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Edition du 7 Mars 2014


Edition du 7 Mars 2014 Numéro 75 REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Éloch Fabi JMV Lazeïn Le Loup Céleste Manitao17 Ze Big Nowhere

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Laric

Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror Pixelounge

CORRECTIONS Frahlt

Edité par l’association HomeCinema FRancophone (HCFR) association loi 1901 (JO 13/04/2002) siège social : 21, rue de Fécamp 75012 PARIS SIREN : 444 601 892 00029

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SOMMAIRE A l’affiche Le Loup céleste - Le Crocodile du Botswanga Fabrice Eboué, Lionel Steketee Le Loup céleste - Pompéi - Paul W.S. Anderson éloch - Only Lovers Left Alive - Jim Jarmusch

300 : La naissance d’un Empire - Diplomatie - Un week-end à Paris Se battre - Le Chemin - Arrête ou Je Continue N’importe qui - Dans l’ombre de Mary - La promesse de Walt Disney El Gran Dragón - Free Fall - L’Etudiant - Vampire Academy

4-5 6-7 8 - 11 12 13 14 15

7ème ART Lazeïn - L’Enfer - Cycle Claude Chabrol Djee - Little Big Man - Arthur Penn

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A LIRE éloch - Réparer les vivants (2014) - Maylis de Kérangal

JMV - Les Tombeaux De Guy Debord - Jean-Marie Apostolides

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MUSIQUE Manitao17 - Repenti - Renan Luce

Ze Big Nowhere - La Fin de l’espèce (2012) - Klub des Loosers

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BLU-RAY Le Loup céleste - 2 Guns - Baltasar Kormákur Le Loup céleste - Saving GénéralYang - Ronny Yu Le Loup céleste - Turbo (3D) - David Soren

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A l’affiche par Le Loup Celeste

Le Crocodile du Botswanga Fabrice Eboué, Lionel Steketee

Synopsis Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par Didier, un agent de faible envergure qui a su le prendre sous sa coupe, vient de signer son premier contrat d’attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps, sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit état pauvre d’Afrique centrale, lui valent une invitation par le Président de la République en personne : Bobo Babimbi, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d’état militaire... Année : 2014 Durée : 90 min Réalisateurs : Fabrice Eboué, Lionel Steketee Acteurs : Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Claudia Tagbo, Ibrahim Koma Date de sortie : 19 février 2014

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Le film Malgré la découverte étonnante du dictateur Bobo Babimbi (interprété par un excellent Thomas Ngijol) et quelques bonnes vannes et/ou scènes (l’arrivée de Didier au Botswanga et la présentation des crocodiles) qui font légèrement sourire, le film s’enlise malheureusement dans un humour (et une histoire) grotesque et limite pipi caca sur les bords, que ni l’intérêt porté pour les sujets abordés (la dictature politique, le colonialisme, l’appât du gain et la quête des origines) ni l’abatage du duo comique (Ngijol-Eboué) ne parviennent à sauver vraiment. Le Loup Celeste

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A l’affiche par Le Loup Celeste

Pompéi

Paul W.S. Anderson

Synopsis En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave d’un puissant marchant, nourrit un désir de vengeance farouche envers un sénateur romain responsable de la mort de sa famille et de son peuple. Alors qu’il se fait vite remarquer pour son talent au combat, le gladiateur tombe sous le charme de la fille de son maître. Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale... Année : 2014 Durée : 104 min Réalisateurs : Paul W.S. Anderson Acteurs : Kit Harington, Emily Browning, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Kiefer Sutherland, Carrie-Anne Moss Date de sortie : 19 février 2014

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Le film Prenez une forte dose de “Gladiator” et de la série “Spartacus”, ajoutez-y une grosse pincée de “Titanic”, saupoudrez généreusement de “2012”, puis agitez le tout et vous obtiendrez “Pompéi”, un péplum romantico-catastrophe franchement impressionnant dont la flamme de l’histoire d’amour, l’avalanche de scènes d’action toutes plus haletantes les unes que les autres (la poursuite dans les rues détruites de Pompéi est à ce titre le clou du spectacle) et le déluge d’images de synthèse très réussies (l’éruption du Vésuve ou encore l’arrivée du tsunami), font oublier les clichés un peu dépassés du script ainsi que les dialogues pas toujours bien écrits. Levez donc le pouce pour ce divertissement aussi spectaculaire qu’émouvant ! Le Loup Celeste

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A l’affiche par éloch

Only Lovers Left Alive Jim Jarmusch

Synopsis Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? Durée : 123 min Réalisateur : Jim Jarmusch Acteurs : Tom Hiddleston, Tilda Swinton, John Hurt, Mia Wasikowska Date de sortie : 19 février 2014 Genre : Romance, drame Nationalité : Allemand , britannique , français , chypriote

