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nº 1107 94e année Septembre 2013 Fr. 10.80


SEPTEMBRE 2013 · sommaire · 1

P R E M I E R

MENSUEL

HIPPIQUE

DE

SUISSE

ROMANDE

En couverture: Myrtille Paulois a été brillante à Herning lors des championnats d’Europe et sa complicité avec Roger-Yves Bost saute aux yeux. Toujours une oreille dans sa direction, bien à l’écoute. Elle semble sereine, malgré le style atypique de son cavalier : à eux, l’or européen ! © Eric Knoll

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championnats d’europe de saut à herning

10-15

championnats d’europe de dressage et de para à herning

16-17

Championnats d’europe J/JC et children à vejer

18-21

International : Hickstead, Dublin, chantilly, Ascona

22-28

International : Crans-Montana, megève et verbier

29

Européens de voltige et mondiaux d’endurance de la relève

30-38

Focus et au galop

39-43

national : Mont-de-coeuve, crassier et Equissima

45

Championnat de suisse de trec

46-47

Courses

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48-49

Marché-concours de saignelégier

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50-51

spectacles équestres à courfaivre et à écublens

52-53

dossier : gros plan sur des lunettes révolutionnaires

54-59

Communiqués et avant-premières

60-72

Cantons

73-75

élevage : juments de sélection à avenches

76-78

Poneys : la ronde des concours

© Kit Houghton / FEI-LDD

4-9

© Pierre-Yves Kursner

©Roland eller

© Clément Grandjean

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© Marinette Charlet

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Cayenne.ch

Câ&#x20AC;&#x2122;est branchĂŠ!

Pariez sur la couleur.


SEPTEMBRE 2013 · éditorial · 3

La petite Suisse, respectée en Europe !

A

vec deux médailles d’or par équipe chez les juniors et les jeunes cavaliers, ainsi que deux médailles d’argent en individuel pour la relève à Vejer, le saut d’obstacles helvétique peut être fier de sa campagne européenne. On espérait bien sûr davantage que des places d’honneur en élite , mais il faut être réaliste, on ne peut pas obtenir des podiums chaque fois et la petite Suisse fait déjà preuve d’une belle constance. Ceux qui ont parlé de défaite à Herning ne connaissent rien à ce sport. Déception, oui, défaite, non ! Une 5e place par équipe et deux cavaliers dans le Top 8, c’est honorable. Et cela s’est joué à trois fois rien, à une ou deux barres par équipe et au refus de Nino dans le dernier triple, l’ultime obstacle (sur un total de soixante !), pour Steve Guerdat, qui sait combien ce sport est dur, mais combien il peut aussi être grisant. Urs Grünig a eu raison de souligner que nous avions, avec l’Allemagne peut-être, le quatuor le plus homogène dans l’épreuve par équipe : jamais plus d’une faute en douze parcours, là où les Britanniques, 1ers, ont pu biffer des tours à deux ou trois barres, et les Suédois, 3es, effacer une élimination (pour erreur de parcours !) et un tour à 20 pts ! Le chef de l’équipe de Suisse s’est amusé à additionner les scores des quatre cavaliers et cela donne 21 pts pour les Allemands, 22 pts pour les Suisses, 37 pts pour les Français et les Britanniques, 40 pts - sans compter l’élimination ! - pour les Suédois . Urs Grünig a aussi rappelé que la Suisse a remporté le circuit de la division européenne I des Coupes des Nations Furusiyya. Cela ne veut pas dire grand-chose, seules quatre des huit étapes comptant cette année, mais prouve compétitivité et régularité.

« C’est un beau succès de prestige, avec lequel on ne peut rien acheter, mais qui nous donne encore de la motivation pour la finale », disait Urs Grünig après Dublin. Il entend s’y rendre avec la meilleure équipe, si possible celle de Herning. Et avant cela, il y a le Masters de Spruce Meadows, un des trois fiefs du Rolex Grand Slam, et l’étape du Longines Global Champions Tour à Lausanne. Largement de quoi faire ! La titularisation de Thomas Fuchs comme entraîneur d’équipe, et non plus seulement de deux ou trois cavaliers de tête, est un vrai plus. Le chef d’équipe restera-t-il ? La tâche est lourde et il s’agit de quasi bénévolat (avec défraiements) et on peut vite se noyer dans l’administratif. Certains responsables de la relève hésitent du reste à continuer pour ces raisons-là. La Suisse est un petit pays, avec un élevage réduit, une modeste aide de l’Etat, mais grâce à de brillants cavaliers, à un savoir, à des responsables dévoués et désintéressés, à des mécènes, à de l’argent, et à beaucoup de passion, elle est au top. Et cela devrait continuer quand on voit les exploits de notre relève à Vejer. Alors fêtons ces médailles ! Albert Lischer et Willi Melliger, souvent critiqués, ont fait là du bon boulot et Cornelia Notz s’occupe fort bien des « children ». On associera aussi les entraîneurs privés, la médaillée olympique de Los Angeles Heidi Hauri, qui coachait trois des huit jeunes à Vejer, les Fuchs, les Wettstein, Vincent Deller, Andreas Ott (qui avait ses deux filles chez les children) et cie. De bons cavaliers, bien encadrés, d’excellents chevaux (ça compte !), un engagement total des familles et (ou) des mécènes, une saine émulation, voilà qui explique aussi cette belle moisson.

Herning, une découverte, avec ses atouts et ses faiblesses Petite ville de 80’000 habitants à l’ouest du Danemark, Herning ne nous disait pas grandchose avant le 20 août. On ne lui connaissait pas une renommée équestre particulière, hormis des concours d’élevage. A dire vrai, on regrettait plutôt que la FEI ait choisi un stade de football anonyme plutôt qu’un « temple » de l’équitation pour ses championnats d’Europe. Expérience faite, on est partagé. Attribuer cet événement à un « autre » pays était une bonne chose et les organisateurs semblaient compétents, mais le résultat est contrasté. On dit que la dernière impression est celle que l’on garde et de ce point de vue-là, ce fut un succès : du grand sport, un final étourdissant en saut, le sacre de Bosty, cavalier plein de panache, sympa et modeste, un GP Spécial unique dans les annales, une Kür en forme de « gala final » pour le public, enfin nombreux. Mais le dicton dit aussi que c’est la première impression qui est la bonne. Et de ce point de vue-là, on est moins dithyrambique. Combiner dressage et saut oblige à rallonger la semaine et à étirer les journées. Un jour, c’est le saut qui se déroule à l’aube. Le lendemain, il a droit au public, mais du coup on saute entre

chien et loup ou alors sous les projecteurs. Et les organisateurs ont eu la mauvaise idée d’ajouter un nombre considérable d’épreuves annexes (CSI***, national, juniors, etc.). Le public était très clairsemé les trois premiers jours et cela faisait de la contre-pub à la télévision. De plus, la piste n’était alors pas très gaie (peu de décoration) et les obstacles semblaient ternes. Ils furent plus jolis par la suite. On a aussi mis deux jours à renoncer à un fond sonore, une musique de supermarché, durant le saut, comme s’il s’était agi d’épreuves d’encadrement ! L’enjeu, la technicité des tracés de Rothenberger, bien dosés, mais peu techniques les premiers jours, tout a contribué à ce crescendo. A la demande de la FEI comme des cavaliers, on organise de plus en plus les championnats dans des stades (de foot), sur du sable, sur des terrains totalement plats, avec des parcours sans obstacle inconnu : cela aseptise notre sport. Le temps des Européens sur l’herbe de Dinard, La Baule, Gijon, St-Gall ou San Patrignano est hélas révolu. A Madrid, on a recouvert le sol, pourtant refait, de sable ! Comprenez-nous bien, on ne veut pas en revenir aux naturels des années ‘80,

mais une ou deux options dans la chasse et quelques obstacles différents seraient les bienvenus. Moins de charme et moins de surprises, mais un suspens fou, car les scores sont hyper serrés. Il ne faudrait pas tomber dans l’excès, car on n’était pas loin de la loterie dans la finale par équipe : une faute de moins et la France troquait le chocolat contre de l’or! Et la Suisse était à 4,01 pt, à une barre et une écharde ! Pour la première fois aux Européens, le paradressage était de la fête. Il avait sa petite arène et on aurait souhaité que les médaillés aient une fois les honneurs du grand stade. Pour une démonstration ? On voit que l’exemple des Jeux mondiaux a fait école. Il faudrait toutefois imaginer une meilleure coordination. Et aussi des espaces où chacun pourrait se retrouver et faire partie d’une seule famille. Alors, est-ce la première impression mitigée qui est la bonne ou la dernière, plus éclatante. Comme on se tourne désormais vers la Normandie 2014, on dira que c’est « pt-être bin » un peu les deux. Alban Poudret


4 · le cavalier romand · international

C hampionnats d’Euro pe de s au t individuel à Herning

Bosty triomphe avec panache et Nino dit non ! Couronnement de carrière pour Roger-Yves Bost (47 ans), qui prend à lui seul une belle revanche sur les Anglais, même si Ben Maher et Scott Brash l’encadraient sur le podium. Amère 8e place pour Steve Guerdat, virtuellement sur le podium… jusqu’au dernier triple, où un refus aussi imprévisible que cruel de Nino des Buissonnets a coûté cher : 8e ! Janika Sprunger 7e de son premier grand championnat.

© Kit Houghton / FEI-LDD

Roger-Yves Bost est champion d’Europe, une une consécration individuelle pour le sympathique Français, champion continental en 1983, mais chez les jeunes cavaliers. Bosty n’a pas fait tomber une barre avec sa bondissante Myrtille Paulois. A ses côtés, deux Britanniques de la nouvelle génération : Ben Maher (à g.), en argent avec Cella et Scott Brash, en bronze avec Hello Sanctos, tous deux déjà en or par équipe.

A Herning, cet acrobate au style inimitable aura encore donné des frayeurs à ses supporters, notamment à l’abord du double de droits de la première manche, mais il faut avouer qu’il sait transmettre sa niaque à ses chevaux. Myrtille Paulois, que Lady Georgina Forbes avait retirée à Jessica Kürten pour la lui confier, était arrivée dans ses écuries en juin 2011, remportant notamment le Grand Prix de Bâle en janvier 2012. Et dire que Myrtille (par Dollar du Mûrier et par Grand Veneur) avait failli ne jamais sauter, ayant été blessée jeune. Georgina Forbes la destinait donc à l’élevage avant de se raviser un an plus tard. Bien joué ! N’est-ce pas le seul cheval à n’avoir fait aucune barre de la semaine ?

Hommage aux propriétaires

Sur le podium, aux côtés du Français, deux Britanniques déjà couronnés deux jours plus tôt en équipe, l’élégant Ben Maher, 2e à cause d’une faute de Cella sur le gros oxer polonais de la première manche, et le combatif Scott Brash, 3e sur le fabuleux Hello Sanctos, auteur du seul double sans-faute du jour (Bosty se permit 1 pt de temps !), ce qui repoussait le tenant du titre, Rolf-Göran Bengtsson, au pied du podium. « Il ne faut pas qu’il cherche à améliorer son style, il est déjà bien assez fort comme ça », a soufflé Ben Maher aux journalistes qui demandaient à Roger-Yves Bost pourquoi il avait un style aussi inimitable et… s’il entendait « améliorer son équitation ». Jolie réponse, isn’t it ? Pour sa part, Bosty a répondu : « J’essaye de changer, de progresser, mais le public m’apprécie comme ça ! » Il a eu l’élégance de remercier Georgina Forbes bien sûr, mais aussi les propriétaires des autres chevaux. Vrai qu’il s’agit de passionnés qui aident le sport depuis des décades. Jane Clark, l’Américaine qui confie Cella à Ben Maher après avoir soutenu Mario Deslauriers et beaucoup d’Américains, avait même aidé Paul Schockemöhle, triple champion d’Europe avec Deister et sponsor de ces Européens. Et Phil Harris, qui fait confiance à Scott Brash, était déjà le propriétaire de moult cracks de David Broome dans les années ‘70 et ‘80 (Philco, Sportsmann, etc.).

« Un grand choc  »

Philippe Guerdat mérite un bout de cette médaille d’or, pas seulement pour avoir coaché Bosty, mais pour lui avoir fait confiance. Le Jurassien espérait avoir un second « protégé » sur le podium : son fils ! Son job d’entraîneur national français l’obligeait bien sûr à s’occuper des Bleus au paddock et il ne put suivre le dernier parcours de son fils, Bosty s’élançant juste après. Il avait vu de loin, sur un écran, que cela s’était mal passé, mais sans plus. « Je suis partagé entre mon bonheur de chef d’équipe, ma joie pour Bosty et ma tristesse de père. Je me console en me disant qu’une mé-

© Eric Knoll

Q

uel final palpitant ! On retiendra d’abord de Herning ce samedi ensoleillé, cette bagarre incroyable pour l’or individuel, sur des parcours - enfin ! - très sélectifs et techniques, et le sourire, modeste mais radieux, de Roger-Yves Bost, couronné à 47 ans, trente ans pile après son titre continental chez les jeunes cavaliers (âgé de 17 ans, il avait quitté les juniors et concourrait déjà avec un certain Patrice Delaveau, 8e  !). A l’instar de Philippe Le Jeune, champion du monde à 50 ans, en 2010 à Lexington, Roger-Yves Bost mérite cette consécration, lui le battant, l’homme de cheval, le gars sympa qui aura eu bien des hauts (de l’or par équipe aux Mondiaux de 1990, de l’argent à ceux de ‘94 et de ‘98, du bronze aux Européens, toujours par équipe), de belles victoires, mais aussi de longs passages à vide, où sa femme, sa grande famille, son clan, l’ont soutenu. Et à force de le voir depuis des années avec les cheveux gris, on croyait presque qu’il avait passé le cap de la cinquantaine. Ce chouette gars qui s’émerveille encore d’être là, comme un jeunet, a encore de belles années devant lui. A commencer par les Jeux mondiaux en Normandie ! Roger-Yves Bost nous a rappelé au passage qu’il avait déjà eu deux occasions d’obtenir un titre individuel « chez les grands ». Aux Jeux mondiaux ‘94 à La Haye, où le cavalier de Barbizon abordait la dernière épreuve à la 2e place avant de perdre ses espoirs de disputer la tournante dans le triple, et aux Européens ‘95 de St-Gall, où son cheval avait été interdit de départ pour saignements de nez.


SEPTEMBRE 2013 · international · 5 Le fin Ben Maher, déjà champion olympique 2012 par équipe, a décroché deux médailles lors de ces Européens, dont l’argent en individuel avec l’excellente jument grise Cella. En tête après trois manches, une « petite » faute sur un gros oxer polonais lui enlevait ses espoirs dorés.

© Christophe Bricot

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Une médaille semblait tendre les bras à Steve Guerdat, après une série de parcours magistraux. Hélas, le champion olympique a vu toutes ses chances s’envoler sur le dernier triple. Nino a dit non et personne ne sait pourquoi, pas même son cavalier. Dur, dur !

daille de bronze n’aurait pas satisfait Steve ! Il est comme ça, il n’y a que les victoires qui l’intéressent », résumait un peu plus tard avec son mélange de réalisme et d’humour Guerdat senior. De son côté, Steve Guerdat, abattu et sans explication, se ressaisit bien vite pour venir répondre aux questions des journalistes. Il n’avait pas la tête des mauvais jours, juste un voile de tristesse. « Je n’arrive pas à m’expliquer ce qui s’est passé, c’est un grand choc pour moi. Nino était super à monter, dans la seconde manche encore peut-être plus que dans la première. » Et de refaire sa fin de parcours : « Après l’oxer, j’ai bien écarté mon virage, pour faire une foulée de plus et jouer la prudence, arriver très proprement dans la combinaison. Je n’ai pas vu venir le coup ! » Il n’était, en revanche, pas trop inquiet pour l’avenir, dans la mesure où le cheval est volontiers revenu sur la combinaison la seconde fois. Les carottes étaient cuites, mais il aurait aussi pu redire « niet ». Des refus, Nino des Buissonnets, cheval génial, mais hyper sensible et compliqué à gérer, en avait souvent fait dans sa jeunesse et aussi quelquefois sous la selle de Steve Guerdat, mais jamais dans une grande épreuve. Il s’était permis ça une fois aux JO de Londres, mais dans la warm-up (ce qui n’avait apparemment pas trop perturbé son cavalier !) ou encore en avril, dix jours avant la dernière finale de la Coupe du monde Rolex à Göteborg, en se faisant éliminer sur 135 cm à Lanaken… Là non plus, cela n’avait pas prêté à conséquences.

Janika, meilleure femme

Si le Jurassien, auteur d’un championnat magnifique jusque-là et notamment d’un sans-faute d’exception au premier tour, était hyper déçu de sa 8e place, Janika Sprunger, elle, était ravie de son 7e rang. La Bâloise est sortie les deux fois de piste avec 5 pts et vu la difficulté des parcours et l’extrême technicité de la première manche, c’était plutôt bien. « Je pense avoir fait de bons tours, harmonieux et Palloubet était très en forme. Je termine aussi meilleure cavalière, pour mes premiers championnats. Certaines personnes sont venues me consoler- mais je leur ai répondu que j’étais ravie ! 7e, c’est plutôt bien, non ? ça va me donner de la confiance pour la suite. » Deux Helvètes dans le Top 8, l’équipe 5e, on espérait plus évidemment, mais le bilan est plutôt honorable, malgré toutes ces frustrations. La Suisse n’était-elle pas la seule équipe à aligner quatre finalistes le samedi (Carsten-Otto Nagel, 28e et 4e Allemand cette fois-ci, aurait pu monter Corradina, mais il y renonça). Pius Schwizer (9 pts dans le double de droits) et Paul Estermann (14 pts) ont mis le clignotant après la première manche, finissant botte à botte, 20e et 22e. Cette première manche était de loin le tour le plus difficile de la semaine (voir le descriptif du parcours sur notre site), avec une dernière ligne diabolique, faite d’un bon oxer suivi à 6 ou plutôt 7 foulées d’un double de droits (160 cm) hyper délicat et très court (10 m 70 à peine entre les deux). Les deux seuls sans-faute furent signés par Steve »»»

Roger-yves Bost : « Ma jument est fantastique » Vous sembliez décontracté lors des reconnaissances, vous cherchiez à discuter, vous disiez votre joie d’être là  ? Oui, je monte avec plaisir, pour le plaisir, cette semaine était magnifique, de toute manière. Myrtille a été extraordinaire, elle avait encore du pep ? Elle se sentait à l’aise dans ce stade, le public n’était pas trop près. Tout lui convenait ici et elle a tout donné. Je crois qu’avec Philippe (Guerdat), nous avons

fait un bon planning, on l’a beaucoup économisée ce printemps en pensant à l’échéance. Philippe m’a fait confiance, je lui dois beaucoup, comme à Madame Forbes qui m’a confié la jument. Etait-elle dans les tribunes ? Non, Madame Forbes suit tout à la télévision (ndlr : Philippe Guerdat a dit sur Equidia que son coeur n’aurait pas tenu le choc!), elle ne se déplace qu’à Dublin et à Genève. Propos recueillis par Alban Poudret

© Alban Poudret

Le Cavalier Romand  : Bosty, c’est le bonheur, vous réalisez  ? Roger-Yves Bost : Non toujours pas vraiment, je vois que l’on me félicite de toutes parts, mais moi en sortant de piste je me demandais si je n’avais pas oublié deux ou trois obstacles, si c’était vraiment vrai. Les autres m’ont demandé de faire un tour d’honneur, mais moi je ne réalisais pas tout à fait ! Sur le podium, j’ai levé les bras, mais à ma façon, je ne me lâche pas vraiment ! Je reste toujours le même.

Philippe Guerdat, chef d’équipe des Bleus, pouvait être ravi de cette médaille d’or de Bosty.


6 · le cavalier romand · international

© FEI-LDD/Kit Houghton

Un long parcours...

Le bronze pour Scott Brash, grâce notamment au seul double sans-faute de la finale. Hello Sanctos, son acolyte en or aux JO de Londres déjà, semblait avoir perdu de sa superbe en indoor, mais tout est revenu à temps.

Après Eric Navet sur Quito de Baussy en 1991 à La Baule, Pierre Durand sur Jappeloup en 1987 à St-Gall, Alexandra Ledermann - première femme sacrée depuis la mixité, en 1975 -, sur Rochet M en 1999 à Hickstead, et Kevin Staut sur Kraque Boom en 1999 à Windsor, Roger-Yves Bost est le cinquième Tricolore à être sacré au plan continental. Champion du monde par équipe à 23 ans et demi déjà, Bosty a ensuite souvent galéré et il aura donc vu tous ses compatriotes gagner avant de triompher à son tour. Et même cette saison, tout ne fut pas rose. Qui hormis Philippe Guerdat aurait parié sur sa sélection au début du mois de juin ? Rappelez-vous, en avril à Göteborg, Bosty passa complètement à côté de la finale de la Coupe du monde avec Myrtille Paulois (22e et abandon le dimanche). En mai à Rome, il fut éliminé deux fois dans la Coupe des Nations avec Nippon d’Elle, prévu pour Herning et encore éliminé dans le Global de Londres, mais son entraîneur sut le remotiver. Un bon cavalier est un bon cavalier, un gagneur est un gagneur, mais il reste tributaire de son cheval. Et celui-ci peut dire « non » de temps en temps ! Alban Poudret

© Eric Knoll

Guerdat et Scott Brash, Bosty et Michael Whitaker s’accordant un point de temps (6 chevaux seulement étaient dans le chrono). La seconde manche était plus courte (12 efforts) et moins technique, mais très grosse et il n’y eut que quatre sans-faute, les trois médaillés et l’élégant Normand Aymeric de Ponnat. Picsou du Chêne débute à ce niveau et Pius Schwizer entendait aussi le monter la semaine suivante au championnat de Suisse… Castlefield Eclipse manquait peut-être un peu de condition, n’oublions pas qu’elle avait été blessée au début de l’été. Le Lucernois espère la monter fin septembre à Lausanne et à Barcelone, pour la finale Furusiyya, où le même quatuor est prévu. Roger-Yves Bost ira aussi à Barcelone, en leader, Kevin Staut n’ayant pas pu tenir ce rôle ici avec une Silvana HDC un peu rasante. Le champion d’Europe 2009 ne semblait pas non plus au mieux de sa forme et il envisagerait de se faire opérer du dos cet hiver. Il sera lui aussi à Barcelone avec Silvana HDC.

Janika Sprunger a pu à nouveau compter sur son phénoménal Palloubet d’Halong, dont beaucoup disent qu’il est LE meilleur cheval du monde. Une belle 7e place pour leur premier championnat d’Europe et le meilleur résultat féminin pour la Bâloise.

Les bonnes surprises… et les moins bonnes avait toujours eu un petit 4 pts. Il aura beaucoup appris durant cette semaine (« Un championnat, ça n’a rien à voir avec une Coupe des Nations, c’est une longue aventure ») et son superbe Armitages Boy a sans doute la pointure pour les Mondiaux 2014. Là encore, pari gagné pour Philippe Guerdat !

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Il y aura donc eu bien des surprises ici à Herning. Dans le Top 10, hormis la victoire de Bosty, la surprise, c’est la 10e place de Luca Maria Moneta (photo), épatant. Aussi combatif et atypique que Bosty (mais dans un autre registre, plus soft), l’Italien sait comme lui motiver ses chevaux et Neptune Brécourt a tout donné,

jetant son coeur sur les sauts et faisant au moins trois fois banquette sur de gros oxers. L’élégant Normand Aymeric de Ponnat est remonté au 11e rang final, grâce à son beau sans-faute sur le dernier tour. Jusque-là, il

La plus jolie surprise, c’est peutêtre le 14e rang d’Athina Onassis de Miranda, toujours plus en confiance. La cavalière grecque a certes la chance de pouvoir compter sur une complice quasi infaillible en AD Camille, mais

elle a fait preuve d’un grand calme, d’une vraie assurance. « Elle dort bien la nuit, ça ne la stresse plus du tout », nous a confié son mari, Doda de Miranda Neto, qui l’entraîne. Elle est aussi conseillée par Jos Lansink, après l’avoir été par Jean-Maurice Bonneau (2009 et ‘10) et George Morris (cet hiver). Au final, elle se retrouve juste derrière le no 1 mondial Christian Ahlmann, 12e et Patrice Delaveau, 13e : c’est tout dire ! Le jeune Danois Andreas Schou, 15e, a aussi plu, de même que le benjamin de ces championnats, Jos Verloy (17 ans), qui a renoncé à la seconde manche suite à un petit coup de mou de son Domino à la première (18 pts), mais qui avait réussi trois tours très importants pour l’équipe. Petites déceptions… Déception pour Luciana Diniz, 16e et qui a fait 8 pts chaque fois sur les trois tours compliqués avec Winningmood alors qu’elle espérait vaincre le signe indien dans les championnats. Pour Maïkel van der Vleuten, 21e

avec un Verdi surpuissant mais parfois en manque d’énergie. Et pour Carsten-Otto Nagel, double médaillé aux Européens 2011 et si souvent précieux pour l’Allemagne avec Corradina et 25e seulement cette fois. Etait-ce le dernier championnat de la merveilleuse Corradina (15 ans) ? … et déconfitures Rude, la 32e place de Sergio Alvarez Moya, qui semblait avoir perdu sa belle complicité avec Carlo ou ses bons réflexes, la 33e de Ludo Philippaerts, qui n’arrive pas à être constant, la 37e de Kevin Staut et Silvana HDC, qui redoutaient la rivière et n’avaient pas leur confiance habituelle. Pour le joli petit alezan Casallo Z de P. Bucci, ces Européens venaient sans doute trop vite : élimination pour deux refus après deux jolis tours. William Funnell, 57e, Jens Fredricson, 61e, et Angelica Augustsson, 76e (!), ont pu se racheter en sortant le jeudi un sans-faute synonyme de médaille pour leur équipe respective. Et tous les Irlandais étaient en deçà. Alban Poudret


SEPTEMBRE 2013 · international · 7

Championnats d’E urope de s au t par équipe

god save the brits and not the swiss ! Les Suisses, 5es, y auront cru quasiment jusqu’au bout. Ils étaient très homogènes - jamais plus d’une barre ! -, plus que les Britanniques en or, et surtout que les Suédois, en bronze, mais ils n’ont pas sorti les sans-faute requis le jeudi. Les Allemands, 2es à 0,59 pt, peuvent nourrir des regrets, les Français, 4es à moins d’une barre de la victoire, également.

T

Une grande déception

« N’invoquons pas que la malchance, car on finit à plus d’une faute du but », soulignait tout de même le nouvel entraîneur officiel Thomas Fuchs. L’écart avec la Suède, 3e, était effectivement de 4,01 pt perdre pour un centième eût été encore plus rageant ! -. Et que dire de la France de Philippe Guerdat, 4e, qui aurait gagné avec une barre en moins. Un vrai coup de barre : les Guerdat père et fils auront sans doute mal dormi cette nuit-là ! Après son parcours pénalisé de 4 pts pour une faute à la rivière, Steve Guerdat était tout de suite parti vers les écuries, dans l’ombre, sans parler. Le temps de taper sur l’épaule des Britanniques et le Jurassien filait à l’anglaise, évacuer et se concentrer déjà sur la suite. Janika Sprunger, dont c’était le premier grand championnat, ne cachait pas sa tristesse et, à ses côtés, Christina Liebherr, réserviste exemplaire,

© Kit Houghton / FEI-LDD

roisièmes après la chasse et deuxièmes au matin de la finale par équipe, à quelques poussières des Britanniques, les Suisses semblaient en route pour le podium, sinon pour la gloire. Ils semblaient plus consistants et homogènes que toutes les équipes hormis l’Allemagne et peut-être la France. Pourtant, une série de 4 pts le dernier soir allait tout compromettre. Sombre nocturne pour les protégés d’Urs Grünig ! Des cinq parcours à franchir à Herning pour atteindre le graal européen, la finale par équipe était la seule à se disputer en (semi) soirée et le feu des projecteurs n’a pas convenu aux nôtres, qui sont retombés côté ombre. Pour trois fois rien. Une faute pour chacun de ces trois messieurs et un point de temps dépassé pour Janika Sprunger. C’était hélas déjà trop. Tout s’est joué sur des détails, un manque infime de précision ici, un brin de (mal)chance là, mais au bout du compte la défaite est rude, car la montée en puissance de ce beau quatuor semblait évidente.

Les Britanniques se sont battus pour remporter l’or par équipe. Deux d’entre eux étaient déjà médaillés d’or à Londres, Scott Brash et Ben Maher, même si le second montait alors son autre cheval Tripple X. Michael Whitaker et William Funnel étaient les « nouveaux ».

avait les yeux tout rouge. Paul Estermann a 50 ans, des cabosses et moins d’états d’âme, forcément, mais il était aussi miné de passer si près de son premier podium, lui qui faisait déjà partie de l’équipe 4e des JO de Londres. Les médailles en chocolat, ça commence à bien faire ! Castlefield Eclipse, qui n’avait plus sauté entre le CSIO de St-Gall, début juin, et le CSI de Crans-Montana, début août, pour une petite blessure, était à nouveau en forme, mais son cavalier se mordait les doigts de sa faute (lire encadré). Picsou du Chêne avait aussi fait un très bon parcours à 4 pts, mais c’est un sans-faute qu’il eut fallu.

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En or sans Skelton !

Steve Guerdat et Nino des Buissonnets semblaient avaler avec facilité ces parcours par équipe, mais une faute sur la rivière coûtait cher. Trop cher même, tout comme les autres 4 pts de l’équipe, pour décrocher une médaille. Dommage, car le quatuor helvétique était le plus homogène.

Quand on pense qu’aucun des quatre Helvètes n’a jamais fait plus d’une faute les trois jours, là où un William Funnell, par exemple, avait fait deux barres le mardi et trois le lendemain. Seulement voilà, le jeudi soir, le Britannique a sorti le parcours de sa vie pour effacer les 5 pts de Michael Whitaker et battre les Allemands. « Demain, ça aurait été trop tard, non ? », plaisanta-t-il. Very british ! Une sacrée victoire si l’on songe que l’équipe championne olympique se passait cette fois de son leader, Nick Skelton, resté à la maison, et de Peter Charles (Vindicat a été vendu à Jessica Springsteen). Les Anglais, bien pilotés par Rob Hoekstra, ont de la réserve ! Et de la relève, avec Scott Brash sur son pénoménal Hello Sanctos. L’Ecossais concluait et il pouvait se permettre une seule faute et il la fit à l’entrée du triple, à miparcours, mais garda ses nerfs. Michael Whitaker, réserviste bien déçu l’an passé à Londres (il venait »»» de remporter le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle !), tient sa re-


EQUEST RIA N

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La Suède a pu compter sur les très bons parcours de Rolf-Göran Bengtsson (ci-dessus) et de Casall pour décrocher le bronze. Daniel Deusser (à g.) et son Cornet d’Amour, un couple discret mais d’une précision magnifique, ont offert des parcours sans-faute essentiels à la médaille d’argent de l’Allemagne.

vanche, lui qui faisait déjà partie de l’équipe championne d’Europe en 1989 (le dernier titre continental par équipe). Cette année-là, à Rotterdam, Michael était aussi sur la deuxième marche du podium individuel et son frère John sur la première. L’Allemagne a dégagé une impression de force incroyable le jeudi soir, notamment grâce à Ludger Beerbaum sur une Chiara de plus en plus fiable et à Daniel Deusser sur un Cornet d’Amour exceptionnel de classe. Christian Ahlmann, qui curieusement depuis qu’il est no 1 mondial n’est plus trop un homme de championnat (JO ratés, Coupes du monde 2012 et ’13 décevantes), et Carsten Otto-Nagel sur une Corradina un zeste émoussée n’ont pas tenu sur la durée. Emmenés par Rolf-Göran Bengtsson et portés par le public et la rage de vaincre, les Suédois sont revenus de loin pour décrocher le bronze. Angelica Augustsson, éliminée pour une erreur de parcours (!) le mardi et raide embarquée le mercredi (4 pts !) tourna… sans faute le jeudi avec sa fofolle de Mic Mac du Tillard. Un changement de mors l’explique-

rait-il ? Quant à Jens Fredricson, il fit oublier le tour à 20 pts du bien nommé Lunatic la veille en sortant lui aussi un blanchissage. Chez eux, les résultats à biffer se seront bien croisés ! A l’inverse, les Français ont tout perdu lors de l’ultime parcours, lorsque Silvana HDC renversa les nos 11b et 13 ! Dur, dur. Sur des parcours peu techniques, cela tenait à pas grand-chose, à des détails infimes et (ou) à un peu de chance. Et si la Suisse pouvait revendiquer la médaille de l’homogénéité, il lui a manqué une certaine niaque. Ou une bonne étoile ? Un peu des deux, probablement. Les Hollandais, vice-champions olympiques, ont toutefois fini plus d’une barre derrière les Helvètes (l’absence de London s’est fait sentir), et les Irlandais, que l’on imaginait dangereux, se sont retrouvés 9es et loin derrière les Italiens, 7es, et les Belges, 8es en partie grâce au jeune Jos Verlooy (17 ans et demi). Les Espagnols, 10es, ont fini à la ramasse. On notera enfin qu’il y avait 19 équipes complètes, dont les Russes, avantderniers, et les Biélo-Russes, derniers. Alban Poudret

la parole aux suisses

© Alban Poudret

Steve Guerdat (à g.)  : « Que dire, M.… ! Je suis arrivé un peu près de la rivière, j’ai voulu faire une foulée de plus, j’ai dû raccourcir un peu la cadence. Nino ne fait jamais la faute

Pius Schwizer : « J’ai trop voulu soigner la ligne du triple et bien arriver en six foulées, je suis donc venu un peu trop près du bidet. A la reconnaissance, je trouvais le tour très difficile, mais Picsou du Chêne l’a sauté facilement. Je m’en veux. » © Alban Poudret

Janika Sprunger (ici avec son père Hansueli) : « Je regrette un peu mon point de temps, il aurait pu coûter une médaille, mais il s’explique par le fait que je n’avais plus monté Palloubet en nocturne depuis le CSI de Bâle, en janvier, et je le sentais un peu inquiet. Je n’arrivais pas à avancer plus, mais j’aurais dû finir plus vite, il sautait si bien. Il y avait pas mal de choses à maîtriser à la fois et je n’ai pas assez pensé au chrono. Mon cheval est un des trois meilleurs chevaux ici et je me dois de bien le monter. »

à l’eau et je n’ai sans doute pas assez redouté cet obstacle, je pensais déjà au vertical qui suivait. C’est rageant, bien sûr, car Nino saute de façon magnifique, mais ce n’est pas non plus la fin du monde. (…) ça ira mieux dès qu’il y aura un nouveau succès ! » Paul Estermann (à dr.) : « J’avais un super sentiment. Ma jument a bien sauté le vertical no 9, mais ensuite elle n’a pas avancé assez vers l’oxer et j’ai réagi trop tard, je m’en veux ! Eclipse est en super forme, je suis content, car après le pépin qu’elle avait eu en juin, à Rotterdam, ce n’était pas évident qu’elle retrouve une aussi bonne condition et saute si bien. »

Urs Grünig, chef d’équipe : « On est les plus homogènes avec les Allemands et on est du reste les seuls avec les Allemands à avoir 4 finalistes en individuel (25 sur 78). Nous sommes les seuls à avoir fait douze parcours à 0 ou à 4 pts maximum, nous avons des paires exceptionnelles et, pour un petit pays comme nous, c’est fort. Nous sommes très soudés. La chance ne nous a pas souri. » Thomas Fuchs, nouvel entraîneur officiel de l’équipe (il s’occupait déjà de Steve Guerdat et de Paul Estermann) : « Jeudi soir, ils étaient tous très déçus et il y a de quoi, car les chevaux sont en super forme et avec une petite erreur en moins, car ils ont fait des fautes de cavalier, on aurait fini tout devant, mais c’est le sport et c’est devenu très serré. Ça se joue à rien, les Suédois ont eu beaucoup de chance, ils ont pu effacer deux catastrophes, mais il n’y a plus beaucoup de mauvais parA. P. cours, le niveau est incroyable. »


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C hampionnat d‘E uro pe de dress age par équip e

L’or pour les Allemandes, malgré le score de Valegro Pour la 22e fois, l’Allemagne a remporté l’or aux Européens, mais cela faisait tout de même huit ans qu’elle attendait ça et le suspens fut total. Helen Langehanenberg a dû sortir le grand jeu, car les Hollandais se faisaient menaçants et devançaient les Britanniques, même si Charlotte Dujardin et Valegro ont dominé ce Grand Prix. Les Suisses honnêtes 9es.

© FEI-LDD

La joie des Allemandes, Fabienne Lütkemeier (23 ans seulement), Kristina Sprehe, Helen Langehanenberg, héroïque « finisseuse », et Isabell Werth, en or.

Helen Langehanenberg devait en effet réussir une reprise sans faute et de haute tenue, obtenir un score de 83,68%, pour pouvoir assurer le titre. « Damon Hill a été fantastique, il a tout donné pour offrir l’or à l’Allemagne », dira la détentrice de la Coupe du monde un peu plus tard. « Je n’étais pas si nerveuse, je suis heureusement assez calme de nature, j’ai plutôt de bons nerfs et personne ne m’a mis la pression. Je me suis concentrée sur ma reprise et à la fin, j’ai pu lâcher un WOW ! » 84,377% (son record personnel en Grand Prix) et l’or : Isabell Werth, Kristina Sprehe, excellente avec Desperados, et la jeune Fabienne Lütkemeier (23 ans), fille et nièce de grandes championnes elles-mêmes couronnées (Gina et Nadine Capellmann), pouvaient lever les bras au ciel ! Le suspense fut total jusqu’à la quatrième reprise allemande, en toute fin d’épreuve. Tirés en avant par Edward Gal, 3e de ce Grand Prix avec Glock’s Undercover (81.763%) et aussi par Adelinde Cornelissen, les Hollandais devançaient alors déjà les favoris de la Grande-Bretagne, gagnants en 2011 à Rotterdam (à l’époque, c’était une surprise !) et aux JO de Londres. 0.427% séparait les uns des autres. La double médaillée d’or des JO, Charlotte Dujardin, et son Valegro ont gagné ce Grand Prix avec un score record pour eux de 85.942%, mais cela n’a assuré que le bronze aux Britanniques.

Les Anglais frustrés !

Les Britanniques estimaient toutefois s’être fait « voler » l’or, ou en tout cas l’argent, avec les notes données par le juge suédois Gustaf Svalling

à Michael Eilberg. Là où sa voisine Isabelle Judet avait mis 75% (et les autres un poil moins), le Suédois taxait la reprise à 65%  ! Or tout s’est joué à 1,1 pt d’écart entre les 3 meilleures équipes. On nous répondra qu’il y a désormais 7 juges au lieu de 5 (ils ne pèsent donc plus 20% mais 14,5% !), mais cela reste déroutant. Autre problème soulevé, le manque de théâtralité de cette finale : aucune annonce des scores finaux des équipes pendant deux heures (pas les scores des Britanniques, des Hollandais ou des Danois, pourtant encore en lice pour une médaille !), ni sur les tableaux du stade, ni par les speakers. Le public n’était au courant de rien, sinon d’un classement individuel ! Il a fallu attendre les dernières équipes pour que ça change enfin. On ne comprend pas non plus pourquoi la FEI ne reprend pas la formule à succès des JO, où le Grand Prix Spécial comptait pour l’attribution des médailles par équipe, ce qui permettait de regrouper les meilleures nations et le suspense à la fin. Comment demander à une TV de suivre deux fois cinq heures trente d’épreuve (onze heures), avec des breaks et autres pauses de midi ? Si le trio de tête se tenait dans un mouchoir de poche, le Danemark, 4e, était déjà à 10%, malgré les excellentes reprises de Nathalie zu SaynWettgestein, 5e avec Digby, et d’Anna Kasprzak, 6e avec DonnPerignon. Suivaient la Suède, 5e, l’Autriche, 6e, la Belgique, 7e et en grands progrès, la France, 8e. 14 nations (dont le Luxembourg, pour la toute première fois) alignaient une équipe.

Les Suisses satisfaits

Et les Suisses dans tout cela ? L’équipe était venue avec l’objectif de terminer parmi les 10 meilleurs, avec l’aide de deux cavaliers expérimentés et de deux novices, là pour acquérir de l’expérience. Objectif atteint avec cette 9e place ! Marcella Krinke Susmelj et Smeyers Molberg (photo) obtenaient 71.125% et le 19e rang, se qualifiant facilement pour le GP Spécial (30 meilleurs). Helga Eppler et Alban Poudret

© Eric Knoll

«L

’Allemagne est de retour  », a résumé Isabell Werth, la cavalière la plus titrée de tous les temps, qui décrochait « au passage » sa… 23e médaille d’or internationale (JO, Mondiaux et Européens). « Mais l’héroïne du jour, c’est Helen », a justement ajouté la championne la plus titrée au monde, ce 21 août.


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© Christophe Bricot (2)

dressage suisse   de nouveaux visages et un peu d’air frais

En faisant confiance à deux prometteuses cavalières montant chacune un cheval né et élevé en Suisse, Michel d’Arcis, le chef de l’équipe de Suisse de dressage, a osé apporter un peu d’air frais au Danemark et bien lui en a pris. Cela donnera à celles-ci un sacré bonus pour la suite et prépare ainsi l’opération Normandie 2014. Caroline Häcki-Rindlisbacher (à g.) (30 ans), cavalière amateur de talent - elle travaille à temps plein comme policière - Rigoletto Royal CH (par Rubin Royal), propriété de sa maman et d’elle-même, ont déroulé une belle reprise sans faute, qui méritait 1,5% de plus que les 66,641% attribués : le handicap de l’anonymat ! La Zurichoise a acheté son cheval à 3 ans à peine et l’a fait de A à Z, avec l’aide de l’ex-cavalière Steffi Kuriger, son entraîneur depuis 14 ans. Rigoletto n’a que 11 ans et il a encore une belle marge de progression. « Je peux notamment améliorer le piaffer et le passage. » « Je suis vraiment contente, car Rigoletto n’a pas été trop impressionné par cette arène, lui qui n’était jamais entré dans un stade. L’écho était terrible, on entendait même les bruits de verre et de fourchette ! Et il y avait des caméras, mais ça c’est bien passé. » Caroline espère trouver un mécène ou un sponsor, car elle doit se débrouiller toute seule, avec l’aide de sa famille. Melanie Hofmann (à dr.) n’avait jamais monté non plus dans un stade, ni dans un championnat. Elle a fait de petites fautes avec GB Cazzago C CH (par Campari M), multi vainqueur des finales d’Avenches, et cela lui a coûté 1 à 2%, selon Michel d’Arcis. Leur faute au départ des changements de pied au temps était inhabituelle et le reculer moyen, mais les pirouettes et les transitions piaffer-passage, leur harmonie aussi, ont plu. « Mon cheval était un peu inquiet et impressionné par cette ambiance, mais je suis contente. » Avec 65,471%, la Bernoise était tout de même à la hauteur de l’expérimenté Hans Staub. GB Cazzago C CH a déjà 16 ans, mais ce championnat est une belle consécration pour Melanie Hofmann (35 ans) qui l’a « fait » et l’a racheté après son départ de chez les Grunder - où elle fut écuyère durant dix ans -, en 2011. Dès l’an prochain, le prometteur 10 ans Del Cuore CH (par Dr Doolittle) sera au niveau GP. La Bernoise est installée à

Grasswil/BE, dans le même manège que Gilles N’Govan, présent à Herning, elle y loue une dizaine de boxes. Elle travaille avec Gilles N’Govan et épisodiquement avec l’Allemand Michael Deters ; elle aussi mériterait d’être soutenue. Agé de 54 ans et doté d’une solide expérience, le triple champion de Suisse Hans Staub a fait une reprise correcte avec un Warbeau assez sensible et chaud, mais il n’a pas osé prendre trop de risques. « Je l’ai fait pour l’équipe, mais j’aurais pu espérer faire 1 pt de plus. » Avec 65,790%, il n’était que 43e. « Je dois rester réaliste, avec ce cheval-ci, je ne peux pas viser 70% ou plus et je ne peux le monter que trois fois par semaine. Il est chez sa propriétaire, Isabelle Ros, qui le monte en promenade et je perds chaque fois une heure dans chaque sens », ajoute Hans Staub, qui a deux 6 ans très prometteurs. La leader de l’équipe reste bien sûr Marcela Krinke Susmelj, 19e du GP, 18e du GP Spécial avec 72,039% et qui aurait mérité de présenter la RLM avec Smeyers Molberg. A Lexington, elle avait créé la surprise en se classant 10e de la Kür, à Herning elle n’a hélas pas eu cette chance. Il ne lui a manqué que 0,25% pour monter le dimanche ! Selon la Française Isabelle Judet, présidente du jury du GP Spécial, qui a le mérite de noter ce qu’elle voit et non pas sur la « réputation », la Suissesse était 11e et largement qualifiée. Michel d’Arcis tire un bilan assez positif de ces Européens : « Notre premier but était de figurer parmi les dix premières nations, il est atteint. » Vrai que la Suisse, qui n’a pas de juge à ce niveau, n’était plus souvent là en équipe (hormis aux Européens) et qu’elle montre du sang neuf. « Notre second objectif était d’ouvrir le jeu et de donner de l’expérience à des nouvelles, on ne peut pas toujours travailler avec les mêmes. Elles ont toutes deux très bien monté et on peut bâtir là-dessus. Je suis très content de Caroline, qui a même fait plus qu’espéré. Melanie a aussi démontré qu’elle peut présenter un cheval en championnat et cela n’a rien à voir avec un national ou un CDI. Hans est un bon soutien moral et Marcela est notre leader. Nous étions 14es à Rotterdam en 2011, 9es ici, c’est positif. » A. P.


SEPTEMBRE 2013 · international · 13

Championnats d‘Euro pe de dressag e in dividuels

Encore de l’or pour Charlotte Charlotte Dujardin, en or comme aux JO de Londres avec Valegro, Helen Langehanenberg, en argent, et Adelinde Cornelissen, en bronze, voilà le verdict dans le Grand Prix Spécial, où ces trois dames ont toutes été sonnées par le jury pour une erreur de programme (!), comme dans la reprise en musique.

