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Parité : le changement c'est maintenant ! Point de vue | LEMONDE.FR | 30.11.11 | 09h09 par Murielle Michon, Olga Trostiansky et Maithe Stage Les prochains jours, la représentativité des "forces de progrès" dans notre Assemblée nationale va se figer jusqu'en 2017. Malheureusement, tout porte à croire que le Parti socialiste, à l'issue du scrutin des 1er et 2 décembre, participe à reconduire une Assemblée nationale coupée de la réalité de la population française et des attentes de nos citoyennes, citoyens. En effet, la représentativité de l'Assemblée nationale souffre de quatre grands maux : Elle est caricaturalement masculine, à hauteur de 81,5 % ; · Elle est professionnalisée (si certains députés sont reconduits pour la 6e, la 7e ou la 8e fois, beaucoup candidatent pour un 4e mandat) et cumularde pour 83 % des députés ; · Elle vieillit : depuis le début de la Ve République, elle n'a jamais été si âgée. Alors que la parité jeunes-séniors entre 1946 et 2002 s'est toujours établie dans une fourchette de "1 à 1" et "1 pour 4", depuis 2007, ce rapport est de 1 à 9. · Elle est socialement déconnectée (97 % de cadres supérieurs, médecins ou avocats, 2 % d'employés, 1 % d'ouvriers). Or, la parité n'est pas seulement un concept visant à augmenter la représentativité des femmes dans les institutions politiques. La parité représente aussi un formidable outil de renouvellement du personnel politique : elle est un facteur de rajeunissement, de redistribution des mandats. Le Parti socialiste a toujours porté la promesse de la parité. En 2000, lorsqu'il fait voter la loi du 6 juin contraignant les partis à présenter autant de candidates que de candidats. Lors de sa dernière Convention de la rénovation où il vise l'objectif, non plus 50 % de candidates, mais de 50% d'élues. Et enfin à l'occasion des récentes primaires, lorsque Martine Aubry et François Hollande érigent l'égalité homme-femme au sommet de leurs priorités. Malgré la promesse renouvelée, des signes, locaux d'abord, et nationaux ensuite, laissent à penser que la parité pourrait ne pas progresser de manière significative à l'occasion des prochaines élections législatives. Sur les bancs socialistes, nous comptons à l'heure actuelle 49 députées, soit 26 % des députés. La direction du Parti socialiste annonce qu'il y pourrait y avoir 50 % d'élues en plus en 2012. Ce qui apparaît, à première vue, comme un progrès significatif. Pourtant, c'est une perspective trompeuse. En effet, dans l'hypothèse d'une victoire aux législatives – et si on exclut les circonscriptions réservées aux partenaires EELV, PRG, MRC et divers gauche – ce taux de progression serait inférieur ou égal au taux de progression des députés socialistes masculins ! L'analyse électorale détaillée département par département (sur un total de 452 circonscriptions étudiées) laisse apparaître des disparités et une interrogation légitime concernant la mise en oeuvre de la parité réelle à l'Assemblée nationale : · Sur la France métropolitaine, le taux de "gagnabilité" moyen des circonscriptions réservées aux femmes est de 38 %. Il est de 48 % pour les circonscriptions réservées aux partenaires (EELV, PRG, MRC, divers gauche) et de 67,1 % pour les circonscriptions ouvertes à toutes les candidatures (des hommes la plupart du temps) ; · Certains départements sont des déserts de femmes : comme par exemple dans les Landes, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Loire et les Alpes de Haute Provence, où aucune circonscription n'est réservée aux femmes (ou alors aux partenaires), et pourtant des députés socialistes hommes y sont parfois installés depuis de très nombreuses années ; · Certains départements réservent des circonscriptions aux femmes, mais surtout pas sur des circonscriptions gagnables : 21 départements dont le Bas-Rhin, le Morbihan, le Val-de-Marne… · En regardant de près les circonscriptions qui peuvent basculer à gauche, 22 ont été attribués aux femmes. Malgré les coups de ciseaux ravageurs de la réforme Marleix de 2010 et l'accord généreux avec les partenaires, les hommes se voient attribuer encore 26 circonscriptions très favorables pour la gauche (sans compter les sortants qui sont 133). Le jeu est inégal ! · Certaines fédérations jouent le jeu comme le Nord, l'Ille-et-Vilaine, les Côtes d'Armor, les Alpes Maritimes ou la Loire, en respectant l'esprit et la lettre de la loi du 6 mai 2000. Au total, les femmes socialistes peuvent espérer peser entre 26 % et 30 % des députés socialistes en juin 2012 contre 26 % actuellement. A ce rythme, on peut espérer la parité chez les socialistes à l'assemblée nationale entre 2037 et 2087 ! Murielle Michon, adjointe au maire de Fontenay Sous-Bois (PS) ; Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris (PS) ; Maithe Stage, consultante ressources humaines, sympathisante PS.


