rejected but remain in Canada awaiting their departure date, and those from Designated Countries of Origin (DCOs). The DCOs were first established in 2010 to streamline refugee applications from countries considered to be “safe.” The first official DCO list is set to be released in the coming weeks, though who determines the safety level of these countries, and whether it is done in a non-partisan and ethical manner is unclear. Under the new immigration laws, refugees from these countries will have their claims fast-tracked through the system, with the stated aim of rejecting the majority of claims. In addition to having no basic health care, applicants from DCOs will also be severely limited in their opportunities to obtain work permits, and to apply for a pre-removal risk assessment, all on the basis of their country of origin alone.

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Bulletin de Santé Mondiale - Global Health Newsletter Why were the cuts made? Three main points have been cited by the government to support the reform: Cost saving of $100 million over 5 years : Health care practitioners have criticized the figure, stating that emergency care for untreated conditions that become life-threatening is invariably more costly than preventive care, and that many of the “savings” at the federal level will be downloaded onto provincial urgent care and hospital care systems. It is also to be noted that while the 2012 Canadian federal budget has a deficit of 21.1 billion, a savings of 20 million per year contributes to 0.09% of budget reduction, at the cost of the most vulnerable population in our country. Refugees should not receive ‘better’ health care than ‘average’ Canadians : The old IFHP covered refugees for hospital and physician services, as well as medications, dental and eye care – a policy equivalent to most of the health insurance plans for Canadians on welfare. Given that most refugees arrive with few assets and many emotional and physical wounds to heal, it is not unreasonable to treat them similarly to social assistance recipients. Under the new IFH, most refugees have to pay for their own medications, regardless of their financial resources. Concern about “bogus” refugees coming to Canada to take advantage of free health care: Health care organizations across Canada have responded that it is unethical to deny care to individuals based on their political status or country of origin. Further, Citizenship and Immigration has no numbers to prove how many “bogus” refugees actually exist in Canada and whether it is worth sacrificing the health of all refugees in order to avoid giving extra services to these few.

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Designated Countries of Origin: what countries are “safe”? According to the Ministry of Immigration, countries that cross a threshold number of applicants will be designated DCO if their ratio of withdrawn, rejected or abandoned claims is high. Countries that don’t meet the threshold will be considered based on the human rights situation in the country, existence of a judicial system, and other ‘qualitative’ measures. This system serves to help the government limit applications from countries like Hungary and Mexico, who have a large number of claims, purely based on numbers and not on the humanitarian situations faced by minorities in these countries. What does this mean on the ground? Minister Jason Kenney may have backed down on some of the original cuts, but the result is a complicated system that grants different health coverage to different classifications of refugee. The government has done a terrible job of communicating the facts to those who most need to know: health care professionals and refugees themselves. As it stands, many refugees who should be covered under IFH are being turned away by clinics that misunderstand the new policy, or they themselves are not seeking necessary medical attention believing that they will be asked to pay. Canadian Doctors for Refugee Care cited the following reports from physicians working with refugees in their September 27 press release: “A refugee claimant, 36 weeks pregnant, is told by her obstetrician that IFH will no longer provide insurance for her pregnancy or delivery and to bring in $3000 for her next appointment. After weeks of anxiety and investigation, the IFH program admits they made a mistake and the woman will be covered.” Even the physicians who work with refugees daily and have managed to learn the compli-


IFMSA-Québec | www.ifmsa.qc.ca cated new rules are facing bureaucratic delays and miscommunication caused by the poor administration of these new policies, such as this case: “A man requiring urgent eye surgery to prevent blindness is refused IFH coverage because he is said to be an “illegal migrant expected to leave the country”. Ten days later he receives notification from Citizen and Immigration Canada that he is eligible for permanent residency status.” Refugees who are denied care by providers who cannot navigate the new system are arriving at refugee clinics like the Scarborough Community Volunteer Clinic outside Toronto. This small clinic recently sent out a cry for help, finding itself unable to cope with the influx of clients desperate for essential care: “We are seeing kids with asthma and no meds (Nigeria mother and 2 children in a shelter), a 1 year old failure to thrive, undernourished, with fever undiagnosed for a month (mom and child in a shelter Roma, ?uro-sepsis), an 18 month old with congenital rubella with a cough and fever…” Paul Caulford, MD, Medical Director, The Volunteer Clinic for Medically Uninsured Immigrants and Refugees On October 5, the Health Justice Collective (HJC) issued a press release further denouncing the cuts and highlighting the precarious situation these cuts have created for some of the most vulnerable members of our society, and the racist overtones of the government’s statements on the subject: “Using pernicious language that demonizes migrant people, treating them as intruders, threats and as people who take advantage of the system, the Conservative government continues to create a false dichotomy between ‘real refugees’ and ‘illegal immigrants’,” says Samir ShaheenHussain, pediatrician and member of the HJC. “This racist rhetoric, that is also at the core of

the new Protecting Canada’s Immigration System Act, also known as the Refugee Exclusion Act, results in dehumanizing migrant people and legitimizes the idea that certain people don’t have the right to health and dignity.” What can we do? Refugees, community members, professionals, and students continue to play a key role in voicing their opinion about the IFH cuts. Another urgent need is for health care practitioners to be made aware of the realities of the changes, including who is now eligible for care. As present and future doctors, health care professionals, it is our responsibility to understand these issues as they pertain to the well being of our future patients. But also as Canadians in a privileged position, it is our duty to continue to represent those most vulnerable in our society and to stand up for the Canada we believe in. Educate yourselves, discuss the issue with residents, colleagues and staff, and visit the following links for more information: Click for more :  IFH coverage,  Health4all,  Doctors for refugees care,  Letters,  CFMS,  Students Campaign Events to watch : CFMS Lobby Day, Feb. 13th

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Wanna go abroad, learn, help and explore?

