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Institut d'estudis occitans de París Documents per l'estudi de la lenga occitana N°48

F. ARNAUD & G. MORIN

Le langage de la vallée de Barcelonnette

Edicion originala Paris, Librairie Ancienne Honoré Champion, 1920 Document dins lo maine public numerizat per Archive.org


Documents per l'estudi de la lenga occitana Daus libres de basa numerizats e betats a dispausicion sus un site unique.

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PREFACE REMARQUES SUR LE PATOIS DE LA VALLÉE DE L'UBAYE La vallée de l'Ubaye ou de Barcelonnette, formée par des montagnes dont l'altitude varie de 2.500 à 3.i00 mètres, n'est en communication facile et permanente avec la région voisine que du côté du sud, par la route qui conduit à Digne, en passant parSeyne, et, du côté de l'ouest, par la route, achevée en 18831, qui conduit à Prunières, dans les Hautes-iVlpes, Du côté du nord, de Test et du sud, les cols qui mettent la valléeen communication avec la haute vallée de la Durance, le Piémont, les vallées

delaTinée, du Var (Alpes-Maritimes) et du Verdon (Basses-Alpes),

ne sont praticables que pendant une partie de l'année. Il semble que dans une région aussi isolée le patois aurait dû se conserver

mieux

qu'ailleurs.

français s'y est

Il

n'en est pas tout à

fait ainsi

:

l'usage

du

répandu de bonne heure grâce à l'émigration

périodique d'une partie des habitants qui, depuis longtemps, vont

chercher du travail en différentes parties de

la

France, sans par-

de ceux qui émigrent au Mexique et y passent une partie de leur existence. Depuis vingt ou trente ans le français fait de

ler

rapides progrès, et

il

est

grand temps de

recueillir le patois qui

est en voie de disparaître.

C'est à cette tâche que

MM.

F,

Arnaud

i. \oir le Guide de l'Alpiniste dans la région du Chambeyron, par W. A. B.

et

Morin, accoutumés à

Vallée de VUbaye, suivi de la Coolidge (Barcelonnette, 1898),

p. 12. F.

Arxald et g.

MoHi.N.

Le langage de

la vallée

de Barcelonnette.

i


p.

MEYER

parler le patois depuis leur enfance et en rapports constants avec les

paysans qui

le

parlent encore, ont consacré plusieurs années

de recherches assidues. Leur œuvre sera bien accueillie des linguistes voués à l'étude des langues romanes. Elle comblera une des

nombreuses lacunes qui existent encore dans notre connaissance des patois de

la

France.

Les spécimens que nous possédions du patois de la vallée de rUbaye étaient, jusqu'à présent, fort peu nombreux et très courts. En 1812, lorsqu'une première enquête sur les patois de l'Empire

français fut entreprise par le

Ministère de l'Intérieur, on

composa une sorte de glossaire comparatif des cinq arrondissements des Basses-Alpes, où ont été relevés un certain nombre de mots du langage de Barcelonnette ^. A une époque plus récente appartient la version de la

parabole de l'enfant prodigue faite

paruncurédela Condamine, dans la partie haute de la vallée, et publiée dans l'ouvrage de MM. Chabrand et de Rochas d'Aiglun, Patois des Alpes Coftiennes [\S11), pp 158-9, à la suite de laquelle .

imprimé un petit recueil de six proverbes patois. MM. Arnaud et Morin nous donnent une collection de Dictons et proverbes (pp. 248 etsuiv.) qui ne contient pas moins de 172 articles. Lorsqu'on étudie la langue d'une localité ou d'une région peu étendue, telle que la vallée de l'Ubaye, on rencontre très peu de est

faits

ayant un caractère véritablement local.

D'abord

il

faut bien se persuader qu'il n'existe pas de patois

parfaitement pur, c'est-à-dire où tous les mots soient de formation.

Dans

la vallée

de l'Ubaye,

comme partout, on trouve

des mots qui ont subi l'influence du français

il y a aussi des Morin en ont signalé Ily a enfin des formes véritablement provençales, mais

emprunts au piémontais plusieurs.

même

:

MM. Arnaud

qui sont venues d'une région plus

;

et

méridionale,

comme on

le

verra plus loin. Tout cela est naturellement à écarter, lorsqu'on

cherche à préciser les caractères du langage

1.

F

17,

Ce '203,

local. Cette élimi-

conservé aux Archives nationales sous dossier des Basses-Alpes. Yo'iv Romania, XXIV, bSl.

travail est

la

cote


PRÉFACE

III

nation opérée, les phénomènes qui s'offrent à l'étude s'observent le

plus souvent sur un territoire notablement plus étendu que

celui dont

on étudie l'idiome. L'objet qu'on doit se proposer est l'aire qu'occupent ces phénomènes. Quant à ceux

de déterminer

qui sont ou qui paraissent spéciaux k la localité étudiée,

ils

se

présentent ordinairement dans deux conditions très différentes.

Les uns se sont manifestés autrefois sur un territoire plus ou moins étendu, mais ont disparu ou se sont modifiés partout sauf dans la localité étudiée ce sont des phénomènes anciens dont l'aire s'est réduite peu à peu. Les autres ne se sont jamais produits que sur un domaine très restreint. Ce sont les phénomènes :

locaux,

ordinairement assez récents. Lorsqu'on

défini ces divers

phénomènes, on

a

a

relevé

et

accompli sa tache. Quant à

chercher k délimiter par des caractères linguistiques les limites de l'idiome étudié,

ce

une entreprise vaine, puisque ces même, ne peuvent

serait

limites n'existent pas, ou ce qui revient au

être constituées qu'k l'aide de caractères choisis arbitrairement,

de sorte que

la

circonscription

ainsi

formée

ne pourrait être

qu'imaginaire. La vallée de l'Ubaye,

comme tout

a ses limites géographiques

pas de limites linguistiques.

Bien plus,

le

:

elle n'a

langage qu'on y parle est loin

autre territoire,

d'être

absolument

prend en un point ou en un autre de la vallée. Et c'est ce que le Dictionnaire de MM. Arnaud et Morin met en évidence, puisque l'ouvrage comprend en fait trois glossaires celui de Barcelonnette, qui est le plus développé, celui de la Haute Ubaye, k l'est du chef-lieu,

uniforme

:

ce langage varie selon qu'on le

:

celui de la lîasse-Ubaye k l'ouest. Il

résulte de ces explications que les patois ne peuvent être

caractérisés avec précision que par la comparaison avec les patois

La méthode consiste ici k déterminer les du langage étudié et à les suivre dans la région environ-

des lieux voisins. traits

nante jusqu'au point

ils

disparaissent pour être remplacés

par d'autres. Malheureusement nous n'avons sur les idiomes parlés autour de la vallée de l'Ubaye que des renseignements insuffisants.

A

l'est,

au delk

du

col de

Larche,

les

patois

de

la


IV

MEYER

p.

vallée de la

Macra

et

de

la

Stura ne nous sont g^uère connus que

par des traductions plus ou moins sûres de la Parabole de l'enfant prodigue, les patois qu'ici, fort

du Piémont occidental ayant

peu étudiés ^ Vers

le

jus-

été,

sud, les patois de Saint-Etienne

de Tinée (Alpes-Mar.), d'Allos, de Seyne (Basses-Alpes) n'ont

non plus

d'études méthodiques. Cependant, beaucoup à prendre dans le Dictionnaire d' Honorât, comme l'a constaté M. Arnaud. Au nord, nous sommes un peu mieux renseignés grâce au livre de MM. Ghabrand et de Rochas d'Aiglun sur le patois du Queyras et du Briançonnais. Sur divers points de ces territoires le grand Atlas linguistique de la France, par MM. Gilliéron et Edmont, en cours de publi-

pas

pour Allos,

il

été l'objet

y a

cation, fournit d'utiles indications.

Si difïicile qu'il soit, dans les conditions actuelles, de démêler

du roman de la vallée de Barcelonon peut essayer d'en déterminer quelques-uns, qui, s'ils ne

les traits caractéristiques

nette,

sont pas absolument propres à

la vallée,

du moins ne

se pro-

pagent pas jusqu'à une distance notable de ses limites, AccEiNT.

— Les proparoxytons

n'existent

plus.

On

sait

qu'il

en existe encore dans une partie des Alpes-Maritimes, où suffixes âni eu,

ônicuse sont conservés avec

les

de

leur qualité

proparoxytons [doméneffue, niànegue, mensônega,

etc.).

Ici

:

margue (manche), messongea (mensonge), mounge (moine). Ces formes sont visiblement incohérentes. 11 est évident que margue appelle messorga

et

morgue. Mais ces irrégularités sont

quentes dans les patois, et elles ont dès

le

moyen

étrangères à la

commencé

fré-

se manifester

âge. Elles sont causées par l'admission de formes la localité. Ici je

ne vois pas clairement quelle est

forme originale. Peut-être mânegue,

1.

à

Biondelli, Saggio sui dialetti gallo-iialici

comme

à INice, car

il

y

(Milan, 1853-4), 515 et suiv.

de Vinadio, au S.-E. du col de Larche, on peut voir Ettmayer, Die provenzalische Mundart von Vinadio, dans Bausteine zur ronianische

Sur

le patois

Philologie, 1905, p. 211-223.


PREFACE

un verbe manegar (emmancher) qui pourrait être considéré de l'ancien màneguc^ mais il est bien possible soit importé. Pesscgue (pêche), d'autre lui-même manegar que mais il est probable que part, est donné comme paroxyton c'est un ancien proparoxyton dont l'accent aura été changé a

comme un témoin

;

de place.

il

^1. L'état anciendela phonétique persiste Voyelles TOMQUES. y a, comme au temps d'Uc Faidit, deux espèces d'à, l'a laix et

On

l'a estrcit.

que

sait

:

l'a eslrcit (a

suivi d'une nasale) passe à o

en quelques régions du Midi situées plus à l'ouest. Ce phénomène se manifeste aussi dans une localité située à peu de distance

au nord de Barcelonnette, à Aiguilles prononce pon, gront (pain, grand) ^

La dans

finale

-ariu devient

Basse-Ubaye

la

:

arr.

ou plutôt

-ier,

de Briançon), où on

-/e,

à Barcelonnette et

afatoalier (prunelier), amelanchier, aperiem

(rucher), avaissoulier (prunelier), etc., tandis que, dans la

Ubaye

cette finale devient iar

etc.

:

grains), au

clapiars (mauvais

Haute

chiaputiar (banc de menuisier), fém.

coussiniara (taie ^'oreiller),

~.

La prononciation ia, en ce cas, s'est manifestée à la fin du moyen âge sur un territoire étendu, qui maintenant paraît fort réduit.

Ugo

Teralh,

marchand de draps

et notaire à Forcalquier,

Bercnguiaria

dans son registre (1330-1332), barbiars, (leriar, etc. et on a des exemples nombreux écrit,

de

'^,

forme au

xv*" siècle

à

Seyne

^,

à Sisteron, à

à Berre et jusque dans l'Hérault

É.

Il

la

même

Digne, à Marseille,

'.

n'y a rien de particulierà remarquer sur

l'e

fermé

(ori-

Cliabrand et de Rochas, Ri/ots (hit Alpes C Miennes, p. 9. Atlas linguistique de ^\M. Gilliéron et Edmont donne pour Barcelonnette la terminaison -iar, voir cartes 8 (acier), 237 (charJ)onnier), 367 i. 2.

V

(cuiller), etc. 3.

Le

livre journal

de Maître Ugo Teralh, dans Notices

et

extraits,

XXXYl,

134. 4.

Voir Romania, XXVII, 359.

5.

Notamment

romanes,

t.

à

XLIX,

Montagnac p. 64.

(arr.

de Béziers)

;

voir Revue

des langues


VI

p.

gine latine

Mais

ê,

MEYEU

qui se conserve

î)

comme

ouvert, quelle qu'en soit l'origine

l'è

en ancien *,

provençal.

lorsqu'il est suivi de

deux consonnes dont la première est r, présente à Barcelonnette une particularité qui ne se rencontre pas dans toute la vallée, et qui se propage très peu au dehors. Elle consiste en ce que cet c se diphtongue en ea

:

cearcle,

plante légumineuse), feare (juears

(it.

earba

cubeart, (fer,

(herhe),

earis (ers,

anc. prov. ferre), gearp (gazon),

guercio), hearpe (herse), ineàrze (mélèze, anc. prov.

melze),peardre,queare (querre, quérir),

fieara (scie), seare (serre,

sorte de montagne), teara, «year^ (ouvert).

Ce phénomène, inconnu

à la Haute Uhaye, se continue à quelque distance vers l'ouest

teare

:

(terre) à

la

Javie,

le

sud

et

entre Sejne et Digne (Gill.-

Edm., carte 329), earsa (herse) à Châteaufort, com. de La Motte, tout à l'ouest du département (carte 689'-). desgeal (dégel), » Même phénomène en quelques cas avant / :

peal (poil), où

le

type latin a

^.

ouvert se diphtongue en oué et en ué. La nuance est sans

doute légàre, car

Quoi

en

soit, voici

syll.

ouverte

qu'il

OMe en

le glossaire

enregistre poudre et pucrc (porc).

des exemples des deux cas :

filhouel

:

(filleul), /'ouera (hors),

niouéla

(meule pour aiguiser). Voici un exemple de diphtongaison en oua

nouara (bru,

lat.

:

nôra, pour nùrus).

oué suivi de nasale bouen-a (bon, bonne), trouen (tonnerre, anc. tron).

oué^ en

syll.

fermée

:

bouesc (bois), couel (col de montagne).

acouerdi (accord), couerda (corde)

1.

couesta (côte), foucrt (fort),

L'origine est ordinairement ë en position, mais ce peut être aussi

position, par ex. 2.

^,

viriden,

llest malaisé d'arriver à la certitude, car,

pour La Javie, la carte 689 donne erse (et non 3. Noté wo {ouo) dans VAtlas linguistique (c. 328),

kworda

(c.

i

en

veart. si

la

earse) :

carte 329

pour

hwosk

le

donne

même

(carte

teare

lieu.

144),

kwol

325).

4. La diphtongaison est générale par tout le Sud-Ouest, dans les cas ici examinés, jusqu'à la partie orientale des Hautes-Alpes. On a korda au Monétier de Briançon, et kordo à Aiguilles, dans le Queyras à l'extrémité orientale des Hautes- Alpes [Atlas linguistique, c. 323). Pour le Queyi'as, Chabrand

et Roclias

d'Aiglun donnent couerdo.


PRÉFACE

VII

fouerça^ gouerja (gorge), mouerdre, mouere (moudre), niouestra

(montre, subst., échantillon), oucrt (jardin, anc. ort), pouerta^

Dans

oues (os), rouecha (roche), touerse (tordre).

ce cas la diph-

tongaison, notée «e, ua, est constatée dans la Provence orientale

de Marseille à Grasse, dès

le xv*' siècle.

oiié en syll. fermée et nasalisée

ué en

ouverte

syll.

(gerbier,

fouent

:

(lat.

fontem).

cuer (cœur et cuir), fuec^ luec

:

muel

;

mol us, pour mol a).

latin

duerme

we en

syll.

fermée

ué en

syll.

fermée et nasalisée

:

(dormir), miiere (mourir). liienc (loin).

:

Cette diphtongue oué ou ué doit tendre à oua, carie glossaire enregistre ouért et ouart.

Le

glossaire de la

Haute-Ubaye enredu latin sol a pour

gistre houRSC, souara (semelle en bois), dérivé

sôlea.

Bôda

rota) échappe à la diphtongaison,

(lat.

comme

presque

partout. Voir Mistral.

Devant une

labiale,

la

diphtongaison

do

ouvert latin se

fait

bôvem), ùou (lat. ôvum, traité comme ôvum), nôou (nôvem et nôvum). Il faut aller jusque dans les en oou, uou

:

hùou

Bouches-du-Rhône en

io

:

et la

Vaucluse pour trouver

hiàu iàu [Atlas linguist.^

posttonique latin se conserve.

l'altération d'«o

141 B).

c.

— La vallée de l'Ubaye

Posttoniques. l'a

(lat.

Il

est l'une des régions

persiste

même

suivi d's

:

où la

frema^ las fremas, à la différence de ce qui se passe en Savoie et dans la région lyonnaise où cet a s'atfaiblit en e lorsqu'il est, ou a été, suivi ds: fena, fcnes[fene là où Vs est éteinte).

çonnais et dans

que

le

lorsqu'il est

dans

la

sud de

ment

Queyras, au contraire,

ou a été suivi

d's];

plus grande partie du Midi la vallée

de l'Ubaye

ouvert, à Seyne, à

La

l'a

l'a

autrement :

la

Dans

le

Brian-

posttonique ne subsiste il

devient

o,

comme

feno, plur. la fena

posttonique, devient

e

^.

Au

légère-

Javie, à Digne, à Colmars, etc.

2.

Chabrand et Rochas d'Aig'lun, p. 7. Cette alternative d'o pour le sing., pour le plur. se manifeste déjà dans les mystères briançonnais de la fin du XV'' siècle, notamment dans celui de Saint Eustaclie. 2. Voir Romania, XXX, 397, note 3. 1.

et d'à


VIII

p.

MEYER

La conservation de l'a posttonique dans les mêmes conditions que dans la vallée de TUbaye, s'observe dans le sud-ouest des Basses-Alpes

et

dans

les

Alpes-Maritimes (moins

et Puget-Théniers). C'est ce qu'on

France

sieurs des cartes de V Atlas linguistique de la

exemple

H

les cartes

La voyelle

20

(aiguille),

voir par

;

50 (araignée),

(aire),

d'appui, en fin de mot, est

mots formés avec

de Grasse

l'arr.

peut vérifier à laide de plu-

après

i

c/i,

(/

etc. :

penchi

-aticu abeourâgi, coumpanâf/i, eâgi, eigàgi, estivàgi^ fcrrâgi, galandâgi (colombage, cloison mince). Le Vocabulaire relève aussi yâ^e, pi. gâgis, où je suppose que la forme du singulier a été influencée par le français. (peigne) et les

Il

le

en est de

même

le suffixe

dans presque tout

département, sauf dans

le

sud où nous retrouvons, à Castellane,

Hautes-Alpes

également

c'est

e; voir

:

finale

la

Dans

e.

les

Witlas linguistique, cartes

606 (fourrage), 688 (héritage), 815 (mariage) ^ et, spécialement le Queyras, le Dictionnaire de Chabrand et Rochas d'Ai-

pour

phénomène est déjà constaté dans les Basses- Alpes au commencement du xv" siècle fornagis (droits sur les fours),

glun. Ce

:

Jorgi, mesagi, à

en 1489

Seyne

-.

Signalons encore formagi à Forcalquier,

3.

Antétoniques. (dernier),

e

antétonique avant

haretar, haretier, janoulh

manifeste déjà au

moyen âge dans

passe à a

r, n,

le S.-E.

Il

:

darrier

Ce passage

(genou).

se

apparaît actuelle-

ment en diverses

régions. Il y aurait ici lieu d'établir des disy a, dès la plus ancienne période des langues romanes, des exemples d'e antétonique devenant a, mais il y faudrait toute une dissertation. tinctions, car

e,

i

il

antétoniques deviennent u avant b,

(hibernum), sublar

1.

La carte

9 (âge)

''.

On

/?07?ianJa,

XXVII,

381, 383.

Ibid., p. 422. 4. Mistral, sous sibla. 3.

v

:

exemples de ce

uhriac, fait,

donne -adje pour Barcelonnette, mais ce

erreur. 2.

a des

uveart

surtout en

doit être

une


PRÉFACE

Provence, dès

le

IX

commencement du

xiv''

siècle; voir

notamment,

pour uvern, Romania, XVIII, 429. de

ai,

tonique, s'affaiblit en

la

(acquare), eigret

l'antétonique

à

de l'épine- vinette), eiffueta,

eigar

:

eisâ, eisina,

heisar, feissar, meirina. Cf. aiga, aigre, aise, baila, etc.

beilar,

un

C'est

(fruit

ei

qui

fait

notamment dans d'Avignon

que

se

manifeste sur une aire très étendue, et

le

parler

représente

arrondissements

des le

Dictionnaire

d'Arles

(essieu

où il se manifeste, on

a déjà, à

Pour

de Mistral.

du phénomène on peut voir la *axillum) de V Atlas linguistique. Quant

l'extension actuelle

et

carte

484

à l'époque

Seyne, en 1411, feysenayas, dérivé

de faisa K Pareillement aou (noté au en prov. ancien et dans l'orthographe des félibres) de la tonique devient ooh avant l'accent. Comparez àoussa (hausse), et ooussâr (hausser) près, cloousén (saurai)

tum),

;

fâouta et fooutâr

;

;

sânupre (savoir)

soouprt

et

tâoula (table) et tooulâ (plancher de grange,

tabula-

etc.

Cette Nice)

;

:

claoure, clàous et le part,

loi

et

~,

s'étend à toute la Provence (moins l'ancien comté de

jusque dans

le

Gard. Voir

les cartes

257 (chauffer)

et

239 (chausser). Consonnes. de Die au

J'ai fait

moyen

âge,

remarquer que

jadis,

en traitant du langage

la distinction

du provençal

et

du

français, telle qu'on l'admet par tradition, est fondée essentielle-

ment sur le traitement des voyelles, mais que, dans les pays dits provençaux ou de langue d'oc, il y a des régions considérables qui, pour le traitement des consonnes, se rapprochent beaucoup du français

régions,

^.

La

vallée de Barcelonnette appartient à l'une de ces

comme

le

montreront

les observations qui suivent.

Il

Romnnin, XXVII, 376. Cependant le dictionnaire de Mistral ne marque pas cette différence dans le traitement A\iu, selon que cette diphtongue est tonique ou antétonique et il est vrai que dans la région d'Arles et d'Avignon elle n'est pas 1.

2.

;

sensil^le 3.

ou

l'est à

Romania, XX,

peine. 79.

'


MEYER

p.

remarquable que ce qu'on pourrait appeler le consonnantisme beaucoup plus bas, du côté du sud-est

est

français, se prolonge qu'ailleurs.

C

ou dernière consonne d'un groupe, passe régulièrement à ch. J'ai déterminé ailleurs l'aire de ce phénomène, qui, vers le sud s'étend jusqu'au delà de Digne et jusque dans le nord des Alpes-Maritimes. Je ne cite pas d'exemples devant

a,

l'initiale,

à

on en trouvera à foison dans le Vocabulaire mais, ce qui est notable, c'est qu'on y trouve aussi de nombreux cas de c pur: il y en a plus de quatre pages (pp. 24-6). Sans doute quelques-uns de ces exemples sont fournis par des mots pour Barcelonnette

:

;

visiblement empruntés au français [cabocha, cafard^

etc.),

plupart sont de formation provençale, seulement

la

ils

mais

ont une

origine plus méridionale et se sont infiltrés dans le langage de la vallée de l'Ubaye,

ancienne qui

ja

comme

ailleurs,

faisait préférer la

par suite d'une

prononciation ca et

mode

(/a

déjà

à cha et

2.

Les explosives entre voyelles se comportent c, ff

:

belua (étincelle). Pour voir reparaître

comme le

jusqu'à Mezel, Castellane, etc., où on a belugo tique, carte

493).

De même

g

en français,

il

faut aller

[Atlas linguis-

fouassa, Juar, lachua, near, sear,

urtia, et non fougassa, jugar, lachuga, negar, segar, urtiga. Mais il y a segur venu sans doute du Midi. Entre deux a le g Ces faits sont conformes devient i semi-voyelle plaia (plaga).

:

à la phonétique française

d'autre part, plaie.

et,

de

c

^ entre

:

Dans

fouasse, jouer, la

deux voyelles,

sauf a-a,

xv" siècle (et est sans doute plus ancienne) le

laitue,

neer^, etc.,

région du sud-ouest l'extinction est :

attestée

dès

near (necare) dans

Mystère de S. Eustache, v. 2046. t, d fea (brebis). Plus au sud on a fede, à La Javie, fedo, :

1. 2.

3.

neer.

le

à

Romania, XXIV, 529 et suiv.; XXX, 397 et suiv. Voir ce que je dis à ce propos, Rojnanin, XXX, 394, 398. La forme habituelle en anc. fr. est neier, noter, mais on trouve aussi


PREFACE

XI

A l'est la chute de la denau sud encore, puisque les Alpes-

Mezel, Castellane, Puget-Théniers. tale entre voyelles s'étend plus

Maritimes offrent partout,

sauf à

[Atlas linguistique, carte 173).

bedale), deal

On

Puget-Théniers,

fea

peut encore citer beal (canal,

*digitale, *ditalei), muar, les

(dé,

/î/a,

participes

passés féminins en -ia -ua.

Les formes anormales, c'est-à-dire venues du Midi, sont quentes badal, badalhar, badar, nadar, seda, etc.

fré-

:

Le traitement de particulière.

A

la

ainsi buaia (lessive)

latine -ata mérite

finale

Rarcelonnette

une mention

forme correspondante

la

est-aia,

plus au sud, bugade, bugado [Atlas lin-

;

guistique, carte 759). Citons encore agnelaia, part. pr. d'agnela/' (brebis quia mis bas), agulhaia (aiguillée), bealaia (étendue prairie entre cii^aia

ment

deux

(avoine) à

~,

beals), brassafa (brassée),

etc. L'aire

peu près limitée à

calaia

de

(descente),

de ce phonème, qui paraît actuelle-

la vallée

de Barcelonnette et au sud-

ouest des Hautes-Alpes, était autrefois plus étendue. Les finales

en-aia, pour

Seyne

^,

le latin -ata,

h Forcalquier, à

ont été constatées dès

Digne

'*,

à Sisteron,

mais

le

xv" siècle à

elles

ont été,

en divers lieux, expulsées par les finales en -ada qui paraissaient d'un meilleur langage.

Nous avons vu plus haut que 1'/ semi-voyelle venant de centre deux a se conservait plaia (de plaga). On peut faire la même remarque pour 1'/ semi-voyelle venant du groupe latin -di- entre deuxa: ra/ar (radi are), comme dans les Hautes- Alpes. Plus au sud c'est rajar ^. Mais si le groupe -di- n'est pas entre deux a, :

Voir poui' les formes de ce mot la carte 379 de V Atlas linguistique. peut voir aussi les cartes 81 (avoine), 7.31 (journée), 824 (matinée), qui du reste donnent des résultats qui ne sont pas tout à fait concordants. 2. La carte 81 de V Atlas linguistique ne donne sivaia, en dehors de Barcelonnette, que pour Orpierre, au S.-O. des Hautes-Alpes; mais j'ai constaté la même forme un peu plus au noi-d, dans le canton de Serres. Dans le reste des Hautes-Alpes, c'est généralement siva accentué sur la finale de même à Châteaufort et à La Javie (Basses-Alpes) plus au sud sivado. 3. liomania, XXVII, 361. 4. Cultirnyas, ilnd 397 (en 1437j. 5. Pour la période ancienne, que nous ne pouvons connaître que par 1.

On

;

;

,


il

MEYER

p.

Xll

s'éteint

cf. le

complètement

nom

;

envea (invidia),

de lieu Aléolans,

mea/i(medianum),

commune du canton du

Lauzet, pouar

(podiare), le partie, fém. pris substantivement, /)0«a/a (montée). netear prennent place les verbes en -ojar du provençal (nettoyer), manear (manier, prov. manejar), verdear (verdoyer,

Ici

:

prov. verdejar). l

entre voyelles, tend à passer à r (ling'ual, naturellement).

soulelhàour (lieu où Ton

côté de souléou (soleil), de les g-erbes)

avons

on a sourelhous

^,

visiblement,

affaire

même

n'en est pas de

verbe sourelhar.

et le

un cas de

à

fait

A

sécher

nous Mais il

Ici

dissimilation.

pour alahrena (salamandre) qui se

dit

malan et mara^i (croûte d'une plaie). Le marqué en d'autres territoires voisins sourelh (soleil), souret (seul), dans le Quey-

aussi arabrena, ni pour

passage

d'I k r est

plus

ainsi, aro (lat. ala),

Pour -IIAlpes [Atlas ras.

:

:

dans

cstere, estera (stella),

lin<juistique, c. 494).

Le

Barcelonnette, devient oura, ouro dans

Alpes

;

centre des Basses-

le

latin olla, qui est ouZa, à le

sud

et l'est des

Hautes-

voir la carte 818 (marmite) de V Atlas linguistique

On

-.

Ce

n'y en avait pas trace dans le Mystère de saint

remarqué qu'il Antoine de Vien-

qui est du xv" siècle et appartient au

Briançonnais où

passage nois

3,

d'/

ou

k r ne paraît pas ancien.

II

actuellement ce

fait est très

fréquent.

se entre voyelles, paraît avoir

vertir en es, d'où

dente

:

i

une tendance marquée à

formant diphtongue avec

eissala (échelle),

et ses dérivés

^.

C'est

l'écriture,

un phénomème

on ne peut guère arriver

1.

la

eisalier, etc.,

labrûs-

(lat.

sûrement

phonèmes

i

proven-

semi-voyelle

même. On

se transcription des textes anciens, sur la est la

Cf. Mistral, souleiaire, souleirdu.

A

Foui's (au sud de la vallée) le est Arouès (ci-après, p. 260). 2.

eissaleta,

à distinguer

s'inter-

voyelle précé-

très fréquent aussi bien en

ety, puisque la lettre qui désigne ces deux

guide approximativement, dans prononciation actuelle.

la

lambruissa

eissina (échine), essirouel (écureuil),

ca)

a

3.

Le Mystère de

4.

Il

nom

d'Allos (arr. de Barcelonnette)

saint Anthoni de Viennes (Gap et Paris, 1884), p. 150. y a dans le canton de Barrême (Basses-Alpes) une commune nommée Lambruisse.


PREFACE

qu'en français

çal

[peis^

Mais dans

et fort ancien.

pois

piscem devenu picsem)

région des Alpes

la

en un temps plus récent,

de

Xlll

s'est

il

à une nouvelle série de

étendu,

mots.

Le

exemples cités ci-dessus ne se rencontrent pas ailleurs. La carte 437del\l//as UrKjuislique (écureuil), permet d'en mesurer l'aire. Elle donne eyserouol pour Barcelonnette, eychiràou pour Châteaufort, eychirôoué pour La Javie, et, plus au sud, eskirôou pour Mezel, Greoux, Gastellane K Quant à la date où s'est produit le son eis- pour esc- elle ne peut être postérieure à la fin du xv*" siècle, époque où le fait apparaît dans les mystères briançonnais. Je citerai eysapur (prov. escapar), eysàmpa [iprow. escàmpa) dans le

Mystère de saint Pierre

le

manuscrit est des dernières années du

eychino

(échine) dans

le

composé en 1512 dans

le

/

de saint Paul (vv. 852, 2H3), dont

et

Briançonnais

forme

xv'' siècle, et la

Mystère de saint André

(v.

1438),

2.

intervocal en latin, mais final en roman, paraît se conser-

ver intact. C'est du moins ce qui résulte des formes beal, deal, citées plus seuil);

d'un

haut,

ot//a/

toit),

(

péal

(*gratale, augc^),

ffral

autel),

(pectorale,

peitràl

(poil), etc. L'aire

(*limitale,

lindal

poutre

traversière

de ce phonème est peu

éten-

due. D'après la carte 379 (dé à coudre) de Y Atlas linguistique^ elle

comprend, outre Barcelonnette,

l'est

des Hautes-Alpes et

partie septentrionale et centrale des Alpes-Maritimes.

de cette petite région (f/ea,

/

tombe, au sud

et

il semble qu'il y ait des exceptions Morin enregistrent mâou, mal, sâou, sel, quâou :

et quai, quel. Peut-être cette hésitation dépend-elle

tion où le

mot

se trouve placé

et se vocaliserait

Com|).

la

la

nord

et k l'ouest elle se vocalise

deau, dedau). Mais

MM. Arnaud

1.

Au

:

l

se conserverait avant

avant une consonne. C'est à

de

la

condi-

une voyelle

vérifier.

carte 437 (échine) qui conduit à peu près aux

mêmes

conclu-

sions. 2. Le Ml/stère de snirU André.. sous Ipychino. 3. Voir Mistral, (jrazuu.

,

p. p. l'abbé

Fazy (Aix 1883), au glossaire,


XIV Il

p.

MEYER

y aurait beaucoup d'autres remarques intéressantes

sur le patois de la vallée de TUbaye. Mais je ne

posé d'en faire

la

grammaire,

me

à faire

suis pas pro-

et les observations qui

précèdent

en

montrant

suffisent à en indiquer les principaux caractères,

phénomènes examinés. Je voudrais cependant indiquer encore un trait curieux. On sait qu'en provençal ancien un très grand nombre de participes en -ut sont

jusqu'où

s'étendent

les

mogui, pogut, valgut, seulement kla fin du moyen âg-e qu'on commence à rencontrer des infinitifs formés avec le thème du prétérit et la terminaison -er tonique '. Ici nous trouvons aguer (avoir), chaguer (falloir), à côté de la forme plusg-énéformés sur

le prétérit '.agut, begiit, cregut^

volgut, conceubut, deceubut, etc.

Mais

c'est

pouguer et pousquer (pouvoir), à côté depouire, qui une forme analogique, mais d'un tout autre caractère, i)aguer (valoir), vourguer (vouloir). On voit que ces réfections de l'infinitif sur le type du prétérit se manifestent surtout dans des

rale chaler,

est aussi

verbes fort usités. La carte 82 (avoir) de V Atlas linguistique

montre que Alpes, à

cette formation

l'est

s'étend à tout le

des Hautes-Alpes

Drôme, de Vaucluse

et des

On sait que l'expression

^

et

à

Bouches-du-Rhône

es agut, era

nord des Basses-

quelques parties de

la

3.

agut, etc. ausensd'eses^a^,

Provence dans les textes du xiii" au Mais on est peu renseigné sur son existence actuelle. MM. Arnaud et Morin nous apprennent (p. 292), qu'elle se maintient encore à Fours, dans le sud de la vallée, ou plus exactement dans la vallée du Bachelar, affluent r. g. de TUbaye. La carte S21 de f Atlas linguistique la signale {esaguda, au fém.), seulement au Plan du Var, dans les Alpes-Maritimes"'. La carte

era estât

est fréquente en

xvi" siècle

^.

Volguer, en rime, dans le Mystère de saint André (1512), v. 673, Voir Chabrand et Rochas d'Aiglun pouguer, varguer, vourguer. 3. Mistral indique pousqru^, vaugué, vougué, pour la région du Rhône. 4. Elle se manifeste aussi dans le nord de l'Italie comme feu Mussafia l'a montré dans ses Beitr-ige zur Geschichte der ronianischen Sprachen, 1.

2.

:

1862. 5. Il

faut dire que la phrase choisie (la chaleur a été tardive cette année)


XV

PREFACE

522 (nous avons été) donne syan agu, non pas au Plan du Var, mais plus au sud, au Gannet. En dehors de ces deux localités des Alpes-Maritimes, les cartes d21 et 522 n'indiquent l'emploi de la périphrase formée avec le participe passé du verbe avoir que dans la Franche-Comté et dans la rég-ion avoisinante. Ces remarques,

si

incomplètes qu'elles

soient,

pourront en

suggérer d'autres, notamment en ce qui concerne le lexique où on peut relever bien des mots dont l'étymologie est inconnue ^.

une idée du genre de recherches auquel peut donner matière le Vocabulaire que nous devons à MM. Arnaud C'est assez pour donner

et

Morin.

Paul Meyer.

amenait assez naturellement les {personnes interrogées venir l.

venue, es ven;/udo). Le précieux relevé des

à

employer

le

verbe

[est

noms de

sobriquets imprimé sous le titre de mériterait toute une étude.

«

terres, des

Langue du

noms de

terroir »

familles et des aux pages 177-248,


AVERTISSEMENT

Aux

éditeurs d'ouvrages du genre de celui-ci, il est encore, semblepermis de s'abriter sous le couvertd'aphorismesgrecsou latins. En ce qui concerne le Langage de la Valléede Barcelonnette, ;/ nesuffitpoint l-il,

d'invoquer le redoutable conseil Nonum prematur in annum. L'impression en fut commencée par M. François Arnaud en 1905 ; la présentation en est faite en 1920 par la Société d'études historiques, scientifiques et littéraires des Hautes-Alpes, qui, à ce sujet, peut citer

une

fois

grande

de plus

la

célèbre phrase

de Tacite

mortalis ani spatium... Oui,

:

quindecim annos,

événements de ces quinze années ont changé les destins de tant d'hommes et de tant de livres ! Et d'abord 1908 vit disparaître bien prématurément, à l'âge de 65 ans, en pleine vigueur intellectuelle, l'auteur principal du remarquable travail que nous publions aujourd'hui. François Arnaud, les

notaire à Barcelonnette, fut un de ces savantsde province qui honorent

grandement

la

petite patrie

:

histoire locale,

sciences

naturelles,

investigations de géographie alpine, études de droit comparé, philologie, rien n'échappait aux préoccupations de cet esprit merveilleusement curieux, ouvert et appliqué à bien faire. Des articles nécrologiques ont paru, louant sa féconde carrière, rappelant les titres parlés-

quels

il

s'était

imposée, la reconnaissance de ses compatriotes et à l'atten-

du monde savant. Nous citerons seulement la notice que M. Kilian, aujourd'hui doyen de la Faculté des sciences de Grenoble, lui consacra dans /'Annuaire de la Société des Touristes du Dauphiné {année 1908, elle est accompagnée d'un beau portrait et d'une liste p. 353-366) bibliographique plus précise que celle parue dans notre Bulletin (année 1909, p. 126-128). M. François Arnaud, membre fondateur de la Société d'études, tion

;

F.

Arnaud et G. Mokin.

— Le

langage de

'^

la vallée

de Barcelonnette.

II


INTRODUCTION LE DOCTEUR HONNORAT DE DIGNE

ET MISTRAL (ou plus La vallée de Barcelonnette ou de la moyenne Ubaye simplement /a Vallèîa, nom sous lequel elle était connue en Provence, Dauphiné et Piémont, depuis des siècles), séparée de la France et de ritalie par ses hautes montagnes que l'on ne franchissait que par des cois muletiers fort élevés, a conservé intact son vieux langage jusque ^

vers

le

milieu du xix^ siècle.

Pendant

cents ans qu'elle a appartenu à

les trois

la

Savoie (1388 à

1713), la langue italienne n'y a jamais été adoptée, pas plus d'ailleurs

que dans le restant de la Savoie. Le 15 janvier 1702, Victor Amédée II, duc de Savoie, pour arriver à la péréquation de l'impôt foncier dans ses l^ltats, fit mesurer et estimer à ses frais les territoires des diverses communautés du comté de Nice, dont la vallée de Barcelonnette faisait partie. Son édit ordonne qu'il

1. La moyenne Ubaye commence au-dessus de Jausiers, où la haute Ubaye sort des j^orges supérieures elle s'étend jusqu'au rocher de Méolans, où la basse Ubaye coule dans une gor^e étroite de 22 kilomètres de longueur, jusqu'à son affluent avec la Durance. La moyenne Ubaye traverse de l'est à l'ouest la vallée de Barcelonnette, qui comprend les pentes de tout le grand cirque des montagnes visibles de cette petite ville, et forme un tout bien défini au point de vue géographique et au point de vue linguistique. La haute Ubaye, avec son affluent l'Ubayette, a toujours été distinguée de la ValléiR, anciennement sous les noms de Vallis Mutia, ValUs Mucii et Vallis Monliam, et l'estencore maintenantsous le nom de Chastéous- Aoûts. Son langage, plus archaïque, diffère sensiblement de celui de la moyenne Ubaye. ;


INTRODUCTION

XXII

langue

sera traduit en et

intelligible

aux habitants des

pas en usage

même

française,

Larche, touchant

Mejronnes

pour

les

frontière actuelle.

la

communautés de « pour le rendre

langue italienne

dits lieux où la

n'est

».

*

Outre leur langue maternelle, dialecte assez pur de la langue d'oc, beaucoup plus de celui de Montpellier que de celui

se rapprochant

d'Arles, nos ancêtres

parlaient

donc couramment

le

parlaient bien, puisqu'ils l'enseignaient au reste de la

Vallèia

fournie

l'a

amplement pendant

les trois

français, et le

Provence

;

la

derniers siècles de

curés et d'instituteurs. Ces derniers étaientdes simples paysans instruits qui,

pendant

la

saison d'hiver, allaient ainsi gagner la

quelques louis d'or. On les appelait école d'où ce proverbe provençal ;

li :

mais on

gavots,

li

nourriture allait

à

et

leur

gavots an de groussié gue la

vesto.

Lorsque M. le recteur de l'Académie d'Aix voulut créer une école normale d'instituteurs, régionale pour les Basses-Alpes, le Var et les Bouches-du-Rhône, il décida de la créer dans les Basses-Alpes, e,t M. l'inspecteur. Dupuy-Montbrun, dans son rapport du 25 août 183*2, lui disait

:

« Il s'agit

maintenant de chercherl'endroitoùelle sera placée

avantageusement, « Des cinq arrondissements des Basses-Alpes Barcelonnette estsans contredit celuiquifournit il

en est une véritable pépinière,

l'école

normale.

il

le

plus

l'arrondissement de le

plus d'instituteurs

convient donc qu'il soit

le

;

siège de

>>

M. Guizot, ministre de

l'instruction

y fut établie^. En Provence, le français

n'était

publique, fut de cet avis et

l'école

même

dans

noces à Marseille,

comprenait «

«

compris que d'une infime minorité, fit, en 1841, son voyage de y avait une dizaine de magasins au plus où l'on

les villes.

le

il

Quand mon père

français et qui inscrivaient fièrement sur leurs vitrines

:

on parle français (comme aujourd'hui « english spoken » ou se habla espanol »), sauf aie baragouiner pitoyablement. Cette connaissance du français n'avait pas empêché nos aïeux de Ici

->>

Archives des Bouches-du-Rhône, B. 1015. L'instruction publique à Barcelonnette, F. Chaspoul, 189i. 1.

2.

Arnaud. Digne, Imprimerie


LE DOCTEUR HONNORAT

XXIII

conserver intacte leur langue maternelle. Qui l'aurait entamée ? Les étrangers au pays étaient si rares Jusqu'à la Révolution, un préfet à Barcelonnette, un officier commandant quelques invalides au fort de !

Saint-Vincent les

hommes

et c'était tout.

des communautés, les autres

Le juge

nommé

était

parmi

à l'élection

d'affairesdu pays, lesimpôtsétaientperçus parles trésoriers le

sergent à Barcelonnette

communautés représentaient

des contributions, ni des ponts

toute

et chaussées,

champiers dans

les

et la

police: pas d'employés ni

des eaux et forêts;

employés de la gabelle, curés, instituteurs, professeursau collège, tous étaient du pays et parlaient son dialecte exclusivement entre eux et avec

les habitants.

Au commencement du trations, des tribunaux, le

xix^ siècle, la création des diverses

augmenta

le

adminis-

nombre des fonctionnaires

;

mais

paysétait tellement fermé, tellement inconnu, queces postes n'étaient

pas enviés parlant

la

et, neuf fois sur dix, étaient occupés par des gens du pays, langue du pays. Jusqu'au milieu du siècle dernier, il ne

venaitpas dix commisvoyageursparanàBarcelonnette

un jour ou deux

;

ils

s'y arrêtaient

et repartaient.

Le second Empire n'aimait pas trop prendre ses fonctionnaires dans pays même, pour les avoir mieux dans la main dès ce moment, le nombre des fonctionnaires ayant augmenté dans une proportion consile

;

dérable et continue, l'infiltration étrangère s'accentua et attaquer l'usage du

-

vieux dialecte Barcelonais.

La guerre

par

finit

faite

dans

les écoles, dans les collèges, dans les bureaux publics, partout, à ce qu'on appelait dédaigneusement notre patois, finit par l'entamer. Le service militaire obligatoire, l'expatriation des jeunes gens et des jeunes filles

dans

les villes,

aidèrent à

la

déroute,

et,

un peu d'affectation

aidant, notre vieux langage a perdu sa pureté.

Non

certesqu'il ait été

ne parlent que

lui

abandonné Dans !

entre eux

;

les

campagnes, nos paysans

nos artisans, nos ouvriers font de

même;

nos millionnaires, retour du Mexique, l'emploient entre eux en jouant la manille et nos enfants aux écoles, au collège, en jouant aux billes

ou

à barres.

faut.

Mais ce n'est plus

Vous entendez

de.càZa

me

la

dire

:

le

pur dialecte Barcelonais, de bien s'en mé la. chèsa ou jardin, au lieu

deiscendé

cadiéra à Vhouért. Ce n'est plus que du français pa toisé

;

ce n'est plus qu'un patois.

Le résultat de

cette altération, au point de vue de

l'instruction

français, n'est pas brillant. Je ne sais ce qu'il en sera dans

un

siècle

du ou


INTRODUCTION

XXIV deux, quand

aura disparu,

il

doit disparaître un jour, car je crains

s'il

bien qu'il ne fasse que s'altérer de plus en plus sans s'évanouir complè-

tement

;

mais pour

le

moment

dialecte intact, à l'étude

du

nuit

il

français.

beaucoup plus que le vieux les confond d'autant plus

On

facilement qu'on les a rapprochés davantage. C'est en constatant celte dégringolade du vieux dialectede nos pères que M. Gabriel Morin, conservateur des hypothèques à Barcelonnette, un autreexcellent amique jeregretteprofondémentdene pouvoir nommer ici, sur le désir formel qu'il m'en a exprimé, et moi, tous enfants du pays, mus par un même amour, par un même respect pour tout ce qui a donné à notre pays natal une physionomie particulière, avotis songé formes, les à recueillir, s'il en était temps encore, les mots, les expressions, les locutions, les proverbes du dialecte alpinde Barcelonnette.

Nous nous mîmes bravement longues soirées

à l'ouvrage, dès

nous

d'hiver, et

1894, pendant nos

commençâmes témérairement un

Dictionnaire barcelonais -français.

Nous avions

pris

ou Dictionnaire de de Digne,

et

son

comme

guide

le

Dictionnaire provençal-français

langue d'oc du docteur Simon-Jude Honnorat, Vocabulaire français provençal (Digne, Repos,

la

imprimeur, 1856-1848).

Page par page, nous admirions la science profonde de ce savant modesteet presque oublié, l'étendue deses connaissances philologiques, l'exactitude de ses définitions. Que de fois, nous nous sommes donné la tâche de prendre un mot et d'essayer, chacun à part, de le définir, puis de réunir nos efforts et d'aboutir à ce qui nous paraissait la meilleure définition. Quand nous lacomparionsà celle d'Honnorat,elle nous faisait l'effet d'un essai de collégiens à côté de l'œuvre d'un maître. Il

nous vint

le

désir de connaître sa vie de labeur

de dévouement à son pays et décrite par son

petit-fils,

étude biographique

M. Charles Gueit,

parue

en 1883

(F.

Cassette, Paris), qu'il eut l'obligeance de aussi

nous procurer un opuscule,

consciencieux et

Nous la trouvâmes pieusement

à la science.

bien

dans une imprimeur, 17, rue

notaire à Vif,

Levé,

nous envoyer. Nous pûmes rare aujourd'hui, le Projet

d'un dictionnaire provençal- français, ou d'un dictionnaire de la langue d'oc, ancienne et moderne, par S.-J. Honnorat (Digne, Repos, imprimeur, 1840), qui contenait quelques détails autobiographiques. Quelle admirable existence

!


XXV

LE DOCTEUR HONNORAT

Né le Savril 1783, à Allos, tout en haut du bassin du Verdon, au hameau du Haut-Villard, à l'altitude de 1.759 mètres, il apprenait les premiers éléments du français elles premières notions du latin chez curé de l'endroit, lorsque

émigré

à la suite

la

Révolution vint

de son refus de prêter

le

le

le

priver de son maître,

serment civique.

Il

avait six

ans à peine. « Livré à moi-même, dans un âge oùje ne connaissais d'autre langue que le dialecte du pays, je me vis forcé, malgré le vif désir que j'avais de m'instruire, d'interrompre des études à peine commencées. » Il put se procurer un vocabulaire provençal-français, in-4°, de 1785,

qui lui fut de peu de secours, étant spécial au dialecte de Marseille et laissant tout à désirer sous le rapport de l'exécution «

je formai

un volume de papier blanc, auquel je donnai

nation et je et

*.

N'espérant pas cependant de pouvoir en trouver un plus complet,

commençai

mes additions. Voilà

travaillé

la

même

pagi-

y inscrire mes observations, mes corrections

à

»

et l'origine de son dictionnaire, auquel il a pendant cinquante ans, après avoir appris l'espagnol, l'italien

la

première idée

et le portugais, outre le latin et le grec.

Marié àseize ans, à M"® Rose Gariel, fille du notaire d'Allos, il allait, deux ans après, faire à Grenoble ses études de médecine et y conquit l'estime et l'amitié de Dominique Villars, le célèbre botaniste, professeur à l'Ecole centrale de l'Isère, dont il rédigea les leçons àl'âge dedix-neuf ans

2.

Villars le tenait entrés

de 1.300 espèces dont

il

grandeestime lui

fit

et

composa pour

cadeau et que

le

lui

un herbier

docteur Honnorat

conserva pieusement à côté de celui qu'il devait créer lui-même'. 1. Ce devait être le Dictionnaire de la Provence et du Comtat-Venaissin d'Achard (Aix, 1785). 2. Leçons élémentaires d'histoire naturelle professées par le citoyen Villars, rédigées par Honnorat son élève. Grenoble, an XI, in-4° de 292 pp. Leçons de botanique de M. Villars, professeur d'histoire naturelle, par S.-J. Honnorat. Grenoble, 1802, in-4'', fig. coloriées. 3. L'herbier de Villars fut acquis en 1853, à la mort d'Honnorat, par M. Reinaud de Fonvert, d'.\ix-en Provence. M. Amcdée de Fonvert, décédé à Aix, en 1872, a légué cet herbier à M. J. Achintre, de la même ville, avec lequel il avait publié, en 1871, un catalogue raisonné des plantes des environs d'Aix. (préface du Catalogue de J.-B. Verlot, 1872. M. Victor Achard, conservateur du musée d'histoire naturelle d'Aix, m'écrit « Quoique héritier de l'herbier de mon ami Achintre, je ne constate que quelques :


INTRODUCTION

XXVI

L'École de médecine de Grenoble ayant été fermée en 1802, Honnorat au pays sa jeune femme et ses deux enfants et vint continuer

laissa

pendant cinq ans ses études

un

Ici

à Paris.

caractéristique que je liens de

détail bien

M,

ancien

Pin,

directeur de TEcole normale de Barcelonnette en 1844, originaire du

comme le docteur Honnorat,

Villard-Haut d'Allos,

connu

et qui l'avait

accompagné dans ses courses d'herborisation « Une mère à Vizille épiait chaque jour au [»assage de

et

:

Gap

vers Grenoble,

confier son

fils.

Celle de

y furent hissés

et fils

si elle trouvait

;

M. Honnorat

sortir, sans traverser celle

Le pupille, beau Paris,

lui sourit

sur l'impériale

;

malle

deux chambres, l'une pour le jeune pour le pupille qui ne pouvait entrer ni

du mentor.

vieillard, venait

»

de Vizille en 1859, 1860,

1861,

du docteur. » ce furent cinq années de labeur acharné, pendant lesquelles

faire sa visite à M"'^

A

de lui

la

à Paris,

tuteur (dix-neuf ans), l'autre

<i

voiture

une figure engageante pour

Gandalbert,

la fille

apprit trois langues et enrichit son vocabulaire provençal-français de

il

30.000 mots. En 1807,

il

fut reçu docteur en

médecine de

la

Faculté de

Paris, titre particulièrement distinctif à cette époque, et, résistant

instances des savants qui voulaient brillant lui était assuré, fixer à

de

la

Digne, où

il

il

le

rejoignit sa

a passé le reste

retenir

femme

Paris où un

à

et ses enfants et

aux

avenir vint se

de ses jours dans la pratique austère

charité etdu devoir.

Nous ne suivrons pas M. Gueit dans l'exposé de admirable carrière médicale, nous ne dirons pas

la

cette longue et

grande part

qu'il a

prise à la création de l'établissement d'orphelins de Digne, son dévoue-

mélit pendant l'épidémie de lièvre maligne de 1814, dont

il

faillit -être

victime, pendant les épidémies de petite vérole de 1828 à Digne et de

1844 à Oraison, ni son habileté n'a

pu

les oublier.

parle docteur Honnorat dans d'une existence

Imbu

si

comme

la ville

de Digne

profondeur du

sillon tracé

chirurgien

Nous voulons montrer

la

les sciences qui

;

ont occupé tous les loisirs

laborieuse.

des leçons de Villars, honoré de son amitié,

le

docteur Honnorat

traces de la collection Honnorat; par-ci, par-là, je lis legs Honnorat à coup sûr n'a pas vingt types. J'ignore complètement ce qu'est devenu l'herbier. Depuis cinq ans, conservatenr du musée de la ville, je lui ai fait cadeau des 12.000 plantes que je possédais. » :

il

;


LE DOCTEUR HONNORAT devait conserver toute sa vie

passion des études d'histoii'e naturelle

la

réclamer

et enrichir cette science, sans

XXVIl

Is

bénéfice de

ses

patientes

recherches et de ses découvertes, que d'autres s'attribuaientsans aucun scrupule. C'était

ordinaire des savants modestes

lot

le

qui n'appar-

tenaient pas à la science officielle. C'est ainsi qu'en entomolof^^ie,

si le

des plus beaux papillons d'Europe,

docteur Bois-Duval

le

Thaïs Honnoralii

',

adédiéun d'autres se

les suivants, qu'il avait découverts aussi Papillo aleSafyrus Cleanlhe, Saiyrus Scipio, Palymnatus Donzelii,

sont attribués

xanor,

lui

:

Palymnalus Biperlii^. Parmi les coléoptères, M. lecomte Dejean Honnoratii

et le

lui a

dédié \epterostichus

carahus Honnoralii.

Sa collection paléontolof^ique, très riche en fossiles, en bélemnites surtout, avait été

bélemnites,

le

signalée à

Cuvier^,

ralianus. D'Orbigny lui a dédié

ceras Honnoratianus, et

En

Blainville

paleoleulhis Honnoratianus et

M.

:

a

deux

dédié

Varnmonites Honnoraliana.,

le

foxo-

Léveillé, le crioceraliles Honnoratii.

botanique, une graminée inconnue des botanistes porte son nom,

Honnoratiana

la festiica

herbier fut

commencé

;

elle lui

en 1808;

il

a

y

après, et, déjà paralysé du côté droit,

Mémoire sur

les

été dédiée par travaillait il

dictait

M. Donzel. Son

encore quarante ans encore à sa

fille

un

plantes du Dauphiné, in-8°, de 450 pa^es, une Table

alphabétique des noms patois ou vulgaires que les

lui

rhyncoteuthis Honno-

le

les plantes portent

dans

Basses-Alpes et une Classification des divers genres par famille.

Et que d'autres travaux perdus

!

Qu'il eût étéintéressantd'y trouver exposées les théories scientifiques

du docteur Honnorat? On en retrouve la trace dans son dictionnaire, par les définitions si exactesdesnoms des différents êtres qui composent les trois

règnes de

la

nature.

Le docteur Honnorat les théories

était

un croyant, un catholique

nouvelles n'avaient pas ébranlé. J'en trouve

mot sumi, punaise, où

il

dit

fervent", la

que

preuve au

:

Très reclierché et qui se paie 5 francs. Annales des Basses-Alpes, 1840. 3. Cette remarquable collection a disparu tout entière dans les soubassements de Ihôtel Boyer-Mistre (boulevard Gassendi à Dig-ne), lors de la construction de cet hôtel sur l'emplacement de la maison du docteur Honnorat. Si les géologues 1.

2.

le

savaient

!


INTRODUCTION

XXVIU

La punaise des lits offre une

«

particularité

remarquable qui est d'être

aptère (sans ailes), quoiqu'elle appartienne à une famille dans laquelle

on compte plus de mille espèces ailées. Partant d'un principe vrai, que l'exercice donne un grand développement aux organes, tandis que l'inaction produit l'effet contraire, M. de Lamarkacrupouvoirattribuer à cette cause, l'absence des ailes de la punaise des lits, qui, ne s'en servant pas, les a vues disparaître peu à peu. La même chose a lieu à l'égard de l'œstre des moutons V. Barbin), qui, appartenante un genre ailé, est cependant aptère. « Nous croyons qu'on peut expliquer ce fait d'une manière plus (

cette loi générale de la nature, que du Créateur que ce qui lui était indispensablepour son existence. Des ailes étant inutiles pour des êtres qui ne doivent non seulement pas voler, mais auxquels cette faculté serait nuisible,

satisfaisante par l'application de

chaque

être n'a reçu

puisqu'elle pourrait les écarter de leur proie, l'une de ces prévoyances admirables

si

ils

en ont été privés par

communes dans

la

nature.

»

La masse des faits accumulés par Darwin aurait-elleréussi à ébranler les convictions scientifiques du docteur Monnorat et à l'amènera admettre la théorie du transformisme ? Je ne le crois pas;, le docteur Honnorat toujours.montré intransigeant en religion

s'est

comme

ne pardonna jamais à Louis-Philippe son usurpation de

Légion d'honneur que

la Il

du

était

M. Pin «

Sous

;

connues dans

Honnorat

gouvernement de

Juillet.

:

voulait publier un

ministère Ghaptal, on

l'agriculture

il

reste d'accord avec la science officielle de son temps.

m'écrit le

lui offrit le

en politique;

et refusa la croix

mais les

il

fallait

ouvrage

pour

désignerlesplantes avec les dénominations

diverses régions.

De CandoUe fut chargé de l'ensemble,

Provence et le Languedoc. Courses multiples de divers côtés, dénominations non moins diverses et multiples suivant les localités, plus d'une rame de papier couverte par notre savant compatriote puis impossibilité administrative de donner suite M

fut

désigné pour

la

au projet de publication.

En

outre de l'herbier général,

j'ai

la

Durance

1.

n'ai

à

Avignon,

etc.

.

Honnorat

su par

plusieurs particuliers pour quelques localités

:

qu'il

en avait

Faillefeu, les bords de

.^

L'herbier de Faillefeu est chez M"' Teissier, ex-propriétaire de La Forêt. pu trouver trace de celui desbordsde la Durance à Avignon. F. A.

J^e


LE DOCTEUR «

En

1850, je lui

fis

une

HONNORAT

dans son

visite

XXTX

cabinet et pus

voir

son

herbier général composé de vingt à vingt-cinq énormes volumes, grand format, reliés en planchettes.

Il

eut l'obligeance d'en ouvrir un et d'en

tourner quelques feuilles. Je pus admirerla parfaite préparation, disposition et conservation des plantes, Il

y avait

avec tous leurs organes essentiels.

même un encadrement aux

les caractères

de

feuilles

reproduisant en dessin

la famille. »

Qu'est devenu cet herbier?

M. Pin va nous le dire. « En 1852, je rencontrai m'annonça que

nom

de

Seyne un M. Larey ou Hortet, qui était à l'agonie, et

Société linnéenne de Lyon,

la

l'herbier général, «

à

docteur Honnorat

le

si la

offrirait

il

il

ajouta qu'au

20.000 francs de

famille voulait s'en dessaisir.

L'année suivante, remontant d'Aix, en vacances, je m'arrêtai à

la

pour saluer mon ancien collègue Aubert lui demandai une flore pour examiner quelques

ferme-école de Paillerols, Pierre, de

la

Couche,

plantes des environs «

« « «

et :

— Laquelle Nous avons l'herbier de M. Honnorat. — Comment — M. Raibaud Lange acheté vente, avec d'autres ?

?

à la

l'a

articles

de ses collections.

