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t i u t a r g e Magazin V E PONTI D T E C A LO U D É

Y

018 2 n i u j / ai N°24 - m pa y s d E

L'ARTISANAT EN CE NT RE BR ET AG NE do ss ier P. 5 à 13

Ke r Ca dél ac

Réguin y

Ca fé de Pa ys

Des pâtisseries gourmandes

Des allures de petite ville

Le grenier à bières

S oc i ét é - Cul ture - Économie - Loisirs - Tou r is m e


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E P O N TI V Y D ÉA C ET D U LO E d s pa y

ju in 2 0 1 8 / i a m 4 2 N°

ÉDITO C’est chouette, très chouette, l ’artisanat...

SOMMAIRE • Dossier :

Les circuits courts, les belles choses, les beaux objets, les projets sympas, la proximité, l’amour du métier, les pièces uniques, le travail manuel, le sur-mesure, les outils traditionnels, les beaux matériaux, la création, l’innovation, l’indépendance… Tous plus sympas l’un que l’autre, les mots qui viennent naturellement sous le clavier pour évoquer l’artisanat. Et on en oublie plein d’autres, tout aussi séduisants. Tout plein de jolis mots pour dire l’artisanat auquel nous consacrons le dossier de ce numéro à cheval sur deux très belles périodes : le printemps et l’été. Autant dire, donc, que tout y est chouette. Mais ça, vous en conviendrez, ça n’est pas vraiment une information. Sans flagornerie aucune, on aime à penser que tous les numéros d’Ici et Là le sont... chouettes. C’est en tout cas pour qu’ils le soient qu’on les prépare avec sérieux et les confectionne avec amour : simplement pour être à la bonne hauteur, la vôtre. Celle du beau Centre Bretagne et de ses beaux et belles habitant(e)s. Et pour être raccord, dans le ton, on n’a pas trop à se fouler. Nous aussi, chez Ici et là, on fait dans l’artisanal : petit patron, petite équipe, joli papier, mise en page soignée, écriture des articles (les pros disent « papiers ») à la main… Bon, on n’écrit pas à la plume d’oie, mais les touches du clavier sont tapotées délicatement par nos petits doigts laborieux et les idées viennent de nos petits cerveaux pas encore artificiels… Si l’on y ajoute notre circuit court de distribution et notre proximité avec les sujets traités, on y est en plein dans l’artisanat. Au point de s’interroger : n’aurait-on pas dû le consacrer à nous-mêmes, à Ici et Là, notre dossier printanier ? Allez, allez, rassurez-vous. On n’a pas pris le boulard, on plaisante. C’est chouette aussi, la rigolerie. Même quand elle n’est pas très drôle. Non ?

La Rédaction

L'ARTISANAT EN CEN TRE BRE TAG NE

(P. 5 à 13)

• Entreprise : Ker Cadélac (p. 14-15) • Circuits courts : Le Domaine du Bûchon (p. 18-19) • Commune : Réguiny (p. 22-23) • Loisirs : L'agenda (p. 24 à 27) • Culture : Simon Cojean (p. 36-37) • Sport : Le futsal à Loudéac (p. 38-39) • Café de pays : Le Grenier à bières (p. 42-43) • Histoire : La chouannerie (p. 44-45) • Nature : Le coucou (p. 46)

Ici et Là est une publication bimestrielle - Tirage : 8 000 exemplaires

Directeur de la publication : Dominique Perrot Rédaction : Éléonore Bohn, Stéphanie Biju, Dominique Perrot, Daniel Thépaut Secrétariat d’édition : Daniel Thépaut Photographe : Michel Langle Conception et réalisation : Ronan Le Duff et Idest Communication Iconographie : Fotolia, Freepik. Rédaction et régie publicitaire : 07 87 36 05 64 - idest.pontivy@orange.fr N° ISSN : 2276-1934 Impression : Iris Imprim


D O SS I E R

Ce nt re Br et ag ne L’ar ti sa n at a le ve n t e n p o u p e Quelque 2 500 entreprises qui emploient près de 4 700 personnes. L’artisanat joue un rôle essentiel dans le dynamisme économique du Centre Bretagne. Focus sur les métiers et les enjeux d’un secteur qui, ici dans le pays de Pontivy, et là sur le territoire de Loudéac, retrouve de belles couleurs. Des boulangers, des plombiers, des mécaniciens, des coiffeurs, des céramistes, des aides à domicile… Avec pas moins de 1 660 entreprises artisanales recensées au 1er janvier 2018 sur le pays de Pontivy, et 831 sur le territoire de Loudéac Communauté, l’artisanat forme un tissu dense d’activités en Centre Bretagne. Ici et là, le nombre de ces entreprises augmente même régulièrement chaque année, depuis cinq ans. L’effet d’un certain retour en grâce d’un secteur longtemps considéré comme une voie de garage… « La tendance est aussi liée au statut de micro-entrepreneur », s’accordent à dire par ailleurs Gwenola Vigouroux, responsable de l’antenne de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de Pontivy, et Jean-Pierre Philippe, responsable du service « Création reprise d’entreprise » de la CMA des Côtes d’Armor.

Des embauches dans le bâtiment

Sur les deux territoires, le bâtiment est le secteur plus dynamique : il représente 42,5 % des entreprises loudéaciennes, et 40 % des entreprises pontivyennes. Les « services », famille de métiers plutôt hétéroclite qui comprend aussi bien la coiffure que les garages ou les taxis, arrivent en deuxième position : 28 % sur Loudéac Communauté, 31 % sur le pays de Pontivy. L’artisanat du Centre Bretagne est générateur d’emploi. On totalise

1 400 salariés sur la partie costarmoricaine (soit un effectif moyen de 1,7 salariés par entreprise), en majorité dans les métiers de l’alimentaire et des services ; 3 299 salariés sur la partie morbihannaise (soit un peu plus de deux salariés par entreprise), où le bâtiment est le plus gros employeur. Selon une récente note conjoncturelle de la chambre régionale de métiers et de l’artisanat (*), la reprise d’une certaine activité dans ce secteur se mesure notamment par de réelles perspectives d’embauche. Une tendance observée depuis peu au lycée professionnel du Blavet de Pontivy. Chaque semaine, l’établissement a « entre deux et trois contacts pour des offres d’emploi en CDD, avec promesse de CDI à la suite », confie ainsi Sébastien Ollivier, directeur délégué aux formations. Cette conjoncture favorable se décline aussi en création d’entreprises. 120 nouvelles entités ont vu le jour en 2017 sur le pays de Pontivy, dont 42 % dans le bâtiment (30 % dans les « services » et 14 % dans l’alimentaire et la production). Les « reprises » portent elles sur 20 entreprises sur le même territoire, 11 sur celui de Loudéac Communauté. « On « reprend » un peu plus en proportion sur la partie centre des Côtes d’Armor que sur l’ensemble du département, note Jean-Pierre Philippe. Le secteur est moins concurrentiel et l’opération peut alors paraître moins risquée », suppute le responsable de service de la CMA 22. 5


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Cen tre Bre tag ne L’a rti sa na t a le ve nt en po up e En Centre Bretagne, comme ailleurs, la transmission d’entreprise constitue un réel enjeu. Sur le pays de Pontivy, par exemple, on recense 287 dirigeants de plus de 55 ans. « Ce sont 22,3 % des entreprises artisanales du secteur qui seront donc potentiellement à reprendre dans les prochaines années », analyse Gwenola Vigouroux. Préservation des emplois, d’un savoir-faire mais aussi du dynamisme de la vie locale en dépendent. « Sur des territoires ruraux comme les nôtres, l’artisanat joue un rôle essentiel dans le maintien des services de proximité », précise la conseillère économique pontivyenne.

Anticiper la transmission

Savoir anticiper, telle est la clé d’une transmission réussie. « Au moins deux ans à l’avance », indique Jean-Pierre Philippe. « Jusqu’à 5 ans », renchérit Gwenola Vigou-

roux. La principale difficulté repose dans l’identification d’un repreneur et sa préparation. « Si un salarié s’est positionné, cela induit de le faire monter progressivement en puissance au sein de l’entreprise. S’il faut s’orienter vers un repreneur extérieur, alors il convient de savoir ce que l’on vend (son fichier client ? son stock ?), d’activer les réseaux, de se faire accompagner par des experts comptables, un notaire…», avise Gwenola Vigouroux. Le repreneur idéal, lui, est du métier, en connaît les ficelles. Sinon, « il doit se former, acquérir de l’expérience en tant que salarié d’abord, pour être crédible vis-à-vis du cédant, du banquier, des assureurs…», conseille Jean-Pierre Philippe. Évidemment, les CMA proposent leur propre accompagnement. Il commence par une mise en relation des cédants et des repreneurs (via le site www.entreprendre-

artisanat.fr). Il se décline aussi sous la forme de conseils : sur les compétences techniques, en gestion, en recherche de financement… Un stage de préparation à l’installation est également obligatoire avant de pouvoir s’immatriculer. Reste ensuite à faire vivre son entreprise. Certes, les indicateurs sont au vert et le moral en hausse (25 % de chefs d’entreprise se disent optimistes, selon la note conjoncturelle de la chambre régionale de métiers et de l’artisanat). Mais, « l’activité peut être très différente d’une entreprise à l’autre, y compris dans un même secteur », tempère Gwénola Vigouroux. Rester en veille sur son marché, s’adapter à la demande, se former… telles sont les clés de la réussite. (*) Note basée sur les réponses d’un panel de 1 590 artisans à un questionnaire en ligne

Le s ch iff re s clé s de l'a rti sa na t br et on * • 56 735 entreprises artisanales emploient près de 169 310

personnes (salariés et dirigeants). • L’artisanat représente 10 670 entreprises et 33 820 emplois dans les Côtes-d’Armor, 14 520 entreprises et 41 600 emplois dans le Morbihan. • À l’échelle régionale, le bâtiment demeure le premier secteur de l’artisanat (40 % des entreprises). C’est aussi celui où se créent le plus d’entreprises (37 %). • 10 700 entreprises ont un dirigeant âgé de plus de 55 ans (24,2 % des entreprises artisanales bretonnes, hors micro-entreprises). • 85 550 apprentis sont accueillis au sein des entreprises artisanales bretonnes, dont la moitié formés au sein des CFA des CMA. (*) Au 1er janvier 2017, source chambre régionale des métiers de l’artisanat.

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À Mo us toi r-A c

e ar ti sa ns ch er ch el eh rv Ke de s té vi ti ac Le pa rc d’ Dix-sept lots sont à vendre sur le parc d’activités de Kervehel, à l’entrée sud du territoire de Centre Morbihan Communauté. Réservé aux artisans, ce parc ne manque pas d’atouts pour les attirer, à commencer par un accès rapide au sud du département, la zone principale de chalandise. Un lot vendu, sur 18, en quatre ans. Implanté à l’ouest du centrebourg de Moustoir-Ac et inauguré en 2014, le parc d’activités de Kervehel qui devait venir renforcer la vocation commerciale et artisanale dévolue au secteur sud de Centre Morbihan Communauté (CMC), n’a pas trouvé son public… La faute à la crise qui a quelque peu freiné les candidats à une installation. « La reprise qui s’amorce pourrait susciter de nouveaux projets d’investissement chez les artisans », espère Grégoire Super, vice-président de CMC, chargé du développement économique.

Un label régional Qualiparc

Dédié exclusivement aux activités artisanales, et visant plus particulièrement encore le secteur du bâtiment, le parc de Kervehel ne manque pas d’atouts pour les attirer. Sa situation géographique d’abord, à proximité de l’axe Vannes-Locminé, également surnommé « autoroute des artisans », et auquel on accède directement par un échangeur. « On le sait, les artisans de notre territoire travaillent majoritairement dans la partie sud du département. Avec la quatre-

voies aujourd’hui prolongée jusqu’a Colpo, Vannes ne se situe plus, depuis ce parc, qu’à un quart d’heure de route », observe Grégoire Super. Le découpage, en espalier, de la zone offre par ailleurs une belle visibilité à chaque lot et donc à toute enseigne, depuis une route fréquentée par quelque 17 000 véhicules chaque jour. Enfin, le parc de Kervehel répond aux critères paysagers et environnementaux de l’ancien label régional Qualiparc.

