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HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE

Freir채ume und G채rten unter Druck Espaces ouverts et jardins sous pression

SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE SUISSE HEIMATSCHUTZ SVIZZERA PROTECZIUN DA LA PATRIA


CONTACT Boulevard Carl-Vogt 65–67 1205 Genève T 022 418 45 50 www.meg-geneve.ch mar–dim: 11h–18h • DATES DE CONSTRUCTION Construit entre 1895 et 1899 par Etienne Poncy Agrandissement 2014: Graber Pulver Architekten AG

LES TRÉSORS DE CE MONDE «Les archives de la diversité humaine» sont abritées dans une véritable chambre forte souterraine. L’agrandissement inauguré en 2014 complète les bâtiments historiques par une aile d’entrée emblématique, à l’enveloppe immaculée. L’ensemble délimite une agréable place de quartier, que le bureau d’architectes-paysagistes Hager Partner a aménagée en jardin urbain. Des objets exceptionnels, un magazine attrayant, une phonothèque comprenant plus de 15'000 enregistrements et un programme de manifestations très varié permettent au MEG de nourrir de hautes ambitions. A la question de savoir comment un musée d’ethnographie doit se positioner à l’ère postcoloniale, l’institution genevoise répond en s’efforçant, entre autres, de déterminer la provenance des objets conservés.

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LES PLUS BEAUX MUSÉES DE SUISSE

DIE SCHÄTZE DIESER WELT «Les Archives de la diversité humaine» befinden sich in einer Art unterirdischem Banktresor. Die 2014 eröffnete Erweiterung ergänzt die historischen Bauten mit einem ästhetisch umhüllten, zeichenhaften Eingangstrakt. Das Ensemble fasst einen einladenden Quartierplatz, der von Hager Partner als städtischer Garten gestaltet wurde. Phänomenale Exponate, ein schön gestaltetes Museumsmagazin, eine Fachbibliothek, Archive mit 15’000 Hörproben und ein vielfältiges Veranstaltungsprogramm untermauern die hohen Ambitionen des MEG. Der Frage, wie sich ethnologische Museen in der postkolonialen Welt positionieren sollen, begegnet die Institution unter anderem mit Provenienzforschung.

GENÈVE / GE

DIE SCHÖNSTEN MUSEEN DER SCHWEIZ

MUSÉE D'ETHNOGRAPHIE DE GENÈVE

WISSEN UND GESCHICHTEN SAVOIRS ET HISTOIRES

Museum der Kulturen Basel, Soltiss Necklace, Design Florie Salnot, Hamburg, 2014 (Foto: Christoph Oeschger)

DIE SCHÖNSTEN MUSEEN DER SCHWEIZ • LES PLUS BEAUX MUSÉES DE SUISSE

Unterirdische Schätze, ein Bürgerpalast der Neorenaissance, ein innovatives Stadtmuseum oder Lichtgestalten in der Rauchküche: Die neuste Publikation der beliebten Reihe «Die schönsten …» präsentiert 50 Museen aus der ganzen Schweiz. Die Museen bespielen bedeutende Bauwerke aus allen Epochen auf intelligente Art und setzen damit frische Impulse. Lassen Sie sich von aktuellen Trouvaillen inspirieren und entdecken Sie vermeintlich Altbekanntes neu!

Des trésors souterrains, un palais bourgeois de style néo-renaissance, un musée de ville innovant ou des ombres chinoises dans une cuisine de château: la nouvelle publication de la collection populaire «Les plus beaux …» présente 50 musées suisses. Ces institutions animent avec intelligence des édifices marquants de toutes les époques. Elles font souffler un air de fraicheur dans ces lieux. Laissez-vous inspirer par les découvertes et retrouvez des endroits que vous pensiez connaître!

120 Seiten, Format A6, zweisprachig D/F Verkaufspreis: CHF 16.—, Heimatschutzmitglieder: CHF 8.— ISBN 978-3-9523994-6-0, Bestellnummer: DSC019D

120 pages, format A6, bilingue fr/de Prix de vente: CHF 16.—, membres de Patrimoine suisse: CHF 8.— ISBN 978-3-9523994-6-0, numéro de référence: DSC019F

Zu bestellen mit portofreier Karte auf der Rückseite oder im Shop unter www.heimatschutz.ch

A commander avec le talon-réponse en dernière page ou dans le shop sur www.patrimoinesuisse.ch


EDITORIAL

2 ZUR SACHE/AU FAIT FORUM 6 Patrick Schoeck-Ritschard Gifte der Fabrik in der geschützten Arbeitersiedlung Sols contaminés dans une cité ouvrière classée 13 Marco Guetg Stefan Rotzler: «Gartenkultur ist die Beschäftigung mit dem freien Raum» «Art paysager: un travail sur des espaces ouverts» 16 Heiner Rodel Gärten und Parks unter Druck Parcs et jardins sous pression 20 Annemarie Bucher Zwischen Hochwasserschutz und Erholungslandschaft Protection contre les crues et valori sation d’espaces de détente 26 GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR 28 FRISCH GESTRICHEN PEINTURE FRAÎCHE SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE SUISSE 30 Prise de position: Installations solaires Positionspapier: Solaranlagen 31 Gartenjahr 2016 Année du jardin 2016 32 Wakkerpreis für Rheinfelden Prix Wakker à Rheinfelden 36 70 Jahre Schoggitaler 70 ans Ecu d‘or 39 Ferien im Baudenkmal Vacances au cœur du patrimoine 40 SEKTIONEN/SECTIONS 44 VON MENSCHEN UND HÄUSERN DES MAISONS ET DES HOMMES 46 BÜCHER/LIVRES 48 LEA, LUC & MIRO ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏ Titelseite: Der Kannenfeldpark in Basel ist eine der 50 Anlagen in der neuen Heimatschutz-Publikation Die schönsten Gärten und Parks der Schweiz. (Foto: Felix Jungo / Schweizer Heimatschutz) Page de couverture: Le parc Kannenfeld de Bâle est l’un des 50 jardins présentés dans la nouvelle publication Les plus beaux jardins et parcs de Suisse. (Photo: Felix Jungo / Patrimoine suisse)

Gartenjahr 2016 Der Schweizer Heimatschutz setzt sich für eine sorgfältige Entwicklung unserer Siedlungen ein. Dabei spielen Grün- und Freiräume eine zentrale Rolle. Wir engagieren uns deshalb in der schweizweiten Kampagne «Gartenjahr 2016 – Raum für Begegnungen» und zünden ein Feuerwerk weiterer Aktivitäten zum Schutz unserer Grünanlagen. Anfang März veröffentlichen wir die Erfolgsgeschichten zum Jubiläum, eine Publikation zu 70 Jahren Schoggitaler für Natur- und Heimatschutz. In diesem Jahr steht der goldene Taler unter dem Thema Gärten und Parks. Finanzielle Mittel fliessen dadurch auch in den Erhalt der geschützten Arbeitersiedlung «Elsässli» in Derendingen SO. Die Böden des industriegeschichtlich bedeutenden Ensembles sind vergiftet. Mit dem Schoggitaler hilft der Schweizer Heimatschutz, dass neue Gärten entstehen können, die Denkmalpflege und Biodiversität gleichermassen Rechnung tragen. Anfang April eröffnet Isabelle Chassot, Direktorin des Bundesamts für Kultur, das Gartenjahr 2016 bei uns im Park der Villa Patumbah. Das vollständige Veranstaltungsprogramm des Schweizer Heimatschutzes zum «Gartenjahr 2016» finden Sie dieser Zeitschrift beigelegt. Ich würde mich freuen, Sie an einer der rund 60 Veranstaltungen unserer Sektionen begrüssen zu dürfen. Und wir bieten weitere Höhepunkte: Im Mai folgt die Übergabe des Schulthess Gartenpreises. Bereits heute können Sie zudem mit dem Bestelltalon auf der Rückseite dieser Zeitschrift unsere aktuelle Publikation Die schönsten Gärten und Parks einfach und kostengünstig bestellen. Adrian Schmid, Geschäftsleiter Schweizer Heimatschutz

Année du jardin 2016 La priorité de Patrimoine suisse est d’encourager un développement soigné de notre milieu bâti. Les espaces verts et non construits jouent à cet égard un rôle central. Nous participons donc activement à la campagne nationale «Année du jardin 2016 – espace de rencontres» en proposant un véritable feu d’artifice d’événements en faveur de la protection de nos espaces verts. Début mars, nous publierons un historique des succès qui ont jalonné les 70 ans de l’Ecu d’or en faveur de la nature et du patrimoine. Cette année, l’Ecu d’or met à l’honneur les parcs et jardins. Une partie des recettes des ventes ira à la remise en état des jardins de la cité ouvrière «Elsässli» de Derendingen (SO). Les sols de cet ensemble constituant un témoin important de notre passé industriel sont contaminés. Grâce à l’Ecu d’or, Patrimoine suisse contribue à la création de nouveaux jardins répondant tant à des critères de conservation du patrimoine que de biodiversité. Début avril, Isabelle Chassot, directrice de l’Office fédéral de la culture, lancera officiellement l’Année du jardin 2016 chez nous au parc de la Villa Patumbah. Le programme complet des manifestations de Patrimoine suisse pour l’«Année du jardin 2016» est joint à l’envoi de ce numéro de notre revue. Je me réjouis de vous saluer à l’une des 60 manifestations qu’organisent nos sections. Nous vous proposons aussi d’autres rendez-vous importants: en mai, la remise du Prix Schulthess des jardins, et dès aujourd’hui, vous pouvez commander simplement et à un prix modique notre publication Les plus beaux jardins et parcs de Suisse à l’aide du talon de commande en dernière page de couverture. Adrian Schmid, secrétaire général de Patrimoine suisse


ZUR SACHE/AU FAIT

EUROPA NOSTRA

Italienische Textbeilage

Les 7 sites les plus menacés

BILLET D’HUMEUR Energies Renouvelables

Ab sofort erhalten die Tessiner Mitglieder die Zeitschrift Heimatschutz/Patrimoine jeweils mit einer Beilage mit den wichtigsten Texten in italienischer Sprache. Das Finestra in lingua italiana kann online gelesen oder unter www.heimatschutz.ch/shop zusammen mit der Zeitschrift kostenlos bestellt werden.

Europa Nostra, la principale organisation européenne œuvrant pour la préservation du patrimoine, a annoncé les 14 monuments et sites présélectionnés pour le programme des «7 sites les plus menacés» en 2016. Ces monuments en danger situés dans 14 pays européens sont entre autres: le palais de Justice de Bruxelles en Belgique, l’aéroport d’Helsinki-Malmi en Finlande, le pont Colbert de Dieppe en France, le château de Divitz en Allemagne, le Kampos de Chios en Grèce, la lagune de Venise en Italie, le château de Rijswijk aux PaysBas, le Y-block à Oslo en Norvège, l’ancienne ville d’Hasankeyf en Turquie et la maison Mavisbank près d’Edimbourg au Royaume-Uni. Certains de ces sites sont menacés en raison d’une négligence ou d’une planification inappropriée, d’autres le sont suite à un manque de ressources ou d’expertise. La liste finale des 7 sites sera dévoilée le 16 mars 2016.

→ www.heimatschutz.ch/finestra

→ www.europanostra.org

James Batten / Schweizer Heimatschutz

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Energies Renouvelables, no 6, décembre 2015

FINESTRA IN LINGUA ITALIANA

Je suis écologiste. J’ai représenté les Verts pendant dix ans au Conseil d’Etat vaudois. Et j’ai installé chez moi les premiers capteurs solaires de mon village en 1977 déjà! C’est dire que je suis convaincu de la nécessité du tournant énergétique. Et pourtant je suis catastrophé par l’image ci-dessus (publiée dans la revue Energies Renouvelables – Erneuerbare Energien)! Si dans 10 ou 20 ans notre pays tout entier devait ressembler à cela, ce serait une horreur. Les toits sont une partie essentielle de l’image d’un lieu, d’un site, d’un paysage; on ne peut pas les massacrer ainsi. Je félicite la Société Suisse pour l’Energie Solaire SSES pour son travail fort utile, mais je regrette qu’elle publie ce genre de photo déplorable. Et je préférerais qu’elle mette en avant les excellentes brochures éditées récemment tant par l’Office fédéral de la culture que par Patrimoine suisse sur «Patrimoine et énergie» et qu’elle s’inspire de leurs contenus. Philippe Biéler, président de Patrimoine suisse

→ Pour en savoir plus sur la prise de position

Installations solaires: Aménager avec soin l’environnement bâti: page 30

→ Pour en savoir plus sur «Patrimoine et

énergie»: page 5

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ILLUSTRIERTE KARTEN AUSZEICHNUNG DES SCHWEIZER HEIMATSCHUTZES

Wakkerpreis für Rheinfelden AG Der Schweizer Heimatschutz verleiht der Stadt Rheinfelden den Wakkerpreis 2016. Die Grenzstadt am Rhein macht deutlich, wie ein vernetztes und langfristiges Denken

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Lebendige Traditionen

von Politik und Behörden – auch über die Landesgrenzen hinweg – die Lebensqualität eines Ortes positiv beeinflussen kann.

Das Bundesamt für Kultur präsentiert auf insgesamt sechs Karten 167 «lebendige Traditionen der Schweiz». Illustriert wurden diese vom Künstler Albin Christen mit spielerisch-originellen Zeichnungen.

→ Weitere Gründe für den Wakkerpreis ab Seite 32

→ Bestellung unter tradition@bak.admin.ch


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Fondazione Valle Bavona

GELESEN IN DER NZZ Störende Bewilligungspraxis «Der Heimatschutz stört sich an der neuen Bestimmung im Raumplanungsgesetz, wonach Solaranlagen für die Strom- oder Wärmegewinnung keiner Baubewilligung mehr bedürfen, wenn sie ausreichend an die Baustruktur angepasst sind. Weiterhin bewilligungspflichtig sind Solaranlagen auf Dächern von Gebäuden, die von nationaler oder kantonaler kulturgeschichtlicher Bedeutung sind. Wie Patrick Schoeck, Leiter Baukultur beim Schweizer Heimatschutz, erklärt, würden aber in den meisten Kantonen die Inventare nicht den Definitionen im Raumplanungsgesetz folgen. Viele wichtige Baudenkmäler seien nur auf kommunaler Ebene geschützt. Hier bestehe ein Klärungsbedarf. (...) Der Heimatschutz verlangt einen sorgfältigen Umgang mit jenen 5 bis 10 Prozent der Gebäude, die denkmalpflegerisch oder punkto Ortsbild interessant sind.» «Unschöne Energiepolitik», Davide Scruzzi in der Neuen Zürcher Zeitung vom 5. Januar 2016

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HEIMATSCHUTZZENTRUM

Anpacken im Valle Bavona Aktiv beim Erhalt der Kulturlandschaft helfen und das Valle Bavona hautnah erleben! Im Rahmen der aktuellen Ausstellung «Valle Bavona – ein Tessiner Bergtal wie kein anderes» bietet das Heimatschutzzentrum an zwei Wochenenden (20./22. Mai oder 23./25. September) angeleitete Freiwilli-

geneinsätze in Kombination mit einer geführten Wanderung entlang dem «Weg der Transhumanz».

→ www.heimatschutzzentrum.ch → Anmeldung bis 10. April (bzw. 31. Juli) an

info@heimatschutzzentrum.ch. Die Teilnehmerzahl ist beschränkt (mind. 6, max. 18).

LU DANS «LA CÔTE» Patrimoine suisse prend position «L’avenir est à l’énergie solaire. Cependant, la promotion de cette ressource ne doit pas aboutir à la destruction inconsidérée de valeurs constitutives de notre passé et de notre identité, estime Patrimoine suisse. (...) Et de prendre clairement position: la promotion de l’énergie solaire doit être menée de manière ciblée, là où se situent les potentiels les plus importants et là où les risques de conflit avec d’autres intérêts publics sont les plus réduits, c’est-à-dire dans les vastes zones industrielles et artisanales. Un soin particulier est de rigueur là où l’intérêt collectif commande de préserver les témoins précieux de notre patrimoine construit, à savoir dans les centres et les sites protégés ainsi que pour d’autres bâtiments de valeur.» «Patrimoine suisse prend position» dans «La Côte» du 7 janvier 2016

HEIMATSCHUTZ VOR 100 JAHREN

Seeuferschutz «Die heute stark hervortretenden und sich geltend machenden Ansprüche der Allgemeinheit nach freiem, Leib und Seele gesund erhaltenden Genuss der Natur sollen vom Heimatschutz beachtet und in weitem Masse befriedigt werden. Der Heimatschutz soll darum dahin wirken, dass wenig oder gar nicht bebaute Uferstrecken an unsern Seen und Flüssen der Allgemeinheit zugänglich gemacht und dem Genusse der natürlichen Schönheiten erschlossen werden. Sämtliche Bauwerke und sonstige Anlagen an Fluss- und Seeufern, die eine reine Nutzforderung oder auch ideale Zwecke zu erfüllen haben, sollen vom baukünstlerischen Standpunkt aus beurteilt werden, wobei die Ingenieurkunst als Teil der allgemeinen Baukunst inbegriffen ist. Dahin gehören: Landungsstege, Waschplätze, Bootshäuser, Badeanstalten, Häfen, Brücken, alle Arten von Quais, Kraftwerke mit

allen dazu gehörigen Bauten, Fabriken, private und öffentliche Gärten, Promenaden, Landhäuser und alle übrigen Nutzbauten oder Werke der höheren Baukunst. (...) An jede noch so kleine Aufgabe dieser Art sollte man mit künstlerischem Ernst und Taktgefühl herantreten. Wir sollen uns davor hüten, in der Frage des Seeuferschutzes das Publikum mit seinen tausendfachen Forderungen und Meinungen als Richter anzurufen, hoffen aber ihm beweisen zu können, dass die Achtung der Fachleute vor der Natur bei aller Geltendmachung der künstlerischen Gesichtspunkte gross genug ist, um sie vor allem Verdacht eines mutwilligen und unnötigen Eingriffs in die Natur sicherzustellen.» «Leitsätze zur Frage ‹Seeuferschutz›»: Prof. Rittmeyer und Richard Bühler im Namen des Zürcher Vorstands in der Zeitschrift Heimatschutz/Patrimoine 3/1916

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DER KOMMENTAR

LE COMMENTAIRE

Mit Kultur gegen die Angst

Le patrimoine contre la peur

Jutta Vogel

L’année 2015 a connu des heures terribles. Outre les horribles 2015 war von Schreckensnachrichten geprägt. IS-Terroristen hamassacres de vies humaines qu’ils ont commis en Syrie et ailben nicht nur in Syrien und andernorts furchtbare Massaker angerichtet, sondern auch die Kultur in all ihren Formen ins Visier leurs, les terroristes de Daech s’en sont pris à la culture sous genommen: Bibliotheken wurden verwüstet, Musikinstrumente toutes ses formes, dispersant les livres des bibliothèques, interverboten und viele auch über tausend Jahre alte Denkmäler dem disant les instruments de musique, détruisant des sculptures Erdboden gleichgemacht. parfois vieilles de plus de mille ans! Non contents d’avoir décapité l’ex-directeur du site archéoloEs reichte ihnen nicht, den ehemaligen Chefarchäologen von Palmyra zu enthaupten und seinen Leichnam auf offener Strasse an gique de Palmyre en Syrie (suspendu par les pieds en pleine rue – den Füssen aufzuhängen – eine Barbarei, die absolut sprachlos on en reste sans voix), ils ont dynamité les monuments extraormacht. Ebenso sprengten sie einzigartige Bauten dieser antiken dinaires de cette cité antique, réduisant en poussière de Stadt in die Luft und vernichteten so unvéritables trésors mondiaux. Au final, jamais autant de sites n’auront été déersetzliche Schätze der Weltgeschichte. Nie wurden so viele wertvolle Stätten zertruits qu’en 2015. stört wie 2015. Notre patrimoine, notre culture sont visés parce qu’ils constituent préciséUnser historisches Erbe, ja die Kultur an sich, geraten ins Fadenkreuz, weil sie unment notre force. Ce sont nos racines, la sere Stärke sind. Sie sind unsere Wurzeln, base et le ciment de notre communauté, der Zement unserer Gemeinschaft, die de nos valeurs, de nos fondements. Ce Grundlage unserer Werte und nicht zusont des instruments de liberté. letzt Instrumente im Dienste der Freiheit. Depuis les événements de Paris, l’Europe Nach den Anschlägen in Paris griff in ganz entière a pris peur. Mais elle a aussi réagi positivement, avec vigueur et fierté. Europa die Angst um sich. Aber Europa hat Philippe Biéler auch positiv reagiert: mit EntschlossenCar notre patrimoine culturel, certes Président de Patrimoine suisse menacé, représente également notre heit und Stolz. principal atout. Loin de nous laisser intimider, nous pouvons Denn unser kulturelles Erbe wird zwar bedroht, aber es ist auch au contraire affirmer haut et fort nos valeurs en nous appuyant unser grösster Trumpf. Wir dürfen uns nicht einschüchtern lassur notre riche histoire. sen, sondern müssen klar für unsere Werte einstehen. «Die Zerstörung von Palmyra ist ein unsägliches Verbrechen gegen «La destruction de Palmyre constitue un crime intolérable die Zivilisation, aber 4500 Jahre Geschichte können niemals auscontre la civilisation, mais n’effacera jamais 4500 ans d’hisradiert werden», so UNESCO-Direktorin Irina Bokova. «Jeder dietoire …», a affirmé Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO. ser Angriffe spornt uns dazu an, das Erbe der Menschheit in Muse«Chacune de ces attaques nous appelle à partager encore davanen, Schulen, Medien und zu Hause noch stärker zu pflegen.» tage le patrimoine de l’humanité, dans les musées, les écoles, In Italien, wo das Kulturerbe von jeher einen besonderen Platz les médias, à la maison.» En Italie, où l’on a toujours été très sensible au patrimoine, le einnimmt, erklärte Ministerpräsident Matteo Renzi am vergangenen 24. November, die Menschen seines Landes könnten auch président du Conseil Matteo Renzi a déclaré avec force et convicdurch Propaganda nie dazu gebracht werden, Musik zu hassen: tion le 24 novembre dernier, à propos de la culture en général : «Musik ist Schönheit und Zauber. Italien ist und bleibt die Hei«Nous n’accepterons jamais de haïr la musique, qui est beauté, mat der Musik und nicht des Hasses. Sie zerstören Statuen, wir charme, profondeur et légèreté en même temps: l’Italie est la sind die Blauhelme der Kultur. Sie verbrennen Bücher, wir erpatrie de la musique, non de la haine. Ils détruisent les statues, öffnen Bibliotheken ...» nous voulons les Casques bleus de la culture. Ils brûlent les Die Kultur ist ein überaus wichtiges Mittel gegen die Gewalt. livres, nous ouvrons les bibliothèques (…).» Wenn kulturelle Werte angegriffen werden, müssen wir sie verIl faut affirmer avec force l’importance de la culture comme teidigen! Hass entsteht, wenn Bildung fehlt und Hoffnungslosigantidote à la violence. Elle est attaquée, renforçons-la! La haine est fille de l’inculture et du désespoir, opposons-lui la force des keit herrscht. Bekämpfen wir den Hass mit all dem, was uns wichvaleurs, de l’histoire, du patrimoine. En période de crise, c’est tig ist, mit unserer Geschichte und unserer Kultur. In der Krise ist dans la culture que nous pouvons trouver l’espoir, l’ouverture es die Kultur, die uns Hoffnung, Offenheit und Vertrauen schenkt, et la confiance pour sortir de la peur et de l’intolérance. sodass Angst und Intoleranz überwunden werden können. Alors qu’au milieu de la guerre, on lui demandait de couper les Als Churchill mitten im Krieg aufgefordert wurde, die Kulturkredite zu kürzen, antwortete er: «Aber wofür kämpfen wir dann?» crédits de la culture, Churchill aurait répondu: «Mais alors, Wir sind stolz auf unser historisches Erbe, das ein wesentliches pourquoi nous battons-nous?» Nous sommes fiers de notre patrimoine, élément essentiel de la Element der Kultur ist. Lassen wir uns von der Angst nicht lähculture. «Même pas peur!» men: «Même pas peur!» → www.patrimoinesuisse.ch/commentaire →  www.heimatschutz.ch/kommentar

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ZUR SACHE/AU FAIT

Schoggitaler

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FERIEN IM BAUDENKMAL Stütze der Baukultur werden! Durch eine sorgsame Instandstellung und spätere Nutzung als Ferienunterkunft werden Baudenkmäler langfristig gesichert. Die vom Schweizer Heimatschutz gegründete Stiftung Ferien im Baudenkmal wird das schon bald an zwei weiteren Objekten aufzeigen: am Haus Tannen – einem zweigeschossigen, im Kern um 1341 erstellten Blockbau in Morschach SZ (vgl. Seite 39) – und am Taunerhaus – einem im Berner Seeland gelegenen Kleinbauernhaus aus dem 19. Jahrhundert. Generell können die restaurierten Gebäude mit den Mieteinnahmen kostendeckend erhalten und betrieben werden, doch für die fachgerechte Renovation weiterer Baudenkmäler fehlen die Mittel. Diese müssen aus Spenden und Beiträgen Dritter generiert werden. Helfen Sie, gefährdeten Bauten eine langfristige Zukunft zu sichern, und werden Sie zu einem Teil des neuen «Tragwerks» von Ferien im Baudenkmal. Sei es einmalig als Spender/in oder wiederkehrend als sogenannte «Stütze». Unterstützen Sie Ferien im Baudenkmal, und profitieren Sie im Gegenzug von der Möglichkeit zu exklusiven Frühbuchungen der Top-Ferienobjekte.