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erdict « historique » dans le Grand Prix Spécial, puisque les trois médaillées firent toutes une erreur de programme. « Elles l’on fait par fair play pour moi, elles ne voulaient pas me laisser seule ! », a plaisanté Helen Langehanenberg. Cela avait pour conséquence une déduction de 2 points par juge, mais ce fut… sans conséquence ! Une histoire un peu freudienne et unique dans les annales du dressage, un vrai gag : «You made history », a lancé Edith de Reys, la chef de presse, en présentant les trois médaillées.

jury, la Française Isabelle Judet, voyait certes Helen Langehanenberg en tête avec Damon Hill NRW, mais l’Allemande se classait 2e avec 84.330%. Adelinde Cornelissen décrochait le bronze avec Parzival (81.548%). Personne d’autre ne franchissait la barre des 80%. Marcela Krinke Susmelj était la seule Suissesse en lice. Le sensible Smeyers Molberg, décontracté, ne se laissa pas impressionner par l’environnement comme parfois et la Lucernoise prit des risques – nécessaires – pour présenter un excellent GP Spécial et obtenir 72.039%. Elle manquait la qualification pour la Kür de peu (0.25%). La qualité des chevaux et les présentations sont d’un tel niveau que 21 chevaux se plaçaient entre 70% et 79%. Marcela Krinke Susmelj a tout de même fait mieux qu’Isabell Werth, mal notée pour de vraies erreurs de Don Johnson (20e avec 71,890), Valentina Truppa à la peine avec Eremo del Castegno (21e avec 71,830%), ou Andreas Helgstrand, 23e seulement devant son public.

Charlotte Dujardin et Valegro ont ajouté deux médailles d’or à celles de Londres. Charlotte est la première Britannique championne d’Europe!

Helen Langehanenberg déroulait une reprise de rêve avec Damon Hill NRW quant elle est partie dans la diagonale pour un dernier trot allongé alors qu’il fallait rester le long de la barrière. On était à 30 secondes de la fin de sa reprise et le ciel lui tombait sur la tête ! Elle finit très bien malgré tout et attendit la suite. Charlotte Dujardin suivait juste après avec Valegro et elle présenta aussi une superbe reprise, lorsque retentit à nouveau la sonnette du jury: re-erreur de programme, plus tôt dans la reprise : des changements de pied au lieu des appuyers ! «Quand Patric Kittel m’avait annoncé qu’il s’était trompé de programme, je me suis dit «My God », puis en entrant dans l’arène, j’ai appris que c’était arrivé à Helen… Le public a réagi bruyamment à mon erreur, mais j’ai pu me ressaisir. » On se demandait si Adelinde Cornelissen n’allait pas tirer les marrons du feu, son Parzival, victorieux aux Européens de Windsor 2009 et de Rotterdam 2011, étant souvent plus brillant sur ce programmelà. Mais la Néerlandaise fit la même erreur que Charlotte Dujardin. Cela relève sans doute d’une sorte de « psychose collective ». Qu’un(e) concurrent(e) se trompe, c’est fréquent - Adelinde Cornelissen avait gagné le titre européen 2011 dans le GPS de Rotterdam en commettant une erreur similaire -, mais de là à ce que tous les favoris s’y mettent ! Freud se serait régalé… Charlotte Dujardin et Valegro établissaient un nouveau record en Grand Prix Spécial avec 85.699% et obtenaient l’or. La présidente du

Dans la reprise libre en musique du dimanche, Charlotte Dujardin avec Valegro répétèrent leur exploit des JO, devenant ainsi… double championne d’Europe. La dynamique reprise de Valegro fut sans faute et d’une grande régularité, avec un degré de difficulté élevé, ce qui lui valait 91.250%. Le cheval a un passage et un trot allongé exceptionnels et il bouge avec beaucoup d’expression. La cavalière est élégante et elle monte avec la légèreté souhaitée. Helen Langehanenberg (photo) ne put éviter deux petites fautes, mais le superbe passage de Damon Hill NRW, son piaffer et son trot allongé ainsi qu’une belle chorégraphie lui apportaient une nouvelle médaille d’argent amplement méritée, avec 87.286%. La tenante du titre, Adelinde Cornelissen sur Jerich Parzival, a sauvé sa médaille de bronze grâce à de nombreux piaffers et passages, la force du cheval (86.393%). Le niveau progresse, puisque huit cavaliers ont reçu plus de 80%. Edward Gal était 4e avec Glock’s Undercover (84,911). © Kit Houghton/FEI - LDD

© Kit Houghton/FEI - LDD

On reprend les mêmes…

H. E. et A. P.

Pourquoi deux podiums ? Se pose une nouvelle fois la question du pourquoi de ce double podium «GPS (imposé) - Kür (libre)» et de sa légitimité. La formule des JO n’est-elle pas la meilleure ? Ou ne faudrait-il pas combiner GP Spécial et Kür ? On nous rétorquera bien sûr que cela donne un plus grand impact médiatique au dressage, mais cela n’est pas sensé. Et faire du GP Spécial la finale par équipe permettrait de se concentrer sur les meilleures nations, en les mettant dans l’ordre inverse du classement, tandis qu’un Grand Prix dilué sur dix heures ou plus, avec des bons couples toutes les trente minutes, c’est impossible pour les télévisions. En saut, on n’a pas de champion du Barème C après la chasse : on a un champion, point barre ! Et quand en plus le podium est rigoureusement identique les deux fois, ça devient cocasse. A. P.


14 · le cavalier romand · international

Cham pionnats d’Europ e de para-dress age à Herning

Les Britanniques et Pepo Puch en or Comme aux Jeux paralympiques de Londres, les Britanniques ont dominé les championnats d’Europe de para-dressage, obtenant sept titres dans les différents grades, mais l’Autrichien Pepo Puch a décroché deux nouvelles médailles d’or. Chapeau !

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© Kit Houghton / FEI-LDD

’exemple des Jeux mondiaux a fait école et les championnats d’Europe de para-dressage se déroulaient pour la première fois en même temps que ceux de dressage et de saut. Une belle reconnaissance et une sorte de « promotion », même si ces compétitions-là ne se disputent pas dans le grand stade, mais dans une autre enceinte plus réduite, où le public, hormis les fans et le petit cercle du para, n’est venu que par intermittence. Il y avait, en revanche, un vrai décorum pour les remises de prix, avec fanfare montée et les mêmes musiques pompeuses que pour l’élite.

Le bonheur de Pepo Puch, après sa victoire en imposé, devant le Britannique Ricky Balshaw, 2e, et la Danoise Stinna Tange, 3e sur une jument nommée… Steffi Graf. L’Autrichien, déjà en or en 2011 et 2012, a aussi triomphé le dimanche dans la Kür avec Fine Feeling S.

On aurait simplement pu imaginer que l’une ou l’autre cérémonie se tienne dans le stade ou que les champions fassent une démonstration ou montrent leur kür. Et les horaires ne permettaient hélas pas non plus aux journalistes de faire plus que des sauts de puce. Il n’y avait hélas pas de Suisses, mais Pepo Puch, le mari de Michèle Schwarzenbach, a complété sa collection d’or en raflant deux nouveaux titres (lire ci-dessous) en Grade Ib. Très reconnaissant envers sa Fine Feeling S, l’Autrichien a déclaré « qu’elle compensait ses fautes de main et que les chevaux de cavaliers handicapés avaient encore plus de mérite que les autres ». Sa reprise préférée est la RLM et il a obtenu un beau 79,200 le dimanche, grâce à une reprise pleine de finesse et de sentiment (normal, quand on monte Fine Feeling !). « Je suis ravi, j’ai beaucoup travaillé cet été, mon corps est plus souple et je peux mieux respirer durant mes tests. » Fine Feeling S dansait sur du Johann Strauss. « Normal, je suis Viennois et cette musique me touche beaucoup émotionnellement. Ma jument aime la musique, elle est dans le rythme. » Les Britanniques, avec Sophie Wells, la multi-championne d’Europe et du monde, qui a dominé la Kür du grade IV avec 80,250%, Sophie Christiansen, qui dit se nourrir de son amicale rivalité avec sa coéquipière Anne Dunham, elle-même deux fois 2e, Natasha Baker, deux fois en or à Londres et deux fois ici, et cie ont décroché sept médailles d’or, dont le titre par équipe. Et quatre médailles d’argent ! L’énergique Allemande Angelika Trabert, que l’on avait applaudie en 2005 à Palexpo, double championne du monde à Lexington, a encore brillé avec… Ariva Avanti ! Sa sympathique compatriote Hannelore Brenner a brillé dans le grade III, mais elle a laissé l’or de la Kür à la Hollandaise Sanne Voets, qui pleurait à chaudes larmes. A. P.

En 2012 à Londres, il avait triomphé et fin août au Danemark, il a défendu victorieusement son titre européen. Joseph Puch, dit Pepo Puch, est le plus Suisse des Autrichiens, puisqu’installé à Erlenbach/ZH. Son nom parle aux amateurs de complet, car jusqu’en 2008 et un gros accident de cheval, il s’illustrait sur les 4 étoiles et avait même participé aux JO d’Athènes, mais sous couleurs croates. « Il a de ces yeux ! » ou « Mon dieu qu’il est beau ! ». De tels commentaires de la part de la gent féminine sont monnaie courante lorsque Pepo Puch est dans les parages. Lui-même ne manque pas de répondre aux marques de sympathie de tous ceux qu’il croise. L’homme a toujours le sourire et tous les concurrents viennent le saluer, le féliciter. « Il reste humble et je suis en admiration devant la force dont il fait preuve après ce qui lui est arrivé »,

commente le cavalier français de grade 3 José Letartre, médaillé à Herning. Ce qui lui est arrivé ? Ce fameux accident de cheval en 2008, la moelle épinière est touchée, il devient paraplégique incomplet. Après des mois d’hospitalisation, il se remet en selle, et ne tarde pas à relever le défi des concours de dressage para-équestre. « Ce qui est concevable est faisable », aime-t-il dire, tout en restant lucide sur les difficultés liées à son handicap et les efforts à fournir. « Les chevaux sont pour moi une thérapie et il me faut admettre que je dois travailler davantage sur moi, et moins sur leur formation. » En effet, Pepo Puch a du mal à synchroniser ses mouvements, à commander ses bras, ses jambes, qu’il sent à peine. Il s’entraîne dur, fait énormément de rééducation, et peut surtout s’appuyer sur son exceptionnel sens du cheval. Bien qu’il passe une bonne partie

de ses journées aux écuries, il n’est pas cavalier professionnel, à l’inverse de son épouse Michèle, qui est aussi sa coach. « Elle l’était déjà avant mon accident », explique-t-il. A l’époque, il possédait une entreprise de ramonage en Autriche. « Je monte trois chevaux régulièrement, Fine Feeling, la jument médaillée à Londres qui prend de l’âge (16 ans), Good Boy Feeling, qui a 14 ans, et le cheval avec lequel je concourais en complet avant mon accident. On se connaît par cœur, mais il n’a pas les aptitudes de dressage nécessaires pour le haut niveau paralympique. Il y a aussi des jeunes qui arrivent, mais il me faut beaucoup de temps à présent pour former un couple avec une nouvelle monture. » Cavalier passionné et profondément humain, Pepo Puch accepte volontiers d’endosser le rôle d’ambassadeur du sport para-équestre.

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pepo Puch : du complet au para-dressage, avec philosophie

Que pense-t-il du développement de cette discipline en Suisse : « La responsable fédérale a fait un gros travail pour clarifier le règlement, je trouve cela très important, mais il y a malheureusement encore peu de compétiteurs, alors qu’en Angleterre ou en Allemagne, les concours paraéquestres font le plein. En Suisse, bien des gens n’osent pas se déclarer cavalier handicapé. J’aimerais pouvoir rassurer ces personnes et leur entourage, les encourager, car ce que nous faisons en dressage para-équestre est du tout grand sport, nous vivons de belles émotions, des choses passionnantes. » Laetitia Bernard


© Jacques Toffi © www.scoopdyga.com © Alban Poudret

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Souvenirs de Herning : la complicité entre Steve Guerdat et Janika Sprunger (ci-contre à g.), l’humour de Charlotte Dujardin et de Pedro Cebulka (ci-contre à dr.), la joie si spontanée des lauréats du paradressage, l’Anglaise Sophie Christiansen, multi-championne du Grade I, partageant son émotion avec sa compatriote Anne Dunham (à g.) et l’Italienne Sara Morganti (ci-dessous).

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© Alban Poudret

Ci-dessus, les précieux conseils de Jos Lansink à l’étonnante Athina Onassis de Miranda, 14e en individuel, et la beauté des lacs de la région de Silkeborg. Ci-contre, le grand stade, enfin chaleureux le week-end et le bonheur d’être là partagé entre Martial Perrin, Arturo Fasana, propriétaire de Castlefield Eclipse, Pedro Cebulka et Charles Turrettini.


16 · le cavalier romand · international

Championnats d’E uro pe DE SAUT CH/J/JC

La relève SUISSE vauT de l’or

© Moises Basallote/FEI

Dans la finale individuelle des jeunes cavaliers, Martin Fuchs remettait son titre en jeu. Cette année, le prodige zurichois devait toutefois faire face à un cavalier tout aussi talentueux que lui : le Hollandais Frank Schuttert. Ce nom, on en a beaucoup entendu parler lors de la victoire des Pays-Bas dans la Coupe des Nations de La Baule ce printemps. Les deux jeunes frères, Frank et Hendrik-Jan Schuttert, avaient alors eu l’opportunité de courir dans la grande équipe, aux côtés d’Albert Voorn et de Leon Thijssen. Et ils n’avaient pas démérité, en réalisant des sans-faute en deuxième manche.

L’équipe de Suisse juniors, entièrement féminine, avait montré la voie à ses aînés en décrochant la médaille d’or par équipe. La Romande Laetitia du Couëdic (à dr.), qui signait le meilleur résultat suisse en individuel (7e) était accompagnée de Salome di Gallo, Fiona Meier et Estelle Wettstein (de dr. à g.). Au premier plan, le chef d’équipe Albert Lischer.

L’or. Voilà ce que les jeunes cavaliers ont glané en Espagne lors des Européens de la relève. L’équipe était composée de (de g. à dr.) Martin Fuchs, qui allait encore décrocher l’argent en individuel, Annina Züger, les deux piliers, secondés par Chantal Müller et Emilie Stampfli.

Frank avait remis le couvert dans le Grand Prix en prenant la 2e place derrière Patrice Delaveau et devant Nick Skelton. Rien de moins! Autant dire que la concurrence était bien là pour Martin et la victoire ne s’est jouée qu’à deux petits points. Le Zurichois décrochait l’argent derrière le Hollandais et remportait ainsi sa 9e médaille européenne… à 21 ans. Quel talent et quelle promesse pour le saut suisse ! Annina Züger ne finissait pas loin du podium, grâce à un des trois double sans-faute de la finale, puisqu’elle prenait le 5e rang avec Liatos, qui aura apporté à Philipp et Annina pas moins de quatre médailles, dont trois en or, lors des championnats d’Europe de la relève (2008, 2012 et 2013). La finale individuelle réservera encore une médaille au clan suisse chez les children, grâce à Isabelle Straehuber qui décrochait l’argent sur Guyana II. Chez les children, la Tessinoise L’or revenait au Hongrois Virag Isabelle Straehuber s’emparait de l’argent en individuel. Le Hongrois Virag Weinhardt et le bronze à la Fran- Weinhardt la devançait alors que la Française Camille Conde Ferreira çaise Camille Condé Ferreira. Chez les juniors, la meilleure complétait le podium. représentante helvétique était Genevoise : Laetitia du Couëdic commettait une faute sur l’ultime obstacle de la première manche. Grâce à un tour sans pénalité en seconde, elle terminait avec 12 pts et prenait le 7e rang. La victoire s’est jouée au barrage entre trois cavaliers et c’est l’Italien Emanuele Massimiliano Bianchi qui était le plus rapide devant le talentueux Irlandais Bertram Allen – qui a déjà gagné en 3* et en 2* cette saison – et la Néerlandaise Lisa Nooren, fille de l’entraîneur Henk Nooren. Relevons au passage que l’Allemagne est rentrée bredouille de ce championnat. C’est bien la Suisse qui a obtenu le plus grand nombre de médailles, ex æquo avec la Hollande. L’avenir du saut helvétique s’annonce brillant ! Oriane Kleiner

© Moises Basallote/FEI

9e médaille européenne pour Martin

© Moises Basallote/FEI

I

l est de coutume que la relève suisse glane des médailles lors des championnats d’Europe de saut. Mais 2013 aura été l’année de tous les superlatifs, puisqu’à la fois les juniors et les jeunes cavaliers sont devenus le 19 juillet champions d’Europe par équipe à Vejer de la Frontera, en Espagne. La relève est là, bien belle et prête à nous faire rêver. Martin Fuchs décrochait encore une médaille supplémentaire, en argent en individuel chez les jeunes cavaliers, tout comme Isabelle Straehuber chez les children (12 à 14 ans). Les juniors étaient les premiers à décrocher l’or en le vendredi 19 juillet. L’équipe, exclusivement féminine et nouvelle par rapport à 2012, bouclait les deux manches avec un total de 8 pts : Salomé Di Gallo (Walterstown Clover) 4/0, Fiona Meier (Pléiade Heutière) 0/4, Laetitia du Couëdic (Elisa) 0/4 et Estelle Wettstein (Benita ll) 8/0. Tous ces sans-faute propulsaient l’équipe de Suisse sur la plus haute marche du podium. Ces demoiselles devançaient la Grande-Bretagne, avec 12 points, et la Hollande, avec 16 points. Les jeunes cavaliers allaient imiter leurs compatriotes plus tard dans la journée. Dans cette équipe, ils étaient deux – Annina Züger et Martin Fuchs – à être déjà de la partie en 2012 où ils avaient alors décroché l’argent. Cette année, les deux ténors étaient associés à Chantal Müller et à Emilie Stampfli. Emmenée par Martin Fuchs, qui faisait un double sans-faute avec PSG Future, la Suisse totalisait 8 points et devançait la Hollande (12 pts) et la Belgique (14 pts). L’équipe de Suisse children (enfants) aurait aussi pu glaner une médaille. Un barrage, avec quatre équipes dont la Suisse, fut nécessaire pour attribuer l’argent et le bronze. Malheureusement, un chrono un peu plus lent reléguait l’équipe composée d’Isabelle Straehuber, de Waimea Hellestern, de Merel et d’Elin Ott au 5e rang. La France remportait l’or.


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© Hervé Bonnaud

Rencontre avec laetitia du Couëdic   « Elisa est une jument vraiment unique »

Le Cavalier Romand : Comment as-tu vécu tes premiers championnats d’Europe, couronnés d’une médaille d’or par équipe et de la meilleure performance suisse en individuel ? Laetitia du Couëdic : Les championnats d’Europe ont toujours été un rêve, auquel j’ai commencé à croire avec Wallaby (ndlr : l’ex-cheval de Vincent Deller que Laetitia montait en 2012). Lorsque l’on m’a annoncé ma sélection, c’était la meilleure nouvelle que l’on puisse me donner. Le voyage m’a déjà paru interminable pour ma pauvre Elisa ! Le premier parcours a été le plus difficile pour moi, car la piste me paraissait énorme. Lors de la deuxième manche par équipe, quand le dernier Hollandais a fait la faute, on a tous sauté de joie, on a crié, on s’est pris dans les bras. Personne n’arrivait à croire que le titre européen était pour nous. Mais il fallait rester concentré pour la finale individuelle et ne pas se reposer sur ses lauriers. J’étais vraiment fâchée contre moi après ma faute sur le dernier obstacle de la première manche. Mais avec Elisa, on a tiré un joli sansfaute en deuxième manche. C’était une belle récompense, surtout que je n’aurais jamais pensé décrocher le meilleur résultat suisse. Toute cette semaine en Espagne a été une expérience unique, toute l’équipe s’est très bien entendue et je pense que c’est un championnat qui restera gravé en chacun de nous : c’est rare de rentrer avec deux médailles d’or par équipe. Quelles étaient les principales difficultés des parcours ? Les parcours étaient techniques pour moi, il y avait des contrats de foulées à choisir et tous les parcours étaient très longs. J’ai d’ailleurs été étonnée en reconnaissant l’épreuve d’ouverture : il y avait la rivière, le triple, la barre de spa et douze obstacles. Pour Elisa, je ne crois pas que la hauteur ait été un problème, elle a une bonne galopade et heureusement elle ne regarde rien, car certains obstacles étaient très regardants. Parle-nous de ta jument, Elisa. Elle est parfaite ! Elle est arrivée chez nous fin janvier, cela ne fait donc pas très longtemps que je la monte. Lorsque Wallaby m’a été retiré, on

a voulu trouver un cheval pour les épreuves juniors. Nous sommes allés essayer beaucoup de chevaux entre l’Allemagne, la Belgique et la Hollande. La première fois que je me suis mise sur son dos, j’ai été conquise. On s’est d’emblée très bien entendus. Elle est géniale, avec du sang, tout en étant assez facile. Je n’avais jamais monté un cheval pareil. A la maison, Elisa passe beaucoup de temps à dormir. Elle est tout le temps en train de reprendre ses forces. Elle n’aime pas rester longtemps au parc. Par contre, elle est très coquine en promenade et je dois rester attentive ! En concours, elle est agréable car rien ne peut l’arrêter, que ce soit la hauteur, le terrain ou la météo. Chaque soir, lorsque je vais lui souhaiter une bonne nuit, elle pose sa tête sur mon épaule et elle reste ainsi pendant un moment, ce sont des moments magiques. Elisa est une jument vraiment unique et je suis chanceuse de pouvoir la monter. Avec qui t’entraînes-tu ? Cela fait un an que je m’entraîne avec Vincent Deller pour le saut. Il m’a apporté beaucoup en peu de temps. Pour le dressage, je fais appel à Véronique Favre. Après l’or aux championnats d’Europe juniors, quels sont tes objectifs pour la suite ? Décrocher l’or par équipe, c’est incroyable. Pour l’année prochaine, j’aimerais évidemment participer à nouveau aux championnats d’Europe juniors (ndlr : Laetitia est âgée de 17 ans, 2014 sera sa dernière année en juniors) et ramener encore une, voire deux médailles. L’idéal serait de poursuivre chez les jeunes cavaliers. Et comment envisages-tu ta carrière professionnelle ? Je devrais finir ma maturité fédérale l’an prochain. Je ne sais pas encore si j’irai à l’Université, car si je pouvais faire ce dont je rêve, je me lancerais dans une carrière de cavalière professionnelle. Monter des chevaux pour quelqu’un, partir en concours, gérer les plannings, sortir des jeunes chevaux, c’est cela qui m’attire. On verra si j’y arrive. Propos recueillis par Oriane Kleiner


18 · le cavalier romand · international

C S IO***** de Hick stead

L’Allemagne insolente d’aisance… la Suisse 8e

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© Jon Stroud Media-FEI/LDD

Niklaus Rutschi (8+4) et Chrisême si ses tina Liebherr (8+0), n’a pas fait de chances de se mauvais scores, mais il aura manqualifier pour qué quelques sans-faute pour esla finale de pérer régater avec les meilleurs. Barcelone semblaient infimes, Le tour sans bavure de Christina la « Mannschaft » s’est impoLiebherr avec son phénoménal sée – comme à Falsterbo, trois L.B Eagle Eye est plus que prometsemaines plus tôt – lors de la teur, tout comme les débuts de la Coupe des Nations du CSIO de Celeste de Nadja Steiner en 5*. Grande - Bretagne à Hickstead, Cette nouvelle formule de la Fule 2 août. Les Allemands n’ont rusiyya Nations Cup permet aindonc pas baissé les bras. si d’aguerrir certains couples ou Sur le beau et grand terrain en certaines montures au plus haut herbe de l’All Jumping Course, niveau, sans trop de pression la victoire a été conquise avec une - c’est un des avantages d’une avance insolente, puisqu’après formule assez critiquée -, quatre un score vierge en première équipes, dont la Suisse, monmanche, le troisième cavalier, tant pour l’honneur seulement à Hans-Dieter Dreher, avait droit à Hickstead, comme ailleurs. deux fautes (il en commit une), si Dans le Grand Prix Longines, bien que Ludger Beerbaum n’eut A Hickstead comme à Falsterbo, Marcus Ehning et Plot Blue ont réussi un double sans-faute lors de la Coupe des Nations. Cela a donné la victoire aux seuls trois couples parvenaient même pas à repartir avec Chiara. Allemands, mais sans leur permettre de disputer la finale de Barcelone. à boucler le parcours initial sans On notera le double sans-faute de Marcus Ehning sur Plot Blue, alors que Meredith Michaels Beerbaum faute et Ben Maher et son Tripple X III furent ensuite les seuls à réitérer « fautait » en première manche, avant de signer un parcours magistral cet exploit au barrage. Victoire du Britannique en ses terres et avec un cheval né chez lui, qui avait évolué un ton en dessous le vendredi en seconde avec Bella Donna (4+0). La deuxième place était partagée entre la France et les Etats-Unis avec dans la Coupe (8+13). 12 pts. La formation d’Outre-Atlantique était menée par une Beezie Marcus Ehning était plus rapide, mais il se plaçait 2e en raison d’une Madden impériale, qui signait un double sans-faute avec Cortes C, faute avec Copin van de Broy, devant l’Ukraino-Germanique Ulrich vainqueur à Chantilly deux semaines plus tôt. Au total, ils étaient Kirchhoff qui signait une belle performance avec Carlina, l’ancienne d’ailleurs cinq couples à réaliser le doublé parfait. Parmi eux, les deux monture de tête de Pius Schwizer. Du côté de la Suisse, Werner Muff Irlandais Shane Breen (Cos I Can) et Billy Twomey (Diaghilev), qui fai- réalisa un bon parcours pénalisé de 4 points, se plaçant 12e avec Landsaient remonter leur équipe au 4e rang. thago, juste devant Niklaus Rutschi et Windsor XV. L’Ukraine et la Grande-Bretagne pointaient au 5e rang avec 17 points. Auparavant, Werner Muff avait remporté une 150 cm avec Never Si la seconde n’avait pas fini au delà du 4e rang, elle aurait assuré sa Last, aussi 8e, et le Lucernois installé en terre zurichoise était 5e avec qualification pour Barcelone. Il aura donc fallu attendre Dublin pour Osiris du Goyen. Niklaus Rutschi a pris une 3e place avec Earl Pery’s connaître son sort (lire ci-dessous). Caro et une 7e avec Ulina. Romain Duguet était 7e avec Otello du Soleil e Quant à la Suisse, elle prenait la 8 et dernière place avec 32 pts. et 9e sur Le Prestige St. Lois. Un 6e rang pour Nadja Steiner Peter et L’équipe composée de Werner Muff (8+8), Nadja Peter-Steiner (4+8), Capuera. O. K.

CSIO de Dublin : la Grande-Bretagne gagne et éjecte l’Allemagne ! CARLINA 2e Du Grand Prix Derniers de la Division I européenne des Coupes des Nations Furusiyya et potentiellement éliminés avant Dublin, les Britanniques ont su réagir et sauver leur peau. Mieux, ils ont triomphé, arrachant ainsi in extremis leur billet pour la finale de Barcelone, au grand dam des Allemands qui, pénalisés par leur forfait de St-Gall, sont éliminés de la finale et peut-être même relégués en Division II pour 2014. Tout dépendra des performances des nations de la Division II à Barcelone: compliqué tout ça, vous ne trouvez pas ? Sentant le vent du boulet, les Britanniques alignaient un quatuor de parade avec Nick Skelton (Big Star), Ben Maher (Cella), Scott Brash (Hello Sanctos), double sans faute, et Robert Smith (Voilà), un peu en retrait. Trois sans-faute

en seconde manche leur ont permis de coiffer sur le poteau les Hollandais, 2es avec un super Albert Voorn (Tobalio). A l’inverse, les Allemands ont baissé pied, malgré Marcus Ehning sur Plot Blue (4+0) et Meredith Michaels Beerbaum sur Bella Dona (4+4). Jane Friederike Meyer n’a plus la même efficacité avec Cellagon Lambrasco (8+4), qui s’est de surcroît blessé au tendon le surlendemain. L’Allemagne sera donc la seule équipe de tête absente à Barcelone du 26 au 29 septembre, puisque l’Espagne, 8e et dernière comme si souvent, sera au départ en sa qualité d’hôte. Encouragés par un très nombreux public, les Irlandais ont partagé la 3e place avec les Américains. Les Suisses n’étaient pas invités, mais ils finissent le circuit à la 1ère place : bravo !

3e du Grand Prix Longines de Dublin l’an passé, Cian O’Connor a triomphé avec Blue Loyd 12, son cheval olympique, vendu à la Canadienne Nicole Walker fin 2012 mais prêté pour St-Gall et Dublin. Dommage pour lui que le prêt ne se prolonge pas pour les Européens ! Fantastique 2e place pour Ulrich Kirchhoff et Carlina, l’ex-jument de Schwizer, déjà 3es du GP de Hickstead, sept jours plus tôt ! Ben Maher était 3e avec Cella, juste devant Beezie Madden et Cortes C. Dans la Puissance, victoire de Daniel Bluman et Clyde sur un mur de 220 cm. Le cavalier a lâché les rênes à la réception et levé les bras au ciel et le public hurlait sa joie. Dans ce public, une jolie délégation vaudoise emmenée par Ernest Zindel. A. P.


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C S I***** de Chantilly

© Stefano Grasso - GCT/LDD (2)

La vie de château… et Jane en princesse

Poursuivant sur sa lancée de Cannes, Jane Richard Philips a encore pris la 5e place du Grand Prix du Longines Global Champions Tour à Chantilly avec son incroyable SF Pablo de Virton, puissant et spectaculaire. La Bernoise installée dans le Piémont s’est aussi classée 2e avec Dieudonné de Guldenboom.

L

e cadre du CSI ***** de Chantilly, qui se déroulait du 18 au 21 juillet, est enchanteur : en arrière-plan, le château et devant, le long de la ligne droite de l’hippodrome, les grandes écuries, monument grandiose. A cela s’ajoute un beau et grand terrain en herbe et un public venu en nombre. Tout séduit, d’autant que la lutte a une nouvelle fois été belle dans le cadre de cette 8e étape du Global Champions Tour. Au barrage, Christian Ahlmann, en selle sur Codex One, serrait ses courbes. Et comme on connaît les tracés parfaits de l’Allemand, on le pensait imbattable. C’était sans compter avec l’Américaine Beezie Madden, qui a osé galoper plus fort sur le dernier vertical pour battre d’une seconde et demie le no 1 mondial. Sacrée reine fin avril à Göteborg lors de la finale de la Coupe du monde, Beezie Madden a encore justifié sa couronne en remportant cette étape du Longines Global Champions Tour. Avec un autre cheval, d’ailleurs, le BWP bai de 11 ans Cortes C. Une année exceptionnelle pour l’Américaine, qui peut compter sur un excellent piquet de chevaux. Le champion olympique par équipe 2012 Scott Brash a dû boucler... quatre tours avec Hello Sanctos ! En effet, il avait abandonné la veille sans savoir que cela l’obligerait à monter un tour avant le Grand Prix en trois manches (deux tours et un barrage). Ce fut donc fait samedi en début d’après-midi, dans une 145 cm gagnée par Julien Epaillard. Il a tout de même tourné trois fois sans faute et montait sur la 3e marche du podium. Son Hello Sanctos semble revenir au meilleur niveau, lui qui avait eu une baisse de forme après son titre olympique. Vrai aussi que son puissant SBS est plus à l’aise sur des grandes pistes exté-

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Toute la joie de Steve Guerdat, jamais aussi heureux de conduire un tour d’honneur qu’avec sa belle Jalisca Solier, toujours fringante à 16 ans et gagnante d’une 150 cm.

rieures. Un triple sans-faute aussi pour Ludger Beerbaum, 4e avec son prometteur Zinedine Z. Idem pour Jane Richard Philips, qui a réédité sa belle 5e place de Cannes avec Pablo de Virton, SF de 10 ans (par Andiamo) aux moyens illimités et avec lequel elle commence réellement à trouver la bonne entente. Un couple que l’on devrait bientôt voir en Coupe des Nations et qui sera en tout cas un sérieux atout pour la saison 2014. Le couple avait déjà été 7e d’une 145 cm. Elle devançait des cracks comme Alvaro de Miranda Neto, 6e avec Bogeno, ou Nick Skelton, 7e avec Big Star. Du coup, la Bernoise installée en Italie est 14e au classement général. Chapeau ! Un parcours à 4pts assez lent n’avait pas permis à Pius Schwizer et à Picsou du Chêne de figurer dans le Top 18 qualifié pour la 2e manche. Trois barres pour Steve Guerdat, qui avait sellé Carpalo. Le Jurassien avait toutefois déjà remporté la grosse épreuve du vendredi avec sa belle jument française Jalisca Solier. Le champion olympique et sa merveilleuse fille d’Alligator Fontaine, qui saute moins souvent que par le passé, mais qui se montre toujours aussi fringante, ont mis près de trois secondes au Français Kevin Staut, 2e avec For Joy. Jane Richard Philips a été vraiment épatante durant ce week-end cantilien puisqu’elle brillait encore lors du Grand Prix du dimanche en prenant la 2e place avec Dieudonné, derrière le Français Patrice Delaveau sur Carinjo HDC. En forme et en pleine confiance, l’ambassadrice Longines. Parmi les résultats suisses, Werner Muff a pris deux 3e places en 145 le vendredi et le samedi avec Zwinulana et il était aussi 4e avec Bas II dans une 140 réservée aux 7 ans. Pius Schwizer se classait aussi 5e avec Toulago dans une 145. O. K. & A. P.

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20 · le cavalier romand · international

C S I*** d’ Ascona

Le Grand Prix pour Taizo Sugitani Pour la 21e fois, des cavaliers de seize nations se sont retrouvés sur les bords du Lac Majeur pour quatre jours de compétition dans une ambiance, et un climat, qui sentent bon les vacances. Les Suisses ont gagné six des neuf épreuves du CSI***, mais Arthur da Silva a laissé le Grand Prix au Japonais Taizo Sugitani.

Et revoilà Arthur da Silva et Luis

Dans le camp helvétique, ils étaient encore cinq à pouvoir prétendre succéder à Theo Muff, dernier vainqueur suisse ici avec Acomet, en 2010. Et comme l’an dernier, le meilleur d’entre eux allait être Arthur da Silva, réapparu après une longue traversée du désert cet hiver, notamment avec son étalon de 11 ans. «Luis della Caccia (ndlr : 5e de ce GP en 2012) a de gros moyens, mais une galopade très spéciale et un caractère délicat. J’ai commis avec lui des erreurs de management et, après une longue pause, j’ai pris le temps de rectifier le tir et de re-

© Foto Garbani SA

D

epuis le temps, Manuela et Peter Bacchi ont fait de leur bébé, avec l’aide de leur directeur technique, Roger van Iersel, et de leur chef sportif, Markus Fuchs, un événement qui compte. Et qui dure. Avec une dotation particulièrement alléchante : 215’000 fr. en tout, dont 90’000 fr. (Mercedes comprise) dans le Grand Prix. Suite au retrait de Rolf Lüdi, officiellement remercié le dimanche pour sa précieuse contribution à la crédibilité et au succès sportif du concours tessinois, Christian Wiegand a pris le relais au côté de Gérard Lachat. Proche de Frank Rothenberger, qu’il assiste à Aix-laChapelle et allait seconder aux Européens de Herning, le chef de piste allemand n’a forcé ni sur les cotes ni sur les difficultés techniques, mais, en cette après-midi caniculaire de fin juillet, son long Grand Prix de treize obstacles et seize efforts était un joli morceau. Treize des cinquante partants se retrouvaient dans une deuxième manche ouverte aux seuls sans-faute. Exclus de la course à la victoire pour du temps dépassé (1 pt), Trevor Coyle (Bayamo), 14e et l’Italien Giovanni Oberti (Miss Alora), 15e, tout comme Marina Balmelli, 16e avec un Little Leo épatant d’application et de style (2 pts).

A Ascona, Taizo Sugitani s’est adjugé le Grand Prix avec son complice des JO de Londres Avenzio III. Un succès amplement mérité pour ce Japonais basé en Allemagne, à l’équitation sobre, fine et précise.

mettre les choses en place », soulignait le Brésilo-Suisse, un brin déçu, car « j’étais venu ici pour gagner ». Au terme d’un parcours mené tambour battant, on pensait d’ailleurs l’étalon d’Adolfo Juri et son pilote d’origine brésilienne de 34 ans installé en Suisse depuis 12 ans bien partis pour cela. Mais ils allaient trouver plus forts qu’eux ce jour-là : Taizo Sugitani et Avenzio III.

Coupe Suisse Mercedes – Finale Top Ten AVEC Martin Fuchs et Emilie Stampfli, place aux jeunes ! Menacée de disparaître après que la formule de la tournante n’était plus du goût d’une majorité de cavaliers, la Coupe Suisse se dispute depuis 2011 sous la forme d’un Top Ten ouvert aux dix meilleurs d’un classement établi sur la base des GP championnat de Suisse d’Amriswil/TG, d’Uster/ZH, d’Aarberg/BE, de Crête-Vandoeuvres/GE, de Schaffhouse, et du classement mondial. Une formule «inspirée du Top 10 mondial Rolex IJRC», comme le précise notre confrère Georges Zehnder, instigateur de cette Coupe Suisse Mercedes new look. Vrai, en tout cas, que cette formule, courte, dense, mêlant stars, même sur leur deuxième ou quatrième cheval, et cavaliers moins aguerris, offre une séduisante alternative à des Grands Prix tenant du marathon. Karin, celle par qui tout est arrivé Ils étaient quatre à réussir un sans-faute dans une première manche aux allures de Grand Prix (150 cm) et à repartir dans l’ordre inverse de leur chrono dans une deuxième manche raccourcie. Là, après la faute de RDC Atletico, 4e, la victoire allait se jouer entre Barbara Schnieper (31 ans), dont c’était la première participation, et les deux jeunets du lot, Martin Fuchs (21 ans) et Emilie Stampfli (19 ans). Antépénultième à s’élancer, le récent vice-champion d’Europe des jeunes cavaliers prenait tous les risques avec sa fidèle Karin II CH, 18 ans : « Je n’avais pas le choix. Je sais Emilie (Stampfli) et Barbara

(Schnieper) très rapides, et j’étais fâché de ne pas avoir réussi un meilleur chrono en première manche, perdant ainsi l’avantage stratégique de monter en dernier dans la seconde. J’ai donc dû aller à fond. Heureusement, Karin a une fois de plus été à la hauteur. Elle est mon maître d’école, celle par qui tout a commencé, la complice de tant de succès. Et c’est parce qu’elle est si sûre et fiable que j’ai misé sur elle dans cette Coupe. Je ne l’engage désormais que très peu et une seule épreuve par concours. » Au bilan de cette fille d’Ishan du Cerisier jusqu’ici cette année : quatre parcours et trois victoires, dans trois épreuves comptant pour les Longines Rankings ! Emilie, à la place de Jessy et Fanny… Partie après le Zurichois, la Soleuroise Emilie Stampfli, championne de Suisse junior 2011, tentait sa chance avec punch sur Quéode Historique. Pour 56 centièmes, l’élève de Heidi Hauri qui vient de passer sa maturité montait sur la deuxième marche du podium : «  Cette 2e place, devant un tel plateau de cavaliers, représente l’un de mes plus beaux succès. Et je n’ai en plus jamais gagné autant de sous (5’111 fr.) ! » Des «sous» qui expliquaient précisément l’absence de celui à qui la Soleuroise devait sa place ici, Jessy Putallaz, qui avait renoncé pour des questions de finance et de principe : non membre du Swiss Team Trophy, condition sine qua non de participation, il ne souhaitait pas


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© Foto Garbani SA

Disparu des pistes de concours durant plusieurs mois cet hiver, Arthur da Silva a réussi son retour, étant comme l’an dernier le meilleur Suisse du Grand Prix avec son puissant étalon Luis della Caccia, 2e.

Bientôt six JO !

Pour la troisième fois à Ascona, le Japonais de 37 ans, et Avenzio III, un hollandais de 14 ans avec lequel il était des Mondiaux de Lexington 2010 (10e en individuel) et des derniers JO de Londres (33e), prenaient tous les risques, l’air de rien. Fin et discret à cheval, l’homme originaire d’Osaka l’est aussi au micro, au moment de rappeler qu’il est «venu pour la première fois en Europe en 1994, à 18 ans» ; qu’il a alors commencé à travailler avec « Henk Nooren, puis un peu avec Peter Wylde » ; qu’il est depuis 2009 installé en Allemagne, « à Lohmar, non loin de Cologne, dans des écuries que je dirige et où je forme de jeunes chevaux » ; qu’il se réjouissait du gain de la Mercedes ; qu’il est « marié et pas encore papa » ; que « mon prochain objectif est Rio de Janeiro, mes 6es Jeux olympiques, un record pour le Japon ». Une seconde et soixante-deux centièmes de mieux que son second, sa victoire ne souffrait aucune discussion. Et personne n’a fait plus vite que lui, pas même Pius Schwizer, qui n’aurait, pour 48 centièmes, été que 2e sans sa faute sur le dernier vertical avec Ulysse, du coup 7e derrière les double sans faute, soit l’Italien Francesco Franco (Cassandra), 4e, et les Américaines Catherine Pasmore (Bonanza van Paemel) et Georgina Bloomberg (Juvina), 5e et 6e.

Constant à l’heure !

Troisième de ce GP LGT avec Citizenguard Toscan de Ste Hermelle, déjà 3e de la grosse le premier jour, le Belge Constant van Paesschen (19

ans), était, comme l’an dernier, sacré meilleur cavalier du concours. A lui la montre Zenith qui passait sous le nez du cavalier ambassadeur de la marque horlogère neuchâteloise Martin Fuchs, trois fois vainqueur (deux fois dans des épreuves comptant pour les Rankings), dans une 135 cm et une 145 cm avec Mighty de Riverland et dans une 150 cm le vendredi avec Conte della Caccia, devant Janika Sprunger (Uptown Boy). Egalement de la distribution des prix, Steve Guerdat, 8e après une faute d’antérieur sur un vertical de Zanzibar, un hollandais de 9 ans dont l’explosivité et la détente des postérieurs ne sont pas sans rappeler un certain Nino, et Christina Liebherr, 13e avec son étalon fils de Darco L.B. Eagle Eye, méconnaissable (la faute à la chaleur, accablante pour certains ?) en deuxième manche (quatre fautes).

M. et mme : les Etter font la paire

Daniel Etter s’est lui imposé à deux reprises avec Constanzia III, notamment dans la 150 cm du samedi, une des quatre épreuves comptant pour le classement mondial, devançant par deux fois sa femme Marie Etter-Pellegrin, sur Admirable dans la 150 cm et sur Quintus XI, vainqueur devant Coolgirl et Pius Schwizer dans une 140 cm le vendredi, dans la 140 cm du dimanche matin. Victoire encore pour Martina Meroni (Riviera Sitte) dans une 140 cm et d’Abdullah Al Sharbatly (Exclusive) devant Andreas Ott (Loxy de la Reselle CH) dans la 140 cm précédant le GP. Sophie Kasser-Deller

© Foto Garbani SA

s’acquitter des 2’000 fr. de cotisation à ce club « sans garantie de rentrer dans mes billes, le dernier classé ne recevant que 1’000 fr. ». Autre Romande qualifiée mais absente, Fanny Queloz : « Je ne voulais pas affronter une épreuve de ce niveau et de cette concurrence sans mon coach, Alain Jufer, qui ne montait pas à Ascona. Il a de plus fallu faire des choix en cette période intensive de concours, avec l’enchaînement de Crans, Verbier et du championnat de Suisse. » En bronze, la Soleuroise Barbara Schnieper, avec sa fidèle Ragrusa H. Derrière, du beau monde Une faute en première manche pour Steve Guerdat et Clair II, 5es, comme pour Paul Estermann et Cornet’s Hope, 6es, trois fautes pour Romain Duguet et Ulena van Hof ter Naillen, 7es, 16,5 pts pour Niklaus Rutschi et Rana des Hayettes, 8es, 16,75 pts pour Evelyne Bussmann et Fleury d’Aveline CH, 9es, et abandon après deux refus pour Pius Schwizer, tenant de la Coupe et cinq fois vainqueur par le passé, mais qui « découvrait » le bondissant PSG Petit Prince récupéré quelques jours plus tôt de l’Autrichien Stefan Eder. S. K.-D. Pour la Coupe Suisse, Martin Fuchs avait misé sur sa fidèle Karin II CH, « parce qu’elle ne sait faire que des sans-faute » ! Bien vu de la part du Zurichois, qui inscrivait un titre de plus à une collection déjà bien garnie.


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CS I*** de Crans-Montana

Un champion du monde devant Jessy Putallaz Début août, la station valaisanne de Crans-Montana accueillait la 2e édition du CSI*** organisé par JeanFrançois Danton, Yves Dietrich et cie. La météo était parfaite, le panorama alpestre à couper le souffle et de très bons cavaliers de l’élite mondiale s’étaient donné rendez-vous. Le Normand Reynald Angot, en or avec la France en 2002 à Jerez, a remporté le Grand Prix devant Jessy Putallaz, qui décrochait la wild-card.

«J

 e suis évidemment très heureux de ce week-end (aussi 1er avec Palawane de Sully dans le Prix de la Loterie Romande, une 140 ndlr.) et de mon cheval Opéra. A Genève, vous n’auriez pas une petite wild-card pour un Français ? », disait en plaisantant Reynald Angot, vainqueur du Grand Prix avec Opéra des Loges et meilleur cavalier de cette édition 2013 du CSI*** de Crans-Montana qui s’est tenue du 1er au 4 août. Une belle édition grâce notamment au talent du chef de piste Uliano Vezzani, qui a une nouvelle fois dessiné des tracés judicieux. La victoire du champion du monde par équipe 2002 ne souffre aucune discussion puisque celui-ci comptait plus de 3 secondes d’avance sur ses poursuivants. Le Français enchaîne les bonnes performances semaine après semaine avec notamment un succès dans le GP du CSI 3* de Canteleu et une 4e place dans celui de Bourg-en-Bresse (CSI 4*). Il est d’ailleurs l’un des cavaliers les mieux placés au classement mondial sans participer à des CSI 5*.