17,50 € le m²

Des prestations qui expliquent le prix de vente du terrain : 17,50 € HT/m². Les dix-sept parcelles qui restent à acquérir s’étendent sur 2 000 m² en moyenne, jusqu’à 6 000 m² pour la plus grande. Elles peuvent, à l’image du lot déjà vendu, être partagées par plusieurs artisans. Les élus de Centre Morbihan Communauté se donnent encore un peu de temps pour voir se développer ce parc artisanal. « Situé à l’entrée sud de notre territoire, c’est important qu’il en soit aussi une vitrine de son dynamisme », estime Grégoire Super.

Renseignements :

Service développement économique de Centre Morbihan Communauté, au 02 97 44 22 58.

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Le métier de serrurier-ferronnier peine à recruter. Pourtant la profession offre de vrais débouchés. Dès septembre 2018, au sein de la Maison du forgeron, tout sera mis en œuvre pour susciter des vocations.

M ai so n du fo rg er on à Sa in t-T hé lo Ap pr en dr e à ba tt re le fe r « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ! » Cette expression là, tout le monde la connait... un peu moins le métier de serrurier-ferronnier. À Saint-Thélo, dans les Côtes d’Armor, la future Maison du forgeron promet de redonner ses lettres de noblesse à la profession. Derrière ce projet, un amoureux du métal, Rémy Crézé. Son entreprise, éponyme, implantée en Ille-et-Vilaine rayonne par delà les frontières européennes. « Si on m’avait dit qu’en devenant serrurier j’irais travailler au Caire ou à Tokyo, moi qui suis originaire du Fœil et n’avait jamais pris le train...» L’entrepreneur breton de 63 ans a bien roulé sa bosse. « En travaillant le métal on peut faire de l’agencement, de la ferronnerie d’art, de la restauration, de la métallerie de bâtiment, explique-t-il. C’est fascinant ! Pourtant on peine à trouver de la main d’œuvre, et il en faut. » À Saint-Thélo, la Maison du forgeron se voudra ainsi à la fois un lieu de mémoire, de démonstration et de transmission du

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savoir-faire. Dans une ancienne fermette et une maison de tisserands du XVIIe siècle, sauvées de la ruine, elle abritera d’un côté un atelier ouvert à la visite, dans laquelle un serrurier métallier travaillera à temps plein, et de l’autre une salle dédiée aux formations.

Un centre de mémoire

Les jeunes aspirants forgeron seront triés sur le volet. « On ne souhaite pas d’échec dans l’orientation, cela doit être un vrai choix, juge Rémy Crézé. On leur inculquera les bases élémentaires. » Le cursus d’initiation durera trois mois, en alternance avec cinq semaines d’école. L’objectif est aussi de former des seconds d’entreprise. Un relais important surtout dans les petites structures : à l’ère d’internet, les échanges sont plus rapides et nécessitent des réponses dans de courts délais. « Nos entreprises artisanales doivent se préparer à l’évolution qu’apporte le numérique dans nos métiers », entrevoit

l’entrepreneur breton. La Maison du forgeron accueillera un centre de mémoire, nourrie de témoignages. « Le monde artisanal a subi une révolution au début du XXe siècle, raconte le chef d’entreprise. Le forgeron est devenu mécano, le charron c’est notre carrossier aujourd’hui. On veut garder une trace de cette époque avec des récits vivants. » Enfin, dernière idée pour rendre ce lieu attractif et unique, faire venir des artistes. Ils pratiqueront leur art à travers le métal et seront exposés. Visites, formations, et résidences d’artistes… autant d’activités dont la soudure sera assurée par un animateur. L’ouverture de la Maison du forgeron est prévue à la rentrée prochaine.

Pratique :

La Maison du Forgeron 2, rue de la Fontaine 22460 Saint-Thélo


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D O SS I E R

Ve rre rie de Gu er lé da n L’a rt de jo ue r av ec le ve rr e

Filière méconnue de l’artisanat, les métiers d’art s’articulent autour de 19 secteurs. Dont celui du verre que Sue Mac Gillivray travaille dans son atelier-boutique de Caurel. « L’endroit m’a plu, en particulier pour l’espace qu’il offrait », raconte Sue Mac Gillivray. En l’occurrence, c’est dans l’ancienne boulangerie-épicerie de Caurel que cette artiste verrier, originaire du Devon en Angleterre, a installé son atelier-boutique, la Verrerie de Guerlédan. Le fournil a été conservé et sert aujourd’hui d’écrin aux œuvres de la sympathique nouvelle propriétaire. Ici, une activité de bouche a laissé place à un métier d’art. Une autre filière de l’artisanat moins connu mais qui comprend 19 secteurs tels le cuir, le textile, l’art floral ou encore le verre. Installée depuis quatre ans en Centre Bretagne, Sue Mac Gillivray s’est pris de passion pour ce matériau lors de ses études. « J’aime toutes ses caractéristiques. Sa transparence, ses couleurs… les reflets qu’il propose quand il attrape la lumière. Le verre est un matériau toujours surprenant et en même temps très maléable », s’enthousiasme-t-elle.

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Titulaire d’une licence en dessin en verre à trois dimensions et d’une maîtrise en verre, Sue s’est d’abord plus particulièrement spécialisée en soufflage auprès de Niel Wilkin, un artiste de référence, ou encore au sein de la Dartington Crystal, prestigieuse manufacture basée dans le Devon. Dans son atelier de Caurel, elle s’implique aujourd’hui davantage dans les techniques de fusion, de moulure par thermoformage et de coulage, et teste régulièrement de nouveaux effets. « Si à la sortie du four, on obtient souvent ce qu’on voulait, on a aussi parfois de très bonnes surprises », note celle qui aime jouer avec son matériau de prédilection.

Du dessin à la cuisson

Dessinatrice, Sue conçoit elle-même les objets qu’elle fabrique : des bijoux, des sous-verre, des saladiers, des bougeoirs, des porte-cuillères, savons ou couteaux, des attrape-lumière à suspendre aux fe-

nêtres ou encore des « tableaux feuilles ». « J’ai trop d’idées et pas assez de temps pour les accomplir », regrette-t-elle. Quand elle ne crée pas, Sue aime transmettre son art à la faveur de cours et de stages qu’elle anime dans son atelier. « Je propose toujours de commencer par la fabrication d’un sous-verre, c’est une bonne façon d’apprendre les techniques de découpe et de cuisson », assure l’artisan d’art de la Verrerie de Guerlédan.

Pratique :

La boutique de la Verrerie de Guerlédan est ouverte du mardi au samedi, de 10 h à 17 h 30. Cours le mardi après-midi, sur réservation : 3 h 30 ; 37 € par personne ; limité à 5 places. Matériaux et outils sont fournis.


D O SS I E R

Ap pr en tis sa ge po rt eu r ? L’é co -c on st ru ct io n, un m ar ch é La construction en matériaux bio-sourcés se développe mais manque de main d’œuvre qualifiée. Une formation du Greta à Pontivy permet d’explorer différents savoir-faire spécifique. C’est une toute nouvelle formation qui s’est ouverte à la rentrée dernière au Greta de Pontivy. Dans un atelier du lycée du Blavet, onze personnes en reconversion travaillent le bois. Pendant cinq mois ils suivent une formation pré-qualifiante dans l’intervention sur le patrimoine bâti dans une démarche d’éco-construction. Aujourd’hui, le formateur est charpentier, la semaine dernière c’était une maçonne. Et les prochains à venir sont électricien et plombier-chauffagiste. Au programme du jour une ferme de charpente en chêne et châtaigner. La taille se réalise directement dans les troncs d’arbre. Cédric a 36 ans, il habite Cléguerec et s’était destiné à la profession d’opticien. Finalement le sort en a décidé autrement. Déjà sensibilisé aux matériaux bio-sourcés, le jeune homme préfère la charpente.

« J’attends de découvrir d’autres métiers, notamment autour de la plomberie », confie-t-il.

Faire le choix du local

« Pour l’éco-construction il faut un véritable savoir-faire et choisir du local », indique l’artisan formateur. Il donne l’exemple de la fibre de bois utilisée comme isolant. Ce bois vient de Suisse et d’Autriche où il est cuit à haute température pour être collé. Il est ensuite transporté puis découpé pour répondre à des mesures, ce qui donne des chutes. « Alors qu’on peut prendre de la paille chez le paysan du coin. Avec de la terre on peut faire de la bauge, et Loudéac c’est justement un pays de bauge. » Avec des temps de formation au contact d’artisans, des stages en entreprises et des chantiers comme la réhabilitation d’un

four à pain à Plumelin, le cursus permet d’aborder quelques uns des métiers qui interviennent dans l’éco-construction. Une formule appréciée par Bénédicte à la recherche d’un métier plaisir. À 40 ans cette ancienne élagueuse grimpeuse ne se voit pas travailler loin des arbres. « Pourquoi pas la menuiserie décorative ? Après la découverte, je pourrais aller vers une vraie formation professionnalisante. »

Pratique :

Greta Bretagne Pontivy 43, rue Charles Gounod à Pontivy. 02 97 25 37 17 greta.apontivy@ac-rennes.fr

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NOUVEAUTÉ

Septembre 2018

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Zone de l’Hippodrome 29260 LESNEVEN


D O SS I E R

Po nt iv y Bi ke Il s ré pa re nt et … ça re pa rt ! Isabelle et Philippe Daniel, gérants du magasin Pontivy Bike, font partie des 350 « Répar’acteurs » bretons. Leur crédo : prolonger au maximum la durée de vie des deux-roues. La réparation, c’est leur rayon ! Avec ceux du soleil qui pointent, l’activité s’intensifie même sérieusement dans l’atelier de Pontivy Bike, magasin spécialisé dans le vélo de tous types. Isabelle et Philippe Daniel, les gérants, figurent parmi les 350 « Répar’acteurs » bretons. Impulsé en 2015 par la chambre régionale des métiers et de l’artisanat de Bretagne, ce label regroupe les artisans et commerçants qui s’engagent de manière prioritaire dans la réparation des objets, avant la vente de produits neufs. En filigrane, l’initiative vise bel à bien à réduire les déchets. Chez Pontivy Bike, on n’a pas attendu le label pour s’y mettre. « Le magasin a 30 ans et cela fait partie depuis toujours de sa philosophie », soulignent Isabelle et Philippe Daniel, qui l’ont repris il y a sept ans.

De la crevaison à la révision complète

Dans l’atelier, leur fils Aurélien vérifie l’axe de la roue avant d’un VTT. « Un mauvais réglage peut entraîner une détérioration du vélo », explique le jeune homme. En période normale, une cinquantaine de vélos sont réparés chaque semaine chez Pontivy Bike. Bien plus avec les beaux jours, qui voient affluer les cyclistes sur le chemin de halage du Blavet. L’activité « réparation » représente ainsi un tiers du chiffre d’affaires du magasin et emploie trois personnes à temps plein en forte période. « Nous avons deux types de clientèle. Une de passage, qui vient surtout pour des crevaisons ou des problèmes de transmission. Pour nos clients locaux, nous assurons la révision complète du vélo », indique Philippe qui intervient sur toutes les marques et pas seulement sur les vélos vendus dans son

magasin. « 50 % des cycles que nous réparons ont été achetés ailleurs. » À défaut des heures passées, ce qui compte pour les gérants de Pontivy Bike, c’est avant tout la passion. Chez les Daniel, tout le monde roule pour le vélo. Électrique pour Isabelle, le dimanche pour Philippe, en compétition élite amateur pour Aurélien. Laurent, leur salarié, est lui aussi un ancien compétiteur et aujourd’hui adepte du vélo-couché. « Pour bien réparer, il faut pratiquer. C’est sur le terrain qu’on apprend le mieux ! »

Ce ntr e Bre tag ne Les au tre s « Ré pa r’a cte urs » du Informatique et bureautique : Breizh Informatique à Loudéac ; PC Futé à Saint-Gérand ; Noyal Info Elec à Noyal-Pontivy ; Informatique express à Radenac ; Couture et retouche : Babouchka design à Bréhan ; La Valse des aiguilles à Réguiny ; outillage et matériel professionnel : établissements Le Goff à Hémonstoir ; instruments de musique : Celtique Électronique à Noyal-Pontivy.

