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Clin d’Oeil Hospitalité Diocésaine de SaintSaint-Étienne Mars 2013

Thème 2013

LOURDES, une porte de la Foi Agenda Récollections 2013 - 5 avril à la Grand’Croix - 6 avril à Firminy - 12 avril à La Talaudière - 13 avril à Bonson Pèlerinages à Lourdes - du 9 au 14 juin 2013 - du 14 au 19 octobre 2013 Journée de l’Hospitalité et messe du souvenir - 24 novembre 2013 à Saint-Étienne (Solaure) Rencontre Internationale des Hospitaliers à Lourdes

- 6, 7 et 8 décembre 2013

Au sommaire Mot du Président

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Mot du P. Yves Pelen

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Thème de l’année 2013 3 Vie des groupes

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Ils sont allés à Lourdes, ils témoignent 5à7


Le mot du président Bonjour à tous

J

e suis heureux de vous adresser ce nouveau numéro de CLIN D’ŒIL. C’est le fruit d’une équipe motivée, avec de nombreux témoignages ….

Cela ne requiert qu’une seule qualité : celle de la volonté. Vous n’êtes pas seul dans l’équipe. C’est à plusieurs que l’on construit l’animation réelle d’un groupe.

Il est très encourageant de voir que chacun d’entre nous peut faire partager son service à tous. Merci à leurs auteurs pour la sensibilité, l’amour et la simplicité qu’ils nous ont transmis dans leurs textes.

Bien sûr, la pierre d’angle est l’aide apportée aux personnes malades, seules ou handicapées de votre secteur car l’Hospitalier a toujours un esprit d’entraide, de respect et de tolérance. Personne ne peut ni ne doit être critique s’il ne participe pas de façon effective à telle ou telle action.

En effet, je suis persuadé que rien ne peut vraiment progresser si on agit seul. L’équipe est toujours plus vivante. Notre grande famille qu’est l’Hospitalité devient plus active. Chacun, avec ses capacités, est le maillon d’une chaîne. Chacun apporte une pierre à l’édifice que l’on voit évoluer chaque jour. Cela me conduit à vous dire que notre Hospitalité a besoin de vous en tant que membre actif ou honoraire mais aussi comme animateur de notre action, de notre association. Je suis certain que beaucoup d’entre vous ont la capacité d’encadrer un groupe en étant responsable de ce groupe.

Soyez toujours fidèle à cet esprit hospitalier qui nous anime Bonne lecture. N’hésitez pas à diffuser ce numéro autour de vous Avec toute mon amitié et ma confiance. Michel Contact : Hospitalité Diocésaine 04 77 59 37 66 Permanence tous les mardi matin 9h/11h30 Mail : hospitalite@diocese-saintetienne.fr

Parole du Père Yves Pelen, notre aumônier

Clin d’œil ! Juste un petit signe pour attirer notre regard, sans provocation excessive. Encore faut-il que notre attention, notre cœur soient disponibles pour y reconnaître une invitation de Dieu. Et si Dieu, par Marie, nous faisait des « clins d’œil » pour nous inviter à être attentifs à telle ou telle personne malade ou bien portante. Dans l’Évangile, c’est Jésus qui est attentif à tel aveugle, à un lépreux, à une veuve qui a perdu son enfant … la liste est longue. Mais dans les mêmes Évangiles, nous voyons que parfois, ce sont les apôtres ou les disciples qui provoquent Jésus … puis il y a un épisode capital que nous devons souvent méditer, c’est l’attitude de Marie qui bouscule son fils, Jésus, au cours des Noces de Cana. Et nous, dans notre mission d’hospitalières et hospitaliers, sommes-nous attentifs aux clins d’œil de la vie, aux appels pour des visites, aux invitations au dialogue, aux besoins d’entraide, et aux moments de silence pour savoir dire merci à Dieu, aux autres ?

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LOURDES, Une porte de la Foi

I

l nous faut, tout d’abord, situer ce thème dans le contexte de la vie de l’Église. Benoît XVI proclame la deuxième année de la Foi. En effet, en 1967-68, Paul VI a déjà proposé ce thème qui a débouché sur le Credo du Peuple de Dieu. Il écrivait : « La Foi est notre premier devoir, la Foi est,

C’est un signe d’Espérance, un signe de Foi, une porte de la Foi. Laissons-nous guider par cette espérance qui nous permet de franchir cette porte de la Foi.

