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Hugues Aufranc

p o r t f o l i o


Formation Hugues Aufranc

huguesaufranc@gmail.com

Stages

ExpĂŠrience professionnelle

Pratique informatique


2009-2012

Ingénieur paysagiste Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois. Sujet de travail personnel de fin d’études : marketing territorial et redéploiement urbain d’une ville (Graulhet, Tarn) sinistrée par l’effondrement de sa mono industrie, dans une démarche de développement durable. Diplôme obtenu avec une mention Bien.

2008-2009

Certificat de Spécialisation de Collaborateur du Concepteur Paysagiste (CSCCP) CFPPA de Toulouse-Auzeville.

1990-1992

BTS horticole option pépinière/entreprise de jardins Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers.

1983-1984

1ère année à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse Université de Toulouse

1983

Baccalauréat série B (section économique) Abidjan, Côte d’Ivoire

2011

Communauté de Communes Tarn-Agoût (81), cursus de l’ensnp (3 mois) Pertinence de l’entrée ‘paysage’ dans l’élaboration d’un documents d’urbanisme : cas du SCOT du Vaurais avec définition et qualification paysagère du périmètre SCOT, détermination des enjeux, réalisation d’un document opérationnel et pédagogiqueww, élaboration d’un Trame Verte et Bleue.

2010

Atelier de paysage de Prêle Fourmont (46), cursus de l’ensnp (3 mois) Assistant de la paysagiste sur les dossiers traités dans l’étude à différentes phases (esquisse, APS, projet, appel d’offre, chantier); Production de pièces graphiques et écrites (DCE), suivi de chantier.

1999-2008

Pépiniériste-technicien horticole dans deux entreprises de taille régionale Jardinerie Toulousaine à Saint-Jory (31) Pépinières Rodolausse à Albias (82) Approvisionnement de la pépinière, relation fournisseurs; Responsabilité du secteur ‘projets de jardins’, devis, relation clientèle et suivi des chantiers; Vente, conseils techniques et paysagers.

1997-1999

Dessinateur en agence de paysage Bureau d’études Portier à Ancenis (44) CAUE du Maine et Loire à Angers (49) Bureau d’études Garos à Nantes (44) Collaboration avec le paysagiste dans la conception de projets d’aménagement; élaboration de documents de maîtrise d’œuvre; études paysagères, missions de conseil.

1994-1997

Technicien de production, jardinier et créateur de jardins dans une pépinière botanique Jardin d’Athéna à Nantes (44) Multiplication en pépinière de plantes rares et de rosiers anciens, création d’un jardin d’exposition; Participation à des manifestations événementielles (Saint-Jean de Beauregard, château du Pin, Floralies de Nantes…); Conception et réalisation de jardins privés en milieu urbain.

1985-1990

Autres activités professionnelles Exploitant agricole. Emplois dans le secteur de la restauration. Logiciels pratiqués : Autocad, Vector Works, Photoshop, In Design, Illustrator, Sketchup.


La timidité des arbres : couronnes disjointes d’épicéas en Sidobre


Sommaire 1-Grand paysage, page 8-29 Définissants d’un territoire de marche : Sud-Est du Tarn, pays de passage Paysage et planification : cas du Vaurais Bases d’une Trame Verte et Bleue pour le SCOT du Vaurais Les marges d’un paysage classé : le Blésois, du sillon ligérien à ses espaces périphériques

2-Espaces publics, aménagements urbains, pages 32-49 Recomposition urbaine et développement durable - Graulhet Interface ville-campagne : quartier du Bord de Beauce - Blois Place du Progrès - Roubaix

3-Equipements, pages 52-55 Réhabilitation des extérieurs de l’Hôpital de Vendôme

4-Jardins, pages 58-65 Jardin particulier à Cahors Le Jardin botanique de Remparts - projet associatif

5-Dessins, croquis..., pages 68-77


Les Pyrénées Orientales, entre Collioure et Montlouis


1-Grand paysage


grand paysage

limite du département du Tarn

montagne de la Grésigne plateau du Ségala

Albi

Graulhet

Castres

montagne Noire seuil de Naurouze 190 m ligne de partage des eaux

0

8

10km

N


grand paysage

Définissants d’un territoire de marche : Sud-Est du Tarn, pays de passage

les ancrages, les limites, les flux.

Le contexte : la première phase du travail de fin d’études de l’école du paysage de Blois consiste à acquérir une compréhension fine du territoire dans lequel s’incrit le site étudié (ici la ville mégissière de Graulhet, dans le Tarn), pour en obtenir une représentation optimale qui nourrira la démarche de projet. La carte ci-contre montre l’accroche de l’Albigeois aux massifs montagneux contre lesquels il s’adosse, l’orientation de l’empreinte des rivières dans un flux général vers l’Ouest, ainsi que la grande proximité de la zone avec l’espace méditerranéen dont le sépare la Montagne Noire : il s’agit d’une frontière, une frontière physique, une frontière symbolique aussi, mais comme toute frontière elle a ses points de passage qui génèrent des appels, des concentrations, des redistributions de flux de toutes sortes, atmosphériques, culturels, botaniques, économiques... Cette notion de limite est va fonder un certain nombre des caractères de ce territoire. masse d’air d’altitude Montagne Noire compression de la masse d’air marine de basse couche

Corbières

seuil de Naurouze

détente avec accélération et réchauffement

monts de Lacaune

masse d’air d’altitude compression de la masse d’air marine de basse couche détente avec accélération et réchauffement

monts de Lespinouse col de la Fenille (430 m)

cuvette de Castres

1000 à 1300 m

Montagne Noire

plaine audoise Testarruts escalpaïres, Voujus que avezt donnat à mon païs Sa cara Louisa Paulin Sculpteurs têtus, Vous qui avez donné à mon pays Son visage

plaine audoise

fond de carte : Géoportail 9


grand paysage

le système géologique régional

Graulhet toulouse

faille entre Montagne Noire et Cévennes

Légende

fond de carte : Géoportail/sources des données : BRGM

roches métamorphiques calcaires durs jurassiques molasses alluvions du Quaternaire

La simplification à l’extrême du système géologique auquel appartient l’Albigeois permet de visualiser de façon quasi dynamique la formation du paysage géomorphologique actuel : les vieilles roches hercyniennes et les étendues calcaires du Secondaire soulevées par la poussée de l’Afrique contre la plaque européenne -c’est l’orogénèse alpine, et on voit bien les deux axes de cette poussée : Sud/Nord pour les Pyrénées et la Montagne Noire et Sud-Est Nord-Ouest pour l’ensemble cévenol, avec de ce côté-ci des enroulements et des torsions qui témoignent du gigantisme des forces en puissance.

traduction paysagère sur le cours du Dadou alluvions récentes

terrasses alluviales anciennes

Graulhet : 160 m

Giroussens

confluence Agoût-Dadou 120 m

0

10

molasses

calcaires lacustres

Laboutarié : 180 m

Ambres

2 km

L’escarpement de Giroussens à la confluence du Dadou et de l’Agoût

La terrasse alluvionnaire du Dadou à Graulhet

Côteau calcaire et garrigue entre Laboutarié et Graulhet


argiles à graviers

Tarn : les roches-mères les rivières

grand paysage

L’importante érosion qui a accompagné et suivi cette orogenèse a abouti à la formation d’une épaisse couche de roche sédimentaire appelée molasse qui forma une vaste pénéplaine allant du Massif Central aux Pyrénées, parsemée de lacs, sous le climat tropical de l’Eocène. Le refroidissement du Quaternaire, en immobilisant de grandes quantités d’eau sous forme de glace, a abaissé le niveau des mers, intensifiant le creusement du lit des cours d’eau. La molasse fut ravinée par de multiples ruisseaux, modelant les collines caractéristiques de l’Albigeois, du Gers et du Lauraguais, tandis que le lit majeur des rivières plus importantes s’enfonçait en terrasses successives, faites d’alluvions et de graviers. La lecture de cette entreprise d’arasement est très aisée sur la carte ci-contre, où l’Albigeois se présente comme une anse lentement comblée dans la courbe d’une côte de roches dures, les vallées des cours d’eau valant chenaux, entraînant aussi bas que possible les fragments, les poudres, les éclats arrachés aux montagnes.