«

— A quel prix — Cent francs

«

Vous

«

dans

la

« J'ai

dire

? !

si j'ai

!

pris

ma course au risque de ne pas trouver me donnait des jambes.

de gîte

nuit. L'indignation

appris plus tard que

le

fils

Honnorat, grand commerçant à

Digne pour la liquidation et, pressé de repartir, avait fait procéder à la vente du cabinet. La bibliothèque fut réunie à celle du conseiller Gariel et vendue à Grenoble à des prix dérisoires. En 1859, je trouvai la flore entre les mains de M. Verlot « Quel prix ? « Vingt sous « Sic transit gloria mundi. » M. Gueit, dans son opuscule précité, dit que l'herbier général fut vendu par M. Raybaud Lange au fils de M. Rendu, inspecteur général de l'agriculture. Ce n'est pas précisément exact. J'ai eu l'honneur de voir à Paris son fils, M. le docteur Rendu, professeur à l'École de Lille,

était arrivé à

:

!

médecine, qui m'a reprises dans

dit

que son père

et

lui

l'herbier d'Honnorat, mis

à

avaient

puisé à plusieurs

leur disposition par

M.


XXX

INTRODUCTION

Raybaud Lange mais qu'ils n'en avaient jamais fait l'acquisition. Il a eu l'obligeance de me montrer son propre herbier et quelques types déterminés par Honnorat avec le plus grand soin. Enfin M"® veuve Raybaud Lange, interrogée, écrit ;

:

L'immense herbier de M. Honnorat, travail de toute sa vie, est venu en notre possession au moment où mon mari nes'occupait presque plus de botanique. Il contenait beaucoup de plantes rares et intéressantes. M. Rendu en a pris pour sa belle collection, notamment une grande quantité de mousses. Le reste a été livré aux recherches de plusieurs botanistes, dont les noms mêmes m'échappent. Le dernier, après trois jours entiers de travail, n'a rien laissé que ce qui était bon ((

à brûler. »

Quel honneur pour la ville de Digne si elle avait conservé ce monument scientifique Mais nul n'est prophète dans son pays, M. Gueit, outre les trois ouvrages de botanique ci-dessus énoncés, signale encore d'autres ouvrages du docteur Honnorat 1° Le catalogue des insectes de Provence. 2° La flore des insectophiles, avec les herborisations du docteur Honnorat dans les Basses- Alpes. (Ces deux derniersénoncés au catalogue de la bibliothèque du docteur Honnorat [1853, imprimerie Maisonville, page 146] que possède la !

:

bibliothèque publique de Grenoble). 3° Dictionnaire des

vendu en 1853,

synonymes provençaux, dont

à Grenoble, avec

les

le

manuscrit

a été

autres ouvrages de sa biblio-

thèque. 4° Procès criminel intenté au sieur

Dominge

(Digne,

imprimerie

Guichard, 1834). 5° Table bibliographique des ouvrages provençaux imprimés depuis le

XVP

siècle

*.

Jepuis ajoutera cette

Gaudemard, son ami,

des œuvres d'Honnorat, grâce

liste

et à

M.

Isnard, archiviste des

Essai historique. C'est une étude sur

à

M. de

Basses-Alpes, un

les vieilles familles

de

la

bour-

geoisie et de la noblesse de Digne, dont le manuscrit a été acquis par

un bibliophile de l'Ardèche, le

M.

de Rozière, et dont M. Paul Arbaud,

savant bibliophile d'Aix, possède une copie.

Le manuscrit de cet ouvrage contenait 475 articles mais il manque un du n» 243, Favre au n° 390, Mourgues. Il est terminé par trois cahiers contenant 191 énonciations d'ouvrages anonymes, aux pseudonymes provençaux. 1.

cahier,

;


LE DOCTEUR HONNORAT ll'nfin

bibliothèque de Grenoble possède

la

graphie de

Provence

XXXI manuscrit d'une mono-

le

manuscrit, de 90 feuillets, porte

le n° H. 7667. travaux du naturaliste Honnorat auraient suffi pour mettre hors pair un savant ; mais combien ils sont dépassés par ceux du

Tous

la

;

le

les

philologue

!

Ce dictionnaire provençal-français, commencé par l'écolier, porté à 45.000 mots par l'étudiant, avait atteint, en 1840, 72.000 mots. Au point de vue du nombre, quelle distance parcourue depuis les dictionnaires antérieurs à celui d'Honnorat Le Diccionnari moundi, ou dictionnaire de la langue toulousaine de Donjat, n'en contenait que 3.000. Celui du P. Pellas, provençal-français, 12.000. Celui du Sauvage, languedocien-français, 15.000. Le vocabulaire provençal-français, par une Sociétéde gens de lettres, !

13.000.

Le dictionnaire patois du bas limousin, 8.000. M. Garcin, 10.100, et celui de M. Avril, 12.000. En outre, ces dictionnaires s'occupaient fort peu de l'étymologie,

Celui de

n'indiquaient pas

ne donnaient

mot

et se

ni la

la

nature des mots, négligeaient lesconsonnesfinales,

prononciation figurée,

contentaient enfin

C'étaient des catalogues de

des

ni les

définitions

synonymes du même

les

mots sans orthographe

plus défectueuses. fixe.

La langue provençale n'avait encore ni syntaxe, ni orthographe, ni fixité. Honnorat se mit à l'œuvre et fit une grammaire qui contenait un traité sur l'origine et la formation de la langue un traité sur V orthographe et un traité sur la prononciation, avec une notice bibliographique sur les ouvrages imprimés dans cette langue. Cette œuvre capitale a été perdue dans la tourmente de la liquidation de sa succession perte irréparable, perte impardonnable Nous pouvons nous faire une idée de l'importance de ce travail par les bribes qu'il en expose dans les 80 pages de son Projet d'un dictionnaire provençal- français, qu'avec une modestie et une franchise admirables et dont peu d'exemples ont été donnés, il soumit « aux dilférentes Académies des provinces méridionales de la France et à :

;

!

;

toutes les personnes qui voudraient seconder l'auteur par leur concours,

ou

l'éclairer

Comment citer.

par leurs lumières». analyser une

œuvre

aussi substantielle ?

Il

faudrait

tout

Je n'en donne un rapide aperçu que pour engager les philologues


INTRODUCTION

XXXII à la relire,

même après

du XIX® siècle. Pour débrouiller

œuvres

les

puissantes de

si

seconde moitié

la

chaos orthographique du provençal,

le

recon-

il

qu'un guide, l'étymologie et d'abord la recherche des le grec, le celte elle latin langues mères d'où le provençal est dérivé dégénéré ou le roman. Cette dernière langue existant bien avant le naît qu'il n'y a

:

serment de Strasbourg (842), son premier document

écrit

née de l'ignorance et delà barbarie qui suivirent de près l'Empire romain, où

dont

binaison des pronoms latins et ac/, d'où sont

venus

le

e/, /o, la,

illa,

illi,

las, los,

à

de

los,

pour de

t/as,

;

amar, d'amare

;

los,

;

argent d'argentum: etc

paraoula, de parahola

;

com-

etc.,

et

en

Puis on sup-

las, eic

fit

abus,

Puis intervint

l'habitude barbare de tronquer les mots, de les syncoper

manicla, de manicula

la

prépositions de

ilLœ et des

désinences qui tenaient lieu de ces articles et on

les

d'abusus

était

chute de

grec avait laissé une idée, par

t7/e,

provençal lou, de lou ou doou,

prima

la

langue latine savante n'était plus comprise.

la

Elle établit les articles,

connu,

:

ama, d'anima

;

surplis, de superpël-

licium. Les nombreuses substitutions d'une lettre

à une autre, ou amada, pour amata rada, pour rata. Il indique dans le dialecte de Barcelonnette le d changé en y mountaya, pour mountada, amaya, pour amada, etc

métagramme

:

;

:

Ensuite

il

indique

:

La métathèse ou transposition de lettres Irouba, pour turba. L'aphérèse ou retranchement d'une lettre ou d'une syllabe au commencement d'un mot pouslema, pour aposléma ord, pour sordidus. La prosthèse, ou addition d'une lettre au commencement d'un mot :

:

;

:

apruna, pour

prunum

;

hrusc, pour rascus

;

clap, pour lapis.

L'apenthèse, interpolation d'une lettre dans cendres, pour céneres

;

le

milieu d'un

mot

:

perdris, pour perdix.

L'onomatopée ou imitation de son tinlon, cacareliar Il n'oublie pas les altérations de mots kilogramme, en tilograna, tilo; madur en mûr, meir..., il les compare aujihybrides, aux mulets, et montre qu'ils sont inféconds et qu'on j)eut toujours retrouver le :

:

mot pur primitif en voyant les composés du même mot. Ainsi le mot: huàya dont les composés sont bugadoùm, bugadiéra et le vrai radical bugad.

Avec quelle ingéniosité régulière que

la

il montre que la langue provençale est plus langue française, que chaqueradical yformeune famille

naturelle, tandis

qu'en français

les

mêmes

radicaux sont

souvent


.

LE DOCTEUR HONNORAT mêlés dans

la

même

français a

:

roman

aqu, dérivé du

petr

le

:

:

aiguade, aiguiera

tandis

le radi-

que

le

;

aquarelle, aqueduc, aqueux; :

évier.

.

radical past, unique en provençal,

pâte, pâtissier,

:

latin

:

provençal a

l'eau, le

radical invariable,

pris de la langue d'oil

De même pour pâl

aqua,

latin

aigu, pris du

ei',

pour

famille. Ainsi

aigu ou aig du mot

cal

XXXlll

empâter

pasl

:

le

français a

pastel, pastiche,

:

pastille...

pélrir, pétrin, pétrisseur,....

Ilenconclutquerorthographedu provençal doitêtre constante, forcée, invariable et que son dictionnaire sera non celui de la langue telle qu'elle a existé autrefois, non celui de la langue telle quelle existe aujourd'hui, ce qui serait impossible pour un dictionnaire général à

cause delà variété des dialectes; mais bien celui de la

qu

elle doit être,

lanque

telle

en comprenant tous les dialectes, mais en n admettant

comme mot fondamental que

celui qui dérive

le

plus directement de

langue mère.

la

Ensuite,

il

montre avec quel soin

a

il

approfondi l'élude préliminaire

des radicaux, des désinences et des prépositions. Les exemples quil

donne de

ses études sur les radicaux

ier, iera,

alha, sur

la

préposition

:

:

bourg, canah, sur sont tout

de, des,

les

à

désinences fait

:

remar-

quables.

Supérieure est vraiment l'étude de la question de l'orthographe, où démontre que l'orthographe du provençal, comme celle du français, doit être étymologique, parce que celte langue s'est formée par écrit et non par tradition orale comme l'italien, qui distingue ses mots il

semblables par les princes, et

la

prononciation au

moyen de accent tonique 1

princîpi, les principes), tandis que

le

{prîncipi,

provençal et

le

français les distinguent par l'orthographe (ceint, cinq, sain, saint, sein, seing) Il

*.

montre l'influencede

sonore

la

voyelle qui

la

la

position de l'accent tonique, qui rend plus

porte et

éteint le son

des autres voyelles

comme dans âigla et aigloùn quise prononce eigloiin, mais doit quand même s'écrire aigloùn et comme dans comté et comté.ssa, qui se prononce coHm/e,ssa, mais doit s'écrire quand même comtéssa. 1.

Malgré l'autorité d'Honnorat, nous n'avons pas adopté, pour

barcelonais, l'orthographe étymologique qui étaitjustiliée la langue provençale rêvée par d'une petite région.

F.

AnNArn ET G. Mokin.

lui,

le

Vocabulaire

dansun dictionnaire de

mais ne pouvait convenir au dialecte spécial

Le Lnngsige de

la,

vallée de Barcelonnelle.

III


.

XXXIV

INTRODLCTION

montre la nécessité d'écrire les consonnes finales, quoiqu'elles ne prononcent souvent pas, sauf dans la montagne oii les anciens usages se sont conservés. Il proteste contre la tendance de substituer Il

se

Vo à

l'a final

Tétymologie

des substantifs et des adjectifs féminins, ce que défendent des composés.

et la création

ensuite re^ /amen./.

L'a et

?

l'o

portent pas l'accent tonique, des

e

muets, dont

le

Comment

qui terminent les

reglo

écrire

mots,

quand

doivent être prononcés éteints,

ils

et

ne

comme

plus ou moins d'ouverture distingue les dialectes.

n'admet donc pas l'altération de l'a celle de ion en ien^ ioun, iou^ ia, au Il

Quoique Honnorat

final

en o ou

non plus que

e,

consacré plus de cinquante pages

ait

à l'étude

de

ces questions dans l'opuscule que nous venons d'analyser si rapidement,

ajoute

il

<(

qui

:

Pour ne pas fatiguer plus longtemps

me

font l'honneur de

me lire,

des personnes

l'attention

je terminerai

ici

ce que j'avais à dire

sur l'orthographe et je réserverai de plus amples détails pour qui

spécialement consacré dans

lui S'era

le traité

grammaire. » grammaire est impardonnable,

la

du manuscrit de cette un mystère que je n'ai pu pex'cer, malgré plusieurs années de patientes recherches. Gomment se fait-il que le docteur Honnorat n'ait pas publié, avant ou en même temps que son dictionnaire, cette grammaire, qu'il annonçait six ans auparavant dans son Projet d'un dictionnaire provençal-français, comme devant précéder le dictionnaire? Cet Si la disparition

est

il

opuscule estde 1840 et

même du

le

dictionnaire n'a été publié qu'en 1846 et 1847.

précédé d'une grammaire, formation de la langue, un traité sur l'orthographe et un traité sur la prononciation, avec une notice bibliographique sur les ouvrages imprimés dans cette langue. » En outre, dans le dictionnaire même, il renvoie à chaque instant à la

Le

titre

dictionnaire porte

:

«

qui contiendra un traité sur l'origine et

grammaire^. Donc, en 1847, quand

1.

Voir:

1'"

vol., lettre

Voyez pour plus de

E 2*

vol.

page

G — N — QU — S

l

304 698 980 1111

le

la

dictionnaire était sous presse,

la

A,pagel,3« colonne et au mot Accent, page

détails la

grammaire à rarticleaccenf. De

1" colonne.

— —

— —

Tome •

— — — —

II

grammaire

19,

("colonne.

même aux

lettres

:


XXXV

LE DOCTEUR HONNORAT Qui est-ce qui

était prête.

a

pu en retarder

manque de

et

finalement en empêcher

force? M. Gueit,

il est vrai, nous apprend quen 1845, un an avant la publication de son dictionnaire, le docteur Honnoratfut frappé d'une attaque d'apoplexie qui lui paramais il ajoute qu'il eut l'énergie de corriger les lysa le côté droit épreuves de son dictionnaire, de dicter à sa fille M""^ Gandalbert, la

la

publication? Est-ce

le

;

alphabétique des noms patois des plantes des Basses-Alpes et

table

une classification des divers genres par famille. Après la publication du dictionnaire et jusqu'à son décès, il inscrivit ses additions, environ 2.000 mots ou observations, sur un exemplaire de son dictionnaire où il avait fait intercaler entre chaque feuillet une feuille de papier blanc.

M. Paul Arbaud, l'heureux possesseur de

cet ouvrage, m'a fait que toutes les additions et observations sont de la main du docteur Honnorat, d'une écriture un peu tremblée mais encore très lisible et sans ratures ce n'est donc ni

l'amitié de

me

le

confier

*

et j'ai constaté

;

la

force, ni l'énergie

mentale qui ont

pour publier cette grammaire

fait

défaut au docteur Honnorat

qu'il devait considérer

comme son œuvre

capitale, ne faisant qu'un avec son dictionnaire.

Je suppose que c'est largenl seul qui J'ai

retrouvé un prospectus de

la

a

manqué.

souscription du dictionnaire, qui

que l'ouvrage sera terminé, ou etc et il annonce qu'un vocabulaire français-provençal le complétera. La souscription n'a pas dû être importante, puisque six ans au moins après, une affiche-réclame que nous devons à l'obligeance de M. M;iignien, bibliothécaire à Grea été lancée

à la fin de 1841.

précédé d'une

Il

dit

grammaire contenant

noble, annonce que

le

,

prix primitif de 40 francs était réduit à 30 francs

payables par semestre et porte ce nota significatif «

plaires, les

été fait qu'au

peut-être pas lieu de longtemps

demande.

:

nombre de 600 exempersonnes qui ne veulent pas attendre le second, qui naura

Le premier tirage n'ayant

doivent se presser

de

faire

leur

»

Cet appel désespéré n'a pas dû être suffisamment entendu et je suppose la souscription complète des six cents exemplaires n'aboutit

même que pas,

quoique

le

Ministère de l'instruction publique en eût pris cent.

1. J'y ai pris les mots notés par fauteur comme spéciaux à notre langage marqués au vocabulaire par deux astérisques**. F. A.

et


XXXVI

INTRODUCTION

Je pense car cet

même que la souscription

homme,

si

consciencieux,

annulée par le docteur Honnorat, scrupuleux dans ses engagements,

fut si

aurait donné à ses souscripteurs tout ce

Le prospectus

que

le

prospectus leur avait pro-

aux communes, et je n'en connais pas une seule dans l'arrondissement de Barcelonnette qui possède le dictionnaire. La publication du dictionnaire a donc été une opération désastreuse au point de vue financier et le docteur Honnorat n'a pas dû retrouver la compensation des dépenses considérables qu'il a dû faire pour l'immense correspondance qu'a dû entraîner sa préparatioh, à une époque où une lettre et sa réponse coûtaient 2 fr. 50, et surtout pour l'édition de ce volumineux ouvrage de 2.400 pages avec le vocamis.

s'adressait spécialement

dans

la composition duquel entraient douze caractères que l'imprimerie coûtait fort cher. Les économies du docteur Honnorat, qui avait eu treize enfants, et qui était si modéré

bulaire, et

différents, alors

dans la fixation de ses honoraires et si généreux pour les pauvres gens, ne devaient pas être bien fortes. Depuis deux ans, du reste, la paralysie lui avait le

supprimé

les

ressources qu'il

30 décembre 1846, année de

la

tirait

de sa profession

et

publication du premier volume de son

dictionnaire, il empruntait par obligation notariée à Rose Breton, veuve Nolin, la somme de L500 fr. qui ne fut remboursée qu'après son décès \ Tout fait donc présumer qu'il a été dans l'impossibilité matérielle de publier sa grammaire, dont le manuscrit était certainement achevé en 1841, lors de l'envoi de ses prospectus de souscription qui

l'annonçaient, et à plus forte raison en 1847, lors de

dictionnaire qui y renvoyait le lecteur. Il a dû renoncer, la mort dans l'âme, à

la

la

publication du

publication de cette

didactique, résumé des études philologiques de toute sa vie

œuvre

il ne pouvait prévoir que ce qui resterait de l'édition de son dictionnaire serait vendu au poids du papier et que le manuscrit de sa grammaire disparaîtrait sans laisser de traces. ;

mais

Toutes nos recherches pour le retrouver ont été vaines et c'est sans grand espoir que nous faisons ici un appel à tous ceux qui pourraient nous donner un indice quelconque pour diriger des recherches ultérieures.

Nous prions nos

lecteurs de nous

pardonner cette

très

longue digres-

1 Bibliothèque de Grenoble. Note du notaire liquidateur de la succession contenue dans un cartable intitulé don de M. Maignien. .


LE DOCTEUR HONNORAT

XXXVll

sur celui qui a été pour nous un apôtre posthume, par l'admirable exemple de sa vie de labeur désintéressé, et un guide sûr dans l'œuvre modeste que nous avons entreprise. Suivant mot par mot le dictionnaire d'Honnorat, nous avions déjà fait

siori

A et B de notre dictionnaire barcelonais-français, contenant 388 mots de notre dialecte, dont 320 environ ne se trouvaient pas dans Honnorat. Un peu effrayé peut-être de la longueur du chemin les lettres

nous restait à parcourir, nous pensâmes qu'en négligeant tous les mots qui ne se différenciaient que par l'orthographe ou la désinence de ceux donnés par Honnorat, il serait suffisant de nous borner à donner les mots de notre dialecte inconnus d Honnorat et à faire ainsi un supplément barcelonais au dictionnaire d'Honnorat. Et même il nous vint un scrupule si /ou Trésor dou félibrige de Mistral contenait tous ces mots inconnus d'Honnorat, notre travail devenait inutile. Nous pouvions l'espérer, puisque le titre même lou Trésor dou félibrige annonçait qu'il contiendrait tous les mots usités dans le Midi de la France (dont nous faisons évidemment partie), les variétés dialectales à chaque mot et les termes populaires de Vhistoire naturelle. Nous nous procurâmes donc lou Trésor dou félibrige et recommençâmes notre travail, en n'y portant un mot que lorsqu'il ne se trouvait ni dans Honnorat ni dans Mistral. Nous fîmes alors, au cours de ce qu'il

:

travail consciencieusement accompli, des découvertes intéressantes.

D'abord, nous constatâmes qu'aucun mot de notre dialecte n'avait

donnés par Honnorat, ensuite, qu'une et de ceux des autres dialectes du Midi, donnés par Honnorat, n'étaient pas portés dans le Trésor dou félibrige. Ainsi, de S à Sal inclusivement, en quatorze pages, je relève les douze mots ci-après oubliés par Mistral Saba. Un des noms de l'engoulevent, selon M. Garcin, v. lardarassa, qui dans Honnorat occupe 23 lignes de définition. Sabarnau. Sarestier (6 lignes). été ajouté par Mistral à ceux

quantité considérable de mots de notre dialecte

:

Sabat. Radical dérivé de sapata (Il lignes).

Sahant. Saventasse (6 lignes). Sabedar. Savant, sage, devin... Sabourut. Hautain.

Sabr. Radical

(8 lignes).

Sabrenas. Fin, rusé, Sacia. Rassasiée.

*


INTRODUCTION

XXXVni Sagapena.

Gomme,

résine (14 lignes).

Sagoiignar. Presser vivement.

Sagôulhar. Dialecte limousin secouer un liquide, Sahagnier. Nom languedocien du sureau. Ces 12 mots, pour 14 pages du Trésor dou félibrige, donneraient ;

en moyenne, pour

les

2.361 pages de l'ouvrage entier de Mistral, 2.000

mots oubliés par lui. Prenant un peu plus loin à la syllabe les mots suivants omis par Mistral

si,

je trouve en quatre pages,

:

Sihlaire,

45

nom

de six poissons

à

Nice, auxquels Honnorat consacre

lignes.

Siéou,

nom

Et quoi

France

On

!

d'un échassier,

le

Sylvain, en Avignon.

Nice, Avignon ne feraient-ils pas partie du Midi de

la

?

dirait

que Mistral a ignoré,

ailleurs qu'à

Arles peut-être, les

termes populaires de l'histoire naturelle et leur traduction scientifique. Il

la

n'avait qu'à les prendre dans le dictionnaire d'Honnorat,

compétence

partie scientifique est traitée avec tant de

où toute

et tant d'exac-

titude.

Les promesses du

titre n'ont été

que

fort

noms

tandis que les termes scientifiques et les

pour

toire naturelle sont ainsi négligés

le

s.

m. aloès sacotrin, qu'on

tire

populaires de

Midi de

trouvons par contre, ceux de produits exotiques Sicoutri,

légèrement tenues la

et

l'his-

France, nous

comme:

de Sacotara,

îles

d'Afrique.

Lou Trésor dou félibrige paraît se désintéresser de l'étude des radicaux \ des désinences, des terminaisons, de l'étymologie, si puissamment traitée par Honnorat, en un mot, de toute la moelle scientifique d'un dictionnaire

comme faire

de 2.361 pages. Aurait-il voulu simplement

pourrait l'indiquer

un compendium

le

premier

titre

Lou Trésor dou

à l'usage des félibres,

Parnassum Provincise

félibrige,

une espèce de gradus ad

?

1. Trésor dou félibrige: AbvéviaXions R. radical, racine; pas de signe pour l'étymologie. Quelques exemples Privilégia, v. a., favoriser. R. privilège (à ce mot pas de racine). Alabre, adj., vorace, goulu. R. arabe. Alabrena, adj., tacheté, moucheté... R. alabreno. Alubreno, s. f., salamandre, reptile... R. Salaniundro. SaUimaiidro,s. L, salamandre. Voir alabreno. :

:


LE DOCTEUR HONNORAT

La

suite

du

titre

:

Dictionnaire provençal- français

but plus élevé. Venant après tous les

XXXIX etc.,

indique un

ildevait les remplacer et

les autres,

dépasser.

Quand Honnorat composa son l'étude des

dictionnaire,

grammaires comparées. Avant

il

lui,

fut un précurseur dans Raynouard, encore un

provençal de Briguoles, avait, dès 1816, publié plusieurs études sur

troubadours et

les

roman;

la

langue d'oc

Diez avait

F'rédéric

et,

1844, son Lexique

de 1836 à

commencé

publication de sa remar-

la

quable Grammaire des langues romanes en 1836, et c'était tout. Le dictionnaire d'Honnorat a été le premier essai de vocabulaire idéologique, conduisant de l'idée conçue au terme qui l'exprime, soit par des

rapprochements du tout et des diverses parties, soit par dérivations et variations de la racine capitale. On peut dire qu'à ce point de vue on n'a pas encore pu, pour le français, dépasser celui d'Honnorat pour le

provençal.

Mais quand Mistral dirait qu'il

a fait

son dictionnaire,

il

y avait Honnorat. On

Aucune préface n'indique

peine connu.

l'a à

doit à ce prédécesseur; à peine

s'il

l'indique dans

sa

la

part qu'il

nomenclature au

met négligeamment, après Iherho « lou doulour Hounourat le' de Sant'Ounourat cinéraire maritime (Basses-Alpes), auteur d'un né à Allos docteur Honnorat (1 786-1850) ^ motJic/ounart;

au mot ounoura/,

et,

il

:

^

dictionnaire provençal-français (Digne, 1846) C'est tout il

,

et

cependant

l'avait sur sa table,

le citer,

hélas

il

l'a

^.

bien connu,

grand ouvert

et

il

l'a

» il

lui

devait beaucoup,

copié largement

,

sans

!

Dans quelle proportion ? Dans les quatorze pages du Trésor dou félibrige j'ai trouvé trente mots copiés, les uns littéralement Saharquinado,

sabanli,

sacado,

allant de

6'

sacamandejea,

sacacje,

à Sal,

:

sagata,

sagasso, sagna, sago, sahi, salabre, salage, salagié, salmilé, salouira, *

ensabalas.

Les autres avec quelques légères variantes

:

Sabatorie, sabé, sabounage, sabouneto, sabounié, sacamand, sacorié,

sadou, safranous, saila, salabicans, saladou, salamalac, salaman-

dre, salie a.

Au Au

de 17S3-1852. de 18i6-1847. Il oublie de mentionner çal et toutes ses autres œuvres. 1.

2.

lieu

lieu

le

vocabulaire français proven-


INTRODUCTION

XL

Voici quelques exemples nécessaires

:

HONNORAT

MISTRAL

1846

1878

Sacagi ou Sacage, s. m. (sacâdgi ou sacâdge). On dit en Languedoc Manc/ear xoun sacage, pour manger

action d'ensacher, droit de

tout son soûl.

qui se prenait sur un sac de grain,

:

sacage de noses, une bonne

Un

Sacage, Sacagi (m.), sacatge rom. sacatge (v. fr. saccage),

(1.

g.)

m. minage s.

v. ensacage.

Grande

récolte de noix.

ensemble

quantité,

de

Ce mol signifie aussi saccage, ou droit de minage qui se prenait sur un sac de grain.

récolte de noix

Ety. de saca et de agi, litt. mettre au sac ou prendre sur le sac v. sac R.

sacage, en grande quantité. R. sac.

s. m. (safranié). Safraensemencée de safran, marchand de safran, et fig. banqueroutier, parce que autrefois on pei-

sacs

Un

;

un sacage, en

m. (Sa(1) s. ensemencé de samarchand de safian, banque-

Safranié, Safranié, fran

;

routier, parce qu'autrefois on peignait

en

enfant qui

jaune

rôdeur,

ier.

nose, une bonne manja soun sacage,

franière), terrain

qui avaient

Ety. de safran et de

;

tout son soûl

gnait en jaune les maisons de ceux failli.

de

sacage

manger

Safranier,

nière, terre

bruit, v. picadis.

;

maison

la

fait l'école

des

faillis

;

buissonnière,

V. barrulaire.

De De

routiès, de malandris,

safraniès et de couquis

H. BmoT. R. Safran.

Sagessa,

s.

f.

(sadgesse)

;

sapiença,

Sagessa, Sagesse

Saviezza, italien, sabieza et sabi-

duria esp.

;

Sabiesa cat.

;

Sabedoria,

port.

Sagesse,

prudence, bonne con-

duite, modération, modestie, habi-

Sagetat

(g)

esp. sabieza,

miane v.

le roi ;

René

porto

n'esgalo la sagesse

!

poussedo a un trésor Un trésor dount la richesso Voou mai qu'aquello de l'or. la

Gros, quatrins.

f.

Sa-

la

à la famille

de Si-

marco de sagesso

su lou front, la sagesse est empreinte

sur son front.

Ren

s.

Sagesso de Simiano. Devise donnée

exempte de vice. Ety. du latin sapientia, m.

s.

saggezza),

veta, sapienci.

par

sap. R.

it.

prudence, bonne conduite, modération, vertu, modestie, v. bragesse,

tude constante d'une vie réglée et

Qu

(b),

(rom, sabieza, savieza, cat. sabissa,

sagetat.

R. Sage.


LE DOCTEUR HONNORAT

Saga,

s.

XLl

HONNORÂT

MISTRAL

1846

1878

(sâgue). D. de Bar-

f.

de gerbes placées

celonnette. Tas

horizontalement, v. vacha.

Sago, (rom. siéa) s. f. Tas de gerbes placées horizontalement, v. molovaco. R. seco, banc de sable, ou sego.

Salabre, s. m. (salabré). Salabre, filet en forme de truble, attaché à

Salabre

(v.

f.

salabre, savre, saure,

se sert pour prendre le poisson dans les trous des bourdigues et dans les réser-

m. Petit filet rond dont on se sert pour prendre le poisson dans les grands filets, dans les réservoii's et dans les trous des bourdigues, v.

voirs.

begnoura, reirou.

un manche dont on

Salage,

m.

s.

Insalatura,

it.

;

salage.

(saladgi),

Saladura, esp.

;

Saï-

ga dura, port.

fllet),

s.

Salage. Salagi (m).

Salatge

(1.

salatiens, s.

Saliige, action

de

salaison,

saler,

g.), b. lat. salagium,

m.

Salage, action de saler, ce qui est

ce qui est salé, saison, temps où l'on

salé, lard salé,

sale, V. Siilat.

salai.

.

Ety. de sal, sel et de agi, de ago,

mets du sel, v. Sal. R. L'art de conserver les viandes par le moyen du sel était déjà connu, selon Goguet, des Égyptiens et des lilt.

je

temps où

l'on sale, v.

Crom/ia de porc per lou salage, acheter des porcs pour les saler.

De que

faren de tant de péis. Riscan de n'en faire un salage. J.

DÉSANAT.

Israélites.

Didymus,

l'un des

des Géoponiques,

trente auteurs

donne

déjà

R. Sala.

les

préceptes les plus sages et les mieux en tendus sur l'art de saler les viandes. Salagier,

Commis

s.

m.

(saladgié), salager.

qui levait

le

droit de sa-

lage sur les

lage sur les marchands de sel.

Ety. de salagi et de

Salagié, Salage

Commis

ter, v. Sal.

R.

(1), s.

m.

qui levait le droit de sa-

marchands de

sel.

Salager, salaget, salage,

noms de

fam. mérid. R. Salage. Sabatatz, ensabatatz, adj vl.

m.

pi.

Insabalés ou e/JsaAafès, épithète

qu'on donnait déjà aux hérétiques vaudois au siècle,

commencement du

comme

le

vers suivants du

xiii®

prouvent les deux poème de la Ci'oi-

sade contre les Albigeois

:

Ensabata, ensabatat

(1),

ado(ram),

ensabatat, insabalal. estsabatal, sabatat,

ada, T. lat. sabatatus.

porte des savates

S. Qui

:

Épithèle q u'on donnait aux hérétiques vaudois au xiii^ siècle. «

Ce nom leur

suet, à

fut donné, dit Boscause de certains souliers


INTKODUCTION

XLll

HONNORAT

MISTRAL

1846

1878

Anes mais tan gran

Go fan

ajust no vis pus que

d'une forme particulière, qu'ils cou-

[fus net].

paient par-dessus, pour faire paraître

sobrels eretges e sobrels sabatals V.

168.

tres et

Jamais si grand rassemblement (armée) ne vis depuis que je suis né. Comme (celui) qu'on fait contre les hérétiques et contre les ensabatés. Ety.

Ce nom leur

Bossuet, Hist §

71,

à cause

.

des

fut

donné, dit

Variât.,

liv.

XI,

de certains souliers

d'une forme particulière qu'ils coupaient par-dessus pour faire paraître les pieds nus, à l'exemple des apôtres

comme une marque

el

de leur pau-

vreté apostolique.

Ce mot

composé de

est en effet

pourvu sous-entendu remar-

sabata, et de la désinence a<3

de

souliers,

quables, singuliers,

;

comme

maou ensabataz

si

l'on

mais il ne vient point de savate ainsi que l'a avancé Bergier, dans son Dict. de Théologie,au motvAUDois parce que sabata, soulier, n'était pas encore pris dans un sens dépréciatif à cette époque. Le nom de sabalier ne s'est transformé en savetier qu'après l'introduction du cordouan ou cuir de Cordoue, qui fit d'abord appeler cordouaniers ceux qui l'empl.oyaient et ensuite cordonniers. Ce ne fut qu'alors que le nom de savetier fut appliqué aux sabatiers de bas étage. Il paraît étonnant que le savant M. Faurier, qui a traduit l'histoire en vers de la Croisade contre les Albigeois, n'ait pas connu l'éty. de

disait

;

;

ce

mot

sabatatz. Voici ce qu'il dit

apôde leur pauR. en sabato.

les pieds nus, à l'exemple des

comme marque

vreté apostolique.

»


LE DOCTEUR HONNORAï

XLUl

HONNORAT 1846

dans une note sur les deux vers que nous avons cités « L'auteur (du poème) ne donne jamais le nom d'hérétiques qu'aux Albigeois, proprement dits, l'épithète de sabalals, d'ensabatatz, s'applique toujours aux Vaudois... quant au motif de ce surnom d'ensabatatz, donné aux Vaudois, je l'ignore. » :

Ce dernier exemple montre

la

deux points de vue. D'abord il donnée aux définitions dans les deux un exemple concluant de la façon employée

est instructif" à

différence d'étendue

dictionnaires

;

ensuite

il

est

par Mistral pour s'approprier

le travail d'Honnorat. Honnorat, qui a retrouvé dans Bossuet l'étymologie du mot insahataz, a analysé le passage du § 72, livre XI, de V Histoire des Variations

avec

le

texte sous les yeux, sans le reproduire textuellement.

Mistral, qui a mis le texte entre guillemets, a voulu indiquer ainsi

textuellement dans Bossuet. Le texte exact de Bossuet, que nous donnons ci-après démontre que Mistral n'avait sous les yeux que le texte d'Honnorat qu'il copie exactement, en supprimant toutefois la mention de l'ouvrage, livre et paragraphe de Bossuet, mention qui aurait pu permettre de découvrir l'inexactitude de sa citation et la supercherie de son procédé. qu'il le copiait

Voici «

le

texte exact de Bossuet

C'est de là

donc qu'on

les

:

appela Jes insahbatés,

à

cause de certains

souliers d'une façon particulière qu'ils coupaient par-dessus pour faire

paraître les pieds nus, à l'exemple des apôtres, à ce qu'ils disaient, et ils

affectaient cette chaussure

lique. J'ai

pour marque de leur pauvreté aposto-

»

souligné tout ce qui diffère de

la

prétendue copie guillemetée

de Mistral.

Veut-on un autre exemple de l'emploi de ce système?

HONNORAT

MISTRAL

1846

1878

Merloudan,

s.

bas lim. ou plutôt

m. (merloudàn), d. t. de Tulle. Homme

Merloudan, s. m. Nom d'une statue que l'on voyait à Tulle et qui fut


XLIV

INTRODUCTION

HONNORÂT

MISTRAL

1846

1878

qui se tient droit et raide

une

comme

Ety.

On

lit

Dict.

de M. Béronie, surtout quand

sait qu'il était prêtre

le

:

Aymar, seigneur des environs de Tulle, ayant donné tous ses biens moines, ceux-ci

une statue en

lui

pierre, et

mar lou don

une autre

prit

par altération

nom de Merloudan et celle de

élevèrent

celui

à

de Graulo.

Gaulse son épouse. La statue d'Aymar le don prit par altération le

nom

tient

« Aymar, seigneur des environs de Tulle, ayant donné tous ses biens aux moines, ceux-ci luiélevèi'entune statue en pierre et une autre à Gaulse son épouse. La statue d'Ay-

avec peine l'explica-

suivante de ce mot, dans

jaux

hiomme qui se

;

droit et raide.

statue.

tion

on

détruite en 1793

le

Gaulse,

»

(Béronie.)

deiV/er/ou(fan,et celle de Gaulse

celui de Graoïila. « Ces statues furent

descendues,

1793, elles

et

dit-il,

de leurs niches, en

convenablement

formèrent

les

taillées,

deux premiers

degrés d'un petit escalier qui des-

cend à

la rivière

près

le

pont Choi-

sinet. »

Texte exact de M. BÉRONIE

^

:

Merloudan, s. m. Homme qui se tient droit et raide comme une statue Semblas Merloudan, tu ressembles à une statue. « Aymar, vicomte des Échelles, était seigneur de tous les environs de Tulle. En mourant, il donna tous ses biens au moines qui, en reconnaissance, lui élevèrent une statue en pierre. Ils en élevèrent une aussi à Gaulse son épouse. Nous avons vu ces deux statues placées dans deux niches gothiques à côté du clocher. Aymar le Don ou le seigneur, s'appela dans la suite Merloudan, et son épouse Gra-oulo. Nous les avons vu vénérer dans leur niches sous l'invocation de Sen Merloudan et Senta Graoulo. Ces statues furent descendues en 1793, et convenablement taillées. :

1. Page 140 du dictionnaire du patois du bas Limousin (Corrèze) et plus particulièrement des environs de Tulle. Ouvrage posthume de M. Nicolas Béronie, prêtre professeur émérite de rhétorique mis en ordre, augmenté et publié par Joseph-Anne Vialle, avocat. Tulle, imprim. J.-M. Drapplan, sans date, in-4°, 354pages. :


LE DOCTKUR HONNORAT elles

XLV

forment les deux premiers degrés d'un petit escalier qui descend à près le pont Choisinet. »

la rivière

Gela

suffit, n'est-ce

Quand Honnorat

pas

?

textuellement Béronie,

cite

il

le

met entre

guille-

mets.

Quand

Mistral annonce une citation de Béronie,

il

met entre

g"uil-

lemets, non un texte de Béronie, mais un texte d'Honnorat dont

il

ne

parle pas. Mistral a dû copier sur Honnorat, à 30 mots sur 14 pages, environ

5.000 mots et sans jamais

le citer,

de propos délibéré, car

il

cite

beau-

coup d'auteurs vivants et se cite lui-même avec abondance. Dans une seule page (p. 63), on compte vingt-deux citations avec le nom de l'auteur en petites capitales et combien d'insignifiantes !

au mot a/a

La troupo alado.

:

LAFARE-AL.\IS

au mot alahardi

:

Res

.

s'es alabardi.

M. DE

au mot arabe

TRUCHET

L'arabe d'où désert.

:

RICHARD-BERARD

Comptez les citations d'Honnorat. ... L'Ego nominor leo a pu être jadis une raison !

priation des biens

suffisante dans l'appro-

admis dans le une part assez belle dans la poésie, et l'auréole, complètement mérilée, que les félibres avaient mise à son front, était énorme et pouvait suffire à son ambi-

domaine de

la

matériels,

mais jamais

n'a été

il

pensée. Mistral, du reste, s'y était

taillé

tion.

Je ne saurais dire combien ces constatations m'ont été pénibles. J'aime

beaucoup

les

poètes, ces vales consolateurs de

Les premiers volumes que

j"ai

achetés

il

y

la

a

pauvre humanité.

quarante ans avec mes

économies d'étudiant, le noyau de ma bibliothèque, comprenaient Les Paroles d'un croyant, de Lamennais Le Livre des orateurs, de Cormenin

:

;

;

Paul-Louis Courier

;

4 volumes de Michelet

La

Justice, dé

Les poésies de Musset Celles de Victor J'ai

;

Proudhon

;

;

Hugo, y compris

les

Châtiments

chanté sa chanson de Magali,ei, sans

me

,'

et

Mireille.

faire trop prier, je dis


INTRODUCTION

XLVI encore volontiers

la

Vénus d'Arles d'Aubanel,

et les vingt-deux pre-

mières strophes du V^ chant de Mireille.

Comme

président du

Conférés

c'est

de tout

mon cœur que j'ai

Tu qu'as canta

du Club Alpin

me haussera

tenu à Barcelonnetle, tâchant de

Français de 1898,

sa belle langue poétique,

adressé à Mistral l'invitation suivante

lou Rose et

la

:

roco di Bau,

Pren lou bastoun dou pastre e vène eiçamoundaut, Ion de la fîèro Durenço, Jusq'au front blanquinèu de la bello Prouvenço, Per la draio di rego, escapant de la Crau Au Pasquié frés et dru, que ié porjon lis Aup.

En ribegeantde

Li

E E E

mount escalabrous, me

néeu sus Tesquino,

li

mêle, escalant

li

pin, dis adré tapant lou grés uscla,

Li sorgo, dévalant

li

ribo dis uba,

'

de cascado en cascado,

li baumo enfresqueirado E li prat, enebriant dou prefum de si flour Lou cassaire d'aucéou, lou cassaire d'amour.

Bagnan de

si

rièu, s'enrabiant a rousiga si rouino,

li

sis

embrun

De moun vièi Barcilouno e de sa grand valéio Lou bèu cièucle de l'o que dins lou blu pounchéio, La terro que veiras oundeja d'eilamount Di counglas dou Mount Blanc i colo de Touloun E dou Venlour, gardian di piano Counladino, Au Clapié, si mirant dins la mar Ligurino, F'aran ferni toun

E

giscla de

tis

âmo, 6

felibre réiau,

iue l'esbrihaudant uiau,

Anounciant au Miéjour qu'au founs de ta cervelo Cristaliso déjà uno perlo nouvello. Per naulri, qu'amiran toun parla majourau, E Miréio, e lou Rose, e Nerto, e Calendau, Cantaras moun nisoun! Ta muso trefoulido Rescaufara nost'àmo, un pau afrejoulido. Acabaras ansin lou pouèmo ideau Relrasènt d'aut en bas lou pais Provençau !

Je suis un admirateur sincère de l'œuvre poétique de Mistral, aussi ai-je hésité

hrige

;

longtemps

mais

qu'a été

le

la

à publier ces

docteur Honnorat,

l'a

féli-

emporté sur mes scrupules. On a trop homme, qui est une gloire des

oublié l'œuvre considérable de cet

Basses-Alpes.

remarques sur lou Trésor dou

nécessité de rendre justice à ce grand honnête savant,


LE DOCTEUR HONNORAT

Dans

séance littéraire

la

et scientifique

son président M. P. Martin, a exprimé

XLVII

de Digne, du 7 octobre 1809 \ regret de ne pas voir le nom

le

du docteur donné à une rue de Digne. Je m'associe de tout cœur au qu'il a exprimé et que cette Société n'hésitera pas à appuyer auprès de la municipalité de Digne. A côté du boulevard Gassendi, l'illustration dignoise du xvn^ siècle, la rue Honnorat, l'illustration dignoise du xix" siècle, a sa place marquée. Notre supplément Barcinonien au dictionnaire d'Honnorat était terminé. Aux 175 mots donnés par Honnorat comme spéciaux au dialecte

vœu

de Barcelonnette, nous en avions ajouté 2.303. Notre vocabulaire contenait donc 2.478 mots, une collection de locutions spéciales à notre dialecte et de dictons populaires;

Nous avons soumis notre Meyer, par

le

le

savant directeur de l'École des Chartes, qui a

Basses-.Alpes

les

une étude grammaticale

la

de cette

publication

série

anciens en langue vulgaire, qui va donner une base

des langues du Midi de

la

précédait.

M. Paul commencé

travail à la haute appréciation de

France.

Il

nous

bulaire complet du dialecte barcelonais.

a

si

de documents solide à l'étude

engagé à donner un vocaPaul Arbaud, de Ber-

MM.

luc-Perrussis, Nicolet et d'autres savants, amis de la vieille langue du terroir,

ont bien voulu nous y encourager. Nous ne pouvions hésiter, la tâche, à tenter l'œuvre complète.

malgré l'étendue de

Elle est terminée et 1°

Un

comprend, outre

par Honnorat,

comme

spéciaux

celonaises ou barcinonismes 2°

Un

cette étude

:

dictionnaire contenant 5.439 mots, dont 183 ont été donnés à

Barcelonnette, et 340 locutions bar-

;

vocabulaire de 504 mots de

la

haute Ubaye, dont 8 donnés

par Honnorat; 3°

Un

des huit terroir,

vocabulaire de 1.950 noms de parcelles extraits des cadastres communes du canton de Barcelonnette, formant la langue du et 100 étymologies raisonnées de noms de lieux de l'arron-

dissement de Barcelonnette

;

Une liste de 231 sobriquets des hameaux de ce canton 4°

familles et de

46 gentilés des

;

5° des

1.

éléments de grammaire barcelonaise.

Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, 1899, p. 265.


INTRODUCTION

XLVIII

6° 171 dictons et proverbes barcelonais.

Les mots qui ne sont que du français patoisé ne sont point portés

dans ce

travail.

Ce ne sera pas un dictionnaire dans serions pas capable et

Ton n'aura qu'à

;

les définitions

s'y

le vrai

sens

ont été trop bien

du mol, nous n'en par Honnorat

faites

reporter pour tous les mots qu'il a donnés

;

ne

seront définis que les mots tout à fait propres à Barcelonnette. Ce sera

un simple vocabulaire, forcément incomplet à cause de l'altération si si profonde de notre dialecte, mais qui pourra, dans une certaine mesure, conserver la mémoire du vieux langage de nos pères.

rapide et

F.

ARNAUD

[Barcelonnette, 1905.]

Tout récemment a

été publiée sur le Z)' S.-J.

cumentée, accompagnée d'un beau portrait

et

Honnorat une étude

très

do-

de deux planches, Vune repré-

sentant la maison natale de Véniinent naturaliste-philologue, Vautre repro-

duisant une page de ses manuscrits. Celte biographie a paru dans

delà Société de

stalisti(|iie

de l'Isère

le

Bulletin

tome XIV, i9l9, p. 379-

(i^ série,

478), sous la signature de M. L.-A. Dessale, naturaliste bas-alpin, à qui elle a valu le 1" prix de la fondation du maréchal Villars dans le concours

ouvert par V Académie de Marseille.

M. Dessale na pas manqua dont

licite plusieurs passages.

d'utiliser la notice

Cette

même

dans Le D''S.-J. Honnohat, biographie publiéeen

(Note du Comité de publication de

la

de

M

.

François Arnaud,

notice se trouve 1

mentionnée

91 6 parl'abbéA.Richaud.

Société d'études des Hautes-Alpes.)


NOTA Tous

les mots en caractères gras sont ceux qui composaient Supplément primitif barcinonien au Dictionnaire provençal du docteur Honnorat. Tous ceux qui sont précédés d'une astérisque* avaient été donnés par Honnorat, dans son Dictionnaire

notre

comme

spéciaux au langage de Barcelonnette. Tous ceux deux astérisques **, ont été ajoutés par lui après la publication de son Dictionnaire (v. p. xv de la préface), comme spéciaux à ce langage. Tous les autres mots sont communs à ce langage et au provençal. Lorsque la définition d'un mot est suivie d'une parenthèse contenant la lettre H., et un mot provençal, cette parenthèse contient le mot similaire en provençal, tiré du Dictionnaire d'Honnorat. Nous rappelons ici que l'accent tonique, très important et très accentué dans le langage Barcelonais, est toujours marqué par un accent grave placé sur la lettre où il tombe, sauf lorsqu'il porte sur é fermé, dont l'accent aigu, qui ne peut être changé, indique l'accent provençal,

précédés de

tonique.

Enfin nous rappelons que dans

le

langage Barcelonais,

d'e muet, qu'on n'emploie pas de diphtongues ai,

dans

laid, oi,

dans boire,

et qu'il faut

n'y a pas

il

que prononcer séparément toutes graphiques,

telles

les lettres.

Les abréviations grammaticales employées par nous, sont celles usitées en pareille matière.

L'abréviation (Ghab. et de R.) veut dire

Cottiennes et en particulier du Queyras

brand

F.

et

:

»,

tiré

par

du

MM.

«

Patois des Alpes le D*" J.

A. de Rochas d'Aiglun. Grenoble, Maisonville et

Arnaud et G. Morin.

— Le langage de

la vallée

A, Gha-

Fils. 1877.

de Barcelonnette.


ABO

Abaoucàr,

n.

V.

ACA

Se calmer, en

parlant du temps. a. Loger et noum-ir chez Ai abari moun paire ; ai abarï

Âbarîr, v. soi set

:

Abouquih,

v.

Donner

a.

le

bouc

à la chèvre.

enfans. Etym.:

Mettre à l'abri

derrière les remparts (/ousAàris) (H.

Abouràr,

Calmer.

v. a.

Abouri, adj. Épais, touffu.

Abousquîr

Se

v. n.

(s',

gai-nir

de

bois. ahalir).

Âbelhiéra (la rouécha. Nom de lieu. Le rocher des abeilles sauvages

Abrasamà,

près du Lauzet, dans le Riéou das

Abrasàh,

Unfeàrts.

Abreviàr,

Âbenî-îa, adj. Venu. Se dit des «personnes et des choses Enfàn, :

agnèou, hla, ben ou inàou abeni.

AnEOunÀGi,

bestiaux et abreuvoir.

Abeouràr,

Abreuver

V. a.

les bes-

tiaux.

abramat),

Souder au

v. a.

feu.

Abréger.

v. a.

m. Abri.

Vient du mot

bric, rocher, sous le rocher.

Abrivàr,

v. a.

Abrivàr

(s',

Accélérer, abréger. pr.

v.

Se jeter brus-

quement sur quelque chose, sur des aliments on particulier.

Abeourôour,

s.

m. Abreuvoir.

Abrouàr,

Abè-rougé,

s.

m. Enfant de chœur.

Âblaiàr, v.

a.

Emblaver

(II.

abla-

v. a.

Faire approcher les

brebis du bord des champs, où se

trouvent des touffes d'herbes dites

ab rouas.

dàr).

Âblaîr, V.

gerbes à

s.

(II.

Abrivà, àia, adj. Goulu.

m. Breuvage des

s.

AbrIc,

Avide, pas-

adj.

àia,

sionné, affamé

la

Laisser

a.

mûrir les

Âboucàr,

Calmer, mortifier,

V. a.

(d',

adv,

La

face

Abouchounà-àia,

adj.

Sur

les

dents, faôe contre terre (H. adens).

Âbouissounîr (s', v. n. Passer à de buisson, se rabougrir en parlant des arbres. l'état

abominer.

àia, adj.

Usé

;

usé par le

travail (H. acabassi). Aufig.: qui n'a

plus le sou.

contre terre.

Âbouminàr,

Ébourgeonné,

adj.

îa,

Absulamén, adv. Absolument. Acabà,

réduire au silence,

Âbouchdun

Abhoutî, brouté.

grange.

v.

-

a.

Exécrer, haïr,

AcabXr,

Loc:

v. a.

Terminer, achever.

a acabà de ben faire,

mais rien

fait

Acagnardî,

il

n'a ja-

de bon, ia, adj.

AcAGNARDiR(s',

Qui a la flemme,

V. r.

S'acaguarder,

devenir paresseux,

Acanàr,

v. a.

Disposer du bois de


ACL

ADI

chaufTag^e pour le métrage.

La me-

sure de Barcelonnette est la càna ou huit stères.

AcARNASsi,

manger que de AcEinÀn, V.

viande.

la

m. Attaque d'apople-

s.

xie.

AccouBLÀn

Accoupler.

V. a.

n.

V.

(s',

Âccouchàlhas,

Consolider, apla-

V. a.

Acô, pron. dém. Cela. Loc: ni per il n'en a pas tenu compte.

s.

p.

f.

Acô

Acornî,

m. Fruit du

s.

Acoucounàr V. a.

m. Point annoncé au

s.

Caler

AcouÉHDi,

Âchabîr

n.

v.

is',

Se procurer:

siéou achahi éna fréma. J'ai pris

femme.

Acourà, doou frèit,

Acouràr

Achàmpa-nuéch,

porter à

V.

a.

a.

Âcimàr,

n.

v.

!

a.

Mettre les moutons

Acrupiàr

Se dit du soleil que la cime des soit à

pour pousser les

Donné par

qui donne à aclàp le

Ilon-

sens

d'entassement. Aclapàr,

v. a.

AcucHÀR,

V. a.

Adameiselî, allures

Amonceler.

V. a. Id.

}a, adj.

Qui.prend des

de demoiselle.

Adehàr, il

n. Convenir. L'i ou en a convenu tolérer,

v.

;

ses

fantaisies

à

un

enfant.

Aderé ou Aderéng, adv. De

suite,

l'un après l'autre.

A Couvrir, enfouir.

à

V. a. Accabler. Acubir de Agonir d'injures(H. atrepir"*

passer toutes lit,

Se mettre

pr.

Acubîr, soulisas.

a aderà,

m. Couverture de

v.

(s',

x'oue.

table (langage grossier).

AcucHouNÀR,

Achopper, heurter.

qui forme aclapàr.

v. n. S'affecter.

(s',

v. a.

AcEinÀii, V. a. Acérer, aciérer. s.

fi'oid.

Acrupiàr,

chèvres en avant.

Aclàps,

Acourà

Saisi.

à la crèche.

Gauler les noix.

interj. Cri

adj.

par le

Amasser, trans-

m. Heurt, achoppement.

s.

Âcipàr, V.

àia, saisi

Coter une

montagnes, soit à son lever, son coucher. Acîp,

croupeton.

V. a.

n'éclaire

il

A

AcouTÀn,

maison.

la

AcHAN.Vn, V.

(d'.

m. Accord.

s.

m. Noctam-

s.

bule, retardataire.

AcuAMPÀn,

cornouiller.

(s', v. pr. S'accroupir.

Acoucounduns

jeu.

Acô dePiéare,

de, prép. Chez.

Couches des

Accùs,

norat,

Acloutàr,

chez Pierre.

AccouTÀu,

Ackè

en parlant.

S'accoupler.

femmes.

quand

d'appuyer sur les mots

acô,

AccouBLÀH,

me

Appuyer, presser

v. a.

même

Acloutàr (s', V. pr. Se mettre à son aise (au propre et au figuré).

m. Accessoire.

s.

dit

nir.

Aciércr.

a.

AccESSôui,

Accident,

Habitué à ne

ÎA, adj.

Aclassàr,

Se

DiÉou siÀ

dj^ou.

!

Adieu

Loc: brûler

la

!

Rooubàr Va Se

politesse.


4

AGR

AFI

bête de somme qui chappe brusquement. dit d'une

Adoubàr,

Qui donne vo-

îa, adj.

m. Cor,

s.

Agantàr,

v.

Ado'us,

m. Source provenant du

s.

Adraià, àia, adj. Battu, en parlant

m. Versant exposé au

s.

Agàst,

m. Erable. Acer

s.

opuli-

Agerpî,

Gazouné, couvert

îa, adj.

d'herbes.

midi.

Adréch, écha, Adùre,

V, a.

adj. Adroit, adi'oite.

Aglàn, du hêtre.

m. Gland du chêne

s.

Apporter. Agnelàia,

Âfamàr,

Affamer.

v. a.

Âfanàr

(s',

Âfàtou,

s.

Ahaner.

v. pr.

Agnèou,

m. Fruit du prunelier

Âfatouliér,

m.

s.

a

(jui

mis

de

Agneau.

m.

s.

Faire

l'agnèou, agneler.

Agneliér,

Prunelier

Briançon.

Agouàrt,

m. Berger.

s. s.

m. Gros clou de char-

pentier. Crosse.

Afeciounà, àia, adj. Animé. Âfflaiàr

Agoubedî, îa(màou,

Reprendre

pr.

v.

(s',

haleine.

Afklaqui,

îa, adj.

Affourtîr,

à voir;

est bien malade.

à/jfre

de vèire,

Affrous-ousa,

fait

il

peur*

fait

peur

Agoulènsa, norhodon,

Agoura,

Mince comme un

s. f.

v. a.

s.

a.

Per-

fectionner un travail ad unguem. raffiner. Ex.:

en parla

Au afl-

nouU, un langage choisi. Âfiquès,

s.

m.

p.

Ornements,

f.

lette (H. affiquets).

Âfitàr, V. a.

Prendre un domes-

Agonir.

Verge

de saule,

a.

Gagnera quelqu'un

tout son argent.

Agouràr

v.

n.

son préjudice. Se

f...

Agoutàr, toi-

Gratte-cul, qui-

saule marceâu.

**Agouràr, v.

fil.

Âfilounîr et Afinoulir, v.

Mal tenu,

de l'églantier.

fruit

Agounlsàr,

adj. Affreux.

Âfilounî, îa, adj.

adj.

état.

se traîner.

v. a. Affirmer.

m. Chose qui

s.

mal mis, en mauvais

Agoubejîr (s', v. n. Se ti'aîner. Se pdua pa agoubejîr, il ne peut pas

Amolli.

Affre, hoc: Fài il

Brebis

s. f.

et

bas.

de Briançon (H. afatdua).

tique.

En venir aux

n.

v.

(s',

folius.

d'un sentier.

Adréch,

Agantàr mains.

souterrain des rivièi'es.

figuré,

durillon.

Agripper, rattra-

a.

per.

lontiers.

lit

Afitàr (s', V. pr. Se placer comme domestique. Se métré a nièstre.

Agacîn,

Raccommoder.

V. a.

Adounassî,

s'é-

tà, la

(s',

v. n. Tarir.

Se tromper à dedans.

La féa

brebis n'a plus de

lait.

a agou-

Se

dit

d'une source.

Agrachàr, Agradàr,

v. a.

Défoncer

v. n. Plaire.

la terre.


Âgragniàr dans un coin. Agranàr,

une vient toujoui's de son parrain donne àib, s. m.).

(H.

Prendre place

n.

Prunelle.

s. f.

Aguibouet,

m.

s.

s. f. Eau. Dounàr Vàiga Loc: Ondoyer un enfant.

Aiga,

Crépir, recrépir.

v. a.

Âgraneàr (s', v. sur un véhicule. Agréna,

Se cacher

n.

v.

(s',

Épine-vinette

enfhn.

Âgrimpàr,

v.

Agripper (H.

a.

Âgrivouéta

Eau-de-vie.

s,

Loc:

Aigre, acide.

en travers avec

faire aigre, forcer

Ângrivouéta,

et

Neige mêlée de

f.

s. f.

Aigre, adj.

v. n. S'agripper.

(s',

s.

pluie.

AiGARDÈN,

agrippàr).

a'n

Âigagnous-ousa, adj. Qui a le goût de leau, en parlant des légumes. Âiga-néou,

(Jausiers).

Aghipàr

5

ALÂ

AIB

f.

un

levier.

Griotte (h. agrueta).

m. Sauce à

Âiôli, s.

Aguoumendîr,

Aise

Agroumoulî-lîa, adj, Accroupi.

(d',

s.

Agrouvelîr

(s',

Groseille.

f.

V. n.

v. a.

Se recroque-

le bercail, se coucher.

Ajo'uc,

s.

m. Perchoir.

v. avoir.

Ajoucàr

Agùlua,

s.

(s',

Agùlha làrgea,

n.

de lieu

Se jucher.

Atteindre.

v. a.

(II'"

Âjùa. Aide, secours.

Ubaye).

Agulhàia,

s.

f.

Aiguillée de

Ajuàr,

v. a.

Âgulhér, pointues

;

Al, s.

s.

m.

Petite

roche

pointue. s.

f.

Erable champêtre. Las

nom de (II.

m. Rallonge.

m. Série de roches

s,

pelote à aiguilles.

Âgulhoun,

Aider.

fil.

Ajîtst, s.

