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Quelle jolie fille (../suite) l’intimité de cette jeune femme soit ex- Vite ma pipe. Un peu de fumée pour posée au grand jour. me calmer. – Merci. Passez une bonne soirée. Elle devrait être meilleure que la dernière. – Écoute-moi. Je te jure que je n’ai pas violé cette fille dont tu me parles. Au coin de la rue, mon frère vient d’ap- – Toi, écoute-moi. Tu l’as fait, je l’ai senparaître. Bizarre, car il habite dans l’est ti hier. J’ai senti une rage qui ne venait de Montréal. Que fait-il là? Il ne devrait pas de moi, je me suis dit qu’il devait pas être là. Je l’emmerde, pourquoi t’arriver quelque chose, mais quand, est-il toujours derrière moi? cet après-midi, tu m’as parlé d’une femme que tu avais rencontrée, ton – Salut le frère. Alors t’es venu faire humeur et ton rictus ont changé et tu un tour sur la scène du crime, voir si tu es devenu tendu. Tu n’as pas bronché devant les détails que je t’ai donnés n’avais pas manqué quelque chose. – Non. Je suis venu te voir, car on a concernant les poils et toi tu te rases des choses à se dire et des comptes à toujours les poils. Tu as toujours eu cette phobie des poils, et ça, depuis que tu es régler. petit. Ne viens pas me dire que je veux Il avait le regard noir qui luisait d’une me venger de toi, alors que toi tu violes des innocentes. Tu vas devoir payer. brillance de feux. Il me frappe au visage. Le sang coule sur mon nez, je peux même le goûter. Une rage meurtrière s’empare de moi. Je lui envoie un crochet dans la mâchoire. Un bruit d’os qui casse se fait alors entendre. Il tombe à la renverse, inconscient. Je m’accroupis près de lui pour lui balancer un coup de plus. Alors, vif comme l’éclair, il me poignarde avec une seringue dans le cou. Je perds la Je n’en peux plus, il m’énerve, mais je sensation de mes doigts, puis de mes suis trop agressif, faut que je me calme. pieds, de mes mollets et graduellement

– Je ne comprends pas, raconte, lui dis-je, sur un ton trop agressif qui me surprit moi-même. – Je sais que c’est toi qui a violé cette fille hier soir. – Comment peux-tu me dire une cho se pareille? Et je suis sûr que tu n’as pas de preuves. Tu veux juste te venger de moi, car tu m’as toujours jalousé.

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Récits policiers  

Récits policiers écrits dans le cadre du cours de Mythes littéraires Professeure : Brigitte Deslauriers Session : Automne 2009

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Récits policiers écrits dans le cadre du cours de Mythes littéraires Professeure : Brigitte Deslauriers Session : Automne 2009

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