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HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE

Der Wert des gebauten Erbes La valeur du patrimoine b창ti

SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE SUISSE HEIMATSCHUTZ SVIZZERA PROTECZIUN DA LA PATRIA


www.magnificasa.ch

AVEC VACANCES AU CŒUR DU PATRIMOINE, VOS RÊVES DEVIENNENT RÉALITÉ:

Verbringen Sie unvergessliche Ferientage in historischen Bauten.

Passez des vacances inoubliables dans des bâtiments historiques.

S C H I N D E L H A U S , O B E R T E R Z E N (S G)

FERIEN IM BAUDENKMAL MACHT IHRE TRÄUME WAHR:

Stiftung Ferien im Baudenkmal Fondation Vacances au cœur du Patrimoine Fondazione Vacanze in edifici storici

Die Stiftung des Schweizer Heimatschutzes La Fondation du Patrimoine suisse


EDITORIAL

2 ZUR SACHE/AU FAIT FORUM 6 Jürgen Tietz Von Rekonstruktionen und Neuinterpretationen De la reconstruction et de la réinterprétation 13 Peter Egli Isabelle Chassot: un rôle de médiatrice entre culture et politique Eine Vermittlerin zwischen Kultur und Politik 16 Jean-Daniel Gross In Wert setzen oder verwerten? Mettre en valeur ou exploiter? 20 Stefan Cadosch Baukultur als neues Kultur- und Politikfeld La culture du bâti, nouveau champ culturel et politique 24 Patrick Schoeck-Ritschard Kurzsichtige Budgets lösen die Probleme nicht Les budgets à courte-vue ne résolvent pas les problèmes 28 GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR 30 FRISCH GESTRICHEN PEINTURE FRAÎCHE SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ PATRIMOINE SUISSE 32 Wakkerpreis an die Gemeinde Begell Prix Wakker à la commune de Bregaglia 36 Heimatschutzzentrum Maison du patrimoine 38 Ferien im Baudenkmal Vacances au cœur du patrimoine 39 Historische Mühle Ftan 40 SEKTIONEN/SECTIONS 44 VON MENSCHEN UND HÄUSERN DES MAISONS ET DES HOMMES 46 BÜCHER/LIVRES 48 LEA, LUC & MIRO ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

Titelseite: Die Kapellbrücke in Luzern (Bild: S. Tischler/Keystone) Page de couverture: Le pont de la Chapelle à Lucerne (photo: S. Tischler/Keystone)

Viel Lob für den Heimatschutz Ende Januar hat der Schweizer Heimatschutz an einer viel beachteten Medienkonferenz den Wakkerpreisträger 2015 vorgestellt. Die Bündner Talschaft und Gemeinde Bergell erhält die begehrte Auszeichnung. Mit dem Wakkerpreis, mit unserer Stiftung Ferien im Baudenkmal oder dem Heimatschutzzentrum in der Villa Patumbah sowie weiteren Kommunikationsinstrumenten vermitteln wir kontinuierlich den Wert der umfassenden Baukultur – Historisches wie Zeitgenössisches, Altes und Neues. Und dabei stehen immer auch die sinnvolle Nutzung und somit die Menschen im Vordergrund. Die Zeitung Südostschweiz hat dem Preisträger Bergell mehr als zwei Seiten gewidmet und zieht folgendes Fazit: «Die Auszeichnung für die Talschaft ist ebenso verdient, wie der Heimatschutz im Land eine wichtige Rolle spielt.» Das hat mich sehr gefreut. Und es ist uns Auftrag: Der Bundesrat hat kürzlich die Kulturbotschaft 2016–2020 in die Vernehmlassung geschickt. Mit dieser fordert er Denkmalpflege und Heimatschutz auf, die positiven Beiträge für die Gesellschaft noch stärker zu kommunizieren. Zu Recht. Umso irritierender ist es, wenn der Bundesrat den Mittelbedarf für den Erhalt der schützenswerten Einzelobjekte und Ensembles sowie der identitätsstiftenden Ortsbilder mit rund 100 Millionen Franken jährlich ausweist, jedoch nur jährliche Beiträge von 28,5 Millionen Franken für den Bereich Heimatschutz und Denkmalpflege vorsieht. In der Periode 1993–2004 wurden jährlich rund 38 Millionen Franken ausbezahlt. In dieser Ausgabe stellen wir deshalb die Kulturbotschaft 2016–2020 und den Wert des gebauten Erbes in den Vordergrund. Adrian Schmid, Geschäftsleiter Schweizer Heimatschutz

Beaucoup d’estime pour Patrimoine suisse Fin janvier, lors d’une conférence de presse très suivie, Patrimoine suisse a présenté la lauréate du Prix Wakker 2015. La commune grisonne de Bregaglia reçoit notre prestigieuse distinction. Le Prix Wakker, notre fondation Vacances au cœur du patrimoine, la Maison du patrimoine de la Villa Patumbah ou encore nos autres outils de communication témoignent de nos efforts constants de médiation, de transmission de la valeur du patrimoine bâti, tant historique que contemporain, tant ancien que nouveau. L’affectation judicieuse de ce patrimoine et par conséquent l’humain sont au cœur de notre action. Le quotidien Südostschweiz a conclu son hommage de plus de deux pages à la commune lauréate par la formule: «Si cette distinction est méritée pour la vallée grisonne, relevons aussi que Patrimoine suisse joue ici un rôle important.» Cette conclusion me fait très plaisir. Quelques mots encore sur le mandat dont nous sommes investis. Le Conseil fédéral a récemment mis en consultation le Message culture 2016–2020. A propos du patrimoine culturel et des monuments historiques, il demande de mieux en faire connaître la contribution positive pour la société. Bien vu! Il est donc plus que déconcertant de voir que le Conseil fédéral estime à 100 millions de francs par année le montant nécessaire pour assurer la conservation des objets et ensembles à protéger ainsi que des sites construits marquants, et qu’il ne prévoit d’allouer au domaine du patrimoine culturel et des monuments historiques qu’un montant annuel de 28,5 millions de francs. De 1993 à 2004, les montants alloués s’élevaient à quelque 38 millions de francs par an. Dans cette édition, le Message culture 2016–2020 et la valeur du patrimoine bâti tiennent donc la vedette. Adrian Schmid, secrétaire général de Patrimoine suisse


ZUR SACHE/AU FAIT

DANS NOTRE REVUE IL Y A 100 ANS

«Si le Heimatschutz fut dans les premiers temps de son activité un adversaire déclaré de la réclame dans les rues, il peut aujourd’hui se contenter d’en combattre les abus. La réclame publique est devenue un facteur économique dont il n’est plus possible aujourd’hui de nier la valeur et l’importance. Le devoir du Heimatschutz est donc bien plutôt de favoriser le développement du goût artistique dans les affiches, de contribuer de toute sa force à ce que les mauvaises affiches, bariolées, insolentes soient remplacées par de meilleures. Mais il ne doit pas seulement s’efforcer d’obtenir un progrès dans la création des affiches elles-mêmes, il doit veiller encore à ce qu’elles soient bien placées. Il ne faut pas que l’endroit où elles sont exposées soit un seul effet du hasard, qu’on les mette par

exemple sans ordre et sans règle sur n’importe quelles murailles, porte, paroi, etc., mais au contraire qu’une place et un ordre précis leur soient assignés. Dans les localités où des sociétés ont obtenu la concession d’affichage il est possible de disposer les affiches avec goût, de faire disparaître à temps celles qui sont défraîchies et hors d’usage, d’obtenir enfin que certains espaces soient exclusivement réservés aux affiches et que celles-ci soient protégées contre la destruction et la malveillance. Plus vite on arrivera à obtenir un format d’affiches uniforme plus il sera possible aussi de réaliser un arrangement général artistique de sorte que les affiches deviendront un ornement de la rue au lieu de l’enlaidir.»

2014 im Zeichen des Wachstums

Dès le lendemain, l’exploitation a commencé. Les travaux ont entre-temps été stoppés mais ils ont déjà fait de gros dégâts. Une importante partie de ce patrimoine industriel unique peut encore être sauvée. Europa Nostra soutient la campagne de protestation des ONG locales et appelle à signer une pétition en ligne pour sauver la mine d’or.

→ www.europanostra.org

→ www.magnificasa.ch

TICCIH

EUROPA NOSTRA

La plus ancienne mine d’or en péril

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FERIEN IM BAUDENKMAL

Das Jahr 2014 stand für die Stiftung Ferien im Baudenkmal im Zeichen eines grossen Wachstums. Das Angebot konnte um rund die Hälfte erhöht werden, und die Nachfrage stieg abermals deutlich. Heute stammt der grösste Teil der Kunden aus Heimatschutzkreisen. Damit die Nachfrage mit dem Angebot einhergeht, müssen neue Kundengruppen und Kommunikationskanäle erschlossen werden, dies wird 2015 schwerpunktmässig angegangen. Das Sortiment soll zukünftig regional und bauhistorisch weiter diversifiziert werden, um die vielfältige und historisch wertvolle Baukultur der Schweiz möglichst breit im Angebot zu spiegeln. Den Anfang macht das Schindelhaus in Oberterzen SG, das seit Anfang Februar neu im Angebot ist (vgl. Seite 38 in diesem Heft). Besonders Objekte im westlichen Landesteil fehlen noch im Angebot. Doch bevor neue Objekte restauriert werden können, ist die Stiftung auf Zuwendungen angewiesen. Erst wenn die Gelder generiert sind, kann sie sich weiteren Baudenkmälern widmen und diese zu neuem Leben erwecken. Als Geldgeber oder als Feriengast können Sie die Stiftung Ferien im Baudenkmal auf diesem Weg unterstützen und helfen, wertvolle Bauten langfristig zu erhalten. Besondere Freude machte im letzten Jahr die Auszeichnung des Türalihus Valendas (Bild), restauriert durch die Ilanzer Architekten Capaul & Blumenthal, mit dem renommierten «bronzenen Hasen» 2014 der Zeitschrift Hochparterre.

«Le Heimatschutz et la réclame», Chr. Conradin dans la revue Heimatschutz/Patrimoine 2/1915

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Sakdrisi-Kachaghiani, situé dans le sud-est de la Géorgie, est la plus ancienne mine d’or connue. Elle date du quatrième millénaire avant J.-C., c’est-à-dire de l’Ancienne Egypte. Le 12 décembre 2014, le Gouvernement de Géorgie a levé le statut de protection d’importance nationale dont bénéficiait ce site minier. Simultanément, il a accordé un permis d’exploitation à l’entreprise privée russe RMG.

Gataric Fotografie

Un ornement de la rue


ZUR SACHE/AU FAIT

J. Batten, Schweizer Heimatschutz

GELESEN IM BLICK Die etwas andere Schweiz

Franca Siegfried: «Hotels mit viel Charakter» im Blick vom 17. November 2014

GELESEN IN DER SÜDOSTSCHWEIZ Heimatschutz spielt wichtige Rolle «Und so ist die Schweiz, wie sie sich der Heimatschutz vorstellt, weder eine Kulisse für eine Gotthelf-Neuverfilmung, noch ist sie ein Abbild von Architekturzeitschriften. Es soll eine Schweiz sein, an deren Orts- und Stadtbildern sich die Geschichte ablesen lässt, wo man sieht, dass hierzulande in allen Epochen gut gebaut wurde. (...) Das gewandelte Selbstverständnis des Heimatschutzes lässt sich trefflich an den Trägern des Wakkerpreises ablesen. Längst stehen nicht mehr pittoreske Ortsbilder im Vordergrund. Die Gemeinde Bregaglia als aktuelle Preisträgerin ist dafür ein ebenso gutes Beispiel, wie es vergangenes Jahr die Agglomeration um Aarau war. Der Heimatschutz kämpft für eine Schweiz, in der es sich möglichst gut leben und arbeiten lässt. Bregaglia hat seinen Weg gefunden: durch eine Baupolitik, die all das erfüllt, was auch das Stimmvolk fordert. Zum Beispiel eine Siedlungsplanung, die nicht immer mehr Kulturland wegfrisst. Die Auszeichnung für die Talgemeinde ist ebenso verdient, wie der Heimatschutz im Land eine wichtige Rolle spielt.» «Weg von der Ballenbergisierung» in der Südostschweiz vom 21. Januar 2015

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AUSZEICHNUNG DES SCHWEIZER HEIMATSCHUTZES

Wakkerpreis 2015 an Gemeinde Bergell Der Schweizer Heimatschutz verleiht der Gemeinde Bergell den Wakkerpreis 2015. Die Bündner Talschaft hat die bestehende wertvolle Baukultur und die intakte Kulturlandschaft als Standortvorteile erkannt. Gemeinschaftlich entwickelte Strategien, eine Sensibilisierung der Bevölkerung und die frühzeitige Beratung am Einzelobjekt er-

möglichen mit geringem Aufwand den Erhalt der gebauten Identität und fördern hochwertige zeitgenössische Architektur. Bild: Gemeindehaus und Mehrzweckhalle in Promontogno (Umnutzung 2009 und Neubau 1995, Architekten Ruinelli & Ass.).

→ Mehr dazu ab Seite 32 oder unter www.heimatschutz.ch/wakkerpreis

STADT AARAU

Rückblick auf den Wakkerpreis 2014 Die Stadt Aarau hat zusammen mit dem Schweizer Heimatschutz mit grossem Engagement ein erfolgreiches Wakkerjahr organisiert. Dieses begann am 21. Januar 2014 mit der Medienkonferenz im Haus zum Schlossgarten und klang am 4. Dezember 2014 mit der Finissage zur ETH-Wanderausstellung «DARUM Raumplanung» aus. Nebst der Preisverleihung vom 28. Juni 2014 waren die Stadtführungen ein Highlight, die während sechs Monaten stattgefunden haben. Über das Tourismusbüro Aarau wurden 38 Führungen gebucht. Weiter konnte das Stadtbauamt rund 20 Fachführungen für Bau- und Planungskommissionen anderer Schweizer Gemeinden und Kantone durchführen. Nebst einer starken Präsenz im Internet wurde eine Plakatausstellung in der Markthalle (Bild: Vernissage im Mai 2014) und an den Standorten der beschriebenen Objekte eingerichtet und ein Ansichtskartenset her-

Stadt Aarau

«Logieren in ungewöhnlichen Häusern aus allen Epochen – die etwas andere Schweiz mit viel Gastfreundschaft statt langweiliger Standard-Hotellerie. Oldtimer-Freaks übernachten in der umgebauten SaurerKantine in Arbon TG mit Sicht aufs Lastwagenmuseum. Im Château de la Corbière bei Estavayer-le-Lac FR lässt sich wie zu Napoleons Zeiten residieren. Und wer möchte, nächtigt in der ehemaligen Militärkantine in St. Gallen wie ein Offizier. Der Schweizer Heimatschutz hat seinen Hotelführer mit 78 Hotels und 13 Bed & Breakfasts überarbeitet, 27 Trouvaillen sind neu dazugekommen. Die Preise pro Nacht (2 Personen) beginnen unter 150 Franken, die teuersten liegen bei 300 Franken.»

ausgegeben. Auch die Begleitpublikationen, unter anderem das Faltblatt Baukultur entdecken: Aarau des Schweizer Heimatschutzes, stiessen auf grosses Interesse. Weiter fand eine Ausstellung zum Thema in der Maag Halle in Zürich statt. In den Medien und an den lokalen Anlässen wurde viel über den Wakkerpreis berichtet, rund 140 Artikel in Zeitungen und Fachzeitschriften sind im Lauf des Jahres erschienen.

→ www.aarau.ch/wakkerpreis

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ZUR SACHE/AU FAIT

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MAISON DU PATRIMOINE

Festival 2015 de Zurich

NOTRE REVUE EN LIGNE 109 ans d’archives à disposition Depuis sa création en 1905, Patrimoine suisse publie plusieurs fois par an une revue en allemand et en français. Cette collection importante, disponible en libre accès sur retro.seals.ch, enrichit la «Mémoire du bâti en Suisse Online» d’une précieuse voix dans le chœur des revues consacrées à l’architecture et à la construction dans ce pays. Le portail retro.seals.ch est un outil professionnel qui permet de faire des recherches plein texte sur l’ensemble de la collection. Cette plateforme gérée par la bibliothèque de l’EPF est gratuite et compte déjà plus de deux millions de pages numérisées. A la fin de l’année dernière, les numéros plus récents de Mit: la revue Heimatschutz/Patrimoine ainsi que les derniers numéros manquants ont été ajoutés à la collection, qui propose désormais la consultation gratuite de 109 années de notre histoire.

La Maison du patrimoine participe à la coproduction du projet théâtral «Sturm in Patumbah» qui sera présenté à la Villa Patumbah dans le cadre de l’édition 2015 du festival culturel de Zurich. Ce spectacle a pour ambition de mettre en vedette la Villa Patumbah grâce à une mise en scène originale, vivante et interactive. Il permettra d’autre part d’aborder de manière critique le passé colonial de la Suisse auquel le maître des lieux a pris part. De la mi-juin au début du mois de juillet 2015, douze représentations sont prévues au cours desquelles les spectateurs seront conduits dans les allées du parc et à l’intérieur de la villa. Jusqu’au 30 avril, les membres de Patrimoine suisse qui se décideront rapidement peuvent acheter des billets d’entrée au prix spécial de 35 francs (au und... lieu de 45 francs).

Eine Geisterschau des Schweizer Kolonialismus in zwölf Räumen und einem Park

→ www.patrimoinesuisse.ch/revue

FABIENNE HADORN PATRICK FREY PHILIPPE GRABER SEBASTIAN KRÄHENBÜHL MARKUS SCHÖNHOLZER

Remarque: Les représentations sont en allemand. Une introduction en français à la pièce aura lieu les 27 et 28 juin à 18h30. Les inscriptions sont obligatoires et peuvent être annoncées directement sur le formulaire de commande en ligne.

→ Plus d’informations pages 36/37 et

www.heimatschutzzentrum.ch/festspiele

JOHANNA DÄHLER TOM KRAMER KAY KYSELA NATALÍ PÉSHOU

HANNA RÖHRICH MAX ROENNEBERG NADJA RUI JULIAN SCHNEIDER

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REGIE: NIKLAUS HELBLING

Leserbrief «Grosses Kompliment» Ich möchte dem Redaktor und dem ganzen Team ein sehr grosses Kompliment senden für die aktuelle Ausgabe 4/2014 der Zeitschrift Heimatschutz/Patrimoine, welche als Schwerpunkt das Thema «Historische Hotels» sehr informativ und spannend den Leser/innen näherbringt. Exzellent – Châpeau. Ich bin überzeugt, dass diese Ausgabe nicht nur auf sehr grosses Interesse stossen wird, sondern auch den vielen Menschen, welche sich für den Erhalt von historischen Hotels einsetzen, eine grosse Motivation für deren weiteres Engagement bilden wird. Peter Wolf, Weggis LU

→ Schreiben auch Sie uns Ihre Meinung zur Zeitschrift Heimatschutz/Patrimoine: redaktion@heimatschutz.ch

→ Réagissez et donnez-nous votre avis sur la

Eine Produktion von

MASS & FIEBER

ELEKTRONISCHE PUBLIKATION

in Koproduktion mit dem Handbuch «Energie undinBaudenkmal» Heimatschutzzentrum der Villa Patumbah

Premiere am 18. Juni 2015

richtet sich in gleichem MasEinerseits sollen bedeutende Baudenkmäler im RahmenDas der Handbuch Festspiele Zürich se an die Denkmalpflegenden selber, an die möglichst unversehrt erhalten bleiben, anWeitere Aufführungen: Expertinnen und Spezialisten energetischer derseits Klimaziele über den Weg 19., von20., 21., 25., 26., 27., 28. Juni 2015 Bausanierungen sowie an die EigentümerinGebäude­sanierungen erreicht werden: Diese 1., 2., 3., 5. Juli 2015 nen und Eigentümer historisch bedeutender Ziele scheinen bisweilen in einem WiderGebäude. Damit das Handbuch regelmässig spruch zu stehen. Um das gegenseitige Vernachgeführt werden kann, wird es ausständnis für die jeweiligen Bestrebungen schliesslich in elektronischer Form publiunter den Fachleuten und den Gebäude­ ziert. Die Dokumente stehen auf den Webeigentümern zu stärken, haben die Denksites der Denkmalpflegestellen Bern und malpflege-Fachstellen der Kantone Bern Zürich zum Download zur Verfügung. und Zürich gemeinsam ein Handbuch verwww.massundfieber.ch fasst. Es vermittelt Grundlagenwissen und → www.denkmalpflege.zh.ch/publikationen und www.erz.be.ch: Publikationen zeigt bautechnische Lösungsansätze auf.

revue Heimatschutz/Patrimoine en écrivant à: redaction@patrimoinesuisse.ch „Die Schweizer Spezialisten für theatralisches Heldendämmern sind zurück!“ − DIE ZEIT über Tell/Zahhak von Mass & Fieber.

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ZUR SACHE/AU FAIT

DER KOMMENTAR

LE COMMENTAIRE

Der neue Kampf um das kulturelle Erbe

La nouvelle bataille du patrimoine

Jutta Vogel

1984/85 lancierte der damalige französische Kulturminister Jack Alors ministre français de la culture, Jack Lang lance en 1984–85 les Journées européennes du patrimoine. Le succès est immédiat. Lang die Europäischen Tage des Denkmals, die sofort grossen ErAujourd’hui, elles ont lieu dans plus de 50 pays et attirent chaque folg hatten. Heute finden sie in über 50 Ländern statt und ziehen année, rien qu’en Suisse, près de 50 000 visiteurs. Remarquable! jährlich alleine in der Schweiz fast 50 000 Interessierte an. Diese Zahlen passen zum Resultat einer neueren Umfrage, laut der Ceci corrobore le récent sondage selon lequel le patrimoine bâti 95 Prozent der hiesigen Bevölkerung dem baulichen Erbe eine revêt une grande importance pour 95% des Suisses. Magnifique! grosse Bedeutung beimessen. Wie schön! Aber könnte es sein, dass Mais l’arbre ne cache-t-il pas la forêt? Notre passion pour les monuwir uns etwas blenden lassen? Versperrt uns unser Engagement ments les plus emblématiques ne nous détourne-t-elle pas de notre für die symbolträchtigsten Bauten den Blick auf unsere alltägliche environnement quotidien? La vision «carte postale» que nous avons Umgebung? Hat uns das Postkartenbild, de nos paysages mythiques ne nous a-t-elle pas rendus aveugles face à l’enlaidissement das wir von unseren mythischen Landde plus en plus marqué de nos campagnes, schaften hegen, blind gemacht für die zude nos villes, de nos montagnes? nehmende Verunstaltung unserer ländlichen Gebiete, Städte und Berge? Dans un opuscule roboratif et percutant In einem eben erst publizierten Manifest* qui vient de sortir*, Jack Lang s’inquiète: zeigt sich Jack Lang besorgt: «Wir sind – «Eblouis que nous sommes – à juste titre – durchaus zu Recht – fasziniert von den par les monuments de nos villes et de nos Denkmälern unserer Städte und Regionen. régions, il semble que nous ayons oublié de Aber offenbar haben wir darob vergessen, nous soucier du reste. Nous avons tracé des uns um den Rest zu kümmern. Wir haben lignes pour délimiter ce qui valait la peine genau abgegrenzt, was schützens- und bed’être préservé et admiré, comme des carPhilippe Biéler wundernswert ist – VIP-Stücke, von denen rés VIP dont nous nous serions exclus Président de Patrimoine suisse wir uns selbst ausgeschlossen haben. (…) nous-mêmes. (...) Combien de kilomètres devons-nous faire au travers de ces forêts de métal bariolé, d’enWie viele Kilometer Einöde voller greller Konstruktionen, monströser Schilder und kaltem Neonlicht müssen wir durchqueren, bis seignes démesurées, de néons blafards, avant d’entrer dans nos wir endlich in unsere Städte vordringen? (…) Als wären all unsere cités? (...) En moins d’un demi-siècle, oublieux que nous avons été ästhetischen Ansprüche vergessen gegangen, haben wir es in wede l’exigence esthétique, nous avons réussi à standardiser les périniger als 50 Jahren geschafft, die Vorstädte zu vereinheitlichen, die phéries de nos villes, qui se ressemblent désormais toutes dans leur sich nun in ihrer einmaligen Fülle von Hässlichkeiten alle gleichen.» concentration inégalée de laideur brute.» Et Jack Lang de lancer cet appel lucide et pertinent: «Il est temps Sein Appell ist deutlich: «Es ist höchste Zeit, die Achtung vor dem que le respect de la beauté passée se double d’une exigence de la Schönen der Vergangenheit mit der Forderung nach Schönem für beauté à venir. Le ‹patrimoine› ne doit pas être seulement le mot die Zukunft zu verbinden. Das ‹kulturelle Erbe› darf kein heiliger Begriff sein, der nur auf eine längst vergangene Zeit verweist. Die sacré représentant d’un temps vertueux et révolu. Le soin consacré gleiche Sorgfalt, die wir gewissen Stätten und Monumenten widà certains espaces et monuments bien définis doit s’appliquer aussi à tout ce qui fait notre quotidien, le patrimoine de demain, les men, muss auch unseren Umgang mit heutigen Entwicklungen lieux collectifs, les transports publics, les zones périphériques, le prägen, die das kulturelle Erbe von Morgen sind – kollektive Räumobilier urbain.» me, öffentliche Verkehrsmittel, Randzonen, Stadtmöblierung.» Der Schutz unseres Lebensraums bedingt zum einen eine KonLa sauvegarde de notre cadre de vie passe par un double mouvezentration der Entwicklung von Siedlungen, Unternehmen und ment: d’une part, pour libérer ce qu’il reste de paysages naturels, Infrastrukturen auf bereits bebaute Zonen, um den Druck von den nous devons concentrer notre développement (habitat, entreprises, noch bestehenden natürlichen Landschaften zu nehmen. «Die infrastructures, etc.) sur les zones déjà bâties, «construire la ville sur la ville»; d’autre part, et cela va de pair, il nous faut absolument Stadt in der Stadt bauen» also. Zum andern müssen wir unserer redonner du sens et de la qualité à notre environnement quotidien, Umgebung aber auch wieder mehr Sinn und Qualität verleihen: sie aufwerten, damit man wieder gerne dort lebt. Verdichten ist améliorer notre paysage bâti, afin que l’on retrouve du plaisir à y kein Widerspruch zu Qualität – ganz im Gegenteil! vivre . Densifier n’est pas antinomique de qualité, au contraire. Wie Jack Lang so pointiert sagt: «Das Schöne muss mehr denn je Je ne résiste pas au plaisir de citer encore Jack Lang, qui conclut fort im Zentrum unserer Aufmerksamkeit stehen. Eine Gesellschaft, bien: «Plus que jamais, le Beau doit être au centre de nos préoccupadie ihren unmittelbaren Bedürfnissen und ihrem Wachstum keitions. Une société qui ne s’occupe que de ses besoins immédiats et de ne Beachtung schenkt, wird sterben.» Und genau diese Forderung son taux de croissance se meurt.» C’est ce que nous cherchons à enwollen wir mit der jährlichen Vergabe des Wakkerpreises an eine courager notamment en attribuant chaque année notre Prix Wakker Gemeinde unterstützen, die sich durch eine qualitativ hochwerà une commune qui se distingue par un développement de qualité. tige Entwicklung auszeichnet. →  www. patrimoinesuisse.ch/commentaire * Jack Lang: Ouvrons les yeux! La nouvelle bataille du patrimoine, HC éditions, 2014 → www.heimatschutz.ch/kommentar

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FORUM

WIEDERAUFGEBAUTE DENKMÄLER ALS TOURISTENMAGNETEN?

