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LE S

B 3 e l b m e s n E JANVIER 2009

Les vœux du Président

P

our la plupart d’entre nous, l’année 2008 aura été une année fatigante à plus d’un titre, mais cependant combien riche en événements, en célébrations, en rencontres magnifiques et vivifiantes pour notre foi. En y réfléchissant, 2008 a commencé par deux journées ‘’spéciales Hospitalité Landaise’’ les 24 et 25 mars à Lourdes, en compagnie de Monseigneur Breton, et elle s’est terminée pour certains le 14 décembre à Buglose par une journée magnifique ‘’spéciale Hospitalité Landaise’’ autour du Recteur et de notre Évêque; journée de prières, de partage, de ressourcement intérieur intense.

Que nous réserve alors 2009 ? Quel chemin l’Hospitalité Landaise va-t-elle devoir emprunter et parcourir ? Un chemin à l’image de celui qu’a emprunté Bernadette, - sur le plan spirituel : en espérant vivre avec autant de ferveur, d’émotion, d’enthousiasme, d’ardeur dans nos prières, que la petite Bernadette. - sur le plan pratique : comme Bernadette nous souhaitons surmonter les déceptions, vaincre les découragements, dominer nos souffrances, accepter les épreuves probables. Oui, 2009 sera alors une année bénie, car nous aurons gagné quelques centimètres sur ce chemin vers le bonheur, vers la plénitude de la grâce qui nous attend en se rapprochant de notre sainte petite Bernadette. Bonne santé et bonne année à tous. François d’AVEZAC


Les vœux de l’Aumônier Si contempler est l’ "action de regarder longuement, attentivement et avec admiration" , elle n’a pas rendu ceux qui s’y sont livrés immobiles : « Nous l’avons contemplée, et nous portons ce témoignage : nous vous annonçons... pour que vous aussi, vous soyez en communion avec nous.»

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n sondage, réalisé fin novembre , indiquait que 87% des personnes interrogées avaient une image sympathique de Jésus (très : 33%, plutôt : 54%). De quoi réjouir les chrétiens. Mais ce résultat, en fait, est l’arbre qui cache la forêt. 35% des personnes sondées voyaient en lui le Fils de Dieu, 25% un prophète, 17% un homme comme les autres, 15% un mythe, 2% un doux rêveur, 2% un héros, 2% un gourou. Sans oublier que 25% de ces mêmes personnes interrogées pensaient que Jésus n’avait pas vraiment existé.

Depuis trois ans, notre diocèse nous invite à contempler les Ecritures : la première année l’évangile de Jésus Christ selon saint Luc, la seconde année les Actes des Apôtres, et maintenant les lettres de Paul. Nous avons pris goût à voir Dieu au fil des mois (personnellement et avec d’autres), à l’entendre. Selon notre histoire, nous l’avons senti, mieux compris (parce que nous l’avons aussi «touché » et qu’il nous a également « touchés », éclairés).

Cette image "sympathique" de Jésus a été traduite par d’autres mots il y a deux mille ans : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons contemplé de nos yeux, ce que nous avons vu et que nos mains ont touché, c’est le Verbe, la Parole de vie. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons contemplée et nous portons ce témoignage (…) Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. » (1 Jn 1, 1-3).

Que 2009 nous apporte la joie renouvelée de grandir en enfants de Dieu et nous soutienne dans notre témoignage. Jésus pourra alors apparaître, si Dieu le veut, plus « Fils de Dieu » que "mythe" ou "doux rêveur" …. Que 2009 nous garde en bonne santé physique ! « Il est fidèle celui qui vous appelle » (1 Th 5, 24). Olivier DOBERSECQ

L’auteur emploie le verbe "contempler" par trois fois. Il l’accompagne de trois autres verbes (dont un est étroitement lié à la contemplation) : voir, entendre et toucher. Autrement dit, le Verbe fait chair, en venant en notre monde, sollicite nos sens, nos cinq sens. Trois sont clairement nommés : la vue, l’ouïe et le toucher ; deux autres sont suggérés : le goût et l’odorat. Durant sa vie publique, Jésus continuera à les mettre en éveil. (1)

Sondage TNS/Sofres (25-26 novembre 2008) auprès d’un échantillon national de 970 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.

