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B 3 e l b m e s n E NOVEMBRE 2006

Le mot du Président REGARD SUR LES STATUTS

L

’Octave de Buglose 2006 a été particulièrement riche d’une part en événements, célébrations, conférences, processions, et d’autre part en péripéties beaucoup plus prosaïques. Après cette semaine, compte tenu du nombre restreint d’hospitaliers et d’hospitalières à l’avoir vécue, il m’est venu à l’esprit de faire un rappel de l’article 3 de nos statuts. Il est écrit : “L’Hospitalité Landaise a pour but essentiellement le service librement consenti des malades et handicapés, avant, pendant et après les pèlerinages, particulièrement à Lourdes... L’ Hospitalité Landaise est au service du diocèse d’Aire et Dax pour tout ce qui concerne la pastorale des malades et des pèlerinages…’’ Je pense qu’il est souhaitable que tous les hospitaliers et toutes les hospitalières puissent relire cet article 3. Que veut-il dire ? - Que le temps du pèlerinage est une chose, mais que notre mission commence bien avant et finit bien après … en somme dure toute l’année. - Que Lourdes n’est pas la seule destination de nos pèlerinages, qu’il peut y en avoir d’autres … Buglose par exemple. - Que le service de l’Hospitalité pour le diocèse ne se limite pas seulement au temps des pèlerinages. De plus, il faut comprendre que, compte tenu de ce qui précède, l’Hospitalité, à l’évidence, fait aussi partie de la pastorale de la solidarité, comme le SEM, le Secours Catholique ou la Fraternité des Malades, et qu’à ce titre, nous pouvons être appelés à SERVIR notre diocèse lors de circonstances exceptionnelles, d’autant que notre association est la seule aussi structurée et efficace, ce dont nous sommes fiers et heureux. Tout cela pour nous rappeler que notre engagement d’hospitalier ne nous appelle pas seulement à un service à Lourdes, mais bien à toutes les activités de l’Hospitalité. Soyons à l’écoute et essayons d’être plus disponibles. François d’AVEZAC


Le Mot de l’Aumônier « ENTRE DEUX THÈMES…, UNE ANNÉE ! »

Q

ue nous soyons forts en ‘’thème’’ ou non, nous le pratiquons chaque année avec plus ou moins de bonheur, en nous rendant à Lourdes, en pèlerinage.

En effet, les Sanctuaires nous proposent d’entrer dans une démarche qui unit «les peuples de toutes nations » afin de répondre à l’appel de Marie : venir en procession, pour y rencontrer son Fils, dont «le joug est facile à porter ». Une démarche qui nous permet de mieux tenir «nos lampes allumées ». Mais avant de nous préparer à vivre le prochain thème : «Laissez-vous réconcilier avec Dieu », nous aurons vécu l’ «Année de la Parole » dans notre diocèse et célébré à Noël Jésus, Verbe (Parole) de Dieu. Pour nous, chacun d’entre nous. En nous invitant à boire à la fontaine, à nous laver à la piscine, à prier pour les pécheurs (que nous sommes également), à faire pénitence, à célébrer les sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation, Marie nous offre de découvrir, comprendre et aimer son Fils comme elle-même l’a vécu : en conservant et méditant sa parole dans son cœur. Aussi, est-il logique de se référer souvent à la Parole de Dieu pendant un pèlerinage. Lire des versets de la Bible, voire des chapitres, s’y plonger (étymologie du mot baptême) ne signifie pas que Marie et Bernadette ont une place de second rang. C’est les reconnaître comme choisies par grâce de Dieu pour nous aider afin que nos vies soient éclairées et nourries par sa Parole comme les leurs l’ont été. Aussi, l’important pour Bernadette n’a pas été de voir la “Dame en blanc” mais d’entendre son message, au point qu’elle a choisi d’être enterrée à Nevers et non à Lourdes pour ne pas faire concurrence à Dieu. Un dieu qui fait alliance et la renouvelle sans cesse... si nous nous laissons réconcilier avec lui. Père Olivier DOBERSECQ 2


Que de grâces !

