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JEAN-CLAUDE CASADESUS

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

MAHLER SYMPHONIE N°2 RÉSURRECTION Olena Tokar, Hermine Haselböck Chœur Philharmonique Tchèque de Brno


Enregistré en concert à Lille, Auditorium du Nouveau Siècle les 20 et 21 novembre 2015 Prise de son Radio France / France Musique Musicien Metteur en Ondes : Alice Legros Directeur du son : Christian Lahondes Opérateurs du son : Jean-Baptiste Etchepareborde, Andreas Jaffré, Benjamin Perru Photos : Ugo Ponte-ONL - Design : 440.media L’orchestre National de Lille est une association subventionnée par le Conseil régional Hauts-de-France, le Ministère de la Culture et de la Communication, la Métropole Européenne de Lille et la Ville de Lille. EVCD027 p ONL/Radio France © Evidence Classics/Little Tribeca 2016

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GUSTAV MAHLER (1860 – 1911) SYMPHONIE N°2 « RESURRECTION »

Orchestre National de Lille JEAN-CLAUDE CASADESUS Olena Tokar, soprano Hermine Haselböck, mezzo-soprano Chœur Philharmonique Tchèque de Brno, Petr Fiala

CD1 1. Allegro maestoso (Totenfeier) 2. Andante moderato 3. Scherzo. In ruhig fleissender Bewegung

21’52 11’23 11’21

CD2 1. « Urlicht ». Sehr feierlich, aber schlicht 2. Finale. Im Tempo des Scherzos. Wild herausfahrend Total : 84’

4’50 35’54


ENTRETIEN AVEC JEAN-CLAUDE CASADESUS

MAHLER ET MOI, UNE CONVERSATION ININTERROMPUE Tout a commencé voici bien longtemps : j’étais au Conservatoire, je venais d’avoir 19 ans et, un soir, j’ai entendu un disque qui m’a littéralement jeté par terre, une sorte d’éruption soudaine de lave dans mes oreilles, dans mes veines, un rythme, des rythmes, des contrastes, des nœuds sonores, des arêtes ! J’étais époustouflé  : c’était la 5ème Symphonie de Gustav Mahler. Je me suis demandé alors quel était ce géant inconnu descendu des montagnes du ciel pour me bousculer ainsi. Car, à l’époque, on n’entendait pas Mahler, on ne le connaissait même pas ! J’étais alors bien loin de devenir chef d’orchestre mais j’étais déjà gorgé de ces grands orchestrateurs qui me fascinaient et dont il me semblait soudain qu’ils avaient enfanté cet inconnu, Beethoven, Berlioz et Wagner. Comme Berlioz, ce Mahler savait spatialiser la musique, comme Beethoven et comme Wagner, il racontait des histoires.

Je l’ai aimé d’emblée, même s’il m’a fallu quelques années pour lui donner mes preuves d’amour. Car entre temps ma vie a continué, ma vie d’interprète, de percussionniste, au cœur même du tissu battant de la musique. Et puis, on le sait, j’ai eu envie de diriger, j’ai eu besoin de diriger et j’ai débuté, la trentaine venue. Dix ans plus tard, je recevais ce « cadeau » empoisonné – qui était en même temps la possibilité de redonner la vie à un orchestre (une « résurrection » qui allait très vite s’avérer une création) : c’est ainsi que j’ai fait l’Orchestre National de Lille. Durant ces années d’apprentissage, Mahler était demeuré en moi, à l’intérieur de mon désir de chef, sans que je puisse d’emblée m’y jeter – questions de moyens, d’effectifs, de technicité orchestrale à construire pas à pas pour assurer le socle. Wagner m’a aidé à ouvrir des chemins pour pouvoir aborder à cet océan tumultueux où je voulais naviguer. Enfin,


j’ai pu monter avec mon orchestre ma première symphonie de Mahler, c’était la 4ème, parce qu’elle était moins lourde en effectif (sans trombones ni tuba, sans chœur non plus), plus courte en durée, plus appréhensible donc. L’accueil a été à la mesure de ce que j’attendais – mais j’avais près de 45 ans : il m’avait fallu un quart de siècle entre la révélation de cette musique et la possibilité d’entrer dans cette matière sonore en même temps que de la faire jaillir !

