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1,60 € DU 13 AU 15 JANVIER 2017 Midi Olympique N° 573 - Espagne 1,70€ - Polynésie - 600 XPF - Suisse 3,10 CHF - Canada 3,99 CAD

Béziers Gros investisseur en vue

Racing 92 26

Corticoïdes, Acte 2 !

26

Week-end

Wasps p - Toulouse

Agen-Mt-de-Marsan

Samedi 16 h 15

L’affiche du Pro D2

Le défi

15

UNE VICTOIRE À PARIS LAISSE PENSER QUE LE STADE Ë FICKOU EST EN PASSE DE REDEVENIR TOULOUSAIN DE GAËL LE GRAND CLUB QU’IL A ÉTÉ. TEST GRANDEUR NATURE, DEMAIN, À LONDRES !

Photo IS

6

Grand côté

Vincent Clerc

Photos MO

Pourra-t-il Carnet noir

Patrick Salas nous a quittés 25

revenir ?

VICTIME, À 36 ANS, D’UNE RUPTURE DU TENDON D’ACHILLE, L’AILIER TOULONNAIS SE VOIT PROPOSER UN INCROYABLE CHALLENGE... 28 Photos IS

UBB

Jayden Spence, la révélation

10

Fédérale 1

Nevers sous pression

19

1,60 €

M 00158 - 573 - F: 1,60 E

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Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany


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VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Actualité... L’interview Éditorial Emmanuel MASSICARD emmanuel.massicard@midi-olympique.fr

Premiers « crunchs » ui peut donc prétendre, sans ciller, que le meilleur doit systématiquement être gardé pour les ultimes instants de l’aventure ? Et croire -mordicus- à la fin qui justifie tous les moyens ? Nous, peut-être pas. Mais assurément les Anglais et les Irlandais, qui ont rendez-vous le 18 mars prochain à Dublin, lors de la dernière journée des 6 Nations pour un sommet qui pourrait décider du Grand Chelem et transformer le destin de futurs Lions Britanniques d’ici à la tournée des tournées, en Nouvelle-Zélande. La faim pourrait ainsi commander l’issue de cette affiche hors normes, digne des plus grands sommets de l’histoire du glorieux et vénérable Tournoi. Pour autant, rien n’est joué d’avance et ce rendezvous ne revêtira jamais toute sa noblesse sans un parcours immaculé des Blancs comme des Verts. Ils en rêvent… Pas nous, Français, qui devrons défier ces fameux Anglais chez eux, d’entrée, avant d’enchaîner, quinze jours plus tard, avec un autre déplacement tout aussi périlleux à Dublin. On ne fait guère mieux en guise de suspens, et difficilement plus complexe pour nos Bleus malgré les promesses de l’automne. Une chose est certaine, pour nous le meilleur n’attendra pas la fin. Il doit être consommé d’entrée et sans indigestion malgré l’épaisseur du « rosbif ». Si les blessures ont déjà modifié les plans anglais -autant que français après les forfaits de Poirot et Olivon- les soldats de la Rose n’en restent pas moins les grandissimes favoris, invaincus depuis quatorze rencontres et véritablement transformés sous la férule d’Eddie Jones. Disons-le franchement, cela faisait bien longtemps que le « crunch » ne s’avançait pas aussi savoureux malgré la menace sportive qui plane directement sur le XV de France après deux défaites concédées face à l’Australie et la NouvelleZélande en novembre ; la trilogie pourrait être infernale face à une Angleterre qui touche enfin les fruits de sa révolution culturelle et structurelle menée après la finale du Mondial 2007. Pour autant, nous ne bouderons pas notre plais i r ava n t d e d é b o u l e r d a n s l e t e m p l e d e Twickenham avec la certitude d’y voir les Bleus assumer leurs ambitions offensives, prêts à défier les Anglais, jeu contre jeu et sans arrièrepensée. On ne fait pas mieux pour lancer le Tournoi et nourrir sa légende. La mise en bouche, puisqu’il en faut toujours une, sera assurée dès ce week-end sur le front de la Champions Cup avec les premières joutes franco-anglaises (Wasps-Toulouse, NorthamtponCastres, Leicester-Racing et Toulon-Sale) qui viendront apporter les premiers éclairages sur l’état de forme des forces en présence. Des confrontations décisives pour l’avenir des uns et des autres sur la scène européenne, qui donneront forcément le ton des semaines à venir placées sous le signe de la rivalité ancestrale entre les deux phares du Vieux Continent. Profitons de l’aubaine, place à l’action. Il est temps de marquer les esprits en déjouant les pronostics d’une histoire que l’on nous présente comme déjà écrite… Faut-il y croire et céder à la résignation ? Évidemment que non. Sachez-le, il n’y aura jamais de fin glorieuse sans une entame royale ! Allez, jeu (x) ■

Q

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GAËL FICKOU - TROIS-QUARTS CENTRE DE TOULOUSE C’EST MARDI MIDI QUE L’INTERNATIONAL NOUS A DONNÉ RENDEZVOUS À LA BRASSERIE DU STADE. POUR ÉVOQUER LA VICTOIRE AU STADE FRANÇAIS DIMANCHE DERNIER, LE MATCH DÉCISIF AUX WASPS SAMEDI MAIS AUSSI L’AVENIR DU CLUB, L’ÉQUIPE DE FRANCE ET SON DÉBUT DE SAISON TRAGIQUEMENT MARQUÉ PAR LA PERTE DE SA MAMAN. CONFESSIONS INTIMES D’UN SURDOUÉ QUI RÉCLAME À ÊTRE JUGÉ COMME LE CADRE QU’IL EST DEVENU.

« Toulouse

doit redevenir une évidence » Propos recueillis par Jérémy FADAT jeremy.fadat@midi-olympique.fr

Que change cette victoire au Stade français, remportée dimanche (18-15), dans votre saison ? Il faudra confirmer mais, il y a trois semaines, nous n’étions pas bien du tout car septièmes ou huitièmes du classement. Là, nous nous retrouvons quatrièmes. Voilà ce que ça change. Ce championnat est serré et il suffit de deux victoires pour revenir dans la course. Au-delà, ce succès fait du bien mentalement. Quoi qu’on en pense, c’était chez un gros calibre, avec de nombreux internationaux. Puis le Stade français, c’est un club mythique, avec la saveur particulière qui accompagne le Clasico. Le concept est marketing mais je vous assure qu’il reste une rivalité. Pour nous, affronter Paris, c’est différent des autres matchs. Alors gagner chez eux… On garde les pieds sur terre mais, forcément, cette rencontre renforce la confiance. Maintenant débarassés de l’obligation pesante de gagner à l’extérieur, cela peut-il permettre de vous libérer ? Il y avait aussi eu la victoire à Pau. Mais il est vrai que c’était frustrant à La Rochelle, frustrant à Bayonne, frustrant à Grenoble… On n’était pas loin, on pouvait l’emporter à chaque fois mais une erreur, un problème d’inattention, et on perdait à la fin. C’est en réglant ces problèmes que notre équipe s’est imposée à Jean-Bouin. Pour gagner à l’extérieur, chacun sait qu’il faut être ultra-discipliné, avoir une super défense et, dans le cas de Toulouse, essayer de produire. Sur ces plans, nous avons été cohérents même si nous pouvons faire beaucoup mieux. D’ailleurs, aux Wasps, il faudra au moins le double. Depuis un mois et demi, Toulouse monte en puissance dans le jeu. Comment cela se matérialise-t-il sur le terrain ? Nos joueurs ont à cœur de porter le ballon, de produire, de jouer debout. Nous avons tout pour ça : la qualité, la puissance, la vitesse, les cerveaux, la fougue des jeunes et l’expérience des anciens. Posséder un effectif aussi complet est une chance. On ne va pas s’emballer car Toulouse est loin d’être au niveau où il devrait se trouver mais il s’en rapproche tous les jours. Les choses prennent… On voit bien que nous parvenons à garder le ballon, à être conquérants en mêlée, pertinents en touche et que, derrière, nous commençons à devenir plus sereins et à réaliser des transmissions naturelles. L’équipe est sur la bonne voie mais ça va tellement vite. Il y a deux mois, on disait le contraire.

Wasps-Toulouse, que vous inspire cette affiche historique ? Avec Leicester et le Munster, ce sont les quatre premiers géants de la Coupe d’Europe. Cela donne une saveur singulière à ce duel, qui rappelle des matchs toujours tendus, comme il y a quelques mois (20-20 le 23 octobre à Ernest-Wallon, N.D.L.R.). Aujourd’hui, les Wasps sont leaders du championnat anglais et ce sera l’occasion de se jauger, sous la pression car nous le sommes comme eux, face à ce qui se fait de mieux. Les contacts seront très rudes. Mais si on gagne, on mettra une première jambe en quart de finale. Est-ce votre premier match de phase finale cette saison ? Exactement. Si on perd, c’est fini. Si on l’emporte, on s’offre une chance de toucher ce quart. Cela fait trois ans que Toulouse n’est plus au rendez-vous. Ce serait une juste récompense de tous nos efforts. Les supporters l’attendent depuis un moment, le staff l’attend et nous l’attendons aussi. C’est frustrant de ne plus peser dans cette compétition. Avant, le Stade toulousain était une évidence. Aujourd’hui, il l’est beaucoup moins et doit le redevenir. À nous d’en refaire un club qui compte en Europe. Justement, vous-même, Maestri, Galan, Bezy ou Doussain, êtes la génération qui représente la transition entre les glorieux aînés et la classe des Baille, Marchand, Aldegheri, Bonneval ou Cros. Êtes-vous conscient de ce poids ? À titre personnel, j’ai le même âge que François Cros et il était mon capitaine dans les équipes nationales de jeunes (sourires). Je suis juste arrivé avant. Honnêtement, j’ai le privilège de jouer à Toulouse, avec des mecs que je côtoie depuis que j’ai seize ans. Notre club offre encore la richesse de pouvoir évoluer avec des garçons qu’on connaît depuis longtemps. Jean-Marc Doussain, ça fait cinq ans que je joue avec lui. Ce vivier de jeunes, de Français qui ont l’opportunité de s’exprimer en Top 14, il n’est plus si fréquent. Toulouse peut aligner une équipe 100 % française et être compétitif. C’est incroyable et rare. La transition, elle se fait de manière inconsciente. Je suis souvent associé à Florian Fritz. Il a dix ans de plus que moi et je m’imprègne tous les jours de lui, comme je m’imprègne de Yann David et comme je me suis imprégné de Yannick Jauzion. Ce sont ces gars qui me font réfléchir, qui me permettent d’avancer. Des mecs mythiques vont encore s’en aller en fin de saison, comme peut-être « Titi » (Thierry Dusautoir, N.D.L.R.) même si ce n’est pas encore sûr, ou « Pato » (Patricio Albacete, N.D.L.R.). Eux ont tout gagné et nous apportent leur expérience, leur confiance.

« Je me trouvais dans le trou noir, je ne savais pas où j’en étais. J’ai vécu le pire moment de ma carrière. »

Les côtoyer a-t-il changé votre carrière ? Bien sûr. Fritz, Dusautoir ou Albacete sont les plus grands champions qu’il reste en France sur le plan sportif mais, au-delà, ce sont des p… de bons mecs, des hommes de valeur. J’ai la chance de travailler avec eux. C’est la grandeur de ce club. À terme, la Avez-vous eu peur de vivre une saison galère ? différence se fera dans le rapport qu’on a avec le Stade toulouPersonnellement, non. Je savais que ça allait basculer. Il faut sain. Il faut l’aimer et avoir envie de le défendre. Sur le papier, peut-être du temps mais ça va marcher. Je n’ai aucun doute lànous possédons l’une des équipes les plus jeunes du Top 14 et, dessus mais je ne peux pas parler pour les autres. J’ai conGaël FICKOU, sur le décès même si nous perdons malheureusement des joueurs en route science que le staff a eu la pression plusieurs fois car nous ne de sa maman en septembre. comme Yacouba (Camara, N.D.L.R.) ou « Tolo » (Tolofua, N.D.L.R.) sommes pas à notre place. Sans manquer de respect à nos conqui nous manqueront, ce sera notre force. Je ne suis pas inquiet currents, quand le Stade toulousain ne se trouve pas dans les pour la transition. Cela fait partie des gènes du Stade. Quand j’ai six premiers, il n’est pas à sa place. Ce club a des moyens, un débarqué à dix-huit ans, malgré tous les internationaux, on m’a effectif énorme, un passé glorieux et, sans aucune prétention encore une fois, s’il est septième ou huitième, il n’est pas sa place. Il doit viser les po- donné ma chance. Si tu te donnes les moyens, tu peux y arriver ici. sitions qualificatives, voire plus. La qualité d’autres cadors comme le Racing ou Clermont a conduit à ce que Toulouse se fonde dans la masse. Mais nous avons la Que manque-t-il donc à votre génération pour écrire l’histoire du club ? chance d’évoluer dans cette institution et tout pour marcher dans les pas de nos aî- Simplement un titre ? Évidemment, nous essayons de construire avec l’espoir d’un titre. C’est notre ambition, nés. notre passion mais l’obtenir est long et dur. Le Racing a attendu vingt-six ans. Pour Toulouse, cela fait quatre ans donc nous ne sommes pas les plus à plaindre. Pour autant, je n’ai Depuis le début de saison, vous insistez sur la nécessité de garder la sûrement pas l’intention de dire que nous ne gagnerons pas de trophée. On n’attend même philosophie de jeu mais la tentation de réduire la voilure a-t-elle que ça et on fait tout pour. C’est aussi une histoire de périodes. Toulon a dominé penexisté ? Sincèrement, cette philosophie est celle qui nous fera gagner. Bien sûr, il faut mettre dant plusieurs années et a été plus en difficulté l’an passé. Même si c’est déjà beau de l’alternance et ne pas être idiot non plus. Quand le jeu est mort, on doit privilégier d’atteindre un quart de finale européen et une finale de Top 14, car cela fait un mole pied, chercher la faute de l’adversaire. Il existe de nombreux critères stratégiques ment que nous n’y sommes pas parvenus… à prendre en compte et on le sait. Sortir de la pression est capital. Simplement, ce qui a toujours été la force de ce club et ce qui fait la force de toutes les grandes équipes Personnellement, vous êtes à l’image de votre club avec un début de saison aujourd’hui est simple : plus tu as le ballon, plus tu es en position de marquer des poussif mais une montée en puissance claire depuis quelques semaines… essais. Cela paraît évident mais lorsque tu as la possession, tu es plus dangereux Sans me trouver d’excuses, j’ai vécu un début de saison très difficile sur le plan privé, dû à des choses qui me regardent (il a perdu sa maman, fin septembre, des suites que lorsque tu défends. C’est l’état d’esprit du Stade toulousain. d’une maladie, N.D.L.R.). C’était dur mentalement et j’ai bossé pour revenir à mon meilleur niveau. Effectuer la tournée de novembre avec l’équipe de France m’a fait Vous retrouvez la Coupe d’Europe samedi. Que représente cette compétidu bien moralement et physiquement. Même sur des bouts de matchs, j’ai pu m’extion aux yeux d’un joueur de 22 ans ? Elle fait rêver car on se confronte aux meilleures formations européennes, à ce qui se primer et, en rentrant en club, j’ai retrouvé mes sensations de l’an dernier, quand rapproche le plus du niveau international. C’est plaisant de se mesurer à de grands joueurs j’étais décisif, quand je marquais et jouais davantage. Être entouré d’entraîneurs et de coéquipiers qui me font confiance et m’ont mis dans les meilleures dispositions a et à des équipes qu’on ne connaît pas, qu’on n’affronte pas tous les week-ends. été une aubaine.


ActualitĂŠ.. 3

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

GaÍl Fickou n’a que 22 ans et dÊjà cinq saisons en Top 14. Si son arrivÊe dans l’Êlite fut d’une incroyable prÊcocitÊ, le jeune centre international, qui espère retrouver une place de titulaire avec le XV de France, n’en demande pas moins de l’intransigeance quant à ses performances. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany

La très longue saison dernière, avec la Coupe du monde puis la tournÊe de juin, a-t-elle pesÊ ? Pas du tout. Ce sont uniquement les raisons personnelles qui sont à l’origine de ma baisse de rÊgime. Je ne pouvais pas beaucoup m’entraÎner, j’Êtais prÊoccupÊ‌ À 22 ans, comment peut-on gÊrer un drame personnel et une carrière professionnelle en même temps ? Franchement, je n’avais rien à gÊrer. Je faisais des allersretours (sa famille vit à Toulon, N.D.L.R.). Je me suis laissÊ porter, c’est-à-dire que quand j’Êtais prÊsent au Stade‌ Je me trouvais dans le trou noir, je ne savais pas oÚ j’en Êtais. Je ne vais pas vous mentir, c’Êtait le pire moment de ma carrière. C’est un ÊvÊnement, sans entrer dans les dÊtails, difficile à apprÊhender pour n’importe qui. Paradoxalement, même si je n’Êtais pas dans de bonnes conditions, heureusement que j’avais le rugby car cela fait penser à autre chose. Quand je suis revenu dÊfinitivement, Ugo (Mola, N.D.L.R.) m’a redonnÊ confiance. Il a ÊtÊ top avec moi, toujours comprÊhensif et cela m’a aidÊ à avancer. Ça a pris du temps car, jusque-là, mes semaines Êtaient courtes et je n’Êtais pas bien physiquement. Maintenant, je suis de retour. Mes matchs sont loin d’être parfaits, il y a des choses à corriger, mais je me sens bien.

que. Moi, j’essaye de m’accrocher. Jouer pour l’Êquipe de France a toujours ÊtÊ mon rêve. Dès que je porte ce maillot, je me rÊgale. Là aussi, notre gÊnÊration est belle. Il manque des rÊsultats mais ça va vite venir. Il y a beaucoup de positif. On a affrontÊ les deux meilleures nations du monde (l’Australie et la Nouvelle-ZÊlande, N.D.L.R.) et perdu de trois et cinq points. J’espère qu’on les battra dans le futur. Les relations sont saines entre staff et joueurs. Il faut continuer à bosser et produire du jeu, ce qui nous manquait les annÊes prÊcÊdentes. Vous vous Êpanouissez plus chez les Bleus aujourd’hui ? Sincèrement, oui. Je sens qu’on me fait plus confiance, que l’ambiance est bonne. Je ne critique pas ce qu’il s’est passÊ auparavant car j’ai eu le privilège de connaÎtre ces instants très jeune mais, dÊsormais, je me reconnais davantage dans le jeu qui nous est proposÊ en Êquipe de France.

 Je ne veux pas que l’on me juge comme un mec de 22 ans mais comme un mec qui est là depuis cinq ans. 

Êtes-vous un homme et un joueur plus fort après cette Êpreuve ? Je ne sais pas. Je vous dirai ça à la fin de ma carrière mais, ce dont je suis sÝr, c’est que je suis revenu avec toujours plus d’envie et de passion. Quand j’entre sur un terrain, je me rends compte de notre chance de vivre des moments pareils.

GaÍl FICKOU Vous parliez de l’Êquipe de France et de la tournÊe automnale‌ (Il coupe). Je ne pensais pas y être. Je n’ai pas ÊtÊ gÊnial en dÊbut de saison et n’ai pas jouÊ tous les matchs. Guy (Novès, N.D.L.R.) m’avait dit qu’il me ferait confiance. Comme mon club, il ne m’a pas lâchÊ malgrÊ cette pÊriode mitigÊe pour moi. J’avais à cœur de ne pas le dÊcevoir. Comment avez-vous vÊcu le fait d’être doublÊ dans la hiÊrarchie par Wesley Fofana et RÊmi Lamerat ? Tous deux carburent avec Clermont, jouent ensemble, crÊent des liens, gagnent, marquent‌ À partir de là, c’est logi-

Avez-vous ÊtÊ soulagÊ que Guy Novès soit maintenu à la tête de la sÊlection ? Ce n’est que l’humble avis d’un joueur mais c’est une bonne chose. Guy a fait du beau boulot, il est respectÊ et apprÊciÊ des joueurs. C’est l’homme de la situation. Pour l’instant, ça fonctionne. On recrÊe le lien avec les supporters, ce qu’il n’y avait plus. Les gens s’identifient à nous, ce qui avait disparu. Il nous faut des victoires mais l’Êquipe de France a un nouveau visage.

Avec du recul, n’est-ce pas dur parfois d’être un surdouÊ du rugby ? Ce n’est pas le bon mot. Oui, je suis arrivÊ très tôt et on a tendance à l’oublier. Même mes entraÎneurs, pour qui je n’ai pas le droit à l’erreur. Tant mieux, c’est ce que je leur demande. Cela fera cinq ans cette saison que je joue en Top 14. Des fois, je me dis que je suis jeune quand les autres pensent que j’ai 26, 27 ou 28 ans parce qu’ils me voient depuis un certain temps. J’ai 22 ans, l’âge auquel un joueur arrive habituellement dans l’Êlite, avec la tolÊrance que cela entraÎne. Pourtant, je ne veux pas que l’on me juge comme un mec de 22 ans mais comme un mec qui est là depuis cinq ans. Sans indulgence particulière. Je suis censÊ avoir de la maturitÊ et des responsabilitÊs, je me dois d’être irrÊprochable et de rÊaliser les matchs d’un joueur expÊrimentÊ. ■

ALORS QUE LES GLORIEUX ANCIENS QUITTENT, SAISON APRĂˆS SAISON, LE STADE TOULOUSAIN, C’EST Ă€ FICKOU ET SES COMPĂˆRES DE RAMENER LE CLUB EN HAUT DE L’AFFICHE EUROPÉENNE.

Le contrat de gÊnÊration Il y a plus d’un an, au sortir d’un Mondial 2015 frustrant (deux apparitions, un essai), GaÍl Fickou a dÝ prendre, à 21 ans, une dÊcision cruciale pour la suite de sa carrière. En fin de contrat en juin 2016, le trois-quarts centre international avait reçu des offres lucratives de plusieurs Êcuries, dont Toulon (son club formateur) et des Êquipes anglaises. L’un des plus grands espoirs du rugby français a alors choisi de prolonger son engagement au Stade toulousain pour trois saisons, jusqu’en 2019. Il faut dire qu’en 2012, alors qu’il n’avait que 18 ans, Fickou avait dÊjà su donner un virage capital à son jeune parcours en s’Êloignant du cocon familial et du RCT pour rejoindre l’institution toulousaine. On connaÎt la suite : une explosion prÊcoce, un exploit personnel con-

tre Leicester en octobre 2012, une première sÊlection chez les Bleus à 18 ans et 355 jours‌ Aujourd’hui, à 22 ans, il est dÊjà un cadre de la ligne de trois-quarts stadiste. Fauteuil dans lequel Ugo Mola l’a installÊ dès sa prise de fonction à la tête du sportif voilà un an et demi, conscient que l’avenir passait par lui. Et, comme il l’assène et le rÊpète dans l’entretien ci-contre, le Varois s’Êpanouit dans la culture de ce club, lequel donne leurs chances aux jeunes français, et la philosophie de jeu prônÊe sur le terrain. Jusqu’à symboliser, avec les Maestri, Galan, Bezy ou Doussain, la transition engagÊe depuis deux ans.  J’ai le privilège de jouer à Toulouse , clame-til. Avec une obsession personnelle et collective : ramener le club en haut de l’affiche et lui offrir son premier titre

depuis le Bouclier de Brennus en 2012. Car, si Maestri ou Doussain Êtaient dÊjà prÊsents au dÊbut des annÊes 2010, les derniers trophÊes sont ÊtiquetÊs  gÊnÊration Dusautoir, Albacete, Johnston ou Fritz , lesquels vont quitter le club en fin de saison ou dans un an. C’est donc à Fickou et ses compères d’assurer la relève, d’accompagner la  classe biberon  des Baille, Marchand, Aldegheri, Cros ou Bonneval jusqu’au sommet, comme leurs aÎnÊs ont su le faire. En ce sens, ce rendez-vous aux Wasps n’a rien d’anecdotique. Une affiche de prestige sur le terrain du leader du championnat anglais, qui rappelle d’illustres souvenirs et se veut dÊcisive pour une qualification en phase finale europÊenne. L’occasion rêvÊe de marquer son territoire. Et son temps. J. Fa. ■

  

               

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VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Champions Cup 5e journée Le programme

à

13, 14 et 15 janvier 4 LEINSTER - MONTPELLIER

ven. 20 h 45

beIN Sports

2 CONNACHT - ZEBRE

sam. 14 heures

beIN Sports

4 NORTHAMTON - CASTRES

sam. 14 heures

beIN Sports

2 WASPS - TOULOUSE

sam. 16 h 15

beIN Sports

1 GLASGOW - MUNSTER

sam. 18 h 30

1 RACING - LEICESTER

sam. 20 h 45

beIN Sports

3 SCARLETS - SARACENS

dim. 14 heures

beIN Sports

5 BORDEAUX-B. - CLERMONT

dim. 14 heures

beIN Sports

3 TOULON - SALE

dim. 16 h 15

France 2

5 EXETER - ULSTER

dim. 18 h 30

beIN Sports

Toulouse, l’heure de vérité ! Par Jean-Marc PIQUEMAL

POULE 1 Larges vainqueurs du match aller, les Irlandais du Munster jouent leur maillot jaune ce week-end en Écosse. C’est la dernière chance qui s’offre aux joueurs de Glasgow pour s’emparer de la première place. Battus à Leicester, les Munstermen ne voudront pas connaître le même sort et le point de bonus pourrait ne pas suffire. Les Anglais de Leicester s’imposeront contre le Racing qui confirmera son triste zéro pointé.

Phase finale > Le premier de chaque poule est qualifié pour les quarts ainsi que les trois meilleurs deuxièmes. Les quatre meilleurs premiers recevront en quart ; la grille sera la suivante : 1-8, 2-7, 3-6 et 4-5. Il y aura tirage au sort pour les lieux et les oppositions des demies. Finale à Edimbourg le samedi 13 mai à 18 heures.

Poule 1 Classement 1. Munster 2. Glasgow 3. Leicester 4. Racing

Suivre

POULE 2 La victoire bonifiée du Connacht

Poule 2 Pts 16 13 8 0

J. 4 4 4 4

G. 3 3 2 0

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 82 1 33 2 -55 4 -60

Classement 1. Wasps 2. Connacht 3. Toulouse 4. Zebre

contre les Zebre ne fait aucun doute, si bien que le match entre les Wasps et Toulouse prend toute son importance. Les Stadistes, qui ont concédé le match nul à l’aller, devront faire un exploit en Angleterre, car on voit mal les Anglais lâcher leur qualification lors de la dernière journée en Italie. Les Toulousains ne sont pas favoris, l’exploit n’en serait que plus beau ! POULE 3 On voit mal les Toulonnais réussir l’exploit de gagner aux Saracens invaincus à ce jour et deuxièmes de leur championnat domestique lors de la dernière journée, comme on voit mal les Varois

Poule 3 Pts 13 13 13 0

J. 4 4 4 4

G. 2 3 2 0

N. 1 0 1 0

P. G.A. 1 81 1 34 1 67 4 -182

Classement 1. Saracens 2. Toulon 3. Scarlets 4. Sale

se qualifier avec les meilleurs deuxièmes. Pour autant, une victoire bonifiée contre les Anglais de Sale n’est pas impossible. Attendons donc avant de jeter le bébé avec l’eau du bain. POULE 4 Pour l’heure, si Le Leinster reste le grand favori de cette poule, il faudra attendre ce week-end pour savoir si le déplacement de Castres en Irlande aura un quelconque intérêt la semaine prochaine, si on considère que les Tarnais peuvent s’imposer à Northampton. Pour Montpellier, cette fin de parcours européen devrait être plus complexe à digérer. Dans l’ab-

Poule 4 Pts 18 10 8 0

J. 4 4 4 4

G. 4 2 2 0

N. 0 0 0 0

P. G.A. 0 87 2 12 2 -11 4 -88

Classement 1. Leinster 2. Montpellier 3. Castres 4. Northampton

solu et sauf miracle, aucun des deux clubs français ne devraient arracher leur qualification. POULE 5 Actuellement deuxièmes de leur poule, les Clermontois essaieront de ne pas laisser trop de plumes lors de leur déplacement en Gironde afin d’assurer définitivement leur qualification lors de la dernière journée à Exeter. Le calcul est simple: marquer le maximum de points pour s’assurer un quart de finale à domicile. Pour l’instant, les Auvergnats sont dans les clous. À confirmer ce week-end sur le pelouse de Chaban-Delmas. ■

Poule 5 Pts 16 11 9 4

J. 4 4 4 4

G. 3 2 2 1

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 86 2 16 2 4 3 -106

Classement 1. Clermont 2. Bordeaux-Bègles 3. Ulster 4. Exeter

Pts 17 9 9 6

J. 4 4 4 4

G. 3 2 2 1

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 55 2 -3 2 -26 3 -26

Déjà joués

Déjà joués

Déjà joués

Déjà joués

1re journée > Glasgow (o) - Leicester : 42-13 ; Racing - Munster (o) : 7-32. 2e journée > Munster (o) - Glasgow : 38-17 ; Leicester - Racing : 27-17. 3e journée > Munster (o) - Leicester : 38-0 ; Racing - Glasgow : 14-23. 4e journée > Glasgow - Racing : 23-7; Leicester - Munster (d) : 18-16.

1re journée > Connacht - Toulouse (d) : 23-21 ; Wasps (o) - Zebre : 82-14. 2e journée > Toulouse - Wasps : 20-20 ; Zebre - Connacht (o) : 7-52. 3e journée > Zebre - Toulouse (o) : 6-36 ; Wasps (o) - Connacht : 32-17. 4e journée > Toulouse (o) - Zebre : 54-15; Connacht - Wasps (d) : 20-18.

1re journée > Scarlets - Sale : 28-11 ; Toulon - Saracens : 23-31. 2e journée > Sale - Toulon : 5-15 ; Saracens (o) - Scarlets : 44-26. 3e journée > Saracens (o) - Sale : 50-3 ; Toulon (o) - Scarlets : 31-20. 4e journée > Scarlets - Toulon (d) : 22-21; Sale - Saracens : 10-26.

1re journée > Leinster (o) - Castres : 33-15 ; Northampton - Montpellier (d) : 16-14. 2e journée > Castres (o) - Northampton : 41-7 ; Montpellier - Leinster (d) : 22-16. 3e journée > Northampton - Leinster (o) : 10-37 ; Montpellier (o) - Castres : 32-14. 4e journée > Leinster (o) - Northampton : 60-13; Castres - Montpellier (d) : 29-23.

1re journée > Bordeaux-Bègles - Ulster : 28-13 ; Exeter - Clermont (o) : 8-35. 2e journée > Clermont (o) - BordeauxBègles (o) : 49-33 ; Ulster - Exeter (d) : 19-18. 3e journée > Ulster (o) - Clermont (o-d) : 39-32 ; Exteter (d) - BordeauxBègles : 7-13. 4e journée > Bordeaux-Bègles - Exeter : 12-20; Clermont (o) - Ulster : 38-19.

À venir

À venir

À venir

À venir

Déjà joués

6e journée > (20, 21 et 22 janvier) > Munster - Racing, sam. 21 déc. (18 h 30) ; Leicester - Glasgow, sam. 21 déc. (18 h 30).

6e journée > (20, 21 et 22 janvier) > Toulouse - Connacht, dim 22. déc (16 h 15) ; Zebre - Wasps, dim. 22 déc. (16 h 15).

6e journée > (20, 21 et 22 janvier) > Sale - Scarlets, sam. 21 déc. (16 h 15) ; Saracens - Toulon, sam. 21 déc. (16 h 15).

6e journée > (20, 21 et 22 janvier) > Castres - Leinster, ven. 20 déc. (20 h 45) ; Montpellier - Northampton, ven. 20 déc. (20 h 45).

À venir 6e journée > (20, 21 et 22 janvier) > Clermont - Exeter, sam. 21 déc. (14 h.) ; Ulster - Bordeaux, sam. 21 déc. (14 h.).

Racing Leicester

Wasps Toulouse

Toulon Sale

Leinster Montpellier

Bordeaux-Bègles Clermont

● Fessés devant leur public par les Munstermen, la semaine dernière à Colombes (32-7), les champions de France devront absolument montrer un meilleur visage contre les Tigres, actuels cinquièmes du Premiership. Une semaine après avoir licencié leur manager Richard Cockerill, les Anglais traversent eux aussi une large zone de turbulences. À deux journées de la fin de la phase aller, ils sont d’ailleurs quasiment éliminés de la Champions Cup.

● Match absolument décisif, à la Ricoh Arena, en vue d’un quart de finale. Alors que les Wasps et Toulouse - comme le Connacht - se partagent la tête du groupe avec 13 points, le vainqueur de cet affrontement fera à coup sûr un gras pas vers une qualification. Autant dire que les Français, victorieux à Paris dimanche dernier, vont disputer le premier sommet de leur saison sur le terrain du leader du championnat anglais.

● Défaits à Mayol contre les Saracens puis chez les Scarlets, les Varois n’ont plus le choix et doivent impérativement s’imposer, avec le bonus, face aux Sharks s’ils veulent entretenir l’espoir d’une qualification, une semaine avant la finale de cette poule chez les Saracens. De leur côté, les Anglais sont déjà éliminés mais comptent sur ce déplacement pour relancer leur saison, puisqu’ils restent sur neuf défaites consécutives.

● Le MHR joue sa « finale » au Leinster ce soir. S’ils veulent garder une chance de se qualifier pours les quarts de finale de la Champions Cup, les Montpelliérains doivent s’imposer en Irlande afin de tenter de décrocher leur billet contre Northampton le week-end suivant. Les joueurs de Dublin, qui comptent cinq points d’avance sur le MHR, assureraient eux définitivement leur première place en cas de victoire.

● Battu à la surprise générale par Exeter à la 4e journée, une semaine après s’être imposé en Angleterre, l’UBB n’a plus d’autre choix que de tout gagner s’il veut rejoindre les quarts de finale de cette Champions Cup. Pour Clermont, la situation est plus confortable et la première place serait définitive en cas de victoire en Gironde.

À COLOMBES - Stade Yves-du-Manoir Samedi 20 h 45 - BeIn Sports Max 10 Arbitres : M. Whitehouse assisté de MM. Brickell et Morris (Galles). Vidéo : M. Mason (Galles)

À COVENTRY - Ricoh Arena Samedi 16 h 15 - BeIn Sports Max 6 Arbitres : M. Lacey assisté de MM. Gallagher et O’Connell (Irlande). Vidéo : M. Fitzgibbon (Irlande)

À TOULON - Stade Félix-Mayol Dimanche 16 h 15 - France 2 Arbitres : M. Clancy assisté de MM. Gaffikin et Imbusch (Irlande). Vidéo : M. McDowell (Irlande)

À DUBLIN - RBS Stadium Vendredi 20 h 45 - BeIn Sports 2 Arbitres : M. Doyle assisté de MM. Barnes et McConnell (Angleterre). Vidéo : M. Terheege (Angleterre)

RACING 15. Dulin ; 14. Thomas, 13. Chavancy, 12. Laulala, 11. Rokocoko ; 10. Carter, 9. Chauveau ; 7. Voisin, 8. Fa’aso’o, 6. Claassen ; 5. Fr. Van der Merwe, 4. Grobler ; 3. Tameifuna, 2. Lacombe, 1. Ben Arous ou Afatia. Remplaçants : 16. Chat, 17. Afatia ou Ben Arous, 18. Ducalcon, 19. Williams, 20. Masoe, 21. Hart, 22. Dambielle, 23. Vulivuli. Infirmerie : le demi d’ouverture Dan Carter, le centre Henry Chavancy et l’arrière Brice Dulin font leurs retours dans le XV de départ. Le pilier Ben Tameifuna, longtemps handicapé par un virus à l’estomac, est lui aussi de la partie. Le troisième ligne centre néozélandais So’otala Fa’aso’o célèbre quant à lui sa première titularisation avec le groupe professionnel.

WASPS 15. Beale ; 14. Wade, 13. Daly, 12. Eastmond, 11. Bassett ; 10. Gopperth ou Cipriani, 9. Simpson ; 7. Young, 8. Hugues, 6. Johnson ; 5. Myall, 4. Launchbury (cap.) ; 3. Cooper-Wooley, 2. Taylor, 1. Mullan. Remplaçants : 16. Rieder, 17. McIntyre, 18. Moore, 19. Symons, 20. Thompson, 21. Robson, 22. Cipriani ou Gopperth, 23. Halai. Infirmerie : victime d’une commotion, le flanker international anglais James Haskell est forfait. En revanche, Joe Launchbury est de retour. Simon McIntyre, absent durant trois en raison d’une blessure à une cheville, a fait son retour la semaine dernière.

TOULON 15. Halfpenny ; 14. Tuisova, 13. Bastareaud, 12. Nonu, 11. Habana ; 10. Bernard, 9. Tillous-Borde ; 7. Fernandez Lobbe, 8. Vermeulen (cap.), 6. Gill ; 5. Manoa, 4. Suta ; 3. M. Van der Merwe, 2. Guirado, 1. Delboulbès. Remplaçants : 16. Soury, 17. Fresia, 18. Chilachava, 19. Gorgodze, 20. Smith, 21. Pélissié, 22. Giteau ou Mermoz, 23. O’Connor. Infirmerie : si Juanne Smith, Josua Tuisova et Matt Giteau ont quitté l’infirmerie cette semaine, cette dernière retient toujours Romain Taofifenua (déchirure à un mollet), Eric Escande (luxation ouverte d’un doigt), Charles Ollivon (entorse de la cheville gauche), François Trinh-Duc (fracture d’un avant-bras) et Vincent Clerc (rupture totale du tendon d’Achille gauche).

LEINSTER 15. Kirchner ; 14. A. Byrne, 13. Ringrose, 12. Henshaw, 11. Nacewa (cap.) ; 10. Sexton, 9. L. McGrath ; 7. Van der Flier, 8. Heaslip, 6. O’Brien ; 5. Triggs, 4. Toner ; 3. Bent, 2. Cronin, 1. Healy. Remplaçants : 16. Strauss, 17. McGrath, 18. Furlong, 19. Ruddock, 20. Conan, 21. Gibson-Park, 22. Reid, 23. O’Loughlin.

LEICESTER 15. Burns ; 14. Thompstone, 13. Betham, 12. Jac. Roberts, 11. Brady ; 10. O. Williams, 9. B. Youngs ; 7. McCaffrey, 8. O’Connor, 6. M. Williams ; 5. Kitchener ou M. Fitzgerald, 4. Slater ; 3. Cole, 2. T. Youngs (cap.), 1. Genge. Remplaçants : 16. McGuigan, 17. Bateman, 18. Cilliers, 19. M. Fitzgerald ou Kitchener, 20. W. Evans, 21. Harrison, 22. Worth, 23. M. Smith Infirmerie : le trois-quarts centre international du XV de la Rose, Manu Tuilagi, quelques semaines après avoir fait son grand retour à la compétition, s’est gravement blessé à un genou et sera absent jusqu’à la fin de la saison. Le centre australien Matt Toomua et l’arrière sud-africain JP Pietersen sont également indisponibles.

TOULOUSE 15. Médard ; 14. A. Bonneval, 13. Fritz, 12. Fickou, 11. Huget ; 10. Doussain, 9. S. Bezy ; 7. T. Gray ou Cros, 8. Galan, 6. Dusautoir (cap.) ; 5. R. Gray, 4. Tekori ; 3. Aldegheri, 2. Tolofua, 1. Baille. Remplaçants : 16. Marchand ou Ghiraldini, 17. Kakovin, 18. Maestri ou Lamboley, 19. Cros ou T. Gray, 20. Axtens, 21. McAlister ou Flood, 22. David, 23. Johnston. Infirmerie : Yoann Maestri (genou) et Yacouba Camara (genou) sont aptes mais seul le premier devrait postuler à une place dans le groupe. Julien Marchand (épaule) effectue son retour. Luke McAlister, victime d’une commotion à Paris, est incertain. Paul Perez sera absent. Patricio Albacete (genou) est toujours en phase de reprise. Edwin Maka (main) et Sofiane Guitoune (adducteurs) sont indisponibles.

SALE 15. Haley ; 14. Solomona, 13. Addison, 12. Leota, 11. McGuigan ; 10. James, 9. Mitchell ; 7. TJ Ioane ou M. Lund, 8. Beaumont (cap.), 6. Neild ; 5. Ostrikov, 4. Evans ou Mills ; 3. Aulika, 2. Webber, 1. Harrison. Remplaçants : 16. Briggs, 17. Flynn, 18. Longbottom, 19. Mills, 20. Curry ou Seymour, 21. Philipps, 22. MacGinty ou Tuitupou, 23. Charlney Infirmerie : s’ils enchaînent les défaites, les Sharks ont en revanche plus de chance au niveau de l’infirmerie. Une incertitude réside du côté de Magnus Lund, touché au visage contre Bristol (1er janvier) et qui a été préservé depuis. Seule certitude, l’absence du pilier gauche (et ancien Toulonnais) Eifion Lewis-Roberts, blessé à un genou et dont la saison est d’ores et déjà terminée.

Glasgow Munster

Connacht Zebre

Scarlets Saracens

À GLASGOW - Scotstoun Stadium Samedi 18 h 30 Arbitres : M. Pearce assisté de MM. Carley et Falla (Angleterre). Vidéo : M. Hughes (Angleterre)

À GALWAY - The Sportsground Samedi 14 heures - BeIn Sports Max 6 Arbitres : M. Foley assisté de MM. Tempest et Baileff (Angleterre). Vidéo : M. Davey (Angleterre)

À LLANELLI - Parc Y Scarlets Dimanche 14 heures - BeIn Sports Max 6 Arbitres : M. Ruiz assisté de MM. Descottes et Clouté (France). Vidéo : M. Gauzins (France)

● Pour les Warriors, c’est le match de l’année ! Et si les hommes de Gregor Townsend parvenaient à faire tomber le Munster, ils auraient alors de sérieuses chances de participer aux phases finales de la Champions Cup. Dernièrement, le coach du Munster Rassie Erasmus nous confiait à ce sujet : « Ce déplacement en Écosse est difficile à préparer, dans le sens où l’on s’apprête à affronter un adversaire à l’opposé du Racing. Glasgow joue tous les ballons, attaque de tous les coins du terrains et s’appuie sur un pack très mobile pour mettre le feu au terrain. Le Racing est plus dense, plus puissant mais moins dynamique. Il nous faudra peut-être ajuster la stratégie… » M. D. ■

● C’est une partie de billard en trois bandes qui se joue dans cette poule. Coleader avec les Wasps et Toulouse, le Connacht n’a que très peu de chances de connaître une déconvenue sur ses terres ce samedi. Les Italiens des Zebre paraissent ainsi comme un adversaire beaucoup trop faible pour espérer quoi que ce soit à Galway. Les Irlandais se contenteront sûrement d’assurer un bonus offensif et cinq points supplémentaires qui pourraient leur permettre de prendre la tête du classement. Mais ils auront un œil attentif sur le duel entre Anglais et Français. Car, en fonction du résultat, ils seront peut-être contraints de s’imposer à Toulouse lors de la dernière journée pour se qualifier. J. Fa. ■

● Les Saracens sont dotés du meilleur total de points de toutes les poules avec 18 unités et sont les derniers à être invaincus. Ils se rendent au pays de Galles ce dimanche pour assurer leur qualification et leur première place. Au passage, Owen Farrell et ses partenaires peuvent entrer encre plus dans l’histoire en établissant un nouveau record de succès consécutifs avec une quatorzième victoire en ligne de mire. Mais attention tout de même à l’orgueil des Scarlets. Déjà tombeurs de Sale et de Toulon à la maison, Scott Williams et ses coéquipiers entendent réaliser un nouvel exploit sur leur pelouse et ce même si la qualification ne paraît plus à leur portée. V. B. ■

MONTPELLIER 15. Mogg ; 14. Nagusa, 13. Martin, 12. Tomane, 11. Nadolo ; 10. F. Steyn, 9. White ; 7. Qera (cap.), 8. Spies, 6. Ouedraogo ; 5. Willemse, 4. Mikautadze ; 3. Jan. du Plessis, 2. Mamukashvili, 1. Nariashvili Remplaçants : 16. Géli, 17. Watremez, 18. Kubriashvili, 19. Battut, 20. Galletier, 21. O’Leary, 22. Immelman, 23. Michel ou Fall.

Northampton Castres ● Avec une seule victoire en Coupe d’Europe, Northampton a d’ores et déjà perdu tout espoir de qualification. Seulement, les Saints vont mieux. En championnat, ils ont enregistré trois victoires d’affilée. Le CO, lui, se déplace avec l’ambition de vaincre car les Tarnais veulent continuer à croire en leurs chances de qualification. À NORTHAMPTON - Franklin’s Gardens Samedi 14 heures - BeIn Sports 2 Arbitres : M. Brace assisté de MM. Colgan et Haycock (Irlande). Vidéo : M. Hodges (Irlande) NORTHAMPTON 15. Foden ; 14. Estelles, 13. Burrell, 12. Hanrahan, 11. North ; 10. Myler, 9. Groom ; 7. Harrison, 8. Picamoles, 6. Wood (cap.) ; 5. Day, 4. Lawes ; 3. Brookes, 2. Haywood, 1. A. Waller. Remplaçants : 16. Clare, 17. E. Waller, 18. Craig, 19. Gibson ou Ratuniyarawa, 20. Dickson, 21. Mallinder, 22. Tuala, 23. Hill. CASTRES 15. Palis ou Bérard ; 14. Agulla, 13. Taumoepeau, 12. Ebersohn, 11. D. Smith ; 10. Dumora, 9. Kockott ; 7. Bias, 8. Vaipulu, 6. Caballero ; 5. Capo Ortega (cap.), 4. Jacquet ; 3. Tussac, 2. Jenneker, 1. Lazar. Remplaçants : 16. Mach, 17. Tichit, 18. Moreaux, 19. Mafi, 20. Dupont, 21. Urdapilleta, 22. Bérard ou Palis, 23. Montès ou Kotze. Infirmerie : Samson (poignet), Rallier (épaule), Tulou (bras) et Lassalle (fessier) manquent toujours à l’appel. Titulaires la semaine dernière, Babillot et Jelonch sont laissés au repos.

À BORDEAUX - Stade Jacques-Chaban-Delmas Dimanche 14 heures - BeIn Sports 2 Arbitres : M. N. Owens assisté de MM. Jones et Davies (Galles). Vidéo : M. Hennessy (Galles) BORDEAUX-BÈGLES 15. Buttin ; 14. Ducuing, 13. Vakacegu, 12. Spence, 11. Dubié ; 10. Madigan, 9. Serin (cap.) ; 7. Tauleigne, 8. Goujon, 6. Chalmers ; 5. Cazeaux, 4. L. Jones ; 3. Cobilas, 2. Avei, 1. Kitshoff. Remplaçants : 16. Maynadier, 17. S. Taofifenua, 18. Poux, 19. Palmer, 20. Be. Botha, 21. Lesgourgues ou Audy, 22. Connor, 23. G. Cros. Infirmerie : Lonca et Braid sont forfaits (lire en page 10), Marais, Saili et Talebula ne sont pas encore prêts, tout comme Rey. Lesgourgues, Dubié et Goujon pourront finalement tenir leur place. Madaule, Hickey, Clerc et Ashley-Cooper sont au repos (il fallait aussi jongler avec la règle des deux extra-communautaires). L’ouvreur irlandais Ian Madigan devrait faire son grand retour. CLERMONT 15. Toeava ; 14. Nakaitaci, 13. Lamerat, 12. Fofana, 11. Abendanon ou Planté ; 10. Lopez, 9. Parra ; 7. Lapandry, 8. Lee, 6. Chouly (cap.) ; 5. Fl. Van der Merwe, 4. Jedrasiak ; 3. Zirakashvili, 2. Ulugia ou Kayser, 1. Chaume. Remplaçants : 16. Kayser ou Ulugia, 17. Debaty, 18. Jarvis, 19. Iturria ou Vahaamahina, 20. Kolelishvili, 21. Radosavljevic, 22. Rougerie, 23. Spedding. Infirmerie : le délai devrait être trop court pour l’ailier anglais David Strettle (doigt) et le deuxième ligne Sébastien Vahaamahina (pied), qui pourraient être attendus la semaine prochaine. Reste donc les blessés pour une longue période : le troisième ligne Julien Bardy (épaule) et le demi d’ouverture Patrico Fernandez (ischio-jambiers) qui mettront deux à trois mois pour retrouver les terrains.

