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L’École de Pont-Aven et les Nabis

Galerie doyen


Pendant les vacances de Noël la galerie est ouverte du 23 au 30 décembre de 15 h à 19 h excepté les dimanche 24 et lundi 25 décembre, ouverture sur Rendez-vous en sus.

4, rue de la Bienfaisance 56000 Vannes 02 97 47 08 93 - 06 07 73 20 82 contact@galerie-doyen.com www.galerie-doyen.com


École de Pont-Aven et Nabis

Pour cette fin d’année, la galerie, qui ne comporte désormais qu’une salle, est ouverte afin de présenter deux spécialités: l’École de PontAven et les Nabis. L’École de Pont-Aven, c’est ce groupe d’artistes qui a travaillé autour de Paul Gauguin et Emile Bernard sur le synthétisme: aplats de couleurs vives sans perspectives, cloisonnement des plans par des cernes, géométrisation de la composition, élimination des détails pour ne garder que l’essentiel, suppression de la perspective en profondeur … Paul Sérusier, un des membres de cette école, écrit que [ … ce ne fut pas une école constituant en un maître entouré d’élèves, c’étaient des indépendants qui apportaient en commun leurs idées personnelles et surtout la haine de l’enseignement officiel ]. Paul Gauguin défend « le droit de tout oser, oser la couleur, ne pas peindre d’après nature, mais exalter, aller à l’essentiel ». Les Nabis, cet autre groupe de jeunes artistes, communs avec PontAven pour la plupart, se définissent en marge de la peinture académique à l’instar de l’École de Pont-Aven, autour de Paul Sérusier cette fois, pour une peinture sacrée, mystique, unissant des couleurs pures et vives, dans une logique décorative et symbolique. 
 Des œuvres d’une sélection d’artistes de ces deux groupes sont exposées à partir du 23 décembre 2017 à la galerie doyen.

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« Les Nabis, comme leur héros Paul Gauguin, sont à la recherche d’un style à la fois épuré et subtil qui répondrait aux complexités exsangues de l’art officiel. » Norbert Lynton

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Sommaire

Paul Gauguin

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Paul Sérusier

page 8

Mogens Ballin

page 10

Jens Ferdinand Willumsen

page 12

Ferdinand Loyen du Puigaudeau

page 14

Jean-Bertrand Pégot-Ogier

page 18

Jacinthe Pozier

page 20

Ernest Ponthier de Chamaillard

page 22

A-M. Beaufrère

page 24

Charles Cottet

page 28

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Paul Gauguin 1848-1903

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Paul Gauguin 1848-1903

Paul Gauguin séjourne pour la première fois à Pont-Aven en 1886 et rencontre Émile Bernard, le tenant du cloisonnisme. Il y revient en 1888 et devient le chef de file de ce groupe de peintres expérimentaux connu comme « l’École de PontAven », à l’origine du synthétisme. En tout, Gauguin séjourne six fois en Bretagne et parfois pour plusieurs mois. Les deux personnages du monotype se retrouvent dans au moins deux autres travaux de Paul Gauguin réalisés en 1889, « Enfance de Bretagne », pastel, reproduit dans le catalogue Paul Gauguin par Georges Wildenstein page 346 et dans « Le Saule », huile sur toile, 92 x 73 cm, signée et datée 89, reproduit dans le même catalogue à la même page. Fragment du tableau Le Saule.

Deux femmes bretonnes, 1894 monotype en couleurs 25 x 21 cm timbres PG en bas à droite références bibliographiques :
 Paul Gauguin : Monotypes, Richard Field, Philadelphia Museum of Art, numéro 29 du catalogue, reproduction en noir et blanc page 69,
 provenance : Gutekunst et Klipstein en mai 1929 et le numéro 207 de la galerie Beyeler à Bâle en 1953. 7


Paul SĂŠrusier 1864-1927

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Paul Sérusier 1864-1927

En 1888, Paul Sérusier rencontre Paul Gauguin qui l’initie à sa nouvelle esthétique en lui dictant Le Talisman. Il fonde alors le groupe des Nabis avec ses camarades d’atelier : Pierre Bonnard, Maurice Denis, Félix Valloton, Édouard Vuillard et Paul-Elie Ranson.
 Pour Sérusier, art et spiritualité se rejoignent. Ses différents voyages avec Jan Verkade (moine peintre), Emile Bernard ou Maurice Denis le confortent dans la pratique d’une peinture allégorique et mystique, revendiquée décorative.

