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Editorial Par Amamra Said Med El Hadi.

Revue mensuelle de la FASAC

Fondation Auressienne des Sciences, Arts et Culture

«réformer» l’informel ! Voilà c’est fait ! Réussir à immortaliser la médiocrité et pour de bon sur le dos de quelques pans de personnalités locales , et, c’est l’instauration de la culture informelle . Commençons par le commerce informel : voyez dans quel piteux état sont devenus nos rues ,nos trottoirs ,avec cette quasi impuissance permissive conjoncturelle qui ,en perdurant serait difficile à éradiquer . Quand on pense à tous ces ateliers clandestins ,qui narguent l’état, qui sont par centaines voire même milliers à dénaturer l’aspect « architectural », qui ne paient ni impôts,ne font circuler ni argents dans les banques et qui (et c’est le comble) profite du couffin de ramadhan (destiné au pauvre) et ce mois ci , la prime de scolarité ! Passons à l’école informelle (puisque la garderie de gosses ouvre ses portes) :cette dernière existe bel et bien ,ne soyons ni démagogue ,ni hypocrite pour voir proliférer ces centaines de « garages »où on parque nos potaches au prix fort pour leur inculquer ce savoir normalement tâche incombant à l’école ! L’école parlons en ! C’est le temple où le devenir des nations est élaboré minutieusement…est ce le cas chez nous ? Maintenir de « force » un « élève » 17 ans durant ne règlera point le problème du chômage,puisqu’à terme c’est un bras cassé qui rejoindra les rangs des parasites. Voyons du coté de la santé informelle , le patient n’est plus que chiffre à mettre sur le BRQ du directeur d’un côté alors que de l’autre versant il n’est qu’une facture arrêtée à la somme de… Pour les APC informelles, où l’on se doit de s’occuper de salubrité publique,bien être du citoyen, tout en assurant tous les services y compris celui d’avoir une vue futuriste ,ou à défaut s’entourer d’une équipe visionnaire pour laisser son empreinte dans les annales de l’histoire (cette dernière ne pardonne pas). Elles sont dirigées à la hussarde et autres mesquineries… Et ces partis informels, ne voilà –t-il pas qu’ils versent dans l’informel ! A coup de « redresseurs » et le citoyen dans tout cela ? Pour nous livrer des « candidats informels » synonymes de chkara Il y a aussi le transport informel,qui se développe sans discussion de budget ,ni appels d’offres, et sur le dos des infrastructures « fantomatiques » qui finiront par devenir ou ruines ou musée/promenades pour les couples « informels »… Il y a le citoyen au sens propre et il y a maintenant développé (pour de bon cloné à notre quotidien) le citoyen informel… Même les plaques d’immatriculation des véhicules sont touchées par cet informel.( le DZ officiel est remplacé par le E ,le AL, le F….) Les administrations informelles existent bel et bien, (voyez à quelle vitesse nous tournons à partir de fin juin en passant par le Ramadhan !où le verbe travailler devient informel et se conjugue à une seule personne ! Vivement les réformes!

FASAC Directeur de la publication / Fondateur AMAMRA SAID MOHAMED EL HADI ont collaboré à ce numéro: Amamra Said Mohamed El Hadi, Mohamed Ameddah, Hacène Bouzidi, Noureddine Bergadi, Abdelhakim Bouhraoua, Miloud Kaddour, Redha Guerfi, Boukhet Belkacem,Dernouni Abdelkrim, El yazid dib, Pr Chemseddine Chitour, Dr Ahmed Rouajia, Messouadani Djamel, Laabed Aissa, Athman.A, Aboubou Yacine, Aissam Hamoud. Conception graphique: Aissam Hamoud. Crédit photos: FASAC, Aziz Benidir, Nabil Zedam. Dépôt légal. 534-2007 ISSN: 978-9961-9763-00 Compte BNA: 001 00336 0200021299 06 Siège : 13, cité des frères Khezzar (742 logts) Bouakal, Batna Tél/fax : 033.80.70.20 Mail : batnainfo@gmail.com Site web: www.batnainfo.com Impression: Imprimerie Guerfi Important: les documents et les photos remis à la rédaction ne sont pas restitués. © FASAC / Août-Septembre 2011. Reproduction autorisée en citant la source. Le présent numéro a été tiré à 2000 exemplaires.

sommaire Editorial

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POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE ET RECYCLAGE DES DECHETS

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Dans le festival, il y a toujours à boire et à manger!

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AUX ORIGINES DE LA CHANSON EL MENFI, L’amnésie de l’Algérie envers ses déportés.

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Pourquoi l’Algérie ne peut être un pays de tourisme

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LA CITE: «VIVRE L’ESPOIR» OU «LE DEPOTOIR»

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Hommage particulierLe dernier «MOHICAN»

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HALLES CENTRALES OU DEPOTOIR?

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Place de l’ancienne gare routière, non à la consommation commerciale, oui à des perspectives instructives !

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Algérie Télécom, 17 Wilaya en conclave à Batna

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ASSOCIATION DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT DE LA WILAYA DE BATNA (A.P.E).

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La rédaction de BATNAINFO souhaite que les contributions et autres photos qui lui sont destinées soient adressées par mail ou sur CD et / ou flashdisk


feUilleS verteS

DERNOUNI ABDELKRIM

POliTiQUE ENViRONNEMENTAlE ET REcYclAGE DES DEcHETS on cite : - Le manque de moyens humains et matériel - Les problèmes organisationnels - Le manque de formation et information du personnel chargé de ces tâches - L’implication du citoyen est déficiente Face à cette situation fort préoccupante, apparaît la nécessite d’une alternative qui soit proportionnelle à la gravité de la situation C’est la raison pour laquelle la gestion des déchets ménagers devient un axe de travail prioritaire et la mise en œuvre d’un programme d’action environnemental pour la gestion intégrée des déchets ménagers s’impose avec acuité.

La gestion de l’environnement s’effectue en étroite coordination avec les différents secteurs de l’administration publique et les différents partenaires socioéconomiques, dans une politique globale de planification nationale du développement durable qui se définie en fonction des critères géographiques, administratives, économiques ou en fonction des problèmes déterminés. De ce fait, le dossier sur l’environnement remplit une fonction charnière pour les planifications sectorielles d’ensemble (localisation des activités industrielles, et commerciale, aménagement des transports, et communication, planification du secteur de l’énergie, etc.). SITUATION EN MATIERE DE GESTION DES DECHETS L’évolution qu’a connue l’Algérie, notamment en matière d’industrialisation et développement technologique, de mode de vie et de consommation, s’est bien entendu répercutée sur la production des déchets solides, que ce soit qualitativement ou quantitativement. Chaque jour, nous rejetons des tonnes de déchets, reflet de la consommation courante, il s’agit de nourriture, ou de produits de la vie quotidienne, d’emballage divers, de textiles et d’objets encombrants. A cela s’ajoutent les déchets dits « assi-

milables aux ordures ménagers » et provenant des industries, des hôpitaux, etc. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION ACTUELLE Les quantités de déchets urbains générés annuellement à l’échelle nationale dépassent les 6 millions de tonnes. Les ratios de production généralement acceptés et confirmé par les études locales sont de 0,5 Kg/hab/j. Ces déchets peuvent schématiquement se diviser en trois catégories : - Déchets biodégradables (essentiellement des restes de nourriture) - Déchets recyclables (carton et papier, matières plastique, verre) - Déchets dangereux (piles, médicaments périmés) Les quantités de déchets recyclables ont été estimées comme suit : Métaux 115 000 T/an Papier 443 000 T/an Verre 575 000 T/an Plastique 35 000 T/an Ce qui représente un gain potentiel de l’ordre de 6,5 milliard de Dinars. CONTRAINTES La situation actuelle met en évidence le fait que, dans bien des cas, les communes ont du mal à assumer la gestion des déchets ménagers. Cet état de fait est dû essentiellement à plusieurs motifs,

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PROGRAMME D’ACTION ENVIRONNEMENTAL Parmi les actions essentielles de ce programme c’est de promouvoir le Recyclage à travers la mise en place du système national de reprise et valorisation des déchets d’emballage « Ecojem » (en Tunisie écolef). La récupération et la valorisation constituent pour notre pays un impératif économique .Les emballages qui représentent actuellement une fraction majeure dans la composition des déchets, compte tenu des changements dans le mode de consommation. Les résultats d’enquêtes sur un recensement préliminaire des générateurs potentiels d’emballage plastique révèlent une production de plus de 2 millions de tonnes dont seuls 4000 T sont récupérés (soit 0,0002 %) Cette situation est non seulement préjudiciable à l’environnement mais aussi une perte considérable au plan économique Afin de réduire la production des déchets à la source, il est indispensable de procéder à la récupération des matières réutilisables (papier, plastique, verre, métaux, etc.), par la collecte sélective ou le tri (opération « quartier propre » avec compagne de sensibilisation et participation des citoyens « écocitoyenneté »). Ce qui assure d’une part une diminution des volumes des déchets collectés et d’autre part un bénéfice économique de matière première à beau marché. www.Fasac.org


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EL YAZID DIB

danS le feStival,

il Y A TOUJOURS À bOiRE ET À MANGER! Quand la fête se fait au village, tout le monde est censé être invité. Un esprit de zaouïa est vite installé dans le budget et les subsides publics. Comme lors d’une zerda, dans un festival il y a toujours à boire et à manger. En ce moment, toutes les wilayas se précipitent abondamment pour finir à la va-vite leur festival. Ramadhan approche, les congés sont presque épuisés, ce seront les dernières étapes de l’agitation folklorique du premier semestre. Drôle de situation ! Un festival qui doit se tenir ici, on lui fait une conférence de presse ailleurs. Mais qui est cette « commissaire du festival » qui parle d’une région documentaire sans avoir foulé son relief ? En se limitant juste à énumérer une liste d’artistes ou un nombre imprécis de musiciens, on ne se dresse pas comme un vrai manager de festivités. Si la fonction tend à ressembler à celle de tout commissaire, le compte est loin d‘être bon. Un régisseur de gala, un pourvoyeur de fonds, un organisateur de spectacles, un brainstorming festif, un coaching de vedettes… Oui mais quelqu’un que l’on nomme maladroitement commissaire et qui ne sert en fait qu’à recevoir ou attribuer des « commissions », cela amène le tout à changer en tout. Commissionnaire oui. Commissaire à recreuser davantage, à moins qu’il y soit revêtu par commission et non par omission d’un sens aigu de l’inquisition, de la requête, de la recherche et de l’enquête, un plein policier soit ! Pour faire taire la grogne le temps décimal d’une saga musicale, il existe des organes institutionnels pour ça. On joue avec l’argent du peuple soumis aux dépens d’un public provoqué. Les « festi-veaux » sont une aubaine annuelle pour les marchands de sons, de feu et d’artifices. Allez voir, messieurs de l’Inspection générale des finances, dans les entrailles de cet office chargé de « financer » ces représentations sporadiques. A combien s’élèvent le montage d’un plateau et la prise en charge de ceux qui l’agitent ? Quel est le sens gestionnaire que l’on donne aux cahiers de charges et aux dispositions du code des marchés dans ce monde clos et couvert ? Un cachet artistique ne se discute pas, peut-on nous dire, comme une prime de signature d’un grand joueur de foot. Le marché dans ce monde-là n’est pas ficelé selon l’orthodoxie financière et n’obéit à aucune facture pro forma ou devis contradictoires. Il y a un seul Cheb Khaled, un seul Mami. Un certificat administratif serait exigible par le contrôleur financier le cas échéant. Le cachet, mal défini car inégal, serait une tractation venant de toutes parts. De l’intercession au parrainage. Le prix d’une heure de bruit diffère d’une sono à une autre. Celle de Bekakchi n’est pas identique à celle de Koufi. Celle de Khaled est loin d’être celle de Hamid Belbèche. Mami aurait demandé le paiement préalable en devises. Donc, ces sommes faramineuses qui se dissipent au vent et au rythme de la joie de quelques pontes du sérail d’avoir aidé ou assisté tel ténor devraient connaître une autre issue moins ludique et beaucoup plus pédagogique. De quoi construire quelques centaines de logements en quelques bruyantes nuits. Quels sont les gens du spectacle qui font dresser les scènes, les jeux de lumières, les fumigènes et autres effets spéciaux ? Toujours les mêmes. Loin du domaine pro-

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fessionnel et formationnel. Du même douar. Regardez un peu dans le profil des additions facturières à la hausse que l’on dresse comme on dresse en hauteur des chapiteaux de cirque. Une seule affiche, pourtant dérisoire et digne d’un travail manuel d’écolier de premier palais, coûte les yeux de la tête. Comme une zerda, dans le festival, il y a toujours à boire et à manger. On offre sur une sous-tasse de bons de commande un bon « café », on distribue sous la même sous-tasse un « pot » de besoins urgents par-ci et par-là. Et que la fête commence ! L’on semble bien voir la tenue de festivals se dérouler entre le paradoxe de l’histoire et l’irréflexion des décisions. Il est presque admis et de notoriété que seules les villes ayant un espace de ruines peuvent s’émouvoir dans les pierres tombales et s’éclater dans les sarcophages éventrés. Que rapporte un festival tenu sur les ruines d’antiques cités ? Que ce soit à Timgad ou à Djemila, les touristes noctambules ne font pas guichet fermé. Les populations de ces localités n’ont, durant l’année, que ce laps de temps pour voir l’autre monde. Celui venu en cortège officiel ou d’ailleurs. Même les ténors, les stars payées rubis sur ongle viennent tard et quittent tôt le village. Croyez-vous que Mami a pu visiter les allées, les bains, les temples de Timgad ? Croyez-vous que Cheb Khaled s’est rendu dans la journée, en plein jour, sur la grande place de l’empereur Nerva, à Djemila, là où il devait se produire une fois la nuit tombée, ou se faire prendre en photo-souvenir sous l’arc de Caracalla ? Il est venu, escorté, il s’en est allé de même. Une droite ligne. Aéroporthôtel-scène. Aucun sous reçu ici n’est à dépenser ici. Pas même un p’tit souv en poterie locale que le jeune Timgadi ou Djemili peine à vendre. C’est sous la fièvre estivale que toutes nos villes semblent frémir pour s’ériger en des podiums dignes d’abriter des festivals. Certes, ils ont tous leurs effets aléatoirement bénéfiques : secouer un tant soit peu l’habitude, remplir une mission d’animation agitatrice et créer du remous et du mouvement. Mais en fait de festivals, tous se ressemblent. Du festival de la chanson oranaise à Oran, à celui de la chanson actuelle à BBA ou celui du raï à Sidi BelAbbès, en passant par Timgad, Guelma ou Tlemcen, une seule et unique expression commune : dépenser en croyant divertir. Si le pourquoi est connu, le comment et le pour qui demeureront WWW.FASAC.ORG


toujours une affaire de contrôle de la finance publique. Selon la définition usuelle et universelle, un festival est censé être une manifestation à caractère festif, organisée à époque fixe (annuellement, le plus souvent) autour d’une activité liée au spectacle, aux arts, aux loisirs, etc., et susceptible de durer plusieurs jours. Il est souvent l’occasion tant attendue de la remise de trophées, de prix et de récompenses diverses. Jusqu’ici, ces normes structurelles sont aléatoirement respectées. Mais il vise aussi une exportation d’images à l’usage du monde entier. L’Algérie a besoin de s’internationaliser. Plus d’ouverture. Nos festivals ont été les précurseurs à pas mal de stars arabes. Ils se sont faits sur nos scènes. Mais, si jamais l’on ramène de grosses pointures, même à coup de milliards, le talent en question serait une tare, bonne voie de transmission et de communication. Au festival de Djemila, nulle ombre d’un journaliste étranger, voire arabe, pourtant consacré à eux ! L’Office chargé, avec contrefaçon et gaucherie, disons-le, de la culture et de ces festivals, avec un responsable indéboulonnable et très courtisé, allant jusqu’à inféoder certains walis, devrait penser plus à affiner les objectifs qu’à affûter son absolutisme, sa supériorité et son irresponsabilité organisationnelle. On ne sait plus à quoi vise financièrement, outre le divertissement présumé, cette manifestation. A rentrer ou sortir des fonds ? Cette septième édition de juillet 2011 à Djemila, qualifiée subitement et improprement « d’arabe », prouve une fois encore la recherche d’un repère pérenne. La culture dans la ville n’est qu’un programme officiel tracé, comme l’est par ailleurs la liste des premiers convives : sur commande, à la pipe et à la hâte. Les sponsors, venus comme l’on vient dans une réunion de LSP,

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sont aux premières loges. Cette vision culturelle n’est en somme qu’un protocole d’occasions et de circonstances. Elle vise plus une cible de pouvoir remplir une case de service fait que d’opter pour distraire une population. Ici, dans cette lointaine localité, la population, grandement juvénile, toute acquise à ce déroulement de tapis rouges aux voitures rutilantes, ne garde de ce festival que le rinçage des yeux. Une fois l’événement passé, rebonjour l’isolement, la marginalisation et l’oisiveté étouffante. Elle aurait besoin, cette jeunesse, non pas d’une auberge de jeunes mais d’une maison où l’industrie crée de l’emploi et suscite une valeur ajoutée. Des usines, de l’investissement local employeur et source de richesse. Pourtant, certains locaux sont devenus, par le miracle de la promotion immobilière et de l’entreprise publique du bâtiment, de grands potentats. Mais pas ici. Dans le chef-lieu, ils sont devenus, après des années de dénuement, des personnalités adulées. La cause, cette fois-ci, est loin du festival. Elle est dans un autre cadre. Le ciment, le fer et le béton. Les jeunes là jeûnent d’emploi et de loisirs. A Djemila, le temps ne se compte que pour une dizaine de jours. Le restant n’est qu’une consommation chronologique ordinaire. En fait, le festival n’apporte rien de nouveau aux autochtones. Même les taches de surveillance et de garde du site, des entrées, sorties, espaces et autres attributions déléguées seraient troquées ailleurs qu’ici. Elles seraient importées à l’aide de conventions, dit-on, avec des firmes maintenant florissantes de gardiennage. Toujours les mêmes. Ne laissant aux résidents que l’abrupte fonction de garder les automobiles de quelques visiteurs ou s’affairer dans la vente de menus coupefaim. L’on aurait voulu que nos festivals ne soient pas uniquement un contenu hybride d’un lot de spectacles à mettre au-dedans d’un amphithéâtre romain

ou une manière dérisoire de rétribuer les artistes. L’art du spectacle, ou le spectacle vivant comme l’on dit, se devait de dépasser le cloisonnement du seul but de divertir. Certes, faire oublier la morosité journalière serait, entre autres, l’un des soucis de cette production de joie instantanée lors d’une représentation en public. La joie est partagée et trop vite consommée. Le retour au jour pénible et contraignant ferait subitement omettre sur la scène le spectacle, l’enthousiasme et les décibels. A Djemila, les lendemains de Sétif sont difficiles. La région est figée. A l’arrêt. Un grand « Stop » semble lui obstruer le chemin de la continuité du développement enregistré à ce jour. Le monde attend l’hypothétique et itératif prochain mouvement.

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Pour un Aurès Vert

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arabe. Après la levée de l’interdiction sur l’utilisation des prénoms musulmans, «tous les Jean, Christian, Joseph, Robert, Michel etc. redevinrent instantanément officiellement des Taïeb, Ahmed, Mohamed, Ali, Kader, etc.», relève le Dr Pierre-Philippe Rey, professeur des Universités, dans la préface de l’ouvrage de Mme Ouennoughi.

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

aUx origineS de la cHanSon el menfi

l’AMNÉSiE DE l’AlGÉRiE ENVERS SES DÉPORTÉS. «Lorsque je suis arrivée sur le territoire calédonien, pour retrouver les descendants d’Algériens, je demandais l’itinéraire aux Kanaks. La première réponse qu’ils m’ont donnée, c’est: lorsque tu vois un dattier, c’est qu’il y a un «Vieil Arabe» qui est passé par là». Mélica Ouennoughi Docteur en anthropologie. L’un des dossiers les plus pertinents que l’Algérie se doit de s’approprier est celui de la mémoire. Sans vouloir verser dans la concurrence victimaire, en Algérie nous avons trop tendance à pardonner par incompétence par crainte d’être mal vu, par paresse et surtout par méconnaissance de cette mémoire en miettes suite à un tsunami qui a eu lieu un certain jour de débarquement, le 14 juin 1830, sur une plage de Sidi Fredj. Il semble et il faut le regretter que seule une histoire bâclée, revancharde, incomplète dans le temps et l’espace intéresse quelques officines qui en font, un fonds de commerce. J’ai souvenance d’avoir vu, il y a quelques années, une délégation de petits descendants-Laïfa et les autres- des déportés de 1971. Ils étaient venus de Nouvelle-Calédonie à près de 20.000 km se ressourcer dans cette Algérie mythique que leur ont chanté leurs parents, de père en fils. J’avais naïvement demandé à ce qu’on mette en place une bibliothèque virtuelle pour consolider un lien de plus en plus ténu depuis près de 140 ans. Je ne suis pas sûr d’avoir été entendu. En fait, c’est en écoutant en voiture la chanson El Menfi de Akli Yahyaten que je me suis hasardé à retracer, encore une fois et après bien d’autres plus autorisés que moi, un pan de notre histoire. Je me suis basé sur un ouvrage magistral de Melica Ouennoughi anthropologue qui, menant un travail de bénédictin a ressuscité un pan de cette douloureuse histoire à la fois sûr le plan anthropologique et sur le plan agricole avec ce «marqueur» qu’est le palmier dattier. L’histoire commence par une révolte- une de plus contre les hordes coloniales. Ce qui est remarquable, chez les peuples qui ne veulent pas mourir, c’est la lutte contre l’acculturation en tenant à leur repères; la France, les a dépossédés, ruinés, déportés, tondus, mais elle n’a pas pu, malgré toutes les manoeuvres, les intégrer en les désintégrant. Arrachés à leur terre natale, séparés de leurs proches, déportés par convois successifs vers les bagnes du Pacifique, les déportés devaient aussi lutter contre l’acculturation, pour ne pas perdre leur âme et leurs coutumes. Jusqu’en 1936, leurs enfants étaient obligés de porter des noms chrétiens pour être scolarisés. Un autre échec Mais chez eux, à la maison, les enfants étaient appelés par des noms venus du fin fond du pays de leurs pères, «si bien que Jean-Pierre, Michel et Joseph deviennent une fois à la maison des Taïeb, Miloud et Ahmed», dira Mme Ouennoughi. Encore un échec, un de plus, de la colonisation et de ses différentes méthodes d’acculturation et d’assimilation. Ceci dura jusqu’en 1930 date à laquelle on leur permit de garder leur nom

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«Cette remarquable résistance à l’acculturation ne se manifeste pas que sur ce point: l’auteur nous explique comment ces déportés masculins ont appris à leurs femmes françaises ou canaques la cuisine algérienne qui s’est ensuite transmise de génération en génération; comment a été édifié un mausolée à la mémoire d’un cheikh décédé par noyade, à l’endroit de son accident et comment ce mausolée donne lieu à un pèlerinage annuel rappelant en tous points les ziaras du pays des ancêtres; comment une association de descendants d’Algériens gère ce lieu de pèlerinage et le cimetière musulman qui l’entoure; comment les dattiers sont vénérés comme témoins actuels de la présence en ces lieux du «Vieil-Arabe» qui les a plantés...», note le Dr Rey dans sa préface du livre de Melica Ouennoughi.(1) La politique d’acculturation des descendants des déportés a échoué. Mieux: elle a eu l’effet inverse. «Ce sont les femmes françaises, communardes ou d’origine pénale, qui ont adopté les coutumes algériennes et non l’inverse», ajoute le Dr Rey. Le dernier déporté, Kouider, est décédé en 1968. Les noms des déportés, tirés des archives poussiéreuses, rongées par l’humidité et le rance, ont permis d’ériger, à Bouraïl, en Nouvelle-Calédonie, une stèle à la mémoire des déportés. «C’est important, parce que les déportés n’étaient pas des orphelins», dira Mme Ouennoughi. Ils avaient des pères, des mères et des familles en Algérie. Ils étaient venus d’un village, d’une tribu, d’une région, enfin d’un pays pris dans les mâchoires d’un colonialisme meurtrier et dévastateur.(1) L’introduction du modèle et des fondements de la djemaâ «ont contribué énormément au mouvement associatif de 1886 en France», selon Mme Ouennoughi. Les codes coutumiers pratiqués par les déportés ont été utilisés par les autorités françaises de l’époque «pour solidariser les petits colons» en Nouvelle-Calédonie. Les Communards et autres anarchistes, comme Louise Michel, en avaient, eux aussi, emporté dans leurs bagages, «emprunté» à la djemaâ ce «petit trésor» d’organisation www.Fasac.org


sociale en retournant en France, après la loi d’amnistie de juillet 1879. Une loi qui avait, faut-il le rappeler, «oublié» les déportés algériens qui devaient attendre 1895 pour bénéficier de ses dispositions. «D’ailleurs, la loi de 1901 est fortement imprégnée par ces codes coutumiers» des déportés algériens, nous a confié Mme Ouennoughi.(2) La djemaâ a intégré tous les déportés, qu’ils soient «politiques», ayant conduit ou participé aux révoltes et insurrections contre la France coloniale en Algérie, ou de «droit commun», parmi lesquels figureraient certainement ceux qu’on appelait les «bandits d’honneur» et qui étaient, pour certains d’entre eux, des révoltés contre l’ordre colonial, à l’image de Ahmed Oumerri et Arezki L’bachir en Kabylie et Messaoud Benzelmat dans les Aurès tués par les forces coloniales en Algérie. La démarche visant à ôter l’étiquette dévalorisante de «droit commun» à ce type de prisonniers a abouti à l’union de tous les déportés algériens. Aujourd’hui, leur descendance est estimée à 15.000 personnes. «Moi, j’estime qu’elle est plus importante», soutient Mme Ouennoughi.(2) Les descendants ont créé, en 1969/1970, une «Association des Arabes et des amis des Arabes» pour prendre en charge l’histoire et perpétuer la mémoire collective de leurs ancêtres. Elle fonctionne selon les principes et les règles de fonctionnement de la djemaâ ancestrale. D’ailleurs, ce travail de mémoire avait déjà été assuré, avec brio peut-on dire, bien des décennies auparavant, par des filles de déportés. «Notre mère était une grande femme; elle était une fille rebelle aussi; elle voulait toujours nous éduquer avec la coutume algérienne. Elle maîtrisait bien la langue de son père. Il fallait toujours qu’on soit réunis. Elle nous