Albi

Graulhet

limites du département du Tarn

Castres calcaires du Jurassique molasse alluvions quaternaires granites micaschistes et gneiss schistes du Primaire grès du Primaire

fond de carte : Géoportail/cartes établie à partir des données du : BRGM

schistes gréseux

Saint Antonin de Lacalm : 400 m

Saint Salvi de Cavardès : 800 m

Réalmont : 200 m

source du Dadou au Plô de Levers, 930 m

schéma établi établi à partir des données du BRGM (géologie) et de relevés de terrain

Formation à Phillyrea latifolia sur soulane schisteuse en amont de Réalmont

Cascades d’Arifat sur un affluent du Dadou

Le Plô de Levers, sur une ligne de crête avant les Grands Causses

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grand paysage

Tarn : les séries végétales limites du département du Tarn

Graulhet

Légende

Hêtre

Chêne pédonculé + hêtre Chêne pédonculé

Chêne sessile + hêtre Chêne sessile

Chêne pubescent

Chêne pubescent + chataîgner Chêne vert Chêne vert + chataîgner

Boisements mésophiles et ripisylves

Couloir de déplacement des essences méditerranéennes

Cette carte est qu’elle démontre l’intérêt du Sud du Tarn en tant que couloir écologique permettant le brassage des influences atlantique et méditerranéenne ; on constate que la diversité de milieux, d’espèces, d’associations, augmente brusquement sur le bassin versant de l’Agoût, par ailleurs entouré de grands ensembles homogènes. C’est la barrière de la Montagne Noire qui crée cette intensité, et l’on retrouve cette idée de frontière facteur de séparation mais aussi de concentration, de condensation, de turbulence et au final d’enrichissement ; Cette diversité se retrouve sur la carte des séries végétales présentes autour de Graulhet. On y retrouve, sur un carré de 9 km de côté, pas moins de cinq grandes séries végétales, ce qui est déjà tout à fait remarquable en soi, mais présente un intérêt supplémentaire : la biodiversité présente est un gage de réactivité des communautés végétales devant l’évolution du climat. Si certaines espèces sont fragilisées, il existe une réserve d’espèces pouvant prendre le relais et occuper le terrain perdu quasiment sans temps de battement.

carte établie à partir des Cartes de Végétation (feuilles de Montauban, Carcassonne et Rodez)

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Pins à crochets, vestiges de l’ère glaciaire

Chênes sessiles et polypodes sur roche gréseuse

Formation de buis géants en moyenne montagne

Sous-bois d’une chênaie verte

Chêne-liège sur terrasse alluvionnaire

Aphyllantes monspelliensis sur talus calcaire

Chênes pubescents,Dorycnum et lavandes sur badland

Osmondes royales

Aulnaie-frênaie-salicaie en ripisylve


0

500 m

grand paysage

les séries végétales présentes autour de graulhet

N carte établie à partir des Cartes de Végétation, de l’IGN au 25 000 et de relevés de terrain

Légende

série sud-continentale xérophile (chêne pubescent, viorne lantane) série atlantique sur sol acide (chêne sessile, bruyères à balais, callunes) à connotation méditérranéenne (ciste à feuilles de sauge) série latéméditerranéenne xérophile et calcicole (chênes vert et pubescent, alaterne, filaire) ripisylve du Dadou (aulnaie/saulaie) boisements mésophiles (chênes sessiles et pédonculés,frênes, charmes, tilleuls)

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grand paysage

Paysage et planification : cas du Vaurais Le contexte :

les communautés de communes Tarn-Agoût et Sescal, dans le Tarn, sont en train de se doter d’un SCoT pour constituer un projet de territoire cohérent à moyen et long terme tout en répondant aux attentes de l’Etat portées par la législation en matière d’urbanisme. Le service territorial pilotant le SCoT c’est intéressé à l’apport de l’entrée paysage dans la définition des grands enjeux du territoire et la prescription en matière de développement. Ce fut l’objet d’un stage aboutissant à la rédaction d’un document didactique, réalisé en 2011 en 4ème année à l’ENSNP. Quelle définition donner à la notion de paysage pour qu’elle soit immédiatement accessible à tous les acteurs du territoire ? 1/ c’est un territoire visuel, soumis à notre perception et à notre interprétation 2/ c’est le produit d’un système socio-économique sur un support environnemental A quoi ça sert de s’occuper de paysage ? 1/ ça sert à maintenir ou à retrouver les qualités qui font son attractivité 2/ ça sert à encadrer les activités humaines pour éviter qu’elles n’exercent une pression trop forte sur leur support Soigner son paysage c’est donc se donner les moyens de soutenir le dynamisme de son territoire et de l’inscrire dans la durée en croisant les différents facteurs qui le composent : économique, social, culturel et environnemental.

le territoire au travers de la re-présentation de l’approche sensible Saint-Sulpice-la-Pointe les coteaux du Tarn Buzet sur Tarn le Tarn

la forêt de Buzet

les collines du Lauragais

la vallée du Girou

Ambres

Lavaur

l’escarpement de Giroussens

l’Agoût l’escarpement de Port-d’en-Taÿs

L’approche sensible est un processus qui pose le ressenti direct en préliminaire : le paysage c’est bien sûr un ensemble de réalités tangibles et quantifiables, mais c’est avant tout l’endroit où l’on vit, celui que l’on a sous les yeux, celui qui imprime en nous des émotions. Ce travail sensible, en particulier s’il est effectué sur des territoires que peintres ou auteurs n’ont pas fait exister en tant qu’objet culturel, présente l’intérêt de susciter de nombreuses réactions d’appropriation. Cela donne lieu à une reconnaissance (ou pas!) de l’espace pratiqué au quotidien, et souvent à celle des liens entre le vécu et le lieu. 14


grand paysage

les vues, les éléments identitaires. Tarn

1

2

3 Dadou

4

5 Girou

7

Agoût

6

Périmètre du SCoT du Vaurais Légende : 1/ Les coteaux du Tarn 2/ Notre-Dame de Saint-Sulpice 3/ Escarpement de Giroussens 4/ Colline d’Ambres 5/ Cathédrale Saint-Alain de Lavaur 6/ Chapelle de Notre-Dame-du-Pech 7/ Route départementale 112

Le territoire du Scot du Vaurais s’identifie autour de quelques éléments à la fois particuliers (on ne peut les voir qu’ici), et repères ( ils sont très visibles de nombreux endroits sur le territoire). Certains constituent une borne, une limite qui arrête le regard, comme les coteaux du Tarn et de Giroussens, tandis que les autres sont des points d’appel visuels. D’autre part, différentes stations permettent d’embrasser une partie très large du territoire, parfois dans toute son épaisseur comme la vue sur le coteau de Saint-Sulpice depuis Massac-Seran, ou celle sur l’escarpement de Giroussens depuis Garrigues. La combinaison des deux permet de définir un espace de cohésion paysagère du territoire, très marqué sur une grande partie de sa surface, avec une dilution plus importante en quelques points, vers la forêt de Buzet et la vallée du Girou.

En à-pic au dessus de l’Agoût, Giroussens et sa falaise sont une borne claire dans le paysage

édifiée pour marquer dans les esprits la défaite de catharisme, Saint-Alain impose sa silhouette à des kilomètres à la ronde

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grand paysage

Carte des composantes du paysage Elle révèle l’occupation du territoire, et la façon dont se structure le paysage. L’élément majeur qui ressort de l’analyse de cette carte est l’échelle d’organisation très fine du paysage sur le fond que représentent les surfaces cultivées en céréales ; seules dérogent à cette règle les masses homogènes des forêts de Buzet et de Grand-Bois. Ce ciselage est ce qui fait la richesse et la qualité de ce paysage, mais aussi sa fragilité. Une composition aussi complexe, et toute en covisibilités, peut être assez rapidement rompue ou banalisée, et pas uniquement par des phénomènes d’urbanisation, même s’il s’agit de la menace la plus immédiate.

buzet-sur-tarn

saint-sulpice-la-pointe ZA de Gabor saint-lieux-lès-lavaur ZA des Cauquillous

saint-jean -de-rives

future ZIR des Portes du Tarn azas

ambres

lugan

labastide-saint-georges

garrigues saint-agnan

Zones bâties avant 1930

lavaur

1930 - 1975

massac-seran

après 1975 Epoques mélangées et bâti diffus

marzens

belcastel

Zones d'Activités

lacougotte-cadoul

Agriculture

teulat

Cultures dominantes Prairies permanentes Légende

Vergers

bâties Zones bâties

Vignes

avant avant 19301930

Tramevégétale végétale Trame

entre 1930 et 1975 1930 - 1975

chênaie mésophile Chênaie mésophile

après après 19751975

haies Haies

époques mélangées et bâti diffus Epoques mélangées et bâti diffus

forêtsèche sèche subméditerranéenne Forêt subméditerranéenne

zoned'Activités d’activité Zones

parcà essences à essences Parc nobles nobles

Agriculture

16

montcabrier

plantation de résineux Plantation de résineux

grandes cultures Cultures dominantes

peupleraie Peupleraie

prairies permanentes Prairies permanentes

ripisylve Ripisylve

vergers Vergers

cordonsecondaire rivulaire Ripisylve

vignes Vignes

alignement Alignements routesroutier

Trame végétale Chênaie mésophile

bannières

veilhes

viviers-lès-lavaur

villeneuve-lès-lavaur


grand paysage

Plan de paysage : le stade opérationnel

Le plan de paysage est l’aboutissement du travail à grande échelle, il définit les grandes orientations à respecter est pour que les projets futurs puissent s’inscrire dans la cohérence de territoire qui a été définie. Les formulations sont suffisamment souples pour permettre une adaptation au cas par cas, dans le détail. Cet outil permet de passer de l’échelle du grand paysage à celle du projet localisé, les objectifs déterminés au stade enjeu se traduisant par des actions spacialisées. Le plan ci-contre s’attache à répondre aux problématiques de l’espace rural et agro-naturel du périmètre Scot.