Pratique :

1, rue Clémentel à Pontivy. Ouvert de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h (18 h 30 le samedi). Fermé le lundi matin et le dimanche toute la journée. www.pontivy-bike.fr 13


E N T R E PR

ISE

deS À Lou dé ac , Pâ ti ss er ie s Gou rm an AFFI CHE UNE BELL E CRO ISSA NCE Près de 48 000 tonnes de gâteaux vendues et 132 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé en 2017. Pâtisseries Gourmandes, qui développe notamment la marque Ker Cadélac, s’impose comme un acteur majeur de la pâtisserie industrielle. Déployée au national, cette filiale du groupe Roullier vise de nouveaux horizons. 12 m de haut, 60 m de large, soit 720 m² qui en font le plus grand de Bretagne. Impossible de rater l’immense mur aux couleurs de Ker Cadélac qui couvre le bâtiment de stockage de l’entreprise Pâtisseries Gourmandes, en bordure de voie express, entre Pontivy et Loudéac. Aujourd’hui, la visibilité de la marque costarmoricaine s’étend bien au-delà des frontières du Centre Bretagne. Depuis dix ans, la bigoudène bleue qui la symbolise, s’invite en effet dans les rayons pâtisseries des grandes et moyennes surfaces des quatre coins de la France. « On nous trouve même à Marseille », assure Mohammed El Gerssifi, directeur Marketing, Innovation et Qualité de Pâtisseries Gourmandes, filiale du groupe Roullier qui développe aujourd’hui la marque de gâteaux loudéaciens (lire encadré). Une marque phare pour cette PME aux 500 collaborateurs, basée à Loudéac. En 2007, elle décide même de miser sur Ker Cadélac 14

pour rayonner à l’échelle nationale. Avec 160 millions d’unités vendues par an, cette dernière s’impose comme un incontournable du marché de la pâtisserie industrielle. Ker Cadélac représente ainsi près de la moitié des 132 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2017 par Pâtisseries Gourmandes. « Un chiffre d’affaire en croissance à deux chiffres depuis 2007 », révèle Mohammed El Gerssifi.

marbrée, cake…), gâteaux individuels (madeleine, goûter fourré…) ou encore biscuits traditionnels bretons constituent

Cinq sites de production

Au total, 48 000 tonnes de gâteaux et biscuits, soit près de 277 millions d’unités, ont été vendues par Pâtisseries Gourmandes en 2017. L’entreprise développe également une deuxième marque, Le Guillou, à l’échelle régionale. Elle fournit aussi les marques des distributeurs (23% du chiffre d’affaires) et, dans une moindre mesure, des produits dits « premiers prix ». Gâteaux à partager (quatre-quarts, barre

les trois grandes spécialités de Pâtisseries Gourmandes. Depuis deux ans, l’entreprise loudéacienne a lancé une activité « surgelés », autrement dit des produits longue conservation, à destination de la restauration hors-domicile et de l’export. Membre de l’association « Produit en Bretagne », Pâtisseries Gourmandes compte


cinq sites de production, tous basés dans le grand Ouest : Carhaix, Tourc’h, Saint-Tugdual, Derval et bien sûr Loudéac où se situe également une plateforme logistique. Avec une capacité de 17 500 tonnes sur quatre lignes, l’usine loudéacienne est d’ailleurs la plus importante en termes de volumes de production.

50 ans de

Meilleures innovations 2017

Moteur de la croissance de Pâtisseries Gourmandes, « la marque Ker Cadélac est aussi la vitrine de notre capacité d’innovation, observe Mohammed El Gerssifi. Depuis 2007, nous nous efforçons d’apporter tous les ans de nouveaux produits sur le marché ». À Loudéac, les pâtissiers du service Recherche et Développement concoctent et peaufinent tous les jours des recettes imaginées à partir des études de marchés réalisées par le service Marketing. Des efforts récompensés : la madeleine « cœur chocolat », développée dans la gamme Kids de Ker Cadélac, et la madeleine « perles de sucre » ont été désignées comme les deux meilleures innovations des trois dernières années par Nielsen, organisme de mesure de ventes en grande distribution. En ce printemps 2018, d’autres gourmandises font leur apparition dans les supermarchés français : les madeleines « cœur pomme-poire et caramel », ainsi qu’un « moelleux aux maxi pépites de chocolats ».

Après un déploiement national réussi, Pâtisseries Gourmandes veut conforter son statut d’acteur majeur de la pâtisserie industrielle. Le nouveau projet d’entreprise, baptisé « Cap 2020 », vise à réussir l’internationalisation de l’entreprise en élargissant les occasions de consommation via l’accès à de nouveaux circuits de distribution. Exemple de nouvelle occasion de consommation, les desserts, « l’idée étant de multiplier les instants de consommation proposés au travers de notre gamme, notamment en développant des produits plus élaborés », indique Mohammed El Gerssifi. Quant aux nouveaux circuits de distribution, on peut citer notamment les « freezers centers » (spécialisés dans les produits surgelés), la restauration commerciale et les sites d’e-commerce. Le cœur du projet , l’internationalisation procède d’une volonté forte de conquérir l’Europe mais aussi d’autres marchés plus éloignés. « États-Unis, Chine, Japon », annonce Mohammed El Gerssifi. De son panneau le long d’une voie express en Centre Bretagne à l’international, la petite bretonne de Ker Cadélac veut encore gagner en visibilité…

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À LO U D ÉA C

n 1968, le premier quatre-quarts pur beurre sort du four de Daniel Kermeur. L’atelier de fabrication du pâtissier est alors installé dans son garage, dans le quartier de Ker Cadélac à Loudéac. Ce gâteau de base fait la renommée de la maison Ker Cadélac dont la production prospère en même temps qu’elle se diversifie. En 1976, Ker Cadélac ouvre ainsi sa première usine de fabrication. Madeleines, palets, galettes, petits beurre… étoffent petit à petit la gamme. En 1996, c’est une entreprise saine que Daniel Kermeur cède au groupe malouin Roullier. Spécialisé dans l’agrofourniture, celui-ci veut investir dans l’agro-alimentaire. Dans la foulée de Ker Cadélac, il acquiert l’entreprise finistérienne Le Guillou et fusionne les deux entités au sein de Pâtisseries Gourmandes. Les rachats de trois autres entreprises (Coquelin en 2000, Coathalem en 2005 et Cadiou en 2010) viennent consolider cette PME, qui entend bien rester dans ses valeurs : « convivialité, respect, exigence et pragmatisme », énumère Mohammed El Gerssifi.

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E N T R E PR

ISE

30

ATELIER

ans !

Launay

Le spécialiste du sur-mesure Tapissier-décorateur et sellier, Denis Launay fêtera cette année, le 30e anniversaire de l'installation de sa société, à Saint-Gonnery. De la confection de bâches à la sellerie en passant par l'habillage de terrasses, ce spécialiste du sur-mesure saura répondre aux attentes des particuliers comme à celles des professionnels.

Bâches sur mesures

Confection et réparation de bâches pour camions, remorques, bateaux, protection de machines industrielles et agricoles, séparation d'usines, réparation de auvent...

Habillage de terrasses

Création en bois et habillage de terrasse pour mobilhome, pergolas et couverture de spa. Entoilage de stores bannes.

Sellerie

Réfection de la sellerie pour les autos et les motos (contemporaines ou de collection) ; sellerie médicale, sellerie nautique ou sellerie pour les professionnels du bar et de la restauration...

Pratique

Une équipe à votre service 16

Sarl Denis Launay Atelier sellerie et bâches Parc d'activités du Guernol 56920 Saint-Gonnery 02 97 38 41 94 denislaunay@orange.fr www.denis-launay.fr


E N T R E PR

ISE

La Passion du Siège Harmonisez votre intérieur « La passion du siège » ! Le nom du magasin qu'Élodie Launay dirige depuis sept ans, rue du Pont à Pontivy, semble réducteur tant sa palette d’activités est large. La jeune femme, diplômée d'un brevet technique des métiers de la tapisserie et de l'ameublement est bien une spécialiste de la création et de la réfection de chaises, fauteuils et canapés... Mais elle a également d'autres cordes à son arc. Elle propose en effet une large gamme de rideaux, voilages ou stores intérieurs pour harmoniser votre intérieur.

Restauration de fauteuils

Chaises, canapés, tête de lit classique ou contemporain. De la patine des boiseries à la finition clouté ou galonné, Élodie personnalise à votre goût vos fauteuils.

Confection de rideaux

Conseil et prise de mesure à votre domicile pour la confection de vos voilages, rideaux, parois japonaises, stores bateaux et vénitiens avec pose de tringlerie.

Vente

Belle gamme de canapés fabrication francaise Tissus et passementeries d'éditeurs vendus au mètre : Jean-Paul Gaultier, Lelièvre, Pierre Frey, Houlès... Accessoires, fournitures et mousse à la coupe.

Pratique

La passion du siège 21, rue du Pont - 56300 Pontivy 02 97 25 65 53 lapassiondusiege@laposte.net et sur Facebook : tapissierdecorateur pontivy 17


cou r t s s cuit ci r

Au domaine du Bûchon, à Langast

La sè ve fa it d u bon boule au ! À 55 ans, Denis Cléro a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle. Sur son Domaine du Bûchon, à Langast, il collecte et commercialise un produit naturel de plus en plus utilisé pour des cures détoxifiantes : la sève de bouleau. « Améliorer le quotidien des personnes souffrantes, qu'elles soient âgées, handicapées, atteintes de pathologie autres ou simplement en situation de douleurs diverses ou chroniques qui compliquent leur vie... » Cette volonté, Denis Cléro a choisi d'en faire son métier depuis maintenant une vingtaine d'années. Originaire de Langast, ce fils d'agriculteur avait pourtant d'abord fait le choix de suivre une voie qui semblait tracée. Après des études agricoles, il s'installe d'ailleurs sur l'exploitation familiale. Pas pour très longtemps ! Au milieu des années 80, il quitte la terre de ses aïeuls et change radicalement d'horizon professionnel pour prendre la direction d'une entreprise de portes industrielles. Parallèlement, il développe également une société d’aide technique aux personnes handicapées. D'abord 18

secondaire, elle va progressivement devenir son activité principale.

« La première fois, j'ai eu peur de lui faire mal »

Tout en occupant un emploi de diagnostiqueur immobilier spécialisé dans l’accessibilité aux personnes handicapées, il choisit de revenir vivre sur les terres de son enfance. Mais c'est une émission de TV sur les vertus de la sève de bouleau qui va l'inciter à opérer un nouveau virage professionnel. « J’ai toujours eu un intérêt particulier pour les médecines parallèles et naturelles », reconnaît Denis Cléro. Il est vrai qu’enfant, c’est un guérisseur qui le débarrasse d’un dysfonctionnement cérébro-cardiovasculaire consécutif à un grave accident. « Je connaissais les bienfaits connus et reconnus de la sève de bouleau », avoue-t-il.

