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NEWS

LETTER printemps 2013

EDUCATION & NUTRITION

la recette d'un développement équilibré

SOMMAIRE p1 Photo à la une p1 Le mot du Président © IDAY-International aisbl

p2 Bref p3-4 Nutrition et éducation p5 Entrevue p6 Bourse à projets Porte-voix pour l’éducation en Afrique

p7 Votre engagement


Photo à la Une

Pépinière du club environnemental de l'école secondaire de Mutambu - province de Bujumbura, Burundi, 2013

L’Afrique souffre de malnutrition. Une éducation de qualité ne peut prendre place sans l'éradication de cette calamité. Le réseau IDAY a une position privilégiée au coeur de la société civile africaine. Sa relation avec des clubs de jeunes et sa maîtrise de plantations dans les écoles le placent idéalement pour intégrer des projets comme des jardins scolaires, des fours écologiques pour les cantines et la récolte et la purification d’eau de pluie qui participent à la résolution du problème. L'école devient un pôle d'intérêt communautaire où les jeunes apprennent à participer à l’œuvre éducative, à améliorer leur environnement et ainsi participer directement au développement de leur pays. La FAO, PA-International, la Banque Mondiale et des fonds privés internationaux semblent progressivement comprendre le rôle que le réseau IDAY peut jouer face à ce défi. Devant ces exemples de réussite, le réseau espère voir les gouvernements africains imiter l’effort engagé par sa population.

IDAY-International aisbl - 19, rue des Jambes - 1420 Braine-l’Alleud - Belgique Editeur Responsable : J-J. Schul - Rédactrice en chef/graphiste : D. Devillers Contacts : T. +32 (0)2 385 44 13 - F. +32 (0)2 385 44 12 - info@iday.org Compte bancaire : IBAN - BE 93 5230 8026 6767 - BIC - TRIOBEBB (TRIODOS)

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Jean-Jacques Schul Président-fondateur d’IDAY-International


Bref.

PALUDISME

L'Artemisia annua en vedette sur la télé d'IDAY !

Grâce à la vidéo de Camille Heylen et Félicien Meunier, deux ingénieurs agronomes qui ont étudié la culture de la plante en collaboration avec IDAY-Togo, vous pouvez cultiver l'Artemisia annua facilement et à moindre coût. De quoi se prémunir des moustiques et du paludisme ! http://www.youtube.com/user/iday1606

DROITS DE L'HOMME

7 jours de prison pour tapage ? Après avoir donné son avis à la BBC sur la situation des travailleurs domestiques au Burundi, la présidente d'IDAY-Burundi, Goreth Kanyange, a été emprisonnée. Raison invoquée ? Tapage au restaurant du CAD (centre de formation pour les travailleurs domestiques) dont elle est la responsable. Une arrestation qui trahit une certaine pression politique...

TOUS A L'ECOLE

100 de plus ! 100 Guinéens ont intégré l'école du Groupe Scolaire Maa Tokpa Houwa qui a diminué les frais de scolarité pour les enfants défavorisés ! Merci à IDAYGuinée pour son plaidoyer "l'éducation, une responsabilité partagée" !

PARTENARIAT

GPSA ... kesako ? L'UNITE

Mêmes objectifs, même pays = même coalition À la suite du nombre croissant de membres répartis dans tout le pays, IDAY-Zanzibar est désormais IDAY-Tanzanie. Les membres structurent leur collaboration et portent désormais leur plaidoyer en commun. Une belle union qui devrait faire la force. tanzania@iday.org.

IDAY-International est désormais partenaire du GPSA1, mécanisme initié par la Banque Mondiale pour renforcer la participation de la société civile locale et encourager sa coopération avec les gouvernements. Condition préalable à une demande d'appuis technique ou financier au GPSA ? Convaincre le gouvernement de s'associer à sa société civile et de rejoindre le Partenariat. Les coalitions s'y attellent déjà ! 1

Partenariat Mondial pour la Responsabilité Sociale

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Plus d’infos ? info@iday.org

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Avec plus d'un quart de ses 856 millions d'habitants souffrant de malnutrition, l'Afrique subsaharienne reste la région du monde la plus touchée par l'insécurité alimentaire.