Projects Abroad!

Olivier Gagné VP Externe IFMSA-Québec vpe@ifmsa.qc.ca

A bit more than a month ago, we were asked to spread the information about an event that was likely to interest students involved in IFMSA-Québec and all medical students of Québec. The name of the event was called “Go Global” and seemed at first appealing. Obviously, other students and I knew what we were getting ourselves into by attending what seemed to be a perfect event for any global health addict and we were willing to go and learn from the dynamics of the event and the attendees. The first item on the agenda was an introduction from an MSF employee, followed by a booth fair where dozens of organizations and universities presented their programs and services. The event was free although it was hosted in the prestigious Palais des Congrès de Montréal. One might have wondered where the money was from? It was interesting to pass by the booths and see the excitement that was in the air. Most of the attending crowd was university level students. Students just like us, in their second or third year, close to graduation and students who wanted to make a difference. We were able to notice that a lot of

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the booths were really well set up, had great promotional material that would have been appealing for anyone looking to experience something different. It has now become pretty common and almost a standard that students do an immersion program during their studies that is related to their field of study or not, taking place in a low-resource setting. Although there are lots of underprivileged areas and populations in North America, the project looks better if it is taking place in Central America or Africa. Expectations from employers and admissions offices have grown accustomed to this component in an applicant’s résumé, and you would be tempted to think that not doing one could play against you. This movement has evolved over the past years with more and more students trying to score higher than the market’s expectations and wanting to go and do “humanitarian work” for 3 weeks. Like anything in life, the market found a profitable way and companies offering volunteering spots stepped over the real definition of humanitarian aid to reach out to customers. Quickly put, humanitarian aid is the material and/or


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logistical support that is provided to a country, region or community in a political crisis situation or following natural disaster. not to confuse with voluntourism, a neologism from the 1990s used to describe a travel that comprises some volunteering activity.

an automatic donation to the local partnering organization. The length of the programs could range from 2 weeks to 4 months and the work that was offered was going from teaching surf to South African kids to working in orphanages in Vietnam.

This fair was in fact a demanddriven event, having concluded partnerships with many different Canadian universities. There was a certain naive feeling that we had upon talking to their spokespeople, who were probably trained in marketing and finances rather than in social work, public health or international politics. We realized a lot of them were really offering voluntourism experiences rather than real community work. Their marketing strategy would often be based on photos showing white students and black kids around them. The different options that were exposed were mainly all-inclusive prices from housing, to boarding, to social program costs even including what was said to be

Volountourism is a newly emerging travel option that allows people to travel and volounteer in a community. To my opinion, it is a way for people to travel and not feel guilty about the fact that they spent 2000$ on their plane ticket since they entertained couple of kids for a little bit. It is also fed by feedback from their social network, also called the “Facebook effect”.

help. I would feel really uncomfortable building a house in Togo since I never built any house in Canada. It is all right for you to go abroad, wanting to explore other cultures, other languages and travel, but remember to do so as a learner, not as a teacher/ expert/worker. There is nothing wrong with having good intentions and looking for an opportunity to help. However, one has to look into other options than fieldwork right away. There are so many platforms for students, interest groups, simulations, congresses right here in North America that effectively talk about the issues you would encounter in low-resource communities, which would help you educate yourself first in order to give back to those communities afterwards. You could also consider the fact that the local partner (if applicable) would probably benefit more from 2000$ in donation rather than investing it into plane tickets.

What is deplorable, Why do we care? Everyone wants to help and it is understandable that as students you don’t find a lot of opportunities out there for you to go abroad. The number one reason is because we do not have enough training yet. We need experience in order to go and actually When you are doing a placement with an organization, be it an internship, an exchange, or any project, you always have to make sure that you are choosing right. Here is a quick list of the components you should avoid when dealing with a placement organization:

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Bulletin de Santé Mondiale - Global Health Newsletter force a common misconception before going abroad that the student’s actions are going to be significative for the community. Since there are no regulations and that students usually look at the organization as a reference, this misconception should be dealt by the organization prior to going abroad. It is essential before leaving to have proper predeparture training that reduces expectations and sets realistic results. It should always account for the fact that sometimes our presence might be doing more harm to the community, than the good we see we have done with our eyes. We are at an age where we want to experience different things and have a lot of time in the summer breaks to go abroad for significant periods of time. It is great to go with the intention to learn and get exposed to different realities than our own, as I would be the last person to tell you not to go. However, we have to admit that we are too young and inexperienced to change anything now. The goal is to learn about concepts, human interactions, different societies and cultural implications, and be able to give back later on in our career, with these skills. With the expertise and financial resources, we will be Unfortunately, demand-driven able to build strong bilateral organizations usually rein- partnerships and try to tackle Marketing using people con-