qui exige une grande technicité de l’orchestre (n’oublions jamais que c’était un très grand chef ) mais laisse s’exprimer cette sensibilité exacerbée qui affleure, une musique qui impose une tenue sonore mais reste en même temps une musique affective, une musique qui est à fleur de peau, tout le temps, mais qui doit maitriser son cri. J’ai d’emblée ressenti une affinité avec son geste musical, avec son sens du doute et de la transcendance.

J’étais déjà grand lecteur de Stefan Zweig et je retrouvais chez lui comme chez Mahler ce sentiment visionnaire, cet incroyable accès à un siècle en mutation qui prenait en compte les convulsions du siècle avant qu’elles ne s’avèrent. J’ai continué ensuite en dirigeant, sans suivre un ordre chronologique, les cinq premières symphonies de Mahler, ainsi que son Chant de la Terre ou ses Kindertotenlieder avec José Van Dam. Mais il m’a fallu une longue maturation dans mon parcours de chef pour peu à peu trouver le « son Mahler ». Et pour construire mon son Mahler. Il y a chez lui une pensée du son très particulière et qui peut apparaitre parfois paradoxale : il y faut échapper à toute lourdeur, à tout pathos, pour dégager une clarté qui, seule, permet de plonger dans les abysses. Mahler peint des mondes dont il faut trouver les clés – mais sans jamais surenchérir sur lui : il faut par exemple jouer tous ses ralentis, mais sans glisser, sans laisser couler le rythme et en conservant en permanence une unité charnelle. C’est une musique

Pour en venir à la 2ème Symphonie, que j’ai souvent dirigée, que je connais quasiment par cœur, j’ai mis plusieurs décennies à essayer de comprendre sa sédimentation et, chaque fois que je l’ai reprise, j’ai eu à la fois le bonheur et la nécessité de creuser ses lignes, ses fibres. Pour cet enregistrement, j’ai retravaillé plus d’une centaine d’heures afin de retrouver la fraicheur, le coup de crayon, la couleur, dans une sorte de démarche poétique de l’interminable. Parce que ce qu’on croit connaitre n’est pas ce qu’on connait : il faut toujours reprendre, comme Sisyphe son rocher, afin d’entendre réellement ce qu’on veut entendre. Il faut creuser jusqu’à l’oreille interne pour être en accord avec cet idéal qu’on veut entendre, il faut concrétiser la pensée virtuelle. Comme Beethoven qui voulait créer l’homme capable de créer la musique qu’il veut créer. Cette exigence morale est fondatrice et c’est pourquoi il ne faut jamais s’arrêter, il faut tout chanter pour que le bras soit le domestique de la pensée. Car, comme toutes les autres mais


de manière peut-être encore plus radicale, cette musique est mouvement : elle est la vie, avec ses rythmes, ses silences habités. Mais le réel peut aussi faire irruption dans cette plongée au sens propre corps et âme qu’exige une telle œuvre : nous avons en effet commencé l’enregistrement de cette Symphonie « Résurrection » juste après la barbarie du 13 novembre  !... On peut imaginer l’état d’esprit aussi bien que l’état physique des musi-

ciens et de moi-même : j’ai dit quelques mots – et nous nous sommes jetés dans cette entrée d’apocalypse, cette sorte de marche funèbre initiale qui pose d’emblée la question centrale de la vie et de la mort que doit « résoudre » la résurrection. L’Allegro maestoso initial impose son rythme et sa présence, avec ce thème initial qui va revenir se faufiler à plusieurs reprises durant ce mouvement, l’éclat formidable et fuligineux que ponctue ensuite la percussion, un Dies Irae qui conduit au sommet dramatique, tout


