Issuu on Google+

SPACCATA


Daniel Casimir

compositions & arrangements

Louisa’s Song Chant du matin 3 Les Alpes vues de Paris 4 The Township Cowgirl Song 5 Spaccata 6 Cirquifié 7 Ludus cunctationis 8 Columbian Train Ride 9-11 Suite 189 Aus einer Beziehungskiste Zum Licht hin Um den heißen Brei 12 Muted Shouting 13 Maarten’s Groove 14-15 Prière pour la paix intérieure ... et sa joyeuse fugue 16 Pas Syracuse 17 Hommage à Lester 18 Petite pièce pour grand instrument récoltant 19 Schelm Joris 20 La Melonnière 21 Ni vu 22 Aus Rilkes Stunden-Buch 1

© Daniel Casimir

2

durée totale du CD

5’00 1’57 4’16 2’13 8’46 1’53 2’16 2’32 2’38 2’32 3’30 2’35 1’48 3’37 1’26 4’01 2’04 2’43 3’21 3’13 1’22 3’34 67’28


© Ensemble Squillante

l’Ensemble Squillante et Daniel Casimir Saxophone soprano Federico Coca Garcia Pascal Bonnet

Saxophone alto Julien Chatellier Simon Diricq

Trombone alto Daniel Casimir

Saxophone ténor Cédric Carceles Adrien Lajoumard (chant plage 21)

Saxophone baryton Géraud Etrillard Hugo Schmitt

Saxophone basse Thomas Barthélémy


Notes sur les notes Louisa’s Song est une chanson avec certainement un petit quelque chose de brésilien. La mélodie hésite entre majeur et mineur et ne se plie pas vraiment au «cinq temps» du mouvement rythmique. Pour Louisa. Chant du matin, comme les plages 7, 12, et 17, est une improvisation en solo sur trombone alto, baptisée après réécoute. Cette plage-ci, au caractère chantant, a été la première enregistrée le matin. Les Alpes vues de Paris : quand mon ami Matthias Schriefl m’a demandé par téléphone un morceau pour son magnifique CD «Six, Alps & Jazz» (ACT Music), je me trouvais être en vélo à Paris. C’est la seule pièce sur ce CD qui avait déjà été enregistrée. Dédiée à Matthias.

Cirquifié : un ami africain, après avoir entendu ce morceau m’a dit qu’il se sentait «cirquifié». Merci pour le titre .  Ludus cunctationis : en réécoutant, cette improvisation m’a semblé comme un jeu autour de l’hésitation. Columbian Train Ride est un réarrangement d’une musique que j’avais écrite pour le film «Le voyage des derniers descendants de Daguerre» de José Maria Tapias Ospina.

The Township Cowgirl Song est inspirée par une amie qui a l’habitude de dire qu‘elle est une vrai «cowgirl», qui a déménagé en Afrique du sud pour enseigner le français dans des «Township».

Suite 189. Cette suite regroupe trois mouvements, tous les trois principalement en «sept temps», et pour neuf musiciens. Faites le compte. N.B. : En temps de crise, les bons titres de morceaux sont très chers, et j’avais déjà pas mal investi dans d’autres titres  . J’ai laissé les titres des mouvements en allemand, car pour le premier et troisième je n’arrivais pas à trouver une traduction satisfaisante. Comme pour la plage 18, il n’y a pas de trombone.

Spaccata, le grand écart qui réunit des souvenirs du «Groove Gang» et des influences de musique classique.

Muted Shouting se promène autour des phrases communément utilisées en « Trombone Shout » (une stylistique


méconnue en Europe, présente dans certaines églises des Etats Unis), mais habituellement sans sourdine. Crie doucement quoi !

Petite pièce pour grand instrument  récoltant est dérivée d’un mouvement de la suite pour tuba solo «la Récolte», créée par mon ami François Thuillier, à qui elle est aussi dédiée. Cette variation pour sax basse est écrite pour Thomas Barthélémy. Schelm Joris : pour Joris, ce gentil fripon.

Maarten’s Groove est inspiré par une course cycliste. Pour Maarten.

La Melonnière est une promenade dans une melonnière qui a beaucoup de charme.

Prière pour la paix intérieure… et sa joyeuse fugue : et oui, ça s’en va et ça revient !

Ni vu : alors là, ça passe beaucoup trop vite pour des explications !

Pas Syracuse est né d’un arrangement de «Syracuse» d’Henri Salvador, mais sans la mélodie en question.

Aus Rilkes Stunden-Buch : un peu de douceur pour terminer, inspiré par un poème du magnifique «Das Stunden-Buch» de Rainer Maria Rilke dont voici un extrait : … Ich lebe mein Leben in wachsenden Ringen, / die sich über die Dinge ziehn. Ich werde den letzten vielleicht nicht vollbringen, / aber versuchen will ich ihn. …

Hommage à Lester est dédié à Lester Bowie qui a été un de mes professeurs à la «New School» de New York, et avec qui j’ai eu l’honneur de jouer.

Daniel Casimir


Interpellation de Daniel Casimir, Police du jazz, à l’aube du jour J, salle 251 L’interrogatoire est conduit par le commissaire principal S. Nochaser, surnommé «le moine» dans le milieu de la police du jazz, qui n’inclut pas que des enfants de chœur :

© Ensemble Squillante

- «Monsieur Casimir», dit-il ironiquement, «je serai sec, droit et sans détour : je vois dans votre dossier que vous enregistrez un CD de jazz avec neuf saxophonistes classiques ! Vous pensez qu’il manque des saxophonistes en jazz, mmmh ??» - «Je dois tout d’abord vous dire que je suis franchement surpris de me trouver ici. En effet, pour moi, ceci est un CD de Jazz, mais cela est complètement secondaire : il s’agit seulement de mon ressenti personnel. «Spaccata» se voudrait d’abord et avant tout un CD pour les mélomanes et je pense que les mélomanes n’ont pas besoin d’appellations stylistiques. J’espère qu’ils apprécieront une occasion de s’évader en écoutant une musique conçue pour les amener à voyager dans leur imaginaire. Maintenant, il est évident qu’il y a beaucoup de saxophonistes fantastiques dans le milieu du jazz et je n’ai absolument pas prévu de leur tourner le dos. Seulement voyez-vous, ce projet-ci est né de ma rencontre avec l’ensemble «Squillante». Cet ensemble m’a tout de suite séduit par sa sonorité