Thuiles

v. n.

Aiguille.

f.

Ajougner,

Aia,

Renfermer dans le dans

bercail. S'ajassàr, se renfermer

viller.

Aias,

alholï).

adv. Doucement.

Ajassàr,

Agrounsèla,

Aguér,

l'ail (II.

v. a. Affrioler.

lieu

habit.,

des

ayas). Bois en celtique.

m.

Alàbre,

Ail s.

(II.

m.

àlh).

Érable

commun,

peu estimé comme bois de chauffage. L'a labre es en mari bouésc; a leissà soun paire mûrir oou las dàou fuéc, l'érable champêtre, est un mauvais bois de chauffage il a laissé mourir son père au raz du foyer. (A Seyne on appelle ce bois jalàbre.) Acer ;

Âiàssa,

s.

f.

Pie,

ayasse, corvus

picn h. agàssa). s. m. Érable à feuille d'auAcer opulifolium (Fours) (H.

Âiàste,

communis.

àibas n'y a toujoùr ùna d'oou peirln,

Alabréna, s. f. Salamandre. On que sa blessure .est mortelle et qu'elle a la vue très courte. On lui prête, à F"ours, le langage suivant

des sept qualités d'un nouveau-né,

Si avièou d'uéis

bier.

agast).

Âibas,

croit s.

f.

p. Qualités.

Das

sèt

:

cduma ma souére


6

AMB

ALO

yeux

Si j'avais des

sa sèla.

bmme de su comme

en

garinèla, calarièou

ma sœur la vipère, je ferais homme de dessus sa selle. Alachàr,

choir un

Alduas, n. pr. Allos. Patrie d'IIonnorat. Chef-lieu de canton des Basses-

Alpes. Alougeirîr, v.

Alài, adv. Là-bas.

Alamoun, bâti

de

Alp et Aoup, s. m. Pâturage élevé. dit l'a/p de telle montagne, et

On

Tremble.

s. f.

Devenu gourmand.

Alefrî, îa, adj.

:

montagne de

Valp.

Alpét, éta,

Petite alp.

s.

Alegànt, ànta, adj. Arrogant.

Alpilhoun, Alegourà,

àia, adj.

Qui

a le loisir

de, qui n'est pas pressé, que a

Végour

pa

Alpin,

m.

s.

Petite alp.

m. Oiseau, pinson nive-

s.

roUo.

de...

Alki (de bouen. Loc: De bon Alèia,

Alén,

Alta, s. f, Déjeuner que dans une excursion. Aluiàr. V.

m. Haleine,

s.

aloi.

Allée.

s. f.

Alenàr,

V. n.

Alendrîr

(s',

souffle.

Amagàr

Respirer. v. pr.

Se parer,

faire

*Aleoupà, àia, adj. Fai-ceur, mau-

n.

Se bien cou-

adj.

Qui ne peut

V.

(s',

vrir. ia,

mère.

({uitter sa

Âmanouli,

vais plaisant (v. léoupa).

ia,

adj.

Bien en main

(IL amanoil).

Alestir, V. a. Apprêter.

Âmàoussa, Branche del'épinglier

s. f.

Mettre à sa place, en

a.

Âmamasi,

Aléta,

l'on porte

parlant des bestiaux.

toilette.

(v.

aile-

par les loups.

ancienne en bois.

l'araire

Albèra,

(II.

Bon pour être habité

Aloupatî, adj.

m. Pièce principale,

s.

Alléger.

a.

ougear).

V. Allaitei'.

s.

Mûre noire des

f.

ronces.

làna-charhe).

Alhàrt, Âliéia,

m. Ail sauvage.

s. s.

Fruit de l'alisier (H.

f.

alisa).

Aliéra,

m.

s. f.

(v. c.

Alisier.

s.

f.

Amàrou,

s.

Fraisé.

Osier, brin d'osier,

m. Fruit de l'ama-

AMAROuiKR,s.m.Merisier à grappes.

Lieu où poussent les

m.).

Âlongis,

s.

m.

Alouàr,

V.

a.

sonner, trùfas

p.

Retard, lenteur.

Bistourner

.alouàia.o,

;

assai-

pommes de

terre assaisonnées.

Alouesénc, énca, et Aloousénc, s. Habitant d'AUos.

onca,

s. f.

Amahîna, rouiér.

Alieiér, s.

alharts

*Amàoussa,

.

Amarùn,

s.

m. Amertume.

Amblùr,

s.

m.

Amblùr,

adj.

Ambra,

s. f.

Ilâbleur.

Qui

trotte à l'amble.

Framboise noire (IL

amhroisaj.

m. Abricot.

Ambricôt,

s.

Àmbriéra,

s. f.

boises;

nom de

Quartier à fram

lieu.


ÂKÈ

AML'

Ambrouécha, s. f.. Fruit de mûres l'ésinet.

ronce

Amusàlhas,

la

An

;

;

Amé, prép. Avec.

Amelàncha,

AMELA^•cHIK«,

An

m. Amelanchier

s.

cralœgus amelanchier.

Amendoun,

la

pigne du pin cimbro, pin couve. A-MENDRin,

Amiràr,

V. a. Mirer, ajuster.

il

Anadôour,

Amoulàr, V. a. Aiguiser. Loc: Voua ni viràr ni amoulàr, il ne se

m'anàva,

la

(Il

Anàr,

ne veut ni tourner

meule, ni aiguiser.)

Amoulèt,

s.

m. Aiguiseur.

Amoulounào,

v. a.

Amoulounja,

s. f.

Entasser.

Vkoutre noun, alternanEn an din Vhoutré,

e

an.

Cduma

a

L't

'na

banda

y a bien longtemps.

natation.

décide à rien.

y a quelques an-

année moyenne.

ajuste

Amirous, ousa, adj. Qui bien, avant de tirer.

Il

L'an prochain.

as d'ans ? Quel âge as-

Quan

En an

'f

L'an dernier.

(l'.

(l'àoutr'.

ces d'un

d'ans,

Amoindrir.

V. a.

nées. tu

m. Graine de

s.

(l'.

An que vèn Azerole.

s. f.

passa

p Amusettes.

s. f.

s.

m. Lieu propice

Loc: La léngua

v. n. Aller.

langue

la

vài gue.'...

à la

me

démangeait.

Comment

se

fait-il

Vài ben que fouguérou aqui, par bonheur je me trouvai là. Se leissà'nàr, mourir.

que

?...

anàr. Ind.pr. vôou, vas, vài, anàn,anà,

Infinitif: :

Manœuvre pour

allécher quelqu'un.

Amoulounjàr,

Imparfait

v. a.

Allécher, ama-

douer.

Amoun, adv. Là-haut, d'anioùn et

amdun (ràout. Amour de dîeou vous

fait

suer

Amoura,

(per

l'.

Loc: ça

Fruit de la ronce.

v. n. Boire en plongeant les lèvres directement dans

Amouriàr

(s',

anàvou, anàves, anàva.

Anchétas, s. f. Train de derrière du chevreau ou de l'agneau. s.

f.

Contre-fort.

Andàn, s. m. Foin ramassé par la faux dans chaque espace fauché dans le même sens d'un bout à l'autre d'un pré. Cet espace une fois fauché s'appelle la plana.

Àndi (do'una te

l'eau.

Amourgounir

(s*,

v. pr.

Se pelo-

tonner, se blottir

Amourtissamén,

s.

m. Droits de

d'.

Mets-toi à

ton

aise.

Entreprendre, a. v. Aneicàr, mettre en train. Anèica te, préparetoi.

succession.

Amoussàr,

:

S'en anén, allons-nous-en.

Ancoula, !

!

s. f.

van.

v. a. Eteindre.

*Amuelàr, v. a. Mettre les gerbes en gerbier, muèl.

Anélha, grange.

Anèou,

s. f.

s.

Anille d'une porte de

m. Anneau, bague.


8

AOU Ânequelir,

v. a.

API

Anéantir (H. ane-

courir).

Angounsèla

et

Angrousèla,

s. f.

Groseille, groseille à maquereau.

Angrousèla,

s.

f.

Groseille (voir

Olca, oschia, désignaient au moyen âge une terre labourable, entourée de haies ou de fossés. Le mot Oche a conservé en Poitou le sens de jar-

din potager clos (Chab. et de R.).

^(/rounsèla).

Animalàs,

Aoupilhoun,

m. Grosse

s.

nom de

bête.

Anîr, V. n. Las féas se fan anir. Les brebis se font couvrir.

oiseau.

Anîs, s. m. Toison d'agneau. Employé surtout au pluriel: anissés (H.

AouRE, ment.

*Aouravèlha,

agnin).

Anouna,

Seigle.

s. f.

Antfuna-de-san-Pol, hâtif de

saint

Paul,

m. Seigle

qualité

vouer au bleu.

m.

s.

le

Aparàr,

der-

garantir.

adv. Fort

Aparàr

D'en àouh' à Vkoutra, de l'aube au crépuscule. s. f.

!...

Pour aboudcr dans

v, a.

v, n.

(s',

Aparesi,

Défendre, soutenir

îa,

Se défendre, se Appai-essé

adj.

(H.

aperesit.)

tard sur le midi.

AouBÉNCHA,

Auti-e chose.

Aparàr, V. n. Tendre le coin de son tablier pour recevoir q.q. chose.

Anïifla (bàtre l'. Battre la campagne, n'être pas assidu à son travail. (Piquer une étrangère.) (à

Certaine-

sens de l'interlocuteur.

quelqu'un.

1',

Casse-noix,

housses.

:

nier.

Aouba-das tavàns

f.

s.

AouTRE QUE

l'an

s.

supé-

Anounciàia (pounTÀn l'. Loc.: être voué auhleu. Faire pourtàr VannounAntàn, adv. Autrefois,

;

AouTRAFÉs, adv. Autrefois.

rieure.

ciàia. Loc.:

alpe

m. Toison tondue des moutons (H. àous). Plus employé Âous,

au pluriel s.

Petite

exclamation.

Aoure,

Anouge, s. m. Agneau sevré de moins d'un an.

n. pr.

lieu.

le

Apeisà, àia, adj. Qui connaît bien pays.

Apeisàr

(s',

Aperiér,

s.

S'acclimater.

v. pr.

Aubier.

Aoubra,

s.

f.

AouBHE,

s.

m. Arbre.

m. Rucher.

Peuplier tremble.

Aoubréa (1', s. f. Nom de lieu, complanté de peupliers trembles (H. aouhria).

Apèrsi,

f.

Pêche.

Apetità, àia, adj. Qui a appétit.

Apetouirîs, rdun, V.

Àoucha (!', s. f. Las Àouchas. de champ, nom de lieu. Bonnes

Api,

terres défrichées depuis longtemps.

coum'

Nom

s.

c.

s.

Apia,

m.

s. f.

en''

adj.

m. Que petoui-

m. Céleri.

Hache

àpia, loc.

{lî.hàpia).

Fou à

lier.

Fouél


AQC

ARG

Aplanàr, v. a. En terme d'agripasser un billot de bois,

culture,

muni d'un timon

sur les

attelé,

et

jnottes pour les écraser.

V.

(s',

Prendre ra-

r.

adv.

Tàch'aqui,

Là.

ne

rien

place,

tout

va plus

!

D'aqui aqui, en un clin d'œil. Aquinsàr,

Aplanôour, s. m. Bloc de bois pour aplanir les champs.

Aplantàr

Aquî, reste en

(II.

Exciter un

v. a.

chien

aquissar).

Ahabréna, Aràgna,

alabréna).

s. f, (v.

Araignée

s. f.

cine, muser. V. n.

Pointer aujeude

v.

Dresser un pou-

Apouentàr,

Aràire-fdurca,

s.

Araire à la-

f.

quelle on n'attèle qu'une bête.

boules.

Apoulinàr,

a.

lain.

Apounchàr,

v.

Apountelàr,

Apountèou,

Rendre pointu.

a.

s.

Apoupouni, Apoupounîr,

Apoustàr poule

v. a.

(s',

l'air.

Choyer.

V. r.

Se

commence

qui

dit

à

d'une

des

faire

ceufs.

Aprair,

v. n.

Apparaître.

Arcàn,

s.

A

Fantaisie.

f.

(II.

que

arbasias).

m. Tronc d'arbre en-

s.

dans de grands éboulis ou dans les boues glaciaires, souvent à moitié pétriOé.

Arcanàs,

Ardî,

Convertir en prairie

v. a.

Aprimàr,

v.

Sortir

a.

tons au printemps quand plus rien à

la

Apprivàr,

les

mou-

il

n'y a

grange.

m. Augmentatif

s.

d'ar-

v.

a.

Apprivoiser

(s',

v.

pr.

(II.

ser.

mau-

bon cœur.

m.

bestiaux

bélier.

Donner

v. a. (11.

Arélha, S'apprivoi-

Faire

faire contre

Vardi,

s.

s/a tous

allez tous bien ?

vaise fortune

Are,

Bien portant,

îa, adj.

Vous

?

Areàr,

spprirndàr).

Apprivàr

ardis

Michèou

apradir).

la

pâture aux

arreàr).

s.

Soc de

f.

Aresoun.vr,

v. a.

l'araire.

Faire entendre

raison.

*Apréner,

Aquè!

laisser cou-

can

Apparèisse.

(II.

Arbatàr (s', v. pr. Se une pente.

ler sur

foncé depuis longtemps et conservé

(Enfant) gâté.

îa, adj.

airain.

d'arhèsias en testa

m. Appui pour sou-

tenir ((uehjue chose en

m.

s.

Arbèsia,

Arc-bouter.

v. a.

Aràn,

int.

v. a.

Apprendre.

Cri pour

pousser les

chèvres.

Aqukl, éla, pron.

Arestàncha, (11.

Arestànt,

dém.

Celui-là.

Aquést, esta, pron. dem. Celui-ci. Aquét, s. m. Charrette très forte pour le transport des blocs.

s.

f.

Bâtardeau écluse

restànca). s.

Arestiéra,

m. Bâtardeau.

s.

f.

Croupe de mon-

tagne, crête.

Argèn-viéou, argent.

s.

m.

Mercure,

vif


ARR

lô Arlkui,

Arribàr,

m. Extravagant.

s.

Ahmàri,

ASP

m. Armoire. Dansàr

s.

Arriver,

n.

v.

après la méssa,

devkn Varmkri, n'avoir plus rien à manger, danser devant l'armoire. Foutr'en cop de pé à Vannàri, se

dichas, arriver en retard.

mettre sur son trente et un.

arrigis.

Armeàs,

Se

dit

Artkou,

s.

m.

la

:

de

la

nèou

Orteil.

s. m. Bagage, paquet de hardes, bric-à-brac.

Ârtifàlha,

Armèla, s. f. Protubérance sur un peloton de fil dévidé par anneaux entrecroisés.

m. Gros peloton de

s.

lana charbe).

ArnA.,

teignes

àia, ;

diaire entre

les

parlant du

en

vermoulu,

Artdun,

Arnàr (s', V. r. Se vermouler, mangé par les teignes.

être

m. Harnais.

s.

Arnescàr,

V.

(li a, loc.

n'y

Il

a pas

AupiLuouN,

V.

Ârramblàr

(s',

Alpilhdun. pr.

v.

Se serrer

contre (H. se ramblàr). s.

Ahrapàr,

Arrapiounàr

Arzîl,

coùma

v.

pr. S'accro-

dans l'expression aigre Aigre comme du :

Tenir en bride.

v. a.

Arrentàr,

V. a.

Prendre et donner

à ferme. v.

a.

Écarter,

mettre

de côté. Arressàr

n. (v.

arzilduira).

On

dit aussi rezilàr. s.

f.

Grosse mouche

qui pique les brebis et les zilàr,

c'est-à-dire

queue

droite.

Arzouél,

s.

Ascla,

f.

si...,

s.

loc.

coucha,

Ârressàr,

Donner des coups

s.

partir

fait

ar-

avec

la

m. Orgeolet. anfractuosité

Fente,

m. Ane. L'àse me foùte Le diable m'emporte si

sarà inouért Vase

cher.

Arrenàr,

a.

d'arzil.

AsE,

Empoigner. (s',

m. Pain.

de rocher (Lauzet).

m. Avare.

v. a.

intermé-

bourgeoisie et les

Cosser.

Arzilduira,

m. Grande femme

s.

maigre.

Arràpa,

tête.

v.

Arzilàr, v.

un

chat.

Arpalhàn,

classe

;

vinaigre.

Harnacher.

a.

s.

*Arudàr,

de

Arnésc,

la

Gens de métier

s.

de boutique

paysans.

Rongé par

adj.

bois.

Arpa

Artisan, àna, et

AnMELiÈR, (v.

v. a. Porter.

neigequi portel'homme, ex.

Terre vague (H. her-

s. f.

màs).

fil

Arrigîr,

arribàr

yuan vèspras soun

...

loc.

et

acquéou que lou

(l'àne

sera

mort

d'un événement à venir très lointain. Couquïn couvi'en àse nègre.

Coquin

comme un

âne noir

(je crois

qu'on les calomnie). (s',

côté, se garer.

v. pr.

Se mettre de

et

aussi celui qui le pousse) en parlant

Asenét

et

asenoun.

AsPRE, adj. Acerbe.

s.

m. Anon.


ATÊ AssABOURÀR,

V. a.

Ass.vBOURÙN,

s.

AVE Assaisonner.

m.

Atèfe (bouésc

Assaisonne-

mestique

d'),

bois

;

11 s.

AssABOunXiaE,

s.

m. Gros os de

bœuf ou de jambon. Âssaleàr,

bestiaux

aux

le sel

assalegeàr).

sommes

AsiÈGis (siÀN, nous

blo-

la neige.

AssETÀR,

;

Élever, nourrir des

v. a.

Atrassàr lement à...

animaux jeunes. v. r. Aller habituel-

(s',

Atravalî,

Atravarîr

(s',

v. r.

buàia, encuver le linge. AssKTi,

m.

s.

Atupîh,

Petit siège.

foyer

Assetdun,

a.

Lorsque

neige

la

vous bloque, siàn assianiàs per

la

nèou.

;

au

s.

Âssoucià,

Assiette.

f.

Sommeiller.

Éteindre

v. a.

du

feu

le

réduire au silence.

fig.

Avàissou, s. m. Prunelle grosse prune noire sauvage. Avaissouliér,

AssiKiTA,

au

D'assis.

(d',

Âssianiàr, v.

Habitué

adj.

îa,

travail, qui travaille volontiers.

Asseoir, axsetàr la

V. a.

Atefeàr,

enfants, ou des

Donner

v. a.

(II.

qués par

Avalàr,

Concubin,

adj.

àia,

ine.

s.

;

m. Prunelier.

:

Dans le sens de comoou as avala ? L'as-tu

s. f

Cotoneasler vulgaris

v. a.

prendre. Ex encaissé ?

AssousTÀH,

V.

a.

Défendre qqun,

prendre sous sa protection.

AssousTÀR

(s',

V.

r.

Se

mettre

à

m. La broche. Loc.

s.

que la

lous quàlr' àstes.

peau

membres

;

les

et

il

est

Il

:

d',

être expéditif

en

Li n'a

os, les quatre

maigre

comme un

clou.

Âtàcou,

m. Morceau de bois pour arrê-

s.

attaché aux ter le

Avàns (avér besogne.

AsTE, resta

Avàna, (Lin.

l'abri.

que

cultivés

bois dur (IL atef).

ment.

le

m. Bois do-

d'arbres

(II.

tacoua).

Âtampanîr (s', v, r. Se dit d'une génisse qui prend le veau au bout de la première année (v. tanipàna).

Atàta.

s.

(s', f.

V. n. S'attabler.

Fruit de Vattatiér, la

viorne cotonneuse,

viburnuin lan-

tana (IL attàts). Ate,

s.

Avàou

En

(d'.

bas.

Avàras, s. f. p. Tiges formant la charpente ou la chaîne d'un panier.

AvÉN,

s.

m. Source.

filets à foin

nœud des cordes

Ataoulàr

Avàou. Là-bas.

m. Acte notarié.

Avenà, s. m. Avoine moulue en gruayx pour

grillée et faire

une

soupe très rafraichissante. AvENÀR. Alimenter une source.

Avenénc, AvÉR,

s.

adj. Affable.

m. Brebis

pris collectivement

;

et

moutons

l'avoir

;

la for-

tune.

AvERÀGi,

s.

m. Les bêtes

ovailles.


12

BAD

Âviassàr, sa voie

BAI

Mettre

v. a.

le bétail

trouver à son goût,

sur

aviàr).

(II.

ÂYOulountàr,

v.

a.

Trouver bon,

lountkr)

;

ou

semence.

telle

agréer

vou-

(II.

se dit de la ten-e pour telle

B Ba,

s.

m. Baiser.

m. Crapaud, goùnfle cduma'n bàbi : enflé comme un craBàbi,

s.

Babiôt,

m.

s.

Babiôta,

s.

f.

Badaukla,

f.

Petite

fille.

m. Gros pou de

s.

pi.

s. f.

Badèic,

s.

:

;

v. a. Battre.

s.

Bachàs,

s.

Bachàssa

m. Soufflet, coup. m. Auge, bassin.

Nom

de lieu, vallon horizontal qui retient les eaux comme (la.

un abreuvoir, bachàs.

Badôc,

s,

Badàire, s.

s.

Bavarder.

v. n.

lébore fétide, v. stéoure

(H.

m. Niais.

viorme (courdél) qui soutient

mon pour

de

{j)èrtia)

l'araire.

le ti-

Carcjuois

la faucille. s.

f.

Catin. Sorte de gros

beignet.

m. Gueulard.

m. Bâillon; espèce

loc.

Badôca, s. f. Poisson d'avril. Morceau de bois en forme de crochet fixé au milieu de la partie supérieure du joug [coulariva) où s'accroche un anneau en cuir ou en

Bagàssa,

Bachasseàr,

chansoun de, du ricochet.

(es la

C'est la chanson

Bacèl (èstre 6ou. Locution dont monde use sans ménagement se dit des personnes et des choses.

Bacèou,

m, Tuyau de fon-

tête.

Les lèvres.

tout le

Bacelàh,

sou-

crie

taine rustique, l)ec de cruche,

Badî-badô

Bagnàh, d'el-

bada-

Ihoun).

Bagnàr

v. a.

Mouiller,

baigner.

lou péal, suer.

Bagôt,

s.

m.

Outre.

Au

fig.

:

ivrogne.

Badalhàh.

Bâiller.

Bàia,

s. f.

Dans

Badalîn-badalàn. Pour imiter son des cloches clopin-clopant.

badoca.

Badàous

d'un troupeau.

;

(faire

dernier soupir. badàls.

qui crie

vent. *

Babouînas,

le

ouvrir la

Femme

m. Qui

Badarèou,

Petit enfant.

Diminutif d'Élizabeth,

s. f.

Bàbou,

Badàl,

Crier,

v.

souvent.

paud.

Babô,

Badàr, bouche.

lous.

Rendre

On emploie

le

aussi

Bàile,

s.

m.

Bàisa-cùou, pière.

s.

le

premier sens de

Chef des bergers

m. Culeron, crou-


BAO .

Baissa,

tie

s. f

En montagne,

par-

inférieure dans

une

.

abaissée,

BAR

crête.

m.

s.

Mouvement d'une Balaridoun, Balin,

Allure décidée cloche.

m. Tapage

s.

;

;

chevrotines.

(v. peitraléts).

Bàoule, s. m. Plancher sur lequel on jette les gerbes une fois

Bàouma,

m.

s.

Gros

insou-

longea

temps

rocher

ciant.

las

;

Baràgna

Bambàna,

s.

Petites noces,

f.

perdu.

Bàna,

*

Corne. Loc.

s. f.

TèsV aqui

:

;

nom

Barànca,

et

corne

Plantàr

là),

la

Baràt,

m. Bête

s.

vieille,

Troquer

Baratàr. vieille

;

hors

une

bête

Salsifis

des

frauder.

Bàrba-bouc,

Banahl-, ùa, adj. Cornu.

Barre de

de service.

bàna àou

geàrp, s'endormir profondément.

s. f.

m. Dispute, confusion.

s.

bàn' alài. Obstiné sans raison (tête ici,

:

à pic.

Bauàl,

m. Bain

s.

Rocher surplombant, de lieu Bàouma, noou bàoumas.

s. f.

abri couvert

Bambalhàn,

bàouc) et

(v.

battues.

gai.

m. Gros plomb de chasse

s.

m. (Lans)

s.

plus haut plancher d'une

le

grange

Balàns,

Ban,

Bàoudi, aussi

13

s.

f.

prés.

Banàrt, arda, adj. Têtu.

Banàsta,

Bàrba

Corbeille.

s. f.

loc.

Banastoun, n'en ai la

m. Petite

s.

homme.

coùnien hanastdun.

testa

J'en ai la tête qui

comme un

corbeille,

de peisàn (viéoure sus, Vivre aux dépens du bon-

me

saute (grosse

panier).

Banastounàia,

s. f.

Plein une cor-

* Barbansùla, s. f. Dans le sens de grosse bourde, une faute, une erreur, et propos déplacé (Honnorat ne donne pas cette dernière ac-

beille.

ception).

Bang-fustiéh,

s.

m. Établi de me-

nuisier.

Bàncha,

Bàndre,

s.

s. f.

Banqueta,

Barbàou,

m. Tabouret.

v. a.

Banktas,

s.

m.

s.

f.

Anémone des

m. Croquemitaine.

m. Gros pou de tête des moutons (H. barbin). Barbezîn,

Lancer.

s.

Haricots verts. s.

f.

Chaufferette

Bàrbia, ;

plate-bande.

Bàouc,

s,

Banc (H. banchoun).

s. f.

Banchîn,

* Barbànta, Alpes Larche).

Petit gerbier.

Bàoucha, s. f. Herbe folle qui dans les rochers, les ravins,

croit

les haies fH. bauca).

Dartre farineuse de

s. f.

la figure.

Barda,

s. f.

Espèce de bât souple.

Bardàssa, Moutard.

s.

Bardot,

m.

s.

des

deux genres.

Petit mulet.


BAR

14 Bariolas,

de

bai'yl,

BAT

p. Lunettes.

s. f.

nom de

Étym.

l'émeraude blanche

qui a servi à faire les premières lunettes.

m. Muraille, rempart,

s.

Barcilouna. Barcelonnette. Bartavki.a,

Champignons qui ne sont pas bons à manger. Ce mot n'est plus employé. *

:

Barri,

rocher à pic.

Barigo'ula,

Barjàca,

s.

f.

adj.

èla,

Bavard, qui

jase à tout propos.

Diminutif

Baiuàihe-auèla. Babillard-arde.

Barjarèou,

Perdrix l'ouge.

f.

èla, adj.

Bartoumiéou, n. pr. Barthélémy. Bartouméirét.

Babillard.

s. f.

s.

Bartavèou,

:

Barulàr, v. n. Aller à l'aventure

Babillard,

qui ennuie par son caquet (H. Bar-

rôder

(comme un

i-ouler

;

;

baral).

Barusquiér, iéra, adj. bi-ouillon.

gekire).

Basîr, V. n. S'évanouir.

Barlèfa,

s, f.

Bauoun,

s.

Balafre.

m. Bâton de chaise,

et

l'ondin.

rir

de

Barre pour fermer

s. f.

une porte (H. harraloùira), sens que barras (v. c. m.). Baroulha,

s. f.

même

Basouàr,

Flétri.

Rosser.

v. a.

Bassachèou, Basségue,

Étourdi.

me

:

rire.

Basî, îa, adj.

Barduira,

Ex

me faites mou-

fasè basir de rire, vous

m. Coup rude.

s.

Mouton

m.

s.

d'une

cloche.

Barra,

s. f.

En montagne, une

cor-

niche au flanc d'un rocher à pic, montagne de forme allongée. En breton

Bassina, Bàsta,

s.

Aa/v signifie sommet de la tête, d'une montagne, d'un rocher {Chab. et de

dans

R.).

(comme en

*

Barra, àia, adj. Fermé, borné, bouché, très peu intelligent. Baiiràl et Bauràou,

Barrabàn,

Barràr,

s.

V. a.

m.

s.

m.

Baril.

Fermer.

gaspillent pas le foin.

Barriéra,

s.

s.

f.

m.

f.

Bassinoire.

Troussis d'une robe.

Bastàrt, arda, le

plaisir

de barra

Ruban que

l'on

tend devant les époux au retour de l'église, pour accrocher une étrenne.

;

se dit

heureux

piémontais).

Bastiàn-countràri.

Contrariant à

(comme en Piémont).

Basto'un-plantà (gardàr

loc.

à,

sans se

gêner dans la propriété d'autrui pécha vekrt). *

Bastoun-rimà,

s.

(v.

m. Entremet-

teur de mariages.

Femme

tiès

Bastuqueàr, v. a. Harceler, guer (II. boustiquikr).

fati-

Bastoun-vesti,

Nom

Bâtard

s.

d'homme

sens

Faire paître ses bestiaux

Brise-i-aison.

Barras, s. f. p. Sorte d'échelle qu'on met sur le fourrage dans la crèche des moutons, pour qu'ils ne Barreirdun, Fours)

s. f.

s.

m.

maigre (piémontais).

Bàstuqueàire, Bâta,

s.

f.

s.

m. Tisonnier.

Sabot des bêtes de


BEA

somme

BEI

par extension, peau morte

;

dure qui se forme sous des hommes. et

Batàl,

V. n.

(piém.),

garder les trou-

quartier,

peaux dans un quartier. Bâte

Accueillir froidement

frèit.

Loc. Métré la beàra de càire. Se fâcher (mettre son bonnet de tra:

vers).

Batailler, hésiter.

Bâte. Pour bàtre, battre

bâte en

pied

m. Battant de cloche.

s.

Batalhàr.

le

Beàs, s. m. Traîneau à fond arrondi pour le transport du fumier.

Beàssa,

Bèba,

Bateàlhas, s. f. p. Cérémonie et repas du baptême (H. hapteginlhas). Baptiser (H. bapte-

p.

Besace. Loc,

:

Fàr

s.

Moue.

f.

m. Rocher saillant dans la comme un bec Lou bèc de n. de lieu. C» de Jausiers.

s.

vallée,

;

l'àigla,

Bèca,

geàr).

s. f.

lasbeàssas, couper la poire en deux; partager le différend.

Bèc,

v. a.

Berger.

s, f.

Beàssas.

quelqu'un.

Bateàr,

15

Caresse, bécot.

s. f.

Rixe.

Becàia,

Batouiroun, s. m. Morceau de bois pour délayer la farine dans la mar-

Becàr,

v. n. Rester bouche bée ; badauder. Bèca Vi ! ah maintenant

mite.

reste planté, la bouche bée

Batèsta,

Batùa,

s.

f.

:

!

tu

!

s.

!

imbé-

!

Béch ou centra. jeu d'épingles.

Tête ou queue,

l'é-

tonnement. Beàl,

Becquée.

!

cile

Synonyme d'andàn.

s. f.

Bè intei-j. Loc. Ah bè, de ah bè noun veiè ! pour marquer

s. f.

m. Canal d'arrosage. Toril remplace le mot

Bechàr, v. n. Prendre ou mordre en parlant d'une pièce de bois qui porte sur un mur.

rent à Maurin, où riéou

non

usité.

Becôti,

Bedigàs, Bealàia,

s.

entre deux aussi

Étendue de prairie canaux d'arrosage a f.

;

même

la

signification

Double sac

à por-

ter le fumier. ;

les

Bèf, bèfa,

que pordans la monqui se porte dans le Queyras. oreilles,

adj. Prognat,

qui a la

lèvre ou la mâchoire inférieure avan-

cée (IL bèfe).

Bègou,

Beàra, s. f. Bonnet (H. bèrra) spécialement bonnet en forte étoffe recouvrant

signifie

brebis.

Bedôc, s. m. Suisse, bedeau (H. beddt et bedèl).

Bealiér, s. m. Préposé à la surveillance d'une beliéra (v. ce mot). s. f. p.

m. Lourdaud, bonne

s.

En Provence, hediga

qu'et-

gàour (H. bearàou).

Beàrias,

pâte.

m. Petite caresse.

s.

adj.

bègue.

*Begouleàr,

v.

Begouleàire,

s.

n.

Bégayer.

m. Bégayeur.

taient les jeunes filles

Beicàr, v. n. Bayer aux corneilles.

tagne et

Beilàr, v. a. Prêter.


16

BÉN

Beinét, éta, choses,

pan

Beisàr,

BES

adj. Béni,

pour

les

beinét, pain bénit,

Baiser; bàisou, je

V. a.

baise.

Beissétas,

pour retirer

Poignée de fer

s. f. p.

la

marmite du

vent l'f en s et l'on dit lassilhas pour

supposer qu'on pour hesfuélhas, fausses feuilles, choses ressemblant à des feuilles. En effet les copeaux de la hache ressemblent assez à des las filhas, ce qui ferait

hessuélhas

feuilles sèches.

Bêlas,

s.

f.

Les cartes habil-

p.

Benvoulér

(se fàihe, loc.

Se

faire

aimer,

feu.

** Beissuélha, s. f. Copeau à la hache. Dans les dialectes d'Allos, où ce mot est employé, on change sou-

dit

Benissduns, s. m. p. Petit repas, comprenant des bignétas (v. cm.) pour conclure une affaire ou préluder à un mai-iage.

lées.

Bejlèou, adv. Peut-être.

Bèou, BÈLLA,adj. Beau, belle. Loc. bel esfrài, un grand effroi, en bèou capoun, un fripon fieffé. Aqui se gàgn'en bel argèn, on y gagne

En

beaucoup d'argent. N'i a de bèous il en est beaucoup qui... Es de bèou faire, dire, vèire, c'est faque...

cile à faire, à

dire, à voir.

Nouèsira

lénga a acù de bèou, notre langue a ce privilège. Èstre de bèlla, être en

humeur. Es pa

belle bèlla,

il

faire

lou

toujdur de pas toujours facile,

n'est

bèou,

faire

bon accueil

;

indique une grande quantité.

Belèsme

adv.

(à, locut.

Avued'œil Bèubias,

(H. à belèinie).

s.

Salsifis

f.

des prés

;

dartres.

Beléssa,

s. f.

Beauté, chose agréaBerc, bèrca, adj. Brèche-dent.

ble, facile. *

Beliéra,

s.

Canal d'arrosage

f.

principal.

Belîgre, s.

Belùa,

m. Galopin.

s. f.

Belùrias,

Bendàr,

Bérchia, lieu,

Etincelle.

s. f.

v. n.

p.

Fanfreluches.

Etre en érection.

Heureusement. Ex bèn lui, bèn di que, heureusement que. Bèn-di.

:

di an éou, grâce à

Benesi,

îa, adj.

Bèrca, s. f. La brebis qui de dents, brebis vieille.

Béni, pour les per-

*

Brèche

f.

;

plu&

n.

de

C« de S» Paul.

Beridoun,

Beuigàs,

Bèhou les

s.

n'a

s.

m. Jeune agneau.

s.

m. Lourdaud.

BÈRou Cri pour appeler moutons, et surtout le bélier. !

!

Bernîc, adv. Bernique. Bés,

s.

m. Bouleau blanc.

sonnes.

Bénias

(las, s.

f.

p.

Châssis placés

sur le bât du mulet et auquel pend gi-and drap, ouvert de chaque

un

côté, bèris).

pour

porter les gerbes

(H.

Bescouél, s. m. Collet de mouton, bout saignant,

Bescouire, Beselàr,

v.

v. a.

n.

Recuire. Crier fortement et

d'une façon continue.


BES * Besèou, s. m. Cri de grands cris (H. besèl).

la chèvre,

Bét,

colostrum.

m. Besoin,

s.

Besoun (aguér

Avoir be-

db, loc.

soin.

Besoùn, (es de,

loc.

est néces-

Il

s. f.

Béte, v,

a.

Mettre.

Betoul,

s,

m. Bouleau.

loc.

Le

cas échéant.

Besqueirù -ÙA,

adj.

Bidoun^

Manquer, ne

lieu.

s.

n.

pr.

Nom

Bi-anche bifurquée

f.

m.

s.

Quartier

de gâ-

Accouchement de Barguigner, hé-

v. n.

S-Paul

:

BiGNÉTA,

s.

Bignéta, simple.

s.

BiJouN,

Besusclàu,

BiLLouN,

v.

a.

BÎMA, (jui n'a

besvèire, loc.

V.

s.

Au

fîg.,

personne

m. Térébenthine du

m.

Bille

de

bois.

Chèvre de deux ans pas encore fait de chevreau. s.

f.

s. m. Bascule d'un campagne (H. balandràn).

Bimbalét, puits de

Flamber superd'une

fait

V. a.

Frapper à coups re-

Bin,

s.

m. Taureau de deux ans.

Testa de bin, têtu.

plumée.

BEsvÈinE,

f.

doublés.

bétail.

comme on

bar-

Beignet.

f.

s.

BiMBÀR,

ficiellement,

Bigarré,

des ampoules naturelles de l'écorce où ce li(iuide s'accumule.

tous.

m. Le

Terme de mépris

pin et du sapin, recueillie en fendant

:

s.

m. Arrosoir.

(las.

BÎGALiiÀ, ÀiA, adj.

lantouniàr).

Bèstia, s. f. bête. Vous dirié soulamén pa : bèstia, perqué siés aqul. Loc. Il ne fait nulle attention à vous. Espu bèstia que l'an que oou eriàn

Bestiàri,

m. Antoriscus syl-

s.

;

jumeaux. Bestenteàr,

De quel De biais, de côté.

pour les Piémontais,

Bessoun-na, adj. Jumeau, jumelle. f.

?

riolé.

teau.

BessounàiAjS.

sens de côté.

;

grosse branche. Bessîn,

s.

Biérbas

(la,

le

lou prénes ?

vestris. Lin.

de lieu lieu planté de bouleaux {bes en latin). Béssa,

Bichachàn,

Irrégulier,

Besquilhàr, v. n.

Besséa

biais

Adresse, habileté.

fausse équerre.

pas avoir

volaille

m. Dans

côté le prends-tu

Besou.ns (FÀinE sous. Chier.

taillé à la

De que

Betterave.

Boisson.

s. f.

Biais, s.

Besoun, (dins en bouén,

Bindôc, adj. Déhanché. n.

Mal

voir.

Me

Arnaud et G. Morin.

— Le

Bîri-bîri? Int.

fas

Tu me surprends énor-

mément. F,

Béta-ràba,

Bevànda,

saire).

siter (à

m, Colostrum et sperme, de sa ressemblance avec le

s,

à cause

Beslông, adj. Oblong,

Besoun,

17

BIR

Pour appeler

la

chèvre, on se sert aussi de biti! bichi!

langage de

la vallée

de Barcelonnette.

2


BOU

BLÊ

18 BiscA,

s.

BiscXr, V.

Blôda,

Colère.

f.

Se fâcher, ennuyer.

n.

Bisèst (an,

m. Année bissex-

s.

Bisquét, Bissôc,

m. Terre-noix

s.

bi-

(II.

Bisalio'un,

m. Petit couteau de

s.

Blà,

m.

s.

Blàchas

Blé.

(las, s.

f.

Nom de

p.

lieu.

blacas, jeune chêne, par exten-

sion, bois taillis.

Blachiéra,

s.

Nom

s.

de

Oa-

lieu.

jouer.

à

En

Pomme

de terre cuite

m.

s.

m. Courtaud (H.

courbette

faire

à...,

V. a. Flatter,

solliciter,

part,

blandu. v. a.

Blâmer

(II.

blea-

inar).

Booudràr,

la

s. f.

Haute-Ubaye;

Nom la

de lieu bleue; ou

bien lieu où l'on a ensemencé du sei-

où poussent des bleuets.

Bléa,

s. f.

Bléc,

s.

s.

BoouMÎR,

adj.

Dans

le

sens de

V. a.

Blessàia

(s'es.

Elle

a

fait

une

fausse couche (H. blessada). Blésta,

s.

f.

Morceau de fumier

servant

s.

faire

à

les

s.

pi.

f.

Soufflets de

* *

lieu,

BÔHDA,

S.

f.

commune

Métairie.

d'Uvernet.

Nom

de

La cou-

Poitou indiquait par ce

de terre que deux bœufs labouraient en un an. l'espace

BOTTA,

S.

las buttas,

f.

?

Botte.

Comment

Loc.

Cduma

vas-tu

?

ciràr

administrer un mourant,

Bduba, mont).

s. f.

Bouchas,

s.

Bobo (comme en Piéf.

p.

Les lèvres (H.

boucas).

agglutiné.

Bléta,

Vomir.

faire pourtàr bottas, enrichir.

maladie.

la

foison (H.

forge (H. bàougeas et bouzas),

vhi la botta

Blesî, îa,

A

adv.

(À,

voûtes des fours à pain.

nom

main.

par

m. Pataud.

Booussdun, s. m. Banc de pierres blanches dans les marnes noires

tume du

Poirée.

m. Jet de lait sortant de à chaque pressée de la

tétine,

Mêler.

a.

v.

BôouDRES

Bôouzias,

Blàva, blavéta,

dans

Bonbon.

s. f.

BooucHOus-ousA, adj. Contenant beaucoup de bàoucha (v. c. m.)

oxfordiennes,

Blasimàr,

boti).

BÔFi-iA. adj. Enflé.

a boùdre, pêle-mêle.)

m. Lièvre blanc.

Blandîr ou BLÀNDRE,

pâli

Boule

f.

s.

Booudré,

f.

de vei'dure à Maurin.

Blanchoun,

la

Boucle.

s. f.

s.

BÔNA,

deux sous.

gle,

Bôdi,

Bèdi,

Bissôc, adj. Sot, maladroit.

p.

net.

à l'eau.

soc).

sis

Couper

piômontais, servant de maçon.

Petit rageur.

m.

s.

v. a.

Blu, ùa, adj. Bleu.

BôcHA,

tile.

De

BIOUC (coupàr,

Blouca,

BiscÀRT-ÀRDA, adj. Vif, éveillé.

Blouse.

s. f.

f.

Badine.

Bouchard, arda,

adj.

Qui a de


BOU grosses lèvres

surtout

bas (H. boucarut)

museau

BOU celles

d'en

mulet qui a

;

le

noir.

BoucouN DE PAN. Bouchée de pain (piémontais).

BouNDÉNFLE,

adj. Bouffi.

BouDouÎRE,

m.

s.

BouFFÉTS,

m.

s.

19 Soufflets

p.

du

feu...

Boufre, s. m. Plus ou moins grande quantité d'eau coulant dans un canal ou en rviisseau. En boufre d'àiga.

Homme ventru.

BouDÙFA, s. f. Toupie; sa pointe rampoùn.

s'appelle

BouÉN, BouÉNA, adj. Bon. Loc. teni bouén, donner de l'espoir. Se teni bouén, être satisfait de... Aco's de bouén liège, c'est très lisible. A la bouéna, à la bonne franquette, de bonne foi. Estre din soun bouén, être à son apogée.

Far

Bouérda, s. f. Corps étranger dans l'œil. Loc. Te siés pàncà leva la bouérda das uéis, tu n'es pas bien :

Bougea,

àia, adj.

Bougîlha,

s.

qui

remue

rut.

bougilhér) qui

mouvement.

est toujours en

Bougilhér,

En

(v.

f.

iéra,

Bemuant,

adj.

toujoui's.

Bouigui,

s.

m. Plancher de grange,

v. tooulk.

BouIna,

s. f.

BouiNÀR,

Borne.

v. n. Confiner.

Bouira, s. f. Dans le sens de sauce ou de soupe trop claire. Petit lait.

Bouîta,

s.f. Boîte.

réveillé.

BouItàr, v. n. Boiter (boiteux se

BouÉsc,

m.

s.

Faire de

Bois.

bouésc, couper du bois. Loc

:

Dansàr

bouésc couéntra bouésc, danser individus du

même

enti'e

BouLEGÀR,

Bouen Diéou de bouésc, frhire de vous a fa,

Boulhàca,

BouNDÀR,

de la mère Bon Dieu de

d'un fusteàire

(v. c.

m.).

de

mon

écuelle,

mon mon fils

vous a fait, moi j'ai fait donc votre grand'mère.

fils ;

je

suis

s.

m. Bois de ré-

glisse.

Boufalabàla, adj. Joufflu.

BouKARÈou, ÈLA,

Qui a de

adj.

grosses joues. Boufîga, sur

le

s.

visage.

f.

Vessie

;

bourgeon

aller juste.

Bouger

V. n.

;

v. a. se-

couer.

siéou vou-

ésire màire-gran. Prière

Bouesc dous,

:

sexe.

moun escuèla, moun enfkn iéou ai fa moun enfkn ;

bois, frère

encore

dit goï) signifie

Acà bouita ben.

s.

f.

V. n.

Gâchis, boue.

Bondir.

BouNiÀs, XssA, adj. Bonasse.

Boure, boura, adj. Se dit d'un animal qui a le museau tacheté de noir, et par extension d'une personne qui a la figure sale.

Bourèou (pàgade. Paiement qu'on ne peut différer. Bourra, s. m. Étoffe très grossière dont on fait les sacs et las estaménias (v. le mot lana charbe).

Bourgét (lou, n. hameau.

lieu, le petit

pr.

Nom

de


BRA

BOU

20 Bourgniôl,

m. Trou à la muun recoin.

s.

BouTÎ,

raille pour éclairer

Bourilhdun, le

m. Bourrelet

s.

clans

Bourjin,

BouUga,

s.

m.

Rhododendron

n.

Sauter joyeuse-

Bourneàr,

ment

;

Boarnîn,

m. Conduit en

s.

bois.

m. Action de bour-

s.

Boursa,

s.

La poche des

f.

testi-

Boursoun, s. m. Terme de mépris pour les enfants coins du bas des ;

sacs

;

Bousa, s. f. Dans le sens d'éboulement d'une masse argileuse détrempée.

Bouscatiér (jàri, champs et des bois. Bouscatiéra,

s.

s. f.

f.

s.

m. Rat des

Hangar

à bois.

Ti-aînée de bouses

sln, faire

Bout,

ficha bou-

A

la vlsta

boul,

enflé

:

enfla

comme une

BouvîNA,

Cependant (H. bou-

Btfuta, adv. taz).

de bouta,

s.

m.

Petit

homme

Bouteou,

s.

tonneau

;

tap

petit et gros.

m. Mollet.

m. Bout de fis. du fouet ou de corde de Vestamégna. Bouteiroun,

s.

f.

il

Loc.

le Il

:

parle.

L'ensemble de bêtes

B«AC, CA, adj. Écervelé, diable à quatre.

Bracàr (se, v. r. Se buter, se mettre en travers, prendre mal une chose. Bràca Vaqui, plante-toi là, Loc. mets-toi là a

Brafàr,

l'affût.

v. a. Bâfrer. s.

f.

Large courroie de de

cuir servant d'avaloire aux bêtes

s.

m. Culotte, pantalon.

Bràias à la gringrangrèissa,

s. f.

p.

Culottes tombantes.

Bram,

outre.

Bouta,

bouvina.

exagère tout ce dont

Bràias,

m. Gousset.

s.

m. Outre. Loc.

s.

coùni' en

Qui concei-ne

Bouvîn-ina, adj.

somme.

une scène.

BoussouN,

celle

bouvet fenièou, les rainures.

Bràia,

m. Tapage,

s.

m. Rabot pour houve-

:

de vache. BousÎN,

s.

bovines.

gousset.

Bouselàia,

pas bou-

BouvETÀR, V. a. Assembler des planches à languettes et à rainures. Le bouvet màscle fait les languettes,

bœuf.

cules.

boutiga dube

n'est

lar.

le

neàr.

la

pantalon

BouvÉT,

se dit surtout des animaux.

BouBNÈou,

Boutique. Dans le

tonné (Piém.)

(H. bourenc). v.

s. f.

Repu, gavé.

sens de brayette, as àrla, ton

de laine.

fil

Ia, adj.

Brama

s.

m. Grand

(en, locut.

cri.

En

rut.

Bramafàn, n. pr. Nom de lieu. Pâturage de mauvaise qualité, où les troupeaux ne trouvent qu'une nourriture insuffisante, de telle sorte qu'ils crient famine en rentrant au bercail (Chab. et de R.).

Bramàr,

v. n. Brailler.

*


BRA Bramàire-arèla,

BRE Braillard,

adj.

arde.

Brànda,

s.

Paroi d'une

f.

Brànda-beàssas, gandé. *

man-

s.

m. Dégin-

v.

Agiter,

n.

secouer,

chanceler, remuer.

Bràndou,

Brasse, longueur

f.

*Bràndou, s. m. Échelle en bois suspendue sur laquelle on place les pains séparés par des bâtons fixes.

A

Saint-Paul panatiéra doul ou trantoul). :

Brandoulhàr.

(II.

bran-

m. Paille

dans un champ pour indiquer que est

m.

Homme

panta-

Braiàssa,

s.

négligé

Bréa,

Race. Es de

s. f. Il

la maria mauvaise race.

est de

s. f. Mardonne comme

Bre.Vlha et Briàlha, **

maille. Ilonnorat

étymologie le mot brès, berceau. Voir le mot précédent bréa. Brec, s. m. Pierre dure cassée, rocher à pic, grosse pierre. V. bric. s. f. Tas de pierres de grosses pierres.

;

entortil-

lée au bout d'un bâton, qu'on plante

champ

Culottes,

dans sa tenue.

Brecàlha, s.

les bras.

p.

s. f.

lieu couvert

Brandoun,

Sur

Sage. Bravét, accort.

lon.

V. n. Brandiller, se

dandiner.

Brassée.

s. f.

(à la, loc.

adj.

bréa, loc.

m. Ronde, rondeau.

s.

Brave, Bràias,

;

Brandir,

Brass.\ia,

Brasséta

Brànda-gadàoula, s. m. Qui secoue les loquets des portes. Mendiant entremetteur de mariage.

ce

s.

entre les deux bras étendus.

geoire opposée au mur,

**

Brassa,

21

frappé d'une

saisie

(saisie-brandon).

Brandouns lia diméngea das, s. f. Le premier dimanche de la mi-

Brecalhàr,

Marcher dans

v. n.

les

pierres.

Brecasseàr,

Marcher dans

v.

n.

pi.

Mâchoires.

les pierres.

Brégas,

s. f.

Bregouleàr,

Parler beaucoup,

v. n.

carême.

d'une façon confuse.

*Bràndous, s. m. pi. Jeux, folies que de bràndous en testa, il n"a que folie en tête.

rieux, qui parle à tort et à travers,

A

m. Bras. Prénes moun bras per àquéou de san Joousè. Loc. (tu prends mon bras pour celui de saint Joseph), pour une enseigne. Qu'attends-tu de prendre ce que je te tends ? Allusion à un bras en bois portant un cierge dans l'éBras,

s.

Brasc, adj. et

au

de Barcelonnette.

Brusque, cassant (au

fig.).

m.

Homme

peu

sé-

qui ânonne.

s.

glise paroissiale

propre

Bregouliér,

Brèissa,

s.

Rayon de

f.

teau de cire.

miel, gâ-

Mel en brèissa

(H.

brèicha et brèssa). Brèissa, faire

la

s.

Le

f.

canelier,

avec

chaîne

les

pour en

fils

polo ton (H. canelier).

Brén,

s.

m. Son des céréales.

Brenàda,

s.

f.

Traînée

de

son

entre les poi-tes de deux amoureux.


22 •

BRI

BRO

Brenous,

adj. Sale,

Brès,

m. Berceau

s.

merdeux, vallon

;

*

en

forme de berceau. Bressàr,

que bressàr sa grava, passe tantôt

ici,

Uhkia

fai

L'Ubaye

loc.

tantôt

comme

ses graviers,

là, y portant en les berçant.

Bressôour, s. m. Table sur laquelle on pose le berceau pour le mettre au niveau du lit de la nourrice,

Bretouneàr,

v.

n.

Barboter

en

parlant (H. brelounegeàr).,

Brèvas,

Minutes des notaires.

s. f.

Brîc, Brkc, lou hrec

s. m. Bocher escarpé, doou Chamheirdun, s'ap-

pelle lou bric tout court à Maurin.

Brequilhdun, petit brec. Brigadèou-èla, gaude.

Brigoun,

pre le (v. le

adj.

Nigaud,

une femme,

de

viéii

Mauvais ouvrier, ros-

s. f.

Bro'ua,

bord,

s, f.

brdua, avoir

Aguer Vuel

k la

Se mette a labroua doou debalens, se mettre au bord du précipice,

Brouàs,

l'œil éveillé

s.

m. Touffe d'herbe,

m

Brouchoun,

s. Petit van à fond arrondi, à mailles très serrées, tissé

avec du bois ou de la paille, et servant à mettre le blé sur la trémie du tarare,

ou

le

pain sur

pelle

la

du

fournier.

ni-

s.

f.

Gros clou pour

chevrons, crosse

(II,

trafï-

cha).

s.

v. a.

Brouît, s. m. Bouillon, la partie liquide d'une soupe, d'une sauce, Brouît-espés, s, m. Soupe de pâte non égouttée. Mangeàr de... brouîtespés,

manger

partie

lana-charbe).

Brigounar,

Bràca,

Brouécha,

m. Braie pour romchanvre roui, ou échanvroir

mot

Vieille bête hors

sard,

fixer les

Brigadèous, s. m. Soupe faite avec de la farine délayée dans peu d'eau et qu'on frise à la main, *

m.

s

broc.

Bercer.

V. a.

Broc,

service. Injure à

Rompre

de.,,

sans séparer

consistante

de

la

la

partie

liquide. le

chan-

Broui de séou. V. Guigna [àigua],

vre,

Brigoun (chàmbas de,

loc.

Ban-

Brina,

s, f.

Gelée blanche,

Brîsa,

s. f.

Miette.

Briséttas,

s.

Bro'undas,

Broundîlhas,

s.

f.

Brindilles,

croche, bancal,

Pâte réduite en

f.

Broundèou,

s,

m. La pâte repliée

qui borde les tourtes.

petits grains qu'on passe au crible et qu'on fait sécher, pour les conser-

ver pour la soupe, dans la tàsca de

Broundilhàr, v. n. Folâtrer, passer son temps à des bêtises. Broundilhér, folâtre, éventé,

s, m. Un peu sérieux.

homme

las briséttas.

Brisouiras, (v.

s.

lana-charbe).

f,

p.

Droussettes

Brounzirà, àia, adj. Brûlé par le des plantes (Lavercq,

soleil, se dit

brusicà, àia).


s. m. Petite marmite à couvercle, anciennement en bronze.

Brounzîn,

Brouquéta,

s.

de

Allumette

f.

bois.

Brout,

m. Brin détaché d'une

s.

plante ou d'un ai'bre.

Broussa, avec

Caillé qu'on obtient

s. f.

le petit

en y ajoutant du

lait,

du beurre, sur un feu empêche l'ébullition on ti-ès en jetant de l'eau froide vinaigrée

Bufdun, adj. m. Bouffon. Bugadiéra,

Bugaddun,

s. f. s.

Lavandière.

m. Petite

lessive.

BuLH, s. m. État d'un liquide qui bout donnàr en bulh, faire bouillir une fois. ;

Bulhî,

mettre

lait et le lait

doux

23

BUV

BUÉ

Bouilli. Mette bulhi,

m.

s.

pot au feu.

le

Bulhîr, V. n. Bouillir.

;

Bùlou,

m. Fumiste. Faire

s.

lou

bûlou, faire le farceur.

(recuite).

Broutoutdurou,

Broutùra, Bruklha, Bruour, brouhaha.

Bùou

Bouture.

Cuire (avec déman-

V. n.

m. Pied-bot.

s.

s. f.

Vessie

m.

Bluttoir.

s.

BuHÀTA,

s. f.

fil.

Bure plus

boufiga).

fine

que

le

cadis (v. ce mot).

m.

Beui-re.

BÙRi,

s.

BusET

(se méttr' à cùou.

l'ortie).

m. Bûche à miel. Cura coùm'en brusc. Creux comme une Brusc,

(pè de,

Buràt,

Bruit sourd et confus,

comme

m. Bœuf.

s.

Buôufa,

Blé ou herbe.

s. f.

s. f.

Brusàr, geaisons

s. f.

Bùou,

m. Pataud.

s.

s.

jambes

la tête entre les

Se mettre dos en

et le

l'air.

ruche.

Busiàrt, arda, adj. Fripon

Brùsc, s. m. Dans le sens de poitrine éna vouas de brusc, une voix ;

creuse et profonde.

But,

s.

lante et burlesque.

But (pendre

le

f.

Brosse pour peigner

chanvre (H. pènchi). V.

le

mot

lana-charbe.

Brut,

s.

Buàia, boire

s. f.

Bruit.

Lessive. Coulàr buàia,

comme un

trou, couler la les-

sive.

Bûcha,

pendant

le

cochonnet à

la

dépend accepte la But perdu. Quand

partie.

le cochonnet a quelque part où on ne le voit plus du point de départ des

été lancé

joueurs. s. f.

Bûche en morceau.

Buérla et Bùrla,

s.

f.

Boule sur au jeu

laquelle on place les enjeux

de boules

Porter un

porte (souvenir de la pendaison de l'écu pour les tournois). Celui qui le

m.

lou, loc.

défi aux joueurs de boules d'un en-

droit en s.

m. Cochonnet, au jeu de

boules.

Bruscambîlua et Briscambîlha, s. m. Homme à la démarche chanceBrùstia,

(pièm.

menteur).

dit

buérla

(II.

bùrla).

BÙTA-BÔDA,

s.

m. Boute-roue.

m. Mobilier, bagage. BuvACHo'uN, s. m. Jeune bœuf,

Butin,

s.

bouvillon ou bouvard.


24

CAD

Cabôcha,

s. f.

Grosse

*Caboussàr, v. n. première.

la

Caboussàr, CABni,

CAl

Gadèou,

tête.

Tomber

la

tête

:

Cadiéha,

;

cabùssa,

Càca,

j'ai

Cacalétas,

de pain de chacune.

mal

à la tête.

la

dérivés:

en

Cadîs,

m. Bure

s.

Petits

loc.

Vomir.

Chaise.

s, f.

s.

m.

Cagaddur,

morceaux valeur d'une bouchée

s. f. p.

;

blanc-bec,

gi'ossière, cou-

leur de la bête, marron. Cafàrt,

Caca.

s. f.

Petit chien

Cadèous (kar lous,

V. a. Bosseler.

Cabùssa, s. f. Tête des choux. Par extension tête d'homme ai màou a la

m.

cadelùs,

parlant des enfants (H. Cadel).

m. Chevreau.

s.

s.

cadeloùn,

Blatte.

m. Lieu d'aisance.

s.

Cagàgna,

s.

Cag.\gna

de

f.

Diarrhée. mo'uissa.

Chiure de

mouche.

Surnom

Cacarôt.

d'homme. En

Dauphiné, crotte de chèvre ou de brebis (Chab. et de R.) Cachèia,

s.

f.

Mixture formée de

débris de fromage fort auxquels on ajoute du vinaigre (H. cacheti et casseya).

Cagagnèla, s. f. Poltron, froussard, sans énergie.

homme

Càgamelétas, Caga-nîn,

s.

m. Trembleur.

m. Dernier né d'une

s.

couvée, d'une famille. (H. caga

Cagàr,

nis)

v. n. Chier.

Gachoutiér, iéra, adj. Cachottier.

Gagàr à la réa, loc. Lâcher pied. Les bêtes trop faibles au labour chient dans le sillon au lieu de tirer. EnC anarè cagkr nouéstre chin ! (latin, Quo non ascendat !) Où n'arrive-t-il

Cacèia

pas

Cacheià-àia, adj. Cacheté.

Cachou,

s.

m. Coup

(en

piémon-

tais, caous).

(à la et

Cacèla

(à la,

loc.

A

califourchon sur les épaules (H. cagoya). Se dit aussi de celui qui

monte en croupe d'un

cavalier.

m. Cati par extension, soupe de farine tombée en colle (v. Gadàis,

s.

;

làna-charhe).

Càde,

s.

s.

m. Geneviner, oli de du genévrier.

càde, huile extraite

s.

f.

Basse-cour, la-

trines.

Gagàs

de

nèou,

s.

m. Grande

quantité de neige tombée en une fois.