cela s’empilant, se succédant, se nouant, s’appelant. L’Andante moderato qui suit fait respirer du côté de Schubert ou de la Symphonie pastorale de Beethoven : c’est un rayon de soleil, c’est un espoir qui ne demande qu’à renaître, c’est une évocation discrètement nostalgique d’un passé qui aurait été heureux, métaphore du placenta originaire et moment où l’on reprend souffle. Tout repart avec le troisième mouvement, ouvert par des appels de timbales  : version instrumentale élargie du lied Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons, cette page obstinée, en forme de mouvement perpétuel, mixe les angoisses et la mémoire  : ce mélange d’incommunicabilité et de révolte contre cette impossibilité d’atteindre un sens va provoquer un soudain jaillissement de violence, une déchirure quasi dissonante. Il y a là pour Mahler une nostalgie de sa Bohème natale en même temps que cette montée du désespoir qui envahit peu à peu l’espace sonore de ce Scherzo tourmenté, presque diabolique. Après cet esprit d’incroyance, voici la foi, voici l’appel à être au ciel : c’est la voix d’alto qui lance alors l’Urlicht, moment exceptionnel, décalé, venu d’ailleurs : on change de monde ! Dans ce lied très pur, très simple, très concentré, l’espérance se fait entendre – même si le doute s’insinue. Il est temps alors de ce Finale extraordinaire – un des plus beaux de toutes les symphonies de Mahler – qui me donne chaque fois le sentiment de m’élever : c’est à la fois un cataclysme et une jouissance sonore, des appels de cors, des trilles de violon, des trom-

pettes d’Apocalypse, un emportement, une lutte, une déchirante apothéose… Et puis entre le chœur (et notre chœur, celui de Brno, est un des meilleurs du monde !), pianissimo, a cappella d’abord – et la voile enfle, la voile gonfle, la musique mugit, je suis soulevé, je suis ce capitaine qui ne doit pas céder au chant des sirènes et qui pourtant lâche la bride de ses chevaux au milieu du ciel ! Je me souviens, ou plutôt mon corps, mon inconscient se souviennent de mon grand-père qui jouait Bach, Rameau mais aussi des valses viennoises et du tango, toute cette sédimentation qui m’a construit, qui m’a nourri, qui m’a fait tant aimer Berlioz et Ravel, celui de cette Valse vénéneuse qui est aussi un hommage à Vienne. Je suis tout cela en dirigeant ce Finale, je suis un peintre échevelé au milieu de son immense atelier, je plonge des balais dans d’immenses bidons de couleurs, je brosse une fresque dans laquelle je me roule, je frappe l’air, je souffle et m’envole, emporté par un mouvement jubilatoire, anxiogène, transcendental : c’est un effet physique qui embrase cette figure de la résurrection ! Mahler fait chanter cette phrase impérieuse : « Je mourrai pour vivre ! ». Et la péroraison finale du chœur ouvre alors les portes du ciel pour cette « résurrection » qui est un appel à cette foi qui est la mienne, la foi en l’Homme, le geste beethovénien de conquérir la Joie qu’exaltait la 9ème Symphonie. Propos recueillis par Alain Duault


JEAN-CLAUDE CASADESUS

MAHLER AND I: AN UNINTERRUPTED CONVERSATION It all began a very long time ago, when I was at the Conservatoire. I had just turned 19 and, one evening I heard a record that literally knocked me over, a sort of sudden eruption of lava in my ears and in my veins, a rhythm, several rhythms, contrasts, knots of sound, ridges – I was flabbergasted! It was Gustav Mahler’s 5th Symphony. At the time I wondered who was this unknown giant who had come down the mountains from heaven to shake me up like that. For, in those days, we didn’t hear Mahler; we didn’t even know who he was! At the time, I was quite far from becoming a conductor but was already stuffed with those great orchestrators who fascinated me and who, it suddenly seemed, had given birth to this unknown: Beethoven, Berlioz and Wagner. Like Berlioz, this Mahler knew how to give a spatial aspect to music; like Beethoven and Wagner, he told stories. I loved him straight away, even though it took me a

