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#59

Edition du 18 octobre 2013


SOMMAIRE A L'AFFICHE Players – Brad Furman Sorties de la semaine

4-6 7-14

7ème ART Série : Shameless (US) Documentaire : Marley Vintage : Les Dents de la mer DTV : The Lords of Salem Enter the Void – Gaspar Noe

15 16-18 19-22 23-25 26-28

MUSIQUE The Last Ship : Sting Notre Silence – Michel Cloup

29-30 31-33

BLU-RAY To The Wonder – Terrence Malick 34-39 La Petite Sirène 3D

38-40 40-43

La Semaine prochaine

44

HCFR Le Podcast

45


Edition du

18 octobre 2013

REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Fabi Le Loup Céleste Manitao17 SnipizZ Takeshi29 Tenia54

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror


A l'Affiche par SnipizZ

Players

Brad Furman

Le synopsis Richie, étudiant à Princeton, joue au poker en ligne pour payer ses frais de scolarité. Lorsqu'il se retrouve ruiné, persuadé d'avoir été arnaqué, il décide de s'envoler pour le Costa Rica afin de retrouver la trace d'Ivan Block, le créateur du site. Ivan prend Richie sous son aile et l'amène à intégrer son business. Sentant grandir le danger et réalisant les ambitions démesurées de son boss, Richie va tenter de renverser la donne en sa faveur.


Le film Brad Furman, pour son premier long métrage, nous avait offert un thriller vraiment captivant avec La Défense Lincoln. Fort de ce succès, il s’est lancé dans un nouveau projet un peu plus ambitieux avec un casting étoffé : Justin Timberlake en arnaqué arnaqueur, Ben Affleck en bad boy et enfin Gemma Arterton dans le rôle de la nana qui est là pour son physique et pas grandchose d’autre… En effet le film souffre définitivement de nombreux maux à commencer par son scénario, porté par le couple Levien/Koppelman, qui avait notamment bossé sur Ocean's 13 et Solitary Man, sans inspiration. On peut aisément parler de ce film comme d’un vieux plagiat raté de Las Vegas 21 de Robert Luketic avec Kevin Spacey et Jim Sturgess, qui pour le coup est vraiment bien plus attrayant. Alors, au final, que retenir de ce film ? Pas grand-chose… Une histoire inintéressante, des personnages sans aucune profondeur auquel on ne s’attache pas spécialement, le tout interprété en pilotage automatique par des acteurs qui pourtant assurent en général. Bref, un vrai ratage qui s’oubliera très vite… Dommage ! Note : 3/10

SnipizZ


Fiche technique Date de sortie : 25 septembre 2013 Réalisé par : Brad Furman (La Défense Lincoln) Avec : Justin Timberlake, Ben Affleck, Gemma Arterton et Anthony Mackie Durée : 1h 32min Scénario : Brian Koppelman, David Levien Titre original : Runner Runner Distributeur : Twentieth Century Fox France Budget : 30 000 000 $

SnipizZ


A l'affiche

Sorties de la semaine L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet Aventure (01h45min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Jean-Pierre Jeunet Avec Helena Bonham Carter, Judy Davis T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington.

The Mortal Instruments : La Cité des ténèbres Fantastique (02h10min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Harald Zwart Avec Lily Collins, Jamie Campbell Bower New York, de nos jours. Alors que sa mère est kidnappée par d'étranges créatures, Clary, 15 ans, est témoin d'un meurtre commis lors d'une soirée. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparait mystérieusement devant ses yeux...

9 mois ferme Comédie (01h22min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Albert Dupontel Avec Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel Ariane Felder est enceinte ! C'est d'autant plus surprenant que c'est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que d'après les tests de paternité, le père de l'enfant n'est autre que Bob, un criminel...


A l'affiche

Sorties de la semaine Turbo Animation (01h36min) - Date de sortie : 16/10/2013 De David Soren Avec Ryan Reynolds, Samuel L. Jackson Turbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer.

Gabrielle Drame (01h44min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Louise Archambault Avec Gabrielle Marion-Rivard, Mélissa DésormeauxPoulin Gabrielle et Martin tombent fous amoureux l'un de l'autre. Mais leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l'entendent car Gabrielle et Martin ne sont pas tout à fait comme les autres...

Au bonheur des ogres Comédie (01h32min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Nicolas Bary Avec Raphaël Personnaz, Bérénice Bejo Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants.


A l'affiche

Sorties de la semaine Salvo Policier (01h48min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Fabio Grassadonia, Antonio Piazza Avec Saleh Bakri, Sara Serraiocco Salvo est un homme de main de la mafia sicilienne, solitaire, froid, impitoyable. Alors qu’il s’introduit dans une maison pour éliminer un homme d’une bande rivale, il découvre Rita. La jeune fille est aveugle et assiste impuissante à l’assassinat de son frère.

Omar Drame (01h37min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Hany Abu-Assad Avec Adam Bakri, Waleed Zuaiter Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêeves et de ses deux amis d'enfance, Tarek et Amjad.

La Ruée vers l'Art Documentaire (01h26min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Marianne Lamour Le monde de l'art comme vous ne l'avez jamais vu. Un monde où l'argent est plus important que l'art luimême. Où des milliardaires devenus collectionneurs influencent la création et se veulent les pygmalions des artistes.


