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#65 Edition du 29-11-2013


SOMMAIRE A L'AFFICHE La Stratégie Ender – Gavin Hood La Vénus à la fourrure – Roman Polanski Hunger Games : l'embrasement – Lawrence Sorties de la semaine

4-6 7-9 10-11 12-17

7ème ART Castello Cavalcanti - Wes Anderson Michou d'Auber - Thomas Gilou Predator - John McTiernan

18 19-22 23-25

A Lire J'apprends à dire bonjour - Brunelet L'Ecume des jours – Boris Vian

26-27 28-29

MUSIQUE Sketches of Spain - Miles Davis Les Chansons de l'innocence retrouvée

30-31 32-33

BLU-RAY The Legend of Zu - Tsui Hark The Storm Riders - Andrew Lau The Dark Knight Rises - Christopher Nolan Fire with Fire, vengeance par le feu – Barrett

34-36 37-39 40-42 43-45

La Semaine prochaine

46


Edition du

29 novembre 2013

REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Eloch Fabi Gérard Rocher Le Loup Céleste SnipizZ Tenia54 Takeshi29 Ze Big Nowhere

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror

CORRECTIONS Frahlt


A l'Affiche par SnipizZ

La Stratégie Ender

Gavin Hood

Le synopsis Dans un futur proche, une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu. Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits pour former des officiers émérites et découvrir dans leurs rangs celui qui pourra contrer la prochaine attaque. Ender Wiggin, un garçon timide mais doté d’une exceptionnelle intelligence tactique, est sélectionné pour rejoindre l’élite. A l’académie, Ender apprend rapidement à maîtriser des manoeuvres militaires de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur élément et le plus grand espoir de l’humanité.


Le film Parfois, il est difficile d'adapter une œuvre tant le récit est complexe. Et la Stratégie Ender, ce chef d'œuvre de la littérature SF d'Orson Scott Card, fait inexorablement partie de cette catégorie. En effet, l'étendue du récit sur la durée, ainsi que la psychologie singulière du personnage principal et des protagonistes qui l'entourent, sont des contraintes particulièrement difficiles à gérer pour une adaptation en un film de 2h, même pour le meilleur des scénaristes. Pourtant, Gavin Hood, qui est capable du meilleur, avec Mon nom est Tsotsi, comme du pire, avec la purge X-Men Origins: Wolverine, s'est lancé dans l'aventure au scénario et à la réalisation. Si bien des éléments du livre n'apparaissent pas dans cette production, pour des questions matérielles évidentes, le film va beaucoup trop vite et s'emballe, à tel point que celles et ceux qui n'auront pas lu le livre ne percevront pas tous les aspects fondamentaux du récit. Pour cela, il aurait fallu réaliser plusieurs longs métrages... Malgré cela, le film n'est pas pour autant un ratage. Il offre un spectacle intéressant, grâce à une direction artistique de qualité, ainsi qu'un casting particulièrement bien construit : Asa Butterfield (Hugo Cabret) campe le héros, accompagné de Hailee Steinfeld (True Grit) et Aramis Knight. Quant aux encadrants, on a droit à du lourd : Harrison Ford, Viola Davis et Ben Kingsley, qui toutefois ne délivrent pas ici tout leur potentiel. Au final, la Stratégie Ender est un film plaisant, mais qui ne marquera point les esprits. Il aura eu le mérite de mettre en avant l'oeuvre d’Orson Scott Card. 7/10


Fiche technique Date de sortie : 6 novembre 2013 Réalisé par : Gavin Hood (Mon nom est Tsotsi, X-Men Origins: Wolverine) Avec : Asa Butterfield, Harrison Ford, Ben Kingsley, Hailee Steinfeld, Aramis Knight et Viola Davis Durée : 1h 54min Scénario : Gavin Hood, d'après l'oeuvre d'Orson Scott Card Titre original : Ender's Game Distributeur : Metropolitan FilmExport Budget : 110 000 000 $

SnipizZ


A l'Affiche par Eloch

La Vénus à la fourrure

Roman Polanski

Le synopsis La confrontation entre un dramaturge qui peine à trouver une actrice pour sa pièce (inspirée de Sacher Masoch) et une des prétendantes au rôle. Sortie : 13 novembre 2013 Réalisé par : Roman Polanski Avec : Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric Genre : Drame Durée : 1h 36min Nationalité : Film français polonais


"Et le tout puissant le frappa et le remit aux mains d'une femme" Si l'on en croit son avant-dernier film, "Carnage", et celui-ci, il semblerait que Polanski soit parvenu à l'épure. Non pas celle des sentiments ou des émotions traduites -celles-ci explosent jusqu'à l'outrance- mais celle des décors, des lieux, des déplacements. Parce que c'est dans l'imaginaire, complètement théâtral, que se déplacent maintenant les corps et les esprits. Le mouvement ne naît plus d'un changement de lieu mais de ce que le huis-clos entraîne comme délaissement mental, délire métaphysique et transformation des personnages. Polanski a donc misé sur l'épure pour mieux faire exploser ses acteurs. Surtout son actrice, Emmanuelle Seigner, qui visiblement s'amuse beaucoup mais surjoue parfois beaucoup trop. Volontairement, le mouvement brusque, l'affrontement réel, semblent apparaître dans la première séquence du film, un peu convenue, de l'arrivée, en retard, d'une actrice qui n'est même pas sur la liste du casting.


