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mai 2012 - N° 785

Dossier : la politesse – Ville : narbonne, la première cité romaine de france mai 2012 – N° 785 – 5,50 €

ALL 6,90 €/BEL 6,30 €/CAN 9,99 $CAN/DOM 6,50 €/ESP 6,50 €/GR 6,50€/ITA 6,50 €/PORT-CONT 6,50 €/LUX 6,50 €/MAR 58,00 DH/MAY 7,90 €/CH 11 FS/TOM AVION 1550,00 XPF/TOM SURFACE 880 XPF/TUN 6,50 TND

du Moyen âge à nos jours

La politesse

Comment le savoir-vivre a évolué Civilité et incivilités Des usages… hors d’usage ? actualités

Sondages : ça ballotte depuis 1824 !

Portrait La financière occulte d’un député populiste nos rendez-vous inédits : préhistoire, archéologie, les routes de l’histoire, l’origine d’une expression…

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SOMMAIRE

Mai 2012

6 ACTUALITÉ

Les sondages en ballottage

31 DOSSIER

La politesse, du Moyen Âge à nos jours La courtoisie médiévale, la galanterie du XVIIe siècle,

10 À LA PRÉHISTOIRE

tous les codes de la vie en société sont balayés par la Ré-

Les premières maladies

volution avant de revenir en force au XIXe siècle. À méditer à l’heure où les incivilités semblent se multiplier.

13 ARCHÉOLOGIE

Des enseignes de pèlerins

62 LES DESSOUS DE…

Le putsch d’Alger

15 LE MUSÉE INSOLITE

La tentative de renversement de la République, le

Le musée Baccarat

21 avril 1961, racontée par l’un de ses acteurs.

16 L’ART DE L’HISTOIRE

Gustave Moreau La fascination pour l’antique

18 LES ROUTES DE L’HISTOIRE

68 SPÉCIAL VILLE

Narbonne, la première cité romaine de… France Il y a 2 130 ans, les Romains décident de fonder une ville étape sur la route de la riche Hispanie.

La route des Rohan

20 L’INÉDIT DU MOIS

78 À L’AFFICHE

21 UN ILLUSTRE INCONNU

84 LIVRES

Le Guide vert de Louis XVI

Richard-Lenoir

Expositions, théâtre, cinéma, DVD et télévision.

91 MOTS CROISÉS

22 UN MOT, UNE EXPRESSION

92 PORTRAIT

Les oreilles d’âne

La duchesse d’Uzès, financière occulte de campagnes électorales

23 L’AIR DU TEMPS

La richissime descendante de la Veuve Cliquot puise

L’Internationale

dans sa cassette pour financer le général Boulanger.

26 CE JOUR-LÀ

8 mai 1902, l’éruption de la montagne Pelée

98 L’IDÉE REÇUE

Toutes les croisades visent les Lieux saints

DR -PUF M.-A. Journel/Devine - G. Lefauconnier

CONTRIBUTEURS

Jean Verdon

Alain Viala

Olivier Coquard

Joëlle Chevé

Médiéviste de renom. Dernier titre : Information et désinformation au Moyen Âge (Perrin, 2010). À paraître Intrigues, complots et trahisons au Moyen Âge (Perrin).

Titulaire de la chaire de Lettres françaises à l’université d’Oxford. Il a publié notamment La France galante (PUF, 2008), couronné par le Gapper Prize en 2009.

Professeur au lycée Henri-IV, docteur en Histoire, il a consacré sa thèse à Marat (Fayard, 1993).

Historienne, spécialiste de la société d’Ancien Régime, elle a signé la première biographie consacrée à Marie-Thérèse d’Autriche, l’épouse de Louis XIII (Pygmalion, 2008).

