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Edition du 20 Mars 2015

Inherent Vice It Follows Captifs (2009) Le Poison (1945) Mon nom est Personne (1973) Candy (2006) Highway to Hell (1979) Batteaux (1973) American IV: The Man Comes Around (2002) Le Roi Scorpion 4 - La quĂŞte du pouvoir Kung Fu Killer Outpost 37 [3D] Blood Shot [3D] Banshee Chapter


Edition du 20 Mars 2015 Numéro 112 REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS

Djee Guyness Igor Lazein Le Loup Céleste Pheroe Pphf Pravda Saint-John Poivrot d’Arvor Sergent Pepper Ze Big Nowhere

MISE EN PAGE Laric

CORRECTIONS Fabi

SOUTIEN ET PUBLICATION Laric - Syntaxeror

Edité par l’association HomeCinema FRancophone (HCFR) association loi 1901 (JO 13/04/2002) siège social : 21, rue de Fécamp 75012 PARIS SIREN : 444 601 892 00029

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SOMMAIRE A L’AFFICHE Guyness - Paul Thomas Anderson - Inherent Vice

Pphf - David Robert Mitchell - It Follows

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SORTIES CINEMA Tokyo Fiancée, Retour à la vie, L’Art de la fugue, Le Petit Garcon Snow in Paradise, Chappie, L’Ennemi de la classe, Chelli, Inherent Vice Le Cercle, Le dernier coup de marteau, Selma, The Voices, A tout jamais Lazarus Effect, 1001 grammes, Horsehead, Night Run L’Amour ne pardonne pas, Crosswind - La croisée des vents Révolution Zendj, Gente de Bien, Un homme idéal, Tu dors Nicole Les Chebabs de Yarmouk, Le Président, Les Portes du soleil - Algérie... Louise, Still Alice, Anton Tchékhov 1890, Hacker, L’Antiquaire Divergente 2 : l’insurrection, Big Eyes, Indésirables, Le Faussaire

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7ème ART Pravda - Yann Gozlan - Captifs (2009) Igor - Billy Wilder - Le Poison (1945) Djee - Tonino Valerii et Sergio Leone - Mon nom est Personne (1973) Sergent Pepper - Neil Armfield - Candy (2006)

20 22 24 26

MUSIQUE Ze Big Nowhere - AC/DC - Highway to Hell (1979) Pheroe - Batteaux - Batteaux (1973)

Lazein - Johnny Cash - American IV: The Man Comes Around (2002)

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BLU-RAY Le Loup céleste - Mike Elliott - Le Roi Scorpion 4 - La quête du pouvoir

Le Loup céleste - Teddy Chan - Kung Fu Killer

Le Loup céleste - Jabbar Raisani - Outpost 37

Le Loup céleste - Dietrich Johnston - [3D] Blood Shot

Le Loup céleste - Blair Erickson - [3D] Banshee Chapter

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A l’affiche Guyness

Inherent Vice

Paul Thomas Anderson

L

’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme «trip» ou «démentiel», «amour» est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis. Date de sortie : 4 mars 2015 (2h29min) Réalisé par : Paul Thomas Anderson Avec Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Owen Wilson Genre : Comédie , Policier , Drame Nationalité : Américain

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Tesla Boogie Caresser le projet d’adapter Pynchon à l’écran, c’est un peu comme vouloir se désaltérer avec une brouette de gravas. C’est partir à la chasse armé d’une éponge. Vouloir jouer la 9ème de Beethoven en soufflant dans le cul d’une mouette vigoureuse. Il faut savoir que lire Thomas Pynchon, c’est accepter la promesse vaine d’un paragraphe magnifique qu’aucune des ramifications protéiformes qui lui succèdent ne rappellera jamais. C’est opérer sans cesse

C’est peu dire que l’idée de mettre en image une telle idée de l’érudition absurde tenait de la gageure, compte tenu du vice inhérent du matériel de base. Ne fallaitil pas se montrer le moins fidèle possible aux mots pour tenter acrobatiquement de préserver une écume de ce qu’est le travail de Pynchon ? Réussir son inadaptation ? Tenter de réunir deux freaks brothers: Paul [Thomas PynchOn]derson.

Fidèle au trompe-l’œil qu’il scénarise et met en scène, Paul Thomas Anderson joue plus gros que l’apparente décontraction qui transpire de ce projet casse-gueule. Il sait que beaucoup voient en lui un des auteurs majeurs du cinéma américain. Comme le garçon est talentueux et lucide, il a pris conscience du caractère un peu grave et plein de lui-même de ses deux derniers films. Inhérent Vice constitue donc le parfait croisement entre récréation et ambition. Une possibilité de prétention cool. L’occasion de se montrer gai comme et à grands efforts de concentration des un Pynchon. connexions entre les lieux, les époques ou les personnages qu’aucune confirmation de l’auteur ne viendra jamais valider. Une forme de liaison dangereuse permanente dont la seule récompense se trouve au delà de la signification immédiate des mots et des sens. Restent en suspension des impressions, un esprit, un humour, une histoire de l’Amérique tordue et souterraine peuplée de nazis hédonistes, de dentistes lubriques, de hippies conspirationnistes et de dope orgiaque. Deux clefs sont donc nécessaires pour Une voix forcément singulière de la contre- pousser la lourde porte qui garde l’entrée culture, électrisée par Tesla et mise en d’une telle œuvre. Un indice sur l’univers musique par Roky Erickson. Pynchonesque, certes, mais surtout une Un mystère permanent déguisé en énigme, soif de scènes, captées ça et là, dont la camouflé dans une devinette. construction, la plastique ou le jeu seront susceptibles de vous saisir de plaisir.

Et c’est sans doute en ce sens que le cinéaste est le plus fidèle à l’auteur. Inhérent vices, ce sont des fragments disparates. Un idée vague de la trame d’un polar. Cette catégorie particulière de films dont il faut accepter très rapidement (dès les premières secondes ?) de ne rien comprendre. Capter sans saisir. Comme chez Joyce aussi, plus encore que chez Pynchon, se laisser porter sans résister au courant. Et comme le suggère James, sombrer dans les bras de Murphy. Rire aux éclats quand Phoenix, privé à la Altman, hurle soudainement devant la photo d’un bébé. Être hypnotisé par une scène d’amour érotique et tendue comme un fil dentaire sous la forme d’un plan-séquence haletant. Croiser des motards nazis qui ont adopté un juif anticonformiste. Contourner deux fois de suite le même immeuble pour constater que la pluie est passée, comme les années. Manger des pancakes avec un bafoueur de droits civiques accompli, adepte de bananes empalées. Partir pieds nus et sales en virée hallucinée avec le membre d’un association de dentistes dont le siège social sert de paravent à une confrérie mafieuse propriétaire d’un trois mâts dont l’esprit de son précédent capitaine plane, acteur de l’âge d’or d’Hollywood dont les extraits de films passent en boucle dans les sanatoriums où se cachent des personnes qui ne sont pas sans rapport avec les motards dont nous parlions plus haut. Le résultat est donc limpide: une sorte de Bug Lebowski erratique dont l’ordre possible et le semblant de logique vaguement soupçonné ne sert qu’à mieux cacher le bordel suprême et absurde d’un monde nourri par les pulsions irrationnelles des victimes névrosées qui le peuplent, et dont le sens général échappe évidemment à tous. Mais sans oublier d’en rire.

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A l’affiche Pphf

It Follows

David Robert Mitchell

A

près une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit. Abasourdis, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire à la menace qui semble les rattraper... Date de sortie : 4 février 2015 (1h40min) Réalisé par : David Robert Mitchell Avec : Maika Monroe, Keir Gilchrist, Daniel Zovatto Genre : Epouvante-horreur Nationalité : Américain

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Fornication interdite ou l’histoire sans fin Le film de genre par excellence avec tous les codes du teen movie horrifique – le groupe de jeunes, les parents qu’on ne voit pas ou à peine, avec maisons, voitures, pourchassés par une menace terrifiante, un psychopathe ou (ici) une entité ; et avec nombre de références très explicites, presque des citations, répertoriées dans toutes les critiques – Carpenter évidemment (et d’abord la musique), Scream et surtout Freddy, Cronenberg … Je ne suis pas particulièrement fan du genre. Cela dit, la réalisation est bonne – avec un gros travail sur le montage et sur l’image et nombre de figures maîtrisées – même si souvent elles semblent assez gratuites : longs travellings très fluides pour distiller l’angoisse, variations dans la mise au point, plans de coupe

premier transmetteur du virus, disparu sans laisser d’adresse, retrouvé presque immédiatement, après une enquête bâclée, sans que cela ait un quelconque impact sur le récit, sinon avec la redite bien lourde de tout ce qui avait déjà été dit précédemment. Et puis, en vrac, des questions de béotien : pourquoi de dernier attache-t-il la nouvelle victime alors que son but est précisément de la protéger de la menace qu’il faut fuir ? Pourquoi la succession des plans de coupe, renvoyant à des séquences précédentes, une assiette avec de la nourriture découverte en plongée, une piscine mobile … sans autre justification ? pourquoi faut-il passer une frontière et mystérieux, plongées écrasantes, traverser une zone assez lépreuse (belle images dans une pénombre à la fois réussite esthétique au demeurant) épaisse et belle, jeux sur la profondeur avant l’ultime affrontement avec l’entité de champ, souvent pour laisser entrevoir l’approche de la menace, ou non … Il y a aussi une bonne introduction, mystérieuse et angoissante. Et la grande scène, presque finale, très impressionnante, de la piscine, décor immense et géométrique dans un bleu profond. Mais longue. Il y a aussi pas mal de problèmes. • Avec les incohérences, ou pour le moins les bizarreries du scénario, dont on pourra toujours trouver qu’elles contribuent à l’angoisse ou à l’esthétique de l’ensemble ou, à nouveau, au respect des codes … le

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cela recommence … Et cette répétition finit par devenir assez pesante, pas du tout ludique … • Avec une interprétation d’une extrême fadeur, à commencer par l’héroïne.

