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Editorial Par Amamra Said Med El Hadi.

Revue mensuelle de la FASAC

LA BARRE EST DESORMAIS TRES HAUT PLACEE

‫المؤسسة األوراسية‬

‫للعلوم والفنون والثقافة‬ F

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Directeur de la publication / Fondateur AMAMRA SAID MOHAMED EL HADI ont collaboré à ce numéro: Amamra Said Mohamed El Hadi,Laabed Aissa, Merzouki Said, Rachid Hamatou, Boumaila belgacc cem, Dhia El mou’iz, Sebti Mallem, Krim Mohamed, Leila Aberkane, Khaled Naimi,Rafik Eddine El Batni,Hacène Bouzidi, Larbi Boulbina,Noureddine Bergadi,Abdelhakim Bouhraoua, Khendoudi Noureddine, Fatima Zaalani, Miloud Kaddour, Kamel Berkani.

Conception graphique: Aissam Hamoud. Crédit photos: Fasac - Benidir Aziz - SNC Guerfi Dépôt légal. 534-2007 ISSN: 978-9961-9763-00 Compte BNA: 001 00336 0200021299 06 Siège : 13,cité des frères Khezzar (742 logts) Bouakal, Batna Tél. : 0771.20.06.10 Mail : batnainfo@gmail.com Site web: www.batnainfo.com IMPRESSION: Imprimerie A. Guerfi

sommaire Editorial

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VISA POUR LA HAINE DE NASSIRA BELLOULA

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Canal Algérie hote de la fasac

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REPORTAGE SUR LA PARTIE SUD DE BATNA

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Abdellali BOUGHRARA Artiste peintre surréaliste autodidacte

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EL OUTAYA (Biskra) - HAMMAM SIDI EL HADJ

A QUAND LE TOURISME AURESSIEN?

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PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE ET HISTORIQUE DES AURES.

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Il était une fois Aïn Silène

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Clôture des troisièmes journées maghrébines du théâtre à Batna

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Rendez-vous à la quatrième édition! Clôture des troisièmes journées maghrébines du théâtre à Batna

La réconciliation du public avec le théâtre!

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Quand Batna devient capitale mondiale de la musique

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REPORTAGE SUR LA PARTIE SUD DE BATNA EL KANTARA, LA GLOIRE PERDUE

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© FASAC 2010. Reproduction autorisée en citant la source. Ce numéro a été tiré à 1000 exemplaires.

Nous voici abordant un nouveau numéro, celui de la reprise, après un repos amplement méritt té par tout le staff, surtt tout après une année folle en acquis culturels et autres concrétisations qui nous ont valu de marquer de nouveaux points et d’enregt gistrer des résultats salués çà et là par nos responsables qui sont la preuve de leur grande possibilité d’apprécier le travail bien fait. C’est donc la rentrée sociale, même si le ramadhan a bon dos avec les non-citoyens qui boudent la sacralité du mois et époust sent avec débilités le statut « d’estomacs ambulants ». Notre wilaya ,et il est malheureux de le dire, ne fait que produire des rumeurs par tout le négativisme que l’on veut lui coller , tout en occultant les autres aspects civilisationnels qui sont traduits sur l’aire de la réalité et à inscrire dans la case des efforts entrepris en faveur de l’évolution ,voire du désenclavement intellectuel et de la « déghetoisation » de la région afin d’effacer le péjoratif que l’on nous attribue à dessein et surtout à tort au travers du fait qu’on soit chaoui. CHAOUI est fier de l’être, nous le sommes ! La barre est désormais placée très (trop ?) haut avec ces réalisations (voir reportage photos). Batna n’est pas aussi sombre qu’on le fait croire, les aspects positifs ne manquent pas ce qui est déplorable par contre c’est « ce silence radio » orchestré par certains plumitifs. Il faut penser à un journalisme local qui sert la région et non la ternir,un journalt lisme d’investissements capable de faire réaliser des projets et concrétiser des rêves d’auressiens !


Visa PoUr la haine RACHID HAMATOu

DE NASSIRA BELLOuLA

Un récit concis et dense, un sujet boulet versant et incroyable, un roman sociolot gique qui pose avec acuité le danger et la destruction de l’endoctrinement. Le dernier roman de Nassira Belloula Visa pour la Haine, paru aux éditions Alpha en 2008, mérite doublement qu’on s’y attache, pour l’histoire incroyable qui s’y raconte, l’écriture passionnante et forte et cette fin si inattendue du roman. D’emblée, dès l’int cipit, le ton est donné, dynamique et rude : «Octobre 2004, New York, la rue s’allonge dans une blancheur effrayante, s’étirant dans le néant. Je ne sais plus où j’en suis. Je sens que la mort rôde, collée à moi comt me du vomi. Cette violence que le vent fait naître comme une douleur compulse mes sens. Voilà des heures que je promène un regard obstiné, qui se dilate comme un œil progressif devant les feux des voitut res qui éclaboussent mon espace… » Le roman, en un flashback captivant, nous fait traverser Bab EltOued, Ouled Allal et Sidi Moussa, les maquis de Chréa pour se retrouver confrontés au terrorisme int ternational, les caches en Afghanistan, en passant par les camps d’entraînement à Karachi (Pakistan) et les bombardements américains en Irak, mais aussi la Syrie, Le Caire et enfin New York où la vie du personnage principal, Noune, s’écroule. Durant ce périple international, Noune va partager le sort des femmes musulmanes, celui des opprimés, haïssant les puissances occidentales qui sévissent en Irak, appret nant le maniement des armes, trouvant l’amour dans les bras de son instructeur, pourtant, la vérité qu’elle découvre l’horrit fie, luttant contre un chef islamiste, territ blement rusé et cultivé. Mais revenons au début de l’histoire, et c’est celle d’une adot lescente au prénom original de Noune qui croque la vie à pleines dents dans ce quart tier de BabtEltOued avec l’insouciance de ses quatorze ans. Elle s’accroche jalouset ment aux photos des chanteurs orientaux collées sur ses murs et s’écroule sous des soupirs en lisant des romans d’amour. La hantise de Noune, sa seule hantise, est de ne pouvoir poursuivre sa scolarité, d’être enfermée à la maison, d’être mariée de fort

ce. Ses ambitions sont à la limite de sa vot lonté. Or, ce qu’elle ne pouvait pas prédire, c’est la déferlante terroriste qui va s’abattre sur le quartier de BabtEltOued, envahist sant chaque ruelle, chaque bâtiment, chat que maison, chaque famille, emportant le tout dans une violence inouïe. Peuttêtre que certains vont dire «encore un livre sur le terrorisme ». Cela n’a rien à voir ; Nassira Belloula s’est inspirée, certes larget ment, des années d’enfer que nous avions traversées, mais ce roman est d’une écrit ture simple, poétique, romanesque, et le personnage créé par elle est un personnat ge fort et attachant, un roman qui s’inscrit dans la lignée des grands textes romanest ques et non pas dans un quelconque prét texte graphique. Une jeune femme pleine de ressources dont le parcours imaginaire et incroyable va nous plonger dans une ext traordinaire histoire. Lorsque la violence

pénètre dans la famille de la jeune fille par le biais de ses frères, tous fanatisés par l’extrémisme, et par ses deux sœurs, elle pensait y échapper encore. Puis, il y a le mariage de sa sœur Souha avec un «émir» féroce qui après la mort de Souha va ent traîner la jeune Noune dans l’aventure ist lamiste. Celletci avait juré à sa sœur mout rante qu’elle prendrait soin de son bébé, à qui elle n’a pas eu le temps de donner un nom et qui sera prénommé donc Hanouni, une promesse qui va être fatale à la jeune fille qui va se retrouver au maquis, puis en prison, bénéficiant d’une grâce (la loi de la

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rahma). Elle sera donc remise en liberté, avec le lourd fardeau d’un passé de terrot riste, elle qui n’avait fait que se défendre et tenter de se préserver. Ce passé va faire d’elle une «héroïne» pour certains, ceux qui vont l’endoctriner davantage et faire d’elle cet agent inespéré, fidèle jusqu’au sacrifice final et total. Pour ceux qui ont perdu des enfants dans ce conflit, elle est «maudite». Cette marginalisation va hâter ses choix, elle qui a vécu la violence extrêt me dans sa chair : sa mère devenue folle, son père égorgé dans les escaliers à cause de son alcoolisme, les frères tous disparus, l’ami d’enfance, «son amoureux» devenu un «Ninja» (commando policier) s’éloigne aussi d’elle, finalement un cercle vicieux où se mêlent alors colère, rage et haine. Si dans ce roman les femmes sont les pret mières victimes de cette guerre, traitées inhumainement, des esclaves sexuelles, happées par la machine terroriste, elles sont parfois partie prenante dans ce conflit qu’elles n’arrivent pas à situer ni à comt prendre, juste qu’elles s’accrochent aussi à l’illusion comme les sœurs de Noune, des vieilles filles, enfermées, sans instruction, sans projet d’avenir, pensent enfin être adt mises dans un projet de société égalitaire, parfois n’ayant pas conscience d’être utilit sées par les frères islamistes pour arriver à leurs fins. Nassira Belloula nous fait vivre le terrorisme de l’intérieur, à travers les yeux de Noune, qui, confrontée au pire, va choisir le pire. Un roman sociologique qui pose avec acuité le danger et la destruct tion de l’endoctrinement, des êtres broyés par un intégrisme implacable qui profite de la misère humaine mais surtout l’échec d’une société entière confrontée à l’abt sence d’une réelle prise en charge sur tous les plans ; c’est l’échec d’un système qui est mis en exergue ici, tout comme le danger extrémiste. Nassira Belloula accomplit un extraordinaire pari, un travail éloquent sur la langue, un texte franc et audacieux où s’opère l’alchimie du verbe et du romat nesque. Il y a certes de la révolte et de la colère, de la retenue et de la sobriété dans ce roman, il reste aussi l’un des meilleurs textes écrits ces dernières années. www.fasac.org


‫تتمنى لكم‬ ‫صومًا مقبوال ً وذنبًا مغفورًا‬ ‫و‬

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Canal Algérie hote de la fasac

fasac w w w . f a s a c . o r g

Fondation Auressienne des Sciences arts et Culture Le staff de BATNAINFO était attell lé à finaliser les derniers numéros de batnainfo dans la version petit forml mat de poche ,ainsi que de préparer la maquette de la version grand forml mat au siège de la FASAC ,et quelle ne fut la surprise pour les membres lorsqu’un coup de téléphone annl nonça la venue d’une équipe de la télévision algérienne et précisément CANAL ALGERIE à travers son animatrice fétiche de la non moins réputée émission « EL GAADA » . Une séance de travail a été improvisl sée après avoir présenter la fondatl tion à nos ôtes ,son espace lecture ,sa bibliothèque riche de plus de 2400 titres ,son espace information (revue) ,sa banque de données (en construction),ses programmes et surtout ses différentes réalisation et projet entre autre le séminaire sur le patrimoine prévu initialement en novembre 2009 et qui pour des raisl sons indépendantes de la volonté de la fasac a été reprogrammé pour le mois de novembre de 2010 . L’animatrice de l’émission LINDA a exprimé son agréable surprise envl vers les espaces et les acquis de la FASAC et a tenu quant à la présencl ce de son président sur le plateau de son émission.

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REPORTAGE SUR LA PARTIE SUD DE BATNA

EL OUTAYA (Biskra) - HAMMAM SIDI EL HADJ PATRIMOINE TOURISTQUE A L’ABANDON Bourki Messaoud

En dépit de la canicule traditionnelle qui caractérise ces régions o, combien féérique du Grand Aurès, les sites balnt néaires ne désemplissent pas, notammt ment les stations thermales à l’exemple de celle de Bordj Rose, dans la daira d’El Kantara (wilaya de Biskra). En cette période du farniente au nivt veau de la grande bleue, le modeste hammam, qui n’est qu’un bassin collt lectif, dont les parois en pierres, a son monde de visiteurs quotidiens. L’on nage en collectif. Les femmes dispost sent de deux petites chambres. Aucunt ne infrastructure d’accompagnement (Commerces, latrines, douches ….). Situé en cul de sac, presque à mi chemt min entre le hameau «Fontaine des Gazelles» et El Outaya, le bain est à trois kilomètres de la R.N 3(bifurcatt tion menant vers les communes de Djemorah et Ain Zaatout) Le site est totalement dépourvu de moyens de transport réguliers. Il faut s’y rendre à pied, pour les convaincus de la « Ziara » à Sidi El Hadj. Hammam Sidi El Hadj –c’est l’appellatt tion de l’antique source aux eaux thért rapeutiques avérées- est une «station» thermale séculaire au Nord-est de la wilaya de Biskra, dans la commune d’El Outaya.C’est un patrimoine abandt donné, victime de l’incurie des Gouvt vernants, pas du tout soucieux de la Conservation, encore moins de leur exploitation, de Lieux touristiques, dans un pays trahi par ses revenus Pétroliers, qui couvrent tout et les divt videndes du tourisme demeurent fact cultatifs. Que dire d’abord de cette source qui

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subit toujours et atrocement les effets rétroactifs du non gestion par le propt priétaire des lieux, les précédentes Asst semblée Assemblées Populaires Commt munales d’ El Outaya ? HAMMAM SIDI EL HADJ,UN SITE ABANDONNE Le hammam a été interdit au public plus de quatre ans «en raison d’un contentieux survenu au début des annt nées 2000 entre la municipalité et le concessionnaire privé, adjudicataire pour la gestion des lieux «racontent les vieillards curistes rencontrés dans l’archaïque «piscine « découverte, il y a des siècles par l’homme pieux, le Saint Sidi El Hadj. Un pseudo investisseur de la région –de surcroît- a voulu, dit-on, délocalt liser la source originelle au bord de la R.N 3 et «vendre» les eaux d’irrigatt tion aux fellahs de la zone. Cela avait dégénéré en un vaste mouvement de protestation de longue des riverains. Le contentieux dont l’APC de l’époque était partie prenante, a duré plusieurs années et le hammam fermé aux visitt teurs. Un manque à gagner criminel qui duré mais a, finalement abouti, à la réouvt verture des lieux, grâce à des interventt tions en haut lieu, selon des sources informées du dossier de Hammam Sidi El Hadj. Les élus municipaux de ce mandat, auront le mérite de bénéficier des bént nédictions des personnes du troisième âge, pour avoir rouvert Le hammam depuis quelques mois.

Inconfortablement accroupis sur les pierres érodées (faisant office de bancs ) baignant dans les eaux réchauffées par la grâce divine, de la piscine rectt tangulaire, aux murs en agglomérés et pierres effrités, les personnes du troist sième âge palabrent et ne manquent pas d’éloge sur les bienfaits de ces eaux des « Salihines » êtres invisibles rodant dans les lieux . De l’autre coté dans deux minuscules chambrées délabrées, l’on entend, à l’ombre de bougies allumées et d’enct censement, les yous yous assourdisst sant des femmes, toujours rattachées aux rites ancestraux glorifiant le Saint Sidi El Hadj et les»Salihines» des lieux. Resté en l’état infrastructurel, tel qu’hérité par l’Algérie indépendante qui a quand même, du temps des glort rieuses Délégations Spéciales (Ancêtt tres des actuelles APC instituées en 1967), aménagé la source en un basst sin rectangulaire pour les hommes et construit deux chambres thermales pour les femmes,le hammam est sitt tué en pleine palmeraie avec quelques taudis ça et la. Clôturée, cette sembt blante station thermale est dépourvue de toilettes, de douches et d’électricité (des fils attachées au tronc de palmiers alimentent deux vieux projecteurs de faible intensité).Les baigneurs de la piscine du grand air disposent de vieux vestiaires sans toit .L’accès est payé à la commune à 50 DA. et de magasins, excepté quelques dést sespérés du chômage qui, installés dans des carcasses de vieilles voitures ou baraques en zinc offrent aux baigt

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gneurs cigarettes, chemma et frites omelettes aux tarifs exorbitants. Une sorte d’épicerie est fermée ce jour et l’assoiffé doit boire l’eau chaude de la seguia.Un calme absolu règne dans les lieux et invitent à la méditation tant sur l’état de ces lieux rendus trist tes par… EL OUTAYA, UNE COMMUNE RICHE ET PAUPERISEE

pENSEéS En ce mois sacré du RAMADHAN 2010 des amis, des voit sins nous ont quitté à jamais que tous ceux qui reconnaist sent ces disparus aient une pensée pieuse en leur faveur. « ‫» ﺇﻧﺎ ﷲ ﻭﺇﻧﺎ ﺇﻟﻴﻪ ﺭﺍﺟﻌﻮﻥ‬

Dans l’Algérie de cette première dét cade du troisième millénaire enit vrée par les trillons de DA du vénéré M.Petrole, le site de Sidi El Hadj est resté en l’état, exceptés trois projets en chantiers arrêtés. Une école primaire qui renseigne sur la densité des pot pulations dans la zone est accotée à une mosquée «Omar Ibn El Khttab» qui quémande de l’aide sur une plat que métallique griffonnée au niveau de l’embranchement. Les dégâts du fameux «Daam ElFillahi» s’affichent au grand jour. Bassins secs et tuyaut terie plastiques, potées pour plant de palmier sont abandonnées par leur bénéficiaires.»Le plan de développet ment agricole est un véritable fiasco qui a enrichi les citadins qui roulent carrosse en ville «observe un fellah des lieux, dépité par le mépris des Autorités Locales qui «ne connaissent de cette région que la R.N 3 emprunt tée certainement de nuit. En effet, la commune d’El Outaya est le siège de la station transport Gaz de Sonatrach, de l’usine de sel de la sot ciété nationale ENASEL et de l’unité de production d’eau minérale du nom du hammam «Fontaine des Gazelles». La fiscalité payée par ces sociétés est conséquente et l’on se s’étonne du sous développement révoltent de cette rét gion de vocation agricole,»dés lors qu’un immense domaine agricole du nom du chahid « Driss Amor »a fait la fortune du colon Dufour «se rapt pellent les autochtones de la région subsaharienne. Ainsi donc, en dépit de ses potentialités, El Outaya est demeurée paupérisée dans ses zones rurales.

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Bennia SAADANE Né le 18.10.1938 à BATNA Décédé le 03.07.2010 CHIOUKH Ouamor (AMOR) Né le 17.04.1934 à Ain El Hamam (KABYLIE) Décédé le 11.06.2010 BENFLIS Djamel Eddine Né le 05.04.1959 Batna Décédé le 06.04.2008 THENIA AZIZ (BLIDI) Né le 03.05.1949 Oued El Athmania Décédé le 01.04.2010

ATROUS Salim Né le 05.01.1963 Batna Décédé le 30.05.2010 Membre Fondateur de la FASAC Moullet Abdelaziz Né le 18.11.1945 El Madher Décédé le 08.07.2009 Rahmoune Ahmed dit Rachid Né le 22.05.1935 Batna Décédé le 18.06.2007

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Abdellali BOUGHRARA

Artiste peintre surréaliste autodidacte Né le 31 Mars 1950 à Batna fit ses étudt des primaires secondaires et moyennt nes dans la capitale des Aurès, le bac obtenu, il s’inscrit à l’université de Constantine où il fait une année d’étudt de, mais complètement subjugué par la peinture, il renonce à l’université et s’adonne complètement à la peintt ture, il rentre au bercail au sein de sa famille, il réalise beaucoup de toiles, il acquiert une renommée au delà de nos frontières. 1973 partit à Paris à la recherche du septième art après avoir fait des études de cinématographie. Epris de la coult leur, qui évoque pour lui le grand espt pace, l’évasion, il lanca à un groupe de ses amis qui disaient de lui qu’il était un bon artiste : «voyez-vous, si mes œuvres vivent après moi toute la gloire que je pourrais espérer est qu’on dise que j’ai été un excellent artiste». Terrassé par une crise cardiaque, il succombe le 31 Juillet 1997 à Alger. C’était l’un des meilleurs artistes que la ville de Batna ait enfanté. Ses oeuvres sont éparpillées entre Part ris, Londres, Sousse, Brescia, Amsterdt dam. Expositions personnelles : -1968 à l’APC de Batna. -1969 à Timgad. -1978 à l’université de Constantine. -1979 à la galerie Mohamed Racim Alger. -1980 à la maison de la culture Batna. -1981 à la maison de la culture Batna. -1981 à la galerie Mohamed Racim Alger. -1981 à la salle de l’UNAP Alger. -1983 à la salle El Mouggar Alger. -1986 à la maison de la culture Batna. Expositions de groupe : - 1980 à la maison de la culture Batna. - la semaine culturelle Constantine Batna. - à la galerie Mohamed Racim Alger. www.batnainfo.com

- à la galerie Alpha Oran. - à la maison de la culture Tlemcen. - à la maison de la culture Om ELBouagt ghi. -1981 au festival intt ternational de SoukAhras. -1984 à la maison de la culture Guelma. -1985 à la maison de la culture Tlemcen. -1986 à la galerie Moht hamed Racim Alger. -1986 à la salle El Mouggar Alger. -1986 à la maison de la culture Batna. -1996 à la salle EL Mouggar Alger. -1996 à la galerie Alpt pha Oran. Bibliographies : (31 Octobre 1986) article dans le journt nal de la culture. (13 Janvier 1983) article dans le journt nal Algérie actualité. (26 Janvier 1983) article dans le journt nal Algérie Actualité : (02 octobre 1983) article dans le journt nal Algérie actualité (04 décembre 1983) article dans le journal Algérie actualité. (10 octobre 1983) article dans le journt nal El Massa. (03 juin 1981) article dans le journal Algérie actualité. (04 Août 1997) article dans le journal el Khabar. (02 Août 1999) article dans le journal Liberté. (15 Août 2000) article dans le journal El Watan.

Filmographie : (1981) documentaire réalisé par Ract chid Benbrahim diffusé à l’ENTV en 1983. Hommages rendus à l’artiste : 1997 : exposition du peintre contempt porain « Jamel Bellakh », (Batna). 2004 : hommage aux artistes défunts « groupe d’artistes nationaux et internatt tionaux », (Batna, Alger). 2005 : exposition du peintre surréalt liste « Torki Mouffok », (Bordeaux). -----------source : Mohamed Racim Boughrara : racim331@yahoo.fr

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malgré leurs multiples facettes les aures ne font pas partie des Z.E.T

A QUAND LE TOURISME Amamra Said Med El Hadi

AURESSIEN ?

Avertissement: cet article ne vise aucunt nement des personnes mais se veut une analyse qui propose à la réflexion un domaine, qui nous intéresse en tant qu’auressiens et algériens quitte à permt mettre aux décideurs de se pencher sur un secteur capable en ALGERIE de se substituer à l’or noir. « L’Aurès aux multiples facette » est une phrase rencontrée constamment dans les écrits de touristes et des nationaux suites à des virées qui sans conteste ont marqué au fer rouge les esprits de ces visiteurs d’un temps !

mémoriale est là, encaissé par les quatre points cardinaux.

craquelés en plusieurs endroits, vous intt terpelle.

Arris, Ghouffi, T’kout, Timgad, Lambt bèse, le plateau des Aurès, une mer faite toute entière de beauté, de grès rongé de partout par les dents acérées des âges.

L’Aurès n’a pas toujours eu soif, il a été arrosé, il a été vert, il a été vie, il a été murmures et gazouillis, il a été travail, prospérité, chants. L’Aurès n’a pas toujt jours eu soif et si sa carcasse s’est désintt tégrée de ses entrailles, il reste encore des traces. Ce sont tous ses troupeaux de chèvres. Ce sont ses bergers solitaires, ce sont ses tribus en transe, ces hommes que l’ocre rouge ou jaune, le noir ou le verdâtre jailli de la pierre et figé sur les parois meurtris des abris.

Le pays enserre dans ses filets les vestigt ges de civilisations fort anciennes, de Timt mgad à Merouana , e, passant par ZANA dont on retrouvait, hier encore des survt vivances dans tels modes de relations tellt les traditions artisanales tels instruments primitifs de travail. La population des Aurès, le pays profond est fière de son passé et de ses pratiques ancestrales. Elle ne cesse de les célébrer par des festivités ici et là comme gage de reconnaissance. N’gaous et son abricot, T’kout et sa fête de l’automne. Une virée dans ses massifs déchirés par de profonds canyons, l’Aurès est là. Pays séduisant et redoutable hors du commun et pour ainsi dire hors du temps. L’aspect architectural reste cept pendant cette empreinte millénaire dont l’Aurès et l’auressiens sont fiers. Ghouffi et ses balcons, le refuge de la Kahina à Baghai, le mausolée d’Imadghassen. Toute cette nature riche et contrastée, quelque soit l’itinéraire qu’on emprunte, au bout de quelques sueurs et juste avant l’essoufflement, on se retrouve au beau milieu d’un ballet fou.

Là, dans ses crevasses, nos ancêtres ont pour témoins ces tessons de poteries, pointes de flèches, meules…sont en fait un immense monument à la gloire du travail humain auressien. La culture est pérenne elle ne s’ embarrasse pas des calt lendriers. Elle a enterré des générations entières. Elle nous enterrera aussi, mais elle nous portera sans doute à ceux qui nous suppt planteront, qui respireront « l’art » que nous buvons aujourd’hui. Témoins ces vestiges archéologiques inestimables. Témoins, que nos ancêtres qui façonnt

Pourtant tous ces vestiges ont l’air d’avoir une âme, ils vivent tels les arbres d’une forêt battus par les vents.

En effet les spectacles naturels sont légt gion dans une contrée qui risque de se résumer à ces immensités que la mémt moire refuse de « fixer » parc qu’ellemême mémoire du temps vaporeuses, fugaces. C’est quoi déjà les Aurès ? L’infiniment grand, l’infiniment nu, l’immt

Tout le plateau des Aurès n’est que déchirt rures qui dessinent là des « ruelles », ici des canyons, ailleurs des forts, des immt meubles de bois… Tout un univers enrobé du silence le plus profond. Un silence dérangé par les âmes qui y vivent. Ces âmes qui glisst sent presque imperceptiblement sur tous leurs pas; à travers les boyaux de roche

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naient la pierre nous ont légués. Témoins à venir palper des yeux. Témoins aussi qu’il faut garder jalousement et surtout préserver. Tout un univers en un seul pays ! Alors, voir les Aurès et mourir ? Non, le voir et www.fasac.org


se souvenir dans l’extase ! La wilaya de BATNA est capable de rivt valiser avec de grosses pointures en matière de tourisme à condition que les mentalités changent : nous ne savons pas recevoir un touriste ni lui fournir des prestations de services selon les normes. En matière d’infrastructures touristiques nous n’avons qu’à suivre l’exemple tunist sien qui a impliqué tous ses citoyens et dans tous les domaines. Une réflexion doit être engagée pour faire sortir la région et tout le pays de ce marasme qui n’en fini pas et permettt tre à notre économie de se développer et de rattraper ce manque à gagner dans le domaine. Savons nous qu’avec nos 540 points arct chéologiques et historiques,nos paysages envoûtants,nos montagnes ,nos forêts, notre parc ,qui hélas est entrain de se dégt grader a vu d’œil, nos infrastructures de bases :aéroports ,routes et autres moyens de transports allant du chemin de fers aux autocars,il ne nous manque qu’à nous débarrasser de la gestion bureauct cratique et archaïques d’un secteur qui à lui seul fait vivre des millions d’êtres humt mains sous d’autres cieux ! Sans vouloir aborder le sujet de la faunt ne et de la flore auressiens qui sont une autre richesse,un autre atout qui plaide en la faveur de cet Aurès qui avec la libért ration des initiatives de tout un chacun est capable de générer « une révolution » en matière de tourisme. A condition de ne plus voir en l’état cette vache à traire mais comme un partent naire capable de faciliter et de régenter en structurant sur des bases solides tout une approche futuriste qui devrait se déct clencher à la faveur de cette manne divt vine qui se répand sur le pays depuis une dizaine d’années ! Ce qui est déplorable ,c’est ce nombre croissant de « pleureuses » sur le sort de la région et comme par hasard de nos rict ches et nantis mais qui en contre partie ne font que « jaser » au lieu de présenter du concret…. Des projets allant de la thématique des cures thermales ,des randonnées scientifiques,sportives , des cures en altitudes,des battues de sangliers pour les étrangers,des séjours archéologiques,des échanges culturels et la liste est vraiment trop longues sont capables de transformt mer la région en un EDEN que jalousert raient des états . Citons les structures sportives et autres www.batnainfo.com

endroits de loisirs comme les parcs d’attt tractions de LOMBARKIA et KADRI qui a eux seuls ont fait naître une nouvt velle forme de tourisme de loisir ! M’DOUKAL et son initiative de préservt ver le vieux village devrait faire tâche d’huile car la présence de vestiges quelles que soient leurs natures sont des destinatt tions très prisées, et là doivent intervenir nos agences touristiques pour tout un travail de promotion. L’artisanat doit revenir en force et permt mettre à la région de mettre en exergue le patrimoine manuel des auressiens : les 100 locaux par communes initiés par le président de la république doivent servir cette optique en principe. N’oublions pas une vérité, celle culturelle de la région qui aussi peut s’enorgueillir de la présence d’une richesse inégalable

guistique que géographique, les « Rahabt bas » continuent d’animer des soirées, tant dans les villages, dans les villes et aussi dans les décheras; même si ces dernt niers (Irahaben » portent d’autres noms comme « Sebaha »). Dans la seule région de la wilaya de Batna, une multitude de groupes de rahabas existent, un véritable patrimoine trésor en matière de chants folkloriques spécifiques à la région des Aurès.

: Les anges blancs de la nuit…A travers les ages et le grand Aurès, aussi bien lingt

Cette culture orale millénaire doit et c’est primordial faire l’objet de recherches ,de

Dans cette même région du pays (Batnt na), d’un village à l’autre voire d’une ville à l’autre, chaque groupe a sa particularité et s’ils ont en commun le chant chaoui, il y a cependant moult diversités voire spécificités : le nombre, la danse, les thèmt mes…

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promotion et d’exploitation touristique. Le groupe Irahaben, dans sa forme ne diffère pas beaucoup des autres groupt pes du même genre de chant Amazigh. Il est composé de chanteurs, de joueurs de flûte et de bendir, exactement comme dans les monts de l’Atlas marocain. Seuls les thèmes choisis et le rythme marquent le différence. Les chaouis, eux ont pu sauvegarder et protéger ce genre de chant qui constitue un excellent élément de recherche soct cioculturel. En général, les thèmes choist sis font référence à des faits historiques (guerre de libération nationale et ses hért ros tels que Benboulaid, Amirouche, Si el Haoues…). Durant la guerre de libération, on racontt te que les troupes d’Irahaben ont souvent aidé les moudjahiddines en leur livrant des informations sur l’ennemi et ses dépt placements tout en chantant durant la

nuit. La belle aimée se taillant la part du lion dans le répertoire d’Irahaben qui chantt tant les amours impossibles, « l’amour fatal » ou la belle brise des coeurs. Le chant religieux n’est pas omis sous les différentes influences (Zaouïas, Cheikhs…), ces troupes d’Irahaben chantent la gloire des envoyés de Dieu et des prophètes. Refâa, Yabous, Taxlent, Imadghassen… sont parmi les troupes que comptent la wilaya de Batna qui continuent à perpétt tuer la tradition, mais dans l’anonymat et avec les moyens de bord, dont l’oral. Il y a risque de disparition sans la transct cription de ce legs immatériel. Apparemment, nous avons la particult larité de ne pas savoir conserver notre spécificité ni les exploiter comme font

nos voisins marocains et tunisiens, notre cachet culturel, voire exporter au monde via le tourisme notre identité…qu’on y pense il est temps plus que jamais de penser au futur !

