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N째48

Edition du 14 juin 2013


SOMMAIRE A L'AFFICHE Star Trek Into Darkness 4-5 Sorties de la semaine 6-10 Only God Forgives 16-21

7ème ART Court-métrage L'Homme qui tua Liberty Valance

11-13 14-15

MUSIQUE Blizzard (Fauve) 22-24 MUSIQUE

Blizzard (Fauve)

22-24

BLU-RAY BattleField Earth 25-27 BLU-RAY

Bad Yankee BattleField Earth Magic Mike Bad Yankee The Curse Magic Mike Revenge City The Curse Demain, quand la guerre aRevenge commencé City Dagmar, l'âmea des Vikings Demain, quand la guerre commencé Dagmar, l'âme des Vikings

La Semaine prochaine La Semaine prochaine

28-30 25-27 31-33 28-30 34-36 31-33 37-39 34-36 40-42 37-39 43-45 40-42 43-45 46 46


Edition du

14 juin 2013

REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Katam, Astrorock, Le Loup Céleste, Takeshi29

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror

CORRECTIONS Frahlt


A l'affiche La chronique du Loup céleste

Star Trek Into Darkness

Le synopsis L’équipage de l’Enterprise est sur Terre lorsque le siège de Starfleet est victime d'une attaque terroriste. Épris de vengeance, le jeune capitaine Kirk s'engage à poursuivre le coupable jusqu'au confins du territoire contrôle par la Fédération, sur une planète appartenant aux Klingons... Année : 2013 Durée : 130 min Réalisateur : J.J. Abrams Acteurs : Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch, Zoe Saldana, Karl Urban, Simon Pegg Date de sortie : 12 juin 2013


"Une réussite incontestable"

♥♥♥♥♥ A la fois destiné aux novices et aux trekkies, "Star Trek Into Darkness" continue sur la lancée de son mémorable aîné, qui était parvenu à donner un nouveau souffle à l'univers vieillissant de la saga, en proposant un film de science-fiction spatiale à la mise en scène fluide et aux effets spéciaux fracassants, qui enchaîne sans temps morts les scènes d'action étourdissantes sans omettre de développer les personnages et l'univers de la série à travers un scénario captivant truffé de rebondissements et de morceaux de bravoure. Une réussite incontestable.

Le Loup céleste


A l'affiche

Sorties de la semaine The Bling Ring Drame (01h30min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Sofia Coppola Avec Israel Broussard, Emma Watson À Los Angeles, un groupe d’adolescents fascinés par le people et l’univers des marques traque via Internet l’agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d’objets de luxe. Les médias ont surnommé ce gang, le "Bling Ring".

Star Trek Into Darkness Science fiction (02h10min) - Date de sortie : 12/06/2013 De J.J. Abrams Avec Chris Pine, Zachary Quinto Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…

La grande boucle Comédie (01h38min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Laurent Tuel Avec Clovis Cornillac, Bouli Lanners François est un passionné du Tour de France. Licencié par son patron et quitté par sa femme, il part faire la Grande Boucle avec un jour d’avance sur les pros. D’abord seul, il est vite rejoint par d’autres, inspirés par son défi.


A l'affiche

Sorties de la semaine Arnaque à la carte Comédie (01h52min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Seth Gordon Avec Melissa McCarthy, Jason Bateman Diana mène grand train dans la banlieue de Miami, et s’offre tout ce dont elle a envie. Il n'y a qu'un souci: l’identité qu'elle utilise pour financer ses folies n’est autre que celle d’un chargé de comptes "Sandy Patterson Bigelow" qui vit à l'autre bout des ÉtatsUnis.

Blackbird Drame (01h43min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Jason Buxton Avec Connor Jessup, Michael Buie Sean, adolescent tourmenté, est rejeté par les élèves du collège de sa petite ville canadienne. Isolé et mal dans sa peau, il se sert d’Internet comme exutoire et imagine des scénarios de vengeance virtuels.

L'inconnu du lac Drame (01h37min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Alain Guiraudie Avec Pierre Deladonchamps, Christophe Paou L'été. Un lieu de drague pour hommes, caché au bord d'un lac. Franck tombe amoureux de Michel. Un homme beau, puissant et mortellement dangereux. Franck le sait, mais il veut vivre cette passion.


A l'affiche

Sorties de la semaine Ploddy - La voiture électrique mène l'enquête Animation (01h14min) 12/06/2013

-

Date

de

sortie

:

De Rasmus A. Sivertsen Avec Robert Stoltenberg, Pernille Sørensen Pendant une opération de sauvetage, Pelle la fringante voiture de police est victime d’une forte secousse électrique. Tout le monde craint le pire... Et puis, miracle : la voiture survit, plus énergique que jamais !

