Issuu on Google+

PORTFOLIO Héloïse Chaigne Pay s a g i s t e D P L G

2014


Héloïse Chaigne P a ys a g i s t e D P L G / auto entrep reneur

06.98.26.90.64 chaigne.heloise@gmail.com http://heloisechaigne.tumblr.com Titulaire du Permis B

Image de couverture : photographie argentique, Pékin, juillet 2013. Photo H. Chaigne.


SOMMAIRE

L’HUMAIN est au centre du projet. Avant toute chose, le projet de paysage a pour objectif de proposer des espaces à vivre, à habiter, à s’approprier. Une place, un jardin, une rue, un trottoir, autant de lieux publics qui doivent cependant offrir la possibilité d’une intimité. Le plaisir de l’usager est alors essentiel pour créer un lieu de chezsoi, un endroit confortable, habituel ou ponctuel, dont la fonction première est d’offrir un mieux-vivre, par la détente, le jeu, le calme, l’harmonie, l’ambiance, le végétal... 1/ p.2-5 Once upon a crate, constructing diversity through spatial experience. 2/ p. 6-9 Des docks à Pantin, un nouveau quartier en bordure de Paris.

L’action du projet de paysage est comme un engrenage, comme une chute de domino. On fait un premier geste - une poussée - et tout un ensemble de répercussions se met en branle. Le paysage en SYSTÈME, c’est à la fois comprendre cette organisation à plus grande échelle, de connexion et de relations, de coïncidences et de conséquences, mais c’est aussi la projeter, en mettant en réseau les lieux du projet, afin de créer non pas des projets isolés, mais un paysage cohérent en terme d’économie, d’écologie, de géographie, enjeux qui semblent extrêmement d’actualité, dans un 1/ p.10-13 196 parks, park arrythmia. monde contemporain où le réseau est omniprésent. 2/ p. 14-17 Au fil de l’eau, la biennale du Cher.

Dans ce monde de plus en plus grand, où les villes se nomment « mégalopoles », « métropoles », « villes-monde », dézommer est une action fondamentale du projet. Le point de vue géographique permet de découvrir des coexistences, des agencements, des relations, des ruptures, jusqu’à définir de nouveaux ensembles. Le projet de paysage se pense alors comme une gestion dans le temps et dans l’espace. Au delà de l’aménagement d’un lieu, il est question de proposer des structures paysagères unitaires, 1/ p.18-23 Solidarités territoriales, Stratégies Partagées Durables. pour INterland. solides, des TERRITOIRES. 2/ p. 24-33 De la friche à la Sambre, comment repenser le projet du territoire ? 3/ p. 34-37 Massy recomposé. Les deux outils premiers du paysagiste sont l’expérience du paysage, et sa retranscription. Une description du site émerge comme la première manifestation de la subjectivité, témoignant d’un point de vue et d’une expression personnels. La création d’un texte et de son ÉDITION posent une question similaire à celle d’un projet de paysage : l’espace. Basée sur la marche, l’écriture et la photographie, cette pratique exploratoire se trouve à la rencontre d’une réflexion sur le paysage et d’un travail de communication graphique. 1/ p.38-41 Chroniques des trottoirs, l’expérience de la marche à Los Angeles. 2/ p.42-45 Carto+Graphisme, carte et atlas en design graphique, 1912-2012 3/ p. 46-53 Topographie des frontières.


2

Humain

Vue du projet réalisé par l’IGS, Hambourg, juin 2013. Photo H. Chaigne.


O N C E U P O N A C R AT E Co ns tr uc ting d iver sity thr ough s p acial exp er ience

Pour parler de la diversité culturelle, nous avons choisi de nous référer aux imaginaires des mythologies, des contes. Si chaque culture propose des histoires différentes, on y retrouve les mêmes émotions primordiales (peur, amour, découverte), représentées par les mêmes espaces symboliques (seuil, porte, montagne, fleuve). Le jardin devient une expérience ludique et spatiale, où chacun peut trouver sa propre représentation de la diversité. L’utilisation du crate, module de distribution du lait en Australie, permet de structurer des morphologies et topographies, mais aussi d’évoquer la dialectique de l’unique et du multiple, à travers des jeux de hauteurs et de couleurs. Une gamme de couleurs est proposée à travers les crates et la palette végétale, réfléchie selon son évolution sur trois saisons.

Winning entry à la compétition IGS pour RMIT, Melbourne International Garden Show Hamburg Competition « Around the world in 80 gardens » 2010 Construit d’avril à octobre 2013, Hambourg. Team : I. Laplanche + M. Prescott

3


Section AA’ SPRING 1:50

Section AA’ SUMMER 1:50

Section AA’ AUTUMN 1:50 Spring

Summer

Autumn Oxalis Scaevola ‘Angela Ratcliffe’ Clematis ‘Lasurtern’ R. Veilchenblau ‘Blue Rambler’ Acacia pravissima ‘Golden Carpet’ R. Banksiae Lutea ‘Yellow Banksian’ Dampiera diversifolia Hibbertia diffusa Clematis ‘The President’ Lathyrus odoratus ‘Red Ensign’ Bomarea cavldasii

numbers of crates in a stack 1 2 3 4 5 6 7

Plan Of Crate Heights 1:400

Plant Colours Plan SPRING 1:400

Alcea rosea Cosmos bipinnatus Thunbergia alata ‘Black Eyed Susan’ Convolvulus tricolor ‘Heavenly’ Iberis umbellata Papaver Helianthus Sedum Potentilla Iris Passiflora caerulea Tropaeolum speriosum ‘Flame Creeper’ Clematis ‘Jackmanii’

Plan Of Crate Colours At Ground Level 1:400

Plant Colours Plan SUMMER 1:400

Ageratum houstonianum Billardiera longiflora Origanum ‘Kent Beauty’ Amaranthus caudatus ‘Love Lies Bleeding’ Impatiens ‘Busy Lilies’ Plants colours and flowering times flowering

not flowering

flower colours

foliage colours

Growth habits of plants annuals

climbing plants

ground covering plants

Calendar Of Seasonal Variations And Planting Scheme

numbers of crates in a stack 1 2 3 4 5 6 7

Plan Of Crate Colours At Highest Level 1:400

4

Humain

Plant Colours Plan AUTUMN 1:400


33cm

Section view : single crate stack

Stake to secure crate to the ground

33cm Plan view : single crate stack

Stake to secure crate to the

ground

Section view : single crate stack

Sprawling plant Fabric soil container

Section view : buried crate

Climbing plant Plastic cable tie for securing crate to crate

Section view : two crate stack

Cable tie securing wire to top crate Wire for stabilising

5 Steel eyelet fixed to central stake Section view : two crate stack

4

Spatial organisation plan 1:500 Ground level crates

4

Cable tie securing wire to top crate Wire for stabilising

7

Steel eyelet fixed to central stake Chock for uneven areas of site to level stack

Section view : two crate stack

6

6

Cable tie securing wire to top crate

A

1

Wire for stabilising

2

C

B

Steel eyelet fixed to central stake

Bottom planted stack Section view : three (+) crate stack

3 Trailing plant Fabric soil container

7

Soil

1 Wire for stabilising

9 8 Section view : three (+) crate stack

LEGEND

1 2 3

Crates and plantings

4

Meadow

5

Threshold

6

Existing Trees

7

Garden beds

A

Lake

8

Ditch

B Montage SUMMER

Circulation paths

9

Water channel

C Montage AUTUMN

Montage SPRING Trailing plant

Sec

tion

= Module

Milk Crate

Climbing plant Mulch

Ground Plan 1:100 IGS COMPETITION HAMBURG 2010

AA’

Section view : three (+) crate stack

Garden of Symbols of Cultural Diversity RMIT University, Melbourne Australia

Héloïse CHAIGNE Irène LAPLANCHE Michaëla PRESCOTT

Technical Detail 1:20

Double A0 de présentation du projet. 5


6

Humain

Collage de principe du projet sur photo du site, Pantin, Déc 2010. Photo H. Chaigne. Référence aux Docks Dombasles du Havre, Harmonic+Masson


DES DOCKS À PA N T I N U n n ouveau q uar tier en b o r d ur e d e Par is

Le réaménagement de cette friche portuaire des quais se base sur un existant fort en caractère : la masse de l’ancienne Chambre de Commerce posée sur une surface plate immense et texturée apparaît comme un rocher immobile. Après un workshop mettant en avant les détails de sol du site, de différentes époques, comme un palimpseste topographique, l’ambiance portuaire et maritime très forte est renforcée et mise en valeur en deux temps : la conservation d’une large partie de quais et d’une partie de la frange des anciens bâtiments en meulière et brique. Un nouveau quartier peut alors s’insérer comme une extension en longueur, laissant visible les façades de briques en arrière-plan, et pemettant différentes tailles d’appartements ainsi que des jardins semi publics et privatifs.

