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fall-winter 2016 - 15.00 EUR / 17.00 USD

Bell & Ross BR-X1 HyperStellar

Trimestriel / timefair.ch

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masters of time

P18 Chanel Boy.Friend tweed P30 jaeger-lecoultre master memovox boutique edition P36 horological machine n°8 « Can-Am » P42 moser endeavour dual time concept P44 tag heuer connected P46 zenith P50 breguet tradition répétition minute tourbillon 7087 P54 sartory billard P56 eterna la granges 1856 P62 brm v8-44 vaillante P64 oris série limitée altimeter rega P68 tag heuer aquaracer premier league special edition P72 burning skull bell&ross P76 anonimo militare alpini P78 urwerk ur-105 racing gold P82 raymond weil chrono tango 300 P84 centigraphe souverain anniversaire P86 objectif horlogerie P90 the longines avigation watch type a-7 1935

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Letter from

editorial board L’excellence est l’une, voire « la » valeur fondamentale de la haute horlogerie. Elle évoque la qualité, la fiabilité, la maîtrise du savoir-faire, la tradition, le raffinement et la beauté qui font de nos montres des objets d’exception ; de véritables œuvres d’art. Par ce biais, l’excellence contribue évidemment au mythique SWISS MADE, mais surtout, met en exergue « la valeur travail » qui est, selon moi, une véritable école de vertus, de socialisation et d’humanisation. Nous pensons à l’artisan qui cherche à parfaire son geste. Nous pensons à l’artiste et à son travail créatif. Nous pensons au chercheur qui essaie de comprendre le monde qui l’entoure pour l’améliorer... A ce titre, nous continuerons de croire en ces valeurs qui font l’excellence de notre fabuleux métier. La rédaction

Bell & Ross BR-X1 HyperStellar

fall-winter 2016 - 15.00 EUR / 17.00 USD

Trimestriel / timefair.ch

Directeur de la publication : Philippe Vixel - direction@timefair.ch / Rédacteur en chef : Eric Biagi - contact@timefair.ch / Directeur artistique : Eric Biagi - Membre du board rédaction : Jean-Philippe Tarot - Nathalie Marchal - Pierre-Benoît Sepulchre - redaction@timefair.ch / Relation presse : Adelaïde Moncabourg - press@timefair.ch Timefair eDiTion N° i.c. fr 144 883 272 300 014 UN ÉTÉ À PARIS ÉDITIONS, 26 ter rue Nicolai 75012 Paris contact@timefair.ch SIRET : 48832723000030 / SIREN : 488 327 230

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Chanel Boy¡friend Tweed

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Boy.friend Tweed PM FN

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BOY.FRIEND Tweed

C’est avant tout pour son propre usage que Mademoiselle Chanel commence à détourner les vêtements masculins quitte à devoir tailler, recoudre, adapter…

par Timefair

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prise de mouvement, elle conçoit la garde-robe d’une femme qui, à son image, bouge, voyage, conduit et fait du sport. Audacieuse, elle n’hésite pas à transgresser les codes vestimentaires de son époque en choisissant des matériaux pour leur confort, à l’exemple du jersey d’abord, puis du tweed dès les années 1920. « C’est dans un vieux tailleur que je suis vraiment à l’aise, mais pas dans un de ces tissus rudes et lourds… Ah, non ! Surtout pas… C’est moi d’ailleurs qui ai appris aux Écossais à faire des tweeds légers. Je vous jure que j’ai eu du mal à les convaincre ! » Le tweed va alors marquer durablement son vocabulaire stylistique. Son nom est une dérivation du mot écossais « tweel », qui signifie étoffe croisée. Ce lainage, tissé à la main et fabriqué en Écosse par les habitants des Highlands, possède à ses yeux toutes les qualités requises : la laine cardée est souple et mousseuse ; non peignée, elle conserve ses irrégularités dites boutons qui lui confèrent un aspect

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plus naturel. Mademoiselle Chanel aura toujours préféré une qualité de laine moins lavée pour lui conserver toute sa souplesse, et se targuera même de reconnaître un tweed spécifiquement rincé à l’eau de la rivière Tweed. CHANEL présente pour la première fois, un bracelet métal reprenant un motif Tweed pour la montre BOY.FRIEND. Né d’un emmaillement de fils d’acier, ce bracelet estampé révèle une prouesse technique : pour rappeler la richesse du tissu, le motif Tweed doit en effet être bien marqué par une frappe précise et profonde tout en garantissant une très grande souplesse et ainsi, assurer un porter très confortable. La réalisation de ce bracelet a demandé plusieurs mois de mise au point. La maîtrise de ce savoir-faire a permis d’intégrer une ganse pour souligner les contours du bracelet Tweed. La même qui souligne les contours des vestes CHANEL, le bord des poches ainsi que le bas des manches. La forme octogonale de la boucle déployante rappelle la Place Vendôme et la collection BOY.FRIEND.


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Jaeger-LeCoultre Master Memovox Boutique Edition : somptueuse !

Voici l’une des plus belles montres de l’année 2016. En effet, Jaeger-LeCoultre vient de présenter une splendide édition limitée Master Memovox (500 ex.) qui s’inspire du design historique de la Memovox « Snowdrop » sortie en 1971. Une petite merveille mécanique avec de surcroit, un splendide cadran aux différentes tonalités de bleus. En vente exclusive dans les boutiques JLC.

par Jean-Philippe Tarot

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niveau esthétique, la Memovox s’est déclinée au fil des années dans de nombreuses versions en s’adaptant aux tendances de son époque, se faisant classique ou sportive, voire même plongeuse. De nos jours, c’est une montre qui reste très recherchée par les collectionneurs.

Cas rarissime dans l’horlogerie, ce mouvement de légende est toujours en fabrication plus de soixante ans après sa création, inlassablement amélioré par les ingénieurs et les horlogers de la manufacture pour répondre aux dernières exigences techniques. Au

Rappelons qu’à l’origine, les montres avec alarme ne servaient pas uniquement à se réveiller, mais étaient surtout utilisées comme aidemémoire (Memovox…), comme déclencheur d’alerte. Pour se souvenir d’un rendez-vous par exemple ou pour remettre de l’argent dans le parcmètre. Ce qui rend cette fonction nettement plus inté-

appelons que la Memovox, soit « la voix de la mémoire », est un des modèles icônes de chez Jaeger-LeCoultre, avec bien évidemment sa fameuse Reverso. Si elle ne fut pas la première montre-réveil mécanique (que l’on doit à Vulcain en 1947), elle fut cependant la première à être équipée d’un calibre automatique. Il s’agissait du Calibre Jaeger-LeCoultre 815.

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ressante -et toujours d’actualité- que la simple fonction réveil-matin ! La Memovox Snowdrop fut commercialisée en 1971. Elle était alors équipée d’un cadran bleu (ou noir), couleur très en vogue dans les années 70’. C’est de ce modèle, très rare, que JLC s’est librement inspiré pour cette édition limitée boutique Master Memovox de 500 exemplaires.

couronne située à 2h sert au réglage de l’alarme et de la date tandis que celle placée à 4h sert au remontage du calibre et au réglage de l’heure.

Et le résultat est somptueux. Le cadran arbore trois tonalités de bleus différents -du gris bleu au bleu foncé- tandis que ses aiguilles « bâton » et ses index évoquent la Memovox E 877, la fameuse Snowdrop des seventies. Aiguilles, index et le triangle indicateur de l’heure de réveil sont recouverts de Superluminova qui brille en vert dans la pénombre.

Cette montre-alarme embarque le calibre « maison » 956 à remontage automatique. Il s’agit d’une déclinaison moderne du 815 qui a été amélioré au fil du temps par les horlogers de chez JLC. La Snowdrop était pour sa part équipé du calibre 816. Parmi les améliorations du 956 citons par exemple, le réglage rapide de la date. Précisons également que la durée de l’alarme est de 10 à 20 secondes en fonction du remontage du ressort. Cette réf Q141848J est commercialisée à partir du mois de novembre 2016. Compter dans les 11.000 euros environ.

