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Editorial Par Amamra Said Med El Hadi.

FASAC

Fondation Auressienne des Sciences, Arts et Culture

SAAD BOUAKBA A RAISON!

Revue mensuelle de la FASAC Après avoir vérifié que n’importe qui écrit n’importe quoi,ne voilà –t-il pas que n’importe qui affirme n’importe quoi! Mais c’est grave ce qui se passe actuellement sur la scène de l’usurpation de l’histoire: c’est à un véritable viol de notre mémoire collective que nous assistons mi-médusés, mi-amusés face aux jérémiades de certains grabataires arrivés à un âge trop avancé de la sénilité qui se mettent à jacasser face à des novices de la plume en quête de sensationnel ,qui en plus de s’entremêler dans les méandres d’une politique qui se veut annihilante depuis une bonne dizaine d’années d’une région dont le machiavélisme de tous les occupants réunis n’a jamais pu assujettir ,des vandales aux romains aux phéniciens, et en passant par les français! Voilà que des jacassements affirment toutes hontes bues qu’ils sont le nombril de la révolution algérienne et que sans eux l’Algérie n’existe pas! Rien que cela !Ce qui a fait sourire plus d’un dans une région qui ne se reconnaît pas dans certains «ragots»! On dit à juste titre «quand le chat n’est plus là les souris dansent» et on est entrain de le vérifier! Dans deux ou trois ans on verra un gosse de 15 ans affirmer que c’est lui qui a ordonné à Ben M’hidi de dire sa fameuse phrase à ses bourreaux! On n’est pas tenté de dresser une liste si longue, et l’histoire en est témoin,des grands hommes enfantés par cette Algérie dont nous faisons partie! Que l’on Cesse de se prendre pour ce que l’on ne sera jamais à part d’être les éternels figurants sans plus d’une odyssée écrite est réalisée par des HOMMES et dont certains veulent en tirer profit! Misérables! Les Aurès est un mot qui fait peur, même si le champ libre pour le moment, a vu la désinformation s’installer (voyez ce qui se publie sur Batna et les Aurès ) car les AURES hélas n’ont pas cette armada vraie arme de défense contre les insanités de certains au service d’une politique malsaine qui veut bien castrer notre région! Même le ministre «des voyages dans le temps», lui qui est ce qu’il est aujourd’hui grâce à si MAHMOUD LOUAI est venu se payer une virée sans plus au pays de Zeroual! L’ingratitude sera traduite un jour devant le jugement des générations futures via l’histoire! L’AURES messieurs est plus grand qu’on ne l’imagine. On n’en veut pour preuve qu’à chaque fois …….. L’AURES est là ! Et bien là! Et il n’a jamais prétendu être régionaliste, il est ce livre ouvert aux générations par ce qu’il est!

sommaire Editorial

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OPA hostile sur «Novembre»

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De quoi le printemps arabe est-il le nom?

Directeur de la publication / Fondateur AMAMRA SAID MOHAMED EL HADI ont collaboré à ce numéro: Amamra Said Mohamed El Hadi, Hacène Bouzidi, Noureddine Bergadi, Abdelhakim Bouhraoua, Miloud Kaddour, Mohand Bakir, rahim SENOUCI, Zouhir MEBARKI, O. HIND, Menhaouara Mourad, , Saleh Saoudi, Asma Aajal, Dr Naimi A.Moumen, Rafik Boubchich, Mohamed Ameddah Conception graphique: (www.hamoudart.com) Crédit photos: FASAC, Bouarour Ilies. Dépôt légal. 534-2007 ISSN: 978-9961-9763-00 Compte BNA: 001 00336 0200021299 06 Siège : 13, cité des frères Khezzar (742 logts) Bouakal, Batna Tél/fax : 033.80.70.20 Mail : batnainfo@gmail.com Site web: www.batnainfo.com Impression: Imprimerie Guerfi Important: les documents et les photos remis à la rédaction ne sont pas restitués. © FASAC / Mars 2013. Reproduction autorisée en citant la source. Le présent numéro a été tiré à 2000 exemplaires.

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Daniel Cohn-Bendit cet épouvantail politique!

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LA POLITIQUE CULTURELLE EN ALGÉRIE.. Les 14 chapitres dévoilés

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Développement durableet qualité de vie citadine, quand est-ce qu’on démarre?

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Restructurer le marché du cinéma en Algérie

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BIOGRAPHIE: PROFESSEURE BAHMED Lylia

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Ces nouvelles cités résidentielles: des bombes à retardement

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LE P/APC HOTE DU CONSEIL DES SAGES DE LA FASAC

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La rédaction de BATNAINFO souhaite que les contributions et autres photos qui lui sont destinées soient adressées par mail ou sur CD et / ou flashdisk Les articles Pubiés ne refletent pas forcement l’opinion de la revue et de son editeur - FASACLa resposabilité des écrits incombe aux seuls auteurs.


OPA hostile sur «Novembre» Par Mohand Bakir

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ans trop épiloguer, le fameux adage dit que «ce qui se conçoit bien s’énonce clairement», il n’y a aucune raison de le démentir. Bien qu’il s’agisse de commenter une initiative islamiste, le message s’adresse en premier lieu aux démocrates, héritiers et continuateurs du mouvement national moderne. Il est crucial qu’ils remettent la question nationale au cœur de leurs préoccupations. Qu’ils en saisissent la centralité. Loin des pensifs dominants, il faut se rendre compte que la question nationale n’a pas trouvé une réponse pérenne dans l’accession de l’Algérie à l’indépendance. Cette question est le point de friction entre les deux blocs. Un bloc national, attaché à l’algérianité, qui assume et porte l’Algérie comme formation historique, comme Etat-Nation. Et un autre «pana-quelque chose», qui projette l’Algérie comme province d’un empire ou d’un califat. Il est vital d’accélérer la cristallisation d’un front national-démocratique capable de défendre et de préserver l’Algérie moderne. Car, s’il y a un danger, il est sur l’Etat-Nation Algérie, promis dans certains desseins à disparaître au profit d’une wilaya. La question nationale qui, un temps, a pu paraître comme résolue risque de resurgir dans des conditions dramatiques. Ce ne sont pas les appels à une contemplation «patriotarde» de l’œuvre libératrice des aînés qui forgeront les réponses aux défis actuels, qui en très grande partie, sont liés aux échecs de la bureaucratie rentière aux commandes. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est

de renouveler notre combat libérateur et d’imaginer des réponses novatrices aux problèmes institutionnels, démocratiques, sociaux et économiques qui se sont amoncelés. Des solutions capables de pérenniser la nation, dans une dynamique de refondation et de consolidation de l’Etat. Il est urgent d’engager une sortie audacieuse de l’actuel statu quo, de définir avec courage et audace une véritable transition démocratique, vers une seconde République algérienne. Les déclarations menaçantes à l’égard du pays, émanant des chantres du «printemps arabe», que rapporte la presse nationale, ne sont pas sans relais à l’intérieur du pays. Des manœuvres, à l’image de la surenchère islamiste sur les crimes coloniaux, sont déjà identifiables. Des partis islamistes viennent d’annoncer la constitution d’une «fondation de la mémoire», ils la dénomment «fondation du 18 février». L’objectif déclaré est de réclamer la reconnaissance par la France des crimes commis en Algérie durant la colonisation. Il est, pour le moins, saisissant que ce soient ces partis, creuset de la théorie de «la tragédie nationale» et suppôts des lois amnésiantes, qui se posent en champions de la mémoire nationale. Eux qui interdisent la justice, la vérité et la mémoire à des millions d’Algériens se posent en champions de la conscience aux Algériens. Quelle reconversion ! Surtout que cette démarche paraît en rupture avec les traditions de ces partis issus de la mouvance intégriste. Habituellement, la règle y est

d’éduquer les militants à demeurer assis lorsque l’hymne national est entonné ; et de prolonger les discussions au sein des «halkat» sur l’acceptation ou le rejet du qualificatif de «Chahid» comme désignation des patriotes algériens tombés au champ d’honneur pour l’indépendance de la patrie. La vérité est que ces partis ne s’en prennent pas à «la France», ils comptent faire de la surenchère sur les crimes coloniaux pour s’attaquer au socle de la Nation algérienne? C’est une OPA hostile qu’ils viennent de lancer sur la conscience nationale. Comment se pourrait-il qu’eux, dont l’allégeance va d’abord et surtout à leur projet d’Oumma, se transforment en défenseurs de l’Algérie moderne Quelle continuité peut-il y avoir entre ces défenseurs de l’Etat théocratique et le projet démocratique et social de Novembre ? J’entends l’outrancière rengaine maintes fois ressassée: «Le cadre des principes islamiques»? Eh bien non, certainement pas! Ce cadre cité dans «l’appel du 1er novembre 1954» n’avait ni l’acceptation, ni le contenu, que ces partis inscrivent aujourd’hui au cœur de leur action. Etablir un lien entre les deux est un anachronisme flagrant et un révisionnisme certain. Le contenu de cette expression est historiquement explicite et univoque. Il a été clairement explicité dans le texte de la plate-forme du Congrès de la Soummam. Les chefs historiques de la guerre d’indépendance y ont défini le combat du peuple algérien comme une «révolution organisée et non une

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révolte anarchique, (…) une lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation et non une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité et non un retour vers le féodalisme. C’est enfin la lutte pour la renaissance d’un Etat algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues». Comment cette définition pourrait-elle être accommodée à la sauce du «printemps arabe», et du projet de constitution du «VIe califat » ? Il ne faut pas se tromper, c’est là un élément d’amorce du «printemps arabe» en Algérie. Le mode opératoire de cette attaque est semblable à celui du HIV, agent infectieux du sida, au sein de la cellule. Sous prétexte d’exiger «la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux», ces partis islamistes, bien plus solidaires de leurs frères du Qatar, de l’Arabie, de l’Égypte ou d’ailleurs, qu’ils ne le sont de leurs concitoyens algériens, s’insinuent au cœur de l’être collectif qu’ils rêvent d’islamiser (au sens actuel et théocratique du

terme) à la source. Le «printemps arabe» dans son déroulé actuel se résume à la substitution de l’obscurantisme islamiste à l’autoritarisme nationaliste, dans le cas algérien il semble que l’objectif est aussi de récupérer le crédit et l’aura de la guerre de Libération nationale! De récupérer le «million et demi de martyrs» ! Quel butin, pour un mouvement dont l’histoire s’est toujours inscrite au service de l’impérialisme! Le prétexte est fallacieux; le 3 juillet 1962, la France reconnaissait l’Algérie comme Etat indépendant et souverain. Dès lors, chacun des deux Etats-Nations était libre d’avoir sa propre lecture de l’Histoire, y compris de la période de la colonisation. L’Algérie, née dans et par le combat pour l’indépendance, s’est affirmée comme la négation de la domination et de la ségrégation coloniales. Il n’y a donc pas lieu d’aller chercher chez l’ancienne puissance coloniale confirmation de ce qui est un constituant majeur de son identité : la négation de l’Algérie française. La France est tout à fait libre de ses propres perceptions et lectures historiques. Que celles-ci en viennent

à la mettre en contradiction avec elle-même, à la mettre en porteà-faux par rapport aux principes révolutionnaires et républicains de 1789, cela est son affaire comme Etat, Nation et société. Mais, il m’étonnerait que, sur ce plan particulièrement, cette «fondation du 18 février» s’intéresse à cet aspect des choses. Toute naïveté mise à part, la «véhémente» dénonciation de «la mission civilisatrice de la colonisation» que nos obscurantistes entendent chevaucher cache des projets fous d’islamisation du monde, et de conquête des continents. C’est une dénonciation concurrente, aucunement alternative. Il ne faut y chercher nul attachement à un généreux projet d’égalité universelle entre les hommes et les nations, nulle promesse de fraternité dans le cadre d’une république mondiale. Non, cette dénonciation est celle d’un système concurrent à la colonisation et pas de son dépassement humaniste. Cette fondation est un élément d’une cinquième colonne, un ventre mou au cœur du front intérieur algérien. 

Le président de l’association nationale des praticiens du secteur privés d’allergologie a été reçu par le président de la FASAC au siège de la fondation en vue de la préparation du congrès international devant se tenir, sous le haut patronage du wali de Batna, durant le mois d’Avril 2013.

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De quoi le printemps arabe est-il le nom? L

par Brahim SENOUCI

a Tunisie, l’Egypte et d’autres pays du monde arabe sont secoués depuis deux ans par la violence qui s’est notamment traduite en Tunisie par l’assassinat de l’avocat et homme politique Chokri Belaïd, leader de gauche du Mouvement des Patriotes Démocrates et en Egypte par des émeutes qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Pourtant, dans les deux pays cités en premier, la révolution a été apparemment couronnée de succès. Les dictateurs sont en prison ou en exil. Des élections à peu près transparentes s’y sont tenues et les partis qui les ont gagnées gouvernent. Il se trouve que ces partis sont d’obédience islamiste. Du coup, il y a une crispation du côté des partis «laïcs» qui ne se résolvent pas à cette situation. Cette crispation se nourrit largement des évidentes démangeaisons qui taraudent les nouveaux gouvernements d’instaurer dès à présent un régime

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fondé sur une application stricte de la Sharia. Pour être juste, la situation est sans doute plus complexe. A l’intérieur même des partis islamistes coexistent plusieurs tendances. La plus apparente, réformiste, est celle qui gouverne, qui a lissé son discours, qui fait tout pour offrir un visage présentable. Celle-ci fait de la démocratie turque un horizon possible. Bien que tenant les rênes du pouvoir, cette tendance n’est pas forcément la plus nombreuse. Derrière le rideau, d’autres acteurs se tiennent dans une réserve largement tactique. Eux ont en vue l’idéal de la République Islamique, comme un retour à la pureté originelle des premiers temps de la foi. Ils ne supportent pas qu’un tel idéal soit soumis aux contingences de la politique, aux compromis très humains qu’elle implique. La Loi de Dieu ne saurait s’accommoder de l’onction du peuple, déclarent-ils. Il n’y a sans doute pas

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de véritable hiatus idéologique entre réformistes et révolutionnaires. Les premiers ont plus que de la sympathie pour la Cité idéale que les seconds rêvent d’établir. Il y a peut-être même un partage des tâches entre eux pour que le but ultime, la prise du pouvoir, soit atteint. La grande peur des démocrates (nommons ainsi, pour aller vite, ceux qui s’opposent à l’islamisme, bien que dans leurs rangs ou trouve bien des apprentis dictateurs !) est que cette prise du pouvoir se fasse sans retour. L’expérience de la victoire du FIS au premier tour des élections législatives de décembre 1991 nourrit cette angoisse. On se souvient en effet que le débat très vif qui avait couru dans les rangs du FIS avait débouché sur la victoire des partisans de l’utilisation de la voie électorale contre ceux qui n’en voulaient pas. Ces derniers sont restés dans l’ombre. Ils en sont sortis au lendemain de ce premier tour pour annoncer à la population qu’il lui faudrait changer ses «habitudes alimentaires et vestimentaires». D’autres ont été plus loin en expliquant qu’ils ne s’étaient ralliés à la participation au processus électoral qu’à la condition que celui-ci ne serve qu’une seule fois. Autrement dit, ils laissaient clairement entendre qu’une fois le FIS installé au La démocratie serait-elle interdite dans le monde arabe, au motif que son exercice conduirait à confier le pouvoir à ceux dont l’ambition est précisément d’y mettre fin ? C’est sans aucun doute la question fondamentale qui est posée aujourd’hui, et qui requiert une réponse urgente… D’abord, si on sait ce dont ne veulent pas les démocrates, saiton vraiment ce qu’ils veulent ? Ils ont une réponse, la liberté. Vaste programme… Eléments d’un dialogue interculturel, dans la cantine de l’Université : Un collègue, Français: La réponse est simple. La civilisation, c’est l’Occident. La modernité, le développement, la démocratie, en sont les preuves permanentes. C’est l’Occident qui fait reculer sans cesse les limites de la liberté, celles de la connaissance… Moi: Mais quel est son para-

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pouvoir, il n’y aurait plus d’élections… Le spectre de la dictature à venir a permis que l’annulation du second tour ait pu être décidée avec, sinon le soutien, du moins le silence d’une grande partie de la population. La démocratie n’y a pas vraiment gagné au change puisque ce scénario a renforcé l’emprise du régime dont le caractère antidémocratique corrompu a précisément permis la constitution de l’alternative violente qui n’avait pour but que de remplacer sa dictature par une autre… Le drame est là. La démocratie représentative suppose que le pouvoir soit issu de la volonté populaire que traduit le suffrage universel. Il se trouve que cette démarche a pour effet de mettre aux commandes les adversaires de la démocratie qui n’ont de cesse alors d’en saper les fondements pour installer la République sévère, mortifère, dont ils rêvent. C’est ainsi que les démocrates se retrouvent à agir à fronts renversés, appelant au «dégagement» des équipes élues. Le scénario égypto-tunisien est pendant dans tous les pays arabes, y compris dans ceux qui sont gouvernés par des islamistes «purs et durs». En cas d’élections libres, ces derniers seraient sans doute évincés par d’autres qui le seraient davantage !

La majorité des peuples du tiers-monde a longtemps souscrit à la vision de mon collègue. Des siècles durant, colonisés, asservis, exploités, ces peuples voyaient dans leurs maîtres d’alors des modèles à suivre sitôt leurs chaînes rompues. Cette vision est encore dominante, mais de moins en moins.

rallier aux vieux conservateurs confits dans leurs idéaux racistes et colonialistes. Paradoxalement, la faveur dont a joui l’Occident à cette période vient de cette contestation même. On avait de l’admiration pour un système capable de sécréter ses propres contrepouvoirs. Boris Vian, Brigitte Fontaine ou Arezki, les réfractaires à la guerre d’Algérie, les porteurs de valises…, se faisaient sans vraiment l’avoir voulu, mais du simple fait de leur existence, les agents efficaces de la promotion de l’image de la France. Le recul relatif que l’Occident connait aujou-rd’hui ne tient pas tant à l’évolution de son personnel politique qu’à celle de son opinion.

On a connu une période «soft» dans les années 60. Les indépendances se succédaient à cette époque et l’Occident faisait plutôt profil bas. La contestation venait même de sa propre opinion, plus prompte à s’enflammer pour Joan Baez et Bob Dylan aux Etats-Unis, à s’opposer à l’agression du Vietnam, qu’à se

Pour faire court, durant la deuxième moitié du XXème siècle, les pouvoirs en place devaient composer avec une intelligentsia largement universaliste. En Algérie notamment, mais aussi dans tout le Maghreb, en Syrie, en Orient, jusque dans Gaza, les images de cette période, témoignent du climat qui y présidait. Les photos

digme? Le collègue: Pour faire court, c’est la liberté individuelle, celle que confère le détachement de l’homme des pesanteurs qui le lestent, la tribu, le clan, voire la famille. Qu’en est-il aujourd’hui?

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De quoi le printemps arabe est-il le nom?

des lycées Algériens montrent des classes mixtes. Les instantanés pris dans les rues donnent à voir des villes où se côtoient hommes et femmes. Les plus âgées portent le haïk et le «3djar», la voilette blanche qui souligne plus qu’elle ne masque le bas du visage. Aucun hidjab, aucune barbe n’apparaissent sur les épreuves. Ces images expriment, mieux que n’importe quel discours, la nature de la société dans laquelle s’inscrivait la population. Il ne s’agissait pas de passer l’éponge sur les affres de la colonisation et sur les massacres qui l’ont rythmée. Il s’agissait plutôt de l’accès aux droits que refusait le système colonial aux indigènes. En dépit des dictatures instaurées au lendemain des indépendances, l’horizon restait celui d’une société libre, démocratique, progressiste. L’Occident en était l’illustration. Il fallait reproduire les techniques, mais aussi la philosophie, par lesquels il avait réussi à faire coexister en son sein des opinions différentes, y compris celles qui le contestaient jusque dans son essence. Il fallait prendre exemple sur sa faculté à donner du sens à la citoyenneté, celle-là même dont il avait privé ses anciens sujets et qu’ils veulent se réapproprier une fois libérés des chaînes coloniales. Dans le couple fascination-répulsion qui est depuis longtemps le prisme à travers lequel on considère l’Occident, le premier terme l’emportait De quelle liberté s’agit-il ? Dans le discours, c’est au nom de celle des Maliens, des Afghans, des Libyens, des Irakiens, (des Syriens demain ?) qu’ils appellent à un interventionnisme tous azimuts. Jadis, c’était pour «apporter la civilisation» que les armées d’Europe massacraient les populations censées en recevoir le fruit. Il n’y a pas grand-chose de changé depuis. Si, toutefois. Personne en Indochine, en Algérie, à Madagascar n’a appelé au secours les armées françaises du XIXème siècle, ce qui ne les a pas empêchés d’investir ces pays dans la violence. Aujourd’hui, force est de constater que ces appels existent désormais. Certes, on a dicté la lettre de détresse au président malien (en «oubliant» qu’il était arrivé aux commandes par un putsch qui a renversé le célèbre ATT !) mais l’intervention française a été accueillie avec joie par une grande partie de la population. Le grand chanteur

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largement. Le second était mis en sommeil… Aujourd’hui, les choses ont changé. Une nouvelle classe d’»intellectuels» sonne l’abandon de la contestation et s’attelle à redonner vie à la face noire de l’Occident. Ils retrouvent les accents du XIXème siècle, son cynisme, son racisme, qui ont permis les massacres d’hier, pour justifier la mainmise occidentale sur le reste du monde. Il ne s’agit plus seulement de mainmise matérielle mais aussi de mainmise morale. Ce sont eux que l’on consulte avant de lancer une expédition contre un pays sous couvert de libération des peuples. Ce sont eux à qui l’on confie la tâche de former l’opinion pour la rendre de nouveau réceptive à un discours impérialiste. Il faut bien reconnaître, hélas, qu’ils y réussissent. La lecture des sondages donne la mesure de leurs succès. Sont-ils le produit d’une époque propice à la crispation et à la haine ou en ont-ils été les promoteurs ? Il s’agit probablement d’un lien dialectique. La différence de forme et de fond entre ces intellectuels et leurs illustres prédécesseurs réside dans le fait que ceux-ci mettaient en avant les idées de justice et de solidarité concomitamment avec l’idée de liberté en leur accordant un caractère universel. Ceux d’aujourd’hui mettent en avant le paradigme unique de la liberté.

ivoirien Tiken Jah Fakoly l’exprime douloureusement dans sa dernière chanson sur la Françafrique : Ils cautionnent la dictature Tout ça pour nous affamer Ils pillent nos richesses Pour nous enterrer vivants Ils ont brûlé le Congo Enflammé l’Angola Ils ont brûlé Kinshasa Ils ont brûlé le Rwanda Encore plus douloureux est le constat désenchanté qu’il dresse : « A chaque fois que la Côte d’Ivoire est en crise, le peuple appelle la France ». Les choses sont sans doute plus graves qu’au temps des colonies puisque des peuples qui ont subi l’asservissement en

sont à demander la protection de leurs anciens bourreaux ! Ce n’est pas en vertu de la sympathie qu’éprouveraient ces peuples vis-à-vis de l’ancienne métropole. C’est le constat de la faillite politique, économique, sociale de leurs pays qui les pousse à chercher ailleurs qu’en euxmêmes un remède. Ils savent au fond d’eux-mêmes que la faillite en question doit beaucoup à leurs anciens maîtres. Ils savent que ces derniers ont opéré un simple changement de registre, qu’ils continuent d’avoir la haute main sur leurs destinées, qu’ils continuent de nommer leur personnel politique et qu’ils le choisissent à l’aune unique de leurs propres intérêts. A l’évidence, ils sont dans l’illusion, sans doute la dernière avant d’être sommés de tenir leur rang dans l’Histoire en devenant acteurs de leurs destins. Les peuples arabes sont exactement logés à cette enseigne. Il est intéressant de noter que les

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révoltes qui les ont secoués, qui les secouent encore, ont pour point de départ un phénomène ponctuel. En Tunisie, l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi a été le prélude au mouvement qui a emporté Ben Ali et son régime. En Egypte, ce sont les problèmes sociaux qui ont eu le même aboutissement. Au Maroc, en Algérie, les pouvoirs s’inquiète de la montée des difficultés sociales génératrices de micro-émeutes qui pourraient, si elles se fédéraient, les emporter. En Syrie, au Bahreïn, et dans une moindre mesure en Arabie Saoudite, ce sont plutôt des questions confessionnelles, notamment l’opposition entre chiites et sunnites, qui risquent de fournir les ferments des troubles à venir. L’Irak en donne une préfiguration. Ainsi, la situation est la suivante. Une situation insurrectionnelle débouche, ou pourrait déboucher, sur un bouleversement politique marqué notamment par la question du projet de société ! Aucun débat intellectuel n’a accompagné, encore moins précédé, le vent de contestation

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sociale. Et c’est finalement quand on pense qu’avec la chute du dictateur l’affaire est close, que la bombe explose. C’est cette absence de débat qui crée la situation lourde de dangers que vivent notamment l’Egypte et la Tunisie, pays censés avoir «réussi» leur révolution. Il est d’ailleurs symptomatique, en Tunisie, que les islamistes et les démocrates aient un slogan commun, celui de sauver ou de continuer la révolution, sans qu’aucun d’entre eux consente à indiquer le contenu qu’il assigne à ce terme. Pour éviter la tragédie de l’expérience algérienne, victime de sa précocité autant que du vide intellectuel dans lequel elle s’est déroulée, il faut que ce débat s’engage sans délai, avec tous les acteurs de la société. Il ne concernera pas seulement la Tunisie ou l’Egypte. Il servira d’exemple pour le monde arabe dans son ensemble. Quels pourraient être les termes de ce débat ? Pas question d’épuiser le sujet ici. Un seul exemple.

Les démocrates doivent définir leur rapport au thème de la liberté, le contenu qu’ils lui donnent. Est-ce qu’il s’agit de la transposition à l’identique du paradigme occidental ? La question n’est pas de pure forme. Il y a une vieille opposition entre liberté et justice, entre liberté et morale, que la modernité, loin de l’épuiser, a exacerbée. On en est certes conscient en Occident puisque des garde-fous ont été instaurés pour éviter les excès de la liberté. Ces garde-fous sont en train de disparaître. En France, la Sécurité Sociale, la retraite par répartition, les lois sur le chômage, sur l’assistance aux handicapés, mesures faisant prévaloir la solidarité collective au détriment de l’individualisme, sont en train de céder devant les coups de boutoir du libéralisme. Au siècle dernier, l’Occident exerçait sa force injuste au-delà de ses frontières, contre des ennemis réputés inférieurs et qu’il était donc légal d’assujettir ou de réduire. Aujourd’hui, les frontières passent à l’intérieur des nations. L’ennemi, c’est le citoyen issu de l’immigration, le vieillard qui tarde à mourir et qui coûte

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De quoi le printemps arabe est-il le nom? à la collectivité, les minimums sociaux, le RSA, le SMIC, tous les leviers utilisés par l’Etat pour essayer d’atténuer les disparités sociales. Ces digues tombent d’autant plus facilement que leur coût financier n’est pas adossé à une contrainte morale. Il y a beau temps que les Français meurent à 80 % seuls dans les hôpitaux, que les vieux parents sont perçus comme une charge dont on se défait en les enfermant dans une maison de retraite… Le paradigme occidental, fondé sur l’absolu de la liberté individuelle, est lourd de ces dérives. Tout le monde a entendu parler de cette vieille nonagénaire mise à la porte de son institution parce qu’elle ne payait plus ses mensualités. Tout le monde s’en est scandalisé ici, en France. Mais qu’est-ce que l’opinion trouvait choquant ? Le fait que le fils, après avoir récupéré sa mère à l’hôpital où il exerçait la fonction lucrative de spécialiste, n’a eu de cesse de la remettre dans sa maison de retraite ou à l’hôpital plutôt que de l’emmener chez lui ? Pas du tout ! L’unique objet de la vindicte populaire était le directeur de la maison de retraite en question, coupable d’avoir mis une vieille femme dehors ! Personne ne s’est offusqué du fait que se propres enfants s’en soient débarrassés. Ils en avaient le droit, au nom de leur «liberté» !Au début des années 2000, la canicule qui a frappé la France a occasionné le décès de milliers de vieillards. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été enterrés à la va-vite aux frais des communes dont ils dépendaient. Leurs enfants avaient fait «les morts» pour ne pas avoir à payer les frais des obsèques. C’était leur «liberté». Une jeune fille perd l’équilibre et tombe. Sa tête heurte le trottoir. Elle n’arrive pas à se relever. Elle a la bouche en sang. Personne pour lui porter secours, l’endroit est-il désert ? Pas du tout. La scène se passe à la Défense, quartier commercial, quartier d’affaires, l’un des plus densément peuplés de la région

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parisienne. Il y a foule, et cette foule enjambe la jeune fille pour vaquer à ses occupations. La liberté, vous dit-on. Les démocrates du monde arabe ont été nourris à une autre culture, celle de l’attention aux personnes âgées, du partage, de la pudeur. Bien sûr, il y a là aussi des vieux parents abandonnés dans des hospices mais cet abandon scandalise l’opinion alors qu’il est perçu comme normal en Occident. Ce fait de civilisation est commun à l’ensemble des citoyens du monde arabe. Il peut ainsi fournir l’assise nécessaire au législateur pour qu’il arbitre en faveur de la solidarité, pour qu’il traduise les bornes morales en obligations légales. Le cadre du débat ne dopas être le rapport à la religion mais le rapport à la civilisation. C’est la civilisation qui fournit les matériaux de la modernité. C’est la mémoire partagée qui cimente la Nation. Aucune construction politique ne peut perdurer si le peuple ne se l’approprie pas, si elle n’évoque pas en lui quelque chose de familier. Le chemin est plus long que celui qui consiste à vouloir imiter l’Autre, mais c’est le seul possible. C’est aussi le prix à payer pour évacuer la séparation religieuse. La religion est l’affaire de chacun, la vie en commun est l’affaire de tous. Pour qu’elle soit possible, il faut que tous se reconnaissent dans ses règles. Une anecdote pour finir. Elle est révélatrice de la possibilité d’une démocratie qui ne renie rien de sa civilisation… L’Inde est une grande démocratie. J’ai découvert ce pays dans les années 80, avec mon épouse. Première journée, shopping dans les rues de Delhi. Après un contact très sympathique avec un commerçant de la ville, il nous invite à dîner chez lui le lendemain soir. Nous prenons le train le lendemain matin pour Agra, siège du magnifique Taj

Mahal. Retour en début d’aprèsmidi. Rencontre dans le train avec un jeune Indien. Sympathie réciproque. Il nous propose de nous emmener rendre visite à sa fiancée. Sa voiture est à la gare. Il promet de nous ramener en temps et en heure chez notre hôte. Pourquoi pas ? Nous arrivons dans une très belle maison, dans la lointaine banlieue de Delhi, remplie d’une nuée de domestiques. Le thé est servi. Nous faisons connaissance avec la fiancée et sa famille très bourgeoise. Vers 19 heures, je signale au jeune homme qu’il serait temps de partir. Il répond que c’est impossible et que la famille veut absolument que nous partagions son dîner. J’ai eu beau protester, rien à faire, d’autant qu’il n’y avait aucun moyen de revenir à Delhi par nos propres moyens. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous installons à la table du dîner qui dure jusqu’à 23 heures. A 23 heures 30 enfin, le jeune homme consent à nous raccompagner. A minuit, nous sommes devant notre hôtel. Je me dis que je pourrais bien faire un tour devant la maison de l’hôte à qui on a fait faux bond. Il fait très chaud, me dis-je. Peut-être qu’il prend le frais devant sa porte. Je pourrais ainsi au moins lui présenter mes excuses. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous arrivons et nous trouvons une maison illuminée, une table dressée, et toute la famille réunie dans notre attente ! Aucune récrimination, aucune question. Nous nous attablons et nous dînons de nouveau pendant que nos hôtes nous éventent parce qu’il fait très chaud en cette période de l’année. A la fin du dîner, la jeune fille de la maison, Lata, offre une petite chaîne dorée à mon épouse…

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DANIEL COHN-BENDIT cet épouvaNtaiL poLitique!