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parlait quelques mots d’arabe. Elle avait une grande admiration pour son père. Elle en était fière et c’est comme si elle avait ce rôle de transmettre la coutume des anciens: c’était une femme autoritaire», disait le petit-fils d’un déporté cité par Mme Mélica Ouennoughi dans son ouvrage.Elles ont mis en application le concept de «devoir de mémoire» avant que celui-ci soit utilisé. «Chacune à leur manière avait le devoir de transmettre la tradition», à travers notamment «le port du foulard berbère, les plats traditionnels, les récits et les mots à consonance arabo-berbère. A chacune d’entre elles, on attribue un récit ou un conte légendaire parfois.»(2) Le chant de la résistance La chanson El Menfi (le Déporté) interprétée par le chanteur Akli Yahyaten était chantée en Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle par les déportés algériens, selon Mme Ouennoughi. Le chant était accompagné d’une flûte fabriquée avec du bois de sagaie. Un bois servant aussi pour les Kanaks à fabriquer des lances. «Cette chanson était chantée en Nouvelle-Calédonie par des gens qui ne connaissent pas l’Algérie. Des petits descendants des déportés la chantaient dans les vallées perdues. C’est quand même incroyable», dira-t-elle. Le déporté Taïeb ben Mabrouk, réputé pour sa maîtrise de la flûte, répétait sans cesse cette chanson qu’on murmure toujours aujourd’hui. Il s’agit de El-Menfi, raconte sa petite cousine. Les mots dits dans la chanson «nous restent dans notre coeur, ils sont aussi pleins de détresse. Cette chanson, il la chantait toujours sous le dattier», confie-t-elle à Mme Ouennoughi. «Si l’Algérie n’ouvre pas le dossier des déportés, il ne s’ouvrira pas en Nouvelle-Calédonie parce qu’il n’y a pas de spécialistes qui s’intéressent à cette question», estime-t-elle.(1)

L’auteur suit également l’histoire du lien entre le Maghreb ancien et la Nouvelle-Calédonie grâce au fil conducteur de la culture du palmier dattier. La reconstruction identitaire d’une communauté maghrébine dans les pays d’Outre-mer ne pouvait être compréhensible, qu’après avoir reconstitué les étapes anthropologiques de leur histoire sociale, religieuse, économique et botanique. La formation de palmeraies pour souder la communauté ainsi que les effets au niveau des techniques et de l’outillage nous révèlent l’existence d’un héritage almoravide berbère qui prend son origine en Espagne médiévale (XIe siècle), dont l’auteur analyse les modes de diffusion permettant de suivre les mouvements migratoires des groupes humains. La première personne qui m’a introduit au dattier, c’est M.Aïfa; je me souviens, il était perplexe sur mes recherches, ensuite en me voyant mener mes enquêtes jour après jour, mois après mois, il a compris que pour entreprendre un tel travail de recherche sur le terrain, il fallait un fil conducteur, un guide végétal, un marqueur culturel et agronomique que les Kanaks avaient accueilli: c’était bien le dattier de ses ancêtres qui était, selon lui, un symbole fort de résistance. Puis, il m’a amené vers son dattier d’origine, que son père Laïfa (son ancêtre en Calédonie) a planté et aujourd’hui il porte plus d’un siècle de naissance.(3) L’ouvrage de Melica Ouennoughi met en lumière pour la première fois le grand répertoire des mouvements de la déportation algérienne et maghrébine depuis les insurrections politiques des Ouled Sidi Cheikh 1864, la grande insurrection de Hadj Mokrani et de Cheikh El Haddad 1871, l’ extension insurrectionnelle de El Amri 1876, celle des Aurès de 1879, les insurrections des Ouled Sidi Cheikh de 1881-1882. Les convois collectifs de l’insurrection de Hadj Mokrani ont été statués de la dénomination politique avec les insurgés de Biskra fortement apparentés aux Ouled Mokrane par la présence des familles réfugiées. (...)Le dernier convoi des droits communs est très présent dans la région de Bourail. Ces droits communs font partie du convoi de 1896 et la descendance a hérité de forts marqueurs culturels issus de l’ancienne djemâa en provenance du code coutumier et juridique initié par Hadj Mokrani dans cette résistance à la contre-acculturation.(2) «Pour que soit transféré un tel code coutumier, écrit Melica Ouennoughi, dans un espace kanak et calédonien, il y a eu des marqueurs précis qu’il a été

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nécessaire d’étudier sur le terrain, par l’observation des faits et des ritualisations coutumières mais pas seulement, la démarche d’anthropologie historique vise à étudier le contemporain de ses actes et ses représentations coutumières, par exemple ses symboles aussi, ses marqueurs et remonter à l’histoire des sources d’archives et en amont des ces sources aux sciences algériennes, berbères et arabes, pour reconstituer l’Histoire et le phénomène de causalité de tels marqueurs culturels dans cette forme de maintien d’une sauvegarde culturelle et historique de la résistance. Celle de la libération, de la liberté et de La solidarité par le système de la touiza.»(2) «Les affres de la déportation et l’exil ont été marqués par le chant célèbre El Menfi, l’exilé, et je crois que nous pouvons dire que cette chanson nous la devons à ces familles de déportés mais pas seulement à toutes ces grands-mères qui ont chanté leur tristesse lors de leur séparation de leurs fils et je crois que cela reste gravé dans cette mémoire du chant omniprésent comme marqueur culturel qui forme cette union entre l’Algérie et la Calédonie. Ce chant est une grande tristesse mais il est aussi une grande résistance et pour l’historienne que je suis, je devais trouver d’autres marqueurs de cette

résistance car en Algérie nous avons un riche patrimoine à préserver qui a été transféré en Océanie. Mon appartenance à cette résistante vient du fait que mon père m’a donné deux principes d’enseignement: l’instruction et la cellule familiale comme préservation. L’Histoire de l’Algérie amène à rompre avec toute émotion forte à toute aliénation sans oublier que les douleurs et les horreurs de la colonisation, ce qui est dit doit être écrit et dans cet écrit des affres de la déportation, je fus persuadée qu’il y avait une résistance et je l’ai trouvée dans des fondements culturels scientifiques bien précis et cette réappropriation de notre histoire doit tenir compte des fondements culturels algériens à travers les espaces et les siècles.»(2) On ne peut parler justement des déportés sans citer quelques paroles douloureuses de la chanson interprétée magistralement par Akli Yahyaten - que Dieu lui prête longue vie - pour avoir su nous faire vibrer: «Aw ki dawni le tribunal jadarmiya kbaar wisghaar aa wissensla tewzen qantar darbouni aam wa n’haar 3ala dakhla haffouli raas wa aataouni zawra ou payas goulou lommi matebkeesh yal menfi waldek rabbi mayy khalleesh.» Cette supplique revendique

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deux repères: la religion et la mère. Cette mère, dernier lien ombilical qui lui reste et qu’il doit tenter de rassurer. Cette mère est en fait, notre mère, cette Algérie souffrante de voir ses meilleurs fils lui être arrachés pour l’inconnu et sans espoir de retour. Nous sommes assurément des nains juchés sur les épaules de ces géants qui ont commencé le combat libérateur- il faut s’en convaincre - dès l’arrivée de l’envahisseur. (*) Ecole nationale polytechnique 1.Mélica Ouennoughi:Les déportés maghrébins en Nouvelle-Calédonie et la culture du palmier dattier (1864 à nos jours) /; préface de Pierre-Philippe Rey. -Paris: L’Harmattan, 2006.- Casbah Editions 2008. 2.Mohamed Arezki Himeur: Devoir de mémoire envers les déportés algériens http://www.lecap-dz.info/index.php?id_ rubrique=221&id_article=1469. 3.Entretien avec Me Ouennoughi réalisé par Bordj Bou Arréridj info (Algérie), 18 mars 2006. DÉJA PARU IN L’EXPRESSION 13 Avril 2009 - Page : 8

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AccUEil RÉbARbATiF, AbSENcE TOTAlE D’HYGiÈNE…

DR AHMED ROUADJIA

POURQUOi l’AlGÉRiE NE PEUT ÊTRE UN PAYS DE TOURiSME

notre PayS eSt beaU, vaSte, diverSifié et contraSté. déPloyé SUr Une étendUe de 2 381 740 Km2, Soit qUatre foiS la france Hexagonale, il diSPoSe d’atoUtS mUltiPleS : natUrel, géograPHiqUe, économiqUe, etc. maiS qUe gÂcHent et défigUrent deS PratiqUeS SocialeS dévaStatriceS qUe nUl diScoUrS officiel ne SaUrait nier oU maSqUer. Nos officiels chargés de ce secteur vital ont beau discourir et enjoliver les œuvres accomplies ou à accomplir dans l’avenir en matière du développement d’infrastructures, d’accueil et de services, notre pays demeure pourtant fort arriéré en ce domaine. Là, cependant, où le discours officiel dit vrai, c’est quand il fait valoir la beauté de nos paysages et de nos plages pittoresques et révèle, avec des chiffres à l’appui , des réalisations «grandioses» en termes de structures physiques, d’équipements et de personnel «formé» ou à former dans l’immédiat. De fait, notre pays est beau, si beau et si attachant que les colons européens, à commencer par les Alsaciens Lorrains, les Espagnols, les Italiens, les Corses et les Maltais, ne s’étaient pas imaginé un seul instant l’abandonner un jour. Au lendemain de l’insurrection du 1er novembre 1954, ils furent si affolés et si paniqués qu’ils firent feu de tous bois pour conserver leur «Algérie française» qu’ils chérissaient et regardaient comme un Eden sans pareil au monde. Ils n’avaient point tort. Car, en effet, et partout, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, le pays recèle, outre les plaines fertiles et nourricières de la Mitidja, des Hauts- Plateaux céréaliers, et de bien d’autres, des sites naturels merveilleux, des vues panoramiques extrêmement prenantes qu’illustrent, entre autres, les corniches (Jijel-Bougie), les gorges de Kherrata et de Lakhdaria, naguère baptisées Porte de fer, le golfe d’Oran, de Skikda, la baie d’Alger, les gorges du Rhumel, les merveilleux Balcons de Ghoufi dans les Aurès. Tous

ces sites splendides constituent autant de trésors que la nature en a fait un don «spécial» à l’Algérie.Beauté d’un pays sacrifié sur l’autel de l’indifférence et du dilettantisme professionnel. Des voyageurs européens du XIXe siècle, et parmi lesquels des écrivains illustres, avaient fait une description objective et vivante de l’Algérie et de ses paysages. J’en cite ici qu’un seul parmi eux : Guy de Maupassant. En abordant pour la première fois la baie d’Alger, en 1863, celui-ci ne put s’empêcher d’extérioriser les émotions qui manquèrent de l’étrangler à la vue de cette dernière depuis les hauteurs d’Alger : «Féerie inespérée, écrivit-il, et qui ravit l’esprit ! Alger a passé mes attentes. Qu’elle est jolie, la ville de neige sous l’éblouissante lumière ! (...) De la pointe de la jetée, le coup d’œil sur la ville est merveilleux. On regarde, extasié, cette cascade éclatante de maisons dégringolant les unes sur les autres du haut de la montagne jusqu’à la mer. On dirait une écume de torrent, une écume d’une blancheur folle ; et de place en place, comme un bouillonnement plus gros, une mosquée éclatante luit sous le soleil.» Alger, ainsi décrite, n’est pas l’Algérie ; elle n’en est qu’une facette parmi bien d’autres : «Féeries» que l’écrivain alors en quête d’exotismes «indigènes» n’avait pas eu l’occasion de découvrir. Car plus au Sud, à quelque trois mille kilomètres environ d’Alger, se dresse majestueusement le massif volcanique du Hoggar, dont le point culminant se situe au Djabal Tahat (2908m). Les paysages lunaires qui l’entourent avec leurs collines en manière de «coupoles» et de têtes de sphinx que l’érosion éolienne a dessinées avec un art consommé à travers les millénaires sont d’une rare beauté de formes et de couleurs. Les intenses lumières qui les baignent au coucher du soleil accentuent et précisent les moindres détails et linéaments qui les traversent de part en part. Chef-d’œuvre exceptionnel du créateur ou du travail

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spontané de la nature - je ne sais -, ces sites aux paysages extraordinaires offrent au regard fatigué par la monotonie des villes bruyantes et polluées de la «civilisation» urbaine des moments de repos, de méditation et d’exaltation salvatrices. le Paradoxe d’Un beaU PayS qUi rePoUSSe PlUS qU’il n’attire le toUriSme Bien que certains rapports internationaux classent l’Algérie au dixième rang parmi les plus beaux pays du monde en termes de contraste, de beauté et de diversité naturelle et géographique, elle demeure cependant une des nations les moins attractives pour le tourisme étranger. A quoi est due cette répugnance manifestée chez le touriste étranger à venir chez nous, bien qu’il puisse être fasciné et admiratif devant les images qui se présentent à son regard à travers les prospectus des agences de voyage ou à travers l’Inter-net ? On sait que les étrangers, notamment les Européens et les Américains du Nord, qui se révèlent être de grands voyageurs et qui ressentent du fait de leur culture un grand besoin de découvrir les choses et les objets du monde, y compris les objets «ethniques», connaissent toutes les destinations touristiques du monde les mieux cotées. Or, ils savent tous que l’Algérie figure parmi les pays féeriques de leurs rêves et désirs d’escapades. Pourtant, notre pays ne les tente guère. Pourquoi ? Les raisons en sont multiples et peuvent se ramener à plusieurs facteurs dont les plus saillants sont : -Un accueil incivique et rébarbatif ; -un manque flagrant de propreté ; -des plages saturées et transformées en une immense poubelle. Un accUeil rébarbatif et HargneUx Puisque le tourisme ne se limite pas aux complexes de luxe et ne s’intéresse pas forcément à des hôtels de quatre ou cinq étoiles, mais concerne aussi tous www.Fasac.org


les lieux de curiosités et de découverte de l’insolite, du folklorique et du pittoresque, commençons alors par les lieux publics simples et la manière dont ils accueillent le client ordinaire. En effet, partout, et dans quelque lieu où vous foulez des pieds un lieu public (café, restaurant, hôtel, magasin d’alimentation…) l’accueil est exécrable. Le patron ou le garçon de café vous accueille avec une face rébarbative, et heureux si vous ne vous faites pas insulter en lui faisant la remarque sur son attitude peu rassise à votre égard. Lui demande-t-on gentiment d’essuyer la table encrassée ? Le garçon, et parfois le patron lui-même, vous envoie promener de manière cassante. Si, inversement, le garçon est aimable et de bonne humeur, il opinera de la tête tout en vous faisant attendre une demi-heure ou plus pour nettoyer la table et vous servir. Dans la plupart de ces cafés et restaurants populaires, la politesse, la civilité et la propreté ne sont pas les choses les mieux prisées. Ces traits de conduite vertueuse ne sont pas intégrés dans leur univers mental orienté qu’il est exclusivement vers l’utilitaire et le service «minimal». Un manque flagrant d’hygiène et de propreté. Au mauvais accueil réservé à la clientèle bigarrée, s’ajoute le manque d’hygiène. Comme on le verra sous peu, ce phénomène manifeste n’épargne pas les complexes dits pompeusement «touristiques». Certains hôtels classés quatre ou cinq étoiles ne sont pas à l’abri de la saleté ni de la présence envahissante de ces cafards aussi nuisibles à la santé que répugnants aux regards allergiques. L’exemple des waters (toilettes), illustre de manière frappante le peu de cas accordé à la propreté et au respect du client. En effet, parmi les 802 cafés et restaurants répartis entre le nord (Alger), l’Est (Constantine, Annaba), l’Ouest (Oran) et le Sud (Biskra, Touggourt, Ouargla…) dont je fus un client de passage, il n’est pas un seul qui dispose de waters (WC) propres ou d’une porte qui ferme. Certains n’en disposent d’ailleurs pas quand d’autres sont bouchés par d’énormes monticules d’excréments aux odeurs pestilentielles. Mais le plus cocasse et qui se répète sous toutes les latitudes du pays, c’est la fermeture à clé des quelques waters fonctionnant tant bien que mal. Si vous n’êtes pas un client familier des lieux, vous ne pouvez pas espérer obtenir du cafetier la clé en question et vous risquez fort bien, dans ces conditions, faire dans votre froc. Il lui indiffère que vous soyiez indisposé par quelque crise digestive ou en proie à une www.batnainfo.com

diarrhée aiguë.

encrassées.

Le gain facile au détriment de la propreté

Il en est en effet qui fourrent même leur index dans les narines et en retirent des matières flasques qu’ils plaquent aussitôt sur leurs vêtements déjà repoussants de saleté… Quant aux bouchers, ils ne font pas plus de cas, en matière de soin et d’hygiène, que les marchands de sucreries. Ils manipulent la viande avec des mains imprégnées de tabac, de poussière et d’autres particules invisibles de microbes, et vous rendent la monnaie, en papiers ou en pièces, complètement tachetée de sang et de graisse. Les poissonniers, comme les pâtissiers, font de même. La monnaie qu’ils vous rendent est soit poisseuse, soit visqueuse. Quelle sensation désagréable n’éprouve-t-on pas au toucher de cette monnaie collante!

Le pire, c’est que beaucoup de restaurants à grillades ne disposent pas de WC ou disposent de toilettes mais mitoyennes avec la cuisine de telle sorte que les vapeurs fétides des unes se mêlent à la fumée et aux odeurs piquantes de l’autre. Les lavabos sont généralement crasseux, faute d’eau mais aussi faute de soin et de propreté de la part des gérants et des patrons dont les soucis majeurs semblent être le gain facile, l’accumulation d’argent. Ne parlons pas des serviettes noires de saleté que l’on trouve accrochées près de ces lavabos dont les robinets sont souvent «secs» ou coulent au ralenti. Ces serviettes servent non seulement à s’essuyer les mains, mais aussi les moustaches souillées de graisses animales ! Gondolées et rêches, il semble qu’elles n’ont jamais été lavées depuis leur mise en service, qui pourrait remonter à quelques années en arrière. Mais ce n’est pas fini : lorsque les garçons ne portent pas la tenue réglementaire, comme c’est souvent le cas, au point de se confondre avec les clients qu’ils servent, les rares qui en portent sont affublés de tabliers de couleur blanche, mais se trouvant recouverts d’épaisses et larges couches noires d’aliments et de graisses d’origine diverses, végétales et animales. Certains garçons que j’ai pu observer, s’en servent également pour essuyer non seulement leurs mains dégoulinantes de matières visqueuses, mais aussi leurs crottes de nez tout en remuant de leurs doigts aux ongles non moins noirs de crasse les bouts de viande entreposés sur les braises ! Les marchands de pâtisseries, de zlabiyya, de viande, etc. ne sont pas en reste. Ils servent le produit de leurs mains calleuses et moites pendant que leur front ruisselle de sueur dont certaines gouttes viennent s’infiltrer dans les aliments sous le regard du client qui paraît complètement indifférent ou accoutumé à cette pratique d’«hygiène» d’un autre âge. Les mains gluantes de miel et de sucre auxquelles se mêlent les sueurs humaines à force de distribuer des poignées de mains à des dizaines de personnes par jour, le vendeur de zlabiyya ne se gêne pas par ailleurs de lécher ses doigts pendant qu’il vous sert, et certains s’enfoncent même une grosse chique dans la bouche ou la retirent de leurs gencives pourries tout en malaxant le produit de leurs mains horriblement

Quand la propreté se trouve aux prises avec le diable et la violence Ce n’est pas caricaturer la réalité que de décrire les choses telles qu’elles se présentent à l’œil nu. Il s’agit là, au contraire, d’images vivantes d’un pays qui semble faire fi des règles élémentaires de propreté et d’hygiène et dont les citoyens, marchands et consommateurs, ont l’air de bien s’accommoder de cet état de fait lamentable. On a beau se vanter en effet que l’Islam est la religion la plus propre de toutes les religions célestes, et l’on a beau évoquer le hâdith ou la maxime sainte selon laquelle «la propreté vient de la foi, et la saleté procède du diable» ( an nâdhafâ min al imân wa lawsakh min al chitan), il reste que le chitane semble, en l’occurrence, l’emporter au loin sur la prétendue foi en la propreté… Nos bouchers, entre autres, sont la preuve contraire de cette assertion : en exposant des cadavres d’animaux égorgés, sanguinolents, sur le bord des trottoirs poussiéreux que bordent parfois des caniveaux charriant des eaux verdâtres, sans parler des fumées des pots d’échappement, ils montrent par-là même que la propreté est le cadet de leur souci. La légende du client roi n’est pas de mise en Algérie La même insouciance, la même indifférence et les mêmes manquements aux règles de propreté se retrouvent quasiment partagés par la plupart des commerçants, y compris des clients dont l’exigence en matière d’hygiène est presque nulle. Ici, l’on mesure combien l’on sacrifie alors la propreté et la santé du citoyen au seul gain. Quant au citoyen acheteur, il sacrifie tout bonnement le principe du «client roi» à l’acception

