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HICHEM DAHES

**Reflet *Brillance


LUME & LUSTRO

HICHEM DAHES


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LA QUESTION DU FAUX

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C’est une question à laquelle je ne saurai répondre. Aussi, c’est une question qui m’a épuisé et qui m’épuise encore. Non pas que je m’obstine à y penser, mais plutôt qu’on veuille absolument que j’y réponde. Mes images seraient ainsi falsifiées, réinterprétées, recomposées... Ainsi dit, on me traite de menteur. J’essaie pourtant d’être le plus franc, le plus juste, le plus lisible possible. Je jure que personne ne m’a forcé en quoique ce soit, que tout vient de moi, de ma propre main. Mais rien n’y fait, on me traite encore de menteur. Je ne cherche pourtant pas à inscrire mon travail dans un débat sur la réalité et la fiction, sur l’ambiguïté de toute figure, du vrai-faux, du trompe l’oeil mais je pense qu’en effet toute photographie a une part de fiction qui se prétend véritable. Et dans ce cas, elle ment toujours et elle ment très bien. Je pense que l’image se résume à cela, à l’appréciation de ce mensonge et plus clairement à la question: est-ce que je mens bien? Finalement, face à la photographie, le monde se divise en deux extrêmes: les fanatiques (les croyants) et les sceptiques (les méfiants). Les premiers vivent sous la tyrannie de l’objet photographié, l’image doit être un miroir pourvu de mémoire et

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devenir représentation narcissique. Pour les seconds, une seule vérité: tout est mensonge, la réalité ne serait qu’un effet de construction culturelle et idéologique qui ne préexisterait pas à notre expérience. Tel le vampire, l’homme perd alors son reflet dans le miroir, se regarder devient supplice, un effort désespéré pour retrouver “ce qui est déjà mort”. Aujourd’hui, le contexte de culture des médias, les concepts de vérités et de mensonges ont perdu toute validité. Tout est vrai et faux à la fois. Que ce soit Marmadukue Arundel Wetherell (peu connu mais diablement efficace), qui photographia Messi (le monstre du Lock-Ness) ou Robert Capa prenant au vif la Mort d’un soldat républicain, ces photographes ont tous été guidé par un simple désir de sur-poétisation pour obtenir les meilleurs résultats. La photographie est une façon de réinventer le réel, d’extraire ce qu’il y a d’invisible dans le miroir et de le révéler. 9

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6 Dans mes images il est question de cela. Il est question de quelque chose d’invisible, de choses qu’on ne regarde plus, de choses déjà vues. Il est question de rendre une légitimité au réel, aussi pauvre et banal qu’il soit. C’est cet engouement pour le réel que je puise chez les primitifs flamands. Cet espace de représentation qui tend à rendre réel l’invisible, le globale, le véritable. Il y a des rapports à faire entre la période actuel et la période prérenaissante; une position similaire, mais d’une mouvance inverse vis à vis des visions modernes. Ma fascination pour les peintres tel que Jan Van Eyck, Hans Memling Petrus Christus ou Jérôme Bosch vient de cet entre-deux de cet acte incertain de création qui tend vers quelque chose qui a à voir avec la compréhension des choses, vers leurs représentations idéals. Ce mouvement qui tend vers sa limite, vers ce point unique non châtré par le doute croise notre chute. Il cherche ce que nous voulons oublier, il construit ce que nous détruisons. Il amène, comme nous, une beauté à son mouvement, une beauté qui se justifie par sa dérive, par son ascendance ou sa descendance, par sa découverte ou par son oublie. Il est question de transgression, il est question même de transcendance, d’une tentative de dépassement de soi, de son expérience. Rendre un acte éphémère, un acte simple dans ce qu’il a de plus specta-

