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E N R I Q U E M A R I N


4, rue de la Bienfaisance - 56 000 VANNES Tel: 02 97 47 08 93 www.galerie-doyen.com contact@galerie-doyen.com


Enrique Marin à la galerie doyen

Peintre, sculpteur, céramiste et graveur, Enrique Marin est né à Séville en 1935. L’artiste andalou vit et travaille en Bourgogne et en Bretagne. Son œuvre est un clin d’œil permanent à l’histoire picturale, du surréalisme à l’expressionisme en passant par le cubisme. On y retrouve également des références aux grands maîtres espagnols comme Velasquez, Picasso ou Goya. Les œuvres exposées - huiles, gouaches, aquarelles, gravures, collages et sculptures - nous font découvrir son univers onirique. Un ensemble important exposé du 12 avril au 10 mai 2014.

Photo en hauteur


Enrique Marin Enrique Marin est né à Séville en 1935, peu de temps avant la guerre civile. L’Espagne d’après-guerre connait la misère, tout doit être récupéré, transformé. Le jeune garçon réussit à fabriquer du savon, de l’encre et de la peinture avec ce qu’il trouve. Entre l’atelier de son grand-père ébéniste qu’il fréquente assidûment et ses créations dans la droguerie familiale, une vocation est née. Très jeune Enrique Marin commence à dessiner, graver, peindre, à créer son univers. Il séjourne quelques mois à Paris en 1957, revient à Séville pour réaliser sa première exposition puis s’installe à Paris ou il s’inscrit aux Beaux-Arts. C’est en 1959 qu’il rencontre une jeune bretonne, Françoise, qui deviendra Pequeña, sa compagne, sa muse et la mère de ses enfants. La famille quitte Paris dans les années 1970 pour Auxerre. Actuellement, Enrique Marin partage sa vie entre la Bourgogne et la Bretagne. Toute sa carrière est jalonnée de multiples expositions, personnelles ou collectives, lieux publics ou privés. Enrique Marin y montre toutes les formes d’art qu’il pratique avec succès : gravure, dessin, huile, gouache, pastel, collage, sculpture et faïence (faïencerie Keraluc).


Enrique Marin, les expositions. Depuis sa première exposition à Séville en 1958, Enrique Marin réalise près de 60 expositions personnelles à travers le monde et participe à de nombreuses biennales et Salons d’Art Contemporain. Sa première rétrospective date de 1979, à Venise, au Palais des Doges ; une consécration pour le peintre quarantenaire. D’autres suivront : Musée d’Art Moderne de Troyes en 1987, Opéra Paris Bastille en 1991, Abbaye Saint-Germain à Auxerre en 1993, Orangerie des musées à Sens et Abbaye Saint-Germain à Auxerre en 2010 et 2011… Tout au long de sa carrière, l’artiste reçoit plusieurs prix et récompenses. En France comme en Espagne et en Italie, ses œuvres entrent dans les collections publiques. La Bretagne aussi, avec laquelle il est très lié, n’oublie pas de rendre hommage à son travail. C’est Enrique Marin qui réalise les affiches des semaines musicales de Quimper depuis une trentaine d’années. En 1976, La bibliothèque de Quimper fait l’acquisition de l’ouvrage « De la Sône des pluies et des tombes » de Xavier Grall, illustré par Enrique Marin et le photographe Michel Thersiquel. Il en est de même pour un exemplaire de « Cinq empreintes », où il illustre un texte de Jean Mercier. Plusieurs galeries bretonnes lui consacrent des expositions à Quimper, Concarneau, ainsi


que le musée de la faïence et la médiathèque des Ursulines à Quimper. C’est la première fois que l’œuvre d’Enrique Marin est montré dans une galerie vannetaise. A cette occasion, toutes les formes d’expression qu’utilise l’artiste sont présentées, à l’exception de la céramique. Lors d’un entretien avec Béatrice Tabah, conservateur du musée d’art moderne de Troyes en 1987, à la question : « Comment faites-vous pour passer d’une technique à une autre, cela ne vous dérange pas ? » Enrique Marin répond : « Je le fais avec la même facilité que l’on passe du Chablis au Bordeaux ; la peinture pour moi, c’est la musique symphonique, le dessin et la gravure, c’est la musique de chambre, la sculpture… un immense plaisir pour les mains et les yeux. »


Enrique Marin, son œuvre. Plusieurs auteurs et conservateurs de musées se sont intéressés à son travail et ont écrit sur son œuvre. En conclusion d’un de ses textes qu’il lui consacre, Xavier Grall écrit en 1971 : « Ainsi n’a-t-il peur de rien, Enrique, paysan andalou qui, de Cracovie à Rome et de Madrid à Paris, promène son réalisme magique avec ses foires, ses sorcières, ses journaliers, ses mendiants et ses courtisanes. Bal de misères et d’amour fou. C’est toute l’Espagne avec son peuple paysan, ses plaies ouvertes, sa rage et sa lassitude qui sort ainsi de ses mains, l’Espagne de toujours, celle de Goya, de Lorca, Antonio Machado qui écrivit ceci : Terres tristes Si tristes qu’elles ont une âme Dépêchons nous d’aimer ces terres-là. Car il est des pays comme des hommes : il arrive qu’ils perdent leur âme. »

En plus de l’attachement aux terres qu’il affectionne, l’Espagne bien sûr, mais aussi la Bourgogne et la Bretagne, aux gens qui y vivent, on retrouve des sujets récurrents dans l’œuvre du peintre : les masques, les pantins articulés, les personnages énigmatiques portant tous les mêmes chapeaux melons et les têtes d’animaux. Enrique Marin explique que pour lui, « le masque traduit mieux, instantanément et avec


plus de force, les sentiments de l’homme ». Les pantins traduisent sa fascination « pour la merveilleuse complexité de la mécanique humaine, des fils invisibles qui la font bouger. Toute la mécanique de mes pantins est fausse mais elle donne l’illusion que tout marche ». (Propos recueillis par Béatrice Tabah). Les chapeaux melons nous font penser à l’œuvre de René Magritte mais ils s’insèrent surtout avec merveille dans les compositions et l’univers de l’artiste. A travers ses toiles et ses dessins, Enrique Marin créé son propre bestiaire : oiseaux, chèvres, chiens, taureaux, hommes à têtes de boucs ou de taureaux, animaux imaginaires…Xavier Grall parle ainsi d’un de ses tableaux : «(…) Mais Enrique Marin a une vision de l’amour parfois moins innocente. Il y a cette ville avec son nuage rouge d’où émerge un homme à gueule de bélier. Une femme nue le regarde. Soumise, presque complice, elle semble l’attendre. » Enfin, on ne peut pas évoquer l’œuvre d’Enrique Marin sans parler de son regard sur la Femme, sujet prédominant, souvent représenté nu, sensuel et de manière poétique, un hommage à sa compagne Pequeña , son inspiratrice. Au-delà de ces interprétations et attachements, l’œuvre d’Enrique Marin nous dévoile avant tout son humour, son regard sur la vie et ses ambiguïtés, dans un univers onirique, parfois fantasmagorique. Il nous propose « le rêve », un de ses mots préférés.


L’aveugle

Homme aux colombes

Terre cuite

galet

Signée en bas à droite Dim: 27 x 27 cm

Dim: 12x15x31 cm


La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10h Ă  12h et de 14h Ă  18h Ou sur rendez-vous 02 97 47 08 93 06 22 28 93 95


Enrique marin catalogue pas fini