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Editorial Par Amamra Said Med El Hadi.

FASAC

A chacun sa société civile!

Fondation Auressienne des Sciences, Arts et Culture

Revue mensuelle de la FASAC Maintenant que les dés sont jetés et que le suspense tire à sa fin, il est de notoriété de savoir que pour la première fois de l’histoire de l’Algérie ,la vraie société civile ,à quelques exceptions près , a pris le dessus lors des consultations avec cette institution venue d’Alger ,réforme oblige, le CNES de BABAS. Nous avons pris l’habitude d’être mal représentés, sous estimés et on passe ! Cependant cette fois ci M.EL HOUCINE MAZOUZ en a voulu autrement, lui qui a appris, maintenant depuis qu’il est parmi nous (un an déjà) que le maquillage ne veut point dire beauté ! Même si deux jours après (l’après kiosque) on a voulu un remake des pseudos représentants : ah nostalgie….quand tu nous tiens ! Cette fois encore et pour de bon, comprenez que la génération actuelle est dans une orbite autre que la votre, « redresseurs redressés », le citoyen, le responsable et l’état viennent d’entériner votre acte de décès politique : plus que quelques mois et vous voilà redevenus anonymes ! Il aurait été préférable pour vous de rester anonyme, puisque maintenant vous avez mérité une place de choix dans l’histoire de la ville de BATNA : dans sa poubelle précisément! Fini le temps où chacun manœuvrait à sa guise avec les pantins de son choix ( el mouhim el moucharaka) ,et……..on leur donnait un nom, des noms : société civile, artistes etc.….. Ce mois symbolique coïncide avec la remise à niveau du cours de l’Algérie indépendante et pour nous au niveau de la FASAC ? nous soufflons la 5ième bougie de l’existence de BATNAINFO.

sommaire Editorial

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UNE PAGE D’HISTOIRE DU FOOTBALL NATIONAL

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Le complot se précise: Plus de vols internationaux à Batna

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Lambèse a été la capitale de la Numidie Entre la fin du II° et le IV° siècle

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Directeur de la publication / Fondateur AMAMRA SAID MOHAMED EL HADI ont collaboré à ce numéro: Amamra Said Mohamed El Hadi, Mohamed Ameddah, Hacène Bouzidi, Noureddine Bergadi, Abdelhakim Bouhraoua, Miloud Kaddour, Redha Guerfi, Said Merzouki, Bouguerra Z, Ajabi Aymen, Abdelhak Djerrafn, Salima mansouri, Dr Naimi A.Moumen, Larbi Boulbina, Khaled Naimi, Aissam Hamoud. Conception graphique: Aissam Hamoud. Crédit photos: FASAC, Aziz Benidir. Dépôt légal. 534-2007 ISSN: 978-9961-9763-00 Compte BNA: 001 00336 0200021299 06 Siège : 13, cité des frères Khezzar (742 logts) Bouakal, Batna Tél/fax : 033.80.70.20 Mail : batnainfo@gmail.com Site web: www.batnainfo.com Impression: Imprimerie Guerfi Important: les documents et les photos remis à la rédaction ne sont pas restitués.

Tourisme : On demande un effort de l’état

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17 octobre 1961-17 octobre 2011 Pour ne pas oublier

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Nostalgie

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Ecole: programme light pour cervelle light

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© FASAC / Octobre 2011. Reproduction autorisée en citant la source. Le présent numéro a été tiré à 2000 exemplaires.

Exclusif pour BATNA INFO TOUATIA AMRAOUI «il faut voir Lambèse comme parc archéologique»

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Un genévrier thurifère plus que centenaire détruit à T’kout (Batna)

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La rédaction de BATNAINFO souhaite que les contributions et autres photos qui lui sont destinées soient adressées par mail ou sur CD et / ou flashdisk


UNE PAGE D’HISTOIRE DU FOOTBALL NATIONAL

par Amrani Lakhdar.(*)

En 1964, fut organisé à Constantine, le premier championnat national de football de l’Algérie indépendante. Sous la forme d’un tournoi, regroupant quatre équipes championnes de leurs groupes respectifs : Le NAHD pour l’Algérois, l’ASMO pour l’Oranie et, l’Est Algérien organisateur du tournoi était représenté par l’USMAnnaba et le MS Batna. Le samedi eurent lieu les demi-finales : La première demi-finale opposait L’USMA à L’ASMO. Une heure avant le match, les Asmistes apprenaient le décès de leur président, à Oran. C’était la consternation dans les tribunes, parmi les supporter de l’ASMO. Les oranais, le moral au plus bas, malgré une prestation très honorable où brillèrent PONS, BELGOT et REGUIEG, fut défaite par l’USMA, sur le score de deux buts à zéro. La seconde demi-finale opposait le MSPB au NAHD, qui marqua un but unique, dans les dernières minutes du match, suite à une contre-attaque ponctuée victorieusement par Saâdi, son avant-centre. Le lendemain, dimanche, l’USM Annaba battit le NAHD, sur le score de deux buts à zéro, remportant ainsi, le premier championnat de l’Algérie indépendante. Après cette évocation historique, je souhaite revenir, en tant que technicien, sur la défaite du MSPB, face au NAHD. En 1964, j’avais 17 ans et habitais ANNABA. J’étais un supporter attitré du Mouloudia. Je me déplaçais depuis Annaba pour suivre le MSPB, en compagnie d’autres jeunes batnéens résidents à ANNABA : Hammadi Amamra, Khaled Hamdouche, Kamel Ber-