Workshop 6 jours à l’ENSP suivi de l’atelier « Territoires » à l’ENSP Nov 2009 - Jan 2010 Quais du Canal de l’Ourcq, Pantin, 93 Encadrants : João NUNES, de l’agence Proap puis Valérie KAUFFMANN et Pascal DUTERTRE

7


Photographies du site H. Chaigne : en haut ambiance maritime du canal, en bas détail des matériaux industriels sur place.

8

Proposition du workshop : en s’inscrivant dans le palimpseste du lieu, ajouter une nouvelle strate par une nouvelle topographie minérale, faite de plis et de rebords, en écho aux pratiques marginales d’un site très urbain (roller, vélo, moto, skate). À gauche maquette du projet, en cours de réalisation, à droite, maquette du projet, finie.

Humain


nouveau bâti noues

Plan masse 1:220°

N

jardins/prairie forêt sol existant sol existant, traces seuils en pavés

Plan de projet sur le principe de la greffe, de l’extension. Le nouveau bâti s’insère en longueur, dans la frange existante. L’alternance n’est pas régulière mais réfléchie par rapport aux façades de la frange visible depuis le quai. Les bâtiments ne sont pas orientés tous dans le même sens et ne font pas tous la même taille pour garder une aération et éviter trop de rigidité, proposant ainsi différentes tailles d’appartements (40, 60, 80 ,100 m² ). Ils laissent la place entre eux à des jardins de différentes tailles : une frange de jardins privés, et un espace type prairie semi-public. Chaque bâtiment est prolongé par un seuil en pavés qui fait écho au seuil du bâtiment de 1929 (lui-même prolongé). Celui-ci sera investi par des commerces de proximité au rez-de-chaussée, des logements, des ateliers d’artistes. L’espace public derrière ce bâtiment est travaillé en espace vert : une insertion dans la frange avec un boisement (qui fait écho à la densité existante) puis une prairie sur dalle avec des mouvements de terrains (pour retrouver le rythme de pleins et de vides de l‘espace bâti et récupérer les eaux pluviales).

Maquette finale du projet. 9


10

Systèmes

Sélection de dessins des sites, déserts. H. Chaigne.


1 9 6 PA R K S Par k ar r ythm ia

Proposer un projet pour les 196 parcs d’une commune : comment réfléchir en réseau en proposant des solutions adaptables à une grande quantité de sites ? Pour choisir les sites à travailler, une classification de l’état des parcs et de la nécessité d’une intervention est élaborée. La question du système est ainsi abordée tout d’abord par une sélection des parcs en péril. Chaque site est ensuite travaillé distinctement, en choisissant des moyens de mise en oeuvre (matériaux, entretien) simples et systématiques pour l’ensemble des aménagements, et en limitant les interventions à une action essentielle.

Atelier à RMIT, développement du projet en stage à l’agence SAALA pour Frankston City 2010 Frankston City, Melbourn Suburb, Australie Encadrants : Catherine STUTTERHEIM et Charles ANDERSON Team : K. Hir th + N. Lamb + I. Laplanche

11


THREATENED

Easements : open spaces that will remain partly devoided due to their primary function, but could become real quality spaces. Jungle : coastal parks filled with shrubby, bushy vegetation, lacking a specific program.

open spaces which future could be linked with dereliction and absence of use

Adjoining efficient spaces : parks that are under used because surrounded by “healthy” open spaces. Left overs : open spaces existing only becuse there was a remaning lot of green in need of a name.

VULNERABLE open spaces lacking a «park soul», without a real function

Built over : spaces that are most likely to disappear in the context of urban development. Road construction : spaces that are going to be built over due to road construction.

ENDANGERED open spaces which existence is at stake

Classification : degré et type de menace sur les parcs choisis.

FRANKSTON PARKS

066

456

260 294

213 131

Park locations

133

106

Parks + recreation zones 379

Public use zones + utility zones

290

Conservation zones

459 326 145

269

307

402

Rural conservation zones 331

449

101

Business + commercial

214

Coastal sand dunes Water inundation area 0

20

50

100m

Roads + Highways Rail systems

12

Systèmes

Carte des 20 parcs sélectionnés.


ELL ST

T AV

CORL

LD

ST

DONA

BALD WYN

URRA

FARR

ST

KOOK AB

ETT ST

WYKE

HAM CT

RD

KITSON

NEW

ST

RD

TOOY AL

BRAD

HOPE

SHAW

ST

ST

AV

WES

ST

ST

ROSE LLA

AH

HIGHW AY

ALLAW

EAST

ST

Exemple d’un « easement » : parc 101, localisation dans le réseau, plan de projet et collages. Traitement du parc en rythmant la longueur par des modules pavés, permettant de délimiter des zones de végétation plus ou moins importante.

FITZR OY

RD

ST EVELY

BURR OW

IE

N QUEE

FIN

LEY

LAY

PETR

BEAC H

JOYC E AV

ST

ST

KELSO

ST

BALM ORAL ST ST

PDE

AV

ST

CLYD E

ST KEYS

NON ST

SHAN

WH ITE ST

R

ST

ST

NA NO OK

GOULD

LEWIS

ST

SMITH

STAT ION LLS

ST

E

H

ST

HORN

BEAC

OLSE N

ST

ST

BLVD

ROSS

KA WE

WA

ORWIL

INE

ST

EK CRE

EM U GR

Q AV

STAN

ST

AV

TOWE R

ST

N

H

VE

CH ST

FIN

LAS

ERSK

AV BEAC

GR

DOUG

ENON G

DAND

AV

TCHE R

ALVIN A CT

DAVID

ST

FLE

EY CT

ST

ST

NEPE

O'G RADY

ENON G

ST

AN AV

RODN

LE

ST

NG

Kananook

ST

ORRO

EBDA

AY

CRICKL EWO OD

AV

MARY

S

FAIRW

AV

131

CT

ON

AV

RAYM OND

N

ST

IDA

ST

SHER

ANNIE ST PALM

BAY

COLIN

AV

AV

P H IL L IP

WEAT HER

CCHI

ANDE RS

DAND

FIO

BRAG GE

MERE

PORT

ST

Parc 131, localisation dans le réseau, plan de projet et coupe. Traitement du parc en accentuant sa forme de creux, développement d’une zone humide, en lien avec l’influence côtière à proximité. 13


14

Systèmes

Carte de projet, les accroches séquencées à l’échelle de la vallée du Cher.


LA BIENNALE DU CHER A u fil d e l’eau...

La vallée du Cher se ressent comme une lacune dans le paysage, peu visible, peu accessible, délaissée. La redynamisation d’un aussi grand territoire nous a semblé commencer ici, dans la spécificité et la beauté de l’eau et des paysages qu’elle dessine. L’eau, polymorphe, se lit sous différents angles : économique, social, écologique, affectif, politique, symbolique, physique, paysager, agricole, esthétique, domestique. À travers la création d’une structure de gestion associative de type biennale, mobilisant les compétences des acteurs locaux, nous proposons de dynamiser ponctuellement et de transformer durablement les territoires de la vallée, en questionnant les rapports à l’eau. Des interventions temporaires (activités, conférences, invitations d’artistes, installations, spectacles...) rendent attractive la vallée, en même temps que des aménagements et transformations pérennes (cheminements, nivellement, constructions... ) la modifient sensiblement.

Atelier « Grand Rural » à l’ENSP Sept 2010 - Jan 2011 Vallée de Chambonchard, 23 Encadrants : Gilles CLÉMENT, Miguel GEORGIEFF et Matthieu PICOT Team : G. Giorgi + M. Guenser + M. Vigne

15


PROFITER =/ PROFITS

RESSOURCES

MAÎTRISER

récréation

PROTEGER POLITIQUES

POLLUTION écologie technique

STRUCTURE PÉRENNE (cadre- organisation)

REGARD(S)

ACCÉDER

MENTALITÉS

art et culture

cheminements entretien (RE)-CYCLE-(ABLE)

ATTENTES AMENAGEMENvT ACCUEIL

ACTIONS TEMPORAIRES rencontres intervenants

loisirs

communes

APPORTS PÉRENNES

CG

pôle environnement servive environnement

communauté de communes

police de l’eau

EPL CG

pôle développement service économie et tourisme

STRUCTURES D’ACCUEIL COMMUNICATION

QUALITE DE L’EAU

ECOLOGIE

TOURISME Comité de développement touristique de la Vallée du Haut-Cher Asso. de l’hébergement temporaire de Marcillat en Combraille

associations locales Maison des jeunes et de la culture Haut-Cher et Combraille d’aujourd’hui à demain Comité des fêtes

producteurs locaux SAFER

AGRICULTURE chambre d’agriculture

CULTURE EVENEMENTS

DRAC

CG

FLORE FAUNE

CG

pôle développement service agriculture et développement rural

ACCES voiries motorisées

DDEA

cheminements

ONF

FORET ONF

Au centre du réseau : la vallée du Cher. Autour, une constellations d’acteurs, d’actions et d’objectifs à corréler, sur le thème de l’eau. Sa nature polymorphe invite différents regards et une multitude de possibilités d’actions. En haut, schéma des interactions existantes et des nouvelles relations, en bas mobilisation des compétences des différents acteurs existants. Ci-dessous : frise chronologique, mise en place et anticipation du projet sur 6 ans.

