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Une écharpe rouge... (../suite) Anita s’en souvenait comme si c’était la veille. Il s’agissait de sa toute première enquête, grâce à laquelle elle avait vite acquis la réputation d’une policière qui sait bien garder son sang-froid. Elle poursuit ses recherches et découvre ensuite qu’Edward Hill était celui qui avait dénoncé Alan Carter et qui avait donc permis de tuer le dangereux assassin. Cependant, elle ne peut faire le lien entre Alan Carter et les deux couples assassinés. En fouillant davantage, elle découvre qu’Alan Carter avait un fils qui aurait aujourd’hui 27 ans.

15h00 et Thomas n’est pas là. Elle questionne l’employé :

- Excusez-moi, est-ce que Thomas O’Malley, qui travaille ici tôt le matin, est parti à l’université pour assister à ses cours de médecine ? - Thomas ? Thomas who ? Il n’y a aucun Thomas qui travaille ici. Si vous parlez du commis du matin, eh bien il s’appelle Winston. Winston Carter. Il n’est certainement pas étudiant ! Il a déjà du mal à se servir de la caisse enregistreuse ! Bon, allez-vous consommer ? Sinon, dégagez ! Vous me faites perdre mon Les idées se bousculent dans la tête temps ! d’Anita. Soudain, en regardant à nouveau la photo du criminel, elle établit le Anita ne peut pas croire que Thomas lien entre Alan Carter et Thomas O’Mal- est l’assassin du couple du London Eye ley, le commis du café Apostrophe, qui et, de ce fait, de ses parents. Elle se diriressemble étrangement à Alan Carter ge vers la terrasse pour sortir du café et et qui, quelques heures auparavant, croise encore une fois la femme qu’elle lui a parlé pour la première fois avec avait vue ce matin. un accent londonien. « Bloody hell ! », se dit-elle. De plus, elle trouve étrange - Rebonjour ! dit la femme. Vous m’avez qu’il soit toujours à travailler au café, l’air perturbée. Cherchez-vous quelque alors qu’il est censé être étudiant en chose ? médecine. Elle refait son chignon qua- - Eh bien, je cherche plus quelqu’un tre fois et décide ensuite de retourner que quelque chose, répond Anita. au café pour vérifier ses soupçons. Vous n’auriez pas vu le commis de ce matin, par hasard ? **** - Non, pas depuis qu’il a passé sa pause Anita se rend au café pour une troi- à lire le London Fog à côté de moi ce sième fois depuis le matin. Il est environ matin. En tout cas, il avait l’air contra-

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Récits policiers  

Récits policiers écrits dans le cadre du cours de Mythes littéraires Professeure : Brigitte Deslauriers Session : Automne 2009

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