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résignée des règles du jeu du marchand dont le diktat ne laisse d’autre choix que cette pénible alternative : c’est à prendre ou à laisser ! Protester ou émettre des remarques, même discrètes ou bénignes, sur la propreté ou sur la mauvaise qualité de la marchandise relève de la part du marchand d’une suprême insulte, voire d’un sacrilège qui pourrait susciter une réaction violente de sa part à l’encontre du client. Ainsi, une scène parmi bien d’autres, dont je fus témoin, me hante encore l’esprit : un client se fait servir des légumes dont il constate que certains sont pourris et demande calmement au marchand de les lui changer. Ce dernier rechigne, mais le client, toujours calme, insiste. Puis soudain, le vendeur s’énerve, prend prestement le plateau de la balance et le projette sans crier gare sur la figure du client. Le sang gicle. Des cris et des remous s’élèvent. Des badauds accourent de toutes parts pour former une masse compacte autour du marchand furieux que l’on tente de maîtriser… Cette scène dramatique est l’illustration parfaite d’une grave crise, d’un cruel déficit en matière d’éducation et de civisme. Elle dénote un état d’esprit singulier et d’une culture qui n’admet pas la tolérance et le respect d’autrui et qui substitue au principe du dialogue et de compréhension mutuels, la violence comme mode quasi unique de régulation interpersonnel. Des acheteurs mécontents qui se font agresser verbalement ou même physiquement par des marchands irascibles, ce n’est pas chose rare en Algérie, et j’en ai vu à maintes reprises dans les divers marchés du pays profond, du centre et de l’arrière-pays, des bouchers qui brandissent en l’air leurs tranchants instruments et des marchands de légumes et d’échoppes exhibant leur barres de fer ou leur bâton à la pointe ferrée pour asséner des coups à des clients protestataires. deS PlageS SatUréeS et tranSforméeS en Une immenSe PoUbelle Nos plages ne dérogent pas à la règle générale. Ici, comme partout ailleurs, la saleté et la violence semblent marcher de pair. En effet, la plupart de nos plages, dont on célèbre la beauté se transforment en période estivale en des lieux de prédilection pour les jets d’ordures et parfois de violence et de chapardage. Sans citer aucun d’eux, les plages que j’ai pu parcourir d’ouest en est, sont jonchés d’ordures et d’objets divers dont les plus graves sont faits de bouteilles,

d’éclats de verres brisés, de boîtes de conserve, de métal ferreux tranchant, de clous et parfois même de carcasses de véhicules échoués là où on ne sait par quel destin. Les pots de yaourt, les mégots de cigarettes, les sacs en plastique, les paires de chaussures et de sandales usées, les bouts de vêtements noircis de graisses, forment de larges tapis et gâchent de ce fait les fins sables dorés. Des femmes et des hommes ventripotents et adipeux se goinfrent de gâteaux sucrés, de sandwichs graisseux et de frites huileuses, et une fois le ventre plein, ils jettent machinalement les papiers d’emballage et les restes d’aliments autour d’eux. Les sacs en plastique qui auraient pu servir de poubelle sont tout simplement et négligemment jetés autour d’eux et s’en vont grossir les montagnes d’ordures alentour. Parfois ces sacs que le vent emporte s’élèvent dans le ciel, tournoient longtemps audessus de la mer avant de retomber à pic sur la plage noire d’une foule bigarrée de personnes qui semblent heureuses de patauger dans l’eau polluée et de se rouler sur le sable imprégné d’aliments aux odeurs fétides. Au manque absolu de soin et de propreté élémentaire s’ajoute le goût de l’entassement. Comme des animaux rampants, ces vacanciers marchent les uns sur les autres, se bousculent, se piétinent sans ménagement ni aucune forme d’excuse ou de politesse. Tout ce monde bariolé donne l’impression de priser plus la proximité, le bruit, la saleté, le spectacle et l’apparaître que l’ordre, le calme, la contemplation et la discipline nécessaires au repos de l’esprit et de l’âme. On y vient non pas pour apprécier ces bienfaits de la nature que sont l’eau, l’air, l’oxygène, les vagues déferlantes et les galets remués par la mer déchaînée, mais comme pour se donner en spectacle…. Celui qui sait mesurer les choses à leur juste valeur, qui sait apprécier la nature, le beau et l’agréable ne saurait en effet admettre un environnement sale et bruyant. Le respect de la nature, de l’ordre, de l’autodiscipline et de la propreté sont les marques distinctives du civisme et de la citoyenneté active. Or, chez nous, ces vertus n’existent pas ou n’existent qu’au bout des lèvres. Pour intérioriser ces réflexes et en faire un mode de conduite en société, ça suppose une éducation de base nettement précisée et des règles d’éthiques communément admises et uniformément appliquées, faute de quoi, on cheminerait vers l’anomie. Or, ce que l’on constate, c’est que l’Algérien «moyen», et même l’Algérien entiché de «modernité» et de «civi-

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lisation», se trouve justement pris dans les réseaux enchevêtrés d’une anomie inextricable. A force de perte de repères et de dédoublement de la personnalité culturelle, on finit par opposer le soimême à l’autre. qUand leS roUteS et leS aUtoroUteS Sont JoncHéeS de détritUS On ne peut pas isoler en effet la propreté, le civisme et la politesse de l’éducation. Une bonne éducation suppose les trois termes, leur intégration dans les réflexes et les conduites individuelle et collective. Chez nous, c’est la forme, l’apparaître qui prime l’être. Exemple de ces contradictions, de ces dédoublements de la personnalité culturelle : sur nos routes et nos autoroutes, on croise des grosses cylindrées conduites par des personnes, jeunes et vieux, qui se donnent des allures de «branchés» et de «modernes». Autrement dit, elles se prennent pour des gens d’éducation ou de rang social «élevé». Pourtant, ces personnes aux figures visiblement ostentatoires jettent et laissent jeter par leurs enfants des pots de yaourt, des bouteilles en plastique sur le long de la route comme si celle-ci était une décharge et non une voie commune à préserver de la pollution. Ces personnes aux prétentions particulières, vaniteuses et altières, n’ont rien à envier en fait d’éducation et de propreté aux citoyens ordinaires que l’on rencontre sur les plages et les places des marchés. le toUriSme comme cUltUre… Avant de discourir sur l’éventuelle incitation au tourisme étranger en Algérie, ne faut-il pas tout d’abord s’occuper du tourisme local et lui enseigner la propreté, les règles du civisme, de politesse et du bon accueil ? Avant d’être une forme de loisir, de divertissement ou d’escapade, le tourisme est avant tout une culture, un goût et un plaisir de rencontre et de découverte de l’autre, mais aussi un moyen d’échapper momentanément à la monotonie et à la routine sociale et professionnelle. Or, le tourisme en ce sens n’existe pas en Algérie ; il n’existe que sous la forme «sauvage» dont je viens de décrire les traits les plus pertinents. Un pays qui ne peut pas assurer à ses propres citoyens un tourisme de qualité (propreté, bon accueil, confort et prix adapté à toutes les bourses…) ne saurait prétendre faire venir des touristes étrangers chez lui. Le plus intelligent serait de rendre le tourisme local plus attrayant, après avoir réuni toutes les conditions nécessaires de propreté et d’accueil, d’en faire un objet ludique à la portée de tous, avant www.Fasac.org


de songer à attirer le tourisme étranger qui rechigne à venir chez nous, non pas pour des raisons d’insécurité, mais pour des raisons qui tiennent plus justement à la triste réputation qu’a notre pays d’être foncièrement antitouristique, peu propre et peu accueillant en ce domaine. Certes, le pétrole a longtemps constitué et constitue encore un motif puissant pour rendre le tourisme et l’argent qu’il pourrait apporter aux caisses de l’Etat un objet d’activité économique secondaire. Mais cela ne justifie plus désormais l’immobilisme persistant dans ce secteur, dès lors que le pays se prétend prêt à entrer de plainpied dans l’économie de marché…

BASKET BALL: OB HiSTORIQUE DU club

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L’Olympique de BATNA,CLUB Sportif crée en 1972 par messieurs YEZZA BRAHIM – KHOMRI Miloud – KAOULI Chérif par le biais d’une première action ,la participation au tournoi Inter-Quartier dans le but de sensibiliser et vulgariser cette discipline à travers notre Ville,BATNA. L’autre action est sa participation au championnat de wilaya qui a permit l’engagement de ce club à la ligue régionale de Constantine sous la tutelle de la CASOREC BATNA pendant une saison. En 1975, le Challenge des Aurès a pris la relève pour assurer la prise en charge du club suite aux difficultés financières rencontrées au niveau de la CASOREC. En 1977 , réforme Sportive et intégration du Club au sein du M.B.BATNA Association créée dans la politique des réformes instaurées par les pouvoirs publics devrant assurer les meilleures conditions exigées par le sport de performance , dont sa participation au championnat régional EST ayant enregistré l’Accession du club en National II , en 1983/84 , et durant cette période cette discipline a pris une dimension considérable , un développement palpable , une représentativité digne et honorable dans toutes les catégories des deux sexes , grâce au dévouement de ses dirigeants qui ont su braver tous les obstacles pour donner à ce sport une place méritée dans le mouvement sportif National , et lui garantir une relève à long terme . En 1992, Changement de cycle au club qui passa au M.S.P.Batna jusqu’en 2005, et compte tenu des problèmes rencontrés par la prise en charge effective de l’équipe, et afin d’éviter l’isolement

du Club, l’option d’intégrer l’Association Olympique Batna géré par d’ anciens Basketteurs qui ont une vocation : le Basket Ball . cette solution unanime a facilité la survie du Club en National. Durant cette période monsieur KHOMRI Miloud, l’un des fondateurs du Basket et président, nous a quitté (décédé) lors des Play-Off à Hydra (Alger). Depuis 2005 à ce jour, l’ équipe sénior, qui figure parmi l’Elite Nationale en excellence, a fait face aux meilleures équipes d’Algérie (MCA- Boufarik- Dar el Beida- Alger- Blida – Etc…) avec des moyens limités comparativement aux clubs de la Nationale. cette réussite réside dans la formation des jeunes , inculquer aux jeunes l’amour du Club , le travail et la rigueur , un groupe soudé , la stabilité des dirigeants (Administratifs et techniques ) jouissant d’une compétence et d’un courage à toutes les épreuves dans des conditions pénibles et de se maintenir parmi les clubs de la Nationale excellence. A saluer l’apport des autorités : Le Wali de Batna – Le P/APW de Batna le P/APC de Batna . le DJS de Batna . Les enterprises: SERUB BATNA (M. BENNINI Mohamed Tahar) SAFA AURES M. MAHDJOUB KHALED) LOMPI (M. LOMBARKIA ABDELHALIM) GUERFI LIBRAIRIE (M.GUERFI REDA) GUERFI IMPRIMERIE (M. GUERFI KAMEL)

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lA ciTE : BELKACEM BOUKHET

«ViVRE l’ESPOiR » OU «lE DEPOTOiR »

Une anecdote me revient à l’esprit, rapportée par un ami ayant assisté à la scène suivante : « Par un jour de printemps, un locataire discutait avec ses amis et voisins , au bas de l’immeuble de leur « cité » (quartier), quand, tout à coup, un sachet largué, en chute libre d’un étage , se « crash » à leurs pieds, les faisant sursauter et étale son contenu nauséabonde d’ arêtes, de tripes et de têtes de sardines, fraichement étêtées, aux yeux écarquillés donnant l’impression de défier ceux qui osent les observer. Par reflexe, et par crainte de recevoir une autre « attaque » de détritus , tous les yeux sont pointés, rivés vers les étages de l’immeuble, essayant de savoir d’où provenait cet accablant «cadeau » ; soudain, le locataire en question, sut l’origine de l’ « agression » : sa propre famille ! Il se met, alors, à vociférer et à héler les noms de sa propre famille qui , comble de l’ironie, ose nier l’acte. Rempli de honte et de colère, afin d’essuyer l’ affront du mieux qu’il peut, notre homme s’en prend à sa famille, qu’il vilipende d’un chapelet d’insultes , les accusant, carrément, devant l’assemblée, en leur rappelant qu’ils sont les seuls de l’ immeuble à avoir acheter des sardines au poissonnier ambulant , ce matin là !! Ses voisins et amis sont offusqués par ces mensonges , cette effronterie et cette manière d’agir dont ils sont les principales victimes ; et, au fond d’eux même, pensif à la manière de réagir dans de telles circonstances, si une situation similaire leur arrivait avec leur famille? Cet état de fait n’est , malheureusement, ni ponctuel , ni insolite ; en effet, au cours de mes randonnées ramadhanesques, nocturnes, la gravité des pratiques « citoyennes » m’est apparue dans toute sa réalité et, le constat

était bien amère; tous les quartiers donnent envie de régurgiter tout le contenu des nos estomacs . A travers toutes les rues, ruelles et avenues de la ville, on aperçoit les mêmes scènes désolantes et horripilantes : des poubelles « violées » et décharnées, leurs contenus étalés et étendus à même le sol, d’où dégouline de fins « rus » multicolores aux odeurs nauséabondes. Les passants, inconscients ou désintéressés ( par la force de l’habitude ) de l’amère réalité qui nous côtoie quotidiennement, sont obligés soit de retenir leur souffle, soit de mettre leur main sur leur nez pour échapper à l’incessant e émanation du « parfum aromatisé » envahissant et « s’accaparant » les lieux et les naseaux, mais, faisant le bonheur des animaux de tout genre. Lorgnant vers les rigoles longeant les trottoirs, ceci même au centre ville, du côté du marché couvert, aux alentours des ruelles et des rues avoisinantes, on aperçoit un liquide stagnant, noirâtre, ressemblant à de l’encre de chine noire, coloriant les trottoirs et leurs bords, voire aussi les flaques disséminées un peu partout à travers la ville, même sur la route de Biskra très prisée et très fréquentée du jour comme de nuit, invitant tout piéton à « admirer » cette couleur comme étant le « tableau » d’un célèbre artiste. Alors, que dire des poubelles, des bacs et de celles installées tout récemment peintes en vert, et même des lieux improvisés en poubelles, autour d’un arbre ou d’un pylône électrique etc.…, par des riverains sans règles d’hygiène , aucune, les unes brulées, les autres complètement béantes aux quatre vents, leur contenu étalé à qui veut les admirer de jour comme de nuit ; remarquer aussi que les amas et amoncellements d’ordures et de détritus de toutes sortes , entourent complètement ces poubelles ; à comprendre que, soit ces dernières sont

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insuffisantes, inadaptées , soit que les riverains ne daignent pas et ne sentent pas la nécessité de s’en servir et , qu’ils trouvent plus judicieux de jeter les ordures à même le sol, car, les gens ne déposent pas leurs déchets et leurs sachets à l’intérieur des bacs, et, ainsi, donnent du fil à retordre aux agents d’hygiène et de nettoyage ( appelés « zebellines » à tort, car ce sont les citoyens qui le sont en jetant leurs ordures ; par contre, ces agents, à qui on doit respect et reconnaissance, ramassent et purifient les citoyens de leurs ordures), les obligeant à perdre plus de temps pour réunir et nettoyer les lieux. Que dire de tous ces sachets en nylon déflagrés, déchirés et vidés de leur contenu par des personnages à la recherche de je ne sais quoi dans ces sacs, abandonnés ainsi aux « visiteurs » diurnes (chiens, chats) , nocturnes (rats, souris …) et, aux insectes volants (mouches, moustiques …), de jour comme de nuit ? Réalise-t-on les risques engendrés par ce laisser-aller, ce comportement inconscient et insensé des « citoyens-citadins » ne sentant pas la nécessité et l’obligation d’une attitude de prévention à la hauteur de la valeur de notre santé ? Ces sachets en nylon sont aussi emportés par le vent et accrochés aux arbres, grillages, câbles électriques, buissons etc… décrivant un « spectacle » multicolore, créant un nouvel « arbre », dans notre environnement, qu’on devrait nommer le « sachetier » semé par les citadins , définir par ses « fruits « que sont les sachets , intégrer et classer dans la nomenclature d’horticulture comme nouvelle et t riste variété. Remarque tous les quartiers de la ville offrent le même spectacle ; chaque bac est « noyé » dans un amas d’ordures et de détritus et les gens, à défaut de dire les citoyens-citadins, ne semblent pas dérangés du fait aussi qu’ils se permettent parfois de s’arrêter et de www.Fasac.org


discuter de choses et d’autres devant les poubelles sans s’inquiéter outre mesure. Comment avons-nous aboutit à ce genre de mœurs et d’agissements insensés ? Pourtant , nous vivons dans une cité (ville) et celle-ci a ses propres règles , ses habitants sont des « citoyens-citadins » qui doivent avoir des

réflexes adaptés à la ville. Le citadin est un habitant d’une cité, d’une ville par opposition à la campagne. Le citoyen est une personne qui, dans un Etat, jouit de droits civils et politiques ; doit-il , seulement, jouir des droits ? Et ses devoirs envers la cité ?

Les termes de citoyen et de citadin sont-il adaptés aux personnes qui ont ce genre d’attitude et de comportement ? La cité a-t-elle perdu de sa valeur, celle de donner l’espoir de vivre ensemble ? Est-il trop tard pour agir efficacement pour retrouver la cité ? A méditer !!!...........

Hommage ParticUlier

lE DERNiER MOHicAN

Il a fini par jeter l’éponge ! A un moment où son entreprise qu’il a couvée du temps de MED CHERIF DJEBBARI ,ce dernier avait cette fierté chaouie qui veut servir son pays ! Il l’a développé au temps des doyens des wali OUALI ABDELKADER même si entre les deux géants cités il y a eu la parenthèse « FATMI RACHID ». Avec BOUAZGHI ABDELKADER la SERUB avait pris son essor pour devenir une puissance locale en la matière qui concurrence les géants du domaine sur tout le territoire nationale. BENNINI MED TAHAR au parcours parfait,étudia nt,fonctionnaire,pré sident de l’A P W, PDG de la SERUB est cet homme auquel les honneurs doivent être rendus par tous les citoyens de la wilaya

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:c’est un homme qui a servi sa ville,sa wilaya et surtout la SERUB . Même si le président de la FASAC n’a pas pu le convaincre à rester en ces temps de « disettes » ,il se doit à travers ce modeste écrit de lui rendre un hommage particulier en son nom ,ainsi qu’au nom de l’ensemble des membres de la FASAC . Suite à la réunion extraordinaire tenue la veille de l’aid ,le bureau de la FASAC a décidé à l’unanimité d’inscrire M.BENNINI MED TAHAR au tableau d’honneur de la FASAC au titre de la troisième édition (qui se tient chaque 5 ans) et qui se fêtera le 11 décembre 2011. ce départ à la retraite est synonyme « de grosse perte » pour la région ! Dommage que M.EL HOUCINE MAZOUZ ne puisse profiter de l’expérience et de la sagesse de ce dernier « MOHICAN ». Justement et là est le point fort de M.BENNINI : il a toujours su se retirer à temps ! Batna vient de voir partir un de ses cadres compétents qui commencent à se faire rare par les temps qui courent ! L’histoire retiendra et pour longtemps ce nom BENNINI MED TAHAR pour sa droiture,quant aux restes (comprendre ce mot dans tous les sens),c’est le temps qui rendra sa sentence au profit soit de l’histoire soit de sa poubelle !

Septembre 2011 | 17


HAllES cENTRAlES OU DEPOTOiR ? MESSAOUDANI Djamel

Fervent lecteur de votre excellente revue « Batna Info », bravo pour sa conception, son contenu et sa fidélité. Par le biais de votre revue, je brûlais d’envie d’insérer un article qui me tenait à cœur et si vous me le permettez bien d’évoquer l’état lamentable du marché couvert qui est devenu sujet de conversation chez la plupart des batnéens. Je me posais souvent la question : Quand aura-t-il droit à sa grande toilette, après avoir croupi durant de longues années sous des tas d’ordures engendrés par l’incurie des éboueurs et surtout des marchands eux-mêmes ? Le marché est synonyme de saleté, déchets, odeur et nuisance. Les apparitions parasitaires et nuisibles sont de plus en plus fréquentes à Batna et ne déchaînent plus les foudres de la presse et du peuple. Pourtant, comme on le sait, nous ne manquons point de gens bien intentionnés pour mettre sur la voie un branle bas d’arrêter ce relâchement de situation de la part des autorités locales. Des vendeurs à la sauvette venus je ne sais d’où déversent sans vergogne sur la voie publique des produits avariés qui exhalent une odeur pestilentielle. Les volaillers ont quitté leurs étals à l’intérieur

pour s’installer à l’entrée du marché. Pourtant chacun des vendeurs dispose de son espace. Ils ont préféré sortir et étaler leurs produits dehors, à savoir : fruits, légumes, persil, coriandre, abats de volaille et autres. Les tripes accrochées aux tables dégagent une odeur infecte. Des gens avides de bas prix n’hésitent pas à acheter ces produits sensibles altérés par la chaleur. Qu’attendent ils les responsables locaux pour une intervention énergique afin d’assainir ce marché et d’exiger des conditions d’hygiène strictes ? Le haut du marché est encore pire, quasiment déserté par les marchands de fruits et légumes. Les 3 ou 4 bouchers qui restent sont dans un état pitoyable et attendent patiemment le mois de Ramadan pour renflouer un peu leurs caisses. Sinon, le reste de l’année, ils ne font que désosser des crânes douteux ou préparer des saucissons pour les restaurants. J’ai omis d’ajouter un fait qui est devenu habituel : des énergumènes n’éprouvent aucune gêne à se soulager dans les recoins au vu et su de tout le monde. Pourtant ce marché couvert était le fleuron des batnéens. Il a ouvert ses portes dans les années 55-56 et son ouverture

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a suscité beaucoup d’enthousiasme. Décidément les batnéens ont eu leur marché. La bâtisse n’avait rien à envier à celles des grandes villes. L’intérieur était d’une propreté irréprochable. Les étals sur lesquels se débitait la viande de boucherie ne désemplissaient pas de clients. Des fruits et légumes à gogo très frais étalaient dans un ordre parfait. Nos parents n’avaient pas besoin de faire leurs courses ailleurs, tout se trouvait dans ce marché. Le bas était réservé aux grossistes. La poissonnerie n’a point changé. Je tire mon chapeau à Bouha et Aissa, ses propriétaires. Un fait insolite et amusant : il y avait même le chien de Mr Frécon, l’ancien pâtissier qui se rendait presque chaque jour au marché faire des emplettes pour son maître. Il ramenait de la viande dans un couffin suspendu entre ses crocs, et s’en allait en dandinant malgré nos jets de pierres. Ainsi se termine mon humble récit, en espérant avoir éveillé quelque peu l’attention des autorités locales sur ce fâcheux relâchement en disant que ces carences et insuffisances ne font que pénaliser le cadre de vie. Ce constat de saleté offre un terrain propice où la maladie et la mort triomphent toujours.

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Juin 2011 | 19


Place de l’ancienne gare roUtière , NON À lA cONSOMMATiON cOMMERciAlE, OUi À DES PERSPEcTiVES iNSTRUcTiVES ! Par I.N une citoyenne jalouse pour sa ville.

citoyen devient beau,gentil...) . Ce qui engendre chez la population un double sentiment de frustration et de hogra. Ils ne demandant pourtant qu’à faire sortir leur ville de cette situation dans laquelle on voudrait l’ enfermer. Il suffit pour cela que des options soient retenues et présentées avant toute décision sur des dossiers importants ,à l’image d’un concours d’idées ouverts aussi bien aux architectes qu’aux artistes tous corps confondus. le choix de la proposition d’implantation d’un centre culturel ( à l’image de Georges Pompidou de Paris-voir photos) doit donner de l’inspiration à nos façonneurs d’idées !

Les habitants de Batna se demandent quant au sort du terrain de l’ancienne gare S.N.T.V, devenue un vaste espace désertique jouxtant un autre espace à démolir « l’école ayant servi d’état civil » à la mairie de BATNA. Il y a quelque temps, des « émeutes » eurent lieu à cause n’est de l’évacuation des commerçants qui occupaient des locaux au sein de ce bâtiment. Après des mois d’échanges infructueux voire de discussions byzantines, l’APC « promet publiquement un nouveau centre commercial prévu à la place de l’ancienne gare routière ( si on pense à 1 Riadh el Feth bis : oui !). A la question très claire de savoir ce qui va être érigé à la place, le maire avance l’idée « de cafés terrasse et kiosques »(sic !). Comme si à Batna il ne manquait que cela ! Cet espace situé au cœur de la ville de Batna, devrait s’offrir un nouveaulook et une nouvelle vocation dédiée à la détente,aux loisirs et surtout à de la convivialité.

Une question s’impose de facto : « quelle est la notion d’espace vert ou de place publique chez nos actuels responsables locaux ? » Apercevoir ce carrelage qui commence à pousser est une plaisanterie de mauvais gout ! laissez tomber le pavage commencez par les pelouse , gazon, arbres et plantes ! Faites appel à un paysagiste et non aux trabendistes-entrepreneurs ! Car aux rythme où pousse ces soi-disant « aire de détente/place publique »; on réalise qu’il n’y a guère que deux rangées de plantes rabougris et au maximum quelques arbres (rescapés de l’opération destruction de tout ce qui est verdure qui s’est abattue sur la ville), le reste du carrelage à perte de vu !!! chaque 5 ans ! Beaucoup d’habitants font directement, eux aussi, leurs remarques et propositions mais on ne leur accorde même pas un minimum de considération( sauf pendant les campagnes éléctorales où le

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De façon à apporter aux utilisateurs le meilleur de ce que BATNA peut offrir en matière de qualité de la vie. Un culturel multidisciplinaire? Vu que les générations actuelles bénéficient déjà d’un environnement Commercial ( ?) et de consommation. Une telle construction serait là pour plusieurs générations. Elle serait complémentaire en instaurant de nouvelles traditions. Pour le plus grand bénéfice des habitants et particulièrement des élèves et des étudiants qui le fréquenteront : Le terrain répond parfaitement aux besoins d’un projet culturel. Le projet culturel sera d’autant moins adéquat, car il répond bien aux critères de l’emplacement au chef lieu de la wilaya, facilite grandement les synergies pédagogiques et instructives. Parce qu’un centre culturel génère beaucoup d’allées et venues, les voies d’accès et de stationnement répondent aux besoins de tous les utilisateurs à pied

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et en voiture. Il serait installé au centre d’un maillage de circulation quotidienne, à proximité des autres établissements , et pourquoi pas un parking à étage derrière l’ASSIHAR. Un clin d’œil à l’esprit du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou qui est né de la volonté du Président Georges Pompidou de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques « voisineraient » avec le théâtre, la musique, le cinéma, les livres, les activités de parole. Il réunit en un lieu unique l’un des plus importants musées au monde possédant la première collection d’art moderne et contemporain en Europe, une grande bibliothèque de lecture publique disposant de plus de 2000 places de travail, une documentation générale sur l’art du XXe siècle, des salles de cinéma et de spectacles, un institut de recherche musicale, des espaces d’activités éducatives, librairies, un restaurant et un café. Fidèle à sa vocation interdisciplinaire, et à sa mission principale - donner à connaître l’ensemble des productions de la création du XXe siècle et les prémisses de celle du XXIe - le Centre Pompidou propose annuellement au public dans son bâtiment une trentaine d’expositions ainsi que de nombreuses manifestations - cycles de cinéma de fiction, des documentaires, conférences et

colloques, concerts, spectacles de danse, activités pédagogiques - de niveau international, activités dont un grand nombre circule ensuite, tant en France qu’à l’étranger.