Par Zouhir meBarKi

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L VIENT DE S’EN PRENDRE AUX ALGÉRIENS. IL FAIT DE LA POLITIQUE EN FRANCE PUIS EN ALLEMAGNE. PUIS DANS LES DEUX PAYS. IL «ROULE» POUR LE CAPITALISME (LIBÉRAL LIBERTAIRE DIT-IL), APRÈS AVOIR ÉTÉ AVEC L’EXTRÊME GAUCHE. ENFIN BREF, POUR LE RÉSUMER DISONS QU’IL JOUE BIEN SON RÔLE D’ÉPOUVANTAIL SUR LA SCÈNE POLITIQUE EUROPÉENNE...

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Un journaliste teste chaque jour sa liberté d’expression pour dire si la démocratie existe dans son pays. C’est à ce titre que nous nous sentons interpellés par des mensonges proférés, mardi dernier, par Daniel CohnBendit, dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg. Qui c’est celui-là, direz-vous? Bonne question! Une «momie» figée dans le mouvement hippie de la fin des années 60. En partie seulement puisque ne subsiste chez lui de cette époque que le côté provocateur et mal fagoté des anarchistes. Depuis, il «roule» pour le capitalisme (libéral libertaire dit-il), après avoir été avec l’extrême gauche. Il fait de la politique en France puis en Allemagne. Puis dans les deux

pays. Enfin bref, pour le résumer disons qu’il joue bien son rôle d’épouvantail sur la scène politique européenne. Vulgaire, il est capable de traiter un homme politique français comme François Bayrou, devant les caméras, de «minable». Ou quand il tutoie, publiquement, un chef d’Etat en exercice sans aucun respect pour le peuple qu’il représente. Sans aucune élégance non plus, au propre et au figuré, il n’hésite pas «courageusement» à malmener les femmes et les enfants. Catherine Asthon, chef de la diplomatie européenne, en a fait les frais. Elle qui, selon lui, fait de la politique avec des «prières» au lieu de «condamner». Quant aux enfants, il se vante, toujours avec le même culot et face aux camé-

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ras, d’être un disciple du Belge Jacques Dutroux. On arrête là les «qualités» de cet individu pour ne pas trop vous incommoder. C’était juste pour avoir une idée du «CV» plus que chargé de ce parlementaire européen qui s’en est pris à l’Algérie et donc aux Algériens, l’accusant de n’être «pas tout à fait démocratique» et de pratiquer le «double jeu avec le terrorisme». Avant de lui renvoyer dans la figure ses propres déclarations attestant de son double jeu et de sa conception de la démocratie, nous tenons à faire un état des lieux des dégâts humains et matériels que nous a causés le terrorisme ainsi que celui de l’exercice de la démocratie dans notre pays. Tout le monde sait que nous avons été les premières victimes du terrorisme dans l’indifférence planétaire. Quand le monde occidental s’est réveillé le 11 septembre 2001, cela faisait dix années que nous le subissions. Quand le monde s’est rendu compte de la bête nous comptions nos 200.000 morts et les milliards de dollars de dégâts matériels qui n’ont épargné ni nos écoles, ni nos usines, ni aucune autre infrastructure. A ce jour, nous n’en avons pas totalement fini avec les groupes terroristes dont quelques-uns se terrent dans nos montagnes tandis que d’autres nous attaquent à nos frontières. Leur plus récente incursion ne remonte qu’à quelques jours à In Amenas. Et si c’est le refus d’envoyer nos militaires chez les voisins où d’autres groupes terroristes ont élu domicile c’est faire dans la mauvaise foi la plus totale que d’y voir une quelconque complaisance. On ne combat pas le terrorisme comme on trompe des enfants dans une crèche. N’est-ce pas «Dany le rouge»?

arrête guère. Avec des dizaines et des dizaines de journaux privés et autant de partis politiques, cela suffit amplement pour convaincre. Sauf bien sûr, Daniel Cohn-Bendit! Pourquoi? Eh bien, nous avons retrouvé une de ses participations à un débat en Suisse sur le vote interdisant les mosquées et en écoutant ses propos, nous «l’avons compris!». Pour lui, la démocratie c’est refaire un référendum autant de fois qu’il faut (comme cela a été imposé aux Irlandais) pour faire approuver ce qui est «politiquement correct». C’est l’expression en vogue pour désigner la pensée unique aujourd’hui. Celle de Cohn-Bendit et de ses amis. C’est en tout cas ce qu’il a demandé aux Suisses qui ont majoritairement voté contre les mosquées. Et c’est là qu’intervient le «double jeu» de l’anarchiste donneur de leçons. Non point qu’il défende le libre exercice de la religion musulmane mais (c’est lui qui le dit) pour que cela ne conduise pas, par extension, à l’interdiction des synagogues en Suisse. Cela suffit comme exemple pour comprendre la «démocratie» de Daniel CohnBendit et toute la «subtilité» de son double jeu. Nous savons que la communauté internationale n’est pas dupe des discours de tous les clones de Cohn-Bendit, qui pullulent sur la scène politico-médiatique internationale. Et si les victoires de l’Algérie depuis son indépendance arrachée jusqu’à son remarquable développement et l’efficacité de son armée dérangent Cohn-Bendit, nous n’y pouvons rien. Il paraît que cela se soigne. Comme pour les arêtes qui restent coincées dans la gorge!

S’agissant de la démocratie dans notre pays, nous exerçons au quotidien notre liberté d’expression, sans autre limite que la diffamation qui ne vous

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Université Hadj Lakhdar - Batna - ALGERIE Faculté des Lettres et des Langues Département de Français Ecole Doctorale Algéro-Française

1ère Conférence Nationale sur la Critique Littéraire et Historique d’Expression Française Perspectives critiques chez Marion SIGAUT: L’Antihumanisme au siècle des Lumières: Les Valeurs de la Révolution Française? Conférence organisée avec le concours du département de français OBJECTIFS DE LA CONFERENCE L’objectif principal de cette conférence sera d’introduire une perspective nouvelle dans la recherche universitaire à travers les investigations de l’historienne Marion Sigaut. La conférencière pourrait inaugurer l’essor d’une dynamique fructueuse au sein de l’université. A savoir, une approche méthodologique novatrice, pour concevoir de manière analytique et critique, les stratégies d’enseignement ainsi que les cours administrés en littérature. Pour cette première conférence, il sera question de permettre aux étudiants de découvrir et d’explorer les travaux de conférenciers français, étrangers à la matrice universitaire algérienne. Il s’agit de remonter aux origines d’humanisme occidental, d’en expliquer la structure et l’évolution pour aboutir à une interprétation différente de la Révolution Française. Autrement dit, l’objectif sera finalement d’exposer un point de vue différent sur la société, la littérature et l’Histoire du 18ème siècle. Des livres, des citations et des preuves historiques, seront présentés à l’auditoire, en vue de solliciter un débat autour des thèses exposées par les conférenciers. Notre ambition est donc de confronter ces thèses aux idées reçues concernant le courant des Lumières. Enfin, l’un de nos objectifs lointains réside dans l’initiative elle-même, c’est-àdire, inviter les étudiants et les enseignants à poursuivre ce mouvement. Persévérer dans la recherche et la critique à travers une méthodologie efficace, conscientiser de cette manière l’étudiant en lui expliquant son rôle au sein de l’université. Un rôle lourd de responsabilités dans la société. Considéré comme l’élite du pays, l’universitaire ne

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peut se résoudre à s’adapter au marché du travail en utilisant son diplôme, c’est notre conviction. Il a l’obligation morale de contribuer par ces propres efforts à l’épanouissement culturel et intellectuel de la société. PRESENTATION DE LA CONFERENCIERE MARION SIGAUT: Née le 2 juin 1950 à Paris, elle est historienne, essayiste et conférencière française. Elle tente, en 1971, l’expérience du kibboutz et tire de cette expérience cinq premiers livres, des récits autobiographiques ayant pour cadre les relations israélo-palestiniennes. Ce qui l’amènera à prendre parti pour la cause palestinienne. Elle a recevra en 1998 le 26e Prix Palestine Mahmoud Hamchari pour son ouvrage «Mansour Kardosh, un juste à Nazareth». En 1999, elle écrit un ouvrage sur les oubliés de l’abolition de l’apartheid sud-africain qui est un récit du combat des laissés-pour-compte après l’abolition de l’apartheid. En 2008, elle publie «La Marche rouge», les enfants perdus de l’Hôpital général qui raconte, sur fond de soulèvement sanglant de parents indignés, sa découverte des dessous de l’Hôpital général, institution laïque et dévote qui couvre un gigantesque trafic d’enfants pauvres. En mars 2010, elle résout «l’énigme Damiens», dans son ouvrage «Mourir à l’ombre des Lumières». Elle y explique comment un domestique, Robert François Damiens, planta un couteau dans le dos du roi Louis XV en 1757. En décembre 2010, paraît «Le Mystère du tableau de David», essai autour de la disparition du tableau «Les Derniers Moments de Michel Lepeletier».

PRINCIPAUX AXES DE LA CONFERENCE 1- Présentation de l’historienne, de son parcours et de ses recherches 2- Les origines de l’humanisme occidental 3- Révolution Française ou Révolution Bourgeoise ? 4- Conseils de lecture 5- Débat avec l’assistance PRÉSIDENTS D’HONNEUR : Pr. Tahar BENABID – Recteur de l’Université Hadj Lakhdar de Batna. Pr. Abdesselam DIF – Doyen de la Faculté des Lettres et des Langues. Président du comité scientifique du département de français: Pr. Samir ABDELHAMID – Responsable EDAF - Antenne de Batna PRÉSIDENT DU COMITÉ D’ORGANISATION : M. Messaoud KAHLAT - Chef du département de français. COMITÉ D’ORGANISATION DU DEPARTEMENT DE FRANCAIS : Dr. Tarek BENZEROUAL Dr. Amina MEZIANI Mme Amel GUETALA Mme Samia BERKANE M. Abdelkader BOUHIDEL M. Elhedj BERGHOUT Mlle Fatima ADDACI M. Aymen Anis ALLACHE M. Mahieddine Islam Belaïd

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LA POLITIQUE CULTURELLE EN ALGÉRIE

Les 14 chapitres dévoilés

«La culture n’est pas la prérogative de l’Etat», a affirmé le chef du groupe Dr Ammar Kessab lors de cette quatrième rencontre. Par O. HIND

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mmar Kessab expert en politique culturelle, Habiba Laloui, chercheuse et poétesse et Samy Abdelguerfi, bloggeur ont présenté dimanche dernier à Alger une ébauche du document portant sur le projet de politique culturelle de l’Algérie, amené à être amélioré, nous assure-t-on, étant une démarche participative ouverte. Cette rencontre faisait donc suite aux trois premières rencontres qui ont connu un grand succès et qui ont suscité un débat intense parmi les protagonistes du secteur culturel, notamment sur les réseaux sociaux, divisés entre l’idée d’une existence ou pas d’une politique culturelle en Algérie. «Ce n’est pas un point de vue absolu» a tenu à dire en préambule, M.Kessab. Constitué de 14 chapitres qui traitent de l’ensemble des disciplines artistiques et des problématiques culturelles, ce projet de politique culturelle est constitué, nous a-t-on fait savoir, de principes clairs et de recommandations concrètes. «Il ne s’agit pas de recommandations

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mais de prescriptions légales» tiendra à souligner plus tard, M.Kessab, arguant que ce n’est pas à lui d’aller vers le ministère de la Culture pour lui faire part du projet mais ce dernier étant en ligne, ils n’ont qu’à le consulter s’ils le veulent. En gros, ce projet de politique culturelle a pour «but de doter l’Algérie d’une stratégie bien définie pour un secteur culturel fort qui permettra l’épanouissement de nos arts et notre culture, sans exclusion aucune, dans lequel le citoyen est placé au centre de l’action culturelle, et l’artiste est considéré à sa juste valeur». Parmi les sujets traités dans ces chapitres, on citera le contexte historique, la législation et politique spécifique du pays, le rôle et la compétence des organes gouvernementaux, le rôle des institutions et infrastructures culturels, la participation de la société civile, les artistes, les disciplines de l’art et de la culture, l’identité et diversité culturelles, la diversité linguistique, égalité des sexes, les groupes vulnérables, le patrimoine, les industries culturelles et créa-

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tives, le régime de la propriété intellectuelle, les droits voisins, le financement (un tiers sur le budget global de la culture doit revenir aux associations), le tourisme culturel, etc. Cette rencontre a ainsi permis de discuter des grandes lignes de ce projet qui sera par la suite diffusé sur Internet pour recueillir le maximum d’avis, commentaires et critiques possibles, en vue de sa consolidation, son renforcement, puis sa publication, a-t-on appris. Une belle force de proposition effectivement. Toutefois, à l’oreille cela sonnait juste comme de la théorie loin d’avoir des branchements concrets avec la pratique sociale, à quelques exceptions près. A remarquer de près ou à surtout écouter les protagonistes lire les différents chapitres et recommandations somme toute universels l’on avait comme une impression du déjà-vu, partagée par la plupart des personnes dans la salle. Comment peut-on dire que la culture n’est pas la prérogative de l’Etat et ce, dans un contexte miné par une absence totale de politique culturelle, et souligner par la suite l’existence des objectifs du département de Khalida Toumi qui, elle, s’échine depuis des années à dire qu’elle met en application le programme du président de la République,

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celui-ci connu par tous et qui consiste à redorer le blason de l’Algérie après les années de la tragédie nationale. La floraison de nombre de festivals n’est pas fortuite, ceux-ci ont pour but justement de donner du divertissement aux Algériens en faisant dans le quantitatif et si possible dans le qualitatif, sans grand impact sur la société effectivement. Là où le bât blesse est le fait que cela ne laisse pas beaucoup de champ à la société civile pour exercer sa liberté citoyenne en toute indépendance en organisant ellemême des manifestations culturelles (associations, compagnies) quand ces dernières deviennent le monopole de l’Etat. Nous l’avons compris, le groupe de Amar Kessab, à travers sa politique culturelle algérienne qu’il prône en dehors de certaines recommandations partagées, y compris par le département de Khalida Toumi, (plus de 80% à notre sens) et 50% selon M.Kessab, exige avant tout et surtout de la transparence dans la gestion de la culture et ce, en rendant publics notamment les noms par exemple des membres des comités de sélection des oeuvres, de lecture (cinéma) ainsi que les critères de sélection de tels artistes, notamment dans les festivals, outre le fait aussi de mettre en place des groupes indépendants

pour gérer les fonds d’aide aux artistes. En gros, de la transparence et de la liberté surtout dans le respect de la démocratie et légalité pour tous. Toutefois, là la difficulté demeure dans la formulation de ces revendications somme toute légitimes et justes mais encore une fois sans y apporter la méthode fonctionnelle pour atteindre ces objectifs. Ce sont environ 20 personnes qui se sont attelées à rédiger ce projet en faisant appel à une centaine de personnes du secteur culturel, très insuffisant à notre sens pour comprendre et connaître les doléances de chaque acteur culturel et partant des mécanismes idoines pour chaque domaine culturel. La force de ce projet est dans sa louable initiative qui permet de faire avancer le débat, sa faiblesse réside incontestablement dans son manque flagrant de maîtriser minutieusement chaque segment et discipline de la culture en Algérie et d’en proposer des alternatives de rechange... Reste que si cette initiative permettrait de faire bousculer les choses et au moins de faire prendre conscience à nos dirigeants de l’urgence d’améliorer ce secteur, ce serai déjà un pas de gagné. Car, les paroles seules, ne suffisent pas!

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2éme séminaire international sur la La littérature maghrébine d’expression française

STRATEGIES ET EXPERIENCE(S) SCRIPTURALES CHEZ Amine ZAOUI, Driss CHRAIBI & Rachid BOUDJEDRA 22&23 avril 2013 «Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c’est la maîtrise du langage.» Muriel Barbery, L’élégance du hérisson. Gallimard, 2006, p.74.

SEMINAIRE ORGANISE AVEC LE CONCOURS DU LABORATOIRE DE RECHERCHE "SELNoM"

Stratégies d'Enseignement de la Littérature: une Notion en Mouvement. Département de français –Université Hadj Lakhdar –Batna- ALGERIE

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Pr. Saïd KHADRAOUI

Président du séminaire Département de français Faculté des Lettres et des Langues Université Hadj LakhdarBatna

ne littérature de renommée ne s’invente de manière spontanée, ne s’offre pas et ne s’hérite pas. Elle s’arrache aux prix d’efforts spirituels consentis par des personnes qui savent cultiver les mots. En ce sens, elle est un monument qui se constitue par touches successives. Tel est le cas de la littérature maghrébine d’expression française qui s’est imposée comme une pratique littéraire dont l’originalité est avérée car elle a merveilleusement réussi la synthèse de l’identité et de l’altérité. De surcroit, elle a déclenché, sur le plan de l’écriture littéraire, une dynamique qui a changé les rapports des lecteurs à la littérature et donné l’image d’une écriture de l’authenticité, de la différence et de l’exil. De cette caractéristique, nous sommes tentés de dire que nous ne pouvons la rapprocher, l’analyser et l’étudier sans une recherche d’identification avec un référent à la fois local et étranger. Pour la réflexion, nous tenons à dire que sa valeur s’appuie sur les forces dynamiques des éléments qui la composent et qui font d’elle un véritable «lieu d’hospitalité». Considérée de la sorte, elle est un espace stratégique à partir duquel se profile l’image d’un esprit typiquement maghrébin non contaminé par la confusion et l’aliénation culturelle. Aussi, il est à signaler que l’esprit maghrébin a été, depuis toujours, convaincu que son sort spirituel n’est pas forcément lié à celui de l’esprit occidental. A. ZAOUI, D. CHRAIBI et R. BOUDJEDRA, qui ne se sont pas effacés devant le discours littéraire français, sont l’exemple illustratif d’un univers romanesque maghrébin non trahi et affecté par un universalisme sournois.

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Affirmer la présence de stratégies particulières à la littérature maghrébine d’expression française, c’est attester l’existence d’une identité littéraire propre à cet espace géographique ouvert sur l’universel. Selon ce principe, A. ZAOUI, D. CHRAIBI et R. BOUDJEDRA étaient et sont, sans doute, conscients qu’ils ne peuvent aller contre l’histoire. Leur inscription dans le sens de l’histoire, leur à fait comprendre que leur production romanesque doit pas être coupée ni de son environnement authentique ni du reste du monde. Tout singulier qu’ils étaient et qu’ils soient, Ils ont saisi que l’écrivain est un être qui ne peut vivre en dehors de son temps ni échapper aux rapports de force. Au regard de l’éclatement des frontières, de l’étroitesse de la notion de (s) littérature(s) nationale(s) pourtant primordiale et de la diversité du fait littéraire, le principe de l’ouverture sur autrui et la devise du partage, sont, dans le contexte de la mondialisation, les plus gagnants pour ne pas dire les seuls payants dans la mesure où l’identité en tant que telle n’existe pas en ellemême; elle est la résultante d’un dedans et d’un dehors. Aussi importe-t-il de souligner que spécificité et universalité, nationalisme et internationalisme, identité et authenticité sont des couples qui se disputent la production littéraire maghrébine d’expression française qui ne peut s’appréhender à sa juste valeur que d’un point de vue de l’altérité des signes et des mentalités. L’imaginaire littéraire d’Amine ZAOUI, de Driss CHRAIBI et de Rachid BOUDJEDRA affirme que l’écrivain maghrébin francophone s’est engagé, dès la première œuvre, à «faire échec au silence».

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De plus, il s’est montré conscient de «la responsabilité fondamentale de l’acte d’écrire». Par voie de conséquence, il a toujours refusé le discours de type réducteur qui mettait en cause la création littéraire. Son principe se résume dans la pratique de la transgression. Dans cette optique, les voix qu’il défendait, les voies qu’il ouvrait, les remises en question qu’il soulevait, les fragmentations et les éclatements qu’il opérait, la dissidence et/ou l’affirmation culturelle qu’il osait ou qu’il réclamait, la défrancisation, la dénaturalisation et la dénationalisation de la langue française qu’il exhibait, l’éloge de la différence qu’il déclamait, toutes ces stratégies donnent l’image d’un imaginaire littéraire cohérent structurellement et idéologiquement. Dès lors, l’expression maghrébiniser la littérature et universaliser les débats autour d’elle se présente comme une stratégie digne de respect car garante de l’objectivé et opposée à la ghettoïsation du savoir. En fonction de ces principes et comme pratique intellectuelle et interculturelle, la littérature maghrébine d’expression française se présente toujours en fuite puisqu’elle ne s’adonne jamais entièrement. C’est dire, qu’elle est là pour notre jouissance intellectuelle. Autrement dit, ce que l’on pourrait dire d’une œuvre littéraire maghrébine de langue française est loin, voire même très loin, de ce qu’est vraiment cette œuvre riche en significations impliquées. La problématique des stratégies et expériences scripturales tente, à partir des axes du séminaire, de rendre compte des virtualités et des virtuosités de cette production romanesque en s’interrogeant sur les techniques qu’elle met en œuvre et les éléments qui la constituent. Dès lors qu’est affirmé ce principe, les questions de la conscience linguistico-culturelle, des techniques romanesques, des signes et des genres s’avèrent problématique mais capables d’alimenter la recherche et d’animer des débats des plus prolifiques. D’où la par-

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ticularité de la problématique en question qui tente de partager des moments où recherche, débat et dialogue alterneront, sans doute, dans une atmosphère dont l’ambition serait de poser les jalons d’une anatomie du génie romanesque maghrébin. Dans le prolongement de cette idée, nous ajoutons que notre souci consisterait de développer une réflexion sur l’intertextualité, la transculturalité, la polyphonie, l’identité littéraire, les registres et les techniques d’écriture, la démarcation stylistique et thématique, les espaces géographiques et culturels mouvants dont elle fait référence. Dans cette perspective, s’approprier la langue française, la «maghrébiniser», ‘’la violer’’, la ‘’transgresser’’, la ‘’bouleverser’’, lui ‘’tordre le cou’’, l’innover’’ et condamner sa dimension impératrice, opter pour ne seraient-elles pas des stratégies scripturales et des procédés langagiers travaillés au-delà des régularités linguistiques ? Parler de stratégies et d’expériences scripturales, c’est parler de ce foisonnement, de cette diversité de styles, de langues, d’expériences, de cette richesse culturelle, de cette mosaïque des interlangues entre l’oral et l’écrit et tant d’autres éléments qui font de la littérature maghrébine d’expression française un univers de pluralité et un imaginaire d’hospitalité ouvrant les voies de l’universalité. Cette réalité scripturale, attestée par les spécialistes, montre, d’une part, que les stratégies scripturales des trois écrivains obéissent aux conditions dans lesquelles est née et s’est affirmée leur production romanesque et, d’autre part, que les éléments du triptyque «Langue, Identité et Culture» se conjuguent, s’influencent et s’entrecroisent pour enfanter une littérature dont le référent est essentiellement maghrébin. Prendre acte de ces indices, en expliciter les effets consiste à pointer la poétique et la textualité de la littérature maghrébine d’expression française. La question de la praxis langagière telle qu’elle est concrètement dé-

veloppée et réalisée au travers des techniques d’écriture novatrices nécessite arrêt et réflexion car être sur deux langues (le cas d’Amine. ZAOUI et de Rachid BOUDJEDRA) est un formidable gisement, une richesse et un capital précieux et inépuisable. Pénétrer l’univers littérature d’Amine ZAOUI, de Driss CHRAIBI et de Rachid BOUDJEDRA, s’inscrire dans les axes du séminaire et lire les résumés des propositions de communications autorisent à affirmer que la langue est une condition nécessaire mais non suffisante de la compréhension. Par suite, nous approuvons : « qu’il n’existe pas d’usage linguistique sans croyance ou représentation, c’est à dire sans idées développées et organisées en système de références individuelles et/ou collectives ». Au-delà donc de la problématique des stratégies scripturales, il est à déclarer que par-delà la langue, voire du code langagier propre à la littérature en question, c’est tout un système de pensées, d’images et de représentations que les stratégies et expérience(s) interrogées dévoilent. Au vu des communications retenues, des personnes algériennes et étrangères invitées, de la présence d’Amine ZAOUI, de Rachid BOUDJEDRA et Hicham TAHIR, un jeune écrivain marocain, nous sommes convaincus que l’intérêt des débats attendus ne se rattacherait «pas seulement aux résultats et aux idées neuves qu’il (pourrait apporter), il se (mesurerait) aussi au nombre de problèmes qu’il (pourrait faire) naître, aux réflexions, voire aux objections qu’il (susciterait) ». Il reste à affirmer qu’au-delà des études faites et qui restent à faire, la littérature maghrébine d’expression française, de par ses structures de signification ouvertes sur des virtualités immenses, continue à nous parler, à nous faire parler, à nous séduire et à nous interroger car son histoire est celle des idées, des signes, des mentalités, des sensibilités et de la culture qui l’ont fait naitre. Tel est l’identité de toute littérature de renommée.

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FEUILLES VERTES

Développement durable et qualité de vie citadine,

quand est-ce qu’on démarre? L

Dernouni Abdelkrim

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e développement durable doit concilier trois éléments majeurs: l’équité sociale, la préservation de l’environnement et l’efficacité économique, pour répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures. Comme outil principal de planification de ce développement durable, c’est l’aménagement du territoire. Il est décliné au niveau local par une série de schémas imbriqués ou en cascade, que nous appelons « calques », qui reproduisent les différentes planifications sectorielles et locales. La superposition de ces calques, sous forme de coches thématiques, et leurs projections sur l’espace géographique de la commune permettent de coordonner les actions des différents intervenants pour l’utilisation raisonnable du sol, l’organisation du bâti et la répartition des équipements publics, dans le temps et dans l’espace. Ainsi, nous obtenons des cartes dynamiques qui intègrent tous les aspects complexes et interdépendants,

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liés à l’évolution de notre cadre de vie et notre société civile. Les questions d’aménagement portent sur des thèmes divers, qui peuvent sembler contradictoires : logement, espaces verts , agriculture , préservation du patrimoine culturel et du paysage, orientation et localisation des investisseurs , etc…La capacité de coordination des multiples intérêts, en utilisant les nouvelles technologies de communication et d’information (NTCI),est une des principales missions de l’aménagement du territoire. La performance de cet outil de planification et d’aide à la décision, qui est l’aménagement du territoire, ne peut se concrétiser sans l’appui des moyens techniques appropriés, qui offrent la possibilité de traiter les informations collectées et d’analyser les variantes et les scénarios possibles, afin d’en choisir les options les plus intéressantes au plan économique, technologique et respectueuses de l’environnement. L’utilisation des moyens et outils techniques doivent être uniformisés et généralisés pour l’ensemble des acteurs locaux et des partenaires socio-économiques,

afin d’accorder leurs perceptions des objectifs communs et de régler leurs diapasons ; pour synchroniser leurs actions d’une manière complémentaire et intégrée. Ceci passe nécessairement par une première phase de préparation des structures, chargées de l’élaboration des termes de références des différents axes de développement local de la commune. Ces structures techniques et administratives doivent acquérir un matériel informatique performant ( stations SIG) , des logiciels de traitement et d’exploitation des données ( numériques /cartographiques) , des formations spécialisées au profit des cadres et capacités locales, pour la mise en œuvre et l’amélioration continue du système d’exploitation des données ( revu et mise à jour régulièrement) , des moyens de communication et d’échange des données ( réseaux, internet, téléphone).

Tout ce que nous venons d’évoquer s’incère dans une logique systématique documentée, en vue d’évaluer d’une manière objective pour déterminer dans quelles mesures les critères de développement durable sont satisfaits.