4 HISTORIA MAI 2012


akg-images Bertrand Rieger/hemis.fr

Spécial ville : Narbonne, p. 68 La première cité romaine… de France

Gil Lefauconnier - DR J. Graf/fedephoto.com (2)

Dossier : La politesse, p. 31 Du Moyen Âge à nos jours

Pascal Marchetti-Leca

Denis Lefebvre

Guy Perrier

Marie-Hélène Parinaud

Professeur de Lettres à l’Université de Corse, il est coauteur de Voleurs de feu. Moments de grâce dans la littérature française (Flammarion, 2007).

Secrétaire général de l’Ours (Office universitaire de recherche socialiste), il a fait paraître Les Secrets de l’expédition de Suez, 1956 (Perrin, 2010).

Ancien militaire, il a publié de nombreuses biographies, dont celles de Leclerc, Brossolette et Bénouville. Dernier ouvrage : Le Suicide de la flotte française (Pygmalion, 2010).

Ancienne historienne du musée Carnavalet, elle a écrit plusieurs ouvrages et tenu des chroniques dans Le Parisien. En préparation, une biographie de Messaline.

mai 2012 historia 5


LES ROUTES DE L’HISTOIRE

Par Éric Mension-Rigau

La route des Rohan

En plein cœur du Morbihan, ce circuit, créé l’an dernier, retrace l’histoire de l’illustre lignée qui doit son nom à la petite cité dominée par le fameux « petit rocher », Roc’han en breton.

Illustration Grégory Proch

peintures murales du XVIe siècle racontant la vie du saint. Elles furent sans doute commandées par Jean II pour rappeler que ses ancêtres descendraient du roi légendaire Conan Mériadec, premier souverain d’Armorique et père du saint. Arguant de cette ascendance royale ainsi que de multiples alliances avec la famille ducale, les Rohan prétendirent au titre de duc de Bretagne mais n’y parvinrent jamais, d’où leur devise « Roi ne puis, Prince ne daigne, Rohan suis ». Au début du XVIe siècle, Jean II, luimême gendre du duc de Bretagne François II, s’efforce en vain de marier son fils à Anne de Bretagne, héritière du duché. Il se console avec la fonction de gouverneur de Bretagne pour Charles VIII. En continuant la route vers le sud, à mi-chemin entre Pontivy et Ploërmel, on arrive à Josselin, troisième forteresse familiale. Au début du XIe siècle, Guéthenoc, seigneur de Porhoët, fait élever une chapelle sur les lieux de la découverte d’une statue miraculeuse de la Vierge, trouvée dans un buisson de ronces, devenue aujourd’hui la basilique Notre-Dame du Roncier. La notoriété du sanctuaire s’accroît avec l’essor des pardons : celui des « aboyeuses », censé guérir les personnes atteintes d’une maladie convulsive, a toujours lieu le 8 septembre. Guéthenoc entreprend aussi la construction d’un château, autour duquel se développe une ville qui prend le nom de son fils Josselin, le grand-père d’Alain de Porhoët, le premier Rohan. Le connétable Olivier de Clisson en 1370, dont le

luxueux tombeau en marbre blanc se trouve dans l’église Notre-Dame du Roncier, transforme l’édifice en une place forte de grande importance. Son descendant, Henri (1579-1638), premier duc de Rohan, chef du parti protestant, soutient trois guerres contre Richelieu. Pour se venger, celui-ci ordonne, en 1629, la destruction du donjon et de cinq des neuf tours. Le 14e duc, ancien maire de la ville, président de la Région Bretagne et sénateur, habite toujours le superbe logis, édifié à la fin du XVe siècle par Jean II, magnifique témoignage du gothique flamboyant et de la Renaissance bretonne. De site en site réapparaît le blason des Rohan : « De gueules à neuf macles d’or rangées 3, 3, 1 ». Le macle est un losange doré considéré comme symbole d’une pierre de la forêt de Quénécan, non loin de l’étang des Salles près duquel les Rohan ont édifié des forges au XVIIe siècle.