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TKHABIT / AURES Photo: Aziz benidir

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CuLTuRE pOpuLAIRE

PATriMOiNE ArcHEOLOGiQUE ET HisTOriQUE DEs AUrEs. Laabed Aissa

LA CITE ANTIQuE ROMAINE DIANA VETERANORuM ZANA

Le territoire de la commune de Zanatelt Beida,Daira de Seriana à 32 kilomètres au nord de Batna recèle des trésors ext ceptionnels, le plus remarquable étant la cité antique romaine Diana Veteranot rum Zana. Seriana elletmême est construite en part tie sur un immense cimetière romain. Dans mon enfance, je me rappelle des objets trouvés lors des travaux de creut sements de semelles de constructions, par exemple en 1963, à 50 m de notre maison un voisin en réalisant une fosse septique, est tombé sur une jarre énorme intacte d’une contenance d’au moins 300 litres. Cette dernière a été me sembletttil transférée au musée de Tazoult. Les tomt beaux creusés dans des blocs rocheux couverts d’une dalle sont déposés à chat que coin de maison. Mystérieusement actuellement on les voit plus. Récupérat tion par les services concernés ou opét ration de décor de jardins particuliers !Il y’a quelques années, de passage à Ksar Belezma pour effectuer un reportage sur le fort Byzantin, on va vu plein d’objets entassés devant les pas de portes de comt merce ou maisons, en revenant le lendet main ces derniers étonnement ne sont plus à leur endroit. Une folle rumeur a circulé comme quoi, on filme ces objets pour les confisquer à leur « propriétaire ». Un travail colossal doit se faire dans ce sens pour meubler nos musées. Des pièces de monnaies, statuettes, et plein d’objets (lampes à huile) étaient à la portée des mains des enfants, on ignorait à l’époque la valeur réelle de ces trésors qui subtilement étaient récupérés par nos moniteurs étrangers, ils faisaient leur bonheur comme ils allongeaient la liste de leur collection. La présence de vestiges romains est part tout, à Djebel Metrassi, à Lamtarass (font taine romaine), à la cité Ben Ali autdest sus de Ouedteltma, à Tinezouagh ….à

Tadjennant. Sur le versant nord du Djet bel Tichaou autdessus de la localité d’Alit Nemeur,on note la présence de grottes de la préhistoire,à Djebel Messaouda aussi,des blockaus de l’histoire contemt poraine éparpillés un peu partout sur le territoire de l’aire protégée. Des investigations plus poussées permett traient l’identification de ces sites. Zana se situe au piémont nord de la majest tueuse forteresse naturelle que constitue le Djebel Mestaoua « véritable oppidum de l’histoire ».Les romains s’installèrent dans les Aurès dans des sites privilégiés et stratégiques pour ast surer leur défense et en même temps créer une agriculture prost père pour leur besoins alimentaires.Ainsi, zana qui est connue comme une garnison militaire, est érigée entre une montagne (Mestaoua) et un mat rais (Zana) asséché act tuellement en grande partie. L’immense plaine de zana qui s’étend de l’est au nord vers AintDjasser garde toujours sa ret nommée de très fertile. « Les terres sont très bonnes, quoiqu’un peu légères .Elles conviennent à la culture des céréales et se prêtent également bien à l’élevage du bétail. Dans l’antiquité les oliviers étaient très cultivés sur les pentes » .extrait du livre STEPHANE GSELL. Ruines romait nes au nord des Monts de Batna. DESCRIPTIF DE LA CITE. « La porte de Zana placée à l’intérieur de l’enceinte d’un temple, l’ouverture n’a que 2,50 m de largeur ; elle pouvait être fert mée, car on distingue encore par derrière

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les trous pour les gonds des ventaux, les pieds droits mesurent 1,47 m de long sur 0,78 de large. Des archivoltes bordent le cintre.L’attique portait une inscription dont les débris gisent au pied de l’arc : c’était une dédicace gravée par les soins d’un certain Saturir, magistrat municit pal, qui restaura le sanctuaire. L’arc de Zana : Un arc au milieu des ruines de Zana, il y manque toutefois la plupart des blocs

qui constituaient l’attique, ainsi que les deux colonnes de la face orientale : elles furent, ditton transportées à Constant tine au XVIII eme siècle. A droite et à gauche de l’arcade, chaque face est ornée d’un pilastre Corinthe et d’une colonne monolithe de même ordre, s’élevant sur un piédestal commun de 2,25 m de haut teur. L’arcade dont le diamètre est de 4,50 m repose sur deux impostes qui ressemt blent à des chapiteaux de pilastre et qui sont d’un style surchargé, la décoration des archivoltes est aussi assez riche. L’int trados présente des rosaces, des caissons ; des fleurons et des bouquets de feuilles de vigne, répartis dans des caissons ; au centre, est sculptée une figure de Diana, www.fasac.org


la déesse protectrice de Diana veteranot rum. Dans l’entablement, la frise, à profil convexe, ressemble à un long boudin, la corniche est très saillante. Le monument complet devait atteindre 9,50 m de hauteur. Aux abords, on a recueilli plusieurs fragt ments de deux longues inscriptions, qui remplissaient peuttêtre les faces de l’att tique.C’étaient deux dédicaces, parfaitet ment identiques, en l’honneur de Marc Aurèle et de Lucius Verus. Elles attestent que l’édifice auquel elles se rapportent fut fait l’année 165, aux frais de la commune de Diana ; cette date, le légat de Numidie était C.Maesius Picat tianus. L’arc de Macrin à Zana : Il n’a pas de pilastres sur les flancs. Il met sure 14 m de longueur et s’élève à 10 m. L’ouverture du milieu, large de 3,90 m, haute de 5,50 m, est accostée de deux petites baies, dont la hauteur archivolte comprise, atteint à peu près le niveau des impostes de la baie principale. Les colonnes, dont aucune n’est restée det bout, et les pilastres sont d’ordre corint thien, selon l’usage. Dans l’entablement l’architrave et, surtout la frise offrent des dimensions très réduites par rapport à la corniche, dont les moulures sont assez compliquées. L’attique portait, sur le det vant (au nord) , une dédicace aux empet reurs Macrin et Diaduménien, dont un fragment est demeuré à sa place primit tive et dont les autres débris jonchent le sol. La date indiquée correspond à l’ant née 217 de notre ère. Sous la domination byzantine, cet arc de Zana fut incorporé dans un fortin, dont il forma l’un des côt tés. L’église byzantine : Etablie sous le dallage même du Forum, il ne subsiste que le bas des murs, édifiés de la manière la plus barbare, en moelt lons, avec des chaînes mal espacées .On a utilisé les débris d’un grand nombre de monuments honorifiques qui décoraient la place : bases, voussoirs, corniches, tout a été employé pêletmêle ; aussi les murs n’onttils pas partout la même épaisseur. On a, l’un des pieds droits d’un petit arc de triomphe a été incorporé dans la construction ; longueur totale, 33 m, lart geur 17,10 m, orientation sudtest. www.batnainfo.com

La forteresse de Zana : La forteresse de Zana à 61 m de longueur sur 53 m de large. Les ongles sont occut pés par des tours carrées, dont les deux fronts mesurent en moyenne 9,50 m et 8,40 m. Les murs de ces tours sont plus épars. » VESTIGES DE LA PREHISTOIRE : D’après des spécialistes, des vestiges de la préhistoire existent dans le Djebel Met trassi à l’ouest de Seriana, les premiers à être soupçonnés seraient des tombes git gantesques faisant plus de 6 m de long et des grottes (grotte de l’hyène). Des ret cherches et fouilles permettront de faire beaucoup de découvertes. UN PEU D’HISTOIRE LIEE A LA ZONE: Mustafa Benouznadji (Février 1795-Janvier 1798) ; « Il passa du nord au sud et vint établir son camp dans la plaine de Zana, chez les Ouled BoutAoun, pour assiéger les montagnards qui s’étaient réfugiés au sommet du Djebel Mestaoua.Leur résist tance fut désespérée, et ce ne fut qu’après quinze jours d’une lutte acharnée, que le bey parvint à les forcer dans leur repaire, où il fit mettre le feu et tuer tout ce qui s’y trouvait. Mais cette victoire lui coûta cher : son infanterie et ses goums furent décimés, au point que tant dura la lutte, on était obligé d’emporter chaque jour les morts avec des filets, pour ne pas livrer leurs cadavres à la férocité de l’ennemi » page 460 / recueil de Constantine 1869. La région a payé un lourd tribut durant la guerre de libération nationale, ses habitants fiers, combatifs ont toujours montré leur bravoure car ils connaissent la véritable signification de la liberté. Plusieurs insurrections contre l’opprest seur sont signalées par les historiens. Zana, les « ruines » comme on l’appelle péjorativement, car en réalité on ne voit aucun signe de protection, a subi plut sieurs dilapidations des vestiges, l’unit que petite boutique qui existait avant l’indépendance et qui servait de musée a été bombardée comme le reste des arcs par les soldats français juste avant leur départ définitif en juillet 1962. Aujourd’hui, il est temps que l’on prenne des mesures pour préserver ces sites art chéologiques qui sont de véritables trét sors que l’on peut utiliser dans le dévet

loppement durable de la région. Zana n’a pas besoin d’amples justificatifs, elle a juste besoin d’une protection, de l’installation d’un musée et de spécialist tes pour restaurer ce qui est possible. Le tourisme durable comme on aime tant le dire se construira sur cette base. Dans le plan de gestion version 2 (2006t 2010) nous avons prévu la construction d’un secteur comme ceux existant à Ouedteltma,Hamla,Fesdis près des ruit nes de Zana pour justement valoriser ce lieu.Ce plan de gestion avalisé à l’unanit mité par les membres du conseil d’orient tation du parc national qui est le seul ort gane comme l’indique son nom à statuer sur les programmes de travaux,bugdets du parc.Avec mon départ mitigé, ce plan de gestion a certainement dû être remot delé. J’ai eu l’occasion de discuter avec beaut coup de gens de la culture et lorsqu’on aborde le sujet de préservation des sites archéologiques, ils s’acharnent à trout ver des excuses qui pour eux tiennent la route, par exemple, le meilleur moyen de protection les sites c’est de les laisser ent terrer, en un mot, il ne faut par faire de fouilles. Mais jusqu’à quant ! LES FOUILLES : A propos des fouilles, dans notre travail de recherche, il ressort qu’il y’a eu deux grands chantiers de fouilles dans les années 30 par Mme Alquier du service des monuments historiques de l’Algérie qui a mis à jour l’autel Romain de Zana (d’après Stéphane Gsell, 1931).Ces trat vaux se sont déroulés pendant trois ans .D’autres opérations moins importantes sont menées en 1963….. « Mme Alquier a dégagé, grâce à l’aide de M. l’Administrateur d’AïnteltKsar, une basilique chrétienne à Pasteur et des Thermes remarquablement conservés à Chemora. » En 1939.(Rapport adressé à M. le Gout verneur Général par le Directeur des Antiquités). Par Louis Leschi, paru dans Rev. af. 84, 1940,p. 146t148 « Au Ksar Belezma, M. Nicoli, Administ trateur principal, et M. Moulin architecte de fa commune mixte, ont entrepris tout jours à l’occasion du Congrès byzantin, la fouille du grand fort. Deux côtés ont été dégagés des tours sont bien consert vées et il semble bien prouvé désormais que le fort n’avait qu’une entrée au Nord. M. Massiéra a découvert de nouveaux milliaires dans le Hodna occidental ».

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PRISE DE CONSCIENCE : En 2005, le conseil d’orientation du parc national à l’unanimité après avoir étudié un dossier relatif à l’extension du territt toire du parc national vers les zones de Refâa et Mestaoua, a émis un avis très favt vorable. Les dossiers sont transmis aux Daira et Assemblées Populaires Communt nales concernées par le projet. Le changement imminent opéré au nivt veau de la conservation des forêts, a mis en veilleuse ce projet très important pour la région pour des raisons inexpliquées jusqu’à ce jour.Ce qui est évident, on n’a pas cherché l’intérêt de la wilaya. Les arguments du classement de ce site exceptionnel ne manquent pas pour reht hausser la région toute entière au top nivt veau qu’il faut dans le domaine de l’écott tourisme ; au contraire les atouts sont très nombreux, ceci ne ferait qu’ajouter des valeurs patrimoniales à l’aire protégée. Aujourd’hui, sommes-nous prêts à relt lancer ce dossier ? Est-on mûr au point de sortir des clivages étroits « qui doit s’occuper de quoi ? » et personne ne fait en réalité convenablement son travail, pour preuve des joyaux sont à l’abondant alors que s’ils étaient sous d’autres cieux ils auraient faits le bonheur de toute la régt gion, voire même du pays. Regardons ce qui se fait chez nos voisins qui ne dispost sent pas de cette manne. Batna a besoin de faire connaître ses potentialités commt me elle doit s’occuper judicieusement de leur gestion pour un avenir prometteur. Avec le pôle universitaire de Fesdis, le département de l’archéologie, celui de la biologie…ne perçoit-on pas encore l’intt térêt de protéger ces sites, de les mettre au service de la science et de la culture pour une utilisation durable ! Vains mots que de continuer à défendre l’indéfendabt ble, me disaient quelques amis avec un sourire plein de malice, qui signifie beauct coup de choses. Mais je garde toujours l’espoir qu’un jour très prochain, « il y’aura des hommt mes compétents pour donner la place qu’il faut à la science et à la culture ».Là, la région de Batna, fleuron de la culture émergera ! Mais à quel prix, d’ici là il ne subsistera des « ruines de zana » que le mot ruine. A moins qu’un miracle ne se produise. On attend l’enfant prodige. Et pourtant nous n’avons pas cessé d’élabt borer des rapports synthétisés, bien illt lustrés, d’utiliser des moyens didactiques les plus sophistiqués, data show à la resct cousse, garnis et revêtus de tous les argt

guments. Même, les médias lourds ont consacré plusieurs séries- documentaires pour montrer ces vestiges éparpillés en quête d’un conservateur-sauveteur (Zana Diana veteranorum, Medracen, peinturt res rupestres de Tirchiouine, …). Qui sauvera zana et les restes des autres trésors ? Le cachet de parc national peutêtre, il me semble qu’il n’y a pas d’autres alternatives .Le parc national est un atout, il faut saisir l’occasion pour mettre ces joyaux sous sa couverture, le reste relèvt vera du bon vouloir et de la compétence du gestionnaire aguerri à ces questions patrimoniales, environnementales, ainsi que des textes de loi en cours d’actualist sation. POURQUOI PAS UN PARC CULTURR REL ? Il y’a aussi ce côté négatif des « combattt tants » aux idées rétrogrades qui disent « mais ces ruines, pardon, ces monuments relèvent de la compétence de la culture et ne peuvent être rattaché à un parc natt tional qui s’occupe de la faune et la flore ».Arrogance ou incompétence ! Nous répt pondons seulement que l’Algérie est rict che par sa variété et sa diversité, les Aurès font partie intégrante de ce grand pays, il existe bien des parcs culturels, où se situe le problème. L’orientation générale étant la culture, imposée par ces joyaux uniques qui sont là et qui exigent de nous qu’on s’en intéresse, les missions du parc suivent les valeurs patrimoniales du site à classer. On a bien crée le parc culturt rel de l’Atlas Saharien (Décret exécutif n° 09-407 du 29 novembre 2009), le Tassili, le Hoggar aussi, Djebel Aissa à Nâama, à moins qu’on fasse encore une concesst sion absurde en érigeant un parc mixte parallèlement juxtaposé au Belezma, qui sera chargé uniquement des aspects arct chéologiques. La gestion du territoire doit être revue dans le sens de l’économie, de la préservt vation des patrimoines et surtout de la bonne utilisation.Là, on pourrait percevt voir l’impact de la valeur ajoutée dictée par la durabilité. On risque d’être taxé d’incompris et pourtant, c’est logique et même très clair. Les bonnes propositt tions doivent être acceptées, il n’ya pas à rougir, au contraire cela fait partie de la bonne gouvernance. Le décret exécutif de création de l’office chargé de la gestion et du fonctionnemt ment définit clairement les missions d’un parc culturel :

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Art. 5. L’office est chargé, en concertatt tion avec les secteurs concernés par la protection, la conservation et la mise en valeur des biens culturels et naturels, dans le cadre du plan général d’aménagement du parc : * d’élaborer le plan général d’aménagemt ment du parc ; * de protéger le parc contre toute intervt vention susceptible d’altérer son aspect ou d’entraver son évolution ; * d’appliquer la réglementation concernt nant l’utilisation et l’exploitation des biens culturels et naturels ; * de prendre toute mesure nécessaire à l’aménagement, la sécurisation et la mise en valeur des richesses culturelles et natt turelles du parc ; * de dresser l’inventaire des richesses culturelles et naturelles du parc et d’en faire l’étude ; * d’assurer les missions de communicatt tion par la diffusion d’informations sous différents supports d’information sur la protection, la conservation et la mise en valeur du parc ; * de participer aux manifestations scientt tifiques et culturelles nationales et internt nationales ayant pour objet la valorisation des patrimoines culturel et naturel du parc. Le même texte existe pour les parcs natt tionaux dans le statut- type, il n’ya que le mot « culturel » qui a été rajouté. LES PARCS CULTURELS : UNE NOUVR VELLE FORME DE DEFENSE DES TERRITOIRES SAHARIENS LIMITR TROPHES. «Face aux enjeux géostratégiques contemporains, et devant les nouveaux schémas de développement et d’aménagt gement du territoire des régions sahart riennes limitrophes, le ministère de la culture a introduit, dans le cadre de la loi sur le patrimoine culturel (loi 98-04 portt tant protection du patrimoine culturel), une nouvelle catégorie de protection des valeurs culturelles : le parc culturel. Une notion de protection des espaces géographiques où s’imbriquent et se juxtt taposent, dans une configuration intelligt gible, les différentes valeurs culturelles et naturelles. Ces espaces sont justement le lieu où se combinent et s’affrontent les territoires administratifs et institutionnels et les territoires historiques qui perpétuent les traditions et les cultures ancestrales. Le parc culturel est alors un instrument de www.fasac.org


protection qui réalise la cohérence entre ces deux dimensions dans le cadre d’un plan d’aménagement directeur ». (Par Mr Betrouni Mourad). Si on essaye de faire un parallèle entre les missions d’un parc national classique tels qu’ils existent actuellement en Algérie et ailleurs et le texte ci-dessus emprunté à M.Betrouni (parcs culturels du Tassili –Ahaggar), on comprend aisément qu’il faudrait tout simplement donner une âme au parc national pour qu’il devienne culturel. Les arguments tellement étudt diés, discutés, présentés ci-dessus pour le Belezma, avec une patrimonialité partt ticulière, une entité biogéographique spéciale, une biodiversité reconnue parlt lent, d’eux-mêmes.Les aspects ethniques, sociaux sont tellement liés aux mœurs et traditions qu’ils impriment par leur diversité frappante, une authenticité à la région. Que manque-t-il ! Toutes les pott tentialités sont là, il s’agit seulement de passer à l’action. Les Aurès sont une entité géographique très particulière où les aspects naturels, sociaux, culturels sont spécifiques. Cette diversité ouvre la voie pour la création de ce parc culturel. Pour les critères de classement, tellement proches qu’ils sont presque similaires, on ne peut pas créer un parc national s’il n’ya pas d’aspects scientifiques, de menaces, de fragilités ….la Nature, de patrimonialt lité. Le parc national des Aurès doit refléter l’émanation de la culture Aurasienne, ainsi la relation de protection de la biodt diversité, des monuments, des traditions de la région entière sera sauvegardée et perpétuée. Les valeurs intrinsèques, patrimoniales certaines existantes dans toute la région méritent un classement et un statut à leur dimension réelle. La gestion du territoire classé sera mieux perçue sous l’organe (offt fice) pour les fonctions touristiques, de préservation et de valorisation multisectt torielle.

Ksar-Belezma…) qui font partie de nott tre histoire.La fameuse grotte de « Ghar Ouchattouh » où s’est déroulée une stratt tégie inoubliable :118 martyrs carbonisés dans ce lieu par les bombardements de

l’armée française. uLa zone de Mestaoua demeure à l’état primitif, inhabitée, est un véritable sanctt tuaire de la nature. On pourrait aménager beaucoup d’espaces pour la faune sauvage et surtout pour les éventt tuelles réintroductions. Ces espaces qui gardent des biotopes authentiques sont

Un patrimoine culturel inégalable que seule sa protection, sa valorisation et la bonne gestion mettra au service de la promotion touristique. ARGUMENTAIRES : uExistence de monuments archéolt logiques uniques (Zana,Seriana ou Lamiggigi,Oued-el-ma,Tombeau Numt mide de Medracen, Fort byzantin de www.batnainfo.com

une garantie certaine du développement de la faune. uMestaoua ; une grande forteresse natt

turelle, pleine d’histoires ancienne et contemporaine, est un véritable musée, doit servir de lieu exemplaire pour perpétt tuer aux générations futures la bravoure de leurs ancêtres. La beauté exceptionnt nelle et l’esthétique paysagère rare imprimt ment à cette région un cachet particulier qu’il faut nécessairement préserver. uLe matériel ligneux dans cette zone est secondaire, on ne peut escompter sur une quelconque production, mais du point de vue écologique, il se dégage un aspect très intéressant ; uSon intégration dans le territoire du parc national lui attribuerait « l’immunt nité juridique » dont bénéficie l’aire prott

tégée mais aussi tous les avantages des conventions internationales allant des subventions de soutien aux aides bilatért rales dans le cadre de la coopération. uPrésence de zones humides dont l’intt térêt écologique, économique et social est très important à l’instar du marais de Zana,chott Gadaine,la lac royal (Lacus regt gius) de Djendli qui est proposé pour un classement d’Importance internationale. Ce dernier est fréquenté par des espèces tels que Le tadorne de belon (Tadorna tadorna) et le flamant rose (Phoenicoptt terus ruber ). Flamant rose ( Phoenicopterus ruber) C’est un véritable site qui contient toutt tes les fonctions des zones humides. Sa gestion intégrée est recommandée, d’où nécessité d’établissement d’un plan de gestion. Il est un espace parfait pour l’éducation environnementale surtout

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pour la découverte et connaissance des oiseaux d’eaux, par son accessibilité et sa richesse. La zone humide de Medracen Les zones humides, espaces de transition entre la terre et l’eau, constituent un pat trimoine naturel remarquable en raison de leur richesse biologique mais aussi des importantes fonctions naturelles qu’elles remplissent. Elles constituent, d’une part, de véritables réservoirs biologiques et gét nétiques en abritant des espèces végétales remarquables et menacées et la vie d’une multitude d’espèces d’oiseaux en dépend directement. En absence de structures spécialisées dans la prise en charge de prospections scientifiques et de mesures de consert vation de ces zones humides, l’indexat tion de certains sites à la juridiction de la direction du parc national de Belezma (zones limitrophes) ainsi que la création d’un observatoire des zones humides du sudtconstantinois ne seront que salutait res pour la conservation de ces milieux et la durabilité de leurs services pour les générations futures (Docteur SIBACHIR Abdelkrim tDépartement de biologiet université de Batna). Définition d’une zone humide : Selon l’Union Internationale pour la Conservat tion de la Nature (U.I.C.N.) « Zones de marais, marécages, tourbières, ou eau libre, qu’elles soient naturelles ou artificielles, permanentes ou temporelt les, que l’eau soit stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, incluant les eaux côtières jusqu’à une profondeur de 6 mètres à marée basse. Convention de Ramsar Convention relative aux zones humides d’importance internationales particut lièrement comme habitats des oiseaux d’eau. Texte déposé en février 1971 à Ramsar (ville Iranienne) et entré en application en décembre 1975. L’Algérie compte parmi les 123 pays signataires de cette convention. PATRIMONIALITE ET VALEUR AJOUTEE. La partie à ajouter ou à intégrer au parc national rehausserait sa valeur patrimoniale (patrimoine matériel et immatériel),les arguments ne manquent, il ne s’agit là que de la volonté des autot rités à donner une priorité au secteur du tourisme avec des orientations précises et un plan de gestion clair et net. Les spécialistes de la question que j’ai eu

l’occasion de côtoyer durant plus de trent te années dans le fin fonds des Aurès sont unanimes sur les propositions que j’ai eu l’audace de faire pour l’extension du parc vers ces zones pour lui donner une orient tation culturelle. « Selon les spécialistes de la question « la partie ajoutée à un parc suite à son ext tension peut être qualifiée d’aire protégée stratégique ». Ceci s’explique pour le Belezma par l’exist tence d’un patrimoine (naturel, culturel, historique) extraordinaire dans sa zone d’influence (son pourtour surtout nord, nordtest et ouest). HOMMAGE. Une poignée de modestes gens venant de différents horizons veillent scrupuleut sement à la transmission authentique des évènements historiques qui ont marqués la région et sont à la tête d’associations à caractère national ou local, nous citons le commandant Amar Mellah (Sénateur), docteur Fillali Mokhtar, chikh Bouzid M’barek (association Ghar Ouchattouh). Tous de valeureux moudjahiddines…., l’ inoubliable et émérite professeur d’arabe converti en conservateur du musée de Lambèse ( Lambaesis ) ,M.Teglissia, le docteur Guerbabi Ali, le défunt Benmezoug Aberrahmane qui enseignait au département de l’histoire de l’univert sité EltHadj Lakhdar de Batna…….sans omettre de souligner au passage l’aide et la maitrise parfaite de M.Ahmed Boust saha dans le domaine du patrimoine, c’est lui qui m’a fait découvrir la vallée de Tirchiouine fief de Fatma Tazouguerth (1544t1641),refuge d’Ahmed Bey (1784t 1850), avec ses curiosités entre autres les peintures rupestres et une collection de légendes…,ont fait de leur mieux pour attirer l’attention des responsables ,du moins locaux pour accorder l’intérêt vout lu à ces trésors qui font partie de notre histoire dans l’optique d’une utilisation dans le développement durable. Parmi eux, il y’a des incompris, qui ont été écarté, ou ignoré complètement eu égard à la place qu’occupe la culture dans les priorités sectorielles, car considérés comme gênants où bloquant le dévelopt pement. UN GESTE A SALUER : Par le passé l’APW de Batna a alloué une somme de 3.000.000 de DA à l’APC de ZanatEltBeida pour effectuer en partie des travaux de clôture sur le site. Ce budt get très limité n’a jamais été utilisé. Actuellement, la direction de la culture a dégagé une enveloppe conséquente pour

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réaliser les mêmes travaux de protection avec l’installation d’une clôture archit tecturale adaptée aux vestiges. Nous sat luons vivement cette prise de conscience des autorités tout en espérant qu’elle soit suivie d’autres programmes (animation, fouilles, musée..) à la hauteur des valeurs de la région. RENFORCEMENT JURIDIQUE : UNE PRECISION CAPITALE POUR L’AMEt NAGEMENT DU TERRITOIRE. Aujourd’hui un texte de loi est soumis à l’APN pour conforter la loi de l’environt nement n° 03t10 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du dét veloppement durable. C’est une aubaine pour sauver ce qui reste des meubles de la maison. Nous empruntons un extrait de la mouture de ce texte paru dans le journal eltwatan du 12/06/2010 qui traite du cas du parc national du Djurdura. Nous avons toujours œuvré dans l’esprit de cette démarche qui garantit l’avenir des générations futures sans le comprot mettre. «Il apparaît de manière particulièrement aiguë que l’économie ne peut se dévelopt per en portant atteinte à l’environnement et aux ressources, pas plus que la présert vation des patrimoines et des écosystèt mes ne peut s’abstraire des opportunités et des contraintes de valorisation éconot miques.» Nombre de gestionnaires pourtant chet vronnés et pionniers dans le domaine de la protection de la nature en Algérie ont payé la facture lourdement devant les autorités locales ou leur « double tutelle », par manque de cette précieuse clarté. Nous terminons cet article sur cette mét ditation : « Nous n’avons pas reçu cette planète en héritage, nous l’empruntons seulement à nos petitstenfants », Antoine de SainttExupéry. Aujourd’hui je libère ma conscience en disant « ‫ » ﺍﻟﻠﻬﻢ ﺇﻧﻲ ﻗﺪ ﺑﻠﻐﺖ‬pour l’intérêt de l’économie de la nation, de la région… quant au reste laissons l’opinion publique en débattre. Références Bibliographiques : *Recueil de Constantine ,1869 page 460. *Léon Renier /revue archéologiquetIX, 1852 p.38t45. *Stéphane Gselltexploration archéologit que dans le département de Constantine (Algérie)tRuines Romaines au nord des Monts de Batnatannée 1894 p.501t609 * Louis Leschi, l’Archéologie Algérienne de 1936 à 1942.

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Il était une fois

Aïn Silène Merzouki Said Ce sont les vacances et, en plein mois d’août, le vendredi 8, recevant un coust sin d’Alger avec sa famille pour un week end, je décide d’un itinéraire pour une visite représentative des Aurès, en l’occt currence Batna – Medghassen – Boumia – Chemora – Timgad - Khenchela et rett tour par Foum Toub – Aïn Tin – T’Zoukt ket – Affane – Tazoult – Batna. Voulant faire découvrir le mausolée de Medghassen à ma proche famille ce fut plutôt le cousin, par sa curiosité natt turelle, toute innée en ce qui concerne tout ce qui touche à l’huile d’olive, de me faire voir et visiter l’usine pressoir FATt TIMA attenante au site patrimoine d’un autre âge. Après nous avoir fait faire le tour du propriétaire: les immenses citt ternes où est recueillie l’huile d’olive, les locaux connexes où le fruit est soumis à des opérations automatiques de lavage, élagage, trituration, broyage, filtrage et enfin stockage, Yassine, gardien des lieux, nous vante le produit local, réputé jusqu’en Kabylie, pourtant bastion de la meilleure huile d’olive. Il nous affirme que le pressoir est à la disposition de tout producteur d’olives, qu’il fût de Bni Frah, Séfiane ou ceux des plaines envirt ronnantes qui se sont remis à la culture de cet arbre ancestral que la Kahena, dans sa résistance opiniâtre à l’invasion arabe, avait décidé d’éliminer par sa polt litique de «terre brûlée». Nous eûmes droit à une dégustation grâce à l’hospt pitalité des Benchadi auquel appartient ce mini complexe oléicole, famille bien connue à Batna, originaire de Chir et de Bouzina. Nanti d’un fardeau de bouteilles pleines de cet élixir enchanteur et de quelques bocaux de miel d’abeilles au nectar non moins enchanteur, nous prîmes congé pour faire un tour du mausolée de Medgt ghassen, mausolée toujours en piteux état, lui qui a traversé des siècles, noirci par les embruns, dépouillé de sa chasse de plomb sensée protéger les joints des masses gréseuses taillées et accolées au millimètre près aussitôt les envahisseurs www.batnainfo.com

romains arrivés sur les lieux au 2ème siècle avant JC. Un chantier de restauratt tion semble avoir été mis sur place mais aux moyens lilliputiens au regard des taches à résoudre: énorme fracture dans les escaliers concentriques ayant donné des éboulis mettant à nu l’amalgame support, colonnes rongées par le temps, quelques unes remplacées par des cylt lindres en ciment armé, guère du goût du dernier des archéologues, un frêle échafaudage donnant l’allure de quelqt ques fils d’araignée sorti d’un funiculaire hors proportion avec le gigantisme de l’édifice qu’on prétend restaurer. Quelques artistt tes ont pistaché le monument réel à l’entt trée de Djerma, El Madher et autres villt lages alentour; Ils semblent avoir mieux réussi que nos apprentis archéologues qui doivent redonner vie au mausolée. C’est tristes que nous quittons le site historique, dominateur de la région, pour nous enfoncer vers Boumia que nous dépassons rapidement, nous rappt prochant d’El Kouachia, le premier villt lage socialiste que feu Boumediene avait inauguré en grande pompe dans les années 70, donnant grand espoir pour la résurrection de notre agriculture. Boulhilet ex Lutaud est laissée sur notre gauche pour aborder, à droite Chemora devenue bourg important à la sortie du nouveau barrage Coudiet L’Mdouar qui promet un avenir salvateur aux immenst ses plaines limitrophes. Nous ne pouvt

vons visiter l’intérieur de l’ouvrage avec son dénivelé et son chemin de ceinture. Un G.L.D. nous en dissuade, étant en faction le week end pour empêcher les intrus de pénétrer dans l’enceinte du joyau hydraulique. Rapidement notre convoi familial arrt rive à l’intersection des nationales à l’entt trée de Timgad, encore auréolée de son 29ème festival. Nous bifurquons vers la route de Khenchela que nous atteignons vers 13 h 30, Khenchela qui, dernièrt rement a inauguré sa trémie à l’entrée du faubourg. Nous avons hâte de nous baigner dans les thermes de Hammam Es Salhine. A peine avons-nous émergé des pinèdes, des chênaies qui entourent la station que nous nous retrouvons au milieu d’un monde estival venu quérir le même besoin que nous, mais installé dans les multiples parkings, déambulant entre des kiosques où vous êtes sensé trouver toute victuaille, toute boisson, sans oublier serviettes, bouées, parasols, à l’instar d’une quelconque plage du bord de mer. Des hôtels nouveaux ont surgi en plus de celui de la MUNATEC qui, maintenant fait piètre figure à leur côté. Nous acquérrons des billets d’accès aux piscines et aux bassins individuels qui, déjà le matin, avaient été pris d’assaut tant il y a plétt thore de curistes circonstanciels. Nous nous séparons le long des couloirs, chacune et chacun vers sa destination, nous étant déshabilles pour revêtir nos

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maillots de bain, les bagages remis à celt les qui ne se baigneront pas. Pour avoir un avant goût de la tempét rature de l’eau minérale nous trempons nos doigts dans la rigole où coule l’eau de source, commune à tous les bassins: elle est simplement brûlante. Nous l’espérons appropriée lorsque nous plongerons dans les piscines. Nous y accédons difficilet ment vu le monde qui s’agglutine alent tour. Quelques baigneurs flottent à même la surface d’où se dégage une buée attest tant que la chaleur est extrême. Nous ne pouvons la mesurer mais les peaux rout gies des dos des nageurs stoïciens nous renseignent assez sur l’état thermique de l’onde. Nous nous isolons au bord de la piscine circulaire, mais le terme «isolons» est plut^t mal venu, car, là encore, il y a aussi foule. Les bassins sont restés tels quels depuis que les romains de la 1ère heure les avaient inaugurés c.à.d. au pret mier siècle de l’ère chrétienne, du temps où Khenchela s’appelait Masculae. La même source, surgissant des

fissures à même la roche, des profondeurs terrestres, en contact avec le magma de l’écorce, s’écoule avec un débit quasi égal, distribuant l’eau thermale à différents postes du complexe. On a bien aménagé une dizaine de cabines surplombant le bassin circulaire, dont deux W.C. pour soulager les curistes, les autres devant permettre leur déshabillage. Le site semble avoir attiré l’attention des responsables puisque des travaux récents ont été entrepris, toits de tuiles neuves, travaux d’électricité à l’entrée de chaque cabine mais il est une question d’import tance et relative à l’hygiène a été omise portant ô combien atteinte à la sécurité de l’individu séjournant dans l’enceinte des thermes: les W.C. dégagent une puant teur ammoniacale vous faisant regretter de vous trouver en ces lieux de «délices», pour ne pas redire le célèbre mot de l’int venteur du paratonnerre: «faute d’un clou

perte du cheval, faute du cheval perte du cavalier». On y est en plein lorsqu’on sait que l’eau est l’élément le plus abondant dans cet endroit; comment se faittil qu’un entretien rudimentaire ne soit pas prévu dans les «toilettes» publiques charriant les odeurs nauséabondes. Ajouter que nomt bre de curistes confondent le pourtour de la piscine avec l’intérieur d’un bain maure où on se décrasse en se savonnant abondamment et se lavant la tête de shampoing dont les mousses, mal drainées, envahissent le bassin princit pal, pour ne pas dire éclaboussent leurs voisins venus profiter des apports en sels minéraux que contiennent les eaux thert males. Des indications sur panneaux mut raux visibles en trilingue (arabe, français, anglais) recommanderaient aux usagers le savoir être que nous voulons atteindre pour ne pas nous porter préjudice les uns les autres. Esttil concevable que l’on fausse notre idée première en venant visiter cet ent droit combien superbe, idyllique même de n’y trouver qu’une eau s u r c h a u ff é e de nature. Il eut été facile de faire un captage d’eau normale à mettre à port tée de chacun pour équit librer l’eau bouillante où on a peine à plonger les pieds, faisant penser à la Géhenne de l’autdelà. Comt bien de malheureux diabétiques, sout cieux d’une détente, ne pourraient se restreindre à prendre un simple bain de pieds, craignant une lésion due à la surt chauffe, impliquant une amputation pure et simple. Un minimum de confort avec une attention plus soutenue à l’égard de l’hygiène quotidienne fera, à n’en guère douter, d’Aïn Silène un endroit paradit siaque, concurrençant, pourquoi pas, les bains réputés de Budapest. Nos femmes rencontrées à la sortie nous ont confiés les mêmes remarques quant à l’eau excessivement chaude, elles non plus n’ont pas disposé d’un apport d’eau d’appoint, faisant «qu’arrivées à la source, elles n’ont pas bu» comme dit l’adage. Nous avons quitté Aïn Silène avec l’intent tion d’y revenir pour trouver les simples commodités énumérées précédemment,

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rendant l’endroit plus propre, plus sain, plus académique aussi dans le sens où la teneur en composants chimiques des eaux thermales serait visible de tout un chacun comme à l’antan. Un tour dans la ville de Khenchela nous a fait mesurer le progrès dont le chef lieu a fait état. Nous repartons vers Foum Toub à partir de laquelle nous avons accédé, par une route en lacets, à Aïn Tinn, à travers une vallée bien entretenue, travaillée amout reusement par des paysans aux maisons toutes badigeonnées de vert et éparses dans le relief, avec toutes des chemins d’accès et des lignes électrifiées. Les vert gers, principalement de pommiers, aux arbres plantés en quinconce, font la fierté de ces montagnards dont on dit que les enfants ont la plupart réussi les études, études souvent terminées à l’étranger. A Aïn Tinn, dont le col culmine à 1625 m nous avons fait provision de figues de barbarie épluchées et succulentes, nous avons dévalé vers la haute plaine de T’Zouket aux terres fertiles qui viennent de terminer leur moisson de blé, à l’abri du mont Temagoult qui surplombe Bou Hmar et d’où sourde une source fraîche communément appelée Aïn Berbaga, à gros débit qui, à 35 km de Batna, a alit menté cette dernière à partir du flanc de la montat gne, en eau potable combien réputée dans tous les ménages. De nombreux batnéens, motorisés viennent en famille s’abreuver et passer l’après midi le long du cours d’une résurgence d’Aïn Berbat ga, face à Affane et dominant la retenue colinéaire en amont de Bou Hmar sur le cours d’Oued Taga. Bientôt nous franchissons le col de Affane et croisons le carrefour menant de Ménâa à Timgad. Plus que 25 km pour boucler notre circuit et il n’y a que le barrage de gendarmerie permanent de Markouna avec son arc de triomphe dominant l’ant tique piscine romaine dont l’eau a été détournée par les Ouled Fadhel pour les besoins de l’irrigation. Nous longeons les ruines de Tazoult avec le Praetorium et l’arène jadis peuplée des cris des fauves et des gladiateurs dont la 3ème Légion Romaine faisait ses loisirs lors de fêtes sanguinaires. Ich Lâalâa rompt l’horizon à l’ouest avec un coucher de soleil flamt boyant, annonçant notre retour à Batna.