Agir sur l’espace agronaturel 1/Maintenir la lisibilité des lignes de crête non boisées qui constitue un élément majeur de lecture du paysage lauragais : stopper toute nouvelle urbanisation lorsqu’elle n’est pas contiguë à un hameau existant 2/Créer un réseau de fossés enherbés larges, parallèles aux courbes de niveau, en limite du parcellaire agricole selon une trame en accord avec l’exploitation de celles-ci, avec le triple objectif de favoriser la biodiversité, la production de services écosystémiques (faune auxilliaire, dépollution par piégage des intrants agricoles en excès,puits de carbone), de limiter l’érosion des sols sans refermer les paysages. Pour les plantation de haie, privilégier les haies basses (prunelliers) et limiter les haies arborées aux abords des constructions. Encourager, contractualiser avec les agriculteurs pour établir des bandes de cultures céréalières non traitées en bordure des champs (ou sur des terres gelées) dans l’objectif d’étendre la trame verte au milieu cultivé (plantes messicoles, insectes, oiseaux). 3/Protéger, renforcer les boisements linéaires de fond de vallon, à base de saules blancs et de peupliers, avec le triple objectif de favoriser la biodiversité, la producion de services écosystémiques (faune auxilliaire, dépollution, puits de carbone) et de conforter une configuration paysagère identitaire. 4/Protéger, restaurer ou recréer des fossés plantés de typhas et/ou bordés de haies de saules en limite du parcellaire agricole selon une trame en accord avec l’exploitation de celles-ci, avec le triple objectif de favoriser la biodiversité, la production de services écosystémiques (faune auxilliaire, dépollution par piégage des intrants agricoles en excès, puits de carbone) et de contrer la banalisation des paysages par le renforcement du caractère humide. 5/Espace agricole à préserver de toute urbanisation nouvelle pour maintenir le différentiel urbain/rural et contrer la banalisation du paysage

Agir sur l’espace rural et villageois 6/Construire un projet de coeur de village 7/Travailler l’interface entre les extensions urbaines et l’espace rural ( cordons de haies vives, boqueteaux, arbres isolés, jardins...) pour favoriser une inscription harmonieuse du dynamisme rural dans le paysage 8/Stopper le mitage du paysage en urbanisant de façon compacte 17


grand paysage

exemple d’application de l’action 4 à la conservation des ressources et des paysages agraires : Cas théorique d’une parcelle de culture en plaine alluviale de l’Agoût confluence

ripisylve espace agricole (grandes cultures)

ruisseau

espace agricole (grandes cultures)

étangs sur anciennes gravières

Le principe est d’aménager la parcelle de culture en l’intégrant à l’échelle du micro bassin versant, de façon à la mettre en réseau avec le système hydrogaphique local et la couverture végétale existante ; ainsi, la surface de culture ne constitue plus une entité écologiquement isolée qui déverse des excédents dans le milieu mais participe à un fonctionnement global. Elle s’auto-épure partiellement, profite des services écosystémiques fournis par la microfaune tout en participant à l’amélioration des conditions de maintien de la biodiversité. Ce faisant, elle participe à l’obligation environnementale imposée aux territoires par le Grenelle 2 sous la forme de la Trame Verte et Bleue, répond à la réglementation ‘couvert environnemental’ de la PAC de 5% des Surfaces en Céréales Oléagineux et Protéagineux, tout en restant rentable économiquement (taille supérieure à 4 ha) et confortable pour le passage des machines.

rivière Agoût

petits boisements afférents au ruisseau Légende

collecte et écoulement de l’eau ruissellement, infiltration

la parcelle au niveau de son espace de cohérence écologique Six espèces de hérons sont observées dans les zones humides de la plaine de l’Agoût

Héron bihoreau

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Héron garde-boeufs

Héron cendré

Aigrette garzette

Héron pourpré

Grande aigrette

Etat initial de la parcelle


grand paysage

0

m

m m

30 0m

0

40

60

20

40

m

chemin rural

20

0

noue 1

m

noue 2

0

100 m

unité cultivée de 18 ha étang prairie permanente

chemin privé haie ou cordon rivulaire fossé existant route communale à fossés latéraux

200 m

m

Parcelle aménagée par deux noues reliées au fossé existant

1. La parcelle est redistribuée en trois unités de 6 ha communicantes par un sas de 40 m

2. La création de deux noues de 5 m de large représente

2400 m2 3. Obligation PAC 2012 : 5% de la SCOP en couvert environnemental, soit ici 9000 m2 4. Les 2400 m2 sont inclus dans le couvert environnemental 200 m

5m

200 m

5m

puits de carbone supplémentaire

piégeage des nitrates agricoles par les typhas*

0

100 m

0 Le fonctionnement de la parcelle dans son environnement immédiat

Légende

20

microfaune auxilliaire restitution d’une eau épurée au réseau hydro

*la plaine de l’Agoût est concernée par la réduction des pollutions agricoles diffuses au titre du SDAGE Adour-Garonne 2010/2015 (zone vulnérable de la Directive nitrates

noue 1

noue 2

Parcelle aménagée et mise en réseau avec son environnement

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grand paysage

Bases d’une trame verte et bleue pour le SCoT du Vaurais Le contexte :

dans l’attente des orientations du Schéma Régional de Cohérence Ecologique, en cours en Midi-Pyrénées, le SCoT du Vaurais anticipe cette obligation en élaborant son projet de TVB avec la méthodologie préconisée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Cette trame pourra être affinée, notamment en cas de détection sur le territoire d’espèces déterminantes-TVB, répertoriées par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Le territoire SCOT n’est pas très concerné par les zonages de biodiversité officiels, mais il est un lieu potentiel de passage pour les espèces, entre Causses et Méditerranée, entre monts du Languedoc et vallée moyenne de la Garonne.

repérer les éléments de biodiversité en vaurais Forêt des Graves et de Grand-Bois ZNIEFF de type 1 Forêt de Buzet ZNIEFF de type 1 Zones humides de la gravière de Castagé (081 ONCFS 0002) et de Saint-Eugène (081 ONCFS 0004) identifiées au SAGE Agoût-Aval Vallée du Tarn, de l’Aveyron, du Viaur, de l’Agoût, et du Gijou ZSC Natura 2000

Le niveau 1 de prise en compte de la biodiversité est celui des réservoirs ou des couloirs importants. Il s’agit de l’assise, à partir de laquelle les espèces peuvent soit se perpétuer dans un ‘espace génétique’ suffisant, soit migrer dans le cadre de leur cycle biologique. Ces espaces sont répertoriés, quoique de façon non exhaustive, par différents dispositifs juridiques. Ceux qui concernent le Vaurais sont indiquées sur la figure cicontre. Le niveau 2 affine l’échelle de l’inventaire et permet de repérer les milieux et de les catégoriser selon les 7 sous-trames officielles.

forêt de basse altitude : chênaie sessile zones thermophiles sèches : série du chêne vert (plein) série du chêne liège* (hachuré) milieux aquatiques et humides : aulnaie/saulaie/frênaie** * disséminée ** dégradée

Le niveau 3 est le niveau à petite échelle qui permet de raisonner localement dans l’objectif de mettre en réseau la nature même très ordinaire, réduite, avec les systèmes plus constitués, partant du principe que l’ajout des gains commence à la micro-échelle, celle d’une haie ou d’un fossé. 20


grand paysage

repérer les obstacles à l’expression de la biodiversité Buzet-sur-Tarn

Saint-Sulpice-la-Pointe Ambres Labastide-Saint-Georges Lavaur

voie ferrée

N 88

A 68

D 630

Figure 1: l’obstacle urbain

zone vulnérable aux nitrates

voie ferrée

D 112 franchissement par cours d’eau

franchissement par tunnel routier franchissement sous pont

zone sensible à l’eutrophisation

Figure 2 : l’obstacle urbain + l’obstacle viaire

Figure 3 : l’obstacle urbain + l’obstacle viaire + l’obstacle agricole (sources : DREAL MP, SAGE Agoût)