Exeter Ulster À EXETER - Sandy Park Dimanche 18 h 30 - BeIn Sports Max 6 Arbitres : M. Poite assisté de MM. Brousset et Boyer (France). Vidéo : M. Blondel (France) ● Exeter, pourtant troisièmes du championnat anglais, est déjà éliminé malgré son succès à Bordeaux car une place de meilleur deuxième (à 16 points au mieux) est trop hypothétique. L’Ulster, en revanche, peut encore terminer à la première place s’il marque dix points en deux rencontres et si Clermont se fait accrocher et ne pas marque pas au moins deux points de bonus défensifs ! Les Nord-Irlandais seront donc très motivés. À noter qu’ils ne sont que sixièmes en Ligue celte malgré un bon départ. Mais on les imagine bien tout donner sur cette rencontre. Au match aller, les débats avaient été très serrés et les Ulstermen s’étaient imposés sur un drop-goal final de Paddy Jackson. J. P. ■


Champions Cup Poule 1 5

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Racing - Leicester Ă  suivre ☛

Pour So’otala Fa’aso’o, le moment est venu

Dans la relative grisaille ayant entourÊ la dernière performance des Racingmen à Colombes (dÊfaite 32 à 7 face au Munster), deux joueurs franciliens sont nÊanmoins parvenus à survivre au naufrage. Le jeune flanker Matthieu Voisin (20 ans), tout d’abord : très adroit dans l’alignement (trois ballons captÊs), actif dans le jeu courant, auteur de dix plaquages et d’un essai plein d’à-propos, le troisième ligne des moins de 20 ans tricolores fut l’un des rares Ciel et Blanc à rivaliser avec les Munstermen dans le dÊfi physique. A-t-il gagnÊ une place de titulaire ? C’est trop tôt pour le dire. Mais en l’absence de Bernard Le Roux, toujours handicapÊ par une dÊchirure à la cuisse, Matthieu Voisin pourrait incarner la bonne surprise de la fin de saison francilienne. À ses côtÊs, le numÊro 8 So’otala Fa’aso’o (arrivÊ au club à l’automne dernier en tant que joueur supplÊmentaire) a, lui aussi, marquÊ des points aux yeux du staff ciel et blanc, le week-end dernier. Très puissant et relativement mobile pour un joueur de ce gabarit (1,93 m et 126 kg), l’ancien numÊro 8 des Counties Manukau s’est Êgalement illustrÊ face au Munster par sa capacitÊ à faire vivre le ballon. Alors, peut-il constituer une alternative à Chris Masoe et Antonie Claassen, moins percutants qu’ils ne le furent par le passÊ ? C’est en tout cas tout ce que l’on souhaite aux Racingmen‌ M. D. ■

LEICESTER DANS LES MIDLANDS, LES TIGERS TRAVERSENT UNE CRISE SANS PRÉCÉDENT. VOICI CE QU’IL SE TRAME EN COULISSES‌

Matthieu Voisin, pour son premier match à Colombes face au Munster, fut l’un des rares Franciliens à avoir rivalisÊ dans le dÊfi physique avec les Irlandais. Photo Icon Sport

MATTHIEU VOISIN - TROISIĂˆME LIGNE DU RACING 92 FACE AU MUNSTER, LE FRANCILIEN A CREVÉ L’ÉCRAN. QUI EST-IL ? D’OĂ™ VIENT-IL ? RENCONTRE AVEC UN ENFANT DU RACING‌

VENU

EN VOISIN A Par Marc DUZAN marc.duzan@midi-olympique.fr

u Racing, il y avait Henry Chavancy. Emblème totÊmique de la formation francilienne. Affable ambassadeur du club des Hauts-de-Seine. Depuis quelques jours, les Ciel et Blanc se sont dÊcouvert un autre enfant lÊgitime. Il explique :  Avant toute chose, je tiens à prÊciser que je ne suis pas le fils de Philippe Voisin, le pilier droit du Racing dans les annÊes 90. Je suis nÊ à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, mais mes parents ont emmÊnagÊ à Colombes en 2005. Nous vivions alors dans une petite zone rÊsidentielle situÊe à 400 mètres du stade Yves-du-Manoir. Les soirs de match, j’entendais les cris des supporters depuis ma chambre‌  Après s’être essayÊ au judo, le jeune homme a finalement cÊdÊ à la curiositÊ, s’est rapprochÊ de l’endroit d’oÚ s’Êlevaient parfois ces cris rauques, a poussÊ la porte de Colombes et dÊcrochÊ sa première licence.  J’avais 10 ans quand j’ai dÊbutÊ au club. Très vite, je suis devenu dingue de rugby. Le week-end, je demandais toujours à ma mère de me conduire au stade, pour y voir les grands. À l’Êpoque, le Racing vÊgÊtait dans les abÎmes du Pro D2. Il y avait cent personnes tout au plus, en tribunes. Moi, je m’en moquais. Les joueurs Êtaient mes hÊros.  Aux abords de 2008, à l’Êpoque oÚ Voisin dÊcouvrit le rugby, Chavancy Êtait dÊjà l’un des trois-quarts du groupe pro. Voisin poursuit :  Henry Êtait aussi l’un de nos Êducateurs, le week-end. Le jour

VOISIN :  NOUS AVONS UN EFFECTIF DE GALACTIQUES  Face au Munster, Matthieu Voisin (dÊjà utilisÊ par le staff francilien à deux reprises, à Brive et Toulon) a disputÊ son premier match à Colombes avec le groupe pro. Percutant balle en mains, l’ancien troisième ligne des moins de 20 ans tricolores fut l’un des rares Racingmen à rivaliser avec les Munstermen dans le dÊfi physique (lire ci-contre). Et si en espoirs, Matthieu Voisin tourne à vingt-sept plaquages par match, il eut pourtant toutes les peines du monde à trouver ses repères en dÊbut de match, face à la meilleure province celte :  En dÊfense, le niveau n’a rien à voir avec celui des espoirs. En Champions Cup, si tu ne montes pas fort en dÊfense, tu es mort. CJ Stander (le numÊro 8 international du Munster, N. DL.R.) m’a d’ailleurs mis sur le cul en dÊbut de rencontre. Je l’ai attendu et l’ai pris trop haut. Tout faux ! Merde, j’Êtais tellement vexÊ sur ce coup là‌ Les coachs ont su me le rappeler lors de la sÊance vidÊo qui a suivi. Bon, c’est de bonne guerre‌ Je sais à quoi m’attendre, dÊsormais.  Avant de recevoir les Tigers dans un match oÚ le Racing n’a, hÊlas, plus rien à jouer, Matthieu Voisin prÊvient :  On ne peut plus abandonner les matchs comme on l’a fait face au Munster. D’abord, parce que des dizaines de clubs aimeraient être à notre place, en Champions Cup. Ensuite, parce que le public de Colombes mÊrite tout autre chose. Nous avons toujours un effectif de galactiques. Nous n’avons plus le droit de l’oublier‌  ■

       

         



  

 



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ussi dÊsenchantÊs soient les Racingmen, ils peuvent toujours se dire que les Tigers ont, eux aussi, connu temps plus clÊments. La semaine dernière, la direction de Leicester annonçait donc mettre fin à une collaboration de huit ans avec Richard Cockerill, un des enfants chÊris de Welford Road. Pour vous situer l’ampleur du sÊisme dans les Midlands, il est nÊcessaire de rappeler que sous les ordres de  Cockers , les Tigers ont remportÊ trois Premiership (2009, 2010, 2013), gagnÊ une Coupe anglo-galloise (2012) et surfÊ, ces huit dernières saisons, sur un ratio de 178 victoires pour 87 dÊfaites seulement‌

Mais le dÊchirement vÊcu par le public de Welford Road a-t-il vraiment ÊtÊ partagÊ par l’effectif en place ? Il semblerait que non. À Leicester, le licenciement de Richard Cockerill a fait suite à un putsch menÊ par un groupe de cadres, lesquels ont assurÊ à leurs dirigeants que les mÊthodes de l’ancien talonneur de Clermont (2002-2004) Êtaient aujourd’hui dÊpassÊes. Sèchement battus par Glasgow (4213), corrigÊs par le Munster (38-0), quasiment ÊliminÊs de la Champions Cup et mal barrÊs en championnat, les Tigers se sont visiblement alliÊs au coach assistant Aaron Mauger pour trancher la tête à l’une des emblèmes totÊmiques du club. À Leicester, on raconte ainsi que les relations entre l’ancien trois-quarts centre des All Blacks et Cockerill Êtaient devenus invivables depuis plusieurs semaines. À l’intersaison, Mauger avait assurÊ à ses dirigeants qu’il lui Êtait impossible de travailler avec l’ancien talonneur anglais (27 sÊlections de 1997 à 1999). Une poignÊe de temps plus tard, au terme d’une dÊfaite à domicile contre les Wasps, Aaron Mauger - un proche de Dan Carter - avait même demandÊ à Cockerill de baisser le son et quitter le vestiaire. D’un naturel pacifique, le NÊo-ZÊlandais ne supportait plus la façon parfois brutale dont  Cockers  usait pour s’adresser à ses joueurs. Et maintenant, que va-t-il advenir des Tigers, actuels cinquièmes du championnat d’Angleterre ? Selon le Daily Mail, le club des Midlands a demandÊ à Martin Johnson de sortir de la retraite dans laquelle il s’Êtait rÊfugiÊe depuis la tragicomÊdie du Mondial 2011. Les Tigers auraient Êgalement sondÊ Stuart Lancaster, l’antihÊros de la dernière Coupe du monde. En attendant un Êventuel patron, Aaron Mauger et Geordan Murphy restent seuls maÎtres à bord. Et pleurent de concert le joueur le mieux payÊ d’Angleterre (Manu Tuilagi), opÊrÊ en urgence et indisponible jusqu’à la saison prochaine‌ M. D. ■

                    

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BREAKDOWN

AVEC MARTIN JOHNSON OU STUART LANCASTER ?

oĂš il mâ&#x20AC;&#x2122;a vu dĂŠbarquer Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽnement des pros, lâ&#x20AC;&#x2122;an passĂŠ, je crois quâ&#x20AC;&#x2122;il a pris un sacrĂŠ coup de vieux ! Âť

  

NERVOUS

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6 Champions Cup Poule 2

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Wasps - Toulouse CHRISTIAN WADE - AILIER DES WASPS EN PLEINE FORME, LE FINISSEUR SERA Ă&#x20AC; SURVEILLER DE TRĂ&#x2C6;S PRĂ&#x2C6;S.

Lâ&#x20AC;&#x2122;ENNEMI NUMĂ&#x2030;RO 1 Par Vincent BISSONNET vincent.bissonnet@midi-olympique.fr n France, les dĂŠfenses craignent Gabriel Lacroix au plus haut point actuellement. En Angleterre, lâ&#x20AC;&#x2122;ennemi numĂŠro 1 du moment sâ&#x20AC;&#x2122;appelle Christian Wade. Lâ&#x20AC;&#x2122;ailier de 25 ans, aux mensurations proches de celles de son homologue rochelais (1,73 m, 86 kg), reste sur cinq rĂŠalisations en trois matchs : un triplĂŠ face Ă  Bath puis deux essais dĂŠcisifs contre Newcastle et Leicester. Outre-Manche, le natif de Slough est unanimement considĂŠrĂŠ comme un des attaquants les plus redoutables, chiffres Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;appui : depuis ses dĂŠbuts en championnat, en 2011, il a inscrit 61 essais en quatre-vingt treize matchs, soit une moyenne de 0,65 par rencontre. Le tout avec une ĂŠpatante rĂŠgularitĂŠ : quinze rĂŠalisations Ă  son actif en 2014-2015, treize en 2015-2016 et neuf pour lâ&#x20AC;&#x2122;exercice en cours, soit le meilleur total de Premiership. Jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  prĂŠsent, ce rendement nâ&#x20AC;&#x2122;a pas permis au virevoltant ailier de trouver grâce aux yeux de ses sĂŠlectionneurs.

E

ÂŤ UNE FOIS QUE LA BALLE EST DANS SES MAINSâ&#x20AC;Ś Âť

SĂŠbastien BĂŠzy et les Toulousains vont retrouver les Anglais des Wasps en pleine possession de leur rugby puisquâ&#x20AC;&#x2122;ils dominent leur championnat domestique. La capacitĂŠ des Rouge et Noir Ă  se sortir du piège, confirmerait leur embellie du moment. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany

TOULOUSE Lâ&#x20AC;&#x2122;AFFICHE, AUSSI PRESTIGIEUSE POUR SON HISTOIRE QUE DĂ&#x2030;CISIVE POUR SON ENJEU, VA PERMETTRE AUX HOMMES Dâ&#x20AC;&#x2122;UGO MOLA DE SE MESURER Ă&#x20AC; CE QUâ&#x20AC;&#x2122;IL SE FAIT DE MIEUX EN EUROPE. DĂ&#x2030;FI Ă&#x20AC; LEUR MESURE ACTUELLE ?

Ă&#x2021;A SENT BON

LES SOMMETS ! Par JĂŠrĂŠmy FADAT jeremy.fadat@midi-olympique.fr ermez les yeux et imaginez un Wasps-Toulouse que lâ&#x20AC;&#x2122;on annonce dĂŠcisifâ&#x20AC;Ś Les souvenirs reviennent vite en tĂŞte : du 77-17 encaissĂŠ en Angleterre en 1996 au match nul de lâ&#x20AC;&#x2122;aller arrachĂŠ par les Britanniques (20-20) en octobre dernier, en passant par la finale perdue en 2004 après lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnorme et malheureuse bourde de ClĂŠment Poitrenaud. Toulouse, quatre titres de champion dâ&#x20AC;&#x2122;Europe, face aux Wasps, deux ĂŠtoiles au compteur. Et le vainqueur du duel qui fera un immense pas vers les quarts de finale ce samedi. Alors, ça vous inspire quoi Messieurs ? ÂŤ Pour ma part, câ&#x20AC;&#x2122;est un match de phase finale, rĂŠtorque le manager Ugo Mola. On peut toujours dire quâ&#x20AC;&#x2122;on gardera une opportunitĂŠ en cas de dĂŠfaite mais, si Toulouse veut rester maĂŽtre de son destin, il faut deux victoires (en comptant la rĂŠception du Connacht en suivant, N.D.L.R.). Les Wasps, câ&#x20AC;&#x2122;est le leader du championnat anglais, plus de 2,5 essais de moyenne par match, lâ&#x20AC;&#x2122;envie de tenir le ballon, des talents hors normes. Ils nâ&#x20AC;&#x2122;avaient dĂŠjĂ  pas besoin de celui de Kurtley Beale (arrivĂŠ fin 2016 dans lâ&#x20AC;&#x2122;effectif, N.D.L.R.)â&#x20AC;Ś On parle beaucoup des Saracens qui, en comparaison, ont inscrit une trentaine dâ&#x20AC;&#x2122;essais en Premiership. Pour moi, les Wasps, câ&#x20AC;&#x2122;est la meilleure ĂŠquipe anglaise du moment. Âť Cela suffit Ă  placer lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvĂŠnement. ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est le match le plus important de la saison Âť, clame Maxime MĂŠdard. VoilĂ  donc qui dĂŠfinit, aussi, la hauteur du dĂŠfi. Ă&#x20AC; la mesure de ces Toulousains ? ÂŤ Tout le monde veut disputer ce genre de rendez-vous, assure Jean-Marc Doussain. Câ&#x20AC;&#x2122;est forcĂŠment un bon match Ă  jouer mais si on se trouve sur la feuille de match pour se faire rouler dessus, cela ne sert Ă  rien. Si on en prend trente, notre rebond actuel sera un feu de paille et on dira que Toulouse

F

La clĂŠ du match

Il faudra mettre le paquet en mĂŞlĂŠe La formation des Wasps est certainement lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe la plus impressionnante dans le secteur offensif sur la scène europĂŠenne et il est bien difficile de trouver des lacunes chez les actuels leaders du championnat dâ&#x20AC;&#x2122;Angleterre. Sâ&#x20AC;&#x2122;il existe un secteur moins performant, câ&#x20AC;&#x2122;est celui de la mĂŞlĂŠe fermĂŠe. En effet, sur les matchs disputĂŠs en Coupe dâ&#x20AC;&#x2122;Europe, les Wasps affichent seulement 79 % de rĂŠussite sur leurs introductions. Seul Exeter a fait moins bien (76 %). ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est un secteur oĂš on espère continuer Ă  donner raison aux statistiques Âť, a plaisantĂŠ le manager Ugo Mola, alors que son capitaine Thierry Dusautoir a utilisĂŠ une pirouette pour minimiser lâ&#x20AC;&#x2122;importance de prendre le dessus dans ce domaine : ÂŤ La mĂŞlĂŠe est un secteur qui a moins dâ&#x20AC;&#x2122;impact en Champions Cup quâ&#x20AC;&#x2122;en Top 14. Bien sĂťr, cela peut nous permettre dâ&#x20AC;&#x2122;avoir une bonne base de lancement mais je ne sais pas si elle va nous permettre de rĂŠcupĂŠrer des ballons. Âť Pourtant, les performances de la mĂŞlĂŠe toulousaine depuis le dĂŠbut de la saison peuvent laisser Ă  penser que les joueurs dâ&#x20AC;&#x2122;Ugo Mola peuvent sâ&#x20AC;&#x2122;engouffrer dans cette petite faille du collectif anglais pour priver les Wasps de prĂŠcieuses munitions. N. A. â&#x2013; 

Lâ&#x20AC;&#x2122;interview THIERRY DUSAUTOIR - Capitaine de Toulouse

reste ronronnant. Nous aurions aimĂŠ aborder cette rencontre avec un peu plus de points mais on savait que le mois de janvier pouvait nous faire basculer sur des choses positives. Âť Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le statut de match couperet Ă  Coventry ? ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est un peu tĂ´t pour dire ça, reprend lâ&#x20AC;&#x2122;ouvreur. Mais ce sera presque le niveau international. Âť

MĂ&#x2030;DARD : ÂŤ AVEC Lâ&#x20AC;&#x2122;HISTOIRE DE CE CLUBâ&#x20AC;Ś Âť Au-delĂ  du simple enjeu de la qualification, ce sommet sera ĂŠgalement un test grandeur nature pour ce Stade-lĂ . En phase terminale de transition, il monte en puissance sur la scène nationale. Reste Ă  le transposer Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle continentale. Ugo Mola faisait rĂŠfĂŠrence aux Saracens. La saison passĂŠe, son ĂŠquipe y avait ĂŠtĂŠ surclassĂŠe par le futur champion dâ&#x20AC;&#x2122;Europe. ÂŤ Je me rappelle que nous avions aussi rĂŠalisĂŠ un coup aux Saracens il y a trois ans (victoire 17-16, N.D.L.R.) alors quâ&#x20AC;&#x2122;ils ĂŠtaient leaders, se souvient MĂŠdard. Nous avons encore lâ&#x20AC;&#x2122;effectif pour le reproduire. Est-ce quâ&#x20AC;&#x2122;on va rĂŠpondre prĂŠsent ? On verra bien. Cela fait trois ou quatre saisons quâ&#x20AC;&#x2122;on galère un peu dans cette compĂŠtition. Avec lâ&#x20AC;&#x2122;histoire de ce club, on doit faire mieux. Âť Et lâ&#x20AC;&#x2122;intensitĂŠ est clairement montĂŠe dâ&#x20AC;&#x2122;un cran ces derniers jours, dans la lignĂŠe des succès de prestige face Ă  Clermont et au Stade français en Top 14. ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est encourageant au niveau de la dynamique mais ce sont deux compĂŠtitions diffĂŠrentes, juge Mola. On voit bien quâ&#x20AC;&#x2122;on enchaĂŽne les rencontres de très haut niveau mais on ne peut pas se plaindre. Câ&#x20AC;&#x2122;est une belle pĂŠriode Ă  vivre, avec une infirmerie qui se vide chez nous, un effectif presque au complet et un groupe en ĂŠveil, prĂŞt Ă  se remettre en question. La bonne nouvelle, câ&#x20AC;&#x2122;est quâ&#x20AC;&#x2122;avec 36 minutes de temps de jeu effectif, le match Ă  Paris a ĂŠtĂŠ celui le plus rythmĂŠ en Top 14 de notre saison et se rapproche des standards europĂŠens. Il faudra ĂŞtre capable de tenir au moins 40 minutes samedi pour espĂŠrer. Âť Et rĂŞver en grand. â&#x2013; 

103

LES DEUX Ă&#x2030;QUIPES QUI Ă&#x2030;LIMINENT LE PLUS DE DĂ&#x2030;FENSEURS

Avec 103 dĂŠfenseurs battus depuis lâ&#x20AC;&#x2122;entame de lâ&#x20AC;&#x2122;exercice europĂŠen, soit une moyenne de 25,75 par match, les Wasps et le Stade toulousain sont les deux ĂŠquipes les plus efficaces dans ce domaine. Certes, il faut avouer que ces statistiques sont Ă  relativiser en raison de la prĂŠsence des Italiens des Zebre dans le groupe mais les hommes dâ&#x20AC;&#x2122;Ugo Mola sont aussi ceux qui ont rĂŠalisĂŠ le plus de passes après contact (109).

Sa carrière internationale se rĂŠsume Ă  une cape en juin 2013 en Argentine, une apparition avec les Lions britanniques et irlandais face aux Brumbies et une demi-douzaine de convocations avec les Saxons. Aux yeux de Dai Young, Christian Wade mĂŠriterait une tout autre considĂŠration, surtout du fait de ses rĂŠcents progrès : ÂŤ Cela fait un moment que je dis quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;y a pas beaucoup de meilleurs finisseurs que lui, dĂŠclarait le manager des Wasps, fin dĂŠcembre. Il y a longtemps eu du doute et des interrogations quant Ă  sa dĂŠfense. Pas tellement sur le fait de rater des plaquages mais sur sa capacitĂŠ Ă  prendre les bonnes dĂŠcisions. Il a beaucoup travaillĂŠ ce secteur et a grandement progressĂŠ. Avant, câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait un marqueur de calibre international. Son jeu sans ballon a aussi atteint ce niveau. Âť Et le technicien gallois de se frotter les mains de possĂŠder une telle arme, au milieu dâ&#x20AC;&#x2122;une ligne de trois-quarts talentueuse, autour des Cipriani, Beale et autres Simpson : ÂŤ En tout cas, une fois que la balle est dans ses mains, vous pouvez ĂŞtre sĂťrs que quelque chose va arriver. Âť Les Toulousains sont plus que prĂŠvenus. Christian Wade nâ&#x20AC;&#x2122;en reste pas moins un ĂŠlectron libre imprĂŠvisible et, sans nul doute, leur ennemi numĂŠro 1. â&#x2013; 

ÂŤ Nous nâ&#x20AC;&#x2122;aurons plus de parachute Âť Deux succès de rang en Top 14, est-ce la meilleure prĂŠparation pour ce match dĂŠjĂ  dĂŠcisif ? Câ&#x20AC;&#x2122;est une bonne nouvelle mais la Coupe dâ&#x20AC;&#x2122;Europe, câ&#x20AC;&#x2122;est un tout autre niveau, une autre intensitĂŠ, une autre histoire. Après ce match, nous nâ&#x20AC;&#x2122;aurons plus de parachute et nous savons que nous allons affronter les Wasps, les premiers du championnat dâ&#x20AC;&#x2122;Angleterre, qui sont très performants en ce moment. Mais nous avons aussi confiance en nous pour gagner lĂ -bas. Cette confiance peut-elle vous permettre de gommer les dĂŠchets observĂŠs dans la finition ? Si nous avons autant de dĂŠchets face aux Wasps, nous ne gagnerons pas ce match. Il est important de monter en intensitĂŠ et que le rĂŠalisme suive car nous nâ&#x20AC;&#x2122;aurons pas autant dâ&#x20AC;&#x2122;oppotunitĂŠs

quâ&#x20AC;&#x2122;en Top 14. Il faudra donc les saisir quand elles se prĂŠsenteront. Ce nâ&#x20AC;&#x2122;est pas un match comme les autres car câ&#x20AC;&#x2122;est un vĂŠritable huitième de finale. Nous pouvons constater une progression positive ces dernières semaines mais nous ne sommes pas encore Ă  notre maximum alors quâ&#x20AC;&#x2122;il faudra lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre face aux Wasps. Quels souvenirs gardez-vous du match aller (20-20) ? Câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait frustrant car nous nâ&#x20AC;&#x2122;avons pas su tenir le ballon dans les vingt dernières minutes. Les Wasps nâ&#x20AC;&#x2122;ont rien lâchĂŠ et ils nous ont dĂŠmontrĂŠ pourquoi ils ĂŠtaient en tĂŞte du championnat dâ&#x20AC;&#x2122;Angleterre. Nous avons vĂŠcu ce rĂŠsultat nul comme une dĂŠfaite car au regard de nos soixante premières minutes, nous pouvions obtenir mieux. Recueillis par Nicolas AUGOT â&#x2013; 

En bref... Moyennes/match WASPS

Ă  domicile

57 15,5

Points inscrits Points encaissĂŠs

8

Essais inscrits

2 1

Essais encaissĂŠs PĂŠnalitĂŠ inscrite

0,5

PĂŠnalitĂŠs encaissĂŠes

TOULOUSE

Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur

28,5

Points inscrits

14,5 3,5

Points encaissĂŠs Essais inscrits

1,5

Essais encaissĂŠs

2 2

PĂŠnalitĂŠs inscrites PĂŠnalitĂŠs encaissĂŠes

YACOUBA CAMARA ET YOANN MAESTRI SONT APTES Victime dâ&#x20AC;&#x2122;une rupture du ligament croisĂŠ antĂŠrieur dâ&#x20AC;&#x2122;un genou, le flanker international de Toulouse, Yacouba Camara (22 ans), a repris lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽnement normal ces dernières semaines, au point dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre dĂŠclarĂŠ apte Ă  un retour. ÂŤ De lĂ  Ă  jouer un match de haut niveau après neuf mois... Âť, a expliquĂŠ Ugo Mola le concernant. De son cĂ´tĂŠ, le deuxième Yoann Maestri (28 ans), blessĂŠ Ă  un genou contre la NouvelleZĂŠlande en novembre, est ĂŠgalement disponible. Il pourrait ĂŞtre dans le groupe.

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Champions Cup Poule 3 7

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Toulon - Sale à suivre ☛

Matt Giteau, le magicien de retour ?

Son retour sur les terrains était prévu début février, mais Matt Giteau a décidé de mettre entre crochets sa convalescence et devrait finalement revenir mi-janvier, pour la réception de Sale. S’il ne devrait pas être aligné d’entrée de match, le polyvalent pourrait s’asseoir sur le banc de Mayol, une première cette saison. Car après un exercice 2015-2016 chaotique, entrecoupé par la Coupe du monde et les blessures, Matt Giteau n’avait jamais retrouvé son rayonnement au sein du collectif varois (seulement douze matchs avec le RCT). Et alors qu’il s’envolait pour les Four-Nations à l’intersaison, tout le monde s’interrogeait sur son état de forme lorsqu’il rejoindrait la rade en septembre. Résultat ? Il lui faudra douze petites minutes pour se fracturer la cheville et se léser le tibia péroné lors de l’ouverture de la compétition contre les Blacks. Opéré à la fin du mois d’août en France, Matt Giteau retrouvera donc le RCT pour disputer ce qui pourrait ressembler à un baroud d’honneur sous le maillot rouge et noir. S’il a refoulé la pelouse du centre d’entraînement Ange-Siccardi à la mi-décembre, le Wallaby n’a repris l’entraînement collectif qu’en début de semaine, pourtant, son aura reste intacte au sein du groupe toulonnais. Il suffit d’observer cinq minutes d’entraînement pour s’en apercevoir. Si le staff du RCT doit composer, depuis les tests de novembre, avec la blessure de François Trinh-Duc (qui a d’ailleurs repris l’entraînement cette semaine), il pourra donc compter sur Matt Giteau pour les deux dernières rencontres de Champions Cup. En fin de contrat (et alors que Mourad Boudjellal aurait obtenu l’accord de Luke McAlister pour évoluer à l’ouverture ou au centre la saison prochaine) il reste cinq petits mois au polyvalent Australien pour marquer un peu plus l’histoire d’un club avec lequel il a tout gagné. P.I-R. ■

Josua Tuisova est de retour à l’aile du RCT. Pour le meilleur face à une équipe de Sale dans le doute. Photo Midi Olympique - Bernard Garcia

LE MATCH ALLER À SALE SCELLAIT LE DESTIN DE DIEGO DOMINGUEZ MAIS LA SAISON DU RCT A-T-ELLE BASCULÉ DEPUIS LE DÉPART DU MANAGER ITALO-ARGENTIN ?

TOULON LA SAISON PASSÉE LES TOULONNAIS AVAIENT OBTENU LEUR QUALIFICATION À L’ARRACHÉE. CETTE SAISON, LE RCT POURRAIT BIEN NE MÊME PAS SORTIR DE SA POULE... UN ÉCHEC RETENTISSANT QUI SCELLERAIT DÉFINITIVEMENT LA FIN D’UN RÈGNE.

L’EFFET MIKE FORD

DU TRÔNE

quand remonte la dernière victoire du RCT loin de Mayol ? On vous le donne en mille : le 21 octobre 2016, du côté de Sale. À l’époque, les joueurs emmenés par Diego Dominguez s’imposaient 15-5 chez les Sharks et pensaient accrocher le bon wagon pour la suite de la Champions Cup. Pourtant cette ultime victoire aura raison du manager italo-argentin, qui sera écarté trois jours plus tard pour faire de la place à, son feu adjoint en charge des trois-quarts, Mike Ford. Depuis le lundi 24 octobre, l’ancien mentor de Bath a donc pris les rênes du groupe toulonnais. Mais qu’a apporté le technicien britannique depuis sa prise de fonction ? A-t-il définitivement fait oublier son prédécesseur ? À l’occasion du match retour face à cette équipe de Sale voici un flashback sur les deux premiers mois de Mike Ford à la tête du RCT.

NE PAS TOMBER

C

Par Pierrick ILIC-RUFFINATTI

omment les Toulonnais ont-ils pu en arriver là ? Comment cette équipe composée de quelques-uns des plus grands joueurs du monde (Bryan Habana, Duane Vermeulen ou Ma’a Nonu, pour ne citer qu’eux) peut-elle aujourd’hui se retrouver à batailler pour accrocher une simple place qualificative en phases finales de Champions Cup ? Car c’est aujourd’hui le cinglant constat qui fait suite à un début de saison semé d’embûches. Oui, les Toulonnais sont cinquièmes du Top14 et pas encore éliminés en Champions Cup, mais soyons honnêtes, il faudrait un miracle pour sortir de la poule en Coupe d’Europe. « Nous allons gagner chez les Saracens », affirmait Mourad Boudjellal dans les travées de Mayol, début janvier. Pourtant il se pourrait bien qu’un exploit dans la banlieue de Londres ne suffise même pas à qualifier le RCT. Il est coutume de dire qu’il faut en général vingt points pour s’assurer une qualification au tour suivant, mais après quatre journées, les joueurs de Mike Ford n’en comptent que dix. Le calcul est donc très simple, pour s’assurer la qualification il faudrait s’imposer et obtenir au minimum un bonus offensif lors des deux dernières journées… Sauf que si sur le papier le RC Toulon est capable de réaliser cet exploit, il suffit de regarder le nom des adversaires pour comprendre que les Rouge et Noir n’ont plus véritablement leur destin entre les mains. Autant un succès bonifié face à Sale est de l’ordre du possible, autant une victoire à cinq points chez les Saracens relève de l’irrationnel (pour rappel, les Saracens pourraient établir ce week-end un record de quatorze victoires consécutives dans la compétition). Malgré tout, les Toulonnais continuent de croire en leurs ambitions européennes. « Quand on est à Toulon on se doit d’avoir l’objectif de remporter le championnat et la Coupe d’Europe, nous confiait récemment Guilhem Guirado. C’est

La clé du match

Laver l’affront clermontois Comment le pack toulonnais a-t-il pu connaître une telle déconvenue à Clermont ? Une semaine après une prestation aboutie face au Racing 92, la première ligne du RCT a vécu un véritable calvaire au stade Marcel Michelin. De la première pénalité sifflée contre Florian Fresia et Manasa Saulo dès la cinquième minute, à l’essai de pénalité encaissé juste avant la mi-temps (malgré les entrées des titulaires habituels, Xavier Chiocci et Levan Chilachava) les avants varois n’ont jamais vu le jour dimanche. Une réaction est donc attendue face à Sale, et sa première ligne semble-t-il, plus abordable. Alors qu’ils ont, en début de

saison, été la rampe de lancement du RCT, les avants toulonnais marquent le pas depuis quelques semaines (la défaite chez les Scarlets étant évidemment un tournant). S’ils auront affaire à des noms moins clinquants que Zirakashvili, Debaty ou Chaume, les Toulonnais devront malgré tout se méfier de la densité d’Aulika, Harrisson, Flynn ou Longbottom. Et s’ils seront attendus dans le jeu courant, c’est avant tout en mêlée fermée que les piliers Rouge et Noir devront répondre présents. Ils ne pourront pas se permettre d’être « transportés » (analyse faite par Marc Dal Maso) comme ce fut le cas à Clermont. P.I-R.

dur de gagner les deux mais il faut se donner les moyens et je crois en ce groupe. » Battre les Sharks avec le bonus offrirait donc un peu de répit au groupe toulonnais. Réaliser un match référence permettrait de conserver espoir avant de se rendre dans l’impitoyable Allianz Park.

ÉLIMINER AVANT LES QUARTS ? UNE PREMIÈRE HISTORIQUE Pourtant le RCT ne peut pas se permettre de faire l’impasse et de galvauder la Champions Cup, tant il a construit sa légende à travers cette compétition (en remportant les éditions 2013, 2014 et 2015). Devenir un club standard ? Rentrer dans le rang ? Impossible ! Au soir de la défaite initiale contre les Saracens à Mayol, Mourad Boudjellal se montrait d’ailleurs déjà très optimiste : « C’est une défaite à la maison, mais on n’est pas éliminé. Il faut vingt points pour passer en phases finales, on va aller les chercher. » Et les joueurs ont tout intérêt à respecter la direction indiquée par leur président car, en cas d’élimination, ils réaliseraient une triste première : sortir dès les phases de poule. Car, aussi surprenant cela peut paraître, le RCT n’a jamais été éliminé de la « grande » Coupe d’Europe à l’aube des phases finales. Et s’ils avaient déjà frôlé la correctionnelle la saison passée, les joueurs Toulonnais pourraient cette fois ne pas s’en sortir… Une élimination mettraitelle un terme au règne du RCT sur l’Europe ? C’est en tout cas ce que suggérait Mike Ford chez nos confrères de Var Matin en début de semaine : « Le RCT de Jonny Wilkinson n’existe plus. Il faut tirer un trait sur ce glorieux passé. Consciemment ou pas, les joueurs sont restés un peu perchés. Or, nous ne sommes plus au sommet. Avant, Toulon était chassé. Maintenant nous sommes les chasseurs. […] Toulon trois fois champion d’Europe, c’est fini ». Pas sûr en revanche que les supporters et les dirigeants l’entendent de la même oreille. Dimanche, les joueurs du RCT inscriront une nouvelle ligne à l’histoire du club, à eux d’en choisir le ton ■

9

MATCHS SANS VICTOIRE POUR SALE Les Sharks restent sur une surprenante série de neuf défaites consécutives. Battus consécutivement par Bristol, les Saracens, les Wasps, Exeter, à nouveau les Saracens (deux fois), Northampton, Bristol et les Harlequins, les Sharks n’ont plus remporté une seule rencontre depuis le 4 novembre, soit une disette qui atteindra les 72 jours dimanche, au coup d’envoi. À noter que la dernière victoire à l’extérieur de Sale remonte au 30 octobre, lors d’un déplacement à Bristol (13-31).

Moyennes/match TOULON

à domicile

27 25,5

Points inscrits Points encaissés

3

Essais inscrits

2,5 2

Essais encaissés Pénalité inscrite

3

Pénalités encaissées

SALE

à l’extérieur

7

Points inscrits

39 0,5

Points encaissés Essais inscrits

4,5

Essais encaissés

1,5 3,5

Pénalités inscrites Pénalités encaissées

À

DU SPECTACLE, À QUEL PRIX ? Si la question était : « Mike Ford a-t-il véritablement révolutionné le jeu des Rouge et Noir ? » La réponse serait évidemment oui. Car si tout n’a pas été parfait depuis qu’il a pris son poste de numéro un, le manager du RCT a toujours clamé sa volonté de faire jouer son équipe. Le jour de l’officialisation de sa promotion, le technicien britannique n’avait d’ailleurs pas hésité à tirer à balles réelles sur le bilan de son prédécesseur. « Je ne suis pas content de ce que je vois. Si j’étais supporter du RCT, je n’aurais pas envie d’acheter un billet pour venir au stade. » Surplus d’initiatives, jeu au large, responsabilités sur sa charnière, Mike Ford a redonné des couleurs à l’attaque du RCT et redonné la touche de folie qui manquait au jeu varois, notamment à domicile. Mais malgré tout, alors qu’il est en place depuis déjà deux mois, Mike Ford peine à refaire du RCT un cador, tant sur le plan national que continental. Très convaincant à domicile, incapable d’enchaîner à l’extérieur, s’il faut évidemment laisser du temps au technicien britannique son bilan est aujourd’hui de cinq victoires en dix rencontres. « Mike Ford et Marc Dal Maso mettent en place un jeu ambitieux, qui se veut spectaculaire. Il doit nous amener des résultats », confiait récemment Mourad Boudjellal dans nos colonnes. Le tant attendu « effet Mike Ford », a donc fait ses preuves dans le jeu toulonnais, reste désormais à se montrer plus pragmatique, ce qui définissait on ne peut plus précisemment le jeu prôné par... Diego Dominguez. P. I.-R. ■

Clermont - Toulon Stade Marcel-Michelin (Clermont) Dimanche 21 heures - Spectateurs : 17 881. Arbitre : M. Brousset - Midi-Pyrénées. Évolution du score : 0-3, 3-3, 8-3, 15-3 (MT) ; 15-6, 18-6, 25-6, 30-6 (score final). CLERMONT > 15. I. Toeava (22. S. Spedding 77 e) ; 14. N. Nakaitaci, 13. R. Lamerat, 12. W. Fofana (21. B. Stanley 69e), 11. A. Planté ; 10. C. Lopez, 9. M. Parra (20. L. Radosavljevic 76e) ; 7. V. Kolelishvili, 8. F. Lee (19. P. Yato 68e), 6. D. Chouly (cap.) ; 5. A. Iturria (4. Fr. Van der Merwe 69e-77e), 4. F. Van der Merwe (18. P. Jedrasiak 68 e) ; 3. D. Zirakashvili (23. A. Jarvis 68e), 2. J. Ulugia (16. B. Kayser 56e), 1. R. Chaume (17. V. Debaty 53e). TOULON > 15. J. O’Connor ; 14. A. Müller (20. M. Bastareaud 68 e), 13. M. Mermoz, 12. M. Nonu, 11. V. Clerc (22. J. Pélissié 69e) ; 10. P. Bernard (21. B. Habana 27e-33e, mt), 9. S. Tillous-Borde ; 7. J. Kruger (19. J.M. Fernandez Lobbe 53e), 8. D. Vermeulen (cap.), 6. L. Gill ; 5. S. Rebbadj (18. J. Suta

30 - 6 62 e ), 4. M. Gorgodze ; 3. M. Saulo (23. L. Chilachava 30e), 2. J.C. Orioli (16. G. Guirado 53e), 1. F. Fresia (17. X. Chiocci 30e). CLERMONT : 4E C. Lopez (25e), de pénalité (42e), W. Fofana (67e), R. Lamerat (73e) ; 2T M. Parra (42e, 67e) ; 2P M. Parra (10e, 51e). Carton jaune : V. Kolelishvili (43e). TOULON : 1P J. O’Connor (48e) ; 1DG P. Bernard (2e). Carton jaune : L. Gill (39e). LES ÉTOILES ★★★ D. Zirakashvili. ★★ W. Fofana, A. Iturria, I. Toeava, J. Ulugia ;

D. Vermeulen. ★ R. Chaume, V. Kolelishvili, N. Nakaitaci,

M. Parra, F. Van der Merwe ; M. Gorgodze, M. Nonu, J. O’Connor. LES BUTEURS M. Parra : 2T/4, 2P/4. P. Bernard : 0P/1, 1DG/1 ; J. O’Connor : 1P/1.


8 Champions Cup Poule 4

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Northampton - Castres L’interview HORACIO AGULLA - Ailier de Castres DERNIÈRE RECRUE DU CLUB TARNAIS, LE PUMA AUX 63 SÉLECTIONS MONTE EN PUISSANCE. ASSEZ DISCRET EN DEHORS DU TERRAIN, L’AILIER SE LIVRE ET ÉVOQUE SON DUEL À VENIR AVEC GEORGE NORTH, SON EXPÉRIENCE DANS LE TARN, MAIS AUSSI LA COUPE D’EUROPE, SA COMPÉTITION REINE…

« Je vis pour marquer ! » Propos recueillis par Simon VALZER simon.valzer@midi-olympique.fr

Après réflexion, quels enseignements retenez-vous de votre déplacement à La Rochelle et de ce «décrochage» en deuxième mi-temps ? En première mi-temps, nous avons su jouer intelligemment. Même si leur contre en touche nous a privés de plusieurs ballons, nous avons bien utilisé ceux que nous avons eus en jouant au pied dans leur dos, dans l’axe profond. Conjuguée à un bon pressing, cette tactique nous a permis de les gêner et de les pousser à la faute. Seulement, on ne peut pas faire que défendre au rugby. En deuxième mi-temps, les Rochelais ont commis moins d’erreurs et ont gardé la main sur le ballon. Alors à force, nous avons commis des fautes et cela nous a coûté le match. Ce match montre aussi que l’on doit encore travailler notre conquête, et cela va nous servir pour la suite. Beaucoup de Castrais étaient très frustrés de ne pas ramener le moindre point. Comment avez-vous évacué cette frustration en début de semaine ? Quand on perd de cette manière, on ne veut qu’un truc : rejouer le plus vite possible pour réparer tout ce qui n’allait pas. On a fait un bon débriefing le matin, et ensuite on a filé sur le terrain pour s’y remettre. Pas le temps de ruminer. On a besoin de deux victoires pour continuer de croire en la qualification, donc il n’a pas été difficile de basculer sur Northampton. J’ai joué pendant six ans en Angleterre, je connais bien le Franklin’s Garden. Je sais ce qui nous attend là-bas. Castres croit donc toujours en sa qualification ? Bien sûr, cela ne dépend que de nous ! Si nous gagnons nos deux derniers matchs, nous passerons. Personnellement, j’adore disputer cette compétition. Je trouve que c’est la plus belle compétition de clubs au

monde. Comme Christophe l’a dit, nous allons nous présenter avec notre meilleure équipe et la ferme intention de gagner.

17 novembre 2012). Ce coup-là, il m’a fallu six semaines pour m’en remettre. Personne ne déconne avec ça.

L’idée est donc de s’offrir une sorte de première finale contre le Leinster à domicile la semaine suivante ? Exactement. Mais pour cela, on doit avancer pas à pas. Avant, il y a Northampton qui surfe sur une bonne dynamique (lire le chiffre ci-dessous, N.D.L.R.). Ce stade n’est pas un endroit où il est facile de s’imposer, croyezmoi.

Samedi, vous vous trouverez en face de North, qui vous surpasse en termes de gabarit. Que comptez-vous faire ? George, c’est l’un des meilleurs ailiers au monde. C’est une bête. Je le connais bien car je l’ai affronté à de nombreuses reprises, tant en club avec Leicester ou Bath qu’en sélection avec les Pumas. Je sais comment le manœuvrer, comment l’attaquer. Concernant la taille, il est certain qu’elle lui donne un avantage. Mais sous les ballons hauts, la confiance en soi compte énormément. Et j’ai confiance en moi. Et puis c’est génial d’affronter des joueurs comme ça. C’est pour ça que l’on joue au rugby non ? J’espère juste qu’il se dit la même chose ! (rires)

Justement, que dit-on en Angleterre à propos de cette équipe de Northampton qui, au vu de son effectif pléthorique, enchaîne les saisons décevantes ? Il est vrai qu’ils étaient meilleurs par le passé. Cette année, ils ont connu un début de saison très délicat en championnat (deux défaites à domicile contre Bath puis contre les Wasps). Cette mauvaise spirale s’est fait ressentir en Champions Cup, où ils n’ont remporté qu’un match. Certes, les Saints sont critiqués en Angleterre parce qu’ils déçoivent, mais l’on ne peut pas nier la qualité de cet effectif. Et même s’ils n’ont plus rien à jouer en Coupe d’Europe, il leur reste l’orgueil et l’envie de faire de leur mieux. Ils nous attendent de pied ferme. Quel regard portez-vous sur le cas de George North, qui continue à jouer malgré des commotions à répétition ? Tout ce que je sais sur cette affaire, je l’ai lu. Je n’ai donc pas pu le vérifier par moimême. Personnellement, je connais George, et je sais qu’il n’est pas fou. S’il joue, c’est qu’il s’en sent capable de le faire et que le staff médical lui a donné son feu vert. J’ai fait deux commotions dans ma carrière, et j’ai pu me rendre compte que leur gravité dépend beaucoup : parfois on se remet très vite, parfois non. La pire que j’ai connue fut avec les Pumas, contre la France à Lille (le

Vous viserez la tête, en cas d’ultime recours ? Non… quand même. Je le connais bien et je ne veux que son bien. Donc je ne ferai pas ça ! Avez-vous remarqué qu’en France, certains clubs ne portent traditionnellement que peu d’intérêt à la Coupe d’Europe ? J’ai joué les deux compétitions européennes avec Brive entre 2008 et 2010, donc je vois ce dont vous voulez parler. Pour moi, c’est incompréhensible. Comme je vous l’ai déjà dit, j’adore cette compétition. Cette année, on ne peut pas dire que Castres n’a pas joué le jeu. Quand nous avons fixé tous ensemble nos objectifs de saison, nous nous sommes promis de jouer la Champions Cup à fond. Et nous n’avons pas menti. Je sais que ce genre d’impasse arrive en France, mais ce ne fut pas le cas cette année au CO et j’en suis le premier heureux. Sur un plan personnel, êtes-vous satisfait de votre temps de jeu à

Castres ? Il y a beaucoup de bons joueurs ici, il est donc difficile d’enchaîner les rencontres tous les week-ends. Entre Julien Caminati, Rémy Grosso, David Smith et Pierre Bérard qui peut jouer à l’aile, les coachs ont plusieurs options. Une blessure a gâché mon début de saison, mais aujourd’hui c’est derrière. À chaque fois que je joue, j’ai l’impression de me sentir de mieux en mieux. J’ai envie de gagner la confiance du staff et de faire de mon mieux.

Vous n’avez marqué qu’un essai pour l’instant… Et je veux en marquer d’autres ! Comme tous les ailiers, je vis pour marquer ! C’est parfois une question de chance, mais aussi de confiance. Mon seul essai était en Coupe d’Europe, dont j’espère bien réitérer l’opération. Et ouvrir mon compteur en Top 14, bien entendu. Votre transfert à Castres s’est réglé au tout dernier jour de la période réglementaire. Comment s’est-il passé ? Après six ans passés en Angleterre, je voulais revenir en France. J’avais quelques propositions en Premiership et deux en Top 14. J’ai pris ma décision au dernier moment. J’ai eu un meilleur feeling avec Castres, et je voulais un club qui disputait le Coupe d’Europe. À partir de là, je n’ai même pas eu besoin d’appeler Benjamin Urdapilleta, que je connais pourtant depuis longtemps. Pour tout vous dire, je l’ai appelé après avoir signé. Vous n’avez signé que pour une saison avec le CO, qu’allez-vous faire l’année prochaine ? Je ne sais pas encore. Rester en France, rentrer en Angleterre… je suis ouvert à tout. Je veux continuer à jouer. Physiquement, je me sens très bien. Pour l’heure, je veux profiter de chaque instant avec le CO, avec qui je veux connaître la qualification en Top 14. ■

Photo Icon Sport

NORTHAMPTON POINTÉ DU DOIGT POUR AVOIR LAISSÉ GEORGE NORTH SUR LE TERRAIN MALGRÉ UN ÉNIÈME K.-O. REÇU EN DÉCEMBRE DERNIER, LE CLUB ANGLAIS A ÉTÉ CRITIQUÉ PAR WORLD RUGBY QUI A FAIT PART DE SA « DÉCEPTION » DANS UN COMMUNIQUÉ. UN AVERTISSEMENT ÉCRIT QUE CERTAINS TROUVENT TOTALEMENT INEFFICACE, ET RÉVÉLATEUR DE L’HYPOCRISIE AMBIANTE AUTOUR DU SUJET…

LE MALAISE GEORGE NORTH

I

l est rare, pour ne pas dire extrêmement rare, que World Rugby, l’instance dirigeante suprême du rugby mondial, prenne la peine de publier un communiqué pour dénoncer un cas individuel. Mais c’est pourtant que la Fédération mondiale vient de faire concernant « l’affaire George North ». Celle-ci est grave, car elle concerne l’intégrité physique du joueur : victime de commotions à répétition (dont plusieurs entre novembre 2014 et mars 2015, qui conduisirent à une convalescence de plus de cinq mois), North est, à seulement 24 ans et même s’il est l’un des plus grands talents mondiaux de notre jeu, tout proche de la retraite forcée. Le pire, c’est que la situation s’est encore dé-

La clé du match

Regagner la bataille des airs Le manager castrais Christophe Urios ne peut pas être plus clair : « Il y a deux secteurs sur lesquels nous devons nous reconcentrer très rapidement : la touche et la discipline. » Le manager n’a pas tort : la semaine dernière, à La Rochelle, les faillites dans ces deux secteurs ont scellé le sort des Tarnais qui sont revenus sans le moindre point de Marcel Deflandre. Concernant le premier, les coéquipiers de Rodrigo Capo Ortega ont perdu pas moins de trois ballons sur leurs lancers en première mitemps, tous interceptés par l’alignement rochelais qui, dans le même temps, a signé un 20/20. Au sujet du second, les Tarnais ont concédé 18 pénalités, dont deux cartons jau-

nes et un carton rouge. Trop, beaucoup trop pour espérer ramener le moindre point d’un déplacement chez une équipe du top 3. Samedi, à Franklin’s Garden, ces deux secteurs joueront encore un grand rôle dans le sort du match. Tout d’abord parce qu’avec Wood, Lawes, ou Day, les Saints disposent de plusieurs spécialistes dans l’art de la touche, qui seront tous susceptibles d’intercepter les lancers de Jody Jenneker. Et parce qu’en termes de discipline, les Castrais devront se montrer rigoureux et surtout à l’écoute des spécificités de l’arbitrage de l’Irlandais M. Brace s’ils ne veulent pas prêter le flanc à la botte du buteur anglais Stephen Myler. S. V. ■

le 21 décembre dernier. Le bilan de ces échanges ? En langage rugby, on pourrait l’illustrer par un carton jaune donné par World Rugby au club de Northampton. Dans le communiqué, l’instance se dit « déçue » de voir que le club n’a « pas identifié et géré correctement la blessure à la tête de George North, plus particulièrement au vu de son récent passé médical. »

gradée. Le 3 décembre dernier, lors d’un match contre Leicester, le colosse gallois a encore perdu conscience après un choc contre un adversaire. Il est tombé face contre terre. Le problème, c’est qu’en dépit de ces images le montrant totalement inanimé, il n’a pas été remplacé par son manager Jim Mallinder et a terminé le match. Moins d’un mois après, il était à nouveau titulaire face à Gloucester, et la semaine dernière contre Bristol. Fidèle à sa récente politique de « zéro tolérance » concernant toutes les menaces liées à l’intégrité cérébrale des joueurs, World Rugby a donc réagi et a donc demandé des comptes avec la commission scientifique indépendante en charge du dossier « North » et qui a rendu son étude

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VICTOIRES DE SUITE POUR LES SAINTS

Auteurs d’une fin d’année catastrophique avec quatre défaites (dont deux à domicile) en autant de rencontres toutes compétitions confondues, les Saints ont légèrement relevé la barre en ce début d’année en signant trois victoires de suite en championnat, dont un sur la pelouse de Gloucester. Certes, les deux autres succès acquis étaient contre des équipes mal classées (Sale et Bristol), mais les hommes de Jim Mallinder ont néanmoins retrouvé un peut de confiance.