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Le film Le festin en péril Dès le premier plan, lent, tournoyant, baigné dans cette musique qui ne quittera plus le film, le ton est donné. Presque rien n’arrive vraiment, sauf ces vitales retrouvailles entre un couple immortel. Les séparer, c’est cependant ce que fera le film pendant toute la première partie. Elle marche, lentement, avec grâce, comme cachée, de nuit, dans les rues de Tanger à la rencontre de sa nourriture. Il achète, sortant l’argent comme par magie, des instruments que tout amoureux de la musique saura apprécier. C’est un tout autre chemin qu’il emprunte pour aller chercher sa nourriture, ce « o-négativo » tant désiré, si rare, si précieux. Dans les rues d’un Détroit fantomatique, il roule en voiture, s’engouffre dans les couloirs d’un hôpital et se joue de la réalité, revêtu par les temps anciens « Docteur Faust », vieux stéthoscope. Dès lors, deux enjeux s’écrivent : la découverte du « genre » du film par une pléiade de petits indices et de références aux codes du genre que distille Jarmusch tout en les détournant pour créer une ambiance propre à son film : longs ralentis dans les marches pourtant déterminées de ses personnages, regard sur le Détroit abandonné, autrefois fourmillant d’artistes, dont il ne reste qu’Adam, sorte d’artiste encore plus admiré pour son invisibilité publique. L’autre enjeu se trouve dans cette culture de l’ancien, face à la décrépitude dont « les zombies » (soit les hommes, contre lesquels s’irrite Adam)

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semblent être responsables tout pris à la conquête de denrées qui s’épuisent alors qu’elles leurs sont vitales (une des dernières discussions entre Adam et Eve le révélera avec brio). Ils se baladent alors dans de vieux vêtements, dans des bâtissent immémoriales, à bord d’une vieille voiture presque « de collection », et se rendent dans des lieux autrefois rayonnants, transformés au travers d’un usage qui dénature. La mort y rôde. La lenteur s’installe, jusqu’à l’extase de ce sang avalé, qui fait tourner les têtes à la manière d’un vinyle sur une platine. Dès lors, face à ces êtres emplis de culture, créateurs génies ayant traversés les siècles, la technologie semble vaine. Et ce n’est pas une discussion vidéo qui suffira à rassasier mais plutôt à rendre plus fort ce besoin de se rejoindre à nouveau que ressentent Adam et Eve. C’est alors que les deux corps sont mis à nouveau en présence : tout prêts à se pétrir, si doux dans l’étreinte, comme deux mains qui s’étreignent, deux corps qui s’aident à marcher. C’est Adam alors qui fascine tout autant qu’il agace : recroquevillé sur lui-même, créateur génial, musicien électrisant (la séquence où il enregistre un nouveau morceau est superbe). La lenteur de leurs gestes surprend par deux fois : dans les gestes furtifs et accélérés d’Adam qui apparaissent subitement tout autant que l’arrivée d’Ava, comme le penchant vénal d’Eve. C’est elle qui aurait croqué dans la pomme, créant l’apocalypse. Ne permettant plus, en tout cas, de subsister dans l’Eden routinier que s’étaient créé Adam et Eve avec sang à foison.

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Les deux corps recroquevillés, nus comme dans un cocon, tranquillement, dans le repos qui suit l’extase (deux magnifiques plans) n’existeront plus. Il faudra fuir, partir à la conquête du sang si rare, comme contaminé par les hommes. Il faut purifier, tendre à la pureté. Si le sang est comme la drogue, la musique devient l’enjeu primordial : celui de la solitude, de la reconnaissance, de la douceur retrouvée ; Eve peut, les yeux fermés, tâter et dater, nommer n’importe quel instrument sans y jeter un regard. Si Ava dévaste, Eve répare, apaise. Elle aime. Elle ne désire pas. La musique y est vue comme une consommation encore plus extatique que le sang. Elle se fait seul, dans l’intimité d’une apparition soudaine, même quand tout semble perdu. C’est alors, dans une toujours aussi superbe mise en scène, que surgit le miracle musical. La surprise. La lenteur est bousculée par le bouleversement qu’entraine la musique. Dès lors, le succès n’intéresse pas (on ne croise que des « êtres de l’ombre », Marlowe est vu un moment comme le véritable écrivain des œuvres de Shakespeare ), c’est la nuit (seul moment où ils peuvent émerger), les lieux comme sélectionnés, les instants uniques qui sont plébiscités. Et seuls les amoureux survivent finalement alors que tout, toujours, est voué à disparaître. Subsiste la fraîcheur des corps qui s’aiment et de la musique qui s’élève.. éloch

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300 : La naissance d’un Empire Action de Noam Murro Avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Rodrigo Santoro, Jack O’Connell (II), Andrew Tiernan... Durée : 1h 42mn Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse…

Diplomatie Historique de Volker Schlöndorff Avec André Dussollier, Niels Arestrup, Burghart Klaußner, Robert Stadlober, Charlie Nelson... Durée : 1h 24mn La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d’Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d’une longue lignée de militaires prussiens, le général n’a jamais eu d’hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C’est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu’il gravit l’escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l’hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l’ordre de destruction.