Ce potentiel écologique (espèces, milieux) est ensuite confronté aux obstacles qui peuvent réduire son potentiel de déplacement. Le premier est constitué par les unités urbaines (fig. 1), qui bien que constituant des systèmes écologiques en soi, peuvent fragmenter la biodiversité ‘sauvage’. En second lieu, les infrastuctures routières et ferroviaires (fig. 2) qui sont relativement franchissables pour les espèces terrestres, hormis l’autoroute qui n’offre que des point de passage localisés. Enfin, les surfaces de vergers et de grandes cultures (soit la quasi-totalité du territoire, fig. 3) qui ne peuvent être considérées comme favorables à la biodiversité dans la mesure où les intrants utilisés pour la production se transforment en polluants. Ce qui reste (fig. 4) constitue la suface du territoire où l’homme n’agit pas directement. Figure 4: la part du territoire échappant à l’influence immédiate de l’homme 21


grand paysage

la trame verte et bleue du vaurais : rendre le territoire éco-compatible le tarn

saint-sulpice-la pointe

la forêt de buzet

légende Boisement ou ensemble de boisements d’étendue suffisante (sup à 10 ha) pour constituer un îlot viable de biodiversité forestière. Mettre en place une protection permettant d’en contrôler l’évolution. Axe de mobilité privilégié pour les espèces forestières entre des réservoirs de biodiversité. Extension des boisements, plantation de haies sont à favoriser sur ces axes. Espace cultivé, à dominance de grande culture, à ramener à un état de compatibilité écologique par une politique de mise en réseau environnemental. Cordon rivulaire à protéger /développer. Cours d’eau important pour la conservation de la faune et la flore aquatiques, dépendant notamment des effluents rejetés par les activités humaines riveraines. Mise en conformité avec les SAGE concernés. Boisement rivulaire important accompagnant les cours d’eau majeurs du territoire. A protéger en raison de leur rôle dans la tenue des berges, la filtration d’une partie des intrants et en tant que milieu écologique. Boisement ou micro-boisement de type méditerranéen, à protéger du fait de leur potentiel à être le point de dispersion d’une flore alternative en dans le cadre du changement climatique (espèces xérophiles et thermophiles). 22

le girou


grand paysage

La forte vocation agricole du territoire du SCOT le place en première ligne pour expérimenter la conciliation entre impératifs de production et insertion respectueuse des exploitations dans le contexte environnemental pris dans des logiques qui dépassent les frontières intercommunales ; celle du SAGE Agoût*, par exemple, avec laquelle le SCOT (et donc, par descente d’échelle, les PLU) devra être compatible et qui pointe la pollution de la rivière par les intrants agricoles ainsi que son mauvais état écologique.

Ripisylve, Saint-Sulpice

le dadou

Céréaliculture et cordon rivulaire, Ambres

lavaur

l’agoût

Fossé à typhaie, Saint-Jean de Rives

Platanes en alignement routier, Belcastel

Chênaie verte et sous-bois à Ruscus, Saint-Lieux lès Lavaur 23


grand paysage

Les marges d’un paysage classé : le Blésois, du sillon ligérien à ses espaces périphériques Le contexte :

la commande de cette étude par Agglopolys ( Communauté d’Agglomération du Blésois ) à l’école du paysage de Blois correspondait à un besoin pour ce territoire de définir les fondamentaux de son identité ; le classement du Val de Loire au Patrimoine Mondial de l’Unesco escamote le fait que le Blésois ne se résume pas au couloir ligérien, qu’il comporte une plus grande complexité ; l’école de Blois s’est donc attachée à comprendre et révéler les composantes de l’ensemble de cet espace, en étant particulièrement attentive aux territoires de rupture, aux entre-deux, qui sont souvent les points de fragilité du paysage.

Cisse horizon

Fossé site de projet

Saint Sulpice de Pomeray

FORêt noble

plateau moderne

Blois

24


grand paysage

Le travail comporte une phase d’analyse à grande échelle menée collectivement, suivi d’une étude individuelle sur des sites plus restreints. La première phase de l’étude a défini et nommé de façon sensible 22 unités de paysage cohérentes sur le territoire d’Agglopolys. Ce travail de désignation permet de condenser en quelques mots la somme des définissants du paysage. Ici, le Grenier Plat enfonce un coin dans trois autres unités paysagères, qui l’encerclent et le contiennent : le Plateau Moderne, extension de la ville de Blois depuis les années 60, la Forêt Noble, forêt de chasse de Louis XII et François I, liée au château de Blois, et la Cisse Horizon, talweg formé par un affluent de la Loire qui va, en s’amenuisant et en se ramifiant se dissoudre sur le plateau. Mon site de projet (entouré en blanc) est donc le point où l’immense Beauce s’arrête net sous la forme d’une clairière aux horizons raccourcis.

GRENIER PLAT

Villebarou

25


grand paysage

insertion du site dans la topographie

Ligne de partage des eaux

140 m Site de projet

130 m

120 m

110 m 100 m

La platitude beauceronne s’achève dans une rencontre topographique avec le coteau de Loire presque violente pour la région. La forêt de Blois est très dominante tandis que le relief en creux de la vallée de la Cisse augmente les contrastes. Canalisé entre le relief forestier et l’autoroute, glissant vers la Cisse, ce territoire adossé à Blois tourne le dos à la Loire.

les vues, les horizons Les horizons sont dans l’ensemble très cadrés, avec des échappées vers la Beauce. Ils contrastent beaucoup par leur nature, tantôt forestiers, bucoliques, urbains ou industriels. Ces contrastes sont très importants en rapport avec l’étroitesse du territoire agricole autour duquel ils se produisent.

château de la Vrillère

château de la Sourdière bois de Fossé

ligne de crête

enseignes de la zone commerciale

PREMIER HORIZON

silos, usines

SECOND HORIZON Immeubles du quartier Nord

église Saint-Nicolas

26


grand paysage

inventaire des composantes du paysage

Légende zone industrielle zone artisanale habitat collectif

A 10

habitat ancien habitat individuel extensif

habitat individuel dense jardins familiaux verger résiduel

boisement de chênes boisement de robiniers parc public cimetière parc peupleraie

voie sncf

ripisylve autre boisement

Vestiges de vergers épargnés par le remembrement

Un des bosquets de robiniers qui ponctuent le plateau

Les jardins familiaux du quartier voisin de la Quinière

Anciens hameaux beaucerons sur lesquels s’est greffée l’urbanisation récente

La vigueur des contrastes entre les blocs paysagers qui enserrent le site est malgré tout gommée par l’immense présence de la forêt. C’est elle qui donne le ton. La force d’inertie des espaces cultivés a aussi un rôle températeur. Certains éléments spacialement mineurs, comme les bosquets d’acacia, ont un rôle de ponctuation et de cadrage de premier plan. Ils soulignent l’horizontalité des cultures céréalières, donnent la profondeur, servent éventuellement de filtre. A ce niveau d’analyse, des détails apparaissent qui enrichissent la lecture du secteur : ces «matériaux» de paysage sont un potentiel de vocabulaire pour l’aménagement de la zone. 27


grand paysage

définition des enjeux

Légende garantir les accessibilités (visuelle, piétonne) au massif forestier maintenir l’attache à la Cisse et à son coteau résoudre le problème des «verrues» ou visiblités gênantes préserver les coupures entre les ensembles urbains créer une autre interface ville-campagne traiter la question des limites industrielles liaison rapide gare/quartier Nord/ nouveau quartier/ St-Sulpice prolongement éventuel vers Herbault choix d’un mode urbain adapté au caractère des espaces concernés désenclaver le quartier Nord, le mettre à portée de la gare et du centre

P P P P P

P

nouvelle centralité à créer centralité à créer dans le tissu existant

P

équipement ou service public à désenclaver

Les prospectives urbaines de l’agglomération blésoise font de cette portion du territoire un des espaces pressentis pour une extension de la ville. Cette projection peut s’envisager de façon très valorisante si la différenciation nette des caractères urbain, rural, villageois et sauvage, caractéristique du site, est maintenue. C’est le principe de la ville archipel, avec ses coupures intégrées. Chaque élément participe du tout auquel il est lié en restant différencié. La maîtrise des déplacements en est une condition importante. Elle permettrait de réfléchir de façon fine l’interface entre ville et campagne et de proposer un habitat qui réponde à la demande actuelle pour enrayer la perte de population de la ville centre, en intégrant entre autre la notion de durabilité. Un projet urbain sur ce secteur offrirait en outre l’occasion de raccrocher le quartier Nord de Blois à la gare et au centre, en cohérence avec les volontés (PRU, quartier gare) de la ville. 28


grand paysage

schéma directeur

Légende habitat mixte, petits collectifs habitat individuel dense axe de circulation associant TCSP, piste cyclable et voie automobile place urbaine avec activités (commerces,cafés) et parking relais station d’arrêt du bus en site propre, espace afférent requalifié voie périphérique et trame arborée associées place de village

rue de type espace partagé à voie étroite et trottoir bas circulations douces associées aux liaisons intra quartier liaisons entre les nouveaux quartiers et la forêt de Blois

liaison nouveau quartier/centre ville en milieu vert uniquement déplacement d’activités artisanales isolées dans l’espace agricole

espace associant fonction récréative, d’interface urbain/rural et infiltration des EP du quartier coulée verte intra-quartier (mix public/privé) organisée autour d’un réseau collecte EP bosquets de robiniers à planter pour composer des filtres ou des cadrages 29


Les berges de la Garonne Ă Toulouse


2-Espaces publics, amĂŠnagements urbains


espaces publics, aménagements urbains

Recomposition urbaine et développement durable - Graulhet Le contexte :

il s’agit de la seconde partie de l’analyse de mon site d’étude ( Ville de Graulhet, Tarn, TFE à l’école du paysage de Blois) , dans laquelle je détermine ce qui le singularise au sein d’un ensemble déterminé comme cohérent, de la finalisation de cette analyse par la formulation de enjeux et du projet. L’esprit d’entreprise, ancré dans la ville au Moyen-Age par un faisceau de circonstances, a permis à Graulhet d’échapper à son destin de gros bourg de campagne pour connaître une saisissante aventure industrielle et devenir une ville envers et contre la donne géopolitique ; en effet les voies de communication comme les centre de pouvoir économique et politique forment un triangle (carte ci-dessous) au centre duquel se trouve Graulhet.