Une seconde phase, c’est la mise à niveau de ces structures de l’administration locale et des services techniques, par rapport

Les documents issus des différentes phases d’études et projections d’aménagement du territoire doivent répondre à des dispositions valables pour un référentiel normatif, pour que toute les parties prenantes au développement durable local soient en accords fondés sur une norme de référence, où les rôle et les responsabilités doivent être définis et documentés. Actuellement il existe plus de 19 500 normes internationales, dans tout les domaines : Education, Santé, Environnement, Biodiversité, Commerce équitable, Recherche, Economie, Humanitaire, Affaires sociales, Culture, Tourisme, etc…. 7 040normes algériennes ont étés élaborées par l’institut algérien de normalisation (IANOR). 97% de ces normes sont inespérées des normes internationales, telles que celles de la commission électronique internationale (CEI), de l’organisation internationale de normalisation (ISO) et de l’union internationale des télécommunications (UIT) sont essentielles pour accroître l’efficacité de produire moins de déchets. 146 normes ont été élaborées dans le domaine de l’environnement par le comité technique de l’IANOR, mais l’application des ces normes reste «volontaire»

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aux exigences légales et autres qui s’appliquent à leurs activités, qui doivent établir et tenir à jour des procédures d’évaluation des conformités aux exigences réglementaires et apporter des réponses aux demandes des citoyens.

La protection de l’environnement dans le cadre du développement durable, que nous espérons, doit dépasser l’étape des bonnes intentions et franchir le pas des bonnes actions. La collectivité doit élaborer un plan d’action de développement durable local, précis, chiffré et daté en fonction des spécificité de son territoire et les disponibilités de moyens .Ce plan d’action avec objectifs, cibles et programmes doit être mis en œuvre et évaluer régulièrement afin de procéder aux ajustements ou aux modifications d’une ou de plusieurs actions si cela s’avère nécessaire. Penser globalement pour agir localement, en valorisant les ressources abondantes (homme) et économiser ce qui est rare (eau). Il vaut mieu traiter les causes plutôt que les effets. Il est temps d’agir et aller au devant, pour améliorer le cadre de vie des citoyens et corriger les erreurs multiples, dans un espace de gestion concertée et de gouvernance participative. Ensemble pour undéveloppement durable équitable.

mars 2013 | 19 BATNAINFO


FASAC

Fondation Auressienne des Sciences, Arts et Culture

ConCours pHotos A quoi bon avoir du talent si personne ne le voit? La FASAC et BATNA INFO se mobilisent en faveur des jeunes talents photographes pour leur donner une chance de sortir de l’ombre. Nous organisons un concours photo intitulé «Beauté des AURES»Vous aimez la photographie et votre région vous inspire! Vous souhaitez partager vos plus belles photos et avoir l’avis des autres et pourquoi ne pas être l’heureux gagnant et bénéficier d›une véritable tribune! Photographes amateurs ou professionnels, vous pouvez nous soumettre vos plus belles photos des AURES ( 5 clichés par participant ) Le photographe choisi signera un contrat de 100 000 DA avec BATNA INFO pour la réalisation du prochain guide DES AURES. Le second du concours signera un contrat de 20 000 DA pour la réalisation de la prochaine couverture de ce même guide. Remportera le concours celui ou celle qui réussira le mieux à capturer les plus belles photos de notre AURES. Merci d’envoyer vos photographies à l’adresse suivante : batnainfo@gmail.com Elles seront ensuite publiées sur BATNA INFO un Jury prendra la décision finale des gagnants . La date limite du concours est le 31 DECEMBRE 2013. A vos objectifs !

BATNAINFO 20 | mars 2013

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CONFÉRENCE D’AHMED BEJAOUI À BATNA

restructurer Le marché du ciNéma eN aLGérie C

Le critique de cinéma Ahmed Bedjaoui a estimé impératif, lors d'une rencontre à Batna, de «restructurer le marché du cinéma en Algérie», précisant que la relance de ce secteur passe nécessairement par la réorganisation du métier du cinéma, la planification des stratégies, la détermination des objectifs et la formation des jeunes.

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ette relance, a-t-il dit, «ne peut se concrétiser que lorsque les pouvoirs publics cèdent la production cinématographique aux professionnels et spécialistes» et l’Etat, a encore ajouté M. Bedjaoui, assure le rôle de régulateur, appuie financièrement le cinéma et encourage les métiers annexes aux productions cinématographiques, ouvrant de ce fait, a-t-il affirmé, «la porte à la concurrence et au perfectionnement dans les métiers du 7e art». Assurant que «l’ère du guichet et d’un seul film à l’affiche est révolue», M. Bedjaoui considère que la culture cinématographique et la passion des salles obscures aujourd’hui «passe par les grands espaces de projection, où le cinéphile est face à de multiples choix, et où les amoureux du cinéma sont captivés par l’image et le son». Ce cinéaste a précisé, par ailleurs, que le public demeure la base de la relance cinématographique, indiquant que la gestion des salles de cinéma, transférée aux communes, «a réduit le nombre de celles-ci à 450 salles de projection avant que la lumière ne soit définitivement éteinte dans les salles obscures». M. Bedjaoui a assuré que les «compétences» et la «créativité» existent dans le cinéma algérien, citant, entre autres, le cinéaste Rachid Bouchareb qui a su «relever le défi» et dont le film Hors-la-loi a été nominé cinq fois aux oscars. Le conférencier s'est attardé sur les heures de gloire du cinéma algérien, celles qui ont accompagné la guerre de Libération nationale et qui ont donné une dimension mondiale à la lutte du peuple algérien et puis le cinéma des années 1970, pour évoquer, par la suite son expérience dans son émission culte Télé ciné-club, ainsi que le débat créé autour des films présentés dans l’émission. Un débat, a affirmé le critique, qui «souvent dépasse les murs du studio de la télévision, gagne la rue et contribue à former un public amoureux du cinéma et connaisseur du métier du 7e art». La conférence, qui a attiré samedi soir des universitaires et des cinéphiles, a été suivie de trois heures de débat durant lequel les présents ont «décortiqué» le monde fascinant du cinéma et la manière de ressusciter cet art.

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BIOGRAPHIE

PROFESSEURE BAHMED Lylia L

a Professeure BAHMED LYLIA est née le 21/08/1967 à BATNA, Mariée et mère de 04 enfants. Ses Diplômes sont: Ingénieur d’Etat en Hygiène et Sécurité Industrielle, Magister ,puis Doctorat d’Etat en Hygiène et Sécurité Industrielle- Option Gestion des Risques. Elle est la première femme du monde arabe ayant ce grade de « Professeure en Gestion des risques » (promotion au grade Professeur en décembre 2011). Actuellement, elle est Professeure de l’Enseignement

BATNAINFO 22 | Mars 2013

Supérieure dans sa spécialité à l’Institut d’Hygiène et Sécurité Industrielle de l’Université Hadj Lakhdar de Batna, chercheur et membre du Centre de Recherche Le CENTOR du Département de Génie Mécanique (programme du génie industriel) de l’Université Laval du Québec (Canada). Notre spécialiste exerce actuellement, comme expert agréé par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement en tant que directrice d’un Cabinet de Conseil International en Environnement Santé et Sécurité (le CINES) et en tant que

formateur dans le domaine auprès d’entreprises industrielles. Créatrice et fondatrice de la spécialité Sûreté Interne d’Etablissement (SIE), elle a lancé le projet de formation LMD en Licence et Master Professionnels en SIE et elle est, actuellement, Responsable de l’Equipe de Formation d’un Master Professionnel en Sûreté Interne d’Etablissement, l’un des rares parcours LMD professionnels au niveau national. Elle a établi des relations de coopération et de partenariat avec le Groupe SONELGAZ, en

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LA FEMME DU MOIS

vue d’assurer des stages de fin d ‘études aux étudiants de fin de cycle en licence et en master SIE et elle a réussi à arracher un taux de recrutement de 100% des jeunes diplômés en SIE auprès du Groupe SONELGAZ à travers tout le territoire national. Elle est, également, Membre du Conseil d’administration du Laboratoire de Recherche en Prévention Industrielle (LRPI) de l’Institut d’Hygiène et Sécurité Industrielle et Chef d’une Equipe de Recherche en « Gestion Humaine des Risques » et s’occupe des relations de coopération et de partenariat avec le milieu industriel et socio-économique au sein du Laboratoire de Recherche en Prévention Industrielle (LRPI) de l’Institut d’Hygiène et Sécurité Industrielle de l’Université Hadj Lakhdar de Batna, et est responsable de la première Post-graduation et de la Post-graduation Spécialisée destinée aux entreprises industrielles et au milieu socio-économique (Protection Civile par exemple). Elle est à la fois, membre associé du laboratoire de Recherche RITE (Risques Industriels et Technologiques) de l’Université Senia d’Oran, membre du Laboratoire de Recherche des Nuisances par les TransSes Activités scientifiques: - 13 publications dans des journaux de renommée internationale. - 07 publications dans des journaux de renommée nationale. - 02 ouvrages scientifiques de renommée internationale (Allemagne). - 02 Polycopié pédagogique et didactiques édités par l’Université de Batna - 12 Conférences Internationales avec proceedings édités. - 15 Conférences internationales. - 26 Conférences nationales. - 19 Animations dans des Conférences Scientifiques nationales et internationales (Présidente de sessions, membre de Comités Scientifiques de conférences, membre de Comité de Lecture de Conférences). - Encadrement de thèses de Doctorat, Magister, Master, Ingéniorat, Licence et DEUA. - Responsable de 6 Projets de recherché CNEPRU et PNR agréés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Stages et formations professionnelles :

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ports de l’ENATT (Ecole Nationale des Transports Terrestres), membre du Conseil Scientifique de l’Institut d’Hygiène & Sécurité Industrielle de l’Université Hadj Lakhdar de Batna (03 mandats). Elle est aussi, Expert des projets PNR (Projets Nationaux de Recherche) du Domaine « HABITAT TRAVAUX PUBLICS et TRANSPORT »- CNERIB- DG-RSDT MESRS, Responsable du Projet JP dans le cadre du programme TEMPUS IV, intitulé «Licence Professionnelle en Sûreté Interne d›Etablissement dans le cadre du système LMD» (LPSIE), membre et Assistante de Recherche à un Projet de Recherche entre l’Université Laval- Centre de Recherche le CENTOR, Département de Génie Mécanique, l’IRDPQ (Institut de Fabrication et de Réparation des Aides à la Mobilité du Québec) et la RAMQ (Régie d’Assurance Maladie du Québec) intitulé « Conception et développement d’un réseau pour la valorisation des aides techniques à la mobilité » qui s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche portant sur la valorisation des aides à la mobilité (fauteuils roulants) et pour lequel une subvention de 210.300$ a été accordé par le CRSNG (Québec- Canada).

- 1994 Stage professionnel à l’ENIT (Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis), Tunis, Tunisie. - 1996 Stage professionnel à l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), Paris, France. - 1998 Stage professionnel à la BNF (Bibliothèque Nationale François Mitterand), Paris, France. - 2002 Stage professionnel au CNRS Paris, France. - 2002 Stage professionnel au Département de Génie Mécanique, Programme de Génie Industriel, Université Laval, Québec, Canada. - 2004 Stage professionnel à l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), Paris, France. - 2005 Stage professionnel à l’Université Aix En Provence de Marseille, Marseille, France. - 2008 Stage professionnel à l’ISMQ (Institut Supérieur du Management par la Qualité), Université de Bordeaux, France. - 2009 Stage professionnel à l’IUT Bordeaux, Bordeaux, France - 2010 Stage professionnel au Département de Génie Mécanique de l’Université de Bristol, Angleterre. - 2011 Stage professionnel à la Bibliothèque El Assad, Damas, Syrie.

- 2012 Stage professionnel à l’Institut de Recherches Industrielles et à la Plate Forme de Recherche en Sciences de l’Environnement de l’Université Libanaise de Beyrout (Liban) - 2012 Stage professionnel au niveau du Laboratoire de Recherche Sciences de l’Eau et de l’Environnement du Département Santé et Environnement et au niveau du Centre de Recherche Azm en Biotechnologies et ses Applications de l’Université Libanaise de Tripoli (Liban). Ses Autres activités : Elle est, également, active dans des associations : Secrétaire Général de l’Association Initiative Environnement «HACENE DAHMANE» de l’Institut d’Hygiène et Sécurité Industrielle de l’Université Hadj Lakhdar de Batna, et membre fondateur de l’Association « Amel » des malades cancéreux de la Wilaya de Batna ». Elle est aussi sur le point de rejoindre 

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Ces nouvelles cités résidentielles:

des bombes à retardement J

e ne suis ni un architecte ni un urbaniste, néanmoins, sans vouloir offenser ceux qui parmi cette corporation ont eu à concevoir des plans de logements construits un peu partout à travers l’Algérie, je peux quand même m’autoriser à porter un jugement (de valeur) sur l’aspect esthétique de ces réalisations.

Menhaouara Mourad Consultant en sécurité & Risk Management. Menhaouara.mourad@neuf.fr

Par ailleurs, en focalisant sur ce type de construction, cela me permettra d’évoquer, en deuxième partie de mon exposé, une problématique qui ne semble pas préoccuper outre mesure les responsables qui ont en charge la concrétisation de ces programmes d’habitat, conçus dans leur quasi-majorité sous la forme de ghettos. Infirmant l’adage latin qui dit que «de gustibus et coloribus non est disputandum», je me risque à soutenir le contraire en affirmant que ce type de construction brille par sa laideur tant dans la forme du bâti que dans les couleurs des murs extérieurs (on a tout tenté : différentes teintes, de l’arc en ciel jusqu’au rose bonbon). Toutes ces cités sans exception sont conçues selon la même approche, attestant d’un manque flagrant d’inspiration, d’imagination, de recherche dans le style. Tout est laid, repous-

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sant, agressif, sans âme. Leur alignement me rappelle ces cités de cantonnement des populations tristement célèbres, construites durant la période coloniale. Je ne veux accuser personne, mais il y a bien un «érudit» qui a pensé, imaginé et projeté sur plan ces réalisations qui polluent notre champ visuel ! Il y a bien un responsable qui a donné l’ordre de signer le permis de construire et donc, qui a cautionné ces projets ! Aucune excuse ne pourra être alléguée à leur décharge. On nous dit que l’argent, il y en a «bezef» dixit un ministre ; le ciment, le rond à béton, on en a jamais autant importé. Alors où est le problème ? Pourquoi sommes nous frustrés de voir chez nous de beaux édifices, de nouveaux centres urbains avec de belles avenues, des espaces verts et autres ouvrages d’art comme il en existe sous d’autres cieux et qui

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auraient pu flatter notre orgueil d’Algériens. Que ce soit à Abu Dhabi, à Singapour, en Malaisie ou ailleurs, on construit pourtant avec les mêmes matériaux. Alors, pourquoi cette différence dans la qualité du produit fini. Pourquoi le jardin du voisin doitil rester le meilleur ? Ce modèle d’architecture, devenu une spécificité de l’Algérie, que l’on ne voit nulle part dans le monde et qui témoigne d’une vision d’une gestion archaïque de l’aménagement urbain, doit faire école et enseigné dans nos instituts d’architecture dans le registre des élucubrations érigées en «art» par une caste de destructeurs ayant triomphé en Algérie postindépendance, responsables de toutes ces médiocrités qui ont défiguré nos villes. C’est la seule façon de sensibiliser et de prémunir nos futurs étudiants en architecture sur ces dérives persistantes et absurdes à ne pas reproduire sous aucun prétexte. Sur le plan anthropologique, il y a de toute évidence un effort académique à entreprendre dans la recherche et la compréhension des mécanismes (objectifs et subjectifs) qui ont produit ces résultats farfelus; les raisonnements qui les ont construits. Une analyse de ces décisions étranges devra nécessairement nous conduire à comprendre les agissements (conscients et inconscients) de leurs auteurs et surtout leur persistance à persévérer de façon constante dans cette œuvre à grande échelle de clochardisation de nos villes. En attendant l’aboutissement de cette réflexion, les pouvoirs publics ont la responsabilité d’arrêter en urgence ce massacre. De marquer une «trêve» dans cette œuvre destructrice systématique de notre environnement. De toute façon, la plupart de ces ensembles de logements collectifs seront appelés un jour à être démolis comme ces tours et barres d’immeubles dynamités au niveau des banlieues de villes françaises et partout ailleurs en Europe, car ce type d’habitat ne

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correspond plus aux nouveaux enjeux d’une ville qui, désormais, se veut être plus ouverte, mieux équilibrée, offrant une meilleure qualité de vie en termes de bienêtre, de confort, de tranquillité, de sûreté et de sécurité au profit de ses habitants. Donc, autant arrêter ce bricolage maintenant et prendre le temps de réfléchir sur la mise en place de normes qui devront prendre racine à partir de notre propre identité arabo-islamique et maghrébine, lesquelles devront à l’avenir s’imposer en tant que prescriptions légales à tout projet immobilier. Pour ceux qui feront la fine bouche devant ce choix du style andalou, en l’occurrence, et afin d’atténuer leurs complexes, je les invite à visiter le Palais de l’Alhambra, ils constateront de visu ce que leurs aïeuls leur ont légué comme patrimoine architectural que même les rois catholiques, Isabelle 1er de Castille et Ferdinand II d’Aragon dans la reconquista, subjugués par la splendeur de ce palais, n’ont pas osé détruire. A ce jour, ce palais draine des milliers de personnes venues des quatre coins du monde pour admirer cette merveille. Pour les résidants des cités-dortoirs, je leur recommande une visite de ce haut lieu du génie architectural musulman ; ça sera pour eux une véritable thérapie qui les soulagera pour un moment de la morosité de leur cadre de vie insipide. En deuxième partie de mon exposé et en écho au point soulevé précédemment, je voudrais évoquer la problématique que ce type d’habitat génère sur le plan de l’insécurité. En effet, ces ensembles immobiliers, outre leur aspect affreux, présentent des anomalies qui sont de nature à favoriser l’émergence d’une criminalité protéiforme. Ces ensembles d’habitat collectif sont de véritables bombes à retardement. Ces dernières finiront par exploser d’ici peu, si les pouvoirs publics n’y prêtent pas atten-

tion dès à présent. Ces lieux de grande concentration de classes populaires peuvent constituer des citadelles imprenables dans des circonstances de crise sociale majeure où la terreur régnera en maître. La forme architecturale n’est pas criminogène en soi, mais en raison de certaines maladresses et autres imperfections, inhérentes à certaines constructions, celle-ci, telle qu’elle est présentée en Algérie, peut offrir de nombreuses opportunités de réalisation d’actes malveillants. Les délinquants, en tant qu’individus rationnels, savent exploiter avantageusement ces failles que l’architecte n’a pas su anticiper. Chaque cité recèle des dysfonctionnements qui lui sont propres. Ces anomalies sont si nombreuses qu’il serait fastidieux de les recenser. Pour simplifier la compréhension de cette problématique, je ne déclinerai pas ici la méthodologie à mettre en œuvre pour sérier ces dysfonctionnements qui relèvent d’un débat d’experts, mais rappelant d’abord le constat général qui prédomine au niveau de ces nouveaux grands ensembles d’habitat social : - on note une absence de cohérence dans les formes architecturales de ces réalisations traduisant une volonté des pouvoirs publics de faire dans le quantitatif au détriment du qualitatif, d’où l’effet patchwork résultant de l’empilement de styles différents, suscitant un sentiment de rejet plutôt qu’une adhésion des habitants à leur nouveau quartier; - un défaut d’intégration de ces nouvelles cités au tissu urbain préexistant conduisant à leur isolement (absence de moyens de transport, de commerces et de services publics de proximité, etc.) et de fait, à un déni d’appartenance des résidants à ces nouveaux quartiers (le processus d’identification aux lieux ne s’opère pas en raison de la perte de repères). D’ailleurs,

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de ces ensembles d’habitats, n’a pas été intégrée dans la réflexion qui a présidé à la conception des plans de la quasi-majorité de ces constructions. Cette approche appelée «prévention situationnelle» théorisée par l’école de Chicago et développée par Jane Jacobs et Oscar Newman ainsi que par Alice Colman, tend à devenir dans les pays occidentaux la règle en matière de prévention et de sécurisation des espaces communs.

après l’euphorie et la manifestation d’une forme d’allégresse généralisée des bénéficiaires de ces logements, on observe une déception chez ces derniers après qu’ils se soient rendu compte des nouvelles difficultés auxquelles ils sont confrontés. Concernant les dysfonctionnements, sans être exhaustif, citons les exemples ci-après : - les accès d’immeubles donnant sur des cours intérieures, hors du contrôle visuel des passants et des services de police ; le tracé des cheminements à l’intérieur de ces ensembles conçus en cul-de-sac sont susceptibles de constituer des pièges d’où les services de police auront des difficultés à s’extirper si, le cas échéant, une intervention dégénère ; les halls d’immeubles ouverts à tout-va, squattés par des indus occupants et à partir desquels ces derniers, à l’abri de tout contrôle, peuvent opérer sans être vus ; l’absence d’éclairage des espaces communs et des parkings ; l’absence de gardiennage ; la confusion dans les limites des espaces semiprivatifs et ceux qui relèvent

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du domaine public créant des zones sans statut, livrées à ellesmêmes en l’absence du maître des lieux bien identifié, etc. Ces situations sont génératrices de comportements déviants. A la faveur de l’état «désertique» de ces îlots d’habitation, les malfaiteurs constitués en bandes rivales, revendiquant chacune son territoire pour l’exercice des trafics en tout genre, peuvent commettre des agressions et s’approprier des espaces et des équipements collectifs en les détournant des usages auxquels ils étaient prédestinés. Cet état de fait est davantage exacerbé par ce que Maurice Cusson (criminologue canadien) a désigné sous le concept de l’absence du «contrôle social du crime» (crime désigne ici tout fait contrevenant à un ordre social préétabli). En d’autres termes, c’est l’indifférence des occupants légitimes de ces cités face à la dégradation de leur environnement immédiat qui participe à la dépréciation de leur cadre de vie (cf. théorie de l’espace défendable d’Oscar Newman). Cette préoccupation, visant à anticiper les risques par l’identification des vulnérabilités

Pour synthétiser, cette approche vise à prendre en compte les anomalies du projet en vue de les corriger de façon à rendre le passage à l’acte du délinquant plus contraignant, c’est-à-dire en augmentant son effort, en durcissant la cible, en multipliant les risques de se faire interpeller et en réduisant les gains (bénéfices) possibles. De façon plus générale, c’est l’ensemble des mesures qui visent à modifier les circonstances dans lesquelles les délits pourraient être commis. C’est là tout l’intérêt de cette théorie qui consiste à prévenir le crime par l’aménagement du milieu (PCAM), malheureusement, totalement ignorée par nos bâtisseurs. Faute d’une réflexion collective qui ne tiendra pas compte de ces considérations environnementales et sécuritaires, les pouvoirs publics continueront à nous produire des logements avec leurs bizarreries (ça était dit et on n’y revient pas !) et que l’occupant en proie à un sentiment d’insécurité exacerbé par ce milieu anxiogène, s’empressera de barricader pour en faire une forteresse au mépris des règles de l’urbanisme. Au final, comme on peut le constater le résultat est et sera toujours catastrophique tant que l’on s’obstine à construire selon ce schéma et si cet état de fait perdure, le retour de la manivelle ne manquera pas d’être désastreux pour tout le monde dans très peu de temps.

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FASAC

Fondation Auressienne des Sciences, Arts et Culture

LE P/APC HOTE DU CONSEIL DES SAGES DE LA FASAC L

e conseil des sages de la FASAC tenu le 2 mars dernier a eu l’insigne honneur de recevoir le jeune président de l’APC de Batna. Ce dernier a eu tout le temps d’apprécier les différentes interventions des membres du conseil, qui soit dit en passant vient de se voir élargi avec de nouveaux arrivants de marque, qui ont tous et unanimement soulignés «le caractère consultatif et force de propositions sans aucune intention de s’autoproclamer, encore moins de se substituer à une quelconque autorité». Après l’ouverture de la séance incombant au président de la fondation Auressienne des sciences arts et culture M.AMAMRA SAID MED EL HADI,le premier à intervenir magistralement fut le président

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du conseil des sages M.MADOUI ABDELAZIZ qui avec sa prestation légendaire a su orienter et surtout distillé des messages de très grandes qualités et aussi de portées dont s’est certainement «régalé» le P/APC M. MAROC. Ayant pris successivement la parole MM.SOLTANI LARBI, ABDELHAKIM ROUABAH,BENNINI MED TAHAR,MESSAOUD MELAKHESSOU (HAMA), LE SENATEUR AMAR MELLAH, SAADI ABDELKRIM,AISSA LAABED,ZINEDEDDINE ABDESSMED (PDG de la SERUB),DJAMELEDDINE MEGUELLATI, MAHIEDDIENNE BOUZID (longuement ovationné suite à son intervention), la sagesse même avait empreint tous les discours prononcés. Se concentrant sur les rôles, droits et devoirs de tout un chacun

quant à la gestion des affaires de la ville en collaboration avec les différentes institutions de l’état sous la direction du premier responsable de la wilaya chacun y est allé qui avec sa propre expérience,qui de par l’importance des tâches qu’il a eu à assumer, le débat fut d’une franchise et d’une portée utile sans précédents. Le P/APC a eu à intervenir avant l’ouverture du débat à l’assistance tout en portant des éclaircissements sur pas mal de points à la satisfaction générale. Notant que MM.SALIML MEGUELLATI,KRIM MOHAMED,REDHA GUERFI, le secrétaire général de la FASAC et d’autres invités d’honneur ont eu à intervenir lors de la séance ouverte. Le Directeur du cabinet du recteur de l’université EL HADJ LAKHDAR a souligné l’importance de recourir aux différents laboratoires dont dispose cette dernière afin d’être mis à contribution dans le but de trouver des solutions scientifiques aux différentes contraintes que rencontre l’APC voire la ville de Batna à l’image du problème de la circulation qui ne cesse de prendre de l’ampleur .M.NABIL BERTELLA s’est dit disposé à œuvrer quant à la signature future de conventions avec le P/APC M.MAROC. Ce dernier n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction devant la teneur des débats et s’est dit disposé à répondre favorablement à la sollicitation de M.MADOUI ABDELAZIZ quant à l’organisation de débats thématiques. Soulignons enfin, que le P/ APC a publié un livre se rapportant aux lois régissant la comme et la wilaya.