LA SOURCE : Elle nous introduit dans la Communion. pour nous, une question vitale ; la Foi est le principe Nous sommes devenus « enfant de Dieu » par l’eau irremplaçable du Christianisme. C’est la source de la du baptême. charité, le centre de l’unité, la raison d’être fondamen- Marie a dit à Bernadette « Allez boire à la source et tale de notre religion. » vous y laver ». Bernadette représente la condition Cette porte de la Foi est toujours ouverte depuis le humaine qui, par le péché, (la boue sur son visage) jour de notre baptême. perd sa ressemblance à Dieu mais l’eau de la source Elle nous mène à la communion avec Dieu et nous vient purifier son visage. C’est vraiment une porte de permet de faire une expérience d’Église. la Foi. Cependant, il faut nous donner les moyens de LE CIERGE : franchir cette porte … pour s’engager sur ce chemin Il nous introduit dans la Lumière. de Foi qui dure toute notre vie. La Foi est « don » de Bernadette, à la troisième apparition, vient avec un Dieu, un cadeau à accueillir. cierge pour s’éclairer et pour s’identifier à Marie. À la Croire est une attitude active parce que nous avons 18ème apparition, elle n’a plus de cierge car elle porte franchi une porte qui nous fait entrer dans un autre Marie dans son cœur. univers, dans une manière différente de vivre, dans « Vous êtes la Lumière du monde » nous dit Jésus le monde de Dieu. Cela passe par notre témoignage dans l’Évangile. Vatican II nous le rappelle : « chacun et par nos actes.

des baptisés reflète la Lumière du Christ ».

Mais comment, à Lourdes, franchir la porte de la Foi ? Au cours de la procession mariale, nous élevons nos Cinq signes nous aident : flambeaux en chantant l’Ave Maria. Cela illumine la nuit et monte vers Dieu. Cette lumière nous éclaire LE SIGNE DE LA CROIX : sur notre propre vie. C’est à cette lumière que nous Il nous introduit dans la confiance. À l’heure de mon baptême, le signe de la Croix, tracé pouvons considérer notre situation, faire des choix, sur mon front, est bien, pour moi, Porte de la Foi. prendre des décisions. Cette lumière nous indique À la première apparition, Bernadette a reçu de la que nous avons franchi la porte de la Foi. « belle dame » comment bien faire le signe de la LA VIE NOUVELLE : Croix. Elle nous introduit dans l’accomplissement. Laissons-nous guider par Notre Dame de Lourdes La conversion de Bernadette n’a pas été facile, tout pour exprimer notre Foi par ce signe de la Croix. comme la nôtre. Bernadette a toujours été serviable Il nous identifie au Christ crucifié ; à chaque difficulté pour sa famille mais aussi toujours tournée vers les rencontrée durant la journée, nous pouvons faire ce autres. Sa relation avec Marie lui fait franchir la porte geste. Le signe de la Croix, en passant par Jésus, nous de la Foi. Bernadette entre dans une expérience d’un donne de nous envelopper du Dieu Trinité. autre ordre : le service aux autres et la prière. LE ROCHER DE LA GROTTE : Il nous introduit dans l’Espérance. Quand on touche le rocher, on se rappelle que Dieu est notre Rocher et que Jésus est notre roc. C’est une démarche éminemment personnelle que l’on fait en priant, en exprimant à Dieu ce à quoi il correspond pour chacun d’entre nous.

Pour nous, Hospitaliers, c’est la relation avec la personne malade, handicapée, blessée qui est ACCUEIL Pendant le pèlerinage à Lourdes, chacun reçoit du Seigneur la Grâce, c’est-à-dire la capacité dont il a besoin pour voir et franchir la Porte de la Foi.

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La Foi inspire, unifie et irrigue notre manière de vivre au-delà de la Porte.