Après quelques insistances, elle finit par obtenir de jouer un passage du texte dans son costume "genre 18e", qui recouvre le costume sado-maso dans lequel la tornade Vanda a débarqué. Mais en réalité, c'est là que le mouvement et l'affrontement sont les plus forts, d'une mise en abyme plus ou moins habile (parce que trop soulignée), on glisse dans une double joute oratoire jubilatoire entre texte écrit pour la scène et dialogue cinématographique. Si je parle de jubilation, c'est qu'elle est réelle, palpable et qu'elle sauve le film, de par l'humour qui est injecté et quelques passages qui relancent un suspense à peine voilé. Le problème majeur restant que le jeu, peu subtil, d'E.Seigner a peiné à me faire entrer dans le film. Et surtout, bien qu'intéressant, je l'ai trouvé sans surprise. Il manquait quelque chose à cet affrontement, une petite saveur en plus qui nous fasse sortir des conventions d'une transformation assez courue d'avance "et le tout puissant le frappa et le remit aux mains d'une femme"... La manipulation qui s'opère dans le "couple" se voulait aussi celle de l'auteur (il est assez clair que le(s) personnage(s) interprétés par Mathieu Amalric sont comme des doubles de Polanski) mais aussi du spectateur. Si Polanski s'amuse beaucoup, tout en ayant l'air de dire des choses très profondes, il n'est pas sûr que la manipulation marche bien quand elle est trop visible... 7/10

eloch


A l'Affiche par Le Loup céleste

Hunger Games : l'embrasement Francis Lawrence

Le synopsis Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74ème édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Au fil de la Tournée de la victoire, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75ème édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation... Année : 2013 Durée : 146 min Réalisateur : Francis Lawrence Acteurs : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Philip Seymour Hoffman Date de sortie : 27 novembre 2013


Le film

Encore plus fidèle aux romans de la trilogie "The Hunger Games" de Suzanne Collins, "L'embrasement" est un opus meilleur que le précédent (qui était déjà une belle réussite) où le côté dystopique plus appuyé de l'univers mis en place, la réalisation plus ample et posée (adieu la shaky cam), l'augmentation du budget visible à l'écran (le gigantisme des décors), l'évolution de la relation entre Katniss et Peeta (les moments intimes ont encore une fois autant d'importance que les scènes d'action), la justesse de l'interprétation (Jennifer Lawrence est toujours aussi excellente) et la tension plus prégnante des jeux (des pièges pernicieux) en font un épisode indispensable pour tous les fans des livres mais aussi un très bon divertissement de science-fiction pour les autres. La rébellion contre la dictature du Capitole est plus que jamais lancée !!! 8/10

Le Loup céleste


A l'affiche

Sorties de la semaine Avant l'hiver Drame (01h42min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Philippe Claudel Avec Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas Paul est un neurochirurgien de soixante ans. Quand on est marié à Lucie, le bonheur ne connaît jamais d’ombre. Mais un jour, des bouquets de roses commencent à être livrés anonymement chez eux au moment même où Lou, une jeune fille de vingt ans, ne cesse de croiser le chemin de Paul.

Hunger Games - L'embrasement Action (02h26min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Francis Lawrence Avec Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire...

Amazonia Aventure (01h23min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Thierry Ragobert À la suite d'un accident d’avion, un jeune singe capucin né en captivité se retrouve brutalement seul et désemparé au cœur de la forêt amazonienne. Il va devoir apprendre à se protéger de la férocité implacable d’une nature toute puissante.


A l'affiche

Sorties de la semaine La Marche Comédie dramatique (02h00min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Nabil Ben Yadir Avec Olivier Gourmet, Tewfik Jallab En 1983, des habitants d'une cité de la banlieue lyonnaise lancent l'idée d'une grande marche pour protester contre les discriminations dont sont victimes les Français issus de l'immigration.

The Immigrant Drame (01h57min) - Date de sortie : 27/11/2013 De James Gray Avec Marion Cotillard, Joaquin Phoenix 1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules.

Comment j'ai détesté les Maths Documentaire (01h43min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Olivier Peyon Avec Cédric Villani, François Sauvageot Comment j’ai détesté les maths raconte comment les mathématiques ont bouleversé notre monde, pour le meilleur et parfois pour le pire.


A l'affiche

Sorties de la semaine Last Vegas Comédie (01h45min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Jon Turteltaub Avec Michael Douglas, Robert De Niro Quatre vieux amis partent ensemble à Las Vegas pour célébrer le mariage prochain de l'un d'entre eux, dernier après toutes ces années à enfin sceller son union avec une femme. Mais cette réunion est aussi l'occasion de régler ses comptes...

Una Noche Drame (01h30min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Lucy Mulloy Avec Dariel Arrechaga, Anailín de la Rúa de la Torre Cuba, avec ses rues ensoleillées, colorées et animées, a tout d'une île aux décors paradisiaques mais Raúl étouffe dans cette société en proie au désespoir et rêve de commencer une nouvelle vie à Miami. Lorsqu’il est accusé d’avoir agressé un touriste, il n’a plus le choix et doit quitter La Havane.

La Sorcière dans les airs Animation (00h50min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Max Lang, Jan Lachauer Avec Simon Pegg, Gillian Anderson Une sympathique sorcière, son chat et son chaudron s'envolent sur un balai. Quel bonheur de voler ! Mais le vent se met à souffler très fort, et un dragon affamé vient de se réveiller...


A l'affiche

Sorties de la semaine Dario Argento's Dracula Fantastique (01h46min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Dario Argento Avec Thomas Kretschmann, Marta Gastini Transylvanie, 1893, Jonathan Harker, jeune bibliothécaire, arrive dans le village de Passburg afin de travailler pour le Comte Dracula, un noble du lieu. Confronté à la personnalité mystérieuse de son hôte, Jonathan ne tarde pas à découvrir la vraie nature du Comte...

Wajma, une fiancée afghane Drame (01h26min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Barmak Akram Avec Wajma Bahar, Mustafa Abdulsatar Wajma, adolescente afghane, tombe sous le charme de Mustafa, jeune serveur qui semble très amoureux d’elle. Ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent.

