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#71

Edition du 31 janvier 2014


SOMMAIRE A L'AFFICHE Lulu femme nue – Solveig Anspach Sorties cinéma

4-7 8-12

7ème ART Las Vegas Parano – Terry Gilliam 13-16 La Planète des singes – Franklin J. Schaffner 17-19 Bastagon and the Rainbow Princess 20 Oui-Oui - Enyd Blyton et H. Van der Beek 21-23 Harakiri – Masaki Kobayashi 24-26

A Lire La littérature pour les nuls : Les Misérables

27-30

MUSIQUE Psychic - Darkside

31-29

BLU-RAY No Pain, no Gain – Michael Bay Gibraltar – Julien Leclercq

33-35 36-38

La Semaine prochaine

39


Edition du

31 janvier 2014

REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Eloch JMV Le Loup Céleste Takeshi29 Ze Big Nowhere

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror

CORRECTIONS Frahlt


A l'Affiche par Eloch

Lulu femme nue Solveig Anspach

Le synopsis À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même. Date de sortie : 22 janvier 2014 Durée : 1h27min Réalisateurs : Solveig Anspach Avec : Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac Genre : comédie dramatique Nationalité : film français


Le film C'est quand elle retire (avant un moment de bonheur non feint) et perd son alliance que Lulu redevient entière. Elle cesse de n'être que la femme de son mari ou la mère de ses enfants pour s'émanciper. Pourtant, elle a encore du chemin à parcourir, timide à l'excès et toujours tenue en laisse par son portable qui lui rappelle qu'elle a "des responsabilités, elle" comme le dira sa sœur plus tard. "Lulu femme nue" c'est donc l'histoire d'une femme qui recouvre pleinement son identité, toute écrabouillée. D'abord, elle rencontre Charles, qui lui rend son prénom en globalité, elle rayera "lulu" et signera maintenant "ta Lucie". Première étape de cette émancipation nouvelle, de cette redécouverte de soi. L'autre étape, plus douloureuse, mais toujours accompagnée de Charles: la réappropriation de son corps de femme. Ce corps va petit à petit reprendre vie, cesser d'être engoncé dans des vêtements "négligés", ce que lui a fait remarquer le patron (paternaliste) de l'entretien d'embauche duquel elle ressort sans poste. Charles, sorte de magicien du bonheur; sorti de nulle part, va faire de Lulu une femme sans contraintes. Parce qu'il la croit d'abord sans attache.


Il jette son portable à la mer et par la même occasion sa sonnerie qui la ramenait encore à sa condition de mère (la voix des enfants hurlant "maman, décroche!"). Après la perte de ce téléphone et l'obligation d'utiliser une cabine téléphonique mais aussi la perte de la carte bleue, déclarée comme volée par son mari, Lulu devient vraiment nue. Mais elle se rapproche aussi joliment d'une autre héroïne entre parenthèse dans sa vie, celle du "Temps de l'aventure". Partie de ce constat, Lulu ne parle pas de ses enfants, elle se laisse aller dans un amour tendre et simple. Un amour rendu burlesque par la présence des deux frères de Charles, drôles et accrochés comme des mollusques à leur grand frère. Ils donnent un souffle d'autant plus libérateur au film qu'ils enlèvent à Lulu "ses ailes de géant(e) (qui) l'empêchent de marcher", pour lui montrer la mer et ses bienfaits et la simplicité paradoxalement grandiloquente. Mais Lulu est rattrapée par son destin: une fille et une sœur qui la suivent, elles aussi accostées par les deux acolytes de Charles. Alors Lulu s'échappe à nouveau, toujours vers la mer, toujours fauchée. Elle va faire d'autres rencontres, donner beaucoup d'espoir, contribuer à une émancipation.


Karin Viard (superbe, comme tous les seconds rôles) le dit elle-même : elle offre sa participation à une femme qui "se colore peu à peu" sous nos yeux. Pas facile de jouer la coloration quand l'argument du scénario -la fuite- semblait, à priori, faible. Mais c'est parce qu'elle n'en fait jamais trop, donne la possibilité à ce corps de s'ouvrir et s'entoure de formidables rencontres (et comédiens, pensons à Bouli Lanners), toujours dans la tendresse, que Solveig Anspach réussit à donner un souffle à son film, très bien rythmé au demeurant. Comme l'héroïne du Temps de l'aventure, Lulu fera le chemin inverse, laissant derrière elle le choix à ceux qu'elle a rencontrés de faire encore un peu partie de sa vie. Une vie qu'elle bouleverse, laissant une ado décontenancée. Et il y a ça de fort aussi dans ce film, c'est que si le mari est blâmé, ça n'est jamais complètement. Car on comprend, dès le début, que Lulu avait choisi de vivre ainsi, d'être la femme de son mari, la mère de ses enfants. Elle s'était sacrifiée, avait arrêté de travailler, de faire l'amour. Avant de découvrir qu'il est bon de respirer l'air de la mer. Et de, simplement, une fois dans sa vie au moins, dire non et entendre qu'on est devenu indispensable "je m'en sors pas sans toi", lui dira son mari énervé sur un répondeur qu'elle ignore. Lulu était cause de la perte de son identité, autant que ceux qui l'aiment et l'entourent, il lui suffira d'une parenthèse aussi enchantée que désenchantée pour comprendre qu'elle peut seule décider de son destin, toute entière dans l'affirmation de soi.