Von Rekonstruktionen und Neuinterpretationen Das gebaute Erbe ist als Alleinstellungsmerkmal von grossem Wert. Nicht jede Destination hat aber ihren Eiffelturm oder ihren Tower, der sie unverwechselbar macht. Aktuelle Beispiele aus Deutschland zeigen, dass vermehrt auf Rekonstruktionen zurückgegriffen wird, wenn unverkennbare Baudenkmäler Mangelware sind. Als baukulturell überzeugendere Alternativen bieten sich beim Wiederaufbau Neuinterpretationen an. Jürgen Tietz, Architekturkritiker und Publizist, Berlin

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Ronny Kreutel/Wikimedia

FORUM

Rund um die wieder aufgebaute Frauenkirche und den Neumarkt tummeln sich die Touristenscharen. Des f lots de touristes déferlent vers la Frauenkirche et le quartier de Neumarkt.

W

ohin darf die Reise gehen? Übers Wochenende ins quirlige London, very british? Ins romantische Paris, mon amour? Oder lieber ins malerische Zürich, grüezi wohl? Nicht nur in Europa läuft der Wettstreit um die Gunst der Touristen aus aller Welt auf Hochtouren. Und das verändert die Städte, die nicht mehr nur Orte zum Leben sind, zum Arbeiten und Wohnen. Städte sind «Brands» mit deren Vermarktung sich blendend Geld verdienen lässt. Das hippe Berlin, das atemberaubende Schanghai oder der ewig junge Big Apple. Was im 17. Jahrhundert einmal seinen Ursprung als Bildungsreise nahm, auf der die jungen Adeligen ihre Grand Tour zu den Quellen der europäischen Kultur führte, ist längst zum attraktiven Wirtschaftsfaktor geworden für Fluggesellschaften, Hoteliers und Einzelhandel. Doch nicht jede Destination hat ihren Eiffelturm oder ihren Tower, der sie als Alleinstellungsmerkmal auf den ersten Blick unverwechselbar macht. Gerade in deutschen Städten sind viele herausragende Monumente im Bombenhagel

des Zweiten Weltkriegs untergegangen. Manche dieser verlorenen Denkmale haben bis heute Lücken in den Stadtgrundrissen hinterlassen – und in den Seelen der Stadtbewohner. Hauptsache malerisch Gespeist aus einer diffusen Sehnsucht nach einer vermeintlich besseren Vergangenheit und einem tiefen Misstrauen gegen die Qualität moderner Architektur, haben sich seit der deutschen Wiedervereinigung etliche Rekonstruktionsvorhaben entwickelt. Allen voran in Dresden, das mit dem Untergang der Frauenkirche den Verlust seines Panoramas als Elbflorenz nie verkraftet hatte. Heute tummeln sich rund um die wieder aufgebaute Frauenkirche und den Neumarkt die Touristenscharen. Sie tauchen ein in eine Stadtgeschichte, die sich alt gebärdet und doch neu ist. Doch wen interessiert solch ein Widerspruch? Je mehr Patina das Neue ansetzt, um so weniger wird Alt von Neu geschieden, entsteht ein baukultureller Schmelztiegel der historischen Beliebigkeit. Hauptsache malerisch! Kaum anders in Potsdam, mit seinem von Peter Kulka nach dem Vorbild Georg Wenzeslaus von Knobelsdorffs adaptiv rekonstruierten Stadtschloss. Und weil das überbordende Raumprogramm für den Landtag nicht in die ursprüngliche Schlosskubatur passte, wird im Hof halt ein bisschen angestückt. Wer merkt das schon? So shopping-schön und fritzisch zeigt sich die liebevoll aufgeputzte alte Garnisonsstadt heute, wie sie es zu Zeiten von Friedrich II., dem Alten Fritz, nie war. Währenddessen rottet gar nicht weit entfernt vom neuen Schloss so manch altes Preussenschloss mit Welterbestatus vor sich hin, weil es an den nötigen öffentlichen Finanzmitteln zur Instandsetzung fehlt. Darin liegt die allergrösste Gefahr der Rekonstruktionen, auf die der renommierte Denkmalpflege-Experte Georg Mörsch schon vor Jahren hingewiesen hat: Rekonstruktionen lenken den Blick weg von den echten Denkmälern, indem sie vorgaukeln, dass Denkmäler eine beliebig wiederholbare Verfügungsmasse wäre. Doch ihr historischer Zeugniswert ist einzigartig, jeder Substanzverlust an ihnen ist endgültig, ist unumkehrbar. Geht es bei den Innenstadtrekonstruktionen im Schatten junger Hochhausblüten wie derzeit in Frankfurt am Main also tatsächlich um Geschichte? Oder spielt der urbane Wohlfühlfaktor mit hoher (touristischer) Marktgängigkeit die Hauptrolle? Ein Volksentscheid wie im November 2014 zur Kapellbrücke in Luzern wäre jedenfalls in Deutschland derzeit schwer vorstellbar. Dass Bürgerinnen und Bürger entschieden, die nach dem Brand von 1993 noch erhaltenen originalen Bilder auf der berühmten Holzbrücke zu belassen und nicht durch neue Kopien zu ersetzen, die als künstlerisch und handwerklich ungenügend eingeschätzt wurden. Diese Haltung räumt «dem sichtbar lassen der Spuren» der Geschichte einen höheren Stellenwert ein als dem Bild eines perfekten Denkmals, mit dem die Geschichte geschönt wird. Oder, wie es die Denkmalpflegerin des Kantons Luzern, Cony Grünenfelder, in einem Interview mit der NZZ formulierte: Die Originale sind einzigartig. Jede Kopie wertet sie ab. Alternativen zur Rekonstruktion Andererseits ist es ein Unterschied, ob sich die öffentliche Diskussion um ein Einzeldenkmal dreht oder um eine komplette Innenstadt. Doch was sind die baukulturellen Alternativen zur Rekonstruktion?

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FORUM

Im süddeutschen Ulm, dessen Altstadt im Zweiten Weltkrieg zu rund 80 Prozent zerstört wurde, hat man sich mit einer konsequent modernen und höchst eindrücklichen Architektur dafür entschieden, eine überbreite innerstädtische Verkehrsachse der Nachkriegszeit wieder zu schliessen und so einen neuen städtischen Raum zu schaffen. Derweil denkt man in der ThomasMann Stadt Lübeck darüber nach, wie mit dem – ebenfalls kriegszerstörten – Gründungsviertel umzugehen sei. Dort, wo die Wurzeln der mittelalterlichen Hanse lagen, entstanden in den

«Die allermeisten Rekonstruktionen erweisen sich bei näherer Betrachtung als gebaute Antworten auf besondere kulturelle Herausforderungen.»

Bauhaus Stiftung Dessau

1950er-Jahren zwei Schulen. Wenngleich sie mit ihrer moderaten Moderne, die in Massstab und Materialwahl den Anschluss an die historische Stadtstruktur suchten, selbst denkmalwürdig waren, entschied man sich für eine städtebauliche Neuorientierung. Im Rahmen einer kritischen Rekonstruktion soll nun der historische Stadtgrundriss mit einer Wohnnutzung zurückgewonnen werden. Dafür bemühte man sich seit Jahren mit unterschiedlichen Instrumenten – von einer Architekturwerkstatt über die Bürgerbeteiligung bis hin zum Architekturwettbewerb – um Qualitätssicherung. Ziel ist es, auf Grundlage der historischen Parzellen eine zeitgenössische Interpretation der Lübecker Architektur zu formulieren. Keine einfache Aufgabe im Welterbe! Wie eine für Einheimische und Touristen gleichermassen zufriedenstellende Lösung aussehen kann, die Geschichte und Gegenwart

geradezu vorbildlich versöhnt, zeigt das jüngst fertig gestellte Ulrich-Gabler-Haus der Architekten Georg Konermann-Dall und Ingo Siegmund. Mit heller Ziegelfassade und zwei spitzen Giebeln schafft es in unmittelbarer Nachbarschaft zum Lübecker Gründungsviertel ein neues Gegenüber zur ehrwürdigen gotischen Marienkirche. Es ordnet sich ein, ohne sich selbst zu verleugnen. In seiner Zurückhaltung verknüpft es traditionelle Lübecker Vorbilder mit dem Gestaltungswillen der Nachkriegsmoderne. Noch ist offen wie das Lübecker Experiment ausgeht. Die allermeisten Rekonstruktionen erweisen sich bei näherer Betrachtung als gebaute Antworten auf besondere kulturelle Herausforderungen, deren Entstehung eine komplexe Gemengelage zugrunde liegt. Emotionale und intellektuelle Aspekte fliessen darin ebenso zusammen wie städtebauliche und wirtschaftliche Überlegungen. In Rekonstruktionen manifestieren sich nicht nur Stadträume, sondern auch Geschichtsbilder. Das galt für den höchst touristenträchtigen Umbau der Altstadt des kanadischen Quebecs, der möglichst französisch wirken soll, ebenso wie für den Wiederaufbau des Schwarzhäupterhauses in Riga. Und in der chinesischen Megametropole Schanghai kaufen die Touristen nicht nur in Fake-Kaufhäusern gefälschte «Markenartikel» aller Arten billig ein, sondern können auch ganze Siedlungen von LiLongs bewundern, traditionelle chinesische Hofhäuser, die in einem malerischen «Fake-Heritage-Stil» entstanden sind. Nur ganz selten besitzen Wiederaufbauten den Mut, die Zerstörung in ihrer baulichen Gestalt zu reflektieren. Insofern kommt dem durch das Berliner Architekturbüro Bruno, Fioretti, Marquez wieder aufgebaute Meisterhaus von Walter Gropius in Dessau ein Sonderstatus zu. In seiner Kubatur gleicht es auf den ersten Blick seinem Vorgänger und macht doch in jedem Detail deutlich, dass es etwas ganz Anderes, etwas ganz Neues ist. Der touristischen Beliebtheit des Bauhauserbes tut das keinen Abbruch. Im Gegenteil: Anstelle einer Kopie ist in Dessau ein neues Original entstanden, ein Alleinstellungsmerkmal mit Strahlkraft.

Das wieder aufgebaute Meisterhaus von Walter Gropius in Dessau gleicht in seiner Kubatur seinem Vorgänger und macht doch in jedem Detail deutlich, dass es etwas ganz anderes ist. Pour la reconstruction de la maison de maître de Walter Gropius à Dessau, le volume d’origine a été conservé, mais de nombreux détails révèlent ce qui a changé.

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Jochen Stüber

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Le home Ulrich-Gabler que viennent d’achever de réaliser les architectes Georg Konermann-Dall et Ingo Siegmund à Lübeck Das jüngst fertiggestellte Ulrich-Gabler-Haus der Architekten Georg Konermann-Dall und Ingo Siegmund in Lübeck.

DES RECONSTITUTIONS À L’IDENTIQUE POUR ATTIRER LES TOURISTES?

De la reconstruction et de la réinterprétation Les caractéristiques uniques d’un patrimoine bâti en font sa valeur. Les destinations touristiques ne peuvent pas toutes posséder un monument aussi emblématique que la tour Eiffel ou la tour de Londres. Plusieurs exemples de reconstructions en Allemagne montrent que la reconstitution à l’identique est l’option de plus en plus retenue pour pallier l’absence de monument remarquable. D’un point de vue culturel, la réinterprétation architecturale est pourtant une alternative plus convaincante que le pastiche.  Jürgen Tietz, critique architectural et journaliste, Berlin

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a concurrence que se livrent les destinations touristiques dans le monde entier transforme les villes, dont la fonction n’est plus seulement d’être des lieux de vie sociale et économique. Désormais, les villes doivent promouvoir la «marque» qu’elles portent et faire du merchandising. Berlin, Shanghai et New York profilent ainsi leurs icônes touristiques. Les villes que les jeunes nobles du XVIIe siècle visitaient au cours de leurs voyages d’éducation, les fameux «grands tours», se sont depuis

longtemps muées en attractions touristiques pour les compagnies aériennes, l’hôtellerie et le commerce. Cependant, toutes les destinations touristiques ne peuvent pas posséder un monument aussi emblématique que la tour Eiffel ou la tour de Londres. En Allemagne, de nombreux monuments remarquables ont disparu dans les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Pour beaucoup, ces sites sont restés en ruines au cœur des villes, laissant des plaies béantes dans le cœur des citadins.

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ments historiques. Or, leur valeur de témoin historique est unique. Toute perte de substance historique est définitive et irrémédiable. Quel est le caractère historique des reconstructions actuellement en cours à l’ombre des gratte-ciel du centre de

G. Bally/Keystone

Le pittoresque par-dessus tout Depuis la réunification allemande, de nombreux projets de reconstruction ont fleuri aussi bien en raison de la nostalgie du passé que d’une méfiance profonde à l’égard de la qualité de l’architecture moderne. Dresde, la Florence du Nord, n’avait jamais pu se remettre de la destruction de la Frauenkirche, qui faisait partie de son panorama architectural. Aujourd’hui, des flots de touristes déferlent vers la Frauenkirche reconstruite ainsi que dans le quartier de Neumarkt. Ils visitent un patrimoine architectural ancien, mais complétement nouveau. Mais qui se préoccupe de ce paradoxe? La patine que prend l’architecture nouvelle estompe les différences entre l’ancien et le nouveau, créant un melting-pot architectural d’une historicité aléatoire. L’essentiel est de préserver le pittoresque. A Potsdam également, la reconstitution par l’architecte Peter Kulka du château conçu par Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff fait même quelques entorses au volume du bâtiment d’origine. Mais qui remarquera cette anomalie? Le but était de reconstruire un édifice qui deviendrait le siège du Landtag de Brandebourg. L’ancienne ville de garnison se présente désormais sous un jour accueillant pour le shopping, le tourisme et les affaires, plus que du temps de Frédéric II de Prusse. A quelques mètres toutefois, plusieurs palais inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO sont délaissés et menacent de tomber en ruines faute de moyens financiers pour assurer leur restauration. C’est précisément là que le bât blesse en matière de reconstruction. Georg Mörsch, conservateur de monuments historiques, l’a relevé il y a plusieurs années déjà: les reconstructions détournent l’attention du critère d’authenticité en donnant l’illusion qu’il est possible de reconstituer à l’identique des monu-

M. Dahmann/Landtag Brandenburg

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En novembre 2014, les Lucernois ont décidé de ne pas remplacer par des copies les peintures sur bois épargnées par l’ incendie du pont de la Chapelle à Lucerne survenu en 1993. Die Luzerner Stimmberechtigten entschieden im November 2014, die nach dem Brand von 1993 noch erhaltenen originalen Bilder auf der Kapellbrücke in Luzern nicht durch Kopien zu ersetzen.

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Manuel Dahmann/Landtag Brandenburg

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Le château de Potsdam reconstitué par l’architecte Peter Kulka selon l’original de Georg von Knobelsdorff Das von Peter Kulka nach dem Vorbild Georg Wenzeslaus von Knobelsdorffs wiederaufgebaute Stadtschloss in Postdam

Francfort-sur-le-Main? L’attrait touristique de la ville et l’animation commerciale du centre ne sont-ils pas la préoccupation première? En Allemagne, il serait inconcevable de prendre une décision telle que celle prise par les citoyens lucernois. En novembre 2014, les Lucernois ont décidé de ne pas remplacer par des copies les peintures sur bois épargnées par l’incendie du pont de la Chapelle survenu en 1993. Cette décision témoigne d’une bonne connaissance de la valeur artistique et artisanale d’un objet authentique. Un objet parfait, reconstitué à l’identique, n’a qu’une faible valeur patrimoniale. Ou, pour reprendre le mot de Cony Grünenfelder, conservateur du canton de Lucerne: les originaux sont uniques; une copie les dévalorise. Les alternatives à la reconstruction En matière de restauration et de reconstruction, l’examen de l’ensemble du tissu urbain est déterminant. Les solutions ne seront pas les mêmes pour un monument isolé ou un centre historique. Quelles alternatives sont proposées? Quelques exemples sont présentés ci-après. Les responsables de la réhabilitation de la vieille ville d’Ulm, dans le sud de l’Allemagne, détruite à 80% lors de la Seconde Guerre mondiale, ont opté pour un concept architectural et urbanistique moderne en fermant à la circulation routière un axe central très large aménagé durant l’après-guerre. Ils ont créé ainsi un nouvel espace public urbain. Lübeck, la ville de Thomas Mann, s’est lancée dans un processus de réflexion sur la restauration du Gründungsviertel, également détruit durant la guerre. Deux écoles construites dans les années 1950 ont été parfaitement intégrées à la structure historique de ce

quartier, berceau de la ville hanséatique du Moyen Âge. La ville a néanmoins opté pour une nouvelle orientation architecturale de ces lieux historiques et leur a attribué une vocation résidentielle. Après la mise en place de divers instruments durant plusieurs années, notamment des ateliers d’architecture, un processus de participation citoyenne et des concours d’architecture, elle a décidé d’y encourager une architecture contemporaine spécifique. Une tâche assez difficile dans cette ville inscrite au patrimoine mondial! Les architectes Georg Konermann-Dall et Ingo Siegmund ont ainsi édifié le home Ulrich-Gabler réalisé en briques claires et présentant deux pignons. Faisant face à l’église gothique SainteMarie, ce bâtiment s’intègre harmonieusement dans le quartier historique tout en témoignant d’une architecture résolument contemporaine. Aucune décision n’a toutefois été prise sur la poursuite de cette expérimentation. Les reconstructions doivent apporter une réponse architecturale à des défis d’une grande complexité mêlant des aspects émotionnels et intellectuels à des réflexions urbanistiques et économiques pour des espaces non seulement urbains mais également historiques. Ainsi, Québec a entrepris de restaurer sa vieille ville en l’embellissant pour en faire une ville vraiment française, Riga a reconstruit sa Maison des Têtes noires, et la mégapole de Shanghai a reconstitué des quartiers entiers (lilongs) visités par les touristes avides d’articles de contrefaçon achetés sur ses fake markets. Les reconstructions qui conservent des traces de destruction sont très rares. Le bureau d’architecture berlinois Bruno, Fioretti Marquez qui a reconstruit la maison de maître de Walter Gropius à Dessau a réussi ce pari et a créé un nouvel original aux caractéristiques uniques.

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Ch. Beutler/Keystone

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Isabelle Chassot, directrice de l’Office fédéral de la culture: «Il est essentiel de rappeler que le patrimoine constitue aussi une ressource, sociale et économique.» Isabelle Chassot, Direktorin des Bundesamtes für Kultur: «Es muss immer wieder festgehalten werden, dass das kulturelle Erbe auch eine soziale und wirtschaftliche Ressource ist.»

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INTERVIEW AVEC ISABELLE CHASSOT

Un rôle de médiatrice entre culture et politique Isabelle Chassot est à la tête de l’Office fédéral de la culture (OFC) depuis le 1er novembre 2013. Nous avons interrogé la nouvelle directrice sur la diversité des tâches de cet office, sur sa conception de la «culture du bâti» et sur les priorités de son agenda de travail.  Peter Egli, rédacteur Madame la Directrice, pourriez-vous nous dire en quelques mots les tâches que vous assumez dans le cadre de votre fonction de directrice de l’Office fédéral de la culture? J’assume la responsabilité d’un office dont les tâches sont très variées, de la promotion de la création à la défense des minorités des gens du voyage, de la politique du film à la gestion des musées et collections de la Confédération, de la politique des langues à la protection du patrimoine. Cette grande variété a cependant un dénominateur commun: l’importance de la culture dans notre pays plurilingue, son rôle éminent pour la compréhension mutuelle et le vivre ensemble. Le Message culture pour la période 2016 à 2020 est-il le dossier qui occupe une place prioritaire dans votre emploi du temps en ce moment? Le Message culture 2016–2020 était l’un des dossiers qui m’attendaient à mon entrée en fonction et il est clair que sa préparation m’a beaucoup occupée et préoccupée durant l’année 2014. En mai, il a été ouvert à la consultation, le Conseil fédéral l’a approuvé en novembre et l’a transmis pour discussion aux Chambres, qui doivent l’adopter en fin d’année pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2016. Cela signifie qu’il figurera également tout en haut des priorités de l’office cette année, ce d’autant plus qu’il doit être accompagné d’un important travail de mise en œuvre. Il ne faut cependant pas oublier toutes les tâches courantes de l’office, le cœur de la culture suisse n’arrête pas de battre jusqu’à l’entrée en vigueur du prochain Message culture, et les missions de l’office doivent être accomplies au quotidien. Comment résumeriez-vous les conclusions les plus importantes de la procédure de consultation qui s’est achevée en septembre? Le Message culture a été salué pour les enjeux de société qu’il soulève et face auxquels la politique culturelle peut jouer un rôle déterminant. Les priorités retenues ont également reçu une très large approbation, et une grande majorité des consultations a soutenu l’augmentation des moyens prévue, certains milieux demandant en outre une hausse des moyens dans leur domaine d’activités. Patrimoine suisse ainsi qu’Alliance Patrimoine critiquent la réduction des fonds alloués au domaine du patrimoine culturel en Suisse. Leur montant n’est plus que de 28,5 millions de francs, ce qui est nette-

ment moins que les 38 millions de francs alloués en moyenne chaque année de 1993 à 2004. Quel est votre avis sur cette question? Si l’on prend comme point de comparaison les années 1993 à 2004, on compare des chiffres qui ne peuvent pas l’être. La nouvelle péréquation financière, entrée en vigueur en 2008, avec la suppression du supplément péréquatif, entraîne une nouvelle responsabilité des cantons dans l’affectation de leurs ressources, et ce également en matière de protection du patrimoine. Ce qu’il me paraît important de retenir est que les moyens alloués au patrimoine pour la période 2016–2020 ne diminuent pas par rapport à la période actuelle et que le Conseil fédéral a repris le supplément de 5 millions décidé par le Parlement en 2011. Selon le Message culture, quelque 100 millions de francs seraient nécessaires chaque année dans ce domaine … C’est effectivement l’évaluation des ressources qui seraient nécessaires pour mener à bien les travaux en matière de restauration et d’interventions archéologiques en Suisse. Les moyens de la Confédération ne sont cependant pas illimités et rappelons que pour atteindre une situation idéale, les cantons devraient aussi assumer leur part. Alliance Patrimoine et Patrimoine suisse réclament des fonds supplémentaires pour l’entretien et la conservation des sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, tâches qui exigent beaucoup de moyens. Cette réflexion semble judicieuse, n’est-ce pas? La Confédération soutient la restauration des sites inscrits à l’UNESCO dans le cadre des conventions programmes qu’elle conclut avec les cantons, le site de Müstair ou le Münster de Berne par exemple ont bénéficié de ses aides, qui continueront à être accordées. En revanche la gestion des sites revient aux cantons. Dans le Message culture, la «culture du bâti» est présentée comme un domaine thématique général. C’est la première fois. Avec la SIA, nous militons pour qu’une attention particulière soit accordée à la «culture contemporaine du bâti» et pour que celle-ci bénéficie de moyens financiers supplémentaires. Que pensez-vous de l’interaction bâtiments historiques/ architecture contemporaine? Il est indéniable qu’aujourd’hui nous devons veiller au développement de notre environnement bâti. On a trop souvent vu des