Le Groupe « JEUNES » sur le chemin de Compostelle

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ne partie du groupe « Jeunes » a effectué un pèlerinage sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle durant 10 jours, début août 2012. Serge, Amandine et Marie-Mathilde, ainsi que trois autres personnes ont pris la route le 31 juillet au Puy-en-Velay pour se rendre à Conques. Nous avons marché en moyenne 23 km par jour et dormi soit en gîte, soit sous tente. Ce pèlerinage fut une occasion de se retrouver et de partager des moments forts d’amitié et de spiritualité. Pour une première année, nous avons marché « léger ». Effectivement, nous avions deux véhicules. Un au départ de l’étape et l’autre à l’arrivée. Chaque jour nous déplacions les véhicules, ce qui nous a permis d’y laisser nos gros sacs pour ne marcher qu’avec le strict minimum sur le dos. Nous avons, durant ces 9 jours de marche, fait de nombreuses rencontres. Il est vrai que, principalement, nous faisons tous les mêmes étapes ; donc, nous nous retrouvons régulièrement. Nous n’avons jamais été seuls. Ce périple fut, pour certains d’entre nous, plus difficile que pour les autres. Nos pieds n’ont pas toujours voulu suivre le rythme que nous leur imposions. De ce fait, nous avons dû, chaque soir, soigner attentivement chacune de nos nombreuses ampoules !

Groupe SAINTSAINT-MARCELLINMARCELLIN-EN -PILAT

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l’assemblée de janvier 2011, Lucienne et Marc nous annonçaient leur intention de laisser ce poste de responsables. Et cette année 2012 à notre dernière rencontre de janvier des élections avaient lieu sous le regard de Michel CHATAGNON.

les hospitaliers, visite de la cathédrale, du rocher Saint Michel d’Aiguilhe et Saint Joseph.

Nous avons été choisis par le groupe. « Marie avait su dire oui » alors nous ne pouvions pas refuser cette responsabilité, même si cela nous paraissait insurmontable. Il a fallu se rendre à l’évidence, le travail ne manque pas.

Enfin les inscriptions pour Lourdes du mois d’octobre.

Tout d’abord nous avons préparé le concours de belote, heureusement pour ce projet il y avait une bonne équipe. Celui-ci c’est bien passé, épaulé par les hospitalières qui ont préparé des gâteaux et les hospitaliers affectés à différentes tâches. Cela nous a mis en confiance pour continuer notre mission.

Nous retrouvions avec joie les sœurs dominicaines, sœur Colette et sœur Marie Philippe, qui sont restées longtemps à Marlhes.

Le 2 octobre, le père Y. PELEN est venu nous rendre visite. Nous étions accueillis au Rosey par les frères maristes qui nous offraient l’hospitalité. Nous commencions par une célébration eucharistique, suivie d’un repas préparé par tous. Et puis les réunions de bureau, les rencontres aux messes dans les trois maisons de retraite, une fois par mois.

Nous avons eu le bonheur d’accueillir cinq nouveaux hospitaliers et hospitalières. Parmi nous beaucoup sont à la pastorale de la santé et vont Puis la sortie des personnes malades et des résidents régulièrement dans les maisons de retraite. des maisons de retraite à Notre Dame de l’HermiUne année vient de s’écouler avec les joies, mais austage à St-Chamond. C’était un double plaisir ; nous si les questionnements et les doutes, les moments de allions à la rencontre du saint patron de notre découragement. Mais nous reprenons vite courage et paroisse « Marcellin CHAMPAGNAT ». confiance, sur cette route nous ne sommes pas seuls, Il y avait deux cars. Marie est là bien présente .Les pèlerinages à Lourdes Au mois de septembre, sortie au Puy en Velay avec nous permettent de nous ressourcer. Vint ensuite le pèlerinage à Lourdes avec toutes les permanences pour recueillir les inscriptions.

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Témoignage d’un médecin accompagnant le pèlerinage diocésain à Lourdes

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orsque Chantal GIRTANNER m’a demandé si je pouvais accompagner le pèlerinage diocésain, il m’a fallu un temps de réflexion pour accepter.

qui unit les soignants lorsqu’ils doivent collaborer, lien qui m’a paru encore plus clairement lors de ce pèlerinage.