A l'affiche

Sorties de la semaine Mademoiselle C. Documentaire (01h40min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Fabien Constant Avec Carine Roitfeld, Stephen Gan Carine Roitfeld est la rédactrice de mode la plus connue au monde avec son acolyte du Vogue américain : Anna Wintour. La plus inaccessible aussi. Après 10 ans passés à la tête du Vogue Paris couronnés de succès et de scandales en tous genres, elle claque la porte l’an dernier...

DRAGONS 3D – Mythes ou réalité Documentaire (00h43min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Marc Fafard Avec Max von Sydow, Laurence Leboeuf Percez la légende des dragons au cours d’un voyage initiatique à travers les siècles, les cultures et les continents et découvrez la fascination universelle qu’exercent ces fabuleuses créatures sur les Hommes.

Salo ou les 120 journées de Sodome Drame (01h57min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Pier Paolo Pasolini Avec Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi En 1943, dans la république fasciste fantoche de Salò, quatre riches notables enlèvent neuf jeunes garçons et neuf jeunes filles de la région pour les emprisonner dans un somptueux palais.


A l'affiche

Sorties de la semaine Donner/Recevoir Documentaire (01h15min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Bernard Dal Molin, Michele Dal Molin Ce documentaire traite la question du don d’organes à travers les histoires de vie de 4 familles confrontées à cette situation. Des femmes et des hommes parlent de dons d’organes ou de greffes, moments qui ont changé leur vie.

La santé dans l'assiette Documentaire (01h32min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Lee Fulkerson Avec Caldwell Esselstyn, T. Colin Campbell 2 personnes sur 3 sont en surpoids, les cas de diabètes explosent, la moitié d'entre nous prend des médicaments de manière chronique tandis que les cancers, les crises cardiaques et autres maladies cardio-vasculaires représentent désormais les principales causes de décès dans nos pays industrialisés.

Naiyaandi-Les Fourberies Action (02h23min) - Date de sortie : 16/10/2013 De A Sarkunam Avec K. Dhanush, Nazriya Nazim Un villageois ordinaire du Tamil Nadu tente de séduire la belle Vanaroja avec ses fourberies.


A l'affiche

Sorties de la semaine Haewon et les hommes Drame (01h30min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Hong Sang-soo Avec Eun-chae Jeong, Lee Seon-gyoon Haewon, étudiante brillante à la beauté rare, s’endort dans un café. Harassée, elle se sent abandonnée par sa famille et la relation amoureuse qu’elle entretient avec l’un de ses professeurs ne lui convient plus.

Le Prince Miiaou Documentaire (01h42min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Marc-Antoine Roudil Avec Le Prince Miiaou, Thomas Mignot Maud-Elisa Mandeau-le Prince Miiaou est une jeune chanteuse-guitariste-compositrice de rock. Au printemps 2010, elle se lance dans la réalisation de son troisième album. Pendant un an et demi, la caméra accompagne au plus près l'ensemble du processus de création musical.

Médée Drame (01h50min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Pier Paolo Pasolini Avec Maria Callas, Massimo Girotti Médée la magicienne, fille du roi de Colchide, voit arriver sur sa terre le prince Jason venu enlever la Toison d’Or, l’idole de son peuple. Tombée folle amoureuse du jeune Grec, elle trahit sa famille et son pays en dérobant pour lui la Toison d’Or et s’exile à ses côtés


A l'affiche

Sorties de la semaine Leo et Fred Animation (00h41min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Pal Toth Léo le lion et Fred le dompteur présentent ensemble de fabuleux numéros de cirque et vivent dans la même roulotte. Très complices, même si Léo donne du fil à retorde à Fred, ils sont à la fois farfelus et attachants.

Le Prince Nezah triomphe du Roi Dragon Animation (01h05min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Yan Dingxian, Xu Jingda, Wang Shuchen Avec Masako Nozawa, Chikao Otsuka Un Génie offre à Nezha deux armes magiques : un cerceau symbolisant le ciel et la terre et une écharpe. Quand Nezha a 7 ans, il rencontre un féroce démon de la mer qui vole des garçons et des filles pour les offrir à son maître le Roi Dragon. C'est le début d'un affrontement mortel entre Nezha et le Roi Dragon.

Jérusalem Documentaire (00h40min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Daniel Ferguson Avec Benedict Cumberbatch Survolez les environs de la Cité Sainte, le Jourdain, la Mer de la Galilée et l’extraordinaire site de Massada.


A l'affiche

Sorties de la semaine Riches et célèbres Drame (01h57min) - Date de sortie : 16/10/2013 De George Cukor Avec Jacqueline Bisset, Candice Bergen Deux anciennes amies d'université, Liz et Merry, se retrouvent dix ans après, en 1969. Liz est écrivain, Merry mène une vie mondaine avec son mari dont elle relate les cancans dans son roman intitulé "Riche et Célèbre". Merry est édité grâce au soutien de Liz, et connaît le succès. Six ans plus tard, alors que son couple chancelle, elle apprend la liaison de Liz et son mari.