6e CHI de Genève pour Jessy Putallaz

Il y avait bien une wild-card pour le Concours Hippique International de Genève à décrocher dans ce Grand Prix, non pas pour le meilleur Français, mais bien pour le meilleur Romand. Le précieux sésame est revenu à Jessy Putallaz, 2e avec le bondissant Ouessant de Perhet. « Je voulais absolument remporter la wild-card. C’était mon objectif et cela faisait plusieurs jours que j’y pensais. Je suis ravi, ce d’autant plus que Genève fait désormais partie du Rolex Grand Slam. Monter sur cette piste sera à nouveau une expérience unique ! », se réjouissait celui qui foulera la piste de Palexpo pour la sixième fois déjà malgré son jeune âge. Depuis le début de la saison 2013, le Genevois ne cesse de briller dans les Grand Prix en Suisse (Uster, Saignelégier, Cheseaux, Schaffhouse) avec J’Espère Dream CH. Ce dimanche 4 août, c’est donc avec l’étalon SF Ouessant de Perhet, mis à disposition par son père Philippe, que le cavalier de 23 ans s’est emparé du 2e rang après deux parcours sans pénalité. Le Romand a su monter avec intelligence sans prendre trop de risques. « Quand je monte bien, Ouessant se promène sur un parcours comme cela. Sur ces hauteurs, on ne peut pas se permettre la moindre faute et je ne peux pas encore chercher le chrono avec lui. » Cette deuxième place constitue l’un des meilleurs résultats internationaux de Jessy Putallaz, qui n’avait plus occupé un tel rang dans un Grand Prix 3* depuis 2010 à Villeneuve-Loubet. Toutefois, la semaine suivante le Genevois allait remporter le Grand Prix du CSI** de San Giovanni (ITA) avec J’Espère Dream CH (voir page 37). Le succès amène le succès et le Genevois confirme ainsi sa très bonne forme. Cette deuxième place à Crans-Montana avait un goût de victoire ce d’autant plus que Jessy était félicité par son grand-père Bouby Rombaldi, à la distribution des prix. « Je ne m’attendais absolument pas à vivre cela aujourd’hui, » confiait ému le grand-papa, figure de la station.

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La relève assurée pour Janika

Le Français Reynald Angot, champion du monde par équipe en 2002, a remporté avec brio le Grand Prix du CSI 3* de Crans-Montana. Avec son Opéra des Loges, il a signé un concerto parfait, sans fausse note.

Le podium de ce Grand Prix était complété par Khalid Mohammed Al Hemadi, 3e. Le Qatari était en selle sur Tamira IV, un nom bien connu en Suisse puisque cette jument avait brillé sous la selle de Marc Oertly. Les conseils de Markus Fuchs, entraîneur des jeunes Qataris, ont porté leurs fruits, Khalid Mohammed Al Hemadi ayant signé deux bons parcours sans faute. On trouvait Janika Sprunger au 4e rang avec le superbe étalon Aris CMS (par Nassau), âgé de 8 ans. Aris s’était classé dans les épreuves Youngster d’Aix-la-Chapelle le mois dernier : plus que promet-


SEPTEMBRE 2013 · international · 23 A lui la wild-card ! Jessy Putallaz signait une magnifique performance avec Ouessant de Perhet en prenant la 2e place du Grand Prix et décrochait donc son droit de participer au CHI de Genève en décembre.

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Le quatuor suisse (Steve Guerdat, Janika Sprunger, Paul Estermann et Pius Schwizer) qui allait défendre nos couleurs lors des Championnats d’Europe de Herning quelques semaines après ce CSI ont eu droit aux honneurs, mais il s’agissait surtout d’une cérémonie pour fêter les un an de la médaille olympique de Steve Guerdat.

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teur ! Sur la piste valaisanne, la charmante Bâloise n’était piégée que par le temps dans les deux manches, tout comme le 5e, Grant Wilson (Carisma), Néo-Zélandais. « Je suis extrêmement fier d’Aris. Il s’agissait de son premier Grand Prix et il était tellement à l’aise », confiait très heureuse Janika Sprunger. Pius Schwizer était le plus rapide en deuxième manche, mais avec ses 4 pts de la première, il terminait à la 6e place. Le 7e rang était occupé par Jane Richard Philips, qui ne cesse d’enchaîner les bonnes performances (2e et 5e à Chantilly, 5e à Cannes). De grands noms figuraient sur la liste de départ de ce Grand Prix, mais plusieurs sont restés aux portes de la seconde manche à l’instar de Laura Kraut (Osiris d’Ouilly, 4 pts), Martin Fuchs (PSG Future a effleuré le n°9) ou Natale Chiaudani (Corradio-O.H., 4 pts).

Des Suisses BIEN en vue

Pénalisé de huit points dans le GP avec Zanzibar, Steve Guerdat était 2e de la qualificative du GP le premier jour sur Sidney VIII. La victoire revenait alors au Belge Grégory Wathelet (Riesling du Monselet). La championne de Suisse Janika Sprunger remportait la qualificative le lendemain sur JL’s Komparse et Alain Jufer était 3e sur Wiveau M. Dans la 145 cm qui précédait le Grand Prix, Daniel Etter a signé une belle victoire sur Leopold. Pius Schwizer a gagné une épreuve Youngster avec Anisette de Lassus et aussi une 140 cm avec Catalina, une nouvelle monture. On notera aussi une 2e place pour Paul Estermann et Naiade d’Auvers dans une 140 cm et la 3e de Pierre Kolly en 130 cm avec Bindhu.

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Pour les cavaliers, moins pour le public

Quel avenir pour la Suissesse Janika Sprunger, qui peut compter sur un piquet de chevaux fabuleux et une relève de choix avec notamment cet étalon Aris CMS, qui faisait là son premier GP à huit ans et prenait le 4e rang.

Cette édition 2013 a séduit les cavaliers, même si certains auraient préféré chauffer leurs chevaux sur une piste d’entraînement plus grande et voir leur camion stationné plus près du concours (ils étaient parqués sur la place du Regent). Toutefois un concours n’est rien sans le public. Or, si les spectateurs étaient bien au rendez-vous, il leur était malheureusement difficile de suivre une épreuve dans ces conditions : trop peu de places assises, pas de lieu à l’abri du soleil et un seul espace convivial où se retrouver (un seul stand de nourriture et boissons). Même si une petite tribune avec des gradins avait été aménagée cette année, cela ne se révéla pas suffisant. Les organisateurs pouvaient par contre se réjouir de leur beau plateau de cavaliers et de la venue du quatuor helvétique des championnats d’Europe de Herning et donc du champion olympique Steve Guerdat, Janika Sprunger, Pius Schwizer et Paul Estermann qui montait même Castlefield Eclipse. Une bien belle promotion pour le CSI*** de Crans-Montana. Oriane Kleiner & Michel Sorg


Distribution : tĂŠl. 031 331 83 83 - matile@horses.ch - www.horses.ch


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C S I*** de Megè ve

Michel Robert, encore et toujours La 3e édition du jumping de Megève s’est soldée par la victoire française de Michel Robert et Nenuphar’Jac, pour le plus grand plaisir du public venu en nombre. Le Rhônalpin recevait donc la wild-card pour le prochain CHI de Genève. Belle 5e place de Céline Stauffer et Uprise. Les Romands ont accumulé les classements dans les autres épreuves.

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© Jean-Louis Perrier (2)

e dimanche 28 juillet, le public était heureux de chanter à haute voix la Marseillaise, dirigée par un Michel Robert amusé à l’issue du Grand Prix de Megève - Edmond de Rotschild. Il ajoutait avec humour lors de la remise des prix : « Tant que je gagne, je continue… et comme je gagne, je continue ! » Cinq cavaliers sur 58 étaient parvenus à se jouer des difficultés du tracé de Frédéric Cottier et aucun ne rééditait un parcours sans pénalité au barrage. C’est donc la fougue de Michel Robert, parti en premier, qui fut récompensée, puisque les cavaliers suivants préféraient tenter d’assurer le sans-faute sans pour autant y parvenir. Le champion français de 64 ans triomphait avec plus de cinq secondes d’avance sur l’Américain Alec Lawler (Agamemnon), 2e. Le podium était complété par Simon Delestre et son bon Valentino Velvet. Avant même ce Grand Prix, la wild-card promise au meilleur cavalier rhônalpin des concours de Bourg-en-Bresse et de Megève Michel Robert s’est imposé dans le Grand Prix avec Nenuphar’Jac. Après ne semblait pas pouvoir échapper avoir déjà remporté le GP de Bourgà Michel Robert déjà victorieux en-Bresse, il repartait avec la wild-card pour le CHI de Genève promise au à Bourg-en-Bresse. Le précieux meilleur Rhônalpin et remise par Pierre sésame pour Palexpo est doubleGavillet. ment mérité !

Céline surprise par Uprise

Céline Stauffer était la seule cavalière suisse à signer un parcours sans faute. En selle sur Uprise, elle s’était joué d’une main de maître des difficultés du parcours initial, mais commettait deux fautes au barrage, finissant donc au 5e rang. Très belle performance lorsque l’on sait que des cavaliers comme Laura Kraut ou encore Dirk Demeersman se voyaient privés de barrage. « J’ai été agréablement surprise de ma jument. Même si le tracé n’était pas coulant, il nous a bien convenu à Uprise et à moi », confiait la Genevoise basée à Payerne. Manque de chance pour deux autres Suisses : Jane Richard Philips (Quister de Guldenboom), déjà 6e d’une 150 cm le vendredi, et Pierre Brunschwig (Pin up de Puymalier) se voyaient privés du barrage à cause d’un point de temps dépassé. Ils terminaient respectivement 7e et 13e. Moins de réussite pour les autres Romands : 5 pts pour Vincent Deller (Hektor X), 8 pts pour Jessy Putallaz (J’Espère Dream CH), 9 pts pour Didier Fumeaux (Jasper de la Coudre CH) et 13 pts pour Christophe Barbeau (Uno II).

Des Suisses bien placés

Les Suisses avaient déroché de nombreux classements tout au long de ce week-end megévan. Deux 2es rangs pour Theo Muff avec Liv Grete dans une 130 et une 135. Céline Stauffer et sa fidèle Narcossa Z étaient

Céline Stauffer signait la meilleure performance suisse du Grand Prix en s’adjugeant la 5e place avec sa jument Uprise. Elle faisait partie du quintette qui arrivait à se jouer des difficultés du tracé de Frédéric Cottier au parcours initial.

5es d’une 145. Très bon week-end pour Jessy Putallaz : 11e et 5e avec Torinda en 140, 9e d’une 145 avec J’Espère Dream et 5e, 12e avec Ouessant de Perhet dans des 140, 145 et 150. Pierre Brunschwig était 13e avec Pop Star de Boisy dans une 140, Romain Sottas 3e avec Quitano H du GP Youngster remporté par Jane Richard Philips et Swing de Riverland. La Bernoise était aussi 4e d’une 140 avec Verena. Dans le CSI *, 7e et 8e rangs pour Marie Scharapan, encore 2e d’une 130 et 2e du Grand Prix avec Abby du Roi. Emilie Paillot prenait le 2e rang d’une 125 et le 3e d’une 130 sur Jalisco des Baumes, ainsi qu’un 7e rang sur Pakkato Alia. Aurélie Rytz était 5e d’une 115 et 2e d’une 120 avec Oraure de Soult et 8e d’une 130 avec Azura Z, encore 5e d’une 135. Laura Firmenich (Menphis d’Yvrac) prenait le 3e rang d’une 135. Un 9e rang pour Marion Belotti en 120 avec Ballerina Balda MW. Le jumping de Megève s’impose comme un rendez-vous incontournable. Céline Stauffer ajoutait d’ailleurs que « le concours est très bien organisé. Tout y est bien pensé et le public est présent, c’est une manifestation vraiment plaisante ». L’édition 2014 est du reste déjà assurée. L’ambiance est chaleureuse et toute la station est présente et acquise à la cause de l’équitation. « Que ce soit les cavaliers, les personnes de la station ou Equidia, qui retransmettait pour la première fois ce Grand Prix, tous ont été ravis. Nous sommes donc très satisfaits », concluait Pascaline Scharapan, vice-présidente du concours. Oriane Kleiner


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C S I*** de V erbier

Lucia Vizzini au top, Fanny Queloz sur un nuage Le 2e CSI de Verbier a tenu toutes ses promesses. Du grand sport, une ambiance chaleureuse et des parcours intéressants à suivre : tous les ingrédients étaient réunis. Lucia Vizzini a remporté le GP devant Martin Fuchs, accaclamé durant quatre jours. 6e, Fanny Queloz décroche la wild-card et foulera la piste du CHI de Genève.

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quelque 200 demandes de concurrents souhaitant se rendre à Verbier. Il est vrai que les cavaliers semblaient tous ravis à l’issue de cette 2e édition internationale, la 16e en tout. « Je n’ai jamais vu un concours comme celui-ci et le public est incroyable, l’ambiance fabuleuse », a notamment confié Gerco Schröder venu ici sur les conseils de Steve Guerdat. Il est clair que Verbier, concours niché au cœur des montagnes, offre un panorama à couper le souffle, une ambiance conviviale, et réunit un public nombreux, très attentif et vivant les parcours de A à Z (les gradins étaient pleins presque tous les jours). L’effet Verbier  semble chaque année un peu plus fort.

© Clément Grandjean

n aurait pu penser qu’organiser le CSI*** de Verbier, du 22 au 25 août, en même temps que les championnats d’Europe aurait pu porter préjudice au concours valaisan. Il n’en fut rien, bien au contraire. Les Européens ne réunissent que cinq cavaliers par nation et certains grands noms qui n’étaient pas en lice à Herning avaient donc jeté leur dévolu sur le concours organisé par Mike Hornung, Michel Darioly et cie. Gerco Schröder, double médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, son coéquipier Marc Houtzager, la n°6 mondiale Edwina Tops-Alexander, le champion du monde Philippe Le Jeune ou encore le Zurichois Martin Fuchs : les or-

Médaillé d’argent en individuel et par équipe aux JO de Londres, Gerco Schröder était l’une des têtes d’affiche de cette édition 2013 du CSI*** de Verbier. « L’ambiance est exceptionnelle ici », a-t-il confié.

© Geneviève de Sépibus

Déjà en vue au CHI de Genève en 2012, Lucia Vizzini (cicontre) a remporté le 2e Grand Prix international de Verbier avec Loro Piana Lismeen Lancer. Elle n’avait plus signé pareille performance à ce niveau depuis 2011.

ganisateurs pouvaient avoir le sourire, le plateau pouvant faire saliver plus d’un organisateur. « Nous sommes très heureux de cette édition et de voir que le concours international se pérennise. Nous avons reçu beaucoup de compliments et pour moi qui suis toujours très anxieux au début du concours, c’est un grand soulagement », s’est réjoui Etienne Monnier, vice-président et responsable des cavaliers qui a dû traiter

51% de fautes

53 concurrents étaient au départ du Grand Prix de la Commune de Bagnes construit par Gérard Lachat. Durant les quatre jours, le chef de piste jurassien a dessiné des parcours intelligents et très « fair » : « Ce n’est pas simple de construire sur cette piste, les obstacles arrivent très vite, mais il a réussi à mettre en place un tour judicieux » a commenté Gerco Schröder. Gagnante du GP, Lucia Vizzini ajoutait : « Je ne le connaissais pas avant de venir ici, mais j’ai beaucoup aimé ses parcours. Il n’y avait rien contre les chevaux. » Dans ce Grand Prix, un obstacle a toutefois fait office de juge de paix : un vertical placé en sortie d’une ligne à trois foulées. 27 concurrents l’ont fait tomber, soit 51% des partants. « Je pensais qu’il allait faire des fautes, mais pas autant », confiait Gérard Lachat à l’issue de l’épreuve.


© Geneviève de Sépibus

Excellente performance de Fanny Queloz qui a pris la 6e place du Grand Prix sur Celtic s’adjugeant ainsi la wild-card pour le CHI de Genève. Quel duo !

Domination italienne

Sept concurrents sont parvenus à signer un sans-faute dans la première manche et parmi eux, cinq cavalières. Les femmes étaient en grande forme et les ténors comme Gerco Schröder (4 pts avec Callahan), Marc Houtzager (12 pts sur Sterrehof’s Opium), Edwina Tops-Alexander (abandon avec Erenice Horta) ou encore Philippe Le Jeune (4 pts sur Loro Piana Once De Kreisker) n’étaient pas de la partie dans cette finale au chronomètre. La victoire est revenue à Lucia Vizzini, la compagne du champion du monde. En selle sur Loro Piana Lismeen Lancer, l’Italienne a signé deux parcours exempts de pénalité d’une grande fluidité. Au CHI de Genève en décembre 2012, l’amazone s’était déjà mise en évidence, en prenant notamment deux 2es places, mais elle n’avait plus remporté un Grand Prix de ce niveau depuis 2011 à Cortina. L’hymne suisse a bien failli retentir à l’issue de l’épreuve. Dernier au départ, Martin Fuchs a réalisé un barrage parfait avec son cheval des championnats d’Europe jeunes cavaliers PSG Future, mais il lui a manqué 19 centièmes pour s’imposer. Il terminait 2e : « J’aurais dû prendre plus de risques, mais Lucia a été meilleure aujourd’hui et elle mérite cette victoire. Je suis heureux de ma 2e place, mais j’aurais bien voulu gagner pour le public qui m’a tant donné ici (voir encadré). J’essaierai de faire mieux l’an prochain ! ». Troisième, la talentueuse Américaine Brianne Goutal était aussi double sans faute avec Onira, tout comme

l’Italien Lorenzo de Luca (Vignet), 4e et vainqueur du Petit Grand Prix Coolmore sur Atessa B LH. La Française Catherine Offner prenait la 5e place sur Freestyle Lady (0+0).

« Je suis sur un nuage »

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que ce classement représente pour moi. Je suis sur un nuage. » C’est par ces mots que Fanny Queloz se confiait émue à l’issue du Grand Prix. Et pour cause, l’élégante Neuchâteloise était du barrage avec l’impressionnante Celtic et terminait à la 6e place. Ce classement est le meilleur résultat de sa jeune carrière et la confirmation de sa grande forme et régularité sur le circuit cette saison. Après ses bons classements dans les GP nationaux à Uster, Cheseaux, Crête ou encore Poliez-Pittet, la voici maintenant classée dans un GP trois étoiles parmi les meilleurs. Partie en n°1 au barrage, Fanny Queloz fit une barre sur le dernier obstacle (le fameux vertical du premier tour !) : « J’ai essayé, mais suis arrivée un peu fort.  » Pas de regret, car sans cette faute, elle n’aurait gagné qu’un rang et quoiqu’il en soit la performance de la cavalière de 23 ans est remarquable. Ce 6e rang était aussi synonyme de wild-card pour Fanny Queloz qui foulera la piste du Concours Hippique International de Genève du 12 au 15 décembre prochain, pour la troisième fois déjà : « La wild-card était clairement l’un des objectifs de ma saison. J’essaie depuis le début de

© Geneviève de Sépibus

L’hystérie Martin Fuchs Le vainqueur à l’applaudimètre de ce CSI de Verbier fut sans conteste Martin Fuchs. Le nonuple médaillé européen (children, juniors et jeunes cavaliers) a été acclamé à chacune de ses entrées en piste et il a bien rendu au public ce qu’il lui a donné. Il a notamment offert un véritable show durant les Six Barres. Avant d’attaquer la diagonale, le Zurichois de 21 ans s’est arrêté, a regardé le public et a tapé des mains en rythme avec la musique pour encourager les spectateurs à faire de même. Ambiance électrique ! Après chaque tour, il s’est arrêté auprès de ses jeunes supportrices afin qu’elles puissent caresser son cheval et taper dans la main du jeune champion. Il leur donna aussi ses flots et ses plaques lors des distributions de prix. L’hystérie autour de Martin Fuchs allait encore plus loin à l’issue des Six Barres : ses fans le suivirent jusqu’aux écuries et certaines étaient en larme au moment de la séance d’autographes improvisée. On se serait cru à une sortie de concert de Justin Bieber ! Il faut dire que Martin Fuchs, qui se rendra à Calgary/Spruce Meadows pour le Rolex Grand Slam, est un cavalier des plus sympathiques, accessible et il sait trouver les mots qu’il faut pour son public. Une graine de champion qui sait y faire. « C’était tout simplement fou ! Le public a été incroyable avec moi et je ne suis pas prêt d’oublier cette semaine. » Et cette effervescence autour de lui n’est certainement pas prête de s’arrêter… M. S.


© Michel Sorg

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Le Jumping de Verbier vu d’en haut : un panorama unique à couper le souffle !

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Onze fois l’hymne suisse

Gagnants de la grosse épreuve du vendredi, Frédérique Fabre Delbos et Nirvana Basters ont pris la 8e place du Grand Prix grâce à un parcours rapide à quatre points en première manche.

l’année de marquer des points pour le classement établi en fonction des résultats en Grands Prix nationaux, mais la gagner ici à Verbier est quelque chose de magique. Je me réjouis déjà d’être à Genève. » Jusque-là, Fanny Queloz était 2e du ranking des wild-cards et déjà bien partie pour remporter l’un des quatre sésames mis en jeu. Désormais, la Neuchâteloise n’entre plus en ligne de compte dans ce classement. Cela signifie que Joëlle Brahier, 5e, entre maintenant dans le quatuor de tête qui remportera l’une des wild-cards, mais il reste deux étapes comptant pour ce classement (Marsens et le championnat romand). Gagnante du Prix Rhône Gestion SA comptant pour les Longines Rankings le vendredi, Frédérique Fabre Delbos prenait la 8e place de ce GP avec Nirvana Basters, la plus rapide des quatre points en première manche. La championne romande avait aussi remporté une 135 cm le premier jour avec Prevert van Sint Maarten.

Les cavaliers helvétiques étaient en forme au CSI de Verbier. L’hymne suisse a retenti à onze reprises (en prenant en compte le CSI*). Romain Duguet, qui fera le voyage à Calgary-Spruce Meadows mi-septembre, a remporté la première épreuve comptant pour le classement mondial, le Prix de la Marque Valais, avec Le Prestige St. Lois, moins à l’aise dans le Grand Prix (abandon après quatre fautes). Daniel Etter a poursuivi sur sa moyenne d’une victoire par concours en s’imposant avec Leopold, alors que Jane Richard Philips remportait une 140 cm sur Verena. Parmi les autres vainqueurs, citons les Néerlandais Edwin Smits (Ziza G) et Marc Houtzager (Baccarat) en Youngster, l’Italien Lorenzo de Luca (Enigma) et l’Israélien Dean Lalo (Harley de Laubry). Un succès aussi pour l’Irlandais Alex Duffy vainqueur sur Tibor P. Michel Sorg

Jean-Maurice Brahier en forme Cette année, les organisateurs du concours de Verbier avaient mis sur pied un CSI*, parrainé par la Banque Piguet Galland et Cie SA, et non pas un CSI Amateur comme l’an passé. Si Simon Broillet a brillé le premier jour en s’imposant à deux reprises avec Paparazzi et Glasgow de Muze, Jean-Maurice Brahier a dominé la suite du concours. En plus de sa victoire dans les Six Barres avec Caipirina, le Fribourgeois a emmené deux tours d’honneur avec Calgary X, déjà 2e et 4e le mercredi. Belle régularité ! Dans le Grand Prix, la victoire est revenue au jeune cavalier portugais Francisco Vasques (Claytona), 15 ans, basé durant deux mois chez la famille Fuchs à Bietenholz. Vainqueur le jeudi avec Hatrick II, Daniel Bürki était 2e de ce GP avec Chressino. M. S.

L’un des autres points d’orgue de cette édition 2013 du jumping international de Verbier fut l’épreuve des Six Barres parrainée par VFP Immobilier. Les tribunes étaient pleines et le public a donné de la voix jusqu’au terme de l’épreuve. Il faut dire que les cavaliers ont fait le show et notamment Martin Fuchs qui encourageait les spectateurs à chacune de ses apparitions (voir encadré). Trois concurrents se sont partagé la victoire en franchissant 205 cm : Martin Fuchs, qui avait misé sur Riosco qu’il ne connaissait pourtant que depuis deux semaines, le Néo-Zélandais Grant Wilson avec Watch Me et Jean-Maurice Brahier avec Caipirina. Le cavalier fribourgeois n’était pas un grand adepte de ce type d’épreuve, mais, avec ce holsteiner de 11 ans, il commence à y prendre goût. La preuve par les résultats : trois participations à des Six Barres, trois victoires !

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Une ambiance de feu


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E uropéens de voltige à E breich sdo rf

les Suisses trois fois chocolat Entraîneur de ce groupe junior, Simone Jäiser (26 ans) dut elle-même accepter la médaille en chocolat dans l’épreuve des dames. Elle qui était si souvent 1ère ou 2e cette saison, y compris lors de la finale de la Coupe du monde (2e), a dû se contenter du 4e rang avec son bon Luk, longé par sa mère, Rita Blieske. Comme aux Européens 2011 ou aux Mondiaux 2012 et il a cette fois manqué 0,074 pt à la Zurichoise pour monter sur le podium: dur, dur ! Cela faisait donc trois médailles en chocolat pour la Suisse ! Chez les dames, la victoire est allée à la surprenante Danoise Rikke Laumann (30 ans). L’Italienne Anna Cavallaro, lauréate de la Coupe du monde 2013, était en argent, l’Anglaise Joanne Eccles, championne du monde, en bronze. Pascale Wagner 11e, Elisabeth Bieri 14e. Chez les hommes, victoire-surprise de la nouvelle étoile française, Jacques Ferrari, tandis que son compatriote Nicolas Andreani, ex-champion du monde, chuta et devait se contenter du 5e rang. Médaille de bronze pour l’Autrichien Stefan Csandl, auquel le Suisse Lukas Heppler, 7e, prêtait gentiment son cheval, Waimar CH. Chez les juniors, l’Autrichienne Daniela Fritz Le Français Jacques Ferrari a créé la surprise en a gagné et la meilleure Suissesse, Marina s’imposant chez les messieurs, loin devant le favori, Mohar, était 9e. Anna Guenat 11e, Sarah Lindson compatriote Nicolas Andreani. ner 12e. Chez les garçons, nouveau succès d’un Autrichien, Ramin Simon Rahimi, et 11e l’on vit fragile après rang pour Colin Michel. Zoe Maruccio et Syra Schmid, de Bienne-Ipsach, ont pris la 5e place du pas de deux. A. P. © FEI-LDD

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ne incroyable série de malchance a accompagné la délégation suisse lors des championnats d’Europe de voltige, début août à Ebreichsdorf (AUT), dans le magnifique centre équestre de Magna Racino, un temps candidat à l’organisation des Jeux mondiaux 2018 (il y avait alors cinq candidats, il n’y en a plus qu’un et encore, Bromont !). Champion du monde l’an passé, le groupe de Lütisburg était à nouveau animé de belles ambitions et il était 2e après les imposés, à quelques poussières des Allemands de Neuss. Le team entraîné et longé par Monika Winkler Bischofberger réussit moins bien que prévu sa première Kür (libre), mais la 3e place semblait quasiment assurée. Las, Will be Good, le cheval de Lütisburg, pourtant expérimenté et âgé de 18 ans, en a fait voir de toutes les couleurs aux voltigeuses du Toggenbourg lors de l’ultime Kür. Impossible de réaliser des figures compliquées quand un cheval galope aussi fort. Il fallut renoncer à certaines figures, improviser, encaisser deux chutes et… un petit score de 7,199, synonyme de 4e place, derrière la France. Victoire de l’Allemagne. Encore plus de larmes et de déception pour l’équipe junior d’Harlequin, en bronze l’an passé et 4e cette fois-ci pour quelques centièmes. Une bien cruelle désillusion, qui tenait à trois fois rien, sinon au mental, que l’épreuve. Un point à améliorer, sans doute !

Championnats du monde juniors et jeunes cavaliers d’endurance à Tarbes Al Jahouri et la France en or, les Suissesses convaincantes

Sur les traces de son père Le titre individuel est revenu à l’Emirati Khalifa Ali Khalfan Al Jahouri en selle sur Niac Armor qui a dominé l’ensemble de la course (6h’’34) et réalisé une moyenne de 19,969km/h. Il a même atteint 26,45 km/h sur la dernière boucle ! Le nouveau champion du monde « -21 » marche ainsi sur les traces de son père, Ali Khalfan Al Jahouri, vainqueur des championnats d’Europe Open en 2011 à Florac (FRA).

La Néerlandaise Marijke Visser montait sur la 2e marche du podium après 6h13’05 de course. Le bronze revenait à Erin Krahnen, la seule représentante australienne, montant Emily Jones (6h21’10). Par équipe, l’or était pour la France devançant la Belgique et l’Espagne. Les Emirats Arabes Unis avaient terminé la course en tête, mais trois des quatre chevaux n’ont pas passé l’inspection vétérinaire finale. Résultats encourageants Deux Suissesses étaient également au départ de ce championnat du monde de la relève: Janine Bobsin avec le hongre arabe Bagira II et Jeanne Brefin sur sa jument suisse Partiba CH. Les deux représentantes helvétiques ont galopé côte à côte, au même rythme, sur la première boucle. Après deux rondes, Jeanne Brefin réduisit la cadence et se plaçait 42e avec une moyenne de 14,332 km/h, alors que Janine Bobsin terminait à une bonne 32e place, à 15.794 km/h de moyenne. M. S.

© FEI-LDD

Les championnats du monde d’endurance juniors et jeunes cavaliers (ières) se sont disputés fin juillet à Tarbes, dans le Sud de la France, à quelques pas du fameux site de Lourdes. 90 concurrents, issus de 28 nations, étaient en lice dans l’épreuve, courue sur 120 km (160 km pour l’élite). Les conditions climatiques n’ont pas été évidentes à gérer, le thermomètre affichant jusqu’à 34 degrés et l’air étant très humide.

A Tarbes, l’équipe de France des moins de 21 ans a décroché l’or. Ce n’est pas une surprise, mais pour cela il a fallu que trois (!) des chevaux des Emirats soient disqualifiés au dernier contrôle.


30 · le cavalier romand · focus

débat sur l’endurance  : la FSSE persiste et signe 

Charles Trolliet, président de la FSSE, et Dominik Burger, vétérinaire de discipline, le disaient dans notre édition de juillet : soucieuse du fonctionnement et de l’avenir de l’endurance internationale, la FSSE demandait à la Fédération Equestre Internationale (FEI) des réponses au sujet de dysfonctionnements constatés tant d’un point de vue de « protection des animaux, de dopage que d’égalité de traitement des athlètes ». C’est ainsi que des représentants de la FEI, du comité endurance de la FEI, de l’European Equestrian Federation (EEF), des Emirats Arabes Unis (EAU) et de la FSSE, représentée par Charles Trolliet, Claude Nordmann, membre du comité, Sandra Wiedmer, secrétaire générale, Dominik Burger et Frédéric Barrelet, vétérinaire endurance FEI, se retrouvaient le 24 juillet au siège principal de la FEI à Lausanne pour une table ronde. Bonne initiative, saluée par la FSSE, heureuse de ce répondant à ses doléances ainsi que des discussions du jour. Bilan de ces dernières : la décision de la mise sur pied d’une commission d’experts indépendants chargée de faire la lumière sur les dysfonctionnements constatés, de mener à bien une étude sur les blessures, de veiller à une meilleure « éducation » et surveillance des officiels concernant leurs obligations, la nature des contrôles, leur appréciation et les éventuelles sanctions. Le 27 août, cependant, la FSSE revenait à la charge, ne se déclarant d’accord ni avec la composition de la commission de cinq personnes poposée par la FEI, « que l’on ne considère pas comme indépendante », ni avec son mandat, « axé sur le développement de la discipline d’endurance, mais qui ne fait pas allusion aux problèmes à résoudre », regrette Charles Trolliet, raisons pour lesquelles « Sandra Wiedmer, sollicitée par la FEI, vraisemblablement en tant que juriste et représentante de la Suisse, a refusé d’en faire partie, elle qui n’a de plus pas une grande connaissance de la discipliine. » Le lièvre soulevé par la FSSE, qui « espère que les autres fédérations nationales manifesteront leur soutien », n’a pas fini de courir. Et Charles Trolliet le rappelle : « Nous sommes obligés de maintenir la pression, afin que la situation ne s’enlise pas. Un terme particulièrement de circonstance… » Sophie Kasser-Deller

C’est un véritable drame qui s’est abattu sur les écuries des Planches à Echallens/ VD, le mercredi 14 août. Dans la matinée, un incendie a ravagé les installations de la famille Despont, bien connue du monde équestre romand (les trois filles brillent dans les épreuves poneys). Fort heureusement, la cinquantaine de chevaux a pu être sauvée, tout comme les vingt enfants participant à un camp d’été ce jour-là et les différentes personnes présentes sur le site. Personne n’a été blessé. Toutefois, les dégâts matériels sont conséquents, le manège s’étant effondré. Septante pompiers et gendarmes ont tenté de maîtriser l’incendie, mais cela n’a pas été sans peine en raison de la bise et des centaines de bottes de paille et de foin en proie aux flammes. Les causes du sinistre sont encore floues, mais selon les premières informations, une étincelle provenant d’un élévateur a enflammé de la paille. Les propriétaires de manèges environnants ont tout de suite ouvert leurs portes pour accueillir les chevaux. Un véritable élan de solidarité s’est créé pour entourer la famille Despont et les personnes touchées par cet incendie. Une page Facebook a été mise en ligne (Ecurie des Planches), ainsi qu’un blog (ecuriedespont.canalblog.com) pour tenter de recueillir du matériel et des fonds. Il est possible de faire un don sur le compte « Fonds de solidarité Ecurie des Planches », IBAN : CH23 8041 4000 0026 8960 6. Nos pensées vont M. S. à toute la famille Despont.

© Privée

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Le drame :  Les écuries des Planches en feu

L’AVANT-PREMIERE : Un film sur Steve Guerdat !  La RTS prépare un magazine de Steve sur Steve ! Non, n’allez pas imaginer que Steve Guerdat se filme lui-même ou se mette en scène - ce n’est pas le style de la maison -, non, c’est bien Steve Roth, le journaliste de la Radio Télévision Suisse, qui prépare actuellement un 25 minutes sur le champion olympique. Il s’agit d’un entretien à l’enseigne de l’émission magazine « Au Cœur du Sport ». Steve Roth et son équipe* ont tourné à Herrliberg/ ZH, sur les belles installations mises à la disposition du champion olympique depuis six ans,

et à Delémont. On y découvre le quotidien du champion. Les thèmes évoqués sont nombreux et divers : sa passion du cheval, sa vie à Herrliberg et dans les concours, les débuts dans le Jura, une carrière faite de hauts et de bas, le rôle des parents et des proches, le titre olympique et son retentissement, ses passions, etc. Avec

également le témoignage de sa maman, Christiane, si importante pour lui. Première diffusion le dimanche 15 septembre 2013 à 15h05 sur RTS 2, deuxième diffusion le dimanche 22 septembre 2013 à 15h15 sur RTS 2. A voir également dès le 15 septembre sur www.rtssport.ch. A. P. *Images : Laurent Egli, son : Jörg Ziegler, montage : Marie Jadin, réalisateur : Frédéric Goujon, journaliste et producteur : Steve Roth.


SEPTEMBRE 2013 · au galop · 31

Complet : accident mortel en Angleterre Un cavalier néo-zélandais, Tom Gadsby (26 ans), est décédé le dimanche 18 août lors du CIC1* de Somerford Park Horse Trials, dans le Cheshire, en Angleterre. Cet élève de Tiny Clapham, qui vivait en Angleterre depuis un an pour réaliser son rêve de devenir cavalier professionnel, a chuté sur le cross avec un jeune cheval de 7 ans, qui n’a pas été blessé. Malgré une belle carrière en saut, au niveau Grand Prix, le cavalier était revenu l’an passé à ses premières amours, le concours complet. A la suite de ce drame, les organisateurs ont décidé d’annuler leur manifestation. Une enquête de la FEI, du Bureau des sports équestres néo-zélandais ainsi que du concours complet britannique (British eventing) devrait apporter plus de précisions sur le déroulement exact de cet accident.

CCI d’Hartpury : cheval blessé par l’organisatrice !

Unbelievable. Pire, les douleurs n’ont pas disparu la semaine suivante, tout au contraire, et la triple lauréate de la Coupe du monde a dû renoncer à faire le voyage des Européens de Herning, où elle était censée être réserviste avec Bella Dona. Et c’est Marcus Ehning (Plot Blue) qui a dû endosser ce rôle.

Tornesch opéré à un oeil Le merveilleux étalon H&M Tornesch (par Lux Z et par Libero H) a été opéré à un oeil cet été. Le compagnon de Malin Baryard Johnsson a un problème d’oeil depuis qu’il a cinq ans, et, malgré de brillants résultats ce printemps, le problème s’est accru lors du CSIO de Pologne à Sopot, mi-juin, et après des examens approfondis, il a été décidé de l’opérer. Du coup, Tornesch n’était pas au CSIO de Falsterbo, mi-juillet, et Malin Baryard Johnsson a dû faire une croix sur les Européens de Herning, elle qui avait déjà dû renoncer aux JO de Londres suite à une blessure au tendon de son cheval de tête au CSIO de Falsterbo 2012. Tornesch n’était réapparu que fin octobre 2012, à Lyon. La poisse !

Tragique incident sur le cross du CCI*** de Hartpury (GB), le samedi 10 août : un véhicule officiel a heurté un cheval, W. Iridium, en plein cross. Tom Rowland tournait sans faute sur le cross du 2 étoiles avec W. Iridium, quand un véhicule conduit par la directrice du tournoi, Sarah Phillips, les a heurtés de plein fouet. Le cheval a violemment touché le véhicule, enfonçant l’aile et la portière gauche et éjectant du même coup son cavalier. « Ce fut une expérience terrifiante. Honnêtement, nous aurions pu être tués sur le coup », a dit le jeune cavalier de 22 ans. « Je suis totalement abattue, « dévastée » », a pour sa part avoué la directrice. Les organisateurs ont ouvert une enquête pour savoir comment cela a pu se produire. Le cheval a été immédiatement pris en charge par les vétérinaires du concours. Il semblerait qu’il ne souffre d’aucune fracture ni d’aucune lésion sérieuse, les organisateurs espérant le revoir en compétition dès cet automne. Tom Rowland a monté un autre cheval, The Carnival Cavalier, le lendemain, se classant 8e. Le 3 étoiles a été remporté par l’Australien Christopher Burton. Le CCI de Blenheim (12 au 15 septembre) a dit vouloir revoir son système et se demande quels véhicules sont indispensables sur le cross.

Meredith souffre du dos Au CSIO de Dublin, Meredith Michaels Beerbaum a dû renoncer à monter le barrage du Grand Prix, car elle s’était fait mal au dos lors de l’initial, bouclé sans faute avec

L’excellent Lambrasco Cellagon s’est blessé à un tendon sur l’un des derniers obstacles du Grand Prix Longines lors du CSIO de Dublin, le 11 août. Champion d’Europe (2011) et du monde (2010) par équipe avec Janne Friederike Meyer, vainqueur du Grand Prix

Baby boom chez les cavaliers Fruits d’unions très internationales, plusieurs enfants de couples cavaliers sont nés cet été. La cavalière suédoise de saut Helena Lundbäck, 4e des Jeux mondiaux de Jerez 2002, et l’Italien Roberto Cristofoletti, vainqueur en CSIO lui aussi, on eu une fille mi-juillet. Ils l’ont baptisée Giselle Olivia. Elle mesurait alors 49 cm et pesait 3,060 kg : un beau bébé ! Le 15 juillet, l’Allemande Pia-Luise Aufrecht, cavalière de Coupe des Nations, gagnante du GP de Malines 2005, et le Néerlandais GertJan Bruggink, membre de l’équipe aux Jeux mondiaux de Jerez 2002 et aux JO d’Athènes 2004 (4e), vainqueur des GP de Rotterdam

Seigneur des rectangles,   Rusty est mort  Il avait 25 ans et jouissait depuis sept ans d’une retraite bien méritée en Hongrie. C’est là qu’il est mort, début août. « Mon bien aimé Rusty ne voulait plus se lever et nous avons appelé le vétérinaire. Il aura bien profité de sa retraite ici, en compagnie de son ami poney Motte », expliquera Ulla Salzgeber. Et de confier : « Je repensais à nos victoires et la plus belle fut peut-être la première, lors du championnat d’Allemagne 2000 à Balve. Merci Rusty ! » Avec son bon alezan brûlé, Ulla Salzgeber participa à deux Olympiades (Sydney 2000 et Athènes 2004), décrochant deux médailles d’or en équipe, du bronze (2000) et de l’argent (2004) en individuel. Lors des Jeux mondiaux de Rome 1998 et de Jerez 2002, ces deux-là obtinrent de l’or par équipe et du bronze individuellement. Il y eut aussi quatre médailles d’or par équipe aux Européens (entre 1997 et 2003), et deux titres individuels (2001 et 2003). Ulla Salzgeber et Rusty ont aussi remporté deux finales de Coupe du monde (2001 et 2002), mais en 2003, il y eut l’épisode le plus noir de leur carrière, lorsqu’ils furent disqualifiés de la finale de la Coupe du monde de Göteborg pour dopage (testostérone). Après différents recours, Ulla Salzgeber n’eut que deux mois de suspension. Rusty (par Rebuss et Akra (par Akcents)) était né en Lettonie, au Haras Burtnieki, le 2 avril 1988. Il partit à 2 ans pour la Biélorussie, puis en Allemagne. Rusty portait alors le nom de Rotors et Ulla Salzgeber le dénicha dans les écuries de saut d’Alexander Moksel. Rusty était un hongre, mais il a deux clones, l’un aux Etats-Unis, l’autre en France. Donneront-ils des champions ? Rien n’est moins sûr... A. P. © Jacques Toffi/R

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Lambrasco blessé

Rolex d’Aix-la-Chapelle en 2011, Lambrasco (15 ans) semblait retrouver la grande forme, mais sa cavalière n’était pas en lice pour une place à Herning, ayant décidé de ne plus prendre part à un grand championnat avec son puissant holsteiner (par Libero H et par Coriolan), jugeant cela trop stressant.


32 · le cavalier romand · au galop

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Michael Whitaker la bague au doigt

Au mois d’août, Michael Whitaker a épousé sa compagne de longue date et mère de ses enfants Melissa Braybrooke. C’est à Noël qu’il avait demandé à Melissa, son ex-groom, si elle voulait bien officialiser une union qui dure depuis de nombreuses années. Le couple a trois enfants, Jack, Molly et Katie, qui devaient être activement impliqués lors de la cérémonie (l’aîné sera maître de cérémonies, ses soeurs témoins). Il s’agit du second mariage de Michael Whitaker, qui avait épousé jeune la cavalière belge Véronique Daems-Vastapane, vice-championne d’Europe junior en 1977 et gagnante au plus haut niveau par la suite sous le nom de Véronique Whitaker. Ils s’étaient séparés une quinzaine d’années plus tard.

Explosion à Dublin, frayeur pour les Splaine  Robert Splaine, le chef de l’équipe irlandaise de saut, et son fils David sont sortis choqués mais indemnes d’une explosion survenue le 7 août dans leur hôtel, le Burlington, à Dublin. C’est le frigidaire de leur chambre qui a explosé, causant un incendie. « On a été réveillé par le bruit d’une forte explosion, ça a été un sacré choc. L’odeur était désagréable, mais on ne savait pas de quoi ça provenait. » Très vite, l’hôtel a été évacué et les cavaliers participant au CSIO de Dublin se sont retrouvés en pyjama ou en (très) petite tenue sur le trottoir de l’hôtel durant près d’une heure avant de pouvoir regagner leurs chambres. Pompiers et ambulanciers étaient sur place.

Bill Gates (s’)investit pour sa fille ! Aux Etats-Unis, le saut d’obstacles est la distraction préférée des « filles de » ! Après Georgina Bloomberg, la fille du Maire

de New-York Michael Bloomberg, Jessica Springsteen, la fille du «Boss », le Rocker Bruce Springsteen, ou encore Reed Kessler, la fille du PDG de Lorillard (tabacs) Murray Kessler, une autre fille de riches Américains pourrait faire parler d’elle à cheval ces prochaines années. Jennifer Gates (17 ans) est en effet une cavalière passionnée et le fondateur de Microsoft Bill Gates a récemment fait de gros investissements pour la carrière de cavalière de sa fille, lui achetant plusieurs cracks, dont la KWPN de 9 ans Zorianda (par Indorado), lui offrant les meilleurs entraîneurs. Le Huffington Post et la presse anglaise annoncent aussi que Bill Gates a acquis pour une somme de 8,7 millions de dollars un manoir, des écuries (pour une vingtaine de chevaux) et des paddocks à Wellington (Floride), la capitale hivernale du cheval, où beaucoup de champions (Eric Lamaze, Beezie Madden, etc.) ont pignon sur rue. Les Gates avaient loué cette propriété en 2011 et 2012 pour que Jennifer participe au Winter Festival. Bruce Springsteen et Michael Bloomberg seront leurs voisins, puisqu’ils ont déjà des propriétés dans le quartier.

La poisse pour Weishaupt  Réserviste aux Jeux mondiaux 2010 et aux Européens 2011, forfait aux JO de Londres à cause d’une blessure de ce même Monte Bellini, Philipp Weishaupt assistera à nouveau aux Européens de Herning en (télé)spectateur. Sélectionné dans le quatuor de base, le protégé de Ludger Beerbaum cèdera en effet sa place à son mentor, Monte Bellini souffrant d’une tendinite. Ce magnifique étalon bai de 11 ans avait été frappé d’une poussée de fièvre juste avant les JO de Londres et cette fois il s’est blessé à deux semaines des championnats d’Europe. Meredith MichaelsBeerbaum a pris la place de réserviste avec Bella Donna.