Pour le reste, on retrouve le boitier en acier de 40 mm (épaisseur de 14 mm et étanche 50 m) de la Memovox contemporaine -qui d’ailleurs, ne ressemble en rien à celui de la Snowdrop- doté de ses deux couronnes, très caractéristiques de ce modèle historique. La

Vulcain, Tudor, Oris, Sturmanskie (marque russe), Zenith ou encore Blancpain produisent des montres-réveils ; toutefois, certaines de ces marques ne les proposent plus en catalogue, mais ces modèles contemporains peuvent encore se trouver sur le marché.

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Horological Machine N°8 «Can-Am» 36


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Horological Machine N°8 “Can-Am” : puissance et transparence

Maximilian Büsser a présenté hier soir à Singapour sa toute dernière création : l’Horological Machine N°8 « Can-Am ». « La montre la plus cool que j’ai jamais créée » indique à raison l’horloger indépendant. Un garde-temps anguleux tout en transparence qui derrière ses parois de verre saphir et son architecture en titane et or (rose ou blanc) offre une vue inédite sur son « moteur » que l’on peut admirer en 3D. Une montre pour pilotes, assurément.

par Jean-Philippe Tarot

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omme l’indique la marque dans son communiqué, « au cours de la dernière décennie, les Horological Machines de MB&F ont largement exploité deux concepts architecturaux : la forme angulaire et l’affichage prismatique de la montre Amida des années 1970, revisités dans les HM5 puis dans la HMX ; et la mise en valeur du rotor astéro-hache qui a pris la vedette à la surface des HM3, la ligne MB&F la plus répandue à ce jour ». Le fait est qu’aujourd’hui, cette HM8 poursuit le développement des collections dans cette même veine et réunit ces particularités dans un design inspiré par les voitures de course surpuissantes du Can-Am, un championnat automobile où « tout était permis », aujourd’hui disparu, et qui aurait célébré ses 50 ans en 2016.

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Plus concrètement, cette HM8 Can-Am se présente dans un boîtier tout en angles (60 composants / étanche 30 mètres). Comme sur les modèles HM5, deux prismes optiques offrent un affichage vertical des heures sautantes bidirectionnelles (comme sur un tableau de bord) et des minutes traînantes, alors que le rotor astéro-hache se dévoile en surface. Ce type d’affichage fait de la HM8 Can-Am une montre idéale pour les pilotes, puisqu’il n’est pas nécessaire de lâcher le volant pour lire l’heure. Un simple coup d’œil suffit pour lire l’heure ! Les prismes des heures et des minutes sont cunéiformes et leurs angles ont été calculés pour faire en sorte que les chiffres luminescents soient réfléchis (et inversés) de l’horizontale vers la verticale,


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sans réfraction (déviation). Une lentille convexe frontale assure le grossissement. Mais les véritables vedettes de la HM8 sont les « arceaux de sécurité » polis, inspirés par les voitures Can-Am, et qui s’étendent de l’avant à l’arrière de la montre. Ils sont usinés dans des blocs massifs de titane grade 5* (toujours très délicat à travailler) puis polis à la main. L’étendue du verre saphir dégage complètement la vue sur le mouvement, sa transparence assurant le rétro-éclairage de l’affichage afin de le rendre plus lisible de jour. La lumière permet également de charger les chiffres recouverts de Superluminova sur les disques des heures et des minutes et d’obtenir un maximum dans l’obscurité. Cette montre est disponible en deux versions, or blanc et titane ou or rose et titane. Avec une nette préférence pour l’or blanc/titane, beaucoup plus virile que l’autre version peut-être un peu trop « précieuse » pour ce genre de pièce. Le « moteur » vrombissant de la HM8 (sur base Girard-Perregaux / 247 composants) se dévoile sous un couvercle en verre saphir quasiment invisible. Les vagues circulaires dessinées sur le mouvement apparaissent à travers le centre ajouré du rotor astéro-hache en or

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bleui (une caractéristique des montres MB&F qui s’inspire de… Goldorak), alors que les disques des heures et des minutes sont visibles dans les coins. Au verso de la montre, on découvre un autre clin d’oeil à l’automobile : à l’image de beaucoup de moteurs de voitures qui ont leur carter d’huile placé en-dessous, la HM8 est dotée d’un double carter sous son propre moteur ! Cette montre de pilote se porte sur un bracelet en alligator cousu à la main, bleu marine pour le boitier en or blanc ou marron foncé pour celui en or rose, avec une boucle déployante dans le matériau correspondant au bracelet. Compter 86.000 euros env. TTC. *Les arceaux sont en titane grade 5, métal qui réunit les qualités voulues de légèreté et de solidité. Cependant, cette robustesse présente un inconvénient : le titane n’étant pas très malléable, il est difficile d’obtenir la longue courbe désirée et il faut usiner chaque arceau dans un bloc de métal massif. Le titane de grade 5 Ti-6Al-4V utilisé est un alliage de titane pur, de 6% d’aluminium, de 4% de vanadium et de petites quantités de fer et d’oxygène. Il est sensiblement plus dur que le titane commercialement pur et il constitue une excellente combinaison de légèreté, de solidité et de résistance à la corrosion.


Moser Endeavour Dual Time Concept GMT en fumé

Moser poursuit le développement de ses collections avec l’arrivée de deux nouvelles éditions -très-limitées de dix pièces chacune. Deux garde-temps, l’un en or rose avec cadran fumé et l’autre en platine avec cadran bleu fumé qui accueillent un calibre automatique « maison » avec fonction GMT.

par Jean-Philippe Tarot

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oser fait partie des marques indépendantes qui ont le vent en poupe. Un succès bien mérité d’ailleurs, tant ses créations savent se faire « classiques » avec cependant un twist de modernité qui a su rendre ces garde-temps immédiatement identifiables et très désirables. Au-delà de ses calibres et de ses complications, Moser a imposé au fil de ses créations, le cadran fumé comme étant « sa marque de fabrique ». Et ces deux nouveautés s’inscrivent parfaitement dans cette tendance de fond. L’horloger indépendant vient donc de présenter cette Endeavour Dual Time Concept, qui sera disponibles en or rose et en platine. Des éditions limitées à cent pièces chacune qui sont conçues dans le plus pur design de la collection Concept : sans index, ni logo. Le comble du luxe en quelque sorte ! La course du temps est rythmée par les aiguille des heures et des minutes de type « feuille » alors qu’une troisième aiguille facettée

plus petite et de couleur rouge indique les heures d’un second fuseau horaire. Certes, l’absence de marquage ne facilite pas la lecture du GMT, mais bon… Le design pur et sans indication est à ce prix. Réglable par sauts d’une heure à n’importe quel moment de la journée, cette aiguille rouge peut aussi être dissimulée sous l’aiguille principale lorsque le propriétaire de la montre n’a pas besoin de la fonction GMT ; lorsqu’il est dans son pays d’origine par exemple. Grâce au système Double Pull Crown breveté, la mise à l’heure s’effectue par le biais de la couronne, sans risque d’arrêter par inadvertance la montre ou de dérégler l’heure du lieu d’origine. Cette montre est équipée d’un mouvement automatique manufacture avec une belle réserve de marche de 72h. Elle se porte sur un bracelet en koudou beige qui s’accorde parfaitement à l’aspect épuré de ce garde-temps très séduisant.

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TAG Heuer Connected : smartwatch en or rose Alors que tous les chiffres montrent que le marché des smartwatches dégringole, l’horloger suisse TAG Heuer vient de dévoiler sa montre connectée (46 mm) dans une version en or rose à près de 10.000 euros.

par Jean-Philippe Tarot

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outes les dernières statistiques indiquent que le marché des smartwatches est en chute libre. Même l’Apple watch semble à la peine. Ce qui est à moitié étonnant tant ces produits ont du mal à rencontrer leur public depuis le début, et ce, quelques soient les marques…

qui permet une autonomie d’une journée entière, d’un petit micro qui permet de communiquer avec elle via Google Voice control et d’un écran tactile en glace saphir. L’ensemble est étanche pour la vie quotidienne. Attention ce n’est pas une plongeuse pour autant ! La montre bénéficie d’une garantie de deux ans.