Boss Action (02h23min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Anthony D'Souza Avec Akshay Kumar, Mithun Chakraborty Ayushman Thakur est un flic véreux et impitoyable ayant la mainmise totale sur toute la région. Les habitants, terrorisés et martyrisés, ne peuvent compter que sur un seul homme pour éradiquer leur bourreau : Boss.

Mamma Roma Drame (01h50min) - Date de sortie : 16/10/2013 De Pier Paolo Pasolini Avec Anna Magnani, Ettore Garofalo Mamma Roma, une prostituée d’âge mûr, est libérée de son souteneur à l’occasion du mariage de celui-ci. Elle reprend alors avec elle son jeune fils qui ne sait rien de son ancienne condition, s’installe dans un quartier populaire de Rome et devient vendeuse sur un marché.


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Séries par Takeshi29

Shameless (US)

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"Pour une fois que les ricains ont des c......." En règle générale les bouffeurs de hamburgers ont une fâcheuse tendance à ramollir tout ce qu'ils touchent, en matière culturelle, entendons-nous bien, et n'hésitent pas le plus souvent à s'emparer d’œuvres originellement subversives pour en faire des produits "mainstream", au nom de leur sacrosaint puritanisme. Même si je n'ai pas de points de comparaison, n'ayant pas vu la série britannique, j'avoue avoir été surpris par la liberté de ton, la réjouissante absence de morale affichées ici comme un étendard. Ça picole, ça fume, ça baise, ça vole, ça arnaque... En quelques mots, ça vit, et on se délecte des (més)aventures de cette famille de cinglés. A l'heure où les Tartuffe sont rois, quel pied d'entendre dire "Montrez ce sein que j'ai envie de voir"... NB : Même si la saison 2 a tendance à faire un peu trop dans la surenchère, le plaisir de partager les péripéties de la famille Gallagher est toujours là. 7/10

takeshi29


Documentaire par Djee

Marley

Kevin MacDonald

Synopsis Bob Marley est né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque et décédé le 11 mai 1981 à Miami d'un cancer généralisé. Le documentaire qui lui est consacré doit évoquer sa vie depuis l'enfance jusqu'à sa longue maladie, en passant par ses débuts difficiles, par son parcours engagé pour promouvoir le reggae dans le monde, sans éluder les écarts de l'homme vers des paradis artificiels qui ont incontestablement marqué sa musique. Jonathan Demme dit : « Je suis ravi et enthousiaste par cette extraordinaire opportunité de confectionner un long métrage pouvant transporter l'excellence musicale et spirituelle de Bob Marley ». Bien plus qu'un musicien, Marley est considéré aujourd'hui comme une idole prônant la liberté de parole, ainsi qu'un certain mode de vie. Longtemps après sa disparition, son influence reste immense,


Déjà, avant d'aller plus loin, le 9, il est pour Marley. Je me refuse à mettre moins, quand bien même il survole ou n'apporte rien de neuf, à un documentaire sur la vie de Mister Bobby. On nous présente le mec comme un timide charismatique qui découvre un sens à sa vie quand il embrasse la religion rasta, ce qui n'est pas tout à fait juste il me semble. Sa vie, c'était la musique comme le disent ceux qui l'ont vraiment côtoyé (de son institutrice à ses musiciens). Bon le foot, les femmes et les bédos (pas dans cet ordre) aussi mais c'est pour tout le monde pareil. Tu apprends quand même que les mecs, ils ont enregistré "Catch a fire" pour 4000 £. Il était fort le Blackwell (Whitewell), c'est quasiment de l'esclavagisme. Mais pas de souci mon ami, Peter Tosh se charge de l'affreux et lui en claque une post-mortem. Et puis, Lee Scratch Perry est un tueur même à presque 80 berges, barbe rose et pyromane pris en flag. On apprend que le reggae est né d'une illusion mais on ne t'explique pas laquelle. Les magiciens ne crachent jamais le morceau. Alors rien, que dalle, pour t'expliquer cette sensation, ce sentiment, cette pulsation. Alors c'est pas grave, encore un moment de passé avec Bob. Toujours un peu sidéré de tristesse par son regard sur les derniers clichés qu'on a de lui. Où il semble nous regarder, nous, droit dans les yeux. « Je ne suis ni du côté des noirs, ni du côté des blancs. Je suis du côté de Dieu qui m'a fait noir et blanc ». Bob Marley. Djieke. (Rastafadjieke) 9/10

Djieke


Fiche technique Sortie : 13 juin 2012 Durée : 2H 24min Réalisé par : Kevin MacDonald Avec : Margaret James, Hugh Creek "Sledgo" Peart, Neville Bunny Wailer Livingston Genre : Documentaire Nationalité : Britannique, américain Année de production : 2011 Titre original : Marley, the definitive story Distributeur : Le Pacte


Cinéma "Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans..." par Djee

Les Dents de la mer

Steven Spielberg

Synopsis A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont mis en émoi par la découverte sur le littoral du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d'un requin. Il décide alors d'interdire l'accès des plages mais se heurte à l'hostilité du maire uniquement intéressé par l'afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs... Date de sortie : 18 juin 1975 Durée : 2H 04min Réalisé par : Steven Spielberg Avec : Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Genre : Epouvante-horreur, thriller, action Nationalité : Américain