Tout cela n’est pas très grave. La morale par contre est plus que moralisatrice, d’une pudibonderie rétrograde, totalement et définitivement insupportable : le virus se transmet, comme celui d’une vieille MST, à chaque fois que la victime prend un nouvel amant – interdiction de baiser sous peine de mort, passe le message à ton voisin … Cela dit, jusqu’à la fin le film restera fidèle aux codes du genre. Après l’élimination dantesque de la monstruosité virale, très «subtile» aussi à l’instant où la piscine se transforme en un immense flux menstruel, les nouveaux amantsamis s’éloignent main dans la main, mais à l’horizon une silhouette menaçante (ou pas) se meut dans la profondeur du champ et dans leur direction. Très lentement.

zombiesque ? Pourquoi installer la victime en plein milieu de la piscine, avec des tas d’appareils électriques sur les bords, quand le but est justement d’électrocuter … le monstre invisible, le risque est grand ? Et tout est à l’avenant. • Avec une succession d’événements très répétitifs, très prévisibles ; un zombie (sous des formes variées, un des derniers avatars Et ça continue encore et encore … étant un homme nu sur un toit) apparaît à l’horizon, s’approche très lentement, tout le monde s’enfuit et

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Tokyo Fiancée Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 40mn ) Réalisé par Stefan Liberski Avec Pauline Etienne, Taichi Inoue, Julie Le Breton, Alice de Lencquesaing, Akimi Ota Film belge Genre Romance La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga.

Retour à la vie Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 29mn ) Réalisé par Ilaria Borrelli, Guido Freddi Avec Ilaria Borrelli, Philippe Caroit, Setha Moniroth, Yang Sreypich, Kiri Sovann Film italien Genre Drame Mia, photographe parisienne à succès, décide de partir au Cambodge pour rejoindre son mari. Ce qu’elle va découvrir sur place va changer à jamais sa conception de la vie. Sa rencontre avec trois jeunes filles va l’amener à traverser le pays pour les aider à retrouver leur famille… Un voyage vers la rédemption, un chemin vers l’espoir et la liberté.

L’Art de la fugue Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 40mn ) Réalisé par Brice Cauvin Avec Laurent Lafitte, Agnès Jaoui, Benjamin Biolay, Nicolas Bedos, Marie-Christine Barrault Film français Genre Comédie dramatique Antoine vit avec Adar, mais il rêve d’Alexis... Louis est amoureux de Mathilde alors il va épouser Julie... Gérard, qui n’aime qu’Hélène, tombera-t-il dans les bras d’Ariel ? Trois frères en pleine confusion... Comment, dès lors, retrouver un droit chemin ou ... échapper à ses responsabilités ? C’est là tout L’Art de la Fugue...

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Le Petit Garcon Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 45mn ) Réalisé par Nagisa Oshima Avec Tetsuo Abe, Tsuyoshi Kinoshita, Akiko Koyama, Fumio Watanabe, Agnes Mahr Film japonais Genre Drame L’histoire d’un petit garcon de dix ans, de sa famille et du monde autour de lui. Pour survivre, les parents de l’enfant pratiquent une escroquerie à laquelle ils l’initient.

Snow in Paradise Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 48mn ) Réalisé par Andrew Hulme Avec Frederick Schmidt, Aymen Hamdouchi, Martin Askew, Claire-Louise Cordwell, Ashley Chin Film britannique Genre Drame D’après une histoire vraie. Dave est un petit délinquant qui mène sa vie, entre drogue et de violence, dans l’East End de Londres. Lorsque ses agissements entraînent la mort de Tariq, son meilleur ami, Dave est terrassé pour la première fois par la honte et le remords. Alors qu’il commence à faire la paix avec lui-même, son passé de criminel revient le mettre à l’épreuve.

Chappie Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 54mn ) Réalisé par Neill Blomkamp Avec Hugh Jackman, Sharlto Copley, Sigourney Weaver, Dev Patel, Jose Pablo Cantillo Film américain Genre Science fiction Chaque enfant qui vient au monde est une promesse d’avenir, et c’est encore plus vrai pour Chappie. Il est incroyablement doué. C’est un véritable prodige. Comme tous les enfants, Chappie va subir l’influence de son entourage – parfois en bien, parfois en mal. Pour faire son chemin dans le monde et trouver sa place, il devra se fier à son instinct, à son cœur, à son âme. Mais Chappie est différent. C’est un robot. Le premier robot doué de la faculté de penser et de ressentir par lui-même. C’est une idée dangereuse – et un défi que Chappie va devoir relever face à ceux qui sont prêts à tout pour qu’il soit le premier et le dernier de son espèce…

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L’Ennemi de la classe Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 52mn ) Réalisé par Rok Bicek Avec Igor Samobor, Natasa Barbara Gracner, Tjasa Zeleznik, Masa Derganc, Robert Prebil Drame slovène À l’arrivée de leur professeur principal remplaçant, une classe de sympathiques lycéens se trouve confrontée à une discipline accrue et à un enseignement plus austère. Ce professeur d’allemand concentre vite toutes les critiques. Les élèves mènent ouvertement la fronde. La tension monte, et quand une jeune fille de la classe se suicide, la responsabilité du professeur parait indiscutable aux yeux de ses camarades. L’escalade des provocations ne fait alors que commencer, laissant les autres enseignants dépassés par les événements et les élèves face à toutes leurs violentes contradictions.

Chelli Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 30mn ) Réalisé par Asaf Korman Avec Liron Ben-Shlush, Dana Ivgy, Yaakov Zada Daniel, Carmit Mesilati-Kaplan, Varda Ben Hur Film israélien Genre Drame Chelli et Gabby sont sœurs et s’aiment follement. Chelli s’occupe seule de Gabby qui est handicapée mentale. L’arrivée d’un homme – Zohar – dans la vie de Chelli fait naître un trio singulier, où les frontières entre protection, sacrifice et amour vont être brisées.

Inherent Vice Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (2h 29mn ) Réalisé par Paul Thomas Anderson Avec Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Owen Wilson, Katherine Waterston, Reese Witherspoon Film américain Genre Comédie L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme «trip» ou «démentiel», «amour» est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

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Le Cercle Date de sortie : Mercredi 04 Mars 2015 (1h 42mn ) Réalisé par Stefan Haupt Avec Matthias Hungerbühler, Peter Jecklin, Martin Hug, Aaron Hitz, Babette Arens Film suisse Genre Drame Zurich, 1958. Ernst et Röbi se rencontrent par l’intermédiaire du Cercle, une organisation suisse clandestine, pionnière de l’émancipation homosexuelle. Alors que les deux hommes luttent pour leur amour, ils vivent l’apogée et le déclin du Club, éditeur d’une revue homosexuelle trilingue, la seule alors autorisée dans le monde.

Le dernier coup de marteau Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 23mn ) Réalisé par Alix Delaporte Avec Romain Paul, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Farida Rahouadj, Candela Peña Film français Genre Drame Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions... Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père...

Selma Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (2h 8mn ) Réalisé par Ava DuVernay Avec David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo, Giovanni Ribisi, Lorraine Toussaint Film britannique Genre Drame Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965. Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

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The Voices Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 49mn ) Réalisé par Marjane Satrapi Avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick, Jacki Weaver, Ella Smith Film américain Genre Comédie Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

A tout jamais Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 58mn ) Réalisé par Nic Balthazar Avec Koen De Graeve, Geert Van Rampelberg, Lotte Pinoy, Michel van Dousselaere, Viviane De Muynck Film belge Genre Drame Thomas, Mario, Lynn et Speck forment une bande de joyeux drilles, jeunes, un peu dingues et révolutionnaires. Le temps passe et chacun suit son chemin. Mario se marie, a un enfant, puis divorce, avant qu’on lui diagnostique une sclérose en plaques. Chaque jour, son état se détériore, chaque jour, il perd un peu de l’indépendance qu’il chérit tant. Encore animé par les convictions politiques de sa jeunesse, il se lance dans une lutte pour que soit reconnu en Belgique le droit à l’euthanasie.

Lazarus Effect Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 23mn ) Réalisé par David Gelb Avec Mark Duplass, Olivia Wilde, Donald Glover, Evan Peters, Sarah Bolger Film américain Genre Epouvante-horreur Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n’imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher. 12

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1001 grammes Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 30mn ) Réalisé par Bent Hamer Avec Ane Dahl Torp, Laurent Stocker, Hildegun Riise, Per Christian Ellefsen, Stein Winge Film norvégien Genre Drame Lorsque Marie, une scientifique norvégienne, assiste à un séminaire sur le poids réel du kilo à Paris, c’est son propre étalon de la déception, du chagrin, et surtout de l’amour, qui se retrouve sur la balance.

Horsehead Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 Réalisé par Romain Basset Avec Lilly-Fleur Pointeaux, Gala Besson, Catriona MacColl, Emmanuel Bonami, Fu’ad Ait Aattou Film français Genre Fantastique Jessica est une jeune femme qui va devoir mener l’enquête sur le passé étrange de sa famille au sein de ses propres rêves.

