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B 3 e l b m e s n E MAI 2004

Le mot du Président RÉAGIR ET AGIR Réagir... face à un premier constat qui est la méconnaissance de l’Hospitalité Landaise et de son action, aussi bien chez les laïcs que chez les prêtres. N’avons-nous pas entendu plusieurs fois les questions : “ L’Hospitalité Landaise … qu’estce que c’est ? ou encore … que fait-elle ? et enfin … que fait-elle avec l’argent des quêtes ? La perception de pareilles questions est extrêmement douloureuse pour toutes celles et tous ceux qui ne cessent de se consacrer bénévolement aux activités de leur association. Réagir… face à un second constat qui est celui de la difficulté que nous connaissons pour renouveler nos effectifs aussi bien du côté des hospitaliers que des malades ou handicapés. Recrutement et fidélisation des bénévoles, disponibilité lors des différentes actions, invitation aux malades à participer à un pèlerinage, tout ceci s’avère compliqué et délicat.

À la réflexion, il me semble que ces deux constats sont liés. Si nous ne sommes pas connus et encore moins reconnus, comment voulons-nous intéresser, captiver, recruter ? Oui, il nous faut agir ! Agir… en travaillant d’une part notre image et d’autre part notre message. Agir … en étant convaincus du bien-fondé de notre action, nous saurons dialoguer, persuader, montrer l’exemple. Agir … en utilisant le concours des médias, en étant plus opportunistes lors des rassemblements qui doivent nous faire mieux connaître. Agir … en étant crédibles, visibles et audibles, comme nous l’expliquait un prédicateur landais il y a quelque temps lors d’une célébration. Je suis sûr que, parmi vous, certains se sentent compétents en matière de communication. Manifestez-vous sans retard, faites-nous des propositions. Vous aiderez ainsi votre Hospitalité. Bon courage à tous ! François d’AVEZAC

SOYEZ-EN TOUS CONVAINCUS ! Pour être prêts à servir en équipe dès le

premier jour de notre pèlerinage, la présence à la journée de préparation s’impose à tous ! La qualité de notre service sera meilleure, l’efficacité de notre équipe sera décuplée !

TOUS PRÉSENTS LE SAMEDI 29 MAI A BUGLOSE !


Pour nous préparer

 Nous sommes tous inscrits. Les structures d’accueil réservées nous attendent à Lourdes. Le matériel, disposé dans les cartons, n’attend plus que le transporteur. Nous avons invité les malades de notre secteur à être des pèlerins de Notre Dame. Les animateurs spirituels se sont réunis plusieurs fois pour travailler le thème de l’année, et mieux accompagner malades et hospitaliers. Dans quelques jours, nous mettrons au point les derniers détails au cours de la journée de Buglose, à laquelle nous nous ferons un devoir de participer pour former l’équipe qui sera opérationnelle dès le 5 juin au matin. Alors, arrêtons-nous un peu, laissons un peu de place à la réflexion et à la prière …

SERVIR

Extraits d’une conférence sur le thème : “Servir à la suite du Christ Serviteur’’, donnée par Madame Isabelle PARMENTIER, théologienne, lors du congrès des présidents d’hospitalité, en octobre 2000.

Le service est un privilège de l’homme libre. Son contraire est l’esclavage, la servitude. “Le Christ n’est pas venu pour être servi mais pour servir.’’ Fils de Dieu, il s’est fait serviteur. Il nous révèle cette vocation de serviteur de l’Église au chapitre 13 de l’Évangile de Jean : il lave les pieds de ses disciples. Le service est lié à la gratuité de l’amour. Jésus est la source. “Tout ce qu’il vous dira, faites-le !’’ nous dit Marie à Lourdes comme à Cana. Choisir de devenir des serviteurs à sa manière ,“par lui, avec lui et en lui”’ : c’est servir l’homme en honorant la vocation humaine et servir la société en donnant à voir notre mission en Église.

l’autre, la reconnaissance de sa dignité ; le ROUGE de la compassion active, le don de soi ; le VERT de l’espérance, la miséricorde, le bain du pardon. Nous irons à Lourdes pour accompagner l’espérance. Les deux mains de notre service seront la joie et le respect. Sans joie, notre service serait une corvée ; sans respect notre joie serait un mépris. L’arrivée à Lourdes. Débarquement délicat

