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Les post-impressionnistes en Bretagne

GALERIE DOYEN


Les post-impressionnistes en Bretagne du 8 juillet au 9 septembre 2017

4, rue de la Bienfaisance - 56000 Vannes Tel: 0297470893 - 0607732082
 www.galerie-doyen.com
 contact@galerie-doyen.com 2


L’exposition estivale présente une sélection d’oeuvres de peintres postimpressionnistes attirés par la Bretagne de la fin du 19ème siècle au début du 20ème. A Pont-Aven, c’est une véritable révolution artistique qui s’opère avec l’arrivée de Paul Gauguin et la création du synthétisme grâce à sa collaboration avec Emile Bernard et d’autres artistes; ensemble ils forment l’Ecole de Pont-Aven, spécialité de la galerie et mouvement phare de l’évènement estival! Il est représenté par Sérusier, Moret, du Puigaudeau, Delavallée, Willumsen, Filiger, Jourdan, Gauguin. Pégot-Ogier et Beaufrère sont également présents pour la deuxième génération de l’Ecole de Pont-Aven. A Concarneau, le mouvement artistique se modernise également en restant cependant plus classique pour certains de ses disciples. Henri Barnoin et Fernand Legoût-Gérard représentent des scènes de vie quotidienne dans un style proche de l’académisme pendant que Charles Fromuth se libère complètement de ces enseignements grâce à sa touche spontanée et nerveuse donnant à ses pastels un mouvement et une composition très moderne. Pour représenter la Bretagne de ce début du 20eme siècle, Maurice Le Scouëzec, Mathurin Méheut et Jean Julien Lemordant font également partie de la sélection estivale. 
 
 En chemin de traverse, proche de la Bretagne, un très beau paysage normand par Louis Valtat.

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photo de la galerie

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Sommaire

Paul Gauguin

page 6

Jens Ferdinand Willumsen

page 8

Henry Moret

page 10

Ferdinand Loyen du Puigaudeau

page 14

Henri Gabriel Ibels

page 20

Louis Valtat

page 22

Jean-Bertrand PĂŠgot-Ogier

page 24

Jean-Julien Lemordant

page 28

Henri Barnoin

page 34

Max Jacob

page 36

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Paul Gauguin 1848-1903

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Paul Gauguin 1848-1903

Paul Gauguin séjourne pour la première fois à Pont-Aven en 1886 et rencontre Emile Bernard, le tenant du cloisonnisme. Il y revient en 1888 et devient le chef de file de ce groupe de peintres expérimentaux connu comme « l’Ecole de PontAven », à l’origine du synthétisme. En tout, Gauguin séjourne six fois en Bretagne et parfois pour plusieurs mois. Les deux personnages du monotype se retrouvent dans au moins deux autres travaux de Paul Gauguin réalisés en 1889, « Enfance de Bretagne », pastel, reproduit dans le catalogue Paul Gauguin par Georges Wildenstein page 346 et dans « Le Saule », huile sur toile, 92 x 73 cm, signée et datée 89, reproduit dans le même catalogue à la même page.

Fragment du tableau Le Saule.

Deux femmes bretonnes, 1894 monotype en couleurs 25 x 21 cm timbres PG en bas à droite références bibliographiques:
 Paul Gauguin: Monotypes, Richard Field, Philadelphia Museum of Art, numéro 29 du catalogue, reproduction en noir et blanc page 69.
 provenance: Gutekunst et Klipstein en mai 1929 et le numéro 207 de la galerie Beyeler à Bâle en 1953.

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Jens Ferdinand Willumsen 1863-1958

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Jens Ferdinand Willumsen 1863-1958 Peintre né au Danemark, Jens Ferdinand Willumsen est un pionnier de l’art pictural moderne danois. Il pratique également la sculpture, la gravure, la céramique, l’architecture et la photographie. Willumsen s’influence de plusieurs mouvements en fonction de ses formations, ses voyages et de ses rencontres. Il découvre le Greco en Espagne, subit l’influence du symbolisme au contact d’Odilon Redon à Paris. L’artiste s’intéresse également aux préceptes de l’Ecole de Pont-Aven grâce à son amitié avec Paul Gauguin et Paul Sérusier qu’il rencontre à Pont-Aven dès 1890. Son style restera longtemps marqué par l’influence des nabis avant de revenir vers un style plus expressionniste à partir des années 1910. En fin de sa longue carrière, Willumsen se consacre principalement à la sculpture et à la céramique. Le musée d’Orsay réalise une exposition importante en 2006: « Du symbolisme à l'expressionnisme, Willumsen (1863-1958), un artiste danois ». Un musée lui est consacré à Frederikssund au Danemark depuis 1957. Le dessin présenté à la galerie est une étude pour un de ses tableaux les plus connus: « deux femmes marchant », datant de 1890, conservé au musée Willumsen à Frederissund au Danemark. Etude deBretonnes crayons 45 x 58 cm 9