130 ans d’une activité aux ramifications planétaires moissac bassin houiller de Carmaux

montauban gaillac

albi

Graulhet lavaur toulouse

castres

bassin textile de la Montagne Noire

carcassonne

allemagne, scandinavie

canada, USA

russie

mazamet délainage

graulhet mégissage

argentine

32

sud-afrique Etablissements de crédit venus de Paris, nouveau pont et voie ferrée autofinancés, usines par dizaines.... Images d’un Eldorado


A partir de 1995, l’activité mégissière s’effondre brutalement, plongeant la ville dans un profond marasme économique et social. La fermeture de 160 établissements dans la filière du cuir entraîne la perte de près de 2500 emplois, soit 42 % des effectifs salariés de la ville. Les secteurs précédemment les plus actifs de la ville, au bord de la rivière Dadou, se vident et se délabrent, tandis que sa périphérie connaît les maux urbains de l’époque, étalement et banalisation.

physiologie de la ville : une structure porteuse déliquescente dans une agglomération diluée

Légende

espaces publics, aménagements urbains

un système fini, marqué par l’effondrement de son activité

quartier industriel historique

quartier industriel post 1970 espace chaland urbain

espace chaland périphérique coeur médiéval

avenue résidentielle patronale 19ème quartier d’habitat social

emprise résidentielle actuelle voie principale boisement

une centaine de bâtiments industriels fermés le long de la rivière

Friches au bord du Dadou, témoins de l’effervescence industrielle passée 33


espaces publics, aménagements urbains

pour sortir de la crise, explorer la voie du développement durable A ce jour, l’enjeu fondamental pour Graulhet est de trouver une réponse à la question suivante : quelles possibilités a-t-elle pour continuer à exister après un désastre économique, prise en étau entre une mégapole hyper attractive, Toulouse, et deux ‘points d’appui’ régionaux, Albi et Castres ? Pour relever ce défi, Graulhet a choisi en 2008 d’utiliser le levier du développement durable, de se faire une nouvelle place dans le jeu régional en s’y positionnant comme une pionnière.

les actions de la politique durable Plans stratégiques

le Plan de revitalisation du Bassin Graulhétois (PRGB) l’opération Coeur de Ville

Rénovation urbaine OPAH

opérations urbanistiques ponctuelles

Insertion sociale

création d’une Régie de Territoire

Politique énergétique

reconversion d‘un quartier d’habitat social en écoquartier d’habitat social mise d’une école aux normes HQE

installation d’un système de chauffage collectif au combustible bois navette urbaine à pile à combustible hydrogène, projet multipartenarial

Reconversion de friches

création d’un complexe culturel et d’une passerelle création d’un espace vert

création d’un stationnement création d’une chaufferie bois création d’un sentier piétonnier le long du Dadou

Ancrer le concept au coeur de la ville Une démarche de développement durable en aménagement urbain c’est lorsque :

Quartier mégissier Saint-Jean Quartier médiéval de Panessac

Stade de rugby

Place du Jourdain

Quartier mégissier des Peseignes

En construisant une politique autour des piliers de l’identité urbaine, appliquer tout le champ de la durabilité et redonner de l’attractivité à la ville. 34

Les habitants sont placés au coeur du projet

La ville s’inscrit dans son écosystème

Par la concertation, la participation Par la réponse aux attentes sociales

En intégrant les continuités écologiques En créant les conditions de la résilience urbaine

Le coût intégré est optimisé Par l’évolutivité du projet Par la justification de l’investissement en termes de rendement social et environnemental Par l’intégration des contraintes liées à la gestion

La matrice urbaine guide le projet En valorisant et recyclant les ressources patrimoniales et symboliques du site En produisant une diversité urbaine contextualisée


Asseoir une centralité forte en restructurant le réseau des espaces publics centraux considéré comme le révélateur de l’identité urbaine Multiplier les possibilités d’usages de l’espace public en centre-ville pour constituer une offre à destination de tous Accompagner le renouvellement des quartiers mégissiers en préservant leur mixité fonctionnelle Elargir la zone de contact ville-nature en donnant plus de champ au Dadou et en travaillant les perméabilités entre la ville et le Dadou

espaces publics, aménagements urbains

axe secret de la ville, la rivière sort de sa clandestinité pour servir de fil conducteur à une évolution urbaine affichant quatre objectifs

bâtiment en propriété publique bâtiment en propriété privée chaufferie municipale

saint-roch passerelle piétonne existante ateliers municipaux

I

musée, partiellement en friche quartier médiéval

II

III

friche

passerelle piétonne projet en cours de réalisation

place du jourdain friche peseignes

profil 1 : saint-jean

Crins

stade

friche friche médiathèque

Saint-Pierre

Très encaissé dans ses rives et bordé par les anciennes usines, le dadou n’est accessible qu’en de rares points du centre ville (encadré sur le plan et coupes ci-contre).

profil 2 : jourdain

profil 3: peseignes

35


espaces publics, aménagements urbains

schéma directeur

Légende Ancrer la centralité de la place du Jourdain par une assise de l’espace public améliorant sa mixité d’usages. Redonner à voir le lien entre la place du Jourdain et la rivière. Elargir l’offre en espaces publics sur le centre-ville.

Améliorer la covisibilité entre le stade et centre ancien, ramener l’espace sportif dans le coeur de la ville. 36

Assurer la mixité fonctionnelle des quartiers industriels des berges du Dadou en s’appuyant sur le maillage existant. Travailler les perméabilités entre rue et berge. Ouvrir des belvédères sur le Dadou. Faciliter l’accès à l’espace naturel des berges. Piétonniser progressivement le centre-ville.

Faire des berges un espace de nature en centre-ville, ouvert à la pratique urbaine.


La question de ces deux anciens quartiers industriels est absolument centrale dans le processus de changement d’image et de réinvestisement urbain de Graulhet. Elle demande un travail fin qui doit être encadré par un programme dont les éléments sont le renforcement de la mixité fonctionnelle historique de ces quartiers, selon la trame induite par la ville, la systématisation de l’utilisation des opportunités offertes par le parcellaire laniéré pour ouvrir des percées, créer des liens ville-rivière, et la fixation d’objectifs énergétiques,transformant tous les bâtiments en centrales à énergie renouvelables partagée en réseau.

espaces publics, aménagements urbains

1/ les quartiers mégissiers

maison individuelle avec jardin

bureaux administratifs ou de service

locaux commerciaux/stationnement en rdc

jardins privatifs

cour collective habitat collectif

belvédère/espace public cour collective habitat collectif

2/la place du Jourdain et espaces liés

3/le parvis du stade de rugby

4/le parc urbain du dadou

5/le parvis et le jardin de la mosquée

6/les berges du Dadou

7/les franges de la cité médiévale

37


espaces publics, aménagements urbains

espaces publics centraux de graulhet / plan masse des aménagements

D’

F

G’

F’

C

B’

E

G

C’

D

A

B

E’

A’

38


la friche industrielle Bapel , l’ancien moulin des Seigneurs et le lit remblayé du ruisseau Verdaussou

la friche Bapel

espaces publics, aménagements urbains

Un projet décliné sur trois espaces et deux temporalités : celles du court et moyen terme et celle d’un temps prospectif

l’accroche sur le stade Pelissou et la liaison en berge avec la nouvelle passerelle sur le Dadou

le Pont Neuf l’esplanade du Château

la place du Jourdain et le franchissement du Dadou

Légende arbre ripicole existant

essence de parc ou d’alignement(feuillue) existante

essence de parc (conifère) existante

arbre ripicole à planter

essence de parc ou d’alignement (feuillue) à planter

essence de parc (conifère) à planter

masse arbustive ripicole à planter

masse arbustive à planter

masse herbacée à planter

massif fleuri traditionnel calcaire dur du Lot

enrobé à liant végétal

sablé stabilisé à liant pouzzollanique

0

50 m 39


un espace structurant à la jonction entre la rivière, quartiers médiéval et mégissier

coupe BB’

30

2

rejoindre la rivière à l’emplacement de l’ancien quai pastelier

Les gradins par lesquels la place du Jourdain s’abaisse vers le Dadou et l’esplanade solaire 40

Koelreuteria bipennata

Place ombragée

Melia adezarach Umbraculifera

Espace de stationnement

La place du Jourdain est au coeur de la stratégie de développement durable et de renouvellement d’image de Graulhet. Des partis forts comme l’abolition de son statut viaire et la réduction de l’emprise du pont anticipent la déprise automobile dans le Esplanade du château

espaces publics, aménagements urbains

composer un nouveau visage au lieu symbolique de la ville (détail du projet)

60


33

espaces publics, aménagements urbains

Pont Neuf

Gradins descendant vers le Dadou

Espace solaire

centre et accompagnent des changements d’usages. L’inclinaison de la place vers le Dadou change complètement son statut, qui passe de l’espace traversé, routier, utilitaire, à celui d’un lieu de vie offrant un rapport apaisé au temps, favorisant des pratiques quotidiennes en lien avec la perception des éléments de nature (eau, végétation) au coeur de la ville. Elle retrouve son statut d’espace public majeur révélant la confrontation directe, unique à Graulhet, des périodes médiévale et industrielle.