Le signe du service de l’hospitalité est le signe de la compassion de Dieu pour les souffrants : “Les malades sont pour nous la présence réelle du Christ souffrant. Nous sommes pour eux, auprès d’eux, la présence du Christ compatissant.” (J.N. Bezançon) Nous sommes créés pour la joie de Dieu, la joie est première dans la gratuité divine. À Lourdes, à la suite du Christ, formons une Église servante de la joie de Dieu sur terre. La joie n’est pas l’absence de souci : c’est la disponibilité à l’autre. Attention aux risques d’une joie qui ne respecte pas la souffrance. Annonçons, par tout notre être, un Dieu de joie, de lumière et de fête. Nous sommes créés pour l’amour et le respect. “Tu es précieux à mes yeux et moi, je t’aime” (Is 43) Les trois couleurs de l’amour dans la vie du Christ-Serviteur sont : l’OR du respect de 2


Une prière à égrener ‘’À travers les mains qui égrènent et les lèvres qui récitent, c’est le corps entier qui participe à la prière. Le corps est mis en état de veille active, tout à la fois il cueille et se recueille … Sylvie GERMAIN

Chapelet en main, dizainier autour d’un doigt, le pèlerin médite les mystères du Rosaire. Ce mot a une origine florale : en latin impérial “rosarium’’ désignait une roseraie ; depuis son sens s’est déplacé. Le rosarium a été la couronne de roses dont on ornait le voile marial. Puis il a donné le mot ‘’Rosaire’’ qui désigne le long chapelet composé de dizaines de menus grains scandées de quinze plus gros grains isolés : les premiers – au nombre de 150, comme les psaumes – invitent à une récitation réitérée du “Je vous salue Marie’’, les seconds à celle du “Notre Père’’. Il a été créé pour les frères convers de l’ordre de Cîteaux qui, de peu d’instruction et voués à effectuer les tâches manuelles dans la communauté, n’avaient qu’une participation réduite aux offices. Le ressassement solitaire de l’Ave Maria leur tenait lieu d’office. Le rosaire est empreint de cette humilité, de cette sagesse donnée aux “petits’’. Sous les doigts épais, rugueux des frères servants, la semence de rose demeurée en sommeil dans les perles de bois frémissait à la longue et, parfois, une rose invisible finissait par éclore et par embaumer leur cœur en secret. “Mais avec tant d’oubli, comment faire une rose ?’’ demandait le poète Jules Supervielle. Le rosaire, qui conduit à l’oubli de soi, le peut.

Au pied de la croix (basilique Pie X)

Cette prière est tactile en ce qu’elle s’accompagne continûment d’un toucher tout en douceur. L’orant avance en tâtonnant dans le mystère, il en palpe l’immensité. À travers les mains qui égrènent et les lèvres qui récitent, c’est le corps entier qui participe à la prière. Le corps est mis en état de veille active, tout à la fois il cueille et se recueille. Le corps, le cœur, l’esprit font alliance dans la méditation, ils se nimbent de silence pour mieux laisser s’épanouir en ondes et résonance les paroles murmurées. Le corps, le cœur, l’esprit font écho au mystère de la Trinité, ils effleurent celui de l’Incarnation. Le rosaire est un exercice de la patience et du calme, et un éloge de la lenteur. Sous l’effet de la répétition, les mots et les grains peu à peu se ressemblent, ils se polissent et se moirent de lueurs toujours nouvelles. Et l’âme avec.

Le rosaire est une prière évangélique “à fleur de peau’’ qui caresse inlassablement le mystère de l’Incarnation sous son triple aspect : celui de la Joie – de l’Annonciation à l’enfance de Jésus -, celui de la Douleur – de l’agonie à la Croix -, celui de la Gloire – de la Résurrection et la Pentecôte à l’Assomption.

Panorama – octobre 2000 3


Servir... Mais comment ?

 À Lourdes, emporté par le tourbillon de l’emploi du temps, il arrive à l’hospitalier d’oublier … Avant de partir, imprimons dans notre mémoire ce qui devra être naturel dans notre service !

∑ Qualités de l’hospitalier : Respect – Discrétion – Délicatesse – Exactitude. ∑ Comportement de l’hospitalier : Il est pèlerin, accompagnant des malades, dans une même démarche de ressourcement. – Respecter le pèlerinage et le cheminement de chacun. – Respecter le silence et la prière, (Grotte, fontaines, piscines …). – Être attentif et accueillant à tous. – Garder toujours la bonne humeur malgré la fatigue. – Éviter ce qui peut rappeler le caractère de l’hopital.

