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les cahiers

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de l’autonomie

N°2 février 2006

Sommaire Le choix d’une aide technique au quotidien - Mme Caudmont, ergothérapeute . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Manger c’est bien plus que se nourrir ! Mme Arnold, psychologue . . . . . . . . . . 4 Les troubles de la déglutition chez l’adulte Mme Lemaire, logopède . . . . . . . . . . . . . 7 Les risques et fragilités liés à l’âge dans le besoin de boire et manger Mme Gapenne, infirmière . . . . . . . . . . . 8 Entretien avec M. Hoffmann et M. Muller . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Association des Aveugles et Malvoyants du Luxembourg La plateforme en quelques mots 11 La diététique au service de la santé au GDL - Mme Rasquin, présidente de l’association Nationale des diététicien(ne)s du Luxembourg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Présentation de l’Association Luxembourgeoise du diabète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Pour vous détendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

Comité de rédaction: les collaborateurs du réseau Help Editeur responsable: José Luxen, directeur Réseau Help Adresse de rédaction: 54, rue Emile Mayrisch L-4240 Esch-sur-Alzette tél. 26 70 26 Réalisation: Paprika plus Esch/Alzette • www.paprika.lu Imprimerie: Watgen Luxembourg • tél. 43 84 86-1

Les cahiers de l’autonomie paraîtront 6 fois par année. Les textes transmis sont publiés sous la responsabilité des auteurs respectifs. Tirage: 3.500 exemplaires

Edito

La nutrition

Depuis ma naissance, ma famille, ma maîtresse d’école, mon médecin, m’ont toujours dit de privilégier le “bien manger”. Nous avons tous essayé d’appliquer cette règle mais souvent sans trop savoir ce qui se cachait derrière cette obligation. Dans ce cahier, vous trouverez quelques idées sur la notion du “bien manger”. Il est vrai que la nourriture est essentielle à la vie mais doit avant tout rester un plaisir. En effet, le repas est un moment qu’il faut privilégier tant dans l’ambiance, dans le respect de la tradition, sans négliger une plus grande autonomie de la personne ainsi que la valeur nutritive du repas. Une mauvaise habitude se met en place, des signes de mauvaise nutrition et des pathologies plus lourdes viennent s’y ajouter: le diabète par exemple,… Les professionnels de santé peuvent intervenir dans l’accompagnement et vous trouverez quelques suggestions dans les prochaines pages, mais le médecin reste avant tout votre première personne relais. Ces cahiers sont une première base d’informations mais au sein de la plateforme, des informations plus spécifiques et détaillées seront à votre disposition. Alors, rendez-nous visite ou téléphonez-nous au 26 70 26. Marielle Oberweis, chargée de direction Help Muselheem

Esch/Alzette Port payé PS/610

HELP 54, rue Emile Mayrisch L-4240 Esch-sur-Alzette


ergothérapeute

Message de Caroline Caudmont, ergothérapeute auprès de Help - Doheem Versuergt, diplômée universitaire de neuropsychologie clinique,

Le choix d’une aide technique dans le quotidien de la personne Manger c’est surtout partager un moment avec les autres comme la famille et il est important de favoriser l’autonomie de la personne qui a des difficultés : soit lors de la préparation des repas comme Mme Nadine qui a toujours eu l’habitude de préparer le repas et qui veut garder sa place lors de cette activité ou Mr Jean qui déteste qu’on lui donne à manger car il peut y arriver seul, certes plus lentement et avec des aides techniques mais tout seul. Le but de l’ergothérapie dans le thème de la nutrition est d’améliorer l’autonomie lors des repas, tant au niveau de la préparation qu’au niveau de la prise des aliments. En effet, les difficultés de préhension, de mobilité peuvent entraver très fortement l’indépendance de la personne et de ce fait le plaisir de manger ou de faire à manger n’est plus. Il existe bon nombre d’aides techniques, qui pourront répondre à vos attentes.

Qu’est-ce qu’une aide technique ? Une aide technique est tout produit pouvant servir à faciliter toutes activités de la vie quotidienne au travail, à la maison ou pendant les loisirs. Autrement dit les aides techniques sont toutes choses ou tout service que vous utilisez pour accroître votre autonomie.

Vous êtes l’expert ! Il existe de multiples façons de résoudre les problèmes d’autonomie ainsi que beaucoup d’opinions sur la façon de gérer ses restrictions, ses limites corporelles et vivre sa vie. Les ergothérapeutes peuvent donner des solutions aux problèmes liés à votre autonomie. Toutefois, n’oubliez pas que vous êtes les premiers concernés et qu’il est impératif que l’aide vous convienne. En effet, certains ont des aides techniques qui font partie intégrante de leur vie, d’autres les trouveront disgracieuses ou encombrantes. Malheureusement, des contraintes techniques et financières ne permettent pas toujours une grande variété de style! Nous vous encourageons à poursuivre les recherches et essais jusqu’à ce que vous trouviez des solutions qui vous conviennent. Vos habitudes, vos activités et votre mode de vie en dépendent; vous êtes l’expert en la matière!