Just the Wind Drame (01h33min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Bence Fliegauf Avec Katalin Toldi, Gyöngyi Lendvai Un village hongrois, aujourd’hui. Mari et ses enfants Anna et Rio, Roms d’origine, subissent sans broncher un quotidien précaire, dans l’espoir d’un jour meilleur, celui où ils vont rejoindre le père, émigré au Canada

La Fille publique Drame (02h12min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Cheyenne Carron Avec Doria Achour, Anne Lambert Yasmeen est placée dans une famille d’accueil depuis l’âge de trois mois. Dix-sept années s’écoulent et des liens d’amour indéfectibles se tissent avec ses parents et ses frères et sœurs.


A l'affiche

Sorties de la semaine Le Désert des Tartares Drame (02h23min) - Date de sortie : 12/06/2013 Avec Vittorio Gassman, Giuliano Gemma Le sous-lieutenant Drogo est affecté à la forteresse Bastiani, qui domine le désert des Tartares. Au fil des ans, il est détruit par l'ennui, comme toute la garnison. Il meurt au moment où se précise la menace des Tartares.

Déchirés / Graves Divers (01h22min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Vincent Dieutre Avec Nathan Bernat, Romain Brosseau Vincent Dieutre offre une belle opportunité aux jeunes comédiens de l’école Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Bretagne : être à la fois eux-mêmes en écrivant leur propre texte, et quelqu’un d’autre en inventant leur propre personnage, leur propre voix.

Off White Lies Comédie dramatique (01h26min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Maya Kenig Avec Gurt Bentvich, Elya Inbar Libby débarque à Tel Aviv pour retrouver son père qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. C’est le début de la deuxième guerre du Liban et ils se retrouvent dans un abri anti-bombardement.


A l'affiche

Sorties de la semaine La Sociedad del Semaforo - La Communauté du feu rouge Divers (01h44min) - Date de sortie : 12/06/2013 De Rubén Mendoza Avec Alexis Zúñiga, Abelardo Jaimes Raul, un paysan déplacé par la violence, vit désormais à un carrefour de Bogota. Épris de liberté et aliéné par la drogue, il s’entête à vouloir contrôler la durée du feu rouge pour que vendeurs ambulants, acrobates ou handicapés aient le temps de mendier.

Disorder Documentaire 12/06/2013

(00h59min)

-

Date

de

sortie

:

De Huang Weikai À partir d’images brutes, de faits divers insolites ou cruels, collectés auprès de journalistes et de vidéastes amateurs, le réalisateur Huang Weikai et son film Disorder nous plongent dans le chaos d’une société chinoise marquée par une urbanisation dévorante.

La dernière rafale lPolicier (01h31min) - Date de sortie : 12/06/2013 De William Keighley Avec Mark Stevens, Richard Widmark Un policier doit démanteler une organisation criminelle dans le Middle West, et pour remonter la filière se fait embaucher par un promoteur de combats de boxe. Il découvre qu'un policier sert d'informateur au gang de truands...


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Court-métrage par Takeshi29

Edmond était un âne Franck Dion

E ,

dmond n’est pas comme les autres. Petit homme discret, marié à une femme attentionnée et employé efficace, il n’en ressent pas moins pleinement sa différence. Lorsque des collègues, par moquerie, l’affublent d’un bonnet d’âne, il a soudaine - ment la révélation de sa vraie nature... et s’il semble s’épanouir dans sa nouvelle identité, celle-ci creuse toutefois entre lui et les autres un fossé d’incompréhension, qui va s’élargissant jusqu’à devenir infranchissable. Avec délicatesse, le scénariste et cinéaste d’animation Franck Dion raconte l’histoire émouvante de ce personnage attachant et aborde la difficulté d’être soi-même face au conformisme social. Individu marginal, Edmond est comme un âne dans un monde de chevaux, sa singularité faisant de lui un objet d’attention qui suscite tantôt la curiosité et l’amusement, tantôt la gêne et l’inconfort. Incapable de se résoudre à se mouler dans le rôle que son entourage lui assigne, Edmond n’entrevoit qu’une seule perspective. (source dossier presse)


"Nous sommes tous des ânes" Par

takeshi29

Comment avoir le cœur serré durant 15 minutes ? En faisant la connaissance du merveilleux Edmond, être différent, exclu du monde et de sa bêtise crasse, victime de la bien-pensance ordinaire. Edmond est petit, Edmond n'est pas beau, Edmond est taiseux. Exclu pour exclu, Edmond va s'imaginer en âne, va s'aimer en âne. Voici certes un hymne à la tolérance, mais sans les poncifs qui vont généralement avec cette expression. En effet, rien n'est fait ici pour mettre le spectateur à l'aise, pour rendre sa promenade avec Edmond confortable. Le trait esthétique ne cajole pas, la narration n'offre pas d'issue de secours et nous oblige à regarder en face cette souffrance infinie. Pour résumer, un gros gros coup AU cœur, et donc un gros gros coup DE cœur. Du grand art, d'ailleurs salué par le Prix Spécial du Jury à Annecy en 2012, et le César 2013 dans la catégorie Meilleur film d'animation. 9/10


