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Les Zell : Traversée de l’océan Indien à la rame NEWSLETTER 2 - OCTOBRE 2011 Le départ se rapproche… plus que 6 mois pour être fin prêtes. L’aventure se concrétise avec notamment l’arrivée du bateau en France et le début des chantiers d’amélioration et d’appropriation. L’entraînement monte en puissance : on a tout de suite mis la barre assez haut ! Et enfin nos partenariats initiés il y a plus d’un an prennent forme. Petite remarque liminaire, notre entourage s’amuse de nous voir se retourner de concert à l’appel de notre prénom. Et bien, sur le papier on vous simplifie la tâche : la grande c’est Laurence et la petite, laurence…

Il est beau notre bateau certes… mais on a encore du boulot !! Avant la mise à l’eau et même s’il nous démange d’aller surfer les vagues, la priorité va à l’identification des chantiers à mener, et notamment autour de l’installation d’un pilote automatique, problématique bien prise en main par Laurence (à droite)… Le « pilot’ auto » est en effet l’ami des rameuses car il oriente et maintient le gouvernail dans la direction souhaitée (au lieu de devoir en permanence guider le bateau au pied). Cet équipement, destiné aux voiliers, requiert donc d’être adapté au plan de pont et aux conditions de vie à bord. Le deuxième chantier concerne l’électronique, l’un de nos panneaux solaires et une antenne ayant été volés juste avant le shipping du bateau. Restons positifs : ceci nous donne l’opportunité d’optimiser le montage et d’intégrer de nouvelles solutions. Enfin, l’objectif de ce premier rassemblement autour du bateau était également de faire découvrir à notre routeur,

Ludo, les conditions « live ». Il témoigne :

de

navigation

Les conditions étaient presque parfaites pour ce premier entraînement : vent d’environ 6 nœuds au 250°, qui s’est légèrement renforcé en tournant à gauche pour atteindre 8 nœuds au 235°. Pour une première navigation sur ce type de bateau, j’ai été étonné de la fluidité avec laquelle le bateau avance, parfaitement rythmé par les mouvements synchronisés des 2Zell… On s’éloigne donc de la grande plage de la Turballe. Le bateau est très stable en roulis, un peu moins en assiette. Le vent se renforce et accentue les effets de pilonnement: parfois on est à 2 nœuds environ et soudain, le support s’arrête d’avancer, avant que les 2Zell ne replongent les avirons… Par vent de travers, le léger roulis et les vagues imposent d’être attentif pour placer les avirons dans l’eau. Le retour au portant est rapide puisqu’on atteint 4.6 nœuds en vitesse instantanée. Le vent passant Sud-Ouest est annonciateur d’une perturbation prochaine, qui ne tardera pas à nous arriver.


Toutes les bonnes choses ont une fin. Notre bateau rentre au port. Un grand merci à la capitainerie de la Turballe qui veille sur lui.

