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#78 Edition du 28 Mars 2014


Edition du 28 Mars 2014 Numéro 78 REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Gothic JMV Lazeïn Le Loup Céleste SnipizZ takeshi29 Ze Big Nowhere

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Laric

Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror Pixelounge

CORRECTIONS Frahlt

Edité par l’association HomeCinema FRancophone (HCFR) association loi 1901 (JO 13/04/2002) siège social : 21, rue de Fécamp 75012 PARIS SIREN : 444 601 892 00029

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SOMMAIRE A l’affiche Gothic - Wing-Cheong Law - The Wrath of Vajra SnipizZ - George Clooney - Monuments Men

De toutes nos forces - Real - Les Gazelles Captain America, le soldat de l’hiver Aimer, boire et chanter - Gerontophilia Le Sac de farine - Closed Circuit - All about Albert Dodgem - Layla - I am ivine

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7ème ART Lazeïn - Cycle Claude Chabrol - Le Boucher Lazeïn - Michaël Youn - Vive la France Djee - Michael Powell et Emeric Pressburger - Les Chaussons rouges

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A LIRE Emile Zola - Germinal Ze Big Nowhere - Rubrique “La littérature pour les Nuls” JMV - L.Werle - La cuisine della mamma

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MUSIQUE Ze Big Nowhere -Wu-Tang Clan - Enter the Wu-Tang: 36 Chambers takeshi29 - Deap Vally - The Ballad Of Hope Nicholls - Sistrionix Djee - Oscar Isaac - The Death of Queen Jane

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BLU-RAY Le Loup céleste - Brad Anderson - The Call Le Loup céleste - Peter Hyams - Enemies Closer Le Loup céleste - Baz Luhrmann - Gatsby le Magnifique (3D) Le Loup céleste - Alfonso Cuarón - Gravity (3D)

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La présentation (dénominations ou appellations, maquette, mise en page, logos), est la propriété de l’association HCFR. Aucune exploitation commerciale, reproduction, utilisation, modification, traduction, partielle ou intégrale des éléments de cette revue ne pourra en être faite sans l’accord préalable et écrit de l’association HCFR. Tous les produits, logos et images cités dans ces pages sont la propriété de leur marque respective.Les textes sont publiés sous la responsabilité de leur(s) auteur(s). Les analyses et leæs jugements qui peuvent être exprimés dans les articles, compte-rendus et d’autres textes d’auteurs identifiés comme tels, publiés dans cette revue sont ceux de l’auteur et ne sauraient être considérés comme ceux de l’association HCFR.


A l’affiche Gothic

The Wrath of Vajra Wing-Cheong Law

Synopsis Avant que l’Occident soit entré dans la Seconde Guerre mondiale, un culte de la mort japonais appelé le Temple d’Hadès est ordonnée pour aider à la destruction spirituelle de la Chine. Leur méthode : enlever les enfants de leurs ennemis et les former en tant que tueurs pour l’Empereur. Le jeune Vajra s’est révélé particulièrement doué. Mais à la mort de son frère, il fait un serment secret de vengeance. Devenu le plus grand assassin du temple, il s’échappe pour la Chine et commence sa quête pour protéger les innocents et détruire les responsables qui ont fait de lui une arme vivante. Date de sortie : 18 mars 2014 Durée : 1 h 55 min Réalisé par : Wing-Cheong Law Avec : Xing Yu (K-29 (sous le nom Shi Yanneng)), Sung-jun Yoo ((sous le nom Steve Yoo)), Heon Jun Nam (Crazy Monkey (sous le nom Poppin Hyun-Joon)), Baocheng Jiang (Tetsumaku Rai), Zhang Yamei (Eko (sous le nom Ya Mei)), Yasuaki Kurata (Amano Kawao), Hiroyuki Ikeuchi Genre : Action Nationalité : Film chinois

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Le film Diffusé peu à peu hors de l’Empire du Milieu, “The Wrath of Vajra” nous raconte comment des enfants de tous horizons sont enlevés par un culte japonais, afin de devenir des tueurs à sa solde, dans le but de détruire la Chine de l’intérieur au beau milieu des années 30. Après un évènement tragique, l’un d’entre eux, que l’on nommera K-29, fuit et devient moine Shaolin. A la clé, entraînement intensif et tout le toutim. Il est pas content, et donc il va retourner défier Daisuke, le chef du Temple Hadès, histoire de le marave un peu, et de sauver les petits nenfants et quelques soldats qui se trouvaient là. L’histoire adopte un angle original, très mal exploité hélas. Je suis loin de vous avoir dévoilé toute l’intrigue, le film dure quasiment deux heures, pourtant je suis déçu du traitement final. Il y avait énormément de choses à tirer d’un tel pitch, d’un tel contexte historique. On effleure bien le bouddhisme, le Tibet (ne serait-ce que le mot “Vajra”, tibétain pour “tonnerre”), ou encore la guerre sino-japonaise mais bon...au lieu de développer ces aspects, on nous sert un truc ultra manichéen, le Japon étant dépeint comme le méchant envahisseur qui en plus s’en prend aux enfants. Le tout sans aucune nuance. Du coup on s’ennuie un peu par moments. Dès que le réalisateur essaie de raconter un truc en fait. En même temps, comment croire et s’accrocher à l’histoire quand l’un des personnages, répondant au doux nom d’Arnold, parle un français approximatif et a un fils qui se nomme Rossi ? Dois-je en dire plus ?

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Ou alors fallait faire un truc d’une heure trente sans dialogues. Car presque deux heures pour un film de castagne, c’est long quand ça castagne pas en permanence, et qu’en plus l’histoire est mal racontée. Dommage aussi que les mômes ne se fassent pas botter les fesses ou si peu. Ils sont particulièrement agaçants par moments. Pourtant j’adore les mio...enfants, si si, je vous assure ! Question distribution, Yu Xong, moine Shaolin devenu acteur, trouve ici son premier grand rôle...en moine Shaolin. Très à l’aise en combat, il l’est beaucoup moins dès qu’il s’agit de faire passer des émotions (remarquez, la colère, il maîtrise, c’est déjà ça vu le titre du film). Idem pour Steve Yoo (toi, tu t’appelles Steve, avec ta...bref ), un chef de secte bien musclé, crédible mais pas super charismatique, et surtout mono-expressif avec sa tête d’énervé. M’enfin, après tout on ne se lance pas dans le visionnage d’un film comme “The Wrath of Vajra” pour son scénario ou son jeu d’acteurs, soyons sérieux deux minutes. On veut de la chorégraphie qui claque,