Càgna,

m. Mouton ou brebis qui conduit les autres et qu'on distingue par des houpes de laine sur le dos. Cadè,

!

Cagarèla,

s.

f.

Langueur, noncha-

lance.

Caire,

s.

m.

Coté.

Nom

de

lieu,

rocher. Gàissa, cueil.

s. f.

Dans

le

sens de cer-


CÂM Calàia.

s. f.

Calàr,

V. a.

Calcinàr

Descente,

Cambré

etv. n. Descendre. v.

(se,

mauvais sang

r.

Se

faire

tête.

du

m. Amoureux.

s.

s. m. Lampe à queue, de forme que la lampe romaique l'on suspend (H. Calen).

même

ne,

et

Calèndas,

Càlha,

s.

Haricot

f.

(comme un œuf de Galhà,

bigarré

Au

fig.

médusé. Calhàndra,

s.

f.

Alouette.

Calhkt, s. m. Lait forme d'un coup sur

caillé, le

feu,

qui se

quand

m. Cochon d'un an masse de sang

s.

;

grumeau ou

petite

Galous.

m. Tige de graminée

s.

pédoncule de fleur

les

Femme

p. Mites qui mangent camoulà, aia, mangé par

s, f.

les étoffes

;

càmous.

Gamo'ufla,

Campàna.

Lampe

s. f.

m.

s.

â huile.

Afi'ront.

Cloche.

s. f.

Ancolie.

s. f.

Gàna, s. f. Mesure de longueur ancienne de seize pans, employée aujourd'hui pour quatre mètres.

Càna,

s.

Mesure de surface.

f.

Valait à Bai'celone 4 mètres carrés,

Càna de làousa. Mesure de surface pour les couvreurs (v. làousa).

;

au pluriel

:

bois, actuellement

s.

Mauvais

f.

champ

Cambadeàr, s.

Cambadôla, (à F"ours

:

v. n.

Faire la culbute.

m. Gambade, culbute.

Culbute, cabriole cambudèla).

Cambalôta,

s.

s.

s. f .

Corbeille. Honnorat**

donne cnnnstra. Candi.

Camhàha,

trente-deux pans

anciennement. Canasta,

.

Camàrga,

;

;

ca-

pierreux.

îa, adj.

Caneuiéra,

Ébahi.

Lieu planté de

s.

f.

f.

Dépit,

chanvre. Ganîna,

s.

colère

(on

f.

f.

Un

découvre alors la dent canine). De canlna, ab irato.

trachet de

Ganta,

fruits.

Cambéta (far la, loc. Passer la jambe par-dessus la tète d'un enfant.

On leur dit que cela les empêchera de grandir. Être plus grand Te fàou la cambéta, je suis plus grand

Tartine.

s. f.

Cantarîga,

s. f.

Cantharide.

m. Coin, angle. Mettre ou cantoun dàou gendre, reléguer dans un coin. Canto'un.

s.

:

que

toi.

la la

Gàna de bouésc. Huit stères de

caillé.

Idusses

perdu

46 décimètres, o centimètres carrés.

le lait aigrit.

Calhoùn,

Perdre a

il

boule.

Gampanéta,

caille).

adj. Bigarré.

àia,

loc.

cambré,

Camouflet,

Noël.

s. f.

(viràr,

vira

Càmous,

V. a. Courtiser.

Calénc, la

A

25

Camèou, s. m. Chameau. de mauvaise vie.

se chêmer.

;

Calegnàiré,

Galegnàr,

CAO

*Caoucàgna,

Càousa,

s.

s. f.

f.

Airée.

Chose. Bon sens.


26

CAR

Loc.

:

CAS

n'a gis de càousa,

n'a pas

il

de

Carôta,

jugement. Capitàni,

m. Capitaine.

s.

Crotte de chien.

f.

Capitàous,

m.

s.

Carrela,

L'ensemble

p.

Capitàr,

Dans

n.

v.

deviner, tomber sur

Carret,

A

Arriver, rencontrer.

Poulie,

s. f.

m.

s.

Petit

tal

bèn

Carréta,

s. f.

Carroun,

s.

Charrette.

m. Can-eau de

il

Capôchou, Capot,

tombé.

est bien

m. Capuchon.

s.

m. Abat-jour.

s.

vitre.

Carrousséta, s f Par corruption de cdua-rousséta, queue rousse, rouge queue, oiseau. .

.

capità,

monté sur

lit

roues.

sens de

le

Se capita

;

m. Sentier (H.

s.

carrairoun).

des bêtes d'élevage garnissant un domaine.

j'ourt.

s.

Carreiroun,

Càrta, s. f. Contrat de mariage pour les autres conventions on dit ;

Capouchîn, s. m. Capucin champignon carbonisé qui se forme à la ;

mèche de

la villiola

Capo'un,

Vhlte.

mouchil).

(v.

Gartô,

Carabinà, àia,

adj.

m. Personne rusée, peu moyens, et dont

s.

délicate dans ses

Polisson.

s. f.

faut se défier

il

Bien condi-

Casavèst,

tionné.

Garcàn,

Càsca-blà,

m. Vieux cheval.

s.

Cardalîna,

s.

Cardamîna,

s. f.

Chardonneret.

f.

s.

pée rendant

lascard.

;

m.

s.

Cax^aco.

Caille

f.

chant

le

onomatode cet oi;

seau.

Cresson

à grosses

Cascàr, v. n. S'emploie

feuilles.

lant

Careiro'un, Carîc,

m.

s.

m.

s.

Petit sentier.

Petit

tombent

manteau de

Carlét,

m.

s.

de pyrite de

Carmagnôla, Veste courte. Càrna,

s. f.

s.

f.

les grelots

des Brandons, qui

suit

le

s. f. p.

La

mardi

m.

Cueillerée à fond plat

(v.

gi'elot.

l'eau.

Lieu couvert d'éboulis

s. f.

Lacas).

Cassàou, s. m. Pince en bois pour couper les chevaux.

cervelle.

Gasseirôla,

Carôgna, s. f. Tucillage, fleurs jaunes terme de mépris charogne.

Cassîlha,

;

sonner un se-

s.

s. f.

Carôfla, s. f. Diminutif de Carogna, terme d'amitié.

;

n. Faire

v.

jaser, ébruiter

;

Cassa,

Cassa,

gras.

Carnavèlas,

Lou bla

Cascaviîou,

pour puiser

m. Dimanche

s.

par-

cret.

Carmagnole.

Chair, viande.

Cahnavàl-viél,

d'elles-mêmes.

Cascaveléar,

Cristal cubique

fer (H. carrelet).

**

en

mûres qui

càsca.

berger (venu de l'anglais). *

des récoltes trop

I

s.

f.

Cassiàn (san,

s.

s.

f.

à petits éléments.

Casserole.

m. Sans

souci.

Éboulis pierreux


Cassîna,

s.

maison avec

Petite

f.

domaine. Cassis,

s.

m. Groseillier noir.

*Cassu,

s.

m. Choux cabus.

:

Châtaigne.

f.

f.

caslàgna, tu

Me me mets

s.,

m. Brocanteur de

brebis.

Cendràia, Cenîsa,

mêlé de

s. f.

Grosse couvei'-

p.

s. f.

Cataracte des

p.

s. f.

s.

Centeniér, s.

Ceriéisa,

s. f.

Cerisier,

s.

Cavalarîa sôpia,

s.

f.

Cavalerie

Cavaliers,

f.

p.

Saints de

— 17 janvier. — 20 janvier. .

*

dont on

22 janvier.

s. f.

m. Cercle..

Oignon

qui s'écaille.

;

Je

rends. Di

:

céba, rends-toi. s. f.

s.

Ruban

f.

attachent

s. f. p.

entoure

de

Bandes de

la

partie

fil

leurs

toile

supé-

du bras d'une personne que

Chabessàl, s. m. Prune avortée, molle, blanchâtre, sans noyau.

Chabéstre,

s.

m. Licol

;

dé-

fille

vergondée.

Ciboulette, plan d'oi-

gnon.

Cebdus dusa,

do-

l'on saigne.

défaut du bois

me

Chevance,

.

interj.

Cerisier.

f.

Chabeliéra,

rieure s.

s.

Chabeliéras,

Saint Sébastien

Saint Vincent

re-

Cerise.

m.

dont les femmes cheveux.

:

Saint Antoine

de

maine.

Sauterelle.

m.

s.

fait

Cbabàssa, s. f. La partie du gerbier qui repose sur la terre.

Chabènsa, s.

m. Une centaine.

s.

m. Fromage

fond arrondi.

grotesque.

soump).

(v.

f.

Jument; grosse faute

Panier

bois

fin

Cendres; par cor-

p.

f.

cuite salée.

m.

au jeu de boules.

Cebéta,

s.

sans

s.

anses ni poignées, à

!

Débris de charbon,

f.

ruption de cendres.

Cer.\s,

Cavagndun,

Céba

s.

Centéna,

Cataràchas, yeux.

Céba,

Lessif.

s. f.

sciure.

Cènres,

Catalougna, ture de laine.

Ceàucle,

Cendre (n'a pas mercredi des

p.

Le

singulier).

cendres du jour, débris de

Castejàire,

Cavaléta,

m. Cimetière.

cendres.

hors de moi.

Cavàla,

s.

;

châtaignes bouillies).

fas petàr la

glace

s.

Cèndhes,

(Pié-

moundàis, marrons grillés

harôtas,

comme

Cementèri,

de s.

couches annuelles les pelures de la

les différentes

céba.

Renifler.

loc.

(tiràr,

Castàgna,

mont

que

se séparent

Gastéous

27

CAB

CEB

CuABÎR

v.

(se,

n.

Se marier

;

se

procurer. adj.

et particulièrement

Se dit du bois du noyer, lors-

Caboudou, brigadéous

s.

(v.

m. Caisse c.

m.).

à faire les


28

CHA

Chàbra, chàhra,

CHA

m. Chèvre. Rendre

s.

loc. Abêtir.

Faire lous uéls

de chàbra degoulàia, loc. Faire les yeux langoureux, mourants (d'une chèvre tombée dans un précipice).

Chahràca,

s.

Femme

f.

Chài-treinél,

m. La sabine ram-

s.

pante. * Ghairéas, s. f. p. Charrée, cendres lessivées, ou qui ont servi à la

lessive (H. chairel).

sans te-

Chalàia,

nue.

s.

f.

Trace

dans

la

neige.

Chabramouta, s. f. Faucheux (H. aragna cambaruda). Chabreàr,

femme

v.

Se

n.

dit

Vy chabréa après,

elle

d'une

homme

qui pourchasse un

lui

Chalamànt,

court

Chabréta, arrêter les

s.

Chevrette

f.

pour

eaux. Longue barre porpieds sur le devant et

tée par deux

s'appuyant en arrière sur sa queue.

CHABmÉRA (COUEL de

la

DE,

Ilaute-Ubaye,

U. pr.

tion, qui sert de couloir aux avalanches (Chah, et de R.), avec son diminutif chalanchdun et son augmentatif chalanchàssa.

Ghàle,

Col

de Saint-

c.

m

s.

Chalér,

Chacouéstre, s. m. Personne qui se tient mal, ébouriffée.

Chalouràssa,

et chicoulà,

plaisir

(H.

v. n. Falloir (v. s.

f.

chaguér).

Grosse chaleur

humide.

m. Cho-

s.

Régal,

chalou).

Paul.

Chacoulà

Faîtage du

toit.

Chalàncha, s. f. Nom de lieu. Pente raide dépoui-vue de végéta-

m. Chevreau.

s.

m.

s.

;

après.

Chabhét,

Chalaiôour, s. m. Petit chasseneige pour faire la trace.

Chamàh,

Appeler.

v. a.

colat.

Chachà. Grive toute blanche dessous et noire dessus, dite en français le blanc, ou merle de Corse.

Chamaroun, d'un mariage

Ghamatàn,

:

Chafooutre,

mal

s.

m.

Chàmba, recoin

il

f.

Jambe. Faire chàni-

d'un malade qui

se dit

;

commence

à

mar-

cher. s.

f.

Crotte de rat,

de Ghambàli,

Chaguér, il

s

bas, loc. Prendre courage

souris.

chai,

m. Chambard, va-

Fille qui se tient

Chafuérna, s. f. Bouge, obscur (H. caffourna).

gù,

s.

chamarot).

carme.

(Jausiers).

Chàgna,

m. Entremetteur

s.

(II.

v,

n. Falloir

faut; challe,

a fallu

;

chai,

il il

;

choou ou

fallait;

a cha-

faut.

Chài et CHÀiE, s. m. Genévrier. Plantar lou chài, célébrer l'achèvement d'une maison.

s.

m. Chambard.

Ghàmbas-culiéras (à. A califourchon sur les épaules, les jambes pendantes sur la poitrine du porteur.

Ghàmba-roubina se.

Jambe

,

s.

f.

Boiteux,

boiteuse, traînante.


CHA Ghambarleàia,

s.

Course lon-

f.

gue, fatigante et souvent inutile (H.

cambalassa).

*

Chancelàya,

nom de

loc.

Ban-

croche.

s.

Bas sur jambes,

éta, adj.

de

adj.

Rude, âpre au

goût.

Ghandeléta, glace

s.

Chandilhoun, (v. le

Stalactite

f.

de

suppositoire.

;

mot

m. Chenevotte

s.

lana-charbe).

Ghàndou,

boiteux.

Diminutif

f.

François.

Chancrù, ùa,

Chambeiroun, s. m. Espèce de chaussures de Fours, consistant en une peau qu'on attache sur le pied avec un lacet. Nom d'un massif de montagne de la Haute-Ubaye. *

Dent molaire

s. f.

lieu.

Chanchèta,

Chàmbas-à-brigoun,

Chambét,

29

CHA

m. Abonnement (H.

s.

Chambriéra, s. f. Bâton marquant le pied au jeu de boule dit rouléta et que le dernier joueur doit rapporter sous peine de perdre un

canJou). Prendre à chàndou, abon-

point.

régalade.

Chamoc, oca, adj. Triste, coi. Chamous. Chamois. Lous chamdusses fan Inur cuisina, loc. Les montagnes fument par la tourmente de neige (les chamois font leur cuisine). Ghamo'us, chamousel}.

m.

s.

Fille

coureuse (H.

Champanèlas (salàdas, des champs. Champiéu,

m.

s.

prend surtout au

fig.

s.,

f.

Salades

ner. Estre à chàndou, s'abonner.

Ghanèla,

;

*

Chanouîra,

qu'on

fait

guimbarde

femme

s.

f.

Lyre de

fixé

à

pour boire à

s.

un la

Gaule pour

f.

Chandun,

s.

m.

tube pour

Petit

lancer des grains, jouet

pour souffler le feu puiser à une fontaine. fer

;

tube en

tube pour

;

Chanso'un de badI badô (acô es Tout cela c'est parler pour

LA, loc.

rien

Mettre

dire.

chanxduns,

faire

bouche, au propre

part.

Champàrgna,

Tuyau

f.

abattre les noix.

ne

Coureur se en mauvaise

s.

barrai, petit baril,

Ghantàr,

s.

gdula en

la

venir

l'eau

comme

à

la

au figuré.

m. Service funèbre de

fer

sonner entre les dents nom grossier d'une

huitaine.

;

Ghantàr lou rout,

loc.

Chanter

le

;

cas.

qui se tient mal.

Champo'uns (sercàr,

loc.

Chercher

Chanastèl,

s.

m. Bois destiné à

chauffer le four, disposé en grille au

fond du four.

Ghancèou, (H. cabrion).

Ghantèou (de, adv. De champ (H. on dit aussi de chantil.

de cantel)

noise.

s.

m. Chevxon de

toit

;

Ghanù, ùa, Ghàou,

s.

adj.

Bien portant.

m. Choux. Loc.

:

Faire

chàou, marier la cadette avant l'aînée. (Il est d'usage d'offrir un chou à l'aînée

dans ce

cas-là.)


30

CHA

Chaouchà-àia, exagéré, foulé.

CHA Renforcé,

adj.

Chàple, *

Chaouchàr, Chaoucrù,

v.

Chàoufagéarlas, Chàoufa-liéch, le

Chaouliéra,

la paille.

m. Égoïste.

s.

pour chauffer

Fouler

a.

s.

Plante.

f.

m.

s.

Bassinoire

Chaps, mités de

s.

s.

m.

s.

m. Hachoir.

m. Marteau de fauLes deux extré-

p.

la trousse.

Chaputàr, Lieu planté de

f.

Chaplôour,

Chapouîre, cheur.

lit.

s.

m. Massacre.

s.

v.

a.

Hacher

choux.

Chaputilhàr, v. n.

Chaoumàr,

v. n.

Se

i-eposer,

pour

les brebis.

Chàoup, chfllp, chaouma (la, Noms de lieux. Synonyme de Jas vient de se reposer, chaumar. Leur forme ancienne est calma dans les

à

la

Liarder, mar-

chander pour peu de chose. ChÀra, s. f. Figure, loc. : Far la chàra, faire la moue a la chàra ;

cduma

lou cùou

d'en pàouvre,

;

chartes (Chab. et de R.)

Chaoussîna,

s.

f.

Chàouvia, Chapelàia,

s. s.

f.

adj.

Pierre

plein

pa

il

est

vira chàra,

n'en a pas fait cas chàra de mounina, figure de singe.

il

;

s.

m. Terre-noix

Charàire, chararèla, vard, bavarde.

Chaud.

Un

a

à (Jau-

à

Charàfi,

Corneille. f.

n'j

;

siers) (H. bisoc).

;

Chàout, àouda,

gros et joufflu

Charabôt,

Chaux.

Chaoussîna (pèira de. chaux calcaire.

co-

gnée.

cha-

s.

Charamèl,

nom

Ba-

adj.

m.

Fouillis d'objets.

s.

m. Chalumeau de

d'un hameau.

peau.

paille

Chapelù, s. m. Qui a les sourcils très longs et très fournis.

Charàr, v. n. Bavarder. Charàr coum'en bàrgni, loc. Parler beaucoup, comme un borgne.

Chapèou, s. m. Chapeau. Mettre louchapèou de la viànda, se mettre sur son trente et un, comme pour un grand dîner (avec plats de viande). Chapién,

monte

s.

m. Blé avorté, qui ne

s. m. Hache-paille et lame tranchante et large ser-

vant à faire les taillerins et à hacher les herbes (H. donne rassàire,

non

usité à Barcelonnette).

Chaplàr,

CHÀnBE,s.m. Chanvre. Loc. tre secàr lou chàrbe, faire ses

vailles (faire

v. a.

Hacher.

:

metrele-

sécher les linges de

l'accouchée).

Charbrouncle,

pas.

Chaplàire, aussi

;

du blé

;

s.

m. Nielle etcarie

anthrax.

** Charbouncle, s. m. Le charbon des céréales. Vredo carbo, plante de la famille des champignons.

Charbù-ùa,

adj.

Charchîlha

(v.

Filandreux.

garguilha).


CHA Char-dduca,

Carline à feuilles

s. f.

Charuéis,

m. Carvi, cumin des

s.

La nèou das

prés (H. charui).

d'acanthe.

Charélha,

s.

Feuilles des poi-

f.

31

CHA

reaux et des oignons (H. chalayas). Celluleux. Charelhà, àia, adj. Pain bien travaillé (H. carelaht) se dit aussi du bon gruyère qui a des

Dernière

ruéisses.

cha-

du prin-

neige

temps, qui tombe quand les charuéis ou carvis commencent à pousser.

Chasàl,

m. Grange en campa-

s.

;

Chargièu,

s.

m. Grosse tombée de

s.

Rue

s. f.

;

grosse poutre

qui porte les solives ou poutrelles, assez

Chaspàr,

v.

pour

forte

un

supporter

char.

v,

Chassa,

s.

Chastaneàr (l'ai manda, envoyé promener.

sur une hauteur.

Charouniàia, pris.

s.

Bien portant.

f.

Augmentatif de caràgna.

Charountàr,

v.

a.

Charier

de

s.

Femme

f.

de mau-

vaise vie.

Charpenàr, ter,

v.

a.

Nom

v. pr.

de

la

lieu,

dé-

Haute-

v.

Châtrer les ru-

a.

Chàstras, la

s.

f.

Raquettes

p.

neigeJ(H. chastrouas).

Chat à l'o'umbra (endurmerîa

m. Brouette,

s.

de

Je

de Jausiers.

à partir

Chastràr,

loc.

ches.

pour

Charoussét,

Nom

m.

s.

signant les villages

Ubaye,

côté et d'autre (H. carountegear).

Charoupia,

Chastelàr,

Chastéous-àouts,

Terme de mé-

de

Forcet, ficelle

f.

mant. Cela va très bien. adj.

Fouiller par-

fouet.

l'ai

Charnu, ùa,

a.

tout.

Charmant, adv. Très bien, parfaitement. Ex. aco fài ou vài char:

Palper, testoner.

a.

Chaspateàr,

neige.

Chariéra,

de

lieu,

Cherté.

f.

Nom

Chasalàs (lou, s. m. grande masure.

yeux, Charestîa,

gne, mauvaise grange.

Tripoter, pelo-

loc.

Il

sait

paroles

égratigner (H. carpigniar).

(il

en,

vous entortiller par ses endoi-mirait un chat à

l'ombre).

Charpîn,

s.

m. Gratelle, gale des *

chiens.

CuARPiNOus-o'usA, adj. Qui a

lou

s.

f.

Querelle,

ba-

v. a.

Labourer avec

la

charrue.

Charrùpou, riffée.

(à,

A

quatre

Pomme

de pin

loc.

Chatarèla,

s.

f.

(Jausiei's).

taille.

Charruàr,

m. Cheptel.

s.

pattes.

charpin.

Charpo'un,

Chàtàl,

Chatamiàou

s.

m. Personne ébou-

Chataràssa,

s. f.

Fredaine.

Chatarîa, s, f. Plaisanterie, tour joué à quelqu'un. Chatéissa,

s. f.

Folie de la chatte.


.

32

CHI

CHI

Chatîlha,

Petit

s. f.

petite quelec/iac/ia, ayant le dessous

morceau.

Chatoun, s. m. Petit chat, loc. changear sous chatduns, changer de :

fréquentation.

Chatoun,

des ailes jaune. Chîca,

Chiquenaude.

s. f.

Ghicaneàr, v. n. Ti-îchcr au jeu.

m. Fleur fermée de

s.

Ghicània et chicana,

s.

Triche-

f.

l'osier.

rie et querelle.

Chatouniér, pour le chat.

s.

m. Trou à la porte

Ghatounàr, v. n. Se dit du lièvre qui change souvent de place au moment où le chien va le pourChavàr, v. a. Creuser, Cdumha Chàva, Combe Creuse nom de lieu. ;

Chavaroùat, s. m. Trou fait dans meuble, par un filet d'eau,

la terre

ou en urinant.

Ghebeliéra,

n.

v.

Farfouiller,

f.

Tresse grossière

Ghèina, s. f. Tresse d'oignons chaîne delà toile (v. làna charbe).

Cheinouns, s. m. Chaîne pour tacher les vaches dans l'écurie. Chentiér,

se chamailler.

s.

at-

adj.

Qui vend

cher (H. charivendi).

Ghèta-chèta! Interj. Pour appeler la brebis. s.

m. Cri pour appeler

cochon.

La mésange ser-

s. f.

Personne

cpii

ne

jamais prendre un parti. s.

f.

Fruit

du

pommier

sauvage.

m. Faraud.

s.

Ghicriér,

s.

m. Pommier sauvage

CniÉH-iÉRA, adj. Cher. Ghîfou,

m. Dépit.

s.

s. f.

Chiffre.

Ghiffràr, v. n. Être

tourmenté d'une

question, réfléchir beaucoup. Chiffrét,

s.

m. Table de multiplica-

tion.

Ghignàrt, arda, adj. Dégoûté, difpour les aliments.

ficile

Ghimîn,

s.

Chiminèia,

m. Chemin s.

s. f.

f.

(II.

chamin).

Cheminée.

Chemise (H. chami-

sa).

Chin d'avér. Chien de berger.

Ghiarneàr,

v.

imp. Neiger. Chiar-

neige. s.

s. f.

Ghichourla, sait

Ghimîsa,

Ghià-chià,

Ghic,

Ghichiguè,

rurier (onomatopée)

;

m. Sentier {par cor-

Çherivènt, enta,

m. Quiquette.

s.

Chiffra,

ruption de sentier).

il

;

Ghîcre,

s.

en fil pour setons. Bande de toile, dont on entoure le bras d'une personne que l'on saigne.

néa,

tout

Ghîcra,

Chavourneàr, grabuge r.

*

Ghicateàr (se, v. n. Se disputer en paroles. Se dit des femmes sur-

Ghîchi,

suivre.

le

Chicanùr-ùsa, adj. Chicanier.

m. Grive de vigne, plus

Ghîn de fàoudas,

s.

m. Chien qui

a l'habitude d'être sur les les

jupons

;

chien de dame.

genoux,


CHO Chinchèra,

s. f.

Personne

Ghoula,

difficile â

s.

Chîncherin, adv. Clopin-clopant.

Chinquéta

des

Coït

loc.

(far,

a.

Piétiner, écraser

même

autre chose qui,

Ghoupisàr, v. les pieds, et

bonheur.

dit-on, porte

chiens.

Chiquét,

m. Petit coup de

s.

Chouquét,

vin.

cicat.

Chirivî,

m. Percerelte.

s.

Chirounàr (se, V. 1er ou se vermoudre.

Se vermou-

n.

m. Querelleur

m. L'enfant gâté,

Il

Ghoouchiéra,

où Ton foule

le

la paille.

v. a.

à des futilités.

caucada). CiMo'ussA,

Ghooussàr,

v. a.

CnooussÎNA,

s. f.

d'humeur

Ginsduses,

Chausser, bâter.

Femme

Giréta,

déréglée fait

!

m.

p.

f.

Glands des

Petit cierge

une

!

Int.

laisse sécher.

s'en sert

Cornes!

vieille

qu'on ficelle

Le

sacristain

pour allumer les cierges à

l'église.

Ghduc, chouca, adj. Ivre, enivré

F.

s.

passant

en

qu'on

!

Givàia,

ciouc/i).

Ghduchou,

s.

dans les débris de cierge fondus et

m. Diminutif de François.

Ghoubàna choubàna

(Piém.

étofi'e.

Gîra. s. f. Les cierges qu'on porte aux enterrements.

affli-

honteusement.

Cornes

Lisière d'une

triste.

Ghôrnia, iàssa.

s.

f.

chèvres.

Chaux.

Ghôrni, chôrnia, adj. Eteint,

Ghouà,

s.

V. a. Choisir.

Choousîr,

gé,

S'amuser à des

Gimoursiér-iéra, adj. Qui s'amuse

(H.

airée

Secouer, agiter.

v. n.

futilités.

Foulaison. Aire

paille,

Chicorée.

m. Cigale, cigare.

s.

Gigougnàr,

Fouler

s. f.

la

s. f.

Gimourseàr,

v. a.

Pour recom-

Gigàla (aguér sa, loc. Etre pris de vin. As agantà éna cigàla. Tu as pris un plumet.

faut.

Choouchàr,

loc.

le secret.

CiGÀLA,

préféré, le Benjamin.

Ciiôou.

(v. soca),

(estre a la, loc. Chucho-

CicÔRiA,

(II.

m. Cheveu (H. chevu).

(lou, s.

m. Javeleur

Ghùtus mùtus,

chavilhdun).

Choie

m. Couac, fausse note.

s.

mander

Chivàou-for. Jeu du cheval fondu. s.

s.

ter.

dans l'expression a pa chista mot, il n'a pas soufflé mot.

Chivilhdun,

Chdurou,

Chourou,

Chùchu

Ghistàr,

s.

m. Hoquet.

s.

Ghourlàr, v. n. Buvoter, laper.

m. Charivari.

s.

*Chiroun,

Chivù,

homme

Rossard,

f.

faible, sans énergie.

satisfaire.

Piém.

33

CIT

Gitdula,

adj. Niais.

Arnaud et G. Morin.

s. f.

I

— Le

s.

Avoine. f.

Prumex

acetorella.

Lin.

langage de la vallée de Barcelonnette.

3


u

COP

CLA

Claffir, V. caffir).

Cléa,

Couvrir, remplir (H.

a.

Ex.: es

clafjfl

de péous,

il

est

plein de poux.

Clàou, Clap,

Clerjoun,

Débris d'un pot de

m.

s.

Claie d'un parc à bre-

f.

Clignéta,

Coup sur

s. f.

fesses

les

s. f. p.

Glapàs,

s.

Les

s.

Clignement des

Clocha,

s.

Cloche, ustensile de

f.

cuisine en fonte, de forme ovale et

fesses.

à fond plat, à bords

élevés, dont

pierres plates.

Marcher dans

V. n.

f.

sacristain.

yeux.

m. Amoncellement de

Clapasseàr,

qui

;

amoncellement de pierres. Clàpas,

Petit clerc

m. Sonneur,

'Clîer, s.

terre.

Clàpa,

m.

s.

sert la messe.

Clef.

s. f.

s.

bis.

le

droits

parfaitement et jusqu'au bas tie inférieure,

et très

couvercle emboîte

pour cuire à

la par-

l'étouffée.

les pierres.

Cloousùra, Clapier,

CloousurXr,

pierres quelconques. Clàr, àra, adj. Clair.

de lieu

:

Riou-clar,

Dans

les

noms

Mount-clar

Clars,

s.

m.

p. Glas.

fig.:

Sounà

clars,

m. Quartzite.

Clàousis,

s.

m.

Nom de

lieu. L'en-

le

s. f.

La maison du curé

vieux langage de

Barcelon-

nette (Chab. et de R.).

Clavelàr,

Loc: nen

Il

va

nuit d'un froid terrible,

il

faire

une

va geler

ferme.

Clavèou,

fig.:

Glousser.

(voir cop).

s. m. Etoupe très grossière mal peigné, tête de loup.

Coco perdu

(l'i

a petà lou,

loc.

Il

;

a

la boule.

s. f. Chevelure. Bordure de non fauchées que le faucheur laisse par mégarde entre deux andans (v. c. m.).

plantes

Côoure, s.

V. n.

m.

Gôma,

V. a. Clouer.

vài encà clavelàr ùna.

s.

Côchi,

au

Clàoustra,

V. n. Cligner.

au f. Poule couveuse; personne maladive, qui se plaint

Co,

clos.

pour

s.

Clussàr,

s.

Paille préparée

souvent.

les glas.

Classàrt,

dans

Clugnàr, Clùssa,

Blanc d'œuf.

f.

m.

Clùi, s.

couvrir les toits.

claires. s.

Clôturer.

le

premier qui, ne descendant pas des terres noires, a les eaux relaClara,

V. a.

vmi, horizontal. ;

est le

Sonner

Clôture.

Clouét, éta, adj. D'aplomb, plat,

Riou-clar en descendant la vallée,

vement

s. f.

m. Amoncellement de

s.

m. Clou.

s.

m. Personne dure, qui

n'a pas de cœur.

Clavéta, s. f. Cheville en fer placée aux bouts des essieux pour mainte-

Cop, s. m. Coup. En co ou en cop de pé, un coup de pied. Dounàr cop,

nir les roues

Loc. Se dit d'un

mur qui

a

perdu son


cou

cou

aplomb, d'une pièce de bois qui a

Dounàr en

fléchi.

co

depè

a Varniàri,

*Coubéous, éousa, adj. Soigneux,

économe

se mettre sur son trente et un. s.

Côssas,

m. Bois fendu pour châ-

s.

Goubla

Goua, s. f. Jeu où les enfants se tiennent par la main en file le conducteur fait faire une course serpen;

tine, et les derniers à la

Teffet de la

sont

pour suivre, de faire des enjambées énormes, et quelquefois obligés,

sont projetés au loin. Jeu reux. Coua-lèva,

s.

f.

dange-

Jeu de bascule.

Faire cdua leva, basculer.

Coua de reinàrt, racines

Faisceau de

s. f.

engorge

qui

les

tuyaux.

CouÀGNA, CouÀR,

quand

s. f.

V. a.

le

Couvée.

Couver. Mettre couhr,

se

fil

continuer à

casse,

s.

Deux

loc.

s.

Goucàla,

s. f.

cultiva-

m. Couplet. Ampoule. Dans

loc.

le

précis d'avoir besoin de chier

sens

ou de

pisser.

CoucHÀR,

Pousser les bes-

V. a.

tiaux devant soi.

Goucheiràr,

v. a.

Goucheirdun,

s.

Pourchasser,

m. Levain.

Goucôia (far, loc. Faire la dîen mettant en commun les provisions de chacun. nette,

Goucounèla, s. f. Coquille vide de tous les hélix et principalement de

Loc: Duérbe

nia de coucounèlas,

comme une

il

d'uéis cdu-

ouvre des yeux

porte cochère.

CouDo'uN,

CouÉL,

dévider sans rattacher les bouts.

CouÀRP,

CouBLÉT,

l'escargot.

Amai'anthe.

Couple, attelage.

Goucha (aver,

queue, par

force centrifuge,

f.

labour, les mettent ensemble pour faire leurs travaux.

Queue.

s. f.

s.

(faire,

teurs, n'ayant cliacun qu'une bête de

trer les chevaux.

CouA,

(H. coubious).

Co'uBLA,

m. Corps. Se /a priàr couni'en cors sant, loc. Se faire prier longtemps, comme une relique. Cors,

35

s.

m. Coing.

m. Col de montagne (H.

s.

col).

m. Corbeau.

Couarpatduns, s. m. pi. ColinMaillard, où l'on joue les pieds attachés, ce qui vous fait sautiller comme de petits corbeaux. Celui qui a les yeux bandés a les pieds libres

Gouéla,

s. f.

Col de montagne (H.

col). s. m. Consul (H. cônEs paoou banc das couénsous, il

Gouénsou, sou. est

dans ses petits souliers

(il

n'est

;

se dirige vers

s'il

crie

au

:

un obstacle, on

lui

barra de fuéc, au lieu de pot comme en français.

noir,

Couassoun,

s.

m. Petite casserole.

Coubeàr, v. a. Ramasser avec soin, économiser (H. le donne, mais ne le définit pas. V. chez lui gouhegekr). :

pas au banc des consuls).

Gouéntra-péal

(à.

A

rebrousse-

poil.

CouÉRDA,

s. f.

Corde.

CouÉRDA DE PLANCHAS, Mesure de surface quatre mètres carrés de ;

planches.


COU

cou

36 CouÉSTA,

adj. Coi, étonné.

CouÈT, ÈTA, Couèta,

Natte, cadenette.

f.

s.

Coulàna, s. f. Collier rembourré qu'on met aux bœufs pour labourer.

Cotte, lieu, pente.

s. f.

m. Gros cabas en s. sparterie. en ou paillasson Couffin,

Cougea, s. f. Dans l'expression es de bla de cougea, c'est du blé :

versé, blé

mal

CouGEÀn,

nourri.

coulariva, joug).

CouGÙou, fait

a le collier

Le bec

femelle, noir.

blanc et la

est noir, tandis

Coulhôbre, adj. Diminutif amical de coulhdun,

m. Copeau de bois offi-

le

merle

jaune.

l'a

Coulhèti, adj. Diminutif amical de

coulhdun.

Marcher agneaux qui

Couéudas (aveu las,

comme

avec peine

loc.

les

Congourdeàr, CouiFR,

v. n.

Muser.

Çoulhounàr,

m. Boîte en bois pen-

S.

la ceinture

des faucheurs, conpierres à

tenant de l'eau et les

ai-

guiser les faux. Coffîn.

coulhôbre). s.

au

coiffure,

siècle

dernier,

femmes de Barcelonnette. deux qui

que

Il

la

des

n'y en

portent

la

(1904).

CouÎNA,

Couane du

S. f.

CouiRE, V.

a.

lard.

Cuire. Part, passé,

cuéch.

CouissiN,

s.

m. Coussin.

*Coulàia,

s.

f.

Avalanche.

a.

Tromper quel-

Coulhounàr,

v.

n.

Se

moquer,,

badiner. V. a. Glisser,

introduire

délicatement.

Coulôour, C'était

Coiffe.

f.

v.

qu'un.

CouLiNÀR,

CouiÉR, lÉuA, adj. Benêt, nigaud

CouÎFA,

Coulhoun, s. m. Bêta. Es pu coulhdun que Vàiga es longea, il est plus bête que l'eau n'est longue.

ont les jambes engourdies.

a plus

Le mâle

que

cinale.

(v.

rét).

Courge.

au rabot. Cocu. Primevère

due à

sens. à plastron

(voir enséas).

s. f.

s.

Même

Merle

Couleirét, blanc. Turdus torquatus (H. coulas. f.

s. f.

CouGo'uRDA,

s. f.

Beau-frère, belle-

CouGNÉT, s. m. Coin. Nom de lieu en coin, entre deux ravins. CouGNiÉKA,

l'épaule pour porter deux seaux et les tenir éloignés des jambes (H.

Coularivéta, s.

Collier

* Coularîva, s. f. Joug. Pièce de bois à deux crochets qu'on met sur

Coucher.

V. a.

Cougnàt, àta, sœur.

CouLÀRet CouLÀRT, S. m. les bœufs (H. coulas).

pour

s.

m. Couloir dans

la

roche.

CouLo'uNiA,

s. f.

Quenouille.

f. Chambrière, Coulouniéra, anse qui tient la quenouille rapprochée du corps de la personne qui

*

file (v.

s.

làna-chàrbe).

Couloump,

s.

m. Gâteau au beurre

et au lait, en forme de couronne que le parrain et la marraine offrent à leur filleul à la Noël (H. couroun).


cou Coulour,

cou

Dans

s. f.

sens d'appa-

le

rence, prétexte (Piém.).

Coulour de la bèstia,

adj. Autoritaire.

Co'uMBA,

Vallon,

s. f.

Coumbàl,

m. Dans

s.

couloir,

le

sens de

travers à supporter.

Coumiéras, s. f. p. Tas de neige amoncelé parle vent, Y oir enceàsses.

Coumoul, s. m. Foison tation de volume. Coumpanàgi,

mange avec le

le

augmen-

;

m. Ce que

s.

Ton

pain et spécialement

fromage (Chah,

et

de

s,

f.

s.

Corde qui joint deux attelles

f.

du joug à bœufs coujùsclas, les deux coulées de salive qui descendent de chaque côté de la bouche d'un ;

nourrisson (H. coungedungla). Tiràr de counjùscla, loc. Se dit de deux

bêtes de labour qui tirent l'une à j'à (à gauche), l'autre à hue (à droite).

Se

au figuré d'un ménage peu

dit

uni.

CouNQUisTÀR,

V. a.

CouNSÉou,

m. Conseil.

s.

CouNsÊNT, ENTA,

Conquérir.

adj.

Consentant.

R.).

CouNSÙLTA,

Coumprenèira,

énorme,

m. Congé.

s.

Counjùscla,

gorge, entre les rochers. Avec ses dérivés couinbalàs, coumbalét.

Coumbàt,

CouNJiÉT,

Tas

à la partie inférieure les

m. Ravin,

s.

Counfràn, s. m. grande quantité.

loc. Beige.

Coumandànt,

37

Compréhen-

Gountourt,

s.

s.

Consultation.

f.

m. Contour.

sion.

Countroulàr,

Coumprésa,

s.

Compréhension,

f.

Countùnia,

intelligence, conception.

contuni).

Councacèla

Enregistrer.

v. a.

loc.

far,

Faire

la

s.

f.

Continuité

(H.

De countùnia, continuel-

lement.

courte échelle.

CouRPOuRÀNÇA, Coundanatién (passar, loc. Accepter avec résignation, pardonner une faute.

Coundùch, s. m. Assaisonnement. Tuyau, conduit.

CouNDÙCHA, s. f. Conduite. Loc: la coundùcha, accompagner.

s, f.

Corpulence.

Coup, s. m. Écuelle de bois coiffe ou partie supérieure du chapeau. Loc: Préne lou coup, aller mendier. ;

Coupàr teàra à. Couper terre ou couper chemin, loc. Dépasser quelqu'un en marchant.

far

CouNÈissE,

Gouquèla, Connaître.

V. a.

Couneissènt, enta, adj. Bête

cm.) pour vi-

cieuse, ne connaissant que so{i maître, *

s.

s.

Counfourcha, perce-oreilles

m. s.

(II.

p. f.

Gonds.

aussi cura oourélhas.

On

(«.

s, f. Bande noire que femmes mettaient à la coiffe en

Comme

elle croisait

derrière la tête et l'epassait sous le

Forficule ou

fourcha).

Petite clocha

Couquèta, les

signe de deuil. Counfiéns,

f.

ragoûts.

dit

menton,

les

femmes

déjà

mûres

la

portaient pour cacher la peau ridée

du cou

;

de

son nom.


38 Couratèla,

s. f.

Couratiér,

s.

Gourbecèla, *

CRE

cou

p. Fiançailles.

Courdeiràia,

s.

f.

Aiguillée de

Gourdèou,

Guide unique

m.

s.

d'un attelage de charrette à plusieurs

gauche des chevaux.

colliers, à la

Gourdéta,

cordonniers se servent pour coudre. Corde

ge de

poissés dont les

fils

qui rattache

de

la

iia (v.

traverse

la

inférieure

coulariva au milieu de la pèr-

ces mots).

Gourréou,

v. a.

Gouréa,

Région. Couréa bàssa,

Coudre.

s. f.

Gourentîna, s. f. Patte de chat. Plante marécageuse rampante.

CousT,

s.

m. Coût.

Goustiplàr, v.

Gourjounàr (se, v. pr. Attacher cordons de ses souliers. Cournùas,

s. f. p.

Gournuissèl,

s.

Oreillons.

m. Trachée-artère.

(H. cornaissouer).

*Gourpét, Gourà,

s.

s.

m. Corset,

gilet.

CouRous, ousA,

CouTOuiT,

v.

n.

adj. Propre, agré-

Courir. Courre

Plantain.

m. La nuque.

s. s.

f.

Une

s. f.

p.

Personne qui se blague, un

men-

songe. s. f.

Crème

Gramàr, v. n. Commencer à geler. Désigne l'eau couverte d'une couche de glace sans consistance. Grap, cràpa, s. f. Agneau, brebis rebutée dans un lot à acheter. Fille dont la sœur puinée est mariée. v.

a.

Rejeter une brebis,

dans un marché.

able à voir, gracieux.

Courre,

Coutume.

Accoter.

CouTELÉTS, s. m. Plantago lanceolata.

Grapàr,

m. Mou de veau.

côte,,

s. f. Ce qui peut tenir lame d'un couteau.

la

Cràma,

les

presser

Serrer,

CouTELÀiA,

Cràca,

Courjdun, courregedun).

s. f.

v. a.

conduit mal.

lier (II.

a.

Goustù, ùa, adj. Qui est en en pente.

m. Calcaire du Bin-

m. Cordon de sou-

Panne, pièce de

f.

fortement.

ançonnais, de Serenne, Jurassique

s.

s.

bois soutenant les chevrons.

Goutrèina,

supérieur.

Souci (plante).

Co'uSER, V. a. Coudre.

sur

Gourentîn, îna, adj. Coureur.

s.

m. Courtaud.

s.

Gourtisîa,

CoutXr,

hàouta, doou meitàn, etc.

Gourgnôl,

m. Courroie des

s.

Courtiboi,

CousTÙMA,

CouRDURÀn. s. f.

*

souliers. Écouloir des eaux.

CousTÀNA,

Ligneul, assembla-

s. f.

viennent,

fil.

m. V. badùca.

s.

s'ils

Court-de-vîsta, adj. Myope.

Toile grossière.

s. f.

Gourdél,

m.

s.

après,\oc. Va-t-en voir

Jean (cours-lui après).

Courte échelle.

s. f.

Gourchouns,

CouRDÀ,

Fressure de porc.

m. Peseur public.

Crebà, àia, adj. Qui a une hernie.

Qui a li

dit.

fait faillite et

n'a plus

de cré-


GRE Crebàr,

Crever.

V. a.

Crebàr (se, v. faire une hernie.

Crebôsi,

s.

Créspa,

Se crever, se

p.

m.

Voile de crêpe pour

f.

Crespîna,

Petit enfant gros et

s.

Crégner, Crégjvfr

portent sur

Crest.

Craindre.

V. a.

(se,

V.

r.

Etre dégoûté

Loc: me crégnou pa de

vous.

Je ne suis pas dégoûté de vous, je

même

bois dans le

vei're

sans crain-

te.

s.

Se

ta, loc.

Croire;

V. a.

s'en crèire,

Crèis,

m.

s.

Accroissement,

le

croît.

Crèisse, V. n.

Croître.

Loc:

ni

Se dit d'un enfant ou d'un jeune animal arrêté dans sa croissance.

coiffé.

la

crés-

Crésta-mouîssas,

s.

mouches

châtrerait les

s.

m. Avare, qui ;

étriqué.

m. Châtreur.

Châtrer. Raccommoder grossièrement. Crestàr éna

roda,

a.

raccourcir

le

Sembla

cercle

pris trop

creslà de fresc,

il

d'une

de jeu. est

tout

ahuri.

Crestfàn, adj. Chrétien. Marchàr

marcher pieds nus. pa crest iàn. Le cul ne

su ou crestiaji,

Creissènsa, Creissèns,

s. f.

s.

m.

Croissance. p.

Lou cùou

Douleurs occa-

sionnées par une croissance trop

ra-

pide.

es

craint rien.

GrestOUn,

Homme

m.

s.

impuis-

sant, qui n'a pas d'enfants.

Creissènt refooussi. Pâte ramassée avec fini le

Grîca,

s.

pain, et ne formant

plus un

Grîca,

L'arête d'un

s. f.

montagne;

toit,

f.

le

Aigreur qui se gosier (H.

cre-

ne puisse l'ouvrir du

façon qu'on

Cramoisi.

îa, adj.

Grenîlha,

s. f.

Acariâtre,

Fermer une porte au

Gricàr, v. a.

loquet, au verrou, à la tarjette, de

mour).

Anse d'un

grincheux,

dehors. fil

tor-

qui

se

Composé

:

descricàr, ouvrir.

s.

Crôta,

s. f.

Craie.

Crôia,

f.

Cave.

plaint toujours.

Grenilhàr, v. n.

Crier,

grincer,

Grouchét,

v. n.

du mal d'enfant.

Craquer; être prise

CnouÉCHA,

Grèmpa,

m. Agrafe.

s.

Choucù, ùa,

ronchonner. Cresinàr,

d'une

pointe du jour; ex.:

la

se levàr à la crica, se lever à l'aube.

Cremasoun, s. fait sentir dans CremesI,

Loquet tournant.

f.

rasdduira quand on a

la

pain entier.

du.

en naissant.

Crête. Levàr

f.

roue, lorsqu'il a

crèis ni crèba.

;

enfants

rebiffer (lever la crête).

Crestàr, V.

s'en faire accroire.

chance

m. Coulure grossière.

s.

Crésta,

;

quelques

la tête,

Crestàire,

Crèire,

*

Résille

f.

Crespinà, àia, adj.

court.

de.

s.

deuil.

membrane que

àia, adj. Crevassé.

Crebougnà,

39

CRO

adj.

s. f.

s. f.

Crochu.

Béquille.

Achat.


40

eue

Crôssa,

cuo Cùcu Cri pour jouer à cache avec un enfant.

Béquille.

s. f.

Croumpàire,

Croumpàr, V. a. Acheter. A crounipà en chut, loc. Il est resté coi, il

CÙCU

CuÉCH, ÉCHA, part.

m. Crochet de robe

s.

(Fours).

Crous,

s.

Croix; mettre su

f.

CuÉR,

s.

CuÉR,

s.

Crouséts, s. m. p. Soupe de pâte avec ou sans œufs, écrasée sous le pouce, en forme dé petites gaufres, (v. c.

s.

escoulàia

m.).

Cuisson.

m. Cuir.

Nom

de

lieu,

rocher

très pointu.

CuLÀn,

v. n.

Culàta,

s.

rière

Culer, reculer.

Culasse.

f.

Nom

d'une bêle.

Beau der-

de

lieu.

On

dit quelquefois culàtra.

Crousiéra,

s.

Carrefour et

f.

sens que peifràl

(v. c.

même

m.).

Crousta à bout, adj. Croûte levée; pain gras-cuit, dont la croûte s'est séparée de la mie. Croustiér,

CuLÎR, V.

a. Cueillir.

:

les

CuMÀscLE, s. f.

Crubecèou,

s.

s. f.

CuBÉART,

Couvercle.

m. Couvercle.

Crèche.

m.

s.

gre-

la

Gumàngle, s. m. Coin de fer terminé par un anneau, pour traîner les pièces de bois. A Saint-Paul quimkngle et dans le Queyras timàngle (Chab. et de R.).

plaies.

Crubecèla,

Têtard de

s. f.

:

m. Croûte sur

s.

Culéiréta, nouille.

Crousilhoun, s. m. Petite pièce voûtée au rez-de-chaussée.

Crùpia,

f.

m. Cœur.

Cugulhoun.

Petite croix.

mange en soupa

resté

est

il

coi.

bientôt

la

CuÉcHA,

et qu'on

est

médusé.

Se faire de crous de pàlha, se créer des chagrins. s. 1.

Cuit,

p.

Loc: Es lèou cuéch, il perdu. Es resta cuéch,

crous, tourmenter quelqu'un à fond.

Crouséta,

Guetter sans se

loc.

(far,

montrer.

n'a rien répliqué.

Crouquét,

cache-

!

m. Acheteur.

s.

Toit, couvert.

Cùou,

S.

S.

m. Crémaillère.

m. Cul. Vira

lou cùou,

dos Sibla li oou cùou, Loc. Va-t-en voir voir s'ils viennent,

tourner

le

;

:

Jean.

Vàou pasoun plén cùou

d'kiga.

Elle ne vaut pas cher.

CuBÉARTA, *

s. f.

Cubercèla,

Couverture.

s. f.

Cùou DE

CHIN,

s.

Cùou-terrous,

s.

Couvercle d'une

marmite, d'un pot.

marier)

Cùbia,

s.

Cucàr, v.

f.

Obscurité, pénombre.

a.

Humer

(un œuf, etc.);

guigner.

CucHo'uN,

d'un

m. Tas, monceau.

Nèfle.

m.

Fille

unique

propriétaire

fon-

cier.

CÙOU dubèart, tes.

m. Personne qui de fermer les por-

s.

n'a pas l'habitude s.

m.


DAN CuQuÉT, mage.

m.

S.

DAR de

Asticot

*

fro3"

Curachdun, CuRÀLHA,

s.

Balayures

;

Curèiras,

brebis

;

Curbîr, v. a. Recouvrir par un labour le blé semé se dit aussi

pour semer seulement.

m. Jeune curé.

s. f.

vieilles qu'on

41

ne garde pas.

foin

Les restes du dans la crèche.

pi.

s. f.

ou de

la paille

(H. curilhas).

CuRALHÀR, V. a. Curer, nettoyer curalhàr éna féa, i-efuser une brebis dans l'achat d'un lot. ;

CuRÀR,

CuRRÉT,

Creuser, curer.

V. a.

V. a.

Petit

d'enfant

lit

roulettes.

*Cuviàire,

s.

m. Espèce de fau-

chet, râteau à dents de

Curàr riéous (aquéou chemin fài que, loc. Chemin en côte qui coupe des ravins successifs. CuRBÎR,

m.

s.

monté sur

bois écar-

tées (H. espalhàire). Cuvîssis,

m.

s.

p.

Ce qu'on en-

lève avec le cuviàire (H. cuviàias).

Couvrir.

D

Dabàs, adv. En bas. Dàise,

adv.

Dandeiréts,

Doucement

daisét,

;

tout doucement.

Dal,

s.

m. Faux, instrument.

Damàr, avec

la

v. a.

Enfoncer les pavés

Damas, s. donne aux deux supportent tojret à

f.

pi.

Nom

qu'on

petites colonnes qui

Vencréna, l'épinglet du

filet.

Dameisèla,

s.

Dameiselèta,

m. Demoiselle. s.

f.

Petite

demoi-

selle.

Dameiselôta,

f.

Petite

demoi-

Terme de mépris. Damén (tenir, loc. Observer

selle.

la farine et

adv.

Près,

auprès,

tout

près.

Darboun,

m. Taupe.

s.

Darbouniéra,

Dardalhàr, lant du soleil.

Dardèna, ou de

s.

Pièce

f.

en par-

deux

de

six deniers. Pila

dènas, grippe-sou il

m. Taupinière.

s.

v. n. Darder,

;

val

pa

dar-

n'a dar-

ne vaut pas cher. Ce

nom

provient du moulin d'Ardenne, près

Toulouse, où cette pièce a été frap-

tivement.

Damo'un, adv.

Pâte claire

p.

soupe.

dèna, atten-

m.

du fromage râpé, et qu'on verse dans le bouillon pour faire la

liards s.

s.

avec des œufs, de

Dapè,

hie (dàmai.

*

faite

En

haut, là-haut.

Dan, s. m. Boule servant de but au jeu de la buérla (v. c. m.).

pée, de 1710 à 1712 (Maurin bault,

Reçue numismatique de

Darèire,

s.

Raim1901).

m. Arrière, derrière.


42

DEF

Darèires,

m.

s.

DExM

Le mauvais bon grain

parole.

ça vient.

meisdun,

p.

se sépare du

grain qui

quand on vanne

le blé.

Defooutàr.

v.

f.

Manquer

sa

à

Defouàra, adv. Dehors defouhra hors de la maison. ;

Comme

Daré

(à, loc.

Darîr

(se, v. pr.

S'impatienter, se

brûler le sang.

Darrikr, èha, adj. Dernier.

Darriéh

En dernier

(d'en.

lieu.

Davàou, adv. En bas. qualité

Prendre de pensounàri, prendre

en pension Irabalhkr de menuisier, faire de la menuiserie dire d'ôi, denoun, dire oui, non. Acà es pa ;

;

de dire, ce n'est pas à

ùna de roouba,

j'ai

N ai

dire.

une robe.

Deàl,

s.

Debàda,

m. Dé

à coudre.

conj.

Pourtant,

v. a.

Détruire sans pro-

Degaliér, iéra, adj. Dépensier.

Degoukl,

m. Dégringolade. les mou-

s.

Uavér soun àou degouél, tons sont à

vil prix.

Degoulàr,

v. a. Précipiter,

déro-

cher.

Dego'ut, licide.

s.

s.

m. Précipice.

m. Petite goutte,

stil-

Dernière goutte d'un verre.

Egoutd'un néan-

moins.

Degrés,

toit. s.

m.

Marches, et non

pi.

l'escalier.

Debalènt ou dibalènt,

m. Pré-

s.

cipice (H. deshalenc).

Debanàr, perdre

Degalh.\r,

Degoulôour,

Deàgna, s. f. Petite quantité, un soupçon de... *

Refuser.

a.

fit.

comme, en

De, prép. De, de.

Defuîré, v.

Degàlha bèou tens, s. Qui perd son temps à des niaiseries.

n.

v.

Dévider

:

au

fig.

le sens.

chàrbe).

Debastàr,

v.

a.

îsa, adj.

Enlever

le

bât.

Délicat, discret,

Deilamount,adv. De ce côté-là de ;

Nom de lieu, hade l'autre côté de la rivière par rapport au village princiDeilài l'àigua.

meau

situé

pal.

D'ÉiRA

EN

LÀi,

adv.

Dedîn, adv. Dedans.

Deiscèndre, verb.

Defèr,

Déiscènta,

adj.

Etrange,

désagréa-

ble.

Defendùas, en défends.

A

l'avenir.

Dorénavant.

susceptible.

Défendre,

Personne (pa

là-haut. Deilavàou, d'en bas.

Debanèlas, s. f. Dévidoir pour mettre le fil en écheveaux (v. làna-

Decîs,

pronom.

Degùn, degùn).

s. f.

Deissamo'unt, adv. v. n. s. f.

Mettre au p.

Defîla, adv. Défile.

défi.

Terres mises

a.

Descendre.

Descente.

De ce

côté-ci;

là-haut. Deissavàou, d'en bas.

DEMÀN,adv. Demain.

Demanda (anàr en, loc. Faire une demande en mariage.


Dematîn, adv. De bon matin. de

Demèit, adv. deux.

Démens

moitié,

Desaveàrt, adj. Écervelé.

part à

(anàr en, loc. S'affaiblir.

v.

Amuser un

a.

en-

Devoir.

V. a.

Derabàr,

Se dépouil-

(se, v. n.

Desbardelàr, v. Enlever la bai'de,

Deramàr,

Desbardelà, sa barde, son

Arracher.

V. a.

Enlever

v. a.

la feuille

d'un arbre.

Derouchàr,

Dérocher.

v. a.

Desacoublàr. Séparer deux choses accouplées.

Au

Desafreiràr

m. Désaccord.

s.

(se, v.

Se déparquand deux

pr.

tager au jeu de quilles,

joueurs ont

même nombre

le

de

points.

Qui a jeté

fig.

Enlever

v. a.

dépravé, fuéc des-

:

la

corne

du pied des bêtes de somme. En chimin a desbatàr en àse, loc. Chemin rocailleux en diable (où les ânes se font sauter

Desacouérdi,

adj.

àia,

bât.

en dévergondé, excessif bardelà, un feu d'enfer.

Desbatàr,

Deràn (èou, prép. Au-devant.

Desbatàr tes jambes.

le sabot).

(se, v. pr.

Courir à tou-

Desbelà, àia, adj. Prodigue.

Desbôrt,

s.

m. Fluxion humorale,

convulsion, échauffement chez les s.

m. Malaise. a.

enfants.

Dissipé,

adj.

même

sens qu'entreniés. v. a. Se ne veut plus donner à têter à son agneau.

qui

Desanà, ÀiA,adj. Amaigri, exténué, pâle.

Desanàr, v. n. Employé seulement dans l'expression, ?ne sèntou desnriAr : j'ai une faiblesse, je m'en vais.

Desarenàr, Desarricàr,

Éreinter.

v. a. v.

a.

Désorganiser

maladroitement. Desassetàu,

Desbougrîr

(se, v. pr.

Se débrouil-

ler, se tirer d'affaire.

Desamàr ou deseimàr,

dit d'une brebis

cuvier.

Desbagageàr

le bât.

DÉounE,

Desàis,

Détourner du bon

a.

ler.

ie.

fant.

Desalùt,

Desaviàr, v.

chemin, déranger,

Demiéi, iéia, adj. Demi,

Demouràr,

43

DES

DES

v. a.

Desbousselàr,

ie linge

du

Égruger

a.

(v.

Desboutàr, v. n. Séparer les planches sciées d'un billot, que les scieurs de long ont laissé adhérentes.

Desbraià,

desbraiàia,

adj.

Dé-

braillé, débraillée.

Oter

Desbraiàr,

v. a.

Desbhaiàr

(se, v. r.

la culotte.

Donner tout

son bien, se dépouiller.

Desbroundàr, Tirer

v.

làna-chàrbe).

v.

a.

Nettoyer les

prés de montagne en enlevant les branches mortes de mélèze.


44

DES

Descadaissàr, ver le caclàis (v.

c.

DES Décatir, enle-

v. a.

Descadastràr,

v.

* *

Démantibu-

a.

sous desennemis.

et

Desentourtilhàr,

V.

a.

Démê-

ler, débrouiller.

ler.

Descadràr, choses

Faire ou dire des

v. n.

déraisonnables,

perdre

Desfaciàr, v.

la

boule.

Défigurer.

a.

Desfarcàr(se,

Se débarras-

v. p.

ser de, jeter.

Descarouîra,

Anàrà

la

s.

Désordre.

f.

Desfèci,

m. Fatigue morale.

s.

descarouîra, marcher à la

Desficalhàr,

ruine.

Deschàous,

àoussa,

Desfooutàr,

Dé-

adj.

v.

Deschangeàr, monnaie.

Faire de

n.

v.

Oesfournàr,

la

du

v. n.

Manquer

v. n.

Retirer le pain

à

un

Desgounsoulàr

désespérer,

(se,

v.

n.

Se

Descouse,

v. a.

v. a.

v. n.

1er à force

de

A

adj.

gros

bouil-

Découdre.

Desgeàl,

Découdre.

s-

m. Dégel.

Desgivitrà,

àia,

adj.