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kane, Salah Loucif… La défaite du MSPB face au Nahd fut, pour nous, une amère déception ! Le Mouloudia qui avait coiffé au poteau l’ESS des Koussim, Mattem, des frères Boulkfoul et j’en passe, ne fit que piètre figure face au NAHD. Pourquoi ? Afin de répondre à cette question, il faut revenir quinze jours avant ce match MSPB-NAHD. L’USMAnnaba avait terminé championne du groupe de division d’honneur-est organisé par la ligue régionale de football de Constantine. Le MSPB, partageant la tête du championnat du groupe de division d’honneur-ouest avec l’Entente de Sétif, avait été déclaré champion au bénéfice du goal-average : trois buts encaissés pour quinze buts marqués. L’Entente avait encaissé cinq buts. La défense batnéenne, menée par MELAKHSOU, le libéro de l’Equipe Nationale, épaulé par les défenseurs rugueux : DEKHINET, BESBES et SIDHOUM ; avait été intraitable durant le championnat! Que s’était-il donc passé ? La ligue Régionale de Constantine avait décidé d’organiser une rencontre entre le MSPB et l’USMA, afin de désigner le champion de l’Est Algérien, quinze jours avant la date du championnat national. Ce match entre deux ténors du football de l’Est, dura 122 minutes, au stade Benabdelmalek. A la 121ème minute, SAKRAOUI, le milieu de terrain de

l’USMA, des 35 mètres décrocha un tir dans la foulée qui surprit « La souris »(Belkhiri), le gardien du Mouloudia. Au jeu académique de l’USMA, le Mouloudia opposa un jeu direct, très viril ; ce qui lui valut des avertissements…Ainsi, face au Nahd, quinze jours plus tard, le Mouloudia se présenta-t-il diminué de son défenseur latéral droit : Besbes, de son avant-centre :Azouz et de son ailier, Fritah. Face au NAHD, Besbes fut remplacé par Kissa, un jeune joueur junior qui avait pour principal tare, la lourdeur, ce qui lui fut fatal ; puisque Saâdi lui faussa compagnie aisément, pour aller marquer l’unique but victorieux du NAHD ; Azzouz, le buteur du Mouloudia n’avait pas de suppléant et fut remplacé par KADRI, un dribbleur à la vision étriquée…Fritah, l’ailier gauche, rapide et dont la frappe sur balle arrêtée était fatale à l’adversaire, était également absent : la ligne d’attaque était décimée ! Donc, l’erreur du Mouloudia à l’époque, avait été une erreur d’appréciation purement technique : fallait-il donner de l’importance au match MSPB-USMA, comptant pour le titre honorifique de champion de l’EST ? Ne fallait-il pas ménager son effectif en vue du tournoi de championnat national, qui devait se dérouler quinze jours plus tard ? Le Mouloudia perdit « le pot et le lait » ! Ni champion de l’Est, ni champion national ! www.fasac.org


Le complot se précise :

plus de vols internationaux à Batna Suite à une défaillance de son système de sécurité incendie, l’aéroport Mostefa Ben Boulaïd de Batna, enAlgérie, ne pourrait plus accueillir de vols internationaux.

D’après le quotidien El Watan, l’aérodrome algérien aurait été rétrogradé de la catégorie 4 (aéroport international) à la 3 et ne pourrait donc plus accueillir de vols en provenance de l’étranger depuis deux semaines. En cause : le manque de moyens anti-incendie, l’aéroport ne disposant que de trois camions, alors qu’il en faudrait quatre. Les infrastructures sont elles aussi défaillantes. Ainsi, la semaine dernière, un pan de béton s’est détaché d’un poteau pour s’écraser sur www.batnainfo.com

la mezzanine, sans toutefois faire de victime, raconte le quotidien algérien?!. C’est suite aux plaintes de pilotes d’Air Algérie que l’aéroport a été rétrogradé. Depuis, la compagnie nationale algérienne, qui relie la ville des Aurès à Paris, Lyon et Marseille une fois par semaine en temps normal, a mis en place un service de bus pour transporter ses passagers à l’aéroport de Constantine, à plus de 100 km. Mais l’Entreprise nationale de

navigation aérienne (ENNA), qui gère la sécurité transport aérien algérien, assure que l’aéroport de Batna n’a pas été rétrogradé. Elle donne pour preuve qu’un Airbus d’Aigle Azur, en provenance d’Orly, y a atterri vendredi dernier. Quoiqu’il en soit, l’ENNA assure qu’un nouveau camion anti-incendie devrait bientôt être livré à l’aéroport. Air Algérie continue d’y opérer six vols hebdomadaires vers Alger.

Article source el watan & PUBLIÉ LE 20 OCTOBRE 2011 À 17H30 PAR ISABELLE BLANCO DANSACTUALITÉ, INSOLITE

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Lambèse a été la capitale de la Numidie Entre la fin du II° et le IV° siècle Tazoult (Batna) habilité à obtenir le statut de parc archéologique

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BATNA -APS Les découvertes archéologiques récemment effectuées à Tazoult (Batna) sur le site de l’antique Lambaesis habilitent cette région à devenir un “parc archéologique” doté d’un centre muséal, d’un atelier de restauration et d’un espace de recherche, a indiqué jeudi l’archéologue et chef du projet des fouilles archéologiques, lors d’une rencontre de présentation de ces fouilles. Pour Amina Aïcha Malek, un tel parc constituera un “chantier-école” pour la formation des étudiants algériens et éventuellement étrangers dans les multiples spécialités archéo-

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logiques sous la direction de spécialistes confirmés. Cette formation sur terrain sera “complétée par des rencontres, séminaires et des conférences à Lambèse et en France grâce à des bourses d’étude accordées dans le cadre de la coopération scientifique entre l’Algérie et la France”, a-t-elle précisé. Pour parvenir à ce stade, il faudra d’abord commencer, ajoute la spécialiste, par “délimiter le site archéologique de Lambèse et par étudier les vestiges existants qui seront répertoriés avec le concours de jeunes étudiants de la région” qui recevront ainsi une formation sous

la direction des spécialistes. La même archéologue signale que Lambèse a été la capitale de la Numidie entre la fin du IIe et le IVe siècle. Sous son sol, de véritables trésors uniques demeurent, selon elle, enfouis à ce jour, semblables peut-être à la mosaïque et aux vestiges découverts lors des fouilles menées entre 2006 et 2010. Une conférence sur la construction en terre crue sera organisée à Lambèse en 2012 en présence de chercheurs algériens et étrangers qui mettront en lumière les techniques de ce mode construction, a annoncé la même spécialiste.