Le Centre est cette institution culturelle qui offre la plus grande amplitude d’horaire d’ouverture à ses différents publics. Il doit disposer d’un accès gratuit au matériel et au wifi.

Le projet architectural tel que décrit dans le règlement du concours, devait répondre aux exigences de pluridisciplinarité, de libre circulation et d’ouverture des espaces d’exposition.

Oserons-nous espérer un projet dans cet esprit à Batna ? Même si l’idée parait grandiose, le batnéen vaut bien qu’on lui accorde une considération plutôt culturelle que commerciale !

comment aménager l’oUed recoUvert!

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Septembre 2011 | 21


AlG ÉRiE TÉlÉcOM 17 WilAYA EN cONclAVE À bATNA

aux difficultés potentiels que l’on pourrait rencontrer sur le terrain avec cette nouvelle technologie. En fin à 14H30 Monsier Saadia Smail, DRT Batna a clôturé la séance de travail tout en souhaitant un bon retour aux présents et une bonne réussite à Algérie Télécom.

A l’initiative de la Direction générale et dans le cadre de l’équilibre régional, un regroupement, le premier du genre depuis la création de la région de Batna, s’est ouvert lundi 11 juillet 2011 à l’auditorium de l’université El Hadj Lakhdar avec pour objectif d’examiner les réalisations de l’exercice 2011 de la région EST du pays. Plus d’une centaine de délégués venus de diverses wilayas de l’EST algérien pour assister à cette réunion d’évaluation des cinq premier mois de l’année 2011 ont fait déplacement à Batna. Ont assisté à ce regroupement régional les quatre DRT, les dix-sept DOTs et les 61 Agences Commerciales de l’EST algérien sous la direction des représentants de la Direction Générale à savoir Messieurs Derras Faouzi Chef de la division relation clientèle, Lafi Abdenacer Inspecteur Général et Atrouche Azzedine Chef de la Division des finances. Après l’allocution d’ouverture prononcée par Monsieur Saaidia Smail Délégué Régional des Télécommunications de Batna ayant souhaité la bienvenue aux cadres présents de l’EST du pays et de la délégation de la Direction Géné-

rale que les présents ont entendu une communication présentée par Monsieur Derras Faouzi Chef de la division relation clientèle relative à la situation des réalisations des cinq premiers mois de l’année 2011.Présentation en chiffre du bilan des projets et réalisations, en matière des indicateurs principaux de production, il s’agit des résultats de mise en place et mise en service de quatre sites dotés en fibre optique opérationnels et prêts à mettre en commercialisation ces sites sont : Cité Selsabil, Hamla Nouvelle Ville, Ouled Aouf et Bouatchaouen. Des recommandations ont été faites en vue d’assurer le lancement du produit. Ce regroupement a permis dans un premier temps de faire une évaluation du degré de suivi des recommandations formulée lors de la rencontre de fixation des objectifs, de les compléter ou de les préciser et dans un second temps, de formuler de nouvelles recommandations pour l’amélioration de notre système de productivité. Messieurs les représentants de la DG se sont intervenus à chaque fois pour porter les éclaircissements et réponses nécessaires aux faits et points signalés relatifs

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Juillet 2011 | 23


CHEBAANI. A & FILS

8, Avenue de la Republique Route de Constantine -Batna Mobile: 0770.33.92.20/0661.34.11.90/0550.30.24.78 6, Rue Belahcen Med Route de Biskra - Batna Fax: 033.86.98.83 - Mobile: 0661.34.02.57 / 0550.59.58.71 24 | Juillet 2011

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ASSOciATiON DE lA PROTEcTiON DE l’ENViRONNEMENT DE lA WilAYA DE bATNA (A.P.E). AISSA LAABED

L’APE, association à caractère socioculturel et d’envergure locale est agréée le 05 juin 2002. Son siège social se situe au 17, avenue des frères Guellil (Stand). I-SON PRÉSIDENT : AMAR LOUNIS. Fonctionnaire de l’éducation nationale exerçant à la direction de la wilaya de Batna.

M.Lounis Amar,président de l’APE II-SES OBJECTIFS PRINCIPAUX SONT DÉFINIS DANS SON STATUT : 1- Sensibilisation ‫ﺍﻟﺘﻮﻋﻴﺔ ﻭﺍﻟﺘﺤﺴﻴﺲ‬ 2- Promotion et encouragement des activités scientifiques ‫ﺗﻨﻤﻴﺔ ﻭ ﺗﻮﺳﻴﻊ ﺍﳌﻮﺍﻫﺐ ﺍﻟﻌﻠﻤﻴﺔ‬ 3- Promotion de la culture environnementale chez l’enfant ‫ﺗﺮﻗﻴﺔ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﺒﻴﺌﻴﺔ‬ ‫ﻟﺪﻯ ﺍﻟﻄﻔﻞ‬ 4- Organisation des visites vers les monuments archéologiques, les sites touristiques et le parc national de Belezma ‫ﺗﻨﻈﻴﻢ ﻗﻮﺍﻓﻞ ﺑﻴﺌﻴﺔ ﻟﻠﻤﻌﺎﻟﻢ ﺍﻷﺛﺮﻳﺔ ﻭ ﺍﳌﻮﺍﻗﻊ ﺍﻟﺴﻴﺎﺣﻴﺔ ﻭ‬ ‫ﺍﳊﻈﻴﺮﺓ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ ﺑﻠﺰﻣﺔ‬. 5- Organisation des journées portes ouvertes, des journées d’études de sensibilisation sur l’environnement.‫ﺗﻨﻈﻴﻢ ﺃﺑﻮﺍﺏ‬ ‫ﻣﻔﺘﻮﺣﺔ ﻭ ﺃﻳﺎﻡ ﺩﺭﺍﺳﻴﺔ ﲢﺴﻴﺴﻴﺔ ﺣﻮﻝ ﺍﻟﺒﻴﺌﺔ‬ III- ORGANISATION DE L’APE. a- Au niveau de la ville de Batna. 07 cellules bien réparties à travers un maillage couvrant les différents quartiers de la capitale des Aurès ( Bouzzourane,Cité des 1200,douar Diss,Piémont (seffah el Djebel),kechida,parc à fourrages, cité des 60 logements. www.batnainFo.com

. L’université El-Hadj Lakhdar Batna. b- A travers les dairates et communes. .Oued.el.ma,Merouana,Hidous sa,Ichemoul,Barika,Bittam,Aintouta,Bouzina,Ouled-Sellam,Tilatou,Ras. el.Aiuon,Talkhemt,Timgad, Tazoult. IV-NOMBRE D’ADHÉRENTS. .Ville de Batna : 261. .Dairates et communes : 400. .Nature des adhérents : L’APE touche toutes les couches sociales de la population. V-LES ACTIVITÉS DE L’APE : Depuis sa création, l’APE s’est intéressée à toutes les actions touchant de près la vie quotidienne du citoyen en s’implantant dans des quartiers populaires cherchant par là à réaliser un travail de proximité. Sur le terrain, on a vu et assisté à des campagnes de nettoyage, d’embellissement, de plantations d’arbres, de création de carrés de verdure, de réunions sur des sites posant des problèmes de salubrité publique (Hygiène de l’habitat, bruit, hygiène, assainissement…). On a même vu des élus y participer avec sincérité, passion, nous citons pour l’histoire, l’ancien maire, Monsieur SAADI ABDELKRIM qui non seulement était tout le temps présent, mais mettait les moyens. C’était le sens même de la responsabilité. C’est me semble-t-il, le seul élu qui a compris les fondements des missions d’un maire. Il était à l’écoute et toujours présent sur le terrain.

de Bouzzourane pour des opérations de nettoyage et de désherbage. Il n’y a pas longtemps Barika a connu une action de grande envergure de nettoyage des différents quartiers. L’APE est une association à caractère local qui marque son action sur le terrain sans fanfare ni baroud, elle existe et s’impose par le travail de générosité qu’elle réalise pour les populations. Pour le volet embellissement, espacesverts, plan vert de la Fasac (POUR UN AURES VERT, Plantons 1.500.000 d’arbres), l’APE a déjà fixé son programme pour y participer concrètement sachant que son président exerce dans une institution stratégique incontournable. VI. LES SOUHAITS DE L’APE. L’APE espère célébrer la dixième année de sa création en voyant la ville de Batna, capitale des Aurès décrocher le premier prix de la ville la plus propre et la plus belle de l’Algérie. Il est toujours permis de rêver, mais le rêve pourrait devenir une réalité si on s’y mettait tous, beaucoup d’indices nous indiquent que le défi pourrait être relevé. El-madher, Ain-Touta et Tazoult trois chefs lieux de communes sont des exemples concrèts dans le domaine de l’esthétique paysagère. Pourquoi pas Batna ? Elle a été en 1985 la cinquième ville la plus propre d’Algérie. En tous les cas, il faut croire.

L’ancien maire de Batna au milieu des adhérents de l’APE juste après une opération de nettoyage et de plantation d’arbres à la cité des 500 logements. Des journées de volontariat sont menées périodiquement au niveau du cimetière

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‫‪ S M S‬ﻟﻜﻞ اﻟﻨﺎس‬

‫رمضان لمراجعة النفس‬ ‫وباتنة تعبانة ياناس‬

‫ﺣﺴاﻥ بوﺯيدي‬

‫يتملكني الحزن واألسى عندما أتذكر أن باتنة نشرية أو جريدة تهدر باسم باتنة وعلى باتنة ‪.‬‬

‫مليح و ماتربحش العيب وإذا ماتعرفش تكتب‬

‫والقاراجات‬

‫كاين ليكتبلك وإذا تغلط كاين ليصححلك وما‬

‫بانشغاالت أبنائها ومشاكل مواطنيها وكشف في باتنة نهدرو في بعضانا‪ ،‬نحطمو بعضانا‪،‬‬

‫وتخلطها باش تبان المهم قالولك اكتب‪ ،‬اكتب‬

‫بتاريخها وأبطالها ومجاهديها وشهدائها ورموزها في‬

‫ومعالمها وسياسييها‬

‫باتنة‬

‫عندنا‬

‫البازارات‬

‫ال تملك صحيفة تعني والطوموبيالت والشيفون ‪.‬‬

‫كنوزها وإبراز مآثرها ورجاالتها ‪.‬‬

‫أشعر بالضيقة «تحكمني» حينما اكتشف أن‬

‫نكسرو بعضانا‪ ،‬نهمشوا بعضانا ‪.‬‬

‫تحشمش اطلب واش بغيت والزم تدير الفتنة‬ ‫وخالص أي كالم ما يهمك حتى واحد هكذا إذا‬

‫في باتنة نخافوا من بعضانا‪ ،‬نسرقوا بعضانا‪ ،‬حبيت توصل وتنجح ودير الشان وتربح ‪.‬‬

‫سطيف والعلمة ووهران وبسكرة ووادي سوف نضربوا بعضانا‪ ،‬نحقروا بعضانا‪ ،‬نغيروا من‬

‫في باتنة كاين كلش وماشفنا والو ‪ ,‬عندنا كلش‬

‫والجرائد الخاصة بها ونحن «الشيئ» فما الفرق نافقوا بعضانا‪ ،‬ونحقروا بعضانا ‪.‬‬

‫الخير كاين وماظاهر علينا والو ‪.‬‬

‫وعنابة مثال تحوز على العديد من المجالت‬ ‫برأيكم بيننا وبين إخواننا في هذا المناطق؟‬

‫أغضب كثيرا عندما أعرف أننا ال نستطيع تحقيق‬ ‫هذا الحلم على المدى المتوسط على األقل وال‬

‫أدري ماهي األسباب بالضبط؟‬

‫في باتنة نبزنس من اجل نكون ضمن قائمة‬

‫انتخابية ونبزنس من أجل الحصول على سكن‬

‫ولو كان استوديو أو قطعة أرض ال يهم موقعها‪.‬‬

‫بعضانا‪ ،‬نحسدوا بعضانا‪ ،‬نعفسوا على بعضانا‪،‬‬

‫وما كاين والو‪ ،‬عندنا الدراهم وما باين علينا والو‪،‬‬

‫في باتنة خبي سرك وخبي دراهمك ‪ ,‬طفي الضوء‪،‬‬

‫في باتنة قتلنا الفوخ والزوخ الزم عرس في‬

‫وحدك‪ ،‬دير روحك ماشفتش وما سمعتش ‪ ,‬ما‬

‫الماكلة ما نحكيوش‪ ،‬البارود والباردية دايرين‬

‫أحفظ الميم‪ ،‬نقص المعارف والهدرة‪ ،‬امشي الصاال‪ ،‬نجيبوالعروس في الهامر وليموزين‪،‬‬

‫داصرش بزاف‪ ،‬احكم قدرك ‪.‬‬

‫حالة‪ ،‬الدنيا مقلبة‪ ،‬السهرة الزم بلبش وال حرة‪.‬‬

‫في باتنة عس جيبك‪ ،‬ما ديرش المان‪ ،‬وما في باتنة عندنا الشهداء‪ ،‬عندنا المجاهدين‪،‬‬ ‫تمنشرش خاطراه يوصلوها‪ ،‬ما دورش بزاف من‬

‫الخدمة للدار ‪.‬‬

‫عندنا الثورة‪ ،‬عندنا الرايس‪ ،‬عندنا الوزراء‪ ،‬عندنا‬

‫المقاولين‪ ،‬عندنا المرفهين‪ ،‬عندنا مسؤولين‬

‫في باتنة نبزنس في الحديد و«السيما» ونبني‬

‫في باتنة إذا عندك الدراهم توصل وين حبيت‪ ،‬كبارفي كل مكان ‪.‬‬

‫في باتنة نحبو األلقاب ونموتو عليها «هذا‬

‫كيف كيف واذا كنت ولد فالن بال هدرة واذا كنت والزطالجية والخمارين والمهابل والمشردين ‪.‬‬

‫ونعلي والزوالي يموت وال يسكن تحت القناطر‪.‬‬

‫ميروذاك مدير واآلخر رئيس» رئيس أي شيء‬

‫جمعية‪ ،‬لجنة‪ ،‬نقابة‪ ،‬فريق ال يهم ‪.‬‬

‫وإذا عندك المعارف كيف كيف ‪ ,‬وإذا عندك لكتاف في باتنة عندنا السراقين والمجرمين والمحبوسين‬ ‫نسيبوا مبروك عليك‪ ،‬اذا عندك عرش كبير ماكان ﺁﺧﺮ ﺍﻟﻜﻼﻡ ‪:‬‬

‫حتى مشكل ‪.‬‬

‫صح رمضانكم وصح عيدكم انتهى شهر رمضان‬

‫في باتنة عليك أن تكون بحاجة «للمعريفة»‬

‫في باتنة مول الفيال يفوت ‪ ,‬مول السيارة الماركة‬

‫لكنه سيعود في العام المقبل وال ندري إن كنا‬

‫ليلي مؤقت أو تظفر بعقد استخالف في أي‬

‫مول الشكارة يفوت‪ ،‬البس مليح وحاط الحطة‬

‫الشهر الفضيل وفيا لعاداته وتقاليده المساجد‬

‫للحصول على منصب عمل مؤقت ولو كان حارس‬ ‫منصب أو تنجح في مسابقة أي مسابقة تخطر‬

‫على بالك‪.‬‬

‫في باتنة الزم تجري حتى«يفشلو ركايبك» من‬ ‫أجل مقابلة رئيس بلدية أو رئيس دائرة أو ديوان‬

‫يفوت‪ ،‬مول الباطيما يفوت ‪ ,‬مول البازاريفوت‪،‬‬ ‫يفوت مكانش مشكل ‪ ,‬نقمتك تشبه تفوت ‪.‬‬

‫ممتلئة عن آخرها و في كل الصلوات وبالخصوص‬

‫في باتنة نحلموا بفريق كبير‪ ،‬نحلموا نديو البطولة‪،‬‬

‫صالة التراويح إيمان وتسابيح وذكر لله وتالوة‬

‫يكونو عندنا العبين كبار‪ ،‬نحلموا نزيدوا نجيبوا‬

‫بنفس الشعب حيث الغالء الفاحش والكذب‬

‫نحلموا مانطيحوش‪ ،‬نحلموا نديو الكأس‪ ،‬نحلموا‬

‫أو مدير مصلحة أو مؤسسة أو مسؤول كبير في واحد كيما سعدان ‪.‬‬

‫شركة «قادرة»‪.‬‬

‫سنصومه أم ال فاألعمار بيد هللا كان على كل كان‬

‫القرآن لكن حتى األسواق مملوءة هي األخرى‬ ‫والربا واإلحتكار والميزان المغشوش والشجارات‬

‫في باتنة كتقلق اشرب قهوة كي تعبوك وتدوخ واإلعتداءات والضرب والسرقة والسلع المضروبة‪.‬‬

‫في باتنة المالحة ما تاكلش الزم تكون قبيح‬

‫روح القهوة يعصرلك وحدة مليحة وكي زعفوك‬

‫هل استفدنا من أفضال الشهر الكريم ؟ وهل‬

‫ما «عالبالك بوالو» حتى تقضي حوائجك بأقصر‬

‫عمر راسك بقهوة ‪.‬‬

‫أن نحاسب؟ لكن في المقابل تقول احصائيات‬

‫ووجهك صحيح وماتخافش وإنسان زدام للقدام‬ ‫الطرق‪.‬‬

‫في باتنة ال مكان للزوالي والفقير والحشام‬

‫والخواف ولي ماعندوش لكتاف وبال زعاف‪.‬‬

‫في الدار اقعد في القهوة تشرب قهوة وكيتشومر‬

‫اعتبرنا وراجعنا ذواتنا ؟ هل حاسبنا أنفسنا قبل‬

‫في باتنة ما الزمش تكون رايس فريق خاطر‬

‫رسمية أن عدد حوادث المرور مايزال مرتفعا‬

‫وما الزمش تكون مسير في أي فريق خاطر‬

‫عن عاداتهم السيئة كما أن السرقات زادت والقتل‬

‫يسبوك ‪ ,‬وما الزمش تكون العب خاطر يسبوك‬

‫بسبب تهور بعض السواق الذين لم يثنيهم رمضان‬

‫في باتنة المكان للمثقف والقاري واللي عندو في يسبوك وما الزمش تروح للصطاد خاطر يسبوك واإلعتداءات أيضا على الممتلكات واألرواح كانت‬

‫الراس وأصحاب المواهب والقادرين على اشقاهم‪.‬‬

‫وما وما الزمش تكتب عليهم في الجورنال خاطر‬

‫حاضرة في هذا الشهر الفضيل فهل هذا هو نفس‬

‫وماقدرناش نديروا فريق يحمر الوجه ونجيبو‬

‫في باتنة باش تكون مراسل صحفي بارز وكبير‬

‫التراويح ويدفع زكاة الفطر ويتغافر بعد صالة‬

‫وتبلعط وتكذب وتخرط وتضرب هذا بهذا وتمد‬

‫هذا السؤال حيرني فعال ولم أجد له اإلجابة‬

‫في باتنة عندنا الدراهم وعندنا الرجال والواصلين يسبوك والحاصول احكم دارك وهني روحك ‪.‬‬

‫حتى احنا بطولة وال كاس كالناس وقاعدين‬

‫طالعين وهابطين حتى تفنى الدنيا‪.‬‬

‫في باتنة عندنا المالير والشكاير وماعندناش‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫الشعب الذي يمأل المساجد ويذكر هللا ويصلي‬

‫ومعروف ومشهور في كاش جريدة الزم تهف العيد ؟‬

‫الغالط باش تجيب الصح وتعرفلها مليح وتشكر المقنعة ‪.‬‬

‫سبتمبر ‪3 | 2011‬‬


‫هواجس صيف رمضان‬ ‫بوهراوة عبد الحكيم‬

‫انقضت العطلة الصيفية‪ ..‬وها هي المجلة تعود‬

‫( ياخاوتي راني حرام آع‪ ..‬آع ‪ ..‬آع) و لكن الفجار‬

‫حارا خاصة في شهر رمضان المعظم‪ ..‬رمضان‬

‫بمليون و لحمك بستة مالين‪.)...‬‬

‫إلى الصدور‪ ..‬بعد فراق قرائها‪ ..‬كان الصيف‬ ‫هذا الشهر الفضيل الذي حل علينا ضيفا ككل‬

‫سنة ‪ ...‬هذه السنة حل ضيفا مع صيف الثورات‬

‫العربية التي مألت الدنيا‪ ..‬بدءا من ثورة‬ ‫الياسمين بتونس و الثورة المصرية التي انتهت‬

‫بمحاكمة الرئيس المخلوع حسني مبارك الذي‬

‫استغل كل شيء من أجل البقاء في الحكم‬ ‫حيث دبر حادثة االعتداء على الفريق الوطني‬ ‫بالقاهرة و شن إعالمه العميل حملة مسعورة‬

‫ضد الجزائر ولم يتوان نجليه في التهكم على‬

‫الجزائريين وسب الشهداء (رب أخرج فيهم‬

‫أوبانوا كلفيران فالكاج)‪.‬‬

‫لسان حالهم يقول (أسكت ما تمرقش أنت‬

‫(ألي شيب الراس) هو الشجار الذي حدث بين‬ ‫المصلين بأحد المساجد أدى إلى إلغاء صالة‬

‫الجمعة مرتين متتاليتين (رب إجيب الخير)‪..‬‬ ‫دون أن ننسى القتلى الذين خلقتهم حوادث‬

‫المرور بسب النرفزة و االفراط في السرعة فال‬ ‫يمر يوم إال تدفن جثة في مقبرة المدينة‪ ..‬سيف‬

‫السموراي هي األخرى حصدت أراوح األبرياء‬ ‫(على نشعة رفعة شمة وال قارو)‪« ،‬الحراقة»‬ ‫لم يمنعهم رمضان من محاولة «الحرقة» إلى‬

‫الجانب اآلخر بل البعض منهم ارتكب جريمة‬ ‫قتل في حق أقاربه من أجل الحصول على‬

‫لم تتوقف الثورة في مصر بل امتدت إلى‬

‫المال (رب يسترنا) و الكل (يمسح الموس في‬

‫االحتجاجات إلى ثورة مسلحة بقيادة المجلس‬

‫مع كل ذلك كان رمضان الجامع للناس على‬

‫اليمن ثم البحرين و ليبيا التي تحولت فيها‬

‫االنتقالي الذي لم يتوان في اتهام الجزائر‬ ‫بمساندة العقيد القذافي‪ ..‬هذا المجلس الذي‬

‫عرف انشقاقات انتهت باغتيال الفريق عبد‬

‫الفتاح يونس‪.‬‬

‫بالد‬

‫الشام‬

‫سوريا‬

‫انفجرت‬

‫فيها‬

‫رمضان))‪.‬‬

‫موائد اإلفطار و طاوالت المقاهي و في صالة‬ ‫التراويح تنزل الرحمة والسكينة للحظات‬

‫نشعر أننا (بنو آدمين)‪.‬‬

‫العيد الذي يصنع فرجة األطفال بعفويتهم‬

‫قنبلة‬

‫وبراءتهم و ألبستهم الباهية‪ ..‬فات رمضان‪..‬‬

‫استعمل القوة لردع المحتجين فدك قرى‬

‫لتدور مع الدخول االجتماعي الوالية تنتظر‬

‫االحتجاجات المطالبة باسقاط النظام الذي‬

‫بأكملها في شهر رمضان المعظم شهر الرحمة‬

‫والتوبة و الغفران‪.‬‬

‫فات العيد‪ ..‬فات الصيف‪ ..‬وعادت عجلة الحياة‬

‫مشاريع التنمية لتخرج من األزمة الخانقة التي‬

‫الخريف قادم بفيضاناته التي تهدد المدينة‬

‫لكن القلوب ال تحمل ذرة رحمة إال بعض الطيبين‬

‫وديان جارفة خاصة عند المدخل الشرقي‪.‬‬

‫الذين يسارعون إلى فعل الخير و الباقي (هيا‬ ‫ليكيدي‪ ..‬أدي يا زوالي لحم أدواب‪ ..‬ستاك أو‬