∑ Attitude de l’hospitalier : – Respecter le malade (soins et toilette : utiliser les paravents) – Ménager la souffrance des malades.,(les lever, les porter, éviter les parties douloureuses). – Respecter la liberté du malade, (ce n’est pas un colis). – Lui laisser sa part d’autonomie. – Surveiller ceux qui peuvent s’échapper ou faire une bêtise. – Savoir accueillir et respecter les confidences. – Ne pas laisser un malade isolé, (surtout s’il est moins attirant que les autres). – Être patient, prendre du temps pour discuter et beaucoup expliquer. – Rappeler le thème de la journée, les horaires, les moments importants. – Surveiller son langage.

∑ Détails pour une journée sans problème : – Bien écouter les consignes et les conseils. – Vérifier que les malades ont bien leurs badges. – Vérifier que tous les bagages possèdent une étiquette. – Porter attention aux petites affaires qui se perdent facilement. – Se laver les mains régulièrement, porter des gants, (toilettes). – Être ponctuel aux heures de rendez-vous. – Être attentif aux changements, les accueillir avec le sourire (horaires et lieux de célébration), il peut y avoir des imprévus. – S’inscrire à un pèlerinage pour servir, est un engagement à respecter à chaque instant. – Ne s’engager auprès d’un malade pour une visite après pèlerinage, que si l’on est sûr de soi. – Ne jamais engager un autre hospitalier à votre place. Ne pas communiquer les numéros de téléphone et l’adresse d’autres hospitaliers sans leur consentement. – Évaluer la fatigue des malades marchants. Utiliser les voitures, (couvertures et toiles). – Les malades ne peuvent sortir du domaine qu’accompagnés par deux hospitaliers ; les responsables de salle doivent toujours savoir où ils se trouvent. – Ne pas faire d’efforts inutiles, demander de l’aide, sécuriser nos gestes. – Si vous ne pouvez pas continuer votre service, avertissez votre chef d’équipe. – Si vous êtes nouveau, ne cherchez pas à résoudre seul un problème. Pour toute difficulté, ouvrez-vous immédiatement aux autres. Ne pas fumer en service ou dans le domaine et éteindre son portable. Avoir une tenue correcte. Seule, l’infirmière diplômée est habilitée à donner des médicaments. 4


WLe pèlerinage approche...  À la suite du départ de notre aumônier, le Père Pierre DUCAMP, qui ne sera remplacé que le 1er septembre prochain, l’Hospitalité Landaise se devait de réagir pour pallier cette absence, en donnant un nouvel élan à l’équipe des animateurs spirituels. Découvrons les étapes de cette préparation avec Marie France d’Avezac.

Un plan de préparation a d’abord été organisé pour cette équipe : • Une journée de lancement à Lourdes le 14 mars • Deux après-midi à Buglose les 27 mars et 8 mai Le point d’orgue étant la journée de découverte et de préparation du pèlerinage pour tous les hospitaliers, au cours de laquelle les animateurs donneront aux équipes de leur salle toute l’information nécessaire sur leur action. d’hospitaliers, pour lesquels il aura à faciliter l’approche des thèmes journaliers. À la fin de ce travail de groupe, nous avons écouté un très brillant exposé par le Père Régis-Marie de La Teyssonnière, (chapelain des sanctuaires et aumônier de l’Hospitalité N.D.de Lourdes) : “Les signes de Lourdes (plus particulièrement celui du Rocher) et notre vie de chrétien.’’ Comment celle-ci peut être soutenue par le message de Lourdes ? Après le repas pris en commun à l’Ave Maria et une courte récréation, nous avons mis nos pas sur ‘’Les pas de Bernadette’’ afin de mieux connaître cette simple jeune-fille, messagère de Marie, devenue une grande sainte, et qui attire à Lourdes cette foule de pèlerins. Ces deux heures de découvertes ou d’approfondissement se sont terminées, comme il se devait, par la prière et le passage à la grotte. Nous avons pris la file des pèlerins pour passer sous ce Rocher, symbole de la solidité et de la fidélité de Dieu à notre égard. Chacun, avec son geste personnel, a dit son désir de s’appuyer sur Lui, comme Bernadette l’a fait durant toute sa vie.