Débraillé,

le

dont

la

chemise forme des givltras

P'emme

décolletée.

Découvrir.

a.

Desgoouchir,

m.

s.

S'égueu-

lons.

(voir ce mot).

Descurbîr,

(se, v. n.

crier.

Desgarouét,

Descumanglàr, v. a. Arracher cumkngle (v. ce mot).

Refuser.

Desgàrgamelàr

s'affliger.

Descourduràr,

four.

Desfuîre,

Descoulanà, àia, adj. Dont la chemise est ouverte sur la poitrine.

Desdén,

Débrouiller.

a.

engagement.

chaussé.

* *

pa desennemis etchascùn

sions: sian a sous amis

m.).

v. a.

Dégauchir.

Dédain, dégoût,

Desgoubià,

mépris.

iàia, adj.

Gauche, ma-

ladroit (de des privatif et gàoubi, v,

Desdîch,

s.

m.

Tiéàii.

Pas desdlch.

c.

m.).

Je tiens le pari. Desgouissîr,

Desdîre, v. n. Perdre la fertilité, en parlant des terres ou des arbres

Desgoutàr,

fruitiers.

Desdemècres,

s,

m.

Effronté,

touche-à-tout. * *

Desembestiàr,

v.

a.

Désen-

nuyer, amuser le contraire à'embes;

tikr.

Desennemîs, usité

adj.

pi.

Ennemis

v.

a.

Démêler,

en

parlant des cheveux. v. n. Tarir.

Desgrouvelhàr, Desoringalhàr, meuble.

Desgrunàr, Desguèina, nance.

v. a.

c. a. s.

V. a.

f.

Écaler.

Démolir un

Egrener. Dégaine, conte-

;

seulement dans les expres-

Desjanàr,

v. a.

Mettre en perce.


DES Deslenguà, àia, propos déplacés.

Desmamàr,

adj.

Qui tient des

(se, v. r.

Despartîr, la

sous.

Destàgner,

le

Destapàr,

Se débarrasser

v. n.

v. a.

Disconvenir.

Déboucher, décou-

vrir.

Destégner,

Déraisonner.

V. n.

v. n.

rasdouira

Détacher à (v. c.

m.),

Despegàr,

v. a.

sur la

Destouchàr,

Qui a

la

poitrine découverte. v.

a.

s.

v. a.

Détordre.

Egarer, dissiper,

Destréch, s. m. Presse primitive pour écraser les graines de genièvre et faire Yestré

Fâcher, indis-

poser.

Despiéch,

Déranger.

v. a.

fourvoyer.

Despéi, adv. Depuis.

Despiachàr,

Déteindre.

v. a.

Destouérser, Destraviàr,

Décoller.

Despeitrinà, àia, adj.

v. n.

Desténch, éncha, adj. Déteint.

l'aide

avant de les mettre au four.

m. Dépit.

Despiéch (per, adv. De colère, ab

(v. c.

m.).

Destregnôour, s. m. Coin en fer qu'on enfonce dans le bois qui est au centre de la meule de moulin et qu'on retire, pour le remplacer par un coin de bois pour serrer.

irato.

Despiéch (venir ou poussàr per, loc. Venir ou pousser malgré l'absence de soins.

a.

Destrînc,

m. Embarras, trouble,

Despoupàr

(se,

s.

n.

Se luxer un

Desratelà, àia,

adj. Dératé,

(se, v. r.

la

Se rompre les

reins, s'éreinter.

s. m. Qui gâte ses haen peu de temps.

Desvél (toumbàr en, une insomnie.

qui

court sans souffler (H. desratal).

s.

Destrùci, bits

muscle.

Sevrer.

Destriàr, v.

détresse.

Despiechous, ousa, adj. Dépiteux, susceptible.

Desrenàr

;

Dessouta, et so'uta, adv. En des-

Le dimanche.

planche, chaque pain du pain voisin,

adv.

Destartavelà, àia, adj. Écervelé.

Desparlàr,

de

Desso'ubre (en, en dessus,

Sevrer.

s. f.

Desnevàia, s. f. Époque sol se débarrasse de neige.

Desnevàr de neige.

45

en dessus.

V. a.

Desméngea,

*

DEV

loc.

Avoir

Desverdeàr, v. a. Faucher avant matuinté (H. desverdegeàr). Déte,

s.

m. Dette.

Dessetàble, adj. Insupportable.

Devàn(ôou, prép. Au-devant. Loc: s'anar devàn se faire ombre à soi-

Dessesoux,

même.

s.

f.

Mauvaise

sai-

son.

Dessoousséta, adv. En cachette.

Devessàr,

Devén,

s.

v.

Se renvei'ser.

m. Voir defendùas.


46

DOU

DIS

Du

DiiVÈRS, adv.

côté de

disnàr. Allons diner; vène

vers,

;

Devinàlha, s. f. Devinette. Loc. devindun devinàlha, à l'aveuglette.

te

soupàr^

viens souper.

:

Dévoul,

sensible au

Ti'ès

adj.

Pour diable.

interj.

!

DicH, îcHA, part.

DôGou,

Du verbe

conclu. Loc.

Quel

est ton

:

nom

?

:

afin

qu'il soit dit,

que per pas pas

dises

?Tn

Vendrès,

que...

viendras, n'est-ce pas?

de dire, sous prétexte de voua que li siégue lou di, il ne veut ;

en convenir

;

Agité, ne pou-

m. Chien dogue.

s.

dire,

Cdu/na te disoun? (que le pur Marseillais francise Comme on te dit?). Disoun, on dit. Per te dire de... pour dit,

ÀiA, adj.

DÔBA, s. f. Daube (plat de viande avec sauce au vin).

toucher; débile. Diàstre

DivAGÀ,

vant tenir en place.

DOMINUM NÔSTRUM (eS PA PER, loC. Ce n'est pas pour l'amour de Dieu. Dôou,

art. Génitif

du.

:

DouçAMÀRA, s. f. Douce amère, solanuni dulcamara. Lin. DoucÉTA,

s.

Mâche, doucette,

f.

valeriana locusta. Lin.

Douéia,

s.

f.

Douve.

dire que,

per de

DouLHA,

afin que.

S. f.

Jarre à l'huile (latin:

dolium).

DiLÙNS,

s.

m. Lundi.

DiMÀRS,

s.

m. Mardi.

DiMÈcuES, Dijôous,

s.

s.

m. Mercredi.

s,

s.

s. f.

Distribution d'aumô-

funérailles.

m. Jeudi.

DivÈNDREs, DissÀNDE,

Dduna,

nes, le plus souvent à l'occasion des

Dounàr, v. n. Donner; céder Aquéla muràlha a dounà ; suppurer donner le repas aux bestiaux à :

m. Vendredi.

m. Samedi.

;

l'écurie.

DjMÈNCHE,

s.

m. Dimanche

(v.

Doundàr,

desméngea).

v. a.

Dompter

;

battre

ferme.

Dindàl et dindaliéra,

s.

f.

Seuil,

Doundîna,

s. f.

Volée de coups.

linteau d'une porte.

DiNDÀR,

Dounddun,s. m. Personne épaisse. Se dit au physique et au moral.

V. n. Tinter.

DiNS, adv. Dans.

Do'uNCA, conj. Donc.

DÎNTRE, adv. Dedans. Discouést, difficile

;

Do'uRGA,

D'accès

couésta, adj.

incommode

mal

;

DiscouRo'us,

o'usA,

adj.

dans une tenue délabrée peur à voir.

lieux.

Qui est

leuse.

DisNÀR,

V. n.

Dîner. Loc.

qui fait

;

Anén

se

S.

Noms

de

DoRMiLHOusA, adj. f. La sourcilNom de lieu, montagne.

Dous, Do'uAs,

que :

Cruche.

DouRMiLHo'us, o'usA,

en

main.

s. f.

:

adj.

cet adjectif a

Deux. Remardeux genres

dous homes, do'uas frénias.

:


EN G Dous que,

adv.

Depuis

que...

(Fours).

Druîsa,

Duc

Dkài,

m. Grand crible pour

s.

le

blé.

s.

(lou.

s.

f.

Draiôou,

Chemin des troupeaux.

s.

m.

Petit chemin.

f.

Engrais.

Nom de

lieu

;

hibou. Loc. Sàbe pa enté lou dùgou,

Dràia,

47

ETG

ce qu'il

il

ne

de dùgou, li chanta

sait ce qu'il dit,

ni

fait.

Duch, s. m. Conduit d'eau ravin dens la roche. C'est peut-être l'origine du nom précédent. ;

Passer dans les récoltes, sans précaution aucune. Dralhàr,

v.

n.

étroit

et

m. Petit drap en laine s. chanvre posé sur le matelas, et remplaçant le drap de dessous.

contre cœur (H. luérdre).

Drapier et Drapassiér, iéra, adj. Se dit d'une vache qui mange les

mir.

Drapét,

personne qui, couchant à deux, tire les draps du lit à elle, en bougeant toujours. étoffes, et d'une

DnÉcH, ÉCHA, en pente.

adj. Droit.

Drécha,

lieu

DuEcniÉRA, adj.

Driluàr,

En

droite ligne.

V. n. Jouir, s'épanouir

de

Droounàr Passer dans

Eàgi,

v. n.

m. Age. Loc. esjad'eàgi,

s.

:

est d'un âge avancé.

Eàris, j'à

Droounasseàr,

et

la nei^je fraîche (Fours).

s.

d'eàris,

m.

p. Ers.

elle

ers font, gonfler le tiaux qui en

Efkkt,

s.

Loc.

:

Anian-

est enceinte. (Les

ventre aux bes-

mangent

trop).

m. Domaine, pièce de

Durmir,

et

Duérme-dréch, Durbîr

s.

n.

v.

Dor-

m. Lendore.

Ouvrir durbi et dubèart.

et duérbe, v. a.

part, passé

;

au

DuRMÈNT, s. m. Sablière, pièce de bois posée sur le haut de la muraille pour recevoir les chevrons,

DuRMÎLHA,

oie.

il

Duérme

Péniblement, à

adv.

Duérdre,

s.

f.

Dormeur.

Durmilhdun, ouna, dormeuse.

adj.

Dormeur,

Egour, s. m. Envie de faire. Ai pa V égdur. Je n'ai pas envie. Eici, ad. Ici.

EiGADiÉRA, s. f. Aiguière contenant de l'eau tiède pour baptême.

EiGÀGNA,

s.

f.

manjà a Veigàgna,

terre.

(les

Engouloussàr (s', v. pr. Se terminer par un passage étroit.

gonfler le les

Rosée. Loc. elle est

:

A

enceinte

herbes mouillées de rosée font ventre aux bestiaux qui

mangent).


48

ÉIR

EiGAGNOus,

£1S

ousA,

adj.

Qui a

goût de l'eau en parlant des

le

pommes

de terre, etc.

dorénavant

en

d'èira

;

qu'à présent

Eiréta

m. La quantité d'eau Eigôour, que l'on prend à la fois dans un canal commun, pour l'arrosage d'une propriété quantité remplissant un canal d'arrosage ordinaire on dit s.

;

:

;

en eigoour d'kigua (H. aigàour).

lieux

Noms

l'eiràssa.

(!',

dérivés de

plats

que nous

disons

en

àira,

nom

ce

Saint-Paul à

à

un récipient muni d'un

manche,

servant à projeter l'eau pour l'arrosage des jardins

tandis que le

;

mot

sens donné ci-dessus, est remplacé par eigagi.

eigdour dans le

Eigreàsses,

m.

s.

p.

Aigreurs au

Eirî,

Barcelonais

Blé échaudé,

adj.

îa,

bien nourri

Eigrét, (II.

m. Fruit de

s.

l'épine-vi-

Eirôou interj. Cri pour un attelage à droite.

s.

Eiguèstre,

m. L'épine-vinette. s. m. Endroit hu-

mide. Eiguéta. L'eau dans laquelle ont

macarons ou les lazagnes breuvage chaud, agréable pour ceux qui l'aiment et dans lequel on ajoute même du vin. cuit les

:

EiLÀi, adv. Là-bas.

EiLÀi

(d',

adv.

De

Eirôou (mandàr,

EmouER,

m. Airée,

s.

ousa,

Aimer.

EisAMÉN, adv. Aisément.

Eisarmà, àia, adj. Desséché par une trop longue station près du éna plàia eisarpoêle. On dit aussi :

màia, une plaie Eisîna,

s.

f.

Hache,

présent

ustensile

de cuisine. s.

v. eisséta

(du

latin ascia).

Amadou

s. f.

Eissàia,

a.

De ce

s. f.

(II. èsca).

Essanger. côté-ci.

Pelle repliée en de-

Eissàia,

s.

Eissalàr,

f.

v.

Échelle. a.

Étendre du

foin,

des récoltes, du grain.

Einè, èia, adj. Aîné.

A

rouge.

Récipient,

dans (IL aissàda).

Plein une eiinina.

Einàn, adv. Avant.

Èira, adj.

irritée,

f.

Eissài, adv.

Mesure. Double dé-

s. f.

Heureux (H.

adj.

Eisa, aia, adv. Aisé.

ÈissA, l'autre côté.

calitre (H. esminn).

Eiminàia,

sur

hurdus).

EissAGÀn, V.

s. f.

la fois

l'aire.

Èissa,

v. a.

à

quantité

la

de gerbes qu'on foule à

EiLAvÀou, adv. Là-bas.

Eimàr,

Guider

loc.

droite.

Eimàble, àbla, adj. Aimable.

Eimîna,

faire al-

Eisa, adv. Aisément.

aigrél).

Eigretiér,

pas

anourri).

(II.

ler

Eirous,

gosier (H. àigras).

de aire,

iéra.

!

nette

désor-

ski,

mais.

EiGÀR, V. n. Arroser les près.

On donne

jus-

rèire,

d'èira en

;

;

d'èira en lài.

Eissaléta,

s. f.

Petite échelle.

Nom


EMB

EIS

Couél de

•de lieu.

mune de

Revel,

l'Eissaléta,

très

i*aide à

com-

Eissèla,

Eissaliér,

m. Degrés.

s.

Eissaliérs,

s. pi.

Eissaldun,

s.

Eissàlp,

Eissiéouta (man,

autour

Quartier

nom de

autre famille.

sœur d'une

scamhio.

It.

Eissandilhduns,

m.

s.

EissÀNGLA,

Écharde.

s. f.

;

part. Cuit à la

àia, adj.

se dit des œufs pochés.

Eissilhoun,

Nom de lieu rocher pointu,

m.

s.

serfouette, piochon

Eissîna,

s.

Eissirouél.

m. Bédane ciseau dont la lame est longue, plate avec un tranchant en s.

;

;

Echine

f.

nom

;

de

de

m. Écureuil (H.es-

s.

quiroou).

;

biseau (pour faire

les mortaises)

lieu, lou làous

ilas

;

Elssô,

pronom. Ceci.

Eissooudilhàia,

Échappée de

s. f.

soleil.

eissàou-

de Jausiers), à cause de la ressemblance, avec la bédane, des tiges d'ajoncs qui entourent ce petit

Eissooudilhàr, v. n. Brouir.

{c^

Eissùbli,

s.

m. Oubli.

Eissubliàr,

v.

Oublier (H.

a.

et-

chouhliàr, oublidàr).

lac.

EissÀRLA,

Archet de berceau

s. f.

Eissarmàr (s', v. pr. S'altérer, se dessécher par sa présence prolongée s'irriter en parlant à côté du feu d'une plaie. ;

Eissàrpa,

s. f.

Écheveau.

EissARTÀu,

V. a.

Défricher.

Eissàrts,

m.

s.

Eissartilhàr

p. (s'

sarticuler les pieds,

Eissàssa, ;

adv.

;

Se déen parlant du pr.

Échasse de lieu.

eitanpàou, aussi peu

aussi bien, qui signifie

:

comme

vraiment

bien. Eitàn

Bois défrichés. v.

:

;

eitanbén,

exclamation

!

li

voou,

j'irai

Eitartàn, adv. Autant.

Embabouîr, v. en paroles embabouinàr).

dir

a. (II.

Enjôler,

F.

étour-

embalouire et

grosse

Embàissa, s. f. Tout le linge qui ne va pas à la lessive linge de cou-

m. Reste d'un

tas de

leur, bas, etc.; tare.

f.

n.

:

s.

même,

bien.

;

s.

houe

Eisseiér,

Au-

Autant, aussi. Déri-

Eitàn, pi'ép.

vés

Eitàn, adv. Autant, tout de

bœuf.

hache

Eitaltàn ou eitartàn, tant.

(H. a rescia).

*

poêle

lieu.

Eissàoupre, de menuisier

nom

Main gau-

aiguille.

Chene-

p.

votte.

prés

s. f.

che. Eissilhà,

lieu.

Eissambiéras (faire, loc. Mariage entre le fx'ère et la sœur d'une famille avec le frère et la

Herminette, petite

s. f.

hache.

m. Échelon.

m.

s.

dernière

la

fait

Aisselle.

s. f.

EissÉTA,

Escalier.

d'une Alpe {ex-alp),

a

trousse sur le pré.

gra-

vir.

quand on

foin,

49

Arnaud et G. Morin.

— Le langage de

la vallée

de Barcelonnette.


.

ÉMO

EMB

so

Embalùn, s. m. Branle grand volume pour peu de chose.

Embournelàr, v. a. Mettre une dans des tuyaux de bois

;

Embanàr,

Mettre dans

a.

V.

Embanàr

Embanastàr

v.

(s',

r.

Jouer

la

tre).

culotte.

Embaragnàr

S'embarras-

v. r.

(s',

Embarliflàr, v.

Embarbàr

a.

A

Fours

savoir par où

EiMBASTÀiA,

s.

La

f.

culotte,

au

Embraîàr,

Embastàr, v. a. Mettre le bât. Parte pa lou jour qu'embàsta, loc. n'est janiais prêt à partir.

Embastàr

Embé

et

(s'.

Jouer

la culotte.

noir

;

rhamnus

s.

f.

Nom

de lieu

baissa).

Embelousàr(s', v. pr. Se blouser; se tromper,

S'aventurer

Embrecalhôour, s. m. Lieu plein de rochers difficiles à passer.

m. Abricot.

s.

**

Embrisàr

v. a.

(s',

Enchevêtrer.

v. pr.

S'engouer,

avaler une miette de pain ou une goutte d'eau de travers (H. s'engavaissàr).

Embèrlias,

s.

f.

p.

Fours)

(v.

ensàrris),

Embroulh,

s.

m. Trouble, embar-

ras.

Emberlifàr,

v.

Barbouiller,

a.

avec q.q. chose de gluant.

Embestiàr, v.

a.

Embrounchà,

àia, adj.

Bourru (lU

ernbrouncà).

Ennuyer, embê-

ter.

Embuél,

s.

m.

Petit

peloton de

fil.

Embibàou,adj.

(v.

'unou) (Allos).

Embissiéous, iéousa, adj. Ambi-

Embulhàr,

Embouchèira,

s.

f.

Baisure,

au

point où les pains se touchent au four.

Brouiller le

v. a.

lil>

les cheveux.

Embullàr,

tieux.

Emboui,

m. Nerprua

(s', v. r.

Embrincalhàr, (v.

s.

pumilae, Lin.

au milieu des rochers.

Embricôt,

Emé, adv. Avec.

Embeissàia,

m. Entonnoir (H.

v. a. Culotter.

Embrecalhàr

jeu.

salir

s.

emboutkire)

Embràssa-pèiras,

s'embareirounàr.

:

;

Emboutôour,

Arriver au

pr.

v.

(s',

plir la

Barbouiller.

milieu d'apics et ne

Il

Emboutàr, v. a. Entonner remavec un entonnoir (pour faire de saucisse) remplir un tonneau. ;

ser (v. barragna et s'embarrar).

sortir.

bournèou).

(v.

Emboutàia, s, f. Provision de vin pour l'année (provient de bout, ou-

S'entêter.

v. r.

(s',

sa

une idée.

cervelle, enfourcher

source

v. n.

Abuser, duper.

Emé, prép. Avec.

Emmalurà,

adj.

Qui a

la

maia

malheureuse. s.

Embourîl,

m. Embarras, s.

m. Nombril.

Èmoucô, adv. Avec ça que tout cela soit

tadiéou,

;

emoucàfini.


ENA Empachàr,

V.

ENC

Empêcher.

a.

Empaoumàr, avec

V.

a.

paume de

la

Donner une la main au

Se rendre maître de

fîg.

f. p. indéf. Une, qualiun objet en deux parties. Énas beàssas, énas bràias, une besace, une culotte (H. au mot ùnas donne la phrase suivante du vieux langage

Énas, adj.

Empalficàr (s', v. r. Rester immobile comme un pieu.

giffle

51

fiant

:

;

l'esprit

de

quelqu'un.

unas novas vos vuelh contàr, c'est-àdire des nouvelles, las ùnas et las àoutras).

Empaoutàr

s'empooutousàr,

(s',

Enasseàr,

Se couvrir de boue. Empatouàr,

v.

a.

Envelopper une

la

race

Encà, encàra, adv. Encore.

partie malade.

Empedî, îa, adj. Empêché, embarrassé. Se dit surtout d'un ustensile. Empeg.Vr, v.

Coller avec de la

a.

poix, enivrer, soûler.

Empègna,

Renouveler

v. a.

d'un troupeau.

;

fig.:

Empeigne.

s. f.

Empénch, éncha,

Encabanàr: v. a. Coffrer, mettre en prison, rentrer les légumes verts dans des fosses recouvertes de branchages et de terre, pour l'hiver au enterrer quelqu'un.

Encacaruchàr

adj. Px-essé.

v.

(s',

r.

Se per-

cher.

Empèri (faire l',

Ioc. Faire le gros,

Encad.\r

faire merveille.

S'endormir profondé-

(s'.

ment. E.MPÉs,

s,

m. Empois.

Emplanàr,

Larger

v. a.

les

trou-

Encagnàr, mer.

enveni-

Exciter,

v. a.

peaux. E.MPonisduNÀR,

V. a.

Empountuà, àia, adj, Qui tient beaucoup à q.q. chose; qui y met de de l'acharnement; qui prend à cœur une chose. Li siéou pa empountuà, Ioc. Je n'y tiens pas, je ne suis pas un joueur passionné. la passion,

*

Empousinàr

(s', v.

r.

S'embour-

ber.

v. a.

Encambàr,

Empréndre, Empudàr,

v. n.

v. a.

v. n.

Empugnàr,

Empester.

Apprendre.

Empester.

v. a.

Empoigner.

En, éna, adj. indéf. Un, une. L'adjectif numéral se prononce un» (s',

v. r. S'en aller.

Démolir, crouler.

v. a.

Enjamber,

Encambarlàr (s', v. r. Se mettre jambe de ci, jambe de là.

Encaounàr

(s', v.

pr.

Se

tapir.

Encàousa, s. f. Cause. Loc: n'en siéou pa rencàousa. Je n'en suis pas la

cause.

Encapitàr,

Empouracàr,

Enanàr

Encalàr,

Empoisonner.

v. a.

que chose dans Encarreiràr,

Se mettre quel-

la tête.

Disposer,

v. a.

ar-

ranger. *

Encarrelàr,

v. a.

Étendre sur

le

carreau, tuer d'un seul coup.

Encarteiràr trampalàr.)

(s',

v.

pr.

(v.

s'es-


52

ENC

ENC

Encastelàr,

ENCLÀounE,

Mettre au milieu

v. a.

du jeu de marelle. Encendiàr de soutîsas.

loc.

Ago-

niser dïnjures (incendier).

donner provision

;

Enclore

a.

son

à

Enclapàr,

Ensevelir sous des

v. a.

Enclùn,

s.

Enclunsàr,

m. Enclume. Cabosser, bossuer

v. a.

un objet de métal, un chapeau

Enchantàr (s', V. un travail.

r.

S'endormir en

Enclussàr,

Encô

faisant

Enchantelàr, v. a. Faire rouler un objet sur une pente en le mettant de

v. a. Id.

Chez.

de, adv.

Encouàcha, s. f. Nœud que l'on fait au bout de Yatàcou (v. ce mot).

champ.

Encougourdàr

Enchaoussinàr,

v.

a.

Chauler

le

blé.

Enchapàr, v. a. Aiguiser la faux à coups de marteau. Au fîg.: faire de vives remontrances à quelqu'un en mauvaise part, chercher à circonve;

se mettre rond

(s', V.

Se griser,

p.

comme une

Encrapità, àia, adj. a

Perclus, qui

perdu l'usage de ses jambes (H.

encrepitàt).

Encre, encra, adj. Noir.

Enchatelàr (s', v. r. Commencer une race, former le noyau d'un chep-

Encrèire

tel.

Enchiminàr

(s',

v.pr. S'acheminer.

Enchoousounàr, v. a. Chauffer le four pour la première fois chaque ;

participant d'un four à son tour,

commun

le fait

et les autres n'ont plus

qu'à ramener le four à la

tempéra-

ture voulue.

(lat.

Enchoucàr

m. Mastic, encaustiincoslum).

(s', v.

Encrenilhàr

v.

(s',

s.

Encriéra,

s. f.

Encroucàr

Se tordre fil ou

pr.

Écritoire.

(s',

v.

pr. S'ankyloser

par l'immobilité prolongée sur un

humide (pour

les

animaux sur-

tout).

Encruncèou,

s.

m. Archet de ber-

ceau (H. escrunsèou).

m.

Ooujour

n.

p.

Les aïeux.

Apparaître

crête de la montagne.

à la

Lou souléou

enclma, le soleil se lève làr, trecimkr et aciniàr).

(v.

trecou-

;

sur lui-même, en parlant d'un d'un cheveu.

Encuéi, adv. Aujourd'hui.

Enciàns (lous, v.

Faire accroire.

Entaillure, cran

f.

pr. S'enivrer (H.

s'eAic/iouià/').

Encimàr,

(faire, loc.

Encréna, s. nom de lieu.

sol s.

courge.

Encoumbalàr (s', v. n. Tomber, couler dans un ravin [coumbal).

nir quelqu'un.

;

(H.

encussàr).

avocat.

Enchèst, que heurt

le bé-

pierres.

Éncha, s. f. Anche des clarinettes. Bagnkr Véncha, loc. Faire boire les musiciens

V.

tail.

Loc:

d'encuéi, à notre époque.

Enculà,

nom de

lieu

;

ancdula,

contre-fort.

Encumanglàr, v. a. cumàngle (v. ce mot).

Planter le


EN F

à

ENG

Endarnagàr;, v. a. Monter le coup quelqu'un l'indisposer contre un ;

autre.

Endarnàr

v. pr.

(s',

Se tromper

;

s'enfoncer (au' jeu).

Endarriér

loc,

(d',

adv.

En

der-

Ennuyer, importu-

v. a.

ner.

Enficàl, s. m. Crochet de fer fixé au Courbet du bât, dans lequel on passe la corde nommée tourtouriéra avant de la tordre avec le garot pour serrer la charge.

nier lieu.

Endesmenjàr

(s',

S'endiman-

v. r.

Endevoulîr, v.

a.

Rendre doulou-

dis uèch, loc. Laissé

en plan.

Endoubelà, àia, adj. S'applique aux ustensiles de cuisine encore embarrassés des restes de mets [de doba).

Mettre sur

la voie,

Endhéch, s. m. Endroit. Le côté opposé à l'envers. Endrechiéha, adv. Directement. Endro'una,

fig.:

Petite ruelle, la-

s. f.

trines.

Enfleitounàr, v,

Entraver les

a.

delette

et

un

l'articulation

Enfougounàr,

v.

Porter à la

a.

tête, entêter.

Enfreganàr,

Enfriiis, s.

m.

Engàfa,

f.

s.

Puer.

v. n.

Enfroumageàr, avec du fromage.

Assaisonner

v. a.

p. Récoltes sur pied.

Entaille, cran,

(H. endrùar).

d'une affaire compliquée.

Eneibàr

v. r.

(s',

Prendre une in-

*

Enfantas,

V. r.

(s',

S'embourber.

m. Gros enfant ou

s.

Moyen de

f.

Se

(s',

v.

dit aussi d'un

r.

se

tirer

S'empif-

conduit qui

s'obstrue.

digestion d'eau.

Enfangeàr

s.

Engamounàr

frer.

syno-

d'encréna.

Engàma, *

Endurcir.

bâton

appelé fleitdun.

nyme

v. a.

corde

brebis en leur repliant une patte de devant, et en passant entre la cor-

Endruisàr et Endrùar, v. a. Engraisser les terres avec du fumier Endursîr,

la

embrouiller.

Enfla, flàia et enfle, fla, adj.

*

v. a.

au

l'enfical;

Enflé.

reux au toucher.

Endraiàr,

Passer

Enficalhàr, v. a.

dans

cher.

En

Enfetàr.

53

personne âgée qui

fait l'enfant.

Engamounà,

Enganàr, Engansàr,

àia, adj. Empiffré.

v. a.

Tromper, duper. Entortiller quel-

v. a.

qu'un.

Enfantoun, Enfecîr,

s.

m.

Joli petit enfant.

v. a. Infester,

couvrir de

Engansàr

poux.

Engavàr,

Enfenoulhàr (s', v. pr. S'engager dans une mauvaise affaire.

Engàva gôrris,

Enfernét

(1',

aride, d'accès

s.

m.

difficile

Nom ;

de lieu

petit enfer.

pr.

v.

(s',

Se laisser

prendre. v. a.

Engaver. s.

m. Mets épais un cochon.

et lourd qui engaverait

Engavaissàr brisàr).

(s',

V.

pr.

(v.

s'em-


ENR

ENG

5i

Engeamounàr

*

ter,

se

mal

Engritàr

àia, adj. Fagoté.

Engeamounà,

*

Se fago-

v. r.

(s',

Engién,

(s',

s.

Se débrouiller

v. r.

v. a.

Enginiàr

(s'.

Engingî,

îa, adj.

Mal agencer.

S'ingénier.

Maladroit, entre-

pris.

Engèfi,

ment de

En gros (Piém.

Engroufîr

(s',

v. pr. S'agrifîer.

à

Enguènt, s. m. Onguent. L'enguènt de la Tanarduna, pour guérir les glandes; es Venguènt de mèste Arnàout, que fài ni ben ni màou.

Invention.

f.

Engimbràr,

1'.

ringr'oss.

m. Invention, habileté

s.

Engenîàr

Engrôs

habiller.

Engèni,

S'exciter l'un

v. pr.

(s',

contre l'autre.

Eniràr,

Repousser un

v. a.

ali-

ment qui vous répugne. m. Contusion, gonflepeau après un coup.

s.

la

EngoubiX,

iàia, adj. Adx'oit.

Engouissanèou,

fil

embrouillé. Engouissîr,

v.

Emmêler, en

a.

parlant des cheveux.

Engoulàr,

Engoulounàr

Se perdre,

v. r.

(s',

en parlant de l'eau dans

le terrain.

Engranàr,

v.

Commencer

a.

dans

blé

à

trémie du

la

moulin.

Enlouitàr

(s',

v. a.

Mettre dans les

greniers, remplir les greniers.

Engravàr,

v.

Enlourdîr,

v.

ENMOuLÎn,

a.

Recouvrir

(s', v.

de

Prendre dans ses

pr.

En venir aux

mains.

Enmouralhàr,

v.

Mettre

a.

les

morailles au mulet.

Ennivoulàh

s. f. p.

(s', v. r.

Enprincipiàr, (II.

v. a.

v.

Enquitranàr,

v. a.

s.

Se couvrir de ciel.

Entreprendre,

imprincipiàr).

Enquiquinàr,

Enràbi,

Morailles.

a.

Importuner.

Engorger.

m. Ce qui vous

fait

en-

rager; inquiétude, chagrin.

Engreissàu,

v.

n.

a.

Engraisser.

Tout engraissa lou puérc, il ne faut pas être délicat, tout engraisse le cochon.

Enrabiàr,

v. n.

Enrealàr,

v. n.

EnreXr,

Engrilhàr, planches en

aba-

Amollir.

v. a.

grifîes.

Engrefîr

sembri-

sourdir.

commencer v. a.

(v.

Étourdir,

a.

nuages, en parlant du

pierres.

Engrefîr,

pr.

v.

Enmouràlhas,

Engraneiràr,

Agencer.

v. a.

Enleà, àia, adj. Prêt à s'emballer; qui ne demande qu'à sauter.

Enluéc, adv. Nulle part.

Engo'urt, o'urta, adj. Avide, goulu.

mettre son

Se prendre en

r.

sàr).

Engouler, avaler.

v. a.

v.

(s',

Enjimbràr,

m. Tas de

s.

Eniràr haine.

v.

grille.

a.

Empiler

des

v. a.

Enrager. Raviner.

Tracer

le

sillon.

Enré:ire, adv.

En

arrière.

premier


Enrooumàr,

Enrhumer.

V. a.

Enrouchôour,

m.

s.

Nom

de

Entàr, lieu

très pierreux. (s',

Se couvrir

V. r.

•,

V. a.

Ensacher.

bas).

Ensanglanter.

V. a.

Double boîte à claire-voie qu'on met sur le bât du mulet pour transporter le fumier. Se fait aussi en étoffe, ou même en peau de mouton doublée pour les Ensàrris,

m.

s.

p.

bergers d'Arles.

Enseàr,

v. a.

v.

(s',

Où.

Entamer.

Se

r.

une

faire

blessure en restant longtemps coula

même

du corps.

partie

Ententerîn, adv. Sur ces entre-

rement

(II.

esclàr).

Enseàs,

cellement de neige par

A Embrun

Enségnas,

s.

:

le

vent

(II.

peàs. p.

f.

La ceinture

V. a.

(H. enterlga).

Entéssa, adj.

Qui n'a de

f.

lait

la brebis.

*

Entramàlh,

s.

(s',v. r.

Garder

m.

Filet à foin

ou

à pêche. v. r.

(s',

v. r.

S'embrouil-

(s',

ler.

Entravessàr

Prendre

le

les roues.

Entrecoupàr

Abasourdir. le

(s',

Se contre-

v. r.

dire.

sou-

venir d'une chose. s.

m. Agacement des

s.

par un

EnsIn, adv. Ainsi.

Enstrumént,

Entesîl,

Entrecouél, adj. Qui est masqué pli de terrain.

Ensèns, adv. Ensemble.

Ensouvenîr

Fos-

contresens, metti*e des bâtons dans

d'Orion.

Ensourdîr,

m.

s.

dents donné par q.q. chose d'aigre.

Entramalhàr

m. Congérie. Amon-

s.

Entèrra-mouérts, soyeur.

de

Fêler, fendre sans

C[ue les parties se désunissent entiè-

ensiàs).

Entemenàr

lieu.

v. a.

qu'à un pis. Se dit de la chèvre et

Enseà, àia, adj. Fêlé.

*

se

;

faites.

Ensanousîr,

*

Enté, adv. de

ché sur

Ensài, adv. Ici (opposé à alài, là-

S'enivrer

V. r.

(s',

d'une charrette qui s'embourbe.

Entemenàr,

Ensàcha-bànas. Sobriquet d'un cocu (jui a son plein sac de cornes.

Ensachàr,

V. a. Greffer.

Entascàr dit

Enroulhousîr de rouille.

55

ENT

ENS

m. La grosse d'une

obligation, d'un jugement.

Ensthumentàr, V. n. Poursuivre devant les tribunaux l'exécution d'un acte ou d'un jugement. Ensuchàr, V. a. Assommer (H. ensucAr). M'ensùches emé toun renàr, tu m'assommes avec tes grogneries.

Entredurbir,

v. a. Entr'ouvrir.

Entrefouîre,

v. a. Serfouir,

Entrelusîr,

v. n.

Entremés, éssa,

Luire à demi. adj.

Indiscret,

audacieux, trop sans gêne, qui ne laisse pas les autres tranquilles, dissipé.

Entremuélha, éntre-miéja).

de Jausiers.

s.

Nom

f.

de

Trémie (H. lieu,

au midi


56

ESB

ESB

Entressentî,

adj.

îa,

Pourri par

place,

Esbarbàire, Esbarbàji,

Entrincàr, v.

Entrooucàr,

Mettre en train.

a.

Entrougnà,

(II.

Enfouir.

v. a.

adj.

àia,

Renfrogné,

Enivrer

;

rompre

la

s.

m. Auvent.

Envéa, s. f. (H. envégea). Envie {nœvus des Latins). Taches que des enfants apportent en venant au mon*

de et que le peuple attribue à une envie non satisfaite qu'a eue la mère pendant sa grossesse.

Envenîr

Enversàr (s', v. r. Se pencher appuyer dans un sens, à droite ou gauche (au jeu de boules), Envestiôour,

s,

m,

(v,

V. a.

Engrener

les ger-

bes, dépiquer, battre le blé,

bois,

sur laquelle Vesbarbàire bat

les gerbes (IL esbarbavouira).

Esbarbouiroun,

m. Bâton avec

s.

Vesbarbàire achève de faire

lequel

tomber

le

grain restant aux gerbes-

déjà battues,

Esbedrà, àia, adj. Déchiré.

S'en retourner,

v. r.

(s',

Grand ou-

Esbarbouîra, s, f. Grosse planche tenue penchée sur deux pieds de

tête, fatiguer.

Envàn,

Vesbarhàr).

EsBARBÀR, V. a.

blé,

m. Battage du blé

Esbarbalhà, àia, adj. vert. Se dit des yeux.

ref rogné.

Enubriàr,

m. Batteur de

s.

s.

à

à

bouvet).

Esbelioussàr et Esbèluissàr, v. n. dit du bois même sec qui, eu

Se

un

brûlant, produit souvent

vapeur,

des crépitements

jet

et

de des-

gerbes d'étincelles, esbelièousses. Envestîr,

v. a. (v, bouvetar).

Esbéoure, Envouleàr,

v, a.

Envourtouleàr,

Envelopper, v,

Envelopper

a.

(H. envourloulhàr).

Éouve,

adj.

Sans

coquille,

(s',

œuf

s.

m. Le pin

cimbro. s,

m. Attelage d'une

charrette à plusieurs colliers,

m. Air. Loc. Dounàr cTer en quoouquun, ressembler à quels.

:

qu'un,

EsBADARNÀR,

S'imbiber,

v. r.

a. AfTouiller.

v.

àia, adj.

Bossue, eu

parlant d'un œuf.

Esbourneàr, v. a. Fatiguer, affaisLou vent nous esbournéa.

ser,

Esbourràr, v. a. Enlever la bourre, au fig., houspiller quelqu'un..

le poil

;

EsBOURRAssÀR

(s',

V. pr.

Sc hous-

piller. V. 3,

Ouvrir à deux

battants,

EsBALANSÀR,

Absorber (H. em~

EsBouF, ouFA, adj. Essoufflé.

Esboumbà,

Èouve ou Pin èouve,

Er,

Esbéoure

Esboudelàr,

couvé, hardé.

Equipàgi,

v. a.

beoure).

*

Esbouselàr

(s',

v.

n.

S'ébouler,,

tomber en bouse. V. a.

Ouvrir à deux

battants,

EsBALOui, adj. Ébahi,

EsBRASSEÀR (s', v. pr, P'airc degrands gestes avec les bras (H, s'esbrassiàr).


ESC EsBRAVAGEÀR,

V. a. Efîarouclier.

EscALENiÉRAS,s.

*

Esbreoulhàr, v. a. Éblouir, esbriauder, emberluger.

EsBOEouNÀR

V.

(s',

Sc coui'ba-

i\

Esbrescàr,

s.

v. a.

Esbrisàr, v. (II.

Courbature.

f.

neaux

Ébrancher.

Réduire en miettes

a.

V, n.

(s',

a.

Eulevcr les

EsBULHENTÀR,

Ais, palisson.

m. Romaine

s.

Escaounàr

à

un

v. pr. S'infdtrer.

(s',

des deux

adj.

EscAPÀ DE GALÈRA, EscAPÀiA,

EscAPÀR,

g.

Sauf,

S.

m. Chena-

Escapade.

s. f.

v. n.

EscARABiLHÀ,

Échauder.

V. a. V.

(s',

Éprouver une

r.

Esbuscàr, v. a. Débiter les grosses branches d'un arbre, pour en faire

des fagots. EscABOuÉT,

moutons; au

sémillant,

Échapper, se tirer

s.

fig.,

m. Troupeau de grand nombre.

Escacalàt, escacamàt,

s.

m. Éclat

rire.

V. 3. Écai'bouiUer.

V. a.

Escafouiràr,

EscARÀiA d'avér. Grand troupeau de moutons.

EscARALHÀR,

avec

soin.

EscAFOuRÀR,

V. n.

Se

fendiller,

pommes de

parlant des

en

terre en

robe de chambre. EscAGASsÀn,

Escagassàr

Escarcèla,

s.

s. f.

m. Ranchet. Individu écervelé.

v. a. Déchirer.

EscARCiNÀR (s', v. r. S'époumonner à force de pleurer ou de crier. Escargàout, lent, qui

s.

m. Enfant turbumoqueur (II.

brise tout

;

esparagou).

V. a. (s',

V. a. Éparpiller.

EscARAsso'ux,

rure

Cacher

a.

Diminutif gra-

(s'.

Escarchèira, s. f. Accroc, déchi(II. escarchadùra).

Effacer. v.

Évcillé,

cieux du précédent.

EscARCHÀR,

EscAFAGNÀR,

adj.

ÀiA,

vif.

EscARABiLHÈTi

frayeur subite.

v.

Écraser. pr. S'affaisser,

Escarnàssas, s. f. p. Grosses cardes à laine, droussettes (H. escaràssas). (V. làna-chàrbe.)

s'accroupir. Esc.\GNA,

m.

d'un danger, d'une maladie.

bite.

EscAFÀR,

s.

pan.

tion, ébullition

EsBULuÎR

(voir courdéls).

s. f. p.

sauve.

S'ébrouer.

m. Violente commodu sang, frayeur su-

s.

Chaîne d'anprendre lou

d'àiga, loc. Pisscr.

EscANDÀL,

Esc.vp,

EsBROuNDELÀR, V. quignons d'un pain. Esbùlh,

pour

plateau.

Esbrisîvou, adj. Qui s'émiette fa-

EsBROUFÀR

p. (voir courc/^/).

calénc à l'écurie.

Escanèou,

esbrigàr).

f.

s. f. p.

d'osier

EscAMPÀR

cilement.

de

Escaleniéras,

EscALÉGNAS,

turei'.

Esbreounèira,

57

ESC

s. f.

Petit écheveau.

Escarnassàr,

v. a.

Cardasser.


.

58

ESC

**

Escarouîra,

Escarpins,

s. f.

m.

s.

ESC Petite crécelle.

p. Souliers fins.

Escàs (trabalhàr à 1', loc. Se dit d'un tailleur, cordonnier, travaillant chez lui

faisant le bruit: clof

EscLÔs,

a.

Agacer,

Ci'euser

a.

p.

de bois.

sécheresse; se dit d'un tonneau.

EscouÀ, ÀiA, adj. Qui a

EscouBA,

m. Secousse,

s.

Balayer.

V. a.

Escoubils,

Escharufèou,

m. Personne mal

s.

Escouén,

déployée (H. EscLAPÀR, Esclapàr

pr. Rire

v.

à

gorge

Fendre.

v. a.

;

Esco'uiRAR

s. f.

Gerçure, crevasse

à la peau.

EscLARsÏR,

V. a. Éclaircir.

Esclarsùra, fait jour

s.

f.

Jet

tout à

de lumière

coup

lange

de

la

(s',

V. r. S'excorier. (s',

V. r. Glisscr

où l'on fait glisser montagne.

adj.

vant

<Ti

Pur, sans

mé-

(II. escrèt).

Esclôf, s. m. Jouet que les enfants fabriquent avec un bâton creux, dans

s.

f.

champs en

sur

les arbres

Rigole sépapente, et ser-

l'écoulement des eaux.

Escoundàlhas, s. f. p. Jeu de cache-cachette développé. Celui qui fait (qui doit

à travers

nuages (H. esclarsiàrda). EscLENÎR (s', V. r. Se disjoindre.

les

èta,

escouf/(^n).

la glace.

rant deux

Esclapèira,

Balayures.

Dérober adroite-

a.

* Escoulouîra,

chute.

Esclèt,

p.

m. Dosse(II.

étroite

Se fendre se s'écraser dans une pr.

(s', v.

Balayures

* Escoulanchouîra, s. f. GUssoire pour les enfants sur la glace; gorge

s'esclafir).

briser la tête,

qui se

s.

EscouLANCHÀR (s',

p.

Petit balai.

m.

s.

Escoufiàr, V.

peignée. Esclafàr

m.

ment.

porte sur l'essieu.

il

s. f.

sac-

Eschantignôla, s. f. Pièce renforçant le brancard de la charrette, à

s.

(H. escoubllhas)

cade, à-coup.

l'endi'oit

queue

Balai.

s. f.

EscouBÀR,

EscouBÉTA,

Eschancoun,

la

coupée.

Escoubelhiérs, Escavardàr(s',v.pr. S'éclaircir, en parlant du temps.

[II. eissop).

Sabots ou souliers

Escluni, esclenî,adj.Déjointé par la

irriter.

dans l'étoffe; agrandir dans un habit ou une robe le trou laissé pour passer les bras et coudre les manches, aux épaules, en coupant avec des ciseaux autour de cette ouverture. V.

m.

s.

à semelle

les fournitures.

Escatineàr, v.

EscAvÀn,

brusquement et qui fait partir un bouchon .mis au bout opposé, en

journée pour celui qui

lui à la

donne

lequel glisse un piston qu'on pousse

chercher) n'a pas les

yeux bandés, mais reste en place. Tous les autres vont au loin dans toutes les directions, en criant: à las

gouérgeas Une !

fois cachés, ils crient

:

fàch. Celui qui fait part à leur re-

cherche, et les autres lâchent de rejoindre le point de départ sans


ESC

ESF

être vus de celuiquifait. Si ce dernier

Escuculhàr, v. a. Gagner tout son argent à quelqu'un.

en voit un il crie vista! et ce dernier prend sa place (v. vista). :

EscouNDouNS EscouNDRE,

Cacher.

V. a.

EscouHCHÀR, EscouRCHE,

En cachette.

adv.

(d',

V. a.

m. Raccourci.

s.

Escoureàssa, s. f. Liseron rampant des champs (H. courriàssa).

Escouréou

Nom de

où l'on recueillait la térébenthine du mélèze qui se dit escourré en Dauphiné (Cliab. et de R.); donné à tort par la carte d'état-major à la montagne au sud de Revel qui se nomme lous couréous. (1'.

Escourîlhas,

s.

f.

lieu

Eau perdue

p.

EscuÉCH, ÉCHA, adj. Demi-pourri, en parlant du bois. Esculiér,

Raccourcir.

d'une fontaine ou d'un canal d'arro-

59

m. Dressoir (H.

s.

escu-

deliér).

EscuPEÀGNA, EscupÎR,

s. f.

Crachat, salive.

Cracher.

V. a.

EscÙR, ÙRA, adj. Obscur, sombre.

EscuRÀR, EscuR.\R

Écurer

V. a.

la vaisselle.

S'obscurcir, en

V. r.

(s',

parlant du temps.

EscuRÀR faire

(s', V. r. Expectorer, des efforts pour débarrasser les

bronches.

EscuRSÎNA,

s.

Obscurité

f.

(H.

escu résina).

sage.

EscuRSÎR

EscouRNÀR,

un arbre en

V.

a.

Étêter,

couper

têtard.

*

(s',

Escursàr

V. r. S'obscurcir.

Se reti'ousser

v. r.

(s',

;

relever sa robe, ses manches.

Tomber, en par-

EsGo'uRRE, V. n.

Esdarenàr

lant des mailles d'un tricot.

v. n.

(s',

Se tordre

les

reins, séreinter.

Escousso'uiRA,

s.

f.

Chacune des

planchettes mobiles qui forment le

devant du graniér Escoutàr, V. Escoutelàia,

a. s.

(v. c.

m.).

Pour osculter. f.

Coups de cou-

EscRAMÀR,

V. a.

Escrancà,

àia.

adj.

Écarquillé,

par les l'huma-

tismes.

*

Esdrouàr,

v.

s.

à plus fort

EscRiÀR, V. s.

a.

Décrier,

m. Armoire.

EscMÎouRE, EscRiTÔni,

m. Au fig., qui que soi.

V. a. Écrire. s.

m.

Écritoire.

a.

Rosser (H. es-

drouyhn.

Esebîc, *

m.

s.

s'atta-

s.

Airelle

myr-

m. Personne malingre.

Esfangassàr

s'aplatir

Escrevîci,

Rossée (H. es-

f.

tile.

Écrémer.

brisj, perclus, raidi

EscRÎN,

s.

Èse ou Èise,

teau.

que

*Esdrouàia, (Irouya).

(s',

comme

v. r. S'affaisser,

ferait

un

tas

de

boue. *

Esfangassà, àia, adj. Affaissé.

EsKARFALHÀR,

V. 3.

Esfierpàr, v. a.

EsKiLÀR les fibres

(s',

du

Ébourlffcr.

Mettre en charpie.

V. r.

bois.

Se fendre suivant


60

ES G

EsFÔRS, S. m. en résulte.

Effort,

Esfouàr

V. pr.

(s',

Esfouirasseàia,

EsFOURNÀR,

ESM

Se

s. f.

V.

maladie qui

EsGuiRÀR,

fouler.

faille

Esjanglàr, v. adj.

àia,

Esladràr,

Fort en

Esfratàr, v. n. Se dit

du

lièvre

qui se dérobe aux chiens, sans qu'ils s'en aperçoivent.

EsFRÀi,

s.

m.

Fendre.

a.

v.

a.

Déchirer

(s',

V.

r.

(Jau-

Eslambiàr

m. Élan.

s.

Eslavà, àia. adj. Délavé, insipide,

poule qui secoue ses plu-

mes.

mal assaisonné. *

Esleoupàr,

v.

Singer

a.

quel-

qu'un..

Esgalinassàia,

s.

Roulée

f.

;

com-

bat de coqs.

EsLÎous,

m.

s.

EsGAMBiÀR,

a.

V. a.

Esgaragnàr,

Embrouiller.

Rendre boiteux.

v. a.

Égratigner (H.

esgourignàr).

Égratignure

f.

et d'écorce.

(s',

Eslouiràr tei-re

Esgargalhàia, s. f. Éclat de rire à gorge déployée (H. escarcalhàda). v. pr.

Rire à gor-

EsLÙc, fig.,

ESGARGAMELÀR

(s',

V.

J.

S'égO-

s. m. Qui ramasse branches des pins [gàrna).

a.

Effrayer, étonner

S'étendre par

v. pr.

s.

m. Jet de

moment

lumièi-e.

Au

coup inatten-

d'espoir,

du au jeu de boules. EsMAiÀR mouvoir.

V. a. Éloigner.

(s', V. r.

EsMALiciÀR,

Esgarnatiàire,

S'inquiéter,

s'é-

V. a. Irriter.

Esmaoufineàr en toc de pan, le ronger dans tous les sens avec les dents.

(H. esglariàr).

EsGRAFiGNÀR,

(s',

de tout son long.

EsLUGNÀR,

siller.

v.

v.

Eslioussàr, v. n. Faire des éclairs.

Esgaragnèira, s. (H. esgarranadùra).

Esgargalhàr ge déployée.

Éclair.

n. Se dit d'une branche qui, au lieu de se casser net, entraine des filaments d'aubier

Eslioussàr,

Esgalineàr, v.

Esglarîr,

S'étendre de

tout son long.

EsLÀNs,

Effroi.

Esgalinà, àia, adj. Ébouriffé com-

les

Se fendre, en

r.

siers).

colère.

me une

Déchirer.

(s', V.

parlant du bois.

sortir.

Esfoutrasseà,

m. Qui agace

s.

V. a.

Esgland.\r

Foirade.

Dénicher,

a.

* Esguiounàire, par des grimaces.

EsMARAviLHÀR

v. a. Égratigner.

EsGRAFiGNÈiRA,

S. f.

(s',

V.

T.

S'émcr-

veiller.

Égratignure.

ÈsME

(a bel,1oc. adv.

A

vue de nez.

Esguiounàr, v. a. Se moquer de quelqu'un en contrefaisant sa voix agacer par des grimaces (H. esgiou-

parlant des personnes qui

nàr).

un

*

;

Esmèc, èca, air

adj.

de hauteur.

Précieux, en affectent


ESP

Esmendàr,

Condamner

v. a.

Esmenusàr, pièce conti-e de

v. la

ESP EsPARSÉL

à.

Sainfoin.

Chasser les mou-

bois servant à séparer les bêtes à l'écurie.

Changer une monnaie, amenui-

V. a.

Espartéour,

EspÀSA,

Esmoulésa, s. f. Temps humide et chaud qui fait fondre la neige (esmouria). Étym.: es et moul, mol.

EsPAssAGEÀR

*

v. a.

Morceler.

S.

m.

m. Grosse pièce de

s.

ches, esmoucher (Rabelais).

Esmourcelàr,

EsPARsiou,

a.

ser (H. menudàr).

EsMouissÀR,

ou

61

grosses

Épée.

s. f.

Se prome-

V. r.

(s',

ner.

Espavànt,

m. Épouvantail (H.

s.

espavantàlh).

Esneblà, àia, adj. Qui n'a pas cette

que donne le bon soleil aux fruits, surtout aux prunes venu à l'ombre qui est dans la lune. fleur

;

*

Espeachàr,

Déchirer.

v. a.

Espeantà, àia,

adj.

Couvert de

haillons (v. péant).

;

Espeantàr,

EsNivouLÀR

v.

Mettre en hail-

a.

ennivoular).

(v.

lons.

EsNooussÀn (s', v. en parlant du temps.

n.

*

EsNouMBLÀR

(v.

EspÀLA,

Épaule.

EsPALÀ»

s. f.

EspELHÀR,

Se disloquer

blà.

Faire

manger

Espanselhàr

(s',

v. pr.

Manger

à

s'en faire crever la panse.

EsPARPALHÀR,

V. a. Éparpiller.

EsPARRADo'uN, S. m. Moutou qui porte une sonaille et qui conduit le troupeau. EspARRo'uN,

s.

m. Échelon.

EspÀRSA, s. f. Entaille sur le bord d'un canal d'arrosage plein d'eau et

abandonné tir l'eau à la

EsPARSÀR,

à

lui-même, pour répar-

bealàia.

s. f.

homme

ÀIA, adj. Dépenaillé,

ruiné.

Espélha-dindas,

s.

m. Avare, usu-

l'ier.

s.

en acci'ochant les cheveux dans un pré ou un jardin. Espelinàr, v.

veux

;

a.

f. ;

Roulée,

ravagée

Arracher les che-

enlever toutes les fleurs d'un

jardin.

Espelinàr (s', v. a. Se battre en se prenant aux cheveux. Espelinassàia,

s. f.

Grosse roulée

de coups. EsPELOUFRÎ,

ÎA, adj.

Hérissé.

*

V. a. Éparpiller.

Espar selhàia,

Écorcher, déchi-

Espelinàia, pelinàia,

S'épanouir.

v. n.

(s',

Épierrer.

Épiées.

l'é-

aux moutons le blé vert, lorsqu'il est trop vigoureux en automne.

sainfoin.

V. a.

EsPELHANDRÀ,

Espampàr lou

a.

s. f. p.

rer,

paule.

Espanàr

Espeireàr, v.

EspÈciAs,

desrenar).

V. r.

(s',

Se relever,

Champ semé de

Déchirer, v. a. Espenachàr, mettre en pièces, en morceaux (H. espeachàr).

EspEOULHÀR

(s',

V. r. S'épouiller.


62

ESP.

ESP

EspÉouTA,

Épautre.

S. f.

Espepineàr, v.

EsPKHA,

EspÈRDRE,

Épier, épiloguer.

a.

EspouÉLA,

L'affût, à la chasse.

s. f.

Esperlùc, ùca,

Gai, éveillé;

adj.

serein en parlant du ciel.

Espés,

s.

m. La

la

Canette

f.

làna-

(v.

EspouÉRi, s. m. Cloison en planches pour fermer l'ouverture extérieure d'un toit.

partie consistante

d'un mets, l'opposé de

s.

chàrbe).

Oublier.

V. a.

EspoounousÎR, v. a. Effaroucher, rendre peureux (H. espaourir).

partie

Espouissàia,

s.

Éclaboussure.

f.

li-

Espouissàire,

quide, dite: hrduit.

m.

s.

Clifoire

;

se-

ringue que font les enfants avec un

EspÉs, ÉssA, adj. Épais. Fig., lour-

daud.

autre tige fistuleuse.

EspEssÀR, V.

a.

Briser, fendi'e.

EsPESsÎR, V.

a.

Épaissir.

EsPETACLÀs,

s.

m. Chose

Espouissàr,

effroya-

EsPETÀcLE,

s.

m. Cliose surpre-

nante. EsPETACLo'us,

ousA,

adj.

Prodi-

Espetasseàias, ou

Espitasseàias,

Eclaboussures, coups de bec

jaillir

(H. espouscàr).

EspouîssES (avér d', loc. Avoir des éclaboussures; Au fig., prendre part aux largesses de quelqu'un. *Espoulàire,

m. Rouet qui

s.

sert

Espourcanteàr, v. a. Saboter un Agonir de sottises (Piém.:

travail.

spourcanté).

(H. pelassàou).

Espetrouissàr, v.

a.

Espoumpàsseàr

Effaroucher.

tir

Espetrounià, àia, adj. Emporté. s. f.

Faire

à faire les volues.

gieux, énorme.

EspÎA,

v. a. et n.

l'eau, gicler, éclabousser, flaquer

de

ble.

s. f. p.

sureau, une tige de courge, ou toute

Espoumpelàr

Épi.

(s',

v.

pr.

S'apla-

v.

pr.

Même

en tombant. (s',

sens,

EspiÀN,

m. Les épis dont tombé en battant

s.

grain n'est pas

le

EspouMPÎ,

Gonflé,

ÎA, adj.

les

EspouNDA,

gerbes.

EspouNCHÀR,

EspiÀR, V. n. Monter en épi.

Bord de

s. f.

V. a.

lit.

Épointer, abrou-

tir.

Espîc,

m. Lavande.

s.

EspiÉN,

s.

EspiNÀRc,

EspouNGA,

m. Mouchard, espion. s.

m. Épinard. Au

*

S.

Éponge.

f.

Espourquîssa,

fig.,

espiègle.

Espoursàr,

a.

a.

s, f.

Cochonnerie.

Épousseter,

se-

couer (IL espoussàr). Espingàr,

v. n.

Ruer, se débattre.

EspiouNÀR,

V. a. Épier.

EspiTÀL,

m. Hôpital.

s.

EsPLiMASSEÀR, V.

a.

Plumcr.

Espous, ousXia, s. Époux, épouse. Soaértoun d'espous, loc. Ils vont à la messe du premier dimanche qui suit leur mariage.


iEST

EspouTÎR, V. EsPHAviÉn,

EsPREvÎN,

EST

Écraser.

a.

m. Éparvin.

s.

EsPBÈs, adv.

A

EsQUÈHNi,

m. Mépris.

s.

Esquergnàr, Esquichàr,

Estància,

EsTÀR,

Rester. Sta

n.

v.

EsTARLENQui,

Abaisser.

Estartir, v. a.

s.

EsQuissÀR,

Petite

f.

Écraser, assommer.

a.

ia, adj. v. n.

EsTÉGNER,

Épreindre.

V. a.

Estavanî,

Estebeàr,

Abruti.

clochette,

Dépourvu. Es esquist d'en $ôou, il n'a pas même un sou. (A Saint-Paul on dit aussi :

aquhl.)

Esteiéra,

teau

v. a. s.

Tiédir.

Éteindre.

Romaine sans

f.

EsTAHLÀR,

V. a.

Renfermer

tivement les bestiaux pour 1', (

nom de

défini-

Estéis, éissa, adj. Se dit d'un fruit

Grotte

mou-

à Séolane, où se réfugient les la sieste. s.

Estàcha,

s. f.

Estachàr,

Grosse écurie.

m. Écurie.

EsTÀBLE,

EsTAMÀiRE,

s.

m. Étameur.

Estaminà, s. f. Même sens taménia (n'est plus usité). *

EsTAMPÈou, s.

s.

qu'e.s-

m.