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Définition du dictionnaire Larousse.

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Soyons humbles … Soyons fiers …  Quel beau compliment pour l’Hospitalité Landaise ! Pierre Dubert, à la fin du pèlerinage diocésain de juillet 2008 nous a dit : « À l’Hospitalité Landaise, j’ai trouvé l’humilité. » Cela m’a beaucoup touché. Est-ce un constat ? Ou est-ce un objectif à atteindre souvent ? Dieu, dans sa toute puissance infinie, dans son amour trinitaire infini avec le Fils dans l’Esprit, se suffit à lui-même. Il n’a pas besoin des hommes qui ne peuvent comprendre et mesurer avec leurs moyens humains la sagesse de Dieu. Cependant, Dieu s’obstine à vouloir aimer les hommes. Il veut leur demander, en toute liberté, de l’aimer. Saurons-nous répondre à son désir ? Il nous a donné son Fils pour nous sauver. Dans son œuvre de rédemption, Jésus qui est mort sur la croix, accepte de nous faire participer. Le premier, Il nous a aimés. Il nous a choisis. Alors soyons fiers. Nous avons été élus de son cœur. Nous avons été appelés à participer à cette rédemption par nos bonnes actions, même bien modestes, par nos souffrances physiques ou morales ; si nous acceptons de les lui confier pour qu’il nous les porte. Alors ‘’notre fardeau sera léger.’’ Donc, pour cette nouvelle année 2009, soyons fiers !...soyons humbles ! Ce que nous ne ferons pas, d’autres seront appelés à le faire. Mais ce que nous ferons, « ne le faisons pas pour les hommes, faisons-le pour l’offrir à Jésus » (saint Paul) qui Seul peut le transformer en un sacrifice acceptable à Dieu. Bonne et heureuse année 2009 à tous ! Cependant, nous savons bien que nous aurons des joies mais aussi des peines à partager entre nous et avec Jésus et Marie ; mais « Faites tout ce qu’il vous dira. » Maurice NARRAN

Quelques dates en 2009 • • • •

Dimanche 28 avril : Assemblée générale à Labouheyre Jeudi 14 mai : Récollection des hospitaliers à Maylis Samedi 11 juillet : Préparation du pèlerinage à Buglose 18 - 21 juillet : Pèlerinage diocésain à Lourdes 3


 Dons... Cotisations... Reçus fiscaux L’Hospitalité Landaise peut dorénavant délivrer des reçus fiscaux aux donateurs. Pratiquement : un donateur de 100€ pourra déduire du montant de son impôt 66% de son don, soit 66€. En clair : son don de 100€ au bénéfice de l’Hospitalité Landaise lui coûtera 34€. Cependant : la somme totale des dons que le donateur pourra déduire de son impôt ne pourra dépasser 20% de son revenu imposable. Pour les entreprises : 60% du montant des dons sont déductibles de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu, dans la limite de 5% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Bon de soutien : Joint à votre journal, vous pouvez le donner aux donateurs éventuels que vous pourriez connaître. Il ne sert pas pour vos cotisations. Décision a été prise à l’Hospitalité Landaise de ne délivrer de reçus fiscaux que pour les dons égaux ou supérieurs à 30 € pour l’année 2009

L’hospitalier … un pèlerin en chemin.  Extraits d’une prédication de récollection, adressée à des hospitaliers par le Père Jacques NIEUVARTS, Directeur du Pèlerinage National, en 2008 : ‘’Hospitaliers, sur le chemin de Lourdes, nous sommes pèlerins jusqu’au cœur de la foi.""