16

Systèmes

Installations d’un réseau de cheminements (type GR), et localisation des sites clés d’interventions.


Un face à face visuel entre point haut et point bas, propice à des interventions artistiques.

La grande boucle de la vallée ouverte (La Valette, Chambonchard, Saint Pardoux).

La petite boucle autour du Cher et de la prairie.

Le village de Chambonchard, point central de la Biennale et notamment des infrastructures d’accueil.

Poche d’espace ouvert pâturé et praticable, accueillant des activités.

Lien avec le chemin de randonnée de la vallée sauvage.

Entrée de la vallée : une traversée-porte qui est la charnière entre 2 vallées et entre 3 chemins qui s’y rejoignent

Ci-dessus : carte du zoom développé, lieu de passage entre une vallée sauvage encaissée et une poche verte ouverte en fond de vallée, et maquette du projet d’aménagement pérenne proposé : une plate-forme traversant le Cher reliant deux cheminements.

17


18

Territoires

La Loire bourguignonne, une identité à affirmer (détail). ©INterland


SOLIDARITÉS T E R R I TO R I A L E S Stratégies Par tagées Durables

Dans le cadre des Ateliers des Territoires, démarche du ministère de l’Écologie et du Développement, la DREAL Bourgogne met en place des ateliers de réflexion. Trois sites pilotes ont été proposés par la DREAL autour du thème « solidarités territoriales ». Région en manque de centralité, la Bourgogne doit répondre à des enjeux de mobilités, d’économie, enjeux d’attraction mais aussi locaux, et ce en se recentrant sur une identité territoritale commune. Il s’agit, pour l’agence INterland de proposer par la rencontre et le débat entre les acteurs du territoire, de nouveaux partenariats, des stratégies de développement et d’aménagements durales. Le Val de Loire sud nivernais, « territoire en mutation », devra mettre en avant son identité ligérienne, industrielle et paysagère, rejoignant d’un côté le Val de Loire Unesco, et de l’autre l’Eurovélo 6. L’Avallonnais « terre précieuse » pourra s’appuyer sur ses richesses patrimoniales et paysagères, en développant une offre mobilité locale et touristique, par, entre autres, un réseau de bus mixte, le Trans’avalonnais. Dijon et son « croissant fertile » posent eux la question d’un système de pôles économiques innovants.

Agence INterland, assistance à maîtrise d’ouvrage aurpès de la DREAL Bourgogne Nov - Dec 2013 Côte-d’Or (21), Nièvre (58) et Yonne (89) Chefs de projet : Mathieu Delorme + Mathias Rouet

19


Le Croissant fertile : en haut, carte des paysages, au centre carte des mobilités, en bas carte des complémentarités des pôles innovants. ©INterland 20

Territoires


Avallonnais : à gauche, carte des entités paysagères et pôles , à droite carte tourisme et patrimoine. ©INterland

ETAULE CHÂTEAU DE MONTJALIN

A6 A6

MONTJALIN

BOIS DE LA REVENUE

SAUVIGNY-LE-BOIS

BOIS DE LA PLAUSSE BOIS DE LA TROQUETTE

BOIS DES CROTS

ZONE LOGISTIQUE PARKING RELAIS / COVOITURAGE

BIERRY

BOIS DE ST-JEAN

ARRET TRANSAVALLONAIS

AGROFORESTERIE

PRIEURÉ SAINT JEAN D 50

D 944

LÉGUMES DE PLEIN CHAMPS D 60

6

ZONE COMMERCIALE

DEVIATI ON

TOUILLON

AERODROME BOIS DE VAVREIL

LÉGUMES DE PLEIN CHAMPS

SERRES MARAÎCHÈRES

ARRET TRANSAVALLONAIS

SERRES MARAÎCHÈRES

ZONE COMMERCIALE QUARTIER GARE

JARDINS FAMILIAUX ET PÉDAGOGIQUES

ZONE INDUSTRIELLE

LÉGUMES DE PLEIN CHAMPS

D 646

CHAMPIEN

ZONE ARTISANALE

ARRET TRANSAVALLONAIS

PARKING RELAIS / COVOITURAGE LA HALLE

SERRES MARAÎCHÈRES

PARKING RELAIS / COVOITURAGE

LA MORLANDE

D 606

ARRET TRANSAVALLONAIS BOIS DE CHASSIGNY

AGRICULTURE EXPÉRIMENTALE

ARRET TRANSAVALLONAIS ÉGLISE ST LAZARE

BOIS DE CERCE

SIEGE DE SCHIVER

LES CHAUMOTTTES

D6

LES CHAUMES

06

BOIS CHOPARD

M

MUSÉE DE L’AVALLONNAIS

AVALLON LES TERRASSES VIVRIÈRES

MAGNY

BOIS DIEU

LE COUSIN

FERME-AUBERGE LES CHATELAINES

BOIS DES QUATRE COUPES

BOIS D’AMOUR

N Zoom sur la commune d’Avallon : mise en place d’une ceinture vivrière, d’un réseau de circulation douce, requalification du quartier gare, mise en valeur des lieux patrimoniaux. ©INterland 500 m

21


22

Territoires


SE DEPLACER LE TRANS’AVALLONNAIS De Montbard à Clamecy

Desserte régulière par un transport collectif mixte actifs-résidents-touristes Pole intermodal

LES NOUVEAUX SERVICES ITINERANTS Le retour de la tournée des villages

LES LIGNES INTER-PAYS

Des lignes complémentaires vers Auxerre, Tonnerre, la Côte d’Or et la Nièvre Offre complémentaire TER Offre complémentaire bus départementaux

LE RESEAU COVOITURAGE Pour les navetteurs comme les touristes

Des services ( médicaux, administratifs) et des commercants itinérants sur le sud du territoire

AVALLON A VELO

Pour les familles et les sportifs

LES PETITES INITIATIVES Du local et du social

RESPIRER ET DECOUVRIR LA GRANDE TRAVERSEE L’Avallonnais de village en village

Le grand chemin Avallonnais Sport

Culture M

Histoire et patrimoine

LE PANIER VERT

Un réseau de producteurs mis en valeur à l’échelle du Pays Points de vente en coeur de bourg

LES BOUCLES DECOUVERTE A la rencontre des terroirs de l’Avallonnais - la boucle du canal - la boucle du Morvan Vezelien - la boucle du Morvan Avallonnais - la boucle Avallon Nord - la boucle de Serein - la boucle d’Epoisses

LES CEINTURES JARDINEES Le retour des circuits courts autour des villes Frange urbaine vivrière

Productions à la ferme

L’OFFICE AVALLONAIS

Une structure unique, des lieux d’accueil

L’HEBERGEMENT NATURE

Une offre en hébergement court séjour innovante aux portes du Morvan

Avallonnais : carte projet « se déplacer » et « découvrir et respirer » . ©INterland

23


24

Territoires

Collage illustrant les singularitÊs paysagères du Val de Sambre. Photo T. Orssaud.


DE LA FRICHE À LA SAMBRE Comment repenser le projet de territoire ?

Ancienne vallée industrielle florissante, le territoire de l’Agglomération de Maubeuge Val de Sambre a fait face à un bouleversement économique sans précédent dans les années 1970. Le déclin de l’industrie a laissé la population dans la précarité, les friches ferroviaires et industrielles parsemant le territoire. L’Agglomération Maubeuge Val de Sambre a souhaité une étude quant à la valorisation de leurs paysages, leviers d’un développement local et d’une amélioration du cadre de vie. L’étude s’est déroulée en trois phases : 1/ une étude de paysage cernant les enjeux actuels du territoire, à travers un bilan des singularités historiques, patrimoniales et géographiques, 2/ un travail de prospectives à grande échelle afin de proposer une cohérence globale, une vision de l’ensemble des délaissés, 3/ des orientations et clés d’appropriations localisées sur les différents sites délaissés, pour dégager leurs potentiels et vocations à petite échelle.