few years to give him proof of my love. For, in the meantime, my life continued: my performing life as a percussionist at the very heart of the beating fabric of music. And then, as is known, I wanted to conduct. I needed to conduct, and I began once I was in my thirties. Ten years later, I received this poisoned ‘gift’, which was at the same time the possibility of giving new life to an orchestra (a ‘resurrection’ that would quickly turn out to be a creation): it was thus that I made the Orchestre National de Lille. During those learning years, Mahler had stayed in me and in my desire to conduct, without my being able to throw myself in right away – questions of means, forces, the orchestral technical skills to build step by step to ensure the base. Wagner helped me open up paths to be able to tackle this tumultuous ocean where I wanted to set sail. At last, I was able to put on my first Mahler symphony with my orchestra. It was the


Fourth because it is the least heavy in terms of forces (no trombones, tuba or chorus), shorter playing time and thus more apprehensible. The reception was up to my expectations – but I was nearly 45. It had taken me a quarter of a century between the revelation of this music and the possibility of entering into this sound matter at the same time as making it gush forth! I was already a great reader of Stefan Zweig and I found in him the same visionary feeling as in Mahler, this incredible access to a changing century that was taking into account the century’s convulsions before they came to be. I then continued conducting Mahler, without following chronological order: his first five symphonies as well as his Lied von der Erde or Kindertotenlieder with José Van Dam. But it took me a long gestation in my conducting career to eventually find the ‘Mahler sound’. And to build my Mahler sound. There is a highly particular thought of sound in him, which can sometimes appear paradoxical: it is necessary to avoid any heaviness or pathos and bring out a clarity that, alone, allows for plunging into the abysses. Mahler paints worlds for which one must find the keys – but without ever outdoing him. For example, you have to play all his rallentandi, but without slipping or letting the rhythm sag, constantly preserving a carnal unity. This is music that requires great technical skills from the orchestra (we must never forget that he was a very

great conductor) but let this hypersensitivity express itself. This music imposes a control of sound but, at the same time, remains emotional music, music that is always on edge but which must control its cry. I immediately felt an affinity with his musical gesture and his sense of doubt and transcendence. Turning to the Second Symphony, which I have often conducted and which I practically know by heart, I spent several decades trying to understand its sedimentation, and every time I took it up again, I felt both happiness and the necessity of going more deeply into its lines, its fibres. For this recording, I worked more than a hundred hours in order to find the freshness again, the writing style, the colour, in a sort of poetic approach to the interminable. Because what we think we know is not what we know: one must always start over again, like Sisyphus and his rock, in order to really hear what you want to hear. You have to dig down to the inner ear to be in harmony with this ideal that you want to hear; you have to give concrete expression to virtual thought. Like Beethoven, who wanted to create the man capable of creating the music he wants to create. This moral strictness is seminal, and that is why one must never stop; one must sing everything so that the arm be the servant of thought. For, like all others, but perhaps in a more radical way, this music is movement: it is life, with its rhythms and haunted silences.


But reality can also burst into this immersion, literally ‘body and soul’, which such a work requires: in fact, we began recording this ‘Resurrection’ Symphony just after the barbarity of [the Paris terrorist attacks on] 13 November!... You can imagine the frame of mind as well as the physical state of the musicians and myself. I said a few words, and we threw ourselves into this entry of the apocalypse, this sort of opening funeral march that straight away asks the central question of life and death, which the resurrection must ‘resolve’. The opening Allegro maestoso imposes its rhythm and presence with this initial theme that is going to come back and edge its way in on several occasions during this movement, the formidable, smoky burst that the percussion then punctuates, a Dies Irae that leads to the dramatic peak, all that piling on, following, building up, calling. The Andante moderato that follows breathes on the side of Schubert or Beethoven’s ‘Pastoral’ Symphony: it is a ray of sunshine, hope that asks only to be reborn. It’s a discreetly nostalgic evocation of a past that would have been happy, a metaphor of the original placenta and a moment for catching one’s breath. Everything gets going again with the third movement, opening with timpani figures: an expanded instrumental version of the Lied ‘Saint Anthony of Padua Preaching to the Fishes’, this ostinato piece, in moto perpetuo form, mixes anxiety and memory: this blend of inalienability and revolt against which the impossibility of achieving a sense