Châteauneuf-du-Faou, circa 1917 aquarelle et crayons de couleur sur papier 37,5 x 52,5 cm cachet du monogramme PS en bas à droite Reproduit au Guicheteau Marcel & Boutaric Henriette, Paul Sérusier, tome II, 1989, Graphédis éditeur, Pontoise, page 136, n° 244 Référence C-099.Pay. du catalogue de œuvre raisonné

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Mogens Ballin 1871-1914

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Mogens Ballin 1871-1914

Peintre danois, Mongens Ballin rencontre Paul Gauguin à Paris et séjourne à Pont-Aven avec Jan Verkade. Alors que Gauguin vient de partir à Tahiti en avril 1891, Verkade et Ballin s’installent à l’auberge Gloanec à Pont-Aven pour attendre Sérusier. Ils travaillent côte à côte et leur évolution est radicale. Ils font connaissance avec Chamaillard et Seguin. A l’arrivée de Sérusier en mai, ils partent tous les trois au Huelgoat où ils retrouvent Georges Rasetti et Georges Chaudet. De nombreux lieux au Huelgoat évoquent les traditions et légendes bretonnes qui inspirent Paul Sérusier et ses deux acolytes. La peinture de Mogens Ballin est rare en raison de sa courte productivité mais il s’est néanmoins fortement impliqué dans les réformes plastiques des Nabis. On retrouve dans l’oeuvre de Mogens Ballin l’influence de Gauguin et la parfaite connaissance du synthétisme.

L’Ermite gouache 25 x 38 cm certificat d’authenticité établi par Caroline Boyle-Turner

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Jens Ferdinand Willumsen 1863-1958

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Jens Ferdinand Willumsen 1863-1958 Peintre né au Danemark, Jens Ferdinand Willumsen est un pionnier de l’art pictural moderne danois. Il pratique également la sculpture, la gravure, la céramique, l’architecture et la photographie. Willumsen s’inspire de plusieurs mouvements en fonction de ses formations, ses voyages et de ses rencontres. Il découvre le Greco en Espagne, subit l’influence du symbolisme au contact d’Odilon Redon à Paris. L’artiste s’intéresse également aux préceptes de l’École de Pont-Aven grâce à son amitié avec Paul Gauguin et Paul Sérusier qu’il rencontre à Pont-Aven dès 1890. Son style restera longtemps marqué par l’influence des nabis avant de revenir vers un style plus expressionniste à partir des années 1910. À la fin de sa longue carrière, Willumsen se consacre principalement à la sculpture et à la céramique. Le musée d’Orsay réalise une exposition importante en 2006: « Du symbolisme à l'expressionnisme, Willumsen (1863-1958), un artiste danois ». Un musée lui est consacré à Frederikssund, au Danemark, depuis 1957. Le dessin présenté à la galerie est une étude pour un de ses tableaux les plus connus : deux femmes marchant, datant de 1890, conservé au musée Willumsen à Frederissund au Danemark. Étude de Bretonnes crayon 45 x 58 cm 13


Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

Né à Nantes, il est à Pont Aven en 1886 à la pension Gloanec, où il rencontre Paul Gauguin, Émile Bernard et Charles Laval. Du Puigaudeau est attiré par les effets de lumière et d’éclairage. Ses tableaux reflètent souvent une ambiance nocturne. Chez Durand-Ruel, qui fut son marchand, Degas lui achète une Fête de nuit. En 1907, il s'installe au manoir de Kervaudu (Le Croisic) où il réunit ses amis les peintres Jean Émile Laboureur, Émile Dezaunay ainsi que son cousin, l'écrivain Alphonse de Chateaubriant. 


Le manoir de Kervaudu huile sur panneau 28 x 55 cm Signée en bas à droite 15


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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

Un autre tableau, réalisé à Nantes, nous montre le pont de Pirmil tel qu’il existait à l’époque : un pont habité détruit ensuite par la guerre; véritable témoignage d’une époque révolue avec, de plus, la Loire prise dans la glace en hiver, phénomène rare.

