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Editorial Par Amamra Said Med El Hadi.

APRES LE QATAR, HALLILOZICH……

Fondation Auressienne

D

Revue mensuelle de la FASAC

FASAC

des Sciences, Arts et Culture

écidemment ces derniers temps même avec notre argent, ceux qui «bouffent»nos richesses se permettent de nous insulter à l’image de ce Bosniaque si insignifiant qu’il s’est fait virer suite à son échec, face à cette même équipe nationale qui a fait vibrer nos cœurs de bonheur, lorsqu’elle était drivée par un grand Monsieur RABAH SAADANE, et qu’il qualifie de « non équipe » tout en menaçant de partir (tiens donc ce pays se voit encore interpellé par cette phrase à chantage?)… QU’IL PARTE, il n’a plus rien a prouvé sauf son incompétence avérée! Et sauf miracle, on peut dire ADIEU au mondial brésilien ! Il oublie lui le parrainé par un Raouraoua «au dessus de tout soupçon» que si nous en sommes là c’est évidemment grâce «à ses compétences» et surtout sa volonté affichée dès le début: à savoir casser l’équipe qui l’a déshonoré. Ceci d’une part, d’autre part il est temps de ne plus croire que le peuple algérien est mineur, et même si tel est le cas la faute incombe à qui? Car sacrifier une autre génération sur l’autel de l’incompétence est plus que criminel et la désignation des coupables-executants au sein même du conseil de la nation est une ironie que l’histoire vient d’enregistrer. Faut-il user de la langue des pneus brûlés et des marches de contestations pour devenir majeur? On n’en veut pour preuve que les dernières initiatives envers les citoyens du SUD! Faut –il gouverner sous la pression? Il est cependant mieux d’anticiper en prenant à témoins les aspirations populaires de toute l’Algérie, une est indivisible sans cette bête immonde par laquelle le mal est arrivé: le régionalisme! L’Algérie est cette contrée qui a damé le pion à tous les devins de malheurs, à tous les bureaux noirs y compris celui à l’origine de l’acte qui est loin d’être isolé de Tiguentourine…..suivez le regard! Que cessent une fois pour toute ces opérations «mains propres» exécutées par des «mains sales», l’Algérie a besoin aujourd’hui plus que n’importe quel autre moment de ses compétences marginalisées à tort par des mentalités hors champs de la globalisation qui à fait de la grenouille qatarie un mastodonte de la nouvelle politique néo-colonialiste. Ce n’est certainement pas en courbant l’échine que nous allons être épargnés: notre pays a réussi à passer tous les caps d’obstacles dressés sur son devenir qu’il nous est permis de clamer haut et fort que c’est grâce à l’ANP que le pays est debout et le restera pour très longtemps! Il n’est plus permis de jouer avec la souveraineté nationale sous quelques motifs que se soient, encore moins céder à un quelconque chantage, où ce qui est encore plus grave s’assujettir aux fantasmes de tous ceux qui occupent des postes pour servir des proches et en placer d’autres pour les mêmes desseins,après de véritables forcing de placements hypocrites! Et l’égalité des chances doit être de mise et non plus un slogan creux pour amuser la galerie! Notre pays mérite notre engagement en faveur de son développement, et que nos responsables prennent au moins le soin de lire l’histoire mondiale au lieu de s’enliser dans les méfaits de la pratique du pouvoir ! Notre devise devrait ne subir aucune mauvaise interprétation nous persistons à affirmer avec vigueur que pour nous l’ALGÉRIE est avant tout, absolument tout! Cela nous conduit à revendiquer en ces moments de tourmentes une stabilité stratégique à l’horizon 2014 ,afin de permettre d’asseoir de nouvelles règles capables de faire sortir notre pays d’un marasme dans lequel elle se retrouve dès qu’une échéance politique approche. Enfin et pour clore nous demanderons à ces arlequins politiques qui ont vécu 13 ans dans la coalition présidentielle et qui aujourd’hui tentent de se refaire une virginité sur le dos du président de se la fermer une fois pour toute : ils ne pèsent pas lourd sur l’échiquier politique! Ils ne sont en fait que des figurants qui parodient lamentablement la fable de Lafontaine,la grenouille et le bœuf. Devinez qui a le rôle de la grenouille!

sommaire Editorial

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L’Algérie de Zeroual

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«Ce que je sais de Zeroual»

Directeur de la publication / Fondateur AMAMRA SAID MOHAMED EL HADI ont collaboré à ce numéro: Amamra Said Mohamed El Hadi, Hacène Bouzidi, Noureddine Bergadi, Miloud Kaddour, Ammar Koroghli, Hani Mostghanmi, Ali Mebroukine , Badr’Eddine Mili, Zohra Mahi, Said Merzouki, Saleh Saoudi, Mohamed Ameddah, Aknouch Nour Essabah, Ziad Sharezad, Redha Rahal Gherbi, Conception graphique: (www.hamoudart.com) Crédit photos: FASAC, Bouarour Ilies. Dépôt légal. 534-2007 ISSN: 978-9961-9763-00 Compte BNA: 001 00336 0200021299 06 Siège : 13, cité des frères Khezzar (742 logts) Bouakal, Batna Tél/fax : 033.80.70.20 Mail : batnainfo@gmail.com Site web: www.batnainfo.com Impression: Imprimerie Guerfi Important: les documents et les photos remis à la rédaction ne sont pas restitués. © FASAC / Avril 2013. Reproduction autorisée en citant la source. Le présent numéro a été tiré à 2000 exemplaires.

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Un Homme d’Exception

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Ce que l’Algérie doit à Liamine Zeroual!

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Liamine Zeroual: L’effacement d’un juste

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Zohra Mahi,cette amie des Batneens. Une Candide au pays des cèdres

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Amar Zeroual

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La rédaction de BATNAINFO souhaite que les contributions et autres photos qui lui sont destinées soient adressées par mail ou sur CD et / ou flashdisk Les articles Pubiés ne refletent pas forcement l’opinion de la revue et de son editeur - FASACLa resposabilité des écrits incombe aux seuls auteurs.


14 ans après,Ce que pensent les algériens de ZEROUAL

L’Algérie de Zeroual

Par Ammar Koroghli Publié dans AlgerieNetwork le 21 - 03 - 2011

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iamine Zeroual qui fut ministre de la Défense nationale dès juillet 1993, en remplacement de Khaled Nezzar, succéda à Ali Kafi, après que le HCE décida de prolonger son « mandat » jusqu’au 31 janvier 1994. Dès son ministère, il évoqua la « faiblesse globale de l’Etat et de ses institutions » (1). Son diagnostic s’appuya sur l’existence de causes politiques (faiblesse du système en place, contradiction entre programmes et idées, prédominance de l’esprit partisan sur l’esprit patriotique et désorientation de l’opinion populaire), de causes économiques (mauvaise gestion, perturbation des secteurs de la production, gaspillage destructeur des potentialités du pays en devises, le recours aux crédits à court terme et encouragement du phénomène de la contrebande) et de causes sociales (croissance du taux de chômage,

abandon par l’Etat de son rôle social, comportements bureaucratiques, corruption et népotisme, répartition inéquitable du revenu national). Des constats sous forme de discours. Discours sur la « rupture » Pour lui, la solution devait consister en «la rupture à laquelle nous croyons et que nous voulons réaliser doit provoquer un changement radical dans les rouages de l’Etat et de ses composantes qui doivent obéir à des paramètres nouveaux ». Il est vrai que la langue de bois a la vie dure dans la vie politique algérienne. Toujours est-il que, dans son discours en tant que chef de l’Etat, le maître mot c’est le changement « qui doit constituer la véritable rupture ». En matière politique, il déclare privilégier « la voie du dialogue en tant que méthode de prise en charge de la situation actuelle du pays » car il

est convaincu que « le traitement sécuritaire demeure à lui seul insuffisant pour sortir le pays de la crise ». En matière économique, il s’agit de « construire une économie développée régie par les lois du marché et de la concurrence » d’où, selon lui, des « mutations structurelles nécessaires » ; de même, l’endettement extérieur « trouvera ses solutions adéquates dans le cadre des négociations avec les institutions financières internationales » (2). Par ailleurs, le nouveau pouvoir se mit en devoir de mettre sur le chantier un projet institutionnel. Ainsi, il préconisa l’installation d’un Conseil national de transition (CNT) où, normalement, devaient siéger les représentants des partis politiques et de la société civile. Il semblerait que les premiers nommés à cette instance aient boudé celleci, son rôle étant demeuré

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flou et sans poids politique réel (sans doute en partie du fait de la cooptation de ses membres). Toujours est-il que, à la suite de la démission du gouvernement Malek nommé le 21 août 1993 et succédant à celui de Abdesselam, M. Mokdad Sifi fut désigné comme Premier ministre. Le gouvernement Malek est sans doute celui qui s’est le plus inscrit et investi dans le cadre de l’ajustement structurel conforme au programme du FMI, pour éviter dit-on «le cercle infernal de l’endettement ». Dans un entretien accordé au « Parisien » et repris par le journal algérien « Le Matin », M. Sifi, en sa qualité de Premier ministre de Zeroual, a indiqué que : « La France a intérêt à aider l’Algérie. Si nous venions à connaître durablement de graves problèmes, cela aurait un impact sur le Maghreb et sur la France. Nos deux pays sont mariés historiquement et culturellement ». Il mentionna les domaines dans lesquels où la France peut intervenir, à savoir : l’eau (besoin de 200 barrages), les transports (une autoroute Est-Ouest et une voie ferrée Alger-Tamnarasset), l’agriculture (mise en valeur de centaines de milliers d’hectares dans le Sud) et le logement (besoin immédiat de 1,2 millions de logements), (3). Certains projets furent repris par Bouteflika, ainsi l’autoroute est-ouest. En tout état de cause, à l’occasion de l’investiture du CNT, le 18 mai 1994, Zeroual a cru devoir préciser : « Nous construirons la démocratie, certes en travaillant à la consolidation de la société politique, mais aussi et au même titre...à la consécration de la société civile », affichant sa détermination de bannir le terrorisme et la violence. Sur le CNT, il a indiqué qu’il “constitue aussi un espace de concertation et de débats démocratiques sur les grands dossiers de la vie de la nation”. De même, il a réaffirmé sa volonté de “poursuivre les réformes structurelles de l’éco-

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nomie nationale et de mettre en place le système d’économie de marché; nous la voulons à base de concertation et de justice sociale” (nouveau credo en vue de se démarquer de l’ancien système, ou bien concept “spécifique” lancé sur le marché des idées politiques ?), (4). En dernière instance, la doctrine politique demeura floue et continua d’obéir aux impératifs de la gestion courante des affaires, face aux contradictions accumulées par les différents régimes. Le long terme fut quasiment évacué en totalité. Même acculé dans ses derniers retranchements, le pouvoir ne chercha plus qu’à finaliser des programmes dont il savait, par avance, qu’ils étaient voués à être dépassés (voire relégués au second plan par les tenants du pouvoir qui leur succéderaient) tant il est vrai que, depuis octobre 88, la fracture entre gouvernants-gouvernés est largement consommée. Révision constitutionnelle de 1995 L’avant-propos et l’introduction du texte constitutionnel modifié pèchent par affirmations

péremptoires qui rappellent les “idéologues” du système de la pensée monopartisane, tant la langue de bois, même renouvelée par endroits, tente de s’appuyer sur une pédagogie explicative afin d’emporter l’adhésion. A cet égard, la lecture des préambules des différentes constitutions algériennes est édifiante en la matière. En effet, ils révèlent la recherche d’une audience auprès des citoyens alors même que ceux-ci, de jure comme de facto, ont été écartés de la réflexion de ces textes dits fondamentaux ayant cristallisé négativement leur devenir. De fait, tout comme les chartes de 1975 (consécration du “socialisme spécifique”) et de 1985 (mise en place d’une pensée libérale, non moins “spécifique”), le peuple a été convié à adhérer purement et simplement à la modification du texte constitutionnel, auquel le pouvoir a prêté, de toute évidence, des vertus thérapeutiques. Toutefois, ce même peuple n’a pu déléguer ses éléments les plus avertis puisés tant dans les partis politiques les plus représentatifs et les syndicats que dans la société civile composée

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14 ans après,Ce que pensent les algériens - de ZEROUAL L’Algérie de Zeroual

de femmes et d’hommes de valeur (compétents, sérieux et intègres, selon le fameux triptyque en vogue sous le régime de Boumediene) pour susciter un Etat “régi par une morale” et “capable de survivre aux événements et aux hommes”. A titre comparatif, la Constitution de 1963, plutôt qu’un texte supra légal organisant les pouvoirs publics, reflétait davantage une volonté politique dont la philosophie d’angle fut l’autogestion. L’institutionnalisation du parti unique (monocratisme partisan) et la personnalisation du pouvoir ont eu raison du projet de société véhiculé par ce texte dont les dispositions essentielles furent arrêtées par le B.P. du FLN d’alors et confirmées par une conférence des cadres du parti, faisant ainsi un pied de nez à l’Assemblée nationale constituante pourtant titulaire de la mission d’élaboration de ce texte. S’agissant de la Constitution de 1976, il y a lieu de noter que la majorité requise pour l’adoption du projet de loi de la révision constitutionnelle est de trois quart des membres de l’assemblée, l’initiative de ladite révision appartenant au président de la République qui dispose d’ailleurs, en vertu de cette constitution des pouvoirs exorbitants : une puissance sans commune mesure avec l’absence totale de contrepoids, à savoir une opposition suffisamment structurée et prête à exercer l’alternance. Cette constitution a eu davantage pour objectif de légitimer la pratique politique du Conseil de la révolution (issu d’un coup d’Etat) que la mise en place d’un système politique de nature à servir de soubassement à un Etat moderne, faisant ainsi l’économie du présidentialisme comme déviation du régime de type présidentiel à l’instar du régime américain. La vacance du pouvoir née du décès de feu Boumediene (ayant permis la candidature unique à la

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présidence de la République de Chadli Bendjedid) a montré les failles de la constitution de 1976 (à savoir le défaut de normes réglant cette question suite au décès du chef de l’Etat). Un vide constitutionnel avait alors caractérisé la vie politique algérienne (notamment du fait de l’absence du couple pouvoir-opposition); ce, d’autant plus que le Parlement –élu selon des modalités fort contestables- est placé d’entrée de jeu dans un état d’obéissance politique face à un exécutif ayant une “tête” aux prérogatives énormes et sans responsabilisation aucune à raison de son action politique. La Constitution de 1989 qui fait suite au “chahut de gamins” d’octobre 88 ne mit pas fin, de façon radicale, à la situation antérieure relativement au pouvoir sans partage du chef de l’Etat (au demeurant sans légitimité certaine), nonobstant la permissivité des “associations à caractère politique” comme principale ressource insufflée à un système qui espérait se reconduire par la grâce d’un parti dominant sur l’échiquier politique, ses promoteurs s’étant considérés à tort comme des pionniers de la démocratie en Algérie. C’est dans ces conditions d’anémie politique car sans perfusion constitutionnelle sérieuse et substantielle (avec l’état d’insécurité et de chômage qui dure encore) que le pouvoir a proposé une révision de la constitution, dans la foulée de l’élection présidentielle du 16 novembre 1995, espérant sans doute débarrasser le constitutionnalisme algérien de toutes ses scories. Cette révision fut présentée sous forme de mémorandum ; le pouvoir pouvait faire preuve de plus d’imagination et surtout d’audace, en écartant, par exemple, les règles classiques en la matière : révision par voie de référendum proposé par le président de la République élu ou par le Parlement réuni en Congrès (cas du bicaméralisme). Il aurait été possible de mettre en

place une instance suffisamment représentative et composée aussi bien de techniciens avérés et probes que de politiques –non moins probes- toutes tendances confondues. Aussi, eu égard à la situation prévalant actuellement en Algérie (outre l’aspect sécuritaire et la conjoncture internationale pas toujours favorable), pour plus de crédibilité politique, le pouvoir (constituant, en l’espèce) aurait gagné à suivre cette démarche car, d’évidence, les techniciens de la matière constitutionnelle et les analystes de la vie politique ne sont guère à l’abri d’erreurs pouvant encore engendrer des difficultés supplémentaires à l’Algérie. D’ailleurs, d’un point de vue linguistique, il est caractéristique de constater que les rédacteurs du mémorandum utilisent davantage la lexicologie de l’obligation (en l’espèce l’utilisation du verbe devoir) et le futur qu’on pourrait appeler “confirmatif” (exemples : “Il sera institué” et “Ces principes devront ...”) plutôt que l’option et le choix. C’est dire, en toute vraisemblance, si la révision dont s’agit relevait d’un choix du pouvoir (sorte de fait du prince) que de la proposition à débattre, par medias interposés entre autres, par les concernés de la vie politique du pays (pouvoir et opposition) plutôt que de déléguer –comme ce fut le cas- un conseiller à la Présidence pour donner aux citoyens une leçon de droit constitutionnel sur l’unique chaîne de télévision, accaparée et instrumentalisée à souhait par les tenants du pouvoir. Inflation de propositions d’institutions A ces maladresses, d’ordre sémantique et méthodologique, est venue se greffer une inflation de propositions d’ordre institutionnel, coûteuses pour le pays en général et pour les contribuables en particulier. En effet, du renouvellement du mandat présidentiel limité à une seule fois à l’adoption du mode de

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scrutin de liste proportionnelle, en passant par la mise en place de nouvelles institutions (Conseil de la Nation, Conseil d’Etat et Haute Cour de l’Etat), il y a lieu de s’interroger légitimement sur les véritables mobiles et des tenants et aboutissants de cette révision constitutionnelle ayant certainement coûté fort cher au Trésor public algérien. De fait, s’il est admis par la majorité des citoyens qu’il y a nécessité de rompre avec l’ancien système, force est de constater que l’inverse risque d’aboutir à l’autre solution inextricable : une inflation d’institutions alors même qu’aucun critère d’évaluation sérieux et probant n’a été posé pour apprécier l’efficacité de celles-ci. En effet, un pays qui souffre d’une situation économique des plus difficiles – dont le développement est obéré de surcroît par la dette extérieure et les effets de la “restructuration” (licenciements en masse et fermetures d’entreprises, entre autres) peut-il se permettre d’alimenter littéralement autant de structures d’autant plus qu’elles risquent d’être purement et simplement sans pouvoir réel ? Par ailleurs, pour autant que la révision proposée ait eu pour vertu de consacrer la dualité de juridictions, il eût été judicieux de prévoir à côté d’un Conseil d’Etat, qui coiffe les juridictions administratives, une Cour de cassation qui aurait à compléter l’ordre juridictionnel judiciaire. De même, envisager le cas de haute trahison à l’endroit du président de la République et du chef du Gouvernement est une intention louable. Toutefois, ce cas ne relève t-il pas de la pure hypothèse d’école ? Cela est d’autant plus vrai que l’idée d’une Haute cour est quasiment abandonnée dans les pays à haute technologie constitutionnelle. Au surplus, s’imaginait-on sérieusement résoudre les problèmes de la Nation algérienne en consacrant le principe de la libre entreprise dans les domaines du commerce et de l’industrie, “tout en réitérant le principe de justice sociale qui fonde notre société” ? Sur le second terme de cette proposition, il est à se demander s’il ne s’agissait pas là d’une simple clause de style car la vie politique d’autres peuples –autrement plus outillés en expériences démocratiques- montre, à l’évidence, que la libre entreprise a certes développé ces mêmes peuples, mais elle n’a pu engendrer ipso facto la justice sociale. Les cas des Etats-Unis d’Amérique, de la France et du Japon sont édifiants en la matière au vu de la “cohorte” d’assistés et autres “nouveaux pauvres” que cette politique a pu susciter. Enfin, sans doute pour tempérer un tant soit peu les prérogatives exorbitantes dont continue de bénéficier le président de la République, en tant que clé de voûte de tout système institutionnel- et tenter d’éviter le présidentialisme, le bicéphalisme a été consacré. Toutefois, le président de la République, relativement au “domaine réservé” (Défense nationale et Affaires étrangères) constitue à lui seul le pouvoir -en tout cas, d’un point de vue institu-

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tionnel- tant il est vrai que, souvent, le jeu politique est fonction de manoeuvres se déroulant en dehors des enceintes institutionnelles, fussent-elles élues. En Algérie, comme ailleurs, le Premier ministre apparaît beaucoup plus comme un fusible (voire un homme lige du président) que comme quelqu’un qui bénéficie d’un pouvoir effectif, tant et si bien qu’au lendemain des élections législatives, la pratique politique et constitutionnelle tend à démontrer la fragilité de ce système, la “cohabitation” supposant l’existence d’une opposition fortement structurée et apte à jouer ce rôle. Surabondamment, dès lors qu’il sera établi que le Gouvernement –et donc le Premier ministresera issu de la majorité parlementaire, force sera alors de s’interroger sur les limites des fonctions du Parlement car les députés devront une sorte d’allégeance à leurs partis respectifs. En tout état de cause, le pouvoir législatif algérien devra être accru afin d’éviter d’avoir des députés “godillots” et avoir une vie parlementaire riche en confiant, par exemple, à ce pouvoir de réelles missions d’enquête et de contrôle; ce, d’autant plus que la révision dont s’agit consacre la séparation des pouvoirs et parle de pouvoir judiciaire, et que le citoyen algérien continue d’être marginalisé sans aucune possibilité pour lui de saisir le Conseil constitutionnel pour une meilleure participation à la vie publique de son pays au moment où le terrorisme et la torture sont quasiment devenus des modes d’orientation de la conscience tant individuelle que nationale, devenant même l’otage du déséquilibre politique entre les institutions assurant la pérennité du pouvoir. L’accession de Bouteflika à la présidence de la République a t-elle modifié la donne ?.  ------* Avocat-auteur Algérien (notamment de : « Institutions politiques et développement en Algérie ») http://koroghli.free.fr Notes 1/ El Watan” du 18/1/94 2/ “Algérie actualité” du 8/2/94 3/ “Le Matin” du 10/5/94 4/ “El Watan” du 19/5/94 Ammar Koroghli Algerienetwork lire le dossier de Maitre Ammar Koghli : Régimes Algériens

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MOHAMED CHAFIK MESBAH AU SOIR D’ALGERIE

«Ce que je sais de Zeroual» Par Hani Mostghanmi dans Le Soir d’Algérie

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uite à la publication du communiqué de presse du président Liamine Zeroual par lequel il déclarait ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2009 et renoncer même à toute ambition politique, le Soir d’Algérie a tenu à revenir sur cet évènement en en livrant une analyse plus approfondie. C’est l’avis d’un expert susceptible d’éclairer l’opinion publique nationale sur la teneur de la déclaration publique de l’ancien chef de l’Etat aussi bien que sur sa personnalité qui a été requis. Nous avons sollicité, en effet, l’ami et le collaborateur du Soir d’Algérie , Mohamed Chafik Mesbah lequel, ancien officier de l’ANP, politologue et observateur avisé des réalités nationales, pouvait se livrer à cette analyse d’autant qu’il a exercé à la présidence de la République au moment où M. Liamine Zeroual était chef de l’Etat. Pour décrypter

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le communiqué de presse du président Liamine Zeroual, Mohamed Chafik Mesbah a accepté de se soumettre, de bonne grâce, au feu roulant des questions indiquant, seulement, que le sentiment d’affection qu’il portait à l’ancien chef de l’Etat risquait d’altérer l’esprit critique indispensable à l’exercice. Voici, tour à tour, l’évocation du personnage de M. Liamine Zeroual et l’analyse de son dernier communiqué de presse. - Vous avez évoqué, dans la chronique autobiographique qui accompagne votre ouvrage à paraître «Problématique Algérie», votre passage au cabinet de la présidence de la République. Ce passage vous aura permis, sans doute, de mieux apprécier le comportement personnel du président Liamine Zeroual ainsi que sa démarche politique…

Mohamed Chafik Mesbah : Il faut rétablir la vérité. C’est à la demande du général Mohamed Betchine que je suis arrivé à la présidence de la République après ma démission des rangs de l’ANP début 1997. J’étais, donc, le collaborateur direct du ministre conseiller du président de la République lequel, naturellement, exerçait sous l’autorité du chef de l’Etat. Du fait de mon itinéraire professionnel et intellectuel, je me suis, forcément, intéressé à tous les chefs militaires. Avoir été aussi proche du ministre conseiller m’a permis, toutefois, de disposer d’un poste d’observation privilégié. Il est normal, dans ce contexte, que ma connaissance du personnage de M. Liamine Zeroual se soit parfaite à la faveur de mon passage à la présidence de la République. Je remercie, à cet égard, le général Mohamed Betchine de m’avoir permis de vivre un épisode

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exaltant dans ma vie, au service de mon pays et aux côtés d’un président foncièrement patriote, intègre et désintéressé. Êtes-vous surpris par l’annonce faite par le président Liamine Zeroual de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle ? Absolument pas. Pour mémoire, le président Liamine Zeroual a, toujours, dédaigné les responsabilités politiques. C’est un homme moral pas un homme politique. Il raisonne en militaire qui ne conçoit de responsabilité que sous forme de mission à exécuter. C’est le devoir moral qui l’interpelle, pas l’attrait de la fonction. C’est ainsi qu’au lendemain de l’interruption du processus électoral, en 1992, il s’est extrait de sa paisible retraite à Batna pour être le premier officier général à venir se mettre à la disposition du commandement militaire à l’effet d’assumer une tâche opérationnelle dans le dispositif qui se mettait en place pour lutter contre le terrorisme. C’est pourquoi je vois mal le président Liamine Zeroual postuler pour la magistrature suprême. C’est, absolument, contraire à son tempérament, je veux dire à son habitus culturel et à son mode de vie pratique. Tout homme moral qu’il est, M. Liamine Zeroual n’en est pas moins, par ailleurs, un homme pragmatique. Il ne peut ignorer que les dés sont jetés, le chef de l’Etat actuel devant se succéder à lui même pour la troisième fois. Nonobstant toutes les considérations morales, croyez-vous que le président Liamine Zeroual puisse se fourvoyer dans une élection déjà réglée ? La forme solennelle du dernier communiqué de presse du président Liamine Zeroual vous paraît correspondre à la personnalité de l’ancien chef de l’Etat ? Parfaitement. La forme du

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communiqué, solennel comme vous le soulignez, correspond à l’attention que le président Liamine Zeroual a toujours accordé à la forme. A fortiori lorsqu’il s’agit de manifestations ou de déclarations se rapportant à des devoirs d’Etat. La méthode de présentation des idées-force du communiqué sous forme de paragraphes, se succédant de manière didactique et harmonieuse, reflète cette formation militaire qu’il a toujours continué de cultiver. Le ton apaisant choisi par le président Liamine Zeroual pour exprimer ses opinions traduit son sens de la pondération et son esprit de retenue. Le communiqué de presse est signé. Ne vous y trompez pas, cependant, derrière ce tableau rigide qui paraît presque impersonnel, c’est une conscience troublée qui se dévoile. Selon vous, le président Liamine Zeroual aurait recherché quel objectif en procédant à la publication de ce communiqué ? Trois objectifs. Premièrement, ne pas laisser dans l’erreur l’opinion publique nationale quant à la nature de ses intentions politiques. Il tenait, apparemment, à lever toute équivoque sur sa détermination de quitter la scène politique. C’est là l’expression du respect qu’il a toujours voué au peuple algérien, en général, et, à chaque citoyen, en particulier. Deuxièmement, rappeler, même sous forme allusive, sa conception de l’action politique, précisant que pour lui elle est subordonnée à l’exercice effectif de la souveraineté populaire. C’est une forme courtoise mais ferme de se démarquer de la gestion de son successeur à la tête de l’Etat. Troisièmement, dresser le bilan de sa gestion du pays pour faire justice des accusations d’«amateurisme» ou d’«ingénuité» qui lui avaient été lancées après son départ anticipé. C’est une manière de solder les comptes.

Il s’agit tout de même d’une déclaration au contenu très dense. Que peut-on en tirer comme enseignement majeur ? L’état d’esprit manifesté à travers cette déclaration par M. Liamine Zeroual correspond à celui qui prévaut chez la grande majorité du peuple algérien. En ce sens, c’est, en effet, un document très dense. Bien des cadres du pays et toutes les forces vives de la nation doivent s’y reconnaître. De manière paradoxale, le président Liamine Zeroual énonce ses idéesforce qui peuvent servir de réceptacle pour l’élite du pays et de refuge pour tous les patriotes que compte l’Algérie, au moment où il proclame sa détermination de quitter, définitivement, la scène politique Si vous deviez décrire la personnalité de M. Liamine Zeroual, vous la présenteriez sous quel visage ? Il s’agit d’un homme probe, plein d’humilité mais animé de fortes convictions. Je puis, en effet, témoigner du désintérêt matériel autant que de la rigueur morale de M. Liamine Zeroual. Le désintérêt matériel ? J’ai eu, au moins, à connaître d’un épisode éloquent. Alors qu’il était commandant de la 3e Région militaire, dans les années quatrevingt, M. Liamine Zeroual avait sollicité un crédit personnel auprès du ministre de la Défense nationale pour un montant, si ma mémoire ne m’abuse, de 450 000 DA au motif d’achever la construction de son habitation à Batna. J’étais, alors, un jeune officier incrédule. J’avais décelé là ni plus ni moins qu’un canular. Les recoupements que j’ai pu effectuer auprès de compagnons résidant dans la capitale des Aurès ont vite fait de me détromper. Pas une pierre, pas un sac de ciment, pas un véhicule de transport n’avait franchi l’enceinte de l’habitation en construction de M. Liamine Zeroual à Batna sans

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MOHAMED CHAFIK MESBAH AU SOIR D’ALGERIE «Ce que je sais de Zeroual»

qu’il se soit acquitté du prix sur ses propres deniers. Au moment, d’ailleurs, où il quittait ses fonctions de chef de l’Etat, trois responsables importants dans le pays, le ministre conseiller à la présidence, le chef d’état-major de l’ANP et le chef du département du renseignement et de la sécurité ont, vainement, tenté de le convaincre d’accepter la rétrocession à son profit de la résidence officielle où il demeurait, chemin Cheikh-Bachir El-Ibrahimi, à El-Biar. Et son style de commandement ? Ne nous arrêtons pas à sa carrière militaire. C’est dans l’exercice de ses responsabilités politiques qu’il faut examiner son style de commandement comme vous dites. Il se faisait un point d’honneur à consulter, systématiquement, ses proches collaborateurs autant que les responsables des différentes institutions nationales. Il ne prenait de décision, surtout si elle était de niveau stratégique, que sur la base d’une évaluation méthodique, aussi large que possible. Sur les questions techniques qu’il ne pouvait maitriser, il n’éprouvait aucune gêne à requérir l’avis de plus ample informé. Il n’hésitait pas à se surpasser en mettant un point d’honneur à accorder, comme pour les grands partis, une attention toute scrupuleuse aux propos parfois longs, épuisants et, souvent, futiles des dirigeants de certaines formations politiques qui, pour être agréées, étaient loin de disposer d’une réelle représentativité. Le bilan dressé par le président Liamine Zeroual de son passage à la tête de l’Etat vous paraît correct ? Seul un comité d’audit peut dresser, de manière incontestable, ce bilan. Celui que le président Liamine Zeroual dresse reste, néanmoins, honnête. Des

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précisions s’imposent, toutefois, pour certains domaines comme les questions de politique étrangère et de défense nationale... Existe-t-il une concordance entre le tableau de la situation sécuritaire que le président Liamine Zeroual dresse et l’héritage réel légué à son successeur ? Il faut examiner cet héritage sous deux aspects distincts. Sur le plan de la neutralisation physique du terrorisme, les forces de l’ordre avaient atteint, en 1998, des résultats appréciables. Le dispositif opérationnel mis en place fonctionnait de manière assez efficace. La coordination de l’action des appareils et institutions concernés par la lutte contre le terrorisme était assurée. Ce dispositif revêtait la forme d’une instance de coordination, le CEMIS. Il avait pour visage la personnalité fougueuse de l’ancien chef d’état major de l’ANP. En 1998, le terrorisme, phénomène physique, était, indéniablement, en phase descendante. Qu’en est-il au plan politique ? Le président Liamine Zeroual, tout en manifestant sa disponibilité au dialogue, subordonnait l’ensemble de sa démarche à l’impératif de la restauration de l’autorité de l’Etat elle-même conditionnée par le rétablissement de la sécurité. Il établissait une distinction parfaite entre l’un et l’autre aspect de la lutte contre le terrorisme. Il était, certes, partisan d’une lutte implacable contre le terrorisme mais il a bien été le promoteur de la loi sur la Rahma. Echaudé, il a marqué ses réserves expresses sur la trêve conclue entre le commandement militaire et l’AIS. A ma connaissance, il n’a jamais emboîté le pas, depuis, pour appuyer la politique dite de «réconciliation nationale», probablement en raison du danger qu’elle pouvait constituer pour les résultats engrangés jusquelà.

