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Génération Tahrir Avoir 25 ans en Egypte, avoir connu Pharaon, sa chute, avoir un monde à inventer

Un webdocumentaire réalisé par Marion Guénard, Pauline Beugnies, Rachida El Azzouzi, et Nina Hubinet

Une production


GÉNÉRATION TAHRIR, PORTRAIT D’UNE JEUNESSE EN MARCHE Caire, d’Alexandrie, de Suez, bravant l’interdiction de manifester en vigueur dans leur pays depuis 1981. Eux qui affrontaient les bombes lacrymogène et les matraques des policiers antiémeute, avec un courage insensé, pour « prendre » la place Tahrir. Eux qui criaient à leurs compatriotes qui observaient, médusés, depuis leurs balcons, la rue noire de monde : « Descends ! descends ! ». Eux, ce sont les jeunes Egyptiens, qui ont entraîné tout leur pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak, pharaon indétrônable depuis trente ans, en seulement 18 jours de révolte. Avant la révolution, la vie de ces jeunes était faite de chômage, pistons, petits boulots, désir d’exil, mariage tardif et frustration. Aujourd’hui, tout n’est pas rose, il y a encore beaucoup à faire pour reconstruire une société gangrenée par des décennies de malgouvernance. Le marasme économique,

la montée en puissance des islamistes, ou les tensions entre coptes et musulmans en inquiètent plus d’un. L’avenir est incertain, mais l’espoir est à nouveau permis : les jeunes Egyptiens, jusqu’ici désabusés face à la politique, ont retrouvé le goût de débattre, d’argumenter, d’imaginer leur pays libre et démocratique. De l’activiste cairote au paysan du Delta, de la Sœur musulmane au contrebandier du Sinaï, du jeune conscrit aux étudiantes coptes de Haute-Egypte, tous se sentent désormais concernés par le futur d’un pays qu’ils ne rêvaient souvent que de quitter il y a quelques mois. Qu’est-ce que la révolution a vraiment changé dans leur vie ? Comment se représentent-ils les années à venir ? De quoi serait faite leur « Egypte idéale » ? En lançant la révolution du 25 janvier, la jeunesse égyptienne a repris son destin en main. Tout l’enjeu désormais, est de savoir si elle saura se faire la place qui lui revient dans la nouvelle Egypte.


Le Synopsis Aux premiers jours de 2011, ils postaient des vidéos sur internet pour appeler à manifester le 25 janvier, dans toute l’Egypte. Pour dire non, une bonne fois pour toute, aux violences policières, à la torture quasi-systématique dans les commissariats, à la corruption généralisée. Ils parlaient à leurs voisins, essayaient de convaincre leurs camarades à l’université. La révolte qui grondait en Tunisie était en train de faire vaciller Ben Ali, et ils se prenaient à espérer. Ils étaient alors quelques milliers dans tout le pays : des jeunes Egyptiens de toutes les classes sociales, engagés dans des mouvements d’opposition au régime de Moubarak, depuis des mois ou des années.ouragés par l’exemple tunisien, leurs concitoyens relevaient la tête. Le mur de la peur était tombé, et la colère accumulée Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans, en seulement 18 jours. Dans un pays où les manifestations pour la démocratie ne mobilisaient jusque-là que quelques centaines de militants, la soudaine révolte a étonné tous les Egyptiens. Mais ce sont peut-être les parents des jeunes qui l’ont initiée qui ont été le plus abasourdis par ce réveil d’un peuple habitué à courber l’échine. Après la manifestation décisive du 28 janvier, ils ont été nombreux, ces quinquagénaires qui avaient appris à leurs enfants à ne pas parler de politique en public, à ne pas remettre en cause l’ordre leurs enfants avaient fait preuve. Mais aussi un peu honteux de ne pas avoir su, eux-mêmes, remettre en cause l’autoritarisme et l’injustice du pouvoir de Moubarak. En cela, la révolution de janvier n’a pas été qu’un bouleversement politique, elle a aussi déclenché un séisme social : au sein de chaque famille, deux générations se sont retrouvées face-à-face, souvent en confrontation.

Halim, qui a grandi à Kafr El Cheikh, région rurale déshéritée, et qui a voulu se défaire de la soumission ancestrale des « paysans », du fatalisme religieux, de la pensée Soleyfa, qui vit dans un quartier de la classe moyenne au Caire, et reproche à ses parents d’avoir préféré leur confort individuel aux risques de la lutte. Imen et Gehad, nées dans des familles de Frères musulmans, qui ont décidé, à l’adolescence, de Kerelos, jeune copte de Haute-Egypte, qui, après avoir été passif durant la révolution, s’est rebellé face à une Eglise copte, qui lui dictait trop souvent comment penser. Dans ce webdocumentaire, nous voulons explorer cette rupture générationnelle : comment les jeunes qui ont été à l’origine de la révolution voient leurs parents ? Comment ont-ils eux-mêmes réalisé que le changement était possible, et qu’il fallait se battre pour parvenir à renverser le système en place, alors qu’on leur avait souvent appris à s’en accommoder ? Et comment les parents regardent-ils aujourd’hui leurs enfants et les bouleversements en cours ? A travers ce double regard, nous voulons raconter la révolution sociale, intime, qui se joue en ce moment en Egypte, derrière la scène politique.


L’ENGAGEMENT Notre point de vue est celui de quatre jeunes journalistes – trois rédactrices et une photographe – qui ont vécu la révolution du 25 janvier au côté des jeunes Egyptiens, au plus près des événements. Installées en Egypte depuis plusieurs années, nous voulons aussi porter un regard décalé, original sur la jeunesse égyptienne : plutôt que de parler des jeunes blogueurs qui ont été largement médiatisés, nous souhaitons aller à la rencontre du jeune Egyptien « lambda » : le jeune paysan désargenté, la militante des Frères musulmans qui espère construire une société plus « islamique », le jeune couple qui se démène pour rassembler l’argent nécessaire pour se marier… Il s’agit de sortir des sentiers battus – ce qui veut dire notamment ne pas se limiter au Caire, pour faire voir des individus, plus que des archétypes de jeunes Egyptiens.

Deux mois avant le début de la révolution, nous avons commencé à suivre des jeunes activistes par l’entremise d’un reportage photo pour donner une autre image d’une jeunesse égyptienne souvent décrite comme sans perspectives, endormie. Nous continuons à suivre ces jeunes militants de la première heure dans les Nous voudrions également nous intéresser à d’autres jeunes, ou groupes de jeunes, aux problèmes particuliers auxquels ils sont confrontés pour élargir le sujet, toujours dans le cadre de la révolution. A long terme, nous voudrions nous intéresser aux jeunes d’autres pays arabes « en révolution ». Le projet pourrait ainsi se poursuivre sous la forme d’une série sur la jeunesse arabe.


L’HISTORIQUE

Notre webdocumentaire possède un passé, une histoire. L’idée est née lors d’un reportage photo, à l’automne 2010, sur les jeunes qui soutenaient Mohamed El Baradei à Alexandrie. Le diaporama sonore réalisé à partir de ce reportage peut être visionné sur le site internet du Monde. http://tiny.cc/jeunesegypte


LES

PERSONNAGES

Étudiant en pharmacie de 26 ans, Kerelos vit à Qena, une ville du sud de Égypte, qui s’étend le long du Nil, entre les champs de canne à sucre. Le jeune homme au sourire jovial est copte : il appartient à cette minorité de chrétiens orthodoxes qui représentent près de 10% de la population. Dans sa région, les tensions sont vives entre chrétiens et musulmans, et des violences éclatent régulièrement. Alors la révolution, qui a débouché sur un Parlement dominé par les islamistes, beaucoup dans l’entourage de Kerelos ne la portent pas dans leur cœur. Le jeune homme au contraire soutient que c’est de devenir des citoyens à part entière. Kerelos n’hésite pas non plus à critiquer l’Eglise copte : elle doit selon lui abandonner son rôle politique et se cantonner aux affaires religieuses.

Kerelos, le jeune copte

Soleyfa, militante discrète Cette jeune femme à la silhouette menue est membre de « Justice et Liberté ». Elle a rejoint les rangs de ce mouvement pro-démocratie en juin 2010, peu après la mort de Khaled Saïd, un jeune homme sans histoire battu à mort par la police à Alexandrie. Le drame a bouleversé Soleyfa, comme des milliers de jeunes Egyptiens : elle s’est rendue compte qu’elle était vulnérable face au régime policier de Moubarak. Le 25 janvier, elle était parmi les premiers manifestants à investir la place Tahrir. Contre l’avis de ses parents, qui ont toujours pensé qu’il valait mieux ne pas se mêler de politique pour ne pas avoir d’ennuis. Soleyfa leur reproche aujourd’hui leur apathie.

Sous le régime de Moubarak, Ammar était professeur aux Beaux-arts de Louxor. Il y enseignait l’art convenu, aux antipodes de ses goûts artistiques. La révolution l’a révélé. Portraits de martyrs ailés sur un fond vert tendre, visage sombre d’un policier, recherché pour avoir visé les manifestants dans les yeux durant les récents affrontements... Ammar graffe sur les murs du Caire, mais également sur ceux des villes de Haute-Egypte pour informer la majorité silencieuse, celle qui gobe les mensonges de la télévision d’Etat. Aujourd’hui, il transmet à ses étudiants les valeurs de l’artiste engagé, convaincu que le street art, parce qu’il s’accapare l’espace public, au plus près des gens et de leurs préoccupations, peut faire évoluer les mentalités.