→ Informationsflyer unter www.magnificasa.ch

ERFOLGSGESCHICHTEN ZUM JUBILÄUM

70 Jahre Schoggitaler Anlässlich des 70-Jahr-Jubiläums des Schoggitalers von Schweizer Heimatschutz und Pro Natura ist ein Büchlein mit zwölf Geschichten erschienen, die den nachhaltigen Erfolg der Taleraktionen im Lauf der

letzten Jahrzehnte dokumentieren. Es zeigt eindrücklich, welche heute selbstverständlichen Objekte gerettet werden konnten.

→ Eine der Erfolgsgeschichten und weitere

Informationen zum Büchlein auf Seite 36

NEU AUFGELEGT Heimatschutz-Leitbild Der Schweizer Heimatschutz hat sein Leitbild neu aufgelegt. Es hat inhaltlich keine Änderungen erfahren – was vor Jahren formuliert wurde, ist heute immer noch topaktuell – kommt aber in aufgefrischtem Kleid daher.

→ Das Leitbild in

deutscher, französischer und italienischer Sprache kann kostenlos unter www.heimatschutz.ch/shop bestellt werden.

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TAGE DES DENKMALS 2016

NOUVELLE BROCHURE

«Oasen» gesucht

Concilier patrimoine et énergie

Unter dem Titel «Oasen» rücken die Denkmaltage am 10. /11. September 2016 historische und erhaltenswerte Freiräume, Parks, Gärten und Plätze ins Rampenlicht. Wer eine solche «Oase» dem breiten Publikum zugänglich machen will oder einen anderen passenden Beitrag als Veranstalter zu den Denkmaltagen leisten möchte, kann die Nationale Informationsstelle zum Kulturerbe NIKE kontaktieren.

L’Office fédéral de la culture (OFC) et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) publient une brochure commune sur le thème «Patrimoine et énergie». Des exemples de réalisations probantes, des concepts d’aménagement et des plans d’action y donnent des pistes sur la manière de concilier harmonieusement sauvegarde de notre riche patrimoine bâti et consommation d’énergie adaptée aux besoins contemporains.

→ www.hereinspaziert.ch

→ www.bak.admin.ch

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FORUM

HELFEN MIT DEM SCHOGGITALER 2016

Gifte der Fabrik in der geschützten Arbeitersiedlung Teerplatten, die vor Jahrzehnten für Gartenwege Verwendung fanden, werfen einen langen Schatten auf die Arbeitersiedlung «Elsässli» in Derendingen SO. Die Böden des industriegeschichtlich bedeutenden Ensembles aus den 1870er-Jahren sind vergiftet. Mit dem Schoggitaler 2016 hilft der Schweizer Heimatschutz mit, dass neue Gärten entstehen können, die Denkmalpflege und Biodiversität gleichermassen Rechnung tragen. Patrick Schoeck-Ritschard, Schweizer Heimatschutz

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James Batten

FORUM

Die Sorge um das industrielle Erbe wird zur Kostenfalle Von blossem Auge kaum erkennbar, verweisen die Partikel auf die enge Verbindung zwischen der ab 1872 erbauten «Kammgi» und der gleichzeitig gebauten Arbeitersiedlung. Das «Elsässli» wurde im damals noch ländlichen Derendingen erbaut, um den Facharbeiterfamilien, die im Zuge des Deutsch-Französischen Kriegs 1870/71 ausgewandert waren, eine neue Heimat zu geben. Über hundert Jahre blieb die Siedlung im Eigentum der Spinnerei und wurde von ihr verwaltet und unterhalten. Die damalige Form des pragmatischen Recyclings des Baumaterials der Fabrik sollte sich Jahrzehnte später rächen. Roger Blanchat legt die Fakten auf den Tisch: «Die Sanierung unseres Gartens kostet rund 50 000 Franken. Dieses Geld wollten wir eigentlich

«Sämtliche Böden des Ensembles enthalten gesundheitsgefährdende Substanzen.»

Der friedliche Eindruck täuscht: Die Böden rund um die 27 Häuser der Arbeitersiedlung «Elsässli» in Derendingen sind vergiftet. L’impression de tranquillité est trompeuse: les sols des jardins des 27 maisons de la cité ouvrière «Elsässli» de Derendingen sont contaminés.

«

Natürlich waren wir geschockt, als wir erfuhren, dass die Kinder unseren Garten nicht mehr betreten dürfen», erklären Roger und Franziska Blanchat. Nur ein halbes Jahr, nachdem sie 2010 eines der 27 Häuser der Arbeitersiedlung «Elsässli» erworben hatten, kam vom Amt für Umwelt des Kantons Solothurn die Nachricht, dass sämtliche Böden des Ensembles gesundheitsgefährdende Substanzen enthielten. Verantwortlich für diese Einschränkung sind Teerplatten vom Dach der benachbarten Kammgarnspinnerei, die bereits vor 1950 ihre Zweitnutzung als Gartenwege gefunden hatten. Sie bröckelten langsam vor sich hin und setzen kleinste polyzyklische aromatische Kohlenwasserstoffe frei, die sich über die Jahrzehnte im Boden ausbreiteten.

für den Ausbau des Dachgeschosses verwenden.» Das Geld sei eine Sache. Noch stärker bedrücke sie die inzwischen jahrelange Ungewissheit: «Während unsere Kinder aufwachsen, ging die Geschichte zwischen den Ämtern hin und her und gelangte bis vor Bundesgericht. » Tatsächlich ist der Fall delikat: Die Gemeinde Derendingen hatte 1988 die Arbeitersiedlung als Ganzes erworben, um dem weitgehend intakten Denkmal der Schweizer Industriegeschichte eine Zukunft zu geben. 1991 stellte der Kanton die Siedlung als Ganzes unter Schutz und konnte hierfür Bundesgelder einsetzen. Das denkmalpflegerische Engagement der Gemeinde geriet zur Retourkutsche: Als einstige Wiederverkäuferin haftet sie nun – zumindest teilweise – für die verseuchten Böden. Die Gefahr einer Banalisierung abwenden Für die Sanierung der 27 Gärten wird mit Kosten von rund 1,4 Millionen Franken gerechnet. Hansruedi Meyer, Präsident der Interessensgemeinschaft Elsässli, erklärt: «Die Investitionen sind immens und bringen viele Eigentümer ans finanzielle Limit. Es geht aber auch um die Frage, wie unsere Siedlung nach einer Sanierung aussehen soll. Es macht für uns keinen Sinn, viel Geld zu investieren, wenn wir später von Thujahecken und properen Rasenflächen umgeben sind. Wir wollen die Eigenheiten unserer Siedlung bewahren.» In seiner Sorge um die vorhandenen Qualitäten der Siedlungsumgebung gelangte Hansruedi Meyer unter anderem an den Schweizer Heimatschutz. Nach einer eingehenden Begutachtung und verschiedenen Gesprächen stand fest: Die Zukunft des «Elsässli» hängt davon ab, wie die bisher nur rudimentär geschützten Qualitäten der vorhandenen Bepflanzung in eine neue Zukunft überführt werden können. Der Schweizer Heimatschutz erklärte sich zur fachlichen und finanziellen Mithilfe bereit. Nach seiner Zusage trafen sich rasch sämtliche Akteure am runden Tisch. Die kantonalen Ämter, die Eigentümer und die Gemeinde waren sich einig, dass es nun an der Zeit sei, eine konkrete Grundlage zur ökologisch und denkmalgerechten Sanierung der Böden erarbeiten zu lassen.

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FORUM

Repro: Hansruedi Riesen, Bestand Denkmalpflege Kanton Solothurn

Ein Leitbild zur Sicherung der vorhandenen Qualitäten Das Büro SKK Landschaftsarchitekten erhielt den Auftrag, den bestehenden kantonalen Schutzplan der Siedlung um ein Leitbild zu ergänzen, das die vorhandenen Qualitäten der Landschaftsgestaltung festhält und Wege zu einer zukünftigen Bepflanzung nach der Sanierung der Böden aufzeigt. Dem heutigen Charakter der Siedlung entsprechend, sollten die einzelnen Eigentümer weiterhin ihre privaten Grünflächen innerhalb eines bestehenden Grundgerüstes nutzen und verändern können. Die Grundregeln des Leitbildes verlangen, dass vornehmlich einheimische Gewächse Verwendung finden. Ebenso dürfen keine durchgehenden, immergrünen Hecken gepflanzt werden, die den durchlässigen Charakter und die zahlreichen Sichtbezüge innerhalb der Siedlung beeinträchtigen. Steingärten und überdimensionierte Plattenbeläge für Sitzplätze sind ebenso wenig erwünscht. Mit diesen Vorgaben wird die ursprüngliche Gestaltung der Gärten nicht wiederhergestellt. Die Grundstücke wurden in den 1870er-Jahren derart gross angelegt, um den Familien ein hohes Mass an Selbstversorgung zu ermöglichen. Fotografien aus der

Ehemalige Kammgarnspinnerei mit Arbeitersiedlung «Elsässli» im Vordergrund, Flugaufnahme um 1920 L’ancienne filature et la cité ouvrière «Elsässli» au premier plan, vue aérienne vers 1920

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Zeit vor 1950 zeigen noch ihre intensive Nutzung als Pflanzgärten. Da die Lebensmittel rund die Hälfte der Haushaltungskosten wegfrassen, entlastete jeder selbst gepflanzte Kohl, jeder Salat, jede Kartoffel und jedes Rüebli das Famlienbudget. Das Leitbild will gleichwohl zum Eigenanbau auf den grosszügigen Parzellen motivieren. Davon möchte auch die Familie Blanchat profitieren. Sie plant, ein Gemüsebeet anzulegen und einige Beerensträucher zu pflanzen. Ihre bald drei Kinder sollen erfahren, wie viel Geduld und Arbeit es braucht, bis eine Gurke auf dem Esstisch landet. Im Frühjahr dieses Jahres soll der lang ersehnte Plan endlich umgesetzt werden.

→ Das «Elsässli» kann am 4. Juni 2016 im Rahmen des

Gartenjahres 2016 besucht werden. Petra Schröder, Verfasserin des Leitbildes, und Hansruedi Meyer, Präsident der IG Elsässli, führen durch die Siedlung. Mehr dazu im Veranstaltungsprogramm, das diesem Heft beiliegt, und unter www.heimatschutz.ch/gartenjahr


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James Batten

Les jardins privés de la cité ouvrière «Elsässli» de Derendingen devront respecter les qualités de l’ensemble existant. Die privaten Grünf lächen des «Elsässli» in Derendingen sollen dem heutigen Charakter der Siedlung entsprechend erhalten werden.

LE COUP DE POUCE DE L’ÉCU D’OR 2016

Sols contaminés dans une cité ouvrière classée Les dalles bitumées utilisées il y a quelques décennies pour aménager des sentiers dans les jardins jettent une ombre funeste sur la cité ouvrière «Elsässli» de Derendingen (SO). Les sols de cette cité ouvrière des années 1870, témoin remarquable de notre patrimoine industriel, sont contaminés. Par la vente de l’Ecu d’or 2016, Patrimoine suisse souhaite contribuer à la réalisation de nouveaux jardins respectueux tant de la biodiversité que de la conservation du patrimoine. Patrick Schoeck-Ritschard, Patrimoine suisse

«

Naturellement, nous avons été choqués d’apprendre que les enfants ne devaient plus se tenir dans nos jardins», expliquent Roger et Franziska Blanchat. En 2010, six mois seulement après qu’ils aient acheté l’une des 27 maisons de la cité ouvrière «Elsässli», l’Office de l’environnement du canton de Soleure leur a annoncé que tous les sols des jardins de l’ancienne cité ouvrière étaient contaminés par des substances dangereuses pour la santé. La faute à des anciens éléments de la toiture de la filature voisine qui avaient été recyclés en 1950 déjà pour daller les

jardins! Ces plaques se sont lentement désintégrées, libérant dans les sols des hydrocarbures aromatiques polyhalogénés au fil des décennies. La sauvegarde du patrimoine tourne au gouffre financier Pratiquement invisibles à l’œil nu, les particules nocives sont la signature des liens étroits entre la filature construite dès 1872 et la cité ouvrière réalisée à la même époque. La cité «Elsässli» fut édifiée dans la commune, encore rurale à l’époque, de Derendin-

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gen pour accueillir les familles des ouvriers spécialisés qui fuyaient la guerre franco-allemande de 1870/71. Durant un siècle, la cité resta la propriété de la filature qui l’administra et en assura l’entretien. Quelques décennies plus tard, le recyclage des matériaux de construction de la filature entrepris de façon pragmatique est lourd de conséquences. Roger Blanchat met les choses à plat: «L’assainissement de notre jardin coûte 50 000 francs. Or, nous pensions utiliser cet argent pour aménager les combles.» L’argent est une chose. Le plus préoccupant reste l’incertitude qui a prévalu durant toutes ces années: «Alors que nos enfants grandissaient, le dossier a été refilé d’une autorité à l’autre pour finir au Tribunal fédéral.» L’affaire est effectivement délicate: en 1988, la Commune de Derendingen avait fait l’acquisition de l’ancienne cité ouvrière dans le but d’assurer la pérennité de ce témoin intact de l’histoire in-

«Il serait insensé d’investir d’importantes sommes d’argent pour nous retrouver au final avec des gazons uniformes entourés de haies de thuyas. Le maintien des caractéristiques de la cité ouvrière nous tient à cœur.» dustrielle de la Suisse. En 1991, le canton avait placé sous protection l’ensemble de la cité ouvrière et avait pu ainsi obtenir des fonds fédéraux. L’engagement de la commune en faveur de la protection de ce patrimoine s’est retourné contre elle: en tant qu’ancienne propriétaire et revendeuse, elle est considérée comme responsable – du moins en partie – des sols contaminés. Eviter le risque de banalisation L’assainissement des 27 jardins est estimé à quelque 1,4 million de francs. Hansruedi Meyer, président de l’association de défense des intérêts de la cité «Elsässli», explique: «C’est un investissement énorme, à la limite des capacités financières de nombreux propriétaires. Il faut également considérer le résultat esthétique de cet assainissement. Il serait insensé d’investir d’importantes sommes d’argent pour nous retrouver au final avec des gazons uniformes entourés de haies de thuyas. Le maintien des caractéristiques de la cité ouvrière nous tient à cœur.» Soucieux de la préservation des qualités de l’ensemble des espaces extérieurs, Hansruedi Meyer s’est adressé, entre autres, à Patrimoine suisse. Une expertise approfondie et plusieurs entretiens ont abouti au constat suivant: l’avenir de la cité «Elsässli» dépend de la façon dont on parviendra à repenser et renouveler la végétalisation d’origine, plus ou moins préservée jusqu’à présent. Patrimoine suisse s’est ensuite déclaré disposé à apporter une aide technique et financière. Une fois cet accord donné, tous les acteurs n’ont pas tardé à se réunir autour d’une même table.

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Les offices cantonaux, les propriétaires et la commune ont ainsi convenu qu’il était opportun d’élaborer un document de base concret pour entreprendre un assainissement des sols qui soit à la fois écologique et respectueux de ce patrimoine industriel. Une charte pour préserver les qualités existantes Le bureau d’architecture paysagère SKK a ainsi été mandaté pour compléter le plan cantonal de protection existant par une charte qui pérennise les qualités de l’aménagement paysager et présente des propositions de nouvelle arborisation après l’assainissement des sols. Dans la droite ligne des caractéristiques qui prévalaient jusqu’alors, les propriétaires individuels devaient pouvoir utiliser et modifier leurs jardins privés dans les limites des équipements de base existants. Selon les règles de base de cette charte, il faut privilégier les essences indigènes. De même, il est exclu de planter des haies continues et sempervirentes qui auraient un effet rideau et occulteraient les dégagements et les perspectives visuelles à l’intérieur de l’ensemble. De même, les jardins de rocaille et les revêtements surdimensionnés pour des aménagements de jardin ne sont pas souhaités. L’application de ces indications n’aboutira pas à la restauration à l’identique des jardins d’origine. Les parcelles ont été généreusement délimitées dans les années 1870 pour que les familles puissent assurer du mieux possible leur autoapprovisionnement. Des photographies d’avant 1950 témoignent de leur utilisation intensive en tant que jardins potagers. A cette époque, les fruits et légumes représentaient environ la moitié du budget des ménages. La production de choux, de salades, de pommes de terre ou de carottes allégeait donc considérablement le budget familial. La charte cherche également à motiver les familles à cultiver leurs légumes sur ces parcelles très généreuses. La famille Blanchat aimerait également profiter de cette possibilité. Elle envisage de faire un jardin potager et de planter quelques arbustes à baies. Leurs enfants (trois bientôt) devraient bientôt apprendre à mesurer la patience et le travail nécessaires pour qu’un concombre puisse atterrir sur la table familiale. Le projet de plantation mûrement réfléchi devrait être mis à exécution au printemps prochain.

→ La cité ouvrière «Elsässli» pourra se visiter le 4 juin

dans le cadre de l’Année du jardin 2016. Petra Schröder, auteure de la charte, et Hansruedi Meyer, président de l’association Elsässli, guideront les visites. Pour en savoir plus, consulter le programme des manifestations joint au présent numéro, et le site: www.patrimoinesuisse.ch/anneedujardin


James Batten

Die Familie Blanchat im Garten der Arbeitersiedlung «Elsässli». Mit dem Schoggitaler 2016 hilft der Schweizer Heimatschutz mit, dass neue Gärten entstehen können. La famille Blanchat dans le jardin de la cité ouvrière «Elsässli». Par la vente de l’Ecu d’or 2016, Patrimoine suisse souhaite contribuer à la réalisation de nouveaux jardins.

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Marion Nitsch

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Landschaftsarchitekt Stefan Rotzler: «Je enger wir im urbanen Raum zusammenrücken müssen, desto wichtiger wird die qualitativ gute Gestaltung des Freiraumes auf allen Massstabsebenen.» Pour l’architecte-paysagiste Stefan Rotzler: «Plus le tissu urbain est dense, plus la conception des espaces ouverts doit être de qualité, et ce à tous les niveaux.»

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IM GESPRÄCH MIT STEFAN ROTZLER

«Gartenkultur ist die Beschäftigung mit dem freien Raum» Stefan Rotzler ist Landschaftsarchitekt. Heute ist er vor allem beratend tätig, begleitet Wettbewerbe oder vergibt als Jurymitglied Preise im In- und Ausland – unter anderem ist er Präsident der Kommission des Schulthess Gartenpreises. Ein Gespräch über den Gegenstand Garten und die Kultur des Freiraumes.  Marco Guetg, Journalist, Zürich Herr Rotzler, nach vier Semestern Kunstgeschichte an der Uni Zürich brachen Sie 1975 das Studium ab, machten ein Gartenbaupraktikum und entschieden sich dann, am Technikum in Rapperswil Landschaftsarchitektur zu studieren. Das war eine Zäsur mit tieferer Bedeutung, oder? Ja. Ich wuchs in einer Familie auf, in der Kunst stets das Hauptthema war. Mein Vater war Kunsthistoriker und Publizist, meine Mutter Kunsthändlerin. Da war es naheliegend, dass ich in ihre Fussstapfen trat. Doch ich wollte meinen eigenen Weg gehen, und so kam es zum Bruch. Vom Hörsaal ging es in den Garten. Ich hackte, pflanzte und schaufelte, einen Winter verbrachte ich in der Baumschule. Danach war klar: Ich wollte Landschaftsarchitekt werden. Weshalb entschieden Sie sich für ein Gartenbaupraktikum? Sie hätten ja auch sonst etwas auf dem Bau tun oder bei der Migros jobben können! Das hatte mit der 68er-Zeit zu tun, mit ihren Idealen, der FlowerPower-Bewegung und der damaligen Überzeugung, «dass die Natur gut ist». Dazu kamen prägende Reiserlebnisse und Begegnungen. Die Summe all dessen hat schliesslich dazu geführt, dass ich Landschaftsarchitektur studierte … … explizit an einem Technikum und somit an einem Ort, wo das Praktische wichtiger war als die Theorie? Ja, eindeutig – Gärten und Landschaften sind nun einmal etwas eminent Physisches und Reales. Da sind praktische Fragen wichtig: Welcher Baum wächst wo? Wie verläuft ein Weg? Welches Material spüre ich unter meinen Füssen? Sie führen seit 2014 kein eigenes Büro mit Angestellten mehr. Welches sind heute Ihre beruflichen Schwerpunkte? Ich berate, sitze in Jurys, bin in Wettbewerbsverfahren involviert und dort gern gesehen als erfahrener, zielstrebiger, fröhlicher Experte, der als «freier Denker» eine Siedlung oder einen Park oder einen Stadtteil neu denken kann. Wir sitzen hier in einem Ihrer Atelierhäuser in Gockhausen bei Zürich inmitten von weiteren Ateliers und Stallungen, alles eingebettet in Natur. Ist dieser Ort die Verwirklichung Ihres Traumes von Raum?

So ist es! Die Anlage basiert auf einer Vision und einem Entwurf des konkreten Künstlers Gottfried Honegger. Hier haben seit den 1950er-Jahren Maler und Dichter gelebt, geschrieben oder ihre Kunstprojekte entwickelt. Ein häufiger Gast war zum Bespiel Max Frisch. Den Geist dieses Ortes – er heisst übrigens Ursprung! – pflegen wir seit bald 30 Jahren und entwickeln ihn weiter. Wir wohnen und arbeiten hier, halten unsere Tiere, organisieren Ausstellungen, Lesungen, Theater, vermieten die Räume für Seminare, Feste ... – an diesem Ort wollen wir im Kleinen und ganz ohne Sendungsbewusstsein einen Weltentwurf verwirklichen, in dem Kreativität gelebt wird. Verraten Sie mir: Was verstehen Sie unter Gartenkultur? Gartenkultur ist die Beschäftigung mit dem freien Raum. Dazu gehören der Boden, die Pflanzen, die Jahreszeiten, die Veränderungen. Denn ein Garten hat mit Wachsen und Vergehen zu tun, mit Blühen und Verblühen. Die Dimension der Zeit wie der Vergänglichkeit ist für mich die Hauptbotschaft der Gartenkultur. Ein Garten kommt aus der Vergangenheit. Er wurzelt in der Gegenwart und weist in die Zukunft. Da öffnen sich immer wieder neue Dimensionen und Perspektiven. Welchen Stellenwert hat die Landschaftsarchitektur in der Stadtplanung? Unsere Position hat sich in den letzten Jahren enorm verbessert. Die Gestaltung des Freiraumes ist in einem Architekturverfahren inzwischen von Anfang an ein Thema. Und: Je enger wir im urbanen Raum zusammenrücken müssen, desto wichtiger wird die qualitativ gute Gestaltung des Freiraumes auf allen Massstabsebenen. Worauf führen Sie diesen Paradigmenwechsel zurück? Einerseits zeigt das stete Intervenieren und Mitdiskutieren unseres Berufsstandes Wirkung. Anderseits erfolgte eine Sensibilisierung über die Architekturschulen. An der ETH in Zürich zum Beispiel unterrichten zwei Fachkollegen Landschaftsarchitektur. Vor allem aber lechzt unsere immer digitaler werdende Gesellschaft nach Gärten, Landschaften und Freiräumen. Können Schweizer Plätze gestalten? Nun … da müssen wir wohl noch dazulernen. Eine Schwierigkeit liegt meines Erachtens in der Konkurrenzsituation. Wettbewer-

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be führen häufig zu Entgleisungen. Jeder Einzelne will etwas bieten und übertreibt, sodass sich die Entwürfe oft in Richtung Design oder gar Überdesign bewegen. Dabei wäre die Lösung ganz einfach: Ziel müsste sein, dass man die entwerfende Hand nicht so vordergründig bemerkt und der gestaltete Raum sich wie selbstverständlich als vielseitig nutzbar und gut gestaltet präsentiert. Fast beiläufig ... Hat der Garten in der Schweiz eine Lobby? Nein. Was dem Garten hingegen hilft, ist die Ökonomie. Einen neuen Stadtteil oder eine gute Wohnsiedlung kann man heute auch über einen intelligent gestalteten Freiraum verkaufen. Er schafft Mehrwert. Insofern ist die Ökonomie unsere grösste Lobby. Ein Aspekt bei der Planung ist der Einbezug der Bevölkerung. Geschieht dies zur Genüge? Ohne Einbezug der Betroffenen, der Nutzer, geht es gar nicht. Wo verdichtet wird, sind auch mehr Menschen involviert. Entsprechend nehmen die Ansprüche zu. Eine Stadt zu gestalten, hat etwas mit einem grossen Marktplatz zu tun: Es muss verhandelt werden, bis sich die verschiedenen Interessen finden. Der Schweizer Heimatschutz und andere Verbände haben 2016 zum Gartenjahr erklärt. Was versprechen Sie sich davon? Eine eigentliche Initialzündung. Und dass all die intelligenten, einzelnen Aktivitäten und Projekte eine Art grüne Lawine auslösen und einen Bewusstseinsprozess anstossen, der die ganze Nation erfasst. Wenn Sie auf die Website des Gartenjahres 2016 gehen (www.gartenjahr2016.ch) sehen Sie, dass da ganz vieles in Vorbereitung ist: Besichtigungen, Ausstellungen, kleinere und grössere Projekte. Das Gartenjahr läuft ja unter dem Zusatz «Raum für Begegnungen». Da haben Sie wieder den Marktplatz, den Austausch, den sozialen Aspekt. Sie sind seit 2013 Präsident der Kommission des Schulthess Gartenpreises. Welches ist die Aufgabe dieser Kommission? Die vom Schweizer Heimatschutz eingesetzte Kommission besteht aus Vertretern der Familie Schulthess und ein paar Fachleuten, die jedes Jahr ein Hauptthema setzen, entsprechende Freiräume, Gärten, Parks suchen und schliesslich den prägnantesten von ihnen zuhanden des Zentralvorstands des Schweizer Heimatschutzes für den Schulthess Gartenpreis vorschlagen. Wie definiert die Kommission den Begriff Garten? Sehr breit. Letztes Jahr zum Beispiel haben wir die «Plantages» in Lausanne ausgezeichnet, ein handfestes Urban-GardeningProjekt. 2014 war es das innerstädtische Gebiet um den Aabach in Uster, ein Jahr zuvor ging die Auszeichnung an die Erlenmatt, einen neuen Stadtteil von Basel. Zwischen der Erlenmatt in Basel und den «Gärtli» in Lausanne liegen Welten. Der Schritt zurück ins Kleinräumige, Gärtnerische war ein bewusster Entscheid. Denn sowohl in Basel wie in Uster wurden städtebauliche Projekte von strategischer Bedeutung ausgezeichnet. Damit tangiert der Schulthess Gartenpreis auch ähnliche

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Intentionen, die der Schweizer Heimatschutz mit seinem Wakkerpreis hegt. Wir wollen ihn aber nicht konkurrenzieren. Im Gegenteil. Unser Ziel ist es vielmehr, dass der Schulthess Gartenpreis als eigenständige Stimme wahrgenommen wird, die mit ganz konkreten Gartenprojekten zu tun hat Ein solcher Preis ist eine schöne Auszeichnung. Hat er auch Wirkung? Wie stark er im Allgemeinen wirkt, kann ich nicht beurteilen. Im Einzelfall aber durchaus. Ich erinnere mich an 2012, als der Preis für die Revitalisierung der Aire-Flusslandschaft in Genf gesprochen wurde. Dies geschah in einem Moment, als die Realisierung der dritten und vierten Etappe noch nicht ganz gesichert war. Nach der Auszeichnung durch den Schulthess Gartenpreis war dann sofort klar, dass das Gesamtprojekt weiterverfolgt wird. Wissen Sie schon, wer dieses Jahr in die Kränze kommt? Ja, aber ich darf es noch nicht verraten. Nur so viel: Es geht um die Erhaltung, Pflege und Weiterentwicklung eines historisch wertvollen Parkbestandes mitten im Schweizer Mittelland. Zurück zu Ihrer täglichen Arbeit. Auf Ihrer Website stehen ein paar Merksätze. Einer lautet, dass Sie sich für eine Landschaftsarchitektur einsetzen, «die neue Konzept und Manifeste für den Himmel auf Erden entwirft». Verraten Sie mir: Wann ist der «Himmel auf Erden» eingerichtet? Wenn ein Funken zündet! Wenn wir es schaffen, eine visionäre Welt zu realisieren, die etwas nicht Alltägliches erlebbar und sichtbar macht, die beim Betrachter etwas auslöst … wenn das eintrifft, ja, dann ist für mich der Himmel auf Erden eingerichtet. Wenn der Erwartungshorizont des Betrachters durchbrochen wird. Genau – wie in aller wirklichen und echten Kunst. Diese setzt sich ja immer auch mit den Rändern auseinander, mit jenem Ort am Horizont, wo alles verschwimmt oder verschwindet. Faszinierend ist es doch zu sehen, was dahinter liegt.