culaire, de plus précieux. Densifier, complexifier, activer l’histoire et le présent, copier/coller des objets, des événements ou des phénomènes. Je recompile et crée des détourages, je multiplie les couches du réel et m’amuse à entrecroiser le banal et le spectaculaire. Je cumule des univers, des personnages et des accessoires que je mélange afin de créer des oeuvres hybrides. Je bricole, j’applique aux objet du réel un mouvement imprévu, un incident. J’aime cette “science du concret”, cette pensée magique jugée ordinairement primitive ou simpliste. Je ne suis pas un ingénieur de l’image, je n’invente rien, je ne conceptualise rien, je me contente de réarranger des éléments préexistants. Je suis guidé par une intuition sensible qui se plaît à recycler, à collectionner des résidus d’ouvrages humains. Je tente de provoquer un oscillement entre amateurisme et professionnalisme, entre perfection et défauts, entre production publicitaire et pratique

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1. EDOUARD LEVÉ, Série Actualités, La Visite officielle, 2001 2. ROBERT CAPA, la Mort d’un soldat républicain 3. GEORGE EASTMAN, slogan Kodak, 1888 4. RINEKE DIJKSTRA, Forte de Casa, May 20, 2000 5. JAN VAN EYCK, Retable de l’Adoration de l’Agneau Mystique, 1432 6. LE CARAVAGE, Narcisse, 1595 7. THOMAS RUFF, Portrait (A. Kachold), 1987 8. Photographie de presse, Prison d’Abou Ghraib, 2004 9. EDWARD T. ADAMS, General Nguyen Ngoc Loan executing a Viet Cong prisoner in Saigon, 1969 10. MARINA ABRAMOVIC, Rest Energy, 1980 11. LI WEI, Freedegree over 25th story, 2004 12. NEIL ARMSTRONG, 1969 13. ASGER CARLSEN, Dino 14. MARMADUKUE ARUNDEL WETHERELL, Messi


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artistique, entre fiction et réalité, entre éloge du faux et authenticité. Le propos se dévoile par couches successives à l’image des détails ou plutôt des pièges visuels qui peuplent l’image. On pense d’abord être en présence d’un cliché correspondant à ce que l’on connaît, puis une série de petits détails vient court-circuiter cette impression. Certaines images doivent être lues dans la durée, décryptées, synthétisées. L’assemblage du détail et du global ne tend pas vers un point, un but, mais au contraire, s’opposent, nécessite un effort de construction, de relation, de confrontation. Cette volonté d’épaissir l’expérience de l’image, de rendre son espace dynamique, tente vainement d’éviter sa consommation immédiate et d’allonger son temps de lecture. En ce sens, je tends à embrouiller, libérer et changer le rythme du réel et de la fiction en les enrichissant de signes nouveaux. L’image ne doit plus se situer, elle doit être expérience, une rencontre, une reconnaissance, elle doit être considérée, comme un objet et non comme un processus de communication. Ma volonté est de contester le statut-quo d’un certain ordre visuel basé sur l’évidence photographique. Rendre l’illusoire et le prodigieux au rang du symbolique pour qu’ils deviennent de vraies productions de la réalité. Crée une contre-

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1. PIETER HUGO, The hyena & Other men, 2007 2. Vue satellite de la région de Bassorah, 2004 3. JAMES NACHTWEY, Struggle to Live 4. UNESCO F.RIVIÈRE, Les Bouddhas de Bâmiyân détruits 5. RENÉ MAGRITTE, Perspective, Madame Récamier de David, 1951 6. JEFF WALL, Mimic, 1982 7. JAMES NACHTWEY, Afghanistan, 1996 8. ZACH GOLD, sans titre 9. PIERRE-EMMANUEL WECK, Photographie pour le Figaro, 2006 10. THOMAS RUFF, Nudes, 2004 11. sans titre 12. sans titre 13. BERND AND HILLA BECHER, Haus V, Duisberg, Ruhrgebiet, 1989 14. GIOTTO DI BONDONE, Annonciation de St Anne, 1304-06 15. PETER-PAUL RUBENS, Les Trois Graces, 1639 16. LAURENT MONTARON, After, 2007