Halim, contre le conservatisme ambiant Le village où est né Halim est situé près de Kafr el Cheikh, dans le Delta du Nil. Dans cette région

Imen, la Sœur musulmane Imen a 23 ans et elle se verrait en présentatrice vedette sur la télévision égyptienne, mais avec un voile sur la tête. Issue d’une famille de Frères musulmans, elle reste très attachée aux valeurs de la confrérie, fondée en 1928 par Hassan El Banna. Mais elle aspire à la liberté politique. Ecœurée du manque d’ouverture et de l’opacité de la confrérie, la jeune femme a rejoint le Tayyar El Masri, un parti fondé par de jeunes Frères dissidents. Imen ne mâche pas ses mots, surtout lorsqu’il s’agit de critiquer la politique des Frères, qui, selon elle, aiment autant la démocratie que le parti national démocratique d’Hosni Moubarak.

fondamentalistes, ont imposé leur autorité depuis des années. Ce sont d’ailleurs leurs candidats qui sont arrivés en tête dans sa région aux élections législatives de décembre 2011. Grand gaillard énergique, Halim détonne dans une famille où le fatalisme a pris la place de toute forme d’engagement politique. Plutôt que de s’en remettre à Dieu ou « d’attendre un nouveau Nasser », disent comme les gens de son village, il a décidé de prendre son destin en main. Venu faire ses études au Caire, il s’engage d’abord dans des mouvements étudiants contestataires. Puis il participe à la création du mouvement Justice et Liberté. Au cœur de son engagement, l’idée que les problèmes économiques et politiques de son pays sont indissociables, et qu’ils ne pourront pas être résolus séparément.

Yasser, le jeune paysan Il sait tout juste lire et écrire mais il connaît les sur le bout des doigts. Âgé de 26 ans et père de trois enfants, il a dû reprendre les terres de son père. Que pouvait-il faire d’autre ? Il ne se sent pas vraiment concerné par la révolution. Vu de sa campagne, les remous de la place Tahrir semblent très, très loin. Yasser ne comprend pas l’intérêt de se battre pour ses droits, un mot qui sonne comme quelque chose d’abstrait à ses oreilles. Il se contente de cultiver sa terre, au rythme des saisons. Il travaille dur, pour quelques centaines de livres par mois, comme son père avant lui. Ses rêves sont simples : quelques subventions pour acheter les engrais dont il a besoin, une éducation de qualité pour ses enfants. Et pouvoir un jour emmener toute sa petite famille en « voyage » au Caire.


g n i d Lan e g a P

STRUCTURE ET DESIGN On commence sur un plan de graffeur et expose ses œuvres révolutionnaires sur les murs du Caire. On ne sait pas ce qu’il peint.

o é d i V o r t n d’I Page l i e u c c a ’ d

Ce que peignait Ammar, c’était un schéma stylisé de la Place Tahrir, le point de départ de « Génération Tahrir ». Sur cette sorte de carte, on retrouve les différents éléments de base de notre webdocumentaire : les parcours des personnages principaux et les icônes permettant d’accéder à certaines pages individuelles. Les parcours sont en bleu et permettent de suivre un personnage. Les pages individuelles sont en orange et abordent un point précis (voir plus bas celui sur la torture policière). Le fonctionnement se veut déjà multimédia. Lorsque la souris est passée sur un point, un son très court expliquant le contenu se fait entendre, de même qu’apparaît la photo de la personne que l’on peut suivre. En cliquant, on rentre dans un des parcours du webdocumentaire.


Parcours Personnage

On navigue dans les parcours de manière horizontale : une frise se déplie lorsque l’on clique sur l’un des personnages principaux de la place Tahrir stylisée, et chaque « fenêtre » correspond à une étape du parcours de ce personnage. Ici, le début du parcours de Soleyfa, l’activiste.

Le passage d’une étape à une ou directement, à la manière d’un menu classique, via les boutons correspondants.


Carte La carte est un mode de lecture différent proposé à l’internaute. Si nous lui conseillons une lecture relativement linéaire au travers des parcours, nous voulons aussi lui laisser l’occasion de vagabonder à sa guise d’un élément à l’autre. Chaque élément du webdocumentaire sera placé sur une carte géolocalisée. Cette carte globale permet de voir, en un coup d’œil, les différents parcours des personnages, et les différents éléments de ces parcours. C’est aussi là que se trouveront d’autres compléments d’informations, non présents dans le parcours car moins importants ou rajoutés dans un deuxième temps (photos, vidéos, etc.).

Page individuelle Via les points oranges de la fenêtre principale ou via des boutons au sein des parcours, l’internaute peut recevoir un complément d’information avec une page thématique consacrée à un sujet, que ce soit un bâtiment emblématique de la révolution, un thème de société, ou un événement précis. Ici, une page consacrée à la torture policière, accessible via le parcours de Soleyfa.


En partant du Caire, nous évoluerons avec le spectateur grâce à une carte de la ville et du pays sur base d’une Google Map dynamique et personnalisée.

véritable histoire. Tout comme ils permettront à l’utilisateur d’errer dans les rues de la capitale et du pays et de passer d’une information à l’autre au grès de sa promenade.

En fonction de l’intérêt de l’internaute, le webdocumentaire propose des itinéraires dans les rues du Caire et hors de la capitale.

Mieux, les itinéraires Google Map permettent à ceux qui possèdent un appareil mobile connecté à Internet de vivre le webdocumentaire in situ, s’ils viennent au Caire.

Ces trajets lui permettront de suivre

Les médias sociaux ont eu un rôle important dans la révolution égyptienne. Nous voulons donc intégrer des tweets, notamment ceux qui ont rythmés les moments forts de la révolution, à la carte interactive : ils y apparaîtront de manière dynamique. Ces tweets sont une couche secondaire de navigation. Ils permettent de découvrir le caractère des personnages, ce qu’ils disent, font ou ont fait, où ils se réunissent. Ils sont aussi un moyen pour l’internaute de retomber sur la carte, de suivre encore un chemin différent, de découvrir de nouveaux éléments.

LA NAVIGATION INTERACTIVE


Le webdocumentaire veut dépeindre une société multi-confessionnelle, multi culturelle: nous ne parlerons pas d’une jeunesse mais des jeunesses égyptiennes. Pour cela le webdocumentaire semble le plus propice aux multiples points de vue, aux passerelles parfois impossibles dans d’autres médias. La jeunesse égyptienne n’a pas qu’un visage : le webdocumentaire s’engage à en montrer tous les visages. L’internaute sera le pilote de son récit dans les rues du Caire et les chemins de traverse du Delta égyptien. Au hasard des rencontres à un clic de distance, il découvrira les racines de cette révolution historique.

UN WEBDOCUMENTAIRE EVOLUTIF ET INTERACTIF

Traditionnellement, les webdocumentaires sont réalisés en Flash, une technologie connue, éprouvée, facile à mettre en place, et qui permet pratiquement toutes les folies et les possibilités. Sauf que... Non content d’être un format lourd et non compatible avec certains appareils (notamment l’iPad et des téléphones mobiles), format qui disparaîtra prochainement. Toutes les tendances le montrent. La société Adobe, qui produit Flash, a même sorti un programme qui

utilisation interactive poussée en utilisant un langage multi-support et multi-plateforme Ce webdocumentaire, grâce à l’HTML5, se veut évolutif: il incluera des initiatives d’artistes qui publient sur le net leurs galleries photo, des blogs d’auteurs égyptiens et étrangers, ou des informations fournies par les institutions internationales. L’HTML permet d’utiliser des applications web qui donnent accès à toute une série de données en ligne. Le contenu du webdocumentaire peut ainsi

Car le futur est là, dans l’hypertexte, et dans l’HTML5 en particulier. Les derniers développements techonologiques permettent une

des ressources disponibles sur le net, et en indiquer l’emplacement aux visiteurs de notre site.


L’UTILISATION DES RÉSEAUX SOCIAUX

Les réseaux sociaux n’ont pas été la cause de la révolution égyptienne, mais ils ont joué un rôle important dans son déclenchement. Beaucoup de jeunes Egyptiens, riches et pauvres, éduqués ou non, possèdent une page Facebook. Cela vaut pour l’activiste pro-démocratie, le guide touristique ou pour le jeune Frère musulman. Dans le webdocumentaire, Facebook et Twitter font le lien entre les différents groupes de jeunes que nous présentons. Ils permettent aussi à l’internaute d’en savoir plus sur nos personnages, de les suivre au quotidien, dans Twitter.

une fonction plus explicative ou historique. Nous lions ainsi les personnages entre eux d’une autre manière qu’au travers de la carte interactive.


Génération Tahrir sera composé de sept parcours principaux, Un de nos personnages, Ammar Abou Bakr, le graffeur, dessinera la plateforme de départ, la place Tahrir, qui sera donc le point d’origine de ces différentes navigations. Nous avons également choisi quelques lieux emblématiques, comme le musée égyptien, qui constitueront des interfaces indépendantes, apportant des informations complémentaires sur notre thématique, les jeunes Egyptiens. la structure du webdocumentaire, chaque élément concernant un personnage principal sera précédé d’un A, B, C. Les sous-parties sont quant à elles organisées selon une numérotation 1, 2, 3.

L’habillage sonore du webdocumentaire sera composé de sons d’ambiance et de voix de personnages. Nous travaillons à un partenariat avec quelques artistes phares de la révolution (Ramy Essam, Mariam Saleh) pour ajouter à cette atmosphère sonore un fond musical.

DÉTAIL DES PARCOURS


PARCOURS 1

Soleyfa, l’activiste de Tahrir Ils appartiennent au groupe Justice et Liberté, au mouvement des Jeunes du 6 avril ou encore aux Socialistes révolutionnaires. Ces jeunes activistes politiques ont été les initiateurs de la révolution qui a conduit à la chute de Moubarak. Avec conviction et courage, ils ont su se mobiliser face à un régime qui avait brisé la volonté et les espoirs de leurs aînés. Soleyfa Magdi, 23 ans, membre de Justice et Liberté, nous guide dans leur univers, rythmé depuis un an par les soubresauts de la transition égyptienne. A. Soleyfa dans une manifestation, sur la place Tahrir / vidéo Elle explique les origines de son engagement, pourquoi elle est dans la rue, ce qu’il reste à faire aujourd’hui. 1) La torture policière / texte L’histoire de Khaled Saïd, un jeune d’Alexandrie battu à mort par la police en juin 2010, a été un déclic pour Soleyfa comme pour des milliers d’autres jeunes Egyptiens. La mort tragique et injuste de ce jeune homme ordinaire a été l’un des déclencheurs de la révolution. Elle a bousculé nombre d’Egyptiens, qui, l’état. International, Nadeem Center, Hicham Moubarak Law Center…).

inhumaines des forces de sécurité. Il raconte son expérience, son apprentissage de la torture, le fonctionnement de la police. 2) L’impossible réforme de la police / texte et radio (Radio Suisse Romande, février 2012) B. Visite guidée du bureau des activistes, rue Mohamed Bassiouni / vidéo En marge d’une réunion du groupe, Soleyfa nous montre les lieux, raconte ses souvenirs les plus forts de la révolution.