trasting ethnic groups Marketing using kids Non-disclosed budget or unclear description of where the money you are paying is going Tailor-made programs that are personalized to you, your interests and your availabilities. This structure often implies that there are few standards actively being put in place on the community side to manage volunteers. It also shows how companies prefer to maintain their products’ offer strong rather than focusing on community coordination and adapting to its needs. Promotion of the touristic component of a hosting community as core to the experience: safaris, food and parties. These can be considered upon planning the trip once the organization has been chosen. Showing that most of the decision process is done from North America with moderate input from the field workers assessing the needs (if applicable) No local partnerships with community-based organisms. Lack of pre-departure training or a pre-departure training that only covers simple logistics. Ideally, they should include cultural competency and ethical considerations. The tasks listed represent occidental values and don’t take into account the community needs from the community perspective.

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particular issues in a sustainable, ethical and culturally sensitive way. I hope the future has a lot of dedicated professionals who are able to see that education and prevention should come before intervention when trying to solve a problem. It is our time to learn, to foster our interests and conflict our values. Do it now while you have the opportunity and be humble about it. Don’t expect to change others. They will most likely change you. I’ll finish with an inspirational quote from Mark Twain: “Twenty years from now you will be more disappointed by the things that you didn't do than by the ones you did do. So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover.” I would add “do so in a wise and conscientious way.” References i) Frantz Fanon, « De la violence dans

le contexte international » dans Les damnés de la Terre, Paris, La Découverte, 2002, pp. 93-103. ii)Rogers, Mark (2007-09-17). "Voluntourism is on the Rise" (PDF). Travel Agent 331 (3): 20–4. iii) http://www.guardian.co.uk/ commentisfree/2010/nov/14/orphanscambodia-aids-holidays-madonna? fb=native&CMP=FBCNETTXT9038 iv) http://goodintents.org


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Calendrier des événements IFMSA

IFMSA-Québec s'est dotée cette année d’un calendrier accessible sur notre site internet. Restez branchés et ne manquez pas les événements à venir!

L’Halloween à Saguenay! À Saguenay, les étudiants du campus de médecine ont montré à la population locale qu’on pouvait demander autre chose que des bonbons à l’Halloween : des organes! C’est en prenant l’apparence de zombies (vive le maquillage!) que douze étudiants ont sillonné les rues de Chicoutimi et cogné aux portes dans l’objectif de souligner la journée internationale du don d’organe qui a eu lieu le 17 octobre. Pour y parvenir, la recette est toute simple : on se présente, on rappelle aux gens qu’il est facile de consentir au don d’organes et qu’il est important de partager sa décision avec sa famille. On ajoute à cela quelques statistiques, une brochure avec autocollants, une « joyeuse Halloween » et le tour est joué! Toutes les informations distribuées lors de cette journée se retrouvent sur le site web www.signezdon.gouv.qc.ca. Bien entendu, la première fois, il est stressant de s’imaginer demander des organes à la première personne venue. Mais règle générale, les gens visités apprécient, trouvent l’initiative cocasse et promettent de réfléchir à la question : « En rentrant tout à l'heure je vais y songer c'est sûr ». De notre côté, on s’amuse et, en même temps, on est fier de l’avoir fait. On se sent importants, écoutés et récompensés par le sourire des gens. Et pour couronner le

tout, on s’en met même plein les poches de bonbons, de quoi rendre jaloux! L’idée a tellement plu que les médias locaux en ont également fait la promotion. Avec deux articles dans les journaux locaux, trois entrevues à la radio et deux reportages à la télévision, l’Halloween aura été marquée par le campus de formation médicale à Saguenay et tout ça grâce à une initiative des comités SCORP et SCOGH. Prochaine activité à venir ; une collaboration avec la Saint-Vincent de Paul pour les paniers de Noël ! Reportage à écouter: http://www.radio-canada.ca/widgets/ mediaconsole/medianet/6471868## Patrick de Moor & Émilie Blais Respectivement coordonnateurs locaux du comité du SCORP et du SCOGH

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Ciné-débat sur l’itinérance du SCORP-UdM Une quinzaine de personnes regroupées pour s’écouter, partager, échanger et réfléchir sur un des enjeux les plus importants de la société québécoise : l’itinérance. Des esprits ouverts, intéressés à en apprendre davantage et à dialoguer. Des futurs médecins croyant au changement social. Voilà un peu qui étaient présents à ce premier ciné-débat organisé par le SCORP dans le cadre de son mois sur les populations vulnérables le 13 novembre dernier. Suite à la présentation de plusieurs capsules documentaires réalisées par l’ONF pour le projet «Chez soi», un dialogue a été entamé entre les étudiants. Ce projet est en fait la plus grande enquête mondiale sur le moyen d’aider les personnes itinérantes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Elle regroupe plus de 2753 personnes réparties sur les cinq villes canadiennes ciblées : Toronto, Vancouver, Moncton, Montréal et Winnipeg. Cette étude se penche depuis déjà 3 ans sur l’approche «priorité au logement» en fournissant et en payant deux tiers d’un logement à la moitié du groupe témoin, soit 1265 itinérants. Les participants sont suivis par une équipe de professionnels de la santé et des services sociaux pendant toute la durée de l’étude. Ce projet financé par le gouvernement du Canada par l’entremise de la Commission de la santé mentale du Canada espère être reconduit pour les prochaines années à venir.