Bruit, ;

tissu

EsTÈLA,

Planchelte qui sert

s. f.

(II.

passéta). Étoile.

s. f.

S.

f.

p. Tcnailles,

la

vacarme. de

douleur

fil

et

(v. ineissounénc).

Estendôour, s. m. Lieu où l'on étend le linge pour le sécher (H. estendiddur).

Estépa,

s.

Ais, palisson.

f.

Estesuràr,

EsTÈvE,

v.

a.

s.

Estiblàia, Estiblàilh,

Etre très parci-

et à la

mesure.

Manche de

f.

s. f. s.

l'araire.

Rossée.

m. Polissoir de

fi-

leuse (H. estiblàire).(Y. làna-chàrbe.)

laine.

EsTÀNCHA,

*

à ourdir

monieux au poids

Impi'imer.

m. Étain

Bûche refendue d'un

s. f.

mètre de long.

qué par

Estaménia, s. f. Drap de toile grossière dans lequel on transporte le foin ou la paille.

v. a.

la

EsTÉNC, ÉNCA, adj. Oppressé, suffo-

Attacher.

*

EsTAMPÀR,

maturité à

la saison,

EsTÉLA,

Étamer.

v. a.

de

EsTENÀLHAS,

Attache.

v. a.

fin

EsTÈLA,

l'hiver,

lieu.

pla-

slalera).

(latin,

qui n'est pas ai'rivé à

EsTAMÀR,

Extéuué,

adj.

ÎA,

Éreinter.

Esquist, îsta, adj.

Establàs

quiet,

Se baisser,

V. r.

(s',

clairine (H. esqullha).

EsTÀN,

Chambre de débar-

s. f.

maigre.

EsQuiNTÀR, V.

tons pour

Contenu d'une

f.

reste tranquille (pur latin).

Mépriser.

v. a.

s.

estancàda).

(II.

ras au rez-de-chaussée.

dessein.

v. a.

EsQuicHÀR

Esquîrla,

Estanchàia, eslàncha

m. Épervier.

s.

63

s.

f.

Étang; réservoir

d'eau pour l'arrosage.

Estiblàr, v. a. Rosser.

EsTiFLÀR, V.

a. Giffler.


64

EST

EST

Estîc,

Esticàr

(s', v. r.

EsTÎou,

s.

EsTÎRA,

de

S'appliquer.

*

Longue

traite

de che-

min. EsTiRÀR,

Estîssa,

de R.

EsTivÀGi,

Troupeau

s. f.

d'été.

pâturage d'été. EsTivÀR, V.

l'été

Estouàr

brèche que l'on

Rentrer chez

pr.

V.

(s',

Estràire, v. civàia estrni

soi.

EsTouBLA,

Champ moissonné,

S. f.

s.

m.

p.

nilha,

Chaume

(H.

estouhlduns). s.

m.

p.

Effrayer.

Épuiser

la ieàra

le

ourné

sol.

La

sa raci-

l'avoine épuise la terre avec

Estralouiràr

(s',

Gouttes d'eau

tombant d'une voûte d'écurie (H.

Même

v. pr.

qu'une

Pire

qu'eslouiràr.

Estouisîns,

v. a.

a.

son chevelu.

encore recouvert de chaume. Estoubliéns,

la lais-

Fenêtre, balcon et son

s. f.

Estrafooudàr,

Abriter.

V. a.

pour champ.

fait

ser écouler dans le

diminutif estrdun.

m. Étau.

Estouàr,

points sans l'arrêter complètement,

ÈsTRA,

au pâturage. s.

Estourcéous, s. m. p. Obstacles qu'on met en travers d'un canal d'ar-

et

passer

Faire

a.

m. Brèche servant

s.

rosage pour dévier l'eau en plusieurs

m. Redevance pour

s.

Dévier, sans

a.

à dévier l'eau d'un canal.

Petite quantité (Chab.

s.f.

v.

complètement, l'eau d'un canal, pour la faire tomber dans le champ qu'on veut arroser.

le linge.

Repasseuse.

f.

stisso).

EsTÔG,

Estourceàr,

Torrent

lieu.

l'arrêter

EsTouRcÈou, s.

EsTivÀLHA,

le

Repasser

V. a.

EsTiRÙsA,

et

la

m. Été.

s. f.

nom de Haute-Ubaye.

EsTOURÀis,

m. Caoutchouc.

s.

sens

outre,

outre.

Estrambeàr

v.

(s',

pr.

S'étendre

de tout son long.

estousin).

*

Estouisinàr, v. n. Dégoutter.

Estoumacàia, s. f. Indigestion. Se au figuré d'un chagrin qui pèse

Estrameàs,

droit qu'on

m. Coup de maladonne en tombant

s.

se

tout de son long.

dit

Estrampàl,

sur l'estomac. EsTo'uPA,

s.

f.

courrCenjàri Jin

Etoupe.

Empedi

las estdupas,

Empêtré comme un

rat

dans

loc.

les

EsToupÀR,

v. a.

l'étoupe, avec

Estoupîer, sière dont

ménias

EsTRAMPALÀR jambes.

m. Écartement, ou(à

on

(v. le

un

s.

Roucher avec de

fait les

très gros-

sacs et las esta-

mot làna-chàrbe).

V. V.

S.

Écartcr les

m. Individu por-

té à l'exagération.

Estrampalùra,

chiffon.

m. Étoffe

Saint- Paul).

(s',

EsTRAMPALuÈL,

étoupes.

.

s.

verture de pont

s.

f.

Propos

dé-

placé, bourde.

EsTRÀN, AN A, adj. Étranger. Estrancinàr,

v. a.

Tuer de

travail.


Estràngla-chat,

pour serrer

m. Appareil

s.

le billage

des pièces de

EsTuiLHÀiA,

EsTRANSi,

s.

m. Transe.

Dans

ÎA, adj.

EsTRANSiNÀR EsTRAPEÀR,

(s', V. r.

EsTRiÉN,

terre

la

et des oiseaux. Se dit au fig. de l'homme grimpant dans les rochers en s'accrochant avec les mains.

EsTRÀssA,

Estroumentir,

Estrassàr,

EsTRucÀiA,

EsTRucÀR,

v.

Ébranler, se-

s.

Action

f.

d'effon-

v. a. Défricher.

*

Répandre, gas-

a.

Estruniàr,

adj. Instruit.

Éternuer

n.

v.

(II.

eslernud.îr).

Estravachàr EsTRAviÀR,

v. n.

(s',

Estrunica,

Se coucher

EsTÙBA,

EsTRAviRÀR,

s.

gue

Égarer.

v. n.

EsTRAviouN,

m. Échelon de

v. a.

traite

EsTUBÀR,

Bouleverser.

Étuve.

s.

f.

lon-

fig.,

Fumigation. Étuver.

V. a.

EsTUBASSEÀR,

m. Confiture sans sucre avec le jus des baies de geniè-

Au

de chemin.

EsTUBÀiA,

claie.

Arnica.

s. f.

s. f.

V.

H.

Enfumcr.

s.

vre, cuites

et

écrasées,

réduit

au

EsTÙcH, ÙCHA, adj. Renfermé estùch,

feu.

œuf

EsTÙCH,

EsTRÉcH, ÉcHA, adj. Étroit

nom

;

EsTREMÀR,

EsTREMÀn

V. a. (s',

V.

EsTÙiT,

Enfermer. r.

Rentrer chez

s.

m.

EsvERENEÀR, EsviNEGREÀR,

s.

f.

Pâtisson

Arnaud et G. Morin.

(v.

palis-

— Le

langage de

Èta! interj.

la vallée

ùou

m. Relent. Loc: sente

s.

l'estùch, ça sent

soi.

Estrépa,

;

gâté.

le

renfermé (H. es-

tèis).

lieu.

F.

v. a.

EsTRÙcH, ùcHA,

à terre (pire qu'une vache).

*

Émottcr.

;

piller.

de

v.

drer.

moutons se vendent à vil prix, marché soun a dounacién, on les donne.

Estrè,

Éventrer.

a.

couer, émouvoir fortement.

les

à rebut de

Étrier.

EsTRouÉNT, s. m. Étron. Loc: fa 'na rima em' en estrouénl a la cima, rimer à l'impromptu, sans adresse.

Loc: Va-

Chiffon.

s. f.

vér se vèndoun estràssa de marcha,

pic, ser-

Volée de coups.

S. f.

EsTRissÀR Mo'uTAs,

Languir.

Gratter

V. n.

m. Petit

s.

m.

s.

EsTRiPÀR, V.

les transes.

avec les pattes, en parlant des poules

faite

Estrepôou,

*

fouette.

bois.

EsTRÀNsi,

65

ÈTA

EST

Étui. V. a. V. 3.

Tu

Envcnimer. Envcnimer.

n'es pas gêné.

de Barcelonnette.


FAS

FAL

66

s.

En

m. Maréchal ferrant,

Fàbre, forgeron.

latin, faber.

Falquiéra,

m. Haricot. Au

s.

somme

fig.

Faire, v.

a. Faire.

lune éclaire

est serein

fài vent,

;

Loc.

:

fài lùna,

fài serén,

;

il

vente

le ciel ;

faire

que plouràr, pleurer sans cesse que courre, être toujours en course; aco es pa de faire, cela ;

faire rèn

n'est pas à

faire

dcmàn

;

Faribourde.

Morceau de bois

f.

portant le bât

(v.

fouquiéra).

Famaràssa, s. f. Appétit dévorant, inanition parla faim (H. famalassa). F'ax, s.

m. Faim. Loc.

A pamài

:

de fan qû'Ubàia de set, il n'a pas plus faim qu'Ubaye n'a soif.

Fangeàs, Fàou,

m. Bourbier.

s.

m. Hêtre.

s.

farè 1res

y aura demain trois ans lou bla a fa lou très, lou noou, le blé a ans,

s.

:

lourdaud.

la

s. f.

servant de croupière aux bêtes de

Fach, fâcha, part. pas. Fait. F"aiôou,

Falibourda,

il

Fàouda,

Giron.

s. f.

;

le neuf pour un que tournes, tâche de revenir fài Vamdun, fài t'avàl, fài falài, Vensai, pour commander les fài bêtes de somme et de trait (pié-

rapporté le trois,

Fàoudas, p. Les jupons, chin de faoùdas, petit chien familier qu'on s. f.

;

fài

tient sur les genoux.

;

montais), se faire

oumê sous pariérs,

aller avec ses égaux. Fàitalài,

s.

Faoudàia,

s.

Un

plein

ta-

Farà,

m. Sceau en

s.

fer

blanc

(H. farradàt).

Farateàr,

m. Personne noncha-

f.

blier.

Farfouiller.

v. n.

Farindèinas,

s.

f.

p.

Fredaines.

lante, sans énergie.

Farinéta, Fais,

s.

Fàissa,

Fàissas

m. Faix. s. f.

enlevé

Maillot. s. f.

Falét, éta, adj.

beige, fig.,

pour

la

Nom

fus (H. farét).

De couleur

grise,

robe des mulets.

es resta falét,

il

la fleur.

Fariniéra,

de lieu. Bandes étroites recouvertes de végétation au-dessus de certains bancs de roche calcaire, dans un escarpement (Chab. et de R.). (las,

Au

est resté con-

s.

Farlantuàn, lantuàn

Farine dont on a

s. f.

(v. c.

s.

Coffre à farine.

f.

m. Lourdaud

;

/a/--

m.).

Farmîs, s. f. Fourmi (H. fourmiga) et farmisier, fourmillière.

Farèt èta, Fasouleàr,

s.

v.

Élégant, n.

son travail sans ardeur. Fastîdi,

s.

poseur.

Aller en faisant

m. Inquiétude.


FER Fatigua, àia, adj. Malade.

Favarouéta,

s.

f.

Fecîr, V.

Gesse

tubé-

Gesse

tubé-

reuse.

;

s.

f.

toucher.

Ferouge, ougea, adv. Sauvage.

reuse.

Féa,

Ferràgi,

Brebis.

s. f.

A toujour en brànda, loc. Il a toujours quelque chose qui cloche. L'i Feàre,

m. Fer.

s.

feàre que

Fèbre,

Fièvre

Ferraménta,

m. Février.

s.

Fége,

m. Foie. Au

s.

Ferratàlha,

fig.,

Péra

Ferùn,

qu'a lou fége, poire blette. Se maa-

Jàr lou fége,

être à

loc.

manger

(se

le

il

a volé (un foie)

couteaux

foie).

lou, qu'a voulà en fège

;

f.

Ensemble des un

s. f.

Ferraille.

Ferriéra (la. Nom de lieu, où se trouvent une source ferrugineuse, ou des pyrites de fer.

vàrda, faim canine,

Febriér,

s.

objets en fer qui entrent dans

goula-

fèbre

;

ferrer

meuble, dans un bâtiment.

feàre, elle l'a perdu.

s. f.

m. Action de

s.

un cheval.

II

toumbà en

tirés

Atteindre quelqu'un,

a.

en parlant d'un accident percer un furoncle, un abcès, etc.; en français :

Favatouèla,

es

67

FIÉ

Agànta

attrapez-le,

quelque chose de

fallut

prendre un

parti,

passer des

paroles aux actes. Fevèla,

peu d'importance.

m. Sauvagine.

s.

Fèt à prendre, loc. Quan nen vengué oou fèt à prendre ; quand il

s.

f.

Maillette

de

robe

(Fours).

Feissàr, V.

a.

Envmailloter. FiÀR,

Feissèla,

s. f.

Feissîna,

s. f.

Felàia,

s.

vésicule du

au

f.

fiel

Compte

Fagot de bois.

gne.

inquiétude

fiàsca).

(H. fe-

làgi).

Du

adj.

sexe

féminin

s'appliquantà un nom masculin, ex.: agnèou femèou, agneau femelle.

Femelàn,

s.

m. Les femelles en

Fén.

f>.

Fèns,

Fie, s.

te

fia

s.

s.

m.

f.

Toupie

li !

d'Allema-

m. Bouteille plate

(II.

Souffle, respiration.

m. Excroissance charnue.

Fie (anàr

de, loc.

raire lorsque la

rélha

Se

dit

de

l'a-

(le soc), n'est

pas horizontale, et que sa

pointe a

etc.,

m. Fumier.

m.

V. a. Flanquer (une en bacèou, un soufflet).

FiciiÀR,

m. Foin.

s.

s.

FiÉR, FIERA, adj. Fier. Loc. Fiel. fier,

Fèr, fera, adj. Sauvage.

Feràr en pouarc, cochon.

Loc.

trop de mordant.

général.

Fèr,

Fiàscou,

Fiât, s.

Femèou,

Fier.

v. a.

là-dessus.

Fiàrda,

Inflammation de la chez les moutons ;

vive

fig.,

Éclisse.

loc.

Anneler un

Anàr

marcher fièrement.

FiÉRA, l*""

:

gifle,

s. f.

Foire, grand marché,

lundi de juin, 26 août et 30

Barcelonnelte.

l^''''

à


.

FOU

FLA

68 Fiérpa, FÎGA,

s.

s.

Loque, charpie.

f.

Figue. Loc.

f.

Fiée.

Prendre

:

m. Jet de

s.

mamelon quand on

lait

de fïgas per de lanternas, prendre des vessies pour des lanternes (pour

Fleitdun,

s.

bou fïgas).

Flèou,

m. Fléau

Figuét, éta, adj. Blet, blette. Filèca,

quelqu'un. Filleul, eule.

s.

Les deux parties d'une pierre éclatée qu'on met de chaque côté des bornes. Filhouélas,

Filousiér,

s.

f.

p.

m. Cordon pour re-

s.

tenir la quenouille à l'épaule.

FiLÙSA,

s.

Fileuse

f.

(prendre,

sait

Qu

S'épuiser. !

Comme

déveQui passé? Qu'est-il de-

a engraissé, s'est

cette bête !

n.

v.

aquéla bèstia

fin a fa

loppée

sàbe que fin a fa a

il

'/

venu? m. Fin-fond

s.

nom

;

lieu.

enfLeitounàr). ;

personne pa-

Flamme de

s. f.

vétéri-

Flèouma,

s.

Flegme, paresse

f.

momentanée. Flést, V. n. Morceau enlevé nettement avec un instrument tran-

chant.

m. Houppe de laine, au des femmes.

s.

pluriel, affiquets

Floucàr, v. a. Laisser des houppes de laine à un mouton par ex;

tension, orner, parer, pavoiser.

Flouéta,

s.

Écheveau,

f.

touff'e

(H. ftàta) (v. làna-charbe).

Flouîna,

s.

Taie

f.

d'oreiller,

Flour,

s.

Fiôca,

s.

Flocon

f.

:

de

neige

fîouchè,

nei-

ger.)

Flouràs,

crème de

s.

;

moisissure

s.

m.

m.

Fil.

de.

Faire ses

Fooussî,

em-

barras.

Flàme-nôou, adj. Tout neuf (H. flambe-noou) s.

Flàouja,

îa,

f.

flambant

Flambée

Fouàcha, FouÀssA,

(H.

s. f.

adj.

Rempli complè-

V.

n.

Commettre

une

Fronde (H. frounda). Grosse bourde.

s. s.

f.

f.

Piochée.

Gâteau.

Nom

de

lieu.

Fouchiér, s. f.

m. Charrier.

s.

faute.

flamàda).

Flàndra,

;

tement.

Fooutàr,

Flac, adj. Apathique.

Flameiràia,

lait

FÔNSA, n. pr. Alphonse.

Souffle, respiration.

Flà-flà (faire

m. La fleur du non chauffée.

s.

lait

Flouriér,

Flou,

Fleur

f.

blanche du vin.

(Fours). (Piémontais

Flà,

(v.

housse de matelas.

FiN-FOUNS,

de

Flèouma,

Floc, làna-

(v.

chkrhe).

Que

m.

naire (H. flàmas).

Filhouél, ouéla,

Fin

s.

Boire avec excès.

a.

resseuse.

Mauvais tour joué à

s. f.

Fleitàr, v.

sortant du

le presse.

s.

m. Manche de

(H. fauchiér).

FoudIou,

s.

m. Tablier.

la

faux


FouÉL, ÉLA, adj. Fou,

FouÉNT,

FouÉRA, adv.

FountanIn,

folle.

Source, fontaine.

s. f.

69

FOU

FOU

Dehors.

Tiràr en

fouéra, loc. Se dérober.

beauFouÉRÇA, adv. Beaucoup coup de ex. fouérça gens, beaucoup de monde.

m.

s.

Source

d'eau

d'infiltration.

FouNTÉTA, mac. FouNZA,

Creux de

s. f.

l'esto-

Bas-fond.

s. f.

;

FouNzÈou,

:

;

s.

de deux lames fixées à un ressort unique recourbé, qu'on tient dans la main, pour couper la crinière des chevaux. FouGNÀiRE,

FouGNÀR,

V. n. s.

Fouira,

s. f.

FouÎRE,

V. a.

Bacule.

s. f.

FouRAviÀR

(se,

Fourca,

m. Araire qu'on

s.

V pr. S'égarer. attelle

d'une seule bête.

FouRÈST, *

Bouder.

s.

m. Hameau.

Fourfeàr, v.

a.

Imaginer, inven-

ter.

m. Fourneau.

Fdurfias,

Faucille.

s. f.

creux produit par un

Fourà-bourà, adv. Pêle-mêle.

m. Boudeur.

s.

FouGouN, FouicÎLHA,

FouQuiÉRA,

Ciseaux composés

p.

f.

m. Champ détrempé

s. ;

éboulement.

FouÉRT, TA, adj. Fort. FouFiAs,

qui s'éboule

Diarrhée, foire.

s. f. p.

tondre les brebis

Gros ciseaux pour (H. four fis). V.

fou fias.

Juron

Fouh\E.

de

Piocher. bénin,

FouRGOUNEÀR, diminutif

foutre.

FournXcha,

f.

Tisonner.

Four à cuire

le

pain.

FouiROus,

Foireux, euse.

o'tJSA,adj.

Fouissîr, V.

Remplir en pres-

a.

FouRNEÀR, V. a. au four.

s.

Foulatîn,

adj.

foulatin, poil follet

Foulatduns,

(II.

m.

s.

Enfourner,

V. a.

Faire des four-

nèous.

m. Fouet. îna,

et n.

travailler

FouRNELÀR,

sant.

FouIt,

V. a.

s.

Follet; péou foulét).

Fournénca

marnes pi.

Diablo-

(pèira,

noire, gréseuse

former

et

oxfordiennes, le sol

s.

f.

Pierre

des

schisteuse

servant

à

des fours à pain.

tins.

FouLASTREÀR, Fouleàr, v. n.

V.

m. Folâtrcr.

Muser, perdre son

FouRNÈou, qu'on

fait

s.

m. Tas de mottes

brûler dans les chanips.

de lieu, garni d'herbes épaisses, ou de ra-

Fouroustét ou froustét, s. m. Feu les enfants, à la Saintde joie Jean, dansent autour du froustét et l'éteignent en le foulant aux pieds

meaux

(v.

temps.

:

FouLLOusA,

s.

f.

Nom

feuillus.

FouNs,

s.

m. Fond.

Founssîna, n. p. Alphonsine.

froustir).

Fourniàr, rer la braise

s.

du

m. Râteau pour four.

reti-


FRU

FRA

70

Fourquèla, s. f. Morceau de bois fourchu que l'on met sous le cou-

de

vercle

quand

marmite

la

la

soupe bout. Se dit aussi d'un morceau de bois fourchu qui, appuyé à terre,

soutenir la charge,

à

sert

d'un côté du bât, pendant qu'une personne seule charge l'aufaite

tre.

FouRuouL,

s.

m. Verrou.

FouRROuLiiÀn,

V. a.

Frandeàr,

Passer sans pré-

v. n.

caution à travers les récoltes.

Frandoun,

m. Farceur, fron-

s.

deur.

Frangeât, v. en diagonale.

n.

Passer à travers,

FnÈiT, s. m. Froid. Fai en frèit que pela, que pela la griva, que co'ui, loc. Il fait un froid de loup (qui pèle).

Ven^ouiller.

Fréma,

s.

Femme. Lou

f.

Fousc, fdusca, adj. Ombrageux.

bâte sa fréma, loc.

Foussî

soleil.

(v. fouissi).

Foutràou, de

m. Une grosse quan-

s.

tité

FouTRALÀs,

aux

s'appliquant

Même

m.

s.

sens,

personnes.

En

homme, en foutralàs de gros homme, une grosse

Fregàr,

v. n.

Fresàr,

v.

Frotter légèrement.

Évider, dans une

a.

pièce de fer, la place de la tête d'une vis.

fbutralàs J'

Frésc, frésca, adj. Frais.

fréma,

Fresquiéra,

urt

femme. s.

colère. Fài venir

Me me mets hors

lou foutre (piém. uni la foutla).

faspetà lou foutre, tu

de moi. A ni foutre ni buli. Il n'a pas de sang dans les veines. Tout hdme qu'a pa'en poou de foutre, voou pa en foutre, Jean foutre !

Fràcha

Nom

(la.

de

vasse, éboulement (de

Cre-

lieu. :

frangere,

f ractum).

Frachàme,

s.

m. Amas confus de

n.

s.

Frayer, en parlant

s.

m. Frère.

Fràisse.s. m. Frêne.

Fràme, Tas.

;

Fringant,

Fricassoun, s. m. vreau ou d'agneau. Fricô,

m. Ce

s.

pim-

affriandé. F"oie

de che-

qui se

mange

entre la soupe et le fromage. Frisàr, v.

a.

Émietter.

Froumàgi,

s.

m. Fromage.

Frouminàr, v. a. Réduire en pousrendre la terre meuble.

frameàs, fràmi,

Frounda Frtfuncle,

adv.

De

front,

par

m.

s.

m. Furoncle.

Frounsîr,

v. a.

Froncer.

Froustîr,

v. a.

Fouler aux pieds.

Frùc, s.

(de,

tête.

des poissons.

FRÀmE,

adj.

frîca,

pant, coquet

sière,

choses brisées ou en désordre. Fraiàr,

Fraîcheur.

m. Fric,

m. La

s.

s. f.

v. a. Frotter.

Fretàr,

Foutràou, foutralàs, Foutre,

diable

pleut et fait

Il

s.

fruc, loc.

m. Il

Fruit.

A

ni enfàn ni

n'a pas d'enfants, ni en

vie ni en perspective.


Frùcha,

s.

Les

f.

fruits

en géné-

ral.

Fourbe.

la, adj.

Fuérle,

Fuérp, fuérpa, adj. F"ourbe, dissimulé (piém., furh). *

Fusàia, ou fusèia, s. f. La quantité de fil dont peut être chargé un

fuseau

(v.

làna-chàrbe).

Fùble de mdunde,

loc.

FuÉc,

de

s.

m. Petite casserole

s.

m. Parfum, fumet.

s.

m. Fagots avec s. dont on nourrit les bestiaux

FuRACHiÉu,

Feuille.

f.

Fouiller.

a.

terre.

Fun, Feu.

s. a.

FuÉLHA,

Fulhàr, v.

Fulhoun,

Assemblée

nombreuse.

feuille

Fuélha d'dungla, s. f. Plante marécageuse dont la feuille ressemble à un ongle, blanche d'un côté, verte

de

71

GAI

GAD

en hiver.

FunoEÀH, Fus,

Fureter.

V. a.

m. Fuseau.

s.

l'autre.

Baguette de fer des bouchers pour introduire le bout du la peau des bêtes soufflet dans Fuérja,

qu'ils

s.

Se

v. a.

servir de

la

Gabién,

m. Cabinet.

s.

Fusteàr,

Fusil.

Poutre.

v.

Travailler le bois

a.

menuisier.

Fustiér (banc,

s.

*

m. Gabion.

Gadàoula,

s.

Loquet,

f.

Gadàoula,

Gachi,

Gàffa,

cadole

m. Banc de me-

s.

îa, adj.

Sottise, maladresse.

s. f.

Gaffàh,

Fatigué.

Marcher dans

v. n.

l'eau

(H. passer à gué).

(H. cadaula). s.

f.

Femme

de mau-

vaise vie.

Gage,

s.

Barboter.

v. n. s.

m. Barboteur.

m. Gage au ;

pluriel

g agis.

v.

n. Agiter le lo-

Gagnàn de pa... (eitXn, loc. 11 vaut mieux ne pas. Éméché, légèrement adj. Gài,

v. a.

Agiter un liqui-

pris de vin

;

Gadaoulhàr, quet.

Gadoulhàr,

Gafoulhàb,

Gafoulho'un,

Gadàoulas (brànda, s. m. Menentremetteur de mariages.

diant

m.

s.

s. f.

nuisier.

f'nérja.

Gabinét,

Fùsta,

bi'ut,

vont gonfler.

Fuerjàr,

Fusîou,

f.

de.

Gadouilho'un,

Gài, s.

m. Souillon.

s.

;

m.

gai.

Geai.

Gàibe, adv. Guère.


72

GAL

Gais,

m.

s.

GAN

Bei'cail

des moutons

;

tombé,

loge du cochon (H. gay).

Gàla-bouên-tèns,

Galafateàr, v.

s.

m. Joyeux tèns).

GalôIs, ôisa, adj. Gaulois, oise.

Gâcher un

a.

tra-

Galamoun, Galapiàn,

mand

m. Goitreux.

s.

m. Propre

s.

Galôis

ùpa,

travers.

Goulu, gour-

adj.

(piém., galupp).

Gamà,

à rien.

De

(de, adv.

Galùp,

galvauder.

vail,

appartiennent (H. canèl).

lui

GalôI, ôia, adj. Gai, content.

bouén

drille (pour régala

pièce du joueur que du bouchon

la

Tuberculeux,

adj.

àia,

rachitique.

Galandàgi,

Colombage

m.

s.

;

cloison mince.

Gamacheàr,

V.

Essayer mala-

n.

di'oitement de faire une chose.

Galaveàrna, trou

;

s.

Creux, cavité,

f.

givre qui se dépose sur les

le long des cours d'eau, par les grands froids.

végétaux,

Galavernà,

Percé de

adj.

àia,

trous. éta,

adj.

:

s.

f.

Le corps thyroïde ris de veau ;

haricot blanc tacheté

ou d'agneau Galhà,

;

;

s. f.

femme

à tout le

où il .reste encore la couronne quelques ligaments. Gàmbi,

Se dit de la pâte qui a bien levé, du pain et de la pâtisserie quand ils ne sont pas compacts (à Saint-Paul galvé, va). Se dit aussi de la terre quand elle est douce el meuble. Galavét,

Gàlha,

Auge de maçon. Au monde. Gambajoun, s. m. Os de jambon Gamàta,

fig.,

2

g.

Surnom,

Gàmbi-dretch.

de

fils

boiteux qui ne Test pas lui-même.

Gambîs s. m. Collier en bois pour chèvres et brebis servant à porter la sonnaille ou clairine (II. ,

cambis).

Gampeàr, Ganàssa,

des

ganihàl).

(11.

Courir vite.

v. n.

glande.

adj.

Boiteux, estropié

adj.

ia,

d'une jambe

et

Mâchoire (H. gank-

s. f.

Bigarré,

cha).

de coq.

Gànchou, s. m. Serpe fixée au bout d'un long manche pour couper

tacheté.

Galhétas,

s. f.

Galhôfre,

s.

p. Fraises

m.

Personne sans

soins.

Galimafré,

s.

Galimafrèia, Galînà,

s.

f.

m. Gros mangeur. s. f.

Goinfrerie.

Jeu du bouchon sur

comme enjeu, des sous qu'on doit faire tomber d'une certaine distance, en lançant une

lequel on

met

pièce plus grosse.

Tous

les sous,

qui se trouvent ensuite plus près de

Longue perche d'epicea avec douille au bout, armée d'un crochet d'un côté et d'une pointe de les buissons.

l'autre,

pour

entraîner

faire

les

arbres par les torrents.

Gandèina,

Gandôlà

,

s.

Coureuse.

f.

s. f.

Cuvette en travers

d'une route, ornière, casse. *

Gandoulàia,

contenir de foin

s.

f.

Ce que peut

ou de paille un


GAR drap de grange (qu'IIonnorat

ap-

pelle buissau).

Gardàr,

Garder, dans le sens

v. n.

de garder pâturage, ou de

les

étroit

Gandouleàr,

Boire,

n.

V.

73

GAS

s'eni-

au mai-

bestiaux

rester

à la

son.

vrer.

Ganèl,

Gàrdia,

adj. (v. entremés).

Ganèou,

Femme

m.

s.

s.

;

ce

qu'il

faire

garder

le

robuste,

Garde du en coûte

f.

peau

trou-

pour

troupeau.

infatigable. *

Gangalhdun, peloton de fil. Gangasseàr,

s.

m. Noyau d'un

Garèla(de ou de garin-garèlaadj. Mal équilibré, de travers (piém :

garela, travers).

v.

Secouer

a.

for-

Gargaiôla,

tement. Ganîf,

m. Canif.

s.

Ganîpa,

s. f.

Gàoubi,

s.

Guenipe.

m.

ler

un

gosier

Mâchoire.

s. f.

Trop

Gapî, îa, adj.

des soupes de pâtes. ;

:

Gapiàn,

n. pr.

Gahacàka,

s,

f.

Œsophage.

m. Paresseux.

s.

Garguîlha,

ailleurs

s.

m. Chicaneur.

s. f.

Gorge en bois ou

pour conduire

Gargoulhamén,

Habitant de Gap.

Gargoulhàr,

s.

toits

ou

l'eau.

m. Borborygme.

v. n.

Grouiller dans

le ventre.

rade.

Garàgna,

s.

Noise.

f.

Garinèla,

Garagndun, s. m. Qui tout le monde, querelleur. parlant

adj.

d'un il

agace

Caverneux, en arbre. Chanta lou

Garbà, àia,

garbà,

le

à la régalade.

en métal, placée au bord des

m. Alerte, alga-

s.

;

Gargoulha,

se dit des

soupes de pâtes. Loc. lou pouéiou pa gapir, je ne puis le supporter.

dans

petit jet directement

Gargàs, *

Gàpir, V. n. Trop cuire

Gosier. Béoure à

Gargameleàr, v. n. Respirer péniblement et bruyamment. Corner, chez les chevaux.

se dit

cuit,

f.

Boire en faisant cou-

Gargamkla,

Gaucbe,

adj.

maladroit.

Gàounia,

gargaiôla.

Biais, adresse.

Gàouch, gàoucha,

s.

la

sonne creux.

s. f.

de vérinèla,

la

Gàrna,

f.

s.

Vipère

;

corruption

vénéneuse.

Branche de pin pour

fagots.

Garnîlha, s. f. Aiguilles sèches du pin, tombées sur le sol débris de gàrna. ;

Gàrçàn, adj. Mauvais que gar^àn de tèns ! quel sale temps ;

Garp,

!

GAnçÀR,

V. a.

Garcînas, sol

s.

rocailleux,

Donner, appliquer.

f.

p.

par

Nom

de

lieu

corruption

conduite

m. Grabat. s.

;

f.

Femme

de mauvaise

garce.

;

de

s. m. Maladie des agneaux, empêche de têter, comme muguet des enfants.

Gasèl,

graissinas,(de gresium,) lieu pierreux

qui les

(Chab. et de

le

R.).

s.

Gàrsa,


74

GER

GAZ

Gasilhàs,

m. Bourbier

s.

(H.

fjarilhàs).

Geàlhas, s. f. p. Le cou, le foie des cochons bas morceaux, ;

Gasilhàgi,

m.

s.

Barbotage,

mé-

Geamouna, s. mal fagotée,

* fille

lasse.

Gassàr,

V. a.

Femme

f.

qui

ou

s'habille

mal.

Remuer,

agiter le *

linge dans l'eau; secouer,

Gèarla,

Seau

s. f.

à

queue pour

traire les vaches.

Gast, gàsta, adj. Enragé inculte

;

ùou

Gâta,

s.

gsLst,

œuf

Grosse

f.

;

désert,

Gèarp,

gâté,

imitant

bille

m. Gazon.

s.

Gègi et gigèla, enfant (H. jiget).

s.

m.

bon

Bêta,

l'agathe.

Gelîna,

Gatignous ousa,

D'humeur

adj.

difficile. s.

GatilhXr,

du

curés

cimetières).

Qui craint

ousa^ adj.

Gatimous, ousa,

avaient

D'humeur

Gardàr

Gelinéta,

s. f.

la

les (les

jouissance des

Herbe aux mamelles

[scorsonera laciniata, Lin.).

Geliniér, adj.

:

;

V. a. Chatouiller.

chatouillement.

Poule. Loc.

f.

doou cura, garder curé être mort

m. Chatouillement.

Gatilhàire. adj Chatouilleur.

Gatilhdus,

s.

gelinas

poules

Gatîlh,

le

las

orde et

m.

s.

Propre coùma

la

Poulailler. Loc.

:

barra doou geliniér,

sale.

difficile.

Gemàr,

Gémir.

V. n.

Gatîvou, adj. Chatouilleux.

Genîc, icA, adj. Pur, véritable.

Gavàchou, Gavais,

m. Goitre.

s.

Geno'ul,

m. Jabot des oiseaux

s.

granivores (H. gavai). s. m.

Gavais,

m. Genou.

s.

Genoulhouns

ou de, adv. Age-

nouillé, à genoux.

Ironiquement, pour

goitre.

Gens, famille.

s. f.

Ex

p. :

Les membres d'une

veici

vouéstras

Grande quantité de soupe ou de ragoût dans un seul

bèslias e gens, les bêtes et les

plat.

mes

Gavagnàia,

s.

f.

Gavèou, s. m. Fagot de branches de leurs feuilles qu'on donne à manger aux brebis fagot garnies

;

(Jausiers)

petit fagot (Thuiles).

;

voici votre

Geôrgi,

gens,

monde. La race humaine:

s.

hom-

m. Lourdaud.

Geôrgi-empègna,

s.

m.

Gros

lourdaud.

Gerbàn, s. m. Voleur de gerbes anciennement on le promenait dans la ville et on l'attachait au carcan avec une gerbe de blé fixée dans son dos. ;

*

Gàvia,

s.

très évasé (v.

f.

Grand vase de terre

pour laver

la

vaisselle

tiàna);noTa de lieu, vallon cir-

culaire et largement ouvert.

Gazàn,

s.

m. Gain.

Germàn-àna,

adj.

Germain.


GLA

Germàn (remua

GOU

de,

s.

m. Cousin

issu de germain.

Germas,

nom de

toupie tourne sans

la

Glàoudou,

;

Gèst,

m.

s.

Fasè

Geste,

mouvement.

remuez-vous, agissez. Acà fài pa gèst, cela ne convient pas, on ne peut pas s'en :

gèst,

GevItra et GiviTRA, s. f. Espèce poche que forme la chemise au-dessus de la ceinture, quand la chemise n est pas rentrée. Gigét,

s.

GiÉUA,

s.

Traite du

lait,

tité de légumes qu'on met à dans la marmite.

quanla fois

GiPÀH,

V. a. Plâtrer.

GiPÀs,

s.

GiPiÉRA,

m. s.

s.

f.

Glkt, éta, adj. Pain pas assez levé, serré

comme

Gloria, ria, loc.

de

la cire.

Vanité, Es pa de glô-

s. f.

C'est indispensable (ce n'est

Glourièta,

s. f.

Fournil, gloriette,

tonnelle. s.

f.

Gobelet dentelé en

Glo'ut, outa, adj.

Nom

d'une

fruits.

Gourmand,

avi-

de, glouton.

de

lieu

où se

gypses. Couél de la gipiéra, au midi de Barcelonnette. ,

Dispos, ingambe.

(de, loc.

perche, pour ramasser les

trouvent des

Girèla

c.

Glat en glat (de, loc. Petit à petit.

Glouba,

Plâtras. f.

(v.

fer-blanc ou en bois au bout

m. Plâtre.

s.

des

dit

fin

pas par vanité).

m. Bêta. f.

de pel

m.).

Glénde

de

Se

adj.

àia,

ardoises coupées

servir.

Gip,

m. Rasade.

s.

lieu.

Glassardà,

Loc.

changer de

place.

m. Grosse pelouse

s.

75

Imbécile.

Gnàcou,

adj. Niais (Uvernet).

Gnoc, s. m. Macarons ou brigadeaux trop gros et mal cuits (de rital. gnocchi).

Girouflàda,

s.

Gifle

f.

pleine

à

main, avec les cinq doigts de la main, par comparaison de la giroflée à cinq feuilles.

en aucune

en gis de mafaçon en gis de ;

;

près, à aucun prix.

GiscLE,

s.

Glaceiroun,

m. s.

GÔDRE

jaillissement.

Petit glaçon.

Glanda, s. f. Éclat de bois gros fragment de glace quand on la pioche à bord de tranchée.

v. a.

Soigner.

et GÔouDRE, v. u. Jouir de.

Anàr

Gôi, GÔiA, adj. Boiteux. loc.

Jet,

m.

Cuite d'ivrogne.

s. f.

GÔDER,

Gis, adv. Rien, pas niera,

Gnèca,

GôBi, GÔBiA, adj. Gourd.

N'a'gu,

Boiter.

Touché

goia

!

gôi, loc.

!

Gôjou, Gôui,

la

s.

s.

m. Butor.

m.

Vieille vache (H. dit

:

;

Glanda (restàr en, loc. Rester en panne, s'arrêter brusquement; quand

même sens

({uq

buvachdun). Cochon,

goret.

GOUBELÉTS (juA.R AS, boire avec excès.

ter,

loC.

Gobclot-


GRA

GOU

76 Goudeissàrt,

m.

s.

Nom

de

lieu,

GouDouNFLÀR, GouDouNFLE, glace

V. S.

II.

iii.

GôvA,

Enfler.

Reflux que

la

à l'eau des torrents.

fait faire

GouDouNFLE, GouÉRGEA,

s.

Cheneau, gorge,

f.

s. f.

gdula, loc. le

Il

Bouche. Es de bouéna n'est pas difficile pour

je le

mange par

Gourmand. Que gdula! quel gourmand! Loc: Avér lagouTà la sdusta, avoir la bouche à l'abri,

Grachàr,

premier

Jachérer,

v. a.

m. Bigarreau, cerise. Ensemble des ani-

Grafién,

s.

Graissa,

s. f.

engraisse pour la vente.

Gral ou gràla,

m. ou

s.

f.

Auge,

s. f.

être invité.

GouLÀiA,

s.

GouLAvÀRT,

Goume,

s.

Gounèla,

s.

s. f.

m. Goinfre.

Jupe

*

Graleàr, v. n. Sommeiller.

*

Gràlha,

Gramàr, lié la

froid. (It.

gargouille à sel.

Goura, agdura).

s.

f.

gonella).

Espèce de saule

s.

s. f.

f.

GousTA-souLÉT,

(v.

Saule-laurier

CorbeiUc.

s.

S.

m.

Égoïste,

m. Petite

m. Gouttière, égout du

toit.

têter.

GouTÉTA

s. s.

m. Chiendent.

Gran,

s.

m. Grain.

Gran,

s.

m.

Granàr,

Marguerite.

GouTouN, dimiu,

de

fil.

(à Jausiers).

Aïeul, aïeule.

s. f.

Graine.

v. n.

Granatîliia,

Produire son grain. s.

s.

m. Grènetier. f.

Les mauvaises

graines. adj. Grandelet.

Gràndous, s. m. p. Amygdales, glandes engorgées.

Gran d'uérgi, et

ficelle.

m. Peloton de

Gràmou,

Grandet, éta,

GouTÉTA, s. f. Maladie des enfants à la mamelle, qui les empêche de

s.

Ghamoun,

Granateàire,

GousTOus, ousA, adj. Savoui^eux.

un gra-

m. Broie

*

Gràna,

avare.

s.

Châtrer après avoir

ine (v. c. m.).

Grameisskou,

[salix daphnaides, Lin.).

Goutàl,

v. a.

Météoriser, gonfler.

Goura-màta,

GouRBÈLHA,

Pie, oiseau.

partie à enlever avec

Gràme, a.

s. f.

Gramacîs, adv. Grand merci.

Bouchée.

f.

m. Abcès

Gounflàr, V.

**

plaisir, volontiers.

m. Guéret.

s.

maux qu'on

manger. Gdula,

Gra (de, adv. Graduellement. De bouén gra, de gré me ven per gra,

labour.

loupe des arbres.

;

GouLA,

m. Tumeur au cou ou

s.

Gousse ou cosse des

s. f.

légumes.

Grach,

Gougnou,

Soigner, nourrir

v. a.

;

adj. Gonflé, enflé.

gargouille.

à la joue

Gouvernàr, les bestiaux.

bois défriché.

s.

m. Clou pour la deux ou quatre

glace, dont la tête a faces.


GRA Graniér,

Grand

m.

s.

coffre

de

bois pour loger les grains, dont la

paroi de devant est composée de planches mobiles glissant dans les

rainures des montants.

Granjàia,

s.

grange.

GuANouLuÀR,

V. n.

Gran

m. Blé avec

vestî, s.

rent, d'une rivière torrentueuse. La grava d'Ubàia. La Grava, place, à Barcelonnette, conquise sur l'ancien gravier d'Ubaye.

Gréa,

Le contenu d'une

f.

77

GRI

s.

marmites

Suie attachée sous les

f.

(P^ours).

Grèga, expression de défi. Loc. Di gréga, demande pardon.

Barboter. la balle.

Greiér

prép.

(à,

:

En pente douce

Gràouta, s. f. Crotte de boue séchée aspérité sur un chemin (H.

(H. graijer).

gréouta).

Greoulàr, v. a. Faire une rainure de chaque côté des planches destinées aux couvertures des maisons, pour faciliter l'écoulement de l'eau

;

Gràouta,

Graillon.

s. f.

Graoutous, ousa, adj. Raboteux.

Grapàout, s. m. Crapaud. Loc: A pa mai de bouén sens qu'un grapàout de cdua. Il n'a pas plus de bon sens qu'un crapaud de queue, Gràpas,

s. f.

Crampons pour

p.

la

Grapelous, ousa, adj. Rugueux. Grapiéisses,

m.

s.

p.

Criblures de

Grapins,

s.

m.

p.

Crampons pour

Gréoule,

s.

m. Loir

(v.

Jàri bous-

catiér).

Gréoulôour,

s.

m. Outil de char(v. cm.).

*

Grépa,

s.

Traîneau pour char-

f.

rier les pierres. s.

m. Cancalis. Lin.

Om-

bellifère qui porte des fruits à épines

crochues.

la glace.

Grapooudeàr,

Barboter dans

V. n.

Grés, ésa, adj. Se dit des légumes la dent, surtout de la

craquant sous

l'eau.

Grapoun, s. m. Passage difficile dans les rochers, d'où l'on ne peut ni monter ni descendre. Dimin. grapounét, nom de lieu, c" de Jausiers :

grapoun).

Gratàr,

v. a.

Râper.

Gratilhouns,

(à,

Gratùsa,

Gresilhàr, v. n. Brasiller.

s.

s. f.

m.

Râpe

m.

p. Graillons.

Gresilhouns,

s.

Grignoun,

m. Ane

s.

s.

f.

entier.

Grille.

Châssis à

pour passer le sable; planches et bûches entrecroisées pour sé-

grille p.

Morceaux

cher.

adv. Gratis (Piém.).

s. f.

salade.

Grîlha,

durs dans la pâte.

Grava,

Germer.

(H. esgreouràr).

Grepoun,

blé.

Gratis

v. n.

pentier pour gréoular

glace.

(v.

Grelhàr,

à fromage.

Lit pierreux d'un tor-

Grilhét,

Grîmp,

s.

Grimpét,

s.

m.

Grillon.

m. Piège à s.

rats.

m. Raidillon.


GUI

GUÈ

78 Grînga,

s.

Mauvaise

f.

Guèga, s. f. Haridelle. Se dit au d'une femme sotte et d'humeur

bête de

somme.

fig.

Griots (lous,

m.

s.

Les testicu-

p.

difficile.

Guèidoun,

les.

Grouàr,

m. Coup appliqué du ménœud dans le bois.

Grdugnou, sur

dium

replié

;

Grougnounàia, groùgnous.

Groula.

de

la

manche de chemise ou

s.

Une

f.

Guèit,

GnouMÀNT, ÀNDA, s.

Groumandoun, talon,

adj.

GuÈsPA,

Gourmand.

m. Jeu de car-

dans certains jeux.

s.

Groupàr,

V. a.

Grouvélha, Il

la

a.

(H.

(comme de l'œuf).

Enlever

la

coquille.

pas

le

sel,

de sucre,

grum).

:

haines

endor-

Guèta,

s.

Guêtre. Faire pelàr

f.

guèta, loc. Mettre en colère.

Même

m.

s.

sens que

càtfe

m).

Guichet,

s.

m. Targette, verrou.

Guigna (àigua, s. f. Potage à la au sel et oignons ou ail

graisse, (v.

Broùil

de séou).

Synonyme de

àigua boulida de Provence. v. a.

Remuer. Lou chin

guigna la cdua, le chien remue la queue faire quooucarèn a guigna de dé, faire q. q. chose avec la plus grande facilité, rien qu'en remuant ;

adj.

Tors, gauchi,

Gueàrs, sa, adj.

Engourdi par

sa,

s.

lou guespatiér,

telles

Guignàr,

Grùn,s. m. Grain de

Gueàrs,

m. Guêpier. Loc. ne réveilguêpier (en ranimant tels

pa

GuiÀGi,

grouvélha

est très jeune

Guêpe.

Guespatiér,

(v. c.

Coquille

f.

v.

m. Le départ au

s.

s. f.

souvenirs,

goui*-

ci'oup.

;

Aencà

Grouvelhàr,

etc. (H.

épier,

mies).

Nouer.

les petits poulets sortant *

lez

la

s. :

Fin

adj.

Nœud

m.

gruélha). Loc.

àou cùou.

Gourmandise.

f.

s.

Groumandoun, mand. Group,

Guetter,

a.

Gueitavenî,

reveilhé

;

V.

gàil).

jeu de cartes.

*

Groumandîsa,

m. Guet (H.

regarder.

m. Savetier.

s.

s.

GuEiTÀR,

volée de

adj. Sale.

GnouLHÉn,

tes

hant

à l'ou-

verture d'un sac.

Savate, gaupe.

s. f.

GnouLE,

d'étoffe

s.

tête avec la jointui'e

la

m. Morceau

s.

servant à donner du jeu au

Germer.

v. n.

déjeté.

le doigt. **

GuiGNÔCHA,

s.

f.

Détente

d'une

le fi'oid.

arme Guearsàr

(se, v. r.

Se gauchir.

s. m. Mouton, brebis qui de guide au troupeau.

Gueàgi, sert

Guèch, guècha,

adj.

Louche.

à

feu,

languette

de

la

gâ-

chette.

m. Instrument Guilhounét, s. dont le raccommodeur de faïence se sert pour percer.


HAR GuiNCHÀR,

du coin de

GuLÀR,

Guigner, regardei'

V. n.

l'œil,

Guînchas, chemin.

s.

pi.

Les lacets d'un

Gueuler.

V. n.

Gulhéta,

f.

s.

GusÀLHA, GusAHÎA,

n.

Se

s.

Guîspa

(H. ganigasseàr, n"

s.

f.

Petit-lait

Gredin.

s.

.

Gùsta, n. pr. Auguste. Gustin, n. pr. Augustin.

Gutôla,

2).

n.

Diminutif d'Au-

pr.

guste.

Diarrhée.

s. f.

,

GuîspA,

Gueuserie.

f.

d'un

dit

meuble dont les différentes parties sont mal assujetties et branlent (v. gantjassear)

Tas de gredins.

S. f.

GusÀs, ÀssA, v.

Bouchée.

f.

Gus, GÙSA, adj. Gueux, vaurien.

Guindàina, s. f. Espace très étroit entre deux maisons. Guingalhàr,

79

HUl

du beurre.

H

Habîtàlèpas,

m. Habita queue.

s.

Hàouta, s. f. Hauteur, crête. Lou seàre de Vhàoùta, dans la carte d'état-major, est devenu le Serre du Laus. Hardi,

Dans

adj.

îa,

le

sens de

Heàrpe, *

s.

Herpeàr,

m. Herse. v. a.

Herser.

Home, s, m. Les trois premières gerbes qu'on lie par le sommet et qu'on dispose en foi'me de trépied pour faire un gerbier.

bien portant.

Hàrpa, s. f. Grands pieds et grandes mains. On dit d'une personne grande et maigre A que d'hàrpas. :

On

dit aussi:

fi

a

harpa,

il

n'y a

personne.

Harpién,

s.

m. Ongle d'oiseau.

Harpalhàn, s. m. Personne grande, maigre, aux manières extravagantes; grand flandrin. IlÀHPis,

oiseaux.

s.

m.

Home, joie, tas

Home

s. m. Synonyme de Montde pierres sur une crête.

d'affaires,

Les

griffes

des

m.

HouÉRT,

s.

Hountas

(las, s.

sexuelles

m. Le maître

de

(v.

ouart).

f.

p.

l'homme

Les parties de la et

femme. HuissôT,

p.

s.

des cérémonies d'un enterrement.

s.

m. Petite ouverture.


80

Idèia, s.

A

JAL

JAB

Idée,

f.

encà d'idèias,

intention.

Loc:

pense encore aux

il

femmes. Ikra,

Imou, adj. des 2 g. Humide, tendre, moite huileux, en parlant de l'eau de la lessive. et

;

Imoulàia,

s. f.

Imoulésa,

s.

Innoucènt,

Humidité.

f.

Fài qu'en

Secousse.

bête qui n'avance que

enta,

adj.

Privé

de

couvert de

lieu

Ile;

f.

le

long des

ri-

vières.

Isèra (tenir per, loc. Tenir par

en état d'équilibre instable

Ismàgi, IssA

m. Grosse exécud'un acte notarié ou d'un juge-

Instrument,

s.

(pour misera).

Humidité.

f.

IscLA,

buissons et d'osiers

artifice,

raison, idiot.

toire

s.

iossa,

d'un pas à chaque effort (lesThuiles). L'aire à battre le blé.

s. f.

Imàou

lôssa,

pas per

s.

m. Image.

interj.

!

Allons! courage

!

IsTÀR, V. n. Rester, demeurer. Ite

ment.

s.

interj.

!

Va

t'en!

Se

dit

aux

chiens et chats. Altération du mot

Instrumentàr,

v. a.

Poursuivre en

vite

ou emploi du mot

latin ite.

vertu d'un acte public ou d'un juge-

Item (acô es soun,

ment. lo

!

interj.

Pour diriger

loc.

C'est son

genre. les

bêtes

à droite.

Ja, adv. Déjà.

Ja

!

gauche

Jacasseàr,

interjection, les bêtes

Jàbia,

s. f.

Jàble,

s.

de

pour diriger à trait.

Cage.

il

Jal,

m.

Bavarder.

Joie.

Loc:

fait plaisir à voir.

s.

m. Coq.

Gel.

m. Instrument des tonne-

liers servant à faire le j'arjàou (v. c.

m.).

Jài, s. vèire,

v. n.

Jalàr,

v. n.

Jalàs,

s.

Geler.

m. Coq.

fài jài

de


JAR Jalà d'ost,

m. Personne frileuse, en août.

s.

même

qui a froid Jalàbria,

s,

Lagopède, perdrix

f.

blanche. Jalét,

Jàri bouscatiér,

m. Poulet.

s.

Morceau du cou,

s. f. p.

amygdales, foie blanc et noir, poumons du cochon.

s. m. Rainure que l'on aux douves d'un tonnean pour enchâsser les pièces du fond (H.

Jarjàou,

m. (H. Jumèrri). Prode la vache et de ou du taureau et de la jument

Jaméari,

gargau). Jarjarîas, vicia

s.

duit prétendu

(Jumartj.

Jamduna,

s.

m. s.

Jan

s.

m. Qui

s.

m. Imbécile.

lumé,

fai

m.

Niais.

Jarre.

m.

s.

Gîte. Lieu

troupeaux (du

après

le

Remuer

niveler

;

Jàs dôou chamous (lou,

Jàssa,

Jan foutre,

Janskmin,

m. Jean

s.

Jansseliér,

s.

s.

s. f.

Jaounàssa,

Japàire,

s.

foutre.

Jassét,

s.

Javèla,

s.

f.

Jouta).

Grosse grive à

v.

l'on

m.

Jésus

cha-

(v.

Jàpa à l'àouba (surnom). Qui aboie

Jardilîn,

s.

fait

dès l'aube.

s.

m. Bêta.

(v.

Jiéra, s. f.

Lathyrus silvestris

Serrer,

n.

v.

s.

f.

Jigandèina,

Aknaud et g. MoRiN.

lui a

;

presser

Repos des bêtes (de

s.

f.

Grande femme

qui se tient mal.

— Le

;

passer son chemin

Jacere).

(Lin.).

m. Rat.

il

sans demander son reste.

jarjilin).

Jargîlier,

L't a

fait pitié.

voir de tout.

Jiblàr.

Monoi-chide

Il

din Varniàri,

serrer les fesses

Aboyer.

m.

Poignée d'herbe que la main en faucillant

(fài, loc.

fa vèire Jésus

chà).

v. n.

Se coucher, se

Petit yas.

f.

peut tenir à

Jepàta,

m. Litorne, grive qui

à la lune, qui crie

a.

(Fours).

(v. seséra).

B"" que de passage

de

giter.

Joue

s.

nom

Bergerie.

f.

(se,

m. Jasmin. {II.

le fu-

en parplacen-

du chamois.

s,

Jassàr

m. Vesce.

plumage jaunâtre

s.

où couchent

latin j ace re).

délivrance.

la

lieu. Gite

cupations.

Jàri,

tranquille

Baptiste,

mier de récurie, ta,

Jan fréma, s. m. Qui a des goûts de femme, qui se mêle de leurs oc-

Japàb.

Loc: Tranquilê d'oli,

lant des bestiaux, rendre le

Jan lou cùou,

Jàouta,

s. f.

Jàs (faire lou, loc. tient la

chandelle.

F.

m. Monorchide.

Jàrua,

les

Jan golrgou,

(Lin.).

Jarjilin, s.

Jas,

Niais.

Esparcette,

p.

f.

coum' éna j'àrra

Bride à bêtes.

s. f.

s.

onobrycoïdes

comme

Jan gèrba,

n'est à

m. Ratmuscar-

s.

din, loir (v. gréoule).

fait

Jàlhas,

l'âne,

81

JIG

langage de

la vallée

de Barcelonnette.

6


.

JUS

JOU

82 Jiléa, s.

Jouvita, prénom, pour Jovite. SS. Faustin et Jovite, frères, 15 février;

Gelée.

f.

Ruer.

Jingàr, v. n.

Ruer de côté

Jingàr en vàcha. comme les vaches.

corruption d'Eugène (Jovis-idos). Juàire,

m. Joueur

s.

[II.

jugàire).

JuÀR, V. a. Jouer. Loc: Juàr en pè de puérc, jouer un mauvais tour.

JîNCA, prép. Jusque.

JiSGLÀR, V. n. Jaillir. JîscLE,

s.

m. Jet

JuÀTS et juÉTS,

s.

une grosse poutre pour ter à dos d'hommes.

m. Benêt.

JoouNÀssA

(v. séséra).

Jôous (lou,

m. Le

s.

JouGNER,

p.

Barres de transpor-

JÙBi (faire, loc. Obéir, faire

*

nom de

V. a. Atteler

la

la

courbette.

jeudi.

Jop, jèpa, adj. Bigarré.

Joue de ràigla, de l'aigle.

f.

bois attachées perpendiculairement à

JiTÀH, V. a. Jeter.

JÔBi,

s.

liquide.

lieu, l'aire

au joug.

JouNCHA, s. f. Séance de labourage demi-journée de labour.

Juéias,

s.

p.

f.

La corbeille de

noces; atours; livrée. Far coure las juéias, faire courir aux fêtes pour

gagner un prix appelé Juéias. JuÉc,

m. Jeu.

s.

Jueto'un,

s.

m. Passionné pour

le

;

Jounglàr,

v. a.

Pincer entre deux

Jugatdun)

[II.

JÙGi,

objets.

Journàia,

qu'un

jeu

s.

homme

Étendue de pré fauche en un jour. f.

Mesure agraire élastique. Journée. Jourt,

s.

m. Jour.

soun

Faire

houén jourt, loc. Faire ses Pâques, Jo'uvE, jo'uvA, adj. et subs.

jeune homme, jeune

Jeune;

JouvÈNT, s. m. La jeunesse l'ensemble des jeunes gens et jeunes ;

Juguler,

a.

JuN,

JuN

s.

s.

îa, adj.

Jouvîr, V.

a.

m.

Cerfeuil.

Usé, élimé. User.

égorger,

m. Juin. adv.

(a,

JuNÀR,

V. n.

Jùscles,

s.

A

jeun.

Jeûner.

m.

p.

Postillons

JusT, jùsTA, adj. Jùst, adj. des

;

salive

De mesure

exacte.

deux genres. Tran-

quille. Ista just et

Jouvertîn, Jouvî,

V.

saigner au cou.

qu'on projette en parlant.

fille.

filles.

m. Juge.

s.

Julhàr,

sta

just,

reste

tranquille.

Just, adv. Exactement. just, loc.

évidemment.

Couma de


LAM

LAN

Là, adv. Pour dire assez. :

Làbra,

s.

! là !

Bouen Diéou

Lèvre.

f.

de bouésc, quavè

las làbras duras Dieu que vous êtes cruel

loc.

!

Lama, s. f. Eau tranquille. Loc. béoure en lama, boire en plongeant :

m. Chien

s.

Làmbre,

poils très

à

museau dans

le

!

Labrî,

le liquide.

m.

s.

Lambruissa,

en train de devenir le seul chin de régas, chien des troupeaux et de faire dispai'aître le grand chien des Alpes, qui malgré sa beauté n'était bon qu'à défendre le troupeau con-

L.\ME, adj. Lâche.

les loups

(actuellement dispa-

rus).

morceau

Làmpa,

s.

s.

f.

Rhododendron.

f.

Peau des

comprise entre

bovidés

ventre

le

et

la

cuisse.

Làmpar, V.

n.

v. a.