Les Interdits Drame (01h40min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Anne Weil, Philippe Kotlarski Avec Stéphanie Sokolinski, Jérémie Lippmann 1979. Carole et Jérôme ont 20 ans et partent en voyage organisé à Odessa, derrière le rideau de fer. Ils sont cousins et se prétendent fiancés. Le jour, simples touristes, ils visitent monuments et musées.


A l'affiche

Sorties de la semaine Cet été-là Comédie dramatique (01h43min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Nat Faxon, Jim Rash Avec Liam James, Steve Carell Pour Duncan, jeune garçon renfermé et mal dans sa peau, l’été ne s’annonce pas terrible, coincé entre sa mère, Pam, le compagnon très autoritaire de celle-ci, Trent, et sa fille Steph.

25 Novembre 1970 : Le jour où Mishima choisit son destin Biopic (01h59min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Koji Wakamatsu Avec Arata, Shinnosuke Mitsushima Les derniers jours de la vie de l'écrivain japonais Yukio Mishima qui tenta un coup d'état en prenant en otage un Général au Ministère de la Défense, avant de se suicider, en 1970.

Eka et Natia, Chronique jeunesse georgienne

d'une

Drame (01h42min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Nana Ekvtimishvili, Simon Groß Avec Lika Babluani, Mariam Bokeria Inséparables, Eka et Natia vivent à Tbilissi, en Géorgie, au lendemain de l’effondrement de l’Union soviétique. Confrontées à la domination des hommes, elles luttent pour leur liberté avec l’énergie et la force de la jeunesse.


A l'affiche

Sorties de la semaine Les Petites marguerites Comédie (01h16min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Vera Chytilova Avec Julius Albert, Jitka Cerhova Les faceties de deux jeunes filles, Marie 1 et Marie 2, qui tentent de comprendre le sens du monde et de leur vie.

Tom le cancre Aventure (01h30min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Manuel Pradal Avec Sacha Bourdo, Stéphanie Crayencour Des enfants de 5 ans s’égarent dans la forêt après que leur maîtresse se soit évanouie en mangeant un fruit sauvage. Ils rencontrent alors un enfant fugueur de 14 ans, Tom le cancre, qui vit dans un chêne centenaire et qui leur propose un marché...

L'Escale Documentaire (01h40min) - Date de sortie : 27/11/2013 De Kaveh Bakhtiari A Athènes, chez Amir, un immigrant iranien qui a transformé son modeste logement en lieu de transit pour des compatriotes, qui, comme lui, ont fait le choix de fuir leur pays. C’est le lieu du premier repos après l’épreuve du voyage entre l’Iran et l’Europe.


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Court-métrage par Takeshi29

Castello Cavalcanti Wes Anderson (2013)

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Wes s'habille en Prada et le diable du pognon a encore gagné Vivement la choucroute William Saurin par Michael Haneke, les sandales Scholl par Naomi Kawase, les préservatifs Durex par Brillante Mendoza, les frites McCain par les frères Dardenne ou encore les appareils Audika par Manoel de Oliveira ! Ah on m'annonce que les campagnes des soupes Liebig par Luc Besson et des céréales riches en fibres All-Bran par Fabien Onteniente sont dans les tuyaux. On va se régaler... 4/10

takeshi29


7ème Art par Gérard Rocher

Michou d'Auber

Thomas Gilou

Synopsis Messaoud, 9 ans, est un enfant d'Aubervilliers. Parce que sa mère est malade, son père est obligé de le placer dans une famille d'accueil. Nous sommes en 1960, dans le contexte troublé des "événements" d'Algérie. Gisèle, mère "nourricière", décide de travestir l'identité de Messaoud aux yeux de la population de son village du Berry, mais aussi - et surtout - aux yeux de son mari Georges, ancien militaire. Messaoud devient alors Michel, Michou, et c'est sous cette identité, porté par l'affection de Georges et Gisèle, qu'il s'initie à une France profonde. Mais le mensonge de Gisèle, bientôt révélé, va mettre en péril cette relation naissante... Date de sortie : 28 février 2007 Durée : 02h 04min Réalisé par : thomas Gilou Avec : Gérard Depardieu, Nathalie Baye, Mathieu Amalric Genre : Comédie dramatique Nationalité : Film français


En cette année 1961, la France vit des heures sombres de son histoire puisque nous sommes en plein conflit de la guerre d'Algérie. Que ce soit à Paris ou dans les moindres endroits de province, les Algériens sont humiliés et haïs par une partie importante de la population française. Alors que les rafles se multiplient avec leur brutalité et que les slogans racistes fleurissent sur les murs, deux petits Kabyles, Messaoud et son frère, à la suite de graves ennuis de santé de leur mère, sont emmenés par leur père à l'Assistance Publique, celui-ci faisant les trois-huit en usine et ne pouvant plus subvenir à leur garde. C'est ainsi que les deux enfants sont placés avec des fortunes diverses dans le Berry profond chez des parents adoptifs. Nous allons suivre plus particulièrement le parcours de ce petit Messaoud dont Gisèle, la mère adoptive, est mariée à Georges, ancien militaire bardé de médailles, très patriote et partisan de tout crin de l'Algérie française. Le dilemme est alors terrible pour Gisèle qui tentera de cacher le plus longtemps possible à son époux et aux gens du village l'origine de Messaoud. Le prénom se transforme alors en Michel, et le nom en d'Auber en raison du lieu de naissance à Aubervilliers. Mais le "secret" de Gisèle va finir par mettre en péril le couple malgré toute l'affection que porte Georges pour "Michou" teint en... blond. C'est vraiment une poignante histoire que nous conte Thomas Gilou au travers de ce film.