de caractère orchestral, son jeu d’ensemble d‘une grande finesse, son ouverture à d‘autres styles musicaux. C’est une approche de l’instrument différente, comparée à celle de mes collègues jazzmen, qui m’a semblé particulièrement intéressante.» - «Bien, mais votre projet est sans section rythmique ! Où est l’interaction dans tout ça ?» Il oriente la lampe de bureau droit dans les yeux du suspect. «Casimir, il va falloir se mettre à table sinon toi et tes complices, on va vous faire mijoter quelques temps dans «le studio» pour que vous soyez plus bavards !!» - «Commissaire, vous m’accusez de manquer d’interactions parce que nous jouons sans section rythmique. Permettez-moi de vous dire que pour un improvisateur l’interaction a toujours lieu, à chaque instant, justement avec l’instant. Quand vous écoutez l’enregistrement d’un morceau improvisé non accompagné, en «solo», comme nous avons l’habitude de dire, et que vous avez le plaisir par la suite d’entendre le même morceau en concert, vous remarquerez que le musicien ne joue jamais deux fois à l’identique ! Et tout ça se fait sans section


rythmique. Par ailleurs, les exemples de musiciens qui improvisent sur des musiques écrites pour des ensembles se sont multipliés dans l’histoire récente du jazz, surtout en Europe.» - «Soit, ok tu t’en tires bien, mais là tu utilises exclusivement un trombone alto, un instrument quasiment inexistant dans l’histoire du jazz, histoire qui connaît cependant une galerie impressionnante de trombonistes de génie, tous sur des trombones ténors ! Pourquoi ? Et qui est ton receleur ?» - «Mon choix de jouer un trombone alto plutôt qu’un trombone ténor semble vous surprendre. Je vous accorde qu’il n’est pas commun d’improviser avec un trombone alto, mais il ne s’agit pas ici de n’importe quel trombone alto. Le «Casimir Alto», c’est son nom, a spécialement été conçu pour être un instrument bien plus complet que les trombones altos dont nous avons l’habitude. L’excellent maître facteur Josef Gopp (lauréat du «Deutscher Instrumentenbaupreis 2011», la plus haute distinction pour des luthiers et facteurs d’instruments en Allemagne !) a pris le temps de développer un instrument qui satisfait les besoins d’un tromboniste de jazz mieux que la

plupart des trombones ténors, et c’est bien la première fois dans l’histoire du jazz ! Je suis heureux d’avoir initié et participé au développement de cet instrument tout à fait novateur ! Et, si vous me le permettez, je suis convaincu que ce trombone pourra être le meilleur choix d’instrument pour beaucoup de mes collègues jazzmen. L’instrument est aussi d’un très haut niveau de performance pour une utilisation en musique «classique» et contemporaine. Sachez que des orchestres allemands commencent à l’utiliser.  Je suis désolé de vous contrarier, cher Commissaire, mais cette interpellation n’a pas de sens, vos soupçons et accusations sont poussiéreux !» - «Bon, Monsieur Casimir, je dois avouer que vous savez être convaincant. Si vous m’offrez le CD et que vous m’invitez à vos concerts, ça ira pour cette fois-ci. Mais tenez-vous à notre disposition, tant que le CD ne sera pas sorti... toi, on t’a à l’œil !» puis il se tourne vers son assistant en maugréant «tu m’as encore une fois pris un sandwich sans oignons !»


Pendant ce temps-là, salle 451, Police du Jazz : interpellation de l’Ensemble Squillante. L’interrogatoire est mené par l’inspecteur Aiguillon, un ancien de la Police qui n’a pas son pareil pour piquer au vif les prévenus :

- «Messieurs les saxophonistes... » dit-il en prenant soin de dévisager chacun des neuf musiciens. «A vos mines déconfites et vos yeux hagards, j’ai l’impression que vous ne comprenez pas bien les raisons de cette convocation. Mais laissez-moi vous rafraîchir la mémoire... Vous avez peut-être oublié, moi pas ! En effet, ces derniers mois, vous auriez été aperçus à maintes reprises avec le tromboniste de jazz Daniel Casimir. Et voilà maintenant que vous fomentez un CD ! Il va falloir éclaircir tout ça et apporter des réponses à nos questions !» L’inspecteur saisit une feuille sur son bureau et la tient ostensiblement aux visages des inculpés. «Voici les différents chefs d’accusation qui vous sont attribués : 1- Détournement de jazzman 2- Sortie de votre territoire sans autorisation 3- Usurpation d’identité Joli tableau, n’est-ce pas !? J’espère pour vous que vous saurez être convaincants... ! »


- «Monsieur l’Inspecteur, pour répondre à votre première accusation, nous croyons important de remettre les choses dans leur contexte. En effet, notre rencontre avec Daniel Casimir s’est faite de manière quelque peu fortuite. C’est lors d’un festival de trombones «Les Coulisses dans les étoiles» en janvier 2012, qu’il nous a été donné l’opportunité de travailler ensemble. À cette occasion, nous avons joué quelques-unes de ses compositions et force a été de constater que le courant est passé et que le plaisir a été partagé, sur et hors scène. C’est ainsi que, de fil en aiguille, est né le projet «Spaccata», littéralement un grand écart entre deux univers en apparence éloignés, mais habilement réunis grâce aux qualités de compositeur de Daniel Casimir. Alors peut-on réellement parler de détournement ? Nous pensons au contraire que chacun est resté dans le registre qu’il affectionnait le plus. L’ensemble de saxophones est traité de façon tantôt orchestral, tantôt chambriste, mettant en valeur la palette sonore de la formation, tandis que le trombone alto revêt le rôle de soliste et improvisateur. Nous nous sommes mutuellement nourris de nos sensibilités et de nos propres caractéristiques, ce qui donne au final une savante alchimie et un mélange de styles savoureux.»

- «Soit ! Mais cela ne vous permet pas pour autant de sortir de votre territoire sans autorisation !» - «Nous répondrons simplement que pour sortir d’un territoire, il faut au préalable en avoir défini les contours. Et cela, Monsieur l’Inspecteur, nous en sommes en toute franchise bien incapables. Le saxophone a cette particularité d’être un instrument hybride, capable de se fondre aisément dans des répertoires divers et variés. Ainsi, notre premier CD regroupait des œuvres exclusivement transcrites et arrangées de compositeurs tels que Bach, Corelli, Grieg ou encore Ravel. Ajoutons à cela un éventail bien plus large de compositions allant de la transcription baroque à la création contemporaine que nous avons pour habitude de jouer en concert. Finalement, notre limite à nous ouvrir à d’autres styles réside dans notre capacité et notre imagination à transcrire d’autres répertoires ainsi que dans notre enthousiasme et notre curiosité à travailler avec d’autres musiciens et compositeurs, comme cela fut le cas pour «Spaccata». C’est pourquoi les frontières du soi-disant territoire auquel vous souhaitez nous conformer sont autant amovibles qu’impalpables.»