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Les participants au ciné-débat se sont questionnés et de nombreuses pistes de RÉFLEXION ont été soulevées. L’itinérance est-elle le fruit d’un amalgame de facteurs sociaux ou pourrait-elle être aussi la volonté propre des individus concernés ? L’attribution de logement est-elle véritablement une bonne solution ou ne pourrait-elle pas plus représenter une forme de paternalisme social ? Quelle sorte d’approche est à privilégier auprès de ces patients ? Les participants au projet ont-ils les ressources nécessaires pour s’en sortir et le veulent-ils vraiment ? Les itinérants souffrant de maladies mentales connaissent-ils les services leur étant offerts ? Est-ce l’ignorance de ces services qui les conduit dans la rue ? Bref, l’expérience fut des plus enrichissantes et sera certainement à refaire dans les mois qui suivent. Pour de plus amples renseignements sur le projet, visitez http://chezsoi.onf.ca/#/ chezsoi Pour connaître les prochaines activités du SCORP-UdeM dans le cadre du mois sur les populations vulnérables, communiquez avec umontreal.lorp@ifmsa.qc.ca Camille Pelletier-Vernooy Coordonatrice locale du SCORP Université de Montréal


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McGill Global Health Night 2012 projects at my school! There are so many students who share the same visions and projects as each other, who previously did not even know one another. It was great to see people reach out to one another in their common interests. At this year’s McGill Global Health Night, the most inspirational observation for me was participating in the gathering of the various student groups and individuals who all share an interest in Global Health. Posters lined back-to-back, detailing projects from Haiti to Nepal individual students and student groups enthusiastically presented their work. There were undergraduate groups from pharmacology who advocate for fairer drug development models, nursing and medical students who presented their electives abroad, political science students who are recruiting for this year’s MonWHO. The mix of so many disciplines and projects at McGill really struck me – I was amazed at the diversity and impact of the different ongoing

Of course, this collaborative environment connects nicely with the topic of global health itself – that it requires teamwork and interdisciplinary efforts, which means coming out of our respective d epartment bubbles to seek others with the same vision. The collective is always more powerful than the individual, but

in order to commune, one must gather and meet. For any issue and especially for the interdisciplinary nature of global health, an assembly of people and groups with shared interests are crucial for innovation, support and brainstorming. It is crucial for clubs to network with other clubs. I am glad that McGill Global Health Night provided the means for such a gathering. I believe that because of that evening, us students feel a bit more empowered by each other to advocate for our respective global health visions. Lynne Li SCOGH’s Local Cordinator mcgill.logh@ifmsa.qc.ca

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Journée Mondiale du Diabète SCOPH-UdeM a préparé une mosaïque pour la sensibilisation à la journée internationale du diabète le 14 novembre dernier

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Le diabète en quelques chiffres ... 

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347 millions de personnes souffrent de diabète à travers le monde En 2004, le diabète a tué 3,4 millions de personnes 70 % des cas surviennent dans les pays à faible et moyen revenu 80 % des cas peuvent être prévenus Le diabète fait partie des maladies non transmissibles (NCDs) avec le cancer, l’obésité et les maladies pulmonaires chroniques

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De la prescription au traitement Complexité de l’observance chez les personnes vulnérables

Marc-André Lavallée Coordonnateur du volet Santé Urbaine INcommunity incommunity@ifmsa.qc.ca

Une patiente est entre la vie et la mort. On peut intervenir. Mais elle deviendra dépendante d’une médication, dont la nonobservance pourrait être mortelle. Il est mentionné qu’elle n’a pas de domicile fixe, et qu’elle est toxicomane. On présume alors qu’elle ne sera pas compliante à une médication continue. Allons-nous gaspiller une intervention pour une femme qui mourra ensuite de sa noncompliance ? Il y a tellement de problèmes qui ressortent de ce genre de situations. On parle bel et bien de retirer le choix de la patiente à propos de sa propre vie en présumant d’une attitude de laquelle elle ne peut même pas se défendre ! Le diagnostic précoce de noncompliance associé à sa situation d’itinérance ou de toxicomanie, présumé avant même d’avoir adressé la parole au patient, me semble un problème évident et fondé sur à peu près rien. Bien souvent, le manque d’observance est vu comme une fatalité indissociable du statut de la personne, alors qu’elle est au contraire la conséquence d’un ensemble de vulnérabilités. Les

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conditions qui rendent un individu socialement vulnérable sont les mêmes qui le rendent vulnérable à ne pas observer adéquatement sa médication. Et c’est là tout le rôle et le défi du médecin ; identifier les obstacles de son patient et le supporter à surmonter ces obstacles. Le traitement de nos patients va donc bien au delà de remplir une simple prescription. Quand on parle de compliance dans nos études médicales, on parle souvent de la patiente insuffisante cardiaque qui ne prend pas ses diurétiques car ils font trop uriner. Et on nous enseigne à discuter avec elle d’une alternative à sa médication, des bénéfices d’une observance adéquate, et des risques si elle n’est pas traitée. En quoi cette patiente estelle différente d’un toxicomane qui ne réussit pas à suivre adéquatement ses traitements ? J’identifie 4 raisons qui modifient notre prise en charge d’un patient vulnérable, et il y en a probablement d’autres. Contre-transfert : Il n’est pas rare de voir un professionnel pousser un soupir en voyant SDF ou Toxicomane inscrit au dossier du patient, tout en haut de sa note d’admission. Avant-même de l’avoir