Atelier Pédagogique Régional / Par tenariat entre l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre et l’ENSP 2011 - 2012 Maubeuge Val de Sambre, 59 Encadrant : Thierry LAVERNE Team : F. Marrot + T. Orssaud

25


La campagne aux portes de la ville, une géographie difficile à lire. Photo F. Marrot, T. Orssaud et H. Chaigne.

Le manque de planification urbaine a concouru à une urbanisation massive et diffuse tout le long de la vallée. De gauche à droite : paysage agricole, carte de Cassini XVIIe siècle / essor industriel, IGN 1930 / urbanisation tentaculaire, IGN 2010.

Légende Ville Industrie Pôle gare (emprise) Sambre et crues Voie ferrée 0

1

3

km

Frontière N

Le territoire de la vallée se définit par la superposition d’une géographie naturelle (la Sambre) et d’une géographie humaine (la voie ferrée). Les zones de crues sont à la Sambre ce que les gares sont à la voie ferrée. Cet espace vient se dilater dans les plaines d’Aulnoye-Aymeries et d’Assevent alors qu’il se réduit et se confine dans les milieux urbanisés. 26

Territoires


Le territoire de la vallée, entre Sambre et voie ferrée.

La Sambre entre parenthèses : dans son développement, la ville s’est détournée de sa rivière, amenant à une perte de lisibilité de sa géographie. De gauche à droite : première implantation de la ville parallèle à la Sambre / insertion de l’industrie entre la Sambre et la ville, à la fois le long du canal et des voies ferrées / développement de la ville tentaculaire dos à la Sambre, mordant sur la campagne.

Légende Sambre et zones inondables Friches industrielles à étudier Friches industrielles existantes Pôles gares (emprise ferroviaire) Bâtiments industriels 2011. ENSP

N

Un grand atout de l’agglomération est la multitude de sites disponibles, de friches industrielles qui peuvent être porteurs de projet de développement de l’espace public, d’une reconquête de la géographie et aussi un espoir d’apaiser les inégalités sociales et spatiales entre plateau et vallée. 27


T+0

1.EMPLOYER LES GRAND MOYENS PNR

AGGLO

ADUS

ADARTH

paysagistes, écologues

- Invention et création, à long terme, d’une structure porteuse à l’échelle de l’agglomération.

urbanistes, architectes,

bénévoles

associat

ions

artistes...

s

ée

LABO

RATO

IRE /

ATELIE

R

- Associer, coordonner tous les acteurs du territoire.

ATTENDRE

- Envisager le projet de territoire sur une large échelle de temps.

T+10

- Certains sites ont été surconsommés et ont besoin de temps : mise en réserve pour dépolluer et re-naturer.

ATTENDRE

act le ions ter rito sur ire

pro

jet

s

id

2. INVENTER DES FUTURS

- Un laboratoire de recherche, d’expérimentation et de projet.

T+50 AGIR!

- Cette gestion à grande échelle permet d’anticiper les besoins des générations futures.

3. DONNER DE L’AIR - Repenser la planification urbaine afin de rendre visible la vallée (covisibilité de plateau à plateau). Passer d’une urbanisation agglomérée et diffuse à une urbanisation dense et archipellaire.

- Créer des respirations transversales à la Sambre permettant de rythmer la vallée par des espaces non urbanisés (agricoles, forestiers...)

4. FAIRE COLONNE VERTÉBRALE - Le projet de colonne vertébrale prend sa source dans de multiples sites isolés. Mis en réseau, ils permettront à terme de créer une trame, dont le nerf est la Sambre. - Cette colonne vertébrale se déploie par ramification sur tout le territoire. - Cette trame soutiendra le paysage autant dans des formes urbaines qu’agricoles, autant à l’échelle humaine qu’à l’échelle de la vallée.

6. METTRE EN RÉSEAU

5. FAIRE VILLE PAR LA NATURE Logique écosystème

Logique urbaine

- Liaisons physiques et/ou virtuelles des différents sites de projet. - Repenser l’idée de ville et l’idée de nature pour re-dessiner de nouveaux rapports, plus fertiles (entre richesse biologique et richesse sociale). - Rendre la ville vivante et organique par la diversité urbaine. - S’inspirer des logiques écosystèmiques en les associant à des formes et des usages urbains.

28

Territoires

- Permettre la connexion interne (inter-sites) et externe (transfrontalière) au territoire. - Connecter culturellement (événements) et économiquement (développement des circuits courts...).

Prospectives à grande échelle / 6 principes pour dessiner l’ossature.


Porteurs d’une cohérence globale

MAUBEUGE MAUBEUGE

JEUMONT

AULNOYE-AYMERIES

Des projets isolés

Pour redonner une ossature

Pôle Gare Jeumont

Reconquérir la géographie Pôle Gare Aulnoye-Aymeries

à la ville archipellaire

De la ville agglomérée 29


30

Territoires


Légende la Sambre

Voies ferrées et pôles-gares

Routes

Boisements Reconquérir le territoire de la vallée (et des vallons ex : la Solre) entre cours d’eau et voie ferrée Appuyer l'ossature sur la topographie, les cours d'eau des vallons Appuyer l’ossature sur des lisières forestières, le long de corridors écologiques et à travers bois Réemployer des bâtiments industriels dans des équipements public, culturels, de l’activité économique O

250

1000

N

Le Val de Sambre dessiné par une nouvelle ossature : schéma directeur paysager. 31


M O R P H O LO G I E

R O U S I E S L A

F A Ï E N C E R I E

D É B O R D

D E

RENCONTRE ENTRE NATU Vue depuis la promenade inter-quartier . Rousies. ENSP. 2012

S O L R E

DE LA FRICHE À LA SAMBRE, COMMENT REPENSER LE PROJET DE TERRITOIRE ? Agglomération Maubeuge Val de Sambre Ecole Nationale Supérieure de Paysage Versailles-Marseille Etudiants : Héloïse Chaigne, Florent Marrot, Thomas Orssaud Encadrant : Thierry Laverne Avril 2012

FA I R E C O L O N N E V E R T É B R A L E - Position proche de l’axe central, presque sur l’embranchement du corridor fluvial de la Solre avec la Sambre - Vocation stratégique pour un rôle environnemental

AMBIANCE FORESTIÈRE, CALFEUTRÉE Maubeuge Rousies

N

Vue sur la promenade liaison inter-quartier. Rousies. ENSP. 20

L A P L A C E D E L’ E A U E N V I L L E - Position urbaine, ville périphérique - Relation avec d’autres projets (Pôle gare de Maubeuge, Trieux à Ferrière-la-Grande, Gare SNCF, Glacerie à Rousies ) - Passage à proximité de la randonnée cyclable et de la liaison interquartier

Ancienne faïencerie Durant l’essor industriel du 19ème siècle, la méthode utilisée pour échapper aux inond était de surélever les terrains grâce à des remblais, diminuant ainsi le champ d’exp naturelle des crues. Cette pratique n’a pas échappé au lit de la Solre. La mise en place du Schéma d’Aménagement de la Gestion des Eaux (SAGE) de la S vise à limiter l’exposition des personnes et des biens au risque d’inondation, notamm interdisant les constructions nouvelles dans les zones les plus exposées, et en préserv champs d’expansion des crues.

légende Site d’étude désigné Site désigné Espace «vert» Corridor naturel (T.V.B.) Friche recensée

P R É C O N I S AT I O N S

Zone de crue (Aléas, crue centennale) Boucle de randonnée cyclable reliée à la Véloroute Point de vue paysager

- remettre le site à plat et niveler le sol dans le but de créer un bassin de rétention

Confluence hydrologique

N

- Ouvrir cet espace sur la ville, créer une poche de verdure. Rendre la rivière aux habitants par l’accès visuel.

Pôle urbain attractif

-anticiper les risques de crues . le site de la faïencerie pourrai participer au renversemen partiel du déséquilibre de vulnérabilité en milieu urbain.

RESSOURCES

- créer une zone d’expansion des crues sous forme d’une annexe humide, adoucissan l’effet d’étiage et de crue. Rousies : 4303 habitants

- mettre le nouveau site naturel en lien avec l’espace Chico-Mendès, le «bois d’arrêt» au sud et les liaisons douces par leur vocation commune écologique

SURFACE : 1 hectare

-redonner un usage au site, en fonction des saisons (potentiellement ouvert au public (pédagogique, loisir, ...) ou à usage pastoral, pendant la période d’étiage).