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Clôture des troisièmes journées maghrébines du théâtre à Batna:

Boumaila Belgacem

Rendez-vous à la quatrième édition! dans les tragédies comme dans la pièce ElHalwa de la troupe de Tunisie, qui raconte cette famille espagnole minée par un probt blème d’héritage et dont la fin est pénibt ble. A la fin le public était très peiné par le malheur, qui a secoué les liens de cette famille, mais au fond il était très satisfait de la qualité du spectacle.

Dans une ambiance festive,que le théâtt tre régional de Batna a rarement vécu de semblable, est tombé le rideau des troisièmt mes journées maghrébines du théâtre orgt ganisées par le théâtre régional de Batna du 12 au 26 juillet de l’année 2010. Une édition,que le public n’oubliera pas de si vite et qui restera longtemps gravée dans les mémoires du public Batnéen, qui s’est rendu en masse durant les 15 représentatt tions . «L’important, après tout, c’est de plaire», disait en substance Molière. Le théâtre n’a pas seulement réussi à présenter un spectt tacle de qualité, très varié et consistant même, mais il a créé l’événement que les hommes de théâtre et les comédiens ont si longtemps souhaité de produire, il a réussi à se jouer devant une salle archi-comble et a drainé à chaque représentation un public aussi ou plus nombreux que celui du spectacle précédent. Les troisièmes journées maghrébines du théâtre à Batna ont arraché haut la palme des mérites et chapeau bas pour les organisateurs de ces journées, qui n’ont pas laissé passer l’occast sion pour honorer les hommes du théâtt tre et les comédiens du grand Maghreb à savoir Mohamed Adar (théâtre régional d’Oran), Fenniche Abdelkrim (Rabat www.batnainfo.com

Maroc), Aissa Moulferaa (Timouchent), Benbrahim Halima, Salah Boubir, les deux comédiens du théâtre régional de Batna, pour leurs services, les efforts et les abnégt gations méritoires pour le développement du théâtre dans le Grand Maghreb. « Les journées maghrébines du théâtre à Batna sont une véritable réussite, c’est tout ce que l’on pourrait dire », nous a confié Berrt roura Mustapha, journaliste du quotidien Arabophone Ennahar à la clôture de cette grande manifestation culturelle. D’ailleurs, c’est le témoignage de tout le monde. Le théâtre régional de Batna a réussi ses troist sièmes journées maghrébines. Les citoyens, qui ont assisté en masse aux représentations théâtrales, pendant 15 soirées au théâtre régional de Batna ne se sont pas seulement divertis et détournés momentanément de ce qui les occupent, mais ils ont aussi profité de pièces théâtt trales d’éducation morale et civique. Le public, pendant certains spectacles et surtt tout celui présenté par le théâtre régional d’Oran, a oublié de penser à sa condition humaine, il a ri aux éclats et a semblé très heureux dans ces moments là, des momt ments de subterfuge, de détente. C’est une sorte d’évasion par le rire. On retrouve cette sensation d’échappatoire également

Certes le théâtre de divertissement a constitué les trois quart des quinze représt sentations programmées lors de la troist sième édition des journées maghrébines du théâtre à Batna, mais il faut reconnaîtt tre que ce théâtre de divertissement s’est servi des ficelles pour montrer les pantins du temps et leurs risibles agissements. Il s’est servi du rire pour montrer les phénomt mènes de sa société. Certaines pièces ont accentué les moments hilarants et se sont adaptées aux attentes du public., parfois elles ont porté également des critiques nettes sur la société. Elles ont exposé les peurs humaines, elles ont offert au public aussi l’occasion de l’intéresser aux relatt tions humaines. Elles ont également révt vélé les différents aspects de la condition humaine, elles ont corrigé les mœurs en riant. Elles ont critiqué la société et les travt vers des uns et des autres...| Par la représentation de ces 15 pièces théâtrales, ces troisièmes journées magt ghrébines du théâtre à Batna nous ont éclairés sur ce qu’est devenu actuellement le théâtre maghrébin, sur quoi il est véritt tablement fait et qu’il n’a rien à envier aux théâtres des autres pays arabes, d’Europe et du monde et qu’il ne diffère en rien d’eux. Ces journées maghrébines du théâtt tre à Batna ont constitué, sans doute, une plateforme d’échanges inter-culturels et un incontournable espace de rencontre des artistes comédiens de l’Algérie et des autres pays maghrébins. le théâtre régional de Batna vous donne rendez-vous l’année prochaine pour l’organisation des quatrièmt mes journées maghrébines du théâtre qui vont certainement enrichir davantage les expériences dramatiques et consolidé les liens entre les générations du théâtre, les pionniers de la génération actuelle.

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Clôture des troisièmes journées maghrébines du théâtre à Batna:

La réconciliation du public avec le théâtre ! Dhia El-Mou’iz L’événement, qui a fait la « Une » lors des troisièmes journées maghrébines du théâtt trale organisées par le théâtre régional de Batna du 12 juillet jusqu’au 26 juillet 2010, est le déferlement en masse des spectatt teurs sur le théâtre. Ce phénomène a fasct ciné plus d’un homme de théâtre que ce soit marocain, tunisien ou même algérien. Tous ces hommes de théâtre présents à l’événement étaient étonnés de la relation d’interaction qui existe entre le public et le théâtre à Batna, de cette concorde, de cette union, alors qu’ailleurs les théâtres et leurs publics vivent désormais le « désamt mour ». Ainsi le public Batnéen et le théâtt tre régional de Batna fument ensemble le calumet du divertissement. Ce résultat de réconciliation n’est pas un événement fortuit, désormais c’est le fruit d’un travail de longue haleine dont les mérites reviennent aux efforts de tous les hommes du théâtre de Batna et avec une mention spéciale pour le directeur Moht hamed Yahiaoui, qui a réussi à lui donner l’envol, après le marasme, le ralentissemt ment et la stagnation de l’activité théâtrale à Batna. A la tête du théâtre régional de Batna, Mohamed Yahiaoui et son personnt nel se sont attaqués à deux fronts: le premt mier d’améliorer la qualité des spectacles et le deuxième de promouvoir les relations humaines, garantes de la réussite. À l’intt térieur de l’entreprise, la direction a commt mencé, sans perdre de temps, à instaurer et développer un climat de confiance, renforcer la cohésion entre ses différentes composantes, affirmer la culture d’entrept prise, motiver les salariés... et à améliorer le produit artistique. Pareillement consciente du rôle capital du spectateur de théâtre, la direction du théâtre régional de Batna a accordé une place de choix à son public et à ses différt rents partenaires. Des millions de dinars ont été injectés dans la réhabilitation de l’établissement théâtral et de la remise en condition des équipements des bureaux, des couloirs, de la salle de spectacle, de la scène, des rideaux de théâtre. Tout le

bâtiment a été rénové de fond en comble et embelli à subjuguer le regard du spectt tateur. Les sièges entièrement renouvelés et le bâtiment entièrement climatisé pour créer non seulement un environnement de travail conçu de manière à soutenir les employés dans leurs tâches, mais de plus d’offrir un confort moderne aux comédt diens et aux spectateurs, les premiers pour bien s’exprimer dans des conditions de travail idéales et les deuxièmes pour leur bien-être ou leurs conditions de vie. En plus des moyens financiers, matt tériels et humains engagés dans cette phase de conquête et d’amour entt tre le public et le théâtre, la création d’une cellule de relations humaines a beaucoup participé à donner une image favorable au théâtre régional de Batna et développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre le TRBatna et le public. Elles ont réussi véritablement à promouvoir des relations de confiance fondées sur la connaissance et la compréhension mutt tuelle de cet organisme et ses publics, internes et externes, le tout dans l’intérêt du public. À l’extérieur de l’entreprise, la direction du théâtre régional de Batna a beaucoup contribuer à développer de bonnes relations avec les différents publics : clients, fournisseurs, représentants des collectivités locales, presse... La direction du TRB a réussi à créer ainsi un capital de sympathie et a également réussi à renforct cer son image, une image qui monte aux firmaments. Depuis le TRBatna n’a cessé d’améliorer l’accueil et les conditions de confort dans la salle et pendant le spectacle et d’établir la communication à travers son personnt nel, ses hôtesses et ses comédiens, dont la renommée commence à traverser les frontt tières et à drainer les foules. Des comédt diens du calibre de Zerara, El-Hani, Tiar, Boubir, Saliha, Oudjit, Chiba et d’autres visages nouveaux sont en train d’écrire leurs noms en or. Tous les hommes de théâtre reconnaissent les mérites et les talt

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lents artistiques des comédiens de Batna, qui sont pour beaucoup derrière la réconct ciliation du public avec le théâtre. La commt munication entre le public et le théâtre est cinq sur cinq et le TRB assiste à une véritt table propulsion pourvu que les efforts se poursuivent. Le théâtre à Batna ne tardera pas à donner de ses fruits. Batna a l’étoffe d’une grande, mais l’apport de son public, qui l’encourage et qui l’oblige à améliorer ses produits artistiques, est indispensable

et nécessaire pour la continuité et les réusst sites en série. Le théâtre à Batna monte aux firmaments. Nos félicitations pour cette union entre le public et le théâtre et pourvu que Dieu lui donne vie. Le directeur du théâtre régional de Batt tna Mohamed Yahiaoui n’a pas tort de souligner la responsabilité du spectateur dans la réussite du théâtre et de lui acct corder tous les intérêts pour la réussite du théâtre et son développement. « Sans le grand public, nous ne pouvons pas dire que nous avons un théâtre quel que soient nos réussites et les prix que nous récoltons chaque année ». Et avant d’achever: « Le public a le pouvoir de vie ou de mort sur les spectacles. Le théâtre a besoin de ce public pour survivre artistiquement, écont nomiquement, mais aussi pour survivre dans les mémoires ». Effectivement c’est ce qui fait la spécificité du spectacle vivant : il est éphémère et sa survie dépend de la qualité d’écoute, de retranscription et de perpétuation des récepteurs. Le public et le théâtre régional de Batna, ensemble, devt vraient défendre crânement cet acquis. www.fasac.org


Quand Batna devient capitale mondiale de la musique Sebti Mallem Doctorant en management

Batna se situe à l’est du pays à environ 400 km au sud - est de la capitale, et à une altt titude de 1000 m au dessus du niveau de la mer. De son vrai nom Thbathan’t, a été fondée 1844. C’est une ville stratégique du fait de sa position à la croisée des axes Biskra, Constantine. khenchla, Sétif. Oum el Bouaghi, Msila et Tébessa, Mila. Ses Wilayat limitrophes sont a l’Est : Tébt bessa, Oum-El bouaghi et Khenchela, au Nord-ouest : Sétif et M’Sila, au Nord-Est : Mila et au sud : Biskra. Vu sa position géographique la wilaya de Batna présente beaucoup d’avantages. Elle est située à l’intersection de deux princt cipaux axes routiers l’axe Nord - Sud relt liant le nord du pays au sud et grand sud ; et l’axe reliant l’Est - l’Ouest à travers les hauts plateaux. Elle est desservie par un aéroport internatt tional « Mustapha Ben Boulaid » distant d’une vingtaine de km. Sur une superficie s’étend quelques 21 daïras qui composent 61 communes pour une population globale de 1 500 000 habitt tants. Elle est classée 5eme ville du pays. Ici il y’a des trésors, qui dorment depuis des années voire des siècles même. Des œuvres d’art, qui ne ressemblent à aucune autre, ils sont uniques spécifiques, des tabt bleaux naturel à ciel ouvert tel que : Le parc national de Belzma, les monts de Chélia et du Mahmel qui culminent à plus de 2328 m, constituent des merveilles natt turelles des Aurès. il ya aussi sur les alentours de la ville de Batna de merveilleux sites archéologiqt ques, nous citons à titre d’exemple , l’anct cien cimetière berbère de Ichoukkane, des tombeaux d’ ighzer antakka, le mausolée d’Imadghassen(3 siècle avant j c ,reste le plus ancien du pays) , les gorges d’El Kantt tara ,(ou la porte du grand sud )et les cant nyons de Ghoufi . www.batnainfo.com

Batna est entourée aussi de ruines romaint nes de Tazoult, ZANA, et Timgad. Tout se vaste et multiple patrimoine fait de Batna une ville d’art, de réputation mondiale. C’est de cela, essentiellement, qu>on se souvient de ce rare, ici il ne faut pas allez vers le trop, le plus, mais allez à l’exceptt tionnel au trésor, il faut fouiller dans les réserves.

De là, on découvre d’ou surgissent les pièct ces oubliées, qui jalonne le parcours de l’histoire de la région et du pays. Ici c’est imadghassen, c’est Zana, Baloul, c’est Timt mgad … Timgad, l’une des 61 communes de la wilt laya de Batna dans les Aurès. Elle se situe à 38 km à l’Est de la ville de Batna, et à plus de 440 Kms à l’Est de la capitale. Le plan de la ville est quadrangulaire et géométrique : deux grands axes routiers la traversent d’Est en Ouest et du Nord au Sud.

En s’entrecroisant, les deux axes forment des carrés de 20 m de coté, et ont servi à la construction d’habitations individuellt les. Chaque rue se termine par une grande porte en pierre avec des colonnes de part et d’autre et un arc au dessus. La pierre est sculptée et d’une grande beauté. Les romains entourèrent la ville d’une grande muraille de pierre pour la protéger. Des vestiges qui restent, jusqu’à présent, on citera le forum, la place publique, la basilique, le palais de justice, à coté le marché , les boutiques, et l’arc de Trajan considéré comme l’un des plus beaux arcs au monde, Non loin de là, fut érigé le théâtre. On trouve aussi des lieux de culte, des bains publics très importants. Le développement de la ville a connu son apogée au 3e siècle av. JC ; C’est la période où de nouvelles réalisations virent le jour telle que la bibliothèque publique ; Elle est située au cœur de la ville, signe de l’importance qu’elle avait dans la culture urbaine de l’époque ; qui est considérer comme l’unique en Afrique, par l’importt tance de la capacité des volumes qu’elle a pu accueillir. On a pu estimer que sa salle principale pouvait accueillir jusqu>à 6800 volumes. Par ailleurs, Un grand marché et de nouvt

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velles habitations plus grandes et plus luxueuses ont vu le jour à cette époque même. Timgad est aussi connue pour et par ces vestiges de ville romaine et qui a été fondt dée par l’empereur romain Trajan en l’an 100 av J.C ; Bâtie sur une superficie de 12hectare avec ses temples, ses thermes, son forum et son grand théâtre, qui abrite chaque année le festival international de Timgad, un nom qu’ on ne peu désassocié de la ville . Ce théâtre qui est le principal édifice de spectacle de la ville de Timgad et de la wilaya de Batna ; Situé au Sud du forum, au flanc d’une colline. Il peut accueillir environ 4000 personnes. Chaque année et ce depuis l’indépendance à cet endroit même la musique, la danse, la chanson, donne à ce festival des grands moments d’émotions, de plaisir et de bonht heur. Ces moments seront également ceux de l’espoir, d’évasion et de liberté, pour toutes celles et tous ceux en Algérie et à travers le monde qui n’ont pas trouvé la leur. Cette fête ,ce festival , est devenu depuis sa

naissance un rendez vous international annt nuel incontournable ,un mythe même qui rassemble dans la multiplicité des expresst sions musicales des milliers de musiciens amateurs et professionnels, et de millions de spectateurs à travers toutes les wilayas du pays et au-delà. « Festival de Timgad » est devenu une formt mule du mot d’ordre et qui n’a rien d’un slogan. L’idée fut de faire comprendre aux gens que par la musique universelle en crée la paix universelle, et que par la musique on rapproche les peuples. Le festival de Timgad en réalité n’est pas une fête qui s’organise chaque année, plutôt, c’est une manifestation populaire consacrée à la musique sous toute ses formt mes et de tout les genres, du traditionnellt les à la techno. D’année en année, cette manifestation de la musique, confirme et étend Sa présence internationale sur les cinq continents. C’est vrai que les manifestations sont déft férentes, d’un pays à l autres, par leur conception, par leur ampleur et par leurs

objectifs, mais nous sommes certains qu’ellt les portent par le même enthousiasme. Chez nous, on veut faire de cette manift festation, un lieu et un lien, qui unit les peuples, on veut bâtir progressivement et fondée cette exigence culturelle destinée à tout les peuples du monde, pour garantir un rayonnement et une démentions nationt nal et international, pour la promotion et le développement de la paix dans le mondt de. Il est aussi question d’amitié, de respect, d’amour, de dégité, de la condition humt maine et d’exclusion d’une façon générale ; mais ce n’est pas tout, c’est des mots qui parles et des notes qui touchent. En effet, et pour cela chaque année, une pléiade de stars nationale internationales, s’apprête et se prépare, à égayer et faire vibt brer la scène, durant les chaudes soirées du mois de juillet. Chaque année en ce mois de juillet, l’âme de la musique, pénètre les fonds des cœurs et des sentiments des milliers de spectt tateurs des populations mondiales, qui réveillent en nous cette appartenance humt maine. Ici malgré la diversification des cultures et des pays le langage est universel la communication est internationale et sa lecture est facile à comprendre. En ce mois de juillet à Batna .Tout se coht habite, le jazz avec le bedoui, le blues avec le chaoui, le classique avec le rap, le chabi avec le rock, tout se marie et le corps le conjugue à tout les temps. Ici ce n’est pas le dialogue des colloques, ni la communication des conférences, ici c’est uniquement la langue de la musique, et la fascination des paysages qui font l’unité. A Batna, Là ou la vie, se révèle brouillée la frontière, entre art et histoire, ou les rost seaux, devinrent instrument de musique, ou se mélange le temps et les temps avec élégance, ou se réveille la communication, ou le son et l’image s’entremêlent, Ou parft fois le bruit et le hasard construisent la musique, Ou le silence et l’espace figurent le rythme, Ou la guitare drague le Bendir. Ou Batna devint capitale de la paix.

La Première Revue Gratuite des Aurès www.batnainfo.com Un numéro de BatnaInfo séléctionné parmi les grands titres 24 |Septembre 2010

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REPORTAGE SUR LA PARTIE SUD DE BATNA

EL KANTARA,

LA GLOIRE PERDUE Bourki Messaoud Site admirable avec ses beautés naturelles féert riques et pittoresques, El Kantara ou «Calceus Herculus», en rapport avec la légende du «coup de pied d’Hercule « qui transcenda, dans l’antt tiquité, la haute chaîne rocheuse et ouvert le défilé pour la liaison avec le Nord des Aurès n’est aujourd’hui un patelin dont la gloire n’est décrite que par les touristes étrangers dans leur carnet de voyages,du temps ou le tourisme algt gérien avait réputation. Cette partie indivisible du Grand Aurès, chantt tée jadis par les poètes, les peintres avaient probablement influé le Saint Sidi El Hadj de par la quiétude des lieux, la convivialité des autochtones, leurs us et coutumes, pour élire domicile à quelques miles au sud-est ,par la découverte de la source thermale «carrefour des nomades sédentaires d’antan» .La ville d’El Kantara, la porte du sud, est travt versé par Oued El Hai bordé par une luxuriante palmeraie de milliers de dattiers que surplombent de majestueuses falaises. L’Oued, berceau du Barbeau, un poisson d’eau douce n’y est plus, en raison des sécheresses successives qu’a vécues le pays. Le temps avec ses turpitudes, aggravées

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par les politiques de déruralisation, a porté un dur coup à la palmeraie d’El Kantara qui meurt à petit feu et n’est aujourd’hui un no man’s land. Un barrage d’une capacité de 40.000.000 de M3 a étè édifié dans les parages pour l’irrigatt tion mais pas la glorieuse palmeraie .Selon les mauvaises langues, le bâclage de l’étude aurait privé la région d’une quantité appréciable d’eau en année pluvieuse. Le surplus est perdu, avalé par l’embouchure d’oued «Aguemoune». Un autre site touristique, en déperdition égalt lement, est celui du village rouge ou Dechra .Cet ensemble de maisons en matériaux tradt ditionnels est à flanc de montagne .Il est caché actuellement par la ville moderne ou ont fui les classes modestes des «kantaris».Les élus du pluralisme s’adonnent aux réfections des nouvt veaux projets au détriment de la restauration des patrimoines et c’est dommage pour le tourt risme tant local qu’international. Selon les Ouled Bled, la région nord et nord est de la wilaya de Biskra est le parent pauvre de la Reine des Zibans. Elle n’est visitée qu’à l’occast sion d’événements circonstanciels. Ainsi, en dépit des trillions de DA du Trésor Public injectés par le Gouvernement, le tourismt me balnéaire demeure le parent pauvre du développement national. La malédiction n’est autre que les gisements inépuist sables de gaz.

Septembre 2010 | 25


‫‪C’EST PAS‬‬ ‫‪NORMAL‬‬

‫مجلة شهرية ﺛقافية عامة تصدر عن‪:‬‬

‫ﺍﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﺍﻷﻭﺭﺍﺳﻴﺔ‬

‫ﻟﻠﻌﻠﻮﻡ ﻭﺍﻟﻔﻨﻮﻥ ﻭﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ‬ ‫‪FASAC‬‬

‫حسان بوزيدي‬ ‫ـ سيبا نورمال أن تقدم خالتي « خيرة » ومن واالها على تكرمي من تشاء على‬ ‫القوسطو خالل حفل اختام مهرجان تيمقاد بعض األقالم اإلعالمية التي دأبت على‬ ‫اللحس في كل املناسبات واملقامات وإقصاء عشرات األقالم بطريقة هي اقرب إلى‬ ‫الضحك‪ ،‬لكن لدي سؤال واحد فقط أبحث عن اإلجابة عنه من زمان وهو كالتالي ‪:‬‬ ‫ماهي املقاييس واملعايير املعمول بها في تكرمي الصحافة في تيمقاد ؟؟؟‬ ‫ـ سيبا نورمال أن تنسى خالتي « خيرة « املكلفة باإلعالم في ديوان بن تركي تكرمي‬ ‫إذاعة باتنة وهي التي دابت طيلة عشرة أيام كاملة على تغطية احلدث وجندت‬ ‫لذلك جيشا من الصحفيني كما كيفت برامجها مع احلدث الثقافي الدولي‬ ‫وتضمن كل ليلة النقل املباشر للسهرات زيادة على احلوارات مع كل الفنانني‬ ‫الذين حلوا بتيمقاد ولكن تدخل السيد والي والية باتنة الذي نبه إلى اخلطأ وسوء‬ ‫الفهم والتقدير في جتاهل إذاعة باتنة فكان تكرميها وإال فقد كانت نسيا منسيا‬ ‫ويا سبحان اهلل‪.‬‬

‫في هذا العدد‬ ‫سيبا نورمال‬

‫‪3‬‬

‫سعدان‪ ..‬التاريخ يعيد نفسه‬

‫‪4‬‬

‫باتنة تدخل اإلحتراف من بوابة التاريخ‪.‬‬

‫‪5‬‬

‫قعدة األحباب‬

‫‪6‬‬

‫بني الياسمني و املاتيكو‬

‫‪7‬‬

‫احتكار البلوط‬

‫‪7‬‬

‫املنتدى الثقافي‪ ..‬اليوم التكويني حول تقنيات األلوان‬ ‫مبكتبة قرفي‬

‫‪8‬‬

‫نورالدين زكارة‪ ..‬فنان تشكيلي يبدع الروائع اخلالدة‬ ‫بأقالم التلوين‬

‫‪10‬‬

‫كلنا مسؤولون عن هذا الوضع‬

‫‪11‬‬

‫سلوك املنفيني اجلزائريني إلى كاليدونيا‬

‫‪12‬‬

‫رمضان ‪ ...‬إله جانيتو ‪ ...‬وغول الدخول االجتماعي‬

‫‪12‬‬

‫ملني لعمودي‪ ،‬الشريف جوغالريت والقاضي فايان‪ ..‬من‬ ‫يذكرهم؟‬

‫‪13‬‬

‫السياحة في والية باتنة‪ ..‬الساكن‪ /‬املواطن‬

‫‪14‬‬

‫مبايزس‪ ....‬ملباز‪.....‬تازولت‪ ..‬تاريخ حضارة مبعالم حتت‬ ‫التراب‬

‫‪16‬‬

‫ـ سيبا نورمال مايحدث هذه األيام من تسارع في األحداث بني بعض اجلزائريني‬ ‫ومصر واملناسبة هي مقابالت بني أندية البلدين واملهم هو إعادة املياه إلى مجاريها‬ ‫‪ ..‬سطوب‪ ..‬ياجماعة لسنا ضد املصاحلة وما شابه ذلك لكن ال يجب أن يحدث كل‬ ‫ذلك بهذه السرعة املشبوهة وتنسينا في من وصفنا باللقطاء والزبالة والهمج‬ ‫ورعاة البقر والقوادين ومن ال يعرف معنى هذه الكلمة عليه بالعودة إللى املنجد‬ ‫ليجد معناها وكل هذا الكالم ليس من عموم الشعب بل من فنانني ومثقفني‬ ‫وخيرة ما اجنبت مصر لكننا نقول لهم أننا مستعدون لكل شيئ لكن بعد اإلعتذار‬ ‫وردنا عليكم كان حضاريا فبالد القبائل استقبلتكم بالورود وليس بالطوب وهذا‬ ‫يكفي ولن ازيد أكثر من هذا‪.‬‬ ‫ـ سيبا نورمال ياجماعة أن تسقط تونس بني أيدي اجلزائريني خالل شهر جويلية‬ ‫حيث زارها اكثر من ثالثة ماليني جزائري أقاموا بها خالل هذه الفترة ولوال شهر‬ ‫رمضان الرتفع العدد في الوقت الذي تبقى فيه جيجل العذراء تبكي حظها‬ ‫املنحوس وبجاية تندب على زهرها املتعوس وعنابة والقل والقالة و‪ 1200‬كلم‬ ‫من املناظر واألماكن السياحية اخلالبة التي حتلم بها دوال مجاورة لكن رغم ذلك‬ ‫تركناها ورحنا جنري وراء فتافيت الضحكة الصفراء والبقشيش والكالم املعسول‬ ‫أما غير ذلك فال شيئ يقارن مبا موجود عندنا وخمسة في عينني احلساد‪.‬‬ ‫ـ سيبانورمال ان يخسر منتخبانا املونديالي في أول خرجة له بعد كأس العالم‬ ‫والهزمية املسجلة تدل أن اشياء ما ليست في مكانها الصحيح واحلمد هلل ان‬ ‫اخلسارة جاءت من مباراة ودية وقبل أول لقاء رسمي حتى نصحح أخطاءنا ونضع‬ ‫اقدامنا على األرض قبل وقوع الكارثة‪.‬‬

‫تكوت بوالية باتنة‪ ..‬قلب األوراس الذي يجب أال ميوت‬

‫‪17‬‬

‫األوراس تاريخ وحضارة‪ ..‬ال تاريخ فقط‬

‫‪19‬‬

‫حوار مع القاصة والفنانة التشكيلية حفيظة ميمي‬

‫‪20‬‬

‫ـ سيبا نورمال أن ال نستغل شهر رمضان مبا فيه الكفاية في تقوية اجلانب الروحي‬ ‫واستغالل هذه الفرصة الذهبية في قراءة القرآن وقيام الليل وزيادة احلسنات‪.‬‬

‫البقاء لألصلح‬

‫‪22‬‬

‫جيرمان ت ّيون أو جيرمان الشاوية‬

‫‪24‬‬

‫شبـاح مكي‪ ..‬ذلـك األوراسـي العنيـد‬

‫‪24‬‬

‫الشبكات االجتماعية عبر األنترنيت‬

‫‪25‬‬

‫ـ سيبا نورمال ان يغادرنا شهر رمضان الفضيل ونحن لم نحاول استغالل هذه‬ ‫الفرصة الذهبية في التصالح مع الذات وبدل أن يحدث ذلك كان رمضان للبعض‬ ‫من أجل النوم طيلة النهار وللبعض اآلخر السهر حتى اواخر الليل في املالهي‬ ‫والبعض في استعراض عضالته على خلق اهلل ألبسط األسباب والبعض األخير‬ ‫في التعدي على حدود اهلل من خالل الكيل في امليزان و تسويق سلع مغشوشة‬ ‫وتلكم كلها ليست من صفات املسلم‪.‬‬


‫سعدان‪..‬‬

‫التاريخ يعيد نفسه‬ ‫رفيق الدين الباتني‬ ‫لعل احلملة الشرسة التي يتعرض لها الناخب‬ ‫الوطني رابح سعدان منذ مدة في أعقاب خروج‬ ‫اخلضر من مونديال جنوب إفريقيا‪ 2010‬ليست‬ ‫باجلديدة على الرأي العام ‪،‬خاصة في ظل وجود‬ ‫أشخاص ال يحسنون الصيد إال في املياه العكرة ‪.‬‬ ‫وجيل من املدربني الذين ال يحسنون إال التعليق‬ ‫والكالم املباح في أستديوهات التلفزيون اجلزائري‬ ‫والفضائيات العربية وكأن بهم جلبوا لهذا‬ ‫الوطن العديد من األلقاب والكؤوس‪،‬وهم الذين‬ ‫عجزوا حتى عن تقدمي العب وحيد للخضر يلعب‬ ‫أساسيا‪.‬‬ ‫واحلقيقة تقال أن الكثير من هذه األصوات ما كان‬ ‫لها أن تتكلم لو ال النجاح الكبير الذي حققه‬ ‫املدرب سعدان وفعال إنطبق على الشيخ املثل‬ ‫القائل» أخدم يالتاعس وكولها ياالراقد بالنوم‪»...‬‬ ‫سعدان الذي أهل اخلضر لكأس العالم لألواسط‬ ‫سنة ‪ 1979‬باليابان وجد نفسه بعيدا عن زمام‬ ‫العارضة الفنية التي أسندت أنذاك للمدرب عبد‬ ‫احلميد كرمالي واملبرر أنذاك أن الناخب الوطني‬ ‫صغير السن و من األفضل إسناده مبدرب في حنكة‬ ‫كرمالي وقبل الرجل على مضض‬ ‫الوضع اجلديد ولم يتحدث حينها‬ ‫ولم يقل شيء ألنه يدرك أن الوطن‬ ‫وتشريف األلوان الوطنية يتطلب‬ ‫تضحيات كبيرة وإبعاده عن مواصلة‬ ‫التألق واحد من هذه التضحيات‬ ‫احملسوبة للرجل ‪.‬‬ ‫سعدان الذي عاد مرة أخرى ليكتب‬ ‫إسمه بأحرف من ذهب في تاريخ كرة‬ ‫القدم اجلزائرية حينما قاد اخلضر إلى‬ ‫حضور كأس العالم بإسبانيا سنة‬ ‫‪ 1982‬لكنه لم يفرح طويال باإلجناز‬ ‫ليجد نفسه مرة أخرى ضحية ما‬ ‫سمي أنذاك بالشرعية الثورية‬ ‫والكواليس التي أزاحته من الطريق ليجد نفسه‬ ‫مساعدا دون صالحيات خلالف و مخلوفي‪ ،‬لكن مع‬ ‫هذا التاريخ لم ينصف الرجل ليجد نفسه مرة‬ ‫أخرى ضحية السياسات اإلرجتالية التي أبعدته‬ ‫عن دواليب اخلضر ‪،‬الذين عاد إليهم وفي مدونة‬ ‫العقد الذي أمضاه مع الفاف أنذاك قيادة اخلضر‬ ‫لكأسي العالم‪ 1986‬باملكسيك وإفريقيا مبصر‬ ‫ووفى الرجل بالوعد وقاد اخلضر في واحدة من أروع‬ ‫التصفيات التي خاضها محاربوا الصحراء على‬ ‫مر السنوات للتألق والنجاح قاريا ولكن حدثت‬ ‫أمور كثيرة أنذاك بدايتها مبصر ونهايتها باألزتك‬ ‫وخروج اخلضر من النهائيات وتعرض الرجل ألمور‬ ‫ال يتقبلها عقل‪ ،‬وهمش الرجل الذي حتول في ملح‬ ‫البصر لنذير شؤم وهو الذي أدخل الفرحة لقلوب‬