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Tourisme :

On demande un effort de l’état

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Houadef Mohamed

Il faut toute une révolution pour promouvoir le tourisme à Batna. Cette wilaya au passé historique millénaire recèle de grandes ressources naturelles et un patrimoine archéologique des plus riches du pays avec 500 monuments et sites dont dix neuf (19) classés patrimoine universel entre autres Timgad et les balcons de Ghouffi. Aucun effort n’est fourni par l’état et encore moins par les investisseurs pour la relance du tourisme dans la région. La preuve est là, les balcons de Ghoufi de renommée internationale sont en état de dégradation avancé, et attendent depuis 1978 une éventuelle restauration, et même la dernière visite du ministre n’a rien apporté de concret. Les maires des communes concernées ne demandent que www.batnainfo.com

le minimum pour réhabiliter les d’chours qui serviront d’infrastructure d’accueil aux touristes. Présentons ces richesses touristiques, avant d’évoquer les blocages qui font perdre aux pays des entrées de devises et aux chaouis des emplois très rémunérateurs. La célébration de la journée mondiale du tourisme (27 septembre) à Batna, a été mise à profit par les responsables du secteur du tourisme pour inviter tous les acteurs et intervenants y compris quelques investisseurs pour la relance du tourisme, à une tournée à travers la vallée d’oued Abdi. Mis à part les journalistes, deux responsables d’agences touristiques et quelques responsables d’associations et des étudiants beaucoup n’ont pas répondu à cette invitation

y compris les représentants de l’artisanat, des forets et de l’environnement. Justement première curiosité le peuplement du genévrier Thurifère menacé d’extinction. Cet arbre séculaire dit ‘’Aiwal’’ espèce rare en Algérie risque de disparaitre est à l’abandon et pis encore, une carrière de production de gravier a été installé au milieu, peut être même avec la complicité de la conservation des forets et la direction de l’environnement. Un sujet dont le tronc dépasse les 20 m et dont l’âge est estimé à plus de 300 ans mérite un suivi scientifique. Non loin d’ici se dressent, les monts les plus élevés du pays, El Mahmel (2 321 m) et Chélia (2328m). Le premier cité aux cimes le plus souvent enneigées et qui a du temps de la colonisation abrité deux pistes

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de ski, attend lui aussi depuis des décennies l’accueil d’un centre d’oxygénation et d’autres infrastructures pour la préparation des athlètes de haut niveau. Il faut dire que lors de cette journée, dont le but était la découverte des villages chaouis dont l’architecture étagée et épousant la forme des vallées impressionnent de part leur situation sur la berge sud de l’oued Abdi et au dessus de la végétation, avec un accès difficile aux dachras.De Guerza à Amentane, il y a dix sept villages et beaucoup de zaouïas dont les plus célèbres celle des Dardour ou celle des El Belabes…qui des siècles avant la colonisation constituaient de grandes écoles formant d’éminents

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imams. Je citerais Baali à une altitude de 1 472m et dont les maisons se succèdent en escaliers sur les hauteurs, Nouader village aux maisons entassées ou encore Taghit Sidi Belkhier où le touriste pourra gagner les hauteurs de Mounji (1300m) pour descendre vers Tighanimine et ses paysages féeriques. De Bouzina et ses maisons en escarpements à Chir qui devient un grand village situé à 1 100m d’altitude, et dont les maisons en gradins garnissent Kef Ennser (rocher de l’aigle) et jusqu’à Tagoust le moins qu’on puisse dire est que le touriste ne se lassera pas de ses monuments naturels. Les villages se succèdent et leur beauté est ensorcelante. De Menaa, la cité des vergers une route monte,

monte… monte raide, trois kilomètres plus loin jusqu’à la gorge où est perché Nara.Enfin Amentane caractérisée par son architecture, ses jardins ses vergers, ses vignobles et aussi ses palmeraies… là, où se rencontre le nord et le sud du pays.

son logis pour ne pas parler de grottes dans lesquelles nos ancêtres ont élu domicile jusqu’en 1970. Ghoufi qu’on a qualifié de refuge, de forteresse naturelle, surplombe le lit d’Ighzar Amellel où s’étendent des vergers paradisiaques.

Mais le tourisme à Batna ce n’est pas cette vallée, il y en d’autres aussi merveilleuses … et ça peut être un autre genre de tourisme, comme le circuit qu’a empreinté le ministre du tourisme lors de sa dernière visite il y a quelques jours à Batna. La visite de Mr Smail Minoun débuta sur les hauteurs des balcons de Ghoufi, un site archéologique millénaire dont la renommée a dépassé nos frontières.

Tout genre d’arbres fruitiers, horticulture et une palmeraie des plus variés se côtoient aux grands bonheurs des agriculteurs de la région sur plus de 4 km. Seulement ce patrimoine culturel et naturel qui est en état de dégradation très avancé, nécessite un plan Marchal avec des actions sur l’environnement du site comme la valorisation de la palmeraie, le renforcement

Toujours sur la rive sud cette fois-ci de l’oued Labiod (Ighzer Amellal) dans la falaise l’homme y a sculpté

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des structures agricoles, la protection des berges d’Ighzar Amellel ,et d’autres visant les infrastructures comme l’alimentation des dachrates de Ghoufi en eaux potables, électricité et téléphone et surtout remédier au problème de l’évacuation des eaux usées… A Timgad cette ancienne cité romaine, édifié par la troisième légion sur ordre de Trajan en l’an 100, le ministre ne s’est pas trop attardé, sauf au musée, pour rejoindre la capitale de la Numidie sous le règne de Septime Sévère empereur romain d’origine africaine, Tazoult- Lambèse. La visite du musée de Tazoult où pas moins de 360 tableaux et mosaïque sur la mythologie grecque et 2 000 pièces archéologiques y sont exposés a suscité l’intérêt de tous. Le ministre avait terminé sa visite au pied du mausolée des rois numides le Medracen, (Imadghassen) qui a la forme d’un cylindre de 59m de diamètre lequel est surmonté d’un cône à gradins de 20 m de hauteur. Comme nous venons de l’évoquer, la wilaya de Batna recèle de grande richesses touristiques, de grandes ressources naturelles et un riche patrimoine archéologique et un passé historique sur lequel il n’est pas nécessaire de revenir. Des villages nichés au sommet des pitons rocheux ( Guerza,Baali, Nouader…) aux gorges profondes et pittoresques de Ghouffi,Tighanimine…aux vestiges des anciennes civilisations ( Timgad,Lambese,Zana,Tobna www.batnainfo.com