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on veut un “good guy” qui bo(lo)sse à plein temps, on veut du badass qui se fait martyriser, on veut des pains atomiques, on veut de la vengeance, on veut un prétexte au déboulonnage général plutôt qu’un scénario riche et construit. Et à cet exercice, “The Wrath of Vajra” s’apparente à un mix globalement réussi de “Ong Bak”, de “300”, d’un bon Wuxia et d’ “Asura’s Wrath”, le jeu ! Le tout saupoudré de “Mortal Kombat” pour les affrontements successifs façon “ladder” jusqu’au boss de fin. Doté d’un budget estimé à 100 millions de yuans (environ 16-17 millions de dollars), le film de WingCheong Law propose une bonne dose de baston, superbement chorégraphiée la plupart du temps, et des mouvements qui défient parfois les lois de la physique. Certaines cascades sont d’ailleurs impressionnantes, sur un combat en particulier, bluffant, surtout lorsque l’on sait qu’il a été filmé quasiment sans câbles. Ces séquences sont agrémentées de CGI parfois assez laides il faut bien le dire, et filmées de manière stylisée. Dommage car les plus réussies sont souvent celles qui sont restées sobres. Parmi les effets employés, une pluie de zooms, qui m’ont rapidement fait songer à ça: http://www.youtube. com/watch?v=-WoQsLZmynY . Pas mal de ralentis aussi, surtout vers la fin. La photographie est soignée, particulièrement en extérieur. De beaux paysages, une scène de pluie typique et très efficace, pour un résultat assez inégal. Pas encore disponible en France à l’heure où j’écris ces lignes, “The Wrath of Vajra” constitue donc un honnête défouloir, mélange plus ou moins heureux de genres et d’oeuvres plus connues. Vu l’enthousiasme suscité et la réception à l’international, le film, à réserver cependant aux amateurs d’arts martiaux insensibles à toute propagande anti-Japon, devrait trouver son public sur le net lors de sa sortie en DTV. Comme quoi, les chinois sont décidément les rois du “Monk e-business”...

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A l’affiche SnipizZ

Monuments Men

George Clooney

Synopsis La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé. En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité… Date de sortie : 12 mars 2014 Réalisé par : George Clooney Avec : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Cate Blanchett, John Goodman, Jean Dujardin, Hugh Bonneville et Bob Balaban Durée : 1h 58min Scénario : George Clooney et Grant Heslov d’après l’oeuvre de Robert M. Edsel et Bret Witter Distributeur : Twentieth Century Fox France Budget : 70 000 000 $

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Le film Cela fait bien longtemps que George Clooney pratique la mise en scène. Avec les Monuments Men, il signe son cinquième long métrage, en s’attaquant une nouvelle fois à un sujet historique. En effet, c’est un habitué de ce genre de film, on se souvient d’ailleurs qu’il avait excellé avec Good Night, and Good Luck. Tiré de faits historiques et narré dans un livre éponyme, le film raconte les pérégrinations d’un petit groupe de soldats réunis à la fin de la seconde guerre mondiale pour sauver les œuvres d’art dérobées par les Nazi, notamment aux juifs. Au casting, George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, John Goodman, Jean Dujardin, Hugh Bonneville, Bob Balaban et Cate Blanchett, rien que ça !

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Le rythme du film est plutôt lent et le récit est un poil bancal, à la fois potache et sérieux. Ces hommes, plus habitués aux pinceaux qu’aux armes, nous offrent quelques séquences drôles, mais la guerre n’est jamais bien loin et plusieurs évènements viennent nous le rappeler. Du coup, cette ambivalence pourra ne pas plaire à tout le monde. Malgré tout, on s’attache aux personnages, sans qu’il n’en soit trop fait. Mention spéciale à Bill Murray et Bob Balaban qui forment un duo parfait. Un film sans prétention aucune, qui rend hommage au travail de ces Monuments Men et qui nous rappelle l’horreur de la guerre, tant sur le plan humain qu’intellectuel...

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Captain America, le soldat de l’hiver Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 2h 8mn Réalisé par : Anthony Russo, Joe Russo Avec : Chris Evans, Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Anthony Mackie, Cobie Smulders Film américain Genre : Aventure Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l’Hiver.

Aimer, boire et chanter Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 48mn Réalisé par : Alain Resnais Avec : Sabine Azéma, Hippolyte Girardot, Caroline Silhol, Michel Vuillermoz, Sandrine Kiberlain Film français Genre : Comédie Dans la campagne anglaise du Yorkshire, la vie de trois couples est bouleversée pendant quelques mois, du printemps à l’automne, par le comportement énigmatique de leur ami George Riley. Lorsque le médecin Colin apprend par mégarde à sa femme Kathryn que les jours de son patient George Riley sont sans doute comptés, il ignore que celui-ci a été le premier amour de Kathryn. Les deux époux, qui répètent une pièce de théâtre avec leur troupe amateur locale, persuadent George de se joindre à eux. Cela permet à George, entre autres, de jouer des scènes d’amour appuyées avec Tamara, la femme de son meilleur ami Jack, riche homme d’affaires et mari infidèle.

Gerontophilia Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 22mn Réalisé par : Bruce LaBruce Avec : Pier-Gabriel Lajoie, Walter Borden, Katie Boland, Marie-Hélène Thibault, Yardly Kavanagh Film canadien Genre : Comédie

Lake, 18 ans, un garçon plutôt ordinaire, vit avec une mère névrosée et sort avec une fille de son âge, un peu excentrique. Mais il se découvre un penchant de plus en plus fort pour... les vieux messieurs. Embauché dans une maison de retraite pour l’été, il tombe sous le charme de M. Peabody, un séduisant patient de 82 ans.

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De toutes nos forces Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 30mn Réalisé par : Nils Tavernier Avec : Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud, Sophie de Fürst, Pablo Pauly Film français Genre : Comédie dramatique

Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon « Ironman » de Nice: une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit. Autour d’eux, c’est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d’aller au bout de cet incroyable exploit.

Real Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 2h 7mn Réalisé par : Kiyoshi Kurosawa Avec : Takeru Sato, Haruka Ayase, Jô Odagiri, Shôta Sometani, Miki Nakatani Film japonais Genre : Romance

Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?

Les Gazelles Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 39mn Réalisé par : Mona Achache Avec : Camille Chamoux, Audrey Fleurot, Anne Brochet, Naidra Ayadi, Joséphine de Meaux Film français Genre : Comédie

Marie et Eric, trentenaires en couple depuis le lycée, signent l’achat de leur premier appartement quand Marie est saisie d’un doute vertigineux. Sa rencontre avec un beau brun ténébreux va précipiter sa décision : elle quitte Eric pour plonger dans le grand bain du plaisir et de la liberté. Mais elle va surtout se manger le fond de la piscine… Et découvrir un monde sans pitié : à son âge, le célibat est vite perçu comme une tare suspecte. Eclairée par des amitiés nouvelles, Marie va apprendre à envisager son célibat comme une chance d’où elle pourrait sortir plus forte, et enfin prête à être heureuse.

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Dodgem Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 36mn Réalisé par : Christophe Karabache Avec : Vanesa Prieto, Shaker Shihane, Christophe Karabache, Edward Kallajeh Film français Genre : Drame

Dans une banlieue instable de Beyrouth, Nour, un travesti Libanais, accueille Vanessa, un modèle espagnole qui vient poser pour des photos. Une relation bizarre s’installe entre eux. Le projet est bloqué. Rien ne se déroule comme prévu. Vanessa plonge dans l’ennui et les fantasmes. Nour, pervers, fréquente son amant violent et réalise ses habitudes marginales. Dans la rue, des jeunes garçons abattent des passants avec un lance-pierres…

Layla Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 48mn Réalisé par : Pia Marais Avec : Rayna Campbell, August Diehl, Rapule Hendricks, Terry Norton, Rapulana Seiphemo Film allemand Genre : Thriller Au coeur de l’Afrique du Sud, Layla, mère célibataire de 27 ans, vient d’être engagée dans une société spécialisée dans la détection de mensonges, située à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile. Une nuit, alors qu’elle prend la route avec son jeune fils Kane, Layla heurte un homme en voiture. Un accident fatal, sous les yeux de l’enfant, à qui elle intime l’ordre de garder le silence, la fera soudainement sombrer dans la paranoïa, et la peur d’être démasquée. Layla est encore plus rongée par la culpabilité, lorsqu’elle comprend que Pienaar, un jeune homme serviable et charismatique, rencontré sur son lieu de travail, est le fils de l’homme accidenté...