is going to provoke a sudden outburst of violence, an almost dissonant rip. There, for Mahler, is a nostalgia of his native Bohemia concomitant with this rise of despair that gradually invades the sound space of this tormented, almost diabolical Scherzo. After this spirit of unbelief comes faith. Here is the call to be in heaven: it is then the alto voice that launches the Urlicht, an exceptional, quirky moment, coming from elsewhere. We change worlds! In this very pure Lied, quite simple and concentrated, hope makes itself heard – even though doubt creeps in. It is then time for this extraordinary Finale – one of the most beautiful of all Mahler’s symphonies – which, every time, gives me the feeling of rising. It is both a cataclysm and a climax in sound, horn calls, violin trills, trumpets of the Apocalypse: a rage, a struggle, a harrowing apotheosis… And then the chorus enters (and ours, from Brno, is one of the best in the world!), pianissimo and, at first, a cappella – and the sail fills, the sail swells, the music roars, and I’m raised up. I’m this captain who must not give in to the siren song and yet who releases the reins of his horses in the middle of the sky! I remember, or rather my body, my subconscious remember my grandfather who played Bach and Rameau as well as Viennese waltzes and tango. This whole sedimentation formed me, nurtured me and made me so love Berlioz and the Ravel of this pernicious Valse that is also an homage to Vienna. I’m all those things when conducting this Finale. I’m a dishevelled painter


in the middle of his vast studio, plunging brooms into huge buckets of colours and brushing a fresco in which I wrap myself. I strike the air, I breathe and I soar, carried away by a exhilarating movement, stressful and transcendental: it’s a physical effect that sets this figure of the resurrection ablaze! Mahler has this imperious phrase sung: ‘I shall die in order to live!’ And the chorus’s final peroration then opens the gates of heaven for this ‘resurrection’, which is an appeal to this faith that is mine, faith in Man, the Beethovenian gesture of conquering Joy, which the Ninth Symphony extolled. Interview conducted by Alain Duault Translated by John Tyler Tuttle


JEAN-CLAUDE CASADESUS DIRECTION Grâce à la volonté de la Région Nord-Pas de Calais et à l’appui de l’État, Jean-Claude Casadesus crée en 1976 l’Orchestre National de Lille, reconnu depuis comme une formation de référence rayonnant au cœur de sa région, en France et à l’étranger. Plus de trente pays sur quatre continents les ont accueillis, à l’instar de la Chine où ils se sont rendus pour la troisième fois en septembre 2014 pour 3 concerts dans le cadre de France-Chine 50. Parallèlement, Jean-Claude Casadesus se produit sur les grandes scènes internationales à l’invitation des prestigieux orchestres de Paris, Tokyo, Séoul, Philadelphie, Montréal, Baltimore, Salt Lake City, de l’Orchestre National de France, de l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg ou du Symphonique de Berlin. Ses prochains engagements

le mènent à Saint-Pétersbourg, Monte-Carlo, Tokyo, Singapour ou encore Haïfa. Il a déjà gravé une trentaine d’enregistrements salués par la critique et écrit deux livres remarqués, Le plus court chemin d’un cœur à un autre (publié chez Stock en 1997) et La partition d’une vie (paru aux éditions Écriture en 2012). Compositeur pour le cinéma et le théâtre à ses débuts, il est un ardent défenseur de la musique contemporaine qu’il promeut activement avec les résidences de compositeurs initiées à l’Orchestre National de Lille en 2001 et en présidant l’association Musique Nouvelle en Liberté. Jean-Claude Casadesus est également directeur artistique de Lille piano(s) festival.


ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE Né des volontés conjointes de la Région Nord-Pas de Calais, de l’État et de Jean-Claude Casadesus, L’Orchestre National de Lille donne son premier concert en janvier 1976 avec en soliste Mstislav Rostropovitch. Depuis cette date, il s’est imposé comme un orchestre de référence, défendant l’excellence au plus près de tous les publics, avec la volonté de “porter la musique partout où elle peut être reçue”. UN RAYONNEMENT EXEMPLAIRE Chaque année, l’Orchestre se produit au sein de L’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille (entièrement rénové et inauguré en 2013), dans sa région, en France et à l’étranger. Depuis sa création, il a ainsi irrigué musicalement près de 250 communes des Hauts-de-France dans une démarche exemplaire de décentralisation. En véritable ambassadeur de sa

région et de la culture française, il a été invité à se produire dans plus de 30 pays sur quatre continents. UNE PROGRAMMATION RICHE ET VARIÉE Fidèle à sa mission de diffusion, l’Orchestre interprète le grand répertoire symphonique, le répertoire lyrique grâce à sa collaboration régulière avec l’Opéra de Lille, et la musique de notre temps en accueillant des compositeurs en résidence. Dans toutes les facettes de sa programmation, L’Orchestre invite des chefs et solistes internationaux ainsi que les jeunes talents pour faire vivre le répertoire : baroque, classique et contemporain. Parallèlement, il innove avec des cycles de concerts et d’événements tournés vers de nouveaux publics : ciné-concerts, concerts Flash à l’heure du déjeuner, Famillissimo ou “Lille Piano(s) Festival” créé à


l’occasion de Lille2004, Capitale Européenne de la Culture. Autour des concerts, l’Orchestre National de Lille propose de nombreux rendez-vous pour un large public : Préludes, rencontres avec les solistes et les chefs d’orchestre “en bord de scène”, afters, répétitions ouvertes… L’occasion d’échanges conviviaux ! Cette saison, l’Orchestre convie le public à un nouveau rendez-vous : Planète Orchestre, pour découvrir l’Orchestre autrement quatre samedis après-midis dans l’année.

Académie du Disque, Diapason d’or 2015…). Des partenariats forts avec les médias régionaux, nationaux et transfrontaliers lui permettent de bénéficier de relais réguliers et de (re)transmissions de concerts qui démultiplient son audience. Récemment, l’Orchestre s’est doté d’un studio numérique (il est l’un des deux seuls orchestres au monde !) qui lui ouvre de larges horizons dans les domaines de l’enregistrement, de la pédagogie et de l’accès à des publics fortement diversifiés.

UN PIONNIER DE LA POLITIQUE JEUNE PUBLIC

En mars 2016, Alexandre Bloch a été nommé nouveau Directeur musical de l’Orchestre National de Lille, à compter du 1er septembre.

Grâce à son engagement constant, l’Orchestre place le jeune public au centre de son projet en développant une large palette d’actions : éveil musical pour les maternelles, répétitions ouvertes aux scolaires, concerts-découvertes pour les primaires et les collèges, concerts pour les lycées et les étudiants, ateliers avec des musiciens, concerts participatifs… UNE POLITIQUE AUDIOVISUELLE DYNAMIQUE Au fil des années, l’Orchestre a enregistré plus de trente opus salués par la critique et récompensés par de nombreux prix (Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Prix de l’Académie du disque français, Prix de la SACD, Grand Prix de la Nouvelle


JEAN-CLAUDE CASADESUS CONDUCTOR In 1976, with the support of the States and of the Nord-pas-de-Calais region Jean-Claude Casadesus created Orchestre National de Lille, which since has become a reference radiating in the heart of its region as well as the rest of France and abroad. The orchestra has played in over thirty countries on four continents like in China where it went for the third time in 2014 for three concerts as part of France-Chine 50. At the same time, he has pursued an international career and is regularly invited to conduct prestigious orchestras of Paris, Tokyo, Seoul, Philadelphia, Montreal, Baltimore, Salt Lake City, of the Orchestre National de France, the Saint Petersburg Philharmonic Orchestra, and the Berlin Symphony. His commitments have led him to St. Petersburg, Monte-Carlo, Tokyo, Singapore or Haïfa.