Sur les pas de Bernadette : le cachot

Le dimanche 14 mars, sous un soleil printanier, nous sommes accompagnés par le Père JeanBernard LABEYRIE qui nous épaule dans l’attente du nouvel aumônier. Nous étions 20 à Lourdes pour étudier le thème de l’année : “Le Seigneur est mon Rocher’’, et pour nous ressourcer auprès de Marie afin de mieux comprendre son message où s’inscrit précisément le thème choisi. Après la messe à la Crypte, lieu trop petit pour les grandes foules, mais propice au recueillement et à la prière en petits groupes (un essai à tenter), nous avons découvert la trame des quatre jours de juin. Puis nous avons débattu du rôle de l’animateur spirituel, avant tout pèlerin et hospitalier, mais qui a pour mission première de réfléchir, dialoguer, prier, animer un groupe de malades et

Je t’aime ,Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, Mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, je fêterai ton nom. Psaume 18 5


Une Journée à Lourdes

 Afin d’organiser au mieux le pèlerinage des jeunes et plus particulièrement un grand rallye sur les églises du sanctuaire, quelques membres de l’équipe de préparation sont partis pour une journée à Lourdes.

Louez Dieu en son sanctuaire, louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par l’éclat de la trompette. (PS 150)

venant de l’Ile de France, dans le cadre des journées du FRAT. 14h30, nous voici donc devant les portes de Pie X au milieu du petit groupe de jeunes malades et handicapés de l’A.B.I.I.F. Nous rentrons dans une basilique entièrement vide. Tous les bancs ont disparu laissant la place à de grands tapis verts sur lesquels nous nous asseyons. Toute l’équipe d’organisation du FRAT s’affère encore. Le top départ est enfin donné. C’est alors que toutes les portes sont ouvertes. De tout côté rentrent des colonnes de jeunes guidés par les équipes d’organisation. En moins de 10 minutes, les 9000 jeunes sont installés dans un ordre remarquable, remplissant entièrement la Basilique. L’émotion est forte. Les chants retentissent, accueillant les prêtres, les évêques, et Mgr Lustiger qui entrent en procession. La messe commence, marquée par plusieurs moments très forts : le temps du pardon et de l’aspersion, l’évangile, la prière universelle mais aussi un moment de silence pour prier avec Mgr Lustiger qui fête aujourd’hui ses 50 ans de sacerdoce. Après cette magnifique célébration empreinte d’une forte émotion, nous partons pour un temps de prière à la grotte. 17h30 et déjà l’heure du départ… Nous voici donc une dernière fois à l’Accueil Notre Dame pour un au revoir à nos amis de Paris avant de reprendre la route vers les Landes.

Samedi 17 avril 2004 – 9h30, nous voici arrivés à Lourdes. Si cette journée est principalement consacrée à la préparation de notre pèlerinage, nous profitons de l’occasion pour retrouver nos jeunes amis hospitaliers de l’A.B.I.I.F (Hospitalité d’Ile de France). Si chaque année ils sont plusieurs à venir nous rejoindre en juillet lors de notre pélé, c’est aujourd’hui l’occasion de découvrir à notre tour leur pèlerinage. Nous partons donc pour les retrouver lors d’une messe à 10h à Sainte Bernadette. Réunissant jeunes et moins jeunes cette célébration est un beau moment de communion marqué par un temps très fort en émotion : le sacrement des malades. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce que sera notre pèlerinage en 2005 voyant toutes ces générations réunies dans la prière. Après la messe, nous partons enfin à la redécouverte des églises du sanctuaire. C’est pour nous l’occasion de voir sous un autre jour toutes ces églises dont les détails nous apparaissent les uns après les autres et sont parfois très subtils. Mais malheureusement pour vous, nous ne pouvons vous les raconter ici afin de garder le plus grand suspense pour notre jeu. Voici enfin venir l’heure du repas. Direction l’abri Saint Michel où nous retrouvons nos amis parisiens. C’est au cours du repas qu’ils nous proposent de venir les rejoindre pour une célébration à la basilique Pie X, avec près de 9000 jeunes

Marie-Vincente, Luc, Vincent et Yannick 6


L’Assemblée Générale

 Convoqués par leur président, les hospitaliers landais se sont retrouvés à Mont de Marsan le 18 avril pour faire le point sur leur action et envisager l’avenir. Information, réflexion, mais aussi prière étaient au menu de la journée … Deux dates ont déjà marqué l’année 2004 :