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interventions contemporaines détruire un site, un village ou un paysage tout entier. Dans notre conception, la conservation du patrimoine historique et la création contemporaine ne sont pas dissociables, ils doivent être considérés comme un tout. Avec le message culture, la Confédération propose une stratégie fédérale et interdépartementale pour encourager la qualité du bâti, qui doit devenir un objectif général. Quel est votre monument historique préféré? Quelle réalisation contemporaine est, selon vous, la plus convaincante? Je franchis tous les jours la Sarine, ce qui me donne l’occasion d’admirer le pont de Grandfey, à mon sens un bel exemple d’un ouvrage d’art nécessaire à la collectivité, qui démontre aussi que le patrimoine doit être aussi considéré sous cet angle. Dans les réalisations récentes, j’aimerais citer le Toni Areal à Zurich, par exemple, qui illustre le talent que nous avons en Suisse pour réhabiliter les friches industrielles. Votre champ d’activités est très vaste. Quel est votre domaine de prédilection? Faire un choix est impossible! La culture, quelle que soit son domaine d’expression, nourrit en effet les racines de toute existence, qu’elle soit individuelle ou collective. La culture participe à la construction d’une certaine idée que nous nous faisons de l’être humain. Elle contribue à la création de valeurs qui nourrissent, elles-mêmes, notre identité collective. Car quel est le sens de la culture si elle n’offre des perspectives aux individus et des repères à une société en mutation constante? Ne me demandez donc pas de choisir! Quelle a été votre plus belle expérience depuis que vous avez pris les rênes de l’OFC? De constater que la stratégie que nous avons proposée avec le message culture a été comprise par les nombreux acteurs et partenaires. J’espère que la diversité de nos rôles et l’importance du dialogue en sortiront renforcées. Et la plus grande déception? J’admets bien volontiers que le départ de certains représentants d’organisations yéniches au milieu d’une discussion alors même que nous esquissions des solutions de compromis m’a peinée. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant, mais j’apprends là aussi tous les jours! Comment concevez-vous votre rôle entre la culture et la politique? Je pense que mon rôle est celui d’un intermédiaire: d’une part exprimer à l’égard des décideurs politiques les besoins de la culture dans notre pays plurilingue, rappeler sa nécessaire diversité, démontrer son importance pour le bien commun, en proposant des solutions pour qu’elle puisse y contribuer de la meilleure manière possible, d’autre part rappeler au monde culturel les contingences politiques et institutionnelles. La pression pour faire des économies a été et demeure énorme … L’Office fédéral de la culture ne l’ignore pas, les ayant vécues de manière sensible. Il est essentiel que la culture soit considérée comme

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une tâche publique indispensable et non pas comme un accessoire agréable réservé aux années de vaches grasses. L’approbation du Message culture par le Conseil fédéral m’emplit d’optimisme. Revenons au domaine du patrimoine culturel et des monuments historiques: une enquête représentative effectuée sur mandat de l’OFC révèle que le patrimoine culturel et sa préservation ont une grande importance pour 95% de la population suisse. Ce pourcentage élevé vous surprend-il? Nous ne nous attendions pas à des proportions aussi élevées. Mais un chiffre nous a encore plus surpris: la part importante de la population, plus de 50%, qui serait prête à renoncer à une partie du confort moderne pour avoir le privilège d’habiter dans un lieu de caractère historique. Cela montre l’importance de certaines valeurs immatérielles que représentent le patrimoine et la culture en général. On observe un décalage entre la sensibilité du public au patrimoine et la remise en question systématique de la protection des monuments et des sites par certains milieux politiques et économiques. Comment expliquez-vous ce phénomène? Chacun est favorable au patrimoine jusqu’à ce que les mesures nécessaires à sa protection touchent les personnes directement dans leur liberté d’action. Cette même ambiguïté existe aussi au niveau des politiques publiques. Il est pour cette raison essentiel à mon sens de poursuivre le travail de sensibilisation auprès de la population et de rappeler que le patrimoine constitue aussi une ressource, sociale et économique. Pour terminer, parlons des perspectives d’avenir: quels sont les défis les plus importants à relever ces prochaines années dans le domaine de la protection du patrimoine et des monuments historiques? Certainement la conciliation des intérêts en présence: une densification qui n’entame pas la qualité des sites construits, une politique énergétique qui respecte un patrimoine qui souvent répond par nature aux exigences du développement durable, enfin, une amélioration de l’image de la conservation du patrimoine. La conservation du patrimoine n’est pas un frein au développement, elle contribue à ce que nos villes et villages continuent à être des lieux de rencontre attractifs pour la population. L’interview s’est déroulée par écrit.

ISABELLE CHASSOT L’Office fédéral de la culture fait partie du Département fédéral de l’intérieur et il est en charge de la politique culturelle de la Confédération. Il représente un budget de 172,5 millions de francs par an et compte 107 collaborateurs et collaboratrices pour 81 équivalents plein temps. Il est actif dans deux champs d’action que sont la création culturelle et la conservation du patrimoine. Isabelle Chassot est directrice de l’Office fédéral de la culture depuis le 1er novembre 2013. Avant d’occuper cette fonction, elle a été dès 2001 conseillère d’Etat dans le canton de Fribourg et présidente de la CDIP dès 2006.


INTERVIEW MIT ISABELLE CHASSOT

Eine Vermittlerin zwischen Kultur und Politik

Ch. Beutler/Keystone

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Seit dem 1. November 2013 ist Isabelle Chassot Direktorin des Bundesamtes für Kultur (BAK). Wir haben sie zu ihren breit gefächerten Aufgaben, zu ihrem Verhältnis zur Baukultur und zu den wichtigsten Herausforderungen in ihrem Amt befragt.  Peter Egli, Redaktor

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ie Aufgaben von Isabelle Chassot, Direktorin des Bundesamtes für Kultur, das dem Eidgenössischen Departement des Innern angegliedert ist und für die Kulturpolitik des Bundes verantwortlich zeichnet, sind äusserst vielfältig – von der Filmpolitik über die Verbesserung der Lebenssituation der Fahrenden bis hin zur Sprachenpolitik. Gemeinsam ist ihnen allen aber, dass sie die Bedeutung der Kultur in unserem mehrsprachigen Land und ihre herausragende Rolle für das gegenseitige Verständnis und das Zusammenleben aufzeigen. Als die ehemalige Staatsrätin des Kantons Freiburg und Präsidentin der Schweizerischen Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren (EDK) ihr Amt am 1. November 2013 übernahm, war ein Dossier besonders dominant: die Kulturbotschaft 2016– 2020. Diese Vorlage, die sie sehr stark in Anspruch genommen hat und auch weiterhin beschäftigt, sollte planungsgemäss am 1. Januar 2016 in Kraft treten. In der Vernehmlassung bemängelte der Schweizer Heimatschutz zusammen mit Alliance Patrimoine die Kürzung der Mittel, die künftig für Heimatschutz und Denkmalpflege bereitgestellt werden. Diese Kritik lässt Isabelle Chassot jedoch nicht gelten: Mit Inkrafttreten des nationalen Finanzausgleichs NFA im Jahr 2008 hätten die Kantone eine neue Verantwortung bezüglich der Ressourcenzuteilung erhalten – und dies gelte auch für den Bereich Heimatschutz und Denkmalpflege. Zudem weist sie darauf hin, dass der Bund die Restaurierung von UNESCO-Welterbestätten über Programmvereinbarungen mit den Kantonen unterstützt. Einzig der Betrieb dieser Stätten sei Sache der Kantone. In der neuen Kulturbotschaft wird «Baukultur» zudem erstmals als übergreifender Themenbereich verankert. Isabelle Chassot versteht die Forderung, dass die zeitgenössische Baukultur speziell beachtet und zusätzlich finanziell unterstützt werden müsse: Die Entwicklung der bebauten Umwelt müsse überwacht werden, und der Schutz des baukulturellen Erbes und das zeitgenössische Bauen seien untrennbar miteinander verbunden. Die vom Bund in seiner Kulturbotschaft vorgeschlagene departementsübergreifende Strategie zur Förderung der Bauqualität müsse zu einem allgemeinen Ziel werden. Isabelle Chassot betont die Vielfalt der Kultur. Kunst, Museen, Sammlungen, kulturelle Bildung: Sie alle tragen zur Schaffung

Isabelle Chassot, Direktorin des Bundesamtes für Kultur Isabelle Chassot, directrice de l’Office fédéral de la culture

von Werten bei, die unsere kollektive Identität begründen und bereichern. Generell betrachtet versteht sich die BAK-Direktorin als Vermittlerin zwischen Kultur und Politik: Einerseits ist es ihre Aufgabe, den politischen Entscheidungsträgern die Bedürfnisse der Kultur in der Schweiz aufzuzeigen, und andererseits muss sie den kulturellen Kreisen die politischen und behördlichen Zwänge verständlich machen. Der Spardruck ist allgegenwärtig. Deshalb müsse die Kultur als unabdingbare öffentliche Aufgabe und nicht als nettes Accessoire betrachtet werden. Auf den Graben angesprochen, der sich zwischen der positiven Haltung der Öffentlichkeit gegenüber der Baukultur und dem systematischen Infragestellen des Denkmalschutzes durch gewisse politische und wirtschaftliche Kreise auftut, betont sie, es sei entscheidend, die Bevölkerung weiter zu sensibilisieren. Das kulturelle Erbe sei auch eine soziale und wirtschaftliche Ressource. Eine der grössten Herausforderungen der Zukunft sieht Isabelle Chassot darin, alle Interessen unter einen Hut zu bringen: eine hochwertige Verdichtung, eine Energiepolitik, die den Anforderungen der nachhaltigen Entwicklung entspricht, und die Imagepflege des Denkmalschutzes. Der Schutz des kulturellen und baulichen Erbes müsse die Entwicklung nicht bremsen. Vielmehr trage er dazu bei, dass unsere Städte und Dörfer attraktive Orte der Begegnung für die Bevölkerung bleiben.

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DIE STADT BERN UND IHRE BAUDENKMÄLER

In Wert setzen oder verwerten? Baudenkmäler sind ein Wirtschaftsfaktor. Sie fördern den Tourismus und geben den attraktiven Hintergrund für verschiedenste «Events». Doch reicht es, den Erhalt von Baudenkmälern allein mit ökonomischen Argumenten zu begründen? Ein Plädoyer für die Wertschätzung von Baudenkmälern über ihre wirtschaftliche Bedeutung hinaus.  Dr. Jean-Daniel Gross, Denkmalpfleger Stadt Bern

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es im Umkehrschluss zu vermeiden, denn sie sind negativ konnotiert. In dieser kulturellen Gemengelage kommen auch verschiedenste öffentliche Interessen in Versuchung, ihre Anliegen als wertsteigernd oder kostensenkend zu propagieren, um sich damit in der ökonomisierten Welt zu legitimieren. So auch die Denkmalpflege.

P. Klaunzer/Keystone

ie Ökonomisierung unserer Gegenwartskultur kennt keine Grenzen. Für alles und jedes werden Preise ermittelt. Anerkennung erfahren jene, die am Markt die höchsten Gewinne erzielen, denn dieses müssen doch wohl «die Cleversten» sein. Wo Preise gezahlt werden – und seien es nur hypothetische – müssen auch Kosten entstehen. Diese gilt

Die Kulisse der Bauten rund um den Bundesplatz in Bern ist beliebt. Das Bundeshaus dient von der Wahl zur Miss Schweiz im «Swiss Dome» (Bild) bis zum Beachvolleyballturnier als attraktiver Hintergrund.

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Gerade der Denkmalpflege wird schliesslich gerne der Vorwurf gemacht, sie sei teuer. Nicht primär die Personalkosten, die durch die Wahrnehmung denkmalpflegerischer Aufgaben in der Verwaltung von Städten und Kantonen anfallen, werden dabei ins Feld geführt. Vielmehr wird behauptet, Verzögerungen im Baubewilligungsverfahren, die Verhinderung von renditeorientierten Neu- oder Umbauten oder zu strenge Auflagen bei Sanierungsarbeiten würden den Investitionswillen hemmen und damit die wirtschaftliche Prosperität insgesamt behindern. Was liegt also näher, als derartiger Kritik – sei sie nun berechtigt oder entspringe auf Unkenntnis und Vorurteilen – die wirtschaftsförderliche Seite denkmalpflegerischer Tätigkeit entgegenzuhalten? Die Aufgabe der Denkmalpflege kann durchaus als Wirtschaftsfaktor positioniert werden. Im Bereich des Tourismus beispielsweise scheint sie durch den Erhalt und die Förderung eines sorgfältigen Umgangs mit wertvoller Baukultur die entscheidende Basis für Städte- und Kulturreisen zu legen. Schliesslich stellt der Tourismus heute in den meisten Ländern einen wesentlichen Teil des Bruttoinlandprodukts dar. Doch die Beispiele für die wirtschaftsförderliche Tätigkeit der Denkmalpflege oder – anders gesagt – für die wirtschaftliche Relevanz des öffentlichen Interesses «Denkmalpflege» gehen weit darüber hinaus. In Bern profitieren sowohl Detailhandel wie Grossisten ganz entscheidend von der unvergleichlichen Lage in der UNESCO-klassierten Altstadt. Bezeichnenderweise wird sie, in Anspielung auf ihre gassensäumenden Arkaden, denn auch gerne als «längste gedeckte Einkaufspassage Europas» vermarktet. Die Bedeutung des Erlebnisfaktors beim Einkaufen wird in Zeiten des zunehmenden Onlineshoppings mit Sicherheit grösser, was den Geschäften an bauhistorisch bedeutenden Lagen künftig einen wesentlichen, wenn nicht gar entscheidenden Standortvorteil bieten dürfte. Doch damit nicht genug wird auch auf dem Liegenschaftsmarkt der Faktor Denkmalpflege gerne ins Feld geführt. Offenbar hat es sich im Immobilienhandel herumgesprochen, dass denkmalpflegerisch wertvolle Bauten ein gewisses «Alleinstellungspotenzial» aufweisen und dass diese Bauten, dank der professionellen Arbeit unserer Denkmalpflegestellen, anlässlich vergangener Renovationen nicht kaputtsaniert wurden. Gleiches gilt selbstredend auch für Mietobjekte, die gerne mit dem Adjektiv «denkmalgeschützt» vermarktet werden. «Photoshop-geschönte» Konsumwelt Ist damit also alles in Ordnung? Vermutlich leider nicht . Längstens haben globalisierte Grosskonzerne Baudenkmäler als Projektionsfläche der von ihnen geschaffenen, einzig der Vermarktung dienenden Sehnsuchtswelten entdeckt. Autofirmen, Modekonzerne, Getränkehersteller oder die Anbieter von Luxusgütern präsentieren sich und ihre Produkte vorzugsweise vor dem Hintergrund bedeutender Bausubstanz. Ihre Produkte sollen so mit der kulturellen Bedeutung von Baudenkmälern aufgeladen werden. Diese Transmission funktioniert aber vermutlich auch in umgekehrter Richtung, sodass Baudenkmäler schleichend immer weniger als geschichtliche und baukünstlerische Zeugen, sondern vielmehr als wohlfeile Staffage in einer «Photoshop-geschönten» Konsumwelt wahrgenommen werden. Die uneingeschränkte Verfügbarkeit von Baudenkmälern zur Promotion jeglicher Art von «Events» scheint bereits heute eine Selbstverständ-

lichkeit. Ja, mehr noch, diese Verfügbarkeit wird von vielen als Recht verstanden. Der Bürger ist vom Citoyen zum Konsumenten geworden und hat diese neue Identität innert Generationenfrist verinnerlicht. Folglich erhebt er Anspruch auf sein Konsumrecht, das er immer und überall wahrnehmen will, vorzugsweise dort, wo es «schön» ist, also an den Hotspots des denkmal-

«Die Bedeutung des Erlebnisfaktors beim Einkaufen wird in Zeiten des zunehmenden Onlineshoppings grösser, was den Geschäften an bauhistorisch bedeutenden Lagen einen wesentlichen Standortvorteil bieten dürfte.» pflegerischen Interesses. Kommerzielle Promotionsanlässe mit Spassfaktor gehören zum modernen Bild historischer Innenstädte, wie die Megaposter der Konzerne dieser Welt an die Fassaden der berühmtesten Baudenkmäler. Ein nutzungsneutraler Platz stellt für viele schon eine Provokation dar, wie ein Vorstoss aus dem Stadtparlament in Bern zeigt. Er verlangt die Einrichtung eines Kaffees auf dem Münsterplatz, dem baukünstlerisch und städtebaulich bedeutendsten urbanen Freiraum in der UNESCO-Stadt an der Aare. Immaterielle Kulturwerte betonen Es ist zu befürchten, dass die Vermarktung von Baudenkmälern zu Promotionszwecken sachfremder Waren oder Events mit einer wachsenden Sinnentleerung der Baudenkmäler selbst einhergeht. In der Wahrnehmung der Gesellschaft werden Baudenkmäler nicht mehr um ihrer selbst willen geschätzt und gepflegt, sondern nach der Höhe ihres Wohlfühl- und Unterhaltungsfaktors befragt. Kein Wunder also, dass Repliken längst verlorener Baudenkmäler diese Funktion genauso gut erfüllen können wie die Originale. Die innere Bindung an die Baudenkmäler droht durch diesen Sinnverlust verloren zu gehen. Genau diese Bindung bildet aber die Voraussetzung für den langfristigen Erhalt wertvoller Baukultur und den sachgerechten Umgang mit ihr. Diese Bindung bleibt jedoch nur mit einem Mindestmass an kulturhistorischem Wissen lebendig. Vor diesem Hintergrund bringt die Betonung des Wirtschafsfaktors Baudenkmal die Denkmalpflege in eine Zwickmühle, aus der sich zu befreien zunehmend schwierig werden dürfte. Wir sollten daher vermehrt den Mut aufbringen, uns auf die ihrem Wesen nach grundsätzlich immateriellen Kulturwerte unserer Arbeit zu berufen. Man sieht eben nur, was man weiss und kann folglich nur schätzen, was man zu erkennen in der Lage ist. Die Frage sollte daher nicht lauten: «Was bringen uns Baudenkmäler ein?», sondern: «Welche Gesellschaft wollen wir bilden, welche Werte sind uns dabei wichtig und wie wollen wir sie vertreten?» – selbst wenn sie etwas kosten!

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FORUM

LA VILLE DE BERNE ET SES MONUMENTS HISTORIQUES

Mettre en valeur ou exploiter? Les monuments historiques ont un poids économique important. Ils favorisent le tourisme et constituent l’arrière-plan attractif d’événements les plus divers. Cependant, la conservation des monuments historiques ne se justifierait-elle que pour des raisons économiques? Plaidoyer pour une appréciation de la valeur des monuments historiques qui aille au-delà de leur importance économique.  Dr Jean-Daniel Gross, conservateur du patrimoine de la ville de Berne

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l n’y a aucune limite à la marchandisation de la culture et de l’art contemporains. On calcule le prix de tout et n’importe quoi. Ceux qui obtiennent des bénéfices records sur les marchés sont admirés car ils sont forcément les «plus malins». Le prix payé, même s’il est hypothétique, doit refléter les coûts, mais le contraire n’est pas vrai car cela donnerait une connotation négative. Dans ce méli-mélo culturel, les secteurs publics les plus divers sont tentés de vanter la valeur ajoutée ou la baisse des coûts résultant de leurs projets afin de légitimer leurs activités dans ce monde monétarisé. La conservation du patrimoine n’échappe pas à ce phénomène. On critique souvent la cherté de la conservation du patrimoine. On ne conteste pas les coûts du personnel assurant les tâches d’entretien et de conservation dans les administrations municipales et cantonales. Par contre, on incrimine les retards de procédure d’autorisation de construire, les entraves à des transformations ou des reconstructions rentables ou des conditions très strictes imposées aux travaux d’assainissement qui décourageraient les investisseurs et entraveraient en fin de compte une prospérité économique. Quoi de plus logique, par conséquent, que de présenter le rôle moteur de la conservation du patrimoine pour l’économie, indépendamment du fait que ces critiques soient justifiées ou qu’elles résultent de préjugés ou d’une méconnaissance de la situation? La conservation du patrimoine a un poids économique certain. Dans le secteur du tourisme par exemple, les interventions minutieuses sur le patrimoine bâti permettent de préserver les sites visités lors de voyages culturels et d’escapades citadines. Dans la plupart des pays, le tourisme représente une part importante du produit intérieur brut. Les exemples de retombées positives de la conservation du patrimoine sur l’économie, en d’autres termes, qui révèlent la pertinence économique du secteur public «conservation du patrimoine» ne manquent pas et touchent divers domaines. A Berne, le commerce de détail et les grossistes profitent de façon déterminante du statut de la vieille ville, inscrite au patrimoine de l’UNESCO. D’ailleurs, la ville propose «une des plus longues galeries marchandes d’Europe» avec des arcades bordées de magasins. A une époque où les achats en ligne sont en progression, le lèche-vitrines se double du plaisir de pouvoir déambuler dans des ruelles historiques et d’entrer dans des boutiques à l’architecture ancienne, un atout

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indéniable pour la ville de Berne. Sur le marché immobilier également, la conservation du patrimoine est volontiers mise en avant. En effet, il se dit dans les milieux immobiliers que les constructions présentant une valeur patrimoniale présentent un caractère unique et qu’elles ont été précieusement conservées grâce au travail de rénovation professionnel entrepris par nos services. De même, la mention «inscrit au patrimoine» constitue un plus sur les annonces d’appartements à louer en vieille ville de Berne. Un univers de consommation retouché pour être embelli C’est tout? Non. Depuis longtemps déjà, de grandes multinationales ont découvert que le patrimoine bâti pouvait leur servir de faire-valoir s’il était intégré à leurs opérations de marketing. Les firmes automobiles, les grands groupes du secteur de la mode, les fabricants de boissons ou les entreprises du secteur du luxe aiment se présenter ainsi que leurs produits devant un arrière-plan de bâtiments historiques emblématiques. Leurs produits portent ainsi la symbolique culturelle des constructions associées aux messages transmis. Cette communication fonctionne également dans le sens inverse, si bien que les constructions historiques sont de moins en moins perçues comme des témoins historiques et architecturaux et deviennent le décor habituel de la présentation de marchandises dans un univers de consommation retouché et embelli grâce au logiciel Photoshop. Aujourd’hui déjà, la disponibilité illimitée de bâtiments historiques pour promouvoir tout type d’événement semble une évidence. Pire encore, beaucoup pense que cette disponibilité est normale. Le citoyen est devenu un consommateur et a intégré cette nouvelle dimension identitaire en l’espace de quelques générations. En conséquence, il revendique un droit à la consommation qu’il défend systématiquement en tout lieu, de préférence là où la beauté existe, c’est-à-dire sur les sites phares du patrimoine architectural. Les événements organisés pour des promotions commerciales durant les loisirs font partie du paysage actuel des centres historiques des villes de même que les publicités géantes des grands consortiums sur les façades de nos monuments historiques les plus célèbres. Pour de nombreuses personnes, le périmètre de protection prévu dans le champ de covisibilité d’un bâtiment historique constitue même une provocation. Ainsi, une intervention au parlement de la ville de Berne demande l’installation d’un café sur la place de la cathé-


P. Schneider/Keystone

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La place fédérale de Berne est un décor apprécié. Le Palais fédéral sert d’arrièreplan attractif aussi bien à l’élection de Miss Suisse à l’abri du «Swiss Dome» que pour les tournois de beach-volley (photo).

drale de Berne, l’espace public le plus emblématique du point de vue architectural et urbanistique de cette ville des bords de l’Aar inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO! Souligner la valeur immatérielle Il est à craindre que l’amalgame entre monuments historiques et opérations de marketing visant à promouvoir des marchandises ou des événements sans lien avec le patrimoine s’accompagne progressivement d’une perte de sens. Aux yeux de la société, il ne s’agit plus d’apprécier et d’entretenir les bâtiments historiques uniquement en raison de leur valeur intrinsèque, mais désormais en fonction de leur potentiel de bien-être et de divertissement. Il n’est donc pas étonnant que les répliques de monuments historiques depuis longtemps disparus puissent remplir aussi bien la même fonction que les originaux. L’attachement de la population aux monuments historiques menace donc de disparaître en

raison de cette perte de sens. Or, cette relation affective constitue précisément la condition préalable à la conservation durable du patrimoine bâti et à la pratique d’interventions appropriées et respectueuses sur ces bâtiments. Ce lien ne pourra perdurer qu’en maintenant bien vivant un minimum de connaissances en histoire de l’art. Dans ce contexte, la mise en avant du poids économique de la conservation du patrimoine confronte celle-ci à des situations cornéliennes dont il lui sera de plus en plus difficile de s’affranchir. Nous devrions par conséquent avoir le courage d’insister davantage sur la valeur, par essence immatérielle, de notre travail. Or, on ne voit que ce que l’on connaît et donc, on ne peut apprécier que ce que l’on est capable de reconnaître. La question n’est donc pas: «Que nous apportent les monuments historiques?» mais: «Quelle société voulons-nous construire, quelles valeurs sont essentielles et comment voulons-nous les représenter?» et ce, même si cela coûte quelque chose!