Night Run Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 54mn ) Réalisé par Jaume Collet-Serra Avec Liam Neeson, Ed Harris, Joel Kinnaman, Genesis Rodriguez, Vincent D’Onofrio Action américain À Brooklyn, Jimmy Conlon, mafieux et tueur à gages qu’on surnommait autrefois le Fossoyeur, n’est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, qui a aujourd’hui 55 ans, est hanté par ses crimes – et traqué par un inspecteur de police qui, depuis 30 ans, n’a jamais renoncé à l’appréhender. Et ces derniers temps, il semble que le whisky soit le seul réconfort de Jimmy. Mais lorsqu’il apprend que sa prochaine mission consiste à éliminer Mike, son fils qu’il n’a pas revu depuis des années, Jimmy doit choisir entre la «famille» mafieuse qu’il s’est construite et la vraie famille qu’il a abandonnée il y a bien longtemps. Tandis que Mike est en cavale, Jimmy comprend que pour racheter ses fautes passées, il lui faut sans doute protéger son fils du sort funeste qui l’attend lui-même désormais…

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L’Amour ne pardonne pas Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 22mn ) Réalisé par Stefano Consiglio Avec Ariane Ascaride, Helmi Dridi, Francesca Inaudi, Carmine Maringola, Stefania Montorsi Film italien Genre Romance Une femme, un homme, deux cultures et des années qui les séparent : Adriana et Mohamed parviendront-ils à dépasser les préjugés du monde qui les entoure ? Une histoire d’amour sincère au coeur de l’Italie du Sud.

Crosswind - La croisée des vents Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (1h 27mn ) Réalisé par Martti Helde Avec Laura Peterson, Mirt Preegel, Ingrid Isotamm, Einar Hillep, Tarmo Song Film estonien Genre Drame Le 14 juin 1941, les familles estoniennes sont chassées de leurs foyers, sur ordre de Staline. Erna, une jeune mère de famille, est envoyée en Sibérie avec sa petite fille, loin de son mari. Durant 15 ans, elle lui écrira pour lui raconter la peur, la faim, la solitude, sans jamais perdre l’espoir de le retrouver. «Crosswind» met en scène ses lettres d’une façon inédite.

Révolution Zendj Date de sortie : Mercredi 11 Mars 2015 (2h 13mn ) Réalisé par Tariq Teguia Avec Fethi Gares, Diyanna Sabri, Ahmed Hafez, Wassim Mohammed Ajawi, John W. Peake Drame algérien Ibn Battutâ est journaliste dans un quotidien algérien. Un banal reportage sur des affrontements communautaires dans le Sud algérien le conduit sur les traces de révoltes oubliées du 8e au 9e siècle sous le Califat abbaside en Irak. Pour les besoins de son investigation, il se rend à Beyrouth, ville qui incarna durant plusieurs décennies toutes les luttes et les espoirs du Monde arabe. Ailleurs sur la carte, Nahla, une jeune palestinienne revient à Beyrouth sur les traces de son père, un militant nationaliste. En Irak sous occupation américaine, Monsieur Prince, entrepreneur multicartes voit grand et compte vite l’argent....

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Gente de Bien Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 27mn ) Réalisé par Franco Lolli (II) Avec Brayan Santamaria, Carlos Fernando Perez, Alejandra Borrero, Santiago Martinez, Sofía Rivas Film colombien Genre Drame Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.

Un homme idéal Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 37mn ) Réalisé par Yann Gozlan Avec Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon, Valeria Cavalli, Thibault Vinçon Film français Genre Thriller Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom... Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

Tu dors Nicole Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 33mn ) Réalisé par Stéphane Lafleur Avec Julianne Côté, Catherine St-Laurent, Marc-André Grondin, Francis La Haye, Simon Larouche Film canadien Genre Drame Profitant de la maison familiale en l’absence de ses parents, Nicole passe paisiblement l’été de ses 22 ans en compagnie de sa meilleure amie Véronique. Alors que leurs vacances s’annoncent sans surprise, le frère aîné de Nicole débarque avec son groupe de musique pour enregistrer un album. Leur présence envahissante vient rapidement ébranler la relation entre les deux amies. L’été prend alors une autre tournure, marqué par la canicule, l’insomnie grandissante de Nicole. Tu dors Nicole observe avec humour le début de l’âge adulte et son lot de possibles.

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Les Chebabs de Yarmouk Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 18mn ) Réalisé par Axel Salvatori-Sinz Film français Genre Documentaire Les «chebabs» de Yarmouk, c’est avant tout une bande de potes, qui se connaissent depuis l’adolescence… Dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Moyen-Orient, créé en Syrie en 1957, ils partagent leur quotidien, se cherchent un avenir. Troisième génération d’exilés, ils ne rêvent plus du retour en Palestine. Mais leur soif de vivre, leur désir de révolte se heurtent aux murs du camp. Au seuil de choix existentiels, l’Histoire les rattrape à nouveau. En mars 2011, éclate la Révolution en Syrie. Le camp sera en grande partie détruit, leur vie bouleversée. Le film, tourné juste avant, cristallise leurs derniers moments, ensemble, à Yarmouk.

Le Président Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 58mn ) Réalisé par Mohsen Makhmalbaf Avec Misha Gomiashvili, Dachi Orvelashvili, Ia Sukhitashvili, Guja Burduli, Zura Begalishvili Comédie dramatique allemande Le Président et sa famille dirigent leur pays d’une main de fer, profitant d’une vie luxueuse pendant que ses sujets vivent dans la misère.Du jour au lendemain, un violent coup d’état met fin à cette dictature et le Président devient l’homme le plus recherché du pays. Avec son petit-fils de 5 ans, il tente alors de rejoindre la mer où un navire les attend pour les mettre hors de danger. Grimés en musiciens de rue, ils se retrouvent confrontés à la souffrance et à la haine que le Président a suscité….

Les Portes du soleil - Algérie pour toujours Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 30mn ) Réalisé par Jean-Marc Minéo Avec Zakaria Ramdane, Smaïn Fairouze, Lorie Pester, Sofia N. Kouninef, Ahmed Benaissa Film algérien Genre Action En ce cinquantième anniversaire de son indépendance, l’Algérie va être confrontée à une menace qui risque de rouvrir de profondes blessures. Un ennemi complote dans l’ombre et projette de déclencher des actions violentes sur le territoire algérien. L’OAS, l’ancienne organisation terroriste, renaît de ses cendres. L’association criminelle est dirigée par SLIMANE, un homme sans foi ni loi, animé par un profond désir de vengeance. SLIMANE va semer la terreur au sein de la société algérienne. Il est aidé en cela par la sulfureuse et impitoyable SANYA, son bras armé. Mais un homme va se dresser contre eux. Il s’appelle JAWED. Membre des services secrets, il infiltre la bande de SLIMANE et va nous entraîner dans un tourbillon d’actions et d’émotions. Prêt à donner sa vie pour son pays, il va affronter les démons du passé.

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Louise Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 Réalisé par Jean-Francois Gallotte Avec Claudine Baschet, Charlotte Sohm, Julie Marboeuf, Clémentine Decraene, François Frappier Film français Genre Drame Une jeune femme, 20/25 ans, regard arrogant ainsi apparaît-elle sur une photo dans le film. Nous savons qu’elle porte le même prénom que Louise Michel. Mais qui est-elle ? Qu’est-ce qui la relie à Madeleine ? Quel lien ? Amical ? Familial ? Est-elle morte ? Ou est-elle encore en vie ? Madeleine lui parle, l’attend, la voit, la cherche et l’espère… Et si ce n’était que l’illusion d’un esprit qui lentement, inexorablement vacille et que Madeleine cache ?

Still Alice Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 41mn ) Réalisé par Richard Glatzer, Wash Westmoreland Avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart, Kate Bosworth, Shane McRae Film américain Genre Drame Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration.

Anton Tchékhov 1890 Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 36mn ) Réalisé par René Féret Avec Nicolas Giraud, Lolita Chammah, Robinson Stévenin, Jacques Bonnaffé, Jenna Thiam Film français Genre Drame Été 1890. Pour se faire un peu d’argent et nourrir sa famille, Anton Tchekhov, médecin modeste, écrit des nouvelles pour des journaux qu’il signe Antocha Tchékhonté. Des personnages importants, écrivain et éditeur, viennent lui faire prendre conscience de son talent. Sa situation s’améliore et Anton Tchekhov obtient le prix Pouchkine et l’admiration de Tolstoï. Mais lorsque l’un de ses frères meurt de la tuberculose, Anton le vit comme un échec personnel et veut fuir sa notoriété et ses amours. Il se souvient de sa promesse et décide alors d’aller sur l’Ile de Sakhaline, à 10 000 kilomètres de Moscou, à la rencontre des bagnards.

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Hacker Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (2h 13mn ) Réalisé par Michael Mann Avec Chris Hemsworth, Tang Wei, Viola Davis, Ritchie Coster, Holt McCallany Film américain Genre Thriller À Hong Kong, la centrale nucléaire de Chai Wan a été hackée. Un logiciel malveillant, sous la forme d’un outil d’administration à distance ou RAT (Remote Access Tool), a ouvert la porte à un autre malware plus puissant qui a détruit le système de refroidissement de la centrale, provoquant la fissure d’un caisson de confinement et la fusion de son coeur. Aucune tentative d’extorsion de fonds ou de revendication politique n’a été faite. Ce qui a motivé cet acte criminel reste un mystère. Un groupe de hauts gradés de l’APL (Armée populaire de libération chinoise) charge le capitaine Dawai Chen, spécialiste de la défense contre les cyberattaques, de retrouver et de neutraliser l’auteur de ce crime.

L’Antiquaire Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 33mn ) Réalisé par François Margolin Avec Anna Sigalevitch, Michel Bouquet, Robert Hirsch, François Berléand, Louis-Do de Lencquesaing Film français Genre Thriller Esther, jeune femme de 30 ans, part à la recherche de la collection de tableaux volés à sa famille, juive, pendant la guerre. En cours de route, tout en mettant à jour des secrets de famille profondément enfouis, elle redécouvre son père.

Divergente 2 : l’insurrection Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 59mn ) Réalisé par Robert Schwentke Avec Shailene Woodley, Theo James, Octavia Spencer, Jai Courtney, Ray Stevenson Film américain Genre Science fiction Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

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Big Eyes Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 47mn ) Réalisé par Tim Burton Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter, Jason Schwartzman Biopic américain BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier.