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vision, se retirer de cette ambiguïté, de cette manipulation, de cette vraisemblance pour nourrir une seule vérité dans l’image: sa propre présence. Le noème de la Photographie de Roland Barthes, le “ Ça a été ” ne me plaît pas. Je lui préfère le “ C’est ça !  ”, “ Ça a été ”, c’est voir toutes images dans le deuil, c’est voir les sujets de toute image mourir, devenir souvenirs. C’est regarder des fantômes et commémorer leurs disparitions. Admettre le “ Ça a été ” implique que la photographie se trouverait toujours au bout de ce deuil, de cet effort tragique, cet effort de la mémoire volontaire qui n’est qu’un recommencement de la mort. La photographie n’aurait de réel que son passé, un objet de mémoire et de reconnaissance. Mes images se trouvent toujours au bout de ce geste; elles disent “je suis!” et on leurs répond “ tu à été ”. La photographie est un médium compromis par ce deuil, entièrement déplacée par le passage du “ C’est

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ça !  ” au “ Ça a été ”. “ Mon image est ! “est une exclamation de vie un arrêt de commentaire, au profit d’un retentissement. J’entends par “retentissement” l’évanouissement de toute justification au profit d’une certitude de réalité. Ce qui était tenu pour illusion devient, le chemin vers la vérité de l’affect. Je vois l’œuvre comme une volonté inaliénable, comme une nécessité face aux obstacles et aux renoncements. Le passage à l’œuvre est une conclusion d’existence, une certitude que cela est. Je la veux a la fois constative et exclamative; elle doit être garante de l’être. Confondre vérité et identité dans une émotion unique, faire advenir une certitude dont l’émotion est la seule garante. Le “ C’est ça !”  incarne le ressort même de la photographie pour ne plus avoir à choisir ou à renoncer, pour enfin vivre et photographier simultanément. C’est d’abord cacher le jugement au profit de l’expérience. Pour moi, le “ Ça a été ” désigne d’abord nous même, ce moi à l’instant ou j’écrit, cette perte de contrôle de l’oeuvre, cet habit qu’on cherche à lui faire porter. Je l’ai pensé et je l’ai faite mais elle est déjà partie. Elle ne m’appartient plus, mon oeuvre n’est pas morte, au contraire, elle revit. Ce “ Ça a été ” n’est que frustration, il n’est que le deuil de lui même et se retourne dans le miroir de sa vanité.

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Les intentions des artistes s’estompent avec le temps, il ne reste que des oeuvres qui se ressemblent. Les discours qui justifiaient la création deviennent des spectres qui abandonnent leurs corps. D’une certaine manière la photographie est une taxidermie d’événements. Nous ramenons un trophée que nous encadrons sous verre pour qu’il ne pourrissent pas. Il a été figé tel qu’on voulait qu’il soit. Comme le fière chasseur, on lui donne une histoire, des anecdotes pour le légitimer. Cet habit qu’on lui donne le rend objet, objet civilisé, dompté, inoffensif. On en oublie sa nature profonde qui survivra au temps. La volonté du photographe, de ce taxidermiste n’est qu’éphémère, il ne peut contrôler la destiné de sa création. En ce sens, l’image est une bouteille jetée à la mer, elle parlera sans nous et parlera probablement plus que nous à qui la ramassera. C’est dans cette optique que je conçoit l’image; je ne raconte pas des histoires et je n’isole pas des faits bien définit, mais je reçoit et transmets des symptômes. Je tente de mettre en inertie les dynamisme de la mémoire, de transmettre une expérience par les images. En cela, mes images sont pluriels, je rend vain tout discours sur l’image, sur sa signification, sur son sens. Ce que je pense pour une image; ce n’est pas au sens qui la