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ZUR KULTURPOLITIK DES BUNDES

Baukultur als neues Kultur- und Politikfeld Der Schweizerische Ingenieur- und Architektenverein SIA ruft auf zu einem ganzheitlichen Verständnis von Baukultur. Er fordert eine Gesamtstrategie, die neben der Kulturpolitik auch weitere Politikfelder, zum Beispiel Energie oder Raumplanung, einbezieht.  Stefan Cadosch, Präsident SIA, Zürich

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n der Schweiz tut sich ein neues Kultur- und Politikfeld auf: Baukultur. Zwar hat die Förderung von Heimatschutz und Denkmalpflege in der Schweiz eine lange Tradition. So gehört der Bundesbeschluss für den Schutz historischer Denkmäler von 1886 zu den ersten kulturpolitischen Massnahmen der Eidgenossenschaft. Es muss sich aber erst noch durchsetzen, dass baukulturelles Erbe und aktuelles Baukulturschaffen gleichermassen zur Baukultur gehören. Ausserdem fehlt bisher eine Gesamtstrategie zur Baukultur, die neben der Kulturpolitik auch weitere Politikfelder einbezieht, die Einfluss auf den gestalteten Lebensraum haben, zum Beispiel Energie oder Raumplanung. Der Schweizerische Ingenieur- und Architektenverein SIA hat im März 2010 den Runden Tisch Baukultur Schweiz ins Leben gerufen, um ein neues Verständnis von Baukultur zu etablieren. Erste Schritte waren eine gemeinsame Stellungnahme zur Kulturbotschaft 2012–2015 und ein Manifest zur Baukultur, das im Juni 2011 erschienen ist. Kernpunkte des Manifests zur Baukultur sind die Forderung nach einer Gesamtstrategie zur Baukultur und das Bekenntnis zu einem ganzheitlichen Verständnis von Baukultur. Das Manifest bekräftigt, dass es Aufgabe der Kulturpolitik ist, das baukulturelle Erbe zu bewahren und weiterzuentwickeln, das aktuelle Baukulturschaffen zu fördern und Baukultur in all ihren Facetten zu vermitteln. Der Schweizer Heimatschutz hat von Beginn an beim Runden Tisch Baukultur Schweiz mitgewirkt und seine Kompetenz eingebracht. So hat er auch die gemeinsame Stellungnahme zur Kulturbotschaft 2012–2015 und das Manifest zur Baukultur mitunterzeichnet. Dieses Zusammenwirken der verschiedenen Akteure im Bereich Baukultur ist für den SIA äusserst wertvoll. Der aktuelle Entwurf der Kulturbotschaft 2016–2020 lässt die Etablierung von Baukultur, die der SIA mit dem Runden Tisch Baukultur Schweiz angestossen hat, nun erstmals in greifbare Nähe rücken. Die Kulturbotschaft sieht neu eine Strategie zur Förderung zeitgenössischer Baukultur vor. Zum einen ist eine interdepartementale Strategie für Baukultur geplant. Angedacht sind ausserdem Sensibilisierungsmassnahmen für Baukultur wie Testplanungen oder Förderungen des Wettbewerbswesens. Diese Verankerung von Baukultur in der eidgenössischen Kulturförderung ist ein wichtiger, längst überfälliger Schritt. Die Schweiz löst damit nationale wie internationale Erwartungen ein. Der SIA

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begrüsst insbesondere die interdepartementale Strategie für Baukultur und die Sensibilisierungsmassnahmen. Diese reichen aber nicht aus. Die Vermittlung von Baukultur ist explizit zu fördern. Ausserdem braucht es einen nationalen Preis für zeitgenössische Baukultur. Wichtig ist dem SIA ausserdem, Urbanisierung nicht primär als Bedrohung zu beschreiben und den Blick nicht auf das baukulturelle Erbe zu verengen. Die Chancen und das Potenzial

«Die Vermittlung von Baukultur ist explizit zu fördern.» zeitgenössischer Baukultur müssen adäquat gewichtet werden. Zeitgenössische Baukultur ist nicht Teil des Förderbereiches «Heimatschutz und Denkmalpflege» des Bundesamts für Kultur. Baukultur ist das gemeinsame Dach von baukulturellem Erbe einerseits, zeitgenössischer Baukultur andererseits. Selbstverständlich entsteht zeitgenössische Baukultur in Auseinandersetzung mit dem vorhandenen Baubestand. Neue Denkansätze, Materialien und Technologien sind aber ebenfalls wichtige Treiber für die Baukultur von morgen. Knappe Mittel für zeitgenössische Baukultur Die bisherige Kulturpolitik trennt klar zwischen der Bewahrung des kulturellen Erbes einerseits und der Förderung zeitgenössischen Kulturschaffens andererseits. Anerkannte Sparten zeitgenössischen Kulturschaffens sind Kunst, Design, Theater, Literatur, Tanz, Musik und Film. Dass Baukultur fehlt, widerspricht nicht nur dem Kulturförderungsgesetz, das die Stärkung der kulturellen Vielfalt als ein Ziel nennt. Die Vernachlässigung der Baukultur steht auch im Kontrast zu ihrer faktischen Bedeutung. So nannte Isabelle Chassot, Direktorin des Bundesamts für Kultur, «die internationale Reputation von Schweizer Design oder Architektur» letzten September als Beleg für den erfolgreichen Export von Schweizer Kultur ins Ausland. Hält die Kulturpolitik an der grundsätzlichen Trennung von Erbe und Kulturschaffen fest, muss zeitgenössische Baukultur eine eigene Sparte innerhalb der Kulturförderung werden.


Tom Haller

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2013 wurde zum dritten Mal Umsicht – Regards – Sguardi, die Auszeichnung des SIA für die zukunftsfähige Gestaltung des Lebensraums durchgeführt. Die Wanderausstellung mit den ausgezeichneten Arbeiten wird noch bis zum 4.März 2015 in der Schweizerischen Bauschule in Aarau gezeigt. Bild: eines der fünf ausgezeichneten Projekte, das Mehrgenerationenhaus «Giesserei» in Winterthur ZH.

Überwindet die Kulturpolitik diese herkömmliche Trennung, dann kann sie die zeitgenössische Baukultur aber nicht einfach dem Förderbereich «Heimatschutz und Denkmalpflege» zuschlagen. Dann braucht es eine gleichberechtige Positionierung von baukulturellem Erbe und zeitgenössischem Baukulturschaffen unter dem neuen gemeinsamen Dach Baukultur. Das Bundesamt für Kultur darf dabei nicht nur Moderator der interdepartementalen Arbeitsgruppe der Gesamtstrategie zur Baukultur sein. Das Bundesamt für Kultur muss auch Anwalt der spezifischen Anliegen der Kulturdisziplin Baukultur sein. Weil zeitgenössische Baukultur nicht Teil des Förderbereiches «Heimatschutz und Denkmalpflege» ist, ist es auch falsch, die für sie vorgesehenen Mittel im Rahmenkredit für Heimatschutz und Denkmalpflege anzusiedeln. Diese Mittel müssen vielmehr eigens budgetiert und ausgewiesen werden. Mit 500 000 Franken pro Jahr sind die finanziellen

Ressourcen, die für zeitgenössische Baukultur in Aussicht gestellt sind, äusserst bescheiden bemessen. Diese Mittel betragen gerade einmal 0,22 Prozent des gesamten für die Kulturförderung vorgesehenen Budgets. Allerdings handelt es sich um neue Mittel. Bestehende Förderbereiche bleiben also unangetastet. Unser Land steht vor vielfältigen Herausforderungen. Der Entwurf der Kulturbotschaft 2016–2020 bringt sie in fünf Megatrends auf den Punkt: Globalisierung, Digitalisierung, demografischer Wandel, Individualisierung und Urbanisierung. Möchten wir diese Herausforderungen zum Wohle der heute lebenden Menschen und künftiger Generationen meistern, braucht es ein ganzheitliches Verständnis von Baukultur. Baukulturelles Erbe und zeitgenössische Baukultur sind dabei gleichberechtigte Geschwister. → www.sia.ch

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POLITIQUE CULTURELLE DE LA CONFÉDÉRATION

La culture du bâti, nouveau champ culturel et politique La Société suisse des ingénieurs et architectes (SIA) appelle de ses vœux une compréhension de la culture du bâti dans son sens le plus large. Elle réclame une stratégie d’ensemble incluant la politique culturelle ainsi que des domaines tels que l’énergie ou l’aménagement du territoire. Stefan Cadosch, président de la SIA, Zurich

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a culture du bâti est un nouveau champ culturel et politique qui s’ouvre en Suisse. L’encouragement de la protection du patrimoine et de la conservation des monuments historiques jouit d’une longue tradition. L’arrêté fédéral de 1886 concernant la protection des monuments historiques constitue l’une des premières mesures de politique culturelle prises par la Confédération. Cependant, l’idée que le patrimoine bâti historique et l’architecture contemporaine font partie intégrante de la culture du bâti doit encore s’imposer. Jusqu’ici par ailleurs, aucune stratégie globale d’encouragement de la culture du bâti qui intègre la politique culturelle ainsi que des domaines politiques influant sur l’environnement construit, par exemple l’énergie et l’aménagement du territoire, n’a été développée. En mars 2010, la Société suisse des ingénieurs et architectes (SIA) a organisé la Table ronde Culture du bâti suisse pour lancer le débat sur une compréhension nouvelle de la culture du bâti. La prise de position sur le Message culture 2012–2015 et le Manifeste sur la culture du bâti suisse paru en juin 2011 ont constitué les premiers pas concrets. La revendication d’une stratégie globale de la culture du bâti et la reconnaissance d’une définition de la culture du bâti englobant les réalisations contemporaines sont les grands axes de ce manifeste qui, par ailleurs, souligne qu’il est du devoir de la politique culturelle de conserver et de développer le patrimoine bâti, de promouvoir la création contemporaine dans le domaine du bâti et de transmettre la culture du bâti sous ses multiples facettes. Patrimoine suisse a participé dès le début à cette table ronde et a fait partager ses compétences en son sein. Il a ainsi cosigné la prise de position commune sur le Message culture 2012–2015 et le Manifeste sur la culture du bâti. La SIA se félicite de cette collaboration extrêmement précieuse entre les divers acteurs de ce domaine culturel. Le projet de Message culture 2016–2020 ravive tous nos espoirs de reconnaissance du concept de culture du bâti mis en débat par la SIA lors de l’organisation de la Table ronde Culture du bâti suisse. Le message prévoit en outre l’élaboration d’une stratégie de soutien à la culture contemporaine du bâti comprenant, d’une part, une stratégie interdépartementale en faveur de la culture du bâti et d’autre part, des mesures de sensibilisation à la culture du bâti telles que des planifications tests ou des mesures d’encouragement applicables aux concours. Cet ancrage de la culture du bâti dans la politique fédérale d’encouragement de la culture est une étape importante, attendue depuis longtemps. La Suisse répond ainsi aux

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attentes nationales et internationales. La SIA salue en particulier le projet d’élaboration d’une stratégie interdépartementale en faveur de la culture du bâti ainsi que les mesures de sensibilisation. Cellesci sont toutefois insuffisantes. La transmission de la culture du bâti doit être explicitement encouragée. Il faut par ailleurs créer un prix

«L’idée que le patrimoine bâti historique et l’architecture contemporaine font partie intégrante de la culture du bâti doit encore s’imposer.» fédéral de la culture contemporaine du bâti. La SIA est d’avis que le message ne doit pas considérer la densification uniquement sous l’angle de la pression qu’elle exerce sur le patrimoine historique. Le message devrait également évoquer le potentiel que celle-ci offre pour la culture contemporaine du bâti. De plus, cette dernière ne devrait pas faire partie intégrante du domaine d’encouragement «Patrimoine culturel et monuments historiques» de l’Office fédéral de la culture. La culture du bâti est une notion qui recouvre l’héritage culturel architectural d’une part et la création contemporaine d’autre part. Certes, les réalisations contemporaines sont le fruit d’une réflexion sur le milieu bâti existant. Néanmoins, le recours à de nouveaux matériaux, à des technologies novatrices et à des modes de pensée modernes joue un rôle moteur dans la création culturelle de demain. Des moyens insuffisants pour la culture contemporaine du bâti Jusqu’ici, la politique culturelle établissait une distinction entre la sauvegarde de l’héritage culturel et la promotion de la création culturelle contemporaine. Dans cette dernière étaient reconnues les disciplines suivantes: les arts, le design, le théâtre, la littérature, la danse, la musique et le cinéma. L’oubli de la culture du bâti est en contradiction avec l’objectif de renforcer la cohésion et la diversité culturelle de la Suisse, visé par la loi fédérale sur l’encouragement de la culture. Cette omission surprend également eu égard à l’importance réelle de ce domaine. En septembre dernier, la directrice de l’Office fédéral de la culture Isabelle Chassot soulignait que la


Tom Haller

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En 2013, la SIA a décerné pour la troisième fois ses distinctions Umsicht-Regards-Sguardi qui récompensent des travaux apportant une réponse inédite au développement de l’environnement bâti en Suisse. L’exposition itinérante consacrée au palmarès sera présentée jusqu’au 4 mars 2015 à la Schweizerische Bauschule d’Aarau. Photo: la couverture des ruines archéologiques de Saint-Maurice (VS), l’un des quatre projets primés

réputation internationale des designers et architectes suisses était une preuve du rayonnement de la culture suisse à l’étranger. Si la dissociation entre patrimoine historique et création contemporaine est maintenue dans le domaine de la politique culturelle, la culture contemporaine du bâti doit être considérée comme un domaine à part entière et bénéficier de moyens à part. Si cette différenciation ancienne est supprimée, la culture contemporaine du bâti ne devrait pas être simplement intégrée au domaine d’encouragement «Patrimoine culturel et monuments historiques». Il faudrait que l’héritage culturel du bâti et la culture contemporaine du bâti soient des domaines équivalents regroupés sous le chapeau de la culture du bâti. Le rôle de l’Office fédéral de la culture ne devrait pas être limité à la coordination des travaux du groupe de travail interdépartemental pour la culture du bâti chargé d’élaborer la stratégie en faveur de la culture du bâti. L’office devrait également être l’avocat de la cause «Culture du bâti» en tant que domaine de politique culturelle à part entière. Etant donné que la culture contemporaine du bâti ne fait pas partie du domaine d’en-

couragement «Patrimoine culturel et monuments historiques», il est erroné d’intégrer les fonds qui lui sont alloués au crédit-cadre pour le patrimoine culturel et les monuments historiques. Ces moyens devraient être budgétés et versés à part. Le montant de 500 000 francs par année prévu pour la culture contemporaine du bâti est extrêmement modeste. Cela représente 0,22% du budget total destiné à la promotion de la culture. Il s’agit toutefois d’une dotation nouvelle qui n’empiète pas sur les moyens alloués dans d’autres domaines. Notre pays est confronté à de multiples défis. Le projet de Message culture 2016–2020 en cite cinq: la mondialisation, la numérisation, le changement démographique, l’individualisation et l’urbanisation. Si nous voulons relever ces défis pour assurer le bien-être des générations actuelles et futures, il est nécessaire que la notion de culture du bâti soit comprise dans son sens le plus large. Le patrimoine bâti historique et la culture architecturale contemporaine sont des domaines qui en font partie au même titre. → www.sia.ch

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KULTURBOTSCHAFT 2016–2020

Kurzsichtige Budgets lösen die Probleme nicht Zentrale gesellschaftliche Anliegen wie die Verdichtung oder die Energiewende setzen die Ortsbild- und Denkmalpflege unter Druck. Ein Budget, das den Herausforderungen von Denkmalpflege und Heimatschutz gerecht wird, hätte der Kulturbotschaft deshalb gut angestanden.  Patrick Schoeck-Ritschard, Schweizer Heimatschutz

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er Bundesrat hat der Denkmalpflege in der Kulturbotschaft 2016–2020 eine ernste Diagnose erstellt und erklärt, sie befände sich in einer eigentlichen «Tradierungskrise». Übersetzt heisst dies: Die Bevölkerung versteht nicht – oder nicht mehr –, warum wertvolle historische Bauten, Ensembles und Ortsbilder gepflegt und erhalten werden müssten. Die aktuellen politischen Diskussionen machen deutlich, dass der Bundesrat einen wunden Punkt benennt. In den Kantonen und beim Bund machen potente Lobbygruppen Druck auf die Ortsbild- und Denkmalpflege und stilisieren sie zum Feindbild

«Potente Lobbygruppen machen Druck auf die Ortsbild- und Denkmalpflege und stilisieren sie zum Feindbild von Energiewende und Verdichtung.» von Energiewende und Verdichtung. Schmerzlich spürbar ist der Mangel an starken Stimmen, die vernehmbar begründen, wie widersinnig diese Unterstellungen und wie kurzsichtig diese einseitigen Argumente sind. Der Bundesrat hat Recht, wenn er als Ausweg aus der Krise mehr Kommunikation und Öffentlichkeitsarbeit einfordert. Man muss der Bevölkerung deutlicher erklären, weshalb ein sorgfältiger Umgang mit unserer wertvollen Baukultur eine Angelegenheit des öffentlichen Interesses ist. Nur durch klare Begründungen wird verstanden, weshalb die Einschränkungen für die Gesamtentwicklung förderlich sein können. Die Krise meistern Leider beisst sich das gut gemeinte Anliegen des Bundesrates in den Schwanz: Die Kosten einer Kommunikationsoffensive gehen zulasten eines Budgets, das selbst Kind der «Tradierungskrise» ist. Die Kulturbotschaft 2016–2020 hält klar fest, dass der Bund jährlich rund 100 Millionen Franken aufwenden müsste, um seinen verbrieften Verpflichtungen zum Erhalt der Baukultur nachzukommen. Tatsächlich sprechen möchte er aber gerade einmal einen Viertel davon. Über diesen viel zu tiefen Budgetrahmen

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will der Bund sämtliche neuen Herausforderungen abwickeln – obwohl es auf der Hand liegt, dass zentrale gesellschaftliche Anliegen wie die Verdichtung oder die Energiewende nach einer vertieften Analyse der Qualitäten der vorhandenen Bausubstanz verlangen. Mehr Mut zu einem Budget, das den Herausforderungen von Denkmalpflege und Heimatschutz gerecht wird, hätte der Kulturbotschaft gut angestanden. Denn im Siedlungsraum werden brennend heisse gesellschaftliche Diskussionen ausgefochten. Bildhafte Beispiele einer missratenen Raumplanung haben der Beschränkung der Zuwanderung ebenso zum Durchbruch verholfen wie der Zweitwohnungsinitiative. Und ebenso steht die Frage im Raum, wie dem Bedürfnis nach Identität im Zeitalter der Globalisierung Rechnung getragen werden kann. Wer in diesem brisanten Umfeld die Denkmal- und Ortsbildpflegen vernachlässigt, riskiert einen bleibenden Schaden, der nicht mehr rückgängig gemacht werden kann. Leuchttürme zeigen Kommunikation ist also angesagt. Dass ein grosses Bedürfnis nach gelungenen Beispielen und architektonischen Leuchttürmen vorhanden ist, zeigt die hohe mediale Resonanz auf den Wakkerpreis. Die 1972 vom Schweizer Heimatschutz ins Leben gerufene Auszeichnung würdigt keinen Architekten oder ein Einzelprojekt, sondern jährlich eine politische Gemeinde, die sich vorbildlich mit den Chancen und Risiken der baulichen Entwicklung auseinandersetzt. Im Zentrum des Preises steht die Verbindung zwischen bestehenden Werten und aktuellen baukulturellen Leistungen, die sich gegenseitig ergänzen und bereichern. Mit dem Wakkerpreis und anderen Kommunikationsinstrumenten vermittelt der Schweizer Heimatschutz seit vielen Jahren den Wert einer umfassenden Baukultur, die Altes wie Neues umfasst. Mit der Kulturbotschaft 2016–2020 geht der Bund auch diesen Weg und möchte – wenn auch mit bescheidensten Mitteln – erstmals auch die «zeitgenössische Baukultur» fördern. Diese Horizonterweiterung ist begrüssenswert und bietet die Chance für neue baukulturelle Leuchttürme, die innerhalb des Siedlungsgebietes Neues mit dem nötigen Respekt vor dem Bestehenden schaffen. Es wäre wünschenswert, wenn der Fokus auf kritischen Projekten läge, die verdeutlichen, welche positiven Leistungen Denkmal- und Ortsbildpflege erbringen. Damit würde der Bund seinen Teil an die Heilung der diagnostizierten «Tradierungskrise» beitragen.


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Stiftsbibliothek St. Gallen

GELDER REICHEN NICHT In der Botschaft zur Förderung der Kultur in den Jahren 2016–2020 (Kulturbotschaft) werden die finanziellen Mittel für den Erhalt und die Pflege unserer geschützten Denkmäler, Ortsbilder und archäologischen Fundstätten festgelegt. Im vorliegenden Gesetzesentwurf ist für den Bereich Heimatschutz und Denkmalpflege ein Rahmenkredit von durchschnittlich 28,5 Millionen Franken jährlich vorgesehen. Dies obwohl in der Kulturbotschaft selber festgehalten wird, dass der eigentliche Bedarf für den Erhalt der schützenswerten Einzelobjekte und Ensembles, der archäologischen Stätten und identitätsstiftenden Ortsbilder rund 100 Millionen Franken beträgt. Die aktuell gesprochenen Gelder reichen nicht aus, um unsere wertvollen Denkmäler und archäologischen Fundstätten vor dem schleichenden Zerfall zu bewahren. Damit das Mindestmass an Arbeiten für den Erhalt der Kulturgüter geleistet werden kann, braucht es in der Kulturbotschaft 2016– 2020 einen jährlichen Beitrag von mindestens 30 Millionen Franken für den Bereich Heimatschutz und Denkmalpflege. Alliance Patrimoine fordert, dass die Kulturbotschaft in diesem Punkt angepasst wird. Alliance Patrimoine fordert zudem zusätzlich fünf Millionen Franken jährlich für die UNESCO-Welterbestätten, die ausschliesslich für dessen Erhalt aufgewendet werden. UNESCO-Welterbestätten erhalten besondere Aufmerksamkeit in der Öffentlichkeit und haben eine internationale Ausstrahlung. Ihr Erhalt und ihre Pflege ist eine wichtige und aufwendige Aufgabe, die mit Sorgfalt wahrgenommen werden muss. Gleichzeitig lässt sich aber nicht rechtfertigen, dass andere schützenswerte Denkmäler und bedeutende archäologische Fundstätten vernachlässigt werden müssen, weil weniger Mittel für weniger bekannte Objekte zur Verfügung stehen.

→ Alliance Patrimoine setzt sich ein für den Er-

halt und die Pflege des kulturellen Erbes der Schweiz. Sie ist ein Zusammenschluss von vier Organisationen: Schweizer Heimatschutz, Archäologie Schweiz AS, Gesellschaft für Schweizerische Kunstgeschichte GSK sowie Nationale Informationsstelle zum Kulturerbe NIKE: www.alliance-patrimoine.ch

Die UNESCO-Welterbestätte Stiftsbezirk St. Gallen (Bild: Stiftsbibliothek des Klosters St. Gallen) Patrimoine mondial de l’UNESCO: l’Abbaye de Saint-Gall (Photo: Bibliothèque du Couvent de St-Gall)

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→ Alliance Patrimoine s’engage en faveur de l’entretien et de la conservation du patrimoine culturel suisse. Cette association faîtière regroupe quatre organisations rassemblant 92 000 membres: Patrimoine suisse, Archéologie Suisse, le Centre national d’information sur le patrimoine culturel (NIKE) et la Société d’histoire de l’art en Suisse (SHAS): www.alliance-patrimoine.ch

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Office fédéral de la culture

Le Message sur l’encouragement de la culture pour la période 2016–2020 (Message culture) définit les moyens financiers qui seront alloués à l’entretien et à la conservation des monuments, sites construits et sites archéologiques protégés de notre pays. Le présent projet de loi prévoit une enveloppe annuelle moyenne de 28,5 millions de francs pour le domaine de la protection du patrimoine et la conservation des monuments historiques. Ceci malgré le fait qu’au sein même du Message culture il est énoncé qu’un financement de 100 millions de francs est nécessaire pour garantir l’entretien des objets et ensembles dignes de protection, sites archéologiques et sites construits avec caractère identitaire. Les fonds prévus ne suffisent pas à protéger nos monuments et nos sites archéologiques de la dégradation graduelle. Pour que le minimum des travaux nécessaires à la conservation des biens culturels puisse être réalisé, le Message culture 2016–2020 doit prévoir un budget annuel d’au moins 30 millions de francs pour le domaine du patrimoine culturel et des monuments historiques. Alliance Patrimoine demande à ce que le Message culture soit corrigé en ce sens. En outre, Alliance Patrimoine demande un crédit de 5 millions de francs par an pour les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce crédit devrait être exclusivement consacré à l’entretien desdits sites. Les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO attirent l’intérêt du public et contribuent au rayonnement international de notre pays. Leur entretien et leur conservation représentent une mission importante, qui doit être accomplie avec beaucoup de soin. Cela ne saurait pourtant justifier que l’on néglige d’autres monuments méritant d’être protégés et d’importants sites archéologiques, par manque de ressources pour ces objets moins connus.