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Le choix d’une aide technique : Comment choisir la bonne solution ? En règle générale, nous suivons les étapes suivantes dans notre recherche de solution : 1. Définition de vos besoins: de quoi avez-vous besoin pour accomplir ce que vous voulez faire 2. Définition de vos objectifs : quelles solutions pourraient vous convenir 3. Examen des options 4. Choix des bonnes solutions: tester et prendre des décisions parmi les solutions possibles

Voici en pratique, comment se déroule la recherche de solutions : • Ensemble, l’ergothérapeute et la personne - Madame Léontine (Mme L.) - passent en revue les activités, discutent de la situation future et de l’accessibilité de l’environnement. • Ensuite, la réadaptation sera évoquée comme par exemple modifier quelques petites habitudes pour éviter douleurs et fatigue; mais ayant pour but de faire encore avec plaisir les activités qui sont importantes pour Mme L.. • Enfin, Mme L. et l’ergothérapeute se mettent d’accord sur des objectifs personnels à Mme L. pour rechercher et cerner les aides appropriées.


• Les méthodes de performance • Les disponibilités • Les avantages.

Le choix de la bonne solution:

Dans toute la discussion, le niveau d’importance de l’activité pour Mme L. sera à prendre en compte car ce niveau qui permettra de donner des priorités: 1. j’accepterais de faire faire

par d’autres ou de cesser cette activité 2. j’accepterais une aide 3. je voudrais faire moimême cette activité.

L’examen des options : Mme L. connaît mieux que quiconque ses propres activités et sait ce qu’elle peut utiliser à ce jour. Suite à l’analyse que nous avons réalisée en commun, Mme L connaît maintenant: • L’ampleur des possibilités • Les façons de modifier des étapes de ses habitudes afin de les réaliser seule

Lorsque une aide technique ou une adaptation sont à l’essai, il est important que Mme L. réfléchisse aux questions suivantes: • Résout-elle son problème ? Répond-elle à ses besoins ? Si non peut-elle en essayer une autre ? Si l’aide Technique tombe en panne, peut-elle en avoir une autre ? • L’aime-t-elle ? Est-elle bien conçue et facile à utiliser ? A-telle la fiche d’utilisation ? Peutelle recevoir une formation pour l’utiliser correctement ? Serait-il facile de recevoir de l’aide ou des conseils en cas de problèmes (plateforme info-éducative) • Peut-elle la nettoyer elle-même, si non qui le peut? Peut-elle gérer l’entretien elle-même, si non qui le peut? Y a-t-il de la place pour le ranger quand elle

Exemple pratique d’une activité dans le domaine de la nutrition (cf. page suivante) Activité

Problèmes

Causes

Importance

Solutions possibles

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- Travailler assis (prendre un tabouret devant le plan de travail) - Utiliser une planche avec un bord en angle et des pointes pour fixer l’aliment - Prendre un grossisseur de manches

Evaluation de la mobilité en fonction de l’activité Préparation d’aliments

- Mme L. a difficile de se tenir debout devant l’évier, sur le plan de travail. - Mme L. évoque la faiblesse dans la main droite lorsqu’elle épluche par exemple des pommes de terre

- Manque d’équilibre

Mettre et desservir la table

Difficile de transporter la vaisselle

- Douleurs - Restriction de la force musculaire

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Utiliser une desserte avec des roues

Manger

- Position assise trop longue - Préhension difficile

- Douleurs - Raideur des doigts dûe à l’arthrose

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- Utiliser un coussin spécial pour chaise - Prendre des couverts adaptés

- Douleurs et restriction de l’amplitude et de la force de la main

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Psychologue

Message de Régine Arnold, n’est pas utilisée? Les dimensions sont-elles correctes par rapport à son domicile? • Comment se passe le financement?

psychologue et licenciée en orthophonie, coordinatricepsychologue au Centre de jour psycho-gériatrique à Steinfort

En pratique: prenons l’exemple d’une activité dans le domaine de la nutrition Mme L. a des problèmes d’équilibre et donc un risque de chutes et des problèmes d’arthrose au niveau des mains, genoux et hanches. De manière synthétique, il est possible de résumer le résultat de l’entretien dans le tableau de la page précédente.

L’examen des options : Mme L. ne connaissait pas l’existence des couverts adaptés. Elle a découvert les grossisseurs de manche.

Le choix des bonnes solutions : Elle pourra par exemple choisir le diamètre du tube grossisseur de manche par rapport à un autre, elle pourra préférer tel ou tel coussin par rapport à un autre. C’est à ce niveau que Mme L devra tester l’aide technique et choisir sa solution.