Indésirables Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 36mn ) Réalisé par Philippe Barassat Avec Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël, Bastien Bouillon, Valentine Catzéflis, Magalie Le Naour-Saby Drame français Aldo, jeune infirmier sans souci est très amoureux de Lucie, étudiante dont il partage la vie. Il perd son emploi. Pour continuer à payer les études de sa fiancée, il devient accompagnant sexuel pour personnes handicapées, poussé par deux amis de Lucie, non-voyants, qui lui trouvent de bonnes raisons morales de le faire. Les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas, de la douce et sentimentale Stéphana au cynique Emmerich, en passant par l’étrange couple formé par Andréas et sa soeur mutique... Sa nouvelle activité, qu’il cache à Lucie, l’entraîne dans des expériences insolites et dérangeantes, dont il sortira profondément transformé.

Le Faussaire Date de sortie : Mercredi 18 Mars 2015 (1h 29mn ) Réalisé par Sam Cullman, Jennifer Grausman Film américain Genre Documentaire 6 identités, 30 ans d’activités, 46 musées dupés. Mark Landis est l’un des plus grands faussaires des temps modernes. Donateur d’une centaine d’œuvres copiées, le cas Landis a bouleversé le monde de l’Art aux États-Unis. Incompris, haï, poursuivi, l’imitateur de génie continue aujourd’hui d’intriguer par ses méthodes, ses motivations et sa personnalité déroutante. Comment a-t-il pu imiter autant d’artistes, de Walt Disney à Picasso ? Payera-t-il pour ses activités ? Qui se cache derrière Le Faussaire ? Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

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7eme Art Pravda

Captifs (2009)

Yann Gozlan

C

arole est membre d’une équipe humanitaire dont la mission dans les Balkans touche à sa fin. Sur le chemin du retour, elle et ses deux co-équipiers sont brutalement attaqués et enlevés par des criminels aux motivations inconnues. Qui sont ces ravisseurs? Que veulent-ils vraiment? La vérité va se révéler terrifiante… Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement Date de sortie : 6 octobre 2010 (1h24min) Réalisé par : Yann Gozlan Avec : Zoé Félix, Eric Savin, Arié Elmaleh Genre : Thriller , Epouvante-horreur Nationalité : Français

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Serbes médicinales Il y a plein de choses que je n’aime pas : le céleri, les vers de terre ou l’odeur des champs de colza... Bon pour mieux cadrer avec le sujet de cette critique, j’ajouterai à cette liste : - Les films d’horreur récents - Les films d’horreur français - Les films d’horreur se réclamant «inspirés de faits réels» (1) C’était donc mal engagé pour Captifs d’autant plus que c’est le genre de film que je me lance en me disant qu’en cas de sieste inopinée, ce ne sera pas bien grave.

Et bien malgré mon a priori plus que négatif (2), ce n’est finalement pas aussi mauvais que je le pensais. C’est juste terriblement pantouflard et sans un pet de créativité. Et un peu ennuyeux par moment aussi. Mais ça se laisse regarder. Ouais je sais, pour ce qui est des compliments je ne suis pas encore au top niveau.

çons par ce qu’il y a de bien dans ce film, à noter que ça ira vite : Les acteurs sont pas mal (Zoé Felix) ou corrects (Eric Savin) ce qui est loin d’être toujours le cas dans ce genre de cinéma, le tout se suit assez bien passées les vingts premières minutes et on se laisse divertir. Néanmoins, pour le reste on repassera. Arié Elmaleh maîtrise superbement l’air benêt (dommage que ce soit un air terrorisé que l’on attendait de lui) et les interprètes des méchants serbes sont juste d’une nullité abyssale et pas effrayants pour un sou (3). Le pire pour moi c’est surement le manque flagrant d’originalité de Captifs que j’ai l’impression d’avoir déjà vu cent fois. On peut tout prévoir dans ce film. La phobie de l’héroïne qu’elle devra vaincre pour survivre. On devine pourquoi elle et ses collègues sont retenus captifs presque avant qu’ils soient enlevés. On voit arriver n’importe quel rebondissement à trois kilomètres à la ronde. On sait comment tout cela va finir. Et tout ça parce que... On a vu ça cent fois, merci aux deux du fond qui suivent encore.

montrer ces détenus traités comme de vulgaires marchandises mais ça ne rattrape pas tout le reste... Qui est assez con pour se faire encore avoir par le «La porte de ma cellule est ouverte et je me suis apparemment échappé.... Rentre donc dans ma geôle que je te fracasse l’occiput à coup de biniou !» (4)

Alors oui ça peut faire passer le temps, mais il ne faut pas en demander plus à Captifs qui n’apporte rien de nouveau sous le soleil du cinéma d’horreur et se contente de nous en proposer une resucée proprette mais sans saveur ni éclat.

Puis le clin d’oeil à Orange Mécanique (5)... On aurait pu s’en passer, Y’a pourtant deux trois bonnes nan ? idées au milieu de tout ça, comme Histoire de montrer que je peux me ce téléphone stressant voire cruel (1) Certes j’aurais pu rajouter un «la plupart montrer enthousiaste, commenet la façon dont on souhaite nous des films...» devant les trois catégories, ce

qui aurait été plus proche de la vérité mais le premier qui me balance «pas d’amalgames» je... euh... ben je lui dirais d’aller voir ailleurs si je l’y suis. (2) C’n’est pas bien les a priori mais mieux quand même que les amalgames. (3) A moins que brailler en ayant l’air aussi crétin qu’il en est humainement possible pendant une heure soit le top du jeu d’acteur d’aujourd’hui. (4) Ne vous emballez pas, point de biniou dans «Captifs» mais la réalité étant souvent tristounette, permettez-moi de l’enjoliver un peu (5) «Orange mécanique»... «Clin d’oeil»... https://www.youtube.com/watch?v=DC3TGuvRRcE

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7eme Art Igor

Le Poison (1945) Billy Wilder

B

irnam devait partir en week-end avec son frère Nick et auparavant assister à un spectacle à l’opéra avec sa fiancée, Helen, qu’il a rencontrée il y a trois ans. Mais une implacable maîtresse l’empêche de réaliser ces deux agréables projets. Plus tentante et cruelle que la plus belle des femmes, elle l’oblige à voler et à traîner de bar en bar. Son nom : alcool. Heureusement l’amour d’Helen le retiendra au bord du gouffre. Date de sortie : 14 février 1947 (1h41min) Réalisé par : Billy Wilder Avec : Ray Milland, Doris Dowling, Jane Wyman Genre : Drame Nationalité : Américain

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Room In New York Tu entres dans ce Wilder par la fenêtre entrouverte, subrepticement, comme dans une toile de Hopper. Invité malvenu, indiscret, tu te glisses dans la valise de cet écrivain alcoolique et tu prends part à son cauchemar. Tu visites les bars de la 3ème avenue, tu traînes désespérément de boulevards en ruelles en quête de la flasque qui te sauvera de la folie, de cette mort cérébrale qui t’attend au bout du tunnel. Tu évolues sur le fil ténu de ta santé mentale vacillante, un verre de plus un verre de moins et tu sombres à jamais, tu t’écrases du haut de l’empire state building et personne ne pleurera la disparition d’un écrivain qui n’a rien écrit.

gnant, immersif et terriblement réaliste. Car le cinéaste colle sa caméra inquisitrice à la toute dernière goutte quittant le goulot maudit, venant mourir dans ce verre assassin. Tu te noies à ton tour dans l’alcool qui délivre. Il ouvre les portes de ton quotidien morose, te fait rêver d’horizons lointains, de princesses et de fleuves fantasmagoriques. C’est le temps des douces illusions, du rêve éveillé.

Comme dans un grand Hopper, tout se joue pourtant en hors-champ, dans le monde inconnu qui t’est suggéré en marge de cette fenêtre, qui est laissé à ton imagination. Mais tu pénètres plus avant, toujours plus indiscret car Wilder se veut poi- Tu t’égares alors, visiteur malsain, fureteur obsessionnel. Tu t’égares dans la psyché de ce déchet prêt à tout pour sa dose. Si normal par ailleurs, terrifiant d’humanité. Tu trembles un peu, tu délires et c’est l’horreur qui s’installe et dénature le tableau et c’est la descente aux enfers, interminable, pénible, d’une rare pertinence qui se joue sous tes yeux trop curieux.

qu’addictions et bla…bla…bla. Sauvage retournement de situation pour le moins mal venu, tout au moins vite venu. Un messager divin plus que providentiel, un amour inconditionnel, bouclées les valises, vidées les poubelles, déchargées les armes. Sevrage brutal qui est semble-t-il la seule et unique issue. Te voici chamboulé, retourné, toi de passage qui n’attendais pas une telle pirouette finale. Tu te retires à pas feutrés, pensif, par la même fenêtre qui t’a vu entrer, déçu par l’apogée, tu portes cependant un regard vague sur cette ville, ses fenêtres entrouvertes, leurs secrets. Tu élargis le spectre du bref weekend de la vie d’un inconnu, tu penses aux secrets ordinaires tapis derrière ces fenêtres, tu prolonges le hors-champ vers l’océan urbain qui t’entoure.

http://www.artliste.com/edward-hopper/ Fort heureusement, c’est l’époque qui veut chambre-new-york-349.html ça, voilà le soleil qui revient et avec lui promesses de salvation, amour plus fort Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

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7eme Art Djee

Mon nom est Personne (1973) Tonino Valerii et Sergio Leone

J

ack Beauregard, légende de l’Ouest, désire mettre un terme à sa carrière de pistolero et envisage de s’embarquer pour l’Europe. Mais un jeune admirateur, affirmant s’appeler Personne, ne l’entend pas de cette oreille. Il veut faire entrer Beauregard dans l’Histoire en l’amenant à combattre la Horde sauvage. Date de sortie : 14 décembre 1973 (1h50min) Réalisé par : Tonino Valerii, Sergio Leone Avec : Terence Hill, Henry Fonda, Jean Martin Genre : Western , Comédie Nationalité : Allemand , français , italien