Eloch 8/10


A l'affiche

Sorties de la semaine The Ryan Initiative Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h45min) Kenneth Branagh Chris Pine, Kevin Costner, Keira Avec Knightley Genres Thriller, Espionnage Ancien Marine, Jack Ryan est un brillant analyste financier. Thomas Harper le recrute au sein de la CIA pour enquêter sur une organisation financière terroriste. Jack Ryan part à Moscou pour rencontrer l’homme d’affaires qu’il soupçonne d’être à la tête du complot.

I, Frankenstein Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h33min)

Stuart Beattie Aaron Eckhart, Bill Nighy, Yvonne Avec Strahovski Genres Epouvante-horreur, Thriller, Action Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique, où il se retrouve pris par une guerre entre deux clans d'immortels.

Minuscule - La vallée des fourmis perdues Date de sortie Réalisateurs Genres

29 janvier 2014 (1h29min) Thomas Szabo, Hélène Giraud Animation, Aventure, Famille

Dans une paisible vallée, des fourmis noires vivent une série d’aventures extraordinaires après la découverte d’une boîte de sucres, un trésor convoité également par les terribles fourmis rouges !


A l'affiche

Sorties de la semaine Jacky au royaume des filles Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h30min)

Riad Sattouf Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg, Avec Didier Bourdon Genre Comédie En république démocratique de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre, et les hommes portent le voile et s'occupent de leur foyer. Parmi eux, Jacky, un garçon de 20 ans, a le même fantasme que tous les célibataires de son pays : épouser la Colonelle.

Dallas Buyers Club Date de sortie Réalisateur Avec Genres

29 janvier 2014 (1h57min) Jean-Marc Vallée Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto Drame, Biopic

L'histoire vraie de Ron Woodroof, un électricien qui a été diagnostiqué séropositif en 1986 et dont l'espérance de vie ne devait pas dépasser 6 mois.

Nymphomaniac - Volume 2 Date de sortie Réalisateur Avec Genres

29 janvier 2014 (2h4min) Lars von Trier Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgård, Stacy Martin Drame, Erotique

Seconde partie du film de Lars von Trier, retraçant le parcours érotique d'une femme, de sa naissance jusqu'à l'âge de 50 ans, raconté par le personnage principal, Joe, qui s'est auto-diagnostiquée nymphomane.


A l'affiche

Sorties de la semaine Tonnerre Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h40min)

Guillaume Brac Vincent Macaigne, Solène Rigot, Avec Bernard Ménez Genre Comédie dramatique Un rocker trop sentimental, une jeune femme indécise, un vieux père fantasque. Dans la petite ville de Tonnerre, les joies de l’amour ne durent qu’un temps. Une disparition aussi soudaine qu’inexpliquée et voici que la passion cède place à l’obsession.

Beaucoup de bruit pour rien Date de sortie Réalisateur Avec Genres

29 janvier 2014 (1h48min) Joss Whedon Amy Acker, Alexis Denisof, Clark Gregg Comédie, Drame, Romance

De retour de la guerre, Don Pédro et ses fidèles compagnons d’armes, Bénédict et Claudio, rendent visite au seigneur Léonato, gouverneur de Messine. Dans sa demeure, les hommes vont se livrer à une autre guerre. Celle de l’amour.

Des Etoiles Date de sortie Réalisateur Avec Genre

29 janvier 2014 (1h28min) Dyana Gaye Ralph Amoussou, Marième Demba Ly, Souleymane Seye Ndiaye Drame

Entre New York, Dakar et Turin, les destins de Sophie, Abdoulaye et Thierno se croisent et s'entremêlent. Des premières désillusions aux rencontres décisives, leur voyage les mènera à faire le choix de la liberté.


A l'affiche

Sorties de la semaine Rummy Date de sortie Réalisate ur Avec Genres

31 janvier 2014 (2h25min) Balakrishnan (II) Vijay Sethupathi, Inigo Prabhakaran, Gayathrie Shankar Comédie, Romance

Un village, en Inde, dans le Tamil Nadu, de jeunes amoureux, le rummy comme fil conducteur.

Stalingrad Lovers Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h22min) Fleur Albert Jean-Patrick Kone, Carole Eugenie, Avec Jean-Paul Edwiges Genre Drame Un homme est mort. Mehdi fut le parrain de la communauté des usagers du crack entre La Chapelle et Stalingrad. Alors qu’Isaïe aspire à quitter la rue pour retrouver son fils, il est rattrapé par la promesse faite un jour à Mehdi : en cas de malheur, faire revenir son corps au pays.

Le village de carton Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h27min)

Ermanno Olmi Michael Lonsdale, Rutger Hauer, Massimo Avec de Francovich Genre Drame Un prêtre assiste, impuissant et désemparé, à la désacralisation de son église. C'est alors qu'un groupe d'immigrés trouve refuge dans le bâtiment. Hôte involontaire de ces clandestins, il s'interroge sur la foi et le sens de sa mission.