1) Informations supplémentaires sur le groupe Justice et Liberté (origines, valeurs, activités…) / texte C. Rencontre avec Halim et Mohamed, camarades de lutte / vidéo Débat entre les trois militants : la révolution continue, comment la faire aboutir ? Comment poursuivre leur combat face aux militaires accrochés au pouvoir, aux Frères musulmans tout-puissants au Parlement et aux jeunes qui désespèrent? Quelle société pour l’Egypte de demain ? 1) Halim Hanesh / photo et son Issu d’un milieu très modeste, le jeune homme est originaire d’un village proche de Kafr el Cheikh, dans le Delta un moyen d’échapper au poids du conservatisme ambiant. 2) Mohamed Salah / vidéo Ce militant a grandi à Dar el Salam, un quartier déshérité du Caire. En novembre 2011, il s’est porté candidat pour les élections législatives. Mohamed fait le tour de son quartier le jour du vote. D. Soleyfa chez ses parents / vidéo Soleyfa s’est engagée contre un régime autoritaire, mais également contre l’apathie de ses parents. Elle leur reproche de s’être contentés d’un confort matériel et d’avoir délaissé les valeurs essentielles de liberté, d’égalité et de justice. Discussion entre elle et son père, dont elle dit qu’il fait partie des « feloul », c’est-à-dire les partisans de l’ancien régime. Quand ils ne militent pas, Soleyfa et Hossam se retrouvent pour siroter un thé en tête-à-tête dans le quartier de Borsa. Ils sont tombés amoureux pendant la révolution et se marieront dans quelques mois. 1) Le mariage pour quitter Papa-Maman et vivre son indépendance, il reste inaccessible pour beaucoup de jeunes qui n’ont pas l’argent nécessaire. Car il ne s’agit pas seulement d’organiser un mariage, il faut aussi acheter l’appartement des futurs mariés, les meubles de maison, la machine à laver, la garde-robe de la mariée… mariés / photo et son


PARCOURS 2

Imen, Sœur musulmane dissidente Après la révolution, nombre de jeunes Frères musulmans ont quitté la confrérie, déçus par ses positions politiques conservatrices, sa rigidité et son manque d’ouverture. Ils ont fondé le Tayyar El Masri, « Le courant égyptien », un parti politique d’inspiration islamiste, mais ouvert à tous. Imen Mohamed, 23 ans, fait partie de ces jeunes rebelles. Issue d’une famille de Frères, elle milite désormais au quotidien pour le Tayyar El Masri. A. Imen sur la place Tahrir / vidéo du Tayyar El Masri et critique ouvertement l’attitude des Frères musulmans, les assimilant à l’ancien parti hégémonique d’Hosni Moubarak. B. Imen dans sa famille / vidéo de demain, son ambition de devenir la prochaine Mona Chazly, une présentatrice vedette du paysage audiovisuel égyptien. Imen et Mohamed racontent leur rencontre, pourquoi ils se sont plu. Ils parlent de la révolution et de leur engagement politique dans le parti « El Tayyar El Masri ». 1) El Tayyar El Masri, le Courant égyptien / vidéo Images du siège du Tayyar el Masri, Imen en voix off raconte l’origine du parti, le contexte de sa création, ses grandes idées aujourd’hui. 2) La campagne présidentielle d’Abdel Moneim Aboul Fottouh / vidéo Les jeunes du Tayyar El Masri soutiennent cet ancien Frère, banni de la confrérie, qui est devenu le favori des libéraux après le retrait de Mohamed El Baradei. D. Imen et ses amies au mall City Stars / vidéo au City Stars, un gigantesque centre commercial à l’américaine, qui rassemble cinémas, restaurants et


1) Gehad, l’électron libre Gehad Khaled a 18 ans. Cette étudiante en sociologie est issue d’une famille de Frères musulmans. lors des législatives, pour une candidate Sœur musulmane dans la circonscription de Medinet Nasr, revendique son indépendance. Pour son premier vote, elle n’a pas choisi de voter « Ikhwan » comme le reste de la famille. Elle a voté pour le Tayyar El Masri. Elle raconte ses aspirations, son expérience de la révolution, ses rêves pour le futur. Et n’hésite pas à critiquer la rigidité des Frères musulmans.

là, dans la famille de Gehad.


PARCOURS 3

Kerelos, l’étudiant copte Depuis janvier 2011, tous les coptes s’interrogent sur la place qui va leur être réservée la « nouvelle Egypte», avec un Parlement largement dominé par les islamistes. Beaucoup s’inquiètent. Mais certains jeunes coptes ont aussi participé au soulèvement du 25 janvier, et sont persuadés que la révolution est une chance pour les chrétiens. Kerelos, étudiant en pharmacie de Qena, dans le sud de l’Egypte, fait partie de cette minorité. Il n’a pas manifesté pendant le soulèvement, et il a honte aujourd’hui de ne pas avoir eu le courage de descendre dans la rue. Comme pour se rattraper, il s’engage pour défendre la révolution, et pour pousser jeunes coptes et jeunes musulmans à dialoguer, alors que les tensions interreligieuses sont vives dans sa région, beaucoup plus qu’au Caire. A. Kerelos au bord du Nil, à Qena / vidéo Il nous raconte sa révolution, les raisons de son engagement politique tardif, les relations entre coptes et musulmans à Qena. Mais aussi ses espoirs, ses rêves, ce qu’est la vie d’un jeune homme de 26 ans dans cette tranquille ville de province. 1) Eclairage sur les coptes en Haute-Egypte : chiffres et histoire / texte 2) Reportage à Nagaa Hamadi, près de Qena, deux mois après une fusillade à la sortie d’une église (La Croix, en mars 2010) / texte B. Kerelos avec sa famille / vidéo Chez Kerelos, on ne parle pas de politique. On regarde la télé, mais on ne commente pas les nouvelles. De la révolution, la mère de Kerelos se souvient de la peur, de l’incertitude, des rumeurs. Seule la petite voilée. C. Discussion entre Kerelos et l’évêque de Qena, Anba Sharoubim / vidéo cohésion de la communauté. Selon lui, l’Eglise doit représenter les coptes auprès de l’Etat, pour mieux les défendre. Kerelos n’est pas d’accord et lui tient tête.


1) Ces jeunes coptes qui ne veulent plus qu’on leur serve la soupe / radio Interview de Kerelos et de son ami Mina, qui expliquent pourquoi l’Eglise doit abandonner son rôle politique pour que les coptes deviennent des citoyens comme les autres (France Culture, janvier 2012) D. Débat sur la révolution entre étudiants coptes / vidéo Une fois par semaine, Kerelos retrouve d’autres étudiants coptes de Qena dans une église. Ils écrivent ensemble un petit journal, où il est question de foi et de révisions pour les examens. Certainement pas de contre la révolution, chacun avance ses arguments. 1) Législatives à Qena, les coptes votent pour contrer les islamistes / texte (Le Temps, janvier 2012) E. Les coptes qui s’en vont / verbatim sonore Dans les cours de langue, on ne compte plus les coptes qui viennent apprendre le français ou l’anglais pour émigrer au Canada. Au Centre culturel français de Mounira, au Caire, chacun parle de ses motivations pour partir et de son rêve d’une vie ailleurs.


PARCOURS 4

Ammar, le graffeur Sous le régime de Moubarak, Ammar était professeur aux Beaux-arts de Louxor. Il y enseignait l’art convenu, policé, sans subversion aucune. La révolution l’a révélé. Les murs de la place Tahrir sont au pochoir de policiers recherchés pour avoir visé les manifestants dans les yeux durant les récents affrontements, des personnages dansants inspirés de ceux qui décorent les tombes des pharaons... A. Ammar peint sur la place Tahrir / vidéo les manifestants, en visant leurs yeux. Ammar parle de son travail. Dans un pays où 40% des gens sont illettrés, il le conçoit comme un véritable moyen d’informer et de lutter contre la propagande de l’état. 1) L’art après la révolution création musicale et littéraire. Coup de projecteur sur nos « artistes révolutionnaires » favoris. Le Choir Project est une chorale composée de jeunes Égyptiens amateurs. Le principe est simple : transformer la frustration, la colère, le dépit, toutes ces vilaines humeurs partagées en ce moment par beaucoup de révolutionnaires, en chansons drôles et graves. Lectures de poèmes révolutionnaires par de jeunes comédiens égyptiens. Interview croisée de Mariam Saleh, musicienne indépendante, et de Salam Yousri, metteur en scène, pour parler de l’impact du soulèvement sur le travail des jeunes artistes égyptiens. B. Visages de martyrs, l’inspiration d’Ammar / photo, son, texte Les murs des rues attenantes à la place Tahrir sont recouverts de pochoirs, représentants les visages angéliques des martyrs de la révolution.


1) Les passants de la place Tahrir : que représentent les martyrs de la révolution à leurs yeux ? / verbatim sonore 2) Le point sur les morts de la révolution, les indemnités versées aux familles et l’impunité réservée aux policiers / texte C. Ammar dans son atelier / vidéo Dans son atelier à Louxor, Ammar présente son travail, ses étudiants, ce qu’il essaie de leur transmettre. On l’observe au travail. D. Visite guidée de Louxor / vidéo Depuis le début des années 2000, Louxor a fait l’objet de multiples chantiers de restauration et d’aménagement en vue d’attirer toujours plus de touristes. Ammar tisse des liens entre peintures antiques art antique ne sont plus perçus que comme des marchandises touristiques. 1) Gourna, un patrimoine perdu / vidéo Pour ouvrir au public de nouvelles tombes de l’époque pharaonique, les autorités égyptiennes ont détruit le village de Gourna et expulser ses habitants, relogés à des kilomètres de là. 2) Yasser, fellah sur la rive des morts / vidéo La récolte de cannes à sucre bat son plein. Yasser, jeune paysan, travaille sur les quelques hectares de terre hérités de son père. Il raconte son quotidien, la dureté de son travail, ses espoirs... Et comment il a perçu la « révolution », cet événement qui a eu lieu si loin de ses champs, il y a un peu plus d’un an.