Au niveau de la plateforme info-éducative, nous mettons à vos dispositions des fiches d’informations plus spécifiques sur les différentes aides dans le domaine de la nutrition. N’hésitez pas à venir les consulter.

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L'alimentation peut être vue audelà du besoin fondamental de manger pour vivre: elle revêt alors un important aspect relationnel et symbolique. Les repas pris ensemble sont des moments précieux lors desquels nous entrons en relation les uns avec les autres; ils "créent" des liens sociaux et familiaux. Peu importe le nombre de repas pris en commun, ce qui compte c'est qu'autour de la table il s'y passe vraiment quelque chose et, notamment, que nous ayons la sensation de partager quelque chose. De façon générale, le «papotage» lors des repas est abondant et utile: il permet de créer un univers commun. Nous pouvons parler de notre journée, partager les «nouvelles» entendues ou les derniers «potins» du village ; nous pouvons partager nos remarques sur la nourriture en elle-même (nos goûts, nos envies, nos appréciations...); c'est également l'endroit pour reparler de souvenirs et pour élaborer des projets. Dans l'idéal, la table est d'abord un espace de bien-être et de rencontre. Les repas permettent de reprendre du souffle et de se ressourcer auprès des personnes que l’on aime. On se détend et on éprouve du plaisir ensemble à être ensemble, non seulement pour assouvir sa faim, mais également pour éprouver des sensations diverses plutôt agréables: manger des choses que l’on aime et que les autres aiment, ressentir le plaisir des autres. Tous nos sens sont en éveil. Le repas est l'occasion de ce mélange subtil et intime de plaisirs divers.

Néanmoins, la table n'est pas le lieu de la plus grande liberté; on ne discute pas de tout et de n'importe quoi à table; évitons de profiter des repas pour sans cesse

Manger? discuter de difficultés ou de problèmes: ça casse l'ambiance et brise un moment de bien-être élémentaire. Comment améliorer notre qualité de vie lors des repas ? Je vous propose à présent d'analyser ce besoin de manger selon différents aspects. Il y a d'abord l'aspect nutritif de la nourriture (besoin physiologique). Je pense à la quantité et la qualité de nourriture. Ici entre en jeu l'éveil et le plaisir des 5 sens non seulement vis-à-vis des aliments qui sont dans l'assiette mais aussi vis-à-vis de l'environnement lui-même (la cuisine, la salle à manger, le restaurant, la chambre si le repas est pris en chambre,…). Par exemple la texture des aliments (lisse comme une mousse; avec des morceaux; pâteux, …), les saveurs, les odeurs et les couleurs ainsi que l'ambiance sonore et l'intensité des lumières (par exemple la clarté de la salle à manger) titillent nos sens et nous font réagir. C'est également le droit au respect de ses propres goûts, le droit


C'est bien plus que se nourrir ! d'avoir faim ou de ne pas avoir faim et enfin l'accès à la nourriture - accès libre ou encore manger avec ses doigts ou avec une cuiller. Dans nos pratiques quotidiennes, nous pouvons afficher et énoncer les menus, servir par plateaux où chacun mange dans l'ordre qu'il veut ou au contraire respecter le rythme du repas et présenter plats après plats. Nous pouvons proposer des textures différentes, soigner la présentation pour la mise en appétit (sets de table colorés, vaisselles agréables, décoration des tables et des assiettes,...). Nous pouvons prendre le temps de regarder, de sentir et de toucher les aliments; nous pourrions nous adapter au rythme plus lent de la personne âgée et ainsi éviter des informations trop rapides; en cas de refus d'un plat, nous pourrions en proposer un autre. L'accès facile à la nourriture peut permettre de satisfaire les besoins de certaines personnes très instables et très mobiles (par exemple, mettre des biscuits dans les poches ou des fruits sur les tables).

Le deuxième aspect nutritionnel que nous prendrons en compte dans notre analyse est le respect des rythmes de vie qui permet à chacun de se sentir en sécurité (besoin de sécurité). Ainsi, je pense au respect du rythme de la journée et des horaires habituels de repas; aux types d'alimentation (boire du lait dans le café le matin,…), à la qualité nutritionnelle - voir 1er aspect de notre analyse - et aux conventions du "manger"; aux rythmes des aides pendant le repas - rythmes physiologiques propres à chacun: aider à manger ne veut pas dire contraindre. Le contexte harmonieux des repas contribue également au sentiment de sécurité: la convivialité, le lieu du repas - en salle à manger ou en chambre - le voisinage, l'ambiance… ont également une fonction sécuritaire importante. Pour les personnes désorientées, le contexte est plus important que l'aliment proposé. Remarquez que le refus actif ou passif de prendre son repas peut être chez la personne désorientée le signe d'un