Henry Moret 1856-1913

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Henry Moret 1856-1913

Henry Moret est à l’honneur cette année avec deux tableaux représentatifs de son travail dont un paysage de neige, plus rare. Henry Moret rencontre Gauguin, Laval, Bernard et Chamaillard dans l’auberge Gloanec à Pont-Aven en 1888 après des études classiques aux Beaux-Arts de Paris, il les rejoindra au Pouldu en 1889. Ses paysages attestent de son attachement à la Cornouaille qu’il peint inlassablement. Moret est un des peintres important du mouvement, après le départ de Gauguin, son style est une symbiose entre la peinture impressionniste et la peinture synthétique comme le montre les œuvres exposées.

Le Cap de la chèvre huile sur toile 49 x 60 cm signée en bas à gauche

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Henry Moret 1856-1913

Paysage de neige, 1891 huile sur toile 54 x 65 cm Signée et datée 92 en bas à gauche Certificat Jean-Yves Rolland 12


Henry Moret 1856-1913

« Je le voyais travailler beaucoup et avec application. Dans ce temps là, il avait transformé sa manière suivant la notre. J’ai vu chez son logeur, M Kerluen, en 1892, un gros rouleau de ses études d’alors; il y en avait de fort bien. M. Kerluen les avait retenues pour une dette. Je lui conseillais d’en faire grand cas: il y avait parmi ces toiles de Moret un fort beau Van Gogh, Les chardons que Moret avait eu de ce dernier en échange d’une de ses peintures personnelles. J’avais pour Henry Moret une véritable estime et nous allions parfois nous promener ensemble pour chercher des motifs. Il avait un caractère doux, très aimable; c’était un révolutionnaire paisible et sincère. Je le perdis de vue en quittant Pont-Aven. Il avait tourné de notre recherche synthétique à l’école de plein air de Monet et cela fut pour moi une surprise. J’estimais beaucoup ce qu’il apportait parmi nous et croyais qu’il aurait persisté dans cette voie. Quand je revins d’Orient après onze années d’absence, je vis ses toiles chez Durand-Ruel et je lui rendis justice. Loin d’avoir affaibli son talent, il l’avait fortifié, loin des théories, à la vie même, à la nature. » Lettre d’Emile Bernard à René Maurice, 1937

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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

Né à Nantes, il est à Pont Aven en 1886 à la pension Gloanec où il rencontre Paul Gauguin, Emile Bernard et Charles Laval. Du Puigaudeau est attiré par les effets de lumière et d’éclairage. Ses tableaux reflètent souvent une ambiance nocturne. Chez DurandRuel, qui fut son marchand, Degas lui achète une «Fête de nuit». En 1907, il s'installe au manoir de Kervaudu (Le Croisic) où il réunit ses amis les peintres Jean Émile Laboureur, Émile Dezaunay ainsi que son cousin, l'écrivain Alphonse de Chateaubriant. Trois oeuvres sont exposées cet été dont cette représentation du Manoir de Kervaudu qu’il a souvent peint.


Le manoir de Kervaudu huile sur panneau 28 x 55 cm Signée en bas à droite 15


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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

Un autre tableau, réalisé à Nantes, nous montre le pont de Pirmil tel qu’il existait à l’époque: un pont habité détruit ensuite par la guerre; véritable témoignage d’une époque révolue avec de plus, La Loire prise dans la glace en hiver, phénomène rare.

Le pont de Pirmil huile sur toile 54 x 65 cm Signée en bas à droite

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Ferdinand Loyen du Puigaudeau 1864-1930

L’Eglise du Croisic, Notre-Dame-de-Pitié, de style gothique, est asymétrique et presque carrée. Le première pierre est posée en 1494, la tour commencée en 1526, est achevée vers 1700. L’Eglise verra plusieurs transformations depuis le début de sa construction. Elle est classée monument historique depuis le 25 octobre 1906.