Franck Dion

Né à Versailles en 1970, Franck Dion est tour à tour acteur, décorateur pour le théâtre et illustrateur. En 1999, il met en ligne la première version de son site Internet, Les voyages imaginaires de Franck Dion < www.franckdion.net >, qui reçoit en 2001 le Net d’or du meilleur site artistique. En 2003, il réalise un premier court métrage d’animation, L’inventaire fantôme , primé à Annecy et en nomination au Cartoon d’or. En 2006, avec quelques amis, il fonde la société de production Papy3D, au sein de laquelle il réalise son deuxième film, Monsieur Cok (2008), sélectionné au Sundance Film Festival et primé dans plusieurs festivals. Son troisième court métrage, Edmond était un âne (2012), marque la première collaboration de l’Office national du film du Canada avec Papy3D. (source dossier presse)


Les Classiques du cinéma par Astrorock

L'Homme qui tua Liberty Valance

Synopsis Un homme politique reconnu, Ransom Stoddad, assiste à l'enterrement de son ami Tom Doniphon avec sa femme. C'est pour lui l'occasion de revenir avec un journaliste sur les moments importants de sa vie, notamment son arrivée dans l'Ouest, l'arrestation de sa diligeance par le célèbre bandit Liberty Valance, sa volonté de se venger de celui-ci. Jadis, Donophon était devenu son allié... Date de sortie initiale : 1962 Réalisateur : John Ford Directeur de la photographie : William H. Clothier Scénario : Dorothy M. Johnson, James Warner Bellah, Willis Goldbeck Bande originale : Cyril J. Mockridge, Alfred Newman


Le Film Terrassant! Ford, au presque bout de sa longue carrière prend un pari fou ! Filmer en noir et blanc et en studio ! Et à quasi 70 piges il va le remporter pour délivrer une leçon de cinéma qui hisse ce film parmi les plus grands de l'histoire du cinéma. La thématique est pourtant vue et revue mille fois : la fin de l'ouest, des hommes libres, bons ou mauvais, qui vivent et meurent par la violence ; la naissance d'une nation ; l'arrivée de la civilisation, de la loi, de ses livres et de ses avocats. Mais le traitement va être différent, la vision crépusculaire, désenchantée, tragique, car bâtie sur un mensonge librement assumé par ceux qui connaissent la vérité. Ford s'est entouré d'un casting de feu ; je ne parlerai pas plus que ça des têtes d'affiche tant Wayne (bouleversant et tout en finesse) et Stewart sont des géants et Lee Marvin est extraordinaire. Il faut s'attarder sur cette science des seconds rôles qu'avait Ford, qui s'est perdue depuis, et qui donnait de l’épaisseur humaine aux films de cette époque : Edmond O'Brien (Dutton Peabody), Andy Devine (Marshall Link Appleyard), Ken Murray (Doc Willoughby), John Carradine (Cassius Starbuckle), Jeanette Nolan (Nora Ericson) et John Qualen (Peter Ericson). Je les cite car ce sont tous des titans dans leur genre et ils se hissent dans ce film au sommet. Quant à Ford on est stupéfié par sa science des cadrages, de l’éclairage et de la photo (noir et blanc titanesque de William Clothier), de la narration, témoin la scène du duel filmée sous deux angles de caméra opposés. Et cette première scène bouleversante de l’arrivée du sénateur qui vous tire les lames des yeux par son intensité, sa charge émotionnelle. Bref comme le dit le rédacteur en chef du journal local à la fin du film : "Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende", mais quel goût amer elle a...

Astrorock BA : http://www.youtube.com/watch?v=c0x3AcbtrUo


7e Art par Katam

Only God Forgives Fiche technique Réalisateur: Nicolas Winding Refn Scénariste: Nicolas Winding Refn Avec: Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas & Vithaya Pansringarm Durée: 90 min Genre: Drame, Thriller Budget: 4 800 000 $ (estimé) Année De Production: 2013 Date De Sortie Française: 22/05/2013 Pays: Thaïlande, France, États-Unis, Suède Note IMDB: 6,6/10 Metascore: 48/100

Synopsis

Bangkok, en Thaïlande. Julian, exilé américain, gère un club de boxe comme devanture pour son trafic de drogue avec son frère, Billy. Lorsque Billy assassine une prostituée de 16 ans un policier du nom de Chang laisse son père accomplir sa vengeance. La mère de Julian vient alors récupérer la dépouille de son fils, et lui somme d'assassiner le responsable de la mort de son frère.