Pour autant, TAG Heuer poursuit dans cette direction avec l’arrivée d’une nouvelle version de sa montre connectée qui cette fois-ci arbore un boitier en or rose. Une série très haut de gamme à 9.300 euros. Cette smartwatch embarque la même technologie que le modèle en titane. Une techno développée avec Intel et Google.

Rappelons que tout acheteur d’une TAG Heuer Connected a la possibilité de l’échanger pour une montre mécanique avec un vrai mouvement horloger suisse à l’intérieur. En effet, à l’échéance de la garantie des 2 ans, le propriétaire peut se présenter dans la boutique TAG Heuer de son choix pour échanger sa montre connectée contre une Carrera Calibre 5 mécanique Swiss Made exclusivement développée et réservée aux propriétaires des TAG Heuer Connected.

Cette montre est imposante avec son diamètre de 46 mm. Il dispose de 4 Go de mémoire, d’une batterie lithium dernière génération

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Zenith : tendance bleue

Surfant sur la tendance « bleue », Zenith vient de dévoiler cinq de ses principaux modèles avec des cadrans de cette couleur. Désormais, les El Primero Chronomaster, El Primero 36.000 VpH et Elite se parent de bleu, le nouveau classique de l’horlogerie.

par Jean-Philippe Tarot

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epuis quatre ou cinq ans, les cadrans bleus se sont multipliés et imposés sur le marché horloger au niveau mondial. Ils sont même devenus un nouveau « classique » et désormais, la plupart des grandes marques de montres de luxe déclinent leurs modèles en collection avec un cadran de cette couleur. « Blue is new black » affirment certains spécialistes. Non sans raison d’ailleurs.

Pour information et comme le rappelait récemment Aldo Magada, patron de Zenith dans une de nos interviews : « d’une façon globale nous réalisons 50% de notre production dans la ligne El Primero, environ 20% pour la ligne Héritage Pilote et les 30% restant sont réalisés par la gamme Elite. Dans le monde, notre premier marché est le Japon ; la Suisse est un bon marché grâce au tourisme ».

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce Zenith suive le mouvement avec l’arrivée de ces cinq nouvelles références qui s’affichent en bleue. Attention, ce ne sont pas des nouveaux modèles, ni des séries limitées ; il s’agit simplement « d’animation de cadrans », comme on le dit dans cette industrie. Bref, ce sont cinq garde-temps (El Primero Chronomaster, El Primero 36’000 VpH et les Elite) déjà en collection qui arborent désormais un cadran bleu, très réussis d’ailleurs !

Et M. Magada de poursuivre : « en France, nous avons une très bonne image grâce à un rapport qualité/prix idéal et aussi, grâce au Tour Auto. Il faut savoir que pour les horlogers, en matière de prix, le ciel était la seule limite et que les prix n’avaient plus de sens. Notre positionnement est très compétitif par rapport à la valeur du produit qui bénéficie d’un mouvement maison à 100% ».

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Breguet Tradition Répétition Minutes Tourbillon 7087 : graal horloger

En 2015, Breguet dévoilait le résultat de plusieurs années de recherche fondamentale dans le domaine de l’acoustique. Avec la Tradition Répétition Minutes Tourbillon 7087, une pièce révolutionnaire, Breguet relevait un défi jusque-là inaccompli : concevoir son garde-temps autour d’un son prédéterminé.

par Jean-Philippe Tarot

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travers cette approche résolument pionnière, la maison a pu créer une œuvre horlogère dont la pureté du son est exceptionnelle et sa tonalité inédite. Aujourd’hui, cette montre arrive sur le marché après avoir subi des ajustements visant à améliorer la sonorité et ses performances. Elle est désormais présentée sous sa forme finalisée.

ensuite classées en familles selon des critères psycho-acoustiques. Ces sons ont été écoutés et évalués afin de déterminer la combinaison répondant au mieux aux objectifs de développement.

Plus qu’un garde-temps à grandes complications, cette montre s’annonce comme « un concentré d’innovations ». Pour créer cette pièce, les ingénieurs de chez Breguet se sont consacrés à la recherche scientifique et n’ont abordé qu’au cours d’une seconde étape les composants indispensables à la production du son.

Le choix issu de ce processus de sélection a ensuite piloté le développement et la construction de la pièce. Cette démarche révolutionnaire, associée à la compréhension et la maîtrise des paramètres qui interviennent dans la production du son, a défini le choix de chaque aspect du garde-temps, des innovations intégrées à la forme des composants. De fait, ce garde-temps affiche six nouveaux brevets et de cinq éléments constitutifs majeurs qui n’ont jamais existé précédemment dans un mécanisme de montre à répétition minutes.

En recourant à des synthétiseurs spécialement développés, ils ont expérimenté plus de 200.000 combinaisons de fréquences qu’ils ont

Eléments essentiels aux répétitions minutes, les ressorts-timbres -une invention Breguet, soit dit en passant- ont été entièrement

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retravaillés. D’habitude enroulés autour du mouvement et frappés par les marteaux à l’horizontale, ils ont ici été fixés à la lunette et sont frappés verticalement par les marteaux. Cette construction répond au principe selon lequel le verre saphir et la lunette permettent de rayonner le son de manière optimale lorsqu’ils vibrent verticalement. De fait, en frappant les timbres de bas en haut, les marteaux favorisent la transmission de la vibration vers les éléments rayonnants, puis dans l’air. La structure des marteaux recèle également une innovation. Sous l’effet du marteau, le ressort-timbre entre en vibration. Afin d’éviter un rebond du marteau susceptible de provoquer un étouffement de la vibration du timbre, les répétitions minutes traditionnelles sont équipées d’un mécanisme d’amortissement. Cependant, ces constructions ont pour inconvénient de consommer une partie de l’énergie disponible pour la frappe... Pour résoudre ces problèmes, Breguet a inventé un amortisseur dit « semi-actif », qui intervient après la frappe pour éviter tout nouveau choc du marteau. L’énergie injectée dans les timbres lors de la frappe est ainsi à son maximum ! Les ressorts-timbres de cette « Tradition » ont pour particularité supplémentaire d’avoir été conçus en forme de lobes dont les dimensions ont été pensées pour enrichir le son et en étendre la durée. Sur la base des recherches acoustiques conduites par Breguet depuis plus de dix ans, les ressorts-timbres ont été confectionnés dans le même alliage que le boîtier, en or rose ou en or blanc, puis rhodiés. Afin de favoriser le rayonnement sonore par la répétition minutes, ils ont été fixés à la lunette de la montre. Au lieu d’être intégrée de façon rigide au boîtier, cette dernière est dotée de trois piliers, eux-mêmes solidaires du boîtier. Ces piliers disposant d’une certaine liberté de mouvement, la lunette et le verre saphir peuvent vibrer en résonance avec les timbres. Le son rayonné est ainsi enrichi, car la lunette et le verre transmettent plus aisément les fréquences basses tandis que le boîtier assure une meilleure propagation des fréquences élevées. Comme le modèle Classique La Musicale 7800, cette nouvelle Tradition 7087 possède une chambre acoustique aménagée dans la carrure –techniquement appelée « cavité de Helmholtz »– dont le rôle est d’augmenter le niveau sonore de la répétition minutes tout en filtrant les bruits pouvant venir du mécanisme.