PARCOURS 5

Oussama et le tourisme On part de la place Tahrir, en utilisant l’interface interactive sur « Saphir Travel », l’une des nombreuses agences de voyage du centre-ville. En général, les professionnels du tourisme ne voient pas la révolution d’un très bon œil. En 2010, plus d’un Egyptien sur dix travaillait directement ou indirectement dans ce secteur, qui représente la première source de devises étrangères du pays. Synonyme d’instabilité politique après trente ans d’immobilisme sous Moubarak, le soulèvement de janvier a fait fuir les touristes et a mis des milliers d’Egyptiens au chômage forcé. C’est le cas d’Oussama, qui a connu de longs mois d’oisiveté. Le jeune homme, Bédouin du Sinaï, organise des excursions depuis Charm El Cheikh dans les montagnes de la péninsule pour des touristes russes ou allemands. A. Oussama dans son « bureau » à Charm el Cheikh / photo et son Son petit bungalow est recouvert de posters jaunis. Le monastère Sainte-Catherine, les canyons du Sinaï, les temples de Petra en Jordanie… Oussama vend du rêve aux vacanciers en mal d’aventures. prospérité économique de l’Egypte. 1) La situation économique de l’Egypte aujourd’hui, focus sur le tourisme / texte B. Oussama dans son village / photo et son Quand il a du temps libre, Oussama retourne voir sa famille. Après les soirées endiablées dans les boîtes tente spartiate avec ses oncles et ses cousins. 1) Dans le Sinaï, les Bédouins rêvent de développement / texte L’histoire du Sinaï, la discrimination à l’encontre des Bédouins, leurs revendications après la révolution, la dégradation de la situation sécuritaire depuis la chute de Moubarak, l’émergence de groupes islamistes. (Le Temps, Le Figaro, La Croix…)


2) Ahmed, Bédouin du Nord Sinaï / photo et son Avant la révolution, Ahmed ne pouvait pas sortir de Rafah, la ville à cheval entre l’Egypte et Gaza, la police. Aujourd’hui la menace est levée. La révolution a fait voler en éclat les sentences prononcées souvent sans preuve contre les Bédouins, et Ahmed se sent libre comme l’air. 3) La frontière / texte


PARCOURS 6

C’est à Suez que les premiers « martyrs » de la révolution sont tombés. Plus qu’ailleurs en Egypte, il s’agissait d’une révolte spontanée de jeunes sans travail, sans avenir, sans éducation, contre la police. Des jeunes Egyptiens que le régime de Moubarak avait oubliés depuis longtemps, sauf lorsqu’il s’agissait de les passer à la question dans les commissariats. Aujourd’hui, plus d’un tiers des jeunes de Suez est de la moitié des voix. Mais la révolution a semé des graines : les ouvriers n’hésitent plus à faire grève et dans la nouvelle Egypte. A. Mahmoud, le chômeur / vidéo Dans la famille de Mahmoud, tout le monde a travaillé dans les usines de Suez. Il se souvient de son père qui rentrait le soir, sa gamelle à la main, éreinté par la journée passée sur une chaîne d’assemblage. Mahmoud, lui, vit de petits boulots, il approche de la trentaine mais habite toujours chez ses parents. Dans les usines de Suez, ce sont désormais des ouvriers de l’extérieur, venus d’autres gouvernorats ou d’Asie, qui ont remplacé les hommes de Suez. Dans le café où il tue le temps tous les jours, Mahmoud nous raconte sa vie au jour le jour, sa colère, ses désillusions de l’après révolution. 1) Le paysage industriel de Suez / photo et son 2) Législatives : l’absence de candidats ouvriers dans cette ville ouvrière / radio (France Info, décembre 2011) B. Interview d’Ayman, le révolutionnaire / vidéo Etudiant en droit, Ayman est un activiste de Suez, éternel défenseur de la révolution. Il se dit l’héritier

police corrompue et prédatrice. « Quand il fallait trouver le coupable d’un crime, les policiers arrêtaient un jeune au hasard dans la rue et le torturait jusqu’à ce qu’il avoue le crime qu’il n’avait pas commis. »


C. Les jeunes d’El Nour / vidéo décembre dernier. Dans leurs rangs, beaucoup de jeunes recrues, comme Mohamed et Ali, qui ont embrassé le fondamentalisme religieux en réaction à la corruption et l’incompétence des institutions du régime de Moubarak. Ils sont persuadés qu’une application stricte de la Charia résoudrait tous les maux de la société, y compris économiques. Les deux amis font part de leurs idées pour combattre la pauvreté à Suez.

texte


PARCOURS 7

Omar l’ultra culture propre autour de leur club. Souvent réprimés par la police sous le régime de Moubarak, ils ont joué un rôle clé pendant la révolution. Rompus aux techniques des combats de rue, ils ont su mobiliser les foules et organiser la contestation. Omar, 18 ans, est ultra jusqu’au bout des ongles. Il défendrait son club, El Ahly, jusqu’à la mort. A. Omar chez lui / vidéo Issu d’une famille de la classe moyenne, Omar raconte comment il a vécu la révolution. Il parle aussi de sa passion pour le football et le club El Ahly, une passion que partage toute sa famille. B. Petit-déjeuner en famille / vidéo A table, la famille évoque les récents événements de Port-Saïd, massacre, qui, à l’issue d’un match de football, a coûté la vie à plus de 75 supporteurs d’El Ahly. Chez les Ultras, beaucoup parlent de complot, d’action menée en sous-main par l’armée et la police, désireuse de venger sa défaite pendant la révolution. Omar, lui, rappelle que les Ultras sont capables de tuer pour leur club. 1) Manifestation pour les martyrs de Port-Said / diaporama sonore 2) Au lendemain du drame de Port-Saïd, les interrogations / texte (Le Figaro, février 2012) 3) Les supporters d’El Ahly sont rassemblés à la gare du Caire pour accueillir leurs amis qui reviennent de Port-Saïd, endeuillés, quelques heures après le massacre / radio (France Inter, février 2012) C. La prière du vendredi / vidéo Si les Ultras égyptiens se sont inspirés des hooligans occidentaux (rixes après les matchs, haine de la police), la plupart ne sont pas franchement anarchistes, et restent souvent assez conservateurs. Tous les vendredis, Omar participe à la prière hebdomadaire avec ses amis ultras.


Les bonus interactifs Nous nous appuyons sur des personnages ou des endroits connus de tous sur la place Tahrir pour apporter quelques éléments complémentaires à nos parcours.

A. Le musée égyptien Le 9 mars 2011, un mois après la chute de Moubarak, l’armée procède à une vague d’arrestations sur la place Tahrir. Des dizaines de manifestants sont traînés de force dans le musée égyptien pour y être torturés. Ce lieu est emblématique des premières violences une guerre d’images va s’engager entre les jeunes activistes et les généraux du Conseil suprême des forces armées. 1) Les tribunaux militaires / texte, photo Selon plusieurs ONG, 12 000 citoyens ont été jugés devant des cours martiales, peu respectueuses des droits de l’homme. Les mauvaises habitudes ne se perdent pas si facilement. Malgré la chute de Moubarak, le recours à la torture est quasi systématique. Eclairage. Liens avec d’autres sites

2) Samira Ibrahim / texte, photo Arrêtée par l’armée pour avoir manifesté, cette jeune femme a subi ce qu’on appelle un « test de virginité ». Avec un courage insensé dans une société patriarcale, où tout ce qui touche au sexe est tabou, elle décide de porter plainte. Récit de son combat (Le Figaro, mars 2012). Liens Amnesty…). 3) Kazeboon / texte, photo et son Un vidéoprojecteur, un drap blanc, une paire d’enceintes… ce sont les nouvelles armes des révolutionnaires. Après une série d’affrontements frontaux avec les militaires, les activistes sentent que l’opinion se désolidarise de leur combat. Ils se lancent alors d’une campagne de terrain. Ils sillonnent les quartiers, surtout les plus populaires, pour y projeter des vidéos révélant la violence de l’armée. Une foultitude d’images qui circulent sur le web mais qu’on ne voit jamais à la télévision égyptienne. Reportage à Maasara, quartier populaire du Caire (Le Temps, janvier 2012) Interview sonore d’Hicham, un des organisateurs des événements Kazeboon. 4)Mosireen / photo et son Ils sont réalisateurs, journalistes, chercheurs… Ces jeunes Egyptiens ont compris très tôt que, pour faire chuter tout le système de Moubarak, il fallait gagner une bataille : celle de l’image. Comme sous l’ancien régime, la télévision d’Etat

reste chapeautée de près par l’armée et s’obstine à faire taire les voix subversives. Face à ce grand mensonge médiatique, les jeunes de Mosireen collectent les vidéos de manifestations, où l’on voit l’armée et la police se livrer à toutes sortes d’exactions. Un remarquable travail : leur compte YouTube est devenu en quelques semaines le plus visité d’Egypte. Interview sonore de Loubna Darwish, une des fondatrices de Mosireen. B. Le tank Depuis la révolution, l’armée est en première ligne. Soldats, tank, barbelés… Sa présence est visible près des lieux stratégiques (ministères, Parlement, bâtiments du gouvernorat en province). Mais qui sont ces jeunes soldats, le casse vissé sur la tête, la mitraillette en bandoulière, qui ont souvent l’air de s’ennuyer ferme ? 1)Récit d’un ancien conscrit, qui a dû faire son service militaire pendant la révolution. Nous l’appellerons Mina / verbatim NB : D’autres bonus interactifs pourront être rajoutés au cours de la fabrication du webdocumentaire


AUTEURS

LES CV COMPLETS SONT EN ANNEXE

LES

le journalisme et le documentaire, elle cherche à prendre le temps d’écouter ceux qui n’ont pas la parole. Aller à la rencontre de l’étranger est une d’informations continu qui nous parvient tous les jours. Depuis la révolution de janvier, elle est correspondante pour Radio France. Elle collabore avec Le