- «Sauf votre respect, Monsieur l’Inspecteur, vous vous méprenez ! Nous n’avons pas cette prétention-là ! Considérons simplement qu’il existe une grande disparité en terme d’esthétique de son entre le saxophone jazz et le saxophone classique. Dès lors, il paraît difficile de concevoir notre travail comme une usurpation puisque nous faisons une toute autre utilisation de l’instrument. Si Daniel

Casimir a décidé d’écrire pour un ensemble de saxophonistes classiques, c’est qu’il y a trouvé une source d’inspiration, une sonorité nouvelle et peut-être différente de ce qu’il connaissait auparavant. Le moyen le plus sûr pour en avoir le cœur net serait de lui demander. Mais on se doute que vous êtes déjà en train de le cuisiner... » - «Effectivement, votre Casimir est en train de passer un mauvais quart d’heure... », se délecte l’inspecteur. «En ce qui vous concerne, l’interrogatoire est terminé... On peut dire que vous vous en tirez encore bien pour cette fois-ci ! Allez ! Débarrassez-moi le plancher !» Puis il s’en va en fredonnant...

© Ensemble Squillante

- «Hum... Passons... !», enchaîne l’inspecteur, le sourcil contrarié et la moue dubitative. «Toujours est-il que vous volez le travail des saxophonistes jazz ! Et ça, ce n’est ni plus ni moins que de l’usurpation d’identité !»


© Daniel Casimir

Instrumentarium Daniel Casimir joue exclusivement sur un trombone «Casimir Alto» du maître Josef Gopp avec des clefs d’eau «Joy Key». Embouchure : JK «Casimir Alto». Sourdines : Wallace collection (plages 8 et 12), Trumcor Lyric (plages 14 et 15), Ventouse de plombier (plage 17). Daniel Casimir et l’Ensemble SQUILLANTE utilisent des «lefreQue».


Daniel CASIMIR, né à Celle en Allemagne en 1967, compositeur, arrangeur et tromboniste, vit de la musique depuis l’âge de 17 ans. Après ses études de trombone et de composition à la New School de New York puis des séjours prolongés à Rio de Janeiro, il vit à Paris de 1992 à 2011, puis actuellement à Barcelone. Plus connu pour ses activités de tromboniste de jazz et de musiques improvisées, il compose régulièrement pour des solistes, des ensembles et des festivals de jazz, classiques et contemporains. Lauréat de récompenses  prestigieuses telles la «Victoire de la musique» en 1999 avec le «Groove Gang» ou le «Django d’or» en 2007 avec le collectif «Yolk», il a aussi enregistré de nombreux CD comme leader, co-leader ou side-man.

En 2011, grâce au soutien du Mécénat Groupe Balas, Daniel CASIMIR initie et collabore au développement du premier trombone Alto pleinement satisfaisant pour un musicien de Jazz contemporain. Ce trombone, le «Casimir Alto», est réalisé par Josef Gopp, lequel a reçu le «Deutsche Musikinstrumentenbaupreis 2011», la plus haute récompense allemande pour luthier et facteur d’instrument. www.daniel-casimir.com

© Daniel Casimir

De 2003 à 2009, il est expert artistique à la DRAC Ile de France au sein de la commission pour la création et l’invention musicale et, de 2006 à 2010, il est membre du collectif de musiciens «Yolk».


© Ensemble Squillante

L’Ensemble SQUILLANTE réunit depuis 2006, autour d’une passion commune pour la musique de chambre, neuf saxophonistes issus du Conservatoire de Paris qui ont pour ambition de promouvoir leur instrument sur la scène musicale actuelle. Ces jeunes musiciens, reconnus internationalement lors des plus grands concours, font le pari de conjuguer à la fois les possibilités orchestrales


© Ensemble Squillante

© Ensemble Squillante

de leur ensemble, et l’aspect chambriste d’une formation sans chef. De la transcription baroque à la création contemporaine, l’Ensemble SQUILLANTE ne tarde pas à se faire remarquer par l’énergie contagieuse de ses musiciens sur scène, tendant sans cesse à renouveler le concert traditionnel. Lauréats du concours Européen de musique de chambre de la Fnapec en 2009, ils sont depuis régulièrement

invités à se produire lors de Festivals en France et à l’étranger, sur les ondes de France Musique, ou encore à la télévision lors des « Boite à musique» de Jean-François Zygel sur France 2. L’Ensemble SQUILLANTE est Boursier du Mécénat Société Générale pour l’année 2011, et a réalisé son premier enregistrement discographique (transcriptions de Bach, Grieg, Corelli et Ravel) chez Corelia. www.squillante.fr


Daniel Casimir souhaite exprimer sa gratitude à : l’ «Ensemble Squillante» , Josef Gopp, Isabelle et Jean Balas et le «Mécénat Groupe Balas», Sébastien et tous les intervenants du son, Léonard pour sa magnifique sculpture, Maria et Jérôme (pas seulement pour son beau et subtil documentaire !), Tristan et toute l’équipe des «Coulisses dans les étoiles», Nicolas, Béatrice et Frédéric, Hélène et Fred, Héloïse, Matthieu, Carme et Alfons, Núria et Benoît, Tomas, Delphine, Reika, Katell, Iris, Andrew Joy, Hans Kuijt, Pauline, et Léocadie pour m’avoir donné des ailes quand j’en avais besoin. La musique sur ce CD a été spécialement composée pour l’occasion à 70%. Les 30% restants sont de nouveaux arrangements et des réécritures de pièces commandées par des solistes, des ensembles et des festivals de musiques. J’aimerais remercier particulièrement Ivan Milhiet qui nous a quittés bien trop tôt, François Thuillier, Matthias Schriefl, Bruno Nouvion, Jacques Haurogné, l’«Ensemble de trompettes de Paris», «Evolutiv Brass», le «Grenoble Jazz festival», le «festival de St Cosme en Vairais» et l’Etat Français pour des commandes d’écriture. L’Ensemble Squillante tient particulièrement à remercier : Daniel Casimir, Isabelle et Jean Balas et le «Mécénat Groupe Balas», Sébastien et tous les intervenants du son, Tristan et l’équipe des «Coulisses dans les étoiles», Hans Kuijt pour les «lefreQue», les établissements Selmer et Vandoren, Philippe Guiot. Jean et Isabelle Balas remercient chaleureusement chacun des artistes pour leur implication enthousiaste dans ce projet, A&G Gledhill pour la traduction en anglais, Cristina et Sylvie Palazón Speckens pour la traduction en espagnol ; et plus particulièrement leurs fils, Jérôme pour la réalisation du film «Le Casimir Alto», et Léonard pour la création de la sculpture «Spaccata».