La chaleur de l’accueil des hospitaliers montois a meublé le quart d’heure landais : c’est à l’heure bien sonnée que notre président a pu souhaiter la bienvenue à tous. Heureuse surprise, nous avons le plaisir de reconnaître à sa droite notre nouvel aumônier : Olivier DOBERSECQ. Pour nous, il n’est pas un inconnu, puisque hospitalier depuis plus de vingt ans, d’abord avec le pèlerinage des jeunes, puis plus tard, comme aumônier de salle avec les adultes. Nous nous réjouissons de cette nouvelle prise de responsabilité qui sera effective le 1er septembre 2004. Francis PEREZ, responsable du secteur et son complice Guy PETIT, ouvrent les débats en présentant à l’assemblée, le Marsan qui nous reçoit, au cours d’un exposé brillant et plein d’humour. Nous laissons les rires de côté pour la musique des chiffres. Notre trésorier nous apprend que l’exercice qui vient de s’achever est déficitaire. Les frais engagés pour les malades, les charges de transport, les frais de gestion (nécessaires) sont en augmentation, alors que les rentrées habituelles (cotisations, dons, quêtes) sont en régression. Le bureau est invité à se pencher sur ces problèmes et à trouver les corrections pour redresser cette situation inhabituelle.

- Après les noëls, pour lesquels les secteurs se regroupent, la journée mondiale des malades, avec sa forte participation landaise, a lancé la saison le 11 février. - Pour plus d’efficacité dans leur mission, les animateurs spirituels ont commencé leur formation dans les sanctuaires lourdais le 14 mars et la poursuivent à Buglose. Au service des malades, l’hospitalier est aussi au service du diocèse, dont 400 heures à l’entretien de Buglose qui pose, malgré cela, de gros problèmes pour recevoir autant de pèlerins, (délabrement, assainissement, propreté). En plus de nos pèlerinages, deux manifestations peuvent déjà retenir notre attention : - en juin 2004 : le pèlerinage handisports - en août 2005 : les J.M.J.

Appels lancé à tous : Le redressement de la trésorerie de notre hospitalité passe par les efforts de tous ses membres : - paiement des cotisations. - présentation de l’hospitalité, dialogue, explications sur l’utilisation des fonds recueillis. La création d’une équipe d’accompagnement des malades en relation avec les animateurs spirituels, (leur tenir compagnie, parler ou prier avec eux... etc.) Les responsables de l’hébergement (Josette SOUS) du matériel (Christiane DARTHENUC), la responsable des hospitalières (Florence NAVARRE) demandent à être remplacées ou épaulées. Les candidates et les candidats seront les bienvenus et le recrutement est ouvert. La participation landaise à la première rencontre internationale des hospitaliers, novembre 2004.

Le rapport moral de notre président fait apparaître les faits marquants de l’année passée et de celle qui vient : - Le pèlerinage retraite des hospitaliers à Nevers. - Nos pèlerinages qui ont acheminé vers Lourdes près de 300 malades ou handicapés, quelques 500 hospitaliers dont 50 venaient pour la première fois et dont près de vingt se sont engagés dans le service hospitalier. - 1700 anciens pour leur journée d’automne. - La journée de prière à Buglose qui rassemble la famille hospitalière toujours avec autant de succès. - Le départ à la retraite de notre aumônier le Père DUCAMP. Merci à vous, Père, pour la richesse de toutes ces années.

L’année 2005 verra le regroupement de nos deux pèlerinages (adultes et jeunes) au mois de Juillet. Un travail important de préparation est à attendre en matière d’hébergement, de transport, de recrutement (malades et hospitaliers), intégration 7


et passage d’une structure à l’autre, animation, information, formation, communication.

l’avance et amenons-le progressivement vers une acceptation qui lui paraîtra naturelle.

Jacques de Sorbier, médecin de l’Hospitalité, aborde ensuite le difficile problème du ‘’recrutement’’ des malades pour les deux pèlerinages. Nous amenons à Lourdes toujours les mêmes malades dans une proportion de 90 à 95%, (seulement 5 à 10% de nouveaux). Ces malades sont de plus en plus âgés, plus atteints par les méfaits de l’âge que ceux d’une pathologie précise invalidante. Ils ne sont pas représentatifs des malades de notre diocèse. Nous ne remplissons pas (ou peu) une des missions de notre engagement d’hospitalier : assurer une présence auprès de tous les malades de notre diocèse, et pas seulement auprès de notre noyau habituel qui va s’amenuisant. Ne passons-nous pas à côté de malades qui attendent une proposition de notre part ? Sommes-nous capables de donner à tous, l’envie d’aller en pèlerinage à Lourdes ? Ne décrétons pas, avant de l’avoir vu, que tel ou tel malade ne sera pas intéressé par notre proposition. Le malade (comme nous) a peur de l’inconnu, du changement, du dérangement. Ne nous arrêtons pas au premier refus. Préparons-le longtemps à