Vous pensez, en somme, que le président Liamine Zeroual est un éradicateur endurci ? Ce serait une injustice que de laisser subsister ce doute. Je ne pense pas du tout que le président Liamine Zeroual ait été un adepte d’une conception primaire de l’éradication. Vous connaissez beaucoup de généraux, ministres de la Défense nationale de surcroît, qui se seraient rendus, de leur propre initiative et sans garantie de succès, à la prison militaire de Blida pour rencontrer les dirigeants du FIS emprisonnés afin de les appeler à la raison et de trouver les termes d’un dialogue à instaurer ? Ayant eu à convoyer, en 1994, en 6e Région militaire, les deux dirigeants du FIS qui venaient d’être libérés, Abdelkader Boukhamkham et Ali Djeddi — lesquels devaient rendre visite aux internés de Aïn M’guel —, j’avais noté, avec attention, la sympathie qu’ils exprimaient en faveur de M. Liamine Zeroual qu’ils créditaient de conviction sincère pour dénouer la crise nationale. En réalité, le président Liamine Zeroual, très attaché à l’impératif de restauration de l’autorité de l’Etat et, d’abord, du rétablissement de la sécurité, n’a jamais été hostile, au plan du principe, au dialogue avec les dirigeants du FIS. Le reste est rapport de force entre parties en présence, sans oublier la stupidité de certaines positions politiques affichées de part et d’autre de l’échiquier. Le président Liamine Zeroual insiste, dans son communiqué de presse, sur les vertus du dialogue national qui aura permis de consolider le consensus qui a été à la base de la démarche de réhabilitation de l’Etat et consolidation des institutions nationales. Ce n’est pas là une vision idyllique de la pratique démocratique ? Il faut distinguer entre les

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intentions proclamées et les résultats obtenus. Je ne doute pas de la sincérité du président Liamine Zeroual lorsqu’il affirme avoir contribué à la bonne pratique démocratique. Je suis plus circonspect pour ce qui concerne les résultats obtenus dans l’ancrage de cette pratique démocratique. Au cours du mandat de M. Liamine Zeroual, les impératifs de la lutte contre le terrorisme et de la sauvegarde de l’Etat ainsi que des institutions nationales ont conduit à un renversement de priorité. Le président Liamine Zeroual at- il cédé à une évaluation incorrecte de la situation en insistant sur la dimension sécuritaire plutôt que politique de la crise ? Deux moments successifs sont perceptibles dans le cours de la démarche de l’ancien chef de l’Etat. Ministre de la Défense nationale et président de l’Etat, M. Liamine Zeroual décrivait le système en place comme un «système corrompu ». Il suggérait ainsi, implicitement, qu’il fallait passer à une nouvelle phase avec un nouveau système. En tant que président de la République, cette fois, M. Liamine Zeroual semble s’être focalisé beaucoup plus sur l’objectif physique de consolidation de l’Etat et des institutions nationales avec la remise à flots de l’économie nationale. Il est clair, à cet égard, que les institutions élues étaient en déficit relatif de légitimité même si le président Liamine Zeroual, personnellement, jouissait d’une autorité nullement contestée. Les critères de transparence n’ont, probablement, pas été intégralement respectés durant les consultations électorales et auparavant au cours de la désignation des assemblées instituées, un moment donné, pour tenir lieu de représentation nationale. Probablement que le président Liamine Zeroual insérait l’épisode de son passage à la tête de l’Etat dans une vision lointaine, pourquoi pas une perspective stratégique ? Dans son esprit de militaire in-

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terpellé par le devoir — ce jugement n’est pas péjoratif — il était venu pour exécuter une mission pas pour s’éterniser au pouvoir. Sa mission aura consisté à renflouer le navire Algérie pour le ramener à bon port. A charge pour ceux qui réceptionnent le navire de lui garantir les conditions d’une bonne navigation. Même s’il était sincère dans ses convictions, je ne suis pas stupide, naturellement, au point d’affirmer que le président Liamine Zeroual a réalisé, en 1999, l’alternance démocratique. S’il avait refusé, plus fermement, toute concession aux centres de pouvoir d’alors, il aurait réussi l’alternance démocratique. C’est au peuple souverain de décider du moins mauvais candidat. Se substituer à son choix, c’est commettre un détournement de souveraineté. Malgré toute l’affection que je porte au président Liamine Zeroual, je continue de penser qu’il a commis une erreur stratégique en quittant le pouvoir sans prendre de garantie sérieuse sur la poursuite de sa démarche de redressement national, en termes clairs en assurant les conditions d’une compétition électorale libre et transparente. Votre jugement n’est-il pas sévère pour le président Liamine Zeroual ? C’est l’affection que je porte au président Liamine Zeroual et

la grande considération que je lui voue qui me mettent en demeure de ne pas être complaisant. Je ne fais, au demeurant, qu’exprimer un point de vue intuitivement partagé par mes anciens et actuels compagnons, sinon même par la majorité du peuple algérien. Sur le plan du développement économique et social, le président Liamine Zeroual insiste sur l’intérêt qu’il avait accordé à ce que la croissance économique soit liée à la justice sociale. Pouvez-vous mieux expliquer cet intérêt ? Hormis l’épisode regrettable de la ponction sur les salaires, un fâcheux précédent, le président Liamine Zeroual a toujours insisté pour que le fardeau des restrictions imposées par l’état des recettes financières du pays puis par les accords signés avec le FMI soit, équitablement, réparti entre les différentes couches de la société, des plus riches aux plus pauvres. L’austérité dans la gestion des deniers publics était également une préoccupation constante pour lui. Ce n’est pas mon ami Abdelmadjid Bouzidi, alors conseiller économique du président Liamine Zeroual, qui me démentira. Que de fois le président Liamine Zeroual n’at-il pas rejeté des programmes de dépenses publiques jugées fastueuses et que de fois n’a-til pas fait preuve d’une appli-

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MOHAMED CHAFIK MESBAH AU SOIR D’ALGERIE «Ce que je sais de Zeroual»

cation scolaire pour s’enquérir du niveau de réserves des caisses de sécurité sociale ? Que de fois, ne lui est-il pas arrivé, lui si pudique et si réservé, de prendre le téléphone pour admonester les responsables concernés : «Ce n’est pas du kiwi que je veux voir dans les marchés, c’est de la semoule et de la farine !» Ce n’est pas, cependant, sous cette forme volontariste, presque candide, que se concevait et s’exécutait la politique économique du pays du temps du président Liamine Zeroual. Le chef de l’Etat arbitrant en dernier ressort, l’appareil économique et financier du pays était entre les mains de cadres rompus à l’exercice, imprégnés d’amour pour leur pays et parfaitement performants dans les négociations internationales. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le président Liamine Zeroual qui le rappelle dans sa déclaration. A ce propos, c’est pour se démarquer de son successeur à la tête de l’Etat que le président Liamine Zeroual rend cet hommage singulier aux cadres algériens qui l’ont aidé à tenir à flots le navire Algérie en perdition ? Ceux qui connaissent le président Liamine Zeroual pourront vous assurer que cet hommage n’est pas calculé. Mais vous n’êtes pas dans l’erreur en suggérant que cette élite n’a pas reçu l’hommage qu’elle mérite de la part de celui qui a succédé à l’ancien chef de l’Etat. Quoi qu’il en soit, les propos du président Liamine Zeroual sur les cadres algériens sont, indubitablement, le reflet d’une intime et profonde conviction. Vous oubliez l’épisode cadres emprisonnés ?

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«Pas de chasse aux sorcières, pas de sanctions sans preuves préalables», tel était le credo du président Liamine Zeroual. La vérité rattrapera, fatalement, ceux qui ont abusé de la confiance de l’ancien chef de l’Etat, profitant, notamment, de son inexpérience dans la

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maitrise des rouages administratifs et judiciaires dans le pays. Le président Liamine Zeroual abusé par son entourage ? Je m’en tiens aux faits. Pour me limiter à la seule dimension économique du problème, je n’arrive toujours pas à comprendre les considérants de ceux qui avaient poussé, à l’époque, au torpillage de projets présidentiels éminents liés à l’organisation de l’économie nationale. Je veux citer la conférence, pourtant programmée, des gestionnaires du secteur économique public, le projet de création d’un institut de conjoncture économique et sociale autonome et de statut scientifique ainsi, enfin, que le programme institutionnel de rencontres entre le chef de l’Etat et les chefs de structures économiques névralgiques, la Banque d’Algérie, Sonatrach et les Douanes nationales. Tous ces projets visaient à renforcer l’autorité du président de la République en clarifiant sa vision économique, en la rendant plus applicable, en la rendant consensuelle et, surtout, en ramenant vers lui les leviers de décision. Au plus fort de la violence terroriste, l’Algérie, c’est un fait, avait été mise en quarantaine internationale. Comment, alors, l’ancien chef de l’Etat peut-il affirmer qu’en son temps, «l’Algérie avait pu faire un retour mérité sur la scène mondiale» ? Je vous concède que la période n’a pas correspondu à cet aggiornamento de la doctrine diplomatique dont l’Algérie est en attente. Mais à l’époque, l’urgence était ailleurs. L’important est que la souveraineté nationale ait survécu. Evacuons, tout d’abord, les engagements pris par l’Algérie en application des accords signés avec le FMI ou des prêts accordés par la Banque mondiale. Jamais, à ce titre-là, la souveraineté nationale n’a été malmenée. Passons aussi sur les activités de coopération avec les services de renseignement et de sécurité

étrangers pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. Ces activités n’avaient jamais conduit à un détournement de souveraineté. Sur le plan diplomatique, l’Algérie était, en effet, mise en quarantaine. Mais, sauf mauvaise appréciation, le président Liamine Zeroual n’a, à aucun moment, cherché à négocier, en contrepartie de concessions, l’allègement de ce «containment» diplomatique. J’en veux pour preuve les rapports avec le Maroc et la France qui se caractérisent, toujours, par une forte dose passionnelle. Visà-vis du Maroc, lorsque la fierté nationale et les intérêts supérieurs de l’Algérie furent affectés, le chef de l’Etat n’a pas hésité, un seul instant, à procéder à la fermeture des frontières terrestres, privant le voisin d’une manne financière et commerciale appréciable. S’agissant de la France, tout le peuple algérien se rappelle de l’incident diplomatique de New York où le président Liamine Zeroual avait refusé de rencontrer en catimini le président Jacques Chirac. Je ne dévoile pas un secret si j’ajoute, sur le même registre, que le président Liamine Zeroual avait, de manière ferme et vigilante, instruit notre ministre des Affaires étrangères à l’effet de ne pas se rendre en visite officielle en France, tant que, préalablement, le propre ministre des Affaires étrangères français ne se soit pas déplacé en Algérie de manière que la visite de retour ne soit dictée par un ordre du jour pertinent et justifié. Evoquant les circonstances de son départ anticipé de la présidence de la République, M. Liamine Zeroual affirme que c’est de son plein gré qu’il avait décidé d’écourter son mandat présidentiel. Cette version vous paraît convaincante ? Les considérations que le président Liamine Zeroual avance pour expliquer son départ de la présidence de la République ne sont pas fausses. Elles gagneraient, simplement, à être complétées. Je suis enclin à penser que M. Liamine Zeroual, en temps voulu, évoquera, de manière plus appro-

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fondie, les circonstances exactes de son départ. Elles peuvent avoir été le dénouement d’un questionnement existentiel personnel où le président Liamine Zeroual a choisi l’alternative de se démettre. Il est, en effet, si peu porté sur la compromission politicienne qui s’accompagne, fatalement, d’une perte irrémédiable de substance morale. Je considère, pour ma part, que c’est sa modestie, son humilité et sa retenue qui conduisent le président Liamine Zeroual à minimiser le climat d’hostilité auquel il a été, parfois, confronté au sein même des rouages de l’Etat. Le président Liamine Zeroual rencontrait de l’obstruction dans l’exercice de ses fonctions ? La réalité est plus complexe. Le fonctionnement des rouages de l’Etat, relativement opaque, ne permet pas de disposer de preuves irréfragables. Mais lorsque je me livre à une rétrospective de la période, je relève que, curieusement, M. Liamine Zeroual avait décidé d’écourter son mandat présidentiel alors qu’il parvenait à consolider, non sans succès, le statut prééminent de la présidence de la République comme centre d’impulsion et de décision névralgiques. Qu’il s’agisse d’organisation de la vie politique — déroulement du congrès du RND et établissement de relations confiantes avec le FFS — de nominations aux postes de commandement militaire — les commandements de régions notamment —, de désignations aux hauts postes civils — gouverneur de la Banque d’Algérie en particulier, le président Liamine Zeroual, épaulé par son ministre conseiller, avait commencé à restituer, concrètement, à la fonction et à l’institution présidentielles les leviers de commande perdus. Certains observateurs considèrent à ce propos, que le président Liamine Zeroual aurait

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freiné le processus de rajeunissement de la chaîne de commandement militaire ? Déjà lorsqu’il exerçait des commandements militaires, M. Liamine Zeroual prônait ce rajeunissement auquel il était attaché. Les nombreux jeunes cadres militaires qui ont servi sous son commandement pourraient en témoigner. Lorsqu’il a accédé aux fonctions de ministre de la Défense nationale puis de président de la République, il a été contraint, cependant, de tenir compte de l’état des lieux ainsi que du poids de la menace terroriste. Il a été amené à différer, jusqu’à nouvel ordre, un processus de rajeunissement qui se serait traduit par des changements massifs dans l’encadrement de l’ANP avec le risque de perturber le dispositif de lutte contre le terrorisme. Voilà la lecture correcte des choses. Le message que vient de publier le président Liamine Zeroual se termine par une formule sibylline. Il rappelle, en effet, que jamais il n’a cru à la notion «d’homme providentiel ». Avaitil besoin de le préciser ? Dans son communiqué de presse, l’ancien chef de l’Etat rappelle, opportunément, qu’il avait accepté d’assumer les charges de chef de l’Etat, en 1994, uniquement pour permettre de dépasser une situation de blocage. Il faut le croire aussi lorsqu’il affirme avoir décidé d’écourter son mandat présidentiel, en 1998, uniquement pour favoriser l’alternance démocratique. Ni son tempérament, ni ses convictions politiques ne justifieraient qu’il adhère à cette logique. C’est au prétexte de cette théorie contestable de l’homme providentiel que la dernière révision constitutionnelle est intervenue pour lever le verrou de la limitation des mandats présidentiels et fermer les portes de l’alternance démocratique. De manière sibylline,

comme vous le dites, le président Liamine Zeroual se démarque de cette révision constitutionnelle. En vérité, émanant de la bouche du président Liamine Zeroual, le constat qu’il émet ou le vœu qu’il proclame à propos de cette notion constituent un aveu d’échec implicite sur les conditions anormales dans lesquelles s’est déroulée, en 1999, l’alternance dont, pour l’histoire, il porte la responsabilité. En définitive, vous considérez que le président Liamine Zeroual respectera son engagement de renoncer à toute ambition politique ? Il est certain que l’appétit du pouvoir ou l’enivrement que procurent les honneurs officiels n’exerce aucun effet sur le président Liamine Zeroual. Si vous permettez l’image, il ne doit pas lui être difficile de renoncer aux ambitions politiques. Je reste convaincu, néanmoins, qu’il continuera de s’intéresser à la vie politique du pays comme pourrait le faire une conscience patriotique toujours éveillée. Lorsque les conditions seront réunies pour une saine compétition électorale, il appellera, vraisemblablement, le peuple algérien à porter son choix sur un candidat issu des nouvelles générations. Après cette longue évocation de la personnalité du président Liamine Zeroual, que vous inspire l’état actuel de la conjoncture politique ? Limitons-nous à évoquer ce puissant souffle d’espoir que le président Liamine Zeroual avait drainé avec lui en arrivant à la présidence de la République puis l’immense déception qui a résulté de son départ intempestif. A chaque jour suffit sa peine…

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Par Ali Mebroukine professeur d’enseignement supérieur et ancien collaborateur du président Zéroual

Conserver Liamine Zéroual dans la mémoire collective

un homme d’exception

«Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent.» Napoléon Bonaparte

L

e portrait brossé du président Liamine Zéroual par un de nos plus brillants écrivains en langue française, Badr’Eddine Mili (Cf.Le Soir d’Algérie du 25 novembre dernier), par ailleurs patriote émérite et grand commis de l’Etat, appelle immédiatement l’approbation. Je me suis trop souvent senti seul dans le plaidoyer en faveur de l’ancien président de la République, pour ne pas me réjouir qu’un de nos intellectuels les plus engagés dans le combat pour la dignité du peuple algérien, rende

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au président Zéroual l’hommage qu’il mérite. Cet homme a, en effet, beaucoup donné de sa personne pour redresser l’Algérie, à un moment où pas un observateur étranger n’était prêt à miser un seul kopeck sur l’avenir de l’Etat algérien. Avec un stoïcisme sans égal, il a fait face à la plus grave turbulence que l’Algérie ait connue durant son histoire. Non seulement l’Etat était ouvertement défié par des groupes terroristes armés, (dont l’histoire dira peut-être s’ils étaient ou non manipulés et par qui ?), mais le pays devait également impérativement rééchelonner son immense dette extérieure en acceptant les lourdes conditionnalités imposées par le FMI et l’ensemble de nos créanciers. Aucun prédécesseur du président Zéroual n’avait eu le courage d’opter pour le réé-

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chelonnement, de crainte de provoquer l’ire des couches les plus modestes de la population, premières victimes des mesures d’austérité induites par les accords d’ajustement structurel. Par ailleurs, l’isolement de l’Algérie avait atteint son acmé, à partir de décembre 1994, suite à la prise d’otages de l’airbus d’Air France, puis en septembre 1997, après les massacres des populations civiles de Bentalha, Sidi Hamed et Béni Messous, à ce jour non élucidés. Face à cette déferlante d’événements dont la tragédie le disputait à la déraison, le président Zéroual a su résister et n’a, à aucun moment, envisagé de déserter sa fonction, fort de son élection au suffrage universel, acquise dans des conditions démocratiques les plus irrécusables. Du 3 juillet 1993, (date à laquelle il succède au général-major Nezzar à la tête du ministère de la Défense), au 27 avril 1999, (date de la passation de pouvoirs à son successeur), le président Zéroual a assumé complètement ses fonctions de chef d’Etat, dans l’ignorance totale de la part de l’opinion publique des innombrables difficultés auxquelles il n’avait eu de cesse de se heurter dans sa relation avec les autres clans et factions au pouvoir. L’annonce de sa démission, le 11 septembre 1998, va prendre de court ses partisans, mais aussi toutes celles et tous ceux qui ont voté pour lui le 16 novembre 1995, afin qu’il consolide le processus démocratique et qu’il réalise les réformes de structure auxquelles il s’était engagé.

La solitude impressionnante du Président Encore eût-il fallu que les autres protagonistes du jeu politique acceptassent son autorité et le laissassent gouverner, conformément aux dispositions de la Constitution du 28 novembre 1996, venue renforcer les

prérogatives du président de la République et instaurer un parlementarisme très rationnalisé. Le président de la République avait besoin d’avoir les coudées franches, choisir lui-même ses collaborateurs et surtout avoir l’entière maîtrise sur les appareils sécuritaires, voués, eux également, à un profond aggiornamento, de sorte à conférer un minimum de crédibilité aux dispositions de la Constitution relatives aux libertés individuelles et collectives. Ne disposant ni de réseaux ni de relais, que ce soit en Algérie ou a fortiori à l’étranger, (contrairement au président de la République actuel), le président Zéroual, fût-il auréolé de l’onction du suffrage universel, ne pouvait prendre la tête d’une croisade contre l’ensemble des clans rivaux, sauf à risquer un échec total aux conséquences imprévisibles, aussi bien pour sa personne que pour l’ensemble du pays. Aussi, est-ce en homme lucide, sage, conscient du devoir déjà accompli, que le président Zéroual décide alors de se retirer, semble-t-il définitivement, de la vie politique. Beaucoup d’Algériens ont fait grief au président Zéroual d’avoir jeté l’éponge sans lutter, laissant ainsi entendre qu’il aurait circonvenu toutes celles et ceux qui lui avaient fait confiance pour sortir le pays de la crise. Il est symptomatique de relever que l’annonce de sa démission ne fut suivie d’aucune demande, d’aucun bord politique, destinée à le faire revenir sur sa décision, d’autant plus que le motif qu’il avait invoqué pour justifier sa décision, permettre à l’alternance de s’opérer, avait laissé perplexes tous les observateurs. Ni l’establishment politique, ni les partis d’opposition, ni la société civile, ni même ses propres amis, tout au moins publiquement, ne se sont mobilisés pour le dissuader de démissionner, alors qu’il avait seulement réalisé 60% de son mandat et

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Conserver Liamine Zéroual dans la mémoire collective - un homme d’exception

que la Constitution lui permettait d’en solliciter un second. Il serait vain, aujourd’hui, de suggérer au président Zéroual de retourner au bercail en 2014. Il n’en a ni la volonté ni les moyens, et sa mise au point du 15 janvier 2009 vaut renonciation définitive à l’exercice d’un nouveau mandat. En revanche, comme le suggère opportunément Badr’Eddine Mili, il peut témoigner par ses écrits de la plus tragique période que l’Algérie ait eu à traverser depuis l’indépendance et faire justice des allégations mensongères proférées à l’endroit de sa gestion durant sa mandature. Il peut aussi, parce qu’il est aujourd’hui un directeur de conscience incontesté et incontestable, suggérer le nom de la personne qui lui semble avoir le plus de titres pour solliciter les suffrages populaires en 2014. En tout état de cause, cet homme devra être capable de se hisser au-dessus de tous les intérêts partisans et catégoriels, incarner l’unité nationale, que la segmentation délibérément voulue de la société algérienne est en train de mettre en pièces, et imposer des réformes de structure consacrant définitivement le passage de l’Algérie à une véritable économie de marché, mais dans le respect du droit et de la justice sociale.

Liamine Zéroual est le contraire d’un homme de clan J’en viens, à présent, à la seule réserve que m’inspire l’article de Badr’Eddine Mili consacré au président Zéroual. Je ne pense pas qu’il soit approprié de mêler Liamine Zéroual à Mohamed Betchine. Il faut, à mon avis, éviter la confusion des genres. Les deux hommes sont aux antipodes. Liamine Zéroual est la vertu faite homme, cependant que son ancien ministre conseiller est connu, de notoriété publique, pour se nourrir d’une morale bien légère, que ce soit en affaires ou dans les relations

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avec les hommes. Je pense à la condamnation à mort de mon ami Ali Bensaâd, dont le crime fut de dire qu’il ne voulait pas en Algérie d’une République dirigée par Betchine. L’historien scrupuleux doit d’abord consigner les faits et ne jamais prendre de liberté avec la vérité, si douloureuse soit-elle, c’est une ascèse très exigeante. Que le général Betchine ait été un valeureux moudjahid, l’histoire est là pour en témoigner et il a aussi perdu un frère au maquis. Mais il n’a jamais existé un clan Zéroual/Betchine opposé au clan Médiène/Lamari/Smaïl. Le président Zéroual n’était pas un homme de clan ; sa vie, ses choix, ses accointances, ses options, ses convictions politiques faisaient de lui le serviteur de l’Algérie. Si clan il y a, le clan de Liamine Zéroual est celui de l’Algérie, de toute l’Algérie, mais seulement de l’Algérie. Pour le surplus, ce n’est pas Liamine Zéroual qui ramena Betchine à la Présidence, au motif qu’il avait besoin de lui pour faire barrage aux clans et factions rivaux. Le président Zéroual, coopté par l’institution militaire (dominée alors par les éradicateurs), n’allait tout de même pas remercier ses mentors de circonstance en leur faisant adouber un homme qui allait se retourner contre eux (ce n’est pas du tout ce que suggère Mili, certes, mais c’est là une croyance très répandue dans l’opinion publique, mais qui est totalement controuvée). C’est un général, aujourd’hui très puissant, qui a suggéré au président de l’Etat de s’attacher les services de l’ancien patron de la DGPS (ascendant direct du DRS), afin que celui-ci lui prête main-forte pour gérer une période particulièrement tourmentée et incertaine et il l’a fait, semble-t-il de bonne foi, pour soulager le fardeau de Liamine Zéroual. Il est exact que le général Betchine appréciait beaucoup Liamine Zéroual (il est difficile

de ne pas céder au charme de cet homme, comme ce fut le cas de beaucoup de ses hôtes étrangers et non des moindres) et la réciproque devait être sans doute exacte (en partie parce que l’ancien ministre-conseiller impressionnait par son courage et son ignorance de la peur et en partie parce que sa part d’ombre n’avait pas été éventée par le président). Enfin, il est utile de savoir que le président Zéroual comptait s’adosser à des personnalités d’envergure pour transformer en profondeur la société algérienne. Le regretté Fodil Saïdi ; Hocine Benhadid ; Ali Benflis, pour son bilan remarquable à la justice ; le regretté Mohamed-Salah Mentouri qui avait fait du CNES un irremplaçable outil d’aide à la décision et qui était pressenti pour devenir chef du gouvernement ; Nazim Zouiouèche, pour son bilan à la tête de Sonatrach et sa vision prospective de la politique énergétique ; Abdelwahab Keramane, pour sa gestion scrupuleuse des équilibres macroéconomiques, etc. Tôt ou tard, le général Betchine aurait fait les frais des réformes substantielles que Liamine Zéroual voulait engager mais contre lesquelles des forces centrifuges représentées par des hommes aujourd’hui disparus (et ayant ainsi, de ce fait, pu échapper à la justice des hommes, mais sûrement pas à celle de Dieu) se sont dressés, afin que le flambeau fût transmis à une personnalité qui s’était habilement tenue à l’écart de la tragédie algérienne.!

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Ce que l’Algérie doit à Liamine Zeroual! «Il est très facile d’être homme mais bien plus difficile d’être un homme» (Proverbe chinois) Par Badr’Eddine Mili* * Ancien chargé de mission à la Présidence de la République.

On a souvent dit que lorsque le peuple algérien avait eu à se mêler vraiment de politique après l’indépendance, c’était à chaque fois pour écrire une page d’histoire en transformant une tourmente en épopée et un parcours en destin. Ce ne fut pas toujours le cas, mais pour une fois, cette affirmation, un peu cocardière, se vérifia quand il rencontra sur sa route et dans des circonstances plus que dramatiques un homme qui avait pour nom Liamine Zeroual, un combattant de la libération de la première heure, peu porté sur les feux de la rampe et qui n’imagina jamais se retrouver un jour au centre de la crise interne la plus meurtrière que la nation, sur le point de se disloquer, ait eu à vivre dans sa longue et tumultueuse existence, et pis, d’avoir à diriger un Etat qui prenait eau de toutes parts, dans une tempête qui terrifiait les timoniers les plus aguerris. Il fallait avoir, comme Mohamed Boudiaf, l’Algérie chevillée au cœur, un cran et un sens des responsabilités peu communs et aussi quelque part un volontarisme à toute épreuve pour se lancer dans une aventure dont personne ne savait sur quoi elle allait déboucher, tant l’incertitude que les vents contraires faisaient planer sur le pays étaient, en plus des tueries, la chose la mieux partagée par les Algériens. Qui aurait en effet accepté de parier un seul kopeck sur cet ancien officier supérieur de l’ANP, réservé et même revêche, les sourcils, constamment en bataille, la voix martiale, connu des seuls initiés des arcanes du pouvoir réel, pour sortir l’Algé-

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rie du bourbier dans lequel l’enfoncèrent les forces liguées de la revanche et du passéisme qui avaient juré la perte de la République ? Pour dire vrai, peu de gens, si l’on considère la carrière sans relief particulier qui fut la sienne — exception faite de la démission, avec éclat, de son poste d’ambassadeur en Roumanie, sous le mandat de Chadli Bendjedid — ainsi que le déchaînement de la violence intégriste qui divisa profondément aussi bien la société que les formations partisanes accouchées aux forceps par la Constitution de 1989. Autant dire une mission impossible comme en convinrent les plus pessimistes, renforcés dans leur conviction, par les premiers pas hésitants du président de l’Etat, ministre de la Défense, réduit à recourir aux expédients les plus dérisoires, comme convoquer à la conférence du dialogue national des responsables de fédérations sportives et autres minorités socioculturelles non représentatives, l’expression la plus éloquente de son isolement, mais également de l’opportunisme et de l’hypocrisie de politiciens grisâtres en quête d’une reconnaissance internationale. 1- Les élections présidentielles du 25 novembre 1995 Qui eut cru, en cet automne maussade et cruellement sanglant, que la vapeur allait se renverser aussi brusquement et que le cours des événements allait prendre, par une de ces accélérations dont seule l’histoire détient le secret, une direction imprévue qui surprit les observateurs les plus blasés ? L’organisation courageuse, des premières

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Ce que l’Algérie doit à Liamine Zeroual!