sentiment d'insécurité, dit dans un mode non verbal et nécessitant une analyse de la part des soignants ou des aidants. Le troisième point correspond au besoin d'appartenance. Il concerne les habitudes culturelles, nationales et régionales ainsi que familiales. Ces habitudes soulignent l'importance de la mémoire olfactive et gustative et donc l'intérêt de respecter les goûts et les habitudes alimentaires (pour une personne de 80 ans, le maïs c'est peut-être pour les poules; elle ignore bien souvent ce qu'est un kiwi). En revendiquant nos habitudes socioculturelles nous montrons notre désir de nous intégrer ou non dans un groupe. Ce point nous montre l'importance de connaître l'histoire de vie des personnes pour qui nous travaillons. De même, la place de chacun à table n'est pas anodine. En effet, dans les tablées d'autrefois, le père présidait le repas et il était assis en bout de table. La mère de famille était près des fourneaux et du petit dernier. Quant à la place de l'enfant, elle a beaucoup changée: il est passé de la dernière place (avec interdiction de parler) au centre de la table. Ainsi, la table est le petit théâtre de la famille, avec ses jeux de

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Psychologue

rôles, ses répertoires imposés… la table réactive les compétences, les manières d'être de chacun de ses membres. Chez la personne désorientée le besoin de sécurité et d'appartenance sont fortement liés. La personne s'accroche à des choses habituelles et elle investit dans le connu, ou plutôt évite un univers inhabituel dans le quotidien. Commençons par des aliments simples et intéressons-nous à l'histoire de vie des personnes que nous avons en charge. Le quatrième point que nous analyserons est le besoin de considération: aimer ou ne pas aimer; le plaisir de manger; les repas festifs; le choix des aliments; manger quand on veut; manger où l'on veut… Au nom de la liberté du choix, laissons à la personne la capacité de trancher et ne décidons pas pour elle; en effet, opérer un choix alimentaire, est un indice de vitalité et change le comportement face à la nourriture - si la personne est désorientée, je peux l'y aider en décomposant les tâches et ainsi en lui permettant un choix simple sans angoisse. La nourriture peut être un support de communication non verbale (jouer à cache-cache avec les gâteaux...) elle peut être utilisée comme une arme relationnelle. La nourriture peut faire ressurgir des souvenirs agréables ou moins agréables; l'aliment lui-même fera remonter des émotions qui peuvent être enfuies en nous depuis très longtemps (la célèbre madeleine de Proust). Pensons à l'enfant qui mange son repas, il n'avale pas que de la nourriture. Il reçoit aussi de l'amour, de l'éducation, des valeurs, de la culture,... À travers ces repas, il se construit et il apprend à communiquer avec les autres. D'autre part la maman qui a préparé l’assiette donne de l'affection autant que des aliments. C'est 6

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pourquoi les refus alimentaires de l'enfant sont si mal reçus par les parents. Une mère qui ne se sent plus "nourricière" s'inquiète vite pour son lui. Elle n'entend pas qu’il n'a pas faim. Elle imagine qu'il ne l'aime pas ou qu'il se laisse dépérir. Elle force. Il bloque. Tous les ingrédients du problème sont en place. En tant que parent ou enfant, selon que les repas se sont passés dans un climat chaleureux ou au contraire plus tendu, les souvenirs qui y sont liés ne seront pas du tout les mêmes. Ainsi, aider une personne à manger n'est jamais anodin et est l'occasion d'une relation où certains affects et émotions vont ressurgir et où certaines transactions très anciennes vont se rejouer. Quoiqu’on en pense, l'histoire de la cuisine est encore et toujours écrite au féminin. Depuis un temps infini, les rôles ménagers ont été ainsi assignés aux femmes. Durant toute sa vie la cuisinière a préparé, avec plus ou moins de plaisir, des repas pour ses proches; arrivée au grand âge ce besoin de

se sentir utile et valorisée dans ce rôle est plus que jamais présent d'autant plus si la personne est désorientée. De plus, cuisiner n'est pas une activité ménagère comme les autres: les femmes s'engagent différemment selon leurs histoires de vie. En effet, une maman qui doit préparer un repas pour la famille se mettra à table avec les personnes et prendra plaisir à manger. Elle est entraînée par le fait qu'il y a famille. Elle est mère nourricière et ce rôle développe son appétit au contraire d'une femme qui doit préparer un repas pour elle seule. Notre créativité permettra aux cuisinières "à la retraite", dans la mesure de leurs capacités, de garder leur rôle le plus longtemps possible pour qu'elles puissent se sentir utile dans cette tâche. Le dernier point d'analyse donne à cet acte de manger un sens encore plus profond, c'est le sens même de la vie. Ainsi, manger ou ne pas manger c'est vivre ou ne pas vivre, c'est accepter de vivre malgré le handicap.