Après Charlotte, Carl et Laura ! Champions olympiques de dressage par équipe, Carl Hester et Laura TomlinsonBechtolsheimer ont été anoblis par Sa Majesté la Reine Elisabeth II le 19 juillet au Château de Windsor. Ils ont été faits « Membres de l’excellentissime ordre de l’Empire britannique » (MBE). En tant que double médaillée d’or, Charlotte Dujardin l’avait déjà été l’hiver dernier et elle avait été élevée au rang d’officier (OBE). Idem pour les cavaliers de saut d’obstacles.

Godignon pour Bengtsson  Le Français Hervé Godignon confie sa prometteuse jument de 9 ans Quedge Deenne (par Elan de la Cour) au fin Suédois Rolf-Göran Bengtsson. « J’ai un pilote à la maison avec Henri Kovacs, mais c’est un gamin qui vient de fêter ses 23 ans. J’ai deux chevaux de niveau cinq étoiles dans mes écuries et mon assurance vie, ce sont mes chevaux. J’ai donc décidé de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier. Rolf est un des meilleurs cavaliers du circuit.» Henri Kovacs participait pour sa part aux championnats d’Europe pour la Finlande avec Carolus Z.

Nouvel espoir pour Paul Estermann Castlefield C Hunter, jeune étalon de 6 ans par Cassini, est le dernier arrivé dans les écuries de Paul Estermann, à Hildisrieden/ LU. C’est le nouvel espoir olympique offert par Arturo Fasana au cavalier lucernois. Alors Eclipse (elle aura 14 ans) ou Hunter (9 ans, c’est jeune!) aux JO de Rio ? A moins que ce ne soit Eclipse à Rio et Hunter en 2020 ?

meilleur propriétaire :   Après Carlo, Big Star ! Beverley Widdowson a été désignée propriétaire FEI de l’année pour la seconde fois consécutive. La Britannique avait reçu cette distinction en 2012 pour Carlo, monté par Nick Skelton avant d’être vendu à l’Espagnol Sergio Alvarez Moya, et le samedi 20 juillet à Chantilly, elle a reçu une nouvelle sculpture en bronze pour Big Star. Son association avec Nick Skelton porte donc largement ses fruits ! L’étalon de 10 ans Big Star (par Quick Star) venait de remporter coup sur coup les Grands Prix de Rome et d’Aix-la-Chapelle. Depuis 2004, la FEI et le Club des proprié- Beverley Widdowson, entourée de son mari Gary, de son crack, Big Star, monté par Nick Skelton, taires, présidé par le Français Christian Baillet, de Christian Baillet, président du JOC (Club des mécène de Philippe Rozier, récompensent propriétaires), et de John Madden, président de la chaque année le propriétaire du meilleur che- commission de saut de la FEI (de g. à dr.). val d’obstacle (sur la base des Rankings FEI). Une sculpture en bronze de Caroline Wallace a été remise à Beverley Widdowson. Nick Skelton avait gagné deux fois ce Trophée grâce à Arko III (2004 et 2005), une fois grâce à Carlo et une fois avec Big Star. A noter que Hickstead, le regretté crack d’Eric Lamaze et John Fleischhacker, avait triomphé trois ans de suite, de 2008 à 2010. A. P. © FEI-LDD

et de Donaueschingen, ont aussi eu la joie d’avoir une petite fille prénommée Marlyse Marie. Elle mesurait 48 cm et pesait 3,130 kg. Longue vie à elles !


SEPTEMBRE 2013 · au galop · 33

Global : Pas de CSI à Shanghai Déjà annoncé et annulé en 2012, le CSI 5 étoiles prévu début octobre 2013 à Shangaï a à nouveau été annulé pour des raisons vétérinaires. Le baptême d’une étape du Global Champions Tour en Chine attendra donc encore au moins un an ! Christophe Ameeuw, l’organisateur des Masters indoors (Paris et Hongkong), qui espérait organiser une étape supplémentaire à New-York aux mêmes dates (4 au 6 octobre), avait dû renoncer pour laisser le champ libre à Shangaï. Il trouve donc la décision de la FEI assez saumâtre. Jan Tops s’était en effet opposé à la tenue d’un CSI 5 étoiles aux mêmes dates que son étape du Global. On notera tout de même que plusieurs étapes de son circuit se déroulent en même temps que des CSIO 5 étoiles, par exemple. Les cavaliers se retrouvent du coup sans aucun CSI important ce week-end-là. Christoph Ameeuw avait aussi imaginé organiser à New-York un « National élargi », avec des Américains et quelques Européens, mais la FEI vient de décider de limiter ce type de concours à 4 nations et une dizaine d’étrangers au maximum. Il y a peu, la FEI avait annoncé avoir trouvé un accord avec l’OIE, l’Organisation mondiale pour la santé animale, afin de permettre la mise sur pied de CSI en Chine et le transfert provisoire de chevaux, mais les problèmes de quarantaine ne sont apparemment toujours pas résolus. A suivre !

Pas de 5 étoiles à Rio non plus  Après plusieurs éditions à succès et un Grand Prix record doté d’un million d’euros remporté par les tout frais émoulus champions olympiques Steve Guerdat et Nino des Buissonnets l’automne passé, le CSIO de Rio saute un tour ! Le comité d’organisation de ce CSI*****, l’Athina Onassis Horse Show, présidé par l’international brésilien Doda

Jeux équestres Mondiaux : la Normandie se prépare

© Philippe Millereau

Le superbe Haras de Jardy, à l’ouest de Paris, accueillera du 12 au 15 septembre les championnats d’Europe juniors et jeunes cavaliers de concours complet. La Suisse alignera une équipe dans chacune des catégories: réjouissant ! Il y aura trois juniors en lice : Alex Barrelet, basé à Cambridgeshire (GBR), avec Welcome Pearmain, Sophie Schiesser, de Zurich, avec Wanga vom Schlösslihof CH, et Teresa Stokar, de Zürich, avec Glenn Grant. Chez les jeunes cavaliers (ières), on aura une belle et forte délégation de cinq couples : Joëlle Bruni, de Wolfhausen/ZH, avec Misti de Lully CH, Melissa Michel, basée à Standford (GBR), avec Jeopardy, Davide Randone, d’Embrach/ZH, avec Happiness S, Simone Scherrer, de Jonschwil/SG, avec Covergirl, et Ben Vogg, de Radolfszell (ALL), avec Noé des Vatys, Fandango ou Bellaney Castle. A noter que Ben Vogg a préféré disputer ces Européens de la relève, lui qui aurait aussi pu se lancer dans les Européens élite de Malmö : sage décision ! Heinz Scheller fonctionne comme chef d’équipe.

Le 19 juillet, à quatre cent jours des Jeux équestre mondiaux 2014 en Normandie, la piste du cross a été inaugurée dans le parc du Hautbois, derrière le château du Haras du Pin. Après plus de onze mois de travaux, ralentis par les fortes intempéries de l’hiver, le terrain est enfin prêt. Long de plus de 6,7 km, le parcours a été doté d’une piste drainée, de quatre gués aménagés, de nouveaux obstacles naturels, etc. Du 15 au 18 août, le tout a été « testé  » et 44 couples venus de 20 nations se sont retrouvés au Pin. Victoire de l’Italienne Vittoria Panizzon sur Merlots Magic, devant l’Australien Andrew Hoy. Le cross s’est déroulé sans public, à huis clos, les organisateurs voulant éviter des frais de surveillance. La nouvelle piste semble répondre parfaitement aux attentes de chacun. Seul bémol, l’étroitesse des aires de départ et d’arrivée. Ainsi l’aire de récupération était semble-t-il petite et mal placée. Le dimanche, pour le saut, les chevaux ont été emmenés jusqu’à Caen, où le grand stade de football n’était pas disponible, mais où la Société Hippique Urbaine de Caen avait préparé un paddock. D’autres travaux sont prévus, notamment une nouvelle carrière de dressage en contrebas du château. Une carrière d’entraînement en herbe va être réhabilitée, la zone destinée à accueillir les camions et vans va être stabilisée, une zone de contrôle vétérinaire va être créée et les chemins pour y accéder vont être remis en état. Par ailleurs, à J - 400, 85’000 billets ont déjà été achetés, depuis l’ouverture de la billetterie, le 6 juin. Ce chiffre regroupe l’ensemble des places acquises par les licenciés FFE (au nombre de 30’000) et celles réservées par les agences officielles qui commercialisent des packs comprenant le transport et l’hébergement à l’étranger. Les organisateurs espèrent vendre 120’000 places d’ici la fin de l’année. A. P. de Miranda Neto, a annoncé l’annulation du concours prévu du 25 au 27 octobre. La raison invoquée est le manque de sécurité des infrastructures (tribunes), mais les médias brésiliens se font l’écho d’une raison plus financière dans un contexte marqué par les manifestations contre la vie chère au Brésil et les reproches faits au gouvernement concernant les subsides donnés au sport et les dépenses liées à l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014. Le CSI de Rio aurait bénéficié lors de ses éditions précédentes d’aides directes ou indirectes de l’Etat et dans le contexte actuel, cela passerait moins bien. On espère que Rio reviendra en 2014, comme une sorte d’avant-première aux JO de 2016. © GCT

Des Européens à Jardy. Avec la Suisse 

Après les annulations successives de Kuala Lumpur, New-York et Shanghai, il faut espérer que tous les concours exotiques (hormis ceux des pays arabes, qui tiennent bon) ne disparaîtront pas du paysage.

Le CIO rétrograde le cheval dans le 4e groupe Le Comité international olympique (CIO) a revu la composition de ses groupes de sports, classés par ordre de médiatisation (télévisuelle) au niveau mondial, ce qui détermine aussi la redistribution des revenus générés par la vente des droits audiovisuels liés aux JO de Rio de Janeiro et, mauvaise surprise, les sports équestres rétrogradent du groupe C au groupe D, ce qui implique forcément une diminution des revenus TV au lendemain des prochains JO de 2016. Le Bureau Exécutif du CIO et l’Association des fédérations internationales des Jeux d’été (ASOIF) s’étaient réunis fin mai à Saint-


aS oF July

31ST, 2013

Dressage 1 Jerich Parzival

2795

2 Damon hill nrW

2769

3

2490

Glock’s UnDercover

4 Don aUriello

2414

5 DesPeraDos Frh

2412

6 Don Johnson Frh

2316

7 Watermill scanDic h.B.c

2261

8 Fixdesign eremo Del casteGno 2247 9 DonnPeriGnon

2200

10 leGolas

2086

Jumping 1 BiG star

1393

2 cYlana

1238

3 sYlvana hDc

1233

4 chaman

1175

5 castle Forbes mYrtille PaUlois 1105 6 sterrehof’s tamino

1103

7 lansDoWne

1030

8 lonDon

1025

9 cristallo

1015

10 simon

1003

eventing 1 sanDhills Brillaire

248

2 nereo

245

3 mr crUise control

238

4 Fletch.com

233

5 cliFton Promise

217

6 alGeBra

216

7 rF Demeter

215

8 halUnke FBW

191

9 BP FlamBoYant

185

10 la Biosthetique sam FBW

183

Le directeur commercial de la FEI s’en va Carsten Couchouron, le Directeur exécutif commercial, quitte la FEI après cinq années au service de la Fédération, qui a beaucoup développé ses activités commerciales (contrat sur dix ans avec Longines, droits commerciaux et TV, FEI TV, etc.) durant cette période. « Carsten nous quitte pour explorer de nouveaux défis, mais nous n’excluons pas la possibilité de coopérer d’une autre façon avec lui dans le futur, comme expert indépendant », a souligné le Secrétaire Général de la FEI Ingmar De Vos, qui a loué ses qualités et son parcours.

L’UBS soutient la relève suisse de dressage La FSSE et la discipline du dressage se félicitent d’avoir obtenu l’UBS comme nouveau sponsor des jeunes talents. Une contribution précieuse qui devra permettre de soutenir des espoirs prometteurs des classes d’âge children, poneys, juniors, jeunes cavaliers et moins de 25 ans, dans les domaines de la formation et de la sélection des talents. Martin Walther, le chef de la discipline dressage au sein de la FSSE (et ex-chef de l’équipe de saut), est très heureux de ce soutien : « La contribution de l’UBS permettra de développer la relève en dressage de façon encore plus ciblée et plus systématique et de pouvoir continuer à s’affirmer sur la scène internationale. » En contrepartie, l’UBS obtient le droit de faire de la publicité sur les vêtements et les chabraques lors des CDIO et des championnats internationaux de la relève. Dans un premier temps, le partenariat a été conclu pour une durée de trois ans avec une option pour la reconduction dudit partenariat.

Académie Silvia Iklé : Un nouveau président L’Académie de dressage Silvia Iklé a un nouveau président en la personne de Hans G. Syz (photo). Ancien chef de la discipline dressage à la FSSE, Hans G. Syz remplace Rita Schiess Müller, démissionnaire. En remplacement d’Urs Schiendorfer, éga-

lement démissionnaire, l’ancien responsable du dressage de la FSSE, Peter von Grebel, a également été élu au comité. « L’Académie de dressage Silvia Iklé soutient et accompagne le sport de dressage suisse, en tenant compte des exigences internationales. Cet engagement est un complément aux efforts de la FSSE, dans un esprit de collaboration », précisent ses responsables. Fondée en mai 2008, cette Académie propose des cours, des conférences, des préparations aux concours et elle assure le lancement d’un CDI annuel à Berne (dès juillet 2014). L’accent est aussi mis sur la relève. Elle n’apporte, en revanche, aucune aide financière aux cavaliers ou aux entraîneurs. Les statuts ont été quelque peu modifiés. Le comité sera complété par Manfred Geiger, vice-président, et Silvia Iklé. Après le succès obtenu par l’organisation des championnats d’Europe de dressage J et JC l’été dernier à Berne, la simulation d’épreuve de mars dernier à Dielsdorf/ZH avec le Suédois Eric Lette a été fort appréciée. Eric Lette reviendra les 19 et 20 octobre à Gossau/ZH. Voir aussi www. dressurakademie.ch.

Rankings WBFSH : les prix seront remis en novembre Ce mois-ci nous publions les nouveaux Rankings WBFSH. On notera un certain statu quo en saut d’obstacles, même si le phénoménal Big Star est désormais suivi de Cylana, la bonne jument de la jeune Américaine Reed Kessler, qui avait débuté sa carrière en Suisse, avec Karine Gerber, à La Chauxde-Fonds, puis avec Marie Etter-Pellegrin, à Müntschemier. Cylana devance Silvana: à une lettre près ou presque! En dressage,

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T he WBFSh / FeI R ankIngS Top Ten hoRSeS

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is proud to support the WBFsh

Pétersbourg au sujet de la répartition des revenus des JO de Rio. Tous les sports olympiques sont évalués et répartis dans cinq groupes (de A à E) en fonction de leur importance et de leur médiatisation. Le Secrétaire Général de la FEI Ingmar de Vos entend plaider la cause de l’équitation, qui n’a jamais connu un tel engouement que lors des JO de Londres, avec le troisième stade le plus important des Jeux (24’000 places), des tribunes pleines quasiment tous les jours et une large diffusion télévisuelle. Il semble que ces arguments-là puissent encore être recevables d’ici à la décision finale, l’an prochain.

Jerich Parzival (photo) devance Damon’s Hill et c’est logique puisque le classement mondial se fait par paire dans cette discipline-là ! La seule surprise, c’est que Parzival remonte alors qu’il n’était plus réapparu depuis deux mois. En complet, ça bouge davantage et c’est très serré. Le brillant Sandhills Brillaire de l’Australien Craigh Barrett devance le Nereo du Néo-Zélandais Andrew Nicholson: l’hémisphère sud au top! On attend le prochain classement avec impatience. Les chevaux vainqueurs de chacune des trois disciplines et les éleveurs seront récompensés par JaegerLeCoultre, qui parraine les classements du WBFSH, lors d’une cérémonie prévue au mois de novembre. Nous y reviendrons.


SEPTEMBRE 2013 · au galop · 35

Complet : le statu quo ! Aucun changement dans le Top 10 des HSBC Rankings de complet: le Néo-Zélandais Andrew Nicholson devance toujours l’Anglais William Fox-Pitt, le jeune Kiwi Jonathan Paget et le multi-champion Michael Jung. L’Anglaise Izzy Taylor monte de la 16e à la 12e place, sa compatriote Piggy French de la 22e à la 17e place, l’Allemand Andreas Dibowski de la 44e à la 26e place: voilà pour le changement ! Et Christopher Burton, le héros d’Aix et d’Hartpury (qui ne comptait pas encore…) n’est toujours que 43e (+14). Meilleur Suisse, Felix Vogg est 61e (-6), son frère cadet Ben 118e (-12), Eveline Bodenmüller 138e (-14), Heinz Scheller 207e (+26), Patrizia Attinger 309e (+231), ce qui fait un joli bond en avant !

Dressage à Perl-Borg : Marcela Krinke-Susmelj 3e Au CDI **** de Perl-Borg (ALL), fin juillet, Marcela Krinke-Susmelj a pris le 3e rang du Grand Prix Spécial avec Smeyers Molberg, avec 72.708%. Elle s’était déjà classée au 5e rang du Grand Prix. La victoire du Grand Prix est revenue à Isabel Werth, qui fêtait ses 44 ans ce jour-là, montant Bella Rose (77.938%). La Suissesse a aussi classé Smeyers Lazander à la 4e place du Grand Prix et à la 6e de la Kür (73.650%). La Kür a été remportée par Kristina Sprehe et son superbe Desperados FRH, revenu de blessure. Parallèlement, au CDI 3* de Deauville,

Longines Rankings: Ahlmann 1er, beezie 2e

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La championne olympique Charlotte Dujardin ne sera redevenue no 1 cet été qu’un seul mois, puisqu’elle est 3e au classement FEI publié début août avec son bon Valegro, qui a perdu quelque 300 pts pour un total de 2’536. La Néerlandaise Adelinde Cornelissen reprend les commandes avec son bon Parzival Jerich (16 ans), pourtant arrêté pour des problèmes cardiaques ces deux derniers mois. Les classements, en retranchant tels ou tels points, réservent parfois de bien curieuses bizarreries, puisque Parzival domine avec 2’899 pts, soit 97 de plus que son suivant. Bien moins surprenante la 2e place de l’Allemande Helen Langehanenberg et Damon Hill NRW (2’802 pts). Edward Gal, 4e, n’est pas loin du trio de tête avec Glock’s Undercover (2’518 pts). Le plus joli bond au classement est réalisé par le Britannique Michael Eilberg et sa bonne grise Half Moon Delphi (11 ans), qui grimpent de la 159e à la 31e place. Ils ont remporté le GP Spécial à Hartpury et étaient 2es du GP Spécial à Perl-Borg (ALL). Du côté suisse, Marcela Krinke Susmelj progresse encore avec Smeyers Molberg, 34e (+4), comme avec Smeyers Lazander, 63e (+11). Hans Staub est 124e (+9) avec Warbeau, Elisabeth Eversfield-Koch 163e (+51) avec Rokoko N, Caroline Häcki 165e (+19) avec Rigoletto Royal CH, Melanie Hofmann 186e (+6) avec GB Cazzago CH : à la hausse, les Helvètes !

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Dressage : Adelinde reprend la tête

Pas de chambardement, mais quelques vagues dans les Longines Rankings publiés en août, même si le capitaine Christian Ahlmann reste installé à la barre. L’Allemand devance Beezie Madden, 2e, et Kevin Staut, 3e, Gerco Schroeder redescendant pour sa part de la 2e à la 4e place, tandis que Marcus Ehning, 2e à Falsterbo et 2e à Hickstead, bondit de la 9e à la 5e place. Reste que l’écart entre Ahlmann et sa dauphine américaine est désormais tenu : 41 pts sur un total de 2365 ! Quant à Nick Skelton et à Ludger Beerbaum, deux monuments, ils quittent le Top 10 pour les 11e et 12e rangs: les places pour la finale de Stockholm seront décidément très chères ! L’Anglais n’a qu’un crack: très difficile de rester ainsi dans les dix meilleurs. A l’inverse, l’Américain Kent Farrington intègre le Top 10 et il figure même au 8e rang (+4), lui qui était second réserviste l’an passé à Genève. Roger-Yves Bost grimpe encore d’une place, au 9e rang, et Luciana Diniz, 10e (+3), entre pour la première fois dans le club très sélect du Top 10. Du côté suisse, Steve Guerdat, 7e (-1), est d’une stabilité impressionnante, lui qui figure dans le Top 10 sans discontinuer depuis 2012 et a même occupé les rangs 1 (novembre 2012) et 2 (décembre). Pius Schwizer, 16e (-3), perd quelques places, mais il n’est qu’à 120 pts du 10e : la finale Rolex IJRC reste à sa portée et il devance rien moins que Rolf-Göran Bengtsson, 17e (+2), Laura Kraut, 18e (-7), et Ben Maher, 19e (+1), que l’on imaginerait mieux placé. Janika Sprunger conserve son 28e rang, malgré tous ses bons résultats, et Martin Fuchs progresse de la 75e à la 61e place. Suivent Clarissa Crotta, 75e (-6), Beat Mändli, 82e (+8), Jane Richard-Philips, la cavalière Longines bien placée à Cannes et à Chantilly, 86e (+13), Paul Estermann, 89e (-19), et Niklaus Rutschi, 96e (+6). Alexandra Fricker, 108e (-2), complète le Top 10 helvétique. La Zurichoise devance en effet Christina Liebherr, 126e (-12), Werner Muff, 140e (-9), et Arthur G. da Silva, 148e (-27). Romain Duguet, 148e (+11), poursuit sa progression. A. P. Veronika Marthaler a pris le 5e rang du Grand Prix spécial avec Dornroeschen (65,625%), déjà 6e du Grand Prix (67,404%). Elisabeth Eversfield Koch était 7e de la Kür avec Rokoko N (67,800), 17e seulement du Grand Prix (65,468%).

Européens ruraux de complet : L’Allemagne 1ère, la Suisse 4e Nette domination germanique aux championnats d’Europe de complet ruraux, du 18 au 21 juillet à Laintal, en Autriche, tant par équipe qu’en individuel (doublé). La Suisse a pris la 4e place par équipe de ces championnats de niveau 2 étoiles (9 nations étaient en lice). Patrizia Attinger se classait au 8e rang en individuel avec Raumalpha (48,60), Joëlle Bruni au 13e rang avec Misti de Lully CH (56,20), Ilona Lüdi au 18e avec Apart II CH (61,90). Sylvia Lugeon était 49e avec Kalinka Song CH (108,10). Dans le CIC** Patrizia Attinger était 2e avec Hilton P (48,70), derrière une Néerlandaise. Salomé Lüdi suivait au 7e rang avec Ramses XIV (73,30). Victoire

suisse dans le CIC* grâce à Brigitte Peterhans et Dancing Queen IX (40,10). Pendant ce temps-là, à Hünxe (All), Jasmin Gambirasio était 16e du CIC 2* avec Thats It (62,0). L’épreuve était remportée par la Suédoise Sara Algotsson-Ostholt et Reality (36,00). Felix Vogg était 21e avec Sambuca (67,10) et 33e seulement avec Onfire (91,300), à cause d’un refus sur le cross. Michael Jung a trusté les deux première places du CIC 1*. La première Suissesse, Jennifer Eicher, était 20e avec Garschino (61,30).

Dressage : Yvonne Piot en forme A Bremgarten/AG, il y avait deux gagnantes dans l’épreuve reine, un S31, Stefanie Scheitlin sur Legolas et Jeannine Zuber sur Donnersohn, avec 67,78% chacune. Yvonne Piot a remporté le M 22 avec Happy Dream (69,55%), et la Vaudoise était encore 2e du M25 (67,61%), juste derrière Dominique Schweizer Hess et Sir Shackleton (68,63%).


Attelage : Jérôme Voutaz de retour

CSIO de Bratislava : Evelyne Bussmann les aligne !

Belles victoires pour Arthur da Silva

Le meneur valaisan Jérôme Voutaz est de retour au top avec ses juments franchesmontagnes, qu’il avait laissé pouliner tranquillement en début de saison. A Lugano Breganzona, il a remporté une des épreuves à 4 chevaux devant Martin Wagner et trois autres meneurs, et il ne s’est incliné que de peu dans l’autre devant Martin Wagner. A 2 chevaux, doublé de Lancelot Marx. A 1 cheval, Mario Gandolfo, du Pâquier, a gagné deux fois également et il a même réussi un doublé. Martine Oppliger, de Courtételle, 3e et 4e. Chez les poneys, Marjorie Magnin 3e, Sandra Chardonnens 3e et 5e. Pendant ce temps-là, à Zauggenried/BE, Lucie Musy Comune a gagné une épreuve à 1 cheval devant Leo Risch et Michaël Barbey.

Si Hickstead était une étape de la Division européenne I (lire en p. 18), Bratislava (Slovaquie) accueillait un Prix des Nations le premier week-end d’août. La Suisse a pris la

Au CSI** de Wiener Neustadt (AUT), Arthur Gustavo da Silva a gagné deux bonnes épreuves avec Lady Limbus, encore 9e du GP, et Qui Vive de la Tour et le meilleur était à venir sept jours plus tard. Ce premier GP est revenu à l’Autrichien Stefan Eder sur Chilli van Dijk. Martina Meroni a gagné une épreuve sur Riviera Sitte et la Tessinoise était 2e et 8e sur Rock de Vains. Simone Buhofer s’est imposée avec Wimona, encore 4e. Kevin Melliger s’est placé 4e sur Candilla Royal, Colette Schoch 5e sur Contessa Lisa. 7e et 8e rangs pour Urs Fäh.

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36 · le cavalier romand · au galop

CSI*** de Royan : Giulia en or, Claudia classée

CSI*** de Dinard : Pénélope, Nadja aussi

© Alban Poudret

En Bretagne, sur le beau stade équestre du Val Porée, théâtre des championnats d’Europe 1985 et remis en lumière par la famille Mars, qui projette un CSI 4 étoiles pour 2014, Pénélope Leprévost (photo) a remporté le Grand Prix avec Nice Stephanie. La 13e place pour Nadja Peter-Steiner avec Celeste. La Suissesse était aussi 5e avec AD Capuera. La grosse épreuve du jeudi avait été remportée par l’Irlandais Shane Breen (Cos I Can) qui devançait le nouveau couple Rodrigo Pessoa et l’ex-monture de Gregory Wathelet Cadjanine Z. Moins de réussite dans le GP, où le Brésilien était pénalisé de 16 pts.

7e place, mais Evelyne Bussmann (photo) a réalisé une sacrée performance en signant un double sans-faute avec Océane de la Taille CH. Ces deux dames avaient déjà réalisé une belle prestation à Copenhague (4+0). Faye Schoch a également signé deux bons tours (à 4 pts) sur Nouvelle Europe Z. Moins de réussite pour Pascal Bettschen, pénalisé de 8 pts, puis éliminé avec Milor Landais. Frédérique Fabre Delbos commettait trois fautes au premier tour, puis une dans le second avec Nirvana Basters. La championne romande réalisa par contre un bon Grand Prix (13e avec 4pts). Les Etats-Unis ont remporté la Coupe, tandis que l’hymne italien a retenti à l’issue du GP grâce à Federico Ciriesi. Le Brésil était 2e de la Coupe. Evelyne Bussmann s’est par ailleurs classée 3e sur Ile d’Aveline, 4e avec Fleury d’Aveline, Frédérique Fabre Delbos 7e et 8e sur Quartz du Landey, Nicole Scheller 8e avec Camina. Enfin, Faye Schoch était 3e dans les Six Barres sur Beiaard.

attelage à berne : Romands en embuscade

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Dans le cadre du championnat ZKV qui se déroulait à Berne les 10 et 11 août, une épreuve était réservée à l’attelage de tradition avec une présentation et une maniabilité. Et c’est le président de la Société suisse d’attelage de tradition, Heiner Staub, qui s’est distingué avec son sobre Klappbreak d’environ 1900 et son cheval FM. Dans les épreuves classiques, nos meneurs romands, à défaut des concours de Puidoux, Bottens ou encore Bioley-Magnoux d’antan, montent Outre-Sarine pour se mesurer dans leur sport. Parmi eux, Marjorie Magnin s’est imposée à deux poneys devant Sandra Chardonnens. A un cheval, cat. L, Mathieu Allimann s’est classé 5e. Et en M, Mario Gandolfo a pris le 4e rang. A deux chevaux, cat. M, Kay Richiger était 2e. Du côté des Promotion, épreuves chères à Jean-Pierre Musy, il était deux fois 3e chez les 4, 5 et 6 ans. La catégorie S à 1 cheval a été l’apanage des Romands avec Michaël Barbey, Eric Renaud, Sébastien Bottelli et Lucie Musy Commune qui ont décroché les quatre premières place. Saluons aussi les débuts prometteurs à quatre chevaux de Cyril Maret et ses quatre fins alezans (photo) et qui rejoignent ainsi Jérôme Voutaz (absent à Berne) dans cette catégorie. A. Bertrand.

Au CSI*** de Royan (FRA), Claudia Gisler était 9e du Grand Prix avec Touchable, pénalisé d’un point de temps au premier tour, comme le vendredi dans la 150 cm (9e). L’Uranaise s’est aussi classée 6e sur Cordel. Dans le Grand Prix, victoire de l’Italienne Giulia Martinengo Marquet sur Athletica, double sans faute. Pendant ce temps-là, au CSI** de SainteCécile, près de Mâcon, la Genevoise Laura Terrier a gagné une épreuve sur Okapi du Buguet. Anthony Bourquard était 2e avec Logos CH et 6e du GP avec Indiana des Abattes CH, Rachel Baechler 9e du GP avec Chérie vd B.

à Hickstead, l’eventing GP à Zoé Adams Epreuve de style derby, ouverte aux cavaliers de saut et de complet, l’Eventing Grand Prix de Hickstead est revenu à la jeune cavalière britannique de saut Zoé Adams associée à Sportsfield Othello. A signaler la 4e place du célèbre Lenamore, retraité du concours complet après une brillante carrière internationale sous la selle de Caroline Powell et la 5e de Trevor Breen avec Noble Bestman, le cheval de Laura Collett, en convalescence après une lourde chute en cross.

Les vétérans à Aach Au CSI-B vétérans d’Aach qui se déroulait début août dans la splendide propriété de la famille Orschel, une forte délégation helvétique était en lice et en son sein deux Romands, Dominique et Pascal Rochat. Monsieur s’est classé 6e de l’épreuve par équipe avec One du Tillard et 3e de la petite Coupe avec Landero HB, madame 7e avec Leroy V.

CDIO*** de Hickstead : Valegro en roi Parallèlement au CSIO se déroulait début août à Hickstead (GB) un CDIO 3*, ponctué par un nouveau triomphe de la championne olympique Charlotte Dujardin. Sur son superbe KWPN Valegro (photo ci-contre en haut), la Britannique a une nouvelle fois démontré sa suprématie dès le Grand Prix. Elle s’est impo-


sée avec le très beau score de 81.660 %. Son «maître », Carl Hester, était 2e avec Uthopia (75.191 %). Il prenait aussi la 4e place en selle sur Fine Time (72.511 %). Charlotte Dujardin s’est également imposée dans le Grand Prix Spécial (avec 85%) avec Valegro, mais la championne olympique ne prenait du coup pas part à la Kür (libre en musique) du dimanche, support de la Coupe des Nations FEI. La pression reposait donc sur les épaules de Carl Hester, en selle sur Uthopia. La Grande-Bretagne s’est tout de même imposée avec une moyenne de 76,183%. Les Américains étaient 2es avec une moyenne de 75,258%. Cette dernière étape de la Coupe des nations était la seule à se courir sur la reprise en musique. Ce circuit expérimental semble avoir connu un franc succès pour sa première saison, il faut donc maintenant attendre de savoir s’il sera développé l’an prochain et quel en sera son règlement.

San Giovanni : Jessy Putallaz gagne le Grand Prix Une semaine après sa belle 2e place dans le Grand Prix du CSI*** de Crans-Montana avec Ouessant de Perhet, Jessy Putallaz a remporté le 11 août le Grand Prix (145 cm) du CSI** de San Giovanni (ITA), sur J’Espère Dream CH cette fois-ci (photo à Cheseaux). Cette paire s’était déjà classée 3e et 4e sur 140 cm les jours précédents. J’Espère n’aura donc pas fait la moindre faute du week-end ! Palloubet d’Halong, au repos depuis sa fabuleuse 2e place dans le GP d’Aix-la-Chapelle, a pris la 3e place avec Janika Sprunger. Sabrina Rhyner Crotta était aussi deux fois sans faute sur Manhattan et elle pointait au 6e rang : trois Suisses dans les six ! Auparavant, Clarissa Crotta avait gagné un Youngster avec la 6 ans Cistria tout en brillant avec le 7 ans Caprice. Janika Sprunger s’est classée deux fois 2e et 7e sur Grand Cooper (Youngster). 4e et 7e rangs pour Fabio Crotta et Franco’s Boy et le Tessinois était souvent placé avec Corbinia. Domenico Morosoli 3e et 6e sur Paola de Sèves. A. P.

Galgenen accueillait les stars

Au CIC de Wiener Neustadt, les Suisses ont fait de brillantes choses, du 2 au 4 août. Esther Andres a remporté le CIC** avec Schwalbenprinz. Dans le CCI**, Eveline Bodenmüller était bonne 3e avec Jiva de la Brasserie CH, Heinz Scheller épatant 4e avec Autumn’s Crystal, Eveline Bodenmüller 12e avec Unita, Tamara Acklin 17e avec Light of Polaris. Enfin, dans le CCI*, Esther Andres était 5e avec Inster, Tamara Acklin 13e avec Kontiki.

Mi-août, Steve Guerdat participait au national de Galgenen, chez les Züger. Le champion olympique a remporté une 145 cm avec Clair II, devant Pius Schwizer sur Rafale des Forêts, Martin Fuchs sur Conte della Cascia et HansDieter Dreher (sacrée participation!), et il était ensuite 6e du Grand Prix avec son bon gris. Le Jurassien a aussi monté le Grand Prix avec Nino des Buissonnets, dans l’idée de le préparer pour les Européens. Il était sans faute à l’initial, mais a renoncé au barrage. Il a aussi tourné chaque fois sans faute avec Catalina CH, 2e d’une 140 cm, et son prometteur Kavalier (photo).

Que de victoires à Wiener Neustadt ! Pilote attitré de Markus Fuchs et d’Adolfo Juri, Arthur da Silva a remporté le 11 août le Grand Prix du CSI*** de Wiener Neustadt avec Qui Vive de la Tour, double sans faute. Le Suisse d’origine brésilienne signait là une bien belle performance et il devançait l’Allemande Jörne Sprehe (Quidam Cherie), la compagne du Valaisan Eric Pralong, connue pour sa rapidité. Les jours précédents, Arthur da Silva était déjà 2e avec Qui Vive dans une 150 cm, mais aussi 4e et 6e sur Boca Junior. Kevin Melliger était 3e et 7e sur Euterpe, 5e avec Candilla. Martina Meroni s’est illustrée avec Riviera Sitte, 3e et 4e, Socrates, 7e, et Rivella Sitte, 7e. Edwin Smits était une fois 2e en 140 cm avec Pepita R. Le cavalier néerlandais de Chevenez a aussi gagné les Six Barres avec Cara Mia von Aarhof CH. Colette Schoch a enlevé une épreuve sur Cool Class, Evelyne Bussmann était 2e et 5e avec Fleury d’Avelin, Simone Buhofer 3e avec Wimona, Urs Fäh 6e sur Tennessee IX, David Deillon 8e avec Opale d’Emm.

© Katja Stuppia

Complet : victoire en Autriche

Dans le GP (155 cm), victoire de l’Allemand Hans-Dieter Dreher sur son crack Embassy II, devant Beat Mändli sur Croesus, et Paul Estermann sur Castlefield Eclipse, double sans faute et de retour en top forme juste à temps pour les Européens. Martin Fuchs était 4e avec Conte della Caccia et Dreher encore 5e avec Colore. Une participation digne d’un CSI de haut rang !

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© Kit Houghton /FEI_LDD

SEPTEMBRE 2013 · au galop · 37

CIC d’Altensteig : Suisses bien placés Une bonne vingtaine de Suisses participaient au CIC d’Altensteig (ALL), mi-août. Brigitte Peterhans s’est classée 5e du CIC* avec Dancing Queen, juste devant Felix Vogg, 6e avec Sambuca. Markus Gautschi était 11e avec General Rock. Kuki Schärer était 15e d’une série nationale avec Chasandro. Et Philipp Kühne était 3e d’une autre série avec Imagine. Enfin, Michelle Dürst était 5e de la série poneys avec Aircraft.

Mondiaux des islandais : or et argent pour les Suisses Les chevaux islandais ont leurs Mondiaux et ceux-ci se déroulaient mi-août à Berlin. Lara Balz a remporté une finale des jeunes cavaliers (ières) avec Tru fran Sundäng et elle a encore obtenu une autre médaille, en argent. Et Markus Albrecht a décroché l’argent dans le « pas rapide » (et très allongé!) avec Kongur. Plusieurs autres Helvètes ont obtenu des places d’honneur.

1’000 km en Mongolie : la nièce de lucinda Green triomphe Lara Prior-Palmer (19 ans), qui n’est autre que la nièce de la légendaire championne de concours complet Lucinda Green (née PriorPalmer), a remporté le 5e Derby mongol, une course de 1’000 km disputée à travers les steppes de la Mongolie. Il s’agit de la course la plus longue du monde et les trente cavaliers (ières) montaient tous des chevaux mongols


38 · le cavalier romand · au galop

CSI 5* de Valkenswaard : Doda de Miranda, avec brio

Romeo 373 (45,70). Jennifer Eicher était 16e avec Okonos de la BL (55,60), les autres Suissesses nettement plus loin. Sabine Taxer était 20e du CIC** avec Candiela (63,0), Felix Vogg 21e avec Sambuca F (64,0), Jennifer Eicher 28e avec Green Quest (97,50), mais elle n’a pas fini avec Garschino. Felix Vogg avait lui retiré Onfire, pourtant 2e du dressage, avant le cross déjà.

© Stefano Grasso GCT/LDD

Polo à Gstaad : l’équipe du Palace au bout du suspense

Valkenswaard (HOL), le fief de Jan Tops, organisateur du Longines Global Champions Tour, accueillait du 16 au 18 août la 9e étape de ce circuit. Ce Grand Prix Longines a été remporté par le Brésilien « Doda » de Miranda Neto, qui montait presque dans son « jardin », lui qui a repris les anciennes installations du Mexicain Alfonso Romo, à 1 km de là. Alvaro de Miranda et le compétitif et véloce fils de Baloubet du Rouet AD Bogeno ont amélioré de quatre secondes le chrono de Simon Delestre et Qlassic Bois Margot (9 ans). Une faute pour les Néerlandais Gerco Schröder, 3e avec London, Harrie Smolders, 4e avec Emerald (9 ans également) et Gert Jan Bruggink, 5e avec Primeval Déja Vu. Une faute aussi mais un chrono plus lent pour Pius Schwizer, 10e avec son nouveau 8 ans (!) Toulago, placé juste derrière le génial Itot d’Edwina Tops-Alexander, 9e. Avec 4 pts au premier tour, Jane Richard Philips était 23e et donc écartée du second tour (18 paires, toutes sans faute !) avec le puissant Pablo de Virton, 6e la veille sur 145 cm. La Bernoise installée dans le Piémont s’est aussi classée 7e avec Dieudonné de Guldenboom. Au général, avant l’étape de Lausanne (mi-septembre), Laura Kraut devance Christian Ahlmann et Luciana Diniz. Aucun Suisse dans le Top 15 (Jane Richard est 16e), mais tous ne jouent pas ce circuit à fond. Le dimanche, victoire dans la 150 cm de Harrie Smolders et Regina Z, devant Simon Delestre, à nouveau 2e, mais sur Valentino Velvet, et Ludger Beerbaum, 3e sur Chaman. A. P. plus ou moins sauvages. Lara est la première femme, la première Britannique et la plus jeune concurrente à remporter cette course. La moitié des chevaux est allée au bout de cette course. « Les premiers jours, mon cheval n’avançait pas et j’étais dernière lors du premier contrôle vétérinaire, mais ensuite nous avons remonté un à un les concurrents », a expliqué l’Anglaise. L’Américaine Devan Horn a franchi la ligne d’arrivée en premier, mais son cheval n’a pas eu le rythme cardiaque exigé lors de l’ultime inspection vétérinaire et a écopé de deux heures de pénalité. Lara Prior-Palmer est arrivée une heure plus tard, mais c’est elle qui a triomphé.

CSI** de San Giovanni : Roland Grimm en évidence Dans le second CSI** de San Giovanni, Roland Grimm était 5e du GP avec Even to Heaven, Clarissa Crotta 7e avec Celly Negra et Arthur G. da Silva 10e avec Luis della Caccia. Claudia Gisler a gagné une 145 cm avec Touchable. Clarissa Crotta s’est classée 3e d’une 145 cm avec Celly Negra, 3e avec Caprice et 7e sur Casablanca. La Tessinoise

s’est aussi adjugé une épreuve réservée aux 6 ans avec Cistria. Arthur da Silva a remporté une épreuve avec le 7 ans San Luca, encore 3e et 6e. Jessy Putallaz s’est classé 3e sur 140 cm avec J’Espère Dream CH et 7e avec Faredo van de Kappel. Roland Grimm était aussi deux fois 4e avec Looping Louie. Pendant ce temps-là, au CSI** d’ArnasChambourcy, en Rhône-Alpes, Romain Sottas a gagné une épreuve Youngster avec le 7 ans Quitano H. Nadja Steiner Peter s’est placée trois fois 3e avec Cayena et une fois sur Capuera. Le Grand Prix est revenue à Cyril Bouvard.

Complet à Hambach : Jung et une Suissesse aussi Au CIC de Hambach (ALL), Michael Jung a remporté le 1 et le 2 étoiles, rassurant tout le monde sur l’état de santé de son bras (dans le plâtre début août). Le champion olympique a remporté le CIC** avec Der Dante (43,10), devant Andreas Dibowski, 2e avec Eskadia II (45,30) et le CIC* avec Ricona FST (34,90), loin devant sa compatriote Julia Stiefele sur FBW Abrakadabra (44,30) et la Suissesse Christina Benz, 3e avec son bon bai brun

La Hublot Polo Gold Cup de Gstaad s’est tenue du 15 au 18 août sur la piste de l’aérodrome de Saanen. Et sous le soleil. Cette 13e édition s’est conclue par une finale à suspense finalement remportée par l’équipe Gstaad Palace (photo) venue à bout de l’équipe Hublot 8-7. Joueurs et chevaux se livrèrent un combat acharné tout au long de la partie, menant au score à tour de rôle. Le suspense fut total jusqu’aux 30 dernières secondes, où Eduardo Menendez inscrivit, sur pénalité, le goal de la victoire. Gagnante pour la seconde fois, l’équipe du capitaine Gualtiero Giori

aura sans aucun doute à cœur de rééditer cet exploit en 2014. « C’était une finale incroyable. Les montagnes russes du polo », s’est réjoui le capitaine.

Christina Liebherr présidente ! L’JRC, le Club des cavaliers internationaux de saut, a un nouveau président et il s’agit pour la première fois d’une femme: Christina Liebherr. La Suissesse, double médaillée d’argent aux Européens 2005 de San Patrignano et réserviste ici, a été choisie pour remplacer Cayetano Martinez de Irujo, plusieurs fois aux commandes de l’IJRC et trop accaparé par ses fonctions de représentant de tous les sportifs espagnols (foot compris !), notamment. Assez timide et réservée, la Suissesse n’a pas voulu prendre la parole lors de l’assemblée, mais elle compte consacrer du temps au Club. La Bulloise sera bien entourée avec Ludger Beerbaum et Rodrigo Pessoa comme vice-présidents, Steve Guerdat, Ben Maher et cie, très actifs, et bien sûr Eleonora Ottaviani, la volubile directrice du Club et organisatrice de concours. Le 1er vice-président de la FEI John McEwen, le secrétaire général de la FEI Ingmar De Vos et le directeur du CSO John Roche assistaient à cette AG. L’IJRC veut être associée à la FEI (commissions, etc.), tout en gardant son indépendance et le contrôle des Rankings. Elle a refusé que la finale Furusiyya de Barcelone (deux parcours) compte autant qu’un championnat. Alban Poudret


SEPTEMBRE 2013 · national · 39

N ational du M ont-de- Cœuve

edwin smits talonne Beat grandjean Le Mont-de-Cœuve a une nouvelle fois comblé cavaliers et spectateurs venus goûter la spécificité et la convivialité d’un concours à nul autre pareil. Presque chez lui, Edwin Smits a « laissé » le Grand Prix à seize partants seulement à Beat Grandjean, plaçant ses deux montures Cara Mia et Pepita R juste derrière Urasinaa.

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Une Lutte intense

© Roland Keller

ls n’étaient pas nombreux au Mont-de-Cœuve en ce dimanche 21 juillet au départ du Grand Prix championnat de Suisse (N155) : 16 inscrits, 16 partants, 5 classés. Dommage, très dommage, car le cadre idyllique de ce coin de pays à proximité de Porrentruy et la piste en herbe, appréciée de tous par de bonnes conditions météo, ainsi que le paddock annexe en sable valent vraiment le déplacement. « On est peu, certes, mais c’est suffisant pour nous mettre la pression », relevait tout de même Jessy Putallaz, venu de Genève jusqu’au Jura avec ses deux chevaux car il affectionne particulièrement ce concours. Montant J’Espère Dream CH, auparavant 2e en N140, il terminait 6e ce GP, tout juste pas classé.