‫بيفتاك‪ ..‬بنين في الجاري‪ )..‬رغم توسالته‬

‫‪FASAC‬‬

‫‪Pour‬‬ ‫‪un Aurès‬‬ ‫‪Vert‬‬

‫تمر بها‪.‬‬

‫(رمضان عندنا دار حالة) في اليوم األول طارت‬

‫األسعار (للسما) و الكل يردد رمضان شهر الرحمة‬

‫‪Fondation Auressienne‬‬ ‫‪des Sciences, Arts‬‬ ‫‪et Culture‬‬

‫بالغرق حيث تتحول شوارع المدينة إلى‬

‫القلم ال يجف و األوراق ال تنفذ و الهواجس‬

‫تبقى تشغل القلب إلى إشعار آخر‪..‬‬ ‫عيـــد سعيــــد لكــــل البــــاتنييــــن‪.‬‬

‫‪ | 4‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫‪www.batnainfo.com‬‬


5 | 2011 ‫سبتمبر‬

www.fasac.org


‫من أجل جعلها قطبا‬ ‫سياحيا بامتياز‪..‬‬ ‫روبورتاج‪ :‬عثمان ع‬

‫المصدر األيام الجزائرية‬

‫من منطلق أن السياحة تعد عامال مهما في‬

‫والتعامل مع السياحة العالمية‪ ،‬وتبعا لذلك‬

‫«عاصمة األوراس»‪ ،‬ولعل هذا الزخم هو ما‬

‫الهامة التي يعتمد عليها لجلب العملة الصعبة‪،‬‬

‫محددة المعالم للنهوض بواقع القطاع إلى ما‬

‫الهواء الطلق‪ ،‬هذا دون أن ننسى جمال وروعة‬

‫تنشيط االقتصاد الوطني وإحدى الموارد‬ ‫عالوة على أنها وسيلة اتصال وتواصل يمكن‬ ‫أن نجعل منها نافذة نطل من خاللها على‬

‫العالم الخارجي‪ ،‬تسعى الدولة الجزائرية بكل‬ ‫ما أتيحت لها من فرص إلى توفير ما يحتاجه‬

‫القطاع من مرافق لتغطية النقائص المسجلة‪،‬‬

‫وذلك بإنجاز عدة منشآت وهياكل سياحية‬ ‫ضخمة‪ ،‬وهو ما يكفل بالضرورة النهوض بواقع‬ ‫القطاع إلى حال أفضل‪ ،‬ويساهم في تقوية‬

‫وتعزيز االقتصاد الوطني علة وجه العموم‪.‬‬

‫عاصمة األوراس‪ ..‬متحف على الهواء الطلق‬ ‫ومن شأن هذه الجهود أن تزيد في توسعة‬

‫تعمل والية باتنة على ضبط إستراتجية‬

‫يحقق الفائدة التي يرجى منها الكثير‪ ،‬السيما‬ ‫أن الوالية تزخر بموروث حضاري وثقافي‬ ‫وكذا تاريخي عريق ميزته في تنوعه‪ ،‬ومنها‬ ‫ما يعود إلى عهود ما قبل التاريخ نسبة إلى‬

‫مختلف‬

‫الحضارات‬

‫المتعاقبة‬

‫كحضارات‬

‫الفينيقيين‪ ،‬الرومان والنوميديين‪ ،‬ومن أشهر‬

‫معالمها التاريخية ومدنها األثرية «لمباز»‪،‬‬ ‫«تيمقاد»‪« ،‬زانة البيضاء»‪« ،‬شرفات غوفي»‪،‬‬

‫«توبنة»‪« ،‬ضريح إمدغاسن» وكذا المدينة‬

‫القديمة «أمدوكال»‪ ،‬فضال عن بقية المواقع‬

‫السياحية الساحرة والمناظر الطبيعية الخالبة‬ ‫التي تشتهر بها هذه الوالية اليت تعرف بلقب‬

‫مكنها من أن تصبح وكأنها متحف مفتوح على‬

‫منتوجات الصناعات التقليدية التي تصنعها‬

‫أنامل تعكف على المحافظة على الموروث‬ ‫الثقافي للمنطقة‪ ،‬ومن شأن هذه المنتجات‬ ‫أن تساهم هي األخرى وبشكل إيجابي في‬

‫التعريف بالسياحة الوطنية المحلية والترويج‬ ‫لها‪ ،‬وبين أهداف هذه اإلستراتجية المتبعة‬

‫لتنمية وتطوير قطاع السياحة‪ ،‬هو العمل على‬

‫دعم وتشجيع االستثمار وتأهيل النشاطات‬

‫السياحة وتطويرها وكذا ترقيتها ودعمها‪،‬‬ ‫باإلضافة إلى عصرنة منظومة‬

‫التكوين في المجال‬

‫مجال االنفتاح على الثقافات األخرى‪ ،‬إلى‬

‫جانب أن ذلك يسمح باقتحام السوق الدولية‬

‫‪ | 6‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫السياحي والفندقي دون أن ننسى إدخال‬

‫المواقع األثرية والتاريخية الجميلة والرائعة‬

‫البربرية العتيقة‪ ،‬كما أنها تتزاوج في الطبيعة‬

‫داخل النشاط االتصالي اإلعالمي مع العمل‬

‫التي صنفتها منظمة اليونسكو في ديسمبر‬

‫ولقد صنفت «شرفات غوفي» كمعلم سياحي‬

‫االحترافية في قطاع السياحة السيما تحديدا‬

‫على تكييفها دوريا مع متطلبات الراهن‪.‬‬

‫«تيمقاد»‪« ،‬لومبازيس» و»زانة البيضاء» تاريخ‬

‫وأشهرها على اإلطالق المدينة األثرية «تيمقاد»‬ ‫‪ 1982‬من بين المواقع التاريخية ذات التصنيف‬

‫العالمي‪ ،‬ومنطقة «زانة البيضاء» وهي المدينة‬

‫اعتبرت عاصمة عسكرية إلفريقيا الرومانية‬

‫القيام بأي نشاط يخل بالتوازن االيكولوجي‬

‫يتمتع إقليم والية باتنة بمؤهالت سياحية‬

‫آنذاك‪ ،‬باإلضافة إلى «طوبنة» التي تعد تحفة‬

‫واسعة لتلبية مختلف رغباته االستجمامية‪،‬‬ ‫االستكشافية‬

‫والخدماتية‪،‬‬

‫وتمكنه‬

‫من‬

‫االستمتاع بجمال طبيعتها الخالبة ومواقعها‬ ‫األثرية التاريخية الرائعةالتي تغريه في كل‬

‫مرة بالعودة إليها‪ ،‬وللسائح أيضا فرص مواتية‬

‫القتناء ما قد يروقه من المنتجات الحرفية‬

‫التقليدية التي يريد أن يبتاعها كتذكار من‬

‫والية سياحية كان قد حالفه الحظ يوما‬ ‫بزيارتها‪ ،‬وإلى جانب ذلك تزخر والية باتنة‬

‫أثرية فريدة من نوعها‪.‬‬

‫تصنيف المواقع الهامة سياحيا حماية لتاريخ‬ ‫إنسان األمس‬ ‫ويعود أصل الموقع السالفة الذكر وأخرى‬

‫لم يرد اسمها في هذه الوقفة إلى الحجارة‬ ‫الضخمة التي شيدت بها المدن الرومانية‪،‬‬

‫يضاف إلى ذلك «ضريح إمدغاسن» الذي‬ ‫يقع ببلدية «بومية»‪ ،‬وهو يعتبر من بين أقدم‬ ‫المعالم التاريخية التي تشتهر بها الجزائر‬

‫الميالد‪ ،‬ويعرف بضريح «ملوك النوميديين»‬

‫مناطق جبلية ذات تضاريس صعبة متكونة‬

‫تم تصنيفه من التراث الوطني المحفوظ سنة‬

‫من الصنوبر الحلبي‪ ،‬األرز األطلسي والبلوط‬

‫األخضر‪ ،‬ولقد نتج عن هذا التنوع في الغطاء‬ ‫النباتي تنوع في عدد الحيوانات ومن بينها‬

‫الطيور المائية‪ ،‬الحباري‪ ،‬اللقلق‪ ،‬الحجل‪،‬‬ ‫السمان واألرنب البري‪ ،‬ناهيك عن شموخ‬ ‫جبالها التي تعانق بقممها العالية عنان السماء‪،‬‬

‫وإلى جانب كل هذا‪ ،‬تزخر الوالية بالعديد من‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫كالصيد‪ ،‬الرعي أو إقامة بناءات فوضوية أو‬

‫خاصة مشاريع التهيئة دون الحصول المسبق‬ ‫على رخصة من طرف السيد والي الوالية‪ ،‬كما‬

‫تم تصنيف هذه المنطقة الساحرة الجذابة‬

‫كموقع ثقافي سنة ‪.1930‬‬

‫الصناعات اليدوية التقليدية‪ ..‬الوجه اآلخر‬

‫بثروة حيوانية ونباتية هائلة عبر كامل ترابها‪،‬‬ ‫ً‬ ‫جزءا هاما منها‬ ‫فالغطاء الغابي مثال يغطي‬

‫ويصل إلى نحو ‪ 84017‬هكتارا‪ ،‬وكلها تكسو‬

‫جويلية ‪ ،2005‬وذلك من طرف مصالح البيئة‬

‫الرومانية التي صنفت ضمن التراث الوطني‬

‫يحكي الكثير من الحضارات‬

‫سياحيا بامتياز‪ ،‬حيث يجد السائح خيارات‬

‫بقرار والئي تحت رقم ‪ 2005/787‬بتاريخ ‪3‬‬

‫بالوالية‪ ،‬حيث بات يمنع القيام بأي نشاط‬

‫المحفوظ سنة ‪ ،1961‬و»لومبازيس» التي‬

‫ثرية ومتنوعة تؤهلها ألن تصبح قطبا‬

‫التلية والطبيعة الصحراوية في آن واحد‪،‬‬

‫عموما‪ ،‬وقد تم تشيدها في القرن الثالث قبل‬ ‫تحيط به مجموعة من القبور البربرية‪ ،‬وقد‬ ‫‪ ،1967‬ويبلغ طول ارتفاعه حوالي ‪ 20‬مترا فيما‬

‫يصل قطره إلى ‪50‬مترا‪ ،‬هذا وتعتبر «شرفات‬ ‫غوفي» من بين أهم المناطق السياحية التي‬

‫تشتهر بها والية باتنة‪ ،‬وتقع بين جبل «خدو»‬

‫و»الجبل األزرق»‪ ،‬يمتد بهما «الواد األبيض»‬

‫المحفوف بأشجار النخيل‪ ،‬وتعتبر «غوفي»‬ ‫ذاكرة األوراس المحفوظة عبر شرفاتها وقراها‬

‫لألصالة‬ ‫تجدر اإلشارة إلى أنه وعالوة على كون الوالية‬ ‫تتميز بتراث مادي فهي أيضا تتميز بتراث ال‬ ‫مادي‪ ،‬ويتمثل في الطبوع الفلكلورية التي‬

‫ال تزال تسجل حضورها وتؤكد األدوار التي‬

‫تلعبها في ذات القطاع‪ ،‬باإلضافة إلى الصناعات‬ ‫التقليدية التي تتميز بجمالها الناجم عن اإلتقان‬

‫الذي يؤخذ بعين االعتبار من بداية العمل إلى‬ ‫غاية وضع اللمسات األخيرة على المنتوج‪ ،‬وما‬ ‫يشجع على ذلك وفرة المواد األولية المستعملة‬

‫من صوف‪ ،‬وبر‪ ،‬خشب‪ ،‬طين‪ ،‬فضة والحلفاء‪،‬‬ ‫وتنفرد تحفها الفنية بلمسات توحي بعراقة‬

‫الثقافة األوراسية المستمدة من عبق الماضي‪،‬‬ ‫وذلك بالنظر إلى األلوان المعتمدة كأساسيات‬ ‫في التزيين من خطوط وأشكال ورموز‬

‫بربرية عميقة‪ ،‬هذا بغض النظر عن األلعاب‬

‫جويلية ‪7 | 2011‬‬


‫والعادات‬

‫يعملون بها سابقا‪ ،‬وذلك بموجب المرسوم‬

‫واللقاءات المنظمة مع الحركة الجمعوية‪ ،‬مع‬

‫التقليدية‬

‫الشعبية‬

‫والمعتقدات‬

‫ال تزال والية باتنة تحتفظ بكنوز أدبية‪ ،‬فكرية‬

‫‪ ،2005‬مما يعني انعدام األهلية الشرعية لهؤالء‬

‫أن يلعبه في النهوض بواقع الوالية إلى حال‬

‫الشعبية المتأصلة داخل األسرة الواحدة‪ ،‬كما‬

‫واجتماعية جد عريقة‪ ،‬فحتى الطبخ التقليدي‬ ‫المحلي حاضر على الدوام ليسجل مشاركته‬

‫الهادفة إلى النهوض بواقع القطاع السياحي‬ ‫إلى ما يعود بالفائدة‪ ،‬فهو في األصل من بين‬

‫روافد التقاليد العريقة بالمنطقة‪ ،‬وأمام هذا‬ ‫الزخم الهائل والتنوع الواضح في التراث‬

‫الثقافي‪،‬السياحي‪ ،‬الحموي والطبيعي الذي‬ ‫تنفرد به الوالية‪ ،‬ولتشخيص ودراسة كل هذه‬

‫المؤهالت التي تحوز عليها‪ ،‬قامت المديرية‬ ‫منذ سنة ‪ 2006‬بإنجاز «منوغرافيا» للمقومات‬

‫السياحية‬

‫والسوسيو‬

‫اقتصادية‬

‫لوالية‪،‬‬

‫وأتبعته بدراسة أخرى للمنتوجات التقليدية‪،‬‬ ‫وهي الخطوة التي من شأنها أن تمكنهم من‬ ‫إعداد المخطط التوجيهي للتهيئة السياحية‬

‫للوالية‪.‬‬

‫التنفيذي رقم ‪ 05/95‬الصادر بتاريخ ‪10‬مارس‬ ‫بالمراقبة‪ ،‬هذا فضال عن االستخفاف الصادر‬

‫أحيانا عن بعض أصحاب الوكاالت السياحية‬ ‫والفنادق ذات النجمتين إلى ‪5‬نجوم بزيارات‬ ‫مفتشي السياحة‪ ،‬ومن أجل التخفيف من هذه‬

‫المشاكل يتعين حسب هؤالء تكميل وتعديل‬ ‫المرسوم ‪ 08/302‬المحدد للقانون األساسي‬

‫لمفتشي السياحة بمضمون المرسوم ‪05/95‬‬ ‫المتضمن الضبطية القضائية‪ ،‬أو اإلشارة على‬ ‫األقل في القانون األساسي للمفتشين في مادة‬

‫مستقلة باستمرار سريان هذا المرسوم األخير‬ ‫‪ ،05/95‬مع الحرص على توجيهها إلى السادة‬

‫القضاة على المستوى الوطني‪ ،‬وتغيير نص‬ ‫الفقرة الثالثة من المادة ‪ 71‬من القانون ‪99/01‬‬ ‫المحدد للقواعد المتعلقة بالفندقة بحذف‬

‫عبارة « أو « واستبدالها ب «و» لتحديد إمكانية‬

‫إرسال المحاضر إلى الجهة القضائية واإلدارية‬

‫‪ 50‬عقوﺑة إدارية وﻏلق ‪ 10‬ﻓنادﻕ ما ﺑين ‪2003‬‬

‫المكلفة بالسياحة‪ ،‬ألنه إذا تم إرسال المحضر‬

‫تنشط بالوالية ما يصل إلى ‪ 23‬وكالة سياحة‪،‬‬

‫على العبارة الموجودة حاليا في نص المادة‪،‬‬

‫زيارات المعاينة والمراقبة والتفتيش تمس كل‬

‫«‪ »30‬من القانون ‪ 99/06‬الذي يحدد القواعد‬

‫و‪2010‬‬

‫غير أن ما تجدر اإلشارة إليه في هذا المقام أن‬ ‫من الفنادق والوكاالت السياحية‪ ،‬وهي رقابة‬

‫تقوم بها المصالح التقنية والتي من خاللها‬

‫يتم السحب النهائي لرخصة وكالة السياحة‬ ‫واألسفار المسماة «وكالة إمدغاسن « سنة ‪،2005‬‬

‫إلى ‪ 50‬عقوبة فيما وصل عدد قرارات غلق‬

‫الفنادق إلى ‪10‬قرارات‪.‬‬

‫التي تحكم نشاط وكالة السياحة واألسفار‬ ‫التي تنص على أن «تصدر العقوبات من طرف‬

‫الوزارة التي سلمت الرخصة» وضمها إلى‬ ‫صالحيات المديريات الالمركزية على النحو‬ ‫بالسياحة»‪ ،‬إلى جانب تغيير شكل ومضمون‬

‫المتعلقة بالفندقة بحذف جملة «التي سلمت‬ ‫الرخصة» من الفقرة الرابعة لهذه المادة وبذلك‬

‫إعطاء صالحية إصدار العقوبات إلى المصالح‬

‫الالمركزية بالنسبة للفنادق المصنفة في‬ ‫نجمتين فما فوق لنفس الهدف السابق‪.‬‬

‫الثﻐرات القانونية ﺑالقطاﻉ ﺑحاجة إلى إعادﺓ‬ ‫نﻈر‬

‫رغم العراقيل والنقائص الجهود والمخططات‬

‫متواصلة‬

‫لعل من أبرز المشاكل التي تعترض الجهات‬

‫سوف تتدعم الحظيرة الفندقية لوالية باتنة‬

‫السياحية وتعكف على مراقبتها‪ ،‬هو عدم‬

‫بنسبة زيادة تقدر ب‪68‬بالمائة‪ ،‬كما تم بتاريخ‬

‫المسؤولة في القطاع التي تتابع النشاطات‬ ‫أخذ المعاينات الميدانية وزيارات التفتيش‬

‫لمختلف المرافق السياحية من وكاالت‪ ،‬فنادق‪،‬‬ ‫مطاعم وغيرها محمل الجد‪ ،‬حيث تم تسجيل‬ ‫ولألسف الشديد عدم إدراج بين أحكام‬

‫القانون األساسي الجديد لمفتشي السياحة‬

‫الصادر في المرسوم التنفيذي رقم ‪08/302‬‬ ‫بتاريخ ‪ 24/09/2008‬لصفة الضبطية القضائية‬ ‫لمفتشي السياحة‪ ،‬علما أنها الصفة التي كانوا‬

‫في عدة مرات إلى الهيئات الوصية‪ ،‬نشير‬

‫إلى أنه يتم التداول على رئاسة هذه اللجنة‬

‫لفترة زمنية تقدر بسنة بين مديرية السياحة‬ ‫والصندوق الوطني للتأمين على البطالة فرع‬

‫والية باتنة‪.‬‬

‫هذا كما تتكفل مديرية السياحة في إطار‬

‫ترقية المنتوج السياحي األوراسي ومساعيها‬ ‫الجادة إلى ترويجه‪ ،‬بتقديم هذه الدعائم‬ ‫إلى كل الوافدين إلى الوالية خاصة الوفود‬

‫الرسمية التي تحضر المهرجانات والتظاهرات‬

‫الثقافية الكبرى التي تقام بالوالية بصورة‬ ‫مستمرة سواء كانت ثقافية سياحية‪ ،‬رياضية‬ ‫وغيرها‪ ،‬وعالوة على ذلك يعد المخطط‬

‫باإلضافة إلى إلغاء الفقرة الرابعة من المادة‬

‫المعاينة والمراقبة والتفتيش لهياكل اإليواء‬

‫العقوبات اإلدارية في نفس الفترة فقد وصلت‬

‫تنفيذ بنود هذه االتفاقية والتي تم رفعها‬

‫والمجالس‬

‫المادة ‪ 72‬من القانون ‪ 99/01‬المحدد للقواعد‬

‫‪ 2003‬إلى سنة ‪ 2010‬إلى ‪ 277‬تدخال‪ ،‬أما عدد‬

‫الوقت تبين أن هناك مشاكل موضوعية تعيق‬

‫إلى اإلدارة المكلفة بالسياحة‪ ،‬وهو أمر حتمي‬ ‫ً‬ ‫بناء‬ ‫تلغي إمكانية إرساله كذلك إلى القضاء‪،‬‬

‫وسحب رخصة استغالل فندق «إمدغاسن»‬

‫ووكاالت السياحة واألسفار بالوالية من سنة‬

‫أفضل بكثير مما هو عليه اليوم‪ ،‬إال أنه وبمرور‬

‫‪ ،2025‬إطارا مرجعيا لرؤية بعيدة المدى للقطاع‬

‫التالي «تصدر العقوبات من السلطة المكلفة‬

‫في نفس السنة‪ ،‬ولقد وصلت حصيلة عمليات‬

‫التأكيد على األهمية الكبيرة للقطاع وما يمكن‬

‫ب‪ 611‬غرفة‪ ،‬وهو ما يعادل ‪ 1178‬سريرا أي‬

‫‪ 23‬أفريل ‪ 2006‬إنشاء لجنة والئية تقنية تتكفل‬

‫بترقية ومتابعة مؤسسات مصغرة في مجال‬

‫السياحة‪ ،‬ولقد باشرت هذه اللجنة مهامها منذ‬ ‫تنصيبها بإعداد النظام الداخلي والمصادقة‬ ‫عليه‪ ،‬إلى جانب القيام بالعمل التحسيسي‬

‫التوجيهي للتهيئة السياحية لوالية باتنة آفاق‬ ‫باألوراس‪ ،‬دون أن ننسى الدور الرئيسي‬

‫والفعال‬

‫للمجموعات‬

‫المحلية‬

‫المنتخبة في تكثيف الجهود لجلب أكبر قدر‬

‫من السياح‪.‬‬

‫ختاما نقول بأن قطاع السياحة بوالية باتنة‬

‫يشهد تطورا وانتعاشا إلى حد يبدو مرضيا‪،‬‬ ‫ً‬ ‫بناء على المجهودات الحثيثة والمبذولة‬ ‫وذلك‬

‫وكذا البرامج الطموحة والمسطرة من طرف‬ ‫السلطات المحلية‪ ،‬قصد النهوض الفعلي بهذا‬ ‫القطاع الحيوي الهام‪ ،‬غير أن هذا مشروط‬ ‫بإتباع إستراتجية تنموية سياحية مستدامة‬

‫ترتكز أساسا على استغالل واستثمار مختلف‬ ‫الثروات‬

‫السياحية‪،‬‬

‫الثقافية‪،‬‬

‫الطبيعية‬

‫والحرفية التي تزخر بها الوالية‪ ،‬وذلك في‬ ‫إطار األهداف الكبرى التي يقررها المخطط‬

‫التوجيهي للتهيئة السياحية الذي سبقت‬

‫اإلشارة إليه‪.‬‬

‫تﻌﺰية‬ ‫يتقدم طاقم باتنة آنفو بتعازيه‬ ‫إلى زميلهم العربي بولبينة اثر‬ ‫وفاة أخيه‬ ‫إنا لله وإنا إليه ﯨراجعون‬

‫الجواري عبر مختلف وسائل اإلعالم السمعية‬ ‫والمكتوبة‬

‫وكذا‬

‫عبر‬

‫مختلف‬

‫الحمالت‬

‫التحسيسية المنظمة عبر الدوائر والبلديات‬

‫‪ | 8‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫ א א א א   א א א‬

‫‪ÚÓ�aäβa@Ú��˚æa‬‬

‫‪Úœb‘r€aÎ@Êω–€aÎ@‚Ï‹»‹€‬‬

‫‪FASAC‬‬

‫ﻟﻨﺠﻌﻞ ﻣﻦ ‪ 2011‬سﻨة ﺧﻀراﺀ‬

‫ א אא א‬ ‫ﻟﻨرﻓﻊ اﻟتﺤﺪﻱ ﻭﻧﻐرﺱ ﻣليون ﻭﻧﺼﻒ ﻣليون ﺷﺠرﺓ‬

‫‪www.faSac.oRG‬‬

‫جويلية ‪9 | 2011‬‬


‫بعد صدور مؤ َّلف‪« :‬أوراس‪ ،‬عش أرض الشاوية»‬

‫للجبال أن تبتهج بكتابها‬ ‫الجميل‬

‫برقادي نور الدين‬

‫ّ‬ ‫ضم خمسة مثقفين‬ ‫نتج عن لقاء فريق عمل‬ ‫ّ‬ ‫يعرف‬ ‫كتاب ضخم يمكن اعتباره تحفة فنية‬