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‫تم تفكيكها أﺣمد بجاوي يصرح‬ ‫قال إن الصناعة السينمائية ّ‬

‫’‘ﻻ نملك سينما جزائرية‬ ‫وإنما أفالما جزائرية‘‘‬

‫ذكر أحمد بجاوي في لقاء ''موعد مع الكلمة''‪ ،‬الذي احتضنته قاعة األطلس‬

‫في الجزائر العاصمة‪ ،‬بأن الجزائر كانت تملك مخابر سينمائية مثل ''أفريك فيلم''‬ ‫ّ‬ ‫تبخر مع نهاية الثمانينيات‪ .‬مشيرا‬ ‫واستوديوهات بالكاليتوس‪ .‬متأسفا كون كل شيء‬

‫أيضا إلى فقدان الجزائر قاعات السينما التي ورثتها عن االستعمار وكان عددها ‪450‬‬ ‫قاعة سنة ‪ّ ،1962‬‬ ‫سلمت منها ‪ 50‬قاعة لبعض القطاعات‪ ،‬بينما تم االستغناء عن الباقي‬

‫تدريجيا‪ ،‬خاصة منذ سنة ‪.1985‬‬

‫وأبرز بجاوي من جانب آخر أهمية وجود ثقافة سينمائية عند الجمهور الجزائري‪،‬‬

‫الذي كان يحضر كل األفالم المعروضة بقوة‪ .‬واعتبر بجاوي أن الثقافة السينمائية تنشأ‬

‫من وجود إنتاج سينمائي وأيضا قاعات‪ ،‬كما يلعب المخرجون دورا في هذا‪ .‬قائال أنه‬

‫مسﻌودة بوﻃلﻌة‬

‫انتﻘد الكاﺗﺐ والناقد‬ ‫السينماﺋي أحمد بجاوي‪،‬‬ ‫وﺿﻊ السينما ﻓي الجﺰاﺋر‪،‬‬ ‫راﻓﻀا ﺇﻃﻼﻕ مصﻄلﺢ‬ ‫السينما الجﺰاﺋرية‪ .‬وقال ﺇننا‬ ‫نملﻚ ﻓﻘﻂ أﻓﻼما جﺰاﺋرية‪،‬‬ ‫أما الصناعة السينماﺋية‪،‬‬ ‫ﻓﻘد ﺗم ﺗفكيكﻬا‪.‬‬

‫في سنوات الستينيات كان المخرج السينمائي يلتقي مع الفنان والرسام والمسرحي‬ ‫ّ‬ ‫معلقا أما اليوم‬ ‫وحتى الجمهور‪ ،‬ألن المخرج‪ ،‬حسب المتحدث‪ ،‬هو نتاج الجمهور‪.‬‬

‫فالمخرج ال يلتقي بجمهوره‪ ،‬يأخذ المال ينتج فيلما يعرضه في المهرجان وانتهى األمر‪،‬‬

‫فالسينما أصبحت يتيمة من جمهورها والندرة تخلق‪ ،‬كما أضاف‪ ،‬الندرة‪.‬‬

‫واستعرض بجاوي بكثير من األسف لمحة عن واقع السينما في الجزائر في‬

‫الستينيات‪ ،‬التي كانت تحظى باهتمام كبير من طرف الدولة الجزائرية‪ ،‬وقال إن‬

‫فيلم بوعمامة مثال ''قمنا بإعادة تصميم كل مالبس الفيلم بعد أن تم معاينة الصور‬

‫الموجودة في المتاحف الفرنسية وكان المغاربة والتونسيون يؤجرون هذه المالبس‬

‫من التلفزيون ثم اختفت فجأة''‪.‬‬

‫أما بخصوص األفالم التاريخية‪ ،‬انتقد بجاوي ضمنيا ما يقدم حاليا من أفالم وقال‬

‫أنه علينا تقديم أفالم تندرج في إطار السينما الثورية‪ ،‬وهي ليست سينما أشخاص‪،‬‬ ‫بل سينما قضية‪ ،‬فال يهم في الفيلم الثوري أن نروي ما حدث‪ ،‬لكن المهم هو شرح‬ ‫القضية الجزائرية وطرح موضوع ''لما كنا نحارب''‪ .‬واعتبر بجاوي‪ ،‬من جهة أخرى‪ ،‬أن‬

‫الفيلم السينمائي الذي يمثل كل معايير الفيلم الثوري هو ''نوة''‪ ،‬ومع ذلك يعلق بجاوي‬

‫''ال يمنع أن هناك أبطال قادوا الثورة لكن ليسوا هم الثورة''‪ .‬مضيفا أن التاريخ ليس‬ ‫ّ‬ ‫تقدم‬ ‫بحاجة إلى سينمائيين‪ ،‬بل إلى مختصين في البحث التاريخي وعلى الدولة أن‬

‫لهم اإلمكانيات الالزمة لذلك من مخابر البحث وشراء الوثائق‪.‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 25 | 2013‬‬


‫الزلزال‪ ..‬رواية أوراسية أيضا‬ ‫‪ 3.5‬تقافة‪...‬؟‬ ‫لماذا اتجه الرومان نحو تازولت وتيمقاد لبناء مدنهم القديمة خارج باتنة الحالية‪ ..‬ولماذا‬ ‫شيد الفرنسيس بعد مرسوم نابليون الشهير مدينة باتنة في جهة السطا والممرات‬ ‫تحديدا دون جهات أخرى؟‬ ‫األرض في الغرب تعني ثقافة‪..‬‬

‫االنكسار على غرار ما حدث في‬

‫قراءة الزلزال تعني أدبيً ا فهم‬

‫تراب فقط ولهذا تعتبر الزالزل‬

‫‪ 1998‬والتي تعبر دراماتيكيا عن‬

‫البقاء وسط متغيرات ال إرادية‬

‫إبداع‪ ..‬نمط حياة وعندنا تعني‬

‫هناك‬

‫مشروع‬

‫مجتمع‪ ..‬فهناك‬

‫مجتمع الزالزل واقتصاد الزالزل‬

‫ومناجمنت‬

‫نور الصباح عكنوش‬

‫الزالزل‪ ..‬أما‬

‫فالزالزل تعني الموت‪.‬‬ ‫المرة‬

‫الوحيدة‬

‫فيها الزلزال حالة‬

‫التي‬

‫خيال‬

‫وتقافة كانت في رواية‬

‫عندنا‬ ‫مثل‬

‫الثقيلة‪ .‬والتي تجعل المواطن بين‬

‫المؤسسات‬

‫األديب‬

‫قراءة‬

‫والمسجد حتى نفهم الظاهرة‬ ‫ً‬ ‫علميا‬ ‫قبل أن نفزع لها‪ ..‬كما تعني‬

‫كنا نقرأ أصال ما كنا نخاف الزلزال‬

‫واليونان وغيرهم بنوا حواضرهم‬

‫وأدب‬

‫"الزلزال" و تروي صراع االنسان‬ ‫مع الطبيعة والكوارث على امتداد‬ ‫كينونته تماما كما يحدث في‬ ‫أسفل القشرة‬

‫األرضية المكونة لسطح المدينة‬ ‫"السيسمية"‬

‫‪ | 24 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫المواطنة من خالل التربية الوقائية‬

‫تحت باتنة يمكن استفزازه عبر‬

‫عام ‪ 1974‬والتي تحمل عنوان‬

‫الطابع‬

‫طوبوغرافيا هشة وضعيفة تمثل‬ ‫ً‬ ‫بحرا حقيقيً ا‬ ‫فيها المياه الجوفية‬

‫وتعني منهجيا توظيف مفهوم‬

‫والتوعية‬

‫األوراسي طاهر وطار الصادرة‬

‫عاصمة األوراس‬

‫‪ 1867‬وفي أكتوبر ‪ 1970‬وصيف‬

‫الصراع الوجودي للبشر من أجل‬

‫والسريعة‬

‫البنايات‬

‫والهياكل‬

‫و‬

‫العقارات‬

‫القدر و"ريشتر" في غياب ثقافة‬ ‫رسمية‬

‫ومجتمعية‬

‫في‬

‫الوجه الجيولوجي للمنطقة فلو‬ ‫ونخرج جماعيا على‬ ‫صباحا‪.‬‬

‫التانية‬

‫في هذا التوقيت األمم الحية ال‬

‫تنام‪ ..‬فهي في المسارح والمكتبات‬

‫والنوادي أما نحن نبقى ننتظر‬

‫الزلزال القادم وكأنه خبر عاجل‪.‬‬

‫االعالمية‬

‫والمشاركة‬

‫المحلية‬

‫والجامعة‬

‫االيجابية في إدارة األزمة عبر‬

‫أننا بنينا باتنة من فوق والرومان‬

‫من‬

‫تحت‬

‫وما‬

‫يحدت‬

‫تحت‬

‫باتنة يتؤتر سلبيا بما يحدث بين‬

‫السطور فوقها من جهل وترييف‪..‬‬ ‫ولهذا اصبحنا كل صباح نقول ‪bon‬‬ ‫‪ seisme‬بدل بونجور؟‪.‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫ملحمة أم درمان على االعتزال تباعا‪،‬‬

‫اإلطار المحلي في انجازات متميزة مع‬

‫الهروب إلى األمام أو منطق "معزة ولو‬

‫الوطنية التي فقدت توازنها أمام‬

‫التي قدمت الكثير على غرار إسماعيل‬

‫ومورست في سنوات فائتة دون أن‬

‫وهو ما خلف‬

‫ما أثر في التشكيلة‬

‫منتخبات اقل منها شأنا على غرار‬

‫تونس والطوغو اللذان عجال بمغادرة‬ ‫زمالء مبولحي منافسة "الكان"‪.‬‬

‫األندية الجزائرية خلدت عديد األسماء‬

‫خباطو في مولودية الجزائر بإحراز‬ ‫أول كاس افريقية لألندية منتصف‬ ‫السبعينيات‪ ،‬خالف وعلي فرقاني في‬ ‫شبيبة القبائل بإحراز كأسي عام ‪1982‬‬

‫في المقابل لم يتوان في الدفاع‬

‫و‪ ،1990‬مختار لعريبي وبوزيد شنيتي‬

‫أنفسهم مسؤولين على االتحادية‬

‫وبداية التسعينيات‪ ،‬مواسة وسنجاق‬

‫عن المدرب حليلوزيتش حين نصبوا‬

‫ومقزمين في الوقت نفسه دور المدرب‬ ‫المحلي‪ ،‬متناسين الدور الكبير الذي‬

‫قدمه هذا األخير للكرة الجزائرية في‬

‫المنافسات الدولية خاصة أن مجمل‬ ‫األلقاب واالنجازات المحققة كانت‬

‫بفضل اإلطارات الجزائرية‪ ،‬والبداية‬ ‫بالميدالية‬

‫الذهبية‬

‫أللعاب‬

‫البحر‬

‫األبيض المتوسط العام ‪ 1975‬بقيادة‬ ‫المدرب مخلوفي أمام فرنسا ثم ذهبية‬

‫األلعاب اإلفريقية لعام ‪ ،1978‬وصوال إلى‬ ‫نهائي كأس أمم إفريقيا عام ‪ 1980‬ألول‬ ‫مرة في تاريخ الكرة الجزائرية تحت‬

‫إشراف خالف محي الدين ثم التأهل‬ ‫التاريخي إلى مونديال اسبانيا وسط‬

‫تواجد مدربين جزائريين مثل رابح‬

‫سعدان‪ ،‬معوش ثم مخلوفي وخالف‬

‫محي الدين‪ ،‬كما أن التأهل الثاني إلى‬ ‫المونديال كان بفضل رابح سعدان عام‬ ‫‪ 1986‬بالمكسيك‪ ،‬تألق المدرب المحلي‬

‫تواصل بإحرازه أول لقب إفريقي‬ ‫لألمم بفضل الشيخ كرمالي عام ‪،1990‬‬

‫هذا األخير كان له شرف إثراء المسيرة‬ ‫بكأس األفرو أسيوية عام ‪ 1991‬على‬ ‫حساب إيران‪ ،‬في الوقت الذي يعد‬

‫رابح سعدان أبرز المتداولين على‬ ‫العارضة الفنية ل"الخضر"‪ ،‬وكلما تولى‬ ‫المهمة يرد االعتبار للمنتخب الوطني‬ ‫مثلما حدث في دورة ‪ 2004‬بتونس‬

‫والمساهمة في عودة الكرة الجزائرية‬ ‫إلى الواجهة بتأهله إلى "الكان" ثم‬ ‫مونديال جنوب إفريقيا ‪.2010‬‬

‫هذا عن المنتخبات فيما ساهم‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫في وفاق سطيف نهاية الثمانينات‬

‫مع شبيبة القبائل مطلع األلفية الحالية‬

‫وغيرهم من المدربين الذين برهنوا‬

‫على كفاءتهم رغم تواضع اإلمكانات‬

‫والمحيط المتعفن وسوء التسيير‬ ‫الذي يميز منظومتنا الكروية سواء‬

‫على مستوى االتحادية أو األندية‪.‬‬

‫هل بعد كل هذا يمكن المقارنة‬

‫بين المدرب سعدان والناخب الوطني‬

‫طارت" خاصة أنها عديمة الجدوى‬ ‫تخلف أي جديد على جميع األصعدة‪،‬‬

‫والواضح أن حاجة المنتخب الوطني‬ ‫إلى االستقرار قبل شهرين عن موعد‬ ‫البنين يفرض عدم التسرع في إحداث‬

‫تغييرات ارتجالية لكن من الالزم‬ ‫الحفاظ على مصلحة المنتخب واتخاذ‬

‫التدابير التي ترد االعتبار خاصة أن‬ ‫صمت السلطات وفي مقدمة ذلك وزير‬

‫الشباب والرياضة غير مفهوم بدليل‬ ‫انه المسؤول األول عن هذا القطاع‬ ‫ومن واجبه رفقة أعضاء البرلمان‬

‫االستفسار عن أسباب مهزلة دورة‬ ‫جنوب إفريقيا التي خلفت خيبة أمل‬

‫هل بعد كل هذا يمكن المقارنة‬ ‫بين المدرب سعدان والناخب‬ ‫الوطني الحالي حليلوزيتش‬ ‫الذي يتقاضى أجرا يقدر ب‪33‬‬ ‫مليون سنتيم يوميا (مليار‬ ‫في الشهر) وفشل حتى في‬ ‫كسب تأشيرة المرور إلى‬ ‫الدور الثاني رغم اإلمكانات‬ ‫التي سخرتها االتحادية‬

‫بشكل يفرض حفظ الدرس وتفادي‬

‫الوقوع في فضائح مماثلة مستقبال‪ .‬‬

‫الحالي حليلوزيتش الذي يتقاضى‬ ‫أجرا يقدر ب‪ 33‬مليون سنتيم يوميا‬ ‫(مليار في الشهر) وفشل حتى في‬

‫كسب تأشيرة المرور إلى الدور‬ ‫الثاني رغم اإلمكانات التي سخرتها‬

‫االتحادية طمعا في الوصول إلى‬ ‫الدور نصف النهائي كهدف رئيسي‬

‫ليتراجع روراوة عن تصريحاته بكثير‬ ‫من الغرابة مفضال الدفاع عن المدرب‬

‫البوسني بطريقة مبالغ فيها وفتح النار‬ ‫على المدرب المحلي الذي قلل من‬

‫قيمته مؤكدا حسب زعمه أن المدرب‬ ‫الوحيد الذي يعترف به هو كرمالي‬ ‫صاحب انجاز ‪ ،1990‬ناسيا أو متناسيا‬

‫تقصير هيئته حتى في القيام بالتفاتة‬ ‫لهذا األخير الذي يرقد في مستشفى‬ ‫عين النعجة منذ مدة دون أن يكلف‬

‫القائمون على "الفاف" عناء السؤال‬ ‫عنه أو القيام بمبادرة لرد االعتبار‬

‫لرجل أهدى اللقب اإلفريقي الوحيد‬ ‫ل"الخضر" طيلة خمسينية االستقالل‪.‬‬

‫أعتقد أن الوضع الذي تمر به‬

‫الكرة الجزائرية تفرض تفادي سياسة‬

‫مارس ‪BATNAINFO 23 | 2013‬‬


‫هل تجوز المقارنة بين‬ ‫حليلوزيتﺶ وسعداﻥ؟‬ ‫ﺻالﺢ سﻌودي‬

‫انتهت قبل أيام دورة كأس أمم إفريقيا التي جرت‬

‫فإن البعض انه الزال يمارس سياسة الهروب إلى األمام‬

‫الذين أعادوا النسور الخضر إلى الواجهة وتفوقوا على‬

‫بالدفاع والحماية من أصحاب النفوذ والمصالح سواء من‬

‫وقائعها في جنوب إفريقيا وعاد فيها اللقب لشبان نيجيريا‬

‫منتخب بوركينافسو الذي خالف التكهنات وأحدث المفاجأة‬ ‫بوصوله الدور النهائي عن جدارة واستحقاق بعدما أزاح‬

‫عدة فرق بارزة آخرها مالي في نصف النهائي‪ ،‬في الوقت‬ ‫الذي خرجت منتخبات شمال إفريقيا بيد فارغة وأخرى ال‬ ‫شيء فيها‪ ،‬ما يعكس تطور المستوى في بلدان من القارة‬

‫السمراء كنا ننظر إليها باحتقار قبل أن تقلب الموازين‬ ‫وتخطف األنظار‪ ،‬فيما فقدت منتخبات مثل الجزائر‪،‬‬

‫المغرب وتونس بريقها عقب خروجها من الدور األول فيما‬ ‫عجزت مصر اجتياز عتبة التصفيات‪.‬‬

‫ّ‬ ‫ويصر على مبدأ المقارنة بين المدرب األجنبي الذي يحظى‬

‫الناحية المادية أو المعنوية فيما الزال المدرب المحلي‬ ‫ضحية التهميش ونكران الجميل‪.‬‬

‫الكثير عمد مؤخرا إلى المقارنة بين مسيرة المدرب‬

‫البوسني حليلوزيتش وما حققه شيخ المدربين رابح سعدان‬

‫على خلفية خروج هذا األخير عن صمته ووضعه النقاط‬

‫على الحروف بتصريحات ميزتها الصراحة وتقييم المسيرة‬ ‫الفاشلة ل"الخضر" بلغة األرقام مصحوبة بعديد المؤشرات‬

‫التي تكشف فشل حليلوزيتش بناء على اإلمكانات المادية‬ ‫والبشرية الموفرة إضافة إلى عامل الوقت الذي كان في‬

‫وإذا كانت مثل هذه المؤشرات تفرض إعادة النظر‬

‫مصلحته لضبط أمور التشكيلة وخياراته الفنية (‪ 18‬شهرا‬

‫على وضعية الكرة الجزائرية وتفادي تكرار مهازل أخرى‪،‬‬

‫مبالغته في إحداث تغييرات غير مفهومة أرغمت صانعي‬

‫بصورة جادة قصد معرفة مصدر الخلل واالعوجاج للوقوف‬

‫‪ | 22 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫منذ مباشرة مهامه)‪ ،‬في الوقت الذي المه البعض على‬

‫‪www.BaTNaiNfo.com‬‬


‫التلفاز من جيل الثمانينيات (أبيض وأسود)‪ ،‬إال أنه الوحيد‬

‫الذي يربط المكان بالعصر‪.‬‬

‫نشاط سكان القرية يقتصر على البستنة والرعي‬

‫خاصة الماعز‪ ،‬وبقاء بعضهم بهذا المكان يكون على‬

‫حساب شجرة البلوط التي يسترزقون من الفحم الذي‬

‫يصنعونه من خشبها ويبيعونه للمطاعم‪.‬‬

‫أغلب شباب القرية يجيدون غناء الرحابة‪ ،‬وتوجد‬

‫بعين آنو مجموعة من الفرق الغنائية التقليدية التي‬

‫تنشط صيفا بمختلف بلديات الوالية والواليات المجاورة‬

‫لتوفير ضرورات الحياة‪ ،‬أما أعراس القرية؛ فهي تكشف‬

‫عن عشق السكان للفرح؛ حيث الكل يرقص حتى كبار‬ ‫السن منه��‪ ،‬يرقصون رقصات تقليدية مصحوبة بحركات‬ ‫األرجل‪.‬‬ ‫من عاش في بيئة شبيهة ببيئة عين آنو‪ ،‬يشتاق إلى‬

‫على البقاء بالمدرسة طيلة أيام العمل أي من السبت إلى‬

‫األربعاء‪ ،‬بعيدا عن جو المدينة‪ ،‬وفي هذا المكان ال مقهى‪،‬‬ ‫وال مرش‪ ،‬وال نادي أنترنيت‪..‬الغابة المكان الوحيد الذي ك ّنا‬ ‫نتجول به كل مساء بعد نهاية العمل‪ ،‬وجريدة يوم السبت‬

‫صالحة لمدة أسبوع‪.‬‬

‫يتحول السكن الوظيفي القرميدي ليال إلى مقهى‬

‫لشباب القرية لمشاهدة أفالم الحركة‪ ،‬ورغم أن جهاز‬

‫تريد أمه الذي تعجنه بحنانها وتحليه بطيبتها‪ ..‬يحن إلى‬ ‫رعي الماعز واللعب مع صغارها في المرتفعات‪ ،‬منتهزا‬

‫الفرصة للبحث عن أعشاش الطيور‪ ..‬يتذكر النوم فوق‬ ‫سطح المنزل الحجري في سهرات الصيف‪ ،‬وهو يراقب‬ ‫النجوم‪ ..‬يتأسف لضياع جلسات المدخنة وخبز الكانون‪..‬‬

‫يتحسر على أيام ذهبت وال يملك عنها صورا‪ ،‬فليتها تعود‬

‫يوما أو لتخلد في الذاكرة وذلك أضعف األمنيات‪ .‬‬

‫ماذا بعد األمنيات؟‬ ‫نبحث في داخلنا عمن يحمل معنا‬

‫الحقيرة التي لونت كل تفصيلة من‬

‫مر طعم الرجوع‪ ..‬وكم هو مر طعم‬

‫يشاركنا لحظات الفرح‪..‬عمن يرسم لنا‬

‫فكل ما بنيناه لنصنع مستقبلنا زرعناه‬

‫الجبن فينا مصيرا‪ ..‬وصرنا وصار معنا‬

‫بعضا من تلك األمنيات الصغيرة‪..‬عمن‬

‫طريق السعادة المنتظرة‪..‬‬ ‫عمن‬

‫يكتبنا‬

‫في‬

‫مذكراته‬

‫صفحة بيضاء ‪ ،‬تحمل كل أطياف‬ ‫االبتسامات و الضحكات التي ما‬ ‫عادت تغرد في سمائنا‪..‬منذ زمن بعيد‬

‫نبحث عمن ينتشر حولنا كسحاب‬

‫ابيض ناصع‪ ..‬فيكسبنا لون الحياة‬ ‫من جديد‪ ،‬تلك الحياة التي دمرتها‬

‫أنانيتنا‪..‬نبحث في أنفسنا عن أنفسنا‪..‬‬ ‫عمن يختزل هذه الجراح في كلمات‬

‫معزية‪..‬و يفرغ فينا بعضا من صبرنا‬ ‫الذي أضعنا لونه حين غلفتنا األوهام‪..‬‬ ‫نحن جبناء جدا‪ ..‬نكتم أصواتنا‬

‫بأحالمنا الزائفة‪ ،‬بنظريات العصر‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫تفاصيل حياتنا‪..‬نحن جبناء جدا‬ ‫خرابا‪ ،‬وحصدناه رمادا نثرناه في‬

‫أعين بعضنا‪..‬‬ ‫نحن‬

‫قتلنا‬

‫وانتحرنا‪ ..‬خسرنا‬

‫وانهزمنا‪ ..‬عبثا كنا نتسابق ونتسابق‪..‬‬

‫لم نبق شيئا من خبزنا الساخن وال من‬

‫ملح أرضنا‪..‬‬

‫أضعنا أوراقنا وكل جملنا التي‬

‫صغناها سنوات من الحرب واأللم‪..‬في‬ ‫لحظة صارت كل مبادئنا سخافات ال‬

‫بل ترهات‪ ..‬وصارت إحداثيات العصر‬ ‫مرجعنا سنتنا و هدينا‪ ،‬ما عدنا‬

‫نذكر من الماضي شيئا فنحن أبناء‬

‫الحاضر‪..‬أو ربما هكذا توهمنا‪..‬‬

‫لكننا نسينا أو تناسينا كم هو‬

‫الخضوع ‪..‬استسغنا هذا الطعم وصار‬

‫الزمن الجديد مجرد فزاعات نعرفها‬ ‫جيدا لكننا نخافها‪ ،‬فهي تحكمنا‬

‫وتكتم على أنفاسنا وتجثم على‬ ‫صدورنا كما الحطام القديم ‪،‬كما ركام‬

‫لم يجد زاوية الفراغ تحتويه فهوى‬ ‫علينا‪ ..‬ما عدنا نتنفس‪ ..‬وال عدنا نحيا‪..‬‬

‫لقد قلت آنفا نحن انتحرنا بجبننا‬

‫وانصهرنا في ذلنا وخوفنا‪ ..‬واغتلنا‬

‫أحالم مستقبلنا‪..‬‬

‫نحن ما عاد لنا وجود حقا‪..‬‬

‫فهل عاد لذلك الشعور رجوع‪ ..‬أم‬

‫أننا صدقا انتهينا و انتهت معنا بعض‬ ‫األمنيات القديمة‪ ..‬أو ربما انتهت كل‬ ‫األمنيات‪..‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 21 | 2013‬‬


‫المهمﺶ‬ ‫ﻏبن الهامﺶ‬ ‫ّ‬ ‫بين الﻌمﻞ ﻓي مدينة ساحلية جميلة مﺜﻞ بونة‪ ،‬وﻓي مﻬنة ﻏير مستحبة‪ ،‬أو الﻌمﻞ ﻓي‬ ‫قرية ناﺋية‪ ،‬وﻓي مﻬنة محبوبة‪ ،‬هﻞ اﻻﺧتيار بين الحالتين يﻌتمد علﻰ المكان أﻡ المﻬنة؟‬ ‫لما واجﻬتني هﺬه اﻷسﺌلة‪ ،‬اﺧترﺕ المﻬنة علﻰ حساﺏ المكان؟‬ ‫عين ﺁنو بوﻻية ﺧنﺸلة‪ ،‬ﺇحدﻯ قرﻯ اﻷوراس المنسية‪ ،‬عملﺖ بمدرستﻬا اﻹبتداﺋية لمدة‬ ‫سنة ونصﻒ‪ ،‬وهﺬا جﺰء من الحكاية‪.‬‬

‫تتشكل المدرسة من حجرتين‬

‫ومسكن وظيفي‪ّ ،‬‬ ‫أدرس في األولى‬ ‫السنوات األولى‪ ،‬الثانية والثالثة‪،‬‬

‫ّ‬ ‫يدرس في الحجرة الثانية‬ ‫بينما‬ ‫صديقي‬

‫أ‪ .‬نور الدين برقادي‬

‫محمد‬

‫رضا‬

‫السنوات‬

‫الرابعة‪ ،‬الخامسة والسادسة‪ .‬كنا‬

‫ّ‬ ‫ندرس جميع المواد‪ :‬لغة عربية‬ ‫وفرنسية‪،‬‬

‫رياضيات‪،‬‬

‫تربية‬

‫إسالمية ومدنية‪ ،‬تاريخ وجغرافيا‪،‬‬

‫تربية‬

‫علمية‬

‫وتكنولوجية‪..‬‬

‫المصافحة التقليدية التي يعقبها‬

‫تقبيل اليد‪ ،‬وهو رجل طيب وكريم‬

‫رغم ظروفه االجتماعية البسيطة‪.‬‬ ‫سيارة‬

‫بيجو‬

‫‪،404‬‬

‫ّ‬ ‫تزود مطعم المدرسة بالمؤونة وذلك‬

‫متنفسا لهم‪ ،‬وسعادتهم بهذا النشاط‬

‫الوحيدة أنا وزميلي للوصول إلى‬

‫القرية‪ ،‬وهي نفس الوسيلة التي‬ ‫مرة كل يومين‪ ،‬وإذا غاب لخميسي‬

‫صاحب السيارة أو تعطلت هذه‬ ‫األخيرة‪ ،‬فالحل إلسكات الجوع‬

‫قبل الوصول إلى القرية كل‬

‫للقارورة الزجاجية‪ ،‬وفي بعض‬

‫رحمه هللا ـ بمراقبة التالميذ وال‬

‫بكسكسي مسقي بحليب الماعز‪.‬‬

‫يغادر إلى منزله إال بعد وصولنا‬

‫ورفع العلم الوطني‪ ،‬فهذه القرية‬ ‫دفعت أرواح عدد هام من أبنائها‬ ‫ليرفرف هذا العلم عاليا‪ .‬عمي علي‪،‬‬

‫صاحب الشاش األبيض يحبذ‬

‫‪ | 20 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫نظرا الستحالة ممارسة التالميذ‬

‫وسيلتنا‬

‫والمسافة بين واقع التلميذ وما‬

‫سبت صباحا‪ ،‬يتكفل عمي علي ـ‬

‫طريقته المميزة في ذلك‪.‬‬

‫للرياضة في هذه القرية الجبلية‬ ‫ّ‬ ‫الال‬ ‫الباردة‪ ،‬يعتبر الرسم النشاط‬

‫هو شراء البسكويت والمشروبات‬

‫يتعلمه تقدر بالسنوات الضوئية‪.‬‬

‫للياؤورت‪،‬‬

‫فلكل‬

‫واحد‬

‫منهم‬

‫الغازية التي تباع بسعر ‪ 25‬دج‬ ‫الحاالت يتطوع أحد سكان القرية‬ ‫والعمل بالقرية فرصة لتعلم الطبخ‬

‫خاصة الحبوب الجافة والعجائن‪.‬‬

‫صفي الوحيد الذي يمكن أن يصبح‬ ‫ال توصف‪ ،‬ال زلت احتفظ ببعض‬

‫رسوماتهم إلى اليوم‪ .‬ويفضل أبناء‬ ‫عين آنو حفظ األناشيد جماعيا‪،‬‬

‫ويستمتعون بذلك كثيرا‪.‬‬

‫مع ظهور نتائج االمتحانات‬

‫الفصلية ترتفع أسهم المعلم في‬ ‫القرية؛ حيث تكثر هدايا التالميذ‬ ‫من "طمينة" وبيض وجوز‪..‬ولو‬ ‫الحياء‬

‫جعلت وزارة التربية‬ ‫ّ‬ ‫مادة من المواد التي ينقط عليها‬

‫وجبة غداء التالميذ باردة‪ :‬خبز‪،‬‬

‫التالميذ‪ ،‬لتحصل أطفال القرية‬

‫المشاهد منظر تناول التالميذ‬

‫غياب وسائل النقل يجبرنا‬

‫تمر‪ ،‬جبن‪ ،‬ياؤورت‪..‬ومن أطرف‬

‫جميعهم على عالمة كاملة‪.‬‬

‫‪www.BaTNaiNfo.com‬‬


‫أمية األفكار‬ ‫والعقول‬ ‫عجال أسماء‬ ‫الكثير من الناس يظن أن األمية تنحسر فقط في عدم مقدرة‬

‫الشخص على القراءة والكتابة‪ ،‬ولكن حقيقة األمر والتي يجب‬

‫إدراكها والتخوف منها‪ ،‬وجود نوع آخر من األمية وهي تلك‬ ‫األمية النامية بعقالء أصحابها‪ ،‬فحين ينحصر فكر المتعلم في‬

‫المصلحة الذاتية‪ ،‬وحين تكون جل أفكاره سلبية‪ ،‬وحين ال يجيد‬

‫بوهراوة عبد الحكيم‬

‫قراءة في قصة‬ ‫« بيدرو وكاترينا»‬ ‫األوراسية‬

‫الحديث مع اآلخر بلباقة و حين ال يحب الخير والنجاح ألخيه‪،‬‬

‫كتب األستاذ" محمد الطاهر سحري" قصة واقعية حدثت‬

‫أمية أناس ادعوا العلم والمعرفة ونسوا أمية أفكارهم وتعامالتهم‪.‬‬

‫بمنطقة أريس فسمع‬

‫وحين يعمل جاهدا على إحباطه والسهر على فشله‪,‬حينها تظهر‬

‫فأمية الفكر والعقل أخطر بكثير من أمية القراءة والكتابة‬

‫وكما يقال‪" :‬أعطني أفكارا بناءة‪ ..‬وال تعطيني كلمات براقة"‪.‬‬

‫وفي الواقع هذه األمية أصبحت تجول هنا وهناك بين أقسام‬

‫إدارات مؤسساتنا‪ ،‬بين رؤساء مكاتبها وموظفيها الذين وصلوا‬

‫إلى مناصبهم بنيلهم "الشهادات العليا" بمشوارهم العلمي‪ ،‬لكن‬

‫ولألسف لم يتحصلوا ولو على "شهادة تحرر" بمشوارهم الفكري‪.‬‬

‫فأصبح اليوم التعامل بين الموظفين داخل المؤسسة الواحدة‬

‫شبه "حرب" والبقاء لألقوى‪ ،‬فكان السؤال "أين نحن؟"‪ ،‬أجل نحن‬

‫بجبال األوراس أثناء الثورة التحريرية‬

‫الجيش الفرنسي تقوم بتمشيط القرى‬

‫أين كانت كتيبة من‬

‫العريف "بيدرو"صوت إطالق الرصاص فهرع إلى المكان أين وجد‬

‫رجل وامرأة ملقان على األرض وطفلة صغيرة بينهما التتجاوز‬

‫أربع سنوات فحملها معه وعاد بها إلى باتنة وسلمها إلى ممرضة‬ ‫بالمستشفى والتي أرسلتها إلى مستشفى قسنطينة بقسم رعاية‬