Une telle épreuve, cela se prépare, évidemment. Mais comment ? « On est tout de même un peu plus tendu dans un Grand Prix que lors d’une autre épreuve, même si je ne me suis pas préparé tout spécialement pour cela, ma jument ayant eu droit à du Edwin Smits a pris deux des trois premières places du Grand Prix avec Cara Mia von Aarhof CH et Pepita R. Seule la victoire, acquise par Beat Grandjean, résista au plus Jurassien des Hollandais. repos ces derniers jours », confiait peu avant son parcours Beat Grandjean, le champion de Suisse 2007. Le Fribourgeois ne pensait alors pas si bien dire, lui qui allait s’adjuger pour son premier essai à ce niveau avec Indiana des Abattes CH (20 pts), ce Grand Prix avec Urasinaa. De quoi glaner quelques précieux points auparavant seule sans faute et vainqueur de la N145. et consolider son 3e rang au classement des wild-cards en vue du prochain CHI de Genève en se rapprochant à quelques points de Faye Frédérique et Laura brillent Schoch et Fanny Queloz, 2e et 1ère de ce classement. Revenu en pleine Le soleil est venu surprendre son monde et rayonner sur le joli minois forme, Edwin Smits, le cavalier hollandais de Chevenez, s’est aussi de la championne romande Frédérique Fabre Delbos gagnante du R/ mis en évidence, se classant 2e avec Cara Mia von Aarhof CH, également N135 avec Nickel de Presle, tout comme celui de la Californienne et double sans faute mais plus lente de 33 centièmes, et 3e avec Pepita R, Ajoulote d’adoption, Laura Ware, reine des R/N125 avec Aquant B. Une chose est certaine, malgré le peu de participants en raison d’autres qui faisait une faute en première manche. Dehlia Oeuvray Smits avait aussi le vent en poupe avant d’attaquer ce concours nationaux le même week-end, le Mont-de-Coeuve a une fois GP avec For Love de la Velle CH : « Cela met en confiance, mais c’est une de plus séduit, les cavaliers, ravis, comme le public, conquis (photo nouvelle épreuve », confiait-elle juste après avoir remporté la N140 pré- ci-contre). « Je ne compte même plus les fois où j’y suis venu, tellement cédente avec Quinta d’Auge. Dans le GP, une faute en deuxième manche j’adore ce coin de pays », confiait le Soleurois Roland Brun, vainqueur plaçait la cavalière de Chevenez au 4e rang, devant la Neuchâteloise en R/N 125 avec Royal Flash. Ainsi Audrey Michel, de Porrentruy, étincelle de bonheur dans l’épreuve nocturne, une R/N105 qu’elle remKarine Gerber, 5e sur Urion (0+8). En l’absence du Jurassien Alain Jufer, qui s’était désisté, le public a ap- portait sur Daule de Malnuit CH, elle qui vient tout juste d’obtenir sa plaudi un autre « local » de l’étape, Anthony Bourquard, placé dernier licence : « L’effet des ombres de mon cheval sur la piste était impressionnant, autant pour moi que pour lui. Que d’émotions ! » Parmi les fidèles à ce concours au charme et à l’ambiance si particuliers, Edwin Smits: « Le Mont-de-Cœuve ? Cela reste le Mont-de-Cœuve, un concours unique en son genre. » Et peu importe le nombre de partants.

Les autres gagnants

Avec 23 épreuves étalées sur quatre jours, ce concours chapeauté par la Société de Cavalerie d’Ajoie (SCA) a encore honoré les gagnantes et gagnants suivants : Philippe Studer (Lyouweel du Prémo) en R/N120, Mélanie Stadelmann (Arosa) et Sébastien Monnin (Clint W) en R/N115, Marie-Aude Juillerat (Oratio de la Courtine CH) en R/N110, Diane Berger (Up to Date EB) en R/N105, Philippe Eicher (Daisy Ree du Colliard CH) en R/N100, Déborah Domont (Molly des Sources CH) et Rebecca Charpilloz (Evita XV CH) en libres B100. Roland Keller


Photo by Carlos Gonzalez www.tropicphoto.net

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SEPTEMBRE 2013 · national · 41

N ational à CRASS IER

Le coup du chapeau de Faye Schoch Epatante depuis son retour en Suisse en mai, Faye Schoch a remporté son troisième Grand Prix N155 de la saison début août à Crassier. Elle devançait Olivier Bourqui et Pierre Brunschwig. A 16 ans, Morgane Dassio signe déjà sa première victoire en N145.

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uatre Grands Prix, trois victoires  ! Cette saison, la moyenne de Faye Schoch et Nouvelle Europe Z est impressionnante. Après ses succès à Cheseaux fin mai et à Poliez-Pittet début juillet, la Fribourgeoise, encore 5e à Crête, a remporté le Grand Prix N155 Audemars Piguet et Rytz & Cie le dimanche 11 août à Crassier. « Je ne peux que remercier Nounou (Nouvelle Europe Z, ndlr) de me donner autant. J’avais hésité à venir ici après le CSIO de Bratislava (où elle a réalisé de bons parcours : deux fois quatre points en Coupe des Nations et quatre points dans le GP, ndlr.), mais Nouvelle Europe n’a pas montré le moindre signe de fatigue, elle était en pleine forme à la maison. Elle n’arrêtait pas de boquer », confiait tout sourire la gagnante qui prenait du même coup la tête du classement des wild-cards pour le Concours Hippique International de Genève 2013. Même si mathématiquement Faye Schoch n’est pas encore assurée de remporter l’un des précieux sésames, sa participation au CHI ne fait pratiquement plus aucun doute.

Faye Schoch est épatante cette saison. La cavalière de Chandon enchaîne les succès et a remporté son 3e GP N155 de l’année avec Nouvelle Europe Z à Crassier. En tête du classement des wild-cards, le CHI de Genève 2013 lui tend les bras.

Le CHI de Genève se rapproche pour Julie

Pénalisée de quatre points au premier tour, mais rapide, Marie Pellegrin Etter prenait la 4e place de ce Grand Prix Audemars Piguet et Rytz & Cie, qualificatif pour le championnat de Suisse élite 2014 , avec Chase Manhatten. Céline Stauffer suivait au 5e rang sur Uprise, devant Julie Jucker et Nisis de la Cense, déjà 3e et 4e en N145 et N140 le vendredi. Grâce à cette 6e place, la Genevoise fait son entrée dans le quatuor de tête du classement des wild-cards au détriment de Joëlle Brahier, 11e sur Adora III (4.5pts) et désormais 5e du ranking. La lutte sera serrée lors des deux dernières étapes qui se disputeront à Marsens (Finale Summer Classic) fin septembre et au championnat romand élite à Corcelles la semaine suivante. 2e du Grand Prix de Villars-Gryon sur Ballypatrick Lismore, Christian Tardy était 7e sur Emeraude du Ri d’Asse qui débute à ce niveau. Prometteur ! Le 8e rang était occupé par Vincent Deller (Hektor X), devant Daniel Etter (L.B. Carwyn) et Karine Gerber (Urion).

Morgane Dassio aux anges

L’une des plus belles performances du week-end est à mettre au compte de Morgane Dassio. La Genevoise, qui a fêté ses 16 ans en juin, a brillé de mille feux en s’imposant dans la Summer Classic N145 avec Wendy Gea. Morgane a gagné en assurance et sa progression est grande ces derniers mois. « Je suis tellement heureuse. Wendy a été extraordinaire. Il s’agissait de sa première 145 cm et de ma première victoire à ce niveau. » Didier Fumeaux et Jasper de la Coudre CH occupaient le 2e rang alors que Jean-Luc Mourier a gagné une N140 avec Platine Saint Amour. Sandrine Berger s’est imposée dans les deux séries d’une R/N135 avec Ukanera et Philadelphia III. Succès d’Emilie Paillot (Cachandra et Pakkato Alia) en R/N130 et R/N125, de Patricia Ségura (Odysse d’Or) et Damien Dixon (Eclipse du Perchet CH) en R/N120 et de Sébastien Troillet (HHS Daisy) en R/N125. Le samedi en fin de journée, l’épreuve spéciale costumée par équipe a tenu toutes ses promesses, tout comme l’ensemble du concours mené à bien par la famille Delhaye qui propose une manifestation de qualité tant aux cavaliers qu’au public venu en nombre le dimanche pour le Grand Prix. A l’année prochaine ! Michel Sorg

Faye Schoch fut la seule à signer un sans-faute sur ce parcours de Jürg Notz et Michel Pollien. Et puisqu’il avait été décidé d’organiser une épreuve avec barrage et non pas avec un tour des vainqueurs – une particularité de Crassier, la plupart des épreuves comptant pour le championnat de Suisse proposant une seconde manche  –, ce Grand Prix prit fin à l’issue de la première manche, mais le public assista à une épreuve intéressante. Et différente. Deux autres cavaliers ne commirent aucune faute sur la piste, mais étaient pénalisés par du temps dépassé : Olivier Bourqui, bon 2e avec Uriaco de l’Ancre, et Pierre Brunschwig, 3e sur Pinup de Puymalier, déjà sans faute avec 1 pt à Megève. Les deux « amateurs » - puisqu’ils ont une activité professionnelle en dehors du milieu équestre - genevois ont signé de beaux parcours et leurs chevaux ont impressionné. « J’aimerais évidemment remercier les organisateurs, mais aussi ma groom Claire, qui est merveilleuse. Sans nos grooms, nous, cavaliers, ne serions rien », a tenu à souligner Olivier Bourqui à la distribution des prix. Un bel hommage !

© Geneviève de Sépibus (2)

Pas de barrage

Morgane Dassio n’a que 16 ans, mais elle a déjà fêté sa première victoire en N145. Début août, elle s’est imposée dans l’épreuve de la Summer Classic N145 à Crassier avec Wendy Gea.


42 · le cavalier romand · national

Equissima au Cha let-à-Gob et

Complet, attelage, voltige… rodéo et tout le reste ! Dans un cadre naturel qui se fait rare, valorisant pour notre sport, Eric Renaud et Jérôme Voutaz ont gagné en attelage, Montmirail en voltige. Mélody Jaggi en évidence en complet.

A

Mélody Jaggi qui sourit

1.56 pt derrière l’expérimentée Bernoise, on trouvait la Zurichoise Patrizia Attinger, 2e sur Raumalpha, puis la Bâloise Sandra LeonhardtRaith, gagnante l’an dernier, 3e sur Penza de Chantemerle et Mélody Jaggi, 4e sur Frimeur du Record CH (par Carino et Cardinal Fleury). A 29 ans, celle qui, après avoir passé quinze ans sous l’aile de Philipp Kunz à Monthey/VS, a posé en début d’année ses valises, son cheval et son coeur au Chalet-à-Gobet, ajoutait une belle ligne à son palmarès de l’année avec ce cheval de 8 ans qu’elle monte depuis qu’il en a 4 : «  Monsieur Martin (Raymond), m’a souvent confié des chevaux

© Marc Vincent (2)

ttelage, voltige, concours complet, saut, dressage, village des métiers et des loisirs équestres, la 18e édition d’equissima a fait le plein de belles images. Equissima ? Un rendezvous unique en son genre mis sur pied par Marc-Henri Clavel et son équipe, avec le soutien de la Ville de Lausanne, dans les installations - uniques elles aussi - du Centre équestre lausannois, au Chalet-à-Gobet. Une manifestation qui persévère dans l’heureuse idée de réunir et de faire connaître (avec les speakers Sandra Viscardi, Pascal Livet et Olivier Fahrni, on en a appris des choses !) des disciplines habituellement cantonnées dans leur spécificité.

Les jolis sourires de jeunes voltigeuses venues à equissima. A equissima, en complet, Nadine Häfeli a décroché l’or chez les moins de 21 ans avec Chakra.

Elle gagne, lui dit merci.

Discipline par laquelle tout a commencé ici, le concours complet retrouvait cette année des couleurs. C’est ainsi que de 13 partants l’an dernier, on était passé à 25, dont 6 jeunes cavaliers en piste pour le titre suisse de la catégorie des moins de 21 ans. Et comme a tenu à le relever Dieter Bigler, fidèle du rendez-vous lausannois, en tant que cavalier puis en tant que coach, notamment de sa compagne Esther Andres, dominatrice de ce CNC* du début, le dressage, son point fort, à la fin, avec son trakhener de 12 ans Schwalbenprinz, élevé et entièrement fait «  maison » : «  Au nom des cavaliers, bravo et merci aux organisateurs pour leur manifestation, leur cross, leurs obstacles. C’est beau et chaque année mieux.  » Un compliment qui aura résonné dans l’oreille d’organisateurs dont le complet est la discipline de cœur et qui comptent bien offrir (nettement) mieux encore d’ici un an ou deux : on parle sérieusement d’une belle épreuve internationale…

de son élevage du Record. Avec Frimeur, que j’ai monté aux finales d’Avenches à 4 ans, ça a été le coup de foudre et j’ai décidé de l’acheter. Avant cette année, le cross, je ne connaissais pas. Mais j’ai toujours aimé l’idée de tout faire avec le même cheval. Avec Frimeur, après un premier entraînement en cross concluant à l’IENA, fin 2012, on a très vite fait d’equissima notre objectif 2013.  » Cinq épreuves (B2, B3 et une étoile), cinq classements dans les six, dont une victoire en B3 à Vulbens et un 4e rang dans ce qui était leur premier une étoile ici, ces deux-là sont bien partis : « On a beaucoup de complicité. Tout à l’heure, je me suis par exemple trompée dans une combinaison technique. Mais Frimeur a heureusement rattrapé le coup !  » Mélody Jaggi, qui partage son temps entre son poste de prof à l’école professionnelle à Grange-Verney, ses mandats d’experts pour les examens professionnels dans le cadre de l’OrTra (Organisation du monde du Travail) et les cours aux apprentis à Berne, intervient au Centre équestre de Lausanne « là où l’on a besoin de moi. La famille Johner m’implique dans tout et je lui en suis très reconnaissante. Avec Benoît, on est un moteur l’un pour l’autre. Et il n’y a aucune rivalité entre nous. » Et d’ajouter, large sourire aux lèvres : «Mais j’aime bien être devant ! »


© Yvain Genevay - Le Matin

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Jeunes cavaliers médaillés

La Bâloise Nadine Häfeli a décroché l’or chez les moins de 21 ans avec Chakra, devant l’ex-championne de Suisse junior, la Zurichoise Joëlle Bruni, nettement la meilleure en dressage avec ses 45 pts (3e du CNC*), mais au final 2e seulement avec Misty de Lully CH en raison de pénalités (4+6 pts de temps) dans un parcours d’obstacles joliment monté, et le Zurichois Davide Randone, en bronze avec Happiness. 4e avec Lotus Car, la Vaudoise Caroline Gerber serait montée sur le podium sans ses 12 pts (8+4 pts de temps) dans un parcours de saut où elle était pourtant plus convaincante que d’autres.

«  Il faut être un peu fou !  »

L’attelage fait partie des must à equissima, qui offre une des rares épreuves complètes de Suisse. Et un cadre naturel de choix à cette discipline à la fois esthétique et spectaculaire. D’abord l’attelage à quatre. Impressionnant, superbe. Le jour du marathon, Cyril Maret, pour la première fois aux commandes de quatre chevaux dans une telle épreuve, «  pour le plaisir  », ne cachait pas qu’il ne savait pas trop à quelle sauce il allait être mangé : « Il faut être un peu fou pour faire ça avec un attelage à quatre ! » « C’est magnifique, mais difficile ! », lancera-t-il au terme de cette aventure menée avec le savoir-faire qu’on lui connaît et partagée avec son seul adversaire du jour dans la catégorie, le Valaisan Jérôme Voutaz. Ce dernier fera parler son expérience (il en est à sa deuxième saison) pour devancer le Vaudois. A deux chevaux, Bruno Widmer a dominé son sujet et ses adversaires avec ses magnifiques demi-sang CH. Rang 4 pour Kay Richiger et 6 pour Martine Laubscher, de retour après six ans d’absence : « Mes chevaux comme moi manquons de compétition, la niaque n’y était pas. Il va falloir un peu de temps pour se remettre dans le coup ! »

Forts, les Romands

Si les meilleurs meneurs suisses à deux, en préparation pour les Mondiaux de Slovaquie, étaient absents, à un, la crème était là. Et les meilleurs (les quatre premiers sont vice-champions du monde, rien que ça !) l’ont bel et bien été. Eric Renaud profitait de sa victoire en dressage avec Volante L la bien nommée pour prendre au final le meilleur sur Leonhard Risch, 2e avec l’étalon Lasting CH, seul sans faute à la maniabilité, Lucie Comune Musy, 3e avec Lukas XIV CH, auteur du meilleur marathon, et Michaël Barbey, 4e avec William VI. Rang 5 pour le Genevois Sébastien Botelli et Lancelot V CH et 6 pour la Fribourgeoise Magali Musy Yerly et son Titan V CH. Cinq sur six : forts, les Romands ! A un cheval L, succès de Jonas Jutzi (Nino XIX CH), à un et quatre poneys L/M/S de Melanie Riesch et son haflinger Aachquell.

Voltige : que de monde !

Autre discipline devenue incontournable à equissima : la voltige. Une discipline jeune, fraîche, familiale, au succès grandissant, où les Romands ne sont pas en reste. Outre une initiation proposée à une vingtaine de jeunes, ils étaient 260 jeunes (le double de l’an dernier  !) de 7 à… 30 ans de la partie en compétition et la tribune montée pour l’occasion dans le beau nouveau manège sur la plaine de Peccau a fait un jour et demi durant le plein (350 personnes assises et du monde dans les moindres recoins) d’un public démonstratif et joyeux. Chez les groupes, « Montmirail a gagné toutes les catégories auxquelles il a participé (B, L, devant l’équipe Grolley II de Sibylle Curti, et S) ! », comme se plaisait à le relever Edith Degiorgi, responsable de la discipline à equissima, également entraîneuse et longeuse des équipes neuchâteloises de Montmirail (photo). Interlaken IV (catégorie BJ) et Forch/ZH (cat. M) se sont aussi imposés, tout comme Mathilde Barras et Fanny Barbey, de Grolley, dans le pas de deux de cat. SJ. En individuel, succès de Syra Schmid de Bienne-Ipsach, en cat. SJ, de Cyril Michel, de BienneIpsach, en cat. S, où Leila Frutiger, du Club équestre du Lys à Gland/VD, était 3e sur Lezeaux CH à la longe d’Anita Raverdino, de Danielle Bürgi, du NPZ Bern, en cat. BJ, de Svenja Steiner, d’Athleta-Mett (Bienne), en cat. M, de Natacha Curty (Crystal), de Grolley, en cat. LJ1, de Janine Wyss, de Lengnau/BE, devant Sophie Aebischer (Lezeaux CH), du Club du Lys et Roxane Curty (Crystal), de Grolley/FR, en cat. LJ2. © privée

Mission accomplie ce week-end-là, monsieur « cédant » dans le complet, où il était 12e et privé de 3e rang suite à un refus de Lit-il Peccau CH dans le parcours d’obstacles, comme dans les Six Barres, Paris Peccau CH, 2e ex aequo, échouant au dernier passage là où Ella des Lauriers, la jument qu’il prête à madame, était la seule à franchir sans faute 155 cm. A qui le tour la prochaine fois ?

Jérôme Voutaz et ses quatre juments franchesmontagnes, achetées à 6 mois et dont trois avaient ce jour-là des poulains qui les attendaient au box ! Ce qui ne les a pas empêchées de gagner.

Les filles et le rodéo !

Peu de monde le vendredi soir pour le pas de deux de dressage disputé par trois paires seulement et remporté par Céline Guex (Katanga III CH) et Mélanie Margot (K’Dort-il Peccau CH), mais fête par contre totale le samedi soir, pour les Six Barres, la pasta party et le… rodéo mécanique, qui a mis une ambiance de feu (de fous !) - et presque 200 personnes au tapis ! - jusqu’au petit matin, notamment dans un explosif défi cavaliers-atteleurs-maréchaux, avec Olivier Fahrni, responsable du village equissima, au micro : « Hormis la famille Johner, Benoît, Gilles et leur cousin Maïc, qui ont sacrément bien tenu, la plupart des filles se sont montrées bien meilleures que les hommes ! Sans doute parce qu’elles cherchent plus la solution dans la souplesse là où les mecs veulent faire en force. » Le cheval de plus en plus une histoire de filles, on le savait, mais le rodéo mécanique… ! Sophie Kasser-Deller


challenges de chevenez 2013 10-13.10.

15.10. 17-20.10.

23.10.

25-27.10.

csIOP - csIch - csIJ/Y/U25 : Poneys, Children, Juniors, Jeunes cavaliers jusqu'à 25 ans Vendredi après-midi : Prix des Nations Poneys Dimanche : 4 GP : Children, Poneys, Juniors et Jeunes Cavaliers

Qualification finale «Cheval SuiSSe» chevaux de 5 et 6 ans

csl** - csI amateurs Vendredi soir : Championnat comptant pour la Longines World Ranking List Samedi soir : Finale «Cheval SuiSSe» chevaux de 5 et 6 ans - Disco Dimanche : Grand Prix comptant pour la Longines World Ranking List

Test en terrain pour chevaux CH de 3 ans

challenge régional et national : Epreuves B100 au style - R/N105 à R/N125 - Entraînement Samedi soir : Soirée spéciale «10ème édition» avec une épreuve MaSter - Disco

Entrée libre • Animations enfants • Buvette-Cantine self • Restaurant à la carte (réserv.: tél. 032 476 70 20) Détails sur le site: www.oeuvray-smits.ch

© photobujard.com-LDD

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SEPTEMBRE 2013 · national · 45

cham pionnat de s uiss e de trec à vi llarzel

sous un soleil de plomb 

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© www.equiphotos.ch (3)

e TREC de Villarzel 2013 s’est déroulé en terre fribourgeoise les 20 et 21 juillet dernier. Pour cette 2e édition, les organisatrices – Marie-France Josi, Marine Baudois et Julie Vonlanthen – ont accepté de relever un défi supplémentaire en accueillant, en plus d’une série 2 (niveau régional), le championnat de Suisse de TREC juniors et seniors, point culminant de la saison. Le coup d’envoi de la première épreuve, le POR (Parcours d’Orientation et de Régularité), a été donné le samedi matin pour ces trois niveaux. Les difficultés techniques des 14 km du parcours de série 2 n’ont pas intimidé Stefanie Blatter (197 pts), qui remporte l’épreuve devant Anita Raverdino et Blaise Isele (183 pts). La compétition des séries 2 se terminait le jour même par un PTV (Parcours en Terrain Varié) dans un terrain particulièrement difficile. Cette épreuve a été remportée par Esty Geissmann (139 pts), puis la jeune Valérie Damon (136 pts) et Elodie Bigler (134 pts). Au classement général, c’est Christel WickiMonnard (299 pts) qui remportait cette compétition de série 2, devant Stefanie Blatter (297 pts) et Elodie Bigler (291 pts). En plus des pièges topographiques, les participants du championnat Suisse ont grandement sué sur leur POR pour pouvoir tenir les vitesses relativement élevées qui leur étaient imposées. En ajoutant à cela le soleil de plomb qui ne les a pas lâchés tout au long des 30 km du tracé, cette épreuve a mis en évidence la condition physique des chevaux, qui ont néanmoins tous passé le contrôle vétérinaire en fin de journée. L’épreuve des juniors a été remportée par Joanne Cugny (110 pts), suivie d’Ophélie Vaney (94 pts) et de Julie Vonlanthen (78 pts). Chez les seniors, c’est Maude Radelet qui remporte l’épreuve (151 pts), devant Laetitia Roy (145 pts) et Lucie Duc (142 pts). Le championnat de Suisse s’est poursuivi le dimanche par la MA (Maîtrise des Allures), gagnée chez les seniors à nouveau par Maude Ra-

Pour leur première année en senior, Maude Radelet et Odinn confirment leur aisance dans cette discipline en s’offrant le titre de championne de Suisse 2013. Les voici dans le passage de sentier du PTV. La championne de Suisse junior 2013 Joanne Cugny et Chagal (à droite en haut), sur l’obstacle de l’escalier en main. Ci-contre, l’équipe qui représentera la Suisse lors des championnat d’Europe juniors en Belgique : Julie Vonlanthen et Nico, Fany Vonlanthen et Syra, Nathalie Weber (coach), Joanne Cugny et Chagal, Maude Radelet (cheffe d’équipe), Laureline Collet et Mister Pix et Ophélie Vaney et Guapa.

delet avec 60 pts (soit le maximum). 2e place pour Myriam Meylan (53 pts) et 3e place pour sa sœur Lucile (51 pts). Chez les juniors, c’est Fany Cugny qui s’est imposée (53 pts) devant Julie Vonlanthen (40 pts) et Joanne Cugny (24 pts). L’après-midi, les spectateurs n’ont pas été déçus par ce qu’ils ont pu voir sur le PTV : les constructeurs ont en effet su utiliser les très nombreux mouvements de terrain pour réaliser un parcours technique et vraiment exigeant. Chez les juniors, c’est Joanne Cugny qui réalisait la meilleure performance (99 pts), devant sa grande sœur Fany (97 pts) et Julie Vonlanthen (94 pts). Du côté des séniors, l’épreuve était remportée par Florence Buffat (143 pts), suivie de Maude Radelet (137 pts) et de Myriam Meylan (122 pts). A l’issue de ce magnifique week-end, les podiums du championnat de Suisse de TREC étaient composés chez les juniors de Joanne Cugny (Chagal / 233 pts) en or, Fany Cugny (Syra/218 pts) en argent et Julie Vonlanthen (Nico CH/212 pts) en bronze. Chez les séniors, Maude Radelet (Odinn Erlenhof/348 pts) était en or, Laetitia Roy (Feeling de Préel CH/311 pts) en argent et Myriam Meylan (Heroïque CH/268 pts) en bronze. Cette compétition mettait également un point final aux sélections pour la participation au championnat d’Europe juniors 2013, qui se déroulera du 6 au 8 septembre en Belgique. L’équipe qui représentera la Suisse lors de cette compétition sera donc composée des trois médaillées citées ci-dessus, ainsi que d’Ophélie Vaney avec Guapa de la Pampa et de Laureline Collet avec Mister Pix. Tous nos encouragements pour cette belle équipe, qui, espérons-le, rentrera de cette fantastique aventure les bras chargés de médailles ! Et encore un grand bravo aux organisateurs pour cette très belle édition. Chantal Dumauthioz


46 · le cavalier romand · COURSES

cour se s à avenches

Période estivale animée Personne n’a eu le temps de s’ennuyer sur l’hippodrome d’Avenches durant la période estivale s’étendant du vendredi 5 juillet au mardi 6 août. Avec neuf réunions « premium » à l’affiche, six pour les trotteurs et trois pour les galopeurs, le rythme a été très soutenu et la chaleur souvent au rendez-vous. Vingt-quatre heures avant la célébration de la Fête nationale, les pur-sang ont eu droit à leur feu d’artifice avec la traditionnelle journée du Grand Prix, apanage du français Zack Hall.

J

ean-Bernard Matthey a ouvert les feux en signant un joli coup de trois le premier vendredi de juillet grâce à Schubert du Martza, Un Géant d’Amour et Shamrock. Les trois autres courses attelées du jour ont été l’apanage de Top Gun du Citrus (Burger), Yogi Kievitshof (Vignoni) et Sonate de Bomo (Koller).

Les Oaks pour une «Lady»

Championnat estival des demoiselles, les Oaks d’Avenches, disputées le mercredi 10 juillet, ont été l’apanage de Lady Elsari, une élève de Philipp Schärer montée par Daniele Porcu. L’entraînement local de Carmen Bocskai a réussi un doublé avec le 2 ans Picador (Minarik) et la 3 ans Crapera (Vogt). Booster (Letondeur), Valaga (Schlatter), Winafortune (Casanova) et Glad Panther (Plaçais) ont aussi brillé.

Coupe des 4 Ans, elle, a été l’apanage de Valcourt, un élève de MarcAndré Bovay. Quarnac du Jura (Etienne), Quetzal du Loisir (Bastard), Ulmus (Burger) et Attilano (Humbert) ont aussi gagné leur course.

Davet rêve encore

Le tournoi de clôture du mardi 23 juillet a permis à Rêve de Cœur, piloté par José Davet, d’entretenir sa forme en battant Noble Limousin et Quick Fighter. La belle histoire de Quima d’Avran se poursuit. Revêtue de la casaque Besson, la pensionnaire de Denise Soutter, drivée pour l’occasion par Jean-Claude Gardaz, a enlevé le Prix de Saint-Malo. Les autres épreuves ont souri à Un Géant d’Amour (Matthey), Que Sera Fox (Biedermann), Vif d’Emeraude (Fankhauser) et Ulmus (Burger). L’entraîneur zurichois Miro Weiss a signé un joli coup de quatre vingt-quatre heures plus tard avec Lucy Malu, Halling River, Hashanar et Amber Fire. La première était montée par Astrid Wullschleger, alors que les trois autres bénéficiaient des services d’Olivier Plaçais. Sunayana (Zollet) et le rentrant Fundão (Vogt), présenté par Carmen Bocskai, ont, eux aussi, rejoint le cercle des vainqueurs.

Fin de série

La pouliche Rêve d’Amour, drivée par Mike Lenders, a mis fin à l’invincibilité suisse d’Atilano le dernier mardi de juillet lors de la Coupe des 3 Ans. Les « Martza » de Pujol ont signé un coup de deux avec Une et Tango. Nectar d’Hermès (Vignoni) s’est emparé de la Coupe des Amateurs. Les deux autres confrontations attelées du jour ont souri aux indigènes Ulycia de Bussy (Schneider) et Vitesse du Val (Juriens).

© Scarlett Schaer

La France à l’honneur

Le français Zack Hall gagne la 8e étape du Défi du Galop courue à Avenches devant Cap Sizun, absent sur la photo car il est tout à la corde, Kourdo (en vert et rouge) et Nightdance Paolo (en bleu et orange).

Le rêve se poursuit

Rêve d’Amour continue de faire rêver son mentor, José Davet, lui qui a fait sien le Trophée Vert du vendredi 12 juillet en résistant à un Noble Limousin totalement retrouvé. Couru également sur la piste en herbe, le Championnat des Indigènes a vu le glorieux vétéran Napoléon de Bussy, drivé par Barbara Schneider, dominer très facilement Une du Martza et Quick Fighter. Opéra House (Felber), Schubert du Martza (Matthey), Phénix du Tarn (Bovay) et Top Boy (Gardaz) se sont aussi imposés.

Une du Martza brille

Quatre jours après son premier accessit dans le Championnat des Indigènes, la belle Une du Martza, drivée par Renaud Pujol, a confirmé toute l’étendue de son talent en s’adjugeant le Trophée des 5 Ans. La

Seule étape helvétique du Défi du Galop, le Grand Prix d’Avenches a failli déboucher sur une grosse surprise. L’outsider Cap Sizun, monté avec à propos par Silvia Casanova, a longtemps fait figure de gagnant avant de subir la loi, pour finir, du français Zack Hall, un élève de François Rohaut monté par François-Xavier Bertras. Le tricolore Kourdo se classait ensuite devant Nightdance Paolo. Autre temps fort de cette réunion de gala, le Prix de Diane a consacré le travail de Carmen Bocskai qui a placé ses deux pouliches My Risk Girl, confiée à Lennart Hammer-Hansen, et Chaparel-la aux deux premières places. Richement dotées, les deux épreuves BBAG ont été la chasse gardée des visiteurs germaniques. Récent sixième du Derby allemand, Saratino (Spanu) a remporté le Grand Prix des 3 Ans, tandis que Key To Fun (Hammer Hansen) s’adjugeait le Trophée des 2 Ans. Entraîné sur place par Franziska Aeschbacher, Nil Ashal (Lemaître) a enlevé la course réservée aux pur-sang arabes.

Première pour Noble Limousin

Drivé par son mentor Jacques Juriens, Noble Limousin a enfin fêté sa première victoire helvétique le mardi 6 août à l’occasion de l’important Prix de Vitesse. La jeune Ulycia de Bussy battait Quick Fighter pour l’accessit d’honneur alors que le favori Rêve de Cœur avait été disqualifié. Courues sur l’herbe les autres épreuves ont été l’apanage de Vlattimaro (Turrettini), Top Gun du Citrus (Schneider), Opéra House (Felber), Ramuntcho Fleuri (Matthey) et Strauss du Martza (Quatreuil). Denis Roux


SEPTEMBRE 2013 · COURSES · 47

Les courses de la 110e édition du Marché-Concours de Saignelégier ont pu finalement se dérouler dans de bonnes conditions avec le retour du soleil. Du côté des épreuves officielles, le tournoi majeur de ce mini-meeting jurassien a été l’apanage de Royal Fox. Drivée par Joey Vignoni, la fille du top étalon Coktail Jet n’a laissé aucune chance à Shadow Fighter et à la tenante du titre Sunlope de Mai. Le jeune Vaudois Niels Blanc se souviendra lui aussi de ce MarchéConcours car il a fêté la première victoire de sa carrière avec Pipelou dans la course au trot monté. Jean-Bernard Matthey s’est également mis en vedette en signant un coup de deux avec Qrack de la Frette, lauréat du Prix Marcel Frésard, et Vigo du Verger. Quirinal de Larré (Humbert), Terry Ghan (Grüter) et Subtil Peccau (Kindler) ont gagné les trois autres compétitions attelées. Les deux tournois réservés aux poneys trotteurs ont souri à Buechbuels Just Kit (Romina Knecht) et Smoky (Julian Ehrbar). Dans les épreuves campagnardes, Pierre-Alain Waefler a survolé la course de chars romains sous les yeux ébahis d’Ueli Maurer, l’emportant pour la septième fois. Associé à Bernard Tschanz, le meneur de La Ferrière avait déjà réussi une performance de choix le samedi en faisant mordre la poussière pour la première fois à Jérôme Voutaz et Pierre Emonet dans une course de chars à quatre chevaux. L’équipage valaisan allait reprendre le cours de ses succès vingt-quatre heures plus tard. Relevons encore le coup de trois réalisé par Raphaël Plomb et son Figaro, qui se sont imposés le vendredi soir, le samedi et le dimanche dans des épreuves attelées à un cheval. Denis Roux

© Scarlett Schaer

Saignelégier : Royal Fox souveraine

Royal Fox et Joey Vignoni battent Shadow Fighter et Sunlope de Mai dans la Coupe des Trotteurs Indigènes de Saignelégier.

turfopotins Un deuxième Derby pour Crosstown Six semaines après avoir fait sien le Ruban bleu helvétique à Frauenfeld, le 3 ans Crosstown a remporté un deuxième Derby, en Slovaquie cette fois. Paré de la casaque des époux Kräuliger et monté par Frédéric Spanu, le pensionnaire du Zurichois Andreas Schärer n’a laissé aucune chance à ses rivaux dans la phase finale de cette épreuve courue sur l’hippodrome de Bratislava. Sirena brille à Hambourg Entraîné à Avenches par Christina Bucher, la jument Sirena a remporté un sprint bien doté le 5 juillet à Hambourg sous la monte d’Aurélien Lemaître (photo). Deux jours plus tard, son compagnon d’entraînement Kandersteg, confié à Stéphane Marquetti, prenait la deuxième place du Grand Prix d’Aix-les-Bains. La forme Bocskai Après de nombreuses places d’honneur glanées outre-Jura, l’entraînement broyard de Carmen Bocskai a trouvé

la récompense à ses efforts avec Don Carlos, gagnant le 10 août à Moulins sous la monte de David Breux. Prairie City brille à Vittel Stationnée à Avenches dans les écuries de Guy Raveneau, Prairie City s’en est allé vaincre le dimanche 14 juillet à Vittel. La pouliche de Hans-Georg Stihl était montée par Olivier Plaçais, qui a connu une très belle réussite cet été sur les hippodromes français proches de la frontière helvétique. La casaque Seydoux en vedette Paré de la casaque du Fribourgeois John Seydoux, Early Emperor a signé un joli coup de deux estival sur les hippodromes français. Après un succès à La Teste, l’élève de Damien de Watrigant a doublé la mise à Vichy avec Ioritz Mendizabal. Les couleurs Perrin à l’honneur Les couleurs du Vaudois Bernard Perrin ont brillé cet été grâce à Tropic du Hêtre, vainqueur à Feurs sous la conduite de Yannick-Alain Briand, et d’Amiral du Hêtre, lauréat à Aix-lesBains avec Lionel Gazengel.

Pamina Hiltebrand troisième Pamina Hiltebrand et Joey Vignoni ont représenté la Suisse dans la Coupe de la Fédération Européenne des gentlemen amateurs et cavalières de trot (FEGAT) disputée mi-juillet au Danemark. Si le driver de l’écurie Max Gordon n’a pu se mettre en évidence, sa compatriote a pris une belle troisième place au classement final. Le monde du galop Le pur-sang allemand Novellist, monté par John-Patrick Murtagh, a surclassé l’opposition dans les célèbres « King George VI and Queen Elisabeth Stakes » du samedi 27 juillet à Ascot. A Deauville, la jument Moonlight Cloud, présentée par Freddy Head, a réussi l’exploit de remporter deux groupes I à une semaine d’intervalle avec l’aide de Thierry Jarnet. Le monde du trot Ready Cash fautif, Timoko en a profité pour enlever son huitième groupe I le dimanche 11 août, à Mons, en Belgique, avec Jos Verbeeck au sulky. Aux EtatsUnis, le driver américain Brian Sears a piloté victorieusement Royalty For Life dans l’Hambletionian et Bee A Magician dans son pendant féminin. D. Rx.


© Roland Keller

110 e marché-concour s de s aignelégier

UN FLEURON INCONTOURNABLE

Les dédicaces de Steve Guerdat Annoncé comme vedette du jour - et quelle vedette ! - le samedi 10 août, Steve Guerdat a eu un sacré boulot. Un an tout juste après avoir remporté l’or olympique à Londres, il a en effet dédicacé des centaines et des centaines de photos (et casquettes), de 13h30 (on l’attendait à 14h) jusqu’à n’en plus finir, pour des fans défilant à la queue-leu-leu, à n’en plus finir non plus. Au point que le sponsor de notre champion olympique, Honda, a sollicité le soussigné, qui avait, pour une fois, rangé son appareil à photos dans son sac, afin qu’il immortalise ce moment dans son boîtier ! R. Ke.

© Roland Keller

© Bernadette Odiet

© Roland Keller

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uel illustre événement ! Fleuron incontournable des manifestations du pays jurassien, le Marché-Concours de Saignelégier, rassemblement spectaculaire des amis du cheval en Suisse, a conquis ses lettres de noblesse. Au niveau des personnalités, avec la présence du champion olympique de saut d’obstacles, Steve Guerdat, tout feu tout flamme, à la tâche délicate, mais gratifiante, des dédicaces. Et celle du Président de la Confédération, Ueli Maurer, en calèche sur l’anneau de la place de fête (lire ci-contre). Ainsi qu’avec les deux cantons invités d’honneur que sont les Grisons et Glaris. Mais la réussite de ce rendez-vous hors du commun, les organisateurs la doive surtout au public avec la présence, du 9 au 11 août, de cinquante-deux mille personnes sur trois jours. Une liesse qui rappelle la grande fête du peuple jurassien d’antan où il fait bon déambuler à travers les stands (150 guinguettes cette année), où l’on raffole de savourer une glace, une soupe grisonne ou une raclette, où l’on se délecte des attractions et du spectacle des courses campagnardes (23 courses au programme), des chars jurassiens et romains à deux ou quatre chevaux, du quadrille, ou encore d’un cortège haut en couleurs. Le Marché-Concours, c’est aussi 450 sujets - la crème de l’élevage qui ont été présentés sur l’esplanade. Vingt-deux catégories de jeunes étalons, poulains, pouliches, juments qui ont couru autour d’un carré bondé de curieux et où il a fallu grimper sur la pointe des pieds pour apercevoir des Roger Frossard, Pierre Koller, Alexia Gerber, JeanNoël Froidevaux ou Jacques Graber - vainqueurs du championnat des poulains - trotter à côté de leur cheval. Mais la palme d’or revient au président du Marché-Concours, Daniel Jolidon, qui a annoncé son retrait de l’organisation et qui a donné rendez-vous à un futur successeur. Peut-être que, en fin de mandat, Ueli Maurer pourrait être intéressé. Qui sait ? Roland Keller


SEPTEMBRE 2013 · actu · 49

rencontre avec U eli M au rer à s aignelégier

« Je fais de temps à autre des randonnées avec mes enfants »

O

riginaire d’Adelboden/BE et de Hinwil/ZH, Ueli Maurer, 63 ans et père de six enfants, dirige non seulement le pays cette année, il est aussi le chef du Département fédéral de la défense (DDPS). Issu d’un milieu rural, il a dirigé durant vingt ans, de 1974 à 1994, une coopérative agricole et l’Union zurichoise des paysans (1994 à 2008). C’est dire son attachement à la terre et aux chevaux. Rayonnant, il s’est senti comme un César aux Franches-Montagnes. Interview au cœur de la fête et aux sons des cloches.

Le Cavalier Romand : Est-il bien juste que l’Armée suisse est le plus grand acheteur de chevaux franches-montagnes ? Ueli Maurer : Oui, c’est toujours le cas. C’est l’une des deux races indigènes et je suis fier d’être non seulement le Président de la Confédération et le chef du DDPS (Département militaire fédéral), mais aussi, et surtout, avec 25 à 30 sujets, le plus fort acheteur chaque année de franches-montagnes, seule race que nous utilisons pour ces troupes. Bien sûr, nous sommes aujourd’hui loin des 42’000 chevaux en service durant la guerre en 1939. Que représente pour vous le Marché-Concours ? Dans le cœur, dans les tripes… Un hommage aux chevaux franches-montagnes. Le succès populaire de cette fête dédiée au cheval récompense le savoir-faire d’une région forte dans son identité et ses traditions. Etes-vous déjà monté et montez-vous encore à cheval ? Oui, naturellement. Je monte presque chaque année pour quelques jours de randonnée avec mes enfants. Enfant, j’avais un cheval qui s’appelait Franz. C’était un gentil hongre des Franches-Montagnes. J’avais alors durant des heures la tâche de le diriger par la bride, mon père conduisant la charrue. Avec le recul, si cette image me semble aujourd’hui idyllique et bucolique, je ne suis pas certain d’avoir vu les choses de manière si romantique. Car tandis que Franz cheminait dans les sillons, d’un pas tranquille et assuré, je me tordais les chevilles à chaque pas et j’avais l’impression que c’est moi qui tirais la charrue ! Avez-vous des chevaux à la maison ? Participez-vous à des concours ? Je peux bénéficier d’une vingtaine de chevaux appartenant à mes fils, mais je n’en ai pas moi-même. Les concours? Non, c’est trop physique pour moi ! Je suis capable d’aller au pas et au galop, mais pas plus. A notre ère technologique, une défense suisse peut-elle vraiment se passer des chevaux et des Tringlots (soldats du Train) à l’avenir ? On a décidé que nous aurons toujours besoin des soldats du Train. Nous cherchons actuellement d’autres activités pour ces soldats ou de nouvelles possibilités pour les chevaux. Tringlots et chevaux du Train se caractérisent d’ailleurs souvent par des qualités communes :

Présent au Marché-concours de Saignelégier, le Président de la Confédération a bien voulu se prêter à l’interview pour Le Cavalier Romand.

© Roland Keller (2)

Cinquante-deux-mille personnes sur trois jours. Succès complet et même plus pour le 110e Marché-Concours de Saignelégier qui accueillait les cantons des Grisons et de Glaris comme hôtes d’honneur. Point d’orgue de cette fête du cheval : le grand cortège, les courses campagnardes, la parade des quelque 400 chevaux, ainsi que la présence d’un autre hôte d’honneur, le Président de la Confédération Ueli Maurer.

bon caractère, robustesse, endurance, pied sûr. Une nuance peut-être : l’un boit un peu plus que l’autre ! Nous avons un champion olympique de saut jurassien. Que représente pour vous le fait que ce soit un Romand et pas un Suisse alémanique ? J’en suis très fier ! D’ailleurs, j’étais à Londres lorsqu’il a gagné sa médaille d’or. Entre-temps, j’ai appris à le connaître un peu. C’est un sportif très sérieux, correct et surtout extraordinaire. Une fois n’est pas coutume, seriez-vous d’accord de faire un tour de piste à cheval devant le public du Marché-Concours ? Mais bien sûr ! (grand éclat de rire). On ne croyait pas si bien demander. En effet, les organisateurs, qui avaient programmé le show bien avant, ont proposé une surprise au public lors de la traditionnelle parade du dimanche après-midi. Ueli Maurer est bien monté, non pas à cheval, mais dans une calèche (photo ci-dessous), pour un tour d’honneur devant un public conquis et comblé. Le veinard. Propos recueillis par Roland Keller


7 e gala éques tre du cheval ib érique à Courfaivre

© Roland Keller (4)

toujours plus beau, toujours plus show !

L

e 7e Gala équestre du cheval ibérique organisé par l’écurie Entreles-Eaux - sous la houlette de Gabriel Egli et Thérèse Comte - à Courfaivre, mi-août, gagne d’année en année en qualité et en prestance. Ce spectacle plaît non seulement par sa convivialité, mais aussi, et surtout par la qualité des numéros présentés. Il s’agit là d’une approche très particulière des chevaux et du spectacle, à l’exemple de Magali Delgado et Frédéric Pignon, un des couples les plus emblématiques du spectacle équestre qui sait allier art et dressage avec grâce, finesse et poésie. La journée de ce gala démarrait déjà l’après-midi sous un magnifique soleil de plomb puis une représentation était au programme tard le soir sous les feux des projecteurs et …avec le feu sur la piste où galopaient Jean-Charles Andrieux et les cavaliers voltigeurs de France. Au fil des numéros de cascades et de voltiges à la marocaine, le public fort nombreux, rassemblé tout autour de la piste, a pu admirer les démonstrations des charismatique et époustouflants étalons, issus, pour la plupart, de l’élevage de Frédéric Pignon et de Magali Delgado (photo ci-dessus). Outre Denis Marques et sa troupe Alma Vaquera (ci-contre) avec un magnifique ballet équestre andalou basé sur la « Doma Vaquera », on a aussi pu admirer Stéphanie Malter et Arnaud de l’Ecole d’art équestre de Haute-Alsace. Sans oublier Frédéric Pignon et ses frisons (photo ci-contre en haut) qui nous ont transmis quelques frissons plein d’émotions. Alliant élégance et passion, la troupe a su enrichir le spectacle de shows éblouissants répondant aux attentes d’un public épris d’ambiance andalouse. Roland Keller


SEPTEMBRE 2013 · ART et spectacle · 51

la com pagnie s hanj u dans Kik kuli à écublen s

Le cheval et l’homme : une histoire qui dure 

Dure, dure, la vie d’artiste

Un sacré chemin, une école de vie, faite de labeur, d’exigence, de persévérance, de patience. La dure vie d’artiste. Pour être passé par là, le maître le sait, qui a fait de cette quête d’absolu une évidence. Jusqu’à en attendre autant de protégés, entourés, couvés, aimés, malmenés, aussi, parfois, comme tout enfant qui fait partie de la famille. Des jeunes de 15 à 25 ans partagés entre études, formation professionnelle, passion et « obligations » familiales en cette période de vacances estivales.