qui fut la évoquées deuxième plus importante cité du maghreb arabe après Kairouan …)aux sites naturels et souvent enneigés et abritant le cèdre ( Belezma, Ichemoul, Mahmel, Chélia…) jusqu’aux autres merveilles non évoquées comme les grottes de Ghar Chettouh et ses fameu dessins rupestres, ou celles de Taxlent ( Ichoukane ) dit ‘’ les 7 dormeurs ,le grenier de Balloul de plus de 12 étages. Et jusqu’au parc national du Bélazma qui représente une richesse naturelle offrant un grand intérêt du point de vue scientifique et touristique. C’est un parc de hautes montagnes dont les points culminants Touggurt, Thichaou et Chelaalaa s’élèvent respectivement à 2 094m,2 138m et 1 750m. Sa faune riche et varié renferme la plupart des espèces de l’Afrique du nord : L’Hyène rayée, le chat sauvage, le lynx caracal, le coucou gris, le pic vert, la mésange bleu, le rouge gorge, le chardonneret,…les études ont permis le recensement de 387 espèces différentes :18 mammifères,106 oiseaux,19 reptiles,3 amphibiens et 241 insectes. Le nombre d’espèces floristiques recenses est de 447 parmi celles-ci 120 sont médicinales et dix(10) sont protégées. Les curiosités botaniques du parc national du Belezma sont l’unique peuplement du grand houx( liex aquifolium),le chèvrefeuille étrusque (Lonicera etrusca)le cedre sur dalles rocheuses (30 ha) divers orchidées en particulier la très rare Epipactis helleborine. Enfin parmi les espèces endémiques du Bélezma on cite Cen-

taurea, tougourensis, Rosa canina,Belezmensis,Hieracium amplexicaule et potentilla recta .Même les amateurs de spéléologie trouveront de quoi satisfaire leur curiosité en voyageant aux fonds des grottes inexploitées d’Arris,Thiniet El Abed et Tirichiouine… L’artisanat n’est pas en reste, les bijoux de Tifelfel,de Menaa,les bijoux d’argent de Kimel,le tapis de Thniet El Abed ou encore la Kachabia chaoui jouissent toujours d’une renommée reconnue pour leur harmonie sobre et naturelle, sans oublier les bordures sur velours, la poterie, le bois sculpté… L’infrastructure hôtelière est de plus en plus importante,20 hôtels soient 1400 lits dont 400 de classe internationale. Il y a de quoi organiser une année internationale de tourisme à Batna. La wilaya de Batna dispose d’un réseau routier très développé (3 276 500 km), permettant de relier les différents points touristiques et aussi un aérodrome qui se trouve gelé par Constantine pour les raisons non-avoué jusqu’alors. Nonobstant les structures d’accueil auprès des sites touristiques, et d’ailleurs les présidents des communes ne demandent qu’une aide sur les PCD pour retaper les dechrates en ruine qui offriront un cadre agréable surtout pour les étrangers. Ici on est convaincu, qu’avec une volonté politique le problème de l’industrie du tourisme sera résolu. L’argent injecté via le ministère de la culture pour des festivals aurait servi l’essor du tourisme dans cette wilaya et c’est toute l’Algérie qui en bénéficiera.

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17 octobre 1961-17 octobre 2011 Pour ne pas oublier A.BACHIR

Sous le titre « contre l’oubli », l’association les 2 Rives commémore à Mulhouse, les évènements tragiques du 17 octobre 1961. Ceci confirme que la communauté algérienne établie à l’étranger et notamment celle de France manifeste et ce depuis toujours à plus d’un égard son attachement à la nation algérienne, depuis sa participation active à la guerre de libération nationale, en passant par les différentes opérations de solidarité durant les moments tragiques que le pays a traversé tels les séismes de Chlef, Mascara et Boumerdès, les inondations de Bab el Oued ou encore l’implication et la BATNAINFO 14 | Octobre 2011

forte participation lors des différentes élections que connait l’Algérie, et aujourd’hui elle s’attèle à mettre en avant l’histoire pour lutter contre l’oubli. Ainsi, il ne fait aucun doute que la communauté algérienne établie en France fait partie intégrante et indivisible du peuple algérien. La communauté algérienne établie à l’étranger est un atout essentiel dont dispose aujourd’hui l’Algérie. Actuellement, avec son nombre croissant, l’accès de ses membres à des postes stratégiques au sein des pays d’accueil, sa maîtrise des techniques et de la finance, lui permettent de jouer pleinement son rôle dans

le développement économique, scientifique et culturel du pays tout en exerçant l’autre rôle qui lui est propre, celui d’être un pont, non seulement entre les algériens d’Algérie et ceux résidants à l’étranger, mais aussi et surtout entre les Algériens et les citoyens des pays d’accueil. En effet, il ne faut pas oublier que les Algériens en France sont à leur troisième voire quatrième génération, autrement dit beaucoup, un grand nombre d’entre eux est né en France, bénéficiant ainsi d’une double culture. Leurs aspirations ont évolué : si le « mythe du retour » a toujours taraudé www.fasac.org


leurs parents, l’installation durable et définitive tout en gardant le lien fort et indiscutable avec l’Algérie est désormais leur principe.

sants algériens, la mise en place de vrais centres culturels algériens pour y faire connaître, le théâtre, le cinéma, les arts bref la culture algérienne.

Cette nouvelle génération a fréquenté l’école française et a fait de la réussite sociale son cheval de bataille a lutté pour être reconnue.

En effet, connaître sa culture, et un bon facteur d’intégration et indispensable élément pour le dialogue et le vivre ensemble.

Actuellement les associations algériennes en France sont légions, elles tentent de jouer le rôle de courroie de transmission, à l’image des 2 Rives, qui à travers ses actions, ses réseaux expose, explique et défend la question de l’identité, du culturel bref tout pour répondre aux attentes des nouvelles générations et qui maintient coute que coute le lien avec le pays et exprime sans complexe son algérianité.

Par ailleurs l’association les 2 Rives située dans le Haut-Rhin à Mulhouse entend jouer pleinement son rôle dans la lutte contre l’oubli. A l’occasion du cinquantième anniversaire des tragiques évènements du 17 octobre (1961-2011), l’association s’est mobilisée pour faire connaître cette page d’histoire, à traves la projection du film « Nuit noire » en présence de son réalisateur et surtout le débat qui suivra. Ce film qui retrace le destin tragique d’Algériens manifestant pacifiquement désarmés ont été criblés de balles et dont plusieurs ont été jetés vivant dans la Seine, parfois mains liés et qui ont péri noyés.