"Derrière la porte (entrou)verte.. " La première fois que j'ai vu ce film, crois-moi si tu veux, c'était sur FR3. L’ancêtre de France3. Et ça devait être un jeudi, il me semble. Je l'ai vu, accroupi derrière la porte du salon entrouverte pour ne pas que mes parents me voient. Eux qui m'avaient congédié comme un môme alors même que je plaidais ma cause. Ce film, flûte, il fallait que je le voie. Coûte que coûte! C'était primordial, ma vie en dépendait. J'avais tout tenté, du «Non mais vas-y steplé, fais pas ta pute» au «Vous voulez que je crève de honte quand les potes se foutront de ma gueule demain à l'école ?» en passant par «Je vous déteste, vous êtes des monstres, mes vrais parents ne me feraient jamais ça, vous m'avez enlevé, c'est obligé, il est où le numéro pour dénoncer les kidnappeurs d'enfants?».


Alors, dans ma grenouillère-pyjama (bah quoi?), accroupi, je respirais par la bouche, pour que pas même un sifflement de narine ne m'échappe. J'allongeais le cou pour qu'il passe sans encombre le peu d'espace entre la porte et le mur, espace que je considérais acceptable quant à l'accomplissement de ma mission sans prise en flag par l'ennemi : j'avais un œil sur l'ombre de ces gens, à gauche, et un autre sur la lueur salvatrice du téléviseur, à droite. Ils allaient devoir payer pour ce strabisme dont ils seraient la cause. Bien fait! Et puis, tu sais, quand le film t'absorbe, que tu ne fais plus qu'un avec lui, qu'il te ferre sévère, faisant de ta future vie de baigneur un enfer sec, un regard inquiet scrutant au loin un aileron malveillant, faisant de toi celui qui reste sur la plage, pour garder les serviettes... « Mais tu sais, personne ne vole les serviettes, Djee ? ». « Bien sûr que si, ma serviette PSG, il y a bien un connard qui va me la voler ou pire, chier dessus ». Des excuses pour ne jamais avoir les pieds dans l'eau. Merci Spielberg, merci mes faux-parents (de ne pas avoir empêché un pauvre mioche d'être traumatisé à jamais).


Je voulais être tout le monde dans ce film. Brody (Roy Scheider), le shérif qui a peur de l'eau, Hooper (Richard Dreyfuss) le scientifique beatnik, Quint (Robert Shaw) le vieux loup de mer. Bon c'est pas vraiment tout le monde, mais ce sont les principaux. Tu veux que je te dise, je voulais même être Bruce le carcharodon carcharias (parce que c'est le plus fort), Spielberg (pour raconter des histoires qui font peur, mais qui font sourire aussi), Milius (pour le monologue de Quint). Et puis je voulais sortir avec Marion, mais elle en pinçait pour Hervé Bellaiche. Je voulais être grand pour ne pas avoir à rendre des comptes quand je voulais voir un film. Je voulais fumer des Gitanes maïs et surtout, je ne voulais pas que ce cri m'échappe, que mon père l'entende et qu'il me dise : «Quand t'auras fini de miauler, tu me ramèneras une bière». Djieke. (qui ne fume pas de maïs, mange de la soupe de requin et boit de la bière en gardant les serviettes). 9/10

Djee


DTV par Djee

The Lords of Salem Rob Zombie

Le synopsis Alors qu'elle passe un vinyle à l'antenne de la radio pour laquelle elle travaille, Heidi réveille un groupe de sorcières tuées au XVIIème siècle à Salem et ayant juré de revenir se venger... Date de sortie : 09 octobre 2013 Durée : 1H 41min Réalisé par : Rob Zombie Avec : Sheri Moon Zombie, Bruce Davison, Jeffrey Daniel Phillips Genre : Epouvante-horreur, thriller Nationalité : américain, britannique, canadien


"Salemalec" On ne va pas se mentir, j'aime bien Rob Zombie. Il m'avait emballé avec sa «Maison des 1000 morts», bluffé avec ses rejetons du diable, j'avais apprécié ses relectures d'« Halloween » . Mais je reste plus que circonspect quant à ces «Lords of Salem». Je me suis bien emmerdé devant cette histoire de sorcières faussement gothique (ou alors, gothique au néon, ambiance ruelles sordides) vraiment maladroite. Ce canevas improbable, sans liant, à la photo fadasse dégueulasse, aux effets vus et revus (un gros son qui souligne quand ça doit faire sursauter), où transpirent péniblement les influences non digérées de l'auteur (au hasard, Jodorowsky, Kubrick, Ken Russell, Max Pécas, Lynch de merde...) est un bien mauvais film. Et je ne parle pas de l'imagerie sataniste paysanne et pouilleuse. Des curetons qui se masturbent n'empêchent pas le film d'être pathétique et convenu. C'est triste parce que j'aime bien Ken Foree, Dee Wallace (reconnaissable, mais que le temps est une pute quand même), Meg Foster (pire que méconnaissable) et encore plus triste car j'ai vu, à la lecture du générique de fin qu'il y avait Michael Berryman et Sid Haig, et que figure-toi, je n'ai vu ni l'un ni l'autre. J'ai dû pachave...