© Pierre-Yves Kursner (7)

M

usique tribale, corps rampants, chevaux et humains dans une rencontre où le conflit cède peu à peu le pas à la bienveillance et au partage, le ton est donné : entre le cheval et l’homme, c’est une vieille histoire qui n’a pas toujours été simple. Mais leurs parcours ont toujours été intimement liés. Kikkuli ? Un hommage au cheval dans un monde où l’homme, débarrassé de ses penchants discriminatoires et de son complexe de supériorité, apprend du cheval. Et grandit par lui. C’est ce rapport privilégié que Judith Zagury Breikers et Shantih Breikers ont voulu dire, montrer, danser, chanter trois soirs durant dans un spectacle mis sur pied en collaboration avec la commune d’Ecublens, avec la complicité de douze artistes-cavaliers-acrobates de leur Compagnie Shanju, tous estampillés « maison » : « Ce spectacle, ce sont dix, quinze ans d’histoire, de travail et de partage avec des jeunes qui ont fait de vrais sacrifices pour en arriver là aujourd’hui. » Notamment durant les trois dernières semaines intenses de répétitions. Et Shantih Breikers d’insister : « Finalement, le plus important, c’est ça, cette complicité, ces années partagées. Ce qui compte, ce n’est pas la fin, mais le chemin… »

Mais, au bout du compte, le résultat est là : Kikkuli. Un projet qui mûrit depuis quatre ans. Une émotion qui a pris aux tripes bon nombre des quelque 900 personnes présentes lors de trois belles soirées estivales, fin juillet, sur la place du Pontet à Ecublens.

C’était il y a trente-six siècles…

Décor, costumes, mise en scène, musique, chorégraphie, éclairage, le tout est sobre, esthétique, poétique, original, adéquat. Il y a les chevaux, sans contrainte, manifestement heureux d’être là. Il y a les mots. Beaux, bien dits, déconcertants de modernité, émouvants de pertinence. Ceux de celui qui a donné son nom au spectacle d’abord, Kikkuli, écuyer d’Anatolie centrale, auteur du premier traité sur l’art équestre connu au XVe siècle avant J.-C. Shantih n’en revient toujours pas, nous non plus : « Et dire que ces écrits ont 36 siècles ! Quand on pense que l’on n’arrête pas de nous vanter telle ou telle découverte sur la compréhension du cheval et de l’équitation… » Et puis il y a les mots de la fin, trésors de justesse et de délicatesse sur le chemin de l’éveil du cœur, de la compréhension et de la conscience, tirés des Tambours de pluie, roman de l’écrivain albanais Ismaïl Kadaré.

Rendez-vous en 2014 !

Ce soir de dernière, il y a bien eu un ou deux cafouillages. Shantih et Judith Breikers-Zaguri en sont conscients. Mais on les rassure : ceux-ci n’ont en rien gâché la fête. Ni ce sentiment doux, enchanteur, d’avoir vécu un moment rare, vrai, élaboré, merveilleux de simplicité, de fraîcheur, de cœur, de joie communicative, de talents naissants. D’ailleurs, même si, en professionnels qu’ils sont, ils songent sans doute déjà à comment faire mieux la prochaine fois (ils nous promettent - ou presque ! - un mois de représentations pour leur création en 2014), les responsables de l’Ecole-Atelier Shanju ont de quoi être des maîtres de cérémonie heureux. Et ils le sont.

Mon cheval, mon ami, mon maître

Au milieu de la piste, Goliath (photo à dr.), mi-percheron, mi-trait breton, colosse zain au regard tendre, à la délicatesse aussi réelle qu’improbable, léger et libre comme l’air, déguste paisiblement quelques brins de foin. Face à lui, autour de lui, l’homme, contemplatif, perplexe, empathique, aimant, prêt à oublier qui il est pour devenir l’autre. La lumière s’éteint. Le rideau tombe. Une étoile filante passe… Sophie Kasser-Deller


52 · le cavalier romand · DOSSIER

G ros plan sur une étonnante nouveauté signée Fra nçois M erz

Tu vois ce que je veux dire…  Le milieu le connaît pour ses mains de magnétiseur et ses guêtres aux vertus novatrices. Homme aux idées foisonnantes, François Merz annonce son nouveau bébé : des verres de lunette qui permettent bien plus que de voir plus clair. Regard sur une découverte déconcertante.

I

© Clément Grandjean

l y a les forts en thème. Les scientifiques purs et durs, plus ou moins purs, plus ou moins durs. François Merz n’est pas de ce bois-là. Son moteur à lui se résume en trois mots : curiosité, observation, imagination. « Des idées, j’en ai plein, tout le temps », pétille celui qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de découvertes et d’inventions. Ni de brevets. Après son premier brevet : des guêtres spéciales, à poser au niveau des châtaignes, place désormais à son petit dernier, fruit de huit ans de recherche, d’analyse et de tests dans les domaines sportif et médical, un brevet international déposé il y a un peu plus de cinq ans : des lunettes. Ou plus exactement des verres optiques. Pas pour les chevaux, mais pour les cavaliers. Des verres IBS, pour Improve Balance System. « Les premiers verres correcteurs qui ne permettent pas seulement de mieux voir », pour reprendre le slogan d’optiswiss, producteur et diffuseur de ce verre innovant. La particularité de ce dernier ? Une croix noire gravée au laser à la surface externe du verre selon des règles précises en fonction de la longueur et de la hauteur du verre ainsi que du positionnement de la pupille dans la lunette.

François Merz, à dr., et Reynald Angot : onze ans d’échanges, de complicité, de curiosité et de travail, pour plusieurs chevaux formés de la base au niveau 5 étoiles. Normal, dès lors, que le Français ait été le premier à tester la dernière découverte du magnétiseur neuchâtelois !

En 2006, François Merz fabrique un prototype. Et fait des essais, entre autres, avec le Français Reynald Angot. Pour un constat clair et sans appel : confort, relâchement, lecture facilitée de la ligne idéale. En vue d’une industrialisation, il prend en 2011 contact avec Eugène Duvillard, optométriste genevois, membre de l’Académie américaine d’optométrie et cofondateur de l’Académie européenne d’optométrie.

Ces verres IBS, ça marche comment ?

Ce dernier met alors tout son cœur, et sa compétence, dans une recherche dont il ne cesse d’explorer les champs d’application. Eugène Duvillard : « On savait que visuel, vestibulaire et équilibre étaient liés, que tout cela formait un ensemble, mais jamais jusque-là on n’avait imaginé que, en agissant sur le visuel, l’on puisse affecter autant la posture, et donc l’équilibre, et inhiber les effets de la force centrifuge. » Ces verres IBS, ça fonctionne comment? Eugène Duvillard : « Les yeux « s’appuyant » sur le repère visuel que constitue la croix, le regard

devient plus équilibré, symétrique et centré. Et l’image de la croix qui arrive sur la rétine est transmise au cerveau, au niveau du système nerveux central, et lui communique un nouveau référent transmis vers la colonne vertébrale. Le port de ces verres entraîne par conséquent une optimisation immédiate de la verticalité de l’individu (effet de soutien de la colonne vertébrale), qui améliore son équilibre postural et augmente la stabilité de sa vision binoculaire, en position statique comme en position dynamique. » Tout cela consciemment dans un premier temps, où l’on perçoit clairement la croix, puis inconsciemment, alors que l’on ne la voit quasiment plus, mais que le cerveau l’a capte bel et bien.

Thérapie et performance

A ce jour, les principaux champs d’application identifiés de ce procédé, qui n’attend plus que le cautionnement d’une science médicale qui manifeste un intérêt grandissant et avec laquelle « nous multiplions contacts et échanges », concernent les handicapés et les sportifs. Coureurs de fond, pilotes, skieurs, navigateurs, golfeurs, plongeurs, tous ceux qui ont expérimenté la chose sont unanimes : porter des verres IBS, c’est un plus grand confort, plus de facilité, de meilleures performances. Dans le domaine du cheval, Sally Swift, et son équitation centrée, Michel Robert, Michel et Catherine Henriquet et bien d’autres ont déjà mis en évidence l’impact du regard sur la posture et tout ce qui en découle. Les verres IBS apportent une pierre de plus à l’édifice. Avant de revenir dans un prochain numéro sur la thérapie avec le cheval et l’hippothérapie, deux domaines où les verres IBS font des heureux, voire des merveilles, petit tour d’horizon avec des cavaliers de saut et de dressage, des meneurs et des drivers qui les ont testés.

Reynald Angot : un vrai plus

D’abord le saut d’obstacles. Compagnon de route de François Merz depuis des années et utilisateur régulier depuis les tout début, Reynald Angot, le Français champion du monde par équipe 2002, vante les mérites de verres qui font partie de son quotidien depuis 2006 : « D’abord, ça met dans une bulle, ça facilite la concentration sur soi. Ensuite, ça redresse, ça met à la bonne place sur le cheval, ça améliore l’équilibre, avec tout ce qui en découle au niveau du cheval, plus harmonieux : meilleure bouche, meilleure galopade, meilleur équilibre, notamment dans les virages, d’une qualité incomparable en raison d’une position beaucoup plus centrée. Bien sûr, ces verres ne remplacent pas l’expérience ni le niveau d’équitation, mais ils sont un vrai plus pour la performance. » Et le Français de sourire avec fatalisme à l’idée de devoir désormais partager cet avantage avec ses camarades !

Marathon et… carving, même combat !

En attelage, l’effet est spectaculaire. Parmi ceux qui ont goûté la chose : Beat Schenk, le Bernois installé à Wavre/NE, vice-champion du monde 2009 et neuf fois champion de Suisse d’attelage à deux, et Eric Renaud, le Neuchâtelois champion du monde par équipe en 2008, en argent par équipe en 2012 et triple champion de Suisse d’attelage à un. Le premier n’en revient pas d’à quel point «le chemin à suivre dans les obstacles est parfaitement clair, avec un minimum d’intervention


Septembre 2013 · DOSSIER · 53

à cheval, oui, en voiture, non !

© Clément Grandjean

En dressage, Florence Monard, la cavalière de S de Saint-Blaise/NE, testeuse de la première heure, admet s’être sentie instantanément « plus droite, dans un équilibre quasi optimal, ce qui rendait l’obtention de certains mouvements plus faciles ». Mais si elle ne doute pas que « ces verres peuvent être une aide précieuse à un cavalier de mon niveau », elle serait « surprise que quelqu’un comme Christian Pläge en ait besoin ». Et la cavalière de Saint-Blaise/NE d’ajouter que l’ef-

fet le plus spectaculaire, elle l’a vécu au volant : « Avec ces verres, je roulais bien plus vite dans les courbes, en maîtrisant et sans me faire peur. Au point que j’ai renoncé à les porter ! » Antonella Joannou, la Genevoise membre du cadre suisse de dressage, se dit elle interpelée et curieuse : « Avec ces verres, je me suis sentie mieux dans les courbes, où je me recentrais mieux. C’est un outil très intéressant, dont certains ont plus besoin que d’autres, tous ces élèves tordus, à la tête penchée, que ces verres aideraient à prendre conscience de la symétrie dans leur corps dont ils n’ont aucune idée ! » Enfin, bien qu’elle « n’aime pas les gens qui montent à cheval avec des lunettes » et qu’elle n’apprécie guère ce look « à la Robocop (!) », elle l’admet : « J’adorerais en avoir une paire pour mes élèves en leçon. »

Voir double et marcher droit !

Parmi les fans de ces verres, Celine van Till, la Genevoise ayant représenté la Suisse en dressage paraéquestre aux Jeux mondiaux du Kentucky en 2010, qui se partage entre compétition handicap en international (victoire en Italie, à Vérone, ce printemps et à Milan fin juin) et épreuves avec les valides en national (victoire en L12 à Corsinge en 2012 et classements en 2013) : « Je porte ces verres en permanence, à cheval bien sûr, mais aussi au fitness, pour la course à pied ou pour étudier, où je me concentre mieux : j’ai d’ailleurs réussi à terminer mes derniers examens dans les temps, alors que je n’y arrivais pas jusquelà. Mais là où je sens le plus d’effet, c’est lorsque je monte. Là, dès la première fois, je me suis sentie plus centrée, stable, subissant moins les spasmes de mon buste, notamment dans un mouvement comme les appuyers où j’ai tendance à être déportée sur les côtés en raison

de mes problèmes de coordination. Sur la ligne du milieu, comme je vois double, je n’arrive pas à aller droit, je zigzague. Avec ces verres, je trace une ligne droite. » Heureuse des plus que lui apportent ces verres et du sentiment que « tout paraît plus facile », Celine van Till précise qu’il ne faut pas pour autant en conclure que, en compétition, « ça marche avec ces verres alors que ça ne marche pas sans ». Mais cela permet d’avoir « un ou deux points de plus ici ou là. Et c’est cette différence qui compte ! »

« L’impression d’être quelqu’un d’autre »

En courses, les deux drivers qui ont eu l’occasion de tester la chose sont inconditionnels. Vitor Nuñes de Oliveira, coentraîneur et driver de l’écurie Turrettini, meilleure écurie de trot de Suisse en 2011 et 2012, parle de l’impression « d’être quelqu’un d’autre ». A pied déjà, où « je marche autrement », sur le sulky, « où je me tiens droit, je gesticule moins, où mes lignes sont meilleures, mes tournants plus précis, mes chevaux plus détendus, pour certains méconnaissables ». Même constat de l’entraîneur-driver normand Nicolas Binet, champion de France amateur 2010, passé pro fin 2012 : « Ces lunettes sont

© privée

et de correction de ligne, le tout plus coulant, plus rond». Le second est emballé : « Je m’en sers régulièrement à l’entraînement et depuis trois ans en compétition, dans le marathon. Avec ces verres, j’ai une meilleure position sur le char, je suis plus droit, plus précis, j’anticipe les courbes comme je ne réussis pas à le faire sans cela. Je l’ai aussi constaté à ski : moi qui adore carver, avec ces verres, je me régale ! En menant, j’ai aussi un contact plus doux avec la bouche du cheval, qui en devient plus rond, plus facile. Une réserve ? Oui, j’appréhende le moment où ces verres seront homologués et commercialisés, car adieu alors à l’avantage que l’on a sur les autres ! »

Celine van Till, cavalière de para-dressage, fait partie de ceux qui ne peuvent plus se passer des verres de lunette IBS imaginés par François Merz, au quotidien, pour étudier et à cheval !

magiques ! Grâce à elles, je suis à la bonne place sur le sulky, je respire mieux, je rends plus facilement la main, mes chevaux ne se défendent plus. Avec ça, on sent les verrous s’ouvrirent ! » D’aucuns parlent de miracle, de magie, disent ne plus vouloir, ou pouvoir, se passer de verres grâce auxquels ils repoussent leurs limites et découvrent des sensations, et un niveau de performance, qu’ils n’imaginaient pas à leur portée. D’autres évoquent un confort accru, une plus grande facilité. D’autres, encore, sont simplement curieux. Les sceptiques tentés de croire qu’il ne s’agit là que d’un gadget de plus dans un monde qui en est friand. A suivre et à creuser. Histoire d’y voir clair. Sophie Kasser-Deller

à savoir  Ça se trouve où ? Pour des verres avec ou sans correction, il est possible de prendre contact directement avec François Merz, qui précise que « l’on trouvera ces verres IBS partout en Europe directement chez l’opticien d’ici la fin de l’année, dès que le rythme de production industriel sera assuré ». Ça doit être personnalisé ? Le montage de ces verres demande de la précision. On ne peut pas bricoler, s’amuser à faire n’importe quoi. François Merz est catégorique : « Seul le sur mesure est envisageable. Sinon, le cerveau s’adapte à de faux repères visuels. Avec non seulement aucune efficacité, mais en plus un risque de désagréments. » Ça coûte combien ? Le prix indicatif est de 480 fr. les deux verres, avec ou sans correction optique. François Merz : « Fabriqués comme des verres correcteurs, ils en coûtent le prix. Et n’est-ce pas finalement pas cher payer pour ne pas user son cheval que l’on travaille dès lors de manière centrée ? S. K.-D.


54 · le cavalier romand · communiqués

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Transports Ketterer : seul le meilleur compte pour le cheval et le cavalier Pour le cheval comme pour le cavalier, une excellente performance débute déjà avec le trajet en direction du concours. Pour le cheval, le transport est souvent synonyme de stress : environnement inhabituel et étroit, sol mouvant, accélérations, courbes, bruits de circulation crispants. Autant d’aspects à prendre en compte afin de garantir sécurité et confort des chevaux. Les modèles Ketterer Professional et Exclusive peuvent contenir de 4 à 7 chevaux. Leurs atouts : un système d’aération intelligemment conçu, un aménagement confortable, un espace de rangement ingénieux avec coffres à grain et à selle amovibles. Quant aux cavaliers et aux palefreniers, ils voyagent agréablement et sont logés comme à la maison. Les espaces habitables sont vastes, modulables au moyen de cabines « ouvrantes » susceptibles d’accueillir jusqu’à six personnes. Leur design est personnalisé et leur équipement de qualité supérieure. Des remorques avec place jusqu’à 4 chevaux et espace sellerie complètent l’offre. Et si vous avez besoin de loger plus de personnes, Ketterer a également la solution avec sa caravane Premium, de la série Ketterer Continental.

Grâce aux moteurs poids lourds de première catégorie tels le Mercedes-Benz Actros GigaSpace, le Scania Topline et le Man TGX XXL, côté mécanique aussi, Ketterer offre ce qui se fait de mieux en matière de confort de conduite, de sécurité et de service, soit l’entretien, les services, les pièces et la prise en charge. Fidèle au mot d’ordre de l’entreprise : « Profitez de votre transport Ketterer, nous nous occupons des détails ! » Plus d’infos sur www. ketterer-trucks.de.

stage d’initiation à l’endurance Le dimanche 8 septembre, Pierre-André et Véronique Curchod, tout deux membres du cadre élite de la Fédération suisse des sports équestres, vous proposent un stage d’initiation à l’endurance, afin de vous faire découvrir cette discipline méconnue en Suisse romande. Le stage aura lieu dans leur écurie, à Mauraz/VD, au pied du Jura. Depuis plusieurs années, le couple participe régulièrement à des compétitions internationales en France, sur 90 ou 130 km. La journée se déroulera en deux temps, avec une partie théorique le matin et une partie pratique l’après-midi. Plus d’infos au 079/769 53 22 ou sous www.veyron-endurance.ch

un nouveau centre équestre à divonne Jean-Bernard Mettraux et Etienne Blanc, Député-maire de Divonne-les-Bains, ont présenté mi-juillet le projet d’un futur centre équestre. Il ouvrira ses portes cet automne ! L’emplacement prévu est l’un des atouts majeurs du projet. Situé aux abords du lac de Divonne-les-Bains à proximité immédiate de l’hippodrome, ce centre équestre fait face aux sommets de la chaîne jurassienne. Il offre ainsi aux cavaliers des conditions privilégiées pour évoluer dans un environnement naturel protégé, à seulement 30 min du centre de Genève et 45 de Lausanne. A cheval ou à poney, du débutant au cavalier confirmé, les passionnés pourront bénéficier d’infrastructures à la fois fonctionnelles et modernes. Le centre présentera diverses activités: un poney club, un club hippique, des balades ou randonnées, des stages pour enfants, des cours d’équitation tous niveaux et également des concours hippiques. Les initiateurs on prévu les installations suivantes : une carrière en sable de 5’000m2, un manège couvert de 30x70m, un manège couvert (poney-club) de 15x25m, une piste d’entraînement de 800m, plus de 30’000 m2 de parcs en herbe et en sable, 45 boxes, des salles de pansage, selleries, solariums, un club-house ainsi que 150 places de parking. info@centre-equestre-divonne.com. Comm.

Swiss Horse Professionals s’est remise en selle

le Parc chevalin de Signy-surNyon accueille vos poulains

Depuis la reprise de la formation des apprentis par l’OrTra (Organisation du travail, métiers liés au cheval), l’association des cavaliers professionnels et maîtres d’équitation, Swiss Horse Professionals, a perdu son identité et sa fonction, ce qui s’est soldé par des tiraillements entre les deux organisations. Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les membres ont élu un nouveau comité et ont réussi à mettre fin aux tensions avec l’OrTra. Le nouveau président de la SHP, Ernst Voegeli a réparti les charges des nouveaux membres. Martin Richner prend la vice-présidence, Urs Schneider se voit confier le bureau et assumera le secrétariat alors que Jörg Bodenmüller sera en charge des relations publiques et des contacts avec la presse. Sacha Stauffer reste la personne de liaison avec l’OrTra. Viviane Auberson et Gérald Lachat sont assesseurs et se verront confier des tâches spécifiques. www.swiss-horse-professionals.ch

Comme chaque année, début octobre et début décembre, le parc chevalin de Signy accueille les poulains et chevaux de 6 mois jusqu’à 3 ans ½ ou plus. Ces nouveaux pensionnaires sont logés dans des stabulations libres avec courettes ainsi que des grands parcs et les propriétaires peuvent choisir de les installer au pâturage ou pas. Par ailleurs, les belles installations de Signy permettent toujours d’accueillir des chevaux en pension dans des boxes, avec manège, paddock en sable et de nombreux parcs. Pour tous renseignements : www.parcchevalin.ch. Vous pouvez également contacter John Kilchherr au 079/412 27 78 ou Richard Berlie au 079/668 05 50.

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SEPTEMBRE 2013 · communiqués · 55

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En 2010, le très regretté Président de la direction de la Banque Raiffeisen d’Yverdon-les-Bains, François Meylan, avait créé le Tour S des Banques Raiffeisen Vaudoises, épreuves qualificatives pour la finale de la Summer Classic. Le contrat de ce Tour S des Banques Raiffeisen Vaudoises avait été conclu pour une durée de 3 ans soit une échéance en automne 2013. La commission de publicité des Banques Raiffeisen Vaudoises a accepté la proposition de M. Jean-Marc Layaz, membre de la direction de la Banque Raiffeisen d’Yverdon-les-Bains de renouveler ce contrat pour 3 années supplémentaires avec quelques modifications dont celle d’organiser une épreuve au Centre Equestre d’Yverdon-les-Bains. Les autres places seront choisies définitivement dans les semaines à venir. Comm.

le credit suisse fidèle au chi de genève Les organisateurs du Concours Hippique International de Genève (12 au 15 décembre), sont heureux d’annoncer la prolongation de leur partenariat avec le Credit Suisse jusqu’en 2014. Ce soutien démontre bien l’attachement de la grande banque helvétique au CHI de Genève, de même que les options prises par ce dernier cette année sont une vraie plus-value pour les partenaires de la manifestation. « Nous sommes très heureux de la prolongation de ce partenariat, commente Sophie Mottu Morel, directrice. C’est la preuve que nos décisions, ainsi que notre gestion de l’événement sont justes. A Genève, nous avons toujours privilégié le dialogue et la bonne communication avec nos partenaires : c’est un élément essentiel de notre philosophie. ». Responsable de la région de Genève, Serge Fehr déclare pour sa part : « Le Credit Suisse a le plaisir de s’engager en faveur du sport équestre en Suisse depuis de nombreuses années. Seules la précision, la fidélité, l’innovation et la confiance mutuelle permettent d’aboutir au succès dans nos domaines respectifs. Du fait de son exclusivité et de son ambition, le Credit Suisse s’est immédiatement identifié au concept du Rolex Grand Slam. Raison pour laquelle, en tant que sponsor principal pour 2013, nous avons d’ores et déjà décidé de prolonger ce partenariat pour 2014. Nous sommes fiers de faire partie de cette nouvelle aventure et d’apporter notre soutien au défi ultime de tout cavalier de saut d’obstacles, le Rolex Grand Slam. » Infos sur www.chi-geneve.ch Comm.

La crème de la crème à Lausanne La 2e édition suisse du Longines Global Champions Tour, du 12 au 14 septembre à Lausanne, accueillera un plateau de choix avec le top 30 des cavaliers mondiaux. Parmi ceuxci, le no 1 mondial Christian Ahlmann, également en tête du Ranking du Longines Global Champions Tour après la manche de Chantilly. Il sera accompagné du Néerlandais Gerco Schröder, du Français Kevin Staut, du Britannique Nick Skelton et son Big Star dont la propriétaire vient de recevoir la distinction «  owner of the year  » pour la seconde année consécutive (en 2012 pour Carlo). Sont encore annoncés, l’Australienne Edwina Tops-Alexander, le styliste allemand Ludger Beerbaum, son compatriote Marcus Ehning et Roger-Yves Bost, le tout nouveau champion d’Europe, faisant tous partie du Top Ten. N’oublions pas les chouchous du public suisse, le champion olympique Steve Guerdat également dans le Top 10, Pius Schwizer, Janika Sprunger tous trois de l’équipe des Championnats d’Europe et Jane Richard qui continue son ascension au ranking du Longines Global Champions Tour (14e du ranking et première Suisse). Reed Kessler, la plus jeune participante aux JO de 2012, viendra elle aussi goûter à la douceur des bords du lac Léman. Laura Kraut viendra défendre son titre, nul doute que Luciana Diniz, Richard Spooner et cie auront à coeur de nous offrir du magnifique sport sur la place Bellerive pour engranger de précieux points et obtenir leur sésame pour la finale de Doha. Tickets : www.ticketcorner.ch ou dans tous les points de vente Ticketcorner. www.globalchampionstour.com/events/2013/lausanne Comm.

40e concours au Mont- Cornu : à ne pas manquer ! Le concours de saut au Mont-Cornu aura une saveur toute particulière cette année puisqu’il fêtera ses 40 ans du 6 au 8 septembre. Au programme : du saut, avec de nombreuses épreuves originales, mais aussi des animations. Le vendredi soir, rösti party et concert du groupe « Sang d’Ancre » ; et le samedi, soirée spéciale 40e avec fondue et rétrospective. Du côté sportif, le bal des épreuves débutera par des R/N120 le vendredi. Le samedi ce sont par des R/N100-105 que la journée débutera avant la sympathique épreuve Jump Green qui sera suivie par deux B70 à B90. Le dimanche, des R/N100-115 seront au programme avant que le concours ne prenne des airs originaux avec une épreuve spéciale (un Top Ten B 90), une épreuve familiale (un relais avec un cheval monté par deux membres d’une famille) et une chasse sans selle. Ambiance garantie pour ce 40e concours dans le cadre enchanteur du MontCornu ! Listes de départ sur www.gestion-concours.ch

deux week-ends de saut et les championnats genevois à Jussy Deux week-ends de concours sont prévus dans les très belles installations de Jussy. Le premier week-end, du 11 au 15 septembre, il y en aura pour tous les niveaux avec des B/R100105 le mercredi 11 septembre. Le jeudi sera réservé aux R/ N130-135 et le vendredi aux 120-125. Ce sont les poneys qui seront à l’honneur en début de journée le samedi puisque l’on pourra assister à une P80, à une épreuve qualificative pour la Coupe PSR et à une P100. Les cavaliers des R110-115 concluront cette journée. Le week-end se terminera en beauté par des N140-145 le dimanche. Le second week-end, du 20 au 22 septembre, se déroulera sous le signe des championnats genevois, avec les finales qui auront lieu le dimanche, en commençant par les N, avant celle des poneys. Puis ce sera au tour des juniors et jeunes cavaliers avant que le champion R genevois ne soit connu. Une belle journée de finale en perspective. Listes de départ sur  www.mesinscriptions.ch © Geneviève de Sépibus/R

Le Tour S des Banques Raiffeisen Vaudoises perdure


Démonstration + stage méthoDe BlonDeau

«Simplifier la vie des hommes, la rendre agréable aux chevaux» Démo de 2 débourrages chevaux CH les 16 & 17.09, places no limit : Fr. 100.-/jour. Stage de travail à pied du 19 au 22.09 (chevaux s/place), 8 pl. dispos : Fr. 500.-. Lieu : Elevage des Baumes, chez Brigitte & Marc Jäggi-Stauffer, La Praille 11, 2523 Lignières/NE www.lesbaumes.ch • Horaire : 9h-18h

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CONSIGNES DE SÉCURITÉ IMPORTANTES Casques d’équitation « exxential » (anciennement « uvision ») et « supersonic elegance » d’uvex En mai 2013, l’Association de consommation suédoise « Konsumentverket » a testé un total de 11 casques d’équitation de différents fabricants, dont 10 ont fait l’objet de critiques. L’un de ces casques est un casque uvex, il s’agit du modèle exxential (anciennement uvision). Au vu de ces résultats de test, nous avons effectué en interne d’importants contrôles de l’ensemble des séries de casques et constaté certains écarts par rapport à la norme en termes de résistance à la pénétration et / ou d’absorption des chocs. En cas d’accident, cela peut entraîner des blessures. Bien que tous les casques ne soient pas concernés, nous prenons notre devise « Protecting People » très au sérieux. Si vous possédez un casque d’équitation exxential (anciennement uvision), uvision elegance ou supersonic elegance, cessez immédiatement de l’utiliser, car vous ne pouvez pas vérifier vous-même si votre casque est concerné. Merci de rapporter le casque au revendeur auprès duquel vous l’avez acheté. Nous allons rééquiper votre casque ou vous fournir un casque de remplacement au moins équivalent. En tant que fabricant de produits allemands de grande qualité, nous nous excusons sincèrement pour la gêne occasionnée. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter uvex au numéro de téléphone +49 911 9774-0. Nous vous remercions de votre aimable collaboration et nous espérons que vous continuerez à faire confiance à nos produits « made in Germany ». UVEX SPORTS GmbH & Co. KG, Würzburger Str. 154, 90766 Fürth / Allemagne, www.uvex-sports.de uvex_Le_Cavalier_romand_Anz_Rueckruf_178x64_reithelme_CH-FR_R01.indd 1

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SEPTEMBRE 2013 · communiqués · 57

Une fois de plus, le championnat de Suisse des chevaux de sport CH se déroulera dans les infrastructures de Institut Equestre National d’Avenches (IENA). Du 13 au 15 septembre des compétitions passionnantes de dressage, de saut et des épreuves Hunter CH vous attendent. Des chevaux de sport CH, du jeune espoir au confirmé, ainsi que des étalons approuvés pour l’élevage suisse, seront engagés. Le championnat national des meilleurs poulains et pouliches se déroulera le samedi 14 septembre dans le manège de l’IENA. Ils seront appréciés par les experts et classés dans quatre catégories.

Marsens : finales de la Summer Classic © www.photobujard.com/LDD (2)

Championnat de Suisse des chevaux de sport CH à Avenches

Du 25 au 29 septembre, c’est à Marsens qu’il faudra être. En effet, dans le fief de la famille Sottas, auront lieu cinq jours de sport intense, avec en apothéose les finales de la Summer Classic Youngster, Elite N155, mais aussi poneys GP 130. Une wild-card pour le CHI de Genève sera attribuée au vainqueur de cette finale poneys, qui aura lieu le samedi 29 septembre et la N155 finale Summer Classic, le dimanche 28 septembre, comptera également pour l’attribution des wild-cards.

Cross à Rances La Société d’Ecurie du Nozon et Amis du Cheval de Rances organise le samedi 28 septembre dès 9h un concours combiné cross-saut à Rances et dans ses environs. Ce concours amical est ouvert aux cavaliers de tous niveaux et chacun repartira avec une plaque et un flot en souvenir. Une cantine attendra les visiteurs sur place avec possibilité de se restaurer à midi. Infos auprès d’Alcide Pisler, tél. 079 250 13 10. Inscriptions par mail aux adresses suivantes : catherine.pisler@vonet.ch ou fran-thevoz@ hotmail.com

Championnat de Suisse d’attelage à Versoix

Equissima : jeu-Concours Le cavalier Romand Voici, après tirage au sort parmi les bonnes réponses, les gagnants de notre jeu-concours. • Gagne un abonnement d’un an au Cavalier Romand : Léa Geinoz, Penthalaz.

Sur les hauts de Versoix, quelques 50 attelages des plus aguerris se mesureront du 26 au 29 septembre à l’occasion de la finale du championnat de suisse d’attelage. « Le comité du Geneva Horse Driving Challenge (GHDC) ainsi que des membres de la Fédération suisse des sports équestres (FSSE) ont décidé de relever le défi pour que le canton de Genève accueille et organise à nouveau une telle manifestation, événement qui n’est plus arrivé depuis 10 ans », expliquait Jean-Pierre Michel, président du comité d’organisation du GHDC. Ce sera dans un magnifique décor genevois que les meilleurs meneurs en découdront à 1, 2, 3 ou 4 chevaux, sur une épreuve de dressage le vendredi 27, le marathon le samedi 28 et la maniabilité, fameuse course contre la montre entre les cônes, le dimanche 29.

Infos sur www.ghdc.ch

• Gagnent un abonnement de 3 mois au Cavalier Romand : Géraldine Horber, Lausanne; Paola Bergier, Epalinges; Joseph Alleman, Vuillens; Sven Revaz, Lausanne; Janique Von Kenel, La Chaux-de-Fonds. • Gagnent 2 entrées pour le CHI de Genève, le vendredi 13 décembre 2013 : Megan Moro, Epalinges; Chloé Terreaux, Chardonne; Léa Wicki, Corserey; Camilla Messerli, Tinterin; Marie Marmillod, Le Mont-surLausanne.

© Marc Vincent

La durée du championnat ayant été réduite de quatre à trois jours, les petites finales de saut n’auront plus lieu et les finales de saut se disputeront le dimanche 15 septembre. En dressage, les finales pour les chevaux de quatre ans auront lieu le samedi alors que les autres finales sont prévues le dimanche. Le champion des épreuves Hunter CH sera quant à lui désigné et fêté le vendredi déjà. Le championnat suisse des chevaux de sport CH est cette année encore intégré au grand festival du cheval d’Avenches « Equus helveticus », qui réunit aussi les finales de la Fédération du franches-montagnes, les courses de galop et de trot ainsi que les journées familiales au Haras national. Du 13 au 15 septembre, Avenches sera donc une fois de plus le théâtre d’une grande fête avec environ 1’000 chevaux et des milliers de visiteurs. Infos sur www.swisshorse.ch et www.agroscope.admin.ch

La place sera aussi faite à la relève avec des épreuves Swiss Team Trophy, allant d’une R/N 130 à une N 145. Le samedi, on pourra assister à la 33e Coupe romande des cavaliers amateurs qui réunit chaque année des concurrents qui ne sont pas des professionnels du monde équestre. Une compétition placée sous le signe de la convivialité et emmenée par un homme passionné : Charles Turrettini. La Coupe Romande des Cavaliers Amateurs a été créée en 1981 par un groupe d’amis qui tenaient à donner la possibilité à des licenciés nationaux moins expérimentés que leurs confrères professionnels de se mesurer dans une finale romande. Depuis 1998, cette Coupe est aussi ouverte aux licenciés régionaux. Du mercredi au vendredi, les cavaliers de niveau 120 à 140, R/N110 et Youngster s’élanceront successivement sur la belle piste de Marsens. Le savoir-faire de la famille Sottas sera au service des cavaliers, des chevaux, mais aussi du public. N’hésitez donc pas à vous rendre au concours hippique de Marsens. Infos sur www.ecurie-sottas.ch Comm.

© Marc Vincent

© Denis Roulet/R

Swiss team trophy et coupe des amateurs


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SEPTEMBRE 2013 · communiqués · 59

swiss team trophy : classement provisoire avant la finale Les finales du circuit Swiss Team Trophy juniors et jeunes cavaliers se dérouleront du 8 au 10 novembre à Elgg/ZH. Voici le classement provisoire par catégorie :

Championnats romands à Corcelles-Cudret/NE

J110/115 1.Nicole Bruhin (172 pts). 2. Elin Ott (158 pts). 3. Pamela Grüter (111 pts). 4. Johanne Hermann (101 pts). 5. Noémie Aubry (99 pts). 6. Diane Oppliger (95 pts). 7. Merel Ott (85 pts). 8. Isabelle Nussbaumer (84 pts). 9. Morgane Wuilleret (83 pts). 10. Sébastien Monin (80 pts).

© Roland Keller/R

R/N130/135 1. Flavien Auberson (131 pts). 2. Anthony Bourquard (129 pts). 3. Amandine Gauderon (110 pts). 4. Lucas Sturzenegger (87 pts). 5. Salome di Gallo (86 pts). 6. Henri Sturzenegger (84 pts). 7. Joanna Geiser (79 pts). 8. Morgane Dassio (76 pts). 9. Rachel Baechler (75 pts). 10. Emilie Paillot (65 pts). N140/145 1. Chantal Müller (133 pts). 2. Henri Sturzenegger (111 pts). 3. Larissa Notz (104 pts). 4. Ken Balsiger (86 pts). 5. Emilie Stampfli (86 pts). 6. Bryan Balsiger (71 pts). 7. Fabienne Eggenberger (71 pts). 8. Amandine Gauderon (64 pts). 9. Lucas Sturzenegger (64 pts). 10. Laetitia du Couëdic (63 pts).

Le team Balsiger accueille cette année le championnat romand dans ses belles installations du Cudret. L’année dernière à La Pallanterie Ken Balsiger s’était imposé chez les juniors N.

© Alban Poudret

J120/125 1. Kim Fuchs (161 pts). 2. Anthony Bourquard (125 pts). 3. Lucas Sturzenegger (107 pts). 4. Lotti Kalman (103 pts). 5. Joël Kurmann (100 pts). 6. Elin Ott (97 pts). 7. Johanne Hermann (96 pts). 8. Nelly Gauderon (93 pts). 9. Henri Sturzenegger (91 pts). 10. Morgane Wuilleret (90 pts).

Le Cudret/NE accueillera les championnats romands juniors et jeunes cavaliers, poneys, R et N du 4 au 6 octobre. Une grande fête pour un rendez-vous sportif incontournable dans le calendrier de saut romand. Avant le dénouement final du week-end, où les nouveaux champions seront sacrés, la journée du mercredi 2 octobre sera réservées aux B80 et B90. Le vendredi déjà se courra une N145, manche qualificative pour la finale élite, alors que le samedi verra la première finale pour les poneys. En plus d’autres épreuves encadrant le championnat, il y aura une R120 réservée aux cavaliers children (12 à 14 ans) le samedi. Le dimanche sera la journée des finales pour les juniors et jeunes cavaliers parrainées cette année à nouveau par Le Cavalier Romand, qui réalisera des portraits des finalistes. Les cavaliers régionaux et nationaux se verront également décerner leurs médailles ce dimanche-là. D’ailleurs, le championnat N compte dans le classement pour l’obtention d’une wild-card pour le CHI de Genève. Les champions romands élite, régional, poneys, juniors et jeunes cavaliers seront donc connus à l’issue de ce week-end dans les installations de la famille Balsiger. Le Cavalier Romand parrainera donc à nouveau les finales juniors et jeunes cavaliers et votre mensuel se réjouit d’être une nouvelle fois de la fête en soutenant la relève et de vous retrouver nombreux au Cudret. Les jeunes participants se confieront à l’équipe de votre mensuel préféré pour les traditionnelles interviews de fin de championnat. Edition après édition, ces finales juniors et jeunes cavaliers offrent un spectacle de niveau relevé et mettent en lumière celles et ceux qui feront peut-être les beaux jours du sport équestre dans les années à venir à l’image de Steve Guerdat, premier vainqueur en 1995. Rendez-vous du 6 au 8 octobre. A vos agendas ! Mentionnons au passage que la famille Balsiger recevra déjà les cavaliers de dressage dans ses installations pour un concours le dimanche 22 septembre. Infos sur : www.ecuriebalsiger.com

Le Cavalier Romand

FINALES DU CIRCUIT SWISS TEAM TROPHY JUNIORS ET JEUNES CAVALIERS 8 au 10 novembre à Elgg/ZH Les points seront doublés lors des 4 épreuves finales de chaque catégorie et compteront pour le classement 2013. Les remises de prix pour l’évaluation annuelle de chaque catégorie se dérouleront le même week-end.

SWISS TEAM TROPHY

MEMBER

Délai d’inscription : vendredi 27 septembre Informations sur www.swiss-team-trophy.ch Contact pour la relève : Doris Muff-Woodtli, tél. 079 679 05 44 ou par mail : dorismuff@bluewin.ch


60 · Le cavalier romand · cantons

GENèVE

Christian Leuenberger

A Crête, par une de ces belles soirées estivales, Léonie Wahlen a remporté la R125 avec Fromecs Calina. Joli doublé de Thomas Bouchat (ci-contre) en B/R100 avec Il va des Près.

L’idée de profiter des agréables soirées estivales pour pratiquer du saut d’obstacles avait vu le jour il y a quelques années à Jussy. Cette année, Julien Pradervand et son équipe reprenaient cet excellent concept à leur compte en organisant quatre soirées de concours accompagnées de la célébration de la fête nationale. C’est donc le mardi 30 juillet, sur le coup des 16 h, que les premiers cavaliers R s’élancèrent pour se disputer les places d’honneur des 110 et 115 cm. Juliette Breza (Nabucco de Piliere) s’imposait dans la 110 devant Isabelle Misteli (Fromecs Coulin) et Emma Aronsson (Savana IV). La 115, qui se terminait à la nuit tombante, voyait presque les mêmes s‘illustrer avec cette fois Isabelle Misteli (Fromecs Coulin) devant Emma Aronsson (Savana IV) et Jeanne Schaller (Nuance de Thurin). Les épreuves du mercredi débutaient plus tôt avec des épreuves réservées aux jeunes chevaux qui voyaient Nadia Sulliger-Gauman, Pierre Brunschwig, Guillaume Delhaye et Johana Cathrein s’illustrer plusieurs fois. La soirée était consacrée aux épreuves B, avec la victoire de Victoria Verduron (Prunelle de Vigny) en B70 et celle d’Alexia Jacques (Optimum du Butin) en B80.

© Geneviève de Sépibus

© Geneviève de Sépibus

crête : nocturnes et fête nationale

Nathalie Hoegger (HHS Diamond) s’imposait en R120 le 1er août devant Sophie-Marie Thiébaud (Malforin Maclari) et Christine Bouchat (Radja Rose). Léonie Wahlen (Fromecs Calina) remportait la R125 en déroulant une superbe manche alliant rapidité et précision lors de la seconde phase. Frédéric Paratte (Winndy D’Anzère) était 2e devant Caroline Froidevaux (Romance Pierre). Le dernier jour de concours faisait place à deux B/R100 qui voyaient Thomas Bouchat (Il va des Près) s’imposer deux fois. Belle réussite ! Cédric Brown (Salsa des Poses) était 2e dans la première épreuve devant Victoria Lombard (Astona) alors que, dans la seconde, c’est Alix Muller (Hermes V) qui se classait 2e et Emilie Aebischer (Maetica du Château), 3e. Espérons que ces quatre belles journées de compétition, par une météo magnifique et avec des participants ravis, motiveront les organisateurs à rééditer cette manifestation oh combien sympathique l’an prochain. Ch. L.