Marion Guénard 30 ans

Marion Guénard est née à Compiègne en 1982. C’est par amour de la radio qu’elle s’inscrit, en 2005, au Centre de formation des journalistes à Paris. En 2007, elle arrive en Egypte, pour y être professeur de journalisme à l’Université du Caire. Elle y apprend l’arabe. A partir de 2010, elle devient correspondante pour la Radio Suisse Romande et pour Radio Canada, antennes pour lesquelles elle réalise des reportages longs. Elle enregistre une série de carnets de route pour l’émission suisse «Un dromadaire sur l’épaule» à Gaza. Par son travail, entre

Rachida El Azzouzi 31 ans

Rachida El Azzouzi est née en 1981, au Puy-en-Velay. Journaliste pendant une dizaine d’années au sein du journal La Montagne, elle écrit aussi bien sur le sport, les faits divers, que la politique. En 2008, elle remporte le prix de la fondation Alexandre Varenne pour la presse quotidienne régionale. Deux ans plus tard, elle part apprendre l’arabe en Egypte, un vieux rêve. Elle vit les derniers jours d’un régime d’un pays. Pendant la révolution, ses

reportages sont notamment publiés dans Slate.fr et Le Soir. Rachida travaille actuellement pour Mediapart, mais elle garde toujours un pied ancré

Pauline Beugnies 30 ans

Pauline Beugnies est née à Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire depuis quatre ans, arabophone, elle travaille sur Nina Hubinet des projets documentaires. Elle a 29 ans fait ses études à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications Née à Marseille en 1983, Nina sociales) à Bruxelles. Son premier Hubinet a toujours eu envie d’aller reportage était consacré aux enfants voir de l’autre côté de la mer. Pour des rues de Kinshasa, au Congo. observer cet intrigant monde arabe, L’humain, ce qu’il vit, ce qu’il pour aller au-delà du « choc des ressent, comment il se défend, est civilisations ». Après des études au la valeur centrale de son travail. Centre de formation des journalistes, Aujourd’hui, elle se concentre à Paris, le journal La Croix lui propose sur le monde arabe, dans l’idée de s’installer au Caire comme d’établir des ponts, de déconstruire correspondante. les stéréotypes. En 2011, Pauline Elle saute le pas. Trois ans et une a reçu une bourse du Fond du révolution plus tard, elle est loin de journalisme belge pour travailler regretter son choix. Elle se «débrouille» sur la jeunesse égyptienne. aujourd’hui en arabe et travaille pour Elle collabore avec Le Monde, La Croix, Le Temps, Ouest-France et Libération, Télérama, Elle Belgique, L’Express, avec la volonté de donner De Morgen, The New York Times, à voir et d’aider à comprendre, au jour Colors… le jour, les soubresauts d’une société égyptienne que l’onde de choc de la révolution a profondément ébranlée.


LES PRODUCTEURS Pokitin Prod est une agence d’information multimédia. Elle regroupe des professionnels du secteur qui luttent au quotidien pour améliorer le traitement de l’information. L’agence veut prouver qu’il est possible de produire un contenu créatif et de qualité, même si les budgets sont étriqués et que le temps manque.

Les journalistes membres de son collectif maîtrisent les techniques de tournage et d’écriture des journalistes dits « mobiles » ou « MOJO’s » autant de métiers qu’il faut aujourd’hui pouvoir combiner sans que la qualité n’en pâtisse. Les journalistes de Pokitin s’engagent à toujours fournir une information précise, recoupée, traitée selon les standards professionnels.

Basée à Bruxelles, Pokitin met son expérience au service de la presse papier et digitale, des radios et télévisions belges et internationales. Elle place son talent de conteur d’histoires, de dénicheurs de bonnes idées, de « Géo-trouve-tout » de l’information au service de vos idées et de vos exigences. Pokitin Prod se sent aussi bien les pieds dans la boue que les pattes sur la toile : la communication interactive, le net 2.0, 3.0, … les blogs, les webdocumentaires, sont autant de nouvelles plateformes propices à la création et à une information innovante.

http://www.pokitinprod.eu


Génération Tahrir, une jeunesse en marche Film documentaire – Déroulé (52 minutes)

Ce travail aborde la même thématique que le webdocumentaire mais centre son propos sur la rupture générationnelle, profond bouleversement social engendré par la révolution. Depuis la chute ont pourtant toujours eu des parents dociles en modèle, incapables de se rebeller face à un pouvoir excessif. Cette ligne de fracture entre générations est aujourd’hui présente partout, et traverse comme une lame de fond la société égyptienne dans son ensemble. Introduction Une bombe de peinture noire à la main, Ammar graffe rageusement le visage émacié d’un policier sur les murs sales du Mogamma. Quelques jeunes le regardent les yeux écarquillés, emplis d’admiration. Depuis quelques jours, les activistes de la place Tahrir diffusent des photos de ce policier des forces anti-émeutes, « recherché » pour avoir tiré sur les manifestants, en visant délibérément les yeux, pour leur faire perdre la vue. Voix off : Ammar « On a vu ce policier tirer dans les yeux de manifestants. La vidéo circule sur Internet. Mais la majorité des Egyptiens ne le sait pas. Je viens de Haute-Egypte, de Louxor. Là-bas, les gens ne savent pas ce qu’il se passe ici. Ils regardent la télévision nationale à la botte du Conseil suprême des forces armées. Ils mentent, ils cherchent à discréditer le combat des jeunes pour la liberté. C’est pour cela que je graffe : pour créer le débat et faire éclater la vérité. »

Nous sommes sur la place Tahrir, en novembre 2011, et pour la première fois depuis des mois, la place est de nouveau occupée. ------La silhouette menue, Soleyfa se fraye un chemin entre les tentes, qui ont envahi une nouvelle fois le terre-plein central. Journaliste de profession, la jeune femme est une activiste de Justice et Liberté, un des mouvements de jeunes révoltés qui a entraîné l’Egypte dans sa lutte. Ce sens de l’engagement, Soleyfa ne le doit pas à ses parents. Au contraire. Son père est ce qu’elle appelle en riant « un feloul », un ancien du régime de Moubarak. Sa mère, une Palestinienne qui n’a plus la force de résister. « Je leur en veux de n’avoir rien fait pour nous, d’avoir été passif, de ne s’être souciés que de leur confort personnel », s’agace-t-elle. L’histoire de Khaled Saïd, jeune alexandrin battu à mort par la police en juin 2010 a été un déclic, pour elle comme des milliers d’autres jeunes Egyptiens. La mort tragique et injuste de ce jeune homme ordinaire a été l’un des déclencheurs de la révolution.

de l’Etat. L’événement a poussé Soleyfa à s’engager en politique, aux côtés du mouvement pro-démocratique Justice et Liberté. Depuis, elle se bat contre les dérives autoritaires du régime, l’absence de liberté et aînés. Elle mène ce combat pour l’Egypte d’aujourd’hui et pour « les générations suivantes ». Parce qu’elle ne peut accepter que ceux qui ont été tués pendant le soulèvement, les « martyrs » de la révolution, soient morts pour rien.


------Des lambeaux de pochoirs jonchent le sol de l’atelier d’Ammar. Ces morceaux de carton découpés représentent, mis bout à bout, des visages de martyrs, ceux qui sont tombés sous les balles de la police, puis celles de l’armée. Avant la révolution, Ammar était professeur aux Beaux-arts de Louxor. Malgré lui, il y enseignait un art policé, aux antipodes de ses propres inclinations artistiques. Mais pour Ammar comme pour beaucoup d’artistes en Egypte, le soulèvement de janvier a fait exploser le carcan recouvrent les murs du Caire et des grandes villes du pays, sont les stigmates les plus visibles de cette effervescence. Exit les cours rigides et poussiéreux des Beaux-arts : c’est dans son atelier à Louxor qu’Ammar reçoit désormais ses étudiants. Il leur transmet les valeurs de l’artiste engagé, de « l’art activisme », convaincu que le street art, parce qu’il s’accapare l’espace public, au plus près des gens et de leurs préoccupations, peut faire évoluer les mentalités. Devant ses étudiants appliqués, Ammar tisse des liens entre le fond de couleur vert tendre, ses martyrs ont des ailes d’anges, comme les icônes de saints qui ornent les parois des églises coptes. -------

Nous sommes dans la cathédrale de Qena, une ville de province assoupie le long du Nil, en Haute-Egypte. C’est dimanche, et Kerelos est venu assister à la première messe de la journée. L’aube diffuse une lumière douce dans la grande église, où les icônes des saints goutte, paysans en galabiya et femmes à la tête couverte d’un petit pharmacie de 26 ans, il est très croyant, comme la plupart des chrétiens d’Egypte. Mais cela ne l’empêche pas de critiquer l’Eglise et le contrôle qu’elle exerce sur sa communauté. « Au moment des élections législatives, qu’il est copte, et alors qu’il est proche des anciens notables du parti de Moubarak… c’est absurde ! » Après la messe, Kerelos va saluer Anba Sharoubim, l’évêque de Qena. « L’Eglise doit défendre les chrétiens longe barbe poivre et sel. « Il faut que les coptes ne soient plus perçus comme coptes, mais comme des citoyens lambda, et pour cela il faut que l’Eglise ne fasse pas de politique », rétorque Kerelos. Le religieux répond par un sourire affectueux, et lui rappelle qu’il le connaît depuis qu’il est tout petit… « Oui, mais j’ai grandi maintenant. »


Pendant la révolution, Kerelos est resté chez lui. « J’avais trop peur de descendre dans la rue. J’ai été lâche. » Comme pour se racheter, il est désormais engagé en politique et défend la révolution. Il fait partie de cette minorité de jeunes coptes qui voient la chute de Moubarak comme une chance pour leur communauté. Sa famille et ses amis ont du mal à le comprendre. Pour eux, le soulèvement n’a apporté que des malheurs : un Parlement dominé

Par exemple, mon petit frère, à l’école, quand le maître lui dit qu’il doit apprendre tel passage du Coran par cœur pour son cours d’arabe, il dit « non, je ne le ferai pas, c’est mon droit. » Et ça, on n’y aurait même pas découvrir qu’il y a des jeunes chrétiens qui pensent comme lui. -------