The critics and the public have hailed more than thirty recordings by Jean- Claude Casadesus. This is also the case of his two books, Le plus court chemin d’un cœur à un autre, published by Stock in 1997 and La partition d’une vie, published in 2012 by Editions Écriture. Composer in his debuts for cinema as well as theatre, he is an ardent defender of contemporary music that he actively promotes with resident composers initiated with O.N.L in 2001 and in chairing the association Musique Nouvelle en Liberté. Jean-Claude Casadesus is also director of the lille piano(s) festival.


ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE Created with the backing of the Nord-Pas de Calais Region and with the support of the State, Orchestre National de Lille, directed by Jean-Claude Casadesus gave its first concert in January 1976 with Mstislav Rostropovitch. Since then, thanks to the ambitious projects of its director, it has established itself as a leading French orchestra open to all audiences with a desire to «bring music wherever it may be received.” A RADIANCY TO TAKE EXAMPLE OF Each year, the orchestra performs in its concert hall le Nouveau Siècle in Lille, (completely renovated and inaugurated in January 2013) its region, in France and abroad. Since its creation, it has travelled musically to nearly 250 towns in the Hauts-de-France in a strong decentralization process. As a true ambassador of the region and French culture, the orchestra has

been invited to perform in more than thirty countries on four continents. A RICH AND VARIED PROGRAM True to its mission the orchestra has played the “grand” symphonic repertoire, with an annual production at the Opera of Lille, but also the music of our time particularly by appointing composers in-residence. In all aspects of its programming, the orchestra invites experienced international conductors and soloists as well as young talent to keep its repertoire alive : baroque music, classical music and contemporary music. In parallel, it innovates with events dedicated to new audience : “live cinema” concerts, “flash” concerts at lunch, “famillissimo” concerts, and the “lille piano(s) festival”, created on the occasion of Lille2004, European Capital of


Culture. Additionally to the symphonic concerts, the orchestra proposes many appointments for a large audience : Preludes, meeting with the soloists and the conductors “En bord de Scène”, Afters, rehearsals open to public… to live together a great moment of conviviality ! This season, the orchestra invites the public for a new appointment : Planète Orchestre, in order to discover the orchestra in a new way four Saturday afternoon in a year. A PIONEER IN THE FIELD OF ACTIVITIES FOR THE YOUNG Through Jean-Claude Casadesus unwavering commitment, the orchestra places their young audiences at the heart of its projects by developing a wide range of actions : musical awakening for kindergarten, open rehearsals for schools, discovery-concerts for primary and secondary school, concerts for high schools and students, workshops with musicians, participatory projects... A REWARDED DISCOGRAPHY Over the years, the critics and the public have hailed more than thirty recordings with numerous awards (Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Prix de l’Académie du disque français, Prix de la SACD, Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque, Diapason d’or 2015…). The orchestra’s partnership

with local, national and cross-border medias make it profit of regular relays and broadcast concerts which gives it a bigger audience. Recently, the orchestra equip itself with a digital studio (it is one of just two orchestra in the world !). This studio opens many new horizons in the field of recording, in teaching and gives an access to highly diverse audiences. In March 2016, Alexandre Bloch has been appointed as the new musical director of the Orchestre National de Lille from the first September.


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Jean-Claude Casadesus, Orchestre National de Lille - Mahler_ Symphony No. 2 (Resurrection)_Booklet  

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