A l'affiche

Sorties de la semaine Démocratie Zéro6 Date de sortie 29 janvier 2014 (1h15min) Réalisateur Michel Toesca Genre Documentaire En France, un préfet déclare illégal et interdit un référendum consultatif en menaçant élus et associations de 6 mois de prison... La population s'organise alors pour faire entendre sa voix.

Hemel Date de sortie Réalisateur

29 janvier 2014 (1h24min) Sacha Polak Hannah Hoekstra, Hans Dagelet, Rifka Avec Lodeizen Genre Drame Hemel a une relation forte avec son père Gijs depuis la mort précoce de sa mère. Gijs voit les jeunes femmes défiler dans sa vie mais Hemel ne les considère pas comme une menace à leur relation exclusive. Les choses changent lorsque Gijs rencontre Sophie, une jeune commissaire priseur pleine de talent....

Ceuta, douce prison Date de sortie 29 janvier 2014 (1h30min) Réalisateurs Jonathan Millet, Loïc H. Rechi Genre Documentaire « Ceuta, Douce Prison » suit les trajectoires de cinq migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc. Ils ont tout quitté pour tenter leur chance en Europe et se retrouvent enfermés dans une prison à ciel ouvert, aux portes du vieux continent.


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7ème Art par Ze Big Nowhere

Las Vegas Parano Terry Gilliam

Synopsis Une épopée psychédélique vers Las Vegas de Raoul Duke et du Dr. Gonzo qui évoque les années soixante pendant lesquelles le rêve américain fût balayé. Date de sortie française : 19 août 1998 Durée : 1h 58min Réalisateur : Terry Gilliam Avec : Johnny Depp, Benicio del Toro, Tobey MacGuire Genre : Aventure et comédie Nationalité : Film américain


Les paradis artificiels Le journaliste Raoul Duke et son avocat le Docteur Gonzo sont en route pour couvrir le "Mint 400" de Las Végas, course de motos complètement barrée en plein désert. Pour tout dire, nos 2 amis ne sont que très peu intéressés par les sports mécaniques. Ce qu'ils aiment, vraiment, par dessus tout, c'est la came. D'ailleurs, ils ne sont pas venus seul à Las Végas, oh non ! Ils sont venus accompagnés... Et bien accompagnés ! Dans cette Chevrolet décapotable rouge sang, il y a de quoi faire péter le cerveau de l'Amérique. Deux sacoches d'herbe aussi grasse et collante qu'une groupie au premier rang d'un concert de Patrick Bruel. Septante-cinq pastilles de mescaline, une mescaline si pure qu'elle te file les mirettes du loup de Tex Avery durant des siècles et qu'elle accélère ton rythme cardiaque comme si Scarlett Johansson venait d'emménager dans ton slip. Une putain d'aventure ! Cinq feuilles d'acide-buvard ouvrant les portes de la perception comme on pousserait la porte des enfers, laissant apparaître les pires horreurs.


Des hommes-reptiles copulant à même le sol dans une bouillie "slimesque", les pires déformations humaines, comme si le diable jouait aux légo avec tes membres et faisait sonner ton pif en t'arrachant le coeur tel un "Docteur Maboul" possédé. Une demi-salière de cocaïne à te faire péter l'aorte en moins de deux. Une poudre qui te fait marcher au plafond, serrer la pogne des lustres en cristal et parler du temps qu'il fait avec les ampoules électriques. Une pure Colombienne avec flûte de pan et tout le toutim, qui te paye le vol aller-retour Végas/Bogota sans bouger, la bave aux lèvres, les yeux révulsés et le cul assis sur le sofa moelleux d'un bar multicolore. Sans oublier un demi-litre d'éther pur qui a la douce faculté d'anesthésier ton système nerveux central, te faisant déambuler comme un comédien de "slapstick" des années 20, accélérant ou ralentissant ton phrasé et ta comprenette au gré du voyage tumultueux de ce poison dans ton crâne; comme un môme jouant avec son train électrique freinant et accélérant sa loco pour mieux la faire dérailler et l'exploser contre un mur. Avec ça : un litre de rhum, un litre de téquila, un carton de Budweiser, deux douzaines d'ampoules de nitrite d'amyle et une galaxie complète aux couleurs psychédéliques de remontants, tranquillisants, hurlants,désopilants en tous genres. C'est parti pour le rêve Américain !! Mais derrière les rires et l'insouciance... il y a un autre rêve Américain. Un rêve comme un ciel qui se couvre, comme un bad trip au LSD. Ces souvenirs devenant instables, mouvants. Comme une bluette du "King" Presley en pyjama rayé, beau comme un Dieu, pas encore shooté aux sandwiches de beurre de cacahuètes, ou bien ces shows télévisés peignant une Amérique sourire aux lèvres, triomphante, consommant à n'en plus pouvoir.