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rencontré, plusieurs se feront une perception négative de l’attitude du patient, ce qui est très néfaste pour l’établissement de la relation professionnelle. Surtout s’il n’est pas propre et qu’il est intoxiqué. Et encore pire s’il souffre d’un trouble mental. Nul besoin de mentionner que la prise en charge risque d’être expéditive… Préjugés : Impossible d’y échapper, qu’ils soient positifs ou négatifs, la catégorisation précoce d’un patient nous pousse à rapidement s’en faire une image mentale. Notre diagnostic différentiel est certainement modifié par cette conception parfois erronée. On nous apprend à faire des associations d’idées pour avoir un raisonnement diagnostic, mais il arrive malheureusement qu’on s’attache trop à une idée qui n’a aucun autre fondement que notre préjugé par rapport à un patient. La non-compliance fait partie de ses préjugés qui ont la vie dure. Manque de connaissance : On parle encore trop peu de populations vulnérables dans notre curriculum. Si on n’en développe pas un intérêt, on sort avec un diplôme et très peu de connaissances pour prendre en charge des cas compliqués issus de problé-

matiques sociales. La précarité financière, l’itinérance, la toxicomanie, l’immigration, l’exclusion, la délinquance, sont autant de pathogènes sociaux contre lesquels on est trop peu outillés en tant que médecins.

Et c’est là tout le rôle et le défi du médecin ; identifier les obstacles de son patient et le supporter à les surmonter. Manque de ressources : Il est vrai que certains patients vulnérables nécessitent plus d’attention que des patients moins compliqués. Mais la justice, ce n’est pas d’accorder les mêmes ressources à tous. . Notre société pathogène distribue les violences vers le bas de l’échelle et fait continuellement subir les pires pressions aux mêmes individus. La vraie justice serait donc d’accorder le plus de ressources à ceux qui sont les plus vulnérables. Dans une autre situation, j’ai été appelé à suivre un patient en situation d’itinérance et de polytoxicomanie qui

devait vivre avec un diabète insulinodépendant. Il a eu la chance d’être suivi par un médecin sensible et créatif, qui a eu l’idée de jumeler les doses d’insuline quotidiennes avec le traitement de maintien à la méthadone qu’il recevait à la pharmacie. La situation n’est pas pour autant optimale car il reste encore plusieurs obstacles à surmonter, en commençant par un accès stable à la nourriture, mais c’est déjà une démarche de plus de la part du médecin qui permet à un patient très vulnérable d’avoir un diabète un peu mieux contrôlé. Pour ce qui est de la première patiente, on n’aurait jamais dû avoir de discussions à savoir si on la laissait mourir ou si on intervenait. Le choix aurait toujours dû être simple et évident ; on la traite, on l’accompagne en lui offrant les outils nécessaires et adaptés à sa situation pour garantir une observance maximale. Références i) Sherer R. Adherence and Antiretroviral Therapy in Injection Drug Users. JAMA. 1998 ii) Broers B, Morabia A, Hirschel B. A Cohort Study of Drug Users' Compliance With Zidovudine Treatment. Arch Intern Med. 1994;

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Éducation sexuelle aux États-Unis

Nina Nguyen Coordonatrice locale du comité de santé sexuelle usherbrooke.lora @ifmsa.qc.ca

Moment d’indulgence de la semaine : visionner le premier débat présidentiel des élections américaines qui ont eu lieu le 6 novembre prochain. Opposant Barack Obama, le président sortant, et Mitt Romney, son adversaire d’allégeance républicaine, la joute oratoire a couvert tous les sujets qu’ils ont jugés d’intérêt public et, malheureusement, la condition féminine n’en faisait pas partie. Une absence remarquée, surtout après la reviviscence du débat sur le droit à l’avortement et l’accessibilité à de la contraception, autant au Canada que de l’autre côté de la frontière. De la motion attribuant des droits au fœtus qui a été rejetée aux propos incendiaires d’un candidat républicain sur le viol « légitime », la santé sexuelle féminine n’est pas passée inaperçue dernièrement dans les médias. Mais dans le débat le plus regardé aux États-Unis, si. Déception. Les États-Unis sont réputés pour être moins progressistes que le Canada sur plusieurs plans et, mythes ou pas, en ce qui concerne la santé sexuelle, ils accusent un retard notable. Bien que l’avortement ait été légalisé par un jugement de la cour suprême dans les années 1970, l’accès à

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ce service reste restreint dans plusieurs États plus conservateurs, que ce soit à cause des frais reliés, du consentement parental obligatoire ou de sa disponibilité même. Au Mississippi, par exemple, la seule clinique d’avortement de l’État a dû faire face à des menaces populaires de fermeture, et a été sauvée par un jugement du tribunal. La majorité des femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse ont entre 20 et 29 ans, et plusieurs d’entre elles le font pour des raisons socio -économiques, comme la peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins du nourrisson. Quant aux adolescentes, qui comptent pour moins d’un cinquième de ces femmes, elles doivent parfois obtenir le consentement parental pour l’opération si elles ont moins de 18 ans, qui demeure encore l’âge de consentement sexuel dans une dizaine d’États. L’accessibilité aux soins de santé étant déjà limitée aux États-Unis par diverses politiques, il n’est pas étonnant de savoir qu’un geste médical controversé comme l’avortement soit encore plus difficilement administré. Aussi radical que cela puisse paraître, le mouvement pro-choix américain ne supporte non seulement pas l’avortement, mais dé-


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courage aussi l’usage de la contraception et l’éducation sexuelle à l’école. Le condom, aussi, rentre dans la catégorie « contraception », alors quelle est la solution qu’ils offrent aux adolescents ?