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Celle-ci se devine grâce à huit petites ouvertures disposées sur la lunette de fond. Sa forme est adaptée en fonction de la résonance des sons et des fréquences désirées. Ici, elle adopte un profil rectangulaire et entoure le mouvement, dont elle est séparée par une membrane destinée à isoler le mécanisme de l’air ambiant. Contrairement au modèle 7800 dont la membrane était en verre métallique, Breguet a cette fois réalisé une membrane en or sur laquelle a été fixée une glace saphir offrant une vue imprenable sur le mouvement. A toutes ces innovations s’ajoute l’utilisation d’un régulateur magnétique, développé sur la base du concept que l’on retrouve dans le modèle Classique La Musicale. Ce système breveté se compose de masselottes en argent encerclées par des aimants disposés sur la circonférence du régulateur. En tournant dans cet environnement magnétique, les masselottes produisent un courant électrique qui s’oppose au champ magnétique des aimants. Plus la rotation est rapide, plus la résistance est grande et, inversement, plus la rotation est lente, plus la résistance est faible. Il en résulte un dispositif qui assure une vitesse de rotation constante, puisque l’accélération comme le ralentissement rencontrent une résistance opposée et d’une intensité identique. L’utilisation d’un régulateur magnétique recèle un avantage supplémentaire : le silence. Comme les éléments mécaniques n’entrent pas en contact les uns avec les autres, ce régulateur exclusif à Breguet est parfaitement silencieux. A l’inverse du régulateur magnétique de La Musicale, dissimulé au regard, celui de cette « Tradition », décoré et ajouré, est visible côté cadran. Il a en outre été entièrement réétudié et a fait l’objet de nouveaux calculs et d’optimisations afin de correspondre au mécanisme de la répét’minutes. Le titane utilisé pour la fabrication des ponts et de la platine, de pair avec un dimensionnement adapté des composants, permet également d’éviter la propagation des vibrations provenant du mécanisme de sonnerie, en filtrant leur transmission jusqu’à l’habillage. Au-delà de ces caractéristiques techniques, cette « Tradition » est aussi un hommage à la longue histoire de Breguet. Elle est donc dotée d’un tourbillon, dont le remontage automatique se fait grâce à une masse oscillante en platine située en périphérie du calibre. L’activation de la sonnerie, généralement effectuée à l’aide d’une gâchette, se fait ici par une simple pression sur un poussoir à baïonnette. L’énergie requise est délivrée à la répétition par l’entremise d’une chaîne. Ce mode de transmission rappelle celui de la célèbre montre de poche N°160, réalisée pour la reine de France Marie-Antoinette et rééditée par Breguet en 2008.


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Sartory Billard : de nouveaux coloris

Un an après avoir dévoilé son premier modèle, Sartoty Billard poursuit le développement de sa collection RPM01 avec l’arrivée de la GTO rouge, de la GT bleue, de la RS grise et de la MK1 verte, disponibles avec leur bracelet assorti et moult personnalisations disponibles (gravure, aiguilles, boucle, bracelet cuir ou croco).

par Jean-Philippe Tarot

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’inspirer du monde de l’automobile pour imaginer une nouvelle montre n’est pas très original… Cela a été fait des centaines de fois et sera encore fait, probablement, des centaines et des centaines de fois. Mais le fait est que ces deux univers se marient bien ; de la belle mécanique d’un côté et des jouets pour enfants de l’autre… De Richard Mille à BRM en passant par Raidillon, incontestablement les bolides rendent les horlogers créatifs ! La jeune marque horlogère française Sartory Billard s’est lancée dans ce créneau fin 2015. Après deux années de travail, elle présentait sa toute première création : la Paraboloïde Apex RPM01. Derrière ce nom quelque peu abscons se cache un garde-temps fabriqué artisanalement en Franche-Comté ; c’est là que la marque a trouvé ses principaux fournisseurs. De facto, la production est limitée… Une dizaine de montres par mois et une série qui de toute façon est limitée à 88. Comme le soulignent les fondateurs de la marque : « l’idée de départ était simple. Nous voulions emporter au poignet ce qui fait l’âme de l’automobile. Un compte-tours sportif, de ceux qu’on aime voir bondir et s’envoler. C’est d’ailleurs de là que vient le nom de ce modèle, RPM, pour Rotation Par Minute et c’est de là que vient l’esthétique du cadran de notre montre, clin d’œil que les passionnés reconnaîtront à coup sûr ». Mais les références aux voitures de sport ne s’arrêtent pas là ! A noter les graduations qui démarrent à 0, l’orientation et la typographie

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des chiffres, la couronne taillée en forme de pignon, le système de support du mouvement qui permet d’admirer le calibre automatique suisse (ETA 2824-2)… Le boîtier en acier est poli dans sa partie supérieure et microbillé dans sa partie inférieure tel un bloc moteur. Enfin, les courbes de cette boite « 3D » empruntent à la fois aux virages relevés des plus célèbres circuits tout en rappelant les compteurs chromés de bolides de course classique ! Il faut compter une douzaine d’heures de travail pour fabriquer une seule boite. Le polissage, le microbillage, les traitements colorés, la gravure et la boite packaging en noyer sont également réalisés par des artisans de cette même région française. Les aiguilles sont produites pas la dernière fabrique hexagonale spécialisée dans cet art horloger. En revanche le calibre ETA et le verre saphir bombé sont suisses. A noter qu’au final, la montre est entièrement assemblée à Paris ! L’un des points importants de cette nouveauté est également son bracelet (made in France). D’un nouveau genre. Qui associe tradition et nouvelles technologies. En effet, il embarque deux puces électroniques NFC qui permettent de contrôler de nombreux appareils tels qu’un smartphone ou un environnement domotique. Elles se cachent dans chaque rectangle surpiqué à midi et six heures. Au final, une montre très réussie, d’un bon rapport qualité/prix et avec un sacré caractère. Certes, sa forme ne plaira pas à tout le monde, mais d’un autre côté, elle ne sera produite qu’à 88 exemplaires.


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Eterna La Granges 1856 : la grande date auto la plus fine du marché

Afin de célébrer les 160 ans d’Eterna, le modèle La Granges 1856 a été développée avec le calibre 3030, le mouvement « grande date » le plus fin du monde. Séries limitées à cent pièces par modèle. Soit mille exemplaires. Dans les 5.500 euros environ.

par Jean-Philippe Tarot

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ette édition limitée présente dix modèles en acier poli qui accueillent le fameux calibre « in house » 3030. Ce grand classique d’Eterna se présente avec un marquage en chiffres romains ou arabes, un cadran soleillé bombé argent, anthracite, bleu nuit ou bronze clair, une grande date à 3h et un bracelet acier, vachette imitation alligator brun ou noir. La version bronze clair avec chiffres romains nous semble être la plus intéressante.

Réduisant l’usure de pièces cruciales, ce dispositif augmente la durée de fonctionnement de la montre et accroît par conséquent, sa longévité –une manière comme une autre d’en augmenter sa valeur. En cette période d’après-guerre, Eterna vient de frapper un grand coup. Cette invention d’avant-garde, connue sous le nom d’Eterna-Matic, s’imposera petit à petit comme une norme universelle pour tous les architectes du temps.

Au service du temps depuis 1856, la manufacture horlogère suisse Eterna a offert une avancée technique majeure au remontage automatique en inventant la rotation sur roulement à billes ! Petit retour en arrière… Nous sommes en 1948. Les montres équipées de ce dispositif révolutionnaire connaissent un succès mondial sans précédent, ce qui contribua à asseoir notablement la réputation internationale de cette maison suisse. D’ailleurs, la forme actuelle de son logo reprend les fameuses cinq billes que l’on retrouve encore aujourd’hui dans de très nombreux rotors !

En quelques mois, ce nouveau mécanisme, rapidement suivi par la nouvelle montre elle-même, fait le tour du monde. Les ventes dépassent toutes les prévisions, Eterna se retrouvant alors avec un véritable « best-seller » ! La « 1948 » a longtemps fait le bonheur des amateurs d’horlogerie et sa popularité a battu des records. Cette Granges 1856 s’inspire largement de la 1948, ressortie en 2014. Elle revient donc cette année dotée d’un boitier de 42 mm (du 40 mm aurait été suffisant) et conserve sa silhouette aux cornes

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incurvées qui en font une classique de l’horlogerie. Cette montre est proposée en dix versions de dix exemplaires. Battant au rythme du calibre manufacture Eterna 3030 (48h de réserve de marche), la Granges 1856 est équipée d’un mouvement mécanique automatique muni d’un dispositif à roulements à billes (forcément !) semblable à celui du modèle historique. Les esthètes apprécieront de pouvoir en admirer les rouages à travers le fond de boîte en saphir transparent. A noter la présence -sur le côté du boitier opposé à la couronne- d’un espace dédié à la gravure de votre choix. D’une longueur maximum de vingt caractères vous pouvez choisir parmi trois typographies.