Une mise en jambe musclée : le tour du lac Léman à la rame Samedi 24 septembre, nous avons participé à la plus longue course d’aviron en bassin fermé : le tour du lac Léman à la rame, soit plus de 160km non stop. Cette compétition internationale offre un spectacle de technicité, d’endurance, de cohésion d’équipe, dont les allemands (en leur rajoutant leur caractère de grands « fêlés ») assurent en général la vedette… Notre équipe de motivés s’est formée sur le tas grâce à une succession de coïncidences et au recrutement de 3 coéquipiers en or au Lausanne Sport Aviron: Isaline, Medhi et Jean David. Après rétablissement (17h30 d’effort soutenu…), Isaline témoigne de l’aventure sur le site du club : Vient l’heure du ralliement de l’équipe… la veille du départ… ! Un peu d’appréhension nous effleure, au regard de l’impressionnante organisation de certaines équipes allemandes… Samedi 9 heures, c’est le départ. Les allemands filent devant, nous écopons les vagues de leur bateau suiveur. Premiers coups de rame ensemble ! Chacun ayant une expérience différente de l’aviron, nous ne sommes pas toujours d’accord sur le rythme à donner ou sur la manière d’épargner nos forces. Nous partageons toutefois bonne humeur et motivation, qui ne faibliront pas durant le tour. Les heures passent, et les kilomètres défilent. Les changements de barreurs et passage des bouées rythment notre journée. Plus nous avançons dans la journée, plus la demi-heure de quart nous parait longue, voire interminable. La rive française n’a plus de fin. Passant Evian, puis Sciez, cela devient difficile, nous sommes fatigués, la vitesse baisse... Il faut tenir. Par chance, un nouveau bateau suiveur s’approche de nous avec à son bord une entraîneur de la SNG, pleine d’énergie ; elle nous annonce que nous sommes proches d’une autre embarcation... Il ne nous en faut pas plus : ‘on va se les faire ceux-là’ et débute le sprint final qui durera en fait 13kms ! Nous déployons une énergie que nous ne pensions plus avoir ! Nous rattrapons et distançons une embarcation et nous attaquons à la suivante. Nous arrivons au port à 2h28 du matin sur les chapeaux de roues, en vainqueurs, le sourire aux lèvres car nous avons vraiment ‘tout donné’.

L’entrainement s’intensifie : coup de pouce de l’établissement « Capforme » de Chambéry Multiplier les sorties, ramer, courir, rouler, nager, grimper, sauter, danser… autant de moyens de se renforcer et de prendre confiance dans sa condition physique (certains sont plus spécifiques, je vous l’accorde…). En ce début d’année, Laurence s’installant à Chambéry a reçu le coup de pouce de la salle de sport de Chambéry Capforme, lui offrant l’accès illimité aux équipements (bien sûr, c’est surtout le rameur qui chauffe…), un moyen super efficace de s’entrainer régulièrement sans perdre le temps de sortie d’un bateau sur le lac. Un grand merci pour leur accueil !


La CCI de l’aéroport Marseille Provence nous soutient pour les opérations liées à la préparation du bateau et l’entrainement En juin 2010 l’aéroport Marseille Provence (mp) nous a invitées à sa convention du personnel. Il s’agissait de faire un parallèle entre l’aventure des Rames Dames (traversée de l’Atlantique à la rame) et la vie de l’entreprise, notamment la mise en œuvre d’un grand projet comme le fut la création de mp2, première aérogare européenne dédiée aux vols lowcost. Le parallèle était bel et bien réel. Nous avons été surprises de constater la similarité de nos expériences, notamment en matière de définition de l'objectif à atteindre, de conservation du cap en dépit des difficultés et de mobilisation des équipes. Les équipes mp, comme nous, avaient réussi à faire face aux nombreux obstacles qui jalonnaient leur route : financiers, juridiques, commerciaux, administratifs,… animées par un esprit fort d’équipe et d’initiative. Aujourd’hui l’Aéroport Marseille Provence a tenu à nous accompagner dans notre nouvelle aventure. Le personnel de la plateforme phocéenne pourra nous suivre dans notre traversée de l’Océan Indien et ainsi conserver le lien ébauché l’an dernier. Nous souhaitons qu’à travers ce partenariat, les équipes mp puisent de nouvelles inspirations pour continuer à surmonter les difficultés à venir! Avec 7,5 millions de passagers en 2010 et une ambition d’aéroport international, l’Aéroport mp relève le défi de sa croissance et s’embarque avec les Zell dans une longue traversée !

Merci à… Simon pour avoir hébergé notre bateau en transit Olivia et Guy Besson dont le soutien nous donne un réel coup de pouce Colette notre fidèle donatrice Le Rotary Club de St Louis et son accueil L’oncle et parrain de Laurence, Jean de Rancourt, pour l’appareil photo offert, qui a permis et permettra de prendre des photos de nos frimousses, du bateau, des couchers de soleil et des baleines à bosse…

Et merci aussi à la sœur de Laurence, Perrine, de nous avoir aidé à concevoir notre logo, qui nous l’espérons vous plaira aussi (les feedbacks sont les bienvenus):


/octobre2011