Les Alpes vues de Paris, (Los Alpes vistos desde París): cuando mi amigo Matthias Schriefl me pidió por teléfono una obra para su magnífico CD «Six, Alps & Jazz» (ACT Music), me encontraba en bicicleta en París. Es la única obra en el CD que ya había sido grabada. Dedicada a Matthias. The Township Cowgirl Song está inspirada en una amiga que tiene por costumbre decir que es una verdadera «cowgirl» que se ha mudado a Sudáfrica para enseñar francés en unos «Township». Spaccata, la gran brecha que reúne recuerdos del «Groove Gang» e influencias de música clásica. Cirquifié: un amigo africano, después de escuchar esta obra, me dijo que se sentía «cirquifié» («cirquificado»). Gracias por el título . 

Notas sobre las notas Louisa’s Song es una canción seguramente con un algo brasileño. La melodía duda entre mayor y menor, y no se somete realmente a los «cinco tiempos» del movimiento rítmico. Para Louisa. Chant du matin (Canto de la mañana), como en las pistas 7, 12 y 17, se trata de una improvisación en solista con trombón alto, bautizada después de volver a escucharla. Esta pista, con carácter melódico, fue la primera que se grabó por la mañana.

Ludus cunctationis: tras volver a escucharla, esta improvisación me pareció como un juego alrededor de la indecisión. Columbian Train Ride es un rearreglo de una melodía que había escrito para la película «Los últimos descendientes de Daguerre», de José María Tapias Ospina. Suite 189. Esta suite comprende tres movimientos, los tres principalmente en «siete tiempos», y para nueve músicos. Hagan la cuenta. N.B.: En tiempos de crisis, los títulos buenos de obras son muy caros, y ya había invertido bastante en otros títulos .


He dejado los títulos de los movimientos en alemán, puesto que para el primero y el tercero no conseguía encontrar una traducción satisfactoria. Al igual que en la pista 18, no hay trombón.

bién está dedicada. Esta variación para saxo bajo está escrita para Thomas Barthélémy.

Muted Shouting se pasea alrededor de frases comúnmente utilizadas en «Trombone Shout» (una estilística desconocida en Europa, presente en ciertas iglesias de Estados Unidos), pero jamás con sordina. ¡Grita suavemente, vamos!

La Melonnière es un paseo por un melonar que tiene mucho encanto.

Maarten’s Groove está inspirado en una carrera ciclista. Para Maarten.

Aus Rilkes Stunden-Buch: Un poco de dulzura para terminar, inspirado en un magnífico poema, «Das Stunden-Buch», de Rainer Maria Rilke. He aqui un extracto: … Ich lebe mein Leben in wachsenden Ringen, / die sich über die Dinge ziehn. Ich werde den letzten vielleicht nicht vollbringen, / aber versuchen will ich ihn. … Daniel Casimir

Prière pour la paix intérieure… et sa joyeuse fugue  (Oración por la paz interior… y su jovial fuga): ¡pues sí, se va y vuelve! Pas Syracuse es una pieza que nació de un arreglo de la obra «Syracuse», de Henri Salvador, pero sin la melodía en cuestión. Hommage à Lester  (Homenaje a Lester) está dedicada a Lester Bowie, que fue uno de mis profesores en la «New School» de Nueva York, y con quien he tenido el honor de tocar. Petite pièce pour grand instrument  récoltant (Obrita para un gran instrumento cosechador) se deriva de un movimiento de la suite para tuba sola «La Récolte» (La cosecha), estrenada por mi amigo François Thuillier, a quien tam-

Schelm Joris: para Joris, ese amable bribón.

Ni vu (Ni visto): pues aquí, ¡ocurre demasiado rápido para dar explicaciones!

Instrumentarium Daniel Casimir toca exclusivamente con un trombón «Casimir Alto» del maestro Josef Gopp con llaves desagüe «Joy Key» - Boquilla : JK «Casimir Alto» - Sordinas: Wallace collection (pistas 8 + 12), Trumcor Lyric (pistas 14 + 15), Ventosa (pista 17) Daniel Casimir y el Ensemble SQUILLANTE utilizan «lefreQue».


- «Ante todo, debo decir que estoy realmente sorprendido de encontrarme aquí. En efecto, para mí, esto es un CD de Jazz, pero eso es totalmente secundario: se trata solamente de lo que yo siento. «Spaccata» pretende ser ante todo un CD para los melómanos, y creo que los melómanos no necesitan denominaciones estilísticas. Espero que aprecien esta ocasión para evadirse escuchando una música concebida para hacerles viajar por su imaginario.

Interrogatorio a Daniel Casimir, Policía del jazz, al amanecer del día J, aula 251: El interrogatorio es llevado a cabo por el Comisario Principal S. Nochaser, apodado «el monje» en los círculos de la policía del jazz, que no incluye monaguillos: - «Señor Casimir», dice irónicamente, «voy a ser muy seco, voy a ir al grano y sin rodeos: veo en su expediente que está grabando un CD de jazz ¡con nueve saxofonistas clásicos! ¿¿Cree que faltan saxofonistas en el jazz, eh??»

Ahora bien, está claro que hay muchos saxofonistas fantásticos en el mundo del jazz y no tengo ninguna intención de darles la espalda. Sin embargo, vea usted, este proyecto nació tras conocer al ensemble «Squillante». Este ensemble me sedujo de inmediato por su sonoridad de carácter orquestal, su interpretación en conjunto de gran finura, su mentalidad abierta a otros estilos musicales. Es un enfoque distinto del instrumento, comparado con el de mis compañeros de jazz, lo que me ha parecido especialmente interesante.» - «Bien, ¡pero su proyecto no tiene sección rítmica! ¿Dónde está la interacción en todo esto?» Nochaser enfoca el flexo directamente a los ojos del sospechoso. «¡¡Casimir, habrá que sentarse a la mesa, sino a usted y a sus cómplices les vamos a hacer recapacitar un tiempo en «el estudio» para soltarles la lengua!!»