N O I T A C EDU t r i t ion u n l a ! m o + r = zé Organisation des Nations Unies

L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, FAO, 2012 Etude sur la désinfection de l'eau de puits avec l'Artemisia annua en République Centrafricaine, Laboratoire Lavoisier, Bangui, 2011. 3 Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et plan d’action du sommet mondial de l’alimentation, FAO, 1996 1

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Selon le rapport de la Food and Agriculture Organisation (FAO) d’octobre 2012 sur la sécurité alimentaire1, la faim dans le monde perd du terrain sauf en Afrique subsaharienne où la situation est des plus préoccupantes : un quart de la population y souffre de malnutrition et cela ne fait qu'augmenter. Ce fléau a un effet néfaste sur l'éducation et donc sur le développement du continent. La forte croissance démographique en Afrique impose une pression accrue sur le secteur agricole dont le rendement s'améliore difficilement, faute de modernisation des techniques de production. Les changements climatiques ont également un impact négatif non négligeable sur l'agriculture et la sécurité alimentaire sur le continent. Les conditions agricoles déjà difficiles dans de nombreuses régions se détériorent. Dans certains pays, les conflits et l'instabilité politique ne font qu'aggraver cette situation. Des politiques agricoles

innovantes et ambitieuses font encore défaut dans beaucoup d'États africains, et ce n'est que récemment que les bailleurs ont remis au premier plan les politiques et programmes destinés à éliminer la malnutrition durablement et à grande échelle.

Pendant longtemps, le secteur agricole a été délaissé au profit de l'industrialisation, et ce malgré les enjeux alimentaires et l'importance économique et sociale du secteur rural dans de nombreux pays. L'impact en matière d'éducation est aussi considérable.

La faim et la malnutrition réduisent les performances scolaires des enfants. Faible poids à la naissance, malnutrition protéino-énergétique, anémie et carences en iode altèrent les capacités cognitives, rendant l’apprentissage plus ardu même pour les enfants assidus. Il est démontré qu’un retard de croissance, même mineur ou modéré, réduit les capacités mentales et donc les résultats scolaires1. Un régime alimentaire nutritif s'avère par conséquent essentiel pour développer toutes les capacités physiques et cognitives.

LEXIQUE

La sécurité alimentaire a été définie comme "une condition dans laquelle tous les

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êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une alimentation suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active."3


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Les potagers scolaires, lorsqu'ils sont intégrés dans les programmes agricoles, nutritionnels et éducationnels nationaux, permettent d'améliorer le niveau nutritionnel et éducationnel des écoliers et de leurs familles dans les zones urbaines et rurales des pays en développement. FAO, Potagers scolaires: éducation et nutrition vont de pair, 2005

La malnutrition est aussi le résultat d'un manque de connaissances à propos des bonnes habitudes alimentaires et des moyens d'améliorer l'apport alimentaire des enfants.

Éducation et nutrition sont donc indissociables et se renforcent mutuellement. Au fondement du développement personnel des enfants, la qualité de l'éducation et de la nutrition est un formidable accélérateur de développement.

Les jardins scolaires d'IDAY Afin de répondre aux problèmes de malnutrition et aux difficultés scolaires qui en découlent, le réseau IDAY promeut les jardins d’école. On y cultive des fruits et légumes à haute valeur nutritive et à haute teneur en vitamines et protéines propices à augmenter les capacités cognitives de l’enfant. On y retrouve aussi des plantes médicinales comme l’Artemisia annua qui permet de soigner le paludisme et qui, associée au moringa, permet de purifier l’eau2. À l'instar de ce que propose

IDAY-Ouganda, l'accès à l'eau potable dans les écoles est en effet tout aussi important que l'alimentation. Il s'agit non seulement de prévenir les maladies dues aux eaux insalubres, mais aussi de réduire le temps passé à effectuer les corvées d'eau et d'améliorer les conditions d'apprentissage. Le jardin scolaire tel que le conçoit IDAY est plus qu'une source d'alimentation. C'est aussi une plate-forme d’apprentissage. Les méthodes de production sont adaptées au contexte et aux ressources locales afin qu’élèves, professeurs et parents puissent les reproduire facilement tout en conservant, protégeant et multipliant leur capital. Les enfants apprennent ainsi à cultiver des produits locaux et de saison, parfois oubliés, et à développer un bon régime alimentaire.