Pour certains le pèlerinage est devenu une habitude, presque un dû. Amenons les à l’idée que de temps en temps il leur faudra laisser leur place à d’autres. Nous devons nous mobiliser toute l’année et pas seulement dans l’urgence des pèlerinages, vaincre nos timidités et nos apriorismes ; donner aux malades l’envie d’aller à Lourdes en dédramatisant tout ce qui peut les inquiéter. Soyons enthousiastes, soyons missionnaires, soyons simplement hospitaliers. Luc Perromat, pour l’équipe des jeunes, est revenu sur les activités de l’année passée dont trois moments importants ont marqué ces derniers mois : un pèlerinage qui fêtait son 25° anniversaire avec une affluence record de jeunes hospitaliers ; le goûter de Noël dans le secteur de Biscarrosse et la participation à la Commission Regroupement des pèlerinages où ils ont pu mesurer l’intérêt porté à leur action. Notre évêque a clôturé les débats, disant sa joie d’être avec l’Hospitalité, et remerciant ses membres pour la disponibilité et le dévouement dont il font preuve au service du diocèse.

Miracle à Tartas

 Nouvelle rubrique dans notre journal… La tribune de l’histoire … (France) », guérie le 9 novembre 1858, l’année même des apparitions. Qui était donc cette compatriote et de quoi souffrait-elle ? Quelles ont été les circonstances de sa guérison ?

Le 19 mars dernier, les jeunes du diocèse étaient invités à une conférence donnée à Dax par M. Jean Pierre Bély. Cet homme a souffert d'une affection organique de type Sclérose en Plaques à un stade sévère et avancé ; il a été guéri brutalement lors d’un pèlerinage à Lourdes le 9 octobre 1987. Cette guérison qui correspond à un fait inhabituel et inexplicable en fonction des données de la science, a été reconnue comme miraculeuse par l’évêque d’Angoulême le 9 février 1999. Il est le dernier miraculé reconnu de Lourdes.

Marie Moreau est née à Tartas (Ville Basse) en 1843 dans une bonne famille tarusate. Son père est le directeur de la poste aux lettres ; ses ancêtres d’origine bourguignonne sont arrivés à Tartas au 18° siècle et possèdent un important domaine foncier à Beylongue qui a pour nom le quartier Moreau. Son oncle maternel est le conseiller général Léon de Chauton ; le reste de la parenté occupe des fonctions honorables

Dans la liste officielle des miraculés, nous trouvons parmi les premiers noms celui d’une landaise, « Mademoiselle Marie Moreau, de Tartas 8


elle voit ! Mieux, elle se fait porter un livre par sa jeune sœur et elle lit distinctement. Elle est guérie, radicalement et instantanément guérie ! Elle se rendra à Lourdes en action de grâces le 26 novembre pour se vouer à la Vierge : tout, jusqu’à ses bas, était bleu. Le curé de Lourdes, l’abbé Peyramale, bénira à l’église la belle robe dont la foule suivra le sillage jusqu’à la grotte de Massabielle. Son passage et ce changement de vêtement spectaculaire font parler les gens : « c’est une comédienne », lancent les opposants, à l’indignation des autres, car sa sincérité n’est pas discutable. La guérison inexplicable de Marie Moreau sera l’un des arguments sur lesquels s’appuiera l’évêque de Tarbes, Mgr Laurence, pour proclamer solennellement le 18 janvier 1862 : « l’Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous ». Marie Moreau regagne son pensionnat bordelais et tous lui reconnaissent « les plus beaux yeux du monde ». Au sortir du couvent, elle se mariera avec le Marquis de Villefort en 1860 : ils auront 8 enfants. Elle mourra à Duhort en 1938, à l’âge de 95 ans : la guérison était vraiment complète et durable !