15

révéler un site originel d’exception

escalier-passerelle joignant place haute et basse petit parvis de jonction gradines engazonnées ruisseau découvert et front rocheux esplanade replantée cafés, restaurants

L’esplanade du château, construite en terrasse sur des bâtiments délabrés, fait l’objet, sur le long terme, d’un geste urbanistique fort visant à créer une seule place sur deux niveaux, joints par un escalier-passerelle enjambant le ruisseau libéré. Les activités déplacées investiront des friches industrielles du centre.

Plan de détail de l’aménagement de l’Esplanade du château

La réapparition du roc sur lequel s’édifia la ville médiévale donne une toute autre perception du centre de Graulhet

41


coupe E’E

0,5

4,5

9,5

2,5

12

Jardin d’enfants

Torreya californica

Chemin d’accès à la plage (accessible PMR)

Deck en bois

le Dadou et sa ripisylve

un parc repris à de l’urbanisme disqualifiant amène le dadou au coeur de la ville ancienne mégisserie

espaces publics, aménagements urbains

nature et centralité : l’opportunité d’une expérimentation nouvelle

3

donner un nouvel usage aux mégisseries en friche et retrouver du paysage

42

De la plage de loisirs de Graulhet, le regard s’ouvre sur Pannessac, la place du Jourdain et la friche Bourdariès renouvelée

13


21

espaces publics, aménagements urbains

Quercus ilex

Celtis australis

Jardin pédagogique de l’école de Crins

Centre social 2

En vis à vis de la place du Jourdain et participant du même principe central, un espace tardivement construit (70s) occulte à la fois l’accès au stade et au Dadou et apporte une moins-value architecturale au centre. Les nombreux vides qu’offrent les friches en ville peuvent accueillir (après un long travail préparatoire) les services qui y sont localisés de façon à dégager un espace majeur mettant le stade en prise directe avec le Jourdain et amenant la nature dans le centre pour de nouveaux usages : spectacles de plein air, jeux d’enfants et citystade, jeux informels, plage...

18

Renouveler la ville

Bâtiments construits au début des années 70 dans le parc du château de Crins. Mégisseries vides en centre ville et propres à accueillir les activités déplacées dans une démarche de renouvellement urbain ambitieuse.

et multiplier les possibilités d’ usages

rencontre, détente espace de réception jardin éducatif jeu de pétanque multisports (citystade) jeux d’enfants avec équipements pelouse libre d’accès, jeux d’enfants, beach volley pique-nique, farniente, jeux d’enfants promenade, jogging, liaison piétonne et cyclable, pêche

43


espaces publics, aménagements urbains

Interface ville-campagne : quartier du Bord de Beauce - Blois Le contexte :

l’ étude commandée par Agglopolys ( Communauté d’Agglomération du Blésois ) à l’école du paysage de Blois comportait une phase d’analyse, menée à différentes échelles et un projet individuel. Mon choix s’est porté sur une portion de territoire au Nord de la ville que les prospectives de l’agglomération blésoise désignent comme l’espace privilégié de sa croissance urbaine, l’agglomération tendant à recentrer l’urbanisation sur le Nord de la Loire (où sont localisés les emplois)pour restreindre les trajets domicile-travail et limiter le mitage de la Sologne. Cette projection peut s’envisager de façon très valorisante si les attributs positifs du site (perception et accès à la forêt, horizon de Cisse, différenciation nette des caractères urbain, rural, villageois et sauvage, voir p 28/29) sont maintenus. Le même schéma peut se décliner en fonction de l’estimation des besoins de croissance estimées pour l’agglomération. Dans les deux cas envisagés ci-dessous, la zone d’habitat exclusivement individuel reste la même, car localisé sur une zone ZAC où l’étalement urbain est déjà à l’oeuvre, et donc considérée comme prioritaire. La variation porte sur la zone d’urbanisation mixte et l’interface naturelle associée.

zone urbanisée en logement individuel : 18 ha soit 300 lgts densité 20l gts/ ha

interface urbain/rural :15 ha

zone agricole

forêt

interface

extension urbaine ville

zone urbanisée mixte :15 ha soit 1200 lgts densité 80l gts/ ha coulée verte intra quartier : 12 ha

interface urbain/rural :27 ha zone urbanisée en individuel : 18 ha soit 300 lgts densité 20l gts/ ha

zone agricole

forêt

interface

extension urbaine

ville

zone urbanisée mixte : 42 ha soit 3000 lgts densité 80l gts/ ha coulée verte intra quartier : 12 ha Nota : les estimations partent d’une hypothèse de logement en collectif de 60 m2/lgt sur 2 étages, et de 100 m2 au sol par maison individuelle.

trame bleue

vers la cisse

La gestion autonome des eaux pluviales des nouveaux quartiers répond à une réflexion environnementale ( recharge des nappes, prévention de l’érosion) et constitue un thème d’organisation porteur. Le site chevauche la ligne de partage des eaux entre la Loire et la Cisse au niveau de la route communale 108 et devra donc faire l’objet de deux réseaux.

ligne de partage de eaux vers la loire

44


espaces publics, aménagements urbains

Plan masse du Quartier du Bord de Beauce légende jachère expérimentale bassin d’infiltration EP habitat individuel

B A

habitat collectif placette noue

jardins familiaux

A’

B’

jardin privé

C’

verger public place

C

D

D’

L’ensemble du projet s’articule autour du double réseau de l’espace public, la trame viaire d’une part et le chemin de l’eau d’autre part, les deux se croisant régulièrement pour ouvrir des perspectives et proposer une alternative ; le passant peut ainsi quitter la rue pour gagner la place ou rentrer chez lui par un chemin de traverse, le promeneur se rendre à Blois via le parc de l’Arrou ou bien au bord de la Beauce, devant l’immensité parcourue par le vent.

vue de l’intérieur d’un îlot bâti 45


espaces publics, aménagements urbains

Quartier du Bord de Beauce : axonométrie de la section Est

espace public : le réseau des noues

espace public : le parc du bord de beauce

Arrivées il y a 6000 ans en Europe Occidentale avec les céréales, les plantes messicoles sont inféodées aux sols ameublis, et donc cultivés. Sur la centaine d’espèces recensées en France, 56 sont très menacées. La jachère expérimentale constitue pour elles un refuge. Consolida ajacis

culture céréalière

D 203

jachère expérimentale

coupe BB’ : l’espace naturel du bord de Beauce 46

noyers, cormiers

Bromus secalinus

Glaucium corniculatus

bassin de stockage et d’infiltration des eaux pluviales du quartier

Silene linicola

Crataegus sp, noue d’amener Cornus mas


espaces publics, aménagements urbains espace privé : les jardins particuliers

Agrostemma gigatho

Pyrus amygdaliformis, Prunus spinosa

Hypecoum imberbe

espace privé : les coeurs d’îlots de l’habitat collectif

Nigella arvensis

Myagrum perfoliatum

bosquet de féviers et autres arbres à feuilles pennées

Vaccaria hispanica

Adonis aestivalis

jardin particulier

47


espaces publics, aménagements urbains

Place du Progrès - Roubaix Le contexte :

projet élaboré dans le cadre de l’atelier de projet de troisième année à l’école du paysage de Blois, dans le cadre d’une convention passée avec la Ville de Roubaix dont l’objectif était de définir les typologies des places roubaisiennes, leur insertion dans le tissu de la cité, avant de proposer des projets sur une sélection de ces places. La place du Progrès est une place isolée au Nord de la ville, dans un quartier délaissé où la précarité sociale sévit de manière frappante. Elle jouxte cependant des zones en pleine dynamique urbaine : la ZAC de l’Union se crée à l’Ouest tandis que les berges du canal à l’Est font l’objet d’importants projets de rénovation urbaine initiés par la Ville.