- «Comisario, me acusa de falta de interacción porque tocamos sin sección rítmica. Permítame que le diga que, para un improvisador, la interacción siempre tiene lugar, en cada momento, justo con el momento. Cuando escucha la grabación de una pieza improvisada sin acompañamiento, en «solo», como se suele decir, y luego tiene el placer de escuchar la misma pieza en concierto, ¡observará que el músico nunca toca dos veces de forma idéntica! Y todo eso se hace sin sección rítmica. Además, los ejemplos de músicos que improvisan sobre músicas escritas para ensembles se han multiplicado en la historia reciente del jazz, sobre todo en Europa.» - «Vale, sale bien del paso, pero ahí utiliza exclusivamente un trombón alto, un instrumento casi inexistente en la historia del jazz, una historia que sin embargo presenta una galería impresionante de trombonistas geniales, todos con el trombón tenor. ¿Por qué? ¿Y quién es su encubridor?» - «Mi decisión de tocar el trombón alto en lugar del trombón tenor parece sorprenderle. Reconozco que no es habitual improvisar con un trombón alto, pero aquí no se trata de cualquier trombón alto. El «Casimir Alto», ese es su nombre, ha sido especialmente concebido para ser un instrumento mucho más completo que los trombones altos a los que

estamos acostumbrados. El excelente maestro fabricante Josef Gopp (ganador del «Deutscher Musikinstrumentenbaupreis 2011», la más alta distinción para los lutieres y fabricantes de instrumentos en Alemania) se ha tomado el tiempo de desarrollar un instrumento que satisface las necesidades de un trombonista de jazz mejor que la mayoría de los trombones tenores, ¡y es la primera vez en la historia del jazz! ¡Me alegro de haber iniciado y participado en el desarrollo de este instrumento totalmente innovador! Y, si me lo permite, estoy convencido de que este trombón podrá llegar a ser la mejor elección de instrumento para muchos de mis compañeros de jazz. El instrumento tiene también excelentes prestaciones para ser utilizado en música «clásica» y contemporánea. Sepa usted que las orquestas alemanas están empezando a utilizarlo. Siento mucho llevarle la contraria, querido Comisario, pero este interrogatorio no tiene sentido, ¡sus sospechas y acusaciones están anticuadas!» - «Bueno, Señor Casimir, debo admitir que puede ser muy convincente. Si me regala el CD y me invita a sus conciertos, por esta vez vale. Pero quédese a nuestra disposición hasta que salga el CD... «¡Le tenemos vigilado!» luego se vuelve hacia su ayudante mascullando «¡me has vuelto a traer un sándwich sin cebolla!»


Mientras tanto, aula 451, Policía del Jazz. Interrogatorio al Ensemble Squillante. El interrogatorio es realizado por el Inspector Aiguillon, un veterano de la Policía que no tiene rival para poner el dedo en la llaga de los acusados. - «Señores saxofonistas…» dice mirando con insistencia a cada uno de los nueve músicos. «Por sus caras desconcertadas y sus miradas despavoridas, tengo la impresión que no entienden muy bien los motivos de esta comparecencia. Pero déjenme refrescarles la memoria… Quizá lo hayan olvidado, ¡pero yo no! En efecto, estos últimos meses, parece ser que ustedes han sido vistos en numerosas ocasiones con el trombonista de jazz Daniel Casimir. ¡Y resulta que ahora fomentan ustedes un CD! ¡Habrá que aclarar todo esto y aportar respuestas a nuestras preguntas!» El inspector agarra una hoja de su mesa y la sujeta ostensiblemente a la vista de los inculpados. «He aquí los distintos cargos que pesan sobre ustedes:

1. Corrupción de músico de jazz 2. Salida de su territorio sin autorización 3. Usurpación de identidad Menudo panorama, ¿no? ¡Espero que sepan ustedes ser convincentes…!» - «Señor Inspector, para contestar a su primera acusación, creemos importante situar las cosas en su contexto. En efecto, nuestro encuentro con Daniel Casimir se produjo de una manera algo fortuita. Fue en el marco de un festival de trombones, «Les Coulisses dans les étoiles», en enero de 2012, cuando se nos dio la oportunidad de trabajar juntos. En dicha ocasión, interpretamos algunas de sus composiciones y no nos quedó más remedio que constatar que conectábamos y que el placer era mutuo, sobre y fuera del escenario. Es así como, poco a poco, nació el proyecto «Spaccata», literalmente una gran brecha entre dos universos aparentemente alejados, pero hábilmente reunidos gracias a las cualidades de compositor de Daniel Casimir.


Así pues, ¿puede hablarse realmente de corrupción? Nosotros pensamos que, al contrario, cada uno ha seguido en el registro que más le agradaba. Al ensemble de saxofones se le trata de forma a veces orquestal, a veces camerística, poniendo de relieve la paleta sonora de la formación, mientras que el trombón alto ostenta el papel de solista e improvisador. Nos hemos enriquecido mutuamente con nuestra sensibilidad y con nuestras propias características, lo que le da al final una alquimia sabia y una mezcla de estilos sabrosa.» - «¡De acuerdo! Pero, sin embargo, ¡eso no les permite salir de su territorio sin autorización!» - «Responderemos simplemente que para salir de un territorio, es necesario haber definido sus límites previamente. Y eso, Señor Inspector, somos francamente totalmente incapaces de hacerlo. El saxofón tiene esa particularidad de ser un instrumento híbrido, capaz de fundirse cómodamente en repertorios diversos y variados. Así pues, nuestro primer CD reagrupaba obras exclusivamente transcritas y arregladas de compositores como Bach, Corelli, Grieg o incluso Ravel. Añadámosle un abanico mucho más amplio de composiciones que van desde la transcripción barroca hasta los estrenos contemporáneos que tenemos por costumbre tocar en concierto. Al fin y al cabo, nuestras limitaciones para abrirnos a otros estilos residen en nuestra imaginación y en nuestra capacidad para transcribir otros repertorios, así como en nuestro entusiasmo

y nuestra curiosidad por trabajar con otros músicos y compositores, como fue el caso de “Spaccata”. Por esta razón, las fronteras del supuesto territorio al cual nos quiere relegar son tan amovibles como impalpables.» - «Mmmm… De acuerdo», encadena el inspector, con el ceño fruncido y con un gesto dubitativo. «¡Pero eso no quita que roban ustedes el trabajo de los saxofonistas de jazz! ¡Y eso no es ni más ni menos que usurpación de identidad!» - «¡Sin faltarle al respeto, señor inspector, se equivoca usted! ¡No tenemos tal pretensión! Consideremos simplemente que existe una gran disparidad en cuanto a estética de sonido entre el saxofón de jazz y el saxofón clásico. Partiendo de esa base, resulta difícil concebir nuestro trabajo como una usurpación puesto que hacemos un uso completamente distinto del instrumento. Si Daniel Casimir decidió escribir para un ensemble de saxofonistas clásicos, es porque encontró ahí una fuente de inspiración, una sonoridad nueva y quizá diferente de lo que conocía anteriormente. La mejor forma de asegurarse es preguntándole. Pero suponemos que ya le está usted tirando de la lengua…» - «En efecto, vuestro Casimir está pasando un mal rato…», se deleita el inspector. «En lo que a ustedes respecta, el interrogatorio ha terminado… Se puede decir que se han librado ustedes una vez más. ¡Venga! ¡Ahuecad el ala!» Luego se marcha tarareando…