Le pont de Pirmil huile sur toile 54 x 65 cm Signée en bas à droite

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Jean-Bertrand PĂŠgot-Ogier 1877-1915

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Jean-Bertrand Pégot-Ogier 1877-1915

Peintre français né à Salamanque, en Espagne, élève de Deyrolle et de Guillou. Jean-Bertrand Pégot-Ogier commence en 1902 ses envois au Salon avec des paysages et des pastels aux tons vifs bien modulés. Dégagé de sa formation chez les peintres de Concarneau, il utilise tour à tour l’impressionnisme pour traduire le fugitif de l’instant et le synthétisme pour rendre la pérennité des scènes. A l’instar de A.-M. Beaufrère, Pégot-Ogier fait partie de la seconde génération de l’Ecole de Pont-Aven. Ce tableau a été présenté au musée du Faouët pour l’exposition « Jean-Bertrand Pégot-Ogier » en été 2015.

Le soir au Pouldu huile sur panneau 25 x 34 cm titrée et signée en bas à gauche reproduction en couleur page 33 du catalogue de l’exposition du musée du Faouët « Jean-Bertrand Pégot-Ogier », été 2015

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Jacinthe Pozier 1864-1927

Peintre parisien, Jacinthe Pozier suit les cours de Jules Lefebvre et Gustave Boulanger aux Beaux-Arts de Paris. Il expose au Salon à partir de 1877 des paysages de Bretagne, surtout de Pont-Aven. Installé à Éragny-surEpte, il peint des paysages de l’Oise. Ami de Pissaro qui l’y avait précédé, il a une facture grasse et énergique et recherche encore des contrastes de lumières violents.

Pont-Aven huile sur toile 80 x 53 cm signée en bas à droite

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Ernest Ponthier de Chamaillard 1862-1931

Peintre de paysage et sculpteur né à Quimper, de Chamaillard rencontre Gauguin en 1888 à Pont-Aven et débute avec Émile Bernard. Paul Gauguin le considère comme son élève et apprécie la gaucherie naïve de son expression. Sa première exposition parisienne a lieu chez Bernheim en 1901. Il expose au Salon d’automne en 1907 et présente chez Vollard, en 1910, de beaux meubles sculptés polychromes, à l’instar de Paul Gauguin et Émile Bernard.

Bord de rivière huile sur toile 54 x 65 cm signée en bas à gauche

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A.M. Beaufrère 1876-1960

Peintre et graveur né à Quimperlé, A.-M. Beaufrère n’a jamais rencontré Gauguin, mais ses recherches sont similaires et il fréquente de nombreux artistes du groupe. On retrouve dans son œuvre l’influence du japonisme et le synthétisme propre au groupe de Pont-Aven.

La ferme à l’escalier huile sur panneau 55 x 46 cm signée en bas à droite

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A.-M. Beaufrère 1876-1960

Jardin méditerranéen, 1939 huile sur panneau 32 x 30 cm signée en bas à droite, datée 39

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Charles Cottet 1863-1925

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Charles Cottet 1863-1925

Charles Cottet reçoit d’abord une formation artistique académique puis il bénéficiera des conseils de Puvis de Chavannes. Il participe aux expositions impressionnistes organisées par la galerie Leparc de Boute-ville, rue Le Peletier. Charles Cottet va en Bretagne à pied en 1885. Il y séjourne ensuite régulièrement pendant près de trente ans, peignant des sujets des îles d’Ouessant, de Sein, de Belle Ile ainsi que les ports de Douarnenez, Camaret, Concarneau…Charles Cottet rencontre Félix Valloton en 1884 et fréquente les Nabis à partir des années 1890 dont Valloton, Bonnard, Denis, Roussel … sans pour autant appartenir intégralement au groupe car s’il est séduit par l’esthétisme que ce groupe défend, il ne se retrouve pas dans leur discussion philosophique. Cependant, il reste l’ami de Bonnard, Vuillard, Vallotton et Roussel. Ce n’est que dans les années 1895, pour se démarquer des impressionnistes, que Cottet et ses amis Simon, Dauchez, Ménard… forment la « bande noire ». La palette de Cottet est particulièrement subtile : intense et parfois sombre, elle donne un aperçu d’une Bretagne mélancolique. Les plus grands musées internationaux conservent des œuvres de ce peintre.

Coucher de soleil à Camaret huile sur toile 53 x 74 cm signée en bas à droite

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La galerie est ouverte sur Rendez-vous 02 97 47 08 93 - 06 07 73 20 82 et du 23 au 30 décembre de 15h à 19h excepté les 24 et 25 décembre. contact@galerie-doyen.com

Noël 17 issuu  
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