Un week-end à Paris Comédie Dramatique de Roger Michell Avec Jim Broadbent, Lindsay Duncan, Jeff Goldblum, Olly Alexander, Xavier de Guillebon... Durée : 1h 33mn Un couple anglais vient à Paris fêter leurs trente ans de mariage. Ils redécouvrent la ville, mais aussi l’humour, la fantaisie, et le plaisir d’être ensemble.

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Se battre Documentaire de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana Durée : 1h 33mn Aujourd’hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s’en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire.

Le Chemin Aventure de Luciano Moura Avec Wagner Moura, Mariana Lima, Lima Duarte, Brás Antunes, Abrahão Farc... Durée : 1h 30mn Theo a une vie agréable dans une riche banlieue brésilienne. Médecin, mari et père, il est très pris par sa carrière, jusqu’au jour où son fils de 15 ans, Pedro, disparaît. Il part alors à sa recherche et c’est pendant ce long voyage à travers le Brésil qu’il découvre ce qui compte réellement pour lui.

Arrête ou Je Continue Comédie de Sophie Fillières Avec Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Anne Brochet, Josephine de la Baume, Nelson Delapalme... Durée : 1h42min Pomme et Pierre. Ils sont ensemble depuis longtemps. Trop longtemps ? Ils sont pris dans cette combine qu’est devenu leur couple, ce discret désastre, pris dans ce numéro qui se joue presque malgré eux. «Arrête ou je continue» l’un comme l’autre pourrait le dire. Ils ont l’habitude de longues marches en forêt. Au cours de l’une d’elle, Pomme refuse de rentrer. Non. Juste non. Qu’il lui file le kway, qu’il lui file le pull, qu’il lui file le sac, elle reste… Elle disparaît dans les taillis. Sans fracas…

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N’importe qui Comédie de Raphaël Frydman Avec Rémi Gaillard, Nicole Ferroni, Alban Ivanov, Sylvain Katan, Franc Bruneau... Durée : 1h 40mn Avec ses potes, Rémi fait n’importe quoi... Pour devenir n’importe qui. Mais Sandra, sa copine, aimerait qu’il devienne quelqu’un. Et il y arrive quand même un peu.

Dans l’ombre de Mary La promesse de Walt Disney

Biopic de John Lee Hancock (2h 11mn) Avec Tom Hanks, Emma Thompson, Paul Giamatti, Jason Schwartzman, Bradley Whitford... Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse... qu’il mettra vingt ans à tenir ! Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecoeur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé... Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va se démener pour convaincre la romancière.

El Gran Dragón Documentaire de Gildas Nivet et Tristan Guerlotté Avec Teser Owansi, Richard Niño Ruiz, Herbert Quinteros, Fernando Rubio, Jose Aranda Ventura... Durée : 1h 41mn El Gran Dragòn est un voyage au Pérou. L’exploration d’une équipe à la recherche d’un savoir en perdition par l’intermédiaire de rencontres en tous genres.

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Free Fall Romance de Stephan Lacant Avec Hanno Koffler, Max Riemelt, Attila Borlan, Katharina Schüttler, Stephanie Schönfeld... Durée : 1h 40mn Marc est un jeune policier CRS. Il mène une vie épanouie avec sa femme qui attend un enfant de lui. Il rencontre Kay, un nouveau collègue qui vient de rejoindre son unité. La complicité des deux hommes vient rapidement à dépasser le cadre de leur travail...

L’Etudiant Drame de Darezhan Omirbayev Avec Nurlan Baitasov, Maya Serikbayeva, Edige Bolysbaev, Bakhytzhan Turdaliyeva, Asel Sagatova... Durée : 1h 30mn Ce film est inspiré du roman de Dostoïevski, Crime et châtiment. L’action se déroule au Kazakhstan de nos jours. Un étudiant en philosophie souffre du manque d’argent et de solitude. Il va parfois acheter du pain chez l’épicier et peu à peu l’idée de cambrioler le magasin lui vient à l’esprit. Il commet finalement son crime durant lequel l’épicier et une cliente deviennent ses victimes. Le sentiment de culpabilité grandit en lui. Alors qu’il tombe amoureux d’une jeune fille, il prend la responsabilité de ses actes.