Cette association a appelé à plus d’une occasion à la création de banques algériennes en France, l’ouverture d’école algériennes dans la grandes villes françaises à forte concentration de ressortis-

Nostalgie LAIB NEZHA

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Ces évènements ont fait réagir plus d’un et aujourd’hui plusieurs associations ainsi que le collectif, le mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), la ligue des droits de l’homme (LDH) participent à différentes commémorations de l’évènement en France. Il est temps pour que les autorités françaises assument la responsabilité du passé de reconnaître ce crime d’état, de se rendre à l’évidence et d’abroger la loi du 23 février 2005, loi injuste trompeuse et falsificatrice, d’autoriser l’accès aux archives à des études scientifique objectives et non partisanes. Récemment Nicolas Sarkozy a appelé « la Turquie à regarder en face son histoire » et a insisté à ce que ce pays reconnaisse le crime de guerre. Il est temps que les autorités françaises donneuses de leçons se rendent à l’évidence et regardent à leur tour leur propre histoire en face.

Batna, Essour, Bad el wast, Babboudiaf, Bab Bouna, ces portes sentinelles éternelles gardiennes de nos coutumes et de nos identités ont toutes disparues entrainant dans leur sillage ce que fut la grandeur de Batna. • Qu’est devenu Bab Boudiaf derrière lequel se deroulaient les cérémonies de circoncision avec le « Mehfel » des femmes ? • Qu’est-il advenu de MerdjetBelkhadhi et Ain larmout ? • Qu’est devenue « Ettromba » la fontaine du camp où s’abreuvaient les chevaux des calèches et où petits nous sortions de la mosquée d’en face pour laver nos louhates ? • Que sont devenus les « Hwachs » où cohabitaient les familles et où régnaient convivialité, entente et compassion malgré les vicissitudes de la vie ? • Où sont passés les lilas et les roses trémières qui embaumaient le stand ? • Où sont passées les odeurs et les senteurs des « Makroudh » et « Ghribia » cuits au four à bois la veille de l’Aïd ? • Que sont devenus « Dar el

génénar et l’hôtel d’orient » dont la vétusté actuelle n’a d’égal que le Dédain qu’on porte au patrimoine ? • Pourquoi a-t-on détruit l’imposant édifice de l’église au lieu d’en faire un lieu de culture ? • Pourquoi n’ouvre-t-on pas la pépinière pour y organiser des Kermesses comme avant ? Mea Culpa Sommes-nous responsables et peut-être même artisans de cette décadence culturelle et sociale de Batna ? Aurions-nous du prendre la relève en tant que gardiens de la mémoire après la disparition de nos ainés pour véhiculer et inculquer toutes ces valeurs que sont l’entraide, le civisme et le savoir-faire aux nouvelles générations ? Nous, enfants de Batna, avons alors décidé de nous fédérer pour esquisser quelques signes précurseurs de l’avenir, redoré le blason terni de la culture Batneenne. Nous allons puiser cet esprit de réhabilitation dans l’éducation ancestrale afin que Batna renaisse de ses cendres tel le phénix et retrouve son lustre d’antan.

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Ecole:

programme light pour cervelle light par Mimi Massiva «S’il y a quelque chose de plus poignant qu’un corps agonisant faute de pain, c’est une âme qui meurt de la faim de lumière.» (Victor Hugo) Depuis des décennies, l’école algérienne ne gravite qu’autour du pouvoir d’achat de l’enseignant et des réformes qui sortent et qui disparaissent à coups de magie du chapeau d’un ministre de l’éducation.

L’éternelle recette : alléger le programme et donner plus de temps libre à l’élève. C’est du déjà-vu déjà utilisé et déjà déçu. L’arabisation de l’école s’était faite avec des enseignants souvent non diplômés et maitrisant mal l’arabe classique. Les difficultés se posèrent plus pour l’enseignant que pour l’élève. On décida d’ajuster le programme aux capacités du premier. Ce coup de scalpel aggrava encore plus la santé du «malade». Pour y remédier on changea carrément de toubib, de l’école Moyenne on passa à l’école Fondamentale. Là, il fallait tout chambouler et tout chamboula. Cette méthode dite fondamentale a été conçue dans les années 60 par l’UNESCO, elle n’a réussi à séduire que quelques pays : Cuba, les pays scandinaves et l’ex RDA. Seule cette dernière a réussi l’expérience grâce à sa puissance industrielle, l’aide soviétique et le niveau d’instruction de son peuple. Rien à l’horizon D’après un rapport de l’INRE (institut national de recherche en éducation) et l’UNICEF, de 1963 à 2000, 11 millions d’élèves ont été expulsés de l’école sur les 21 millions inscrits. Nous n’avons à

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peine qu’un malheureux million de bacheliers. Sur 100 élèves inscrits en première année fondamentale, 2 auront le bac dont l’un est redoublant avec des cours payants à l’appui. Ces deux là feront 10 ans de fac en moyenne alors que la norme internationale est de 5 seulement. D’après les scientifiques 1 bébé sur 50 est doué. Si on se réfère aux résultats, l’école algérienne n’a rien donné à ce petit génie, au contraire, elle a détruit ses capacités naturelles. Quant aux adultes, sur 5,8 millions de fonctionnaires seul 1 /6 sait à peine lire et écrire. (Liberté 7/2/2001) Le rapport souligne les raisons de cet échec de l’école algérienne : une division en trois courants. Le courant panarabe issu du congrès du Caire, le courant religieux avec l’apport massif des coopérants du Moyen-Orient et le courant humaniste qui est resté à l’ombre critiquant de loin. Il est curieux de constater que les conservateurs sont les moudjahidin qui ont lutté aux frontières ou se sont exilés dans des pays arabes pour étudier alors que les francophones

bilingues sont ceux qui ont pris le maquis et donc n’ont connu que l’école coloniale ou les universités occidentales. On constate aussi que c’est les francophones qui se sont chargés de la traduction des livres pour préparer l’arabisation. De 2000 à nos jours, est-ce que la sœur Jeanne a vu quelque chose venir à l’horizon ? Niet. Il suffit de lire le récent classement de nos universités pour s’en convaincre. Malgré le chapelet de reformes et l’abandon du fondamental pour le moyen, le recul ne s’essouffle pas. Avant on était classé juste avant l’Arabie Saoudite et le Soudan, maintenant le niveau universitaire de la première a dépassé le notre. On arrive à se demander si nos enfants sont devenus tous des attardés mentaux ou bien y-a-t-il une malédiction qui nous poursuit. Intégrisme et démocratie Le sinistre de l’école algérienne, tout le monde en est convaincu de la base de la pyramide au sommet. Dans le discours présidentiel, dans