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Eterna appartient aujourd’hui au groupe China Haidian, une société cotée à la Bourse de Hong Kong depuis 1991. Elle est contrôlée par M. Hon et sa famille. L’activité principale du groupe est la fabrication pour les marques horlogères qui lui appartiennent et la distribution tant de ses propres marques de montres que celles de quelques marques Suisse de luxe en Chine et dans toute l’Asie. Le groupe détient les marques horlogères « EBOHR » et « ROSSINI » qui sont toutes deux parmi les quatre premières marques nationales de montres en Chine. Outre Corum, le groupe détient également la marque suisse « Eterna ».


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BRM V8-44 Vaillante : valeureuse pilote !

En cette automne 2016, l’horloger français BRM poursuit son beau partenariat avec l’un des plus célèbres pilotes au monde : Michel Vaillant ! Le héros de bande-dessinée créé par Jean Graton en 1957. Résultat ? Cette BRM V8-44 Vaillante qui rend un bel hommage à l’univers automobile. Détails.

par Jean-Philippe Tarot

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n 2015, l’horloger français BRM rejoignait l’écurie du plus renommé des pilotes automobiles du 9ème art. Celle de Michel Vaillant, le plus valeureux des pilotes automobiles de bande dessinée. Suite au succès rencontré par la V12-44-Vaillante, la manufacture horlogère et Michel Vaillant ont décidé de poursuivre leurs aventures. Résultat ? Ce chrono en acier de 44 mm au design très racing. Tout dans cette pièce évoque la course. Tout d’abord, il s’agit bien évidemment d’un chrono (calibre automatique), en l’occurrence tricompax/ date. Ensuite, on remarquera la présence sur la lunette en acier fixe, d’une échelle tachymétrique base 400.

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Les aiguilles rouges à trous évoquent également l’univers automobile et la couronne arbore le célèbre logo que Michel Vaillant porte sur son casque et sur le capot de son bolide. Enfin, le bracelet à trous, est également caractéristique des montres de pilote ! Pour ceux qui ne connaissent pas la BD, Michel Vaillant est un pilote automobile français, courant pour l’écurie de la marque créée par son père : Vaillante. Il est un des meilleurs pilotes du monde mais il doit systématiquement régler des problèmes intérieurs ou extérieurs à la course. Le personnage fait son apparition pour la première fois dans Tintin en 1957. Le premier album, intitulé Le Grand Défi, paraît en 1959. La série originale compte 70 albums. Pour tous les fans du célèbre pilote automobile français ! Série limitée de 13 pièces.


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Oris sĂŠrie limitĂŠe Altimeter Rega 65


Oris : série limitée Altimeter Rega

L’horloger indépendant Oris vient de dévoiler la Oris Altimeter Rega Limited Edition, une montre rendant hommage à la Rega, la fameuse garde aérienne suisse de sauvetage. Bien évidemment, ce modèle pour « des hommes de l’air », est une déclinaison de la montre Oris automatique dotée d’un altimètre mécanique. Détails.

par Jean-Philippe Tarot

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ondée en 1952, la Rega est la plus grande organisation suisse de sauvetage aérien. Sa flotte se compose d’hélicoptères et d’avions-ambulance prêts à intervenir à tout moment en Suisse et à l’étranger, de jour comme de nuit, avec son équipe technique et médicale. Précisons que la Rega est une fondation de droit privé, sans but lucrative, financée par les contributions de ses donateurs. C’est bien sûr, une passion commune pour l’aviation qui a rapproché l’horloger Oris (très impliqué dans les rencontres aéronautiques) et cette organisation. Sans compter que tous les deux sont suisses. Comme le souligne Ulrich W. Herzog, président exécutif d’Oris « au cours des soixante dernières années, la Rega a sauvé des milliers de personnes. La passion et les efforts infatigables déployés par ses équipes y sont pour beaucoup. Nous nous réjouissons grandement de ce partenariat ».

La Oris Altimeter Rega Limited Edition est un véritable instrument pour ces équipes de sauveteurs grâce à son altimètre (barométrique) mécanique ainsi que ses outils de pression atmosphérique et d’altitude (graduation en pieds ou en mètres). Il s’agit d’une combinaison unique pour une montre mécanique automatique (base Sellita SW 200-1). Le très imposant boîtier en acier de 47 mm (étanche 100 m) ainsi que la boucle déployante ont été recouverts de PVD gris avec un traitement antireflets. Sur le cadran, on retrouve le logo de la Rega à 9h et le fond de boîtier arbore une gravure représentant un hélicoptère médicalisé, accompagnée du numéro d’édition limitée. Seulement 1.414 exemplaires seront produits, un chiffre qui n’est pas choisi au hasard ! En effet, il s’agit du numéro d’appel d’urgence de la Rega en Suisse. Le bracelet en textile gris est doublé de cuir rouge. Cette nouvelle Oris sera disponible à partir du mois de mars 2017 au prix public de 3. 950 euros. Patience…

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TAG Heuer Aquaracer Premier League Special Edition

TAG Heuer vient de présenter une nouvelle Aquaracer qui rend hommage au partenariat initié avec la Premier League, le championnat de foot anglais. Il s’agit d’un modèle en acier de 43 mm, avec calibre mécanique automatique et lunette en céramique noire avec indication 45 minutes en blanc et 15 minutes additionnelles en rouge. Le cadran gris soleillé arbore le nouveau logo de la Premier League à 9h.

par Jean-Philippe Tarot

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vec TAG Heuer, les Anglais sont plus gâtés que les Allemands… En effet, pour célébrer la Bundesliga, nos voisins germains doivent se contenter d’une Aquaracer à quartz alors que nos amis du Brexit ont droit à un garde-temps mécanique automatique… Allez comprendre ! Bref, pour rendre hommage au partenariat signé il y a six mois entre TAG Heuer et la Premier League (le championnat de foot le plus regardé au monde)*, l’horloger qui « ne craque jamais sous la pression » vient de dévoiler une nouvelle Aquaracer d’inspiration football. Ce modèle est doté d’un boitier en acier de 43 mm étanche à 300 mètres. Il accueille le calibre 5, mouvement mécanique à remontage automatique. Ce garde-temps se revendique « footballeur » dans la mesure où sa lunette en céramique noire unidirectionnelle arbore les chiffres des 45 minutes de chaque mi-temps laqués en blanc et les chiffres des 15 minutes de temps additionnel laqués en rouge. Il suffit de placer le triangle blanc sur l’aiguille des minutes lorsque le match démarre pour avoir la durée des temps de jeu. Rien de bien compliqué.

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Le cadran gris anthracite avec effet soleillé arbore le nouveau logo du lion, symbole de la Premier League à 9h, frappé de couleur blanche. L’inscription MatchTimer au centre permet également d’identifier l’appartenance de la montre à l’univers du football. Les index bâtons sont recouverts de SuperLuminova blanc pour une meilleure visibilité dans l’obscurité. Quant aux aiguilles, celle des heures est rhodiée et celle des minutes et secondes sont rouges. Là encore, pour plus de lisibilité et pour rester dans l’esprit « foot » puisque dans ce sport, on compte en minutes/secondes et non en heures. Pour finir, le guichet date positionné à 3h est équipé d’une loupe qui contribue à une meilleure visibilité. La boîte comporte un fond vissé avec la gravure exclusive du lion de la Premier League, et l’inscription exclusive Official TimeKeeper. L’ensemble est complété par un bracelet en acier. *Rappelons que la Premier League est la ligue de football la plus suivie autour de la planète. La saison dernière, 13 millions de fans sont allés voir des matches avec un taux de remplissage de stades record de 96.3%. Tout au long des neuf mois de compétitions, 380 matches sont regardés dans 190 pays à travers le monde, et dans plus de 900 millions de foyers.