WORLD RUGBY CONDAMNE MAIS NE SANCTIONNE PAS L’instance a donc voulu montrer son mécontentement. Pour autant, elle n’a pas pris la moindre sanction contre le club. Une clémence que Barry O’Driscoll, l’ancien médecin de World Rugby qui démissionna en 2012, a violemment critiquée : « Ce

communiqué est nauséabond, rempli d’autosatisfaction, de clichés et de platitudes, et ne sert, à ses auteurs, qu’à se donner des tapes amicales dans le dos. » Il est vrai qu’en dehors de ces quelques phrases, le communiqué vante l’excellente collaboration entre la Fédération anglaise et le Premiership sur la question. Et rien ne change. L’ex-médecin de World Rugby, lui, ne décolère pas. Et prône carrément une refonte des protocoles anti-commotions qui, selon lui, ne sont pas efficaces : « Ce qui est terrible, c’est que par deux fois, on a autorisé North a rejouer parce qu’il a passé les protocoles. Ces derniers ne sont pas efficaces. » Sauf qu’en attendant, les joueurs continuent à jouer. Avec le feu, et avec leur santé. S. V. ■

En bref... Moyennes/match NORTHAMPTON

à domicile

13 25,5

Points inscrits Points encaissés

1

Essai inscrit

3 2

Essais encaissés Pénalité inscrite

2,5

Pénalités encaissées

CASTRES

à l’extérieur

14,5

Points inscrits

32,5 1,5

Points encaissés Essai inscrit

4,5

Essais encaissés

2 1

Pénalités inscrites Pénalité encaissée

CASTRES : PLUSIEURS DISPENSÉS EN DÉBUT DE SEMAINE Conséquence directe d’un match face à La Rochelle qui fut d’une intensité rare, le groupe castrais a repris l’entraînement en début de semaine avec plusieurs absents, dont Kotze (coup), Moreaux (béquille), Capo Ortega (cheville), Babillot (cheville), Vaipulu (cheville) et Jelonch (épaule). Pour autant, tous ne sont pas forfaits : le staff a pris sa décision en fonction de l’évolution des légères blessures de chacun.

CASTRES (2) : PROMOTIONS SUR LA BILLETTERIE Le Castres olympique a décidé de faire deux opérations promotionnelles sur sa billetterie : la première concerne la réception du Leinster, le vendredi 20 janvier (20 h 45) prochain, et consiste en une vente flash (22,50 euros en

tribune centrale et 16 euros en latérale) en qui durera jusqu’à ce dimanche. L’autre opération concerne un « pack deux matchs », pour les réceptions de Montpellier le samedi 28 janvier et celle de Clermont le week-end du 4 mars). Pour ces deux rencontres, le club vous propose des billets à 70 euros en Gabarrou centrale, 50 en latérale et 30 euros en tribune sud. Réservations sur www.castres-olympique.com. NORTHAMPTON MISE SUR RIBBANS Cette semaine, le club anglais a annoncé la signature d’un jeune deuxième ligne sud-africain, David Ribbans, formé au sein de la Western Province. Âgé de 21 ans, Ribbans mesure 2,02 m et pèse 116 kg. Bien que figurant dans le groupe des Stormers, la saison dernière, il n’a pas disputé un match de Super Rugby.


Champions Cup Poule 4 9

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Leinster - Montpellier NIC WHITE - DEMI DE MÊLÉE DE MONTPELLIER CONDAMNÉS À TRIOMPHER POUR ESPÉRER SE QUALIFIER, LES HÉRAULTAIS JOUENT LEUR FINALE EUROPÉENNE AU LEINSTER. L’AUSTRALIEN ABAT LUI UNE DE SES DERNIÈRES CARTES AVANT LE RETOUR DE BENOÎT PAILLAUGUE.

À QUITTE OU DOUBLE « N Par Julien LOUIS

élevé au même rythme. Grâce à un sens du sacrifice défensif retrouvé. Nic White ne s’échappe plus et s’accroche, même s’il subit. Il a d’ailleurs terminé meilleur plaqueur face à Bordeaux-Bègles (dix-sept plaquages pour deux ratés) et s’impose aujourd’hui comme le deuxième défenseur le plus performant de la ligne de trois-quarts héraultaise (120 plaquages pour 7 ratés, soit environ 94 % de réussite). Sa capacité à peser autour des rucks ballon en main, révélée avec son équipe nationale, s’exprime enfin avec le MHR. L’intéressé parvient désormais à se faire une « valise » par match. En misant sur une excellente capacité d’accélération, qui lui permet d’exploiter le moindre trou de souris. Une caractéristique qu’il partage avec ses homologues irlandais : « Le Leinster possède deux excellents demis de mêlée, Luke McGrath et Jamison GibsonPark. Deux joueurs très talentueux, vifs, qui aiment porter le ballon. Nos gros vont devoir être attentifs autour des rucks parce que ces deuxlà savent prendre les opportunités qui se présentent. » Le duel de 9 de poche autour des rucks s’annonce donc animé !

ic White joue aujourd’hui exactement au niveau qu’est le sien. Auparavant, j’ai été déçu par le mec. Il était tout le temps mécontent et répétait tout le temps que Benoît (Paillaugue, N.D.L.R.) jouait et blablabla… » Jake White livre sans filtre le mal-être passé du Wallaby. Devenu en l’espace d’un an, un joueur sans saveur, perdu dans l’ombre d’un Paillaugue étincelant. Mais il commence à retrouver des couleurs. Il ne s’est pas encore hissé au niveau de l’ex-Rochelais mais il a profité de sa grave blessure pour se métamorphoser au quotidien. Le bougon White, vexé, a laissé place au joyeux Nic, libéré. Et Nic White s’est révélé. Plus investit au quotidien, à la vidéo comme sur le pré, il a trouvé une place dans le groupe et une légitimité sur le pré : « Je crois que j’avais besoin de temps, de porter le maillot, pour prouver aux supporters qu’on ne m’a pas fait venir pour rien. »

RUCKS ANIMÉS Depuis le 8 octobre, jour noir pour Paillaugue, le numéro 9 a enchaîné dix titularisations et débuté tous les matchs de Champions Cup (14 titularisations au total contre 9 l’an passé). La confiance est revenue progressivement avec l’absence de concurrence et son niveau de jeu s’est

ATTAQUES INVERSÉES Associé à l’ouverture à François Steyn vendredi, avec lequel il est toujours invaincu (cinq matchs joués, cinq succès), Nic White

Nic White

affiche un autre visage à ses côtés. Sa présence le rassure car il sait que le Sud-Africain sera toujours bien placé pour compenser une initiative ratée et qu’il pourra aussi le soulager grâce à la longueur de son coup de « pompe » : « Peutêtre que c’est lui qui me fait briller. C’est monsieur sécurité, je dois avoir l’air bon grâce à lui ! » Plus à l’aise dans le jeu offensif montpelliérain enfin débridé, le demi de mêlée se rapproche de son meilleur niveau mais reste en quête d’une performance référence. Le MHR et Nic White se sont donc préparés à l’exploit ce soir, pour garder une chance de qualification en quart de finale vendredi à la maison contre Northampton : « Ce sera une finale pour nous. Si nous perdons ce match en Irlande, c’est fini. Ça passe ou ça casse. » Une des dernières chances pour l’Australien de briller, après sa bourde à Northampton, fatale à son équipe (coup de pied direct dans le moneytime) et avant le retour de Paillaugue, prévu dans un mois. Ce soir, il devra donc s’affirmer en animateur inspiré, capable de trouver plus de précision dans sa passe de feu. Et de miser en lecture sur des inversions de jeu en attaque, pour déstabiliser une arrière garde du Leinster très à l’aise dans le sens. Dans l’espoir de rêver ensuite plus grand : « Je vise toujours d’être le numéro un. Je serai très heureux de revoir Benoit de retour avec nous mais je compte bien m’accrocher. » ■

À SUIVRE LA BATAILLE DU MILIEU DE TERRAIN S’ANNONCE DÉCISIVE ET L’OPPOSITION ENTRE LES DEUX PAIRES DE CENTRES, MARTIN - TOMANE (CÔTE HÉRAULTAIS) CONTRE RINGROSE - HENSHAW (LEINSTER), PREND DONC ENCORE PLUS D’INTÉRÊTS.

ATOUTS TRÈFLE

L

e s h é r i t i e r s. G a r r y Ringrose et Robbie Henshaw marchent dans les traces des géants. À seulement 21 et 23 ans, ils sont les dignes successeurs au Leinster du légendaire Brian O’Driscoll et de son fidèle compagnon Gordon D’Arcy. Pendant quinze ans, ces deux « super-héros » ont fait battre la chamade aux cœurs verts et aux supporters de la province triple championne d’Europe. Et s’il est encore trop tôt pour oser la comparaison avec leurs aînés, ces deux jeunes talents ont déjà tout pour s’imposer avec le XV du Trèfle selon l’Irlandais du MHR, Thomas O’Leary : « L’association Henshaw-Ringrose a tout à fait les moyens de s’imposer en équipe d’Irlande. Henshaw est déjà installé et avec la grave blessure de Jared Payne, Ringrose est favori. Il m’avait beaucoup impressionné à l’aller face à nous, en créant des occasions alors même que son équipe jouait en reculant. Il a une vraie occasion de s’installer comme titulaire lors du Tournoi des 6 Nations. » Les deux hommes représentent le plus grand danger de la ligne de trois-

quarts du Leinster, orpheline d’ailiers surpuissants, contrairement à celle du MHR (Nadolo et Nagusa). Et si Nacewa reste le meilleur finisseur irlandais en Champions Cup (5 essais), c’est le second centre Ringrose (4 essais cette saison toutes compétitions confondues) qui parcourt le plus de mètres ballon en mains (154 mètres) et réalise le plus de passes après contact (7).

RINGROSE, DANGER NUMÉRO UN Face à eux ce soir, ils retrouveront Vincent Martin, auteur d’un essai à l’aller. Et découvriront Joe Tomane, la révélation héraultaise des dernières semaines. Deux éléments « souscotés », selon Jake White, qui ont été excellents et décisifs (une réalisation chacun) face à Bordeaux-Bègles le week-end dernier, pour leur première association au centre. « Les duos que forment Henshaw (1,85 m et 92 kg) et Ringrose (1,85 m et 84 kg) d’un côté et Joe et Vincent de l’autre sont assez similaires. Joe, comme Henshaw, est un joueur solide capable d’aller porter au contact et leur confrontation promet des étincelles. Ringrose et Vincent sont peut-être da-

La clé du match

Le marathon défensif du MHR Durant huit saisons, Thomas O’Leary (joker médical de Paillaugue) a porté la tunique rouge de l’ennemi du Munster. Et connaît donc par cœur les qualités du Leinster : « Ces dernières semaines, on a vu le Leinster passer 70 points aux Zebre et ils en avaient mis 60 contre Northampton… Ils posent une énorme menace offensive et sont de retour parmi les meilleurs. » Le MHR n’affrontera plus le même adversaire qu’il a battu il y a presque trois mois (22-16). Les Irlandais montent en puissance et sont quasi imbattables dans leur antre. Au-delà d’une touche redoutable amenée par Toner, d’une mêlée stable (100 % de réussite sur ses introductions) et d’une discipline à tout épreuve (28 pénalités concédées, meilleur ratio),

le Leinster impressionne par sa capacité à multiplier les temps de jeu. Infatigables, les coéquipiers du capitaine Nacewa usent de cellules de leurres et de renversement pour déstabiliser leurs concurrents. « Si nous défendons contre le Leinster comme nous l’avons fait vendredi dernier, la soirée risque d’être longue… », souffle Nic White. Face à une formation au « profil similaire à celui de l’UBB », note Jake White, les Héraultais, fébriles défensivement depuis un mois, devront être rigoureux dans leur replacement autour des rucks. Disciplinés sur leurs interventions et constamment lucides dans leur lecture du jeu adverse, pour ne pas se faire « appâter » et dézoner au pire moment. J. L. ■

vantage des manieurs de ballon, plus rapide et plus versés vers l’extérieur et l’évitement », ajoute l’ancien joueur du Munster, O’Leary. Auteurs de trois essais chacun cette saison, Martin et Tomane offrent plus de solutions offensives au MHR que la doublette Steyn-Dumoulin, trop stéréotypée, sans perdre toutes garanties défensives. Le numéro 13 français et l’Australien, décalé en premier centre, représentent désormais le fil conducteur du jeu d’attaque héraultais. À l’instar de leurs homologues irlandais. Alors, quelle paire prendra le dessus sur l’autre ? « Je ne pense pas que l’une soit vraiment au-dessus de l’autre. Ce qui pourrait les différencier, c’est surtout qui touchera le plus de ballons en avançant. Nous aurons fait une bonne partie du travail si nous parvenons à dominer physiquement nos adversaires comme à l’aller », conclut le numéro 9. J. L. ■

le duel

À domicile, la paire Robbie HenshawGarry Ringrose sera à surveiller de près par son homologue héraultaise composée de Joe Tomane et Vincent Martin. Photos Icon Sport

20

En bref... Moyennes/match LEINSTER

à domicile

46,5 14,0

Points inscrits Points encaissés

LES CLUBS FRANÇAIS RÉUSSISSENT AU LEINSTER

7,0

Essais inscrits

1,5 0,5

Essai encaissé Pénalité inscrite

En vingt-deux matchs disputés sur la scène européenne, le Leinster a glané vingt succès à domicile face à des clubs français. Les Irlandais ont seulement perdu face à Toulon (2015-2016) et Clermont (2012-2013). Montpellier s’est lui incliné lors de ses sept derniers déplacements et n’a gagné que trois de ses quinze matchs européens à l’extérieur. Ce sera la quatrième rencontre entre ces deux équipes (une victoire chacune et un nul).

1,5

Pénalité encaissée

MONTPELLIER

à l’extérieur

18,5

Points inscrits

22,5 2,0

Points encaissés Essais inscrits

1,5

Essai encaissé

2,4 4,0

Pénalités inscrites Pénalités encaissées

JACQUES DU PLESSIS TROP JUSTE

cette semaine et sera dans le groupe en Irlande.

BENJAMIN FALL DE RETOUR L’arrière montpelliérain, victime d’une déchirure musculaire à une cuisse juste avant la période européenne de décembre, a repris l’entraînement

SHALVA MAMUKASHVILI CONSERVÉ ? Recruté comme joker médical de Bismarck Du Plessis (opéré d’un pectoral), Shalva Mamukashvili devait logiquement bientôt quitter le club, avec le retour annoncé du SudAfricain (espéré à Castres le 28 janvier). Mais à la vue de l’excellente pige réalisée par l’international géorgien (14 matchs et 3 essais), titulaire au Leinster ce soir, la donne pourrait changer selon Jake White : « Ce n’est pas certain qu’il parte. Avec la blessure de Liebenberg, on peut prendre un autre joker… Pour quelqu’un qui n’est pas du club, Shalva a été exceptionnel par son optimisme, son envie et sa force de caractère. »

Blessé depuis cinq semaines et le succès à Grenoble, Jacques Du Plessis (main cassé) était espéré pour le Leinster. Mais le Sud-Africain est encore trop juste et devrait reprendre la compétition face à Northampton le week-end suivant. À l’instar de Robins Tchale-Watchou (genou). Kélian Galletier (ménisque), Demetri Catrakilis et Joffrey Michel (commotions) sont eux opérationnels pour vendredi. Charles Géli est de retour dans le groupe après une franche explication avec Jake White.


10 Champions Cup Poule 5

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Bordeaux-Bègles - Clermont L’interview ISAIA TOEAVA - Arrière de Clermont CAPABLE D’ÉVOLUER À TOUS LES POSTES DE LA LIGNE ARRIÈRE, LE ALL BLACK S’IMPOSE EN NUMÉRO 15. OÙ SON TALENT N’EST PAS SANS RAPPELLER UN CERTAIN SIVIVATU.

« On oublie

trop souvent le plaisir » Propos recueillis par Léo FAURE leo.faure@midi-olympique.fr

Beaucoup des joueurs d’hémisphère Sud disent venir en Europe pour se frotter à la Champions Cup. Est-ce aussi votre cas ? Pas uniquement. Je voulais expérimenter les deux compétitions. Depuis la Nouvelle-Zélande, nous regardons beaucoup la Coupe d’Europe mais je ne ratais jamais une finale de Top 14 non plus. Ce sont deux expériences, deux compétitions excitantes qui m’ont attiré ici.

Jayden Spence, à droite, a montré face à Montpellier, malgré la défaite des siens, toute l’étendue de son talent. On le voit ici annoncée une combinaison à Yann Lesgourgues (au premier plan) et Romain Lonca (casqué). Photo Icon Sport

JAYDEN SPENCE - CENTRE DE BORDEAUX-BÈGLES LE NÉO-ZÉLANDAIS MONTRE TOUTE L’ÉTENDUE DE SON TALENT DEPUIS DEUX MOIS. RETOUR SUR LE PARCOURS D’UN JOUEUR RECRUTÉ… DEUX FOIS PAR L’UBB.

CELUI QU’ON N’AVAIT PAS

VU VENIR

S

Jérôme PRÉVÔT jerome.prevot@midi-olympique.fr

ans le retour non prévu d’Adam Ashley-Cooper en Autralie l’été dernier, Bordeaux aurait peutêtre oublié Jayden Spence. « Oui, c’est quand Adam a retrouvé les Wallabies que j’ai compris qu’il nous manquerait quelqu’un et que j’ai repris contact », souffle Laurent Marti. L’histoire de Spence et de l’UBB se conjugue en deux temps. Une première arrivée en novembre 2014, en tant que joueur supplémentaire, à la surprise générale (on avait du mal à mémoriser son nom, on se demandait ce qu’il faisait là), puis un retour plus triomphant à l’été 2016. « Nous l’avions repéré avec Pierre Broncan. Nous avions bien étudié son profil. Il était arrivé dans l’anonymat et le staff ne l’avait pas trop calculé pendant des semaines. Il avait joué en espoirs, et c’est moi qui ai fini par dire aux entraîneurs qu’il fallait penser un peu à lui. Cette année-là, il y avait deux gars qui survolaient tout, Marco Tauleigne et lui. » La parole du président valait de l’or. Spence connut six titularisations entre le mois de mars et le mois de mai, et l’on se souvient d’un éclair, une passe au cordeau pour Blair Connor lors des adieux

au stade André-Moga contre Oyonnax, avec le maillot à damiers sur les épaules : « Ça reste mon meilleur souvenir à Bordeaux. Le club s’est qualifié pour la Coupe d’Europe après avoir failli se retrouver menacé de relégation. Ce n’était pas facile pour moi au début ici, c’était même une franche déception de ne pas avoir temps de jeu mais peut-être que physiquement, j’étais un peu court, confie le joueur avec une certaine élégance. Ensuite, je suis reparti à Otago, pour une question de contrat, il n’y avait plus de place pour moi ici, mais de toute façon, j’étais lié avec ma province de NPC. »

PAS UNE MINUTE DE SUPER RUGBY Impossible de ne pas se dire en le rencontrant comme ça un mercredi d’hiver qu’il est décidément aux antipodes des centaures qui peuplent les équipes actuelles. Jayden Spence passerait par exemple complètement inaperçu dans la foule de la rue Sainte-Catherine. « Oui, je n’ai pas un physique massif, j’essaie de compenser en jouant le plus finement possible. J’ai toujours été confronté à cette situation, dans toutes mes équipes. Ici, on m’utilise comme second centre car on recherche des costauds en premier centre, mais je peux m’exprimer dans les deux positions. Mes joueurs préférés sont des gens comme Conrad

à suivre ☛

Lopez - Parra, en plein dans le mille

Camille Lopez n’est pas encore indiscutable en équipe de France, même si ses performances encourageantes de novembre, couplées à l’absence de Trinh-Duc (fracture de l’avant-bras) et l’inconstance de Jules Plisson pourraient lui valoir de revenir pendant le prochain Tournoi des 6 Nations. Pour Morgan Parra, le retour n’est même pas encore acté, alors qu’il était de la première liste de Guy Novès, pour le Tournoi 2016. À Clermont, en revanche, la charnière est un incontournable. Pour preuve, cette saison, ils furent les premiers joueurs auvergnats à franchir la barre des 1 000 minutes de temps de jeu sous le maillot jaune et bleu, toutes compétitions confondues (1 022 pour Lopez, 1 048 pour Parra). Un petit exploit, dans les rangs du deuxième club qui fait le plus tourner en Top 14 (381 minutes de temps de jeu moyen par joueur) derrière Paris (379 minutes par joueur). Cette barre symbolique, Lopez et Parra l’ont donc franchie face à Toulon, le week-end dernier. Un match qui, d’ailleurs, ne fut pas leur meilleur de la saison. Précieux dans le jeu, Parra a cependant connu son premier trou d’air de la saison face aux perches (4 sur 8). Pas suffisamment pour remettre en cause leur légitimité. La question, d’ailleurs, ne se pose même pas. Lé. F. ■

Smith et surtout Ben Smith avec qui j’ai eu la chance de jouer. » À 24 ans, sa carrière est encore largement devant lui, mais on croit deviner au détour de ses propos que son parcours a déjà charrié son lot de déceptions. Il fut quand même international chez les moins de 20 ans : « Avec Beauden Barret, TJ Perenara par exemple. » Mais il n’a jamais joué une seule minute du Super Rugby : « J’ai été appelé par les Highlanders, la franchise de Dunedin, ma ville, mais je n’ai jamais joué. J’étais une sorte de joker médical, je n’ai fait que deux ou trois matchs d’avant-saison. » Lui, si doué, a dû ravaler sa fierté avant de découvrir qu’à l’autre bout du monde, ses qualités n’étaient pas passées inaperçues. Depuis le 30 octobre à Castres, il a enchaîné six titularisations. À Montpellier, malgré la défaite, il a encore montré tout ce qu’il savait faire sur le plan offensif. « La première fois, nous ne l’avons pas gardé pour une question de Jiff. Je suis le premier à vouloir défendre nos jeunes talents, mais quand je vois les leçons d’humilité qu’on prend de ce genre de joueurs… et les leçons de rugby tout simplement, il fait des passes dans toutes les situations et il sait faire les bons choix », conclut son son président qui sait qu’en matière de recrutement, les noms les plus modestes ne correspondent pas toujours aux plus gros échecs. ■

2

L’ÉQUATION EST SIMPLE POUR CLERMONT

Pas besoin de se torturer les méninges. Pour Clermont, la qualification est simple : deux points (double-bonus ou match nul) sur la pelouse de BordeauxBègles et les Auvergnats verront les quarts de finale, en qualité de premier de poule. Car avec 19 points (ils en ont aujourd’hui 17), les Clermontois ne pourraient alors plus être dépassés ni par l’UBB, ni par l’Ulster. Et que tous les cas d’égalité leur seraient favorables, au jeu des points terrains.

Le Top 14 est souvent présenté comme plus fermé, ennuyeux. Estce vrai sur le terrain ? Franchement, non. C’est beaucoup plus physique, bien sûr, moins rapide, mais c’est aussi un chouette défi à relever. Quand je regardais les matchs de Top 14 en Nouvelle-Zélande, dans mon canapé, ce rugby complètement différent m’interpellait. Au final, je prends du plaisir dans les deux contextes. À votre arrivée, vous avez été présenté comme un couteau suisse des lignes arrières. Quel est votre meilleur poste ? J’imagine que c’est en 15 et en 13 que je suis le meilleur. Ce sont les deux postes auxquels j’ai le plus joué. Sans préférence ? C’est très différent. J’aime la liberté que procure le poste d’arrière. Vous pouvez intervenir n’importe quand, n’importe où sur le terrain. Le poste de centre est plus cadré. Il faut beaucoup défendre, être plus rigoureux sur ses positionnements. Mais vous touchez aussi beaucoup plus de ballons, avec la première responsabilité de faire jouer autour de vous. Les plaisirs y sont différents mais je trouve mon compte aux deux postes. Quid de l’ouverture ? Bon, je peux y jouer. C’est même mon poste de formation, celui auquel je jouais dans les catégories de jeunes. Mais depuis, en professionnel, je n’y ai joué que quelques fois avec les Auckland Blues. À Clermont, il y a Camille (Lopez, N.D.L.R.) qui est un ouvreur international et Pato (Fernandez) qui est un futur grand. C’est un poste primordial, certainement le plus dur du rugby. Je n’y ai pas ma place. Il faut quelqu’un d’expérimenté. Le premier pourrait disputer le Tournoi, le second est blessé. Vous pourriez être utilisé à l’ouverture dans les mois à venir… Si le club a besoin de moi, je le ferai. Je me relèverai les manches et je donnerai le maximum, en espérant que ça suffise. Mais je sais que ce n’est pas à ce poste que je peux apporter le plus à l’équipe. Vos coéquipiers vous comparent régulièrement à Sitiveni Sivivatu,

pour vos « grigris » et vos appuis de faux lent… (il coupe) Oula, c’est très flatteur ! « Siti », c’est une légende ! Je prends le compliment avec grand plaisir. Mais je ne suis pas sûr d’en être digne ! Visiblement, comme Sivivatu en son temps, vous leur faites quelques tours de magie à l’entraînement… Ce n’est pas de la magie, c’est juste du plaisir ! Quand je m’entraîne, j’essaie surtout de m’éclater. Nous jouons au rugby pour cela, non ? C’est aussi quelque chose qu’aurait pu dire Sivivatu… Parce qu’il ne faut jamais le perdre de vue. Nous ne sommes que des gamins qui ont rêvé toute leur enfance de rugby et qui, en grandissant, ont réussi à en faire leur quotidien. Il y a désormais d’autres composantes dans notre rugby mais la base doit toujours être le plaisir. Le rugby moderne est-il trop sérieux ? Parfois, je trouve. Avec tous les enjeux qui nous entourent, on oublie trop souvent la notion de plaisir. Pourtant, le rugby français est assez fou ! Il faudrait s’en inspirer. Pourquoi est-il fou ? Pour ses supporters. C’est incroyable, toute cette passion qui entoure le rugby ici. Les gens dans la rue ne vous parlent que de ça. Toute la semaine. En tribunes, le match est une fête. Il y a même des tambours ! C’est un peu fou, non ? En tout cas, ça file un enthousiasme incroyable sur le terrain. En NouvelleZélande, vous ne verrez jamais ça. Mais vous pouvez y voir les meilleurs joueurs de rugby de la planète… Il ne faut pas forcément croire ça. Vous avez ici de fabuleux joueurs. Je m’entraîne tous les jours avec Wesley Fofana, je peux vous assurer qu’il vaut les All Blacks. Ce petit mec va à une vitesse incroyable. Sa technique individuelle n’a rien à envier à personne. Je suis aussi impressionné par sa vision périphérique du terrain. Marrant, pour un joueur longtemps critiqué pour son individualisme… Ce débat n’a pas lieu d’être. Les gens qui disent ça ne le connaissent pas. Wesley, je le vois tous les jours à l’entraînement. Il a une vision du jeu incroyable. Est-il le seul qui rivalise contre les meilleurs ? Je ne parlerais que de ceux que je connais, au quotidien. Mais entre Vahaamahina et Retallick, il y a match. Chouly aussi postulerait chez les All Blacks. ■

En bref... Moyennes/match BORDEAUX-BÈGLES à domicile 17,5 26,5

Points inscrits Points encaissés

2,0

Essais inscrits

2,5 1,5

Essais encaissés Pénalité inscrite

4,0

Pénalités encaissées

CLERMONT

à l’extérieur

24,3

Points inscrits

21,0 2,0

Points encaissés Essais inscrits

2,0

Essais encaissés

3,0 2,3

Pénalités inscrites Pénalités encaissées

CLERMONT : STRETTLE TROP COURT Victime d’une luxation d’un doigt (index) et d’une plaie ouverte lors de la rencontre en Ulster, le 10 décembre dernier, David Strettle était, depuis, absent des terrains. L’ailier anglais a repris l’entraînement collectif cette semaine. Sera-t-il prêt pour figurer sur la feuille de match, ce dimanche sur la pelouse de Bordeaux-Bègles ? C’est peu probable. David Strettle devrait donc laisser Abendanon et Planté se disputer la place à l’aile, pour faire le pendant de l’inamovible Noa Nakaitaci.

VAHAAMAHINA TRÈS INCERTAIN Opéré d’un panaris la semaine dernière et préservé pour la rencontre face à Toulon, Sébastien Vahaamahina espérait faire son

retour, ce dimanche sur la pelouse de l’UBB. Ce devrait toutefois être trop court pour le géant calédonien, qui avait jusque-là été titulaire lors des quatre premières rencontres de Champions Cup. « Vahaa » devrait dès lors faire son retour à la compétition la semaine prochaine, contre Exeter. UBB : LONCA ET BRAID BLESSÉS Les Bordelais n’avaient pas besoin de ça. Lundi, on apprenait que Romain Lonca souffrait d’une fracture au poignet droit, il sera sur le flanc pendant deux mois. Luke Braid était victime d’une fissure du tendon de l’adducteur droit : quinze jours d’arrêt. Yann Lesgourgues (main droite), Lionel Beauxis (quadriceps) et Loann Goujon (poignet) étaient également touchés, mais moins gravement. Jean-Baptiste Dubié, lui, a vu un neurologue après son protocole commotion.


Challenge Cup 5e journĂŠe 11

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Les enjeux Ă&#x20AC; deux journĂŠes de la fin de cette première phase, Bayonne, Grenoble et Pau sont ĂŠliminĂŠs. Lyon conserve un mince espoir avec deux points de retard sur Cardiff mais il sera difficile de gagner aux Ospreys. Pour Paris, il faudra gagner deux fois pour espĂŠrer. Reste La Rochelle et Brive qui font la course en tĂŞte. Les Maritimes doivent gagner Ă  Bayonne car Gloucester ne perdra pas Ă  TrĂŠvise. Brive doit remporter ses deux deniers matchs Ă  domicile pour rester leader. Ă&#x20AC; NOS LECTEURS > En raison de nos impĂŠratifs horaires de bouclage, il nous est impossible de donner le rĂŠsultat ainsi que le compte rendu du match entre Bayonne et La Rochelle. Retrouvez le dans notre ĂŠdition de lundi et avant cela sur notre version numĂŠrique. Avec nos excuses.

Poule 1 Classement 1. La Rochelle 2. Gloucester 3. TrĂŠvise 4. Bayonne

Poule 2 Pts 15 15 8 1

J. 4 4 4 4

G. 3 3 2 0

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 66 1 41 2 -43 4 -64

Ce week-end - 5e journĂŠe

Classement 1. Ospreys 2. Lyon 3. Newcastle 4. Grenoble

Poule 3 Pts 20 11 10 0

J. 4 4 4 4

G. 4 2 2 0

N. 0 0 0 0

P. 0 2 2 4

G.A. 183 19 -13 -189

Ce week-end - 5e journĂŠe

Classement 1. Brive 2. KrasnoĂŻarsk 3. Newport Dragons 4. Worcester

Poule 4 Pts 14 9 9 7

J. 4 4 4 4

G. 3 2 2 1

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 35 2 -28 2 3 3 -10

Classement 1. Bath 2. Cardiff 3. Bristol 4. Pau

Poule 5 Pts 13 13 10 1

J. 4 4 4 4

G. 3 3 2 0

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 29 1 18 2 8 4 -55

Classement 1. Harlequins 2. Edimbourg 3. Stade français 4. Timisoara

Pts 17 15 11 0

J. 4 4 4 4

G. 3 3 2 0

N. 0 0 0 0

P. G.A. 1 132 1 42 2 6 4 -180

Ce week-end - 5e journĂŠe

Ce week-end - 5e journĂŠe

Ce week-end - 5e journĂŠe

BRISTOL - BATH Vendredi 20 h 45 - M. Mitrea (Italie)

TIMISOARA - STADE FRANĂ&#x2021;AIS Sam. 13 heures - M. Adamson (Ecosse)

BAYONNE - LA ROCHELLE

GRENOBLE - NEWCASTLE

NEWPORT - KRASNOĂ?ARSK

Jeudi 20 h 45 - M. Phillips (Irlande)

Ven. 19 heures - M. Iordachescu (Roumanie)

TRĂ&#x2030;VISE - GLOUCESTER Samedi 15 heures - M. Charabas (France)

OSPREYS - LYON Dim. 16 heures - M. Maxwell-Keys (Angleterre)

Vendredi 20 h 30 - M. Murphy (Irlande) BRIVE - WORCESTER

DĂŠjĂ  jouĂŠ

DĂŠjĂ  jouĂŠ

PAU - CARDIFF

HARLEQUINS - Ă&#x2030;DIMBOURG

Samedi 21 heures - M. Davies (Galles)

Samedi 18 h 30 - M. Conway (Irlande)

Sam. 16 heures - M. Wilkinson (Irlande)

DĂŠjĂ  jouĂŠ

1re journĂŠe > Bayonne - Gloucester (o) : 27-47 ; TrĂŠvise - La Rochelle (o) : 10-41. 2e journĂŠe > La Rochelle (o) Bayonne : 51-24 ; Gloucester (o) TrĂŠvise 37-8. 3e journĂŠ > Gloucester (o) - La Rochelle : 35-14 ; Bayonne TrĂŠvise : 15-28. 4e journĂŠe > TrĂŠvise - Bayonne (d) : 21-17; La Rochelle (o) - Gloucester : 42-13.

1re journĂŠe > Grenoble - Lyon (o) : 13-39 ; Ospreys (o) - Newcastle : 45-0. 2e journĂŠe > Lyon - Ospreys (o) : 13-31 ; Newcastle (o) : Grenoble : 50-7. 3e journĂŠe > Grenoble - Ospreys (o) : 7-59 ; Lyon (o) - Newcastle : 47-12. 4e journĂŠe > Ospreys (o) Grenoble : 71-3 ; Newcastle (o) - Lyon (o) : 48-29.

1re journĂŠe > Newport (o) - Brive : 37-16 ; KrasnoĂŻarsk - Worcester (d) : 19-12. 2e journĂŠe > Worcester (d) Brive : 24-25 ; KrasnoĂŻarsk (o) Newport : 38-18. 3e journĂŠe > KrasnoĂŻarsk - Brive (o) : 8-42 ; Worcester (o) - Newport : 33-20. 4e journĂŠe > Brive (o) - KrasnoaĂŻarsk : 38-18 ; Newport - Worcester : 22-7.

DĂŠjĂ  jouĂŠ

DĂŠjĂ  jouĂŠ

1re journĂŠe > Bristol - Cardiff (o) : 20-33 ; Pau (d) - Bath : 22-25. 2re journĂŠe > Bath - Bristol : 22-6 ; Cardiff - Pau : 27-12. 3e journĂŠe > Cardiff - Bath : 28-3 ; Bristol (o) - Pau : 41-14. 4e journĂŠe > Bath (o) - Cardiff : 38-3 ; Pau - Bristol (o) : 18-28.

Ă&#x20AC; venir

Ă&#x20AC; venir

Ă&#x20AC; venir

Ă&#x20AC; venir

1re journĂŠe > Timisoara Ă&#x2030;dimbourg (o) : 17-59; Harlequins (o) - Paris : 43-21. 2e journĂŠe > Ă&#x2030;dimbourg (o) - Harlequins (o,d) : 36-35; Paris (o) - Timisoara : 27-0. 3e journĂŠe > Edimbourg - Paris (d) : 28-23 ; Timisoara - Harlequins (o) : 3-42. 4e journĂŠe > Paris (o) Ă&#x2030;dimbourg (d) : 26-20 ; Harlequins (o) - Timisoara : 75-3.

6e journĂŠe (20, 21 et 22 janvier) > Gloucester - Bayonne, sam. 21 dĂŠc. (21 heures) ; La Rochelle - TrĂŠvise, sam. 21 dĂŠc. (21 heures).

6e journĂŠe (19, 20, 21 et 22 janvier) > Lyon - Grenoble, sam. 21 dĂŠc. (18 heures) ; Newcastle - Ospreys, sam. 21 dĂŠc. (18 heures).

6e journĂŠe (19, 20, 21 et 22 janvier) > Brive - Newport, sam. 21 dĂŠc. (15 heures) ; Worcester - KrasnoaĂŻarsk, sam. 21 dĂŠc. (15 heures).

6e journĂŠe (19, 20, 21 et 22 janvier) > Bath - Pau, sam. 21 dĂŠc. (16 heures) ; Cardiff - Bristol, sam. 21 dĂŠc. (16 heures).

Ă&#x20AC; venir

6e journĂŠe (19, 20, 21 et 22 janvier) > Ă&#x2030;dimbourg - Timisoara, ven. 20 dĂŠc. (20 h 35) ; Paris Harlequins, dim. 22 dĂŠc. (14 heures).

Grenoble Newcastle

Timisoara Stade français

Pau Cardiff

Brive Worcester

Ospreys Lyon

Ă&#x20AC; GRENOBLE - Stade des Alpes Vendredi 19 heures Arbitre : M. Iordachescu (Roumanie)

Ă&#x20AC; TIMISOARA - Dan Paltinisanu Stadium Samedi 13 heures Arbitre : M. Adamson (Ecosse)

Ă&#x20AC; PAU - Stade du Hameau Samedi 18 h 30 Arbitre : M. Conway (Irlande)

Ă&#x20AC; BRIVE - Stade AmĂŠdĂŠe-Domenech Samedi 21 heures - France 4 Arbitre : M. Davies (Galles)

Ă&#x20AC; SWANSEA - Liberty Stadium Dimanche 16 heures Arbitre : M. Maxwell-Keys (Angleterre)

GRENOBLE 15. Batlle ; 14. Dupont (cap.), 13. Gelin, 12. Estebanez, 11. Guillemin ; 10. Bosch, 9. MĂŠlĂŠ ; 7. Kornath, 8. Hayes, 6. Marie ; 5. Capelli, 4. Hand ; 3. Edwards, 2. HĂŠguy, 1. Dardet. Remplaçants : 16. Fourcade, 17. Jacquot, 18. De Klerk, 19. Jolmes, 20. Kimlin, 21. Saseras, 22. X. Mignot, 23. P. Mignot. Infirmerie : en phase de reprise après une rupture des ligaments dâ&#x20AC;&#x2122;un biceps, le troisième ligne Mahamadou Diaby a encore ĂŠtĂŠ considĂŠrĂŠ trop juste pour ce week-end. Ce dernier devrait retrouver les terrains une vingtaine de minutes la semaine prochaine Ă  Lyon. Le centre Nigel Hunt soigne de son cĂ´tĂŠ une blessure Ă  un genou. Par ailleurs, la plupart des cadres isĂŠrois ont ĂŠtĂŠ mis au repos cette semaine, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;image dâ&#x20AC;&#x2122;Aly Muldowney, Hendrik Roodt, Fabien Alexandre, Rory Grice, Charl McLeod, Jonathan Wisniewski, Chris Farrell ou encore Gio Aplon. Lesquels devraient ĂŠgalement ĂŞtre mĂŠnagĂŠs la semaine prochaine.

STADE FRANĂ&#x2021;AIS 15. D. Camara ; 14. Arias, 13. Waisea, 12. Millet, 11. Raisuqe ou Fartass ; 10. Bosman, 9. Daguin ; 7. S. Nicolas, 8. Alberts, 6. Ugena ; 5. PapĂŠ (cap.), 4. De Giovanni ; 3. Melikidze, 2. Panis, 1. Zhvania. Remplaçants : 16. De Malmanche, 17. Burden, 18. Espina ou Felsina, 19. Gabrillagues, 20. Sio, 21. Coville, 22. Plisson, 23. Fartass ou Raisuqe. Infirmerie : forfait Ă  la veille du clasico contre Toulouse, RĂŠmi Bonfils souffre dâ&#x20AC;&#x2122;une hernie cervicale. Le talonneur devait ĂŞtre opĂŠrĂŠ cette semaine et pourrait ĂŞtre absent au moins quatre mois. Quant Ă  Pascal PapĂŠ, capitaine pour cette rencontre, il ĂŠtait malade en dĂŠbut de semaine et demeurait incertain. Son ĂŠventuel forfait contraindrait Gonzalo Quesada Ă  une rĂŠorganisation acrobatique. Ce dernier ne souhaite pas titulariser Gabrillagues, dĂŠjĂ  très sollicitĂŠ. Enfin, en cas de forfait de Raisuqe ou Fartass, eux aussi incertains, JĂŠrĂŠmy Sinzelle se tient prĂŞt Ă  intĂŠgrer le groupe.

PAU 15. MaliĂŠ ; 14. Ratuvou, 13. Votu, 12. Fumat, 11. Dupouy ; 10. Fajardo, 9. Tomas ; 7. Butler (cap.), 8. Dougall, 6. Mowen ; 5. Ramsay, 4. Tutaia ; 3. Charlet, 2. Lespiaucq-Brettes, 1. Moise ou Jacquot. Remplaçants : 16. Rey, 17. Jacquot ou Moise, 18. Hamadache, 19. Pesenti, 20. Kuffner, 21. Moa, 22. Buros, 23. Dupichot. Infirmerie : comme ils en ont lâ&#x20AC;&#x2122;habitude, les Palois profitent de cette quinzaine europĂŠenne pour mettre bon nombre de cadres au repos (Slade, Pierre ou mĂŞme le jeune et talentueux Daubagna) et vont chercher Ă  relancer quelques joueurs expĂŠrimentĂŠs en mal de temps de jeu (Butler ou Tomas), et aguerrir des jeunes (Dupouy). Face Ă  des Gallois qui viendront en BĂŠarn chercher la première place de la poule, la Section essaiera de dĂŠcrocher un premier succès cette saison en Challenge Cup. Conrad Smith et Jale Vatubua sont les deux blessĂŠs longue durĂŠe.

BRIVE 15. Lapeyre ; 14. Ngwenya, 13. Cabannes, 12. Galala, 11. Masilevu ; 10. Ugalde, 9. Lobzhanidze ; 7. Luafutu, 8. Sanconnie, 6. Waqaniburotu ; 5. Mela (cap.), 4. Snyman ; 3. Bekoshvili, 2. Acquier, 1. Lavergne. Remplaçants : 16. Ribes, 17. Buys, 18. Jourdain, 19. Uys, 20. Hauman, 21. Pejoine, 22. Tuatara-Morrison, 23. Germain. Infirmerie : après la victoire face Ă  Grenoble, trois joueurs ont rejoints lâ&#x20AC;&#x2122;infirmerie. Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de lâ&#x20AC;&#x2122;ouvreur Thomas Laranjeira et du centre Arnaud Mignardi, tous les deux touchĂŠs Ă  une ĂŠpaule, mais aussi le pilier gauche Karlen Asieshvili qui souffre dâ&#x20AC;&#x2122;une contusion Ă  un mollet et qui nâ&#x20AC;&#x2122;a pas pu sâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽner avec le groupe en dĂŠbut de semaine. Brive doit toujours composer avec ses blessĂŠs longue durĂŠe : Mafi, Petre, Marais, Pointud, Whetton et Radikedike. Par ailleurs, le joker mĂŠdical Ryan Grant (pilier gauche ĂŠcossais de 31 ans) nâ&#x20AC;&#x2122;est toujours pas arrivĂŠ en Corrèze. La finalisation de son contrat devrait intervenir rapidement.

LYON 15. Loursac ; 14. Tuva, 13. Bonnefond, 12. Belan, 11. Regard ; 10. Harris, 9. Durand ; 7. Fourie (cap.), 8. Browning, 6. Cretin ; 5. Lambey, 4. Paulino ; 3. Botha, 2. Paulo, 1. Mavinga. Remplaçants : 16. Giudicelli, 17. Menini, 18. ClĂŠment, 19. Tuifuâ&#x20AC;&#x2122;a, 20. Tison, 21. Figuerola, 22. Barassi, 23. Porical Infirmerie : absent des terrains depuis le 17 septembre et la rĂŠception de Toulouse, le pilier StĂŠphane ClĂŠment, victime dâ&#x20AC;&#x2122;une lombalgie puis dâ&#x20AC;&#x2122;une dĂŠchirure Ă  un mollet, va retrouver la compĂŠtition Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de ce dĂŠplacement au pays de Galles. Il sera remplaçant au poste de pilier droit. Respectivement touchĂŠs Ă  un mollet et Ă  une cheville, les anciens Clermontois Julien Bonnaire et Napolioni Nalaga sont toujours mĂŠnagĂŠs. Le premier devrait reprendre lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽnement la semaine prochaine. Lâ&#x20AC;&#x2122;ailier Jone Tuva, encore espoir, sera titulaire, pour sa première apparition de la saison. Ă&#x20AC; noter, la cinquième titularisation dans la compĂŠtition du jeune troisième ligne, Dylan Cretin.

     

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12 Challenge Cup 5e journée

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Grenoble

Arnaud Héguy et Dayna Edwards (àdroite) seront alignés face à Newcastle pour offrir assise et expérience à leurs jeunes coéquipiers.

TOUJOURS VIERGE DE VICTOIRE, LE FCG ALIGNERA SA MEILLEURE ÉQUIPE POSSIBLE POUR ENTRETENIR UN EMBRYON DE DYNAMIQUE DANS L’OPTIQUE DU MAINTIEN. Malgré l’enjeu d’une qualification, le staff corrézien devrait une nouvelle fois faire confiance à la jeune garde, dont le demi de mêlée géorgien Vasil Lobzhanidze, ici face à Newport en octobre dernier. Photo Icon Sport

Brive LES CORRÉZIENS, QUI ONT FAIT UN GRAND PAS VERS LE MAINTIEN EN TOP 14 APRÈS LEUR SUCCÈS FACE À GRENOBLE, PEUVENT MAINTENANT SE CONCENTRER SUR UNE QUALIFICATION EUROPÉENNE QUI LEUR TEND LES BRAS.

ATTAQUE

À MAINS ARMÉES

D

Par Nicolas AUGOT nicolas.augot@midi-olympique.fr

eux dernières marches à franchir, deux marches loin d’être insurmontables pour des Brivistes qui mènent la danse dans la poule 3 de cette Challenge Cup. Et ce n’est d’ailleurs plus vraiment un secret que le CABCL rêve d’un quart de finale européen à domicile : pour offrir à leurs supporters le frisson des phases finales mais aussi pour rendre hommage à l’équipe briviste qui a remporté la Coupe d’Europe en 1997. Un objectif en passe d’être atteint après deux succès lors de la double confrontation face à la pourtant solide formation russe de Krasnoïarsk au mois de décembre. « On ne se dit pas que c’est acquis, prévient pourtant le manager Nicolas Godignon. Nous avons assez d’humilité à Brive pour savoir que rien n’est gagné d’avance. Certes, nous sommes bien partis mais nous ne sommes pas encore arrivés. »

Pourtant, l’équipe anglaise de Worcester ne débarque pas en Corrèze en roulant des mécaniques et elle fait figure de proie facile puisqu’elle n’a remporté que deux rencontres de son championnat et vient d’encaisser cinquante-cinq points sur la pelouse de Gloucester, qui n’est pourtant pas un des cadors du Premiership. Autant dire que les Warriors n’ont pas vraiment la tête aux échéances européennes alors que Bristol menace sa place en première division anglaise. Mais les Brivistes sont sortis frustrés de leur dernier match de championnat. Nicolas Godignon ne peut pas le cacher : « Nous n’étions pas au niveau que l’on souhaitait. Nous en étions même très loin. Nous allons devoir faire bien mieux car Worcester est une équipe qui joue énormément, à l’image de Grenoble. »

MELA : « OUVRIR LES VANNES » Néanmoins, ce court succès permet aux Brivistes d’aborder la deuxième partie de saison sans pression néfaste. Le capitaine Arnaud Mela espère que l’avance prise en Top 14 permettra de retrouver un

Jean-Baptiste Dubié Malgré leur défaite, les Bordelais ont fait un bon match à Montpellier. Ils ont récolté un point de bonus mérité en maruant notamment le premier essai du match dès la troisième minute. Après une longue action qui se développe vers la gauche autour de Chalmers et de Spence dans le grand champ , puis Jones et Kitshoff pour deux fixations au près. L’action rebondit vers la droite. Simon Hickey redouble avec Blair Connor, sert Buttin, puis Dubié en bout de ligne. Il échappe avec une étonnante facilité à une première étreinte de Nadolo pour s’échapper sur deux mètres et marquer.

allant collectif : « Nous venons de gagner un succès à l’arraché dans un match fermé. Maintenant, nous avons quinze jours pour mettre des choses en place. Nous pouvons ouvrir les vannes, donner du plaisir à notre public mais aussi en prendre sur le terrain. Avec moins de pression sur le plan comptable, fermer le jeu n’a plus d’intérêt et nous devons passer un cap sur le plan offensif, en prenant les espaces et en nous faisant davantage de passes. Mais cela nécessite beaucoup d’engagement pour assurer des sorties de balles rapides. » Une philosophie payante lors des dernières rencontres européennes puisque les Brivistes ont inscrit 81 points lors de leur double confrontation face aux Russes. Reproduire un tel festival offensif sera donc un objectif face à une équipe anglaise en plein doute car le CABCL aura besoin de tous les points disponibles pour décrocher un quart de finale à domicile. En effet, seuls les quatre meilleurs premiers de poule auront cet honneur et Brive veut en faire partie. ■

POUR

L’HONNEUR Par Nicolas ZANARDI nicolas.zanardi@midi-olympique.fr

L

e moins que l’on puisse dire est que cette campagne européenne n’entrera pas dans l’histoire du FCG. Mais fautil s’en étonner, si l’on veut bien concevoir que les Isérois finissent à peine de payer le prix de leur demi-finale de l’an passé, qui a coûté si cher ? Certainement pas… Difficile ainsi d’en vouloir à Bernard Jackman pour avoir quelque peu sacrifié le Challenge, quand bien même ce fut parfois un peu trop ostensible (à l’image du dernier déplacement à Swansea). Toutefois, conscient de l’importance de conserver une dynamique dans l’optique de la fin de saison en Top 14, le manager irlandais a fait en sorte d’aligner la meilleure équipe possible, sachant que les cadres habituels ne sont pas qualifiés. « Le match le plus important demeure celui que nous disputerons face au Stade français, évidemment, pointe Jackman. Mais c’est important de réussir une bonne prestation afin d’entretenir une dynamique, en alignant une équipe compétitive. »

« ON VEUT Y CROIRE JUSQU’AU BOUT » Ainsi, au-delà de la participation d’habituels titulaires comme Estebanez ou Dupont, c’est bien la titularisation de la première ligne titulaire à Brive qui attire l’attention. Preuve que les Isérois souhaitent au moins se doter d’une plate-forme cohérente pour pratiquer leur rugby d’attaque et permettre à la jeune garde de s’exprimer, soit précisément ce qui a manqué lors des quatre premières sorties européennes. « Dayna Edwards a peu joué ces derniers temps et à son poste de pilier droit il est important d’avoir du rythme, d’autant qu’il sort d’un match satisfaisant à Brive. Arnaud Héguy a également peu joué et a besoin d’engranger du temps de jeu… Avec des joueurs comme Mathias Marie, Kévin Kornath ou David Mélé, qui n’ont pas été beaucoup utilisés récemment, l’équilibre semble intéressant. C’est bien de revoir tout le monde tout en mettant au repos ceux qui ont beaucoup joué, dans l’optique de la réception de Paris. » Un match qui demeure, évidemment dans l’obsédante filigrane des deux semaines à venir. Car non, si tout le monde ou presque les a enterrés, les Grenoblois n’ont pas abdiqué dans la lutte pour le maintien, malgré l’acte manqué de Brive la semaine dernière (défaite 23-22). « Il reste encore dix journées et notre objectif est d’être au minimum à quatre points de Lyon lors de la dernière journée, calcule Jackman. Si nous y parvenons, tout sera possible. Chaque semaine, cette équipe m’étonne de par sa capacité de réaction. Après La Rochelle, moi-même, je me suis remis en question et je me suis demandé si le groupe y croyait encore. Si ça n’avait pas été le cas, les joueurs auraient lâché à Brive. Or, ce fut l’inverse… Avec Diaby et Taumalolo qui vont revenir, nous alignerons contre Paris notre meilleure équipe de la saison, tandis que j’observe que nos concurrents commencent à avoir de la casse. On veut y croire jusqu’au bout. » Et se donner dès vendredi d’autres raisons d’y croire. ■

En bref... LYON ENTRAÎNEMENT DÉLOCALISÉ Au repos forcé après le report du match à Pau, les Lyonnais ont soufflé un peu avant de reprendre le chemin des terrains. Et ils ont procédé à un entraînement délocalisé mercredi après-midi, à Meyzieu. Ils ont délaissé leurs quartiers du Matmut Stadium pour le terrain principal du stade des Servizières, pour le plus grand bonheur des dirigeants, éducateurs et enfants de l’USM (Fédérale 2). Après un entraînement d’une heure trente ouvert au public, ils ont ensuite sacrifier à la signature d’autographes et participer à une collation pour le plus grand bonheur des bénévoles. PAU LE STADE DU HAMEAU BÂCHÉ PAR PRÉCAUTION Devant la nouvelle vague de froid annoncé pour ce week-end notamment dans le sud-ouest de la France, le stade du Hameau a été entièrement bâché dès ce jeudi afin de prendre

toutes les précautions pour que la rencontre Pau - Cardiff, programmée samedi à 18h30, puisse avoir lieu. STADE FRANÇAIS LES VOYAGES FORMENT LA JEUNESSE Les joueurs du Stade français se seraient bien passés de ce déplacement aux confins de la Roumanie. Et pour cause. Les Stadistes s’envoleront ce vendredi en direction de Bucarest avant d’affronter le réseau routier local durant les quatre heures de bus qui séparent la capitale de Timisoara. Un voyage trop long au goût du directeur sportif Gonzalo Quesada. Ce dernier a d’ailleurs choisi d’effectuer un large roulement et d’offrir du temps de jeu à plusieurs jeunes. Le voyage retour s’annonce lui aussi très long. Sitôt le coup de sifflet final, les joueurs reprendront le bus en direction de Bucarest pour y passer une très courte nuit. En effet, tôt dimanche matin, ils s’envoleront pour Paris via… Amsterdam.