Daniel CASIMIR, nacido en Celle, Alemania, en 1967, compositor, arreglista y trombonista, vive de la música desde los 17 años. Tras sus estudios de trombón y composición en la New School de Nueva York y estancias prolongadas en Río de Janeiro, vivió en París de 1992 a 2011 y, actualmente, reside en Barcelona. Más conocido por sus actividades de trombonista de jazz y música improvisada, también compone regularmente para solistas, ensembles y festivales de jazz, clásicos y contemporáneos. Ha sido galardonado con prestigiosos premios tales como el «Victoire de la musique» en 1999 con el «Groove Gang», o el «Django d’or» en 2007 con la asociación «Yolk»; también ha grabado numerosos CDs como líder, colíder o side-man. De 2003 a 2009, fue experto artístico en la DRAC (Dirección Regional de Asuntos Culturales) Île de France en una comisión para la creación e invención musical y, de 2006 a 2010, fue miembro de la asociación de músicos «Yolk». En 2011, gracias al apoyo del Mecenazgo Groupe Balas, Daniel CASIMIR inicia y colabora en el desarrollo del primer trombón alto totalmente satisfactorio para un músico de jazz contemporáneo. Este trombón, el «Casimir Alto», fue realizado por Josef Gopp, quien obtuvo el «Deutsche Musikinstrumentenbaupreis 2011», la más alta distinción alemana para lutieres y fabricantes de instrumentos. www.daniel-casimir.com


El Ensemble SQUILLANTE reúne desde 2006, en torno a una pasión común por la música de cámara, a nueve saxofonistas egresados del Conservatorio de París cuya ambición es promover su instrumento en el ámbito de la música actual. Estos jóvenes músicos, reconocidos internacionalmente en los concursos más importantes, apuestan por conjugar a la vez las posibilidades orquestales de su ensemble y el aspecto camerístico de una formación sin director. De la transcripción barroca al estreno contemporáneo, el Ensemble SQUILLANTE no tarda en hacerse notar por la energía contagiosa de sus músicos en el escenario, que tienden continuamente a renovar el concierto tradicional. Desde que ganaron el concurso europeo de música de cámara de la Fnapec (Federación Nacional de Asociaciones de Padres de Alumnos de Conservatorios) en 2009, reciben invitaciones con regularidad para actuar en Festivales en Francia y en el extranjero, en las ondas de France Musique, o incluso en televisión en el programa «Boite à musique» de Jean-François Zygel en France 2. El Ensemble SQUILLANTE ha sido becado por el Mécénat Société Générale para el año 2011 y realizó su primera grabación discográfica (transcripciones de Bach, Grieg, Corelli y Ravel) con el sello Corelia. www.squillante.fr


Notes on the notes Louisa’s Song has definitely a touch of Brazil in it. The melody wavers between major and minor and takes liberties with the five beat bar of the tune. For Louisa. Chant du matin (Morning Song) is, like tracks 7,12 and 17, a solo improvisation on alto trombone, named after a re-listening. This track, with its lilting melody, was the first recording of the morning. Les Alpes vues de Paris (the Alps, Paris point of view): when Matthias Schriefl called to ask me to write a piece for his splendid CD ‘Six, Alps & Jazz’ (ACT Music) I was on my bike in Paris. It’s the only track on the CD to have been previously recorded. Dedicated to Matthias. The Township Cowgirl Song was inspired by a friend who calls herself a ‘cowgirl’. She settled in South Africa to teach French in the ‘Townships’. Spaccata (The splits) combines memories of the ‘Groove Gang’ and classical music influences. Cirquifié: an African friend who heard this number said it made him feel ‘cirquifié’, i.e. ‘circusfied’. Thanks for the title . Ludus cunctationis (Procrastination game): while re-listening, I felt this improvisation toyed with hesitation.


Columbian Train Ride is a rearrangement of music I wrote for José Maria Tapias Ospina’s film ‘Le voyage des derniers descendants de Daguerre’. Suite 189. A suite in three movements, all mainly in a seven beat rhythm, for nine musicians. Sum up! N.B.: In hard times, good titles are dear, and I’d already made a big investment in the others . I’ve left the movements’ titles in German, since I couldn’t find a good translation for the first and third. As on track 18, there is no trombone. Muted Shouting embroiders on musical phrases common in ‘Trombone Shout’, a style little known in Europe and used in certain US churches, but usually not muted there. Shout softly! Maarten’s Groove is inspired by a bicycle-race. For Maarten. Prière pour la paix intérieure… et sa joyeuse fugue (a prayer for inner peace… and its joyful fugue): well, yes, it comes and goes. Pas Syracuse is derived from an arrangement of Henri Salvador’s ‘Syracuse’, but without its tune. Hommage à Lester  is dedicated to Lester Bowie, one of my teachers at the ‘New School’, New York City, with whom I had the privilege of playing.

Petite pièce pour grand instrument récoltant is descended from my suite for solo tuba ‘la Récolte’ (The Harvest), premiered by my friend François Thuillier, to whom it is dedicated. I wrote this variation for bass sax for Thomas Barthélémy. Schelm Joris: for Joris, the little rascal. La Melonnière: a charming stroll through a melon field. Ni vu (Neither seen): this one goes much too fast to explain! Aus Rilkes Stunden-Buch: something gentle to finish with, inspired by Rainer Maria Rilke’s magnificent poem, ‘Das Stunden-Buch’ (Book of Hours) of which here is an extract: ... Ich lebe mein Leben in wachsenden Ringen, / die sich über die Dinge ziehn. Ich werde den letzten vielleicht nicht vollbringen, / aber versuchen will ich ihn. … Daniel Casimir

Instrumentarium

Daniel Casimir plays exclusively on a ‘Casimir Alto’ by master Josef Gopp using a ‘Joy key’ waterkey. Mutes: Wallace Collection (tracks 8, 12), Trumcor Lyric (tracks 14, 15), plumber’s Plunger (track 17). Daniel Casimir and the SQUILLANTE Ensemble use ‘lefreQue’ sound bridges.