Office fédéral de la culture

LES FONDS NE SUFFISENT PAS

UNESCO-Welterbekandidatur: Le Corbusiers architektonisches Werk (oben: Villa JeanneretPerret, La Chaux-de-Fonds unten: Villa «Le Lac» in Corseaux) Candidature au Patrimoine mondial de l’UNESCO: L’œuvre architecturale de Le Corbusier (en haut: Villa Jeanneret-Perret, La Chaux-de-Fonds, en bas: Villa «Le Lac» à Corseaux)

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MESSAGE CULTURE 2016–2020

Les budgets à courte-vue ne résolvent pas les problèmes Les objectifs stratégiques d’aujourd’hui, notamment la densification et le tournant énergétique, servent de prétextes à exercer une pression sur les sites construits et la conservation du patrimoine. On s’attendait donc à ce que le budget présenté dans le Message Culture de la Confédération soit à la hauteur des défis à relever pour assurer la conservation et l’entretien du patrimoine culturel et des monuments historiques.  Patrick Schoeck-Ritschard, Patrimoine Suisse

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ans le Message Culture 2016–2020, le Conseil fédéral dresse un diagnostic sévère et explique que la conservation des monuments historiques est confrontée à une véritable «crise de la transmission». En d’autres termes, la population ne voit pas (ou plus) pourquoi il serait nécessaire de conserver et entretenir les objets et ensembles à protéger ainsi que les sites construits remarquables. Les débats politiques actuels montrent que le Conseil fédéral a mis le doigt sur un point névralgique. Au niveau cantonal et national, de puissants lobbies ne relâchent pas leur pression sur les sites construits et le patrimoine culturel et les présentent comme des obstacles au tournant énergétique et à la densification. L’absence de voix fortes, capables d’expliquer l’ineptie de ces affirmations et la partialité de ces arguments à courte-vue, est particulièrement criante. Le Conseil fédéral a raison de proposer d’améliorer la communication et les relations avec les médias pour sortir de cette situation critique. Il importe de faire mieux comprendre à la population que le traitement respectueux de notre patrimoine est une tâche d’intérêt public. Seules des explications claires permettront de comprendre pourquoi le fait d’imposer certaines restrictions aura pour effet de stimuler le développement économique. Maîtriser la crise Malheureusement, les intentions louables du Conseil fédéral ne se sont pas concrétisées dans les montants budgétés, qui ont subi des coupes empêchant une communication offensive. Le Message Culture 2016–2020 mentionne que la Confédération a besoin de 100 millions de francs chaque année pour honorer ses engagements en matière de conservation du patrimoine culturel. Pourtant, un quart de ce montant seulement a été prévu. Malgré l’insuffisance de cette dotation budgétaire, la Confédération entend relever tous les nouveaux défis qui se posent, et cela bien que les objectifs stratégiques actuels, notamment la densification et le tournant énergétique, nécessitent une analyse approfondie des qualités du milieu bâti existant. On s’attendait donc à ce que le budget présenté dans le Message Culture soit à la hauteur des défis à relever dans le domaine du patrimoine culturel et des monuments historiques. En effet, les débats sur le milieu bâti sont très intenses. Des exemples concrets d’erreurs d’aménagement ont joué un rôle important dans l’acceptation de la limitation de l’immigration et de la construction de résidences secondaires. Une autre question est également débattue: comment tenir compte de nos besoins de repères identitaires à l’ère de la mon-

dialisation? Négliger la conservation des monuments historiques et du patrimoine culturel dans un contexte aussi délicat serait prendre le risque qu’ils subissent de graves dommages irréversibles. Présenter des réalisations exemplaires La communication doit être améliorée. L’impressionnante résonance médiatique suscitée par le Prix Wakker démontre que la présentation de bonnes pratiques, d’exemples réussis et de réalisations phares répond à un besoin manifeste. La distinction que Patrimoine suisse décerne depuis 1972 ne récompense pas un architecte ou un projet ponctuel. Elle est attribuée chaque année à une commune politique qui procède à une réflexion et des études exemplaires sur les chances et les risques du développement de son milieu bâti. Au centre de l’attention figure la mise en valeur des liens entre les qualités existantes et les prestations architecturales et urbanistiques nouvelles. Aussi bien par l’attribution du Prix Wakker que par d’autres instruments de communication, Patrimoine suisse transmet un message clair sur la valeur d’un patrimoine culturel comprenant aussi bien

«Négliger la conservation des monuments historiques et du patrimoine culturel dans un contexte aussi délicat serait prendre le risque qu’ils subissent de graves dommages irréversibles.» des réalisation anciennes que nouvelles. Dans son Message Culture 2016–2020, la Confédération montre qu’elle préconise également cette voie et qu’elle souhaite, malgré ses modestes moyens, développer une stratégie de soutien à la culture contemporaine du bâti. Cette ouverture est à saluer car elle stimulera les réalisations contemporaines exemplaires respectueuses du milieu bâti existant. Il serait souhaitable que l’accent soit mis sur des projets critiques qui soulignent les effets positifs des prestations de la conservation des sites et des monuments historiques. La Confédération contribuerait ainsi à apporter un remède à la «crise de la transmission» qu’elle a diagnostiquée.

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GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR

Kolloquium der Denkmalpflege Aktuelle Forschungen setzen sich mit den Kleinbauten auf dem Bürgenstock aus der Ära des legendären Hoteliers Fritz Frey (1925–1997) auseinander. Garderobengebäude, der Pool, der Club und der Spycher stehen im Fokus. Auf Einladung der Denkmalpflege des Kantons Nidwalden findet am 28. März 2015, im Winkelriedhaus in Stans, von 14 bis 17 Uhr ein Kolloquium mit Beiträgen der Restauratoren Ueli Fritz und Florin Gstöhl und der Architekten Meret Speiser, Ueli Zbinden und Bernhard Furrer statt. Moderation Gerold Kunz, Denkmalpfleger NW.

BUNDESINVENTAR ISOS

SCHWEIZER MÜHLENFREUNDE

Neue Bände zum Kanton Zürich

Mühlentag 2015

Das Bundesamt für Kultur veröffentlichte im Januar 2015 zwei zusätzliche Bände in der Sammlung des «Bundesinventars der schützenswerten Ortsbilder von nationaler Bedeutung der Schweiz ISOS». Die beiden Werke «Oberland» und «Unterland und Limmattal» ergänzen die ISOS-Reihe zum Kanton Zürich. Die Werke präsentieren die topografischen, räumlichen und architekturhistorischen Qualitäten von 26 der 75 Ortsbilder von nationaler Bedeutung im Kanton Zürich. Sie ergänzen den Band «Zürichsee und Knonaueramt», der im Sommer 2013 erschienen ist. Insgesamt sind für den Kanton Zürich sieben Werke vorgesehen.

Mühlen sind in der Vielfalt ihrer Erscheinungsformen und Funktionen ein Zeugnis des menschlichen Erfindungsgeistes. Ihre Geschichte ist eine der bedeutendsten Entwicklungspfade unserer Technik und eng verflochten mit anderen historischen Prozessen bis hin zur Gegenwart. Die traditionellen Mühlen erfahren in der Schweiz seit Längerem zunehmende Beachtung und Wertschätzung als kulturelles Erbe und technische Kulturdenkmale. Am 16. Mai 2015 empfängt die Vereinigung Schweizer Mühlenfreunde VSM/ASAM, wie alle Jahre wieder, in den Mühlen der ganzen Schweiz interessierte Besucherinnen und Besucher.

→ www.bak.admin.ch/

→ www.muehlenfreunde.ch

AFRIKANISCHE MODERNE

Architektur der Unabhängigkeit Alexia Webster

Denkmalpflege Nidwalden

BÜRGENSTOCK

→ Anmeldung bis 20. März 2015 unter 041 618 73 48 oder an elian.grossrieder@nw.ch

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KNOW-HOW GEFRAGT? Handwerk in der Denkmalpflege Letzten Herbst haben 33 Handwerkerinnen und Handwerker in der Denkmalpflege ihre Fachausbildung erfolgreich abgeschlossen. Gion A. Caminada, Schreiner und Architekt, ermunterte sie anlässlich der Abschlussfeier in Zürich, ihr Handwerk mit Stolz und Selbstvertrauen auszuüben. Suchen Sie für Bauarbeiten an einem historisch wertvollen Objekt fachliche Unterstützung und handwerkliches Know-how? Die aktualisierte Adressliste aller Handwerkerinnen und Handwerker in der Denkmalpflege mit eidgenössischem Fachausweis steht auf der Website der Trägerschaft zur Verfügung. → www.handwerkid.ch/verzeichnis

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Als viele zentral- und schwarzafrikanische Länder in den 1960er-Jahren ihre Unabhängigkeit erlangten, wurde experimentelle und futuristisch anmutende Architektur zu einem wesentlichen Mittel, um die nationale Identität der jungen Staaten zum Ausdruck zu bringen. Die Ausstellung in der Vitra Design Museum Gallery präsentiert erstmals diese aussergewöhnliche Periode der jüngsten

Architekturgeschichte. Die Ausstellung dokumentiert über 50 Bauten in Kenia, der Côte d’Ivoire, Sambia, Ghana und Senegal, die den hoffnungsvollen Geist widerspiegeln, der zu jener Zeit in diesen Ländern herrschte. Bild: Ingenieurschule in Kumasi (Ghana) von James Cubitt aus dem Jahr 1956.

→ Vitra Design Museum Gallery, Weil am Rhein (D), bis 31.5.2015, www.design-museum.de


GUT ZU WISSEN/BON À SAVOIR

Konstantin Brizhnichenko

KANTON BERN Lockerungen beim Denkmalschutz Rund neun Prozent aller Gebäude im Kanton Bern werden von der Denkmalpflege als «schützenswert» (rund 13 000 Gebäude) oder «erhaltenswert» (rund 23 000 Gebäude) eingestuft. Einer knappen Mehrheit der grossrätlichen Bildungskommission ist dies zu viel. Sie beantragte deshalb im Dezember, die Kategorie «erhaltenswert» ganz abzuschaffen. Die Denkmalpflege solle sich lediglich auf den Typus «schützenswert» konzentrieren und dort die Anzahl geschützter Gebäude um mindestens die Hälfte reduzieren. Der Grosse Rat hat sich in der Januar-Session mit dem Thema befasst und kam im Rahmen der Verabschiedung der sogenannten Kulturpflegestrategie, die den Kurs für die Archäologie und die Denkmalpflege vorgibt, zu einem etwas weniger radikalen Beschluss: Im Kanton Bern sollen nach der Überarbeitung des Bauinventars nur noch rund sechs Prozent der Gebäude unter Schutz stehen.

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EUROPA NOSTRA

Concours européen de photos Les résultats de la quatrième édition du concours de photos «Wiki Loves Monuments» ont été proclamés en décembre. La photographie gagnante vient de l’Ukraine. Elle représente la laure de la Dormition de la Mère de Dieu de Sviatohirsk (photographe: Konstantin Brizhnichenko). Ce couvent se trouve en Ukraine, dans la région de Donetsk. «Wiki Loves Monuments» est un concours photographique sur les monuments historiques et monuments nationaux du monde.

→ Toutes les photos des lauréats sont visibles sur: www.wikilovesmonuments.org

NEUE PUBLIKATION

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Sesselbahn am Weissenstein Sechs Jahrzehnte lang erschloss die Bahn des Typs VR 101 den Solothurner Hausberg. Der Schweizer Heimatschutz hat für deren Erhalt gekämpft. Das neu erschienene Buch Die Sesselbahn am Weissenstein 1950–2009 und eine beigelegte DVD dokumentieren die wechselvolle Geschichte von den ersten Ideen Anfang des 20. Jahrhunderts über den Betrieb der Sesselbahn bis zur Einweihung der neuen Gondelbahn im Jahr 2014.

→ Die Sesselbahn am Weissenstein 1950–2009, Bergbahngeschichte von 1904–2014 . CHF 48.–, Rothus Verlag, Solothurn

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

PREMIER RAPPORT

Deuxième étape de la révision

Patrimoine culturel immatériel

Le Conseil fédéral veut que les terres cultivables soient mieux protégées, que les infrastructures de transport et d’énergie soient coordonnées en amont avec le développement territorial, et qu’un aménagement du territoire dépassant les limites administratives soit encouragé, afin de contrer le mitage du territoire en Suisse. Le 5 décembre 2014, le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication de mener la consultation sur la révision auprès des cantons, des communes, des partis politiques, des associations et des milieux concernés. La consultation est ouverte jusqu’au 15 mai 2015. Patrimoine suisse donnera son avis sur le projet de révision partielle de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire dans le cadre de la procédure de consultation.

Le Conseil fédéral a approuvé le 28 novembre 2014 le premier rapport de la Suisse sur la mise en œuvre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Le premier bilan est positif. Le rapport relève une mise en œuvre conséquente de la convention aussi bien à l’échelon fédéral que cantonal. Le bilan est jugé encourageant, six ans seulement après la ratification. Dans le cadre des mesures prises par la Confédération, on peut citer l’établissement en collaboration étroite avec les cantons de la Liste des traditions vivantes en Suisse. Les 167 éléments qui y figurent sont présentés sur une plateforme en cinq langues, par le biais d’une riche documentation en textes, sons et images.

→ www.news.admin.ch

→ www.traditions-vivantes.ch

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Alois Ottiger

FRISCH GESTRICHEN/PEINTURE FRAÎCHE

DENKMALPFLEGEPREIS FÜR EIN BAUGESCHICHTLICHES UNIKAT

Druckerei in der Grossraumscheune In Hünenberg im Kanton Zug steht eine 130-jährige, ehemalige Grossraumscheune mit sieben Dachgiebeln, restauriert dank dem Engagement von Eigentümer Peter Hofer und Architekt Paul Bucher. Seit drei Jahren läuft in der Scheune eine Druckerei. Und Peter Hofer erhielt für seinen ideellen Einsatz den Schweizer Denkmalpreis.  René Regenass, Journalist, Luzern

E

in «baugeschichtliches Unikat» nennt es die neue Zuger Denkmalpflegerin Franziska Kaiser. Und Peter Omachen, früherer Präsident der Konferenz der Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger, welche diesen Preis verleiht, sprach von einem Objekt, das Geschichte erzähle. «Wir haben den Vorbildcharakter dieses Werkes ausgezeichnet.» Fünf Jahre Planung und Umbau. Daneben musste der Landwirtschaftsbetrieb von Peter Hofer funktionieren. Ohne den Einsatz des Eigentümers, der jetzt zum Preisträger wurde, hätte der Grossraumstall kein neues Dach und würden dort keine Druckereimaschinen laufen. Er hat den Betrieb vom Vater vor rund 30 Jahren übernommen. Der Grossvater hatte ihn 1900 gekauft. Und jetzt macht sich Sohn Adrian daran, die Rindviehmast mit etwa 200 Tieren weiterzuführen.

30  Heimatschutz/Patrimoine  1 | 2015

Was hat Peter Hofer bewogen, die Renovation des Grossraumstalles an die Hand zu nehmen? «Das Gebäude ist rund 100 Jahre landwirtschaftlich genutzt worden. Es war baufällig, weil jeweils nur der notwendigste Unterhalt gemacht worden ist.» Doch vom ersten Gedanken bis heute war ein langer Weg. Es gab zuerst einen Bebauungsplan, dann einen Ideenwettbewerb für die Neugestaltung. Peter Hofer: «Viele Ideen lagen auf dem Tisch, von einer kulturellen Nutzung bis zum Museum. Aber wenn die Finanzen zum Thema wurden, ist es jeweils wieder ruhig geworden.» Schliesslich hat Hofer mit dem Architekten Paul Bucher im benachbarten Sins Kontakt aufgenommen. «Wir entschieden uns für ein Vorgehen in Etappen. So liessen sich die Kosten besser überblicken. Und ich tendierte darauf, die Räu-

me zu vermieten.» Was dann folgte, sei ein Glücksfall gewesen, sagt Peter Hofer heute. Die Druckerei Heller in Cham, eine alteingesessene Firma, suchte einen neuen Produktionsort. «Das Gebäude passte ideal.» Ein stützenfreier Dachstuhl Auch der Architekt war ein Glücksfall. Man spürt es an den Worten zu seinem Werk in der Langrüti. Paul Bucher erzählt es mit Freude. «Ja, mit 71 sammelt sich Wissen an, und Sorgfalt gehört sicher auch dazu», sagt er zur fachgerechten Arbeit. Aussergewöhnlich an der Restaurierung ist der Dachstuhl. Paul Bucher: «Er wurde vor 130 Jahren stützenfrei gebaut, eine Art Fachwerkbau aus Holz. Das haben wir wieder hergestellt und darüber ein neues Dach mit Wärmedämmung gelegt. Jetzt kann man den alten Dachstuhl


FRISCH GESTRICHEN/PEINTURE FRAÎCHE

Alois Ottiger

Der Grossraumstall auf dem Gutsbetrieb George Ham Page in der Langrüti in Hünenberg wird heute als Druckerie genutzt. Aujourd’ hui, une imprimerie s’est installée dans le grand bâtiment rural qui faisait partie du domaine de George Ham Page au Langrüti à Hünenberg.

UNE IMPRIMERIE SPÉCIALE

von unten bestaunen.» Für die Konstruktion habe man die Zusammenarbeit mit dem Holzbauingenieur Pirmin Jung von Rain LU gefunden. Das neue Dach wurde zu 90 Prozent mit den 130-jährigen alten Ziegelsteinen belegt. Neben dem Dach gab es weitere heikle Aufgaben. Die Räume im ehemaligen Grossraumstall sind jetzt beheizt. Um den Energienachweis erbringen zu können, brauchte es ein Zweischalen-Mauerwerk. Der Boden im alten Stall musste ausgehoben, isoliert und mit Betonplatten neu belegt werden. Für die alten Fenster mit ihren feinen Stahlprofilen konnte in Zusammenarbeit mit der Denkmalpflege eine Lösung zur Verbesserung des Dämmwerts gefunden werden, sagt Architekt Paul Bucher, die für den Bauherrn einiges an Mehrkosten verursacht habe. Schliesslich ist da noch eine Erdsondenheizung mit fünf Sonden, die 160 Meter tief ins Erdreich eindringen. Bei der Verleihung des Denkmalpreises im vergangenen Dezember sagte Peter Hofer: «Alleine kann das niemand machen.» Damit dankte er gleichzeitig den Arbeitern und Unternehmern, die das Bauwerk wieder so hergerichtet haben. Rund 2,5 Millionen Franken hat das Ganze gekostet. Je rund 200  000 Franken zahlten Kanton und Gemeinde, vom Bund kamen 130 000 Franken.

Wie kommt dieser Grossraumstall in die Langrüti? Der Anfang geht auf das Jahr 1880 zurück, als der Amerikaner George Ham Page (1836–1899), ein Kind aufstrebender Siedler im US-Bundesstaat Illinois, auf Langrüti in Hünenberg im Kanton Zug auf etwa 2000 Jucharten einen grossen Gutsbetrieb bauen liess. Auf dem Land pflanzte er niederstämmige Obstplantagen, eine zu dieser Zeit noch unbekannte Art. Dazu importierte er 40 000 Obstbäumchen aus Amerika, darunter die Apfelsorte Jonathan. Für die Rinderzucht wurde der Grossraumstall mit den Sheddächern gebaut. «Die Anlage war schon damals aussergewöhnlich in ihren Dimensionen und in ihrer Radikalität» sagte Regierungsrätin Manuela Weichelt-Picard bei der Preisverleihung. Im amerikanischen Bürgerkrieg entdeckte George Ham Page die Kondensmilch, das Produkt, das ihm später zu Weltruhm und Geld verhelfen sollte. Zusammen mit seinem Bruder Charles gründete er 1866 die Anglo Swiss Condensed Milk Company, die erfolgreich Dosenmilch produzierte. «Milchmädchen – gezuckerte Kondensmilch» stand auf der Büchse geschrieben. → Ausgezeichnet mit dem Denkmalpflegepreis der Konferenz der Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger wurden 2014 auch die Tramwartehalle Breitenrainplatz in Bern und ein Bauernhaus in La Chaux-des-Breuleux (JU).

La Conférence suisse des conservatrices et conservateurs des monuments historiques (CSCM) a attribué le Prix de la conservation du patrimoine 2014 à Peter Hofer, pour la réhabilitation exemplaire d’un bâtiment rural situé à Hünenberg, dans le canton de Zoug. Ce bâtiment agricole construit en 1880 et acheté en 1900 par le grand-père de Peter Hofer est insolite en raison de son toit à sept pignons et de son histoire. Il a été construit par George Ham Page, un américain qui s’était installé dans cette région en tant que producteur de la variété de pommes Jonathan, encore inconnue en Suisse à cette époque, et en tant qu’éleveur de bétail. Par la suite, George Ham Page créa avec son frère Charles la fabrique de lait condensé qui le fit connaître dans le monde entier. La réhabilitation a été confiée à l’architecte Paul Bucher, qui a procédé étape par étape en commençant par la rénovation de la toiture. Les anciennes tuiles ont pu être réutilisées après la pose d’une isolation thermique. Les sols et les murs ont été adaptés aux normes énergétiques. Les locaux transformés sont désormais loués à l’imprimerie Heller, de Cham. En 2014, cette distinction qui récompense des mesures de conservation du patrimoine ou des projets auxquels le jury de la CSCM reconnaît un caractère exemplaire a été également attribuée à la rénovation d’un arrêt de tram de 1941 en ville de Berne et à la réhabilitation d’une maison paysanne de la commune de La Chaux-desBreuleux (JU). ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

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SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

AUSZEICHNUNG

Wakkerpreis 2015 an die Gemeinde Bergell (GR) Der Schweizer Heimatschutz verleiht der Gemeinde Bergell den Wakkerpreis 2015. Die Bündner Talschaft hat die bestehende wertvolle Baukultur und die intakte Kulturlandschaft als Standortvorteile erkannt. Gemeinschaftlich entwickelte Strategien, eine Sensibilisierung der Bevölkerung und die frühzeitige Beratung am Einzelobjekt ermöglichen mit geringem Aufwand den Erhalt der gebauten Identität und fördern hochwertige zeitgenössische Architektur. Die Diskussion um die gebaute Zukunft der Schweiz ist aktuell vom allgegenwärtigen Schlagwort der «Verdichtung» geprägt. Dabei geht vergessen, dass zahlreiche Regionen der Schweiz mit Fragen der Abwanderung und dem Verlust von Infrastrukturen zu kämpfen haben. Der Schweizer Heimatschutz würdigt mit dem Wakkerpreis 2015 eine Talschaft am Rande der Schweiz, die aus dem baukulturellen Erbe die Kraft schöpft, eine eigenständige Entwicklung voranzutreiben. Der Willen zum Erhalt der eigenen Identität ermöglicht selbstständige und kreative Lösungsansätze für Herausforderungen wie den Zweitwohnungsbau, die Abwanderung oder die Entleerung der Dorfkerne. Die Fusion der fünf Gemeinden im Tal 2010 eröffnete die Chance, mit einer Gesamtstrategie bestehende Stärken zu erkennen und daraus neue Ziele zu formulieren, die einen Mehrwert für das ganze Tal schaffen. So wurde die intakte Kulturlandschaft, die bis heute eine einmalige Symbiose von Landschaft und Siedlung darstellt, als wertvoller Standortvorteil erkannt – nicht nur für den Tourismus, sondern auch für die Wohn- und Lebensqualität der Einheimischen. Die hohe Wertschätzung des gebauten Erbes fusst auf dem traditionell starken Bürgerwillen, mit dem Bestehenden zu arbeiten und daraus Neues zu entwickeln. Dank modernen Planungsinstrumenten, einer gelebten Diskussionskultur, der Durchführung von Wettbewerben und effizienten Massnahmen zur Qualitätssicherung trägt die Gemeinde zum Erhalt und der Weiternutzung des gebauten Erbes bei. Eingespielte Abläufe, ein hohes Verantwortungsbewusstsein

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und eine frühzeitige gemeinsame Suche nach tragfähigen Lösungen halten den administrativen Aufwand gering. Ganzheitliche Betrachtung von Aussenraum und Gebäude Die meisten ehemaligen Gemeinden des Tals hatten ihre Bauzonen bereits vor der Fusion kompakt und am richtigen Ort angelegt. Dadurch blieben die Übergänge zwischen den historischen Dorfkernen und der Kulturlandschaft zu weiten Teilen frei von Neubauten. Durch Quartierpläne, Gestaltungsvorschriften und dank der Definition von Ausbauetappen verläuft die Entwicklung der Baulandreserven koordiniert und garantiert bezüglich der baulichen Qualität Mindeststandards. Der gewünschte Bevölkerungszuwachs findet nicht nur in diesen Bauzonen statt, sondern trägt vor allem zur Belebung der historischen Dorfkerne bei. In ihnen stellen die zahlreichen nicht mehr genutzten landwirtschaftlichen Bauten ein Potenzial dar, das sinnvoll und verträglich aktiviert werden soll. Die Umnutzung dieser Gebäude wird wie sämtliche Bauprojekte in den Dorfkernen und den Quartierplanzonen durch eine obligatorische professionelle Bauberatung begleitet. Diese fachliche Beratung stützt sich nicht auf die Durchsetzung von rigiden Regeln, sondern trägt pragmatisch zur Suche nach sinnvollen und gangbaren Lösungen bei. Im Blickpunkt stehen nicht nur der Einzelbau, sondern ebenso die nähere Umgebung und das Ortsbild als Ganzes. Zur Sicherung und zum Erhalt des baukulturellen Erbes verfügt die Gemeinde Bergell über ein umfangreiches kommunales Denkmalpflegeinventar und präzise Schutzzonen. Darin sind nicht nur die

unbestrittenen architektonischen Höhepunkte erfasst; ebenso wurden unscheinbare, aber nicht minder prägende Elemente wie die zahlreichen Nutz- und Ziergärten samt ihren Umfassungsmauern als wichtige Bestandteile des Siedlungsbildes erkannt und geschützt. Dieses Bündel von Massnahmen zur Sicherung der Identität und der baulichen Qualität beweist, dass Weiterentwicklung und Schutz gerade im Berggebiet eine Einheit bilden können. Die berechtigten Anliegen stehen sich nicht gegenüber, sondern befruchten sich gegenseitig. Sabrina Németh, Schweizer Heimatschutz

→ Die offizielle Preisübergabe findet am

22. August 2015 im Rahmen einer öffentlichen Feier im Palazzo Castelmur statt.

ÜBER DEN WAKKERPREIS Der Schweizer Heimatschutz vergibt jährlich einer politischen Gemeinde den Wakkerpreis. Erstmals ermöglicht wurde dieser 1972 durch ein Vermächtnis des Genfer Geschäftsmannes Henri-Louis Wakker. Der Schweizer Heimatschutz ist weiterhin auf finanzielle Unterstützung angewiesen, um den Preis auch zukünftig vergeben zu können. Der Wakkerpreis zeichnet Gemeinden aus, die ihren Siedlungsraum unter zeitgenössischen Gesichtspunkten sorgfältig weiterentwickeln. Hierzu gehören insbesondere das Fördern gestalterischer Qualität bei Neubauten, ein respektvoller Umgang mit der historischen Bausubstanz sowie eine vorbildliche, aktuelle Ortsplanung.