Ça tombe bien, l'étang familial est bordé par plus de 160 specimens de cette espèce ! La volonté d'exploiter cette richesse est là. Reste désormais à acquérir la technicité. De rencontres en visites, notamment au Québec, il se renseigne puis se lance. « La première fois que j'ai percé un arbre, j'ai eu peur de lui faire mal, se souvient-il. J'ai branché un tuyau pour récupérer la sève et le soir même, la bouteille était pleine ». Il en est convaincu, cette richesse naturelle va lui permettre d'engager une nouvelle aventure professionnelle. Mais le nouveau producteur préfère d’abord tester sur lui les vertus de la sève qu’il récolte. « J’avais un gros problème à la colonne vertébrale et je ne pouvais même plus lacer mes chaussures, se souvient-il. Après une cure prolongée les nerfs se sont décoincés tout seuls. Je ne suis pas médecin, mais je suis persuadé de ses bienfaits ».


ci r cuit En 2017, il franchit le pas et s'engage dans la production et la commercialisation de la sève de bouleau mais également de produits cosmétiques (lotion tonifiante et shampoing revitalisant). Les prélèvements s’opèrent pendant environ cinq semaines, entre la fin de l’hiver et le début du printemps. Les 160 bouleaux qui bordent l’étang sont ponctionnés et la précieuse sève s’écoule lentement dans un circuit sous vide ou dans des bidons. « Un arbre peut produire entre 2 et 10 litres de sève par jour, assure Denis. Mais il faut toujours faire attention de percer l’arbre sans abîmer le cœur. » En moyenne, il ne prélève que 1/50e de ce qui remonte à l’arbre. L'an passé pour sa première saison, il avait récolté près de 3 200 litres. Cette année, sa production a atteint près de 4 500 litres. Une croissance déjà notable qui va encore s'accentuer puisque Denis Cléro devrait prochainement exploiter une parcelle de près de 400 arbres, située dans un massif forestier des Côtes d'Armor.

Fraîche ou pasteurisée

Récoltée, la sève est vendue fraîche pendant une période qui n’excède pas cinq semaines après la collecte. Passé cette date, elle est directement pasteurisée dans des bouteilles de verre. « Sous cette forme, elle peut être consommée jusqu'à deux ans après sa mise en bouteille », certifie-t-il. Grâce à un processus de métabolisation par les enzymes intestinaux, la sève de bouleau permet de produire ce dont le corps a besoin et d’éliminer ce qui n’est pas bon pour lui ! Deux cures par an, d’une quinzaine de jours chaque, procurent d’indéniables bienfaits pour l’organisme.

s cou r ts

Un paradis gratuit pour ca mping-caristes D'avril à octobre, sur un espace aménagé autour du plan d'eau, le Domaine du Bûchon accueille les camping-caristes qui recherchent le calme et le charme de la campagne. Membre du réseau France Passion cet accueil est entièrement basé sur l'échange (emplacement / achat de produits du domaine). Chaque jour, en fin d'après-midi, Denis Cléro propose même une séance dégustation de sève de bouleau mais également de différents autres produits locaux. De quoi charmer les amateurs de produits authentiques et de rencontres chaleureuses.

Pratique

Le Domaine du Bûchon Sève de bouleau et produits cosmétiques bio Le Bûchon Cadoret - 22150 Langast 06 03 49 22 11 contact@domaine-du-buchon.fr www.ledomainedubuchon.com 19


E N T R E PR

ISE

À MÛR-DE-B RETAGNE duit le s pa pille s La « Bi scuite rie de Gue rlé da n » sé La « Biscuiterie de Guerlédan » produit toute une gamme de palets, galettes, craquants, kouignamann, chips de blé noir ou de crêpes... sous la marque « Les biscuits d’Yo ». Yo, comme Yohann Rodzko, qui a mis dans ses recettes tout ce qu’il aime ! Des gâteaux « généreux, qui sentent bon les œufs, le beurre et non la levure ». Telle est la marque de distinction des « biscuits d’Yo ». Autrement dit toute une gamme de palets, galettes, craquants et autres kouign-amann développée par la nouvelle « Biscuiterie de Guerlédan », basée à Mûrde-Bretagne. Derrière les fourneaux : Yohann Rodzko pour lequel la pâtisserie est avant tout une histoire de famille. « Petit, j’étais toujours fourré en cuisine, à confectionner des gâteaux avec mes grand-mères », se souvient celui qui plus tard, travaille aux côtés de son père, Marc, le fondateur de la Crêperie de Guerlédan. Responsable de la communication, Yohann était aussi chargé de gérer « Les saveurs de Guerlédan », magasin de vente directe de la PME familiale mais aussi plus largement de produits locaux. C’est ici que, il y a un an et accompagné pendant les trois premières semaines par un pâtissier professionnel, Yohann commence à travailler ses propres recettes. « J’y ai mis tout ce que j’aime », fait-il remarquer. 20

Du beurre beaucoup, des épices un peu et surtout du cœur à l’ouvrage. Une quinzaine de recettes ont ainsi été créées, dont, quelques spécialités maison : chips de blé noir à l’emmental gratiné, Crousty-Crêpes (chips de crêpes de froment), le Cœur de Guerlédan (petit cœur sablé caramel)… « J’essaye aussi de me différencier en proposant des mélanges inhabituels, comme le « Breizh Mix » qui regroupe les trois meilleurs références de la gamme : palets, galettes et craquants. »

Quand il ne met pas la main à la pâte, Yohann recoiffe sa casquette de communicant pour travailler sur l’image de son entreprise. Packaging et tout support de communication sont ainsi conçus par Idéyo Créations, service de communication interne et externe intégré à la « Biscuiterie de Guerlédan ».

Quinze points de vente

Si les « Biscuits de Guerlédan » se sont déjà fait une petite réputation, Yohann Rodzko entend rester à l’échelle d’une production artisanale. « Mon but, c’est de pouvoir tourner avec une quinzaine de points de ventes, en plus du magasin propre », indique celui qui vise un chiffre d’affaires de 200.000 € pour 2018. La « Biscuiterie de Guerlédan » emploie par ailleurs deux personnes : une vendeuse pour le magasin et un pâtissier pour seconder Yohann dans la production.

Magasin de Mûr-de-Bretagne, ouvert du lundi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. www.biscuiteriedeguerledan.com Page facebook : « La biscuiterie de Guerlédan »


E N T R E PR

EURL

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David Desforges

ISE

Étanchéité désenfumage naturel nettoyage toitures et chéneaux

Etanchéité

Membrane PVC, bitume, étanchéité liquide ; réparations en étanchéité liquide partielle ou totale.

Désenfumage naturel

Dispositif d’aération par le toit (grande surface, magasin, collectivité...)

Nettoyage toiture industrielle

Toiture fibre ciment, bac acier, toiture ardoise ...

Nettoyage chéneaux

Nettoyage et curage (enlèvement les feuilles deux fois par ans).

Pratique

David Desforges

6, impasse du Mondo St-Thomas 56930 Pluméliau 06 26 30 60 67 - 02 97 51 93 19 desforgesdavid@orange.fr

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ie écono m daire et s oli le a oci s

s Coo pé ra tive jeune ss e de se rvice

Cet été, c’est nous les boss ! L’été dernier, la première Coopérative jeunesse de services du Centre Bretagne avait été créée à Loudéac. Le succès étant au rendez-vous, l’initiative sera renouvelée cette année. Mieux, elle va se développer par la création d’une seconde coopérative à Pontivy. Pas toujours facile de trouver un boulot d’été quand on est adolescent ! Depuis l’an passé pourtant, une solution existe pour les jeunes de 16 à 18 ans, « qui souhaitent découvrir le monde de l’entreprise, travailler en équipe et occuper utilement et agréablement leur été ». Mise en place par l’Association de développement de l’économie sociale et solidaire (ADESS) et la mairie de Loudéac, la première Coopérative jeunesse de services, a offert cette possibilité à une quinzaine de jeunes. Le principe est simple : un groupe d’une quinzaine de jeunes crée une entreprise coopérative éphémère pour les mois de juillet et août. Ils sont encadrés par deux animateurs professionnels, qui les accompagnent dans l’appropriation et le développement de cette entreprise. « Ensemble, les jeunes décident des services qu’ils sont en capacité de proposer sur leur territoire : lavage de voiture, petit jardinage, mise sous pli, archivage, animations auprès d’enfants, 22

permis d’acquérir une expérience particulièrement enrichissante. L’expérience a séduit au-delà des limites départementales ! Si le projet sera de nouveau mis en place cet été à Loudéac, il sera pour la première fois initié dans le Morbihan, en partenariat avec la mairie de Pontivy et la communauté de communes. baby-sitting... et ils sont rémunérés pour cela, précise une responsable du dispositif. À la fin de l’été, ils repartent avec une jolie expérience à valoriser sur leur CV, plus de capacité à prendre des initiatives et à faire preuve d’autonomie, plus de réseaux ».

Après Loudéac... Pontivy aussi !

Véritable tremplin personnel et professionnel, le projet initié l’an passé à Loudéac avait été plébiscité par les jeunes. L’obligation de travailler en équipe et d’assurer la gestion de la coopérative (communication, ressources humaines, finances...), leurs ont

Pratique

Inscriptions pour Loudéac Soazig Perrigault 06 79 11 54 43 ess.centrebretagne@gmail.com Inscriptions pour Pontivy Corinne Hervieux 07 72 34 26 44 adess.pontivy@gmail.com


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C O MM U

NE

RÉGUIGNY ville Un bou rg au x allu re s de petite Au centre des bassins d’emplois de Ploërmel, Loudéac, Pontivy et à 40 minutes de Vannes, Réguiny occupe une position stratégique. Logiquement cette commune concentre quelques avantages qui lui donnent un air de petite cité. Quelles sont les nouveautés apportées à la commune depuis le début de votre mandat en 2014 ?

Il y a eu l’ouverture d’une école publique. Je ne peux pas parler de réouverture, car elle était fermée depuis plus de 50 ans. Dans la lignée de l’équipe précédente, la municipalité a fait construire un restaurant scolaire et un centre de loisirs sans hébergement. D’autres services publics sont arrivés comme la garderie, qui était auparavant gérée par une association. Grâce à l’intercommunalité une micro-crèche a ouvert en mars.

3 Q U E S TI O N S AU M AI

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JEA N-L UC LE TAR NE C

Dans le paysage politique local depuis 2001, Jean-Luc Le Tarnec était premier adjoint dans la précédente équipe municipale. À 57 ans, sa politique s’inscrit dans la continuité de ce qui été entrepris et l’amélioration du cadre de vie des habitants. 24

Y’a-t-il un tissu associatif dynamique ?

On recense une trentaine d’associations à Réguiny. Les plus importantes en nombre de licenciés sont le football et le basket. Mais nous avons aussi du badminton, des cyclistes, des boulistes et un club d’escalade. C’est un groupe de passionnés qui se retrouve sur l’un des premiers murs d’escalade construit dans le département. Et il est ici. Enfin le conservatoire de musique de Pontivy est délocalisé et nous jouissons de deux séances par semaine, ce qui donne un autre accès à la culture aux Réguinois.

Prévoyez-vous des améliorations dans le bourg ?

Nous voulons travailler sur l’environnement. Cette année nous avons reçu la récompense zéro phyto. On se prépare à concourir pour le label des villes et villages fleuris. On souhaite proposer une qualité de vie et ça manque de chemins. Nous avons donc en projet d’aménager un chemin de randonnée de sept kiliomètres autour du bourg. Il longera deux ruisseaux. Et en partenariat avec Radenec, nous préparons le circuit tacot, en mémoire de l’ancienne ligne de chemin de fer.


D

ans le sillon économique de plusieurs villes, Réguiny trace ses chemins, ceux qui mènent aux différents services qu’abritent la commune. Il y a les commerces de proximité, deux banques, une poste, un supermarché qui attire les clients des environs, un restaurant chez Jo et Carmen et une crêperie... fermée depuis un an. Le premier édile de Réguiny, Jean-Luc Le Tarnec, aux commandes depuis 2014, aimerait bien sentir à nouveau l’odeur des crêpes dans le bourg, avis aux repreneurs.

En Bref

Populatio n : 2 000 habitants Superficie : 2 792 he ctares Gentilé : R éguinois, Réguinois e

Première station verte de Bretagne

Le bourg compte également un espace culturel, une piscine et une importante base de loisirs construite en 1964. La municipalité a en projet de moderniser les lieux. De quoi améliorer le confort des Réguinois mais aussi des touristes qui sont plus nombreux depuis la labellisation Station verte de la commune. À la base de loisirs on trouve, un camping, un mini-golf, un terrain à bosses pour les VTT, une salle multifonctions, des sentiers de randonnée, des courts de tennis et le musée des Sanglots longs. Ouvert depuis plus de 20 ans par des passionnés de la Seconde Guerre mondiale, ils racontent des anecdotes sur la résistance morbihannaise et de la radio TSF. Vestige d’une autre époque, la gare a laissé place à une résidence dont les travaux ont commencé début 2017. Huit lots ont été réservés un an plus tôt. Fort de cette demande, la municipalité a enclenché un nouveau projet. Cet été le premier coup de pelle dans la rue des Moulins, au sud de Réguiny, promet 27 lots qui n’ont pas encore été pourvus.