Interrogation of Daniel Casimir, Jazz Police, Dawn, Day D, Room 251 Interrogation conducted by Detective Inspector S. Nochaser, ‘The Monk’ to his colleagues in the Jazz Police, not necessarily all choirboys themselves.

‘Mister Casimir’, he ironises, ‘Let’s get straight to the point, no beating about the bush. I see from your file that you are recording a jazz CD with nine classical saxophonists! Do you think there is a shortage of jazz sax players?’ ‘First, I have to say that I’m astonished to be here. Yes, it’s effectively a jazz CD, but for me that’s beside the point. This is my own sentiment. ‘Spaccata’ is first and foremost a CD for music lovers and I don’t think they need stylistic labels stuck on it. I hope they’ll welcome a chance to go off on a trip into their own imagination.’ Now, obviously there are lots of wonderful saxophonists in the jazz world and I’m absolutely not turning my back on them. It’s just that this project arose from my encounter with the ‘Squillante’ ensemble. I was completely overwhelmed by its orchestral


sound quality, its fine ensemble playing and its openness to other musical styles. It has a completely different approach to instrumental playing from that of my jazz colleagues and that’s what I find especially interesting.’ ‘Fine, but there’s no rhythm section! Where’s the give and take in all that?’ He shines the table lamp right in the suspect’s eyes. ‘Casimir, you’d better come clean, or you and your colleagues are going to stew for a while in the ‘studio’ till you’re a bit more loquacious.’ ‘Inspector, you’re telling me there’s no giveand-take - just because there’s no rhythm section? Let me tell you there’s always give and take for an improviser, all the time, at the time. If you listen to a recording of an unaccompanied solo improvisation and then you hear that same piece in a concert, you’ll notice that the musician never plays the same thing twice! And all that happens without a rhythm section. And, anyway, in the recent history of jazz, above all in Europe, there are more and more musicians who improvise on scores written for ensembles.’ ‘So be it, you’re not doing too bad, but there you use an alto trombone, virtually unknown in the history of jazz, though jazz has a hall of fame of brilliant trombonists, all tenors. Why? Who’s your fence?’

‘So you’re surprised I chose an alto trombone rather than a tenor? Agreed, alto trombone improvisations aren’t common, but this isn’t just any old alto. This ‘Casimir Alto’, as it’s called, was designed to be a much more allround instrument than the ones we’re used to. The outstanding Master Factor Josef Gopp (winner of Germany’s top award for instrument factors the ‘Deutscher Musikinstrumentenbaupreis, 2011’) has developed an instrument which better satisfies the needs of jazz trombonists than do most tenor trombones, and that’s a first in jazz history. I’m proud to have instigated and participated in the development of this genuinely novel instrument! And, if I may, I’m convinced that this trombone will be first choice for many of my fellow jazzmen. It can deliver an excellent standard of performance in ‘classical’ and contemporary music alike. Also, some German orchestras are already using it.’ ‘Sorry to contradict you, my dear Inspector, but this interrogation is pointless, your suspicions and accusations are just old hat.’ ‘Well, Mister Casimir, I must confess you’re very persuasive. If you make me a present of your CD and invite me to your concerts, that’ll do for now. But keep yourself available until the CD comes out: we’ve got our eye on you!’ Then he grumbles to his side-kick ‘Thanks a million, one more dud squib.’


Meanwhile, Room 451, Jazz Police. Interrogation: Squillante Ensemble The interrogation is conducted by Inspector Sting, superannuated from the Force, past master at goading suspects. ‘Gentlemen saxophonists’ says he, pointedly glaring at each of the nine in turn. From your hangdog looks and haggard eyes, I guess you understand why you’ve been summoned here. But I’ll remind you all the same… perhaps you’ll have forgotten, not me! Many times in recent months you have been observed in the company of Daniel Casimir, jazz trombonist. And now you are plotting a CD! We’ll have to get to the bottom of this and have you provide answers to some questions’. The Inspector seizes a sheet of

paper and holds it full in the faces of the suspects. ‘These are the heads under which you stand accused: 1. Corruption of jazzman 2. Unauthorized crossing of borders 3. Identity theft Pretty picture indeed! I hope for you own sakes you can be persuasive.’ ‘Sir, in reply to you first accusation, we believe that things should be put into context. Our encounter with Daniel Casimir was in fact rather a chance affair. It was at a trombone festival, “Les Coulisses dans les étoiles”, in January 2012, that we first worked together. There we played a few of his compositions and, frankly, there was a spark and a shared enjoyment, on and off stage. One thing lead to another, and


the project for ‘Spaccata’ came into being – a tight-rope walk bridging one apparently incompatible world to another – skillfully accomplished by the compositional gifts of Daniel Casimir. Can one really speak of corruption? On the contrary, both parties remained faithful to their preferred idiom. The scoring for the saxophone ensemble is at times orchestral and at others chamber orientated, both approaches bringing out ourncharacteristic tonal qualities, and the alto trombone functions as soloist and improviser. Each facet subtly enriched by the different sensibilities and qualities of the other, the result was a subtle alchemy; a fascinating mixture of styles.’ ‘All well and good! But that does not justify your crossing borders without due authorization!’ ‘Our reply is simply that to cross a border, the territory needs first to have been defined. And that, Inspector, is something we are quite incapable of doing. The saxophone is a peculiarly hybrid instrument, adaptable to many styles and repertoires. Our first CD consisted of transcriptions and arrangements of such composers as Bach, Corelli, Grieg and Ravel. To these must be added a much larger range of compositions, from transcriptions of baroque to new contemporary works, which we regularly perform in concert. And indeed, our only limits are those of our openness to

new styles, of our imagination and skill in transcribing new repertoires, and of our willingness to work with other musicians and composers, as in the creation of ‘Spaccata’. That is why the borders of our so-called territory are as fluid as they are intangible’. ‘Well, leave it at that’ cuts short the Inspector, brows bent, scowl dubious. ‘All the same, you are stealing the work of our jazz saxophonists! And that is no less than identity theft.’ ‘With respect, Inspector, you misunderstand us. We have no such pretention! Only consider what a great aesthetic disparity there is between jazz and classical saxophone. So it is difficult to consider our work a fraud, since we use the instrument in a completely different manner. In choosing to write for a classical saxophone ensemble, Daniel Casimir was drawing on a source of inspiration, a new sonority, perhaps different from those in his experience. The surest way of finding out would be to ask him. But doubtless you are grilling him already...‘ ‘As a matter of fact, yes, your precious Casimir is having a rough time’ laughs the Inspector, with relish. ‘As for you, the interrogation is over… Be thankful you got off lightly this time! Out of here! Clear off - and quickly!’ Then off he goes, humming to himself...