Sheri Moon avec des dreads, tatouée, le cul à l'air plus que de raison, qui apprend le français, qui déambule au milieu d'arbres morts, qui chevauche un bouc et qui semble bien frêle pour tenir un film sur ses épaules, des curés de Satan qui se branlent (je le répète je sais, mais si t'avais pas bien lu plus haut, là, t'es sûr que c'est dans le film), de vieilles sorcières à oilpé, un nain joufflu qui ressemble à un poulet plumé, une malédiction, une parabole ratée sur le manque, un big foot Lucifer et un robinet qui goutte. Qui goutte. Un film embarrassant.

Djieke

3/10


7ème Art par Fabi

Enter the Void

Gaspar Noé

Synopsis Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques Date de sortie : 05 mai 2010 Durée : 2H 04min Réalisé par : Gaspar Noé Avec : Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy,... Genre : Drame, Fantastique Nationalité : Canadien, allemand, italien, français


"Dis, on partage mes tartines aux oeufs?" Je n'avais que peu lu sur ce film (juste une critique et la manière dont le décrit Gaspar Noé : "un mélodrame psychédélique"), parce que les modes d'emploi, moi ça me gâche le plaisir. Je veux aborder un film comme on pose le pied sur une terre inconnue, en aventurière! Et c'est dans cet état d'esprit vierge, innocente et réjouie (oui, cet état fabuleux qu'on ressent à 8 ans avant de partir en excursion scolaire avec ses tartines à l'omelette dans le sac à dos) que j'ai appuyé le coeur battant sur play. Let's go Gaspar, fais-moi tripper, gaillard !

Petit message à mon pote préféré : "Hop, lancé Enter the Void.. J'ai regardé 10 minutes. J'ai du mal. Je suis une obstinée, tu me connais, je vais continuer. Mais je ne rentre pas dedans pour l'instant." Lui : "Bon courage, c'est une purge, un film où il se regarde filmer ou pisser le plus loin!" ... ... 50 minutes plus tard... "Toujours pas rentrée dedans. Rien ne sauve ce film. Et il faut qu'on m'explique pour l'esthétique... Oui, la caméra tourne, la lumière clignote, haaan un couple qui baise, la belle affaire. Pfffffffffff ... ...


Mais ils sont où les torrents de sensations? Elle est où l'expérience qui laisse sur les rotules? Elle est où la boule à facettes émotionnelle ? (si si, j'ai lu ça sur le net!) Et le mélodrame annoncé? Tout au plus survolé, effleuré, bref jamais percutant. Les esprits éclairés diront que certains ne sont pas capables d'apprécier. Je dois faire partie de ces abrutis qui pensent que le cinéma doit les cueillir, les prendre par la main et les faire voyager loin, même sans bagage cinématographique ou culturel. Et le "psychédélique" que j'aime tant ? Une caméra qui se brouille, qui joue aux montagnes russes, des lumerottes qui clignotent. C'est Nowel? Non, c'est Gaspar qui flirtouille avec la mort, le sexe, la drogue. Oui, bon. Mon petit cerveau va plus loin que ça après 3 Tropicana Beach du Nirvana à Charleroi (je vous le recommande) Mon esprit s'évade. J'en viens à me demande s'il ne serait pas plus psychédélique d'aller faire un tour sur youporn catégorie fetish. Là c'est rigolo, au moins... Pas d'oppression, pas de brutalité des images, Rien de vraiment rude, rien de cru, rien de bouleversant. Juste l'ennui, cet ennui qui te pousse à regarder l'horloge, à t'absenter pour pisser sans appuyer sur pause (c'est toujours ça de pris), à envoyer vite fait un mail à ton pote qui a toujours un truc hallucinant à te raconter sur le cinoche... Expérience cinématographique inoubliable? Exercice technique répétitif affligeant pour ma part. Réussi pour certains, probablement, si j'en crois les notes et les éloges. Juste monumentalement chiant pour bibi. Je suis triste! Le car est parti sans moi. J'ai loupé l'aventure. J'ai 8 ans et je suis seule au bord de la route. Profondément déçue. Tiens, je vais manger mes tartines à l'omelette, ça me consolera.... 2/10

Fabi


Musique par Manitao17

The Last Ship Sting

Porter sa révérence et revivre son voyage sur des inconditionnelles souffrances où la véracité des paroles est portée par le flot des instrumentations maîtrisées à l'atmosphère maritime. Sting attiré par les flots depuis "Valparaiso" de 1996 renoue le message étrange d'une composition éternelle brisant le reflux d'un timbre sans doute caduque mais toujours reposant. Chanson narrative et texte à élucider depuis un retour aux sources d'une ville d'enfance jusqu'au remous tumultueux d'une vie chargée, l'album "The Last Ship" traduit, comme dans le préambule du petit livret qui l'accompagne, le questionnement et parfois les réponses chers au chanteur du cadavre encore vigoureux aux désirs personnels. Pas de refrains marquants juste une contemplation expérimentée d'un ornement environnemental qui marque les esprits. Ensemble paisible mais clairvoyant sur des complaintes et des rêves festoyants comme dans "What Have We Got?", ajustement d'une mélodie berçante comme dans "So To Speak" associé à Becky Unthank aucune controverse n'est permise, régulier, intrépide et sans dissonance.