élections présidentielles pluralistes que les chancelleries, accréditées à Alger, vouaient à un échec annoncé, en provoqua l’amorce. C’est à ce moment-là que la société algérienne, prise de vertige mais encore consciente, partit puiser dans le fond de ses réserves morales les plus insoupçonnées la force d’un élan salvateur qui ne survient – suscité par un formidable instinct de conservation — qu’au bord de la très mince frontière qui sépare la vie de la mort. Et le déclic, générateur de la lame rédemptrice, vint de là où personne ne l’attendait, de ces Algériens résidant en France et ailleurs à l’étranger, qui déferlèrent, par vagues ininterrompues, sur les bureaux de vote pris d’assaut, des jours durant, donnant à voir et à entendre que l’Algérie, même à terre, était capable de se relever. Un positionnement patriotique confirmé, quelques jours plus tard, sur tout le territoire national par les hommes et, en particulier, par les femmes qui bravèrent la peur et les consignes de boycott, assorties de menaces de massacres colportées de ville en ville, de village en village et de quartier en quartier. Si la formule selon laquelle l’élection d’un président de la République résulte en général de la rencontre d’un homme avec son peuple, autrement dit, du croisement d’un parcours individuel avec un destin collectif, devait se rapporter parfaitement à quelqu’un, elle s’appliquerait, sans aucune espèce de doute, à Liamine Zeroual. Jamais l’élection d’un président, parmi toutes celles organisées en Algérie, depuis l’indépendance, n’eut en effet à souffrir du moindre soupçon de fraude ou d’une quelconque contestation, un précédent qui laissa espérer que ce fut là une conquête irréversible de la démocratie et d’une culture politique avancée à laquelle accédaient enfin aussi bien la classe politique que les citoyens qui avaient fini, à la longue, par en désespérer.

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2- Le programme de redressement national S’étant entouré d’experts et d’universitaires rompus aux questions les plus épineuses de la problématique politique et économique nationale et internationale, Liamine Zeroual s’attacha en priorité à mettre en œuvre le programme promis pendant sa campagne. Fort de son élection triomphale célébrée, dans l’espoir de la résurrection, par tout un pays, revenu à la vie, il privilégia avec sa perception d’une grande acuité des urgences, des enjeux et des rapports de force du moment, deux tâches vitales qui représentaient, à ses yeux, le passage obligé vers une normalisation durable : la lutte sans merci contre le terrorisme et son corollaire, la démocratisation de la vie politique du pays, les conditions sine qua non du sauvetage d’une nation affamée de paix et de justice.La fermeté avec laquelle il engagea le combat contre les forces obscurantistes qu’il n’avait eu de cesse de qualifier de groupes de traîtres et de mercenaires n’eut d’égale que les dispositions révolutionnaires qu’il introduisit dans la nouvelle Constitution proposée aux Algériens et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles renforcèrent la confiance du peuple auprès duquel il nomma un médiateur, en la personne d’un ancien membre des 22, Abdesselem Habbachi, renseignant sur le rapport à la politique, inédit et même intriguant pour certains, qu’un militaire, par essence, enclin à la dictature, cultivait, avec autant de détachement et de distance, vis-àvis d’un pouvoir qu’il considérait beaucoup plus comme un moyen pour servir que comme une fin en soi. La limitation de l’exercice de la magistrature suprême à deux mandats et l’instauration du bicaméralisme, présenté comme une balise de sécurité contre les extrémismes, posèrent le principe à partir duquel devait se construire, selon son vœu, le nouveau sys-

tème de gouvernance ou l’alternance apparaissait — du moins en théorie — comme la pierre angulaire et la plus importante des garanties de la démocratie. Pour lui comme pour ses collaborateurs, le fonctionnement juste et équilibré de la société et de l’Etat ne pouvait, dans cette logique, être complet et réel que si la presse était libre, elle dont le rôle stratégique dans la lutte contre le terrorisme était devenu indiscutable. C’est tout le sens qu’il fit revêtir au contenu audacieux de la directive présidentielle n°17 à laquelle il dévolut la mission de procéder à la refondation du système national de la communication, en préconisant la promotion d’un véritable service public et l’indépendance des organismes étatiques vis-à-vis du pouvoir exécutif qui passaient, selon le texte, par l’ouverture du champ médiatique au pluralisme politique et culturel. Il se plia, lui même, à cette règle, en donnant des conférences de presse très animées au cours desquelles des journalistes algériens osaient franchir, avec une certaine impertinence, les limites, y compris, celles de la correction la plus élémentaire, sans que cela l’offusquât outre mesure. Dans le même souci de transparence, il refusa de soustraire à l’investigation de la presse les objets qui sont de son ressort légal, jusqu’à ce qui avait trait à la communication sur sa propre santé en tant que premier magistrat de l’Etat, l’opportunité d’y donner une suite concrète s’étant présentée, lors de son hospitalisation en Suisse, pour soigner une pathologie vasculaire. 3- Le traitement militaire et politique du terrorisme Tous les Algériens ont encore en mémoire les déplacements que Liamine Zeroual effectuait dans les fiefs du GIA et de l’AIS, à Aïn Defla, Chlef, Blida, Boumerdès, Jijel, inspectant les dispositifs militaires opérationnels et ceux des groupements de patriotes, rendant visite aux victimes des bombes, des incendies et des destructions, prenant note de leurs doléances

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et instruisant les autorités pour les prendre en charge. Et pas seulement. Il se portait au chevet des blessés dans les attentats commis dans les grandes villes comme à Alger, après l’explosion de la voiture piégée lancée contre le siège de la Sûreté de wilaya, au boulevard Amirouche. Ce jour-là, il eut ce cri du cœur, profondément humain, interrogeant cette femme, alitée, au regard plein de désarroi : «Qu’y a-t-il lieu de faire, madame ?», une question spontanée pour laquelle il fut critiqué, parce qu’incomprise, alors qu’il fallait la recevoir comme le débordement d’un trop plein de compassion pour son peuple agressé par une guerre aux drames et aux morts de laquelle il ne voulait pas en ajouter de supplémentaires, plus terribles encore. D’autant que le contexte international était hostile à l’Etat algérien et favorable aux partis signataires du pacte de Sant’Egidio qui redoublaient d’activisme en faisant circuler leurs thèses sur le «qui tue qui ?», puisant leurs arguments dans les dépassements et atteintes aux droits de l’homme perpétrés çà et là. D’où la démarche de la «rahma» qu’il prit sur lui, malgré ses insuffisances et ses injustices, de mettre en œuvre, reproduisant, dans la forme mais, inexplicablement, pas dans le fond, les modèles empruntés à l’Afrique du Sud et aux pays d’Amérique latine. Cela valait mieux que rien, avait-il sûrement pensé, l’unité du peuple et la sauvegarde de la République passant avant toute autre considération. Il y eut bien des revers à la médaille, des effets indésirables et des excroissances imprévisibles qui ont contrarié le cours de son projet, telles ces décisions impopulaires prises par son chef du gouvernement auquel il avait lâché la bride, lui cédant plusieurs de ses prérogatives de gestion, se satisfaisant d’arbitrer, à la lumière des notes d’analyse et d’orientation

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que lui rédigeaient ses conseillers, autrement, plus compétents. Ce qui provoqua le mécontentement et l’opposition des cadres et des travailleurs du secteur public mis au chômage forcé, injustement incriminés et incarcérés pour «mauvaise gestion», ou, ponctionnés, illégalement, du fait d’une politique anti-sociale virulente. A la colonne des passifs, il faut encore ajouter la création du RND, ce partiéprouvette avec lequel il sembla, quand même, prendre ses distances, refusant, apparemment, de le parrainer, en l’état, mais sans en faire une publicité manifeste. Bien que n’accordant pas trop d’intérêt à la politique politicienne, il flaira dans l’opération les relents peu ragoûtants des arrière-pensées et des objectifs inavouables qui vidèrent, de son contenu démocratique et progressiste, l’idée originelle de feu Abdelhak Benhamouda qui l’avait conçu, au départ, comme une école de promotion de la culture citoyenne dont le pays avait tant besoin, soit l’antithèse d’un FLN corrompu, usurpateur des valeurs de Novembre. Les événements ultérieurs confirmèrent ses premières appréhensions, tentant d’y opposer une parade, sous la forme, bien fragile, d’une Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives (Cnisel), une instance de peu d’influence, inaugurée pour la première fois dans l’histoire des consultations électorales algériennes, sous la présidence de Salah Boubnider assisté de Tahar Zbiri et de Baya Hocine. 4- L’action internationale Liamine Zeroual était tout sauf un commis-voyageur international. N’ayant visiblement ni le temps ni l’heure de s’y consacrer à part entière, il préféra abandonner cette tâche à la discrétion de ses conseillers et de son ministre des Affaires étrangères. Une lacune qui réduit le rayon de son action, puisque, même populaire en Algérie, seul

président au monde arabe à avoir été élu démocratiquement et à avoir limité, constitutionnellement, la durée de l’exercice du pouvoir, il demeurait relativement inconnu sur la scène internationale, ses contacts à l’extérieur se limitant au plus proche voisinage. Ce qui ne l’empêcha pas, quand il l’avait fallu, de remettre à sa place Jacques Chirac qui ne voulait le rencontrer, à un moment crucial pour l’Algérie, qu’entre deux portes dans les couloirs du palais de Manhattan, lors de l’Assemblée générale de l’ONU à laquelle il prit part. Il le lui fit savoir, de façon sèche, par l’entremise de son porteparole, Mihoub Mihoubi, ancien ambassadeur au Nigeria qui tint une conférence de presse retentissante, par ses conséquences, puisque le chef de l’Etat français s’en mordit les doigts et voulut s’en excuser, mais le coup était parti, irrattrapable. Tel était Liamine Zeraoul, fier, jaloux de la souveraineté de son pays, entier, hostile aux compromis bâtis sur la concession ainsi qu’il le prouva auparavant face à l’arrogance d’Edouard Balladur et de Charles Pasqua, le Premier ministre et ministre de l’Intérieur français de la cohabitation qui exigeaient d’attaquer, sur le sol algérien, l’Airbus français, cloué sur le tarmac de l’aéroport Houari-Boumediène par les pirates du GIA. De même qu’il fit fermer le bureau de l’AFP à Alger qui faisait l’apologie du terrorisme en donnant de fausses informations, s’opposa au tournage, par BHL, d’un film documentaire sur les opérations militaires dans l’Ouarsenis, appuyé par un haut responsable et demanda à son ministre des Affaires étrangères et à son ministre de la Communication et de la Culture de surseoir à des déplacements à Paris, pour l’un, et au Festival de Cannes, pour l’autre, tant que le gouvernement français n’avait pas défini, franchement et clairement, une position acceptable, vis-à-vis du terrorisme.

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Ce que l’Algérie doit à Liamine Zeroual!

L’attitude d’une grande dignité qu’il afficha face au panel – en fait une commission d’enquête déguisée — envoyée par le secrétaire général de l’ONU, pour examiner la situation sur le terrain, limita les dégâts, en recadrant la mission des émissaires internationaux, emmenés par Mario Soares, un ancien réfugié politique de la résistance portugaise anti-salazariste qui avait trouvé asile en Algérie, dans les années 1960-1970, et qui, ironie de l’histoire, y revenait pour conduire une inspection de police internationale, en compagnie de Simone Weil et d’un ancien Premier ministre jordanien résidant aux Etats-Unis. Ulcéré par le spectacle qu’une certaine «classe politique» étalait, aux portes du Sofitel, en faisant la chaîne pour se faire entendre par la commission, il avait toutes les raisons de croire que se profilait à l’horizon le danger d’une intervention étrangère qu’il voulait éviter à tout prix, d’autant qu’un autre brasier était sur le point de s’allumer en Kabylie, à la suite de l’assassinat du chanteur Matoub Lounès.Là aussi, il convoqua tout ce qu’il recelait comme potentiel de force de conviction pour conjurer le pire avec, il faut le reconnaître, le concours de plusieurs personnalités patriotiques qui avaient pris conscience du caractère aventureux des événements de Béjaïa et de Tizi-Ouzou. Cependant, les massacres qui se multipliaient aux quatre coins du pays, à Bentalha, Raïs, Had-Chekala, Sidi Moussa, Khraicia, fauchant des centaines de vies humaines, eurent raison de sa patience et de sa ténacité, alors même qu’il était convaincu d’avoir remporté à la fois la bataille politique en disqualifiant, totalement, Abbasi Madani et Ali Benhadj, pris en flagrant délit d’appel au meurtre, et alors même aussi qu’il avait commencé à voir poindre les prémices de la victoire militaire, après la reddition de nombreux terroristes descendus des zones

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de rébellion, au terme de l’application de la loi sur la rahma. 5- L’adieu aux armes La vision qu’il avait de cette loi ainsi que de la gestion de ses conséquences, entre autres le sort de l’AIS, dont le chef Madani Mezrag venait de déposer les armes, n’emportait pas l’adhésion de tous. Certains craignaient qu’il fit cavalier seul et volât de ses propres ailes. Les violentes attaques portées contre son homme de confiance, le ministreconseiller, second personnage de l’Etat, le général Mohamed Becthine avec lequel il partageait le compagnonnage solidaire qui liait les moudjahidine montés au maquis, à un âge précoce, pour combattre le colonialisme et avec lequel également il s’opposa aux purges opérées par Chadli Bendjedid, au sein des corps de l’ANP, après 1988, achevèrent de le persuader qu’il ne disposait pas de l’ensemble des moyens pour mener à bien sa tâche, au sommet de l’Etat, évitant d’entrer dans des conflits que lui interdisait son code d’honneur. Tous ces développements survenaient après les élections législatives de 1997, remportées frauduleusement par un parti qui venait à peine de naître, une forfaiture dont il ne supporta certainement pas les éclaboussures sur sa popularité, basée essentiellement sur l’intégrité politique et morale. C’est vraisemblablement dès cet épisode qu’il prit la décision d’écourter son mandat et d’annoncer des élections présidentielles anticipées. Il sortit, par la grande porte, avec le panache d’un aguellid numide. Il aurait pu prononcer un discours devant les deux chambres réunies du Parlement pour s’accrocher au pouvoir ainsi que certains le lui proposèrent en se référant à la Constitution. Il n’en fit rien. Homme de parole oui, de discours non ! Et puis il n’était pas le genre à se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes. Un ami déçu lui écrivit une lettre, une fois rentré chez lui, dans laquelle

il lui reprocha d’avoir laissé le pays au milieu du gué et de ne pas avoir eu le courage suffisant pour franchir le Rubicon, hésitant comme, naguère, le général Boulanger face aux Croix de feu, l’exhortant à méditer les conséquences de sa retraite, lorsqu’il contemplera, de sa demeure, les hauteurs majestueuses du Chelia. Je ne sais s’il lui répondit ou pas. Par contre, il refusa depuis de réapparaître nulle part de façon officielle, quittant définitivement la scène politique, ainsi que le firent avant lui de leur propre chef de rares présidents en exercice, tels que Julius Nyerere, Léopold Sedar Senghor et Charles de Gaulle. Beaucoup lui firent miroiter la possibilité d’un retour glorieux, pensant qu’ils avaient affaire à un Lionel Jospin, feignant d’ignorer que Liamine Zeroual n’était pas un saltimbanque. Il était déjà entré dans l’histoire, un certain 25 novembre 1995 et n’était pas près d’en sortir. La jeunesse d’aujourd’hui et la classe dite politique qui jacasse, en ces semaines de campagne électorale, en jonglant avec les milliards de la corruption dans un cirque Amar des plus loufoques, devraient en user comme d’une source d’inspiration pour hisser la politique au rang de métier noble et désintéressé, reprenant langue avec les partis du mouvement national qui étaient, avant 1954, des écoles de nationalisme ou s’éveillaient les consciences et ou s’acquerraient les cultures et les connaissances. C’est tout le bien que les Algériens souhaitent à leur pays. Quand au président Liamine Zeroual, on ne lui demandera qu’une seule chose, c’est de témoigner devant l’histoire et de publier ses «mémoires» à l’usage du peuple à venir qui a besoin de trouver sa voie tant il est vrai que «pour connaître un chemin, il faut interroger celui qui en vient, selon un adage qui du vieux terroir des hommes. 

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Il y a quatorze ans, Liamine Zeroual tirait sa révérence

Liamine Zeroual: L’effacement d’un juste Ali Mebroukine

Professeur d’Université Ancien collaborateur du président Liamine Zéroual)

Un homme politique atypique Le 27 avril 1999, le président Liamine Zeroual prenait congé de tous les membres de la classe politique algérienne. L’appel lancé par un certain nombre de ses fidèles (dont l’auteur de ces lignes), pour qu’il se représente à l’élection présidentielle d’avril 2009, n’avait pu aboutir, l’ancien président de la République ayant décidé, une fois pour toutes, d’abandonner la politique. En novembre 1993, celui qui aurait dû être son prédécesseur, Abde-

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laziz Bouteflika, s’était dérobé lorsqu’il s’était agi pour lui de prendre en dépôt l’héritage du Haut Comité d’Etat, alors dirigé par le médiocre et insipide Ali Kafi. A. Bouteflika s’était en effet ravisé à la dernière minute jugeant la situation sécuritaire, politique, économique financière et sociale par trop calamiteuse pour qu’il prît le risque d’assumer, devant l’histoire, le poids d’un échec programmé. Il avait préféré passer le mistigri au général Liamine Zeroual, alors ministre de la Défense depuis le 3 juillet 1993, réputé homme de

convictions, de courage et de principes. Ce n’est pas le lieu de procéder au bilan du président Liamine Zeroual (30 janvier 1994-15 avril 1999) que nous laisserons pour une autre circonstance. Il est cependant difficile de passer sous silence le paradoxe qui veut que ce soit le premier président de la République d’un pays arabe, élu dans les conditions les plus «irrécusablement» démocratiques, qui ait été contraint de jeter l’éponge, alors qu’il venait à peine de franchir le milieu de son

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mandat (c’est le 11 septembre 1998 qu’il annonce sa décision d’organiser une élection présidentielle anticipée), et alors que la Constitution du 28 novembre 1996 lui permettait de solliciter un second. Dans le monde arabe, depuis les indépendances de nos pays, Liamine Zeroual reste l’unique exemple d’autolimitation dans l’exercice du pouvoir suprême, au milieu d’une cohorte d’autocrates impénitents, les uns plus autistes et plus criminels que les autres, mais que l’histoire vient cruellement de rattraper. Un homme d’état et non de pouvoir C’est pour avoir refusé d’être un trois-quarts de président ou encore d’être un simple «président stagiaire», que Liamine Zeroual décide de mettre un terme à son mandat. Il était normal qu’après avoir été élu dans les conditions que l’on sait, Liamine Zeroual exigeât d’avoir les coudées franches pour désigner ses collaborateurs immédiats, restaurer le crédit des institutions de l’Etat, redorer le blason de l’Algérie terni par une décennie de violences et de sauvageries. Il était légitime que Liamine Zeroual veuille moraliser la vie publique, entamer la démocratisation des institutions, élargir les espaces de liberté, déverrouiller le champ audiovisuel et, in fine, instaurer des contrôles rigoureux sur l’utilisation de l’argent public. Il n’était pas un homme de clan ou de faction, contrairement à la légende que cherche à accréditer le directeur des éditions La Découverte, François Gèze. Il n’a jamais existé une lutte de clans ayant opposé le duo Zeroual/Betchine au trio Médiène/Lamari/Smaïl ; le président Zeroual, se tenant constamment au-dessus de la mêlée. Le compagnonnage que beaucoup, à juste titre, du reste, considéraient comme insolite, entre Liamine Zeroual et Mohamed Betchine était purement tactique ; il ne serait pas venu un seul instant à l’esprit du président Zeroual de faire, par exemple, condamner à mort pour association de malfaiteurs liée à une organisation terroriste mon collègue et ami Ali Bensaâd (brillantissime chercheur, penseur laïcisant, aujourd’hui expatrié) ; pas davantage l’idée de faire inculper, pendant des années, des gestionnaires que la justice devait finalement innocenter, à l’issue de leur détention provisoire. Liamine Zeroual était un juste. Son tort a été de se laisser porter par

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la conviction, hélas erronée, que le temps lui permettrait, mais à pas comptés, de commander aux choses et aux hommes et ce, dans la fidélité à la volonté populaire qui l’avait littéralement plébiscité le 16 novembre 1995. Les hommes sur lesquels Liamine Zeroual voulait s’appuyer pour réformer en profondeur la société algérienne sont connus. Parmi eux, on citera Ali Benflis, dont la réussite dans le secteur de la justice (notamment le rapprochement de la justice du justiciable, avait été unanimement loué par tous les citoyens), Abdelhak Benhamouda, Mohamed Salah Mentouri, Fodil Saïdi (les trois aujourd’hui disparus), Hocine Benhadid ou encore Abdelaziz Rahabi qu’il considérait comme le plus brillant diplomate algérien. Il n’est pas jusqu’au FFS (dirigé alors par A. Djedaï), qui n’ait daigné prendre langue avec Liamine Zeroual, tant ce dernier apparaissait, aux yeux de l’ensemble de la classe politique de l’époque, comme un homme d’Etat profondément imprégné des valeurs de la République et du sens de la nation. Quant au RND, il n’a jamais été conçu pour Liamine Zeroual, mais pour celui qui officie depuis le 31 décembre 1995 (avec

quelques traversées du désert), d’abord comme chef de gouvernement, ensuite comme Premier ministre. Liamine Zeroual n’avait aucune prise sur les appareils du parti, cependant que les fraudes massives qui ont caractérisé l’entrée du RND au Parlement en 1997 puis 1998 ont été concoctées puis mises en œuvre à son insu ; le président Liamine Zeroual était en effet un partisan inconditionnel de la transparence en politique et il n’entendait nullement parrainer un mouvement constitué de coteries et d’officines où les candidats achetaient leur charge de députés et de sénateurs, comme aux temps maudits de l’ancien régime de la France féodale. A l’époque de Boumediène et de Chadli, les parlementaires et autres titulaires de fonctions prestigieuses étaient sans doute cooptés par l’appareil partisan, sur des bases idéologiques, politiques, incontestablement claniques, voire clientélistes (sans que ce terme doive obligatoirement être connoté péjorativement, car il s’agit d’un phénomène qui tend aujourd’hui à l’universalité), mais jamais, en aucune circonstance, on ne pouvait marchander sa charge de député dans

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Liamine Zeroual: L’effacement d’un juste

des lieux les plus interlopes de la capitale, qui plus est, dans des lupanars. …. j’ai même souvenir d’interventions personnelles du président Zeroual pour faire cesser des abus de droit caractéristiques que subissaient le plus souvent des personnes très modestes ou particulièrement vulnérables. La popularité du président Zeroual n’a jamais été l’effet du hasard ni d’un décret de la providence, et n’était sa conviction que les hommes providentiels n’existent pas, il se serait présenté à l’élection d’avril 2009 et l’aurait largement remportée, dans les mêmes conditions de transparence et de régularité qu’en 1995, tant sa popularité était grande et sa réputation d’intégrité et de probité gravée dans le marbre. Pour revenir au domaine de la gouvernance des affaires publiques, Liamine Zeroual entendait, par exemple, renforcer considérablement le CNES pour en faire un véritable outil d’aide à la décision, objectif largement atteint grâce au charisme et à la dimension intellectuelle de Mohamed Salah Mentouri, mais ce dernier était coupable d’avoir des convictions et des idées et de vouloir les défendre. Liamine Zeroual avait donné des instructions pour que les virtualités contenues dans la loi du 27 décembre 1990 sur les associations ( une des œuvres majeures de Mouloud Hamrouche) soient encore élargies et mises à profit pour que des universitaires, des chercheurs, des chefs d’entreprise s’organisent dans le cadre d’une société civile dynamique, porteuse de projets et s’érigeant progressivement en interlocutrice obligée des pouvoirs publics. Quant à Ali Benflis, homme de compétence, de dossiers, de courage, de principes (il se faisait un point d’honneur à respecter tous ses engagements, comme le reconnaissent aujourd’hui tous ses anciens collaborateurs à la primature avec une nostalgie teintée d’amertume), il a été empêché trois ans durant (août 2000-mai 2003) de mener à bien la tâche de reconstruction de l’Etat, alors qu’il jouissait au sein du FLN et de l’administration d’une réputation d’homme d’Etat devant laquelle des hommes comme le président Jacques Chirac et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’étaient inclinés. Il s’était en vain opposé à l’institution du délit de presse et n’a pour sa part jamais usé du droit de déférer un journaliste à la justice. C’est au moment où il entendait donner une impulsion majeure à la politique algérienne, fort de sa victoire éclatante aux élections législatives de 2002, qu’il est arbitrairement congédié et plus tard soumis à une ignoble chasse à l’homme conduite par le fantasque et désormais ex- SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem,.

riens, confier les missions les plus ardues et les plus complexes aux femmes et aux hommes compétents et intègres, sans égard pour leur lieu de naissance ou les états de service, plus supposés que réels, de leurs parents. Il était en train de préparer avec Mohamed Salah Mentouri et quelques autres un véritable projet de transformation de la société algérienne et une remise à plat de son système politique, après avoir résolu, mais une fois que la justice fut passée, les stigmates de la terrible tragédie nationale. Il lui aurait fallu encore non seulement quelque sept ans pour faire avancer ce chantier mais que ses successeurs continuassent de s’en tenir à l’esprit de sa feuille de route. Vers plus de liberté et démocratie? Il me faut conclure. Le rappel des tribulations du président Liamine Zeroual doit constituer une source d’enseignements pour tous les Algériens. Subjectivement, Liamine Zeroual était un démocrate ; objectivement, il ne pouvait concrétiser les principales libertés consacrées par la Constitution, et c’est pour cette raison qu’il s’est effacé volontairement de la sphère politique. Qu’on ne se méprenne pas, la liberté et la démocratie, pour qu’elles puissent triompher durablement, doivent être une quête inassouvie de la part de tous les Algériens et les Algériennes, comme l’ont rappelé A. Mehri, A. Rahabi et D. Zenati, chacun dans son style et dans le respect de ses convictions, mais tous les trois avec talent, pédagogie et courage, à l’occasion des débats d’El Watan du 22 avril (Cf. compte rendu des débats, in El Watan du 24 avril). La démocratie n’est pas pour autant un régime de faiblesse. Ce n’est ni le laxisme, ni le populisme, ni le zaïmisme, ni le sultanisme populaire. C’est un régime d’autorité qui fait régner une loi d’airain, celle de l’égalité des citoyens en droits comme en devoirs ; elle passe inévitablement par la rupture avec le modèle rentier clientéliste, sans cesse annoncée mais indéfiniment différée. Il reste seulement à espérer que les revendications en faveur d’un changement de régime, qui prennent de plus en plus consistance, ne reposent sur aucun malentendu à cet égard. 

Liamine Zeroual voulait rassembler les Algé-

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ZOHra MaHi,Cette aMie des Batneens

une CAndide Au pAYs des CÈdres Le hasard fait-il toujours bien les choses ? J’en ai toujours douté en bonne volontariste qui estime que ce sont les gens qui ont peu de prise sur leur destin qui se consolent avec ce genre d’aphorisme.

Par Zohra mahi

Alors, croyez-le ou non, j’en suis devenue une adepte et une adepte convaincue. De quoi s’agit-il ? D’une rencontre improbable entre une représentante de l’Ouest (moi) et une escouade de Chaouis (le surnommé « Didine » et ses compères), tous triés sur le volet, porteurs de richesses insoupçonnées pour l’autocentrée sur sa région que j’étais, persuadée que passée la frontière des Monts de Miliana, il n’y avait point de salut ni de civilisation. Après cette rencontre, conserver ses œillères confine à la cécité ou à la mauvaise foi et je me

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targue de ne souffrir ni de l’une ni de l’autre. Tout a commencé avec un texte fort bien conçu et construit par Mostefa Hamouda sur sa ville,Batna . « Batna, identité en mouvement ou en extinction?» dont il détaillait les hauts lieux et ceux qui les ont hantés.

l’Université de Batna de son ami le Professeur Tahar Benabid ,avec la complicité et l’appoint décisif de ses amis, Monsieur et Madame khalfallah . Pouvais-je refuser de répondre à cette marque insigne de considération adressée dans la droite ligne de l’hospitalité Chaouie ?

C’est en tout cas ainsi que se fit l’amorce de ce qui sera, je l’espère, une solide amitié.

