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Volume 33, No. 3 Septembre 2008 ISSN 0149-4521 Actualité des travaux et des progrès de l’IFDC—un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole

www.ifdc.org La technologie des engrais de la TVA utilisée à l’échelle mondiale—mais peu de nouveaux produits depuis les années 70 Les $41 millions investis dans les recherches menées par la TVA ont rapporté au monde $57 milliards—les dirigeants de l’IFDC appellent au développement d’une nouvelle génération de recherches sur les engrais

que le flux de nouveaux produits et procédés de fabrication des engrais plus efficaces. « Le programme de recherche et de développement de la TVA est reconnu comme l’un des plus efficaces de toutes les agences américaines. Les avantages qu’il présente pour le monde l’emportent largement sur les investissements du Gouvernement américain dans le domaine de la recherche et du développement des engrais. (La suite à la page 2)

Environ 75% des engrais et des procédés d’engrais utilisés dans le monde aujourd’hui ont été développées ou améliorées dans les années 70 par des scientifiques et des ingénieurs de la Tennessee Valley Authority (TVA) à Muscle Shoals, Alabama aux EtatsUnis, déclare John Shields, un ancien fonctionnaire de la TVA. Shields occupe actuellement le poste de Directeur intérimaire de la Division Recherche et Développement de Marché de l’IFDC.

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« Les $ 41 millions investis en 1981 dans la recherche sur les engrais ont rapporté la somme incroyable de $ 57 milliards au profit de l’agriculture américaine », dit Shields. Cependant, la faiblesse du financement public a causé l’arrêt définitif du programme de recherche de la TVA sur les engrais au début des années 90. Aujourd’hui, le financement public de la recherche et du développement des engrais a cessé—de même L’IFDC a six usines pilotes pour la recherche et la formation en matière de développement et de production des engrais.

Sommaire

La TVA a mis au point 75% des engrais utilisés dans le monde aujourd’hui—mais les activités de recherche et de développement des engrais ont pratiquement cessé depuis la clôture du programme au début des années 90.

La technologie des engrais de la TVA utilisée à l’échelle mondiale—mais peu de nouveaux produits inventés depuis les années ................................................................................... 1 L’IFDC prêt à jouer un rôle clé dans la résolution de la crise alimentaire en Afrique ................................................................. 3 Annonces ....................................................................................... 4 La pénurie mondiale d’acide sulfurique pousse les prix des engrais à la hausse ..................................................................... 5 L’IFDC sponsorise un atelier sur les engrais à Bangkok .............. 5 Janice Berry de l’IFDC choisie comme personnalité du mois de TFI ................................................................................ 6 Des professionnels des engrais venant de 10 pays participent au programme de formation et voyage d’étude de l’IFDC .......... 6 Calendrier des programmes de formation IFDC-2008-2009 ........ 9 Le projet CATALIST renforce la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs de l’Afrique Centrale ...................... 10 Les membres du personnel de l’IFDC reçoivent des distinctions ................................................................................. 11

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IFDC Report Publication: IFDC–Un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole Editeur: Thomas R. Hargrove Traduction: Wisdom Tenge/Ketline Adodo Le IFDC Report est une publication trimestrielle de l’IFDC, Muscle Shoals, Alabama, USA. Téléphone : 256-3816600, Téléfax : 256-381-7408, EMail : general@ifdc.org, Web Site : www.ifdc.org. Sauf indication contraire, les textes publiés dans IFDC Report tombent dans le domaine public et peuvent être reproduits librement à condition de mentionner la source et de nous envoyer une copie du texte reproduit. Les abonnements sont gratuits. Les versions espagnole et française de l’IFDC Newsletter sont disponibles à l’IFDC. L’IFDC est une organisation internationale publique à but non lucratif, gouvernée par un conseil d’administration international composé de représentants de pays développés et de pays en développement. Le centre bénéficie de l’appui de différentes agences bilatérales et multilatérales, de fondations privées et de gouvernements. L’IFDC se concentre sur la croissance et la durabilité de la productivité alimentaire et agricole dans les pays en développement par la mise au point et le transfert de technologies efficaces de gestion des éléments nutritifs et d’expertise en agro-industrie. Président – Directeur Général : Amit H. Roy Conseil d’administration: M. Peter McPherson (U.S.A.), Président du Conseil d’Administration G. J. Doornbos (Pays-Bas), Vice-président du Conseil d’Administration Agnes M. Abera-Kalibata (Rwanda) Margaret Catley-Carlson (Canada) Soumaïla Cisse (Malí) John B. Hardman (U.S.A.) Osamu Ito (Japon) Patrick J. Murphy (U.S.A.) Mortimer Hugh Neufville (U.S.A.) M. Ann Tutwiler (U.S.A.) Vo-Tong Xuan (Vietnam) Changement d’adresse : Veuillez prévoir six semaines pour tout changement d’adresse et envoyer la nouvelle adresse à : IFDC Report, P.O. Box 2040, Muscle Shoals, Alabama 35662, U.S.A.