 ‘’ Sainte Marie, pleine de grâces’’ Il suffit, soi-disant, de les lui demander. Personnellement, j’ai eu la chance d’en profiter encore cette année.

∑ Tout d’abord, lors de la retraite à

retrouvé. (Les voies de Dieu sont très variées et impénétrables, à chacun son chemin, à chacun la durée de son chemin). • Voir la nudité du corps et de l’âme aux piscines, pendant un stage avec l’Hospitalité de Lourdes. • Message surprenant du Père Desprez, aumônier de l’Hospitalité de Lourdes qui a décrit l’histoire de l’Hospitalité des Landes comme un «Engendrement», une naissance à la vie divine et qui a comparé nos engagements à celui de sainte Bernadette.

Rocamadour :

pendant laquelle le sacrement de la réconciliation nous a été présenté, non comme un devoir, mais comme un acte d’amour du Christ qui vient nous sauver : - Tu es en train de te noyer ! Viens, je prends tes péchés ; Je suis même venu mourir pour toi. Monte dans ma barque. - Non, je suis têtu, orgueilleux, je continue seul … Jésus vient à moi, il me laisse libre et je refuse son acte d’amour. - À genoux !! Confesse-toi !! Reçois le sacrement du pardon et repars sauvé par le Christ qui n’est venu que pour toi.

* Grâces et joie de parents d’handicapés, enthousiasmés par le service des jeunes, «regonflés pour l’année». * Grâces et joie de malades heureux qui veulent revenir l’année prochaine. * Redécouverte du message de Lourdes : «Pénitence»... Récitation du chapelet (la prière des pauvres)... prière pour la conversion des pécheurs.

∑ Puis lors du pèlerinage diocésain à

Lourdes :

∑ Et cependant quelques ombres :

* Au cours de cette magnifique soirée sur l’engagement, et ses différents parcours où nous nous sommes reconnus partiellement : • Vivre un temps de partage, de solidarité ; redonner un sens, une impulsion à ma foi. • Apporter sa goutte d’eau à l’Hospitalité Landaise… comme cela me fait penser à la lettre de saint Paul aux Colossiens. [3, 17-23-24] «Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus-Christ en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes... Le maître, c’est le Christ : vous êtes à son service.» Ce passage de saint Paul est un de ceux que je préfère. • Venir pour un motif futile, parce qu’on nous a chargé d’un remerciement pour un chien perdu et

Des éclats de voix...des déceptions... des erreurs... Si seulement on pouvait se parler dans le calme... Nous, chrétiens, landais, français, nous devrions y arriver, au moins à Lourdes. Saint Paul aux Éphésiens [4, 29-32] (encore lui) : «Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche … Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes ainsi que toute espèce de méchanceté. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.» Ce sont mes souhaits pour l’année qui vient à tous les membres de l’Hospitalité Landaise. Maurice NARRAN

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Pour faire suite … Deux hospitalières landaises font le point au retour de Lourdes.

∑ HOSPITALIÈRE...

∑ AUTO-CRITIQUE

Pourquoi ?

J’ai eu entre les mains une feuille distribuée en paroisse, provenant de notre évêque. Une phrase a retenu mon attention, occultant tout le reste. Elle disait à peu près ceci : «L’important n’est pas tant ce que vous faites, mais la manière dont vous le faites.» J’ai eu l’impression qu’elle m’était adressée et elle m’a ennuyée car elle revenait insidieusement à mon esprit, m’obligeant à réfléchir sur mon engagement hospitalier. Est-ce important ce que je fais à l’hospitalité ? – Non, cela je ne l’ai jamais pensé. Est-ce utile ? – Je l’espère un peu. De quelle manière est-ce que je le fais (actes, paroles) ? Est-ce que je le fais bien ? Réponse plus embarrassante. Je sais par exemple qu’en rentrant de Lourdes, chaque année, je réfléchis à ce que j’ai pu dire ou faire, faisant mon autocritique, et je découvre des choses parfois bien, et d’autres parfois moins bien. Je crois profondément à la goutte d’eau que chacun de nous représente, malgré nos imperfections. Ce que je fais dans le cadre de l’Hospitalité Landaise, j’essaye de le faire avec mon cœur et ma conviction.