(Source : INSEE - Recensement de la population 2009 - Limites territoriales au 1er janvier 2011 - Population totale)

RISQUES : Pollution : non connue, soupçonnée (activité de faïencerie) Inondabilité : site inondable dans sa totalité FONCIER : Site encore en activité, utilisé en partie pour du parking de véhicules

diagramme d’estimation sensible

N légende périmètre ENSP

en eau surface bâtie en friche

zones de crues, aléa faible du PPRI 2008 zone d’étude ENSP

prairies surface boisée

0

50 m

N

Exemple d’une des 9 fiches méthodologiques de projet, destinées aux élus. 9 sites pilotes ont f 32

Territoires


SENSATION D’ISOLEMENT, DE COUPURE DU SITE AVEC LE RESTE DE LA VILLE, D’INACCESSIBILITÉ. Vue sur la façade du bâtiment donnant sur la voie ferrée. Rousies. ENSP. 2012

Vue sur la voie ferrée. Rousies. ENSP. 2012

URE ET VILLE

A

0

A

A’

N

100m

A’

espace Chico Mendès voie ferrée liaison douce inter-quartier

la Solre

site de la faïencerie

habitations et jardins privatifs

D136 / Rue Clémenceau 0

10

20

30

40

50m

E, À L’ÉCART DE LA VILLE LA SOLRE BOISÉE, AUX PORTES DE LA VILLE, MAIS PEU ACCESSIBLE VESTIGES, VISION BOUCHÉE

012

Vue sur la façade arrière du bâtiment, et de la Solre en contrebas. Rousies. ENSP. 2012 Vue sur la Solre. Rousies. ENSP. 2012 Vue sur la voie ferrée. Rousies. ENSP. 2012

dations pansion

P O I N T S F O R T S / / P O I N T S FA I B L E S / / E N J E U X

Sambre ment en vant les

- Emplacement stratégique sur le cours de la Solre, avant sa confluence avec la Sambre - Ambiance forestière, une frange naturelle entre la campagne et la ville - Site bordé par les réseaux hydrauliques, viaires, et ferroviaires

- Vocation environnementale, enjeux hydrauliques, zone potentielle d’expansion des crues

- Fermeture du site sur lui même par rapport à la ville, intérieur du lieu méconnu et inaccessible

- Insertion du site dans la ville, en lien avec le centre et les abords forestiers

- Forte pollution soupçonnée due à l’ancienne activité

- Site potentiel pour une pratique de la pêche

- Manque d’accès à la Solre

Vue sur la Solre, cachée derrière un cordon boisé, en contrebas de la voie ferrée. Rousies. ENSP. 2012

SIMULATION DU PROJET PAR TEMPS SEC ET LORS DE CRUES

s

nt

- Site inondable dans sa totalité

SYSTÈME D’UNE RIVIÈRE SANS ANNEXE La zone d’expansion de crue est un espace naturel ou aménagé où se répandent les eaux lors du débordement du cours d’eau dans son lit majeur. Les zones d’expansion des crues sont des «annexes humides actives» qui adoucissent l’effet d’étiage et de crue. Elles jouent un rôle majeur dans la prévention des inondations en réduisant les débits à l’aval et en allongeant la durée des écoulements.

nt

d

c

SYSTÈME D’UNE RIVIÈRE AVEC ANNEXE

Ces zones ont aussi leur importance dans la structuration du paysage et l’équilibre des écosystèmes. La zone d’expansion de crue est un espace naturel ou aménagé où se répandent les eaux lors du débordement du cours d’eau dans son lit majeur. Le stockage momentané des eaux écrête la crue en étalant sa durée d’écoulement. Ce stockage participe au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres.

SUR LE SITE

0

10

20

30

40

50m

0

10

20

30

40

50m

fait l’objet de préconisations, l’enjeu étant basculer entre les échelles, les replaçant dans le projet territorial, mettant en avant un rôle spécifique. 33


34

Territoires

Dynamique en diagonale, en rupture avec la logique gĂŠographique.


MASSY RECOMPOSÉ

Le plateau de Saclay est aujourd’hui illisible, brouillé par la rencontre de 2 logiques urbaines : un urbanisme de vallée et un urbanisme d’infrastructure. S’y ajoute la diagonale du réseau ferré et des lignes à haute-tension. Au centre de cet amalgame étouffant, on trouve Massy-Palaiseau, qui n’avait pas fonction de nœud, et dont la gare devient un centre nerveux. En limite de deuxième couronne, en fond de vallée, enfermée à 80 par des plateaux qui culminent à 150, Massy devrait marquer une nouvelle entrée dans Paris. À partir d’une série d’esquisses tricolores visant à abstraire le territoire, le projet est pensé comme une composition. Le travail consiste à prendre le parti brutal de recomposer ce nœud, comme un collage pour rééquilibrer les pleins et vides, sans supprimer de Z.A. ou Z.I., mais en repensant leur positionnement. La ville est ainsi contenue par 2 grands axes passants, soutenue par un réseau de parc, et laisse la part belle aux terres agricoles à l’est.

Atelier « Grand Urbain » à l’ENSP Mars - Juin 2011 Du plateau de Saclay, 91, à Orly, 94 Encadrants : Caroline BIGOT, Alice BRAUNS, Charles DARD, Gilles VEXLARD

35


Périphérique TGV N7 N20 0

1

2

4m

N

Autoroute du Soleil A86 Massy-Palaiseau RER

A10

N 0

1

2

4m

1:3000°

0

15

30m

N

Massy-Palaiseau apparaît comme un nœud d’infrastructure, en deuxième couronne de Paris, une porte au coeur d’un enchevêtrement difficilement démêlable. À gauche, relation Paris-Massy à granche échelle. À droite en haut, implantation urbaine et infrastructures routières en 2010. À droite en bas, détail de la relation Z.I. /Z.A. et habitat.

N

O 100 200

400m

Compositions pour un nouveau Massy. Ci-dessus esquisse choisie, à gauche série d’esquisses abstraites et constructivistes pour repenser les rythmes et mixités possibles. Trois couleurs sont utilisées pour représenter l’habitat (blanc), l’industrie (gris ou jaune) et les espaces ouverts (noir), comme trois composants à équilibrer. 36

Territoires


N O

50

100

200m

Contenue par 3 axes passants, la ville s’installe dans les poches laissées vides par l’agriculture : un jeu d’agencement entre quartiers et Z.A. Des bandes boisées s’insèrent entre les différents types de bâti pour lier, séparer, découper, surprendre. Ces bandes sont piétonnes et fonctionnent comme des traversées de la ville. Elles sont éclairées la nuit. Ce sont de véritables espaces publics urbains, en milieu de ville, mais intégralement végétal : la forêt dans la ville. L’organisation intérieure est basée sur l’envahissement des terres par la ville et par un redécoupage des zones d’activité pour décongestionner la zone. En haut zoom esquisse choisie avec plan de nivellement, en bas coupes nocturnes mettant en évidence les détails de l’éclairage. 37


38

Édition

Détail série les trottoirs de Los Angeles, photographies numériques. Photo H. Chaigne.


CHRONIQUES D E S T R OT TO I R S L’expérience de la marche à Los Angeles

Interrogation sur la pratique contemporaine de la marche, à la fois comme performance artistique et outil d’analyse, de discussion et de communication sur la fabrication de la ville, par des lectures et l’expérience pratique de marches à Los Angeles. Une édition A4 et une série de cartes-guides dressent un portrait subjectif de la ville. La collecte des trottoirs de Los Angeles évoque la perception de la marche pour les habitants, portant à travers eux une image de l’espace public, de la conception de la ville au sens plus large. Ces fragments de sols révèlent un visage de la ville. L’outil de la photographie est associé à celui de l’écriture, retranscrivant différemment le mouvement du corps, la progression, les rythmes et les achoppements de la voix et de l’oeil.

Mémoire de Master ENSP 2010 Los Angeles Encadrants : Marcelline DELBECQ et Olivier MARTY 1 édition format A4 Paysage, 79 pages + 3 car tes pliables format 180 x 3210 mm

39


En haut éditions de 3 cartes guides, à gauche sur la couverture : descriptif de la marche, à droite exemplaire plié et déplié, les photographies étant agrémentées de cours commentaires directionnels. La carte n’est plus seulement un moyen de se repérer, mais aussi un indice d’un trajet déjà effectué. En bas édition livret A4 paysage, 80 pages, reprenant textes et photographies. Deux types d’écriture sont proposés : d’une part celle de la conférence, de la présentation, matérialisées dans le texte d’introduction par des didascalies ; d’autre part celle de la description, travaillée à partir des notes de voyages.