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La technologie des engrais de la TVA utilisée à l’échelle mondiale Suite de la page 1)

Le moment est venu de lancer une initiative radicale pour développer une nouvelle génération d’engrais économiques sur le plan énergétique pouvant aider à prévenir la faim et la famine ». dit Dr Amit H. Roy, Présidentdirecteur général de l’IFDC. Les réalisations de la TVA La TVA a mis au point des engrais à haute teneur et des procédés de fabrication efficients. Parmi ces engrais figurent des produits à base d’urée, le phosphate diammonique (DAP), le superphosphate triple (TSP), l’urée enrobée de soufre et les engrais liquides. La TVA a amélioré les procédés de fabrication du nitrate d’ammonium et d’autres produits qui aident les industriels à fournir des engrais de qualité aux agriculteurs dans le monde. Les procédés de granulation de l’ammonium et de mélange en vrac mis au point par la TVA ont permis d’améliorer l’efficience de la fabrication de plusieurs formules d’engrais composés. La TVA a mis au point la plupart des procédés d’engrais liquides et de mélange en vrac utilisés aujourd’hui aux Etats-Unis. « La technologie de la TVA a été à la base des avancées décisives des paysans américains dans la production des vivres et des fibres au cours des années 60 et 80 », dit Shields. « Aujourd’hui, plus du tiers de la production agricole totale aux Etats-Unis est lié à l’utilisation des engrais. » « Des $57 milliards obtenus en retour sur les $41 millions investis, environ $49 milliards provenaient de l’utilisation des engrais à haute teneur et $8 milliards de la mise au point et de l’amélioration de procédés. Cela représente un rapport coût bénéfice de plus de $20 sur chaque dollar. « La TVA organisait le suivi des nouveaux engrais prometteurs de la conception à la production jusqu’à l’acceptation à l’échelle nationale par les agriculteurs et l’industrie des engrais », dit Shields. « Son programme était basé sur la recherche fondamentale, suivi de la mise au point des procédés et du transfert de technologie. » Après que les essais agronomiques et la production dans les usines pilotes ont prouvé qu’un nouveau produit ou procédé de production a bien marché, TVA en produit un tonnage suffisant à introduire dans l’agriculture américaine. « Alors, la TVA suspendait les travaux sur ce projet pour aller à la découverte d’autres technologies plus modernes et plus prometteuses », dit Shields.

Appel à de nouvelles recherches sur les engrais « Je suis préoccupé par l’état de l’industrie des engrais elle-même », a déclaré Dr Norman Borlaug, le lauréat du prix Nobel en 1970. « Avec l’augmentation des prix de l’énergie, nous devons chercher des moyens plus économiques et plus efficaces de nourrir les cultures vivrières. Augmenter la productivité en Afrique est une entreprise forcément coûteuse. L’industrie des engrais doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour minimiser les coûts. Les agriculteurs paient beaucoup trop cher pour les engrais parce que nous transportons des milliers de tonnes de matériaux qui ne sont pas des éléments nutritifs et parce que la majeure partie des éléments nutritifs contenus dans les engrais appliqués n’est jamais utilisée par les cultures. Les pertes d’éléments nutritifs dans l’environnement sont très importantes avec des conséquences sur le réchauffement de la planète et la pollution des eaux. « Des travaux de recherche doivent démarrer dès maintenant pour développer la future génération d’engrais en utilisant des technologies de pointe telles que la nanotechnologie et la biologie moléculaire, notamment combinées avec la recherche phytogénétique. Il faut des engrais « intelligents » qui libèrent les éléments nutritifs seulement au moment nécessaire et en quantité requise. » Borlaug fut membre du Conseil d’administration de l’IFDC de 1994 à 2003. « Le monde a besoin d’un important effort de recherche en vue d’améliorer l’efficacité de la production et de l’utilisation des engrais », dit Peter McPherson, président de la National Association of State Universities and LandGrant Colleges (NASULGC) et l’actuel président du Conseil d’administration de l’IFDC. « L’engrais est une denrée industrielle et il est peu probable que l’industrie engage seule ces recherches. Un certain niveau d’investissement public sera probablement nécessaire. » Lors du sommet des Nations Unies sur l’Alimentation en juin 2008 à Rome, plus 180 leaders du monde ont discuté de la crise alimentaire en soulignant l’urgente nécessité de relever le niveau des investissements dans la science et la technologie liées à l’alimentation et à l’agriculture. » Les installations de l’IFDC « La nécessité d’accroître la production vivrière se fait de plus en plus pressante mais la technologie ne suit pas », dit Roy. « Un programme de recherches efficaces visant le développement d’un nouvel éventail d’engrais devrait être un élément clé de toute stratégie à long terme pour s’attaquer à la crise alimentaire. » « La plupart (La suite à la page 3)


La technologie des engrais de la TVA ces coûts seront insignifiants par rapport aux bénéfices pour l’humanité », dit Roy. utilisée à l’échelle mondial (Suite de la page 2)

des engrais actuellement en usage ont été mis au point à un moment où l’énergie semblait abondante et bon marché. Mais avec la flambée des prix, il va falloir développer une nouvelle génération d’engrais qui permettent une utilisation plus efficiente des éléments nutritifs. « De telles innovations nécessitent des investissements dans la recherche—mais

« L’IFDC est particulièrement bien placé pour relever ce défi. Nous sommes la seule organisation au monde qui possède les installations et l’expertise nécessaires à cette fin. Nous disposons des ressources à la fois physiques et humaines pour faire le travail. L’IFDC a un complexe de six usines pilotes pour les recherches et les formations en matière de développement et de production d’engrais en plus d’une

équipe de scientifiques et d’ingénieurs hautement qualifiée. Nous avons aussi les contacts internationaux qu’il faut pour mobiliser des appuis autour d’un nouveau programme de recherche et de développement des engrais qui soit robuste et efficace. « Nous pouvons prendre le relai là où la TVA a dû s’arrêter. »