→ www.heimatschutz.ch/wakkerpreis


J. Batten, Schweizer Heimatschutz

SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

Bauten und Kontext erhalten: Der zwischen 1766 und 1775 erbaute Palazzo Salis in Bondo stellt das zeitlose Sinnbild italienischer Gartenkultur dar. Haus und Garten bilden eine harmonische Einheit.

J. Batten, Schweizer Heimatschutz

Préserver les constructions et leur context: Le Palazzo Salis, construit à Bondo entre 1766 et 1775, offre un exemple classique de l’art italien des jardins. La demeure forme une unité harmonieuse avec le jardin.

Ökonomiebauten angemessen umnutzen: Im Dorf kern von Stampa wurde ein Stall subtil in ein Wohnhaus verwandelt. Die topografischen Gegebenheiten des Aussenraumes blieben im Originalzustand bestehen. Architekt: André Born, 2012

Ch. Beutler/Keystone

Réaffecter judicieusement les bâtiments agricoles: Au cœur du village de Stampa, une étable a été transformée en habitation de manière subtile. La topographie des abords est restée en l’ état. Architecte: André Born, 2012.

Verdichten im Dorf kern: Die Villa Garbald erhielt 2004 durch einen modernen Turm eine bauliche Ergänzung – ein gekonntes Beispiel der inneren Verdichtung. Architekten: Miller und Maranta, 2004 Densifier au cœur du village: La Villa Garbald a été f lanquée en 2004 d’une tour moderne – un exemple réussi de densification vers l’ intérieur. Architectes: Miller et Maranta, 2004

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SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

DISTINCTION

Prix Wakker 2015 à la commune de Bregaglia (GR) Patrimoine suisse décerne le Prix Wakker 2015 à la commune de Bregaglia. Cette vallée grisonne a su reconnaître les atouts que sont une architecture de qualité et un paysage intact. Des stratégies élaborées au niveau de la commune, une sensibilisation de la population et des expertises pour certains objets permettent, avec des moyens limités, de préserver l’identité des bâtiments et favorisent une architecture contemporaine de qualité. Le débat sur l’avenir de la construction en Suisse est dominé actuellement par le slogan récurrent de la «densification». Dans ce cadre, on oublie que de nombreuses régions sont confrontées à l’exode de leur population et au démantèlement de leurs infrastructures. En décernant le Prix Wakker 2015 à la commune de Bregaglia, Patrimoine suisse distingue une vallée périphérique de la Suisse qui puise sa force dans son héritage architectural afin de mener un développement original. La volonté de préserver une identité propre conduit à des approches inédites et innovantes face aux défis que sont la construction de résidences secondaires, l’exode ou le dépeuplement des

centres des villages. La fusion des cinq communes de la vallée en 2010 a offert l’opportunité de développer une stratégie globale afin d’identifier les points forts et de formuler de nouveaux objectifs apportant une plus-value pour toute la vallée. C’est ainsi que ce site intact, qui intègre en une symbiose unique paysage et habitat, a été reconnu comme un atout précieux – pas seulement pour le tourisme, mais aussi pour la qualité de vie et de résidence. La haute estime portée au patrimoine bâti repose sur la volonté affirmée des citoyens de travailler dans le contexte existant et de s’y référer pour construire l’avenir. Grâce aux outils modernes de planification, à une culture vivante de la discussion, à l’or-

ganisation de concours et à des mesures efficaces pour garantir la qualité, la commune contribue au maintien et au développement du patrimoine bâti. Des procédures rodées, un sens aigu des responsabilités et la recherche précoce de solutions consensuelles permettent de limiter le travail administratif. Un regard global sur l’espace extérieur et les bâtiments La plupart des anciennes communes de la vallée avaient déjà planifié leurs zones à bâtir de manière compacte et au bon endroit avant la fusion. Ainsi, les espaces entre les cœurs historiques des villages et les campagnes sont restés épargnés dans

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SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

J. Batten, Patrimoine suisse

une large mesure par les nouvelles constructions. Les réserves de terrain à bâtir évoluent de manière coordonnée et dans le respect de standards minimums de qualité architecturale grâce aux plans de quartier, aux prescriptions esthétiques et à la définition d’étapes d’aménagement. La croissance voulue de la population n’intervient pas seulement dans ces zones à bâtir, mais elle contribue avant tout à l’animation au cœur des villages. Ces derniers comprennent de nombreux bâtiments agricoles qui ne sont plus exploités et qu’il convient d’utiliser de manière pertinente et cohérente. La réaffectation de ces constructions est soumise à une expertise architecturale obligatoire, comme c’est le

cas pour tous les projets au centre des villages et dans les zones soumises à un plan de quartier. Cette expertise n’a pas pour but d’appliquer des règles rigides, mais elle contribue de manière pragmatique à la recherche de solutions raisonnables et applicables. L’examen ne porte pas seulement sur la construction considérée isolément, mais aussi sur son environnement et sur le site dans son ensemble. Afin de préserver le patrimoine bâti, la commune dispose d’un vaste inventaire des monuments et de zones de protection clairement définies. Les documents ne recensent pas seulement les réalisations architecturales dont la valeur est indiscu-

table, mais aussi des éléments plus modestes mais pas moins marquants, comme les innombrables jardins potagers et d’agrément avec leurs murs, qui sont reconnus et protégés comme des parties importantes du site. Ce faisceau de mesures visant à garantir l’identité et la qualité architecturale prouve que le développement et la protection peuvent être associés dans les régions de montagne. Les divers intérêts ne sont pas en opposition mais ils s’enrichissent mutuellement. Sabrina Németh, Patrimoine suisse

→ La remise officielle du prix aura lieu le

22 août 2015 à l’occasion d’une manifestation publique au Palazzo Castelmur.

AU SUJET DU PRIX WAKKER Patrimoine suisse attribue chaque année le Prix Wakker à une commune politique. Le prix a été décerné pour la première fois en 1972 à la suite du legs fait à Patrimoine suisse par l’homme d’affaires genevois Henri-Louis Wakker. Patrimoine suisse reste tributaire du soutien de donatrices et donateurs pour continuer à décerner ce prix. Au cœur de l’attention figurent des communes qui poursuivent le développement soigneux de leur agglomération selon des critères contemporains – en favorisant notamment la qualité architecturale des nouvelles constructions, en réservant un traitement respectueux à la substance bâtie historique et en se dotant d’un aménagement local actuel exemplaire.

→ www.patrimoinesuisse.ch/wakker

Nouvelle construction sous le jardin potager: La commune a autorisé la réalisation de douze places de parc privées afin de libérer une partie des places provisoires au centre du village de Soglio. Le jardin potager a été rétabli sur le toit du garage. Ingénieur: Martin Gini, 2011 Neubau unter dem Nutzgarten: Die Gemeinde unterstützte die Realisierung von zwölf privaten Autoabstellplätzen in Soglio, um einen Teil der provisorischen Parkplätze im Dorf kern beheben zu können. Der ursprüngliche Nutzgarten wurde über dem Garagendach wieder hergestellt. Ingenieur: Martin Gini, 2011

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SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

HEIMATSCHUTZZENTRUM: EIN THEATER-PARCOURS DURCH DIE VILLA

«Sturm in Patumbah»

Die prachtvolle, extravagante Villa Patumbah, deren Erbauer als Tabakpflanzer in Sumatra zu grossem Reichtum kam, ist nebst ihrem unbestrittenen Wert als hochkarätiges Baudenkmal im Grunde eine grosse Kulisse zu den Themen Kolonialismus und Wohlstand. Diese Tatsache inspirierte das Theaterkollektiv Mass & Fieber, das seit 1999 Theaterstücke und Performances an der Schnittstelle zwischen Recherche und Fiktion produziert, zu einem einzigartigen Projekt. Die Theatermacher entwarfen einen mehrspurigen Erzählparcours, der räumlich durch den Park und die Villa Patumbah führt und inhaltlich durch die fiktiven Sehnsuchtswelten des Handels und der Abenteuer international agierender Schweizer Familien. Das Team des Heimatschutzzentrums war begeistert von der Idee, die Villa zu diesen Themen theatralisch zu bespielen. In gemeinsamen Gesprächen entwickelte sich schnell ein Koproduktionsplan. Überdies konnte die Leitung der Zürcher Festspiele für das Projekt gewonnen werden. Sie nahm das Stück «Sturm in Patumbah» in ihr Programm auf, passend zum diesjährigen Festspielthema «Geld, Macht, Liebe – Shakespeare und andere Gewalten». Von Mitte Juni bis Anfang Juli 2015 finden zwölf Theatervorstellungen statt, an welchen die Zuschauer auf verschiedenen Wegen durch den Park und die Villa geführt werden. Sie lernen eine koloniale Schweiz kennen, die es angeblich nie gegeben hat, und entdecken in dieser Fami-

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liengeschichte, angelehnt an Shakespeares «Der Sturm», eine Heimat, die tatsächlich intensiven und lukrativen Anteil an den Kolonialgeschäften vergangener Jahrhunderte hatte. Die Besucher der Villa Patumbah erwartet ein ereignisreicher, abenteuerlicher Parcours durch eine vergangene Welt bis ins Heute, an dessen Ende die Frage nach der Zukunft steht. Das Projekt wird mit Mitteln der öffentlichen Hand, Stiftungen und Sponsoren finanziert. Der Beitrag des Heimatschutzzentrums wird in Form von Leistung erbracht. Die Mitglieder des Schweizer Heimatschutzes erhalten ermässigte Eintritte. Das Heimatschutzzentrum freut sich auf Ihren Besuch! Karin Artho, Leiterin Heimatschutzzentrum

ANGEBOT FÜR MITGLIEDER Bis zum 30. April können schnell entschlossene Mitglieder des Schweizer Heimatschutzes Tickets zum Spezialpreis von CHF 35.– erwerben (anstelle von CHF 45.–). Achtung: Pro Vorstellung – Premiere ausgenommen – sind 20 Tickets für diese Aktion reserviert. Danach ist das Kontingent aufgebraucht. Es können maximal vier Eintritte pro Person bestellt werden. Das Publikum ist zu Fuss in der Villa und im Park unterwegs (keine Sitzgelegenheit). Bestellformular: www.heimatschutzzentrum.ch/festspiele. Bei Fragen: Tel. 044 254 57 90 (Mo–Fr 14–17h)

Mass & Fieber

Das Heimatschutzzentrum beteiligt sich als Koproduzent am Theaterprojekt «Sturm in Patumbah», das im Rahmen der Zürcher Festspiele 2015 in der Villa Patumbah aufgeführt wird. Ziel ist es einerseits, die Villa auf innovative Weise zu bespielen und erlebbar zu machen, andererseits soll eine kritische Auseinandersetzung mit der kolonialen Vergangenheit der Schweiz, an der auch der Bauherr der Villa teilhatte, stattfinden.

Bespielung der Villa Rosenthal in Jena (D), Mass & Fieber, 2013 Spectacle à la Villa Rosenthal de Jena (Allemagne), Mass & Fieber, 2013

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ZUM STÜCK

Angelehnt an Shakespeares «Der Sturm» Prospero hat mit seinen Gefährten die Insel verlassen und residiert jetzt in der Villa Patumbah. Er ist ein Zauberer, Visionär und Ausbeuter. Er ist ein Schweizer Unternehmer mit Entdeckergeist. Schon die Architektur und Innenausstattung seiner Villa zeugen von seiner Lust an fremden Kulturen und ihren ungehobenen Schätzen. Das Familienunternehmen führt der Schwiegersohn und Juniorchef Ferdinand, während sich Tochter Miranda auf Finanzgeschäfte spezialisiert hat. Aber auch Gonzalo gehört zum Haus-

halt, der treue Diener und Utopist, der mit seinen kühnen Gedanken von einer gerechteren Welt durchaus das Geschäft belebt. Fair Trade kann sich lohnen. Im Keller und im Park wohnen die Wesen, die Prospero untertan sind. Ursprünglich Leibeigene, haben sich Ariel und Caliban an die neue Umgebung gewöhnt. Die Monster sind kultiviert worden. Doch dann bekommt Caliban Besuch: Seine Verwandtschaft steht vor der Tür und möchte mitmischen. Und es sind viele.

→ www.massundfieber.ch


SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

Eine Geisterschau des Schweizer Kolonialismus in zwölf Räumen und einem Park

Mit:

FABIENNE HADORN PATRICK FREY PHILIPPE GRABER SEBASTIAN KRÄHENBÜHL MARKUS SCHÖNHOLZER

und...

JOHANNA DÄHLER TOM KRAMER KAY KYSELA NATALÍ PÉSHOU

HANNA RÖHRICH MAX ROENNEBERG NADJA RUI JULIAN SCHNEIDER REGIE: NIKLAUS HELBLING

Eine Produktion von

MASS & FIEBER

in Koproduktion mit dem Heimatschutzzentrum in der Villa Patumbah

Premiere am 18. Juni 2015 im Rahmen der Festspiele Zürich

Weitere Aufführungen: 19., 20., 21., 25., 26., 27., 28. Juni 2015 1., 2., 3., 5. Juli 2015

www.massundfieber.ch „Die Schweizer Spezialisten für theatralisches Heldendämmern sind zurück!“ − DIE ZEIT über Tell/Zahhak von Mass & Fieber. 1 | 2015  Heimatschutz/Patrimoine  37


Gataric Fotografie

SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

Das 1755 erbaute Schindelhaus in Oberterzen SG La Schindelhaus de 1755 à Oberterzen (SG)

FERIEN IM BAUDENKMAL

Luxuriöses Schindelhaus Ferien im Baudenkmal startete sein 10-Jahr-Jubiläum mit einer Angebotserweiterung. Im Schindelhaus in Oberterzen SG kann erlebt werden, wie harmonisch sich moderner Wohnkomfort mit historischer Bausubstanz verknüpfen lässt. Seit Anfang Februar können bis zu acht Feriengäste in unmittelbarer Nähe zur Gondelbahnstation der Flumserberge Ferien im Baudenkmal verbringen.

Das einst stattliche Schindelhaus an der Hauptstrasse in Oberterzen fristete ein trübes Dasein. Seit Dekaden unbewohnt, stand es dem Abbruch nahe. Durch beherztes Eingreifen des neuen Besitzers und der St. Galler Denkmalpflege konnte das Bergbauernhaus gerettet und substanzschonend restauriert werden. Der 1755 erbaute zweigeschossige Blockbau erfuhr im Laufe seiner Existenz schon einige Änderungen und zeigt heute exemplarisch auf, wie sich moderne Wohnansprüche und denkmalpflegerische Behutsamkeit in Einklang bringen lassen. Im Kernbau zeigt sich das Haus wieder in seinem ursprünglichen Erscheinungsbild. Die ausgetretenen Dielen, die niedrige Raumhöhe, der erhaltene Schindelschirm und die alten Täfer lassen erahnen, wie Bergbauern im 18. Jahrhundert

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gehaust haben. Die ehemaligen Lauben waren hingegen in einem derart desolaten Zustand, dass sie nicht erhalten werden konnten. Unter Beibehaltung der alten Kubatur entstanden zwei neue Anbauten, die Raum für Annehmlichkeiten – wie eine Sauna, eine mit jeglichem Komfort ausgestattete Küche oder ein Sonnenzimmer – bieten. Das Haus gewährt in drei Schlafzimmern, mit jeweils eigenem Badezimmer, Platz für bis zu acht Personen. Wo Luxus und Historie sich verschmelzen, in unmittelbarer Nähe zur Gondelbahnstation der Flumserberge gelegen und mit Blick auf die Churfirsten lädt das Schindelhaus ganzjährig zu eindrücklichen Ferien im Baudenkmal ein. Kerstin Camenisch, Geschäftsführerin Stiftung Ferien im Baudenkmal

LUXE ET HISTOIRE La Schindelhaus, maison cossue du centre du village d’Oberterzen (SG), a dernièrement connu des temps difficiles. Inhabitée depuis des décennies, une démolition paraissait alors inévitable. Cependant, grâce à l’intervention courageuse des nouveaux propriétaires ainsi que du Service des monuments historiques saint-gallois, l’édifice a pu être sauvé et rénové en douceur. Cette remarquable construction en madriers de trois étages, édifiée en 1755, a connu durant son existence de nombreuses modifications. Elle offre à présent une combinaison harmonieuse entre exigences modernes en matière de logement et préservation de la substance historique. La partie centrale a retrouvé son aspect originel. Les galeries latérales, les plafonds bas, la couverture en bardeaux et les anciennes parois laissent deviner les conditions de vie des paysans de montagne du XVIIIe siècle. Les anciennes galeries extérieures se trouvaient dans un état de délabrement trop avancé et n’ont pas pu être conservées. Ces volumes ont été remplacés par deux nouvelles annexes, occupées notamment par un sauna et une cuisine tout confort. La maison se compose également de trois chambres à coucher équipées d’une salle de bain indépendante, offrant de la place pour huit personnes.

→ www.magnificasa.ch


SCHWEIZER HEIMATSCHUTZ/PATRIMOINE SUISSE

HISTORISCHE MÜHLE FTAN GR

Historische Mühle in regional verankerte Stiftung überführt Der Schweizer Heimatschutz erwarb 1971 die historische Mühle Ftan GR, um das Baudenkmal zu erhalten und der Öffentlichkeit zugänglich zu machen. Im Lauf der Jahre hat sich gezeigt, dass die Verwaltung der Mühle zukünftig vor Ort erfolgen soll. Der Schweizer Heimatschutz überführt deshalb die Mühle in eine regional verankerte und gemeinnützige Stiftung.

Schweizer Heimatschutz

Der Schweizer Heimatschutz hat die historische Mühle Ftan 1971 erworben, um das Baudenkmal zu erhalten und der Öffentlichkeit zugänglich zu machen. Vorgängig wurde in der Sendung «Grüezi mitenand» des Schweizer Fernsehens Geld für den Kauf der Mühle gesammelt. Seither hat der Schweizer Heimatschutz beachtliche finanzielle Mittel in die Sanierung, Restaurierung und den Unterhalt der Mühle Ftan investiert und damit massgeblich zum Erhalt der denkmalgeschützten Mühle beigetragen. Im Lauf der Jahre hat sich jedoch ge-

zeigt, dass die Verwaltung der Mühle zukünftig sinnvollerweise vor Ort und durch Ortsansässige erfolgen soll. Der Schweizer Heimatschutz hat daher die Gründung einer regional verankerten und breit abgestützten Stiftung vorangetrieben. Die Stiftung Fundaziun Muglin da Ftan hat sich im Rahmen ihres Zweckartikels zur sorgfältigen Erhaltung der Mühle verpflichtet, um dieses Baudenkmal mit den ursprünglichen Betriebsanlagen angemessen zu betreiben und der Öffentlichkeit zugänglich zu machen. Zur Verwirklichung ihres Zweckes überträgt die Stiftung Betrieb und Unterhalt der Mühle an Personen oder Organisationen, welche mit den Betriebsanlagen und -abläufen der historischen und funktionsfähigen Mühle vertraut sind und auch in der Lage sind, die Bedeutung dieses Kulturguts der Öffentlichkeit zu vermitteln. Mittels Führungen und Öffentlichkeitsarbeit sowie anderen geeigneten Mitteln soll die Bedeutung der Mühle der Öffentlichkeit näher gebracht werden. Die Mühle

Ftan soll dazu nach Möglichkeit im Tourismuskonzept von Gemeinde und Region eingebunden werden. Die Käuferschaft verpflichtet sich, zukünftig in angemessener Art auf die Leistungen des Schweizer Heimatschutzes für die Mühle Ftan während der letzten 44 Jahre hinzuweisen. Optimale Lösung für langfristigen Erhalt Die Geldgeber der neuen Stiftung sind die Gemeinde Ftan, Ftan Turissem, die Società Muglin da Ftan und Cilgia Florineth. Der Stiftungsrat setzt sich aktuell zusammen aus Reto Pedotti, bis Ende Jahr 2014 noch Gemeindepräsident von Ftan und nun Gemeinderat der neuen fusionierten Gemeinde Scuol (Präsident der Stiftung), Guido Parolini und Frau Cilgia Florineth. Frau Florineth ist als Vertreterin der ehemaligen Müllerfamilie in fünfter Generation mit der Mühle speziell verbunden. Sie hat diese in den letzten Jahren betreut und jährlich den über 2000 Besuchern erläutert. Der Stiftungsrat steht weiteren Persönlichkeiten aus der Region und dem Kanton Graubünden offen. Der Schweizer Heimatschutz ist überzeugt, dass mit der Überführung der historischen und denkmalgeschützten Mühle Ftan in eine regional breit abgestützte Trägerschaft eine optimale Lösung gefunden werden konnte, die dem langfristigen Erhalt Rechnung trägt. Er dankt der neuen Trägerschaft für das zukünftige Engagement und wünscht ihr viel Erfolg. Adrian Schmid, Geschäftsleiter Schweizer Heimatschutz

→ Vgl. Zeitschrift Heimatschutz/Patrimoine

3/2009: Besuch in der Muglin da Ftan: Amerikaner erkunden ein Kulturgut in den Alpen.

Die Mühle Ftan besitzt ein über 400 Jahre altes Mahlwerk, das über ein Wasserrad im Gebäudeinnern angetrieben wird. A l’ intérieur du moulin de Ftan se trouvent des meules de plus de 400 ans actionnées par des roues à aubes.

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SEKTIONEN/SECTIONS

SCHWYZ

WINTERTHUR

Olgiati-Quartier in Flims schützen

Schrähbachbrücke gerettet

Theater am Stadtgarten gefährdet

Im Gebiet La Hoia und Las Caglias in FlimsUnterwaldhaus hat der Bündner Architekt Rudolf Olgiati (1910–1995) ab 1950 ein ganzes Quartier errichtet. Das in rund 25 Jahren organisch gewachsene Ensemble ist ein Gesamtkunstwerk. Die Via las Caglias durchläuft das Ensemble mittig. Wie sich der schmale Weg in kurvigem Verlauf durchs Quartier schlängelt und mit breiteren und engeren Passagen ausdifferenziert ist, zeugt von Olgiatis feinem Gespür für das Terrain. Nun plant die Gemeinde, den Weg zu begradigen und auszubauen. Durch die uniforme Allerweltslösung würde der Weg in ein Korsett gezwängt, das mit dem malerischen Charakter des Quartiers nicht in Einklang steht. Das Vorhaben ist unverhältnismässig, das sehr geringe Verkehrsaufkommen rechtfertigt solch einschneidende Massnahmen nicht. Mit einer Reparatur des schadhaften Strassenbelags wäre den Bedürfnissen Genüge getan. Es stände der Tourismusgemeinde Flims gut an, das Olgiati-Quartier unter Schutz zu stellen, auf dass die Bauten nicht durch unbedachte Renovationen verdorben werden und das Ensemble zerstört wird.

Die Schrähbachbrücke in Innerthal, Kanton Schwyz, errichtet 1924 durch den Berner Bauingenieur Robert Maillart, darf nicht abgerissen werden. In zweiter Instanz hat das Verwaltungsgericht des Kantons Schwyz eine Beschwerde des Schwyzer Heimatschutzes gegen den geplanten Abbruch gutgeheissen. Bereits 2011 hielt ein Gutachten der Eidgenössischen Kommission für Denkmalpflege (EKD) fest, dass ein Abbruch «aus technischer Sicht unnötig, aus volkswirtschaftlicher Sicht unverhältnismässig und aus denkmalpflegerischer Sicht nicht akzeptabel» sei. Der Regierungsrat des Kantons Schwyz sprach sich anschliessend aus in erster Linie politischen Gründen gegen den Erhalt der Maillart-Brücke aus, obwohl das Amt für Kultur sowie das Amt für Raumentwicklung die Unterschutzstellung empfohlen hatten. Dieser Bescheid wurde Ende 2013 vom Schwyzer Heimatschutz, tatkräftig unterstützt von BSA und SIA, angefochten und zur Neubeurteilung an das Verwaltungsgericht Schwyz weitergereicht. Insbesondere sei die Brücke in das Kantonale Inventar geschützter und schützenswerter Bauten (KIGBO) aufzunehmen. Das Verwaltungsgericht kam nun zum Schluss: «Gestützt auf das Gutachten der EKD besteht vorliegend kein Anlass, an der Schutzwürdigkeit der Schrähbachbrücke zu zweifeln.» In seinem Entscheid hiess das Verwaltungsgericht die Beschwerde des Schwyzer Heimatschutzes, mit Ausnahme der Aufnahme der Brücke in das KIGBO, gut, hob die Beschlüsse des Regierungsrates und des Bezirksrates vom Herbst 2013 auf und wies die Sache zur weiteren Abklärung im Sinne der Erwägungen an den Regierungsrat zurück.

→ www.heimatschutz-gr.ch ∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏∏

THURGAU Kulturland-Initiativen

→ www.heimatschutz.ch/thurgau

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Schwyzer Heimatschutz

ZVG

Seit dem 9. Januar läuft die Unterschriftensammlung für zwei Kulturland-Initiativen im Kanton Thurgau, die von einem überparteilichen Komitee aus Vertretern der BDP, CVP, EVP, glp und der Grünen lanciert wurde und auch vom Thurgauer Heimatschutz unterstützt wird. Die Raumplanung soll griffiger werden und die Landschaft in ihrer Schönheit, Vielfalt und Funktionalität als Lebensraum und Naherholungsgebiet erhalten bleiben. Die Initiativen verlangen, dass nur noch Land eingezont werden kann, wenn entweder der Flächenausgleich durch eine entsprechende Auszonung eingehalten wird, oder wenn ein Bauvorhaben einem überwiegenden öffentlichen Interesse entspricht. Die Initianten haben bis am 9. Juli Zeit, die 4000 nötigen Unterschriften zu sammeln.