Avaler d'un trait. des roues

Roter, en parlant

d'une voiture qui glissent ensemble

Labriàr, Lacas, la cassa.

Lach, *

Gros

(de pain).

longs sur les yeux, très intelligent,

tre

83

n. Faire la

V.

moue.

en travers sur

m. Nom de lieu. Pour Éboulement de pierres. s.

m.

s.

Lachàia.

m. Laitron.

s.

Lachùa,

Laitue

s. f.

Lactuca scariola

s. f.

Lampèri

Làna,

Petit-lait.

Lachkiro'un,

Laciiùa-fèra,

* *

(faire,

loc.

Faire

merveille, avoir du succès.

Lait.

s. f.

gelé, ou sur

le sol

la glace.

(II.

sachùga).

Laitue sauvage.

(Lin.).

s.

Laine.

f.

Làna-chàrbe, s. m. Etoffe grossière dont la chaine est en chanvre, et la

trame en laine (H. tirantèina).

Nous résumons

ici

toute

l'indus-

domestique du chanvre et de la laine pour réunir tous les termes trie

Ladre, adj. Voleur. Dans

de

fou. Siés

pa ladre m.

Lag.Is, s.

?

le

sens

Tu es fou ?

Gâchis, bourbier

sauce trop longue.

Làgna,

s. f.

Lagramùsa, Lagrîma,

s. f.

Chanvre

Lézard.

Larme.

en avoir

met

Lait, làida, adj. Laid, laide.

Laida, n. pr. Adélaïde. s.

f.

Après avoir desboosselà

Personne rusée.

fait

tomber

naissàr,

la graine,

rouir,

fosse pleine d'eau

on

Lama

:

/ou (7jàr/)e(égrugé le chanvre), c.-à.-d.

Tristesse, colère. s. f.

qu'elle emploie. ;

dans

le

on

le

nais,

de source, puis

le fait sécher.

Ensuite on le brise en le picànl pour le préparer à être passé au hrigdun (broyé), pour broyer les


LAN

LAN

84

en larges bandeaux de

en enlever tous chandilligneuse dont on se servait dans le temps pour faire des

ton

houns, écorce

qui se croisent.

allumettes soufrées.

lavés et séchés, sont peignés à las

tiges

et

On

passe ensuite à

le

las brùstias,

sorte de peigne qui permet de sépa-

rer

1° lous cochis,

très courte qu'on

étoupe grossière, ramasse en boule

pour faire l'étoffe très grossière qu'on appelle estoupiér ou bourra, dont on fait les sacs et las et qu'on file

estaménias. 2° Vestoùpa,

qu'on

pour

file

trame de

brins moins courts, faire lou

ou

chèina,

la

tieissin,

ou

la toile.

3° la rista, filasse

pour

fine,

for-

chaîne de

la

la

toile.

Dès

lors les

femmes

produits de

divers

sont

ces opérations

Laine. Lous àousses, ou toisons, à peignes doubles, dents de fer recourbées, dont une escarnàssas,

tre actionnée des

un banc et l'audeux mains, puis

a las

brisouiras,

droussettes, pei-

gnes

doubles, à dents

filés

par les

la

ceinture et

retenue à l'épaule par un cordon dit coulouniér

ou

filousiér,

et

le

fil

s'enroule au fus, fuseau, en passant

mduscla ou coche de métal fixée au bout du fuseau, pour retenir le fil pendant qu'on file. La charge pleine du fuseau la

creux,

s'appelle fusàia

,

fusée.

Les femmes, armant

leur doigt

de ces fusàias à las ou dévidoir et de trois fusàias en forment une écheveau. flouéta fil

debanèlas, travoulh

,

Les

dents droites, qu'on tient, un dans chaque main, qu'on fait chauffer

dans un chaudron plein de braise, et dont on trempe de temps en temps les pointes dans l'huile. Cette dernière opération a pour but,

non de diviser la laine, comme les deux premières, mais d'en séparer lous pignduns, laine courte, perdue, ou qu'on mêle quelque peu à la laine à filer pour faire la trame.

La laine

fine,

peignée,

destinée

chaîne, est mise en tra-

à faire la

chèous, ou poupées,

attachées

sur

on la file sur le tournét, ou rouet, muni de la mduscla et das alétas, ou branches de l'épinglier, et on obtient las bounila

quenouille,

et

binas, bobines.

On

les dévide

ensuite

au

deba-

nàire pour faire les gramissèous.

d'un morceau de peau dit estiblàire,

dévident le

droites, et

peignes à longues

enfin as pènchis,

dites filùsas, à la couldunia,

quenouille passée à

par

fil

partie est fixée sur

:

mer

fait

/ïoué^as, blanchies, sont

mises

sur levindou, dévidoir, et debanàias,

La laine destinée à faire la trame, ou teissiér, se file au tourl, rouet qu'on fait tourner d'une main, et forme las fusàias. Ici commence l'opération du œuvre doou leisserànd, tissage, tisserand

Pour

:

le

chanvre, au

dévidées, soit en grainicèou, peloton

Vespouelàire, rouet

moyen, ou en armelhér, gros pelo-

fait

las

espouélas,

moyen de

sans alétas, ou

ou

canettes,


LAN

LAO

qu'on mettra dans

la

navéta, na-

Lànfra, s. f. Chien errant, affamé; gourmand, parasite.

vette.

Pour faire la chaîne de la toile ou du drap, on met les grameicèous dans

la

de Vurdéou,

càissa

85

Lanfràssa,

Languir,

caisse

s. f.

Gros goulu. Attendre

n.

v.

avec

impatience, dépérir par ennui.

divisée en vingt compartiments, où

passe chaque

on

Vestèla^ et fils

sur

Lanlà,

courir les vingt

fait

chevilles

les

Languiso'un,

un des trous de

à

fil

Lans. En celtique,

de Vurdéou

vias de la chaîne.

Lansàr,

ensuite la chaîne sur le

moyen du

métier, au

tondue sur ploun, et

le le

ras/èou, râteau,

métier par lou

nom de

m. Lourdaud

s.

far

(v.

lantuàn).

Làou, s. m. Replat pour le repos des troupeaux en montagne. Lou seàre doou làou. nom de lieu, com-

La pièce est tenue

fils.

;

Ruer.

v. a

Lantuàn,

des verges, pour régu-

et dasvèrj'as,

lariser les

bois

lieu.

(ourdissoir), ce qui s'appelle far las

On met

Ennui,

s. f.

m. Indolent.

s,

teni-

métier s'actionne par

mune d'Uvernet lou làou doou chamdus, commune d'Allos. ;

las peànas, pédales.

La chaîne pour toile de chanvre a trempée dans l'eau de farine, puis séchée celle pour drap de laine, une fois sur le métier, est, pour en rendre le fil plus glissant, fortement mouillée avec une colle épaisse de farine de seigle, nommée cadàis, cati, qu'on étend avec une grarainée nommée brùslia, barbeau ou brossière. La toile de chanvre doit être descadaissàia, débarrassée du cadàis, et le drap de laine doit être dé-

Làous,

s.

m. Lac.

été d'abord

Laousét ou lousét,s. m. Petit

lac.

;

graissé par lou paranduriér, foulon-

Làousa ou làousa d'eigàr, s. f. Ardoise ardoise ou plaque de fer en forme de chapeau à corne, avec un manche au milieu, pour arrêter l'eau dans les canaux d'arrosage. Loc Plantàr la làousa [Claudite jam rivos). Clore une discussion, y couper court. ;

:

Làousa,

s.

f.

Ardoises de grès du

flysch, exploitées à .

Jausiers et à

la

Condamine, dont sont recouverts

le

les toits de la vallée, surtout depuis

débarrasser de l'huile qu'il contient. Le bâtiment où sont établis les

quantité nécessaire pour recouvrir

nier,

aux paràires, foulons, pour

paràires, s'appelle paroour.

Lancier,

s.

pour lancer d'une

et

m. Couloir naturel descendre les arbres

un

se vend à la canne,

siècle. Elle

quatre mètres carrés, en les recouvrant deux Il

fois.

y a 3 dimensions haut. 0™ 70. La grande 0™ 60. la moyenne :

:

forêt.

:

Lànda,

s. f.

Landàr,

Craque.

v. n.

Courir rapidement.

la petite 11

:

vaà la càna

— —

(v.

O"» 50.

cm.) en moyenne


LAT

86 50 gi'andes, ou

JLÈG

moyennes, ou

75

100 petites ardoises.

Grosse

Laousàssa, s. f. grosse pierre plate.

dalle,

Latùmia, s. f. Squelette, altération du mot anatomie (H. loutou-mia). Lava,

Lavàlhas,

Les tombes néolithiques sont formées généralement dans l'Ubaye de deux laousàssas mises de champ parallèlement et coiffées d'une troi-

On y trouve anneaux et de l'époque du bronze et surtout du commencement de celle du fer. sième.

fibules

mourtalaia).

s. f. (v.

s.

f.

Lavures (IL

p.

lavàgnas).

Lavàncha, Lavôour,

Avalanche.

s. f.

m. Lavoir.

s.

Lavouîra, s. f. Pierre plate, ou planche sur laquelle on lave le linge. Fài lavouira, c'est un plan incliné.

Es éna

lavouira,

femme

sans appas,

planche (H. lavavouira). Lapétas,

s. f.

p.

Lèvres (familier).

Lavouràh, Larc,

Lé,

Lardàr, v. n. Se dit d'un instrutranchant qui coupe très

ment

étincelles

m.

Gendarmes, qui partent du feu par

Lardouns,

s.

boules.

a.

v.

Lâcher

le

troupeau.

s,

au pluriel

m. Dans

sens de nœud cordes du bât, les

lasses,

le

tandis que la lidiira est

corde qui en

longue

Lkbre,

s.

s.

m. La bugrane Ononis

tescente (H. lebreiin).

frufrii-

Piège à oiseaux formé plate, levée en trébu-

Léca, chet.

Léca

lac)

;

mangear lasàgnas, m.

se

Rouleau de pour les

bois pour étendre la pâte

s.

gràssa brouécha

f.

(v. c,

:

Lécha,

s.

ber-

Grosse crosse, m.).

Carte non marquante.

f.

Lecîte, adj. Permis (étym. du

lat.:

licet). s. f.

Gourmand

(v.

Iknfran),

friand, délicat.

Lègi, adj. Ingambe, dispos.

Legîr, v.

Lateirouéla,

provençal:

lequéta.

Lèfra, s.

léca; en

linguéta, linguéla; en français

délecter.

Lasagnôour,

nique en

(faire, loc. Faire la

Feuilles minces,

s. f. p.

fig.:

s. f.

d'une pierre

nique, bernique. Petite léca se dit:

de pâte faite avec des œufs, et qui forment une soupa escoulàia (v. c

Au

Petit lièvre.

Lièvre.

f.

disant: léca,

raz de.

m. Lacet (H.

Lasàgnas,

la

fait le tour.

Las (oou, adv. Au s.

m.

;

cordes qui passent à l'arçon du bât,

Las,

s.

licosa (Lin.).

(H. largàr).

Las,

m. Lièvre de l'année.

s.

Lebrato'un,

Lebroutîn,

Larjàr,

Labourer.

m. Le cochonnet au jeu de

p.

éclat.

m.).

s.

Lebràou,

bien. *

v. a.

Large.

ja. adj.

a.

Lire

;

part,

passé

:

lijù.

Lègna,

s. f.

Fermoir en bois pour


LÈP les portes des écuries, granges, ar-

moires, et que l'on

main ou Lèga,

fait

tourner à

de Dieu

Lèissa,

Lesc,

pour

Tranche mince,

tar-

n. Laisser

tran-

Lènde ou lente,

Me

s.

Aleine.

il

du que tu

s.

A

Langue.

f.

Lengàssa,

s. f.

Lénga de pùta,

Mauvaise langue,

s. f.

avec une

s.

f.

Lentille.

Li lou ta-

lentitha, loc.

Il

Levàia

Leotô,

s.

m.

Lèou, adv. Vite,

Léoupa,

et leva, s.

levàda)

développement, LevXn,

s.

mes levàn,

f.

il

il

il

;

Se don-

Conscription. est de la classe

a atteint sou

est bien venu.

m. Levain. Loc.

:

A

elle est enceinte.

leràte

loto.

f.

pa).

:

Levènti,

tôt.

Grimace. Far la une grimace (H. aléou-

s.

téoupa, faire

d'a-

Levàte, s. m. Gifle. Te fdutou en (Pièm. un lavie Dei).

L'aine.

m. Le jeu de

(se, loc.

la levàia de...,

de... (H.

lentille). s.

Fressure

f.

LevXu de davàn ner du chemin.

n'en

large (on le lui boucherait

Léngue,

s.

Levadis îssa, adj. Qui n'est pas

Très mauvaise

Bugrane, arrête-bœuf.

s. f.

parién uiéna

s.

m. Faraud, poseur. Redingote.

Levîta,

s.

LiÀN,

m. Lien.

s.

LiÀN

f.

Doou BRÉs,

s.

m. Tresse

large pour maintenir l'enfant dans

Léoupa,

s. f.

Grimacier, mauvais

plaisant. s.

Lèpa,

le

berceau. LiÀNS,

m. La langue. Far anàr lou lep, parler beaucoup. A bouén lep, il a la langue bien pendue. l'habit

Levadéta,

Es de

mène pas

ma-

fixé et s'enlève facilement.

langue.

LentIlua,

Écriture

s. f.

Letrù, ùa, adj. Lettré, érudit.

que de

a tout à la langue.

Lènta,

Loc: Es

gneau.

langue médisante.

Lép,

Létra de man,

Œuf

m.

fas venir de tendes,

Lénga,

Prêt.

est bientôt perdu.

lest, il

nuscrite.

m'assommes. lénga,

lèou

me

quille (Piém.: lassé sté). Laissa star, fiche-moi la paix.

**

m. Nigaud. s. f.

Lest, lesta, adj.

Leissar-stàr, v.

pou.

m. Appât de bête morte

s.

Lésna,

tine.

Lécher.

V. a.

s.

les loups et les renards.

Lèri,

!

s. f.

dit aussi

:

Lepàb,

litt.:

On

Lèpa, s. f. Soufflet. dans ce sens lèp.

Lieue.

Lèi de Diéou! Juron. Trad. loi

la

à Taide d'une poignée. s. f.

87

LIB

s.

f.

Basque. Habit a lèpas,

de soirée.

s.

pente d'un LiÀRT,

s.

m.

s.

petit-lait quand

m).

Liens de

la

char-

m. Liard.

Liberdun, (v. c.

p.

toit.

m. Ce qui on a

reste

du

retiré la hroussk


LOU

LIS

Liborôn, Libràs,

m. Aliboron,

s.

m. Un vieux

s.

Lisxèou,

m. Table de multipli-

s.

Ex

poour que ploouve ! Ploupeur qu'il ne pleuve. Puisse-t-il pleuvoir, Vutinam des

cation. s.

Tartine.

f.

Lichàire,

s.

f.

li-

la

(H. lia-càmba).

Lichàr, v. LicHKT,

a.

Lécher.

LicHETÀR,

V. a.

LiCHiÉRA,

s. f.

LiÉcn,

m.

s.

Liège, v. Liéia,

Bêcher.

Lit.

Lignôta met.

sa, loc.

(a

s. f.

le

Loucha,

bois

Il

la porte.

effilé

comme

s.

m. Drap de

lit

(H.

la

s.

f.

scie; louve.

Lutte.

Par opposition

adj.

s. f.

La luette

à

manger

à

:

(H. /iio«Zë<a).

(tenir, loc.

Donner peu

un malade.

Loungétas,

s. f.

p.

Taillerins aux

herbes.

Lourdîn,

s.

m.

issenient, vertige

linsoou). s.

lec-

Lourt, da, adj. Qui a le tournis.

lin.

Linsouel,

la

LoouGiÈR, lÉRA, adj. Léger.

a son plu-

Promesse captieuse.

Grêle,

Lou dur-

sommeil,

lâche, sans cœur.

Louîta,

m. Seuil de

s.

LÎNGE, adj

Lîoura,

articles. Le, la.

Loougiér

LiNCHA,

Lentement, de

LouBA, Passe-partout,

m. Bûcher, provision

s.

Ardoisière.

(de, adv.

Loucha,

LiGNiÉH,

LîouME,

Vesse.

s. f.

ture.

de bois à brûler.

de

s. f.

LôFiA,

Lou, LA,

et le foin.

Lindàl,

LôousiÉRA,

mir, lou liège, le

Châlit.

Traîneau pour

s. f.

Longuement, à

loin.

Lire (H. leglr).

a.

(de, adv.

longue.

LoNGEÀ

m. Bêche.

s.

lo, j"ai

Longea,

Jarretière en

sière de drap faisant plusieurs tours

fil

ai

Latins.

m. Lécheur.

s.

Lichàmba,

un

:

guésse

m. Légume.

s. f.

Corde qui passe sous

bête bâtée.

Lîoura,

s. f.

Lipàire,

s.

et lourdîsa.

Éblou-

tournis, maladie

;

des moutons (H. lourdùge). Loutàr, V. a. Former des lots dans un troupeau l'acheteur et le vendeur choisissent à tour de rôle une bête et forment chacun un lot puis on tire au sort et le lot sorti est abattu, pesé et sert de base du troupeau pour l'estimation ;

Livre, poids.

;

LiPÀR, V.

m. Lécheur.

a.

Lécher.

Lisouart, s. m. Fer à repasser contenant du charbon.

entier.

-

'

Lo, adv. pour exprimer un désir.

m. Livre.

s.

Librét,

Lîca,

Livrée, cadeaux de

s. f.

noces.

bouquin. Libre,

m. Liteau.

s.

LivRÈiA,

un

livre,


MAC

MAC

Nom

de lieu et àoutar signifie autel. Vkoutarét, petit autel. N'y a-t-il pas le souvenir de quelque borne milliaire ? ou sur les hautes montagnes, le souvenir de quelque autel dédié aux matronnes ? Loutarét, n. pr.

de personne

àoutarét)

(v.

;

:

Lucàna, LucÀR, tion,

Luéia,

s.

des

Place

f.

;

s'emploie à Barce-

pour éteindre non celui de

foyer, et vèire

lampe)

loc.

fait

Il

;

voir 36

lûmes, faire

tous

(fài,

feu du

le la

clair

de

lune.

bêtes

LuNs, (lou,

;

Ta ! Prendre luéia de luéia ! en place couire^ prendre son rang au four. Troubàr luéia, se dit des chiens qui vaches

place des

se porte

il

(H. atupir, qui

lonnette

LÙNA

m. Lieu.

s.

voir,

lùme, éclaire-moi

éteindre la lampe

chandelles.

reluquer.

;

tuàr lou lùme,

Regarder avec atten;

me

fài

fa

avec envie

LuÉc,

;

:

beau à

vèire, c'est

bien

Lampe, lumière. Loc fài lùme de

éclairer

Lucarne.

s. f.

V. a.

Lùine,s. m.

far lùme,

89

m. Le lundi.

s.

à l'écurie.

Ludur,

s. f.

Apparence.

!

tournent et enfin trouvent leur place et se

s.

s. f.

la

peau.

Loutre.

m. Habitant des Orres

s.

m. voleur (Fours).

Lugndur, LùiA,

LÙBiA,

Loupe sur

(Hautes- Alpes) tous Uéris.

Lusc, lùsca, adj. Myope, louche.

LuÉNc, adv. Loin.

la

s.

LuRiÀou,

couchent.

Luéis,

Lùpia,

f.

LusÎR et LÙSE,

m. Éloignement. Morceau de fer reliant

s.

s. f.

rélha à la pèrtia

(v.

Lutàr

V. a. Luire.

Triompher de quel-

V. a.

qu'un.

ces mots).

M Macàu,

v. a.

Macarèou,

veinard

qu'on détache sur la planche à pâte. On la mange beaucoup en soupa es-

Heureux, qui a quel macarèou !

adj.

Que

réussi.

Macardun,

!

Interj. s.

m.

Bigre!

Soupe de pâte

en petit rouleau mince et qu'on détache en petits grains, avec le pouce ou sans œufs,

coulàia

(v. c.

Machàou,

!

Macarèou

chaque grain

l'index,

m. Maquereau.

S.

Macarèou,

appuyant

Meurtrir.

qu'on

étire

à

m.). s.

m.

Meurtrissure,

pinçon.

Machoc,

ôca,

adj.

Triste,

sou-

cieux.

Màchou pue.

(ôli

de,

s.

Huile qui


MAN

MAL

90 Machouéta,

s.

Chouette, scops

f.

aldovrandi.

Madônas,

s.

Fleurs

pi.

f.

du

narcisse.

Magàgna,

mes de

Malùr, s. m. Malheur. Ai agù malùr d'éna màla, loc. J'ai perdu une mule. lou

Maladie des pom-

s. f.

terre

;

clavelée.

Man, s. f. Main. Me ven pa a man^ ne suis pas en main, cela ne

loc. Je

me

Magàou,

s.

m. Béchard.

A man

convient pas.

Au

loc.

bouéna man,

Vi a

travail et le fait bien

Maiamén, adv.

risque de, ex

toulun).

Maigre coum'en comme une pioclie.

pic, loc.

Maire,

s.

f.

f.

(v.

*

s.

f.

Pétrin.

Malàn,

s.

blessures

adj. Maladroit.

sur

et

tendent

les

vers leur

guérison.

s.

:

de Vi crebar, peau.

la

Par

adv.

hasard,

si

m. Épidémie.

Manquer

loc.

à quelqu'un.

mancàr, Loc. Commettre une

faute.

Màncou,

adv. Au moins. Au moins cela.

(èou,

Màncou'co, loc.

cela

;

il

adv.

manquerait

ne

Au moins plus que

cela.

Malàte, Loc.

;

Pleine main de...

f.

Màncou-mâou,

Malàndra. Gerçure. Malàs,

de respect Se

peine.

enfants

qui

;

man

à

Mancàr à cooucùn,

m. Croûte qui survient

à la tête des

pelàr,

toutefois, enfin, à la suite.

màsca).

A

Malaise, adv.

s.

Manamàn,

s.

Maladuéch, écha,

:

au risque d'y laisser

Manàia,

Mère.

Màissa,

Màit,

Maigre

li

avance à son a man de, au

il

Mai, adv, Encoi'e, plus. (v.

de

d'y laisser la peau

risque

Malàta, adj. Malade. Malàte coum'en chin, très

malade.

Mandàh,

v,

éiroou, fais

a.

tirer

Envoyer, les

manda

bêtes

en de-

hors,

Mal à tradimén, loc. Mal du bon sens.

à pro-

pos, en dépit

Mandàr,

Ruer.

v, n.

Man dubeàrta, s. f. Palmée longueur donnée par une main ouverte, entre le bout du pouce et celui du ;

Malescàs, adv,

A

peine,

un tout

petit peu.

Malestrùch, s. m. malotru (H. malestrùc).

Malhéta,

s. f.

Malappris;

Petite agrafe pour

Maneaméns,

Méchant, plutôt

que malin. Malpàs, Malpassét. Passages dangereux.

*

m.

p.

Partie de

son embonpoint,

Maneàr,

v, a.

Manechàou,

Noms de lieux

s,

l'animal qu'on palpe pour reconnaître

robes.

Malin, îna, adj.

petit doigt,

s.

Manier, palper,

m. Maréchal

rant.

Manegàr,

v. a.

Emmancher.

fer-


MAN Manélha,

s.

MAR

Anse d'un chau-

f.

dron. Far manélha, loc. Se donner

bras à

le

la

promenade.

Manésc, ésca, main, qui a manasch).

Manéta,

Manéta

adj.

main

la

leste

à

la

(Piém.

Orchis noir.

s. f.

(faire. Faire le

Manganèl,

èla, adj. Traître,

four-

Manganèla,

s.

f.

Trahison, mau-

Manganèla,

s.

Chicorée, carotte.

f.

Mangeàr, V. a. Manger. Loc: mangeur coum^ en chancre, manger vo-

mangeàr couni' en sèitre, manger comme un faucheur, ;

un loup; mangearie lou beourie lou

brouit,

il

diable

et

mangerait

le

diable et avalerait le bouillon

;

man-

geàr din sous setlanC ans, avoir atteint ses 70 ans.

Mangeouira, s. f. Mangeoire, crèche pour les vaches ou crèche double pour les moutons. MANGKSOUN,

et

S,

f.

Dé-

mangeaison, prurit incommode qui oblige à se gratter.

ManIcla,

s. f.

Manicouqueàr,

v. a.

assolements à son champ

une partie en

:

en jachère et la troisième en semences de printemps. blé, l'autre

Mànteas, s. f. p. Sac de cuir pour conserver la farine à faire la soupe

Tripoter,

Mànza,

s. f.

Génisse.

Manzàs, àssa, s. Terme de mépris, venant de mànza, génisse.

Manzoun,

m.

s.

Petit bœuf, par

extension de manza.

Màou caduc

et

Màou

de téarra.

Epilepsie.

Màou

de la mouert, maladie mor-

telle.

Màoura (la. Las Màouras. Noms de lieux à l'aspect noir, à cause des bois de pin. Mà-que, conj. Pourvu que.

Maquèira

et

maquènia,

s. f.

Meur-

trissure des fruits (H. macadùra).

Maramàgn, s. humeur.

Manique.

f.

Querelle,

mau-

vaise

ma-

nipuler.

Maràn,

s.

m. Bouton recouvert de

croûtes.

ManIn, s. m. Chaudronnier. Riéou doou manin au quartier de Peiroulier, c« de B"». ;

Manipôli,

s.

m. Tripotage.

Manôbre,

s.

m. Manœuvre.

Manoufla, de peau où

Mans, s. m. p. Soles, en agriculA soun champ en très mans, il

(H. màntia).

vais tour, fourbi (v. manipùli).

Mangkoun

adv. D'un

loc.

(à,

revers de main.

fait trois

paquet au

be.

racement

revèssa

sauf pour le

ture.

jeu de cartes.

en loup,

tion pour les doigts, pouce.

Man Léger

91

il

s. f.

Mouffle; gros gant

n'y a pas de sépara-

Maràne,

s.

m. Aspérités rondes

qui recouvrent certaines

qu'on

pluie au

ardoises,

produites par des traces de

dit

moment de

Maràs,

s.

leur formation.

m. Émondoir.

Maratradimén, adv. Mal en pure perte.

à pi'opos,


MAR

92 Maravîlha

MAS pour

adv.

loc.

(de,

marquer l'étonnement.

Marcàr de pluéia, de

loc.

Annoncer

la pluie.

Marchandoun, s. m. chand colporteur.

Petit

mar-

Marèla, s. f. Jeu où, à cloche-pied, on fait avancer une pierre plate en la poussant avec le pied portant le corps, et on doit lui faire parcourir une à une les divisions d'une figure à compartiments tracée sur le sol.

(En Piém. marela signifie: écheveau.) Jeu embrouillé comme un écheveau. *

Marfuélh, s. m. Le feuillet, l'un des quatre estomacs des ruminants. V. n. Faire

Margéàr,

V. n.

Se

dit

de

la terre

la surface, api'ès

une

grosse pluie et après avoir été se-

rompre cette croûte avec la herse, si une pluie ne s'en charge pas, car elle empêche le

mée.

Desmargeàr,

blé de sortir de terre. Par extension

on

dit

:

Mauvais.

îa, adj.

Marri, sert

m. Couperet.

s.

Terme dont on se pour plaindre quelqu'un. îa. adj.

Marridoun,

o'una, adj. Malingre.

Marrouiér, risier à

m. Amaroulier, ce-

s.

grappes.

Mars, màrsa, adj. Qui commence en parlant du bois.

à pourrir,

Mars

(lou,

m. Le mardi.

s.

un temps

incertain. *

Marri,

Marsénc,

qui se durcit à

Avoir mau-

v. n.

Marquisàn, àna, adj. Les habitants de la Varaïta, ancien marquisat de Saluées.

Marràs,

;

Margalhàb,

Màrquar màou, vaise mine.

m. Semence de mars.

s.

Marsencàr,

v. n.

Faire les

semen-

ces de mars.

Martelèira, s. f. Marteau et aire pour rabattre la faux vanne qui ferme une écluse de canal (H. mar;

telièra).

Màrtrou,

Martre.

s. f.

bla margeà, desmargeà.

Màrgue,

Marzi,

m. Manche.

s.

Mariàrmas,

s.

f.

p.

îa, adj. Flétri

Màsca,

Hysope.

s.

(H. marsit).

Personne masquée

f.

;

sorcière.

Marlùssa, Marin,

s. f.

Morue. Mascaràr,

m. Vent du sud.

s.

Marmicheliàire,

s.

m. Fabricant

s. f.

Marmotte.

Au

fig.

Marmoutéar,

v. n.

Marmonner.

Marnét, éta,

adj.

Sale (H,

net).

Mâchurer.

m. Charbonnier

màou

rdj. s. f.

Massachàn,

Màssa de

Mâle. Batte, massue. s.

m. Pierre brute.

lavàr,

s.

f.

Battoir

de

lessiveuse.

Marneteàr,

Maroc,

Màscle, Màssa,

dormeur.

*

s.

(surnom).

de vermicelles.

Marmôta,

v. a.

Mascaroun,

s.

v. n. Salir.

m. Entêté.

Masséta, caisse.

s.

f.

Batte

de

grosse


.

MÉÂ

MEI

Massilhoun, s. m. Crochet en cuir collier où s'attachent les traits.

du

Massîs,

m. Massif, digue.

s.

Massôour, s. m. V. massa de lavar; nom de montagne dans la H'^-Ubaye. Masteàlha, mâché.

s.

Ce que Ton

f.

a

Mécha,

Mastrilhàr, v.

Mâchonner (H.

a.

Mat, mata, adj.

Nèou mata. Neige

f.

morte, où les cristaux ont disparu

(lat. aniicitias)

Mèches,

Meinuéch,

Matàna,

s.

Caprice

d'enfant.

ces, faire l'imbécile. v. a.

marquant l'approbapour menacer. f.

Marne. lieu.

mi-chemin de Larche au Col de

aux mèiras.

Meiràrma,

s.

Meiràstha,

s.

v. a.

rat

la

substantif

donne à

L'hysope.

f.

Belle-mère.

f.

Moissonner (Ilonno-

usité

mot comme

ce

tort

Barcelonnette

à

pour dire moissonneur

Nom

(lous.

de

lieu,

les

bercails.

Meirouna, de

Meànt,

s. s.

m.

dans de

Bercail, réduit.

m. Merle. Loc.

en pouli meàrle, gé,

Changer de

pr.

v.

(se,

Sérennes, ce mot signifie

A

Madeleine.

Méarle,

A

Mèire,

Meàna iMeisoun, nom de

*

Meiràr aller

Abîmer.

Matrassàr,

Meàns

s. f. Cabanes situées sur montagnes, qu'on n'habite que pendant le temps où l'on ramasse

MèiraS;,

place.

Mè!

s.

Mûrir.

v. n.

les récoltes.

Avoir des capri-

v. n.

!

m. Minuit.

les

Radical: mat.

Interj.

Ménagère.

s. f.

s.

Mèire, mèira, adj. Mûr.

m. Ci'êpe (mets). f.

agricul-

;

*

s.

m. Fermier,

s.

Meinagièra,

facilement en pelotes.

Matafàn,

Enfant.

s. f.

teur.

Meiràh,

Meàlha,

m. Le mercredi.

s.

Meinàia,

neige pleine d'eau, qui se comprime

Ah mè

mêle).

nez.

Mecîssas, s. f. p. Assiduités, fréquentation, invitations réciproques

Fou.

adj.

Mataneàr,

Morve du

s. f.

Meinagièr,

Mastrilhoun, s. m. Morceau qu'on mâchonne sans pouvoir l'avaler.

tion.

m. Mélèze (H.

s.

Meigrinèou, èla, adj. Maigrelet.

mastriguàr).

Mata,

Meàrze,

93

te voilà

:

Siés

bien arran-

s. f.

et faucheur).

Petite mèira.

Nom

lieu. Clôt tneyràn.

Meisê,

s. f.

Mademoiselle.

-

Meiso'un, s. f. Maison. A toujour meisdun passa ia oou cduel, elle est

jolis draps.

Méarme, ma,

toujours à adj.

séché.

Méarsa, s. f. Espèce, sorte. N'i a de touta meàrsa, il y en a de toutes sortes (H. inerça).

la fenêtre.

Amoindri, desMeissiràr,

v. a.

Meisso'un,

s. f.

MeissounXr,

Mâchurer. Moisson.

v. a.

Moissonner.

Meissounènc, ènca,

adj. Précoce.


.

Se

MES

MEN

94

des fruits et des

dit

pommes de

terre

Meissouniéra,

s. f.

Moissonneuse.

m.

**Meissouniérs, p. Suie fine qui brûle au cul des chauderons, en s.

jetant de petits éclats de lumière et

Mèl,

s.

Melkta,

*

os.

moitié.

:

Meoulhoun,

Omelette.

s. f.

Melîga,

s

Gomme

f.

nielia).

ou suc

résineux, qui coule des

MelOUS,

comme du *

OUsa,

adj.

Gluant

Mélèze.

On

dit

méarze.

com-

Merinjàna,

Aubergine.

s. f.

Merlatoun,

Diminutif de

m.

s.

Mesantàr,

Soupeser (H. ma-

V. a.

Méscla,

s.

Mélange de foin

f.

et

surtout de regain et de paille.

Memôria,

s.

Mémoire

f.

Mesclàr,

Mena, s. f. Filon race. Es de la bouéna mena, loc. Il est de la bonne race. N'i a de tout a mena, il y a de ;

toutes gens.

Menàia,

s.

Menàire,

Menàr,

f.

m.

s.

V. a.

Mendidoun,

diable,

s.

adj.

Moindre. ;

Messoungiér,

s. f.

Mépriser. f.

Messe avec

bouc d'un

Mestiér,

s.

Mensonge.

iéra, adj.

Messoungiéra,

m. Petit mendiant.

m. Imbécile

s. f.

Menteur.

Tussilage.

m. Métier. Far mestiér,

être utile. Ex.: las chàstras te farèn mestiér, tes raquettes te viendront

bien.

Menoun, s. m. Bouc conducteur du troupeau. Menuiseàr,

m. Mépris. V. a.

Messoungea,

an.

nuiserie.

s.

Mespresàr,

(v. soca).

Méndre, méndra, s.

Mesprés,

diacre et sous-diacre.

Mener.

s.

Faire un mélange.

V. a.

Méscle, méscla, adj. Mêlé, ée.

Méssa paràia,

Conduite.

Mèndi, adj. m. Pauvre mendiant (H. mendie).

Mèni,

la

mairo, maro).

santàr).

m.

s.

(II.

m. Noyau.

s.

m. Le maire de

s.

mearle.

miel.

Mèlze,

Mère,

mune

pruniers et des cerisiers. **

me-

Miel.

De

Mèlha, s. f. Maïs (Piém. Blé de Turquie.

gommeux,

(H.

m. Milieu.

m.

s.

La moelle

s. f.

os.

(de, loc. adv.

Meitàn,

Méoulha, sdula).

Méoulhas, s. f. p. La moelle des Quand on boit q.q. chose de délicieux, on dit me vài à las méoulhas, ça me va jusqu'à la moelle des

en serpentant.

Méit

Mens, adv. Moins.

Mentounét, s. m. Pièce qui reçoit le haut du loquet et le tient fermé.

V. a.

Faire de la

me-

Mèstre,

s.

m. Instituteur.

mettre à, loc. Se mettre, en service. Prendre a mèstre, prendre comme domestique.

Mèstre

(se


MOU

MIN

Mesùuas

a de, Joc.

(l'î

point à mesurer

C'est

Mélange de s. m. de seigle (H. miladiér).

Meteiér,

ment

et

Mîa,

MiRÀL,

fro-

Réduit.

s. f.

Micnoun, s. La michour de de

Mira de nas

un

y a des mesures).

(il

f.

la

que mal.

MiÉi, adv. Mieux. Siéspamiéi, loc.

pensez-vous donc

?

Que me

dites-vous là?

;

m. Fumier des moufumier de montagne pur. s.

grand nombre.

compagnés d'un joueur de vielle, qui, en temps de carnaval, allaient de maison en

f.

faisaient danser

recueillant

viande salée, etc. les

femmes de

maison, et avec les provisions

la

fai-

saient la fête.

MôDi,

Ilysope (H. mariàr-

Linaigrette, dont les

blanches

aigrettes

maison, la

s.

m. Mode, manière

d'être,

élégance.

s. f.

s.

m. Armoise commun.

s.

Missiréous, s. m. p. Troupe de jeunes gens au visage noirci (v. méissiràr), travestis et enrubanés, ac-

nia).

Minéta,

V. n. Mettre sa mise au déposer de l'argent.

;

Missimin,

Milànta, adj. num. Million; un très

Milèrma,

y. n. Viser.

des œufs, de

MiÉou, MiÉouNA, adj. Mien, mienne.

tons

Se mirer.

m. Miroir de poche.

Mlserîn, adj. Mince, chétif.

Miégea-miégea, adv. Par-ci, par-là;

Migdun,

s.

s. f.

fruits.

A (|uoi

(se, V. r.

MiRALHÉT,

jeu

Convention par laquelle on donne à ferme à moitié

tant bien

vue de neï.

Miroir.

MisÀR,

la terre.

Miciarîa,

A

(a., loc.

m.

MiRALHÀR

MiRÀR,

Douceur, tiédeur. téara, la chaleur

s.

95

se

conservent

longtemps.

Mînga, s. f. Petite éminence de Jeu du baculot, cochonnet. Une fois le baculot placé sur une

MôiA,

s. f.

Môti,

s.

Caprice, scène.

m.

(v,

moût); au

fig.,

bor-

né, imbécile.

Moue, s. m. Tête de ramasse pour la graine.

Moucn

!

trèfle

pour appeler

la

qu'on

vache

terre.

pierre, celui qui Ta placé dit l'autre

:

minga

fait

sauter le baculot, que

second doit rattraper avec la main et jeter contre la pierre en disant: as de fuéc. Le 2*' tâche d'empêcher le baculot de toucher la pierre. S'il le

n'y arrive pas,

MÎNoou,

a

perdu.

adj. Sot, butor.

m.

Les ânes attaun ti'oupeau transhumant.

Ministres,

chés à

il

s.

p.

MoucnÀiRE,

s.

m. Mouchoir.

;

répond: manda. Le premier

frappe et

(Jausiers).

Mouchét,

m. Morve chez

s.

les

brebis (Fours).

MoucHÉTAS,

s. f. p.

Pincettes pour

le feu. s. m. Morve qui coule mouchure d'une lampe (Honnorat le donne dans le sens de *

du

Mouchil, nez

;

mèche, lumignon). (H. moue.)

Mouél dôou pain.

pan.

La

mie

de


MOU

MOU

96

Mouéla, s. f. Meule pour aiguiser éboulement de terre détrempée, déjection boueuse d'un torrent. ;

MouÉRDRE, MouÉRE,

disant

Moudre.

s.

celui qui le

mounét

? (le

allumé en chat vit-

reçoit

répond

chat vit tou-

jours). Celui entre les

mains de qui

s'éteint

met un gage.

Montre; échan-

f.

*

tillon, exposition.

Moundàts,

m. Châtaignes cui-

s.

enve-

tes qu'on fait sécher avec leur

MouÉSTRE,

m. Monstre.

s.

s.

MouiNE, fer le

Moisissui^e,

f.

mousse.

m. Moine pour chauf-

s.

lit.

m. Poinçon d'une char-

s.

pente.

Mouîra,

Saumure.

s. f.

Mouirdun, de

m. La larve blanche

s.

Mouîssa,

Mouche.

s. f.

Mouissèrla,

s. f.

Mouissét,

s.

Grosses mouches,

m. Qui prend

mouche

facile-

(H. mousquet, usité

à Barcelonnette.)

Mouissilhdun, Moulàia,

s.

s.

m. Moucheron.

Déjection boueuse

f.

m. Mouture (H. jnou-

s.

riéi).

Mouligdus, dusa, adj. Mou comme de la mie de pain, pâteux (H. moule-

Pyramide de

s. f.

sommets

;

pier-

Mont-

joie.

m. Jeu de bascule.

Mdunta-càla,

s.

MouNTÉou,

s.

m. Monceau,

Mouràl,

m. Panier de sparterie

s.

tas.

l'on

MouRBÎN,

m. Inquiétude.

s.

MouRcî:ou ou moucèou,

m. Mor-

s.

ceau.

Mourdàcha,

s.

f.

Pinces avec les-

maux

rétifs

pour les

ferrer.

Mourdénia ou mourdeània, s. f. Morceau enlevé avec les dents en une seule fois (H. mordidùra). Trace laissée par les dents dans un fruit. Mourfeàr,

v. n. Bâfrer.

Mourgdun,

m.

s.

Pie-grièche

rousse (en Provence: ganagùas); indi-

gdus).

MouLOUN,

S.

m. Tas, monceau.

Mduna Appel du !

MouNÉT,

s.

m.

s.

m. Jeu où

vidu rageur.

Mourgdun,

chat.

s.

m.

Nom de lieu dans

lequel paraît être le radical

Petit chat.

MouNÉT viÉou? fait

Singe.

s. f.

quelles on prend les lèvres des ani-

d'un tori-ent.

Moulhéi^

dit

moundàis.

Religieuse.

s. f.

MouNjôiA,

que

qui tourmentent les chevaux en été.

la

MouNjA,

MouNÎNA,

:

met au museau des bêtes de somme.

l'abeille.

ment

aussi à Barcelonnette

res élevée sur les

Mouîne,

On

loppe (Dial. piém. moundàis).

Moufineàr, v. a. Mordre tout autour un morceavi de pain, un fruit. Mouffa,

:

(le

il

MouÉSTRA,

et

il ?)

tortillé et

mounét viéou

:

viéou encà

Mordre.

V. a.

V. a.

ceau de papier

l'on

passer de main en main un mor-

Mourgdun, duna, MouRÎLUA,

s. f.

adj.

:

mo'urre.

Grincheux.

Morille.


MOU MouRNÎFLA,

S.

MUG

Morveux.

f.

Mouta,

Mourniflôt,a. subs. Petit morveux.

MouRRE,

S.

Mourre,

s.

Mouta,

Morne. Hauteur

arrondie.

MouRRELiÉRA,

MouRRE pouRCÎN, Mourrina, mépris.

S.

m.

Au

s. f.

Pissenlit.

terme de

fîg.,

Qui a de grosses lèvres; qui est de mauvaise humeur. Moursénc,

adj.

m.

s.

Corde qui

relie

partie

la

basse

la vallée.

Mouta, (brulàr herbes et

la,

Loc. Brûler les

racines mêlées de terre.

** Moutéta, s. f. Petites graminées telles que les poa, les ers, les

festuca,

en long.

la trousse

Récolte de fourrages

dans

artificielles

de

Mourrùt, ùta,

s. f.

engrangée.

Mouta, (far la. Enlever dans des prés de montagne de larges mottes de gazon, pour former des prairies

Muselière.

S. f.

Hémorroïdes des

f.

chevaux.

m. Museau. m.

s.

97

qui

etc.,

croissent

par

touffes. *

Mourtalàia,

Dépôt de un tor-

f.

fait

lorsque, sa pente étant dimi-

rent,

nuée,

A

s.

boue que

pierres et de

il

ne peut plus

les

traîner.

Saint-Paul, on l'emploie pour une

mortalité

sur

extraordinaii-e

les

bestiaux (H. morlalàya).

MouRTuÔRUM,

m.

s.

Acte de

décès.

Mouscarous, ousa,adj. Qui prend la

mouche

Pointe en fer qui

s. f.

met au bout du fuseau

Moustéla,

s.

s.

f.

m.

Belette

;

au

Moustia, s. qu'on met

pour retenir

Cône creux en méà la pointe du fuseau le fil quand on file.

F.

s. f.

Émoussé

Motte.

Arnaud et G. Morin.

;

Boule

de

s.

f.

brebis,

de

Poitrine

salée etsé-

préparée par les ber-

V. a.

Emmailloter (H. mu-

r).

;

s.

Tout le maillot d'un temps pendant lequel

f.

le

l'enfant est au maillot. * Muèl, s. m. Gerbier. Loc. : sembla en muèl, elle est mal atti-

fée.

Muére,

Altération ûe mouscla. adj.

m.

:

f.

MouT, Mo'uTA, vé de cornes.

soleil,

Muàr,

enfant fig,

s.

gers en montagne.

MÙDA,

Giffle.

futée, qui a le nez pointu.

tal

Mo'uTA,

Moutounésa, mouton ou de

ci à

Moustardoun, personne

MouTouLo'uN,

neige durcie dans les mains, servant à la petite guerre d'hiver.

làna-

(v.

charbe).

(la,

Petite

chée au

facilement. (Lauzet).

Mouscla, se

s. f. N. pr. Nom de éminence ressemblant de loin, à l'horizon, à une petite mouta, motte de terre (c d'Uvernet).

Moutéta

lieu.

pri-

v. n.

Mourir (H. morir).

Muffîr, V. n. Moisir.

Mugèou,

èla, adj.

Borné, inintel-

ligent.

Le langage de

la vallée

de Barcelonnette.

7


NÈO

NÈB

98

Maladie des ens. m. boutons aux lèvres et dans bouche, qui les empêchent de

MiiRÉTA,

Muguet, fants la

;

têter.

Mùou.

m. Mulet.

s.

Mureàgna, lente

;

s.

Personne indo-

f.

enfant chétif, qui n'a

Cloison, galandage.

s. f.

Saumure.

Mùria,

s. f.

Murîr,

V. n.

Mourir.

Muruègna,

s.

Mut, muta,

adj.

(mureàgna)

v.

f.

Muet.

plus

qu'à mourir.

N

Nàda,

s.

Nadàu,

Nèbla

Natation.

f.

Nager.

V. n.

Nadoour, s. m. Endroit d'une rivière propre à la natation (H. nacladdur). Nais,

m. Routoir

s.

;

prairie maré-

NAissÀn,

V.

a.

le

(v.

mot lana-

çharbe). s.

m.

de danger que cela Nas,

m.

s.

Petite nappe.

Loc. adv.

N'arîsca!

Il

n'y a pas

A

Naseàire, adj. Qui

mira de

/jas,

flaire,

qui

met

m. Neveu (H. nehdul).

s.

Nec, nèca, adj. Ébahi. Es resta nec,

Naseàr,v.

Natùra,

n. Flairer (H. nasilhàr).

s. f.

Parties sexuelles de

Nèça,

s

Néa,

s.

m.

m. Négoce. Marchander.

v. a.

adj. Noir.

Neibàr (se, tomac avec de

Nerf

;

les

cartila-

v.

Se noyer

r.

l'es-

l'eau; se dit surtout

des bêtes. v. a.

Rouir,

Nèisse, V. n. Naître

Neissénsa,

(II.

Neige.

s. f.

Neàrf,

Nièce.

f.

s.

Néghe,

Stupéfier, interdire,

a.

Negouciàr,

Nélha,

femme.

s. f.

s. f.

(v. naissàr). ;

neissù, né.

Naissance.

Même

sens que légna

nilha).

Nèou,

s. f.

Neige.

Nèou das charuîsses (v rharuéis).

ges.

Neàr,

Necàr, v. rendre nec.

Neisàr,

son nez partout.

*

Brouillard

f.

soit.

Nez.

vue de nez.

la

Nebdu,

NEGÔci,

Napeiro'un,

:

s.

loc. Il est resté tué, coi.

cageuse.

à

bàssa,

épais.

v. a.

Nèbla,

s. f.

Noyer.

Nuage.

Nèou-malîna, en cristaux.

s.

f.

Neige sèche,


NOB Neige ramollie par en masse non criset qui a perdu son éclat

Nèou-màta. chaleur,

la

tallisée

99

NUÉ

;

NôçAS ou NouÀçAs,

s. f. p.

Fête et

repas de mariage.

Nôou.

numéral. Neuf.

adj.

névé.

Nôou, NÔouvA,

Nèou-pouvra, s. f. (v. nèou malina). Neige en poudre.

Nouàra,

s. f.

Bru, belle-fille.

NouÀsA,

s. f.

Noise.

Nesebic,

m.

s.

Neteàh,

Nevalhàia,

(v. esebic).

Noué,

Nettoyer.

v. a.

Neige qui tombe

s. f.

en petite quantité

nevalhàda).

(II.

Nevasseàr, v. imp. Se dit quand la neige ne se décide pas à tomber

franchement. *

Niàia,

Niàl, le

nid

;

s. f.

nichet ou

dans

s. f. (v.

Nièla,

f.

chachà).

Silénée.

s. f.

Agrostemma

Puce.

Niera (couel la. Nom de lieu. Col la Noire, à cause de la teinte vert sombre que lui donnent les serpen-

(Commune de Saint-Paul, entre haute Ubaye et TAïgue Blanche).

tines. la

Nîfla, s.

f.

Grimace (Piém. gniffa,

moue).

Nounciàr, Vouer à... Vieille coutume non chrétienne. Les femmes qui ont Un enfant malade le vouent au bleu ou au blanc jusqu'à

v.

priser

n. Renifler,

du

7

ans; les pauvres, au bleu,

salissant.

Celles

qui

ont

au blanc. *

Nouse,

*

Nousiér,

s.

NouTÀRi,

f.

s.

s.

Noix.

m. Noyer.

m. Notaire.

Nouvèla, s. f. Jeune brebis do deux ans qui n'a pas encore d'agneau.

Nôvas,

s.

f.

p. Nouvelles.

Nôvi, NÔviA, jusqu'au

s. Les fiancés. Les époux gardent ce nom mariage suivant dans la

même commune.

tabac.

NiN,

de

moins

nouveaux

Niflàr,

Méchante querelle.

f.

V. a.

githayo. Lin.

Niera,

s.

perdu plusieurs enfants vouent aussi l'enfant qu'elles portent au bleu ou

œuf couvain.

Niàstra, s.

laisse

m. Noël.

s.

NouÎRA,

l'âge

Nichée.

Œuf qu'on

m.

s.

adj. Neuf, neuve.

s.

m. Nid,

Nrs, NÎssA, adj.

Nissàr, v.

a.

Nucharleàr,

Trempé, mouillé.

Mouiller, tremper.

m. Gros hrigadèou grumeau à la soupe de pâte. NiÔC,

s.

NÎTA,

s. f.

Ni tu

m

;

gros

Limon, vase. vous,

loc.

Indifférent,

m.

Nom donné

sion au cochon.

v. n. Noctambuler, du cabaret ou d'ail-

leurs.

Nuchéta, soleil

s.

f.

Petite

éclipse de

sur Thorizon, quand

il

dispa-

un moment derrière un rocher pour reparaître ensuite et fait la petite nuéch (H. trelùs).

Nivou, adj. Nuageux. s.

tard

raît

sans personnalité.

Noble,

rentrer

NuÉcii,

par déri-

s. f.

^uïl Achàmpa-nuéc/i^

qui rouL^ la nuit. M'es vengù nuéch, loc. J'ai

eu une frayeur mortelle.


oou

oou

100 Nuîsa,

s.

Tort. Pourtàr nuisa,

f.

porter tort, nuire.

Nùsa,

s.

Ôbra,

l'épine-vinette.

Sorte

f.

de coton pro-

Travail.

s. f.

Ooulàia,

En

(en, adv.

s.

mè!

m. Huile.

marquant

interj.

la

sur-

entonnoirs, déterminés par les eaux dans les gypses du Trias, et ressemblant à de petites marmites.

prise.

Ooumé ou oumé,

Ome,

s.

m. Homme.

Oou, pron.

rel.

le,

Ooumént, à l'accusatif.

Quan oou choou, oou choou, quand il

le faut,

il

le faut [oou

Oou, pron. pers. vèire,

va

le.

pour Ex.

lou).

OouBRÀGi,

m. Objet.

s.

s.

OoucÈou,

s.

(v.

H.

es

chauve-

souris).

m. Métaph. Membre

feras

prendre par les

oreilles). Si las oou-

satisfait

li

sibloun pa

de ce

qu'il

!

s'il

n'est pas

entend!

Oourelhéta, s. f. Espèce de champignon rouge et gluant, ressemblant à une petite oreille. Tremella auricula. Lin.

viril,

Oouchiviéra, reste en

pour

me

ne se laisse jamais

ni ooucèou ni rata penàlha, sans per-

s.

Aumône.

(l'âne

sonnalité, qui n'a pas d'opinion arrê-

OoucÈou,

s. f.

OouRÉLHA, s. f. Oreille. Loc: es pa' nca tu que me maniarès las oou-

marcher

m. Oiseau. Loc:

ni

un nouveau-né

crèi).

rélhas, ce n'est pas toi qui

m. Clématite.

ni oiseau

prép. Avec.

Croit.

Ai'ér d'ooumént, avoir

rélhas

tée. (11 n'est

m.

s.

Ooumouîna,

vài oou

:

le voir.

Ooubùas,

pleine marmite

Ooulétas (couèl das, nom de lieu. Col où le terrain est percé de grands

aversion.

Oi, adv. Oui.

Ôli,

Une

s. f.

{H.oulàda).

Oc, adv. Oui.

Ôdi

duit par la piqûre d'un insecte sur

s.

f.

Femme

qui

montagne avec les troupeaux

faire le

Ooulàgna,

fromage. s. f.

Noisette (H. ave-

làna).

Ooulagniér,

Ooussét,

m. Ourlet.

s.

Ooutàgna,

s. f.

Planche de grange

(Jausiers).

Ooutàl,

s.

m. Autel.

OOUTAS (ÈSTRE PER s.

m. Noisetier.

Ooutdun,

s.

(v. Orlas).

m. Automne.


OUL Ooutounàia,

s. f.

OUT Automnée.

OÙLA,

Ooutounàr, v. a. Automner; garderies troupeaux pendant l'automne. Ooutounéncs, adj. Agneaux nés en automne, qui, jusqu'à un an, s'appellent anduge pour les mâles et tampàna pour les femelles, et après cet âge, nouvèous et nouvèlas. Ooutour, adv. Autour. :

Ooutre, adv.

A

travers.

Ooutùra, s. f. Hauteur. Oouvàn ou alaivouàn, adv. q.q. temps. Oouvàri,

s.

101

Marmite de géant. Lou nom de lieu, €"• d'Uvernet, entre lou Counenguiéou et la Bàouma Langea. s.

rièou de

f.

l'Oùla,

OuLivÀR,

Se former des vési-

V. n,

cules sur la peau.

Oumbrénch, éncha, geux, sens pr. et fîg. OuME,

adj.

Ombra-

m. Ormeau.

s.

OuMouÎNA, s. f. Aumône. L'espitàou fki Voumoulna à la Glèisa, Il

y a

loc, quand celui qui prête estplus

pauvre

m. Accident, dégât,

emprunte,

que celui qui

l'Hôpital fait l'aumône à l'Église.

préjudice (H. aouvkli).

Oouviéra,

s. f.

Casse-noix, cornus

caryocaractes. Lin.

Oouvîa,

s. f.

Oouvîr.

V. a.

(siffler

Entendre (H.aousir). Être pris

as, loc.

aux orgues).

Ortas. Employé dans l'expression èstre

per drtas, battre

Ost,

s.

Oste,

la

:

dîner à l'au-

Vaste,

berge.

Ah non!

Otarôc

!

adv.

(H. hâta!).

Eh

Oùart ou ouért, latin hortus).

oui s.

Nom de

Pas d'âne,

Ounglét (avér 1'. Loc. Avoir froid au bout des doigts ; avoir l'onglée. Ounglién.

?

m.

s.

Griffe, serre (H.

et ente ? adv.

OÙRA, s. bonne heure. OÙRAS,

Ota! interj. d'importunité, de surprise.

Orner (H. ornàr). d', s. f.

tussilage.

Oùnte

m. Aubergiste, auberge.

Loc: disnàr a

v. a.

oungldun).

campagne.

m. Août.

s.

s.

Oundràr,

Oungla (fuélha

Ouïe,

Orgues (siblàr de vin

m. Assaisonnement.

Ounchùn,

f.

Heure.

s. f. pi.

OuRATÔRi,

s.

?

D'o'ura,

de

Prières.

m. Oratoire.

Ouravèla, s. f. Casse-noix. Nucifraga caryocactes. Lin.

!

m. Jardin (du lieu Couéldas :

OuRELHÉTAs,

S.

pi.

f.

Platitago

média. Lin. plantain moyen.

Ouérts.

OuÉs,

s.

OÙGNER,

Ourdre,

m. Os. v. a.

Oindre. Part, passé

:

s.

m. Ordre. Se dounàr

:

dunch, duncha. OuÎRE,

s.

durdre, loc Se débrouiller.

m. Outre.

OuissA (tîrar l', loc. Flâner. OÙLA, s. f. Marmite. Loc. Es sourt cduin en' dula, il est sourd comme un pot.

OuRTouLÀiA,

Ota

!

Otè duTA

interj.

!

!

s.

f.

Jardinage.

Assurément.

interj.

d'étonnement.

excl.

Debout allons

OuTOURÎSAR,

!

V. a.

OuTouRiSACiÉN,

S.

!

Autoriser. f.

Autorisation.


102

AL

Pàcha,

Accord, marché.

s. f.

Palfîc,

Pachôc, ôca, adj. Minutieux. **

Padèla,

s.

f.

Personne indolente,

Palhàr, v.

Pàga de bourèou,

Payement aucun, anticipé même.

sans délai Pagàire,

s. f.

m. Payeur.

s.

Palhàssa,

Pàiras,

f.

qui font le

gerbes et de la bête qui Pàla,

Palàia,

s.

la porte.

f.

nombre s.

ou impair

est pair

(H,

m. Mouffle.

s.

du bouchon

m. Pierre (v.

plate,

pour jeu

galina).

Palét en plaça,

boule bien

s.

m. Coup de

où la boule qu'on remplace celle que l'on visait.

pince de

s.

Litière.

Palhoulàia,

s.f.

Accouchée

(H.

s. f.

Corbeille en paille

Palhùn,

m.

s.

Même

sens que

palhèira (H. apalhùn). Pâli,

s.

m. Dais.

Palinca, s. f. Pain long. personne grande et mince.

Au

fîg.,

m. Palissade.

s.

Palisso'un,

s.

m. Pieu pour soute-

nir les haies.

Palôc,

s,

m.

Petit pal.

Paméns, conj. Néanmoins, pourtant.

tiré

Palfeàre,

bon ou la

n'est

palhouéra).

Palissa,

Paleàrma, s. f. Surface plus ou moins considérable moissonnée ou fauchée en une fois, (aux Thuiles). Palét.

(il

paillasses

palhdua).

Pelletée.

par, despàr).

Palan,

des

s. f.

Palhousa,

Pal-despàl. loc. Pair ou impair. Jeu de gamiiis. Ils cachent des billes dans la main et il faut deviner si leur

pourrir

tressée pour mettre les grains (H.

Pelle.

s. f.

sous

Es bouen

Paillasse.

s. f.

que dormir

fait

Palhèira,

p. Grandes cordes tour de la trousse de

s.

la litière

paille).

m. Père.

s.

ne

qu'à

Paie.

s. f.

Mettre

a.

les bestiaux.

Il

Paire,

immo-

Rester

pieu, se planter.

qu'a purir palhàssas ou pàlha, loc.

Pagàire, adv. Peu, guère. Pàia,

(se, V. n.

comme un

bile

paresseuse.

m. Pieu.

s.

Palficàr

tire

m. Barre à mine

maçon \U..pkou

ferré).

Pan, ta,

s.

m. Pain. Loc: pan de pù-

pain facilement gagné.

Pan (dîre, loc. Ouvrir la bouche pus dire pan, il est perdu.

jpo'ua ;

Panamàn,

s.

m. Essuie-main.

;


PAN Panàr,

m.

s.

(v.

pandulh),

Pando'ula, ;

s.

s.

f.

Personne dégue-

f.

rossard.

Paneiràia,

p.

Pàouta,

Attelles

du

;

mince.

Balle à jouer, pau-

s. f.

Boue.

s. f.

Paoutàs,

s.

m. Bourbier.

Paoutassarié,

m. Pain râpé.

s.

s.

et

Pàoume, s. m. Giffle appliquée la main ouverte.

m. Panerée.

s.