SEPTEMBRE 2013 · cantons · 61

VAUD

Marinette Charlet

Par sa stature imposante et son verbe fort, comme par ses importantes fonctions, Simon Chappuis aura marqué toute une époque. Et impressionné bon nombre de cavaliers qu’il jugeait si régulièrement, en saut, en dressage et en complet, dans les petits concours comme au CHI de Genève ou lors d’autres manifestations d’envergure. Avec le décès de Simon Chappuis, le 15 juillet dernier - huit jours après son huitantième anniversaire -, c’est toute une époque qui disparaît. Ou en tout cas beaucoup d’images du passé et de souvenirs qui resurgissent. Le 19 juillet, dans la jolie église de Carrouge/VD, trop petite pour accueillir chacun, en voyant défiler des dragons et des Helvétiens en uniforme, portant de nombreux drapeaux, en découvrant de nombreuses personnalités ou encore une délégation des brigands du Jorat - Simon n’habitait-il pas lui-même à l’Ecorcheboeuf, route des Brigands 2 ? -, on se disait que, certes, ce canton-là et ce monde du cheval-là existent toujours, mais qu’on les sent moins omniprésents que par le passé. Simon Chappuis présida les DGM, les dragons, guides et mitrailleurs du canton de Vaud dans la difficile période qui suivit la disparition de la cavalerie. Il offrit à ceux-ci un 75e anniversaire grandiose, au Palais de Beaulieu, comme si la cavalerie était toujours fringante. Peu auparavant, il avait pris soin de passer le relais à Pierre Gavillet, qui en assura l’organisation, lui rend hommage ci-dessous et sut effectuer une transition en douceur vers une société plus civile et féminine. Avec Pierre F. Pittet, ils furent tous trois les artisans de la transformation du Dragon Romand, acceptant alors, fin 1981, que le soussigné, alors jeune journaliste plein d’enthousiasme, reprenne les rênes, transforme et rebaptise le magazine que vous avez entre les mains. Simon Chappuis continua alors à présider moult jurys, tout en s’occupant de diverses tâches en faveur de sociétés hippiques, de l’impression des programmes de concours ou encore du Musée du cheval de La Sarraz. Ses interventions lors des assemblées générales de la FSSE (alors section-concours) continuèrent à être écoutées et parfois

craintes. Vif, franc, direct et parfois cassant, Simon Chappuis ne laissait personne indifférent. Il savait aussi être courageux et un brin provocateur. Ainsi fut-il ravi, au seuil des années huitante, de participer à l’organisation d’un gros concours très festif et pas très protocolaire au Château de Mex, avec le très remuant John W. Manconi, son ami Pierre de Charrière et votre serviteur. Et si cela donnait un peu d’urticaire à la Fédération suisse ou à d’autres organisateurs, cela ne nuisait en rien à sa motivation, tout au contraire ! Homme cultivé, esprit indépendant (quoique radical pur sucre !), enseignant le français dans différentes écoles du canton (ingénieurs de l’Etat de Vaud, etc.), Simon Chappuis fut aussi chargé de cours à l’EPFL, qui l’envoya six mois en mission en Chine. Il en revint transformé, désireux de mieux faire connaître ce pays. Il y emmena de nombreux élèves et des délégations officielles, notamment dans la province du Shaanxi, fondant et présidant l’association Vaud-Shaanxi en 1986, puis la section romande de la société Suisse-Chine. Il gardait de ses visites à l’ensemble archéologique des cavaliers, chevaux et guerriers en terre cuite de Xi’an (à Berne jusqu’au 17 novembre, pour quelques-uns) de lumineux et vibrants souvenirs. Ces dernières années, cet incorrigible bon vivant (qui faisait parfois de spectaculaires diètes) fut atteint dans sa santé et en conçut une certaine frustration. Sa fidèle et attentive épouse Helga, Hambourgeoise de naissance, le soutint dans son épreuve. Ses nombreux amis se montrèrent parfois plus discrets, mais ils étaient là pour entourer « Madame Chappuis » ce 19 juillet et rendre hommage à un grand serviteur, influent et bénévole, des sports équestres dans le sens le plus large du terme. Merci Simon. Et merci à Helga. Alban Poudret

Merci professeur, merci l’ami !  Tout a commencé à l’école d’ingénieurs, où j’ai connu Simon Chappuis comme professeur. Très intéressant, exigeant et impressionnant, il m’a fait connaître beaucoup de choses, en classe et en voyages d’études. Puis, c’est aux DGM, lors de mon entrée au Comité central, que je découvre un président précis et motivant. Son vaste réseau de connaissances techniques et humaines m’a conduit et mis en relation avec des responsables, tant suisses-allémaniques que romands. Ces rencontres ont été très importantes pour défendre les intérêts des cavaliers vaudois et fixer des stratégies. C’est ainsi que Simon me mit le pied à l’étrier puis me demanda de le remplacer à la tête des DGM, avec entre autres objectifs d’organiser la fête du 75e anniversaire des DGM, en 1980 à Lausanne-Beaulieu. Simon, lui, en tandem avec Michel Perrière, rédigea « La belle aventure des Dragons, Guides et Mitrailleurs, de 1905 à 1980 », recueil qui immortalise 75 ans d’histoire et d’esprit de la cavalerie. Simon est resté très impliqué dans le monde du sport équestre, en tant que juge, mais aussi par son institution « Courses et Concours ». Il gérait les propositions, les inscriptions et les programmes de nombreux concours, il était le véritable « ordinateur » de l’époque. Merci professeur, merci l’Ami ! Pierre Gavillet © Alban Poudret

© Marinette Charlet

Décès d’une personnalité : Simon Chappuis, toute une époque


62 · Le cavalier romand · cantons

VAUD

Marinette Charlet

record à Sévery : 900 départs en trois jours

© Alexis Baud

Pierre Hostettler, président de la section AVSH Pied du Jura, avait un grand sourire à l’issue du concours hippique de Sévery. Il rappelait que sa société était issue des DGM et qu’il ne restait que deux anciens membres - mais toujours au boulot -, lui et Christian Kämpf. Mais la nouvelle équipe est hypermotivée et les bénévoles de 7 à 77 ans se bousculent pour les divers postes proposés. « Normal, on les «gâte», nos bénévoles. Tous les deux ans, on leur offre 2-3 jours dans de grands événements équestres : Avignon, Vérone ou Paris. Mais pour y avoir droit, il faut faire ses preuves ! » Les festivités débutèrent le jeudi 18 juillet. Nadège Rosat (Heaven de L’Isle CH) emmena un tour d’honneur (N120), devant Jessy Putallaz (Cordino V) et Didier Fumeaux (Lausbub III), les deux Genevois étant ensuite 1er et 2e de la N125 en deux phases, le premier plaçant encore son second cheval, Carbana, au 3e rang. Gourmand, Christian Guignet remportait la N110 et la N115 avec Ugo du Martalet. Jessy Putallaz (Rixio) et Amandine Berger (Medley de la Mollière CH) se partageaient le 2e rang dans la N110, alors que dans l’épreuve en deux phases, Na-

A Sévery, Morgane Wuilleret a remporté la R110 avec WKD Tempest le vendredi et le lendemain elle gagnait encore la R100 avec Saelle de la Moille.

dège Rosat se plaçait 2e avec Joy de L’Isle CH, un produit de l’élevage familial, Sébastien Troillet 3e avec So Good Velvet. En R, Coraline Queloz (Uptowhat de Trelawny) ne laissa aucune chance à Amandine Charbonnier (Larose) et Mathilde Cruchet (Khéops Louvo), qui prenait une jolie revanche dans la R125 en deux phases qu’elle dominait avec classe. Rang 2 et 3 pour Amanda Duvoisin (Norway de L’Isle CH) et Maurice Pollien (Quarlie de la Brasserie CH). Il fallait galoper pour décrocher la victoire de la R110, barème A. Le chrono fut favorable à Morgane Wuilleret (WKD Tempest), Véronique Fontana (Kephrene) et Amandine Logoz (Dolly VI CH), toutes dans la même seconde. Le bien nommé Turbo d’Or s’imposait dans la R115 en deux phases sous la selle d’Eloïse Bruchez, prenant le meilleur sur Niki Ellen Siekmann (Zantos) et Franc Froger (Quaprice CH). Dix-huit équipes s’élancèrent dans le «relais dans l’enclos». Maëlle Luinetti (Black Eileen) et Charline Cloux (Nagaina) furent les plus rapides, prenant le meilleur sur l’équipe maison Marion Brunet (Ricco Spirit) et Loïc Favre (Jupiter des Baumes). Puis concurrents et public partagèrent une «pasta party» mémorable, offerte à tous : sympa ! Le samedi, Manon Chevalley (Carla S II) remportait une R100, Kamile Kjellqvist (Aster van Generhese) la R105 devant Johanne Hermann (Guignol de Villars CH) et Cornelia Kummer (Comtesse XX), qui avait délaissé son poste de bénévole le temps d’un parcours. Victoire aussi pour Morgane Wuilleret en R100 avec Saelle de la Moille CH et pour Philippe Marchon (Tea Time de Cara) en R/N105. La journée du dimanche était réservée aux cavaliers brevetés. Après deux B80 disputées par une septantaine de paires, les plus aguerris affrontèrent le regard des juges de style. 78 pts dans la première épreuve pour Laura Berger (Jolie Môme du Theil) et Sarah Gris (Malforin Poco Loco CH), 76 pts dans la seconde pour Marion Brunet (Ricco Spirit), Sarah Gris encore et Jennifer Lienhard (Baladin du Praz Bozon CH). A Sarah, le Prix de la meilleure cavalière et la grande joie d’un 8e classement synonyme de licence. A la fin du dimanche, tandis que les bénévoles s’empressaient de remettre les lieux en état, Jean-Luc Bovey, le président de l’organisation, dressait un bilan plus que positif avant de rejoindre la joyeuse cohorte des travailleurs de l’ombre : « Nous avons la chance d’avoir un très bon support des sponsors, ce qui nous a permis d’offrir de nombreux dons d’honneur. Notre concours annoncé par flyer ou publicité permet aux non-initiés de mieux connaître le monde du cheval. Il a de plus une belle aura et c’est une vraie fête pour la Société. » M. C.

Le 20 juillet à Gingins, le Team Maret a remercié amis et sponsors lors d’une journée de présentation. Cyril a évolué avec son nouvel attelage d’alezans brûlés en paire, avec commentaires en direct depuis l’attelage. Nous avons aussi découvert son nouvel attelage à quatre chevaux que nous allions voir en août à Berne et à equissima. Son épouse Katia était aux guides de Nouba mise à sa disposition par Daniel Chapuis. Sous la marquise, petits fours et petits verres de vin ajoutaient à la convivialité de la journée. A. Bertrand © Ariane Bertrand

Du nouveau dans le team maret

Epouse du très regretté colonel Louis Dégallier, Madame Gaby Dégallier, née Andrée Berger, est décédée le 11 août dernier, dans sa 98e année. Personnalité généreuse et joviale, Gaby Dégallier promena longtemps son beau sourire et sa bonne humeur dans les concours hippiques, aux côtés du colonel Louis Dégallier, figure marquante du sport équestre suisse, comme cavalier grand vainqueur international -, chef de l’équipe de Suisse, chef de piste, président de jury et organisateur (CHI de Genève, Yverdon, Ecublens, etc.), décédé voici quelques années. Gaby Dégallier était une soeur de Roger Berger, d’Eclépens, qui remporta tant et tant de Prix d’Armée dans les années soixante avec sa fameuse Mila. A ses filles Catherine, longtemps secrétaire de la FSSE et du CHI de Genève, et Nicole ZloczowerDégallier, et à tous ses proches vont nos condoléances sincères et émues. Alban Poudret © Geneviève de Sépibus

Madame Dégallier n’est plus


SEPTEMBRE 2013 · cantons · 63

VAUD

Marinette Charlet

© www.photobujard.com (2)

IENA : cinq jours de concours

A l’IENA, le cavalier de La Tour-de-Peilz Fabrice Durand a gagné la R115 avec Starlight W CH (photo). Il était encore 2e de la 135 du Tour romand avec Cordino III.

Du 31 juillet au 4 août, l’Institut Equestre National d’Avenches était le théâtre de cinq jours de compétition de saut, et pas moins de 24 épreuves étaient au programme. La première journée était réservée aux jeunes chevaux suisses de 4 à 7 ans et plus. Thierry Gauchat (Heartwinner v. Gurbrue CH) et Barbara Schnieper (Tarina de Cœur HVB CH) remportaient d’ailleurs chacun une épreuve Superpromotion. Pour la journée de la fête nationale, ce sont les cavaliers titulaires d’un brevet et les participants au Tour romand qui ont foulé la grande piste de l’IENA. Julia Ghaliounghi (Sour Hoy) et Fiona Michoud (Maranello) obtenaient les meilleures notes de style et repartaient avec le flot blanc. Dans le Tour romand, doublé d’Urs Hofer avec Opale des Ruettes. Il devançait Jordan Schoch (Perle de Vains) dans la R130, encore 4e de la 135, et Fabrice Durand (Cordino III) dans la 135. En R100, victoire de Nadine Liniger avec Kanan du Courtils CH, en R105 de Joëlle Rudaz avec Jenny du Droit CH et de Veneranda Matera avec Casper VII CH. Daniela Capoferri Haenni trustait les deux premières places en R110 alors que Julie Alegria Simoes, jeune licenciée, s’imposait dans une R100 avec Halki du Montet, mais aussi en R110 avec Méli Mélo de la Fenette CH. Léa Clément repartait avec une victoire dans la R115 avec La Toya VII CH tout comme Fabrice Durand avec Starlight W CH. Des épreuves Youngster, qualificatives pour la Summer Classic, voyaient les victoires de Joanna Geiser (Quadriga KZI) devant Benoît Alegria Simoes (Wywace CH) et de Reto Schafroth (Clever v. Wehribach CH) devant Céline Stauffer (Cyrano du Chêne CH). Le dimanche s’est conclu par les finales R105 et R115 : Claire Savary reportait la première sur Apogeo of the Lowlands et Jonas Marty la seconde sur KK Cinderella CH. L’IENA avait déjà eu droit à deux journées de concours pour les jeunes chevaux suisses deux semaines auparavant et aussi une semaine après, le 6 août. Mais pour ces épreuves, le public était loin d’être au rendez-vous. O. K.

Dressage à Yverdon : doublés de Carole Maibach et d’Alexandra Martin La seconde édition du concours de dressage d’Yverdon s’est déroulée les 20 et 21 juillet sur le beau paddock de sable du Centre équestre d’Yverdon aménagé en deux carrés le samedi, permettant le déroulement de deux épreuves simultanément. Le Centre équestre associé au Club équestre du Nord vaudois (CENV) s’apprêtait à vivre deux week-ends de folie sous une chaleur tropicale. Valérie Payot, la toute nouvelle présidente du CENV, cavalière de dressage, était heureuse du nombre de départs : 180. « Nous avons programmé des épreuves pour les cavaliers du manège et de la région et sommes étonnés d’avoir des cavaliers alémanique s! Toute mon équipe envisage l’avenir avec enthousiasme. Olivier Meyer et Katy Duboz, les responsables du centre équestre, ont montré le bon exemple, donnant envie à leurs élèves de se présenter devant les juges ! » Alexandra Martin (Altesse de Duin CH) présenta deux superbes reprises (L12 et L14) qui séduisirent les juges qui lui donnèrent les meilleures notes. François Gisiger (Sauvignon S) était 2e devant Tamara Roh (Akriwo LIN CH) dans le L12/60, alors que sa femme Elena (Fagheera) faisait de même dans le L14/60, où elle devançait son époux, cette fois 3e sur Jeanne d’Arc II. Doublé aussi pour Carole Maibach (Sherlok B) qui domina les épreuves FB07 et FB09. Alexandra Chavaillaz (Romane II CH) prouva avec aisance que l’on pouvait gagner une épreuve (FB03) au lendemain d’une longue nuit de travail dans un home. A relever que Romane est une belle FM qui est aussi cheval de voltige. Rang 2 pour Sarah Olivia Hagmann (Watch me Dream) et 3 pour Lauriane Pugin et son franchesmontagnes Hermès du Paturiau.

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© Marinette Charlet

Lauriane Pugin et son franches-montagnes Hermès du Paturiau. Beaucoup de patience, mais quel résultat !

Inspirée par le spectacle de L’Académie équestre de Versailles et à la suite d’une mauvaise chute, Lauriane Pugin « vira » dressage, devenant une vraie passionnée de la discipline : « Grand moment, j’ai acheté Hermès le 1er janvier 2013, après l’avoir eu en demi-pension pendant trois ans. Au début, impossible de faire un tour de carré au galop. L’entente s’est développée au fil des ans. Je prends des leçons avec Damien Reboul, un instructeur formé à Saumur et ma grandmaman Monique est mon principal sponsor et ma fan numéro un ! » Sabine Hostettler (Lindenblatt), qui n’y croyait plus, a eu l’immense bonheur de gagner le FB05 devant Sarah Olivia Hagmann (Watch me Dream) et Olivier Meyer (Renaissance du Moulin CH). M. C.

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Ouvert à tous niveaux, plaque et flot à chacun. Inscriptions par mail : catherine.pisler@vonet.ch ou fran-thevoz@hotmail.com Renseignements : Alcide Pisler, 079 250 13 10


64 · Le cavalier romand · cantons

VAUD

Marinette Charlet

Six jours de concours, 23 épreuves, une fois de plus, le Centre équestre d’Yverdon et le Club équestre du Nord vaudois ont démontré leur capacité d’action dans la durée, quand on sait que le week-end précédent ils recevaient les cavaliers de dressage. Les bénévoles ont été fortement sollicités, même si Paléo ou la fête des jeunesses campagnardes leur en ont « emprunté » quelques-uns. Victimes de leur succès, les Yverdonnois avaient toutes les épreuves pleines, alors qu’elles étaient limitées à 40 km ! « Quand on offre de la qualité, les gens viennent. Il faut se montrer pour faire sa place», murmurait Max Studer. Une déception, cependant, dans ce ciel bleu : « La finale 140 cm avec winning tour ne voyait que 26 départs, alors qu’elle était hyperdotée, avec 1’500, 1’000 et 500 fr. aux trois premiers en plus de la dotation officielle. Les cavaliers ne viendraient-ils pas que pour les sous ? », s’interrogeait le président. On entendait encore que les organisateurs auraient pu organiser une petite finale ce même jour afin que les cavaliers puissent remplir les camions. Que faire pour bien faire ? Et que pensent les sponsors, difficiles à trouver, quand il n’y a que six concurrents classés dans une épreuve prestigieuse? Et la chaleur caniculaire (n’) était (pas) une bonne excuse… Emmanuel Neuhaus renouait avec les joies de la victoire grâce à Pamogène de Rueire CH, tout en étant 3e avec Romaine de Rueire CH, deux sujets de l’élevage paternel (RN110). Martine Durussel Aeberhard vit un été exceptionnel, elle qui accrochait une nouvelle plaque de vainqueur grâce à Dinkylinus (RN115). Sonia Duperrex (Quadrans) fut la plus rapide d’une RN110, devant Olivier Meyer (Lyndor du Champ Faÿ CH), qui ne tardait pas à prendre sa revanche avec le cheval né chez Edmond Henchoz dans l’épreuve en deux phases, qu’il remportait devant Alissia Germano (Germinal de Beaude). Le mercredi, les cavaliers brevetés (50 départs) se retrouvèrent en fin d’après-midi. En B75-85, victoire pour Charline Cloux (Nagaina) et, en B85-95, pour Gustave Angéloz (Malforin Paladin CH) . Le jeudi, les cavaliers RN repriA Yverdon-les-Bains, Elena Divis s’est rent possession du paddock. imposée en R/N120 avec Frieda II, Jean-Maurice Brahier (Calgary une fille de For Pleasure. X) remportait la RN130 devant Haya Kleiner (Nola de la Chaise) et Franck Goubard (Renato du Riaujonc), Medhi Roessli (Qumran Layby) la RN135 en deux phases devant Vanessa Mathieu (For my Life) et Guillaume Delhaye (Richebour de Cartigny). Elena Divis (Frieda II), Mathilde Cruchet (Keops Louvo), Martine Durussel Aeberhard (Casandro BZ) et Charlotte Naudin (Seb de Prim)

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© Alexis Baud (2)

Yverdon-les-bains : mégaconcours sous la canicule

Haya Kleiner et Nola de la Chaise étaient 2es de la N140 derrière Beat Grandjean.

s’illustrèrent dans les R/N120-125 dédoublées. Sous une température caniculaire, les 19 inscrits (les organisateurs en attendait une soixantaine) dans la N140 avec tour des gagnants s’élancèrent sur un tracé cosigné Michel Pollien, Albert Mermod et Aimé Rouilly. Beat Grandjean sut se jouer de ce parcours très technique pour empocher un joli pactole. Haya Kleiner (Nola de la Chaise) signait le deuxième temps, juste devant Christian Tardy (Feu d’Or VDSH). Dix-neuf duos étaient en piste dans l’épreuve familiale BR90 par équipe de deux et en costume. Victoire de la seule équipe sans pénalité, composée de Jessica Despont (Top This CH) et Alissia Germano (Germinal de Beaude). Le dimanche matin, les meilleurs cavaliers R de Suisse romande s’étaient donné rendez-vous pour deux épreuves du Tour romand 2013. Ils étaient 64 au départ et le tenant du classement provisoire, Urs Hofer (Opale des Ruettes), profita d’engranger de précieux points en enlevant le premier tour devant David Kohnké (Balco) et Joanna Geiser (Early Chin). On assista ensuite à un duel sans pitié entre deux cavaliers fribourgeois, Urs Hofer s’inclinant cette fois devant un Jordan Schoch (Perle de Vains) très gourmand. Céline Béchir (Cascade III) était elle ravie de sa 3e place. La fête se termina par des épreuves de style, patronnées par l’Association vaudoise des sociétés hippiques qui prend très à cœur la formation des jeunes cavaliers. Là, les meilleures ont été Shanon Bugnon (Tender Boy l’Enchanté), Charline Robert-Tissot (Regatta Sauvage), Manon Michaud (Bony von Georgenburg), Mégane Nicolet (Vermie), Léa Bou Chacra (Syd Merzé) et Céline van Hoeymissen (Lys du Fouquet), toutes créditées de 77 pts. Prochain grand rendez-vous sur le paddock yverdonnois : les championnats vaudois et la fameuse Coupe des sections new look du 20 au 22 septembre. M. C.

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SEPTEMBRE 2013 · cantons · 65

VAUD

Marinette Charlet

Toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette édition du concours de Palézieux du 9 au 11 août une réussite, et ce fut le cas. Grâce aux cavaliers qui ont répondu présent (660 départs), à un public enthousiaste (la cantine était pleine pour la fondue du samedi soir), à une équipe d’organisation aux petits soins (et reconnaissable à des T-shirts roses ou bleus), le tout dans une ambiance conviviale. A Palézieux, il y a bien sûr des épreuves traditionnelles, allant de la B80 au R/N125. Toutefois, et l’endroit s’y prête bien, on trouve aussi des épreuves plus originales, à l’instar d’un derby, d’une épreuve Jump Green, où les cavaliers quittaient le paddock de concours pour aller sauter quelques troncs à l’extérieur, mais encore une Américaine et une coupe des éleveurs pour deux chevaux provenant d’un même élevage. De quoi garantir une très bonne ambiance et des souvenirs estampillés Palézieux. La journée du vendredi, débutée par des poneys (voir en p. 77), se poursuivait par le Jump Green, qui voyait plus d’une dizaine de couples boucler le parcours sans pénalité. En plus d’habituer les cavaliers à sauter de petits obstacles fixes, ce type d’épreuve apprend aussi à galoper en avant. La journée se concluait par deux R/N120125. Benoît Johner s’imposait dans la 120 au Barème C avec Lit il Peccau CH, devant Benoît Alegria Simoes avec son fidèle Méli Mélo de la Fenette CH, que l’on a vu briller sous la selle de sa fille Julie ces derniers temps. La R/ N125 revenait à la cavalière de Donatyre Nathalie Vianin avec Wendy XXVIII, qui devançait Jonas Marty (KK Karavelle CH). Le samedi a vu un défilé d’épreuves (6) avec des R/N110 et 115, la première remportée par Benoît Johner a remporté la R/N120 Valentin Gavillet (Rafina), encore de Palézieux. Il est félicité par Valérie 2e, et la seconde, au barème C, Overney et par la présidente du concours Chrystel Maillefer, à dr. par Sylvia Lugeon (Granador du Marais CH). S’ensuivaient des R/N 100 et 105 qui ont vu les victoires de Martine Durussel Aeberhard sur Enno et de Léa Clément sur La Toya VII CH.

© Alexis Baud (2)

Palézieux :   un concours à nul autre pareil

Pascal Losey a remporté le derby avec Dakota JFK CH. Le bonheur est dans le pré!

La belle épreuve du derby a été remportée par Pascal Losey avec Dakota JFK CH. C’est lui qui se rapprochait le plus du temps idéal. Il devançait Philippe Marchon (Tea Time de Cara) et Aurélie Badan (Hill’s Lilove CH). La longue journée du samedi s’est terminée avec la très attendue Coupe des éleveurs et c’est le tandem Céline et Elodie Scheuner avec Dalikano Charbonières CH et Galanka D.Charbonières CH qui ont été les meilleures. Le dimanche, on assistait à deux doublés : Amandine Conus (Maverick III) dans les B80 et B/R90 et Sébastien Gallus (Ratzia du Fruitier) dans les B100 au style. Une interlude à la mi-journée était au programme avec un libre à l’américaine remporté par Mégane Jacot (Colorada CH) et Zoé Ioset (Kapudan). Cette édition fut belle, et ce n’est pas Chrystel Maillefer, la présidente du concours, qui dirait le contraire : « Nous sommes particulièrement contents cette année. L’orage qui s’est abattu sur le terrain le jeudi soir a joué le rôle d’arrosage automatique ! Et nous avons pu nous rendre compte que le terrain était vraiment d’une excellente qualité, car tout a été rapidement absorbé. » On attend déjà avec impatience le concours 2014. Le programme restera quasi identique : « Mais nous allons organiser des R/N130-135, car le terrain le permet et un bon nombre de cavaliers s’étaient inscrits dans les 120-125. » O. K.

Les 3 et 4 août, Isabelle, Philippe, Guillaume et Hélène Delhaye ont accueilli enfants, poneys, adultes et chevaux sur leurs belles installations des Ecuries de La Tour de Crassier, dans plusieurs épreuves en deux phases avec temps différé, «très rares ici », comme le relevait Michel Pollien, constructeur de parcours techniques aux côtés de Julien Pradervand. La compétition débuta par une B60-80 sans chrono disputée par une cinquantaine de candidats, dont 14 réussissaient le sansfaute. «Quel stress, mais aussi quelles belles émotions !», avouait Nicholas Hochstadter, qui n’a pas manqué 1 cm du parcours de sa fille Léa qui avait sellé Mirah Classic pour son premier concours. « Nous ne voulons pas brûler les étapes. Jennifer, sa petite sœur, monte aussi et je rêve de nous inscrire tous les trois dans les épreuves de familles mises

© Geneviève de Sépibus

Edouard Schmitz à Crassier : à cheval comme à poney !

sur pied à l’étranger», se réjouissait le cavalier de Vich qui monte sous les couleurs du Liechtenstein. Lya Barbeau, très en forme cet été, a remporté une B70-90 avec Calinka IV, devant Yaëlle Bertschy (Rose Meranière). Le dimanche

matin, Hanna Hessman (Flanelle du Roset CH) ne laissa aucune chance à ses suivants Edouard Schmitz (photo) (Havane VI) et Florence Gilbert (My Best Friend) dans une R/N110. Edouard démontra ensuite qu’il passait avec facilité du poney au cheval en remportant la R/N115, devant Christophe Forest (Quetzalcoatl CH) et Audrey Ledermann (Nunatak). Léa Decroës (Ballygalda Phoenix) signa le meilleur temps d’une R/N110, juste devant Jessica Despont (Zolady), qui effectue elle aussi une conversion poney-cheval avec succès, et Benoît Johner (Lit-Il Peccau CH). Simon Broillet (Opaline des Brumes CH) prit ensuite dans la R/N115 en deux phases le meilleur sur Benoît Johner (Lit-Il Peccau CH) et Céline Fromentin (Tapana), tout heureuse d’avoir effectué deux parcours sans faute le jour de son anniversaire. De quoi faire la fête ! M. C.


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SEPTEMBRE 2013 · cantons · 67

valais

isabelle papilloud

CSO de Verbier : Domination de Delphine de Boccard et Félix Graf La 15e édition du Jumping de Verbier a non seulement réuni quelquesuns des meilleurs cavaliers du monde lors du CSI*** (voir p. 26 à 28), mais aussi de nombreux Suisses le week-end précédent, du 16 au 18 août, pour un concours national dans lequel plusieurs épreuves ont dû devant être dédoublées. Au total, quelque 700 départs ont été donnés. Après 15 ans, l’effet Verbier est toujours le même. Les concurrents et le public apprécient ce concours comparable à nul autre et ils s’y rendent en nombre. Verbier est une véritable tradition que certains ne manqueraient sous aucun prétexte : bonne ambiance, épreuves variées, panorama à couper le souffle. Tous les ingrédients sont réunis pour attirer petits et grands, à cheval ou sur les gradins. Et lorsque le soleil brille comme durant ces trois journées, c’est évidemment encore plus agréable. Seul bémol: quelques cavaliers pas au niveau des épreuves qu’ils ont montées.

Delphine de Boccard est une habituée du CSO de Verbier et elle n’est pas prête d’oublier cette édition 2013. Et pour cause : elle a remporté les trois épreuves auxquelles elle a participé, deux R110 et une R115, avec Sirène des Haies CH. La cavalière fribourgeoise et cette fille de Sir Libero (10 ans) forment un vrai couple et leur complicité est flagrante. Il faut dire que Delphine de Boccard monte Sirène depuis 2008, la jument suisse était alors âgée de cinq ans. « Ça fait vraiment plaisir de vivre un week-end comme cela », dira humblement Delphine de Boccard, aux anges. On le serait pour moins.

Huit victoires !

Un cavalier est parvenu à faire encore mieux que Delphine de Boccard durant ce premier week-end: Félix Graf a gagné… huit épreuves ! L’expérimenté Soleurois porte ainsi à 30 son nombre de victoires cette saison. Des performances qui donnent le tournis ! Sur la piste valaisanne, le Soleurois a fait preuve d’une très grande maîtrise et a ainsi enlevé trois R/N125 avec Prune Courcelle, deux R/N125 et une R/ N130 avec Castle Queeny, une R110 avec Carla Columna et C’est la Vie VI et était aussi deux fois 2e. Félix Graf et Delphine de Boccard ne laissaient que peu de place aux autres concurrents pour décrocher un flot blanc, mais Tanya Laroze a su tirer son épingle du jeu et s’est imposée en R115 sur Ptiloup d’Auvers. Le samedi soir, les Six Barres ont fait vibrer le public. Les tribunes étaient pleines et les spectateurs ont donné de la voix pour encourager les cavaliers sur la diagonale de quatre obstacles. La victoire est revenue à Sophie-Marie Thiébaud qui fut la seule à franchir 175cm sur Roxy Pop Silver.

© Geneviève de Sépibus

Triplé pour Delphine de Boccard

A Verbier,la Fribourgeoise Delphine de Boccard a décroché trois victoires en R110 et 115 avec Sirène des Haies CH.

Victoria et Léa en forme

Des épreuves réservées aux poneys étaient également au programme. Déjà gagnante à Villars, Vic​toria Rouvière s’est imposée à deux reprises, en P115 et P120 sur Tenor du Coteau. Le vendredi, la victoire du P110 revenait à Léa Gritti et Fenil encore 2es d’une autre épreuve. Les non-licenciés ont eux aussi pu fouler la piste du concours valaisan. Brunella Terrapon s’est imposée avec Royalty d’Auville en B105, et était aussi 2e. Dans les épreuves jugées au style, Charlotte Gellerstad (Pinup Davier) et Oriane du Plessix (Noé du Chanet) ont emmené des tours d’honneur. Succès aussi de Myriam Viazemsky (Jeunhome de Chignan CH) en B105. Deux cavalières genevoises, Caroline Froidevaux et Roxane Kupferschmid, ont lourdement chuté. Tous nos voeux de rétablissement. M. S.

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68 · Le cavalier romand · cantons

FRIBOURG

Chrystel Maillefer & Jessica Genoud

© www.photobujard.ch

Corminbœuf : Quelle belle affiche !

La finale des championnats fribourgeois juniors et jeunes cavaliers a sacré Jennifer Uldry, Johanne Hermann (à g.) et Anaïs Nicolet.

Comme à son habitude, le soleil a brillé et réchauffé les nombreux spectateurs présents du 14 au 18 août à Corminbœuf. Le concours commençait le mercredi avec des épreuves poneys (lire en p. 78). Le jeudi était réservé aux R/N 100 à 115. Man in Black offrait la 1ère place à sa souriante cavalière Cindy Jaquet en R/N 100. Leurs poursuivants n’étaient autres que Gustave Angeloz et Malforin Paladin CH qui remportaient la seconde épreuve. Sous une température grimpante, Nathalie Bilat plaçait Rumba Merzé en tête de l’épreuve R/N110, Léa Clément La Toya en tête de la R/N115. Le vendredi matin, une soixantaine de cavaliers en herbe se disputaient des B70/B80 et B80/B90 remportées par Annika Resin (Shade)

et Lucie Constantin (Reality Power CH). Epreuve phare de la journée, la finale des championnats fribourgeois juniors et jeunes cavaliers en deux manches. Quatre paires s’offraient un double sans-faute, départagées au barrage. Jennifer Uldry et Campari IV étaient sacrés devant Johanne Hermann et son fidèle Anathol. La 3e place allait à Anaïs Nicolet et Slym des Ruettes. Un Six Barres clôturait la journée en beauté. Quatre paires se partageaient la victoire après quatre tours : Jean-Maurice Brahier et Caipirina, Elena Divis et Frieda II, Séverin Hillereau et Zidane X ainsi qu’Estelle Pascal et Kemir de Boisy. Au style, Camille Brulhard (Whoppy) remportait la première, Laura Berger (Jolie Mome du Theil) la seconde. Le concours prenait fin avec les deux dernières épreuves du Tour romand 2013. Au terme d’un magnifique sans-faute, Aurélie Millioud plaçait P’ti Corland à la 1ère place devant Véronique Page (Ouragan de Vains) et Philippe Emery (Kec Zurich) que le chronomètre ne pouvait départager : 62’’94 précises pour les deux paires! Le second tour était marqué par une jolie surprise. En effet, Gillie Alegria Simoes et Régate de la Cense s’offraient leur première victoire de leur carrière : « Nous étions deux sans-faute au terme du premier tour. Je savais que ça allait être difficile. Après mon deuxième tour sans faute, j’étais certaine de prendre la 2e place. » Mais c’était sans compter une erreur de Jordan Schoch, dernier à partir. « J’ai crié tellement fort « J’y crois pas » que « JoJo » l’a entendu durant son parcours : pas très classe ! », riait-elle. Avec cette victoire, Gillie offrait deux magnifiques cadeaux (1 an de mariage jour pour jour) à son mari et entraîneur Benoît puisqu’elle décrochait également son ticket pour les championnats de Suisse R qui se dérouleront à Bâle en septembre. Champagne ! Je. G.

rencontres équestres : conférence et stage avec pierre durand

Le Cavalier Romand : Quelle est la question que vous aimez que l’on vous pose ? Pierre Durand : J’aime quand on me demande de parler de Jappeloup et de mon travail avec lui.

Que pensez-vous des cavaliers suisses ? Que du bien ! Et déjà bien avant Steve… Il y avait les Fuchs, Notz, Melliger, Gabathuler et bien sûr Philippe Guerdat. Une grande culture équestre de saut existe depuis bien des années en Suisse…

© Geneviève de Sépibus

Les 20 et 21 juillet dernier, vingt cavaliers privilégiés ont pu participer à un stage de saut animé par Pierre Durand, organisé au centre équestre de Marsens par l’association Rencontres équestres. Un soleil de plomb a accompagné les cavaliers et le maître de cérémonie pendant les deux jours. Passionné et passionnant, Pierre Durand a aussi donné une conférence-échange le samedi soir à Vuadens. La salle était juste assez grande pour accueillir la centaine de personnes venue écouter ou questionner l’ancien champion olympique. Des éclaircissements ont été apportés sur le film «Jappeloup», d’autres anecdotes ont été ajoutées. Bref, de la culture équestre, de la bonne humeur, de la convivialité et beaucoup d’amour du cheval. La conférence s’est terminée avec la possibilité de faire dédicacer le livre « Jappeloup et Milton, deux chevaux de légende » écrit par notre rédacteur en chef Alban Poudret ou autres ouvrages sur Jappeloup. Pierre Durand a par ailleurs parfaitement joué le jeu des questions bizarres que nous lui avons proposé !

Le champion olympique de Séoul Pierre Durand a donné une conférence et un stage à Marsens organisé par Rencontres Equestres.

Avez-vous eu un autre cheval coup de cœur ? Oui ! Il y a eu Gentleman, Laudanum (ndlr : pursang avec lequel il gagna ses premiers Grands Prix) ou encore Narcotique (gagnante du GP de Suisse en 1989 à St-Gall).

Et les chevaux suisses ? Quels chevaux suisses ? (ndlr : amis éleveurs, il y a encore du travail ou de la publicité à faire !) Et le jeu des questions auxquelles il devait répondre que d’un mot et sans réfléchir a été assez amusant : Moléson ? Pardon ? Meringue ? Gourmandise ! Gruyère ? Trou ! Zut, il reste Français, mais il fallait bien lui apprendre que le Gruyère ça n’a pas de trous ! Merci, champion ! Ch. M. L’Association Rencontres équestres a plusieurs activités prévues prochainement, notamment un stage de dressage, en octobre, avec Nathalie Staehlin. Puis un stage sur l’ostéopathie animé par Christian Struchen et Sarah Miccichè Walzininger ou encore une journée avec Jean-Louis Sauvat, dessinateur et sculpteur équestre de renom. Toutes les informations détaillées sur www.rencontres-equestres.ch.


SEPTEMBRE 2013 · cantons · 69

neuchâtel claire bertholet

Lignières : entre soleil et grêle

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second devant Annina Krähenbühl (WattL’édition 2013 du concours de Lignières, man), avant qu’un orage de grêle s’abatte sur mi-juillet, débutait le mercredi sous le soleil. la région, transformant le site en pataugeoire ! Les premiers cavaliers en lice étaient les naLa journée de samedi débutait avec les séries tionaux. Reto Ruflin s’adjugeait la première de R120 remportées par Ken Balsiger (Nevis épreuve (N120) aux rênes d’Akita IX, devant du Maupas) devant Olivier Boulanger (Idoles Jean-Maurice Brahier, 2e sur Poker Face CH. des Baumes CH) et par Nelly Gauderon (Poker Rodrigo Sampaio Peixoto était le plus rapide de la Roque), suivie de très près par Olivier Bude la N125 en deux phases avec Otteronga; il jard (Daytona). En R125 en deux phases, Lynn précédait Vladya Reverdin, 2e sur Vitesse. Pillonel (Kabotine du Haul) était la plus rapide L’après-midi, chez les régionaux (R105), vicde la première série devant Tanja Scheiwiller toire de Pauline Diacon (Pasquale CH), ensuite (Antek), Nelly Gauderon s’adjugeant la deu2e de l’épreuve en deux phases derrière Rexième avec Poker de la Roque, devant Mathilde becca Favre-Bulle (Hold Up II CH). Emery (Lykkehojs Cardinal). Julie Guerdat et Le jeudi matin, les nationaux occupaient à Koffe de Barolle ne faisaient pas de détail et nouveau le terrain dans des N130 et N135. remportaient les deux B70-85 ouvertes aux Dans la première épreuve, les jeux étaient jeunes. serrés entre les meilleurs de la veille : JeanLe dimanche, place était faite aux épreuves Maurice Brahier et Calgary X s’imposaient du Tour Romand 2013. En R130, Monica pour quelques centièmes de seconde devant Schläpfer et Subreta s’imposaient devant Urs Reto Ruflin et Winning Mood. Dans l’épreuve Hofer et Opale des Ruettes. Jordan Schoch et en deux phases, Niall Talbot et Wido s’ofPerle de Vains étaient ensuite les meilleurs de fraient la première place devant Flavien Aula R135 avec tour des vainqueurs, devant Urs berson et Vic. Hofer, à nouveau 2e avec Opale des Ruettes. En R110 et R115, on assista au doublé de Sébastien Lair et Meiko de la Taille CH. Puis En N140, le podium était l’apanage des la journée se terminait avec un knock-out, jeunes. Ken Balsiger y conduisait Uccello V à épreuve de parcours parallèles qui attirait le Les week-ends se suivent et se ressemblent pour Ken la victoire devant son frère Bryan, en selle sur Balsiger et Uccello V qui ont remporté la N140 de public et disputée par seize paires. Sébastien Lignières après s’être déjà imposés dans une 135 Petit Loup IV CH, et Flavien Auberson, 3e avec Buchwalder et Vagetta s’y montraient les plus au Cudret et avant de gagner la N140 au manège Vic. Les aînés prenaient leur revanche lors de Gerber. rapides, prenant en finale le meilleur sur Tifla dernière épreuve, une N145 avec tour des fany Bühler et Shannon B CH. vainqueurs. Parties dans le premier tiers de La journée de vendredi débutait par les Youngster 6-7 ans. Julien Hip- l’épreuve, Vanessa Mathieu et For my Life prenaient la tête et n’allaient penmeyer menait d’abord Oriane des Baumes CH à la victoire devant plus la quitter pour s’imposer devant Marina Balmelli (Pearl d’ArAudrey Geiser et Tosca de la Ferme, tandis que Reto Ruflin remportait gouges) et Rudi Wallerbosch. A noter les belles prestations des frères l’épreuve avec tour des vainqueurs aux rênes de Cassandra XXI. Balsiger, tous deux sans faute au premier tour et au final 8e et 10e de Dans les B100 au style, Marion Hilpert (Jalisca G) conduisait le premier cette grosse épreuve. C. B. tour d’honneur devant Elisa Aeschlimann (Loana de Rothel CH), et le

© Sylvain Gondolfo

La Société neuchâteloise d’attelage avait inscrit le championnat romand à son programme de concours du 27 juillet à Boudevilliers. Une quarantaine d’attelages se présentaient devant le jury pour des épreuves courtes, sans marathon, dans une ambiance, et une météo, au beau fixe. En catégorie M/S à un cheval (photo, avec leur groom), les meilleurs se positionnaient en tête,

Eric Renaud et Volante s’adjugeant le titre devant Michaël Barbey, en argent avec William VI, et Mario Gondolfo, en bronze avec Zelle W. En catégorie L, Mathieu Allimann et Lulu du Peruet CH arboraient l’écharpe des vainqueurs, suivis de Philippe Kuenlin et Aramis XV CH, 2es, et de Bernard Willemin et Hercule VI CH, 3es. En catégorie M/S à deux chevaux, Jérôme Voutaz se parait d’or, Cyril Maret d’argent et A. Kay Richiger de bronze. En catégorie poneys, Marjorie Magnin s’adjugeait l’épreuve, mais par manque de participants, le titre romand n’était pas décerné. La journée de dimanche était réservée aux membres de la société. Cinq attelages se retrouvaient pour une balade à travers le Val-de-Ruz. Les participants avaient aussi la possibilité de s’exercer à la maniabilité. D’autres sociétaires et amis se sont joints au groupe et ils étaient une cinquantaine à

© Sylvain Gondolfo

Attelage à Boudevilliers : l’or romand pour Eric Renaud et Jérôme Voutaz

Le podium romand de la catégorie M/S à 2 chevaux avec Jérôme Voutaz en or, Cyril Maret en argent (à g.) et Kay Richiger en bronze.

partager des grillades. En milieu d’après-midi, dernier coup de collier : rangements et remise en ordre du terrain se déroulaient dans la bonne humeur. C. B.


70 · Le cavalier romand · cantons

neuchâtel claire bertholet

Fenin : soleil et diversité !

Beau week-end à Fenin pour l’écuyer irlandais de Daniel Etter Declan Mc Parland qui s’est imposé en R/N130 et 135.

Les quarante meilleures paires des épreuves R100 et R105 se mesuraient sur une finale R110. Gaëlle Jordan et Nuit de Merzé y étaient les plus rapides devant Vincent Girardin, 2e sur Bimbalia CH, et Lynn Pillonel, 3e sur Ushem du Pilon CH. La finale des R110 et R 115, disputée sur une R120, revenait à Emilie Quiquerez et Urbe di San Patrignano devant Monique Hofer, 2e sur Delia B CH, et Lorraine Vallat, 3e sur Oscar de Montaigu. La finale des épreuves R/N120 et R/N125, une R/N130, voyait la victoire de Declan Mc Parland (Cargana) devant Sébastien Lair (Eddy VI) et Nathalie Vianin (Corona XII). Les finales des R/N135 réunissaient les meilleurs des R/N125 et R/ N130. Là, nouvelle victoire pour Declan Mc Parland, cette fois sur Et is Wie es Is KJ. Rang 2 et 3 pour Viviane Auberson (Codex CH) et Bryan Balsiger (Caroline’S Allure Z) qui remportait aussi la finale des chevaux

de 5 ans (PFJ 5 115) sur Denver M, seul sans faute du tour des vainqueurs. Rang 2 et 3 pour Stéphane Finger (Djami CH) et Karine Gerber (Ureka de la Roque). Deuxième grand suspens de ce concours : le Master. Avec un absent, Flavien Auberson, le vainqueur de l’an dernier, qui devait renoncer à contrecoeur suite à une chute le jeudi. Ils étaient donc neuf à viser la cagnotte qui augmentait chaque fois qu’un cavalier réussissait un sans-faute. Ils étaient encore trois à s’élancer au quatrième barrage, Charly Foussard, Anthony Bourquard et Declan Mc Parland. Terminant sans pénalité, c’est le premier qui touchait le pactole.

Merci Miguel !

Dans la Coupe Sonya Gil ouverte aux jeunes, en catégorie B90 en deux manches avec barrage, Gaëlle Delorenzi (Haven II) ne réalisait pas tout à fait qu’elle avait gagné, mais elle précédait bien Célia Morales (Coming Soon) et Sarah Morgenthaler (Culver City), qui complétaient le podium. Un petit intermède permettait aux parachutistes d’atterrir sur le site avec la gagnante des pronostics des Six Barres en tandem avec Gérard Pellaton, un parachutiste chevronné. Chez les juniors, Romain Cléto (Wenver van de Cumul - photo) était un vainqueur à la joie communicative ; il précédait Bryan Balsiger (Quelle Belle Z) et Coralie Abbé (Renette du Bosq). Chez les jeunes cavaliers, Ken Balsiger (Ballandor) était le seul à terminer les deux manches sans pénalité. Un petit dépassement de temps plaçait Olivia Payot (Safin B) au 2e rang, devant Florian Krähenbühl (Guerlain du Soufflet CH), très rapide mais avec une faute au parcours initial. Pour cette dixième édition de la Coupe Sonya Gil, Miguel Gil voulait faire plaisir à ceux et celles qui ont passé l’âge d’y participer. Il avait donc invité les « anciens jeunes » pour une R/N120. Et ils étaient plus de cinquante, répartis en quatre catégories, à s’y retrouver. Lynn Pillonel et Pluma Normande coiffaient au poteau Sébastien Lair (Eddy VI) et Charlotte Petit-Jean (U’Passa. P), tous trois étant sans pénalité. Malgré la pluie qui venait arroser ces derniers moments du concours de Fenin, la remise des prix fut chaleureuse, avec quatre gagnants qui se voyaient offrir un voyage à Paris et chaque participant une enveloppe. Un tout grand merci à Miguel Gil. Et malgré les années qui passent, nous avons toujours une pensée émue pour son épouse Sonya. C. B.