Vampire Academy Action de Mark Waters Avec Zoey Deutch, Lucy Fry, Sarah Hyland, Olga Kurylenko, Joely Richardson... Durée : 1h45min Rose et Lissa ont toujours été inséparables. Elles pourraient être comme toutes les jeunes filles de leur âge, mais Lissa est une princesse vampire Moroï que Rose est chargée de protéger. Pour avoir fugué de l’académie, les deux amies sont punies et Rose est désormais surveillée par le très strict Dimitri. Sa condition devient encore plus compliquée à gérer lorsque son attirance pour son mentor grandit… Alors que Lissa hésite à assumer ses fonctions royales, ses ennemis préparent dans l’ombre un plan pour la détruire et éteindre sa lignée… Numèro 75 - HCFR l’Hebdo

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7eme Art par Lazein

L’Enfer

Cycle Claude Chabrol

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ingt-cinq ans après l’étape bretonne, j’ai suivi tonton Claude jusqu’à l’un de ces coins du sud de la France où il fait toujours beau et chaud mais débarbouillé de tout accent chantant.

Dès le coup d’envoi, Chabrol expédie en quelques minutes des tranches de vie du couple Nelly et Paul pour résumer leur vie et nous familiariser: leur mariage, l’emménagement dans leur auberge, la naissance du minot... Quelques paires d’années plus tard, le couple patauge dans le bonheur : l’auberge ne désemplit pas et ils s’aiment comme au premier jour. Pourtant... Pourtant, comme un cancer qui se propage de jour en jour jusqu’à se généraliser, Paul souffre de jalousie. Dès le premier symptôme cette suspicion maladive va s’ancrer en lui et crescendo pourrir leurs vies. À sa décharge, les courbes de sa Nelly magnétisent les regards de tous les mâles des environs qui bavent comme des escargots !

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Encore épargnée par les ravages du bistouri, elle jouit d’une beauté incendiaire, la Béart, niaise aussi pour camoufler son côté allumeuse qui ronge Cluzet. Pin-up provinciale über sexy, encore plus indécente habillée que nue, elle est aussi bouleversante lors des 20 dernières dramatiques minutes qui fricotent avec le fantastique. Cluzet, coiffé à la Thomas Croisière dans “Rain Man”, est de tous les plans et très habilement, tonton Claude nous immisce dans le tourbillon de ses suspicions, d’une folie qui le grignote, de ses fébriles certitudes qui se muent en doute, d’un désespoir qui le gangrène... “L’Enfer” est une démonstration de maîtrise de Chabrol : une réalisation sobre qui privilégie l’intensité de ses acteurs aux effets de style, un scénario classieux enrobé de dialogues ciselés jusqu’à une porte ouverte lors du final qui laisse le spectateur établir sa propre interprétation. Lazein

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7eme Art par Djee

Little Big Man Arthur Penn

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans...

M

es parents d’abord, mes voisins assez vite, puis les gens qui, aujourd’hui, partagent ma vie, tout le monde déteste que je regarde ce film et ce, depuis toujours. Pourquoi ? Parce que c’est tous des cons. Déjà. Et surtout parce que j’aime trop la bande son, et donc, histoire d’accompagner de mon mieux la jolie musique de John Paul Hammond je miaule comme un chien qui voudrait imiter un chat en rut tout du long. Pourtant j’imite super bien le chien qui miaule. Un truc de dingue. J’ai un don, c’est inné. Enfin bref, c’était juste pour dire. Mes potes, quand tu leur demandais quel était leur acteur préféré, ils répondaient généralement: DeNiro (gros), Pacino (gros) ou Rocco (gros). Moi, j’adorais Dustin Hoffman (mec). Tu imagines le silence, ce putain d’ange qui passait, lentement, accompagné de regards gorgés de pitié, de « oh l’bouseux »

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quand je balançais ce genre de dossier. Les mecs ricanaient. C’est le petit avec un gros nez ? Celui qui court parce qu’il veut pas aller chez le dentiste (et non pas « au » dentiste. La vache va au taureau alors, si tu vas au dentiste, c’est que tu l’aimes beaucoup. Trop.) ? C’est une *******, ton nain là, il a peur d’une fraise, sa mère. Ouais ouais vous pouvez vous foutre de ma gueule, en attendant, Dustin c’est Jack Crabb. Grand Petit Homme. Mon héros. Mieux que Superman, que Batman ou Spiderman : il est Dustinofman. Comme lui... Je voulais traverser les grandes plaines et que ma famille soit massacrée. Même ma sœur. Et mes potes aussi, si possible. Je voulais manger du chien bouilli même si c’est un peu gras. Être un putain d’indien, un Cheyenne. Apprendre à être un être humain. Je voulais un grand -père avec la peau aussi tannée que celle d’une vieille hutte. Être un indien pour survivre et un visage pâle pour ne pas mourir. Je voulais que Madame Pendrake me donne un bain, boire de l’eau gazeuse à la trompe d’un éléphant. Je voulais devenir charlatan, être le Kid Limonade et rencontrer Wild Bill Hickock. Je voulais me marier avec une Suédoise qué s’appelorio Olga. Croiser le Général Custer, un Ours des montagnes, un aveugle invisible qui sourit comme un con et un Rayon de soleil. Devenir un alcoolo, un ermite, un fou. Devenir un musulman à peaurouge avec mes quatre femmes. Je voulais pleurer « Brûlure du soleil », « Bourbier à Bison », « Ombre qu’on commence à voir » et que mon cœur s’envole comme un faucon. J’voulais vivre 120 ans.