La corbeille placée sous la charrette claie suspendue au plancher et sur laquelle on place Paniéra,

Femme malpropre

f.

avec

Pangouns, s. m. joug de la charrue.

Pan gratà,

s.

personne très grande

Pàouma, me.

Pentecôte.

m. Rustre.

s.

Pantùrla,

sens.

Pandecoustas, nillée

Pàntou,

m. Panade.

s.

Panavèou,

même

Essuyer.

V. a.

Pancuéch,

103

PAR

Paoutassiér,

Bourbier.

s. f.

m.

s.

Qui aime à

f.

marcher dans

le gâchis.

;

le pain.

Panivèl,

m. Étoffe

s.

flottante.

au vent, un peu partout comme le jouet des vents au fig., se dit d'une personne qui papillonne. Paniveleàr,

n. Flotter

v.

trainer

;

Papa,

Pandufla,

ment

s. f.

s.

f.

Chiffon.

Pellicules

for-

dépôts du vin vieux dans

les

Papeirôla,

dée.

On

de lieu, made Rochas).

Petit papier.

f.

m. Papier timbré.

s.

La défense. lieu. Terrain disposé en (Chab. et de R.).

les bouteilles.

(la,

Parai

Panoulh, s. m Pièce d'étoffe attachée au-dessus de la queue d'une brebis pour l'empêcher d'être fécon-

s.

(Alb.

Papier MARCÀ,

Para

que

Nom

PAPAS (lous, melons arrondis

s. m. Nom que donnent Piémontais à notre pain blanc.

Panoucha,

m. Père.

les.

Pan môl, les

s.

Pàpa-chantèou, s. m. Nom qu'on donne à une grosse espèce d'agaric qui croît sur les racines des sau-

?

interj.

(pour pa verni

?).

Paràires,

m.

Paralùme,

s.

p.

Nom

de

terrasse

N'est-ce

pas

?

Foulons.

m. Abat-jour.

s.

l'appelle encore panavèou.

Paranduriér, Panoulha, panoulh.

s.

f.

Brebis portant lou

Paràr

Paràouda,

Panoun, s. m. Pan de chemise sortant de la culotte des enfants pan de la veste.

s.

(se, v. r.

Parasina,

s. f.

s. f.

m. Foulonier. Se défendre.

Parole.

Colophane.

;

Pansas, Pantài,

s. f. p. s.

Raisins secs.

m. Cauchemar.

Panteisàr, v. n. Rêver (H. paniaigeàr).

Parcinétas, la

s.

f.

p.

Les seins de

femme. Paré,

s,

f.

Muraille en pierres

sèches, escarpement calcaire.

Parêisser,

v. n. Paraître.


104

PAT

PAS

Paréou,

m. Couple,

s.

Pastàr,

paire.

*

Loc.

Pàrnas,

Pentures.

s. f. p.

Parôour,

installés les foulons (v. lana-charbé)

:

me

séques la paslèca, tu m'en-

;

Pastenàrga,

s.

Pastèou, Piège à

s. f.

rats. ;

Parpeleàr, Parùta,

s.

V.

Apparence,

f.

Pastét,

m. Soupe

s.

faite

Pastîs,

v. n.

m. Pâté.

s.

Pastissiér,

a. Patrouiller.

s.

m.

Pâtissier; pa-

trouilleur.

Pastissoun. Petit pâté; plur. Pâques.

s. f.

PASTOUN,

Pastourèla,

Pasql'Biràr, v. n. Pacager.

Passa,

s. f.

Passa,

s.

clef

de

la

mai-

Pastràs, fig.

son. Pàss'-estàcha,

m. Passe-lacet.

s.

m.

Qui devient plus grand que son père au fîg. présomptueux. Pàssa-pàire,

s.

:

;

Passarèla,

Passerelle.

s. f.

Passarilhas,

s.

f.

p.

!

!

Bergère.

f.

s.

Bergeronnette,

f.

:

m. Gros berger. Au

s.

lourd, lourdaud.

Pàstre,

s.

Pastroun,

m. Berger. s.

Pasturiéra,

m. Pasloùi'eau.

s.

f.

Abat-foin maçon-

de la grange à l'écurie, et fermé dans le bas par une porte à un mètre de hauteur.

né, allant

Raisins

Pàta,

secs.

Passa via ou passa t-en à un chien.

giffle.

morceau de

Petit

oiseau.

Occasion favorable.

m. La

s.

Pastoureléta,

m. Pâturage.

s.

m.

s.

pâte aigrie, servant de levain.

Pàsi, pàsia, adj. Paisible.

Pasquiér,

avec de

délayée dans de l'eau

la farine d'ers

Pastisseàr, v.

effet.

avantages.

Pàscas,

noix,

ou du bouillon.

Clignoter.

a.

Avoir belle appase montrer avec tous ses

Parutàr, rence,

Paupière.

s. f.

m. Marc de

s.

tourteau.

Parpalhoun. s. m. Papillon nom de lieu, commune de la Condamine. Parpèla.

Panais cultivé,

f.

pastinaca sativa. Lin.

nom de lieu. Parouira,

N ya

y en a

nuies.

m. Bâtiment où sont

s.

:

il

Pastèc, ca, adj. ^ruit desséché.

Causeur.

s.

per estèndre,

e

abondamment.

Parier, adv. Également.

Parlous, ousa,

Pétrir. Loc.

v. a.

per pastàr

Parier, iéra, adj. Pareil.

interj.

Va-

s. f.

Épacte

Pàta bagniàia,

main

mouillée,

;

s. f.

qui

chiffon

;

patte.

Fessée avec fait

la

plus de

!

mal.

Passeràt,

s.

m. Moineau.

Passîr, v. n. Flétrir.

Patàc,

s.

m. Pata, denier.

figure s. f. Masque mâchée et plaques jaunes au visage des femmes enceintes.

Pataceleàia,

Pàsta,

s. f.

Pâte.

Pàsta-mourtiér,

s.

m. Bouloir.

;


PAT V. a Bénir. Loc. que Bouén Diéou te patafiàle ! Que Bon Dieu te bénisse, ou que le

Patafiolàr, lou le

:

Diable l'emporte.

Patàgna, s. sans énergie. Patanù,

s.

f.

d'une maison où l'on voulait entrer.

Patîr

m. Le nu (Piém.). ;

s.

f.

Pet-en

p.

gueule. Jeu à trois.

lou leva

(per

Loc.

de.

pour l'achever.

dégue-

Patôla,

s.

Une flambée

f.

(H.

patàra).

nillé.

Pataràs,

m. Mauvais

s.

tor-

chon. Patasseàire,

m.

s.

Marchand de

chiffons.

Patouirdun, s. m. Bûche que pend au cou des chiens pour empêcher de courir. *

l'on

les

Patdun, ouna, adj. Tatillonneur, des timoré, qui a

scrupuleux,

Patkgue,

m. Tour d'échelle

s.

;

pâtis.

peines de conscience ridicules (syn.

de

Patèla,

Coup sur

s. f.

les fesses

(H. patelàda).

Patèlas,

s. f. pi.

Pans d'un habit,

quand ils sont courts. Sian pànca a patèlasde sàouma, loc,

nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Patentas s'ils

patét).

Patouneàr Patricôt,

etpatelétas

voir

Patin (béisar, (Baiser la patène à trouver fermée la porte

l'église ?),

Patingouélas,

Personne indécise,

Patanù, ùa, Adj, Tout nu

*

105

PEA

(liège,

viennent,

Va-t-en

loc.

Jean

!

(lis

tes

(v. pateteàr).

m. Mélange, mani-

s.

gance. Patrlmôni,

Pavana

s.

m. Patrimoine. en,

(estr'

s.

m.

Contrôleur

des contributions directes.

Faire

la

Pavouîra,

Gros inaras

s. f.

(v.

c.

mot).

m. Paveur.

Pavùr,

s.

Pavrài

? interj.

lettres patentes).

Patenteàire,

loc.

noce, être parti pour la gloire.

N'est-ce pas ?

pé à quoouqùn, aller aussi vite que-quelqu'un au Rguré, tenir pé à..., satisfaire à de pè en cima, de pied en cap. Pé,

s.

m. Pied;

tenir

;

Patèrs menus (dire de, loc. Bougonner, marmotter entre ses dents (les menus suffraiges de Rabelais).

Patét,

s.

m. Timoré,

Pateteàr,

V.

n.

tatillon.

Lambiner, bar-

guigner.

Patetùn.

Pè, s. m. Se dit d'un quartier de bête morte comprenant le pied et tout le

membre.

Péa,

s.

f.

Empreinte

sur

la

neige. s.

m. Scrupule exa-

géré.

Patîn-coufîn, loc. Ceci, cela et le reste.

;

Peàia,

s. f.

Même

sens

;

le

pied

en terme de chasse (H. peàda).

Peàgna, cardée.

s.

f.

Paquet de laine


BEC

PÉG

Péal, s. m. Poil (H. pél) ; Fendrié en péal per navér la méoulha, loc.

Pechàire ou pecaire interj. Ce mot, d'un fréquent usage, exprime

106

Il

un

couperait

en quatre,

liard

il

tondrait un œuf. fin, s. m. Fentes impercepcoupant les ardoises en lignes

marquées

droites. Lorsqu'elles sont

par un feuillet en calcaire blanc, ce sont des fentes du banc d'ardoises, parallèles entre elles tion

de

et

du

pente

la

devient

un sentiment de compassion tendre et ne peut se traduire en français que d'une manière approximative hélas le pauvre (J. Besson. Dàl brès à la

et bienveillante,

Péal tibles

!

à la direc-

banc,

qui

quand

inexploitable,

elles

:

!

!

to'umbo). * Pecheiràia, s. f. Cruchée, plein une cruche (H. pecheiràda).

Pechièu,

m. Cruche.

s.

Pèchou,

s.

Pècou,

s.

m. Gros bêta.

sont trop rapprochées.

Féal foulatin, Peàlha,

s.

s.

m. Poil

follet.

Trace des

f.

pieds,

piste.

Peàna,

Pédale.

s. f.

Peànt,

Peco'ul,

m.

s.

Pecouleàr,

Piétin des brebis.

s. f.

s'at-

Bâton court

et

m. Chiffon

s.

;

gros flocon

Timon de

s. f.

l'araire.

Pecouliéra,

s.

Peàs Uni, s. m. Lange de lin ou de coton.

Pébre d'àse, Pebroun,

s.

s.

m.

de

fil

au

fig.,

a

fig.,

avec

A

cloche-

plus grande

la

en dansant.

facilité,

Pecùnia,

Argent monnayé.

s. f.

d'une

m. Contrefort au

s.

muraille

pour

la

ren-

forcer (H. ancoula). larcin

Pè de puérc,

s.

m. Mauvais tour

(H. pé de porc).

chat.

Pedoun,

Pèça mèstre, s. charpente du toit. Peçàr, V

.

a.

f.

Tirant

de

m. Piéton.

s.

la

Péga,

Casser, mettre en

s.

oumé de

f.

Poix. Faire

couéire

péga, loc. Réserver à quel-

qu'un une surprise désagréable.

pièces.

Pechà,

mot); au

loc.

(à,

fig.,

Pè d'àncra,

m. Poivron. ;

Vache qui

f.

ce

sale.

pied, et au

bas

Sariette.

m. Pièce

s.

femme

Petit bâton.

(v.

Pè couquét

m. Lange (H. pedàs).

Peàs lanî, s. m. Lange de laine, dont on double le suivant.

Pèça,

m.

des pècous

Pèartia, s.

v. n. Courir.

s.

Pecoulét,

de neige.

du

qui

épais.

Peània,

Peàs,

m. Crottin

tache au poil des animaux.

s.

m. Péché. Faire

lou

pechk veart, loc. Faire paître ses bestiaux dans la propriété d'autrui, sans se gêner (v. bastoun).

Péga

douca,

s.

f.

bâton.

Péga

!

Pégar,

Zut

!

v. a. Poisser.

Réglisse

en


*

Pégue, adj. Ivre-mort.

Pegô,

m.

s.

Peirouél,

Cordonnier,

par

Peiroulàia,

Pegoumàs, s. m. personne sotte

Emplâtre de

Peiniér,

m. Pic noir

s.

;

nom de

lieu.

PèiRA, s.

Pierre.

f.

d'amoulàr,

Pèira

de lieu

Pierre à

f.

aiguiser (H. pèira cVaffilàr^ ou pèira

Un

f.

plein chau-

m. Chaudronnier.

s.

de B"*).

(c«

Pèis,

s.

m. Poisson.

Peîs,

s.

m. Pays.

Peisàn, s.

s.

Peirouliér,

Nom

Pegous, ousA, adj. Gluant.

(H.

dron (H. peirou/àda).

et laide.

;

m. Chaudron

s.

peiroou).

ironie.

poix

107

PEL

PEI

m. Paysan.

s.

Peisseleàr,

n.

V.

Fermer

au

loquet en bois (Fours).

mouéla).

Peissèou,

Pèira de chooussina,

Pierre

s. f.

m. Loquet en bois

s.

(Fours).

à chaux.

Pèisser, v.

Pèira de moulin,

s.

Meule de

f.

(

moulin.

Il . ph isser)

;

:

lou moulin.

Pèira fournàla,

s.

Pierre

f.

à

Peissoun, Peitràl,

Peiràlha,

s.

Toutes les pierres

f.

qui sont dans un

s. s.

m. Poisson. m.

Poutre

traver-

sière d'une charpente de toit.

(H. pie-

terrain

Peitraléts,

rilha).

s.

m.

pi.

Le

triangle

des toits simples (dont les fermes reposent directement sur compris entre le les dormants), haut des fermes et la poutre trasupérieur

Pèira mouérta,

s.

f.

Roche

(jui

se délite, roche schisteuse.

Pèira

virànda,

s.

Meule

f.

à

versière qui les relie des deux côtés

aiguiser.

Pèira vîva,

s.

f.

Pierre dure, qui

et qu'on appelle crousiéra.

Pèjou (gros. Gi'os

se casse à angles vifs.

Pèire

(san,

n.

de

pr.

Peihîlha,

s.

Peirîn,

m. Parrain.

s.

f.

rendant

le

s.

m.

chant

Pelàcha,

Onomade

cet

oiseau.

Poêle à

niais. frire.

même

s.

f.

La gribouillette,

sens que tira-péah

(v. c.

m).

Pelàgna, s. f. Épluchure, pelure pa éna pelàgna dcpouéri. Ce n'est ce n'est pas une pelure d'oignon ;

es

s. m. Perron d'un arbre de lieu, rocher ressemblant à un perron d'arbre.

Peirdun,

s. f.

Pela, àl\, adj. Pelé, pelée. Nom de montagne, commune d'Allos.

Pierraille.

Peirin-cougtiou,

Pela,

l'église

paroissiale de Barcelonnette.

nom

becquée

la

,

four.

topée

Donner

a.

au fig. alimenter peisser

;

;

pas quantité négligeable. PelXr,

v. a. Peler.


108 .

PEL

Peléta,

s.

PER

Peau mince

f.

épi-

;

derme. Pelhàire,

m.

s.

Pelletier.

Pelhàndra, s. f. Guenille, haillon au flg., mauvais champ de ;

blé.

m.

s.

Même

p.

sens que

Penalhàr, au four. Pènchi,

Passer l'écouvillon

v. n.

s.

Peigne à laine ou

f.

Pelhoun,

s.

m.

AqueV

Épillet.

es-

pia n très gratis per pelhoun. Cet épi a trois grains par épillet.

Pelinàia,

Pelinàr (se,

v. pr.

Se flanquer une

tripotée.

Pelota,

Balle à jouer, pelote.

s. f.

Pelouîra, s. f. Peau pendante (en terme de mépris pour la viande et pour les joues des vieillards) aponévrose (H. pelouiras). ;

Peloun,

s.

m. Herbe menue.

Pelouneàr,

n.

v.

Neiger à

Coup de peigne.

rossée.

Penchinàr,

Peigner.

v. a.

Penchiniéra,

Peigneuse (H. plouràr coum" éna penchiniéra, pleurer à chaudes larmes (comme une peigneuse). s.

f.

:

Pendant d'oreille.

Pendelôta,

s. f.

Pendent,

m. Pendant

s.

Penitència,

Pensa (qu

s.

sài

d'oreille.

Pénitence.

f.

en que,

A

loc.

quoi

pense-t-il ?

Péou et PEL. Racines de noms de montagnes élevées au sommet arrondi Lou Péouve, lou Pelvàt. :

flo-

cons (rares et si légers qu'ils se balancent dans l'air comme du papier fou, sans se décider à tomber).

Péouch,

s.

Peoulhét,

m. Pou. s.

m. Fruit de l'aubé-

pine.

Pelouniéh, iéra, adj. qualificatif

donné

fig.,

làna-charhe).

(v.

s. f.

en penchiniér). Loc.

Volée de coups.

s. f.

Penchinàia,

Au

pèisses à S' Paul (v. H'* Ubaye).

il

m. Écouvillon du four

s.

peigne ordinaire

Pelhéts,

*

Penàl,

(H, penàlh).

un quartier de pâturage où n'y a que du pelun (v. c. m.).

Peoulhetiér,

à

Péoure,

s.

s.

m. Aubépine.

m. Poivre.

Péou-revengù. Petit parvenu, va-

Pelous, ousa, adj. Poilu.

niteux.

Pelousa,

Noms

Pelouséta,

Pelouniéra.

de lieux couverts d'herbe me-

Pelùn,

Pepil, lia. pepil, c'est

nue.

m.

s.

Petit

poil,

petite

peau, petit flocon de neige, petite

Péra,

s. f.

Peràt,

s.

Pelùgna,

s.

f.

Pellicule.

Au

fig.,

Peluqueàr, rares flocons.

Loc.

:

Es pa

Per, prép. Par, pour.

herbe.

vétille.

Pupille.

un homme.

Poire.

m. Légère couche, en

parlant de la neige (H. pearkt).

Perdebouén, adv. Efl'ectivement, v. n.

Neigera

petits et

vrai (piém. perdahoun).

Per ensîque,

loc.

Par conséquent.


PES

Pereiçamoundàou,

adv.

Par

Pesouge, gea,

ici

dessus.

Pessègue,

Perésa,

Pessuàr,

Paresse.

s. f.

Pessùc,

Peresous, ousa, adj. Paresseux.

Peréta,

Petite poire dessé-

s.

s.

Periér, s, m. Poirier; gésier, second estomac des oiseaux.

reur,

Pernis,

f.

Perdrix (piém. pernis).

s. f.

Peroun, Pèrsi,

m. Tronc d'arbre.

s.

s.

Pêche (piém. pèrsi,

f.

pèrsico).

Pèrtia,

Timon de

s. f.

**

Pet,

s.

m.

ayant

s.

s.

m. Egoïste.

m. Poire desséchée au

Pet. Claudius,

Pésca,

empe-

homme

mort pour avoir retenu son fit un édit par lequel il permit à tous de péter en toutes sortes de compagnies {Cicero, in Epist. fam., lib. 9. César roq. '. était

vent,

(faire

dit d'un enfant qui,

lou,

loc.

Se

après avoir été

dangereusement malade et s'étant complètement rétabli, est devenu

Pêche du poisson.

s. f.

Pésca-bôrni,

s.

pèche à

l'on

Pkscàibe,

s.

Pescassarîa,

m. Affaire trouble,

Pét (curIous coum'en,

l'aise.

m. Pêcheur. s. f.

Endroit où l'on

Pescasseàr,

v. n. Patrouiller, bar-

Péta,

s. f.

Crotte.

s.

Petafooira,

s. f.

Pesôta,

s. f.

Pois,

Fruit de l'argou-

sier.

m. Poids.

m.

Es pa de péta de

de valeur.

Petafouiriér,

Pèse,

Curieux

chàbra, loc. Ce n'est pas objet de peu

boter. s.

loc.

jusqu'à l'indiscrétion.

barbote, patrouillis (H. paoutrùel).

Pés,

qu'un

robuste.

four.

Diminutif du

appris

Pet à l'èarba Per-tu-fas,

m.

s.

l'araire.

PertOUt, adv. Partout.

Perùssi,

fruit.

m. Pinçon.

chée au four.

s.

m. Pêche,

V. a. Pincer.

Pessuquét, précédent.

ital.

Pesant (H. pe-

adj.

sant).

Peréou, adv. Aussi.

*

109

PET

Petasseàias,

s.

s. f.

m. Argousier. p.

Grands coups,

frappement.

Vesce cultivée.

Peteàire, adj. Péteur.

Le D' Honnorat, dans sa bonté d'âme pour

les dyspeptiques flatulants, a eu révélation de cet édit accommodant à Cicéron, qui était mort depuis quatre-vingjt-quatre ans, lorsqu'un soldat, après le meurtre de Caligula, dénicha derrière une tapisserie où il se cachait et salua Empereur ce gros Claude qui avait mauvais estomac et les boyaux tristes. Mais Suétone a eu vent de la chose et en parle dans son Histoire des douze Césnrs (Tiberius Claudius Drusus, in fine) « Dicitur etiam meditatus edictum. quo veniam daret flatum crepitumque ventris in convivio emittendi, quum periclitatum quemdam prœ pudore ex continentia reperisset. » F. A. 1

.

le tort d'attribuer la

:


no

PIC

Peteàr, vis

PIN

n. Péter (U. petàr).

V.

peteàr lou loup su

A

pèira Je

la

Louésc, loc. Elle a été déniaisée.

Petéga,

Frayeur, frousse.

s. f.

Peïouàcha, Petouiràr,

s.

Se

v. a.

dit

Petrùssi, Pi. pi

(v.

sègue).

m. Petit morveux.

s.

Pour appeler

Patte,

pince (piém.

les poules.

Fié,

s.

f.

m. Conducteur des ponts

m. Argent monnayé.

s.

PiÉis,

s.

m.

piota).

Pis.

s.

Fondations d'un

PÎGNA,

m. Rusé,

s.

s.

délui'é.

pomme

Peigne,

f.

de

pin.

PÎBOu,

m. Peuplier.

s.

PiBouLA, s.

Pigna-CÙOU, s. m. Terme de méObséquieux, lécheur de bottes.

Peuplier.

s. f.

pris.

m. Pioche.

Pignàr,

PîcA (anàr de, loc. Jalouser, riva-

flatter

de

v.

Pignôta,

PicALHOUNS,

m.

s.

p.

Les écus.

m. Pioche-hache, qui une pointe et de l'autre une hache, dont on se sert pour dresser les canaux d'arrosage ou pour piocher les terrains traversés Pic-àpia,

s.

de racines d'arbre. PicÀR, V.

Frapper. Pichr

a.

d'eissina,

tomber sur

de

la face,

à la renverse.

PiCARÈSTA,

m.

Même

sens que

palet en plaça.

PicATÀs,

s.

m.

Pic, oiseau. adj.

Petit.

Faire

pichdun, loc. Économiser. s. f.

fig.,

f.

Marmite en terre

;

course ou travail for-

;

Pignouns,

m.

s.

p.

Laine courte

qui reste sur les peignes quand on a sorti la

longue

làna-charhe).

(v.

PÎGHE, adj. Paresseux.

PiGHÉsA, PijAs,

s. f.

s. f.

Pîlha,

s.

Paresse.

s. f.

Taches de rousseur.

p.

Evier f.

;

bénitier.

Maraude des

fruits

;

faire pilha, marauder.

PicHo'uN, o'uNA,

Picota,

Au

cé.

Pila, s.

s.

soulographie

a d'un côté

Peigner.

a.

main.

la

liser.

maure,

p.

f.

mur. PiEssÔT,

Piàouta,

Pic,

s.

Piesouns,

!

pîou

pîou,

!

Picùr,

d'un mâle

qui pourchasse la femelle

;

et chaussées; piqueur.

Frousse.

f.

Avoir son blé en rase campagne, exposé à tous les dangers être à l'abandon.

de valeur.

Clavelée.

Pinacle,

Picoun, s. m. Sorte de pioche à fer court et pointu, à manche long

pour manœuvrer les pièces de bois en grume.

et épais,

Picourèia (avér soun bla à

** Pimpilhétas, s.f. p. Ornements, habillements éclatants, mais de peu

la, loc.

s.

m. Pinacle Loc: Vèire

pinacle, endurer toutes les souffran-

ces imaginables.

Pinàout, s. m. Matière rouge et âpre qui se trouve dans les rayons

de miel.


PIS

Pin-cabàna, s. m. Pin maritime, dont les longues branches pendantes forment abri. PiNÉA,

s.

PiN-ÈouvE, Pindufa,

Bois de pins.

f.

s.

s.

Pissoun, PiST

!

interj. Fi! S.

f.

Peindre. Loc.

V. a.

Vi pintas

PÎNTRE,

s.

PiNTÙHA,

:

Aa)

Muser. Loc:

s. f.

de

noix

de ou

PisTouLKT,

m.

s.

Pistolet;

outil

des mineurs et des maçons pour faire des trous de mine ou de scellement.

Peinture.

i':la,

quantité

d'amandes, qu'on met à la fois au moulin pour en extraire l'huile.

aqui?

m. Peintre.

PioucKOU,

Puceau, pu-

adj.

Pista-péoure, s. m. Grincheux garçon épicier, garçon apothicaire.

celle.

PiouTÀR,

Usité sur-

V. n. Piauler.

tout dans l'expression

:

PiT, s.

nom

m. Le bout du bec.

Pita-brisas,

pr. Diminutif

s. f.

de Pierre.

Pépie; fleur de colchi-

que ou de crocus. PipÀR, V.

m. (surnom). Gagne-

s.

polil.

Pita-fermîs, PîpiA,

;

pouioii pua

pioutàr, je n'en peux plus.

Piï (lou, la Pissa.

moutons

Noms ({ui

de lieux. coule sur

autres bestiaux à l'en-

du légumes, etc.

silves-

Lin.

Pitème,

comme

:

grains,

m. Mets épais et lourd, grande quantité de fa-

s.

pris en trop

PissÀGNA et pissÈGNA, Pîssapàlha,

foin,

Pitàr, v.n.Fig., gober; becqueter.

m. Enlriscus

s.

m. Torcol four-

Ce qu'on donne aux

s. f.

et

grais, en sus

un escarpement. Pissachàn,

s.

millier (H. fourmiguiér).

Pit^nsa,

Fumer.

a.

Cascade, non franche,

tris.

La

graines oléagineuses,

PiNTÀH,

Personne

m. Synonyme de pma-

s.

PiSTÀGNA.

sèche de

Branche

es pintà, c'est bien fait.

Pîpi,

m.

s.

rouét.

mélèze.

Que

Pissa vinaigre, irascible.

m. Pin cimbro.

f.

m

PLA

m. Tamis

s.

Urine.

S. f.

à

large

voie.

PissÀR, V. n. Pisser. Loc. Pissàr darèire san Mourici, faire ses classes au Collège de Barcelonnette, ancien-

çon

à fatiguer l'estomac.

s. f. Poupée. Au fig.: doigt malade enveloppé d'une pièce de

Pitèta,

linge.

:

Pitre,

nement Collège de Saint-Maurice. PissAHÔTA,

s.

f.

Cascade.

m. Poitrine, gosier,

s.

jabot, estomac.

Pitroulha,

s.

f.

Lie,

Pissarouét, s. m. Pissote. Bout de tuyau d"où l'eau d'une fontaine coule

dicataire des places et

(H.

la

pissaràla,

rent).

dans un sens

fond de

la

barrique.

diffé-

m. Celui qui est adjumarchés de commune et les loue aux forains.

Placier,

s.

Plàgner,

V. a.

Plaindre.


112

PLE

Plài,

m. Érable plane.

s.

Plàia,

POO Plec,

Plaie.

s. f.

Plan, adv. Doucement, lentement. Plana,

Plancha,

s.

Planche

f.

madrier

;

servant de pont sur un torrent, rete-

nu d'un côté par une chaîne. Flancha,

mier qui s'attache sous les souliers (v. socas).

Plan-bagàssa,

s.

m. Flegme im-

pertubable.

fusil.

Pleideàr,

s.

Planète.

f.

Au

fig.,

épidémie.

m. Rez-de-chaussée.

s.

Plansoun,

m. Planson.

s.

m. Plaideur,'

s.

Qu'y

a-t-il ?

Plaît-il?

Plume.

Plimàlha, s. f. Épluchure. Aco es pa de plimàlha de pouèri, loc. Ce n'est pas chose de mince impor-

Plimàr,

s. f.

Rangée d'arbres au

V. n. Pleuvoir.

Ploouvîna,

s.

Ploouvineàr, Plot,

m. Plantin lancéolé

s.

Plumer; éplucher.

v. a.

f.

Bruine,

petite

pluie.

bord d'un champ. Plantai,

Plaider.

V. a.

s. f.

Plôoure,

Plantàia,

.

interj.

!

Plîma,

Loc:

tordu.

maladroitement un

tance.

Planéta,

Plan-pé,

Pli.

tirer

Pleideàire,

Plèti

Terre, neige ou fu-

s. f.

tirar pléc,

coup de

Voir andàn.

s. f.

m.

s.

Pléc, éca, adj. Plié,

s.

m.

Plouhàr,

v. n.

Bruiner.

Billot.

v. n. Pleurer.

(Riouclar).

Plourigueàr,

Plàoucha, s. f. Terre, neige ou fumier qui s'attache au soulier (H.

Pleurnicher.

Plourigous, dusa, adj. Qui est en

sôccas).

Plat (tenir de, loc. Chercher à ga-

gner

v. n.

Plourigôsi, adj. Pleurnicheur.

et à

conserver les bonnes grâ-

pleurs.

Plùa,

s, f.

Dent du râteau ou du

ces de quelqu'un.

peigne.

Plàta, s. f. Bande de terrain gazonnée et peu pentueuse, entre deux escarpements. Nom de lieu. Pente

(Fours)

unie sur le flanc d'une montagne.

pàou sdupa, mon peu de soupe.

Platàssa,

s. f.

Nom

de

lieu.

Grosse

plàta. Platelàia,

s.

f.

Le contenu d'un

plat, platée (H. platàda).

Platîna! (QuÉ=Quelle langue bien

pendue

Pleàr, V.

Pôou,

s.

m. Sorbier des oiseaux

(v. pùi).

adj.

s,

m. Planche

a.

très épaisse.

Plier (H. plegàr).

des 2 genres. Peu.

Pooufîc (mandàr oou, loc. yer au diable (pieu).

Ma

Envo-

Pooupàr (se, v. pr. Se dorloter. Dans ce sens H. donne pooupegeàr, V. n.

Poourîlha,

!

Platdun,

Plùi,

s. f.

PÔOUS ou pous, PoousÀR,

V. a.

Les pauvres. s.

m.

Poser.

Puits.


Pooutasseàr, la

Barboter dans

v. n.

PouÉRc,

boue.

d'encre

Pooutdus, ousa, adj. Boueux.

près

Pôoutre, pàoutra, s. Poulain, âne ou ânesse de 18 mois. Au fig., lourdaud.

m. Éboulement de argileuse détrempée (Jausiers).

Pôoutre, terre

Pôrtis,

s.

m.

s.

p.

Portiques.

Les

derniers portiques des rues de Bar-

celonnette ont disparu en face l'église Saint-Pierre, en 1891.

maladive. s.

m. Pouacre,

s.

homme

gros et gras, sans souci. Pouàia,

s.

Nom

donné aux retours de froid. La pouàia de sant Ours (17 juin), la

pouàia de san Jan (24 juin).

PouÀiRE,

PouERGÀs,

PouÉRi,

s.

s.

m.

Saleté.

m. Porreau. m. Petite langue de

s.

soulevée

vers la racine des

ongles.

Pouérse,

Présenter, donner

v. a.

PouERTÀR,

V.

enceinte. Loc.

:

sègre,

n.

Porter

;

être

pouert' allach' e se porte,

elle

allaite

et

aguiche encore.

PouGNER,

V. a. s.

Piquer.

f.

Piqûre.

Pouguèr, v. n. Pouvoir (voir pouire, pousquer, pouder).

PouGNOuN, roie

PouÀLE,

perdu

est

m. Gros cochon.

s.

s.

Pouéri,

peau,

tout

cochon).

PouERCARÎA,

m. Poêle.

m. Piquant.

s.

PouiLiÉRA,

m. Montoir.

s.

pouérc,

lou

PouGNÈiRA,

Montée (H. pouàda).

f.

;

(l'eau a pris le

fài

m. Dette d'auberge, pouf.

PouÀCRE,

m. Cochon tache papier. Vàigua a

s.

sur le

[H.pàrger).

PosT (a, adv. Commodément. Pot enclunsà. Au fig., personne PÔTi,

113

POU

POU

s.

f.

Corde ou cour-

attache le

qui

pouildun

au

bât.

PouALouN,

s.

m.

de

Casserole

Pouiloun, s. m. Bâton sous queue des ânes pour maintenir

terre.

PouÀni ou pouÉRi,

s.

m. Poireau

pellicule qui se détache autour

ongles de

S. f.

Pouisîn,

PortC.

POUÀRTA-VISTA OU POUÈRTA-VISTA, m. Longue-vue. Pouart' àiga ou pouert'

àiga,

s.

m. A(jueduc. Poueisîn,

s.

m.

s.

Pouentàr,

Petit

éboulement

Pointer au jeu de

boules. F.

Arnaud et G. Morin.

m.

s.

PouisouN, Pouîssa,

s.

s. f.

s.

Poussin

(IL

m. Poison. Maraude.

m. Poule avant

qu'elle

ponde. Poulènta,

m. Pont. v. n.

'

poussin).

Poulàs,

causé par Thumidité.

PouÉNT,

bât à la descente.

PouÎRE, V. Pouvoir.

POUÀRTA ou POUÉRTA, S.

;

des

main.

la

la

le

s. f.

Farine de maïs,

ou gruau de froment, cuire dans peu d'eau en

qu'on la

fait

tournant

toujours, jusqu'à ce qu'elle soit mi-

— Le langage de la vallée de Barcelonnette.

8


H4

POU

solide, et qu'on

sert

POU minces

PoupA,

séparés par du fromage de gruyère

PoupXr

en

lits

râpé ou autre. PouLÎ,

PouMiÉR,

m. Pommier.

s.

PouMPA, s. f. Gâteau fait avec la pâte du pain, mince et ajourée en quartiers.

Pdun,

Pomme

m.

PouNCH,

de

m. Point

s.

PouRCARÎA,

s.

PouRCÀs,

m. Gros cochon.

s.

cou-

PouNCHA,

s.

de pduncha,

partic. Piqué, ée.

Pointe. Loc.

f.

:

èstre

en délicatesse.

être-

:

dévorerait les mines de Golconde.

m. Étançon.

s.

PouNCHouN,

Sommet,

m.

s.

pointe, aiguillon.

Pounchoune.Vr,

V. n.

Petit

sali-

m. Cochon d'Inde,

s.

cobaye.

PouRSES,

m.

s.

Poindre.

Pourtissôt,

Balle

pi.

du blé

adj. Pointu.

temps

Pduner, v. n. Pondre miser au (II. poundre), foncer, chàou toujou pduner le participe passé est ;

n'avaient

devanture

ni

vitrage.

ni

L'entrée était étroite et fermée par

une espèce de vanne en bois glissant dans la rainure de deux montants, à hauteur de ceinture d'une personne. La marchande glissait ce pourtissôt

La

s'absentait.

elle

seulement,

jeu

m. Les boutiques dans le

s.

à Barcelonnette

quand PouNCHÙ, ÙA,

Petit cochon.

m.

s.

(H. pdusses).

Pduncha fîna(toulou bènde. Loc. une fortune énorme. Mangeariétou lou ben de pduncha fina, PouNGHiÈR.

m.

s.

gaud.

Pourquét,

PouNCH, pouNCHA,

il

Dodu, poupin. Cochonnerie.

f.

Pourcatoun,

ture.

pour

adj.

poùnia).

(II.

Terre

Poupù, ÙA,

PouRCATOUN,

s.

Se dorloter.

(se, v. rég.

Poupàs de teàra, s. m. détrempée par les eaux.

adj. Joli.

ÎA,

Chair.

s, f.

nuit

tout était fermé par

le

des volets pleins [H. pourtissoàu).

Pous,

m. Pouls.

s.

;

PoussÎN,

poust.

^oun meissounénc,

pomme

de Saint-Jean,

PouNsouN,

m.

s.

Pomme

rouge.

(v. De/

Pounsouneàr, au jeu

gens,

v. ;

a.

Exciter

pousser

à

s.

PouNTÈou,,

bois.

Petit la II'*

s.

Pousiniéras,

Pousquér, Po'ussA,

m. Petit pont. s.

m. Étancon

(v.

éboulement Ubaye).

s. f.

Poussiéou,

s. f.

v. n.

s.

Les Pléiades.

Pouvoir.

Mamelle.

m.

Lieu plein de

poussière, lieu sale.

apountèou).

Pountîn,

m.

au voc. de

dit

les

petits

coups.

PouNTÉT.

m. Poulain, on

Pousîn, s. aussi poulïn. Pousîn,

m. Poinçon.

s.

m. Poussin.

s.

*

s.

m. Balcon

;

perron en

Poust doubler

!

la

Mot indiquant qu'on mise au jeu de

doit

la gallna.


PRA *

Poustàl,

m.

s.

Poustalét,

Praquî, pralài, loc. adv. Par-ci,

Toit.

m. Petit

s.

toit,

toit

de mur, chaperon, *

Poustélhas,

ies fractures,

s.

115

PRE

par-là.

Qui est

Pràti, adj.

Attelles poul-

f.

planches (H.

petites

Pratîcas

(las, s.

à portée.

Les

p.

f.

clients,

l'achalandage.

posiélhas et poustélas).

Prefoundàr,

POUSTÉMA, Poutaràia,

de chambre

Pus.

S. f. s.

Poutaroun,

Potée

f.

;

plein pot

polaràda).

(II.

m. Petit pot

s.

;

sur-

PnÉGA DiKOU DE RESTO'UBLE, Mante prie-Dieu (sauterelle). Pregàr,

Preinàrt, s.

Preinàs, Poutîlhas,

s.

Prèire,

éra,

Barboteur,

adj.

PouTiNGo'uN,

de mariage *

m. Entremetteur

s.

s.

m. Ragoût

pommes de

des remèdes

fait

avec

(se,

Prendre

v. pr.

à tort et à travers.

PouTHiNGOus,

ousA,

adj.

Caco-

chyme, malsain, chassieux.

s.

f.

poute

interj.

!

PouTiiÔLA,

s.

f.

Diminutif

!

Morbleu

!

Prison

pri-

(H.

Même

Pré (H. prat) (piém,

s.

f.

Portion de

fil

Changer de

v. n.

poil.

Préne éna troucha, loc. Mettre les pieds dans l'eau en marchant, (piém

:

pié na trula). v. a.

Prendre.

Préou, adv. Aussi.

m. Prix. En

s.

niera, en gis de près, loc.

maEn aucune

gis de

Prairie.

m. Pré de montagne

adj.

et part.

Pris,

volé, arrêté.

Présa,

s.

f.

Prise,

même

de

tabac.

Presàr,

v.

a.

Priser; faire cas

s.

m.

de.

Près-fàch,

pra). s.

f.

(d'en, adv. D'abord.

Prés, présa, sens (}ue

Pouvra, adj. f. Pulvérulente, en parlant de la neige. Pra, s. m.

s.

façon, à aucun prix.

Lie.

Pouverîn, s. m. perht (v. c. m^.

Pramenii,

Premier

Près,

Poutre de la ghèta (piém. Pouler d'ia gâta).

PuadarIa,

Premeirouéla,

Préne,

de foutre.

iRevel),

Preisoun,

Premuàr,

terre écrasées.

Poutringueàr,

!

m. Prêtre.

s.

plus mince que le reste.

rebouteur.

;

Poutitè,

Poutre

pré.

pré.

sdun).

brouillon.

des

m. Un mauvais

s.

Bouillie faite avec

f.

toute espèce de farine.

Poutilhér,

m. Un mauvais

s.

Forte dépense.

f.

m.

S.

v. a. Prier.

nom. Poutéa,

S'abîmer, s'en-

v. n.

gloutir.

Entreprise a

forfait.

Prést, phésta, adj. Prêt. Preso'ur,

s.

m.

Caillette.


PUN

116 Prima,

PUT

Pun pugnét,

Printemps.

s. f.

Primàouba,

s.

du

L'aube

f.

jour.

Prin, prima, adj. Mince, fluet. Prinsé,

m. Chevreau de deux

s.

ans bistourné.

Quand

Prinsoun,

est

il

plus

jeune. Prôchi, adv. Auprès, Proufitàr, v.

n.

Dans

le sens

de

Proufoundàr, ;

V.

Creuser pro-

a.

Proumenàr,

lèns,

celui qui est dessous, et en levant

rapidement le poing inféi'ieur pour le mettre en haut. On dit des bêtises et celui qui rit montre les dents et reçoit un petit soufflet. Chacun à son tour répète les paroles

V. n.

il

y

Se promener.

Assez, le

sait

a bien

bien. bien.

Oou Li a

du temps.

Prôva,

s. f.

em-

Preuve.

Prouvàr,

V.

PuÉRC,

pouérc).

(v.

Vif,

a.

Prouver.

Pugnàia, s. f. Poignée. Tout ce que peut contenir de menus objets (grains, sel)

une main fermée.

m. Poignet.

PuGNÈT,

s.

PÙi,

m. Sorbier des oiseaux

s.

{soj'bus aucuparia. Lin.).

Nom de lieu, appendice chaîne principale, renflement d'un chaînon (Chab. et de R.). PÙi (lou.

de

la

PuN,

s.

m. Poing.

qu'il ait sur-

(n'aguéssou,

Plût

loc.

à

Dieu que j'en eusse. Puriàs,

m. Tronc d'arbre,

s.

particulièrement de saule,

terme

de

enfant

Prount, prounta. Adj. porté (Chab. et de R.).

ce

pris son adversaire à rire.

Pùra

engloutir, être englouti.

Proun, prou. sàbe proun, il

prdun

las

ci-dessus, jusqu'à

s'engraisser.

fond

pun pugnét, qu dèns a en bouén soufflet. Jeu où deux personnes mettent leurs poings les uns sur les autres en tenant le pouce de mouéstra

mépris

gâté

et

au

fig.

homme

Franc cdum^en puriàs,

et

pourri :

;

pour

malsain.

Se dit ironiquement d'une pei'sonne sur qui on ne peut pas compter. loc.

Purîr, V. n. Pourrir, es bouenqu''à

purir paillàssas, pourrir paillasses

n'est

il ;

il

n'est

bon qu'à bon qu'à

dormir. Put,

s.

PÙTA,

m. Putassier,

s. f.

PuTÀN,

s.

libertin.

Putain.

m. Putassier; veinard,

audacieux.

Putàn

!

exclamation. Juron.

Putasseàr,

femmes.

v.

n.

Courir

les


QUE

QUO

117

Q

Qu, pron. Qui. De qu siés, tu

?

Quel

est ton père ? (loc).

De bonne

Qualitàble, adj.

qualité,

Quarlét,

s.

ou

(se, v. n.

quésou

te

Quèsa

bien...!

!

Se

te,

qu'as

Petit cristal cubique

din ta sounàlha, tais-toi, aurait pas

La

certaines roches.

pèira das quar-

au bois des Allemands, au nord

de Barcelonnette.

Te que-

taire.

vas-tu te taire

qui se trouve dans

m.

fer sulfuré,

léts,

ses,

ou

vendable.

de

QuÉQUE, conj. Quoi que.

Quesàr

!

proun fen car

il

y

mal à dire sur ton compte.

Questiéns, QuiÈT,

s. f. p.

QuiÈTA,

Querelles. Tranquille,

adj.

calme.

QuÀsi, adv. Presque.

Quil et quiél,

Que, conj. Que. Loc: Pàoure que pàoure, bien que pauvre. Bèou que bèou, malgré sa beauté. Marcha que

marche toujours. Mdunta que mountarès, et de monter! Rêne

s.

m. Cri perçant.

QuiLÀn et QuiouLÂR,

v. n.

Pousser

des cris perçants.

QuiNSOUN,

m. Pinson.

s.

rnarcharès,

que rêne,

a

il

Quinsoun bastàrt, s. m. Mésangeou mésange-charbonnière

serrurier,

beau maugréer.

(II.

QuEÀRE, V.

Que de Diéou

sarralhiér).

Quérir, chercher.

a. !

interj

.

Pour témoi-

gner son affection. Que de diéou tu ! que tu es gentil C'est le parent du cadédis des Gascons.

Quinternét,

veurs des

s.

tailles

QuiouNÀR,

m. Livre des receanciennes, carnet.

V. n. Crier.

!

Quéiras, n.

pr.

Nom

de

lieu,

s.

m.

p.

Les habi-

tants du Queyras.

nom de

nom

de

;

lieu.

Queirèl, la

queirèou, rasina (v.

plante très dure

fait

s.

c.

50

sommes

Quoouquarèn, pron. que chose.

indéf.

QuôouQUE,

adj. indéf.

m.).

Cette

Quooquùn,

pr. ind.

sauter la faux

?

Quouéta,

quittes.

m. Goudron.

Autre

Quéntou? quénta? pron. Lequel ?

s.

m.

comme un queirel, comme une pierre. laquelle

m. Quintal de

Siàn quiquis, nous

QuiTRÀN,

Queirèl,queirelhér, adj. Pierreux

s.

kilos.

Quiquis, adj. des 2 genres. Quittes.

d'Enchastrayes. Dim. queirdun. Queirasséncs,

QuintXou,

s. f.

QuouRA, adv.

Quel-

Quelque.

Quelqu'un.

Natte de cheveux. et conj.

Quand.


118

RAB

RAM

R Ràba,

Ràba

Rave.

s. f. !

excl. Zut

Rabalàr,

Rabalétas

s. f.

s. f.

Racét,

Raclures.

p.

En rasant

(de.

Rabanèla, Rabanét,

Ramasser.

V. a.

Rabalèiras,

Racàr,

s.

m.

p.

m.

p.

but

(II.

m. Tas de débris.

Rafatùn,

d'éclabousser.

Rabeiràr,

v.

a.

Faire traîner

du

ribeirar).

Ràgna,

A

l'abandon,

Ràia,

Rabeliér,

s.

Traîner.

Rabissa, s

f.

Feuilles perdues de

raves, choux, etc.

Rabouro'us,

d'un vase

m. Lambin.

Rabeliér, iéra, adj. Lambineur.

s.

Raiàs, s.

s. f.

s.

Raiàr,

v. a.

f.

vigoureuse des arbres.

Rablôt, ÔTA, adj. Râblé, courtaud.

Raser,

passer

tout

la voir.

;

s.

A

foison.

Araignée.

Ardeur du

soleil.

Répandre, en parlant

v. n.

pleuvoir

foi't.

m. Averse (H.

ràissa),

f.

Ràissa,

Averse.

s. f.

Ràissa, s.

m. Jeune pousse

m. Objets de rebut.

adv.

(a,

(v.

traîné (piém.).

Rabelàr,

Objets de rebut.

regagnoun),

Ràgis

*

s.

Ravauder.

s. f.

Ragagnoun, s. m. Blé de printemps, ou froment de Russie (H.

navigable, ni flottable adv.

Objets de re-

p.

près d'une chose sans

bois par un cours d'eau qui n'est ni

Rabél (ôou,

v. n.

Raflàr, v. n.

**

Rabatèou, s. m. Morceau de cuir ou de vieux chapeau qu'on applitjue contre la meule pour empêcher l'eau

s. f.

rafalàlha).

Rafatuègna,

Rabastùns, s. m. p. Même sens que rabastuéis (piém. rabastums).

Raccommoder.

v. a.

Rafateàlhas,

Balayui-es,

Rafateàr, s.

raci-

;

Radoubàb,

l'amassis.

Rabastuèl,

raisin.

Chevelu des

Racuènia, s. f. Vomissement, rachose de rebut.

caille

Rogatons.

Rabassôt, ôta, adj. Courtaud. s.

s. f.

nes.

Rabassét, éta, adj. Courtaud.

Rabastuéis,

Grappe de

s. f.

Racinîlha,

Ravenelle.

Racaille.

s. f.

m. Son.

s.

Ràcha,

le sol.

m. Radis.

s.

Rabascuîses,

Vomir.

v. a.

Racassàlha,

!

f.

Croûte de

lait

(H. ras-

quéta et ràsca).

Ràma,

s. f.

Ramàia,

Feuillage des arbres.

s. f.

Averse (H. ramàda).


RAN Ramàia de souén,

RAP loc.

Forte envie

de dormir.

Ramàr,

119

servant à niveler une mesure de blé

v.

Ramasser

a.

Rànda,

la feuille

loc.

la,

;

*

à randa, jusqu'au bord,

A

pleins

bords.

d'un arbre.

Ramassàr en enfàn,

loc.

Ramassàr

Ranfôr,

Faire

rentrer un enfant en le corrigeant.

de

Ranganèla,

Rentrer chez

(se, v. n.

m. Mulet ou un cheval

s.

l'enfort. s.

f.

Personne mala-

dive.

soi.

m.

Ramastuèl,

s.

Ramatuèla,

s. f.

Ràmble

(à, loc.

Ràngla,

(v. rabasluel).

Accès, caprice.

A

s.

Même

f.

Chien

sens.

vieux on malade (H. ranger i).

Ranglàssa

pleins bords.

s.

Augmentatif de

f.

ràngla.

Rameàr,

v.

Effleurer

a.

d'une

Ranglasseàr,

pierre ou d'un coup quelconque.

Être toujours

v. n.

souffrant.

Rampa,

s. f.

Rampèou, prononce

s.

Crampe.

m. Banvi.

Nom

Ràngou, qu'on

tombés

et

m.) quand non gagnés.

On remet alors les sous sur le bouchon en ajoutant une mise. Coup du jeu de quilles qui égale le coup de l'adversaire d'où fa.r rampéou, éga-

Rangouleàr,

;

cai-esse.

Rànsou,

;

v.

n.

des lieux raboteux et fig.

Marcher dans de forte pente.

mener une existence

:

fatigante

et

peu

labolucra-

tive.

Rance

adj.

Ràntelét,

Rampineàr,

v. n. Râler.

Rangoulùn, s. m. Le râle de l'agole ronron du chat qu'on

nie

ler.

rieuse,

n'a qu'un tes-

à la galina (v. c.

les sous sont

Au

m. Qui

s.

ticule.

{U. ranci).

m. Hoquet de

s.

l'ago-

mucosités qui ne remontent pas facilement de nie,

la

petit râle

;

petites

gorge.

Ràouc, ràouca,

adj.

Enroué (H.

ràuc).

Rampuiràr,

v. a.

Rampoun,

s.

Attiser.

Raoucùn,

m. Croc, crochet.

Double crochet qu'on attache sous la semelle, au milieu du soulier, pour marcher sur la glace cram-

s.

m. Enrouement.

Rapatilhàr,

plumer (H.

(se,

v.

Se rem-

pr.

repatiàr).

Rapetasseàb,

v. a.

Rapién,

m.

Rapiécer.

;

pon.

s.

Gaillet.

galium

aparine, grimpereau.

Ràna,

s. f.

Rancét,

s.

Grenouille.

m. Serpe.

Rancùme,

s.

Rànda,

f.

s.

m. Rancune. Racloire, planchette

Rapiounàr,

(se, v. r.

S'accrocher.

Se prendre partout. Raplôt, ôta, rabiot

(v. c.

adj.

m.).

;

Même

sens que


RAV

RAS

120

*

Avoir prise

loc.

Rapouîra (avér, snr quelqu'un.

Rapùgas,

s,

Grappillons,

p.

f.

raisins d'arrière-saison et au fig., les

Rastêou,

s.

Rasa,

s.

Vomissements,

f.

v. a. Râteler. s. f.

que

Ce

m.

s.

Ébrancher.

m. Râteau.

Rastelèiras,

Raquèira, dégueulade.

m. Hache-paille.

s.

v. a.

Rastelàr,

restes.

*

Rassàire,

Rasseàr,

Rastelun, ramasse avec

p. et

l'on

le râteau.

s.

Rigole en tête des

f.

champs en pente, pour

recueillir

Rata,

Souris

s. f.

membre

;

viril.

Rata, àia, adj Rongé par les rats; Crégne pas lou pan rata, loc. Il ne craint pas d'épouser une veuve ou .

eaux sauvages.

et diriger les

Rasclàr,

Racler

a.

V.

;

frôler.

Rasclàr, v. n. Partir précipitamment sans demander son reste. Rasclèiras,

Raclures.

s. f. p.

Rasdouîra,

s.

à pâte et le pé-

trin.

m. Raisin.

s.

Rasîna,

!s.

Ratacounàr,

v. a.

Rata penàlha, Rateiroukla,

{festuca

f.

spadicea,

graminée très dure et coriace bêtes ne mangent pas. On plante entre deux prés de mon-

Lin.),

la

m.

s.

p.

Rognures,

s.

Rapiécer. f.

Chauve-sou-

ris (II. ratapenàtla).

Rasîn,

que

mère.

fille

Rataiouns, retaille.

pour

Raclette

f.

racler la planche

une

les

tagne pour marquer les limites. Rasiniéra,

s.

f.

Nom

montagne où pousse

Ratèla, essoufflé

course

Ràspa,

s.

s. f.

m. Rasoir.

Ràspa-Christ,

s.

m.

:

as

pa de

sans

être

îca, adj. Têtu, volontaire,

cduma

la

niùladùov papa.

s. f. pi.

v. n.

Quenottes.

Ravauder.

m. Peau de mouton qui Ravàs, sert de housse au collier des chevaux de charrette. s.

d'une avarice sordide.

Raspalhoun,

Rate. Loc.

gonfler la rate).

Ravalhàr,

Personne

m.

s.

sens que

(parce qu'on croit que la

Ratounas,

Râpe.

Même

peux courir

fait

Ratîc, ratic

Rasôour,

s. f.

tu

raièla,

des prés de

la rasina.

s. f.

lateirouéla (v. c. m.).

Raidillon. (H.

rapalhdun).

Raspateàr, v. n. Gratter, se dit des poules, et par extension s'accrocher par terre avec les mains.

Ravàssa, s. f. Rrebis à nez busqué, à tête pelée, à laine, grossière.

:

Raspeàr,

v. n.

Se

dit

d'un cheval

qui gratte le sol avec le pied.

Raspèour,

Ràssa

s. ra.

(en, loc.

{v . raspalhoun).

En

bloc.

Raviôlas,

s.

f.

pi.

Soupe égouttée

au fromage, composée d'épinards hachés, avec des œufs et du fromage, renfermés entre deux pâtes minces, coupées en petits carrés avec la rouléta, molette à main.


REB Ravouliàr,

Ravauder, fure-

n.

V.

ter.

Réa,

s.

f.

Raie

;

sillon.

Rebalàb, V. a. Entraîner quelqu'un rebalàr Vdula, en passant racler racler le fond de la marmite. Rebàsta, s. f. Tare. L'ensemble des objets nécessaires au charge-

ment d'une charrette, cordes,

nattes,

planches, etc. dont on retranche le

une charrette

poids, loi'squ'on pèse

chargée (H. embaissa).

Rebatùa,

f.

V.

n.

andàn

Se

rebéquer,

répliquer.

Reboundàh,

n.

V.

Rebondir.

Rebo'unt (de, adv. sant par ricochet.

En rebondis-

;

s.

Rebrîcàr,

v. n.

Rebroundàr,

Riposter.

v. a.

Émonder;

enle-

de bois mort qui couvrent au printemps les prés de montagne. ver les branches

Rebro'us,

s.

m.

Lait caillebotté et

épissé.

REBnusÀR,

v. n. (v. rehulir).

Rebufelàr, v. n. Refluer,

Relever les

cheveux

à

v,

a.

rebrousse-

et d'y

rester

Recalièou,

m. Retour de cha-

s.

leur. **

Recantoun,

s.

m. Recoin,

petit

réduit. v.

a.

Attraper

à

la

volée. s.

m. Son des grains

(II.

racét).

Recébre,

v. a.

Recetàr,

v. a.

Recevoir.

Estimer une mai-es de recela,

chandise et l'accepter c'est

Riposte.

f.

non loués

trois jours, sans payer.

Recé,

Rebecàr,

;

un objet de choix.

Rechàout, s. m. Reste de pâte du pain dont on fait de petits morceaux pour utiliser les vides d'entre les pains; dans le four, et qu'on fait cuire généralement à la bouche du four, ou après la cuisson des premiers pains. Cougeàr oou rechàout, loc. Coucher dans son lit de la veille non refait (au réchaud).

Rechoucàr, v. n. Copter, sonner en faisant aller le battant d'un seul côté de la cloche.

poils. s.

f.

pi.

Habit qu'on

passe du père au fds (H. reniudas).

Rebulîr,

inférieurs

Recassàr,

Double

s.

(v. c. m.).

Rebùgas,

Recalàda, s. f. Droit pour les troupeaux transhumants, qui mangent les montagnes communales, de descendre, en cas de neige prématurée, dans les pâturages communaux

;

;

Rebrîca,

121

REC

v. n.

Fermenter.

Rebulîr, v. n. Au fig: en parlant de quelqu'un qui se trouve dans la gêne après avoir été dans l'aisance.

Rebussîte (de, à l'autre sens.

adv.

A

rebours,

RecordXri (peXrdre lou. Perdre la (la mémoire).

boule

Recouîre,

v. a.

Cuire une seconde

fois.

Reconno'uisser,

v.

a.

Reconnaî-

tre.

Reco'urre, v.

a.

Reco'user, v.

a.

Vérifier.

Recoudre.

,


REG

122

RÉl

Se recro-

Retour

queviller.

Reguinàia de frèit, s. brusque et court du froid.

Recrùa, s. f. Changement brusque de temps.

(H. reguignàr). Se dit d'une

Recouquignàr

Recuéc.ha

(las.

Reguinàr, qui crie

broussa).

(v.

Reculàias

(se, V. r.

Nom

de

lieu

V. a.

V.

Recouvrir.

a.

Rekàch ÀCHA, Reflaiàr

Redresser,

re-

et part. Réduit.

adj. et part. Refait. v.

(se,

r.

Se

reposer,

Abondamment

adv.

(à,

refrescàr.

a.

Se

s.

m. Roi.

s.

m. Racine.

s. m. Renard les mensqueue de renard, filaments de racines rouges qui obstruent les tuyaux des fontaines. :

;

Reinardiér, iéra, adj. Se dit d'un la chasse au renard.

chien bon' pour

Rèire

Autre forme de

Rafraîchir.

pour rafraîchir dans

Rèi,

Reinàrt,

(H. refoufàr, regorger).

Refreissàr, v.

se l'emplumer, réta-

fig.,

Rèi,

trues

reprendre haleine.

Refoufa

Redingote.

blir ses affaires.

mettre en ordre.

Redùch, ùcha, adj

Au

viller.

Réde, nÉDA, adj. Roide. REDREissÀn,

ruer.

si elle allait

s. f.

Regoungilhàr (sE,v.r.Se recroque-

reculé, au fond d'un vallon.

Recuhbîb,

comme

Reguingôta,

regimber mule

Ruer,

n.

v.

f.

(en,

adv.

loc.

En

arrière.

Tiràr en rèire, loc. Reculer.

dit plutôt

Reire-boutîga,

s.

f.

Arrière-bou-

l'eau.

tique.

Refrenîr, v. n. Frissonner.

Rèire-gran,

Refrescàr,

v. a.

m.

s.

Rafraîchir.

Rèire-màrgue, Refresîr, v. a. Refroidir.

Régas,

s.

f.

p.

che

Les troupeaux

octobre.

remonter

fait

vers

leur

le bras. s.

m. Arrière-neveu. m. Arrière-point.

Rèire-pounch, Rèire-seso'un,

s. f.

m.

s.

Reirôla,

;

Bisaïeul.

m. Arrière-man-

s.

Rèires,

Regoudounflàr, v. n. Regonfler, on le dit des eaux qu'un

obstacle

au figuré,

Rèire nebo'u,

transhumants qui viennent d'Arles pâturer les Alpes, du 15 juin au 15

refluer

;

s.

s.

p. f.

Arrière-saison.

Les ancêtres. Sorte de

toile

à

mailles lâches pour faire égoutter

source (H. regounflar).