Cette douce "American way of life" des 50's si rassurantes qui se transformerait, qui muterait devant tes pupilles dilatées à l'éther bon marché en une guerre du bout du monde où tes gamins sont envoyés faire respecter un ordre mondial dont ils se fichent et mettre le feu à des mômes maigres comme ton portefeuille. C'est l'histoire de deux gosses des années 50 qui grandissent et voient leur monde en train de changer, de basculer. Ils voient leurs shows télévisés si sympathiques et si innocents devenir de la désinformation sanguinolente, de la manipulation institutionnelle. Des gamins qui courent à poil, la peau et les cheveux brûlés par le napalm, pleurant de désespoir leur mère perdue. Ces Blacks qu'on lynche comme un jeu atroce qui aurait traversé les âges, à qui on lâche les chiens parce qu'ils voulaient juste s'asseoir dans un bus à la con. Ces putains d'assassinats en série, ces partouzes immondes, contre nature, d'une politique soumise, les cuisses écartées, violée sauvagement par une mafia toute puissante. Et toujours Nixon, ce sourire dégueulasse, t'annonçant qu'il est en train de gagner la guerre et que les Etats-Unis n'ont jamais été si heureux de vivre. C'est l'histoire de ces 2 adultes si drôles, si rigolards lorsque les drogues embrument leur visions, effacent leurs souvenirs, décalent leur réalité de quelques millimètres et les noient dans l' irréel. Mais hurlant de peur et de souffrance, si fragiles, quand les drogues ne font plus effet, quand la triste réalité leur montre froidement le monde tel qu'il est. Choisis ton camp, camarade !! Ils se perdront, se brûleront les rétines au contact de ces néons multicolores. Ce soleil artificiel, devenu tellement plus chaud, tellement plus brillant que celui qui inonde de rayons blêmes ce monde en décomposition. Perdu dans ce Las végas factice et corrompu, errant dans ce labyrinthe psychédélique comme ils errent dans leur cerveau rongé par les acides. C'est un Las Végas comme l'allégorie d'une Amérique malade, comme un enfer déguisé en Paradis pour des junkies perdus dans ces limbes psychédéliques. Il faudra quitter Las Végas pour retrouver un semblant de raison, un bout de vie ... Pour ce qui est de l'espoir, il s'est évaporé dans le ciel lumineux de Las Végas, avec les dernières gouttes d'éther.

Ze Big Nowhere 8/10


Cinéma "Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans..." par Djee

La Planète des Singes Franklin J. Schaffner

Synopsis Egaré dans l'espace-temps, un engin spatial américain s'écrase en 3978 sur une planète inconnue. Les astronautes Taylor, Landon et Dodge découvrent que les hommes primitifs de cette planète mystérieuse sont placés sous le joug de singes très évolués... Date de sortie française : 1968 Durée : 1h 52min Réalisateur : Franklin J. Schaffner Avec : Charlton Heston, Roddy MacDowall, Kim Hunter Genre : Science fiction, drame Nationalité : Film américain


Charlton est stone Un vaisseau-flèche qui déchire les étoiles et un crash en vue subjective sur une planète inconnue. Comme dans mes rêves les plus fous d'aventures en rencontres avec des peuples à sept yeux, neuf jambes et trois bouches. Un cauchemar. Des hommes - la seule femme n'ayant pas supporté le voyage - se réveillent de leur cyber-sommeil en prenant une douche. On a vu pire. On est le 25 novembre 3978, à l'autre bout de l'univers, et pas question de faire marchearrière, c'est un aller sans retour. Et puis même si on voulait, avec notre fusée qui est au fond d'un lac, on n'irait pas loin. Quoique. Alors, allons-y pour l'exploration, ça traverse les déserts, des paysages écrasants, sous un soleil pareil. On plante la bannière étoilée même si ça fait rire aux éclats. Et cette musique tribale, mais futuriste aussi. Qu'ils n'entendront pas, mais toi et moi oui. Ça annoncera la couleur. Il y aura un héros cynique qui ne croit plus en l'être humain mais qui va changer d'avis, bon gré mal gré, s'amourachant d'une primitive végétarienne qui ne parle pas. Et qui épousera par la suite le producteur du film et lui donnera deux beaux enfants.


Mais c'est pas tout, ça. Une forêt qui hurle et annonce la menace jusqu'ici invisible, la précisant, lui donnant corps. Et l'incroyable, l'inconcevable : des singes en cuir sur des chevaux, avec fusils et filets. Des singes qui chassent et qui parlent quand les hommes sont muets et servent de trophée. Le monde à l'envers. Tu t'imagines, sanglé au bout d'une laisse, promené par un singe ? Une femelle en plus, si c'est pas abuser. Ce film a le charme absolu des bijoux qui brillent de mille feux, que les années qui passent n'altèrent guère. Ou si peu. Un éclat d'intelligence qui scintille dans un cinéma de genre peuplé de panouilles vite vues, vite oubliées. Quelques décors en plastoc-plâtre dans un monde paradis pour écolo, sans industrialisation et où on s'éclaire à la bougie. Mais des décors naturels tellement splendides, des maquillages sidérants et un final qui peut, encore aujourd'hui, rendre fou. On est dans le drame existentialiste interplanétaire. Premier film où Charlton Heston apparaît nu. Deuxième film où il parle à Dieu. Roddy McDowall qui cabotine comme un chimpanzé dans son plus grand rôle pour un Schaffner qui livre un film nerveux, expérimental parfois, et pose un monument de la science fiction, en n'hésitant pas à s'éloigner du livre de Pierre Boule. Un monument qui fait encore de l'ombre. Posé comme ça, aux yeux de tous.