La critique de Katam Nicolas Winding Refn n'en est pas à son coup d'essai et signe ici son dixième longmétrage. Ayant acquis une première réputation avec Bronson et Valhalla Rising, il obtient la reconnaissance internationale en 2011 pour Drive. Après sa première réussite totale – critiques et spectateurs – il était important pour lui de solidifier sa popularité avec un film qui permette à un large public d'assimiler son style. Pourtant, s'il conserve une grande partie de sa personnalité, Only God Forgives n'a certainement pas fait autant l'unanimité que Drive. Taxé de trop violent, trop lent ou trop vide, ayant reçu un accueil mitigé à Cannes, Nicolas Winding Refn gagne en intégrité il le perd en popularité.


D'une certaine manière Only God Forgives est l'aboutissement de nombreuses choses dont il avait posé les bases dans ses précédents films, en particulier Bronson et Drive. La violence comme moyen d'expression, arborant une symbolique souvent fétichiste, reste au premier plan même si je n'ai pas trouvé le film particulièrement graphique. En effet à part quelques scènes où le sang coule, il n'y a pas véritablement de scène éprouvante sur ce plan là. Encore que bien évidemment tout dépende de la sensibilité de chacun. Le second thème abordé est celui de l'impuissance, qu'elle soit sexuelle ou existentielle. Julian n'a aucun contrôle sur sa vie, il est constamment sous l'emprise vénéneuse de sa mère et imperméable à toute forme de rédemption. Il semble errer sans but en attendant que la vie choisisse sa voie. Sur le plan sexuel le réalisateur a sûrement trop chargé sur la symbolique œdipienne. Elle est évidente dès les premiers instants mais assené bien trop souvent jusqu'à ce qu'elle devienne presque parodique. C'est d'ailleurs l'une des grosses faiblesses du récit.

Celui-ci est extrêmement léger, ce n'est pas nécessairement un problème en soi mais lorsque les quelques éléments importants ou symboliques sont répétés et condensés en 1h30 de pellicule cela devient rapidement insipide. Les thématiques sont exposées sans être réellement développées et malgré toute la maîtrise du réalisateur, l'on a l'impression que le film est hautain et n'assume pas ses légèretés. C'était déjà ce que beaucoup avaient reproché à Drive, et malheureusement Only God Forgives suit le même chemin. De la même manière les personnages sont tous monolithiques, c'est à mon avis volontaire de faire de chacun des symboles mythologiques forts, cependant l'on ne peut que regretter qu'ils ne soient pas plus profonds d'une certaine manière. Lorsque l'on possède des personnages forts il faut les assumer et en déployer toute l'énergie. Le résultat est que Only God Forgives a de très bonnes idées mais un traitement trop lourd pour un scénario trop vide pour en tirer un fond intéressant. Partant de là le film semble un peu vain et développe son histoire sans réellement faire de même avec le reste des personnages. Certains me diront que cela va dans le thème de l'impuissance, et j'acquiescerai en partie, car malgré tout cela ne dispense pas les protagonistes ou notre regard sur eux d'évoluer.


Si le scénario n'est à l'évidence pas le point fort du film, visuellement c'est une grande réussite. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Nicolas Winding Refn remercie Gaspard Noé à la fin de son film tant la parenté atmosphérique est évidente. Après, sur le plan purement formel, il ne déconstruit pas autant l'image que ce dernier et tient plus de Kubrick dans ses longs travelling dans des couloirs fantomatiques rappelant furieusement ceux de l'Overlook Hotel. D'une autre manière ces plans là m'ont rappelé l'ambiance si particulière de Suspiria, cela est sûrement dû à une photographie assez proche dans leur idée onirique teinté de sang. Difficile également de ne pas parler de Jodorowsky remercié à la fin du film tant la parenté saute là aussi aux yeux. Par son visuel le réalisateur mélange donc rêve et réalité d'une manière subtile, comme pour faire disparaitre l'ancrage temporel du Bangkok contemporain et transformer son récit en une tragédie classique, ce qui d'ailleurs ne serait pas bien difficile. La seule chose que l'on pourra regretter c'est que la présence plastique indéniable étouffe le récit par déséquilibre, accentuant encore les reproches que je lui faisais.


Au rayon des acteurs c'est excellent même si certains critiqueront certainement les prestations de Ryan Gosling et Vithaya Pansringarm. En effet ces deux là ne seront jamais dans l'émotion et c'est tout à fait volontaire de la part du réalisateur de leur faire dépasser la position d'être humain pour en faire quelque chose d'autre. Toutefois j'ai trouvé leurs prestations impeccables et la seule chose que je peux décemment regretter c'est qu'ils n'aient pas été plus développés. Au rayon féminin Kristin Scott Thomas livre sa meilleure performance depuis une éternité et est parfaite en mère castratrice. Enfin la jeune Rhatha Phongam ne démérité pas même si son personnage est largement enterré face à la présence du trio de tête.