13

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Pro D2 17e journée Au programme jeudi 20 h 45 - M. Datas - Canal + Sport

VANNES - BIARRITZ

vendredi 20 heures - M. Cayre - Eurosport player

vendredi 20 heures - M. Castaignède - Eurosport player

ANGOULÊME - ALBI

vendredi 20 heures - M. Praderie - Eurosport player

NARBONNE - MONTAUBAN BOURGOIN - CARCASSONNE OYONNAX - BÉZIERS DAX - COLOMIERS

vendredi 20 heures - M. Millotte - Eurosport player vendredi 20 heures - M. Ramos - Eurosport player

AGEN - MONT-DE-MARSAN

Vendredi 20 h 30 - M. Clouté - LIVE et EXCLU sur

PERPIGNAN - AURILLAC

Dimanche 14 h 15 - M. Hourquet - LIVE et EXCLU sur

Classement 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

▲ ● ▼ ● ▲ ▲ ▼ ● ▲ ● ▼ ▲ ▼ ▼ ● ●

MONTAUBAN AGEN OYONNAX AURILLAC COLOMIERS MONT-DE-MARSAN SOYAUX-ANGOULÊME CARCASSONNE BIARRITZ NARBONNE PERPIGNAN ALBI DAX VANNES BÉZIERS BOURGOIN

Pts 49 46 45 45 45 43 40 37 36 35 33 29 29 28 27 10

J. 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16

G. 11 10 9 10 10 9 9 8 8 8 6 6 6 5 5 3

Réalisateurs Joueur 1. T. Ramos 2. B. Francis

Club

Pts

Colomiers Agen

223 196

3. L. Munro

Béziers

183

4. A. Renaud 5. M. Lucu

Aurillac Biarritz

169 146

6. N. Cachet

Dax

140

7. A. Moeke 8. A. Latorre

Vannes Carcassonne

132 131

9. C. Eadie

Narbonne

127

Perpignan Mont-de-Marsan

126 112

Oyonnax

112

10. T. Ecochard 11. D. Gerber - J. Gondrand 13. I. Perraux 14. S. Poet

Albi 110 Soyaux-Angoulême 89

À nos lecteurs RETROUVEZ LE MATCH NARBONNE - MONTAUBAN SUR midi-olympique.fr En raison de nos contraintes de bouclage, nous ne sommes pas en mesure de vous donner le compte-rendu de cette rencontre. Mais retrouvez-le sur notre site (www.midi-olympique.fr) ainsi que l’ensemble des résumés de cette 17e journée !

Connectez-vous au réseau rugby

N. 0 1 0 0 0 0 1 1 0 1 1 2 0 2 0 1

P. 5 5 7 6 6 7 6 7 8 7 9 8 10 9 11 12

p. 402 421 427 355 413 347 317 360 386 322 341 314 343 313 331 264

c. 262 362 344 342 302 313 319 333 368 399 342 395 433 399 338 405

b.o. 3 2 4 3 3 1 1 2 1 1 4 0 1 1 4 1

b.d. 2 2 5 2 2 6 1 1 3 0 3 1 4 3 3 3

À DOMICILE Pts J. G. 39 9 9 30 7 7 33 8 7 39 9 9 35 8 8 30 8 7 31 8 7 30 8 7 27 8 6 29 8 7 26 7 5 21 8 4 24 8 5 20 8 4 24 8 5 17 8 3

N. 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 2 0 1 0 1

P. 0 0 1 0 0 1 0 1 2 1 2 2 3 3 3 4

p. 270 223 256 239 256 185 202 218 215 237 216 189 215 165 224 156

c. 92 128 143 133 108 131 118 105 153 185 113 160 179 149 155 138

b.o. 3 2 4 3 3 1 1 2 1 1 4 0 1 1 4 1

b.d. 0 0 1 0 0 1 0 0 2 0 2 1 3 1 0 2

À L'EXTÉRIEUR Pts J. G. 10 7 2 16 9 3 12 8 2 6 7 1 10 8 2 13 8 2 9 8 2 7 8 1 9 8 2 6 8 1 7 9 1 8 8 2 5 8 1 8 8 1 3 8 0 1 8 0

N. 0 1 0 0 0 0 0 1 0 1 1 0 0 1 0 0

P. 5 5 6 6 6 6 6 6 6 6 7 6 7 6 8 8

p. 132 198 171 116 157 162 115 142 171 85 125 125 128 148 107 108

c. 170 234 201 209 194 182 201 228 215 214 229 235 254 250 183 267

b.o. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

b.d. 2 2 4 2 2 5 1 1 1 0 1 0 1 2 3 1

Bourgoin Carcassonne

Oyonnax Béziers

Dax Colomiers

● Dernier depuis la dixième journée, Bourgoin ne parvient pas à trouver les solutions. À domicile, les résultats ne décollent pas avec quatre défaites en huit matchs. Les Berjalliens devront réaliser une belle partie pour se montrer dangereux face aux Carcassonnais. Les Isérois auront à cœur de se venger de leur défaite au match aller face aux Audois (19-10). Mais attention à l’USC qui sort d’une jolie victoire face à Oyonnax.

● Si Oyonnax a perdu sa place de leader le week-end dernier, une chose est sûre, les joueurs voudront absolument la reprendre. L’occasion pour les Oyomen de s’imposer face à une équipe de Béziers remontée après sa victoire face aux Charentais. Néanmoins, les hommes de Johann Authier voudront se venger du match aller (34-28). Les Biterrois sont dans une impasse difficile et une victoire est obligatoire s’ils souhaitent sortir de la zone de relégation.

● Six petits points séparent le quinzième du onzième et Dax fait partie de ce groupe à la traîne. Une victoire est donc inévitable. Le bilan comptable à domicile est toutefois moyen avec trois victoires sur huit matchs possibles. Les Columérins sont, eux, dans une spirale positive. Bien lancé après sa victoire lors de la dernière journée face à Bourgoin (42-5), le club haut-garonnais est conscient qu’une victoire serait l’occasion de conforter sa place dans ce haut de tableau.

À BOURGOIN - Stade Pierre-Rajon Vendredi 20 heures - Eurosport Player Arbitres : M. Castaignède (CA) assisté de MM. Coulon (CE) et Monteux (DA)

À OYONNAX - Stade Charles-Mathon Vendredi 20 heures - Eurosport Player Arbitres : M. Millotte (IDF) assisté de MM. Chérèque (AP) et Vallon (BG)

À DAX - Stade Maurice-Boyau Vendredi 20 heures - Eurosport Player Arbitres : M. Ramos (LD) assisté de MM. Mastoumecq (BÉ) et Jaymes (BÉ)

BOURGOIN (le groupe) Nicolas, Silago, Kamea, Coux, Perrin, Puyo, Bouillot, Campeggia, Da Silva, Vignon, T. Cotte, Recordier, Barrière, Perez Galeone (cap.), Toevalu, Gabriel, Santoni, Adamou, Mirande, Spachuk, Romano, Rey, Resseguier, Fakalelu, Janaudy, Saby. Infirmerie : pour la réception de Carcassonne, le staff a retenu un groupe de vingt-six joueurs, dans lequel figure le troisième ligne, Léonard Vignon, qui n’a disputé qu’un seul match cette saison, à Carcassonne, au match aller. À signaler que le capitanat sera assuré par le troisième ligne argentin, Leandro Perez Galeone.

OYONNAX (le groupe) Metge ; Codjo, Lima, Sheridan, Vainikolo ; Chouvet, Cibray ; Ursache, Ma’afu, Taieb ; Cudmore (cap.), Sykes ; Tui, Geledan, Greyling. MacDonald, Raynaud, De Marco, Barba, Sobela, Hall, Taufa, Vepkhvadze. Infirmerie : la liste des blessés s’est encore allongée à Oyonnax avec le retour à l’infirmerie de l’ouvreur Christopher Ruiz (adducteurs) et du pilier Lukas Rapant (entorse genou). Un seul retour est attendu celui du pilier Dean Greyling remis d’une grippe. Le demi d’ouverture Jérémy Gondrand (rupture des ligaments d’une cheville), blessé contre Biarrite juste avant la trêve, est, quant à lui, toujours indisponible et sera éloigné des terrains pour quatre mois minimum.

DAX (le groupe) Cachet, Justes, Naqalevu, S. Ternisen, Devade, Alcalde, Bureitakiyaca, Lesparre, Mieres, Bau, Pic, Koliavu, Taofifenua, Chiappesoni, August, Liebenberg, Tu’ineau, Ceyte, Fa’anunu, Drean, Kuparadze, Bethery, Firmin, David, Lakepa. Infirmerie : on note les retours des troisième ligne, Olivier August et Aiséa Koliavu, absents depuis plusieurs mois. Simon Ternisien, blessé depuis quelques semaines, reprend du service. En revanche, Martin Prat et Charlie Ternisien quittent le groupe. Le seul blessé du week-end dernier, Asa Faitotoa (lésion musculaire à une cuisse), sera absent.

CARCASSONNE (le groupe) Caminati, Jasmin, Lazzarotto, Brana, Matthews, Marrou, Grammatico, Lescalmel, Raynaud, Domenech, Tuilagi, Tuinukuafe, Gimeno, Etien, Koffi, Tisseau, Guironnet, Roidot, Walton, Sauveterre, Paeva, Ursache, Badiu, Ursache, Telefoni. Infirmerie : Nicolas Nadau et Mathieu Cidre vont réitérer la confiance au groupe qui s’est brillamment imposé face à Oyonnax. Seul, le talonneur, Thomas Sauveterre, victime d’une fracture de la cloison nasale est incertain, mais va tout de même effectuer le déplacement. Le capitaine Luc Bissuel (côte cassée) ne postulera pas pour la rencontre. C’est Clément Jullien qui débutera comme titulaire au talonnage. Absent contre Oyonnax, Yohan Domenech effectue son retour au sein du groupe.

BÉZIERS (le groupe) Daminiani, Niko, Touizni, Chevtchenko (cap.), Puletua, Iona, Blanc, Valentine, Suchier, Munro ; Best, Massot, Lomidze, Bourdeau, Maamry, Lokotui, Battye ; Lafon, Fernandes, Tarus, Hagan, Manukula, Fualau. Infirmerie : blessé cette semaine à l’entraînement, le talonneur argentin Marco Pinto Ferrer (mollet) est forfait pour Oyonnax. Les deuxième ligne Steevy Cerqueira, malade la semaine passée, et Lua Lokotui, rentré de vacances jeudi dernier, sont disponibles. En revanche, le troisième ligne Jean-Baptiste Barrère (genou) et le pilier Karim Kouider (épaule) sont toujours aux soins et donc indisponibles.

COLOMIERS (le groupe) Ramos, Plazy, Piron, Lagain, Catala, Lafage, Hilsenbeck, Coll, Neveu, Cazenave, Thomas, Onambélé, Devergie, Beco, Panizzo, Mémain, Fa’amatuainu, Chartier, Weber, Roux, Dubois, Delmas, Castellina, Rioux, Costa Repetto. Infirmerie : du fait du long périple effectué au Tonga cette semaine, à la suite du décès d’un proche, Timani manquera à l’appel au même titre que les derniers pensionnaires de l’infirmerie. On pense à Voretamaya, Dupas, Turashvili, Puech et Macovei. Les retours des deux derniers nommés ne sauraient tarder tandis que celui de Clément Lagain est d’ores et déjà entériné. D’ailleurs, si Vunibaka n’en a pas fini avec sa parenthèse columérine, les contours d’un retour de Sean Robinson se dessinent, eux, de plus en plus nettement. Le règlement est en effet formel, qui proscrit la présence de tel ou tel joker médical dès lors que le nom du joueur remplacé figure en toutes lettres sur la feuille de match.

Vannes Biarritz

Soyaux-Angoulême Albi

Agen Mont-de-Marsan

Perpignan Aurillac

● En novembre dernier, Vannes avait créé la surprise en s’imposant en terres basques d’un point (22-23). Le club breton, fraîchement catapulté en Pro D2, est aujourd’hui en zone rouge. Ce match à domicile est une chance de stopper la spirale infernale dans laquelle les Vannetais sont (5 défaites sur les 6 derniers matchs). Contrairement à Biarritz qui entame bien sa phase retour (3 victoires sur 4 matchs) et vient défier Vannes au stade de la Rabine avec des envies de vengeance.

● Pour Soyaux-Angoulême, la cuisante défaite du week-end dernier contre Béziers (41-9) doit se faire oublier. À l’aller, les Charentais s’étaient inclinés à Albi de peu (23-16). Ils réalisent une saison satisfaisante en tant que promu (actuellement 7e au classement) et sont invaincus chez eux. Les Tarnais, proches de la relégation, viennent avec l’ambition d’empocher une troisième victoire à l’extérieur de la saison.

● Une quatrième victoire d’affilée serait de bon augure pour Agen dans sa course à la première place du classement. Les Lot-etGaronnais s’étaient imposés à l’aller chez les Montois (21-23) et sont toujours invaincus à domicile cette saison. Faire un coup à Armandie semble donc d’autant plus compliqué pour Mont-deMarsan. Les Landais sont, eux, aux portes du Top 5 et peuvent faire de cette rencontre une opportunité en cas de victoire.

● Trop friables et décevants à l’extérieur, les Sang et Or retrouvent Aimé-Giral où leurs dernières sorties se sont montrées bien plus convaincantes. Il leur faudra être à la hauteur face à Aurillac, bien cramponné dans le groupe des cinq. Les Cantaliens viennent chercher un deuxième succès à l’extérieur. Nul doute que l’Usap saura se rappeler du lourd revers du match aller. Pour Perpignan, c’est le moment de se remettre la tête à l’endroit. et d’avoir les idées claires.

À VANNES - Stade de la Rabine Vendredi 20 heures - Eurosport Player Arbitres : M. Cayre (PA) assisté de MM. Desvaux (NM) et Lobregat (NM)

À ANGOULÊME - Stade de Chanzy Vendredi 20 heures - Eurosport Player Arbitres : M. Praderie (CBL) assisté de MM. Birebent (BR) et Devais (CBL)

À AGEN - Stade Armandie Vendredi 20 h 30 - Eurosport 2 Arbitres : M. Clouté (BÉ) assisté de MM. Nuchy (CA) et Chazal (LD)

À PERPIGNAN - Stade Aimé-Giral Dimanche 14 h 30 - Eurosport 2 Arbitres : M. Hourquet (MPY) assisté de MM. De L’Isle (LY) et Abel Coindoz (LY)

VANNES (le groupe) Bouthier, Pic, Hickes, Burgaud, Duplenne, Moeké, Payen, Vosawaï, Bolenaivalu, De Bruin, Delangle, Van Jaarsveld, Garcia, Cloostermans, Fry. Infirmerie : compte-tenu d’une infirmerie qui tarde à se désemplir, c’est une formation sans grande surprise qui sera alignée contre Biarritz ce vendredi soir à 20 heures à la Rabine. On notera toutefois le retour du pilier droit Blaise Dumas, mais également les choix des entraîneurs qui se privent des services du talonneur Sione Anga’aelangi mis au repos, du deuxième ligne David Barrera Howarth et du pilier Archil Beziashvili.

SOYAUX-ANGOULÊME (le groupe) Ric ; Wieprecht, Bolakoro, Roger, Mau ; Poët, Briscadieu ; Lescure, Solofuti, Laulhé ; Taelega, Lebas ; Statsny, Le Guen, Bousquet. El Jaï, Mercanti, Gay, Fono, Ayestaran, Garrido, Boutemani. Infirmerie : quatre changements dans le XV de départ. Pavel Stastny remplace Yassin Boutemani au poste de pilier droit. Sébastien Laulhé retrouve son poste de troisième ligne en lieu et place de Shalva Sutiashvili. Clément Briscadieu formera la charnière aux côtés de Sébastien Poët et sera capitaine. Antoine Roger remplace Paulin Riva au centre et enfin Maxime Wieprecht, absent à la suite de sa rupture des ligaments croisés, fait son grand retour à l’aile en lieu et place de Facundo Garrido. Paquet, Sutiashvili, Duca, Cariat, Chabat, Riva, Labadie et Billard ne sont pas retenus mais la plupart reviennent de blessure.

AGEN (le groupe) Paris, Sadie, Fouyssac, Mchedlidze, Tilsley, Francis, Bouvier, Lamoulie, Darbo, Cadiou, Miquel, Erbani (cap.), Kotze, Vaquin, Demotte, Marchois, Murday, Joly, Ryan, Béthune, Tadjer, Barthomeuf, Nnomo, Tetrashvili. Infirmerie : l’infirmerie lot-et-garonnaise se vide petit à petit même si l’arrière Florian Denos est incertain pour la réception de Mont-de-Marsan mais son compère de poste, Mathieu Lamoulie, est de nouveau apte. C’est aussi le cas du polyvalent trois-quarts Tamaz Mchedlidze, et du jeune pilier Clément Darbo et du première ligne Quentin Béthune.

PERPIGNAN (le groupe) Farnoux, Acebes, Bousquet, Torfs, Cocagi, Nawaqatabu, Pujol, Piukala, Mafi (cap.), Seguy, Bélie, Carlisle, Descons, Deghmache, Ecochard ; Strokosch, Chateau, Mamea Lemalu, André, Bachelier, Brazo, Vilaceca, Vivalda, Millo-Chluski, Charlon, Chalureau, Genevois, Carbou, Muller, Tomaszczyk, Forletta, Mailau. Infirmerie : Chez les arrières, Yoann Artru, qui court de nouveau, devrait reprendre l’entraînement la semaine du 23 janvier. L’Usap était en attente (hors de nos délais de bouclage) de la validation par la Ligue de la licence de Ratini. Selponi (fracture du péroné) retrouvera les terrains en février. Chez les avants, l’incertitude plane autour de Yohan Vivalda, très affaibli par une grippe la semaine dernière. De Fauverge et Brown sont trop justes pour le match de dimanche.

BIARRITZ (le groupe) Hamdaoui, X. Lucu, Gimenez, Dachary, Kiernan, Giresse, Vaka, Le Bourhis, Lucu, Magnaval, Manu, Soqeta, Guiry, Roumat, Placines, Sousa, Bastien, Singer, Nabou, Lévi, Chambord, Roumieu, Assi, Synaeghel, Cabarry, Giudicelli, Lourdelet. Infirmerie : absent des terrains de Pro D2 depuis le mois d’octobre et une défaite à Albi, le pilier Eugène Van Staden a retrouvé ses copains à l’entraînement, tout comme le deuxième ligne Jean Sousa qui était touché au dos, le centre Théo Dachary à l’épaule et le troisième ligne Alban Placines grippé. Le trois-quarts Corbin Kiernan fêtera son retour et devrait être titulaire au centre à la place d’Adriu Delai, qui souffre d’une entorse à la cheville et qui est forfait. Benoît Baby (hernie discale) l’est également.

ALBI (le groupe) Le Gal, Sicart, Naqiri, Marais, Blanc, Barthélémy, Bonnet, Kirkpatrick, Bonnet, Perraux, Entraygues, Bisman, Tonga, Tavalea, Farré, Nistor, André, Damiani, Sheklashvili, Roelofse, Fray, Feltrin, Dedieu, Curie. Infirmerie : hécatombe en troisième ligne. Benjamin Desroche, touché à une épaule, devra être opéré. Son indisponibilité est estimée à trois mois. Daniel Faleafa (claquage) et Frédéric Quercy (cheville) sont aussi blessés. Vincent Farré (douleur sternum) est incertain.

MONT-DE-MARSAN (le groupe) Laousse-Azpiazu, CouetLannes, Gerber, Salawa, Wakaya, Ratu, Mirande, Laborde, James, Otazo, A. Ormaechea, Loustalot, Billou, Tastet, Brethous, Gorgadze, Garrault, Malafosse, Oelofse, Astle, Du Preez, Negrotto, Rameau, S. Ormaechea, Caudullo, N’Gauamo, Blanchard, Fiorini, Hugues Infirmerie : la rencontre face à Perpignan a laissé des traces au Stade montois, de sorte que le pilier gauche argentin Carlos Muzzio et le troisième tonguien Haisini Taulanga ne devraient pas être du voyage à Agen. Le pilier Christophe David est, quant à lui incertain. En revanche, le trois-quarts aile fidjien Ropate Ratu et le pilier Rémy Hugues, remis, postuleront pour une place dans les vingttrois.

AURILLAC (le groupe) Alves, Ravai, Fabro, Catanzano, Khatiashvili, Taukeiaho, Pélissié, Granouillet, Fourcade, Datunashvili, Maninoa, Briatte, Roussel, Corbex, Nouhaillaguet, Maïtuku, Nanette, Boisset, Dubourdeau, Petitjean, Luatua, Colliat, Cassan, Gaston, Sharikadze, Lilomaiava, Renaud. Infirmerie : Baptiste Hézard est indisponible pour plusieurs semaines (déchirure à un mollet). Peni Ravai devrait intégrer le groupe. Romain Briatte semble en avoir fini avec sa cuisse et sera donc apte. Albert Valentin peaufine son retour (coup de pied) et devrait être opérationnel pour Oyonnax.


14 Pro D2 17e journée

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Narbonne - Montauban

Exclusivité Édition numérique

SURMONTER L’OBSTACLE

MONTALBANAIS Par Robert FAGES

Les enjeux Objectif victoire Pour la deuxième fois de la saison, ils accueillent un leader. Après Oyonnax en décembre, ce soir, c’est Montauban, une équipe qui, au fil des semaines, s’est confortablement installé sur la plus haute marche du podium. Pour Étienne Herjean et ses coéquipiers, qui restent sur un match nul ramené d’Albi, l’obstacle montalbanais n’est pas insurmontable. Malgré un jour de préparation de moins que leurs adversaires, les Orange et Noir ont préparé ce rendez-vous avec beaucoup de sérieux et d’application. L’objectif est la victoire. La cohésion du collectif est intacte. La confiance est là. L’état d’esprit est bon.

Le duel Nicolas Chocou - Benoît Zanon Ils occupent tous les deux le poste de pilier droit, Nicolas Chocou (22 ans, 1,82 m, 118 kg) à Narbonne, Benoît Zanon (31 ans, 1,81 m, 115 kg) à Montauban. D’un côté la jeunesse de Nicolas Chocou, arrivé à l’inter saison, et de l’autre côté, l’expérience avec Benoît Zanon qui a joué trois saisons à Narbonne. Chacun d’eux totalise 14 feuilles de matches. Nicolas Chocou a été 7 fois titulaire et 7 fois remplaçant, avec à son crédit un essai inscrit la semaine dernière face à Albi ; Benoît Zanon 10 fois titulaire et 4 fois remplaçant. Nicolas Chocou compte 825’de temps de jeu et Benoît Zanon 695’.

Nic STRAUSS Deuxième ligne de Narbonne Nous nous sommes préparés à recevoir une grosse équipe de Pro D2 qui est dotée d’un gros pack et de troisquarts qui peuvent faire la différence. Il va falloir être précis et efficace dans la conduite de nos actions. Montauban ne nous fait pas peur. Pour l’affronter et avoir un espoir de victoire, il va falloir être au top de notre forme physique et mentale. On sait que nos adversaires ne laisseront passer aucune occasion. Ils sont bons dans tous les secteurs. Montauban dispose d’une équipe complète qui invite au respect. Le recrutement a été bien fait et les nouveaux arrivants sont venus renforcer un collectif de qualité. Pour les battre, nous allons devoir donner le meilleur de nous-mêmes et ne rien lâcher. L’objectif est de remporter cette rencontre. Aujourd’hui, notre ambition est de gagner le plus de matchs possible. À nous d’être au niveau afin de pouvoir rivaliser avec notre adversaire et de nous imposer. Nous sommes très concentrés sur ce match.

Chris WHITAKER

Entraîneur des trois-quarts de Montauban

La clé De bonnes prises de balles La conquête, notamment en mêlée et en touche, sera déterminante. De bonnes prises de balles permettraient ainsi aux Narbonnais de pouvoir mettre en place leur jeu de mouvement et de concrétiser leurs temps forts. Le groupe compte dans ses rangs un huit de devant performant, avec une forte densité physique, qui a montré qu’il était capable de faire jeu égal avec les meilleurs. Devant, la première ligne affiche quasiment complet avec un banc de qualité. ■

Décla…

Les Narbonnais de Brieuc Plessis-Couillaud, dixièmes avant cette 17e journée, accueillent le leader tarn-et-garonnais. Photo Icon Sport

Cela fait bizarre de revenir au Parc des Sports et de l’Amitié en tant qu’adversaire (Chris était l’entraîneur des trois-quarts de Narbonne la saison dernière, N.D.L.R.). C’est le sport qui veut ça. Je connais presque toute l’équipe narbonnaise. Nous avons la chance d’avoir un groupe qui vit très bien cette saison, nous sommes très compétitifs mais nous savons que tout peut s’écrouler rapidement. On ne se grise pas. Les joueurs travaillent dur pour rester au sommet. Malgré la victoire avec le bonus offensif contre Vannes la semaine passée, nous savons qu’il y a encore des choses à améliorer. Nous avons manqué de précision.

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16 Pro D2 17e journée

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Dax - Colomiers à suivre ☛

Florian Nicot, le régulateur thermique

Impossible, avant le périple dans le haut lieu landais dont Claude Dourthe et son fils Richard portèrent naguère les couleurs, de ne pas orienter le faisceau des projecteurs vers Florian Nicot. Gageons que la froidure ne gênera pas outre mesure la poutre

Les stats DAX à domicile (en moyenne) 26,9 Points inscrits 2,4 Essais inscrits

22,4 encaissés 1,9 encaissé

3,9 Pénalités inscrites

3,1 encaissées

COLOMIERS à l’extérieur (en moyenne) 19,6 Points inscrits

24,2 encaissés

1,2 Essai inscrit 3,8 Pénalités inscrites

2 encaissés 3,6 encaissées

maîtresse (le quintal n’est pas loin des 184 centimètres) d’un dispositif qui peut compter sur l’absence du moindre craquement suspect. Régularité, longévité (les trente bougies ont été soufflées), ce pur produit de la grande école girondine - il a commencé à SaintMédard-en-Jalles avant de porter les couleurs bordelaises un peu plus en aval - passé par Montpellier, peu expansif, se dépense en revanche sans compter sur l’aire de jeu. Le capitanat, gage d’exemplarité, lui a d’ailleurs déjà été confié. Faut-il le préciser, le poste de premier centre qu’il occupe tel un métronome l’autorise à creuser des brèches susceptibles de satisfaire toute nature altruiste. Suivez le guide, en quelque sorte. Vers une nouvelle demifinale ? « Il est encore trop tôt pour en parler ! » souligne l’intéressé, aussi modeste que discret. Ph. A. ■

L’interview PHILIPPE FILIATRE - Coentraîneur de Colomiers

Après une reprise correcte à Biarritz, les partenaires de Nicolas Cachet veulent faire mettre un genou à terre aux Columérins. Photo Icon Sport

« Une vigilance maximale ! »

DAX CE VENDREDI 13, LES LANDAIS REÇOIVENT LEUR BÊTE NOIRE COLUMÉRINE QU’ILS N’ONT PLUS BATTU DEPUIS AOÛT 2013…. LE SORT SERA-T-IL, CETTE FOIS, FAVORABLE AUX DACQUOIS?

PAS DE PLACE

Propos recueillis par Philippe ALARY

AUX SUPERSTITIONS

I

Par Laurent TRAVINI

l en est des histoires qui durent… Dax n’a pas gagné contre Colomiers depuis le 31 août 2013. Cela fait 1 231 jours qu’un rugbyman dacquois n’a pas pu déclarer être content d’avoir battu ces diables de Columérins. À la veille du match aller, pour le compte de la 9e journée, tous les feux étaient au vert. On pouvait espérer un exploit des Dacquois en HauteGaronne puisque les Landais avaient enchaîné une belle série et se présentaient face à leur bête noire pleins d’espoirs. Malheureusement, ce match confirma le mauvais sort. Les joueurs de la cité thermale revinrent avec une lourde défaite, (46-22). Jérôme Daret, le manager, confirme. « Nous connaissions cette équipe. Elle était déjà, à l’époque, en pleine possession de ses moyens. Nous pensions pourvoir vaincre le signe indien. » Mais ce fut une cruelle désillusion !

« COLOMIERS N’A PAS DE FAILLE » En effet, la bonne dynamique des premiers matchs pouvait augurer d’une fin de cycle. « Ce match nous a fait beaucoup mal. Si on regarde bien, par la suite, nous avons enchaîné une grosse série de défaites, dont trois à domicile », analyse Jérôme Daret. Cette série a été stoppée contre Béziers, fin décembre. La reprise du championnat,

à Biarritz, a donné des signes positifs. « Nous faisons une très bonne première mi-temps. En deuxième, nous n’avons pas remis la main sur le ballon et l’indiscipline nous a coûté cher ! » complète le manager landais. Avec dix-huit pénalités concédées et deux cartons jaunes, les Dacquois ont compromis leur chance de ramener des points. « Nous méritions le bonus défensif », évoque-t-il, avec un peu de frustration… Les indicateurs de progrès sont visibles. « Cette équipe de Colomiers n’a pas de faille. Elle est solide, joueuse et en plus elle ne nous réussit pas ! C’est pour moi une des meilleures équipes du championnat ! », avoue Jérôme Daret. Le sort en est jeté ? Peut-être pas. L’US dacquoise a récupéré une grande partie de son effectif et de ses cadres. Depuis deux matchs, l’équipe semble avoir retrouvé de la confiance collective : « Le début de semaine a été sérieux. Nous avons des arguments à faire valoir. Avec les conditions météo, il faudra être efficaces en conquête et solides en défense. Nous devons rééditer les performances à domicile contre les grosses écuries. » Le manager fait référence aux victoires contre Aurillac et Oyonnax, qui avaient lancé la saison. « Ce match, il nous le faut ! » conclut le technicien en chef. Un match un vendredi 13, de surcroît contre la bête noire… Deux signes négatifs. En mathématique, quand on multiplie deux nombres négatifs, le résultat est positif… Ce vendredi, les superstitieux s’inclineront ils face aux matheux ? ■

Bourgoin - Carcassonne

ÉVITER LA SORTIE DE ROUTE

MANQUE DE PUISSANCE Dans des conditions climatiques difficiles, le CSBJ va essayer de reproduire la recette gagnante appliquée contre Aurillac avant la trêve, en réduisant la voilure et les ambitions, contraints et forcés par le timing et la place au classement. « L’équipe doute et manque de confiance », reconnaît le demi de mêlée Fabio Da Silva, de retour dans le groupe, après avoir manqué les deux derniers matchs. « Dans ces cas-là, nous avons moins de réussite et il est parfois préférable de restreindre le jeu et à prendre moins de risques. » Le manque de puissance, souvent pointé du doigt cette saison, ne va-t-il pas limité l’équipe ? « Tout le monde nous

en parle mais c’est comme ça, il faut faire avec. Nous devons trouver d’autres solutions. Le problème est plutôt en dents de scie. Si nous mettons les bons ingrédients, nous pouvons parvenir à être performants et nous faire plaisir malgré les conditions. Les deux matchs à venir peut nous permettre de soigner le mal, de reprendre confiance et d’enrayer la mauvaise dynamique. » C’est tout le mal qu’on leur souhaite. ■

Les stats BOURGOIN à domicile (en moyenne) 19,5 Points inscrits 17,2 encaissés 2

Essais inscrits

2,2 Pénalités inscrites

1

encaissé

3,5 encaissées

CARCASSONNE à l’extérieur (en moyenne) 17,8 Points inscrits 1,2 Essai inscrit

28,5 encaissés 2,8 encaissés

3,2 Pénalités inscrites

3,5 encaissées

Carol RAYNAUD Demi de mêlée de Carcassonne Bourgoin a beau être dernier, ça reste une excellente équipe. Nous savons tous que ce déplacement au stade Pierre-Rajon sera particulièrement difficile. Dans le passé, c’est une pelouse sur laquelle où nous avons rarement décroché la victoire. Sur ce match, les Isérois jouent également leur survie. En toute logique, ils ne vont rien lâcher et vont nous défier physiquement. Pour bien figurer sur ce match, nous devons au plus vite tourner la page, oublier Oyonnax et vraiment nous concentrer sur ce déplacement. Nous devons aussi songer à un élément important : le climat. Tout laisse croire que les conditions climatiques vont être difficiles, ce qui nivellera normalement les valeurs. Pour ma part, j’ai en mémoire le match aller où nous nous sommes imposés dans la difficulté (19-10).

à suivre ☛

R

elégué à dix longueurs de Vannes, le premier nonrelégable, (dix-huit virtuellement en raison du caractère suspensif de l’appel), le CSBJ voit toujours son horizon bouché. Et maintenant, la neige s’en mêle. Sur et en-dehors du terrain, il va falloir sortir les pelles, le sable et le sel, le chasse neige et les boots, se retrousser les manches et éviter les glissades pour ne pas s’étaler de tout son long comme beaucoup le craignent et à déblayer le chemin pour rester debout. Sinon, on risquera encore d’accuser le messager, ou le ciel, pratique archaïque, mais qui de tout temps a fait ses preuves pour conjurer le mauvais sort, à défaut de changer la situation. En attendant l’avènement d’un avenir bien incertain, que beaucoup espère plus positif que la situation ne le laisse croire, le CSBJ a trouvé refuge en début de semaine sur le terrain synthétique de Champ-Fleuri, fuyant le ter-

rain gelé et enneigé de Pierre-Rajon, avec l’espoir de reverdir sur le terrain en championnat. Car l’équipe iséroise n’a plus le choix, il faudra décrocher un résultat positif contre Carcassonne ce soir puis dans une semaine à Dax. A défaut, la croyance en le maintien risque de n’être plus qu’une douce illusion.

Le résultat du derby basco-landais est-il de nature à vous rendre d’autant plus méfiant que vous en affrontez le protagoniste vaincu ? Nous suivons les Dacquois depuis le début de la saison. Nous n’attendions

Le taux de remplissage de l’infirmerie est-il une autre source d’inquiétude ? Il y a un peu de surcharge à notre goût dans ses locaux mais je pense que tous les staffs partagent ce ressenti. De l’intensité des rencontres dépendent les mouvements de vaet-vient, sachant que le facteur chance intervient en fonction du degré de gravité de la blessure. Il n’y a pas de corrélation entre celui-ci et un moment de la saison soi-disant plus exposé que les autres. ■

Décla…

BOURGOIN AVEC LA RÉCEPTION DE CARCASSONNE ET LE DÉPLACEMENT À DAX, LE CSBJ VA JOUER SES DERNIERS JOKERS DANS LES SEMAINES À VENIR.

Par Sébastien FIATTE

La consistance du peloton de tête va-t-elle obliger ceux qui le composent à prendre tous les risques sur le plan offensif ? Quand les conditions deviennent de plus en plus aléatoires, comme c’est le cas en hiver, il est clair que la conservation du ballon n’en revêt que plus d’importance. Mais attention, le volume de jeu n’est pas l’apanage exclusif des équipes du haut de tableau. Et puis, la défense reste primordiale au même titre que les ingrédients de base tels que la conquête assortie d’une saine agressivité, c’est à dire une agressivité bien positionnée.

donc pas après leur déplacement à Biarritz pour nous faire une idée précise de leur valeur. Dax pèse bien plus que la saison précédente sur son adversaire, avec un surcroît d’arguments offensifs comme l’atteste d’ailleurs le parcours accompli en début de saison. Vendredi dernier, les Landais, après avoir pris les devants, sont longtemps restés au contact des Biarrots. Notre vigilance sera à son maximum, comme d’habitude !

Bissuel et Sauveterre blessés, pénurie au talonnage

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un mauvais sort s’acharne sur l’US carcassonnaise. Après la double blessure des ouvreurs Felipe Berchesi et Adrien Latorre contractée lors de la réception de Dax, voilà que le poste de talonneur vient de se fragiliser. Lors du déplacement à Narbonne, le capitaine Luc Bissuel a été victime d’une fracture des côtes, ce qui, pour l’heure, l’éloigne des pelouses. Vendredi dernier, lors de la réception d’Oyonnax, Thomas Sauveterre s‘est fracturé la cloison nasale. Pour ce premier déplacement de la nouvelle année civile, c’est le numéro 3 au poste, Clément Jullien, sera titulaire à Pierre-Rajon. Une satisfaction bien légitime pour ce dernier car il est originaire de Bourgoin-Jallieu. En revanche, le staff est sceptique en ce qui concerne son remplacement. En effet, le talonneur titulaire des espoirs, Maxime Castant, est blessé. Un véritable casse-tête pour Mathieu Cidre, le coach avants : « Les blessures de Luc et Thomas sont problématiques. Nous faisons totalement confiance à Clément qui est un joueur de qualité. Je reste persuadé qu’il va faire un bon match. Notre problème principal, c’est de cocher un remplaçant au talonnage. Nous avons une solution avec Andreï Ursache et Ionel Badiu (habituels piliers, N.D.L.R.). Pour ce déplacement, nous amènerons Thomas Sauveterre. Si sa blessure au nez ne le fait pas trop souffrir, nous le mettrons sur la feuille de match. Nous prendrons toutefois la décision au tout dernier moment. » D. N. ■


Pro D2 17e journĂŠe 17

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Agen - Mont-de-Marsan MONT-DE-MARSAN LES LANDAIS RENDENT VISITE Ă&#x20AC; LEUR PIRE CAUCHEMAR, QUâ&#x20AC;&#x2122;ILS Nâ&#x20AC;&#x2122;ONT JAMAIS BATTU DEPUIS 2010. MAIS LES STATISTIQUES Ă&#x2030;TANT FAITES POUR Ă&#x160;TRE DĂ&#x2030;MENTIES, ILS ONT BIEN Lâ&#x20AC;&#x2122;INTENTION DE RELEVER LE DĂ&#x2030;FI.

LE GRAND

SOIR ?

C Antoine Erbani sonne la charge mais les Agenais se mĂŠfient tout de mĂŞme de Mont-de-Marsan, malgrĂŠ des statistiques qui plaident en leur faveur. Photo Midi Olympique - Bernard Garcia

AGEN APRĂ&#x2C6;S UNE COURTE DĂ&#x2030;FAITE FACE Ă&#x20AC; AURILLAC, LES AGENAIS VEULENT RESTER INVAINCUS Ă&#x20AC; ARMANDIE POUR PROTĂ&#x2030;GER LEUR DEUXIĂ&#x2C6;ME PLACE ET REPOUSSER UN CONCURRENT DIRECT.

VENGEANCE REDOUTĂ&#x2030;E

C

Par Nicolas AUGOT nicolas.augot@midi-olympique.fr

â&#x20AC;&#x2122;est une sĂŠrie exceptionnelle, Ă  peine croyable. Les Agenais ont remportĂŠ leur huit dernières confrontations face Ă  Mont-de-Marsan. Le dernier succès des Landais remonte au 14 mars 2010. Une ĂŠternitĂŠ dans le monde du rugby professionnel, dâ&#x20AC;&#x2122;autant plus dans un derby. VoilĂ  qui pose le contexte dâ&#x20AC;&#x2122;une rencontre très attendue entre deux prĂŠtendants Ă  la phase finale et qui devrait attirer les foules des grands soirs Ă  Armandie. Au moment dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvoquer la rĂŠception des Landais, une pointe dâ&#x20AC;&#x2122;excitation est facilement dĂŠcelable dans la voix du manager Mathieu Blin qui va retrouver ses vieux compères du Stade français sur le banc dâ&#x20AC;&#x2122;en face : ÂŤ Nous avons beaucoup de respect pour les Montois. Pour bien connaĂŽtre David Auradou et Christophe Laussucq, je me doute quâ&#x20AC;&#x2122;ils viennent pour se venger, dâ&#x20AC;&#x2122;autant plus que leur dĂŠfaite lors de la phase aller ne reflète pas vraiment le match. Mont-de-Marsan est une ĂŠquipe qui

avance masquĂŠe mais qui est toujours prĂŠsente. Ă&#x20AC; vrai dire, si les derniers derbys ont tournĂŠ en notre faveur, ça sent la fin de sĂŠrie Ă  plein nez. Tous les ingrĂŠdients du piège sont rĂŠunis. Mes joueurs sont bien conscients que sâ&#x20AC;&#x2122;ils ne rĂŠpondent pas prĂŠsents dans la dimension physique, ils vont se faire ouvrir en deux. Âť

RESTER INVAINCUS Ă&#x20AC; ARMANDIE Le dĂŠplacement Ă  Aurillac, malgrĂŠ une courte dĂŠfaite (19-16), a permis de rassurer le staff technique agenais sur la capacitĂŠ de leurs hommes Ă  rivaliser dans le combat. Reste maintenant Ă  concrĂŠtiser leurs occasions quand elles se prĂŠsentent pour ĂŠviter de tomber dans le traquenard des Landais puisque câ&#x20AC;&#x2122;est certainement le manque dâ&#x20AC;&#x2122;efficacitĂŠ qui a privĂŠ les Agenais dâ&#x20AC;&#x2122;un meilleur sort en terres cantaliennes, notamment en dĂŠbut de rencontre avant une interception assassine. ÂŤ Nous sommes une des rares ĂŠquipes du championnat qui nâ&#x20AC;&#x2122;a pas encore connu dâ&#x20AC;&#x2122;accident Ă  domicile (avec Montauban, Aurillac et Colomiers, N.D.L.R.), constate Mathieu Blin. Nous avons la chance de recevoir

huit fois lors de la phase retour. Nous sommes dans lâ&#x20AC;&#x2122;obligation de rester invaincus Ă  Armandie pour garder notre trajectoire et rester dans les places qualificatives et dans les trois premières car cela nous permettrait dâ&#x20AC;&#x2122;offrir une demi-finale Ă  domicile Ă  nos supporters. Âť Dans un championnat qui sâ&#x20AC;&#x2122;annonce très serrĂŠ jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  son dĂŠnouement, les Agenais souhaitent rester maĂŽtres de leur destin et cela passe par un parcours sans-faute Ă  domicile. Face Ă  Mont-de-Marsan, la victoire est donc impĂŠrative pour le manager lot-et-garonnais qui voit plus loin quâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠventuelle première place en cas de succès alors que Montauban, lâ&#x20AC;&#x2122;actuel leader, devra cravacher sur la pelouse de Narbonne : ÂŤ Rester en haut est certainement le plus dur. Mais y rester le plus longtemps possible pour le projet global du club. Cela nous permet dâ&#x20AC;&#x2122;avancer sur le plan des prolongations mais aussi du recrutement. Âť Le SUALG a dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs annoncĂŠ dès cette semaine de nombreuses signatures (lire page 27). Reste Ă  fĂŞter ces bonnes nouvelles par une neuvième victoire dans le derby. â&#x2013; 

Par Pierre BAYLET

â&#x20AC;&#x2122;est un mois de janvier terrible que les Montois ont commencĂŠ par une victoire sur Perpignan. Car il faut maintenant rendre visite Ă  Agen et Albi avant de recevoir le leader montalbanais. VoilĂ  un programme pour le moins ĂŠpais. Dès vendredi, il va donc falloir prendre la route pour un dĂŠlicat dĂŠplacement sur les rives de la Garonne. DĂŠlicat Ă  plus dâ&#x20AC;&#x2122;un titre, puisque cette ĂŠquipe agenaise est Ă  ce jour le vĂŠritable leader de la compĂŠtition (+17 au classement britannique) en mĂŞme temps quâ&#x20AC;&#x2122;une sorte de bĂŞte noire pour les Landais, battus six fois de suite par leur voisin, la dĂŠfaite la plus douloureuse ĂŠtant celle qui les a privĂŠs, en mai 2015, dâ&#x20AC;&#x2122;une montĂŠe en Top 14, pour un petit point dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcart. Des face-Ă -face dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs toujours très serrĂŠs mais qui ne tournent jamais en faveur des Jaune et Noir, mĂŞme cette saison, oĂš menant 21 Ă  6 Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;heure de jeu, les coĂŠquipiers de Julien Tastet ont trouvĂŠ le moyen de sâ&#x20AC;&#x2122;incliner Ă  domicile. Un revers qui a ralenti leur dĂŠbut de saison alors quâ&#x20AC;&#x2122;il boostait les troupes de Philippe Sella. ÂŤ Les Agenais sont un peu pour nous ce que les Allemands sont Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe de France de football. On croit pouvoir les battre mais Ă  la fin, ce sont toujours eux qui gagnent Âť, plaisante David Auradou. Plus sĂŠrieusement, lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽneur montois sait que ces matchs se jouent Ă  de tout petits dĂŠtails et espère bien finir par inverser cette tendance lourde : ÂŤ Les sĂŠries sont faites

pour sâ&#x20AC;&#x2122;interrompre. Je ne sais pas si ce sera cette fois, mais nous nous avons bien lâ&#x20AC;&#x2122;intention de tout mettre en Ĺ&#x201C;uvre pour y arriver. Nous ne partons pas en victimes. Mais nous savons quâ&#x20AC;&#x2122;il faudra ĂŞtre très performant dans tous les domaines pour espĂŠrer un rĂŠsultat. Âť

LA PRESSION SUR LES AGENAIS Les Montois sont-ils capables de crĂŠer lâ&#x20AC;&#x2122;exploit et dâ&#x20AC;&#x2122;en finir avec ce complexe ? Disons quâ&#x20AC;&#x2122;ils ont au moins deux atouts Ă  faire valoir pour ce match au sommet : ils sont dans une bonne passe, pas exceptionnelle certes, mais au moins font-ils preuve dâ&#x20AC;&#x2122;une vĂŠritable soliditĂŠ et dâ&#x20AC;&#x2122;une certaine maĂŽtrise dans les domaines basiques de ce jeu. De plus, ils auront peutĂŞtre un peu moins de pression que leur adversaire. Ce que rĂŠfute le coentraĂŽneur Christophe Laussucq : ÂŤ La pression, nous lâ&#x20AC;&#x2122;avons tout le temps et il vaut mieux car face Ă  Agen, on peut vite prendre cher. Je constate que nous ne savons pas les battre, mĂŞme si nous ne sommes jamais loin. Mais il manque toujours quelque chose pour faire tourner la chance. Et mĂŞme si nous montrons de la rĂŠgularitĂŠ dans nos performances, mĂŞme si nous avons quelques certitudes actuellement, tout cela peut voler en ĂŠclats sur un match. Âť DĂŠfaitiste le coach montois ? On ne sâ&#x20AC;&#x2122;y fierait pas. Car si les statistiques ne sont pas favorables Ă  ses hommes, câ&#x20AC;&#x2122;est un paramètre supplĂŠmentaire qui peut dĂŠcupler lâ&#x20AC;&#x2122;envie de se surpasser. Et les Agenais seront forcĂŠment sur leurs gardes car quoiquâ&#x20AC;&#x2122;en dise Christophe Laussucq, ce sont eux qui seront sous pression, match Ă  domicile oblige. â&#x2013; 

DĂŠclaâ&#x20AC;Ś Christophe DAVID Talonneur de Mont-de-Marsan Nous nous sommes prĂŠparĂŠs trĂ��s sĂŠrieusement pour ce match qui sâ&#x20AC;&#x2122;annonce difficile face Ă  une ĂŠquipe très complète. Nous sommes revanchards par rapport au match aller et nous allons essayer de nous appuyer sur notre dynamique actuelle. Nous avons de lâ&#x20AC;&#x2122;ambition, le groupe est au complet, notre mental est solide, il faut tenter de poursuivre sur ce que nous faisons depuis plusieurs semaines maintenant.