Je suis membre depuis fort longtemps de la pastorale de la santé mais peu au fait des pèlerinages. J’étais en effet partagé entre une dévotion mariale dans laquelle j’ai de la peine à rentrer, et un lieu de vie extraordinaire qu’est Lourdes.

Pour le culte marial, j’ai été très impressionné par la remarquable préparation des cérémonies par les pères Y. PELEN, J-B. CHAUSSY…, tout en finesse, compréhension, bien loin d’une dévotion un peu « bigote » qui m’effrayait au départ. Quant aux interventions de François REYNARD, elles nous ont touchés au plus profond de nos êtres. Et voilà bien ce que j’ai vu, vécu, aimé durant ce pèlerinage : cette façon d’être aux autres et à soi-même, éclairé par Marie et Bernadette. Les relations entre les personnes sont « transformées » par ces messages qui nous animent et nous font avancer, j’ai ressenti comme un effet « catalyseur » d’être tous là ensemble. J’ai perçu de manière admirative combien le service était au centre de la vie du groupe.

Sur le plan professionnel il faut bien reconnaître qu’il peut y avoir, au premier abord, comme une incompatibilité entre une médecine rationnelle basée sur la preuve, et la motivation d’un patient d’aller à Lourdes. On rejoint là le désir de toute puissance de la médecine, qui fait à la fois sa force pour aller plus loin, mais aussi sa faiblesse car négligeant toute une dimension humaine notamment spirituelle de la personne. Que peuvent donc bien faire dans ce lieu des soignants ? Voilà donc mes sentiments « réservés » en arrivant à Lourdes. L’équipe médicale était composée de deux confrères, habitués de Lourdes, à la personnalité très différente mais fort attachante et une équipe infirmière à l’enthousiasme et au dynamisme contagieux. Il faut prendre ses marques, s’organiser un peu, et nous voilà en marche pour répondre aux sollicitations et accompagner les différentes cérémonies. Je me suis fait la remarque du lien quasi spontané

De voir les hospitaliers à l’œuvre, les patients vivre dans ce lieu extraordinaire qu’est l’Accueil NotreDame, j’ai ressenti la « préciosité » de chacun et la force du groupe. Si le mot « prendre soin » a un sens, c’est bien là qu’il se trouve. Ce « prendre soin » est le cœur de la médecine, mais aussi le cœur du message de Marie et de Bernadette. Il se vit là de vraies pages de l’Évangile, un sens donné à la vie quelles qu’en soient ses fragilités. C’est pourquoi nous devons être là, nous soignants, à la fois pour ce que l’on peut donner et aussi pour ce que l’on peut recevoir. Denis BAYLOT

Soeur Véronica témoigne...

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l y a 40 ans que je ne suis pas venue à Lourdes, mais j’avais toujours gardé le désir de revenir et ce désir s’est réalisé grâce aux hospitaliers de Saint Étienne.

Je repars le cœur plein de joie, de paix, avec un grand désir d’approfondir un peu plus les mystères du chapelet avec Bernadette et comme notre mère fondatrice Sainte Jeanne JUGAN disait « par l’Ave Maria, nous irons en Paradis ». Grand merci à tous, à ceux qui nous ont aidé à prier, aux jeunes de Saint-Bonnetde-Galaure, à toutes les hospitalières pour leur délicatesse, leur amour auprès des malades et leur disponibilité. Nous vous promettons nos prières pour que vous puissiez continuer cette œuvre magnifique de charité. -


Ils Ils ont ont choisi choisi de de servir servir en en «« Piscines Piscines »... »...