L’éducation à la sexualité, ainsi qu’un accès facilité à la contraception, devrait être mise de l’avant. L’abstinence. Et est-ce que ça marche ? Pas trop bien, on dirait. L’une des figures jeunesses de ce mouvement, Bristol Palin, la fille de Sarah Palin, une ex-colistière républicaine, est elle-même mère d’un petit garçon, tout comme 750 000 autres mères adolescentes américaines par année. Le débat actuel est fortement accusateur envers la femme qui désire mener une vie sexuelle pour son bien-être personnel, et tend trop à minimiser la responsabilité du partenaire. Le discours vis-àvis l’avortement et la contraception qu’il y a en ce moment aux États-Unis m’apparaît drôlement polarisé. D’un côté, la négation de la sexualité des femmes et des jeunes et, de l’autre, un portrait idéalisé d’une sexualité sans risques

comme semble le portrayer plusieurs téléséries telles que The Secret Life of the American Teenager ou Gossip Girl qui, pour certaines adolescentes, font office d’éducation sexuelle faute d’alternatives. En effet, bien que l’éducation sexuelle soit obligatoire dans plusieurs États, 26 d’entre eux incluent dans leur programme, destiné aux adolescents, l’abstinence comme moyen préféré de contraception. Cependant, les États-Unis ayant bénéficié de tendances de pensée plus progressistes ces d er nièr es années , plusieurs programmes d’éducation sexuelle, comme celui de la Californie, rivalisent avec celui d’autres pays industrialisés. Ainsi, une étude récemment publiée souligne l’atteinte d’un minimum historique de 35 naissances de mères adolescentes pour 1000 naissances vivantes en 2010. Par contre, certains États font piètre figure, tels que le Mississippi, dans lequel le taux s’élève à 55 naissances pour 1000. Cependant, en 2005, le Canada n’affichait que 29 naissances sur 1000, et ce succès est attribuable à une meilleure éducation sexuelle et à une meilleure accessibilité aux soins de santé sexuelle pour les femmes.

Le débat devrait arrêter de se centrer autour de l’avortement, mais plutôt sur les moyens pour que les femmes n’aient pas besoin d’y avoir recours, et ces derniers existent en grand nombre et ont déjà fait leurs preuves dans les autres pays développés. L’éducation à la sexualité, ainsi qu’un accès facilité à la contraception, devrait être mise de l’avant afin d’améliorer la santé sexuelle féminine et, par le fait même, améliorer la condition féminine en général au lieu de proposer l’abstinence comme solution et de culpabiliser les femmes et les adolescentes qui refusent de l’employer. Malheureusement, la santé sexuelle ne semble pas être une priorité pour les républicains, qui talonnent les d ém o cr a tes d an s le s sondages, qui préfèrent que leurs citoyens fassent de l’argent, mais pas l’amour. Références i) http://www.cdc.gov/mmwr/ preview/mmwrhtml/ss6015a1.htm? s_cid=ss6015a1_w ii) http://www.candiesfoundation.org/ iii) http://www.guttmacher.org/pubs/ journals/3324401.html iv) http://www.cdc.gov/nchs/data/ databriefs/db89.pdf v) http://www.statcan.gc.ca/tablestableaux/sum-som/l01/cst01/hlth65aeng.htm

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Vivre une Assemblée Générale d’IFMSA

Catherine Ji VP Interne IFMSA-Québec vpi@ifmsa.qc.ca

« Incredible !ndia », tel est le slogan touristique officiel (très représentatif) de l'Inde, pays surprenant et coloré, où j'ai eu la chance d'aller cet été dans le cadre de la 61 e assemblée générale d'août (August Meeting/ AM2012) d'IFMSA. L'Inde est un véritable défi pour les cinq sens de l'être humain, mais cela sera une histoire pour une autre fois. Revenons à l'AM2012, événement qui est lui-même sorti de l'ordinaire! En rétrospective, deux mois après l'assemblée, je peux affirmer que mon expérience au AM2012 a été assez positive. Il est vrai qu'il y a eu quelques petits problèmes de gestion de la part du comité organisateur de l'événement, qui ont mis en péril la tenue même de l'assemblée, alors que presqu'un millier de délégués venant d'une centaine de pays étaient déjà sur place, à Mumbai; mais le conseil exécutif et les membres de l'équipe internationale d'IFMSA ont sauvé la situation de justesse. Quand on pense que l'AM2012 aurait pu être annulé, je considère que l'assemblée générale fiévreuse que nous avons vécue a été plus qu'incroyable. Les sessions par comités et les activités durant le jour n'ont pas