Djieke 9/10


Court-métrage par Takeshi29

Bastagon and the Rainbow Princess (A Heavy Metal Fairy Tale) Marc Schlegel

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Gene Simmons a épousé une princesse Si vous êtes nostalgiques de Gene Simmons, si vous aimez les princesses, les cactus et le vin, si vous trouvez souvent le cinéma trop bavard et que vous ne fuyez pas dès que vous entendez le mot "expérimental", j'ai une bonne nouvelle : j'ai trouvé la pépite, le film qu'il vous faut. Ce "Bastagon and the Rainbow Princess" n'est pas seulement un OFNI autrichien totalement perché, et justement récompensé du Grand Prix Canal+ à L'Étrange Festival 2012 , c'est aussi une réflexion extrêmement émouvante sur la solitude, la différence, la difficulté à trouver sa place dans une société castratrice. Un conte de fée, sous acide peutêtre, mais avant tout un conte de fée et un geste de cinéma sacrément gonflé.

Takeshi29 8/10


Série par JMV

Oui-Oui Enyd Blyton Harmsen Van Der Beek

Est-ce-que j'ai bon, monsieur le Gendarme ? Pourquoi mettre seulement 9 à cette série phare du cinéma mondial qu'est Oui-Oui ? Simple précaution liminaire, liée à un doute qui me taraude : les deux très méchants lutins Finaud et Sournois ont un peu des têtes de rastaquouères, non ? comment une telle discrimination est-elle encore possible?


La solution est pourtant simple. Il suffirait de remplacer ces deux personnages douteux par deux futurs chômeurs bien de chez nous et le tour serait joué : le futur chômeur, encore plus s'il est franchouillard, est par définition un être abject, sournois, violent et antipathique, ses nombreuses exactions (grèves, manifestations, séquestration de patrons et de cadres) le ramènent immanquablement à la case prison, bien fait pour lui. A part ce petit point de détail, Oui-Oui est une œuvre qui atteint à la perfection: - Oui-Oui est un héros positif, tourné vers l'avenir radieux du social-libéralisme, il ne sait dire que "oui, oui", jamais "non, non". - Oui-Oui n'est pas un fainéant : malgré son jeune âge, il est chauffeur de taxi. Vive le travail des enfants, c'est l'avenir ! - Oui-Oui n'est pas raciste pour un sou, même que sa copine Melissa est black, tu vises un peu l'ouverture d'esprit. - Oui-Oui est féministe : mesdemoiselles Chatounette et Ouistiti, Mirou ou Mélissa expriment leur féminitude en toute liberté, la profondeur de leurs analyses n'ayant rien à envier à celle de leurs collègues masculins. - Oui-Oui vit au pays mondialisé des jouets : petites voitures pour les enfants, jeux video et sex-toys pour les plus grand(e)s. - Oui-Oui a su s'affranchir de cette insupportable aliénation qu'est la famille : il n'a ni papa ni maman, mais vit seul dans une "maison pour lui tout seul", sûrement attribuée par le ministère du Logement, de l'Information et de la Vérité réunis.


- Oui-Oui n'a rien contre les rapprochements transgénérationnels et transgenre: nul doute que lorsque monsieur Potiron, son meilleur ami de 30 ans (de plus que lui) lui propose de partager son immense culture grâce à une approche très pédagogique, il ne réponde "oui, oui !!!!" - Oui-Oui a su aussi s'affranchir de l'insupportable Etat de droit régulateur et répressif : pas besoin de lois au pays des jouets, tout le monde est tellement gentil, et la démocratie directe marche si bien. - Oui-Oui écoute bien ce que lui dit monsieur le Gendarme, dernier représentant de cet Etat archaïque (mais ça, c'est parce qu'il y a encore des méchants, les vilains futurs chômeurs qui refusent de chercher du boulot), comme ça il ne va pas en prison. - Oui-Oui est très intelligent : malgré son jeune âge, il te lit facile le dernier n° de l'Ex-presse ou du Nouvelobeuse, phares de la pensée contemporaine. Même qu'il est capable de regarder Téèfun ou Canaleplusse pour éviter de s'informer. Alors, vous m'avez compris, mes amis : il nous faut du Oui-Oui, toujours plus de Oui-Oui... Que cent fleurs et cent Oui-Oui s'épanouissent en notre belle république populaire de France ! Vive l'avenir radieux que nous concoctent nos valeureux dirigeants ! Vive la liberté d'expression sur Internet et ailleurs ! Vive Oui-Oui !

JMV 9/10


7e Art Cinéma asiatique par Djee

Harakiri

Masaki Kobayashi

Synopsis Au début de la période d'Edo, le samurai Hanshiro Tsugumo se présente au château du seigneur Kageyu Saito, expliquant que réduit à la misère par son état de rônin (samurai sans maître) il souhaite qu'on lui propose un lieu adéquat pour mettre honorablement fin à ses jours en se faisant seppuku. Date de sortie française : 24 juillet 1963 Durée : 2h 13min Réalisé par : Masaki Kobayashi Avec : Tatsuya Nakadai, Shima Iwashita, Akira Ishihama Genre : Drame Nationalité : Film japonais