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Burning Skull Bell&Ross : le crâne et le tatouage En 2009, Bell & Ross marquait les esprits en cassant les codes horlogers traditionnels avec sa toute première BR 01 « Tête de mort ». En 2015, une version BR 01 Skull Bronze tout à fait réussie voyait le jour. Aujourd’hui, le désormais célèbre crâne Bell & Ross vit une nouvelle aventure dans cette interprétation inédite qui célèbre la symbolique militaire et l’art du tatouage. Montre guerrière en édition limitée à 500 exemplaires.

par Jean-Philippe Tarot

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oici une montre que l’on imaginerait très bien au poignet de Jack Sparrow dans la saga « Pirates des caraïbes ». Nonobstant, bien évidemment, un certain anachronisme, voire un anachronisme certain ! Le fait est que de tout temps, les combattants les plus redoutables (des Vikings aux forces spéciales) ont affiché leur courage en arborant des têtes de mort, autant pour impressionner leurs adversaires que pour conjurer le mauvais sort, d’ailleurs.

Fidèle à cet esprit, le boitier carré (46 mm / étanche 100 m) de cette Bell&Ross affiche une nouvelle fois, un crâne barré par des ossements en croix dessinés par la lunette et les vis, à l’image des drapeaux de pirates d’autrefois. Par ailleurs, son cadran à relief arbore des aiguilles revisitant d’autres codes traditionnels de l’univers militaire : le sabre et le poignard. L’aspect mat du métal associé aux reflets satinés du bracelet alligator renforcent l’image aventureuse et guerrière de la montre.

De leur côté, chacune à leur manière, les collections BR 01 Skull de chez Bell & Ross rendent hommage à l’épopée des parachutistes de la Seconde guerre mondiale. A l’aube du 6 juin 1944, surgissant des airs, les troupes des 82e et 101e divisions aéroportées américaines eurent un rôle essentiel lors du débarquement en Normandie. Ces combattants d’élite portaient fièrement sur leur tenue de saut un écusson portant une tête de mort doublée de ces mots : « Death from Above » (la mort vient d’en haut)…

Mais dans cette toute nouvelle version, le crâne n’est pas le seul ornement. De fait, l’ensemble du boîtier enserrant le cadran est intégralement gravé et décoré à la manière d’un tatouage. Le résultat est bluffant. Tels les plus audacieux dessins figurant sur la peau, la montre est entièrement parcourue de flammèches dansant en tous sens, côté recto comme côté verso, enserrant un grand nombre de détails disséminés dans chaque surface et recoin.

Aujourd’hui, si cette effigie continue de figurer sur de nombreux équipements militaires –uniformes, emblèmes, avions–, le célèbre « Jolly Rogers » (c’est le nom de ce crâne souligné de deux tibias) apparaît en élément de décoration comme un talisman ou un symbole rebelle.

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Au dos, même les inscriptions visibles sur le fond du boîtier évoquent un véritable tatouage, avec des lettres incurvées semblant épouser la rondeur d’un bras. Son graphisme rappelle les fameuses flammes de l’enfer et intègre divers motifs symboliques du destin et du trépas : un cœur, une rose, une faux et un sablier, dissimulés au sein du décor.


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Pour le réaliser, chaque trait gravé dans l’acier est rempli manuellement, à l’aide d’un stylet, d’une encre-vernis de couleur noire, comme lorsqu’un tatoueur crée une œuvre sur la peau. Au fil des opérations, une succession de passages au four permet de fixer définitivement la laque. Un long et méticuleux travail qui requiert plusieurs heures au graveur-laqueur pour finaliser chaque boîtier. La tête de mort est réalisée en métal étampé, un procédé utilisé traditionnellement pour la fabrication de monnaies ou de médailles et qui crée ici un véritable relief. La couleur noire du Superluminova qui recouvre le fond du cadran accentue encore la mise en avant du

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crâne qui semble défier celui qui le contemple. Cette pièce embarque un calibre mécanique automatique. Probablement le modèle le plus abouti des trois ; même mieux que la « bronze ». Notamment grâce à la tête de mort en relief (vs plate sur les deux autres modèles) associée aux tatouages qui rendent cette montre totalement unique ! Comptez 6.900 euros. Attention, il semblerait que les réservations soient déjà nombreuses. Il n’y en aura donc pas pour tout le monde… En vente chez Forges à Paris et chez Les Montres .


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Anonimo Militare Alpini : montres transalpines

L’horloger italien Anonimo vient de dévoiler deux séries limitées produites en l’honneur du 4ème régiment des chasseurs alpins italiens qui évoluent, été comme hiver, dans les contrées les plus sauvages. Deux déclinaisons possibles : un cadran brun sur bracelet blanc qui évoque l’uniforme d’hiver et un cadran khaki sur bracelet de la même couleur qui rappelle les treillis d’été. Le fond arbore quant à lui une gravure stylisée du mont Cervin. par Jean-Philippe Tarot

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ette année, la marque horlogère italienne Anonimo Militare poursuit le développement de ses montres en bronze, l’une de ses spécialités, avec l’arrivée de ces deux nouvelles éditions limitées (97 ex. chacune) : une trois aiguilles avec indication de la réserve de marche et un chrono bicompax. Ces deux pièces affichent le même diamètre de 43 mm et sont équipées d’une couronne de remontoir placée à midi. L’accès à la couronne, protégée entre les cornes du boîtier, est rendu très aisé grâce à des charnières mobiles. En les refermant d’un clic, le dispositif breveté assure l’étanchéité de la boîte. Un signe distinctif et une signature qui se reconnaît au premier coup d’œil. A noter que les charnières mobiles protégeant la couronne à 12h sont brevetées.

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Etanches à 12 bar, ces garde-temps sont équipés d’un calibre mécanique automatique suisse : un ETA 7001 avec module additionnel IRM de 42 heures et un Sellita SW 300 avec module chronographe 2035T spécial Dubois-Dépraz. Présentant une teinte initiale évoquant les nuances de l’or rose ou de l’or rouge, le bronze (enrichi en zinc) acquiert rapidement une patine qui lui confère un incomparable look « hors d’âge » : du vert-de-gris à l’ardoise en passant par toutes les étapes intermédiaires. Cela dépend du climat, de l’humidité, de l’endroit où vous vivez, etc. Bref, chaque boitier vieillit différemment et donc, chaque boitier est unique. A noter que les montres en bronze possèdent toujours un fond en métal pour éviter les allergies. Dans ces versions, il est gravé d’un profil stylisé du Mont Cervin *Corps de défense et non d’attaque, les « alpins » sont voués à la protection des frontières et au maintien de la paix.


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Urwerk UR-105 Raging Gold : le temps d’or

Urwerk vient de présenter, lors d’une grande tournée asiatique, ses nouveautés 2016 et parmi elles, ce modèle UR-105 Raging Gold, qui conserve bien évidemment son affichage du temps si caractéristique, mais dont le boitier en titane PVD noir arbore un « capot » en or rouge « clou de Paris » du plus bel effet.

par Jean-Philippe Tarot

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es deux fondateurs d’Urwerk effectuent actuellement une grande tournée asiatique qui les a menés de Tokyo à Hongkong en passant par Kuala Lumpur ou Dubaï. A Hongkong, Felix Baumgartner et Martin Frei se sont arrêtés chez The Lavish Attic, concept-store local, situé en plein cœur de Central, qui commercialise leur fabuleux garde-temps. Pendant deux jours, Piano Chow, la fondatrice de cette boutique, a organisé toute une série de rendez-vous avec la presse et surtout, avec les clients finaux… Entre deux meetings, Baumgartner et Frei se sont éclipsés pour visiter l’étonnante et fantastique exposition d’Anish Kapoor à la Galerie Gagosian de Hongkong… Qui sait, peut-être que ces œuvres d’art inspireront Martin Frei pour l’une de ses prochaines créations… L’acier poli à la perfection de certaines sculptures la tout simplement subjugué ! Mais retour à l’UR-105 Raging Gold… Cette pièce, comme le confie Martin Frei : « Il y a toujours une petite voix en moi qui me rappelle à quel point j’aime ce métal précieux. Il est, au-delà des évolutions techniques, des changements de style, du confort des