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Djieke

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A LIRE par éloch

Réparer les vivants

Maylis de Kérangal

Avant l’aube. Plus on avance dans le livre, plus Simon s’éloigne de nous au travers de silhouettes habilement décrites et rendues vivantes par Maylis de Kerangal. Mais, paradoxalement, plus on s’en approche également, car on entre littéralement au cœur de Simon Limbres, 20 ans, mort cérébrale, donateur malgré lui de ses organes. C’est alors qu’en 24h, ce corps mort et pourtant à l’apparence si vivace va tour à tour susciter accablement, questions, déchirement mais aussi rencontres, affairement et espoir. Jamais une transplantation n’a été rendue si paradoxale: à la frontière si mince de la vie à la mort. Don d’une vie brusquement arrêtée, pour une autre tout aussi brutalement ravivée. Pour les uns, il va falloir apprendre à vivre dans le manque d’un fils, d’un frère, d’un premier amour. Pour les autres, réapprendre à vivre autrement, après de si longues années passées dans l’attente, comme mort-vivant. Dans cet entrelacs de consciences, de vie et de mort, l’auteur fait surgir des vies, des esquisses de passés, des surgissements de présents. Pour raconter, inlassablement, le trajet d’un cœur, battant d’abord devant la passion, avant de battre par les machines et de s’exporter d’un corps à l’autre. Simon s’éveille à 5h49 du matin, et s’éteint le lendemain à 5h49. La force de cette écriture est d’équilibrer la part de chacun dans le processus qui consiste à “enterrer les morts et réparer les vivants”. C’est la maxime qui accompagne tout le livre, même si elle est plus facile à accepter pour certains des personnages. C’est une chaîne que Maylis de Kerandal s’évertue à humaniser. Tout un personnel, tous les proches, toutes les âmes sont convoquées, personnifiées, vivifiées avant de dis-

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paraître et de laisser la place à d’autres, successivement. Dans cette transmission postmortem, chacun a ses préoccupations, à l’image de cette infirmière obnubilée par la vibration de son téléphone portable qui doit lui ramener un être aimé. Infirmière qui parle à son patient pourtant mort, donnant encore plus aux parents l’impression de la vie. Avec “Réparer les vivants”, chaque acte, même anodin, prend de l’importance. Il s’agit là d’étirer 24h cruciales qui font passer de la vie à la mort, de la mort à la vie. Et comme le narrateur de “Comment j’’ai mangé mon estomac” rêvait de pluie avant de “se purifier” par elle, pour laver la maladie, réparer l’affront. Ici, on recoud le corps après ablation des organes, avec minutie et acharnement, pour donner aussi au mort toute la réparation éphémère dont il a besoin pour se montrer encore intact aux yeux de ceux venus pour lui dire adieu. Que le don obtienne un contre don: la peau reste le seul habit d’un corps mort qui s’entête à paraître vivant, parce que fauché dans la fleur de l’âge. C’est un fil invisible et vital que tend Maylis de Kerangal à ceux qui font et défont la vie, qui réparent les corps en état de dysfonctionnement. Un récit prenant, poignant, sans baisse de régime. Avec un rythme pourtant paradoxal, là encore : le temps qui s’accélère quand le processus de transplantation est lancé et le temps passé à raconter les protagonistes. Mais aussi, pour les médecins, celui passé à expliquer, consoler, rassurer malgré la rapidité des entretiens. Il faut être à la fois clinique et social. C’est un temps où l’on se souvient d’avant et où, pourtant, il faut aller de l’avant. Un récit qui nous maintient en haleine, malgré l’issue attendue: la fin d’un jour, le début d’un autre et “le tourbillon de la vie”, sans fin. éloch