L’IFDC prêt à jouer un rôle clé dans la résolution de la crise alimentaire en Afrique Interview avec Abdelmajid Slama, vice-président du Conseil d’administration de l’IFDC lors de la réunion annuelle du Comité Afrique du Conseil, du 10 au 12 juin 2008 à Kigali au Rwanda Question : Le Comité Afrique se rencontre pour discuter des activités de l’IFDC en Afrique. Que pensez-vous de la spécificité et des compétences essentielles de l’IFDC ? Abdelmajid Slama : L’IFDC est bien placé pour aider les pays de l’Afrique subsaharienne à augmenter la production alimentaire et à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’IFDC a le mandat de mener des recherches et de faire un effort supplémentaire pour démontrer comment les résultats peuvent être appliqués sur le terrain avec la participation des paysans. C’est ce qui fait la différence. L’approche intégrée de l’IFDC combine les avantages des principaux composants du développement agricole tels que les semences améliorées, les engrais appropriés et une gestion efficace des cultures. Le Centre emploie une approche pluridisciplinaire, et travaille aux côtés des paysans pour développer et appliquer de nouvelles techniques d’une façon efficience, rentable et respectueuse de l’environnement. L’IFDC déploie également ses activités à travers un vaste réseau de partenariat, en facilitant la mobilisation de l’expertise locale parmi les organismes gouvernementaux, les ONG et le secteur privé. Question : Le marché joue un rôle déterminant aux deux bouts de la chaîne de production agricole : des intrants aux produits. Comment voyez-vous la stratégie de l’IFDC à cet égard ? Slama : Au fil des ans, l’IFDC a développé une solide expertise dans la mise en relation des paysans avec les marchés. En effet, l’application de meilleures pratiques culturales ne donnera les résultats escomptés que si l’accès aux intrants et la vente des produits agricoles sont facilitées. Les agriculteurs doivent être en mesure d’acheter les intrants dont ils ont besoin en temps utile et vendre leurs produits à des prix concurrentiels pour augmenter leurs revenus. C’est ainsi qu’ils intégreront la logique du marché. Avec le temps, l’IFDC a aussi pris conscience de l’importance de politiques porteuses. Un environnement porteur est (La suite à la page 4)

Abdelmajid Slama (à gauche) vice président du Conseil d’administration de l’IFDC et Dr Deborah Hellums (chemisier blanc), Coordinatrice des projets de l’IFDC sur le terrain visitent des enfants rwandais lors de la réunion du Comité Afrique.

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L’IFDC prêt à jouer un rôle clé dans la résolution de la crise alimentaire en Afrique (Suite de la page 3)

en effet indispensable pour encourager les entrepreneurs privés à investir dans le développement du marché. L’IFDC a démontré l’efficience des politiques basées sur la connaissance dans les pays où les conditions du marché sont inadéquates. Les expériences réussies en Albanie et en Afghanistan servent d’exemples et démontrent comment les politiques respectueuses du marché peuvent faciliter l’accès des paysans aux intrants. Dans certains cas, des programmes de coupons appuient le programme de distribution commerciale des engrais et encouragent les paysans à adopter les nouvelles techniques. Question : Le secteur de la recherche agricole a été négligé pendant les deux dernières décennies et cela est souvent considéré comme un des principaux facteurs de la crise alimentaire mondiale. Quel rôle peut jouer l’IFDC dans ce domaine ? Slama : L’IFDC est l’unique Centre ayant la capacité de mener des recherches hautement spécialisées sur les produits et les procédés de production en assurant le contrôle de qualité. Les usines pilotes de l’IFDC offrent une large gamme de services dont la catégorisation des ressources minérales locales tels que les gisements de phosphate naturel et de potasse qui peuvent servir à la production d’engrais. Le Centre étudie aussi la pertinence, l’efficience et la rentabilité des engrais au travers des essais réalisés dans des laboratoires et dans les champs des agriculteurs. Question : L’IFDC met en œuvre un nouveau projet financé par les Pays-Bas : le projet CATALIST—(Catalyser l’intensification agricole accélérée pour la stabilité sociale et environnementale) dans la Région des Grands Lacs en Afrique Centrale. Que pensez-vous de CATALIST ? Slama : CATALIST est le parfait exemple de la façon dont l’IFDC mobilise ses compétences diverses et les capacités locales pour réaliser des objectifs de développement. Le projet vise l’accélération de l’intensification agricole dans la Région des Grands Lacs où la pauvreté des sols

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et la forte densité démographique menacent les ressources naturelles. Dans de telles conditions, la productivité ne peut s’accroître qu’en utilisant les techniques modernes dans le cadre d’une approche viable sur le plan environnemental.

La minoterie de Gicumbi dessert la région entière avec une capacité de 200 tonnes par semaine. Le Rwanda est une vitrine des succès du projet CATALIST. Cela facilitera la mise en œuvre du projet au Burundi et en République Démocratique du Congo.

Le projet CATALIST vient planter l’espoir dans cette région fragile. Le projet emploie une approche participative pour former des paysans à la diversification de leurs systèmes agricoles à l’aide de nouvelles pratiques et de nouvelles cultures. C’est aussi une approche graduelle et prudente visant à changer les perceptions et la mentalité des paysans. Les changements sont introduits à petites doses car les paysans sont souvent réticents face aux risques liés à l’investissement dans les intrants modernes et aux incertitudes du marché.

Question : Compte tenu de la crise alimentaire, quels sont les perspectives et les changements que vous voyez pour l’IFDC en Afrique ?

Question : Le Comité Afrique a visité les activités de CATALIST sur le terrain au Rwanda. Quelles ont été vos impressions ? Slama : Nous avons discuté avec les paysans participant au projet et nous avons pu voir réellement les changements qui s’impriment dans leur environnement et dans leur vie. Plus de 600 paysans ont déjà adopté des techniques d’accroissement de la production et diversifié leurs cultures en utilisant des variétés de blé et de pomme de terre améliorées. Des variétés résistantes aux maladies qui répondent mieux à l’engrais, combinées avec les doses appropriées d’engrais ont immédiatement doublé les rendements. Le composant marché est essentiel. Le projet CATALIST détermine les cultures les plus rentables pour mieux adapter les productions des agriculteurs aux demandes du marché. Par exemple, l’introduction du blé près d’une minoterie dans le District de Gicumbi au Rwanda assure aux paysans des opportunités de marché.