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epuis plusieurs années, je suis volontaire pour être au service « Piscines ». Je vais vous faire partager ce que je ressens à chaque pèlerinage, comment je tente de tisser un lien discret, fugace dans ce lieu chargé de secrets, d’émotions, de destins inaccessibles pour nous. Tout se déroule dans le calme, le respect, la douceur. La prière est notre force. Nous récitons, tous ensemble, le chapelet avant chaque début de Service. Notre service est aussi une relation avec Dieu. Les pèlerines souhaitant passer aux piscines sont d’abord accueillis sur le « plateau » où chacune prépare ce cheminement intérieur par la récitation du chapelet ou l’écoute de lectures, entrecoupées de chants qui rythment le temps d’attente parfois assez long. Lorsque la pèlerine entre à l’intérieur, elle est surprise du silence et du recueillement. Nous l’accueillons avec un sourire, ce qui la met à l’aise car beaucoup s’inquiètent de ce qu’elles vont découvrir. Doucement, nous lui expliquons comment cela va se dérouler. Chacun se prépare dans un petit espace où 6 à 8 personnes attendent leur tour. Nous nous employons à protéger l’intimité de chacune avec respect et simplicité. Dans le petit lieu d’attente, chacune se recueille, offre ses intentions à Marie. Parfois, l’émotion est si forte que des larmes glissent sur le visage. Soudain, le rideau blanc s’ouvre. C’est au tour de la personne de passer. La Responsable hospitalière l’accueille, dans un geste protecteur, la ceint d’un drap blanc très humide et lui demande de s’approcher du bord de la piscine. Elle invite alors la personne à s’abandonner, dans le silence de son cœur, pour confier à Marie toutes ses intentions. Puis, deux

hospitalières la guident jusqu’à la statuette de la Vierge, un baiser, une caresse et l’immersion totale a lieu comme une purification, un renouvellement du baptême. La personne est heureuse, comme libérée d’un fardeau (un chagrin, un deuil, une maladie, une rupture…). Dans ses yeux brille un regard lumineux, après avoir accompli cette démarche de Foi. Bernadette a effectué cette même démarche quand la « belle dame » lui a dit « Allez boire à la fontaine et vous y laver». Même si l’eau est froide, l’esprit est au-dessus de la sensation physique. Parfois, nous sommes face à un enfant handicapé ou malade. Comment ne pas crier notre révolte … mais l’apaisement prend vite le dessus. Ces mamans offrent leurs souffrances, leurs difficultés quotidiennes. Elles demandent d’avoir toujours le courage et la force d’élever leur enfant. C’est à ce moment-là que l’on ressent infiniment tout l’amour maternel. En sortant des piscines, beaucoup de personnes nous remercient pour ce moment sacré et partagé par une poignée de main chaleureuse ou en nous embrassant. Là, je trouve vraiment le visage de Dieu. Nous sommes vraiment enfants du même Père, même si nous ne nous connaissons pas ! Pour moi, un seul mot me vient à l’esprit : MERCI à mes parents qui m’ont donné la vie, à leur amour et celui partagé avec l’être aimé, toujours en moi. Je persiste à croire que ce lieu est le Sanctuaire de l’esprit, de l’âme et de l’invisible de chacune de nos vies qui se dévoilera dans notre éternité. Saurons-nous, au retour dans nos lieux de vie, dominer nos faiblesses , notre égoïsme, nos manques d’écoute avec ceux qui nous entourent ?

Françoise

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qui a su nous montrer, à nous pèlerins, que la epuis quelques années, je passe mon pèlerinage aux piscines, lieu de rencontres, de priè- prière est un festin qu’il faut faire connaître autour res et de partage avec nos frères de langue étrangère. de nous.

Et, chaque fois, je reviens chez moi très heureux d’avoir prié, parlé et même parfois pleuré avec tous ces malades qui me donnent le courage de poursuivre mon chemin vers Marie, notre Maman à tous. Oh ! Combien ces piscines m’apportent le réconfort, la joie de marcher avec Bernadette, vers la grotte où elle allait aussi souvent pour parler avec la Dame qui lui est apparue. Et je pense que l’on ne priera jamais assez pour dire merci à cette petite fille, humble, pauvre, malade,

Ces moments que je passe dans ce lieu, et jamais avec les mêmes personnes, sont exceptionnels. Et aussi, dans des équipes toujours différentes les unes des autres et qui ne parlent pas la même langue. Il suffit d’un regard, d’un sourire, d’un geste et l’on se comprend. Le travail accompli est merveilleux. Et le soir arrive. Il faut se quitter en se disant tout simplement « A demain. » Quelle belle journée que Notre Dame nous a offerte.