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A LIRE par JMV

Les Tombeaux de Guy Debord

Jean-Marie Apostolides

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u’on adhère ou pas aux idées de Guy Debord, force est de reconnaître que cet homme est hors du commun, en ce qu’il ne ressemblait en rien à ses petits camarades de Mai ‘68. Quand ces derniers sont devenus de minables despotes ignares et violents, fondant leur domination sur les idées les plus ringardes (multiculturalisme, communautarisme, idéologie de la victimisation, libéralisme sauvage, haine viscérale du peuple), seul Guy Debord sut rester digne et cohérent avec lui-même jusqu’à la fin, ne participant en rien à cette mascarade du pouvoir. Debord n’aurait pas aimé du tout le bouquin de Jean-Marie Apostolidès : il l’aurait sans doute accusé de psychologisation crapuleuse, l’auteur cherchant, dans un premier texte “Portrait de Guy-Ernest en jeune libertin”, à cerner un peu la personnalité de Debord en analysant les romans très autobiographiques de sa première femme, Michèle Bernstein. Apostolidès mène son investigation avec sérieux et sympathie, sans abuser des notions psychanalytiques, et le résultat est plutôt lumineux. Le second texte, “Tombeaux de Guy Debord”, est bien utile pour un inculte comme moi qui ai très peu lu le cardinal de Retz, Machiavel ou Hegel. On sait que Debord adorait pratiquer la citation (implicite ou explicite) détournée, ce qui ne rend pas sa lecture facile pour les ignorants, et là aussi le bouquin d’Apostodilès apporte un éclairage intéressant. Plus globalement, la démarche d’Apostolidès par rapport aux textes de Debord se situe dans une perspective ni hagiographique, ni dépréciative, mais si possible critique, interprétative, ce qui me convient parfaitement. Il semblerait que Debord ait cru jusqu’au bout à la Révolution prolétarienne. J’y crois un peu moins que lui, mais ça ne m’empêche pas d’aimer ce que fut cet homme : “Bonne nuit, doux prince; et que les vols d’anges te conduisent en chantant à ton repos.” JMV

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Samedi 15 Mars de 10h Ă 18h Hotel IBIS Alesia 49 Rue des Plantes 75014 Paris


MUSIQUE par Manitao17

Repenti

Renan Luce

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u troubadour à l’oracle, du repenti à judas, les classiques formalisent trop facilement les idéaux. Décrire les parcours et les anecdotes morcelés de cachotteries, peu de compositeurs et d’interprètes peuvent se targuer de les photographier sur du papier musical avec simplicité et justesse. Renan Luce, à la langue française originale, picore en 2006 les tympans d’une population en mal d’interprétations imagées et pleines de sens. Album croustillant d’une douzaine de titres décalés où les cohérences abîment l’homme moderne, les facéties explorent chaque surface de l’inconscience naturelle et du subconscient érotique.

Le voyageur dénonce, affirme, explore avec volupté l’enfance, l’adolescence, la maturité et la rédemption. Entourés de guitares humoristiques et de batteries élancées, dans la lignée d’un Bénabar, les textes affriolants présentent le goût des autres aux yeux des uns. De “Les Voisines” fredonnantes où la sensualité sautille, aux élucubrations d’un “Monsieur Marcel” connu, un jour ou l’autre, de tous, l’évasion nous ramène tranquillement à la vie. Saupoudré de félicité comme dans “24h01” et “L’Iris Et La Rose”, jusqu’au destin résigné de “Mes racines”, le flot de paroles subtiles coule joyeusement sans éclaboussure, appuyé de musiques entraînantes comme dans “Chien Mouillé”, le tout enregistré pour une partie dans les Studios de la Seine.

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Les refrains marquent, et ce n’est ni “Repenti”, “Voisines” ou encore “La Lettre” qui ne laisseront l’auditeur acquiescer sans jamais fredonner. Vague souvenir de ce début de siècle, l’oeuvre majeur du compositeur/interprète ne se situe peut être pas dans ce premier opus mais la mécanique semble bien huilée pour pouvoir tenir encore quelques décennies pour que la famille Séchan puisse dire sans ambiguïté : “Je regarde impuissant le chemin que dessinent pour demain mes racines”. Alors prière de ne pas renoncer à Renan Luce dans ce premier album plein de sens et de récits piquants. Manitao17

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MUSIQUE par ZeBigNowhere

La Fin de l’espèce

Klub des Loosers

Mes a priori sur le “ Peuh-ra” Français ne datent pas d’hier. J’ai été adolescent à une période ou il fallait absolument être musicalement identifiable. Où si tu laissais pousser tes cheveux, tu ne pouvais qu’écouter Metallica; et si ton pantalon était trop grand pour toi, tu ne pouvais qu’être fan d’IAM ou NTM. Malgré mon accointance charnelle avec le Rock, j’ai toujours été attiré par le Hip-Hop. Ricain, le Hip-Hop, Ricain !! En effet le Rap Français et moi n’avons jamais été très potes. Même les grands noms de notre Rap Hexagonal ne m’ont jamais vraiment fait frémir l’écouteur. Ni NTM, ni Assassin, ni IAM ou les autres, dont je reconnais indéniablement le talent, ne m’ont fait balancer la tête et faire “Yeah-ya” comme un beat du Wu-Tang, Mobb Deep ou les Beastie Boys. Ce Rap Français, dont ses légendes avaient pourtant réussi à faire reconnaître ce genre musical et à l’installer durablement sur les ondes nationales, ce Rap là déclinait, insensiblement. Depuis les semi-retraites des vétérans du flow, la qualité baissait d’années en années. Pas grand chose à quoi se raccrocher. Notre Hip-Hop hexagonal était au plus bas. Obligé de s’inventer des guéguerres de bacs à sable où Booba et La Fouine se disputent pour savoir qui a la plus grande, et faire un peu de buzz au passage. Où ce bon vieux Colonel Reyel ( qui ferait passer Benny B pour Mos Def ) squatte nos ondes et les murs des chambres de nos gamines avec son Rap de supermarché et son flow d’animateur de TF1.