Slama : Une autre force de l’IFDC réside dans sa flexibilité et sa capacité de répondre à de nouveaux défis. Le Centre devrait renforcer ses capacités dans le domaine de la recherche novatrice afin de répondre aux nouveaux besoins du marché des engrais. Par exemple, il faut des techniques qui permettent d’augmenter l’efficience de l’utilisation des engrais. Un bon exemple est l’enfouissement profond de l’urée ou UDP qui consiste à placer des briquettes d’urée près de la zone racinaire du riz pour limiter les pertes d’éléments nutritifs qui sont coûteuses pour les paysans et nuisibles pour l’environnement. L’UDP est en train de révolutionner la production rizicole au Bangladesh. Des technologies similaires peuvent être développées pour d’autres cultures. L’IFDC devrait également se concentrer sur la conception de nouveaux types d’engrais spécialement pour l’Afrique. Certains pays africains disposent d’importants gisements de phosphate naturel et de potasse qui sont des sources potentielles d’engrais. L’exploitation de ces ressources en matières premières n’était souvent pas rentable dans le passé, mais avec la flambée actuelle des prix, cette option peut devenir économiquement attrayante. L’IFDC jouera un rôle crucial en faisant de la « Révolution Verte » une réalité africaine.

Annonces Départ : Dr Arnold Maatman a terminé sa mission de chef de projet-SAADA au Mali le 31 Juillet 2008. Mutation : Mr Willem A.M. van Campen a été muté au Mali pour occuper le poste de chef de projet-SAADA à partir du 1er août 2008.


La pénurie mondiale d’acide sulfurique pousse les prix des engrais à la hausse Les prix sur le marché international ont quintuplé depuis 2007 La pénurie mondiale et l’augmentation des prix du soufre peuvent faire grimper les prix des engrais et des produits alimentaires. Environ 80% à 85% de la production mondiale de soufre sert à fabriquer l’acide sulfurique qui est indispensable à la production des engrais—particulièrement pour le phosphate diammonique (DAP), l’engrais phosphaté le plus utilisé dans le monde. La moitié de la production mondiale d’acide sulfurique sert à produire des engrais, principalement à convertir les phosphates en des formes solubles dans l’eau, d’après le Fertilizer Manual, publié conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (UNIDO) et l’IFDC. Les prix du soufre sur le marché mondial sont passés de moins $ 100/t en 2007 à plus de $ 500/t au début de l’année 2008. En août, le soufre se vendait à $ 650 et $850/t sur tous les marchés. « Il faut environ 1 tonne de soufre pour produire 3 tonnes d’acide sulfurique— assez pour produire environ 2 tonnes d’acide phosphorique de qualité commerciale [50%-54% de P2O5] », dit Steven Van Kauwenbergh, scientifique principal et chef du Programme Matériaux d’Engrais à l’IFDC. « Il est possible de fabriquer plus de 2 tonnes de DAP à partir des 2 tonnes de P2O5 et la tonne originale de soufre. »

certaines régions, d’après le General Electric Market Report. La Chine est la plus grande importatrice de soufre. Elle a consommé environ 10 millions de tonnes de soufre en 2007, la plus grande partie ayant servi à la production d’engrais. Environ deux tiers du soufre utilisé était importé, d’après le China’s Sulfur Market Report—2008. Les plus grandes usines d’engrais en Chine sont devenues opérationnelles en 2002. Cela a permis de réduire l’importation d’engrais phosphatés mais en augmentant la consommation de soufre. En 2005, la Chine était parmi les plus grands exportateurs d’engrais dans le monde. Mais elle a imposé 130% à 135% de droit de douane sur les exportations en 2008 pour réduire les sorties d’engrais et protéger l’offre intérieure d’engrais. « Le soufre est l’un des composants les plus courants de l’écorce terrestre,» dit Van Kauwenbergh. « La majeure partie du soufre disponible sur le marché mondial aujourd’hui est extraite du gaz naturel et du pétrole. » Le pétrole brut contient 0,1 à 2,8% de soufre. On peut récupérer un peu de soufre à partir du charbon. Le soufre est également récupéré par le grillage du sulfure dans l’industrie métallurgique. Une petite quantité de soufre peut être récupéré par extraction des pyrites ou par d’autres méthodes d’extraction. La production mondiale de soufre est d’environ 40 millions de tonnes par an. Elle devrait atteindre 55 millions de tonnes à l’horizon 2011, d’après le China Sulfur Market Report. A long terme, l’augmentation de l’offre mondiale de soufre devrait résoudre les problèmes de pénurie actuels. Photo Marion Post Wolcott/Library of Congress

Van Kauwenbergh est l’auteur du livre de référence IFDC 2006 Fertilizer Raw Material Resources of Africa (http:// www.ifdc.org/New_Layout/ Publications_Catalog/index.html). La forte demande et l’insuffisance de l’offre ont entraîné une pénurie mondiale d’acide sulfurique et les prix ont plus que doublé au cours de l’année écoulée. Parmi les causes de cette pénurie figurent la forte demande d’engrais phosphatés et les coupures d’électricité qui ont affecté des usines d’acide sulfurique dans

Extraction de cuivre et usine d’acide sulfurique à Copperhill, TN.