‫املاليني من اجلزائريني الذين تنكروا للرجل وأدخلوا‬ ‫عائلته الصغيرة في كابوس من اخلوف ال تزال أثاره‬ ‫حتى اليوم رغم السنوات الطويلة‪.‬‬ ‫سعدان الذي لم يحفظ الدرس جيدا أو لنقل‬ ‫الرجل الذي ينبض وطنية قبل املأمورية من جديد‬ ‫ورفع التحدي الذي كان الكثير من أشباه املدربني‬ ‫احلاليني يتحدثون على أنهم ليسوا مجانني لقبول‬ ‫العرض و اجملازفة بتاريخهم املتواضع لقبول املهمة‬ ‫‪،‬ولكن الرجل وضع كل هذه اإلعتبارات جانبا وقبل‬ ‫رفع التحدي من منطلق أن مهنة التدريب هي‬ ‫القبول بالوضع على ماهو عليه والنزول لألرضية‬ ‫وعدم اإلستسالم الذي كان ميزة هؤالء املتحدثون‬ ‫االيوم‪.‬‬ ‫وتأهل اخلضر للعرس القاري والعاملي معا ‪،‬ونسي‬ ‫الكثير أين كنا وأين أصبحنا ‪،‬وطالبوا الشيخ‬ ‫بجلب الكأسني معا وعيش تشوف جنون اجلزائري‬ ‫الذي ينسى بسرعة البرق‪.‬‬ ‫وجنح سعدان حيث كان الكثير ينتظره ليفشل‬ ‫ويرمي املنشفة ولكن ثقة الرجل بنفسه‬ ‫وشهاداته قادته للنجاح والنصر املبني ومع هذا‬

‫لم يسلم الرجل من اإلنتقادات خاصة من زمالء‬ ‫املهنة وبعض الرؤساء احلاقدين على الرجل ألنه لم‬ ‫يسايرهم في أهواءهم التسييرية التي قادت كرة‬ ‫القدم اجلزائرية للحضيض ومع هذا ال يخجلون من‬ ‫أنفسهم ومن تاريخ أنديتهم مع التتويجات التي‬ ‫تفوح منها رائحة البيع والشراء‪...‬‬ ‫ما أشبه البارحة باليوم خاصة ونحن نسمع مايقال‬ ‫هنا وهناك عن الشيخ رابح سعدان الذي حتول في‬ ‫ملح البصر من بطل قومي إلى شخص غير مرغوب‬ ‫فيه حتى ال نقول منبوذ من اجلميع ‪ ،‬واملدرب الذي‬ ‫صنع مجدا للكرة اجلزائرية صار بال سند يحميه‬ ‫في زمن كل شيء فيه مباح‪ ،‬وحينها ال ميكن القول‬ ‫إال السالم على شعب نظره محدود ‪...‬‬

‫‪ | 4‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫كلمة مدير‬ ‫الشباب والرياضة‬ ‫لمجلة باتنة آنفو‬

‫لقد أطلت علينا مجلة ‪Batna Info‬‬ ‫لشهر جويلية ‪ 2010‬في حلتها اجلديدة‬ ‫وبالوانها الزاهية ومبواضيعها اخملتلفة‬ ‫الهادفة والتي تؤهلها بدون شك لتتبوأ‬ ‫مكانة االحترافية في اجملال االعالمي‬ ‫الهادف بهذه الوالية‪.‬‬ ‫ونحن إذ نهنئكم على هذا االجناز‪ ،‬فإننا‬ ‫نقدر مجهوداتكم ونثمنها خدمة‬ ‫ملواطني الوالية وخاصة منها فئة‬ ‫الشباب الذي حضي باهتمام كبير من‬ ‫قبل السلطات العمومية من خالل‬ ‫تخصيص أغلفة كبيرة إلجنازات كبيرة‬ ‫عبر تراب هذه الوالية خالل اخلطة‬ ‫اخلمسية التي أقرها رئيس اجملهورية‬ ‫لسنوات ‪ 2014 – 2010‬والتي يسهر‬ ‫على تطبيقها السيد والي والية باتنة‪.‬‬ ‫فمرة أخرى تهانينا لكم ونتمنى لكم‬ ‫املزيد من التألق لتأكيد استمرارية‬ ‫التواصل وتثمني مختلف املبادرات‬ ‫الهادفة‪.‬‬ ‫مدير الشباب والرياضة لوالية باتنة‬ ‫عبد الرحمن إلطاش‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫باتنة تدخل اإلحتراف من بوابة التاريخ‬ ‫الكرة األوراسية بحاجة لثورة حقيقية وليس ترقيعية‬ ‫بقلم‪ :‬رفيق الدين الباتني‬ ‫لم أشأ الكتابة عن هذا املوضوع في بداية األمر‬ ‫خوفا من احلساسية املوجودة بني فريقي الوالية‬ ‫اخلامسة واخلوف أيضا من القراءة اخلاطئة ألفكاري‬ ‫التي قد ال تقدم وال تؤخر في األمر شيئا لكن إميانا‬ ‫مني أن الساكت على احلق شيطان أخرس إرتأيت‬ ‫الكتابة فمن رأى فيها منفعة فليعممها ومن‬ ‫رأى أنني أقلب املواجع فليدعوا لي بالهداية وأجر‬ ‫اجلميع على اهلل‪.‬‬ ‫ولكن قبل هذا ماذا لوطرحنا هذا السؤال ‪:‬هل‬ ‫كرة القدم األوراسية مريضة برجالها أم لنقص‬ ‫األموال؟ليأتي اجلواب سريعا ودون إنتظار‬ ‫كرة القدم األوراسية مريضة منذ سنوات ‪،‬ومرضها‬ ‫ميتد لعقدين من الزمن ولكن ال أحد متكن من حتديد‬ ‫الداء والكل عندنا يغني لياله‪،‬بل وتعدى األمر إلى‬ ‫حد القول باملثل الشعبي «كل واحد يقول أنا فولي‬ ‫طياب»والنتيجة كرة قدم عاجزة عن إدخال الفرحة‬ ‫ملدينة هي اخلامسة وطنيا والعبني بأقدام من طني‬ ‫لكن بجيوب مملؤة من خزائن الدولة والفرق‪.‬‬ ‫كرة القدم األوراسية مريضة ليس ألنها لم تنجب‬ ‫أمثال مالخسو صواحلي واإلخوة زندر وبوشعيب‬

‫وماللة وغيرهم من األسماء الكبيرة ولكن ألنها‬ ‫وجدت لتكون ظال لنفسها ال تنافس على األلقاب‬ ‫بقدر ما تنتظر الداربي الذي صار حلما كبيرا‬ ‫ملسيري الكاب والبوبية حتى أن الفوز بهذا الذي‬ ‫يسمى الداربي صار يصنف في خانة األلقاب غير‬ ‫املعترف بها من قبل الفاف‪...‬‬ ‫كلمة باتنة يقال عنها فيما مضى أنها مشتقة‬ ‫من كلمة مباتنا وهو رمبا ما دفع بالالعبني‬ ‫للبحث في تاريخ التسمية للعب في هذه املدينة‬ ‫املضيافة بسخاء مسيريها الذين ال يرفضون طلبا‬ ‫لالعبيهم ‪ ،‬فباتنة التي كانت مدرسة إلجناب‬ ‫الالعبني الكبار حتولت بقدرة قادر إلى سبيطار‬ ‫كبير لالعبني خانتهم اإلصابة ولم يجدوا أحسن‬ ‫منها إلستعادة إمكاناتهم البدنية واملالية طاملا أن‬ ‫الفنية هي الغائب األكبر لالعبني إنتهوا رياضيا‪...‬‬ ‫باتنة املضيافة حتولت إلى مايشبه النزل الكبير‬ ‫ذات خمسة جنوم لالعبني يتدربون ويأكلون ويتلقون‬ ‫أجورهم ولكنهم ال يلعبون‪،‬و بعبارة أخرى ال يوجد‬ ‫لديهم مكان في التشكيلة األساسية ‪.‬‬ ‫باتنة التي كانت مدرسة في إجناب الالعبني الكبار‬

‫أصابها العقم وحتولت إلى ترنزيت لالعبني جاؤا‬ ‫للمدينة حقها‬ ‫بأسماءهم ولم يقدموا‬ ‫ونالوا ما كانوا يرغبون ليس إال ألن في باتنة أناس‬ ‫يدفعون وال يطالبون باملقابل ‪.‬‬ ‫باتنة التي سكنتها اآلمال حتولت مع مرور الزمن‬ ‫إلى أالم ليس إال ألن في باتنة مسيرون طموحهم‬ ‫ال يتعدى لعب الداربي و الفوز به هو أضعف اإلميان‬ ‫‪...‬‬ ‫باتنة التي عاشت على حلم أن يزورها لقب من‬ ‫األلقاب يبدو أن احللم حتول إلى كابوس ‪،‬والكابوس‬ ‫في زمن هؤالء املسيرين قد يكون حقيقة‪.‬‬ ‫باتنة التي أجنبت مصطفى بن بولعيد وزروال وبن‬ ‫فليس وغيرهم من الكبار يستحيل أن تظل هكذا‬ ‫بال تاج في زمن نحن بأمس احلاجة لتتويج ينفض‬ ‫عنا غبار السنوات العجاف‪...‬‬ ‫باتنة أقولها وأنا مسؤول على كالمي أنها لن تتوج‬ ‫بلقب ما لم تعد جلادة الصواب وتعيد اإلعتبار ألبناء‬ ‫الوالية في شتى اإلختصاصات حينها ميكن لباتنة‬ ‫أن حتلم بالتتويج ‪..‬‬

‫لنجعل من ‪ 2011‬سنة خضراء‬ ‫‪FASAC‬‬

‫من أجل أوراس أخضر‬ ‫لنرفع التحدي ونغرس مليون ونصف مليون شجرة‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫سبتمبر ‪5|2010‬‬


‫قعﺪة األحﺒاﺏ‬ ‫عبد الحكيم بوهراوة‬ ‫بعد عام طويل من اجلهد و البحث من اجل إثراء‬ ‫صفحات مجلة ‪ Batna info‬فاجأنا السيد عمامرة‬ ‫«بعرضنا» إلى تناول وجبة غداء مبطعم اخليمة‬ ‫األوراسية (طريق بسكرة مقابل ديوان املسابقات) ذو الطراز‬ ‫التقليدي األوراسي من حيث األكالت أو الديكور ‪...‬‬ ‫في قاعة ( طبيعية ‪ )sous-sol climatisé‬كان‬

‫بالثقافة األوراسية األمازيغية‪.‬‬ ‫مثلما اجتمعنا افترقنا و لكن على أمل اللقاء على‬ ‫صفحات اجمللة ‪ ...‬لقد كانت تلك الفكرة البسيطة‬ ‫كبيرة في معانيها لتعطي دفعا لطاقم اجمللة‬ ‫الذي بلغ إلى الهدف املسطر وهو الوصول إلى‬ ‫منزلة لسان حال باتنة بعد اإلذاعة وذلك رغم قلة‬

‫للقاء (القعدة) جمعت صحفي اجمللة الذين ال يعرف‬ ‫بعضهم البعض إال من الصور فهي كانت فرصة‬ ‫لتبادل األفكار و اآلراء و في بعض األحيان النقد‬ ‫البناء على مذاق (احلار) بدردشة شاوية و عربية‬ ‫بعيدا عن البروتوكوالت و الرسميات أين أشرف‬ ‫السيد‪ /‬عمامرة بنفسه على تقدمي وجبة الغداء‬ ‫للمدعوين طالبا منهم أكل حلم الدجاج ألن منظره‬ ‫يؤمله واأليادي ال متتد إليه كثيرا ألنها منشغلة‬ ‫(بالشخشوخة)‪.‬‬ ‫كان من بني املدعوين غير طاقم اجمللة رئيس بلدية‬ ‫باتنة الذي يعتبر من املشجعني للمجلة واملدعمني‬ ‫لها ‪ ...‬الصوت اإلذاعي الباتني ليلى أبركان كانت‬ ‫حاضرة رغم انشغاالتها و ارتباطاتها ‪ ...‬مطرب‬ ‫األغنية الشاوية حميد بلبش رغم أنه لم يطربنا‬ ‫بأغنية من أغانيه و املمثل املسرحي املعروف و‬ ‫الغني عن أي تعريف (محيو) الذي كان بشوشا و‬ ‫مرحا كعادته ‪ ...‬و(سالك أوحايل اجمللة) رضا قرفي‬ ‫الذي ساهم ويساهم في طباعة اجمللة بشكلها‬ ‫اجلديد‪.‬‬ ‫انتهينا من األكل ‪ ..‬ولم ننتهي من الكالم ‪ ..‬الننا‬ ‫كنا متشوقني إلى التحدث مع بعضنا البعض ‪...‬‬ ‫عن اجمللة ‪ ...‬عن باتنة ‪ ....‬عن الثقافة ‪ ....‬عن أمور‬ ‫كثيرة كانت قد سقطت سهوا من ذاكرة مجلتنا ‪...‬‬ ‫وحتى ال تنسى هذه «القعدة» أخذنا صورة تذكارية‬ ‫وسط الديكور األوراسي الذي له عالقة مع أهداف‬ ‫املؤسسة االوراسية (‪ )FASAC‬و هي التعريف‬

‫اإلمكانيات إال أن اإلرادة وحب العمل دون أي خلفيات‬ ‫أو امتيازات تتسابق من اجلها متكنت اجمللة من بلوغ‬ ‫أهدافها املسطرة منذ ‪ 3‬سنوات‪.‬‬ ‫أكلينا اجلاج والشخشوخة ‪ ...‬احكينا مع بعضنا‪...‬‬ ‫أعرفنا بعضانا ‪ ...‬في قعدة حتى وإن نسيناها‬ ‫أو تناسيناها فإن ذاكرة الزمن في‬ ‫باتنة لن تنساها و لن‬ ‫تنسانا‪.‬‬

‫‪ | 6‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫بين الياسمين و الماتيكو‬ ‫العربي بولبينة‬ ‫الصورة (‪ :)1‬اجلو مفعم باحلميمية‪ ..‬واالستقبال كان‬ ‫حارﹰا‪ ،‬ودياﹰ‪ ..‬أهال‪ ..‬أهال‪ ..‬لم يكن هناك قط يبحث عن‬ ‫اجلرذان‪ ..‬أو كلباﹰ‪ ..‬يفتش في القمامة عن بقايا حيونات‬ ‫استهلكت في العرس أو « السبوع»‪ ..‬دخلنا إلى‬ ‫الفندق املصنف بـ ‪ 04‬جنوم‪ ..‬مستقبلنا اقترح علينا‪:‬‬ ‫كوكتال من الفواكه في انتظار اكمال االجراءات ثم‬ ‫استلمنا الغرفة رقم ‪ 520‬مطلة على البحر‪ ..‬فيها‬ ‫كل أسباب الراحة من ماء وفراش ومكيف باالضافة‬ ‫إلى ثالجة صغيرة تغنيك عن الذهاب إلى مغازة في‬ ‫أسفل الفندق‪ ..‬وعندما حان وقت العشاء دخلنا إلى‬ ‫املطعم ذو ‪ 1000‬كرسي وطريقة ‪ self service‬والكل‬ ‫جاهز خلدمتك‪ ..‬جملرد أنك حتمل اسورة من البالستيك‬ ‫عليها اسم الفندق‪ ..‬ال أحد يسأل من أين أنت؟ فاخلدمة‬ ‫عمومية لكل الوافدين‪ ..‬من بولونيا أو فرانكفورت أو‬ ‫بوحمار‪ ..‬أكملنا وجبة العشاء الغنية واملتنوعة‪ ..‬أخذنا‬ ‫دوشا غيرنا ثيابنا وذهبنا إلى « قرطاج الند « وفي مقهى‬ ‫أم كثوم‪ ..‬استمتعنا بالعواد « منجي « واالطالل والشاي‬ ‫واللوز وباقات الياسمني وسط جو عائلي مبهر وفي‬ ‫ساعات الصباح األولى‪ ..‬انتقلنا إلى الشاطئ وهو خاص‬ ‫برواد الفندق‪ ..‬وكانت االسورة الصفراء ‪ -‬أو الزرقاء – (‬ ‫هي لتحل املشاكل ) داميا‪ ..‬تأملت امتداد البحر‪ ..‬وإلى‬ ‫الوجوه الدائرة‪ .‬وقد أجبت على سؤال لطاملا أرقني‪ ..‬ملاذا‬ ‫أنا هنا؟‪ ..‬فكانت االجابة بسيطة للغاية‪ :‬املاء – النظافة‬

‫– االستقبال اجليد – اخلدمة احلسنة ‪ ..‬سكت‪ ..‬وأنا رغم‬ ‫حبي الكبير لبالدي‪ ..‬إال أني مصمم على العودة‪.‬‬ ‫مالحظة‪ :‬لم أريد أن أكثر من الوصف‪ ..‬حتى‬ ‫‬‫ال أساهم في تغيير وجهة سفر السياح من هنا إلى‬ ‫هناك ( مازال عندي النيف )‪.‬‬ ‫الصورة (‪ 04 :)2‬خابطني يحملون زجاجات البيرة‪..‬‬ ‫يطاردون فتاة أنهكها السهر‪ ..‬في حديقة الفندق‬ ‫املصنف حسب الكتابة احلائطية « فندق رائع ذو خمس‬ ‫جنوم «‪ .‬مسبح ‪ +‬حانة ‪ ..Taxiphone +‬الدوش واملرحاض‬ ‫جماعي‪ ..‬وفي املنصة فرقة موسيقية وأمام الدرابكي‬ ‫زجاجات من الستيال‪ ..‬واملطرب يبحث عن محطة بني‬ ‫الواليات ‪ ..‬في خاطر النمس‪ ..‬في خاطر ‪ 02‬كيلو‪ ..‬في‬ ‫خاطر املقاول فريد الدولة‪ ..‬كونترا على احلرس البلدي‪..‬‬ ‫في خاطر ‪ 12‬فحل‪ ..‬ثم تنزل الراقصة إلى املسبح‬ ‫بثيابها‪ ..‬وينهض اجلال‪ ..‬هاذ ‪ 100‬ألف‪ ..‬هذا مليون‪..‬‬ ‫واآلخر يرمي بنفسه في املاء « اللي ما تبلش السنة‬ ‫عمرو ما راح يتبل «‪ ..‬وفي آخر الطاولة يسحب ( ؟ )‬ ‫مسدسا‪ ..‬ثم يطلق عيارين‪ ..‬ثم يصيح‪ :‬حتيا اجلزائر‪..‬‬ ‫يسقط االرهاب‪ ..‬ثم يبكي حتى الثمالة‪ ..‬عدت إلى‬ ‫الغرفة رقم ‪ 113‬وجدت فيها شخص آخر استسمحته‬ ‫فثار غاضبا وطلب مني البحث عن غرفة أخرى‪ ..‬نزلت‬ ‫إلى االستقبال لم أجد أحداﹰ‪ ..‬وفي الغداء وجدت قطا ﹰ‬ ‫يشرب البيرة‪ ..‬وكلبا يراقص نعجة‪ ..‬تقيئت سكالوب‬

‫احتكار البلوط‬ ‫‪...‬وكذلك قالوا‪ ( :‬الشاوية انتاع البلوط)‪..‬فلقد كان‬ ‫أجدادي يحتكرون جتارة البلوط بامتياز‪ ،‬ويقايضونه‬ ‫بالقمح والشعير وامللح واخلضار والفوكه واألسلحة‪..‬‬ ‫والنساء‪..‬‬

‫نعم‪ ،‬كان أجدادي يتمترسون في اجلبال العارية والكثيفة‬ ‫األشجار على حد السواء‪ ،‬ما من شيء يفكرون به عدا‬ ‫موسم جني ثمر البلوط‪ ،‬وكان اآلخرون يخطون قدرهم‬ ‫احلضاري على سفوح اجلبال‪ ،‬حيث السهول اخلصبة‬ ‫واملاء الوفير‪.‬‬ ‫كانوا يشيدون املدن واملكتبات وأنظمة احلكم العصرية‪..‬‬ ‫وينظرون خلف ( اخللف) عساهم يعثروا على سهل‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫مجمد وحبة برتقال بذوق البلوط‪ ..‬حملت حقيبتي قبل‬ ‫الفجر ورحلت‪.‬‬ ‫مالحظة‪ :‬لقد ماتت الراقصة‪ ..‬في املسبح برصاصة‬ ‫طتئشة‪ ..‬وأنا سأعود إلى الياسمني في العام املقبل‪..‬‬ ‫رغم كل شيء وساترك املاتيكو‪ ..‬ورائي‪ ..‬حتى يرث اهلل‬ ‫األرض ملن يشاء‪ ( ..‬بصواردي وواحد ما يسالي ) ‪‬‬

‫بقلم‪ :‬كماﻝ بركاني‬ ‫أشسع فائض عن حاجة أجدادي‪..‬‬ ‫كانوا داخل التاريخ‪..‬وكنا خارج الدورة التاريخية‪..‬‬ ‫ال شيء كان يستفز أجدادي سوى ذاك النداء اخلفي‬ ‫لشهوة التفريخ على هامش اجلغرافيا املوغلة في‬ ‫العدم‪..‬‬ ‫كانوا يتناسلون بشكل رهيب‪..‬بني شقوق الصخور‬ ‫وحتت أغصان األشجار‪..‬‬ ‫لكنهم‪ ،‬رغم ذلك كانوا بخير ( كما كانوا يوهمون‬ ‫أنفسهم) طاملا أنهم يحتكرون جتارة البلوط‪..‬‬ ‫والبلوط يا سادتي غذاء ذو منافع جمة‪ ،‬فهو مفيد‬ ‫لإلسهال واألعصاب واجلنس‪..‬وهو مسكن لوجع القلب‪..‬‬ ‫هذا ما جاء في األثر‪..‬‬ ‫لكنه‪..‬ال أثر ملن ال أثر له‪..‬‬ ‫لذلك‪..‬حينما استيقظنا من سباتنا العميق لم تر‬ ‫أعيننا سوى تلك البنايات الرائعة والتحف النادرة ألناس‬ ‫ظلوا يجيئوننا من خلف البحر‪..‬‬ ‫لم جند شيئا من أثر أجدادي سوى ثمر البلوط بعد أن‬ ‫تنكر له الزمن األخير‪ ،‬ففقد قيمته الغذائية الكبيرة‪،‬‬ ‫وسحره القدمي‪..‬‬ ‫هذه الصدمة ( البلوطية)‪..‬دفعت الناس إلى ترك‬

‫أماكنهم في اجلبل لغزو السهول ونسوا في تلك‬ ‫الزحمة أن يحدثوا بعض التحديث في جلودهم‬ ‫اخلشنة‪..‬‬ ‫كان أول شيء فعلوه‪ :‬أن بحثوا عن فاكهة أخرى‬ ‫يحتكرون جتارتها في السوق‪ ،‬فوجدوا بعد بحث شاق‬ ‫املشمش والتفاح‪..‬فاحتكروهما‪..‬‬ ‫نسوا اجلبل سريعا‪..‬‬ ‫لذلك وجدتهم سعداء جدا‪..‬‬ ‫لكن يا اهلل‪..‬هل ثمة شيء تغير طيلة هذه القرون‬ ‫املتعاقبة؟‪..‬‬ ‫ال زلنا خارج التاريخ‪..‬خارج اجلغرافيا‪..‬وخارج اجلنس‬ ‫البشري الذي يرسم احلضارة‪...‬‬ ‫نفتقد بعمق إلى ذلك التناغم الفريد بني السهل‬ ‫واجلبل‪..‬بني العقل واألحشاء‪..‬‬ ‫شيء حزين جدا أن تفتقر منطقة بأسرها إلى جريدة‬ ‫تلم أقالم الذين يكتبون منصف اخلراب املستشري ‪ ،‬تلك‬ ‫األقالم الرائعة التي تزرع بعض الفرح على جبني أوراس‬ ‫متطرف في كل شيء‪..‬أقالم تتساءل ببراءة الطفل‪ :‬ماذا‬ ‫لو يحتكر أوراس القلم لبعض الوقت؟‪ ..‬‬

‫سبتمبر ‪7|2010‬‬


‫المنتدى الثقافي‪..‬‬ ‫كريم محمد‬

‫اليوم التكويني حول تقنيات‬ ‫األلوان بمكتبة قرفي‬

‫لقد عودنا عبد الكرمي قرفى مببادراته التي ال تخطر‬ ‫على بال أحد والتي متثلت في هذه املرة بيوم تكويني‬ ‫مبقره اجلديد ( املكتبة اجلديدة ) مبعية املؤسسة‬ ‫األوراسية للعلوم والفنون الثقافة والذي خصص‬ ‫لألدوات الفنية املتنوعة بجميع اختصاصاتها‪،‬‬ ‫أستدعى له عدد من الفنانني الراغبني في‬ ‫االستفادة والتكوين‪ ،‬مساهمة منه خلدمة الثقافة‬ ‫والفن ولقد استجاب للدعوة عدد هائل من الفنانني‬ ‫التشكيليني التي تزخر بهم مدينة باتنة ومجموعة‬ ‫من الهواة واملهتمني مبجال الفن للمشاركة في‬ ‫هذا اليوم التكويني الذي ميكن كل واحد منا من‬ ‫كيفية استعمال جميع األدوات واأللوان التي بحوزة‬ ‫شركة بيبيو واكتشاف أسرارها املتنوعة ‪,‬منها‬ ‫األلوان الزيتية واأللوان املائية وألوان الكريليك‬ ‫والفتراي والسيراميك ومواد إضافية يستعملها‬ ‫صاحب االختصاص والهاوي في إبداعاته وبحوثه‪،‬‬ ‫ولقد كان لألطفال نصيبهم األوفر فالحظنا أن‬ ‫الشركة أولت اهتماما بالغا بالطفل بحيث أنتجت‬ ‫له مواد تتماشى مع سنه من ناحية التركيبة‬ ‫الكيمائية لكي ال يعرض نفسه للخطر إذا ما‬ ‫استعملها في غير مجالها وحتى السعر أيضا‬ ‫فهو غير سعر املواد املوجهة لصاحب االختصاص‬ ‫واحملترفني‪ ،‬فأسعار املواد اخلاصة باألطفال أقل من‬ ‫املواد اخلاصة بأصحاب االختصاص ومع هذا لقد‬ ‫أجمع اجلميع على غالء هذه املواد واألدوات مع‬

‫التخفيض الذي أشار إليه السيد بابلو‪ ،‬فاجمع‬ ‫أغلبنا على أنه يصعب على الكثير منا اقتنائها‬ ‫لكثرة تنوعها وحسن إتقانها فهي جتذب املولع‬ ‫بها مع العلم أن الفنان أو الهاوي أو طالب مدرسة‬ ‫الفنون مجبر على شرائها وال يكون ذلك إال على‬ ‫حساب أمور أخرى‪ .‬لقد ناقشنا هذا األمر مع ممثل‬ ‫الشركة فأجاب قائال إن األسعار مدروسة وال نقاش‬ ‫فيها‪ .‬أما ما جاء من أجله فهو اإلشراف على هذا‬ ‫التكوين ليشرح لنا كيفية استعمال هذه املواد‬ ‫ليس إال‪ .‬فهذه املواد كنا في ما مضى نراها إال في‬ ‫اجملالت أو نسمع عنها وأما اآلن أصبحت ترى بالعني‬ ‫وال ميكن إال لصاحب املال اقتنائها و االستفادة منها‬ ‫مثله مثل من يختار أن يكون مهندسا بناءا على‬ ‫ميوله ورغبته فال يسعه ذلك إال إذا كان غنيا مع‬ ‫غالء األدوات اخلاصة بدراسة الهندسة في اجلامعات‬ ‫وهكذا احلال مع من يرغب االلتحاق مبدرسة الفنون‬

‫‪ | 8‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫اجلميلة فهذه املواد ال يستطيع شراؤها إال من كان‬ ‫ميسور احلال‪ ،‬فهذا هو حال البالد بكل مرارة وأسف‬ ‫وحتى املنظومة التربوية التي تدعي أنها تولى‬ ‫اهتماما كبيرا ألهمية تدريس مادة التربية الفنية‬ ‫في املدارس إال أنها لم تدرس إمكانية توفير هذه‬ ‫املواد لطالبنا مع استحالة أولياء الطلبة توفير‬ ‫هذه املواد ألبناهم‪ ،‬ولكي يتمكن من العمل بها‬ ‫واالستفادة من مادة التربية الفنية التي تفتح‬ ‫للطالب أو املوهوب في صغر سنه أفاقا يسهل‬ ‫عليه في املستقبل اختيار االختصاص الذي مييل له‬ ‫أو يرغب فيه فمادة التربية الفنية أصبحت ابركوالج‬ ‫مع غالء هذه املواد ويجعل من وضيفة املربي‬ ‫مستحيلة مع املشاكل التي يعاني منها أستاذ‬ ‫هذه املادة إذا فنحن مع املستحيل إلى أن ينجلي هذا‬ ‫الليل مع فجر يستيقظ فيه أصحاب األمر لدراسة‬ ‫هذا الوضع بجدية والقيام بأمور ملموسة خلدمة‬ ‫التعليم والثقافة واملثقف ورعاية األجيال الناشئة‬ ‫بتدعيم هذا اجملال ماديا وليخصص له ميزانية متنح‬ ‫لكل مؤسسة لكي متكن الطالب من االستفادة‬ ‫وممارسة الفن في مراحل التعليم وبهذه الطريقة‬ ‫ميكننا القول أننا ساهمنا في بناء اجملتمع فال ميكن‬ ‫حلال من األحوال غظ الطرف عن هذا اجملال احليوي‬ ‫فبناء اجملتمع وترقيته وتربيته ليعيش اإلنسان حياة‬ ‫متزنة يتذوق فيها اجلمال ويحيى حياة طيبة جتعل‬ ‫منه رجل املستقبل معتزا بانتمائه لوطنه وشعبه‬ ‫فكل ذلك منوط ببناء الفرد وإذا ما أهملنا هذا‬ ‫اجلانب فكيف ميكننا بناء اجملتمع‪ .‬وان لم تهتم وزارة‬ ‫التعليم ووزارة الثقافة بهذا اجملال ماديا فال داعي أن‬ ‫ننتظر من اجليل القادم االتزان وحب احلياة واحترام‬ ‫الغير‪ .‬والفن باخلصوص هو من يصور مظاهر‬ ‫اجلمال واملشاعر األحاسيس اإلنسانية الراقية‬ ‫والنبيلة‪ ,‬فتعرض للمجتمع لينفعل بها ويتذوقها‬ ‫ويعيش فيها وبها فيصبح الفن بالنسبة لنا مبثابة‬ ‫الهواء الذي نستنشقه وال ميكن لنا االستغناء عنه‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫مقتطفات فوغرافية من‬ ‫اليوم التكويني‬

‫وما نتمناه أن يهتم أولو األمر بهذا القطاع احليوي‬ ‫كأن جتهز املؤسسات التربوية مبيزانية القتناء هذه‬ ‫املواد اخلاصة لتدريس مادة التربية الفنية‪.‬‬ ‫فعدد املشاركني في هذا اليوم يتجاوز خمسة‬ ‫وعشرون فردا ما بني اإلناث والذكور منهم الفنانات‬ ‫والفنانني والهواة وخريجي مدرسة الفنون‪ ،‬فبدأنا‬ ‫احلصة مع السيد بابلو ممثل شركة بيبيو و مجموعة‬ ‫من اخملتصني اجلزائريني على الساعة التاسعة صباحا‬ ‫فخصصت الفترة الصباحية للتعريف على املواد‬ ‫املعروضة أمامنا كيميائيا وتاريخيا مع شرح كل‬ ‫اخلصائص واألنواع اخملتلفة وكيفية استعمالها لدى‬ ‫احملترف واخلاص والعام وحتى الطفل بإمكانه ملس‬

‫ويحرص هو بنفسه على خدمة الضيوف الذين أتوا‬ ‫من العاصمة واجملموعة التي لبت الدعوة انه ألمر‬ ‫محير مينحوننا التكوين بال مقابل وحتى بعد ما‬ ‫انتهينا من الفترة الصباحية طلب منا أن ال نغادر‬ ‫القاعة لتناول وجبة الغداء لكي ال نغيب عن الفترة‬ ‫املسائية التي خصصت للجانب التطبيقي وقسم‬ ‫اجلمع إلى أربعة أفواج لكل فوج مشرف يشرح‬ ‫الكيفية املطلوبة الستعمال التقنية املقترحة‪،‬‬ ‫فهناك ورشة األلوان الزيتية واملائية‪ ،‬وورشة الفيتراي‬ ‫وورشة والسيراميك وورشة األلوان اخلاصة بالطفل‬ ‫فمرت علينا أكثر من أربعة ساعات ونحن نحاول‬ ‫ملس هذه املواد عن قرب مع الشرح واالستفسارات‬