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matières nouvelles, le premier métal qui fait briller mes yeux. L’or reste l’or. Intemporel ». « Une nouvelle fois nous en appelons aux sens du porteur de notre montreajoute de son côté Felix Baumgartner. Notre UR-105 « Raging Gold » se doit d’être un plaisir à regarder, à porter, mais également à toucher. Ce boîtier tout en relief est directement inspiré d’un motif « clou de Paris ». Ce dessin et cette texture toute particulière me ramène à mes premières gammes de maître horloger. C’est un peu ma « madeleine de Proust ». Un classique dans le monde de la Haute Horlogerie. Intégrer cette petite touche d’Histoire dans un modèle disruptif, c’est, je l’avoue, un de mes grands plaisirs ». Le fait est que cette pièce est parfaitement réussie ! Techniquement, la UR-105 est une pure Urwerk. Elle conserve bien évidemment, l’affichage de l’heure satellite, « la » signature de la marque depuis ses débuts en 1997 (eh oui, elle fêtera ses vingt ans l’année prochaine, surement de belles choses à venir dans cette perspective). Plus concrètement, quatre satellites portant chacun trois index des heures défilent tour à tour le long du rail des minutes.


Cette lecture du temps originale et intuitive est facilitée par un cache en PEEK (PolyEtherEthercétone) qui vient recouvrir les satellites non déterminants dans la lecture de l’heure. Décoré dans la plus pure tradition horlogère, ce cache arbore un superbe fini guilloché. Cette 105 est également l’aboutissement des années de recherche sur l’heure vagabonde. Toute la subtilité de la pièce réside dans ce carrousel invisible monté sous la structure satellite. C’est lui qui rend possible toutes les révolutions des heures. « Dans nos modèles précédents, nos satellites étaient montés sur croix de Malte et rattachés par le dessus à une croix orbitale. Nous avons repensé et apporté des améliorations à ce concept. Notre réflexion et son aboutissement se découvrent du bout des doigts lors de la mise à l’heure. Pas de friction, pas d’à-coup, juste le ballet des satellites. C’est dans la fluidité de ses engrenages que se dissimule notre travail » souligne Felix Baumgartner.

Côté verso, les turbines de la UR-105 contrôlent le système de remontage de la pièce (48 h de réserve de marche). Leur ajustement se fait à l’aide d’un levier. En position « FULL », le moindre mouvement est exploité pour le réarmement du ressort du barillet. La UR-105 est alors une montre automatique dont le remontage est optimisé par le jeu de ses turbines. Sur mode « STOP », le système de remontage est désactivé, la UR-105 se remonte alors manuellement par le biais de sa couronne. Une troisième position intermédiaire « RED. » (pour REDUCED) modère le remontage évitant ainsi une tension excessive du ressort de barillet. Du grand art. Autant en terme de design que d’horlogerie. Cette montre possède un côté «animal sauvage», son boitier tel un carapace protège le coeur mécanique de la bête... «Rappelons qu’Urwerk ne produit que 150 montres par an. C’est dire si ces pièces sont parmi les plus exclusives et les plus désirables qui soient sur le marché actuellement.

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Raymond Weil : chrono Tango 300

L’horloger indépendant encore en mains familiales Raymond Weil vient de dévoiler sa toute dernière création masculine : il s’agit d’un chrono tricompax-date très sportif de 43 mm, étanche à 300 mètres, mais doté d’un calibre quartz…

par Jean-Philippe Tarot

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ouvelle création d’entrée de gamme chez Raymond Weil puisque ce chrono est doté d’un calibre quartz. Equipé d’un boitier de 43 mm en acier et lunette PVD noire, il s’avère ergonomique et étanche à 300 mètres. Les quelques touches de rouge sur le cadran (aiguilles et chiffres minutes), de même que le bracelet en caoutchouc sur boucle déployante renforcent l’aspect sportif de cette pièce. La date apparait quant à elle dans un guichet entre 3 et 4h. Les aiguilles heures et minutes et les index sont luminescents et protégés par un verre saphir. A noter les godrons vissés sur la lunette, signe distinctif de la collection Tango. Ce modèle existe également avec boitier acier sur bracelet acier avec cadran bleu (aiguilles oranges) ou noir.

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Centigraphe Souverain Anniversaire : une série de séries limitées “anniversaire”

Voici une idée originale. En effet, l’horloger F.P. Journe vient d’annoncer le lancement d’une « série de séries limitées » pour les dixièmes anniversaires de ses boutiques exclusives. Vingt pièces pour la boutique de Hongkong et dix pour celle de Tokyo. Ce Centigraphe Souverain est proposé en version de 40 mm en titane poli avec cadran ruthénium et calibre mécanique à remontage manuel en or rose.

par Jean-Philippe Tarot

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e Centigraphe Souverain, l’un des grands classiques de l’horloger français François-Paul Journe va célébrer les différents anniversaires de la prestigieuse manufacture genevoise. Dès que l’on de ses magasins exclusifs aura dix ans d’ancienneté, Journe commercialisera une édition très limitée cette pièce maitresse de ses collections. Cela vient de commencer avec Hongkong (Central) et Tokyo (Ginza) qui recevront respectivement 20 et 10 exemplaires de ce Centigraphe Souverain « anniversaire » de 40 mm doté d’un boitier en titane poli avec un cadran ruthénium avec compteurs en saphir, une couronne et une bascule en or rouge et bien évidemment, l’emblématique mouvement mécanique à remontage manuel en or rose. Le tout, proposé sur un bracelet en alligator bordeaux. Chaque pièce est numérotée, suivie du nom de la ville correspondante. Ce garde-temps sera accompagné d’une rétrospective des séries Anniversaire F.P.Journe en titane : chronomètre Souverain 2005 ; chronomètre à résonance 2006 ; tourbillon Souverain 2007 et Octa Perpétuelle 2010. Les anniversaires des boutiques du réseau F.P. Journe continueront leur célébration dès 2017 avec celle de Genève en mars, suivi de Boca Raton (Floride) au printemps. En 2018, ce sera le tour de Paris ; en 2019, de la boutique de Pékin et de New York ; en 2022, celle de

Bal Harbour et en 2023, celle de Los Angeles. Quant à Beyrouth, ce sera pour 2024. Rappelons que le Centigraphe Souverain est un chronographe mécanique sans précédent qui offre 360.000 km au bout des doigts ; ou l’art de convertir 6km/heure en 360’000 km/heure. Explications de cet exploit technique qui permet de mesurer des temps d’un centième de seconde aussi bien que de dix minutes. Et ce, grâce à une aiguille effectuant un tour de cadran en une seconde, une deuxième aiguille faisant un tour en vingt secondes et une troisième tournant en dix minutes. Chacune ayant droit à son cadran subsidiaire, en plus des aiguilles indiquant les heures et minutes. Le « Centigraphe Souverain » permet ainsi de mesurer des vitesses allant jusqu’à 360.000 km/h, bien au-delà de la vitesse de libération d’une fusée atteignant la vélocité de satellisation minimale (première vitesse cosmique). Une prouesse à laquelle il faut encore ajouter 100 heures de réserve de marche - 24 heures avec le chronographe. Précisons également, que 30% des profits réalisés sur chaque vente de montre sont reversés au profit de l’ICM. Depuis sa mise en place il y a plus de dix ans, ce partenariat a rapporté plus d’un million d’euros à l’association. Quand le luxe ne sert part uniquement à enrichir des grandes marques, mais qu’il permet également de soutenir la recherche… Une belle initiative.