I am Divine Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 30mn Réalisé par : Jeffrey Schwarz Avec : Divine, John Waters, Ricki Lake, Tab Hunter, Michael Musto Film américain Genre : Documentaire

L’histoire de Divine, alias Harris Glenn Milstead : du jeune homme en surpoids de Baltimore à la drag queen de renommée internationale qu’il est devenu grâce à sa collaboration avec John Waters. Faisant fi des idées préconçues à propos de la beauté et des convenances en matière d’apparence physique, d’identité sexuelle et de sexualité, Divine est le symbole absolu du marginal devenu égérie underground.

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Le Sac de farine Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 32mn Réalisé par : Kadija Leclere Avec : Hafsia Herzi, Hiam Abbass, Mehdi Dehbi, Rania Mellouli, Kadija Leclere Film belge Genre : Drame

Alsemberg, 1975, Sarah, 8 ans, vit dans un foyer d’accueil catholique. Un jour, son père biologique, qu’elle n’a jamais vu, se présente pour l’emmener en week-end à Paris. Mais, c’est au Maroc que Sarah se réveille avec l’appel de la prière. Depuis ce moment, sa vie, son combat sera celui de choisir sa vie et non de subir celle qu’on a choisie pour elle.

Closed Circuit Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 36mn Réalisé par : John Crowley Avec : Eric Bana, Rebecca Hall, Ciarán Hinds, Jim Broadbent, Denis Moschitto Film britannique Genre : Thriller Le procès de l’homme accusé d’être le cerveau d’un acte terroriste ayant coûté la vie à 120 personnes, réunit deux anciens amants du côté de la défense, mettant leur éthique et leur confiance à l’épreuve, et leur vie en péril. Une explosion terroriste tue 120 personnes dans un marché animé de Londres. À l’issue de la chasse à l’homme qui s’ensuit un seul suspect d’origine turque, Farroukh Erdogan, est appréhendé et écroué. Ce qui promet d’être « le procès du siècle » se met en marche. Petit détail de la procédure : le gouvernement souhaite utiliser des documents classés secrets pour poursuivre le prévenu en justice, ce qui nécessite l’intervention d’une Avocate Spéciale, Claudia Simmons-Howe, désignée par le Procureur Général...

All about Albert Date de sortie : 26 Mars 2014 Durée : 1h 33mn Réalisé par : Nicole Holofcener Avec : Julia Louis-Dreyfus, James Gandolfini, Catherine Keener, Toni Collette, Tavi Gevinson Film américain Genre : Comédie

Mère divorcée, Eva se passionne pour son métier de masseuse. Très attachée à sa fille, elle redoute le jour – désormais imminent – où celle-ci va quitter la maison pour aller à l’université. A l’occasion d’une soirée, elle rencontre Albert, un homme doux, drôle et attachant qui partage les mêmes appréhensions qu’elle. Tandis qu’ils s’éprennent l’un de l’autre, Eva devient l’amie et confidente de Marianne, une nouvelle cliente, ravissante poète qui semblerait parfaite si seulement elle n’avait pas un énorme défaut : dénigrer sans cesse son ex-mari. Soudain Eva en vient à douter de sa propre relation avec Albert qu’elle fréquente depuis peu.

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7eme Art

Le Boucher

Lazein

Cycle Claude Chabrol

Synopsis Dans un village du Périgord, la vie quotidienne des habitants cesse brusquement d’être tranquille. Des femmes sont égorgées. Par qui ? Le boucher, qui a fait les guerres d’Indochine et d’Algérie, semble devenir le suspect numéro un aux yeux de la directrice d’école, qui ressentait pour lui de tendres sentiments. Date de sortie : 27 février 1970 Durée : 1h30min Réalisé par : Claude Chabrol Avec : Stéphane Audran, Jean Yanne, Antonio Passalia Genre : Drame , Thriller Nationalité : Italien , français

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Concarneau-Périgord en deudeuche. Y a plus bandant comme trip et surtout plus confortable. La route me semble interminable, comme si on traversait l’Australie. Tonton Claude, lui, n’a plus aucune notion du temps et du confort...

banquet du mariage de l’instit’ bat son plein. Ça picole, ça braille, ça danse, l’orchestre enchaine les musettes et des liens se créent autour des assiettes, particulièrement entre Paul le boucher dit «Popaul» et Hélène la directrice de l’école primaire.

- «Tu veux bien me faire une pipe avant d’arriver, mon grand ?» - «Queâ ?! Une...pipe ?! Mais...comment ça ?!» - «T’es aussi con qu’t’en as l’air ? C’est pourtant pas compliqué. Tu bourres le foyer de tabac, pis c’est tout ! J’me démerde pour le reste !» - «Aaaah ! Mais oui, bien sûr Claude !» - «Autant te prévenir qu’il va falloir que tu sois un peu plus dégourdi face à mes potes Popaul et Hélène ! Sont pas du genre à faire des courbettes.» - «T’inquiète pas tonton, c’est juste que...enfin je... non, rien.» - «Alors, cette pipe ?!» Trémolat, Périgord, salle des fêtes. L’ambiance au

Popaul est vétéran de l’Indochine et de l’Algérie, il a laissé traîner 15 ans de sa vie et de sa raison dans ces merdiers. Il a une pénible tendance à rabâcher gratuitement les horreurs qui l’ont marqué là-bas. Il est un peu bourru et mytho, le Popaul, il était cantonné à la cantoche mais il a grand coeur. Son palpitant monte dans les tours quand il est en compagnie de Mademoiselle Hélène. Il parvient à la faire rire, à se rendre intéressant sans forcer son talent. Popaul n’est pas un goujat, il est patient et a des principes de gentlemen envers la gent féminine. Il l’amuse, elle, sa muse. Hélène est classieuse et respectée, une élégante parisienne exilée au coeur éparpillé façon puzzle de-

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puis une histoire d’amour qui a mal fini. La lady aux hypnotiques yeux verts est sensible aux attentions réconfortantes et platoniques de Popaul.

De toute façon, ce n’est pas signé Popaul ! Ça ne peut être lui ! N’est-ce pas ?...