Le climat ambiant de l'époque est magnifiquement reconstitué. Il est ponctué par les discours du Général de Gaulle, par les chansons du moment, mais aussi par les brutalités et l'incivilité d'une certaine frange de la population malheureusement plus adepte de la ratonnade que de la paix et du dialogue. C'est dans cette ambiance hostile que va se jouer les destins du petit Messaoud et de son frère, bien loin, dans leur innocence, de la frénésie qui pousse certains à commettre des actes barbares et avilissants. Messaoud sera plus gâté que son frère dans le choix de la famille d'accueil malgré les hésitations de Gisèle pour prendre sous son toit un petit Kabyle. Toutefois c'est dans la tendresse de ce foyer que va réussir à s'épanouir le gamin avec la complicité involontaire du gentil bourru Georges, ignorant l'origine de "Michou", et avec l'aide volontaire de l'instituteur et du curé du village. Le petit garçon deviendra même... un bon élève, ira à la messe le dimanche car il fera partie de la chorale de la paroisse. Malheureusement, dans le village, le clan peu reluisant des partisans de l'Algérie Française finit par découvrir la supercherie et humilie "Michou". Le couple va alors basculer dans la tourmente et Georges va tout faire pour prendre la défense de son petit protégé vis-à-vis de ses anciens compagnons de combat. Le ciel bleu finira bien un jour par revenir lorsque Gisèle et Georges feront une demande d'adoption pour "Michou". Toutefois ce coin de ciel bleu ne sera qu'une éclaircie car, la guerre terminée, le père de l'enfant vient récupérer ses deux fils après le décès de sa femme et l'arrivée d'une petite soeur. C'est alors la foudre qui s'abat sur la famille adoptive et sur "Michou"...


C'est vrai que ce film de Thomas Gilou (La vérité si je mens, entre autres) a parfois un goût de "déjà vu" avec ce petit môme arrivé par les hasards de la vie chez un brave couple dominé par un mari bourru mais au coeur tendre. C'est ce rôle qu'interprète de manière magistrale Gérard Depardieu, lancé actuellement dans une série de rôles à sa mesure. Toutefois le sujet est tellement humain avec le climat trouble de l'époque et ses violences physiques et verbales, avec ces chansons à la mode interprétées par Dalida ou Bourvil, avec cette télé que l'on regarde religieusement ou cette "Ami 6" dont on attend la fin du rôdage, que l'on ne peut qu'apprécier cette oeuvre couleur sépia. Le sujet est grave et peut-être encore présent chez certains, toutefois des taches d'humour, parsemées avec beaucoup d'à propos, nous montrent la vie sous des moments parfois meilleurs. Nathalie Baye interprète avec son naturel habituel ce rôle de femme privée de maternité et reportant toute son affection sur un enfant qu'elle ne désirait pas adopter au départ. Et puis, il y a notre petit "Michou" joué par l'adorable Samy Seghir. Il réussit sans aucun mal à nous attendrir par son humour et par l'émotion qu'il dégage dans les moments les plus dramatiques. Citons aussi la belle performance de Mathieu Amalric dans son rôle de personnage sensible et attachant d'un instituteur typique de village. Mentionnons également la bande originale de ce film utilisée fort judicieusement au gré des scènes présentées. Voilà une oeuvre qui, à défaut d'originalité par son sujet, mérite toute notre attention. En effet ce film délivre un message d'humanité en utilisant comme support des vérités historiques fort bien relatées par l'image et le propos. Voici donc un excellent film que je vous encourage à aller voir, il vous fera parfois rire, parfois il vous serrera la gorge mais il ne vous laissera pas indifférent. 7 /10

Gérard Rocher


Cinéma "Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans..." par Djee

Predator John McTiernan

Synopsis Parti à la recherche d'une équipe de conseillers militaires américains dans la forêt équatorienne, un commando de mercenaires dirigé par Dutch Schaefer est attaqué par un ennemi invisible et indestructible. Date de sortie : 19 août 1987 Durée : 1h 47min Réalisé par : John McTiernan Avec : Arnold Schwarzenegger, Jesse Ventura, Carl Weathers Genre : Action et fantastique Nationalité : Film américain


"Le diable qui se fait des trophées avec les hommes" Un lien pour que tu écoutes un peu la musique, comme ça on est débarrassé. C'est martial, lyrique, tribal et on sait qu'on ne va pas rigoler. http://youtu.be/-eDAoheZrY8 Et maintenant la chanson du générique car ça ne fait jamais de mal. http://youtu.be/eFFgbc5Vcbw On est bien non ? Dans la série «J'ai harcelé mon vieux pour le voir en salle», je demande «Predator». Un film de bonshommes qui sent bon la sueur qui dégouline, la grosse artillerie, le muscle saillant et l'extraterrestre tenace. Ça commence comme «The Thing» de Carpenter, ce qui est bon signe, avec un vaisseau extraterrestre qui se pointe à proximité de notre jolie planète. Sauf qu'ici il largue une capsule et se tire ailleurs (comme il m'arrive de le faire régulièrement avec mes amis). Le film commence vraiment avec le major Dutch Schaefer et son équipe de gros bras qui sont envoyés dans la jungle sud-américaine pour récupérer des pontes américains portés disparus. Mais ça sent la merdasse, on leur colle sur le dos Dillon, comme le rhum, un type de la CIA qui en sait plus qu'il ne veut bien le dire. Ce bâtard est joué par Carl Weathers que tu connais sûrement sous le sobriquet d'Appolo Creed. Ou celui d'Action Jackson. Mais c'est rien à côté du reste de la bande.