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18 Pro D2 17e journée

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Soyaux-Angoulême - Albi

Vannes - Biarritz

SOYAUX-ANGOULÊME LES CHARENTAIS, SURTOUT À DOMICILE, SE DOIVENT DE RÉAGIR, ET MONTRER QUE LA DÉFAITE DE BÉZIERS N’ÉTAIT QU’UN ACCIDENT.

OUBLIER

BÉZIERS

L

Par Jean-François CHRETIEN

es Charentais sont revenus de l’Hérault avec une lourde défaite (41-9) qu’il faut vite oublier. Julien Laïrle ne veut pas se réfugier derrière le peu de temps qu’il a eu pour préparer ses joueurs, il n’empêche trois jours c’est court. Trois jours pour se remettre dans le bain avec de surcroît huit heures de bus, les conditions n’étaient pas réunies. Et pourtant ses joueurs étaient toujours dans le match à dix minutes de la fin. Sauf que les deux cartons jaunes pris par Ayestaran et Riva en première période ont laissé des traces physiques. « On a pris vingt-huit points en un quart d’heure, constatait-il, ce n’est pas pour autant que le bateau est coulé. On n’a pas encore d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. » Effectivement ce revers ne remet rien en cause. Sinon qu’il faut vite oublier cette défaite et se concentrer sur la réception d’Albi vendredi soir à Chanzy.

Le mois de janvier est capital pour le RCV. S’il parvient à engranger des victoires, un grand pas vers le maintien sera fait. Photo M. O. - D. P.

VANNES APRÈS DEUX ÉCHECS CONTRE MONT DE MARSAN MI-DÉCEMBRE ET À MONTAUBAN À L’AUBE DE 2017, LE RCV ACCUEILLE UNE FORMATION DE BIARRITZ REQUINQUÉE

À LA CROISÉE DES CHEMINS

A

Par Didier LE PALLEC

ÊTRE PLUS SOLIDE À DOMICILE À travers ce constat, l’entraîneur vannetais reste très lucide. « On sait que ce maintien se jouera sans doute avec un capital point supérieur à celui des précédentes saisons. » D’où de l’importance des

RC VANNES : FRANÇOIS CARDRON REND SON TABLIER Après quatre années de présidence du RC Vannes Association au cours desquelles il a porté le projet Pro D2 à bout de bras, et cinq mois comme directeur général de la section professionnelle qu’il a montée avec Olivier Cloirec, l’actuel président de la SASP, François Cardron a décidé de rendre son tablier. « C’est un choix mûrement pensé et réfléchi, a commenté hier ce dernier. J’aspire en effet à changer d’axe professionnel et, à 58 ans, de faire et voir autre chose. ». Avant même que le poste de directeur général ne lui soit proposé par la SASP toute nouvellement mise en place en août dernier, François Cardron avait déjà quitté la MSA son employeur afin de se lancer dans un projet professionnel personnel qu’il avait été contraint de mettre en sommeil de par ses nouvelles fonctions au sein du RC Vannes. C’est Martin Michel, ancien deuxième ligne du RCV amateur, et actuel directeur du centre de formation récemment labellisé qui succédera à François Cardron à compter du 1er mars. Autre départ, celui de Christophe Montfort l’un des commerciaux du club, poussé, semble-t-il, vers la sortie.

Les stats VANNES à domicile (en moyenne) 20,6 Points inscrits 18,6 encaissés 1,8 Essai inscrit

1,4

encaissé

2,9 Pénalités inscrites

2,8

encaissées

BIARRITZ à l’extérieur (en moyenne) 21,4 Points inscrits 1,8 Essai inscrit

26,9 encaissés 2,6 encaissés

3,2 Pénalités inscrites

3,2

encaissées

à suivre ☛

En bref...

UN MOIS DE JANVIER CRUCIAL La venue de Biarritz, ce vendredi soir, s’inscrit donc dans le plan de marche d’une équipe du RC Vannes qui jouera son avenir en Pro D2 au cours de janvier. « Un mois crucial avec un autre match ultra important contre Dax », le 27, autre concurrent direct pour le maintien. Le RC Vannes est donc bel et bien à la croisée des chemins. ■

Roumat poursuit son ascension

Il n’était pas présent sur les quatre premières journées de championnat. Depuis, il n’en a manqué qu’une, la quinzième. Pendant que son équipe allait s’incliner à Oyonnax pour le dernier match de l’année civile, Alexandre Roumat était, lui, de son côté à Marcoussis, en stage avec l’équipe de France des moins de 20 ans. La phase retour du Pro D2 commence à peine et le natif de Dax, a déjà dépassé son temps de jeu de l’année dernière, avec 675 minutes disputées contre 477 la saison passée. Présent au poste de troisième ligne aile en début d’exercice, c’est avec le maillot frappé du numéro 8 qu’il a disputé ses dernières rencontres en tant que titulaire. « Je n’ai pas trop de préférences. Quand je suis numéro 8, l’aspect un peu plus défensif du troisième ligne aile me manque un peu. Dans l’autre cas, je suis un peu moins sollicité au niveau des mêlées ou sur le second rideau. Les deux me plaisent et tant que j’ai la chance de jouer j’en profite », détaille l’intéressé. Passé par le pôle espoirs de Cassin et titulaire d’un baccalauréat scientifique, le garçon d’1,98 m, actuellement étudiant en seconde année de BTS au lycée Cantau, est au cœur d’un double projet rugby-école mis en place grâce à l’Académie basque du sport. Présent l’an dernier avec les moins de 20 ans pour le Mondial en Angleterre, il espère renouveler l’expérience. « Ce serait magnifique d’en refaire une », explique-t-il. Et, en club, il espère une qualification pour les phases finales. Lui, qui en a connu la saveur avec les Crabos de Biarritz aimerait y goûter cette fois-ci avec les grands. P. O. ■

Décla… Kevin BURGAUD Centre de Vannes C’est peut-être, depuis le début de saison, le match le plus important à disputer dans le cadre de notre ambition de maintien. C’est donc une victoire impérative, ce qui sera encore vrai pour toutes les autres rencontres que nous aurons à livrer à domicile. Nous sommes sous pression mais sans crainte particulière et sans peur. Nous avons déjà grillé deux cartouches à la maison, face à Narbonne et Carcassonne. Nous n’avons pas d’alternative ; nous devons rester dominateurs chez nous. Nous sommes prêts physiquement et moralement pour ce un nouveau combat.

David DARRICARRÈRE Entraîneur de Biarritz À Vannes, il ne faut pas qu’on subisse tout simplement. Ils ont une équipe assez physique, qui met beaucoup de pression sur l’adversaire et qui arrive à le faire reculer. La première des choses sera de très bien défendre mais aussi d’être propre dans la conservation. C’est une équipe qui joue sans complexe dans cette division. Elle a montré qu’elle y avait sa place et joue crânement sa chance. Elle a un peu moins de confiance en ce moment car elle a la pression de jouer à domicile mais on sait que les Vannetais seront à 200 % au niveau de l’intensité. Si on n’est pas présent dans ce secteur-là on aura des difficultés.

D’autant plus qu’Albi reste un mauvais souvenir. Les Angoumoisins auraient pu et dû au moins ramener le point du bonus défensif du Tarn. Ça n’a pas été le cas faute à de mauvais choix. Ce vendredi soir, ils ont l’occasion de remettre les pendules à l’heure et de rester dans le haut du tableau avant le périlleux déplacement chez le leader montalbanais. Invaincus à Chanzy, ils auront à cœur d’y rester. Et le manager angoumoisin ne veut pas chercher d’excuses après la défaite subie à Béziers. « Ce sont les vingt dernières minutes et notre banc qui nous ont fait défaut, expliquait-il. On a commis une succession d’erreurs individuelles et collectives. Pour la première fois depuis le début de la saison, on a baissé la tête mais ça ne remet pas en cause tout ce que l’on a fait. Certes, ça fait mal à la tête mais ça doit nous servir de leçon. » « On a évacué cette défaite et on va se recentrer sur nous. On était rentrés, d’Albi, frustrés et même si ça va être un match compliqué à jouer, on doit montrer de l’envie. Il va falloir s’investir plus que d’habitude et les maintenir sous pression. Car les Albigeois possèdent une très bonne défense et ils ne lâchent rien. En outre, ils ont de grosses individualités dans leur ligne de trois-quarts. On m’a qualifié de Guy Roux, poursuit Julien Laïrle. Mais jusqu’à ce jour, je n’ai encore pas vu une seule équipe lâcher un match à Chanzy. » Cette équipe du SAXV est en colère après sa désillusion et nul doute que ce soir un vent de révolte va souffler sur la pelouse de Chanzy. Jusqu’à présent, les Angoumoisins se sont donné les moyens pour s’imposer sur leurs terres. Une fois de plus, ils doivent en prendre conscience. Et puis le public, une fois de plus, sera là pour leur rappeler. Une victoire en guise d’étrennes serait la meilleure façon d’occulter la mésaventure biterroise. ■

à suivre ☛

lors que le RCV s’interroge sur son avenir, Biarritz a retrouvé rang plus honorable au classement (9e), du moins plus conforme au standing de la maison. Il est vrai que les 3 victoires sur les 4 dernières productions ont mis un peu de beurre dans les épinards d’une équipe qui sera très attendue sur les bords du Golfe du Morbihan. Bien que victorieux à l’aller le RCV ne semble pas présenter toutes les garanties. De l’avis même de JeanNoël Spitzer : « Le RCV est toujours dans l’urgence de points. Nous le sommes depuis le premier match de la saison. Ce sera vrai jusqu’à la fin de l’exercice. » En clair, une victoire sur Biarritz n’assurerait pas le maintien du club en Pro D2 comme une défaite ne le condamnerait pas.

victoires à domicile, là même ou se construit l’avenir et la pérénnité d’un club à son niveau de compétition. Il est patent que l’équipe paie comptablement aujourd’hui ses deux échecs à domicile contre Narbonne et Carcassonne. Ces deux contre-performances ont tout simplement mis en exergue les difficultés d’un promu à maintenir son invincibiité à domicile comme peuvent le réussir jusqu’à présent Aurillac ou Montauban dont l’ancienneté et l’expérience constituent autant d’atouts pour vivre plus sereinement ce parcours semé d’embûches. « Il nous fait être plus solide à domicile », confie du reste le boss breton. Nous ajouterons être aussi plus constant dans l’effort et surtout rester concentré jusqu’au coup de sifflet final.

UNE REVANCHE À PRENDRE

Une troisième ligne dépeuplée

Délicat quatrième bloc pour les Albigeois. Celui-ci a débuté par un match nul à domicile face à Narbonne peu convaincant d’un point de vue comptable. Et outre les deux points perdus au classement, les Albigeois ont copieusement garni leur infirmerie… Sur ce match, toute la troisième ligne titulaire a été décimée. Frédéric Quercy (cheville, tendon touché), Daniel Faleafa (claquage cuisse) et Benjamin Desroche (épaule, opéré en fin de semaine), sont tous absents pour des durées variables… Du coup, les Albigeois se présenteront à Angoulême avec une troisième ligne inédite. Vlad Nistor, Nomani Tonga et Sione Tavalea devraient être alignés mais il n’est pas certain que ces trois joueurs aient quatre-vingts minutes de haut niveau dans les jambes. Il se murmure dans les travées du Stadium que les dirigeants songent à des repositionnements. Ainsi, Baptiste Bonnet, trois-quarts centre de formation, se prépare activement pour jouer numéro 8. Une situation ubuesque mais avec la blessure de longue durée de Julien Raynaud et le sternum douloureux de Vincent Farré, le staff n’a plus vraiment le choix et doit composer. L’équipe est déjà coincée au poste de talonneur, où Cyriac Ponnau et Malik Djebablah, les tauliers, sont à l’infirmerie. Maxime Fray et Arnaud Feltrin font le métier mais une nouvelle blessure serait rédhibitoire. Les Tarnais ne se présenteront donc pas à Angoulême avec toutes leurs forces vives mais il paraît que c’est dans la difficulté que naissent les plus grands exploits… D. B. ■

Décla… Philippe BEROT Entraîneur des trois-quarts d’Albi C’est un match difficile qui nous attend à Angoulême, contre une équipe qui est pour le moment meilleure que nous, le classement en atteste. Nous sommes confrontés à une vague de blessure importante en troisième ligne où nous avons perdu Benjamin Desroche, Frédéric Quercy et Daniel Faleafa. Nous ne préparons pas ce match dans les meilleures conditions. Les joueurs qui seront alignés auront l’occasion de montrer qu’ils sont au niveau de ceux qui disposent de plus de temps de jeu. Nous serions satisfaits de ramener un point de ce déplacement.

Les stats SOYAUX-ANGOULÊME (en moyenne) 25,2 Points inscrits 14,8 encaissés 2

Essais inscrits

1,1 encaissé

4

Pénalités inscrites

2,6 encaissées

ALBI (en moyenne) 15,6 Points inscrits 0,9 Essai inscrit

29,4 encaissés 2,5 encaissés

3,2 Pénalités inscrites

4,1 encaissées


Pro D2 17e journée 19

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Perpignan - Aurillac à suivre ☛

Ravai très attendu

Le Stade aurillacois va utiliser pour la première fois de la saison son international fidjien Peni Ravai. Même s‘il n‘est pas tout à fait sûr de débuter face à Perpignan, il sera dans le groupe. Ce première ligne de 1,85 m pour 105 kg est capable d‘évoluer à gauche comme au talon, un profil qui n‘est pas pour déplaire au staff. Arrivé

Les stats PERPIGNAN à domicile (en moyenne) 30,9 Points inscrits 3,9 Essais inscrits

16,1 encaissés 1 encaissé

2,1 Pénalités inscrites

3,1 encaissées

AURILLAC à l’extérieur (en moyenne)

« Nous avons un défi à relever »

LA VÉRITÉ

DU TERRAIN

Z

éro. C’est le nombre de rucks grattés par l’Usap samedi dernier du côté de Mont-de-Marsan. Ajoutez à cela une bonne dizaine de plaquages manqués lors du premier acte et vous tenez là de quoi faire enrager le staff catalan. Perry Freshwater, l’entraîneur des avants est donc - chose rare depuis sa prise de fonctions- sorti du bois après la rencontre : « Nous avons oublié les bases de ce sport, le combat, l’agressivité, la hargne. L’Usap ce n’est pas ça ! » avait tonné l’ancien pilier. Une certaine manière de piquer les Sang et Or dans leur orgueil. Manière de rappeler aussi qu’à Perpignan, peut-être plus qu’ailleurs, le combat est élevé au rang de vertu cardinale. Et qu’y manquer, c’est faire défaut à ses devoirs.

MONTRER UN AUTRE VISAGE L’arrière Julien Farnoux, satisfaction de la pre-

OPPOSITION À BALLES RÉELLES Il y a fort à parier cependant que ce mercredi Julien Farnoux et ses coéquipiers n’ont pas eu besoin de se « faire remonter les bretelles ». Sous les yeux du staff et avec l’arbitre français et international Mathieu Raynal à la conduite du sifflet, l’effectif professionnel s’est frotté à sa jeune garde des Espoirs, première de sa poule. Au cours de cette opposition à balles réelles, précision et répétition des efforts autour des nettoyages dans les

3,3 encaissés 2,4 encaissées

THIERRY PEUCHLESTRADE - Entraîneur

PERPIGNAN APRÈS LA NOUVELLE DÉCONVENUE MONTOISE, PERPIGNAN DOIT SE RESSAISIR DEVANT SON PUBLIC ET RÉGLER DE NOMBREUX DÉTAILS QUI LUI FONT TOUJOURS DÉFAUT. L’USAP N’A PLUS LE TEMPS, NI LE CHOIX.

mière partie de saison et titulaire indiscutable - cinq essais inscrits en quatorze matchs- reconnaît les manquements catalans : « C’est bien beau de se faire des promesses mais si nous nous ne mettons pas les ingrédients de base, en match, nous allons continuer à aller de déception en déception. Dimanche, nous devons montrer un autre visage et nous remettre dans le sens de la marche. Il faut concrétiser nos occasions, il y a urgence ».

29,9 encaissés

1 Essai inscrit 3,1 Pénalités inscrites

L’interview

Mathieu Acebes et l’Usap sont attendus au tournant et avec un visage conquérant ce dimanche. Photo MO - DP

Par Enzo DIAZ

16,6 Points inscrits

zones de rucks ont été attentivement scrutés. L’occasion de donner des idées aux entraîneurs, et à certains joueurs de retour après de longues absences de montrer qu’il faudra compter sur eux. Au moment de défier des Aurillacois, quatrièmes et qui les avaient martyrisés en début de saison (défaite 42-13 à Jean-Alric, N.D.L.R), l’Usap n’aura donc plus d’excuses. Mathieu Acebes n’était pas du déplacement dans le Cantal en septembre. De retour après un arrachement osseux de la cheville gauche, le joueur ne cache pas son envie de retrouver le terrain et prévient : « Il va falloir qu’on se trouve un état d’esprit de tueur et se faire violence. C’est une prise en charge individuelle. On peut l’avoir ou ne pas l’avoir mais il va falloir changer quelque chose à ce niveau, chacun est assez grand garçon pour le faire ». Aimé-Giral, étonnemment patiente jusque-là, n’attend plus que ça. ■

Propos recueillis par Jean-Marc AUTHIÉ

rants que d‘habitude. Mais ce n‘est pas un secteur qui me tracasse.

Quel enseignement retenezvous du match d‘Agen ? On a su rivaliser avec l‘une des plus grosses, si ce n‘est la plus grosse écurie du championnat actuellement. C‘est un bon signe d‘autant que plusieurs joueurs revenaient à travers ce match. Pour un premier match, on a vu une équipe d‘Aurillac qui a su battre et tenir tête la plupart du temps au leader de la poule (avant la rencontre, N.D.L.R.), même si le rugby d‘Aurillac n‘est pas encore celui de l‘an passé. Malgré tout, l‘équipe a été plus combattive, plus agressive sur l‘homme. Ils nous a juste manqué du réalisme car encore un peu trop de déchets. C‘est peut-être le signe d‘une équipe encore un peu fébrile.

Comment s‘est passée cette semaine ? Très bien. Nous composons avec un calendrier bizarre et dix jours de repos alors que d‘habitude c‘est dix. Faut s‘adapter, c‘est pénible, mais c‘est bien aussi car cela a permis de mieux travailler sur notre jeu. Cela a également permis à notre pilier fidjien de mieux faire connaissance avec le groupe, mieux assimiler les schémas de jeu.

Pour la première de la saison, la mêlée a été chahutée à JeanAlric. Sera-ce le secteur à surveiller ? La mêlée est un secteur particulier. Nous n‘avons pas été non plus dominés outre mesure. On a plutôt été moins dominateurs, moins conqué-

Oyonnax - Béziers

Décla…

OYONNAX L’ÉQUIPE DU HAUT-BUGEY VEUT SE RECENTRER AUTOUR DES POINTS FORTS QUI À UN MOMENT DE LA SAISON LUI ONT PERMIS D’ALIGNER SIX VICTOIRES.

David AUCAGNE Manager de Béziers

SE SOUVENIR

DES BELLES CHOSES ertains dans le Haut-Bugey ont peut-être encore en mémoire les images du dernier match disputé à Mathon entre Oyonnax et Béziers au printemps 2013, des clichés attachés à la remise du bouclier de Pro D2 au club de l’Ain, sous la neige. Il devrait à nouveau neiger ce vendredi, mais ce sont d’autres images, pas encore patinées par le temps, que le staff oyonnaxien a mis en avant cette semaine, pas pour éveiller les souvenirs, juste pour réveiller les consciences. « À Carcassonne, nous avions à jouer un match important et nous sommes passés à travers », résume Stéphane Glas. Johann Authier puise dans le même registre pour souligner « sur les quatre essais que nous encaissons nous avons des choses à nous reprocher. Nous n’étions simplement pas présents dans l’engagement. Il est toujours plus facile de revoir certains détails quand les attitudes sont là, mais à Carcassonne le groupe est

resté sur courant alternatif durant tout le match. » Même l’argument d’une équipe déstabilisée par la blessure précoce de son ouvreur, Christopher Ruiz, ne tient pas aux yeux du responsable sportif de l’US Oyonnax. « Nous n’allons pas nous cacher derrière ça. Même si nous ne sommes pas épargnés, nous n’avons pas l’habitude de nous plaindre de l’état de notre infirmerie. À Carcassonne, il n’y a pas eu l’état d’esprit nécessaire pour prétendre remporter le match. C’est tout. »

RETROUVER SON RUGBY Pour recevoir Béziers, Oyonnax ne révolutionnera pas son jeu, pas plus que son groupe d’ailleurs, la liste des blessés ne lui en laissant pas vraiment l’opportunité. Le changement attendu concernera d’autres points, en particulier celui des attitudes collectives et individuelles. « Nous devons tout simplement retrouver notre rugby », exhorte Johann Authier en dressant la liste de toutes les composantes du jeu qui devront être revues à la hausse « à Carcassonne nous avons eu une conquête

efficace mais il aurait fallu plus d’engagement, plus de simplicité, plus d’efficacité mais aussi plus de constance dans notre jeu ». Ces « plus », Oyonnax avait su les intégrer dans son jeu, à l’automne, pour aligner six victoires consécutives. C’est à ce souvenir que Johann Authier veut faire référence quand il énonce le duel avec Béziers « nous devons nous recentrer sur ce qui a fait notre force à ce moment-là de la saison, retrouver notre rugby ». ■

Les stats OYONNAX à domicile (en moyenne) 32 Points inscrits 17,9 encaissés 3,9 Essais inscrits

1,2 encaissé

2,4 Pénalités inscrites

2,8 encaissées

BÉZIERS à l’extérieur (en moyenne) 13,4 Points inscrits 0,6 Essai inscrit

22,9 encaissés 2,2 encaissés

3

2,8 encaissées

Pénalités inscrites

L‘Usap se pose comme un tournant de la saison ou un « simple » match à l‘extérieur ? Un simple match à l‘extérieur je dirai. Mais on a tout de même un petit défi à relever entre nous car nous nous comportons vraiment trop mal à l‘extérieur depuis le début de saison. Notre match référence c‘est Oyonnax après tout le reste s‘est soldé par une défaillance. On a donc un petit défi à relever. Est-ce qu‘on est capable de le relever face à une équipe comme Perpignan qui n‘est pas à sa place ? L‘Usap a eu un début de saison difficile et est en train de rentrer dans ce championnat. ■

Il y a beaucoup de changements par rapport à l’équipe alignée contre Soyaux-Angoulême, car je compte bien utiliser et voir tous les joueurs avant nos deux prochaines réceptions (Narbonne et Aurillac, N.D.L.R.) très importantes. À Oyonnax, nous allons d’abord passer un gros test défensif face à une équipe très solide physiquement, dont la puissance et les impacts se rapprochent plus d’une équipe de Top14. On a donc basé notre semaine sur ces aspects. La clé sera d’être prêts mentalement à relever ce gros défi. On continue à travailler sur la confiance et le plaisir partagé. Mais au fond, il n’y a pas de plaisir sans victoire et nous avons besoin de succès. Donc nous allons essayer de tendre le plus possible vers ça, qu’on évolue à l’extérieur ou à la maison, en commençant par embêter au maximum Oyonnax.

à suivre ☛

C

Par Jean-Pierre DUNAND

début janvier, il fait connaissance avec le froid, le verglas. Il fait aussi connaissance avec le groupe et un staff qui espèrent que l‘îlien apportera la plus value nécessaire aux ambitions de phases finales. « Nous souhaitons bien entendu que Peni nous amène son expérience du haut niveau. C‘est tout de même un joueur qui vient de faire la dernière tournée avec les Fidji. Après, au-delà de la conquête, on attend de lui du dynamisme, du mouvement et plus largement tout ce que savent faire les Îliens qui, on le sait, sont plutôt bons avec le ballon », explique Thierry Peuchlestrade, entraîneur d‘Aurillac. Pour l‘heure, Peni Ravai est en phase d‘apprentissage et se concentre sur ses entraînements. Sa puissance ne laisse déjà pas indifférent. Mais s‘il a la reconnaissance par rapport au très haut niveau, il découvre le rugby d‘Aurillac et bientôt les exigences du Pro D2. Quant à la barrière de la langue, elle devrait rapidement se lever. J.-M. A. ■

Julien Blanc, retour vers le futur

Signe du destin. Julien Blanc avait fêté sa première titularisation avec Béziers face à Oyonnax en septembre dernier et il démarrera pour la sixième fois une rencontre avec l’ASBH ce soir dans l’Ain. Une première sous les ordres de David Aucagne et David Gérard. L’histoire particulière qui lie le demi de mêlée à Oyonnax, club dont il a porté les couleurs une saison l’an dernier, se poursuit : « C’est un club à part. Je ne suis resté qu’une année mais j’ai pris beaucoup de plaisir malgré la descente. Avec des grands souvenirs liés à la Coupe d’Europe que j’ai disputée là-bas. Je suis très motivé pour vendredi… » Du haut de ses 24 ans, Blanc affiche une étrange sérénité avant ces retrouvailles. Pas de pression supplémentaire ni d’objectif particulier. Mais une quête habituelle qui « l’obsède » : « J’aimerais jouer davantage et je vais donc donner mon maximum pour arriver à mes fins. J’ai l’impression qu’il faut que je fasse des très gros matchs pour passer devant (Valentine, N.D.L.R.) et que les bonnes performances ne suffisent pas. Peut-être que certains joueurs ont besoin de prouver plus que d’autres. » Joueur d’instinct redoutable autour des rucks, cantonné au rôle de remplaçant sous l’ère Manny Edmonds, Julien Blanc (5 titularisations, 15 matchs et 3 essais) a une carte à jouer avec le changement de staff, s’il confirme son grand potentiel. Surtout après son doublé inscrit en trois minutes contre Angoulême à sa sortie du banc… Associé à Thibauld Suchier à la charnière ce soir, les deux compères talentueux, très tournés vers l’attaque, devront démontrer leur complémentarité. Pour rêver plus grand. J. L. ■


20 Pro D2 Magazine

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Lâ&#x20AC;&#x2122;actu

Lâ&#x20AC;&#x2122;interview

BĂŠziers : Jonathan Best, le jour dâ&#x20AC;&#x2122;après

NICOLAS NADAU - ENTRAĂ&#x17D;NEUR DE CARCASSONNE BRILLANT VAINQUEUR Dâ&#x20AC;&#x2122;OYONNAX, Lâ&#x20AC;&#x2122;USC VA TENTER DE CONFIRMER Ă&#x20AC; BOURGOIN. UN DĂ&#x2030;PLACEMENT REDOUTĂ&#x2030;.

Lâ&#x20AC;&#x2122;homme est apaisĂŠ : ÂŤ Jâ&#x20AC;&#x2122;ai vĂŠcu huit mois assez difficiles Ă  Grenoble mais jâ&#x20AC;&#x2122;ai lâ&#x20AC;&#x2122;avantage de ne pas avoir la langue dans ma poche. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai dit ce que jâ&#x20AC;&#x2122;avais Ă  dire, ce qui a certainement conduit Ă  cette fin prĂŠmaturĂŠe [â&#x20AC;Ś] Mon histoire avec le FCG, passĂŠe de la FĂŠdĂŠrale 1 au Top 14 en quinze ans, est assez incroyable. Mais dĂŠsormais, je suis concentrĂŠ sur mon aventure avec BĂŠziers. Âť Jonathan Best, qui sâ&#x20AC;&#x2122;est engagĂŠ comme joueur supplĂŠmentaire fin dĂŠcembre (un mois après avoir quittĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;Isère), veut prendre un nouveau dĂŠpart : ÂŤ Cela fait quelque temps que je nâ&#x20AC;&#x2122;ai pas jouĂŠ et quâ&#x20AC;&#x2122;on parle de moi sur dâ&#x20AC;&#x2122;autres sujets que mes performances sportives (annonce passĂŠe sur un site Internet pour se vendre par exemple, N.D.L.R.). Jâ&#x20AC;&#x2122;ai envie de retrouver le terrain et

cette sensation dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre utile dans une ĂŠquipe, de prendre du plaisir. Âť Vendredi, dans lâ&#x20AC;&#x2122;Ain, le troisième ligne endossera pour la première fois la tunique biterroise, avec le statut de titulaire : ÂŤ Je ne ressens pas la pression des premiers matchs comme quand jâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtais jeune mais plutĂ´t celle de savoir si je vais faire ce quâ&#x20AC;&#x2122;on attend de moi. BĂŠziers a fondĂŠ des espoirs sur ma venue et câ&#x20AC;&#x2122;est maintenant Ă  moi de rendre cette confiance. Je suis impatient que le match dĂŠbute, la semaine est presque trop longueâ&#x20AC;Ś Âť Le flanker, qui nâ&#x20AC;&#x2122;a plus disputĂŠ un match depuis le 23 octobre, sâ&#x20AC;&#x2122;est entraĂŽnĂŠ individuellement pendant sa coupure : ÂŤ Mais ça ne reflète pas la rĂŠalitĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;une rencontre. Ce premier match sâ&#x20AC;&#x2122;annonce très physique, avec des dĂŠbats concentrĂŠs dans le petit pĂŠrimètre

et une mĂŠtĂŠo hostile. Ce sera une belle façon de me jauger et de tester le caractère de notre ĂŠquipe. Nous devons ĂŞtre capables dâ&#x20AC;&#x2122;aller chercher des points partout si on veut vite sortir de la zone rouge. Âť Ce soir, Jonathan Best, 33 ans, devra mettre son expĂŠrience au service de la jeunesse. Pour lui apporter de la confiance et lui permettre ainsi de dĂŠpasser ses complexes Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur. La première ĂŠtape du nouveau challenge de ce passionnĂŠ en quĂŞte de frissons rugbystiques : ÂŤ Je ne veux pas que mon aventure avec BĂŠziers se termine dans six mois. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai lâ&#x20AC;&#x2122;intention quâ&#x20AC;&#x2122;elle se poursuive. Et en Pro D2, ce serait encore mieux. Âť J. L. â&#x2013; 

ÂŤ Bourgoin est aussi redoutable quâ&#x20AC;&#x2122;Oyonnax Âť

Retrouvez lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgralitĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;interview sur www.midi-olympique.fr.

Le portrait KYLAN HAMDAOUI - ARRIĂ&#x2C6;RE DE BIARRITZ APRĂ&#x2C6;S AVOIR SIGNĂ&#x2030; SON PREMIER CONTRAT PROFESSIONNEL EN MARS DERNIER, IL REVIENT SUR SON PARCOURS ET EXPRIME SON RESSENTI SUR LA SAISON ACTUELLE.

DEVANT LUI A

Propos recueillis par Didier NAVARRE

Que retenez-vous principalement de votre succès face Ă  Oyonnax le week-end dernier ? Ma première analyse se porte sur lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat dâ&#x20AC;&#x2122;esprit de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe. La rĂŠception des Oyonnaxiens intervenait après une coupure de quinze jours. Câ&#x20AC;&#x2122;est toujours difficile de reprendre la compĂŠtition, surtout lorsque câ&#x20AC;&#x2122;est un match Ă  domicile. Le groupe a ĂŠtĂŠ exemplaire. Il a parfaitement appliquĂŠ les consignes. Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, ce qui nous a particulièrement satisfaits au niveau du staff, câ&#x20AC;&#x2122;est notre pragmatisme. Les temps forts ont ĂŠtĂŠ bonifiĂŠs par des points. Nos temps faibles ont ĂŠtĂŠ particulièrement bien gĂŠrĂŠs. Ă&#x20AC; chaque fois quâ&#x20AC;&#x2122;Oyonnax est revenu dans le match et dans la partie, nous avons trouvĂŠ les ressources pour capitaliser et remporter cette rencontre.

Par Pablo ORDAS

rrivĂŠ dans le Pays basque lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtĂŠ 2014, alors quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;avait jamais disputĂŠ de match professionnel avec Clermont, il en compte aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui une cinquantaine. ÂŤ Ce que je voulais, câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait jouer en première. Ce nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait pas forcĂŠment possible Ă  Clermont et câ&#x20AC;&#x2122;est ce que je suis venu chercher ici Ă  Biarritz Âť, explique lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠressĂŠ. Pari tentĂŠ, pari gagnĂŠ ! Retour quelques annĂŠes en arrière pour comprendre oĂš tout a commencĂŠâ&#x20AC;Ś Kylan a fait ses gammes ballon rond au pied, avant de choisir lâ&#x20AC;&#x2122;ovale, un peu par hasard, du cĂ´tĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcole de rugby du Stade rochelais, Ă  11 ans. ÂŤ Jâ&#x20AC;&#x2122;en avais un peu marre de mon ĂŠquipe de football. Mon cousin qui jouait au rugby Ă  Meaux est venu sâ&#x20AC;&#x2122;installer Ă  La Rochelle. Il mâ&#x20AC;&#x2122;a dit de venir essayer un entraĂŽnement, câ&#x20AC;&#x2122;est ce que jâ&#x20AC;&#x2122;ai fait et jâ&#x20AC;&#x2122;ai tout de suite accrochĂŠ Âť, se remĂŠmore le garçon nĂŠ en 1994. Adolescent talentueux, il intègre le pĂ´le de Talence en seconde. Ses trois meilleures annĂŠes ! ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠpoque du lycĂŠe. Trente mecs, pendant trois ans ensemble, câ&#x20AC;&#x2122;est vraiment cool Âť se souvient-il. Sous la houlette de Vincent Manta, il ne cesse de progresser et joue, comme la plupart des joueurs talentueux de son âge, avec les ĂŠquipes de France jeunes. Après sa terminale, il rentre au pĂ´le France. Une annĂŠe pas forcĂŠment simple pour celui qui vient de signer Ă  Clermont : ÂŤ GĂŠrer le changement de club, les cours, le pĂ´le, tout qui arrivait en mĂŞme temps, câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait un peu compliquĂŠ. Je ne lâ&#x20AC;&#x2122;ai pas très bien vĂŠcu mĂŞme si jâ&#x20AC;&#x2122;ai adorĂŠ Marcoussis et que jâ&#x20AC;&#x2122;y ai vraiment progressĂŠ. Ă&#x2021;a mâ&#x20AC;&#x2122;a appris dans les moments difficiles Ă  relever la tĂŞte, dâ&#x20AC;&#x2122;autant que je revenais dâ&#x20AC;&#x2122;une blessure aux ligaments croisĂŠs. Âť

MĂŞme sâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvolue pas au niveau qui fut le sien la saison dernière, Kylan Hamdaoui reste essentiel au système du BO. Photo Icon Sport

Y a-t-il un autre secteur que vous avez trouvĂŠ satisfaisant ? Il est impossible dâ&#x20AC;&#x2122;espĂŠrer une victoire sans une bonne dĂŠfense. Notre organisation dĂŠfensive a ĂŠtĂŠ ĂŠgalement Ă  la base de notre succès. Lâ&#x20AC;&#x2122;implication dĂŠfensive a ĂŠtĂŠ totale. Notre pressing dĂŠfensif aboutit ĂŠgalement Ă  la rĂŠalisation de deux essais dont le premier inscrit par Carol Raynaud est consĂŠcutif Ă  un contre dâ&#x20AC;&#x2122;Antoine Lescalmel. Lâ&#x20AC;&#x2122;interception de Benoit Lazzarotto Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;heure de jeu nâ&#x20AC;&#x2122;est pas non plus, le fruit du hasard. Elle a obligĂŠ les Oyonnaxiens Ă  se dĂŠcouvrir alors quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  ce moment de la partie, ils tenaient parfaitement le ballon.

sai et peine Ă  expliquer ce vide : ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est triste pour un arrière de ne pas marquer. Pour lâ&#x20AC;&#x2122;instant, ma saison nâ&#x20AC;&#x2122;est pas exceptionnelle. Câ&#x20AC;&#x2122;est comme ça, jâ&#x20AC;&#x2122;espère marquer au plus vite. Âť Son entraĂŽneur, David Darricarrère se veut plus optimiste : ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est un des gros potentiels jeunes de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe. Sâ&#x20AC;&#x2122;il ne marque pas dâ&#x20AC;&#x2122;essai, câ&#x20AC;&#x2122;est quâ&#x20AC;&#x2122;il en fait marquer et câ&#x20AC;&#x2122;est tout aussi important pour moi. Quand il arrive Ă  faire la diffĂŠrence, câ&#x20AC;&#x2122;est toute lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe qui en tire les consĂŠquences. Âť Nul ne doute que ce joueur ÂŤ aux qualitĂŠs de relanceur qui a la capacitĂŠ de crĂŠer lâ&#x20AC;&#x2122;incertitude Âť, dixit Maxime Lucu ne tardera pas Ă  faire trembler les dĂŠfenses Ă  nouveau, pour enfin dĂŠbloquer son compteur et aller chercher les phases finales. Sa volontĂŠ, en rouge et blanc. â&#x2013; 

Avez-vous tout Ă  craindre de ce dĂŠplacement Ă  Bourgoin ? Tout Ă  fait ! De par mon expĂŠrience, lâ&#x20AC;&#x2122;an dernier avec Tarbes, je sais comment fonctionne et rĂŠagit une ĂŠquipe en souffrance. Je sais parfaitement que les Berjalliens ne vont rien lâcher dâ&#x20AC;&#x2122;autant que ce sera leur premier match de lâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe Ă  domicile. Depuis quelques annĂŠes, câ&#x20AC;&#x2122;est une ĂŠquipe qui prend des

LES MOINS DE 20 ANS ET LA RĂ&#x2030;VĂ&#x2030;LATION DU VII

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La suite est bien plus souriante. En 2013, ce joueur qui apprĂŠcie les relances tente lâ&#x20AC;&#x2122;expĂŠrience Ă  VII et câ&#x20AC;&#x2122;est un coup de foudre. ÂŤ Câ&#x20AC;&#x2122;est vraiment un sport complet. Je suis quasiment sĂťr que câ&#x20AC;&#x2122;est ce qui mâ&#x20AC;&#x2122;a apportĂŠ le plus. Câ&#x20AC;&#x2122;est ĂŠnorme le VII, jâ&#x20AC;&#x2122;adore ça, câ&#x20AC;&#x2122;est trop coolâ&#x20AC;Ś Âť, raconte-t-il avec un grand sourire. Dans la lignĂŠe, il fait partie de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe de France moins de 20 ans qui remporte le grand chelem en 2014 en compagnie des Serin ou Camara pour ne citer quâ&#x20AC;&#x2122;eux : ÂŤ Un peu comme Ă  Biarritz, il y avait un groupe oĂš on sâ&#x20AC;&#x2122;entendait tous très bien. Je pense que câ&#x20AC;&#x2122;est grâce Ă  cela que nous avons rĂŠussi Ă  faire une performance Âť, raconte le garçon qui prĂŠfère ĂŠvoluer au poste dâ&#x20AC;&#x2122;arrière oĂš ÂŤ nous avons davantage de responsabilitĂŠs Âť. Très en vue en seconde partie de championnat lâ&#x20AC;&#x2122;an dernier, avec 8 essais entre dĂŠcembre et mai, cette saison est un peu plus compliquĂŠe du point de vue comptable pour le membre de la liste dĂŠveloppement de la FFR. Il nâ&#x20AC;&#x2122;a toujours pas inscrit le moindre es-

Photo M. O. - B. G.

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coups de massue sur la tĂŞte et elle parvient souvent Ă  sortir la tĂŞte de lâ&#x20AC;&#x2122;eau. Le CSBJ a beau ĂŞtre dernier, ce nâ&#x20AC;&#x2122;est pas une ĂŠquipe qui est Ă  sa place au classement. Dans ce groupe, il y a du talent. Ă&#x20AC; mon sens, Bourgoin est aussi redoutable quâ&#x20AC;&#x2122;Oyonnax. Cette ĂŠquipe vous avait posĂŠ des problèmes Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aller... Exactement ! Je me souviens que nous nous sommes imposĂŠs 19 Ă  10. Ce soirlĂ , Adrien Latorre avait ĂŠtĂŠ très rĂŠaliste dans ses coups de pied placĂŠs. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai aussi le souvenir que Bourgoin venait de remercier son encadrement. Câ&#x20AC;&#x2122;est une ĂŠquipe qui sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait dĂŠplacĂŠe Ă  Albert-Domec avec un fort sentiment de rĂŠvolte. Elle avait perturbĂŠ notre conquĂŞte, ce qui nous avait compliquĂŠ la tâche. Je garde aussi en mĂŠmoire un essai vendangĂŠ par le centre isĂŠrois qui ĂŠchappe un ballon tout près de la ligne. Au regard de cette prestation, ce dĂŠplacement Ă  Bourgoin ne sera pas de tout repos; dâ&#x20AC;&#x2122;autant que les conditions mĂŠtĂŠorologiques ne seront pas particulièrement favorables. La mĂŠtĂŠo annonce des chutes de neige, ce qui est une difficultĂŠ supplĂŠmentaire. Le maintien est-il toujours lâ&#x20AC;&#x2122;objectif premier de lâ&#x20AC;&#x2122;USC ? MathĂŠmatiquement, il nâ&#x20AC;&#x2122;est pas du tout assurĂŠ. Par la force des choses, le maintien est notre principal objectif. Il est vrai quâ&#x20AC;&#x2122;en ce moment, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe occupe la huitième place. En toute lĂŠgitimitĂŠ, elle pourrait regarder vers le haut du tableau. Or, ce championnat est tellement bizarre car une dĂŠfaite peut nous faire descendre dans la seconde partie du tableau. Songeons dâ&#x20AC;&#x2122;abord au maintien, après on verra. AndreĂŻ Ursache ĂŠtait capitaine face Ă  Oyonnax. Lui maintiendrezvous cette confiance ? Nous ne lâ&#x20AC;&#x2122;avons pas encore validĂŠ. Mais, tout laisse croire quâ&#x20AC;&#x2122;Emmanuel Etien sera notre capitaine puisquâ&#x20AC;&#x2122;il revient dans le groupe pour ce match. â&#x2013;  

DE BEAUX JOURS


21

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Ovalie Fédérale 1 Élite - 13e journée Classement 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

● ▲ ▼ ● ● ▲ ▼ ● ▲ ▼

MASSY BOURG-EN-BR. NEVERS PROVENCE RUGBY LIMOGES CHAMBÉRY TARBES AUCH VALENCE-ROMANS AUBENAS-VALS

Pts 32 31 28 25 25 24 22 18 14 11

J. 10 10 10 9 10 10 9 10 10 10

G. 7 7 6 5 5 5 4 3 3 2

N. 0 1 0 0 0 2 1 0 0 0

P. 3 2 4 4 5 3 4 7 7 8

p. 186 222 222 180 161 196 153 169 110 142

c. 117 154 157 138 186 208 144 181 232 224

b.o. 3 1 2 2 1 0 1 0 0 1

b.d. 1 0 2 3 4 0 3 6 2 2

À DOMICILE Pts J. G. 27 6 6 25 6 6 22 5 5 18 4 4 17 4 4 16 5 3 18 5 4 10 4 2 14 5 3 10 5 2

L’affiche du week-end

NEVERS

SOUS PRESSION

L

es Nivernais ont laissé passer une opportunité formidable de prendre en main les commandes de cette poule Élite en perdant deux fois consécutivement, à Massy et à Chambéry, leurs deux matchs du mois de décembre. À Massy, ils avaient franchement imposé les vues dans le jeu de mouvement. Ils menaient assez largement à Chambéry à la pause (16-6). Mais le « jour sans » de leur buteur Thibault Duvallet en Ile-de-France et leur relâchement soudain en Savoie - 19-0 en deuxième mi-temps pour les locaux - les ont laissés en rade. La double incapacité ponctuelle de ses joueurs à saisir l’occasion de se détacher à allumer une petite alerte chez leur manager Xavier Péméja : « Si on ne réagit pas immédiatement, nous allons vers une déconvenue ». La reprise très dangereuse à domicile contre Bourg-en-Bresse crispe davantage la situation.»

DUVALLET, LE BUTEUR, N’EN SERA PAS Les adversaires bressans font face à un calendrier qui leur impose au moins un succès hors de leur base pour truster la première place promotionnelle en Pro D2. Lors de leurs huit dernières rencontres, ils se déplaceront cinq fois. Un carton plein à domicile ne devrait pas suffire pour dépasser les autres. Et pour eux, le contexte de la reprise hivernale et les effets inconnus de la trêve sur les collectifs « créent évidemment un bon moment pour faire un coup », s’amuse leur manager Laurent Mignot. La possibilité d’enfon-

P. 0 0 0 0 0 0 1 2 2 3

cer un concurrent direct dans ses maux du moment est aussi très intéressante : « D’après ce que nous avons pu voir depuis le départ de la saison, insiste Laurent Mignot, je ne suis pas certain que jouer ces matchs crispant à domicile entre prétendants soit un avantage pour ceux qui les reçoivent à ce moment de la saison. Ce week-end, je peux dire que nous irons à Nevers dans une posture assez décontractée. Nous n’avons rien à perdre et tout à gagner. » Le tout étant porté par la confiance bressane née de l’efficacité de leur jeu très direct. Paradoxalement, si Bourg-en-Bresse est celle parmi les équipes de tête qui compte le moins de points de bonus offensif, elle est aussi celle qui a inscrit le plus d’essais (20). Et de son côté, par le fait d’un calendrier favorable, elle reste sur trois succès consécutifs à domicile. La dynamique est assez optimale. Quatre semaines après leurs dernières sorties - aucune des deux équipes n’a disputé de rencontre amicale pour se remettre dans le bain - ce tournant de la saison se jouera par une température qui devrait se situer à peine au-dessus de zéro degré, sans doute sous quelques flocons de neige, et sans le buteur nivernais Thibault Duvallet (problème musculaire). La contrepartie de cette absence sera le replacement de Fa’atoina Autagavaia à l’arrière, son poste de prédilection (il évolue à l’aile depuis le début de la saison)et ce que cette équipe perdra en capacité d’occupation du terrain, elle devra le combler par la vélocité de l’international samoan dans le grand champ. C’est un grand duel qui se jouera samedi en fin d’après-midi au Pré-Fleuri. ■

BENJAMIN COLLET - CAPITAINE DE TARBES L’INDÉFECTIBLE TROISIÈME LIGNE DOIT CONDUIRE UNE ÉQUIPE CONFRONTÉE À DES DIFFICULTÉS INCESSANTES. ELLE JOUE SA QUALIFICATION DIMANCHEÀ AUBENAS.

Un guide dans la brume

Le portrait

c. 44 68 64 47 63 87 47 59 67 111

b.o. 3 1 2 2 1 0 1 0 0 1

b.d. 0 0 0 0 0 0 1 2 2 1

AUCH DE NOMBREUX JOUEURS PROS AU SOUTIEN DU CLUB C’est dans un contexte économique tendu qu’Auch s’apprête à recevoir Chambéry. Après avoir profité de la trêve pour lancer une souscription populaire qui a permis de récolter plus de 100 000 € grâce à près de cinq cents donateurs, il procédera, trois heures avant le coup d’envoi, à la mise aux enchères d’une vingtaine de maillots dédicacés par les équipiers de prestigieux joueurs comme Thierry Dusautoir (Stade toulousain), Dan Carter (Racing), Gabriel Lacroix (La Rochelle), Benoît Paillaugue (Montpellier) ou encore Arnaud Mignardi (Brive), qui ont tous répondu à l’appel du club, visant à pouvoir boucler financièrement la saison. Ce dont ne doutent pas les dirigeants. LIMOGES LES DEUX ANCIENS NAZAIRIENS ALIGNÉS? Non éligible pour le Pro D2 en raison d’un fonds de réserve insuffisant, l’USAL, actuellement en position de qualifiable, entend ne pas galvauder la fin de saison et continuer à jouer les troublefête et ce dès samedi face à Romans-Valence. Privés de Mathias Atayi (épaule) et Maxime Chabrier (coude), les Limougeauds, qui ont disputé un match amical face à Trélissac (victoire 62-28 après avoir été menés 28-22 à la pause) pourraient aligner les deux anciens Nazairiens, le pilier Michael Dallery et le deuxième ligne Martin-Henri Lombard, recrutés pendant la trêve.

Réalisateurs

capitaine, qui doit conduire les siens dans la brume. Un joueur resté au club malgré la descente, qui jamais ne se blesse, et affichait une moyenne de vingt-six feuilles de match par an lors de ses quatre premières années en Pro D2. Depuis le départ de la saison, cet homme à tout faire, plaquer, gratteur, récupérateur, sauteur, soutien offensif, n’a raté que les trois dernières minutes de la rencontre contre Nevers. Dantin ne le sort jamais. « Dans l’adversité, je ne l’ai jamais vu baisser la garde », le loue son manager. Dimanche, au début de cette nouvelle année, qui conduira les Tarbais à Nevers, Massy, Bourg-en-Bresse et Aixen-Provence, lui et les siens devront saisir avec vigueur ce qui semble l’occasion la plus franche de prendre des points à l’extérieur, à Aubenas, pour tenter de se remettre sur les rails. « C’est une drôle de saison, dit-il. Mais je suis certain que nous pouvons nous en sortir et jouer notre carte. Notre groupe est fort. C’est sa plus grande qualité et je sais que nous répondrons présents dès la reprise. » ■

Club

Pts

1. T. Duvallet

Nevers

118

2. L. Grimoldby 3. J.B. Claverie

Massy Tarbes

104 95

- D. Grant

Chambéry

95

5. L. Griffoul 6. W. Dunlop

Auch Aubenas-Vals

88 74

7. A. Neisen

Limoges

66

8. H. Veyssiere 9. R. Lespinas

Limoges Provence Rugby

63 58

10. J. Perkins

Valence-Romans

47

11. J. Bourlon 12. S. Vernissat

Bourg-en-Br. Valence-Romans

44 38

13. M. Ford

Auch

36

- Y. Villanove 15. G. Maiquez

Chambéry Bourg-en-Br.

36 32

16. J. Gros

Bourg-en-Br.

30

17. N. Bester 18. S. Cécot

Aubenas-Vals Provence Rugby

25 24

19. M. Felix

Bourg-en-Br.

21

20. H. Dupont 21. N. Laharrague

Bourg-en-Br. Tarbes

20 18

Marqueurs Joueur 1. H. Dupont 2. M. Felix

Club Bourg-en-Br.

Essais 4

Bourg-en-Br.