Seppuku Il y a quelque chose chez les Japonais qui me fascine. Surtout dans les films sur leur moyen âge. Dans leurs maisons, c'est toujours propre et super bien rangé. Jamais de bordel, tout est toujours nickel. Pourtant à l'horizon, pas une armoire, pas même le moindre meuble. Jamais. Nada. Et si tu regardes bien, ils ont toujours un maximum de sapes. Des machins avec moult épaulettes, des plis dans tous les sens. Un costume pour promener le chien, un autre pour boire le thé, houlalalala il est 17 heures faut passer mon slibard qui ressemble à une couche pour aller prendre ma douche. Et pas une armoire, pas un fer à repasser, que dalle !? Les mecs, ils n'ont même pas de chaises quoi. Sérieux. ! Alors de trois choses l'une. Soit ils ne filment pas les armoires, les meubles tout ça. Et c'est étrange. Soit je ne les vois pas, et c'est possible parce que des fois j'ai les yeux qui clignent. Soit, pour finir là-dessus, les japonais moyenâgeux, vachement malins qu'ils étaient, avaient construit des dressingmaisons où ils rangeaient tout et où c'était le bordel, avec des slips partout, des chaussettes roulées en boules, des cendriers qui dégueulent, et ces bâtisses ne devaient pas ternir la légende de mecs en robes et avec des couteaux au ceinturon. Donc censure totale, le Japonais moyenâgeux passera pour un mec sacrément discipliné, qui aime bien les jolies jardins intérieurs et qui ne montre pas ses meubles. Moi ça me va, je dis juste ça comme ça. Et on ne voit pas leurs chiottes non plus, alors, j'ai encore de quoi me turlupiner. Tout en sachant que se turlupiner n'est pas l'art de l'auto-fellation, comme de bien entendu.


Un samouraï sans maître, misérable, se présente au seuil d'une grande maison et demande à mettre fin à ses jours en ces lieux. Une histoire de vengeance contemplative millimétrée dans son esthétisme et son déroulement. Où on brette en aiguisant les dialogues, où le feu qui brûle à l'intérieur, nourri de cette colère maîtrisée face à l'injustice, irradie les regards. Un monde féodal gangrené par les codes, où crèvent ceux pour qui les temps de paix sont le prélude à la misère et à une mort certaine. Un jeu de dupes, morbide, où le passé répond au présent, où on s'interroge sur les règles qui régissent une vie dévouée au code du Samouraï, en dénonçant son absurdité et en le foulant aux pieds. Une narration merveilleuse, comme un mille-feuilles. Où chaque nouvelle scène, chaque feuille éclaire l'histoire d'un jour nouveau. Et puis, il y a Nakadai. À genoux sur son carré blanc, immobile, qui déroule son discours inoxydable . Impérial, habité, remplissant l'espace alors qu'il est seul face à cette horde apprêtée de samouraïs. Posant, une à une chaque pièce de son puzzle, révélant une tension qui monte, inexorablement, jusque dans l'explosion finale. Nakadai et ses yeux de malade, qui lui sait comment tout va finir. Un film à classer dans la catégorie « claques dans la gueule ».

Djee

10/10


A Lire La Littérature pour les nuls par Ze Big Nowhere

Les Misérables pour les nuls Tome 3 : L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c'était un peu chaud en 1831 dans la capitale. Ca conspirait de partout, ça manoeuvrait, ça serpentait, ça trahissait. J'peux te dire que Jean-François Copé aurait pris un pied monstrueux. Chez le populo ça bouge aussi. Les ouvriers, les étudiants, les va-nu-pieds, tout le monde se regarde dans le blanc des yeux, sentant bouillir la cocotte révolutionnaire et aiguisant ses fourches paysannes avec les dernières baïonnettes bonapartistes.


Notre jeune puceau Marius, de son côté, s'est carapaté de la masure Gorbeau où l'odeur d'embrouilles lui filait la nausée. Il squatte chez son pote Courfeyrac où il se désespère un petit peu, notre priapique. Son pote remonté comme un coucou suisse est prêt à tout foutre en l'air, les bourges, les curés, Louis-Philou himself. Tout le monde au feu ! Mais notre Marius n'est pas trop dans le délire de reprendre la Bastille sur le coup. Notre Marius lui ce qu'il veut c'est pas mourir puceau, bordel. Il pense à sa Cosette et se masturbe 7 à 8 fois par jour, chose que Totor omettra de développer. Il tourne, il erre, rien à foutre de la Révolution. C'est pas la Bastille qu'il veut faire tomber notre boutonneux, oh non. C'est la petite culotte du pépin qu'il veut envahir, c'est son soutif' qu'il veut faire tomber. Lui faire sauter l'arsenal avec son canon de la garde Républicaine. Qu'elle soit sans défense pour qu'il puisse investir les lieux. Faire sauter le pont-levis avec grand fracas où même déverrouiller la porte de derrière, à la filou, pour laisser entrer les troupes. Elle est là, SA Révolution ! Mais la chance tourne ! Un jour qu'il en était à son 6ème "cinq contre un", Eponine, la dernière des Thénardier, qui est pas mal love de notre Marius, lui propose de l'amener devant chez le pépin. Sa rivale. Va comprendre les femmes , toi !! Pendant ce temps-là, notre Jeannot et Cosette s'étaient arrachés du couvent à la mort du vieux Fauchelevent. Le voeu de chasteté c'était pas trop pour notre pépin, et pis ça arrange notre Marius. Les voilà installés Rue Plumet.