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Personne est parfait

Quatre mois de repérages, 18 semaines de tournage entre les ÉtatsUn Pistolero arrive à son crépuscule et Unis, l’Espagne et l’Italie, le tout sucroise l’ange gardien qui va le guider blimé par une partoche ironique du de l’autre côté. toujours énorme Morricone. Henry Fonda pour faire le lien entre John Ford et Sergio Leone, comme On cite Leone, Ford, bien sûr, mais pour opposer le western «classique» à aussi Peckinpah avec quelques ralenTerence Hill et son nouveau western, tis sur ces instants où la vie s’échappe parodique, sentant bon le ragoût de pour ne laisser que des corps morts. fayot, poisseux comme la poêle que tu Et on enterre Sam Peckinpah dans un nettoies à la langue. cimetière apache, à quelques tombes de Nevada Kid. Huit mois d’écriture, une trentaine de De la Horde Sauvage, du village fanréalisateurs envisagés, dont Pier Paotôme, de la pêche à la mouche et au lo Pasolini (gloups), et c’est un Tonino gourdin, un nain sur des échasses, une Valerii, réticent à l’idée de cohabiter chaise au milieu de la Grande Rue et avec le Maître, qui prend pourtant les des bastons de regards de deux des commandes, chapeauté par un Leone plus belles paires d’yeux du 7ème Art. bienveillant qui lui promet toutes latitudes. Juré, craché, d’ailleurs, il n’a pas Le Sergio n’a pas de parole car il est le droit de filmer la moindre image romain. Il réalisera, à la grande joie de suite au contrat qu’il a signé avec le Hill, les quelques scènes les plus ridiproducteur d’ « Il était une fois en cules du métrage. Amérique». Pourtant, le film recèle quelques

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grands moments et une fin à faire perler sur les joues, tu sais, ces petites billes salées, qui font les yeux qui brillent. Et dont on se souvient, dans un soupir. Lorsque «Mon nom est personne» se termine, Jack Beauregard, incarné avec une justesse de chaque instant par un Henry Fonda tellement évident par l’image qu’il représente, 73 ans, la légende de l’Ouest, la peau tannée par la poussière, le soleil et les années, lit une longue lettre d’adieu au jeune, affamé et énergique Personne, un Terence Hill visiblement heureux comme un dindon. Le même Personne qu’il enjoignait de devenir «quelqu’un» au tout début du film et à qui il passe le relais dans sa conclusion. «Essaye de retrouver un peu de ces rêves qui nous habitaient, nous autres de l’ancienne génération. Même si tu t’en moques, même avec ta fantaisie habituelle, nous t’en serons reconnaissants. Au fond, nous étions des sentimentaux. En ce temps, l’Ouest était désert, immense, sans frontière. On croyait tout résoudre, face à face, d’un coup de révolver. Puis, tu es arrivé et il est devenu petit, grouillant, encombré de gens qui ne peuvent plus s’éviter… Mais souviens toi que si tu peux encore te promener en attrapant des mouches, c’est parce qu’il y a eu des hommes comme moi, des hommes qui finissent dans les livres d’histoire, pour inspirer ceux qui ont besoin de croire en quelque chose…»

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7eme Art Sergent Pepper

Candy (2006) Neil Armfield

U

n poète et une étudiante en art, Dan et Candy, vivent une histoire d’amour sauvage et passionnée, mais leur dépendance commune à l’héroïne menace de tout détruire.

Date de sortie : 25 mai 2006 (1h56min) Réalisé par : Neil Armfield Avec : Heath Ledger, Abbie Cornish, Geoffrey Rush Genre : Romance , Drame Nationalité : Australien

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When you can stop, you don’t want to ; when you want, you can’t. Candy s’ouvre sur une superbe séquence de manège, où la force centripète permet aux occupants de s’affranchir des lois de la gravité. Dans la première partie, «Heaven», de nombreux plans sous-marins offrent une vision idéale du couple qu’on croirait presque sorti d’un film de Terence Malick. Leur beauté solaire, leur jeunesse pourraient en effet inviter à la contemplation et la célébration d’un carpe diem serein, s’il ne fallait se résoudre à y voir une vie aveugle et coupée du réel, noyée dans une osmose passionnelle et malsaine. Candy et Dan vivent à l’excès un présent éternel, la drogue les aidant à nier l’adversité, la nécessité

et le futur lui-même. Les parents dépassés et malheureux ne peuvent conjurer la mécanique, quand le seul adulte (Rush, très touchant) référent est un riche compagnon de défonce, égrenant une philosophie cynique au fil d’un suicide serein et charismatique. Ponctué d’une bande originale au charme imparable, porté par des comédiens exceptionnels, le film distille ainsi un charme noir qui, au gré des deux parties suivantes (Hearth puis Hell) voit s’enfoncer les protagonistes dans l’envers du décor psychotrope. Les films sur la drogue sont légion, et obligent toujours à un parti pris qui oscillera entre une dénonciation clinquante (Requiem for a

Dream) ou documentaire (Panique à Needle Park). Candy a le grand mérite de ne pas se fourvoyer et de garder une tonalité authentique, en dépit de petites longueurs et de quelques tentations à des ressorts scénaristiques un peu grossiers (le grossesse, ou la crise de Candy lorsqu’elle écrit sur tous les murs). Mais c’est bien la pudeur qui le caractérise la majeure partie du temps, à l’image de ce trauma infantile de la jeune fille, jamais développé et laissé en son jardin secret. De la même façon, le dénouement serein et permettant l’avènement d’une rédemption payée par certaines concessions se distingue par sa justesse, et couronne un film authentiquement émouvant, restituant brillamment les fulgurances d’une jeunesse aussi excessive qu’autodestructrice.

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MUSIQUE Ze Big Nowhere

Highway to Hell (1979)

AC/DC

L’Éducation sentimentale Là, mon pote, tu rentres en territoire sacré. Tu rentres dans l’album mythique que tout bon rocker qui se respecte s’est jeté un bon millier de fois derrière les cages à miel. Un monument de Blues-Rock crasseux et bourrin que tout bon ado priapique à la pilosité extravagante s’est injecté en intraveineuse entre sa première binouze, son premier beuz et sa première carte de France au fond du slibard. Le passage obligé vers l’âge adulte qu’ heureusement nous n’atteindrons jamais. Les rites tribaux que l’ado chevelu se doit de passer avec succès pour accéder à ce triste célibat que ses cheveux longs et gras, son haleine parfumée à la cervoise réchauffée jean ... et du cuir pour les plus friqués. et son air con lui promettent. Un jean moulant capable d’arrêter le flux sanguin pourtant démentiel de ton zboub Parce que oui, la Rock’n’Roll Attitude, ça se en constante hyper-activité. mérite, mon con ! C’est un travail de tous Une veste usée jusqu’à la corde où les les jours. patchs les plus flippants, les plus dégueux C’est s’astreindre à une gymnastique quofaisaient fuir les dernières donzelles que ta tidienne éprouvante, et depuis tout jeune. barbe de fin duvet translucide n’avait pas C’est d’abord tes cheveux qui trinquent. encore fait décarrer à plus de cent mètres. Ces jolies boucles blondes, ces cheveux tout doux qui faisaient la fierté de ta maLes filles, parlons-en des filles tiens. man; les voilà longs, ternes, empestant le Alors quand t’écoutes du Rock, faut que tu whisky made in Lidl et le tabac à rouler bon fasses une croix rouge sur les filles et sur marché ou pire encore, transformés en une ton slip par la même occasion. C’est une resaloperie de crête verte collée à la 8/6 trôlation avec ta main droite qui démarre pour nant fièrement sur ta tronche de puceau quelques années mon con. acnéique. J’dis pas qu’au détour d’une soirée trop arTes fringues ensuite. Oubliés les blazers en rosé, tu pourrais pas tenter un glissage de tweed et autres pantalons en velours côtefinger dans le roulé à l’abricot de la Virginie. lé. J’dis pas qu’après moults whiskys servis à la Du jean, mon con !! Du putain de jean sur le demoiselle en oubliant soigneusement le bâton d’esquimau qui te sert de corps. Du coca ou en tentant de te faire passer pour un fan de U2, Placebo ou Coldplay, ces groupes de grognasses, bande-mous et aussi hype qu’une coupe mulet sur JeanPierre Raffarin, tu pourrais pas essayer de lui faire le coup du débouche-évier ou même vérifier la célèbre réclame «Twix» en constatant si réellement «Deux doigts coupe faim». Mais sans l’aide du Très Haut, de l’aut’ con de Bono ou de Jack Daniel’s, t’auras toujours plus de chances de choper une crampe du poignet qu’une maladie vénérienne.