Musicalement l'on sent encore l'influence de Gaspar Noé, très forte, et toujours celle de Drive avec ces nappes de synthétiseurs. L'artiste s'occupant de la bande originale est d'ailleurs le même ayant officié sur ce dernier film. C'est pour moi une réussite à la quasi mesure du visuel halluciné et fonctionne pour le coup en parfaite harmonie avec l'image. L'on pourra encore regretter le côté poseur mais cela provient pour moi surtout du scénario, qui met en condition notre façon de percevoir image et musique.


Pour moi Only God Forgives n'est donc qu'une réussite formelle. Si les idées que tente de développer le réalisateur sont intéressantes, elles ne restent qu'une sorte de prétexte à une débauche d'effets de style et de symbolisme trop maladroitement appuyé qui en fait malheureusement un film trop creux pour être un chef d’œuvre. J'ai néanmoins passé un bon moment car j'ai totalement adhéré à l'univers plastique du film, mais cela risque certainement de se compliquer si vous n'y accrochez pas. Une réussite en demi-teinte donc, et pas encore le film de la maturité pour Nicolas Winding Refn. 6/10

Katam BA : http://www.youtube.com/watch?v=F2ztCLQCYwM


Musique par Takeshi29

Blizzard Fauve (2013)

"Pour rugir de plaisir... juste avant de sauter dans le vide ou de se pendre" Par takeshi29 Fauve ≠ le précise toujours, ce n'est pas un groupe mais un collectif. Si, sur scène, ils sont cinq, quatre musiciens et un vidéaste, ils peuvent être jusqu'à quinze à participer à leurs divers projets. Quand je les ai vus débarquer sur la toile fin 2011 avec leurs petites vidéos bricolées, je dois l'avouer, je m'en suis méfié. Je suis un vieux con, de la vieille école, et le buzz fabriqué par internet, ce n'est pas forcément mon truc.


Je dois le dire, d'entrée de jeu, leur "Kané" et leur "Sainte Anne" m'ont d'abord intrigué puis touché, pris aux tripes, remué mais j'ai décidé d'être patient et d'attendre la suite pour juger de l'autenthicité de l'affaire, pour vérifier si cette voix étrange, sorte de Romain Duris n'ayant pas tout à fait mué, et ce débit de mitraillette pouvaient tenir sur la distance. Quelques mois sont passés et "Nuits fauves" (en référence au film de Cyril Collard d'où le groupe tient son nom) a déboulé. Morceau sexuel, moite, dérangeant, désespéré, brutal, puissant, merveilleusement dépressif, un choc que je n'avais plus ressenti depuis les monumentaux et vilains "Mon cerveau dans ma bouche" de Programme et le "Stup religion" de Stupeflip. Les morceaux suivants viendront confirmer cette impression, ce journal intime d'un adolescent écorché vif est la chose la plus salutaire qui soit arrivée à la musique française depuis très très longtemps, ces petits parigots sont bien les fils spirituels de Daniel Darc et d'Arnaud Michniak. Ces gamins turbulents sont difficiles à suivre, ils balancent des clips sur la toile, donnent des concerts souvent gratuits, refusent de céder aux sirènes d'un quelconque label et bien longtemps on a cru qu'aucun disque ne verrait le jour. Finalement ils ont fini par auto-produire ce "Blizzard", regroupant six titres. Un septième morceau, le magnifique "2XGM", n'était disponible qu'au moment de la pré-commande de "Blizzard".


Même si les paroles de leurs chansons pourraient laisser penser le contraire, ces coquins sont bien des jeunes qui ont tout compris à leur époque, alors tous leurs morceaux et leurs clips sont en écoute légale sur le net, ce qui vous permettra de découvrir ce que je considère comme la musique française du futur, ni tout à fait rock, ni tout à fait rap, ni tout à fait slam, et en fait tout ça à la fois. Mais rien ne vaut un joli petit vinyle rouge qui tourne sur une platine...

takeshi29 9/10


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Battlefield Earth Roger Christian

Le synopsis En l'an 3000, la Terre n'est plus qu'un désert et l'homme une espèce en voie de disparition. Mille ans auparavant, les féroces Psychlos ont envahi notre planète, anéanti ses défenses, rasé ses villes et aboli ses institutions. Au milieu des Rocheuses, vit un jeune et héroïque chasseur, Jonnie Goodboy Tyler, décide a redonner espoir et dignité aux siens... Année : 2000 Durée : 119 min Réalisateur : Roger Christian Acteurs: Barry Pepper, John Travolta, Forest Whitaker, Kim Coates, Richard Tyson


Le film :