Notre pépin de son côté a pas chômé. De gamine anorexique en haillons puants, elle s'est transformée en jolie petite jeune fille avec plein de courbes appétissantes qui débordent de sa robe et qui avaient déja sauté au slip de Marius à l'époque du jardin du Luxembourg. Pis elle l'avait repéré, notre Marius, la pitchoune. Tu m'diras avec la bosse qui ornait la braguette de son pantalon, tu pouvais pas le manquer. Mais notre Jeannot on lui fait pas ! Il a compris le manège, l'ancien. Et il pas envie qu'un jeune merdeux vienne lui piquer sa "fille". Non mais !! Profitant d'un voyage de notre Jeannot, Marius rôde autour de la casbah du pépin en roucoulant suavement tel un sosie de Julio Iglésias dans une maison de retraite. La petite est sous le charme. C'est l'heure de la soupe de langues. Notre pauvre Marius ne pourra jamais ravoir ses sous-vêtements et se fera plâtrer la langue pour une bonne dizaine de jours. Alors que nos 2 amoureux se pelotent à s'en brûler les pognes, le petit Gavroche se démerde pour faire sortir de taule papa Thénardier. Le Thénardier qui a dèja conçu un sale coup et qui veut s'faire une fois de plus notre bon Jeannot. Mais comme un bon vieux "Bip-Bip et le coyote", Thénardier va encore se péter les dents sur la rude carcasse de Valjean. C'est sa propre fille, Eponine, qui fera tout capoter en menaçant de les balancer aux condés. Notre Jeannot, il en a plein les balloches. Il décide une fois de plus de s'arracher, mais en Angleterre. Loin. Loin de ce bordel !


Quand le puceau apprend ça, le slibard lui tombe aux chevilles. Il décide d'aller voir son grand-père qui l'avait viré à coups de pied au cul comme ce pauvre Christophe Maé de son cours de chant, pour lui demander la main du pépin. Mais le vieux lui fait le même coup que le prof de Français de Franck Ribéry et le refout dehors avec un grand coup de pieds dans les burnes. Quand Marius débarque rue Plumet. Plus rien. Finis les jeux de mains. Finis les nibards. Il en chiale, le môme. Au loin il entend des fusillades, des canonnades. C'est parti. La Révolution ne s'est pas faite dans son slip, mais elle se crée dans les rues. Il y court ! Quand il débarque aux halles, il voit le Gavroche rayonnant avec un flingue rutilant qu'il a chouré à un perdreau. Il voit une barricade se construire dans le bruit et la fumée. Il voit ses potes armés jusqu'aux dents tels un Charlton Heston sortant de sa dernière conférence de la NRA. Et puis ça part de partout. C'est la Révolution !! Javert, venu renifler la poudre et flairer le cul des rebelles, en prend pour son grade et sera ligoté à un poteau, assommé de beignes et désigné à la vindicte populaire. Eponine mortellement blessée aura juste le temps de filer un petit mot à son Marius adoré, lui avouant son amour et l'endroit où se trouve sa rivale Cosette. Un bordel, j'te dis !! Le Jeannot est dans les parages aussi et attend comme un soulagement malsain la mort du puceau, et voyant le mot de Marius disant qu'il veut mourir par amour, il est à 2 doigts de faire péter le champagne le galérien. ...Voilà.... Alors là, le Totor il joue de facilité. C'est facile de créer des centaines de persos, de les paumer au fil des histoires de ces 4 tomes... et puis par magie, les faire réapparaître. Hop! Tout le monde est là ! Tous les personnages importants et secondaires sur 20 m2. Deux cent personnages sur cette putain de barricade en train de faire des doigts à des flics à cheval. Ben tiens ! Va résumer, toi !! A suivre ...

Ze Big Nowhere 9/10


Musique par takeshi29

Psychic Darkside

Un Bobby Womack Floydien sous acide vient d'être mis en orbite Quand Nicolas Jaar s'est rendu à New-York en 2011 afin de caster des musiciens susceptibles de l'accompagner pour jouer son grandiose "Space Is Only Noise", il a posé une question simple : "Quel est le meilleur musicien de la ville ?". Son pote, le saxophoniste Will Epstein, lui a répondu : “Dave Harrington, un bassiste”. Une audition plus tard, le Jaar a trouvé sa guitare... Mais très vite de se contenter de concerts les deux lascars en auront marre...