‫األطفال‬

‫ولما عاد "بيدرو " الى باتنة استفسر عن الطفلة فأخبرته بمكانها‬

‫‪..‬لما حصل على إجازة زارها بقسنطينة ‪ ...‬ومنذ ذلك الحين ظل على‬

‫اتصال بها كلما سنحنت له الفرصة‬

‫تعرض "بيدرو" الى جروح خطيرة في إحدى المعارك فنقل الى‬

‫مستشفى الجزائر العاصمة‬

‫عاد الى عنابة وتزوج من " مادلين " في احد األيام طلب منها‬

‫بغابة اإلدارة الجزائرية‪ ،‬فمن كان أليفا صعب عليه مداومة عمله‬

‫مرافقته الى قسنطينة واستغربت من هذه الزيارة خاصة عندما‬

‫فريسة!‪ .‬هنا وبين هذه األسطر غابت اإلجابة عن كثير من األسئلة‪..‬‬

‫عاد" بيدرو" الى فرنسا وعاشت كاترين في كنفه الى أن تزوجت‬

‫ألنه حتما سيجد من يترصد له وينتظر له أول غفلة ليصبح له‬

‫رأت "كاترين" ألول مرة فاخبرها بقصتها وقررا تبنيها‬

‫أين المصلحة العامة؟‪ ..‬أين روح التعاون؟‪ ..‬أين حب الوطن؟‪ ..‬أين‬

‫وفي يوم من األيام تعرفت على فريدة وعرفت أنها ليست فرنسية‬

‫ازدهاره؟‪ ..‬هكذا نبني مستقبل بالدنا؟‪ ..‬و إذا بحثنا كثيرا عن‬

‫كان يوما صعب على بيدرو عندما حكى "لكاترين" قصتها بكت‬

‫التقدم والتطلع لألعالي؟‪..‬أهكذا نحب وطننا؟‪ ..‬هكذا نعمل ألجل‬

‫بل عربية من أبوين مسلمين‬

‫اإلجابة نجد "هذي هي لبالد"‪ ،‬ال وهللا ليست هذه الجزائر ولكن‬

‫كثيرا عندما تذكرت تلك الصور المفجعة لولديها ‪...‬اعتنقت الدين‬

‫هذه عقول أفرادها‪ ،‬عقول مسؤوليها‪ ،‬عقول موظفيها‪ .‬‬

‫وحتى ال نبقى تحت الجهل وتحت التخلف وتحت الهمجية‬

‫ونرضي ضميرنا تحت عنوان "هذه هي البالد" دعونا نتخلص من‬

‫أمية األفكار فحقا هي شر وبالء‪.‬‬

‫وإن كنا ضعفاء وال نستطيع االستقامة واالعتدال فأضعف‬

‫اإليمان إفساح الطريق لمن هو مستقيم ومعتدل وال نكون له‬

‫حائطا وعائقا!!!‪.‬‬

‫اإلسالمي‬

‫وغيرت اسمها الى زوليخا فهو اسمها الحقيقي ‪ ...‬كانت فريدة‬

‫تسأل عن والدي زوليخا دائما حتى تعرفت على سائح جزائري‬ ‫من ا\الوراس الذي بحث هو األخر عن حقيقة زوليخا حيث كانت‬

‫عجوز تأوي عمران اخ‬

‫زوليخا األكبر فأخبرته بمكانه فاتصل به وسافر معه الى فرنسا‬

‫وعرفه على أخته زوليخا التي كان يعتقد أن الذئاب افترستها ‪.‬‬

‫هذه قصة تكشف عن جرائم المستعمر الفرنسي وتكشف أيضا‬

‫عن بعض المتعاونين مع الثورة الجزائرية لما رأوه من وحشية‬

‫تمارس ضد الشعب األعزل‪ .‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 19 | 2013‬‬


‫النو�� وكرونولوجيا الجسم‬ ‫ينسج التتابع الليلي و النهاري ديناميكية الحياة التي تضم في طياتها أشغالنا وانشغاالتنا‬ ‫‪ ،‬آمالنا وآلمنا واإلنسان من خالل هذه الدورات الكونية يكدح لتحقيق الرزق وتحقيق غايات‬ ‫االستخالف‬ ‫ومن آيات الخالق عز وجل أن هيأ لنا أسباب طلب‬

‫وتتعرض أعضاء اإلنسان وأجهزته بدورها لدورات‬

‫نتزود منها لرحلة الحقة أكثر ديناميكية ونشاطا ‪،‬قال‬

‫وتتدخل المنظمة الهرمونية و‬

‫الرزق ثم الركون إلى راحة فطرية عي النوم كمحطة‬ ‫هللا تعالى "وجعلنا الليل لباسا وجعلنا النهر معاشا"‬ ‫إن زخم النشاط اليومي يستدعي فترة‬ ‫(عامة‪ّ ،)8-11 :‬‬

‫أحمد أمداح‬

‫فيزيولوجية تتأرجح بين اإلرخاء و التقلص وبين‬ ‫التنبيه و التثبيط‬

‫العصبية في تأمين هذه الدورات بتوازن دقيق ‪ .‬حتى‬ ‫تلك العضلة الصغيرة وهي القلب التي ال تكل و ال تمل‬

‫سباتية لإلمداد بالطاقة و التمويل لدورة جديدة‪ .‬إن‬

‫لتعكس مفهوم الحياة فإنها تسترخي وترتاح لبعض‬

‫باقي الكائنات فالدورات البيولوجية تخللها فترات‬

‫الكرونولوجيا البيولوجية تحكم مسارات فيزيولجية‬

‫مفهوم السبات كمصدر جديد للطاقة وارد حتى بين‬ ‫سباتية قد تكون بسبب الظروف البيئية المتطرفة كما‬

‫هو الحال في البرمائيات أو للبناء النسيجي ألطوار‬ ‫أكثر نشاطا كما هو الحال في سكون بعض الحشرات‬

‫بالطور العذري أينما تحدث آليات استقالبية معقدة‪.‬‬

‫أجزاء من الثانية استعدادا لدورة تدفقية جديدة‪ .‬إن‬ ‫ّ‬ ‫عدة بعضوية‬

‫ويعتبر النوم أحد مفاهيم هذه‬

‫الكرونولوجيا وهو راحة اضطرارية للجسد وضرورة‬

‫فيزيولوجية ال تقل عن باقي الضرورات‪.‬‬

‫خالل النوم تتم إراحة كثير من‬

‫باألطوار األولى من عمر االنسان إلى‬

‫الطويل المبتدع من طرف شباب‬

‫توفير الطاقة و ذلك بتدخل عصبي‬

‫هذه الفترة عوامل عدة قد تزيد أو‬

‫فاحترام ما جاء في كتاب هللا‬

‫األجهزة لإلقالل من نشاطها بغية‬

‫من طرف الجهاز النظير ودي‬ ‫(البراسمثاوي) عن طريق العصب‬ ‫الحائر‬

‫فتضيق‬

‫القلب‬

‫وينخفض‬

‫حدقة‬

‫العين‬

‫وتنغلق األجفان وتقل ضربات‬ ‫ضغط‬

‫الدم‬

‫ويبطء التنفس على حين ينشط‬

‫الجهاز الهضمي الستكمال فعاليات‬

‫االمتصاص وإمداد الجسم بالطاقة‬ ‫الالزمة للتخزين و البناء وينشط‬ ‫التخلص من الفضالت عبر الكلى‬ ‫وبذا يساهم النوم في تسهيل‬ ‫تنظيف الجسم وتجديد الطاقة‬

‫و التمويل بأدوات البناء‪ .‬ويخضع‬ ‫النوم إلى دورات منتظمة وأطوار‬

‫تعكس سالمة وعلة الشخص‪.‬‬

‫ثماني ساعات بالطور البالغ وتحكم‬

‫تقل وتعرف األخيرة بحالة األرق‬

‫التي قد تتسبب بها حاالت المرض‬

‫والهواجس‬

‫والمنبهات‪ ,‬والمربك‬

‫في األمر أحيانا هو محاوالت‬

‫التدخل االصطناعي لجلب النوم‬

‫عن طريق بعض المهدئات التي‬

‫ال تخلو من آثار جانبية فضال عن‬

‫توريثها لإلدمان أو إطالة النوم‬ ‫الصباحي غير المجدي لكون كثير‬

‫الهرمونات تعمل بكفاءة عالية‬ ‫ليال خاصة منها هرمون النمو‬

‫المسؤول عن التجديد والبناء‬ ‫والمرتبط مباشرة بنمو األطفال‬

‫ولعل القاعدة الذهبية التي زودنا‬ ‫بها الرسول صلى هللا علبه وسلم‬

‫يظهر أن احتياجات الشخص للنوم‬

‫هي بورك ألمتي في بكورها توحي‬

‫تتقلص من واحد وعشرين ساعة‬

‫المبكر وتحذرنا من النوم الصباحي‬

‫تتناتسب عكسا مع العمر حيث‬

‫‪ | 18 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫اليوم بالفترة الرمضانية خاصة‪.‬‬ ‫العزيز" وهو الذي جعل لكم الليل‬ ‫لباسا والنوم سباتا وجعل النهار‬

‫نشورا"(الفرقان ‪ ، )47 46-‬يجعلنا‬ ‫نصطلح مع فطرتنا ويجعلنا فعال‬ ‫نحقق غاية االستخالف‪.‬كما ال يرفع‬

‫االنسان الى صفة من صفات هللا‬ ‫تعالى القدير التي ال يتنازع فيها‬

‫أحد من المخلوقات وهي استحالة‬

‫دوام اليقظة‪ ،‬وذلك كما تشير اآلية‬

‫الكريمة "هللا ال اله إال هو الحي‬ ‫القيوم ال تأخذه سنة و ال نوم له‬ ‫ما في السماوات واألرض" (البقرة‬ ‫‪)254-255‬‬ ‫كرونولوجيا = الدورات الزمنية‪‬‬

‫لنا بنجاعة النوم الباكر واالستيقاظ‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫بتاريخ قيام الساعة أو نهاية العالم‬ ‫كما ُي ّ‬ ‫سمونه؛ ويكفينا شاهدا على‬ ‫ذلك أنها من جملة الغيب الذي ال يعلم‬ ‫رب األرباب ّ‬ ‫مفاتحه إال ّ‬ ‫جل وعال في‬

‫ُ‬ ‫العال‪:‬‬ ‫َ‬ ‫قال هللا تعالى‪ ( :‬وَ ِع ْن َد ُه مَ فا ِت ُح‬ ‫َ‬ ‫ب لاَ َي ْع َل ُم َها ِإ اَّل ُه َو )‪ [ .‬سورة‬ ‫الغيْ ِ‬ ‫فسر‬ ‫األنعام‪ ،‬اآلية ‪] 59‬؛ وخير من‬ ‫ّ‬ ‫القرآن الكريم هو صاحب القرآن‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫العزة هللا‬ ‫رب‬ ‫ومنزله من لدنه‪:‬‬

‫الحكيم الخبير؛ فعن تفسيرها يقول‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وعز‪ِ ( :‬إ َّن هللا ِع ْن َد ُه ِع ْل ُم‬ ‫جل‬ ‫هللا‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫ِّ‬ ‫َ‬ ‫اع ِة وَ ُي َنزل ّ‬ ‫الغيْ َ‬ ‫الس َ‬ ‫ث وَ َي ْعل َم مَ ا ِفي‬ ‫َّ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫األرْ َحام وَ َي ْع َل ُم مَ ا ِفي األرْ َحام وَ‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫س مَ َ‬ ‫اذا َت ْك ِس ُ‬ ‫ب َغ ًدا وَ مَ ا‬ ‫مَ ا َت ْد ِري َن ْف ٌ‬ ‫َ ِّ َ‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫إن هللا‬ ‫ض ت ُموت َّ‬ ‫َت ْد ِري َن ْف ٌ‬ ‫س ِبأي أرْ ٍ‬ ‫َ‬ ‫يم َخ ِب ُ‬ ‫َع ِل ُ‬ ‫ير )‪ [ .‬سورة لقمان‪ ،‬اآلية ‪.] 34‬‬ ‫وهو ذات التفسير الذي أفتى به‬ ‫ّ‬ ‫صح‬ ‫النبي عليه الصالة والسالم كما‬ ‫عنه من طريق عبد هللا بن عمر رضي‬

‫هللا تعالى عنهما؛ قال صلى هللا عليه‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ب ) خمس‪:‬‬ ‫وآله سلم " ( مَ فا ِت ُح الغيْ ِ‬ ‫اعة وَ ُي َن ِّزلُ‬ ‫ْ‬ ‫( ِإ َّن هللا ِع ْن َد ُه ِعل ُم‬ ‫َّ‬ ‫الس َ ِ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ّ َ وَ َ ْ َ َ مَ‬ ‫ام وَ َي ْعل ُم‬ ‫الغيْ ث يعلم ا ِفي األرْ ح ِ‬ ‫َ‬ ‫س مَ َ‬ ‫اذا‬ ‫مَ ا ِفي األرْ َح‬ ‫ام وَ مَ ا َت ْد ِري َن ْف ٌ‬ ‫ِ‬ ‫َ ِّ َ‬ ‫َت ْك ِس ُ‬ ‫ض‬ ‫ب َغ ًدا وَ مَ ا َت ْد ِري َن ْف ٌ‬ ‫س ِبأي أرْ ٍ‬ ‫َت ُم ُ‬ ‫يم َخ ِب ُ‬ ‫إن هللا َع ِل ُ‬ ‫ير ) "‪ [ .‬رواه‬ ‫وت َّ‬ ‫َ‬ ‫البخاري ]‪.‬‬ ‫األصولي‬

‫ودعما لهذا المعنى‬ ‫العقدي الهام؛ فقد ّ‬ ‫أكد القرآن الكريم‬ ‫أن علم الغيب لله وحده‪ ،‬وأن خاصة‬ ‫ّ‬ ‫والرسل ال ُيحيطون‬ ‫خلقه من األنبياء‬

‫بالغيب علما إال ما شاء هللا تعالى‬ ‫وأراد؛ وهذا ما جرى على ألسنة‬ ‫ّ‬ ‫والرسل صلوات ربي‬ ‫هؤالء األنبياء‬

‫وسالمه على نبيّ نا وعليهم في مقام‬ ‫تبليغهم لشرائع ربهم ّ‬ ‫جل جالله؛ ومن‬

‫ذلك ما حكاه عنهم القرآن الكريم‪:‬‬

‫فعن رسول هللا محمد النبي‬

‫األمين صلى هللا عليه وسلم قال‪" :‬‬ ‫ُق ْل لاَ َأ ُق ُ‬ ‫ول َل ُك ْم ع ْندي َخ َزائ ُن هللا وَ لاَ‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫ِ ِ‬ ‫َأ ْع َل ُم َ‬ ‫ب "‪ [ .‬سورة األنعام‪ ،‬اآلية‬ ‫الغيْ َ‬

‫‪.] 50‬‬

‫وعن نبي هللا تعالى نوح عليه‬ ‫الصالة والسالم قال‪ " :‬وَ لاَ َأ ُق ُ‬ ‫ول َل ُك ْم‬ ‫هللا وَ لاَ َأ ْع َل ُم َ‬ ‫ب "‪[ .‬‬ ‫ِع ْن ِدي َخ َزا ِئ ُن‬ ‫الغيْ َ‬ ‫ِ‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫سورة هود‪ ،‬اآلية ‪.] 31‬‬

‫وفي الحديث الصحيح الطويل‬

‫المروي من طريق عمر بن الخطاب‬

‫رضي هللا تعالى عنه‪ ،‬جاء في‬ ‫َ‬ ‫بعض مضامينه‪َ " :‬‬ ‫قا َل‪َ :‬فأ ْخ َبرْ ِني َع ِن‬ ‫َ‬ ‫ال‪ :‬مَ ا المَ ْس ُئ ُ‬ ‫اع ِة‪َ ،‬ق َ‬ ‫الس َ‬ ‫ول َع ْن َها ِبأ ْع َل َم‬ ‫َّ‬ ‫السا ِئ ِل "‪ [ .‬رواه مسلم ]‪.‬‬ ‫ن‬ ‫ِم َ َّ‬ ‫أي أن كال من المسئول وهو النبي‬

‫صلى هللا عليه وآله وسلم‪ ،‬والسائل‬ ‫وهو جبريل عليه السالم متساويان‬ ‫في عدم العلم كما قال اإلمام النسائي‬

‫السندي وغيرهما‪ [ .‬أنظر‪ :‬سنن‬ ‫واإلمام ّ‬ ‫النسائي بشرح الحاقظ جالل الدين‬

‫السيوطي وبحاشيته اإلمام الجليل‬ ‫ّ‬

‫السندي‪ ،‬دار القلم‪ ،‬بيروت‪ ،‬لبنان‪ ،‬دون‬ ‫رقم وتاريخ الطبعة‪ ،‬المجلد ‪ ،4‬الجزء‬ ‫‪ ،8‬صفحة ‪.] 100‬‬

‫ولإلمام النووي كالم على وجازته‬ ‫أراه كالما ُم ً‬ ‫فيدا ونفيسا وأجده كالما‬ ‫ُم ِن ً‬ ‫يفا بخصوص معنى هذا الحديث‪،‬‬ ‫وفيه تأكيد على ما نبّهت إليه‪ ،‬لذا‬ ‫رأيت أن أقتبسه حرفيا كامال غير‬

‫منقوص؛ قال رحمه هللا تعالى‪:‬‬

‫" قوله صلى هللا عليه وسلم‪:‬‬ ‫َ‬ ‫اع ِة‪َ ،‬ق َ‬ ‫الس َ‬ ‫ال‪ :‬مَ ا‬ ‫" َفأ ْخ َبرْ ِني َع ِن‬ ‫َّ‬ ‫َ‬ ‫المَ ْس ُئ ُ‬ ‫السا ِئ ِل "‪ .‬هذا‬ ‫ول َع ْن َها ِبأ ْع َل َم ِم َن َّ‬ ‫ّ‬ ‫الجواب يدل على أنه صلى هللا عليه‬

‫وسلم كان ال يعلم متى الساعة‪ ،‬بل‬ ‫علم الساعة ّ‬ ‫مما استأثر هللا تعالى‬ ‫به؛ قال هللا تعالى‪ِ " :‬إ َّن هللا ِع ْن َد ُه‬ ‫َ‬ ‫الس َ‬ ‫اع ِة "‪ [ .‬سورة لقمان‪ ،‬اآلية‬ ‫ِع ْل ُم َّ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫‪ ،] 34‬وقال تعالى‪ " :‬ثقل ْ‬ ‫ات‬ ‫ت ِفي َّ‬ ‫السمَ َو ِ‬ ‫َ‬ ‫األرْ ض لاَ َت ْأت ُ‬ ‫ً‬ ‫ْ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫وَ‬ ‫يك ْم ِإ اَّل بغتة "‪ [ .‬سورة‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫األعراف‪ ،‬اآلية ‪ ،] 187‬وقال تعالى‪" :‬‬ ‫وَ مَ ا ُي ْدر َ‬ ‫الس َ‬ ‫اع َة َت ُك ُ‬ ‫ون َق ِريبًا‬ ‫يك َل َع َّل َّ‬ ‫ِ‬

‫‪ 1999‬م‪ ،‬ص‪.] 37 - 36‬‬ ‫ُ‬ ‫ض ُ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫حق‬ ‫يف‪ :‬لقد‬ ‫وإلى ما‬ ‫تقدم أ ِ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫الحق وزهق الباطل‪ ،‬وصدق الواقع‬

‫أن ال يعلم الغيب إال هللا‬ ‫حقيقة ْ‬ ‫ّ‬ ‫ُ‬ ‫تعالى‪ ،‬وبطالن مزاعم من يدعي‬ ‫ّ‬ ‫اطالعه على الغيب‪ ،‬ومعاينة مشاهده‬

‫وحوادثه ونوازله‪ ،‬وعلمه بساعة‬

‫نهاية العالم‪ ،‬ولحظة فناء العوالم‪،‬‬

‫وزمن زوال المعالم‪ ،‬وها قد انقضت‬ ‫ساعة النهاية ولم ُنشاهد النهاية‪ ،‬بل‬ ‫إن النهاية كانت َق َدرَ شعب " المَ ا َيا "‬

‫صاحب قصة النهاية المكذوبة‪.‬‬ ‫ّ‬ ‫أوجهها لكل عاقل‬ ‫ونصيحتي‬

‫يبلغه كالمي‪ ،‬إن البحث عن الغيبيات‬ ‫بحث ال ُيجدي نفعا‪ ،‬بل يتعيّ ن أن‬

‫نؤمن بالغيب كما هو إجماال فيما‬ ‫ُ‬ ‫أ ْج ِمل ولم ُي ّ‬ ‫فصل‪ ،‬وتفصيال فيما‬ ‫ُف ّ‬ ‫صل ولم ُي ْجمَ ل‪ ،‬والواجب علينا‬

‫كعقالء استنارت عقولنا بنور الفهم‬ ‫ّ‬ ‫الذي أتى به دين ربنا ّ‬ ‫وجل؛ أن‬ ‫عز‬

‫ننشغل بما ينفع من التفكير والفهم‪،‬‬

‫وبكل ما من شأنه أن يدفع عنا هول‬ ‫ّ‬ ‫سيحل من زوال وفناء ونهاية من‬ ‫ما‬

‫عوامل الثبات على الدين‪ ،‬والعمل‬

‫بتعاليم القرآن الكريم‪ ،‬ولزوم هدي‬ ‫ّ‬ ‫وأتم‬ ‫النبي عليه أفضل الصالة‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫التسليم‪ ...‬ودمتم سالمين‪.‬‬

‫ّ‬ ‫أكد القرآن الكريم أن علم‬ ‫الغيب لله وحده‪ ،‬وأن خاصة‬ ‫خلقه من األنبياء والرّ سل ال‬ ‫ُيحيطون بالغيب علما إال ما‬ ‫شاء هللا تعالى وأراد؛ وهذا‬ ‫ما جرى على ألسنة هؤالء‬ ‫األنبياء والرّ سل صلوات ربي‬ ‫وسالمه على نبيّ نا وعليهم‬ ‫في مقام تبليغهم لشرائع ربهم‬ ‫ّ‬ ‫جل جالله‬

‫"‪ [ .‬سورة األحزاب‪ ،‬اآلية ‪.] 63‬‬ ‫ومن ّ‬ ‫ادعى أن عمر الدنيا سبعون‬ ‫ألف سنة‪ ،‬وأنه بقي منها ثالثة‬

‫وستون ألف سنة؛ فهو قول باطل‬ ‫حكاه ّ‬ ‫الطوخي في " أسباب ّ‬ ‫التنزيل‬ ‫ّ‬ ‫المنجمين وأهل الحساب‪،‬‬ ‫" عن بعض‬ ‫ومن ّ‬ ‫ادعى أن عمر الدنيا سبعة آالف‬

‫سنة؛ فهذا ُي ّ‬ ‫سوف على الغيب‪ ،‬وال‬ ‫ّ‬ ‫يحل اعتقاده "‪ [ .‬النووي‪ :‬األربعون‬ ‫النووية وشرحها‪ ،‬دار اإلمام مالك‪،‬‬ ‫الجزائر‪ ،‬دون رقم الطبعة‪ 1420 ،‬هـ ‪-‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 17 | 2013‬‬


‫ّ‬ ‫يحل بهم‪ ،‬وإن من ّ‬ ‫الدجل‬ ‫الفناء من أن‬ ‫ُ‬ ‫َ‬ ‫أن ينساق ُم َثقفو العالم وراء أضحوكة‬

‫‪Consultez BatnaInfo Sur Internet ( Mise à Jour Quotidienne ) Et retrouvez aussi nos anciens numéros sur le site‬‬ ‫‪w w w . b a tn a i n f o . c o m‬‬

‫نهاية العالم؛ فيتسبّبوا في تعاطي‬ ‫الناس إيجابا مع هذا ّ‬ ‫الدجل‪ُ ،‬‬ ‫ويصيبوا‬ ‫َ‬ ‫بالع َطل‪ ،‬وإن‬ ‫عقول الناس وعقولهم‬

‫من الهبل أن ُترْ َبط مصائر العالمين‬

‫التي ال يعلم غيبها ومستقبلها وما‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫الرب العليم بكل شيء‪،‬‬ ‫سيحل بها إال‬ ‫ّ‬ ‫وتوهمت‬ ‫بهبل أقوام طغت وتجبّرت‬

‫أن بيدها مفاتيح الغيب المكنون‪،‬‬ ‫ّ‬

‫فبادت وزالت لتبقى مآثر هبلها‬ ‫عقول ك ّنا نتصورها‬ ‫ُتسيطر على‬ ‫ٍ‬ ‫عقوال ولكنها ليست سوى جنون‪.‬‬ ‫إنها نهاية العقول التي عصفت بها‬

‫أسطورة نهاية السنون‪ ،‬فجعلت من‬ ‫عقول ليست كالعقول رهن ما صنع‬

‫بها جنون أساطير أولئك المجانين‬

‫عليهم من هللا تعالى ما يستحقون‪.‬‬

‫أن ترى بعضا ممن يرون أنفسهم‬ ‫من عقالء العالم ُيغرقون في هذا‬ ‫ُ‬ ‫ويمعنون في تصديقه‪،‬‬ ‫الجنون‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫ويخطون بأيمانهم ما يدعم هذا‬ ‫الجنون بأدبيات وفنون التعامل معه‬ ‫عند حلوله‪ ،‬وطرائق تجنب مخاطره‬ ‫ومساوئه‪ ،‬هو برأيي وبرأي ّ‬ ‫كل عاقل‬ ‫عقول منتهى ُ‬ ‫الحمْ ق‪.‬‬

‫وهنا أقول لهؤالء‬ ‫ُ‬ ‫وأ ّ‬ ‫ذكرهم بأن ما‬ ‫وال ّنوكى ( الحمقى )‪،‬‬ ‫ُي ّ‬ ‫سمونه نهاية العالم أو نهاية العوالم‬

‫الد ّيان ّ‬ ‫اإلله ّ‬ ‫جل وعال ؟!‪.‬‬

‫ولعلي هنا أستشهد بالحوار‬

‫األسري الذي دار بين نبي هللا تعالى‬ ‫نوح عليه السالم من جهة وابنه‬

‫العنيد المعاند من جهة أخرى؛ هذا‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وتوهم النجاة‬ ‫ظن‬ ‫العاق الذي‬ ‫االبن‬ ‫ّ‬

‫من الطوفان العرم إن هو استعصم‬ ‫ّ‬ ‫فحل به أمر هللا تعالى بالفناء‬ ‫بالجبل‪،‬‬ ‫مع بقية قومه الكفرة‪ ،‬فهل أغنى هذا‬ ‫الض ّ‬ ‫ّ‬ ‫ال صعود قمة الجبل من‬ ‫االبن‬

‫استحقاق جزاء الغرق المحتوم عليه‬

‫وعلى المعاندين من قومه ؟!‪.‬‬

‫يجيبنا القرآن الكريم عن ذلك‬ ‫ادى ُن ٌ‬ ‫يقول‪..." :‬وَ َن َ‬ ‫ان ِفي‬ ‫وح ا ْب َن ُه وَ َك َ‬ ‫لاَ‬ ‫ب مَ َع َنا وَ‬ ‫َت ُك ْن‬ ‫مَ ْع َز ٍل‪َ ،‬يا ُب َن ّي ارْ َك ْ‬ ‫َ‬ ‫افر َ َ َ‬ ‫َ‬ ‫َل‬ ‫ين‪ .‬قال َس ِ‬ ‫مَ َع الك ِ ِ‬ ‫آوي ِإلى َجب ٍ‬ ‫لاَ‬ ‫ص ُم ِني ِم َن المَ اء‪َ ،‬ق َ‬ ‫اص َم‬ ‫ال‬ ‫َع ِ‬ ‫َي ْع ِ‬ ‫ِ‬ ‫اليَ وْ َم ِم ْن َأمْ ر هللا إ اَّل مَ ْن رَ ِح َم‪ ،‬وَ َحالَ‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫ان ِم َن ُ‬ ‫ين "‪[ .‬‬ ‫الم ْغرَ ِق َ‬ ‫َبيْ َن ُهمَ ا المَ وْ ُج َف َك َ‬ ‫سور هود‪ ،‬اآليتان ‪ 42‬و‪.] 43‬‬

‫فإذا كان ابن نوح النبي عليه‬ ‫ّ‬ ‫حق عليه الفناء‬ ‫الصالة والسالم قد‬ ‫ّ‬ ‫حل بقوم نوح عليه‬ ‫الدنيوي الذي‬ ‫السالم المعاندين‪ ،‬وعجز عن دفع‬ ‫الفناء من أن يحيق به ّ‬ ‫لما آوى إلى‬ ‫ّ‬ ‫متوهما أنه سيكون له واقيا‬ ‫الجبل‪،‬‬

‫الخبالى‬

‫وعاصما ومانعا يحول دون فنائه‬

‫هو ساعة النهاية أو يوم القيامة‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫التي أخبرنا بها ّ‬ ‫جل وعال‪،‬‬ ‫العزة‬ ‫رب‬

‫زمن معلوم ال يعلمه غير هللا ّ‬ ‫جل في‬

‫ونبيّ ه محمد المصطفى عليه من هللا‬ ‫ّ‬ ‫أتم السالم وأزكى الصالة‪،‬‬ ‫تعالى‬

‫غارقا في موج الطوفان‪ ،‬فمن باب‬ ‫أولى لن يملك أحد ّ‬ ‫رد الفناء العالمي‬ ‫ّ‬ ‫سيحل بهذا الوجود بأكمله في‬ ‫الذي‬ ‫عاله‪.‬‬

‫ومن جهة أخرى أقول‪ :‬إذا كان‬

‫باآليات والعالمات والدالالت العظام‪،‬‬

‫الفناء عنوانا سرمديا يعقب عنوان‬

‫سيشيب لها الولدان‪ ،‬وستذهل بسببها‬ ‫ّ‬ ‫كل والدة ّ‬ ‫عما ُترضعه من أطفال‪.‬‬

‫البسيطة‪ ،‬وإذا كان الفناء مصير‬

‫وبمشاهدها وأهاويلها الجسام‪ ،‬التي‬

‫ثم إني ألعجب لحال هؤالء‬

‫البائسين؛ هل حقا هم يرون النجاة‬

‫من أهوال يوم الساعة بسراديب‬ ‫ُينجزونها‪ ،‬أم بدهاليز ُيشيّ دونها‪ ،‬أم‬ ‫بحفر يحفرونها ؟!‪ ،‬وهل بالفعل هناك‬ ‫َ‬ ‫ينجو أو يستعصم من‬ ‫من يملك أن‬ ‫هول يوم القيامة‪ ،‬وما يعقبها من‬ ‫مشاهد ومواقف َ‬ ‫وعرَ َ‬ ‫ات لحظات‬ ‫ص ِ‬