STEFAN ROTZLER Stefan Rotzler, 1953 in Zürich geboren, ist Landschaftsarchitekt. Nach dem Studium an der Hochschule Rapperswil – das Diplom erwarb er im Jahre 1978 – arbeitete er beim Gartenbauamt der Stadt Zürich. 1982 gründete Rotzler in Zürich, Gockhausen und Bern mit verschiedenen Partnern eigene Ateliers für Landschaftsarchitektur. Von 1992 bis 2014 war er Gründer und Mitinhaber des Büros Rotzler Krebs Partner Landschaftsarchitekten. Heute ist Stefan Rotzler in erster Linie beratend tätig. Daneben amtet er seit 2013 als Präsident der Kommission des Schulthess Gartenpreises. Der seit 1998 jährlich vom Schweizer Heimatschutz verliehene Schulthess Gartenpreis wurde gestiftet vom Ehepaar Dr. Georg und Marianne von Schulthess-Schweizer. Er zeichnet herausragende Leistungen auf dem Gebiet der Gartenkultur aus.


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ENTRETIEN AVEC STEFAN ROTZLER

Marion Nitsch

«Art paysager: un travail sur des espaces ouverts» Stefan Rotzler est architecte-paysagiste. Aujourd’hui, il se consacre essentiellement à des activités-conseils dans ce domaine professionnel. Il s’implique dans les concours d’architecture paysagère et fait partie de plusieurs jurys en Suisse et à l’étranger. Il préside notamment la commission du Prix Schulthess des jardins. Voici ses réflexions sur les jardins et l’architecture du paysage. Marco Guetg, journaliste, Zurich

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n 1975, après quatre semestres d’étude de l’histoire de l’art à l’Université de Zurich, Stefan Rotzler rompt avec la tradition artistique familiale. Influencé par le flower-power du mouvement hippie, il change d’orientation, fait un stage pratique d’horticulture, puis opte pour des études d’architecture du paysage au Technikum de Rapperswil. En 2014, il a quitté le bureau d’architecture paysagère qu’il dirigeait pour se tourner vers des activités-conseils. Il siège au sein de différents jurys internationaux et participe aux procédures de concours en tant qu’expert expérimenté et «libre penseur» ouvert aux idées novatrices. Stefan Rotzler préside depuis 2013 la commission du Prix Schulthess des jardins de Patrimoine suisse qui récompense chaque année un projet remarquable de l’art paysager. Il vit et travaille en pleine campagne, à Gockhausen, près de Zurich, dans un lieu dénommé «Ursprung» qu’il qualifie de magique et qui fut imaginé par l’artiste Gottfried Honegger, acteur majeur de l’art concret non figuratif. Comprenant des pavillons-ateliers d’artistes à louer ainsi que des étables, ce lieu a accueilli dès les années 1950 des peintres et des poètes en résidence temporaire. Max Frisch, par exemple, en fut un hôte régulier. Aujourd’hui, Stefan Rotzler veille à préserver l’esprit de ce lieu mythique. «Nous habitons et travaillons ici, nous gardons les animaux, nous organisons des expositions, des lectures, des spectacles, nous louons des locaux pour des séminaires, des fêtes, tout un monde de créativité bien vivante», explique-t-il. «C’est un lieu qui inspire et que nous avons à cœur de développer» pour en faire un espace vivant et sensible, un lieu de créativité véritable. En effet, l’architecture du paysage est un travail sur des espaces ouverts (au propre et au figuré) à partir de la mise en œuvre d’un concept qui s’inscrit dans la temporalité du vivant (sols, plantes, saisons). Ces espaces sont donc en perpétuel devenir. L’architecture du paysage est aujourd’hui une discipline de plus en plus reconnue. Le souci de la nature et l’intégration du paysage dans

Stefan Rotzler dans le jardin des pavillons-ateliers de Gockhausen, près de Zurich, à l’arrière-plan la «tête» de Horst Antes Stefan Rotzler im Garten der Atelierhäuser in Gockhausen bei Zürich, im Hintergrund der «Kopf» von Horst Antes

l’urbanisation sont devenus incontournables. Ce sont les effets de l’intensification du travail en réseau et de l’interdisciplinarité. De plus, la demande du public pour des espaces ouverts et des jardins est importante. Cependant, Stefan Rotzler met en garde contre la surenchère dans les projets. Son souhait est de maintenir une certaine simplicité pour que les interventions coulent de source. Les réalisations de l’architecture paysagère créent une plus-value. La participation de la population et des usagers est essentielle dans l’approche des paysagistes qui doivent dialoguer et négocier pour répondre aux intérêts du plus grand nombre. En ce sens, l’année 2016, «Année du jardin 2016 – espace de rencontres», est un point de départ prometteur pour un foisonnement de réalisations qui devraient tendre vers l’idéal du «paradis sur terre» selon le mot de Stefan Rotzler.

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HISTORISCHE PARKANLAGEN UND GÄRTEN IM TESSINER SIEDLUNGSRAUM

Gärten und Parks unter Druck Freie Flächen im Tessiner Siedlungsraum sind einem kontinuierlichen und stetig zunehmenden Druck ausgesetzt. Zum Beispiel der Park der Villa Argentina in Mendrisio: Die 1985 unter kantonalen Schutz gestellte Parkanlage ist in Gefahr, zerstört zu werden.  Heiner Rodel, Landschaftsarchitekt BSLA, Lugano

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Historisches Archiv Mendrisio

oziale und ökonomische Ansprüche belasten die öffentlichen Freiräume von allen Seiten. Limitierte finanzielle Ressourcen auf kantonaler und kommunaler Ebene zwingen zu offensiveren Strategien für den Erhalt und die Entwicklung der verbliebenen urbanen Freiräume, Parkanlagen und Gärten. Intensive Beziehungen mit der Öffentlichkeit, politisches Lobbying und innovative Methoden sind die zukünftigen Instrumente für die Projektierung und Realisierung von Massnahmen für den Erhalt und die Aufwertung öffentlicher Erholungs-

Der Park der Villa Argentina in Mendrisio um 1890 Le parc de la villa Argentina de Mendrisio vers 1890

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räume. Es ist notwendig, dass sich die Politikerinnen und Politiker und die Fachleute für eine neue Kultur zum Erhalt und zur Förderung des öffentlichen Grünraums und für die Freude am Garten einsetzen. Eine spezielle Rolle spielen nicht nur unsere öffentlichen Parkanlagen sondern auch private Gärten. Flächen, die für zukünftige, urbane Freiräume und für neue öffentliche Parkanlagen zur Verfügung stehen, sind sehr rar. Die Preise der Grundstücke erhöhen sich kontinuierlich, proportional zur immer begrenzteren Verfügbarkeit. Die Notwendigkeit, den urbanen Raum dem stets steigenden Bedürfnis nach Mobilität anzupassen, wird zur politischen Priorität: Strassenbäume müssen den breiteren Verkehrsräumen und das Grün der Plätze den Parkplätzen auf der Oberfläche und im Untergrund weichen. Ein grosser Anteil des politischen Engagements in Bezug auf Zeit und Geld betrifft die Anpassung der Stadt an das Auto. Wobei die geomorphologische Formation des Kantons die Situation erheblich erschwert. Ausgleichsmassnahmen sind selten, wenn sie nicht in den Zonenplänen vorgesehen sind. Kurzum: Abgesehen von einigen Strassenbäumen entlang von engen Trottoirs sind im Tessin nach dem Zweiten Weltkrieg keine Parks oder öffentlichen Gärten entstanden, die diesen Namen verdienen. Gibt es noch Hoffnung? Die Hoffnung beruht einerseits auf dem Schutz des Erbes aus der vorautomobilen Zeit und andererseits auf dem Beginn eines kulturellen Wandels. So können zum Beispiel gezielte Vorschriften für den Verkehr in den Stadtzentren festgestellt werden. Die Gemeinden, welche die urbanen Ballungszentren formen, sind bereit, entscheidende politische Schritte betreffend den überbordenden Verkehr einzuleiten. Wenn weiterhin öffentliche und private Freiflächen einer rationalen Politik der Verdichtung des urbanen Stadtgefüges weichen müssen, ist eine Kompensation durch die Schaffung von neuen Freiräumen – verbunden mit dem Willen, in neue Parks und Gärten zu investieren – erforderlich. Die verbliebenen historischen Gärten sind Zeugnisse unserer Kultur. Sie liegen vielfach inmitten urbaner Zentren, wo sie als grüne Lungen einen wichtigen Ausgleich zum immer komprimierteren Stadtgefüge bilden. Grund genug, im Tessin im Rahmen der Kampagne «Gartenjahr 2016 – Raum für Begegnungen» drei historische Parks in den


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(ausgedehnte Rasenflächen, geschwungene Wege und Gruppen von Parkbäumen) beinhaltet. Der Park setzt sich zusammen aus einem um die Villa angelegten flachen, ornamentalen und lieblichen Gartenteil und einem teilweise hügeligen, landwirtschaftlich genutzten Teil. Terrassierte Böschungen dienten in der Vergangenheit dem Weinbau und als Frucht- und Gemüsegarten mit eingefügten architektonischen und szenischen Elementen, wie einem Aussichtspavillon mit seitlichen Pergolen. Das Ganze ist eingefasst von Umgrenzungsmauern. Diese Elemente wurden teilweise ohne Genehmigung entfernt oder sind in einem erbärmlichen Zustand. Die Vegetation ist in den vergangenen 20 Jahren fast um die Hälfte reduziert worden. Zusammen mit der Villa wurde der Park 1985 vom Kanton Tessin unter Schutz gestellt. Gemäss dem damaligen Text ist das Objekt ein historisch und künstlerisch äusserst wertvolles Erbe, das es verdient, unter Schutz gestellt zu werden. Das Ensemble ist Teil des Bundesinventars der schützenswerten Ortsbilder der Schweiz von nationaler Bedeutung (ISOS). Dieser integrale Schutz wurde später teilweise rückgängig gemacht, sodass die Villa und der ornamentale, flache Teil des Parks von der Öffentlichkeit erworben werden konnte.

Der Park der Villa Argentina in Mendrisio 1993 Le parc de la villa Argentina de Mendrisio en 1993

Mittelpunkt zu rücken, die durch ihre zentrale Lage für die Bevölkerung von grosser Bedeutung, aber durch den Druck ihrer Umgebung gefährdet sind. In Zusammenarbeit mit der Regionalgruppe Zentralschweiz/Tessin vom Bund Schweizer Landschaftsarchitekten BSLA und der Tessiner Sektion STAN des Schweizer Heimatschutzes werden am 4. Juni 2016 der Balli Park in Locarno, der Park der Villa dei Cedri in Bellinzona und der Park der Villa Argentina in Mendrisio vorgestellt. Park der Villa Argentina in Mendrisio Eine dieser drei Parkanlagen, der Park der Villa Argentina, ist in akuter Gefahr, von einem neuen, gross dimensionierten Gebäude zerstört zu werden. Die Villa Argentina (ca. 1883 erbaut) stellt ein bedeutendes Beispiel eines bürgerlichen Wohnsitzes aus dem 19. Jahrhundert dar, ein Unikum im Tessin. Dem Architekten Antonio Croci ist es gelungen, den Einfluss des Renaissancearchitekten Andrea Palladio mit der traditionellen kolonialen Baukunst zu verschmelzen. Untrennbar verbunden mit der Villa ist der Park, eine bemerkenswerte architektonische und botanische Komposition, welche Renaissance- und Barockelemente der italienischen Gartenarchitektur (Axialität, Einfriedung und Szenen mit Bezug zur Landschaft) sowie Elemente des englischen Landschaftsgartens

Petition und überparteiliche Motion Die Petition «Ein herrlicher Park für eine herrliche Vorstadt» (Un magnifico Parco per un magnifico Borgo), unterzeichnet von 2870 Einwohnerinnen und Einwohnern, und eine überparteiliche Motion wurden teilweise vom Gemeinderat von Mendrisio angenommen. Er schlägt nun aber vor, den «hügeligen» Teil mit dem ansteigenden Gelände wieder zu erwerben, um die historischen Grenzen des Parks wieder herzustellen. Dazu hat er eine Variante des Zonenplans ausgearbeitet. Diese Variante beinhaltet eine Bebauungsmöglichkeit für öffentliche Bauten mit einer Ausnützung von 3000 m2 Bruttogeschossfläche, mit einer erlaubten Gebäudehöhe von über zehn Metern. Vorgesehen ist ein neues Gebäude für die Architekturfakultät der Tessiner Universität. Diese Variante bedeutet einerseits ein Gefährdung des Parks und seiner historischen, künstlerischen und landschaftlichen Werte – diese werden banalisiert und der Charakter des Ortes verletzt – andererseits eine Verletzung der Prinzipien der internationalen Charta von Florenz (Charta der historischen Gärten der ICOMOS/IFLA von 1981) für die Erhaltung, Restaurierung und für einen modernen, rücksichtsvollen und zivilen Umgang mit dem kulturellen Wert von historischen Parkanlagen und Gärten als «lebende Denkmäler». Nach der Gemeindeaggregation muss der Park durch den Erwerb des ansteigenden Gartenteils wieder seine ursprüngliche Grösse erhalten. Gleichzeitig muss jegliche weitere Bebauung, die dem Schutz des Parks zuwiderläuft, verhindert werden. Es ist Aufgabe der kantonalen Behörde, den «hügeligen», ansteigenden Teil des Parks vor einer Bebauung zu schützen und so seinen grossen kulturhistorischen Wert für den ganzen Kanton zu erhalten. Der Kantonsrat ist aufgefordert, den gesamten historischen Park der Villa Argentina in seiner ursprünglichen Grösse wieder unter Schutz zu stellen! → Details zu den drei Führungen vom 4. Juni im Balli Park in Locarno, im

Park der Villa dei Cedri in Bellinzona und im Park der Villa Argentina in Mendrisio finden sich im beigelegten Veranstaltungsprogramm und unter www.heimatschutz.ch/veranstaltungen.

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PARCS ET JARDINS HISTORIQUES DANS LES VILLES DU TESSIN

Parcs et jardins sous pression Au Tessin, les surfaces non construites en milieu urbain sont exposées à une pression constante et effrénée. Exemple: la menace qui pèse sur le parc de la villa Argentina de Mendrisio pourtant placé sous protection cantonale en 1985.  Heiner Rodel, architecte-paysagiste FSAP, Lugano

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es besoins économiques et sociaux exercent sur les espaces publics non construits une pression sans précédent. La précarité des ressources financières tant cantonales que communales oblige à mettre en place des stratégies plus offensives pour préserver et mettre en valeur les parcs, jardins et espaces ouverts urbains qui subsistent encore. Nouer des contacts étroits avec la population, faire du lobbying politique et appliquer des méthodes innovantes sont des instruments désormais indispensables pour assurer la planification et la réalisation de mesures de sauvegarde et de réhabilitation des espaces publics d’agrément. Aujourd’hui, les politiques et les professionnels doivent mettre toute leur énergie à favoriser un changement de paradigme qui encourage l’entretien et le développement d’espaces verts publics et sensibilise aux plaisirs des jardins.

Extrait du plan cadastral présentant la superficie actuelle du parc de la villa Argentina de Mendrisio (en vert). A: la villa Argentina, B: le nouveau projet de construction Planausschnitt mit der heutigen Ausdehnung des Parks der Villa Argentina in Mendrisio (grün). A: Villa Argentina, B: das neu geplante Gebäude

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Tant nos parcs publics que les jardins privés jouent un rôle particulier dans notre vie. Les surfaces à disposition pour la création d’espaces ouverts en milieu urbain et pour de nouveaux parcs publics sont très rares. Les prix des terrains ne cessent d’augmenter, et ce proportionnellement à leur raréfaction. La nécessité d’adapter le milieu urbain aux besoins croissants de mobilité est devenue une priorité politique: les arbres en bordure des routes sont sacrifiés à l’élargissement des voies de circulation, et la végétalisation des places est victime de la construction de parcs de stationnement pour voitures en surface et en souterrain. L’adaptation de la ville à la voiture est un processus qui accapare en temps et en argent une grande part de l’engagement des politiques. Certes, la géomorphologie du canton ne leur simplifie pas la tâche. Néanmoins, les mesures de compensation sont rares lorsqu’elles n’ont pas été prévues dans les plans de zones. En d’autres termes: à l’exception de quelques arbres plantés ici et là le long de trottoirs étroits, le Tessin n’a créé depuis la Seconde guerre mondiale aucun nouveau parc ou jardin public digne de ce nom. Peut-on garder espoir? Tout espoir est permis car on peut compter d’une part sur la protection du patrimoine d’avant l’ère de l’automobile et d’autre part sur les signes avant-coureurs d’un changement culturel. L’établissement de dispositions ciblées de régulation du trafic dans les centres urbains commence à se généraliser. Les communes faisant partie d’une agglomération urbaine sont prêtes à prendre des mesures drastiques pour endiguer l’engorgement du trafic local. Chaque fois qu’il faut vraiment sacrifier de nouveaux espaces ouverts publics ou privés pour mener à bien une politique rationnelle de densification du milieu urbain, il est indispensable de mettre en place un système de compensation prévoyant la création de nouveaux espaces ouverts tout en menant une politique engagée en faveur de la création de nouveaux parcs et jardins. Nos jardins historiques sont les témoins de notre culture. Ils sont souvent situés au cœur de nos centres urbains et en tant que poumons verts, jouent un rôle important de ressourcement dans les centres urbains toujours plus étouffants. Autant d’excellentes raisons de présenter dans le cadre de la campagne «Année du jardin 2016 – espace de rencontres» trois parcs historiques tessinois dont l’importance est primordiale pour la population en raison de leur situation centrale, mais qui sont menacés car exposés à une très forte pression urbanistique: le 4 juillet 2016, le parc Balli de Locarno, le parc de la villa dei Cedri de Bellinzona et le parc de la villa Argentina de Mendrisio seront au


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cœur des présentations préparées dans le cadre d’une collaboration avec le groupe régional Suisse centrale/Tessin de la Fédération suisse des architectes paysagistes (FSAP) et la section tessinoise de Patrimoine suisse (STAN).

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Parc de la villa Argentina de Mendrisio L’un de ces trois parcs, le parc de la villa Argentina, est exposé à un grave risque de dénaturation en raison d’un projet de construction très imposant. La villa Argentina (édifiée vers 1883) est une ancienne maison de maître du XIXe siècle, un témoin architectural significatif de cette époque et unique au Tessin. Antonio Croci, son architecte, a réussi à allier l’inspiration palladienne au style colonial traditionnel de la région. La villa est indissociable de son parc, une composition architectonique et botanique remarquable réunissant des éléments Renaissance et baroques de l’art des jardins italiens (symétrie, enceinte et scènes se rapportant au paysage environnant) et des éléments du jardin anglais (vastes pelouses, sentiers sinueux et groupes d’arbres). Ce parc comprend une partie ornementale assez plane qui entoure la villa et une partie plutôt agricole assez pentue. Par le passé, ce terrain planté de vignes et d’arbustes fruitiers en terrasses était également cultivé en jardin potager et comportait des éléments architectoniques et sculpturaux, par exemple un pavillon avec des pergolas latérales. L’ensemble est entouré d’un mur d’enceinte. Ces éléments ont été supprimés, parfois sans autorisation, ou sont complétement délabrés. Ces 20 dernières années, la végétation a perdu près de la moitié de sa constitution d’origine.

En 1985, la villa et son parc ont été placés sous protection par le Canton du Tessin. Selon les écrits d’alors, cet objet est un témoin historique et artistique extrêmement précieux qui mérite d’être protégé. L’ensemble est répertorié à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger d’importance nationale (ISOS). Cette protection intégrale a été partiellement levée pour la partie pentue du parc, permettant ainsi l’acquisition de la villa et du parc d’agrément par la collectivité publique. Pétition et motion interpartis Le Conseil communal de Mendrisio a en partie accepté la pétition intitulée «un magnifico Parco per un magnifico Borgo» signée par 2870 habitants ainsi qu’une motion interpartis. Il propose toutefois de racheter la partie pentue du terrain afin de rétablir les limites historiques du domaine. Il a pour ce faire préparé une variante du plan de quartier. Cette variante prévoit la possibilité de construire des bâtiments d’utilité publique de 3000 m2 de surface brute de plancher d’une hauteur maximale de plus de 10 mètres. Concrètement, il est prévu de construire un nouveau bâtiment pour la faculté d’architecture de l’Université du Tessin, ce qui constitue une véritable atteinte au parc et à ses caractéristiques historiques, artistiques et paysagères et entraînerait la banalisation et la destruction de l’essence même de ce lieu. Par ailleurs, cette variante reviendrait à porter atteinte aux principes de la Charte internationale de Florence (Charte des jardins historiques de l’ICOMOS/ IFLA de 1981) régissant l’entretien, la conservation, la restauration et la restitution des jardins historiques en tant que monuments vivants. Conformément au projet municipal de regroupement des parcelles, l’acquisition de la partie pentue du jardin doit permettre de redonner au parc sa dimension initiale. En même temps, il est nécessaire d’empêcher toute opération de construction qui porterait atteinte à la protection du parc. Il est du devoir des autorités cantonales de protéger la partie pentue du parc de toute nouvelle construction et ainsi de préserver un patrimoine historique de grande valeur pour l’ensemble du canton. En conséquence, exhortons le Conseil d’Etat du canton du Tessin à rétablir le statut de protection à l’ensemble du parc historique de la villa Argentina dans ses dimensions d’origine!

ZVG

→ Pour plus d’informations sur les quatre visites guidées du 4 juin dans le

parc Balli de Locarno, le parc de la villa dei Cedri de Bellinzona et le parc de la villa Argentina de Mendrisio: consulter le programme ci-joint et notre site: www.patrimoinesuisse.ch/manifestations.

Plan en coupe et photomontage: volume maximal qui pourrait être autorisé selon la variante du plan de quartier de la villa Argentina. Schnitt und Fotomontage: maximales Gebäudevolumen gemäss der Variante des diskutierten Gestaltungsplans Villa Argentina.