3

Aubenas-Vals Nevers

3 3

- L. Fourie

Aubenas-Vals

3

- T. Larrieu

Valence-Romans

3

- W. Dunlop - A. Faleali'i

À L'EXTÉRIEUR Pts J. G. 5 4 1 6 4 1 6 5 1 7 5 1 8 6 1 8 5 2 4 4 0 8 6 1 0 5 0 1 5 0

N. 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0

P. 3 2 4 4 5 3 3 5 5 5

p. 55 65 69 80 78 86 65 90 39 30

c. 73 86 93 91 123 121 97 122 165 113

b.o. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

b.d. 1 0 2 3 4 0 2 4 0 1

Le programme

AUBENAS-VALS ALEXANDRE AUDEBERT EN RENFORT Une recrue. De choix qui plus est, au niveau du staff. C’est la nouveauté de ce début d’année 2017 du côté de l’Ardèche avec l’arrivée, cette semaine, d’Alexandre Audebert, pour une mission de quatre mois. Ancien troisième ligne du Racing et de Clermont, l’international français aux 2 sélections s’est engagé comme consultant pour les avants. Il interviendra auprès des partenaires de Cyrille Andreu, à raison de deux fois par semaine. Avec la volonté de permettre au RCAV de quitter la dernière place de la poule. Un renfort qui ne remet cependant pas en cause les prérogatives de Marc Raynaud et Conrad Stoltz. Le premier restant manager et le second entraîneur en charge des trois-quarts.

Joueur

Les Tarbais affrontent depuis quelque temps des vents contraires qui jamais ne faiblissent. Alors qu’ils tenaient à Chambéry un succès de ce match rejoué juste avant la trêve, une pénalité inscrite après six minutes d’arrêt de jeu a réduit une nouvelle fois leur gain aux deux points d’un match nul. Mais après l’épreuve du suicide de l’un des leurs et un passage à vide conséquent, ils avaient tout de même retrouvé des couleurs lors de cette partie. C’était avant le retrait de tous les résultats des matchs non disputés par Saint-Nazaire, qui les a replacés en septième position. C’était avant l’annonce d’une information judiciaire qui sera ouverte à propos des problèmes financiers et d’éventuels documents falsifiés qui avaient provoqué la rétrogradation en Fédérale 1. À quoi s’est ajoutée une autre information, selon laquelle le club ne pourrait pas accéder au Pro D2, en raison de son incapacité à constituer ses fonds propres. Les joueurs et leur manager Marc Dantin doivent composer une nouvelle fois avec ce qui les dépasse et c’est Benjamin Collet, l’indéfectible

p. 131 157 153 100 83 110 88 79 71 112

En bref...

NEVERS - BOURG-EN-BRESSE LES NIVERNAIS ONT FINI 2016 SUR DEUX DÉFAITES RAGEANTES. ILS DOIVENT SE REPRENDRE S’ILS VEULENT ENCORE FINIR PREMIERS.

Par Guillaume CYPRIEN

N. 0 0 0 0 0 2 0 0 0 0

● AUCH - CHAMBÉRY

Samedi 18 heures

● NEVERS - BOURG-EN-BRESSE ● LIMOGES - VALENCE-ROMANS

Samedi 18 h 30 Samedi 19 heures

● AUBENAS-VALS - TARBES

Dimanche 15 heures

Auch - Chambéry À AUCH - Stade Jacques-Fouroux - Samedi 18 heures Arbitre : M. Nuchy (Côte d’Argent) AUCH (le groupe) Abadie, Rocca, Estériola, Bourgarit, Kaikatsishvili, Corato, Moretto, Lacroix, Moore, Maurens, Medvès, Paulin, Alldritt, Muagututia, Naïkadawa, Ferrary, Chagnaud, Magnoac, Ford, Sourouille, Thierry, André, Kalo, Gaignard, Thierry, André, Eberland, Griffoul, Wells. CHAMBÉRY (le groupe) Neiceru, Carquillat, Lohore, Mangione, Ahotaeiloa,Brethous, Klouchi, Grant, Villanove, Colliat, Adriaanse, Dumoulin, Matadigo, Meron, Blanc-Mappaz, Bitsadze, Souvent, Pulliuvea, Morgan, Gigashvili, Azar, Marcotte,Traversier, Nostadt, Caldaroni. ● De quelle façon les Auscitains répondront-ils à leur situation du moment ? Eux qui ont manqué leur première partie de saison doivent maintenant composer avec les soucis financiers de leur club. L’avenir n’est pas prometteur. Ils doivent faire fi des aléas extrasportifs pour se refaire une santé. Mais l’adversaire savoyard sera difficile à manier. Les hommes de Ringeval, même s’ils ont concédé un nouveau match nul contre Tarbes, sont dans une très bonne dynamique. Et ils savent voyager (déjà deux succès pris à Valence et Aubenas). G. C. ■

Nevers - Bourg-en-Bresse À SERMOISE-SUR-LOIRE - Stade du Pré-Fleuri - Samedi 18 h 30 Arbitre : M. Lasausa Lespy (Béarn) NEVERS (le groupe) Autagavaïa, Maya, Derrieux, Drouard, Herry, Bonvalot, Vuillemin, Urruty, Bruzulier, Faleali’i, Bastide, Briatte, Fabrègue, Jean-Baptiste Manevy, Kazubek, Basson, Vallejos, Geldenhuys, Merabet, Shengelia, Visagie, Maury, Colati, N’Diaye. BOURG-EN-BRESSE (le groupe) Dupont ; Perret, Argoud, Fusier, Santallier, Doucet ; Maiquez, Le Bourhis, Bourlon, Gros ; L. Mondoulet, Witt, JeanEtienne, Buatier ; Louchard, J. Mondoulet, Veyret ; Deliege, Blanchard, Drancourt, Jacquet, Harmse, Facundo.

Limoges - Valence-Romans À LIMOGES - Parc des Sports de Beaublanc - Samedi 19 heures Arbitre : M. Albert (Miid-Pyrénées) LIMOGES (le groupe) Gervais, Larribe, Leite, Lorée, Ma’ilei, Meneghini, Neisen, Razet, Rifleu, Vakaloa, Veyssière, Fierro, Gomez, Lyons, Manoa, Lombard, Naude, Rousserie, Cotter, Dallery, Laval, Marchetta, Pétin, Reguieg, Viozelange. VALENCE-ROMANS (le groupe) Royer, Iapteff, Vaudaine, Colliat, Larieu, Leso, Goze, Martins, Gauché, Goumat, Bezert, Vuagnat, Fontaine, Souquet, Loutongo, Soqeta, Cambérabéro, Quinnez, Faltrept, Labbi, Lacour, Perkins, Vernissat, Tagotago, Terchi. ● Cette équipe de Valence-Romans se trouve dans une très bonne dynamique. Mais elle ne s’est encore jamais imposée à l’extérieur. Peut-elle faire tomber un bastion que ni Massy, ni Bourg-en-Bresse, ni Nevers et ni Tarbes n’ont réussi à prendre d’assaut ? La chose paraît difficile. Les Limougeauds sont impériaux à domicile depuis le départ de la saison. À moins que le contexte de la reprise, et l’information de l’incapacité du club à monter en Pro D2, en raison de fonds propres insuffisants, ne produisent une faille dans leur armure. G. C. ■

Aubenas-Vals - Tarbes À UCEL - Stade George-Marquand - Dimanche 15 heures Arbitre : M. Beun (Provence) AUBENAS-VALS (le groupe) Andreu (cap.), Nadialobo, Vasuinubu, Rolland, Wemama, Verot, Alvarez, Atamna-Monnet, Dunlop, Bester, Helmer, Rick, Saussaut, Fidinde, Molenat, Minodier, Maso, Naikatini, Taverna, Bezuidenhout, Tourreau, Basile, Cochet, Giacoletto, Guarese, Dorey et Suarez. TARBES (le groupe) Demaï-Hamecher, Berbizier, Rubio, Domec, LastisnèresPalacin, Vunisa, Esteves, Dumestre, Laharrague, Claverie, Bats, Dumas, Armary, Havea, Fuxan, Collet, Taulava, Percival, Antonescu, Domolaïlaï, Brison, Koberidze, Béziat, Casals, Dadunashvili, Sevestre. ● Les deux équipes jouent gros. Alors que Valence-Romans se rend à Limoges, AubenasVals peut espérer quitter la dernière place en s’imposant. Accessoirement, les Ardéchois doivent aussi briser une spirale négative de quatre défaites consécutives. De leur côté, compte tenu de leur calendrier très défavorable - encore quatre déplacements chez les quatre premiers - les Tarbais doivent engranger des points précieux pour remonter au classement. Mais ces derniers ne sont pas encore parvenus à s’imposer à l’extérieur depuis le départ de la saison. G. C. ■

Limoges se veut rassurant Non retenu dans le groupe des sept clubs (lire en page Cris) en capacité à disputer la phase finale, l’USA Limoges explique cela par le fait qu’elle ne dispose pas aujourd’hui d’un fonds de réserve supérieur à 100 000 €, montant plancher du cahier des charges. Les dirigeants du club ont voulu rassurer leur monde dans un communiqué, mettant en avant « une gestion budgétaire saine » et « une structuration croissante ». Affirmant que « cette décision ne doit aucunement être un frein aux ambitions retrouvées et servira à démultiplier nos forces pour booster notre projet ». Les dirigeants précisent « qu’ils s’emploient à finaliser la constitution d’un dossier d’accession pour la saison 2017-2018 et qu’ils souhaitent boucler au plus vite ». J.-F. D. ■


22 Ovalie Fédérale 2 - 10e journée Poule 1

CLAMART - ANTHONY

Beauvais - Domont Clamart - Antony-Métro Orsay - Drancy Saint-Denis - Epernay Suresnes - Arras Classement 1. Orsay 2. Suresnes 3. Saint-Denis 4. Clamart 5. Antony-Métro 6. Drancy 7. Beauvais 8. Domont 9. Epernay 10. Arras

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h Pts 33 33 33 28 23 20 19 11 11 7

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 7 7 6 5 4 4 2 1 1

N. 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0

P. 2 2 2 3 4 4 5 7 7 8

Bo 3 4 3 1 0 0 2 0 0 0

Bd 2 1 2 3 3 2 1 3 5 3

Au programme Cette reprise du mois de janvier favorise les équipes de têtes. Les quatre premiers du classement bénéficient des matchs à domicile, ce qui devrait limiter les effets hasardeux du retour à la compétition après la longue trêve de noël. Sur leur terrain, Saint-Denis contre Épernay, Orsay contre Drancy, et Suresnes contre Arras, partiront logiquement avec les faveurs des pronostics. Les trois coleaders sont toujours invaincus sur leur pelouse. Les trois visiteurs du fond du classement devront sortir une grosse partie pour les faire vaciller. Le quatrième, Clamart, devra se méfier de la visite de ses « meilleurs ennemis » d’Anthony. Ce derby des Hauts-deSeine est toujours prometteur dans ce qu’il recèle de tension et d’incertitude. Anthony s’est déjà imposé deux fois à l’extérieur cette saison. Une petite surprise n’est pas à exclure. Dans la dernière rencontre, sur son terrain, Beauvais ne doit pas flancher contre Domont. C’est un match pour le maintien. En cas de défaites d’Épernay et d’Arras, à Saint-Denis et Suresnes, Beauvais se positionnerait douze points au-dessus de la relégation en battant Domont. Un gouffre, qu’il faut absolument creuser.

Le Creusot - Montmélian Meyzieu - St-Priest Rumilly - Saint-Savin Vienne - Beaune Villefranche/S. - Annecy

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h Pts 33 29 27 26 21 18 18 17 16 8

EXCEPTIONNELLE Par Guillaume CYPRIEN

C

’est un hasard, à chaque fois qu’elles se sont retrouvées ensemble dans ce championnat de Fédérale 2, les formations de Clamart et d’Anthony ont toujours été opposées lors des matchs de reprise. Ce derby des Hauts-deSeine est un classique des mois de septembre et de janvier, qui se conclue invariablement par un succès à domicile. Cette mécanique a été vérifiée au mois de septembre 2016. Les Clamartois se présentaient à l’extérieur dans une forme supposée meilleure que celle de leurs recevants. Ils avaient perdu d’un tout petit point (19-18) le match inaugural de la saison organisé sur le champ de patates du Parc Heller. Il y aura donc, dimanche, à quatre mois d’intervalles un point commun entre ces deux rencontres : l’état du terrain. C’est la reprise, la neige menace sur l’Ile-de-France, et Frédéric Barthe, le manager de Clamart, dont l’équipe a brillé par son jeu offensif durant la première partie de saison, ne se fait aucune illusion : « Ce sera une confrontation de conquête et d’occupation, en essayant de jouer les deux coups qui se présenteront. C’est le lot des matchs de reprise, et bien malin sait comment tout cela se terminera. » Une différence majeure, tout de même, avec les années précédentes : c’est la première fois que les deux équipes se rencontrent dans de telles positions au classement. Ce derby au couteau valait ha-

bituellement pour le maintien. Mais puisque Clamartois et Antoniens ont pris la poudre d’escampette, et semblent d’ores et déjà sauvés dans la division, ils s’affronteront cette fois-ci de façon plus ambitieuse, pour se hisser au meilleur rang de qualification. Et même plus si affinité, pour les Clamartois.

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 5 5 5 4 3 4 4 3 1

N. 0 2 2 1 1 1 0 0 1 0

P. 2 2 2 3 4 5 5 5 5 8

Bo 5 3 2 2 0 2 0 0 1 1

Bd 0 2 1 2 3 2 2 1 1 3

Leur particularité est leur position juste en dessous du trio de tête malgré deux défaites contre des équipes moins bien classées, Anthony et Épernay. Ils joueront contre Épernay le week-end prochain. S’ils parvenaient à pendre leur revanche sur ces deux formations qui avaient gâché leur début de saison, ils s’inviteront complètement à la folle sarabande de la course pour les meilleures places. Tenir dans l’hiver, et s’exprimer à nouveau sur des terrains plus propices, est leur plan de route. Leur effectif a récupéré le demi de mêlée Delcourt et leur troisième lig n e P i e r r e S a u v a g e. L e s Antoniens souffriront des absences de quatre éléments de la charnière, les demis de mêlée Ciernak et Crivelly, et les ouvreurs Nicolas et Boirin. « Mais on a rentré du monde devant, en première ligne et en deuxième ligne, minimise Damien Michel. Nous avons enfin une profondeur de banc pour tenir les parties, et à la charnière, il y a encore du monde de disponible. » Sur terrain lourd, cet effectif ragaillardi devrait donc assurer une bonne tenue de route, et favoriser l’indécision habituelle qui préside à cette confrontation. ■

Au programme Ce n’est pas forcément une reprise en douceur qui attend les équipes de la poule 3, pour au moins deux bonnes raisons. La première est que les rigueurs climatiques annoncées pour la fin de semaine avec un épisode neigeux peuvent laisser craindre pour l’état des pelouses et leur praticabilité. La seconde tient directement à la nature des oppositions. Deux chocs seront au programme, dès la première journée de la phase retour. L’un opposera le leader viennois à l’une des deux seules équipes l’ayant battu lors de la phase aller, en l’occurrence Beaune qui n’est autre que son dauphin. L’autre affiche mettra aux prises le quatrième de la poule, le FCS Rumilly, et une équipe de Saint-Savin qui le précède d’un petit point. Les rôles dans le haut du tableau pourraient être redistribués. Derrière ces quatre équipes l’écart s’est creusé. Villefranche-sur-Saône risque désormais de jouer sa tête à chaque match et n’aura pas de droit à l’erreur en recevant Annecy en quête d’une bonne opération. À l’amorce d’une phase retour qui sera décisive, les quatre autres équipes se tiennent en deux points : Meyzieu qui recevra Saint-Priest et Le Creusot qui accueillera Montmélian partagent ainsi les mêmes espoirs et la même pression avec leurs rivaux du jour.

COMPTEURS À ZÉRO Par Jean-Pierre DUNAND

M

athieu Lazerges l’assure : « aujourd’hui les compteurs sont remis à zéro. » L’entraîneur viennois, sans jouer les augures en misant sur une revanche de son équipe battue lors de la première journée à Beaune, tire simplement un constat : « La trêve a été longue, voire interminable et c’est bel et bien une deuxième saison qui démarre avec la réception de Beaune. Cela fait presque deux mois que nous n’avons pas joué. Nous avons fait le choix de ne pas disputer de matchs amicaux et de miser sur la préparation physique. Face à Beaune ce sera un match de reprise… On verra car après une longue coupure il est difficile de se projeter. » Les Viennois, installés dans le fauteuil de leader, invaincus à domicile, reprennent donc leur chemin face à une équipe bourguignonne qui les avait battus lors du match aller et après avoir bouclé la phase aller sur une autre défaite concédée à Rumilly. « C’est dommage d’avoir terminé ainsi la première partie de la saison mais, à Rumilly, nous n’avons pas réussi à trouver les clés. Cette défaite ne remet rien en cause dans notre système de jeu et avec le temps qui a coulé elle a été totalement évacuée. » Pour les Viennois, la seconde partie de saison peut sembler offrir un calendrier plus favorable puisqu’ils recevront les deux seules équipes étant parvenues à les faire plier. Mathieu Lazerges n’est pas de cet avis :

Poule 2

CHARTRES - SAINT-JUNIEN

Gennevilliers - Le Rheu Rennes - Orléans Chartres - Saint-Junien Niort - Isle/Vienne Exempt - Paris UC Classement 1. Niort 2. Orléans 3. Gennevilliers 4. Rennes 5. Chartres 6. Le Rheu 7. Saint-Junien 8. Isle/Vienne 9. Paris UC

sam. 20 h sam. 20 h dim. 15 h dim. 15 h dim. Pts 29 29 24 24 23 15 12 11 6

J. 8 8 8 8 8 8 8 8 8

G. 6 7 5 5 5 3 2 2 1

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0

P. 2 1 3 3 3 5 6 6 7

Bo 3 1 2 1 1 0 1 0 1

Bd 2 0 2 3 2 3 3 3 1

SUR LE PODIUM ?

VIENNE - BEAUNE

Poule 3 Classement 1. Vienne 2. Beaune 3. Saint-Savin 4. Rumilly 5. Annecy 6. Montmélian 7. Meyzieu 8. Le Creusot 9. St-Priest 10. Villefranche/S.

ROUTINE

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

« La poule reste très homogène et tous les matchs seront compliqués, à commencer par celui contre Beaune qui est une équipe ayant des qualités et des moyens. Rien ne sera facile à l’image de notre début d’année. Nous allons recevoir Beaune, puis nous irons disputer un derby face à SaintSavin sur la pelouse du stade Pierre-Rajon. Nous avons réalisé une bonne première partie de championnat, il nous appartient de ne pas la galvauder. Quand on est dans le rôle du leader il est légitime de vouloir tenir cette position. Ce sera notre objectif. Nous voulons maintenir l’écart avec nos rivaux. »

REPARTIR DU BON PIED À mi-parcours, cet écart n’est ni sécurisant pour les Viennois, ni rédhibitoire pour leurs poursuivants. Quatre points séparent Beaune de Vienne, Saint-Savin, futur adversaire de la formation des bords du Rhône n’est qu’à sept points. Tout peut aller très vite. Mathieu Lazerges en est convaincu qui attend ce match de reprise comme un test pour juger de la capacité de son équipe à repartir du bon pied mais aussi pour lever les interrogations que suscite une trêve inhabituellement longue. Beaune sera bien sûr logé à la même enseigne, mais avec sans doute beaucoup moins de pression sur les épaules des Bourguignons. Ils savent qu’il leur sera difficile de miser sur un quelconque effet de surprise et que le résultat du match aller éveillera la méfiance et la vigilance dans le camp viennois. Mais les faits ont démontré que tout est possible… Même si les compteurs sont remis à zéro. ■

Au programme C’est aux Bretons que reviendra d’ouvrir le bal du samedi soir. Avec Orléans comme hôte pour ce qui de Rennais idéalement positionnés au sein du quatuor majeur. Les Loirétains ont toutefois de quoi voir venir, qui se sont imposés lors du match aller. Seule une victoire bonifiée assortie de l’absence de la moindre concession à l’adversaire permettrait à Rennes de revenir à hauteur des riverains de la Loire. Peu probable. Le promu rheusois, lui, sera encore moins à la fête du côté de Gennevilliers. Les protégés d’Edgar Babou et de Johann Pinot entendent bien rester au contact du leader niortais. Des Deux-Sévriens qui reçoivent l’une des deux seules formations à leur avoir fait mordre la poussière depuis septembre : Isle-sur-Vienne en l’occurrence. La formation de Christophe Hivert et JeanPhilippe Barrière pourra à ce titre établir ses quartiers d’hiver sans la moindre pression. Enfin, précisons si besoin est que le Puc, exempté d’une certaine manière de corvée de reprise, sera le premier supporter de Niort et de Chartres. D’où ce détour non loin de la célèbre cathédrale.

ET L’ENVIE

D

Par Philippe ALARY

ans l’esprit des aficionados, la qualification des Chartrains ne fait plus l’ombre d’un doute. Reste que dans la vaste plaine beauceronne, nul n’a oublié l’équivalent de la « médaille en chocolat » du printemps dernier. Et si, cette année, la dite cinquième place est synonyme de participation, via le barrage, à la phase finale, côté dirigeant, on aimerait bien terminer la phase régulière au rang le plus avantageux possible. « Si nous n’avons pas à rougir de la défaite face à l’épouvantail niortais, inversement, on peut d’autant plus regretter ces points laissés en route çà et là que la poule semble autrement plus dense que la saison passée », explique en substance JeanMarie Léger, le président du club consacré sur le pavois en 2015. Pourquoi le cacher, celui dont Thomas Louis est le principal colistier a placé la barre le plus haut possible. Il est vrai qu’avec un staff aussi conséquent (on pense à Didier Nourault, qu’on ne présente plus, mais également à Romain Huet, le préparateur physique qui vient de prendre du galon auprès des féminines d’Annick Hayraud et de « Sam » Cherouk) le groupe également copiloté par Yann Mercuzot, Laurent Malen et Marc Jourdaine est censé multiplier les performances. Celle du match aller en banlieue de Limoges avait d’ailleurs pris au dépourvu les protégés d’Anthony Dumas et Jean-Jacques Taofifenua. Depuis, les Saint-Juniauds soufflent le chaud et le froid comme le confirme le dernier nommé :

« C’est vrai, quatre défaites à domicile pour un seul succès à l’extérieur, ce n’est pas un bon bilan même si la victoire dans le derby (face à Isle-sur-Vienne, N.D.L.R.) a eu un impact très favorable auprès de nos supporters. »

AVANTAGE CHARTRES L’encadrement haut-viennois a fait de son mieux pour éviter les affres d’une longue coupure. Un match amical a été conclu face au proche voisin tulliste, le weekend dernier. « Le système de jeu est bien établi, ce sont la fraîcheur physique et l’envie qui font la différence dans un contexte de reprise », poursuit l’ancien grenoblois, plutôt confiant quant aux chances de maintien. Mais attention, « le PUC n’est pas encore décroché ». Et puis, l’hiver s’installe résolument, ce qui va forcément favoriser les packs les plus denses. Avantage Chartres donc pour ce match de reprise quand bien même, dans le fief gantier, on a à cœur de montrer que le rugby ne saurait se cantonner dans le petit périmètre. « Nous nous sommes fixé des objectifs », conclut celui qui déplore toutefois les absences de Pierre Montemezzo et de Rodolphe Cerclaeys, l’ex pensionnaire du vivier aurillacois sur lequel veille Roméo Gontineac. Dix unités combleraient les entraîneurs de « Saint-Ju » lors d’un troisième bloc pas plus piqué des vers que des hannetons. Chez les Euréliens, un stage « in situ » a été effectué. Autant dire que, même sans le clamer haut et fort (les gens du Bassin parisien ne sont pas du genre à s’épancher) tout le monde souhaite repartir sur des bases analogues aux dépens du même adversaire. Forcément ! ■

HYÈRES-CARQUEIRANNE - BÉDARRIDESCHÂTEAUNEUF DU PAPE

Poule 4 Châteaurenard - Voiron Hyères-Carquei. - Bédarrides-Château. Pier.-St-Paul-Tr.-Ch. - Nice St-Jean-en-Royans - Montélimar Exempt - St-Raphaël-Fréjus Classement Pts 1. Hyères-Carquei. 31 2. Bédarrides-Château.30 3. Châteaurenard 26 4. St-Jean-en-Royans 21 5. Nice 19 6. Pier.-St-Paul-Tr.-Ch. 14 7. Voiron 12 8. St-Raphaël-Fréjus 12 9. Montélimar 8

LA FRAÎCHEUR

J. 8 8 8 8 8 8 8 8 8

G. 6 7 6 4 4 2 2 2 1

N. 0 0 0 1 0 1 0 1 1

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h P. 2 1 2 3 4 5 6 5 6

Bo 5 1 1 1 0 1 0 0 0

Bd 2 1 1 2 3 3 4 2 2

Au programme Voiron a laissé filer l’occasion d’entamer sa phase retour avec un poil de soulagement supplémentaire. Son revers d’avant la trêve face à Bédarrides l’oblige à devoir lutter jusqu’au bout pour son maintien avec Tricastin, Saint-Raphaël et Montélimar. Combien faudra-t-il de points à ce quarteron pour s’éviter l’échafaud ? Sans doute guère plus de vingt-trois. Seule certitude, ce n’est pas à Châteaurenard, invaincu au pied de ses tours, que Voiron gonflera son portefeuille. D’autant qu’il n’est pas passé inaperçu à l’esprit des Maraîchers qu’un nouveau succès conjugué à un revers sans bonus de Bédarrides sur les bords de la Méditerranée face à Hyères lui permettrait, peut-être, de se hisser au rang de dauphin. Ce n’est pas non plus à SaintJean-en-Royans, solide à souhait sur ses terres, que Montélimar grignotera partiellement son retard. Une façon de glisser que les pantoufles au pied, Saint-Raphaël va pouvoir observer tout cela tranquillement avant de s’en aller défier, dans une semaine, des Niçois au visage pluriel. Capables de s’en aller titiller Châteaurenard comme de se fourvoyer ou de se faire peur comme face à Montélimar ou Voiron. De réussir, cette fois-ci un coup à Tricastin comme d’en revenir les poches vides. Enfin, dans le choc entre le patron et son dauphin, Hyères aura tout à cœur de renouer avec le bon tempo et de prendre sa revanche sur Bédarrides plongeant, avec ce mois de janvier, dans deux voyages de rang compliqués à souhait.

DUEL

D’AMBITIEUX Par Olivier GAGNEBIEN

C

’est le choc du moment. Le patron face à son dauphin. Un petit rien sépare ces deux-là. Dans le Var, Hyères est tout bonnement invaincu. Intraitable, il y secoue tous ses adversaires. Jusqu’à inscrire la bagatelle de vingt et un essais e n q u a t r e r e n d e z - v o u s. Accessoirement, il a, cette foisci, une revanche à prendre sur les Vauclusiens après son court revers du mois de septembre à Châteauneuf-du-Pape. De nature à lui donner un peu plus d’appétit. Derrière son pilier droit et nouveau capitaine Victor Langlade, Bédarrides y sera pourtant sans complexe. Avec un tout petit revers jusque-là, il est déjà assuré de boucler dans les six sa saison régulière. Sauf une grosse catastrophe, il a presque validé une place dans les quatre. Avec un calendrier des matchs retours qui l’envoie disputer cinq de ses huit rendez-vous en dehors du Vaucluse, cela lui évite d’ailleurs de trop cogiter. « C’est vrai qu’avec Hyères, au-dessus de tout le monde et que l’on ne croise pas forcément au bon moment après son revers à Saint-Jean, puis le derby à Châteaurenard, on a deux matchs de rang compliqués, souffle son président Philippe Daminiani. Et l’on enchaîne ensuite par deux autres voyages en trois matchs à Tricastin puis à Saint-Raphaël. » « À Hyères, il n’y a pas d’impasse à faire, il n’y a rien à galvauder, se projette quand même son entraîneur Mickaël Mabilon. On n’y sera pas en pen-

sant déjà à Châteaurenard. Il s’agit d’être ambitieux. »

UNE TRÊVE À DIGÉRER Faut-il évoquer entre ces deux têtes de classe un premier rendez-vous à enjeu ? Sans doute. « On ne veut pas perdre deux fois contre Bédarrides », assure le Varois Martin Jagr. D’autant qu’un succès d’Hyères-Carqueiranne le mettrait déjà en ballottage favorable pour boucler en tête sa saison régulière. « Cela nous permettrait seulement de repartir du bon pied et de faire un petit break », corrige Martin Jagr, le regard tourné vers le troisième larron de tête Châteaurenard. Car il y aura d’autres matchs derrière celui-là et, dimanche soir, le temps ne sera pas encore à sortir les calculettes. « C’est un match important et compliqué, mais ce n’est pas un match capital note, de son côté, Mickaël Mabilon, et si l’on doit perdre, il n’y aura rien de grave. » Du reste, l’étiquette de favori est accolée dans le dos des Varois quand Bédarrides aura seulement à faire bonne figure. Sans obligation de résultat, mais avec un rang à tenir « et des points à prendre de partout pour boucler la saison le plus haut possible », énonce Mickaël Mabilon. Bref, pas question comme d’autres cette saison de revenir du Var avec une bonne grosse fessée. « D’ailleurs, sur nos matchs allers, si Hyères a montré le plus gros potentiel avec des anciens de Pro D2 ou de Fédérale 1, aucun de nos adversaires ne nous a effrayés », se rassure le technicien vauclusien. Il reste à répondre à cette question : comment les uns et les autres auront-ils digéré leur grosse coupure d’un mois et demi ? ■


Ovalie Fédérale 2 - 10e journée 23

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Poule 5

MILLAU - VILLEFRANCHE-DE-LAURAGAIS

Leucate-Roquefort - Torreil.-Canet-Ste-Ma.sam. 18 h 30 Castelnaudary - Mazamet dim. 15 h 30 Céret - Balma dim. 15 h Gaillac - Prades dim. 15 h Millau - Villefranche-de-L. dim. 15 h Classement Pts J. 1. Céret 30 9 2. Villefranche-de-L. 30 9 3. Leucate-Roquefort 26 9 4. Millau 25 9 5. Mazamet 21 9 6. Balma 19 9 7. Gaillac 18 9 8. Prades 15 9 9. Torreil.-Canet-Ste-Ma.149 10. Castelnaudary 10 9

G. 7 7 6 5 4 4 3 3 4 2

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

P. 2 2 3 4 5 5 6 6 4 7

Bo 1 2 1 1 1 0 0 0 0 0

Bd 1 0 1 4 4 3 6 3 0 1

Au programme Accroché à domicile au match aller par Millau, Villefranche-deLauragais, actuel dauphin de Céret, prend son déplacement en Aveyron très au sérieux. Millau invaincu à la maison cette saison a les arguments pour contrer les velléités des HautsGaronnais et des autres favoris sur ses terres. Après avoir empoché un bonus défensif à Millau, Gaillac doit confirmer un léger mieux face au promu catalan de Prades. Déception de la première phase de cette poule les Tarnais n’ont plus le choix, pour se relancer, que d’engranger à domicile et réaliser un exploit à l’extérieur. Toujours à la recherche d’une performance majeure hors de ses terres, Mazamet à l’occasion de conforter sa place dans les six pour la qualification avec un déplacement qui semble dans ses cordes chez la lanterne rouge chaurienne. Difficile de croire sur le papier que Balma pourra prendre sa revanche sur les Catalans de Céret qui étaient venus briser les projets des Haut-Garonnais dès la première journée. Céret, en pole position, juste devant Villefranche-de-Lauragais, ne devrait pas laisser passer l’occasion d’enfoncer le clou.

Bergerac - Malemort-Brive O. Cahors - St-Yrieix-la-Pe. Castelsarrasin - Casteljaloux Lévézou-Ségala - Decazeville Marmande - Issoire Pts 35 31 29 27 26 22 17 11 7 7

REDISTRIBUÉES ?

E

Par Pierre-Jean GONZALEZ

n tête de ce groupe depuis le début de la saison, Villefranchede-Lauragais a perdu son leadership à mi-parcours au profit de Céret. Les joueurs du Lauragais tenteront de remettre la pression sur les Catalans mais pour cela il faudra tout d’abord faire un exploit à Millau, invaincu à domicile à ce jour. Les Aveyronnais solides sur leurs bases avaient aussi failli jouer un mauvais tour au match aller aux Villefranchois en passant tout près du bonus défensif (18-25) dans l’antre du FCV. Un temps sur le toit de la Fédérale 2 au niveau national les joueurs du FCV ont signé six victoires de suite avant de se voir freiner pour la première fois par un dauphin catalan qui leur est passé devant lors de la dernière journée de la première phase. Un premier revers suivi d’une rechute spectaculaire à Leucate ou les HautGaronnais ont encaissé un cinglant (47-17) avant la trêve. Millau dominateur à domicile lors de la première phase s’est aussi souvent incliné de peu cette saison à l’extérieur, not a m m e n t c h e z l e s c a d o r s, Leucate, Céret et Villefranchede-Lauragais. On observe que Millavois et Villefranchois ont pris autant de points à l’extérieur depuis le début de la saison, huit au. Les premiers sont sortis cinq fois, les seconds quatre Villefranche a gagné deux fois dehors alors que Millau s’est contenté d’un seul succès. Côté Villefranche-de-Lauragais, après un départ en boulet de canon la défaite à Céret a mar-

qué les esprits. La trêve devait permettre aux Villefranchois de rebondir. « L’équipe à connu une baisse de régime avec un match loupé à Leucate. Elle avait peut-être encore en tête les déboires que nous avons connus à Céret avec une première défaite et trois blessés au compteur. Mais nous n’avons pas d’excuses, cette coupure a permis de retrouver de la fraîcheur, c’est en tout cas ce que je ressens à l’entraînement », constate Julien S i d o b r e, c o e n t r a î n e u r d e Villefranche.

MILLAU : ÉCOCHARD DE RETOUR Après six semaines de coupure, ce choc face aux Haut-Garonnais vient à point nommé pour constater si cette trêve pourrait changer le cours des choses chez les Aveyronnais. « Le plus important est de conserver notre invincibilité à la maison et d’être plus efficace à l’extérieur mais il faudra tout d’abord se méfier de Villefranche qui à de grosses ambitions. Après cette longue coupure, ce match sera un bon test », déclare Serges Sécail, trésorier général de Millau. Pour préparer la deuxième p h a s e d e c e g r o u p e, H a u t Garonnais et Aveyronnais ont axé leur préparation sur la cohésion et la récupération. Les deux camps ont disputé un seul match amical, contre Issoire pour Millau, face à Pamiers pour Villefranche. Dimanche, Millau comptera sur son capitaine Yann Ecochard de retour sur le pré. À Villefranche-de-Lauragais, la deuxième ligne va reprendre des couleurs avec le retour de Fabien Sottero et la qualification de l’Argentin Juan Facundo qui sera dans le groupe. ■

LEVÉZOU-SÉGALA - DECAZEVILLE

Poule 7 Classement 1. Castelsarrasin 2. Bergerac 3. Marmande 4. Issoire 5. Malemort-Brive O. 6. Cahors 7. Decazeville 8. Casteljaloux 9. St-Yrieix-la-Pe. 10. Lévézou-Ségala

CARTES

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h 30 dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 7 6 6 6 4 3 2 1 1

N. 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0

P. 1 2 3 3 3 4 5 7 8 8

Bo 3 1 3 1 1 2 0 0 1 0

Bd 0 2 2 2 1 2 3 3 2 3

Au programme La trêve est terminée, place au jeu ! Après six longues semaines sans match officiel, les concurrents sont prêts à en découdre avec le secret espoir de produire une année 2017 de haut vol ! On se souvient que lors de la dernière journée de la phase aller, toutes les équipes jouant à domicile avaient gagné … Cette première journée retour suivra t-elle la même logique ? Rien n’est moins sûr tant les rencontres s’annoncent indécises. Par exemple, Castelsarrasin, Bergerac, Marmande et Issoire, les quatre premiers, connaîtront une reprise compliquée : Castelsarrasion recevra Casteljaloux, tandis que Marmande et Issoire joueront l’un contre l’autre sur le terrain du premier nommé, dans un match qui sent la poudre. Bergerac recevra Malemort dans l’autre rencontre très importante dans la bataille pour la qualification. Cahors accueillera le dernier de la poule, Saint-Yrieix, qui serait bien inspiré de réussir un grand match pour espérer se sauver. Levézou-Ségala, autre relégable, recevra Decazeville. Un beau derby à perspective … Cette journée est importante à plus d’un titre : c’est le premier jour du reste de la saison et elle donnera une indication sur la façon dont les joueurs ont digéré cette longue trêve (six semaines) que la plupart des techniciens critiquent … Trop longue, elle oblige à une gestion spécifique pour ne pas repartir à zéro.

DERBY CIBLÉ

Q

Par David BOURNIQUEL

uoi de mieux qu’un bon petit derby pour attaquer la nouvelle année ? On ne parle que de ça, le long de la route « 88 » qui permet de parcourir les quelques 45 kilomètres qui séparent les deux clubs. Ce match sent la poudre à plus d’un titre. Clairement, la pression est sur les épaules de Lévézou-Ségala, qui reçoit en plus d’être moins bien classé que son adversaire. Les coalisés du Sud Aveyron occupent en effet une place de relégable et, s’ils ne sont pas encore distancés, ils n’ont plus vraiment le loisir de tergiverser et se doivent impérativement de prendre des points. « Deux ou trois matchs nous ont échappés de peu en début de saison. Ce sont sur des détails qu’une saison se joue, et force est de constater que pour le moment, ils ne nous sont pas favorables. Pour cette deuxième partie de saison, il y a trois matchs que nous avons ciblé et que nous voulons gagner impérativement. La venue de Decazeville en fait partie », explique Pierre Viala, l’un des coprésidents de Lévézou-Ségala. Jean-Luc Delaneau, le président de Decazeville, ne cache pas lui non plus l’importance de ce match pour ses troupes : « Clairement, c’est un match que nous avons marqué d’une croix rouge dans le calendrier. C’est un derby et c’est toujours des rencontres intéressantes à jouer. C’est important en termes d’image que de gagner ce genre

de rencontre. Celui-ci revêt une importance capitale pour nous. La victoire est impérative. En cas d’échec, nous pourrons faire une croix sur nos objectifs de qualification. Nous sommes vraiment à un tournant de la saison. » L’homme fort des joueurs du nord-Aveyron a prévenu son équipe : le match promet d’être très compliqué. Car l’adversaire est de qualité et les conditions promettent d’être dantesques : « Les joueurs sont avertis, prévient Jean-Luc Delaneau. La météo pourrait être pénible. C’est une composante à prendre en compte. »

MATCH DE PRÉPARATION ANNULÉ Les deux équipes, en plus de la météo, devront gérer leur état de forme après une longue coup u r e d e s i x s e m a i n e s. L e s Decazevillois devaient jouer un match amical la semaine passée face à Mazamet mais ils ont été prévenus par les Tarnais que la pelouse prévue pour accueillir le match était gelée. Ils se sont donc contentés d’une opposition entre eux. « Cette coupure est bien trop longue, reprend Jean-Luc Delaneau. Difficile de garder les joueurs sous pression durant autant de temps. Vivement que les choses sérieuses reprennent. » « Tous les joueurs des deux équipes se connaissent bien, pose Pierre Viala. Nos deux équipes ne sont pas si éloignées que ça, nous vendrons chèrement notre peau même si nous jouons le maintien et nos adversaires la qualification ! » En ce week-end de derby, les Aveyronnais connaîtront leurs nouveaux rois dimanche en soirée !

Poule 6

LANNEMEZAN - NAFARROA

Boucau-Tarnos - Pamiers Hendaye - Lourdes Lannemezan - Nafarroa Peyrehorade - Mauléon Saverdun - Ger-Séron-Bédeille Classement 1. Hendaye 2. Mauléon 3. Pamiers 4. Nafarroa 5. Lannemezan 6. Peyrehorade 7. Saverdun 8. Boucau-Tarnos 9. Lourdes 10. Ger-Séron-Bédeille

Pts 37 27 26 25 23 19 16 16 12 11

dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 6 5 5 5 4 4 3 2 2

N. 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0

P. 1 3 3 4 4 5 5 6 6 7

Bo 4 2 3 2 1 0 0 0 0 0

Bd 1 1 1 3 2 3 0 4 2 3

Au programme On en aurait presque perdu l’habitude ! Dimanche, à 15 heures, après plus d’un mois et demi d’arrêt, la Fédérale 2 reprendra du service. Ouf ! Les rugbymen de la poule 6 commençaient à avoir des fourmis dans les jambes. Hendaye, qui a passé Noël bien au chaud au balcon de la poule, voudra fêter la nouvelle année comme il se doit en accueillant Lourdes pour qui le temps presse. Mauléon, bien dans ses crampons, devra confirmer en allant défier Peyrehorade qui a fait le nécessaire avant la trêve. Match disputé en vue… Pamiers, qui a de l’ambition, réussira-t-il à faire respecter la hiérarchie chez les Boucalais-Tarnosiens ? À domicile, ces derniers ne l’entendront pas de cette oreille. Entre Lannemezan et Nafarroa, l’année devrait commencer sur les chapeaux de roues. Les hommes du Plateau, dans leur antre, auront un léger temps d’avance. Saverdun et Ger-Séron-Bédeille, en découdront dans l’Ariège. Les Saverdunois, mieux classés et difficiles à manœuvrer à domicile, devraient normalement faire respecter la logique. Ces premiers matchs de la nouvelle année devraient réserver leur lot de surprises. Qui démarrera l’année en fanfares ? Qui, au contraire, pourrait déjà avoir la migraine ?

Bassin d'Arcachon - Lormont Fleurance - Orthez Gimont - Aire/l'Adour Hagetmau - L'Isle-Jourdain Morlaàs - Salles Pts 32 31 27 23 22 22 17 17 11 10

Q

Par Mathilde LACROUTS

u’il était long ce pont ! Ce viaduc ! Cet aqueduc ! Bref, ce mois et demi sans le moindre rugby. Ce week-end, enfin, le train-train pourra reprendre. Sur le plateau de Lannemezan, les crampons seront bien cirés et l’envie décuplée. Il faut dire, qu’en plus, l’affiche vaudra le détour. Les Hauts-Pyrénéens, cinquièmes de la poule, accueilleront leurs compères de Nafarroa, quatrièmes, et qui les devancent au classement de deux petits points. Le rendez-vous promet donc d’être épicé et même très relevé. Pendant ces longues semaines sans rugby, les deux formations ont peaufiné leur physique et soigné les bobos. Quelques grippes, çà et là, ont perturbé la préparation. Mais, dans l’ensemble, dans un camp comme dans l’autre, tout l’effectif sera sur le pont, prêt à en découdre.

BASCULER DU BON CÔTÉ Pour Lannemezan, il faudra renouer avec le succès à domicile. En effet, avant les fêtes, les joueurs du Plateau ont trébuché dans leur antre 22 à 29 face à Mauléon : « Nous avions manqué de réalisme, confie le patron de Lannemezan, Christophe Schneider. Et nous n’avions pas été efficaces en défense. Nous avions raté trop de plaquages face à une équipe très solide. » De leur côté, les hommes de Nafarroa s’étaient imposés au

Boucau-Tarnos sur le score de 28 à 34 : « Ce match nous a fait du bien avant la trêve », confie Philippe Feuillade. Durant les fêtes, Lannemezan et Nafarroa ont chacun disputé un match amical. Les Lannemezanais face à l’IsleJourdain. Une rencontre pas si amicale que cela puisqu’arrêtée à la 56e minute à cause d’une bagarre générale. Du côté de Nafarroa, c’est face à Hagetmau qu’un véritable match amical a eu lieu. De quoi se mettre en appétit à l’aube de cette reprise qui s’annonce musclée : « Nous savons que Nafarroa est une équipe qui sera dure à manœuvrer, appréhende Christophe Schneider. Elle possède un bon fond de jeu, une bonne conquête ainsi qu’une défense intéressante et solide. Il faudra trouver les clés pour les contrer et nous imposer. La victoire est impérative pour basculer du bon côté et jouer les premiers rôles de la poule. » Pour Nafarroa, mieux classé, l’objectif est de le rester : « Nous aborderons ce déplacement dans les Hautes-Pyrénées avec humilité et respect, explique Philippe Feuillade. Nous connaissons les valeurs de cette équipe. C’est une formation redoutable et redoutée. » Le retour à la compétition promet vraiment de belles perspectives. Lannemezan, sur son Plateau, aura un léger avantage. Mais Nafarroa, qui a la ferme envie de rester devant en 2017, voudra faire respecter la hiérarchie. Ce rendez-vous sera une sorte de fête après les fêtes. Alors, à qui les étrennes ? ■

FLEURANCE - ORTHEZ

Poule 8 Classement 1. Bassin d'Arcachon 2. Orthez 3. L'Isle-Jourdain 4. Fleurance 5. Lormont 6. Morlaàs 7. Hagetmau 8. Salles 9. Aire/l'Adour 10. Gimont

À QUI LES ÉTRENNES ?

dim. 15 h dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 7 6 5 5 5 4 3 1 1

N. 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0

P. 2 2 3 4 4 4 5 5 7 8

Bo 3 1 1 1 1 1 0 0 1 0

Bd 1 2 2 2 1 1 1 3 4 6

Au programme Orthez débutera t-il 2017 comme il a terminé 2016 ? On se souvient en effet que lors de la dernière journée de la phase aller, les Béarnais avaient été capables de gagner à l’extérieur sur la pelouse de Gimont. Dimanche, ils se déplacent encore, dans le Gers cette fois-ci, à Fleurance. Un nouveau « coup » à l’extérieur confirmerait les Orthéziens dans leur statut de favoris de la poule. Un statut qu’ils partagent avec Bassin-d’Arcachon, actuel leader avec un point d’avance sur Orthez et qui attaquera sa phase retour à domicile contre Lormont. Le troisième, L’Isle-Jourdain, se déplacera à Hagetmau, une formation qui a soufflé le chaud et le froid en 2016 et qui pointe au cœur du ventre mou (septième ex aequo, six points devant le maintien). Morlàas et Salles se disputeront cinq points importants dans la course pour le maintien. Morlaàs, actuel cinquième, est un outsider intéressant. Salles a plutôt la tête au maintien. Il ne compte que six points d’avance sur le premier relégable. En bas de tableau, Aire-sur-l’Adour et Gimont ne sont pas encore réellement décroché mais doivent impérativement l’emporter pour enclencher une dynamique positive. Dans ce duel, malheur au vaincu.

REPRENDRE LE RYTHME

C

omme partout en France et à tous les niveaux de compétition, la question qui trottera dans toutes les têtes dimanche au coup d’envoi est de savoir laquelle des deux formations aura le mieux négocié la trêve des confiseurs. Six semaines de coupure peuvent avoir des conséquences dramatiques sur l’état de forme d’une équipe amateur. « Il faut bien que les joueurs vivent », confiait Alain Suzan, le président d’Orthez. Orthez, désireux de poursuivre sur sa lancée et de ne pas concéder un pouce de terrain à ses poursuivants, veut vraiment se déplacer à Fleurance dans l’optique de « faire un coup », dixit le président Alain Suzan, comme ce fut le cas fin 2016 à Gimont. Pour cela, les Béarnais ont programmé deux matchs amicaux, l’un début décembre contre Peyrehorade et un dimanche dernier contre une « belle équipe de Mauléon ». Entre ces deux matchs, une grosse semaine de coupure et des entraînements ciblés. Alain Suzan reprend : « Nous craignons ce match. Je considère les Fleurantins comme l’une des plus grosses équipes de la poule. Ils disposent d’un gros pack et sont complets dans toutes leurs lignes. » L’homme fort orthézien sait qu’une nouvelle compétition commence à l’aube de cette année 2017. Selon lui, les compteurs sont remis à zéro. « La coupure aura laissé des traces, c’est certain. C’est un nouveau championnat qui débute. Les forces en présence ne sont plus les mêmes. Des équipes se sont renforcées en enrôlant de nouveaux joueurs, d’au-

tres arriveront fatiguées… Les cartes sont redistribuées. De notre côté, nous avons été assidus, j’espère que nous serons récompensés par de bons résultats… Ce match est capital dans la poursuite de notre objectif, à savoir de glaner l’une des deux premières places de la poule… » Alain Suzan sait que le calendrier de son équipe n’est pas forcément favorable. Les Béarnais ont reçu plus souvent qu’ils ne sont sortis sur la première partie de saison. Ce sera l’inverse en 2017. Au vu de leur propension à bien se comporter à l’extérieur, cela est un faux problème… Reste à savoir s’ils auront les mêmes prédispositions en cette nouvelle année. L’avenir le dira… « Nous appréhendons ce déplacement à Fleurance. On le redoute. On sait que Fleurance nous attendra avec ses meilleurs arguments pour bien démarrer l’année. » Une victoire fleurantine et la perspective de la qualification prendrait sérieusement corps…

FLEURANCE TIENT LA ROUTE Les Gersois, eux, pointent à la quatrième place, huit points derrière leurs adversaires du jour. Un retard qu’il sera difficile de combler mais la qualification est plus que jamais dans les cordes des Fleurantins. Être solide à domicile sera le premier pilier de la réussite des Gersois. Eux qui restent sur une victoire probante face à l’IsleJourdain auront à cœur de conf i r m e r. O n s a i t l e s G e r s o i s prompts à finir fort leur saison. Alors, qui aura le mieux digéré les agapes ? Réponse dimanche ! D. B. ■


24 Ovalie Fédérale 3 - 10e journée OUTRE DES VACANCES BIEN MÉRITÉES POUR LES JOUEURS, LA TRÊVE DES CONFISEURS AURA EU LE MÉRITE DE METTRE LE CALENDRIER DE FÉDÉRALE 3 À JOUR. SI BIEN QU’À CE JOUR ET AVANT CETTE PREMIÈRE JOURNÉE RETOUR, ON PEUT COMPTER NEUF CLUBS INVAINCUS DONT SIX D’ENTRE EUX ONT FAIT LE CARTON PLEIN : TOURS, TOURNON-TAIN, BERRE-L’ÉTANG, LA VALETTE, MONTAUBAN ET PÉRIGUEUX. ARGELÈS-SUR-MER ET NUITS-SAINT-GEORGES (UN MATCH NUL) AINSI QUE PUILBOREAU (DEUX NULS) ONT PRESQUE FAIT AUSSI BIEN. SUPERBES PARCOURS.