L’IFDC sponsorise un atelier sur les engrais à Bangkok L’IFDC organise un atelier international sur la granulation des engrais et les oligoéléments du 3 au 7 novembre à l’hôtel Royal Benja à Bangkog. L’atelier sera sponsorisé par le Ministère de l’Agriculture et des Coopératives de la Thaïlande avec l’appui de l’Industrie thaïlandaise des engrais. J. Ramon Lazo de la Vega, spécialiste de la technologie des engrais à l’IFDC ayant plus de 25 ans d’expérience dans le secteur des engrais, dirigera l’atelier. Parmi les intervenants, figurent des experts de l’industrie des engrais et des prestataires des services connexes. Les frais de participation s’élèvent à US $1 200 par participant payables avant le 1er octobre. Après cette date, les frais s’élèveront à $1 400. Les frais incluent un déposit de $200 non remboursables pour chaque inscription. Les thèmes qui seront traités incluront les méthodes et équipements de production, la conception des usines et des équipements, l’entreposage et la manutention des engrais granulés, les matières premières, la qualité des produits et l’incorporation des oligo-éléments dans les engrais. Les sessions porteront sur la granulation du phosphate diammonique (DAP et MAP), le superphosphate triple (TSP) et le superphosphate simple (SSP), le sulfate d’ammonium et l’engrais composé (NPK). D’autres sujets seront aussi traités dont la compaction-granulation, le mélange en vrac et les engrais liquides. Les participants visiteront des installations de granulation d’engrais et d’entreposage. Depuis 1974, l’IFDC a organisé plus de 670 ateliers, des voyages d’étude et des programmes de formation pour environ 9 000 participants venant de 150 pays. Les programmes ont couvert un large éventail de sujets, dont la commercialisation, la production, la distribution et la manutention des engrais. Des programmes récents ont porté sur l’agriculture durable, la simulation et la modélisation assistée par ordinateur des entreprises et des systèmes agricoles compétitifs, les systèmes d’information de marché, les recommandations relatives aux engrais et les aspects environnementaux de la production et de l’utilisation des engrais. Septembre 2008, IFDC Report—5


Des professionnels des engrais venant de 10 pays participent à un programme de formation et un voyage d’étude organisés par l’IFDC

Janice Berry de l’IFDC choisie comme la personnalité du mois de TFI The Fertilizer Institute (TFI) a honoré Janice Berry, coordinatrice de l’Unité Information sur les marchés de l’IFDC, comme la personnalité du mois dans le numéro de juin de leur bulletin, TFI Advocate.

Le programme incluait des visites en Alabama et en Floride Janice (à droite) a été choisie comme la personnalité TFI du mois. Elle et sa collègue Linda Walsh procèdent à la compilation des données pour des rapports d’analyse globale.

Chargée de la liaison entre l’IFDC et TFI et d’autres représentants de l’industrie des engrais, Berry recueille des informations sur les marchés d’engrais aux EtatsUnis et au Canada et prépare des rapports pour analyse. « A l’IFDC, nous sommes fiers de cet honneur fait à Janice », dit Dr Amit Roy, Président-directeur général de l’IFDC. « L’engrais est devenu un sujet brûlant depuis la hausse drastique des prix. Les informations fournies par Janice sont importantes pour les interventions de l’IFDC dans les pays en développement. »

« De nombreux efforts de réglementation et de législation ainsi que des initiatives de communication sont basées sur les programmes statistiques de TFI. Je voudrais sincèrement remercier l’IFDC et Janice pour le partenariat, le temps et l’effort qui ont rendu possible la réalisation de ce programme indispensable. » Ford B. West, Président, The Fertilizer

Outre ses responsabilités dans le cadre TFI, Berry et sa collègue Linda Walsh collectent des données récentes des organisations nationales et internationales d’engrais et des organes du gouvernement américain. Elles compilent aussi des statistiques à partir des périodiques sur les engrais, des bases de données, des études et des contacts personnels. L’Unité Information sur les Marchés publie : • North America Fertilizer Capacity, qui contient des données sur la capacité des usines d’engrais pour 19 produits dans des usines aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique et au Trinidad. • Worldwide Capacity Listing by Plant pour l’ammoniac, l’urée, le nitrate d’ammonium, l’acide phosphorique, le phosphate diammonique (DAP), le monophosphate d’ammonium, (MAP), la potasse et le NPK. • Regional Fertilizer Situation Reports pour l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest, l’Europe de l’Est, l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, l’ex-Union soviétique et la Chine. Ces publications sont en vente sur le Site web de l’IFDC (http://www.ifdc.org/) « La reconnaisance de TFI est un grand honneur pour moi. J’apprécie la qualité de mes relations avec TFI et avec des collègues du Concile économique de TFI, » dit Berry. « L’engrais est crucial pour la réalisation de notre espoir de nourrir le monde. Il nourrit le sol dont nous dépendons tous. Je suis heureuse de pouvoir apporter ma petite contribution pour aider les populations des pays de développement à renforcer la sécurité alimentaire, à augmenter leurs revenus et à améliorer leur vie. »