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NEUE URBANE FREIRÄUME AM WASSER

Zwischen Hochwasserschutz und Erholungslandschaft Nutzung und Bedeutung von Gewässern, insbesondere von Flüssen und Bächen, haben sich im Laufe der Geschichte grundlegend gewandelt. Um die Wasserkraft zu nutzen und an den Ufern gefahrlos siedeln zu können, wurden Fliessgewässer lange Zeit gezähmt – begradigt, kanalisiert. Dies ist derzeit im Wandel begriffen: Im Zuge des Siedlungsdrucks und der Verdichtung werden Räume am Wasser einer Neubeurteilung unterzogen. Sowohl die Gefahrenlage als auch die Landschaftsästhetik werden gegenwärtig neu definiert.  Dr. Annemarie Bucher, Kuratorin und Autorin, Zürich

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ndustriekanäle werden für neue Funktionen erschlossen, kanalisierte Flüsse und Bäche werden «aufgeweitet», «entgradigt», mit weitreichenden Folgewirkungen. Zum einen soll das Wasser natürlicher fliessen können. Denn unregelmässige Flussbetten und Uferzonen mindern Fliessgeschwindigkeiten und bannen somit die Gefahr von Überschwemmungen. Zum andern bieten sie neue Nutzungsmöglichkeiten sowie ökologische und ästhetische Mehrwerte. Doch auf welchen Wegen und mit welchen Zielen werden die Flussläufe heute gestaltet? Und wie prägen sie unser Verhältnis zur Natur? Ein Blick auf die Geschichte sowie auf realisierte Projekte zeigt den jüngsten Wandel im Verständnis von und im Umgang mit Fliessgewässern auf. Im Zuge der Industrialisierung waren ganz besonders Bäche und Flüsse anthropogenen Veränderungen unterworfen. Einzelne Wasserläufe wie auch ganze Gewässersysteme wurden zweckorientiert verbaut. Begradigungen, Kanalisierungen oder gar Verrohrungen veränderten Wasserlandschaften ästhetisch und strukturell. Ihre Naturwerte und Kulturwerte sanken stetig. Ökologisch waren diese Flussläufe und Bäche so gut wie tot. Und

«Als rein funktionale Landschaften verschwanden Flussläufe und Bäche weitgehend aus dem landschaftsästhetischen Blickfeld.» als rein funktionale Landschaften verschwanden sie weitgehend aus dem landschaftsästhetischen Blickfeld. Mit dem wachsenden Siedlungsdruck und dem gleichzeitigen Bestreben, die ökologischen Funktionen der Gewässer zu steigern, rücken sie nun erneut in den Fokus der Gestaltung und Planung. Im 21. Jahrhundert wurden vermehrt Bestrebungen unternommen, diese Landschaftsräume ökologisch zu sanieren, neu zu nutzen und eine neue Ästhetik dafür zu finden. Besonders in urbanen

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Kontexten boten Flüsse und Bäche Anlass zur breitangelegten Revitalisierung, einschliesslich ökologischer, funktionaler und ästhetischer Aufwertungen. Häufig jedoch kollidierten die Bedürfnisse, die Natur am Wasser zu schützen und sie als Erholungsraum zu nutzen. Doch was sich zunächst als Zielkonflikt zwischen Naturschutz und Freiraumplanung darstellte, entwickelte sich bald zu einem transdisziplinären Gestaltungsrahmen, der Ökologie, Hydrologie, Ästhetik, soziale Funktion und weitere Aspekte in produktiver Weise zusammenführte. Wie Revitalisierung von Gewässern in urbanen Kontexten neue Freiräume schafft, zeigen folgende Projekte exemplarisch auf. Limmat In der Stadt Zürich kündigte sich ein veränderter Umgang mit der Limmat darin an, dass der Flussraum, der erst Anfang des 20. Jahrhunderts von Bauten und Nutzungen freigeräumt wurde, sich zu Beginn des 21. Jahrhunderts zu einem gut frequentierten Naherholungsraum entwickelte. Der Wipkinger Park von ASP Landschaftsarchitekten löst im Bereich des Escher-Wyss-Platzes auf einer Strecke von 300 Metern die harte Grenze zum Fluss auf. Anlässlich einer Ufermauersanierung wurde die Wasserkante als begehbares Flachufer gestaltet. Der Uferweg wurde zu einem kleinen Park erweitert, der über eine steinerne Treppe Zugang zum Wasser bietet. Mit grossen Steinen wird die Fliessgeschwindigkeit im Uferbereich moduliert, sodass im seichten Wasser ein urbaner Raum zum Waten und Plantschen entsteht. Birs Je dichter der Siedlungsraum, desto grösser wird der Erholungsdruck auf die angrenzende Natur. Dies zeigte sich exemplarisch am Unterlauf der Birs in der Agglomeration Basel, wo in einem kollaborativen Prozess eine komplexe urbane Landschaft entwickelt wurde. Mit der Unterstützung von Fachleuten haben die Gemeinden Arlesheim, Münchenstein, Reinach, Aesch, Dornach und Muttenz ein Freiraum- und Landschaftsentwicklungskonzept erarbeitet, das den Flussraum in seinen verschiedenen Dimensionen aufwertet und die unterschiedlichen Nutzungsansprüche eines Agglomerationsgebietes berücksichtigt. In mehreren Abschnitten wurde der Wasserlauf revitalisiert, die Ufer zu-


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gänglich gemacht, sodass Natur und Kultur – Auenwälder, Heidelandschaften sowie Wohn- und Gewerbegebiete – den Fluss in lockerer Folge säumen. Cassarate In Lugano hat die Umgestaltung eines Flusslaufes eine neuartige urbane Erholungslandschaft hervorgebracht, die Strandgefühle hervorruft und zugleich Hochwasserschutz garantiert. Nach einer sorgfältigen Analyse des Flusslaufes und der Umgebung hat die Landschaftsarchitektin Sophie Agata Ambroise (Officina del Paesaggio) ein Projekt vorgelegt, das eine zeitgemässe Schnittstelle von Urbanität und Natur bildet. Der versiegelte und oft Hochwasser führende Fluss Cassarate wurde in seinem Lauf aufgeweitet und im Mündungsgebiet umgestaltet, sodass er ein Delta bilden kann. Dieses Delta bildet zusammen mit dem anschliessenden historischen Stadtpark eine multifunktionale und ästhetisch ansprechende Erholungslandschaft am See, mit einem organisch gestalteten, mit Bäumen bestückten Belvedere, einem hölzernen Stranddeck und einer geometrischen, steinernen Promenade mit Sitzstufen.

Felix Jungo / Schweizer Heimatschutz

Aire Das wohl umfassendste Revitalisierungsprojekt ist derzeit im Kanton Genf im Gang. In vier Etappen wird der Aire-Kanal revi-

talisiert, aufgeweitet und neuen Nutzungen zugeführt. Die Transformationsarbeiten wurden 2000 begonnen, und von den vier Etappen sind drei bereits abgeschlossen. Ein transdisziplinäres Team aus Landschaftsarchitekten, Architekten, Ingenieuren und Biologen, unter der Bezeichnung Groupement Superpositions, hat sich zum Ziel gesetzt, dem Fluss mehr Raum zu geben. Dies bedeutet, den «tradierten» Zielkonflikt zwischen gesellschaftlicher Nutzung und ökologisch wertvollem Naturraum aufzulösen und den verfügbaren Flussraum zu einem neuen Lebensraum für alle – von Mikroorganismen bis zu den Menschen – zu gestalten. Während der Fluss Anfang des 20. Jahrhunderts vollständig begradigt und kanalisiert wurde, aber trotzdem wegen mehrerer Hochwasser im kollektiven Gedächtnis blieb, wird er 100 Jahre später etappenweise zurückgebaut. Nach ausführlichen hydrologischen Studien und mit landschaftsarchitektonischen Massnahmen wurde das Gerinne des Flusses verbreitert, sodass er seinen Lauf ein Stück weit eigenständig entwickeln kann. Dieses erweiterte Flussbett schliesst die alten Kanäle ebenso wie die neuen Gerinne ein, reguliert die Wassermenge durch Retentionsbecken und bietet durch neue architektonisch interessante Brücken, Bänke und Ufertreppen eine Infrastruktur für eine Erholungslandschaft. Je nach Wasserstand ergeben sich in diesem neuen Flussraum vielfältige Landschaftsbilder und Naturräume.

Der Cassarate, Lugano TI: Die Umgestaltung des Flusslaufes hat eine neuartige urbane Erholungslandschaft hervorgebracht. La Cassarate, Lugano (TI): la revitalisation de cette rivière a permis de créer un nouvel espace de détente en milieu urbain.

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NOUVEAUX ESPACES DE DÉTENTE EN MILIEU URBAIN LE LONG DES COURS D’EAU

Protection contre les crues et valorisation d’espaces de détente L’utilisation et l’importance des cours d’eaux, en particulier des rivières et des ruisseaux, ont considérablement évolué au cours de l’histoire. Pendant longtemps, on a domestiqué, rectifié ou canalisé les cours d’eau afin d’exploiter la force hydraulique et de construire sans risque au plus près de l’eau. Un changement de paradigme est toutefois en cours: sous la pression de l’urbanisation et de la densification, les espaces le long des cours d’eau sont entièrement repensés. Les dangers ainsi que l’esthétique des paysages font actuellement l’objet d’une redéfinition.  Dr Annemarie Bucher, curatrice et auteure, Zurich

L

es canaux industriels sont dévolus à de nouvelles fonctions, les rivières et les ruisseaux canalisés sont libérés de leur corset de béton, ce qui a de nombreuses conséquences. En premier lieu, les eaux ont un cours plus naturel. En effet, les sinuosités et irrégularités du lit des cours d’eau et des zones proches des rives atténuent la vitesse du courant et réduisent ainsi les risques d’inondation. Par ailleurs, elles offrent de nouvelles possibilités d’usage des espaces ainsi qu’une plus-value écologique et esthétique. Quelles sont les mesures de renaturation des cours d’eau prises aujourd’hui? Pour quels objectifs? Comment symbolisent-elles notre rapport à la nature? Un regard rétrospectif sur les projets réalisés permet de mesurer le récent changement de paradigme dans l’approche et la compréhension des cours d’eau et de leur environnement. A l’ère de l’industrialisation, les ruisseaux et les rivières ont été particulièrement affectés par des modifications d’origine anthropogène. Des cours d’eau, mais aussi des réseaux hydrologiques, ont été endigués. Leur rectification, canalisation ou même couverture et mise sous terre ont bouleversé l’esthétique et la structure de leur environnement, altérant inéluctablement leurs qualités naturelles et leur valeur. D’un point de vue écologique, ces cours d’eau étaient quasiment morts. Réduits à quelques fonctionnalités, ils avaient pratiquement disparu du champ visuel et de l’esthétique des paysages. Sous les effets conjugués de la pression urbaine et de l’aspiration à rétablir les fonctions écologiques des eaux, ils font désormais l’objet d’un regain d’attention dans la planification et les mesures de revitalisation. Au XXIe siècle, les projets visant à rétablir l’état écologique de ces paysages, à les affecter à de nouvelles utilisations et à travailler sur leur revitalisation esthétique se sont multipliés. En milieu urbain surtout, les rivières et les ruisseaux se prêtent à des projets de revitalisation très large englobant la revalorisation écologique, fonctionnelle et esthétique. Souvent toutefois, les besoins de protéger les espaces naturels au bord de l’eau s’opposent à l’utilisation de ces mêmes espaces pour les loisirs et la détente. Néanmoins, ce qui de prime abord constituait un conflit d’intérêts entre la protection de la nature et l’aménagement des espaces ouverts n’a pas tardé à donner naissance à des réalisations transdisciplinaires réunissant des interventions cohérentes relatives à l’écologie, l’hydrologie, l’esthétique, les fonctions sociales et d’autres aspects.

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Les cas de figure présentés ci-après montrent comment la revitalisation de cours d’eau peut créer de nouveaux espaces de ressourcement en milieu urbain. La Limmat La ville de Zurich a amorcé un changement d’approche de l’aménagement des berges de la Limmat lorsque ces espaces libérés de toutes les constructions et utilisations qui y étaient implantées au début du XXe siècle sont devenus des espaces de détente bien appréciés du public au début du XXIe siècle. Le parc de Wipkingen réalisé par les architectes paysagistes ASP sur un tronçon de 300 m le long de la Limmat à la hauteur de la place Escher-Wyss estompe la coupure qui existait entre la rivière et le quartier riverain. A la faveur de travaux d’assainissement, les quais ont été aménagés en une promenade. Le petit parc créé le long de la promenade permet d’accéder à la rivière par des escaliers en pierre. De gros blocs de pierre ont été déposés dans la rivière pour modérer le courant et créer des espaces pour barboter et patauger dans l’eau en milieu urbain. La Birse La pression des activités de détente sur les espaces naturels proches croît avec la densité de l’urbanisation. Cette observation se vérifie de manière exemplaire sur l’espace associé au cours inférieur de la Birse, dans l’agglomération de Bâle, où une collaboration supracommunale a permis de développer une conception paysagère complexe en milieu urbain. Avec le soutien de professionnels, les communes d’Arlesheim, Münchenstein, Reinach, Aesch, Dornach et Muttenz ont élaboré une conception paysagère des espaces ouverts qui préserve et revalorise la vallée dans ses diverses dimensions tout en tenant compte des différents besoins d’utilisation d’une agglomération. Plusieurs tronçons de la rivière ont été revitalisés et l’accès aux rives a été garanti créant une alternance harmonieuse entre milieux naturels et espaces occupés par les activités humaines (forêts alluviales, landes, zones résidentielles et commerciales). Cassarate A Lugano, la revitalisation de la rivière Cassarate est à l’origine de la création d’un nouveau paysage urbain de détente aux allures de


ASP Landschaftsarchitekten AG

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Le parc de Wipkingen, Zurich: une promenade a été aménagée en bordure de l’eau à la faveur des travaux d’assainissement. Wipkinger Park, Zürich: Anlässlich einer Ufermauersanierung wurde die Wasserkante als begehbares Flachufer gestaltet.

plage et garantissant une protection contre les crues. Après une analyse approfondie de la rivière et de son environnement, l’architecte-paysagiste Sophie Agata Ambroise (Officina del Paesaggio) a présenté un projet proposant une interface très contemporaine entre nature et urbanité. Le lit de la rivière Cassarate qui était canalisée et provoquait des crues a été élargi et son embouchure a été réaménagée pour qu’elle puisse former un delta qui constitue, avec le parc municipal historique adjacent, un espace de détente multifonctionnel et esthétique au bord du lac. Cet espace est doté d’un belvédère planté de rangées d’arbres, d’un aménagement de plage en bois et d’une promenade agrémentée de gradins en pierre. Aire Le projet de revitalisation sans doute le plus interdisciplinaire à l’heure actuelle est en cours de réalisation dans le canton de Genève. Le cours de l’Aire, rivière du bassin genevois, fait l’objet d’une vaste opération de renaturation en quatre étapes qui vise à redonner toutes ses potentialités au cours d’eau et à ses rives et à affecter ces espaces à de nouvelles utilisations. Les travaux de renaturation ont commencé en 2000, et trois des quatre étapes sont déjà achevées. Une équipe pluridisciplinaire réunissant des architectes-paysagistes, des architectes, des ingénieurs et des biologistes dans le Groupement Superpositions s’est fixé pour objectif la reconquête par la rivière de ses espaces perdus. En d’autres termes, il s’agissait de régler le conflit «traditionnel» d’objectifs entre l’utilité sociale et la valeur écologique de cet espace naturel et d’aménager les espaces à disposition autour de la rivière pour qu’ils redeviennent des lieux bien vivants, tant pour les micro-

organismes que pour les humains. Cette rivière entièrement rectifiée et canalisée au début du XXe siècle, mais dont les crues ont laissé une trace indélébile dans la mémoire collective, fait 100 ans plus tard l’objet d’une renaturation échelonnée en plusieurs étapes. Des études hydrologiques approfondies ainsi que les interventions des architectes du paysage ont permis de restaurer le lit de l’Aire et de laisser la rivière choisir elle-même son tracé sur un tronçon assez long. L’élargissement du lit de la rivière permet

«Ce qui de prime abord constituait un conflit d’intérêts entre la protection de la nature et l’aménagement des espaces ouverts n’a pas tardé à donner naissance à des réalisations transdisciplinaires.» d’absorber les eaux des anciens canaux et des nouveaux ruissellements, de réguler les quantités d’eau par des bassins de rétention et offre grâce aux nouveaux aménagements réalisés (ponts, bancs, cheminements et escaliers) des espaces de détente intéressants. La dynamique alluviale restaurée renforce la diversité des milieux naturels et des paysages.

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Fabian Unternährer

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Les bords de l’Aire, dans le canton de Genève: Patrimoine suisse a attribué le Prix Schulthess des jardins 2012 à ce grand projet de renaturation.

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FORUM

Aire-Flusslandschaft bei Genf: Das umfassende Revitalisierungsprojekt wurde 2012 mit dem Schulthess Gartenpreis des Schweizer Heimatschutzes ausgezeichnet.

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GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR

SOS BRUTALISM

BILDARCHIV DER ETH-BIBLIOTHEK BITTET UM MITHILFE

Plattform für Brutalismus-Fans

Wissen Sie mehr? Das Bildarchiv der ETH-Bibliothek umfasst rund drei Millionen Bilder. Im Onlinebildarchiv stehen unter der Kategorie «Wissen Sie mehr?» Fotos bereit, die nicht genau beschrieben oder datiert werden konnten. Bei den Bildinformationen findet sich jeweils eine Feedbackfunktion sowie allfällige Fragen und bereits bestehende Kommentare. Laufend werden weitere Bilder online gestellt. Das Bildarchiv der ETH-Bib-

liothek stellt seine digitalisierten Bilder wann immer möglich kostenfrei zum Herunterladen zur Verfügung. Die Lizenzierungsart und die Nutzungsbedingungen sind bei jedem Bild individuell angegeben. Wissen Sie zum Beispiel mehr zum Standort der abgebildeten «Auto- und Sporthalle», die vom Fotografen Walter Mittelholzer zwischen 1918 und 1937 aufgenommen wurde?

→ www.ba.e-pics.ethz.ch ETH-Bibliothek Zürich, Bildarchiv/Stiftung Luftbild Schweiz (LBS_MH03-1058)

Die vom Deutschen Architekturmuseum Frankfurt, von der Wüstenrot Stiftung und uncube initiierte Plattform macht auf wichtige Architekturwerke der Nachkriegsmoderne aufmerksam. Die Datenbank, die momentan 700 internationale Objekte aus allen Kontinenten fasst, soll mit der Zeit wachsen: Die Nutzer sind explizit zu Beiträgen aufgerufen. Im April 2017 wird zudem in Frankfurt a.M. eine Ausstellung zum Thema stattfinden.

→ www.sosbrutalism.org ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

EXPOSITION

Su Sheng, Lili Wei. Chinese Childhood

Anonymats d’aujourd’hui

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ALDO ROSSI

PRO NATURA

La Finestra del poeta

Ja zur Charta Parc Adula

Quelle place la ville contemporaine donnet-elle à l’individu ? Il est d’usage de dire que les métropoles actuelles sont anonymes, brassant des masses humaines dans lesquelles le citadin se noie. L’isolement dans la masse qu’implique l’anonymat urbain n’est pourtant pas uniforme. Réalisée à partir des collections du Musée de l’Elysée, cette exposition explore quelques représentations contemporaines de l’anonymat dans la ville, et ses conséquences sur la figure humaine.

L’œuvre de l’architecte italien Aldo Rossi nous fait pénétrer un monde à la confluence de la créativité architecturale et de concepts artistiques et philosophiques. Sans cette œuvre atypique, la gravure d’architecture serait probablement restée aujourd’hui un phénomène marginal. A l’occasion de son 20e anniversaire, le Bonnefantenmuseum de Maastricht en collaboration avec la Fondazione Aldo Rossi de Milan consacrent une exposition à la fascinante Opera Grafica de cet architecte et artiste polyvalent.

→ Exposition jusqu’au au 1er mai 2016, Musée de

→ Exposition jusqu’au 23 mars 2016, Archizoom,

Pro Natura sieht im Parc Adula die einmalige Chance, das aussergewöhnliche Natur- und Landschaftserbe rund um das Rheinwaldhorn zu bewahren, und gleichzeitig die Perspektive auf eine nachhaltige wirtschaftliche Zukunft der Region. In ihrer Vernehmlassungsantwort zur Charta des Parc Adula setzt sich Pro Natura für eine starke Charta ein. Getreu der Logik: Je deutlicher sich ein Nationalpark von anderen Gebieten unterscheidet, desto grösser sein Nutzen für alle – die Menschen der Region und die Natur. Die Vernehmlassung zur Charta wurde am 1. Februar 2016 abgeschlossen.

l’Elysée Lausanne, www.elysee.ch

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EPF Lausanne: archizoom.epfl.ch/exposition

→ www.pronatura.ch


GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR

Port(uo)s /Wikimedia Commons

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NEUE PUBLIKATION Terre di Val Bavona

DOCOMOMO

Inventaire en ligne «MoMove»

→ Herausgegeben von der Fondazione Valle Ba-

vona und Armando Dadò editore, in italienisch

→ Zu beziehen für CHF 48.- (exkl. Verpackungs-

kosten) bei: Fondazione Valle Bavona, Casella postale 30, 6690 Cavergno; Tel. 091 754 25 50, f.vb@bluewin.ch

Lancée en novembre 2015, la do.co.mo.mo. Virtual exhibition_MoMove est un projet qui réunit plus de 2000 objets sélectionnés dans les inventaires des sections nationales. Compilée par une équipe internationale d’architectes et historiens de l’art, cette base de données internationale se propose, grâce à une ample iconographie, de restituer la richesse et la diversité du patrimoine du XXe siècle.

→ exhibition.docomomo.com

GVARCHI

DENKMALPREIS 2015

Une expérience interactive

Ausgezeichneter «Blauer Pfeil»

GVARCHI est une application digitale qui propose une visite guidée inédite de l’architecture et de l’ingénierie contemporaines à Genève. Une expérience interactive sur plus de 50 sites, sélectionnés par un jury d’experts sur la période 2000 à 2015, que la Maison de l’Architecture a souhaité rendre accessibles à tout public. De plus, douze projets d’envergure en cours, développés par l’Etat de Genève, sont également présentés pour compléter ce paysage architectural.

Auszeichnung für den «Blauen Pfeil» der BLS: Der Leichttriebwagen von 1938 erhielt am 28. Januar 2016 den Denkmalpreis 2015 der Konferenz der Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger KSD. Mit dem Preis würdigt die KSD das Engagement der BLS-Stiftung bei der sorgfältigen und fachgerechten Restaurierung. Der «Blaue Pfeil» ist eine technische Pionierleistung: Er vereint Lokomotive und Personenwagen in sich und gilt als Vorläufer heutiger S-Bahn- und Regionalverkehrszüge.

→ www.gvarchi.ch

→ www.bls-stiftung.ch

«MoMove» souhaite contribuer à une nouvelle réception positive de l’architecture moderne et contemporaine et encourager des nouvelles études sur ce thème aux multiples facettes. L’ensemble des objets du Register Docomomo Switzerland en font désormais partie. Photo: Montagehalle Feller AG à Horgen (ZH) de Hans Fischli, 1957.

BLS AG

Zu ihrem 25-jährigen Bestehen hat die Fondazione Valle Bavona eine umfassende Publikation herausgegeben. Das 300-seitige Werk Terre di Val Bavona – il sole dietro il crepuscolo präsentiert die vielfältigen Facetten des Valle Bavona in drei Teilen. Auf die Einleitung mit historischen Fakten und gesellschaftlichen Zusammenhängen folgt Teil zwei, das eigentliche Herzstück des Buches. Es fokussiert auf die zwölf noch heute im Sommerhalbjahr bewohnten Weiler – Terre genannt – und die seit Jahrhunderten verlassene Siedlung Presa. Jede Siedlung wird mit Bild, Text und Plänen vorgestellt. Interviews mit Bewohnerinnen und Bewohnern sowie kurze literarische Texte ermöglichen einen erweiterten Zugang. Der Blick in die Zukunft prägt den dritten Teil. Junge Menschen erzählen, warum sie sich mit dem Tal verbunden fühlen, und Institutionen, die mit ihrer Unterstützung die Arbeit der Fondazione Valle Bavona ermöglichen, unterstreichen mit Statements die Bedeutung der einzigartigen Kulturlandschaft. Unter ihnen ist auch der Schweizer Heimatschutz mit seinem 20-jährigen Engagement zugunsten des Tals. Entstanden ist ein lebendiges Porträt des Valle Bavona, geprägt von der Leidenschaft und der tiefen Verbundenheit der Autoren zum Tal. Autoren: Luigi Martini, Rachele Gadea Martini, Bruno Donati, Dante Bianchi, Alberto Cavalli, Anna Felder, Alberto Nessi, Ilario Domenighetti, Matteo Ferrari.

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FRISCH GESTRICHEN/PEINTURE FRAÎCHE

LA CONSOLE AU JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE

Un écrin remis à neuf Le bâtiment de La Console a été sauvé par une rénovation exemplaire, mandatée par la Ville de Genève, alors que son état de vétusté présageait le pire. Il a été inauguré le 11 novembre 2014. En deux ans, le bureau Architech SA réalisa des travaux d’envergure sur la base d’un projet remanié, initié par Meier & Associés Architectes SA.  Catherine Courtiau, historienne de l’art et de l’architecture, Genève

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liod à la Ville de Genève et située entre la route de Lausanne et le lac. Elle fut construite en béton armé et en briques par l’architecte genevois Henri Juvet (1854-1905) en 1904 pour recevoir les herbiers qui se trouvaient dans le jardin botanique aux Bastions, créé en 1817 par Augustin Pyramus de Candolle, et dont de nombreux spécimens sont uniques au monde. Juvet réalisa aussi la maison du jardinier, située à droite de l’entrée principale de La Console, et la grande serre à proximité des voies ferrées. Le jardin botanique fut conçu, de part et d’autre de la route de

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Lausanne, par l’architecte-paysagiste genevois Jules Allemand (1856–1916). La Console est composée de deux corps de bâtiment, celui de l’entrée principale, avec l’escalier monumental, sous un toit en tuiles à quatre pans, et celui de l’herbier qui compte deux étages sur les rez supérieur et inférieur, à l’origine de huit travées orientées vers le lac, sur un terrain en légère déclivité. Son toit plat, accessible depuis les combles du corps d’entrée, était agrémenté sur trois côtés d’une balustrade à arceaux en terre cuite et côté lac de deux belvédères. A l’intérieur de l’herbier, l’atrium longitudinal est jouxté de

Collection privée

Didier Jordan / Ville de Genève

ette rénovation a été entièrement financée par la donation Roger et Françoise Varenne, somme prélevée sur un montant global destiné à la restructuration du Conservatoire et Jardins botaniques, couvrant en partie la construction de nouveaux espaces d’accueil et l’extension de l’herbier par Bassicarella Architectes SA, achevées en 2012, et la rénovation par Christian Dupraz Architectes Sàrl de la bibliothèque érigée en 1973 par Jean-Marc Lamunière, dont la réouverture est prévue en avril 2016. La Console est implantée sur une parcelle léguée en 1891 par Gustave Revil-

Collection privée

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1 La Console entourée de pousses de vigne vierge et la maison du jardinier, en 1905 Das Gebäude «La Console» mit den jungen Rebtrieben und das Gärtnerhaus, 1905

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2 Après les deux extensions, encore dépourvues de vigne vierge, et le déplacement des belvédères, en 1924 Das Gebäude nach zwei Erweiterungen, hier noch ohne Reben und mit verschobenen Aussichtstürmen, 1924

3 La Console après la rénovation, en 2014 «La Console» nach der Renovation, 2014


BGE / CIG, s.cl.