Ce bourg du Périgord est la capitale de la Paix jusqu’au jour où une femme est retrouvée poignardée et morte dans la région. Lors d’une sortie en classe verte dans la pampa, c’est Hélène qui découvre le cadavre de la jeune mariée dégorgée de son sang. Le choc est d’autant plus saisissant que gît sur la scène du carnage, le briquet qu’elle vient d’offrir à Popaul pour son anniversaire ! Malgré l’horreur des lieux et parce qu’elle ne veut ou ne peut y croire, elle s’empare de l’objet pour le cacher. Popaul ne peut être ce sanguinaire, ce barbare ! Il est si tendre, si aimable, si serviable !... Bien que cloîtrée chez elle, traumatisée et terrorisée, Hélène consent à recevoir Popaul, son dealer en réconfort. Il lui livre surtout un soulagement tsunamique ! En lui demandant de bien vouloir lui allumer son clope, Popaul extirpe de sa poche LE briquet anniversaire ! Cette flamme requinque la belle qui oublie la bête que lui inspirait le boucher... A Périgueux, elle apprendra qu’une troisième victime s’est fait transpercer.

- «Oh putain, non ! Encore une 2cv !» - «Dis donc ! Elle est bien sympa, Hélène, de nous prêter sa tire ! C’est ça ou les transports, mon con ! Tu imagines le labyrinthe que c’est pour regagner Paname d’ici ?» - «Oh ! On va à Paris ?» - «Ouais chez les sauvages ! Bon dis-moi, elle t’a plu, cette virée en Dordogne ?» - «La table est bonne, le climat sympa. Popaul un peu lourdingue avec ses anecdotes sur ces guerres qu’il est interdit d’étudier à l’école mais c’est un brave gars malgré tout et un bon boucher, il découpe la bidoche comme personne. La belle Hélène me fait penser à Sharon Stone, aussi inaccessible et dominatrice. Et encore plus à Catherine Tramell avec son troublant regard vert glacé qui te transperce comme un pic à glace !» - «Allez, arrête de te palucher mon grand ! Pose ton joufflu et fais moi une pipe !» - «Queâ ?!»

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7eme Art Lazein

Vive la France Michaël Youn

Synopsis Muzafar et Feruz sont deux gentils bergers du Taboulistan… tout petit pays d’Asie centrale dont personne ne soupçonne l’existence. Afin de faire connaître son pays sur la scène internationale, le fils du président tabouli décide de se lancer dans le terrorisme «publicitaire» et de confier à nos deux bergers, plus naïfs que méchants, la mission de leur vie : détruire la Tour Eiffel ! Pour atteindre leur objectif, ils devront traverser le milieu le plus hostile qui soit : la France ! Une France, bien loin de l’Occident qu’on leur avait décrit : entre les nationalistes corses, les policiers zélés, les taxis malhonnêtes, les supporters violents, les employés râleurs, les serveurs pas-aimables, les administrations kafkaïennes et les erreurs médicales… rien ne leur sera épargné. Ils rencontreront heureusement Marianne, jeune et jolie journaliste qui, pensant qu’ils sont deux sans-papiers, les aidera à traverser ces épreuves et leur fera découvrir un autre visage de la France… Celui d’une terre d’accueil, magnifique et généreuse, où il fait si bon vivre. Vive la France ! Date de sortie : 20 février 2013 Durée : 1h37min Réalisé par : Michaël Youn Avec : José Garcia, Michaël Youn, Isabelle Funaro Genre : Comédie Nationalité : Français

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Vous pensiez avoir touché le fond avec “Les Seigneurs”, “Coco”, “Trésor”, “Les Bronzés 3” et une ribambelle d’autres bouses vaseuses ? “Vive La France” est une expérience hallucinante au plus profond des entrailles de cette fange ! Amadoué par l’affiche supportant les deux ganaches moustacheusement grotesques de Garcia et Youn, je pensais simplement me distraire pendant 90mn. J’ai au contraire été envahi d’effroi face à un tel carnage d’incompétence ! Trois auteurs pour un scénario qui n’accouche d’aucun semblant de gag ni de la moindre réplique juste amusante ! Absolument tout est navrant, du plagiat évident de “Borat” au placement de produit Isabelle “Youn” Funaro, de José Garcia qui ne cesse de dégringoler, de l’insupportable Ary Abbitan de l’écurie Arthur, aux clichés usés jusqu’à l’os sur les Corses, les Marseillais, les Basques, les taxis, les kaïras, les flics, les parisiens... J’ai de la peine pour tous ceux qui se sont déplacés et ont déboursé 10€ pour traverser ce désert d’humour ou 20€ pour se l’être procuré en DVD. Toutes ces victimes devraient pouvoir se constituer partie civile et obtenir des dommages et intérêts ! J’ai de la pitié pour les techniciens qui ont œuvré pour emballer correctement cet étron lourd de 15 millions d’Euro et dont le travail est piétiné par l’incompétence et la suffisance aveugle de ses “Stars” ! Du mépris, de la haine et du dégoût envers ces producteurs conscients de financer un projet aussi merdique et comptant sur l’aimable crédulité des spectateurs envers des acteurs prétendument bankables pour remplir leur tirelire jusqu’à en dégueuler ! Le seul plaisir que m’a procuré “Vive La France” est d’avoir purifié 700 Mo de mon disque dur !

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7eme Art Djee

Les Chaussons rouges

Michael Powell et Emeric Pressburger

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans...

Synopsis Vicky, danseuse, et Julian, compositeur, sont engagés dans une troupe de ballet. Tyrannique, le directeur pousse Vicky à s’identifier à l’héroïne du ballet “Les Chaussons rouges”. Elle y sacrifie tout, même son amour pour Julien. Date de sortie : 10 juin 1949 Durée : 2h13min Réalisé par : Michael Powell, Emeric Pressburger Avec : Anton Walbrook, Moira Shearer, Marius Goring Genre : Musical , Drame , Romance Nationalité : Britannique

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Caressons, toi et moi, si tu veux bien, l’évidence : on est face à un grand film. Un de ceux qui traversent les temps, sans bouger. Un de ceux qui sont faits pour éblouir, génération après génération. Pour peu qu’on soit disponible dans sa tête. Parce que, pour te dire la vérité, un film sur la danse, toussa, t’as vu, sa mère, c’est pas ma tisane. Et pourtant, après «The Life and Death of Colonel Blimp», Powell et Pressburger me cueillent encore une fois. Et je me dis que ces mecs auraient filmé un bol de soupe refroidissant lentement, ils auraient fait ça avec goût. Et on regarderait ça comme des cons, en se disant : «Ils sont quand même forts, les saligauds». Donc, un conseil, sois disponible dans ta tête. Un portrait haut en Technicolor d’une troupe de ballets, son despote, ses danseuses, son compositeur et tout le tralala. De Londres à Monaco en passant par Paris, on parle surtout de danse et je ne sais pas si cet art a déjà été mieux filmé qu’ici. Où chaque personnage est épais comme l’atmosphère d’un routier à l’heure de l’apéro. Du tyran amoureux exclusif platonique à la petite ingénue, fraîche et sucrée comme un premier

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baiser , ses petons enserrés dans ses chaussons rouges, qui s’envole, tourbillonne dans le morceau de bravoure, ce ballet merveilleux qui explose au milieu du film. Une manière de poème cinématographique où l’étonnante virtuosité de la mise en scène, une caméra fluide comme dans un rêve, aux images véritables feux d’artifices de couleurs, flamboyantes, se combine à une incroyable modernité. Des décors à te laisser le souffle court et, je ne ne pouvais pas ne pas le dire, un étonnant sosie de Nicolas Sarkozy (http:// en.wikipedia.org/wiki/Robert_Helpmann non?) en danseur vedette. Tu me diras, c’est toujours plus crédible qu’un sosie danseur de Franchouilla l’ami molette. Enfin, comme on dit ici : « C’est mon avis ». Donc, et même si le terme est galvaudé, je galvaude : un chef d’œuvre. Un carrousel arc-en-ciel, souvent à la lisière des songes, mais en mieux. Plus beaux, plus grands que ceux que tu fais quand tu fermes les yeux.