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l’octroi de bourses à l’étranger pour les lauréats du bac, dans l’envoi des enfants de la Nomenklatura vers d’autres lieux du savoir, la fuite des cerveaux, l’ampleur du soutien scolaire, la valeur réelle et supposée des diplômes. Malgré tout, l’ «attrait» des politiciens pour cette vulnérable forteresse ne s’est jamais démenti (le FLN et ses constantes nationales, la mainmise sur l’école du FIS dès le début de son avènement, Hitler et sa jeunesse hitlérienne…). Moncef Mazouki écrit : «Les épopées de libération mentales qu’il s’agisse de celles d’Ibn Arabi ou de Hallaj, d’Ibn El Mougafaa, d’Averoes, elle se jouera entre intégrisme et démocratie et nulle part ailleurs.» Une école moderne représente une menace pour toute dictature archaïque. Ben Ali dans son exil doré en Arabie Saoudite doit se mordre la cervelle d’avoir dès 1989 réformé en profondeur son système éducatif qui était cloné au système éducatif algérien. Son ancien ministre de l’éducation Mohamed Cherfi avait affirmé à l’époque : «Avant 1989, c’était l’endoctrinement, soit islamiste, soit arabiste…il faut enseigner la pléiade d’auteurs musulmans réformistes qu’on a bannis exclus tels Taha Hussein, Ahmed Amine, Ibn Khaldoun, cesser de déformer l’histoire…une mise à niveau de l’enseignement n’est possible que s’il y a une volonté politique…»( Ecole à la tunisienne, El Watan) On vous dira que les résultats sont là avec le nombre de médecins d’ingénieurs d’avocats et autres diplômés qui sortent de l’université comme du pain doré du four. «Les écoles permettent à ceux qui ont pris un bon départ de justifier rationnellement leur réussite.» disait le grand philosophe humaniste le Dr Ivan Illich. Prenons juste comme exemple la médecine qui draine vers elle la crème de notre progéniture. Nos toubibs qui s’expatrient recommencent leurs études à zéro ou avec de la chance décroche un boulot d’infirmier. Ils sont bien nombreuses ces blouses blanches rétrogradées. En 2006, selon l’INSEE (institut national de la statistique et des études économiques français) sur 10000 médecins étrangers en France, plus de 7000 sont Algériens dont 2000 dans la région parisienne. Kateb Yacine, Mouloud Faraoun, Assia Djebar, Mohamed Dib, Rachid Mimouni et bien d’autres poids lourds de notre littérature nationale, issus de parents en général analphabètes de condition modeste, nous démontrent qu’un indigène peut

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réussir haut la main à l’école de l’occupant dont le programme était réputée l’un des plus difficiles au monde. La lumière peut-elle jaillir d’un programme allégé et d’une récréation prolongée ? La logique veut que ces deux là ne cohabitent pas ensemble. Imaginons un chef d’entreprise disant à ses employés : vous aurez moins de boulot et plus de congé. On pensera tout de suite au chômage partiel, à une fermeture à venir, une délocalisation programmée. Mais si le directeur a pris le soin d’acheter un robot sophistiqué pour réduire la pénibilité du boulot afin que ses travailleurs puissent utiliser leur matière grise d’une façon plus rentable, on applaudit avec mille mains. Avec cette reforme de trop, les élèves auront plus de temps pour la rue, pour la télé, pour nous «emmerder» un peu plus qu’avant. Car ils sont nombreux les petites têtes frisées même pour leur maman. «Le temps libre en soi n’est pas une valeur. Son unique valeur est de permettre la production éventuelle de nouvelles valeurs.» (Roger Sue)

conduit elle-même sa voiture s’arrête au stop rentre chez elle pour préparer la soupe et en plus, à son look, on est sûr qu’elle coûte moins cher au budget de son pays que n’importe quelle starlette de notre Unique. Le problème de notre école c’est l’absence de l’enfant. Aucune trace dans le programme dans les directives dans les réformes dans les circulaires dans les grèves dans les classes dans l’architecture dans la dimension de la cour dans la couleur de la blouse du poids du cartable dans les sujets des examens la qualité et contenu des livres. Nulle part on ne recèle un quelconque intérêt pour ce petit «orphelin». Le problème de l’école algérienne c’est qu’elle fonctionne sans l’élève. On gère cette institution d’une façon esclavagiste. Cette violence se traduit par le nombre de terroristes de délinquants de harraga de drogués de prostituées de suicides de névrosés de zombies sans départ d’émigrés sans retour.

l’EnsEignAnt, mÊmE AVEC Un sAlAiRE dE déPUté…

Dans son livre «L’école algérienne d’Ibn Badis à Pavlov» M. Boudalia Griffou parle de rupture de plusieurs ruptures méthodologiques successives qui ont fait de l’élève un robot doublé d’un handicapé. «Si on définit l’intelligence comme la faculté d’apprendre des choses nouvelles, de trouver des solutions à des problèmes se présentant pour la première fois, qui donc est plus intelligent que l’enfant ? (Michel Tournier). Quelle perte ! De nos jours, on est convaincu que les performances d’une économie sont liées à celles de l’école. L’homme reste au centre de n’importe quelle richesse. Le facteur humain est nécessaire et suffisant. On le voit avec la Chine, la Corée du Sud, le Japon, des pays sans baraka naturelle, en quelques décennies à peine, ils sont arrivés à sortir du gouffre en édifiant des systèmes éducatifs qui forcent l’admiration. Tous les observateurs parlent de notre système éducatif comme un non-système : dépréciation du capital humain qui amène une exclusion sociale de l’école et une sous valorisation de tout diplôme qu’elle délivre. Bachelard a écrit dans son livre La Formation de l’esprit scientifique : «La Société sera faite pour l’Ecole et non pas l’Ecole pour la Société.» Tant que notre école ressemblera à un «camp de concentration», l’enfant rêvera inlassablement de s’en échapper.