C'est ainsi qu'au cours de la tournée, dans un hôtel berlinois, Nicolas et Dave vont se mettre à bidouiller de nouvelles compositions et donner naissance à un premier EP étrange et envoûtant, où en l'espace de seulement trois titres, les jalons de l'œuvre de Darkside sont posés. Parler d'œuvre au sujet d'un duo si jeune et à la discographie encore maigre peut paraître osé mais peut-être changerez-vous d'avis après avoir écouté ce "Psychic". Installez-vous confortablement, attachez bien votre ceinture et prenez place dans le vaisseau. Le voyage intergalactique durera 45 minutes et il va de soi qu'aucune pause ne sera autorisée. Bien entendu, l'expérience ne sera pas de tout repos, ça va secouer, tous vos sens vont être mis à contribution, ça devrait gentiment picoter au niveau des tympans mais aussi de l'estomac. Ça va être funky et inquiétant, électro et un peu méchant, psyché et élégant, soul et enthousiasmant, les boîtes à rythmes vont s'exciter et saturer, la guitare de Dave va vous électrifier et vous tétaniser. Du haut de ses 23 ans, Nicolas Jaar prouve une nouvelle fois tout son talent, et plutôt tous SES talents : compositeur et producteur surdoué, excellent communiquant, le buzz autour du délirant et amusant phénomène "Daftside" l'a prouvé, et surtout punk revendiqué. On sent chez lui et chez son acolyte une envie réelle de faire bouger les lignes de la musique électronique, de casser les codes, et p.... que ça fait du bien. Les Darkside font de la musique sérieusement, sans se prendre au sérieux et pourtant ce "Psychik" pourrait bien être une étape marquante dans l'histoire de la musique. Du grand art tout simplement, et une seule envie : y retourner encore et encore. Et si Homère avait trouvé la bande-son de son "Odyssée" ? http://youtu.be/d8NaWT0WvEE http://youtu.be/BjK_zF-3KTY

takeshi29 9/10


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

No Pain, No Gain Michael Bay

Le synopsis À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve. Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il engage deux bodybuilders pour enlever et dépouiller un de ses plus riches clients... Année : 2013 Durée : 130 min Réalisateur : Michael Bay Acteurs : Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Ed Harris


Le film Ce polar insolent, vulgaire et trash qui pilonne le rêve américain et qui s'inspire de l’histoire incroyable mais vraie de trois kidnappeurs amateurs qui se sont embarqués dans des actes criminels qui ont rapidement dégénéré, est une comédie dramatique à l'humour très noir et au rythme décapant où la caméra virevoltante de Michael Bay course l'énorme crétinisme de ces trois criminels de bas étage interprétés par des acteurs aux jeux épatants. Ce divertissement jouissif, décomplexé et parfois même dérangeant est donc à découvrir.


Le Blu-ray • Image Un transfert HD qui explose les rétines avec un master vierge de tout défaut, une compression invisible, une définition impressionnante, un piqué d'une grande précision (surtout lors des séquences en slow-motion), une palette colorimétrique éblouissante aux couleurs très chaleureuses et saturées, des contrastes tranchants et des noirs impeccables. C'est magnifique !

• Audio

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo

Pistes sonores

Sous-titres

1080p24 (AVC) / [2.40]

- Anglais Dolby TrueHD 7.1 - Anglais (Audio Description) Dolby Digital 5.1 - Français (VFF) Dolby Digital 5.1

Français Anglais pour malentendants

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

Paramount Pictures

15 janvier 2014

Des pistes sonores dynamiques, puissantes et généreusement immersives (encore plus avec la VO où le mixage a été réalisé en 7.1) aux voix limpides, aux effets démonstratifs, aux canaux surround très sollicités, à la musique bien ventilée et aux basses démentes. C'est ravageur !

Le Loup Céleste

bbbbb

Vers le forum Blu-ray : ici


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Gibraltar Julien Leclercq

Le synopsis Afin de mettre sa famille à l’abri du besoin, Marc Duval, un Français expatrié à Gibraltar, devient agent d’infiltration pour le compte des douanes françaises... Année : 2013 Durée : 110 min Réalisateur : Julien Leclercq Acteurs : Gilles Lellouche, Tahar Rahim, Riccardo Scamarcio, Raphaëlle Agogué, Mélanie Bernier


Le film Ce thriller politico-dramatique visuellement soigné et solidement interprété s'inspire d'une effarante histoire vraie et retrouve la noirceur des polars américains des 70's avec son ambiance poisseuse, son héros dépassé par des enjeux trop imposants pour lui, son scénario manipulateur ultra-documenté sur les rouages du trafic de drogue à Gibraltar et son suspense maintenu du début à la fin, mais le rythme manque de panache et la seconde partie est un peu trop opaque pour cerner distinctement tous les tenants et aboutissants de l'intrigue. Palpitant et instructif !


Le Blu-ray • Image Proche de la perfection avec une définition divine, une précision idéale, des couleurs superbes et des contrastes solides, mais le tout est comme légèrement lissé et c'est un peu dommage.

Fiche technique Le film ♥♥♥♥♥ Le Blu-ray Disc

bbbbb

Format vidéo

Pistes sonores

Sous-titres

1080p24 (VC-1) / [2.35]

- Français DTS-HD Master Audio 5.1 - Français DTS-HD Master Audio 2.0

Français pour malentendants

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

Orange Studio

15 janvier 2014

• Audio Une piste sonore 5.1 (version 2.0 non testée) efficace et adroitement spatialisée qui offre un spectacle acoustique d'une bonne ampleur et d'une belle précision.

Le Loup Céleste Vers le forum Blu-ray : ici


La semaine prochaine

L'actualité des sorties cinéma ...

De nouvelles critiques musicales, littéraires ou 7ème Art... Mais aussi des surprises, des coups de coeur et encore plus de tests Blu-ray (2D et 3D).

Rendez-vous le vendredi 7 février 2013 pour L'HEBDO n°72


HCFR l'Hebdo N°71