Un pôle santé attractif

Attirer de nouveaux habitants et une population jeune, c’est l’enjeu du maire qui comptabilise 240 élèves scolarisés dans les deux écoles. Ils poursuivront ensuite leur scolarité à Josselin pour le collège, puis Pontivy au lycée. « C’est vrai qu’on est une commune rurale mais avec les commerces et services d’une petite ville », sourit Jean-Luc Le Tarnec. L’atout fort de Réguiny c’est son pôle santé. Afin d’éviter le désert médical, en 2011 la commune a acheté 10 lots, uniquement destinés à la santé. Aujourd’hui une trentaine de personnes travaillent sur site. Un médecin, un cabinet infirmier, un kinésithérapeute, une pharmacie, un ambulancier, un vétérinaire, et prochainement, c’est-à-dire en juin, un dentiste. La municipalité monte par ailleurs un cabinet pluridisciplinaires qui hébergera un pédicure podologue, une sage-femme, une diététicienne, une psychologue et un ostéopathe. À cela s’ajoute une chambre de garde. « L’idée est de favoriser l’arrivée de médecins, assure l’élu. Nous en avons deux actuellement, il y a de la place pour un troisième ».

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Samedi 12 mai

Kamel Le Magicien

L'AGENDA MAI-JUIN 2018

Kamel Le Magicien est un artiste complet qui séduit petits et grands par son élégance, son sourire irrésistible, son inventivité dans la pratique de la magie et sa touche d’humour qui lui est propre. Celui qui a été révélé au grand public en faisant des tours aux plus grandes stars internationales sur le plateau du Grand Journal de Canal+, et que l’on a retrouvé récemment dans Danse avec les Stars, n’en finit pas de surprendre. Il est de retour avec un tout nouveau spectacle, mêlant grande illusion, mentalisme, close-up et stand-up, qui vous en mettra plein les yeux ! 20 h 30, salle La Maillette de Locminé. Tarif : prévente, 28 € ; réduit, 24 € ; guichet, 30 €. Réservations au 02 22 07 30 00 Courriel : lamaillette@locminecommunaute.com

Samedi 19 mai

Les clowns au musée La Nuit européenne des musées vous fait vivre une expérience déjantée. Le Carton Voyageur ouvre ses portes gratuitement pour deux représentations du spectacle créé au milieu des collections par la compagnie Née au Vent. Grenade et Luna vous attendent pour une visite clownesque qui apporte aux petits et aux grands un autre regard sur les cartes postales et la Bretagne. 19 h et 20 h 30, musée de la carte postale à Baud. Entrée libre.

Mercredi 9 mai

Marc-Antoine Le Bret fait Des imitations Il a séduit le public de France 2 et de Canal +, les auditeurs d’Europe 1 et ceux de RFM. Son programme est simple : du rire, de la dérision et de la modernité. Avec la même justesse dans les voix, la même précision dans le mimétisme, il s’en prend à Macron, Juppé, Sarkozy, Ménard, Le Pen, Montebourg, Mélenchon, Hollande, Bayrou... à travers ses chroniques quotidiennes qui cartonnent sur RFM et une version rallongée de son spectacle.

Samedi 25 mai

Les VOIX DE LA GRANDE TRIBU Le Quatro participe à la Fête de la Bretagne en proposant un spectacle musical en hommage à Youenn Gwernig, breton épris de liberté, voyageur enraciné, poète rare et chansonnier, qui laisse derrière lui des airs populaires inoubliables. Entre chants et lectures en français et en breton accompagnés en musique par une guitare et un accordéon diatonique. 20 h 30, pôle culturel Le Quatro à Baud. Entrée libre - Réservation conseillée au 02 97 51 15 14

20 h 45, palais des congrès et de la culture de Loudéac. Tarif A : 18 € / 22 € / 25 € Réservations au 02 96 28 65 50 Courriel : pcc.loudeac@orange.fr 27


VENDREDI 1 ER JUIN

Didier Malherbe Didier Malherbe est un musicien sans frontières qui a voyagé du Maroc à l’Inde, du jazz aux musiques d’ailleurs (Hadouk trio) en passant par le rock pataphysique de son premier groupe Gong. Reconnu également pour ses talents de poète, venez écouter cet artiste talentueux qui se produit en solo au Quatro, accompagné par ses nombreux instruments d’origines africaine ou asiatique. 20 h 30, pôle culturel Le Quatro à Baud. Entrée libre - Réservation conseillée au 02 97 51 13 19

Samedi 16 juin

Ciné-concert « À toute vapeur » Une rencontre entre les films de la Cinémathèque de Bretagne et deux musiciens Sam Verlen et Ewen Camberlein. Des courts métrages inédits de Bretagne (de 1957 à 1985) adaptés pour le jeune public et illustrés par des musiques jouées en live mêlant électro-pop, musiques populaires et bruitages. 16 h 30, pôle culturel Le Quatro à Baud. Entrée libre - Réservation conseillée au 02 97 51 13 19

Samedi 24 mars

Bal funk avec « Soul N’ Pepper »

Le groupe Funky Staff et Engrenage[s] s’associent autour des musiques et danses afro américaines. Ils créent ainsi « Soul N’ Pepper », un voyage initiatique au cœur des années 70 au cours duquel le public sera notamment invité à suivre des funky step irrésistibles, à danser et se lâcher. En début de soirée, le public pourra découvrir le travail des différentes formations de l’école de musique sur le thème Soul Funk rythm’ and blues à travers un hommage à Aretha Franklin, J Brown, Ottis Redding... 18 h 30, centre culturel Mosaïque de Collinée - Le Mené

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EXPOSITIONS Papillons de nos jardins La pollinisation de 80 % des plantes est assurée par les insectes volants comme les papillons. Or depuis 30 ans, leur population ne cesse de diminuer. Chacun d’entre nous peut agir pour y remédier ! La médiathèque de Loudéac vous propose un mois pour sensibiliser petits et grands à travers des animations et deux expositions surprenantes : l’insectarium de Lizio présente une magnifique exposition composée d’une volière de papillons naturalisés et de panneaux explicatifs pour tout connaître sur ces insectes et les attirer dans votre jardin ; la Louvafilm, le club photo de Loudéac, présente ses plus beaux clichés de papillons. Du 2 au 26 mai, médiathèque de Loudéac.

Balade musicale Cette exposition créée par l’association « La balade des arts ludiques » est une approche originale de tout ce qui se cache ou presque derrière le mot « musique ». Cordophones, aérophones et percussions n’auront plus de secret pour vous. Les enfants, à travers les panneaux interactifs, pourront toucher, manipuler, jouer, écouter ou tout simplement s’installer et observer. Du 5 au 23 juin, Le Quatro de Baud.

« ExploAfrique - Cultures africaines sous le regard des photographes » Cette exposition s’inspire de la croisière Citroën reliant par voie terrestre le nord de l’Afrique à Madagascar en 1924-25. Cette « Croisière noire » est le prétexte à vous faire voyager à travers nos collections africaines qui, de 1900 à 1960, témoignent du colonialisme à travers l’œil des photographes et des éditeurs de cartes postales. Participant à la construction de la perception européenne de l’Afrique et des Africains, ces images reflètent la richesse et la beauté d’un continent, objet de toutes les convoitises et support à tous les rêves d’exploration. En contrepoint, une projection du film « Afrique 50 » de René Vautier, premier documentaire anticolonial français vient rééquilibrer le propos. Du 1er février au 30 décembre, Le Quatro à Baud.

Expositions du printemps Tout au long du printemps, le domaine de Kerguéhennec propose quatre expositions de sculptures, de peintures ou encore d’œuvres graphiques. Nicolas Fedorenko : Peindre est un présent. Gilgian Gelzer : Nix. Etudiants d’écoles européennes d’art : Facing the sky. Illés Sarkantyu featuring Jean-Pierre Vielfaure : La Disparition (remix). Jusqu’ au 27 mai, Domaine de Kerguéhennec, à Bignan.

Regards sur Haïti Découvrez la diversité culturelle haïtienne : artistique, musicale et littéraire. Un riche programme fait de rencontres d’auteurs, de spectacle de contes, d’expositions, et de causeries. - Haïti un autre regard : exposition d’artistes haïtiens de peinture, sculpture sur fer forgé. - Ti coup d’œil sou Haïti : deux expositions créées par le Collectif Haïti de France : « La littérature haïtienne » et « le Bos métal : quand la récupération devient art ». - Un peintre haïtien en Bretagne : Ernst Jean-Pierre. Découvrez la Bretagne revisitée par un peintre haïtien, par les filtres de son imaginaire et de sa technique picturale. La luxuriance de la végétation, le choix des sujets, le tout est un émerveillement et une nouvelle manière de regarder la Bretagne. - Karnaval Jacmel. Chaque année, dans la ville de Jacmel, a lieu le plus important carnaval du pays. La plupart des habitants créent leur costume, librement inspiré de l’imaginaire haïtien. Le travail photographique, étonnant et précis de Corentin Fohlen, révèle au-delà de la beauté des costumes, le talent inventif d’un peuple toujours debout. Début mai à fin juin, médiathèque de Pontivy.

Hélène Soubeyran Teinturière de l’Extrême Hélène Soubeyran crée des motifs, des supports textile ou papier, explore le cheminement de la teinture dans les fibres, jongle avec les colorants, crée des « Formes à déployer », des « Tissus volants » minuscules et immenses... Son aventure l’a conduite ensuite vers une expression minéralogique. Les échappées de teinture dans les étoffes et les papiers évoquent des coupes de pierres et de cristaux. Les plis de textiles et de papiers, enduits de terre et de couleurs, compressés, déformés deviennent des créations géologiques… Puis, c’est l’aventure extrême : stratifier les créations et les œuvres teintes du passé jusqu’à obtenir une sédimentation d’un bloc unique, qui, scié en neuf piliers, tranches, lames minces et fragments, donnent de nouvelles œuvres singulières et extraordinaires dénommées « Du souffle de la terre » ! Jusqu’au 4 novembre, musées de la Route du lin, à Saint-Thélo et Uzel. 29


LIRE

de votre

Les coups

de cœur

à Pontivy

The hate u give, La haine qu’on donne Angie Thomas - Nathan

Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête. Un roman coup de poing sur la question universelle du racisme et des violences policières.

Trouble vérité

E. Lockhart - Gallimard Jeunesse

Deux héroïnes fascinantes et complexes. Allez-vous les haïr ? Ou les défendre ? Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillages et de déguisements ? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen à qui rien ni personne ne résiste ? Désir, jalousie, meurtre(s), romance et une amitié intense, de Las vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco.

Stéréotypes

Gilles Abier - Actes Sud Junioir

Après la quasi destruction de l’humanité, les survivants ont mis en place une organisation personnalisée et égalitaire de la société, appelée la Synthèse. Dès sa naissance, chaque individu est testé pour déterminer son trait de caractère principal parmi neuf types référencés. Le chiffre tatoué sur son poignet droit lui servira de guide pour toute sa vie, dans son éducation, son parcours professionnel et même sa sexualité. Car qui vit en harmonie avec sa personnalité profonde n’est pas enclin à faire le mal... Mais, les années passant, des types dominants prennent le pouvoir, interdisant les relations entre types différents. L’idéal d’harmonie de la Synthèse originelle devient apartheid. Aussi, des jeunes gens préparent la résistance, au nom du librearbitre et de la liberté d’aimer qui on veut. Quitte à user de la violence, autrefois si funeste ? Un roman prenant où le plaisir de l’action s’allie à la réflexion.