2 restreint à une direction, à une finition; je pense plutôt au type de multiplicité que mes images configurent et affirme la primauté du montage qui met l’image en situation. Mes images sont faites de discontinuités, de ruptures, de manipulations, de conflits. Il n’y a pas de véritable sens de lecture, il n’y a pas de signification précise, pas de thématique clairement définie. A l’image des manipulations numériques que j’utilise, le sens que je donne à mes images n’est pas unifié. Il est bien sûr question de mémoire, d’exclamation de la mémoire, pas d’un souvenir précis, mais d’un affrontement mémoriel qui découle d’un métissage. Il y a un dialogue entre l’écriture de soi et l’image de l’autre, entre la conscience de soi et l’absence de l’autre, entre la croyance de soi et l’affirmation des autres. Je ne veux pas être seul dans l’images, au contraire, je m’y efface.

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1. EMILIE PITOISET, Beau Window #3 2. Interface photoshop CS2 3. NICHOLAS NIXON, Les soeurs Brown, 2000 4. sans titre 5. DIEGO VÉLASQUEZ, Las Meninas, 1657 6. DUANE HANSON, Supermarket Shopper, 1970 7. LALLA ESSAYDI, Harem Beauty #2, 2008 8. JAN VAN EYCK, Vera Icon, 1439 9. SUAIRE DE TURIN, détail 10. Tatouages des Goulags russes, 1920 11. YVES KLEIN, Portrait d’Arman, 1962 12. RENÉ MAGRITTE, Ceci n’est pas une pipe, 1927


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3 Avant tout, nous photographions pour nous rappeler ce que nous avons photographié, pour revivre un événement une seconde fois, il est question de retrouvailles, d’une reconnaissance, d’une éternité. C’est désigner l’apparition de l’image comme vérité nécessaire, ce que la mémoire doit préserver, ce qui doit devenir souvenir, pour arracher l’expérience à la fiabilité douteuse de la mémoire. Nous photographions pour renforcer le bonheur de moments, pour préserver nos croyances personnelles, pour que l’image et la réalité se confondent. En cela, je me décharge. Ce n’est pas une peur, ce n’est pas une fuite, mais un besoin, une volonté. L’image évacue, elle reflète et partage ce poids, ce quelque chose qui colle à la peau, malgré tout et malgré moi. C’est vouloir conserver et vouloir oublier, c’est vouloir montrer et vouloir cacher, mais surtout, c’est vouloir y croire. Car le réalisme photographique est aussi une question de foi. Ce que nous cherchons n’est pas une vision, mais un “déjà vu”. Cette croyance compulsive tire sa force de cette source infantile. Je suggère que la fiction peux convaincre, qu’elle peut rencontrer une forme de vérité. Il y a des mensonges qui sont des paradis perdus. J’essaie de les penser, de les mettre en scène, créer un espace de représentation qui permette des constructions de ces réalités perdues ou retrou-

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vées. Je me rends compte aujourd’hui que les images dont je suis satisfait, ont toutes une base créée à partir d’un vide, d’une absence de conscience, ex nihilo, “ sauvages ”, à l’issue de quoi j’obtient un résultat, une ligne directrice où se greffent des références et des logiques de création. C’est dans cet état de flottement de l’identité où tout est perdu avant même d’y penser, qu’il est propice de faire surgir la chimère de l’image en construction. C’est dans ce processus de pensée que je vise l’élaboration et la libération d’émotions comme des énigmes. Tel un enfant représentant ses parents j’opère une mise en suspens des vraisemblances de constructions et m’affranchis de mes logiques internes. 1. RON MUECK, A girl, 2007 2. AES + F, Tondo #16 2005-07 3. FREDERICK HART, Ex nihilo, 1982 4. HANS HOLBEIN LE JEUNE, Les Ambassadeurs, 1533 5. JEAN-MICHEL BASQUIAT, Tenor, 1985 6. sans titre