Ainsi, quelques démarches clés peuvent nous aider à améliorer notre qualité de vie lors des repas: ➔ La création d'un climat relationnel pendant les repas : rassemblons-nous pour partager la nourriture et recréer toute une dynamique; gardons toujours à l'esprit que tout être humain reste un être de relation jusqu'au bout de sa vie. ➔ La reconnaissance du droit de chacun de ne pas manger (et donc moi soignant ou aidant accepter qu'il ne mange pas); ➔ Éviter un rapport de force. Qu'est-ce qui importe le plus: une personne autonome le plus longtemps possible et s'il le faut en utilisant ses mains comme fourchette ou deux adultes dans des rôles peu envieux de donneur et de receveur de nourriture ? D'autre part, est-il si important que l'assiette soit vide ? ➔ Une situation de refus doit nous conduire à une réflexion sur nos pratiques, à la recherche de solutions novatrices mais en aucun cas à l'abandon. Pour conclure, j'ai envie de vous dire que le repas parfait n'existe pas ! Surtout ne nous angoissons pas et ne culpabilisons pas si cela ne se passe pas comme nous l’avions imaginé: n’essayons pas d’avoir en tête un modèle de perfection.

Et pour vous, lecteurs, qu'est-ce que manger représente pour vous?

Bon appétit!


Témoignage

ger la fatigue donc considérablement et lui devient pénible. Cela entraîne souvent une aversion pour les aliments, une diminution des apports alimentaires pouvant aller jusqu’au refus de s’alimenter.

Les troubles de la déglutition chez l’adulte Témoignage de Karine Lemaire, graduée en logopédie, prestataire à l'Hôpital Intercommunal de Steinfort On entend souvent parler des troubles de la déglutition. Qu’est-ce que c’est ? Dans notre jargon professionnel, nous parlons de «dysphagie». C’est une difficulté à mastiquer, boire et avaler qui peut s’observer à tout âge. Il existe plusieurs types de dysphagies: • Les dysphagies qui touchent la région de la bouche et du pharynx. Nous pourrons observer des signes tels que le bavage, la difficulté à mastiquer ou encore une régurgitation nasale, etc. • Les dysphagies au niveau de l’œsophage qui se caractérisent par une sensation d’étouffement, des régurgitations… Ces dernières ne relèvent pas de la rééducation orthophonique.

La personne pourra réaliser des fausses routes («avaler de travers»), c’est-à-dire que la nourriture ne se dirige plus uniquement vers l’estomac, mais est également envoyée vers les voies respiratoires.

Quelles en sont les causes? C’est une anomalie complexe qui peut être due à différentes pathologies médicales (par exemple, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson,...), chirurgicales ou tout simplement à l’avancée de l’âge.

Quelles en sont les conséquences? Outre d’éventuelles complications pulmonaires, la personne a de plus en plus de mal à se nourrir. La personne présentant ces difficultés fait beaucoup d’efforts afin d’avaler correctement. Le fait de man-

Ce problème se répercute également sur les besoins journaliers en eau. L’apport n’est plus assuré. Nous pourrons constater une langue pâteuse, desséchée, un amaigrissement.

Quels seraient les premiers conseils que vous donneriez ? • Le premier conseil est de consulter votre médecin qui vous dirigera vers les examens complémentaires nécessaires, et les professionnels les plus adaptés pour vous aider. • Il est nécessaire d’avoir une approche multidisciplinaire réunissant plusieurs spécialistes: un gastro-entérologue, un radiologie, un orthophoniste, un diététicien, une équipe infirmière,... • L’orthophoniste, quant à elle, vous apprendra, en fonction du trouble, des techniques compensatoires pour vous aider au mieux à la déglutition. • Quelques conseils pour l’alimentation au quotidien: - Bien se positionner pour manger: assis, le dos droit,... - Manger dans un environnement calme, éviter la télévision. - Eviter de parler en mangeant. - Adapter la consistance du repas: solide, semi-solide, liquide. - Manger lentement et en petites quantités.

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Infirmière

Les risques et fragilités liés à l’âge dans le besoin de boire et manger

frais, la capacité de se préparer un repas dans un sentiment de sécurité. • Les troubles de la mémoire et la désorientation: penser que c’est l’heure du repas, savoir si on a déjà mangé ou pas. • La prise de médicaments: après la prise de plusieurs médicaments les personnes âgées disent qu’elles n’ont déjà plus faim, le goût désagréable de certains médicaments qui peut altérer l’appétit. • La dentition et l’état buccal : pour pouvoir bien mastiquer les aliments et ne pas avoir mal ou encore des sensations de brûlures quand on mange.