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Paris est tout petit

Maïté Bernard - Syros Inès a 17 ans et un objectif : être admise à Sciences Po après le bac. Elle vient de trouver un job de femme de ménage chez les Brissac, dans le 7e arrondissement de Paris, mais elle n’avait pas prévu le coup de foudre intense entre elle et Gabin, le fils aîné de ses employeurs. « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour. » Cette phrase de Prévert devient leur credo. Inès et Gabin sont ensemble le soir de l’attentat du Bataclan, quand le pire se produit. Dès lors, leur histoire et la ville qui les entoure prennent d’autres couleurs, celles de l’après. L’histoire d’amour que vous n’oublierez jamais, un roman qui répare.

Qui ment ?

Karen M. Mc Manus -

Nathan Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle… Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher… Une intello, un sportif, un délinquant, une reine de beauté… un meurtrier. Qui allez-vous croire ?


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CULTUR

E

Du breton C’est l’histoire d’un mec, passionné de la Bretagne et de sa culture qui décide de lui consacrer un spectacle humoristique. Loin des clichés bretons habituels, dans son One Breizh show, Simon Cojean remet « les pendules à l’heure ». Pendant dix ans il a baladé les touristes dans toute l’Armorique. Et il en a entendu sur les Bretons. Simon Cojean s’est inspiré de son expérience de guide conférencier pour écrire son premier spectacle intitulé « Nous n’avons plus les chapeaux ronds ». L’envie de poursuivre cette aventure l’a gagné au point de lui faire plier bagage, à 30 ans, pour rejoindre la Ville Lumière. Il est passé par la Comédie de Paris et le Point-Virgule et surtout l’École du rire, enfin celle du One man show. Au bout de deux ans, il a complété sa palette par celle d’une formation de clown, sans blagues.

L’été 2017, au départ des Vieilles Charrues à Carhaix, le 17 juillet, jusqu’au Festival Interceltique à Lorient, le 4 août, les deux acolytes ont parcouru 1 200 km, soit 14 étapes.

À la rencontre du public, à vélo

À 33 ans, le Breton est revenu sur ses terres et s’est lancé un pari : un Tro Breizh de l’humour. À vélo, accompagné de son ami Manu Caro, ils ont pédalé à travers toute la Bretagne de place en place. 32

Loin du folklore poussiéreux l’humoriste a voulu rencontrer la Bretagne plurielle, celle de la vallée des Saints, de Kernascléden en passant par Saint-Gonnery.

Et chaque soir une centaine de spectateurs venait le voir sur scène. Après une semaine avec son metteur en scène, Sébastien Chambres, Simon Cojean a joué gratuitement son deuxième spectacle « 100 % beurre salé ». Il a pris le temps de l’affiner et aujourd’hui à travers la gavotte, la mer, le Gwen ha du, la pluie, le fest-noz et autres réjouissances, il dresse un portrait personnel de « sa » Bretagne, loin des clichés. « Il y a déjà pas mal de sketchs sur la Bretagne mais sans forcément une recherche documentaire sérieuse... Kenavo, ça veut dire au revoir, pas bonjour.» Les stéréotypes bourrés d’erreurs ont la dent dure. Rire de la Bretagne et de ses Bretons, d’accord, mais si on peut en profiter pour en apprendre sur les us et coutumes locales, c’est mieux non ?


Tel un homme orchestre, l’artiste se glisse dans des personnages qu’il a créés de toutes pièces, joue de l’accordéon et danse. Il y a justement Jean-Michel, le professeur de danse bretonne qui préfère qu’on l’appelle Gwendal, mais aussi Yoann, expatrié de Loudéac qui a du mal à s’intégrer à Spézet, où il vient de s’installer. Sans oublier, Monique, la guide dépressive du musée de la musique bretonne.

« On ne peut pas plaire à tout le monde » « Je joue un peu sur les faits de société mais ce n’est pas le but premier, précise l’humoriste. J’incarne un curé dans un de mes sketchs, ça a déjà choqué des gens. Mais à l’inverse quinze bonnes sœurs étaient mortes de rire. On ne peut pas plaire à tout le monde, et heureusement. » Pour nourrir toutes ses histoires, Simon Cojean, diplômé d’études celtiques a fait beaucoup de recherches et s’est entouré de relecteurs scientifiques pour valider ses blagues. « La moindre information historique demande des sources sûres pour être exonérée de toute polémique, qu’il s’agisse de Nantes en Bretagne, de l’alcoolisme ou du nombre de millimètres de pluie à l’année à Saint-Gonnery, je n’ai pas le droit de dire des mensonges... et en plus ça doit être drôle ! »

3 QUESTIONS À SIMON COJEAN De quoi ne parlez-vous pas dans votre spectacle ?

De politique. Sinon j’aborde de nombreuses thématiques qui fâchent comme par exemple : « Est-ce que je suis Breton ou Français ». Au cours du spectacle on se rend compte que la réponse c’est « on s’en fout » ! Mais il y a tellement de clichés sur notre région que j’ai de quoi écrire un deuxième spectacle, je crois !

Quel humoriste vous fait rire ?

Comme tout le monde je suis admiratif du travail de Gad Elmaleh que ce soit dans l’écriture ou le jeu, il est impressionnant, tout comme Alex Lutz ou Julien Schmidt dans la nouvelle génération. Mais mon modèle c’est Alexandre Astier, il réussit à la perfection à démocratiser des sujets hyper pointus en étant extrêmement drôle, c’est très fort !

Sur l’affiche vous êtes à moitié en costume, à moitié en tenue de ville...

Est-ce qu’il pleut toujours en Bretagne ? C’est vrai ça, est-ce qu’il pleut toujours en Bretagne ? Nantes, est-elle bretonne ? Qui est Nolwenn Leroy ? Des questions auxquelles le spectateur du spectacle « 100 % beurre salé » trouvera la réponse. Grace à l’auto-dérision, Simon Cojean détricote ces idées toutes faites sur la Bretagne. Et attention tout est vrai, « il y a deux mensonges... mais je le dis », promet l’intéressé.

Si on regarde de près, je combine plusieurs éléments traditionnels, la veste est celle du pays de Quimper, le chapeau de Lorient et le gouriz (ceinture) du Léon. Pour ceux qui s’y connaissent c’est un déguisement, les autres ne le notent pas. Ça traduit la double lecture du spectacle : je m’adresse aussi bien à ceux qui connaissent des éléments de la matière Bretagne et souhaitent une « mise à jour » qu’à quelqu’un qui veut simplement passer une bonne soirée de rigolade.

Les prochains spectacles : 11 mai, à Saint-Nolff ; 20 mai, à Plouvorn (Finistère) ; 6 octobre, à Jans (Loire-Atlantique) ; 9 janvier, à Loudéac. Page Facebook, site internet : www.bretagne-decouverte.bzh/

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RE VI EN T ! Après le succès des deux premières éditions, Pontivy au Fil de l’Eau revient les 23 et 24 juin prochains. Un week-end d’animations qui permettra de découvrir au fil de l’eau diverses épreuves sportives, stands et animations. Organisé par la ville et les associations, la troisième édition de Pontivy au Fil de l'Eau proposera les multiples animations qui ont fait le succès des éditions précédentes. Au programme, du sport avec de la natation, du canoë-kayak, de la plongée, de la pêche. La ville aura par ailleurs le plaisir d’accueillir le trophée régional Lucien Zins de natation. L’art sera également représenté avec des expositions de peintures et photographies. L’occasion de participer au concours photo sur le thème de l’eau. Initié l'an passé, le tournoi de joutes nautiques sur le Blavet, sera de nouveau au programme. Une épreuve de technique et de force où deux équipes de huit (six rameurs, un barreur et un jouteur) s’affrontent. Le but ? Renverser le jouteur adverse, les deux bateaux s’affrontant en ligne. Un spectacle à ne surtout pas manquer ! L'inscription préalable est obligatoire et gratuite. Cette troisième édition accueillera également la « Pondi Color», organisée par l’association « Les Infaillibles », de Pontivy. Une course de 5 km dans la joie et la couleur, ouverte à tous mais pour laquelle il est aussi obligatoire de s'inscrire au préalable. 34

L e p r og r a m m e

Samedi 23 juin

• Balade en kayak • Apnée et tir sur cible dans une piscine sur la Plaine • Pondi Color • Joutes nautiques • Trophée régional Lucien Zins à la piscine de plein air • Pêche le long du Blavet • Expositions • Repas / buvette • Concert

Dimanche 24 juin

• Pêche le long du Blavet • Joutes nautiques • Trophée régional Lucien Zins à la piscine de plein air • Aquathlon dans le Blavet • Expositions

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FC Saint-Bugan Fut sa l, l’ a pp el d u pie d La section futsal du FC Saint-Bugan s’est fait une place dans le paysage sportif de Loudéac. En à peine quelques années les Loudéaciens se sont forgé une belle réputation dans le Landerneau du futsal. Le coup d’envoi a été donné en 2013. Cheville ouvrière de la section du futsal du FC Saint- Bugan, Laurent Cantin a réuni une grosse bande de potes. L’envie de taper dans le ballon l’hiver, au chaud, a permis de monter une équipe et de s’inscrire dès l’année suivante en compétition. Et ça a démarré fort, en 2014 les seniors se sont engagés en coupe départementale et ont soulevé le trophée. Aujourd’hui le club compte deux équipes seniors garçons, soit 35 licenciés. Une troisième est en projet mais serait consacrée à la pratique loisir.

Un sport intense et technique

L’équipe B joue en Départemental 1 et tente d’assurer le maintien, tandis que l’équipe première évolue en Élite régionale. Sur le terrain cinq joueurs se disputent le ballon, dont un gardien. « C’est plus intense, plus technique, le jeu est très rapide », détaille Vincent Duaut, le responsable de la section. Normal, le terrain est plus petit donc les actions plus ramassées et davantage rythmées. 36

À la différence du football sur gazon, au futsal les changements sont libres et les matchs se jouent en deux fois 20 minutes, contre les 90 minutes en extérieur. Un avantage et pas des moindres : le jeu en salle. Un argument fort qui décide de nombreux footeux à souscrire la double licence, aussi bien pour l’extérieur que l’intérieur. Avec moins de licenciés dans la discipline, le futsal est souvent perçu comme une activité complémentaire du football. Mais, elle « donne la chance de pouvoir rencontrer des joueurs de haut-niveau », nuance l’entraîneur loudéacien, Vincent Duaut. Les entraînements ont lieu le lundi soir et les matchs en semaine, les mercredi, jeudi ou vendredi soir. « On a du public, parfois jusqu’à 250 - 300 spectateurs », note le président du club, Dominique Lucas. Une jolie perf’, surtout lorsque les rencontres ont lieu à 21 h. « Dans ce championnat on est un des clubs à avoir le plus gros public », complète-t-il.


En à peine cinq ans, Loudéac affiche déjà un sacré tableau des trophées. L’équipe fanion a joué quatre finales de coupe départementale et l’a remportée deux fois, en 2014 et 2016, tandis que la même année elle disputait la demi-finale de Coupe de Bretagne. Cette saison les footballeurs ont encore décroché leur ticket pour la finale de la coupe de Bretagne qu'ils ont finalement perdu à la fin du mois d'avril contre les Rennais, tenants du titre.

Victoire de prestige

En Élite régionale, les Loudéaciens qui pointent à la quatrième place ont remporté ce qu’ils appellent « une victoire de prestige ». Face à la Tour d’Auvergne de Rennes, en tête du classement, il ont conclu sur un score de 2 à 1. Un match très accroché qui a fait vibrer toute la salle de la Rocade. L’Euro de futsal, médiatisé en début d’année 2018 a fait des émules, les Loudéaciens aussi !