Certainement pas et je me suis dépêchée d’y répondre, toutes affaires cessantes et je ne l’ai pas regretté. Nous sommes à la résidence Khalfallah à Zeralda .Imaginez le décor: un intérieur cossu, confortable, avec une fonctionnalité à toute épreuve et des hôtes présents mais non envahissants :

Mais l’ami Mostefa Hamouda fit mieux que répondre à ma réaction. Il me convia à la fête qu’il avait organisée, pour célébrer la nomination à la tête de

Madame d’abord, Arlette, affable, souriante affairée mais à l’écoute de ses invités, efficace sans fébrilité ni impair. La parfaite maitresse de maison

J’étais intervenue au sujet de l’un de ces fantômes du passé et proposé une relecture de ce qui était dit à son propos. Je ne m’attarderai pas sur ce point car ce n’est pas le but du présent billet.

avril 2013 | 25 BATNAINFO


Zohra Mahi,cette amie des Batneens

qui reçoit avec l’élégance et la facilité de ceux qui dominent la situation sans paraître fournir un effort trop visible. Monsieur, Hamid, discret, aussi souriant et affable que son épouse, avec un flegme tout britannique, veillant au confort de chacun et à ce que tous se restaurent, intervenant dans le bon déroulement des arrivées puis des départs. Bref, un couple sympathique ayant l’expérience évidente et maitrisée des réceptions et point rebuté par le nombre des convives qui se révéla important. Dans le splendide isolement de ma région de l’Ouest, je ne pouvais pas concevoir qu’à l’autre bout du pays, dans une région réputée pour la rudesse de son climat et de ses habitants, j’allais rencontrer cette multitude d’esprits tous plus brillants les uns que les autres dont les plaisanteries, les calambours et les jeux de mots allaient éclairer une atmosphère déjà détendue et pleine de charme. C’est évidemment l’organisateur compétent, disponible et dévoué, j’ai nommé mon sympathique cicérone dans ce monde que je découvrais, Mostefa Hamouda, qui ouvrit le volet culturel de cette réunion. Son « cha’r el Melhoun » dans la plus pure tradition des troubadours qui sillonnent le pays, nous mit en appétit par ailleurs occupé par la dégustation des hors-d’œuvre et autres canapés plus consistants confectionnés pour nous sustenter. Durant cette lecture, l’assistance qui avait les clés du message que voulait faire passer Mostefa, réagissait au quart de tour par toutes sortes de réflexions, de commentaires, de précisions, d’onomatopées en tous genres …Un joyeux charivari de connivence et de frater-

BATNAINFO 26 | Avril 2013

nité retrouvée entre gens qui s’étaient manifestement perdus de vue. Dans cette assistance de qualité, les femmes ajoutaient leur touche claire et illuminaient cette majorité masculine de costumes sombres par leurs sourires, désamorçant par là même les inévitables dépassements verbaux de gens habitués à la franchise des échanges. Leurs tenues recherchées sans ostentation ni faute de goût, sont la preuve, s’il en était besoin, que l’Algérie diverse et raffinée, cultive avec la même équité l’élégance de ses femmes sur toute l’étendue de son territoire. Mais le meilleur restait à venir… Dans la pénombre de la lumière presque tamisée, se tenait un personnage à la mine modeste, aux gestes mesurés et au regard incertain. Je n’y ai prêté qu’une attention limitée car, perdu dans la masse des invités ses propos plutôt chuchotés n’attiraient pas le regard des foules, du moins pas encore… Je ne sais comment ni à quel moment a débuté le show de « Didine » mais ce que je peux dire c’est qu’à partir de cet instant il ne m’a plus été possible de reprendre mon souffle tant je riais. Tout y est passé…les souvenirs d’enfance et une certaine méthode de « briser la glace » ( les personnes présentes se rappelleront de quoi je veux parler) , les dénonciations véhémentes mais toujours hilarantes du monde politique professionnel et surtout intégriste qui a été l’objet de pratiquement toutes ses banderilles, l’évocation émue et émouvante de Djamel Amrani, poète et résistant. Ce fut un festival, un feu d’artifice, un exercice humoristique, souvent icono-

claste mais de haute tenue. Je retrouvais dans les mimiques, les gestes et l’aisance de « Didine » la patte de mon client et ami Dieudonné, l’humoriste Français bien connu. (cher Dieudo, sachez que si vous êtes un jour en panne d’inspiration, il y a parmi les Batnéens quelques joyeux drilles qui vous en apprendront de belles !) A la fin de cette représentation car c’en était une qui n’avait rien à envier à celle de véritables professionnels, mes zygomatiques étaient arrivés à un tel degré de sollicitations qu’il n’était plus possible de continuer à supporter pareil traitement. J’ai demandé grâce à « Didine » en le questionnant sur le nom de son métier : Chirurgien me dit-on …, lui ne m’a pas entendue pris dans son discours. Evidemment, je m’étais risquée sans filet, car lorsqu’il apprit que j’étais d’une région bien précise, j’ai eu droit aux clichés de l’accent bédouin contrefait, aux grognements de sanglier etc, mais tout cela dans la bonne humeur et la finesse. Finalement, il n’y a pas incompatibilité à ce qu’un talent d’humoriste et celui de chirurgien soient cultivés par une même personne. Cela a pour avantage de soigner en même temps l’âme et le corps et Monsieur le Professeur Mustapha Kamel MAOUI, chirurgien de son état, « Didine » pour les intimes, réunit ces deux talents avec grâce, délicatesse et compétence pour le plus grand bonheur et bénéfice de ses patients. Que retenir de cette soirée? Le souvenir d’une halte reposante dans la course harassante de la vie , et le furieux désir d’endosser un habit d’ambassadrice pour aller porter une parole d’union, de fraternité et de joie à toutes les autres régions. 

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Amar Zeroual Said Merzouki

Amar Zeroual

J’ai appris ton décès alors qu j’étais en voyage par un ami commun et ta disparition soudaine m’a plongé dans une amertume que je ne saurai décrire tellement j’avais l’habitude de tes rencontres amicales, de discussions fortuites sur des sujets les plus divers étant donné que nous avons vécu le métier d’enseignant que nous avons longuement partagé au Lycée Technique de Batna. Nous avons tous deux brossé des tableaux qui nous ont couverts de poussière de craie devant les mêmes élèves, élèves que nous estimions, même dans certaines de leurs incapacités. Mais toi, tu étais d’une autre trempe, car très tôt, tu eus affaire à des élèves du primaire dont la pâte, malléable à souhait, dans un quartier pauvre de la ville et aux niveaux couvrant les deux premiers paliers puisque tu devins directeur d’école, avec ta « P60 » bleue, voiture qui te permit d’engranger à l’université de Constantine un programme de Lettres de Licence en Arabe : ce qui te propulsait professeur de lycée, moment où nous nous nous étions rencontrés. Tous les problèmes ayant trait à l’éducation t’étaient familiers. Tu en discutais avec les collègues .Tu aimais garder les élèves les plus intéressés, une fois qu’avait sonné la cloche, ton cours terminé, pour débattre avec eux de sujets

Hidoussi Med

philosophiques d’actualité. Dès qu’une réforme pointait dans quelque circulaire ministérielle, tu l’accueillais avec promptitude et faisais partie de la cellule de réflexion avec cet autre collègue non moins enthousiaste qu’était Abdallah Smaieh, pour mettre vos statistiques à l’épreuve du concept nouveau. Tu étais volontaire pour l’étude des problèmes de tous ordres. Tu passas Directeur des Etudes au même lycée pour rencontrer d’autres aléas concernant l’organisation pédagogique, l’internat et l’intendance. Tu étais un fonceur qui accumulait les expériences tout azimut, avec, il est vrai, un autre phénomène de ton genre, aussi acharné que toi, du nom de Nouar Bouhidel qui, lui aussi, en demandait toujours plus à ses équipes tant pédagogique, administrative que financière. On eut besoin de toi au nouveau lycée mixte de Barika comme proviseur. Tu y fis merveille en menant à bien ta fonction, meneur d’hommes, et lorsque s’est présentée l’inauguration du Technicum Al Khalifa, tu vins mettre sur rail ce nouvel établissement en répondant, les yeux dans les yeux du ministre Kherroubi qui n’en croyait pas ses oreilles d’entendre qu’il avait devant lui un ancien professeur de lettres arabes : « je m’engage à faire marcher cet établissement technique aux normes

d’une boîte industrielle digne de ce nom : j’ai acquis, en cela, l’expérience voulue en qualité de censeur des études avec les équipes d’ateliers et leur organigramme de stages aux divers ateliers. » Certes tu ne dérogeas pas à ta promesse, t’étant entouré, certes, des équipes que tu as su motiver vers les objectifs déterminés. Tu allas rejoindre ensuite l’équipe des inspecteurs généraux de l’administration au ministère de l’Education durant des années, t’engageant là aussi dans des commissions de travail les plus en vue, pour enfin prendre une retraite méritée, qui, pour toi, ne te satisfaisait pas puisque tu démarras un commerce au centre ville ; mais là encore, ne pouvant faire face à ce travail tout spécifique, tu préféras entamer des études de droit, plus en rapport avec tes capacités, malgré un diabète tenace qui était loin de t’abattre : tu réussis à ouvrir un cabinet d’avocat. Je pus te croiser un jour dans le grand hall du nouveau tribunal, dans ta longue robe noire d’apparat, pour me confier : « Le meilleur des métiers est certes celui d’enseignant : il est le plus pur que j’aie connu. » Puisse Dieu te récompenser là où tu te trouves, et ce, à la mesure de tes efforts, ya Si Amar Zéroual.

CONDOLEANCES Le président de la FASAC , le secrétaire général ,les membres du bureau,le conseil des sages très peinés par la disparition de MM.ZEROUAL AMAR ,HIDOUSSI MED, présentent aux familles des défunts leurs sincères condoléances et les assurent de leurs sympathie. Que Dieu les accueille en son vaste paradis.

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Avril 2013 | 27 BATNAINFO


‫وتطرق األستاذ باديس لونيس إلى‬

‫في حين أعطى األستاذ يوسف‬

‫الجديد دراسة اثنوغرافية على عينة‬

‫في تكوين رأس المال االجتماعي‬

‫مسألة الهوية المحلية في ظل اإلعالم‬ ‫من األمازيغ مستخدمي الفايسبوك‪،‬‬

‫مرجعا الدافع في الدراسة إلى أهمية‬

‫الموضوع‪ ،‬كثرة استخدامه تجريديا‪،‬‬

‫االنتماء‬

‫إلى‬

‫الهوية‬

‫األمازيغية‪،‬‬

‫واعتمد في دراسته على ‪ 13‬مجموعة‬ ‫فايسبوكية و‪ 32‬مقابلة شخصية‬

‫إضافة إلى نقاشات مفتوحة‪ ،‬وعرج‬ ‫إلى العالقة السائدة بين اإلعالم‬

‫الجديد والتقليدي ومسألة الهوية‬

‫بين االنفتاح واالنغالق‪ ،‬واختتمت‬ ‫الجلسة الصباحية بمداخلة تحت‬ ‫عنوان التوحد مع الوسيلة‪ ،‬طموح‬

‫تجاوز المعيش قدمتها األستاذة‬ ‫منال كبور‪.‬‬

‫بن يزة أهمية لدور اإلعالم الجديد‬ ‫لدى شباب الفايسبوك وعالقة هذا‬

‫النوع من رأس المال بالشبكات‬

‫االجتماعية والفايسبوك خصوصا‪،‬‬ ‫وأوضح أن رأس المال االجتماعي‬ ‫على عكس رأس المال المادي ال يمكن‬

‫قياس مكوناته المعنوية مثل الزمالة‪،‬‬ ‫القرابة‪،‬‬

‫العواطف‬

‫واألحاسيس‪،‬‬

‫االلتزام والثقة‪...‬وقال األستاذ بن‬ ‫يزة أن رأس المال الترابطي بناء‬

‫اجتماعي يبدأ من األسرة ثم المجتمع‬ ‫وأعطى مثاال عن جمعية ناس الخير‬ ‫على ضوء مبادراتها التي تحمل‬

‫طابعا اجتماعيا وإنسانيا مثل الزواج‬ ‫الجماعي‪ ،‬التبرع بالدم‪ ،‬التكريم‪ ،‬من‬ ‫جانب آخر أشارت األستاذة نريمان‬

‫وانطلقت أشغال الفترة المسائية‬

‫نومار في موضوع مداخلتها إلى‬

‫بمداخلة األستاذة صورايا لعرابة‬

‫وتأثيره في العالقات االجتماعية من‬

‫التي نشطها األستاذ باديس لونيس‬ ‫تحت عنوان أثر االنترنت في بناء‬ ‫الصورة الذهنية للمؤسسة وتوصلت‬

‫إلى أن غياب التحديث يسيء إلى‬ ‫الصورة الذهنية للمؤسسة‪ ،‬وكشفت‬ ‫عن أهمية تحقيق االتصال التفاعلي‬

‫مشيرة إلى بعض السلبيات الحاصلة‬ ‫مثل تكثيف اإلشاعات في حال غياب‬

‫اإلعالم الرسمي للمؤسسة وظاهرة‬

‫التجسس‬

‫االقتصادي‬

‫والسياسي‬

‫للمؤسسات‪ ،‬عدم التعاطي السليم‬ ‫مع األزمة يقضي حسبها على الصور‬

‫الذهنية المأمولة‪ ،‬وقالت أن العالقات‬ ‫العامة االلكترونية خيار حيوي في‬

‫ظل أهمية التواصل مع المحيط‬ ‫الداخلي والخارجي‪ ،‬في المقابل‬ ‫ركزت األستاذة سوفي شهرزاد على‬

‫التعثر القيمي في الزمن الرقمي من‬ ‫خالل الميل إلى اإلعالم االجتماعي‬

‫بسبب التفاعل أكثر من الوسائل‬ ‫األخرى‪ ،‬وكشفت عن بعض السلبيات‬

‫الناجمة مثل فقدان مهارات التعامل‬ ‫والقفز فوق الممنوعات والهروب من‬

‫الواقع االجتماعي‪.‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫استخدام مواقع الشبكات االجتماعية‬ ‫خالل عادات وأنماط استخدام موقع‬

‫التواصل االجتماعي "فايسبوك" لدى‬ ‫الجزائريين‪ ،‬الدوافع والحاجات التي‬

‫تكمن وراء استخدام الجزائريين‬ ‫لموقع "الفايسبوك"مثل التواصل مع‬

‫األسرة‪ ،‬زيادة المعرفة‪ ،‬الهروب من‬

‫الواقع‪ ،‬وسلطت الضوء على آثار‬ ‫استخدام "الفايسبوك" على العالقات‬ ‫االجتماعية لدى الجزائريين‪ ،‬مشيرة‬

‫إلى أن الهوية االفتراضية تنجم عنها‬ ‫عدة مخلفات سلبية مثل االنسحاب‬

‫من الحياة االجتماعية‪ ،‬اإلدمان‪،‬‬

‫القلق واالضطراب‪ ،‬الشعور بالفراغ‬ ‫العاطفي واالجتماعي ولو أن الدراسة‬ ‫الميدانية التي قامت بها أعطت نتائج‬

‫نسبية حسب العمر والجنس‪.‬‬

‫مقارنة‬

‫بالسابق‬

‫ما‬

‫خلف‬

‫آثار‬

‫وممارسات سلبية مثل التقمص‬ ‫الوجداني للطفل‪ ،‬العنف‪ ،‬التعري‪،‬‬

‫الخروج عن القيم‪ ،‬وحذر من مشكل‬ ‫انعدام المراقبة من األولياء واألسرة‬

‫واألساتذة‪ ،.‬أما األستاذ ساعد هماش‬ ‫فكان‬

‫تدخله‬

‫في‬

‫مسألة‬

‫اآلثار‬

‫االجتماعية للفضائيات من خالل‬ ‫تأثير القنوات الفضائية على األسرة‬

‫ومسالة التفاعل والتفكك األسري‬

‫والتأثير على العالقة الزوجية‪ ،‬في‬ ‫السياق ذاته ناقش األستاذ باديس‬ ‫مجاني موضوع التلفزيون والتنشئة‬

‫االجتماعية على ضوء سيناريوهات‬

‫األفالم والمسلسالت الذي يؤثر في‬ ‫التنشئة السليمة لألفراد مقدما بعض‬

‫المقترحات مثل تأسيس المجالس‬

‫العلمية المتخصصة في علم النفس‬ ‫االجتماعي‪ ،‬تفعيل دور الجمعيات‬ ‫والمنظمات‪ ،‬فيما عالجت المداخلة‬ ‫األخيرة التي قدمها األستاذ خالف‬

‫بومخيلة آثار الهاتف النقال بالنظر‬ ‫إلى انتشاره الواسع في بلدان العالم‬

‫واآلثار الناجمة عن طرق ومناحي‬

‫استعماله‪ ،‬معتبرا أن الهاتف النقال‬ ‫يعد إحدى التكنولوجيات التي نمت‬

‫بشكل متسارع في العالم‪ ،‬حيث كان‬ ‫عدد المشتركين في خدمات الهاتف‬

‫النقال سنة ‪ 2001‬اقل من مليار مشترك‬ ‫عبر العالم مع أغلبية المشتركين من‬

‫التي يتم بثها في القنوات الفضائية‬

‫إلى أن الهوية االفتراضية‬ ‫تنجم عنها عدة مخلفات‬ ‫سلبية مثل االنسحاب‬ ‫من الحياة االجتماعية‪،‬‬ ‫اإلدمان‪ ،‬القلق واالضطراب‪،‬‬ ‫الشعور بالفراغ العاطفي‬ ‫واالجتماعي ولو أن‬ ‫الدراسة الميدانية التي‬ ‫قامت بها أعطت نتائج‬ ‫نسبية حسب العمر‬ ‫والجنس‪.‬‬

‫النامية على الدول المتقدمة‪.‬‬

‫ّ‬ ‫وخلفت أشغال اليوم الدراسي‬

‫ردود‬

‫فعل‬

‫والحضور‬

‫ايجابية‬

‫الذين‬

‫من‬

‫ّ‬ ‫ثمنوا‬

‫الطلبة‬ ‫جهود‬

‫األستاذ رمزي جاب هللا موضوع‬

‫أشكال ومضامين الرسوم المتحركة‬

‫لدى الجزائريين‪ ،‬مشيرة‬

‫عبر العالم ‪ 5‬ماليير مع تفوق الدول‬

‫اإلبداع الذي وقف إلى جانب صاحب‬

‫سلوك األطفال‪ ،‬مشيرا إلى تغير‬

‫على العالقات االجتماعية‬

‫سنة ‪ 2010‬تجاوز عدد المشتركين‬

‫وتحولت محاور الملتقى بعدها‬

‫المسلسالت الكرتونية وأثرها على‬

‫استخدام "الفايسبوك"‬

‫الدول المتقدمة‪ ،‬غير أنه مع نهاية‬

‫األساتذة واألطراف التي سهرت على‬

‫إلى موضوع الفضائيات‪ ،‬وعالج‬

‫وسلطت الضوء على آثار‬

‫الجانب التنظيمي على غرار نادي‬

‫المبادرة باديس لونيس الذي وعد‬ ‫بإثراء هذه المبادرة بلقاءات علمية‬

‫مماثلة في األسابيع المقبلة‪ .‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 25 | 2013‬‬


‫وكانت أولى المداخالت من الدكتور مقالتي‬

‫للجميع‪ ،‬كيف تضمن تحوالت تكنولوجيات االتصال‬

‫(مقاربة نظرية)‪ ،‬تاله رئيس قسم اإلعالم الدكتور محمد‬

‫مجتمع المعرفة بغض النظر عن جنسياتهم‪ ،‬جنسهم‪،‬‬

‫صحراوي حول آثار تكنولوجيا االتصال الحديثة‬ ‫قارش الذي تطرق إلى اآلثار الثقافية لتكنولوجيا‬

‫االتصال الحديثة‪ ،‬فيما عالج األستاذ سمير رحماني‬ ‫موضوع القيم االجتماعية في ظل مجتمع المعلومات‬ ‫مركزا على االنفجار المعلوماتي والقيم االجتماعية‬

‫التي ساهمت في تشتيت الجمهور‪.‬‬

‫أما األستاذ محمد فدول فناقش موضوع تكنولوجيا‬

‫االتصال الحديثة وإشكالية حقوق اإلنسان من خالل‬

‫عديد التساؤالت التي تمحورت حول أسس إقامة‬ ‫مجتمع عالمي للمعرفة يكون مصدرا للتنمية بالنسبة‬

‫‪ | 24 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫واإلعالم الحديثة مشاركة جميع األشخاص في‬ ‫ديانتهم‪ ،‬عرقهم‪ ،‬لغاتهم وثقافاتهم‪ ،‬في حين تناولت‬

‫األستاذة خديجة بريك موضوع المجتمع المدني‬

‫في العالم العربي بين الواقع واالفتراض وركزت‬

‫في مداخلتها على واقع المجتمع المدني في وسائل‬ ‫اإلعالم التقليدية والحديثة العربية‪ ،‬مدى مساهمة‬

‫الوسائل التكنولوجية الحديثة واإلعالم الجديدة في‬

‫تعزيز ظهور المجتمع المدني االفتراضي‪ ،‬دور المجتمع‬ ‫المدني االفتراضي في تجسير فجوات وتصدعات‬

‫المجتمع المدني الواقعي‪.‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


COnCOurs pHOtOs

AURES ( 5 clichés par participant )

A quoi bon avoir du talent si personne ne le voit? La FASAC et BATNA INFO se mobilisent en faveur des jeunes talents photographes pour leur donner une chance de sortir de l’ombre. Nous organisons un concours photo intitulé «Beauté des AURES»Vous aimez la photographie et votre région vous inspire! Vous souhaitez partager vos plus belles photos et avoir l’avis des autres et pourquoi ne pas être l’heureux gagnant et bénéficier d›une véritable tribune! Photographes amateurs ou professionnels, vous pouvez nous soumettre vos plus belles photos des

Le photographe choisi signera un contrat de 100 000 DA avec BATNA INFO pour la réalisation du prochain guide DES AURES. Le second du concours signera un contrat de 20 000 DA pour la réalisation de la prochaine couverture de ce même guide. Remportera le concours celui ou celle qui réussira le mieux à capturer les plus belles photos de notre AURES. Merci d’envoyer vos photographies à l’adresse suivante : batnainfo@gmail.com Elles seront ensuite publiées sur BATNA INFO un Jury prendra la décision finale des gagnants . La date limite du concours est le 31 DECEMBRE 2013. A vos objectifs !

‫باتنة مدينة كبيرة‬ ‫ينقصها مركز ﺛقافي دولي‬ ..‫الثقافي اإليطالي‬

‫تنتشر العديد من المراكز الثقافية الدولية في‬

‫ كنافذة يطل من‬،‫أمس الحاجة إلى مركز ثقافي دولي‬ ّ

‫مختلف واليات الجمهورية؛ حيث يستفيد طلبة‬ ّ ‫تعلم اللغات األجنبية‬ ‫وتالميذ تلك الواليات من‬ ّ .‫والتعرف على ثقافات مختلف األمم‬ ّ ‫يعد المعهد الثقافي الفرنسي من أهم المراكز‬

‫وقد فكر أحد والة باتنة ـ خالل تسعينيات القرن‬

،‫ وهران‬،‫ عنابة‬،‫ الجزائر‬:‫إذ يمتلك فروعا بواليات‬

‫ التي يفوق تعداد سكانها المليون‬،‫والية باتنة‬

‫ من أكبر الجامعات الجزائرية‬،‫ ولها جامعتان‬،‫نسمة‬ ‫ في‬،‫من حيث التخصصات العلمية وعدد الطلبة‬

.‫خاللها المواطن الباتني على الثقافة العالمية‬

‫الماضي ـ في فتح فرع للمركز الثقافي الفرنسي‬

‫أن الفكرة رحلت مع رحيل‬ ّ ‫ إال‬،‫بعاصمة األوراس‬  .‫صاحبها من منصبه‬

BATNAINFO 23 | 2013 ‫أفريل‬

‫نورالدين برقادي‬

‫الثقافية األجنبية في الجزائر من حيث االنتشار؛‬

‫والى جانب هذا المركز‬..‫ تلمسان‬،‫ تيزي وزو‬،‫قسنطينة‬ ‫ المركز‬:‫أو المعهد توجد مجموعة من المراكز أهمها‬ ‫ المركز الثقافي اإلسباني‬،)‫الثقافي األلماني (غوته‬ ‫ المركز‬،‫ المركز الثقافي البريطاني‬،)‫(سرفانتس‬

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‫إصدارات جديدة‬

‫أ‪ .‬نور الدين برقادي‬

‫فعاليات الملتقى الوطني‬ ‫األول‬

‫توظيف األسطورة في مسرح‬ ‫توفيق الحكيم‬ ‫"توظيف األسطورة في مسرح‬

‫أصدرت جمعية إحياء الثقافة‬

‫الثاني لألستاذ بجامعة الجزائر‬

‫تضمن بعض المحاضرات التي‬

‫توفيق الحكيم"‪ ،‬عنوان الكتاب‬ ‫والباحث في المسرح د‪ .‬حميد‬ ‫عالوي‪ ،‬وهو من منشورات دائرة‬

‫الثقافة واإلعالم بالشارقة سنة‬

‫والفنون األوراسية بخنشلة كتابا‬ ‫ألقيت في الملتقى الذي نظمته‬

‫الجمعية الصيف الماضي بخنشلة‪.‬‬

‫ً‬ ‫عاما بعد االستقالل‬ ‫خمخسون‬ ‫صدر‪ ،‬مؤخرا‪ ،‬للدكتور أحمد‬

‫شنة مؤلف بعنوان‪" :‬خمسون عاما‬ ‫بعد االستقالل‪ ،"..‬الكتاب من نشر‬

‫مؤسسة هديل للطباعة والنشر‬ ‫والتوزيع بالجزائر‪.‬‬

‫‪.2012‬‬

‫زحف الهاوية‬ ‫أنا الملك أتيت‬

‫بعد مجموعته الشعرية األولى‬

‫"أنا الملك أتيت‪ ،‬متبوعة بـ‬

‫ورطة الحب" مسرحيتان للكاتب‬ ‫المسرحي‬

‫ياسين‬

‫سليماني‪،‬‬

‫صدرتا في كتاب عن منشورات‬

‫فيسيرا بالجزائر‪.‬‬

‫"أنثى‬

‫البدايات"‬

‫الثانية‬

‫"والتراب‬

‫ومجموعته‬

‫ّ‬ ‫يلوح‬

‫بكلتا‬

‫يده"‪ ،‬صدر الكتاب الثالث للشاعر‬

‫عزالدين جوهري‪ ،‬بعنوان‪" :‬زحف‬ ‫الهاوية"‪ ،‬وهو عبارة عن مجموعة‬ ‫من‬

‫النصوص‬

‫النثرية‪،‬‬

‫العمل‪/‬‬

‫النبوءة من منشورات دار األوطان‬

‫الثورة التحريرية أمام الرهان‬ ‫الصعب‬ ‫صدر‬

‫بمناسبة‬

‫خمسينية‬

‫استقالل الجزائر‪ ،‬كتاب في التاريخ‬ ‫لألستاذ مسعود عثماني‪ .‬الكتاب‬

‫بعنوان "الثورة التحريرية أمام‬ ‫الرهان الصعب"‪ ،‬وقد صدر عن دار‬

‫الهدى بعين امليلة‪.‬‬

‫بالجزائر سنة ‪.2013‬‬

‫‪ | 22 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫الشهيد عبد هللا رضوان إلى الطيب بوضياف‬ ‫ليحرر رسالة تهديد إلى يهودي ‪،‬لكن قبل‬

‫تحرير الرسالة ‪ ،‬استفسر الطيب بوضياف‬

‫قائال‪ :‬هل أكتب بالفرنسية ليفاجئنا عبد هللا‬ ‫رضوان بلهجة حادة وبصوت مرتفع قائال‬ ‫‪:‬أكتب باللغة العربية هي لغة األجداد والبالد‬

‫ليستأنف قائال "هو ما يخممش عليك وأنت‬ ‫تخمم عليه"‪.‬‬

‫عمليات المجاهدين الناجحة‬ ‫حقق المجاهدون األبطال بشجاعتهم‬

‫وثباتهم في ميادين العمليات الفدائية‬ ‫المتواصلة في الليل والنهار انتصارات كثيرة‬

‫‪ ،‬تكبد فيها العدو خسائر فادحة أغلبها في‬ ‫العتاد واألرواح مما جعل هؤالء األعداء‬

‫يعيشون تحت هواجس الهلع والفزع في‬

‫كل أوقاتهم لقد الزمهم اليأس وفقدان‬ ‫األمل نهائيا وحرموا من النوم في الليل‬

‫والنهار كل ذلك من ضربات المجاهدين‬

‫التي كانت تالحقهم‬

‫في وسط المدينة‬

‫وضواحيها لقد نالت هذه البطوالت الدائمة‬

‫إعجاب مسئولي المنطقة األولى ليقرروا‬ ‫تحويل هؤالء المجاهدين األبطال إلى فرق‬ ‫الكمندوس لجرأتهم وشجاعتهم واتصافهم‬ ‫بروح التضحية في كل الميادين وتحديهم‬ ‫لغطرسة األعداء وكبح تهديداتهم من قمع‬

‫وتعذيب وزهق األرواح ‪.‬‬

‫إن الهجمات الدائمة التي واظب عليها‬

‫المجاهدون الكمندوس جعل العدو يصاب‬ ‫بالوهن والفشل واالرتباك لتثور فيه جبلة‬ ‫المكر واالنتقام على أفراد الشعب األعزل‬

‫وليفرغ ما يخفيه من خداع وحقد في ترويع‬ ‫العائالت باختطاف رجالها وشبابها عند‬

‫هدوء الليل وسكونه‪.‬‬

‫حصار العدو للسكان‬ ‫لقد شاهدنا وعايشنا مآس االستعمار‬

‫الفرنسي اللعين منها اذا تم القضاء على‬ ‫أحد المعمرين ‪،‬ففي هذه اللحظات تتضاعف‬ ‫أحقادهم وبسرعة البرق الشروع في تطبيق‬ ‫الحصار على السكان بكل وحشية وقسوة‬

‫وبأصوات مزعجة قل نظيرها والهدف من‬ ‫هذه المضايقات هو نشر الهلع واليأس في‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫نفوس السكان أثناء خروجهم من المنازل‬

‫أبسط استدعاء إلى المواطن يأتي من أغلب‬

‫األجنبي مع فرق الحركة وهم يلوحون‬

‫يقرأ إال بصعوبة وال تسأل عن موزع البريد‬

‫يخلف هذا الهيجان ‪،‬تدخل فرق اللفيف‬ ‫باألسلحة في وجوه السكان لتخويفهم‬

‫وترهيبهم وهكذا الى أن يستقر بهم المقام‬ ‫في الحقول والمزارع ال يهم إن كانت هذه‬

‫األماكن بها حفر أو مياه ال تهم برودة الجو‬ ‫بأمطاره وثلوجه أو حرارة الشمس المحرقة‬

‫أثناء الصيف نشاهد تجمعات الشعب في‬

‫جماعات وصفوف متراصة لسهولة مراقبتهم‬ ‫يبقى هذا الحصار قبل شروق الشمس إلى‬

‫غروبها والويل من أشار إليه ذلك ‪-‬البيوع‪-‬‬ ‫المختفي تحت الغطاء‬

‫في تلك الشاحنة‬

‫العسكرية وعند اإلشارة إلى المشتبه فيه‬ ‫تسرع يد اإلجرام لنقله إلى مراكز التعذيب‬ ‫ومن بقي على قيد الحياة يحول مباشرة‬ ‫إلى أماكن االعدام أو المعتقالت ‪،‬هناك ينتظر‬

‫مصيره بين االستشهاد أوالحياة‪.‬‬

‫اإلدارات بالفرنسية يأتي بخط رديء ال‬ ‫الذي بدوره يتعمد إشعار المواطن بوصول‬ ‫دفتر الصكوك البريدية وغيرها من الرسائل‬ ‫المضمنة بخط ال يقرأ وال يفهم بل يترك‬ ‫المواطن في حيرة من أمره ال يدري من أين‬ ‫جاءه هذا اإلشعار لو اختار ما كتبه باللغة‬ ‫العربية لغة القرآن الكريم لكان أوضح وأفهم‬