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“Erehaimebi”, du “èrehaimebi”, que du “èrehaimebi”!! Marre de ce “èrehaimebi” volant ça et là une idée, un flow, un beat, et qui insidieusement ronge les bases pourtant solides d’un Hip-Hop attaqué de toutes parts par ces bêtes à pognon. Et puis un jour flânant sur quelques sites où la musique est encore gratuite, je découvris un certain Fuzati et son Klub des loosers. Et là, le choc ! Tout d’abord Fuzati c’est un flow. Un flow particulier, petit bourgeois et dépressif à souhait. Un rythme surprenant, une respiration sur le fil. Des samples originaux et des boucles ciselés par les mains d’orfèvre de Dj Detect, illuminent la noirceur des textes de Fuzati et parviennent à les faire briller comme pourrait reluire un diamant perdu, planté dans la boue. Et puis il y a les textes. Ces textes que l’on sent travaillés à l’excès. Ce désenchantement qui parcourt tout l’album. Cette sortie de l’adolescence, le peu d’espoir qu’il restait et qui s’évanouit dans les limbes d’un monde adulte cannibale et désincarné. Fuzati c’est un looser. Pas ce looser fier de lui, traînant, à l’image d’Orelsan, cette “loose attitude” comme une fierté, comme une mode hyper tendance, et qui fait vendre des disques...C’est pas cool d’être un looser chez le “Klub”. Ca fait mal, putain ! On en prend plein la gueule. Y a rien de sympa. C’est ce putain de mal-être qu’il traîne derrière lui. Cette conviction que, quoiqu’on fasse, rien ne changera. Que les femmes,excepté dans les rêves d’Aragon, ne seront jamais l’avenir de l’homme et que c’est pas leurs mômes, futurs beaufs décérébrés, qui vont faire bouger le schmilblick. Ce discours anxiogène, ironique et désabusé change fondamentalement les règles du discours classique du Rap Français. Finie la solidarité, face à la vie ou à la police. Finie la dénonciation d’un système pourri et foncièrement injuste. Chez Fuzati ces états de faits sont digérés depuis bien longtemps... Bien avalés et digérés, ces rêves et ces utopies, ces espérances d’ “Un monde de demain” meilleur... Bien avalés, bien digérés... pour mieux dégueuler ce désespoir, ce cynisme et cette solitude éternelle de l’homme, dont la phrase : “..Je lève parfois mon verre, mais ne trinque jamais à la vôtre...” en est le plus bel exemple. . ZeBigNowhere

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Blu-ray par Le Loup Celeste

2 Guns

Baltasar Kormákur

Synopsis

B

obby et Stig passent tout leur temps ensemble et mouillent dans des affaires très louches. Ils ne le savent pas, mais ils appartiennent tous les deux à des agences gouvernementales qui leur ont demandé d’infiltrer un réseau de trafiquants de drogue. Lorsqu’un casse auquel chacun participe pour coincer l’autre tourne mal, Bobby comme Stig sont lâchés par leurs hiérarchies respectives et découvrent qu’ils ont été manipulés... Année : 2013[Blu-ray] 2 Guns Durée : 109 min Réalisateur : Baltasar Kormákur Acteurs : Denzel Washington, Mark Wahlberg, Paula Patton, Edward James Olmos, Bill Paxton

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Le film Il y a des répliques bien barrées, de l’humour, du rythme, de jolis paysages mexicains et beaucoup de fusillages dans ce buddy movie aussi décontracté que la mise en scène de Baltasar Kormákur, où le duo vedette s’amuse comme des salles gosses à tirer dans tous les sens et à déméler les enjeux d’une histoire à rebondissements plutôt bien construite. Un divertissement d’action pur jus ! Le Loup Celeste

Le Blu-ray Image Un transfert HD vraiment splendide à la définition poussée, à la précision remarquable, à la profondeur de champ stupéfiante, aux couleurs très chaleureuses, aux contrastes épicés, aux noirs profonds et au grain argentique finement conservé.

Audio Des pistes sonores survitaminées aux voix cristallines, à l’ouverture frontale dynamique, à la scène arrière surexcitée, à la spatialisation ébouriffante, aux effets tonitruants, au score ample et aux basses explosives.