Didier Jordan / Ville de Genève

FRISCH GESTRICHEN/PEINTURE FRAÎCHE

L’atrium, avec les escaliers superposés, suspendus et balancés à retour complet, vers 1904

L’atrium, avec les nouveaux escaliers à l’arrière-plan, en 2014 Das Atrium mit den neuen Treppen im Hintergrund, 2014

Das Atrium mit den beiden freitragenden halbgewendelten Treppen, um 1904

deux niveaux de galeries bénéficiant de la lumière naturelle diffusée par la verrière zénithale et les fenêtres situées entre les armoires en bois disposées perpendiculairement au vide central. En 1912, le bâtiment fut prolongé côté lac par l’adjonction de trois travées de deux niveaux. Leur surélévation en 1924 entraîna le déplacement des belvédères, le prolongement de la balustrade et la création d’une deuxième verrière. Les derniers travaux majeurs datent des années 1950, avec la réfection des toitures et la suppression de la balustrade et des belvédères. Une véritable résurrection En 2012, les diverses installations défectueuses mettaient en péril les précieuses collections que La Console conservait, l’électricité n’ayant jamais été rénovée et la fissure entre le bâtiment d’origine et les extensions s’élargissant. Les toitures furent refaites, étanchéifiées et les verrières restaurées, doublées en dessous par un plafond thermique en verre translucide et des stores horizontaux insérés entre ces éléments. Dénudées de la vigne vierge qui les enrobait, les façades rénovées ont retrouvé leur couleur jaune ocre d’origine. Pour préserver leurs structures, l’isolation ainsi que le doublement des fenêtres se firent de l’intérieur. L’installation de portes antifeu et d’un système d’arrosage automatique, aux sprinklers apparents, assure la protection contre les incendies. Une chaudière à pel-

lets en bois améliore l’efficacité énergétique, 100% renouvelable, diminuant la consommation de 65%. Les anciens carrelages du corps d’entrée et de la cage d’escalier ont été restaurés, et un ascenseur dessert à présent tous les niveaux. Dans l’atrium, l’escalier droit en bois de l’extension de 1912, prolongé par l’escalier suspendu balancé à retour complet d’origine, a été remplacé par un escalier à trois volées droites en verre et métal bleu. Une partie des armoires en bois a été maintenue, laissant place à des bureaux isolés par des pans vitrés. Plus d’un million d’échantillons cryptogamiques (algues, champignons, mousses) sont réunis dans des rayonnages mobiles installés dans les rez supérieur et inférieur, l’édifice abritant en outre laboratoires, bibliothèque, salle de séminaire et postes de travail. L’ancienne maison du jardinier a aussi été rénovée pour recevoir des ateliers d’éducation environnementale. A l’instar du nouvel escalier, la sobriété architecturale extérieure de La Console a été accentuée par la suppression de la vigne vierge, les belvédères et la balustrade n’ayant pas été reconstitués. Cet édifice possède pour seuls décors les bustes, replacés devant la façade principale qui arbore un fronton ornementé. Il n’en reste pas moins que cette rénovation, respectueuse de la structure, fait honneur à ce prestigieux bâtiment inscrit à l’Inventaire suisse des biens culturels d’importance nationale.

«LA CONSOLE» IN GENF Das Gebäude «La Console», das im Schweizerischen Inventar der Kulturgüter von nationaler Bedeutung eingetragen ist und 1904 vom Genfer Architekten Henri Juvet erbaut wurde, setzt sich aus einem Eingangsbau mit monumentaler Treppe und einem angrenzenden Längsbau mit Flachdach zusammen. Das Atrium im hinteren Bereich des Gebäudes ist von zwei Galeriestockwerken mit Holzschränken umgeben, in denen noch heute die Herbarien des botanischen Gartens aufbewahrt werden. Eine Dachverglasung und hohe Fenster sorgen für eine natürliche Belichtung. 2012 befand sich das Gebäude in einem so desolaten Zustand, dass die wertvollen Sammlungen gefährdet waren. Grund genug für die Stadt Genf, umfangreiche Renovationsarbeiten in Auftrag zu geben. Dabei wurden unter der Leitung des Büros Architech SA unter anderem das Dach abgedichtet, die Fenster erneuert sowie ein Aufzug und eine Holzpellets-Heizung eingebaut. Die Fliesen im Eingangsbereich und das Treppenhaus wurden restauriert und die Holztreppe im Atrium wich einer Treppe aus Glas und blauem Stahl. Das Gebäude, dessen Fassaden sich jetzt wieder im originalen Ockerton präsentieren, überzeugt auch aussen durch schlichte Eleganz: Einziger Schmuck sind sechs Büsten vor der Hauptfassade mit ihrem verzierten Giebel.

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Harder Haas Partner AG

Lorsqu’un bâtiment s’y prête particulièrement bien, les panneaux solaires peuvent être utilisés comme éléments de façade. Le fait qu’ils soient alors très visibles requiert, comme ici à ZurichLeimbach, des solutions particulièrement soignées. Bei besonders geeigneten Bauten können Solarpanels als Teile der Gebäudehaut eingesetzt werden. Die ausgesprochen gute Sichtbarkeit verlangt wie hier in Zürich-Leimbach nach äusserst sorgfältigen Lösungen.

PRISE DE POSITION: INSTALLATIONS SOLAIRES

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Aménager avec soin l’environnement bâti

POSITIONSPAPIER

L’avenir est à l’énergie solaire. Cependant, la promotion de cette ressource ne doit pas aboutir à la destruction inconsidérée de valeurs constitutives de notre passé et de notre identité. Le système actuel doit être révisé: il convient de se concentrer sur les emplacements offrant les potentiels inexploités les plus importants et d’abandonner la politique de l’arrosoir. La stratégie énergétique de la Confédération a pour ambition de relever la part de l’énergie solaire à 20% d’ici 2050. L’exploitation plus intensive de cette ressource bon marché et renouvelable est souhaitable et porteuse d’avenir. Mais la politique d’encouragement menée actuellement suscite de nombreuses interrogations. La promotion aujourd’hui en vigueur vise des objectifs purement quantitatifs. On oublie bien trop souvent que le tournant énergétique est encouragé afin de préserver pour l’avenir un environnement sain et notre qualité de vie. L’identité de notre pays s’exprime tout particulièrement dans nos localités et vieilles villes pittoresques, dans nos paysages culturels et naturels uniques. La des-

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truction de ces sites ou des atteintes irréversibles pour réaliser des gains d’efficience à court terme ne sont pas conformes aux principes de la durabilité. La promotion de l’énergie solaire doit être menée de manière ciblée, là où se situent les potentiels les plus importants et là où les risques de conflit avec d’autres intérêts publics sont les plus réduits, c’est-à-dire dans les vastes zones industrielles et artisanales. Un soin particulier est de rigueur là où l’intérêt collectif commande de préserver les témoins précieux de notre patrimoine construit, à savoir dans les centres et les sites protégés ainsi que pour d’autres bâtiments de valeur. Adrian Schmid, secrétaire général

→ La prise de posi-

tion peut être commandée ou téléchargée au format PDF sur www.patrmoinesuisse.ch/shop.

Die Energiestrategie des Bundes möchte den Anteil der Solarenergie bis 2050 auf 20 Prozent erhöhen. Diese markante Steigerung von günstiger erneuerbarer Energie ist ebenso wünschenswert wie zukunftsgerichtet. Die heute gültige Förderung zielt jedoch auf rein quantitative Ziele ab. Vergessen geht dabei, weshalb die Energiewende angestrebt wird: um eine gesunde Umwelt und Lebensqualität für die Zukunft zu erhalten. Die gelebte Identität unseres Landes zeigt sich nicht zuletzt in den wertvollen Ortsbildern und Altstädten, in den einmaligen Kultur- und Naturlandschaften. Diese für kurzfristige Effizienzgewinne zu zerstören oder zu beeinträchtigen, ist nicht mit dem Prinzip der Nachhaltigkeit vereinbar. Der Schweizer Heimatschutz bezieht mit seinem Positionspapier deutlich Stellung: Die Förderung von Solarenergie soll dort gezielt gefördert werden, wo die grössten Potenziale und die kleinsten möglichen Konflikte mit anderen öffentlichen Interessen liegen – in den riesigen Industrie- und Gewerbegebieten. Andererseits braucht es dort die nötige Sorgfalt, wo gemeinschaftliche Interessen am Erhalt wertvoller Zeugnisse unserer gebauten Kultur bestehen: In geschützten Ortskernen und Landschaften sowie bei wertvollen Einzelobjekten.

→ Das Positionspapier Solaranlagen: Die ge-

baute Umwelt mit Sorgfalt gestalten kann unter www.heimatschutz.ch/shop bestellt oder unter www.heimatschutz.ch/politik als PDF bezogen werden.


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MITMACHEN, DISKUTIEREN UND NEUES ERFAHREN

INVITATION À LA DÉCOUVERTE

Mehr Wertschätzung für Gärten und Parks

A l’occasion de l’Année du jardin 2016, Patrimoine suisse propose en collaboration avec ses sections un bouquet d’événements dans toutes les régions du pays. Autant d’invitations à la découverte et au débat! Le programme de manifestations joint au présent numéro de notre revue quadrille la Suisse de l’Engadine à Genève et de Bâle au Tessin. En orientant les projecteurs sur «les jardins et parcs», Patrimoine suisse et ses sections cantonales attirent l’attention sur la disparition insidieuse de nos précieux espaces verts en milieu urbain et sensibilisent à l’importance et à la qualité des espaces existants. Ce programme de manifestations est rendu possible par les recettes des ventes de l’Ecu d’or 2016. Plus de 60 manifestations sont proposées pour inviter nos membres, amis et connaissances, mais aussi toutes les personnes intéressées à réfléchir et débattre des possibilités de densification qualitative et heureuse de nos villages et de nos villes. Des visites guidées et de passionnantes tables rondes contribueront à développer des connaissances nouvelles et à mutualiser les savoirs. En avant-plan de notre campagne se pose la question suivante: comment parvenir à faire apprécier et préserver durablement des parcs et jardins historiques de valeur ainsi que des espaces verts et ouverts encore méconnus? Par ce programme de manifestations, Patrimoine suisse participe activement à la campagne Année du jardin 2016, une campagne suisse conçue et développée ensemble, avec d’autres organisations nationales. L’intitulé complet de la campagne est: «Année du jardin 2016 – espace de rencontres». Sous ces auspices, nous nous réjouissons de cette année de discussions animées, d’acquisition de nouvelles connaissances et d’échanges passionnants au-delà des frontières cantonales. La campagne «Année du jardin 2016 – espace de rencontres» s’engage pour la préservation et le développement des jardins et des espaces ouverts et attire l’attention sur leur importance pour assurer une densification urbaine de qualité. La manifestation est placée sous le patronage du conseiller fédéral Alain Berset. Patrick Schoeck-Ritschard, Patrimoine suisse

→ www.anneedujardin2016.ch

Gemeinsam mit seinen Sektionen bereichert der Schweizer Heimatschutz das kommende Gartenjahr 2016 mit einem Strauss von Anlässen in allen Landesteilen. Eine Einladung zum Entdecken und Diskutieren. Vom Engadin bis nach Genf und von Basel bis ins Tessin reicht das Veranstaltungsprogramm, das diesem Heft beiliegt. Mit dem Schwerpunkt «Gärten und Parks» machen der Schweizer Heimatschutz und seine kantonalen Sektionen auf den schleichenden Verlust von wertvollen Grünräumen in unseren Siedlungen aufmerksam und schaffen ein Bewusstsein für bestehende Qualitäten. Ermöglicht wird das Programm dank den Mitteln der Schoggitaler-Aktion 2016. Mit über 60 Veranstaltungen laden wir unsere Mitglieder, aber ebenso Freunde und Interessierte zu einer Auseinandersetzung mit den Möglichkeiten einer qualitätsvol-

len und lebenswerten Verdichtung unserer Dörfer und Städte ein. Fachkundige Führungen und anregende Gesprächsrunden tragen dazu bei, Neues zu erfahren und bestehendes Wissen zu vernetzen. Im Kern steht die Frage, wie es uns gelingt, wertvolle historische Gärten und Parks sowie noch unerkannte Grün- und Freiräume zu erkennen und langfristig zu sichern. Mit der Veranstaltungsreihe beteiligt sich der Heimatschutz aktiv am Gartenjahr 2016 – einer schweizweiten Kampagne, die wir gemeinsam mit anderen nationalen Verbänden ins Leben gerufen haben und aktiv begleiten. Der vollständige Titel lautet: «Gartenjahr 2016 – Raum für Begegnungen». Unter diesen Vorzeichen freuen wir uns auf ein Jahr der angeregten Gespräche, auf neue Erkenntnisse und einen regen Austausch über die Kantonsgrenzen hinweg. Patrick Schoeck-Ritschard, Schweizer Heimatschutz

GARTENJAHR 2016

→ Invitez vos amis et connaissances! Vous

pouvez commander gratuitement d’autres exemplaires du programme des manifestations sur notre site www.patrimoinesuisse. ch/anneedujardin.

Das «Gartenjahr 2016 – Raum für Begegnungen» setzt sich für den Erhalt und die Entwicklung von Freiräumen und Gärten ein und macht auf ihre zentrale Bedeutung für eine qualitätsvolle Verdichtung aufmerksam. Die Veranstaltung steht unter dem Patronat von Bundesrat Alain Berset. Getragen wird sie neben dem Schweizer Heimatschutz vom BSLA, von der NIKE, der Konferenz Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger (KSD), ICOMOS Suisse sowie der SGGK. Erfreulicherweise konnten vier Bundesämter (BAK, BAFU, ARE und BWO) für eine aktive Mitarbeit gewonnen werden.

→ www.gartenjahr 2016.ch

→ Laden Sie Ihre Freunde und Bekannten ein!

Weitere Exemplare des Veranstaltungsprogrammes bestellen Sie kostenlos unter www.heimatschutz.ch/gartenjahr.

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AUSZEICHNUNG

Wakkerpreis 2016 an Rheinfelden Der Schweizer Heimatschutz verleiht der Stadt Rheinfelden AG den Wakkerpreis 2016. Die Grenzstadt am Rhein macht deutlich, wie ein vernetztes und langfristiges Denken von Politik und Behörden – auch über die Landesgrenzen hinweg – die Lebensqualität eines Ortes positiv beeinflussen kann. Vor zwölf Jahren hat die Stadt Rheinfelden im Zonenplan festgelegt, wie sie künftig mit der nötigen Qualität wachsen will. Man verabschiedete sich von einer vielerorts heute noch gängigen zweidimensionalen Ortsplanung, die Baugebiete ausscheidet und farbig Zonen einzeichnet. Stattdessen formulierte die Stadt klare städtebauliche Ziele für die wichtigen Entwicklungsgebiete. Das damals erstellte planerische Fundament wurde seither laufend verfeinert und ermöglichte eine Entwicklung, die auf einer überzeugenden Gesamtsicht basiert. Dazu beigetragen hat auch das echte Interesse von Behörden, Politik und Bevölkerung an einer sorgfältigen und nachhaltigen Siedlungsentwicklung. Der Schweizer Heimatschutz würdigt mit dem Wakkerpreis 2016 insbesondere die Etablierung und Förderung der Zusammenarbeit über Grundstücks-, Quartierund gar Landesgrenzen hinweg. Das einzelne Bauprojekt ist damit kein Solist, sondern bringt sich in ein städtebauliches Ensemblespiel ein.

DER WAKKERPREIS Der Schweizer Heimatschutz vergibt jährlich einer politischen Gemeinde den Wakkerpreis. Das Preisgeld hat mit CHF 20 000 eher symbolischen Charakter; der Wert der Auszeichnung liegt vielmehr in der öffentlichen Anerkennung vorbildlicher Leistung. Erstmals ermöglicht wurde der Wakkerpreis 1972 durch ein Vermächtnis des Genfer Geschäftsmannes Henri-Louis Wakker an den Schweizer Heimatschutz. Seither sind weitere Legate eingegangen, dank denen der Schweizer Heimatschutz den Preis bis heute vergeben kann. Nach Laufenburg (1985), Turgi (2002) und Aarau (2014) geht der Wakkerpreis zum vierten Mal an eine Gemeinde des Kantons Aargau.

→ www.heimatschutz.ch/wakkerpreis

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Qualitäten erkannt und gestärkt Die Stadt Rheinfelden hat ihre Qualitäten erkannt: Neben der lebendigen Altstadt sind es die hochwertigen Freiräume und die kurzen Wege. Übergeordnete Planungsinstrumente sorgen dafür, dass diese vorhandenen Werte durch die Siedlungsentwicklung gefördert und genutzt werden. Schritt für Schritt, aber ohne die Gesamtsicht zu verlieren, wuchs ein feinmaschiges Netz für den Fuss- und Veloverkehr, das Neubaugebiete, Grünräume und Altstadt miteinander verknüpft. Ebenso entstand ein Stadtgefüge, das den Massstab wahrt und spannende Wechselwirkungen zwischen Gebäuden und Aussenraum sowie von Alt und Neu hervorbrachte. Das Wissen um die Art und Weise der baulichen Entwicklung ermöglichte der Stadt letztlich auch, gezielt am richtigen Ort Nachverdichtungsprojekte zu integrieren oder Freiräume zu sichern und aufzuwerten. Voraussicht und rasches Handeln Die vorliegenden Gestaltungspläne in den Entwicklungsgebieten setzen der Bauherrschaft klare Rahmenbedingungen bezüglich Städtebau, Nutzung und Vernetzung. Damit wird Qualität sichergestellt, Rechtssicherheit hergestellt und eine rasche Umsetzung von Bauprojekten ermöglicht. Um öffentliche Interessen frühzeitig einzufordern, suchen Verwaltung und Politik aktiv das Gespräch mit Investoren und bieten Hand zu sinnvollen Lösungen – etwa mit koordinierten Massnahmen oder dem Abtausch von Grundstücken. Ein für die Zukunft zentrales Resultat sind die beiden Grossverteiler, die im Osten beziehungsweise Westen in Gehdistanz zur Altstadt angesiedelt werden konnten. Damit wurde der Wegzug auf die grüne Wiese vermieden und gleichzeitig einer Abwertung der Altstadt vorgebeugt.

Sorgfalt eingefordert Der historische Kern wird durch ein vorbildliches separates Reglement geschützt und gepflegt. Ebenso sind die wichtigsten baukulturellen Werte ausserhalb der Altstadt in Inventaren erfasst und unter Schutz gestellt. Für den historischen Stadtpark besteht ein fundiertes Parkpflegewerk. Bei komplexen Bauprojekten oder städtebaulich sensiblen Gebieten werden Studienaufträge oder Wettbewerbe auch bei privaten Bauvorhaben gefördert und konsequent vom Beirat Stadtgestaltung begleitet. Dieses interdisziplinäre Gremium mit externen Experten aus verschiedenen Fachgebieten ermöglicht das Einholen einer unvoreingenommenen und professionellen Zweit- oder Drittmeinung und trägt damit zur Sicherung und Förderung der Siedlungs- und Projektqualität bei. Zusammenarbeit über die Landesgrenzen hinweg Rheinfelden pflegt eine gut etablierte Zusammenarbeit mit der ungleich grösseren deutschen Schwesterstadt am gegenüberliegenden Rheinufer. Dazu gehören im Rahmen der Plattform Stadtentwicklung ein periodischer Austausch zwischen den Spitzen der Behörden und Verwaltung sowie ein gemeinsames Beleuchtungskonzept und ein Stadtbus, der die Bahnhöfe beidseits der Grenze verbindet und damit Fahrzeiten verkürzt. Sichtbar ist die Zusammenarbeit auch auf der heute vom Privatverkehr befreiten Rheinbrücke, in deren Zusammenhang auch die Neugestaltung Inseli-Burgstell vorgenommen wurde. Das aktuell grösste gemeinsame Projekt ist der neue Rheinsteg, für welchen die beiden Städte 2013/14 einen internationalen Projektwettbewerb durchgeführt haben. Die Baukredite sind zurzeit in der Bewilligungsphase. Sabrina Németh, Schweizer Heimatschutz

→ Die offizielle Preisübergabe findet am 18. Juni

2016 im Rahmen einer öffentlichen Feier statt.


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James Batten / Schweizer Heimatschutz

Mit der fussgängerfreundlichen Neugestaltung der Habich-Dietschy-Strasse als Uferpromenade setzte eine rege Investitionstätigkeit privater Eigentümer ein. Ein Masterplan setzte klare städtebauliche Regeln fest, der eine stimmige Umsetzung in Etappen ermöglichte. Le nouvel aménagement piétonnier de la HabichDietschy-Strasse en promenade a donné le coup d’envoi à de nombreux investissements des propriétaires privés. Un plan directeur a fixé des règles urbanistiques claires et permis une réalisation par étapes cohérente.

Christian Beut ler /Keystone

Die 2010 abgeschlossene Renovation der Kurbrunnenanlage schuf einen stimmigen und repräsentativen Raum für Anlässe unterschiedlichster Art. Ihr Vorplatz dient zudem als öffentliche Terrasse mit Blick auf das Rheinufer. Achevée en 2010, la rénovation du complexe de la Kurbrunnenanlage a permis de créer un espace cohérent pour toutes sortes de manifestations. Son parvis sert en outre de terrasse publique avec vue sur les bords du Rhin.

James Batten / Schweizer Heimatschutz

Die 2006 im sogenannten Pile-up-System erstellte Eckliegenschaft schafft einen markanten Auftakt zur neu gestalteten Habich-Dietschy-Strasse. Die Überbauung dient als städtebauliches Scharnier zwischen der Kurbrunnenanlage und dem Salmenpark mit seiner hohen Dichte. Construit en 2006 selon le système dit «Pile up», cet immeuble d’angle crée une rupture annonçant le nouvel aménagement de la Habich-DietschyStrasse. Ce complexe constitue une charnière urbanistique entre l’édifice la Kurbrunnenanlage et le quartier très dense du Salmenpark.

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James Batten / Patrimoins suisse

Une stratégie claire et des trésors de diplomatie ont convaincu Migros et Coop de s’établir à quelques pas à l’ouest et à l’est de la vieille ville. Un plan directeur rigoureux, des inventaires et la commission technique Vieille ville ont permis de garantir le respect de ce site d’importance nationale. On ne se contente pas de préserver des objets isolés, mais aussi le caractère global de la ville. Dank einer klaren Strategie und einem gesunden Mass an Überzeugungsarbeit sind Migros und Coop heute in Gehdistanz westlich und östlich der Altstadt angesiedelt. Den sorgfältigen Umgang mit dem national bedeutenden Ortsbild stellen ein präziser Richtplan, Inventare und der Fachausschuss Altstadt sicher. Gepf legt werden dabei nicht nur Einzelobjekte, sondern der Gesamtcharakter.

Christian Beut ler / Keystone

Depuis le XIXe siècle, les grands espaces verts sont concentrés à l’est du centre-ville. Le parc municipal, avec son peuplement d’arbres anciens, a été soigneusement entretenu au cours des décennies. L’extension moderne du parc municipal offre aujourd’hui un accès direct à la rive du f leuve. Im Osten des Stadtzentrums sind seit dem 19. Jahrhundert die grossen öffentlichen Grünanlagen konzentriert. Der Stadtpark mit seinem alten Baumbestand wurde über die Jahrzehnte hinweg mit Sorgfalt gepf legt. Die moderne Erweiterung des Stadtparks bietet einen direkten Zugang zum Flussufer.

James Batten / Patrimoins suisse

Les trois bâtiments de logements et de bureaux édifiés en 2012/2013 font la jonction entre un quartier d’habitation du début du XXe siècle et les zones réaffectées à proximité de la gare. Le placement des volumes bâtis et des aménagements paysagers convaincants ont créé une liaison piétonne informelle à travers la parcelle – un nouveau raccourci au centre-ville. Am Übergang zwischen einem Wohnquartier aus dem frühen 20. Jahrhundert und den umgenutzten Arealen in Bahnhofsnähe wirken die drei 2012/13 erstellten Wohn- und Bürobauten als verbindende Übergangszone. Die Setzung der Bauvolumen und eine überzeugende Landschaftsgestaltung schaffen eine informelle Fussgängerverbindung durch das Grundstück hindurch – eine neue Abkürzung ins Stadtzentrum.