Jean-Daniel Sudrès/hémis.fr

C

’est ici, vers 1120, qu’Alain de Porhoët édifie une forteresse et décide de prendre le titre de vicomte de Rohan : il est le premier Alain de Rohan, d’autres suivront, nombreux, dans cette famille où il est d’usage d’appeler l’aîné Alain ou Josselin. Les vestiges du château disparaissent lorsqu’en 1844 le duc de Rohan donne ses pierres pour la construction de l’abbaye NotreDame de Timadeuc, à quelques kilomètres. Première capitale de la vicomté, Rohan était autrefois un centre commercial dynamique qui organisait quatre foires par an. De très belles halles en bois, édifiées à la fin du XVIIe siècle, démontées au début du XXe siècle et réinstallées en 2007, en gardent le souvenir. Au gré des alliances, héritages et achats, les Rohan finissent par posséder un cinquième de la Bretagne. Leur territoire forme au XVe siècle une entité cohérente au centre de l’actuel Morbihan, complétée pas d’autres possessions comme le Léon en Finistère et Blain en Loire-Atlantique. Dans le courant du XIVe siècle, ils transfèrent leur capitale de Rohan à Pontivy, plus centrale géographiquement. À partir de 1479, Jean II y fait édifier une forteresse adaptée à l’artillerie de son temps et capable de résister à l’assaillant. Cœur historique de l’ancien duché de Rohan, elle est toujours propriété de la famille. Les Rohan sont les premiers rivaux des ducs de Bretagne. À Stival, à trois kilomètres de Pontivy, sur la route de Guéméné-sur-Scorff, l’église Saint-Mériadec abrite des

Un arrêt gastronomique s’impose dans ce fief e acquis par les Rohan à la fin du XIV siècle, réputé pour son andouille qui, contrairement à celle de Vire, est fabriquée par enfilages successifs de boyaux de porc. C’est de la branche des RohanGueméné que sont issus tous les Rohan actuels. De l’ancien château, démoli en 1926, ne subsiste plus que la porterie. Mais les maisons anciennes, ont un grand charme. Ouvert toute l’année.


Le domaine de Kerguéhe nnec, surnomm é le « petit Versailles breton », est construit en 1710 pour de riches banquiers actionnaires de la Compagnie des Indes. Il appartient aux Rohan pendant soixante-dix ans, de 1732 à 1802. Propriété du département du Morbihan, il accueille aujourd’hui un centre d’art. Son splendide parc de 170 hectares est émaillé de sculptures contemporaines. Ouvert toute l’année, sauf décembre-janvier

Richard Semik/age fotostock

forêt de L’abbaye de Bon-Repos, à la lisière de la l’appui avec , 1184 en taller s’ins voit Quénécan, de d’Alain III de Rohan et de son épouse, Constance la de pole Nécro . ciens cister es moin Bretagne, des és famille de Rohan, treize vicomtes y sont inhum Révolude 1195 à 1516. Les tombes ont disparu à la bâtition. De l’abbatiale restent des vestiges. Les 1986. is depu urés resta sont s ntuel ments conve Ouvert de mi-juin à mi-septembre.

Stéphane Lemaire/hémis.fr

Hervé Lenain/hémis.fr

Hervé Lenain/hémis.fr Christian Heeb/hémis.fr

L’ancien village, entouré de trois étangs, se trouve au cœur de la forêt de Quénécan que possédait la famille de Rohan. En 1621-1623, le duc y fait édifier l’une des plus grosses forges à bois de Bretagne, d’où sortent les canons de la Royale. Vendu en 1802, le site reste en activité jusqu’en 1877. Les bâtiments sont intacts : halles à charbon, haut fourneau, ateliers, maisons des forgerons. Ouvert de Pâques à la Toussaint.

La forteresse, édifiée par Jean II, est un exem ple remarquable de l’architecture militaire de la fin du XVe siècle. Sa façade a conservé deux gross es tours à mâchicoulis, coiffées en poivrière. Les murs de vingt mètr es sont bord és de douv es sèches. On visite la salle des gardes, les salles du premier étage donnant sur le magnifique chemin de ronde, la chambre ducale au beau plafo nd et la chapelle. Ouvert de juin à septembre.