Basé sur le roman en 3 volumes de Ron Hubbard, gourou de la secte de scientologie, "Battlefield Earth" est un film de science-fiction au budget conséquent qui s'est rapidement imposé comme l'un des plus gros nanars du cinéma ! Le scénario est abject (le message mystico-philosophique de la scientologie) et aligne les incohérences et les ellipses, les acteurs sont tous mauvais avec en tête un John Travolta qui cabotine à mort, les dialogues sont risibles, la mise en scène clipesque abuse de ralentis et de cadrages penchés, la photographie est dégueulasse (c'est bleu, vert ou violet !) les décors, costumes et maquillages sont d'une rare laideur, les effets spéciaux sont baclés et les scènes d'action bien mollassonnes. Il faut néanmoins avouer que le résultat est tellement navrant que c'est très drôle à regarder. Voilà donc une superproduction nanardesque qui n'a pas volé ses huit récompenses aux Razzie Awards 2001 (Pire acteur, Pire réalisateur, Pire couple à l'écran, Pire scénario, Pire second rôle masculin, Pire second rôle féminin), 2005 (Pire drame des 25 dernières années) et 2010 (Pire film de la décennie).


Le Blu-ray • Image Assez nette et détaillée (même si susceptible d'être bien plus poussée) avec des couleurs bien reproduites (il faut aimer les filtres verts, bleus et violets) et un bon taux de contraste de jour (un peu moins de nuit), mais de nombreuses saletés sur le master, des artefacts de compression et un format non respecté (l'image est dématée).

• Audio Une VO plutôt puissante qui ne fait pas dans la dentelle (oublions donc la finesse des détails) et qui souffre de dialogues en retraits, mais la dynamique de la scène frontale, l'avalanche d'effets surround et l'enveloppement du score assurent le spectacle.

Le Loup Céleste

Fiche technique

♥♥♥♥♥

Le film Le Blu-ray Disc Format vidéo 1080p24 (AVC) / [1.78]

Pistes sonores

Soustitres

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Alleman - Allemand DTS-HD d Master Audio 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (Allemagne )

Concorde Home Entertainment

02 novembre 2012

Vers le forum Blu-ray : ici


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Bad Yankee (El Gringo) Eduardo Rodriguez

Le synopsis En plein milieu du désert, un flic se retrouve pris au piège et toute son équipe se fait décimer. Mais ses ennemis vont regretter de l’avoir sous-estimé. Armé de ses fusils à pompe, il élimine tous ceux qui étaient venus lui faire la peau. Désormais, il n’a plus qu’une seule idée en tête : retrouver celui qui l’a piégé et se venger. Plus rien ne pourra l’arrêter... Année : 2012 Durée : 98 min Réalisateur : Eduardo Rodriguez Acteurs : Scott Adkins, Christian Slater, Yvette Yates, Valentin Ganev


Le film Un festival de bourre-pifs agressifs, de gun-fights musclés et de courses-poursuites nerveuses dont la mise en scène comic book-esque, le rythme survolté, les prouesses physiques de Scott Adkins (la star montante du cinéma d'action), l'interprétation décalée de Christian Slater, le running gag de la voleuse de sac et le flot d'hémoglobine permettent à ce DTV d'action bourré de testostérone et produit par Joel Silver de se classer dans le haut du panier.


Le Blu-ray • Image

Fiche technique Le film ♥♥♥♥♥ Le Blu-ray Disc

Un master immaculé, une définition en béton, un piqué mordant, une profondeur de champ palpable, des couleurs foisonnantes, des contrastes particulièrement poussés et des noirs d'ébène. C'est magnifique !

1080p24 (AVC) / [2.35]

• Audio

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

Pathé

13 février 2013

Des pistes sonores explosives et très dynamiques dont les effets fantaisistes réparties sur les enceintes, les surrounds hypertrophiés et l'excellente gestion du canal LFE sont d'une redoutable efficacité. C'est de la dynamite !

Format vidéo

Pistes sonores

Sous-titres

- Anglais DTS-HD Français Master Audio 5.1 imposés sur la - Français (VFF) DTSVO HD Master Audio 5.1

Le Loup Céleste Vers le forum Blu-ray : ici


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Magic Mike

Le synopsis Mike a trente ans et multiplie les petits boulots. Il se rêve entrepreneur mais est surtout strip-teaseur. Chaque soir sur scène, dans un club de Floride, il devient Magic Mike. Lorsqu’il croise Adam, il se retrouve en lui, l’intègre au club et décide d’en faire le Kid. Mais le Kid a une sœur, qui n’est pas prête à trouver Mike irrésistible... Année : 2012 Durée : 110 min Réalisateur : Steven Soderbergh Acteurs : Channing Tatum, Alex Pettyfer, Cody Horn, Matthew McConaughey, Olivia Munn


Le film Inspiré de l'expérience de strip-teaseur de Channing Tatum, "Magic Mike" est tout autant un récit initiatique humain qu'un distrayant divertissement sexy à la mise en scène décontractée, aux acteurs talentueux (Matthew McConaughey en tête) et aux personnages bien caractérisés, qui déshabille l'univers superficiel et tape-à-l'oeil du strip-tease en évitant les clichés (trop grossiers) et la légèreté attendus.