A l’image des coptes, une dizaine de jeunes du « Tayyar el masri » fréquentes contre les chrétiens. La peur les gagne, d’autant plus que les discutent à bâtons rompus. Fondé par d’anciens jeunes des Frères musulmans, déçus par l’opacité, le manque d’ouverture et la rigidité de la tensions entre musulmans et coptes sont vives dans le sud de l’Egypte. confrérie, ce parti politique a vu le jour quelques mois après la révolution. L’un des oncles de Kerelos était d’ailleurs proche du parti d’Hosni Moubarak. « Pendant la révolution, certains cousins sont allés manifester Epris de démocratie, ces jeunes femmes et ces jeunes hommes critiquent sans ménagement les caciques du mouvement islamiste, qui, pour Moubarak. Et chez moi, de toute façon, on ne parle jamais de selon eux, appartiennent, au même titre que Moubarak et son clan, à une politique. » époque révolue. Dans une petite salle de l’église Sainte-Marie, où se retrouvent un Le conservatisme des Frères musulmans : Gehad en sait quelque chose. groupe d’étudiants coptes « coachés » par Kerelos, la discussion est Dans sa famille, tout le monde est Frère ; ses parents sont des membres importants de la confrérie ; sa mère, directrice de campagne pour une de passages de la Bible et de préparation d’examens, mais ce jourcandidate sœur musulmane dans la circonscription plutôt bourgeoise là, quelqu’un a évoqué la révolution. Et le débat s’est tout de suite sont très pessimistes, et pensent que bientôt, la vie sera impossible pour leur imposer un statut inférieur. « Je ne suis pas d’accord. Pour moi, la révolution a changé quelque chose de capital. Maintenant, on peut dire non. On a appris à dire non.

jeune femme, voilée et habillée d’une robe ample, revendique son indépendance. Pour


En mars 2012, la tentative de mainmise des Frères, soutenus par les sa première élection, elle n’a pas voulu voter « Ikhwan » comme le reste de la famille. Sans hésiter, elle a choisi le « Tayyar el Masri ». Cette prise de position contrarie sa mère, qui voit dans cette rébellion un péché de jeunesse. Mais pour Gehad, le rejet des Frères n’est pas un caprice d’adolescente. Après les 18 jours de révolution place Tahrir, les jeunes ne veulent plus recevoir les ordres d’en haut. « Les chefs de la confrérie retenir. C’est toujours la même chanson. Nous sommes vieux, nous avons l’expérience », raconte-elle, mi-amusée, mi-agacée. « Les Frères ont besoin d’une révolution interne. Ils ont été opprimés pendant trop longtemps par le régime. Du coup, ils ne savent pas penser autrement la politique. Nous, les jeunes nous avons des idées nouvelles », poursuit Gehad avec l’approbation de son amie Imen, elle aussi issue d’une famille Frères. Inséparables, elles racontent leur déception de voir les Frères musulmans se désolidariser de la place Tahrir pour défendre leurs seuls intérêts électoraux. « J’ai peur qu’ils deviennent comme le Parti national démocratique, la formation d’Hosni Moubarak. Ils voient la politique de la même façon et usent des mêmes méthodes », explique Imen, qui est désormais militante pour le « Tayyar el Masri ». Pourtant, la jeune femme ne rejette en rien l’idéologie d’Hassan el Bana, le fondateur de la confrérie. Etudiante en communication, elle espère être la prochaine Mona Chazli, présentatrice vedette d’un talk-show très d’avoir du sang « ikhwan » » dans les veines et de pouvoir désormais le dire. C’est politiquement qu’elle prend ses distances avec la confrérie.

pour une assemblée constituante plus représentative de l’Egypte d’aujourd’hui. Elle y croise Halim, un activiste de Justice et Liberté. S’ils ne partagent pas les mêmes idées politiques, ils ont combattu côte à côte pendant la révolution de janvier et se retrouvent là, le temps d’une manifestation. ------Compagnon de lutte de Soleyfa, Halim vient d’une famille modeste de islamistes fondamentalistes, sont très bien implantés. Grand et costaud, il a compris très vite qu’il fallait prendre son destin en main, alors que, dans sa famille, « on prie pour le changement et on attend toujours un nouveau Gamal Abdel Nasser ». Lui a décidé de ne pas tout attendre de Dieu, de s’extraire du conservatisme religieux et social qui régit le monde rural d’où il vient. Etudiant au Caire, Halim fait ses premières armes de militant à l’université. Contrairement à d’autres activistes, concentrés sur les acquis politiques, il est convaincu que la liberté ne vaut rien sans justice sociale. C’est dans cette démarche qu’il rejoint le mouvement pro-démocratique Justice et Liberté. Le 25 janvier est sa victoire contre les idées reçues nous ont suivi sur la place Tahrir ! » A Kafr El Cheikh, Halim étouffe. La maison de ses parents, le manque d’ouverture d’esprit, le poids des conventions… Le jeune homme


y retourne de temps en temps pour voir sa famille et se presse de retourner au Caire. Ce jeudi soir, il est au bureau des jeunes de Justice et Liberté, à deux pas du centre-ville. En cette veille de vendredi, les militants organisent les préparatifs pour la manifestation du lendemain. Ils débattent, déroulent les banderoles, testent le mégaphone. Soleyfa est là aussi.

Epilogue

Ammar est juché sur un escabeau instable. Pinceau dans une main, pot de peinture dans l’autre, il s’applique à peindre les silhouettes des héros de la révolution dans la rue Mohamed Mahmoud, transformée depuis quelques semaines en musée à ciel ouvert. Au cours de l’hiver, ------l’armée au pouvoir a réussi à faire taire la contestation. La révolte des jeunes a alors pris une nouvelle tournure. Ne pouvant accéder au pouvoir politique, jalousement gardé par les forces conservatrices manifestants. Fiancés depuis peu, les deux amoureux se sont rencontrés que représentent les militaires et les islamistes, les révolutionnaires lors d’une manifestation pour protester contre le meurtre de Khaled Saïd ont décidé de s’approprier l’espace public. Un vieil homme passe et par la police à Alexandrie. Petite histoire dans la grande Histoire, leur l’interpelle. « Tu n’as pas le droit de polluer les murs de la ville, ils ne amour est né pendant les 18 jours qu’a duré la révolution. Il a grandi t’appartiennent pas ! », lance-t-il d’un ton peu affable. « Si, ce sont les face au danger lors des affrontements avec la police, à travers des nôtres. Des jeunes sont morts ici pour que nous puissions nous exprimer. moments de doute et de colère pendant l’occupation de la place Tahrir La rue est à nous, et ce pays est notre pays ! » Moubarak, Hossam a demandé la main de Soulefa. « C’est que je dirai à mes enfants : si Tahrir n’avait pas eu lieu, si Moubarak n’était pas parti, vous ne seriez pas là aujourd’hui », plaisante la jeune femme. « J’espère que, dans quelques années, on ne parlera plus de torture en Egypte. Nous continuerons la lutte, nos enfants avec nous. » Leur progéniture marchera dans leurs pas. En Egypte, rien ne sera plus jamais comme avant. Soulefa en est convaincue : « Ils assureront la relève. »


NOTE DE TRAITEMENT Le documentaire va s’articuler autour d’interviews notre sujet, et des séquences où nous suivons nos personnages dans leur vie quotidienne ou lors d’un événement lié à leur engagement politique. Certains lieux ou événements permettent de faire le lien entre les différentes problématiques abordées ou entre les protagonistes. Pour les interviews, l’image sera très travaillée, et lors des séquences « en mouvement », l’objectif est de sentir l’univers d’un personnage et l’atmosphère de l’Egypte de l’après-révolution : le traitement sera donc le plus naturel possible.

Nous souhaitons aussi que notre écriture audiovisuelle soit participative. Nous avons prêté

instants de complicité avec leur amis, leur famille, des lieux qu’ils aiment particulièrement. Nous utiliserons ces images – de moins bonne qualité mais chargées d’émotion – en faisant comprendre qu’elles ont été tournées par les personnages euxmêmes. Nous ne souhaitons pas utiliser de voix off narrative. Nous préférons laisser nos personnages raconter l’histoire de leur engagement, leurs relations avec leurs parents, leurs rêves, soit lors des interviews cadrées, soit en posant leur voix off sur des images d’eux « en mouvement ». Ces voix off seront en arabe, sous-titré en français. Nous avons opté pour un tournage avec des appareil DSLR type 5DMarkII pour conserver un maximum d’intimité et ne pas attirer projet a pour ambition d’être traduit /sous-titré en Français, Arabe et Anglais.


LES ANNEXES


LES ANNEXES CV DES AUTEURS


Pauline Beugnies 28 ans, célibataire Belge Permis B

Actuellement basée au Caire +20191468627

Rue Joseph Wauters, 253 B-6020 Dampremy +32/ 473/ 825 933 paulinebeugnies@gmail.com www.paulinebeugnies.com

Formation 2008-2009 DEAC, département d’étude de l’arabe contemporain, Le Caire. 2005 Danish school of Journalism Photojournalisme, programme d'échange Erasmus, Arhus, Danemark. 2001-2005 Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales, (IHECS), Bruxelles. Licence en communication appliquée, section Presse-Information. Mention: distinction (77%) Acquis: esprit d'équipe, nombreuses réalisations journalistiques, compétences rédactionnelles, capacité à gérer plusieurs projet de front, respect des dead-lines. Mémoires: théoriques : "Kinshasa, l'invisible et ses enfants sorciers" "Organisation de la société civile face au délabrement de l'Etat en République démocratique du Congo" pratiques : "Vie de shégés, les enfants des rues de Kinshasa" reportage photographique. Note obtenue: 92% 2001 Seconde rhétorique au Collège Aquinas, Ashmore, Australie. 2000 CESS obtenu au Collège du Sacré-Cœur de Charleroi en math-langues. Expériences profesionnelles Septembre 2009- Aujourd’hui →Free-lance en Egypte pour Le Monde magazine, Le Monde, Telerama, L’Express, La Libre Belgique, Le Soir, La Croix, La Vie, Jeune Afrique, Elle Belgique, Be, The Guardian 2008 →Photographies d’un ouvrage sur la participation dans les contrats de quartier à Bruxelles commandé par la Région Bruxelles Capitale. →Reportage sur l’Islam en Albanie et au Kosovo dans le cadre d’une bourse pour journalistes de la Fondation Roi Baudouin. →Réalisation (photo et mise en page) d’une revue de sensibilisation au ressources naturelles en RDC pour Broerdelijk Delen. →Assistante cours de photographie. Haute Ecole Galilée. Bruxelles. 2007 → Reportage photographique sur les ressources naturelles en République démocratique du Congo. (Travail réalisé pour l’ONG NIZA) Octobre-novembre 2006 → Mission d'observation du second tour des élections en République démocratique du Congo. Mission initiée par le réseau Eurac et la coalition le Congo veut voter en collaboration avec le cadre de concertation de la société civile congolaise pour l'organisation des élections (CDCE).