40

Édition


Les 23 et 24 décembre, Sunset Bd. On part de Chinatown pour aller jusqu’à la mer. On traverse la fin du quartier, on croise des gens qui ne vont que dans l’autre sens. On sens la limite, la présence du réseau routier. Peu à peu quelque chose se délite, se décompose, s’enfriche. Jusqu’à l’autoroute. On traverse un fois dans un sens, on longe ce morceau de ver, ce flux continu, et puis on se rend compte que pour atteindre Sunset il faut le retraverser. Ici les maisons sont plus basses, à deux étages, entourées de végétations luxuriantes, c’est varié, tout est varié, c’est du coup très exotique et très banal à la fois. La route est très large et du coup les trottoirs aussi, on a bien la place de marcher. Sols de bric et de broc, graphiques involontaires, une esthétique de la trace, de la cicatrice. Ils sont tous pareils ces sols, ces trottoirs, mais en fait tous différents avec leurs marques, leurs peintures, leurs matériaux. Je m’en suis pas trop rendu compte mais on a bien avancé, ça fait pas mal de temps qu’on marche maintenant et l’ambiance a un peu changé, il y a plus de vie ici, plus de voiture déjà, et plus de gens, nettement plus de gens. Il y a bien plus de couleurs, de panneaux, d’affiches, de pub qu’avant, sur le côté il y a des affiches pour les expos des musées. Du bleu, du vert, du jaune, du turquoise, du orange, c’est bariolé. Hollywood West, pleine de couleur.

Extrait du livret : marche 2, description à partir des notes de voyage et photographies. Volonté de retranscription du souffle de la marche, avec ses hésitations, ses trébuchements, ses exaltations, ses absences. 41


42

Édition

« Making Europe High Speed », LUST, utilisé comme illustration de couverture.


C A RTO + G R A P H I S M E Car tographie et Atlas en design graphique, 1920-2012

Comment le sujet de la carte a-t-il évolué dans le design graphique ? L’objet graphique carte a-t-il été perçu différemment ? Afin de s’interroger sur l’histoire du design graphique, il s’est agit ici de s’intéresser plus précisément à un sujet et à son traitement, à travers la revue des années 1920-1930 Arts et Métiers Graphiques, et la revue contemporaine The Eye. Cet essai tentait de montrer les nuances, différences et constantes du sujet à travers son traitement dans les revues de design graphique. Il en ressort que, si le traitement en lui même est similaire, l’évolution concerne plutôt l’objet carte, témoin de l’avènement du design graphique au dépens de la géographie qu’un désintérêt pour le sujet. L’objet a été pensé en référence aux magazines étudiés : son format deux fois plus petit qu’un 24x32, la rédaction en colonne ainsi que l’organisation selon des axes cardinaux.

Historiographie du Design Graphique - Université Paris 8 Oct - Jan 2012 Encadrant : Catherine DE SMET 1 édition format 160 x 240 mm, 56 pages

43


Illustration de couverture « Marking Europe High Speed » - Lust

SOMMAIRE

00 Introduction 001 Présentation des revues

02 04

01 Place de la carte dans AMG et Eye : comment le design graphique supplanta la géographie 011 AMG - conservatisme ou éclectisme ? 012 Eye - tourné vers le futur 013 Comparaison

10 20 28

02 L’exemple d’un article en relation avec une édition 021 AMG, publicité engagée 0211 Seine, chef-lieu Paris, l’atlas engagé de l’explorateur local 022 Eye, planète de papier : le désir inassouvi 0221 The Atlas of the conflict, l’atlas dont vous êtes le héros

Historiogaphie du design graphique - Catherine De Smet Janvier 2013 Héloïse Chaigne

30 34 42 48

03 Conclusion

54

04 Bibliographie

56

Détails graphiques The Atlas of the Conflict La simplification de motifs ne rend pas la carte simple à lire, mais séduit. Photographies Héloïse Chaigne, Bibliotèque de la cité de l’architecture.

Superposition d’informations The Atlas of the Conflict Les données sont rassemblées en diagrammes, melant histoire, stastiques, géographies, pour créer une infographie complexe et complète. Photographies Héloïse Chaigne, Bibliotèque de la cité de l’architecture.

52

Si ce code graphique semble simple, la lecture ne l'est pas forcément. Car les couleurs, aplats ou motifs, restent abstraits, et les cartes sont souvent extraites d'un contexte géographique, sans fond de plan général. Tous ces documents ne donnent pas leur conclusion au premier coup d'œil. Il faut comprendre les différents types de documents, les associer en en lisant plusieurs à la fois pour opérer soi-même les comparaisons et tirer des conclusions. Mais il s'agit du choix de l'auteur, qui face à une situation très politisée, exprime sa position de ne pas prendre parti. Les documents présentés sont des constats, des descriptions, « using factual data » à interpréter. C'est un ouvrage complexe, de 480 pages qui tente de cartographier une situation géopolitique et pas seulement géographique. Exhaustif, il tente de cartographier une histoire en train de se faire. Il me semble que cet atlas est bien un atlas de territoire et non de terrain : très peu d'informations nous sont en effet données sur le terrain en lui-même (relief, hydrographie, végétation, circulations, etc.). Elles montrent plutôt une organisation, une gestion humaine du territoire. Objet pensé pour sa manipulation, au sens de prise en main mais aussi de sens de lecture, cet atlas invite à une complexité de la pensée. Il se rapproche de l'acception de l'atlas comme recueil. A la limite entre le dictionnaire, l'encyclopédie et le guide, il ne se donne pas au premier venu.

L’exemple d’un article en relation avec une édition

Eye

53

Ci-dessus, extraits du sommaire et pages 52-53. 44

Édition


Ci-dessus, livret imprimĂŠ, extraits des pages 12-13 et 20-21 45


46

Édition

Série façades en marche, photographies argentiques, Berlin. Photo H. Chaigne.


TO P O G R A P H I E DES FRONTIÈRES

Ce travail de fin d’étude avait pour sujet les frontières. L’objectif était de s’intéresser au terme « frontière » en travaillant tant géographiquement que théoriquement. Le préalable à cette recherche a consisté en plusieurs explorations de lieux caractéristiques de frontières spatiales, construites par l’homme, de notre monde contemporain. Jérusalem tout d’abord, puis la Corée et enfin Berlin, sont à mon sens trois lieux représentatifs des différentes formes de frontières qui existent (murs, no man’s land, trous, traces…), et de leur dramaturgie. Une attention plus précise à Berlin m’a amené à reposer la question de la frontière, en arpentant la ville d’Est en Ouest, cherchant la rupture. C’est au cours de ces marches que s’est construite ma vision de la ville. À force de photographies, récits, cartographies simultanées, se sont dessinées d’autres frontières, comme celle entre périphérie et centre. L’aboutissement de ce travail a trouvé sa forme dans une série d’éditions : 6 A5 témoignant des 3 voyages, et 1 A4 retraçant l’exposition du diplôme.

Travail Personnel de Fin d’Étude - ENSP 2011-2012 Jérusalem - Berlin - Corée Encadrant : Esther SALMONA 1 édition format A4 por trait, 152 pages 3 éditions format A5, photographies, 10 pages + 3 éditions format A5, textes, épaisseur variable

47


Micheline Niki

Jens

1920 unification de Berlin avec les villes, communes et domaines voisins pour la constitution du «Grand Berlin»

1942

1944 1945 décision des Alliés de partager l’Allemagne en zones d’occupation Conférence de Yalta

1948 1949 1950

armistice de Panmunjeon DMZ 241 km sur 4 km 2-3 m barbelés, grillage

séparation administrative entre secteurs occidentaux et secteur soviétique

séparation de la Corée en deux, le long création de l’État d’Israël du 38° parallèle prise de position des troupes américaines et britanniques dans les secteurs de Berlin

1952 1953

guerre de Corée

liaisons téléphoniques coupées entre Berlin-Ouest et Berlin-Est

Édition

1963

construction du Mur de Berlin 1ère génération accès à Berlin-Est interdit pour les Berlinois de l’ouest «Ich bin ein Berliner»

1967

1969 1970 1971 1

Peacelines à Belfast 15km 6-8m grillage et béton

crise économiq du flux migrat

création 23/05 : création de la RFA 07/10 : création de la RDA armistice entre Israël et les pays arabes voisins ((Lybie, Syrie, Transjordanie, Egypte) et dessin de la «Ligne Verte»

48

1961


TPFE

BERLIN

exposition «Frontières, images de vie entre les lignes» à Lyon, Michel Foucher

1972 1973 1974

1976

1978

1983

1985

1988 1989 1990 1991

1994 1995

2000

2002

2004

2006

2008

visite de Jérusalem / Béthléhem visite de la Corée du Sud, à la frontière avec la Corée du Nord chroniques des trottoirs, l’expérience de la marche à Los Angeles

2010 2011 2012 2013

chute du Mur première Antifada en Israël-Palestine

que et mesure de limitation toire en France

n de Médecin sans frontière création du GISTI en France (Groupe d’Information et de Soutien des Travailleurs Immigrés)