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Le passage de la fiction à la frontalité documentaire est affecté par ce trouble, cette hantise du faux comme si la fiction traduisait une étrange impossibilité du vivant. Chacune de mes images se présente ainsi, à la fois comme document et comme spectre. Je n’ai finalement pas à choisir. Faux ou vrai, c’est ce que j’ai construit et je ne saurai admettre de les changer en mirages. D’une certaine façon, je vois mes images comme les fantômes d’un documentaire rendus visibles par la fiction. Chacune de mes images s’installe entre la pensée et la mémoire, entre ce que j’étais et ce que je suis, entre ce que je voulais et ce que je veux. Je parle de Sculpture, de Photographie, de Peinture, d’Images, d’Art. Je parle de quelque chose de beau, de quelque chose de simple. Je scrute cette simplicité, cette naïveté. Je scrute l’enfant qui joue, à partir de rien, qui accumule, qui crayonne. J’en suis sûr, il y a un truc, un truc qui va au-delà de moi-même; qui vient de plus loin que moi-même, qui va au-delà de ce que je pourrai dire. Un truc qui entend ce que je ne sait pas et qui attend. Un truc que je ne peux nommer car il désigne l’inconnu. Ce truc, j’essai de le dire. Ce truc, j’essai de le donner. Ce dont je ne peux parler, c’est cela que je crée. Hichem Dahes

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DEAR LOST p.14/17

TRIPTYQUES p.64/79

LUME & LUSRO p.80/121

SHADE SHOW p.18/33

DECORS p.34/63

INDEX


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Extraction p.134/137

MONUMENTS p.122/133

CULTURE ! p.138/143

QUASI EX NIHILO p.144/183

SIDED p.184/209


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Série

DEAR LOST

DEAR L.B

DEAR T.C

2007

2007


DEAR E.O

DEAR S.R

2007

2007


Série

DEAR LOST

DEAR N.V

DEAR A.H

2007

2007


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DEAR F.M 2007

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RECHERCHES  : Claires-obscures créés avec des bougies et des surfaces peintes (trompe l’oeils sur murs, vêtements et objets). 2006/2007

Série

SHADE-SHOW


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Série

SHADE-SHOW

SANS TITRE

SANS TITRE

2007

2007


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STRIP-OLD (détail) 2007


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WHITE PARADE 2007

Série

SHADE-SHOW


OUT 2007


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Série

SHADE-SHOW

STRIP-OLD 2007


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high-angle 2007

SĂŠrie

SHADE-SHOW


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low-angle 2007


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proof 100 x 120 cm, 2007

Série

SHADE-SHOW


Lure 100 x 100 cm, 2007

Série

SHADE-SHOW


Sweet 80 x 100 cm, 2007

Série

SHADE-SHOW


St-Gilles, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS

Maison de retraite, Bruxelles, 2009


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H么pital de la Croix-Rousse, Lyon, 2007

Arcades du Cinquantenaire, Bruxelles, 2009


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Parc Vorstlaan (banque Axa), Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


Tour des finances, Bruxelles, 2010


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Série

DÉCORS

Département de la Drôme, 2009


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Tour et Taxis, Bruxelles, 2009.

Série

DÉCORS

Département de la Drôme, 2009.


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Perrache, Lyon, 2009.

Lozenberg, Bruxelles, 2009.


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Auderghem, Bruxelles, 2009

Kraainem, Bruxelles, 2008

Série

DÉCORS


Commission EuropĂŠenne, Bruxelles, 2009.

Lozenberg, Bruxelles, 2009.