Poule 2

Poule 1 Courbevoie - Armentières Marcq-en-Bar. - Sucy-en-Brie Pithiviers - Soissons Pontault-Combault - Compiègne Rueil-Malmaison - Dunkerque-St-Pol Classement 1. Marcq-en-Bar. 2. Sucy-en-Brie 3. Compiègne 4. Pontault-Combault 5. Courbevoie 6. Soissons 7. Armentières 8. Dunkerque-St-Pol 9. Pithiviers 10. Rueil-Malmaison

Pts 36 31 29 27 23 20 15 15 12 9

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 7 6 6 4 5 3 3 2 1

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

P. 1 2 3 3 5 4 6 6 7 8

Bo 3 1 4 1 2 0 0 1 0 0

Bd 1 2 1 2 5 0 3 2 4 5

Poule 3

Caen - Le Havre AC Houilles-Carrière - Evreux Meaux - Boulogne-Billan. Plaisir - Viry-Chatillon Ris-Orangis - SCUF Classement 1. Plaisir 2. Ris-Orangis 3. Meaux 4. Evreux 5. Viry-Chatillon 6. Houilles-Carrière 7. SCUF 8. Boulogne-Billan. 9. Le Havre AC 10. Caen

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h Pts 38 37 36 22 22 19 18 14 8 4

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 8 7 4 5 4 4 2 2 0

N. 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0

P. 1 1 2 4 4 5 5 6 7 9

Bo 6 5 6 2 2 1 1 2 0 0

Bd 0 0 2 2 0 2 1 2 0 4

Poule 4

Auray - Chinon Blois - Parthenay Lanester - Tours Plouzané - La Baule Trignac - Poitiers Classement 1. Tours 2. La Baule 3. Plouzané 4. Poitiers 5. Auray 6. Blois 7. Parthenay 8. Chinon 9. Trignac 10. Lanester

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h Pts 42 38 27 26 24 15 14 13 13 0

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 8 6 6 5 3 3 2 3 0

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

P. 0 1 3 3 4 6 6 7 6 9

Bo 6 5 2 2 3 1 2 1 1 0

Bd 0 1 1 0 1 2 0 4 0 0

Bourges - Chauray Châteauroux - Cholet La Roche-sur-Y. - Angers Puilboreau - La Châtre St-Sébastien-B.-G. - Vierzon Classement 1. Puilboreau 2. Châteauroux 3. Bourges 4. Vierzon 5. Angers 6. Cholet 7. St-Sébastien-B.-G. 8. La Châtre 9. Chauray 10. La Roche-sur-Y.

Pts 34 27 26 25 23 20 17 14 12 12

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 6 5 5 4 3 3 3 3 2

N. 2 0 1 1 1 2 0 0 0 1

P. 0 3 3 3 4 4 6 6 6 6

Bo 2 2 2 2 2 2 1 0 0 0

Bd 0 1 2 1 3 2 4 2 0 2

Page réalisée par... ● Guillaume Cyprien (poules 1, 2, 3 et 4). ● Mathilde Lacrouts (5 et 7). ● Olivier Gagnebien (6, 8, 9, 10 et 11). ● Didier Navarre (12, 14 et 15). ● David Bourniquel (13 et 16).

Précisions

Pour des raisons de place, il ne nous est pas possible parfois de donner le nom détaillé de tous les clubs en entente. En voici la liste. Poule 1 > Dunkerque-St-Pol : Dunkerque-Saint-Pol-sur-Mer (Flandres Littoral). Poule 3 > Houilles-Carrière : Houilles-Carrière-sur-Seine. Poule 4 > Saint-Sébastien-B.-G. : Saint-Sébastien-surLoire-Basse-Goulaine. Poule 5 > Grand Dole : Tavaux-Damparis-Abergement-la-Ronce. Poule 6 > Bellegarde-Coupy : Bellegarde-sur-Valserine-Coupy; Bièvre-St-Geoirs : Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. Poule 7 > Clermont-Cournon : Clermont Université Club-Cournon-d’Auvergne. Poule 8 > St-Marcel-L’Is.-d’A. : Saint-Marcel-Bel-AccueilL’Isle-d’Abeau. Poule 9 > Martigues-Pt-de-B. : Martigues-Port-de-Bouc; Rhône XV : La Roche-de-Glun-Bourg-lès-Valence. Poule 10 > Vallée du Gapeau : Solliès-Pont. Poule 11 > Avenir Bleu et Blanc : Capestang-Puisserguier ; Côte vermeille : Banyuls-Port-Vendres-Collioure-Cerbère; Fleury-Salles-Coursan : Fleury-d’AudeSalles-d’Aude-Coursan. Poule 12 > Laroque-Bélesta : Laroque-d’Olmes-Bélesta. Poule 13 > Miélan-Mirande-Rab. : Miélan-Mirande-Rabastens. Poule 14 > FCTT : Toulouse OEC-Toulouse OAC. Poule 15 > Pont-Long : Serre-Castets-SauvagnonMontardon. Poule 16 > Barbeziaux-Jonzac : Barbezieux-Saint-Hilaire-Jonzac.

Poule 6

Poule 5 Besançon - Auxerre Grand Dole - Genlis Nuits-St-Georges - Lons-le-Saunier Pont-à-Mousson - Metz Pontarlier - Haguenau Classement 1. Nuits-St-Georges 2. Pontarlier 3. Besançon 4. Metz 5. Lons-le-Saunier 6. Grand Dole 7. Haguenau 8. Auxerre 9. Genlis 10. Pont-à-Mousson

Pts 38 33 25 22 19 19 18 17 16 7

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 7 6 5 3 4 4 4 3 0

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h N. 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0

P. 0 2 3 4 5 5 5 5 6 9

Bo 4 3 0 0 1 2 0 0 0 0

Bd 0 2 1 2 4 1 2 1 4 7

Renage-Rives - Bièvre-St-Geoirs Bellegarde-sur-V. - Belleville/S. Couches - Verdun/Doubs Izeaux - St-Claude Villars-les-D. - Nantua Classement 1. Bellegarde-sur-V. 2. Villars-les-D. 3. Bièvre-St-Geoirs 4. St-Claude 5. Renage-Rives 6. Izeaux 7. Nantua 8. Couches 9. Verdun/Doubs 10. Belleville/S.

Pts 34 34 31 30 22 20 19 15 9 1

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

sam. 16 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h G. 8 7 7 6 5 4 3 3 2 0

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

P. 1 2 2 3 4 5 6 6 7 9

Bo 1 5 2 4 1 0 2 1 0 0

Bd 1 1 1 2 1 4 5 2 1 1

● La reprise pourrait donner un tour définitif à la domination de Marcq-enBar œul. Les Nordistes recevront leur dauphin de Sucy-en-Brie, alors que dans le même temps, Pontault-Combault accueillera Compiègne pour le gain de la troisième place. Si les deux équipes évoluant à domicile devaient l’emporter, les Marcquois disposeraient de près de dix points d’avance sur tout le monde. Tout en bas, Rueil-Malmaison et Pithiviers doivent absolument l’emporter chez eux contre Dunkerque-Saint-Pol et Soissons, pour ne pas se faire décrocher de la zone de maintien. Avec un succès à la maison contre Armentières, Courbevoie resterait en embuscade derrière le quatuor de tête.

● Ris-Orangis, Plaisir et Meaux jouent à domicile. Les leaders tenteront de modifier les écarts entre eux à leur avantage, en prenant des bonus offensifs. Mais c’est la reprise et leurs adversaires du Scuf, Viry-Châtillon et Boulogne-Billancourt tenteront de profiter du manque de rythme de chacun, pour créer une petite surprise. Le gros match de la journée se jouera dans le bas du tableau, entre Caen et Le Havre. Le premier nommé semble déjà condamné mais voudra remporter son derby de la Normandie. Le Havre doit s’imposer pour reprendre un peu de terrain sur l’ACBB. Houilles-Carrière doit l’emporter contre Evreux pour conforter sa place dans les six premiers.

● Gros match de reprise à Plouzané ! Les Bretons (2e) accueillent La Baule (3e) et cette confrontation sera suivie de près par les leaders tourangeaux. Eux se rendent chez les derniers, à Lanester. S’ils l’emportent, et que La Baule chute, ils disposeront d’une belle petite avance pour gérer leur leadership. La suprématie dans cette poule se décidera peut-être maintenant. La bataille pour la sixième place peut prendre aussi un tournant. Le vainqueur entre Blois et Parthenay prendra une petite avance pour la qualification. Trignac devrait battre Poitiers pour rester au contact, alors que Chinon pourrait perdre du terrain à Auray.

● Dans cette poule qui reste très homogène, le programme de cette reprise pourrait favoriser, pour la première fois, une séparation du groupe en deux parties distinctes. Les cinq premiers joueront contre les cinq derniers. Si les cinq premiers l’emportent, une frontière apparaîtra. Le leader Puilboreau, son dauphin de Châteauroux, et leur poursuivant de Bourges, avec des matchs à domicile contre La Châtre, Cholet et Chauray seront grands favoris. De leurs côtés, le quatrième, Vierzon, et le cinquième, Angers, devront s’imposer à Saint-Sébastien-Basse-Goulaine et à La Roche-sur-Yon pour suivre le rythme des trois premiers et consolider leur place de qualifiable.

Poule 7

Poule 8

Poule 9

Poule 10

Clermont-Cournon - Uzerche Figeac - Clermont St-Cernin - Arpajon-Veinazes Ussel - Mauriac Vichy - Guéret Classement 1. St-Cernin 2. Clermont-Cournon 3. Arpajon-Veinazes 4. Vichy 5. Figeac 6. Guéret 7. Uzerche 8. Ussel 9. Clermont 10. Mauriac

Pts 34 32 31 27 21 19 16 14 9 8

sam. 17 h 30 dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 7 7 6 4 4 2 2 2 2

N. 0 0 0 0 1 0 2 1 0 0

P. 2 2 2 3 4 5 5 6 7 7

Bo 5 3 3 3 0 1 1 2 0 0

Bd 1 1 0 0 3 2 3 2 1 0

Rillieux-la-Pape - Pont-de-Claix Seyssins - St-J.-de-Bournay St-Marcel-l'Is.-d'A. - Le Puy-en-Velay Tournon-Tain - Annonay Vinay - La Tour-du-Pin Classement 1. Tournon-Tain 2. St-Marcel-l'Is.-d'A. 3. Vinay 4. Annonay 5. Le Puy-en-Velay 6. Rillieux-la-Pape 7. La Tour-du-Pin 8. Pont-de-Claix 9. Seyssins 10. St-J.-de-Bournay

Pts 37 32 31 29 21 16 12 12 9 8

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 7 7 6 4 3 2 2 2 2

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h N. 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0

P. 0 2 2 3 5 5 7 6 7 7

Bo 1 3 2 2 2 0 2 1 0 0

Bd 0 1 1 3 3 2 2 1 1 0

Berre-l'Etang - Eymeux Givors - Ampuis Les Angles - Beaurepaire Privas - Avignon-Le Pont. Rhône XV - Martigues-Pt-de-B. Classement 1. Berre-l'Etang 2. Martigues-Pt-de-B. 3. Ampuis 4. Rhône XV 5. Privas 6. Les Angles 7. Beaurepaire 8. Avignon-Le Pont. 9. Givors 10. Eymeux

Pts 41 33 28 25 22 22 17 14 11 5

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 7 6 4 4 4 4 2 1 1

N. 0 0 1 2 0 1 0 1 1 0

P. 0 2 2 3 5 4 5 5 7 8

Bo 5 3 1 3 3 1 0 1 1 0

Bd 0 2 1 2 3 2 1 5 4 1

Aubagne - La Valette Cavaillon - L'Isle/la-Sorgue Palavas - Bastia Six-Fours - Aix UC Vendres-Lespignan - Vallée du Gapeau Classement 1. La Valette 2. Aix UC 3. Palavas 4. Cavaillon 5. Vallée du Gapeau 6. L'Isle/la-Sorgue 7. Aubagne 8. Vendres-Lespignan 9. Bastia 10. Six-Fours

Pts 39 27 24 24 23 23 20 19 14 0

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 6 5 5 5 5 4 3 3 0

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h P. 0 3 4 4 4 4 5 6 6 9

Bo 3 1 1 1 1 1 2 1 0 0

Bd 0 2 3 3 2 2 2 6 2 0

● Les crampons sont cirés, les sacs préparés, l’année 2017 peut démarrer. Nuits-Saint-Georges sera-t-il toujours en forme après les fêtes ? Lons-leSaunier, moins bien classé, devra se méfier. Pontarlier, bon deuxième, a de l’ambition et partira favori lors de la réception de Haguenau. Entre Besançon et Auxerre, les premiers nommés auront l’avantage des paris. Metz, qui a passé Noël dans le quatuor, pourrait bien démarrer cette nouvelle année en cas de succès chez la lanterne rouge, Pont-à-Mousson. Entre Dole et Genlis, le rendez-vous devrait être serré. Mais dans un camp comme dans l’autre, le besoin de points est urgent.

● Sur leurs terres, Bellegarde-Coupy et Villars-les-Dombes n’ont rien à craindre. Sauf à prendre avec trop de légèreté leurs exercices. Face à Belleville, la lanterne rouge cramoisie, et à Nantua, les deux patrons ont l’occasion de prendre un peu de plus de champ sur leurs chasseurs. Car si au lendemain de deux revers consécutifs, Bièvre-Saint-Geoirs, rentré dans le rang, est en quête de rebond, son court voyage chez son voisin de Renage-Rives, invaincu sur ses terres, n’a rien d’une simple balade. Ni du reste celui de Saint-Claude à Izeaux déjà revenu, en septembre, du Jura avec la mise au fond des fouilles. Enfin, dans sa quête de maintien, Couches serait bien inspiré de doubler la mise face à Verdun.

● Patrons de la poule, les Doriens ont passé un Noël libéré. Mais la reprise ne sera pas une sinécure avec la réception d’Arpajon qui a là une occasion en or de s’emparer du trône. Entre Clermont-Cournon et Uzerche, le suspense ne sera pas le même. Les coéquipiers de Bastien Siepielski partiront largement favoris. Vichy, qui accueillera Guéret, devrait faire respecter la hiérarchie. Mais gare aux écarts. Figeac fera-t-il respecter la logique lors de la réception de Clermont-la-Plaine ? C’est probable. Entre Ussel et Mauriac, le besoin de points est primordial. Surtout pour les visiteurs qui s’enlisent dangereusement dans la zone rouge.

● Après cinq revers, Seyssins n’a d’autres choix que de renouer, avec le succès. Cela lui permettrait d’enfoncer un peu plus son voisin de l’Isère SaintJean-de-Bournay et même de profiter des voyages ardus de La Tour-du-Pin et de Pont-de-Claix à Vinay et Rillieux-laPape pour retrouver un minimum de couleurs. Cela mettrait, en fond de classe, trois clubs en un point, quatre en cinq. En tête de cordée, Tournon-Tain a les épaules pour rester invaincu même si Annonay a les armes pour lutter. Ce qui lui permettra de conserver son écart avec ses deux autres chasseurs SaintMarcel-l’Isle d’Abeau et Vinay sans inquiétude au moment de croiser Le Puyen-Velay et La Tour-du-Pin.

● Pour s’en sortir, le promu Eymeux n’a plus de temps à perdre. Sauf qu’il sera encore dans ses petits souliers au moment de croiser le patron de BerreL'Étang. D’autant que celui-ci a l’occasion d’épaissir son écart avec ses dauphins. Le premier est tenu à un match solide s’il ne veut pas revenir de Bourglès-Valence les poches vides. Quant au second, il n’est certainement pas assuré de revenir de Givors avec la mise. Enfin, avec un tout petit succès sur ses cinq derniers matchs, les Angles ont juste l’obligation de l’emporter pour ne pas sentir de trop près le souffle chaud de Beaurepaire. Quant au Pontet-Avignon, il a peut-être l’occasion à Privas de prendre sa revanche du match aller.

● Déjà surpris par deux fois sur ses terres, Aubagne est en deçà de ses ambitions quand La Valette est toujours invaincue. Face à un adversaire n’ayant renoncé à rien, le patron ne doit pourtant pas s’attendre à un exercice simple dans les Bouches-du-Rhône tandis que son dauphin aixois doit pouvoir revenir de Six-Fours avec la mise. Derrière, cela se bouscule joyeusement avec la bagatelle de six clubs en cinq points et quatre fauteuils à prendre. Une façon de glisser que dans cette empoignade serrée à souhait, Palavas, Vendres-Lespignan et Cavaillon ne voudront respectivement pas abandonner sur leurs terres le moindre point à Bastia, à la Vallée du Gapeau et à Isle-sur-Sorgue.

Poule 11

Poule 12

Poule 13

Poule 14

Poule 15

Poule 16

Argelès/Mer - Servian-Bouj. dim. 15 h Av. Bleu et Blanc - Gruissan dim. 15 h Jacou-Montpellier - Fleury-Salles-Cours.dim. 15 h Pézenas - Côte vermeille dim. 15 h Quillan-Limoux - Thuir dim. 15 h

Grenade/Gar. - Nérac Layrac - Revel Rieumes - Laroque-Bélesta Tournefeuille - Vic-Fezensac Vic-en-Bigorre - Tournon-d'Agen

dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30

Bazas - FCTT dim. 15 h 30 Bon Encontre-Boé - Beaumont-de-L. dim. 15 h Floirac - St-Sulpice/Tarn dim. 15 h Fumel - Négrepelisse dim. 15 h Montauban RC - Monflanquin dim. 15 h

AS Bayonne - Vill.-de-Marsan Bizanos - Rion-des-Landes Larressore - Pont-Long Nogaro - Mugron St-Paul-lès-Dax - Riscle

N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Classement 1. Montauban RC 2. FCTT 3. Négrepelisse 4. St-Sulpice/Tarn 5. Beaumont-de-L. 6. Monflanquin 7. Floirac 8. Bazas 9. Bon Encontre-Boé 10. Fumel

Classement 1. Argelès/Mer 2. Gruissan 3. Côte vermeille 4. Jacou-Montpellier 5. Pézenas 6. Quillan-Limoux 7. Thuir 8. Fleury-Salles-Cours. 9. Av. Bleu et Blanc 10. Servian-Bouj.

Pts 35 32 25 23 23 22 21 17 9 1

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 8 7 5 5 5 4 5 4 1 0

N. 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0

P. 0 2 4 3 4 5 4 5 8 9

Bo 1 4 3 0 1 3 1 0 0 0

Bd 0 0 2 1 2 3 0 1 5 1

● Le nouveau patron reprend en douceur. Une façon de glisser qu’Argelèssur-Mer n’a rien à craindre de la lanterne rouge, Servian-Boujan, sans illusion quant à son futur. L’Étoile peut même se hausser un peu plus haut si, face à Gruissan, l’Avenir Bleu et Blanc sait se montrer aussi coriace qu’il y a un mois face au leader catalan, jusqu’à surprendre, cette fois-ci, le club audois. Cela lui permettrait de relever légèrement la tête d’autant que Fleury-Salles-Coursan n’a pas un rendez-vous bien simple à négocier à Jacou. Pézenas cherchera à infliger un quatrième revers de rang à la Côte vermeille et Quillan à se débarrasser de Thuir, toujours revenu jusqu’ici les poches vides de ses voyages.

Classement 1. Tournon-d'Agen 2. Rieumes 3. Tournefeuille 4. Revel 5. Layrac 6. Nérac 7. Vic-Fezensac 8. Laroque-Bélesta 9. Grenade/Gar. 10. Vic-en-Bigorre

Pts 31 31 30 28 26 20 19 18 14 -18

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 6 7 6 5 4 4 3 2 0

dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 forfait 1

Aramits-Asasp - Soustons Hasparren - Mouguerre Miélan-Mirande-Rab. - Barcus Navarrenx - St-Lary-Soulan St-Palais - Coarraze-Nay

N. 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0

Classement 1. Coarraze-Nay 2. Aramits-Asasp 3. Hasparren 4. Soustons 5. Miélan-Mirande-R. 6. St-Lary-Soulan 7. Navarrenx 8. Mouguerre 9. St-Palais 10. Barcus

P. 2 2 2 3 4 5 5 5 7 0

Bo 1 2 0 0 1 0 0 0 1 0

Bd 1 2 1 3 4 3 2 3 4 0

● Lors de la première manche, Tournefeuille et Rieumes s’étaient illustrés à Vic-Fesenzac et Laroque-Bélesta. Le premier nommé l’avait emporté (22-5), le second avait partagé les points (13-13). En toute logique, Tournefeuillais et Rieumois devraient s’imposer et conforter leur position en haut du classement. À Revel, Layrac s’était incliné d’une courte (16-12). Dimanche, les Lotet-Garonnais ont l’occasion de prendre leur revanche et à subtiliser à leurs hôtes la place de quatrième. Grenadesur-Garonne a lancé son opération maintien. Maintien qui passe par une victoire impérative aux dépens de Nérac. Enfin, Tournon-d’Agenais sera au repos forcé (forfait général de Vic-en-Bigorre).

Pts 30 27 26 26 23 20 20 19 12 7

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 7 6 6 6 5 4 4 4 2 1

P. 2 3 3 3 4 5 5 5 7 8

Bo 1 1 0 0 0 1 1 1 0 0

Bd 1 2 2 2 3 3 3 2 4 3

● Beaucoup d’enjeux pour ce premier match de la phase retour. Comment les équipes auront-elles géré la longue coupure ? La réponse à cette question sera une des clés de la journée. Les trois premiers Coarraze-Nay, Aramits-Asasp et Hasparren, ont des matchs difficiles pour la reprise : Coarraze-Nay ira à Saint-Palais tandis que Aramits-Asasp recevra Soustons, le troisième exaequo. Hasparren recevra Mouguerre, une équipe toujours en course pour aller chercher une qualification mais qui ne doit plus perdre de temps. Barcus, bon dernier et déjà décroché, doit impérativement prendre des points à MiélanMirande-Rabastens pour espérer se sauver.

Pts 38 33 26 26 23 17 16 14 10 8

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 7 5 5 5 3 3 3 1 1

N. 0 0 1 0 1 1 1 0 1 1

P. 0 2 3 4 3 5 5 6 7 7

Bo 2 4 1 2 0 1 0 0 1 0

Bd 0 1 3 4 1 2 2 2 3 2

● Fort de neuf succès consécutifs, le RC Montauban doit logiquement assurer la passe de dix lors de la réception de Monflanquin et conforter par la même occasion sa place de leader. À l’aller, Fumel avait réussi à partager les points à Nègrepelisse (23-23). Pour ce match retour, les Tarn-et-Garonnais ont les arguments pour s’imposer chez la lanterne rouge. Large vainqueur de Bazas (60-0) lors de la journée inaugurale, le FCTT espère doubler la mise en Gironde. Toujours en course pour une place qualificative, Floirac est contraint au succès lors de la réception de Saint-Sulpice-surTarn. Pour le maintien, Bon Encontre-Boé n’a pas le droit à l’erreur lors de la réception de Beaumont-de-Lomagne.

Classement 1. Larressore 2. Pont-Long 3. St-Paul-lès-Dax 4. Mugron 5. Riscle 6. Rion-des-Landes 7. Bizanos 8. AS Bayonne 9. Nogaro 10. Vill.-de-Marsan

Pts 29 27 26 22 22 21 20 18 15 11

J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 5 6 5 5 4 5 4 4 2 2

dim. 15 h dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h 30 dim. 15 h

Nontron - Gourdon Périgueux - Blaye Sarlat - Barbezieux-Jon. Ste-Foy-la-Grande - Belvès Surgères - Mérignac

N. 2 1 0 0 1 0 0 0 2 0

Classement 1. Périgueux 2. Ste-Foy-la-Grande 3. Surgères 4. Belvès 5. Nontron 6. Barbezieux-Jon. 7. Mérignac 8. Gourdon 9. Sarlat 10. Blaye

P. 2 2 4 4 4 4 5 5 5 7

Bo 3 0 3 1 1 0 1 1 0 0

Bd 2 1 3 1 3 1 3 1 3 3

● Larressore, le leader, a une belle occasion de conforter sa place. Les Basques ont pour hôte Pont-Long, le dauphin. En cas de succès, Larressore fait déjà un grand pas vers la qualification. Défait d’une courte tête à Riscle (8-11), Saint-Paul-lès-Dax a la ferme intention de prendre sa revanche afin de conforter sa deuxième place. À domicile, Bizanos est contraint au succès face à Rion-des-Landes afin de s’extraire de la zone dangereuse. En bas de tableau, Nogaro n’a pas droit à l’erreur lors de la réception de Mugron. Quant à Villeneuve-de-Marsan, la lanterne rouge, elle est soumise à une obligation de résultat sur le terrain de l’AS Bayonne.

Pts 43 27 25 24 18 18 17 16 13 8

dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h dim. 15 h J. 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

G. 9 6 5 5 4 4 3 3 2 1

N. 0 0 1 0 0 1 1 0 2 1

P. 0 3 3 4 5 4 5 6 5 7

Bo 7 1 2 3 1 0 1 1 0 0

Bd 0 2 1 1 1 0 2 3 1 2

● Qui fera perdre à Périgueux ses premiers points ? Leader omnipotent (neuf victoires en neuf matchs), le club dordognot connaîtra, sur le papier, une remise en route facile avec une réception de la lanterne rouge, Blaye. On voit mal comment le dernier de la poule pourrait inquiéter les Périgourdins. Derrière le premier, la lutte pour la qualification bat son plein : toutes les équipes, sauf peut-être Blaye, sont encore en course pour arracher la qualification. Sainte-Foy-la-Grande, Surgères et Nontron recevront, respectivement Belvès, Mérignac et Gourdon. Les vainqueurs, sans prendre d’option définitive, démarreront l’année par le bon bout !


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VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Nord Paris

Sud-Est

à Suivre

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Duel fratricide en Normandie

Des derbies pour reprendre

L’équipe de Caen recevra celle du Havre pour un derby normand électrique en Fédérale 3 ce week-end. L’enjeu : le maintien. Les Havrais sont avant-derniers avec six points de retard sur Boulogne. Les Caennais sont derniers et n’ont remporté aucun succès. Ils semblent déjà condamnés. Pour maximiser les chances de sauvetage de l’un des deux Normands dans la division, une victoire havraise serait la bienvenue. Mais, bien entendu, « il n’en est pas du tout question », souriait l’entraîneur caennais Alexandre Bouteille, qui n’a pas abandonné tout espoir de rester dans la division. Les Caennais ont quelques arguments à faire valoir. En raison de la priorité accordée aux filles du Top 8 de l’Ovalie caennaise sur le stade Hélitas, les garçons n’ont pas pu bénéficier de leur terrain comme ils l’auraient souhaité. Les dates des deux championnats se sont souvent télescopées. Et plutôt que de jouer au Chemin vert, sans tribune ni club-house, les Caennais ont préféré inverser la plupart de leur rencontres. Lors de la

La reprise des championnats fédéraux sera marquée par plusieurs derbys dans le secteur, à commencer bien entendu par un choc toujours attendu dans les Alpes entre Renage et La Bièvre (Fédérale 3, poule 6) ou dans le Var, entre Cavaillon et L’Isle-sur-la-Sorgue (poule 10). Mais, c’est dans le Lyonnais que les rencontres entre voisins paraissent les plus prometteuses. En Fédérale 2, on sera attentif à la rencontre entre les équipes de la périphérie lyonnaise, Meyzieu et Saint-Priest. À l’aller, le promu, relégable à l’orée de la phase retour, avait décroché sa première victoire de la saison. En Fédérale 3, deux chocs retiennent notre attention. Dans l’Ain, Villars-les-Dombes, vainqueur d’un tout petit point à l’aller à Nantua, voudra confirmer sa bonne forme de l’automne. Deuxième du classement, Villars reste sur quatre victoires, toutes bonifiées, sur les cinq dernières journées. Mais il ne devra pas pren-

phase aller, ils ont joué deux matchs à domicile, et sept à l’extérieur. Ils se retrouvent avec sept matchs à jouer chez eux. Et cette équipe se construit peu à peu. Elle avait été décimée à l’intersaison. Alors qu’elle s’était qualifiée en play off la saison dernière au moment de son retour dans la division, elle a perdu 18 de ses joueurs. Le buteur « prodige » Antoine Giraud (85 % de réussite la saison dernière) avait été recruté pour jouer en espoir à Vannes. Le capitaine et ouvreur Pierrick Gaillard n’est plus là lui non plus. « Et nous n’avons pas pu anticiper tous les départs, puisque la plupart sont dus à des mouvements étudiants, qui ont été connus très tardivement », explique Alexandre Bouteille. L’entraîneur a donc dû recomposer avec un groupe assez inexpérimenté, sans terrain pour jouer à domicile et sans club-house, puisque le lieu de vie a été mis en rénovation pendant six mois. Celle-ci vient de s’achever. Les Caennais recevront les Havrais dans un lieu flambant neuf. Pour trinquer à leurs chances de maintien rehaussées, ou à celles de leurs adversaires… G. C. ■

dre Nantua à la légère. Seulement septièmes du classement, les Nantuaciens sont des adversaires plus coriaces que leur classement peut le laisser croire. Ils ont perdu quatre de leurs six matchs sur un écart d’un point seulement… Toutefois le derby le plus suivi se déroulera au stade de la Libération, à Givors. Le club local recevra son voisin ampuisait, troisième du classement. En difficulté pour la deuxième saison consécutive, les Givordins ont attendu la dernière journée de la phase aller, le 4 décembre, pour décrocher leur premier succès de la saison, contre la lanterne rouge, Eymeux. Ils seraient bien avisés de doubler la mise face à leurs voisins afin de se donner un peu d’air. Mais avant la réception du leader, Berre, invaincu lors de la phase aller, les Ampuisait ne doivent pas laisser filer trop vite les deux équipes de tête sous peine de ne jamais les revoir et de se contenter de rester dans le peloton des poursuivants. S. F. ■

ALSACE LE COMITÉ A NOMMÉ LE PRÉSIDENT DE SAINT-LOUIS, BERNARD CAUSSADE, SEYSSINS - FÉDÉRALE 3 À LA PEINE APRÈS SA RELÉGATION DE FÉDÉRALE 2, SEYSSINS NE DEVRA PAR MANQUER LA REPRISE DU CHAMPIONNAT, SOUS PEINE D’HYPOTHÉQUER COMME SON BÉNÉVOLE DE L’ANNÉE. UNE JUSTE RÉCOMPENSE POUR LUI ET SON ÉPOUSE. SES CHANCES DE MAINTIEN.

LE BÉNÉVOLE

DÉMARRER

DE L’ANNÉE PLEIN POT Par Christophe HUGONON

A

près le Colmarien Fabrice Petat (2012), le Strasbourgeois Maurice Gasser (2013), la Mulhousienne Estelle Fessler (2014) et l’Illkirchois Nicolas Morel (2015), c’est le Ludovicien Bernard Caussade qui a été désigné bénévole de l’année par le comité d’Alsace. Cette désignation a récompensé la trajectoire de quarante ans de ce grand bénévole, président complètement dévoué à la cause de son club, dont la fidélité aux Lys n’a d’égal que ses mémorables coups de gueule. Sa découverte du rugby se fit pourtant complètement par hasard. Né à Bordeaux en 1952, arrivé à Saint-Louis en 1964, le Haut-Rhinois d’adoption n’a découvert la pratique qu’en 1972 à 20 ans… à la piscine. Les douaniers de l’AS Finance Rugby Saint-Louis s’amusaient alors avec le cuir. À leur invite, cet ancien athlète du 100 mètres, du 200 mètres et de la longueur, s’était joint à eux, et il devint rapidement leur trois-quarts aile. C’était comme ça à cette époque. Passé son premier match difficile à Colmar, « un très mauvais souvenir, puisque je n’avais que deux entraînements et que j’étais complètement perdu sur le terrain », le Sud-Alsacien a cumulé ensuite les bonnes expériences qui l’ont fait rester. Bernard Caussade compte notamment trois titres de champion AlsaceLorraine en Première-Deuxième Série. Sa plus grande finale régionale ? « Celle gagnée 6 à 0 face à Forbach où nous étions tout juste quinze. Mais ce jour-là, tout nous avait réussi. » Son armoire à souvenirs de joueur des Lys est bien remplie. Il a connu tous les moments. Il jouait encore lorsque l’AS Finances est devenue le RC Saint-Louis en 1977. Et il n’a « commis » que deux infidélités au club frontalier, deux années passées à l’AS Chalampé entre 1982 et 1983, lors de la mise en sommeil provisoire du club. Il n’a arrêté sa carrière de joueur qu’en 1994, à l’âge de 42 ans. Il avait déjà débuté sa carrière de dirigeant.

AVEC SON ÉPOUSE À Saint-Louis, Bernard Caussade a été le secrétaire du club sous les présidences de René

Par Sébastien FIATTE

O

Bernard Caussade peut être fier de son école de rugby florissante. Photo DR Audureau, Charles Bastardis, Jacques Kranzer et Alphonse Baumann. Il a repris après eux le flambeau de la présidence en 1996. Trois années passées en Honneur, dont un podium, et une école de rugby florissante, sont à mettre à l’actif de celui qui a toujours préféré rester dans son club en refusant toute fonction au niveau départemental et régional. À ses côtés, son épouse Martine cumule depuis 1972 autant d’années de présence à SaintLouis, en tant que maillon essentiel des « bénévoles de l’ombre ». Tous les deux seront conviés par la Fédération avec les autres bénévoles des autres comités lors de France- Écosse le 12 février. Ils fêteront à cette occasion leurs 90 années cumulées ensemble pour le Rugby club Saint-Louis. Plus que les 40 années du club, anniversaire qui sera célébré les 29 et 30 avril prochains. Chapeau bas ! ■

En bref... Week-end

DIRECTION Présidente : Marie-France Marchand-Baylet Directeur de la publication : Jean-Nicolas Baylet Directeur délégué : Jacques Verdier RÉDACTION Rédacteur en chef : Emmanuel Massicard. Secrétaires généraux de rédaction : Jean-Luc Gonzalez, Jean-Marc Piquemal. Rédaction - Avenue Jean-Baylet - 31 095 Toulouse Cedex 9 Tél : 05 62 11 36 70 - 05 67 80 68 90 - Emails : prenom.nom@midi-olympique.fr DIFFUSION Relations professionnelles diffuseurs : 05 62 11 95 57. ABONNEMENTS Service lecteurs : 09 77 40 15 13. E-mail : abonnements@midi-olympique.fr Tarif Numérique : 11.90 € toutes les 4 semaines par prélèvement. Tarifs Papier : 13.90 € toutes les 4 semaines par prélèvement. RÉGIE PUBLICITAIRE : 02 PUB Directeur délégué Patrice Pons : 01 44 69 81 02. Publicité Paris - 18 rue de la pépinière, 75008 Paris. Mathieu Bonnet : 01 44 69 81 03. Johan Payard : 01 44 69 81 02 Coordination technique : 05 62 11 96 56. Edité par Midi Olympique SAS - Capital social de 61 000 €. Principal actionnaire : SA Groupe La Dépêche du Midi. Journal imprimé sur les presses du Groupe La Dépêche du Midi. N° commission paritaire : 0717 K 81955 - N° ISSN 25 454 48 78 Dépôt légal à parution - N° de parution : 573 - Imprimé en France/Printed in France

MARCQ-EN-BARŒUL : UNE RENCONTRE AU SOMMET Les joueurs de Marcq-en-Barœul auront-ils bien digéré les fêtes de fin d’année ? Dimanche, les leaders de la poule 1 de Fédérale 3 devront jouer leur meilleur rugby pour bien recevoir leurs dauphins de Sucy-en-Brie. C’est le match au sommet de la poule à l’occasion de la première journée de la phase retour du championnat. La place de leader des Marcquois n’est pas en danger. Ils devancent de cinq points leurs adversaires franciliens. Mais l’enjeu est de taille, car en s’imposant, ils les distanceraient définitivement. Ils auront face à eux la seule équipe qui les a battus cette saison. C’était le 18 septembre : Sucy s’était imposé 18-16. De la revanche dans l’air ?

n le sait, l’important, ce n’est pas la chute, c’est le rebond. Et pour l’instant, à Seyssins, il est défavorable. Après une saison en Fédérale 2 vierge de victoire, le club peine à rebondir en Fédérale 3. Avant le début de la phase retour, il pointe à la neuvième place, une position qui l’enverrait en Honneur à la fin de saison. L’équipe n’est pas larguée au classement. Avec neuf points, elle ne compte que trois points de retard sur La Tour-du-Pin et Pont-de-Claix, et sept sur Rillieux, ses principaux adversaires dans la lutte pour le maintien. Le combat va connaître un tour décisif dès la reprise ce dimanche. Seyssins va accueillir la lanterne rouge, Saint-Jean-deBournay, pour un match qui doit permettre de remettre la marche avant, puis enchaînera par un voyage à La Tour-du-Pin. « Normalement, ce premier match est à notre portée mais il faut le prouver sur le terrain, souffle Stéphane Boulivan. Dans tous les cas, ces deux matchs sont capitaux. »

« UNE ÉQUIPE TRÈS JEUNE » Deux victoires permettraient à l’ancien pensionnaire de Fédérale 2 de sortir de la zone rouge et de retrouver la confiance émoussée après la venue de Rillieux le 30 octobre, alors lanterne rouge sans avoir gagné un match… Battus 1618 à domicile, les Alpins ont ensuite plongé au classement. Incapable de gagner à l’extérieur, puis battu à nouveau par le leader, Tournon-Tain, sur son

Stéphane Boullivan et Sébastien Coda, les entraîneurs de Seyssins, espèrent rattraper leur retard pour éviter la relégation en Honneur. Photo DR terrain. « Cette poule est assez homogène, juge l’entraîneur. Tournon a fait une belle phase aller mais je pense qu’Annonay va finir en boulet de canon. C’est l’équipe la plus complète. Derrière, c’est assez dense. » Cela explique les difficultés enregistrées par l’équipe reléguée de Fédérale 2. Après la cure de rajeunissement de l’été 2015, Seyssins n’a guère pu bénéficier de l’expérience accumulée par sa jeune garde. Lors de la dernière intersaison, elle a par exemple vu son capitaine, le troisième ligne, Adrien Marcet, rejoindre Voiron, promu en

Fédérale 2. « Nous n’avons pas de joueurs de plus de 27 ans, souligne Stéphane Boulivan. Notre équipe est très jeune. Mais ce n’est pas forcément une excuse. Il faut gagner les matchs. » Après une coupure minimale une semaine - lors de la trêve hivernale, le staff espère bénéficier du travail effectué avec un groupe qui a retrouvé toutes ses forces vives pour mettre fin à une série de cinq défaites consécutives, débutée le 23 octobre à Pont-de-Claix. C’est obligatoire pour éviter d’enchaîner une deuxième relégation. ■

mieux la deuxième partie du championnat qui débutera par la réception du leader invaincu, La Valette, ce dimanche…

rater dès ce dimanche avec la réception de Montmélian (7e).

En bref... AUBAGNE : AU COMPLET Avec quatre victoires et cinq défaites et une septième place au classement de la poule 10 de Fédérale 3, le bilan de la phase aller est mitigé pour le club provençal malgré une victoire contre L’Isle-sur-Sorgue le 4 décembre pour la mise à jour du calendrier. « Ce succès bonifié nous a permis de respirer car nous n’avions pas prévu un tel début de saison avec ces deux défaites à domicile contre Cavaillon et Palavas, reconnaît l’un des entraîneurs, Frédéric Orsini. La trêve est arrivée à point nommé pour recharger les accus. Tout le monde sera sur le pont et c’est très satisfaisant. Nous sommes au complet. » Il faudra bien toutes les forces vives pour attaquer au

LE CREUSOT : RÉACTION ESCOMPTÉE Après sa victoire contre Annecy (32-26) en match en retard, début décembre, Le Creusot (Fédérale 2, poule 3) a assuré l’essentiel, notamment le maintien du staff, qui avait menacé de démissionner en cas d’échec contre les Haut-Savoyards. La huitième place actuelle est une déception pour les coprésidents, Jean-Paul Pelloux et Pierre Doucet, qui souhaitent une réaction, en vue d’une qualification. Il ne faudra pas se

MASSIEU VAL D’AINAN : ABSENTÉISME À L’ENTRAÎNEMENT… Massieu Val d’Ainan connaît une saison très difficile en Quatrième Série. Les Isérois, coachés par Laurent Chougny, ont concédé sept défaites en huit matchs. Le président Louis Monin-Picard déplore un manque d’assiduité aux entraînements. Sur les vingt-six seniors, ils sont une douzaine à venir s’entraîner. La coupure jusqu’au 12 février sert déjà à préparer la saison prochaine. Le club aligne une équipe féminine à VII, seize licenciées au total, en championnat régional.


26 Ovalie Actualité

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Centre Sud

Grand Ouest

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Fédérale 2 : Céret et Villefranche, le duel à distance

Fédérale 1 : où va Tarbes ? (et la poule Élite)

Après une longue trêve de plus de six semaines, les épreuves du deuxième et troisième échelon fédéral renouent avec la compétition. En poule 5 de Fédérale 2, deux équipes - Céret et Villefranche-de-Lauragais - ont déjà pris une large option sur la qualification et le gain de la première place. À mi-parcours, les deux équipes possèdent un capital de 30 points avec sept victoires et deux défaites. Le plus sérieux rival des Catalans et des HautGaronnais se nomme Leucate-Roquefort, qui a quatre unités de retard. Pour cette seconde manche, les deux têtes de classe ont bien l’intention de confirmer les résultats précédemment acquis. À l’occasion de leur première rencontre de l’année civile, Céretans et Villefranchois souhaitent l’inaugurer par une victoire. Céret a la chance de recevoir Balma. À l’aller, sur les bords de la Garonne, les Céretans avaient fait un voyage fructueux. Ils s’étaient imposés 18 à 13. Par la force des choses, ils espèrent confirmer dimanche cette prouesse de façon à conforter un

peu plus leur place au sommet. Les Catalans seront également attentifs à la prestation de leurs rivaux du Lauragais. Ces derniers se déplaceront à Millau. Déplacement qui ne sera pas de tout repos d’autant qu’à l’aller, les Aveyronais avaient bien résisté en décrochant le bonus défensif (défaite 18-25). Ce match retour s’annonce bien indécis. Positionnés en quatrième position, les Millavois sont conscients qu’en cas de victoire, ils prendraient une belle option pour la phase finale. Reste que Villefranche-deLauragais sait voyager. La passe de trois est tout à fait possible. En effet, les Haut-Garonnais sont revenus victorieux de Mazamet et Gaillac et n’ont nulle intention de céder à Céret le fauteuil de leader. D. N. ■ LE PROGRAMME Céret - Balma (à Céret, dimanche 15 heures ; arbitre : M. Boufferet - Provence). Millau - Villefranche-de-Lauragais (à Millau, dimanche 15 heures ; arbitre : M. Sacarot - Périgord-Agenais).

La nouvelle est tombée la semaine passée et a été confirmée par un communiqué de presse de la Fédération ce mercredi matin. Comme la plupart des clubs de la poule Élite de Fédérale 1 - qui, soit dit en passant, se rapproche de plus en plus de la mascarade avec seulement quatre clubs toujours en course le club de Tarbes s’est vu signifier qu’il n’était finalement plus éligible à l’accession en Pro D2. Pourquoi ? Parce que la Fédération française de rugby demandait un fonds de réserve de 100 000 €, à déposer en décembre, que le club haut-pyrénéen n’a pas pu fournir, au même titre qu’Auch ou Limoges. Sauf que, à la différence de ces deux autres structures, les Tarbais disposeraient bien de cet argent. Ils auraient simplement commis une erreur d’écriture comptable au moment de fournir le bilan à la FFR. Les dirigeants haut-pyrénéens devraient rencontrer, dans le courant de la semaine, un représentant fédéral afin d’exposer à

l’instance dirigeante du rugby français le problème et rendre le club du TPR à nouveau éligible. Bref, c’est la pagaille complète, le flou absolu et cette poule Élite de Fédérale 1 ne remplit pas, pour l’instant, sa mission qui était de rendre le championnat d’Élite amateur plus lisible. Avec seulement sept (ou huit, donc) clubs éligibles à la montée sur les onze que comptait la poule au départ, tout cela s’apparente à une douce mascarade. On n’oublie pas le forfait général et le dépôt de bilan de Saint-Nazaire, aujourd’hui rayé des listes de la compétition. Pour l’heure, selon nos informations, seuls Nevers, Massy, Provence Rugby et Bourg-en-Bresse ont déposé le fonds de garantie dans sa totalité. Un doute persiste au sujet de Chambéry, Aubenas-Vals et Valence-Romans. On remarque une certaine corrélation avec les résultats sportifs, puisque les quatre clubs occupent les quatre premières places du classement… Tarbes devrait être fixé sur son sort dans les prochains jours. D. B. ■

HONNEUR - TOULOUSE UC VICTORIEUX DE MOISSAC AVEC LE BONUS OFFENSIF, LE TUC A MIS THÉO LEPAGE - TROISIÈME LIGNE DE COGNAC SANS CLUB DEPUIS LE LE DÉPÔT DE BILAN DE SAINT-NAZAIRE, IL VEUT REBONDIR DANS LES CHARENTES. AVEC UNE ENVIE INTACTE. UN TERME À TROIS MOIS D’INSUCCÈS ET SE RELANCE DANS LA COURSE AU MAINTIEN.

REGAIN

POUR UN MAINTIEN

P

Par Didier NAVARRE

our le Toulouse UC, les saisons se suivent et (malheureusement) se ressemblent. La sais o n p a s s é e, l e s Universitaires avaient tiré le diable par la queue. Au terme de l’exercice 2015-2016, ils étaient promis à la Promotion Honneur. Or, la relégation administrative de Lauzerte à l’échelon inférieur et la promotion du Stade beaumontois en Fédérale 3 ont permis aux étudiants toulousains de sauver leur peau au sein de l’élite régionale. Cette année, après un début de saison fructueux ponctué par une victoire à domicile face à Montesquieu-Volvestre (33-14) et un succès à Moissac (39-7), les Tucistes ont alors vite déchanté. Amputés de deux joueurs cadres : le troisième ligne Paul Bonhoure et l’ouvreur Jean Roddaz, contraints de jeter l’éponge suite à une blessure. Les hommes des présidents Sadacca et Fouquet ont alors vécu une incroyable série de huit rencontres sans succès dont quatre à domicile face à SortAgout, Tarascon-sur-Ariège, Bressols et le Canton d’Alban. Entre le 25 septembre et le 12 décembre 2016, la défaite a toujours accompagné les HautGaronnais. Forcément, dans cette spirale négative, les Toulousains ne pouvaient que fermer la marche au classement avec Moissac comme compagnon d’infortune sportive.

OBJECTIF : QUATRE VICTOIRES Justement, dimanche dernier pour la journée de reprise, Moissac l’actuelle lanterne rouge était l’hôte des Tucistes. Après plus de trois mois d’insuccès, le Toulouse UC a renoué avec la victoire et ce de fort belle manière. Les hommes du capitaine Ducros ont même ajouté l’unité

Théo Lepage, ici sous les couleurs nazairiennes, rebondit à Cognac. Photo DR

Si les Tucistes poursuivent sur leur lancée du dernier week-end, ils peuvent de nouveau rêver au maintien. Photo DDM - Xavier de Fenoyl du bonus offensif. Au terme de la rencontre, le tableau d’affichage a officialisé un très flatteur 31 à 3. Succès qui permet de relancer la saison et d’ambitionner le maintien. « Sincèrement, souffle un des coentraîneurs, Stéphane Brusset. Cette victoire nous fait un bien fou. Il y a la satisfaction du bonus offensif. Espérons que, maintenant, cette victoire en appellera d’autres. Le groupe a été fragilisé par cette série de défaites. Ce succès va peutêtre permettre à certains de prendre confiance. » Sur un plan comptable, ce troisième succès officiel permet de

revenir à hauteur de Bressols, le dernier non relégable. En une rencontre, le Tuc s’est offert le droit d’exister dans la compétition. Plus que jamais, Ducros et ses coéquipiers sont motivés pour arracher leur maintien au sein de l’élite régionale. « Pour cette seconde phase, nous avons pour objectif d’accrocher quatre victoires », ajoute Stéphane Brusset. Quatre succès qui seraient alors synonymes de maintien. Toujours est-il que le club toulousain n’est pas mort car il gagne encore. Dimanche, à SorAgout, il ne s’y rendra pas en victime expiatoire. ■

mation du Brulhois a accueilli Bonnac sur sa pelouse de Dunes. Le bras de fer a été largement favorable aux Tarn-et-Garonnais, larges vainqueurs (88-5). Dans cette rencontre très déséquilibrée, l’arrière Romain Ponti, formé à Castelsarrasin, s’est brillamment illustré en inscrivant six essais.

Pupille de la nation, son parcours sportif a été remarquable. Tout d’abord à Brioude, où il a créé la première section sportive rugby dans un lycée agricole. Brioude un club qu’il a servi en tant que joueur et président. Président du comité départemental de Haute-Loire, il est ensuite élu à la présidence du comité d’Auvergne dans les années 90. En 1993, avec son équipe, il a créé le trophée Oval-Team, une reconnaissance très prisée par les clubs du comité. À ses proches, ses amis, la rédaction de Midi Olympique adresse ses plus sincères condoléances.

En bref... LIMOGES : STAGE DE COHÉSION Le stage de quatre jours en début de saison en pays de Vassivière ayant porté ses fruits, le staff de l’USAL a décidé de retourner sur les bords du lac pendant cette longue trêve. Au programme notamment des Limougeauds, qui ont dû braver le froid, un tour du lac en canoë et une soirée au coin du feu. La finalité de cette journée était de renforcer la cohésion du groupe. LE BRULHOIS : SIX ESSAIS POUR ROMAIN PONTI Dans le cadre du championnat de Deuxième Série Midi-Pyrénées, la for-

IL A TOURNÉ LA PAGE

AUVERGNE : RENÉ SAHUC N’EST PLUS Le rugby auvergnat est en deuil. Avant le passage à la nouvelle année civile, René Sahuc est décédé à l’âge de 84 ans après une vie tournée essentiellement vers le ballon ovale.