2005-2006: →Animation du projet Traverse initié par Out of Focus. Atelier photographique avec des jeunes du quartier Malibran à Ixelles, Bruxelles. L'atelier s'est terminé par une exposition au Flagey suivie de deux semaines d'expo urbaine. → Reportages photographiques et articles réalisés au Bangladesh en free-lance."Les apatrides du Bengale", 35 ans de vie en camps, les réfugiés biharis du Bangladesh. "Derrieres ces visages", victimes d'attaques à l'acide. → "Vie de shégé". Reportage photographique sur les enfants des rues de Kinshasa. Publication dans le Victor, supplément du journal Le Soir le 22 mars 2006 → Commande de la Libre Match. Reportage photographique et article publié le 27 janvier 2006. "Combattre les maladies de la pauvreté" → Elève-assistante du département photographique de l'Ihecs. Conseils et guidance aux éleves de deuxième candidature sur leurs travaux photographiques. → Stage dans le département iconographique de la Libre Belgique. Réalisation de reportages photographiques, édition, participation à la conférence de rédaction. Expositions → Exposition collective. 16ième Prix National Photagraphie Ouverte. Musée de la photographie à Charleroi. Belgique. Mai-Septembre 2010 → Exposition itinérante "La fin des mangeurs de cuivre", reportage sur l’exploitation minière au Congo. KVS à Bruxelles, Charleroi, Liège, Tournai, Paris. 2008 → Exposition itinérante en plein air de "Vie de shégé", reportage sur les enfants des rues de Kinshasa. Parc Pierre Paulus à St gilles, Schaerbeek et place du nouveau Marché au grain lors de la nuit blanche de Bruxelles. (Belgique) et Kinshasa lors de la biennale de la photographie. 2006-2007 Prix → Lauréate (une des 20 sélectionnés) du 16 ième Prix National Photographie Ouverte. Musée de la photographie, Charleroi. → Bourse de la fondation Roi Baudouin pour journaliste pour un reportage sur l’Islam en Albanie. 2008 → Bourse de la Fondation Vocation. 2007 Connaissances informatiques Office, Adobe Photoshop, Adobe Indesign, Macromedia dreamweaver, recherches internet. Langues Français Anglais Arabe

Langue maternelle. Très bonne connaissance (écrit et parlé). Bonne connaissance

moteurs de


RACHIDA EL AZZOUZI JOURNALISTE Mobile France : 06 62 88 28 63 Mobile Egypte : 00201 41 04 94 02 reazzouzi@hotmail.com rachida.el-azzouzi@mediapart.fr

64, avenue Raymond Bergougnan 63000 CLERMONT-FERRAND FRANCE 30 ans Célibataire Française: française

Douze ans de journalisme Lauréate 2008 du premier prix du concours Alexandre Varenne de la presse quotidienne régionale EXPERIENCE Novembre 2011 à aujourd'hui

Journaliste au sein du site d'informations en ligne Mediapart à Paris, service politique

Octobre 2010-Juin 2011

Congé individuel de formation en langue et civilisations arabes au département d'enseignement de l'arabe contemporain au Caire en Égypte. Parallèlement, couverture de la révolution égyptienne pour divers médias (La Montagne, Slate.fr, revue Standard, magazine Telquel au Maroc, Le Soir en Belgique, etc.)

Mars 2002 à octobre 2011

La Montagne, quotidien regional • Agence de Vichy (03)mars 2002–août 2006 • Agence de Brive (19), septembre 2006août 2008 • Pôle « Faits-divers-Justice » à ClermontFerrand (63) septembre 2008 à aujourd'hui. Journaliste polyvalente en CDI : faits divers, justice (assises, correctionnelle), reportages société, enquêtes, portraits (de Robert Hossein à Nolwenn Leroy), culture (critique opéras, théâtre, concerts, etc.), sports, secrétariat de rédaction, création de deux rubriques, écriture web


Juin 1999 à février 2002

L’Éveil de la Haute-Loire, quotidien départemental, au Puy-en-Velay (43) Journaliste polyvalente en contrat de qualification de mars 2000 à février 2002 : faits divers, justice (assises, correctionnelle), portraits, reportages, informations générales, secrétariat de rédaction, création d'une rubrique Employée de juin 1999 à 2000 : services correction, accueil, abonnement puis pigiste

FORMATION 2002 1999

Diplômée du Centre de Perfectionnement du Journaliste de Paris (CPJ) après un contrat par alternance. Baccalauréat littéraire mention « Bien »

LANGUES Anglais

courant ; diplômée de l'Université de Cambridge (Preliminary English Test en 1994 et First Certificate in English en 1999)

Arabe

dialecte égyptien parlé, dialecte berbère marocain parlé, arabe classique lu et écrit

Italien, espagnol

Notions

DIVERS Informatique

maîtrise d'Eidos, Word, Photoshop

Titulaire du permis B PASSIONS Globe trotter, un Nikon argentique en bandoulière (Maghreb, Europe occidentale et orientale, Turquie, Liban, Syrie, Égypte, Colombie, Pérou, Équateur, Mexique, États-Unis)


Marion Guénard 14 r Gézira el Wusta, Le Caire 00 20 18 005 74 42 marionguenard@gmail.com 29 ans Permis B

Journaliste - Spécialisée monde arabe - Audiovisuel et presse écrite - Coordinatrice d’une filière de journalisme au Caire

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES 2010-2012

Année 2010

Le Caire, EGYPTE Journaliste indépendante. Correspondante pour Le Figaro, Radio France depuis septembre 2011. A réalisé une série de carnets de route sonores pour Un dromadaire sur l’épaule à Gaza en juillet 2011. A couvert la révolution égyptienne comme correspondante pour La Tribune, la Radio suisse romande, Radio Canada, Rue89. Collaborations avec Les Inrocks, BFM TV, Public Sénat et la Télévision suisse romande. Paris, RFI - printemps/été 2010 Tanger, Maroc, MEDI 1 - hiver 2010 Présentatrice de journaux, informations internationales.

2007-2009

Le Caire – EGYPTE Coordinatrice de la filière francophone de journalisme à l’Université du Caire. Sous la tutelle du Centre français de culture et de coopération et de l’ambassade de France. Mission d’enseignement, encadrement pédagogique des étudiants, rédactrice en chef de journaux écoles, chargé de l’organisation logistique des missions, coordination des partenariats franco-égyptiens, responsabilité budgétaire, communication externe.

2006-2007

RFI. Pigiste les samedis et dimanches. Desk International, économie, France. Ruedutheatre (site spécialisé sur l’actualité théâtrale). Rédactrice à l’année. Articles critiques et reportages. Couverture du festival d’Avignon en 2007.

2005-2006

Sud-Ouest. Rédactrice (juillet/août) à l’agence de Saintes en Charente-Maritime Enquêtes, reportages, portraits et critiques de théâtre.

2003-2004

Centre Pompidou. Stage à la direction de la communication. Assistante attachée de presse, en charge de la promotion de l'exposition Miró.

FORMATION 2005-2007

Diplômée du Centre de Formation des Journalistes, Paris. Formation Radio

2002-2005

DEA de littérature française, Paris 4. Etudiante Erasmus à l'université de Glasgow Maîtrise de lettres modernes spécialisées, Paris 4. Mention Très bien

1999-2000

Baccalauréat littéraire européen (Trois mois de scolarité en Allemagne)

Langues

Anglais : courant Arabe : dialecte égyptien parlé, arabe classique lu

Informatique

Maîtrise du Pack Office, de Photoshop, montage radio et télévision

CENTRES D’INTERETS Danse classique. Cours au conservatoire de Compiègne pendant 15 ans. Théâtre. Improvisation, pratique du jeu et de la mise en scène au conservatoire de Saint-Mandé et au sein de l’association théâtrale de l’Université de Glasgow.


Nina HUBINET 28 ans titulaire du permis B Le Caire, Egypte 00 20 19 47 96 313 00 33 6 03 83 33 80 ninahubinet@gmail.com

Expérience professionnelle Dans la presse

Depuis 2009 2008

2007 2005 2004 2003

Correspondante en Egypte pour La Croix, L’Express, Le Temps Piges régulières pour Ouest-France, Le Parisien, Medi 1 (radio marocaine) - La Croix, service Monde, CDD de trois mois - Tel Quel (hebdomadaire marocain), correspondante en France, coordination des pages Monde - AFP, service Informations générales (Paris), stage de deux semaines - RFI, piges au service France (reportages, interviews, papiers) - France 2, piges au desk de nuit, veille de l’actualité pour les journaux télévisés du matin - Le Dionysien, site internet d’école sur les élections municipales à Saint-Denis (production et mise en ligne de contenu multimédia : interviews vidéo et audio, photos, articles pour le web) - Clandestinité (magazine d’école) : Reportage au tribunal de Coquelles, près de Calais, situé dans un centre de rétention pour étrangers. Enquête sur la régularisation de sans-papiers. - Dernières Nouvelles d’Alsace, CDD de trois mois en locale - Jeune Afrique, stage et piges (articles sur la blogosphère égyptienne, le cinéma marocain) - El Nessim (magazine d’école) : Enquête-reportage sur la sociabilité dans les jardins du Caire - France Culture, émission « Cause commune », stage d’assistante de production - La Marseillaise, (quotidien régional), stage de deux mois à la locale de Marseille - La pensée de midi , revue littéraire et de débat d’idées sur l’espace méditerranéen - Marseille L’Hebdo, hebdomadaire politique et culturel, stage d’un mois