‫هذه املواد اخملصصة له بطريقة تتماشى مع سنه‬ ‫وخياله وعفويته‪ .‬فهناك األلوان الزيتية املعروفة‬ ‫لدى اجلميع واأللوان الكر يليك اجلديدة على الكثير‬ ‫منا ‪,‬مع علمي إن لم أكن مخطئا فلقد توفرت‬ ‫مادة الكر يليك ودخلت البالد سنة ‪1984‬م فهذه‬ ‫األلوان جديدة بالنسبة للكثير منا فألوان الكريليك‬ ‫جمعت مابني األلوان الزيتية واأللوان املائية فهي‬ ‫تشبه األلوان الزيتية حني جتفيفها فال تتأثر إذا‬ ‫ملست املاء وهي مثل األلوان املائية كونها متزج باملاء‬ ‫فجمعت ما بني النوعني األلوان الزيتية واأللوان‬ ‫املائية‪ .‬استغرق الشرح والنقاش ملدة أربعة ساعات‬ ‫وفصلت باستراحة وزع علينا فيها إكراميات من‬ ‫القهوة والشاي وكان من يسقي ويخدم الضيوف‬ ‫رضا وأبوه هذا الرجل احملترم و املتواضع الذي ال‬ ‫يأبى إال أن يشارك أبناؤه في هذه املهمة اجلليلة‬

‫ولقد كانت فرصة مغتنمة من طرف اجلميع فلم‬ ‫نستطيع مغادرة املشرفني على هذا التكوين إال‬ ‫بعد وقت متأخر‪ ,‬فعقدت ألسنتنا عن التعبير عما‬ ‫كنا نحس به اجتاه صاحب املكتبة قرفي الذي قام‬ ‫مبا لم يقم به أحد من قبله فجزاه اهلل كل خير‬ ‫وال يسعك إال أن تدع باخلير والصالح لصاحب هذه‬ ‫املكتبة هو وأبناؤه فهم جتار أحرار جعلوا املال في‬ ‫أيديهم ال في قلوبهم آخذين مبا ورد عن الرسول‬ ‫صلى اهلل عليه وسلم الذي قال في ما معناه ليس‬ ‫لك من املال إال ما لبست فأبليت وما أكلت فأفنيت‬ ‫وما تصدقت فأبقيت‪.‬‬ ‫للتذكير فإن هذه الورشة قد نظمت بالتعاون بني‬ ‫ااملؤسسة األوراسية للعلوم الوفنون والثقافة (‪fas‬‬ ‫‪ )sac‬املنتدى الثقافي‪ ،‬ومكتبة قرفي بفضاءها‬ ‫اجلديد بطريق بسكرة‪.‬‬

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‫سبتمبر ‪9|2010‬‬


‫نورالدين زكارة‬ ‫برقادي نور الدين‬

‫فنان تشكيلي يبدع الروائع‬ ‫الخالدة بأقالم التلوين‬

‫يعيش اإلنسان على كوكب جميل ورائع بكل ما‬ ‫فيه من‪ :‬نبات‪ ،‬حيوان‪ ،‬إنسان‪ ،‬وجماد‪..‬االستمتاع‬ ‫ّ‬ ‫للكل‪ ،‬ولكن التعبير الراقي عن‬ ‫بهذا اجلمال متاح‬ ‫ذلك حكر على فئة املبدعني فقط من‪ :‬شعراء‪،‬‬ ‫مطربني ورسامني‪..‬‬ ‫واجلزائر البلد ‪ /‬القارة جنة أو لوحة فسيفسائية‬ ‫بديعة البهاء أسحرت أصحاب احلس املرهف‪،‬‬ ‫ومنهم الفنان التشكيلي نورالدين زكارة‪.‬‬ ‫يجمع الفنان التشكيلي نورالدين زكارة في لوحاته‬ ‫بني ألوان الزربية الزاهية‪ ،‬رونق احللي التقليدية‪،‬‬ ‫الرموز املزخرفة على الفخار التقليدي والوشم‬ ‫الذي يضيء وجه املرأة اجلزائرية‪ ،‬باإلضافة إلى‬ ‫رسوم ونقوش الطاسيلي والهقار‪.‬‬

‫واألهل‪ ،‬والضفة الثانية شمال املتوسط وبالتحديد‬ ‫باريس (فرنسا)‪ ،‬أين يقيم ويعمل‪.‬‬ ‫لوحات‪ /‬حتف الفنان نورالدين زكارة جابت مختلف‬ ‫قاعات العرض داخل وخارج الوطن‪ :‬باتنة (‪،1999‬‬ ‫‪ ،)2008 ،2005 ،2004 ،2002‬اجلزائر العاصمة‬ ‫(‪،)2010 ،2008 ،2005 ،2004 ،2003، 2000‬‬ ‫قسنطينة (‪ ،)2001‬خنشلة (‪ ،)2002‬عنابة‬ ‫(‪ ،)2005 ،2003‬وهران (‪ ،)2003‬سطيف‬ ‫(‪ ،)2005‬بجاية (‪ ،)2006‬تيبازة (‪ ،)2006‬تونس‬ ‫(‪ ،)2003‬فرنسا (‪،2007 ،2006 ،2005 ،2004‬‬ ‫‪ ،)2008‬بريطانيا (‪ ...)2007‬الخ‪.‬‬ ‫توجت الفنان‬ ‫هذه املشاركات الوطنية والدولية ّ‬ ‫بعديد اجلوائز‪:‬‬ ‫ـ اجلائزة األولى سنة ‪ ،2000‬عن لوحته‬ ‫«األفريقية» من مؤسسة عسلة باجلزائر‪.‬‬ ‫ـ جائزة الرسم عن لوحته «ربيع احلياة» في‪Sal :‬‬ ‫‪ ، lon du VAL de MAULDRE‬بفرنسا‬ ‫سنة ‪.2007‬‬

‫نورالدين زكارة‪ ،‬هذا الرسام املتفرد‪ ،‬اختار أقالم‬ ‫التلوين كوسيلة لتسجيل احلضارة املنسية على‬ ‫جبني األوراق البيضاء‪ ..‬وهو الذي جعل الورق ينبض‬ ‫باحلياة‪ ،‬يغني‪ ،‬يزغرد ويرقص فرحا باألمل‪.‬‬ ‫هو وشم ناصح على صدر اللوحة اجلزائرية‪ ،‬تتمثل‬ ‫فلسفته الفنية في تخليد اجلمال اجلزائري في‬ ‫لوحات من خالل رسم مختلف الوجوه‪ :‬نساء‪،‬‬ ‫شيوخ‪ ،‬أطفال‪ ،‬شباب‪ ..‬من مختلف أرجاء الوطن‪:‬‬ ‫الهقار‪ ،‬األوراس‪ ،‬القبائل‪ ،‬العاصمة‪ ،‬ورقلة‪ ..‬كما‬ ‫أبدع في رسم‪ :‬األزهار‪ ،‬القطط‪ ،‬الكالب‪ ،‬األحصنة‪،‬‬ ‫القارورات الزجاجية‪...‬الخ‪.‬‬ ‫جاء نور الدين زكارة إلى هذا العالم يوم‪:‬‬ ‫‪ ،23/11/1963‬وهو ال يؤمن باملساحيق األوربية‬ ‫وال اآلسيوية‪ ،‬بل يؤمن باجلمال الطبيعي اجلزائري‬ ‫املنمق بالكحل والسواك‪ .‬شخصياته أصلية‬ ‫ّ‬ ‫في كل شيء‪ :‬حتليقة الشعر‪ ،‬اللباس‪ ،‬العفوية‪..‬‬ ‫ويحاول التأريخ خلصوصيتنا الفنية‪ ،‬الثقافية‪،‬‬ ‫االجتماعية‪ ،‬االقتصادية‪ ..‬ويعمل على جعل‬ ‫املاضي يستمر فينا ـ رغم أنوفنا ـ باملعنى الفني‬ ‫ال األصولي‪.‬‬ ‫نورالدين زكارة يعيش بني ضفتني‪ ،‬الضفة األولى‬ ‫جنوب املتوسط وبالضبط بباتنة‪ ،‬حيث املولد‬

‫ـ جائزة الصالون عن لوحته «املرأة التارقية»‪،‬‬ ‫وجائزة اجلمهور عن لوحته «الفتاة اإلفريقية»‬ ‫في‪Rencontres d’Artistes au BOUT du‬‬ ‫‪ ، MONDE‬بفرنسا سنة ‪.2009‬‬ ‫ـ جائزة عن مجمل أعماله في‪Salon des Arts‬‬ ‫‪ ، du Pecq‬بفرنسا سنة ‪.2009‬‬ ‫ـ وتز ّين لوحته «ديهيا» غالف كتاب «جمينة»‬ ‫للكاتبة الروائية اجلزائرية نصيرة بلولة‪.‬‬ ‫وقد شارك الفنان مؤخرا‪ ،‬رفقة ‪ 04‬فنانني تشكيليني‬ ‫في املعرض الدولي للوحات الفنية بجوهانسبورغ‬ ‫(جنوب إفريقيا)‪ ،‬مبناسبة كأس العالم لكرة‬ ‫القدم‪ ،‬وتضم القائمة إلى جانب نورالدين زكارة‪:‬‬ ‫الطاهر ومان‪ ،‬رشيد جمعي‪ ،‬العياشي حميدوش‪،‬‬ ‫حسني زياني‪.‬‬ ‫«ما بعد الصحراء» هي اللوحة التي شارك بها‬ ‫الفنان في املعرض الذي أشرفت عليه مجموعة‬ ‫«فاين آر»‪ ،‬وهي نفس اجملموعة التي ستتكفل‬ ‫بعرض هذه األعمال بلندن‪ ،‬روما‪ ،‬طوكيو‪ ،‬نيويورك‪..‬‬ ‫بعد أن عرضتها بجوهانسبورغ‪ ،‬كما ستستنسخ‬ ‫‪ 210‬نسخة عن كل لوحة أصلية حتمل التوقيع‬ ‫األصلي للرسام ‪‬‬

‫‪ |10‬سبتمبر ‪2010‬‬

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‫كلنا مسؤولون عن هذا الوضع‬ ‫حسان بوزيدي‬

‫عندما كلفني الزميل واملدير السيد عمامرة‬ ‫بكتابة مقال حول الثقافة البيئية أو اإلخضرار‬ ‫وثقافة غرس النباتات واألشجار واحملافظة‬ ‫عليها ‪ ,‬تفاجات باملوضوع ألنني كنت أحضر‬ ‫نفسي للكتابة في الشأن الثقافي بعد اختتام‬ ‫مهرجان تيمقاد أو الرياضي بعد نهاية املونديال‬ ‫واقتراب موعد انطالق البطولة الوطنية أو حتى‬ ‫في اجلانب اإلجتماعي مبناسبة شهر رمضان‬ ‫الفضيل ‪.‬‬ ‫على كل نحن كجزائريني ال احد يزايد على اآلخر‬ ‫في حب الوطن فكلنا نفتخر ونعتز بأننا بلد أعظم‬ ‫ثورة في التاريخ املعاصر واملليون ونصف املليون‬ ‫من الشهداء نعم نرفع رؤوسنا امام كل العالم‬ ‫ألننا قهرنا احللف األطلسي ونفتخر‬ ‫كجزائريني أننا كنا مقصد‬ ‫كل الثورات والدول‬ ‫في‬ ‫املقهورة‬ ‫ا لسبعينا ت‬ ‫عندما كان‬ ‫ا لهو ا ر ي‬ ‫بومدين‬

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‫ببرنوسه البني الزعيم الذي يجتمع هنا وهناك‬ ‫ويسعى من اجل ان تنال هذا الشعوب حريتها‬ ‫وكانت تنظر للثورة اجلزائرية بانها القدوة وبأن‬ ‫اجلزائريون الذين متكنوا من قهر فرنسا ليسوا من‬ ‫جنس البشر الذي يعرفونه ونفتخر كجزائريني‬ ‫اننا من اكبر الشعوب شغفا بالكرة وغير ممكن‬ ‫أن اذكركم بكل احملطات التاريخية التي تبقى‬ ‫راسخة في اذهان الشعب اجلزائري بداية من فريق‬ ‫األفالن إلى أخر مونديال لعبناه نعم اجلزائريون‬ ‫حاضرون في كل مكان وبقوة وشعارهم حب‬ ‫اجلزائرومن احلب ما قتل الكل يعرف أننا مجانني‬ ‫في حب هذه اجلزائر والكل يعرف اننا سريعو‬ ‫الغضب ونتأثر بسرعة وقد نبكي ألبسط موقف‬ ‫مؤثر إنها مخلفات الثورة وما فعلته فرنسا‬ ‫بابائنا وأجدادنا وبعد هذه املقدمة الطويلة الج‬ ‫في صلب املوضوع وهو الثقافة البيئية فبصراحة‬ ‫علينا ان ننقد انفسنا وجنلدها بعض الشيئ‬ ‫ألننا متاخرين كثيرا في هذا اجلانب رغم ما‬ ‫تبذله الدولة و بعض جمعيات اجملتمع املدني‬ ‫في توعية اجملتمع وتوفير كل الظروف واألسباب‬ ‫إلجناح مشاريع اإلخضرار لكننا بصراحة لم نكن‬ ‫في مستوى هذا البلد الذي ننتمي إليه ونعيش‬ ‫فوق أرضه حيث أهملنا اجلانب البيئي في حياتنا‬ ‫اليومية ولم نعد نذكره في مجالسنا بل في‬ ‫بيوتنا إال نادرا وفي املناسبات فقط وحتى أبنائنا‬ ‫نقلنا إليهم أفكارا سيئة بسكوتنا امام اجلرائم‬ ‫التي ترتكب في حق الشجرة ملاذا ال نكون مثل‬ ‫جيراننا الذين نحج إليهم كل صائفة ونعود‬ ‫بعدها إلى اجلزائر لنتحدث عن إمكاناتهم‬ ‫السياحية الكبيرة وقدراتهم اخلارقة في‬ ‫جلب السواح مهما كانت جنسيتهم‬ ‫لكنهم لم ينقل الذاهبوان إلى هناك‬ ‫كيف جنح اجليران في احلفاظ على‬ ‫بيئتهم وكيف متكنوا في نقل‬ ‫هذه املبادئ إلى ابنائهم في البيوت‬

‫واملدارس ودور احلضانة وفي كل مكان فكانت‬ ‫تونس اخلضراء فعال خضراء كما غنى عليها‬ ‫امللك احلزين فريد األطرش في اخلمسينات لكننا‬ ‫اين نحن اجلزائريون « القافزين بزاف « بخصوص‬ ‫اجلانب البيئي هل نقلنا هذه الثقافة البنائنا هل‬ ‫علمناهم كيف يغرسون فسيلة هل علمناهم‬ ‫أن غرس شجيرة هو صدقة جارية علينا ان ننقل‬ ‫اإليجابيات وعلينا أن نصنع جيال جديدا يحب‬ ‫البيئة ويتعلق بها هذا هو دورنا اآلن إن بلدنا‬ ‫الفسيح والشاسع والذي يتوفر على كل املناخات‬ ‫تنقصه العناية باجلانب البيئي وهذه مسؤوليتنا‬ ‫امام هذا اجليل لنعلمه كيف يحافظ على بيئته‬ ‫التي يعيش فيها ؟ كيف يغرس الفسائل وكيف‬ ‫يسقيها ؟إن بلدنا بحاجة فعال لثورة في هذا‬ ‫اجلانب فإلى متى تبقى مجالسنا تتحدث عن‬ ‫اخلضرة واملاء والنظافة في بلدان قريبة منا‬ ‫في وقت تبقى اجلزائر العظيمة تعيش وضعا‬ ‫بائسا في هذا اجلانب إننا امام مسؤوليات كبيرة‬ ‫وحتديات ورهانات أكبر في املستقبل القريب ألن‬ ‫البئية اصبحت مثل الصحة والتعليم والزراعة‬ ‫فرجاء قليال من الثقافة البيئية ومن غرس منكم‬ ‫فسيلة فأجره كبير عند اهلل وعلينا ان نعترف ان‬ ‫اهم وأعظم األشجار التي ماتزال شامخة اليوم‬ ‫كانت فرنسا هي من قامت بغرسها قبل قرن من‬ ‫اآلن على اساس أنها ستعمر طويال لكن العبرة‬ ‫من هذا ان ما غرسه اإلستعمار مايزال باقيا إلى‬ ‫اليوم فهل الكفارافضل منا وماذا قمنا نحن‬ ‫لبلدنا بعد نصف قرن من اإلستقالل‪،‬‬ ‫علينا أن ننتفض جميعا مسؤولني‬ ‫ومواطنني وجمعيات مبختلف‬ ‫توجهاتها من أجل أن‬ ‫للجزائر‬ ‫نعيد‬ ‫ا خضر ا ر ها‬ ‫شيش!!‬

‫سبتمبر ‪11|2010‬‬


‫بوهراوة عبد الحكيم‬

‫سلوك المنفيين الجزائريين إلى‬ ‫كاليدونيا‬

‫لقد واجه االستعمار الفرنسي الثائرين في وجهه‬ ‫بالنفي إلى كاليدونيا أو ما يعرف باسم (كيان)‬ ‫وكتب أحد الضباط الفرنسيني في تقرير له قائال‪:‬‬ ‫قال لي املسمى ديك ‪ ...‬أن احملكوم عليهم (يعني‬ ‫اجلزائريني) التحقوا باألهالي ملقاتلة الفرنسيني ‪...‬‬ ‫في حوض واميني‪ ،‬شيء فاجأ الضابط الذي شك في‬ ‫اخلبر‪ ،‬إذا أنه إذا كان األمر واقعا فلن يكون ذلك في‬ ‫صالح اجلماعات الفرنسية التي ستضعف مقاومتها‬ ‫وأضاف‪ ،‬بعد أن حتدثت قليال مع املسمى بشير بن‬ ‫علي ‪ ...‬بدا لي شخصيا ذكيا وجريئا فلم أتردد حلظة‬ ‫في تطويقه ‪ ......‬لكونه حتت تصرفي والختبار قدراته‬ ‫بدأت بإرساله في أول مهمة استطالعية ببولوباري»‬ ‫أتاني بشير بن علي باملعلومات املطلوبة حيث اتضح‬ ‫لي بأن حتالف احملكوم عليهم مع األهالي كان كاذبا»‪.‬‬ ‫إضافة إلى ذلك الشهادة بخصوص تصرف املنفيني‬ ‫اجلزائريني أثناء الثورة املسلحة‪ ،‬كتب مولود قايد ما‬ ‫يلي‪« :‬في سنة ‪ 1879‬ثارت الشعوب بكاليدونيا‬ ‫أين نفي احمد باي‪ ،‬علي أوقاسي‪ ،‬وقدم السجناء‬ ‫اجلزائريون مبساعدة قيمة للحاكم مما جعلهم‬ ‫يستفيدون من بعض إجراءات العفو دون أي تسريح‬ ‫بالعودة إلى اجلزائر‪.‬‬ ‫وملعرفة أوسع حول اخلالفات التي تواجدت بني املنفيني‬ ‫العرب و األهالي فقد يستلزم منا األمر العودة إلى‬ ‫املاضي البعيد‪ ،‬وقد عثر الدكتور يحي بوعزيز على‬ ‫وثيقة توضح أهمية الدور الذي لعبه كل من بومزراق‬

‫بوهراوة عبد الحكيم‬

‫و أحمد باي بن الشيخ املسعود القايد على اوقاسي‬ ‫ملساعدة الفرنسيني في درء احلركة املسلحة سنة‬ ‫‪ 1879‬كما تني ادور الراجع الذي لعبه بومزراق في‬ ‫استرجاع املناطق التابعة ألهالي من بينها مدينة‬ ‫كاناال و العاصمة نوميا‬ ‫كان علي بن قالوزة مولود بالتقريب بذراع امليزان املنة‬ ‫خليفة قايد محكوم عليه يوم ‪ 20‬ماي ‪ 1873‬من‬ ‫طرف احملكمة العليا للجنايات بقسنطينة توفي‬ ‫بجزيرة الصنوبر (‪ )Lille des pins‬يوم ‪ 17‬نوفمبر‬ ‫‪ 1875‬و يحمل قبره رقم ‪ 103‬أول جزائري توفي‬ ‫كاليدونيا اجلديدة‪.‬‬ ‫من مجموع ‪ 100‬متمرد جزائري في نهاية ‪1874‬‬ ‫وبداية ‪ 1875‬التحق منهم ‪ 70‬بجزيرة الصنوبر وظل‬ ‫هذا العدد مستقرا إلى أن أضيف له ‪ 20‬فارا من ثورة‬ ‫األوراس (‪ )1876‬وصلوا على منت نافارين‬ ‫لألسف لم يكن هؤالء املنفيون اجلزائريون أول املنفيني‬ ‫ففي كتاب حول تاريخ كاليدونيا اجلديدة‪ ،‬نشر بنوميا‬ ‫في ‪ 1997‬وهو مؤلف جماعي نسق (فريديرك اجنلو‬ ‫فيال) نقل في ‪ 17‬صفحة حتت عنوان (عرب) «يجمع‬ ‫هذا املصطلح بحقيقتني مختلفني حوالي ‪1800‬‬ ‫محكوم عليه في القانون العام و‪ 120‬جزائري منفي‬ ‫بسبب الثورة وفيما يخص املنفيني‪ ،‬كان إبراهيم‬ ‫بن محمد أول عربي يصل في ‪ ،1864‬ثم وصل في‬ ‫‪ 133 ،1868‬عربي ويجب انتظار ‪ 1889‬حتى ينقل‬ ‫احملكوم عليهم بالنفي إلى كاليدونيا اجلديدة و التحق‬

‫‪ 1560‬شمال إفريقي حتى نهاية املواكب في ‪1897‬‬ ‫لألسف لم تكن هذه نهاية نقل املنفيني حيث أنه‬ ‫حتى خالل زيارتي اكتشفت عند سؤالي لألهالي والد‬ ‫الطيب العيفة وصل في ‪ 1916‬و كل جزائري أو أكثر‬ ‫تسبب في مشكل أو رفض أداء اخلدمة العسكرية‬ ‫اعتبر متمرد وأرسل إلى كاليدونيا اجلديدة»‪.‬‬ ‫وهذه شهادة بخصوص حياة املنفيني اجلزائريني «كان‬ ‫معسكر العرب املنفيني و املقاتلني القدماء في‬ ‫ثورة سوق أهراس و االنتفاضة الكبيرة في القبائل‬ ‫الشرقية في ‪ 1871‬يضم عددهم حوالي ‪ 50‬فخورين‬ ‫وهادئني يعيشون من املنتوج الضئيل لزراعتهم‪،‬‬ ‫ال يشتكون أبدا وكانوا من كل مساء من ‪ 24‬سنة‬ ‫من النفي الفظيع يسجدون بخشوع عند غروب‬ ‫الشمس قبلتهم املدينة املقدسة لم ييأسوا أبدا‬ ‫من رحمة اهلل الواسعة ومن بينهم قائدهم السابق‬ ‫«بومزراق»‪.‬‬ ‫عاش املنفيون حياة صعبة محرومني من التعليم‬ ‫وفرض عليهم التزوج بالعاهرات األوربيات وبقي‬ ‫الوضع متدهورا حتى الستينات أين األمور تتغير‬ ‫شيئا فشيا تبعا للتطورات الداعية وتنفس املنفيون‬ ‫الصعداء وأخذوا يحسنون ظروفهم وأوضاعهم‬ ‫املعيشية والصحية والتعليمية وحتى السياسية‬ ‫مما سمح لهم أن ينتخبوا رؤساء بلديات هناك‪.‬‬ ‫الرجع‪ :‬املنفيون إلى كالدونيا‪.‬‬

‫رمضان ‪ ...‬إله جانيتو ‪ ...‬وغول الدخول االجتماعي‬

‫حل رمضان وعادت البشرية املهاجرة من شواطئ‬ ‫البحر بعد أن غرق من غرق ‪ ...‬جنا من جنا ‪ ...‬املهم‬ ‫عادت إلى بيوتها لتصوم رمضان و هذه املرة حتت درجة‬ ‫حرارة عالية (الكل خايف مالعطش) ولكن (أقتلنا‬ ‫لعطش ‪ )d’avance‬بعد انقطاع املياه املتكرر لوال‬ ‫(سالكت لوحايل السيتيرنا ربي يحفظها) على كل‬ ‫حال الكل (وَ َّج ْد لفريك) لتحضير (اجلاري باللحم‬ ‫الهندي) البقرة املقدسة‪ ،‬أو إله جانيتو كما سماه‬ ‫البعض ما فيما كان في املاضي (جوجنلي برازيلي‬ ‫أو أرجنتيني أو أروبي أو مرات كان استرالي املهم‬ ‫في كل احلاالت كان (مصروع) ‪ ...‬الصيام هذه‬ ‫السنة بنكهة هندية مثل أفالمها اخليالية و نحن‬ ‫اجلزائريون خياليون (في كلش) وبعد أكل اللحم‬ ‫الهندي نطير في السماء و نحمل املقطورات ‪...‬‬ ‫ونقضي على اإلرهاب (أو هذا في رمضان برك) وبعد‬ ‫ِّ‬ ‫ونركع أمريكا وذلك كله‬ ‫رمضان نحتل إسرائيل‬ ‫ببركة اللحم الهندي وإله جانيتو‪.‬‬

‫رمضان يبقى ‪ ...‬أطباق السيدة أرزقي ‪ ...‬و وصفات‬ ‫حورية املطبخ وأفالم اليتيمة والكاميرا اخملفية‬ ‫وذاكرة اجلسد (بال مننساو لِ َبقار بالسيوف)‬ ‫ومشاجرات (ملرمضنني أصحاب الشمة والدخان‬ ‫والقهوة) وحتى أصحاب (الزطلة) (أهداهم ربي‬ ‫أو صاموا) تراهم بوجوهههم العابسة املكفهرة‬ ‫وعيونهم التي يتطاير منها الشرر (ربي يسترنا أو‬ ‫يعفينا منهم) وطبعا الديكور املميز (الشان عند‬ ‫الزالبجي والدوبارة والغاشي فاملرشي واحلرشاية‪،‬‬ ‫كلش يتمسح في رمضان إخرف) احلقيقة أننا‬ ‫شعب أكول ولكن لسنا كاملصريني‪.‬‬ ‫آذان املغرب هو املهدي املنتظر الذي ينتظره‬ ‫الصائمون ليخلصهم من العطش واجلوع وأعصاب‬ ‫التبغ والقهوة ‪ ...‬عند اآلذان تتنوع األطباق الفاخرة‬ ‫واملشروبات اللذيذة والبعض اآلخر شوربة مباء ملون‬ ‫وآخرون (منعتهم) مطاعم الرحمة‪.‬‬ ‫السنة التي يحافظ عليها‬ ‫صالة التراويح هذه ُّ‬

‫‪ |12‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫املسلمون و في باتنة ترى املصلني منقسمون إلى‬ ‫جماعات وكل جماعة لها إمامها املفضل لديها‬ ‫فهذا يحسن التجويد وذلك ال يطيل في الصالة‬ ‫واآلخر سلفي ‪ ...‬فهم مصنفون حسب أذواق‬ ‫وانتماء املصلني‪.‬‬ ‫إن شهر رمضان شهر عبادة لتسمو الروح من‬ ‫البهيمية إلى املالئكية بينما للبعض هو (انتاع‬ ‫ماكلة أو هبرات)‪.‬‬ ‫في عيد الفطر يتالقى املتخاصمون و يتصافحون ‪...‬‬ ‫يعود املدخنون إلى عاداتهم و كأن شيئا لم يحدث‬ ‫‪ ...‬التجار يعدون فوائدهم وأرباحهم التي جنوها‬ ‫من املضاربة واالحتكار في املواد الغذائية والزيادة‬ ‫في األسعار طوال شهر الرحمة والغفران‪.‬‬ ‫غول الدخول االجتماعي الذي ينغص على االولياء‬ ‫أيامهم خاصة وهو مرتبط برمضان وعيد الفطر‬ ‫(والزوادة فرغت) ولكن دائما مقولة (أوربي احلها)‬ ‫واحلياة تسير و ال تنتظر أحدا‪.‬‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫لمين لعمودي‪ ،‬الشريف جوغالريت والقاضي فايان‪...‬‬

‫من يذكرهم؟‬ ‫محمد حمودة بن ساعي‬ ‫إعداد وترجمة نورالدين خندودي*‬

‫كان الفقيد ملني لعمودي أول أمني عام جمعية‬ ‫العلماء املسلمني اجلزائريني‪ ،‬وكان مناضال حازما‬ ‫في سبيل القضية اجلزائرية التي خدمها دون كلل‬ ‫أو ملل بالكلمة والقلم‪ ،‬وتشهد جريدته « ‪La‬‬ ‫‪( »Défense‬الدفاع) ‪ -‬التي توبع بسببها قضائيا‬ ‫– على شجاعته املزدهية‪.‬‬ ‫كما كان منشطا متميزا لـ املؤمتر اإلسالمي‬ ‫اجلزائري» الذي كان أحد املنظمني له‪ ،‬وبفضله‬ ‫كان دفتر مطالب املؤمتر يطرح بإخالص «املشكلة‬ ‫اجلزائرية»‪ ،‬بكل جالء وعلى حقيقتها‪ .‬لقد كان ملني‬ ‫لعمودي وطنيا من طراز فريد‪.‬‬ ‫في شهر أوت من سنة ‪ ،1936‬وبعد اغتيال مفتي‬ ‫العاصمة بن دالي كحول (وقد كان فخا نصبته‬ ‫اإلدارة االستعمارية ضد العلماء)‪ ،‬وتوقيف الشيخ‬ ‫الطيب العقبي‪ ،‬اخلطيب املفوه املعروف في «نادي‬ ‫الترقي»‪ .‬دافع ملني لعمودي عن الشيخ العقبي‬ ‫بشجاعة وإخالص (ويجدر أن أشير هنا أنه اتخذ‬ ‫هذا املوقف رغم اجلفاء الذي كان يسم العالقة بني‬ ‫الرجلني)‪.‬‬ ‫في باريس‪ ،‬لم نستجب‪ ،‬أنا وملني لعمودي‪ ،‬إال‬ ‫لضميرينا وقررنا الدفاع عن شرف إمياننا الذي أريد‬ ‫تلطيخه‪ ،‬فبذلنا كل جهودنا للتنديد باملؤامرة‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫الدنيئة التي حيكت ضد العلماء‪ .‬فاتصل هو‬ ‫مبحرر جريدة «مساء باريس»(‪)Paris-Soir‬‬ ‫واتصلت‪ ،‬من جانبي‪ ،‬بصحفي بجريدة «العمل»‬ ‫(‪ )L’œuvre‬فقدمنا لهما مساعدة متكتمة‬ ‫لتحرير مقاالتهما‪.‬‬ ‫كان لهذه املقاالت وقعا حقيقيا وتأثيرا فاعال في‬ ‫الرأي العام الفرنسي‪ .‬واتضح األمر جليا للقاضي‬ ‫فايان (‪ ،)Vaillant‬الذي كلف بـ»قضية الشيخ‬ ‫العقبي»‪ ،‬وكان مسيحيا نزيها‪.‬‬ ‫استفاد الشيخ العقبي من سراح مؤقت‪ .‬بالنسبة‬ ‫لنا‪ ،‬كان األمر جناحا باهرا‪ .‬القاضي «فايان» الذي‬ ‫سيصبح فيما بعد رئيسا حملكمة سطيف‪،‬‬ ‫وهي املدينة التي حظي فيها باحترام السكان‬ ‫املسلمني نظير نزاهته واستقامته‪ ،‬سيموت‬ ‫مغتاال خالل مجازر ماي ‪ .1945‬فلم تغفر قوى‬ ‫الشر التي تآمرت ضد جمعية العلماء املسلمني‬ ‫للقاضي فايان استقالليته وإقراره ببراءة الشيخ‬ ‫الطيب العقبي واجلهر بذلك أمام احملكمة اجلنائية‬ ‫في اجلزائر العاصمة سنة ‪.1939‬‬ ‫أما ملني لعمودي الذي فقد جريدته «الدفاع» (‪La‬‬ ‫‪ )défense‬والذي سأجده في جوان من سنة‬ ‫‪ 1950‬مجرد «كاتب خطاط» مبحكمة اجلزائري‬ ‫بفضل عطف القاضي شندرلي‪ ،‬فقد مات شهيدا‬ ‫خالل حرب التحرير‪ .‬وعثر على جثته ملقاة قرب‬ ‫السكة احلديدية‪ ،‬بني البويرة والعجيبة يوم ‪10‬‬ ‫أكتوبر ‪ ،1957‬بعد حياة حافلة باملعاناة والفاقة‬ ‫(يذكرني حاله ببؤس صادق دندن الشجاع‪ ،‬مدير‬ ‫جريدة «اإلقدام» وصديق األمير خالد‪ ،‬والذي مات‬ ‫معدما منسيا)‪ .‬أذكر أنه قال لي سنة ‪: 1937‬‬ ‫«نحن مسلمون شرفيون» « ‪Nous sommes‬‬ ‫‪. » des musulmans honoraires‬‬ ‫كما أود أن أضيف حتية لروح مساعده الوفي‪ ،‬بيير‬ ‫جيغرالرات ‪ Pierre Juglaret‬الباريسي الذي‬ ‫اعتنق اإلسالم وتزوج من سيدة جزائرية‪ ،‬ويتسمى‬ ‫مبحمد الشريف‪.‬‬ ‫كان محمد الشريف جيغرالرات مسؤوال عن‬ ‫صحيفة «صوت الشعب» (‪La Voix du Peup‬‬ ‫ص‬ ‫‪ ،)ple‬التي أصدرها من ‪ 1933‬إلى ‪ ،1935‬إلى‬ ‫جانب صديقي علي بن أحمد‪ ،‬ابن عم مالك بن‬