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trop souffert des problèmes d'organisation; ce sont plutôt les plénières du soir qui ont dû s'ajuster et qui se sont étirées jusqu'aux petites heures du matin. J'ai apprécié de voir les efforts que tous les chefs de délégation faisaient pour trouver une solution au conflit et pour faire progresser IFMSA de façon générale. J'ai assisté à toutes les plénières (au meilleur de ma capacité physique et mentale), j'ai lu les documents préparatoires, et j’ai suivi de près les différents dossiers, ce qui m'a permis de mieux comprendre le fonctionnement et la structure de cette immense fédération. En tant que VPI, je m'étais donné comme objectif d'apprendre de nouveaux outils pour gérer une NMO (National Member Organization), en assistant aux sessions de NMO management. Cependant, je m'étais aussi engagée à assurer une représentativité de tous les comités, donc je suis allée à certaines sessions de SCOPH, car notre coordonnatrice nationale n'a pas pu venir en Inde avec nous. C'était bien de voir ce qui se faisait dans les sessions de SCOPH, mais je recommande aux futurs délégations québécoises d'avoir un représentant par comité, car cela assure un meilleur suivi et une expertise accrue d'un comité


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en particulier. Je sens qu'en ayant divisé mon temps entre deux comités, j'ai moins pu profiter pleinement des avantages et enseignements de chacun. J'ai aussi eu la chance de présenter les projets d'IFMSA-Québec au Project Fair (Fiers et en Forme) et au Project Presentation (INcommunity), et d'aider notre coordonnatrice du comité SCORE lors du Contract Fair. C'est lors de ces événements assez dynamiques qu'on réalise la portée et les forces d'un réseau comme celui d'IFMSA. Les échanges qui s'y font, autant que les discussions qui ont lieu durant les sessions de comités, sont inestimables dans l'inspiration et la motivation qu'ils apportent aux délégués. Avant de finir, je voudrais aussi parler du pre-GA (pré-assemblée générale), qui a probablement été l'expérience la plus stimulante de l'AM2012, personnellement. J'ai choisi le pre-GA portant sur le thème de l'AM2012 : « Universal Health Care ». Nous étions une

quarantaine d’étudiants venant des cinq régions du monde, donc les discussions et débats que nous avons eus ont été des plus intéressants. Durant trois jours, nous avons essayé de définir les termes « health », « health care » et « universal health care », nous avons comparé les systèmes de santé des pays de tous les délégués participants à ce pre-GA, nous avons tenté de mieux comprendre les défis du système de santé indien en visitant un bidonville de Mumbai, nous avons assisté à une conférence sur "Influencing Policy Change" et analysé les points de vue des différentes parties prenantes dans la gestion d'un système de santé… bref, c’était trois jours d’apprentissage intensif! En conclusion, je pense avoir atteint mes objectifs de façon satisfaisante; j’ai ramené quelques idées de projets que j'aimerais mettre sur pied au Québec, et je suis en train de travailler à m’impliquer plus au sein du Global Health Equity Initiative au niveau international. Les deux assemblées d'IFMSA (régionale et générale) auxquelles j'ai eu la chance de participer ont été des expériences positives et extrêmement motivantes. Les partenariats que nous créons avec les autres pays, les amitiés qui se forment, les projets inspirants, les courtes nuits de sommeil, les débats enflammés, les « energizers »; tout cela contribue au charme et à la pertinence de la tenue des assemblées, et je recommande fortement la participation à celles-ci!

À Suivre : Les Prochaines Assemblées Janvier 2013 : Assemblée régionale au Salvador Mars 2013 : Assemblée générale aux USA Août 2013 : Assemblée générale au Chili

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Volunteering in the Philippines

Dr Natalie Makhoulian 2012 McGill Graduate Practicing family physician

Discovering new cultures and understanding how they care for their loved ones is truly an adventure. There are moments where you feel like crying out because what is happening in front of you is outrageous. And there are also times where you are moved by what you see. My p as s ion for inter national medicine landed me in the Philippines in my second year of medical school. I applied for a placement in a medical clinic with the organization HorizonCosmopolite. It was truly one of the best trips I have had in regards to cultural experience and immersion. In the next few lines I will share some anecdotes from the clinic where I was placed in order to better illustrate my experience. In the summer of 2008, I found myself in the city of Tacloban, living with a local family in Bliss. Upon my arrival, I was greeted

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by the VFV (volunteer for the Visayas) team and placed in my host family. The next day, we made our way through the crowded streets in the jeepneys (public bus...more like small school buses painted in very vibrant colours) and an hour and a half later we arrived at the clinic. Well, my first impression was...this is a clinic? For the citizens of rural Tacloban, the clinic where I was going to spend my next 4 weeks was the best medical care they could possibly get within miles. To better understand my astonishment, let’s walk through the different parts of the clinic. When a patient walked in, he was greeted by the clerk who would document the blood pressure and the weight in the chart with a p encil. It often happened that I would take the blood pressure (as a second year medical student...not much more that I could do anyways...) and it would be truly elevated. I would disclose this to the clerk so that she translates to the patient. The clerk would take the pressure again and say to the patient that it is normal. She would then go on to tell me that that particular patient cannot afford medications so it is not acceptable to tell him that he suf-


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fers from high blood midwives would auscultate the pressure because he will foetuses heart with an old stethoscope. Needless to say I worry too much...! tried that and I could not hear much yet they insisted that it was audible... During the delivery, there was no epidural (which is understandable) and the woman was consistently shushed by the midwives when she would cry in pain, because screaming was frowned upon during a delivery.