Autres expériences

2007 2005-2006 2000

régisseuse sur une émission de la télévision algérienne (ENTV) serveuse dans différents restaurants à Paris monitrice dans un « summer camp » à New-York

Formation

2006-2008

Centre de formation des journalistes (Paris) Formation presse écrite, radio et télévision Spécialité : Presse écrite – Multimédia

2006 2005 2002-2004 2001

Master d’histoire du Maghreb (Université Paris I) Mémoire : La politique des grands ensembles à Alger et Casablanca dans les années 1960 Licence d’histoire (Université Paris I), Licence de philosophie (Université Paris X) Hypokhâgne et khâgne A/L (lycée Henri IV, sous-admissible à l’ENS) Bac littéraire mention Très bien (lycée Michelet, Marseille)

Langues Edition Montage Internet

Anglais courant, Allemand écrit et parlé, Arabe moyen X-press Vidéo : Adobe Première, Final Cut. Audio : Netia, Dalet Formation sur l’interface WordPress


LES ANNEXES CV DES PRODUCTEURS


JOAN ROELS

Journaliste indépendant Reporter multimédia JRI, monteur Webdéveloppeur Rue de l'automne, 3 1050 Ixelles +32 (0) 495 43 73 33 +32 (0) 2 850 54 13 Joan@joanroels.com Nationalité belge Né le 13 janvier 1984 Permis de conduire B

ÉTUDES Master en journalisme à l'Université Libre de Bruxelles Sorti en juin 2010 avec une grande distinction Mémoire pratique, un reportage sur les médias en Afghanistan

EXPÉRIENCE Journaliste multimédia indépendant Mars 2011 à maintenant Journaliste Reporter d'Images et monteur pour Star by Ciné Télé Revue (Keynews Television) www.startv.be

Janvier 2011 à maintenant CEO, Journaliste multimédia à Pokitin Productions www.pokitinprod.eu

Septembre 2010 à maintenant Journaliste pour Twizz Radio www.twizz.be

Rédacteur Web à Lalibre.be et DHnet.be www.lalibre.be et www.dhnet.be

Journaliste Reporter d'Images et monteur pour Ebuco www.ebuco.be

Rédacteur pour Geeko, un blog de Le Soir

www.lesoir.be

Envoyé Spécial à Kaboul (Afghanistan) pour Le Soir Août 2009 Correspondant à l'occasion des deuxièmes élections présidentielles en Afghanistan www.lesoir.be

Rédacteur en chef à Radio Campus Mai 2007 à maintenant D'abord journaliste de la rédaction puis élu rédacteur en chef www.radiocampusbruxelles.org

Stagiaire à L'Echo et à la RTBF Septembre à Décembre 2009 Journaliste au service Economie et politique pour L'Echo, et au service société à la RTBF www.lecho.be et www.rtbf.be

LANGUES Français Néerlandais Dari

Langue maternelle Indépendant (B2) Elémentaire (A1)

Anglais Espagnol

Expérimenté (C1) Indépendant (B2)


JOAN ROELS Journaliste indépendant Reporter multimédia JRI, monteur Webdéveloppeur

RÉALISATIONS Triptyque Afghan Trois documentaires vidéos sur la situation des médias en Afghanistan, sept années après la chute des Taliban. Production : 2010 - 3 x 13 minutes Cuisine Interne Webdocumentaire réalisé avec Myriam Leroy, Fabrice Lambert, et Nicolas Rymen sur l'interruption volontaire de grossesse à travers la vie du Centre Louise Michel. Production : 2010 - cuisineinterne.wordpress.com Plus de réalisations sur http://portfolio.joanroels.com

Je suis un journaliste très passionné par mon métier. Déjà à l'Université j'étais rédacteur en chef du magazine du département "information et communication". J'ai de bonnes capacités en gestion de groupe, gestion de conflits, et en pédagogie grâce à des années de pratique dans un mouvement de jeunesse dont j'ai été vice-président régional et fédéral. Je suis perfectionniste, compétent, je m'adapte très vite à mon environnement et à l'équipe, et je m'engage complètement dans ce que je fais.

TECHNIQUE Informatique Microsoft Windows XP, Vista, et Seven, Mac OS X, Linux Utilisation des programmes de base, suite Office, OpenOffice, et capable de démonter et remonter un ordinateur. Graphisme et photo Adobe Illustrator, Adobe Indesign, Adobe Photoshop, Adobe Lightroom, Apple Aperture Créativité, mise en page de publications Création de modèles de publication. Utilisation quotidienne du Canon 550D, connaissance de la photo et travail entièrement manuel. Retouche d'images. Vidéo Final Cut Studio 3 (Final Cut Pro, Color, Compressor, Motion, DVD Studio Pro), Adobe Premiere Pro Canon 550D, Ikegami, Canon XF305, Sony EX1R, Sony HVR-V1E. Qualité professionnelle de réalisation vidéo et d'utilisation de la caméra. Son Apple Soundtrack Pro, Adobe Soundbooth, Digidesign Pro Tools Zoom H4n, Nagra ARES, Minidisc, connaissance des types de micro et leur utilisation, perche. Connaissance du fonctionnement de la régie son. Web Adobe Dreamweaver, Adobe Flash Catalyst, HTML, CSS, compréhension du PHP, Wordpress, Joomla Création, développement, et animation de sites web, Community Management.

À PROPOS DE MOI Site web Twitter Linkedin

www.joanroels.com @JoanRoels be.linkedin.com/in/joanroels


Hervé Verloes

Vidéo- Journaliste Rue des Hellènes, 22 1050 Bruxelles Gsm: +32 486 33 13 55 herve@pokitinprod.eu Journaliste Bruxelles, 29/04/1983 belge, 29 ans (permis de conduire)

Formations 2003 - 2005

Licence en Communication Appliquée : Presse- Information. Journalisme : avec Distinction (I.H.E.C.S. Bruxelles) ERASMUS- Allemagne : semestre à l’Université de Journalisme de Dortmund.

2001 - 2005 1995 - 2001

Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales Athénée Emile Bockstael (Bruxelles) Rhétorique Latin- Grec

Connaissances linguistiques Français: Néerlandais: Anglais: Espagnol : Allemand: Italien:

Langue maternelle Bonne compréhension Haut niveau oral et écrit Haut niveau oral Trés bonne compréhension (études et travail à Berlin/Dortmund) Connaissances de base

Connaissances informatiques : Windows/ Linux/ Mac Bureautique: Son: Image: Montage: Tournage

Office( Word, Excel, Power Point, Outlook ) Sony Acid, Soundforge, notions Cubase. Adobe Creative Suite (Photoshop CS4, Illustrator, Indesign) Avid Media Composer, Final Cut Pro, Edius. Panasonic P2 : AJ-HPX3000/2100/500, AG-HPX301E/AG-HPX171E; Canon XH-A1; Sony EX1r/ PMW-EX3)

Expériences professionnelles 09.2007- actuellement

Pokitin sprl fondateur Agence Multimédia et fournisseur de contenu journalistique www.pokitinprod.eu 1


10.2009 – actuellement

Thomson Reuters Journaliste caméraman: prise de vue, ITW, montage.

10.2010 – actuellement

Instant News Services INS- Société de Productions Caméraman monteur news: tournage et montage, directs Aljazeera/ France2

02.2011 - actuellement

AFP - Agence France Presse Journaliste reporter d’Images: Cameraman Monteur

10.2009 – actuellement

Watchtv- Société de Productions Caméraman monteur news: tournage et montage, directs Castilla la Mancha, EITB basques, European Council

12. 2009

TVFour – Société de Productions News monteur: tournage et montage, directs

01.2008- actuellement

LCI - chaîne d’information continue du groupe TF1 Freelance: Journaliste reporter d’images (JRI): prise de vue, ITW, montage. Le journal de l’économie/ Le journal du monde

07.05.2008- 30.09.2010

EuroparlTV- European Parliament Webtelevision Freelance Journaliste reporter d’images (JRI): prise de vue, ITW, montage

03.2009

Europa News Agency – Agence TV italienne, Bruxelles. Freelance: Journaliste reporter d’images (JRI): prise de vue, ITW, montage.

03.2009

TVE- « Miradas Dos »- Télévision publique espagnole Freelance: Journaliste reporter d’images (JRI): prise de vue, ITW, montage. Programme Culturel : Miradas Dos sur TVE 2

03. 2008- 05.2008

BELGA News – Agence de presse. Journaliste: TV news, prise de vue, ITW, commentaires et montage.

02. 2008

APTN- Associated Press Television News – agence de presse Journaliste reporter d’images (JRI): prise de vue, ITW, montage.

10.2007

RTBF- Les Niouzz- émission d’information pour la jeunesse Journaliste Freelance: reportage TV

01.05.2007- 01. 2008

EUX.TV- The Europe Channel Journaliste Freelance: reportage tv, coordination francophone du site. www.eux.tv 2


Sociétés de communnication 11. 2009

EYECONE video & Multimedia Agency Caméraman monteur news: tournage et montage

10.2010 – Actuellement

Emakina.eu - Agence de Communication Journaliste Reporter d’Images Plateforme Broadcast: www.sdbroadcasting.com

22.05.2007- 13.07.2007

MOSTRA Communication Assistant chargé de relations de presse : préparations d’une campagne paneuropéenne sur l’environnement (Green Week), relation publique, contacts avec les médias spécialisés européens. www.mostra.com

Expérience: Universités et ONG’s 12.2007- actuellement

GFMD - Global Forum for Media Development Consultant: travail de recheche et d’administration.

01.05.2006- 01.05.2007

EJC – European Journalism Centre Assistant de projet: organisation de séminaires pour journalistes professionnels sur les politiques de l’UE pour la Commission Européenne. Préparations de campagnes paneuropéennes; recherches sur les médias européens ; communiqués de presse (ENFR-D). www.ejc.nl

09.2012

IHECS Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales Professeur invité: Vidéo – Journalisme http://ihecs-fc.be/

11.12.2011 – actuellement

SAE Professeur invité: Vidéo – Journalisme http://bruxelles.sae.edu/fr/home/

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LES ANNEXES PLAN FINANCIER


Generation Tahrir