O

Par David BOURNIQUEL

n démarre la saison avec de belles perspectives, le club a un beau projet qui semble pérenne et, soudain, tout s’écroule. Comme Lille ou Chalonsur-Saône avant lui, Saint-Nazaire n’a pas pu suivre la cadence infernale de la poule Élite de Fédérale 1 et a été contraint de déposer le bilan, très tôt dans la saison, laissant ses joueurs à leur triste sort de chômeurs du rugby. Beaucoup, désabusés, errent toujours sur le marché du travail. « Certains arrêtent même le rugby, précise Théo Lepage, des regrets dans la voix. Et dieu sait que, pourtant, il y a de superbes joueurs de rugby parmi eux… » D’autres, plus chanceux, ont pu rebondir rapidement. C’est le cas de Théo Lepage (25 ans, 1,85 m, 106 kg), qui viendra compléter les rangs de Cognac. Ce troisième ligne puissant et athlétique apportera une force de perforation très appréciable pour les Charentais, actuels deuxièmes de la poule 3 de Fédérale 1 Jean-Prat. Né à Aix-les-Bains (Savoie), formé à Grenoble jusqu’aux rangs espoirs, le joueur s’entraîne avec l’équipe première depuis le début de l’année et il sera une des attractions du match de reprise, prévu contre Langon samedi. Il pourra apporter sa belle expérience, qu’il s’est forgée en pratiquant le basket, la boxe et l’athlé-

tisme, un sport découvert à l’occasion d’un voyage d’un an aux États-Unis, où le rugby n’était pas très présent ! L’homme a même eu la chance de porter les couleurs de l’équipe de France à VII à l’occasion de sélections avec les Universitaires. Un beau pedigree, donc, pour ce joueur qui affiche de belles prédispositions et qui pourrait être une très bonne pioche pour l’USC. « Je suis très content d’avoir pu rejoindre Cognac. J’espère sincèrement aller le plus loin possible avec ce club. J’ai été séduit par le projet de jeu prôné par Esteban Devich (ancien entraîneur de Vannes arrivé à Cognac à l’été 2015, N.D.L.R.). »

BIEN INTÉGRÉ La deuxième partie de saison des Cognacais promet d’être passionnante avec une place de qualifiable à tenir. Premier écueil officiel en déplacement à Tulle dimanche prochain à 15 heures. D’ici là, le néo-arrivant aura eu l’occasion de porter ce maillot une première fois et de valider ainsi son intégration au sein du collectif charentais. Le cauchemar nazairien est bien terminé pour le troisième ligne centre qui va enfin pouvoir à nouveau se concentrer sur le rugby avec ses nouveaux coéquipiers. S’il n’oubliera pas de sitôt le club de Saint-Nazaire et ses 107 ans d’histoire « partis en fumée », Théo Lepage a tourné la page et les plus belles de sa jeune carrière restent à écrire. ■

En bref... SAINT-JEAN-D’ANGÉLY : LE RACA À NANTES Les joueurs de Saint-Jean-d’Angély repartent en conquête. Après une phase aller maîtrisée, les Charentais comptent bien garder le rythme en 2017. Pas question pour eux d’aborder le premier match officiel de l’année, le 22 janvier, « la fleur au fusil ». Ils prépareront au mieux cette rencontre capitale à Blagnac en se déplaçant à Nantes (44), ce samedi 14 janvier, afin d’y disputer un match amical. Coup d’envoi à 17 heures au stade Pascal-Laporte de Nantes. LONS : UNE NOUVELLE JOUEUSE INTERNATIONALE Lons, qui évolue en poule 2 d’Armelle-Auclair, sort de ses rangs une nouvelle internationale. Après les Françaises Patricia Carricaburu, Laëtitia Grand ou Lise Arricastre, c’est

au tour de Maria Ahis d’être appelée. La jeune joueuse, qui évolue au poste de centre, défendra les couleurs de l’Espagne pour un test que son équipe disputera contre le pays de Galles. Un match important puisqu’il servira à établir le groupe des Ibères sélectionnées pour jouer la Coupe du monde 2017 en Irlande. Go Maria ! CARNET NOIR : L’ESCA EN DEUIL La grande famille des Coteaux de l’Arrêt (ESCA) est en deuil. Alain Brau, fondateur du club, président durant de nombreuses années, s’en est allé des suites d’une longue et impitoyable maladie, dans les premiers jours de janvier. La rédaction de Midi Olympique présente à sa famille, à ses proches et à son club de cœur ses plus sincères condoléances.


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VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Horizons Hommage DISPARITION IL RESTE POUR L’ÉTERNITÉ L’HOMME DU 14 JUILLET 1979. UNE VICTOIRE ÉCLATANTE QU’IL VÉCUT COMME UN PARFAIT NÉOPHYTE.

SALAS : NÉ UN 14 JUILLET

S

Par Jérôme PRÉVÔT (avec J. V.) jerome.prevot@midi-olympique.fr

on nom était un palindrome, ce qui est, en soi, une première rareté. Patrick Salas appartenait aussi à la caste des joueurs dont l’image se confond avec un seul match. Il n’avait pas connu beaucoup de sélections, sept seulement, mais bien des internationaux à cinquante capes se seraient damnés pour avoir vécu une seule d’entre elles, sa deuxième, celle du 14 juillet 1979. Patrick Salas portait le numéro 8 du XV de France qui gagna pour la première fois en Nouvelle-Zélande, à Auckland (24-19). Ce jourlà, il réussit un exploit dans l’exploit car, en club, il n’avait jamais occupé ce poste stratégique de trieur de ballon, de soutien et de repli. Il avait appris sa titularisation le matin même après un épisode légendaire : en serrant la main d’un sélectionneur pour lui dire bonjour, l’Agenais Christian Bèguerie, prévu en numéro 8, avait réveillé sa blessure à la main droite. À 9 h 30, le sélectionneur Toto Desclaux était venu voir Patrick Salas pour l’avertir qu’il débuterait l’aprèsmidi. « En deuxième ligne ? », demanda ce dernier encore un peu dans les vapes après une douce nuit sans sommeil, fruit de ces rencontres dont les tournées faisaient leur miel. « Non en troisième ligne centre ! » On l’imagine tellement blêmir en une fraction de seconde. Il ne lui restait que quelques heures pour se préparer à défier la meilleure équipe du monde à un poste qui n’était pas le sien. À Narbonne, il jouait dans le registre de l’avant de devoir aux manches retroussées, pas vraiment guerrier, ni manieur de ballons, ni même sauteur, mais un travailleur dur à l’impact et plus mobile que son poids de 108 kg l’aurait laissé supposer. Il devait sa sélection au parcours magnifique de Narbonne de 1979. Le doublé championnat-Du Manoir avait expédié en tournée, Didier Codorniou, Yves Malquier, Guy Colomine et Patrick Salas. Codorniou était porté par un talent hors-norme, Salas fut plutôt aspiré par la réussite d’un collectif. Son mentor Claude Spanghéro lui avait fait franchir le dernier cap que lui interdisait sa ti-

midité naturelle. Chez les Bleus, Patrick Salas avait débuté le 7 juillet lors du premier test, aux côtés de Francis Haget et il avait été emporté comme fétu de paille (23-9). Il avait perdu sa place au profit d’Alain Maleig pour la revanche d’Auckland, qui se profilait comme une deuxième déroute.

À LA HAUTEUR DE SON COUP DE CHANCE En ce samedi béni du 14 juillet 1979, Patrick Salas releva pourtant le défi et les Bleus l’emportèrent 24-19. Rives lui avait dit : « Je prends l’extérieur, tu gardes l’intérieur. » Patrick Salas avait fait le match de sa vie surtout en défense pour contrer la troisième ligne souveraine des All Blacks et son fer de lance Graham Mourie. Il ne compta pourtant que sept sélections sous le maillot des Bleus, victime peut-être d’un gabarit hybride. Les sélectionneurs l’utilisèrent même au poste de pilier gauche lors du Tournoi 1980, un poste qu’il méconnaissait (Colomine était titulaire, comme pilier gauche à Narbonne) et l’expérience se solda par un échec. Il fut gâté, il est vrai, pour ses débuts, affrontant, coup sur coup, deux des meilleurs spécialistes de l’histoire : le Gallois Graham Price, considéré comme le nec plus ultra des piliers et l’Anglais Phil Blakeway, autre redoutable adversaire en mêlée fermée. Les deux firent endurer mille morts à notre cher Patrick qui, malgré sa solidité naturelle, avait été jeté là sans considération par les sélectionneurs de l’époque. On ne s’étonnera pas d’apprendre qu’il ne renouvela pas l’expérience. Pour lors, il ne parlait pas si facilement, de l’exploit de 1979 et déclarait toujours qu’il n’en revenait toujours pas d’y avoir participé aux côtés de ce Jean-Pierre Rives qu’il vénérait. Les deux hommes s’étaient revus récemment lors d’un événement chez Gérard Bertrand. Salas se tenait en retrait en simple spectateur persuadé d’être oublié et « Casque d’Or » avait fendu la foule pour saluer son ancien frère d’armes. Patrick Salas offrait à ceux qui venaient lui parler l’image de ce type particulièrement modeste et gentil tout à fait conscient de ses forces, de ses limites et de son énorme coup de chance. Quand il jouait déjà, il n’aimait pas les débordements

Photo Midi Olympique des troisièmes mi-temps. Il pouvait quand même s’enorgueillir d’avoir été l’un des précurseurs en termes de musculation. Bages, son village d’origine, Le RC Narbonne et Gruissan, sa dernière résidence, peuvent pleurer l’un de ses hé-

ros du bout du monde. Un de ces avants de devoir qui a ferraillé pendant de longs mois contre une leucémie : plus dangereuse pour lui que les assauts de Graham Mourie un jour de fête nationale. ■

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VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

Cris & chuchotements BĂŠziers - Sponsor

Antidopage

EN DISCUSSION DEPUIS DES SEMAINES, LA REPRISE DU CLUB DEVRAIT ABOUTIR. SELON LES INFORMATIONS DE MIDI OLYMPIQUE ET RUGBYRAMA, Lâ&#x20AC;&#x2122;ENTREPRISE PĂ&#x2030;TROLIĂ&#x2C6;RE DYNEFF TIENT LA CORDE POUR DEVENIR LE PARTENAIRE PRINCIPAL. ELLE IMPOSERAIT UNE NOUVELLE GOUVERNANCE ET DES AMBITIONS Ă&#x20AC; LA HAUSSE.

CETTE SEMAINE, Lâ&#x20AC;&#x2122;AGENCE FRANĂ&#x2021;AISE DE LUTTE CONTRE LE DOPAGE Sâ&#x20AC;&#x2122;EST SAISIE DU DOSSIER CONCERNANT LES TROIS RACINGMEN, POURTANT BLANCHIS PAR LA FFR EN OCTOBRE DERNIER.

GROS INVESTISSEUR Lâ&#x20AC;&#x2122;ÂŤ affaire des corticos Âť

EN VUE

Ă&#x2021;

Par LĂŠo FAURE leo.faure@midi-olympique.fr

a bouge Ă  BĂŠziers. Après la mi s e Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcart du du o Edmonds-Carmignani, remplacĂŠ par la paire AucagneGĂŠrard, et plus rĂŠcemment lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe imminente de Fabien GalthiĂŠ en tant que consultant, jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  la fin de la saison, le club biterrois sâ&#x20AC;&#x2122;apprĂŞte Ă  annoncer du changement dans sa gouvernance. En discussion, en coulisses depuis plusieurs semaines, câ&#x20AC;&#x2122;est mĂŞme une reprise globale du club qui se profile. Lâ&#x20AC;&#x2122;objectif : donner de nouveau des ambitions au club hĂŠraultais, avec des moyens financiers en adĂŠquation. Et les noms avancĂŠs sont clairement dâ&#x20AC;&#x2122;une envergure Ă  assumer cet appĂŠtit nouveau : si le nom de Lagardère a un temps circulĂŠ comme repreneur potentiel, câ&#x20AC;&#x2122;est aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui Dyneff, ÂŤ distributeur de produits pĂŠtroliers depuis plus de cinquante ans Âť, qui tiendrait la corde. BasĂŠe Ă  Montpellier, la sociĂŠtĂŠ affiche un chiffre dâ&#x20AC;&#x2122;affaires annuel dâ&#x20AC;&#x2122;1,45 milliard dâ&#x20AC;&#x2122;euros en 2015, ce qui lui permet dâ&#x20AC;&#x2122;affirmer son statut de ÂŤ seconde entreprise du Languedoc-Roussillon par son chiffre dâ&#x20AC;&#x2122;affaires Âť. Dyneff est une filiale du groupe KazMunayGas International NV, compagnie nationale de gaz et de pĂŠtrole du Kazakhstan. Un investisseur majeur, donc, qui pourrait donner une puissance financière très importante Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ASBH. Lâ&#x20AC;&#x2122;affaire, toutefois, nâ&#x20AC;&#x2122;est pas encore actĂŠe.

nâ&#x20AC;&#x2122;est pas finie

Car la venue de Dyneff comme partenaire principal serait conditionnĂŠe au dĂŠpart des quatre actionnaires actuels. Ces modifications impliqueraient la mise en place dâ&#x20AC;&#x2122;une nouvelle gouvernance avec pour prĂŠsident, Jean Guittard. Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de lâ&#x20AC;&#x2122;actuel prĂŠsident de Gazechim, sociĂŠtĂŠ biterroise Ĺ&#x201C;uvrant elle aussi dans le secteur dans la distribution de gaz. Guittard est ĂŠgalement mandataire dâ&#x20AC;&#x2122;une trentaine dâ&#x20AC;&#x2122;autres entreprises, toujours dans le secteur de la pĂŠtrochimie.

GALTHIĂ&#x2030; AVANT LANDREAU ? Si les nĂŠgociations ne sont pas encore conclues, tout indique quâ&#x20AC;&#x2122;elles pourraient vite aboutir. ÂŤ Lâ&#x20AC;&#x2122;ASBH va faire une annonce qui fera parler dâ&#x20AC;&#x2122;elle comme jamais depuis ses plus belles annĂŠes sportives Âť confiait rĂŠcemment un de ses dirigeants. Sportivement, et Ă  condition dâ&#x20AC;&#x2122;assurer le maintien en fin de saison (BĂŠziers est actuellement 15e de Pro D2, Ă  un point du premier non-relĂŠgable), lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe de tels investisseurs signifierait des ambitions nouvelles, Ă  commencer par un recrutement de haut vol. Fabien GalthiĂŠ mènerait un audit interne et Ĺ&#x201C;uvrerait autour du projet biterrois jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  la fin de lâ&#x20AC;&#x2122;actuelle saison. La suite reste Ă  ĂŠcrire : lâ&#x20AC;&#x2122;ancien MontpelliĂŠrain garde un Ĺ&#x201C;il (très) intĂŠressĂŠ sur lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvolution de la situation au RCT, avec lequel il est en contact de longue date. Mais un autre nom circule du cĂ´tĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;ASBH, celui de Fabrice Landreau. Lâ&#x20AC;&#x2122;ancien manager grenoblois Le duo dâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽneurs GĂŠrard-Aucagne a est annoncĂŠ en bonne place dans le fu- repris en main le sportif de lâ&#x20AC;&#x2122;ASBH. tur organigramme sportif. â&#x2013;  Photo M. O. et I. S.

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undi soir, nos confrères du Monde annonçaient que lâ&#x20AC;&#x2122;Agence française de lutte contre le dopage avait dĂŠcidĂŠ de sâ&#x20AC;&#x2122;auto-saisir de ÂŤ lâ&#x20AC;&#x2122;affaire des corticoĂŻdes Âť ayant dernièrement secouĂŠ le Racing 92. Pour mĂŠmoire, le journal Lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;quipe rĂŠvĂŠlait le 7 octobre 2016 que des traces de corticoĂŻdes avaient ĂŠtĂŠ retrouvĂŠes dans les urines de trois Racingmen lors dâ&#x20AC;&#x2122;un contrĂ´le rĂŠalisĂŠ par lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD au terme de la finale du championnat de France, disputĂŠe le 24 juin dernier Ă  Barcelone. Après avoir ĂŠtĂŠ blanchis par la commission de lutte contre le dopage de la FFR (18 octobre 2016), Juan Imhoff, Joe Rokocoko et Dan Carter ne sont donc pas tirĂŠs dâ&#x20AC;&#x2122;affaire et devront sâ&#x20AC;&#x2122;expliquer face aux reprĂŠsentants de lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD, Ă  une date qui reste Ă  ce jour inconnue. Mercredi soir, un membre de la FĂŠdĂŠration nous confiait Ă  ce sujet : ÂŤ Il nâ&#x20AC;&#x2122;est pas rare que lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD se saisisse dâ&#x20AC;&#x2122;un dossier dĂŠjĂ  jugĂŠ. Cela ne veut pas dire quâ&#x20AC;&#x2122;elle retoquera la dĂŠcision prise par la commission. Âť De ce que lâ&#x20AC;&#x2122;on sait, les audiences passĂŠes face aux membres de lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD sont pourtant autrement plus âpres et austères que celles passĂŠes face aux diverses commissions fĂŠdĂŠrales.

VERDICT AU PRINTEMPS Qui risque quoi, au juste ? Si lâ&#x20AC;&#x2122;on en croit les derniers bruits entourant les trois dossiers, Dan Carter et Joe Rokocoko ne devraient pas ĂŞtre inquiĂŠ-

PAYS DE GALLES LE ÂŤ MONUMENT Âť ALUN WYN JONES DEVRAIT CONDUIRE LES GALLOIS LORS DU PROCHAIN TOURNOI. IL VA SUCCĂ&#x2030;DER Ă&#x20AC; SON CADET, SAM WARBURTON, QUI OCCUPAIT CES FONCTIONS DEPUIS SIX ANS.

WARBURTON

VA PERDRE LE CAPITANAT Par JĂŠrĂ´me PRĂ&#x2030;VĂ&#x201D;T jerome.prevot@midi-olympique.fr

QUID DES LIONS ? Puis il fut souvent handicapĂŠ par des pĂŠpins physiques ces derniers temps. Il manqua par exemple deux tests automnaux contre lâ&#x20AC;&#x2122;Australie et lâ&#x20AC;&#x2122;Afrique du Sud Ă  cause dâ&#x20AC;&#x2122;une blessure au cou. Howley avait alors dĂŠsignĂŠ le pilier vĂŠtĂŠran Gethin Jenkins comme capitaine (Alun Wyn Jones ĂŠtait aussi absent) pour toute la sĂŠrie. Ă&#x20AC; Cardiff aussi, Sam Warburton avait perdu ses galons au profit du mĂŞme Gethin Jenkins. Sam Warburton va donc rĂŠapprendre Ă  devenir un joueur lambda, on lâ&#x20AC;&#x2122;imagine prendre cette - relative mĂŠsaventure avec sa classe habituelle. Câ&#x20AC;&#x2122;est aussi la rançon de ceux qui ont connu la rĂŠussite très jeune.

GLOUCESTER : KVESIC FILE Ă&#x20AC; EXETER Le club dâ&#x20AC;&#x2122;Exeter vient de rĂŠaliser un beau coup en enrĂ´lant le troisième ligne international anglais de leurs rivaux de Gloucester, Matt Kvesic. Le flanker, qui compte, Ă  24 ans, trois sĂŠlections avec lâ&#x20AC;&#x2122;Angleterre, ĂŠtait dans le viseur de Rob Baxter, le manager dâ&#x20AC;&#x2122;Exeter depuis longtemps puisquâ&#x20AC;&#x2122;il avait dĂŠjĂ  essayĂŠ de le recruter quand il ĂŠvoluait Ă  Worcester : ÂŤ Je ne suis pas le genre de mec Ă  tourner le dos indĂŠfiniment Ă  quelquâ&#x20AC;&#x2122;un quand on nâ&#x20AC;&#x2122;arrive pas Ă  trouver un accord Ă  un moment donnĂŠ. Matt arrive Ă  maturitĂŠ, câ&#x20AC;&#x2122;est le moment idĂŠal pour lui Âť, a dĂŠclarĂŠ Baxter. ZEBRE : CANNA PROLONGE Le demi dâ&#x20AC;&#x2122;ouverture international italien Carlos Canna a prolongĂŠ cette

semaine son contrat avec la franchise des Zebre. Ă&#x20AC; 24 ans, lâ&#x20AC;&#x2122;ouvreur compte 15 sĂŠlections avec la Squadra, cumulĂŠes depuis ses dĂŠbuts en 2014. BATH PARIE SUR UNDERHILL Le club anglais de Bath a fait savoir quâ&#x20AC;&#x2122;il venait de conclure un contrat portant sur les trois prochaines saisons avec le troisième ligne des Ospreys Sam Underhill. Bien connu en Angleterre, Underhill ĂŠtait le capitaine de la sĂŠlection des moins de 18 ans anglais qui furent invaincus entre 2014 et 2015. Ă&#x20AC; seulement 20 ans, Underhill a fait une vingtaine dâ&#x20AC;&#x2122;apparitions avec la franchise galloise des Ospreys : ÂŤ Nous avons dĂŠjĂ  beaucoup de troisièmes ligne, mais lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe de Sam va encore renforcer la concurrence Âť, sâ&#x20AC;&#x2122;est fĂŠlicitĂŠ le manager nĂŠo-zĂŠlandais de Bath Todd Blackadder. 

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tĂŠs par les membres de lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD. Il semblerait, en revanche, que le cas de Juan Imhoff ait davantage retenu lâ&#x20AC;&#x2122;attention des diffĂŠrents experts de lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD au cours de lâ&#x20AC;&#x2122;instruction. Lors dâ&#x20AC;&#x2122;une confĂŠrence de presse organisĂŠe par le Racing 92 afin de mettre au clair le processus mĂŠdical ayant entourĂŠ les traitements des trois joueurs, le mĂŠdecin du club francilien Sylvain Blanchard avait dĂŠclarĂŠ concernant lâ&#x20AC;&#x2122;international argentin : ÂŤ Il a eu des gouttes pour soigner une sinusite carabinĂŠe un mois avant la finale. [â&#x20AC;Ś] Quand le prĂŠsident mâ&#x20AC;&#x2122;a parlĂŠ, pour la première fois de traces de corticoĂŻdes chez trois de nos joueurs, je ne vous cache pas que jâ&#x20AC;&#x2122;ai ĂŠtĂŠ rassurĂŠ. Il y avait bien eu des traitements par voies autorisĂŠes et on les avait bien signalĂŠs sur les procès-verbaux. Les substances retrouvĂŠes correspondaient exactement aux traitements rĂŠalisĂŠs. Câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait cohĂŠrent. Âť Lâ&#x20AC;&#x2122;Agence française de lutte contre le dopage aura-t-elle le mĂŞme avis ? La cohĂŠrence mise en avant par les dirigeants du Racing et la commission fĂŠdĂŠrale trouvera-t-elle le mĂŞme ĂŠcho chez les caciques de lâ&#x20AC;&#x2122;AFLD ? Le verdict devrait ĂŞtre connu dâ&#x20AC;&#x2122;ici le printemps. Si lâ&#x20AC;&#x2122;un ou lâ&#x20AC;&#x2122;autre des joueurs ĂŠtait sanctionnĂŠ par lâ&#x20AC;&#x2122;Agence, il disposerait alors de deux mois pour contester la dĂŠcision devant le Conseil dâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;tat. Mardi après-midi, Juan Imhoff nâ&#x20AC;&#x2122;a pas participĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽnement ouvert au public au Plessis-Robinson. Joe Rokocoko et Dan Carter ĂŠtaient en revanche bel et bien prĂŠsents. Lâ&#x20AC;&#x2122;Argentin sera au repos ce week-end. Dan Carter et Joe Rokocoko seront titularisĂŠs. â&#x2013; 

Infos

La vie internationale

â&#x20AC;&#x2122;entraĂŽneur intĂŠrimaire du pays de Galles, Rob Howley va prendre une dĂŠcision forte. Il va nommer un nouveau capitaine pour le Tournoi 2 017 . Il devrait confier les galons au ÂŤ monumental Âť deuxième ligne Alun Wyn Jones, 31 ans, et 105 sĂŠlections, plus six avec les Lions. Vu la carrière et le charisme dâ&#x20AC;&#x2122;AWJ, le choix nâ&#x20AC;&#x2122;a rien dâ&#x20AC;&#x2122;une surprise. Mais lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvĂŠnement, câ&#x20AC;&#x2122;est que cette dĂŠcision signifie que Sam Warburton (70 sĂŠlections) ne commandera plus les Diables rouges après six ans de mandat. Câ&#x20AC;&#x2122;est la fin dâ&#x20AC;&#x2122;un cycle car le troisième ligne cĂ´tĂŠ ouvert Warburton avait ĂŠtĂŠ nommĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;âge de 22 ans, en juin 2011, et devint dans la foulĂŠe le plus jeune capitaine Ă  mener le pays de Galles Ă  une Coupe du monde (mais il nâ&#x20AC;&#x2122;est pas le plus jeune capitaine de lâ&#x20AC;&#x2122;histoire car Gareth Edwards le fut Ă  20 ans en 1968). Sam Warburton conduisit son pays au grand chelem 2 012 et Ă  la victoire dans le Tournoi 2013. Dans la foulĂŠe, il fut mĂŞme choisi pour commander les Lions en tournĂŠe en Australie. Il ne joua pas le troisième test, blessĂŠ, il laissa ses fonctions Ă â&#x20AC;Ś Alun Wyn Jones. En 2015, il ĂŠtait toujours le leader gallois pour le Mondial. On lâ&#x20AC;&#x2122;imaginait presque capitaine ad vitam aeternam. Depuis deux ans Ă  peu près, on sentait Warburton un peu en danger, dĂŠjĂ  parce que sportivement, il ĂŠtait talonnĂŠ par lâ&#x20AC;&#x2122;excellent Justin Tipuric (Ospreys), il lâ&#x20AC;&#x2122;est aussi depuis peu par Thomas Young, le joueur des Wasps (fils de lâ&#x20AC;&#x2122;entraĂŽneur DaĂŻ Young).

Par Marc DUZAN marc.duzan@midi-olympique.fr



 Sam Warburton, qui avait ĂŠtĂŠ nommĂŠ capitaine des Diables rouges Ă  22 ans, va ÂŤ redevenir Âť un joueur lambda. Photo Icon Sport Mais du coup, cette information relance le dĂŠbat sur le capitaine des Lions. ÂŤ Jâ&#x20AC;&#x2122;ai plus de chance de ne pas ĂŞtre nommĂŠ que de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre, mĂŞme si câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait moi le capitaine en 2013. Mais il y a maintenant tellement de matchs dans les ĂŽles Britanniques que le passĂŠ ne compte plus. Il faut regagner sa place Ă  chaque fois Âť, a dĂŠclarĂŠ Warburton. La cote dâ&#x20AC;&#x2122;Alun Wyn-Jones a donc remontĂŠ pour les Lions, les observateurs annoncent deux autres prĂŠtendants : le talonneur irlandais Rory Best et son homologue anglais Dylan Hartley, mais les frasques de ce dernier jouent clairement contre lui. Samedi dernier, Brian Oâ&#x20AC;&#x2122;Driscoll a dĂŠclarĂŠ : ÂŤ Alun Wyn Jones est le favori vu ses ĂŠtats de service imposants, dans mon esprit au vu des ĂŠvĂŠnements rĂŠcents, seuls deux noms se dĂŠtachent : lui et Best. Âť Venant dâ&#x20AC;&#x2122;un ancien capitaine (2005) et quadruple participant, câ&#x20AC;&#x2122;est une indication. â&#x2013; 

      

         





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Cris et chuchotements 29

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

La Rochelle

Grenoble LE FCG DEVRAIT ANNONCER LA PROLONGATION DE L’UN DE SES JOUEURS EMBLÉMATIQUES, LE TROISIÈME LIGNE FABIEN ALEXANDRE MAIS POURRAIT PERDRE MCLEOD, BOUCHET ET JOLMES.

ALEXANDRE

LIMITE LES DÉGÂTS

L

Par Pierre-Laurent GOU

es contours du futur du FCG pour la saison prochaine commencent à prendre tournure. Ainsi qu’indiqué dans notre édition de lundi, les dirigeants grenoblois ont obtenu les prolongations de Gio Aplon, Hendrik Roodt et Ali Muldowney. Autre renouvellement de bail acquis, celui du troisième ligne formé au club, pass é p a r D a x e t B i a r r i t z , Fa b i e n Alexandre (31 ans). Selon nos informations, les deux parties sont tombées d’accord cette semaine, malgré un gros forcing du voisin lyonnais, et ce dernier devrait parapher un nouvel engagement pour trois saisons supplémentaires. Voilà pour les bonnes nouvelles.

PAU VEUT MCLEOD ET BOUCHET Côté départ, la Section paloise lorgne les Grenoblois. Outre le dossier bien avancé menant au demi de mêlée Charl McLeod, Simon Mannix souhaite aussi engager le solide talonneur Laurent Bouchet (27 ans). L’actuel Grenoblois s’est déplacé

dans le Béarn ce mercredi pour y rencontrer le manager de la Section. Bouchet pourrait se retrouver en concurrence avec deux ex-partenaires au FCG, Thomas Bianchin (en fin de contrat mais que la Section souhaite conserver) et Mehdi Boundjema, tous deux originaires de l’Isère. Toutefois, Grenoble qui doit aussi faire avec les envies d’ailleurs de Loïck Jammes et l’intérêt de Toulouse ne veut pas perdre les deux hommes. Au moins l’un des deux numéros deux restera dans les Alpes.

JOLMES VERS LA ROCHELLE La possible-probable (rayez la mention inutile) relégation des Grenoblois en Pro D2, a aussi des conséquences chez leur tout jeune joueur. Ainsi, le deuxième ligne Thomas Jolmes (20 ans) international français dans les catégories de jeunes et considéré comme l’un des grands espoirs du poste, devrait poursuivre sa carrière du côté de La Rochelle. Désireux d’emmagasiner du temps de jeu en Top 14, il devrait répondre favorablement aux avances de Patrice Collazo. ■

Fabien Alexandre, l’historique, a confirmé sa fidélité au FCG malgré une fuite des joueurs qui, elle, continue. Photo IS

Infos

Il reste sept candidats au Pro D2

TOULON LA VENUE DE RADRADRA CONFIRMÉE EN AUSTRALIE

fira à ces sept clubs de faire partie des cinq premiers à l’issue de la phase qualificative. Le leader accédera directement à la Pro D2 et les quatre autres se disputeront le deuxième ticket d’accession. En ce qui concerne les trois autres clubs, Auch, Limoges et Tarbes, ils continueront à concourir mais ne pourront pas participer à la phase d’accession.

Samedi dernier, le maire de RisOrangis, Stéphane Raffalli a déclaré vouloir déposer un recours en justice contre la FFR. Cette décision intervient après le souhait de Bernard Laporte de vouloir abandonner le projet du Grand

Stade, pour un montant total de 581 millions d’euros. Une procédure pourrait être ouverte pour « réparation du préjudice subi », selon Le Parisien. Le maire a affirmé que le préjudice se chiffrerait en « millions d’euros ».

Grenoble

Jarrod Firth en joker de Barcella ? Après l’échec Kalolo Tuiloma (recalé pour inaptitude après examens de son rachis cervical), le FCG pourrait avoir trouvé son bonheur. L’oiseau rare évolue actuellement à Glasgow et répond au nom de Jarrod Firth. Ancien joueur des Counties et des Chiefs en Super Rugby, ce pilier néo-zélandais (25 ans, 1,80 m, 131 kg) est arrivé en Écosse en début de saison en tant que « project player » (joueur visant la sélection nationale après trois ans de résidence). Malheureusement, Jarrod Firth s’est heurté à une législation stricte quant au droit du travail. En effet, pour bénéficier d’un contrat de travail, ce dernier aurait dû disputer 50 % des matchs

durant sa première saison. Or, victime d’une blessure au genou à son arrivée, Firth n’a pas pu postuler assez tôt. Si bien que lorsqu’il est redevenu compétitif, il n’aurait, quoi qu’il arrive, pas pu atteindre son quota de rencontres pour être prolongé… Venu mardi en Isère pour participer à une séance de mêlée en opposition, Firth aurait suffisamment convaincu les dirigeants isérois pour lui formuler une offre. Laquelle devrait, dans un premier temps, prendre la forme d’un contrat de joker médical de Fabien Barcella, qui pourrait se transformer en véritable contrat la saison prochaine si celui-ci donnait satisfaction.

l’année prochaine. Je suis impatient d’être là pour la prochaine Coupe du monde. » STADE FRANÇAIS KALIGA, C’EST ACTÉ Annoncée dans nos colonnes vendredi dernier, la signature du trois-quarts fidjien Kitione Taliga (23 ans) au Stade français a été officialisée mardi. Le champion olympique de Rio sera parisien jusqu’à la fin de saison.

Grand Stade

Une procédure ouverte

RAWACA,

C’EST IMMINENT !

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Par Vincent BISSONNET (avec Nicolas AUGOT) vincent.bissonnet@midi-olympique.fr

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e n’est pas dans les tuyaux, ce n’est pas prévu. Si l’avion passe, on verra. Les annonces, c’est nous qui les faisons. Le mieux, c’est donc d’attendre si nous communiquons dessus. Mais ça n’est pas à l’ordre du jour. » Pour la énième fois, le manager rochelais a démenti, mardi, auprès de nos confères de Sud Ouest, la venue de Savenaca Rawaca (25 ans) à La Rochelle. Evoquée en octobre, la signature du champion olympique fidjien en Charente-Maritime s’est de nouveau retrouvée au cœur de l’actualité fidjienne en ce début de semaine. En dépit des déclarations du club rochelais, le spécialiste du VII s’apprête bien à rejoindre le Stade rochelais, selon nos informations. Les contacts sont très avancés entre les deux parties et le joueur a récemment obtenu sa libération par la Fédération ainsi que son visa. Sa date d’arrivée en France dépend désormais de l’obtention du précieux sésame par sa compagne. Cette démarche serait en passe d’être validée. Savenaca Rawaca pourrait donc prendre l’avion pour la cité portuaire dès la semaine prochaine.

IL A FAIT FAUX BOND AUX SARACENS

Fédérale 1 Ce mercredi, la FFR a rendu son verdict après examen des dossiers des clubs de Fédérale 1 Élite candidats à la montée en Pro D2. Seuls Aubenas, Massy, Bourg-en-Bresse, Nevers, RomansValence, Provence rugby et Chambéry pourront jouer les phases finales de Fédérale 1 et prétendre à accéder au championnat supérieur. Pour cela, il suf-

DÉMENTIE PAR LE STADE ROCHELAIS, L’ARRIVÉE DU CHAMPION OLYMPIQUE FIDJIEN N’EST POURTANT PLUS QU’UNE QUESTION DE JOURS.

Fin novembre, le RCT avait annoncé la signature de la vedette treiziste Semi Radradra (24 ans) pour la saison prochaine avec une option pour une saison supplémentaire. Sa venue, un temps incertaine, a été officialisée par son actuel club de NRL des Parramatta Eels : « Au début du mois de décembre 2016, le club des Parramatta Eels a réalisé une offre attrayante pour conserver Semi Radradra, mais l’offre de Toulon était sensiblement plus élevée que la nôtre. » Semi Radradra sera libre à partir de novembre 2017 mais doit auparavant comparaître devant le tribunal de Sydney. Le Fidjien est convoqué le 13 février pour répondre de violences conjugales. BORDEAUX-BÈGLES HAYLETTPETTY A DIT NON Contacté par Bordeaux-Bègles, l’ailier wallaby Dane Haylett-Petty (27 ans, 14 sélections) ne reviendra pas en France la saison prochaine. L’ancien Biarrot a annoncé son intention de rester en Australie : « J’ai eu de bonnes offres venant d’Europe, elles étaient tentantes mais je resterai ici

AGEN OFFICIEL POUR DE MARCO, BOSCH, SALAWA, CEDARO… Le SUALG a officialisé, ce mercredi, huit arrivées, comme évoqué dans nos éditions précédentes : le talonneur Facundo Bosch (Jaguares), le pilier Morgan Phelipponeau (Vannes), les deuxième ligne Mickaël Di Marco (Oyonnax) et Leandro Cedaro (La Rochelle), l’ailier Vilikisa Salawa (Mont-de-Marsan) et les frères Loris et Lucas Tolot (Montauban) se sont engagés. Par ailleurs, Marc Barhomeuf, Julien Hériteau, Arthur Joly, Denis Marchois, Tamaz Mchedlidze, Antoine Miquel, Dave Ryan et George Tisley se sont engagés jusqu’en 2019. BAYONNE UN GRAND STADE DANS LES CARTONS Lundi soir, les présidents de l’Aviron bayonnais ont rencontré leurs supporters pour évoquer la situation et les projets du club, actuelle lanterne rouge du Top 14. Au cœur du débat : le projet d’une nouvelle enceinte et une mise au point quant à une possible fusion. « On veut disposer d’un stade qui permette d’accueillir un nombre suffisant de spectateurs. Ce sera notre instrument. C’est nulle part ailleurs qu’à Bayonne que sera reconstruit un stade de 18 000 à 20 000 spectateurs, a déclaré Christian Devèze. « On a la prétention

Sa signature imminente devrait mettre un terme au feuilleton de son arrivée sur le vieux continent. L’été dernier, le centre-ailier, auteur de quarante et un essais sur le circuit international à VII, s’était engagé avec les Saracens avant de se raviser en invoquant des raisons personnelles. Le 23 septembre, le manager londonien Mark McCall avait annoncé la volte-face du Fidjien, blessé lors du premier tour du tournoi olympique de Rio de Janeiro. Ce fâcheux précédent explique sans nul doute l’extrême prudence affichée par les dirigeants atlantiques quant à ce dossier. À moins d’un revirement de dernière minute de sa part, Savenaca Rawaca s’apprête en tout cas à entamer sa carrière à XV en Europe auprès de ses compatriotes Levani Botia et Kini Murimurivalu. ■

d’avoir un grand club mais ici, à Bayonne », a évoqué le coprésident de l’Aviron pour tenter de couper court au débat autour d’une possible fusion avec Biarritz. PERPIGNAN ARBO DE RETOUR EN CATALOGNE ? Joueur de Perpignan entre 1991 et 1997, Laurent Arbo pourrait effectuer son retour à Aimé-Giral la saison prochaine comme préparateur physique, comme indiqué par L’Indépendant. Le recordman d’essais dans l’élite est en contacts avancés avec l’Usap ainsi que Marc Milhau, son adjoint à Castres, et Ange-François Costella, spécialiste de la réathlétisation et de la prévention des blessures, actuellement à l’Olympique lyonnais. ALBI NEMO ROELOFSE VA-T-IL DEVOIR PARTIR ? Sitôt arrivé, sitôt sur le départ. Nemo Roelofse, qui se plaît à Albi, est au cœur d’un conflit ouvert entre son club formateur et le SCA. Le SCA vat-il engager le bras de fer ? Le South

Western District, le club sud-africain qui a formé le jeune pilier droit recruté en octobre dernier par Albi, demande au club tarnais une indem-

nité de 8 700 € pour faire une croix sur son joueur et lui permettre de finir la saison dans le Tarn. Or, le club jaune et noir ne serait pas disposé à payer cette somme. Si les dirigeants tarnais ne changent pas d’avis, le joueur sera contraint de repartir dans son pays natal afin de disputer le championnat du deuxième échelon de Currie Cup qui se dispute au mois de mars. ALBI (BIS) DOREY VA S’ENGAGER Selon nos informations, le club albigeois serait sur le point de faire signer le talonneur d’Aubenas-Vals, Fabien Dorey. Le joueur âgé de 26 ans (1,75 m, 85 kg) rejoindrait la préfecture du Tarn en qualité de joker médical de Cyriac Ponnau, indisponible jusqu’à la fin de saison (blessure à un pied). FÉMININES LE MONDIAL SERA DIFFUSÉ SUR FRANCE TÉLÉ La direction des sports de France Télévisions a annoncé, lors de la présentation de son dispositif pour le Tournoi des 6 Nations ce mardi, que ses chaînes retransmettraient la Coupe du monde de rugby féminin, organisée en Irlande, en août 2017. Reste à savoir dans quelles proportions. Par ailleurs, le patron des sports Laurent- Éric Le Lay a promis : « Il y aura plus de rugby à l’avenir sur France Télé. » SEVENS WORLD SERIES MONACO CANDIDAT À UNE ÉTAPE En juin dernier, la Fédération monégasque de rugby avait accueilli le tournoi de repêchages pour les jeux Olympiques de Rio au stade Louis-II. La délégation a donc décidé de porter sa candidature pour être pays organisateur dès 2019 d’une étape du HSBC Sevens World Series, le circuit mondial à VII. Une réponse sera communiquée à la principauté en 2018.

L’agenda télé Vendredi 13 janvier 06:00 10:00 18:15 20:00 20:00 20:00 20:00 20:00 20:40 21h30 22:30

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Bayonne - La Rochelle Narbonne - Montauban Bourgoin - Carcassonne Dax - Colomiers Oyonnax - Béziers Soyaux-Angoulême - Albi Vannes - Biarritz Agen - Mont-de-Marsan Leinster - Montpellier Wasps - Leicester (Premiership) Soir de Pro D2

Samedi 14 janvier

7h30 8h45 13:45 13:55 16:10 16:50 20:30 21:00 23:30

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Entre les Potos Wasps - Leicester (Premiership) Northampton - Castres Connacht - Zebre Wasps - Toulouse Soir de Pro D2 Racing - Leicester Brive - Worcester Brive - Worcester

Dimanche 15 janvier 01:15 06:00 13:00 13:55 13:55 14:00 14:15 16:05 16:10 16:15 18:25 18:40

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Wasps - Toulouse Connacht - Zebre Rugby pack Bordeaux-Bègles - Clermont Llanelli - Saracens Au contact Perpignan - Aurillac Au contact Toulon - Sale Toulon - Sale Exeter - Ulster Perpignan - Aurillac


30 Horizons Grand côté

VENDREDI 13 JANVIER 2017 - MIDI OLYMPIQUE

ACTUALITÉ RATTRAPÉ PAR LA MALÉDICTION QUI LE LIE À CLERMONT, VINCENT CLERC A QUITTÉ LA PELOUSE DU MICHELIN DIMANCHE DERNIER, FAUCHÉ PAR UNE RUPTURE TOTALE DU TENDON D’ACHILLE GAUCHE. SA SAISON EST D’ORES ET DÉJÀ TERMINÉE. QUANT À SA CARRIÈRE ? ALORS QU’IL FÊTERA SES 36 ANS EN MAI, L’AILIER INTERNATIONAL SE VOIT PROPOSER ICI LE PLUS INCROYABLE CHALLENGE DE SA CARRIÈRE...

POURRA-T-IL Masi a été obligé de dire stop

REVENIR ? Pas de miracle pour Dan Carter

Le cas de l’Italien Andrea Masi se rapproche le plus de la situation de Vincent Clerc de par la nature de la blessure et le contexte personnel. 20 septembre 2015, à Londres : l’international italien de 35 ans (95 sélections) est victime d’une rupture du tendon d’Achille face à la France, en ouverture de la Coupe du monde. Le 22 juin 2016, Andrea Masi s’incline devant l’évidence : « Le rugby fait partie de ma vie depuis 20 ans et ce n’est pas évident de refermer un chapitre aussi important, affirme l’ancien centre de Biarritz et du Racing. Mais je suis conscient de devoir suivre les conseils des médecins. Même si le processus de récupération a bien avancé au début, je n’ai pas réussi à guérir aussi bien qu’espéré et il est devenu évident que je ne pourrai plus être joueur professionnel. » La mort dans l’âme… V. B. ■

La carrière perpignanaise de Dan Carter s’est résumée à quatre rencontres, une de Coupe d’Europe et quatre de Top 14. Tout s’est arrêté le 31 janvier, au Stade de France, lors d’un match de gala face à Paris. Gêné depuis son arrivée en France, un mois avant, par une inflammation au tendon d’Achille, le NéoZélandais termine la rencontre en grimaçant. La faute à une rupture partielle du tendon d’Achille, contractée à cette occasion. Soit une blessure bien moins sérieuse que celle contractée par Vincent Clerc dont le tendon est totalement rompu. L’ouvreur n’a pu effectuer de retour miracle comme le laissait craindre le premier bulletin de l’Usap : « Daniel Carter pourra remarcher immédiatement mais ne pourra vraiment poser le pied par terre que dans quatre à six semaines avant un programme de rééducation spécifique qui devrait lui permettre de reprendre la pratique sportive dans six mois », indique le communiqué du club sang et or, début février. Sans surprise, la star all black assistera en costard au sacre de ses partenaires, en juin, avant de retourner en NouvelleZélande dans la foulée. Conformément au diagnostic, il reviendra aux affaires début août, en NPC, six mois après son opération. En suivant, Dan Carter retrouvera logiquement son fauteuil d’orchestre au sein de la sélection all black pour le Tri-Nations. V. B. ■

Castaignède, un tunnel de dix-huit mois L’image est restée gravée dans les mémoires des amoureux du XV de France : celle d’un Thomas Castaignède porté par ses coéquipiers jusqu’au vestiaire du Stade de France, après s’être rompu un tendon d’Achille sur une banale course d’échauffement, quelques minutes avant le coup d’envoi d’un test-match France-Australie, le 4 novembre 2000. Le talentueux trois-quarts, fraîchement émigré en Angleterre et alors au sommet de son art, passe en suivant sur la table d’opération. Depuis l’hôpital, il livre cette première réaction : « Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. Dans l’ordre, la bonne nouvelle : l’opération est parfaitement réussie. Et, maintenant, la moins bonne : j’en ai pour six mois à neuf mois. » Dans le meilleur des cas, il était censé revenir en avril 2001 ; dans le plus extrême, sa reprise était programmée en juillet de la même année. Rien ne se passera comme prévu. Thomas Castaignède voit sa guérison s’éterniser et subit quatre nouvelles interventions chirurgicales pour rapiécer le tendon ou drainer les infections. Au bout d’un tunnel de sept cents jours, il retrouve les pelouses le 27 avril 2001 avec les Saracens de Londres. Le Landais gagne sa place de titulaire au sein de la formation anglaise et retrouve le XV de France deux ans après le jour noir, en novembre 2002. Mais tous ses efforts ne lui permettent pas de reconquérir son statut d’incontournable en Bleu. À l’heure d’établir son groupe pour la Coupe du monde 2003, Bernard Laporte lui préfère Brian Liebenberg. Cruel destin. V. B. ■

Vincent Clerc, mais aussi Thomas Castaignède ou Fabien Barcella, tous victimes de ces ruptures du tendon d’Achille, blessures de longue durée qui mettent entre parenthèses une carrière. Photos Midi Olympique

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Par Nicolas ZANARDI nicolas.zanardi@midi-olympique.fr

l est des scènes qui ne trompent pas, et celle jouée par Vincent Clerc à la 71e minute de ce Clermont-Toulon en faisait incontestablement parti. Cloué sur la fameuse pelouse hybride de Marcel-Michelin, l’ailier international avait en effet tout compris du coup de poignard qui lui avait traversé la jambe, sous le mollet. À trente-cinq ans bien sonnés, on connaît son corps, si bien que l’ancien toulousain aurait certainement pu se passer des examens qui décelèrent, dans la soirée, une rupture totale du tendon d’Achille gauche. Pathologie liée à la précédente, à savoir une rupture partielle du tendon d’Achille droit ? On laissera ce jugement aux Hippocrate de comptoir, qui estimeront que pour revenir au plus vite (après quasiment quatre mois d’absence), Vincent Clerc avait nécessairement « compensé » et trop forcé sur sa jambe opposée. Ceux qui ont en effet subi pareille blessure savent, en effet, la force de la fatalité et leur caractère imprévisible. Et quoi qu’il arrive, face à pareil diagnostic, l’heure était davantage à la complainte qu’aux grands raisonnements...

LA MALÉDICTION CLERMONTOISE Opéré lundi après-midi, Vincent Clerc a ainsi subi la quatrième grosse intervention de sa carrière de sportif. Les deux croisés, puis les deux « Achille », qui correspondent à autant de blessures subies sur le terrain face à Clermont. Un stade MarcelMichelin sur lequel Clerc n’avait pas évolué depuis... sa deuxième rupture des croisés, en 2013, cinq ans ou presque jour pour jour après sa première blessure au Stadium. En termes de malédiction, on ne fait certainement pas mieux... La question qui se pose, et qui interroge certainement Clerc lui-même, à cet instant

précis ? Elle réside, fatalement, dans l’après. Alors qu’il fêtera ses 36 ans au mois de mai, Vincent Clerc se retrouvera en fin de contrat avec le RCT. Un club se hasardera-t-il, d’ici là, à lui tendre la main ? C’est bien toute la question...

NOVÈS : « IL REBONDIRA, IL FAUT JUSTE LUI LAISSER LE TEMPS » Car si en termes de timing, Clerc pourrait raisonnablement se trouver apte pour une reprise de saison (son indisponibilité théorique étant estimée entre six et huit mois) se posera surtout la question de sa motivation. Car s’il est bien un instinct qui sommeille en Vincent Clerc, c’est celui de compétiteur. Et l’on peut d’ores et déjà parier que, depuis sa chambre, le recordman d’essais de la Coupe d’Europe rêve de faire clore le bec de tous ceux qui, sans s’en vanter, se targuent d’avoir eu raison quant au fait que sa mutation au RCT consistait en la « saison de trop » redoutée de tous les sportifs. Car oui, effectivement, la logique voudrait qu’après cette nouvelle infortune, Vincent Clerc se décide à raccrocher les crampons... Sauf que « Chicken » n’est pas n’importe quel joueur, ni n’importe quel caractère. Ses proches le savent mieux que quiconque, conscients que Vincent Clerc aurait pu ne jamais réaliser pareille carrière sportive, après avoir été tout proche de perdre la vie à ses 18 ans, des suites d’une septicémie. Alors, à côté de cela, qu’est-ce que revenir des enfers, à plus de 36 ans, pour enfin atteindre cette barre des 100 essais en Top 14 ? Rien moins, que le plus incroyable challenge de sa carrière, laquelle mérite de le voir quitter les terrains autrement que par la porte de l’infirmerie. « Il rebondira, il fauit juste lui laisser le temps », assurait lundi Guy Novès au micro de RMC. Et pour tout dire, serait-on le dernier, on se bornera pour l’heure à l’en penser capable, tout comme on sait pertinemment Mourad Boudjellal assez rock n’roll pour tenter le coup... ■

Barcella, retour d’enfer un an après En 2009, Fabien Barcella s’impose comme le pilier gauche titulaire du XV de France. Sa flugurante progression est soudainement interrompue par une rupture totale du tendon d’Achille de la jambe gauche, en août 2010, lors d’une opposition avec les espoirs du Biarritz 2010. Le premier verdict communiqué fait état d’une absence de sept mois. Il devra attendre un an, presque jour pour jour, avant de revenir en compétition, avec le XV de France, en test-match. Entretemps, en janvier 2011, il rechute : « Ma blessure s’est aggravée, le tendon a recédé mais ce n’était pas assez gros pour une opération », explique le pilier, lorsque Marc Lièvremont le retient dans le groupe de trente-deux éléments amenés à préparer la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Après une saison 2010-2011 blanche en club, il parvient in extremis à gagner sa place pour la Nouvelle-Zélande. Ce mal l’a rattrapé l’année dernière et devrait l’inciter à arrêter sa carrière prochainement. V. B. ■


Midi olympique vert du vendredi 13 janvier 2017