Une équipe de dingues avec Jesse Ventura (ancien catcheur et futur gouverneur du Minnesota) sa chique et sa sulfateuse, Bill Duke (tellement noir qu'on dirait qu'il est bleu) et son rasoir Bic (qui est bleu lui) qu'il passe sur son visage perlé de sueur, Shane Black (futur scénariste des meilleurs «Lethal Weapon» et réalisateur d' «Iron Man 3») avec des lunettes de myope des joues, Sonny Landham (ex-acteur de films de boule) en mec qui connaît la forêt et qui se gratte avec un gros couteau, Richard Chaves (qu'on reverra dans le brouillon de «Heat» déjà réalisé par Michael Mann, «L.A. Takedown») en sosie de T-Bag. Le patron, le boss c'est Arnold Schwarzenegger (futur gouverneur de Californie, deux fois). Dans encore un rôle qui fera sa légende. Meneur d'hommes crédible, qui se transforme en Conan moderne. Ça tombe bien, Conan c'est lui et ça sera toujours lui. C'est «Les chasses du comte Zaroff» mais avec un alien rasta qui fait son safari d'été. Il y a du Peckinpah, des punchlines de dingue, du film de guerre, du slasher, de l'horreur et de la SF. Une gestion de l'espace à couper le souffle, une tension permanente et un géant intergalactique qui fout une branlée de malade à l'ami Arnie. Rien que pour ça, l'ami, ça vaut le coup d’œil. C'est redevenir un animal, puiser dans tes gènes puisque tu es l'arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière petit-fils de Conan (là, je me dis que descendant de Conan ça marchait aussi) pour ne plus être la proie et chasser à ton tour cette bestiole affreuse. C'est réalisé par John McTiernan (futur taulard) un an avant «Die Hard».

Djieke 9/10


A Lire par Ze Big Nowhere

J'apprends à dire bonjour Karine-Marie et Madeleine Brunelet

"Bien l'bonjour..." C'est pourtant simple de se serrer la main, tudjû !!! Ben non. T'as le con qui te serre la pogne genre "j'vais te montrer qui c'est le plus fort" et qui s'amuse à t'exploser les doigts en étant persuadé qu'il t'a impressionné et que tu réfléchiras à 2 fois avant de lui dire bonjour... T'as le blaireau qui te tend sa main comme si c'était un effort surhumain, tout ça pour avoir la chance de serrer une main moite, glissante comme un gel intime et molle comme une performance d'acteur de Richard Berry dans une comédie. T'as encore le vieux copain de collège, la vieille connaissance, dont tu avais oublié pourquoi les gamins étaient si méchants avec lui, lui taguant des sexes de toutes tailles sur le visage au marker indélébile ou lui pinçant les testicouilles jusqu'à ce qu'il saigne du nez. Effectivement, ce n'est qu'après une grosse demi -heure et en plein froid, tandis que votre am...cette personne vous tient par le bras, vous expliquant les joies de l'expertise-comptable et niant toute implication de sa passion pour les jeux de rôles sur sa virginité tardive, que vous empoignez ses gesticouilles, les pressez violemment et partez, tout sautillant, la bave au lèvres et riant comme un dément..


Ah oui, t'as l'blaireau qui te voistau loin et qui s'empresse de prendre son téléphone. Ne pouvant te saluer que d'un simple geste de la main et d'un regard hautain, prouvant par là l'importance de ce coup de fil inopiné, lui annonçant sûrement, de par son air absorbé, une nouvelle édifiante qui pourrait changer la face du monde. Comme l'extinction de voix définitive d'une Céline Dion ou d'une Patricia Kaas par exemple, la découverte d'un gêne salvateur pouvant rendre la vie aux candidats de télé-réalité, ainsi qu'à ses animateurs ( On est avec toi, Benji !!!) ou même l'interdiction pure et simple des concerts de Christophe Maé sur le territoire National. T'as aussi l'aut' con qu'apparemment tu gênes quand tu viens le saluer, puisqu'il ne prend même pas la peine de te voir et regarde, dédaigneux, au-dessus de ton épaule au cas où il serait le premier à croiser le Yéti en plein centre-ville ou à apercevoir le décolleté d'une Scarlett Johansson venue goûter la riche vie intellectuelle et culturelle languedocienne... Ah oui, t'as encore l'aut' crétin à qui il ne faut surtout pas demander si ça va. Puisque évidemment, ça ne va pas du tout, hein !! Sa femme l'ayant quitté la semaine dernière pour le sosie de Marc Jolivet, son fils de 8 ans s'étant découvert une passion malsaine pour les bijoux intimes et pour Nadine Morano. De plus son méchant ongle incarné le fait souffrir atrocement... Alors, si vous faites partie de ces catégories de personnes, s'il vous plaît, ne me dites plus bonjour......Ou alors, on s'tape la bise!

Ze Big Nowhere 1/10 Ps : Le 1 c'est pour la publicité mensongère. Ma fille ne sachant pas lire et malgré ça disant "Bonjour" à tout c'qui passe (Humains, animal ou végétal), e considère votre bouquin comme une vaste escroquerie. Je ne vous salue pas Mesdames !


A Lire par Eloch

L'Ecume des jours Boris Vian

"La symphonie du nénuphar" C'est une lecture délectable que "L'écume des jours", un moment vivifiant d'abord puis douloureux ensuite. Quelque chose d'unique et d'emballant qui se déroule sous nos yeux. Ce n'est pas tant une histoire d'amour que porte au jour Boris Vian, mais à quel point en dehors de cela, il n'y a plus grand chose, comment l'étau se resserre et l'intérêt de la vie disparaît tout autant que l'espace vital. Colin se complaît à ne rien faire, à profiter de ses inventions, de son cuisinier, de son chez-soi et de ses amis, mais il a aussi le cœur à tomber amoureux quand il croise le chemin de Chloé, belle et douce qui n'a jamais fait le mal "ni en pensée, ni en acte". C'est une fille, une chic fille même, et quand Colin l'embrasse pour la première fois, il ne peut ensuite plus s'en détacher. Très vite, le mariage arrive, flamboyant, raconté en détail, avec beaucoup de surréalisme dans l'univers déjà bien entrainé de Vian.