Dans l’école d’avant, malgré son zéro temps libre son programme abyssale, l’enfant studieux trouvait toutes les universités du monde à sa disposition. En ce temps là, c’est lui qui était le centre d’intérêt pas la popularité d’un officiel ou le nombre de chiffres d’une paie. On peut offrir le salaire d’un député à l’enseignant au médecin, au mieux on aura un système éducatif, médical, à l’image de l’APN, notre assemblée populaire nationale. Première puissance européenne, l’Allemagne, où les salaires sont figés depuis des années, a un programme scolaire souple et les après-midi libres. Mais le ministre de l’éducation allemand est dépourvu de toutes constantes nationales religieuses politiques, zéro ego à ménager. Un simple directeur, amoureux de Molière, a déclassé la langue germanique au profit de langue française, l’ennemi numéro 1 des deux guerres mondiales. Pendant ses récréations, l’enfant allemand a le choix entre le sport le théâtre la musique la lecture le bricolage... L’élu comme le parent ont veillé à débourser l’argent et l’effort nécessaires pour mettre le plus de chances de son côté. A voir une Angela Merckel, l’avenir de l’élève germanique est bien assuré. Il parait qu’elle

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Octobre 2011 | 17 BATNAINFO


Exclusif pour BATNA INFO

TOUATIA AMRAOUI doctorante en archéologie :

Propos recueillis par AMAMRA SAID MED EL HADI.

BATNAINFO 18 | Octobre 2011

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«il faut voir Lambèse comme

parc archéologique». Batnainfo: vous êtes actuellement sur le site de Lambèse où croyons nous savoir que des découvertes ont été faites ,et pas n’importe lesquelles. Peut –on connaître l’impact et l’apport civilisationnel de cette « remise » au grand jour des objets, leurs provenances etc.. ? TOUATIA AMRAOUI: on travaille actuellement à LAMBESE sur les découvertes de la fouille de la maison de la TIGRESSE ,où il nous a été permis de retrouver toutes sortes de mobiliers archéologiques,de différentes natures .En ce qui me concerne ,personnellement,je travaille sur la céramique. L’étude nous a permis de dégager deux thèmes : d’une part la céramique de production locale, d’autre part la céramique qui est venue d’ailleurs. Ce qui veut dire que sa provenance est de tout le bassin méditerranéen. Concernant la céramique typique de la région, elle est de différentes productions touchant aux grandes catégories, allant du (culinaire) à la (commune), en passant par les lampes et il y a aussi l’architecture puisqu’on utilisait la céramique pour les tuiles afin de couvrir les toits. Nous avons ici des productions qui sont propres à la région,apparemment de LAMBESE , on a également une céramique modelée ( mi cassée) dont on a retrouvé plusieurs tessons,plusieurs exemplaires,on remarquera qu’elle n’est pas tournée et elle serait l’héritière disons du travail de la céramique modelée ( pré romaine). C’est une caractéristique qui est vraiment NUMIDE, donc vraiment de la région et qu’on va retrouver www.batnainfo.com

de l’époque préromaine jusqu’à nos jours. En ce qui concerne la céramique modelée, on a trouvé des « tajines », des formes de « tajines » dans lesquels on fabriquait le pain où on l’y faisait cuire. Ceci étant pour la céramique locale, des cruches entièrement intactes ont été retrouvées ce qui est spécifique aux fouilles de la maison de la tigresse. On y a retrouvé énormément de mobilier complet. Ce qui est très intéressant pour nous. Intéressant, vu qu’il n’y a jamais eu d’études (céramologiques), là on part d’objets qui sont entiers pour permettre de créer des typologies et mettre en évidences les formes de la région

de LAMBESE. On a aussi ces cruches qui sont aussi uniques : elles sont aussi complètes et qui sont des cruches (vinaires) et sur lesquelles on a un décor peint en rouge et blanc qui est aussi une caractéristique de la céramique NUMIDE, donc de la céramique locale. On en trouve des formes similaires en TRIPOLITAINE, mais là il semblerait qu’elles sont vraiment de la région. On en retrouve des traces similaires sur une des mosaïques découvertes à TIMGAD, la mosaïque de (XENIA). Voilà un peu pour le volet de la céramique locale. Nous avons aussi retrouvé ces lampes complètes, ce seau en métal, et un plus petit en

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céramique. On a retrouvé ces formes en métal et puis aussi des formes similaires en céramique. Pour la céramique de luxe, destinée aux réceptions, des plats en (………….) qui ont une couleur rouge et vernis des deux cotés. Et là ce n’est point de la céramique qui provient de TUNISIE comme la majeure partie de ce type de céramique mais qui provient de (bia…thème). On les retrouve sur tout le bassin méditerranéen, mais ici nous constatons qu’à LAMBESE, on a suffisamment de moyens pour sa propre céramique. Concernant le deuxième volet, on a mis en place en étude le mobilier. Ce sont les importations, mais avant d’aborder celles-ci notons ces formes d’amphores qui sont locales et inspirées de la forme sicilienne, ce qui prouve si besoin est que les amphores siciliennes parvenaient jusqu’à LAMBESE et qu’on s’inspirait de leurs formes. En parlant de SICILE, on a également d’autres exemples d’amphores siciliennes ,ces dernières étant bien produites en Sicile et qui sont arrivées jusqu’à LAMBESE . En majorité, on a en général des amphores vinaires mais aussi des amphores dans lesquelles on stockait (les sauces de poissons). Ces dernières proviennent du Portugal c’est-à-dire de la (lusithanie antique). Concernant les autres imporBATNAINFO 20 | Octobre 2011

tations du bassin méditerranéen ,on a retrouvé deux exemplaires provenant de TURQUIE,un exemplaire de mer noire,un exemplaire de GAULLE,un autre de CRETE,et parmi ceux-ci un qui proviendrait de TRIPOLITAINE. Certains remontent au III°siècle et devaient contenir les meilleurs vins de l’époque, ce qui voudrait dire que LAMBESE en tant que capitale et également camp de la III ièmes légion Auguste ,donc de l’armée, était disons le un centre de rayonnement économique qui permettait d’acheter des produits chers et de hautes factures. Batnainfo: pouvez vous nous préciser ce concept de capitale et quel lien avec CIRTA ? TOUATIA AMRAOUI : LAMBESE a été capitale militaire de la NUMIDIE, titre qu’elle a pris à la fin du I°siècle après l’installation de la III° légion . C’est le LEGA, qui est le commandement ( le chef) de l’armée , qui était le gouverneur de la NUMIDIE et dont LAMBESE était le siège,ceci explique le pourquoi de son appellation « capitale militaire » et c’est le LEGA qui gérait l’administration et tout ce qui se rapportait à la NUMIDIE. Après que la légion d’Auguste ait perdu de son importance, au début du IV°siècle, CONSTANTIN va transférer la capitale de la NUMIDIE de LAMBESE vers CONSTANTINE. Et c’est à partir de ce moment que