Le contexte : la place et ses façades

Schémas de principe

La place du Progrès se met au centre d’une nouvelle façon de traverser un quartier dont les marges vont muter. Le quartier du Cul de Four en est le trait d’union en termes urbanistiques, et cet aménagement impulse une ligne verte, modulée selon les espaces traversés, qui devient l’épine dorsale de son insertion dans la future dynamique du secteur. Depuis le coeur du quartier jusqu’au canal, elle se décline de la requalification de la rue Bayard à la transformation de la place en un vaste espace traversant où l’architecture végétale tient le rôle principal, avant de se transformer en un jardin de coeur d’îlot qui débouche sur le boulevard de Metz, au bord du canal.

coupe en long

48


boule vard de M

espaces publics, amĂŠnagements urbains

etz

rue Bayard

49


Les hangars du Chantier Naval, Ă Nantes


3-Equipements


équipements

Réhabilitation des extérieurs de l’hôpital de Vendôme Le contexte

: en 2011, l’hôpital de Vendôme (Loir-et-Cher) passe une convention avec l’école du paysage de Blois pour une réflexion en amont sur la refonte de ses espaces extérieurs, à partir de la dizaine d’esquisses fournies par les étudiants travaillant en petits groupes. Le site de projet a ensuite été zoné et réparti entre les étudiants pour la production de documents d’exécution . L’idée conductrice de cette esquisse a été de rendre lisible un site totalement anarchique et fragmenté en lui offrant des espaces clairement hiérachisés : une entrée, un parvis ou une cour d’accueil aux bâtiments principaux, des espaces de repos et de contact avec le Loir qui enserre la presqu’île sur laquelle s’érige l’hôpital. Le parti a été pris de conserver la presque totalité des places de stationnement présentes sur le site, pour que l’équipement reste praticable par le public dans un centre-ville saturé par l’automobile, mais en les concentrant fortement et en les organisant autour d’un schéma de circulation révisé pour fonctionner en sens unique. Le choix du traitement formel de l’entrée et de la cour administrative (bâtiments XVIème et XVIIème), fonctionnel du parvis du bâtiment central, le jardin d’accès au Loir devant l’unité de soins palliatifs et règlement du problème d’effondrement d’une portion des berges par un reprofilage et recours à de l’ingéniérie végétale sont également des partis structurants du projet.

Esquisse générale le Loir entrée

réfectoire

urgences héliport

bâtiments administratifs unité de soins centrale

unité de soins palliatifs

le Loir

plan masse sectoriel détaillé Légende

bâtiment

platelage bois

sable stabilisé à liant pouzzollanique

noue plantée

enrobé enrobé grenaillé quai en béton 52

plantation arbustive

pelouse rustique borne


Légende

béton balayé gris

couche de forme tout venant compacté béton de fondation

fond de forme GNT grave bitume enrobé

équipements

détail des sols et de la voirie : coupe AA’

enrobé couche de finition stabilisé liant pouzzollanique terre végétale

plan de gestion des eaux pluviales

Légende surfaces imperméables (coefficient 90%) surfaces semi perméables (coefficient 50%) surfaces perméables (coefficient 20%) noues de stockage et d’infiltration des eaux pluviales surfaces non concernées écoulement en surface écoulement en réseau enterré 53


équipements

carnet de détails 1 : la passerelle

plan, échelle 1/50ème

coupe 2, échelle 1/20ème

54


équipements

vue axonométrique

coupe 1, échelle 1/20ème

55


Jardins de Chaumont-sur Loire


4-Jardins


jardins

Jardin particulier à Cahors Le contexte

: Le site est localisé à la marge occidentale du Causse de Limogne, dans un paysage mouvementé de collines calcaires aux flancs abrupts, profondément entaillées par un réseau de combes sinueuses. La zone est densément boisée d’une végétation de type latéméditerranéen à base de chênes pubescents, érables de Montpellier, genévriers, buis et alaternes. Le paysage y est généralement fermé, l’agriculture n’occupant que les terres arables accumulées dans les vallons alluviaux. Au lieudit Le Carriol, cette configuration boisée permet l’intégration d’une urbanisation de type pavillonnaire relativement dense sans trop de dommage pour le paysage, à l’exception notable de quelques résidences ayant adopté des modes de construire et de jardiner en opposition avec cet environnement au caractère marqué. L’idée conductrice du projet est de prendre appui sur le contexte préexistant et de s’en servir pour inventer une manière d’utiliser l’espace qui soit tant au bénéfice du site (au niveau paysager comme environnemental) qu’à celui de ses occupants ; cet enjeu est celui du développement durable, pour lequel les maîtres d’ouvrage ont affirmé leur implication en prenant le parti de construire une habitation à basse consommation d’énergie, étendu et appliqué à l’ensemble de leur propriété. Il demande de repenser certains schémas (en termes jardiniers ce peuvent être le gazon, la haie de clôture ou la plantation d’essences inadaptées) mais ouvrira de nombreuses perspectives, la prise en compte d’impératifs ne signifiant nullement absence d’imagination ou de recherche dans l’immense réservoir de ressources que la botanique propose. L’objectif est d’aboutir à une réalisation en équilibre, satisfaisant à la fois les attentes que l’on a envers un jardin ( harmonie, points d’intérêt, curiosité...) que le respect de l’intégrité d’un site (intrants divers, consommation superflue de ressources, personnalité du lieu, impact paysager depuis l’espace public).

situation en bélvédère au point de rupture de pente

conditions arides d’un ébouli orienté au Sud

végétation locale à base de chêne pubescent, buis, et genévrier

contextualisation du Site de projet vers Cahors

RN 20 Rupture de pente

site de projet voie SNCF Rupture de pente vers Montauban

58

Zoom aérien sur le site / source : Géoportail


jardins

plan masse de l’ensemble de la propriété 1/ Le chemin d’accès à l’habitation est tracé de façon à porter le moins possible atteinte aux arbres existants. Les marges de cette voie seront absorbées par la repousse de la végétation frutescente (buis, viornes lantanes et cornouillers sanguins) et herbacée. Aucun apprêt ne viendra artificialiser l’accès à la propriété, le principe étant celui d’un chemin forestier discret ménageant la surprise de ce qui est à découvrir au bout. Dans la même logique, la limite public/privé ne sera pas traitée, de façon à ce que la propriété ne s’incrive pas comme une enclave dans un environnement boisé de qualité, mais comme partie intégrante de celui-ci.

1 2

2/ La clairière d’accueil est ouverte dans la végétation et traitée par un mélange castine/terre (80% 20%). Cet espace a vocation de desserte des accès à l’habitation et de stationnement pour les véhicules des visiteurs. Il sera laissé à la végétation spontanée le soin de coloniser le terrain, la gestion consistant en un fauchage occasionnel. L’usage (sentes créées par le passage) permettra de décider de la conservation ou de la plantation de certaines vivaces (hellébores, euphorbes, fougères, par exemple). 3/ Le potager donne l’occasion de créer un espace plus anthropisé, plus bucolique, dans ce milieu rude au caractère préservé ; des rangs de vigne, des lignes d’oeillets, quelques fruitiers en forme basse (cerisiers greffés sur Sainte-Lucie, pruniers), une cabane flanquée d’un cyprès pour les outils et une citerne de récupération des eaux pluviales. Les lignes de plantation seront faites sur des ados réalisés avec l’excédent de terre végétale issue de la construction. La pente naturelle permettra un arrosage ‘à la raie’ selon une technique éprouvée dans les zones sèches. Cette partie du jardin sera la plus propice à l’accueil de vivaces à connotation horticole, tels iris, pavots ou pivoines arborescentes.

260 m

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5

4/ La zone d’épandage, débroussaillée et terrassée pour les besoins du chantier, est replantée de lignes irrégulières de lavandes de diverses variétés, qui s’intègreront dans la pelouse sèche qui va spontanément recoloniser le terrain. Ces lignes brisées, comme un souvenir de culture, forment une transition entre le potager et la formation arbustive à buis et genévriers située au delà. 5/ Une sente partant de la maison vers le bassin de récupération des eaux pluviales est prétexte à la création d’un parcours fleuri d’espèces tolérantes aux contraintes du milieu (amplitude thermique, sècheresse, calcaire). Un débroussaillage ciblé ouvrira des poches de plantation en préservant et valorisant les sujets les plus spectaculaires par leurs formes tourmentées. Sauges, cistes, teucriums, thyms, phlomis, buplèvres, éphèdres, lins, fourniront des espèces répondant aux critères recherchés.

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250 m

7 220 m

6/ Le bassin répond à plusieurs objectifs : collecter et stocker les eaux pluviales de la toiture pour réutilisation par pompage, infiltrer l’excédent dans le sol, mais aussi constituer un point d’attrait dans le jardin. Situé au point de rupture de pente, il occupe une position de belvédère qui sera exploitée en prolongeant le bassin avec une plate-forme en bois, offrant au coeur du jardin un endroit propice à la contemplation. 7/ Au delà du bassin, un ébouli très abrupt orienté au Sud offre un paysage steppique qui est mis à profit pour convier une végétation originaire d’un milieu similaire sur le continent nord-américain : le chapparal. Les hauts plateaux du Chihuahua, de l’Arizona et du Texas hébergent des Agavacées et des Cactées capables de résister à la chaleur, au froid et à la sécheresse qui sévissent sur cette pente. L’adéquation écologique correspond souvent à une adéquation paysagère. Cette ‘transplantation’ paysagère sera réussie si certains principes sont respectés : éviter l’échantillonnage qui compose des tableaux artificiels, planter par strates avec une espèce ou un type d’espèce s’étageant le long de la pente en ménageant des sas.