Ce sont souvent les expériences qui déterminent certains choix. Pour moi, ce fut le cas. C’est consécutivement à un événement intervenu dans mon existence que j’ai longuement pensé à prendre la décision de participer à ce pèlerinage. Le but est de vivre un temps de partage et de solidarité, d’être acteur de réalisations concrètes, afin d’associer mes convictions religieuses à mon quotidien. Mon objectif est très simplement de réaliser une démarche d’Église, de vivre aussi une expérience humaine forte qui me ramène à l’essentiel. C’est un moyen de redistribuer un peu du bien-être que j’ai la chance de connaître dans ma vie. C’est également une occasion de me resituer dans un monde très individualiste et de repousser mes limites dans un contexte de fraternité et d’humilité. C’est enfin une occasion de redonner un sens et une impulsion à ma foi, avec une ardeur nouvelle.

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A lourdes… et au retour… il suffit d’aimer ! d’équipes. L’Hospitalité est une grande famille, une chaîne d’hommes et de femmes, jeunes ou adultes, où chacun est un maillon très important, tous animés d’un même désir : servir le pèlerin et, à travers lui, rencontrer et servir le Christ lui-même. Mais cette famille n’a de sens que si elle laisse une place de choix à toute personne blessée par la vie dans son corps ou dans son cœur. Être hospitalier à Lourdes, c’est avant tout se laisser saisir par l’amour de Dieu. En relisant mon engagement durant toutes ces années, il m’est impossible de ne pas revoir tous ces visages …chaîne d’amitié profonde et sincère, rencontres humaines vécues sous le regard de Dieu et de Marie. Par nos gestes, nos paroles, nos façons d’agir, chaque pèlerin de Lourdes doit se sentir aimé. Conduire une personne handicapée à la Grotte, aux piscines, allumer un cierge sans prendre le temps de prier avec elle est une expérience de foi ‘’inachevée’’. Être hospitalier, c’est se mettre en route, comme Marie le jour de la Visitation, pour devenir, au fil des pèlerinages, au sein de son secteur durant l’année, un signe de la tendresse de Dieu.

J’en avais assez de “bronzer idiote’’ sur la plage tout un été. J’ignorais tout de Lourdes, mais une invitation du responsable du secteur et l’enthousiasme de ses membres m’ont conquise. Je me retrouvais au départ de l’aventure. Appréhension : pour la première fois de ma vie, j’allais côtoyer la souffrance et le handicap de près. Mais très vite au moment de l’embarquement et durant le voyage, je me suis rendue compte combien un geste rassurant, une parole apaisante, un sourire, devenaient une petite étincelle de lumière chez un malade. Que d’émotions pour une adolescente, de voir autant de jeunes se mettre à disposition si spontanément des personnes malades et handicapées. De ce premier pèlerinage, je garde en mémoire le souvenir de cet adolescent un peu plus âgé que moi, toujours souriant dans son fauteuil personnel. Il m’a tout appris, depuis l’histoire de Lourdes et l’importance de la prière jusqu’aux gestes que je devais accomplir pour m’occuper de lui sans réveiller les douleurs occasionnées par son handicap. À mon retour à la maison, je prévins mes parents que je repartais à Lourdes l’année suivante, quoi qu’il arrive ! J’avais compris combien il y avait plus de joie à donner qu’à recevoir ! Je réalisais que ma vie prenait tout son sens ! Une véritable bouffée d’oxygène qui ne m’a plus jamais quittée.

L’ important à Lourdes, c’est accepter de servir, avec un immense respect, cette personne abîmée, meurtrie, défigurée. C’est savoir ouvrir ses mains, son cœur pour accueillir, pour écouter ceux qui viennent à Lourdes chercher du réconfort dans la prière et dans la rencontre d’autres pèlerins. Chacun doit se sentir aimé, respecté, écouté. “Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne” disait Bernadette. Lourdes est une authentique citadelle de la vie, de l’amour du prochain, de l’espérance, de l’amour de Dieu. Lourdes se situe plus que jamais au cœur du combat pour la vie. Pendant toutes ces années, j’ai aussi pu découvrir combien il était fondamental de faire la démarche de pèlerinage au sein d’une équipe d’hospitaliers. Combien étaient “venus pour voir“ et sont restés fidèles ? Lourdes est une merveilleuse école de vie où toutes les barrières sociales tombent. Toilettes, lessives, ménage des chambres, nuits de garde, chemin de croix, démarche aux piscines, prières, messes, processions vécus tous ensemble, sans compter les pauses-café ne font que souder fraternellement une équipe au fil des années...