‫شيليا‪ ،‬بلزمة‪ ،‬تابردقة‪ ،‬جمينة‪ ،‬تكوت‪ ،‬منعة‪،‬‬

‫أمنطان‪ ،‬تيمقاد‪ ،‬لمباز‪ ..‬ولم يغفل العمل صور‬

‫بمنطقة األوراس من مختلف النواحي‪ ،‬وذلك‬

‫األشجار‪ :‬األرز‪ ،‬الزيتون‪ ،‬المشمش ‪...‬‬

‫مميزة من بالد الشاوية‪.‬‬

‫هذا العمل‪ ،‬إال أنه يمكن تسجيل بعض النقائص‪:‬‬

‫من خالل بورتريهات وصور ألسماء وأمكنة‬

‫الكتاب يعد ثمرة عمل دام ثالث سنوات من‬ ‫البحث النظري والعمل الميداني بواليات‪ :‬باتنة‪،‬‬

‫خنشلة‪ ،‬أم البواقي‪ ،‬بسكرة‪.‬‬

‫جاء هذا المؤلف في ‪ 303‬صفحة من القطع‬

‫محمد مرداسي‪ ،‬الروائي عبد العزيز فراح‪،‬‬

‫الفنان التشكيلي العالمي رشيد قريشي ‪...‬‬

‫ـ أمكنة عديدة أغفلها الكتاب‪ :‬عين البيضاء‪،‬‬

‫ورغم الجهد الكبير الذي بذل في سبيل إنجاز‬

‫مسكيانة‪ ،‬عين زعطوط ‪...‬‬

‫ـ والية أم البواقي‪ :‬لم تنل حقها من االهتمام‬

‫الصورة النمطية التي تربطها بالماضي فقط‪،‬‬

‫مثل بقية الواليات‪.‬‬

‫ـ أسماء بارزة لم يذكرها الكتاب‪ :‬المطرب جمال‬ ‫صابري‪ ،‬الباحث في اللسانيات األمازيغية‬

‫الكتاب يقدم صورة مغايرة لألوراس‪ ،‬غير‬

‫فالصورة الجديدة التي يقدمها الكتاب قريبة‬ ‫من حقيقة األوراس‪.‬‬

‫الكبير‪ ،‬من تأليف‪ :‬الكاتبة نادية بوسلوة‪،‬‬ ‫الروائي رشيد مختاري‪ ،‬الكاتب الفرنسي فيليب‬

‫تيرياز‪ .‬نسق العمل المهندس عزالدين قرفي‪،‬‬ ‫المدير العام لمنشورات الشهاب بالجزائر‪ ،‬وهي‬

‫المنشورات التي صدر عنها الكتاب بالتعاون مع‬

‫جمعية أصدقاء مدغاسن‪ .‬أما الصور‪ ،‬فهي من‬ ‫إبداع المصور الفوتوغرافي قيس جياللي؛ إذ‬

‫جاءت صور األشخاص باألبيض واألسود‪ ،‬أما‬

‫صور األمكنة فهي ملونة‪.‬‬

‫من أهم المواضيع التي تحدث عنها الكتاب‪:‬‬ ‫ّ‬ ‫لكتاب من أوراس‪ :‬الروائي‬ ‫‪ -1‬بورتريهات‬ ‫والقاص الهاشمي سعيداني‪ ،‬الروائية يمينة‬

‫مشاكرة‪ ،‬الباحث في األدب الشعبي محمد‬ ‫الصالح ونيسي‪ ،‬الروائية والشاعرة نصيرة‬

‫بلولة‪ ،‬الكاتب عبد الرحمان بن ديحة‪ ،‬الروائي‬ ‫والمطرب مسعود نجاحي‪ ،‬الشاعرة آنا غريكي‪،‬‬

‫الشاعرة‬

‫مليكة‬

‫تابليت‪،‬‬

‫فاكيهاني تبرماسين‪..‬‬

‫الباحث‬

‫اللغوي‬

‫‪ -2‬بورتريهات لفنانين من عالمي الغناء والفن‬

‫التشكيلي‪ :‬المطرب عيسى براهيمي‪ ،‬المطربة‬ ‫والروائية ديهيا‪ ،‬المطربة حورية عيشي‪،‬‬

‫الملحن والسيناريست سليم سوهالي‪ ،‬المطرب‬ ‫والملحن نواري نزار‪ ،‬المطرب عبد الحميد‬

‫بوزاهر‪ ،‬الرسام الشريف مرزوقي‪ ،‬الرسام‬ ‫بلقاسم بوطبة‪ ،‬النحات محمد دماغ‪ ،‬المطرب‬

‫علي الخنشلي ‪ ...‬كما تحدث الكتاب عن أسماء‬

‫أخرى من مجاالت متعددة‪ :‬المقاومة‪ ،‬األشغال‬

‫العمومية‪ ،‬الحركة الجمعوية‪ ،‬اإلصالح الديني‪،‬‬ ‫الحرف‪ ،‬الهوايات‪...‬‬

‫‪ -3‬صور ألمكنة‪ :‬غوفي‪ ،‬مشونش‪ ،‬القنطرة‪،‬‬

‫‪ | 10‬سبتمبر ‪2011‬‬

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‫ﺣﺴاﻥ بوﺯيدي‬

‫باتنة بين اإلﺧتناﻕ والدوﺩان‬ ‫والقشابية‬

‫صحيح أن مدينة باتنة هي خامس مدن‬

‫أو للتنزه رفقة أطفالك ستجد نفسك تدخل‬

‫أن البلدية خرجت علينا ببعض اإلجراءات‬

‫النصف مليون نسمة مثلما قيل لنا قبل عشرين‬

‫مثلما تقتضي األعراف والقوانين لكن في‬

‫لتخفيف الضغط لكن ذلك لم يحل المشكلة‬

‫الجزائر من حيث عدد السكان الذي قارب اآلن‬

‫سنة وصحيح أيضا أن باتنة كبرت ما شاء‬

‫هللا بالطول والعرض وأن أحياء جديدة نبتت‬ ‫في أطرافها لم تكن موجودة قبل عشريتين‬ ‫في المقابل زاد عدد الطرقات عند مداخل‬ ‫ومخارج المدينة وارتفع عدد السيارات إلى‬

‫أضعاف مضاعفة لكن في مقابل كل هذا زادت‬ ‫عصبية السائقين وارتفع ضغط دم المواطنين‬ ‫والمشاة وكل من يدب على هذه األرض بسبب‬

‫المشاكل الكبيرة التي يصادفونها يوميا وعلى‬ ‫مدار السنة‪ ،‬كلنا على األعصاب‬

‫بداية من‬

‫سائق السيارة إلى المواطن العادي و التالميذ‬

‫إلى المير والمسؤولين‪ ،‬أصحاب المركبات‬ ‫يشتكون من رداءة الطرقات والممهالت التي‬ ‫تنبت يوميا بمختلف األحياء دون مقاييس‬

‫قانونية والمواطنون غاضبون من اصحاب‬ ‫السيارات الذين ال يحترمون قوانين السير‬ ‫و»عافسين على الكود» والمير ما عندو مايدير‬

‫في ظل هذه الخالوطة هل يرمم الطرقات أم‬

‫يراقب السيارات الحارقة لكل شيء أم يعيد‬ ‫تدريس المواطنين الثقافة المرورية‪ ،‬هذا‬

‫يمسح في هذا ومالقيناش «رأس الخيط»‪،‬‬ ‫وأنت تتجول في المدينة لقضاء حوائجك‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫في « معمعة« كبيرة هل تمشي على الرصيف‬ ‫هذه الحالة األرصفة كلها مشغولة بالسلع‬

‫والخضارة والشواية والمشردين والمتسولين‬ ‫فأين المفر؟ عليك اآلن أن تجازف بالسير في‬

‫الطريق وهنا ستتصادم دون شك مع أصحاب‬ ‫السيارات وتسمع ماال يرضيك ‪ ,‬وحتى وإن‬

‫كنت صاحب سيارة فإنك لن تجد مكانا شاغرا‬ ‫لركنها جانبا ألن كل األرصفة تم خصخصتها‬ ‫لصالح أصحاب الهراوات الذين لن يرحموك إذا‬ ‫مار فضت التسديد ولكن متى يفكر مسؤولونا‬ ‫في استرجاع هذه األرصفة التي تدر الماليين‬

‫أو كراءها على األقل لصالح هؤالء الشباب‬

‫والكل يستفيد أو بناء موقف كبير ومحترم‬ ‫يليق بمدينة في حجم باتنة زادت بها حظيرة‬ ‫السيارات باألالف بعد تسريح البيع بالكريدي‬

‫من طرف البنوك في السنوات األخيرة فتقريبا‬ ‫لكل عائلة سيارة على األقل‪ ،‬ثم من يراقب‬

‫المواطنين الذين ينشؤون يوميا ممهالت قرب‬ ‫منازلهم في كل األحياءوعلى «قوسطوهم»‬ ‫هي بحجم الجبال حتى أصبح لكل بيت‬

‫دودان ودون أدنى معايير إال بمعيار ومقياس‬ ‫«الماصو»؟ أغلب األراء المرصودة أكدت أن‬ ‫الحالة تخلطت فعال « الداب راكب مواله» رغم‬

‫كاألولوية لليسار في ملتقيات الطرق بالمدينة‬ ‫بعد‬

‫اصطدامنا‬

‫بإشكالية‬

‫حافالت‬

‫النقل‬

‫الحضري التي خنقتنا هي األخرى وأصبحت‬

‫عالة حقيقية على حركة المرور بوسط المدينة‬ ‫‪ ,‬نعم إن المواطن الباتني يعيش الكابوس‬ ‫يوميا وهو يخرج كل صباح من بيته راجال‬

‫كان أم سائقا ‪ ,‬طالبا أو تلميذا وحتى «حواسا»‬

‫الجميع يعيش على وقع الحصة الكوميدية‬ ‫الناجحة لسنوات الثمانينيات «أعصاب وأوتار»‬

‫فإلى أين نحن ذاهبون ؟ وحتى القانون الجديد‬

‫للسيارات لم يلقى اإلجماع بسبب القشابية‬

‫والبرنوس ألن مواده مطاطية وكل واحد‬

‫يفهمها كيما يحب ‪.‬‬ ‫آخرالكالم ‪:‬‬

‫أيها المسؤولون والباحثون والمختصون رجاء‬ ‫ابحثوا لنا عن الحلول فالمدينة تختنق وتكاد‬ ‫تنفجر ألن بعد عشر سنوات من اآلن ال أعتقد‬

‫أن سيارة واحدة تستطيع السير مترا واحدا‬ ‫بقلب المدينة وال أظن أن مواطنا سيقدر على‬

‫مقاومة اإلكتظاظ والزحام وقد يضرب عن‬ ‫الخروج من بيته من يدري فكل شيئ ممكن‬ ‫سنة ‪. 2020‬‬

‫سبتمبر ‪11 | 2011‬‬


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2011 ‫ | جوان‬12


‫اإلسالم و تربية النشئ‬ ‫محمد أمداح‬

‫أطوار حياة الطفولة‬

‫األمانة‪.‬‬

‫في ما أباله وعن ماله من أين اكتسبه وفيما‬

‫تبدأ هذه األطوار من سن السابعة الى السن‬

‫قال عليه الصالة والسالم «عليكم بالصدق‬

‫أنفقه وعن عمله ماذا عمل فيه «أخرجه البزار‬

‫أوال‪ :‬سبع سنين ملك وأمير‪ ،‬ثانيا‪ :‬سبع سنين‬

‫الجنة وما يزال الرجل يصدق ويتحرى الصدق‬

‫فالشباب إذا بلغ منهم سن الحادية و العشرين‬

‫الواحد والعشرين‪.‬‬

‫خادم وأسير‪ ،‬ثالثا‪ :‬سبع سنين وزير ومشير‪.‬‬

‫قال عليه الصالة والسالم‪« :‬العبه سبعا وأدبه‬

‫سبعا وصاحبه سبعا ثم اجعل حبله على غاربه»‬

‫فان الصدق يهدي إلى البر وإن البر يهدي الى‬

‫حتى يكتب عند هللا صديقا وإياكم الكذب فان‬

‫الكذب يهدي إلى الفجور وان الفجور يهدي إلى‬ ‫النار وما يزال الرجل يكذب ويتحرى الكذب‬

‫وقال بعض الحكماء من أدب ولده صغيرا‬ ‫ُسر به كبيرا وقيل ايضا اإلنسان بآدبه ال بزيه‬

‫الحفظ على األمانة من صفات المؤمنين ‪.‬‬

‫ففي الحديث الشريف بين عليه السالم‬

‫راعون «المؤمنون ‪.8/‬‬

‫كيفية متابعة األوالد في كل مراحل العمر‪.‬‬

‫الكذب هذا حالل وهذا حرام لتفتروا على‬

‫وثيابه‪.‬‬

‫األسلوب األمثل الذي يطالب به الوالدان في‬

‫حتى يكتب عند هللا كذابا» رواه مسلم‪ .‬كما أن‬

‫وفي تكوين شخصيته وسلوكه االجتماعي‬ ‫والعكس لو لقي القسوة والبغض واإلهمال‪،‬‬ ‫سيصبح إنسانا منحرفا في تفكيره وسلوكه‪،‬‬

‫وفي المرحلة الثانية التي تبدأ من السابعة‬

‫وتنتهي بسن الرابعة عشرة هنا قد بلغ الطفل‬ ‫سن التمييز وتبدأ قدراته العقلية والبدنية في‬

‫التعبير ففي هذه المرحلة يحتاج الى التأديب‬

‫والتهذيب وهنا تقع المسؤولية االولى على‬ ‫الوالدين كما أن المدرسة لها دور في التكوين‬ ‫التربوي والتعليمي ومن اهم هذه التربية‬

‫غرس القيم الوطنية وتعليمه الصالة وتدريبه‬

‫على آدائها منذ الصغر فإذا واظب عليها سيبقى‬

‫محافظا على آدائها في كل مراحل حياته‪.‬‬

‫قال عليه الصالة والسالم « مروا أوالدكم‬ ‫بالصالة لسبع واضربوهم عليها لعشر وفرقوا‬

‫بينهم في المضاجع»‪.‬‬

‫ال يفلحون متاع قليل ولهم‬

‫صفة المؤمنين و المؤمنات‪.‬‬

‫ومن أنواع الصدق صدق الوعد الذي يعتبر‬ ‫من الصفات الحميدة التي يجب ان يتحلى بها‬

‫المرء الن من طبيعة االنسان الولوع بالتقليد‪.‬‬ ‫قال بعض الحكماء ‪:‬‬

‫ال تسأل عن المرء‬ ‫فكل قريــــــــــن‬

‫واسال عن قرينه‬

‫بالمقارن يقتـــدي‬

‫والخالصة يجب أن نعود أوالدنا على قول‬ ‫الصدق واجتناب الكذب و مخالفة الوعد التي‬ ‫تسبب ضعف الشخصية التي ال يرجى منها‬

‫الخير و تسبب ضياع الوقت على من عاهدناه‬

‫وتزرع النفور والكراهية للمخالفين للعهد‪.‬‬

‫وقد وصف الرسول صلى هللا عليه وسلم صفة‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫‪Fondation Auressienne‬‬ ‫‪des Sciences, Arts‬‬ ‫‪et Culture‬‬

‫‪FASAC‬‬

‫من خالف العهد بالمنافق فقال ‪»:‬آية المنافق‬

‫ثالثة‪ ،‬إذا حدث كذب وإذا وعد أخلف وإذا‬ ‫اؤتمن خان «‪.‬‬

‫وبعد هذه المراحل يجب أن‬

‫نحرس كل‬

‫بأيدي أبنائهم في التوجيه السليم واإلرشادات‬

‫األوالد الصدق في القول و المحافظة على‬

‫واليه أنيب وهو رب العرش العظيم‪.‬‬

‫وانتم تعلمون «األنفال ‪ .27 /‬فحفظ األمانة من‬

‫أكبادنا‪.‬‬

‫التوجيهات السليمة التي يجب أن يلقن بها‬

‫الحياة العامة‪.‬‬

‫ال تخونوا هللا والرسول وال تخونوا أماناتكم‬

‫ومن األكيد فان االنحرافات يظهر البعض‬

‫الحكيمة حتى يعبروا هذا الطريق الشاق‪ ،‬ومن‬

‫ديننا اإلسالمي‪ ،‬واالسالم قد اهتم بالشباب‬

‫عذاب اليم‬

‫الحرس في اإلعتناء بكفالة األبناء وتربيتهم‬

‫منها أثناء المراهقة فعلى الوالدين أن يأخذوا‬

‫هو األهم من مناهج التربية السليمة كما عرفه‬

‫وقال تعالى»وال تقولوا لما تصف ألسنتكم‬

‫والمالطفة والحنان فهو ال يزال اليعقل شيئا‬

‫في التأثير على سلوكه في مستقبل حياته‬

‫ومن هنا الخوف عليه بعد هذه المرحلة‪ ،‬هذا‬

‫وفي الختام ‪ ،‬ما توفيقي اال بالله عليه توكلت‬

‫«النحل‪ .116-117/‬وقال أيضا «يا أيها الذين آمنوا‬

‫الحسن في هذه المرحلة من عمره بالغة‬

‫و التوجيه الصالح و تسلح بالعلم و اإليمان‬

‫قال هللا تعالى «والذين هم ألماناتهم وعهدهم‬

‫المرحلة األولى تنتهي ببلوغ احدى االبنين سن‬

‫وال يقدر على التمييز ومع ذلك فان السلوك‬

‫يكون قد استوى حظه من التأديب والتهذيب‬

‫اهتماما كبيرا وأتاح له الفرصة للمشاركة في‬

‫هللا الكذب ان الذين يفترون على هللا الكذب‬

‫السابعة في هذه المرحلة يحتاج الى المداعبة‬

‫والتبراني عن معاذ ابن جبل‪.‬‬

‫على الوجه الشرعي مراعاة ألمانة فلذات‬ ‫قال رسول هللا صلى هللا عليه و سلم «لن‬

‫‪Pour‬‬ ‫‪un Aurès‬‬ ‫‪Vert‬‬

‫تزول قدما عبد يوم القيامة حتى يسأل عن‬ ‫أربع خصال ‪:‬عن عمره في ما أفناه وعن شبابه‬

‫سبتمبر ‪13 | 2011‬‬


‫رﺏ صدفة‪...‬‬ ‫ﹼ‬

‫ميﻠـود قـد‪‬ور‬

‫ـن كابـن آدم ‪،‬‬ ‫يقول جودت سعيد في كتابه ‪ُ :‬ك ْ‬ ‫ص‪ ( 129/‬الحق ليس تابعا لتصوراتك الذهنية‬

‫‪ ،‬وال عبرة بما في ذهنك إذا لم يستند إلى‬ ‫أدلة في الواقع ‪..‬ال ُم ّ‬ ‫عو َل على ما في األذهان‬ ‫ّ‬ ‫المعول عليه هو المصير‬ ‫من تصورات ‪ ،‬وإنما‬

‫والعواقب ‪ ،‬فإن لم يكن لك علم بالعواقب ‪ ،‬فال‬ ‫علم لديك ‪ ،‬وإن كنت ال تعلم العواقب فال ّ‬ ‫تدع‬ ‫امتالك العلم ‪).‬‬

‫لقد كان بإمكانه أن يقول ببساطة ‪ :‬إذا كانت‬ ‫ِه َّمـتـك في العلم ال تكفيك لكي تجد لك‬ ‫مكانا في الواقع فال ّ‬ ‫تدع امتالك العلم ‪ ،‬بل‬ ‫َ‬ ‫حجر نـُ ِق ْ‬ ‫َّ‬ ‫شت على وجهك‬ ‫مجرد‬ ‫حينئذ‬ ‫أنت‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫تجاعيد بدائية ال يكفيك ما تحمل من معنى‬ ‫َ‬ ‫فتر عن مكانك !! ولكنه اتخذ‬ ‫ْ‬ ‫كي تـَتـ َ‬ ‫زحزح قيد ٍ‬ ‫لذلك دربا ملتوية ‪ .‬أدلة في الواقع َيست ِن ُد عليها‬

‫علم العواقب؟! مَ ْن ِمـن الناس يملك ذلك ؟‬

‫فهذا محمد رسول هللا صلى هللا عليه وسلم‬ ‫َّ‬ ‫يتغمدني هللا برحمته[ ( رواه‬ ‫يقول ‪ ] :‬إال أن‬

‫البخاري ومسلم )‪ .‬وما زال القرآن يذكرنا حتى‬ ‫ال نـ َ ْن َج ّـر وراء سراب ‪]] :‬وما تدري نفس ماذا‬

‫تكسب غدا وما تدري نفس بأي أرض تموت [[‬ ‫لقمان ‪ . 34/‬فماذا بقي لجودت سعيد ؟!‬

‫أمَ ا كان يجدر به أن يقول ‪ :‬إن مصير اإلنسان‬ ‫وعاقبة أمره نتيجة حتمية لتصوره ‪ ،‬أصاب‬

‫من أصاب ‪ ،‬وأخطأ من أخطأ ‪ ،‬ألن اإلنسان‬ ‫َّ‬ ‫ّ‬ ‫أي‬ ‫الن ْجديـن وإليه َيـرجع االختيار‬ ‫ُهـدي‬

‫الفساد الذهني وضرب من الزيغ التصوري ‪،‬‬

‫لنا الكاتب األميركي ‪ ،‬إدوارد كورنيش‪ ،‬في‬

‫وإن‬ ‫اإلنسان من التصور هو بمثابة قـتله‪!!..‬‬ ‫ّ‬ ‫وإبراز في‬ ‫كل ما وصل إليه اإلنسان من َبـيان‬ ‫ٍ‬ ‫ُ‬ ‫يستعمل‬ ‫واقعه من آالت وأدوات ووسائل مما‬

‫ُ‬ ‫تحص ُل األحداث بالصدفة‬ ‫على العالم ‪ ،‬لهذا‬

‫العلمية معروف جيدا ‪ :‬لقد كان مهندس‬

‫المعلومات معها ‪ ،‬كل ذلك بدأ في ذهنه كتصور‬

‫مصادر التشويش على خطوط الهاتف عندما‬

‫من عداه فارغ الذهـن‬ ‫حينما يحكم على ّ‬ ‫أن ْ‬ ‫إن تجريد ذهـن‬ ‫من أي تصور ُم ْج ٍـد وصحيح‪ّ .‬‬

‫ُ‬ ‫وتبادل‬ ‫‪ ،‬وصوال إلى مخاطبة معادن األرض‬

‫« حسن « عبر القرون ‪ ،‬وما دام اإلنسان يخطئ‬ ‫كما يصيب ‪ ،‬فإن ما يسميه الكاتب « علم‬

‫المصير وعلم العواقب» الذي كما يقول ‪ ،‬يبقى‬

‫واحدا من االثنين فهو في نظره إنسان صالح‬ ‫‪ ،‬أي أن وجوده ال يتعدى مساحة تصوره لنفسه‬

‫‪ ،‬هذا التصور الذي بواسطته يلغي التصور عند‬

‫اآلخرين ‪ ،‬يجيزه ويستحسنه لنفسه ‪ ،‬ويرفضه‬

‫ويستقبحه عند اآلخرين ‪..‬؟! ولكن ‪ ،‬أليس من‬ ‫أن ُيـصدر اإلنسان أحكاما مطلقة‬ ‫قسوة القلب ْ‬ ‫كأن يقول ألخيه ‪ :‬أنت صالح أو أنت فاسد ‪.‬‬ ‫‪،‬‬ ‫ْ‬ ‫أو أن يضع له منهاجا لحياته ُيلزمه به ويحمله‬ ‫عليه كأنه ملك يمينه ؟!! أليس هذا من قبيل‬

‫في إطالق علم فلك الراديو ‪ .‬وحتى داخل‬

‫المختبرات العلمية ‪ ،‬كثيرا ما ُتعطي الصدفة‬ ‫ِّ‬ ‫تلميحات لمفاتيح يحتاج إليها الباحثون لحل‬ ‫ٍ‬

‫وال يمكن أن تقع المصائر والعواقب إال في‬

‫تدري إن كنت ستنهيه قبل أن يحل أجلك ‪،‬‬ ‫ُ‬ ‫تجده في غالب األحيان وقـد بلغ‬ ‫وإن أنهيته‬ ‫ْ‬