cette dernière va prendre de l’importance, contrairement à LAMBESE qui versera dans l’oubli, jusqu’aux fouilles. Batnainfo : peut on savoir comment sont qualifiées à vos yeux ces fouilles ? TOUATIA AMRAOUI : Absolument, même si à l’époque coloniale il y a eu dégagements de sites à l’image de TIMGAD , LAMBESE,il n’y avait pas de fouilles (stratigraphiques) c’est-à-dire des fouilles scientifiques. On fouillait simplement pour dégager des vestiges imposants,……donc on a perdu énormément d’information sur les vestiges qui ont été découverts. Contrairement à cela nos fouilles dans la maison de la tigresse, on part d’un contexte stratigraphique, donc d’un contexte qui nous permet de dater grâce à la céramique ,grâce au métal,au verre ,à la typologie et à la forme de ces objets. Les mosaïques qui sont aussi un marqueur chronologique vont nous permettre de pouvoir préciser la datation de la maison. Allant de sa construction à sa destruction après son abondan. Ce qui est vraiment révolutionnaire,on se doutait qu’il y avait une production locale de céramique,mais ce qui est vraiment nouveau , ce sont toutes ces importations qui font que LAMBESE était « ce centre de la terre »,malgré le contexte de son éloignement de la mer,on prenait de la peine quant à lui faire

parvenir tous ces produits et que l’on s’y déplaçait vu son statut de capitale… Batnainfo : un dernier mot… TOUATIA AMRAOUI : on est heureux de relancer l’archéologie dans la région de LAMBESE, et de voir un réel engouement au niveau des citoyens, des autorités locales,le wali,le chef de daira,le maire etc… On est très heureux de relancer ainsi la formation archéologiques sur terrain des étudiants algériens et notamment de ceux de la région ,on espère que LAMBESE reprenne la place qu’elle mérite parmi les citées antiques. On souhaite, et c’est ce que Mme AMINA AICHA MALEK la directrice de la mission à LAMBESE essaye de concrétiser avec l’accord du ministère et des conventions, créer un PARC ARCHEOLOGIQUE, qui serait le terrain de formation et également permettre une recherche sur tous les vestiges qu’on a mis au jour et que l’on connaît encore très mal, et aussi à réfléchir sur la topographie et l’urbanisme de la ville. Donc il faut voir LAMBESE comme un parc archéologique ,comme quelque chose qu’il faut délimiter et également comme un terrain de formation pour les jeunes archéologues algériens qui manquent d’une formation de terrain,et, qui ont en assez de la théorie. www.fasac.org


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Septembre 2011 | 21


Un genévrier thurifère plus que centenaire détruit à T’kout (Batna) «Ce forfait a été commis durant la deuxième semaine du mois courant», a indiqué à l’APS un Moudjahid de cette région, Mohamed Sahraoui, rencontré sur les lieux. Selon lui, il a sûrement été commis par «des maraudeurs qui viennent de toute la région et même de Biskra, pour capturer le chardonneret, en profitant de l’absence d’habitants dans la dechra, rarement fréquentée par quelques propriétaire qui viennent de temps en temps de T’kout entretenir ce qui reste de leur jardin». Pour ce témoin, «le feu qui a détruit cet arbre a été délibérément allumé par ces inconnus qui ont commis un crime inqualifiable et gratuit», ajoutant que les flammes ont consumé l’intérieur du tronc pendant trois jours. «Nous avons tout tenté, mais en vain, pour sauver cet arbre qui constituait le symbole de cette dechra millénaire et à laquelle demeurent attachés de nombreux citoyens originaires de la région», a poursuivi M. Sahraoui. Lui-même originaire de Djarallah, où il possède encore maison et jardins, ce Moudjahid déplore l’état d’abandon

dans lequel se trouve cette localité, ce qui, à son avis, «favorise le pillage et la destruction du patrimoine naturel, la flore mais également la faune, comme le chardonneret que les braconniers chassent y compris au moment de la couvée, laissant les oiselets mourir de faim dans leurs nids, une pratique barbare qui finira par éliminer cette espèce». M. Sahraoui, devenu écologiste et militant de la préservation de l’environnement, a installé à ses frais, au bord de la piste, à l’entrée du territoire de la dechra de Djarallah, une plaque incitant les visiteurs à «respecter la nature, et à veiller à la protection de la faune et de la flore». Contactés par l’APS, les services de la Conservation des forêts de la wilaya de Batna ont indiqué «ne pas avoir été informés à temps de l’incendie de l’arbre’’. Le Genévrier thurifère ou Genévrier à encens (Juniperus thurifera) est une espèce très menacée. Il est originaire d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie) et endémique dans le sud-ouest de l’Europe (France, Espagne, Portugal, Sardaigne). On trouve aussi le genévrier thurifère en Inde et plus particulièrement dans la

région du Ladakh où il est utilisé pour fabriquer l’encens.

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BATNAINFO 22 | Octobre 2011

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Octobre 2011 | 23


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24 | Juillet 2011

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BATNA ACCUEILLERA LES

XI° RENCONTRE

DES ECOLES D’ART DE LA MEDITERANEE EN CE MOIS DE NOVEMBRE. L’école régionale des beaux arts de Batna ,représentée par son directeur M.MOUSSA KECHKACHE et le secrétaire général de ECUME Marseille se sont entendus à s’associer pour mettre en place la XI ° rencontre des écoles d’art de la méditerranée à BATNA sous forme d’ateliers de travaux pratiques, de débats et d’une exposition auxquels participeront des enseignants et étudiants en provenance de cités du monde méditerranéen :Aix en Provence,Alexandrie,Amman ,Ankara ,Athènes,Au bagne,Beyrouth,Damas,Eskisehir,Gênes,Istambul,Izmir,Le Caire, Marseille, Lisbonne,Palerme,Ramallah,Sarajevo,Séville,Split,Tétouan,Th essalonique,Tirana,Tunis et Venise. Cette édition a pour thématique « ENSEIGNER LES ARTS APPLIQUES ET L’ART CONTEMPORAIN DANS LES ECOLES.»

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Octobre 2011 | 25 BATNAINFO


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