S. Kubli Stadt Winterthur

GRAUBÜNDEN

Der Winterthurer Stadtrat will das Theater am Stadtgarten für einen Neubau mit Kongresszentrum und Hotel von privaten Investoren opfern und fasst den Abriss des schützenswerten Baus aus dem Jahr 1979 ins Auge. Der Theaterverein, der sich in den 1970erJahren für das neue Haus eingesetzt hatte und eine treibende Kraft war, ist entrüstet, dass die Stadt ihr Theater für ein Kongresszentrum opfern will. Eine Onlinepetition, die sich gegen den Abriss wehrt und sich «für eine lebenswerte Kulturstadt Winterthur mit einem Theater Winterthur in diesem besonderen und schützenswerten Bau» einsetzt, wurde von weit über 6000 Personen unterstützt. Der Theaterverein kann nicht verstehen, «dass in unserer Stadtregierung allen Ernstes daran gezweifelt wird, ob eine Stadt mit über 100 000 Einwohnern ein Stadttheater brauche». Unter dieser Voraussetzung seien auch grösste Zweifel angebracht, ob in einem allfälligen neuen Kongresszentrum in Zukunft Theater in der bisherigen hohen Qualität gespielt würde. Der Theaterverein protestiert gegen diese «Wegwerfmentalität». Der traditionelle Neujahrsapéro des Winterthurer Heimatschutzes fand im Januar aus aktuellem Anlass im Theater Winterthur statt. Der Winterthurer Heimatschutz hielt fest: «Das von Architekt Frank Krayenbühl erbaute markante Gebäude ist nicht nur architektonisch ein bedeutendes Werk, sondern trägt auch wesentlich zur Identität dieser Stadt bei. Nicht weniger spielt das kulturelle Schaffen in diesen Räumen für Winterthur eine überragende Rolle.» Das Theater Winterthur muss bleiben. Dafür wird sich der Heimatschutz Winterthur mit allen Mitteln einsetzen.

→ www.heimatschutz.ch/winterthur


SEKTIONEN/SECTIONS

STADT ZÜRICH

ZVG

BERN Sanierter Speicher

Neujahrsblatt 2015

«1799 durch Gottes Beistand und Vertrauen hat Sebastian Brog zu Hausen diesen Speicher lassen bauen» – 2014 hat die Burgergemeinde Meiringen als Besitzerin das Schindeldach und die Inschrift renovieren lassen. Im ausgehenden 18. Jahrhundert bereisten viele hochstehende Persönlichkeiten, unter ihnen Maler, Schriftsteller und auch reiche Herrschaften, das Berner Oberland. Die Grosse Scheidegg war ein beliebter Übergang von Grindelwald nach Meiringen. Die Alpbesitzer wollten den Fremden allerlei Milchprodukte verkaufen und errichteten darum schmucke Alphütten und Speicher entlang der Wegstrecke. So auch im Geschwandtenmad im Reichenbachtal mit Blick auf Rosenlauigletscher, Wetterhorn und Engelhörner. Den Speicher mit Gebäudenummer 365 hatte die Burgergemeinde Meiringen 1908

Das palastähnliche Wohn- und Gewerbehaus Im Kloster an der Seestrasse 513 ist ein wertvolles Zeitzeugnis der mit der Industrialisierung verbundenen Umwälzungen des Zürcher Siedlungs- und Stadtbilds. Auf einem schmalen Uferstreifen gelegen, beherbergte das Gebäude während Jahrzehnten die Hamol AG, deren Werbeplakate für das Sonnenschutzmittel Hamol ultra den Begriff der «Hamol-Stellung» für das Sonnenbaden prägten.

von einem Nachfahren des Bauherrn Sebastian Brog für 600 Franken erworben. Rund 40 000 Franken sind laut Stephan Jaun, Burgerpräsident, nun für die Renovation des Daches und der Inschrift aufgewendet worden. Selbst die Dachlatten sind handgemacht und passen zum perfekten Erscheinungsbild. Einen Teil der Kosten übernahmen der Berner Heimatschutz und der Fonds Landschaft Schweiz. Beat Jordi, Regionalgruppe Interlaken-Oberhasli des Berner Heimatschutzes

→ Das Neujahrsblatt

Seestrasse 513, Zürich des Stadtzürcher Heimatschutzes kann für 15 Franken (inkl. Porto/ Verpackung) via kontakt@heimatschutzstadtzh.ch bezogen werden.

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VAUD

ZÜRICH

Intégration des capteurs solaires

Wechsel im Präsidium

La SIA Vaud propose, depuis 2002 et sous le label Urbanités, un cycle de débats publics. Pour les urbanités de novembre 2014, la SIAVD a retenu la proposition de la section vaudoise de Patrimoine suisse de débattre de l’intégration des capteurs solaires en milieux protégés. Avec les nouvelles directives vaudoises, les bâtiments portant la note «3» au recensement architectural, et ceux situés dans les sites de valeur nationale (inventaire ISOS) échappent au contrôle du Service des monuments et sites. Ceci constitue une sérieuse menace sur tous les bâtiments dignes de protection, sans être classés ou portés à l’inventaire, ainsi que pour les bâtiments contenus dans les sites ISOS de valeur nationale et régionale. Il est urgent que l’obligation de mise à l’enquête pour toutes les installations de capteurs sur un bâtiment en note 3 ainsi qu’à l’intérieur des sites ISOS d’intérêt national soit réintroduite dans la loi cantonale et que la Section des monuments et des sites délivre une autorisation spéciale également pour cette catégorie de bâtiments.

Der bisherige Präsident des Zürcher Heimatschutz ZVH, Thomas M. Müller, hat sich nach einem sachlichen Konflikt mit einem Vorstandsmitglied entschieden, sein Amt abzugeben und aus dem Vorstand zurückzutreten. Der ZVH bedauert diesen Entscheid. Thomas M. Müller hat den ZVH seit 2012 präsidiert und in dieser Zeit wesentlich zur erfolgreichen Arbeit und zur nachhaltigen Ausrichtung des Zürcher Heimatschutzes beigetragen. Ohne seine engagierte und kompetente Arbeit wäre der ZVH heute nicht so gut aufgestellt und so erfolgreich. Der ZVH dankt Thomas M. Müller für diese grosse Arbeit. Bis zur ordentlichen Generalversammlung des ZVH im Frühsommer 2015 übernimmt die bisherige Vizepräsidentin Miriana Albanese interimistisch das Präsidium des Zürcher Heimatschutzes. Damit ist die kontinuierliche Weiterführung der bisherigen Arbeit des ZVH sichergestellt. Miriana Albanese ist hauptberuflich als Expertin für strategische Unternehmensberatung und Kommunikation für Verwaltungsrat, Präsidium und Geschäftsleitung tätig.

→ www.patrimoinesuisse-vd.ch

Fabrik Wannenthal Die alte Fabrik Wannenthal in Horgen soll aus dem Inventar schützenswerter Bauten von kommunaler Bedeutung entlassen werden. Auf Antrag des Gemeinderats von Horgen beschloss die Gemeindeversammlung zudem, dass der private Gestaltungsplan angepasst werden soll, um den Abriss der Fabrik zu ermöglichen. Dagegen wehrt sich der Zürcher Heimatschutz ZVH. Er hat im Januar beim Baurekursgericht gegen den Beschluss Rekurs eingereicht. Er verweist dabei unter anderem auf das Bundesinventar der schützenswerten Ortsbilder der Schweiz (ISOS), in dem die Fabrik aufgeführt ist. Dies sei bei der Teilrevision des privaten Gestaltungsplans nicht respektiert worden.

→ www.heimatschutz-zh.ch

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Heimatschutz Appenzell Ausserrhoden

SEKTIONEN/SECTIONS

Die recht einheitliche Bebauung in der Gemeinde Rehetobel wäre bei einer Auf hebung der Ortsbildschutzzone gefährdet. Une suppression de la zone de protection dans la commune de Rehetobel mettrait en péril l’ harmonie des constructions.

BLICKPUNKT SEKTION APPENZELL AUSSERRHODEN

Wohin steuert die appenzellische Baukultur? Mit der vorgesehenen Revision des Baugesetzes sollen die kommunalen Ortsbildschutzzonen abgeschafft und durch minimale Gestaltungsvorschriften und eine Beraterpflicht ersetzt werden. Der Heimatschutz Appenzell Ausserrhoden wehrt sich gegen den Kahlschlag. Der besondere Wert von Appenzell Ausserrhoden liegt in der einzigartigen Kulturlandschaft und einer beeindruckenden Baukultur mit gut erhaltenen historischen Dorfzentren. Seit Jahren setzt sich der Heimatschutz mit grossem Engagement für deren Pflege und respektvollen Entwicklung ein. Er stellt eine Ortsbildberatung mit Fachleuten aus den Bereichen Architektur, Raumplanung, Landschaftsarchitektur, Denkmalpflege und Baugeschichte zur Verfügung. Grundlage für eine konstruktive Auseinandersetzung mit dem wertvollen Erbe bildet die bestehende zeitgemässe kantonale und kommunale Schutzgesetzgebung. Nun droht Ungemach von Regierung und Kantonsrat. Mittels Revision des Bauge-

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setzes sollen die kommunalen Ortsbildschutzzonen abgeschafft und durch im Baugesetz für alle Gemeinden gleich lautende minimale Gestaltungsvorschriften, die an die Kernzonen gebunden sind, sowie eine Beraterpflicht bei nach aussen in Erscheinung tretenden Änderungen ersetzt werden. Dieser Kahlschlag wird damit begründet, dass die Bauvorschriften in der Ortsbildschutzzone eine notwendige Erneuerung bestehender Bauten verhindern würden und sie schuld am hohen Altbauanteil seien. Nicht die Vorschriften sind das Problem Es ist erschreckend, mit welchen Plattitüden ein bewährtes und durchdachtes Planungssystem geknackt wird. Eine saubere Analyse hätte zur Erkenntnis geführt, dass nicht die Vorschriften das Problem sind, sondern schlechte Standorte (Verkehr), mangelnde Aussicht und Besonnung, fehlender Umschwung, fehlende Abstellplätze, zu hoher Kaufpreis und anderes. Hier müsste mit klugen Planungen und einem offenen Dialog zwischen Eigentümern, Behörden und Fachleuten angesetzt wer-

den. Damit das gelingen kann, braucht es wohldurchdachte Rechtsgrundlagen, was mit der vorgesehenen Revision nun fehlt. Die Kernzonen als Nutzungszonen sind nicht flächendeckend mit den Ortsbildschutzzonen. Letztere sind in Appenzeller Dörfern weiter gefasst. Davon soll sich die öffentliche Hand nun verabschieden. Den Gemeinden werden die Instrumente entzogen. Das Prinzip der Subsidiarität wird verletzt. Die gravierende Folge wird sein, dass dem Grundsatz «jeder baut nach seinem Sinn» Vorschub geleistet wird und die Dörfer zur heimatlosen Agglomeration verkommen. Im Rahmen der Volksdiskussion hat sich der Heimatschutz Appenzell Ausserrhoden gegen die Streichung der kommunalen Ortsbildschutzzone gewendet. Es ist zu hoffen, dass die Kantonsräte in der zweiten Lesung Anfang Mai auf ihren Entscheid zurückkommen. Ansonsten droht das Referendum. Für den Heimatschutz Appenzell Ausserrhoden: Heinz Meier, Rehetobel, und Heinz Naef, Obmann, Speicher

→ www.heimatschutz-ar.ch


SEKTIONEN/SECTIONS

BLICKPUNKT SEKTION TESSIN

Tessiner Heimatschutz erfolgreich Die von der STAN (Società ticinese per l’Arte e la Natura) lancierte allgemeine Gesetzesinitiative «Eine Zukunft für unsere Vergangenheit – für einen wirksamen Schutz des kulturellen Erbes im Tessin» ist zustande gekommen. Nun ist es offiziell: Die Standeskanzlei des Kantons Tessin bestätigte am 8. Januar 2015, dass 14 774 gültige Unterschriften eingereicht wurden. In der vom Gesetz eingeräumten zweimonatigen Frist sammelten die STAN und die sie unterstützenden Vereine mehr als das Doppelte der notwendigen Unterschriften. Dieser zahlenmässige Erfolg beweist, welche Bedeutung der Erhaltung des historischen und kulturellen Erbes beigemessen wird. Die STAN hat sich zum Sprachrohr dieses Anliegens der Bevölkerung gemacht und so der schweigenden Mehrheit eine Stimme gegeben, die jeden Tag bestürzt und ohnmächtig die rasche Zerstörung eines Landschafts- und Siedlungsbildes mitansehen muss, das für die Lebensqualität einen unersetzbaren Wert darstellt. Das Thema der Erinnerung ist eine unumgängliche Komponente der Europäischen Landschaftskonvention. Sie räumt der Lebensqualität und dem psychischen Gleichgewicht des Einzelnen und der Gesellschaft eine grundlegende Rolle ein und fordert die Mitgliedstaaten, darunter auch die Schweiz, dazu auf, sich dafür einzusetzen, dass die verschiedenen Elemente der Natur- und Kulturlandschaft vernünftig und ernsthaft geschützt werden. Auch wenn es sich hier um eine allgemeine Gesetzesinitiative handelt, enthält sie fünf präzise Punkte, nach denen die bestehenden Gesetze und die entsprechende Verwaltungspraxis geändert werden sollen: 1. Informationspolitik Der Regierungsrat fördert das Wissen der Bevölkerung über die unbeweglichen Kulturgüter. Damit soll erreicht werden, dass diese sie als Teil der eigenen Lebensbedingungen anerkennt und so zur nachhaltigen und weitsichtigen Entwicklung des Landes beiträgt.

Die Initiative «Un futuro per il nostro passato» der Tessiner Sektion STAN L’ initiative «Un futuro per il nostro passato» de la section tessinoise STAN

2. Inventar der geschützten Kulturgüter Es wird ein kantonales Inventar der geschützten Kulturgüter (IBCP) erstellt. Der Kanton sorgt für die Erstellung und Aktualisierung dieses Inventars. Das Inventar enthält die von Art. 3 Abs. 2 Kantonales Gesetz über den Schutz der Kulturgüter (LBC) vorgesehenen Kategorien. Im Inventar sollen auch die bebauten und unbebauten Objekte des Bundesinventars der schützenswerten Ortsbilder der Schweiz von nationaler Bedeutung (ISOS) aufgeführt werden, die den Anforderungen von Art. 2 Kantonales Gesetz über den Schutz der Kulturgüter (LBC) entsprechen. Der Eintrag in das IBCP entfaltet Bindungswirkung für alle. 3. Finanzielle Unterstützung Kanton und Gemeinden beteiligen sich an den Kosten für Unterhalt, Erhalt und Restaurierung der im IBCP aufgeführten Kulturgüter. 4. Dringliche Massnahmen Innerhalb von sechs Monaten nach Annahme der Initiative veröffentlicht der Regierungsrat ein provisorisches Verzeichnis des schutzwürdigen unbeweglichen Kulturgutes. Darin aufzunehmen sind die kantonalen unbeweglichen Kulturgüter (IBC), die ins Inventar eingetragen werden sollen. Dies

gilt auch für diejenigen, die lokal bereits geschützt sind oder als schutzwürdig gelten und für die im Bundesinventar der schützenswerten Ortsbilder der Schweiz von nationaler Bedeutung (ISOS) aufgeführten Objekte. Das provisorische Verzeichnis wird ständig aktualisiert. Das provisorische Verzeichnis wird einem Planungsgebiet (Art. 27 RPG) gleichgesetzt. Es gilt fünf Jahre und kann nach Gesetz verlängert werden. 5. Wiederinstandsetzungspflicht Jede nicht bewilligte Veränderung eines im provisorischen Verzeichnis oder im IBCP aufgenommenen Kulturgutes erfordert zwingend dessen vollständige Wiederinstandsetzung. Eine neue Bewegung Mit dieser Initiative wurde eine neue Bewegung ins Leben gerufen, die auch auf praktischer Ebene ihre Auswirkungen haben wird, indem sie zur Erhaltung der Geschichte und der Schönheit unseres Territoriums beitragen wird. Darin liegt die Aufgabe des Schweizer Heimatschutzes, dem die STAN mit Stolz angehört. Benedetto Antonini ist Vorstandsmitglied der STAN und Mitglied des Geschäftsausschusses des Schweizer Heimatschutzes.

→ www.stan-ticino.ch

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Robert Schiess am Oberen Rheinweg in Basel Robert Schiess sur le sentier Oberer Rheinweg qui longe le Rhin à Bâle

ROBERT SCHIESS UND SEIN ENGAGEMENT FÜR DIE BASLER BAUKULTUR

Mal laut, mal leise 23 Jahre präsidierte Robert Schiess den Basler Heimatschutz. 23 Jahre hat er für die Baukultur der Stadt gekämpft, hat gewonnen und verloren und Sternstunden erlebt – eine letzte im Frühling 2014 mit der Verhinderung des Rheinuferweges. Ein Rückblick am Ort seines letzten Triumphes.  Marco Guetg, Journalist, Zürich

E

in einzelnes Haus? Nein. Hier geht es um Häuser, um ein historisch gewachsenes und das Bild Grossbasels prägendes Ensemble. Die Sonne macht an diesem Januartag die windige Kälte etwas erträglicher, als Robert Schiess seinen Besucher über den Oberen Rheinweg Richtung Wettsteinbrücke führt, nach wenigen Minuten stehen

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bleibt, sich an das Geländer lehnt, über den Rhein und in den Schatten zeigt. «Um diese Häuser dort ging und geht es», sagt er und reiht sie mit dem Finger auf: die alte Universität, das Blaue und Weisse Haus, das Augustinermuseum, der orangene Bau der Lesegesellschaft, er zeigt auf barocke Paläste und Villen, auf das Münster …

Diese geschlossene Häuserfront war bedroht. Dort hätte nämlich dem Rhein entlang ein Steg gebaut werden sollen – ein inakzeptabler Eingriff in die bestehende Struktur, fand nicht nur der Heimatschutz. In den Chor der Opponenten stimmten auch die Freiwillige Basler Denkmalpflege wie die Stiftung für das Basler Stadtbild, Pro Natura und der

Marco Guetg

Sollbruchstelle

VON MENSCHEN UND HÄUSERN/DES MAISONS ET DES HOMMES


VON MENSCHEN UND HÄUSERN/DES MAISONS ET DES HOMMES

WWF. «Dieser Rheinuferweg», sagt Robert Schiess, «hätte ein tradiertes Bild von Basel erheblich zerstört.» Die Initiative «Grossbasler Rheinuferweg jetzt!» wurde im Mai 2014 mit 53,9 Prozent flussab geschickt. Ein Verdikt mit einem politisch wichtigen Nebeneffekt. «Dieser Entscheid des Souveräns», davon ist Robert Schiess überzeugt, «hat die künftige Tätigkeit dieser Organisationen legitimiert.» Er ist vergleichbar mit jenem Entscheid von 1967, als die Basler Stimmbürger für mehr als sechs Millionen Franken zwei PicassoBilder ankauften. Der Kampf gegen diesen Steg war Robert Schiess’ letzter Grosseinsatz gegen die Zerstörung eines Stückes Basler Baukultur. Im November trat er als Obmann des Basler Heimatschutzes zurück. Seither ist er wieder, was er vorher schon war: ein Beobachter, dessen Waffe das Wort ist. Mal laut, mal leise. Oft mit Wirkung. Retten, was noch zu retten ist Wer hätte gedacht, dass aus dem Stift aus Frauenfeld später einmal ein Streiter für die Basler Baukultur werden wird? So fragt, wer nicht weiss: Robert Schiess hat sich schon während seiner KV-Lehre für Kunst interessiert. Und er wollte mehr, holte die eidgenössische Matura nach, ging an die damalige Handelshochschule St. Gallen, gab dann aber doch bald seiner Freizeitpassion nach und studierte an der Uni Basel Kunstgeschichte. Den Lebensunterhalt für seine fünf köpfige Familie verdiente sich Robert Schiess als Revisor. Zu 100 Prozent allerdings liess er sich nie anstellen. «Ich bot jeweils nur drei Finger an, damit zwei frei blieben». Damit spielte er auf der Klaviatur der Kunst. Er wurde Journalist, kuratierte Ausstellungen, verfasste Bücher. Fürs Basler Volksblatt schrieb er erste Architekturkritiken. Seine Stimme wurde gehört. Robert Schiess wurde in die Stadtbildkommission gewählt. «Dort hat sich mein Blick geschärft und professionalisiert.» Kaum war 1991 die Stadtbildkommission aufgelöst, bot man ihm das Präsidium des Basler Heimatschutzes an. Sein Engagement dauerte 23 Jahre. Seine Motivation: Künftig mehr als nur über die Stadt reden und schreiben, aber auch «retten, was noch zu retten ist.» Was dramatisch klingt, hat einen Vergleichs-

wert. Nach dem Zweiten Weltkrieg, erklärt Robert Schiess, sei in Basel «so viel Bausubstanz verschwunden wie in Freiburg i.Br. während des gesamten Krieges durch Bomben zerstört worden ist». Und kaum im Amt, hörte man ihn auch. Seine Interventionen waren selbstbewusst und direkt. Als pflegeleicht galt er nie. «Das ist auch nicht die Aufgabe des Heimatschutzes», findet der Obmann i.R. Sein Wirken zeigte Wirkung. Robert Schiess hat darüber Protokoll geführt. Er greift nach seiner Dokumentation, blättert und liefert für Basler sofort ortbare Stichworte: Küchlin, Badischer Bahnhof, Wolfgottsacker, Kantonsspital Klinikum I… alles Metaphern des Erfolges. Natürlich gabs auch Niederlagen. Der Alte Bayrische am Steinberg etwa gehört dazu, vor allem aber das «Alte Warteck», wo der Heimatschutz 2008 seine Hoffnungen begraben musste. «Diese Niederlage liegt mir heute noch auf dem Magen.» Therapie mit Langzeitwirkung Sein Einstehen für Bestehendes hat seinen Blick für Neues nicht getrübt. Neubauten könne er durchaus etwas abgewinnen, «wenn sie gut sind und sich ins Stadtgefüge einpassen». Denn eine Stadt wandle sich, nur müsse dieser «Wandel in Verbindung stehen mit dem Bestehenden.» Diese Haltung wäre ein probates Mittel gegen eine vor allem bei berühmten Architekten oft grassierende Krankheit. Seine Kurzdiagnose: «Stararchitekten glauben, die Welt müsse an ihrem Wesen genesen.» Seine Therapie mit Langzeitwirkung: «Bei der Beurteilung und Gestaltung der Stadtentwicklung sollen vor allem jene berücksichtigt werden, die in der Stadt arbeiten und leben und somit ein Sensorium haben für diesen speziellen Ort.» Robert Schiess’ Einsatz für den Ort Basel erfolgte weniger aus Lust an der Provokation denn aus Liebe am Ort und im Wissen um die Notwendigkeit eines Korrektivs. «Man darf die massgebenden Menschen in einer Stadt nicht machen lassen, was sie wollen. Es braucht Leute, die ihnen die Stirn bieten», sagt Robert Schiess, und der Besucher zweifelt keinen Augenblick: Auch wenn Robert Schiess ruhiger werden wird, schweigen wird er nicht.

FORT OU DOUCEMENT? Les Bâlois ne veulent pas d’un chemin piétonnier au bord du Rhin. En mai 2014, ils ont refusé à une majorité de 53,93% l’initiative lancée en faveur de ce projet. Robert Schiess qui a présidé durant 23 ans la section bâloise de Patrimoine suisse respire. Ce projet aurait porté atteinte à toute une rangée de maisons au bord du Rhin, en dessous de la cathédrale. Une large coalition d’opposants au projet, notamment la section bâloise de Patrimoine suisse, a réussi à convaincre les Bâlois de la nécessité de préserver leur patrimoine bâti. Un succès pour Robert Schiess, qui a démissionné de la présidence peu après, en novembre 2014, pour redevenir simple observateur, avec pour seule arme la parole. Tour à tour journaliste, curateur d’expositions, éditeurs de livres à côté de son métier d’expert-comptable qui lui permettait de nourrir sa famille, Robert Schiess s’est toujours efforcé de contribuer à la sauvegarde de ce qui pouvait l’être, remportant de nombreuses victoires, mais également des revers. «Après la Seconde Guerre mondiale», dit-il, «davantage de bâtiments ont été démolis à Bâle qu’à Fribourg-enBrisgau durant les bombardements». Si Robert Schiess a contribué à la sauvegarde du patrimoine historique bâlois, il est également attentif aux réalisations contemporaines et s’insurge contre les stars de l’architecture qui parachutent un projet sans égard pour l’environnement construit. Pour Robert Schiess, l’architecture nouvelle doit s’intégrer au bâti existant, et les habitants doivent empêcher de laisser faire ce dont ils ne veulent pas. Pas de doute, Robert Schiess parlera plus doucement, mais ne se taira jamais!

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BÜCHER/LIVRES

KONTRASTREICHES WALLIS

Kanton Wallis, Departement für Verkehr, Bau und Umwelt (DVBU) in Zusammenarbeit mit den Archives de la construction moderne: Baukultur im Kanton Wallis. Architektur und Ingenieurbauten 1920–1975, 239 S., 2014 Edition Hochparterre, CHF 55.–

Es ist eine Charmeoffensive, die hier unternommen wird. Was als Inventaraufarbeitung der jüngeren Baukultur begann, wurde aufgrund des vorgefundenen Reichtums und der drängenden Situation zum Buchprojekt. Information dient als erste Schutzmassnahme: Nach einem langjährigen Rechercheprozess präsentieren die Herausgeber der Öffentlichkeit 198 interessante Bauten aus der jüngeren Geschichte. 50 davon werden zur Unterschutzstellung empfohlen. Viel mehr als nur Einzelobjekte, präsentiert das Werk Zusammenhänge und Hintergründe zur Transformationsgeschichte des Südkantons, dessen Wandel sich innerhalb einer Generation «vom Maultier zum Kommunikations-

satelliten» erstreckte. Prägnante und gut verständliche Einleitungen rahmen die Objektaufnahmen. Es gibt viel zu entdecken: von den Brücken und Ausgleichsbecken von Alexandre Sarrasin über Lawinen- und Steinschutzgalerien, Kraftwerksbauten bis zu Kirchen, Feriendörfern und faszinierenden Villen von Alberto Sartoris, Pierre Zoelly, Jean Suter oder Jean-Paul Darbellay und vielen weiteren Meistern der Baukunst. Fotos von bereits abgebrochenen Bauwerken verdeutlichen, dass es höchste Zeit zum Handeln ist. An alle Kantone, die ihre jüngere Baugeschichte noch nicht aufgearbeitet haben: zur Nachahmung empfohlen!  Françoise Krattinger

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ARCHITEKTONISCH VERLOREN?