‫الكتشاف‬ ‫‪ .‬وربما كان أفضل مثل معروف‬ ‫ٍ‬ ‫حصل بالصدفة كان في مستشفى سانت‬

‫عالم الغيب ‪ .‬فإن كل عمل وأنت تقوم به ‪،‬‬ ‫َ‬ ‫وضعت له هدفا وتصورت له نتيجة ‪ ،‬ال‬ ‫قد‬

‫بك نتيجة غـيـرَ ما كنت تتصور وال ما كنت‬ ‫ٍ‬ ‫ٌ‬ ‫خاضع بـ ِ َو ْعي أو بغير‬ ‫ألن اإلنسان‬ ‫تخطط ‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫ْ ٍ‬ ‫وعي الكتساب المعلومات والمعارف ‪ ،‬فيختار‬

‫بوعي ما شاء ويرفض ما شاء ‪ ،‬إال أن ِل َو ْعيه‬

‫‪ ،‬حالة إصابة الحق أو حالة الوقوع في الخطأ‬ ‫‪ ،‬وال ُمعـين لﻺنسان في اختياره إال ما في‬

‫صالح وفاسد‪...‬وال يعـدو جودت سعيد أن يكون‬

‫اكتشف أنها تأتي من مجرة درب التبانة ‪ .‬وهذا‬ ‫ً‬ ‫االكتشاف ‪ ،‬الذي لم يكن ُمتـ َوقـ ً‬ ‫أبدا ‪ ،‬تسبب‬ ‫عا‬ ‫َ َّ‬

‫باستخدام درجات الجليد المتدنية جدا لم‬

‫مسني السوء[[(األعراف‪)188/‬‬

‫وجود اتفاق بين العقالء على أن ما اصطلحوا‬

‫ألن اإلنسان في حد ذاته ينقسم إلى فئتين ‪:‬‬

‫الهاتف كارل يانسكي يحاول أن يحدد‬

‫الذين كانوا يحاولون الوصول إلى طريقة‬

‫النجدين يقتفي ‪ ،‬وهذا االختيار أو ذاك يولد‬

‫ذهنه من تصور لمصيره في العاجل واآلجل ‪.‬‬

‫باستمرار ‪ .‬ودور الصدفة في االكتشافات‬

‫بدونه اإلنسان ال علم لديه ‪ ،‬مجرد فراغ في‬ ‫ذهنه ومَ قـنـ ٌ‬ ‫أة فكرية ‪ ..‬وهذا الرسول الكريم‬ ‫ْ َ‬ ‫صلى هللا عليه وسلم ‪ ،‬يخاطبه ربه قائال‪ ...]]:‬و‬ ‫ُ‬ ‫ُ‬ ‫الستكثرت من الخير وما‬ ‫كنت أعلم الغيب‬ ‫لو‬

‫الباطن عمل ال يتوقف عـن تلقي المعلومات‬ ‫بعيدا عن ْ‬ ‫اكتشاف‬ ‫إدراك اإلنسان ‪ ،‬وكم من‬ ‫ٍ‬

‫في ذهنه كتصور « حسن « في كلتا الحالتين‬

‫كتابه ‪ ،‬استكشاف المستقبل حين يتكلم عن‬ ‫ً‬ ‫جدا‬ ‫الصدف‪ ( :‬يمتلك البشر سيطرة محدودة‬

‫استهداف‬ ‫سابق تخطيط أو‬ ‫تـ َ ّم لﻺنسان دون‬ ‫ٍ‬ ‫ِ‬ ‫‪ ،‬فيعزو حدوث ذلك إلى ﱡ‬ ‫الص ْدفة ‪ .‬وال شك في‬ ‫ٌ‬ ‫كيان ال بد موجود‬ ‫على تسميته بالصدفة‬ ‫ّ‬ ‫حواس اإلنسان ‪ .‬ولكن‬ ‫ال ترقى إلى مستواه‬

‫ّ‬ ‫حواس بل ليس مجرد‬ ‫اإلنسان ليس مجرد‬

‫وعي ذو إرادة يحيا على االختيار ولكنه كومة‬ ‫َ‬ ‫مود َعة في غياهب‬ ‫ذات شأن من أسرار فطرية‬

‫الوعي الباطن لﻺنسان تتفاعل من تلقاء‬ ‫نفسها مع مثيالتها في الكون فتعطي لﻺنسان‬ ‫ما يحتاجه مما به تستقيم حياته ؟!! ووعي‬ ‫اإلنسان الباطن ‪ ،‬يقول لنا الخبراء بأنه يشغل‬ ‫حيّ زا أكبر بتسع ّ‬ ‫ات من الوعي الظاهر كجبل‬ ‫مر ٍ‬

‫الجليد ما يطفو منه على السطح جزء هين‬

‫حين يقارن بالمغمور منه تحت الماء ‪ .‬يقول‬

‫‪ | 14‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫المعضالت التي يعملون عليها ‪ .‬فالباحثون‬

‫للحفاظ على خلية السائل المنوي لﻺنسان‬ ‫يكونوا محظوظين إلى أن اختلطت بالصدفة‬ ‫ُ‬ ‫غيرمتوقع‬ ‫عينة مع الغليسرول وأعطت نجاحا‬

‫ماري في لندن ‪ ،‬حيث كان الباحث ألكسندر‬ ‫فلمنغ قد الحظ أن بكتيريا ستافيلوكوكس ــ‬ ‫ُ‬ ‫تنم قرب التراب العضوي‬ ‫كان قد زرعها ــ لم‬

‫ّ‬ ‫المسمى بنسيليوم ‪ ،‬كان قد وقع بالصدفة في‬ ‫زريعة البكتيريا ‪ .‬وقد أدت هذه المالحظة إلى‬

‫اكتشاف البنسلين وتسببت في تطوير العديد‬ ‫من عقاقير مماثلة ضد الجراثيم ‪ .‬وللصدفة‬ ‫أهمية في البحث العلمي ‪ ،‬ألن العلماء غالبا ال‬

‫يعرفون بدقة أين يجدون ما يبحثون عنه) ‪.‬‬ ‫هذه هي حقيقة العلم عند اإلنسان ‪ ،‬تكاد تكون‬ ‫النتائج فيها وليدة الصدفة أي ال دخل إلرادة‬

‫اإلنسان في استحداثها ألنه يتعامل في بحثه‬ ‫عن الحقيقة باألجزاء والفروع وليس بالكليات‬ ‫‪ ،‬فال يمكن أن يعلم العواقب أو النتائج ‪ .‬وال‬

‫يمكن للصدفة أن تأتي من العدم ‪ ،‬فالعدم ليس‬ ‫مما ُس ِّخر لﻺنسان استغالله أو االستفادة منه ‪،‬‬ ‫بل اإلنسان ُس ِّخر له ما في السماوات واألرض‬ ‫‪ ،‬أي ما يحتويه هذا الملكوت من موجودات‬

‫يستطيع وعيه الباطن التنسيق بينها وبين ما‬ ‫ّ‬ ‫اللدني الذي تلقاه آدم‬ ‫يحمله من ذاك العلم‬ ‫ّ‬ ‫وعلم آدم األسماء كلها[[‬ ‫عليه السالم من ربه ‪]]:‬‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫ْ‬ ‫تعلقت همة اإلنسان بما وراء النجم‬ ‫‪ .‬إنه كلما‬ ‫ُ‬ ‫ْ‬ ‫أدركته ‪ .‬وال يزال المدد يصل اإلنسان المحتاج‬

‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫قي‬ ‫التطور‬ ‫الذي يع ِّبر عن احتياجه إلى‬ ‫والر ّ‬ ‫بالعلم والبحث في تثوير ما بين يديه ّ‬ ‫مما يعي‬ ‫من ظواهر الخلق ‪ ،‬فتنكشف له «صدفة» أسماء‬ ‫ّ‬ ‫ومسميات من كل ما نرى من أشكال اإلضافات‬ ‫ُ‬ ‫التي يزدحم بها عالم الشهادة فيسعد بها أو‬

‫يشقى !! فأين ما يزعم الكاتب من إحاطة‬ ‫اإلنسان علما بالمصائر والعواقب وهو الذي ال‬ ‫ّ‬ ‫مدعو فعال‬ ‫يدري حين يضحك أو يبكي إن كان‬ ‫ّ‬ ‫للضحك أو البكاء وليس من مثال أدق في‬

‫على الماضي والمستقبل لصاحبه ‪ ،‬ويرافق‬ ‫الماضي ّ‬ ‫تنقل صاحبه من هناك ‪ ،‬يتفاعل حسب‬

‫الحاجة مع الحاضر الذي ال يتجاوز كما سلف‬ ‫وعي اإلنسان بوجوده ‪ ،‬بما في ذلك العناصر‬

‫الضرورية لذلك الوجود ‪ .‬ويبقى اإلنسان جزء‬ ‫من هذا الكون المملوك لخالقه المسيّ ر من ِقبله‬

‫أن اإلنسان قد يغدو ويروح في‬ ‫حتى ال‬ ‫نضن ّ‬ ‫ّ‬

‫اإلنسان من ضمن النعم التي وهبها هللا إياه‬

‫ّ‬ ‫تجلى‬ ‫أن ما غاب عن حواسه أعظم مما‬ ‫يجهل ّ‬

‫من اإلنسان ‪ ،‬أنها تعني العشوائية ‪ .‬واإلنسان ال‬

‫الرهيب المترامي حوله في الماضي والمستقبل‬ ‫أن يحتمي‬ ‫وإدراكه لحاضره ‪ .‬إنه أجهل من ْ‬

‫للحماية ‪ ،‬فطرة ال يحيد عنها ‪ .‬ولذلك منح‬

‫بيـّن هللا له في القرآن ووفقه إلى فهمه‪.‬‬ ‫قال صلى هللا عليه وسلم ‪ (:‬من كان يؤمن بالله‬

‫أبدا وقوع األحداث التي تقع بغتة ودون توقع‬

‫على حفظ المخلوق اآلدمي بإمداده بما يكفل‬

‫بوعيه اإلرادي‪ .‬أما الوعي الباطن فيحتوي‬

‫على عجزه وحيدا فوق هذه األرض شعوره‬ ‫ً‬ ‫طلبا‬ ‫المالزم له با للجوء إلى طاعة ربه وخالقه‬

‫يصيب ويخطئ دون توقف ‪ ،‬ومن ذاك حاله ‪،‬‬

‫لها ‪ .‬ولذلك تكون الصدفة نوع من حراسة أو‬

‫‪ .‬فكل ما يعيه اإلنسان ال يتجاوز حيّ ز شعوره‬

‫المعرفة بحاضره ‪ .‬ولعله أن يكون أيضا من‬ ‫ّ‬ ‫البشري الدالة‬ ‫تلك السمات الناتئة في حياة‬

‫محيطه هذا بطريقة عشوائية دون توجيه أو‬ ‫رعاية ‪ .‬ومن ّ‬ ‫أن مفهوم الصدفة ليس‬ ‫ثم ال بد ّ‬

‫تصوير ذلك من ضآلة وعي اإلنسان بوجوده‬ ‫ّ‬ ‫يتعدى شعوره بذلك الوجود المصطلح‬ ‫الذي ال‬ ‫على تسميته بالزمن الحاضر قياسا بالزمن‬

‫من هنا وأخرى من هناك تشفي غليله إلى‬

‫حماية يقوم بها الوعي الباطن في كل إنسان‬ ‫أن يكون من السمات البارزة‬ ‫له وجوده ‪ .‬ولعل ْ‬ ‫ّ‬ ‫بمجرد وعيه‬ ‫لعجز اإلنسان بالتكفل بنفسه‬

‫‪ ،‬فرصة التوبة من الفعـل السيئ ‪ ،‬فاإلنسان‬

‫ال يملك علم العواقب الكامنة في الغيب إال ما‬

‫واليوم اآلخر فليقل خيرا أو ليصمت )‪ ،‬هذا إال‬ ‫أن يكون الكاتب يعبد الكتابة كوثن‪ !!!..‬أو أن‬ ‫َّ‬ ‫يتصور أن‬ ‫يكون المستبد من ساللة فرعون ال‬ ‫ٌ‬ ‫أحد ِخالف ما يرى هو ‪.‬‬ ‫يرى‬

‫الظاهر افتقاره لحظة تلو األخرى إلى معلومة‬

‫حريق مهول يأتي على محتويات أقدم مكتبة بباتنة‬ ‫اندلع ليلة األربعاء إلى الخميس حريق مهول‬ ‫بمكتبة قرفي المعروفة والمشهورة في أوساط‬

‫الناس بوالية باتنة الواقعة بشارع االستقالل‬ ‫بجوار إذاعة األوراس بوسط مدينة باتنة‪،‬‬

‫حيث نشب الحريق بمخزن المكتبة بالطابق‬

‫األول للبناية التي تعود للعهد االستعماري‬

‫واحترق عن آخره وكان يحتوي على كميات‬ ‫كبيرة من األدوات واللوازم المدرسية إضافة‬

‫إلى كميات أخرى كبيرة من الكتب التهمتها‬

‫كلها النيران‪.‬‬

‫و كادت أن تمتد ألسنة اللهب إلى الطابق‬

‫السفلي حيث نقطة البيع التي تحتوي‬ ‫هي األخرى على كميات كبيرة من اللوازم‬

‫المدرسية والكتب ‪،‬لكن تدخل مصالح الحماية‬

‫المدنية حال دون أن تمتد ألسنة اللهب إليها‪.‬‬

‫بالطابق األرضي ووقف زحف انتقال النيران‬ ‫إلى ‪ 03‬مساكن مجاورة للمكتبة ‪.‬‬

‫وحسب مصدر من الحماية المدنية فإن‬

‫وحسب ذات المصدر فإن أسباب الحريق ال‬

‫لعملية التدخل ‪ 39‬عنصرا من الحماية المدنية‬

‫تحقيقا لتحديد أسبابه وحسب المعطيات‬

‫الحريق تزامن وموعد آذان المغرب‪ ،‬وجند‬ ‫من مختلف الرتب يتقدمهم المدير الوالئي ‪،‬كما‬

‫سخرت ‪ 11‬آلية تدخل نظرا لهول الحريق داخل‬

‫البناية التي تتربع على مساحة ‪ 380‬متر مربع ‪.‬‬

‫وقد استغرقت عملية إطفاء الحريق ساعتين‬

‫وأربعون دقيقة من الزمن بعد مجهودات كبيرة‬ ‫بذلها رجال الحماية المدنية الذين استدعاهم‬

‫الواجب المهني ولم يفطروا إلى غاية إنهائهم‬ ‫للمهمة ومكنت سرعة التدخل لمصالح الحماية‬

‫المدنية من فصل الحريق وإنقاذ المكتبتين‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫تزال مجهولة حيث فتحت الجهات المعنية‬

‫األولية المتوفرة فإنه يرجح على أن السبب‬

‫الحقيقي يرجع لشرارة كهربائية وراء اندالع‬ ‫الحريق‪.‬‬

‫ياسين عبوبو‬

‫المصدر‪ :‬جريدة النصر‬ ‫إنتقل مقر المكتبة مؤقتا إلى المبنى الجديد‬ ‫المقابل إلذاعة باتنة‬

‫سبتمبر ‪15 | 2011‬‬


‫برقادي نور الدين‬

‫ﺑﻠﺪﻳﺔ اﻟﻤﻌﺬر ﺑﺒﺎﺗﻨﺔ‬ ‫متحف الهواء الطلق‬

‫وصف الكاتب واألكاديمي الجزائري الدكتور‬

‫بلدية سنة ‪ ،1884‬وهي حاليا مقر دائرة‪ ،‬تبعد‬

‫الذي قالت عنه مجلة أخبار باتنة في عددها‬

‫(‪ 01‬مارس ‪ – )2011‬المدن الجزائرية‪ ،‬بأنها عادلة‬

‫في توزيع الحزن والقنوط والغبار والصخب‬

‫يغلب الطابع السهلي على تضاريس المعذر مما‬ ‫ساعد على زراعة الحبوب (القمح والشعير)‬

‫ّ‬ ‫تزينها جداريات ولوحات‬ ‫شوارع المدينة‬ ‫ّ‬ ‫تصور تاريخ‪ ،‬أصالة وثقافة الجزائر منذ‬ ‫فنية‬

‫هذه القاعدة يوجد االستثناء‪ ،‬ومن أمثلة ذلك‬

‫بالبلدية؛ إذ تقام بها سنويا تظاهرة «الصالون‬

‫تحف فنية بديعة اإلتقان‪ .‬وتوج كل هذا نظافة‬ ‫ّ‬ ‫مزينة‬ ‫شوارع المدينة؛ فال معنى لشوارع‬

‫سعيد بوطاجين – في حوار نشر بجريدة النصر‬

‫والخبث‪ .‬نعم هذا واقع أغلب مدننا‪ ،‬ولكن رغم‬ ‫مدينة المعذر بباتنة‪.‬‬

‫«عادت جيجيقا وتركت عقلها بالمعذر»‪ ،‬بهذه‬ ‫ّ‬ ‫تحدث مقدم حصة «تويزة» بالقناة‬ ‫العبارة‬ ‫الفضائية الرابعة‪ ،‬الدكتور أمحمد زردومي‪،‬‬ ‫تعليقا على الروبورتاج الذي أعدته الصحفية‬ ‫التلفزيونية جيجيقا بلقاسمي حول هذه‬ ‫البلدية‪ ،‬وتوحي هذه العبارة عن اندهاش‬

‫وانبهار الصحفية بالمعذر؛ من حيث الجمال‬ ‫والنظافة وهي صفات قليلة الحضور في مدننا‪.‬‬

‫تقع المعذر شمال شرق عاصمة الوالية‪ ،‬حملت‬ ‫هذه المدينة عدة تسميات؛ ففي العهد الروماني‬

‫كانت تسمى كازاي‪ ،‬كما حملت تسميات أخرى‬ ‫في مراحل مختلفة منها‪ :‬تاحمامت‪ ،‬عين‬

‫لقصر‪ ..‬في عهد االحتالل الفرنسي‪ ،‬أصبحت‬

‫عن عاصمة الوالية بـ ‪ 23‬كلم‪.‬‬

‫واألعالف‪ .‬ولتربية‬

‫األبقار‬

‫مكانة‬

‫خاصة‬

‫الوالئي للبقرة الحلوب» وذلك منذ سنة ‪،2006‬‬

‫لشهر أكتوبر ‪ ،2008‬بأنه‪« :‬مير‪ ..‬من بذرة صالحة»‪.‬‬

‫القديم إلى غاية اليوم‪ ،‬ونافورات عبارة عن‬

‫تحت شعار‪« :‬االستثمار في الذهب األبيض»‪.‬‬

‫بجداريات ونافورات دون توفر شرط النظافة‪.‬‬

‫في هذا المكان‪ ،‬فقد أنجزت البلدية نصبا له‬

‫اإلسمنت‪ ،‬مما دفع المحافظة الوالئية للغابات‬

‫إلى جانب البقرة‪ ،‬لطائر اللقلق حضوره المميز‬ ‫وهو داخل عشه رفقة أسرته‪ ،‬كما أنه يحمل‬

‫مع التذكير بأن الغطاء النباتي بالبلدية ينافس‬ ‫الختيار المعذر كأحسن مدينة على مستوى‬

‫بطاقة إقامة دائمة بالمعذر‪ .‬بالبلدية منطقة‬ ‫نشاطات قيد اإلنجاز ّ‬ ‫يعول عليها كثيرا لدخول‬

‫قطعت المعذر أشواطا هامة في مختلف‬

‫إلى وقت ليس ببعيد كانت كلمة المعذر تحيل‬

‫مجلة تصدر ـ باأللوان ـ مرة كل شهرين‪ ،‬هذه‬

‫بالمدينة‪ ،‬غير أن هذا األمر تغيّ ر جذريا مع‬

‫تاحمامت نيوز‪ ،‬تصدر عن المجلس الشعبي‬

‫البلدية عالم الغد من أوسع أبوابه‪.‬‬

‫إلى مستشفى األمراض العقلية المتواجد‬

‫الوالية من حيث االخضرار لهذه السنة‪.‬‬

‫الميادين‪ ،‬وأصبح لها لسان حال‪ ،‬عبارة عن‬ ‫النشرية اإلخبارية المجانية تحمل عنوان‪:‬‬

‫مرور الوقت؛ حيث أصبحت المعذر نموذج‬

‫البلدي بالتعاون مع جمعية النشاطات الثقافية‬

‫فيه سكان البلدية‪ ،‬يتقدمهم رئيس المجلس‬

‫والفرنسية‪ ،‬أبدع في إخراجها رئيس التحرير‬

‫البلدية الناجح تنمويا‪ .‬هذا النجاح ساهم‬ ‫الشعبي البلدي‪ ،‬السيد عبد الكريم بن عمار‪،‬‬

‫‪ | 16‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫للشباب بالبلدية‪ ،‬ناطقة باللغتين العربية‬

‫والمصمم الغرافيكي كمال نزار‪ .‬تهتم المجلة‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


17 | 2011 ‫سبتمبر‬

www.fasac.org


‫بتغطية مختلف النشاطات المقامة بالبلدية‬

‫البلدية دور هام في تفعيل النشاط الثقافي؛‬

‫انقالب الطاهر الزبيري ـ سنة ‪ 1967‬ـ ضد العقيد‬

‫داخل وخارج الوطن‪ ،‬ماضيا وحاضرا‪ .‬مجلة‬

‫تحت عنوان‪« :‬كتاب قرأته‪ ...‬كتاب أهديه»‪،‬‬

‫‪ ،»1967‬وعناوين أخرى‪ ...‬كما أن صاحب أغنية‬

‫والتعريف بأبناء البلدية الذين تركوا بصماتهم‬ ‫تاحمامت نيوز‪ ،‬هي المجلة الوحيدة التي‬ ‫تصدر عن بلدية على المستوى الوالئي وربما‬ ‫الجهوي (أي الشرق الجزائري)‪.‬‬

‫حيث أطلقت‪ ،‬مؤخرا‪ ،‬حملة لجمع الكتب‪،‬‬ ‫واستطاعت جمع أكثر من ‪ 800‬كتاب لحد اآلن‪،‬‬

‫وال تزال الحملة مستمرة‪.‬‬

‫الشاعر أمحمد بن الطيب‪ ،‬مؤلف ديوان «رسم‬

‫الواقع السيئ الذي تعيشه أغلب المدن‬

‫مركزها الثقافي القلب النابض بالنشاط‬

‫أولي لبذرة سيئة»‪ ،‬الذي صدر بالفرنسية سنة‬

‫نشاط احتضنه هذا المركز‪ ،‬يتمثل في األيام‬ ‫التكوينية لتلقين تقنيات العرض المسرحي‬ ‫بحضور نخبة من الوجوه المسرحية بالوالية‪،‬‬

‫وذلك من ‪ 20‬إلى ‪ 25‬جوان ‪ .2011‬كما لمكتبة‬

‫المعروف باسم كاتشو‪ ،‬من مواليد المعذر‪،‬‬

‫تربة المعذر من النوع الجيد؛ إذ أنجبت أسماء‬

‫تنافس بلدية المعذر‪ ،‬من حيث النشاطات‬

‫والحيوية في مختلف أشكال اإلبداع‪ ،‬وآخر‬

‫«أقوجيل» أي اليتيم‪ ،‬المرحوم علي ناصري‬ ‫إلى جانب أسماء أخرى في األغنية‪ ،‬الفن‬

‫هامة في عالمي الكتابة والفن؛ نذكر منهم‪:‬‬

‫الثقافية بلدية باتنة (عاصمة الوالية)‪ ،‬ويعتبر‬

‫هواري بومدين‪ ،‬مؤلف كتاب «حركة ‪ 14‬ديسمبر‬

‫‪ .1982‬الروائي بوبكر عبد الصمد‪ ،‬صاحب رواية‬

‫«تفودة‪ ،‬أرض إفريقية» الصادرة بالفرنسية‬ ‫سنة ‪ .1975‬القاصة المية بلخضر مبدعة‬

‫مجموعة «عصي على النسيان» المنشورة سنة‬

‫التشكيلي‪ ،‬المسرح‪ ...‬الخ‪.‬‬

‫الجزائرية ليس قدرا محتوما‪ ،‬بل يمكن تغييره‬ ‫نحو األحسن‪ .‬المعذر‪ ،‬نموذج إيجابي لالقتداء‬ ‫والئيا ولم ال وطنيا‪ ،‬وذلك بربط المدينة‬