‫ّ‬ ‫يدي‬ ‫البعث والنشور والحساب بين‬

‫‪ | 16 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫الحياة المتالشية على وجه هذه‬ ‫عوالم الحياة‪ ،‬وسنة تالدة خالدة‬

‫ستتالشى معها لتستقبل حياة أخرى‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫أبدية؛ إذ ما من أحد من‬ ‫سرمدية‬

‫الخلق إال وسيموت ويفنى كما قال‬ ‫ُ ُّ‬ ‫َ َ َ َ‬ ‫ان‪ .‬وَ َيب َْقى‬ ‫هللا تعالى‪ " :‬كل مَ ْن عليْ ها ف ٍ‬ ‫لاَ‬ ‫وَ ْج ُه رَ ِّب َ‬ ‫ْ‬ ‫الج ِل وَ ِ رَ‬ ‫َ‬ ‫ك ُذو‬ ‫ام "‪[ .‬‬ ‫اإلك ِ‬ ‫سورة الرحمان‪ ،‬اآليتان ‪ 26‬و‪.] 27‬‬ ‫الفناء‬

‫أقول‪ :‬فكيف بلحظات‬ ‫ّ‬ ‫الكامل والشامل الذي سيحل يوما‬

‫ما بهذا العالم الضئيل ؟!؛ إنه فناء‬

‫لكل شيء مخلوق‪ ،‬ال َي ْع ُز ُ‬ ‫ب عنه‬ ‫أي مخلوق‪ٌّ ،‬‬ ‫ّ‬ ‫كل سيفنى ويبيد إال‬

‫هللا الحميد المجيد‪ ،‬وهنا أتساءل‬ ‫مستنكرا‪ :‬هل يا ُترى سيجد بعد ذلك‬

‫اك ّ‬ ‫مد ٍع العلم بنهاية العالم أو‬ ‫أي ُم َت َذ ٍ‬ ‫ّ‬ ‫مجرد قرب زمن نهايته‪ ،‬هل‬ ‫حتى‬ ‫ّ‬ ‫سيجد القدرة والكفاية أو سيُ بلغه‬ ‫ُ‬ ‫الوسع والجهد للنجاة من هول هذا‬ ‫الفناء المحتوم ؟!‪.‬‬

‫والجواب المحتوم‪ :‬قطعا ال نجاة‬

‫من تلك النهاية التي ستعقبها حياة‬

‫سرمدية أبدية خالدة تليدة؛ ال‬

‫يلحقها الفناء‪ ،‬وال تعتريها نهاية أو‬ ‫ُ‬ ‫أ ُفول أو زوال‪.‬‬ ‫ّ‬ ‫أؤكد في بداهة متناهية ال‬ ‫وهنا‬ ‫تحتاج في الحقيقة إلى تأكيد؛ إن‬ ‫جميع الديانات والشرائع السماوية‪،‬‬ ‫والشرائع‬

‫وحتى بعض الديانات‬ ‫الوضعية القديمة؛ ُت ّ‬ ‫ؤكد وجود هذا‬ ‫الفناء الحتمي‪ ،‬وأنه ال مناص من‬ ‫ّ‬ ‫المؤكد أن دالالته‬ ‫وقوعه‪ ،‬غير أن‬ ‫وعالماته ومشاهده ال ُتستقى إال‬ ‫من خاتمة شرائع الرحمان الرحيم‬

‫وهو اإلسالم ومعجزة القرآن الكريم‪،‬‬ ‫ومن ّ‬ ‫ثم فإنه ال مجال أبدا الستقائها‬

‫من أساطير مزعومة‪ ،‬أو من نبوءات‬ ‫مكذوبة‪.‬‬

‫ّ‬ ‫أما ّ‬ ‫محدد أو يوم‬ ‫ادعاء تاريخ‬

‫معيّ ن لنهاية العالم وقيام الساعة‬ ‫ّ‬ ‫وادعاء مشاهد‬ ‫وحلول القيامة‪،‬‬

‫واختالق ما سيحدث‪ ،‬فهذا كله ‪ -‬كما‬ ‫ّ‬ ‫يصح أن ننساق‬ ‫أشرت آنفا ‪ -‬وَ ْه ٌم ال‬ ‫ّ‬ ‫وراءه‪ ،‬فعلم الساعة عند ربنا جل في‬ ‫العال‪ ،‬وال يعلم الساعة ّ‬ ‫أيان ُمرساها‬ ‫إال هو ّ‬ ‫جل وعال‪.‬‬ ‫وفي ذات السياق‪ ،‬إن كل من‬

‫يدعي أنه لم يبق من الحياة إال زمن‬ ‫ّ‬ ‫محدد يذكره ُ‬ ‫ويذيعه وينشره شفاهة‬ ‫أو كتابة‪ ،‬فلنعلم يقينا أنه كاذب وضالّ‬ ‫ّ‬ ‫مضل ال خير في قوله المزعوم‪ ،‬وال‬

‫صحة في كالمه الموهوم‪ ،‬وهذا تماما‬ ‫خير مثال على ما كنت ّ‬ ‫قدمت له من‬

‫جنون العاقل أو ما يفعله الجنون‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫والتبصر‪.‬‬ ‫التعقل‬ ‫بالعاقل باسم‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫هذا وإن األدلة النقلية كثيرة‬ ‫ُمتضافرة على صحة نفي األعلمية‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫نهاية العقول أم نهاية‬ ‫السنوﻥ؟‬ ‫ّ‬ ‫قراءة في قصة جنوﻥ العاقل‬ ‫أو العاقل المجنوﻥ‬

‫ضيع اإلنسان العاقل هامشا من تفكيره في‬ ‫إن من السفاهة بل من الجنون أن ُي ّ‬ ‫ﺣدا ال ُيطاق من سذاجة وسفاهة‬ ‫مسائل عاﺙ فيها َف ِ‬ ‫اق ُدو العقل ومجانين القوم ّ‬ ‫الع ُق ُ‬ ‫الم ّ‬ ‫ول‪.‬‬ ‫فكر العاقل َ‬ ‫وتفاهة التفكير؛ الذي قد يهوي في َد َر ِكه عقل اإلنسان ُ‬

‫فعندما يتخلى هذا اإلنسان العاقل عن عقله عامدا‬ ‫ّ‬ ‫يتخلى هذا اإلنسان العاقل‬ ‫وعالما ومختارا وقاصدا‪ ،‬أو‬

‫التعقل‪ ،‬أو ُي ّ‬ ‫ّ‬ ‫سلم هذا اإلنسان‬ ‫بمنتهى الرضا عن نعمة‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫يتردى هذا‬ ‫بكل اختيار عقله إلى الجنون‪ ،‬أو‬ ‫العاقل‬

‫اإلنسان العاقل عن قصد واقتناع في مهاوي المجانين‪،‬‬ ‫فهذا ال َجرَ َم هو أسوأ حاالت الجنون وأقبحه؛ ْ‬ ‫إذ‬ ‫َ‬ ‫ّ‬ ‫حرية وأرْ َيحيّ ٍة أن يكون له‬ ‫من ذا الذي يرضى بكل‬

‫عبد المنﻌم نﻌيمي‬

‫الجنون‬ ‫الجنون ضجيعا ؟!‪ ،‬أو أن يختار بكل قناعة‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫وطا وسرْ َب ً‬ ‫وم ُر ً‬ ‫ِر ْب َق ًة ُ‬ ‫ّ‬ ‫اال ؟!؛ هذا بحق هو ما أسميه بال‬ ‫ِ‬

‫ُمماراة أو ُمجاراة أو ُمزايدة‪ " :‬جنون العاقل أو العاقل‬ ‫المجنون "‪.‬‬

‫فقط للتوضيح أقول‪ :‬إن " جنون العاقل أو العاقل‬

‫تافهة؛ ضربت بأطنابها في عهد غابر من األساطير‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫والترهات‪.‬‬ ‫والتفاهات‪ ،‬واألكاذيب‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وصوروا للعالم أن ساعة‬ ‫السذج‬ ‫لقد‬ ‫تصور هؤالء ّ‬

‫نهاية العالم قد أزفت فحان ّ‬ ‫الرحيل‪ ،‬وأن الشمس‬ ‫ف فيذهب ضياؤها‪ ،‬وأن القمر َسيَ ْن َخ ِسفُ‬ ‫َس َت ْن َك ِس ُ‬

‫فيزول ضوءه‪ ،‬وأن النجوم ستنطمس فينتهي لألبد‬ ‫عهد تأللئها‪ ،‬و َي ْد َل ِه ُّم الوجود بانطماسها ظلمة حالكة‪،‬‬ ‫ستنسف ُ‬ ‫الراسيات ُ‬ ‫ص ْف َ‬ ‫فتصبح قاعا َ‬ ‫وأن الجبال ّ‬ ‫ص ًفا‬ ‫وص ِع ً‬ ‫َ‬ ‫يدا َز َل ًقا‪ ،‬وأن زالزل وبراكين وعواصف ستقع‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫وأن الفناء سيحل بالمعمورة فتزول معه عوالم الحياة‬ ‫المختلفة‪.‬‬

‫المجنون "؛ هو عنوان اخترته لقصة حفنة من العقالء‬

‫َ‬ ‫َ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫مرده‬ ‫والهبَل‬ ‫والدجل‬ ‫َل‬ ‫والحق‪ ،‬أن كل هذا الخب ِ‬ ‫نبوءة لشعب " المَ ا َيا " البائد؛ الذي تنبّأ بنهاية العالم‬

‫ّ‬ ‫التعقل الصائب لألشياء التي ُتحيط بنا من كل‬ ‫وهي‬ ‫ُ‬ ‫َ‬ ‫جانب‪ ،‬والتفكير العقول الصحيح لألمور التي يحتويها‬

‫والعشرين ( ‪ ) 21‬من شهر ديسمبر من العام المنصرم‬ ‫ألفين واثنا عشر ( ‪ ) 2012‬من تقويم عالمنا ُ‬ ‫المتهاوي‬

‫المجانين؛ الذين لعبت األساطير بعقولهم فأفقدتهم‬ ‫ّ‬ ‫وعطلتها عن القيام بوظيفتها البيولوجية‬ ‫عقولهم‪،‬‬

‫واقعنا الفسيح‪ ،‬والقدرة على التمييز بين ما هو من‬

‫ضرب المعقول وبين ما هو من نسيج الجنون‪.‬‬

‫ويزيد قبح هذا الجنون؛ عندما ُيحاول هؤالء‬

‫المجانين العبث بعقول البشرية جميعها بوهم ساذج ال‬ ‫أساس له من الصحة‪ ،‬وعندما ُي ّ‬ ‫علق هؤالء المخبولون‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫مصير اإلنسانية ّ‬ ‫كلها بخيوط واهية من حبكة نبوءة‬

‫المصادف بحسب تقويمهم ليوم الجمعة الحادي‬

‫والمنتهي أمره بحسب زعمهم في هذا التاريخ المذكور‪،‬‬ ‫ْ‬ ‫ال َي ْس َتأ ِخ ُر عنه العالم ساعة وال َي ْس َت ْق ِدم‪.‬‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ّ‬ ‫والهبَل أقول‪ :‬إن‬ ‫والدجل‬ ‫َل‬ ‫وفي سياق ذكر هذا الخب ِ‬ ‫من َ‬ ‫الخبَل أن ينساق العقالء وراء أكذوبة نهاية العالم؛‬

‫فيحفرون سراديب تحت األرض َ‬ ‫لتقيَ هم ‪ -‬في زعمهم ‪-‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 15 | 2013‬‬


‫للقرآن والسنة‪ ،‬أجود موردين ألجود‬

‫وأنفس المعلومات على اإلطالق!!‬ ‫ً‬ ‫دوما إلى المزيد‬ ‫إن اإلنسان المحتاج‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫ٌ‬ ‫علم‬ ‫من المعرفة‪ ،‬والذي ال يتوقف له‬

‫جوانب‬ ‫‪ ،‬ال ينتهي من الكشف عن‬ ‫َ‬

‫طي الغيب قبل‬ ‫حقيقة ما‪ ،‬كانت‬ ‫ِل‬ ‫ٍ‬ ‫ّ‬ ‫حين‪ .‬فهو ً‬ ‫إذا ال يملك حقيقة ما إال‬ ‫ً‬ ‫جزئيا؛ إال أنه أيضا يملكها كاملة‬ ‫في ذاك الجزء الكامل منها‪ ،‬الذي‬ ‫تيسر له االطالع‬ ‫يملكه؛ ألنه كل ما‬ ‫ّ‬

‫عليه في حينه بناء على ما شعر أنه‬

‫ِبحاجة إليه؛ فما ال يحتاجه اإلنسان‬ ‫ال يطفو على السطح ولكن يرسو‬ ‫ً‬ ‫إن‬ ‫في القاع‬ ‫بعيدا عن آلية العقل ‪ّ .‬‬

‫ُ‬ ‫تقف وراء‬ ‫الحاجة هي وحدها التي‬

‫أن حاجة‬ ‫الكشف عن الحقائق؛ فكما ّ‬ ‫هكذا تبدأ الفوضى‪،‬‬ ‫تجرف‬ ‫نتائج تسلسلية‬ ‫ِ‬ ‫الوعي الجماعي القابل‬

‫أصال للتالشي‪ ،‬من جرّ اء‬

‫اإلنسان ال تنتهي‪ ،‬فكذلك ال تنتهي‬ ‫جوانب الحقيقة من االنكشاف‪ .‬ومن‬ ‫ً‬ ‫طبيعيا أن يخوض المكرَ ه‬ ‫هنا كان‬

‫في الفوضى التي اندمجت اندماجا‬ ‫ً‬ ‫ْ‬ ‫وتغلغلت عميقا في حياته‪،‬‬ ‫تاما‬ ‫ً‬ ‫وقدرا ال دخل له في‬ ‫يحسبها قضاء‬

‫مخطط ما‬ ‫كونها كيفية جاهزة لتنفيذ‬ ‫ٍ‬ ‫مملوكة ألصحابها؟ لقد ّ‬ ‫تم التشخيص‬

‫ِر ّق ال يليق ببني اإلنسان إذا سعى‬ ‫كالسائمة‪ ،‬فإما ِفطرة وإما غريزة؛‬

‫في العالقة بين المصلحة الذاتية‬

‫جماعي يحتكم أول ما يحتكم إلى‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫األخوة‪ ،‬وذلك هو الفرق بين الفطرة‬

‫بداهة عن كون الفوضى حالة تذبذب‬ ‫والمصلحة‬

‫الجماعية‪،‬‬

‫الشخصية‬ ‫ِّ‬ ‫ُتقلص مجال االتفاق بين أفراد‬ ‫الجماعة َلمصلحة وجوه االختالف‬ ‫فيما ال َيقبل االختالف من ضروريات‬ ‫ّ‬ ‫كحتمية ِلبقاء الجماعة‬ ‫العام‬ ‫النظام‬ ‫ٍ‬

‫متماسكة ِلصالح األفراد أنفسهم‪.‬‬ ‫ّ‬ ‫ْ‬ ‫التجمع البشري الذي يشيع‬ ‫أن‬ ‫أي ّ‬ ‫حب الذات على ِحساب حقوق‬ ‫فيه‬ ‫ّ‬

‫تجتاحه‬

‫باقي أفراد الجماعة‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وتستبد بأفراده‬ ‫التفكك‬ ‫حالة من‬ ‫ُ‬ ‫فسح لها المجال إال‬ ‫ُنزعة ما ْ‬ ‫إن ي َ‬

‫دائي‪ِ ،‬لكونها بذرة‬ ‫بَرَ زت كسلوك ِع‬ ‫ّ‬

‫شيطانية استعالئية‪ :‬أنا خير منه!!‬ ‫هكذا تبدأ الفوضى‪ ،‬نتائج تسلسلية‬

‫تجرف الوعي الجماعي القابل أصال‬ ‫ِ‬ ‫ّ‬ ‫انكماش الذكاء‬ ‫للتالشي‪ ،‬من‬ ‫جراء ِ‬

‫وانحصاره على المستوى الفردي‪،‬‬ ‫ِ‬

‫على المستوى الفردي‪ ،‬مما‬

‫إيقاظها!! بينما هي كما ال يخفى نوع‬

‫ِّ‬ ‫المتربصين ليهيمنوا‪ .‬وحين‬

‫سيطرتهم‪ .‬بل هي ال تعدو أن تكون‬

‫مما‬ ‫ِّ‬ ‫المتربصين ليهيمنوا‪ .‬وحين ذلك‬ ‫َّ‬ ‫تتحول الفوضى بين أيديهم إلى‬

‫أداة في جميع الحاالت‪ ،‬يكون من‬ ‫ً‬ ‫دوما أصحاب مصالح يجنون‬ ‫ورائها‬

‫بتنفيذ آلياته وتطبيقاته بذكاء أعلى‬ ‫ً‬ ‫مرغما‪،‬‬ ‫كثيرا من ذاك الذي ينحني له‬

‫وانحصاره‬ ‫انكِ ماش الذكاء‬ ‫ِ‬ ‫يفسح المجال لالنتهازيين‬ ‫َ‬ ‫َّ‬ ‫تتحول الفوضى بين‬ ‫ذلك‬ ‫أيديهم إلى مستوى منطقي‬ ‫عدائي يقومون بتنفيذ آلياته‬ ‫وتطبيقاته بذكاء أعلى كثيرا‬

‫ً‬ ‫مرغما‬ ‫من ذاك الذي ينحني له‬

‫من النظام يستعمله مشيعوها إلحالل‬

‫ً‬ ‫ً‬ ‫عامال‬ ‫أبدا‬ ‫ثمارها‪ .‬فال تكون الفوضى‬ ‫ً‬ ‫طبيعيا تثور من غير ُمس ِّبب ودون‬ ‫سبب‪ .‬ولننظر إلى المكرَ هين في‬

‫هذا العصر كيف يعانون من انتشار‬

‫الفوضى في كل مكان‪ ،‬إال أنه ال‬ ‫يشعر باالختناق من وضعهم بين‬

‫فكيها إال الذين هم أقرب إلى التخلف‬

‫وذيل القافلة البشرية؛ وما معاناتهم‬ ‫إال ألنهم ُمجبَرون على االنتماء إلى‬ ‫ّ‬ ‫الرواد‬ ‫يسيطر عليه‬ ‫نفس العالم الذي‬ ‫ِ‬ ‫ِّ‬ ‫المتقدمون في مجاالت الحياة‬ ‫ً‬ ‫َ‬ ‫المست َ‬ ‫حدثة‬ ‫بأنماطها‬ ‫كلية‬ ‫الجديدة‬ ‫ِ‬

‫َّ‬ ‫المعق َدة جزء‬ ‫التي أصبحت اآلالت‬ ‫منها؛ فكان ال بد أن يشعركل من‬ ‫تأخرفي‬

‫تعايشهم‬

‫مع‬

‫كل‬

‫تلك‬

‫التعقيدات الغريبة عما أ ِلفوا من رَ تابة‬ ‫و"علم" قديم بما ال ّ‬ ‫يتخذ في‬ ‫بد أن‬ ‫ِ‬ ‫ٍ‬ ‫البدائية‪ ،‬وجه الفوضى‪ .‬ولكن‬ ‫حياتهم ِ‬ ‫ما هي حقيقة الفوضى إذا استثنينا‬

‫‪ | 14 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫يفسح‬ ‫َ‬

‫المجال‬

‫لالنتهازيين‬

‫مستوى منطقي عدائي يقومون‬

‫جموع‬ ‫فما ُيعبَّ ر عنه بالفوضى لدى‬ ‫ٍ‬ ‫غفيرة من الناس هو في الحقيقة‬ ‫استبداد وسيطرة لقبيل من البشر‬

‫ميزتهم الوحيدة أنهم اتفقوا على‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫واحدا‪ .‬تلك‬ ‫رأيا‬ ‫جعل آرائهم كلها‬ ‫ِ‬

‫كانت نتيجة اختالف أمة التوحيد‬ ‫بإرث ِّ‬ ‫نبيها العابثون جاء‬ ‫التي عبث‬ ‫ِ‬ ‫ّ‬ ‫في صحيح البخاري‪ ،‬قوله صلى‬ ‫ّ‬ ‫وسلم‪[ :‬هالك أمتي على‬ ‫هللا عليه‬ ‫ُ‬ ‫مة من قريش]!! وما زلنا نقرأ‬ ‫ِ‬ ‫يد أ َغـيْ ـ ِل ٍ‬ ‫ّ‬ ‫يتردد فيما ُيكتب من‬ ‫صدى أولـئك‬

‫واحد أمرا‬ ‫أن جمع الناس على رأي‬ ‫ّ‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫تستم ّر‬ ‫مستحيال؟!! وبهذا المنطق‬ ‫ِ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫السجود‬ ‫الـر ّكع‬ ‫والبد‪ ،‬بين‬ ‫الفوضى‬ ‫ّ‬ ‫ً‬ ‫هدي رسول هللا ّ‬ ‫بعيدا عن ْ‬ ‫صلى هللا‬ ‫ّ‬ ‫وسلم‪ ،‬القائل‪[ :‬عليكم بالجماعة‬ ‫عليه‬

‫فإن يد هللا مع الجماعة ومن شذ‬ ‫يف ّر‬ ‫شذ في النار]‪ .‬ولن يتس ّنى‬ ‫ألناني ِ‬ ‫ّ‬ ‫ُ‬ ‫عتق رقبته من‬ ‫داخل كهف غريزته‬

‫إن العمل‬ ‫وشتان بين هذه وتلك‪ّ .‬‬

‫والغـريزة؛ حتى وإن كانت الغريزة‬ ‫جزء من الفطرة‪ ،‬فال مجال فيها‬ ‫امتن ّ‬ ‫ّ‬ ‫الع ّزة‬ ‫األخوة التي‬ ‫لمفهوم‬ ‫ّ‬ ‫رب ِ‬

‫إن االختالف من‬ ‫بها على المؤمنين‪ّ .‬‬

‫المنظور اإلسالمي خطأ مميت‪ ،‬ألنه‬ ‫يذهب بالجماعة مذاهب ّ‬ ‫شتى‪ ،‬وقد‬ ‫ّ‬ ‫أكد رسول هللا ّ‬ ‫ّ‬ ‫صلى هللا عليه وسلم‬ ‫على عدم مفارقة الجماعة في حديثه‪:‬‬ ‫[فإنه من فارق الجماعة قيد شبر فقد‬ ‫خلع ر ْبـقة اإلسالم من عنقه ّ‬ ‫إال أن‬ ‫ِ‬

‫يراجع‪ ،‬ومن دعا بدعوى الجاهلية‬

‫جثي جهنم ‪ .‬قيل‪ :‬يا رسول‬ ‫فهو من‬ ‫ّ‬ ‫هللا‪ ،‬وإن صلى وصام؟ قال‪ :‬وإن‬ ‫صلى وصام وزعم أنه مسلم‪ ،‬فادعوا‬ ‫بدعوى هللا الذي سماكم المسلمين‬

‫كي ال يكتفي‬ ‫المؤمنين عباد هللا]‪ .‬هذا ْ‬ ‫من يحتفظ في قلبه ببذرة من وعي‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫التحوالت تجري أمامه‬ ‫بالتفرج على‬ ‫ّ‬ ‫تقلب الحياة رأسا على َع ِقب والض ّن‬ ‫ّ‬ ‫غا ِل ٌ‬ ‫كل شيء طبيعي‬ ‫أن‬ ‫ب عنده‪ّ ،‬‬ ‫بريء‪ ،‬حتى ينتهي به األمر إلى تنفيذ‬ ‫األوامر بالمنكر والنهي عن المعروف‬ ‫يحب ألخيه ما يحب لنفسه ‪.....‬‬ ‫ال‬ ‫ّ‬

‫داللة النصوص نوعان ‪ :‬حقيقية‪،‬‬

‫وإضافية؛ فالحقيقية تابعة ِلقصد‬ ‫ّ‬ ‫الداللة‬ ‫المتكلم‪ ،‬وإرادته‪ ،‬وهذه‬ ‫التخت ِلف‪ .‬واإلضافية‬

‫القارئ‬

‫وإدراكه‪،‬‬

‫تابعة‬

‫وجودة‬

‫لفهم‬

‫فكره‪،‬‬

‫وقريحته‪ ،‬وصفاء ذهنه‪ ،‬ومعرفته‬ ‫الداللة‬

‫باأللفاظ ومراتبها‪ ،‬وهذه‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫حسب تباين‬ ‫اختالفا‬ ‫تخت ِلف‬ ‫متباينا ِب ْ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫القراء في ذلك (أعالم الموقعين‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫بتصرف)‪ .‬ولذلك وصف هللا تعالى‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫ُ‬ ‫ِع َ‬ ‫ُ‬ ‫ورَ‬ ‫وَ‬ ‫ْ‬ ‫مْ‬ ‫باده في القرآن ‪ [[:‬أ رهم ش ى‬ ‫َبيْ َن ُه ْم]] الشورى‪ .38/‬ودلّ‬

‫سبحانه على نتاج ذلك في‬ ‫َ‬ ‫ين ِإ َذا أ َ‬ ‫صا َب ُه ُم ْالب َْغ ُي ُه ْم‬ ‫قوله‪[[ :‬وَ َّال ِذ َ‬ ‫َي َ‬ ‫ص ُرون]] الشورى‪ .39/‬‬ ‫نت ِ‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫اإلكـــــراه‪..‬‬ ‫قـدور‬ ‫مـيـلـود ّ‬

‫ً‬ ‫واحدا هو الفوز‬ ‫يحمل اإلقناع معنى‬ ‫َ‬ ‫ِّ‬ ‫إكراه ُسلط من‬ ‫على الخصم‪ ،‬إنه‬ ‫ٌ‬ ‫ذكاء على ذكاء آخر ‪.‬‬ ‫طرف‬ ‫ٍ‬

‫ً‬ ‫أبدا‬ ‫اإلقناع! كلمة في غاية الخطورة‪ ،‬إنها ليست‬

‫ما يمكن أن نجده متداوَ ال من تراشق بالكالم في تلك‬

‫يقتصر الذكاء على كل ما ساء من‬ ‫المستويات الدنيا حيث‬ ‫ِ‬

‫نيات وأفعال!! بل إنها كما نرى في طموحها ال تقبَل سوى‬ ‫ٍ‬ ‫نتيجة واحدة‪ ،‬الفوز؛ وإكراه الخصم على التسليم وتعفير‬ ‫بالرغام‪ .‬هكذا يكون اإلكراه ً‬ ‫ّ‬ ‫ُّ‬ ‫مجرد عملية إقناع‬ ‫إذا‬ ‫أنفه‬

‫؟! إقناع يحمل بين طياته مفاهيم ثقيلة على النفس ‪،‬‬ ‫ٌ‬ ‫ٌ‬ ‫ٌ‬ ‫ٌ‬ ‫تقشع ُّر‬ ‫ألفاظ‬ ‫إرغام‪،‬‬ ‫قهر‪،‬‬ ‫قمع‪،‬‬ ‫لكأنها صيغت من حديد!!‬ ‫ِ‬ ‫ُّ‬ ‫ّ‬ ‫مجرد ِذكرها‪ ،‬فكيف بها إذا‬ ‫وتشمئز النفوس من‬ ‫األبدان‬ ‫ً‬ ‫ُ‬ ‫ْ‬ ‫َّ‬ ‫ولكن‬ ‫تمسخه مسخا!!‬ ‫نزلت بساحة المخلوق المكرم‪ ،‬إنها‬ ‫َّ‬ ‫َ‬ ‫سؤاال قد َي ْعلق بوعي أحدنا مفاده‪ ،‬إذا كان الصراع يجري‬

‫على مستوى الذكاء‪ ،‬فماذا يمنع جحافل المنهـزمين من‬ ‫ذكاء عندهم‪ ،‬وهي ال ّ‬ ‫بد موجودة‪ِ ،‬ليحاولوا‬ ‫جمع بقايا‬ ‫ٍ‬ ‫ّ‬ ‫َ‬ ‫رفع التحدي؟!! مستحيل!! هذا ما تبادر إلى ذهن كل‬

‫منهم‪ .‬لقد حاولوا وفي كل ّ‬ ‫مرة يخت ِلفون على ّ‬ ‫مذهب‬ ‫أي‬ ‫ٍ‬ ‫سيجتمعون!! لقد أ ِلفوا االختالف وأداروا ظهورهم‬ ‫ِ‬

‫ألن في مقام‬ ‫للشورى‪ ،‬الباب المفتوح على ِرحاب الجماعة؛ ّ‬ ‫إن هاتان اآلليتان‬ ‫الجماعة وحده ُيصنع الذكاء المطلوب‪ّ .‬‬

‫الجماعة والشورى‪ ،‬من أبرز مقاصد اإلسالم التي أوجب‬ ‫ْ‬ ‫وإذ‬ ‫األخذ بها الرتباطها بعبادة هللا تعالى في األرض؛‬ ‫ّ‬ ‫عطلها االختالف الذي يحمل حقيقة واحدة‪ ،‬هي إعجاب‬ ‫ِّ‬ ‫ّ‬ ‫وحوصرت فيمن‬ ‫كل ذي رأي برأيه‪ُ ،‬سلط القمع على األمة‬ ‫ِ‬ ‫ٍ‬ ‫من بني اإلنسان في مقنأة الذل‪ّ.‬‬ ‫حوصر‬ ‫ِ‬ ‫ً‬ ‫ُ‬ ‫إن القمع‪ ،‬أي كبت الفرد وإخضاعه تماما‪ ،‬لم ينحصر‬ ‫ّ‬