KOMPLEXE WAHRNEHMUNG

ARCHITEKTUR-PANOPTIKUM

Christian Flierl, Ulrike Jehle-Schulte Strathaus, Roger Ehret: Völlig losgelöst. Architektur der 70erund 80er-Jahre in der Nordwestschweiz und den grenznahen Regionen, 152 S., 2014 Park Books, CHF 44.–

Tom Steinert: Komplexe Wahrnehmung und moderner Städtebau. Paul Hofer, Bernhard Hoesli und ihre Konzeption der «dialogischen Stadt», 584 S., 2014, Park Books, CHF 99.–

Christoph Merian Stiftung/Schweizerisches Architekturmuseum (Hg.): Architekturführer Basel. Die Baugeschichte der Stadt und ihrer Umgebung. Dorothee Huber, Christoph Merian Verlag, Basel 2014, 500 S., CHF 59.–

Wie das Raumschiff im Lied von Peter Schilling (1982) scheinen die Buchstaben des Titelschriftzugs frei über das Buchcover zu schweben. Sieht man sich die Gebäudeporträts des Fotografen Christian Flierl an, so klingt unweigerlich noch ein anderer Song aus der wilden Discozeit an: «Le Freak – c’est chic» der Band Chic (1978). Flierl fing «aus einer Mischung von Unverständnis und Faszination» an, die exzentrischen Zeugnisse der Postmoderne im Raum Basel zu fotografieren. Er verstand sie nicht – und befindet sich damit wohl in guter Gesellschaft. Die Publikation eröffnet eine frische und neugierige Sicht auf die gealterten Diven von einst, die schon ein bisschen verquer in der tristen Landschaft des Mittellandes stehen. Zitate und Interviews zeichnen ein Stimmungsbild aus der Bauzeit und versuchen, etwas Kontextinformation zu liefern. Der Blick auf die Stilbrüche und gewagten Kombinationen mag heute Kopfschütteln auslösen, aber auch eine Prise Wehmut. In den 70er- und 80er-Jahren gab es noch Platz für Experimente und Überschwang ohne Stararchitekturallüren.  Françoise Krattinger

Ende der 1970er-Jahre stellten der Kunstund Städtebauhistoriker Paul Hofer (1909– 1995) und der Architekt Bernhard Hoesli (1923–1984) mit dem an der ETH Zürich konzipierten Gedanken einer «dialogischen Stadt» der modernen Stadtplanung den Ansatz einer räumlich-visuellen Wahrnehmung gegenüber. Sie wollten damit die spürbare ästhetische Verarmung der Nachkriegsmoderne überwinden und gleichzeitig eine nachhaltige Alternative zur Postmoderne bieten. Das Buch beschreibt die Ideengeschichte der «dialogischen Stadt», die bis heute als Inspiration für den nachhaltigen Städtebau dient, und präsentiert ausführlich die vielfältigen Grundlagen und Dokumente rund um das eigentliche Hauptereignis, den Jahreskurs 1978/79 von Paul Hofer und Bernhard Hoesli an der Architekturabteilung. Die 584 eng bedruckten Seiten sind keine leichte Kost. Sie sind vielmehr eine komplexe und anspruchsvolle Lektüre für fachspezifisch interessierte Profis – und gleichzeitg eine Art Biografie des Kunst- und Städtebauhistorikers und des Architekten. 

Der seit Längerem vergriffene Architekturführer Basel ist umfassend überarbeitet und erweitert neu aufgelegt worden. Nicht ohne Stolz vermerkt der Buchrücken: «Basel ist die bedeutendste Architekturstadt in der Schweiz.» Mit seinen 500 Seiten lässt das Buch das Gewicht der Baukultur in der Rheinstadt physisch erfahren. Als kleiner treuer Wegbegleiter eignet sich der Architekturführer demnach nicht vorbehaltlos. Als Lese-, Bilder- und Schmökerbuch in den eigenen vier Wänden leistet die umfassende Publikation hingegen wertvolle Dienste. Erfreulicherweise beschränkt sich der Architekturführer nicht nur auf die Beschreibung von Einzelbauten, sondern erklärt anschaulich die Basler Stadtentwicklung vom Mittelalter bis in die Neuzeit, fasst architektonische Strömungen zusammen und stellt die bedeutendsten Basler Architekten in Kurzform vor. Hervorzuheben ist der geweitete Blick der Publikation, der auch bedeutende Objekte aus den Nachbarkantonen und -ländern im Kontext vorstellt. 

Peter Egli

Patrick Schoeck-Ritschard

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BÜCHER/LIVRES

GROSSE BAUWERKE

EIN ABSPANN Patrick Dillon und Stephen Biesty: Grosse Bauwerke. Die Geschichte der Architektur. Gerstenberg 2014, 96 S., CHF 27.90

LE PATRIMOINE HABITÉ Urs Steiner (Hg.): Das Kino Razzia. Ein Abspann. Im Brennpunkt der Zürcher Kulturgeschichte 1922 bis 2014, Scheidegger & Spiess Verlag, Zürich, 2014, 192 S., CHF 49.–

Philippe Gueissaz, Martin Steinmann et Bernard Zurbuchen: Le patrimoine habité. Transformations de bâtiments dans le Jura vaudois, Presses polytechniques et universitaires romandes PPUR, Lausanne 2014, 128 p., CHF 49.50

«Jedes Gebäude kann eine Geschichte erzählen.» Gemäss diesem Motto führt das Buch Kinder und Jugendliche mittels spannender Geschichten an spektakuläre Bauten heran. Von den ägyptischen Pyramiden über die Bauten der Renaissance bis hin zum Centre Pompidou in Paris: Patrick Dillon erklärt, welche Ideen hinter den grossen Bauwerken stehen und zeigt auf, dass Gebäude immer auch als Produkte gesellschaftlicher und technischer Entwicklungen zu verstehen sind. Ein Highlight sind Stephen Biestys detailreiche Illustrationen: Zahlreiche Querschnitte und Aufrisse ermöglichen Einblicke in die Struktur und das Innenleben der Gebäude und lassen (auch den erwachsenen Betrachter) staunen. Zwar konzentriert sich das Buch auf einige Leuchttürme der Architekturgeschichte, dennoch: Das erste Kapitel mit einem Überblick zur Entwicklung der Baukultur macht deutlich, dass auch alltägliche Gebäude wie ein Hochhaus oder ein Bahnhof Geschichten erzählen können. 

Das Zürcher Seefeld blickt auf eine bewegte Vergangenheit zurück. Die Publikation Das Kino Razzia – Ein Abspann dokumentiert die Geschichte einer Liegenschaft im Herzen des Stadtquartiers, welche als Sinnbild dieser dynamischen Entwicklung gilt. Das vor Kurzem renovierte Gebäude entstand in den 1920er-Jahren als erstes Lichtspieltheater Zürichs. Seine Blütezeit erlebte das Haus, als es 1983 nach Jahrzehnten des Niedergangs als Off-Kino «Razzia» wiederbelebt wurde. In den 1990er-Jahren verkam es trotz Denkmalschutz zum «Schandfleck» des aufstrebenden Quartiers und konnte schliesslich durch Umnutzung und Renovation vor dem endgültigen Zerfall gerettet werden. Reich illustrierte Exkurse zur Renovation des Hauses, zur Geschichte der Zürcher Kinokultur und ein Beitrag zur Umnutzung historischer Bauten des Architekten Arthur Rüegg ergänzen die Ausführungen zur Geschichte des Hauses.

Dans un ouvrage intitulé Le patrimoine habité, les architectes Martin Steinmann et Bernard Zurbuchen s’attachent à analyser la démarche de transformation de bâtiments remarquables de tout type: ferme, atelier, petite usine, villa, école. Leur analyse se concentre sur le Jura vaudois. Les auteurs s’interrogent sur les stratégies d’adaptation du bâti aux besoins contemporains: celles-ci peuvent tenir compte de la substance historique et morphologique existante et donc avoir exclusivement une dimension de sauvegarde, mais les implications socio-économiques et culturelles qui les sous-tendent peuvent aussi dépasser le seul principe de conservation. La première partie théorique est complétée de la description de 15 réalisations de l’architecte Philippe Gueissaz, qui a consacré une grande partie de son activité à étudier le patrimoine bâti et à transformer des maisons du Jura vaudois, principalement à Sainte-Croix, son lieu de résidence.

Judith Schubiger

Nicolas Hunkeler

Peter Egli

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SEMPACH UND BEROMÜNSTER

Denkmalpflege und Archäologie Luzern (Hg.): Berichte! Rathaus Sempach; Stiftstheater & Schol Beromünster. Denkmalpflege und Archäologie des Kantons Luzern, Luzern, 2014 und 2013, 96 und 88 S., kostenlos

Im Rahmen der Schriftenreihe Berichte! stellt das Luzerner Amt für Denkmalpflege und Archäologie das Rathaus in Sempach vor. 1475 erbaut, sind die noch erhaltenen historischen Bauteile so zahlreich wie in keinem anderen Gebäude der Altstadt. Deshalb entschlossen sich die Denkmalpflege und der Stiftungsrat Rathaus Sempach, das erhabene Fachwerkhaus zu renovieren und zu einem Ortsmuseum umzunutzen. Der Bericht geht der Vergangenheit des vormals multifunktional genutzten Rathauses nach und verknüpft die Erkenntnisse aus den archäologischen Ausgrabungen mit der histori-

schen Bedeutung der baulichen Substanz. Eine zweite Publikation präsentiert im gleichen Sinne das Stiftstheater und die Schol in Beromünster und stellt die Baugeschichte der beiden Häuser in einen historischen Kontext. Anhand archäologischer Befunde im Stiftstheater lassen sich Rückschlüsse auf die Entstehung der beiden Gebäude und den sich verändernden Bezug der Häuser zum Stiftsbereich ziehen. Dreidimensionale Illustrationen und Grundrisse veranschaulichen die Zusammenhänge der im Zuge der Ausgrabungen gemachten Entdeckungen.  Nicolas Hunkeler

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LEA, LUC & MIRO

Nos villes se composent de bâtiments issus d’époques très différentes. Leurs caractéristiques nous donnent des indices sur leur date de réalisation – par exemple la manière dont ils sont construits, la forme de leurs fenêtres ou encore leur décoration. D’après toi, lequel des trois bâtiments ci-dessous est-il le plus récent? A quoi le vois-tu?

KNOBELN UND GEWINNEN

COGITE ET GAGNE

Luc ist gerade beim Trompetenunterricht. Findest du heraus, in welchem Haus er ist? Welche Farbe hat das Haus? 1. Das rote Haus hat eckige Fenster und ist nicht in der Mitte. 2. In einem grossen Raum im 4. Stock wird Klavier gespielt. 3. Frau Slowobas Haus ist blau und hat keine runden Fenster. 4. Herr Klein spielt Trompete. 5. Aus der geöffneten Balkontüre hört man Geigenmusik. 6. Frau Tischbein wohnt nicht im grünen Haus. Schicke uns die Antwortkarte mit der richtigen Antwort bis am 15. April 2015. Vergiss nicht, dein Geburtsjahr und den Absender zu notieren. Unter allen richtigen Einsendungen verlosen wir einen Preis.

Luc est à son cours de trompette. Parviens-tu à déterminer dans quel bâtiment il se trouve? De quelle couleur est ce bâtiment? 1. Le bâtiment rouge a des fenêtres rectangulaires et n’est pas celui du milieu. 2. Dans la grande salle du 4e étage, on joue du piano. 3. La maison de Madame Slowoba est bleue et n’a pas de fenêtres rondes. 4. Monsieur Klein joue de la trompette. 5. On entend du violon depuis la porte-fenêtre ouverte. 6. Madame Tischbein n’habite pas dans la maison verte. Envoie-nous le talon-réponse jusqu’au 15 avril 2015. N’oublie pas d’indiquer ton nom, ton adresse et ton année de naissance. Parmi les participant-e-s qui auront donné la bonne réponse, celui ou celle qui sera tiré-e au sort recevra un prix.

Arisa Braunwalder (5) aus Uhwiesen ist die Gewinnerin der Verlosung aus Heft 4/2014.

La gagnante du tirage de l’édition 4/2014 est Arisa Braunwalder (5 ans), de Uhwiesen.

→ Alle bisherigen «Lea, Luc & Miro»-Seiten unter www.heimatschutz.ch/lealucmiro

→ Toutes les pages «Lea, Luc & Miro» précédentes se trouvent sur

Konzept/Conception: Judith Schubiger, Gabi Berüter /Illustration/Graphisme: Gabi Berüter

In unserer Umgebung gibt es Häuser aus ganz verschiedenen Zeiten. Die Gebäude haben Merkmale, die uns einen Hinweis geben, wann ein Haus gebaut wurde. Zum Beispiel die Art der Konstruktion, die Form der Fenster oder die Verzierungen. Kannst du sagen, welches der drei Häuser unten wohl das neuste ist? Woran hast du es erkannt?

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GESCHÄFTSSTELLE/SECRÉTARIAT Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse Villa Patumbah Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich T 044 254 57 00, F 044 252 28 70 info@heimatschutz.ch, www.heimatschutz.ch, info@patrimoinesuisse.ch, www.patrimoinesuisse.ch Geschäftsleiter/Secrétaire général: Adrian Schmid ZENTRALVORSTAND/COMITÉ CENTRAL Geschäftsausschuss/Bureau Präsident/Président: Philippe Biéler, 1613 Maracon philippe.bieler@patrimoinesuisse.ch Vizepräsident/Vice-président: Severin Lenel, St. Gallen Daniela Saxer, Zürich Übrige Mitglieder/Autres membres: Benedetto Antonini, Muzzano TI Christian Bischoff, Genève Beat Schwabe, Ittigen BE Andreas Staeger, Brienz BE Geschäftsstellen/Secrétariats Sektionspräsidenten/Présidents de section Aargauer Heimatschutz Präsident: Christoph Brun, Brugg Geschäftsstelle: Henri Leuzinger, Kapuzinergasse 18, Postfach 358, 4310 Rheinfelden, G 061 831 70 05, P 061 831 69 67 Heimatschutz Appenzell A.-Rh. Präsident: Heinz Naef, Ober Bendlehn 20, 9042 Speicher, G 071 344 26 44 Heimatschutz Basel Präsident: Christof Wamister, Basel Geschäftsstelle: Paul Dilitz, Hardstrasse 45, Postfach, 4010 Basel, G 061 283 04 60 Baselbieter Heimatschutz Präsident: Ruedi Riesen, Liestal, G 061 921 07 56 Geschäftsstelle: Markus Vogt, Hauptstrasse 6 4497 Rünenberg, G 061 981 44 46, F 061 981 44 18 Berner Heimatschutz Präsidentin: Dorothée Schindler, Bern Geschäftsstelle: Kramgasse 12, 3011 Bern, G 031 311 38 88, F 031 311 38 89 Bündner Heimatschutz Präsidentin: Inge Beckel, 7413 Fürstenaubruck Geschäftsstelle: Ludmila Seifert-Uherkovich, Lürlibadstrasse 39, 7000 Chur, G 081 250 75 72 Proteziun da la patria d’Engiadina Ansprechperson: Patrizia Guggenheim, 7606 Promontogno, G 081 822 13 27 Patrimoine suisse, section Fribourg Président: Pierre Heegaard, Stalden 20, 1700 Fribourg, B 032 654 91 26, F 032 654 91 08, P 026 322 61 36 Patrimoine suisse, section Genève Président: Robert Cramer, Genève Secrétariat: ruelle du Midi 10, case postale 3660, 1211 Genève 3, B 022 786 70 50, F 022 786 78 07 Glarner Heimatschutz Präsident: Thomas Aschmann, Bankstrasse 20 8750 Glarus, G: 055 640 39 72 Patrimoine Gruyère-Veveyse Président: Jean-Pierre Galley, Au village, 1669 Lessoc Secrétariat: Denis Buchs, case postale 161, 1630 Bulle 1, B 026 916 10 10 Innerschweizer Heimatschutz Präsident: Conrad Wagner, Stansstaderstrasse 28 6370 Stans Geschäftsstelle: Andreas Stäuble, Schirmertorweg 6, 6004 Luzern Patrimoine suisse, section Jura Président: Antoine Voisard, Porrentruy Administrateur: Georges Daucourt, CP 2202, 2800 Delémont 2, T/F 032 422 73 89 Patrimoine suisse, section neuchâteloise Coordination: Delphine De Pretto Président ad interim: Jean-Marc Breguet, route des Gouttes-d’Or 9, 2000 Neuchâtel Oberwalliser Heimatschutz Präsident: Giuseppe Curcio, Terbinerstrasse 11, 3930 Visp, T 027 946 02 83

Schaffhauser Heimatschutz Postfach 3121 8201 Schaffhausen, info@heimatschutz-sh.ch Schwyzer Heimatschutz Präsident: Walter Eigel, Zwygarten 11, 6415 Arth, P 041 855 51 66 Solothurner Heimatschutz Präsident: Philipp Gressly, Solothurn Geschäftsstelle: Tanja Baumberger, Ravellenweg 12, 4702 Oensingen, G 032 622 12 26 Heimatschutz St. Gallen/Appenzell I.-Rh. Präsidentin: Kathrin Hilber, St. Gallen Geschäftsstelle: Natalia Bezzola Rausch, Davidstrasse 40, Postfach 931, 9001 St. Gallen, G/F 071 222 07 20 Thurgauer Heimatschutz Präsident: Uwe Moor, Oberhofen bei Kreuzlingen Geschäftsstelle: Gianni Christen, altes SBB-Stellwerk Weinfelden, Schützenstrasse 28, Postfach 299, 8570 Weinfelden, G 071 620 05 10 Società ticinese per l’arte e la natura (STAN) Presidente: Antonio Pisoni, Ascona STAN: Via Borghese 42, CP 1146, 6601 Locarno, U 091 751 16 25, F 091 751 68 79 Patrimoine suisse, section Valais romand Présidente: Magali Reichenbach, rue de Savoie 108 1962 Pont-de-la-Morge Patrimoine suisse, section vaudoise Président: Denis de Techtermann, Morges Secrétariat: chemin des Bulesses 154, 1814 La Tour-de-Peilz, B 021 944 15 20, F 021 944 15 89 Zuger Heimatschutz Präsident: Dr. Meinrad Huser, Zug Geschäftsstelle: Postfach 4641, 6304 Zug, G 041 711 13 18, F 041 711 13 19 Zürcher Heimatschutz Präsidentin ad interim: Mariana Albanese, Zürich Geschäftsstelle: Eichstrasse 29, 8045 Zürich, G 044 340 03 03, F 044 340 03 35 Fachberater/Conseillers Anfragen über die Geschäftsstelle des Schweizer Heimatschutzes/Consulter le secrétariat de Patrimoine suisse Bauberatungskommission/Commission technique: Christoph Schläppi, Bern (Präsident) Christian Bischoff, Genève Hansjörg Stalder, Basel Patricia Schibli, Wettingen

IMPRESSUM 1/2015: 110. Jahrgang/110e année Herausgeber/Editeur: Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse Redaktion/Rédaction: Peter Egli (Leitung) Elisabeth Kopp-Demougeot (traductions) Irene Bisang (Übersetzungen) Frieda Lüscher (Übersetzungen) Redaktionskommission/Commission de rédaction: Gerold Kunz (Vorsitz), Architekt ETH BSA Peter Egli, Architekt FH/Redaktor Adrian Schmid, Geschäftsleiter Christian Bischoff, architecte EPF Ivo Bösch, Architekt ETH/Redaktor

Prof. Dr. Georg Mörsch Gerold Kunz (Konferenz der Schweizer Denkmalpflegerinnen und Denkmalpfleger)

Ex. Die schönsten Bauten 1960–75 ____ Ex. Les plus beaux bâtiments 1960–75 Ex. Die schönsten Cafés und Tea Rooms der Schweiz ____ Ex. Les plus beaux cafés et tea rooms de Suisse Ex. Die schönsten Bäder der Schweiz ____ Ex. Les plus beaux bains de Suisse Ex. Die schönsten Spaziergänge der Schweiz ____ Ex. Les plus belles promenades de Suisse

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Druck/Impression: Stämpfli AG, 3001 Bern Gestaltungskonzept/Maquette: Stillhart Konzept und Gestaltung, 8003 Zürich Erscheint/Parution: vierteljährlich/trimestrielle Auflage/Tirage: 18 000 Ex. Adresse: Redaktion «Heimatschutz/Patrimoine», Villa Patumbah, Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich T 044 254 57 00 redaktion@heimatschutz.ch, redaction@patrimoinesuisse.ch ISSN 0017-9817 Nächstes Heftthema: Zehn Jahre Ferien im Baudenkmal Redaktionsschluss: 7. April 2015 Thème du prochain numéro: Les dix ans de Vacances au cœur du patrimoine Délai rédactionnel: 7 avril 2015

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Nühus safien platz, gr t: 081 630 60 66 www.safientalferien.ch 6 zimmer / Dz ab CHf 160.– erbaut 1806, Umbau 1960: rudolf Olgiati transformation 2013: felix Hunger

Preziose im safieNtal Man kann getrost von einem Glücksfall sprechen: Das Gastgeberpaar erwarb das über 200-jährige Walserhaus mitsamt Original-Mobiliar und eröffnete darin ein Gasthaus, «weil das Haus danach verlangte». Mit viel Feingefühl und handwerklichem Können wurde die jeweils passendste Lösung gefunden, um die einmaligen Werte des «Nühus» zur Geltung zu bringen. Die grossen quadratischen Fenster und der offene

Kamin im Aufenthaltszimmer stammen aus einem geschickten Ausbau in den 1960er Jahren. In der gemütlichen Gaststube mit den massiven, urchigen Tischen und dem grossen Specksteinofen rückt der Unterländer-Stress weit weg. Der Ruhe zuliebe sind Kinder ab 10 Jahren willkommen.

uN trésor au safieNtal On peut parler sans exagérer d’un coup de chance: le couple d’hôteliers a acquis cette maison Walser vieille de plus de deux siècles, avec tout son mobilier original, et y a ouvert une auberge «parce que ce bâtiment le réclamait». Avec beaucoup de goût et d’habileté artisanale, tout a été mis en œuvre afin de trouver à chaque fois une solution permettant de mettre en valeur les charmes passés de la Nühus. Les grandes fenêtres carrées et la cheminée ouverte dans le salon datent d’une rénovation judicieuse dans les années 60. La salle à manger accueillante, avec ses tables rustiques massives et son grand poêle en pierre ollaire, a tôt fait de chasser le stress de la plaine. Afin de préserver la tranquillité, les enfants sont admis dès 10 ans.

72 Hotel Garni Casa Martinelli maggia, ti t: 091 760 90 51 www.casa-martinelli.ch 10 Zimmer / DZ CHF 160.– bis 240.– Erbaut im 17. Jh. Renovation und Umbau 2011: Luigi Snozzi

arCHitektonisCHe ÜberrasCHunG iM MaGGiatal Die Sonnenuhr an der Fassade der ehrwürdigen Casa Martinelli sei nicht ganz präzise. Pünktlichkeit spielt hier wohl meist eine untergeordnete Rolle: im weitläufigen Garten, der sich dem Fluss Salto entlangzieht, lässt es sich wunderbar ausspannen. Die Gastgeberin wagte einen Neuanfang südlich der Alpen und konnte keinen geringeren als Luigi Snozzi für ihr Hotelprojekt ins Boot holen. Das

baufällige Haus wurde sorgfältig renoviert, und anstelle des Stalles entstand ein Zimmertrakt aus schlichtem Sichtbeton. Die Holzbalken des abgebrochenen Teils wurden zu Tischen verarbeitet. Der Frühstücksraum wartet mit Fresken auf, und im Kellergewölbe dürfen sich die Gäste an lokalen Spezialitäten bedienen.

surprise arCHiteCturale dans le val MaGGia Le cadran solaire sur la façade de la vénérable Casa Martinelli n’est pas d’une précision parfaite. Mais ici la ponctualité ne joue le plus souvent qu’un rôle très accessoire car le vaste jardin qui s’étire le long du fleuve Salto est un lieu de repos idéal. L’hôtesse s’est lancée à l’aventure au sud des Alpes: pour son projet d’hôtel, elle ne s’est pas adressée au premier architecte venu puisqu’elle a fait appel à Luigi Snozzi. La bâtisse qui tombait en ruine a été rénovée avec soin. L’aile des chambres, en béton apparent, a remplacé l’écurie dont les poutres sont reconverties en tables. La salle du petit-déjeuner est décorée de fresques et, sous la voûte de la cave, les clients peuvent faire leur choix parmi les spécialités locales.

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Heimatschutz/Patrimoine 1-2015  

Die Zeitschrift "Heimatschutz/Patrimoine" wird viermal jährlich vom Schweizer Heimatschutz herausgegeben. Sie richtet sich an Mitglieder des...

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