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DISTINCTION

Prix Wakker 2016 à Rheinfelden Patrimoine suisse décerne le Prix Wakker 2016 à Rheinfelden (AG). Cette ville frontière au bord du Rhin montre clairement comment les milieux politiques et les autorités peuvent influencer la qualité de vie d’un lieu en s’engageant de manière concertée et sur le long terme – y compris par-delà les frontières nationales. Il y a douze ans, la Ville de Rheinfelden avait adopté un plan de zones jetant les bases d’une croissance de qualité. La démarche abandonnait l’aménagement du territoire en deux dimensions qui définit aujourd’hui encore en maints endroits des périmètres à bâtir et les colorie de différentes couleurs. Rheinfelden a préféré fixer des objectifs urbanistiques clairs pour les zones de développement importantes. Les principes d’aménagement ont été affinés en permanence depuis et ont permis un développement fondé sur une perspective globale convaincante. La volonté réelle des autorités, du monde politique en général et de la population de soigner le développement urbain sur la durée y a contribué. En décernant le Prix Wakker 2016 à Rheinfelden, Patrimoine suisse honore en particulier l’instauration et la promotion d’une collaboration par-delà les limites des propriétés, des quartiers et des pays. Les projets individuels ne sont ainsi pas pris isolément, mais s’inscrivent dans un ensemble urbain.

À PROPOS DU PRIX WAKKER Patrimoine suisse attribue chaque année le Prix Wakker à une commune politique. Doté de 20 000 francs, le prix a un impact surtout symbolique; l’objectif est de mettre publiquement à l’honneur la qualité d’un travail exemplaire. Le Prix Wakker a été décerné pour la première fois en 1972 à la suite du legs fait à Patrimoine suisse par l’homme d’affaires genevois Henri-Louis Wakker. D’autres legs ont permis à Patrimoine suisse de décerner ce prix jusqu’à aujourd’hui. C’est la quatrième fois que le Prix Wakker est décerné à une commune argovienne. Laufenburg, Turgi et Aarau ont reçu le prix en 1985, 2002 et 2014.

→ www.patrimoinesuisse.ch/wakker

Qualités identifiées et renforcées La Ville de Rheinfelden a identifié ses atouts qui sont – en plus de sa vieille ville animée – ses espaces libres de grande qualité et ses courtes distances. Des instruments de planification générale permettent de favoriser encore et d’exploiter ces valeurs à travers le développement du milieu bâti. Pas à pas, mais sans perdre la perspective globale, le réseau piétonnier et cycliste s’est étoffé sous forme d’un maillage serré. Il relie les nouveaux quartiers, les espaces verts et la vielle ville. Une structure urbaine a vu le jour qui respecte l’échelle et a généré de passionnantes interactions, entre les bâtiments et les espaces extérieurs comme entre l’ancien et le moderne. La maîtrise de l’art et de la manière de réaliser le développement a en définitive permis à la ville d’intégrer des projets de densification ou de ménager, et mettre en valeur des espaces libres aux endroits appropriés. Prévoir et agir rapidement Les plans d’affectation des zones de développement fixent des conditions-cadres claires aux propriétaires – en termes d’urbanisme, d’affectation et de liaisons. Cela assure la qualité, contribue à la sécurité juridique et permet une réalisation rapide des projets de construction. L’administration et les milieux politiques cherchent activement à établir en amont le dialogue avec les investisseurs afin de préserver l’intérêt public. Ils se montrent conciliants pour faire aboutir des solutions sensées – par le biais notamment de mesures coordonnées ou d’échanges de terrains. Il est ainsi capital pour l’avenir d’avoir obtenu que les deux grands distributeurs s’installent à quelques minutes à pied du cœur de la cité, l’un côté est, l’autre côté ouest. Cela permet d’éviter l’exode vers la périphérie ainsi qu’une dévalorisation de la vieille ville.

Soin de rigueur Le centre historique est protégé et préservé grâce à un règlement spécial exemplaire. Hors de la vieille ville, les plus importants témoins du patrimoine bâti sont également inscrits aux inventaires et placés sous protection. Un programme d’entretien cohérent a été défini pour le parc municipal historique. Et les projets de construction complexes, ou les zones sensibles sur le plan urbanistique, font l’objet de mandats d’étude ou de concours – y compris certains projets privés – et sont accompagnés par la commission d’urbanisme. Cet organe interdisciplinaire composé d’experts externes de divers domaines permet de prendre un deuxième, voire un troisième avis, impartial et professionnel et contribue à favoriser la qualité de l’urbanisme et du projet. Collaboration par-delà les frontières Dans le cadre de la plateforme de développement urbain, Rheinfelden collabore étroitement avec la ville allemande, plus peuplée, qui se trouve sur l’autre rive du Rhin. Les échanges périodiques entre les responsables des autorités et de l’administration ont notamment débouché sur un concept commun d’éclairage et sur un bus urbain qui relie les gares de part et d’autre de la frontière et réduit ainsi les temps de parcours. Les fruits de cette collaboration sont également visibles sur le pont traversant le Rhin qui a été libéré du trafic routier privé. Dans ce contexte, l’îlot du Burgstell, dans le lit du fleuve, a aussi été réaménagé. Le principal projet en cours est la nouvelle passerelle sur le Rhin, pour laquelle les deux villes ont organisé en 2013/2014 un concours de projet international. Les crédits de construction sont actuellement en phase d’approbation. Sabrina Németh, Patrimoine suisse

→ La remise officielle du prix aura lieu le

18 juin 2016 dans le cadre d’une fête publique.

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SCHOGGITALER 1969: KLOSTER MÜSTAIR GR

Für ein kunstgeschichtliches Welterbe Seit 1946 verkaufen Tausende von Schweizer Schulkindern jeden September Schoggitaler. Gegen 44 Millionen goldene Taler wurden bis heute produziert. Sie sind für die beiden Trägerorganisationen, den Schweizer Heimatschutz und Pro Natura, zu einem Markenzeichen geworden. Was wurde dank dem Schoggitaler in den letzten 70 Jahren ermöglicht? Anhand des Klosters Müstair dokumentieren wir den nachhaltigen Erfolg – weitere Geschichten folgen!

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Restaurierung der Kunstschätze Gegründet worden war das Kloster von Karl dem Grossen, sozusagen im Vorbeigehen. Der Frankenkönig hatte nämlich im Jahr 774 auf die Bitte des Papstes hin, der sich von den Langobarden bedroht sah, die Lombardei erobert. Auf der Heimreise geriet Karl der Grosse am Umbrailpass in einen heftigen Schneesturm und zum Dank dafür, dass er überlebte, stiftete er das Kloster. Tatsächlich stammen die ältesten Holzbalken im Kloster aus dem Jahr 775. Auch sonst ist in St. Johann aussergewöhnlich viel Ursprüngliches erhalten, unter anderem eine der frühesten Statuen von Karl dem Grossen und der markante Plantaturm, das älteste noch erhaltene Wohngebäude im Alpenraum. Der bedeutendste Kunstschatz Müstairs befindet sich allerdings in der Klosterkirche: Prächtige Wandbilder, sogenannte Fresken, aus dem 9. Jahrhundert. Zwar wa-

Dr. Tanja Wirz, Historikerin

→ Eine Jubiläumspublikation dokumentiert an

hand von zwölf Geschichten den nachhaltigen Erfolg des Schoggitalers. Kostenlos zu bestellen unter www.schoggitaler.ch

M. Schneiders/Keystone

«Wir können ja keine Werbung machen für ein Leben bei uns», erklärt Priorin Sr. Domenica Dethomas, die seit 2012 dem Benediktinerinnenkloster St. Johann im bündnerischen Müstair vorsteht. «Denn dazu muss man berufen sein.» Sie selber stammt aus dem Tal und sagt, sie habe hinter den schützenden Klostermauern das gefunden, was sie immer gesucht habe, nämlich den lieben Gott. Und wenn eines Tages tatsächlich keine Frauen mehr neu ins Kloster eintreten wollen? Sr. Domenica lacht herzhaft und sagt: «Dann müssen wir die Bude halt zumachen!» Nachwuchssorgen sind für das Kloster St. Johann nichts Neues. In den 1960erJahren sah es fast noch schlechter aus, denn damals lebten die Nonnen von Müstair nicht nur in Klausur, sondern in den aus dem Mittelalter stammenden Gebäuden auch unter sehr prekären Wohnverhältnissen. Dabei ist St. Johann nicht einfach irgendein Kloster, sondern eines der ältesten und schönsten Europas und steckt voller Kunstschätze. Aber auch diese waren vom Zerfall bedroht. Die Schoggitaler-Aktion von 1969 sollte dies ändern. Die Stiftung Pro Kloster St. Johann wollte sowohl die Kunstwerke restaurieren und dem Publikum besser zugänglich machen als auch die Wohn- und Arbeitsräume der Nonnen renovieren, damit die Klostergemeinschaft weiterbestehen konnte. 3,5 Millionen Franken sollte das kosten. Natürlich konnte ein so grosser Betrag nicht mit dem Schoggitaler-Verkauf allein gesammelt werden, obwohl der Taler von 1969 mit fast einer Million der meistverkaufte in all den Jahren war. Doch die Schoggitaler-Aktion war mehr als nur eine Geldsammlung, denn sie machte das Kloster Müstair in der ganzen Schweiz bekannt. 1983 wurde es schliesslich sogar zum UNESCO-Welterbe erklärt.

ren sie im späteren Mittelalter übermalt worden, doch 1894 wurden sie von den beiden Kunsthistorikern Joseph Zemp und Robert Durrer wieder entdeckt. 1909 wurde ein Teil davon ins Schweizerische Landesmuseum gebracht, und zwischen 1947 und 1951 holten professionelle Restauratoren und einige der Klosterfrauen mit Spachteln und Hämmerchen weitere der Malereien hervor. Es blieb aber noch viel zu tun. Unter anderem dank dem Schoggitalerverkauf von 1969 konnte die Restaurierung dieser Kunstschätze weitergeführt werden, und heute können die Besucher auf den monumentalen Wandbildern wieder 135 einzelne Szenen bewundern. Aber nicht nur die Kunstschätze und die Gebäude, sondern auch das Kloster als religiöse Gemeinschaft blieb erhalten. Heute leben ein Dutzend Nonnen im Kloster und gehen weiterhin dem Gebet und der Arbeit nach, wie es ihnen die Benediktinerregel «ora et labora» vorgibt. Und wenn Sr. Domenica sich freut, dass ihr ein Computer als Arbeitsgerät bewilligt wurde, oder wenn die Nonnen vor dem Fernseher mit der Hockeymannschaft Kloten Flyers mitfiebern, dann zeigt sich, dass sie zwar in einem mittelalterlichen Baudenkmal wohnen, aber doch auch ganz aus der heutigen Zeit sind.

Die Schoggitaler-Aktion 1969 machte das Kloster Müstair in der ganzen Schweiz bekannt. La campagne de l’Ecu d’or 1969 a fait connaître le monastère de Müstair dans toute la Suisse.


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ÉCU D’OR 1969: MONASTÈRE DE MÜSTAIR

Au patrimoine mondial de l’histoire de l’art Chaque année depuis 1946, des milliers d’élèves se mobilisent pour vendre des Ecus d’or au mois de septembre. Près de 44 millions de pièces en chocolat ont été produites jusqu’à ce jour. L’Ecu d’or est l’emblème des campagnes menées par Patrimoine suisse et Pro Natura. Quel bilan tirer de ces 70 premières années de l’Ecu d’or? L’exemple du monastère de Müstair démontre le succès durable de ces actions. A suivre … à l’appui d’autres exemples! «Nous ne pouvons tout de même pas faire de la publicité pour inciter les gens à passer leur vie parmi nous», lance la prieure Domenica Dethomas qui dirige depuis 2012 le couvent bénédictin Saint-Jean-des-Sœurs à Müstair dans les Grisons. «Il faut avoir la vocation.» Sœur Dethomas a grandi dans le village et affirme que, derrière les murs protecteurs du couvent, elle a trouvé ce qu’elle avait toujours recherché: le Seigneur. Et si un jour plus aucune femme ne voulait entrer au couvent? Sœur Domenica éclate d’un rire communicatif et déclare: «Dans ce cas, nous devrions fermer boutique!» Le couvent Saint-Jean-des-Sœurs affronte depuis longtemps des problèmes de relève. Dans les années 60, la situation était encore plus critique qu’aujourd’hui, car les nonnes qui résidaient à Müstair n’étaient pas seulement retirées du monde, elles connaissaient des conditions de logement particulièrement précaires dans des constructions datant du Moyen Age. C’est que Saint-Jeandes-Sœurs n’est pas n’importe quel couvent: il compte parmi les plus anciens et les plus beaux d’Europe et il renferme de nombreux trésors artistiques. Des trésors, en particulier picturaux, qui se délabraient avec les bâtiments. En 1969, l’action de l’Ecu d’or a été lancée pour y remédier. La fondation «Pro Kloster St. Johann in Müstair» avait tout à la fois pour ambition de restaurer les œuvres, de les rendre plus accessibles au public et de rénover les espaces de vie et de travail des nonnes, afin de permettre à la communauté du cloître d’y poursuivre ses activités. Environ 3,5 millions de francs étaient nécessaires. La vente de l’Ecu d’or n’est bien sûr pas parvenue à elle seule à réunir une telle somme, bien que cette année-là près d’un million d’écus aient été vendus, un record absolu. Et l’action alla bien au-delà d’une simple récolte

d’argent, car elle fit connaître dans toute la Suisse le monastère de Müstair qui a été finalement inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983. Restauration des trésors inestimables Le couvent bénédictin de Saint-Jean-desSœurs passe pour avoir été fondé sur ordre de Charlemagne, à son retour d’Italie. A la demande du Pape, qui se sentait menacé, le roi des Francs avait en effet conquis la Lombardie en 774. En repassant le col de l’Umbrail, il aurait été pris dans une violente tempête de neige. Et aurait fait fonder le couvent pour marquer sa reconnaissance d’avoir survécu. Les plus anciennes poutres retrouvées dans le couvent remontent effectivement à 775. Saint-Jean-des-Sœurs a conservé une part exceptionnelle d’éléments originels, en particulier une des plus anciennes statues de Charlemagne ainsi que la tour Planta, le plus ancien bâtiment d’habitation de l’espace alpin encore conservé. Le trésor artistique majeur de Müstair se trouve en fait dans l’église conventuelle: de magnifiques fresques remontant au IXe siècle. Recouvertes à la fin du Moyen Age, elles ont été redécouvertes en 1894 par les deux historiens de l’art Joseph Zemp et Robert Durrer. En 1909, une partie de ces peintures a été transférée au Musée national suisse et entre 1947 et 1951, des professionnels et quelques nonnes, munis de spatules et de petits marteaux, ont fait ressortir d’autres peintures. Mais il restait beaucoup à faire. Et c’est en partie grâce à la vente de l’Ecu d’or de 1969 que la restauration de ces trésors inestimables a pu être poursuivie et que les visiteurs peuvent admirer aujourd’hui les 135 scènes de ces fresques monumentales. Il n’y a pas que les trésors artistiques et les murs qui ont été conservés, le monastère

en tant que communauté religieuse a lui aussi été préservé. La «boutique» continue de tourner. Aujourd’hui, douze nonnes vivent au couvent et se consacrent à la prière et au travail, comme le veut la règle des bénédictins ora et labora. Si la prieure Domenica se réjouit de disposer d’un ordinateur et si les nonnes vibrent devant le petit écran aux exploits de l’équipe de hockey des Kloten Flyers, cela montre qu’elles vivent certes dans un monument du Moyen Age, mais n’en sont pas moins pleinement de leur temps. Dr Tanja Wirz, historienne d’art

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→ Une publication-anniversaire illustre au

travers de douze récits les résultats durables des ventes de l’Ecu d’or. A commander sur le site: www.ecudor.ch

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6.11.15–29.5.16 Ausstellung im Heimatschutzzentrum Villa Patumbah Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich Mi, Fr, Sa 14–17 Uhr, Do/So 12–17 Uhr www.heimatschutzzentrum.ch

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Foto: Schweizerische Nationalbibliothek, Eidgenössisches Archiv für Denkmalpflege: Archiv Rudolf Zinggeler

Ein Tessiner Bergtal wie kein anderes

valle bavo na


SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

Cette maison en madriers construite en 1341 bénéficie d’une situation idyllique au sud de Morschach (SZ), dans un hameau dominant le lac d’Uri. A l’abandon et menacée de délabrement, elle a été reprise en droit de superficie par la Fondation Vacances au cœur du patrimoine et pourra accueillir des vacanciers dès l’achèvement des travaux de restauration. L’automne dernier, la fondation a lancé un mandat d’études auprès de plusieurs bureaux d’architecture et le verdict du jury est tombé en décembre 2015. Le projet de l’architecte Lukas Baumann a convaincu le jury pour plusieurs raisons: il ménage les ressources naturelles et préserve du mieux possible la substance bâtie existante tout en proposant un programme d’utilisation des pièces adapté au confort moderne. L’architecte uranais de 35 ans gère deux bureaux d’architecture. Il siège depuis 2014 à la commission nidwaldienne de conservation du patrimoine. La fondation Vacances au cœur du patrimoine est heureuse de pouvoir compter sur ce jeune architecte dynamique pour la restauration de sa maison la plus ancienne. L’intérêt manifesté par ce jeune architecte pour un tel objet pouvait surprendre. Aussi la fondation Vacances au cœur du patrimoine a-t-elle cherché à en comprendre les raisons. Les traces laissées par les habitants qui y ont vécu, mais aussi par le temps et les intempéries ainsi que l’interaction directe entre construction et matériau, omniprésentes dans les bâtiments historiques, ne cessent de fasciner Lukas Baumann: «Par exemple, cette porte intérieure est fabriquée à partir de planches en bois massif assemblées par deux traverses. L’ouvrant est directement fixé sur la structure. On ne peut trouver mieux comme fiches de porte!» La simplicité fait tout le charme de cette maison. Pour l’architecte, son histoire se lit surtout à l’étage des chambres qui est resté et restera dans son état d’origine. Grâce à la fondation Vacances au cœur du patrimoine créée par Patrimoine suisse, il est possible de léguer aux générations futures des bâtiments fascinants, par exemple cette maison de 675 ans. La maison de Tannen devrait pouvoir être prête à accueillir des hôtes dès l’été 2017.

→ www.magnificasa.ch

Stiftung Ferien im Baudenkmal

UNE MAISON À MORSCHACH (SZ)

Nach der Instandstellung wird das Haus Tannen in Morschach für Ferien im Baudenkmal zur Verfügung stehen. Dès l’achèvement des travaux de rénovation, la maison Tannen à Morschach sera ouverte à la location saisonnière par Vacances au cœur du patrimoine.

STIFTUNG FERIEN IM BAUDENKMAL

Bijou in Morschach SZ Das Haus Tannen in Morschach, das neuste Bijou der Stiftung Ferien im Baudenkmal, ist nicht nur dank bereits ergriffenen Sofortmassnahmen vor dem Einsturz gesichert, sondern ist der Instandstellung nun einen grossen Schritt nähergekommen. Der Entscheid der Wettbewerbsjury ist gefallen: Das Projekt des Architekten Lukas Baumann wird in den nächsten zwei Jahren umgesetzt. Südlich von Morschach, hoch über dem Urnersee, steht das im Jahr 1341 erbaute Holzhaus Tannen, abgeschieden, inmitten idyllischer Umgebung. Das dem Verfall ausgesetzte Gebäude wird von der Stiftung Ferien im Baudenkmal im Baurecht übernommen und nach den Instandstellungsarbeiten für Feriengäste bewohn- und erlebbar gemacht. Nachdem die Stiftung im letzten Herbst einen Studienauftrag unter mehreren Architekten durchgeführt hatte, ist der Entscheid der Wettbewerbsjury im Dezember gefallen. Architekt Lukas Baumann überzeugte das Entscheidungsgremium mit seiner Eingabe in vielerlei Hinsicht: Durch die Schonung natürlicher Ressourcen und die grösstmögliche Erhaltung der Bausubstanz vermag Baumanns Projekt ein Raumprogramm mit zeitgemässem Wohnkomfort umzusetzen. Der 35-jährige Urner betreibt zwei Architekturbüros und ist seit 2014 in der Denkmalpflegekommission Nidwalden vertre-

ten. Die Stiftung Ferien im Baudenkmal ist erfreut, einen jungen aufstrebenden Architekten für die Restaurierung ihres ältesten Baudenkmals gewinnen zu können. Da das junge Interesse am «alten Ghütt» vielleicht verblüffen mag, hat Ferien im Baudenkmal den Architekten nach dem besonderen Reiz dieser Aufgabe gefragt. Die Spuren des Gebrauchs, der Einfluss vom Wetter und die Direktheit von Konstruktion und Materialität, die in historischen Bauten allgegenwärtig sind, faszinieren Baumann immer wieder aufs Neue: «Beispielsweise wird eine Innentüre mit massiven Holzbrettern gebildet, die durch zwei Leisten zusammengehalten werden. Dieses Türblatt wird direkt an den Rohbau befestigt. Reine Steckverbindungen!» In der Einfachheit liegt der Charme. Gemäss Baumann ist das Geschichtliche beim Haus Tannen vor allem im Kammergeschoss des Blockbaus zu spüren, da wo das «Gebäude in aller Ruhe alterte» und die originale Raumeinteilung noch erhalten ist und auch erhalten bleiben wird. Dank der vom Schweizer Heimatschutz ins Leben gerufenen Stiftung Ferien im Baudenkmal können so faszinierende Bauten wie das 675-jährige Haus Tannen, ein auf den ersten Blick unscheinbaren Holzbau mit beinahe vergessen gegangener Geschichte, für nächste Generationen erhalten werden. Das Haus Tannen steht voraussichtlich ab Sommer 2017 für Ferien im Baudenkmal zur Verfügung. Michèle Bless, Stiftung Ferien im Baudenkmal

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SEKTIONEN/SECTIONS

BLICKPUNKT SEKTION INNERSCHWEIZ/NIDWALDEN

Gefährdeter Stanser Dorfplatz

Der Stanser Dorfplatz ist ein Ortsbild von nationaler Bedeutung und steht als Ganzes unter Schutz. Der Regierungsrat Nidwalden hat diesen Entscheid 1963 getroffen, und die Stimmbürger der Gemeinde Stans haben ihn in der Zonenordnung bestätigt. Trotzdem sollen nun die Gebäude am Dorfplatz 4 und 5 und im Gässli 1 abgebrochen werden. Der Heimatschutz wehrt sich. Hohe Schutzwürdigkeit Die Beschwerdeführer werfen dem Regierungsrat Nidwalden vor, dass er beim Nichtunterschutzstellungsentscheid der Gebäude am unteren Dorfplatz die Wünsche der Bauherrschaft höher gewichtet als das öffentliche Interesse am Erhalt des Dorfbildes, das durch die Kantonale Kommission für Denkmalpflege geschützt und vertreten wird. Konsequent und beharrlich hat diese die Eigentümerin des Dorfplatz 4/5 und Gässli 1 auf die Schutzwürdigkeit der Gebäude hingewiesen. Diese Tatsache haben auch Experten des Bundes bestätigt. Gleich zwei eidgenössische Fachkommissionen, die Eidgenössische Natur- und Heimatschutzkommission (ENHK) und die Eidgenössische Kommission für Denkmalpflege (EKD) stellten in ihrem Bericht vom 27. März 2015 bei den vom Abbruch bedrohten Gebäuden sogar eine hohe Schutzwürdigkeit fest. Der Regierungsrat setzt sich in seiner Argumentation zur Nichtunterschutzstellung über die fachlich ausgewiesenen Experten und Restauratoren hinweg. Er kommt zum Schluss, dass nur einzelne Gebäudeteile des Ensembles eine «gewisse bauhistorische Bedeutung» hätten und

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Der Dorfplatz mit den gefährdeten Gebäuden (Bildmitte) aus der Postkartenserie Dorfplatz Stans, 50 Jahre Unterschutzstellung von Matthias Gnehm und Denkmalpf lege Nidwalden.

Matthias Gnehm

Der Regierungsrat des Kantons Nidwalden gab kürzlich grünes Licht zur Zerstörung des Dorfplatzes Stans, eines Ortsbilds von nationaler Bedeutung. Der Schweizer, der Innerschweizer und der Nidwaldner Heimatschutz haben im Dezember 2015 gegen die Nichtunterschutzstellung wertvoller Liegenschaften am Dorfplatz beim Verwaltungsgericht Nidwalden Beschwerde eingereicht.