D5-D18 Le caractère défensif du château contraste avec la façade gothique flamboyant, ouverte sur la cour d’honneur et les jardins. Nulle part en Bretagne n’a été poussé plus loin l’art de sculpter le granit pour en faire de la dentelle : couronnes, feuilles, lys de France, hermine de Bretagne décorent pignons, lucarnes et balustrades. Un musée de 600 poupées est installé dans les anciennes écuries. Ouvert d’avril à octobre.

e de Un itinérair iron. v n 106 km e tapes é Avec deux s, quotidienne urs jo is o il faut tr r. te fi ro pour en p


Illustration Grégory Proch

CE JOUR-LÀ

8 Mai 1902

L’éruption de la Montagne Pelée 26 historia mai 2012


Dossier 32

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Le Moyen Âge Des Liberté, Me permettez- Du baiser au invente la précieuses égalité, civilité vous de vous baisemain courtoisie pas si ridicules tutoyer ? Le mot apparaît au XIIe siècle, véhiculé par les ménestrels. Le vrai chevalier va devoir se conformer à ses règles. Jean Verdon

C’est au XVIIe siècle que naît, dans les salons mondains, la galanterie française. Un modèle suivi partout en Europe. Alain Viala

L’abolition des privilèges provoque un nouveau savoir-vivre : l’antipolitesse ! Tout bon révolutionnaire doit avoir lu la Civilité républicaine. Olivier Coquard

Comment on est passé du vouvoiement, marque de respect, au tutoiement, marque de familiarité. Joëlle Chevé

Au Moyen Âge, on s’embrasse sur la bouche entre seigneur et vassal. Puis, au XIXe siècle, l’homme galant baise juste les doigts de la dame. Pascal Marchetti-Leca

La politesse du Moyen Âge à nos jours Les codes de comportement, qui fixent ce qui est permis ou interdit, facilitent les relations entre individus et contribuent à favoriser l’harmonie sociale. Ils font partie de l’Histoire. Le savoir-vivre d’Ancien Régime, issu de la courtoisie médiévale, se fait balayer par la Révolution… avant de revenir en force avec la bourgeoisie du XIXe siècle. Aujourd’hui, la nostalgie de la politesse gagne toute la société, touchée par ce qu’on appelle pudiquement les incivilités.


EN UN CLIN D’ŒIL À TABLE Les leçons d’Érasme ont-elles porté ? Comment se comporte-t-on à table aux siècles suivants ? Avec plus de décence, c’est certain. Le XVIIe siècle est, par excellence, le temps du contrôle des pulsions, des gestes mesurés et codifiés. La joyeuse pagaille des siècles anciens est bien finie. Dorénavant, les règles à observer sont celles de l’étiquette

de question de déplier sa serviette avant les personnes de qualité. La deuxième règle est d’observer une attitude faite de modestie et de discrétion. L’assiette et le couvert individuels, qui sont d’un usage commun depuis Louis XIII, obligent à plus de retenue, ce qui emplit d’aise les tenants de l’ordre moral issu de la Contre-Réforme catholique.

tatillonne de la cour de Versailles. La première est de respecter les hiérarchies sociales. Ainsi, Antoine de Courtin dans son Nouveau Traité de civilité (1671) prévient qu’il serait malséant de se servir dans le plat avant « les plus qualifiés ». En 1703, Jean-Baptiste de la Salle, auteur des Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne, renchérit : hors

Petit tour du monde des

O C É A N A T L A N T I Q U E AUX ÉTATS-UNIS • Entre amis, on ne se fait pas la bise, on se tape dans le dos. • Lorsque vous apportez un cadeau chez un hôte, celui-ci ne l’ouvrira pas devant vous. • Se moucher à table est mal vu. • Se lever pour aller aux toilettes au milieu du repas ne pose pas de problème. • On peut demander un doggy bag au restaurant.