Ce furent alors l’approfondissement du “métier” et les différentes affectations dans les services, puis l’engagement dans l’Hospitalité, et les responsabilités 5


Car … le secteur agit toute l’année !

ticipant aux activités du Service Évangélique des Malades (SEM), en tissant des liens avec des secteurs voisins ou avec les comités d’autres pèlerinages présents sur nos secteurs (Montfortain, National, Rosaire, L.C.E. …etc.). Il faut avoir en permanence le souci du “recrutement” (nouveaux malades et nouveaux hospitaliers). Le ou la responsable de secteur a un rôle déterminant dans la vie de l’entité : un vrai chef d’équipe… avec des équipiers disponibles, généreux, participant sans réserve à la vie de leur secteur et répondant ainsi à leur mission de serviteurs et de chercheurs de Dieu. Valérie

Notre mission d’hospitaliers ne se termine pas avec le pèlerinage. Elle se prolonge toute l’année. Il s’agit de retrouver les personnes malades et handicapées que nous avons conduites à Lourdes et de les accompagner sur leurs lieux de vie. Le secteur est une pierre vivante de l’Église locale. Cela passe par l’entraide, l’approfondissement des liens fraternels créés à Lourdes. Ne faut-il pas se retrouver pour prier sur les thèmes du pèlerinage précédent, s’approprier les thèmes du prochain ? La mission apostolique de l’hospitalier peut aller au delà, en par-

La face cachée …

 Dans ce numéro, nous poursuivons la découverte des divers services de l’Hospitalité. Dans l’organigramme de toute association figure un président, éventuellement ses adjoints et un trésorier. Entre les deux se glisse le secrétaire, fonction qui, chez nous, se décline au féminin. Pour assurer la vie d’une association de près de 1000 membres avec des activités nombreuses et importantes il faut aussi un secrétariat conséquent. Coup d’œil sur la ruche bourdonnante … Débute alors le difficile exercice des affectations : chambre à l’accueil pour les malades et service pour les hospitaliers. Retour dans la première pièce avec les dossiers des malades pour lesquels on prépare les étiquettes nécessaires à leur identification et à celle de leur valise.

Juin 2006. Je pousse la porte du bureau de l’Hospitalité. En période de pointe, les lundis et vendredis après-midi, six personnes s’activent autour d’une table. Ici, on dépouille le courrier, vérifie et classe les inscriptions au pèlerinage qui s’annonce. Le travail est simple mais certaines demandes sont mal remplies, le montant du chèque ne correspond pas au séjour demandé, il faut téléphoner. Un peu plus loin on s’occupe des nouveaux hospitaliers car le pèlerinage est la période de l’année favorable au recrutement et à l’établissement de nouvelles fiches. Là, on totalise les chèques et on prépare le dépôt à la banque. À côté on contrôle le paiement des cotisations. Les inscriptions des hospitaliers sont transmises aux responsables de l’hébergement et du transport. Tout ce travail, ponctué de coups de téléphone pour demandes de renseignements et de joyeux échanges verbaux entre les secrétaires (toujours dans l’intérêt du service bien sûr), sera mis plus tard en informatique par notre secrétaire chef. Dans la pièce attenante, on commence à classer les dossiers des malades vus par le médecin chef de l’Hospitalité.