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A LIRE “La littérature pour les Nuls”

Ze Big Nowhere

Germinal

Emile Zola

Le jeune Etienne Lantier était machineur dans les chemins de fer lillois, jusqu’à c’qu’il file une beigne dans le museau de son chef qui prenait sa gentille personne pour un paillasson. Le voilà chômeur et pas fier de l’être. Errant de village en village, la faim au ventre et les larmes aux yeux, à la recherche d’un boulot tel une Evelyne Thomas frigorifiée dans sa tente devant le siège de France Télévision. Le voilà arrivé devant les mines de Montsou où malgré les conseils du vieux Bonnemort, croisé sur le chemin, il vient tenter sa chance. Pourquoi qu’il aurait pas le droit lui aussi de cracher du charbon ? Hein ?? Non loin de là, dans un coron, s’éveille après une bonne nuit de sommeil de 2 heures et demie, la famille Maheu. Gentille famille de mineurs logeant à 10 dans 12 m². Un coron plein à craquer et à 2 doigts d’exploser, comme la braguette de DSK lâché dans un concours de miss. Etienne, pendant ce temps, observe ce voreux (bouche de la mine) où tous ces ouvriers s’engouffrent à qui mieux-mieux, rigolant entre eux et éructant des jurons en se tapant sur le ventre. Sublime allégorie de la brillante carrière cinématographique de Clara Morgane. Attendant une réponse pour se faire embaucher et ne la voyant pas venir, il décide de s’arracher et tenter de se cramer les poumons ailleurs. Mais contre toute attente, la jeune et jolie Catherine Maheu vient lui annoncer qu’il est embauché ce matin même pour pallier au retard pour cause de décès d’un fainéant de mineur. Le voilà dans le ventre de la terre avec la jolie Catherine, où celle- ci lui apprend les rudiments du métier, choisir ces boules de charbon, bien rondes et bien grosses, se servir de son manche de pioche et casser des pierres avec..Oh !

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Mais la mignonne est maquée avec un jaloux du nom de Chaval. Ouvrier brutal et taciturne qui ferait passer Zlatan Ibrahimovic pour un moine franciscain. Après une courte journée de 18 heures à étayer les veines de la mine, nos amis remontent voir la nuit qu’ils avaient laissée 18 heures plutôt. Mais l’ingénieur Négrel leur file une amende pour défaut de boisage dans l’une des veines. La colère ouvrière grogne et monte imperceptiblement comme un débat entre le fendard Finkielkraut et le rigolard Ramadan chez Taddeï. La colère grogne aussi dans le pantalon d’Etienne. En effet, notre Etienne irait bien goûter les jolies petits fruits de la Catherine, mais n’a aucune envie de goûter aux immenses paluches noires de Chaval. Voulant se tirer fissa en voyant la dureté du travail et le maigre salaire qui en découle, il rencontre Rasseneur le patron du bistrot qui lui file une chambre. Après une nuit agitée comme un premier samedi de chaque mois chez Djee, la décision est prise. Il reste ! Nous sommes chez les Grégoire et leur fille adorée Cécile. Les Grégoire sont d’opulents bourgeois vivants dans le confort le plus total et à l’image de la famille Bruni, n’hésitent pas à péter dans la soie dès que l’occasion le leur permet. Un beau matin, juste après le petit dèj’ au lit et un largage de prouts soyeux à souhait, on vient sonner à la porte. La Maheude ! Avec la marmaille !! Elle a plus rien à grailler, Maigrat l’épicier ne fait plus crédit. Pas d’oseille mais deux, trois pulls troués qui encombraient la garde-robe feront l’affaire. Allez hop ! Dehors les pauvres !! Maigrat fait l’effort du crédit mais compte bien toucher ses royalties direct dans la culotte de la pauvre Catherine. Etienne se fait comme il peut à sa nouvelle vie. Il fait la connaissance de Souvarine, rebelle et anarchiste Russe, sorte de Soan mais avec un cerveau et des convictions. Etienne est de plus en plus versé dans la politique et la lutte des classes, sorte de Jean-Luc Mélenchon mais avec des ****** et des convictions. Il crée une caisse de prévoyance en prévision d’un prochain conflit. Les esprits s’échauffent. Le Maheu propose de filer une piaule de rabe chez lui (depuis que Zacharie s’est marié) à Etienne, qui accepte avec un grand sourire d’où s’écoule un long filet de bave en pensant à la promiscuité avec le petit cul de la Catherine. Etienne apprend et cause aux ouvriers lors de veillées bien arrosées et excite leurs désirs d’un autre monde mais sans Jean Louis Aubert et Bertignac.

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Et là, la connerie ! La compagnie baisse les salaires. Les ouvriers dèja passablement énervés comme un Henry Guaino qui aurait perdu sa photo dédicacée de Nicolas Sarkozy, pètent les plombs et commencent à gueuler de plus en plus fort. Maheu accepte de prendre la tête de la révolte, tandis qu’ Etienne harangue les foules tel Besancenot haranguant les bobos révolutionnaire du XVI ème arrondissement sur sa mob. 2 semaines plus tard, la grève est générale, sauf au puits Jean-Bart. Une mouche vole sur les corons. La caisse de prévoyance est vide. Les estomacs couinent. Les esprits chauffés à blanc, voilà Chaval qui déboule chez Maheu accusant Etienne d’être un odieux queutard, qui trombinerait la jolie Catherine ainsi que le fessier “Bachelotien” de la Maheude. Quelques baffes volent mais rien de grave. L’hiver arrive. Les 10 000 ouvriers de Montsou adhèrent à l’internationale sous la propagande Stalinienne d’Etienne. Le froid et la famine accablent les ouvriers. Maheu et Etienne tiennent un meeting clandestin en pleine forêt comme une vulgaire université d’été du Modem pour remobiliser les troupes. Ils parviennent même à convaincre Chaval qui ferme le puits Jean-Bart. Mais Chaval en homme politique avisé rouvre la mine sur la proposition de Deneulin de le faire passer chef. Les grévistes de Montsou apprenant la trahison, débarquent à Jean-Bart et fracassent le matériel. Chaval connaissant désormais parfaitement son “Homme politique pour les nuls” est sauvé de justesse en baissant son froc et en fournissant lui-même la vaseline. La foule traverse la plaine et va d’une fosse à l’autre. Tentant d’éviter les condés qui sont partis pour bouffer un parmentier de prolo et son salmi. Les grévistes arrivent à Montsou pour réclamer du pain à la Direction qui leur prie gentiment d’aller se faire mettre d’une main, et appelant l’armée de l’autre. C’est la Révolution ! On se barricade. La foule s’en prend à Maigrat l’épicier. Les femmes lui coupent les ****** pour voir si il peut chanter comme Christophe Willem, et voyant qu’il n’y arrive pas, le tue sauvagement. L’armée occupe les fosses. Etienne recherché se planque chez l’aubergiste Rasseneur. Chaval, qui fait partie dorénavant du comité exécutif du Medef, vient annoncer qu’il vient d’engager des Belges ( Toujours les mêmes !!) pour briser la grève.