Peu de pépites et quelques titres désireux de rencontrer un public fanatique mais l'heureux élu n'est sans doute pas le connaisseur du personnage. Rien ne laisse espérer un tel album où l'artiste nous emmène non à l'encontre de sa musique mais au devant de l'individu. Il faut donc du temps, beaucoup de temps pour construire des textes aussi pointus mais aussi pour apprécier l'ensemble sans être déçu par une simili autobiographie. Presque un voyage solitaire aux odeurs ravageuses d'iode, de fer et de terre comme pour "Dead Man's Boots" ou "August Winds" l'émotion ne tient pas sur une transmission éclectique de rythmes effrénés mais sur un accompagnement musical et quelques paroles lyriques tenus avec force par celui qui les vit. Difficile alors de qualifier un CD introspectif tant les piqûres manquent à l'appel dans cette nature contemplative et expérimenter, peut-être pas le premier du genre, "The Last Ship" pourra émouvoir ou finira inlassablement dans les abysses d'une discothèque en quête de sensations immédiates.

Manitao17


Musique par takeshi29

Notre Silence Michel Cloup

"Tellement de choses en France ne valent pas un clou. Mais il y a Michel..." "Une histoire, mon histoire, universelle banale. Mon histoire, notre histoire, dans le creux de ton oreille, ce n'est pas rien." Plus le temps passe et plus je suis persuadé que Diabologum restera à tout jamais le plus grand groupe de l'histoire du rock hexagonal et que ses deux leaders étaient et restent de purs génies.


Arnaud Michniak, et sa folie Programme, a selon moi signé avec "Mon cerveau dans ma bouche", un des albums les plus incroyables et majeurs de l'histoire de la musique française. Un peu moins enragé et engagé, à peine plus sage et moins dépressif, Michel Cloup a lui poursuivi sa route avec le si bien-nommé collectif Expérience, avec à la clé quelques productions formidables, en particulier le grandiose "Aujourd'hui, maintenant". Depuis 2011, il se décline en duo, avec le batteur Patrice Cartier, et continue à explorer des paysages musicaux inconnus et fascinants. Au même titre que son copain Michniak, Michel Cloup va à la rencontre de genres ignorés par les frenchies, probablement parce qu'ils représentent ce qu'il y a de plus redoutable à aborder. En effet le slow-core, sorte de sous-genre du post-rock, mélangé à un blues électrisé, réclame de la part de son auteur, et de l'auditeur (mais j'y reviendrai un peu plus tard) un sans-faute pour ne pas sombrer dans la fumisterie. Ici on touche justement ce qui se fait de plus fort dans le genre: des textes d'une puissance phénoménale, une voix sans artifice, et deux instruments dans leur jus, la batterie de Cartier et la guitare électrique de Cloup. Parlons-en de cette guitare : si votre cœur n'a pas explosé sous les coups de boutoir de la poésie des mots, les cordes, véritables cris de douleur au milieu d'une nuit d'orage, s'en chargeront.


D'où l'importance accordée ici à la durée, deux morceaux dépassant les 11 minutes, afin de travailler en profondeur l'oreille mais surtout le cerveau et l'organe censé battre en chacun d'entre nous de celui qui reçoit la gifle musicale. Venons-en donc à vous, à nous, les réceptacles. Tout comme avec Diabologum, Programme et Expérience, le travail de Cloup oblige l'auditeur à ne pas se poser en simple consommateur distrait mais en acteur, ou plutôt devrais-je dire en humain, avec toute sa sensibilité. "Notre silence" ne se picore pas, il se vit dans sa durée. Pour en ressentir la puissance, il convient de s'y donner pleinement pendant un peu plus de 40 minutes, sans interruption. Et point essentiel : n'écoutez pas Cloup en MP3 pourri * sur votre ordi. Casque sur les oreilles, potard joliment tourné vers la droite, et c'est parti pour un voyage dont vous ne sortirez pas indemnes. Sublime, puissant, bouleversant... "Je ne sais plus si c'est toi qui es partie ou si c'est moi qui suis resté." * C'est pour cette raison qu'exceptionnellement je ne donne aucun lien YouTube ou autres. Sauf celui-ci, afin de rencontrer le personnage : http://youtu.be/lyyQGfo6nr8 9/10

takeshi29


Test Blu-ray 2D par Tenia54

To The Wonder Terrence Malick

Synopsis Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana. Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée: Marina se sent piégée. Dans cette petite communauté américaine, elle cherche conseil auprès d’un autre expatrié, un prêtre catholique nommé Quintana. L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation… Date de sortie : 06 mars 2013 Durée : 1H 53min Réalisé par : Terence Malick Avec : Ben Affleck, Olga Kurylenko, Rachel MacAdams Genre : Drame, Romance Nationalité : Américain