L'école est traditionnellement un bon véhicule de transmission des savoirs vers et depuis la communauté. L’échange de connaissances et d’expériences tirées tant des jardins scolaires que des pratiques culturales traditionnelles renforce le savoir collectif en matière de sécurité alimentaire.

Le jardin scolaire est enfin un espace de solidarité. Une parcelle de chaque jardin est réservée à la production de semences et de plants pour d’autres écoles qui ne disposent pas encore de leur propre jardin. Cette stratégie est durable et économiquement viable. Les habitudes alimentaires et sanitaires et les pratiques agricoles acquises seront transmises à travers les générations.

La démarche du réseau IDAY en Afrique suscite un grand intérêt chez des acteurs tels que la FAO, qui a remis les jardins d'école au goût du jour depuis quelque temps. En 5 ans, cette initiative déjà lancée dans quelques pays pourrait toucher 4 000 écoles dans 12 pays, soit 1 300 000 élèves, 15 000 professeurs ainsi que leurs familles. À l'appui des effets bénéfiques enregistrés tant sur l'éducation que sur la nutrition, les coalitions IDAY tenteront, de manière croissante, de convaincre les autorités éducatives, agricoles et sanitaires de s'engager dans cette démarche.

Plus d’infos ? info@iday.org

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Les initiatives prises par IDAY sont innovatrices et ouvrent des perspectives extrêmement encourageantes. Notre fondation adresse d'ailleurs ses félicitations et aussi ses encouragements à IDAY. Mark Eyskens, Ministre d'État belge

Entrevue.

L’attention étant concentrée sur les situations de famine, le problème de la sous-alimentation chronique passe souvent inaperçu. Mark Eyskens, Ministre de l'État Belge et Président de Public Advice International (PA International) aborde l'évolution de l'aide internationale et les démarches à entreprendre contre l'insécurité alimentaire. La communauté internationale peut-elle contribuer à combattre la malnutrition ? L’éradication totale de ce fléau est estimée à des centaines de millions d’euros, un montant et un effort à répartir entre les instances européennes et les autres organisations multilatérales, dont en premier lieu les Nations Unies.

en sont généralement dramatiques.

Le directeur général de la Commission européenne, responsable pour l’aide humanitaire, a d'ailleurs annoncé qu’une communication importante sur le problème de la malnutrition serait prochainement publiée.

Il est important non seulement d’améliorer la qualité de l’alimentation des jeunes mais aussi d’éduquer les parents et les écoliers quant à la nécessité de veiller à promouvoir une nutrition axée sur le développement de la personne humaine dans tous ses aspects. Les initiatives prises par IDAY sont innovatrices et ouvrent des perspectives extrêmement encourageantes.

Un partenariat public/privé, étant donné la complexité et la diversité des problèmes, devrait être annoncé.

Le plus urgent est d’élaborer une action concertée de toutes les parties prenantes à savoir les instances européennes, le secteur privé, les organisations non gouvernementales,

Que pensez-vous de lier le défi de la malnutrition à celui de l’éducation pour tous grâce, notamment, aux jardins scolaires ?

PA International est une

La malnutrition entraîne chez les jeunes des conséquences souvent désastreuses en ce qui concerne leur développement et leur épanouissement. Ils restent souvent à charge de leurs familles et de la société.

fondation qui se met au service des gouvernements et des institutions nationales et internationales ainsi que des entreprises afin d’identifier et de développer de nouvelles approches en ce qui concerne la solution de problèmes de caractère souvent transnational, aussi bien en Europe qu’à l’extérieur. Une attention particulière est portée aux défis humanitaires, au développement, à la nutrition, à l’éducation et la santé.

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les milieux scientifiques, etc.