Tout ensuite s'effondre, quand le rire de Chloé se transforme en toux. C'est qu'une fleur, un nénuphar encombre ses poumons. Dès lors, Colin est bousculé, il ne peut plus simplement être heureux, seul et égoïste, il doit s’ouvrir au monde, dur, froid, du travail. Rien ne lui réussit vraiment et la description que fait Vian de ce monde du travail est aussi hilarante qu'effrayante et d'une réalité bien tenace derrière la fantaisie qu'il y met. On se retrouve alors plongé dans un monde fantasmé où toute la réalité nous apparait, de la passion dévorante (livresque), à l'humour grinçant en passant par les effets de langages. Ici, les cuisiniers en tenues parlent un langage soutenu, les jeunes femmes arrachent les coeurs des libraires malveillants et Jean-Sol Partre publie jusqu'à l'écoeurement ses traités sur tous les supports possibles et ce jusqu'au papier toilettes. Mais surtout, le jazz rythme la vie et son bonheur, celui d'être deux sur un même accord, dansant, valsant. Si la mort est comme banalisée, cachée, invisible, omniprésente jusque dans la patinoire, quand elle surgit après la guérison, elle bousille, elle torture et elle ne s'arrête plus, son couperet s'abat sur ceux qu'on avait aimés jusque là et la petite musique s'éteint alors. Subsistent la fantaisie et la beauté du langage de Vian, cette vivifiante écriture au sommet et qui transporte de bout en bout, enchante, étonne. On frissonne, on sourit, on pleure, surtout on vibre. C'est un livre magnifique, et que je me devais de lire, de par ce prénom que l'héroïne et moi avons en commun.

eloch 10/10


Musique par JMV

Sketches of Spain Miles Davis (1997)

The land where the "duende" began La collaboration Miles Davis/Gil Evans marque pour moi l'apogée de l'art de Miles, et sans doute l'un des points culminants de la musique en général (je n'aime pas les tiroirs trop commodes, jazz, classique, variété etc., et, comme disait Armstrong, il n'existe que la bonne ou la mauvaise musique). Miles est avant tout un interprète et un improvisateur hors du commun, ce qui revient aussi à dire qu'il n'a pas de conception très précise de la musique et que la qualité de ses albums dépend beaucoup de son entourage et de l'air du temps. Gil Evans est un pianiste moyen, mais un arrangeur/compositeur de génie. Les deux hommes étaient donc faits pour se rencontrer. Leur première collaboration date de '48/49 avec le Nonet de Miles et donnera lieu à la création d'un nouveau style, baptisé avec plus ou moins de bonheur "cool jazz".


L'album qui en résulta "Birth of the cool" est si novateur qu'il mérite une critique à lui tout seul. Leur seconde collaboration remonte à la fin des années '50 et "Sketches of Spain" en est le chef d'œuvre. Gil Evans avait eu l'occasion d'écouter le seul document disponible à l'époque sur le chant flamenco, le "cante hondo" : "L'Antologìa del cante flamenco" publiée en '58 chez Hispavox par Tomas Andrade de Silva. Il faut bien comprendre l'image qu'à l'époque les sphères dites "éclairées" se faisaient du flamenco : celle d'une sous-musique folklorique, castagnettes et mantilles, simpliste et de surcroît liée au franquisme (comme si les gitans andalous pouvaient être des supporters du caudillo !). Mais Gil, un homme sans le moindre préjugé, sut entendre de façon immédiate ce qui se passait, sut comprendre toute la profondeur, tout le déchirement tragique de ce chant. Ecoute d'autant plus méritoire que l'anthologie n'est pas fameuse : elle a l'avantage d'illustrer avec fidélité chacun des types de chants traditionnels ( "tarantas, bulerias, seguiryas, soleares..."), mais les chanteurs, excellents au demeurant, ne sont pas transcendés par le studio et le tout manque de "sentimiento", de "feeling", de ce que Lorca nommait le "duende". Qu'à cela ne tienne, la sensibilité de Gil lui permit d'accéder d'emblée à l'essence de cette musique hors du commun. Deux des thèmes de l'album, "Saeta" et Solea" sont des arrangements de chants de l'anthologie, sachant que ces deux types de chants sont parmi les plus profonds, les plus métaphysiques de tous. Le thème "Will o' the wisp" est repris à l'immense Manuel de Falla, dont on sait qu'avec son ami Lorca, il sauva le "cante" en organisant le premier "Concurso de cante jondo" en 1922 à Grenade. L'arrangement du célébrissime "Concierto de Aranjuez" ajoute une magnifique dimension spirituelle à une partition déjà agréable en elle-même. Quant au thème "The Pan Piper", il est repris d'enregistrements réalisés sur le terrain (dans les Asturies) par ce fou de musique qu'était Alan Lomax (l'un de ses plus grands livres, "The land where the blues began" vient d'être enfin traduit en français. A quand la réédition de la totalité de ses enregistrements ?). Quel que soit le thème originel, la subtilité des arrangements de Gil, la sonorité déchirante de la trompette de Miles, la somptuosité de ses improvisations, tout concourt à faire de cet album une affirmation bouleversante de la vie, éternelle et indomptable. 10/10

JMV


Musique par takeshi29

Les Chansons de l'innocence retrouvée Etienne Daho (2013)

Disco noir Rares sont les artistes avec lesquels on a grandi, qui constituent en quelque sorte le chemin d'une vie. Mon histoire avec Mr Daho a commencé il y a une trentaine d'années et je me rappelle encore du jour où j'ai fait tourner "Mythomane" sur la platine, de ce que j'ai ressenti en entendant les premières notes de cette pop à la fois légère et classieuse.