Metro, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


Bruxelles, 2009


Département de la Drôme, 2009

Kraainem, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


D茅partement de la Dr么me, 2009

D茅partement de la Dr么me, 2009


Département de la Drôme, 2009

Watermael-Boitsfort, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


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D茅partement de la Dr么me, 2009

Etterbeek, Bruxelles, 2009

Auderghem, Bruxelles, 2009


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Série

DÉCORS

Bruxelles, 2009


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Kraainem, Bruxelles, 2009

Kraainem, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


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Lozenberg, Bruxelles, 2009

Vault-en-Velin, Lyon, 2008


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Port Édouard Herriot, Lyon, 2008

Série

DÉCORS


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Port Édouard Herriot, Lyon, 2008


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Heysel (pied de l’Atomium), Bruxelles, 2008

Heysel, Bruxelles, 2008

Série

DÉCORS


Périphérie, Lyon, 2008


Vilvorde, Belgique, 2009

Vault-en-Velin, Lyon, 2008

Série

DÉCORS

Vilvorde, Belgique, 2009


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Périphérie, Lyon, 2008


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Port de Haren, Bruxelles, 2009

Série

DÉCORS


Vilvorde, Belgique, 2009

Série

DÉCORS


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Croquis préparatoires, 2009

Série

TRIPTYQUES


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Croquis préparatoires, 2009

Série

TRIPTYQUES


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Studio, 2009


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Variations #1 85 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


Variations #2 85 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


Variations #3 85 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


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Variations #3 Série

TRIPTYQUES

détail, 85 x 100 cm, 2009


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Oscillations #1 80 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


Oscillations #2 80 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


Oscillations #3 80 x 100 cm, 2009

Série

TRIPTYQUES


Cadran format rond 2009

SĂŠrie

LUME & LUSTRO


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Croquis préparatoires, 2009

Série

LUME & LUSTRO


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Studio, 2009


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JAN VAN EYCK Les époux Arrnolfini 1434

Série

LUME & LUSTRO


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Studio, 2008


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2 Série

LUME & LUSTRO


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4 1. PETRUS CHRISTUS, Le jugement dernier, 1452 2. JAN VAN EYCK, Le jugement dernier, 1440

3. HANS MEMLING, Le jugement dernier 1467/71 4. ROGIER VAN DER WEYDEN, Le jugement dernier 1445/49


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JAN VAN EYCK Vierge au chancelier Rolin 1435

SĂŠrie

LUME & LUSTRO


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Studio, 2008


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Série

LUME & LUSTRO

1. Raphaël, Le mariage de la Vierge, 1504 2. Le Pérugin, Le mariage de la Vierge, 1500/04 3. Le Pérugin, Le Christ remet à st-Pierre les clefs du Paradis, 1480/82


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Studio, 2010


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Croquis préparatoires, 2010

Série

LUME & LUSTRO


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Croquis préparatoires, 2008

Série

LUME & LUSTRO


SĂŠrie

LUME & LUSTRO

Portrait de famille #1 80 x 98 cm, 2008


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Croquis préparatoires, 2009

Série

LUME & LUSTRO


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Croquis préparatoires, 2009

Série

LUME & LUSTRO


Cadran 80 x 100 cm, 2009

Série

LUME & LUSTRO


Portrait de famille #1 80 x 98 cm, 2008

SĂŠrie

LUME & LUSTRO


Terre & Ciel 100 x 160 cm, 2008

Série

LUME & LUSTRO


Hip & Hype 100 x 100 cm, 2008

Série

LUME & LUSTRO


Portrait de famille #2 80 x 120 cm, 2010

SĂŠrie

LUME & LUSTRO


TRIPTYQUE 3 x (80 x 80 cm), 2009

Série

LUME & LUSTRO


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MICHEL-ANGE Prophètes et Sibylles de la Chapelle Sixtine 1510/12


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Croquis préparatoires et photographies de la Bibliothèque Royale de Belgique, Bruxelles, 2009.

Série

LUME & LUSTRO


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120

RRR 80 x 80 cm, 2009

Série

LUME & LUSTRO


H&N 80 x 80 cm, 2009

Série

LUME & LUSTRO


Blind Blind 80 x 80 cm, 2009

Série

LUME & LUSTRO


Palais de l’Escurial 60 x 60 cm, 2009.

Bourse de Copenhague 60 x 60 cm, 2009. Série

MONUMENTS

Hôtel de ville d’Anvers 60 x 60 cm, 2009.