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L’IFDC a organisé un programme de formation international et un voyage d’étude sur le thème « Aperçu de la production d’engrais » du 14 au 23 juillet 2008 au siège de l’IFDC à Muscle Shoals en Alabama et à Tampa en Floride aux Etats-Unis. Les 18 participants de ce programme étaient des experts de l’industrie des engrais venant de 10 pays : l’Australie, la Barbade, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, le Kenya, le Maroc, l’Arabie Saoudite, l’Ukraine et les EtatsUnis. « Cette formation a équipé les ingénieurs nouveaux dans la production des engrais, des connaissances de base en mettant l’accent sur l’azote et les phosphates », dit Dan Waterman, Chef du département de coordination des ateliers. « Nous avons aidé les participants à se familiariser avec les matières premières des engrais, des produits et des procédés de fabrication. » Chittipeddi Viswanathan, Directeur général des Finances et de la Comptabilité à Krishak Bharati Cooperative Ltd (KRIBHCO) à Nagar, en Inde a déclaré « La formation à l’IFDC m’a permis d’avoir une idée globale de l’industrie des engrais ; ce qui m’aidera à prendre des décisions d’investissements judicieuses. KRIBHCO produit des engrais et d’autres produits destinés à l’agriculture. Nous avons la responsabilité de choisir, de financer et de gérer des projets de développement agricole qui soient à la fois socialement souhaitables et commercialement rentables. » Le programme a débuté avec quatre jours au siège de l’IFDC, à Muscle Shoals, durant lesquels les participants ont suivi des sessions techniques et d’orientation.

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Des professionnels des engrais venant de 10 pays participent à un programme de formation et un voyage d’étude organisés par l’IFDC (Suite de la page 6)

Ils ensuite visité les serres, les usines pilotes et les laboratoires de propriétés physiques de l’IFDC. Le groupe a aussi visité la Southern States Cooperative Athènes et l’usine d’engrais azotés de Cherokee Nitrogen Fertilizer Plant à Cherokee en Alabama. Les participants se sont ensuite rendus en Floride pour visiter deux complexes d’engrais de la Compagnie Mosaïque : le New Wales Fertilizer Complex et le Riverview Fertilizer Complex. « Les usines pilotes de l’IFDC ont trois fonctions : la formation sur le fonctionnement, la maintenance et l’ingénierie ; la formation pour des besoins spécifiques sur demande ; et la recherche pour développer de nouveaux produits et procédés d’engrais,» explique J. Ramón Lazo de la Vega, spécialiste en ingénierie et Directeur technique du programme de formation.

Le personnel de l’IFDC et les participants au Programme international de formation et voyage d’étude sur « Un aperçu de la production des engrais » tenu du du 14 au 23 juillet au siège de l’IFDC à Muscle Shoals, Alabama.

« Nous avons la capacité de mener, dans les usines pilotes de l’IFDC, des essais sur les engrais qu’il serait trop coûteux et trop risqué de conduire dans des usines commerciales grandeur nature, » dit Lazo de la Vega. Amanda Jayne Saunders, ingénieur de procédé chimique a Cumming Smith British Petroleum (CSBP) en Australie en donne un exemple : « En 2001, deux développeurs de produits à CSBP ont amené avec eux des matières premières pour travailler avec les ingénieurs de l’IFDC sur le développement d’engrais à base de sulfate d’ammonium. Ce fut une grande réussite. »

de gauche à droite, J. Ramón Lazo de la Vega, directeur technique de l’atelier international, s’adressant aux participants, Ketline Adodo de l’IFDC et Robert Bosheers, dans une usine pilote du siège de l’IFDC.

« Nous pourrions avoir à mener certains essais dans ces installations. Nous voulons améliorer la technologie de notre usine actuelle de NPK et réduire les coûts de production en remplaçant 85% du phosphate d’ammonium utilisé comme matière première par le phosphate local. »

mais la connaissance des produits finaux et des besoins des clients est aussi importante », dit Buswell. « De plus, le groupe était formidable. Nous venons de différents milieux et de diverses cultures. L’expérience a été mutuellement enrichissante. »

Selon Luis Miguel Ilelaty, Directeur des services techniques à ABOCOL S.A. en Colombie, la formation a été une expérience enrichissante qui ouvre les esprits.

Daniel Buswell, ingénieur chimiste à A. J. Sackett à Baltimore, Maryland aux EtatsUnis, a déclaré : « J’ai une meilleure compréhension de l’industrie des engrais : d’où ils proviennent, comment ils sont fabriqués et comment leur utilisation affecte le monde. »

Marsha Springer, Directeur général adjoint de Eastern Caribbean Fertilizer Co. de la Barbade reconnaît aussi les acquis de cette expérience : « J’ai une formation en chimie, mais je ne connaissais pas grande chose au sujet de la

« Je suis heureux d’apprendre que l’IFDC possèdet des usines pilotes », dit Ilelaty.

« Je travaille dans la conception de procédés et les systèmes d’équipement,

Les échanges entre participants étaient essentiellement techniques et basés sur les affaires. « Nous détenons tous des informations qui peuvent être utiles pour quelqu’un d’autre », affirme Saunders. « Nous comptons créer un véritable réseau pour continuer à partager des connaissances. »

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Des professionnels des engrais venant de 10 pays participent à un programme de formation et un voyage d’étude organisés par l’IFDC

de l’IFDC me donne la possibilité d’accéder à une mine de connaissances disponibles et de savoir où trouver des informations complémentaires. »

pratique. Les exposés étaient illustrés par des exemples réels et pratiques qui suscitaient l’intérêt et maintenant l’attention.»