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Etienne, n’y tenant plus, lui file un coup de boule que l’arrière-arrière-arrière-grand père de Pierre Gattaz méritait amplement. Pendant ce temps les soldats attaquent et tirent dans la foule. Maheu s’effondre. Tout part en **** !! Souvarine sabote les puits et inonde les galeries enfermant de nombreux ouvriers, ainsi qu’ Etienne, Catherine et Chaval. La cohabitation s’annonce tendue. Effectivement Etienne bute Chaval et chope enfin la Catherine devant le cadavre encore chaud de Chaval. ‘ Pouvait plus se retenir le môme ! D’ailleurs il a bien fait de se dépêcher, l’Etienne. Catherine succombe à son tour. L’obscurité, la faim, l’angoisse, le grisou ou une explosion de foufoune ? On ne saura jamais vraiment ce qui l’a emporté à la jolie Catherine. Étienne est sauvé, et réapparaît au jour sous l’aspect d’un vieillard aux cheveux blancs. Une sorte de Jean d’Ormesson avec une voix normale et qui saurait ce qu’est le travail; alors que la Maheude hurle devant le corps et la foufoune inanimés de sa fille. En avril, Étienne s’apprête à partir pour Paris. Il vient saluer ses compagnons de lutte, qui ont dû reprendre le travail sans avoir rien obtenu. La Maheude doit dorénavant travailler pour nourrir sa famille. L’espoir d’une revanche est dans tous les coeurs et les flingues bien planqués sous les matelas. Etienne, en bon révolutionnaire, attend LE grand soulèvement populaire qui amènera enfin l’égalité des classes. Regardant derrière lui sur le chemin du départ, il croit pressentir une germination irrésistible. La graine a bel et bien été plantée.

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A LIRE

La cuisine della mamma L.Werle

JMV

Monsieur et madame Monfilsencostume ont un fils, comment l’appellent-ils ? Thibault. Voilà qui, à mon avis, suffit amplement à définir Matteo Renzi, nouveau président du Conseil italien. Et pourtant ce pays, l’Italie, je l’aime, plus que tout autre, et rien n’a jamais réussi à m’en dégoûter, ni Mussolini, ni Berlusconi, ni aujourd’hui Renzi. Je l’aime bien sûr pour son histoire, ses monuments, ses peintres, ses compositeurs, ses écrivains, ses cinéastes, mais surtout pour son peuple, si fraternel et d’une humanité sans doute indestructible. Ce peuple qui, entre autres merveilles, sut créer la plus grande cuisine du monde (et des environs). J’ai longuement hésité avant de conseiller un livre de cuisine italienne. Il en existe beaucoup de bons, mais souvent non-traduits, et incomplets, le chef se cantonnant aux recettes de sa région, ce qui est déjà très bien. Et puis il me semble avec le livre de Loukie Werle, avoir trouvé l’oiseau rare, celui qui donne des recettes parfaitement authentiques, populaires, issues de toutes les régions de la péninsule. De plus, on ne pourra pas me traiter de sale italien de souche : l’auteur, Loukie Werle, est australienne, ce qui rajoute un petit côté cosmopolite bien venu par les temps qui courent. Le sous-titre du bouquin est “Les secrets de la cucina povera”, de la cuisine pauvre. Et il est vrai qu’autrefois, les ingrédients, abats, pâtes, riz, herbes, ne coûtaient rien. Mais grâce au grand bond en avant de la mondialisation, la cuisine pauvre est devenue très chère, ce qui n’est que justice, vaffanculo, les pauvres ! Toutes les recettes sont hautement recommandables et faisables, il n’y qu’un problème d’authenticité des produits que l’on peut trouver en France. Je me bornerai à parler de quelques unes, parmi mes préférées : _la “panzanella” : juste du pain rassis et ramolli, avec de la tomate fraiche, des herbes et de l’huile d’olive. Exceptionnel quand c’est bien fait. _la “pagliata” : des rigatoni avec une sauce à base de tripes de veau de lait non-vidées (donc remplies de lait caillé). On peut encore en manger près du Testaccio à Rome. _la “coda alla vaccinara” : de la queue de bœuf braisée avec du vin, du cèleri et des herbes, cuite une douzaine d’heures en cocotte lutée à basse température. Un plat qui remonte à l’époque où l’on faisait paître le bétail dans les ruines du forum romain. _une panna cotta qui se tient sans la moindre gélatine (ça, je l’ai toujours foirée, mais ça doit être faisable...) Bon, je m’arrête là, avant de vous donner la recette des gencives de porc à la Farrugia....

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MUSIQUE Ze Big Nowhere

Enter the Wu-Tang: 36 Chambers

Wu-Tang Clan

Ça commence comme ça. 3 potes. 3 geeks. Nourris de Soul, cette Soul 70’s qui transpire sous les bras et qui te roule des patins chaque fois que tu la croises. Cette musique sensuelle qui te regarde droit dans les yeux et te chope par les ****** avec un petit sourire coquin. Ces rythmes s’enroulant le long de ta jambe, qui remontent lentement et viennent te chatouiller l’entrejambe. Cette Soul si chaude, si libre, qui à force de se donner à tout le monde, est tombée sur un mauvais garçon. Tombée sur ce Funk viril, ce Funk “JamesBrownien” bourré de testostérone, qui a attrapé notre pauvre Soul sur un escalier de service entre 2 blocs pour lui faire un môme : Le Hip-Hop. Le Rap ! C’est cette trinité Black, cette famille américaine intenable qui chatouille de plus en plus les oreilles de nos 3 potes. Ce Rap qui traîne les rues depuis le début des années 80 comme nos 3 potes. Ce Rap qui a tellement de choses à dire, à faire écouter mais qui reste le cul posé sur son banc, faute de réelles opportunités, exactement comme nos 3 potes. Il y a RZA “The Scientist”, GZA “The Genius” et Ol’ Dirty Bastard “The Specialist”. Voilà nos 3 potes. Des mecs bien décidés à se sortir de la routine New-Yorkaise où il est plus facile de finir avec une balle dans la peau qu’avec un putain de disque d’or. Il y eut des projets solos avec des labels incompétents et des tentatives d’auto-prod restées “lettre morte” dans