L’hospitalier... un pèlerin de l’essentiel Être pèlerin, c’est se rendre perméable à Dieu. C’est partir et se mettre en route. C’est quitter son univers familier. C’est répondre à un appel mystérieux et discret qui nous met en marche. C’est marquer une pause dans le rythme des jours. C’est lâcher doucement ses certitudes... C’est aussi s’exposer à une rencontre … ... à la Rencontre dont nous attendons une guérison, une conversion, un bouleversement intérieur. En quête de Dieu, le pèlerin emporte ses intentions et celles qui lui sont confiées pour les porter à Dieu en les confiant à Marie. Le pèlerin est solidaire en humanité, intermédiaire … Celui qui marche doit être léger, à l’intérieur et à l’extérieur. C’est un intérieur libre qui lui permettra d’aller à l’essentiel : accueillir l’autre, lui-même, Dieu pour une réconciliation intérieure. En devenant pèlerins, nous mettons nos pas dans les 4


pas des hommes de la Bible guidés par la promesse d’une bénédiction de Dieu. Sa Parole nous touche et nous fait renaître. Il s’opère en chacun une reconfiguration intérieure. Dépouillé de ce qui n’est pas l’essentiel, le pèlerin retrouve la voix intérieure de Dieu. Sur ce chemin, nous devenons disciples, comme à Emmaüs, le soir de Pâques. Le pèlerinage mène au cœur de la foi.

Le chapelet, prière du pauvre, est celle de Bernadette. Tout juste quelques mots répétés à l’infini pour se confier à Dieu, pour accueillir le mystère de ce Dieu fait homme. Le pèlerin marche aux pas d’un peuple pendant les processions, les avancées vers la grotte, les marches vers Bartrès. Le pèlerin devient foule, cette foule de chercheurs de Dieu, rachetée par le sang de l’Agneau que donne à contempler le livre de l’Apocalypse. Peu de lieux de pèlerinages font autant de place aux personnes malades ou handicapées. Elles sont le signe de l’accueil que le ciel fait ici à la fragilité et aux souffrances des hommes. Les gestes d’attention, de tendresse qui entourent les malades rendent sensibles à la proximité de Dieu, laissant pressentir son pardon, sa miséricorde qui guérit l’homme et le remet debout. Les gestes du service auprès des malades font ici partie de la prière.

Les gestes de l’hospitalier, pèlerin de Lourdes, le mènent à l’essentiel Le pèlerin est comme aimanté par la grotte. Il marche sur les pas de Bernadette pour contempler Marie. Par sa présence infiniment douce, il fait l’expérience de la tendresse du ciel. Le pèlerin vient comme un pauvre, le cœur plein d’espoir, déposer le poids de sa vie au pied du rocher. Il sait que le Christ est le roc sur lequel on est fondé, sur lequel on peut fonder sa vie. Le pèlerin en buvant à la fontaine, boit aux sources de Dieu. En passant l’eau sur son visage, comme Bernadette, on laisse sourdre en soi le désir du pardon. Chacun vient étancher sa soif et retrouver la fraîcheur des eaux vives de son baptême. Qui sait le secret de l’eau des piscines qui touche les corps et les cœurs au moment où, avec délicatesse, plusieurs, autour, accompagnent ces gestes de leurs prières ? Se plonger dans l’eau est un geste d’abandon total à Dieu. Les milliers de cierges brûlant jour et nuit sont la trace de la prière du pèlerin. Pendant la procession mariale la lumière de ces cierges transfigure le pèlerin. Il contemple la lumière, signe du Christ ressuscité.

Le pèlerinage : un temps hors du temps Expérience de la tendresse du ciel rendue tangible par l’affection rencontrée alentour, par le lieu, par le mystère qui touche chacun et par la présence d’infinie douceur de Marie. Il s’instaure insensiblement un avant et un après, un changement radical car le pèlerin a touché à l’essentiel : au Christ... Sur le chemin de Lourdes, le pèlerin revient aux sources de la foi et il demeurera pour toujours pèlerin, sa vie tout entière, durablement bouleversé et travaillé par cette rencontre de la grâce. 5