I quickly learned that our way is not the only way and that given the circumstances these people were living in, their way respected their own values.

Once his blood pressure and weight checked, the patient g oes on t o s ee th e doctor, who seems to be prescribing only two medications to everybody : paracetamol and amoxicilline whether they come in with a headache, stomach ache, leg pain... because those are the only two medications the government provides for the clinic for adults and children. If that same patient needed suturing, the nurse would pull out a used suture from a bucket full of iodine and repair the laceration and dump the unused part in the same bucket. The clinic also offered prenatal care to all the women living in the nearby. There was no fetal doptone and the

Yet the clinic had a vibrant team of one clerk, one nurses, two midwives and a doctor. It provided a multitude of services including pre-natal care, pediatrics, walk-in and small procedures. The quality of care given is at most questionable when you compare it to our standards. But how can we compare? Those nurses and doctors are undersupplied in medications and equipment and need to provide for the needs of all. They are doing what they can with what they have. They kept a record of every child, had a rudimentary vaccination program (that is where I vaccinated for the first time!) and plotted height and weight on each visit. The people were satisfied from this service and were thankful, because whenever there was an emergency

the crew was there to help them at any time of day. The rural medicine in the Philippines was an eye opening experience for me. At times I was furious at how the patients were treated because in Canada that is not how we do things and it was not right according to my values. But I quickly learned that our way is not the only way and that given the circumstances these people were living in, their way respected their own values.

It was an eye opening experience for me. This project proved to be helpful in my residency as well, because I kept a very open mind when I was dealing with newly arrived immigrants and refugee population to better understand why they were non-compliant to my treatments or were reluctant to start a given treatment. Overall I am a better physician today because of my international medical rotation and I strongly suggest it to any aspiring medical student.

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Scrumptious cookies Being a medical student is not an environment that promotes healthy eating. Whether you are cramming for an exam or spending nights on call, junk food seems like a tempting option. It is important to eat healthy not only for our own well-being but to be role-models for our patients. Koharig Achkarian Creator of the scrumptious cookies

So, I decided to share one of my favorite healthy breakfast/snack recipes: a mom’s (Koharig Achkarian’s) best kept secret. Easy-to-make, delicious and healthy meals for those who are hungry and on the go! Plus, an added bonus: they fit in our white coat pocket!

INGREDIENTS 4 cups oatmeal 2 cups flower 2 eggs 1 cup brown sugar 3/4 cup orange juice 1/4 cup milk 1/2 cup walnuts 1/2 cup raisins 2 drops vanilla extract 1 teaspoon cinnamon 1 teaspoon baking powder 1/2 teaspoon baking soda INSTRUCTIONS 1. Preheat oven to 375 degrees. 2. In a medium bowl, beat the eggs, then stir in the liquids. 3. Mix the dry ingredients in a separate bowl . 4. Combine dry and liquid ingredients. 5. Cook in oven on 375 degrees until golden brown. 6. Study break is over! Hit the books :)

We want to hear from you. Send us your healthy recipes @ bsm@ifmsa.qc.ca

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Opportunities Abroad! 20th International Student Congress of Medical Sciences - 4th - 7th of June 2013 Although doing research can be challenging, it makes it exciting to share your work and experiences with others. This is where the International Student Congress of (bio)Medical Sciences (ISCOMS) comes in. ISCOMS is a platform for international student research exchange. The International Student Congress Of (bio)Medical Sciences (ISCOMS) is one of the world’s biggest annual (bio)medical student conferences, which takes place in Groningen, the Netherlands. ISCOMS has been a success for 19 years. An overwhelming amount of 587 participants from 47 different countries attended last year. As a researcher you can submit your abstract and, if selected, you may present your research in front of students from all over the world and various professors. The conference has a great scientific and social programme. The scientific programme includes keynote lectures, workshops in which you can actively participate and student

research presentations. Before the conference there is a pre-course and immediately after the conference we offer the ISCOMS Research Fellowships (IRF). The IRF is a challenging two week programme in which a selected group participates in research at one of the Research Institutes of the University Medical Centre Groningen (UMCG). The social programme is a great opportunity to meet other students, exchange your research ideas, broaden your scientific social network and experience the Dutch culture and our beautiful city of Groningen. Furthermore, ISCOMS is a challenging conference that gives presenting participants the chance to win prizes for visiting other medical conferences. For more information www.iscoms.com.

please

visit

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Équipe éditoriale / Editorial Team Laura Patakfalvi, Claudel Pétrin-Desrosiers, Maxime Leroux-La Pierre et Catherine Ji Auteurs / Authors Claudel Pétrin-Desrosiers Lucy Manchester Olivier Gagné Patrick de Moor et Émilie Blais Camille Pelletier-Vernooy Lynne Li Marc-André Lavallée Nina Nguyen Catherine Ji Natalie Makhoulian Koharig Achkarian

Photo de couverture / Frontpage picture : Congrès national d’automne - 13 octobre 2012 National Autumn Congress - October 13th, 2012

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