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Fiche technique Le film : Blu-ray : Format vidéo 1080p24 (VC-1) / [2.40] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais (Audio Desc. Dolby Digital 5.1 Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 Sous-titres Français - Anglais pour malentendants Région : B (France) Éditeur : Sony Pictures Entertainment Date de sortie : 5 Février 2014

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Blu-ray par Le Loup Celeste

Saving General Yang

Ronny Yu

Synopsis

986

après J-C. La Chine est menacée par les Khitans dont l’armée est aux portes du territoire. L’Empereur envoie ses deux plus valeureux guerriers, le Général Yang et le Commandant Song, au front pour combattre l’ennemi. Voulant venger l’assassinat de son fils par l’un des fils de Yang, Song abandonne le Général dans les lignes ennemies. Les 7 fils du Général Yang s’engagent alors dans une quête épique à la recherche de leur père... Année : 2013 Durée : 100 min Réalisateur : Ronny Yu Acteurs : Adam Cheng, Xu Fan, Ekin Cheng, Yu Bo, Wu Chun

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Le film

C

e wu xia pian inspiré de l’histoire du clan Yang, l’une des familles chinoises les plus héroïques de la dynastie Song, est une fresque historique épique peuplée d’acteurs talentueux, qui respecte les nombreux codes du genre, qui possède une direction artistique soignée, qui dispense de sacrés morceaux de bravoures (la confrontation entre les deux archers) et qui diffuse un score fabuleux que l’on doit au (très) grand Kenji Kawai; mais le récit, qui prône l’honneur et le sacrifice, est bien trop confus lors de la première demi-heure (le film est bien trop court !) et les personnages sont insuffisamment caractérisés. Voilà donc une surdose d’adrénaline sans aucun temps mort (d’où une introduction trop vite survolée) mais malheureusement un peu vaine/creuse. Le Loup Celeste

Le Blu-ray Image

Fiche technique

Un transfert HD plaisant à défaut d’être excellent, qui passé de petits problèmes de solarisations et de banding, laisse apparaître un piqué majestueux, une définition solide, une palette colorimétrique raffinée et des contrastes gracieux.

Le film : Blu-ray :

Audio

Pistes sonores Cantonais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 Sous-titres : Français

Des pistes sonores très dynamiques et précises, qui délivrent des voix claires, des effets (guerriers et/ou atmosphériques) généreusement répartis sur l’ensemble des enceintes, une musique parfaitement aérée et des basses puissantes.

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Format vidéo 1080p24 (AVC) / [2.35

Région : B (France) Éditeur : M6 Vidéo Date de sortie : 22 Janvier 2014

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Blu-ray par Le Loup Celeste

Turbo

David Soren

Synopsis

T

urbo ne rêve que d’une chose : être incroyablement rapide ! Bien que lenteur et prudence soient de rigueur chez les escargots, il est hors de question pour lui d’être comme les autres. C’est alors qu’un étrange accident lui donne le pouvoir de foncer à toute vitesse... Année : 2013 Durée : 96 min Réalisateur : David Soren Doubleurs : Ryan Reynolds, Paul Giamatti, Michael Peña, Samuel L. Jackson (VO), Laurent Lafitte (VF)

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Le film

C

e film d’animation qui véhicule une bonne humeur communicative est un divertissement d’aventure au rythme punchy et aux graphismes (très) colorés flatteurs, qui évite les sorties de route grâce à l’inventivité de son récit, à l’humanité de ses personnages, au côté bon enfant de son humour et à ses courses décoiffantes. Un nouveau tour de piste réussi pour Dreamworks. Le Loup Celeste

Le Blu-ray Image

Un transfert HD de compétition qui délivre une clarté ravageuse, une précision phénoménale, des détails alléchants, une profondeur de champ impressionnante, des couleurs pétillantes et des contrastes intenses.

Audio

Des pistes sonores toniques aux voix limpides, à la scène avant dynamique, aux surrounds enveloppants et aux basses bien envoyées.

3D

En dehors de flous d’arrière-plan trop prononcés qui écrasent parfois l’horizon, cette 3D reste très bonne car la fenêtre de profondeur est souvent excellente (surtout lors des plans aériens où la sensation de hauteur est très probante), la perception du volume est évidente, les débordements sont omniprésents (têtes des escargots, mains des humains, décors, végétations, véhicules) et les effets de jaillissement nombreux (particules, cœur du héros, trainées bleues laissées par Turbo dans son sillage) dont quelques projections sont vraiment bien senties (les débris lors des collisions).

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Fiche technique Le film : Blu-ray : Format vidéo 1080p24 (MVC) / [2.35] Pistes sonores Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français (VFF) DTS 5.1 Sous-titres Français Anglais Région : B (France) Éditeur : DreamWorks Animation SKG Date de sortie : 17 Février 2014

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La Semaine Prochaine

L’actualité des sorties cinéma ...

De nouvelles critiques musicales, littéraires ou 7ème Art... Mais aussi des surprises, des coups de coeur et encore plus de tests Blu-ray (2D et 3D). Rendez-vous le Vendredi 14 Mars 2014 pour

L’HEBDO n°76

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