Notre-Dame-de-Pitié pastel 27 x 38 cm Signée en bas à droite 19


Henri Gabriel Ibels 1867-1936

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Henri Gabriel Ibels 1867-1936

Henri Gabriel Ibels est élève à l’Académie Julian en même temps que Paul Sérusier. Lorsque celui-ci décide de fonder le groupe des Nabis avec Denis, Bonnard et les autres, Ibels adhère au groupe et éprouve à travers eux l’influence de Gauguin. En 1891, il participe à la première exposition symboliste. Ibels expose aux grands Salons des paysages ou des scènes de genre sur la vie du cirque et des forains. Il collabore également à de nombreux journaux (Revue Blanche, Le Rire…). Ibels est l’un des fondateurs de la Société des dessinateurs humoristes.

Le faucheur pastel 26 x 44 cm signé en bas à droite

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Louis Valtat 1869-1952

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Louis Valtat 1869-1952

Originaire de Dieppe, Louis Valtat entre à l’Ecole des beaux Arts de Paris aux ateliers Jules Lefebvre en 1886 puis à l’Académie Julian. Valtat rencontre Pierre Bonnard, Edouard Vuillard et le groupe des nabis qui ont une influence sur son travail. Le peintre débute en 1889 au Salon des Indépendants et participe ensuite régulièrement à tous les grands Salons dont celui d’Automne en 1905, célèbre pour avoir révélé les Fauves, où, avec Matisse et Marquet, il fut des plus remarqué par la critique dans la salle dites des Fauves. Dès 1903, la violence colorée de ses peintures qu’il présente aux différents Salons étaient véritablement préfauvistes. 
 Toute sa vie, Valtat a été beaucoup exposé: salons, galeries et musées. Il a une place importante dans l’histoire de l’art et ses oeuvres sont aujourd’hui conservées dans les grands musées nationaux et internationaux.

Elégante en bord de mer huile sur toile 65 x 81 cm signée en bas à droite 23


Jean-Bertrand Pégot-Ogier 1877-1915

Peintre français né à Salamanque en Espagne, élève de Deyrolle et de Guillou. Jean-Bertrand Pégot-Ogier commence en 1902 ses envois au Salon avec des paysages et des pastels aux tons vifs bien modulés. Dégagé de sa formation chez les peintres de Concarneau, il utilise tour à tour l’impressionnisme pour traduire le fugitif de l’instant et le synthétisme pour rendre la pérennité des scènes. A l’instar de A.M. Beaufrère, PégotOgier fait partie de la seconde génération de l’Ecole de Pont-Aven. L’ensemble d’oeuvres par Pégot-Ogier de la galerie a été présenté au Musée du Faouët pour l’exposition « JeanBertrand Pégot-Ogier » en été 2015.

Jour de fête en Bretagne huile sur toile 130 x 78 cm reproduction en couleur page 103 du catalogue de l’exposition du musée du Faouët « Jean-Bertrand Pégot-Ogier », été 2015 présenté avec le dessin du même nom esquisse préparatoire du tableau 27 x 17 cm reproduit à la page 79 du même catalogue. 25


Jean-Bertrand Pégot-Ogier 1877-1915

Le soir au Pouldu huile sur panneau 25 x 34cm titrée et signée en bas à gauche reproduction en couleur page 33 du catalogue de l’exposition du musée du Faouët « Jean-Bertrand Pégot-Ogier », été 2015 26


Jean-Bertrand Pégot-Ogier 1877-1915

Bretonne allongée dans la campagne aquarelle et fusain 24 x 39cm monogramme en bas à gauche exposition Jean-Bertrand Pégot-Ogier Musée du Faouët été 2015 27


Jean-Julien Lemordant 1878-1968

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Jean-Julien Lemordant 1878-1968

Né à Saint-Malo, élève des Beaux-Arts de Rennes, Lemordant est ensuite massier de l’atelier Bonnat à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il s’établit en Bretagne et expose au Salon d’Automne en 1906. Il décore l’Hôtel de l’Epée à Quimper en 1907. La même année, le Salon d’Automne lui consacre une de ses plus grandes salles. En 1914, le président de la République inaugure à Rennes son plafond du théâtre. Gravement blessé à la guerre, il laisse de cette première période une œuvre puissante et monumentale. Dans son ouvrage, Chassé le classe parmi les « fauves ».