‫ننبي‪ ،‬قبل أن يصبح مسؤوال جلريدة (‪La Défens‬‬ ‫‪ )se‬وقد توبع – على غرار ملني العمودي – قضائيا‬ ‫بسبب مقاالت جريدته‪.‬‬ ‫عرفت جغيالرات شابا يفيض حماسة وحيوية‪،‬‬ ‫وكان ذا تكوين مزدوج‪ .‬في فبراير ‪ ،1933‬وبعد‬ ‫صدور قرار منع الشيخ الطيب من اخلطابة في‬ ‫املسجد الكبير بالعاصمة اجلزائر‪ ،‬حتلى بشجاعة‬ ‫اإلنسان حديث العهد باإلسالم‪ ،‬ونشر تنديدا قويا‬ ‫بهذا املساس بحرية الدين اإلسالمي‪ ،‬وذلك على‬ ‫شكل منشور‪.‬‬ ‫كما كان صريحا بطبعه‪ ،‬مستقال في تفكيره‬ ‫وقوي الشكيمة‪ ،‬ويذكرني قلمه القاسي‪ ،‬في‬ ‫العديد من املرات‪ ،‬بأسلوب الكاتب الفرنسي الثائر‬ ‫جول فاليس (‪.)Vallès .J‬‬ ‫اختفى بيير شريف جوغالريت خالل العاصفة‬ ‫الهوجاء التي هبت على البالد‪ .‬مات ابن الشعب‬ ‫الباريسي البسيط – وهو شعب متمسك بعناد‬ ‫باحلرية وميال للتمرد – شهيدا‪ .‬لم يغفر له‬ ‫االستعمار احلاقد أفكاره وإميانه وال اختياره أن‬ ‫يعيش مع «امرأة مسلمة فقيرة»‪ .‬كما لم يغفر‬ ‫له تقاسمه مصير جماهير «األندجني» (األهالي)‬ ‫البائسة ودون حقوق‪ ،‬وهو الفرنسي الذي يتمتع‬ ‫مبزايا املواطنة وبشرفها‪ .‬لقد عاش فقيرا في‬ ‫اجلزائر العاصمة ككاتب عمومي‪ ..‬خالل حرب‬ ‫التحرير‪ ،‬وكما جرى لصديقه ملني لعمودي والعديد‬ ‫من الوطنيني اجلزائريني‪ ،‬تعرض للتوقيف ليختفي‬ ‫نهائيا‪.‬‬ ‫مات ملني لعمودي شهيدا في سبيل وطنه ومات‬ ‫بيير الشريف جوغالريت شهيدا في سبيل دينه‬ ‫ودفاعه عن احلق ومات القاضي فايان شهيدا‬ ‫في سبيل العدل‪ .‬عاشوا جميعا وماتوا من‬ ‫أجل اإلسالم واجلزائر واحلقيقة والعدالة‪ .‬إنهم‬ ‫يستحقون منا الدعاء والتكرمي‪.‬‬ ‫باتنة في ‪ 30‬جويلية ‪1984‬‬ ‫محمد حمودة بن ساعي‬ ‫* مؤلف كتاب « محمد حمودة بن ساعي أو‬ ‫املصير البائس ملثقف جزائري»‪.‬‬

‫سبتمبر ‪13|2010‬‬


‫السياحة في والية باتنة‬ ‫الساكن‪ /‬المواطن‬ ‫خالد نعيمي‬ ‫إن املتتبع ألسطورة التنمية املستدامة وما تشغله‬ ‫من حجم مخيف في التداوالت العلمية و الثقافية‬ ‫وحتى السياسية ميكنه االطمئنان أنه وجد ضالته‬ ‫املنشودة و اخملرج املعجز جلميع مشاكل احلياة‬ ‫اليومية‪ ....‬التنمية املستدامة و الهادفة ملزج‬ ‫عناصر احلقيقة (اجملال‪/‬االجتماع‪/‬االقتصاد) للدفع‬ ‫بعجلة التنمية في إطار حماية البيئة ‪......‬األمر‬ ‫أبسط من هذا إذ يجب معرفة إمكانات كل مجال‬ ‫و كيفية متازج عناصره و من ثم اتخاذ التأهيل‬ ‫املناسب ‪...‬وليس اإلسراع بتطبيق مبادئ التنمية‬

‫وهذه من بني أحسن املواقع الطبيعية و التراثية‬ ‫في املناطق السياحية املعنية مبشاريع سياحية‬ ‫مستعجلة ‪..‬و يبدو أن معظمها مألوف لسكان‬ ‫والية باتنة و زوارها‪ .‬والتي تضم إمكانات سياحية‬ ‫مشابهة إذا لم نقل أن بعض األماكن األثرية و‬ ‫الطبيعية مثل (تيمقاد‪-‬امدغاسن‪-‬غوفي‪-‬تازولت‪-‬‬ ‫مشونش‪ )....-‬أعرق و أحسن تصنيفا عامليا من‬ ‫هذه اآلثار و املناظر الطبيعية‪....‬قد نستغرب عند‬ ‫املقارنة التفصيلية بني هذه املوروثات السياحية و‬ ‫بني املوروث الطبيعي و األثري ملنطقة باتنة‪ ،‬عدم‬

‫املطاعم ‪،‬غياب املستثمرين في اجملال السياحي‬ ‫‪،‬غياب احلس السياحي لدى السكان وحس‬ ‫املواطنة بشكل عام‪،‬غياب األمن –انعدام الوكاالت‬ ‫السياحية و التي تقتصر مهمتها فقط على‬ ‫السياحة العكسية ‪،‬تدهور قطاع النقل –البيئة‬ ‫احمللية‪...‬الخ‪.‬‬ ‫إذا كان إطار احلياة‪ ،‬االستثمار والتنوع الوظيفي‪،‬‬ ‫األمن وروح املواطنة‪ ،‬االنغالق احلضاري للمجتمع‬ ‫على اآلخر‪ ،‬تفرد العادات والدين واألخالق‪ ،‬التدهور‬ ‫البيئي واألخالقي والكثير الكثير من مكونات‬

‫املستدامة كقالب عام وكأنه ضرورة طبية‪.‬‬ ‫تستحوذ السياحة على نسبة كبيرة من اخليار‬ ‫التنموي «املستدام» كونها مشروع تنموي صديق‬ ‫للبيئة يوفر مناصب شغل دائمة و يرجع بعائد‬ ‫مالي معتبر على شكل عملة صعبة واستثمارات‬ ‫محلية ووطنية وحتى عاملية‪.‬و اجلزائر من بني الدول‬ ‫املتأخرة في انتهاج هذه السياسة برغم اإلمكانات‬ ‫السياحية و األثرية و املوروث الثقافي الضخم‬ ‫باملقارنة مع دول اجلوار (تونس‪-‬املغرب) فمثال وصل‬ ‫احلجم السياحي في تونس إلى ‪6‬ماليني سائح و ‪5.6‬‬ ‫مليون سائح في املغرب بينما لم يتجاوز في اجلزائر‬ ‫‪ 1.640.000‬سائح سنة ‪.2006‬و تستحوذ اجلزائر‬ ‫على نسبة ‪ 1%‬من مجموع احلركة السياحية في‬ ‫البحر األبيض املتوسط‪.‬‬ ‫كما تسعى اجلزائر إلى رفع النسبة إلى ‪ 2.5‬مليون‬ ‫سائح لسنة‪ 2015‬بينما يتوقع املغرب و تونس‬ ‫الوصول إلى ‪ 10‬ماليني سائح لسنة ‪ .2010‬و مع‬ ‫سعيها لبلوغ ¼ من احلجم السياحي لدول اجلوار‬ ‫إال أنها ال تعمل بكامل طاقاتها حيث تقتصر‬ ‫خطة التنمية السياحية لآلفاق ‪ 2025‬على ‪7‬‬ ‫أقطاب سياحية ‪ 03‬منها في الشمال اجلزائري‬ ‫موزعة على الشريط الساحلي ‪.‬‬

‫تصنيف منطقة باتنة من بني املناطق املوجهة‬ ‫للتخطيط السياحي إذ لم نقل تصدرها للقائمة‬ ‫‪.‬‬ ‫‪...‬كما قد يعتبر أحد املقارنني استبعاد املنطقة‬ ‫تعسفا سياسيا‪...‬إال أن العارف مبعايير التصنيف‬ ‫السياحي يتفهم استبعاد اخملطط التوجيهي‬ ‫للتهيئة السياحية للمنطقة‪.‬و نترك للقارئ الكرمي‬ ‫و هو أعرف الناس مبنطقته التعليق الضمني على‬ ‫كل عنصر وهي كما يلي‪:‬‬ ‫‪1‬اإلمكانات السياحية املتنوعة‪.‬‬‫‪ 2‬الفنادق و املطاعم‪.‬‬‫‪ 3‬التعليمات السياسية‪.‬‬‫‪4‬املستثمرين‪.‬‬‫‪ 5‬الفعاليات احمللية‪.‬‬‫‪ 6‬السكان‪ .‬‬‫‪ 7‬األمن‪ .‬‬‫‪ 8‬الوكاالت السياحية‪.‬‬‫‪ 9‬النقل و املواصالت و التواصل‪.‬‬‫إن الساكن ملدينة باتنة يعرف جيدا تردي كل‬ ‫العناصر األخيرة وارتفاع عنصر اإلمكانات‬ ‫السياحية فقط فنالحظ ومباشرة نقص الفنادق‬ ‫و تردي نوعية اخلدمة املقدمة‪-‬سوء نوعية وخدمة‬

‫اجملتمع الباتني غير مالئمة للسياحة هذا باإلضافة‬ ‫إلى أن التقييم السياحي املذكور ال يالءم حتى‬ ‫املواطن العادي فكيف يالءم السائح األجنبي ودفتر‬ ‫شروط السياحة العاملية‪.‬‬ ‫نحن ال ندعو إلى التشاؤم أو نفي ضرورة حتويل‬ ‫املنطقة إلى منطقة سياحية بواسطة اتخاذ‬ ‫قرار قوي ومخطط لالستفادة القصوى من كنوز‬ ‫املنطقة السياحية ( طبيعية ‪ -‬موروث ثقافي ‪-‬‬ ‫طابع محلي ‪ -‬تاريخ بربري ‪ -‬آثار رومانية و بربرية‬ ‫ لهجات وتقاليد متنوعة‪...‬الخ‪ .‬لكننا في‬‫احلقيقة ندعوا إلى العقالنية في التطور وعلى‬ ‫جميع األصعدة فال ميكن صنع تقبل واحترافية‬ ‫وروح سياحية عاملية‪ ..‬دون املرور بالتنمية احمللية‬ ‫(حتسني إطار احلياة العام‪-‬الرفع من مستوى‬ ‫املواطنة‪-‬التحلي بروح املسؤولية‪-‬كسب ثقة‬ ‫املواطن لدى الدولة‪-‬االهتمام الذاتي بالبيئة‪-‬رفع‬ ‫التحدي‪-‬التحول االجتماعي السليم‪-‬التعامل‬ ‫مع اآلخر –وخاصة تقبل دين‪،‬ثقافة ‪،‬تقاليد ‪،‬عادات‬ ‫اآلخر‪-‬نفي التعصب الديني و الطائفي‪....‬إذن‬ ‫فالعقدة األساسية في التطوير السياحي هي‬ ‫الفرد املواطن‪..‬وحبه جملاله األمر الذي يعود به إلى‬ ‫الرغبة في تطويره‪.‬‬

‫‪ |14‬سبتمبر ‪2010‬‬

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‫إذن و في األخير جند أن مفتاح التنمية ليست‬ ‫في االنضمام و استيراد أفكار اآلخرين‪« ،‬التنمية‬ ‫املستدامة»ومحاولة اللحاق بالركب دون معرفة‬ ‫حقيقة اإلمكانات و اإلشكاليات الفعلية لكل‬ ‫مشروع تنموي ‪.‬واظافة كلمة مستدام ال يعني‬ ‫بالضرورة االستدامة فبتأكيد تطوير السياحة في‬ ‫والية باتنة ال يرجع فقط إلى توفير االمكنات املادية‬ ‫و البنى التحتية ‪...‬بل يعود أساسا إلى تنمية الفرد‪/‬‬ ‫املواطن ‪.‬فال ميكن حتقيق تنمية مستدامة دون حتقيق‬ ‫التنمية أوال‪.‬‬

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‫سبتمبر ‪15|2010‬‬


‫لمبايزس‪ ....‬لمباز‪.....‬تازولت‬ ‫تاريخ حضارة بمعالم تحت التراب‬

‫ليلى أبركان‬

‫من هنا من ملباز كان ميالد أمجاد احلضارة الرومانية‬ ‫في شمال أفريقيا‪ ،‬فبوصول الفيلق الروماني‬ ‫الثالث إلى شمال إفريقيا اتخذ من ملباز أو ملبايزس‬ ‫او تازولت حاليا عاصمة عسكرية و إدارية لروما في‬ ‫شمال إفريقيا‪.‬‬ ‫وقد صنعت تازولت لتصبح عاصمة الرومان في‬ ‫أفريقيا من قبل االمبراطور آدريان سنة ‪128‬م‪ ،‬وهي‬ ‫تقع في الشمال الشرقي للجزائر‪ ،‬وتبعد ب ‪ 10‬كم‬ ‫عن مدينة باتنة‪ ،‬على الطريق الوطني رقم ‪ 31‬بني‬ ‫باتنة وخنشلة‪.‬‬ ‫وقد كان اختيار ملباز مثيرا لالهتمام نظرا ملوقعها‬ ‫اجلغرافي اجليد الذي سخرها لتكون حصنا طبيعيا‬ ‫منيعا ضد اي هجوم خارجي‪ ،‬وفيها شيدت احلصون‬ ‫وحبكت اخلطط العسكرية لتشحذ فيما بعد‬ ‫همم جنود روما من اجل خوض املعارك واحلروب‪.‬‬ ‫غير أن اجليش يحتاج إذا ما مكث في مكان ما طويال‬ ‫إلى تلبية حاجاته املتعلقة باحلياة املدنية‪ ،‬األمر‬ ‫الذي جعل ملبايزس املدينة العسكرية الصغيرة‬ ‫تتوسع لتشمل املساكن املدنية وأماكن للترفيه‬ ‫و احلمامات التي صارت فيما بعد من أهم مظاهر‬ ‫املدنية في ملباز والتي تفوق ‪ 14‬حماما حسب بعض‬ ‫البحوث االثرية‪.‬‬ ‫وبتوسع املدينة صارت قطبا حضاريا يشهد له رغم‬ ‫أنها مدينة عسكرية و إدارية بالدرجة األولى‪ ،‬األمر‬ ‫الذي مكنها من أن تكون محورا أساسيا خملتلف‬ ‫املناطق اجملاورة لها والتي أسسها العسكريون‬ ‫الرومان جلنودهم كتيمقاد وزانة و كزاي وغيرها من‬ ‫املدن الرومانية اجملاورة للمبايزس‪ ،‬و كذلك محورا‬ ‫أساسيا لروما األفريقية حسبما ينوه البعض‪،‬‬ ‫فلطاملا اجمع الباحثون في التاريخ الروماني أن‬ ‫الشمال اإلفريقي تأثر باحلضارة الرومانية و بذلك‬ ‫تكون إفريقيا رومانية‪ ،‬إال أن املتأمل في مظاهر‬ ‫التوسع الروماني بشمال إفريقيا يلحظ وبشكل‬ ‫فائق الوضوح أن الرومان هم من تأثروا بالسكان‬ ‫األصليني لشمال إفريقيا‪ ،‬ذلك أن معظم عاداتهم‬ ‫آنذاك ترتبط باملنطقة أكثر من ارتباطها بروما‪،‬‬ ‫وهذا ما أكد أخيرا‪ .‬فروما هي من أصبحت افريقية‬ ‫وليس العكس‪.‬‬ ‫إن املدينة الصغيرة التي نراها اليوم تازولت‬ ‫بتواضعها وشموخ جبالها و بساطة أهلها‪ ،‬تكنز‬ ‫في باطن أرضها الكثير الكثير من الشواهد التي‬ ‫تؤكد مكانتها احلضارية العريقة ولعل سمعتها‬ ‫على املستوى العاملي كمدينة أثرية جعلتها تسيل‬ ‫لعاب الباحثني واملنقبني عن اآلثار‪ ،‬فهي العاصمة‬

‫واإلدارية‬ ‫العسكرية‬ ‫التي تكنز أرقى مظاهر‬ ‫احلضارة الرومانية‪ ،‬وال‬ ‫تزال عذراء ليومنا هذا‬ ‫لم تكتشف خباياها‬ ‫الباطنية‪ ،‬ولم تظهر من‬ ‫مكنوناتها إال الشيء‬ ‫القليل على غرار بعض‬ ‫التماثيل والفسيفساء‬ ‫التي قلما جند مثيالتها‬ ‫في العالم بأسره‪.‬‬ ‫وقد أحاط الغموض‬ ‫باملدينة األثرية القدمية‬ ‫منذ حقب سابقة‪ ،‬فقد‬ ‫كانت هناك العديد من‬ ‫احملاوالت إلزالة اللثام‬ ‫عنها في حقب سابقة‬ ‫إال أن تلك احملاوالت لم تستكمل فيما بعد لتبقى‬ ‫بعض املعالم الظاهرة على السطح دالة على‬ ‫عمق احلضارة باملنطقة‪ ،‬وفي احلقبة االستعمارية‬ ‫مت بناء سجن ملباز من حجارة املباني الرومانية حتى‬ ‫ال تفقد املدينة طابعها األثري‪.‬‬ ‫اليوم ملباز بلدية صغيرة من بلديات والية باتنة‪،‬‬ ‫كثافتها السكانية صغيرة مقارنة بالبلديات‬ ‫األخرى‪ ،‬وهي تعاني من عدة مشاكل نظرا‬ ‫خلصوصيتها التاريخية حيث أن إمكانية اتساعها‬ ‫لتشمل التزايد السكاني املتنامي بها أضحى‬ ‫أمرا صعبا نظرا للحظر املفروض على مختلف‬ ‫املساحات احمليطة بها‪ ،‬فمما ال شك فيه أن ملباز‬ ‫الرومانية املدينة األثرية تفوق كثيرا من حيث‬ ‫املساحة تازولت احلالية‪ ،‬مما يؤكد احتمالية اإلضرار‬ ‫باآلثار إذا ما استغلت تلك املساحات‪ ،‬هذا من جهة‬ ‫و من جهة أخرى فان تازولت تزخر بغطاء غابي‬ ‫كثيف ال ميكن جتاوزه من اجل التوسع العمراني‬ ‫والبقية من املساحات ميلكها اخلواص‪ ،‬ما يضيق‬ ‫اخلناق حسب رئيس البلدية موسى فالح على‬ ‫املشاريع اإلمنائية التي تستفيد منها البلدية ‪.‬‬ ‫من املؤكد أن هذا املشكل الذي تترتب عنه مشاكل‬ ‫أخرى يزيد ال بد تعقده بنماء اجملتمع التازولتي‪ ،‬هذا‬ ‫من جهة ومن جهة أخرى ال ميكن إغفال أهمية‬ ‫احلفاظ على اإلرث احلضاري الكبير الذي تزخر به‬ ‫بالدنا و منطقة االوراس وفي املقدمة تازولت‪ ،‬فيا‬ ‫ترى ما سيكون احلل للخروج من هذه اإلشكالية؟‬ ‫يبقى القرار بأيدي اجلهات املعنية‪ ،‬ولو كان األمر‬ ‫ممكنا كنت سأمتنى أن تنقل مدينة تازولت احلالية‬

‫‪ |16‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫إلى مكان آخر بعيدا عن املدينة القدمية األثرية‬ ‫للتمكن من إقامة احلفريات بها و اكتشاف أسرارها‬ ‫و إخراجها إلى السطح مثلما كان احلال في تيمقاد‬ ‫التي إن عدنا حلقيقة األمر‪ ،‬ال تقارن مع ملبايزس ال‬ ‫من حيث املساحة وال من حيث املظاهر احلضارية‬ ‫فما تيمقاد في األصل إال مقاطعة صغيرة من‬ ‫مقاطعات ملباز‪.‬‬ ‫وبودي كذلك أن أشير استنادا إلى ما ذكرت أن‬ ‫الباحثني في علم اآلثار يؤكدون أن عمق ملباز القدمية‬ ‫يقبع في وسط تازولت احلالية فكيف يا ترى نكشف‬ ‫هذا العمق إن بقيت األمور على حالها؟‬ ‫وبالنسبة لسكان املدينة احلالية فمن حقهم أن‬ ‫ينعموا بحياة طيبة في مدينتهم و أن توفر لهم‬ ‫مختلف املرافق التي يحتاجون إليها فكيف يا ترى‬ ‫يحقق ذلك في ظل الظروف القائمة؟‬ ‫وفي انتظار إيجاد حل لهذه القضية البد أن ندرك‬ ‫جميعا أن ملباز كانت ذات مكانة كبيرة في العالم‬ ‫القدمي و ال يرتبط وجودها باحلضارة الرومانية‬ ‫فحسب بل يتجاوزها إلى ارتباط أكثر متانة‪ ،‬يتعلق‬ ‫األمر باحلضارة احمللية االمازيغية‪ ،‬وعدة حضارات‬ ‫أخرى ذات أبعاد كبيرة ‪ ،‬و البد كذلك أن ننوه و بشدة‬ ‫إلى ضرورة إدراكنا جميعا كنه ملكيتنا العامة‬ ‫لإلرث احلضاري الكبير املتواجد بتازولت‪ ،‬وبغيرها‬ ‫من املناطق في كل التراب الوطني‪ ،‬حتى نتمكن‬ ‫من احملافظة على ممتلكاتنا بالشكل الذي يليق بها‪،‬‬ ‫ويليق في الوقت ذاته بتاريخنا وتاريخ منطقتنا‬ ‫ووطننا وكل شمال إفريقيا نظرا لالنتماءات الكثيرة‬ ‫املشتركة بني كل سكان شمال إفريقيا‪.‬‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫تكوت بوالية باتنة‬ ‫برقادي نور الدين‬

‫قلب األوراس الذي يجب أال يموت‬

‫قد يتعلق اإلنسان مبكان آخر غير مسقط رأسه‪،‬‬ ‫نظرا ملا ميثله هذا املكان من رمزية واستمرارية في‬ ‫الذاكرة اجلمعية؛ إذ يرتبط وجدانه بفرح أو حزن ذلك‬ ‫املكان‪ ..‬وعند التفكير في األماكن املميزة واخلالدة‬ ‫في األوراس؛ يقفز إلى الذهن مباشرة‪ ،‬اسم تكوت‪.‬‬ ‫بقلم‪ :‬نورالدين برقادي‬ ‫في قلب جبال األوراس وعلى بعد بعض الكيلومترات‬ ‫من احلدود الفاصلة بني التل والصحراء‪ ،‬وفي بيئة‬ ‫شبه جرداء في أقصى اجلنوب الغربي من والية‬ ‫باتنة‪ ،‬تقع تكوت‪ .‬تكوت كان وال يزال لها حضورها‬ ‫باألمس من خالل أبنائها البررة‪ :‬مصطفى بوستة‪،‬‬ ‫سليمان أو عيسى‪ ،‬قوزير‪ ،‬حسني برحايل‪ ،‬امحند‬ ‫حابة‪ ،..‬واليوم بفضل فنانيها وكتّابها‪ ،‬فتكوت هي‬ ‫عاصمة األغنية الشاوية العصرية من امليالد إلى‬ ‫اليوم‪ ،‬وقلب األوراس النابض في املطلب الهوياتي‪.‬‬ ‫تكوت‪ ،‬خانتها اجلغرافيا وصحة أبنائها املهددة بداء‬ ‫السيليكوز‪ ،‬الناجت عن ممارسة مهنة صقل احلجارة‪.‬‬ ‫وأعجوبة هذه البلدة تكمن في وجود الوراثة؛ وراثة‬ ‫الفن ووراثة التمرد‪ ،‬إلى جانب عودة احلياة إلى القلب‬ ‫بعد إصابته باإلرهاق‪ .‬تكوت حتتاج منا إلى أكثر من‬ ‫دراسة وأكثر من حتية؛ أكثر من دراسة لتميزها عن‬ ‫غيرها من مناطق األوراس‪ ،‬وأكثر من حتية إلصرارها‬ ‫في كل مرة على جتاوز احملن واحلضور في املوعد‪.‬‬ ‫في تكوت ترفض الشمس الغياب‪ ،‬مهما كان‬ ‫الفصل؛ حيث تطل صباح كل يوم وتلقي التحية‬ ‫على ما تبقى من أشجار الزيتون والتني والنساء‬ ‫اللواتي يجلنب احلشائش وبقايا احلطب من‬ ‫البساتني‪ ،‬إلى جانب تدفئة مياه اخلزان الكبير عند‬ ‫أقدام ضريح الولي الصالح «سي عبد السالم»‪،‬‬ ‫هذا األخير يستحم من حني آلخر في هذا اخلزان‪،‬‬ ‫إلى جانب إنارة ظلمة «آزقاق انتاالست» أو «شارع‬ ‫الظالم»‪ ،‬وفي املساء تبدأ في توديع البيوت احلجرية‬ ‫املش ّيدة على الصخور العتيقة في تكوت العليا‪،‬‬ ‫ثم البرج وزينون وأخيرا حي تيغزة‪ ،‬مع الوعد بالعودة‬ ‫في اليوم املوالي‪ .‬أما ليال؛ حيث تسود السكينة‪،‬‬ ‫يقوم القمر بإشعال مصابيحه إلنارة البلدة‪.‬‬ ‫بتاغيت (إحدى قرى تكوت) يلتقي النخيل بالتني‬ ‫الشوكي والرمان واملشمش‪ ،‬ويبث «إغزر آمالل» أو‬ ‫«الوادي األبيض» احلياة في املكان‪ ،‬وفيها رأت النور‬ ‫رائدة األغنية الشاوية العصرية الزهرة عيساوي‬ ‫املعروفة باسم «ديهيا»‪ ،‬صاحبة االبتسامة‬ ‫الهندية‪ ،‬ديهيا مغنية وروائية ـ مؤلفة كتاب‬ ‫لوليه ولوله أوراس الساحرات‪ ،‬منشورات بوبلي‬ ‫بوك‪ ،‬باريس ‪ )2006‬ـ تعد والدة جديدة للطرب‬ ‫الشاوي بآالت وخطاب العصر‪ ،‬وهي ليست فقط‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫رمز الفن الشاوي بل هي أيضا رمز األنثى الشاوية‬ ‫كذلك‪ .‬ديهيا أضاءت معالم طريق الشدو لغيرها‬ ‫من الشباب‪ ،‬خاصة من أبناء تكوت‪ :‬علي عثماني‬ ‫املعروف بزالطو (املقيم باملهجر الفرنسي)‪،‬‬ ‫سعيدي ثامورث‪ ،‬صاحب رائعة «كلثوم»‪ ،‬التي‬ ‫يتغنى فيها بقمة جبل شيليا‪ ،‬لزهر سعيدي‪،‬‬ ‫املطرب املغترب مراد دنداني‪ ،‬حبيب‪ ،‬وأخيرا هشام‬ ‫بومعراف‪ ،‬املطرب وأستاذ املوسيقى مبعهد التكوين‬ ‫املوسيقي بباتنة‪.‬‬ ‫تكوت األغنية هي أيضا تكوت الكتابة‪ ،‬ففي نفس‬ ‫قرية ديهيا ـ تاغيت ـ ولد الشاعر عبد اهلل خلفة‪،‬‬ ‫مبدع ديوان «مومنا» الذي يعد أول كتاب بالشاوية‪.‬‬ ‫وإلى جانب هذا الشاعر الفذ‪ ،‬توجد أسماء إبداعية‬ ‫أخرى منها‪ :‬الكاتب الطبيب بشير رحماني صاحب‬ ‫كتاب «أمرير» أو احلكيم‪ ،‬الذي يحكي فيه مذكرات‬

‫وخيبات طبيب يعيش في القرية‪ ،‬وبنفس لغة إبداع‬ ‫احلكيم بشير رحماني ـ أي الفرنسية ـ نسجت‬ ‫الروائية واملهندسة املعمارية نادية شعباني‬ ‫حروف كتابها‪« :‬العالج باالسمنت» (الصادر سنة‬ ‫‪ .)2007‬تكوت شبه اجلرداء‪ ،‬أجنبت أيضا الباحث‬ ‫في الفكر األركوني األستاذ فارح مسرحي‪ ،‬رئيس‬ ‫قسم الفلسفة بجامعة باتنة (سابقا)‪ ،‬مؤلف‬ ‫كتاب «احلداثة في فكر محمد أركون»‪ ،‬الصادر‬ ‫سنة ‪ ،2006‬عن منشورات االختالف باجلزائر والدار‬ ‫العربية للعلوم بلبنان‪.‬‬ ‫هذا بالنسبة للذين نشروا‪ ،‬إذ هناك من لم‬ ‫يسعفهم حظ النشر‪ ،‬وعددهم معتبر‪ ،‬أهمهم‪:‬‬ ‫الشاعر األمازيغي صالح بزالة‪ ،‬الباحث سعد‬ ‫ساعد‪ ،‬الشاعر أحمد برباشي‪ ..‬وغيرهم من‬ ‫أصدقاء القلم‪.‬‬

‫سبتمبر ‪17|2010‬‬


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2010 ‫ | جويلية‬18


‫األوراس تاريخ وحضارة‬

‫ال تاريخ فقط‬ ‫برقادي نور الدين‬

‫ارتبطت منطقة األوراس بالتاريخ ـ خاصة فترة الثورة‬ ‫التحريرية (‪ )1962 - 1954‬ـ أكثر من ارتباطها بأي‬ ‫شيء آخر‪ ،‬رغم أنها تمتاز بثقافتها وفنها األصليين‪،‬‬ ‫إلى جانب تم ّتعها بمناظر سياحية خالبة‪ .‬ففي كل‬ ‫مدينة وقرية تراث مادي وغير مادي هام ال تكفي ألف‬ ‫ورقة وورقة للكتابة حوله‪ ،‬وال ألف ليلة وليلة للحكي‬ ‫عنه‪ ،‬هذا التراث في أمس الحاجة إلى االهتمام‪ ،‬حفظا‬ ‫ودراسة‪.‬‬

‫في هذه املقالة سوف نتطرق إلى جزء مما تزخر به‬ ‫عاصمة األوراس‪ ،‬باتنة‪ ،‬على أمل احلديث في األعداد‬ ‫القادمة عن واليتي خنشلة وأم البواقي‪..‬‬ ‫بداية‪ ،‬يجب التنبيه إلى أن والية باتنة غنية‬ ‫باآلثار (النوميدية‪ ،‬الرومانية‪ ،‬اإلسالمية‪ ،‬البربرية‪،‬‬ ‫الفرنسية‪ ،)..‬باإلضافة إلى وجود املناظر الطبيعية‬ ‫الساحرة‪ .‬تعد والية باتنة‪ ،‬أهم والية في اجلزائر من‬ ‫حيث اآلثار الرومانية (تيمقاد‪ ،‬ملباز‪ ،‬زانة البيضاء‪،)..‬‬ ‫وبالقرب من بلدية املعذر يوجد ضريح إمدغاسن‪،‬‬ ‫الذي ميتاز – إلى جانب قبر الرومية بتيبازة ـ بنمط‬ ‫عمراني فريد من نوعه عامليا‪ ،‬هذا الضريح دليل‬ ‫على تطور العمارة اجلنائزية في بالد املغرب قدميا‪.‬‬ ‫وتعتبر مدينة طبنة ببريكة‪ ،‬ثاني مدينة إسالمية‬ ‫ببالد املغرب بعد مدينة القيروان بتونس‪ ،‬كما‬ ‫تنتشر القرى املبنية بالطراز املعماري الشاوي‬ ‫(غوفي ذات الشهرة العاملية‪ ،‬تاقوست‪ ،‬بوزينة‪،‬‬ ‫أمنطان‪ ،‬تينيباوين‪ ،‬وقلعة بالول ببلدية تيغرغار‬ ‫شاهدة على ذكاء األجداد؛ إذ تتشكل من سبعة‬ ‫طوابق)‪.‬‬ ‫تشتهر باتنة بصناعتها التقليدية‪ ،‬خاصة صناعة‬ ‫الزرابي‪ ،‬الفخار‪ ،‬احللي‪ ،‬اجللود‪ ،‬صناعة األسلحة‪،‬‬ ‫احلدادة‪ ،‬اللباس التقليدي(القشابية‪ ،‬البرنوس‪،‬‬ ‫امللحفة‪..)..‬الخ‪.‬‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫باتنة غنية أيضا بتراثها الطبيعي‪ ،‬املتمثل في‬ ‫الغابات (شيليا‪ ،‬الشلعلع‪ ،‬احململ‪ ،‬الرفاعة‪،)..‬‬ ‫وبشمال الوالية تقع احلظيرة الوطنية بلزمة‪،‬‬ ‫في هذه الغابات تنتشر عدة أصناف من األشجار‬ ‫(األرز‪ ،‬البلوط‪ ،‬السرو‪ ،‬الصنوبر احللبي‪ .)...‬باتنة‬ ‫هي عاصمة فاكهة املشمش (نقاوس‪ ،‬منعة)‪،‬‬ ‫وعاصمة فاكهة التفاح (آريس)‪ ،‬إلى جانب وجود‬ ‫عدة أصناف حيوانية تعيش في هذه الغابات‪ .‬وال‬ ‫تشكل الغابات اللون األخضر في الوالية لوحدها؛‬ ‫حيث تنتشر احلقول والبساتني في مختلف أرجاء‬ ‫الوالية‪ ،‬هذه احلقول والبساتني ترتوي من مياه‬ ‫الثلوج واألمطار‪ ،‬التي تأتي عن طريق مختلف‬ ‫األودية‪ ،‬خاصة الوادي األبيض ووادي عبدي‪ ..‬الخ‪.‬‬ ‫الكهوف واملغارات‪ ،‬منتشرة بالوالية (نقاوس‪ ،‬فم‬ ‫الطوب‪ )..‬وتعود إلى العصر احلجري القدمي‪ ،‬وبها‬ ‫عاش إنسان تلك الفترة‪.‬‬ ‫باتنة‪ ،‬هي أيضا عاصمة الفن (األغنية التقليدية‬ ‫والعصرية‪ ،‬الرقص الشاوي‪ ،‬الفن التشكيلي‪،‬‬ ‫املسرح‪ ،)..‬وفي كل لون من هذه األلوان الفنية‪،‬‬ ‫برزت أسماء محلية جتاوزت شهرتها حدود الوطن‪:‬‬ ‫حورية عيشي‪ ،‬محمد األوراسي‪ ،‬سليم سوهالي‪،‬‬ ‫ماسينيسا‪ ،‬املرحوم كاتشو‪ ،‬ديهيا‪ ،‬ماركوندة‪،‬‬ ‫يوسف بوخنتاش‪ ،‬شوقي بوزيد‪..‬الخ‪.‬‬ ‫تقام بالوالية عدة تظاهرات فنية‪ ،‬أهمها (مهرجان‬ ‫تيمقاد الدولي‪ ،‬مهرجان املسرح األمازيغي‪ ،‬مهرجان‬ ‫املسرح املغاربي‪ ،‬مهرجان األغنية األوراسية‪،‬‬ ‫مهرجان الفن التشكيلي‪ ،‬عيد املشمش‪ ،‬عيد‬ ‫التفاح‪.)..‬‬ ‫ولهواة املتاحف‪ ،‬توجد بالوالية متاحف أثرية‬