‫ومن المؤكد أن مستواه باللغة العربية في‬

‫تحسن وبامتياز لماذا هذا الجحود والنكران‬

‫لكل ما يرمز لهويتنا ولغتنا الوطنية‪.‬‬ ‫‪ 1-‬إن الذي مأل اللغات محاسنا‬

‫جعل الجمال وسره في الضاد ‪،‬‬

‫‪ 2-‬قال الشيخ أحمد سحنون رحمه هللا‪:‬‬

‫لـك في كـل حـشـا نـبــع ودادي‬

‫المحن التي مرت على محرري هذا الوطن‬

‫يـا رضـاء الضـاد يــا ذخــر الــبـالد‬

‫التي مرت على المجاهدين الشرفاء لنتذكر‬

‫انــه نــهــج فـــالح وســـــــــــــــــداد‬

‫ال ننس قيمة الجهاد واالستشهاد والمحن‬

‫خروجهم‬

‫مختفين‬

‫في‬

‫بطون‬

‫الغابات‬

‫والكهوف وتعثرهم في األودية وسفوح‬

‫الجبال و الوهاد إنهم تركوا المال واألهل‬

‫والولد من أجل تحرير البالد والعبا د‬ ‫للمحافظة على الشخصية الوطنية وثوابتها‬

‫والمحافظة على لغة القرآن التي حافظ عليها‬ ‫اآلباء واألجداد رغم طول عهد االستعمار‬

‫الذي حاول طمس هويتنا وتقاليدنا العربية‬

‫اإلسالمية لقد تراجعت مكاسبها وهمشت‬ ‫مكانتها لقد نسينا أو تناسينا أولئك األبطال‬ ‫من قوافل الشهداء األبرار الذين اقتحموا‬

‫الشهادة بكل جد و إخالص ومن عجب‬ ‫العجاب آثار فرنسا الزالت باقية بل هي‬ ‫في ازدياد اللغة الفرنسية هي السائدة‬

‫اقــرأ الــقــرآن واعـرف هــديـه‬

‫خـلـطـة األشــرار حـرب فابتـعد‬

‫مـن أذاها وابـق مـنـها فـي حـيـــاد‬

‫‪ 3‬وقال حافظ إبراهيم رحمه هللا في اللغة‬‫العربية‪:‬‬ ‫وسـعـت كـتاب هللا لـفـظا وغاية‬

‫ومـا ضـقـت عـن آي بـه وعــظـــات‬

‫فكيف أضيف اليوم في وصف آلة‬

‫وتـنـسيـق أشـيـاء لـمـخـتـرعــــــــات‬

‫وفي الختام ألم يقل سيد المرسلين صلى‬

‫هللا عليه وسلم ‪:‬‬

‫" أنا عربي والقرآن عربي ولسان أهل الجنة‬

‫عربية"‪‬‬

‫حتى على واجهات المحالت التجارية حتى‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 21 | 2013‬‬


‫من ذكريات الثورة‬ ‫الجهاد في اإلسالم‬

‫الجهاد مأخوذ من الجهد أي التعب والمشقة‪ ،‬والجهاد في اإلسالم من أكثر األديان حاضا‬ ‫على ترغيبه موضحا أهدافه ومقاصده ويحذر من اإلعراض عنه والتهاون فيه اذا تابعت آيات‬ ‫القرآن الكريم تتحقق وتقتنع على ما نزل من هذه اآليات الكريمة وتتضح لك الحقيقة التي‬ ‫ال تحتاج الى دليل‬ ‫‪،‬اقرأ معي هاتين اآليتين‬

‫‪ "-1‬ان الذين آمنوا والذين هاجروا وجاهدوا في‬

‫االتصال بالشيخ يوسف لعالوي مسؤول المنطقة األولى‬

‫‪ "-2‬والذين آمنوا وهاجروا وجاهدوا في سبيل هللا‬

‫بواسطة الشهيد إبراهيم خمري ‪ ،‬هناك مراكز بواسطة‬

‫سبيل هللا أولئك يرجون رحمة هللا " (البقرة‪. )217-218 :‬‬

‫والذين أووا ونصروا أولئك هم المؤمنون حقا لهم‬

‫أحمد أمداح‬

‫" لبيار القريب من عين التوتة وهذا األخير مكنني‬

‫مغفرة ورزق كريم " (األنفال ‪. )73-74:‬‬

‫والسعيد عوفي وغيرهما أكثر االتصاالت بهم ‪،‬كانت‬ ‫المدينة كمركز مدرسة السطا "األمير عبد القادر" حاليا‬

‫‪ ،‬رغم يقظة العدو الذي ال تنام له عين وال يهنأ له بال‬

‫هناك آيات كثيرة وعدت المؤمنين المهاجرين‬

‫في كل األوقات في تحركات دائمة بسياراته وشاحناته‬

‫كانوا حريصين كل الحرص في تفقد بعضهم في‬

‫يجوبون شوارع المدينة وضواحيها بتلك األضواء‬

‫المجاهدين الذين ابتعدوا عن ديارهم وأهليهم والذين‬

‫المأوى واألكل ويأخذ بعضهم بأيدي البعض وخاصة‬ ‫على أهوال العدو وركوب المخاطر‪.‬‬

‫المراكز التي كانت مأوى للمجاهدين‬ ‫تذكرت منها‪:‬‬ ‫مركز أحميدة نعيجة بحي بوعقال الثالث‪.‬‬

‫المشحونة بالعساكر المدججة بأنواع األسلحة‪ ،‬وهم‬

‫الكاشفة رغم الحصار والمضايقات المستمرة نبقى‬ ‫في صمود وتحد‪ ،‬يحدون اإليمان ورعاية هللا تعالى‬ ‫وحفظه‪.‬‬ ‫ومن المجاهدين الدائم االتصال بهم‪:‬‬

‫الشهيد عبد هللا رضوان – الشيخ الصغير زيداني‬

‫‪ -‬رشيد خالفنة‪-‬الطيب بوضياف‪-‬عبد الغني من‬

‫سطيف‪-‬أحمد محمدي‪-‬الجمعي تامرحولت‪ -‬الطاهر‬

‫مركز الحاج بن سخرية بحي بوعقال الثلث‪.‬‬

‫ابراهيمي‪ -‬فرحات خمري‪ -‬حسين بوضياف المدعو‬

‫مركز الصالح بوحماتو بحي النصر ‪.‬‬

‫نسيتهم فمعذرة‪.‬‬

‫" أحمد جنان بحي الزمالة ‪.‬‬

‫عبد الحميد نعيجة رحمه هللا وبعد االنتهاء منه أشار‬

‫مركز بحي بوعقال الثالث‪.‬‬

‫مركز لخضر زروال بحي النصر ‪.‬‬

‫‪ | 20 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫كعوش‪ -‬حسين جراح قاضي الناحية األولى وهناك من‬ ‫أتذكر في عام ‪ 1958-1959‬قمنا باجتماع في مركز‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫ألم ُي َخ ِو ْن الناطق الرسمي باسم‬ ‫القيادة المشتركة "للجيش السوري‬

‫كان يؤم صالة التراويح يوم الخميس‬

‫الركن‪ ،‬قاسم سعد الدين‪ ،‬المجتمعين‬

‫بجثته؟‬

‫الحر" في الداخل‪ ،‬العقيد الطيار‬

‫في مؤتمر المعارضة السورية في‬ ‫القاهرة ‪ 02/07/2012‬ووصفها بـ«المؤامرة»‬

‫واضاف البيان ان مؤتمر القاهرة‬ ‫"يأتي عقب المقررات الخطيرة لمؤتمر‬ ‫جنيف"‪ .‬لينتهي المؤتمر بانسحاب‬

‫الوفد الكردى ا من اجتماع القاهرة بعد‬

‫التعارك باأليدي والكراسي‪.‬‬

‫أية معارضة هذه التي ستقوم‬

‫مع ( المعهد األمريكي للسالم ) بكتابة‬

‫الدستور السوري الجديد بتمويل من‬ ‫الحكومة األمريكية وهي الوثيقة التي‬ ‫يسمونها اآلن "وثيقة استراتيجية‬

‫المرحلة االنتقالية" أين رأي الشعب‬

‫السوري من كل هذا‪ !.‬؟‬

‫من جهة أخرى لمصلحة من‬

‫تهدم وتخرب البنى التحتية في‬ ‫سوريا من مصافي نفط ومحطات‬ ‫كهرباء ومصانع‪ .‬ولمصلحة من تغتال‬

‫نخبة الجيش كمقتل سبعة طيارين‬ ‫عسكريين سوريين يوم الخميس ‪24‬‬ ‫نوفمبر ‪ 2011‬في هجوم َّ‬ ‫شنه منشقون‬

‫على حافلة تقلهم بالقرب من مدينة‬ ‫تدمر بمحافظة حمص وسط سوريا‬ ‫ّ‬ ‫أقل رتبة فيهم مقدم‪ .‬وتدمير وحرق‬ ‫وتخريب كتيبة وبطاريات الدفاع‬ ‫الجوي‬

‫لحماية‬

‫في‬

‫‪25/06/2012‬‬

‫مركز‬

‫البحوث‬

‫المخصص‬ ‫العلمية‬

‫والصناعية االستراتيجية ‪ ،‬المدنية‬ ‫والعسكرية ‪ ،‬في مدينة حلب‪.‬‬

‫بنت وهب في حي سيف الدولة بينما‬

‫فلسطين و لبنان‪.‬‬

‫‪ 26-7-2012‬حيث ذبح الشيخ ونكل‬

‫جمهورية أفالطون أم المدينة الفاضلة‬

‫لمصلحة من يهدم التراث السوري‬

‫يحرق المسجد األموي في حلب‪،‬‬

‫يجري في سوريا‪ .‬فلماذا هذه الحرب‬

‫وتسرق اآلثار وتنهب المتاحف؟ ولماذا‬ ‫ويتعرض متحف معرة النعمان شمال‬ ‫غرب سوريا لخطر التدمير والذي‬

‫يضم اكبر مجموعة من الموزاييك‬ ‫في الشرق االوسط‪ ،‬وأصبح مقرا‬ ‫للمسلحين؟‬

‫ولماذا حرق سوق حلب‪-‬اكبر سوق‬

‫من نوعها في العالم والمدرجة في‬ ‫قائمة التراث االنساني لليونسكو وهي‬ ‫مجموعة أسواق أقيم بعضها قبل‪2300‬‬

‫سنة خلت وكان الشاعر أبو الطيب‬ ‫المتنبي يتسوق فيها؟ أال يذكر هذا‬

‫بنهب متحف بغداد‪....‬فلمصلحة من؟؟‬

‫لمصلحة من هذا "التدمير الخالق"‬

‫أو "الفوضى الخالقة" العبارة المحببة‬

‫لوزيرة خارجية أمريكا السابقة السيدة‬ ‫كوندوليزا رايس‪.‬؟‬

‫هذه المعارضة " السورية" أهي ضد‬

‫النظام السوري أم الدولة السورية ؟ إن‬ ‫هكذا معارضين غير جاهزين ليكونوا‬ ‫البديل عن النظام‪ ،‬ناهيك أن يكونوا‬

‫البديل الديمقراطي‪.‬‬

‫من هو المستهدف النظام أم الدولة‬

‫السورية؟‬

‫لماذا سوريا؟‬

‫أألن سوريا اآلن هي آخر قالع‬

‫الممانعة المعارضة للسالم مع إسرائيل؟‬

‫لمصلحة من اغتيل يوم ‪21/07/2012‬‬

‫األساسي في البرنامج الصاروخي‬

‫سوريا احتضنت كل فصائل المقاومة‬

‫عالم‬

‫الصواريخ‬

‫السوري‬

‫السوري اللواء الدكتور نبيل زغيب‬

‫وزوجته وأوالده في باب توما في‬ ‫دمشق‪ ،‬بعد اغتياالت طالت عدة‬ ‫أساتذة جامعيين؟‬

‫أكثر من مليون الجئ عراقي‪ .‬أم ألن‬ ‫الفلسطينية في وقت نفيت فيه من‬

‫العالمية ضدها ولصالح من أو باألحرى‪:‬‬

‫من أجل من ؟؟وصدق الشاعر لقيط بن‬

‫يعمر األيادي حين قال‪:‬‬

‫مالي أراكــــــم نياما في بلهنية وقد‬

‫ترون شهاب الحرب قد سطعا‬ ‫َ‬ ‫لهف نفسي إن كانت أموركم‬ ‫يا‬ ‫ُ‬ ‫شتى وأ ْحكِ َم أمـر الناس فاجتمعا‬ ‫ماذا يــــــرد عليكم عــــز أولـــكم‬

‫ضـــــــاع آخــــره أو ذل واتـضعـا‬

‫إن‬

‫هــــذا كتابي إليكم والنذير مـــعا‬

‫لمن رأى منكم رأيا ومن سمـعـــا‬

‫وقد بذلت لكم نصحي بال دخـــل‬

‫فاستيقظوا أن خير العلم ما نفـعا‪.‬‬ ‫‪-------------------‬‬‫الهوامش ‪:‬‬

‫‪i- http://www.slate.fr/story/59493/syrie‬‬‫‪arsenal-el-assad‬‬ ‫‪ii- http://www.jabha-wqs.net/article.‬‬ ‫‪php?id=6034‬‬ ‫‪iii- http://pulpit.alwatanvoice.com/‬‬ ‫‪articles/2011/10/12/239735.html‬‬ ‫‪iv- http://www.liberte-algerie.com/‬‬ ‫‪actualite/i-5-million-de-morts-pour-le‬‬‫‪baroud-final-alors-que-les-chiffres-parlent‬‬‫‪de-l-extermination-de-3-5-millions-d-alge‬‬‫‪riens-en-132-ans-de-colonisation-181314‬‬ ‫‪v- http://www.maghress.com/atta‬‬‫‪jdid/21615‬‬

‫أم ألن سوريا هي التي وقفت‬

‫وحدها مع غزة بتسليحها علنا‪.‬‬

‫لمصلحة من اغتيل ابن المفتي‬

‫أحد كبار أئمة حلب وإمام جامع آمنة‬

‫و دافعت عن جماعات المقاومة في‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫ذلك يجب أن نرى بعين ثاقبة كل ما‬

‫معظم الدول العربية‪.‬‬

‫أم ألن سوريا وقفت لوحدها طوال‬

‫حسونة‪ ،‬و الشيخ عبد اللطيف الشامي‬

‫للفارابي المثالية‪ ،‬بل شأنها شأن سائر‬ ‫الدول يخطئ قادتها وحكوماتها‪ .‬ومع‬

‫أم ألن سوريا هي من احتضنت‬

‫والعقل‬

‫على كل حال ال نزعم أن سوريا هي‬

‫ثالثة عقود أمام الكيان الصهيوني‪،‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 19 | 2013‬‬


‫جثث المدنيين األفغان ويدنسون‬ ‫القرآن الكريم ويحتفظون بأعضاء‬

‫القتلى األفغان كذكرى حرب‪.‬‬

‫أمريكا الفلوجة التي إستعملت‬

‫ضد المدنيين العراقيين اليورانيوم‬ ‫المنضب المستخدم في القنابل التي‬

‫ألقتها قواتها سنة ‪،2004‬التي أدت إلى‬

‫ازدياد حاالت اإلصابة بالسرطان إلى‬

‫جانب كثرة المواليد المشوهين‪.‬‬ ‫أمريكا‪،‬‬

‫سجن‬

‫أبو‬

‫غريب‪،‬‬

‫وقوانتانامو‪.‬‬

‫من هذه األراضي ويمنح الجنود‬ ‫الفرنسيين الذين ُقتلوا في المغرب‬ ‫صفة‬

‫والجزائر‬

‫األبطال‬

‫للشعب‬

‫الفرنسي‪]v[.‬‬ ‫وماذا عن بريطانيا "العظمى"؟‬

‫المملكة‪ -‬وترسل درع الجزيرة إلى‬

‫البحرين‪ ،‬ناهيك عن حقوق المرأة في‬ ‫السعودية‪ :‬فال يحق للمرأة السعودية‬ ‫أن تنتخب ولن تحصل على هذا الحق‬

‫إأل في سنة ‪ .2015‬كما لم يسمح للمرأة‬

‫بريطانيا وعد بالفور وسايكس بيكو‬

‫بمزاولة مهنة المحاماة إلى في شهر‬

‫توني بلير رئيس وزراء بريطانيا‬

‫دول الخليج التي تشتري بمئات‬

‫وغزو العراق وأفغانستان‪ .‬أولم يصرح‬

‫السابق ومستشار القذافي من بعد‬ ‫في مقابلة له مع صحيفة "هآرتس"‬

‫اإلسرائيلية ‪ -‬نشرتها يوم الجمعة‬

‫أكتوبر ‪!!2012‬‬

‫الماليير سالح يصدأ في مخازنها‬ ‫لتنقض اقتصادات الغرب‪.‬‬

‫دول الخليج حيث ينظم أكبر‬

‫معرض للخمور في الشرق األوسط‬

‫أمريكا التي أفرغت العراق من‬

‫‪ 08‬جانفي ‪ 2010‬أنه "غير نادم على‬ ‫ً‬ ‫موضحا‬ ‫غزو العراق في العام ‪"2003‬‬

‫وغرب آسيا في مدينه الجميرا في‬

‫أو ترهيبا بالتصفية الجسدية لمن‬

‫صراع واحد وحركة عالمية واحدة‬

‫من كل هذا!؟‬

‫عقوله وعلمائه أما ترغيبا بتهجير هذه‬

‫العقول إلى أمريكا والدول األوروبية‪،‬‬ ‫يرفض هذه اإلغراءات‪ ،‬ليخسر العراق‬

‫خالل سنوات الحرب أكثر من ‪5500‬‬ ‫عالم‪.،‬‬

‫"عندما ندرك أن الحديث يدور عن‬ ‫مع أيديولوجية واحدة‪ ،‬وأن الرئيس‬ ‫العراقي الراحل صدام حسين وحركة‬ ‫طالبان األفغانية وحركة حماس و[ما‬

‫أمريكا التي استخدمت حق الفيتو‬

‫أسماها بـ]حركات الجهاد العالمي في‬

‫‪ 42 ،2006‬مرة ضد قرارات مناصرة‬

‫عندها فقط سنتمكن من التغلب على‬

‫خالل ‪ 4‬عقود منذ عام ‪ 1976‬حتى عام‬ ‫للقضية الفلسطينية وكان آخر فيتو‬ ‫استخدمته في ‪ 18‬فبراير ‪ 2011‬ضد‬

‫مشروع قرار عربي يدين االستيطان‬

‫في الضفة الغربية والقدس ويعتبره‬ ‫غير شرعي ولن يكون األخير‪]iii[.‬‬

‫هذه امريكا الحقوق والدمقراطية!‬

‫وماذا عن فرنسا‪ ،‬فرنسا" المساواة‬

‫والحرية اإلخاء"؟‬

‫فرنسا التي قتلت أكثر من ‪3.5‬‬

‫مليون جزائري على أقل تقدير خالل‬

‫احتاللها الذي دام ‪ 132‬سنة‪ .‬قتلتمنهم‬ ‫‪ 1.5‬مليون في ‪ 07‬سنوات فقط خالل‬ ‫حرب التحرير الجزائرية‪]iv[.‬‬

‫اليمن في بوتقة أيديولوجية واحدة‪،‬‬ ‫اإلرهاب‪ ".‬واألدهى أن بلير قال في‬

‫مقابلة مع هيئة اإلذاعة البريطانية في‬ ‫شهر ديسمبر ‪ 2009‬أنه يعتقد أنه كان‬

‫من الصواب االطاحة بصدام حسين‬

‫حتى لو كان يعلم أن العراق ال توجد‬ ‫لديه اسلحة دمار الشامل‪.‬‬

‫وماذا عن دول الخليج؟‬

‫أما دول الخليج العربية ‪-‬وخاصة‬

‫فيما وراء البحار ال سيما في شمال‬

‫إفريقيا‪ ،‬وتمجيد تاريخ وتضحيات‬ ‫مقاتلي الجيش الفرنسي المنحدرين‬

‫‪ | 18 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫الطنانة الرنانة من‪ :‬دولة قانون‪،‬‬

‫وحرية‪ ،‬وانتخابات نزيهة‪ ،‬وبناء نظام‬ ‫ديمقراطي بديل‪.‬‬

‫معارضة ترفض الحوار والتفاوض‬

‫حتى‬

‫بين‬

‫والعلمانية‬

‫أطيافها‬

‫واالنفصالية‬

‫اإلسالمية‬ ‫والمنادية‬

‫بالسالم مع "الكيان الصهيوني"‪.‬‬ ‫معارضة‬

‫أغلب‬

‫وجوهها‬

‫ممن‬

‫يقيمون في الخارج منذ عشرات‬

‫السنين ألسباب ال تتعلق في الغالب‬

‫بمعاداة النظام أصال؛ حتى أن هناك من‬

‫الديمقراطية‪ .‬هذه الدول التي لم‬

‫فهي آخر من يحق له التحدث عن‬

‫في غير مؤتمر ومناسبة‪ ،‬وربما تتعارك‬

‫تعرف الديمقراطية ال اسما وال رسما‬

‫مع بعض أطيافها "الجهادية"‪.‬‬

‫يدعى في مساجدها بالحرية "للشعب‬

‫باألغلبية على قانون يمجد االستعمار‪،‬‬

‫اإليجابي الخاص للوجود الفرنسي‬

‫إنها معارضة ال تحمل إال العبارات‬

‫بالسالح في المستقبل‪ .‬وهذا ما حدث‬

‫المملكة‬

‫السعودية‬

‫ودولة‬

‫السوري"‪،‬معظم هذه الممالك لم تعرف‬

‫أن تعترف البرامج المدرسية بالدور‬

‫وماذا تريد ؟ وما هو برنامجها ؟‬

‫قطر‪-‬‬

‫فرنسا التي تمجد االستعمار والتي‬

‫الذي تنص المادة الرابعة منه على‬

‫وماذا عن "المعارضة السورية"‬

‫يخون بعضه بعضا‪ ،‬و يتعارك باأليدي‬

‫السوري" و"الجهاد في بالد الشام"‬

‫صادق برلمانها في ‪ 29‬نوفمبر ‪2005‬‬

‫دولة اإلمارات فأين اإلسالم والحرية‬

‫وتجمع التبرعات فيها " نصرة للشعب‬ ‫ولو مرة في تاريخها مسارا ديمقراطيا‬ ‫وال انتخابات أو مشاركة شعبية أيا‬ ‫كانت بل ال يملك معظمها‪....‬دستورا!!!!!‬

‫وهي ممن تحرم التظاهرات في‬

‫بالدها وتنادي بها في سوريا وتقهر‬ ‫المتظاهرين في القطيف ‪ -‬شرق‬

‫ألم تصف صحيفة (لوس أنجلوس‬

‫تايمز) األمريكية " أن قادة المعارضة‬

‫السورية يتصارع بعضهم مع بعض‬ ‫فى فنادق خمس نجوم فى عواصم‬

‫العالم المختلفة‪ "،‬وأن "خالفات قوى‬

‫المعارضة السورية خالل المؤتمر الذى‬ ‫عقدته الجامعة العربية فى العاصمة‬

‫المصرية القاهرة‪ ،‬فضحت صراعاتهم‬ ‫على السلطة‪".‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫العراقي "رافد احمد علوان الجنابي"‬

‫الذي استخدمت الواليات المتحدة‬ ‫المعلومات التي أعطاها كذريعة من‬

‫بين الذرائع لتبرير اجتياح العراق في‬ ‫عام ‪ ،2003‬ونتذكر أيضا‪ ،‬ضمن خطة‬

‫الخداع‬

‫والتضليل‬

‫االستراتيجي‬

‫الشامل والدعاية ضد العراق لتضليل‬ ‫الرأي العام لغزو العراق‪ ،‬تأكيد وجود‬ ‫أسلحة دمار شامل في العراق –شراء‬ ‫من‬

‫اليورانيوم‬

‫النيجر‪ -‬استخدام‬

‫العراق أسلحته ضد الغرب خالل ‪45‬‬ ‫دقيقة‪ -‬وعالقته باإلرهاب وأحداث‬ ‫‪11‬ايلول‪.2001‬‬ ‫ثم صرح كولين باول بعد سنوات‬

‫بأن تصريحاته كانت كاذبة وهي لغرض‬

‫شن الحرب على العراق وبأن وكالة‬ ‫االستخبارات‬

‫والبنتاغون‬

‫األمركية‬

‫هم من أعطوه معلومات خاطئة حول‬

‫العراق مصدرها منشق عراقي معروف‬ ‫بلقب "كورفبول"‪ ..‬محمّ ال االستخبارات‬

‫األمركية مسؤولية "كذبة السالح‬ ‫الجرثومي العراقي"‪.‬‬

‫وقال سيمور هيرش ‪،‬وهو كاتب‬

‫وصحفي أمريكي يكتب في مجلة‬

‫نيويوركر‬

‫حاز‬

‫على‬

‫عدة‬

‫جوائز‬

‫صحفية منها جائزة بولتزر للصحافة‪،‬‬

‫في مجلة ذا نيوريوركر في ‪31-3-2003‬‬

‫"إن هذه الحرب حطمت أكثر من أي‬ ‫حرب أخرى كل األرقام القياسية في‬

‫األكاذيب واللصوصية األدبية والتزوير‬ ‫والتضليل‪ .‬ان فبركة الوثائق المزورة‬

‫وتوجيه االتهامات المزيفة شكلت‬ ‫إحدي القواعد األساسية للسياسة‬ ‫األمريكية‬

‫والبريطانية‬

‫بخصوص‬

‫العراق على األقل منذ عام ‪."1997‬‬

‫واآلن في سوريا يفتعل واقع‬

‫مغلوط و مليء بكم هائل من األخبار‬

‫غير الموثقة وال يمكن التثبت منها‪،‬‬

‫وهو شكل من أشكال العدوان ونشاط‬ ‫تخريبي سيكولوجي وتزييف للصور‬

‫والكالم واألفكار والمفاهيم و هذا ما‬ ‫يعرف بـ"الحرب الناعمة"‪.‬‬

‫لقد صرح فيتالي تشوركين مندوب‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫روسيا الدائم لدى األمم المتحدة‬

‫من ‪4,6‬مليون عراقي خارج العراق‬

‫بالخطابات اإلنسانية لبعض الدول‬

‫وإرهاب قوات االحتالل باإلضافة إلى‬

‫يوم الجمعة ‪ 20/07/2012‬بأال تنخدعوا‬

‫المعروفة فهناك الكثير من الشأن‬ ‫الجيوسياسي في سياسة التعامل مع‬ ‫سوريا أكثر من اإلنساني‪.‬‬

‫كضحايا للتعذيب والعنف الجنسي‬ ‫‪2,2‬مليون نازح داخل العراق‪.‬‬ ‫ألم‬

‫الهدف‬

‫يكن‬

‫اإلستراتيجي‬

‫ألمريكا الدائم في الحرب على العراق‬

‫من يتباكى اليوم على الشعب‬

‫هو النفط وأمن "إسرائيل" ‪ ,‬والتحكم‬

‫ّ‬ ‫يصدق أن الحکومات‬ ‫من يمکنه أن‬

‫الجيوش‬

‫السوري أمريكا‪ ،‬وفرنسا وبريطانيا !؟‬

‫بمصادر الطاقة لديمومة الصناعة‬ ‫الحربية‪ ,‬وإدامة‬

‫الغربية التي دعمت الدکتاتوريات‬

‫والقواعد‬

‫مطالبة الشعب السوري بالديمقراطية؟‬

‫التواجد)‪ ,‬وإيجاد‬

‫السوداء في العالم العربي تحمي اآلن‬ ‫إن أمريكا التي تغني "للديمقراطية‬

‫في سوريا" وتدعي الدفاع عن مطالب‬

‫الشعب السوري‪ ،‬قدقتلت ‪ 3%‬من‬

‫الشعب العراقي وهذا تقرير المنظمة‬ ‫األمريكية "أنقذوا األطفال" يقول إن‬ ‫أمريكا قد قتلت خالل أقل من عامين‬ ‫من الغزو ‪ 122‬ألف طفل عراقي‪ ،‬و العدد‬

‫الحقيقي لألطفال العراقيين الذين‬ ‫ماتوا تحت الحصار منذ عام ‪1990‬‬

‫حتى الغزو في مارس ‪ 2003‬فإنه يزيد‬ ‫على مليون طفل‪ .‬أما سياسة التهجير‬ ‫التي خلفت حتى نهاية عام‪ 2007‬أكثر‬

‫انتشار‬

‫العسكرية‬

‫المتواجدة‬

‫في‬

‫للشركات‬

‫والمجمعات‬

‫األمريكية‬

‫العالم(استراتيجية‬ ‫سوق‬

‫تصريف‬

‫الصناعية‬

‫األمريكية والغربية؟ فهذا "توماس‬ ‫فريدمان" في مقالة عام‪ 2003‬نشرتها‬

‫جريدة "هيرالد تريبون"يقول إن"‬

‫النفط هو احد أسباب اإلعداد للحرب‬

‫ضد العراق وإذا حاول إي شخص أن‬ ‫يقنعنا بغير ذلك فانه قطعا ال يحترم‬ ‫عقولنا"‪]ii[.‬‬ ‫هل استيقظ ضمير أمريكا فراحت‬

‫تدافع عن الدمقراطية في سوريا وعن‬ ‫شعب سوريا؟‬

‫أمريكا التي يتبول جنودها على‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 17 | 2013‬‬


‫سابق في الجيش السوري برتبة مقدم‪.‬‬

‫مراسل ‪"BBC‬إيان بانيل" يوم ‪ 08‬أكتوبر‬

‫كل األفرقاء ما عدا الدولة المعنية"‬

‫تشكيل "الجيش السوري الحر" بقيادة‬

‫كانت مخصصة للجيش السعودي تم‬

‫آخر من قبل الدول الغربية؛ حيث‬

‫تاله‪ ،‬في ‪ 29‬جويلية ‪ ،2011‬اإلعالن عن‬

‫‪Consultez BatnaInfo Sur Internet ( Mise à Jour Quotidienne ) Et retrouvez aussi nos anciens numéros sur le site‬‬ ‫‪w w w . b a tn a i n f o . c o m‬‬

‫رياض األسعد‪ ،‬ضابط سابق برتبة‬ ‫عقيد في الجيش السوري‪ .‬هذا الجيش‬

‫الحر الذي يضم في أطيافه فسيفساء‬

‫غير متجانسة من جنود سوريين‬ ‫منشقين‪ ،‬ومقاتلين من تنظيم اإلخوان‬

‫المسلمين‬

‫السوريين‪،‬‬

‫ومجموعات‬

‫"جهادية" "تكفيرية" من كل الجنسيات‬

‫العربية وغير عربية (سعودية‪ ،‬وليبية‪،‬‬

‫وتونسية‪،‬‬

‫وإماراتية‪،‬‬

‫وجزائرية‪،‬‬ ‫ومصرية‪،‬‬

‫وأردنية‪،‬‬

‫وفرنسية‬

‫وحتى من الشيشان وبعض الدول‬ ‫االفريقية‪ ،)...‬وعناصر من التنظيم‬ ‫اإلرهابي "القاعدة في بالد المغرب‬ ‫اإلسالمي"‪ .‬وما يؤكد ذلك إعالن‬ ‫الجيش الجزائري يوم ‪ 29/07/2012‬عن‬