EN ARGENTINE

O C É A N P A C I F I Q U E

34 HISTORIA MAI 2012

• Le regard occupe une place importante dans les relations entre Argentins qui se tiennent très près l’un de l’autre dans les conversations. • Arriver avec une heure de retard n’est pas une impolitesse. • On ne doit pas mettre ses coudes sur la table. • Le tutoiement est rapidement adopté. • On peut se téléphoner jusqu’à 23h, mais jamais avant 9h du matin!


Mais, à la cour de Louis XIV, il est encore permis de se servir et de manger avec les doigts. Peu habile de la fourchette, le Roi-Soleil ne s’en prive pas. Jean-Baptiste de la Salle y met le holà en déclarant : « Il est tout à fait contre la civilité de toucher les viandes et encore plus le potage avec les doigts seuls. » La troisième règle d’or est la propreté.

Au XVIIe siècle, où l’on se lave si peu, la tache est infamante. Il faut s’en garder comme de la peste et, selon Antoine de Courtin, renoncer à « toucher à quelque chose de gras, à quelque sauce, à quelque syrop avec les doigts ». Mais la partie n’est pas gagnée, car Jean-Baptiste de la Salle est obligé de rappeler, comme Érasme, qu’il ne faut pas se moucher

dans sa serviette, se lécher les doigts, laper comme un pourceau, cracher dans son assiette… Seul le XIXe siècle, où la haine du corps et de ses manifestations triomphe, viendra à bout de ces détestables habitudes !  Michèle Barrière, romancière, est coauteur de la série « Histoire en cuisine » pour Arte.

convenances et inconvenances

EN RUSSIE • Il est normal de venir prendre le thé sans invitation ni coup de fil préalable. • Il est normal de refuser une invitation, même si vous en mourez d’envie. Et l’hôte devra insister plusieurs fois. • On ne se serre pas la main sur le seuil de la porte, qui a un pouvoir maléfique : il faut entrer dans la maison ou sortir à l’extérieur pour se saluer. • Il est normal d’ouvrir la porte de la voiture pour faire sortir une femme, lui enlever son manteau. • À table, on boit de la vodka : ne pas oublier de porter un toast (à l’amitié, à son hôte, aux affaires).

AU JAPON • On ne plante pas ses baguettes dans le bol de riz : c’est synonyme de mort. • Pas de contact physique avec autrui : pour se dire bonjour, on incline la tête légèrement. • Quand vous trinquez, éviter de dire «tchintchin» : cela signifie petit pénis! • On ne doit pas se regarder dans les yeux. • Ne pas attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger.

EN ÉGYPTE • Ne pas embrasser une femme sur la joue : elle se sentirait offensée. • En revanche, les hommes peuvent s’embrasser et se tenir par la main. • On ne boit qu’après le repas. • Le couteau est exclu de la table. Manger du riz ou du couscous à la fourchette est une hérésie. • On ne doit pas refuser un plat, même si on n’a pas faim.

O C É A N I N D I E N

1 000 km

MAI 2012 HISTORIA 35


Albert Harlingue/Roger-Viollet - Neurdein/Roger-Viollet

PORTRAIt

À la mort de son mari, elle renonce au rouge à parements et jupe bleus de la tenue de chasse familiale, pour le noir du deuil.

La duchesse d’UzÈs financière occulte de campagnes électorales

92 historia mai 2012

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La politesse, du Moyen Âge à nos jours  

La courtoisie médiévale, la galanterie du XVIIe siècle, tous les codes de la vie en société sont balayés par la Révolution avant de revenir...

La politesse, du Moyen Âge à nos jours  

La courtoisie médiévale, la galanterie du XVIIe siècle, tous les codes de la vie en société sont balayés par la Révolution avant de revenir...

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