Maina John Kabui, responsable assurance qualité à Kenya Bureau of Standards (KEBS), explique que : « KEBS développe des normes pour le marché national, mais comme la majeure partie de nos engrais sont importés, nous sommes plus impliqués dans la mise en œuvre. Cette formation m’a donné une vue d’ensemble des procédés de production et une meilleure compréhension du contrôle de qualité. Cela me sera très utile dans mon travail d’inspection. »

Pour Stepan Kiminchidzhi, directeur adjoint des relations étrangères et des affaires sociales à Odessa Port Plant (OPP) en Ukraine, un nouveau départ est engagé : « Nous sommes en train de réorganiser notre compagnie pour mieux relever les nouveaux défis du marché et les besoins de nos clients. Les nouvelles informations et les contacts établis seront utiles à notre développement futur. »

(Suite de la page 7)

production des engrais. Lorsque le produit parvenait à mon niveau, il était déjà fini. Mais maintenant, je sais ce qu’il faut rechercher en termes de teneur et de qualité et comment adapter la production aux besoins des clients. » Khalid Marshod Al-Rohily est agronome à Saudi Basic Industries Corp. (SABIC) en Arabie Saoudite : « Non seulement SABIC produit des engrais, il fournit aussi des services de vulgarisation pour aider les paysans à améliorer leurs rendements par une utilisation efficiente des engrais », dit-il. « J’apprécie cette opportunité d’améliorer mes connaissances concernant la chimie, l’économie et la production des engrais. Cela me sera utile dans mes recherches sur les nouvelles méthodes d’application des engrais. » Sherif Magdy Abel Salam El-Gabaly, chef du service de prospection commerciale à Abu Zaabal Fertilizers and Chemical Company en Egypte a découvert une source de connaissance : « Ma position commande que je sois constamment au courant des nouvelles tendances et des nouveaux besoins dans l’industrie des engrais. Le programme de formation

8—IFDC Report, Septembre 2008

La visite à Mosaic en Floride avait une importance particulière pour Dibyendu Ghosh, assistant directeur de production à Tata Chemicals, Ltd. à Durgachak, Inde. « Nous sommes en train de comparer nos produits et nos procédés à ceux de nos concurrents », dit- il. « La taille du granule est le paramètre le plus important dans la production du DAP et du NPK. Je voudrais connaître les procédures à suivre pour obtenir une taille de granule de 90% et comment minimiser les arrêts de nos usines. » Safaa IBN Ghazala, ingénieur à Cerphos (OCP) à Casablanca au Maroc met l’accent sur la qualité même du programme de formation : « J’apprécie le juste équilibre entre la théorie et la

Selon Mohamed Mahmoud Khalil Mahmoud, chef du service de prospection commerciale à Abu Qir Fertilizers and Chemical Co. à Alexandria en Egypte : « Le seul problème était la durée du programme. C’était trop court, compte tenu du large éventail de sujets couverts et du rôle crucial des engrais dans le développement agricole. » Waterman souligne que : « L’intérêt pour nos programmes de formation augmentera mesure que l’industrie des engrais s’efforcera de satisfaire les demandes croissantes. Le prochain programme de formation aura lieu en novembre 2008 à Bangkok. »


IFDC Calendrier des programmes de formation—2008 et 2009 2008 L’application des outils d’aide à la décision pour des recommandations relatives aux engrais et à la GIFS Date – 6–17 octobre, 2008 Lieu – Accra, Ghana La granulation des engrais et les oligoéléments Date – 3–7 novembre, 2008 Lieu – Bangkok, Thaïlande Formation des distributeurs d’intrants agricoles en Afrique Date – 8–12 decembre, 2008 Lieu – Arusha, Tanzanie

2009 Amélioration de la productivité agricole pour les petits exploitants agricoles : méthodes et résultats Date – 23–27 février, 2009 Lieu – Maputo, Mozambique Systèmes d’aide à la décision, conception expérimentale et analyse de données Date – 20–24 avril, 2009 Lieu – Bamako, Mali Atelier sur la technologie de production des engrais azotés (avec IFA) Date – 15–19 juin, 2009 Lieu – Penang, Malaisie Lier les paysans aux marchés en Afrique Date – 10–14 août, 2009 Lieu – Arusha, Tanzanie Atelier sur la technologie de production des engrais phosphatés (avec IFA) Date – 19–23 octobre, 2009 Location – Marrakech, Maroc Développement de stratégies de fourniture d’engrais pour l’avenir Date – 2–6 novembre, 2009 Lieu – Capetown, Afrique du Sud

Septembre 2008, IFDC Report—9


Le Projet CATALIST renforce la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs de l’Afrique Centrale La Région des Grands Lacs est l’une des plus pauvres du monde, avec la plus forte densité démographique en Afrique. Le Ministère néerlandais de la Coopération pour le Développement a présidé le 28 juin au lancement de ce projet de cinq ans. Bujumbura, Burundi – CATALIST, un projet pour Catalyser une intensification agricole accélérée pour la stabilité sociale et environnementale a été lancé officiellement le 28 juin à Bujumbura au Burundi. CATALIST est un projet de 5 ans qui vise à mobiliser les ressources locales et à aider les communautés agricoles à accroître leur production agricole dans le but de renforçer la stabilité et la paix environnementale dans la Région des Grands Lacs de l’Afrique Centrale – une des régions les plus pauvres du monde avec la densité démographique la plus forte en Afrique. Cette région comprend le Burundi, l’Ouganda, la partie ouest de la Tanzanie et la République démocratique du Congo (RDC).

Des paysans comparent le manioc récolté sur un champ pilote fertilisé du projet CATALIST (à droite) et celui d’un champ non traité (à gauche).

CATALIST est basé au Rwanda et financé par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Rwanda. L’IFDC met en œuvre le projet en partenariat avec Helpage une ONG qui crée des emplois en milieu rural. M. Bert Koenders, le Ministre néerlandais de la Coopération pour le Développement a présidé à la cérémonie de lancement en présence du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Ferdinand Nderagakura. La cérémonie de lancement a été l’occasion de mettre l’accent sur les objectifs et les réalisations de CATALIST depuis le démarrage des activités à la fin de l’année 2006 au Rwanda, au Burundi, et en RDC. Les agriculteurs et les bénéficiaires reconnaissent que le projet a créé des opportunités d’emploi. A l’avenir, CATALIST va promouvoir le commerce au sud de l’Ouganda et dans l’ouest de la Tanzanie.