‫في مستوى اجتماعي معين‪ ،‬وال اقتصر على مجال واحد‬ ‫ّ‬ ‫كإنسان‬ ‫تعـرض لذلك اإلنسان‬ ‫من مجاالت الحياة ‪ ،‬بل لقد‬ ‫ٍ‬ ‫ّ‬ ‫شعب أو حدود جغرافية‪ ،‬أو‬ ‫إلى‬ ‫بغض النضر عن انتمائه‬ ‫ٍ‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫ُ‬ ‫أخالقيا ‪ ،‬وعلى ّ‬ ‫ينج‬ ‫مر الـزمن‪ ،‬فلم‬ ‫اجتماعيا‪ ،‬أو‬ ‫مستوى‬

‫ثري بثرائه‪ ،‬وال متعبّد بعبادته‪ ،‬بل وال ّ‬ ‫ٌ‬ ‫ّ‬ ‫شذ‬ ‫عالم بعلمه وال‬

‫من الذ بأدنى الدركات وآوى إلى عالم النسيان في األحياء‬ ‫ً‬ ‫بعيدا عن ُبقع‬ ‫المتناثرة هنا وهناك في المناطق العمياء‬ ‫تتعثر بقايا مخلوقات ّ‬ ‫ّ‬ ‫لعلها كانت فيما مضى‬ ‫الضوء‪ ،‬أين‬ ‫ٍ‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫ٌ‬ ‫ّ‬ ‫احد على‬ ‫ستثن‬ ‫المكرمة‪ .‬لم ُي‬ ‫تنتمي إلى الساللة اآلدمية‬ ‫َ‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫اإلطالق يحمل بين تجاعيد وجهه حرفا أخيرا يتلعثم‬ ‫ً‬ ‫ّ‬ ‫َ‬ ‫تمارس‬ ‫تمتد إلى األموات ِل‬ ‫كثيرا ما‬ ‫إن يد القمع‬ ‫باسمه ‪ .‬بل ّ‬

‫ّ‬ ‫وممن ‪،‬‬ ‫على ِذكراهم إكراها معنويا‪ .‬أما كيف بدأ ذلك‪،‬‬ ‫َّ‬ ‫وكيف ّ‬ ‫فإن‬ ‫المسخرَ ة في َسرَ يانه؟‬ ‫تم تنفيذه‪ ،‬والوسائل‬ ‫ّ‬ ‫ُ‬ ‫َت َ‬ ‫ُ‬ ‫لك أسئلة ال تخطر على بال أحد‪ ،‬لكون الجميع كما قلنا‬ ‫ٌ‬ ‫ّ‬ ‫الشر!!‬ ‫واقع تحت سيطرة‬

‫تنتصر دائما‪ ،‬ألنها أحسن‬ ‫لقد قيل عن الفوضى أنها‬ ‫ِ‬ ‫ً‬ ‫تنظيما!! والفوضى هي كيفية تنفيذ القمع‪ ،‬إذا عجز‬

‫ّ‬ ‫تعرضه لها‪ ،‬عن آليات إدراكه‬ ‫اإلنسان عن المحافظة في‬ ‫ُ‬ ‫ّ‬ ‫وبصر‪ ،‬التي كلف من ِخاللها أن يقوم‬ ‫قلب وسمع‬ ‫من‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫ِّ‬ ‫ِلنفسه باختيار أحسن المقامات‪ ،‬المتمثلة في ‪ :‬اإلسالم‬ ‫ّ‬ ‫صلى‬ ‫واإليمان واإلحسان ‪ِ ،‬م ّما جاء به الرسول الكريم‬ ‫َّ‬ ‫ّ‬ ‫يتعطل قلب اإلنسان عن الفرز‬ ‫وسلم ‪ .‬فحين‬ ‫هللا عليه‬

‫ّ‬ ‫الحق والباطل‪ ،‬تكون الفوضى‬ ‫بين الصواب والخطأ‪ ،‬بين‬ ‫ْ‬ ‫كرَ‬ ‫تمكنت منه وحينها ينطفئ وعيه لِيُ ه على الخوض‬ ‫قد‬ ‫ً‬ ‫ُّ‬ ‫ينسب لألذكياء من مقام‬ ‫تصور ما‬ ‫ض ِّمها‪ ،‬بعيدا عن‬ ‫َ‬ ‫في ِخ ِ‬ ‫ً‬ ‫َّ‬ ‫ّ‬ ‫غـريزي يسعى‬ ‫تدريجيا إلى مخلوق‬ ‫يتحول‬ ‫السيادة ؛ و ِل‬ ‫بانتظام ال يهدأ لتوفير ضروريات البقاء لنفسه ولزوجه‬ ‫وملبس وما تحتمله‬ ‫وقوت‬ ‫وأوالده ال َي ْعدوهم‪ ،‬من مأوى‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫تكميالت يتفاوت في تحصيلها أولـئك‬ ‫هذه اللوازم من‬ ‫ٍ‬ ‫األفراد ٌّ‬ ‫كمخلوقات غـريـزية ــ وبما‬ ‫بحسب إمكانياته ــ‬ ‫كل‬ ‫ٍ‬ ‫ِ‬ ‫ٌ‬ ‫ٌ‬ ‫صبح َي ُّ‬ ‫تجود به ُّ‬ ‫واحد‬ ‫دعه هدف‬ ‫الصدف على أمثالهم! ُي ِ‬ ‫هو أن ُيمسي كما أصبح ال يحيد قيد َف ْتر عن كونه كومةً‬ ‫ٍ‬

‫هكذا تبدأ الفوضى‪،‬‬ ‫تجرف‬ ‫نتائج تسلسلية‬ ‫ِ‬ ‫الوعي الجماعي القابل‬

‫أصال للتالشي‪ ،‬من جرّ اء‬ ‫وانحصاره‬ ‫انكِ ماش الذكاء‬ ‫ِ‬ ‫على المستوى الفردي‪ ،‬مما‬ ‫يفسح المجال لالنتهازيين‬ ‫َ‬

‫ِّ‬ ‫المتربصين ليهيمنوا‪ .‬وحين‬ ‫َّ‬ ‫تتحول الفوضى بين‬ ‫ذلك‬ ‫أيديهم إلى مستوى منطقي‬ ‫عدائي يقومون بتنفيذ آلياته‬ ‫وتطبيقاته بذكاء أعلى كثيرا‬

‫ً‬ ‫مرغما‬ ‫من ذاك الذي ينحني له‬

‫يف ّر من الجوع الذي َيحسب أنه‬ ‫من غرائز‬ ‫ينتصر لبطنه ِ‬ ‫ِ‬ ‫ً‬ ‫تنس ِحب‬ ‫"فكرة" راسخة‬ ‫َ‬ ‫يالحقه بينما هو بداخل قلبه ِ‬

‫ً‬ ‫إقناعا‬ ‫على كامل سلوكه ‪ .‬وهذه الفكرة كما أسلفنا‪ ،‬جاءت‬ ‫ً‬ ‫نقصا شديدا من حقه في المعلومات؛‬ ‫ِلذكاء هزيل يعاني‬ ‫ً‬ ‫ْ‬ ‫يعد يكفي أبدا للتعاطي مع اآلفاق‬ ‫فما يملك منها لم‬

‫التي ارتادها العلماء من هنا وهناك؛ ورغم أنه وإياهم‬ ‫واحد ‪ ،‬إال أنهم في الحقيقة بعيدين عنه‬ ‫ومكان‬ ‫زمن‬ ‫في‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫ِّ‬ ‫ً‬ ‫ّ‬ ‫في المستقبل فيما بقي هو يجتر ما يسميه علما‪ ،‬معطال‬

‫مارس ‪BATNAINFO 13 | 2013‬‬


‫ستة أشهر وبأمر من قيادة المنطقة‬

‫الشلعلع ‪..........‬الخ‪.‬‬

‫تم استدعائه بنفس المهام في نفس‬

‫حيث انتقل إلى جوار ربه رفقة ‪27‬‬

‫حيث خاض الشهيد العديد من‬

‫سعدي‪ ،‬بوكثير مختار وذلك يوم‬

‫األولى ونظرا لخطورة الوضع بها ‪,‬‬ ‫السلم القيادي‪.‬‬

‫المعارك وشارك في كثير من الكمائن‬

‫الناجحة إذ اثبت فعاليته ودوره‬

‫الرائد في التخطيط في التخطيط‬ ‫المحكم لها ‪،‬ومن أهم المعارك التي‬

‫خاضها‬

‫وكانت معركته األخيرة والحاسمة‬

‫الداخلية الفرنسي آنذاك والذي صرح‬

‫شهيد منهم بروال عمار ‪ ،‬بوهناف‬

‫قبل الجزائريين هي التي تمول العدو‬

‫من ‪ 18‬ساعة تم فيها أسر سبعة من‬

‫أستشهد أيضا وهو يقاتل بشراسة‬

‫الشلعلع حيث دامت المعركة أكثر‬

‫المجاهدين أحياء منهم رشيد خالفنة‬

‫غمارها رفقة فوج من من زهاء ‪50‬‬

‫العدو أسلحة ثقيلة وكذا الطائرات‬

‫السعيد ومنصر الصالح المدعو"‬

‫مناصرية‬

‫وآخرين‪.‬استعمل‬

‫فيها‬

‫المقنبلة والعمودية باإلضافة إلى‬ ‫المدافع‬

‫الثقيلة‬

‫اندلعت‬

‫المعركة‬

‫محمد قتوس "الذي استشهد الحقا‬

‫فجر ‪31‬جويلية من عام ‪1957‬بعد‬

‫نصبه بالطريق الرابط بين وادي‬

‫اجتماع العديد من قيادات جيش‬

‫اضافتا إلى الكمين الناجح الذي تم‬

‫الماء‬

‫وسريانة‬

‫المعروفة‬

‫آنذاك‬

‫"بباستور " رفقة الشهيد البطل‬

‫وشاية من أحد العمالء والتي مفادها‬

‫التحرير التابعين‬

‫للمنطقة األولى‬

‫حيث وصل عدد أفرادها إلى ‪390‬‬

‫" محمد بومعراف" المسؤول في‬

‫من جنود ومسبلين لغرض دراسة‬

‫وقائد ميداني حيث عرف بالثوري‬

‫العمليات‬

‫الجناح السياسي لجيش التحرير‬ ‫القوي باإلضافة إلى عدة معارك منها‬

‫تمزواغ ومعركة مستاوة ‪،‬معركة‬

‫لضرب الثورة ‪ .‬سقط الشهيد الصالح‬

‫‪31‬جويلية ‪ 1957‬بالمكان المعروف‬ ‫ً‬ ‫وهو توقرت ً بسلسلة جبال‬ ‫بوعرتة‬

‫‪-‬معركة " ماء لكحل " بجبال‬

‫مجاهد نذكر منهم الشهيد بوقارش‬

‫أن عائدات التدخين المستهلكة من‬

‫أواخر شهر فيفري من عام ‪1958‬‬

‫‪،‬العربي جزار ‪،‬الحاج مناصرية ‪،‬بلخير‬

‫الحجرين شهر ماي ‪ 1957‬والتي خاض‬

‫التي جاءت كرد لتصريحات وزير‬

‫بوحريق بعد مقاومة مستميتة وفي‬

‫التحق به أخوه حمو بوحريق حيث‬

‫بجبل المسمى ًوستيلي ً‪ .‬‬ ‫الراوين‪:‬‬

‫‪ -‬الـمجاهد الـعمــري إبـــــراهيم‬

‫‪ -‬المجاهد عبيدري عبد الرحمان‬

‫(أمين قسمة وادي الماء)‬

‫‪ -‬المــجاهد عــــزاز ربيـــــــعي‬

‫‪ -‬المـــجاهــــد أمــــــراح الحاج‬

‫ المــــجاهد عــــيسى بوحــريق‬‫وعـــدد مــن الـــــرفقاء‬

‫مسائل تنظيمية وكذلك توزيع المهام‬ ‫والتنسيق‬

‫الموسع‬

‫في‬

‫وكانت في مقدمة جدول أعمال‬ ‫االجتماع قضية التدخين وسلبياتها‬

‫أحمد باي يعود إلى األوراس؟‬ ‫بعد ‪ 7‬سنوات من المقاومة وسقوط قسنطينة‬

‫جعله يدرك بحدس القائد أن النصر بعيد‪ ..‬لقد كان‬

‫العهد العثماني إلى األوراس ليحط الرحال و يجند‬

‫والحراكتة وأوالد سلطان وأوالد دراج وغيرها من‬

‫عام ‪ 1837‬إتجه حاكم الشرق الجزائري األخير في‬ ‫الرجال في مواجهة الحملة اإلستعمارية التي كانت‬ ‫تطارده من أعالي سيرتا إلى أعالي مدينة باتنة‬

‫حاليا في خريف كان صعبا على الحاج أحمد‪..‬وفي‬

‫نور الصباح عكنوش‬

‫جبال منعة تشكل الحصن األول للجهاد تحت أعين‬ ‫الموالين من عائلته و بقية جنده وثلة من قبائل‬

‫المنطقة ليتابع الرجل وضع قواته وحركة أعداءه‬ ‫من الفرنسيين ومن بعض القبائل المناوئة له و التي‬

‫رأت فيه منافسا لزعامتها في المنطقة‪..‬ومن الجبال‬

‫إلى الرمال على خط باتنة‪..‬بسكرة وادي سوف‪..‬فباتنة‬ ‫مرة أخرى ثم خنشلة وعين البيضاء وغيرها واجه‬

‫أحمد باي متغيرات الطبيعة والسياسة والحرب‬ ‫القاسية والشديدة عليه رغم أمواله وفرسانه لكن‬ ‫خيانة البعض من القادة وضغط المعارك واألمراض‬

‫‪ | 12 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫الصبروالصمود خيار الرجل بين أحضان النمامشة‬ ‫قبائل األوراس األصيلة لمنهج الدفاع عن الدين‬

‫والوطن والتي نفخت فيه روح الثورة كما نفخت‬ ‫في بن بولعيد وعباس لغرور وشيحاني بشيروغيرهم‬

‫روح الكفاح في‪ 1‬نوفمبر‪ ..‬فرغم فارق القوة في‬ ‫الموازين أبلى الحاج أحمد بالء حسن في نقاوس‬ ‫وفي بلزمة وفي القنطرة وجنوب عين مليلة وغيرها‬

‫رافضا اإلستسالم طيلة ‪ 11‬سنة كاملة كان فيها‬

‫األوراس صداع حقيقي في رأس جنراالت فرنسا‪..‬‬ ‫حتى غلبه المرض وأضعفه كيد رجال الثقة وعزلة‬

‫الباب العالي في اسطمبول ليسجل أروع لحظات‬

‫الخلود في تاريخ الجزائر من خالل تضحية مثالية‬ ‫كان األوراس قبل ‪ 175‬سنة شاهدا عليها‪ ..‬فمن يتذكر‬

‫اليوم هدا الرجل العثماني العقل األوراسي القلب؟ ‪‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫نبذة تاريخية عن‬ ‫الـشهيد‬

‫الصالح‬ ‫بوحريق‬ ‫الكامل‬

‫ففي ليلة من ليالي سنة ‪ 1956‬تم انجاز العملية بنجاح‬

‫اسمه‬

‫موسى وباجي نونة‬

‫رسميا بصفوف الثورة وتزامن تجنيده مع انضمام‬

‫الصالح بوحريق ابن‬ ‫ولد بقرية أوالد منعة‬

‫بلدية‬

‫وادي‬

‫الماء‬

‫والية بــــــاتنة يوم ‪ 11/01/1928‬نشأ في أحضان أسرة‬ ‫محافظة‬

‫ومتواضعة وأمتهن كغيره من الشباب‬

‫الفالحة والرعي الــلتان كانـــــتا باب الرزق لعامة‬

‫المجتمع األوراسي كما مارس أيضا التجارة لـمدة‬ ‫عشرة سنوات في دكان أبيه كمساعد له بوادي المــاء‬

‫‪ ,‬التي كانت تسمــى"برنال" في عهد االستعمار هاجر‬ ‫إلى فرنسا بحثا عن العمل سنة ‪ 1953‬ومكث بها سنتين‬ ‫حيث اضطر للعودة إلى الوطن تلبية لنداء الواجب‬

‫مضحيا بذلك بشبابه ومستقبله وكان الحافز القوي‬

‫لمباشرة العمل الثوري هو عملية الحرق وتدمير مشتة‬

‫"تيقرنيزين" بكاملها من طرف العدو حيث تم تدمير‬ ‫المنزل العائلي كليا كما أصيب أبوه موسى إصابة‬

‫خطيرة مما أدى إلى بتر يده والن هناك اتصاالت بين‬ ‫الشهيد الصالح وجيش جبهة التحرير الوطني في‬ ‫المنطقة األولى أبدى استعداده الكامل خاصة بعد‬

‫خسارة المنزل العائلي للمشاركة الفعلية في النضال‬ ‫من أجل تحرير الوطن وتلبية لهذا الطلب تم تكليفه‬

‫من طرف جيش التحرير بعملية تصفية جسدية لعميل‬

‫معروف بالمنطقة تسبب في مقتل إخوانه الجزائريين‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫الشئ الذي فتح باب التجنيد أمام الشهيد الذي التحق‬

‫آخوه بوحريق حمو لصفوف الجيش أيضا بالناحية‬

‫األولى المنطقة األولى القسمة األولى ‪ ,‬وبعد تجنيدهما‬ ‫مباشرة قامت قوات العدو بإعدام األب موسى في‬ ‫عملية استعراضية انتقاما من أبنائه المنخرطين في‬

‫صفوف الثورة في الساحة العامة لقرية أوالد منعة‬

‫وكان ذلك في شتاء ‪.1957‬‬

‫كانت مسيرة الشهيد الصالح بوحريق حافلة‬

‫بالبطوالت والعمليات الناجحة ونظرا لحداقته في‬

‫تسلق سلم الرتب بسرعة مذهلة حيث تقلد عدة رتب‬ ‫بدءا برقيب ثم رقيب أول إلى مساعد كما كان يكلف‬

‫دائما بالمهام الصعبة والتي كانت تكلل بالنجاح خاصة‬ ‫وهو يقود فوج من المجاهدين المعروفين بشجاعتهم‬

‫في المنطقة كما تقلد أيضا مسؤولية نائب قائد الكتيبة‬

‫والذي كان آنذاك المجاهد الرائد" موسى حليس "‬ ‫المسؤول عنها ‪ .‬واعترافا بقدرات الشهيد النضالية كلف‬

‫من قبل جيش التحرير في المنطقة األولى بمهمة جلب‬

‫السالح من الحدود التونسية حيث كانت مهمة شاقة‬ ‫محفوفة بالمخاطر ينجوا منها القليل من المناضلين‬

‫إال أن العملية كللت بالنجاح كان ذلك في نوفمبر ‪,1956‬‬ ‫حتى أن تم تحويله إلى منطقة سطيف للمشاركة‬

‫في عدة عمليات تنسيقية ناجحة لمدة تجاوزت‬

‫مارس ‪BATNAINFO 11 | 2013‬‬


‫ثورة مستاوة ببلدية وادي الماء‪ ‘ -‬لويس رين ‘ ‪LUIS RINN‬‬

‫تعرضت قوات الفرقة في‬ ‫أثناء صعو��ها إلى الجبل إلى‬ ‫وابل من الحجارة هذا ما أدى‬ ‫إلى سقوط عدد من الضباط‬ ‫والجنود الفرنسيين مخلفة‬

‫االتفاق على أن يلتقيان في منطقة‬

‫الذي يمكن استهداف مكان تواجد‬

‫وذلك ما حصل في اليوم الثالث من‬

‫ثالثة عشر قتيل من الجنود‬

‫مستاوة‪ ،‬لغرض فرض حصار على‬

‫واستهداف‬

‫قوات الفرقة في أثناء صعودها إلى‬

‫آخرين من بينهم سبعة ضباط‬

‫ودخوله إلى بالد شعبة تعرضت‬

‫نواحيه حتى يتم القضاء على جميع‬

‫المنتفضين المتمركزين فيها‪ ،‬والذي‬

‫ال يمكن الوصول إليها إال من‬

‫ثالثة قتلى من الضباط و‬ ‫و صف الضباط‪ ،‬وجرح ‪118‬‬ ‫كبار في حالة خطر‪.‬‬

‫*بالد سيدي عبد الرحمان* غرب جبال‬

‫مستاوة‪ .‬يوم انطالق العقيد *ماري*‬

‫فرقته إلى هجوم مباغت من طرف‬ ‫ردت عليها الفرقة باستعمال المدفعية‬

‫انطالقا من الحادية عشر صباحا إلى‬ ‫غاية الرابعة مساءا‪ ،‬والتي أدت إلى‬

‫انسحاب المنتفضون‪ ،‬وقدر الكاتب‬

‫الخسائر بــ‪ 100‬قتيل من الجزائريين‬ ‫ومعظمهم كانوا يشتغلون في مصنع‬ ‫الخشب‪ ،‬باإلضافة إلى ذلك حرق‬

‫قرية المقدم حمد الصديق الذي كان‬ ‫متورطا في أحداث الثاني والعشرين‬ ‫أفريل من نفس العام‪ ،‬أما في صفوف‬

‫الفرقة الفرنسية فكانت الخسائر‬

‫قتيل واحد وجريح‪.‬‬

‫قناة المياه الوحيدة التي يستعملها‬

‫المنتفضون‬

‫للشرب‪،‬‬

‫وسط الجبل من خالل تغطية جميع‬ ‫المنتفضين باعتبار أن المرتفعات‬ ‫خالل طريق واحد‪ .‬وبالتالي حصار‬ ‫كامل الجبل‪ .‬وفي اليوم الثاني من‬

‫‪ | 10 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫قتلى من الضباط و ثالثة عشر قتيل‬ ‫من الجنود و صف الضباط‪ ،‬وجرح‬ ‫‪ 118‬آخرين من بينهم سبعة ضباط‬

‫إلى سطيف لتأمين حدودها جنوبا‬

‫بااللتحاق بالجهة الشمالية وبالضبط‬ ‫وغربا‪.‬‬

‫المنتفضين‬

‫فلم‬

‫يستطع‬

‫تقدير‬

‫وبناء على ذلك لم تستطع القوات‬

‫انسحاب العقيد *ماري* يصعب‬

‫الفرنسية االستيالء على الموقع‬

‫األخير ال يستطيع أن يستمر في‬

‫في المعركة‪ .‬ولتغطية الفشل استمر‬

‫من مهمة العقيد *أدالر* باعتبار هذا‬

‫و بالتالي انهزام القوات الفرنسية‬

‫الحصار بدون مدفعية فرقة *ماري*‬

‫العقيد *أدالر* في قصف الموقع لمدة‬

‫ومع تزايد الضغوطات على العقيد‬

‫تواجد المياه‪ ،‬واستخدام سياسة‬

‫بالد السهول – بلزمة ‪ -‬اتفق مع العقيد‬

‫نصب تذكاري لقتلى الفرنسيين‬

‫والتي تعتبر ضرورية لبقاء الحصار‪.‬‬

‫كل منهما موقعها‪ ،‬وتم تنصيب‬

‫زمن طويل‪ ،‬باعتبارهما المكانيين‬

‫والجنود الفرنسيين مخلفة ثالثة‬

‫خسائرهم‪.‬‬

‫*ماري* على أن ال تنسحب فرقته إال‬

‫والذي تم اختيارهما بدقة منذ‬

‫ما أدى إلى سقوط عدد من الضباط‬

‫الحصار جاءت آوامر للعقيد * ماري *‬

‫وفي يوم الثامن عشر التقت‬

‫المدفعية في مكانين استراتيجيين‬

‫الجبل إلى وابل من الحجارة هذا‬

‫كبار في حالة خطر‪ .‬أما في صفوف‬

‫*أدالر* النهاء الحصار ودخول إلى‬

‫الفرقتين في المكان المحدد‪ ،‬وأخذت‬

‫الحصار ‪ -‬يوم ‪ 20‬ماي‪ -‬ولقد تعرضت‬

‫في يوم الواحد والعشرين من نفس‬

‫الشهر‪ ،‬وأن تقوم مدفعيته بتأمين‬

‫خمسة أيام من خالل استهداف موقع‬

‫األرض المحروقة في بالد بلزمة‪.‬‬

‫في انتفاضة مستاوة – توجد المقبرة‬

‫في بلدية وادي الماء‪ .‬‬

‫صعود فرقته إلى جبل مستاوة‪،‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫ثورة مستاوة ببلدية وادي‬ ‫الماء‪' -‬لويﺲ رين'‬ ‫نقال عن كتابه ‪ :‬انتفاﺿة ‪1871‬‬ ‫«‪«L’INSURRECTION DE 1871‬‬

‫بوبﺸيﺶ رﻓيﻖ‬

‫بمناسبة مرور خمسين سنة عن استقالل الجزائر‪ ،‬ارتأينا أن نعود ونزيل بعﺾ الغبار عن تاريخ الجزائر‪ ،‬وذلﻚ‬ ‫بالعودة إلﻰ بعﺾ محطات تاريخ األوراس‪ ،‬و بالضبﻂ إلﻰ تاريخ منطقة وادي الماء من خالل التوقﻒ عند معركة‬ ‫مستاوة ‪ ،1871‬بقيادة سليمان بن دروي وبن رﺣمون و التي ال تختلﻒ عن الﺜورات األخرى التي ﺛارت ﺿد‬ ‫االستعمار الفرنسي الذي ﺣاول إخضاﻉ المنطقة بكل أشكال العنﻒ واالﺿطهاد‪ ،‬فقد عبرت هذه المعركة عن‬ ‫مدى مقاومة الشرسة لهذا االستعمار‪.‬‬ ‫لمحة عن جبال مستاوة‪:‬‬ ‫تقع جبال مستاوة في بلدية وادي الماء‪ ،‬وهي‬

‫تتميز بصعوبة تضاريسها‪ ،‬وجبالها الشامخة و المحصنة‬ ‫بالصخور و الكهوف‪ ،‬وتعتبر موطن عدة قبائل (الحليمية‪،‬‬

‫أوالد فاطمة‪ ،‬أوالد سلطان‪ ،‬التالت‪ .......‬الخ)‪.‬‬

‫أحداث المعركة‪:‬‬ ‫بعد أن تمكن العقيد *أدالر* من السيطرة على قبائل‬

‫القاطنة في جبال بوعريف من خالل استسالمها له‪،‬‬ ‫وتمكنه من تأمين ممرات الطريق الذي يربط بين باتنة‬

‫وقسنطينة ‪ ،‬زادت من ثقته في القضاء على االنتفاضات‬ ‫األخرى وعلى رأسها انتفاضة مستاوة بقيادة كل من‬

‫سليمان بن دروي وبن رحمون‪.‬‬

‫قبائل مستاوة كانت مستعدة مبكرا للمقاومة ‪-‬حالة‬

‫دفاع‪ ، -‬من خالل تحصنها في جبالها الشامخة والمحصنة‬ ‫بشكل جيد من خالل الصخور والكهوف والمغارات‬

‫الصعبة‪ ،‬والتي شكلت منذ القديم مكانا محصنا‪ ،‬ولقد‬ ‫كانت فكرة العقيد *أدالر* تقوم على مبدأ السيطرة على‬ ‫مستاوة‪ ،‬وبالتالي السيطرة على منطقة بلزمة‪ ،‬وذلك‬

‫في بضعة أيام‪ .‬واعتمد العقيد *أدالر* على تكتيك يقوم‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫على فرض حصار على جبال مستاوة لمدة ثمانية أيام‪،‬‬ ‫مع قصفها بالمدفعية دون عرض حياة أي جند فرنسي‬

‫للخطر‪.‬‬

‫في يوم الرابع عشر ماي من عام ‪ 1871‬تحركت القوات‬

‫الفرنسية من خالل فرقتين األولى بقيادة العقيد *أدالر*‬

‫والتي كانت مترابطة في زانة‪ ،‬أما الثانية فكانت بقيادة‬ ‫العقيد *ماري* والتي كانت مترابطة في عين توتة‪ ،‬وتم‬

‫مارس ‪BATNAINFO 9 | 2013‬‬


‫مولده بدوار أوالد شليح إلى طفولته‬

‫المالي الكبير الذي كان يقدمه للثورة‬

‫الحقوق ولم يقتصر عمله على‬

‫المرحومين عبيدي محمد وعبيدي‬

‫التحضير في سرية تامة إلندالع‬

‫إلى الجانب الروحي واإلسالمي من‬

‫التي عاشها بسيطا وفقيرا مع والديه‬ ‫فاطمة قبل أن يقرر الهجرة إلى فرنسا‬ ‫من اجل العمل وكسب قوت العيش‬

‫وهي المرحلة التي اشتد فيها عوده‬ ‫وبدأ نضاله من خالل التعرف على‬ ‫ابناء الحركة الوطنية قبل أن يعود‬

‫إلى الوطن بسبب مخلفات الحرب‬

‫العالمية الثانية خاصة من الجانب‬ ‫اإلقتصادي التي اثرت بشكل كبير‬

‫كما كان من اوائل الذين اشرفوا على‬

‫شرارة أول نوفمبر ثم لقاءه مع الشهيد‬ ‫البطل مصطفى بن بولعيد ألول مرة‬ ‫بحي الباطوار بمدينة الباتنة قبل أن‬ ‫يلتقيا ثانية في اجتماع رسمي بدار‬