‫بالحضارة ال باإلسمنت‪.‬‬

‫‪ .2008‬الرائد عمار مالح‪ ،‬أحد المشاركين في‬

‫‪ | 18‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫حفل استقبال على شرف أطباء‬ ‫باتنة بمناسبة اصدار مجلة‬ ‫جديدة طبية للـ ‪FASAC‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫سبتمبر ‪15 | 2011‬‬


‫الﺼاعد الجديد نجﻢ بوعقال‬

‫ﺣﺴاﻥ بوﺯيدي‬

‫النجﻢ يحقق حلمﻪ بعد‬ ‫عشريتين من تأسيﺴﻪ‬

‫نجح فريق نجم بوعقال في تحقيق الحلم الذي لينطلق قطار النجم حيث كان الموسمين األول ﻳﻌﻮﺩ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ ﺃﺗﻰ ﺑﻌﺪ ﻣﻮﺳﻢ ﻭﺍﺣﺪ ﻓﻲ‬ ‫راود مسيريه وأنصاره بعد ‪ 18‬سنة من التاسيس والثاني من أجل اكتساب الخبرة والتجربة قبل ﺍﻟﺠﻬﻮﻱ‬ ‫بالصعود إلى بطولة مابين الجهات و يمثل فريق تحديد الصعود في الموسم الثالث ‪ 96 / 95‬حيث‬

‫النجم اكبر األحياء شعبية بمدينة باتنة مساحة حقق أول تتويج له في مسيرته الذي كان عندما ارتقى الفريق إلى القسم الجهوي ظن‬ ‫وسكانا حيث خرج إلى الوجود سنة ‪1993‬عندما تحت إشراف المهاجم السابق للكاب والبوبية أنصار النجم أن ربيع الكرة في بوعقال قد‬ ‫قررت مجموعة من ابناء الحي تاسيس فريق الصغير قورداش ‪.‬‬ ‫لكرة القدم يعد رابع فريق في المدينة بعد‬

‫سطع غير أن النتائج جاءت عكسية تماما وكان‬

‫الموسم سيئا على اإلطالق ما جعله يعود في‬

‫البوبية والكاب والجامعة وهي الفكرة التي ﺍﻟﻨﺠﻢ ﻳﻠﺘﺤﻖ ﺑﺎﻟﻘﺴﻢ ﺍﻟﺠﻬﻮﻱ ﺑﻌﺪ ﻣﻮﺳﻤﻴﻦ نهاية الموسم ‪ 99 / 98‬إلى القسم الشرفي وكان‬ ‫تجسدت على ارض الواقع وسمحت ألبناء ﻓﻘﻂ ﻓﻲ ﺍﻟﺸﺮﻓﻲ‬ ‫حقا موسما للنسيان لكنه كان تجربة مفيدة في‬

‫الحي والمدينة أيضا من ممارسة هوايتهم‬

‫المفضلة خاصة ان فريقي الكاب والمولودية بعد الصعود إلى القسم الشرفي وجد النجم‬

‫مسيرة الفريق الشاب ‪.‬‬

‫لم يعودا قادرين على استيعاب كل شبان باتنة‪ .‬أجواء أخرى ومستوى آخر جعلت مسيريه ﺍﻟﻨﺠﻢ ﻳﻌﻮﺩ ﺑﺴﺮﻋﺔ ﺑﻔﻀﻞ ﺧﺒﺮﺗﻪ ﻭﻗﻮﺓ‬ ‫يكتفون بلعب ورقة البقاء في الموسم األول ﺍﻟﺘﺸﻜﻴﻠﺔ‬ ‫ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﺑﻌﺪ ﺛﻼﺙ ﺳﻨﻮﺍﺕ ﻓﻲ ﺍﻟﻘﺴﻢ ‪ 97 / 96‬واإلحتكاك باندية هذا القسم قبل تحديد‬

‫ﺍﻟﻮﻻﺋﻲ‬

‫الصعود في الموسم الموالي ‪ 98 / 97‬الذي كان كانت عودة النجم إلى الشرفي قصيرة جدا‬ ‫موسما ناجحا بكل المقاييس حيث تمكن من حيث لم تتعدى موسما واحد حيث عرف كيف‬

‫بعد اإلنخراط في الرابطة الوالئية مباشرة شرع حصد نتائج باهرة واحتالل المرتبة األولى يحقق الصعود بفضل الخبرة التي اكتسبها‬ ‫فريق نحم بوعقال في التحضير ألول موسم ليكلل في النهاية بلقب البطولة واللحاق للمرة العبوه والتشكيلة القوية التي كان يمتلكها على‬

‫له في المنافسات الرسمية حيث قام بعملية األولى بالبطولة الجهوية تحت قيادة المدرب غرار مداسي ‪ ,‬صحراوي ‪ ,‬عفوفو ‪ ,‬بوجوراف ‪,‬‬ ‫انتقاء واسعة في كل االحياء كما نظم دورات المرحوم حميش ‪.‬‬

‫مابين األحياء إلصطياد العصافير النادرة‬

‫‪ | 20‬سبتمبر ‪2011‬‬

‫معوش ‪ ,‬بالة ‪ ,‬عزيزي وغيرهم حيث جاء في‬

‫المركز األول محققا بذلك الصعود والعودة إلى‬ ‫‪www.batnainfo.com‬‬


‫القسم الجهوي بفضل المدرب الشاب بوترعة‪.‬‬

‫البداية‬

‫والكاب‬

‫ينس في نهاية تصريحه ان يوجه كل شكره‬

‫‪ 11‬ﺳﻨﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺠﻬﻮﻱ ﻗﺒﻞ ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺍﻟﺤﻠﻢ ﺍﻟﻜﺒﻴﺮ‬

‫الفارط وفضلت اإلدارة اإلبقاء عليه من أجل‬

‫التي تلقاها فريقه طيلة الموسم الجاري وكل‬

‫وقبل أن يحقق رفاق الحارس مالكي الصعود‬

‫مرحلة الذهاب قبل أن يتم تعويضه بالمدرب‬

‫كاملة في هذا القسم حتى دب الياس في‬

‫أن تراجع الفريق في بعض الجوالت إضطرت‬

‫نهاية الموسم الجاري بقي الفريق ‪ 11‬سنة‬ ‫محيط الفريق الذين اعتقدوا أن النجم سيخلد‬

‫فيه ولن يفكر في تحقيق الصعود رغم أن‬

‫أندية أخرى كانت تنافسه في هذا المستوى‬ ‫هي اآلن في األقسام العليا على غرار مولودية‬

‫ووفاق المسيلة ونجم مقرة وأمل بريكة وامل‬ ‫مروانة وبير العرش وعين ولمان وراس الوادي‬

‫وغيرهم وكان النجم يخفق في نهاية كل‬

‫موسم في تحقيق الصعود ‪.‬‬

‫الالعب‬

‫األسبق‬

‫للبوبية‬

‫المدرب مراد كوليب الذي درب النجم الموسم‬

‫اإلستقرارحيث أشرف على النصف األول من‬ ‫خيثر محمد الصالح الذي اكمل المهمة غير‬

‫اإلدارة إلى اإلستنجاد بالمدرب الشاب لعالوي‬ ‫فيصل من أجل اإلمساك بزمام الفريق ورغم‬

‫أنه التحق في ظروف صعبة بسبب الغيابات‬

‫واإلصابات ونقص جاهزية البعض منهم خاصة‬ ‫أنه اتفق مع اإلدارة على تحقيق الصعود غير‬ ‫أنه تحدى األمر الواقع وانطلق في مهمته التي‬ ‫كللت في النهاية بالصعود وهو أول تتويج له‬

‫في مسيرته التدريبية ‪.‬‬

‫وعرف الموسم الحالي نجاحا كبير لرفاق حاج‬

‫ﺭﺷﻴﺪ ﺑﻦ ﺭﺑﻌﻲ ) ﺭﺋﻴﺲ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ (‬

‫منذ الجولة األولى رغم اشتداد التنافس بين‬

‫ﺧﺎﺭﻗﺔ‬

‫عيسى نورالدين الذين كشروا عن انيابهم‬ ‫العديد من األندية على غرار شباب الياشير‬

‫واتحاد برهوم وشباب عين جاسر قبل أن‬ ‫يقتصر السباق على فريقي النجم والياشير‬

‫الذي عادت إليه المرتبة األولى في حين كانت‬

‫المرتبة الثانية ب ‪ 72‬نقطة ‪.‬‬

‫ﺛﻼﺙ ﻣﺪﺭﺑﻴﻦ ﺗﺪﺍﻭﻟﻮﺍ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻌﺎﺭﺿﺔ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ‬

‫ﻭﻟﻌﻼﻭﻱ ﻣﻬﻨﺪﺱ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ‬

‫عرفت العارضة الفنية للنجم خالل الموسم‬

‫الجاري تداول ثالث مدربين دشنها في‬

‫وتحياته لسلطات الوالية على المساعدات‬ ‫من ساعد النجم على تحقيق الصعود للتذكير‬

‫أن الرئيس بن ربعي يراس الفريق منذ ‪2004‬‬ ‫وقبلها كان نائبا للرئيس السابق جمال عجال‬

‫الذي يشغل نائبا للرئيس وعقله المدبر ‪.‬‬ ‫ﺍﻟﻤﺪﺭﺏ ﻓﻴﺼﻞ ﻟﻌﻼﻭﻱ‬

‫ﺃﻧﺎ ﺳﻌﻴﺪ ﻭﻣﺤﻈﻮﻅ ﺑﻬﺬﺍ ﺍﻟﺘﺘﻮﻳﺞ‬

‫من جانب آخر صرح المدرب الشاب فيصل‬

‫لعالوي بأن مسيرته مع فريقه كانت ناجحة‬ ‫جدا رغم توليه مقاليد العارضة الفنية متأخرا‬

‫وفي ظروف صعبة مضيفا انه اتفق حينها مع‬

‫الرئيس بن ربعي على تحقيق الصعود وهو‬ ‫التحدي الذي تعب من أجل تحقيقه رفقة كل‬

‫ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﻛﺎﻥ ﺗﺘﻮﻳﺠﺎ ﻟﻤﺴﻴﺮﺓ ﺻﻌﺒﺔ ﻭﺟﻬﻮﺩ‬

‫الالعبين الذين تأقلموا بسرعة مع طريقة مع‬

‫أكد الرئيس رشيد بن ربعي أن المشوار الذي‬

‫النهاية الجميع ثمار الصعود مضيفا أنه سعيد‬

‫التنافس الشديد بين األندية الراغبة في‬

‫به إلى بطولة مابين الجهات مؤكدا أن الصعود‬

‫قطعه فريقه هذا الموسم كان صعبا بسبب‬

‫الصعود مضيفا أن فريقه الذي يعد من اقدم‬ ‫األندية في هذا القسم كان مستهدفا من كل‬ ‫األندية مضيفا أن ما يهمه اآلن تحقيق الحلم‬

‫الذي راوده وخطط له على مدار السنوات‬

‫الماضية وكان سببا في إسعاد انصار الفريق‬ ‫وكل سكان حي بوعقال وطالب في السياق‬ ‫ذاته من سلطات الوالية بمد يد المساعدة‬

‫لفريقه الذي تنتظره تحديات كبيرة ‪ ,‬ولم‬

‫عمله وانسجموا مع مخطط العمل ليقطف في‬

‫جدا بنجاحه في التتويج مع النجم واإلرتقاء‬ ‫مع النجم والوصول إلى الدور النهائي مع‬

‫فريق شباب باتنة الموسم الفارط من اسعد‬

‫لحظات حياته وبالمناسبة تحي أسرة مجلة «‬ ‫باتنة آنفو « فريق نجم بوعقال إدارة والعبين‬

‫وأـنصار على هذا التتويج المستحق وتتمنى‬ ‫لهم مزيدا من النجاحات مستقبال وتشريفا‬

‫مشرفا للكرة الباتنية ‪.‬‬

‫ﺷﺎﺭﻛﻮﺍ ﻗﺮﺍﺀ ﺍﻟﻤﺠﻠﺔ‬ ‫ﺻﻮﺭﻛﻢ ﻋﻦ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‬ ‫ترسل الصور على البريد االلكتروني‬

‫‪batnainfo@gmail.com‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫سبتمبر ‪21 | 2011‬‬


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2011 ‫ | جويلية‬22


‫مدرسون ومدرسون‪...‬‬ ‫أمضيت ‪ 17‬سنة من عمري مسلما عقلي لغيري‪ ،‬يتنطعون‬

‫علينا‬

‫بقدرتهم‬

‫على‬

‫الخطابة مليارات‪ ،‬من يصبحون بقدرة قادر نوابغ‬

‫أقوم خالل تسعة أشهر من كل سنة بالذهاب وإلقاء المحاضرات‪ ،‬ويذلوننا بسلطتهم في وطفرات ال يجرؤ أحد على انتقادها‪.‬‬

‫يوميا إلى مدارس وجامعة يلقي فيها علي تحديد مصائرنا في الجامعة والنقاط التي بين كل حصة وحصة او بين كل درس ودرس‪،‬‬ ‫المعلمون‬

‫واألساتذة‬

‫وعقدهم الشخصية‪.‬‬

‫بكل‬

‫هموم‬

‫حياتهم سيتفضلون علينا بها‪ .‬ثم نكتشف أنهم مجرد يدخل معلم أو أستاذ ويخرج آخر‪ ،‬تشاهد‬ ‫عابرين طالبين للملذات‪ ،‬وأنهم يعانون من المتغطرس منهم‪ ،‬المصاب بعقدة الخواجة‬

‫عندما أفكر في تلك السنوات التي صحيح عقد نفسية أو أصيبوا بصدمات فكرية أثرت من يظننا األجيال العربية البربرية الجاهلة‬

‫تعلمت فيها القراءة واألدب والرياضيات عليهم‪ ،‬ثم نعرف الحقيقة المرة من خاللهم وأن التي أصيبت بالعقم يوم أعلنت اسالمها‪ ،‬وهو‬ ‫والفيزياء‪ ..‬الخ ألخ الخ‪ ..‬وأشياء يسيرة من مستواك الدراسي ال يحدده سوى أقالمهم أثناء الدارس في بريطانيا ويذلنا في كل محاضرة‬ ‫الفرنسية واالنجليزية وربما بعض التوسع في التصحيح أو مستوى رفعك لرجليك داخل أو درس‪ ،‬تجد منهم الكئيب المهموم من لديه‬

‫المعارف في الجامعة – على افتراض أن هناك مكاتبهم المغلقة‪.‬‬

‫مشاكل عائلية أو زوجية‪ ،‬وال يخرج إال وأنت‬

‫توسع – ‪ ،‬ال أتصور أن هذا كله تطلب ‪ 17‬سنة مر علينا المتأسلمون‪ ،‬من يلقون علينا الخطب على علم تام بكل تفاصيل حياته ومشاكله‬ ‫ً‬ ‫كاملة؟ إنه عمر كامل لم نتوقف خالله لحظة‬ ‫يوميا‪ ،‬فال تعرف إن كانت محاضرة في علم اليومية وراتبه الذي ال يكيفه ونصائحه لنا‬ ‫نلتقط معها أنفاسنا‪.‬‬

‫النفس االجتماعي أم خطبة في مسجد؟ فال بعدم العمل في مجال التعليم والتوجه للتجارة‬

‫األساتذة والمدرسين‪.‬‬

‫والقرآن واألمة االسالمية‪ ،‬وتتمنى لو يتوقف الوقت مع العبارة المشهورة – يا ليتني! – ‪.‬‬

‫عمر كامل مر علينا خالله أشكال وألوان من يخلو لسان المحاضر من ذكر الصحابة واألنبياء ألنها الضمان الصحيح للحياة الكريمة في هذا‬

‫منهم الذي يحمل قضية في ذهنه ويرانا اللبنة مرة فقط ويركز على محتوى المقرر‪ ،‬لكنه يتابع يخرج هو فيدخل عليك الالمبالي من ال تهمه‬

‫التي بإمكانه وضع قضيته على أساسها‪ ،‬فال بهذا الشكل ثم يفاجئنا عند االمتحان بأسئلة المسؤولية في شيء‪ ،‬من يكتب ويكتب‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫مرارا‬ ‫تجده سوى يتحدث‬ ‫وتكرارا حول أن غريبة‪ ،‬ثم يذكرنا في آخر لحظة بأنه قد ترك ويكتب وال يتكلم‪ ،‬فتسجل كل شيء وتخرج‬ ‫المشعل القادم سنحمله نحن وعن الخطر لنا نسخ الدروس في المكتبات لكي نستدرك ما تضرب كفا بكف وتحلف بأغلظ األيمان أنك لم‬ ‫المحدق بنا من كل صوب‪ ،‬ويجعلنا نتصور لم يدرسه لنا من البداية!!‪ .‬ألم يكن من األفضل تفهم شيئا ألن الوقت كله ذهب في نقل ما كتبه‬

‫أن األمور ستكون معركة حقيقية في الساحة له تدريسنا على أن يلقى خطبه الغبية تلك؟!!‬ ‫هو‪.‬‬ ‫ً‬ ‫بين المجتمعات والشعوب‪ ،‬وأننا يجب أن ثم تكتشف أنه ينتمي إلى حزب معين‪ ،‬ويمارس‬ ‫أحيانا يروقني النوع المتغيب باستمرار‪ ،‬الذي‬ ‫ً‬ ‫نقوم بكذا وبكذا وبكذا‪ ،‬وال يتوقف‬ ‫يوما عن سياسة وحرب كواليس إقصائية لألساتذة من ال تراه سوى يوم أو يومين في الشهر‪ ،‬وال‬ ‫انتقادنا بأننا الجيل المايع الذي يسمع الشاب يخالفونه الرأي‪ ،‬فهو بحاجة ألن يوحد فكر تعرف البقية أين يمضيها‪.‬‬

‫خالد والزهوانية والشابة خيرة‪ ،‬ويهز كرشه طلبته تحت لواء فكره وفكر حزبه وتوجهاته تمضي ستة أيام في األسبوع – اآلن صارت‬

‫على أنغام كاتشو وتاكفاريناس‪ ،‬بل ويمارس وأهدافه‪ ،‬وال بأس إن استمتع بشفاه احدى خمس – وأنت تتفاعل يوميا مع أشكال وألوان‬

‫علبنا الهجوم المضاد‪ ،‬مثل أصحاب التمنية الطالبات في فصل فارغ منعزل‪.‬‬ ‫ً‬ ‫البشرية وقصص النجاح‬ ‫مثال كما قلت من ونوع آخر من المتأخونين – من االخوان حتى وقناعاته ورؤيته يدرسك‪ ،‬وأنت عليك التأقلم‬ ‫من البشر والمعلمين‪ ،‬كل على حسب منطقه‬

‫قبل‪ ،‬لكي يستحوذوا عليك يقنعوك بأنك فاشل ال أقول من الوهابية – من كانو يدرسوننا أيام والتعلم‪ ،‬لكنك ال تعرف لماذا يتوجب عليك‬

‫لكي تقتنع أنت فيما بعد بضرورة الدفع لحضور االعدادية في مادة الرياضيات‪ ،‬حيث يضع التواصل يوميا مع هذه النوعية من البشر؟‬ ‫ً‬ ‫وحياتيا‬ ‫دوراتهم التدريبية ومحاضراتهم وشراء كتبهم‪ .‬الرياضيات جانبا ويطلب منا تسميع آيات الذكر لماذا يكونون هم من يوجهونك فكريا‬ ‫منهم من ليس لديهم أي وازع أخالقي أو الحكيم‪ ،‬ثم ينقطنا على أساسها!!!‪ ،‬فإن كنت بهذه الطريقة؟‪ ،‬لماذا هم من يغرسون فيك‬ ‫ً‬ ‫ضمير يردعهم‪ ،‬فيتحدثون عن العالقات بين‬ ‫حافظا كانت عالمتك في الرياضيات مرتفعة العلم واألخالق‪ ،‬هل هم ضروريون لتتعلم‬ ‫الجنسين بكل أريحية‪ ،‬ويوجهوننا لخوض مثل دون شك‪ .‬كان يجبرنا على عدم استخدام الصح والخطأ؟ يبدو أنهم كذلك على أرض‬ ‫هذه العالقات دون تردد‪ ،‬فما نحن في الدنيا المصطلحات الفرنسية المجزأرة مثل كلمة الواقع‪.‬‬

‫سوى لدقائق معدودة وعلينا اغتنامها قبل ”دوبل فاي“ أو ”الجوم“‪ .‬ال أعرف ما الذي ”ضره لماذا اآلن ال أذكر من الـ ‪ 17‬سنة سوى سيئات‬ ‫فوات األوان‪ ،‬يحدثوننا عن الحب عن الورد فينا“ حتى يتدخل في خصوصياتنا لهذه الغالبية‬

‫العظمى‬

‫منهم؟‪،‬‬

‫سوى‬

‫أفكارهم‬

‫عن النهود النافرة‪ ،‬يغمزون للبنات في حضورنا الدرجة ألن يقيمنا في مادة الرياضيات من التي لقنوننا إياها‪ ،‬ال أفهم من محتوى هذه‬ ‫وعلى المنصة‪ ،‬يدعونهم لمكاتبهم وكأنهم خالل حفظنا آليات القرآن الكريم؟‬

‫السنوات الشيء الكثير وال أتذكر ما درسته‬

‫يدعون صديقا على فنجان قهوة‪ ،‬ثم يقولون الغريب أنه يتغير فجأة مع من والدته قاضية فيها بالتحديد‪ ،‬كل شيء ذهب ولم يبق سوى‬

‫لنا بأنهم كبار‪ ،‬ويتوجب علينا احترامهم معروفة في المحكمة‪ ،‬أو من والدها طبيب األساسيات‪ ،‬أما هم فقد بقوا بعيوبهم وفي‬

‫كونهم‬

‫أساتذة‬

‫ودكاترة‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫وبروفيسورات‪ ،‬جراح مشهور‪ ،‬أو من والدهم مقاول صاحب أحيان نادرة تبقى مميزاتهم‪.‬‬

‫سبتمبر ‪23 | 2011‬‬


Touring Voyages Batna ‫صور افتتاح المقر الجديد‬

www.batnainfo.com

2011 ‫ |جويلية‬24


25 | 2011 ‫جويلية‬

www.faSac.oRG


‫مجلة شهرية ثقافية عامة تصدر عن‪:‬‬

‫المؤسسة األوراسية‬

‫للعلوم والفنون والثقافة‬ ‫‪FASAC‬‬

‫من خالل عيونكم ننشر‬ ‫أفضل الصور عن عالم‬ ‫األوراس الثري بالتراث‬ ‫العريق والعادات األصيلة‪،‬‬ ‫والبيئة الخضراءالمتفردة‬

‫المؤسسة األوراسية‬

‫للعلوم‬ ‫والثقافةااللكتروني‬ ‫والفنونعلى البريد‬ ‫ترسل‬

‫في هذا العدد‬

‫‪FASAC‬‬

‫‪direct.batnainfo@gmail.com‬‬

‫‪ s.m.s‬لكل الناس‬

‫‪3‬‬

‫هواجس صيف رمضان‬

‫‪4‬‬

‫ن أجل جعلها قطبا سياحيا بامتياز‪..‬‬

‫‪6‬‬

‫للجبال أن تبتهج بكتابها اجلميل‬

‫‪10‬‬

‫باتنة بني اإلختناق والدودان والقشابية‬

‫‪11‬‬

‫اإلسالم و تربية النشئ‬

‫‪13‬‬

‫رب صدفة‪...‬‬ ‫ّ‬

‫‪14‬‬

‫حريق مهول يأتي على محتويات أقدم مكتبة بباتنة‬

‫‪15‬‬

‫بلدية املعذر بباتنة‪ ،‬متحف الهواء الطلق‬

‫‪16‬‬

‫النجم يحقق حلمه بعد عشريتني من تأسيسه‬

‫‪20‬‬

‫مدرسون ومدرسون‪...‬‬

‫‪23‬‬

‫من حرائر األوراس‪« :‬فاطمة يحيى باي»‬

‫‪17‬‬

‫من عمق املدينة‪ ..‬املفكر و العالمة احمد عروة‬

‫‪20‬‬

‫السر الكبير(لعبة)‬ ‫أو وضع الكلمة املناسبة في الفراغ املناسب‬

‫‪21‬‬

‫اخملدرات ‪ ..‬خطر داهم‬

‫‪22‬‬

‫تنشر الصور بشكل حصري على‬

‫تــقــتــرح لــلــعــام ‪2012‬‬

‫صفحات مجلة باتنة آنفو‪،‬‬

‫يرجى ارسال صور ذات دقة عالية‬


BatnaInfo Septembre 2011  

Revue mensuelle de la FASAC

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