Au nom des distributeurs d’intrants agricoles du Burundi, Edouard Hicintuka, s’adresse aux participants au lancement officiel, le 18 juin, du projet quinquennal CATALIST.

CATALIST utilise des méthodes d’intensification agricole et améliore les infrastructures à l’aide de travaux à haute intensité de main-d’œuvre tels que la construction de routes et l’agroforesterie dit Amit Roy Président de l’IFDC. La combinaison de ces efforts promeut le développement de marchés accessibles et profitables pour les intrants et les produits agricoles. A un moment où les prix des produits vivriers, des engrais et de l’énergie flambent, CATALIST crée des emplois et aide les agriculteurs à augmenter leurs productions et leurs revenus. Noel Ujeneza de Caritas Rwanda, un partenaire de CATALIST dit « CATALIST est en train de changer l’environnement et la mentalité des populations dans les régions avoisinantes. Aujourd’hui, 600 agriculteurs n’appartenant à aucun groupement paysan appliquent avec succès les techniques démontrées durant les journées champêtres de CATALIST. De gauche à droite, Dr Amit Roy, Président directeur général de l’IFDC discute des activités du projet CATALIST avec Bert Koenders, le Ministre hollandais du Développement de la Coopération, et Ferdinand Nderagakura, le Ministre burundais de l’Agriculture et de l’Elevage.

10—IFDC Report, Septembre 2008


Les membres du personnel de l’IFDC reçoivent des distinctions Le Prix du Président attribué à un membre du personnel international exceptionnel Le prix du Président 2008 pour les cadres internationaux a été attribué à Ishrat Jahan, représentant résident de la Division Afrique de l’IFDC. Israht est un économiste ayant plus de 20 ans d’expérience en élaboration de politique. Basé à Dhaka, Bangladesh, Ishrat a contribué à l’expansion des activités de l’IFDC, particulièrement l’introduction de l’enfouissement profond de l’urée (UDP) auprès des agriculteurs dans tout le pays. Ishrat a joué un rôle clé dans l’organisation d’une campagne médiatique pour montrer aux agriculteurs les avantages de l’utilisation de la nouvelle technique. Environ 400 000 agriculteurs bangladeshi utilisent actuellement l’UDP dans les districts où l’IFDC met en œuvre le nouveau projet.

Ishrat (à droite), sur le terrain, expliquant les avantages de la technologie UDP.

Dans son travail, Ishrat fait preuve d’éthique, de leadership et d’innovation aussi bien que de l’expertise en matière d’agribusiness, de marketing, de relations publiques et de communication à tous les niveaux. Elle a réussi à promouvoir les liens de collaboration entre l’IFDC, le Gouvernement du Bangladesh et la communauté des bailleurs de fonds ce qui a été d’un apport inestimable pour les paysans du Bangladesh. Originaire du Bangladesh, Ishrat détient une licence et une maîtrise en économie de l’Université de Dhaka au Bangladesh et une maîtrise en économie agricole de l’Université des Philippines à Los Banos.

Le Prix du Président attribué à un membre du personnel en poste dans un bureau externe Marie Claire Kalihangabo a reçu le prix du Président 2008 pour les cadres locaux. Elle est la responsable de gestion du bureau du projet CATALIST, basé à Kigali au Rwanda. Marie Claire appuie le personnel technique du projet CATALIST en créant un environnement de travail productif. Elle s’assure de l’exactitude et de la transparence de toutes les opérations financières du projet. Marie Claire est une source précieuse d’informations sur les activités du projet et les interactions avec les parties prenantes. Elle a un grand sens des responsabilités et est fier de son travail. Elle reconnaît et apprécie les efforts de l’IFDC en vue d’améliorer la vie de ses compatriotes et des pays voisins dans la région des Grand Lacs. De nationalité rwandaise, Marie Claire est titulaire d’une licence en management à l’Université Nationale du Rwanda à Butare. Marie Claire recevant son prix.

Le Prix du Président attribué à un membre du personnel exceptionnel basé au Siège Le prix du Président 2008 pour le personnel du siège de l’IFDC a été décerné à Lisa Thigpen. Lisa met un soin et une attention particulière à réviser les documents de l’IFDC. Elle rédige aussi des articles exceptionnels pour le bulletin de l’IFDC Report, les rapports annuels et des communiqués de presse. Elle est toujours à la recherche du côté humain d’une histoire. Sa plus grande préoccupation est de favoriser une communication plus claire et concise au sein du personnel de l’IFDC et de l’IFDC vers l’extérieur. Lisa s’intéresse aux gens avec qui elle travaille ainsi qu’aux bénéficiaires des activités de l’IFDC : les petits exploitants, les distributeurs d’intrants et les chercheurs dans les pays les plus pauvres de la planète. L’engagement de Lisa et la qualité rédactionnelle qu’elle assure aide à améliorer l’image de l’IFDC dans le monde. Elle traduit le dévouement et le professionnalisme de tant de spécialistes de l’IFDC à la présence discrète mais dont les contributions sont indispensables pour aider à résoudre la crise alimentaire mondiale. Lisa révise des articles au siège de l’IFDC.

Lisa est de nationalité américaine. Elle a une licence en Anglais de l’Université du Nord d’Alabama, aux Etats-Unis.

Septembre 2008, IFDC Report—11


IFDC–un Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole B.P. 2040 Muscle Shoals, Alabama, États-Unis

12—IFDC Report, Septembre 2008

IFDC Report French, Vo 33, No. 3, French  

IFDC Report French, Vo 33, No. 3, French

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