On saute « green » à Engollon Le concours de saut d’Engollon, qui se déroulait les 13 et 14 juillet, s’est ouvert avec une B80 remportée par Lindsay Buchs sur Plume V. Elle devançait Julie Maridor (Nemone), 2e et Mélissa Matthey (Tavell Cœur H), 3e. En B90, victoire de Valérie Hofer, qui avait plus de six secondes d’avance avec Pasquale CH sur la 2e, Laura Robert (Alizée du Courtils CH) et plus de 10 secondes sur la 3e, Julie Guerdat (Koffe de Baroille). Sébastien Buchwalder et Vagetta S prenaient à deux reprises la 2e place dans les R/N

120. Ils s’inclinaient devant Vincent Girardin (Fakir VIII CH) dans la première 120 et devant Julien Hippenmeyer (Oriane des Baumes) dans la seconde. C’est par une sympathique épreuve par équipe que la journée du samedi se clôturait et la société de cavalerie du Vallon de SaintImier s’est imposée grâce à Valérie Hofer, Florian Krähenbühl et Valérie Baumann. Nathalie Delacuisine décrochait le premier flot blanc du dimanche, dans la R100. Elle était associée à Top Gear B. La R105 revenait

à une cavalière de Souboz, Cynthia Carnal, en selle sur Manouk des Sources CH. Déjà 3e de la R100, on retrouvait Isabelle Knutti au 2e rang de la R105 avec Gwendolina von Bueren CH. Mélanie Billod (Battini) remportait la R/N110, alors que la R/N115 était l’affaire de Yann Gerber (Sole Mio KM CH). Le weekend s’est terminé par l’épreuve Jump Green, où les 9 sans-faute repartirent avec un verre gravé et tous les concurrents arrivant au terme du parcours avec un flot. O. K.

© www.photobujard.com

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Les premiers à se mesurer fin juillet sur le paddock de Fenin étaient les jeunes chevaux de 4, 5 et 6 ans. Puis des épreuves de toutes catégories se sont succédé sous le soleil pour se terminer en fin de semaine par les finales de chacune d’entre elles. Le premier moment fort était l’épreuve des Six Barres à dix-huit partants, dont le plus jeune concurrent, Romain Cléto, qui, du haut de ses 13 ans, y allait confiant. Après le troisième passage, ils étaient encore six en lice pour tenter de franchir la dernière barre à 170 cm. Là, une seule paire passait la ligne sans rien toucher, Mélody Jaggi et Ella de Lauriers CH. A la remise des prix, la cavalière tirait un bulletin au sort parmi ceux des personnes qui avaient pronostiqué sa victoire. C’est ainsi que Danielle Berberat se voyait offrir un saut initiatique en parachute.


SEPTEMBRE 2013 · cantons · 71

neuchâtel claire bertholet

Il peut aussi faire chaud à La Chaux-de-Fonds ! Cavaliers et spectateurs ont pu s’en rendre compte, et l’apprécier (!), fin juillet, début août à l’occasion de la semaine de concours au manège Gerber. Les premiers flots blancs allaient, en R/N100, à Muriel Jeanneret (Gaetano des Baumes CH), Elodie Hermann (Nouvel Envoi), Lena Vuillamy, deux fois gagnante avec XS et Nell II, également 2es d’une autre épreuve, et Géraldine Meyrat (Voltigeuse des Lavoi), à Karine Gerber et Ureka de la Roque (R/N115), à Reto Ruflin (Akita IX), vainqueur en R/ N120 devant Iris Gautschi, 2e sur Cartaja et 3e sur Augusta, et à Michael Wielunski Espen (Cayenne IX), qui prenait le meilleur sur Lynn Pillonel, 2e sur Kabotine du Haul et 3e sur Pluma Normande, en R/N120 également. Karine Gerber remportait encore une R/N130 avec Milli Vanili, tandis qu’Anthony Bourquard se montrait le plus rapide de la R/N135 en deux phases avec Rebella. Franck Goubard débutait la journée du 1er août par une victoire en R/N130 avec Renato du Riojono. Céline Stauffer remportait elle la R/N135 en 2 phases avec Achanthus B. Victoire aussi pour Sandrine Affolter (Doktor Know) en R/N100, avant la fête du 1er août, avec repas et feux. Seul couac : le président du concours, Willy Gerber, blessé par un retour de flamme. Le vendredi, Kerstin Wälti remportait une R/N115 avec Petrus des Planes, Guillaume Hennequin (Gayano du Pichoux) s’offrait un doublé en R/N120 et R/N125, talonné d’abord par Olivier Boulanger (Carat de L’Ile CH) puis par Mélody Jaggi (Ella des Lauriers CH). Franck Goubard s’adjugeait la première épreuve Summer Classic Youngster avec Granulita de l’Aubry, devant Joanna Geiser, 2e sur Badance, et Sandrine Berger, 3e sur Centina II. Dans le tour en deux phases, Reto Ruflin menait le tour d’honneur avec Cassandra XXI, devant Romain Sottas, 2e sur Ninastra, Jan Chrzanowski, 3e sur Salvaro d’Amigny et aussi 6e sur Arena Z, et Joanna Geiser, cette fois 4e sur Badance. Dans les B100 jugées au style, victoire de Laurane Schaller (Shannon de la Verne CH) et de Vanessa Vitale (Genesis III CH). Les frères Balsiger cartonnaient ensuite dans la N140, Ken (Uccello V) s’imposant devant son jeune frère Bryan, 2e sur Nohjy et 3e sur Petit Loup IV CH. Dans la N145 avec tour des vainqueurs, ils étaient huit à réussir le double sans-faute, Reto Ruflin se montrant le plus rapide avec Carnando Z pour s’imposer devant Vanessa Matthieu, 2e sur For my Life, et Marina Balmelli, 3e sur Medea du Noyer Prats et encore 7e sur Pearl d’Argouges.

Finales neuchâteloises : Célia, romain et Lynn en or

Le dimanche, débutait le dernier point fort de ce concours, la finale du championnat neuchâtelois. Il fallut laisser passer l’orage avant de donner le départ aux cavalières de la B100. Six d’entre elles se mesuraient au barrage après deux manches sans faute. Célia Moralès s’imposait avec Coming Soon avec une jolie avance au chrono sur Julie Guerdat, 2e sur Koffe de Baroille, et Mélissa Matthieu, 3e avec Vigoureux Wisecq.

© Claire Bertholet (3)

Finales cantonales de saut : Trois champions chez les gerber 

Les lauréates des B100, Julie Guerdat, 2e, Célia Moralès, 1ère, et Mélissa Mathieu, 3e sont récompensées par de g. à dr. Michel Bertholet, Dominique Geiser, Jessica Herren, Pascal Burkhard, Willy Gerber et Eddy Maurer.

Le podium R/N120 avec Sébastien Lair, 2e, Lynn Pillonel, 1ère, et Karine Gerber, 3e.

Le podium R avec le jeune Romain Cléto en or, Carole Vauthier en argent, et Bernard Müller en bronze.

Avant la R115, Romain Cléto demandait au jury de lui « garder une place sur le podium » ! Après le deuxième tour, ils étaient neuf qualifiés pour le barrage, tout restait ouvert. Mais le plus rapide fut le plus jeune, soit Romain Cléto, 13 ans, qui avait sellé Wenver van de Cumul. De quoi sauter de joie pour le nouveau champion cantonal de saut R, déjà vainqueur de la Coupe Sonya Gil la semaine précédente ! La médaille d’argent revenait à Carole Vauthier (Skye Dive), le bronze au senior du groupe, Bernard Müller (Riquita S CH), bondissant lui aussi ! Chez les R/N, les prétendants au titre prenaient des risques. Et ils étaient trois à se retrouver au barrage. Auteurs d’un sans-faute avec un super chrono, Lynn Pillonel et Pluma Normande obtenaient leur 3e titre de la saison après la Coupe des Cavaliers Amateurs et la Coupe Sonya Gil anciens jeunes. Sébastien Lair assurait le sans-faute et l’argent avec Eddy VI, Karine Gerber récoltant le bronze avec Milli Vanilli, avec une faute. C. B.

En marge des épreuves poneys (lire en p. 76), le domaine du Maley accueillait dans ses belles installations (photo) les cavaliers R/N les 10 et 11 août. Et même s’il y avait moins de départs qu’attendu dans les épreuves R/N, le Club hippique du Maley et la famille Monard recevaient les participants avec efficacité et gentillesse. Le samedi, une vingtaine de participants prenaient le départ de l’épreuve R/N115 remportée par Jennifer Egger et sa jument française Pitchoune Croze. Déjà 3e de la R/N

© Oriane Kleiner

Deux journées de saut au Maley 115, la jeune Inès Bruttin s’adjugeait la R/N 120 aux rênes d’Obelisque Martinvast, le cheval de son père. Jolie 2e place pour Oriane Kleiner et Cheelena M. Sébastien Lair était 3e avec Zortino. Ils étaient nombreux le dimanche au départ des épreuves B/R. Victoire de Sébastien Buchwalder (Top Gear B) devant Irina Bratschi (Leilani CH) en B/R100 et de Loriane Pauli (Pikora) devant Nathalie Delacuisine (Coney Island B) en B/R105. C. B.


72 · Le cavalier romand · cantons

JURA-Jura bernois Roland keller

© www.photoprod.ch

Tamara Horisberger et sa fidèle Oxyle des Meurattes CH ont réalisé un beau programme en M22/60 et se hissaient à une jolie 4e place. Tamara était aussi la meilleure Romande de cette belle journée de dressage à Tavannes.

Début août, vainqueur de la première épreuve Promotion CH 4 ans sur Magic des Meuyrattes CH, Tamara Horisberger entamait en confiance l’épreuve reine du concours de dressage de Tavannes au manège d’Orange, un M22/60 qu’elle disputait avec Oxyle de Meuyrattes CH. « C’est une jument très sensible, perturbée par le moindre bruit (ndlr : même le clic des photographes !) », confiait la jeune étudiante en droit. Bien que la cavalière de Pontenet a dû se résoudre à concourir en catégorie M plutôt qu’en L en raison d’un grand nombre de points en dressage cette saison, elle a tout de même pu se hisser au 4e rang de cette épreuve derrière la gagnante Veronika Marthaler sur Contento III. Tout en étant la meilleure Romande et régionale de ce dimanche baigné de soleil. Une autre cavalière de la région s’est mise en évidence, Eva Lachat (GB don Giovanni), de Bellelay, 7e ex aequo de ce M22 avec la Vaudoise de Bournens Yvonne Piot (Happy Dream) après avoir remporté deux épreuves Promotion 5 ans. En L, deux Romandes n’ont rien pu faire pour déloger les concurrentes venues de Suisse alémanique. En L14/60, où Marianne Wicki, de Savagnier/NE, 2e sur Chenoc, laissait la victoire à la Bernoise Regula Schneider (Stefano), comme en L12/60, où Mélody Jaggi était 2e sur Frimeur du Record CH derrière l’Allemande Nadine Degen (Dendros). La jeune Lysiane Grüter, 2e en FB 04/60 et 4e en FB 06/60, était la meilleure régionale des épreuves de catégorie FB avec Love Story III. A noter le 3e rang de Patricia Balsiger (Darijos) en FB 06/60. R. Ke.

Du dressage à Glovelier Le concours de dressage du Club équestre des Vannez s’est déroulé fin juillet au manège de Roger Bourquard à Glovelier. Une manifestation qui a enregistré soixante-sept départs sous un soleil de plomb. Parmi les régionaux, à noter les victoires de Christelle Charmillot (photo ci-dessous), de Vicques, sur Banga du Bez en Promotion 4 ans, de la Jurassienne de Kappelen Harmony Rohn (Chamona CH) et de Madeleine Hofer (Farah XIV CH), de Bévilard, en Promotion 5 ans. En L11/40, la victoire est revenue à la Neuchâteloise Marianne Wicki, en selle sur Chenoc, en L13/40, épreuve reine de ces joutes, à la cavalière de Villeret Marion Prysi sur Napoléon XXI. Le FB03/40 a été gagné par Célia Baume (Améthyste des Aurore), encore 2e en FB05/40. Dans ce dernier, la Franc-Montagnarde n’a pour trois petits dixièmes de point (64,7/65) pas pu déloger la gagnante, la Bâloise Monika Schneider (Niskilho) : encore un peu d’expérience et ça passera ! R. Ke.

© Roland Keller

Dressage à Tavannes : forte participation alémanique

Philippe, Jacky, Jacky, Philippe : les Studer se sont imposés dans les deux épreuves au programme du vendredi du concours hippique officiel organisé par la Société de cavalerie des Franches-Montagnes à Saignelégier, du 16 au 18 août. En R/N 125, Philippe gagnait sur Lyouweel du PréMo, tandis que Jacky était 2e avec Galant. Après sa victoire en R 125 à Galgenen/ SZ le week-end précédent, Jacky Studer a confirmé les excellentes dispositions de Berlesque Cruise - et les siennes - en remportant la R/N 120 et en se classant encore 2e de l’épreuve-reine du dimanche, une R/N135, avec Petitcoeur Nouba CH, où il s’en est vraiment fallu de peu pour qu’il s’impose. Le Delémontain s’est fait devancer de quelques poussières de seconde au barrage par Gaëlle Fridez (photo).

© Roland Keller

Saut à saignelégier : Gaëlle Fridez et Debra du record en forme Après leurs doubles victoires lors des épreuves amateurs (130 cm) du Jumping de Crans-Montana le 1er août, la cavalière de Chevenez et sa jument Debra du Record CH se sont illustrées à Saignelégier en étant l’une des cinq finalistes (sur 51 partants) à passer le barrage sans faute. « C’est vrai, on est en super forme mon cheval et moi cette saison. On était très concentré sur ce parcours technique et où il a fallu aller vite et tourner court », expliquait la championne jurassienne de saut 2010. La R/N 130 a souri au célèbre constructeur Gérard Lachat qui a gagné avec Amadeus K au nez et à la barbe d’Anthony Bourquard, 2e avec Willora II CH et encore 3e avec Logos CH. Les épreuves régionales ont remporté un tel succès qu’il a fallu toutes les dédoubler. On notera

les victoires de Guillaume Remy (Quicklij BZ) et de Bertrand Maître (Calypso des Hauts Monts CH) en R115, de Nathalie Delacuisine (Saly du Parvis) et de Guillaume Remy encore (Quicklij BZ) en R110, de Julie Mertenat (Pilgreen) et de Jenni Steiner (Claire VDV Z) en R 105 et de Géraldine Meyrat (Voltigeuse des Lavoirs CH) et d’Audrey Michel (Dôle de Malnuit CH) en R 100. Dans les deux B 100 jugées au style, c’est Jade Gergen (Caprice) et Gaëlle Delorenzi (Haven II CH) qui repartirent avec le flot blanc. « Avec 850 départs, c’est notre record d’inscriptions et tout s’est déroulé sans incident », s’est félicitée Laetitia Jobin, qui termine cette saison son mandat de présidente du concours après cinq éditions. R. Ke.


SEPTEMBRE 2013 · élevage · 73

syndicat vaudois d’élevage Marinette charlet

Test en terrain à Bottens Attelage et fm en vedette

Jean-Michel Martin, un juge qui s’y connaît

Cette année, dans son rôle d’expert juge d’attelage pour les tests en terrain, Jean-Michel Martin essaie de se concentrer sur le cheval et non pas comme en sport sur la précision du programme, conscient que les chevaux n’ont que 3 ans. « Je juge le cheval tel qu’il se présente le jour du test ; s’il est mis à la faute par un meneur peu expérimenté, on compense par les qualités de ses allures de base et la qualité du travail. Il ne faut pas oublier qu’il est en fin de débourrage. On peut observer son comportement, sa décontraction, voir ce qu’il donne sur le carré de dressage. Ceux qui veulent commercialiser leurs chevaux doivent très bien les préparer. On voit des équidés qui ont du cœur au travail. Et on fait abstraction de la présence des taons, d’une voiture un peu trop lourde ou du terrain bosselé pour faire ressortir les qualités des sujets, car les notes du test vont leur coller aux basques… », souligne celui qui brilla en concours nationaux et internationaux avec deux de-

mi-sang de son élevage, Priska et Heiden, tous deux issus d’Humour Noir. Et dont les éleveurs apprécient les commentaires et les conseils, qui leur permettent de progresser.

Le gros lot du Marché-Concours !

Farah/Norway-Lucky Boy n’a peut-être pas gagné ce test de Bottens, mais elle en était un peu la vedette. Son propriétaire, Etienne Meylan, l’avait gagnée lors de la tombola du dimanche du Marché-Concours de Saignelégier en 2010, où le père d’Etienne, Jean-Daniel Meylan, et toute la famille étaient montés avec leurs deux demi-sang pour la présentation du canton de Vaud, hôte d’honneur. C’est sur le chemin du retour que le téléphone leur annonça la bonne nouvelle ! La pouliche avait rejoint en octobre sa nouvelle écurie, où elle fut sevrée en même temps que les deux poulains de son nouveau propriétaire qui la confia à Justin Nicod et à son complice André Dufour pour préparer le test.

© Marinette Charlet

Depuis plusieurs années, le Syndicat vaudois met sur pied un test en terrain d’attelage à Bottens, chez Justin Nicod, ancien président du Syndicat et féru d’attelage, qui met à disposition son expérience d’organisateur et une énorme infrastructure : carré de dressage, paddock, un poste pour la mise en limonière, un pour l’appréciation du modèle, un autre pour les allures, ainsi qu’une cantine pour se restaurer et échanger les impressions. L’équipe de Justin, secondée par quelques membres du comité du Syndicat, se charge de la mise en place des différents lieux. A chaque poste, une secrétaire et un juge agréé par la Fédération suisse du franchesmontagnes veillent au bon déroulement des différentes phases. Les résultats sont pris en considération pour la sélection des jeunes juments d’élevage et pour la classification des parents ainsi que pour la recherche d’autres données zootechniques.

Cayenne des Ecoulas/Havane-Queens a remporté le test en terrain de Bottens.

Le podium du jour

1. Cayenne des Ecoulas/Havane-Queens, Joseph Dématraz, naisseur et propriétaire. 2. Mascotte du Vernex/Havane-Hybris, Thierry Mabillard. 3 ex. : Briséis de la Tourbière/Lancelot-Chirac, Pascal Truong et Dentelle du Peupé/Noble-Cœur-Crépuscule, Jacob Zahnd.

© Marinette Charlet

Les « obligations » du Syndicat

Farah/Norway-Hakim, préparée par Justin Nicod et André Dufour, fait la fierté du père de son propriétaire, Jean-Daniel Meylan. Jean-Michel Martin, le juge, a profité de donner ses bons conseils.

Le Syndicat vaudois a des obligations vis-à-vis du canton qui lui alloue des subsides pour mettre en valeur l’élevage chevalin. Et en plus du test en terrain attelage de Bottens, il met sur pied deux tests en terrain équitation, un en juin, un autre le 5 octobre, dès 13h30, au Chalet-à-Gobet, en collaboration étroite avec la famille Johner, un concours de poulains demi-sang et FM, qui s’est déroulé au Chalet-à-Gobet le 30 août, un autre exclusivement réservé aux FM à Ballaigues, le 17 octobre dès 9h. M. C.

Le Comptoir suisse, qui se déroulera à Beaulieu, à Lausanne, du 13 au 22 septembre, ouvrira ses portes aux chevaux du Syndicat vaudois dans la halle 17. Sept boxes accueilleront des juments suitées. Un paddock sera le théâtre de diverses démonstrations d’attelage et de TREC. Daniel Perrin et Philippe Vauthey assureront une présence continue dans le secteur. Un stand d’accueil permettra aux amateurs de partager le verre de l’amitié. Le moment fort

sera la journée du cheval du lundi du Jeûne 16 septembre. Sur le coup de 11h, les fringants étalons du Haras national suisse ouvriront le spectacle, avant de céder la place aux chevaux exposés, puis aux nombreux attelages du cortège (photo) qui partira de Cery. Un grand apéritif sera offert au public. Les cantons du Jura, de Bâle-Ville et BâleCampagne seront les hôtes d’honneur. Une quinzaine de FM seront exposés à la halle 36. A ne manquer sous aucun prétexte !  M. C.

© Marinette Charlet

Rendez-vous au Comptoir suisse à Lausanne


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SEPTEMBRE 2013 · élevage · 75

© Marinette Charlet (2)

Juments sélectionnées à Avenches Des miss au caractère affirmé

Les dauphines : Carry Lady (à g.) et Syparis von Kaltenweid ont le sens de la pose !

Le samedi 20 juillet, plus de 80 jeunes juments de 3 ans et 22 de 4 ans déjà engagées en sport ont démontré leurs plus belles aptitudes au collège de juges présidé par Paul Schmalz et composé de Dieter von Muralt et Josy Oeuvray. Un public un peu moins nombreux que d’habitude s’était déplacé à Avenches pour voir la crème des juments de l’élevage suisse. La manifestation, plate-forme de commercialisation et surtout occasion de se rencontrer entre éleveurs, qui a pour but de sélectionner les meilleures futures mères du pays, prend chaque année de l’importance. Malgré les soucis financiers de la Fédération d’élevage du cheval de sport CH, les édiles ont maintenu ce rendez-vous incontournable des éleveurs qui lui manifestent un très grand intérêt. Cette année, les exigences étaient plus élevées au niveau de la sélection lors des tests en terrain. A Avenches, comme de coutume, les éleveurs avaient la possibilité d’avoir recours à de jeunes éleveurs vêtus de rouge et blanc entraînés à présenter les chevaux dans les meilleures conditions. Un plus que chacun devrait s’offrir. Comme de coutume, les éleveurs alémaniques vinrent en force et trus-

tèrent les places d’honneur. Trois juments romandes eurent l’honneur d’être dans le top dix, soit, chez les 3 ans, Kinoa C/Krambambuli von Schlösslihof-Chameur-Fabrizio du Moulin, née chez sa propriétaire Jocelyne Campiche, et Camba von Gurbrü/Chameur-Wandango-Aristocrate, qui appartient à Sacha Solari, et chez les 4 ans, Davina von Worrenberg/ Diamond Hit-Welt Hit II-Waikato, propriété de Madeleine Hofer et Nicolas Dumas et engagée en dressage.

et Voici la soeur utérine de Nasa

Mondiaux des jeunes chevaux de dressage à verden

Ci-dessous, une photo d’Ulska, soeur utérine de Nasa, la jument de Steve Guerdat gagnante de plusieurs Grands Prix, dont Genève (Credit Suisse GP 2011) et Zurich (GP Rolex 2012) et souvent engagée en Coupe des Nations cette saison encore (La Baule, St-Gall, Falsterbo), prise miaoût par notre excellent confrère normand Eric Fournier à St Lô. Cette bonne alezane de 5 ans, par Muriesco du Cotentin et Babischka (par Prince d’Elle), est née chez Philippe Feron. Son propriétaire est Alain de Royer Dupré.

Un cheval suisse, GB Cazzago C CH, s’est distingué mi-août à Verden, mais pas dans les épreuves pour jeunes chevaux, dans le Grand Prix du CDI***, où Melanie Hofmann a pris la 12e place avec 66,979%, assurant ainsi sa qualification pour les Européens de Herning. Et dans le GP Spécial, ces deux-là étaient 11es (65,958%). En revanche, les jeunes indigènes participant aux championnats du monde des 5, 6 et 7 ans n’ont pas pu se classer dans le Top 12. Chez les 6 ans, l’étalon Fürstentraum CH (par Feinsinn et par Davignon) et Gilles Ngovan n’ont pris que le 36e des 40 rangs, le cheval paraissant très chaud. Chez les 5 ans, Delioh von Buchmatt CH (par Danone et par Wolkenstein II) s’est aussi montré impressionné par ce grand concours et il n’a pu se qualifier que pour la petite finale, en prenant le 20e rang sur 39 chevaux en lice, puis le 17e rang de la petite finale. Melanie Hofmann attendait sans doute davantage. Christiane Schröder présentait le gris Dream on S (par Dream of Night et par Indian Ruler XX), 33e de la première épreuve et 22e de la petite finale. A. P.

© Eric Fournier - LDD

La championne 2013: Lissie/GB Scendix-Le Grand Lord-Il Capriccio, qui montre déjà un caractère bien affirmé.

A. P.

Les podiums

3 ans : 1. Lissie/GB Scendix-Le Grand Lord–Il Capriccio (saut), naisseur et propriétaire : Ulrich Rohrer, 24.21 pts. 2. Syparis von Kaltweid/Sirtaki-Rubinstein-Goodwill (dressage), naisseur : Astrid Dali, propriétaire : Alfred et Helena Binder, 23.90 pts. 3. Carry Lady-Carry-Calido-Carthago (saut), Paul Koch, 23.84 pts. 4 ans : 1. Winsierra/Fürst Piccolo-Weltmeyer-Derneburg (dressage), M. et M. Eser-Wehrli. 24.67 pts. 2ex. Cassyse N/ Casiro-Ulrich Z-Zeoliet (saut), Kaspar Niederhauser et Barbara Gerber, 24 pts, et Rose von Buchmatt/ Riccione-De Niro-Rubinstein I (dressage), Josef Lustenberger et E. Härdi et D. Steimen, 24 pts. M. C.


76 · Le cavalier romand · poneys

© Morgan Froment

© Helen Revington - FEI/LDD

Championnats d’Europe poneys de saut et de dressage à Arezzo   Pas de podium pour les Suisses

La Britannique Phoebe Peters (SL Lucci) a remporté l’or en dressage en gagnant le libre et l’imposé.

L’Irlandaise Susan Fitzpatrick a décroché l’or en saut avec Rock Dee Jay, l’ex-poney de Lisa Nooren.

Seul représentant suisse en saut à Arezzo, Edouard Schmitz ne s’est pas qualifié pour la finale individuelle, mais il a acquis l’expérience de premiers championnats d’Europe.

Nos cavaliers poneys de saut, de dressage et de concours complet n’ont pas décroché de médaille lors des championnats d’Europe à Arezzo. Le bronze obtenu l’an passé par l’équipe de saut reste une denrée rare ! La meilleure performance est à chercher du côté du dressage, puisque deux cavalières sont parvenues à se qualifier pour la compétition « freestyle ». Naomi Winnewisser se classait 11e avec Diamant NW (72.850%) et Anastasia Huet 13e avec Equestricons Day of Diva (71.450%). La victoire était britannique grâce à Phoebe Peters (SL Lucci), qui décrochait l’or dans la reprise imposée comme dans le libre. La victoire par équipe revenait aux Allemands, qui ont remporté la médaille d’or pour la 23e fois sur 27 éditions, devant les Hollandais et les Anglais. En saut, le seul représentant Suisse, Edouard Schmitz, ne s’est pas qualifié pour la finale individuelle, mais il en a tiré des enseignements : « C’était une première pour mon poney et moi. J’ai fait de bons parcours, mais également des erreurs. Cette expérience m’a enrichi et j’ai une base pour travailler afin de m’améliorer. Mon objectif l’an prochain, si je peux y retourner, sera de me qualifier pour la grande finale. » C’est l’Irlandaise Susan Fitzpatrick sur Rock Dee Jay, le poney qui avait offert la médaille d’argent à Lisa Nooren en 2012, qui s’est emparée de l’or, devant l’Anglaise Millie Allen (Song Girl) et la Hollandaise Jessica Toelstang (Nikolina). Les Britanniques ont l’habitude de rentrer chaque année avec la médaille d’or par équipe autour du cou. L’année 2013 inverse la tendance, puisque ce sont les Allemands qui sont montés sur la plus

haute marche du podium, grâce notamment au double sans-faute de Lars Volmer et de son fabuleux Carrick 13, appartenant au n°1 mondial Christian Ahlmann. Ils totalisaient 4 pts contre 8 pour les Anglais. La « Mannschaft » s’est imposée à six reprises lors de ces championnats. La première fois en 1989 et un certain Marcus Ehning était alors de l’équipe… Les Britanniques devaient donc se contenter de l’argent, les Irlandais du bronze avec 12 pts. Médaille en chocolat pour les Français qui écopaient de 16 pts. En concours complet, les Anglais (142.20) remportaient l’or par équipe devant la France (144.00) et l’Irlande (150.90). En individuel, victoire de Yasmin Ingham pour la Grande-Bretagne, avec 44 pts, devant deux Français, Marine Bollert (45,20) et Victor Levecque (45.70). Deux Suissesses étaient engagées : Isabella Riedi se faisait éliminer au saut alors que Carla Brunner abandonnait sur le cross.

Classements lors du CSIP

Dans le CSIP qui se déroulait en marge de ces championnats, les Suisses ont fait de jolis classements. On relèvera notamment la 3e place de Pauline Zoller dans le Grand Prix avec Arts Dielo, 11e auparavant dans une 120. Salomé Etter était 7e du GP avec Milford de Grangues, déjà 4e d’une 120, et Joël Kurmann 10e avec Madita. Joël Kurmann s’était déjà classé 4e d’une 110 avec World Lady. Un 2e et un 6e rang avec Figo de Whitwell pour Léa Gritti, qui prenait aussi un 8e rang dans une 110 avec Top Jezabel de l’Etape. Très belle 2e place pour Victoria Rouvière dans une 120 avec Rohirrim Palija. Oriane Kleiner

Catherine Millioud : «  Dans un but formateur…  » La parole à la cheffe d’équipe suisse poneys, Catherine Millioud : « Nous avions pris la décision d’envoyer un seul cavalier, Edouard Schmitz, car nous le trouvions prêt. Affronter cette échéance ne pouvait être qu’un très bon apprentissage. Nous avons procédé ainsi dans une optique de travail à long terme. Le fait que ce cavalier ait déjà pris part à ce championnat lui permet de se représenter le travail qu’il lui reste à faire pour espérer régater avec les meilleurs du circuit. Il aura aussi un stress en moins, celui du premier championnat.

D’ailleurs, il a très bien su gérer ce stress, ainsi que le fait d’avoir été le seul Suisse, sous l’œil de ses compatriotes. Nous n’avons envoyé qu’un cavalier dans le championnat, mais 8 pour participer au CSIP qui se déroulait en parallèle. Tout cela a été fait dans un but formateur : Edouard a pu se mesurer au très haut niveau, et les autres ont pu se rendre compte de ce qu’est un championnat d’Europe. Ils ont vu la hauteur, la technicité des parcours, la pression, sans pour autant prendre de risques pour eux, ni pour

leurs poneys en affrontant des parcours trop compliqués. Les cavaliers et leur entourage ont pu réaliser le chemin qui leur reste à parcourir pour concourir à ce niveau. Ils en ont la capacité, mais il était important qu’ils puissent visualiser cela. » Une démarche sensée et raisonnable de la part des dirigeants poneys suisse. Bravo et espérons que l’an prochain, une équipe aussi compétitive que celle de 2012, qui décrochait le bronze, puisse être au départ. O. K.


SEPTEMBRE 2013 · poneys · 77

Les organisateurs du concours hippique d’Yverdon ne pouvaient pas imaginer leur fête sans des épreuves pour poneys, car Max Studer, le président de l’organisation, n’oublie pas qu’il a fait ses premières armes avec eux. Ils ont mis au programme du samedi 27 juillet des tours pour tous, des plus P70 sans chrono aux plus chevronnés. Joya Schwyter s’offrit un doublé avec Top Miss Screbby (P80 et P90). Elle précédait Candice Thierrin (Poupée II) et Gregory Nicoli (O Tonnerre B) dans la P80 et Pauline Lauwers (Kascade du Sud) et Olivia Benn (Clochette) dans la P90 pour poneys C. Elise Bovigny faillit truster les deux premiers rangs de la P80 avec Irma de Griges et Clemenzo vom Gwick, mais le très combatif Gustave Angeloz sut s’intercaler au 2e rang avec Onzième de Blonde. Stéphanie Despont a vraiment la rage de vaincre : avec Jingle de Givry, elle ne laissa aucune chance à ses suivants Nora Sjöqvist (Garryndruig Bready) et Sarah Schluchter (Ballin Temple Joe Joe). Dans la P110 qualificative pour le Grand Tour ASCC Pony Trophy 2013, Gustave Angeloz fit sauter le chrono avec Novac de la Martinier. Il laissait Joya Schwyter (Top Tifanie) à plus de 2 secondes. Rang 3 pour Louise Benn (Roman de Luz). Thomas Nussbaumer effectua ensuite deux tours époustouflants avec Top Calina et Clogherboy Mirah dans la P110 en deux phases, alliant style et efficacité : un vrai spectacle qui lui valut les deux premiers rangs. Matias Larocca offrit également un parcours parfait, juste un peu plus lent. Quinze candidats se présentèrent au départ de la P120 avec un barrage au chrono qualificatif pour la Summer Classic 2013. Jessica Hirt (Orlando XV) remportait l’épreuve avec 4 points au barrage, devant Jessica Despont, dont la Miss Brighton touchait deux barres, et Inès Bruttin (Organdi de Fleyres). Marinette Charlet

© Geneviève de Sépibus (2)

Yverdon : Crassier : les poneys rois du paddock Joël Kurmann en route pour Genève

Joël Kurmann s’envole pour Palexpo avec sa complice Madita III en remportant une P120 et en se classant 3e de l’autre.

Si le Grand Prix N155 du dimanche 11 août était le point d’orgue du concours de Crassier, les poneys étaient à l’honneur en début de journée avec deux P120. Les meilleurs couples de Suisse s’y étaient donné rendez-vous, motivés sans doute par la wild-card pour le CHI de Genève promise à la meilleure paire. C’est Joël Kurmann sur Madita III qui gagnait son ticket pour Palexpo en s’imposant dans la seconde P120 après avoir pris la 3e place de la première, le prix de la famille Chamarre. La première P120 était remportée par Stella Trümpi avec Lydia d’Airolle, une habituée de la piste de Palexpo, qui devançait notre seul représentant suisse des derniers championnats d’Europe poney, Edouard Schmitz, avec son bon Roughan Sparrow. On trouvait Inès Bruttin avec Kaloua de Beva au 4e rang, qui prenait encore le 3e rang de l’autre épreuve avec son deuxième poney, Organdi de Fleyres. La cavalière de Fribourg a pour sa part déjà en poche une wild-card, remportée à Poliez-Pittet. Pauline Zoller, d’Ecublens, prenait une belle 2e place avec Arts Deilo dans le Prix Iduni, une P120 au tour des vainqueurs.

© Alexis Baud

Un festival pour Stéphanie Despont

A Yverdon-les-Bains, la Fribourgeoise Elise Bovigny était 1ère (Irma de Griges) et 3e (Clemenzo vom Gwick, ici en photo) de la P80.

Les poneys en ouverture à Palézieux

Deux P70 étaient programmées en ouverture du concours de Palézieux le vendredi 9 août. Les deux premières places de la catégorie D ont été trustées par Clémence Monney (Tunja’s Jady Twee) et Sandy Crausaz (Libelle IV) alors que Céline Genoud avec Medoc C.G s’imposait chez les ABC. Sabine Johner avec Lanslo du Creux s’imposait dans une épreuve et était encore 2e de l’autre. Un deuxième rang aussi pour Caroline Planche sur Sa Mouraï. O. K.

Les cavaliers poneys s’étaient déjà élancés sur la belle piste de la famille Delhaye le week-end précédent, les 3 et 4 août. L’épreuve reine, une P115, est revenue à Stéphanie Despont sur Quins, qui s’était déjà imposée dans la P105 qui précédait, devant Diane Berger (Aprill van de Hermitage) et Léa Gritti (Top Jezabel de l’Etape). Louise Benn était 2e de la P105 avec Roman de Luz, Victoria Rouvière 3e avec Tenor du Coteau. Une épreuve qualificative pour le challenge saut PSR se courait le samedi et on a assisté – déjà – à une victoire de Stéphanie Despont avec Jingle de Givry (photo) chez les D, devant Julia Fitschen (Okays), 2e et Inès-Joyce Yankov (Skahanagh Puffin), 3e. Dans la catégorie BC, le flot blanc a été remporté par Emma Roschnik avec Emeraude V CH. Elle devançait Rachel Brechbühl (Sanasaya) et Melvyn Nappez (Ove de la Lampe). O. K.


Corminbœuf : Finale du pony trophy 

Une quarantaine de jeunes se disputaient les trois titres qui étaient en jeu le samedi 10 août au Domaine du Maley à St-Blaise. Une demijournée leur était réservée, l’ambiance était chaleureuse et les jeunes faisaient preuve de sportivité. A noter que sur les six Neuchâtelois en lice, deux sont montés sur le podium. Chez les poneys B, les gagnantes étaient Emma Szabo et Jade des Garis, seules à terminer sans pénalité, la 2e place revenait à Melvyn Nappez sur Ove de la Lampe, Elsa-Sandra Montangero-Despont et Petit Domino prenaient la 3e place. Chez les poneys C, il restait quatre prétendants au titre après les deux manches. Très rapides, Yaëlle Bertchy et Rose Meranière réalisèrent un barrage sans faute décrochant ainsi la victoire. Parti en dernier, Romain Cléto (Pasiphae du Rubis) prit tous les risques, coupa au plus court, mais fit tomber une perche et se classait 2e. Pauline Lauwers et Kascade du Sud prenaient la 3e place.

La famille Brahier accueillait les cavaliers de saut du 14 au 18 août à Corminbœuf. Eva Frésard et Lolita XI ouvraient les festivités le mercredi en décrochant le flot blanc en P60. Grégory Nicoli et O Tonnerre B se voyaient également décorés en P70 alors que Lya Barbeau et Calinka IV remportaient la P80. Puis la cloche du challenge PSR sonnait. Beau spectacle offert par ces cavaliers sur un parcours technique et coloré. Six paires réalisaient un double sans-faute dans la catégorie B-C et la victoire revenait à Pauline Lauwers et Kascade du Sud ; Noémie Bria était 2e sur Dayana II et Candice Thierrin se classait 3e avec Poupée II. Dans la catégorie D, six paires étaient également sans faute. Lya Barbeau s’emparait de la victoire en selle sur Calinka IV, devançant Eva Bertoletti (Ninja Maoucha) et Coline Dénériaz (Orchid’s Siana). Le samedi 17 août, on accueillait, entre autres, la finale du Pony Trophy. Les meilleurs cavaliers se sont livrés une lutte acharnée toute l’année pour tenter de se qualifier. Les 30 meilleures paires s’affrontaient dans une ultime épreuve sous les applaudissements de leurs supporters. Sellé par Mégane Brulhart, Fillou remportait la première épreuve de la journée, une P60 AB. Elise Bovigny et Irma de Griges se taillaient la part belle devant Joya Schwyter (Top Miss Screeby) et Chiara Brunschwig (Micky Sonnenberg) en P70/80/90. Lysiane Grüter (Karactère de Fremain), Diane Berger (Aprill van de Hermitage) et Sarah Schluchter (Ballintemple Joe Joe) se partageaient le podium de la P100/110. Les choses sérieuses commençaient ensuite. Auteurs d’un magnifique double sans-faute, Camille Guignard et Jamac des Verdetes arrachaient la victoire de la finale du kiddy tour P70. Elodie Maillard et Beauty étaient 2es devant Ludivine Brunner et Jeronimo du Peruet CH. Léa Bou Chacra et Noble Machno B (photo) remportaient la finale du petit tour P80/90 avec quelques dixièmes d’avance sur Caroline Curty (Tarra), suivie de Gregory Nicoli et O Tonnerre B. C’est finalement Céline Zehnder et Top Armani NM qui signaient le seul double sans-faute dans la finale du grand tour P100/110. La jolie paire devançait Gustave Angeloz et Novac de la Martinier et Jessica Despont sur Miss Brighton. Magnifique journée en compagnie des graines de champion ! J. Ge.

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Coupe psr au maley : emma, yaëlle et stéphanie !

C’est tout sourire qu’Emma Szabo a fait le tour d’honneur en tête des poneys B avec sa Jade des Garis.

En catégorie D, Stéphanie Despont et Jingle de Givry étaient les seuls à réussir les deux manches sans pénalité s’assurant ainsi la victoire. Lors du barrage, Loreena Pateras et Prince Maximus obtenaient la 2e place et Inès-Joyce Yankov et Skahanagh Puffin la 3e. Tous les cavaliers classés étaient récompensés par de magnifiques prix et se réjouissaient de revenir au Maley. C. B.

Vacances d’automne Divers camps

Camp de brevet du 21 au 26 octobre Travail des chevaux Cours tous niveaux Pension

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78 · Le cavalier romand · poneys


SEPTEMBRE 2013 · témoignage · 79

les impressions d’une cavalière  de la Vallée de joux à l’écosse : stages à l’étranger ? Allez-y ! A l’heure actuelle, on doit choisir très jeune sa voie professionnelle. Après l’obtention de ma maturité gymnasiale, à presque 18 ans, je ne savais toujours pas quelle direction choisir. Je ne me trouvais aucun centre d’intérêt si ce n’est nos chers amis les chevaux. Se lancer en tant que cavalière professionnelle sans autre diplôme à l’appui me paraissait risqué. J’ai donc choisi de faire des études et ensuite, pourquoi pas, tenter une carrière dans les chevaux. On m’a suggéré à plusieurs reprises de faire un séjour à l’étranger, mais il en était d’abord hors de question : je ne voulais pas perdre de temps et souhaitais terminer au plus vite une formation pour entrer dans le milieu du travail.

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En route pour l’Allemagne

Ne trouvant toujours pas une filière qui m’intéressait à l’Université ou dans une Haute Ecole, j’ai cédé à l’appel de l’étranger. Et j’ai décidé d’allier l’utile (équestrement et linguistiquement parlant) à l’agréable en cherchant des places de stage dans des écuries en Allemagne et en Angleterre. Adrian Schmid, cavalier suisse expatrié en Allemagne, a eu la gentillesse de m’accueillir quatre mois, avec mes deux juments, dans ses infrastructures de Sauldorf-Boll, au nord du Lac de Constance. J’y ai découvert de très belles installations, un esprit très professionnel, studieux, la discipline allemande, mais aussi un jeune patron à l’écoute, rempli d’humour, de gentillesse et talentueux, ainsi qu’une bonne ambiance. Une occasion rêvée de sentir le métier, d’expérimenter le « Team Arbeit  » et la rigueur, dans le travail d’écurie et dans l’entraînement des chevaux : j’avoue que cela ne m’a pas fait de mal ! Kelly Dupertuis au travail lors de son De retour chez moi, à L’Abbaye/ stage en Allemagne. VD, en décembre 2012, j’ai entendu parler de la HES de Sierre qui propose une filière économie et gestion avec une section tourisme. J’ai décidé de m’y inscrire.

Un petit goût d’Albert Voorn et de… porridge !

Le 2 février dernier, je suis partie pour l’Ecosse, chez Sandra Low-Mitchell, à Balcormo Stud, dans le comté de Fife, à une heure d’Edimbourgh. J’ai pu vérifier que l’Ecosse était humide… D’où ses magnifiques paysages verdoyants ! Là, j’ai connu les journées longues et chargées (des aurores à 19-20h, parfois même au-delà) d’une structure d’élevage et de commerce de chevaux, le… porridge (une découverte surprenante du petit-déjeuner !), une super équipe, Basile, Ruth, Lynne, sans oublier Sandra, avec son humour très « british ». Une équipe soudée, décontractée, passionnée et motivée. Les concours, principalement situés dans un triangle Glasgow, Edimbourgh, Aberdeen, étaient également très « british ». Toute une organisation ou plutôt… pas d’organisation, comme ces inscriptions aux compétitions faites sur place, cette absence de listes de départ et le fait que le nombre de partants final n’est vraiment connu qu’à la fin de l’épreuve : un système auquel j’ai mis quelque temps à m’habituer ! Grande admiratrice et élève d’Albert Voorn, Sandra m’a fait découvrir

une autre façon de travailler, axée sur l’écoute et la compréhension du cheval, sur une monte très « naturelle ».

Expériences enrichissantes

Après un mois chez Sandra, mes parents et moi avons trouvé une place de stage dans les bureaux de l’administration du North Tyneside (North Tyneside Council), district du nord-est de l’Angleterre qui comprend la ville de Newcastle upon Tyne. Pendant deux mois, j’ai alors combiné un stage pouvant être validé pour mon inscription à la HES de Sierre (80% d’administratif au minimum) et les concours que je faisais avec les chevaux de Sandra dont je rejoignais les écuries de Balcormo Stud le week-end. De retour au pays, je me réjouis de ces expériences variées qui m’ont permis d’allier passion, sport et stage professionnel, de progresser et de m’enrichir tant sur le plan linguistique et équestre que sur le plan humain. Bref, une expérience dont on sort grandi et que je recommande vivement à mes amis cavaliers. Avec la certitude que, contrairement à ce que je craignais au départ, une année passée à l’étranger n’est pas une année de perdue, mais une année de gagnée ! Kelly Dupertuis


80 · Le cavalier romand · clopin-potins

Il n’est jamais trop tôt pour apprendre : Léandro et son tonton Mario Condolfo aux guides de Sylvestre lors du concours de Boudevilliers.

A Lignières, ou comment assurer la maintenance de la piste sans se mouiller... les pieds.

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A Fenin, tour d’honneur à pied des vainqueurs de la Coupe Sonya Gil avec de g. à dr. Gaëlle Delorenzi, Lynn Pillonel, Ken Balsiger et Romain Cléto.

© Claire Bertholet

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Moment crucial croqué par Geneviève de Sépibus à Verbier. Mais qu’est-ce qui peut bien mettre Patrick Bartolo, Clara de Coulon Sorg, Melissa Darioly, au premier plan, Francisco Vasques, Martin Fuchs et Michel Sorg dans cet état  ? Le refus de Nino des Buissonnets à Herning, vécu en direct sur grand écran. Emotion !

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Chrystel Maillefer a rencontré Pierre Durand venu donner stage et conférence à Vuadens/ FR dans le cadre des Rencontres Equestres  : sous le charme, notre collaboratrice !

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A Chantilly, plusieurs stars de saut d’obstacles prenaient part à une course plate en compagnie de jockeys, qui avaient eux ensuite un parcours de saut à affronter. Eugénie Angot (ci-dessous à dr., aux couleurs d’Equidia) a gagné avec beaucoup de punch, devant Steve Guerdat, que l’on voit ici au second plan, tunique blanche à manches bleues et casaque bleu clair.

Palézieux, un concours comme on en fait peu, animé par une joyeuse équipe autour de Chrystel Maillefer, leur dynamique, et tout aussi joyeuse, présidente !


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