«Berm» du Sahara Occidental 2000 km remblais de sable, champs de mines, barbelés

mur Etats-Unis/Mexique 1200 km grillage, tôle ondulée, barbelés

début d’internet sous la forme que l’on connaît aujourd’hui, «web» premiers accords Schengen ouverture des frontières intra-européennes création de «Reporters sans frontière»

enclaves espagnoles au Maroc 12 km et 8 km 6m grillage, barbelés

« plus de 26000 kilomètres de nouvelles frontières internationales ont été instituées, 24 000 autres ont fait l’objet d’accords de délimitation, et si les programmes annoncés de murs, clôtures et barrières métalliques ou électroniques étaient menés à terme ils s’étireraient sur plus de 18 000 km. » Michel Foucher, l’obsession des frontières, Perrin, 2007

construction du mur israëlo-palestinien

700 km béton, barrières électroniques, barbelés

barrière éléctrifiée au Cachemire, de l’Inde au Pakistan 550 km grillage électrifié, barbelés

élections présidentielles FN / RPR montée du FN en France changement de mentalité en Allemagne, début de la commémoration du Mur visite de Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées à Jerusalem, interprétée comme une provocation seconde Antifada

«immigration choisie» création de Frontex, L’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne

«La Ville Passante», David Mangin, grand prix d’Urbanisme «urbanisme de produits VS urbanisme de tracés»

En haut, extraits des 6 livrets A5 ( de gauche à droite livrets Jérusalem, Berlin, Corée, Corée ) proposant par la description et la photographie des visions d’une même frontière, pour reposer la question de l’ambivalence des frontières, en terme non seulement politique, mais aussi géographique, paysager, constructif . Extraits des livrets « face à face », sélection de 10 photographies pleine page. À droite ; extraits des retranscriptions de voyage. En bas, frise chronologique à grande échelle, mêlant Histoire et histoires, reprenant les trois différentes expériences, montrant les enchaînements. et superpositions. 49


Extrait p 1 et 2 du livret Corée. 50

Édition


le 30 avril départ : Ouest Osloer Str / 11 am arrivée : Est Bernauer Str / 15.30 pm longueur : 13,6 km durée : 4h30 Départ à l’arrêt de métro Osloer Strasse, tu marches un peu et décides de prendre le tram. Tu ne l’as jamais pris avant, mais c’est la première chose que tu remarques : il se place au centre de la rue, encadré par une rangée d’arbres de part et d’autre. Tu pensais uniquement marcher, mais tu as un rendezvous à 16h, et voyant un quartier comme d’habitude, tu te dis que tu ne perdras rien à prendre le tram. Tu t’arrêtes seulement deux arrêts plus loin, au niveau du pont de Bornholmer Strasse, qui est un point important : un arrêt de S-Bahn qui va vers le nord, un des moment où le réseau du train fait un entonnoir vers le nord. Le pont traverse le réseau, mais est aussi un point de passage entre est et ouest. Il a été un des premiers passages ouverts lors de la chute du mur. Tu crois qu’il marquait aussi un check-point. Tu le traverses et prends des photos de cette emprise du train, encore une fois, et décides cette fois d’aller voir de part et d’autre du pont, puisqu’il n’y a qu’une voie de voiture à traverser. En fait, à cause des rails du tram, tu décides de passer sous le pont où il y a une promenade nord-sud qui longe les voies ferrées. Tu y trouves deux joueurs de saxophone, qui jouent 13

Extraits du livret Berlin. 51


Les traces de la frontière à Berlin se lisent surtout dans les murs aveugles qui restent comme témoins du no man’s land. De la ligne à l’épaisseur, les traces sont marquées par les bords, le no man’s land disparaissant peu à peu sous les nouveaux projets immobiliers. Mais en prenant le train qui fait le tour de Berlin, l’ouverture en creux dans la ville marque une nouvelle limite : celle créée par une rupture géographique et par l’ouverture sur l’horizon. En haut, extrait de la série de photographies argentiques : les façades aveugles, octobre 2011. en bas, extrait de la série numérique depuis le train, pendant le trajet du ring, vers l’intérieur de berlin et l’extérieur. Réalisation de deux stop-motion 52

Édition


topographie des FRONTIÈRES

topographie des FRONTIÈRES

INTRODUCTION

« D’où vient cette fascination pour les paysages de la désolation, pour les lieux de la destruction, pour la ruine, cette obsession de la frontière, qui mène sur ce parcours en dents-de-scie, obligeant à contourner les îlots, à s’engouffrer dans des rues tronquées, à se heurter sans cesse aux barricades à la recherche de la limite ? D’où vient cette curiosité qui nous pousse à gravir les hauteurs pour percevoir l’entre-deux, pour voir l’autre côté, cette envie de pénétrer dans l’espace interdit? Comment décrire l’émotion de découvrir les friches du Mur dans l’hiver berlinois ? »

danger présumé

tourisme

urbanisme de guerre engagement politique gouvernance militaire

« Nicosie, la ville déchirée, entre mémoire et oubli », GRICHTING Anna [in]« Hostilité », Faces, Genève, n°56, 2004

discours de l’ouverture paradoxe

extension urbaine

logique de la fermeture FRONTIÈRES

«non-lieux» ?

contexte géo-politique

Europe en ruines

JÉRUSALEM BETHLÉEM BERLIN

Asie

CORÉE

Moyen-Orient

objet architectural mur

motifs infranchissable surface texturée inscription Histoire / histoires traces

ruine

liberté fantasme

conflit / contraste

la marche terrain // territoire chez soi // chez l’autre dépaysement

voyage

homogénéité ? devenir lisse l’expérience qui donne existence immigration, migration autres formes de frontières

Image de couverture extraite de la scène de fin du film «The Pilgrim», de Charlie Chaplin, 1923.

6

topographie des FRONTIÈRES

7

C L A S S I F I C AT I O N

EXTENSION -RÉPERCUSSION

ACCROCHE

Maeur Park

Archives et Centre pour les visiteurs

La mémoire de la séparation est en fait la mémoire du mur. Il n'existe pas tellement de mémoire dans la transversalité de Berlin : comment vivait-on de chaque côté, comment traversait-on ? Plus grand chose n'existe de la forme d'île de Berlin-Ouest. Plus grand chose n'existe du passage. On ne perçoit d'ailleurs que rarement l'épaisseur du no man 's land. La commémoration devient la commémoration d'un objet architectural et se fait de 3 manières : - Une manière que certains comparent à de la «prostitution», un aspect très émotionnel, qui joue sur l'anecdote, les petites histoires, et qui sont des lieux comme checkpoint charlie ou l'East Side Gallery. - Une manière scientifique, muséographique, qui tente de conserver, d'avoir un point de vue objectif et d’être pédagogique, et qui relève d’une certaine forme d’institution. - Une manière de la trace, de la ligne de pavé qui se fond dans le sol.

topographie des FRONTIÈRES

RÉPERCUSSION / TRACES

REPRÉSENTATION / REPRODUCTION / CONSERVATION

parc

Bernaeur Strasse

parc

CONSERVATION

TRACES

tour

friches

TRACES friches parc

mÉmORIaL Aménagement, sculpture ou plaque commémorant le mur, la chute du mur ou les victimes. Il ne conserve rien du mur, il ne représente pas le mur, il s’inspire du mur et recrée un espace différent.

MÉMORIAL / CONSERVATION bibliothèque du Parlement

RÉPERCUSSION / TRACES

c O N S E R VaT I O N

TRACES friches

ACCROCHES

Où l’on trouve des formes du mur ou de son épaisseur (l’espace du no man’s land) telle qu’elles étaient ; rare.

Topographie des terreurs Check Point Charlie

REPRÉSENTATION East Side Gallery

R E P R É S E N TaT I O N S TRACES

Aménagement représentant le mur, cherchant à recréer tout ou partie de ce qu’il était, mais sans être authentique.

parc

TRacES - FRIcHES Restes de l’épaisseur du no man’s land (sans trace du mur lui-même), pas forcément voués à perdurer.

EXTENSION - RÉPERcUSSION - accROcHE

TRACES friches

Restes de l’épaisseur du mur, dont on s’est servi pour aménager la ville : utilisation des espaces vacants pour installer des parcs, mais aussi utilisation du lieu et de son pouvoir d’attraction pour installer des musées, etc. en rapport avec le mur.

E F Fa c E m E N T

MÉMORIAL

N Berlin, carte de la marche le long du Mur, 22 km

Sans doute l’action la plus fréquente, qui est pourtant visible grâce à la matérialisation du mur par la double rangée de pavé, laissant apparaître des discontinuités 42

43

topographie des FRONTIÈRES

topographie des FRONTIÈRES

départ : OUEST / Heer str sation S-bahn / 11.00 am arrivée : EST / Biesdorf statiOn S-bahn / 15. 00 am longueur : 21 km En avançant tu durée : 4 h croises un bâtiment

[] plus bas que les autres, avec une place et des arbres têtards, le Berlin Oper, et au loin la Technische Universität, et ces bâtiments annoncent pour toi l’entrée dans Berlin.