Incomplet. Imparfait. Inabouti. To The Wonder peut se voir un prolongement de The Tree of Life, reprenant notamment ses visuels, ses méthodes de mises en scène, ses cadrages à fleur de peau. Cependant, il manque au film ce qui permettait à The Tree of Life de fonctionner : un courant pour le faire avancer, peu importent les détours du montage, qui faisaient sens et n'empêchaient jamais le récit de continuer de se dérouler. The Tree of Life était une rivière, tortueuse mais avec son courant. Ici, le montage fonctionne plus par à-coups, par succession de vignettes interrompues par un montage semblant maladroit, et qui ne fait que ressortir l'absence de véritable moteur narratif. Evidemment, je n'attends pas de To The Wonder un film narrativement balisé, bien carré et structuré. Mais le manque constant de motivation finit par lasser, surtout en 2e moitié de film. On saute d'un endroit à un autre, d'une femme à une autre, avec ces personnages ne dépassant que trop rarement l'esquisse, mais toujours en mouvements, à pied, en voiture, en train, en métro, en avion. Les sentiments vont et viennent, les lieux s'alternent, les rideaux passent de blanc à noir, et les étendues d'eaux au départ sans limite deviennent étroites et empoisonnées. Certes, mais où vont donc ces personnages ? Pourquoi brassent-ils tant de vide ?


Parce qu'ils s'ennuient, parce que l'ennui d'Affleck attire le désintérêt, l'attise, et ce désintérêt finit par être le nôtre. Difficile de saisir les émotions, de capter la tendresse qui est offerte, de s'ouvrir, tout cela finit par devenir froid, distant, refermé sur soimême. Par-dessus ce couple se greffent quelques passages sur le boulot d'Affleck, des réactions d'habitants d'une zone polluée (et donc, dont la beauté a été corrompue), et des interventions de Javier Bardem, mais c'est tellement épars qu'on se demande pourquoi ne pas les avoir carrément complètement éliminés. C'est d'autant plus dommage qu'ils soient présents sous leur forme actuelle, car ils sont frustrants, tant ils auraient pu apporter un plus notable permettant d'élargir les thématiques du film à autre chose que ces 3 personnages principaux.

C'est probablement la plus grosse déception du film, car en l'état, il n'en subsiste plus que quelques minutes, qui le plus souvent consistent à montrer un prêtre qui doute mais répète jusqu'à plus soif que Dieu est partout / en nous / autour de nous / près de nous / nous / ... Rarement face-à-face, tournant l'un autour de l'autre dans des mouvements souvent commencés, rarement finis, les personnages errent plus qu'ils n'existent, ce qui pourrait fonctionner si tout cela ne finissait pas par laisser à une distance poliment ennuyeuse toute création d'émotion, d'autant plus que les questionnements existentiels de Malick n'ont rarement été écrits avec une telle naïveté quasi puérile (le monologue de Bardem en fin de film est quasi involontairement hilarant, mais surtout presque insupportable). C'est dommage car visuellement et thématiquement, To The Wonder aurait pu être grand, très grand, autant au moins que Le nouveau monde ou The Tree of Life. Il est évident que visuellement, le film est invariablement supérieur à 95% des productions actuelles, et que la très grande majeure partie du film pourrait être tiré en poster tant c'est magnifique.


Pour autant, le film est d'une beauté absolue qui compense en partie son manque de liant, notamment la 1ere moitié du film, d'une grâce folle, et qui fonctionne parfaitement comme un prolongement de The Tree of Life. Le problème, c'est que cette 1ere partie s'arrête avec le départ des filles, et l'arrivée soudaine de Rachel McAdams, le tout centré sur Ben Affleck. C'est une cassure nette qui stoppe complètement le film dans son élan, et brise la dynamique narrative entre Kurylenko et Affleck, ainsi que la montée progressive des éléments de dissension du couple. Soudainement, c'en est trop, alors elles s'en vont, et voilà... Pour autant, le film reste d'une grande légèreté et d'une grande fluidité, la beauté et la fluidité des sensations prenant le dessus sur les gros problèmes de structure. C'est juste magnifique, une évocation de la beauté en elle-même, que ce soit celle de la nature, des gens ou des sentiments.


Critique image L'image du Blu Ray de To The Wonder est une pure merveille, dans la digne lignée de celle de The Tree Of Life. La définition est constamment au top (minus évidemment les 1eres minutes, filmées en SD sur un téléphone), sans qu'aucun défaut ne vienne entacher le plaisir du visionnage. Que ce soit le niveau de détails, le naturel de l'image, la restitution des couleurs ou des contrastes, l'ensemble est un ravissement de chaque instant, rendant amplement justice à la grande qualité de la photographie du film à travers un encodage au diapason. L'ensemble est tellement propice à cela que la galerie de captures est doublée pour la peine.