À chacun son chemin

entamé une marche bien particulière (photo à l’appui) mais qui a le mérite de réchauffer instantanément les cœurs. Depuis septembre dernier, une nouvelle marche a débuté pour l’équipe de préparation des jeunes. Les "grands" ne sont plus avec nous, ils ont pris un peu d’avance et sont déjà arrivés en haut de la colline d’où ils nous observent avec attention. Mettant notre appréhension au fond de nos sacs, nous avons revêtu tous les quatre, en compagnie d’Olivier et de l’équipe des adultes, l’habit du parfait petit routard et nous avons commencé à tracer le chemin que nous allons parcourir avec toute l’Hospitalité en juillet, à Lourdes. Ce chemin sera riche, intense et avec de nombreux rebondissements. À la fin de chaque journée, peut-être serons-nous fatigués par la longue randonnée mais une chose est sûre : nous ne serons jamais seuls sur ce chemin. Marie sera toujours là pour nous aider à choisir les bonnes chaussures et pour nous accompagner vers Dieu.

En 2008, nous jubilions avec Marie et Bernadette. En 2009, nous marcherons dans les pas de la petite sainte, sur le chemin qui mène à Jésus. Pour Bernadette, le chemin a pris un virage déterminant lorsqu’elle vit Marie à Massabielle. Mais pour d’autres, le chemin n’est pas le même. Chacun marche à son rythme, anticipe les côtes à sa façon et gère les virages différemment. Pour certains, la marche vers Dieu est solitaire, intérieure, silencieuse. D’autres préfèrent les petites balades entre amis qui permettent de partager plus facilement les sentiments, comme lorsqu’on participe à des prières. Il y a aussi ceux qui aiment les grandes randonnées, les grands rassemblements où l’on ne peut pas toujours parler avec tout le monde mais où les émotions sont très fortes, telles les JMJ ou la venue du pape à Lourdes. Enfin, lors du goûter des jeunes, à Tartas, un nouveau type de marcheur a fait son apparition. Sous l’impulsion de la banda, notre président, notre aumônier et un responsable de secteur ont

Un jeune randonneur 6


Le chemin de Lourdes à Nevers Le pèlerinage de 2008, nous a fait suivre le chemin d’une vie : celle de Bernadette Soubirous. Une vie ordinaire, bouleversée par de grandes difficultés, mais transfigurée par une révélation : Dieu se fait proche par le sourire de Marie, l’Immaculée Conception. Ce chemin d’une vie, nous l’avons suivi de différentes manières à travers ‘’le Chemin du Jubilé’’, depuis le baptême de Bernadette le 9 janvier 1844, jusqu’à la dernière apparition le 16 juillet 1858. Ce chemin en quatre étapes (l’église de Lourdes, le cachot, la grotte, l’hospice), est appel pour notre chemin à une grande confiance dans le Seigneur. Nous voici déjà tournés vers le pèlerinage prochain. Écoutons l’invitation de Mgr PERRIER, évêque de Tarbes et Lourdes : « Je vous propose cette année de poursuivre la route, car Bernadette a vécu vingtet-un ans après les apparitions ; huit ans à Lourdes et treize ans à Nevers. Si l’Église l’a déclarée ‘’sainte’’, ce n’est pas en vertu des apparitions, mais à cause de sa vie tout entière. Arrêter la vie de Bernadette en 1858 serait aussi absurde que d’arrêter celle de Marie à l’Annonciation. C’est pourquoi, après le Chemin du Jubilé, nous vous proposons le Chemin de Bernadette. » Bernadette nous montre un chemin : celui de la sainteté au quotidien. Cette réalité nous concerne tous puisque c’est notre vocation, c’est l’appel que Dieu nous adresse. Bernadette l’a entendu et accueilli. Nous sommes invités à faire de même. Chemin pour les pauvres de cœur : écoute, disponibilité, humilité, confiance. Chemin d’Eucharistie : du désir du sacrement à la préparation de Massabielle, de la première communion jusqu’ aux dernières heures de sa vie terrestre. Chemin de confiance : car rien n’est impossible à Dieu. Chemin pour aimer : un mot qui résume tout. Bernard LUSSAN 7


Bureau : Centre Jean-Paul II - 102, av. Francis Planté 40100 DAX - Tél. 05 58 58 31 10 Permanence : Les lundis et vendredi en après-midi de 14h30 à 17 h Imprimerie Guy Barrouillet - Dax


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