Durant l’année, quatre envois importants de courrier sont effectués à tous les membres : la convocation à l’assemblée générale, l’inscription au pèlerinage diocésain, les invitations aux journées de Buglose et des anciens à Lourdes. Il y a aussi les envois des affectations, les trois transmissions de notre journal de liaison ‘’Ensemble’’ et éventuellement (comme en 2006) pour un pèlerinage ou une retraite, un ou deux courriers supplémentaires. À chaque fois, il faut plier les documents, les insérer dans l’enveloppe, cacheter, coller l’étiquette adresse, trier par codes postaux et compter les messages pour bénéficier d’un tarif réduit ou bien coller des timbres. En trois occasions, le secrétariat se transporte sur les lieux de pèlerinage ou sur celui de l’assemblée 6


générale. Au retour nos fiches sont complétées par l’indication de notre présence à ces différentes manifestations. Pour terminer l’exploration de ce service, un souhait : celui que tous les hospitaliers lisent complètement tous les documents qu’ils reçoivent,

qu’ils écrivent correctement leurs réponses comme demandé et qu’ils les renvoient dans les délais impartis. Que de difficultés seront évitées ! Merci pour l’effort que vous ne manquerez pas de faire. Le fureteur

La tribune de l’histoire … des pèlerinages.  Le 8 septembre de chaque année, la paroisse de Saint-Esprit de Bayonne vient en pèlerinage et rejoint les Landais à Buglose pour prier Marie. Depuis quand date cette visite ? Les pèlerins viennent-ils par dévotion ? Viennent-ils s’acquitter d’un tribut de reconnaissance à la Mère de Dieu ? Pour répondre à ces questions, il est indispensable d’évoquer des jours sombres vécus par les Bayonnais au 19ème siècle. rités civiles, militaires et religieuses portent des secours aux malades. Le maire divise le quartier en sections sous l’autorité de conseillers municipaux. Les maisons sont visitées, toutes les causes d’insalubrité recherchées, tous les appels entendus. Jour et nuit, les fidèles se pressent dans l’église, qui est pour eux le suprême refuge, et, avec la plus grande ferveur, demandent l’intercession de la Sainte Vierge.

Au début du mois d’août 1855, Saint-Esprit est vivement ému par des bruits qui courent : on dit que des cas de choléra se sont produits à St-Jeande-Luz et Ciboure et qu’un sauve-qui-peut général a fait disparaître les nombreux étrangers qui y prenaient des bains de mer. On signale aussi des morts suspectes à St-Étienne-de-Baïgorry et à Tardets. Le sous-préfet et des médecins se rendent sur les lieux mais gardent secrètes leurs observations. Il n’en faut pas davantage : les commentaires plus ou moins effrayants vont bon train.

On apprend, vers le 15 septembre, que l’épidémie est en pleine décroissance. Quelques jours après, il n’est plus question que d’une suette des plus bénignes tendant elle-même à disparaître ; et enfin, le 1er octobre, il est annoncé officiellement que le service médical établi en permanence à la mairie est supprimé.

Les anciens se souviennent que, déjà trois fois, (1832, 1849, 1854) le choléra a envahi la France du nord au sud et de l’est à l’ouest. Il s’est arrêté à Bordeaux comme s’il avait rencontré un obstacle à sa marche régulière : ‘’La forêt landaise, dit-on, met Saint-Esprit à l’abri du fléau.’’ Il a sévi sur quelques points d’Espagne et du Pays Basque profond mais jamais sur les berges de l’Adour. Le flux et le reflux, la brise marine purifiant l’atmosphère, la forêt de pins à l’embouchure de l’Adour donnent toute confiance aux habitants. Il ne va pas en être ainsi cette fois. Les premiers cas apparaissent entre l’Adour et la Nive. Saint-Esprit est, à son tour, aux prises avec le fléau tant redouté ; de nombreux décès se produisent : ils jettent l’épouvante. Toutes les auto-