‫فكه خلية تعمل على نقل جزائريين‬

‫"جهاديين" إلى سوريا عبر تونس‬

‫‪ 2012‬من صناديق لشحنات أسلحة‬

‫تحويلها للمسلحين المعارضين للنظام‬ ‫السوري في حلب‪ .‬وقد صرح المتحدث‬ ‫الرسمي‬

‫باسم‬

‫وزارة‬

‫الخارجية‬

‫الروسية الكسندر لوكاشيفيتش يوم‬ ‫‪ 26/10/2012‬من أن فصائل المعارضة‬

‫السورية المسلحة تستلم باستمرار‬ ‫مساعدات مختلفة من الخارج‪ .‬يضاف‬

‫إلى ذلك ما صرحت به المتحدثة باسم‬ ‫وزارة الخارجية االميركية فكتوريا‬ ‫نوالند والتي اقرت يوم ‪ 25/10/2012‬بان‬

‫الواليات المتحدة تتعاون مع دول‬

‫لم تسمها‪ ،-‬تزود المعارضة السورية‬‫بالسالح‪.‬‬

‫أعلن انتماءه إلى شورى طالبان وإلى‬

‫"القاعدة في بالد المغرب اإلسالمي"‪.‬‬

‫وتتواجد قواعد "الجيش السوري‬

‫الحر" األساسية في تركيا‪ ،‬على‬

‫الحدود السورية كالقاعدة الموجودة‬ ‫في‬

‫"أضنة"‪،‬‬

‫جنوب‬

‫تركيا‬

‫على‬

‫حيث أنه وفي ‪ 9‬أغسطس ‪ 2011‬بدأ‬

‫الضغوط الدولية على نظام بشار‬ ‫سحب سفرائها من سوريا‪،‬‬ ‫والبحرين‬ ‫َ‬

‫تبعتهم من بعد تونس في الشهر‬ ‫نفسه؛ وفي ‪ 11‬أكتوبر أعلن المجلس‬ ‫الوطني‬

‫االنتقالي‬

‫الليبي‬

‫اعترافه‬

‫بالمجلس الوطني السوري المعارض‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫وحيدا للشعب السوري‪،‬‬ ‫شرعيا‬ ‫ممثال‬

‫وأغلق السفارة السورية في طرابلس‪،‬‬

‫‪30/07/2012‬؛ حيث قال‪" :‬إن هناك أسلحة‬

‫تسلم للجيش السوري الحر بحسب‬ ‫معلوماتنا من قبل قطر والسعودية‬

‫ودول أخرى على االرجح ‪ ..‬لكن‬ ‫ليس من قبلنا"‪ .‬ويعزز هذا ما شاهده‬

‫‪ | 16 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫سيناريو العراق نفسه ويتكرر مع سوريا‬ ‫الحصار االقتصادي والعقوبات المالية‬

‫الدولية والحرب اإلعالمية الشرسة‬ ‫من خالل ضخ األخبار غير الموثقة عن‬

‫"مجازر يومية في حق المدنيين"‪،‬و‬ ‫"قصف المدنيين بالطائرات"‪ ،‬و"أضخم‬ ‫األوسط‪ 100 -‬مرة أكثر مما كان عند‬ ‫إلى "حزب هللا" اللبناني وكسر التفوق‬

‫العسكري "اإلسرائيلي" كما صرح نائب‬

‫رئيس األركان في الكيان اإلسرائيلي‬ ‫ً‬ ‫متحدثا إلذاعة جيش‬ ‫يائير نافيه‬ ‫الكيان الصهيوني قائال‪":‬إن سورية‬

‫تمتلك أكبر ترسانة أسلحة كيميائية‬ ‫في العالم"‪ ،‬وهي األخبار التي كثيرا‬

‫ما تذاع عشية اجتماع مجلس األمن‬

‫مما يحفز على استصدار قرارات‬

‫توافق أهداف المتآمرين على سوريا‬ ‫المطالبين‬

‫بإنشاء‬

‫مناطق‬

‫عازلة‬

‫العرب طرد سوريا من جامعة الدول‬

‫من قبل المملكة العربية السعودية‬

‫مقابلة أجرتها معه إذاعة "‪ "RTL‬في‬

‫وبدأ الوضع السوري يقترب من‬

‫الرئيس بوش اإلبن في كلمة ألقاها في‬

‫العربية ‪،‬وهي عضو مؤسس للجامعة‪،‬‬

‫الفرنسي لوران فابيوس أدلى به في‬

‫"فقد شرعيته بالكامل"‪.‬‬

‫وهنا نتذكر كولين باول وزير‬

‫بعد نحو مئة كيلومتر من الحدود‬

‫وقطر حسب تصريح لوزير الخارجية‬

‫بشار األسد التنحي على الفور بعد أن‬

‫وبذلك أصبحت ليبيا َّ‬ ‫أول دولة في‬ ‫ً‬ ‫رسميا بالمجلس‪ .‬وفي‬ ‫العالم تعترف‬ ‫‪ 12‬نوفمبر ‪ 2011‬قرر وزراء الخارجية‬

‫السورية؛ ويتم تمويله وتسليحه علنا‬

‫وقت واحد أنه على الرئيس السوري‬

‫من العقوبات االقتصادية والمالية؛‬

‫لوكالة األنباء الفرنسية في أواخر شهر‬

‫مجموعة من نحو ‪ 150‬مقاتال منهم من‬

‫كندا والواليات المتحدة األمريكية في‬

‫ليبيا"[‪ ]1‬وهذا يعني إمكانية انتقالها‬

‫العربية والدولية المتمثلة في جملة‬

‫األسد‪ ،‬إذ أعلنت السعودية والكويت‬

‫الهوى بين سوريا وتركيا تسيطر عليه‬

‫دول االتحاد األوروبي باإلضافة إلى‬

‫ومما زاد الطين بلة الضغوط‬

‫وليبيا ثم إلى الوجهات الثالث إما‬

‫جويلية ‪ 2012‬بأن المعبر الحدودي باب‬

‫أعلنت فرنسا وبريطانيا وألمانيا وباقي‬

‫مخزون كيمياوي في منطقة الشرق‬

‫ٌ‬ ‫تصعيد غير مسبوق في مستوى‬

‫األردن أو لبنان أو تركيا‪ .‬وأفاد مصور‬

‫في ‪ 18‬أغسطس ‪ 2011‬حدث تصعيد‬

‫ودعوة الدول العربية لسحب سفرائها‬ ‫من سوريا واالتصال بكافة أطياف‬

‫المعارضة السورية وفرض عقوبات‬

‫اقتصادية وتحويل الملف السوري‬ ‫لمجلس األمن الدولي‪ .‬رغم أن البند‬

‫الرابع عشر والثامن عشر من ميثاق‬

‫الجامعة ينص على أن طرد أو عزل‬

‫أية دولة عربية ال يتحقق إال بإجماع‬

‫ومنطقة حظر للطيران‪.‬‬

‫الخارجية األمريكي السابق في عهد‬ ‫مجلس األمن الدولي في‪ 5/2/2003‬حامال‬

‫زجاجة يدعي أنها سالح "األنتراكس"‬ ‫الجرثومي أو "سالح الجمرة الخبيثة"‬

‫الذي وجد بالعراق‪ .‬وكان باول قد‬ ‫ّ‬ ‫صرح في خطابه الشهير أمام مجلس‬

‫األمن الدولي أنه على علم بوجود‬ ‫ّ‬ ‫وبرر‬ ‫أسلحة جرثومية في العراق‪،‬‬

‫مزاعمه آنذاك استنادا إلى المعلومات‬

‫التي أدلى بها "مهندس الكيمياء"‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫ماذا يحدث في سوريا ؟‬

‫يقول آدولف هتلر في كتابه "كفاحي" كذبة تعاد عشر مرات تبقى كذبة‪ ،‬وعندما تعاد‬ ‫عشر آالف مرة تصبح حقيقة‪.‬‬ ‫إن المتتبع ألحداث سوريا لجدير به أن يخصص وقتا للتفكير والتحليل المحايد الذي ينطلق‬ ‫أوال وقبل كل شيء من الحقائق الميدانية ال غير‪.‬‬

‫فقد شهدت الجمهورية العربية السورية منذ قرابة‬

‫اإلعالميّ ة‪ .‬و َّ‬ ‫تعهد بعدها بإجراء انتخابات نزيهة قبل نهاية‬

‫"المرجة" بقلب العاصمة السورية في يوم الثالثاء ‪ 15‬مارس‬

‫جديد للبالد وأصبح نافذا بموجب مرسوم رئاسي اعتبارا‬

‫رضا رحال غربي‬

‫السنة والنصف مظاهرات ومطالب شعبية انطلقت بساحة‬ ‫‪ .2011‬ثم بعد يومين بدرعا في الجنوب السوري على الحدود‬

‫األردنية‪ .‬وسرعان ما تعدتها إلى بعض المحافظات األخرى‪،‬‬

‫وبوتيرة متسارعة‪ ،‬ربما متأثرة بالجو الدولي أو ما يسمى‬ ‫"بالربيع العربي"‪ .‬وكانت مطالب المتظاهرين في البداية‬

‫عام ‪ .2011‬و في ‪ 26‬فبراير ‪ 2012‬تم االستفتاء على دستور‬

‫من ‪ 27‬فبراير ‪ ،2012‬ملغيا المادة الثامنة من الدستور السوري‬

‫القديم والتي كانت تنص على أن "حزب البعث العربي‬

‫االشتراكي هو الحزب القائد في المجتمع والدولة‪ ،‬ويقود‬ ‫جبهة وطنية تقدمية تعمل على توحيد طاقات جماهير‬

‫اجتماعية تطورت فيما بعد إلى مطالب سياسية؛ كرفع‬

‫الشعب ووضعها في خدمة أهداف األمة العربية"‪ ،‬ما يعني‬

‫ودستور جديد‪ ...‬كما كانت استجابة النظام السوري‬

‫الحاكم في قيادة العمل السياسي في البالد"‪ .‬بعدها أصدر‬

‫حالة الطوارئ‪ ،‬واالنفتاح السياسي‪ ،‬والحريات الفردية‪،‬‬ ‫للمطالب الجماهيرية بالتدريج بعد أن ألقى الرئيس السوري‬

‫َّ‬ ‫األول في ‪ 31‬مارس ‪ 2011‬منذ بدء‬ ‫بشار األسد خطابه‬

‫االحتجاجات حيث أعلن عن جملة من اإلصالحات منها‪:‬‬ ‫منح الجنسية لألكراد في محافظة الحسكة المسجلين‬ ‫كأجانب في الدولة منذ ‪ ،1961‬ثم تشكيل حكومة جديدة‬ ‫ألقي‬ ‫للبالد في ‪ 14‬أبريل‪ ،‬وإطالق سراح المعتقلين الذين‬ ‫َ‬

‫عليهم القبض خالل االحتجاجات‪ .‬ثم أعلن الرئيس بشار‬

‫األسد في ‪ 21‬أبريل عن االستجابة ألكبر مطلب وهو رفع‬ ‫ً‬ ‫عاما من فرضها‪ ،‬أي منذ‬ ‫حالة الطوارئ في البالد بعد ‪48‬‬

‫أن إلغاء هذه المادة ينهي "الدور االحتكاري لحزب البعث‬ ‫الرئيس السوري مرسوما يقضي بتحديد السابع من ماي‬ ‫‪ 2012‬موعدا النتخاب أعضاء مجلس الشعب الجديد للدور‬

‫التشريعي األول لعام ‪ 2012‬والتي حددت مهامه بموجب‬ ‫الدستور الجديد للبالد‪.‬‬

‫لكن المالحظ هو أنه كلما قدم النظام السوري خطوات‬

‫وتعديالت ازدادت المطالب واالحتجاجات حدة‪ ،‬وكذلك‬ ‫الصدامات الدامية بين الجيش السوري وبعض المسلحين‪،‬‬

‫خصوصا وأن سوريا ال تملك قوات متخصصة فى مكافحة‬

‫ِّ‬ ‫عام ‪ ،1963‬كما أمر بحل "محكمة أمن الدولة العليا"‪ ،‬وأصدر‬

‫الشغب‪ ،‬وأصبح المطلب هو اإلطاحة بالنظام وعزل الرئيس‬

‫باإلضافة إلى ذلك أقرت الحكومة السورية يوم ‪ 26‬جويلية‬

‫الطوارئ‪ .‬بل وتطور ذلك من مطالب إصالحية إلى صراع‬

‫ً‬ ‫مرسوما تشريعيً ا يضمن "حق التظاهر السلمي للمواطنين"‬

‫‪ 2011‬مشروع قانون االنتخابات العامة الهادف إلى تنظيم‬

‫االنتخابات التشريعية العامة والمحلية‪ ،‬وضمان سالمتها‬ ‫واإلشراف القضائي عليها‪ .‬و في ‪ 4‬أغسطس أصدرَ الرئيس‬

‫بشار األسد مرسوما يقضي بالتعددية الحزبية مما يسمح‬ ‫بتشكيل أحزاب سياسية أخرى غير حزب البعث الحاكم‪ .‬و‬ ‫في ‪ 28‬أغسطس أصدر قانون اإلعالم الذي يتيح التعددية‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫بشار األسد بعد ان كان في البداية مطلبا لرفع حالة‬ ‫إقليمي معقد‪.‬‬

‫ففي أوائل شهر جويلية ‪ ،2011‬وبعد اإلعالن عن حاالت‬ ‫ُ‬ ‫انشقاق في الجيش السوري أعل َِن عن تشكيل أول تنظيم‬ ‫ٍّ‬ ‫عسكري ُيوحد هؤالء العسكريين المنشقين‪ ،‬وهو "لواء‬ ‫الضباط األحرار" تحت قيادة حسين هرموش وهو ضابط‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 15 | 2013‬‬


‫الملتقى التاريخي السادس‬ ‫لنوادي البحث التاريخي‬ ‫زياد شهرزاد‬

‫الواقع أن الشعوب التي ال تاريخ لها ال وجود لها اذ هو قوام االمم‪ ،‬تحيا بوجوده وتموت‬ ‫بانعدامه لهذا كانت فكرة تاسيس هذاى الملتقى الوطني‪ ..‬لخلق فضاء البحث في التاريخ‬ ‫وتبادل الخبرات بين ابناء الوطن الواحد من تالميذ مؤسساتنا‪ ،‬ومد جسور التواصل بين‬ ‫االكف المضرجة التي طالما طرقت ابواب الحرية بوطننا ايام ثورة التحرير المجيدة‪ ،‬واالنامل‬ ‫الغضة من ابناء هذا الجيل الذي يعول عليه كثيرا في مواصلة مسيرة البناء والتشييد"‬ ‫كلمة السيد شهاب صالح مدير التربية باتنة ‪.‬‬ ‫في قراءتنا لهذه االسطر الكبيرة في معناها وفحواها‬

‫العظيمة في مغزاها ال ينطق بها اال متمكن ومسير فحل‬ ‫من فحول الجزائر الخضراء تحية تقدير الى الرجل الذي‬ ‫اعطى كل ما بوسعه النجاح هذا الملتقى الذي سهر وكد‬

‫وجد طوال ثالثة سنوات متواصلة‪ ،‬رابطا جسور التاريخ‬

‫الجهاد والثورة وامجادها بابداعات تالميذ كل اطوار‬

‫المديرية‪ .‬ايمانا منه أن السيد عيسى بوسام مؤسس‬ ‫الملتقى حامل المشعل في البداية وهو بثقته في الجيل‬

‫الجديد سيكمل المسيرة‪ ..‬كان هللا في عونه وأنار درب��‪.‬‬ ‫الكريمة المعطاءة على حسن ادارتها‬ ‫و اعمالها لتأرخها بين اسطر االوفياء‬

‫والمناضلين‪.‬‬

‫والديناميكية‬

‫اإلمرأة‬

‫بافعالها‬

‫المواضبة‬ ‫المشرفة‬

‫في المديرية وصانعت التميز في‬ ‫الملتقى‪.‬‬

‫قوى ناعمة تصنع التميز في الملتقى‬ ‫السيدة مقرى صونيا من مواليد‪ 1965‬بفرنسا جزائرية‬

‫االصل والجنسية‪ ،‬من عائلة ثورية إلى النخاع‪ .‬دخلت‬ ‫عائلتها إلى أرض الوطن عشية االستقالل‪ .‬ايمان من‬ ‫والدها أن الجزائر تنادي ومحتاجة إلى أبنائها كافة‬

‫والحاصليين على شهادات خاصة‪ .‬متحصلة على شهادة‬ ‫مهندس دولة في الميكانيك جامعة البليدة‪ ،‬اتى بها القدر‬

‫وسيرها إلى االوراس االشم لتشهد عليها هذه االرض‬

‫أولى تطلعاتها ورؤاها‪.‬‬

‫أعادت ترميم متوسطة العمراني‬

‫زيارة لوزير الموارد المائية السيد‪:‬‬

‫االستعمار الفرنسي استعانت في‬

‫عدة منشآت‪ .‬كما نعلم ان الملتقى هو‬

‫التي فتحت ابوابها ‪1917‬م غدات‬ ‫ذلك بخبراء في الميدان حاولت‬ ‫بكل ما اوتيت أن تعيد المدرسة الى‬

‫كيف؟ ومتى؟ تابعونا في هذه‬

‫حالتها االولى‪،‬أشرفت على سيرورة‬

‫وشتكتشفون‬

‫ال يوقفها الدوام اليومي وال العطل‬

‫الرحلة أو الجولة القصيرة عبر‬ ‫اسطري‬

‫المتواضعة‬

‫حرائر جزائريات حاملي المشعل‬ ‫بعد االستقالل‪ ،‬مكافحات اداريات‬

‫شريفات رغم ما عرفه هذا القطاع‬

‫من التعفن والذي بات يشتكي منه‬ ‫العام والخاص‪ ،‬اال اننا اليوم مع هذه‬

‫المناضلة الجزائرية غدات االستقالل‬ ‫ترى أن القلة المواضبة الفاعلة هي‬

‫التي ال تسمح الن تسقط الجزائر في‬ ‫اي مستنقع كان او مازال يهدد أمن‬

‫وحرية وسيادة الجزائر‪.‬‬

‫العمل ليال نهارا ايام الصيف الحارة‪،‬‬

‫المدرسية على ذلك‪ .‬ايمان منها ان‬

‫التاريخ ملك لكل جزائري موروث‬ ‫عبر االجيال ولكي يتم ذلك يجب ان‬

‫نحافظ على موروثنا التاريخي بداية‬

‫من الكتاب مرورا بالطاوالت و اقالم‬

‫الحبر والمحابر ووصوال الى جدران‬ ‫المدارس‬

‫واالكماليات‪.‬‬

‫متوسطة‬

‫العمراني التي شهدت على تخرج‬

‫العديد من الكوادر الجزائرية يوسف‬ ‫يوسفي‪ ،‬وغيره من اليوم فتحت‬

‫خالل تقلدها المنصب منذ ‪2010‬‬

‫ابوابها الى جيل االستقالل لتشهد‬

‫في العديد من المناسبات‪ ،‬ألحت‬

‫زيارة وزير الموارد المائية و عدم‬

‫وجدت احوال مزرية راسلت الوزارة‬

‫وأصرت في كل مرة والعديد من‬ ‫المرات إلى أن نالت ما ارادت‪ ،‬حققت‬

‫‪ | 14 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫تزامنا مع افتتاح الملتقى اتت‬

‫تخرج حاملي المشعل في المستقبل‪.‬‬

‫حضور وفود رسمية من الوزارة الى‬ ‫الملتقى؟‬

‫حسين نسيب للوالية و ذلك لزيارة‬

‫ذاكرة الشعب باكمله‪ ،‬يعكس ماضينا‬ ‫ويترجم حاضرنا لذا كان واجبا ولزاما‬

‫علينا االهتمام والحفاظ عليه ونقله‬

‫بكل موضوعية ليكون نبراسا يهتدي‬ ‫به الجيل الصاعد‪ .‬وكما نعلم أن‬

‫وزن ملتقى نوادي البحث التاريخي‬ ‫وثقله من ثقل ووزن شهداء هذا‬

‫الوطن الذين ضحوا بالغالي والنفيس‬ ‫لنيل الحرية والعيش بكرامة‪ ،‬فهم‬ ‫قدوتنا دون غلو او مبالغة والملتقى‬

‫هو الذاكرة الحية التي ال تموت‪..‬‬

‫فاالمباالت والال حضور لوفد وزاري‬ ‫لملتقى نوادي البحث التاريخي في‬

‫طبعته السادسة رغم‬

‫كل الجهود‬

‫المبذولة من طرف مدير التربية‬ ‫السيد شهاب صالح وكل طاقم‬ ‫مديريته على انجاحه كما عودنا دائما‬

‫اال اننا ال يسعنا ان نقول أن الملتقى‬

‫يستحق منا الكثير وندين له بالكثير‬ ‫والكثير‪ .‬‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫أصابه التلف من أعضاء جسمه ‪ ،‬إال‬

‫أن تلك العملية سوف تبقى محدودة‬ ‫‪ ،‬إذ ال يمكنه االستغناء عن كل جسمه‬ ‫مص َّنع ‪ ،‬ل َ‬ ‫وتعويضه بآخر َ‬ ‫ِعقب ٍَة واحدة ‪،‬‬

‫هي الروح ‪ ،‬التي ستبقى السرّ الكامن‬ ‫ً‬ ‫أبدا ؛ جزؤه‬ ‫الذي لن يصل إلى معرفته‬ ‫يفص َ‬ ‫ح له عن نفسه‬ ‫الوحيد الذي لن‬ ‫ِ‬ ‫بمعلومات يدرك ماهيتها ؛ وسيبقى‬ ‫ٍ‬

‫ال َأمْ ل ُ‬ ‫[[ق ْل َّ‬ ‫به ؛ قال تعالى‪ُ :‬‬ ‫ِك ِل َن ْف ِسي‬ ‫ضرّ ًا إ َّ‬ ‫عا وَ َ‬ ‫َن ْف ً‬ ‫ال مَ ا َشاء ّ‬ ‫ال َ‬ ‫الل ُه وَ َلوْ ُك ُ‬ ‫نت‬ ‫ِ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ْ‬ ‫ْ‬ ‫ْ‬ ‫ب ال ْس َتك َثـرْ ُ‬ ‫ت مِ َن ال َخيْ ِر وَ مَ ا‬ ‫أ ْع َل ُم ال َغيْ َ‬ ‫َ‬ ‫وء إ ْن أ َن ْا إ َّ‬ ‫ير وَ َب ِش ٌ‬ ‫ال َنذِ ٌ‬ ‫ير‬ ‫ِي‬ ‫ُّ‬ ‫مَ َّسن َ‬ ‫ِ‬ ‫الس ُ ِ‬ ‫ِّ‬ ‫ون]] األعراف‪ .188/‬فالغيب‬ ‫ل َقوْ ٍم ُي ْؤمِ ُن َ‬ ‫هو ذلك المجهول كائ ً‬ ‫ِنا ما كان مما قد‬

‫تجهله ويعلمه غيرك فيتضاعف خطره‪،‬‬

‫عندئذ ألهواء وشهوات‪،‬‬ ‫لخضوعه‬ ‫ٍ‬ ‫َ‬ ‫علمت أصحابها أم جهلتهم؛‬ ‫سواء‬

‫كل ما يعرفه عنها ‪ ،‬أنها موجودة فيه‬ ‫ً‬ ‫أيضا مكانها منه ‪ .‬لكن‬ ‫‪ ،‬دون أن يعرف‬

‫فنفس اإلنسان تثيـرها شحنات األهواء‬

‫المعلومات في اإلنسان ؛ قال صلى‬

‫اللبيب‪ ،‬وال يصمد أمامها إال من رَ ِح َم‬

‫الثابت اآلن هو أن الخطاب يوجه إلى‬ ‫هللا عليه وسلم ‪[ :‬إن هللا ال ينظر إلى‬ ‫صوركم وال إلى أجسادكم ولكن ينظر‬

‫إلى ما في قلوبكم وأعمالكم ] ‪ .‬وقيل‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وسلم أنه ‪[ :‬كان‬ ‫صلى هللا عليه‬ ‫عنه‬ ‫ً‬ ‫قرآنا يمشي] ‪ .‬فالقرآن هو الذي يقوم‬

‫بالفعل على اإلنسان ‪ ،‬ومن ّ‬ ‫بواسطته‬ ‫ثم‬ ‫ِ‬ ‫؛ قال تعالى ‪[[ :‬إ َّن َه َ‬ ‫آن ِي ْهدِ ي ل َِّلتِ ي‬ ‫ـذا ْال ُقرْ َ‬ ‫ِ‬ ‫َ‬ ‫ين‬ ‫ي أ ْق َو ُم ]]اإلسراء‪ [[. 9/‬وَ يَرَ ى َّالذِ َ‬ ‫ِه َ‬ ‫ك مِ ن رَّ ِّب َ‬ ‫وتوا ْالعِ ْل َم َّالذِ ي ُأنز َل إ َليْ َ‬ ‫ُأ ُ‬ ‫ك‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫صرَ ِ ْ‬ ‫يز‬ ‫ُه َو ْال َح َّق وَ َي ْهدِ ي ِإ َلى ِ‬ ‫اط ال َع ِز ِ‬ ‫ْال َحمِ يدِ ]]سبأ‪. 6/‬‬ ‫إن هللا تعالى وهـو ينظر إلى‬

‫اإلنسان‪ ،‬إنما ينظر إلى ما في قلبه؛‬

‫ٌ‬ ‫قصور مشيدة‪،‬‬ ‫إن ُوجد فيه‬ ‫الذي ْ‬ ‫وعمارات مكتظة بالبشر‪ ،‬وطرقات‬

‫ٌ‬ ‫وأنهار ‪ ،‬وسماء تجوبها اآلالت ‪ ،‬وأسواق‬

‫فرز‬ ‫تتزاحم في ضيقها المخلوقات دون ٍ‬ ‫الهمَ م‬ ‫للذكران من اإلناث ؛ وطموح ذوي ِ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫وسلم‪:‬‬ ‫صلى هللا عليه‬ ‫الذي قال فيه‬

‫[لوأن همّ ة المرء ّ‬ ‫تعلقت بما وراء النجم‬ ‫ّ‬

‫فإن كل ذلك جزء من بيئة‬ ‫ألدركته]‪.‬‬ ‫ّ‬ ‫سما صلباً‬ ‫ً‬ ‫ْ‬ ‫اإلنسان التي‪ ،‬إذ اتخذت ِج‬ ‫هندسيا معيّ ً‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫ّ‬ ‫نا؛ أو‬ ‫وشكال‬ ‫ماد ٍة ما‬ ‫من‬ ‫ً‬ ‫ُّ‬ ‫فإن‬ ‫تصورا ما زال يتِ ّم داخل القلب‪،‬‬ ‫ّ‬ ‫ً‬ ‫انتقاال للمعلومات‬ ‫أن يكون‬ ‫ذلك ال يعدو ْ‬ ‫إطار من‬ ‫طور؛ يجري في‬ ‫طور إلى‬ ‫من‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫التسخير لإلنسان‪.‬‬

‫الشك أن معلومات اإلنسان تختلف‬

‫باختالف تقلبه بين الخير والشـر؛ وال‬

‫شك أيضا في أن المعلومات تحمل‬ ‫معنى الصديق والعدو‪ ،‬فهي إما له‬

‫أوعليه‪ .‬وألنها مبثوثة مـن قِ ـبَـل الخالق‬ ‫جل وعال‪ ،‬في الكون حول اإلنسان ومما‬ ‫في نفسه‪ ،‬فإنه كلما َّ‬ ‫ألم بشيء علمً ا‬

‫ْ‬ ‫غدرته‬ ‫قلـّص جانب الشر فيه‪ ،‬وأمِ ن‬

‫؛ وبقي ما جهل عدوا شرسا يتربص‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫لب‬ ‫الوافدة عليها ‪ ،‬يرجف مـن سطوتها ّ‬

‫هللا تعالى؛ فترى الذاهل عـن ْ‬ ‫هدي ربه‬ ‫يصارع في صمت الحجر ال ُمغيث له‬

‫وإن كان بين ذويه‪ .‬والعدوّ ليس فقط‬ ‫من يأخذ بتالبيب ثوبك وتشم رائحة‬ ‫أنفاسه؛ فذاك أهونهما‪ ،‬ألن اآلخر الذي‬

‫لِـفرط جهلك بكِ تاب ربك تنساه وال‬ ‫اك ْم ُه َو وَ َقب ُ‬ ‫يمكنك رؤيته ‪[[:‬إ َّن ُه يَرَ ُ‬ ‫يل ُه‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫ث َ‬ ‫ال َترَ وْ َن ُه ْم إ َّنا َج َع ْل َنا َّ‬ ‫مِ ْن َحيْ ُ‬ ‫ين‬ ‫اط َ‬ ‫الشيَ ِ‬ ‫ِ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫َّ‬ ‫ْ‬ ‫ون]] األعراف‪.27/‬‬ ‫ين ال ُيؤمِ ُن َ‬ ‫أوْ لِيَ اء لِلذِ َ‬

‫إنه أشد األعداء فتكا ‪ ،‬فقد يثير ضدك‬ ‫َ‬ ‫ين‬ ‫أقرب الناس إليك ‪َ [[ :‬يا أ ُّي َها َّالذِ َ‬ ‫َ‬ ‫َْ‬ ‫اج ُك ْم وَ أوْ لاَ دِ ُك ْم َع ُدوّ ًا‬ ‫آمَ ُنوا ِإ َّن مِ ْن أزوَ ِ‬ ‫اح َذ ُر ُ‬ ‫َّل ُك ْم َف ْ‬ ‫وه ْم]] التعابن‪ .14/‬إن القرآن‬

‫ْ‬ ‫ِمن َخلـَق‪،‬‬ ‫ِق ل ْ‬ ‫الكريم هو هد ُي الخال ِ‬ ‫ُ‬ ‫َ‬ ‫وما زال الغافل عنه ‪ [[:‬كمَ ن َّم َثل ُه فِ ي‬ ‫ُّ ُ‬ ‫َ‬ ‫ار ٍج ِّم ْن َها]] األنعام‪.122/‬‬ ‫ات َليْ َ‬ ‫الظلمَ ِ‬ ‫س ِبخ ِ‬ ‫ومتى استوطن الجهل في قلب‬ ‫اإلنسان تنكرت له سنن الكون‪ ،‬فتراه‬ ‫ًّ‬ ‫داال‬ ‫يطمئن إلى أثر حمار يقتفيه َيخاله‬