dans la localité : notaire, médecin, maire etc. L’ éducation de Marie Moreau échappe aux soins empressés des éducatrices locales, les Ursulines de Tartas. C’est aux Dames du très huppé couvent bordelais du Sacré Cœur que ses parents l’ont confiée, et c’est là qu’elle ressent les premiers symptômes de graves problèmes oculaires. En janvier 1858, sa vue donne des signes de faiblesse tels qu’on doit la faire examiner par un célèbre professeur bordelais, le docteur Bermond, qui s’emploie, mais en vain, à la soigner. Au mois de mai, incapable de lire ou de travailler à l’aiguille, Marie Moreau rentre dans sa famille. On tente alors des bains de mer à Biarritz ; on part se reposer à la campagne au château du Lau à Duhort-Bachen. Mais le mal empire : la jeune fille a complètement perdu l’œil droit et l’autre est si compromis que, selon l’expression de son père, « elle n’aurait pas vu un cheval à six pas » (c’est un directeur de la poste aux chevaux qui parle !). Le seul espoir reste Paris. Les malles sont prêtes : on craint d’avoir trop tardé. Mais en lisant le journal Le Messager Catholique, son père découvre la curieuse histoire d’une veuve de Nay, Madame Rizan, paralysée depuis des années et guérie grâce à de l’eau de Lourdes. On raconte que la Vierge serait apparue à une bergère dans une grotte de cette localité pyrénéenne et qu’elle aurait désigné une source qui fait des prodiges … Pourquoi ne pas essayer ce remède avant de partir à Paris ? Le problème est de se procurer de l’eau de la grotte … La Providence fait bien les choses : le doyen de Tartas, l’abbé Guillaume Miqueu, est natif d’Ossun, dans les Hautes Pyrénées ; à l’époque, le diocèse de Tarbes est tellement riche en prêtres qu’il en exporte vers les Landes … Le vicaire de Tartas vient de rapporter une bouteille de Lourdes. Une neuvaine est commencée et Marie Moreau se couche au soir du 8 novembre 1858, ayant posé sur ses yeux malades un bandeau imprégné de l’eau miraculeuse. La nuit se passe paisiblement et au matin, le froid soleil hivernal filtre à travers les contrevents de la maison paternelle de la rue Duprat. Vite, Marie Moreau enlève le linge :

Lors de sa visite à Lourdes, Marie Moreau voulut rencontrer Bernadette : elle oublia même intentionnellement chez elle un vêtement, et ne sachant à qui le rendre, Bernadette le garda. Si les deux jeunes filles étaient pratiquement du même âge, leurs milieux sociaux étaient bien différents. Ce furent certainement les deux extrêmes de la société qui entraient en relation. D’un côté la demoiselle pensionnaire du Sacré Cœur, de l’autre la fille d’un homme soupçonné de vol à cause de sa très grande pauvreté. Parmi les malades guéris à Lourdes, parmi les pèlerins ordinaires, on trouve le même mélange de riches et de pauvres, de gens simples et de savants. Lourdes réalise en cela aussi l’anticipation d’un monde où les différences de culture, de génération ou de milieu social ne sont pas des obstacles insurmontables pour la relation. Qu’il en soit de même dans notre Hospitalité diocésaine ! Père Dominique BOP 9


En direct des secteurs …

 Le dernier “Ensemble-3B’’ avait fait appel aux rédacteurs dans les secteurs pour que les actions locales soient mieux connues de tous. Un premier secteur a répondu à l’invitation. Nous espérons qu’il sera suivi par beaucoup d’autres. ment donne l’occasion aux futurs pèlerins, nouveaux malades et nouvelles recrues hospitalières, de prendre contact, de faire connaissance, peut-être de se rassurer. Et nous voilà prêts pour les quatre jours à Lourdes.

VIE HOSPITALIÈRE

en Albret-Armagnac

L’ Hospitalité Landaise a pour mission d’accompagner des frères malades ou handicapés, lors de temps forts comme les pèlerinages. Mais c’est tout au long de l’année que nous vivons les uns avec les autres.

Au retour, la fête du Sacré Cœur nous donne l’occasion de nous retrouver pour rendre grâce. Après avoir “tourné’’ dans différentes paroisses, c’est Roquefort qui nous accueille, où nous rejoignons en fin d’après midi le Père Delord et ses paroissiens pour un temps d’adoration et pour l’eucharistie, (sans oublier le verre de l’amitié). L’été et l’automne sont ponctués par trois grands rendez-vous : le pèlerinage des jeunes, celui de Buglose et la journée des aînés, manifestations auxquelles le secteur participe le plus possible.

Entre début décembre et fin janvier nous fêtons Noël chaque année dans un village différent du secteur. Depuis que la célébration de la journée mondiale des malades a été renouvelée, nous essayons de marquer cette fête dans nos paroisses : l’image de la neuvaine à N.D. de Lourdes est remise aux hospitaliers, malades et personnes âgées que nous côtoyons. Dans une paroisse en particulier, le prêtre, très sensible à cette fête, a proposé une messe plus solennelle, le dimanche le plus proche du 11 février. Les malades y sont conviés, accompagnés des hospitaliers.