‫بولقواس بخنقة لحدادة حيث تم‬

‫وضع آخر الترتيبات تحسبا لتفجير‬

‫الثورة المباركة وتم تعيين المرحوم‬ ‫على رأس فوج لضرب ثكنة باتنة‬

‫ليقوم بعدها المرحوم بالتخطيط‬ ‫للعديد من العمليات على غرار‬

‫اغتيال المعمرين والقادة الفرنسيين‬

‫تطرق الكتاب بالتفصيل‬ ‫للعمل الثوري للمرحوم الحاج‬

‫وتحضير الكمائن لقوات العدو زيادة‬

‫الذي كان يقدمه للثورة كما‬

‫عن تموين الثورة كما كشف الكتاب‬

‫على عمليات اإلتصال بالشعب بحثا‬

‫لخضر والدعم المالي الكبير‬

‫عن كبرى العمليات العسكرية التي‬

‫كان من اوائل الذين اشرفوا‬ ‫على التحضير في سرية تامة‬

‫قادها الحاج لخضر من بينها الهجوم‬

‫ثم لقاءه مع الشهيد البطل‬

‫جبل اوالد حناش والرفاعة كما عرج‬

‫على ثكنة الدرك بسريانة ومعركة‬

‫إلندالع شرارة أول نوفمبر‬

‫المؤلف على بعض مواقف المرحوم‬

‫مصطفى بن بولعيد ألول مرة‬

‫من العديد من األحداث التي تخللت‬

‫بحي الباطوار بمدينة الباتنة‬

‫يوميات الثورة على غرار إعدام‬

‫قبل أن يلتقيا ثانية في‬

‫شيحاني بشير‪ ،‬فرار بن بولعيد من‬

‫اجتماع رسمي بدار بولقواس‬ ‫بخنقة لحدادة حيث تم وضع‬

‫سجن الكدية ‪ ،‬اجتماع تاغدة ‪ِ ،‬مؤتمر‬

‫الثورة المباركة‬

‫قيادة المنطقة األولى‪ ،‬اجتماع عقداء‬

‫الصومام‪ ،‬قضية عجول‪ ،‬اجتماع‬

‫آخر الترتيبات تحسبا لتفجير‬

‫الداخل‪ ،‬اجتماع العقداء العشرة‬

‫إضافة إلى أهم األحداث األخيرة‬ ‫التي سبقت اإلعالن عن استقالل‬ ‫الجزائرليفرد الكتاب أيضا نبذة عن‬

‫على الحياة اإلجتماعية للمهاجرين‬

‫حياة بعض المجاهدين من بينهم‬

‫ونشاطه السياسي داخل الوطن‬

‫لمنظمة المجاهدين‪ ،‬موسى حليس‪،‬‬

‫وتعرض المؤلفان لحياته النضالية‬ ‫بداية من سنة ‪ 1939‬ثم انتقاله إلى‬ ‫البقاع المقدسة ألداء فريضة الحج‬

‫في اواخر سنة ‪ 1952‬وبخصوص‬

‫حياته العائلية فقد تزوج المرحوم‬ ‫أربع مرات منها مرتين قبل انفجار‬

‫الثورة وواحدة بعد اندالعها والرابعة‬ ‫عقب نيل اإلستقالل سنة ‪ 1965‬والتي‬ ‫توفيت بعده بقليل حيث لم ينجب‬

‫ذرية وكانت تلك مشيئة هللا ‪.‬‬

‫وتطرق الكتاب بالتفصيل للعمل‬

‫الثوري للمرحوم الحاج لخضر والدعم‬

‫‪ | 8 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫مسعود بن عبيد األمين الحالي‬ ‫محمد بادي‪ ،‬محمد الشريف عايسي‪،‬‬ ‫محمد أمداح‪ ،‬أحمد الطيب معاش‪،‬‬

‫محمد زعالني‪ ،‬بوصوف علي‪.‬‬

‫وفي الجزء الثاني من الكتاب‬

‫انتقل بنا المؤلفان إلى حياة المرحوم‬ ‫بعد اإلستقالل ومن الجهاد األصغر‬

‫للمرحوم العقيد الحاج لخضر إلى‬

‫الجانب اإلجتماعي فقط بل تعداه‬ ‫خالل تأسيس الجمعية الدينية أول‬ ‫نوفمبر سنة ‪ 1980‬والتي يعود إليها‬

‫الفضل في إنجاز قلعة اول نوفمبر‬ ‫حيث شرع في عملية اإلنجاز سنة‬ ‫‪ 1982‬و استمرت األشغال ‪ 21‬سنة‬

‫حيث عرفت تأخرا كبيرا بسبب‬

‫قلة‬

‫اإلمكانيات‬

‫المالية‬

‫ووسائل‬

‫اإلنجاز ولم يمهل القدر للحاج‬ ‫لخضر أن يعيش اليوم التاريخي‬

‫لتدشينه بعدما فارق الحياة إثر‬ ‫مرض عضال يوم ‪ 24‬فيفري ‪ 1998‬في‬

‫يوم ممطر مبارك وختم األستاذان‬ ‫بن فليس وعمر تابليت مؤلفهما‬ ‫بملحق للمقاالت الصحفية التي تبرز‬

‫قامة األوراس والجزائر في فقدان‬

‫المرحوم من بينها رساله الصحفي‬ ‫الناقد سعد بوعقبة صاحب عمود‬

‫نقطة نظام بيومية الخبر وتعازي‬

‫من الرئيس اليامين زروال ورسالة‬ ‫بعث بها المؤتمر السابع لحزب جبهة‬

‫التحرير الوطني واألستاذ محمد‬

‫الهادي الحسيني ومدير يومية الراية‬ ‫حاليا األستاذ خليفة عقون واألستاذ‬

‫محمد أمداح ولم ينسى المؤلف ان‬ ‫ينشر العشرات من الصور النادرة‬ ‫التي تخلد مراحل حياة البطل منذ‬

‫طفولته‬

‫إلى‬

‫جهاده‬

‫ومختلف‬

‫اإلجتماعات واللقاءات التي عقدها‬ ‫مع المجاهدين والقيادات الثورية ثم‬

‫نشاطه الخيري بباتنة وأخير صورا‬ ‫معبرة ومؤثرة للجنازة المهيبة التي‬ ‫نظمتها سلطات الوالية وحضرها‬

‫اآلالف من المواطنين جاؤوا لتوديع‬ ‫رجل عاش بسيطا ومات بسيطا‬ ‫بعدما وهب كل أمالكه لفائدة قلعة‬ ‫اإلسالم أول نوفمبر رحم هللا المجاهد‬ ‫البطل الصنديد محمد الطاهر عبيدي‬

‫واسكنه فسيح الجنان‪ .‬‬

‫الجهاد األكبر حيث عاش طيلة‬ ‫هذه‬

‫الفترة‬

‫بسيطا‬

‫إلى‬

‫جانب‬

‫الفقراء والمجاهدين مدافعا عن‬ ‫المظلومين‬

‫والمهمشين‬

‫وذوي‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫المرحوم العقيد‬ ‫الــــحــــاﺝ لـــخــضـر‬ ‫«الﻄود الشامﺦ»‬ ‫يعود في خمسينية‬ ‫اإلستقالل وفي‬ ‫ذكرﻯ وفاته الخامسة‬ ‫عشرة‬

‫أصدر األستاذان صالح بن فليس وعمر تابليت كتابا يؤرخ‬

‫لمسيرة أحد رجال ثورة نوفمبر المباركة المرحوم الحاج لخضر‬

‫من الحجم المتوسط يحتوي على ‪ 317‬صفحة تم طباعته بدار‬ ‫َ‬ ‫وقدم المؤلفان في الصفحة األولى إهداء لروح‬ ‫الشهاب بباتنة‬

‫المرحوم الحاج لخضر وإلى كل اعضاء جمعية اول نوفمبر بعدها‬ ‫تولى األستاذ صالح بن فليس بكتابة المقدمة التي أكد فيها أن‬

‫حسان بوزيدي‬

‫تأليف كتاب يؤرخ لمسيرة المرحوم عبيدي محمد الطاهر يأتي‬ ‫في باب استذكار مآثر الرجال واألبطال وتخليدهم معتبرا أن ذلك‬

‫دينا على كل جزائري حر كما استظهر الكاتب مروءة وشجاعة‬ ‫البطل المرحوم وسلوكه وجهاده الطويل قبل‪ ،‬أثناء الثورة وبعد‬ ‫ً‬ ‫مستندا في ذلك إلى كل الذين عايشوه وعاصروه‬ ‫اإلستقالل‬ ‫وتربوا معه من أفراد عائته وأصدقائه المجاهدين وذكر المؤلف أن‬

‫الحاج لخضر اتصف بالعديد من الصفات يعرفها المواطن الباتني‬

‫جيدا من بينها تواضعه الشديد وكرهه للظلم واإلستبداد وحبه‬ ‫الكبير في الدفاع عن المظلومين كما كان يصدع بالحق وال يخاف‬

‫في ذلك لومة الئم ليدشن بعدها المؤلفان مراحل حياة البطل منذ‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫مارس ‪BATNAINFO 7 | 2013‬‬


‫أول ختم رسمي‬ ‫للجمهورية الجزائرية‬ ‫عكنوش نور الصباح‬

‫الثورة‪ ..‬تبقى ثورة‬ ‫بوهراوة عبد الحكيم‬ ‫بجريدة الشروق اليومي ليوم‬

‫الخوض في قضية الشهيد شيحا‬

‫عنوان "المتآمرون والشواذ" في‬

‫جسديا خاصة وانه كان شابا شجاعا‬

‫‪ 04/10/2012‬استوقفني مقال تحت‬

‫الثورة الجزائرية للدكتور عبد العالي‬ ‫رزاقي من قراءته لمذكرات الرائد‬

‫هالليي محمد الصغير الذي كان‬ ‫إنتظر التاريخ بعد سقوط العاصمة في جويلية‬

‫يشغل منصب كاتب المجاهد الراحل‬

‫عاجل عجول رحمه هللا‪.‬‬

‫‪ 1830‬حتى سنة ‪ 1963‬ليرى العالم أول ختم رسمي‬

‫لقد سرد الدكتور بعض األحداث‬

‫إحتفال كبير بمقر وزارة العدل حيث قدم وزير القطاع‬

‫ومن بينها قضية المجاهد شيحاني‬

‫عمار بن تومي الختم الجديد للدولة المنجز من طرف‬

‫المجاهد عاجل عجول والذي أتهم‬

‫للجمهورية الجزائرية الديموقراطية الشعبية في‬

‫التي حدثت في منطقة األوراس‬

‫في حكومة الرئيس الراحل أحمد بن بلة األولى السيد‬

‫بشير الذي كان يشغل منصب نائب‬

‫الفنان المرحوم بوزيد قبل أن يصرح أمام الصحافة‬

‫بالشذوذ الجنسي مع كاتبه وأعدم‬

‫‪permettez moi de vous offrir un exemplaire du sceau.ce‬‬

‫لم يبحث في إثبات التهمة أو نفيها‬

‫والرأي العام‪:‬‬

‫‪sceau de notre republique democratique et populaire a pour‬‬ ‫‪moi une signification sacree‬‬

‫كان ذلك حوالي عام بعد اإلستقالل أي في نهار‬

‫بتلك التهمة المشينة ولكن الدكتور‬

‫ولماذا يذكر شيئا اليعرف صحته‬ ‫خاصة وأن التهمة عظيمة والرجل‬

‫بطل من األبطال؟‬

‫‪ 28‬جوان ‪ 1963‬ويحتوي الختم المستدير على رسوم‬

‫صحيح إن الثورة مرت بمراحل‬

‫الشاهقات مع مطلع الشمس المشرقة في فجر‬

‫وبالضبط عند إلقاء القبض على‬

‫تتوسط الهالل والنجمة رمز الحركة الوطنية وحول‬

‫حيث مست التصفيات الجسدية‬

‫تمثل اليد الواحدة في شكل "خمسة" األجداد والجبال‬

‫صعبة خاصة في منطقة األوراس‬

‫اإلستقالل وسنابل القمح في أرض الخيرات التي‬

‫مصطفى بن بولعيد و بعد استشهاده‬

‫المنظر الرمزي الرائع كتب دائريا باألحرف الالتينية‪:‬‬

‫كثير من المجاهدين كما أدى ذلك‬

‫‪republique algerienne democratique et populaire‬‬

‫إلى استسالم البعض منهم والعودة‬

‫ني بشير ماهي إال تهمة لتصفيته‬

‫وهذا لم يعجب بعض المجاهدين‬ ‫الطامعين في المسؤولية والشيء‬ ‫غير هذا‪.‬‬

‫ولست هنا للدفاع عن شيحا ني‬

‫وإنما أتساءل ماذا يريد الدكتور من‬

‫التطرق لمثل هذا الموضوع؟‬

‫الثورة انتهت من خمسين سنة‬

‫مضت ونحن جيل االستقالل نحترم‬ ‫كل قادة الثورة وجاهديها وشهدائها‬

‫ألنهم حملوا على عاتقهم قضية‬ ‫كبيرة ومقدسة وهي تحرير الجزائر‬ ‫من قبضة المستعمر الفرنسي وهذا‬

‫ال يضفي عليهم صفة المالئكية‬

‫ولكن لسنا مطالبين بنبش قبورهم‬ ‫واستنطاقهم ألنهم آلن بين يدي‬ ‫هللا‪ ،‬فالله وحده من يحاسبهم على‬

‫ما اقترفوه من أفعال‪.‬‬

‫إما فيما يخص بعض مذكرات‬

‫المجاهدين‬

‫من‬

‫الذين‬

‫التحقوا‬

‫بالثورة بعد أن سطعت شمسها‬

‫وأضاءت الدنيا فهي لم تبتعد‬

‫كثيرا عن النرجسية ولم تضف أي‬ ‫معلومات تاريخية ماعدا بعض‬

‫وذلك في إطار أحالم التنمية الشاملة و العدالة‬

‫إلى الديار بمن فيهم الراحل عاجل‬

‫التقدمية في صدر صفحتها األولى الختم كتحفة فنية‬

‫كل هذا حدث‪ ..‬وكأي ثورة‬

‫كان على الدكتور أن يقدم شيئا‬

‫ناحية العرف والقانون يعتبر واجهة الدولة الجزائرية‬

‫القادة ولكن أن يصل إلى الشذوذ‬

‫من ماضيه‪ ..‬من وطنيته وقد كانت‬

‫والمعاهدات الدولية وكذلك التشريفات البروتوكولية‬

‫به رجالت الثورة الذين يشهد لهم‬

‫من اإلستقالل‪ ...‬بحيث ال تقبل التزوير أو التقليد أو‬

‫ورجولتهم‪ ..‬ورغم أخطاء الثورة بل‬

‫اإلجتماعية والتحرر‪ ..‬وقد وضعت حينها مجلة ‪ATLAs‬‬

‫عجول‪.‬‬

‫متميزة الشكل ومعبرة المحتوى‪ ،‬فالختم من‬

‫يحدث فيها االختالف في الرأي بين‬

‫المعاصرة وطابع سيادتها على مستوى الوثائق الرسمية‬

‫الجنسي وهذا ماال يجب أن توصف‬

‫ولهذا يمكن تصنيفه كماركة مسجلة لألمة بعد ‪ 50‬سنة‬

‫العدو‬

‫ببطوالتهم‬

‫التغيير بل التقدير‪ .‬‬

‫في بعض األحيان ن جرائمها إال أن‬

‫‪ | 6 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫قبل‬

‫الصديق‬

‫األحداث هنا وهناك ناسية حقائق‬

‫غاب أصحابها‪.‬‬

‫يعيد هذا الجيل الهارب من تاريخه‪..‬‬ ‫بعض الكتابات الالمسؤؤلة سببا في‬

‫كل ذلك‪.‬‬

‫في الحقيقة‪ ..‬الحقيقة مدفونة‬

‫مع أصحابها وتبقى الثورة مقدسة‬

‫عند كل الجزائريين نقطة نهاية‪ .‬‬

‫‪www.BaTNaiNfo.com‬‬


‫طوبال ‪ ،‬كريم بلقاسم ‪ ،‬رضا مالك والطيب‬

‫بن بولعيد والعقداء لطفي ‪ ،‬سي الحواس‬

‫التي تؤكد عكس ذلك لكن اللغز الذي‬

‫برين ودي لوس‪ ،‬المقدم أوبي ردي سونغان‪،‬‬

‫التاريخيين والسياسيين يطلقون عليه‬

‫التصريحات في هذا الوقت تحديدا تدفعنا‬

‫بولحروف ومن الجانب الفرنسي الجنرال‬ ‫روبرت بورون‪ ،‬برنارد تريكو‪ ،‬روالن كادي‪،‬‬

‫كلود شاييت‪ ،‬لويس هوكس‪ ،‬جون دي‬ ‫بروغلي‪.‬‬

‫وعميروش ما جعل المؤرخين والقادة‬ ‫بشهر الشهداء وال ندري هل هي الصدفة‬ ‫أن يخرج علينا في هذا الذكرى العظيمة‬

‫المجاهد محساس ليقلب علينا المواجع‬ ‫ويتكلم بعد صمت القبور في الوقت بدل‬

‫آخر الكالم‬

‫الضائع ليقول لنا أنه والمرحوم بن بلة من‬ ‫فجر الثورة التحريرية ولوالهما لما كانت‬

‫إحتفلنا في الشهر الماضي بيوم الشهيد‬

‫ونحتفل في هذا الشهر بعيد النصر وذكرى‬

‫استشهاد ابرز ابطال الثورة القائد مصطفى‬

‫هناك ثورة وكأنه أراد أن يقول لنا طز في‬

‫مقررات التاريخ الذي درسته لكم الدولة‬ ‫الجزائرية وطز في كل الوثائق التاريخية‬

‫حدث ذلك أكثر من مرة‬

‫هل ستستنجد الجزائر في‬ ‫‪ 2014‬باألوراس؟‬

‫عجزنا عن فك طالسمه هي مبررات هذه‬

‫لنتساءل لماذا يخرج علينا في كل مرة‬ ‫مجاهد تاريخي ليقول أنه الزعيم والبطل‬

‫الذي ال يشق له غبار؟ تمنينا‬

‫لو كانت‬

‫مجموعة ‪ 22‬على قيد الحياة أو مجموعة‬

‫الستة لترد على عمي احمد ‪.‬‬

‫فهل هذه التصريحات هي استهداف‬

‫لتاريخ منطقة األوراس ال يهم هي في‬ ‫النهاية كشفت لنا أن مرض الزعامة قتلت‬

‫كل جميل في هذه الثورة المباركة‪.‬‬

‫إصدار جديد‬

‫بمناسبة مرور نصف قرن على استرجاع‬ ‫ّ‬ ‫تركز‬ ‫االستقالل السياسي للجزائر (‪ 5‬جويلية ‪،)2012‬‬

‫الحديث عن ثورة التحرير (‪ 1954‬ـ ‪ )1962‬على مناطق‬ ‫معيّ نة من الوطن ولم يتم الحديث عن األوراس إال‬ ‫قليال‪.‬‬

‫في التاريخ الحديث ـ كما في مختلف المراحل‬

‫أ‪ .‬نور الدين برقادي‬

‫التاريخية ـ للجزائر لحظات حاسمة احتاجت فيها‬ ‫الجزائر لألوراس لتجاوز األزمة وعبور منطقة‬ ‫الخطر‪ .‬تتمثل اللحظة األولى في سنة ‪ ،1954‬لما تعهد‬

‫مصطفى بن بولعيد أمام المجموعة التي قررت‬ ‫تفجير الثورة بإمكانية صمود األوراس لوحده لمدة‬

‫تتراوح مابين ‪ 8‬و‪ 10‬أشهر‪ .‬وقد وفى بوعده وجعل‬ ‫قطار الثورة ينطلق دون رجعة‪ .‬وفي اللحظة الثانية‬ ‫ّ‬ ‫وهدد كيان الدولة في‬ ‫لما اندلعت األزمة األمنية‬ ‫وجودها‪ ،‬فلم تجد الجزائر ـ في سنة ‪1994‬ـ أفضل‬

‫بباتنة تستعد الصدار مؤلف لألستاذ نورالدين‬

‫يؤكد الواقع بأننا نعيش في مرحلة حساسة‬

‫الكتاب هو محاولة لنفض الغبار عن عديد‬

‫من اليامين زروال النتشال السفينة من الغرق‪.‬‬

‫برقادي بعنوان "اعالم وأمكنة من االوراس"‪.‬‬

‫تتميز بانتشار مجموعة من المخاطر‪ :‬فساد‪ ،‬رشوة‪،‬‬

‫المعالم والمعالم المنسية في اعماق االوراس ذات‬

‫أخالقية‪ ،‬جريمة منظمة‪ ،‬آفات اجتماعية كثيرة‪...‬‬ ‫ّ‬ ‫وتوفر خزينة‬ ‫وذلك رغم استتباب األمن نسبيا‬

‫االستاذ نورالدين برقادي يشتغل على توظيف‬

‫التاريخ في األدب ومعروف باطالالته المميزة على‬

‫هل سيبتسم كرسي الرئاسة بقصر المرادية ألحد‬

‫بعض الصحف الوطنية مثل "كراس الثقافة"‪،‬‬

‫في القضاء على "غول" الفساد‪" ،‬طامزة" الرداءة‪،‬‬

‫غرار "باتنة انفو" و"صدى حنشلة"‪ .‬‬

‫خطر على الحدود الجنوبية‪ ،‬اختالسات‪ ،‬أزمة‬

‫الموروث التاريخي والحضاري‪..‬‬

‫الدولة على أموال طائلة‪ ..‬وبعد سنة من اآلن‪،‬‬

‫صفحات المالحق االدبية والثقافية التي تصدرها‬

‫أبناء األوراس؟ فأكبر التحديات الراهنة تتلخص‬

‫"اليوم االدبي" ومساهماته في مجالت محلية على‬

‫وإرجاع بقرة اليتامى ألبنائها‪.‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫المؤسسة األوراسية لعلوم والفنون والثقافة‬

‫مارس ‪BATNAINFO 5 | 2013‬‬


‫‪sms‬‬ ‫لكل الناس‬

‫براعة الديبلوماسية الجزائرية‬ ‫والزعامة قتلت كل جميل‬ ‫في ثورتنا المباركة‬ ‫إرتفعت في السنوات األخيرة أصوات مجاهدين‪ ،‬اساتذة‪ ،‬مؤرخين‪ ،‬اكاديميين وعموم‬ ‫الشعب بضرورة إعادة اإلعتبار لعيد النصر ‪ 19‬مارس الذي يشكل محطة مفصلية وجوهرية‬ ‫في تاريخ الجزائر المعاصر باعتباره اليوم الذي استعادت فيه بلدنا سيادتها بعد قرن و‪32‬‬ ‫سنة من المعاناة تحت وطأة اإلستدمار‬ ‫وطالب هؤالء من خالل الندوات‬

‫ومطالب الوفد المفاوض بوحدة‬

‫ماي ‪ 1961‬إلى غاية ‪ 13‬جوان ولم‬

‫التجمعات والمناسبات التاريخية‬

‫المقابل‬

‫الطرف الفرنسي على وقف إطالق‬

‫التاريخية والملتقيات ومختلف‬ ‫بإحياء هذا اليوم العظيم وإعطائه‬

‫حقه الذي يستحقه باعتباره دليال‬

‫كبيرا على عبقرية الديبلوماسية‬

‫حسان بوزيدي‬

‫الجزائرية‬

‫لجبهة‬

‫والسياسية‬

‫التحريرالوطني وجيش التحرير‬ ‫الوطني والحق يقال أن تاريخ‬

‫التاسع عشر مارس الذي ال يعرفه‬ ‫الجيل الجديد من ابناء الجزائر كان‬

‫من المفروض ان يرسخ في الذاكرة‬ ‫الوطنية يما يليق باإلنجازات التي‬

‫حققها الوفد المفاوض ويذكر لنا‬ ‫التاريخ من مختلف مصادره أن‬ ‫بداية مراحل المفاوضات بدات‬

‫عام ‪ 1955‬عبر بعض المحاوالت‬

‫أهمها‬

‫مبادرة‬

‫رئس‬

‫الحكومة‬

‫الفرنسي "مانديس فرانس" الذي‬

‫حاول اإلتصال بالجبهة وقد نقل‬ ‫هذه النوايا الشهيد عبان رمضان‬

‫لممثلي‬

‫األفالن‬

‫بالقاهرة‬

‫عبر‬

‫المناضلين عبد الرحمان كيوان‬

‫ومحمد خيضر مثلما كشف عن‬

‫ذلك المناضل علي هارون في‬ ‫إحدى الندوات التاريخية كما تلتها‬

‫اتصاالت ومحاوالت أخرى في عهد‬ ‫حكومة "غي مولي" ثم بين سنتي‬ ‫‪ 1959‬و‪ 1960‬ببلغراد ثم روما قبل‬

‫أن تصطدم اإلتصاالت بالشروط‬ ‫التي وضعها الجانب الفرنسي‬

‫‪ | 4 BATNAINFO‬مارس ‪2013‬‬

‫التراب‬

‫الوطني‬

‫واإلستقالل‬ ‫تواصلت‬

‫التام‬

‫دون‬

‫العمليات‬

‫في‬

‫استثناء‬

‫العسكرية‬

‫وتواصل القمع والقتل والتعذيب‬

‫واستمر الكفاح المسلح للجيش‬ ‫الوطني الشعبي حتى بعد وصول‬ ‫ديغول للحكم وبداية تجسيده‬ ‫لمشروع قسنطينة بالتوازي مع‬

‫إصراره على التفاوض مع الحكومة‬ ‫المؤقتة بشرط أن يكون ذلك فوق‬

‫التراب الفرنسي وهو الشرط الذي‬ ‫رفضته الحكومة الجزائرية لتقبل‬ ‫به في نهاية األمر حيث مثلها في‬ ‫المرة األولى الراحل محمد الصديق‬ ‫بن يحي وعلي بومنجل غير أن‬ ‫الفشل طالها ثم اتصاالت إيفيان‬

‫األولى المقرر انطالقها يوم ‪ 7‬أفريل‬ ‫‪ 1961‬والتي فشلت هي األخرى قبل‬

‫ان تنطلق بسبب تأزم الوضع في‬

‫فرنسا ورفض الجزائر مشاركة‬

‫بعض األطراف في المفاوضات‬ ‫زيادة على حادثة اغتيال رئيس‬

‫بلدية إيفيان والضغط الذي فرضه‬ ‫المتطرفون الفرنسيون من اصحاب‬

‫شعار "الجزائر فرنسية" وهم الذين‬ ‫اسسوا‬

‫بعدها‬

‫منظمة‬

‫الجيش‬

‫السري ومحاول اغتيال الجنرال‬

‫ديغول من طرف " صاالن ‪ ،‬جوهو‬ ‫‪ ،‬شال وزيلر بتاريخ ‪ 22‬أفريل ‪1961‬‬

‫لتنطلق رسميا المفاوضات يوم ‪20‬‬

‫تسفر عن اي نتيجة بسبب اشتراط‬ ‫النار وفصل الصحراء والجنسية‬

‫المزدوجة للفرنسيين الجزائريين‬ ‫غير أن الطرف الجزائري المفاوض‬ ‫المساومة‬

‫رفض‬

‫على‬

‫المبادئ‬

‫الواردة في بيان أول نوفمبر وقد‬ ‫كللت المفاوضات الثانية بالنجاح‬ ‫بصعوبة‬

‫كبيرة‬

‫بفضل‬

‫تجند‬

‫رجاالت الجزائر والتي تاكدت‬ ‫عقب الخطاب الشهير للجنرال‬

‫ديغول في شهر ‪ 5‬سبتمبر ‪1961‬‬ ‫وتلته محاوالت واتصاالت مكثفة‬

‫بين الجانبين‬

‫منها بالخصوص‬

‫المباحثات التي احتضنتها مدينة‬ ‫بال السويسرية شهري أكتوبر‬ ‫ونوفمبر ‪ 1961‬التي قادها محمد‬ ‫الصديق بن يحي ورضا مالك ثم‬

‫مباحثات مدينة لي روس شهري‬

‫ديسمبر ‪ 1961‬وفيفري ‪ 1962‬وقادها‬

‫سعد دحلب ما أسفر عنها مسودة‬ ‫درسها المجلس الوطني للثورة‬

‫الذي أعطى موافقته على التفاوض‬

‫رسميا مع الطرف الفرنسي بداية‬ ‫من يوم ‪ 7‬مارس لغاية ‪ 18‬منه في‬

‫نفس الشهر والذي انتهى بالتوقيع‬ ‫على‬

‫اإلتفاقيات‬

‫وحضرها‬

‫من‬

‫الجانب الجزائري كل من محمد‬ ‫الصديق بن يحي‪ ،‬سعد دحلب‪،‬‬ ‫مصطفى بن عودة ‪ ،‬لخضر بن‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫تصوير‪ :‬سامي كابة‬

‫من خالل عيونكم ننشر‬ ‫أفضل الصور عن عالم‬ ‫األوراس الثري بالتراث‬ ‫العريق والعادات األصيلة‪،‬‬ ‫والبيئة الخضراءالمتفردة‬ ‫ترسل على البريد االلكتروني‬ ‫‪direct.batnainfo@gmail.com‬‬

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‫في هذا العدد‬ ‫‪FASAC‬‬

‫‪Fondation‬‬ ‫‪Auressienne‬‬ ‫‪des Sciences, Arts‬‬ ‫‪et Culture‬‬

‫مجلة شهرية تصدر عن‬ ‫المؤسسة األوراسية للعلوم‬ ‫والفنون والثقافة‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫أس أم أس لكل الناس‬

‫‪4‬‬

‫هل ستستنجد الجزائر في ‪ 2014‬باألوراس؟‬

‫‪5‬‬

‫أول ختم رسمي للجمهورية الجزائرية‬

‫‪6‬‬

‫الثورة‪ ..‬تبقى ثورة‬

‫‪6‬‬

‫المرحوم العقيد الحـاج لخضر‬

‫‪7‬‬

‫ثورة مستاوة ببلدية وادي الماء‪‘ -‬لويس رين’‬

‫‪9‬‬

‫نبذة تاريخية عن الـشهيد الصالح بوحريق‬

‫‪11‬‬

‫اإلكـــــراه‪..‬‬

‫‪13‬‬

‫نهاية العقول أم نهاية السّنون؟‬

‫‪15‬‬

‫النوم وكرونولوجيا الجسم‬

‫‪18‬‬

‫غبن الهامش المهمّش‬

‫‪20‬‬

‫هل تجوز المقارنة بين حليلوزيتش وسعدان؟‬

‫‪22‬‬

‫الزلزال‪ ..‬رواية أوراسية أيضا ‪ 3.5‬تقافة‪...‬؟‬

‫‪24‬‬

‫ال نملك سينما جزائرية وإنما أفالما جزائرية’’‬

‫‪25‬‬

‫جانفي ‪BATNAINFO 3 | 2013‬‬


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