Depuis ce jour, le dandy rennais ne m'a plus quitté, j'ai porté le jean/veste de costard avec lui, dansé avec lui , embrassé les femmes de ma vie avec lui, bercé ma fille avec lui, pleuré la mort d'un ami avec lui. J'ai aimé ses hauts mais aussi ses bas, cette élégance en toutes circonstances, cette timidité maladive, cette modestie. L'artiste et l'homme n'ont jamais changé, toujours à la recherche de nouveaux territoires, musicaux, géographiques ou humains. Pour ses nouvelles aventures à Abbey Road, il n'a pas fait les choses à moitié, réunissant autour de lui Nile Rodgers, Debbie Harry, Au Revoir Simone, Dominique A (1), François Marry ou encore Yan Wagner. A l'image de la Salomé de la magnifique pochette (2) signée Richard Dumas, ces "Chansons de l'innocence retrouvée" sont pures et troublantes, modernes et intemporelles. Tout comme le suggère son titre tiré de William Blake, cet album est à la fois léger et profond, groove et sombre, sonnant comme du Disco Noir (3). Ceux qui n'aimaient pas Daho ne changeront pas d'avis avec cette livraison 2013, les autres auront peut-être l'impression de le retrouver plus grand que jamais. Et moi je continue ma route à ses côtés... http://youtu.be/yhLgLo8hXzM http://youtu.be/3mRYAKUcPDQ (1) Pour une magnifique version en duo de "En surface" qu'on ne retrouve que sur l'édition Deluxe. (2) Triste époque que nous vivons là, où les maisons de disques se voient contraintes de placer des stickers-censeurs. Vaughan Oliver a eu chaud... http://www.faderpaper.com/wp-content/uploads/2013/02/Pixies-SurferRosa.jpg (3) Titre un temps envisagé pour l'album

takeshi29 9/10


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

The Legend of Zu Tsui Hark

Le synopsis Aidés par le Grand Maître Longévité et ses disciples, deux guerriers aux pouvoirs extraordinaires, Xuan et Dan, tentent d'arrêter une force maléfique nommée Insomnie. Mais suite à une erreur de Dan, une goutte de sang du démon réussit à s'échapper et à fusionner avec la montagne Zu... Année : 2001 Durée : 104 min Réalisateur : Tsui Hark Acteurs : Ekin Cheng, Louis Koo, Cecilia Cheung, Zhang Ziyi


Le film Pas tout à fait vingt ans après "Zu, les guerriers de la montagne magique", Tsui Hark a repoussé les limites du wu xia pian en livrant avec "La Légende de Zu" une suite ultraspectaculaire dont l'univers surnaturel a presque été entièrement créé par ordinateur avec près de 1600 plans à effets spéciaux. Si aujourd'hui la créativité de la mise en scène, l'imposante distribution, le lyrisme de nombreuses séquences et le frénétisme des scènes d'action perdurent, les effets spéciaux ont néanmoins beaucoup vieilli et le scénario (mythologico-philosophique) reste toujours aussi hermétique. Une œuvre vraiment unique en son genre !


Le Blu-ray

Fiche technique Le film

• Image Plus proche d'un simple DVD upscalé que d'un Blu-ray Disc, voilà un transfert HD décevant dont le gain en définition et le déluge de couleurs ne peuvent faire oublier les saletés du master, la douceur du piqué, l'instabilité de la palette colorimétrique, la gestion moyenne des contrastes, le manque de profondeur des noirs et les défauts de compression (du banding et des fourmillements).

• Audio Une version cantonaise proposée en DTSHD Master Audio 7.1 puissante et généreuse où la clarté des voix, le dynamisme de la scène avant, la précision de la spatialisation (les ambiances sont particulièrement bien rendues), la richesse des (quatre) surrounds et la grande présence de la musique participent pleinement à la dimension épique de l’œuvre. Grâce à cette excellente piste sonore, la note technique du présent Bluray Disc est augmentée d'un point.

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc

bbbbb

Format Pistes sonores Sous-titres vidéo - Cantonais DTS-HD Master 1080p24 Chinois Audio 7.1 (AVC) / traditionnel - Mandarin [2.35] et Anglais Dolby Digital EX 6.1 Région

Éditeur

Date de sortie

A (Hong Kong)

Kam & Ronson

30 septembre 2013

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Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

The Storm Riders Andrew Lau

Le synopsis Après avoir tué leurs parents, un tyran doté de pouvoirs surnaturels élève deux garçons à qui il transmet une partie de ses pouvoirs. Devenus adultes, les héritiers du tyran se dressent contre lui... Année : 1998 Durée : 128 min Réalisateur : Andrew Lau Acteurs : Aaron Kwok, Ekin Cheng, Sonny Chiba, Michael Tse, Shu Qi


Le film Ce "Zu" des années 90 est un néo wu xia pian de fantasy qui s'approprie l'esthétique des jeux vidéo à travers une réalisation stylisée, et si le scénario est trop banal (mais jamais ennuyeux) c'est pour mieux mettre en scène les personnages (poseurs) et l'univers fantastique imaginés dans le manga éponyme, et pour privilégier de superbes affrontements où les arts martiaux et la magie (les effets digitaux sont encore sympa) ne font qu'un. Culte !


Le Blu-ray • Image Un transfert HD très correct au master immaculé, à la définition probante, à la profondeur de champ notable, aux couleurs très saturées, aux contrastes poussés, au grain argentique préservé et aux effets spéciaux bien intégrés, mais le piqué aurait mérité un peu plus de finesse.

• Audio À cause d'un souffle parasite bien trop prononcé les deux pistes sonores cantonaises sont à proscrire, mais heureusement, la version mandarine n'a pas à s'en soucier et délivre des voix claires, une bonne ouverture frontale, de nombreux effets surround, ainsi qu'une spatialisation détonante et des basses bien senties lors des scènes d'action.