Concernant le vieillissement et l’accompagnement de la personne âgée, il faut mettre en évidence les difficultés et risques les plus spécifiques et donc les plus fréquents. Leur accorder une préoccupation quotidienne représente un enjeu fondamental dans la conservation de la santé et de la qualité de vie. Bien les connaître, nous permet de mieux les prévenir et mieux les dépister nous permettra d’en éviter les complications de type dénutrition ou déshydratation. Ces complications représentent un risque majeur pour les personnes âgées et les personnes fragiles. Il faut être attentif à ces facteurs de risque: • La perte d’appétit et les troubles digestifs: Diminution de la sensation de faim, sentiment de satiété plus vite, ballonnement abdominal et troubles du transit. • La perte de la sensation de soif : les personnes âgées res8

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sentent moins le besoin de boire ainsi leur prise quotidienne de liquide est souvent inférieure au 1,5l / jour recommandé. • Les troubles de la déglutition: difficultés à avaler, fausses routes et peur de s’étrangler, sentiment d’inconfort et appréhension lors de la prise des repas. • Les troubles sensoriels : diminution du goût, de l’odorat et de la vue qui réduisent le plaisir de manger. • L’isolement social, la perte affective: manger seul n’est pas très stimulant, la perte du conjoint avec qui on partage le repas, l’absence de stimulation. • La perte d’autonomie et les difficultés instrumentales: les difficultés à manger seul, mais aussi la possibilité d’aller faire ses courses, de s’approvisionner convenablement et régulièrement en produit

• La monotonie des repas : si les repas ne sont pas variés, présentés de façon agréable, sur une table bien dressée, avec un bel aspect alors il y a absence de plaisir et frein à la mise en appétit. Ce sont les difficultés les plus fréquentes et les points d’attention pour lesquels chaque personne, chaque famille ou proche et chaque soignant se devra d’être attentif et vigilant dans l’accompagnement de la personne âgée. Pour y remédier il est recommandé de : • Favoriser les plaisirs de la table, varier les apports, et lutter contre les préjugés en donnant des éléments convaincants, sont les premiers principes nutritionnels à retenir en ce qui concerne les personnes âgées. • Fractionner les repas avec un petit déjeuner copieux et de varier les menus.


• Insister sur l'importance de la consommation de produits pratiques et faciles d'emploi, indiqués pour répondre à la difficulté chez certaines personnes âgées à se faire la cuisine. • En outre, certains aliments plus gras véhiculent des arômes auxquels il est difficile de résister. Ils constituent, en ce sens, d'excellents "apéritifs". • De même, les mets offrant des palettes de saveurs variées redonneront l'appétit perdu du fait, entre autre, de certains traitements médicamenteux, mais aussi de la monotonie alimentaire. Il faut privilégier des aliments faciles à mâcher, afin d'éliminer ou d'atténuer les problèmes posés par les défauts de dentition.

• Perte d’autonomie notamment pour préparer et prendre les repas • Etat bucco dentaire dégradé trop souvent sous-estimé

Rompre avec les idées fausses A partir d'un certain âge on peut supprimer la viande Contrairement aux besoins énergétiques qui peuvent diminuer parallèlement à la baisse de l'activité physique, les besoins en protéines, eux, ne doivent pas diminuer.

Les matières grasses sont mauvaises pour la santé

Evaluation nutritionnelle L’évaluation nutritionnelle est indiquée quand il existe un risque important de dénutrition. Elle se fait par une équipe de professionnels et votre médecin traitant pourra vous en indiquer. Les indices qui sont assez simplement vérifiables qui pourront vous inciter à consulter sont : • Perte de poids d’environ 10% en moins de 6 mois • Plaintes régulières de troubles digestifs (nausées, vomissements, ballonnements, diarrhées, constipations)

Les graisses sont les constituants de notre corps, elles nous sont donc indispensables. Elles constituent notre principale réserve énergétique. Les graisses apportent des acides gras non synthétisés par l'organisme ainsi que les vitamines A, K, E. Il faut éviter de réduire leur consommation au cours du vieillissement car l'apport en acides gras essentiels reste nécessaire, même à un âge avancé.

Passé un certain âge, on a moins besoin de manger qu'avant "Je me dépense moins, donc je mange moins" La diminution de l'activité physique affecte en réalité peu les

besoins énergétiques puisque ceux-ci sont en majorité (70 %) destinés à l'entretien de base des fonctions vitales. Néanmoins, il est nécessaire de conserver une activité physique pour maintenir un meilleur état de santé et conserver l'appétit ainsi que l'envie de manger qui font souvent défaut aux personnes âgées.

En plus de veiller à la quantité et à la qualité de notre alimentation, assurons-nous d’en faire à chaque fois un moment de vie, de partage et de plaisir… et inspirons-nous de cette phrase :

«De tes aliments, tu feras une médecine» Hippocrate. Catherine Gapenne. Responsable du département des soins de Help - Doheem-versuergt. Infirmière diplômée d’état – Master en gérontologie de l’Université de Luxembourg. les cahiers de l’autonomie

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témoignage

Entretien avec M. Hoffmann, président de l’association et M. Muller, directeur des soins Association des Aveugles et Malvoyants du Luxembourg

Ce contraste se révèle utile aussi pour les aliments dans l’assiette. La nourriture de couleur différente est un atout pour l’autonomie, pour le choix des aliments.