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130

Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle 60 x 60 cm, 2009

Série

MONUMENTS

Corrida DE Séville 60 x 60 cm, 2009

Arc de Triomphe 60 x 60 cm, 2009


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Série

MONUMENTS

Villa Rotonda de Vicence

Manoir d’Artus de Gdansk

60 x 60 cm, 2009

60 x 60 cm, 2009


Campanile de Pise

Baptistère de Pise

60 x 60 cm, 2009

60 x 60 cm, 2009

Monument de la Liberté de Riga 60 x 60 cm, 2009 Série

MONUMENTS


Série

MONUMENTS

Collégiale de Dinant

Cathédrale de Spire

60 x 60 cm, 2009

60 x 60 cm, 2009


S茅rie

MONUMENTS

H么tel de ville de Louvain

Porta Nigra de Treves

60 x 60 cm, 2009

60 x 60 cm, 2009


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Extraction #1 50 x 50 cm, 2008


141

Extraction #2 50 x 50 cm, 2008


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Extraction #3 50 x 50 cm, 2008


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Extraction #4 50 x 50 cm, 2008


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CULTURES ! 54 bodybuilders + 36 aigles


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CULTURES ! 18 plus grands pics du monde


Cultures ! Fresque collĂŠe sur mur ou panneau publicitaire, 600 x 300 cm, 2010


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Série

QUASI EX NIHILO

BOUQUET détail, 2009


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Croquis préparatoires, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Croquis préparatoires, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Croquis préparatoires, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Croquis préparatoires, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Masques 2010

Série

QUASI EX NIHILO


Sans titres 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Sans titres 2010

Série

QUASI EX NIHILO


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Sans titres 2010

Série

QUASI EX NIHILO


174

Série

QUASI EX NIHILO

SANS TITRE détail, 2010


SERVIETTE 70 x 100 cm, 2009

Série

QUASI EX NIHILO


BOUQUET 70 x 100 cm, 2009

Série

QUASI EX NIHILO


Q.e.n #1 70 x 100 cm, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


Q.e.n #2 70 x 100 cm, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


Q.e.n #3 70 x 100 cm, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


Q.e.n #4 70 x 100 cm, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


Q.e.n #5 70 x 100 cm, 2010

Série

QUASI EX NIHILO


190


191

Série

SIDED

EAST-SIDE #1 détail, 2010


192

3

4

1

2

Série

SIDED

6

1. Albrecht Durer, l’Apocalypse de St-Jean, 1496/98 2. Albrecht Durer, Etude de mains en prière, 1508 3. Tatouages des Goulags russes, 1930 4. Albrecht Durer, l’Apocalypse se st-Jean, 1496/98 5. Tatouages des Goulags russes, 1930 6. Albrecht Durer, les quatres sorcières, 1497 7. Albrecht Durer, Crucifixion, 1497 8. La Sainte Famille 9. Albrecht Durer, Mariage de la Vierge, 1498 10. Albrecht Durer, Adam et Eve, 1504

5


193

8

9

10 7


194

Série

SIDED


195


196

Dessins isolés 2010

Série

SIDED


197

ALBRECHT D端RER Le Chevalier, la Mort et le Diable, 1514

ALBRECHT D端RER Melencolia, 1514


198

Croquis préparatoires et dessin isolé 2009

Série

SIDED


199


200

Croquis préparatoires 2010

Série

SIDED


201


202

Croquis préparatoires et dessin isolé 2010

Série

SIDED


Série

SIDED

Dessins isolés 2010


Série

SIDED

Dessins isolés 2010


207


208

West-side #1 75 x 100 cm, 2009

SĂŠrie

SIDED


West-side #2 75 x 100 cm, 2010

SĂŠrie

SIDED


EAst-side #1 75 x 100 cm, 2010

Série

SIDED


EAst-side #2 75 x 100 cm, 2010

Série

SIDED



Lume & Lustro