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objectif horlogerie

Situé au coeur de Paris au 48 rue de Rivoli, Objectif Horlogerie invite connaisseurs et néophytes à se glisser dans la peau d’un véritable horlogerle temps d’une demi-journée. Ce spécialiste de la formation horlogèrepropose des stages d’horlogerie ouverts à tous publics, où tout un chacun s’initie, de façon simple et ludique, à la magie du temps

par Timefair

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récurseur dans l’initiation horlogère accessible à tous, Objectif Horlogerie offre, sans aucun niveau technique requis, de pénétrer dans l’univers secret d’un garde-temps mécanique. De la théorie - sensibilisation à l’histoire de l’Horlogerie, identification et rôle des différents composants - à la pratique démontage, nettoyage, remontage d’un mouvement mécanique -, ces stages horlogers sont placés sous le signe de la pédagogie et du plaisir. Blouse blanche boutonnée, les outils à portée de main, la loupe en place, les participants procèdent, à la façon de maîtres horlogers, au rituel du réglage de leur chaise au plus bas jusqu’à sentir leur menton frôler la surface de leur établi. L’initiation peut alors commencer. Sous l’oeil expert des formateurs, chacun éprouve l’émotion indicible de maîtriser le temps. L’atelier d’initiation révèle les mystères d’un garde-temps et dévoile ses pièces maîtresses : barillet, rouages, ancre, échappement, balancier, spiral... un temple de haute technicité. Au cours de l’atelier, les adeptes découvrent également la dimension artisanale de la mécanique horlogère et la beauté du savoir-faire.

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Soucieux de favoriser la proximité et l’échange, Objectif Horlogerie limite ses stages à six personnes pour donner à chacune des conditions optimales d’apprentissage. Afin de bien transmettre savoir et technique, deux formateurs encadrent respectivement un sousgroupe. Les participants bénéficient ainsi d’une écoute et d’une attention privilégiées. Dans une atmosphère de partage, chaque stagiaire redécouvre l’instinct de bricoleur qui sommeille en lui. D’abord, installé confortablement dans un charmant salon parisien, chacun se plaît à faire connaissance autour d’une boisson : un accueil chaleureux propice aux échanges et à la découverte de l’autre avant la pratique horlogère. Ensuite, les stagiaires pénètrent dans l’atelier : ils y découvrent des établis sur-mesure, équipés d’outils professionnels haut de gamme indispensables à la pratique de l’art horloger. L’aventure débute par quelques mots sur l’histoire de l’horlogerie et la théorie de la mécanique horlogère. Un challenge amical entre voisins d’établi va bon train et la solidarité se manifeste spontanément pour partir à la recherche de l’infime vis égarée sur le parquet de l’atelier... Enfin, la session s’achève. La magie opérant, le coeur de la montre se remet à battre sous le regard admiratif de chaque apprenti. Satisfaits d’avoir mené à bien leur aventure horlogère, les participants sont récompensés de leur talent par la remise d’un diplôme.


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D’un côté, Samir Khemici, fondateur, véritable passionné de montres. Issu de la finance, sa curiosité et son envie le poussent à approfondir ses connaissances et à devenir Horloger diplômé d’État. Féru de garde-temps, il aime à transmettre sa passion. De la montre la plus anodine à la plus prestigieuse ou insolite, sa fascination pour l’actualité et l’innovation horlogère est sans limite ! De l’autre, Jean-Yves Golvan, breton et amateur de voile qui commence sa collection de montres avec son premier salaire de pharmacien. Tout aussi passionné de voitures de collection ou de stylos, il apprécie le bel ouvrage. Curieux et ouvert de nature, il se rend à un salon horloger parisien où il rencontre Samir Khemici qui l’incite à participer à une initiation horlogère... Totalement enthousiasmé par son stage, il quitte son métier initial et se forme à Besançon pour s’investir pleinement dans Objectif Horlogerie dont il devient associé.

pouvoir en expliquer le fonctionnement ou comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur, Jean-Yves Golvan et Samir Khemici ont l’idée de mettre en place des stages de pratique horlogère et de développer une structure dédiée aux divertissements sur le thème de l’horlogerie. Nous sommes en 2011, lorsqu’Objectif Horlogerie voit le jour... Aujourd’hui, passionnés ou simples curieux ont un lieu cossu d’échange et de partage. Encadrés par des diplômés d’État, ils peuvent maintenant assouvir leur avidité de découvertes horlogères au sein d’une structure chaleureuse et professionnelle, et vivre des expériences autour de cette passion.

Une rencontre.... fortuite de deux personnalités qui se consolide autour de l’horlogerie et se développe par le désir d’en découvrir plus sur chacun. Au fil des échanges, de leurs connaissances et expériences, ils décident de partager leur passion pour l’horlogerie en faisant le pari de créer un concept simple et ludique pour s’initier au temps.

Des ateliers horlogers accessibles à tous La découverte s’effectue sur un mouvement mécanique à remontage manuel pour lequel aucun niveau technique n’est nécessaire, accessible dès 13 ans et sans limite d’âge ou de compétence. Pour les plus avertis, Objectif Horlogerie propose aussi un large choix de sessions d’apprentissage et de perfectionnement. Les méthodes pédagogiques d’Objectif Horlogerie sont uniques et évolutives, le travail est réalisé sur des mouvements suisses et le matériel utilisé est uniquement d’origine allemande, française et suisse. Du curieux, à l’étudiant en phase d’orientation scolaire, ou encore du connaisseur averti au professionnel, les ateliers d’Objectif Horlogerie sont ouverts à tous.

Une idée... Partant d’un constat simple que les porteurs de belles mécaniques se contentent souvent d’admirer leur mouvement sans vraiment

Pour une idée cadeau originale, les chèques cadeaux d’Objectif Horlogerie sont en vente sur le site d’Objectif Horlogerie ou chez les partenaires agréés. De quoi ravir ses proches, amis ou collaborateurs.

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The Longines Avigation Watch Type A-7 1935 : hommage aux pionniers de l’air

Voici un garde-temps qui, une nouvelle fois, semble tout droit sorti de l’après Première guerre mondiale… Et pourtant, cette Longines Avigation Watch Type est bel et bien une montre contemporaine. Ce modèle en acier de 41 mm, très rétro, se distingue bien évidemment par son cadran décalé de 40° qui permettait aux pilotes de lire les indications sans lâcher le manche de leur avion.

par Jean-Philippe Tarot

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’une manière générale, la collection Longines Heritage rend hommage aux modèles historiques de la maison de Saint-Imier. En cet automne 2016, c’est les années 30 qui sont mises à l’honneur avec la commercialisation de cette nouveauté rétro qui rend hommage à un chrono commandé en 1935 par l’armée américaine. Ce genre de montres est apparu dans les années vingt ; on en trouvait par exemple, chez Vacheron Constantin, mais pas uniquement... En l’occurrence, ce modèle fut produit dans les années trente par Longines. Il était destiné à l’armée américaine (qui n’achetait donc pas que des Hamilton) et notamment aux pilotes. Ce nouveau modèle est doté d’un boitier en acier de 41 mm étanche à 30 mètres. Il s’agit d’un chrono monopoussoir avec trotteuse centrale et compteur de 30 minutes à 12h. Une date a été ajoutée à 6h, ce que pourront regretter les puristes. Le cadran blanc laqué poli est décalé de 40° sur la droite et arbore 12 chiffres arabes miel

qui avec les aiguilles bleuies de type « poire » renforcent le côté rétro de ce garde-temps. Le tout est protégé par un verre saphir anti-reflet. La couronne cannelée était pensée pour être aisément manipulée, même avec des gants. A l’origine, soulignons que la montre était portée à l’intérieur du poignet et l’orientation particulière du cadran permettait aux pilotes de lire les indications sans lâcher le manche de l’avion tandis que la couronne a été pensée Côté moteur, ce garde-temps embarque le calibre L788.2 (un ETA) à remontage automatique avec monopoussoir et mécanisme de chronographe à roue à colonne (28’800 alternances par heure) et réserve de marche de 54 heures. A noter que ce mouvement a été spécifiquement développé pour Longines et permet de contrôler les différentes fonctions du chronographe : marche, arrêt et remise à zéro, par simple pression du monopoussoir intégré à la couronne cannelée. Le tout se porte sur un bracelet en alligator brun avec boucle ardillon.

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