Comment aider une personne aveugle ou malvoyante lors d’un repas ? Il n’existe pas de recette miracle car le déficit visuel peut être partiel, complet et il arrive également que le déficit moteur soit associé et l’aide devra donc s’adapter à la personne.

Quels seraient les conseils que vous donneriez pour la préparation / présentation du repas d’une personne aveugle ou malvoyante ? Pour les personnes aveugles, la présentation visuelle du plat n’est pas si importante. Les conseils que nous donnerions seraient plutôt de séparer les différents aliments dans l’assiette tout en n’oubliant pas d’enlever les éléments non comestibles tels que arêtes des poissons, os de poulet. Une autre «gaffe» serait de laisser l’étiquette sur un fruit.

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Par contre, il ne faut pas négliger lors de la préparation, l’odeur du repas qui met les papilles gustatives en alerte. Pour les personnes malvoyantes, le contraste et les couleurs sont à prendre en compte. Le contraste visuel est utile pour délimiter l’espace comme par exemple, situer l’assiette par rapport à la table, assiette blanche sur sous-table noir ou assiette marquée par un rebord coloré. Dans le home, les pensionnaires ont préféré garder le plateau par rapport à une nappe, car celui-ci permet de délimiter l’espace devant eux.

Il faut de toute façon travailler avec logique et se mettre en question face aux besoins de la personne. Par exemple, nous annonçons tous les matins aux pensionnaires du home la composition du menu du dîner ainsi que d’autres informations comme par exemple, la température extérieure, les anniversaires,... Placer le plateau ou l’assiette ne suffit pas, les explications et/ou l’aide devront accompagner la personne pendant le repas. Voici quelques conseils pour un repas sans soucis: • éviter de placer sans avertir au préalable des couteaux très coupants • remettre lors d’un même repas les verres, couverts au même endroit qu’auparavant • éviter de remplir une tasse presque vide sans avertir la personne • lorsqu’un chauffe-plat se trouve sur la table, prévenir la personne • les couverts plus grands sont utiles, ainsi que les rebords d’assiette


La plateforme en quelques mots Quel matériel pourraisje trouver en dépôt du 20 février 2006 au 24 mars 2006 ? 1. Du matériel pour une meilleure autonomie lors de la prise des repas ou matériel d’ergothérapie tel que couverts, rebord d’assiette, tapis anti-glisse,...

Et vous, que préférez-vous?

2. Différents types d’aliments spécifiques et compléments alimentaires de firmes spécialisées 3. Matériel d’information spécifique au diabète, à la nutrition en général

A quelles séances d’informations pourrais-je prendre part? La diététique de nos jours, les textures modifiées et les signes de la malnutrition par Mme Rasquin – présidente de l’Association Nationale des Diététiciens du Luxembourg – le 24 mars à 15h30.

Au restaurant, comment cela se passe-t-il ?

que de ne pas manger ou d’être dépendant.

A quelles permanences spécifiques pourrais-je assister ?

Les personnes évitent de sortir, car la crainte de la tâche est présente. L’entourage joue un rôle majeur dans la démarche de la sortie. Les commentaires des autres clients est un aspect à ne pas négliger lors des sorties aux restaurants. En effet, nous n’avons pas peur de privilégier l’autonomie par rapport à la gêne et nous préférons conseiller aux personnes de manger avec les doigts plutôt

À domicile, vous connaissez d’autres problèmes ?

La position idéale pour la prise des repas par Madame Caudmont – ergothérapeute – le 1er mars de 9 à 11h.

Nous avons parlé de l’aide lors des repas mais l’approvisionnement, la préparation et le stockage des aliments sont aussi problématiques. Ne citons qu’un exemple qui serait la date de péremption des aliments et la qualité des aliments.

Veuillez noter que le planning ci-dessous est volontairement non exhaustif. Ces exemples permettent de vous faire part de l’offre des possibilités – le programme complet peut être demandé par téléphone au 26 70 26.

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l’invitée du mois

Madame Isabelle Rasquin, présidente de l’ANDL, diététicienne au CHEM Esch-sur-Alzette Le diététicien est le spécialiste de la nutrition. Il a suivi une formation sur le fonctionnement et les besoins de l’organisme ainsi que sur les différentes maladies et carences qui peuvent perturber le bien-être du corps humain. Il a étudié la composition et la valeur nutritionnelle des aliments. Il connaît donc parfaitement les besoins de votre corps, qu’il soit malade ou en bonne santé, jeune ou vieux, actif ou immobile, qu’il soit dans un état psychologique particulier ou non. L’art du diététicien ne réside pas uniquement dans le fait d’aider à perdre du poids, mais également et surtout, à rechercher l’optimisation de l’état nutritionnel, la réduction du risque de maladie, l’amélioration de l’état de santé et de la qualité de vie à tout âge.