Du footb all d’inté rieu r AU FUTSA L Le football d’intérieur est né en Uruguay, en 1930 à Montevideo, juste après la première coupe du monde de foot. Faute de terrains suffisants dans la ville, les jeunes adeptes du ballon rond se mettent à jouer sur de petites surfaces comme les terrains de basket-ball ou des salles de bal. Cette pratique se structure et ambitionne de devenir un sport à part entière, avec ses propres règles. Lorsque la Fifa (Fédération internationale de football) souhaite récupérer cette activité dans son giron, dans les années 1980, elle estime que c’est un dérivé du football. La Fifusa (fédération internationale de futsal) refuse. En guise de sanction, la Fifa interdit l’emploi du mot « football ». Ainsi, le football de salon prend le nom de « futsal », un diminutif de « foot en salle ».

un club QUI SE STRUCTURE Avec un coach, 35 licenciés, le jeune club de futsal du FC Saint-Bugan a la chance de compter parmi les bénévoles, un chauffeur qui conduit le minibus à chaque déplacement de l’équipe première et un monsieur communication, Fabrice Le Priol. À raison d’un entraînement par semaine à la salle de la Rocade, les dirigeants du club ne veulent pas griller les étapes. « La salle est adaptée, ici c’est super », assure Vincent Duaut, entraîneur qui a pour objectif de créer un club du bassin de Loudéac. « Les gens viennent ici pour le niveau, mais aussi pour jouer avec les copains ». En Élite régionale, deux autres clubs costarmoricains sont présents, Merdrignac et Saint-Brieuc, mais c’est Loudéac qui figure dans la partie haute du classement. Pas question pour le moment de créer des sections jeunes, la priorité est donnée au football sur herbe. En revanche il y a déjà eu plusieurs sollicitations concernant les jeunes féminines. Une idée qui ne peut se concrétiser sans l’obtention de nouveaux créneaux et l’arrivée de nouveaux encadrants.

Infos pratiques Page Facebook FC Saint-Bugan futsal Site internet : fc-stbugan.footeo.com Tarifs : adhésion + licence futsal, 40 € ; double licence intérieur-extérieur avec Saint-Bugan, 90 €. Entraînements : lundi de 20 h à 22 h, à la salle de la Rocade à Loudéac. 37


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LE GRENIER À BIÈRES

À l’ a ff û t d es m eilleu re s m ou ss es Cinquante références en bouteilles, quatre pressions et toujours des nouveautés. Au Grenier à bières, à Pontivy, on aime étonner les papilles des amateurs de petite mousse. Ce bar, géré par Sylvie et Olivier, organise aussi régulièrement concerts, scènes ouvertes ou soirées jeux pour mieux décompresser. « Pas mal ! », apprécie Pascal, en reposant

son verre de Foxe Rock, sur le comptoir.

mousse-là « a la particularité d’être très houblonnée, comme toutes les bières de style

« J’aime bien son amertume, typique des

IPA, à la mode dans les pays anglo-saxons »,

irlandaises », précise celui qui se pré-

le renseigne Sylvie, gérante avec son mari

de bière belge. Blonde, ambrée, cette

L’endroit porte bien son nom. 80 % des

sente pourtant plutôt comme un amateur

Olivier, du Grenier à bières, à Pontivy.

boissons vendues dans ce bar pontivyen

sont des bières. La Foxe Rock, testée par Pascal, est en l’occurrence la nouveauté du moment, proposée à la pression. Derrière

leur comptoir, eux-mêmes grands ama-

teurs, Sylvie et Olivier aiment ainsi étonner

et réveiller régulièrement les papilles de

leurs clients. « On fait de gros efforts pour ne surtout pas proposer des bières que l’on peut trouver partout ailleurs », insiste Sylvie.

Conseils avisés

Indépendants de tout contrat brasseur, toujours à l’affût des dernières tendances, les

patrons du Grenier à bières font confiance à leur curiosité personnelle et s’appuient

sur un « super fournisseur », selon Sylvie, pour composer leur carte. Elle ne compte

pas moins de 50 références bouteilles et 40


C AF É s quatre pressions. Des bières bretonnes bien sûr, et même prioritaire-

D E PAYS

ment, mais aussi belges, irlandaises, hollandaises, allemandes ; des

bières de froment, aromatisées, macérées ; des blondes, des brunes, des rousses… « Il y en a pour tous les goûts », promet Sylvie. À condition aussi de savoir se laisser guider par les conseils des patrons. « Même s’il y a du monde, on prendra toujours le temps de discuter avec le client pour comprendre ce qu’il aime et l’orienter vers le produit qui lui correspondra le mieux. Il ne tient qu’à lui de nous faire confiance et d’oser. »

« On se sent comme chez nous » C’est cette qualité d’écoute et de conseils qui fait entre autres la réputation du bar pontivyen. Leur sympathie, elle, a permis à Sylvie et Oli-

vier de se faire entièrement adopter par la population locale. Orléanais,

Pa us e «choco ma llo w»

raconte pudiquement Sylvie. Un vrai coup de cœur l’a incité à reprendre

et dîne r su r ré se rv ation

respirait l’authenticité, il s’en dégageait une âme, une histoire », se sou-

Non, on ne boit pas que des bières au Grenier à bières. L’autre grande spécialité « maison », c’est le « chocomallow ». Une boisson à base de chocolat à la cannelle, versé bien chaud sur des chamallows et surmonté de chantilly. « C’est un client qui m’a proposé de faire ce mélange un jour. Il a tout de suite trouvé ses amateurs », explique Sylvie en servant Benoit, l’un de ceux-là.

le couple est arrivé en Bretagne il y a dix ans, « pour changer de vie », ce bar, alors fermé depuis sept mois. Murs en bois, sol en goudron, « il vient Sylvie. Pour mieux investir les lieux, les nouveaux propriétaires

ont déposé tout un tas d’objets personnels ici et là. Du cheval à bascule d’Olivier quand il était petit au moulage de la main de leur fils aujourd’hui âgé de 26 ans, en passant par des masques vénitiens, une

marionnette de Pinocchio… Une touche déco un brin surannée mais qui rajoute au charme et à l’esprit chaleureux du bar.

Quand elle n’est pas derrière le bar, Sylvie est par ailleurs aux fourneaux. Labellisé « Café de pays » depuis sept ans, le Grenier à bières propose en effet un service de restauration le soir (sur réservation de préférence). À la carte : des plats traditionnels, issus d’une cuisine familiale, à base de produits frais et locaux. Dont… la bière et le cidre, évidemment. Saucisse au chou, poulet au cidre et sauté de porc à la bière font partie des incontournables. Pour les groupes, privés ou professionnels, des plateaux apéro-dinatoire sont aussi possibles. Enfin, la maison met à disposition un service à raclette l’hiver et un barbecue l’été, à chacun d’apporter son fromage, sa charcuterie ou ses saucisses.

L’effet est réussi. « On se sent bien ici, comme chez nous », confie Pascal

qui compte parmi les fidèles clients du Grenier à bières. « Surtout, on y passe de bonnes soirées ! » Concerts, scènes ouvertes, soirées jeux ou

débats, théâtre d’impro… les animations sont régulières, le week-end comme en semaine, et sans restriction de genre. « On est ouvert à toutes

propositions culturelles », lance, à bon entendeur, Sylvie. Le 9 juin, le duo « Spirit of Seattle » proposera ses reprises issues du répertoire

proche des années 90. En attendant, un autre grand rendez-vous, celui qui célèbrera dignement les 10 ans du Grenier à bières. « Il devrait y avoir de l’ambiance ! », anticipent, avec enthousiasme, Sylvie et Olivier.

Informations pratiques

15, rue Leperdit à Pontivy 02 97 07 01 84 E-mail : grenier.a.bieres@orange.fr Site internet : www.le-grenier-a-biere.com Ouvert du mardi au samedi de 14 h à 1 h ; le dimanche et les jours fériés de 15 h à 21 h. Prochain concert : le 9 juin, à partir de 21 h, Spirit of Seattle avec des reprises de Nirvana, Soundgarden, Pearl Jam, Alice in Chains…

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HISTOIR

E

MARS 1793 La naissance de la chouannerie en Centre Bretagne 14 et 15 mars 1793. Après une première émeute à Pluméliau, près de 3 000 insurgés convergent vers Pontivy. L’assaut est finalement repoussé par les républicains mais les combats vont faire plus d’une centaine de morts. La chouannerie est née en Centre Bretagne. La fin de l’année 1792 marque un tournant dans la Révolution française, en particulier en Centre Bretagne. Après la tentative de fuite de Louis XVI, rattrapé à Varennes, la monarchie constitutionnelle est abolie et remplacée par la Première République le 21 septembre 1792. Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793. Ces évènements ne semblent pourtant pas avoir suscité de manifestation particulière en Bretagne. Il faut attendre le début du mois de mars pour voir apparaître les premières agitations contre-révolutionnaires. Celles-ci sont, en réalité, liées à plusieurs facteurs. 42

Sur le plan fiscal, la Révolution supprime les privilèges des nobles mais aussi des territoires, ce qui est fortement désavantageux pour la Bretagne qui, depuis le Traité d’Union avec la France de 1532, payait moins d’impôt que le reste du royaume de France. Sur le plan religieux, les autorités révolutionnaires avaient promulgué, en 1790, la Constitution Civile du Clergé, qui contraignait les prêtres à prêter serment de fidélité à l’État, les soustrayant ainsi à l’autorité papale. Cette Constitution Civile du Clergé a été assez mal accueillie en Bretagne et d’une manière générale,

le clergé breton refusa massivement de prêter serment (les prêtres sont alors dits « réfractaires »). L’évènement qui met cependant le feu aux poudres est en réalité un facteur d’ordre militaire. En effet, avec l’arrestation de Louis XVI, puis son exécution, les relations diplomatiques avec les autres monarchies européennes (qui avaient souvent des liens de parenté avec le Roi de France) deviennent de plus en plus complexes. En février 1793, quelques semaines après l’exécution du monarque déchu, la majeure partie de l’Europe est entrée en guerre


© Copyright 2009 Yves Daniel

contre la jeune République Française. La Convention Nationale, qui fait alors office d’autorité gouvernante, décide une « levée en masse » de 300 000 citoyens pour défendre la Patrie. En Bretagne, le district de Pontivy est l’un des plus concernés. Il doit en effet fournir 403 hommes. Outre une forte hostilité de la population à l’obligation militaire, le choix par tirage au sort et la possibilité offerte aux plus aisés de payer un remplaçant déplaisent fortement et l’on commence à voir apparaître quelques agitateurs. À partir de la mi-mars, les deux tiers du Morbihan se soulèvent, en même temps qu’une partie de la Vendée.

De Pluméliau à Pontivy

En Centre Bretagne, la première émeute, qui rassemble près de 3 000 insurgés, a lieu à Pluméliau. Les commissaires chargés du recrutement et leur escorte de gendarmes et de gardes nationaux sont tués. Symboliquement, les listes de recrutement sont brûlées aux yeux de tous. Le tocsin avertit alors les campagnes alentour des récents évènements pendant toute la nuit du 14 au 15 mars 1793. Des paroissiens venus de Bieuzy, Melrand, Guern, Malguénac, Cléguérec... s’assemblent devant Pontivy. Des négociations sont entamées avec les autorités du district pour prendre pacifiquement la ville et abandonner le recrutement. Mais cellesci échouent et l’assaut débute en début d’après-midi. Malgré une avancée des émeutiers dans les premiers temps du combat, ceux-ci sont cependant repoussés par les défenseurs de la ville puis définitivement dispersés en fin d’après-midi par des renforts républicains venus de Loudéac. Côté républicain, les combats de Pluméliau et de Pontivy semblent avoir fait moins d’une trentaine de morts et une vingtaine de blessés. Parmi les émeutiers, les pertes, difficilement quantifiables, peuvent cependant s’estimer à plus de cent. Les autorités du district firent également 53 prisonniers. Parmi ceux-ci 12 sont guillotinés à Pontivy les 29 et 30 mars 1793, en guise d’exemple. De nombreux émeutiers, tel que Jean Jan (né à Baud en 1772 et mort à Melrand en 1798), échappent aux procès et sont contraints de se cacher dans la campagne qui se transforme parfois en véritable maquis abritant jusqu’à plusieurs dizaines d’hommes : la chouannerie bretonne, qui tire son nom du chat-huant dont les chouans imitaient le cri en guise de signe de reconnaissance, est née.

