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Les Amours rivales par Myriam Tardif

Elle marchait d’un pas vif dans le froid vivifiant de cette fin d’automne. Cette marche matinale pour se rendre au bureau lui permettait surtout de s’aérer les idées avant de se mettre au travail, d’être vraiment efficace. Refermant le col trop bas de son manteau avec un tic de la bouche, un peu agacée de ne pas pouvoir se protéger du vent convenablement, elle s’engouffra dans le bâtiment du journal. Elle défila entre les pupitres de ses collègues en coup de vent, en prenant à peine le temps d’en saluer un ou deux. À son bureau, elle enleva son manteau, passa une main sur ses longs cheveux bruns pour faire fondre le givre qui s’y était collé et s’installa pour commencer à travailler immédiatement.

déroula sans péripéties et elle mangea de nouveau seule devant son ordinateur, prétexte pour ne pas avoir à supporter la futilité de ses autres collègues. Elle quitta son poste une fois de plus un peu après la fin de ses heures de travail. Arrivée à son appartement, elle passa par la cuisine d’où émanait l’odeur du repas déjà prêt, pour se rendre à sa chambre. Suivant son rituel, elle déposa son manteau sur le coin du lit, son sac sous la table de chevet et son cartable sur le côté droit de son bureau. La jeune femme se dirigea vers les toilettes pour se laver les mains et en profita pour ranger les tubes de pilules qui n’avaient pas encore été ouverts. Elle fronça les sourcils, un peu énervée, et alla s’asseoir à la table. D’un geste précis, elle remit le couteau et la fourchette à leur place respective. Son fiancé vint la rejoindre quelque temps après et ils mangèrent en silence pendant quelques minutes. L’homme en face d’elle lui posa une question, à laquelle elle répondit par une autre :

Enquête Magi-prix. Elle soupçonnait un gang du crime organisé de blanchir de l’argent en se servant d’un magasin de vêtement « à rabais ». Andréanne avait pu consulter les relevés bancaires de l’entreprise et les chiffres ne concordaient pas. Cependant, elle n’avait pas de preuves concrètes et continuait ses recherches dans les différentes banques de données que le journal - Penses-tu que le gang pourrait avoir mettait à sa disposition. La journée se utilisé un fond d’impôt réservé aux

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Récits policiers  

Récits policiers écrits dans le cadre du cours de Mythes littéraires Professeure : Brigitte Deslauriers Session : Automne 2009

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Récits policiers écrits dans le cadre du cours de Mythes littéraires Professeure : Brigitte Deslauriers Session : Automne 2009

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