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jardins

les terrasses et le bassin de nage plan masse

Chemin d’accès à la maison

Clairière d’acceuil, mélange castine/terre et recolonisée par la flore herbacée

Terrasse Est

Terrasse de la chambre à coucher Pontons d’accès des autres chambres aux terrasses

Terrrasse commune

Terrrasse à niveau du terrain naturel

sente ouverte vers le potager

bassin de nage

sente ouverte vers le bassin

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jardins Le projet s’insère dans le contexte (voir ci-dessus) avec un minimum d’atteinte au site, assez remarquable. C’est quasiment un travail en creux, taille dans la masse du boisement et de la garrigue pour ouvrir les chemins, les espaces utiles, les marges d’appropriation horticole qui font d’un lieu sauvage un jardin.

terrasse-bois à niveau du seuil structure porteuse métallique

terrasse-bois à niveau du TN

cuve de béton banché 12m x 3,5m x 1,6m (dimensions intérieures)

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263

profil du terrain

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vue du ponton et du bassin depuis l’une des chambres 61


jardins

le bassin de récupération des eaux pluviales

vue sur le bassin et le petit belvédère

Principe constructif du bassin de récupération des eaux pluviales 6m

15 m

2m

bassin construit hors-sol en suivant la pente naturelle du terrain, sur un fond de forme décaissé d’une dizaine de cm (jusqu’à la roche) empli d’une semelle de béton ferraillé.

platelage en bois

parois en parpaings, enduit à l’intérieur, habillage en pierres naturelles à l’extérieur.

fil d’eau du bassin barbacane d’évacuation du trop plein

fossé d’infiltration des eaux 62

canalisation d’amener des eaux pluviales


jardins

le jardin aride

Yucca rostrata, Agave stricta et A. americana dans la steppe de buis de l’ébouli

Ci-contre, des vues des paysages dans lesquels Cactées et Agavacées croissent naturellement. Ci-dessous, un jardin de plantes grasses dans la tradition européenne héritée des jardins d’acclimatation. Dans le premier cas on constate que les végétaux poussent en groupes d’une ou deux espèces parmi d’autres types de végétaux (arbustes, graminées). Dans le second l’échantillonnage (qui était le but de ces jardins), produit un effet très artificiel (qui était également recherché). Dans le cas du présent projet, les choix de plantation tendront plutôt vers le premier modèle, pour pouvoir inscrire ces végétaux à l’architecture forte dans une forme de naturalisation paysagère sur cette pente caillouteuse (ci-dessus)

jardin d’Eze

Yucca faxoniana

Yucca torreyi et Cylindropuntia sp 63


jardins

Le jardin botanique des Remparts - projet associatif Le contexte : l’objet de ce projet est de créer, sur une série de parcelles potagères vouées à la désaffectation, un jardin

à la fois hédoniste et éducatif présentant au public, à travers différentes scènes, une palette végétale adaptée à des conditions climatiques et pédologiques très typées. Apportant un pôle d’attraction complémentaire au village médiéval touristique de Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne), ce projet associatif s’inscrit dans des partenariats divers, dont celui avec la Ville de Montpezat-de-Quercy. Le site propose des conditions de milieu d’ordinaire peu prisées des jardiniers : sol extrêmement calcaire, climat contrasté avec de fréquentes canicules estivales, des sécheresses durables et des coups de froid toujours possibles en hiver. Des conditions que l’on pourrait qualifier de Sud-continentales et que l’on retrouve dans différentes parties du globe. La détermination de ces zonessoeurs est l’une des vocations de ce jardin. Haute-Provence, Castille, Arizona, montagnes balkaniques, Anatolie, Asie centrale, Haut-Atlas marocain ou sierras du Nord du Mexique présentent, toutes proportions gardées, des paramètres comparables et hébergent une flore adaptable au Quercy. Cette approche géographique et écologique sera privilégiée à une démarche de collection stricto-sensu. Certains genres, cependant, de part leur importante répartition dans les territoires sus-nommés, sont susceptibles de former des collections. Tels germandrées, euphorbes, phlomis, genévriers, ainsi que la vaste famille des Agavacées qui offre un fort potentiel de végétaux attractifs mais à la diversité méconnue. L’espèce la plus répandue, Agave americana, croît déjà en grand nombre sur le site des remparts de Montpezat où, en compagnie d’autres plantes thermophiles comme les palmiers, les grenadiers ou les figuiers, ils se mêlent librement aux légumes et aux fleurs des potagers bien exposés au sud, au pied du village. Cette ambiance particulière, tissant le dépaysant et le quotidien, sera maintenue et travaillée dans le Jardin des Remparts. Son dessin va s’insérer dans le parcellaire existant fait de petites surfaces imbriquées, en conserver le cloisonnement, les dénivelés en cascade, mais le relier par des cheminements,des escaliers, offrant des choix de circuit multiples.

plan masse du jardin L’édification d’un mur de soutènement transforme le square des Pyrénées en un donjon qui offre une vue imprenable sur le paysage

Talus très vif terrassé pour permettre l’implantation d’un cheminement et d’un belvédère Terrasse large organisée sur la base d’une trame régulière, dans l’esprit d’un verger associé à de petites cultures complémentaires

Petit kiosque en fond de la perspective de l’allée de cyprès 64

Prairie en mouvement, retournée chaque hiver, où évoluent des populations de plantes annuelles et bisannuelles

Coeur cultivé du jardin, organisé autour d’un bassin recueillant les eaux de la source et enceint d’une treille

Une source filtrant au pied du rempart permet la création de deux jardins successifs en dénivelé autour de la thématique de l’eau

Entrée, espace d’accueil


jardins Pavillon en bois bleui au cuivre au centre d’un massif indigo

Allée de cyprès Jachère d’annuelles et de vivaces

Petit belvédère et végétaux xérophites

coupe sur l’axe Est/Ouest

Le traitement des pièces du jardin donnera une déclinaison des états d’évolution d’un bout de terre mis un jour en culture par l’homme, depuis le carré soigné, bêché, jusqu’à la friche herbeuse où vivaces et buissons retournent à l’état sauvage. Chacun de ces états étant le prétexte à des partis de plantation dédiés à des présentations botaniques. Cette illustration des forces mises en oeuvre, la volonté et le labeur humains d’un côté, et de l’autre la dynamique propre de la nature, apporte sa dimension philosophique, réflexive, au jardin.

Choux, zinnias et oliviers d’un jardin-miracle

Graminées et Agavacées sur paillage minéral

Vivaces et annuelles sur talus non irrigué

Le village et le Square des Pyrénées depuis l’intérieur du Jardin

Punica et Eryngium bromeliaefolium

Yucca rostrata et Jacobinia suberecta

Brahea armata et Sesbania punicea

Agave salmiana, Pennisetum, Jacobinia

Ficus repens

Eryngium, Pittosporum, Olearia, Euphorbia

Agave parryi truncata et Sedum album

Dasylirion, Graptopetalum et Sedum rubrotinctum

Sedum «Matrona», Sedum palmerii et Festuca glauca

Chamaerops h. Cerifera, Aloe srtiatula et Papaver rhoeas

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à la Villa Thuret, à Antibes


5-Dessins, croquis...


croquis, dessins 68

Les Erythrea armata de la citadelle de Montpelliers, acrylique


croquis, dessins Aeonium, jardin botanique de Roscoff, crayons aquarelle 69


croquis, dessins

Agaves et cyprès de Monterey sur la côte de l’île de Batz, encre

70

Naturalisation paysagère de différentes essences exotiques sur l’île de Batz, encre


croquis, dessins La fabrique indienne du jardin Hanbury, Ă Vintimille, acrylique, crayon et pastel sec

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72

croquis, dessins


croquis, dessins Jardin de la Villa Tarento sur le lac Majeur, acrylique

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croquis, dessins Plan de la ville médiévale dressé par Edouard Fabre en 1912, comporte certaines approximation, notamment l’oubli des faubourgs SaintJean et Saint-Projet attestés dès 1291, et la présence du moulin des Seigneurs qui ne sera bâti sous cette forme qu’au XVIème siècle. Mais il permet de bien comprendre la structure initiale de la ville.

amorce du faubourg Saint-Roch Grand chemin de Toulouse

le Verdaussou

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ville fortifiée


croquis, dessins amorce du faubourg Saint-Jean et Pont Vieux château médiéval

le Dadou

l‘enclos du Seigneur

amorce du faubourg Laval

Grand chemin de Castres

La cité de Graulhet en 1291, crayon et aquarelle

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croquis, dessins


croquis, dessins ReprĂŠsentation sensible du centre de Graulhet, encre, aquarelle et photomontage

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portfolio-aufranc  

portfolio paysagiste ensnp

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