L’impact de la malnutrition sur le développement cognitif est prouvé scientifiquement et les conséquences

En quoi les défis de l'aide au développement ont-ils évolué depuis la fin de votre mandat de Ministre des Affaires Etrangères de Belgique en 1992 ? L’aide au développement a beaucoup changé depuis que j’ai quitté mes fonctions. La fin de la Guerre Froide a ouvert le monde à des actions plus amples et plus diversifiées. Les Nations Unies ont pu davantage déployer leurs efforts ainsi que l’Union européenne, qui demeure le plus important donateur


Bourse à

projets.

La Bourse à projets IDAY est un vivier de solutions low cost de qualité proposées par la société civile africaine elle-même en faveur de l’éducation pour tous en Afrique. Elle plaide auprès des gouvernements en démontrant que le droit à l’éducation pour tous n’est pas inaccessible ... et qu'il est la pierre angulaire du développement des pays. Les projets sont financés par phase. Tout don, même modeste, est utile.

Soutenez nos projets ! Rendez-vous sur www.iday.org ou contactez-nous directement via info@iday.org !

Projet 19 Pays KENYA

Coût 12 060 €

Nombre d’enfants 1800

Tout feu tout flamme ! De nombreuses écoles africaines utilisent des feux de bois dans leur cantine. Ceux-ci dégagent de la fumée, consomment beaucoup de combustible, demandent une main-d'oeuvre conséquente et provoquent parfois des incendies.

économiseurs d'énergie. Ces foyers améliorés, sur lesquels s’ajustent les marmites, permettent de minimiser la déperdition de chaleur, la fumée et les risques d'incendie. Les aliments cuisent plus vite, nécessitant ainsi moins de combustible.

Il y a 2 ans, l'association DARAJA L'école Sainte-Christine située CIF, membre d’IDAY-Kenya, a dans le bidonville de Kibera eu l’idée d’installer des fours (Nairobi, Kenya), qui compte 400 élèves, a été la première à bénéficier du projet en 2009.

d'un maximum d'enfants à la cantine et dans des dépenses proprement scolaires. Résultat : les inscriptions ont augmenté et les cas d'école buissonnière provoqués par la faim ont diminué. C'est aussi toute la qualité de l'apprentissage qui s'en est trouvée améliorée.

Deux autres fours ont été construits et 9 écoles sont en attente de financement pour être équipées à leur tour. Si les bénéfices se confirment, Sa dépense hebdomadaire en IDAY-Kenya interpellera les bois est passée de 11 € à 4,40 €. autorités pour étendre cette Les économies réalisées sont expérimentation à l’ensemble réinvesties dans l'alimentation des écoles kényanes.

pour les projets de développement à l’échelle mondiale. Mais de nouveaux défis ont aussi vu le jour. Dans beaucoup de pays en voie de développement, la malgouvernance, l’inefficacité, la corruption et les conflits rendent les politiques de développement difficiles, parfois impossibles. S’ajoute à cela une explosion démographique qui affecte certains pays. L’urbanisation entraîne en outre des concentrations humaines par

millions ou dizaines de millions de personnes, ce qui aggrave encore la situation de beaucoup d’habitants.

à jouer en favorisant une prise de conscience au niveau des décideurs politiques et économiques.

Certains pays ont réussi à émerger sur le plan économique sans pour autant que le niveau de vie général de leurs populations n'augmente. La pauvreté en chiffres absolus s’accroît encore d’année en année.

La réussite de certains projets a un grand impact parce que cela prouve que des solutions sont possibles et qu’elles peuvent initier d’autres initiatives en développant des synergies non seulement faisables mais aussi nécessaires.

Selon vous, les ONG ont-elles encore un rôle à jouer ? Les organisations nongouvernementales ont un rôle essentiel

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engagement Votre

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J’ACCEPTE ET AUTORISE L’EXECUTION DE CET ORDRE PERMANENT - JE ME RÉSERVE LE DROIT D’ANNULER OU DE MODIFIER CET ORDRE À TOUT MOMENT

B E 9 3 5 2 3 0 8 0 2 6 6 7 6 7 T R I O B E B B I D A Y I N T E R N A T I O N A L R U E D E S J A M B E S 1 9 1 4 2 0 B R A I N E - L ‘ A L L E U D N L 0 0 5 / 2 0 1 3

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