‫على الهداية؛ ُ‬ ‫بارزه بالعداء حتى بنو‬ ‫وي ِ‬

‫ِجلدته‪.‬‬

‫ً‬ ‫َّ‬ ‫أيضا‬ ‫المكلف بالعلم ‪ ،‬قابلية‬ ‫البشري‬ ‫َّ‬ ‫ُ‬ ‫الكتِ ساب الجهل الذي أصبح يصنع في‬ ‫ُ‬ ‫مخابر ُ‬ ‫شاع بالوسائط التكنولوجية‪.‬‬ ‫وي‬

‫والعلم مثل الجهل طرفين لوعي‬ ‫اإلنسان؛ أمّ ا الدليل على وجود العلم‬

‫فـنتائجه الملبية الحتياجات األمة في‬ ‫ٌ‬ ‫تحويل‬ ‫الذود عن كلياتها الخمسة ؛‬

‫حثيث ألسرار اآلفاق واألنفس إلى‬ ‫عِ ّز ٍة لألمة وللوطن؛ وما عدا ذلك‬ ‫ٌ‬ ‫ِّ‬ ‫وادعاء باطل ُيفني جهد‬ ‫فجهل مريع‬

‫ٌ‬ ‫وويل لألمة من المنك ِّبين‬ ‫صاحبه سدى‬

‫لم‬ ‫على اجتِ رار‪ ،‬كما أسلفنا‪ ،‬لنتائج عِ ٍ‬ ‫تجاوزتها ضرورات األمة‪ ،‬حتى ال نتكلم‬ ‫عن الحاجيات والتحسينات ‪ .‬لقد أدرك‬ ‫ّ‬ ‫صلى هللا‬ ‫حذر منه الرسول‬ ‫األمة ما‬ ‫ِ‬ ‫ّ‬ ‫عليه وسلم في حديثه عن الرؤوس‬

‫ُ‬ ‫علم‪ ،‬قال‪:‬‬ ‫الج ّهال الذين يفتون بغير‬ ‫ٍ‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫فضلوا وأضلوا‪ .‬بغير علم؟‪ْ ..‬‬ ‫أن العلم‬ ‫أي ّ‬ ‫ٍ‬

‫عل يسبق بالضرورة نيّ ة اإلنسان‬ ‫كفِ ٍ‬ ‫لكي ال‬ ‫وفكرته وما يضعه من منطق‬ ‫ْ‬ ‫ُيصدِ ر حكمه إال عن معلومات صحيحة‬

‫حصل عليها بعِ لمه‪ .‬وإال فهو الجهل؛‬

‫بفقـر في‬ ‫المعبَّ ر عنه في هذا الـزمان ‪،‬‬ ‫ٍ‬ ‫ُ‬ ‫المعلومات الصالِحة‪ .‬وحتى ال ت َّ‬ ‫صوب‬

‫فريق‬ ‫حسنت أو ساءت ــ نحو‬ ‫النوايا ــ‬ ‫ُ‬ ‫ٍ‬ ‫ُ ُِّ‬ ‫ّ‬ ‫هام ينساه الجميع‪،‬‬ ‫بذاته‪ ،‬نذكر ِبشيء‬ ‫وهو معنى الكلمة المشهورة‪ :‬الفتوى؛‬ ‫بطرف معيَّ ٍن رغم أن حقيقة‬ ‫وإلصاقها‬ ‫ٍ‬ ‫ُ‬ ‫منط ٍق لتسييـر حالة‬ ‫وضع‬ ‫الفتوى هي‬ ‫ِ‬

‫طارئة بعينها‪ ،‬وهذا النشاط الفكري‪،‬‬ ‫إنما ُيلتمَ س َبداهة عند ُخبراء الميدان؛‬ ‫ً‬ ‫كافيا ألحدهم أن يكون‬ ‫فلن يكون‬

‫أن العلم حسب االتفاق الشائع‪،‬‬ ‫ولو ّ‬

‫عند الناس ما هو العِ لم بما هو من‬

‫وصرف‬ ‫سهمون في تظليل الناس‬ ‫ِ‬ ‫ُي ِ‬ ‫قلوبهم عن األخذ بكِ تاب هللا تعالى؛‬

‫نتائجه‪ ،‬فاتخذت هذه األخيرة معنى‬ ‫ٌ‬ ‫أجيال في عملية‬ ‫ِينكب عليها‬ ‫العِ لم‪ ،‬ل‬ ‫ّ‬ ‫ُ‬ ‫َ‬ ‫رار تدع الحليم حيران‪ .‬والحقيقة‬ ‫اجتِ ٍ‬

‫أن الفوضى ِوعاء لِنوايا أصحابها‬ ‫ّ‬ ‫تطبيقات��� ‫السيئة وليست الفوضى إال‬ ‫ٍ‬

‫ُ‬ ‫المصاغة‬ ‫ذكية لِـ"عناقيد" المعلومات‬ ‫الستهداف نتائج‪ .‬وتداخل المفاهيم‬

‫واختالطها من أسوأ وجوه الفوضى‬ ‫ل ّ‬ ‫وعقل‬ ‫علم‬ ‫ِتعلقها بأفعال القلب من‬ ‫ٍ‬ ‫ٍ‬ ‫وتد ّب ٍر ‪ ،‬أي بتحصيل نتائج علمية‪ .‬ولئن‬ ‫كان العلم فِ طرة في اإلنسان ‪ ،‬فإن للقلب‬

‫اإلنسان‪ ،‬إنما ينظر إلى ما‬

‫إن ُوجد فيه‬ ‫في قلبه؛ الذي ْ‬ ‫ٌ‬ ‫قصور مشيدة‪ ،‬وعمارات‬ ‫مكتظة بالبشر‪ ،‬وطرقات‬ ‫ٌ‬ ‫وأنهار ‪ ،‬وسماء تجوبها‬

‫اآلالت ‪ ،‬وأسواق تتزاحم‬ ‫في ضيقها المخلوقات دون‬ ‫فرز للذكران من اإلناث ؛‬ ‫ٍ‬

‫الهمَ م الذي‬ ‫وطموح ذوي ِ‬ ‫قال فيه ّ‬ ‫صلى هللا عليه‬ ‫ّ‬ ‫[لوأن همّ ة المرء‬ ‫وسلم‪:‬‬ ‫ّ‬ ‫ّ‬ ‫تعلقت بما وراء النجم‬ ‫ألدركته]‪.‬‬

‫ً‬ ‫ّ‬ ‫ِّ‬ ‫السمات‬ ‫االدعاء‪ ،‬ومن‬ ‫خبيرا بمجرَّ د‬

‫َّ‬ ‫المدعين‪ِ ،‬بناء أفكارهم على‬ ‫البارزة عند‬ ‫ّ‬ ‫أدق‪ :‬كان يامكان‬ ‫[قيل وقال] أو بكلمة‬

‫ّ‬ ‫ضد الجهل؛ إال أن فوضى المفاهيم‬ ‫هو‬ ‫َّ‬ ‫قد ُسلطت على القلوب‪ ،‬فاختلط‬

‫إن هللا تعالى وهـو ينظر إلى‬

‫في قديم الزمان؟!! وهؤالء الحمقى‬

‫وألن ميزة الخبير هي أن ُيعطي للناس‬

‫أضعاف ما يمكن أن يأخذ منهم ؛ وهو‬ ‫ّ‬ ‫ُيعطي نتائج عِ لمه ؛ قال ّ‬ ‫وجل في‬ ‫عز‬ ‫ُ‬ ‫لاَ‬ ‫ُ َ‬ ‫َ‬ ‫ْ‬ ‫َ‬ ‫ير]]‬ ‫ُمحكم تنزيله‪[[ :‬وَ ُي َن ِّبئك مِ ثل خ ِب ٍ‬

‫فاطر‪.14/‬‬ ‫ِ‬

‫َ‬ ‫مورد‬ ‫س‬ ‫ٍ‬ ‫ولِذهول المسلم عن أنف ِ‬ ‫للمعلومات‪ ،‬كتاب رَ ِّبه‪ ،‬تراه يزرع‬ ‫الوهم لِيحصد الجهل؛ والوهم والجهل‬

‫معلومات حقيقية كالسراب‪ ،‬إال أنها‬ ‫ُ‬ ‫ّ‬ ‫باطل ‪ ..‬‬ ‫تد ّل على خط ٍأ‬ ‫وتؤدي إلى ِ‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 13 | 2013‬‬


‫دالئل الوجـود‬

‫يجري حوار بيـن اثنيـن من البشر سواء كانا مـن العباقرة أو من أدنى‬ ‫الطبقات ‪ ،‬ومع اختالف المستويين تتباين المواضيع ‪ ،‬ولكن يبقى‬ ‫القاسم المشترك في حديث ِكال الطرفين هو تبادل المعلومات ؛ أو‬ ‫واسطة جميع األشياء ‪ ،‬وتتواصل من‬ ‫ِلنقل ‪ ،‬إن المعلومات تتفاعل ِب ِ‬ ‫نس آخر ‪.‬‬ ‫ِخالل ْ‬ ‫وعيها ؛ سواء كان « الشيء « إنسانا أو ِج ٌ‬

‫قـدور‬ ‫مـيـلـود ّ‬

‫ولئـن كان اإلنسان يعي ذاك التفاعل بينه وبين بيئته‪ ،‬فإنه‬

‫ما زال يحتفظ بتلك القناعة الخاطئة بأنه المخلوق الوحيد‬ ‫ّ‬ ‫فثاب ٌ‬ ‫ْ‬ ‫ت‬ ‫وع ُي األشياء‬ ‫يتمتع بالوعي والذكاء؟!! أما‬ ‫الذي‬ ‫ِ‬ ‫بنص القرآن الكريم‪ ،‬قال تعالى‪ُ :‬‬ ‫السمَ اوَ ُ‬ ‫ّ‬ ‫السب ُْع‬ ‫ات َّ‬ ‫[[ت َس ِّب ُح َل ُه َّ‬ ‫َ‬ ‫َّ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫ِّ‬ ‫ـن وَ ِإن من ش ْي ٍء ِإال ُي َس ِّب ُح ِب َحمْ َدهِ وَ لـكِ ن‬ ‫يه َّ‬ ‫وَ األرْ ض وَ مَ ن فِ ِ‬ ‫َّ‬ ‫ون َت ْس ِب َ‬ ‫يح ُه ْم]]اإلسراء‪ .44/‬وحتى تتفِ َق قلو ُبنا على‬ ‫ال َت ْف َـق ُه َ‬ ‫ُّ‬ ‫تمتع األشياء‬ ‫القرآن وال تختلِف ‪ ،‬علينا االنتباه إلى ضرورة‬ ‫لكي ُتس ِّبح بحمده‪ .‬ولِكون اإلدراك‬ ‫بالوعي بوجود هللا تعالى‪،‬‬ ‫ْ‬ ‫بعتبة معيّ نة يبقى دون فِ قه الكيفية التي‬ ‫البشري محدود‬ ‫ٍ‬

‫واالستواء على مقام التكريم اإللــهي له‪ ،‬إال إذا آوى قلبه من‬ ‫ِّ‬ ‫المؤهـلة‪ .‬وكلما تراكمت ارتقى وحالما‬ ‫تلك المعلومات النفيسة‬

‫ينقص كمّ ها يهوي؛ فال وجود لإلنسان يذكر وال حياة وال موت‬

‫وال جنة وال نار وال معبود بحق أو بباطل تشذ عـن كونها ٌّ‬ ‫كم‬

‫من معلومات‪ ،‬تتفاعل مع نفس اإلنسان من ِخالل سمعه‬

‫وبصره وقلبه؛ لِينجو أو ينقلب على عقِ ـبيه فيخسـرالدنيا‬

‫واآلخرة‪.‬‬ ‫َ‬ ‫[[أ َك َّذ ْب ُتم بآ َياتِي وَ َل ْم ُتح ُ‬ ‫يطوا ب َها ْل ً‬ ‫ما َأ َّم َ‬ ‫اذا‬ ‫تعالى‪:‬‬ ‫قال‬ ‫ِ عِ‬ ‫ِ‬ ‫ِ‬ ‫ُ‬ ‫ُك ُ‬ ‫ون]] النمل‪ . 84/‬فال شيء يذكر مما هو كائن يمكن له‬ ‫نت ْم َت ْعمَ ل َ‬

‫ُّ‬ ‫يتم بها تسبيح األشياء َ‬ ‫بحمْ ده تعالى‪ ،‬وإنه من اإلنصاف‬ ‫لنفسه أن يكتفي‪ ،‬باعتبار أن هذه الموجودات كما هي في حدِّ‬ ‫ذاتها براهين وأدِ ّلة شاهدة على وجود هللا تعالى وفي ذلك‬ ‫ً‬ ‫ّ‬ ‫ٌ‬ ‫أجناسا أخرى غير اإلنسان‬ ‫أن‬ ‫تسبيح بحمده‬ ‫جل ثناؤه‪ .‬أما ّ‬

‫والقرآن الكريم يقررهذه الحقيقة بأول كلمة أنزلت على‬ ‫ْ ْ‬ ‫‪[[:‬اقرَ أ]] العلق‪ .1/‬أول أمر من‬ ‫قلب محمد صلى هللا عليه وسلم‬

‫لم يكفِ ه لمعرفة ذلك؛ وجهله ليس دليال على استحالة وجود‬

‫حظي دليلها بالسبق والشرف‬ ‫وأثمن شيء بالنسبة لإلنسان‬ ‫َ‬

‫الذكاء؛ ولو أن يكون من الجنسين المذكورين في القرآن‬ ‫ً‬ ‫عمليا‬ ‫والجـن‪ .‬وقد يرقى اإلنسان بوعيه‬ ‫الكريم‪ :‬المالئكة‪،‬‬ ‫ّ‬

‫أمّ ا أن يكون من الممكن تفكيك اإلنسان إلى معلومات‬ ‫صرفة وتحميله في قـرص فأمر ما زال ُح ً‬ ‫لما بعيد المنال؛ رغم‬

‫ألن التعامل القائم ما زال من طرف واحد‪ ،‬هو اإلنسان الذي‬ ‫ّ‬

‫األصوات والحركات؛ تتآلف للتعبير عن أنماط من ذلك الذكاء‬

‫ّ‬ ‫تتمتع بالذكاء؛ فإن ذكاء اإلنسان رغم محاوالته المستمرّ ة‪،‬‬

‫ذكاء‪ ،‬ليس بالضرورة أن يكون نسخة عما يعرف اإلنسان أنه‬

‫لو اعترف بتلك الحقيقة‪ ،‬ألن تلك الدرجة من الوعي سوف‬ ‫ِّ‬ ‫وتقدم له َ‬ ‫خدماتها؛‬ ‫تسمح لألشياء من حوله أن تتواصل معه‬

‫يفرض على األشياء طريقته دون السماح لها باإلفصاح عن‬ ‫ِ‬ ‫ّ‬ ‫خواصها في التواصل معه‪ .‬إنها ُم َس ّخرة من أجل ذلك؛ قال‬ ‫عز من قائل‪َ [[ :‬أ َل ْم َترَ وْ ا َأ َّن َّ‬ ‫ّ‬ ‫ات وَ مَ ا‬ ‫الل َه َس َّخرَ َل ُكم َّما فِ ي َّ‬ ‫السمَ اوَ ِ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫لأْ‬ ‫ُ‬ ‫َ‬ ‫َ‬ ‫ً‬ ‫ً‬ ‫َ‬ ‫ُ‬ ‫َّ‬ ‫اهرَ ة وَ َب ِ َ‬ ‫اس مَ ن‬ ‫ض وَ أ ْسبَغ َعليْ ك ْم ن َِعمَ ه ظ ِ‬ ‫اطنة وَ مِ َن الن ِ‬ ‫فِ ي ا رْ ِ‬ ‫ُ‬ ‫الل ب َغ ر ْلم وَ لاَ ُه ًدى وَ لاَ‬ ‫َّ‬ ‫َ‬ ‫ُّ‬ ‫ِير]]لقمان‪.20/‬‬ ‫ن‬ ‫م‬ ‫اب‬ ‫ت‬ ‫ي‬ ‫ُي َجادِ ل فِ‬ ‫ٍ‬ ‫كِ ٍ‬ ‫هِ ِ يْ ِ عِ ٍ‬

‫وهل كون السماوات واألرض وما فيهـن مسخرات إال لِمن‬

‫[[إ َّن‬ ‫أمعـن النظر وأرهف السمع وامتاز بقلب‬ ‫واع؛ قال تعالى‪ِ :‬‬ ‫ٍ‬ ‫َ َ‬ ‫فِ ي َذل َ‬ ‫َ‬ ‫السمْ َع وَ ُه َو ش ِه ٌ‬ ‫ان َل ُه َق ْل ٌ‬ ‫يد]]‬ ‫ِك َلذِ ْكرَ ى ِلمَ ن َك َ‬ ‫ب أوْ أ ْل َقى َّ‬ ‫ُّ‬ ‫ق‪ .37/‬ألن األسرار إنما ُت َ‬ ‫فتك بالعلم والبحث عن حقائقها‪.‬‬ ‫كذلك فقط تتِ ّم عبادة هللا تعالى وتتضح معالم اإلنسان؛‬

‫الس ّ‬ ‫وي‬ ‫وال يصل إلى إبراز هويته واالستقامة على الـصراط ّ‬

‫‪ | 12 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫التفاعل مع "مخلوق" فارغ القلب من هذه "الروح" لديه التي‬ ‫اسمها المعلومات!!! إنها دالئـل الـوجـود‪.‬‬

‫الشـريعة اإلسالمية يدل على طلب المعلومات؛ ولكونها أهم‬

‫عند هللا تعالى في خطابه لعباده ‪.‬‬

‫َ‬ ‫معتبَرة‬ ‫أن اإلنسان ‪ ،‬كما أسلفنا ‪ ،‬كغيره من "األشياء" مجموعة‬ ‫ّ‬ ‫ٌ‬ ‫مضاف إلى ذلك تشكيلة من‬ ‫من األشكال واأللوان‪ ،‬واألحجام‪،‬‬

‫أو الغباء‪ ،‬حين ُي ِّ‬ ‫ُ‬ ‫الفكر كل ذلك في الواقع المشهود‪،‬‬ ‫جسد‬ ‫ً‬ ‫ِّ‬ ‫ً‬ ‫إما ُش ْكرأ للمنعِ ِم أو كفرا به‪ .‬وعند محاولة فكنا هذه الرموز‬ ‫ِّ‬ ‫المكونة لإلنسان‪ ،‬سوف نبدأ بتحليلها إلى معلومات؛ عـن‬ ‫ِّ‬ ‫وشعره وعينيه‪ ،‬والكتلة المؤلفة لجسمه الخ‪....‬؛‬ ‫لون بشرته‪،‬‬ ‫ِ‬ ‫من تلك المعطيات الرئيسية؛ إلى أن نصل إلى عـزل ّ‬ ‫فرد‬ ‫كل‬ ‫ِ‬ ‫ٍ‬

‫ويعرفه الناس به؛ ومن‬ ‫اسم َي ْع ِرف به نفسه‬ ‫على ِحدة‪ ،‬من‬ ‫ِ‬ ‫ٍ‬ ‫ِّ‬ ‫ّ‬ ‫َّ‬ ‫نكشف عن‬ ‫ثم‬ ‫به؛‬ ‫ن‬ ‫يتدي‬ ‫طري‪،‬‬ ‫الفراغ‬ ‫لسد‬ ‫البد منه‬ ‫دين‬ ‫ِ‬ ‫الفِ‬ ‫ٍ‬ ‫ُّ‬ ‫ُ‬ ‫األخطاء التي ِّ‬ ‫كالتمذهب والتحزب والتشيُّ ع ‪ ،‬ممّ ا ذمّ ه‬ ‫تميزه‪،‬‬ ‫القرآن الكريم ‪ ،‬في قوله تعالى‪[[ :‬وَ لاَ َت ُك ُ‬ ‫ين]‬ ‫ونوا مِ َن ْال ُم ْش ِركِ َ‬ ‫[‪َ []31‬ن َّال َ َ ُ‬ ‫ً ُ ُّ‬ ‫َ ُ‬ ‫ْ‬ ‫ُ‬ ‫ب ِبمَ ا َل َد ْي ِه ْم‬ ‫ذِ‬ ‫مِ‬ ‫ين فرَّ قوا دِ ي َنه ْم وَ كانوا ِشيَ عا كل ِحز ٍ‬ ‫ً‬ ‫ون ]‪ ]]32‬الرّ وم‪ .‬ولئن بدأ اإلنسان فعال في تعويض ما‬ ‫َف ِر ُح َ‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫حقوﻕ الطفل بين القانون الدولي الخاﺹ والتشريع الجزائري والجريمة المنﻈمة‬

‫رصيف األﻃفال‪..‬‬ ‫ال يجيﺐ؟*‬ ‫في ‪ 1989‬أقر قادة العالم بحاجة األطفال ﻹطار قانوني يشملهم بالحماية من خالل اتفاقية خاصة بهم تﻀمن‬ ‫اعتراﻑ العالم بحقوقهم‪ ,‬وقد تم التصديق عليها من ‪ 193‬دولة حيﺚ تتﻀمن ‪ 54‬مادة لتكون الحكومات قد ألﺰمت نفسها‬ ‫بحماية وضمان حقوﻕ األطفال ووافقت على تحمل مسﺆولية هدا االلتﺰام أمام المﺠتمﻊ الدولي‪ .‬وقد اعتبر القانون‬ ‫الدولي الخاﺹ العنف ضد األطفال هو أي اعتداﺀ جسدي أو جنسي أو سوﺀ معاملة أو ﺇهمال يتعرﺽ لﻪ الطفل‪ ,‬ففي‬ ‫الواليات المتحدة مثال توفى ‪ 1730‬طفل جراﺀ العنف في سنة واحدة ليبقى الموضوﻉ في الﺠﺰاﺋر بين مشرﻉ وشارﻉ؟‬

‫عكنوش نور الصباح‬

‫المادة ‪ 29‬في دستور‪ 1996‬حددت وضعية الطفل‬

‫كمواطن وكل المواطنين سواسية أمام القانون وال يمكن‬ ‫أن يتذرع بأي تمييز يعود سببه إلى المولد أو العرق أو‬

‫الحبس‪ ...‬والمادة‪ 32‬تقول أن حقوق اإلنسان والمواطن‬ ‫مضمونة أما المادة‪ 34‬فتقول أن الدولة تضمن عدم انتهاك‬

‫حرمة اإلنسان‪ ,‬كما أن المشرع من جهة ثانية قد أصدر‬

‫مند االستقالل عدة أوامر ذات صلة بالطفولة سواء‬

‫بعبارة قاصر أو حدث منها ما ورد في األمر ‪ 75-58‬للقانون‬ ‫المدني أو في األمر‪ 75-64‬المتعلق بإنشاء المصالح المكلفة‬ ‫بحماية الطفولة وأيضا المرسوم ‪ 80-83‬المتعلق بإنشاء‬

‫وتنظيم دور الطفولة‪....‬وبدوره نص قانون األسرة على‬ ‫ضرورة حماية الطفل حتى من نفسه من الناحية الخلقية‬

‫والصحية بينما في الواقع‪ ..‬قضية البراءة بقيت قضية‬

‫نفوس ال نصوص؟‬

‫في الحقيقة يتطلب واقع الطفولة "دسترة" حقيقية‬

‫في التعديل القادم طبقا لما نصت عليه اإلتفاقيات‬

‫الدولية التي أمضت عليها الحكومة الجزائرية و لكن‬ ‫طبقا للمتغيرات الجديدة التي أصبحت بنيويا تهدد‬ ‫المجتمع الجزائري وخاصة الفئات العمرية الصغيرة‬

‫والطبقات الفقيرة باالنقراض في إطار توزيع للقيم يهيمن‬

‫فيه الهامش بالمعنى التفكيكي وحتى الفوضوي على‬ ‫المركز بالمعنى القانوني واألخالقي‪ ,‬وهنا تصبح الفوضى‬ ‫نظام قائم بحد ذاته حيث يهيكل مثل هده الظواهر كما‬ ‫حدث في بلدان عرفت حروبا أهلية ونزاعات داخلية في‬

‫أمريكا الالتينية وإفريقيا‪.‬‬

‫إن العديد من الهيئات الرسمية والغير رسمية لم تفهم‬

‫إن الطفل محمي قبل والدته كون اإلجهاض جريمة‬

‫بعد ما هو الموضوع في ظل تهميش أهل اإلختصاص‬

‫طفولته باعتبار تخفيف العقوبة على من يتراوح عمره‬

‫في وسط الفضاءات‬

‫في نظر القانون الجنائي الجزائري‪ ,‬والطفل محمي في‬ ‫بين ‪ 13‬و ‪ 18‬سنة‪ ,‬وقانون العقوبات الجزائري ينص في هذا‬

‫وتسييس البراءة في ‪ 1‬جوان من كل عام بدل تكوين‬ ‫غرف تفكير في وضع الطفل‬

‫التي بدأت تخرج عن السيطرة وتكون منطقا لها من‬

‫المجال على ضمانات تجاوزتها األحداث فهو بال صالحية‬

‫جريمة منظمة وشدود أخالقي وفساد وكلها ظواهر‬

‫البيروقراطية‪ ,‬ما دام يعمل بآليات تعود إلى السبعينات‬

‫الخشبية؟‪.‬‬

‫في الوضع الراهن يحتاج إلصالح للتخلص من العقالنية‬

‫من القرن الماضي‪ ,‬فهو بالمطلق ال يردع خاطفي األطفال‬ ‫ويصدر أحكاما غير رادعة في غياب قانون خاص‬ ‫باألطفال أو حتى وزارة للطفولة أو مجلس أعلى لصالح‬

‫‪ 35‬بالمائة من السكان تحت ‪ 18‬سنة وال نريدهم كل ‪48‬‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫ساعة (حسب اإلحصائيات األخيرة ) تحت األرض‪.‬؟‬

‫تصعد في المصعد بينما العدل ما زال يصعد في الساللم‬

‫• العنوان مقتبس من رواية مالك حداد*‬

‫• ‪Le quai au fleurs ne repond pas‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 11 | 2013‬‬


‫منطقة آريس تحتفل بالذكرى ال‪ 57‬الستشهاد البطل مصطفى بن بولعيد‬

‫وفي حدود الساعة السادسة‬

‫بن بولعيد وتكريم عائلة الشهيد‬

‫نشأة المنظمة الخاصة كان له نشاط‬

‫الشهيد بن بولعيد الكائن بوسط‬

‫برمجت قبل يومين من ذلك دورة‬

‫وتدريبهم عسكريا‪ ،‬وأنفق من ماله‬

‫انطلقت أفواج الكشافة من منزل‬

‫مدينة آريس في أجواء استعراضية‬

‫على وقع الفرقة النحاسية للكشافة‬ ‫بمشاركة فرق من باتنة وبسكرة‬

‫ومختلف‬

‫هامش‬

‫البلديات‪،‬‬

‫التظاهرة‬

‫على‬

‫ونظم‬

‫والئي‬

‫مؤتمر‬

‫للكشافة اإلسالمية‪ ،‬وأقيمت في‬ ‫المركز‬

‫ذراع‬

‫الثقافي‬

‫الزيتون‬

‫محاضرة تاريخية من تقديم األستاذ‬ ‫عزوي‬

‫وبعض‬

‫مجاهدون‬ ‫المحلية‬

‫األساتذة‬

‫ونواب‬

‫والوطنية‬

‫من‬

‫حضرها‬

‫المجالس‬

‫والكثير‬

‫من‬

‫المواطنين والمهتمين‪ ،‬كما تم القيام‬ ‫بزيارة متحف المجاهد ومنزل بن‬

‫ّ‬ ‫الفعال أثناء‬ ‫وعرف بنشاطه‬ ‫الثورة التحريرية من خالل‬ ‫إشرافه على توزيع األسلحة‬ ‫على المناضلين بنفسه‪،.‬‬ ‫في الوقت الذي سافر سنة‬ ‫‪ 1955‬إلى ليبيا لتزويد الثورة‬ ‫بالسالح لكنه أعتقل في ‪11‬‬ ‫فيفري ‪ 1955‬وحوكم بالمحكمة‬ ‫العسكرية بقسنطينة في‬ ‫جوان ‪1955‬وحكم عليه‬ ‫باإلعدام‬

‫شايبة الذي عرف توزيع األسلحة في‬

‫ليلة أول نوفمبر‪.‬‬ ‫وفي‬

‫اليوم‬

‫صبيحة‬

‫في أجواء بهيجة‪ ،‬في الوقت الذي‬ ‫خاصة برياضة الكرة الطائرة شاركت‬ ‫فيها عدة فرق محلية ومن واليات‬

‫مجاورة‪،‬‬

‫النادي‬

‫ونظم‬

‫الرياضي‬

‫للهواة بثنية العابد دورة رياضية‬

‫جوارية في كرة القدم شارك فيها‬ ‫عدة فرق تمثل بلديات ثنية العابد‪،‬‬

‫شير وسيدي معنصر‪.‬‬

‫الوطنية‬

‫ألبناء‬

‫الشهداء‬

‫إلى عدد من الوجوه التاريخية‬

‫والمحسوبة على الجهات الوصية‪،‬‬ ‫حيث تم بمقبرتها التي تضم رفات‬ ‫الشهيد مصطفى بن بولعيد االستماع‬

‫إلى النشيط الوطني وقراءة فاتحة‬

‫الكتاب‪ ،‬واحتضنت متوسطة نارة‬

‫حفل توزيع الجوائز على الفائزين‬ ‫في مختلف التظاهرات المنظمة‬ ‫بالمناسبة ومنها جائزة بن بولعيد‬ ‫الخاصة بالمسابقة المنظمة بين‬

‫المؤسسات التربوية‪.‬‬

‫احتضن‬

‫الجمعة‬

‫سهرة‬

‫األول ألوبيرات الشهيد مصطفى‬ ‫بن بولعيد‪ ،‬وتروي أحداث األوبرات‬ ‫التي ألفها الدكتور صالح لمباركية‬

‫وأخرجها عز الدين بن عمر مسيرة‬ ‫أبو الثورة الجزائرية في التخطيط‬ ‫غنائية ولوحات فنية وتاريخية‬

‫التي أنتجتها جمعية اإلبداع الفني‬

‫بومضات من تاريخ الجزائر ممثلة‬

‫في منطقة األوراس مرورا بمحطات‬ ‫هامة في كفاح الشعب الجزائري‬ ‫ورفضه الرضوخ للمستعمر وصوال‬ ‫إلى مجازر ‪ 8‬ماي ‪ 1945‬وتنكر فرنسا‬