Lyon rêve d'une "saison exemplaire" LE MONDE | 06.03.10 | 14h05 • Mis à jour le 06.03.10 | 14h05

t si les femmes et les hommes metteurs en scène se partageaient l'affiche dans les théâtres lyonnais ? Et si les cachets des comédiennes, musiciennes et danseuses rattrapaient ceux de leurs collègues masculins ? Ce n'est pas pour demain une dynamique paritaire est en marche à Lyon. A l'initiative de Sylvie Mongin-Algan, directrice du Nouveau Théâtre du 8e, des artistes et des directeurs de lieu projettent pour 2011-2012 "une saison culturelle pour l'égalité hommes-femmes", en partenariat avec la ville de Lyon et la région Rhône-Alpes. Réunis dans l'association H/F, ils ne demandent pas de quotas d'artistes féminines dans les lieux subventionnés mais de "mettre en route un processus".

Le succès de l'opération dépendra de la bonne volonté des programmateurs de scènes emblématiques. Le 1er février, certains d'entre eux ont participé à une réunion de préfiguration de cette "saison exemplaire" : Cathy Bouvard, des Subsistances, Annick Bajard, du Théâtre Nouvelle Génération (TNG), Claudia Stavisky et Patrick Penot, du Théâtre des Célestins, Françoise Pouzache, du Théâtre de Givors, etc. Presque uniquement des femmes. Certains directeurs n'ont pas répondu à l'invitation. L'opération sera lancée en mai. D'autres rendezvous suivront, en juillet, pendant le Festival d'Avignon. "On a d'abord frappé à la porte de ceux qui nous paraissent les plus ouverts et programment déjà 20 % de femmes auteures ou metteuses en scène, la moyenne étant plutôt de 5 %", résume Françoise Barret, de la compagnie Dire d'étoile, membre active de l'association H/F. "Diktat esthétique" Celle-ci est née il y a deux ans, après la publication du rapport de Reine Prat sur les inégalités entre hommes et femmes dans le spectacle vivant (Le Monde du 25 juillet 2006). Commandé par le ministère de la culture, ce document révélait l'ampleur de la domination masculine, des nominations à la tête des grandes institutions aux moyens de production attribués aux artistes. A Lyon, Sylvie Mongin-Algan a voulu associer dans un groupe de travail directeurs de structure, artistes, chercheurs, élus locaux et la direction régionale des affaires culturelles (Drac). Une association s'est constituée. Veiller au montant des budgets des créations des hommes et des femmes, leur assurer un nombre de représentations équitable, la parité est pensée au quotidien. "Les artistes femmes sont suffisamment nombreuses aujourd'hui pour qu'on puisse exiger, sans prêter le flanc à des accusations d'interventionnisme indu ou de diktat esthétique, un meilleur équilibre de nos programmations", souligne Reine Prat dans son deuxième rapport, rendu public en mai 2009.


hf Rhône-Alpes impulse la « Saison 1 égalité homme-femme »  2011 – 2012 dans les arts et la culture

La  Saison 1 égalité homme-femme regroupe les structures  de production, de diffusion artistique et culturelle désirant s’engager pour l’égalité professionnelle Homme-Femme. Chaque participant de la Saison 1 met en œuvre les moyens nécessaires pour y parvenir en 3 ans dans trois domaines :

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Production et de diffusion Aller vers un équilibre de programmation des textes écrits par des femmes et par des hommes Aller vers un équilibre de programmation des spectacles créés, mis en scène, chorégraphiés (…) par des femmes et par des hommes Engager autant de moyens de coproduction dans des spectacles de femmes que d’hommes Accueillir en résidences autant d’artistes femmes que d’artistes hommes Répartir de manière égalitaire entre artistes femmes et hommes les moyens financiers consacrés à la production et à la programmation

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Gouvernance Intégrer le critère d’égalité h/f dans la constitution des équipes techniques, administratives et dans la politique de recrutement Permettre l’égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité Veiller à l’égalité salariale et la répartition des responsabilités Inscrire la parité au sein des conseils d’administration, jurys, comités de sélection Féminiser les noms de métiers

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Communication En direction du public Des réseaux professionnels De l’ensemble des partenaires institutionnels

Chaque structure définit son programme d’action dans ces trois domaines (production/diffusion, gouvernance, communication) et devient partenaire de la Saison 1 égalité homme-femme


CONTACTS

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Comité de pilotage de la Saison 1 égalité hommes/femmes pour H/F Ile-de-France :

Véronique Ataly - Vice-Présidente Tel / 06 14 11 67 01 Mail / veronique.ataly@free.fr

Anne-Marie Choisne Tel / 06 87 77 51 54 Mail / annemariechoisne@yahoo.fr

Agnès Quinzoni Tel / 06 74 25 54 50 Mail / a.quinzoni@wanadoo

H/F Île-de-France – association loi 1901 – site : h.f.idf.free.fr – contact : h.f.idf@free.fr


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