La danse gouache 25 x 37 cm signée en bas à droite

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Charles Fromuth 1866-1937

Peintre américain, il débarque à Paris à 32 ans après une éducation artistique aux Beaux-Arts de Philadelphie chez Thomas Eakins. Il découvre Concarneau au cours d’un voyage en Bretagne et décide de s’y installer. Charles Fromuth troque alors l’huile contre le fusain puis contre le pastel pour mieux traduire le mouvement du vent et de la mer.

Bateaux dans la tempête pastel 67 x 74 cm signé, daté en bas à gauche
 daté 1925- 1932 au dos
 Titré au dos par l’artiste
 « Storm stranded barks" 31


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Charles Fromuth 1866-1937

« Fromuth a le même regard sur la Nature que les japonais, il a le culte de la mer qui n’est jamais décor mais sujet essentiel, étudié sous toutes ses formes: orage, vent, brume, neige, variations atmosphériques, changements saisonniers, études diurnes ou nocturnes; toutes les facettes de la nature font l’objet de son admiration.
 Captivé par le mouvement, il se consacre exclusivement aux sujets marins qu’il traduit avec fougue en privilégiant la ligne expressive nerveuse. » Catherine Puget, conservateur du Musée des beaux Arts de Pont-Aven de 1985 à 2010.

Matin orageux pastel 67 x 74 cm
 signé, daté en bas à gauche numéroté et titré au dos par l’artiste: Stormy morning-Marl fishing » 33


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Henri Barnoin 1882-1940

Henri Barnoin, peintre issu d’une famille d’artistes, est né à Paris. Subjugué par la richesse des sujets que peut offrir la Bretagne, Barnoin décide de s’installer à Concarneau en 1919 après y avoir séjourné régulièrement. Ce sont les scènes de marchés et de ports qui l’inspirent le plus. L’artiste n’hésitait pas non plus à voyager ailleurs en Bretagne.

Marché Marahallah pastel 23,5 x 31 cm signé en bas à gauche, situé au dos Marché à Pont l’Abbé le 20 juillet 1910 pastel 23,5 x 31 cm signé en bas à droite situé et daté 20 juillet 1910 au dos

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Max Jacob 1876-1944

Max Jacob, peintre, dessinateur, illustrateur et poète français est né à Quimper. Il arrive à Paris en 1894 en tant que critique d’art à la Gazette des Beaux-Arts. Max Jacob fréquente Montmartre et se fait beaucoup d’amis dont Pablo Picasso en 1901 qui influencera son destin d’homme et d’artiste. Jacob participe au courant qui bouleverse les arts du début du siècle. Il rencontre Apollinaire, Braque, Juan Gris, se lie de près aux cubistes. Issu d’une famille israélite, il a sa première vision du Christ en 1909 et se convertit au catholicisme en 1915, avec Picasso comme parrain. Son activité s’intensifie, en 1917, il fait paraître son recueil de poème « Le cornet à dé », il monte une comédie « Rufian toujours, truand jamais », il écrit, il peint, il dessine. Max jacob partage sa vie entre Quimper, Paris et Douarnenez. Il meurt à Drancy, victime de l’antisémitisme. Dans la copie de la lettre manuscrite qui accompagne le tableau, Max Jacob s’adresse à Eugénie… le 7 mai 42 et mentionne le tableau par la phrase suivante: « Je t’expédierai le matelot chanteur qui me semble dans ton esprit et dans le mien et qui plaît aux connaisseurs »

Le matelot chanteur technique mixte sur papier 37 x 30 cm signée en bas à droite et datée 42 Photocopie d’une lettre manuscrite de Max Jacob, datée du 7 mai 42, mentionnant le tableau.

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La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10 Ă 12h et de 14 Ă  18h

4, rue de la Bienfaisance 56000 Vannes 02 97 47 08 93 - 06 07 73 20 82 contact@galerie-doyen.com www.galerie-doyen.com

Catalogue estival 17  

Ecole de Pont-Aven, Ecole de Pont-Aven deuxième génération, Bretagne des peintres, Groupe de Concarneau.

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