‫لوعودها‬

‫ثم‬

‫التخطيط‬

‫للثورة‬

‫واندالعها والقبض على مصطفى بن‬ ‫بولعيد‪.‬‬

‫ويعد‬

‫الشهيد‬

‫مصطفى‬

‫بن‬

‫العسكري‪ ،‬وفي المركب الرياضي‬ ‫ببلدية آريس أشرف المشاركون في‬

‫االحتفاالت المخلدة للذكرى على‬

‫تسليم الجوائز للفائزين بالمراتب‬ ‫األولى في سباق نصف ماراطون‬

‫‪ | 10 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫‪ ،1954‬وأصبح مسؤوال على المنطقة‬

‫لجنة الستة‪.‬‬ ‫وعرف‬

‫بنشاطه‬

‫ّ‬ ‫الفعال‬

‫أثناء‬

‫الثورة التحريرية من خالل إشرافه‬ ‫على توزيع األسلحة على المناضلين‬

‫بنفسه‪ ،.‬في الوقت الذي سافر‬ ‫سنة ‪ 1955‬إلى ليبيا لتزويد الثورة‬

‫بالسالح لكنه أعتقل في ‪ 11‬فيفري‬ ‫‪ 1955‬وحوكم بالمحكمة العسكرية‬ ‫بقسنطينة في جوان ‪1955‬وحكم عليه‬ ‫باإلعدام‪ ،‬لكنه استطاع الفرار من‬

‫السجن رفقة الطاهر الزبيري في شهر‬ ‫نوفمبر ‪ 1955‬وعاد إلى قيادة الثورة‬

‫وخاض معركتي إيفري البلح وأحمر‬ ‫خدو‪ ،‬واصل أبو الثورة التحريرية‬ ‫جهاده حتى أستشهد ليلة ‪ 23‬مارس‬ ‫‪ 1956‬إثر انفجار مذياع مفخخ ألقته‬

‫القوات الفرنسية‪ ..‬‬

‫تلقى تعليمه األول بمسقط رأسه‬

‫مقدمة ذلك سباق المراطون الذي‬

‫سيطرة واضحة لعدائي المنتخب‬

‫رفاقه اللجنة الثورية للوحدة والعمل‬

‫ومتشبعة بالقيم اإلسالمية‪ ،‬حيث‬

‫بمدرسة جمعية العلماء المسلمين‬

‫مختلف األعمار والمستويات‪ ،‬وعرف‬

‫عن طريق شرائه من ليبيا‪ ،‬وأنشأ مع‬

‫بأريس والية باتنة وسط عائلة ثرية‬

‫وفي السياق نفسه نظمت عديد‬

‫عرف مشاركة حوالي ‪ 450‬عداء من‬

‫االنتخابات‪ ،‬ليبدأ في توفير السالح‬

‫بولعيد من مواليد في فيفري ‪1917‬‬

‫ثم بمدينة باتنة أين التحق بمدرسة‬

‫التظاهرات الرياضية بالمنطقة في‬

‫لكن‬

‫السلطات‬

‫الفرنسية‬

‫زورت‬

‫العرض‬

‫كان المسرح الجهوي بباتنة قد‬

‫الشهداء بنارة الواقعة ببلدية منعة‬

‫إضافة‬

‫الجزائري سنة ‪ 1948‬وفاز فوزا سحيقا‬

‫األولى (األوراس)‪ ،‬كما كان عضوا في‬

‫جميلة‪ .‬حيث تبدأ هذه األوبرات‬

‫والي الوالية واألمين العام للمنظمة‬

‫كما شارك في انتخاب المجلس‬

‫ومن الناحية الثقافية واإلبداعية‬

‫المخلد‬

‫بحضور السلطات المحلية يتقدمهم‬

‫الخاص لتدريب وتسليح المناضلين‪،‬‬

‫وشارك في اجتماع الـ ‪ 22‬في جوان‬

‫لثورة نوفمبر ‪ .1954‬مصحوبة بمقاطع‬

‫للذكرى توجه الجميع إلى مقبرة‬

‫دؤوب في تكوين الشبان سياسيا‬

‫األهالي "األنديجان" كما تلقى تعليما‬

‫الجزائريين‪،‬‬

‫هاجر‬

‫إلى‬

‫فرنسا‬

‫سنة ‪ 1937‬وكون نقابة تدافع على‬

‫حقوقهم‪ ،‬وفي عام ‪ 1939‬أدى الخدمة‬

‫العسكرية اإلجبارية‪ ،‬وأعيد تجنيده‬

‫أثناء الحرب العالمية الثانية‪.‬‬

‫وكان الشهيد مصطفى بن بولعيد‬

‫بدأ نشاطه السياسي في صفوف‬

‫حزب الشعب منذ األربعينات‪ ،‬وعند‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫منطقة آريس تحتفل بالذكرى ال‪57‬‬ ‫الستشهاد البطل‬

‫مصطفى بن بولعيد‬ ‫صالح سعودي‬

‫أحيت والية باتنة الذكرى ال‪ 57‬الستشهاد أبو الثورة الجزائرية مصطفى بن بولعيد التي تصادف‬ ‫يوم ‪ 23‬مارس بعديد االحتفاالت النوعية في منطقة آريس وعاصمة األوراس باتنة إضافة إلى قرية‬ ‫نارة ببلدية منعة‪ ،‬وكانت البداية بزيارة إلى متحف المجاهد بدشرة أوالد موسى التابعة إداريا لبلدية‬ ‫إشمول وسط جمع غفير من المجاهدين وسكان المنطقة قصد الترحم على أرواح الشهداء وقراءة‬ ‫فاتحة الكتاب إضافة إلى تذكير الخلف بما قام به السلف من بطوالت خلدها التاريخ بأحرف من ذهب‪.‬‬ ‫‪www.fasac.org‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 9 | 2013‬‬


w w w . B A T N AI N FO . COM

2013 ‫ | أفريل‬8 BATNAINFO


‫يكرسون تقاليد‬ ‫سكان منطقة منعة بباتنة ّ‬ ‫االحتفال بعيد الربيع‬

‫«تافسوث»‬ ‫عاش سكان منطقة منعة بباتنة نهاية األسبوع على‬

‫برمجة مقابلة استعراضية خاصة بالرياضة التقليدية‬

‫‪ 28‬فيفري من كل سنة‪ ،‬والذي يعد إيذانا بتدشين أولى‬

‫كبير رياضة "الهوكي" والتي تعرف تنافسا بالعصي‬

‫وقع االحتفال بعيد الربيع أو "تافسوث" الذي يصادف‬ ‫أيام الموسم الفالحي الجديد‪ ،‬حيث عرفت التظاهرة‬ ‫التي سهرت عليها الجمعية الثقافية "تافسوث" برنامجا‬

‫مكثفا على مدار ‪ 6‬أيام تخللتها نشاطات فلكلورية‬

‫صالح سعودي‬

‫وعروض خاصة بالصناعات واأللبسة التقليدية‪،‬‬

‫وأمسيات شعرية إضافة إلى حفالت غنائية وزيارات‬

‫ميدانية لعديد القالع والمناطق التاريخية والسياحية‪.‬‬

‫بغية السيطرة على الكرة المتشكلة من اللباس القديم‪.‬‬

‫وتضمن مهرجان عيد الربيع تحضير أكالت شعبية‬

‫تقليدية على شرف الضيوف والحضور وفي مقدمة‬

‫ذلك طبق الشخشوخة قبل أن يتم زيارة عديد المناطق‬

‫األثرية والتاريخية التي تتمتع بها قالع منطقة منعة‬ ‫على مدار ‪ 10‬قرون خلت‪ ،‬واالستمتاع بجمال المناظر‬

‫وعرف يوم السبت برنامجا ثريا مقارنة باأليام‬

‫الجبلية والسياحية موازاة مع زيارة المعارض الخاصة‬

‫التي دشنت مسارها في الفترة الصباحية انطالقا من‬

‫وشغف الحضور بالنظر إلى ما تتمتع به المنطقة من‬

‫التي سبقتها من خالل استقبال الوفود الرسمية‬ ‫الزاوية القادرية التي تقع في قلعة يزيد عمرها عن ‪10‬‬

‫قرون‪ ،‬ليتم التحول إلى الساحة المقابلة لمقر البلدية‬ ‫التي عرفت تنشيط عدة عروض فلكلورية وغنائية‬

‫استقطبت اهتمام جمع غفير من الحضور‪ ،‬قبل أن يتم‬ ‫وحسب‬

‫رئيس‬

‫بالصناعات واأللبسة التقليدية التي شدت اهتمام‬ ‫موروث تاريخي وثقافي مميز حرص سكان منعة على‬

‫تثمينه والحفاظ عليه رغم موجة التطور والعولمة‬

‫التي طغت على الحياة اليومية للمجتمع‪.‬‬

‫جمعية‬

‫وتسوية مجمل الخالفات التي‬

‫على مستوى منطقة األوراس‬

‫فإن الغرض الجوهري من الطبعة‬

‫موسى قالة أن جمعية "تافسوث"‬

‫المهرجانات الوطنية على ضوء‬

‫"تافسوث" الثقافية موسى قالة‬ ‫الثانية لمهرجان عبد الربيع هو‬

‫التعريف بموروث المنطقة وإعطائه‬ ‫بعدا جهويا من خالل توجيه‬ ‫الدعوة ألغلب الجمعيات الناشطة‬

‫على مستوى منطقة األوراس في‬ ‫انتظار أن يعرف المهرجان بعدا‬ ‫وطنيا في السنوات المقبلة على‬

‫ضوء الجهود القائمة بالتنسيق‬ ‫مع بقية الجهات الفاعلة‪ ،‬مضيفا‬

‫أن الغاية من االحتفال بعيد‬

‫"تافسوث" في القديم هو اإلفصاح‬

‫عن‬

‫حلول‬

‫واستغالل‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫التي يصطلح عليها ب "هاكورث" التي تشبه إلى حد‬

‫الموسم‬

‫الفرصة‬

‫للم‬

‫الفالحي‬ ‫الشمل‬

‫تعود إلى الموسم المنقضي‪ ،‬وقال‬

‫تحرص على إحياء مثل هذه‬ ‫التقاليد التي تعكس طريقة تعامل‬

‫المجتمع األمازيغي‬

‫الذي يسعى إلى تكريس تقاليده‬

‫والحفاظ على عامل االستقرار‬

‫والتعاون بين أفراد المجتمع‪.‬‬

‫في انتظار ترقيته إلى مصاف‬ ‫الرهانات التي يعول عليها أعضاء‬

‫جمعية "تافسوث" وبقية الجهات‬ ‫الفاعلة على مستوى المنطقة‪��‬‬ ‫خاصة أن الكثير أجمع على ضرورة‬

‫تعزيز هذا المكسب حتى يعطي‬ ‫بعدا ايجابيا من الناحية الثقافية‬ ‫واالقتصادية تزامنا مع المبادرات‬ ‫القائمة إلنجاز عديد المشاريع‬

‫وعرفت النسخة الثانية من‬

‫لخدمة المنطقة والبحث عن صيغة‬

‫من سكان المنطقة والقادمون من‬

‫والتاريخي الذي تتمتع به قالع‬

‫مهرجان "تافسوث" إقباال كبيرا‬

‫الدوائر والبلديات األخرى ما جعل‬

‫المهرجان يكسب شعبية محترمة‬

‫فعالة للحفاظ على اإلرث الحضاري‬ ‫منطقة منعة‪.‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 7 | 2013‬‬


‫اليامين زروال‬ ‫ربيع «النيف»‪...‬‬ ‫تعتبر السياسة من أرسطو وإلى‬ ‫هابرماس ‪"..‬فن الخروج"‬ ‫فيتامين‪.. z‬‬‫تأتي األخبار العاجلة عن جديد‬

‫ويحاكم مبارك مرتين ويهان على‬

‫المرادية برأس مرفوع وهو الذي‬

‫بدوار في رأسه وفشل في أطرافه‬

‫سلوك جنرال خرج بانضباط‬

‫مع "السيستام" بكتابة إستقالة‬

‫إلستعادة الثقة بالنفس واألمل‬

‫بعد أن قال "ديقاج" للكرسي ‪,‬‬

‫الفساد والفضائح فيصاب المرء‬

‫ال يبرحه إال بأخذ فيتامين زروال‬

‫نور الصباح عكنوش‬

‫المباشر ويقتل القدافي نتذكر‬

‫وبشرف من أعلى هرم السلطة‬

‫في المستقبل‪....‬فعندما تهون البلد‬

‫وفي هدا الباب ال يذكر التاريخ‬

‫في ماله وسيادته نستعمل هدا‬

‫الفريق سوار الذهب في السودان‬

‫وتضعف العباد ويستباح الوطن‬ ‫الفيتامين لنسترجع قليال من‬

‫قوة الذاكرة حين زار الرئيس‬

‫السياسي العربي الحديث سوى‬

‫واليامين زروال في الجزائر‬

‫كحاالت نادرة في مسألة التخلي‬

‫اليامين زروال ذات يوم سجن‬

‫طواعية عن الحكم‪ ،‬في ظل عدم‬

‫دهب بشجاعة لجبال المدية في‬

‫لتنظيم تداول السلطة مند الخليفة‬

‫البليدة لحقن الدماء أو عندما‬

‫عز األزمة األمنية لمرافقة حماة‬ ‫الديار في مكافحة اإلرهاب أو‬

‫خالل زيارته النبيلة لموقع إنفجار‬

‫شارع عميروش بالعاصمة منتصف‬ ‫التسعينات‪ ,‬وكان يومها يقول أن‬

‫األزمة عابرة كسحابة صيف و‬ ‫صدق المواطن زروال‪.‬‬

‫اليوم عندما يهرب بن علي‬

‫‪ | 6 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫وجود نظرية سياسية عند العرب‬ ‫معاوية وإلى اليوم ‪...‬؟‬

‫الرجل األخير‪:‬‬ ‫لقد بقيت صورة الرجل أو‬

‫"الراجل" باأللوان على جدران‬

‫المحالت في األوساط الشعبية في‬

‫أراد إحداث قطيعة إبستمولوجية‬ ‫تاريخية في إطار التأسيس‬

‫لتقاليد حكم جديدة على طريقة‬ ‫"فرانكو" في إسبانيا أو "ساالزار"‬ ‫في البرتغال من منظور االنتقال‬

‫الديموقراطي ‪ ,‬وهو حلم من أراد‬

‫رمي السلطة للشعب دون إنتظار‬ ‫الربيع العربي ألن ربيعه نيفه‪..‬‬

‫الرجل في هدا السياق لم يكن‬

‫فيلسوفا أو ديماغوجيا أو حتى‬

‫ديكتاتورا بل ثوريا ليس كشافيز‬ ‫أو كنهرو ولكن كزروال بالمعنى‬

‫الرومانسي للكلمة‪,‬ولهدا لم تركع‬ ‫الجزائر في حكمه وبقيت ب ‪8‬‬

‫دوالر واقفة تمشي كما يمشي هو‬ ‫يوميا في الصباح من "الباطوار"‬

‫وإلى التاريخ‪ ..‬‬

‫العديد من األحياء و المدن عبر‬

‫الوطن بعد ‪ 14‬سنة من خروجه من‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫آخر الكالم‬

‫وهو يستقبل التحايا كل صباح من الجيران‬

‫األموال والجمهور والفرديات التي ال توفر‬

‫يمارس رياضة المشي ويستنشق أوكسجين‬

‫مدرب كبير له الخبرة والحنكة والتكتيك‬

‫قضية األفالن تراوح مكانها وبلعياط‬

‫عبارة عن مجموعة من المواهب الشابة‬

‫للمناضلين والمتبعين للشأن الداخلي للحزب‬

‫ان البنين لم يكن فريقا قويا وإال لحدثت‬

‫إلنتخاب أمين عام جديد للحزب وجماعة‬ ‫عبادة َ‬ ‫قل وهجها وصامت عن الكالم فهل‬

‫الحظوظ واآلمال المعلقة عليه إلى حين ‪..‬‬

‫الجديد يطبخ على نار هادئة بعيدا عن "‬

‫وكل الذين يعرفونه عندما يلتقونه وهو‬

‫األوراس في أعالي بوزوران‪.‬‬

‫في أي فريقي عربي وإفريقي آخر إال من‬ ‫وقراءة المنافسين وإيجاد الحلول ففريقنا‬

‫أصبح الكل في الكل وال ندري متى يكشف‬

‫ونزداد اطمئنانا اكثر ونحن نستمع‬

‫تركض فوق الميدان ال غير والحمد لله‬

‫عن موعد مؤتمر استثنائي للجنة المركزية‬

‫سد كدية لمدور صالحة للشرب وال خوف‬

‫الكارثة ورغم ذلك كنا سعداء جدا بالفوز‬ ‫الذي َ‬ ‫مدد روح هذا الفريق وحافظ على كل‬

‫هي استراحة محارب ام أن االمين العام‬

‫لتصريحات وزير الماء الذي أكد أن مياه‬ ‫علينا من أي اصابات أو تسممات قد تحدث‬ ‫مستقبال كما قال لنا ان الرائحة التي تنبعث‬

‫منه عادية جدا وغير مقلقة لكن ما أقلقنا‬

‫المشوشين " والصحافة واألنظار ‪.‬‬

‫هو المنتخب الوطني الذي يمتلك كل شيئ‬

‫الشباب الباتني في انتظار‬ ‫مشاريع تنموية‬

‫المصور‬ ‫الفوتوغرافي بشير‬ ‫يتوج بجائزة‬ ‫فورار ّ‬ ‫أحسن صورة‬ ‫نورالدين برقادي‬

‫زياد شهرزاد‬ ‫تزامان مع الزيارات المتوالية‬

‫المنطقة تغطي الشرق باكمله من‬

‫نسيب ووزير النقل السيد‪ :‬عمار تو‪.‬‬

‫الماضي‪ .‬كذلك عثر على منجم‬

‫لوزيري الموارد المائية السيد‪ :‬حسين‬ ‫انتظر الباتنيون تدشين مشاريع‬ ‫جديدة‬

‫تنموية‬

‫تمتص‬

‫البطالة‬

‫وتدفع عجلة التنمية في الوالية‪.‬‬

‫الناحية الفالحية كما كانت في‬ ‫للحديد‬

‫متوقف‬

‫منذ‬

‫االستعمار‬

‫الفرسي وهناك الوثائق المدونة من‬

‫طرف فرنسا فحواها ان المنجم‬

‫اال ان احالمهم تالشت و اندثرت‪،‬‬

‫يمكن استغالله‪ .‬فلماذا ال تكون‬

‫فهناك الكثير والكثير من المشاريع‬

‫المنجم واستغالله و خلق العمالة‬

‫و ابناءها الذي سئموا االنتظار‪ ،‬حيث‬

‫االقتصادية‬

‫فأتت الرياح بما ال تشتهي السفن‪.‬‬

‫التنموية التي تحتاج اليها المنطقة‬

‫عرفت المنطقة اقدم بطال منذ ‪1992‬‬

‫منذ تشغيل الشباب الى وكالة دعم‬ ‫و تشغيل الشباب اال انه لم يحالفه‬ ‫الحظ بالحصول على عقد منذ عقود‬ ‫الى يومنا هذا‪...‬‬

‫يقال انه ال توجد مشاريع يمكن‬

‫تحقيقها في المنطقة‪ ،‬انتظر قليال‬ ‫وعفوك‪ ،‬لو اخذنا منطقة واد الماء‬ ‫بمروانة مثال التي تعرف بطابعها‬ ‫الرعوي وسهل مستاوة فيمكن وضع‬

‫تسهيالت وازالت العراقيل على‬

‫الشباب لتنمية الريفية الصبحت‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫هناك دراسة فاعلة وجدية وفتح‬ ‫في المنطقة واحياءها وبعث روح‬

‫الصناعة‬

‫والمشاريع‬

‫فيها‪ .‬لم ننتهي بعد هناك آثار بيزنطية‬

‫ورومانية وفرنسية‪ ،‬جبال وسهول‬ ‫اشجار األرز المعروفة عالميا‪ .‬فلماذا‬ ‫ال يكون اهتمام من طرف المختصين‬ ‫بهذا الموروث الطبيعي والتاريخي‬

‫وجعله وجهة يستقطب بها السياح‬ ‫الى المنطقة؟‬

‫هذا مثال واحد عن منطقة‬

‫ّ‬ ‫تحصل المصور الفوتوغرافي الباتني بشير فورار‬

‫بجائزة أحسن صورة في الطبعة ‪ 13‬من الصالون‬

‫السنوي للصورة الفوتوغرافية‪ ،‬المنظم بمدينة األلف‬ ‫قبة وقبة "وادي سوف"‪ ،‬وقد حملت الطبعة عنوان‬

‫"إضاءة وظالل"‪ ،‬والصورة الفائزة التقطها المصور‬

‫صغيرة برقعتها و سكانها كبيرة‬

‫من والية األغواط‪.‬‬

‫ناهيك عن الباقي المتبقي‪ ..‬باتنة‬

‫مناسبات مختلفة‪ ،‬وهو من أنشط المصورين‬

‫بموروثها‪ ،‬كبر الجزائر و ثرواتها ‪.‬‬

‫تنادي‪.‬‬

‫للعلم‪ ،‬في رصيد الفنان تتويجات بجوائز في‬

‫الفوتوغرافيين في الجزائر‪ ،‬على شبكة االنترنيت‪.‬‬

‫أفريل ‪BATNAINFO 5 | 2013‬‬


‫‪sms‬‬ ‫لكل الناس‬

‫ال نقرأ‪ ،‬اإلختطاف‪ ،‬إعترافات‬ ‫«مير» وزروال بين أحضان‬ ‫شعبه‬ ‫رئيس البلدية يعترف بأنه ال يستطيع إرضاء ‪ 300‬الف مواطن ونحن نقول له إرضاء‬ ‫الناس غاية ال تدرك ودائرة باتنة تكشف أخير عن قائمة المستفيدين من حصة‬ ‫السكن اإلجتماعي واإلنطباعات األولية تشير ان القوائم ارضت األغلبية‬ ‫ونحن نؤكد انها المرة األولى‬

‫عن الفضائح األخيرة التي مست‬

‫البوطي وهو يلقي مواعظه داخل‬

‫ودون‬

‫الكبيرة جدا التي طالتها والتي‬

‫وأصابع اإلتهام صوبت نحو رفيق‬

‫التي تعرف عملية توزيع السكنات‬

‫حالة‬

‫من‬

‫الرضا‬

‫العام‬

‫مشاكل رغم إقدام العشرات على‬ ‫عملية الطعون لكنها عادية جدا‬

‫وقانونية ورد فعل طبيعي واآلن‬

‫حسان بوزيدي‬

‫تاكدت بأننا أمة ال تقرأ فالسلطات‬

‫المحلية اقدمت مؤخرا على تنظيم‬ ‫معرضين األول لبيع المنتجات‬

‫الغذائية والمالبس بمختلف األنواع‬

‫واألسعار واألكسسوارات المنزلية‬ ‫ويجانبه معرض ثان لبيع الكتب‬

‫من شتى اإلختصاصات‪.‬‬

‫لكن الفرق أن اإلقبال كبير جدا‬

‫على الصالون األول في حين ال‬

‫يعرف الثاني إال حضورا محتشما‬ ‫جدا في الوقت الذي تعرف فيه‬

‫مؤسساتنا التربوية في األطوار‬

‫الثالثة‬

‫غزوا‬

‫مكثفا‬

‫لألولياء‬

‫الذين يرافقون ابنائهم خوفا من‬

‫أي حادثة اختطاف مفاجئة بعد‬

‫الذي فعله" المتهمان"كاتاستروف‬

‫ومامين"‬

‫بقسنطينة‬

‫بالمدينة‬ ‫حيث‬

‫ترك‬

‫الجديدة‬ ‫الجميع‬

‫اشغاله الخاصة لينشغل بنقل ابنائه‬

‫ذهابا وايابا من وإلى المدرسة وهو‬

‫ما يؤكد القلق العام الذي يسيطر‬ ‫على العائالت الجزائرية بعد ما‬

‫فرض‬

‫"المدانون‬

‫والخارجون‬

‫عن القانون ومروجو المخدرات‬

‫والشواذ منطقهم" وحدث ما حدث‬ ‫في بعض مناطق الوطن تضاف‬ ‫إلى عدم رضا الشعب الجزائري‬

‫‪ | 4 BATNAINFO‬أفريل ‪2013‬‬

‫مؤسسة سوناطراك واإلختالسات‬

‫أخرجت الرئيس بوتفليقة من‬

‫صمته مؤخرا حيث ينتظر الشعب‬ ‫نهاية هذا المسلسل بعدما شرعت‬

‫العدالة الجزائرية في التحقيق في‬

‫هذا الملف الخطير‪.‬‬

‫اكبر‬

‫العاصمة‬

‫مساجد‬

‫دمشق‬

‫دربه القرضاوي وقناة الجزيرة‬ ‫الذي اصدر فتوى عبرها بقتل كل‬

‫عالم مساند للنظام السوري فجاء‬ ‫إلستجابة سريعة وال خير في أمة‬

‫تقتل علمائها وتقنبل بيوت هللا‪.‬‬

‫إلى ذلك هدأت حرب البيانات‬

‫في الوقت الذي تحل فيه‬

‫ومديرية التربية حيث أفضت إلى‬

‫الرئيس السابق اليامين زروال‬

‫التي وقعت بين نقابة الكناباست‬

‫تنحية رئيس مصلحة الموظفين‬

‫ورئيس مكتب التعليم الثانوي‬

‫والمتوسط‬

‫لمطلب‬

‫استجابة‬

‫النقابة فيما لم يتضح مصير رئيس‬

‫مصلحة األجور وتسديد النفقات‬

‫في انتظار المطلب األخير والذي‬ ‫يتعلق بعملية التأهيل التي تخص‬

‫منصب‬

‫التربويين‬

‫المستشارين‬

‫في الوقت الذي ما تزال فيه‬ ‫النكسات تتصدر الكرة الجزائرية‬ ‫بعد‬

‫الخروج‬

‫لمنتخب‬

‫المشين‬

‫أقل من عشرين سنة فوق ميدانه‬ ‫وامام‬

‫جمهوره‬

‫حيث‬

‫اعترف‬

‫مدربه نوبيليو بالهزيمة ولكن بعد‬

‫فوات اآلوان فاخذ حقيبته ومعها‬ ‫"الشكارة " وغادر الجزائر ولم نسمع‬

‫رد فعل الحاج راوراوة والناطقين‬

‫باسمه في مثل هذه المناسبات‪.‬‬

‫الذكرى‬

‫الرابعة‬

‫عشرة‬

‫لعودة‬

‫إلى باتنة التي تصادف ‪ 14‬افريل‬ ‫من عام ‪ 1999‬بعدما تسليمه لمهام‬

‫رئاسة الجمهورية للرئيس الحالي‬ ‫عبد‬

‫العزيز‬

‫بوتفليقة‬

‫بطريقة‬

‫حضارية فيها الكثير من الرسائل‬

‫السياسية تحدث للمرة األولى في‬ ‫العالم العربي بعدما كبرنا وتعودنا‬ ‫على مشاهدة كل رؤساء العرب ال‬

‫يرحلون إال تحت رحمة ملك الموت‬ ‫أو جنرال غاضب فحظي الرئيس‬ ‫زروال بشرف لم ولن يحظى به‬

‫رئيس بعده حسب الراهن العربي‬ ‫الحاصل‬

‫اليوم‬

‫في‬

‫المنطقة‬

‫العربية ولنا في بعض االمثلة‬

‫الدليل على ذلك فزين العابدين‬

‫والقذافي ومبارك وعلى عبد هللا‬

‫صالح غادروا غير مأسوف عليهم‬ ‫بسيناريوهات متعددة فعاد سي‬

‫اليامين إلى أحضان عائلته وأهله‬

‫وقبلها هزت مشاعرنا حادثة‬

‫وسكان مدينة باتنة معززا مكرما‬

‫المرحوم محمد سعيد رمضان‬

‫بكل الحب واإلحترام والتقدير‬

‫اغتيال‬

‫عالم‬

‫األمة‬

‫اإلسالمية‬

‫ليعيش كمواطن عاد جدا يحظى‬

‫‪w w w . B A T N AI N FO . COM‬‬


‫تصوير‪ :‬سامي كابة‬

‫من خالل عيونكم ننشر‬ ‫أفضل الصور عن عالم‬ ‫األوراس الثري بالتراث‬ ‫العريق والعادات األصيلة‪،‬‬ ‫والبيئة الخضراءالمتفردة‬ ‫ترسل على البريد االلكتروني‬ ‫‪direct.batnainfo@gmail.com‬‬

‫تنشر الصور بشكل حصري على‬ ‫صفحات مجلة باتنة آنفو‪،‬‬

‫يرجى ارسال صور ذات دقة عالية‬

‫في هذا العدد‬ ‫‪FASAC‬‬

‫‪Fondation‬‬ ‫‪Auressienne‬‬ ‫‪des Sciences, Arts‬‬ ‫‪et Culture‬‬

‫مجلة شهرية تصدر عن‬ ‫المؤسسة األوراسية للعلوم‬ ‫والفنون والثقافة‬

‫‪www.fasac.org‬‬

‫أس أم أس لكل الناس‬

‫‪4‬‬

‫الشباب الباتني في انتظار مشاريع تنموية‬

‫‪5‬‬

‫اليامين زروال ربيع «النيف»‪...‬‬

‫‪6‬‬

‫سكان منطقة منعة بباتنة يكرّسون تقاليد االحتفال بعيد الربيع‬ ‫«تافسوث»‬ ‫منطقة آريس تحتفل بالذكرى ال‪ 57‬الستشهاد البطل مصطفى بن بولعيد‬

‫‪7‬‬ ‫‪9‬‬

‫رصيف األطفال‪ ..‬ال يجيب‬

‫‪11‬‬

‫دالئل الوجـود‬

‫‪12‬‬

‫الملتقى التاريخي السادس لنوادي البحث التاريخي‬

‫‪14‬‬

‫ماذا يحدث في سوريا ؟‬

‫‪15‬‬

‫من ذكريات الثورة‪ ،‬الجهاد في اإلسالم‬

‫‪20‬‬

‫قسم اإلعالم بجامعة باتنة عالج آثار تكنولوجيا االتصال في يوم دراسي‬

‫‪24‬‬

‫جانفي ‪BATNAINFO 3 | 2013‬‬


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2013 ‫ | جانفي‬4 BATNAINFO



BatnaInfo ِAvril 2013