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les cahiers de l’autonomie

La Diététique au service de la Santé au Grand-Duché de Luxembourg

Le diététicien est l’expert pour vous aider à adapter votre alimentation à vos besoins tout en faisant attention à ne pas enlever ni le plaisir, ni le goût au repas.

ambulatoire, le diététicien discute avec le médecin du meilleur choix des solutions à administrer. Le diététicien assurera la prise en charge par la suite.

Il vous guide non seulement dans le choix des aliments, mais également dans le choix des techniques de préparation ainsi que des textures des repas. Ainsi, par exemple dans des situations particulières, il pourra vous conseiller des repas moulus, mixés. Il vous expliquera, à ce moment, comment vous pourriez les préparer à partir d’un repas "normal". Il veillera en plus à adapter l’apport calorique et la répartition des nutriments individuellement, en respectant, dans la mesure du possible, vos goûts et vos habitudes alimentaires. En cas de besoin d’une alimentation entérale, par sonde, que ce soit en milieu clinique ou en

En restant à l’écoute du patient, le diététicien peut continuellement modifier et réajuster le plan nutritionnel à votre état. Quel que soit votre souci nutritionnel, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un spécialiste. La liste des diététiciens est mise gratuitement à votre disposition et peut être demandée auprès de: Association Nationale des Diététicien(ne)s du Luxembourg (ANDL) BP 62 L-7201 Walferdange Tél.: 26 55 27 28 (répondeur automatique)


Association Luxembourgeoise du Diabète

Qu’entend-on au juste par diabète? Le diabète est une maladie chronique du métabolisme qui se caractérise par une hyperglycémie chronique (trop de sucre dans le sang). Les deux formes les plus répandues de diabète sont le diabète de type 1 et celui de type 2. Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’action de l’insuline évoluant vers un manque absolu en insuline. Il s’agit d’une maladie insidieuse sans symptômes majeurs, qui évolue dans 50% des cas sans être découverte. Cette maladie s’associe souvent à une hypertension artérielle, d’un trouble de la lipémie (lipides sanguins, cholestérol), un surpoids et une sédentarité.Elle touche 90% de toutes les personnes diabétiques. Le traitement débute avec un régime alimentaire et une augmentation de l’activité physique et plus tard avec un traitement médicamenteux ou de l’insuline. Il s’agit donc d’une maladie chronique sans symptômes désagréables ou douleurs. Pour évaluer le taux de sucre sanguin il faut le mesurer régulièrement! Un diabète mal équilibré pendant des années peut entraîner des complications (yeux, reins, coeur, pied, nerfs...) avec des conséquences dramatiques pour la santé et la qualité de vie. Cependant une approche responsable face à la maladie et une participation active au traitement permet de retarder ou même d’éviter l’apparition de complications.

Le rôle de la Maison du Diabète La Maison du Diabète de l’ALD informe, conseille et accueille toute personne concernée ou intéressée par le diabète. Nos services: • programmes d'éducation, séances d’information et conférences • consultations et conseils individuels et spécialisés • le Journal du diabétique • documentation gratuite et un service de prêt pour nos livres sur le diabète • vente de médaillons SOS, de sacoches isothermes pour l’insuline • activités sociales et de loisir, groupe de randonnée et de Nordic-Walking. Vous désirez des informations supplémentaires, assister à une formation ou une consultation, rejoindre nos groupes de randonnée… ? Vous rencontrerez des personnes avec la même maladie, vous pourrez échanger vos expériences et vous recevrez de nombreuses informations qui vous aideront à vivre positivement votre maladie. N’hésitez pas, contactez-nous: MAISON DU DIABETE de l'Association Luxembourgeoise du Diabète ALD a.s.b.l. 12-14, bd d'Avranches L-1160 Luxembourg Tél.: 48 53 61 • www.ald.lu diabete@pt.lu Heures d’ouverture: lundi, mercredi et vendredi de 9 à 16 heures

Vous pouvez soutenir les actions de l’ALD avec un don CCP: IBAN LU95 1111 0215 7238 0000

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Vous pouvez renvoyer votre grille au siège de Help et un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses. Les trois premiers recevront un prix.

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ZA BOT - COT - DLG - DSM - ENO - JUG - LKA NUT - PUL - TAU - WMS - WYO - XUN ZDA - ZST BGBL - DEUX - KCAL - LWOW - MECH MWST - OMEN - YSOP ASEDA - CREAM - NIOBE - ORDOS - TANTA ZBORZIL COLAUSSI DWINABUCHT

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✁ Prochaine édition prévue le 29 mars Thème abordé: la mémoire Pour recevoir régulièrement le bulletin par la poste, veuillez renvoyer le coupon réponse ci-dessous: je soussigné(e) désire recevoir régulièrement le bulletin à l’adresse ci-dessous: nom: rue:

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Jeu proposé par M. Gilson

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Cahiers de l'autonomie n02 - La nutrition  

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