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Un vrai chemin de croix que cette quête du Rock’n’Roll. Ton petit cul humilié, ton petit cul outragé, martyrisé mais ton petit cul libéré. Libéré de ce poids, ce poids qui pèse sur tes épaules et dans ton pauvre slip, outragé lui aussi. Ces efforts, ces brimades, ces rebuffades, oubliés. T’en a chié petit, mais t’as réussi. Parce que sans tout ça, sans ces cuites au cubi de rosé dans un vieux parking sous-terrain, sans ces refus des belles du lycée préférant se faire les dents sur les abdos en béton armé de l’attaquant du FC «mescouilles» plutôt que de t’aider à te faire vomir la lotion après-rasage de papa que tu avais attaquée par manque de binouzes. Sans tout ça, mon con, tu serais encore en train de chanter du Balavoine au karaoké du coin. Sans tout ça, tu serais passé à côté de ça ! «Highway To Hell» mon pote. Sommet de la carrière des électriciens australiens et dernier «gig» du soûlard magnifique Bon Scott. Tu veux que j’te fasse le topo ? J’passe rapide sur le premier titre: «Highway To Hell». Blues couillu au riff aussi simple qu’efficace genre une beigne de Lino Ventura ou une main au paquet de Tracy Lords. Quelque chose de parfait dans l’exécution et qui ferait jaillir des litrons de liquide de ton corps, du sang par le pif avec Lino et ....un autre truc avec Tracy Lords, ‘fin t’as pigé. www.homecinema-fr.com - Mars 2015


Juste après c’est «Girls Got Rhythm» petit Rock sympa qui fait ballotter les doudounes de ces dames, avant que ne déboule dans un lent crescendo «Walk All Over You» dont la lourdeur du riff de gratte n’est que le sublime préliminaire avant qu’Angus Young te crache son solo salé en pleine face, puis s’essuyant aux rideaux avant de décarrer pour te montrer qui est le chef. https://www. youtube.com/watch?v=1rKzg3rw4HA&index=3&list=PLE9CA94A6CA5632D7 C’est ensuite le titre «Pop» de l’album qui vient titiller ton penchant variétoche... Raté, mon con !! «Touch too much» est peut-être le titre le plus «Pop» du skeud mais t’attends pas à du touche-pipi façon Oasis ou à un concours de minuscules bites des métrosexuels aux dents grises de Muse, non, mon pote. C’est bien du Rock avec du poils aux burnes qui se planque sous le maquillage outré

de la Varièt’. https://www.youtube.com/ watch?v=9OicOaNI9Js&index=4&list=PLE9CA94A6CA5632D7 «Shot down in flames» morceau Rock épique au titre annonciateur, qui effectivement descend en flammes les deux points d’audition qu’il te restait. https://www. youtube.com/watch?v=DxllGkET8Oo&index=6&list=PLE9CA94A6CA5632D7 L’attaque Rock «Assédécienne» se termine avec «Night Prowler» Blues hargneux, lancinant comme une cheville cassée et puant le cul à dix bornes à la ronde. Une errance sexuelle malsaine, une guitare chaude, transpirante. Une voix perverse qui tente de glisser une main baladeuse dans ton calcif par tous les moyens et qui y arrive. Une expérience sensorielle à faire avec un slip de rechange. https://www.youtube.com/watch?v=zVgkRwPReSE&index=10&list=PLE9CA94A6CA5632D7 «Beating Around the Bush», «Get It Hot», «If You Want Blood (You’ve Got It)» ou le très Soul «Love Hungry Man» lestent encore le disque d’une bonne tonne de testostérone et viennent lustrer ce corps d’athlète avec une huile de vidange épaisse et malodorante qu’Angus fabrique lui-même avec son Marshall poussé à fond.

encore non-épilés. La vérité brute. Un Blues monstrueux qui déchire sa chemise comme cet enfoiré de Hulk, qui se transforme sous nos oreilles effarées en ingérant ce Hard-Rock bruyant comme un médoc diabolique. Et Bon Scott ! Scott qui hurle de cette voix aiguë, éraillée. Cette voix qui te pète les dents et te file la gaule en même temps; un peu comme si Clara Morgane devenait ton dentiste. Bon Scott comme le rebut alcoolo de Robert Plant, l’épine dans le pied du Blues, le rejeton tordu de Janis Joplin. Une mauvaise herbe poussant au milieu du Blues, qui donnerait la plus jolie des fleurs. Scott signe son dernier album avec AC/DC et la fin du band par la même occasion. Le groupe malgré le superbe «Back in Black» et quelques petites érections parsemées sur trente piges ne reviendra jamais au niveau des six albums avec Scott. Brian «La casquette hurlante» Johnson aura beau nous péter les tympans de sa voix forcée rien n’ y fait. Bon est mort. Mon adolescence aussi. Pleure les larmes de ton corps.

Un son sec, nu. Une guitare qui ne triche pas derrière un pédalier mais qui s’offre aux appétits des gourmands, comme une Al- https://www.youtube.com/watch?v=4Flxlemande au premier jour de ses vacances, Tua4Q_g&list=PLE9CA94A6CA5632D7&innaturelle, sans fard, les pattes et le buisson dex=1 Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

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MUSIQUE Saint-John Poivrot d’Arvor

Batteaux (1973)

Batteaux

Une histoire Batteau Souvent la musique fut histoires de famille, affaires de filiation. Et l’on ne compte plus les rejetons et les équipées fraternelles ayant déboulé, pour des fortunes diverses, dans le show-business ces 60 dernières années. Que ce soit les frangins tapageurs aux sourcils surréalistes (Oasis), les frangins tapageurs aux pugilats scéniques (Kinks, Oasis), ou encore la fratrie Jackson au daron tapageur et pugilesque (Jackson 5), pour choisir des exemples parlant et célèbres. Et voilà précisément ce qui sépare tous ces frangins de nos frères Batteau justement : la célébrité. Même pas la célébrité en fait, juste une certaine reconnaissance. Quand on y songe bien même pas la reconnaissance, mais la connaissance tout court. Car Robin et David restent désespérément inconnus du grand public, du moyen public, du petit public et même du minuscule public depuis leur entrée dans le circuit musical en 1973, date de leur unique album concocté en commun. Un disque glorieux, tout de bleu vêtu, ou nos amis dévêtus, se la jouent grand bleu, faisant copain-copain avec les dauphins-dauphins dans l’océan. Un disque glorieux et bien nommé donc : «Batteaux» avec un «x», comme l’inconnue de ces saletés d’algèbre, car

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le mystère reste entier sur cette galette engluée dans l’oubli, quand celle-ci devrait s’en payer une bonne tranche auprès des skeuds qui comptent. Car c’est un grand bol d’air frais que cet album, un grand bol d’air chaud aussi, une musique de joie qui se dégage de ces douze chansons dont aucune ne mérite la cruelle touche «skip» de votre lecteur. Une musique estivale, à savourer idéalement sur une chaise longue, oisif tranquille à siroter des breuvages sucrés aux charmes multicolores. Alors, vas-y, allonge toi, verrouille tes mioches, débouche tes étiquettes, et acoustique peinardos le bouzin magique. Embarque sur l’esquif «Batteaux», c’est le voyage assuré dans le pays du soleil. Dès le début aucun choix, il est humainement impossible de ne pas succomber au charme du titre d’ouverture, «Tell Her She’s Lovely», ce mélange ultra accrocheur de Bossanova, de Pop et de Soul, alors si t’aimes pas, ta gueule ! t’es même pas humain, t’as pas voix au chapitre. C’est Bossoulnopop le truc ! Carrément j’invente ! M’en fous j’ai tous les droits. Ça voudra dire un truc qui décoince et qui détend le slip d’entrée à partir de maintenant, une vague de bien-être à l’infini, une bulle de protection. Oubliés les souçailles, les voix sont belles et agréables, ça tombe bien, les harmonies aussi, c’est que ce monde de merde peut s’avérer être bien fait des fois. L’orfèvrerie Pop se pointe tout sourire sur «Joe Arnold», «Wake Me In The Morning» et «Katy», toi aussi tu souris à l’intérieur, t’as la banane en dedans. Les arrangements pleuvent. Pluie d’été, ondée passagère, quelques menus nuages passent dans l’éther par moments, histoire de se rafraîchir un peu l’atmosphère, de faire du bien. Car le duo signe en effet quelques compositions un peu plus inquiètes et ombragées pour faire bonne mesure, telles que «Lady Of The Lake» ou la sublime «Maybe I’ll

Run Away», qui clôture l’album de la plus belle des manières, avec son chant subtil et ses cordes aux résonances aquatiques et profondes. Mais c’est de l’ombre lumineuse, tu comprends, de la joliesse bâbord tribord sans conteste, qu’on s’entende bien la dessus, qu’il y ait pas maldonne. Je vais pas vous mentir toutes les chansons présentes sur «Batteaux» mériteraient une petite citation accompagnée d’un petit mot d’admiration, mais je suis flemmard, alors je peux juste vous dire qu’il y en a sans doute des plus immédiates que d’autres, des plus fortes que d’autres, mais que toutes recèlent en elles une élégance et légèreté incontestables. Même que si tu goûtes tu verras que c’est du délice. Alors vas y goûte mon frère, c’est du bonbon qu’est bon, du goûtu nectar, de l’ambroisie. Puis après tu pourras déverrouiller tes mioches. Et tu pourras leur faire goûter pareil la voluptueuse mélopée, et aux mioches de tes mioches, puis aux mioches de tes mioches de tes mioches aussi, et ainsi de suite à gogo vers l’infini, pour des siècles et des siècles. Et cetera et cetera. Amen. Tell Her She’s Lovely : https://www.youtube.com/ watch?v=V_gaQs0t4Oo Maybe I’ll Run Away : https://www.youtube.com/ watch?v=mL7HTd4nHOY Lien de télé et de chargement : http://12bitcrunch.blogspot. fr/2014/12/batteaux-1973.html