JEAN JAN Un chou an ba ld ivien Né en 1772 à Baud, il fait partie des émeutiers qui se soulèvent contre la Constitution Civile du Clergé à Vannes en février 1791. L’émeute de Pontivy le 15 mars 1793 est son premier vrai fait d’arme. Traqué, il se cache dans les environs de Baud et participe à l’organisation de l’Armée Catholique et Royale de Bretagne, dont il devient colonel puis commandant de la 8e Division Morbihannaise après s’être distingué aux côtés de Georges Cadoudal lors de l’échec du débarquement de Quiberon. Arrêté et emprisonné à Saint-Malo en 1796, il s’échappe en 1797 et trouve la mort le 24 juin 1798 dans un combat qui l’oppose à une colonne républicaine à Melrand.

POUR ALLER PLUS LOIN • Jean GUILLOT, Révolution et chouannerie en Morbihan, Gourin, Éditions des Montagnes Noires, 2014. • Jean TULARD, Jean-François FAYARD et Alfred FIERRO, Histoire et dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Robert Laffont, 1998. • Chouannerie(s) en Morbihan, Vannes, Archives départementales du Morbihan, 2015.

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LE COUCOU GRIS, UN BE L EN FO IR É. ..

« Coucou ». Comme elles sont douces les deux onomatopées avec lesquelles on prend plaisir à saluer un ou une ami(e). « Coucou ». Comme il est trompeur le joli nom du bel oiseau gris. Notre invité printanier est en effet tout, sauf sympa. Un bel enfoiré !

C

oucou-coucou... Jusque dans son chant, c’est un escroc, le coucou que les spécialistes qui se la racontent un peu nomment « cuculus canorus ». Familier dès début avril dans les campagnes ou les jardins des villes, son cri est mélodieux, sonore et clair. Comme une invitation à une belle rencontre qui ne le sera pas... belle. Car, à l’image de son auteur, son cri est une véritable escroquerie. Le chant est beau, l’oiseau pas vraiment. Bien au contraire... Et là, on ne dit rien de son plumage, on qualifie juste sa façon d’être. Parce que question apparence, il n’est pas vilain. De la taille d’une tourterelle à l’allure de petit rapace, notre coucou gris mâle fait sobrement dans le blanc et le gris en s’accordant quelques rayures noires et des tons plus foncés pour sa longue queue, par ailleurs tachetée de blanc. On notera aussi que, pour une fois, c’est la femelle qui fait dans la fantaisie en agrémentant sa garde robe de brun ou de fauve. Mais rien de tape à l’œil non plus. Mâle et femelle restent discrets. Rien à voir avec les « sapeurs » de la gent volatile, dont certains, tel le martin pêcheur, osent jusqu’au fluo. Connaissant un peu le coucou, on ne voit dans cette relative sobriété, qu’une ruse de plus pour abuser ses congénères. Si des enfants sont à vos côtés, s’ils peuvent poursuivre la lecture derrière votre épaule, écartez-les. Gentiment, mais écartez-les... Les lignes qui suivent sont à déconseiller aux âmes sensibles. La scène commence pourtant galamment. Au printemps, le mâle attire la femelle avec son chant si engageant.

Après avoir enlevé un des œufs déjà là, madame pond dans le nid d’une autre quand elle s’absente. Et attention, elle ne fait pas semblant : pendant la saison elle pond de 8 à 25 œufs, toujours dans le nid d’une autre, à raison d’un œuf par jour. Une vraie calamité ! Et la nature que l’on dit bien faite se fait ici perverse. Pour tromper l’occupante légitime du nid patiemment confectionné, l’œuf de l’insolente dame coucou prend l’apparence et la taille de ceux déjà déposés dans le nid. Une dizaine de jours plus tard le jeune intrus sort de l’œuf et commence, dès sa coquille brisée, son abominable besogne. Afin d’être nourri au mieux par ses parents adoptifs, il éjecte les autres œufs et les poussins hors du nid. À peine né et déjà assassin. Désormais seul à la cantoche, il bénéficie d’un régime hyper vitaminé et grandit plus vite et plus fort que ses hôtes qu’il abandonne fourbus. Nourrir leur fausse progéniture représente en effet un énorme effort. Voilà « la cruelle et douloureuse histoire », non des frères Dalton, comme la chantait le bon Joe Dassin... mais celle du coucou gris que l’on ne salue pas. Même si, pour se faire bien voir du jardinier, il boulotte allègrement les chenilles, notamment l’abominable et urticante processionnaire.

Il parade ensuite devant sa belle en étalant sa longue queue et en se balançant. Et avant de conclure, clou du numéro de charme, lui présente un brin d’herbe ou une petite branche. Peu importe alors qu’elle ait revêtu sa robe brune ou fauve... Vaincue par le charmeur au joli chant, elle succombe.

Assassin né !

Elle succombe et s’en va. Et lui fait de même. Mâle et femelle ne cohabitent en effet que durant la brève période de reproduction. Que chacun imagine suivie ou précédée de celle de nidification. Et bah non ! Pourquoi se gêner, hein ? Le coucou, mâle ou femelle, ne construit pas son nid.

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Crédit photo : Istock

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HOROSC

OPE

Mai-Juin 2 O 18 l Poisson

(19/02-20/03)

Mai. Un mois où vous aurez envie de réformer, de transformer votre vie privée et d'améliorer votre cadre ou vos conditions de vie. Vous en aurez certainement l'opportunité pour peu que vous ne preniez pas trop vos rêves pour la réalité, mais teniez bien compte d'une réalité d'ailleurs plutôt bienveillante pour réaliser vos rêves. Juin. Un mois qui pourrait bien répondre à vos attentes et contenter votre besoin de vivre des amours intenses mais complices. N'usez pas trop de votre pouvoir de séduction pour contrôler l'autre mais plutôt pour le faire décoller.

a Bélier

(21/03-20/04)

Mai. Un mois qui ne vous laissera guère de répit et vous obligera à être réactif et à prendre la vie à brasle-corps. Vous n'aimez rien tant que vous investir dans l'action et repousser les frontières du possible. Vénus booste vos amours, votre enthousiasme et votre soif de dévorer la vie à belles dents. Juin. Un mois où vous serez bien inspiré de consulter les vôtres avant de faire bouger les lignes à la maison. Vos propositions seront vraisemblablement bien reçues si vous prenez la peine (et le temps) de les exposer plutôt que d'agir sans prévenir.

b Taureau

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(21/04-20/05)

d Cancer

(22/06-22/07)

Mai. Vous ne raterez pas une occasion de faire du charme à tout le monde. Veillez cependant à ce que ceux qui vous aiment ne se sentent pas délaissés. Si vous avez le désir de paraître, songez qu'on ne vous laissera pas forcément faire sans broncher. Alors pour concilier amour vrai et soif de succès en société, ne négligez pas les petites attentions. Juin. Vous avez en tête le désir d'améliorer votre vie affective et ne craignez pas de vous lancer dans des projets inspirants qui n'ont aucun mal à recueillir les suffrages de l'autre. Évitez toutefois d'imposer vos directives à l'élu qui n'apprécierait pas que vous lui imposiez un programme qui ne serait pas validé par l'autre.

e Lion (23/07-22/08) Mai. Un mois riche en opportunités d'aimer et de l'être. Comptez sur Vénus pour vous donner des ailes, vous inspirer et favoriser les belles envolées, les ouvertures et les aventures enthousiasmantes en amour. Le succès est garanti ! Juin. Un mois où la représentation supplantera peutêtre momentanément votre soif de vous dépasser pour atteindre un niveau de communication supérieur avec l'autre. À moins que vous ne profitiez de la présence de Vénus au zénith de votre thème pour révéler vos intentions et vos projets au grand jour ?

f Vierge

(23/08-22/09)

h Scorpion (23/10-21/11) Mai. Vous œuvrez pour accéder à un quotidien qui réponde vraiment à vos désirs et vos besoins. Vous devriez trouver la bonne formule pour équilibrer entre plaisirs et devoirs. Pour éviter les malentendus, plaidez effectivement pour votre cause sans oublier de tenir compte des aspirations de l'autre. Juin. Pas question de faire cavalier seul. Une Vénus attentive et à l‘écoute des besoins de l'autre devrait vous permettre de marquer des points et les cœurs. Ne laissez alors passer aucune occasion de déclarer vos sentiments si vous souhaitez clore le mois en beauté et surtout excellemment accompagné.

i Sagittaire (22/11-20/12) Mai. Il y a de la nouveauté dans l'air de vos amours, vous construisez une nouvelle relation ou vous repartez à la conquête de votre partenaire pour remédier à l'usure de l'habitude, ne pas vous laisser engloutir par la routine. Dans tous les cas, vous faites de belles découvertes au creux de votre histoire d'amour. Juin. Un mois où vous aurez envie d'installer une harmonie durable à la maison. Après quelque temps d'euphorie, de passion et d'amours intenses, vous abordez le versant plus quotidien de l'amour que vous aurez soif d'installer ou de développer le plus harmonieusement possible.

j Capricorne (21/12-19/01)

Mai. Des changements subtils prennent place en vous et pourraient bientôt vous mener à envisager votre vie sentimentale autrement. Ne craignez pas de passer en revue vos expériences passées et actuelles pour déterminer si elles vous contentent en l'état ou si elles doivent réellement évoluer pour répondre à vos attentes. Juin. Sous la tutelle de Vénus jusqu'au début juillet, vous n'aurez aucun mal à attirer et retenir l'attention de qui vous voudrez et vous plaît. Si vous avez en tête un rêve, une aspiration, profitez de cet état de grâce pour le toucher du doigt et du cœur.

Mai. Un mois certainement chargé en émotions qui pourraient bien contribuer à provoquer les changements nécessaires à l'harmonisation et à l'apaisement à la maison. Misez alors sur votre capacité à évoluer vous-même pour faire bouger les autres. Juin. Un mois qui favorise les sorties de crise et les engagements. Si vous avez eu l'impression d'être un peu secoué aux entournures en amour, d'avoir été plus ou moins le jouet de vos passions, vous ressentirez le besoin de calmer le jeu.

Mai. Vous avez très envie de jouir de plus d'indépendance et vous avez le sentiment que désormais, vous êtes en mesure d'y accéder. Cela suppose cependant quelques ajustements en famille que vous prendrez soin d'opérer en douceur pour n'effaroucher personne et garder la confiance de tout le monde. Juin. Un mois qui favorise les belles envolées, les grands sentiments et pourrait bien vous donner des ailes et l'envie d'embarquer illico pour Cythère. Si vous parvenez toutefois à vous dégager d'exigences professionnelles un brin obsédantes ? À vous de voir et de savoir doser et évaluer vos priorités.

c Gémeaux (21/05-21/06)

g Balance (23/09-22/10)

k Verseau

Mai. Un mois à croquer ? Si certains rencontrent quelques petits pépins susceptibles de brider provisoirement leurs appétits, vous devriez dans l'ensemble apprécier ce joli mois de mai que vous déclinerez alors en beauté et bien accompagné. Juin. Un mois dédié à la maturation des projets élaborés depuis février. Un temps pour cogiter mais également cocooner et vivre vos amours dans le secret de l'alcôve avant de redonner de l'élan et des couleurs à votre vie affective à partir du début du mois de juillet.

Mai. Un mois pour réfléchir et agir sans oublier de composer (au moins un peu) avec l'autre et avec l'entourage. Vous avez bien l'intention de confirmer les ouvertures que vous avez initiées depuis la fin de l'été dernier et de tracer votre route à votre idée. Oui, mais pas sans demander son avis aux autres. Juin. Un mois à décliner sous la couette plutôt que sur le pied de guerre. En effet, jusqu'au début juillet une Vénus en transe titille vos sens et vous donne envie de les satisfaire sans tarder. Pourquoi vous priver ?

Mai. Un mois vraiment printanier voire estival. Entre mots doux et élans passionnés, vous aurez la possibilité de faire ce qui vous plaît et avec qui vous plaît. Des portes s'ouvrent, les sentiments sont sincères et votre moral au beau fixe vous rend très séduisant. Juin. Ce mois pourrait bien vous offrir de nombreuses opportunités de prendre du bon temps que ce soit en amour ou en famille. Veillez alors à ne pas abuser de vos forces et de vos pouvoirs si vous souhaitez échapper à quelques petites tracasseries qui vous attendent au tournant...

(20/01-18/02)


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