La place du village et ses bâtiments menacés (au centre), carte postale de la série Place du village de Stans, 50 ans de protection de Matthias Gnehm et de la conservation du patrimoine de Nidwald.

sich darum eine integrale Unterschutzstellung nicht rechtfertige. Doch kein Gebäude bleibt über 300 Jahre hinweg original erhalten. Auch Um- oder Anbauten gehören zum Leben und zur Geschichte eines Hauses und prägen das Ortsbild. Die Beschwerdeführer sind grundsätzlich nicht gegen weitere An- oder Umbauten am Dorfplatz. Sie könnten sich sogar einen qualitativ wertvollen Neubau vorstellen. Doch das von der Eigentümerin vorgelegte Neubauprojekt erfüllt diesen Anspruch in keiner Art und Weise. Einseitige Stellungnahme der Regierung Den Entscheid der Nichtunterschutzstellung begründet der Regierungsrat Nidwalden zusätzlich auch mit der «Verhältnismässigkeit». Das Denkmalschutzgesetz des Kantons Nidwalden von 2004 sieht vor, dass es im Ermessen des Regierungsrats liegt, bei einem unverhältnismässigen Renovationsaufwand ein Objekt aus dem Schutz zu entlassen. Die Eigentümerin, so der Regierungsrat, habe belegen können, dass die Renovation einen unverhältnismässigen Aufwand nach sich ziehen würde. Der Regierungsrat glaubt das, obwohl die Eigentümerin kein Sanierungskonzept vorgelegt hat, auf dessen Grundlage dies beurteilt werden könnte. Der Regierungsrat nimmt in dieser Sache ausschliesslich die Aussagen der Eigentümerin zur Kenntnis, die die schützens-

werten Gebäude schlechtredet. Die Beurteilungen der kantonalen und eidgenössischen Gremien, die mit fachlich fundierten Berichten und Gutachten den hohen Schutzstatus differenziert belegt haben und die Möglichkeit des Erhalts der Gebäude bestätigen, haben für ihn kein Gewicht. Der Schweizer, der Innerschweizer und der Nidwaldner Heimatschutz werfen ihm darum Ermessensüberschreitung oder sogar -missbrauch vor. Einer der schönsten Dorfplätze Der Stanser Dorfplatz gilt als einer der schönsten im ganzen Land. Darum steht er auch unter Schutz. Trotzdem wurden leider in den letzten Jahrzehnten einige Gebäude ausgekernt oder abgerissen und durch nichtssagende Bauten ersetzt. Es ist ein Glück, dass das Höfli, das Winkelriedhaus oder die Häuser am Rathausplatz schon vor Jahren von ihren Eigentümern mit verdankenswertem Aufwand sorgfältig renoviert worden sind und so auch in Zukunft das Dorfbild prägen werden. Diese Häuser waren vor der Renovation in einem vergleichbar schlechten oder noch schlechteren Zustand als die vom Abbruch bedrohten Gebäude am unteren Dorfplatz. Der Erhalt all dieser Gebäude zeigt deutlich, dass es auch noch andere Werte gibt als die Rendite. Hanspeter Odermatt, Präsident Nidwaldner Heimatschutz


SEKTIONEN/SECTIONS

BLICKPUNKT SEKTION SCHWYZ

Ein Mahnmal für ungenügenden Ortsbildschutz

Im Herbst 2013 vermeldete die Schwyzer Denkmalpflege einen Sensationsfund: Ein unscheinbares Geviert am Dorfbach des Kantonshauptortes entpuppte sich als einzigartiges intaktes Ensemble mittelalterlicher Holzbauten. Der Schweizer Heimatschutz setzte sich mit Nachdruck für eine Rettung in letzter Sekunde ein und brachte gar einen Investor ins Spiel, der die Gebäude kaufen und das Quartier erhalten wollte (vgl. Heimatschutz/Patrimoine 4/2013). Der Schwyzer Regierungsrat lehnte eine Unterschutzstellung ab und verwies auf die Rechtssicherheit: Es bestehe ein bewilligter Gestaltungsplan. Eilig zogen kurz nach dem Entscheid die Bagger auf und zerstörten den neu entdeckten mittelalterlichen Dorfteil. Immerhin leitete der Kanton eine Rettungsaktion ein und stellte damit sicher, dass die wertvollsten Teile des Ensembles untersucht und teilweise fachgerecht ausgebaut werden konnten. Als Reststück des – auch international – einmaligen Fundes ist die auf 1311 datierte «Schwarze Stube» seit November im Forum für Schweizer Geschichte in Schwyz aufgebaut. Der Fund sei nicht nur ein Ausstellungsstück, sondern auch ein Mahnmal, erklärte der Schwyzer Regierungsrat Walter Stähelin am Eröffnungsanlass. Der Kanton habe vom Fall am Dorfbach gelernt. Tatsächlich hat die Regierung seit dem unentschuldbaren «Fall Dorfbach» mehrfach interveniert, wenn Gemeinden unvernünftige Bauprojekte durchwinkten und

nötige Schutzabklärungen angezeigt waren. Dank dem neuen Verantwortungsbewusstsein konnte die kantonale Denkmalpflege etwa im Dezember 2015 erneut zwei Gebäude mit 700-jähriger Bausubstanz ausfindig machen – diesmal bevor eine Abbruchbewilligung erteilt wurde. Aktuell drehen sich die Diskussionen in Schwyz erneut um die Rechtssicherheit. Das kantonale Natur- und Heimatschutzgesetz datiert auf 1927 und verlangt nach einer Neuregelung. Die Frage wird sein, ob

der Kantonsrat die vorhandenen Defizite und Herausforderungen punkto Denkmalpflege und Ortsbildschutz mit gleicher Ernsthaftigkeit angehen wird wie der Regierungsrat. Es bleibt zu hoffen, dass die vielen Funde, die bisher unbekannte Einblicke in unsere Vergangenheit ermöglichen, den traditionsbewussten Stand Schwyz nun zu einer ernsthaften Sicherung der einmaligen Werte ermuntern. Patrick Schoeck-Ritschard, Schweizer Heimatschutz

Florian Baumgartner /Schweizer Heimatschutz

Mit der «Schwarzen Stube» von 1311 hat ein Reststück des mittelalterlichen Holzhausensembles im Dorfbach-Quartier in Schwyz den Weg ins Forum für Schweizer Geschichte gefunden. Das Ausstellungsstück macht die damalige Wohnkultur erfahrbar – und mahnt zugleich, dass ein mangelnder Schutz und ungenügende Inventare wertvollste Gebäude zerstören können.

Hier, im Dorf bach-Quartier in Schwyz, stand bis vor Kurzem das intakte Ensemble mittelalterlicher Holzbauten mit der auf 1311 datierten «Schwarzen Stube». Le quartier de Dorf bach à Schwyz où se trouvait l’ensemble (encore intact jusqu’ à tout récemment) de maisons en bois du Moyen Age, dont la «Schwarze Stube» datant de 1311.

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SEKTIONEN/SECTIONS

ST. GALLEN/APPENZELL I. RH.

Erfolg bei Kraftwerk Birsfelden

Neubauprojekt Gundeldingerstrasse

Goldener Schemel

Aufgrund der weit herum anerkannten architektonischen Qualität des Kraftwerks Birsfelden erhob der Baselbieter Heimatschutz Einsprache gegen eine geplante Solaranlage auf dem Faltdach des Maschinenhauses. Die Baurekurskommission hat in der Folge die Einsprache gutgeheissen und das Baugesuch abgelehnt. Die Gegenpartei erhob keinen Rekurs dagegen, womit das Urteil Ende Dezember 2015 Rechtskraft erlangte. Der Baselbieter Heimatschutz begrüsst den Entscheid der Baurekurskommission. Damit wird ein schweizweit einzigartiges Kulturdenkmal mit seiner äusserst sensiblen Architektur erhalten. Gleichzeitig hält der Baselbieter Heimatschutz fest, dass er für gute Baukultur und für die alternative Energieerzeugung einsteht.

An der Gundeldingerstrasse 365 und 367 in Basel soll ein intaktes Doppelmehrfamilienhaus aus den 1930er-Jahren mit geräumigen und günstigen Wohnungen abgebrochen und durch einen teuren Neubau ersetzt werden. Ganz abgesehen von der Sinnlosigkeit des Unterfangens, guten und zahlbaren Wohnraum zu vernichten, wäre der städtebauliche Schaden, den der geplante Eingriff zur Folge hätte, immens. Mit dem Herausbrechen des Doppelwohnhauses würde ein harmonisches Ensemble unwiderruflich zerstört. Dies ausgerechnet an derjenigen Stelle, wo das denkmalgeschützte Zwinglihaus für die gebaute Umgebung eine Schlüsselrolle einnimmt. Da der geplante Ersatzneubau mit seiner Fassadengestaltung und dem überdimensionierten Dachaufbau zudem eindeutig den Bestimmungen der Schonzone widerspricht, hat der Heimatschutz Basel im Dezember 2015 Einsprache gegen das Baubegehren eingereicht.

→ www.heimatschutz.ch/basel ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

SCHAFFHAUSEN

→ www.heimatschutz-bl.ch

Eine neue Präsidentin GENF NON le 28 février! La section genevoise de Patrimoine suisse s’est engagée à fond contre le projet d’agrandissement du Musée d’art et d’histoire de Jean Nouvel. Ces derniers mois, elle a appelé avec force à voter NON le 28 février 2016. Le résultat de la votation n’était pas connu à l’heure de la mise sous presse.

→ Informations détail-

lées et contexte sur le site: www.patrimoinegeneve.ch et le supplément du journal Alerte

Katharina Müller ist am 16. Dezember 2015 an einer ausserordentlichen Mitgliederversammlung des Schaffhauser Heimatschutzes einstimmig zur neuen Präsidentin gewählt worden. Ebenfalls einstimmig wurde die Architektin Ruth Wildberger in den Vorstand gewählt. Katharina Müller tritt die Nachfolge von Caro Stemmler an, der bereits vor längerer Zeit seinen Rücktritt bekannt gab. Der neuen Präsidentin sind die Themen des Schaffhauser Heimatschutzes nahe: Als Architektin und langjährige Kantonsbaumeisterin bringt sie grosse Erfahrung mit – auch im Bereich Denkmalschutz. Die Symbiose von Alt und Neu, Fragen zu den kulturellen Werten einer Stadt oder eines Dorfes seien ihr ein besonderes Anliegen, sagte sie.

→ www.heimatschutz-sh.ch ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

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Heimatschutz SG/AI

BASEL-STADT

Berrel Berrel Kräutler AG

BASEL-LANDSCHAFT

Der Award «Goldener Schemel» der Sektion St. Gallen und Appenzell Innerrhoden ist eine Auszeichnung für sorgsamen und gestalterischen Umgang mit Baukultur und Siedlungsplanung. Der erste Award geht in den Weiler Husen in der Gemeinde Berneck im St. Galler Rheintal. Die feierliche Verleihung fand am 3. Dezember in Berneck statt. Das Haus Husenstrasse 7 in Berneck, dessen älteste Teile in das Jahr 1499 zurückreichen, steht an einem steilen Rebhang im landschaftlich prächtig umgebenen Weiler Husen. Der markante Bohlenständerbau mit seinem um 1900 aufgetragenen Schindelschirm verrät aussen nicht, welch bedeutende Bau- und Bewohnergeschichte sich im Innern dem Besucher entfaltet. Spektakuläre Malereien auf Bohlenwänden, entstanden um 1499, 1630 und 1696, sowie zahlreiche historische Graffiti sind zum Vorschein gekommen. Der «Goldene Schemel» ehrt nicht einfach vergangene Bausubstanz, sondern den Umgang und das Leben mit diesem bedeutenden Baudenkmal. Preisträger ist nicht das Haus selbst, sondern die Menschen, die diese Liegenschaft 2010 erworben und in enger Zusammenarbeit mit Fachleuten den Umbau und die Restaurierung eingeleitet haben. Die zutage geförderten Überraschungen lösten bei ihnen Begeisterung aus, hatten aber auch grosse Kostenfolgen. Die Familie Denise Ziegler und Rony Kolb wird für ihren grossen Einsatz zur Bauerhaltung, aber auch für den modernen Umbau geehrt. Dank den Eigentümern konnte die Lesbarkeit der Baugeschichte und der unterschiedlichen Material- und Farbabfolgen so offen für das Auge beibehalten werden. Das gelungene Ineinandergreifen von Alt und Modern ist hier einzigartig und auch beispielgebend für einen zeitgenössischen und lebensnahen Umgang mit der gebauten Hausbiografie.

→ www.heimatschutz-sgai.ch


SEKTIONEN/SECTIONS

TESSIN

Von Gressly zu Grambone

Windpark auf dem Gotthard

→ www.stan-ticino.ch

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LUZERN

ZÜRICH

Schindler-Pavillon in Ebikon

Kino Sternen Oerlikon ZVG

Philipp Gressly hat sein Präsidentenamt auf Anfang 2016 an den Architekten Daniele Grambone übergeben. Der in Grenchen aufgewachsene neue Präsident lebt heute in Solothurn, wo er auch beruflich tätig ist. Anlässlich der Verabschiedung würdigte Adrian Schmid, Geschäftsleiter des Schweizer Heimatschutzes, Philipp Gresslys grosses Engagement für die Anliegen des Heimatschutzes. Er sei ein Präsident gewesen, der immer mitangepackt habe. Adrian Schmid schätzte beim gemeinsamen Kampf um den Erhalt des historischen Sessellifts Weissenstein vor allem Philipp Gresslys Geradlinigkeit und sein konsequentes Einstehen für das «Sesseli». Dabei zeichneten den 2004 ins Amt gewählten Solothurner Präsidenten Zivilcourage und Stehvermögen aus, verbunden mit Objektivität und diplomatischem Geschick. Bild: Philippe Gressly an der Wakkerpreisverleihung 2008 in Grenchen.

so wie es auch bereits die Sust, das Hospiz oder die Militäranlagen waren», meint das Gericht. Zudem sei das Projekt verbessert worden, nachdem die STAN im November 2011 erfolgreich vor dem Verwaltungsgericht gegen den Windpark opponiert hatte. Die Gemeinde Airolo wurde damals vom Gericht aufgefordert, einen bis anhin nicht vorhandenen Umweltverträglichkeitsbericht zu erarbeiten. Auf einen Weiterzug vor das Bundesgericht verzichtet die STAN – die Abwägung mit dem Schweizer Heimatschutz ergab, dass dieser nur sehr geringe Chancen hätte.

«Der geplante Windpark wird zweifellos Auswirkungen auf das Landschaftsbild haben, aber das bedeutet nicht, dass dieses verschandelt wird», hielt das Tessiner Verwaltungsgericht fest und lehnte damit im Dezember 2015 eine Beschwerde der Tessiner Sektion (STAN) gegen den Bau eines Windparks auf dem Gotthard ab. Die STAN wehrte sich gegen den Windpark, da fünf bis zu 140 Meter hohe Windräder nicht in ein Gebiet passen, das zum Bundesinventar der schützenswerten Ortsbilder der Schweiz von nationaler Bedeutung (ISOS) zählt. Der Bau des Windparks sei «lediglich ein neuer Bestandteil des Ortbilds,

ZVG

Schweizer Heimatschutz

SOLOTHURN

→ www.heimatschutz-so.ch

Dieses Jahr findet die Generalversammlung des Zuger Heimatschutzes ZHS am Samstag, 9. April 2016, im Ziegler-Beizli des Ziegelei-Museums in Hagendorn/Cham statt. Nach dem statutarischen Teil unter der Leitung von ZHS-Präsident Meinrad Huser spricht Lucia Zurbrügg-Tonezzer vom Museumsteam über Geschichte und Zukunft des in der Schweiz einzigartigen Ziegelei-Museums. Dieses stellt der Schweizer Heimatschutz auch in seiner jüngsten Publikation Die schönsten Museen der Schweiz – Wissen und Geschichten vor.

Der Innerschweizer Heimatschutz (IHS) setzt sich für den Erhalt des Schindler-Pavillons ein. Das Personalrestaurant der Schindler Aufzüge AG in Ebikon, auch «Pavillon» genannt, wurde 1955 vom Luzerner Architekten August Boyer im Geist der Landiarchitektur erbaut. Es soll dem Neubau eines Empfangszentrums weichen. Gegen den Abbruch des im Bauinventar als schützenswert eingetragenen Objekts wehrte sich der IHS mit einer Einsprache an den Gemeinderat von Ebikon. Nun hat sich dieser gegen die Einsprache und für den Abbruch entschieden. Nach Meinung des IHS verstösst dies gegen kantonales und kommunales Baurecht. Zudem ist er überzeugt davon, dass ein Neubau auch bei Erhalt des Pavillons möglich ist und die Situation sogar bereichert. Deshalb zieht der IHS den Entscheid an das Kantonsgericht weiter.

Werner Stücheli (1916–1983) zählt zu den erfolgreichsten Architekten der Nachkriegszeit in Zürich. Er suchte nicht das Spektakuläre, sondern stets das Besondere, das sich nicht auf den ersten Blick erschliesst. Das Kino Sternen in Oerlikon nimmt einen wichtigen Platz in seinem Œuvre ein und wird ausdrücklich in der ihm gewidmeten Publikation des Instituts für Geschichte und Theorie der ETH erwähnt. Das 1949/50 erbaute Kino ist ein typischer Vertreter der Architektur der 1950er-Jahre. Der Bau ist von hoher architektonischer Qualität und weist einige bauliche Besonderheiten aus. Der Zürcher Heimatschutz hat sich im Januar mit einem Rekurs gegen den Entscheid des Baurekursgerichts und die darauf publizierte Inventarentlassung an das Verwaltungsgericht gewendet.

→ www.zugerheimatschutz.ch

→ www.innerschweizer-heimatschutz.ch

→ www.heimatschutz-zh.ch

ZUG Generalversammlung in Cham

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Archives personnelles de Jean-Pierre Dresco

VON MENSCHEN UND HÄUSERN/DES MAISONS ET DES HOMMES

L’ équipe pluridisciplinaire de la cathédrale de Lausanne, avril 1993. A l’extrême gauche, Jean-Pierre Dresco Das interdisziplinäre Team bei der Kathedrale von Lausanne, April 1993. Links aussen: Jean-Pierre Dresco

JEAN-PIERRE DRESCO ET LES CURES VAUDOISES

«Une équipe, une époque» Architecte cantonal vaudois de 1972 à 1998, Jean-Pierre Dresco a développé au sein de la fonction publique des champs d’activité novateurs qui vont des constructions nouvelles – la politique des concours d’architecture – à l’archéologie, en passant par la maintenance du parc immobilier cantonal et la sauvegarde du patrimoine bâti.  Christian Bischoff, architecte, Genève

D

ès son arrivée à la tête du Service des bâtiments du canton de Vaud, Jean-Pierre Dresco s’est employé avec ses collaborateurs à structurer l’immobilier d’Etat. Il fallait passer d’une gestion paternaliste au coup par coup, à une gestion professionnelle à long terme, à une véritable politique englobant tous les aspects du bâti. Pendant 30 ans, les équipes dont il s’est entouré ont développé des méthodes pour entretenir le parc immobilier public, mettre en valeur les sites archéologiques, restaurer les monuments historiques et stimuler la qualité architecturale des nouvelles constructions. Dans tous ces secteurs, ses services ont encouragé une approche pluridisciplinaire qui seule permet d’appréhender toute la complexité des questions abordées. La politique des concours d’architecture qui s’est développée au cours de son mandat a favorisé l’émergence de nombreux bureaux d’architectes dont témoignent aujourd’hui les palmarès successifs des «Distinctions vaudoises d’architecture» (1984–2000) auxquelles ont succédé les «Distinctions romandes» (depuis 2006). Les cures des paroisses du canton – leur entretien, leur adaptation aux besoins ac-

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tuels, leur restauration – ont joué un rôle tout particulier dans le parcours dans la fonction publique de Jean-Pierre Dresco, celui d’un «laboratoire d’expériences» que Bruno Marchand décrit dans un récent livre (cf. encadré). Un ensemble unique A son arrivée en fonction dans les années 1970, les 156 cures vaudoises souffraient d’un grave défaut d’entretien qui n’avait pas que des inconvénients: leur état était souvent proche de celui d’origine. Contrairement aux monuments prestigieux, églises et châteaux, ces «architectures mineures» n’avaient pas été contaminées par les interventions antérieures. Elles constituent un corpus d’une grande cohérence: un même maître d’ouvrage et propriétaire depuis des siècles, l’Etat – leurs Excellences de Berne puis, depuis 1803, le Canton de Vaud –, une même affectation, l’habitation, celle d’un pasteur ou, dans quelques communes du Gros-de-Vaud, d’un curé, une habitation un peu particulière devant également jouer un rôle d’accueil et de représentation. Grâce à Jean-Pierre Dresco, cet ensemble unique a été l’objet d’une recherche systématique dont témoigne le

livre de Monique Fontannaz paru en 1986: Les cures vaudoises, histoire architecturale, 1536–1845. Rapidement, l’ensemble des cures est devenu pour le service des travaux et celui des monuments historiques un sujet privilégié. Cet important corpus de bâtiments, de grande valeur patrimoniale, offrait la possibilité de faire des expériences nouvelles, d’envisager autrement aussi bien la restauration que l’entretien. Dans une conversation avec Bruno Marchand, Jean-Pierre Dresco explique: «Les réflexions autour du chantier des cures se répercutèrent sur la manière de traiter l’ensemble des dossiers d’entretien (…). Cette nouvelle manière d’aborder les dossiers valorisaient les tâches des collaborateurs chargés de l’entretien des immeubles – souvent considérées comme subalternes – et révélait également tout l’intérêt du projet de maintenance lorsque celui-ci s’intégrait dans une réflexion globale et enrichissante pourtant sur l’ensemble du bâti considéré.» Le 10 juillet dernier, l’Etat de Vaud rendait publique son intention de vendre 20 cures réparties dans l’ensemble du canton. Pascal Broulis, ministre des finances, expliquait alors que ces bâtiments ne répondaient plus


VON MENSCHEN UND HÄUSERN/DES MAISONS ET DES HOMMES

Service des bâtiments, Cure de Gingins, n° 39, 1991

aux besoins de l’Eglise évangélique réformée dont la réorganisation territoriale a fortement réduit le nombre de paroisses: de 156 en l’an 2000 elles sont passées à 84 en 2011. 18 cures avaient déjà été vendues entre 2006 et 2012, mais elles ne présentaient pas d’intérêt patrimonial particulier. Il en va tout autrement de celles dont la vente est envisagée aujourd’hui. Elles sont classées dans le recensement des Monuments et des sites en notes 2, 3 et 4, ce qui correspond respectivement à: «monument d’importance régionale», «objet intéressant au niveau local» et «objet bien intégré». Datant de 1602, la cure de Dommartin est même classée en note 1 comme «monument d’importance nationale». La section vaudoise de Patrimoine suisse a immédiatement réagi à l’annonce de ces ventes et demandé un moratoire. Dans le numéro de septembre de sa revue A suivre (no 67), son président, Denis de Techtermann, cite ce qu’écrivait en 1980 le conseiller d’Etat Marcel Blanc au sujet de ces cures: «Cet ensemble remarquable constitue un patrimoine exceptionnel en Suisse, en Europe même; le Canton doit le préserver, le maintenir pour les générations futures. L’effort en vaut la peine, nous devons nous montrer digne de cet héritage, les sommes à y consacrer, si elles sont importantes, sont dérisoires comparées à la valeur de ce qu’il faut maintenir.» Jean-Pierre Dresco regrette quant à lui que la décision actuelle ne découle que de considérations pratiques et commerciales: «Vendre? Pourquoi pas, mais avec un

concept.» La sélection d’édifices dont l’Etat veut se dessaisir devrait répondre à des critères culturels, à des considérations d’ordre architectural et patrimonial. Ce n’est malheureusement pas le cas.