Le Blu-ray • Image Très définie et d'une belle précision avec une profondeur de champ sublime, une palette colorimétrique solaire (on aime ou pas les habituels filtres jaune du réalisateur), des contrastes riches et des noirs exempts de tout reproche.

Fiche technique Le film

Le Blu-ray Disc Format vidéo

Pistes sonores

Sous-titres

1080p24 (AVC) / [2.35]

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 - Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1

Français imposés sur la VO Français pour malentendants

Région

• Audio • Audio : Des pistes sonores tonitruantes avec un bon placement des voix, une dynamique remarquable, des enceintes souvent éloquentes, une présence musicale démente (surtout lors des scènes de strip-tease) et des basses solides.

Le Loup Céleste

♥♥♥♥♥

Éditeur

B ARP Sélection (France)

Vers le forum Blu-ray : ici

Date de sortie 15 décembre 2012


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

The Curse John V. Soto

Le synopsis Lorsque Ben intègre le lycée Saint Mary, il hérite d’une mystérieuse boite du 18e siècle laissée par son père. Alors que les morts se multiplient, Ben réalise que quelqu'un utilise la boîte pour se venger... Année : 2010 Durée : 86 min Réalisateur : John V. Soto Acteurs : Michael Dorman, Travis Fimmel, Tahyna Tozzi, Ben Mendelsohn, Jane Badler


Le film S'il ne brille ni par ses personnages caricaturaux ni par son scénario éculé (malgré l'élément vaudou) bourré de fausses pistes et d'incohérences, ce néo-slasher giallesque à la mise en scène honorable et au casting d'assez bonne qualité s'autorise des meurtres gores et bien orchestrés qui lui permette de ne pas trop démériter.


Fiche technique Le Blu-ray

Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc

• Image Un transfert HD quasiment parfait (de l'aliasing par-ci parlà) avec des détails solides, des couleurs intenses, des contrastes robustes et des noirs profonds.

• Audio Des pistes sonores riches en effets surround et en basses fréquences qui permettent à la boite vaudou de créer un emprisonnement sonore envahissant à souhait et habilement immersif.

Le Loup Céleste

Format vidéo 1080i25 (AVC) / [1.77]

Pistes sonores

Soustitres

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français - Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

M6 Vidéo

03 avril 2013

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Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Revenge City (The Girl from the Naked Eye) David Ren

Le synopsis Lorsque Sandy, une call girl de luxe est retrouvée assassinée, son meilleur ami Jake se lance dans une chasse à l’homme pour mettre la main sur son meurtrier... Année : 2012 Durée : 84 min Réalisateur : David Ren Acteurs : Jason Yee, Ron Yuan, Samantha Streets, Gary Stretch, Dominique Swain


Le film Dans l'esprit de "The Hard Goodbye", le 1er volet de la série de comics "Sin City" de Frank Miller, ce modeste polar martial réalisé avec soin (surtout avec un budget de 1 million de dollars) à l'ambiance noire et à la photographie crépusculaire propose de nombreuses références aux films noirs des années 50 et convoque tous les codes du genre en y ajoutant des combats d'arts martiaux. Les criminels, leurs hommes de main, les prostituées, les filcs ripoux et l'anti-héros soucieux de se racheter une conduite sont là, la cité criminelle rongée par le péché et le vice aussi, ainsi que l'absence de second degré qui est contrebalancée par un sens de l'humour opportun, mais l'intrigue sans gros rebondissements se suit sans intérêt, les acteurs sont peu convaincants (Jason Yee est un ancien champion du monde de Kick Boxing plus apte à se batte qu'à exprimer des émotions) et les scènes d'action captées en plan séquence ne sont pas assez percutantes à l'exception d'une séquence hommage jouissive à Choi MinSik dans "Old Boy" dans laquelle l'anti-héros se fight dans un couloir en travelling latéral. Malgré de gros défauts, "Revenge City" reste une petite série B bien fignolée par son réalisateur (il s'agit d'un premier film) et respectueuse de son public.


Le Blu-ray • Image Une définition et un piqué dans la moyenne du support, une palette colorimétrique aux teintes désaturées avec quelques éclats de couleur (la robe rouge de Sasha Grey) et des contrastes bien tenus, mais les noirs sont trop profonds et absorbent des détails en basse lumière (cela semble voulu), il y a un bruit vidéo trop prononcé sur de rares séquences (là c'est le résultat d'une mauvaise compression) et on trouve un problème de rémanence lors des scènes mouvementées dont il est difficile de savoir s'il s'agit d'un souci provenant du transfert ou lié au matériel utilisé lors du tournage.

Fiche technique Le film

• Audio Voilà deux pistes sonores qui font de leur mieux mais qui n'arrivent jamais à transcender le mixage original qui est plutôt fauché. Les détonations des coups de feu n'ont aucun impact, les bruitages des chocs physiques font penser aux vieux films des années 70 et les canaux arrières ne sont sollicités qu'une ou deux fois, mais la scène frontale est suffisamment claire et dynamique pour profiter de ce petit polar noir.