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les tiroirs des maisons de disques. Tout cela forgeant la méfiance du Crew envers les labels et une rage de réussir chevillée au corps et aux tripes. Traînant leurs guêtres dans le Hip-Hop New Yorkais depuis un petit moment déjà, le Crew ne tarde pas à s’élargir. Les ramifications sont nombreuses dans l’ “East Coast” depuis les succès du Public Enemy, Mobb Deep ou les Beastie Boys; et ce, malgré l’assoupissement progressif du Rap de la “Big Apple” au profit du G-Funk Californien. 1993 ! Tout est prêt !! Nos 3 potes se retrouvent désormais à 9. Raekwon, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Method Man, U-God et Masta Killa se rajoutent au trio RZA, GZA et Ol’ Dirty Bastard. Et Le Crew devient le Wu-Tang Clan. Le monde du Rap n’en croit pas ses yeux rouges. C’est du jamais entendu ! FUCKING SHIT !! Le petit cul Black du Hip-Hop violé sans ménagement dans un gang-bang hardcore ou les 9 membres du WuTang rivalisent d’ardeur et de mots salaces. Des beats lourds comme les seins et les fesses huilées des “bihatchs” qui se trémoussent en string dans leurs clips. Une basse profonde et marécageuse qui fait trembler les bases même du style. Des flows ultra-nerveux crachés par terre comme un vieux chewing-gum. Des samples picorés dans les séries B Hongkongaises des 70’s, à base de coups de gong et de tartes dans la gueule. Une ambiance poisseuse comme un coin de rue dégoulinant qui pue la pisse. Des moines Shaolins dégénérés faisant de leur temple sacré un haut-lieu de la came et du stupre. Apprenant consciencieusement à rouler leurs bédos les yeux fermés et à se faire sucer sur une jambe. Des moines Shaolins Blacks, sapés comme c’est pas permis, avec pour seule arme, et pas des moindres, un Rap moderne, neuf et sans concessions. Un album titanesque, en apesanteur. Un disque comme chorégraphié par Tsui Hark, tourbillonnant, virevoltant, emportant tout sur son passage. Mixé et samplé par le grand RZA qui fera de ses 8 disciples, les maîtres incontestés du Hip-Hop. RZA statufié et doré à l’or fin , ainsi que les 8 autres membres du Wu-Tang, trônant au milieu de ce temple reculé. Contemplant d’un oeil bienveillant et goguenard le monde du Rap, perchés haut, très haut sur leurs socles de marbre. https://www.youtube.com/watch?v=cbfGkiecl2M

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MUSIQUE takeshi29

Sistrionix

Deap Vally

SVP amoureux fou cherche 06 de mini-short “Hello Lindsey and Julie, will you marry me ?” Après les excellents texans de Parquet Courts, c’est au tour de deux bombasses californiennes de faire de 2013 “l’année du gros pâté qui débouche les cages à miel”. Ces deux nanas semblent tout droit sorties de “The Runaways”. Vous mettez dans un shaker du minimini-mini-short, du soutif, une gratte, une batterie, une bonne dose de nitroglycérine et de sueur, vous secouez bien bien fort. Et là vous obtenez “Sistrionix”, l’album le plus excitant de l’année sur la planète rock.

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Lindsey Troy et Julie Edwards envoient du lourd, du crasseux durant ces 50 minutes aptes à envoyer une Courtney Love au couvent. Si nos oreilles modernes étaient moins calibrées et shootées à la daube, “End of the world” ( http:// youtu.be/adsEE5e0PKg ) et “Lies” ( http://youtu.be/jBVUFKBN19k ) deviendraient instantanément des tubes, tout le monde se damnerait devant les 10 minutes incandéscentes du bluesy “Six feet under”. Ce n’est pas compliqué, cet album tourne sur ma platine depuis à peine une semaine et je ne peux déjà plus m’en passer, il sonne comme un classique, de ces albums qu’on réécoutera dans 10 ou 20 ans en se disant “Putain qu’est-ce que c’était bon !” 14 titres et pas une note qui fait débander l’ensemble. Vous allez certainement me trouver volage, mais je le confesse, en 113 secondes ( http://youtu.be/ FM6zt7g39MM ), pas une de plus, ces filles m’ont fait tourner la tête... Je prends sur le champ mon sac à dos et je pars à leur recherche. D’ailleurs si quelqu’un avait leur 06, ça m’arrangerait bien. En live à Glastonbury : http://youtu.be/-XC8hsFA-lg http://youtu.be/c2OjVFp54po http://youtu.be/PWXsTaBoD7A http://youtu.be/7FAuUhRgbCk http://youtu.be/OZnb7sDJ0SQ http://youtu.be/0XCZfzCaNv4 http://youtu.be/bnxlUySi9qY http://youtu.be/w5rOAx9fRhw

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MUSIQUE Djee

The Death of Queen Jane

Oscar Isaac

http://youtu.be/zyQNaAd-08w Cette impression que ça parle à mon âme, et à mon âme seulement. Un mood, une langue que je suis le seul à comprendre. Toi, tu ne peux pas. C’est comme ça. Les autres ne peuvent sentir ce qui vibre autant. Ils ne doivent pas. Ce n’est qu’à moi. On ne peut pas partager une respiration. Ou un rêve. C’est comme ça.

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Trois accords suffisent à mon cœur. Un pays où le simple est roi. Où il a le droit d’installer sa couche, où il sera chauffé, couvé. Il n’aura jamais soif. Il ne manquera de rien. Trois accords suffisent et pourtant, ajoute cette plainte et mon cœur n’en peut déjà plus. La mélodie qui pique et cette voix, Dieu cette voix, qui t’emmène doucement, te berce. Il y a quoi de plus beau qu’une comptine dis-moi. Il n’y a rien. C’est comme ça. Et ça parle d’une reine. D’une femme qui meurt en donnant la vie. Je trouve ça joli. Triste forcément. je ne suis pas qu’un gros ******. Ça sert peut-être à ça des chansons comme celle-là. À te débarrasser du reste et te faire asseoir. Et te dire doucement, ou plus fort. Je ne suis pas qu’un gros ******.

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Blu-ray Le Loup Celeste

The Call

Brad Anderson

Synopsis Une adolescente est kidnappée par un tueur en série. Pour la sauver, une opératrice d’un centre d’appel d’urgences va affronter ses propres peurs liées à une tragédie de son passé. Leur seul lien : un téléphone portable... Année : 2013 Durée : 94 min Réalisateur : Brad Anderson Acteurs : Halle Berry, Abigail Breslin, Morris Chestnut, Michael Eklund

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Le film Malgré de petites facilités et quelques incohérences, “The Call” est un thriller de haute volée à la tension constante qui jouit d’un scénario haletant, d’une mise en scène virtuose, d’un montage habile et d’acteurs impliqués (Halle Berry livre l’une de ses meilleures compositions). Terriblement happant !

Le Blu-ray Image Un transfert HD solide qui permet de profiter d’une définition pointue, d’une multitude de détails, d’une belle profondeur de champ, de couleurs brillantes et d’un joli petit grain argentique.

Audio Des pistes sonores limpides, précises, profondes et immersives où les voix sont bien équilibrées, la localisation formidable et les effets/ambiances riches sur toutes les enceintes.