Daniel CASIMIR, born in Celle, Germany in 1967, composer, arranger and trombone player, has lived from his music since the age of 17. After studies of trombone and composition at New York City’s New School, and prolonged stays in Rio de Janeiro, he lived in Paris between 1992 and 2010, and is presently resident in Barcelona. Best known as a jazz trombonist and for his improvised music, he regularly composes for soloists, for ensembles and for jazz, classical and contemporary music festivals. Winner of such distinguished awards, as the ‘Victoires de la Musique’ in 1999, with the ‘Groove Gang’, and the ‘Django d’Or’ in 2007 with the ‘Yolk’ collective, he has also made numerous CD’s as leader, co-leader or side-man. From 2003 to 2009 he was artistic adviser to the DRAC (Cultural Affairs Directorate) Ile de France within their ‘commission for musical creation and invention’. From 2006 to 2010 he was a member of the ‘Yolk’ musicians’ collective. In 2011, with the support of the ‘Mécénat Groupe Balas’, Daniel CASIMIR instigated and assisted in the development of the first alto trombone fully to meet the needs of contemporary jazz musicians. This trombone, the ‘Casimir Alto’, was created by Josef Gopp, who received the ‘Deutsche Musikinstrumentenbaupreis 2011’, Germany’s prime award for factors of musical instruments.


L’Ensemble SQUILLANTE was created in 2006 by nine saxophonists from the Paris Conservatoire with a common passion for chamber music. Their ambition is to champion their chosen instrument on the contemporary musical stage. These young musicians, internationally recognized in leading competitions, strive to combine the orchestral potential of their instruments and the tradition of a chamber ensemble without conductor. From its transcriptions of baroque music to its first performances of contemporary works, the SQUILLANTE Ensemble is known for the infectious energy of its stage performances, and the freshness of their concerts. Since winning the Fnapec international chamber music competition in 2009, they have been regularly invited to perform in music festivals in France and beyond, on the ‘France Musiques’ radio channel, and on French television. The SQUILLANTE Ensemble received a grant from the ‘Mécénat Société Générale’ for 2011 and has made its first CD recording (transcriptions of Bach, Grieg, Corelli and Ravel) with Corelia.


Daniel Casimir desea expresar su agradecimiento: al «Ensemble Squillante», a Josef Gopp, a Isabelle y Jean Balas y al «Mécénat Groupe Balas», a Sébastien y a todos los miembros del equipo de sonido, a Léonard por su magnífica escultura, a Maria y Jérôme (¡y no solamente por su bonito y sutil documental!), a Tristan y a todo el equipo de «Coulisses dans les étoiles», a Nicolas, Béatrice y Frédéric, Hélène y Fred, Héloïse, Matthieu, Carme y Alfons, a Núria y Benoît, a Tomas, Delphine, Reika, Katell, Iris, a Andrew Joy, a Hans Kuijt, a Pauline, y a Léocadie por darme alas cuando lo necesitaba. El 70% de la música de este CD ha sido compuesta especialmente para la ocasión. El 30% restante son arreglos nuevos y reescrituras de piezas encargadas por solistas, ensembles y festivales de música. Quisiera dar las gracias en particular a Ivan Milhiet, que nos ha dejado demasiado pronto, a François Thuillier, a Matthias Schriefl, a Bruno Nouvion, a Jacques Haurogné, al «Ensemble de trompetas de París», a «Evolutiv Brass», al «Grenoble Jazz festival», al «festival de St Cosme en Vairais» y al Estado Francés por los encargos de composición. El Ensemble Squillante quiere dar las gracias especialmente: a Daniel Casimir, a Isabelle y Jean Balas y al «Mécénat Groupe Balas», a Sébastien y a todos los miembros del equipo de sonido, a Tristan y al equipo de «Coulisses dans les étoiles», a Hans Kuijt por los «lefreQue», a los establecimientos Selmer y Vandoren, a Philippe Guiot. Jean y Isabelle Balas dan su sincero agradecimiento a cada uno de los artistas por su implicación entusiasta en este proyecto, así como a A&G Gledhill por la traducción al inglés, y a Cristina y Silvia Palazón Speckens por la traducción al español, y especialmente a su hijos, Jérôme, por la realización de la película «El Casimir Alto», y a Léonard, por la creación de la escultura «Spaccata».


Daniel Casimir wishes to thank the Squillante Ensemble, Josef Gopp, Isabelle and Jean Balas and the ‘Mécénat Groupe Balas’, Sébastien and all the sound technicians, Léonard for his magnificent scuplture, Maria and Jérôme (not only for his beautiful and lovely documentary!), Tristan and all the team of ‘les Coulisses dans les étoiles’, Nicolas, Béatrice and Frédéric, Hélène and Fred, Héloïse, Matthieu, Carme and Alfons, Núria and Benoît, Tomas, Delphine, Reika, Katell, Iris, Andrew Joy, Hans Kuijt, Pauline, and Léocadie for lending me wings when I was most in need of them. Seventy percent of the music on this CD was composed specifically for it. The remaining thirty are arrangements or revisions of pieces commissioned by soloists, ensembles and music festivals. In this connection I particularly wish to thank Ivan Milhiet, who has prematurely passed away, François Thuillier, Matthias Schriefl, Bruno Nouvion, Jacques Haurogné, the ‘Ensemble de trompettes de Paris’, ‘Evolutiv Brass’, the ‘Grenoble Jazz Festival’, the ‘Festival of St Cosme en Vairais’ and the French State for some commissioned work. L’Ensemble Squillante wishes in particular to thank: Daniel Casimir, Isabelle and Jean Balas and the ‘Mécénat Groupe Balas’, Sébastien and all the sound team, Tristan and the team of ‘les Coulisses dans les étoiles’, Hans Kuijt for the ‘lefreQue’ sound plates, the companies Selmer and Vandoren, Philippe Guiot. Jean and Isabelle Balas sincerely thank all the musicians for their enthusiastic involvement in the project, for the translations, A&G Gledhill (English), and Cristina and Sylvie Palazón Speckens (Spanish), and their sons Jérôme for his film ‘Le Casimir Alto’, and Léonard for his sculpture ‘Spaccata’.



Daniel Casimir & The Squillante Ensemble - Spaccata_Booklet