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo 1080i25 (AVC) / [2.35]

Pistes sonores

Soustitres

- Anglais DTS-HD High Résolution 5.1 Français - Français (VFF) DTS-HD High Résolution 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

M6 Vidéo

09 janvier 2013

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Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Demain, quand la guerre a commencé Stuart Beattie

Le synopsis Un groupe d’adolescents partis en camping découvrent à leur retour que leur pays a été envahi par une armée étrangère. Isolés, ils décident de combattre cet ennemi. Mal équipés, ils vont affronter l’envahisseur avec courage et ténacité... Année : 2010 Durée : 104 min Réalisateur : Stuart Beattie Acteurs : Caitlin Stasey, Rachel Hurd-Wood, Lincoln Lewis, Deniz Akdeniz, Phoebe Tonkin


Le film Adapté du premier tome (il y en a sept) de la saga littéraire éponyme de l'australien John Marsden, "Demain, quand la guerre a commencé" est un teen-movie qui met en place les bases d'un scénario insuffisamment travaillé (de trop nombreux éléments sont survolés) et donne vie aux héros, certes caricaturaux, mais bien développés et attachants du best-seller à l'aide d'une mise en scène de qualité et d'acteurs clairement impliqués. Pourtant, s'il parviendra à séduire les 10-16 ans, les autres auront du mal à adhérer au concept; la faute à des scènes de guerre gentillettes toutes plus improbables les unes que les autres (une mention spéciale pour la grotesque scène finale) et au total manque de crédibilité et/ou de réalisme de la trame scénaristique (de tout en fait !). Si suite il y a (la série a du potentiel), il faudra absolument que les scénaristes travaillent sur la vraisemblance de leur script pour attirer un public plus vaste que les adolescents !


Le Blu-ray • Image Un transfert HD d'une grande clarté et d'une belle précision dont la finesse des détails, la chouette palette colorimétrique, la solidité des contrastes et la lisibilité des noirs sont plus qu'appréciables.

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo

- Anglais DTS-HD Master 1080p24 Audio 5.1 (AVC) / [2.35] - Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 Région

• Audio Des pistes sonores généreuses en effets dont la superbe répartition des sons dans l'espace acoustique est enveloppante à souhait, mais une dynamique plus véhémente n'aurait pas fait de mal.

Le Loup Céleste

Soustitres

Pistes sonores

Éditeur

B (France) Metropolitan Vidéo

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Français

Date de sortie 19 novembre 2012


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Dagmar, l'âme des vikings Roar Uthaug

Le synopsis Après l’épidémie de Peste Noire qui a ravagé le pays, une famille pauvre cherche un endroit où s’établir. Sur le chemin, elle se fait attaquer par une bande de tueurs sans merci. La seule survivante est Signe, une jeune fille de 19 ans gardée en otage. Elle apprend à ses dépens qu’il y a pire que la mort et que son salut ne peut venir que de la fuite. La chasse est ouverte... Année : 2012 Durée : 79 min Réalisateur : Roar Uthaug Acteurs : Isabel Christine Andreasen, Ingrid Bolso Berdal, Kristian Espedahl


Le film Ce survival épuré à la mise en scène éblouissante, au rythme implacable et aux acteurs convaincants qui dresse contre toute attente un portrait croisé adroit de deux femmes (la chef impassible des brigands et la jeune fille gardée en otage) blessées par la cruauté du monde, réduit son scénario au strict minimum et ne s'encombre pas de dialogues inutiles afin de laisser sa jeune héroïne (traquée par des bandits sanguinaires et non des vikings) perdue en terre norvégienne évoluer au grès de situations critiques jusqu'à ce que le chasseur devienne la proie. Un divertissement chaudement conseillé !


Le Blu-ray • Image Un master d'une propreté sidérante, une définition impeccable, des détails en nombre, une profondeur de champ épatante, une colorimétrie naturelle aux tons ocres chaleureux, des contrastes riches et des noirs parfaitement gérés. Le piqué peut néanmoins sembler en léger retrait mais il s'agit en fait du résultat d'un rendu argentique vraiment magnifique.

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo 1080i25 (AVC) / [2.35]

Pistes sonores

- Norvégien DTS-HD Master Audio 5.1 Françai - Français (VFF) DTS-HD s Master Audio 5.1

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

M6 Vidéo

15 mai 2013

• Audio Les pistes sonores sont immersives et dynamiques avec des canaux qui délivrent des ambiances fouillées et un canal LFE qui lâche des basses lourdes à souhait. M6 Vidéo oblige, il faut jouer de la télécommande pour augmenter sérieusement le volume et apprécier le mixage à sa juste valeur.

Le Loup Céleste

Soustitres

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