Fiche technique Le film : Blu-ray : Format vidéo 1080p24 (AVC) / [1.85] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) Audio-3D Sous-titres Français imposés sur la VO Français pour malentendants Région : B (France) Éditeur : TF1 Vidéo Date de sortie : 2 octobre 2013

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Blu-ray Le Loup Celeste

Enemies Closer Peter Hyams

Synopsis Dans une forêt à la frontière americano-canadienne, deux ennemis jurés vont devoir s’entraider pour échapper à un cartel, dirigé par le psychotique Xander, à la recherche de l’une de ses cargaisons manquantes... Année : 2013 Durée : 81 min Réalisateur : Peter Hyams Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Orlando Jones, Tom Everett, Scott Kristopher Van Varenberg

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Le film Cette petite série B d’action est une chasse à l’homme nocturne dispensable où les scènes d’action sympathiques (surtout l’affrontement dans les arbres) et l’interprétation déjantée de Jean-Claude Van Damme ne parviennent pas à faire oublier le manque de charisme du duo vedette, l’indigence du scénario et l’absence d’inspiration de la mise en scène.

Le Blu-ray Image

Un piqué et un étalage de détails sensiblement HD, une palette colorimétrique particulièrement chaude et flatteuse, et des contrastes très poussés d’excellente tenue. Néanmoins, les noirs pas toujours solides et la présence volontaire mais assez importante de grain donnent à ce transfert HD un aspect crasseux qui ne plaira certainement pas à tout le monde.

Audio

Des pistes sonores classiques et frontales qui manquent d’envergure mais les voix sont bien intégrées, la scène avant est riche en effets, les surrounds s’activent (un peu) pour les ambiances et la musique, et le canal LFE vibre lorsque le besoin s’en fait ressentir.

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Fiche technique Le film : Blu-ray : Format vidéo 1080i25 (AVC) / [1.78] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 Sous-titres : Français imposés sur la VO Région : B (France) Éditeur : France Télévisions Distribution Date de sortie : 4 décembre 2013

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Blu-ray Le Loup Celeste

Gatsby le Magnifique

(3D)

Baz Luhrmann

Synopsis

P

rintemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool. Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble, mais aussi d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges... Année : 2013 Durée : 142 min Réalisateur : Baz Luhrmann Acteurs : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan, Joel Edgerton

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Le film Avec ce mélodrame mêlant fêtes décadentes, rêves de grandeur, amours impossibles et tragédies ravageuses, Baz Luhrmann nous offre un film fascinant et volontairement excessif où le talent des comédiens, la démesure baroque des décors, la splendeur des costumes, l’extraordinaire bande-son anachronique, l’inventivité de la mise en scène et l’énergie du montage forment un spectacle haut en couleur (plein les yeux et les oreilles) qui transporte le spectateur dans un monde tout autant festif que mélancolique. Magnifique … comme Gatsby !

Image

Fiche technique

Un luxe visuel de tous les instants avec une définition sidérante, un piqué d’une redoutable précision, une palette colorimétrique somptueuse, des contrastes rutilants, des noirs d’une belle profondeur et une fluidité exemplaire. Top démo absolu !

Le film : Blu-ray : 3D :

Audio

Format vidéo 1080p24 (MVC) / [2.40]

Des pistes sonores immersives et acoustiquement très festives aux voix claires, aux (nombreux) effets répartis avec beaucoup de précision, à la musique de Craig Armstrong particulièrement ample et aux basses massives. Une véritable orgie sonore !

3D

Cette 3D follement grisante peut compter sur une fenêtre de profondeur excellente (les plans larges sont carrément incroyables), sur une spatialisation prodigieuse, sur des détachements optimaux, sur de nombreux débordements plus ou moins prononcés (personnages et décors) et sur quelques jaillissements (non projetés) parfaitement intégrés à la narration (neige, pluie, rideaux, confettis et autres cotillons) pour immerger totalement le spectateur dans l’univers de Gatsby. Numèro 78 - HCFR l’Hebdo

Pistes sonores

Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais (Audio Description) Dolby Digital 5.1 Français (VFF) Dolby Digital 5.1 Français (VFQ) Dolby Digital 5.1

Sous-titres Français Anglais pour malentendants

Région : B (Royaume-Uni) Éditeur : Warner Bros. Date de sortie : 11 novembre 2013 39


Blu-ray Le Loup Celeste

Gravity

(3D)

Alfonso Cuarón

Synopsis

P

our sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’immensité terrifiante de l’espace... Année : 2013 Durée : 91 min Réalisateur : Alfonso Cuarón Acteurs : Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris (voix)

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Le film Ce très grand film de science-fiction sur la résilience qui a remporté près de 7 statuettes à la 86è cérémonie des Oscars est une expérience sensorielle intense dont on sort à bout de souffle. Le récit qui s’intéresse à la survie d’une femme confrontée à sa mortalité est éprouvant, l’interprétation de Sandra Bullock est exceptionnelle, la mise en scène (qui sait se faire oublier) est d’une virtuosité technique sidérante, les effets-spéciaux sont grandioses car indétectables, les scènes de catastrophe sont spectaculaires et la métaphore sur la renaissance est ingénieuse. “Gravity” parvient ainsi à nous immerger totalement au sein de l’immensité spatiale ... dans une oppressante solitude. Houston, we’ve had a masterpiece !

Image

Un transfert HD d’une profonde perfection qui délivre une définition chirurgicale, une quantité de détails remarquable, une profondeur de champ vertigineuse, des couleurs d’une richesse délectable, des contrastes en béton armé, des noirs abyssaux et un (léger) grain très élégant. C’est divin !

Audio

Fiche technique Le film : Blu-ray : 3D :

Des pistes sonores bien enveloppantes qui restituent l’incroyable subtilité et efficacité du mixage. Les voix sont naturelles (un peu plus en VO) et se déplacent régulièrement de gauche à droite, les effets sonores sont d’une grande singularité (le souffle et la respiration de l’héroïne) et la directivité de ces derniers impressionnante, les silences sont assourdissants, la musique est d’une étouffante ampleur et les basses sont profondes à souhait (les battements de cœur). Acoustiquement prodigieux !

Format vidéo 1080p24 (MVC) / [2.40]

3D

Sous-titres Français Anglais pour malentendants

Une 3D à ne rater sous aucun prétexte car servant plus que jamais l’histoire avec un rendu hyper-réaliste et jamais outrancier qui mise tout sur l’immersion. La fenêtre de profondeur est prodigieuse et permet de ressentir les distances avec un naturel désarmant, la sensation de volume est inouïe, les effets de transparence lors des scènes à la 1ère personne (les vues à travers le casque) sont scotchants, les débordements sont très nombreux (personnages et décors) et les jaillissements (objets en apesanteur, fumée, eau) ne sont vraiment pas oubliés surtout lors d’une séquence anthologique où des dizaines de débris sont violemment projetés hors de l’écran. Numèro 78 - HCFR l’Hebdo

Pistes sonores

Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais (Audio Description) Dolby Digital 5.1 Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1

Région : B (Royaume-Uni) Éditeur : Warner Bros. Date de sortie : 26 février 2014

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La Semaine Prochaine

L’actualité des sorties cinéma ...

De nouvelles critiques musicales, littéraires ou 7ème Art... Mais aussi des surprises, des coups de coeur et encore plus de tests Blu-ray (2D et 3D). Rendez-vous le vendredi 4 Avril 2014 pour

L’HEBDO n°79

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