Critique audio Malheureusement, la déception est de mise pour la partie sonore. La raison est simple : un manque flagrant de puissance du à un mixage bien trop bas. Que ce soit La ligne rouge, The Tree of Life ou maintenant To The Wonder, les Blu Rays de ces films possèdent (en fonction de l'édition) un panneau introductif où Terrence Malick nous invite à monter le son pour profiter du film avec un volume sonore important. Eh bien, peine perdue ici : même en montant sérieusement le volume, impossible d'obtenir un volume sonore adéquat. Pour les connaisseurs, j'ai un ampli Yamaha RX-V467. Mon réglage de référence est -32.5 dB, pour une gamme allant de -60 dB à +20 dB. Je suis monté à -10 dB sans avoir l'impression que ce soit suffisant, -5 dB paraissant un volume adéquat. En l'état, la piste manque du coup sérieusement de punch, ne serait-ce que pour permettre aux multiples pistes musicales de s'envoler de manière convaincante. Les dialogues, une fois le son monté plus que largement, sonnent un chouia sourds, la faute probablement au mixage de la piste. Reste une spatialisation honnête mais un peu limitée, et une reprise honnête des graves mais le film n'est pas particulièrement prompt à l'utilisation du caisson. Au final, difficile de juger si le problème de niveau sonore est restreint à la présente édition française ou non. Les éditions françaises, anglaises et US présentes toutes des pistes différentes sur le papier (DTS HD MA 5.1 48/16 sur le disque US, DTS HD MA 5.1 et 7.1 48/24 avec core mi-débit sur le disque UK). N'ayant que l'édition française, je ne peux comparer et juger globalement, même si les retours des éditions US et UK ne pointent pas de problème de ce type. En état, je ne peux donc que sanctionner avec déception la note finale.

Tenia54

Fiche technique Metropolitan, 2013 (FR) BD-50, Zone B 2.35, couleurs 1080p, AVC, débit vidéo moyen : 26854 kbps Multiple languages / DTS-HD Master Audio / 7.1 / 48 kHz / 2060 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit) STF, STF pour sourds et malentendants, amovibles Image : 10/10 Son : 7/10 Film : 8/10


Test Blu-ray 3D par Le Loup Céleste

La Petite sirène

John Musker, Ron Clements

Le synopsis Il était une fois un royaume sous les Océans où vivait Ariel, une jeune sirène fascinée par le monde des humains. Une nuit, malgré l’interdiction de son père le Roi Triton, elle gagne la surface et tombe éperdument amoureuse du prince Eric qu’elle sauve de la noyade... Année : 1989 Durée : 83 min Réalisateurs : John Musker, Ron Clements Doubleurs : Jodi Benson, Christopher Daniel Barnes, Pat Carroll, Samuel E. Wright (VO), Henri Salvador (VF)


Le film 36e long-métrage d'animation des studios Disney, "La Petite Sirène" est une petite bulle magique entre terre et mer qui s'inspire du conte éponyme d'Andersen, dont l’adorable héroïne (archétype classique de la princesse chez Disney) qui rêve de liberté et d'amour, le romantisme de l'histoire, la sympathie des personnages (sauf la méchante sorcière Ursula), les magnifiques chansons et la beauté des images colorées devraient continuer de passionner les petites filles du monde entier mais aussi les adeptes de beaux dessins-animés. Voilà donc une belle romance océanique qui reste encore aujourd'hui l'un des chefs-d’œuvre du studio aux grandes oreilles.


La 3D Une conversion 3D plus que satisfaisante qui évoque celles effectuées sur "La Belle et la Bête" et "Le Roi Lion" sans réussir néanmoins à les égaler … est-ce parce que cet animé Disney est plus vieux ? L'effet de profondeur est permanent même s'il varie d'un plan à l'autre (excellent lors des plans panoramiques et moyen sur les plans rapprochés ou lorsque le fond est uniforme), le détachement des éléments est bien là malgré un aspect pop-up qui s'avère pourtant loin d'être désagréable et qui participe pleinement au charme de ce dessin-animé pensé initialement en 2D, et en dépit de l'absence de projections, il y a de nombreux débordements à l'intensité variable qui s'invitent à la fête comme des bulles d'eau ou encore lors de deux séquences mémorables où la pluie semblent vraiment envahir la pièce.


Le Blu-ray

Fiche technique Le film

• Image Malgré de légères douceurs, voilà une restauration fidèle et de très grande qualité dont le master HD entièrement nettoyé délivre beaucoup de détails, des textures raffinées, des couleurs resplendissantes, des contrastes équilibrés, des noirs profonds comme l'océan et un grain agréablement vivant.

• Audio Des pistes sonores dynamiques et délicatement équilibrées qui ne semblent jamais artificielles. Les voix sont propres, la musique est enveloppante à souhait, la scène arrière est enjouée (surtout sur la VO 7.1) et le canal LFE animé quand il le faut.

Le Loup Céleste

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc

bbbbb

La 3D Format vidéo

Pistes sonores

Sous-titres

1080p24 (MVC) / [1.78]

- Anglais DTS-HD Master Audio 7.1 - Français (VFQ) Dolby Digital 5.1

Français Anglais pour malentendants

Région

Éditeur

Date de sortie

A, B, C (Canada)

Walt Disney Studios Entertainment

01 octobre 2013

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HCFR vous propose désormais un Podcast mensuel dédié au cinéma, animé par Clément (alias SnipizZ) et Xavier. Chaque mois, ils aborderont un sujet-débat en lien avec l'actualité cinématographique. Vous pouvez dors et déjà découvrir l'épisode pilote, actuellement disponible à cette adresse : https://soundcloud.com/hcfr-podcast/hcf ... ma-episode Au programme : un bilan de la saison estivale des blockbusters, ainsi qu'un entretient avec Ogobert, fondateur d'HCFR. Pour soutenir le projet, rien de plus simple : venez écouter l'émission ! Bonne émission !


HCFR l'Hebdo N°59