Le Loup Céleste

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo

bbbbb

Pistes sonores

Sous-titres

- Cantonais DTSHD Master Audio 5.1 Chinois 1080p24 - Cantonais traditionnel, (AVC) / Dolby Digital EX Chinois simplifié [2.35] 6.1 et Anglais - Mandarin Dolby Digital EX 6.1 Région

Éditeur

Date de sortie

A (Hong Kong)

Universe

27 mai 2009

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Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

The Dark Knight Rises Christopher Nolan

Le synopsis Il y a huit ans, s'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, Batman a disparu dans la nuit passant de héros à fugitif. Mais l'arrivée à Gotham du terroriste masqué Bane va l'arracher à l'exil qu'il s'est imposé... Année : 2012 Durée : 165 min Réalisateur : Christopher Nolan Acteurs : Christian Bale, Tom Hardy, Joseph Gordon-Levitt, Anne Hathaway, Marion Cotillard, Gary Oldman, Morgan Freeman, Michael Caine


Le film Ce troisième et dernier volet de l'apocalyptique saga "The Dark Knight", est une fresque épique monumentale d'une rare densité qui clôture les aventures de l'homme chauve-souris de la façon la plus mémorable qui soit. Le traitement est d'une noirceur et d'une mélancolie à nul autre pareil, la mise en scène tendue et spectaculaire de Christopher Nolan est d'une virtuosité visuelle fascinante, les personnages portés par un casting royal sont toujours aussi développés (l'introspection permanente de Bruce Wayne / Batman) et les nouveaux venus surprenants (surtout Blake, Selina Kyle et Bane), l'intrigue particulièrement dense qui s'inscrit dans l'actualité avec la crise économique est riche en retournements et recèle de situations anthologiques (la destruction du stade), les scènes d'action sont impressionnantes (l'ouverture calme direct) et le score de Hans Zimmer est très inspiré. Cette conclusion tant attendue s'érige donc comme un brillant spectacle épique tout aussi impressionnant visuellement que terrassant émotionnellement. Du très grand cinéma.


Le Blu-ray • Image Une vraie claque visuelle qui alterne les plans captés en 35mm (présentés au format 2.40) et en Imax 65mm (présentés au format 1.78) pour un résultat stupéfiant. Si les scènes captées en Imax sont visuellement incroyables, les séquences en cinémascope ne déméritent pourtant pas et délivrent un piqué et une définition d'une grande précision (même si moins pointus et donc plus doux qu'en Imax), une palette colorimétrique d'une belle justesse, des contrastes solides et des noirs profonds.

• Audio Malgré une bonne ouverture frontale et l'omniprésence des effets surround, la VF Dolby Digital 5.1 à la dynamique éteinte (tout est au même niveau), au mixage brouillon (le manque de finesse de la spatialisation) et au souffle parfois bien audible (!!!) fait vraiment pale figure face à la VO DTS-HD Master Audio 5.1 qui en met plein les oreilles avec des voix claires, une localisation des effets incroyable sur l'ensemble des enceintes, un score diffusé avec une rare présence et des infra-graves dantesques.

Le Loup Céleste

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo

bbbbb

Pistes sonores

Soustitres

- Anglais DTSHD Master Audio 5.1 1080p24 - Anglais Français (AVC) / (Audio Anglais [2.40 / Description) pour 1.78 Dolby Digital malenten Imax] 5.1 dants - Français (VFF) Dolby Digital 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

Warner Bros.

28 novembre 2012

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Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Fire with Fire, vengeance par le feu David Barrett

Le synopsis Alors qu’il est témoin de plusieurs meurtres, un jeune pompier est placé dans le programme fédéral de protection des témoins. Mais traqué par le tueur, un dangereux criminel néo-nazi, qui n'hésite pas à s'en prendre aux personnes de son entourage, il décide alors de le retrouver et de faire justice lui-même... Année : 2012 Durée : 93 min Réalisateur : David Barrett Acteurs : Josh Duhamel, Vincent D'Onofrio, Rosario Dawson, Bruce Willis, Julian McMahon


Le film Quelque part entre le polar d'action et le vigilante movie, cette série B est un sympathique DTV qui regroupe un casting cinq étoiles composé de stars du petit et grand écran. Cependant, le scénario abonde de facilités et de clichés, le héros manque de charisme, les personnages sont stéréotypés et la mise en scène ne parvient pas à faire oublier son aspect télévisuel, néanmoins, l'ensemble parvient à divertir plus que convenablement grâce à une intrigue accrocheuse, à un rythme tenu de bout en bout, à la mémorable prestation glaçante de Vincent D'Onofrio dans la peau du criminel néonazi et à de bonnes scènes d'action (le passage avec le sniper) assez violentes. Voilà donc un bon petit inédit.


Le Blu-ray • Image Passé un piqué un peu plat, des noirs parfois bouchés, de petits problèmes de compression (banding) et surtout un recadrage forcé au format 1.77 alors que le film a été tourné en Scope 2.35, ce transfert HD lumineux est loin d'être vilain car le master est propre, la définition est précise, les couleurs sont bien étalonnées et les contrastes ne manquent pas d'aplomb.

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo 1080i25 (AVC) / [1.77]

Pistes sonores

Soustitres

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français - Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

France Télévisions Distribution

03 juillet 2013

• Audio Des pistes sonores équilibrées, dynamiques, amples, bien spatialisées et plutôt riches en ambiances qui délivrent un spectacle auditif à la fois naturel (un peu plus en VO grâce aux voix mieux intégrées) et immersif.

Le Loup Céleste

bbbbb

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Rendez-vous le vendredi 06 décembre 2013 pour L'HEBDO n°66

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