Après un petit crochet au nord, tu arrives sur la Karl Marx Allee, marquée à son entrée par deux bâtiments surmontés de tours à petits dômes, verts. Tu n’as pas vraiment compris ce changement, ce passage, pourtant elle est par là ta limite Est-Ouest, mais tu ne l’as pas vue, tu as plutôt eu l’impression d’un entremêlement, d’une pelote ou d’un lacet qui résiste et dont tu as vite voulu t’extirper. MUR

En fait, tu penses plusieurs fois « tiens, la porte est là ».

Tu as choisi de partir derrière le Ring, et de le traverser, pour en mesurer l’épaisseur. Tu n’es pas déçue. Tu n’as pas compté le nombre des voies, tu pourras le faire depuis les photos, mais il creuse une faille importante dans la ville. Il crée d’ailleurs un peu de topographie dans cette ville plate, car les ponts selon leur portée doivent se courber, te faisant ainsi faire un petit effort, et puis il génère un point de vue, une grande perspective. Tu vois quelqu’un le regard perdu rester 10 minutes (peut-être plus?) à regarder au lointain. Dans cette ville, sinon, tu as l’impression d’être toujours dans un petit quartier. La ville a beau être immense, et variée, tu ne l’appréhendes jamais dans sa globalité, même un peu. Elle reste toujours à l’échelle humaine. Ces trous, ces plongées, amènent enfin le regard loin, et font prendre conscience du contraste de taille, d’échelle, de soi à la ville. Eh oui, Berlin est énorme, et toi tout petite.

Tu avances sur la Bismark Strasse, que tu as déjà vue, dont tu connais certains bâtiments, qui ont plus de panache. Et juste après, tu aperçois Tiergarten, et sa colonne. Tiergarten marque quelque chose. L’arrivée de ce côté est plaisante et étonnante, encadrée de végétation, une belle végétation, dense, mousseuse, et surtout cet alignement d’arbres, qui restera longtemps, et qui donne l’impression au cycliste, et au piéton, d’être à l’aise. La rue est plus serrée, 2 voies peut-être. Tu avances, comme hier à pied, jusqu’à la Brandenburgen Tor, qui devrait marquer une entrée justement, mais que tu dépasses vivement. Assaillie de touristes comme elle est, on n’y voit rien. A partir de là, tu vois la tour d’Alexanderplatz constamment. La suite de ton trajet t’étonne et fait hésiter : la cathédrale à ta gauche, un bâtiment moderne bleu non identifié à ta droite, un clocher sous la tour, la Spree d’un coup à ta droite, et un parc, et l’arrivée du tram à ta gauche, que tu longes jusqu’à Alexanderplatz.

Une des marches à Berlin, coupe 1 / 6 .

90

91

Ci-dessus, extraits du livret A4 : p. 6-7 « Sommaire », démarche prospective et introduction p. 42-43 Sur les traces du Mur à Berlin, analyse des ruines, pour distinguer les formes de mémoire matérielles et immatérielles p. 90-91 coupe 1 représentant une des 6 marches à Berlin. 53


C . V. Compétences Paysage

Études Lire, analyser et interpréter un site par la cartographie et le relevé de terrain / Comprendre les enjeux des territoires à différentes échelles (place publique, grand territoire) et à différents niveaux (social, géographique, politique, humain, etc.) / Proposer une vision sensible et originale d’un espace. Projet Proposer des pistes et des directions d’aménagement, des scénarii / Prendre parti et affirmer des intentions précises / Traverser les échelles spatiales et temporelles.

Communication

Écrit - Aisance rédactionnelle Argumenter et défendre une position / Choisir des termes forts spécifiques / Rédiger un analyse critique précise et sa bibliographie Maîtrise des logiciels de traitement de texte / Maîtrise de l’orthographe. Design Graphique - Représentation Représenter le projet par coupes, photomontages, plans de projet et maquettes / Exprimer des idées et des informations lisiblement par diagrammes / Éditer et structurer un projet Maîtrise des logiciels inDesign, Illustrator, Photoshop, Autocad. Oral - langue et présentation Structurer un discours, présenter clairement et rapidement un projet. Écouter, sensibiliser, établir et entretenir des relations avec des interlocuteurs variés, groupes ou individuels Anglais C1, Italien A2, Allemand et Hébreu A1.

Transdiciplinarité

Histoire des Arts, Urbanisme, Esthétique, Arts plastiques, Design, Environnement, Architecture Mettre en relation ces différents domaines d’intérêt afin d’enrichir un sujet et un propos. Rester informé des nouvelles technologies et de l’actualité touchant à ces domaines.

Expériences 2013-2014

2013

2013 (juin) 2011-2012

Conception et réalisation de promenades pour l’association Les Promenades Urbaines (75 / Fr) Gabier volontaire sur la frégate l’Hermione, Rochefort (17 / Fr). CAUE 75 / Ateliers pédagogiques hebdomadaires « Lire la ville » et « À la découverte de mon quartier » en écoles élémentaires Agence INterland, 75012 / Assistante chef de projet. Assistance à maitrise d’ouvrage auprès de la DREAL Bourgogne pour la définition de stratégies partagées de développement et d’aménagement durable dans le cadre du projet national des ateliers des territoires. La grande ville en 24h Chrono / participation et enregistrement du trajet pour AP5 Agglomération Maubeuge Val de Sambre (59), ENSP (78) (partenariat dans le cadre des APR - Ateliers Pédagogiques Régionaux) Étude de paysage, travail de prospectives à l’échelle de l’agglomération, orientations et clés d’appropriations de différents sites délaissés en coeur de ville.


2012

Potager du Roi (78) / emploi comme guide-conférencière

2011

Bibliothèque nationale de France (75) / Magasinage et accueil Séminaire forêt avec l’ENGREF (École Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts) à Nancy (54). 3 jours d’arpentage sur site et 2 jours de chantier forestier (rénovation de parcelle forestière).

2010 (Nov) 2010

Agence de Paysage SAALA, Melbourne, (Au). Stage de 4 mois, responsabilité de 2 projets et réponse au concours 2030 Seachange.

2009

Jardin des Plantes de Nantes (44) / Stage personnel : graineterie, et site d’expérimentations botaniques. SNCF en partenariat avec l’ENSP - Atelier 3 « conduire le vivant » / projet insitu et chantier Réhabilitation d’une ancienne voie ferrée en promenade. Association «Les amis du Transformateur», Redon (44) / Stage Apprentissage de techniques traditionnelles : plessage, clayonnage, mise en andain, travaux forestiers divers, aménagement du potager.

Formation 2014

GRETA 75 / Formation Autocad 2014 / 120h / Initiation + Perfectionnement (3D). MAIRIE DE PARIS / cours municipaux semestriel Illustrator et Allemand.

2012-2013

Université Paris 8, Saint-Denis (93) / Master Arts Plastiques spécialité Ésthétique et Histoire des Arts Plastiques Contemporains obtenu avec mention Très Bien « Les échelle de l’habiter, du trottoir à la mégalopole » « Cartographie et atlas en design graphique, 1920-2012 »

2008-2012 2012

École Nationale Supérieure de Paysage Versailles-Marseille (ENSP), Versailles (78). Obtention du diplôme de Paysagiste DPLG, mention Honorable. TPFE (Travail personnel de Fin d’étude) «Topographie des frontières »

2010

RMIT University, Melbourne, (Au) Échange international : 2ème semestre. « Acclimatise. How and when do we design in relation to climatic change ? » Songline : 10 jours de marche avec une tribu aborigène

2008

Lycée La Martinière Diderot, Lyon (69) / CPGE ENS Cachan option Design. Admission à l’ENSP Versailles, classée 6ème. Admissible à l’ENS Cachan - option Design.

2006

Lycée Eugène Livet, Nantes, France / Obention du Baccalauréat STI Arts Appliqués mention Bien.

Concours et Expositions 2013 2012 (Nov) 2010

Lausannejardin 2014 (Ch) avec B. Laguet, designer. Sélectionnée pour l’étape 1 du concours. 2012 : 60 x l’horizon, Galerie Glassbox, Paris (75). Exposition des diplômes de la promotion 2012 de l’École Nationale Supérieure de PaysageVersailles-Marseille. International Garden Show 80 gardens, IBA Hambourg 2013 (De) Projet lauréat du concours, construit d’avril à octobre 2013.



Landscape Architecture Portfolio