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Les podcasts HCFR, A écouter ! Depuis octobre 2013, HCFR vous propose des émissions podcastées sur les thèmes du cinéma, du jeu-vidéo & des technologies du Home-cinéma et de la HiFi. C’est avec une grande joie que nous abordons cette seconde saison de podcasts, avec un beau programme à la clef. Si vous ne connaissiez pas l’existence de ces émissions audio web-diffusées, alors il faut absolument que vous y jetiez une oreille. Lancées il y a un an, nous cumulons plus de 21h de programmes et 10 000 écoutes. Avec Xavier, nous lançons donc la saison 2 d’HCFR le Podcast Cinéma, émission dédiée, comme son nom l’indique, au 7ème Art. Après six premiers épisodes, nous souhaitons vous proposer toujours plus de contenu avec cette année de nouveaux thèmes et plein d’invités. Le premier épisode de cette seconde saison était l’occasion de faire le bilan des films sortis au cinéma cet été. Nous vous proposerons en novembre prochain une émission spéciale films comics. Pour ce qui est du Podcast Jeux-vidéo, après deux premiers épisodes d’actualité dédiés à l’E3 et la gamescom, nous avons travaillé avec BennJ et JulianF le concept de l’émission et nous vous proposerons désormais un épisode tous les mois. Actualité, tests de matériels divers et de jeux, dossiers et débats seront de la partie. Enfin, dans la continuité du Podcast Tech, nous allons avec Patrice (Laric) vous proposer une émission sur les installations dédiées fin-novembre. Nous enchaînerons avec un épisode sur la HiFi avec Stéphane (StephHifi) où nous débattrons d’un sujet déterminé avec différents invités. Pour conclure cette fin d’année, nous vous proposerons une émission spéciale, hors-série, entièrement dédiée au dématérialisé, qui conclura l’année 2014 des Podcasts d’HCFR. Bref, un beau programme en perspective, que nous tenions à vous présenter. Merci pour votre fidélité et à très vite ! Pour écouter nos émissions, flashez le QR Code ci-dessus ou rendez-vous sur http://www. homecinema-fr.com/podcast/ SnipizZ


MUSIQUE Pheroe

American IV: The Man Comes Around (2002)

Johnny Cash

Psycashnalyse Dis adieu à ton père. Ce n’est facile pour personne d’avoir un père. Alors le perdre... Tu peux vivre longtemps comme si tu n’en avais jamais eu, comme si tu étais orphelin. T’éloigner, l’oublier, dénier son existence. Jusqu’au jour où ce n’est plus possible. Trop de choses laissées derrière lui, trop de traces inscrites en toi. Dix autres vies ne te suffiraient pas pour en saisir le sens. Il te lègue tout. Faisen ce que tu peux. Lui aussi te dit adieu. Pas le moment de pleurer — garde tes pleurs pour demain. Pas le moment de dire je t’aime — tu n’as jamais su comment le dire. Pas le moment de demander pardon. C’est lui qui le demande — pardonne-moi, mon enfant, si je t’abandonne.

mois plus tôt, est le quatrième de la série des American Recordings, les volets V et VI étant posthumes. Soit une centaine de titres au total (en incluant ceux de My Mother’s Hymn Book). L’ensemble forme Johnny Cash meurt le 12 septembre un grand testament rock. Grand 2003. Tous les rockers sont en deuil comme un continent, comme un : c’est comme un père qui vient de siècle, comme l’âme d’un peuple. mourir. Son dernier disque, The Man Comes Around, paru quelques Soixante-dix ans et il en paraît cent. Esquinté, laminé, ayant creusé sa propre tombe avec acharnement, voilà où il en est, Johnny Cash. Difficile de tuer le père quand il s’en charge lui-même. En un sens — et peut-être par essence —, toute vie est excessive. Mais la sienne fut excessivement excessive. Ses addictions diverses, ses dérives et ses déprimes, jalonnent le chemin d’une autodestruction programmée. Walk the Line ? Il n’a jamais marché 32

droit. Maintenant il paye. Le mal qui le ronge a gagné. Il le sait. Les autres aussi le savent. Les musiciens qui l’accompagnent, les invités qui passent au studio, les amis simplement là, tout le monde a compris. En entendant sa voix : elle a perdu son assurance, elle avance sur le fil qui sépare les vivants et les morts. Pleine de terre et de gravats, de sable et de poussière, une voix qui rampe, qui tremble, qui crache, fissurée, défaite, usée jusqu’à la corde. Mais capable d’enfanter encore mille récits, mille vies, mille joies et mille peines. Capable d’enfanter l’humanité. Bientôt elle s’éteindra. Il faut faire vite. Pas le temps d’écrire de nouvelles chansons. Rick Rubin qui produit le disque (comme les www.homecinema-fr.com - Mars 2015


précédents) suggère un ensemble de reprises particulièrement éclectique. Tout y passe : quelques titres de Cash lui-même, mais aussi Trent Reznor, Beatles, Sting, Depeche Mode, Hank Williams... Il aurait pu reprendre n’importe qui, Sex Pistols ou Radiohead, Beach Boys ou Metallica... c’était pareil. Personne n’aurait rien trouvé à redire. Il a atteint le point crucial où il transcende tout ce qu’il chante. À deux pas de la mort, quand le souffle s’épuise et s’amenuise, quand le chant se fait presque chuchotement, il trouve cette rédemption qu’il aura passé une vie entière à esquiver. Sa voix est empreinte de dignité, elle a

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conservé sa noblesse, bannissant Desperado, We’ll Meet Again, etc., toute médiocrité. La vraie force etc., etc. Cash enchaîne. L’héritage s’acquiert dans le dénuement. n’en finit pas de s’allonger. Tant qu’il chante, il est vivant. L’album démarre très fort avec The Man Comes Around, chanson écrite antérieurement mais jamais publiée, qui met tout de suite la barre au plus haut niveau. Les paroles, chargées de références bibliques et d’accents prophétiques, confèrent à tout ce qui suit une forte teneur spirituelle — ne serait-ce qu’en donnant son nom au disque. Les arrangements, comme sur chaque piste, sont d’une grande sobriété, humbles, épurés : deux guitares acoustiques, un piano, un orgue et basta. C’est un classique instantané. Le deuxième titre, Hurt, est tout bonnement terrassant. L’original de Nine Inch Nails atteignait déjà des sommets de tristesse, mais Cash élargit encore les fêlures, élève d’un cran la détresse. Impossible d’en sortir indemne. Les autres chansons sont taillées dans le même bois. I Hung My Head, Personnal Jesus,

Il est au point nodal où tout se croise. Americana : ce genre roots à la jonction de toutes les traditions musicales américaines, folk, blues, country, bluegrass, gospel, rhythm ‘n’ blues... C’est là qu’il se trouve, Johnny Cash, à la source des sources, au cœur du cœur, au centre du ventre de la grande Amérique. Sur la terre de Whitman et Melville, de Faulkner et Steinbeck, de Charley Patton et Robert Johnson, et des autres aussi, bien sûr. C’est ce que clame tout l’album avec une rare éloquence. À ce stade, les yeux fixés dans ceux de la mort, très peu de choses sont réellement importantes. Ces chansons-là en font partie. Donne-les à tes enfants.

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Blu-ray

Le Loup Celeste

Le Roi Scorpion 4 - La quête du pouvoir Adam Wingard

L

orsque le Roi de Norvania est assassiné, Mathayus est accusé du meurtre. L’héritier diabolique, le vrai coupable, chasse Mathayus du royaume et envoie une armée de soldats à ses trousses. Les seuls alliés sur lesquels peut compter Mathayus sont une mystérieuse femme et son étrange père... Titre original : “The Scorpion King 4 : Quest for Power” Nationalité : Américain Genre : Aventure, Action Année : 2015 Durée : 105 min Réalisateur : Mike Elliott Acteurs : Victor Webster, Ellen Hollman, Will Kemp, Michael Biehn, Rutger Hauer

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Ce film d’aventure familial est un divertissement fauché (décors, armes, costumes et SFX cheap) mais ludique qui mise beaucoup sur son humour bon enfant (le héros qui se déguise en femme pour infiltrer un temple), l’alchimie de son duo comique

homme/femme, ses combats drôles et rythmés (le passage dans la taverne où Mathayus bat ses adversaires sans même les toucher), ses nombreuses péripéties (la fuite du château) et ses guest-stars du monde de l’Ultimate Fighting ou pas (Roy “Big Country” Nel-

Le Blu-ray Image Un transfert HD qui souffle le chaud et le froid. Le chaud ce sont les scènes bien éclairées (40%) à la définition solide, au piqué appréciable, à la profondeur de champ importante et aux couleurs bien saturées. Le froid ce sont les scènes sombres un peu bruitées où les noirs étouffent les détails et où les teintes sont comme délavées. Audio Des pistes sonores génériques et un peu plates aux basses passables et aux effets surround anecdotiques. Les voix sont néanmoins propres et l’activité frontale équilibrée.

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son, Royce Gracie, Don Wilson et Lou Ferrigno) pour assurer le spectacle. Moyen certes mais plaisant !

Fiche technique Format vidéo 1080p24 (AVC) / [1.78] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS 5.1 Sous-titres Français Anglais pour malentendants Région : B (France) Éditeur : Universal Pictures Date de sortie : 24 février 2015

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Blu-ray

Le Loup Celeste

Kung Fu Killer

Teddy Chan

U

n tueur nommé Feng parcourt Hong Kong pour assassiner les plus grands experts en arts martiaux, laissant derrière lui une arme secrète nommée Moonshadow en guise de carte de visite. Quand le détenu et expert en kung-fu Xia en entend parler, il propose à la police d’attraper le tueur en échange de sa liberté... Titre original : “Kung Fu Jungle” Nationalité : Chinois, Hongkongais Genre : Polar, Action, Arts martiaux Année : 2014 Durée : 100 min Réalisateur : Teddy Chan Acteurs : Donnie Yen, Wang Baoqiang, Charlie Yeung, Michelle Bai

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Après la grosse déception qu’était “Special ID”, Donnie Yen nous revient enfin au meilleur de sa forme et avec beaucoup de charisme dans ce polar martial haut de gamme qui rend un vibrant hommage au Kung-Fu et à ses illustres représent-

ants du monde du cinéma. Si l’intrigue ne brille certes pas par son originalité, elle a le mérite d’aller droit au but en proposant des affrontements variés, violents et ultra-spectaculaires (le climax Donnie Yen/Wang Baoqiang) mis en scène avec

beaucoup d’énergie. Les acteurs sont de plus impliqués et l’ambiance sombre nous venge du ton bien trop léger des derniers films de l’acteur. Donnie Yen is back !!!