‫(متحف تيمقاد‪ ،‬متحف ملباز)‪ ،‬ومتاحف خاصة‬ ‫بثورة التحرير (متحف اجملاهد مبدينة باتنة‪ ،‬متحف‬ ‫اجملاهد بدشرة أوالد موسى‪ ،‬بلدية إشمول)‪..‬الخ‪.‬‬ ‫بتيمقاد يوجد سد كدية املدور‪ ،‬كما يوجد سد‬ ‫آخر صغير ببلدية وادي الطاقة‪ ،‬كما تزخر الوالية‬ ‫بالينابيع الطبيعة التي تنبع من قمم اجلبال‪.‬‬ ‫بباتنة عدة منشآت ثقافية‪ :‬دار الثقافة‪ ،‬املراكز‬ ‫الثقافية‪ ،‬دور الشباب‪ ،‬املسرح اجلهوي‪ ،‬املكتبات‪،‬‬ ‫مسرح الهواء الطلق بتيمقاد‪ ،‬مدرسة الفنون‬ ‫اجلميلة‪ ،‬مدرسة التكوين املوسيقي‪ ..‬والوصول‬ ‫إلى باتنة ممكن بعدة وسائل‪ :‬الطائرة‪ ،‬القطار‪،‬‬ ‫السيارة‪ ،‬احلافلة‪...‬الخ‪.‬‬ ‫باتنة وكغيرها من واليات األوراس معروفة بأكالتها‬ ‫التقليدية الشهية‪ :‬الكسكسي‪ ،‬الشخشوخة‪،‬‬ ‫الزيراوي‪ ،‬الرفيس‪ ،‬الدشيشة‪ ،‬الروينة‪ ،‬الزرير‪،‬‬ ‫لغرايف‪ ،‬العيش‪ ،‬الطمينة‪...‬الخ‪.‬‬ ‫عن باتنة كتب عديد الكتاب األجانب‪ :‬إميل‬ ‫ماسكوراي‪ ،‬ماتيا قودري‪ ،‬جيرمان تيون‪ ،‬تيراز ريفيار‪،‬‬ ‫فاني كولونا‪ ،‬إيزابيل إيبرهاردت‪ ،‬جون موريزو‪ ،‬فيليب‬ ‫تيرياز‪ ،‬آنا قريكي‪ ..‬الخ‪ ،‬جزء من هؤالء عاش بها‬ ‫وسحر مبناظرها‪.‬‬ ‫المراجع‪:‬‬ ‫ـ الهاشمي سعيداني‪ :‬دليل باتنة ومنطقة‬ ‫األوراس‪.‬‬ ‫ـ مجلة بصمات أوراسية‪ ،‬العدد‪ ،1 :‬جويلية‬ ‫‪.2003‬‬

‫سبتمبر ‪19|2010‬‬


‫القاصة والفنانة التشكيلية‬

‫حفيظة ميمي‬

‫برقادي نور الدين‬

‫«ما أجمل أن تتغ ّزل المرأة بالجزائر شعرا ورئيس الجمهورية ّ‬ ‫يصفق لها»‬

‫حفيظة ميمي قاصة وفنانة تشكيلية‪ ،‬تكتب‬ ‫بألوان الطيف أعذب الكلمات وترسم بحروف النور‬ ‫أجمل اللوحات على ريش طائر الطاووس‪ ،‬إعالمية‬ ‫اشتغلت بالصحافة المكتوبة والسمعية‪ ،‬كما‬ ‫كانت لها تجربة في اإلخراج التلفزيوني‪ .‬تناولنا في‬ ‫حوارنا معها؛ شجون القلم وشؤون الريشة‪:‬‬ ‫أين تجدين سعادتك أكثر؛ عند مسك القلم‬ ‫أم لحظة السفر مع الريشة وهي تمزج األلوان‬ ‫ّ‬ ‫مشكلة قوس قزح؟‬ ‫حفيظة ميمي‪ :‬رمبا أنا امرأة محظوظة؛ إذ حباني‬ ‫اهلل بكثير من نعمه‪ ،‬احلمد والشكر له‪ ،‬فسعادتي‬ ‫مع هذه و تلك ومع أشياء أخرى أيضا‪ ،‬فإضافة‬ ‫إلى القلم والريشة هناك التصميم والنحت‬ ‫وامليكروفون‪...‬واجلميل في كل هذا أن ألوان قوس‬ ‫قزح تتشكل معي حيثما توجهت كتابة‪ ،‬رسما‪،‬‬ ‫تشكيال أو صوتا‪...‬واألجمل أن السفر مثير مع‬ ‫جميعهم‪.‬‬ ‫ماذا تحكين يا «شهرزاد» في قصصك ؟‬ ‫كثير من احلكايات الشهرزادية أكثر مما يجب‪.....‬‬ ‫فحكاياي تزيد عن الليلة بعد األلف‪ ،‬وللمرأة‬ ‫والطفل نصيب األسد في أخذ أدوار البطولة بكل‬ ‫جدارة واستحقاق في غابات قصصي وخير مثال‬ ‫على ذلك‪« :‬حكاية أوراسية أكثر مما يجب»‪ ،‬احلائزة‬ ‫على جائزة «فوروم نساء البحر األبيض املتوسط»‬ ‫من فرنسا سنة ‪ ،2003‬واجملموعة القصصية‪« :‬ممنوع‬ ‫قطف األطفال» الصادرة في إطار اجلزائر عاصمة‬ ‫الثقافة العربية؛ وهي حتكي معاناة الطفولة على‬

‫كل األصعدة‪ ،‬خالل احلروب واألزمات وحوادث املرور‪...‬‬ ‫كما تعالج مواضيع اختطاف األطفال‪ ،‬بيع األعضاء‬ ‫و‪...‬احلاالت النفسية لهذا الكائن الصغير املهيض‬ ‫اجلناح كالفراشة في قصة‪ « :‬الفراشات ال تنتحر!»‬ ‫أو كالزهرة التي ينسى الكبار سقيها ورعايتها بل‬ ‫رمبا أخطر يدوسونها خالل انشغاالتهم احلياتية‪،‬‬ ‫ولهذا أردت أن أرفع راية اخلطر‪ ،‬صارخة بكل ما‬ ‫أوتيت من قوة‪ :‬ممنوع قطف األطفال بأي شكل من‬ ‫األشكال وفي أي زمان أو مكان‪.‬‬ ‫والكتاب رغم أنه لم يلق النقد الالزم‪ ،‬حال كل‬ ‫كتاب يصدر في اجلزائر‪ ،‬إال أن بعض األساتذة‬ ‫اخملتصني أشادوا به وأطلعوني أنه ألول مرة يتم‬ ‫التطرق للموضوع من خالل (‪ )15‬قصة كاملة‬ ‫على املستوى اجلزائري والعربي‪ ،‬ورمبا على املستوى‬ ‫العاملي‪.‬‬ ‫وقصصي إن كانت تش ّرح الواقع املرير بحزن‪ ،‬إال أنها‬ ‫تعالج أيضا الفرح مثل‪« :‬باسم‪ ،‬صاحب االبتسامة‬ ‫اجلميلة»‪ ،‬وهي مسرحية تعليمية لألطفال تعالج‬ ‫موضوع نظافة األسنان بشكل خيالي مثير‪،‬‬ ‫مرفقة برسوم من إجنازي وهو الكتاب الصادر أيضا‪،‬‬ ‫في إطار اجلزائر عاصمة الثقافة العربية‪ ،‬في انتظار‬ ‫حصوله كنص مسرحي – حائز على اجلائزة األولى‪-‬‬ ‫على فرصة التجسيد على الركح‪.‬‬ ‫وسؤالك‪»:‬ماذا حتكني يا شهرزاد في قصصك؟»‪،‬‬ ‫مفتوح كثيرا وال ميكنني في هذا احليز الصغير؛ أن‬ ‫أطلعك والقراء على كل الليالي التي مازالت تنام‬ ‫في األدراج‪.‬‬

‫‪ | 20‬سبتمبر‪2010‬‬

‫ما الذي أضافه لك تكريم رئيس الجمهورية (‬ ‫في ‪ 8‬مارس ‪ ) 2008‬وقبل ذلك‪ ،‬الحصول على‬ ‫جائزة البحر األبيض المتوسط للقصة القصيرة‪،‬‬ ‫سنة ‪ 2003‬؟‬ ‫بصدق‪ ،‬أحلى ما حدث في حياتي هو تكرميي من‬ ‫طرف فخامة الرئيس عبد العزيز بوتفليقة في إطار‬ ‫«نساء متميزات لعام ‪ .»2008‬وفوق التكرمي اختياري‬ ‫من بني كل شاعرات اجلزائر إلحياء حفل التكرمي‬ ‫بقصائدي الوطنية‪...‬فليس هناك أجمل من امرأة‬ ‫ّ‬ ‫يصفق‬ ‫جزائرية تتغزل باجلزائر شعرا ورئيس اجلزائر‬ ‫لها‪ !..‬حتى أنهم أسموني الشاعرة التي ّ‬ ‫صفق لها‬ ‫الرئيس ‪ !..‬هذا في كفة‪ ،‬أما في الكفة املقابلة‬ ‫فلم ألق بعدها إال اإلقصاء والتهميش‪ ،‬صحيح أن‬ ‫للنجاح ضريبة لكنني لم أكن أتصورها بهذا احلجم‬ ‫اخلطير‪ ،‬فبسبب جناحاتي وجوائزي ـ التي قيل لي‬ ‫بأنها كثيرة! ـ فقدت عملي اإلذاعي بعد أكثر من‬ ‫عشر سنوات من الشدو عبر امليكروفون‪!..‬‬ ‫كانت لك تجربة في الصحافة المكتوبة وأجريت‬ ‫عديد الحوارات‪ .‬أيهما أصعب؛ طرح السؤال أم‬ ‫اإلجابة عنه؟‬ ‫من خالل جتربتي الطويلة سواء بالصحافة‬ ‫املكتوبة أو السمعية البصرية‪ ،‬أقول أن احلوار‬ ‫صعب بشقّ يه (السؤال واجلواب)‪ ،‬فبعد أن كنت‬ ‫أجري حوارات مع شخصيات سواء أدبية‪ ،‬فنية‪،‬‬ ‫سياسية أو تاريخية‪ ...‬انتقلت مؤخرا إلى الضفة‬ ‫األخرى وأصبحت جترى معي احلوارات حول أعمالي‬ ‫وانتاجاتي األدبية والفنية‪ ،‬ففوجئت بأ ّن اإلعالم‬ ‫عندنا مازال في حاجة إلى تخصص‪ ،‬ودراسة‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫«السؤال» مهمة جدا قبل طرحه أو قذفه هكذا‬ ‫في وجه من نحاور‪..‬فقد استغربت كثيرا أن معظم‬ ‫احلوارات التي أجريت معي لم تخرج عن إطار‪ :‬كم‬ ‫لوحة متلكني؟ ومتى تكتبني أو ترسمني؟ بالليل أو‬ ‫بالنهار‪..‬؟! ثم أي األلوان حتبني‪..‬؟!!‬ ‫صراحة أعجبت مببادرة الوزارة املعنية في تكوين‬ ‫الصحفيني لتخصصات سياسية واقتصادية‪،‬‬ ‫أمتنى أن تشمل املبادرة اجملاالت الثقافية؛ أدبية أو‬ ‫فنية‪..‬فمن يحاور األديب يجب أن يكون على األقل‬ ‫قد قرأ كتابا لهذا األديب‪ ،‬ومن يحاور رساما يجب‬ ‫أن يعرف ولو اليسير عن املدارس الفنية‪ ،‬كأن يف ّرق‬ ‫بني السريالية والتجريدية مثال‪.‬‬ ‫فيم يشترك السرد والرسم ؟‬ ‫الرسم هو سرد باأللوان؛ حكاية لونية علينا فقط‬ ‫أن نعرف كيف نقرأها‪ ...‬وفي الوقت ذاته السرد هو‬ ‫رسم وتصوير بالكلمات‪ !...‬وهذا ّ‬ ‫يذكرني بالدكتور‬ ‫السعيد بوطاجني الذي كان رئيسا للجنة‬ ‫التحكيم في مسابقة للقصة القصيرة أحرزت‬ ‫فيها على اجلائزة األولى‪ ،‬قال لي ‪ -‬قبل أن يعرفني‬ ‫ـ «في كتاباتك الكثير من الرسوم والصور وكأننا‬ ‫نتفرج على لوحة»‪ ،‬وعندما عرف بأنني رسامة‬ ‫قال‪« :‬هذا هو الس ّر إذن‪ ،‬فأنت ترسمني حتى وأنت‬ ‫تكتبني ‪ »!..‬واحلقيقة تقال؛ فأنا أكتب أيضا حتى‬ ‫وأنا أرسم‪.‬‬ ‫تحتل التربية الفنية «الرسم» المرتبة األخيرة‬ ‫ضمن برامج التعليم بعد التربية البدنية «الرياضة»‪.‬‬ ‫هل يمكن انتظار جيل يمتلك الخيال ويتذ ّوق‬ ‫الجمال دون تكوين فني؟‬ ‫كنت وما زلت دائما أنادي كأديبة وفنانة تشكيلية‪،‬‬ ‫وخاصة كإعالمية بضرورة تربية النشء على ذوق‬ ‫جمالي وبروح فنية‪ ،‬ليس من خالل املدرسة فقط‪..‬‬ ‫بل في كل مكان؛ في املنزل وحتى في الشارع من‬ ‫خالل الهندسة املعمارية وتزيني احمليط‪ ،‬يجب أن‬ ‫يلتقي بصر الطفل باجلمال حيثما ّ‬ ‫حل‪ ،‬حتى تتكون‬ ‫لديه ذاكرة بصرية جمالية تنمو معه وتتطور‪،‬‬ ‫ليعطينا فيما بعد أجياال ذواقة و رمبا أكثر؛ مبدعة‬ ‫خ ّالقة‪ .‬ومن أجل هذا وجب إدخال ملسة الفنان في‬ ‫كل األعمال‪ ،‬فمثال‪ :‬ملاذا نبني كتال من اإلسمنت‪،‬‬ ‫دون أن نستشير الفنان ال في شكلها وال في لونها‬ ‫وال في لواحقها‪ ،‬في الوقت الذي يشكو فيه هذا‬ ‫الفنان من البطالة‪..‬؟!‬ ‫نبقى مع األجيال المستقبلية‪ ،‬ماذا عن واقع أدب‬ ‫الطفل عندنا؟‬ ‫كرئيس حترير جمللة أطفال «تعابير»‪ ،‬التي تصدرها‬ ‫دار الثقافة محمد العيد آل خليفة بباتنة‪..‬‬ ‫وكأستاذة مهتمة مبوضوع أدب الطفل واملقروئية‬ ‫لدى األطفال وفن الكتابة والرسم للطفل‪..‬قمت‬ ‫ببحوث و دراسات ميدانية جعلتني أصاب بالصدمة‬ ‫(طبعا ال نعمم‪ ،‬فهناك مبادرات جادة)‪ ،‬لكنني‬ ‫أشير إلى أن الطباعة على احلساب اخلاص‪ ،‬جعلت‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫الكثير من األسماء تتوجه للكتابة للطفل دون‬ ‫قيد أو شرط‪ ،‬الشيء الذي أنتج كوارث حقيقية في‬ ‫القصص املوجهة لألطفال (من الفكرة واملوضوع‬ ‫إلى األخطاء وصوال إلى الثوب الذي يلبسه الكتاب‬ ‫ونوعية الورق‪ ،)..‬وطبعا الطفل وحده من سيدفع‬ ‫ثمن كل هذا‪ ،‬ومنه وجب علينا جميعا أن ندق‬ ‫ناقوس اخلطر‪ ،‬فاألمر يتعلق مبستقبلنا‪ ،‬كما قال‬ ‫شاعر األطفال سليمان العيسى‪« :‬أنا ال أكتب‬ ‫لألطفال بل اكتب للمستقبل»‪.‬‬ ‫كمجتمع‪ ،‬نض ّيع الكثير من الوقت في أمور غير‬ ‫مفيدة‪ .‬كيف تديرين وقتك؟‬ ‫الوقت هو الذي يديرنا‪ ،‬إن لم نحسن إدارته‪ !..‬إذا‬ ‫كان البعض يشكو امللل ورتابة الزمن‪..‬فأنا أحتاج‬ ‫إلى زمن مضاعف ثالث مرات أو أكثر‪ ،‬ألن الوقت‬ ‫أحيانا يسرقني وأنا أغرق في رسم لوحة أو تشكيل‬ ‫منحوتة على حساب وقت آخر قد أكتب فيه قصة‬ ‫أو مقالة صحفية‪ ،‬لذلك أخرج أحيانا عن املعقول‬ ‫بجنون فني ـ طبعا ـ وأمتنى لو كان اليوم بـ (‪)48‬‬ ‫أقسم فيه «حفيظاتي» بني األدبية‬ ‫أو (‪ )72‬ساعة‪ّ ،‬‬ ‫واإلعالمية والفنانة التشكيلية‪.‬‬ ‫مم تخاف‬ ‫عانى المجتمع الجزائري كثيرا من الخوف‪ّ ،‬‬ ‫الكاتبة والفنانة التشكيلية حفيظة ميمي؟‬ ‫صحيح عانى اجملتمع اجلزائري كثيرا من اخلوف‪ ،‬وقد‬ ‫سجلت ذلك في كثير من قصصي خاصة خوف‬ ‫األطفال في اجملموعة السالفة الذكر» ممنوع قطف‬ ‫األطفال «‪ ،‬أما أنا فكنت أخاف من كل ما يخاف‬ ‫منه األطفال‪ ،‬فأنا مثلهم متاما أخاف من الظالم‬ ‫واألغوال‪..‬لكنني صرت أخاف أكثر مما هو أكبر‬ ‫وأخطر «األنانية»‪ ،‬فهي الظلمة احلالكة والغول‬ ‫يدمر كل من حوله‪ ،‬يدوس اجلميع‬ ‫احلقيقي الذي ّ‬ ‫من أجل مصالح هذا « األنا « الطاغية‪ .‬لذلك كان‬ ‫ّ‬ ‫محك اإلميان في ديننا اإلسالمي احلنيف‪( :‬أن حتب‬ ‫ألخيك ما حتب لنفسك)‪ ،‬فما أجمل أن نرقى إلى‬ ‫هذه املعادلة السامية اجلميلة والسحرية أيضا‪،‬‬ ‫فيها ستنتهي احلروب في العالم ويعم السالم‪.‬‬ ‫قليلة هي األسماء النسوية في مجال النحت‪ ..‬ماذا‬ ‫عن تجربتك كنحاتة؟‬ ‫صحيح‪ ،‬فعدد النساء قليل كنحاتات‪ ،‬ويشرفني‬ ‫أن أكون نحاتة جزائرية‪ ،‬لها أسلوبها املتميز في‬ ‫النحت املعاصر‪ ،‬إذ حققت بعض منحوتاتي (امرأة‬ ‫املساسك) جناحا غير متوقع‪ ،‬بشهادة فنانني‬ ‫أكادمييني ونقاد كبار داخل الوطن وخارجه‪ ،‬وقد‬ ‫التفتت دار الثقافة بباتنة إلى ذلك مشكورة‪،‬‬ ‫وذلك بتكرميي‪ ،‬مؤخرا‪ ،‬رفقة بعض النحاتني‬ ‫كاسم نسوي وحيد في النحت؛ شارك في العديد‬ ‫من التظاهرات والصالونات الفنية املتخصصة‪،‬‬ ‫بأعمال تراوحت موادها بني‪ :‬اجللد‪ ،‬احلديد‪ ،‬اخلشب‬ ‫والوحدات التجميعية‪ ،‬الشيء الذي جعل اللعبة‬ ‫النحتية ـ إن صح التعبيرـ بالنسبة لي أكثر إثارة‪،‬‬ ‫وذلك ألنها متنحني فرصة ملس اخليال بأطراف‬ ‫أناملي وتشكيله كيفما أريد‪.‬‬

‫علمت باتنة آنفو أن‬ ‫فارس األغنية ا لشاوية‬ ‫حميد بلبش وبعد عودته‬ ‫مباشرة من الجولة الفنية‬ ‫التي ستقوده إلى كل من‬ ‫الواليات المتحدة االمريكية‬ ‫وكندا‬ ‫سيدخل أستوديو‬ ‫التسجيل حيث سيقوم‬ ‫بإمضاء عمل فني متميز‬ ‫جدا له صلة بالتراث‬ ‫وراق ً‬ ‫الشاوي األصيل وذلك‬ ‫بالتعامل مع الفنان القدير‬ ‫عيسى براهيمي‪.‬‬ ‫برعاية المؤسسة األوراسية‬ ‫للعلوم والفنون والثقافة‬ ‫سبتمبر ‪21|2010‬‬


‫البقاء لألصلح‬ ‫قـدور‬ ‫ميلود ّ‬ ‫الكلب اجلائع يبحث عن سيد يطعمه‪..‬إنها تبدو‬ ‫مألوفة كصورة ‪ ،‬ولكن التنازالت التتوقف اليوم‬ ‫‪ ،‬ولم تعد الكالب وحدها التي تبحث لها عن‬ ‫مطعم حتى وإ ْن لم يكن في حقيقته سيدا ‪ ،‬بل‬ ‫أصبح البشر اجلياع أشد بحثا عن سد الرمق وإن‬ ‫جاء من نذل حقير‪.‬‬ ‫إن اإلنسان بحاجة دائمة إلى إحراز نتائج رغم‬ ‫العوائق القائمة منذ سنني مضت قاحلة !! ‪ ،‬ليس‬ ‫ألن اإلنسان أبى أن يجني ولكن أرغم على أن ال يودع‬ ‫أرضه بذورا ‪ ..‬فقد قال له (( الشيوخ)) حراس‬ ‫القواعد ‪ ،‬أنه في سجن ‪ ،‬فكذلك بقي طويال في‬ ‫احلجر ‪ ،‬وإن صادفـْته تكاد ترى معلق على سحنته‬ ‫باخلط العريض (( مغلق))‪.‬‬ ‫ولكن إذا كان من شأ ن األبطال أن ميوتوا ألن ذلك‬ ‫يشرفهم ‪ ،‬فهل من العدل أن ميوت اجلميع موتة‬ ‫األبطال وإن كان ذلك جوعا ‪ ..‬؟! إن املوت جوعا‬ ‫جرمية في حق اإلنسان ‪ ،‬بل في حق الكالب ‪ ،‬وليس‬ ‫االختيار من نصيب الكالب ‪ ،‬وأل ْن صادف وقام كلب‬ ‫مبا يتع ّرف عليه البشر أنه عمل بطولي ‪ ،‬فإن ذلك‬ ‫ال يرقى بالكلب إياه أن يصبح بطال في نظر الكالب‬ ‫!! ولكن ما بال اإلنسان يقتل جملرد أنه األضعف ؟‬ ‫أم ترى الضعف من شيم األبطال ؟!! قد يكون ‪،‬‬ ‫ولكن في هذه احلالة ‪ ،‬وحني يشعر أحد بالضعف‬ ‫أال يبحث عن ضعيف مثله ‪ ،‬ليس جملرد العزاء ‪،‬‬ ‫ولكن القوة املنشودة تلملم أجزاءها مثلما تفعل‬ ‫قطرات املاء حيث تلتقي لتصبح سيال جارفا‪ ..‬إال‬ ‫أن أجساما هزيلة تغطي األفق لكثرتها ال تؤلف‬ ‫قوة ‪ ،‬وهاهي شعوب تباد مع كثرة عددها تكفي‬ ‫لفعل ذلك طائرة الشبح واحدة ‪ !!!..‬إن القوة نظام‬ ‫خارج عن املألوف أي أنها ليست اشتباك باأليدي‬ ‫أو تراشق باحلجارة أو سب وشتم وتنديد ‪ ..‬وال‬ ‫هي بكاء كثير ودعاء طويل وانتظار للفرج طوال‬ ‫سنوات العمر ‪ ..‬عمر أجيال !!‬ ‫قال ص ّلى اهلل عليه وسلم ‪ (( :‬من أراد الدنيا‬ ‫فعليه بالعلم ‪ ،‬ومن أراد اآلخرة فعليه بالعلم ‪ ،‬ومن‬ ‫أراد الدنيا واآلخرة فعليه بالعلم )) ‪.‬‬ ‫ولذلك ‪ ،‬عندما غفل املسلمون عن العلم لدنياهم‬ ‫فقروا ‪ ،‬وإذ هم في فقرهم ينتظرون حلول الفرج‬ ‫من اهلل ع ّز ّ‬ ‫استلمت زمام أمورهم غريزتهم‬ ‫وجل‬ ‫ْ‬ ‫فكان أن تعطلت قلوبهم وما حتمله من أميان عن‬ ‫فخلت ساحتها من العلم‬ ‫أي تدخل في حياتهم‬ ‫ْ‬ ‫واإلميان ‪ ..‬فهم في خوضهم يذيق أغنياؤهم‬ ‫أشد البأس‪ ..‬في انتظار اجلميع ‪ ،‬الفقراء‬ ‫فقراءهم ّ‬ ‫ّ‬ ‫واألغنياء ‪ ،‬الفرج من اهلل ع ّز وجل !!! فما كانت‬ ‫عـمـتهم‬ ‫الطامة الكبرى لتخطئهم ‪ ،‬فقد‬ ‫ّ‬ ‫وعدوا من أرذل اخللق ‪ :‬من‬ ‫جميعا حني أحصوا ّ‬ ‫العالم الفقير!!! أين شملهم برنامج (محسني)‬ ‫العالم املتقدم فيمن شملهم برحمته لوضع حد‬

‫ملعاناتهم ‪ :‬يقول صناع القرار الفكري في الغرب أن‬ ‫القضاء على الفقر ضرورة حيوية الستمرار اجلنس‬ ‫البشري ‪ ،‬وينبغي لذلك القضاء على جماهير‬ ‫الفقراء حيثما كانوا وإبادتهم وردم آثارهم حتت‬ ‫األرض ‪ ..‬السبب في اتخاذهم لهذا القرار هو كون‬ ‫الفقراء اليصنعون إال الفقر فهم وراء كل املظاهر‬ ‫السيئة ‪ ،‬واألوبئة ‪ ..‬إنه لم يعد ينظر إليهم على‬ ‫أنهم دعوة إلى العدل والتضامن ولكن أصبح‬ ‫ينظر إليهم كتهديد ‪ ،‬ولعل أن يتعجب أحدهم‬ ‫من كالمي كون املسلمني عامة ‪ ،‬أغنياء !! كيف‬ ‫يحسبون في عداد الفقراء ؟! ولعل هذا وأمثاله‬ ‫يجهلون أن املال بحوزة السفيه ليس ثروة واليغني‬ ‫من جوع !!‬ ‫جاء في رواية عن أبي ذ ّر رضي اهلل عنه يقول ‪ :‬قال‬ ‫لي رسول اهلل ص ّلى اهلل عليه وسلم [ ياأبا ذ ّر ‪،‬‬ ‫أترى كثرة املال هو الغنى ؟ قلت نعم ‪ .‬قال ‪ :‬وترى‬ ‫قلة املال هو الفقر ؟ قلت نعم يا رسول اهلل ‪ .‬قال ‪:‬‬ ‫إمنا الغنى غنى القلب ‪ ،‬والفقر فقر القلب ] أخالق‬ ‫القرآن للشرباصي ج ‪ / 4‬ص‪180.‬‬ ‫ولوأن أغنياء األمة توقفوا ساعة عن التكاثر‬ ‫والتفتوا حولهم لرأوا كيف أن أغنياء األمم األخرى‬ ‫يستثمرون أموالهم في أفكار علمائهم ‪ ،‬فيحوزون‬ ‫الفضل في إنقاذ أممهم من التخلف الذي ال مخرج‬ ‫منه إال بالعنصرين الرئيسيني ‪ :‬املال والعلم ‪.‬‬ ‫واصطحاب األغنياء للعلماء في واقع األمة جتسيد‬ ‫لوجودها ‪ .‬فكما أن العالم يصرف سنوات حياته‬ ‫في امتالك األسرار وصياغة التمكني ‪ ،‬فإن التمكني‬ ‫الذي بدون رجل قضى حياته في تكوين ثروة لن‬ ‫يتحقق أبدا ‪ ...‬واألمة التي تسري القطيعة بني‬ ‫قطبي وجودها البد أن يسيل ملنظرها لعاب الطمع‬ ‫‪ ،‬فهي فريسة حينئذ بعلمائها وأغنيائها ‪ .‬ومن‬ ‫ثـم وجب وعـْي حديث رسول اهلل ص ّلى اهلل عليه‬ ‫ّ‬ ‫وسلم اآلنف الذكر ‪ ،‬ومن أن القلوب كمخلوقات‬ ‫فريدة من نوعها في الكون ‪ ،‬إذا كان للمال بالنسبة‬ ‫إليها معنى فإنه جملة من املعلومات غير كاملة‬ ‫بحاجة إلى جزئها املكمل لها كي تتضح للقلب‬ ‫العاقل صورة ما حتمل من معنى ميكن تفعيله‬ ‫لبلوغ أهداف وغايات وحتقيق أحالم تليق بعلم‬ ‫وبثروة متلكها أمة سيدة قد يجنح أعداؤها للسلم‬ ‫كما يشهد بذلك تاريخ بني اإلنسان عامة ‪.‬‬ ‫نص القرآن الكرمي على ذلك بوضوح تا ّم في‬ ‫وقد ّ‬ ‫نب الذين كفروا سبقوا‬ ‫قوله تعالى ‪ (( :‬وال يحس ّ‬ ‫إنهم ال يعجزون ‪ ،‬وأعدوا لهم مااستطعتم من‬ ‫قوة ومن رباط اخليل ترهبون به عد ّو اهلل وعد ّوكم‬ ‫وآخرين من دونهم ال تعلمونهم اهلل يعلمهم‬ ‫‪ ،‬وما تنفقوا من خير في سبيل اهلل ّ‬ ‫يوف إليكم‬ ‫وأنتم ال تظلمون وإ ْن جنحوا للسلم فاجنح لها‬ ‫‪ ))..‬ولنبادر إلى القول أن اآليات هذه سنة قائمة‬