La joie est générale ; c’est la fin du cauchemar qui, depuis plus d’un mois, poursuivait sans cesse les habitants de Saint-Esprit. Les fidèles, tenant à remercier la Vierge, font part à leur curé de leur intention d’aller en pèlerinage à Buglose. Leur action de grâce dans la chapelle qui lui a été dédiée à proximité du chêne sous lequel saint Vincent de Paul enfant, garda son troupeau, sera, disent-ils à leur pasteur, très agréable à la Mère de Dieu. Le 15 octobre 1855, à 6 heures du matin, un train express composé de quatorze wagons enlève à 7


toute vapeur une partie de la population de SaintEsprit et de Saint-Etienne (800 personnes). Ce sont les fidèles des deux paroisses qui, suivant leur désir, se rendent à Buglose, conduits par leurs vénérables pasteurs. Si les habitants de Saint- Esprit vont remercier Marie de la cessation de l’épidémie qui avait sévi pendant quelques semaines avec assez d’intensité dans la classe ouvrière de cette ville, et la supplier d’en conjurer le retour par sa puissante intercession auprès de son divin Fils ; les fidèles de la paroisse de Saint-Étienne tiennent à lui témoigner leur profonde gratitude d’avoir été épargnés, sur leur coteau si pittoresque, alors que le fléau asiatique faisait de nombreuses victimes dans toute la contrée environnante. L’ administration des chemins de fer, par une louable mesure, avait établi des prix réduits à cette occasion. Les pieux pèlerins

étaient de retour dans la soirée du même jour. Depuis, le pèlerinage de la paroisse de Saint-Esprit s’est renouvelé chaque année. Avant 1857, les paroisses de Saint-Esprit, de Saint-Étienne et du Boucau appartenaient au diocèse d’Aire. Elles en furent distraites spirituellement pour être annexées à celui de Bayonne par un rescrit du Souverain Pontife. Sa Grandeur, Monseigneur Delamarre, archevêque d’Auch, procéda à cette adjonction le dimanche 6 octobre 1861 en vertu des pouvoirs que lui avait donné le Saint-Siège. Extraits de ‘’ Histoire de Saint Étienne’’

Nouvelles de Lourdes

• Le thème pastoral pour les pèlerinages à Lourdes en 2007 sera : «Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Corinthiens 5, 20) Thème essentiel et central du message de Lourdes. Les équipes de préparation de notre pèlerinage diocésain sont déjà au travail et le programme ébauché.Notez les dates sur votre agenda : 2 au 5 juillet 2007. • Rencontre annuelle des responsables des pèlerinages ‘’Jeunes’’ à Lourdes du 23 au 25 février 2007. • En 2008 Lourdes fêtera le 150ème anniversaire des apparitions. De nombreux rendez-vous sont déjà inscrits : - Le 8 décembre 2007 : ouverture de l’année jubilaire et 2ème rencontre internationale des hospitaliers et hospitalières de Lourdes. - En avril 2008 : 1er rassemblement international des confréries de pénitents. - En septembre 2008 : pèlerinage du Mouvement Chrétien des Retraités. - Du 4 au 8 septembre 2008 : congrès marial mariologique international : «Les apparitions de la Très Sainte Vierge Marie. Entre histoire, foi et théologie. »

• Travaux d’amélioration de l’éclairage et de la sonorisation de la basilique St Pie X. • Nouvelle signalétique pour permettre aux pèlerins et aux visiteurs individuels de se retrouver dans les sanctuaires. Indication des lieux, des salles …etc. • Nouvelles mosaïques sur les mystères lumineux dans la basilique du Rosaire pour 2008. • Sœur Jacqueline, directrice de l’Accueil Notre Dame, a quitté Lourdes cet été, pour la Corée du Sud. M. François LABADIE la remplace. • Amélioration du bien-être des personnes malades à l’accueil : achat et mise à disposition des hospitalités de 16 chariots de soins et d’hygiène. • En vente à la librairie des sanctuaires : Lourdes en 365 jours : ouvrage regroupant photos et textes, permettant aux lecteurs de retrouver une ambiance, de se remémorer des moments vécus, de découvrir la vie des sanctuaires. Je suis l’Immaculée : interventions du colloque de novembre 2005. Pèlerinage à Lourdes d’un jeune homme curieux : notes de voyage qu’un jeune rédige à l’intention de son frère sous les drapeaux en 1918.

Bureau : Centre Jean-Paul II - 102, av. Francis Planté 40100 DAX - Tél. 05 58 58 31 10 Permanence : Les lundis et vendredi en après-midi de 14 h 30 à 17 h Imprimerie Guy Barrouillet - Dax

2006_03nov  
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