Noël - 6-


Un pèlerin pas ordinaire

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epuis 5 ans maintenant, je participe en tant qu’hospitalier au pèlerinage de Lourdes. Cette participation est due au fait que des amis de St Chamond et de l’Horme m’ont rapporté leur expérience d’hospitalier en de tels termes que je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». En effet, mon activité professionnelle étant arrivée à son terme, il était temps pour moi de réfléchir et de concrétiser ce que je pouvais, à mon tour, apporter à mes semblables.

J’ai eu une adolescence marquée par le sceau de la religion catholique par mon baptême, la communion, le patronage et le mariage. Mais mon entrée dans la vie active m’a éloigné de celle-ci. Je n’ai donc plus pratiqué et même perdu la Foi tout en conservant ses principes de respect, tolérance, partage et charité qui m’ont été enseignés. Voyant que ces mêmes valeurs étaient appliquées lors des pèlerinages, j’ai donc fait acte de bénévolat. Car, pour moi, l’aide et l’écoute aux plus faibles me semblent être un devoir. De plus, la convivialité, la simplicité des hospitaliers est exemplaire et la bonté de vos religieux, remarquable ! Certes, je n’assiste pas à l’intégralité des cérémonies religieuses mais, à travers le pèlerinage, je trouve la présence des vraies valeurs. Les témoignages donnés par les malades sont, pour moi, de grands moments de joie et d’espérance. Cela me permet de relativiser ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Gérard

Qui l’eût cru !

La crue du Gave de Pau

C

’était en fin de semaine…. Sur les hauteurs de Lourdes, le ciel s’est déchiré, des nuages épais lourds de pluie, des nuées lourdes d’eau,….. les cieux se sont déchaînés, …... Lourdes a vu passé des flots en furie avec des troncs d’arbre qui heurtaient les ponts et les rives …. Mais qui a pu mettre les éléments en colère dans cette ville sainte …. Seule une voix venue d’outre tombe, des cordes vocales venues de l’enfer ont pu contrarier la nature au point d’inonder Lourdes d’un flot saumâtre et athée, d’une vague aqueuse et païenne, d’un torrent fou et mécréant… Le samedi matin, nous étions tous là avec nos appareils pour voir la catastrophe … comme des Bidochons attendant que ça monte encore plus ! J’ai vu un hospitalier mettre son tringlot sous la pluie, si si sous la pluie, pour prendre des photos... il était en pleine forme quand il est arrivé à Lourdes, mais… il va repartir avec une pneumonie !.... J’ai vu que les piscines étaient inondées… c’est quand même un comble pour une piscine !!!! J’ai vu les ponts jumeaux se serrer encore plus fort pour résister aux assauts des troncs d’arbre qui voulaient passer sans demander d’autorisation et qui se sont écorchés sous le tablier faute d’espace…. Mais ils ont laissé leurs empreintes en soulevant les planches. La pauvre grotte de Massabielle était toute perdue avec cette marée qui n’était pas aussi silencieuse ni respectueuse que celle des pèlerins. Heureusement, tout est maintenant rentré dans l’ordre et nous pouvons de nouveau servir et prier dans le Sanctuaire avec un gave redevenu sage…. Un pèlerin plein d’humour

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SEIGNEUR, JE VEUX CROIRE EN TOI Fais que ma Foi soit entière, sans réserve, libre. Fais que ma Foi soit forte, qu’elle ne craigne pas les contrariétés, les problèmes dont est remplie l’expérience de notre vie avide de Lumière. Qu’elle ne craigne pas l’adversité de ceux qui l’attaquent, la refusent, la nient, mais qu’elle résiste à l’usure des critiques. O Seigneur, fais que ma Foi soit joyeuse, active ; qu’elle donne paix et allégresse à mon esprit, le rende capable de prier avec Dieu et de converser avec les hommes. Que ma Foi donne à la charité les raisons de son développement et un aliment d’Espérance. Que ma Foi soit humble et rende témoignage à l’Esprit Saint.

clin d'oeil  

Bulletin annuel de l'Hospitalité diocésaine de Saint-Etienne

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