‫‪ | 22‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫بني جميع اخلالئق وليست خاصة باملسلمني ‪،‬‬ ‫مقدمات !!! ولعل أن‬ ‫فالقوي يأكل الضعيف دون‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫يكون أيضا من املستحسن رفع أي لبس عن ذكر‬ ‫اخليل في اآلية ‪ ،‬قد يقال لك ‪ ،‬في زمان ( التيلي‬ ‫كينيسيس) أو التنقل بدون واسطة مادية أ ّن ذكر‬ ‫اخليل قد يكون عنصرا غريبا عند هذه اآلفاق ‪ ،‬إال‬ ‫أن هناك قاعدة راسخة في حياة اإلنسان هي كون‬ ‫احلصان رمز فزيائي للقوة ‪.‬‬ ‫إن املنشغل بجمع املال خوفا من الفقرليس غنيا‬ ‫‪ ،‬إن اهتمامه ال يتجاوز بطنه ‪ .‬ورغم ما في املال‬ ‫من منافع ‪ ،‬فإن رسول اهلل صلى اهلل عليه وسلم‬ ‫خص العلم بقوله ‪ ( :‬طلب العلم فريضة على‬ ‫كل مسلم ) ‪.‬‬ ‫أما إذا أردت أن تسأل ‪ ،‬ترى ‪ ،‬هل من أسباب جتعل‬ ‫من هذا من الناس غنيا ومن ذاك اآلخر فقيرا ؟ فإن‬ ‫مفترقا للطرق سيرتسم من حولك تشير ألواحه‬ ‫نحو اجتاهات مختلفة تغور في اآلفاق ‪.‬‬ ‫يقول أحد اآلراء ‪ :‬لو نظرنا إلى التصنيف الذي‬ ‫يخضع له الناس ال جند له سببا و ّرثه سوى أن‬ ‫هـؤالء ولدوا أغنياء بينما جاء أولـئك إلى حياتهم‬ ‫فقراء متاما مثلما يولد مخلوق آخر ثعلبا أو حصانا‬ ‫‪ .‬فالفقر ليس وضعهم ولكنه فصيلتهم ‪ ،‬وهم‬ ‫يتكيفون معه بطريقتهم ‪ ،‬ومن ثم لم يكن الغنى‬ ‫كافيا وحده لصنع األمة ‪.‬‬ ‫إنه رأي صلب أليس كذلك ؟‬ ‫إال أن من اآلراء األخرى واحد بناه صاحبه على‬ ‫قواعد متينة ‪ ،‬مفاده أن الذكاء هو الفيصل في‬ ‫ويحتج بني يدي رأيه بركيزة منطقية‬ ‫كل القضية ‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫داللتها ‪ ،‬أنه بناء على أن النسب ال تتفاوت جزافا‬ ‫ّ‬ ‫وجل موازين القسط كي ال تظلم‬ ‫ووضع اهلل ع ّز‬ ‫نفس شيئا ‪ ،‬قانون البد أن يسري بني الناس ‪،‬‬ ‫واإلخالل به فساد في األرض ‪ ،‬وال يكون تقدم األذكى‬ ‫على األقل ذكاء وتأخر ذا العاهة إال للتفاوت في‬ ‫نسب الذكاء بني الساعني مما حدد مقام كل منهم‬ ‫‪ ،‬فال بد أن تكون النتيجة حتمية في نيل األول‬ ‫مبتغاه ‪ ،‬الذي كان يشاركه فيه اآلخران ‪ ،‬إال أنهما‬ ‫تأخرا له مرغميـْن ليكون هو ما شاء من دونهما‬ ‫الغني غنيا والفقير فقيرا ‪ ،‬ألن‬ ‫‪ ...‬فكذلك يكون‬ ‫ّ‬ ‫الغنى والفقر طرفان في سلم الذكاء ‪.‬‬ ‫رأي منطقي‪ ،‬كما أ ّن املنطق سمة اإلنسان البارزة ‪،‬‬ ‫السوي جتاوز املنطق‬ ‫فهل من السهل على اإلنسان‬ ‫ّ‬ ‫والعيش بدونه ؟!‬ ‫يقول املذهب الثالث على لسان صاحبه ما معناه ‪:‬‬ ‫إنه كلما ازداد تسارع األفكار والعواطف كان تسارع‬ ‫األحداث واحلياة نفسها كاستجابة منطقية‬ ‫للتفاعل املغلق بني عنصري األفكار والعواطف من‬ ‫جهة ‪ ،‬واحلياة بأحداثها من جهة أخرى ‪ ،‬وإذ البد أن‬ ‫يكون لذاك التفاعل رعاة ومخابر فإن له من باب‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫أولى أصحاب جتمعوا له ‪ ،‬يستغلون ثمراته بعيدا‬ ‫عن كل منشغل بذاته وفرديته ‪ ،‬فالفرد عند تلك‬ ‫العتبات ال حظ له أبدا ‪ ،‬ولعل في حديث رسول اهلل‬ ‫صلى اهلل عليه وسلم اآلتي ما يؤكد ذلك ‪ ،‬قال ‪:‬‬ ‫( عليكم باجلماعة فإمنا يأكل الذئب من الغنم ‪،‬‬ ‫القاصية ) ‪ ،‬ولكن السواد األعظم من الناس يتأخرون‬ ‫مرغمني ‪ ،‬سواء خلضوعهم لسوء اهتمامهم ‪ ،‬أو‬ ‫الطمئنانهم إلى ما بني أيديهم من متع بهيمية !!‬ ‫‪ ،‬فيصيبهم الوهن ‪ ،‬ويستغفلون عن املشاركة في‬ ‫اإلفراز املنطقي للتفاعل احملتدم بني أفكار اإلنسان‬ ‫وعواطفه التي تستسخرها حاجاته احليوية من‬ ‫جهة ‪ ،‬وبني احلياة نفسها احلبلى بأحداثها ‪ ..‬وقلب‬ ‫اإلنسان العالق في براثن الغفلة ليس أحسن حاال‬ ‫من دويبة في نسيج عنكبوت ‪ ..‬ويتحول اإلنسان‬ ‫إلى فريسة حني يكتفي مبراقبة ما يخيفه فقط إذ‬ ‫يطلع له من اهتمامه ذاك عد ّو لدود ‪ ،‬اسمه اخلوف‬ ‫من اجلوع ‪ ،‬فيخرج على األخضر واليابس في جيوش‬ ‫غرائزه يحيل كل ما يصادفه إلى ثروة ‪ ،‬وبينما‬ ‫هو في مسعاه ذاك يتداعى عليه املفترسون كما‬ ‫تتداعى األكلة إلى قصعتها ‪ ...‬إن املنشغل مبلء‬ ‫بطنه ال غرْو أن يكون مصيره تزيني مائدة خصمه ‪،‬‬ ‫ألن له خصما ‪ ،‬علمه أم لم يعلمه !! ‪.‬‬ ‫إن اإلنسان وهو يرزح حتت وطأة اجلهل تفضله‬ ‫األنعام وترقى عليه ‪ ،‬ألنه حينها أعجز من أن يتص ّور‬ ‫أو أن يتخ ّيـل مقاما خيرا من مقامه ‪ ،‬فأدواته من‬ ‫قلب ومن سمع وبصر ‪ ،‬وهي كل ما لديه لكي يكون‬ ‫إنسانا ‪ ،‬ذهل عن األخذ بها ‪ ،‬ويجدر القول أن الفقر‬ ‫أو الغنى ليسا مصدرا للغباء أو الذكاء ‪ ،‬بل األدهى‬ ‫من ذلك ما ميكن مشاهدته يوميا من أن الذكاء‬ ‫ليس فوزا على الغباء والعكس أيضا صحيح !! بلى‬ ‫بغبي يسعى‬ ‫‪ ،‬فمن منا لم يلتق ولو مرة في حياته‬ ‫ّ‬ ‫بني يديه ثلة من أحذق الرجال وأذكاهم !! ‪ ،‬يتفانون‬ ‫في خدمته كالعبيد !! إنها سنن لم يأت اإلنسان‬ ‫تأويلها بعد ‪.‬‬ ‫إن ما يجعل الفرق قائما بني هذا الغني وذاك وهذا‬ ‫العالم وذاك هو وعي اإلنسان بثالث قيم أساسية‬ ‫اليستغني عن تفعيلها في واقعه من يعبد اهلل‬ ‫ومن يعبد فأرا أو جاموسا ‪ ،‬إن أوالها معرفة اإلنسان‬ ‫يتبيـن بناء على هويته ‪،‬‬ ‫بنفسه من يكون ؟ ثم أن‬ ‫ّ‬ ‫ماهية البيئة التي يوجـد فيها ‪ ،‬أما الثالثة ‪ ،‬فهي‬ ‫نوع العمل الذي يجب عليه اعتماده في حياته ‪.‬‬ ‫وبدون هذه القيم أو السنن التي تعطي لإلنسان‬ ‫احلق في انتمائه إلى أمة فسيبقى فردا أنانيا قصاراه‬ ‫بـذر الفوضى وإشاعة االختالف في محيطه وإ ْن‬ ‫ا ّدعى أنه مواطنا صاحلا يحب اخليرإلخوانه مثلما‬ ‫يحبه لنفسه ‪ ،‬ألنه اليرتبط بالناس إال في حدود‬ ‫أنانيته كذات منفصلة عنهم ونشاز !!‬ ‫أال ترى أنه ال يكفي أن يكنز اإلنسان الذهب واملال‬ ‫سـدة للعلم ‪ ،‬ما لم يسمح له‬ ‫أو أن يتربع على‬ ‫ّ‬ ‫ماله أو علمه من أن تطأ قدماه مواطن هندسة‬ ‫واقعه فيسعى خالله يجمع األشتات إلى بعضها‬ ‫ويدعـم ما أمكن أن يكون من نظام ‪ ،‬إن نسبة وإ ْن‬ ‫ّ‬ ‫كانت هينة من النظام لهي أجدر وأولى بأن يبذل‬ ‫في سبيل دعمها وتقويتها بالتي هي أحسن من‬ ‫علم ومال دون استكثار عليها ‪ ،‬ألن الفوضى التي‬ ‫بشتـى األساليب ال يرعاها في قلبه‬ ‫هي زوال لألمة‬ ‫ّ‬ ‫ليمكـن لها إال صاحب ش ّر وال إخال الذي‬ ‫وال يجتهد‬ ‫ّ‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫يرضى شيوع الفوضى وهو قادر على إزالتها ويشيح‬ ‫ببصره متجنبا رؤية املنكر ‪ ،‬يقول لك ‪ ،‬كي ال يحمل‬ ‫من ذلك وز ْرا ‪ ،‬الإخاله إال ذاتيا أنانيا ‪ ،‬ألن غض البصر‬ ‫في وجه املنكر هو الوزر كله ‪ ،‬إذ سوف يلحق ذاك‬ ‫الغني أو العالم ‪ ،‬وهما القادران على صنع املعروف‬ ‫صنعا في بيئتهما ‪ ،‬من اعتمادهما تلك السنة‬ ‫السيئة ‪ ،‬وزر كل من عمل بها‪ ،‬إن لعلمائنا وأغنيائنا‬ ‫قدوة في تنافس علماء وأغنياء الدول املتقدمة‬ ‫للتمكني لدولهم وأممهم ‪ ،‬ثم أن مهمة األغنياء‬ ‫والعلماء ليست قطعا التنعم باملال والعلم ‪،‬‬ ‫تتنعـم ‪ ،‬لوأ ّن‬ ‫وهوامـها هي أيضا‬ ‫دواب األرض‬ ‫ألن ّ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫التنعم باملال والعلم لدى اإلنسان مقصور على‬ ‫تنعـمه حينئذ متاما مثلما‬ ‫إشباع الغرائز‪ ،‬لكان‬ ‫ّ‬ ‫أي اهتمام ‪ ، ...‬وإنه ملما يثير‬ ‫تفعل أتفه دويبة ال تثير ّ‬ ‫احليرة لدى جموع هؤالء ‪ ،‬قبولهم باستهالك ‪ ،‬بل‬ ‫والتمتع ( باحلياة ) كيفما جاءتهم ‪ ،‬قام لهم فيها‬ ‫قائم أو مت ّرغ في الوحل ‪ !!..‬ويعود سلوكهم ذاك‬ ‫إلى نوع ذكاء ‪ ،‬أحسبهم يطلقون عليه ‪ :‬الذكاء‬ ‫التكيـفي !!!ولو أردت أن تفهم من خالل مراقبتك‬ ‫ّ‬ ‫لسلوكهم كيف أن الهزمية التي يتعاطونها تنج ّر‬ ‫عن الذكاء ألعيتك جميع الوسائل ‪ ...‬ولتردد بينك‬ ‫وبني نفسك أن ما يعانون منه هو لون من انعدام‬ ‫الوعي ال وجه له من قبل !! ‪ ،‬أم تراه ركام من اليأس‬ ‫ال عودة منه ‪ ،‬أو لعل أن يكون باب من أبواب السعادة‬ ‫غير مسبوق ‪ .....‬أم أن املأساة ال عالقة بتبـ ّرجها‬ ‫على أعني الناس ال بيأس وال بسعادة ‪ ،‬ولكنه حب‬ ‫الدنيا الذي إذا نزل بساحة أحدهم فإنه يلقي به في‬ ‫الرقّ ويفرغه من كل طاقة للتفكير وصياغة رأي‪...‬‬ ‫فكذلك حشرت األمة كافة بخيرها وشرها في‬ ‫جموع احملكوم عليهم بالزوال يقول منظروا (الفرق‬ ‫للرقي ‪:‬‬ ‫الناجية) ممن اتخذوا العلم واملال مطية‬ ‫ّ‬ ‫( إن ازدهار الثقافات واحلياة البشرية تتماشى مع‬ ‫تقليص اجلنس البشري) النرويجي ‪ :‬آرن ناييس‪.‬‬ ‫ويضيف آخر ‪ :‬بأن اإلنسان هو املرآة الذكية ملثل‬ ‫هذا العالم والدليل على جماله وروعته ‪ ،‬ولذلك‬ ‫فمهمته هي التناغم مع بيئته بحيث إذا ملسها‬ ‫مبنطقه يكون من واجبه أن يضفي عليها من حلل‬ ‫ذكائه فيزيدها جماال وروعة ‪ ،‬وليس من حق اإلنسان‬ ‫أن يدع نفسه يتقهقر في دركات الغفلة عن قيمته‬ ‫حتى إذا فضلته األنعام بغريزتها خرج من جحره‬ ‫على أشد ما يكون العد ّو ليهدم بيئته ويحولها إلى‬ ‫جحيم ‪ ...‬إنه ليس من حق من يفعل ذلك أن يبقى‬ ‫حيا !!!‬ ‫لعل أن يكون في ذلك غل ّو ‪ ،‬ولكن أليس اإلنسان‬ ‫هو املسئول عن األرض مبا فضله اهلل ع ّز ّ‬ ‫وجل على‬ ‫جميع من يجاورونه فيها من خالئق ؟ وعهد إليه‬ ‫بنص رسالته إليه ‪[[ :‬‬ ‫أن يتجنب اإلفساد فيها ّ‬ ‫وال تفسدوا في األرض بعد إصالحها ]] فمن من‬ ‫الناس أحقّ بالبقاء ومن منهم أجدر أن يزاحوا من‬ ‫على ظهرها ؟ واإلنسان الذي ال مف ّر له من املنطق ‪،‬‬ ‫يشير عليه قلبه أن األصلح هو من كتب له البقاء‬ ‫حيا ‪ ،‬وأن املفسد إمنا مآله الزوال لغفلته عن من‬ ‫يكون وعن مهمته في بيئته ‪ ،‬أال يدعو القرآن إلى‬ ‫صالح اإلنسان في نفسه وإشاعة ذلك في محيطه‬ ‫‪ ،‬وأن من صلح من الناس هم الذين يرثون األرض‬ ‫‪ ،‬قال تعالى ‪[[ :‬أن األرض يرثها عبادي الصاحلون ‪،‬‬ ‫إن في هذا لبالغا لقوم عابدين ]] ولعل أن يكون‬

‫الناس في العالم الغربي ‪ ،‬لبعدهم عن رسالة اهلل‬ ‫تنكـبوا الصراط املستقيم فيما ي ْدعون إليه‬ ‫‪ ،‬قد‬ ‫ّ‬ ‫من مباشرة إفـْناء الفقراء بحجة عدم صالحهم‬ ‫واستحقاق مكوثهم على ظهر األرض ‪ ،‬ولكن‬ ‫فساد رأي هؤالء اليشفع ملن اتصف في مقياسهم‬ ‫بصفات املتخلفني وإ ْن كان عاملا وإ ْن كان غنيا ‪......‬‬ ‫إنه البحث احملموم عن الفردوس املفقود الذي حتول‬ ‫مـد باألعوان والعلماء واملال‬ ‫إلى تعصب حالق وق ْد ّ‬ ‫والويل لكل من سولت له نفسه أن يذهل عن‬ ‫هويته وبيئته ومهمته‪.‬‬

‫سبتمبر ‪23 | 2010‬‬


‫صديقة الجزائر وعاشقة األوراس‬ ‫برقادي نور الدين‬

‫(‪)2008-1907‬‬

‫جيرمان ت ّيون أو جيرمان الشاوية‬

‫أحيت األوساط الثقافية‬ ‫في فرنسا وفي العديد‬ ‫من دول العالم‪ ،‬خالل‬ ‫شهر أفريل ‪،2010‬‬ ‫الذكرى الثانية لرحيل‬ ‫الباحثة األنثروبولوجية‬ ‫الفرنسية‪ ،‬جيرمان تيون‪،‬‬ ‫التي توفيت يوم ‪ 19‬أفريل‬ ‫‪ 2008‬عن عمر يناهز ‪ 101‬عام‪ ،‬وكانت شاهدة على‬ ‫أكثر من قرن‪ ،‬حيث ولدت يوم ‪ 30‬ماي ‪ 1907‬مبدينة‬ ‫ألغير الفرنسية‪.‬‬ ‫درست الباحثة على يد مارسال مـوس ‪MARCEL‬‬ ‫‪MOUSS‬ولـويس ماسينيـون ‪L. MASIGNON‬‬ ‫ففي معهد الدراسات االثنية ‪Institut D’Ethnolog‬‬ ‫‪ gie‬والذي تخرجت منه سنة ‪.1932‬‬ ‫شهدت حياة جيرمان تيون ثالث محطات كبرى‪:‬‬ ‫ األوراس سنوات الثالثينيات‪.‬‬‫ محاربة النازية في األربعينيات‪.‬‬‫ العودة إلى اجلزائر أثناء الثورة التحريرية في‬‫اخلمسينات‪.‬‬ ‫ففي سنة ‪ ،1934‬أرسلت إلى األوراس في مهمة‬ ‫علمية‪ ،‬استغرقت فيها مدة ست سنوات‪ ،‬أجنزت‬ ‫خاللها مذكرتي دكتوراه اختفتا أثناء اعتقالها في‬

‫املعتقل النازي «رفنسبروك» ‪RAVENSBRUCK‬‬ ‫سنة ‪ .1943‬وبالنسبة جليرمان تيون؛ فاألوراس «‪..‬‬ ‫قصة صداقة مع الشعب اجلزائري؛ حيث استقبلت في‬ ‫ّ‬ ‫كل مكان كواحدة من العائلة‪ »..‬وهذا في حوارها مع‬ ‫يومية الوطن اجلزائرية‪ ،‬الصادرة بتاريخ ‪.04/10/2000‬‬ ‫أ ّلفت الباحثة في فترة الحقة‪ 03 ،‬كتب حول رحلتها‬ ‫األوراسية‪ ،‬األول حتـت عنــوان‪« :‬احلــرمي وأبنــاء‬ ‫األعمــام» « ‪ » Le Harim et Les Cousins‬سنة‬ ‫‪ ،1966‬أما الكتاب الثاني فعنوانه‪« :‬كانت هناك مرة‬ ‫ااالثنوغرافيا» «‪Il était une fois l’ethnograp‬‬ ‫‪ »phie‬سنة ‪.2000‬‬ ‫والكتاب الثالث بعنوان‪« :‬اجلزائر‬ ‫ااألوراسية» «‪L’Algérie Aurésienn‬‬ ‫‪ »ne‬بالتعاون مع نانسي وود‪ ،‬صدر سنة‬ ‫‪ .2001‬إلى جانب مؤلفات أخرى عديدة‪.‬‬ ‫حتدثت املؤلفة في كتبها عن الشاوية‬ ‫الذين اكتشفتهم سنة ‪ ،1934‬خاصة‬ ‫في جبل احمر خدو ( جنوب األوراس)‬ ‫وهي ال تتجاوز ‪ 27‬سنة من عمرها‪.‬‬ ‫انضمت جيرمان تيون إلى املقاومة ضد‬ ‫النازية في شهر جوان ‪ ،1940‬ومت إيقافها سنة ‪1942‬‬ ‫ونقلت إلى معتقل رافنسبروك سنة ‪ 1943‬ولم يطلق‬ ‫سراحها إال سنة ‪.1945‬‬

‫في الفترة املمتدة بني سنتي (‪ )1954 – 1945‬قامت‬ ‫بجمع شهادات حول جرائم النازية ونشرتها في‬ ‫مجموعة من الكتب‪.‬‬ ‫مع اندالع الثورة التحريرية الكبرى سنة ‪ ،1954‬زارت‬ ‫الباحثة اجلزائر وأنشأت عدة مراكز اجتماعية‪ ،‬دامت‬ ‫الزيارة إلى غاية ‪ ،1956‬إذ في هذه السنة عادت إلى‬ ‫فرنسا‪ .‬كما زارت اجلزائر مرة أخرى سنة ‪ 1957‬رفقة‬ ‫جلان تقصي احلقائق‪ ،‬وفي شهر جويلية من نفس‬ ‫السنة التقت مبجموعة من مجاهدي الثورة وعلى‬ ‫رأسهم اجملاهد ياسف سعدي‪ .‬جلنة التقصي الدولية‬ ‫زارت عدة محتشدات وسجون استعمارية باجلزائر‪.‬‬ ‫سنة بعد استقالل اجلزائر (‪)1963‬‬ ‫أسست مبعية «إيدموند ميشلي»‬ ‫الفرنسية‬ ‫الصداقة‬ ‫(جمعية‬ ‫اجلزائرية)‪ .‬وتعد جرمان تيون من بني أهم‬ ‫الشخصيات التي أمضت على نداء إدانة‬ ‫التعذيب أثناء حرب التحرير اجلزائرية في‬ ‫‪ 31‬أكتوبر ‪.2000‬‬ ‫حتصلت الباحثة عبر مسيرتها احلافلة‬ ‫باالجنازات على الكثير من األوسمة‬ ‫الرفيعة‪ ،‬كما أجنزت العديد من الدراسات واألفالم‬ ‫الوثائقية حول فكر ومسار هذه املناضلة اإلنسانية‬ ‫وصديقة اجلزائر‪.‬‬

‫شبـاح مكي‬

‫ذلـك األوراسـي العنيـد‬ ‫رحل شباح مكي في صمت رهيب في التسعينيات‪،‬‬ ‫تاركا وراءه تاريخا طويال‪ ،‬أغمض عينيه وهو يرى جيال آخر‬ ‫وجزائر أخرى‪ ،‬لطاملا حلم بها وهو صبي‪ .‬الكثير من هذا‬ ‫اجليل ال يعرفونه ألن الرجل همش كما همش الكثير من‬ ‫أمثاله رمبا لم يساير الرداءة أو لم يستسلم لها أو ألنه‬ ‫فضل أن ميوت واقفا من أجل أال يفرط في مبادئ آمن بها‬ ‫منذ أن رأت عيناه النور‪.‬‬ ‫سنحاول تعريف القراء ولو بجوانب قليلة من حياة هذه‬ ‫الشخصية التي رحلت بصمت في زمن اجلنب واخليانة‬ ‫والنكران‪.‬‬ ‫ولد شباح مكي بسيدي عقبة عام ‪ 1884‬ينحدر من‬ ‫عائلة شاوية تنتمي إلى قبيلة «آيت عبد الرحمان‬ ‫كباش»‪.‬‬ ‫تعلم وحفظ القرآن الكرمي على شيوخ الطريقة‬ ‫الرحمانية‪ ،‬ليسافر بعدها أي عام ‪ 1924‬إلى تونس طالبا‬ ‫للعلم واستقر مبكان يسمى «رديف» حيث اضطر أن‬ ‫يعمل بامليناء‪ ..‬وهناك بدأ يحتك أكثر مبشاكل الطبقات‬ ‫املسحوقة وتعرف على أهوال املعاناة اليومية لهؤالء‬ ‫املعدمني‪ .‬أما طفولته فقضاها فالحا يحرث األرض‪.‬‬ ‫ولكن حبه للترحال دفع به مرة أخرى للسفر إلى فرنسا‬

‫والعمل هناك ضمن جموع العمال املهاجرين من أبناء‬ ‫شمال إفريقيا‪ ،‬وفي ظرف قصير أصبح من أملع املدافعني‬ ‫عن حقوق هؤالء ضمن خاليا النقابات العمالية‪ .‬وفسح‬ ‫له اجملال للتعرف على الكثير من املناضلني اجلزائريني‬ ‫ليساهم رفقة الكثير منهم في تأسيس حزب جنم‬ ‫شمال إفريقيا‪ ،‬ليعود بعدها وبالضبط إلى مكان لعرض‬ ‫مسرحيات قصيرة بعد أن أسس جمعية ثقافية سماها‬ ‫«الشباب العقبي» رمبا‪ ،‬جلأ شباح مكي إلى النشاط‬ ‫املسرحي ألنه كان مقتنعا بأن التغيير يبدأ في العقول‪،‬‬ ‫وأدرك أن املسرح قناة اتصال حقيقية‪ ،‬تساعده على بث‬ ‫أفكار حتررية حملاربة االستعمار‪ ،‬ولكن اإلدارة االستعمارية‬ ‫لم تغفل عنه‪ ،‬فطاردته وضيقت اخلناق عليه‪ ،‬مما دفع‬ ‫به إلى الهروب مرة أخرى إلى العاصمة كان ذلك عام‬ ‫‪.1934‬‬ ‫وبالعاصمة كون جمعية ثقافية سماها «جمعية‬ ‫الكوكب التمثلي» التي ظهرت إلى الوجود عام ‪.1937‬‬ ‫كان مقر جمعية الكوكب التمثيلي في شارع «اللير»‬ ‫وكان شباح ينشط مبوازاة مع نشاطات محي الدين‬ ‫باشطرزي‪ ،‬ورشيد القسنطيني في تلك الفترة‪.‬‬ ‫‪ ...‬لكن االستعمار واصل حصار نشاطاته وفرضت‬

‫‪ | 24‬سبتمبر ‪2010‬‬

‫على جمعيته رقابة صارمة لقد كان يسعى إلى تكوين‬ ‫جماهيري شعبي قريب من هموم الناس ساهم في‬ ‫تعبئتهم وتنوير عقولهم وذلك بنشر أفكار متهد خلوض‬ ‫معركة التحرير‪.‬‬ ‫ومن أهم ما تركه شباح مكي ‪ 18‬مسرحية منها‬ ‫«مسرحية طارق بن زياد‪ »1930 ،‬و»الشباب السكير‬ ‫اجلاهل‪ »1949 ،‬عكس فيها ظاهرة اإلدمان على شرب‬ ‫اخلمر‪ ،‬و»عقبة بن نافع‪ ،»1950 ،‬التي كتبها ليصحح‬ ‫الصورة التي أعطتها اإلذاعة اإلستعمارية عنه‪ ،‬وحضر‬ ‫هذه املسرحية ‪ 25‬شرطيا‪.‬‬ ‫وكتب أيضا «أبو جهل» و «الوعد احلق»‪1945 ،‬‬ ‫املقتبسة عن طه حسني و «كيد النساء ‪»1962‬‬ ‫و «اللصوص املتسترة‪ »1953 ،‬و «األمل» و «بطل‬ ‫الصحراء»‪« ،‬البؤساء»‪ ،‬و»حسان احلشايشي»‪.‬‬ ‫ومذكرات مناضل أوراسي كتاب تركه املرحوم قبل‬ ‫وفاته‪ ،‬تناول فيه سيرته الذاتية وحياته النضالية‪ ،‬رحل‬ ‫شباح مكي ذات مساء مبدينة باتنة وحمل جثمانه إلى‬ ‫املقبرة وسط صمت إعالمي رهيب لكنه رحل مثل كل‬ ‫العمالقة بهدوء‪ .‬ليذكر مبجلتنا «‪»BATNA INFO‬‬ ‫عام ‪.2010‬‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫الشبكات االجتماعية عبر األنترنيت‬ ‫فطيمة زعالني‬ ‫الشبكات االجتماعية عبارة عن مواقع ويب تقدم‬ ‫مجموعة من اخلدمات ملستخدميها‪ ،‬و قد عرفت‬ ‫انتشارا واسعا منذ ظهورها في أواخر التسعينات‪.‬‬ ‫و من أبرز هذه املواقع و أكثرها استخداما في اجلزائر‬ ‫موقع الفيس بوك ‪ face book‬الذي ظهر سنة‬ ‫‪ 2004‬في الواليات املتحدة األميركية‪ ،‬و قد فاق‬ ‫عدد مستخدميه ‪175‬مليون مستخدم من‬ ‫مختلف أرجاء العالم و ذلك مبعدل ستمائة ألف‬ ‫مستخدم يوميا‪.‬‬ ‫شروط االشتراك في الفيس بوك‪:‬‬ ‫يعد االشتراك في الفيس البوك متاحا للجميع و‬ ‫قسمها‬ ‫بطريقة مجانية لكن وفق شروط معينة ّ‬ ‫القائمون على املوقع إلى عدة فئات‪ ،‬فمنها شروط‬ ‫خاصة بأمن امللفات الشخصية و حماية امللكيات‬ ‫الفكرية لألفراد‪ ،‬وأخرى متعلقة بخصائص‬ ‫املستخدمني‪ ...‬ومن أهمها‪ :‬أن يضع املستخدمون‬ ‫معلوماتهم الشخصية الصحيحة أثناء التسجيل‬ ‫ويحق لكل فرد وضع ملف شخصي(‪ )profil‬واحد‬ ‫فقط‪ ،‬و مينع استعمال املوقع على األشخاص األقل‬ ‫من ‪13‬سنة‪ ،‬كما مينع استعماله ألي غرض جتاري‬ ‫يحقق الربح الشخصي للمستخدمني دون أخذ‬ ‫اإلذن من القائمني على املوقع‪.‬‬ ‫الخدمات المقدمة‪:‬‬ ‫ال يقتصر الفيس بوك على تقدمي خدمات الدردشة‬ ‫والبريد اإللكتروني فحسب وإمنا يسمح لألفراد‬ ‫أيضا بالتعبير عن مشاعرهم ومشاركتها مع‬ ‫العديد من األشخاص من خالل خدمات التدوين‬ ‫و نشر التعليقات واآلراء والصور والفيديو وإنشاء‬ ‫مجموعات واالنتماء جملموعات وصفحات األعمال‬

‫والشبكات اخملتلفة املواضيع‪ ...‬والفيس بوك كغيره‬ ‫من مواقع االنترنيت الكبرى يقدم خدمات اإلعالنات‬ ‫و يخصص مساحات للتسويق و اإلشهار‪ ،‬وهو‬ ‫يتعامل مع أهم الشركات العاملية و احمللية ورجال‬ ‫األعمال وأشهر مواقع الويب‪.‬‬ ‫الفيس بوك‪ :‬أسباب االستعمال‬ ‫وباختالف اخلدمات املقدمة في الفيس بوك تختلف‬ ‫األسباب التي تدفع األفراد الستخدامه‪ ،‬فالسبب‬ ‫الرئيسي لدى معظم املستخدمني هو البحث عن‬ ‫األصدقاء و األقارب وزمالء العمل و الدراسة من أجل‬ ‫توثيق الصلة بهم‪ ,‬ثم تأتي بقية األسباب تباعا‬ ‫فهناك من يسعى للتعرف على أشخاص جدد‬ ‫ليوسع من شبكته االجتماعية‪ ،‬وهناك من يسعى‬ ‫لتمضية الوقت فقط من خالل الدردشة و األلعاب‪،‬‬ ‫و يفضل آخرون االستفادة من مثل هذه املواقع في‬ ‫مجال األعمال‪ ،‬أما البعض اآلخر فيعتبرها مالذا‬ ‫له يهرب إليه من مشاكل احلياة اليومية وروتينها‬ ‫ليعيش في عالم افتراضي يخضع ملعايير الكمال‬ ‫أين يصمم فيه كل شخص منط احلياة التي يتمناها‪،‬‬ ‫كما ميكن لألفراد أن يصمموا شخصيات افتراضية‬ ‫يتواصلون بها مع غيرهم من املستخدمني‪.‬‬ ‫لغات الفيس بوك‪:‬‬ ‫يقدم الفيس بوك خدماته بأكثر من ‪ 70‬لغة‪،‬‬ ‫حيث كانت البداية مع اللغتني االسبانية و‬ ‫األملانية‪ ،‬وأضيفت الفرنسية سنة ‪ ،2008‬أما‬ ‫اللغة العربية فأصبحت متاحة في أواخر العام‬ ‫‪ 2009‬وهي ال تزال تعاني نقصا في بعض اخلدمات‪.‬‬ ‫ويطلب عادة من املستخدمني اقتراح ترجمات‬ ‫من اللغةاالجنليزية(اللغة األصلية للموقع) إلى‬ ‫لغاتهم احمللية من أجل مساعدة املوقع على حتسني‬

‫نوعية اخلدمات املقدمة في هذا اجملال‪ .‬باإلضافة‬ ‫إلى اللغات العاملية احلالية هناك لغات هزلية‬ ‫ميكن استعمالها في الفيس بوك للدردشة وكتابة‬ ‫املالحظات‪ ،‬كاللغة الالتينية القدمية ولغة ‪Leet‬‬ ‫‪ speak‬التي تكتب باحلروف الالتينية باإلضافة‬ ‫لألرقام من أجل تعويض بعض احلروف‪ ،‬فيعوض‬ ‫حرف العني مثال بالرقم ‪ ،3‬وحرف احلاء بالرقم ‪...7‬‬ ‫مع أو ضد الفيس البوك؟‬

‫ويتساءل العديد من العلماء والنّقاد عن مدى‬ ‫خطورة الفيس البوك على احلياة الشخصية‬ ‫للمستخدمني‪ ،‬وهل ميكن فعال الوثوق به كما يؤكد‬ ‫القائمون عليه؟ أم يجب احلذر منه؟‬ ‫على العموم ومهما كانت اإلجابة عن هذه‬ ‫التساؤالت يبقى الفيس بوك ظاهرة اجتماعية‬ ‫اجتاحت اجملتمع الدولي واحمللي بسرعة فائقة‪.‬‬ ‫وكما له العديد من املعجبني جند في املقابل الكثير‬ ‫من النقد املوجه إليه و التهجم على طبيعة هذه‬ ‫املواقع التي ‪ -‬وفقا للنقاد ‪ -‬ال تراعي خصوصية‬ ‫احلياة االجتماعية والشخصية‪ ،‬وتساهم أحيانا في‬ ‫التحريض ضد احلكومات والدول وحتى الديانات‪.‬‬

‫‪SERUB‬‬ ‫‪POUR MIEUX VOUS ECLAIRER‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫سبتمبر ‪25 | 2010‬‬


BatnaInfo Septembre 2010  

revue mensuelle de la FASAC

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