Le Blu-ray Image

Captées en 5K avec la Red Epic, les images de ce transfert HD sont toujours clinquantes, nettes, détaillées, propres, lumineuses et stables. Le couple définition/piqué impressionne, la profondeur de champ met une bonne claque, les couleurs sont luxuriantes, le taux de contraste est élevé, les noirs sont profonds et la compression quasi-invisible (trois plans avec un peu d’aliasing mais pas de quoi réviser l’appréciation).

Audio

Une piste sonore multicanale qui en met plein les oreilles avec des dialogues faciles à comprendre, une scène frontale à la dynamique très intense, des ambiances atmosphériques réalistes et enveloppantes, des effets se déplaçant d’avant en arrière et de droite à gauche dans un mouvement circulaire d’une précision redoutable, et une musique se faisant clairement entendre sur tous les canaux. Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

Fiche technique Format vidéo 1080p24 (AVC) / [2.35] Pistes sonores Cantonais DTS-HD Master Audio 5.1 Cantonais DTS-HD Master Audio 2.0 Sous-titres Anglais imposés Région : B (Royaume-Uni) Éditeur : Signature Entertainment Date de sortie : 23 février 2015

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Blu-ray

Le Loup Celeste

Outpost 37 Jabbar Raisani

2021

. Première invasion extra-terrestre. La plupart des grandes villes du monde ont été détruites. Les survivants ripostent à travers le monde. 2031. Une équipe de tournage suit le 37e régiment, une troupe de soldats d’élite, jusqu’à l’un des plus dangereux avant-postes de la résistance. Mais rien ne peut les préparer à ce qu’ils vont découvrir... Titre original : “Alien Outpost” Nationalité : Britannique, Sud-africain Genre : Guerre, Science-fiction Année : 2014 Durée : 92 min Réalisateur : Jabbar Raisani Acteurs : Reiley McClendon, Rick Ravanello, Douglas Tait, Joe Reegan, Brandon Auret

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Entre “District 9” pour sa démarche visuelle se voulant réaliste (à la façon d’un faux documentaire) et “World Invasion : Battle Los Angeles” pour ses militaires confrontés à des aliens belliqueux, “Outpost 37” est un

film de guerre science-fictionnel prenant qui alterne astucieusement vie en caserne, interviews des soldats et assauts guerriers sans que son budget limité ne se ressente à l’écran (les SFX sont globalement

réussis), mais il est difficile de ressentir de l’empathie pour cette unité d’élite dont les personnages ne sont pas assez développés.

Le Blu-ray Image

Ce transfert HD sophistiqué respecte l’aspect reportage voulu par l’équipe technique avec tout ce que ça inclue de défauts de pellicules, de sautes d’images et de grain. La définition, le piqué, la profondeur de champ, les couleurs, les contrastes et les noirs ne souffrent quant à eux d’aucune réserve.

Audio

Des pistes sonores immersives et impactantes au mixage dosé, où les balles et autres lasers traversent la zone d’écoute avec une précision redoutable (une très bonne localisation) lors des attaques armées. À-côté de ça les dialogues ne sont jamais étouffés par les ambiances (la vie dans l’avant-poste et les bruits de la nature), la scène frontale est solide, les surrounds sont expressifs, le score est très enveloppant et les basses, bien efficaces, sont sollicitées avec parcimonie. Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

Fiche technique Format vidéo 1080p24 (AVC) / [1.85] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS 5.1 Sous-titres Français Région : B (France) Éditeur : Wild Side Video Date de sortie : 25 février 2015

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Blu-ray

Le Loup Celeste

[3D] Blood Shot Dietrich Johnston

U

n terroriste notoire du Moyen-Orient planifie une attaque de taille sur les États-Unis avec comme arme principale une frappe nucléaire en plein cœur de Los Angeles. Le seul obstacle sur son chemin est un duo peu commun composé d’un mystérieux vampire et d’un policier téméraire qui, à contrecœur, joindront leurs forces pour contrecarrer la menace terroriste... Nationalité : Américain Genre : Action, Fantastique, Polar Année : 2013 Durée : 96 min Réalisateur : Dietrich Johnston Acteurs : Brennan Elliott, Michael Bailey Smith, Brad Dourif, Lance Henriksen, Christophe Lambert

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Ce sous “Blade” croisé avec “Die Hard” est une série Z sans-le-sou qui évoque les pires films d’action des années 90. La mise en scène est plan-plan, les

gunfights sont mollassons, les acteurs cabotinent comme des cochons (Brad Dourif est impayable en prince saoudien terroriste), les personnages sont

des clichés ambulants et le scénario, terriblement raciste, est inintéressant au possible. Un gros navet !

Image

Le film est visuellement misérable mais le transfert HD s’en sort pas trop mal. La définition est increvable, les détails sont plutôt nets et les rares couleurs vives (du bleu et du rouge) ressortent bien. Les contrastes sont toutefois capricieux, les noirs pas assez robustes et les scènes sombres laissent pointer du fourmillement.

Audio

Une VO sommaire de chez sommaire qui ne peut transcender un mixage bien pauvre. Les voix sont néanmoins limpides, le message frontal est bien retranscrit et l’affreux score exploite toutes les enceintes.

3D

Lancez le film en 2D puis sélectionnez la conversion automatique de votre diffuseur vidéo. Et voilà, vous êtes en train d’admirer la soi-disant 3D présentée sur ce Blu-ray Disc !

Bonus à ne pas manquer :

Une autre production est proposée en 3D dans la section bonus. Il s’agit du film “Some Guy Who Kills People” (97 min) présenté au format vidéo respecté -1080p24 (MVC) / [1.78]- avec deux pistes sonores (Anglais et Allemand) DTS-HD Master Audio 5.1. Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

Fiche technique Format vidéo 1080p24 (MVC) / [1.78] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Allemand DTS-HD Master Audio 5.1 Sous-titres Aucun Région : B (Allemagne) Éditeur : EuroVideo Medien GmbH Date de sortie : 04 décembre 2014

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Blu-ray

Le Loup Celeste

[3D] Banshee Chapter

Blair Erickson

A

lors qu’il enquête sur le Projet MK-Ultra, une expérience de la CIA tenue secrète par le gouvernement des États-Unis, James disparait mystérieusement. Préoccupée par sa disparition, la journaliste Anne, une amie à lui, part à sa recherche... Nationalité : Américain, Allemand Genre : Épouvante, Horreur, Thriller Année : 2013 Durée : 87 min Réalisateur : Blair Erickson Acteurs : Katia Winter, Ted Levine, Michael McMillian

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Entre found footage et cinéma d’épouvante traditionnel, ce thriller horrifique inspiré à la fois par l’œuvre de H.P. Lovecraft “From Beyond” et les récits sur les expériences de drogues

hallucinogènes effectuées par le gouvernement américain, parvient à nous maintenir en haleine grâce à une enquête étrange que n’aurait pas renié l’agent Fox Mulder dans la série “X-

Files”, à une ambiance anxiogène et à des jump-scares ultra-efficaces.

Image

Les images d’archives, qu’elles soient tournées en noir et blanc ou en couleur, ne sont pas un problème; elles sont volontairement abimées avec une définition variable en fonction des sources mais c’est une volonté artistique comme le fait de vouloir capter le reste caméra à l’épaule (Red Epic 5K) pour ajouter du réalisme. Mais si les rares scènes de jour sont vraiment belles (quoique la présence d’aliasing est dommageable) avec un piqué et des contrastes à la hauteur, il est difficile d’en dire autant des scènes mal éclairées (90% du film) où la gestion aléatoire des noirs ainsi que la présence importante de fourmillements et/ou de bruit masquent une grosse partie des détails alors que le piqué est bien là.

Audio

Une piste sonore anglaise (allemande non testée) oppressante qui mise sur de longues nappes de silence entrecoupées d’effets effrayants hyper-localisables à l’avant comme à l’arrière pour faire sursauter. Et le pire c’est que cela fonctionne terriblement bien !

3D

Au vu du sujet, du manque de lumières ambiantes (des lampes torches) et du mix entre found footage et prises de vue classiques bien que portées à l’épaule, cette 3D native ne peut jamais pleinement s’exprimer. Elle est pourtant loin d’être mauvaise, malgré la présence de quelques artefacts lumineux désagréables (éclairage visible d’un œil mais pas de l’autre), avec une fenêtre de profondeur parfois remarquable (lorsque les couloirs sont bien éclairés), une sensation de relief souvent palpable (les volumes et les détachements sont réalistes) et des débordements prononcés (les personnages sont presque toujours au milieu de la pièce de visionnage) comme lors d’une séquence où l’on a vraiment l’impression de tenir la torche électrique et d’éclairer le désert. Numèro 112 - HCFR l’Hebdo

Fiche technique Format vidéo 1080p24 (MVC) / [1.78] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Allemand DTS-HD Master Audio 5.1 Sous-titres Allemand Région : B (Allemagne) Éditeur : Koch Media Date de sortie : 12 février 2015

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La Semaine Prochaine

L’Hebdo L’actualité des sorties cinéma ...

De nouvelles critiques sur le 7ème Art, la musique ou des livres... Mais aussi des surprises, des coups de coeur et encore plus d’articles divers. Rendez-vous le 27 mars 2015 pour...

L’HEBDO 113

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En plus du site web et surtout de ses forums, HCFR s’est diversifié grâce au travail de Fabi et son équipe avec la mise en place du magazine HCFR l’Hebdo Depuis 2013, SnipizZ, avec la participation de nombreux invités, vous propose des émissions audio podcastées sur les thèmes du cinéma, du jeu-vidéo & des technologies du Home-cinéma et de la HiFi.

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