Il existe aussi un autre moment de contact avec la population de ceux qui viennent à la messe le dimanche. Tous les relais paroissiaux de notre secteur reçoivent notre visite une fois par an pour la quête en faveur de l’Hospitalité : occasion d’information, sur son action, sur ses moyens, sur l’utilisation des fonds qui lui sont donnés, occasion aussi d’appeler à servir. Voilà une année de vie hospitalière en Albret-Armagnac. Merci à Notre Dame d’être au cœur de toutes nos rencontres qui créent ou renforcent tant de liens de fraternité entre nous

Au mois de mai, malades et hospitaliers préparent le pèlerinage diocésain : réflexion, échanges en petits groupes à partir d’un résumé des textes de Lourdes sur le thème de l’année, suivis de la mise en commun et de l’élaboration d’intentions de prière. La présence d’un prêtre du secteur est une chance : il peut répondre plus facilement à des questions ou intervenir sur un point particulier. Selon sa disponibilité, eucharistie ou prière du chapelet termineront notre réunion. Ce rassemble-

Évelyne LAVIGNE CASTÉRAN 10


 Pour rir

Espèce en perdition erreur, un oubli, pour lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez celui-ci, une maladie très grave : le ‘’découragement’’. Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant sa

Le bénévole (activus bénévolus) est un mammifère bipède que l’on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé “convocation’’. On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler le budget. Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour.

canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil, un livre ou la télévision sur le sujet atteint.

L’ennemi héréditaire du bénévole est le “yaqua’’ (nom populaire) dont les origines n’ont pu être, à ce jour, déterminées. Le yaqua est aussi un animal bipède. Il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots : ya et qua, ce qui explique son nom et une grande langue.

Les bénévoles décimés par le découragement risquent de disparaître. Il n’est pas impossible que, dans quelques années, on ne rencontre plus cette espèce que dans les zoos où, comme tous les malheureux animaux enfermés, ils n’arriveront plus à se reproduire. Les yaquas, avec leur petit cerveau et leur grande langue, viendront alors leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie le passé, pas si lointain, où ils pouvaient traquer le bénévole sans contrainte.

La tribu des yaquas comporte diverses familles : les ‘’yfocons’’, les ‘’yzoncas’’, les ‘’yoracas’’. Le yaqua, bien abrité dans la cité anonyme, attend le moment où le bénévole fera une

Anonymus

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Programme du pèlerinage  Quatre jours à vivre intensément … À travers notre service, nous nous laisserons interpeller par le thème de l’année …

Le Seigneur est mon Rocher < Samedi 5 Juin 2004. Il est le Rocher qui m’accueille Matin 14h30 16h00 17h30 20h00

Installation à l’accueil Notre Dame. En salle : lancement du pèlerinage. Catéchèse : Le Rocher de la Grotte. Église Sainte Bernadette : Célébration eucharistique. Prairie face à la Grotte : Méditation du chapelet. En salle : prière du soir.

< Dimanche 6 Juin 2004. Il est le Rocher sur lequel se dresse l’Église 8h30 10h00 11h30 14h30 17h00 20h00

En salle : Catéchèse : Les sacrements ; la réconciliation ; l’eucharistie. (avec les Landais pèlerins d’un jour) Église Sainte Bernadette : Célébration pénitentielle. Esplanade du Rosaire : photo du pèlerinage landais. Église Sainte Bernadette : Célébration eucharistique. Procession eucharistique. En salle : prière du soir.

< Lundi 7 Juin 2004. Il est le Rocher qui m’abreuve 8h30 10h00 14h00 16h15 17h30 21h00

Grotte : Célébration eucharistique. En salle : Catéchèse : Les fontaines ; les piscines ; la grotte Démarches vers les piscines ; le chemin de l’eau. Passage à la grotte. Église Sainte Bernadette : Célébration d’action de grâce sur le thème de l’eau. Procession mariale.

< Mardi 8 Juin 2004. Il est le Rocher sur lequel je vais bâtir ma vie 10h00 14h00 15h30

Chapelle Notre Dame : Célébration eucharistique. Église Sainte Bernadette : Célébration de l’envoi, engagement des hospitaliers. Départ vers les Landes.

Les autres dates :

PÉLÉ JEUNES : 16 au 19 juillet BUGLOSE : 5 septembre LES AINÉS : 21 octobre

Bureau : Centre Jean-Paul II - 102, av. Francis Planté 40100 DAX - Tél. 05 58 58 31 10 Permanence : Les lundis et vendredi en après-midi de 14h30 à 17 h

2004_02mai  
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