→ Architecture et patrimoine. Jean-Pierre Dresco, architecte cantonal vaudois de 1972 à 1998. PUR, Lausanne 2015, CHF 42.50 www.ppur.org

ARCHITECTURE ET PATRIMOINE Ce livre retrace la carrière d’architecte de Jean-Pierre Dresco, de ses études à l’Ecole polytechnique et universitaire de Lausanne (EPUL) à ses années dans la fonction publique vaudoise, en passant par les premières expériences professionnelles dans le domaine des constructions hospitalières. Placés sous la direction de Bruno Marchand, les auteurs – Christophe Amsler, Alexandre Antipas, Lorette Coen, Charles Kleiber, Bruno Marchand, Ana Quintero, Eric Teysseire et Denis Weidmann – en s’attachant au parcours de Jean-Pierre Dresco – font bien plus: ils font ressurgir tout une époque et comprendre à quel point elle influe sur la pratique actuelle de l’architecture dans notre pays. (PPUR, Lausanne 2015, CHF 42.50)

JEAN-PIERRE DRESCO Jean-Pierre Dresco führte als Kantonsarchitekt der Waadt (1972 bis 1998) nicht nur die Politik der Architekturwettbewerbe ein, sondern beschäftigte sich auch mit dem Erhalt der kantonalen Immobilien und dem Schutz des baulichen Erbes. Besonders am Herzen lagen ihm die Pfarrhäuser des Kantons, von denen es in den 1970er-Jahren nicht weniger als 156 gab. Viele von ihnen befanden sich damals noch fast im Originalzustand, was bedeutet, dass ihr Zustand zwar oft bedenklich war, aber dass sie auch ein einmaliges kohärentes Ganzes bildeten. Dank Jean-Pierre Dresco wurden diese Bauten systematisch untersucht, sorgfältig restauriert und 1986 gar in einem Buch vorgestellt. Dies führte schliesslich dazu, dass Pfarrhäuser gewissermassen zu einem Steckenpferd des Bauamtes und der Denkmalpflege wurden – ein Bereich, der ganz neue Erfahrungen ermöglichte. Am 10. Juli 2015 gab der Kanton Waadt bekannt, dass er 20 Pfarrhäuser verkaufen will, dies nicht zuletzt, weil sich die Zahl der evangelischen Gemeinden in den letzten Jahren massiv verringert hat und somit viele Bauten nicht mehr benötigt werden. 28 Pfarrhäuser ohne besonderen historischen Wert wurden zwischen 2006 und 2012 bereits verkauft. Jetzt aber standen Bauten auf der Liste, die als Denkmäler von regionaler, lokaler und in einem Fall gar nationaler Bedeutung gelten. Die Waadtländer Heimatschutzsektion wehrte sich gegen diesen Plan und forderte ein Moratorium. Auch Jean-Pierre Dresco bedauert den aktuellen Entscheid. Einen Verkauf schliesst er zwar nicht kategorisch aus, aber seiner Ansicht nach müssen bei der Auswahl der Pfarrhäuser, die veräussert werden sollen, kulturelle, architektonische und heimatschützerische Kriterien zur Anwendung kommen. Gefragt ist also ein Konzept, das heute leider noch fehlt. Im neu erschienenen Buch Architecture et patrimoine wird Jean-Pierre Dreso und sein Schaffen als Kantonsarchitekt ausführlich vorgestellt (Verlag PPUR, Lausanne 2015). Cure de Gingins, 1988–89. Architecte: Jacques Gross Pfarrhaus von Gingins, 1988–89. Architekt: Jacques Gross

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BÜCHER/LIVRES

WAFFEN, PLÄTZE UND GEBÄUDE

David Külling, Siegfried Möhri, Philippe Müller: Kasernen und Waffenplätze in der Schweiz. Gesellschaft für Schweizerische Kunstgeschichte GSK, Bern 2015, 196 S., CHF 80.– (GSK-Mitglieder CHF 65.–)

Die Waffenplätze und Kasernen der Schweiz stellten über Generationen hinweg für zahllose Militärdienstleistende eine temporäre Heimat dar – oder gaben ihnen zumindest ein Dach über dem Kopf. Dass sie teilweise Baudenkmäler erster Güte darstellen, dürfte den wenigsten unter ihnen bewusst gewesen sein. Der fünfte Band der Reihe Pages Blanches der GSK macht auf dieses Defizit aufmerksam und schafft erstmals eine Gesamtsicht auf diesen Bautyp von der Mitte des 19. Jahrhunderts bis in die Gegenwart hinein. 14 Stati-

onen – angefangen bei der klassizistischen Stadtkaserne in Aarau bis hin zur modernen Kaserne in Airolo – stellen in Text und charaktervollem Bildmaterial die einzelnen Anlagen vor und bieten zugleich eine entwicklungsgeschichtliche Übersicht. Den einzigen Wehrmutstropfen stellt das strenge Format der Reihe dar: Die ausserordentlichen Fotografien könnten Grundlage für ein «Coffee-Table-Book» sein, das in die Wohnzimmer von Offizieren, Architekten und Kunsthistorikern passen würde. Patrick Schoeck-Ritschard

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EIN LEUCHTTURM

AKTUELLER DENN JE Genossenschaft Kalkbreite (Hg.): Kalkbreite. Ein neues Stück Stadt. Selbstverlag Genossenschaft Kalkbreite, Zürich 2015, 232 S., CHF 35.–

Reto Geiser und Martino Stierli (Hg.): Im Gespräch. 8 Positionen zur Schweizer Architektur. Standpunkte Verlag, Basel 2015, 246 S., CHF 28.–

Die Zürcher Genossenschaft Kalkbreite feiert die neue Wohn-und Gewerbeüberbauung sowie sich selbst mit einem ehrlichen Buch. Kurzweilig und vielseitig kommt es im Ökochic daher und vermittelt neben den Fakten auch Stimmungen und eine Menge aufschlussreicher Erkenntnisse. Denn mit der Eröffnung wurde Erstaunliches erreicht. Die Ausgangslage der Planung zwischen Tramdepot, Zuggleisen und Verkehrsachsen liess traditionelle Investoren die Köpfe schütteln. Wie es trotzdem dazu kam, dass an diesem Ort ein lebendiges «neues Stück Stadt» mit Magnetfunktion entstehen konnte, zeigen die kompakten Beiträge vom Direktor des Amts für Städtebau bis zu den Initianten des alternativen Thinktanks «Stadtlabor». Hier wurde auch ein «neues Stück» Stadtentwicklungsgeschichte geschrieben. Karthago und Kraftwerk gingen voraus, weitere folgen: «mehr als wohnen» auf dem HunzikerAreal in Zürich Nord und aktuelle Basler Projekte schlagen ähnliche Wege ein auf der Suche nach einem nutzerbestimmten Wohnen mit mehr Gemeinschaft und flexibleren Lebensmodellen.  Françoise Krattinger

Eine Schar Studierender der ETH Zürich interviewt acht gestandene Persönlichkeiten der Schweizer Nachkriegsarchitektur. Was wie eine Versuchsanordnung einer Semesterarbeit klingt, ist es auch. Ihre neugierige, sorgfältig vorbereitete und vorurteilsfreie Befragung der Vorväter leistet aber weit mehr. Die Publikation hält Stimmen einer Generation fest, die langsam verschwindet. Dass die versammelten Aussagen nach einer Einordnung verlangen, birgt das Konzept der «Oral History» in sich. Es lohnt sich unbedingt, die Positionen von Beate Schnitter, Carl Fingerhuth, Alexander Henz oder Annemarie Burkhardt nachzulesen. Einerseits, weil der Wert der jüngeren Baukultur nicht einzig formal verstanden werden kann, sondern nach einer Erforschung der Hintergründe und Intentionen verlangt. Andererseits, weil die Porträtierten bereits einmal einen Bauboom durchgemacht und ihre Lehren daraus gezogen haben. Damit öffnet der Gesprächsband die Augen: Vieles, was heute scheinbar neu verhandelt wird, wurde schon längst reflektiert, dargestellt und ausprobiert. Patrick Schoeck-Ritschard

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BETON UND BIOTOP Schweiz. Gesellschaft für Gartenkultur SGGK (Hg.): Beton und Biotop. Gärten und Landschaften der Boomjahre. Topiaria Helvetica Band 2016, vdf Hochschulverlag, Zürich 2016, 112 S., CHF 42.–

Die Jahre zwischen 1960 und 1980 werden gemeinhin mit Betonburgen und Zersiedelung in Verbindung gebracht. Dabei geht vergessen, dass sich damals in der Schweiz eine neuartige Landschafsarchitektur entwickelte, die auf den fundamentalen Umbruch des Bauens reagierte. Das Jahrbuch der Schweizerischen Gesellschaft für Gartenkultur widmet sich verdienstvollerweise dieser Zeit des Aufbruchs, der Kreativität und der Widersprüche. «Zwischen Funktionalismus, Kunst und Umwelt» betitelt Annemarie Bucher den Einstiegsartikel zur Landschaftsgestaltung jener Zeit und fasst damit prägnant den Inhalt der lesenswerten Beiträge zusammen. Der klug zusammengestellte Band sei sämtlichen Architekten, Investoren und Städtebauern ans Herz gelegt, die sich mit der Transformation und Sanierung von Bauten der Boomjahre auseinandersetzen; denn oft ist es gerade die Umgebung, die den Schlüssel für eine neue Sicht auf die versteckten Qualitäten dieser Ensembles und Einzelbauten bietet.  Patrick Schoeck-Ritschard


BÜCHER/LIVRES

RADIKAL NORMAL

ITALOMODERN

ALERTE À LAUSANNE

Vittorio Magnago Lampugnani: radikal normal. Positionen zur Architektur der Stadt. Hatje Cantz Verlag, Ostfildern (Linzenzausgabe für die Schweiz: Verlag Neue Zürcher Zeitung), 2015, 280 S., CHF 32.–

Martin und Werner Feiersinger: Italomodern 2. Architektur in Oberitalien 1946–1976. Herausgegeben von Arno Ritter, aut. architektur und tirol in Zusammenarbeit mit dem vai Vorarlberger Architektur Institut. Park Books, 2015, 552 S., CHF 49.–

Mit seiner grossen Publikation Die Stadt im 20. Jahrhundert. Visionen, Entwürfe, Gebautes hat ETH Professor Lampugnani 2010 das deutschsprachige Standardwerk für die Geschichte des jüngeren europäischen und amerikanischen Städtebaus geschaffen. In der Textsammlung von 2015 werden nun «nicht die ausgewogenen Urteile eines besonnenen Architekturkritikers» wiedergegeben, sondern deutliche Worte gegen die «Stadt als Jahrmarkt architektonischer Eitelkeiten» gefunden. Die Artikel entstanden über einen Zeitraum von rund 20 Jahren und wurden zum Teil mehrmals in verschiedenen Zeitschriften publiziert. Der Autor plädiert für eine umsichtig geplante, menschenfreundliche und zurückhaltende Architektur als Kulisse für das Leben und behandelt über weite Strecken Kernthemen des Heimatschutzes. Sein reiches geschichtliches Wissen und die überaus feinsinnig und unterhaltsam verfassten Beobachtungen bieten wertvolle Denkanstösse und Lesegenuss. Einzelne Redundanzen sind wohl dem Umstand geschuldet, dass die Essays auch für sich sollen stehen können. Und wer nun wissen möchte, wie der praktizierende Architekt sich urbane Qualitäten in der Agglomeration konkret vorstellt, fahre nach Wallisellen und sehe sich das Richti-Areal an.  Françoise Krattinger

Mit einer Sammlung von Fotografien, Kurzbeschrieben und Plänen zur Architektur Oberitaliens der Jahre 1946–1976 konnten die Gebrüder Feiersinger vor zwei Jahren einen Erfolg verbuchen. Nun doppeln sie mit Italomodern 2 nach. Auch dieser Band ist eine Fundgrube an Architekturwissen, das unser südlicher Nachbar an vielen Orten bis heute speichert. Die Feiersingers haben nicht nur zahlreiche vergessene oder unbekannte Objekte aufgespürt, sie richten die Trouvaillen in ihren Publikationen ebenso ansprechend an. Diese Architektur berührt die Sinne. Der Fantasie werden mit den Bauten kaum Grenzen gesetzt. Obwohl die Aufreihung einer chronologischen Ordnung folgt, sind Bauzeit und Stile keine verlässlichen Kriterien für eine Orientierung. Gestalterische Themen scheinen an anderen Orten, bei anderen Architekten und zu anderen Zeiten wieder auf. Die Bücher überwinden das auf Monografien ausgerichtete Gärtchendenken und bringen Architektur als eine kulturelle Bewegung zur Darstellung. Im Sinne eines Inventars legen die Feiersingers auch eine Grundlagenarbeit für die Denkmalpflege an. Dieser überlassen sie die Bewertung der Objekte und somit auch den Einsatz für deren Erhalt. Das Projekt Italomodern inspiriert und lässt auf weitere Nachfolgebände hoffen.  Gerold Kunz

Franz Graf et Yvan Delemontey (éd.): La sauvegarde des grandes œuvres de l’ingénierie du XXe siècle. Presses polytechniques et universitaires romandes/Cahiers du TSAM, 2016, 176 p., CHF 49.50

La «réussite totale» célébrée lors de la Coupe du monde de football de 1954 à Lausanne va être remplacée en 2017 par un éco-quartier de 3500 logements. Dans son éloge du Stade olympique de la Pontaise, Giulia Marino met en évidence les défis posés à la plupart des œuvres d’ingénierie du XXe siècle. Le Laboratoire des techniques et de la sauvegarde de l’architecture moderne de l’EPFL publie dans le premier numéro de ses Cahiers dix essais sur les possibilités et les risques liés aux interventions sur les chefs d’œuvre de l’ingénierie européenne récente. Les contributions rédigées en français ou en anglais présentent des exemples concrets d’ouvrages réalisés par des grands maîtres de l’ingénierie: Pier Luigi Nervi, Eugène Freyssinet, Heinz Isler, Robert Maillart et Max Berg notamment. Elles décrivent des interventions réussies mais aussi des transformations extrêmement problématiques. Il serait donc grand temps que les spécialistes qui maîtrisent et sont en mesure de transmettre les différentes approches de réhabilitation puissent peser sur les processus de décision. Les auteurs qui, pour la plupart, travaillent dans le même champ disciplinaire s’adressent par cette publication à leurs collègues, aux autorités, mais aussi au public intéressé dont ils souhaitent ardemment la participation.  Françoise Krattinger

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KLASSIZISMUS UND HISTORISMUS Rose Marie SchulzRehberg: Architekten des Klassizismus und Historismus. Bauen in Basel 1780–1880. Christoph Merian Verlag, Basel 2015, 240 S., CHF 39.–

Nachdem sich Rose Marie Schulz-Rehberg in einem 2012 erschienenen Buch der Basler Architektur des Fin de Siècle angenommen hat, folgt nun eine gelungene Fortsetzung. Diesmal reicht der Blick zurück in die Zeit von 1780 bis 1880. 13 Basler Architekten des Klassizismus und Historismus und deren bekannteste Gebäude werden mit prägnanten Texten und aussagekräftigen Abbildun-

gen vorgestellt. Vollständige Werkkataloge ergänzen den mit grosser Sorgfalt erarbeiteten Band. Ein Stadtplan führt die Standorte der heute noch im Stadtbild präsenten Bauten der Zeit des technischen, politischen und wirtschaftlichen Umbruchs auf. Der genussvollen Kombination von gewinnbringender Lektüre und aufschlussreicher Erkundungstour steht also nichts im Weg.  Peter Egli

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LEA, LUC & MIRO

Les jardins et les parcs sont de petits paradis: on peut y grimper aux arbres, y pique-niquer ou y observer animaux et plantes. Pendant que les enfants jouent, les parents aiment bien flemmarder sur un banc. Il arrive parfois que ces paradis soient menacés, parce qu’on a besoin de place pour construire de nouveaux bâtiments ou de nouvelles routes. Mais, dans les villes, les gens ont besoin d’espaces verts où se rencontrer, faire de l’exercice ou se détendre.

SUCHEN UND GEWINNEN!

DEVINE ET GAGNE!

Lea, Luc und Miro spielen Versteckis im Park. Miro nimmt die Fährte auf, denn er ist mit Lea mit Suchen an der Reihe. Wie viele Kinder haben sich versteckt? Schreibe die Anzahl auf die Antwortkarte und schicke sie uns bis zum 15. April 2016 zu. Vergiss nicht, dein Geburtsjahr und den Absender zu notieren. Unter allen Einsendungen verlosen wir einen Preis.

Lea, Luc et Miro jouent à cache-cache dans le parc. Miro suit une piste, car c’est à lui et à Lea de chercher. Combien d’enfants se sont-ils cachés? Inscris leur nombre sur le talon-réponse et envoie-le-nous jusqu’au 15 avril 2016. N’oublie pas d’indiquer ton nom, ton adresse et ton année de naissance. Parmi les participant-e-s qui auront donné la bonne réponse, celui ou celle qui sera tiré-e au sort recevra un prix.

Tobias Bachmann (12) aus Staufen AG ist Gewinner der Verlosung aus Heft 4/2015.

Le gagnant du tirage de l’édition 4/2015 est Tobias Bachmann (12 ans), de Staufen (AG).

→ Alle bisherigen «Lea, Luc & Miro»-Seiten unter www.heimatschutz.ch/lealucmiro

→ Toutes les pages «Lea, Luc & Miro» précédentes se trouvent sur

Konzept/Conception: Judith Schubiger, Raffaella Popp, Gabi Berüter/Illustration/Graphisme: Gabi Berüter

Gärten und Parks sind kleine Paradiese: Man kann auf Bäume klettern, picknicken oder Tiere und Pflanzen beobachten. Während die Kinder spielen, faulenzen die Eltern auch gerne mal auf einer Bank. Manchmal sind diese Paradiese auch bedroht, weil man ihren Platz für neue Häuser und Strassen benötigt. Besonders in den Städten aber brauchen die Menschen diese grünen Plätze. Sie bieten Raum um sich zu treffen, sich zu bewegen oder sich zu erholen.

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GESCHÄFTSSTELLE/SECRÉTARIAT Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse Villa Patumbah Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich T 044 254 57 00, F 044 252 28 70 info@heimatschutz.ch, www.heimatschutz.ch, info@patrimoinesuisse.ch, www.patrimoinesuisse.ch Geschäftsleiter/Secrétaire général: Adrian Schmid ZENTRALVORSTAND/COMITÉ CENTRAL Geschäftsausschuss/Bureau Präsident/Président: Philippe Biéler, 1613 Maracon philippe.bieler@patrimoinesuisse.ch Vizepräsident/Vice-président: Severin Lenel, St. Gallen Daniela Saxer, Zürich Übrige Mitglieder/Autres membres: Benedetto Antonini, Muzzano TI Christian Bischoff, Genève Beat Schwabe, Ittigen BE Andreas Staeger, Brienz BE Geschäftsstellen/Secrétariats Sektionspräsidenten/Présidents de section Aargauer Heimatschutz Präsident: Christoph Brun, Brugg Geschäftsstelle: Henri Leuzinger, Kapuzinergasse 18, Postfach 358, 4310 Rheinfelden, G 061 831 70 05, P 061 831 69 67 Heimatschutz Appenzell A.-Rh. Präsidentin: Eva Louis, Langenegg 877, 9063 Stein AR, G 071 367 21 12 Heimatschutz Basel Präsident: Christof Wamister, Basel Geschäftsstelle: Paul Dilitz, Hardstrasse 45, Postfach, 4010 Basel, G 061 283 04 60 Baselbieter Heimatschutz Präsident: Ruedi Riesen, Liestal, G 061 921 07 56 Geschäftsstelle: Markus Vogt, Hauptstrasse 6, 4497 Rünenberg, G 061 981 44 46, F 061 981 44 18 Berner Heimatschutz Präsidentin: Dorothée Schindler, Bern Geschäftsstelle: Kramgasse 12, 3011 Bern, G 031 311 38 88, F 031 311 38 89 Bündner Heimatschutz Interims-Präsidentin: Claire Hauser Pult, Paspels Geschäftsstelle: Ludmila Seifert-Uherkovich, Lürlibadstrasse 39, 7000 Chur, G 081 250 75 72 Protecziun da la patria d’Engiadina Ansprechperson: Patrizia Guggenheim, 7606 Promontogno, G 081 822 13 27 Patrimoine suisse, section Fribourg Président: Pierre Heegaard, Stalden 20, 1700 Fribourg, B 032 654 91 26, F 032 654 91 08, P 026 322 61 36 Patrimoine suisse, section Genève Président: Robert Cramer, Genève Secrétariat: ruelle du Midi 10, case postale 3660, 1211 Genève 3, B 022 786 70 50, F 022 786 78 07 Glarner Heimatschutz Präsident: Thomas Aschmann, Bankstrasse 20, 8750 Glarus, G 055 640 39 72 Patrimoine Gruyère-Veveyse Président: Jean-Pierre Galley, Au village, 1669 Lessoc Secrétariat: Denis Buchs, case postale 161, 1630 Bulle 1, B 026 916 10 10 Innerschweizer Heimatschutz Präsident: Conrad Wagner, Stansstaderstrasse 28, 6370 Stans Geschäftsstelle: Andreas Stäuble, Schirmertorweg 6, 6004 Luzern Patrimoine suisse, section Jura Président: Antoine Voisard, Porrentruy Administrateur: Georges Daucourt, CP 2202, 2800 Delémont 2, T/F 032 422 73 89 Patrimoine suisse, section neuchâteloise Coordination: Delphine De Pretto Président ad interim: Jean-Marc Breguet, route des Gouttes-d’Or 9, 2000 Neuchâtel Oberwalliser Heimatschutz Präsident: Giuseppe Curcio, Terbinerstrasse 11, 3930 Visp, T 027 946 02 83 Schaffhauser Heimatschutz Präsidentin: Katharina E. Müller Postfach 3121, 8201 Schaffhausen, T 052 624 09 69

Schwyzer Heimatschutz Präsident: Walter Eigel, Zwygarten 11, 6415 Arth, P 041 855 51 66 Solothurner Heimatschutz Präsident: Philipp Gressly, Solothurn Geschäftsstelle: Tanja Baumberger, Ravellenweg 12, 4702 Oensingen, G 032 622 12 26 Heimatschutz St. Gallen/Appenzell I.-Rh. Präsidentin: Kathrin Hilber, St. Gallen Geschäftsstelle: Natalia Bezzola Rausch, Davidstrasse 40, Postfach 931, 9001 St. Gallen, G/F 071 222 07 20 Thurgauer Heimatschutz Präsident: Uwe Moor, Oberhofen bei Kreuzlingen Geschäftsstelle: Gianni Christen, altes SBB-Stellwerk Weinfelden, Schützenstrasse 28, Postfach 299, 8570 Weinfelden, G 071 620 05 10 Società ticinese per l’arte e la natura (STAN) Presidente: Antonio Pisoni, Ascona STAN: Via Borghese 42, CP 1146, 6601 Locarno, U 091 751 16 25, F 091 751 68 79 Patrimoine suisse, section Valais romand Présidente: Magali Reichenbach, rue de Savoie 108, 1962 Pont-de-la-Morge Patrimoine suisse, section vaudoise Président: Denis de Techtermann, Morges Secrétariat: chemin des Bulesses 154, 1814 La Tour-de-Peilz, B 021 944 15 20, F 021 944 15 89 Zuger Heimatschutz Präsident: Dr. Meinrad Huser, Zug Geschäftsstelle: Postfach 4641, 6304 Zug, G 041 711 13 18, F 041 711 13 19 Zürcher Heimatschutz Präsident: Martin Killias, Lenzburg Geschäftsstelle: Eichstrasse 29, 8045 Zürich G 044 340 03 03, F 044 340 03 35 Fachberater/Conseillers Anfragen über die Geschäftsstelle des Schweizer Heimatschutzes/Consulter le secrétariat de Patrimoine suisse Bauberatungskommission/Commission technique: Christoph Schläppi, Bern (Präsident) Christian Bischoff, Genève Hansjörg Stalder, Basel Patricia Schibli, Wettingen

IMPRESSUM 1/2016: 111. Jahrgang/111e année Herausgeber/Editeur: Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse Redaktion/Rédaction: Peter Egli (Leitung) Elisabeth Kopp-Demougeot (traductions) Irene Bisang (Übersetzungen) Redaktionskommission/Commission de rédaction: Gerold Kunz (Vorsitz), Architekt ETH BSA Peter Egli, Architekt FH/Redaktor Adrian Schmid, Geschäftsleiter Christian Bischoff, architecte EPFZ Ivo Bösch, Architekt ETH/Redaktor

EHRENMITGLIEDER/MEMBRES D’HONNEUR Marco Badilatti, Denis Blondel, Jaques Bonnard, Ronald Grisard, Dr. Theo Hunziker, Dr. Caspar Hürlimann, Dr. iur. Bruno A. Kläusli, Beate Schnitter, Dr. Andrea Schuler, Hans Weiss

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Ex. Die schönsten Bauten 1960–75 ____ Ex. Les plus beaux bâtiments 1960–75 Ex. Die schönsten Cafés und Tea Rooms der Schweiz ____ Ex. Les plus beaux cafés et tea rooms de Suisse Ex. Die schönsten Bäder der Schweiz ____ Ex. Les plus beaux bains de Suisse Ex. Die schönsten Spaziergänge der Schweiz ____ Ex. Les plus belles promenades de Suisse Preis: CHF 16.–/CHF 8.– für Heimatschutz-Mitglieder, exkl. Porto Prix: CHF 16.–/CHF 8.– pour les membres de Patrimoine suisse, port exclu

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Nächstes Heftthema: Nutzungen schützen? Redaktionsschluss: 11. April 2016 Thème du prochain numéro: Protéger les affectations d’origine? Délai rédactionnel: 11 avril 2016

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Ex. Die schönsten Hotels der Schweiz ____ Ex. Les plus beaux hôtels de Suisse

Erscheint/Parution: vierteljährlich/trimestrielle

Prof. Dr. Georg Mörsch

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Ex. Die schönsten Museen der Schweiz – Wissen und Geschichten ____ Ex. Les plus beaux musées de Suisse – Savoirs et histoires

Gestaltungskonzept/Maquette: Stillhart Konzept und Gestaltung, 8003 Zürich

Öffentlichkeitsvertreter/ Représentants des milieux officiels: Dr. Raimund Rodewald (Stiftung Landschaftsschutz Schweiz/Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage)

Lic. iur. Lukas Bühlmann (Schweiz. Vereinigung für Landesplanung, Association suisse pour l’aménagement national)

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Druck/Impression: Stämpfli AG, 3001 Bern

Rechtsdienst/Service juridique: Lic. iur. Rudolf Muggli, Bern

Gerold Kunz (Konferenz der Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger)

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Les plus beaux jardins et parcs de Suisse

Officina del paesaggio 2014 Stadtpark

STADTRAUM STATT VERSIEGELTEM FLUSS

Früher bildete der in den Luganersee mündende Fluss Cassarate die östliche Stadtgrenze der heimlichen Hauptstadt des Tessins. Über die Jahrzehnte hinweg breitete sich ihre Bebauung stetig aus. Der schnurgerade, von Kalksteinmauern gefasste Flusslauf blieb jedoch als Zäsur im Stadtgefüge spürbar. Dem Vorhaben des Kantons, das kanalisierte Gewässer zu renaturieren, stimmte die Stadt Lugano zu und veranstaltete 2004 einen Wettbewerb zur Aufwertung seines Mündungsbereichs. Zehn Jahre später war das Ufer auf einer Länge von 150 Metern neu gestaltet: Auf seiner westlichen Seite windet sich eine Passarelle aus Kastanienholz um die Bäume des hier endenden Parco Civico, davor breitet sich zum Wasser hin ein schmaler Kiesstrand aus. Das gegenüber liegende Ufer fasst eine Mauer aus Kalkstein, die an der Flussmündung in Sitzstufen übergeht. Eine einfache Brücke verbindet die beiden Ufer miteinander. DE LA RIVIÈRE CANALISÉE À L’ESPACE URBAIN

Autrefois, c’est le Cassarate, affluent du lac de Lugano, qui formait la limite orientale de la capitale inofficielle du Tessin. Au fil des décennies, la ville ne cessa de s’étendre et la rivière, quoique rectifiée et canalisée par des murs en pierre calcaire, continua de marquer une césure dans le tissu urbain. Après avoir accepté le projet du canton de renaturer le cours d’eau, la Ville de Lugano organisa, en 2004, un concours portant sur la requalification de son embouchure. Dix ans plus tard, les berges étaient réaménagées sur une longueur de 150 mètres. Du côté occidental, un chemin en bois de marronnier serpente entre les arbres du Parco Civico, devant lequel s’étend une étroite plage gravillonnée. L’autre rive est délimitée par un mur en pierre calcaire qui se transforme en gradins au niveau de l’embouchure. Les deux berges sont reliées par un pont de facture toute simple.

ENTDECKUNGSREISE INS GRÜNE

VOYAGE DANS L’UNIVERS DES JARDINS

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Heimatschutz/Patrimoine 1-2016  

Die Zeitschrift "Heimatschutz/Patrimoine" wird viermal jährlich vom Schweizer Heimatschutz herausgegeben. Sie richtet sich an Mitglieder des...

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