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1,50 € vendredi 13 janvier 2017 71e année N° 22 821 France métropolitaine

tennis

Open d'Australie

Richard Martin/L’Équipe

Federer envoûte toujours

Absent depuis six mois en raison d'une blessure au genou gauche, l'icône suisse renoue avec la compétition lundi. Son aura reste intacte. PAGES 14 ET 15

PAYET D'ACCORD AVEC L'OM footba ll

Transferts

Le milieu de terrain international de West Ham a trouvé un terrain d'entente avec Marseille et clame sa volonté d'y retourner.

PAGES 2 ET 3

Tony O'Brien/Reuters

Le PSG convoite Batshuayi PAGE 4

Supplément vendredi 13 janvier 2017 71 e année

Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

PAGES 36 ET 37

CAHIER CENTRAL

Ferreira / Icon /AFP et Andre , Carl De Souza

André Ayew (Ghana)

vendu séparéme nt

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démontre ces nées de sacréesdernières an- fant. Les soucis entrevu qualités sous la direction s par les Fennecs lors de l’un des rares Florent Ibenge, pourlaC des matches de qualifica tions cains présen entraîneurs afri- gnes oupedu monde sont-ils ts. dessicompliqué dans Ce sera vraiment les d’essoufflement ou simplem conséq ent Claude LeRoy,à cette poule pour neurrat uences d’un choix d’entraîé(Milan Rajevac vième CAN.So l'occasiondesa neu)?GeorgesLeekens devra montre permettre à n Togo va néanmoins r son savoir-f comptera sur Emmanuel aire et Adebayor, une trente-deux ans, le dernier Slimani,Brahim attaque de feu avec représentan t d'une ietlesautres. génér ation Mais l’opposi (Drogba, Eto’o, tion Essien, Yaya dorée Sénégal de Sadio sera féroce avec le faire l’une de Touré), ses ultimes appariti de baly ou Idrissa Mané, Kalidou KouliGueye, et la Tunisie, ceniveau. ons à armada une solide à Et que peut donner Il ne faut surtoutdéfaut d’être brillante. l’Algérie, qui présen te toujou pas rs en favorit se (groupe D), toujours rayer le Ghana s’écroule en présent en demies e et depuis2 chemin ? Riyad meilleur joueur Mahrez, sous 008,oul’Égypte, quirevie africain de l’an ntbien la poigne d’H s é é

- Ne peut être

PLACE AUX ÉTO ILES

Amrabat) ont largement amoindri le potentie l des Lions de LIBREVILLE (GAB) l’Atlas, – Son retour déjà rareme nt flamboyants est tendu. Hervé Renard revient très at- continent.Miche sur son sur cette à lDussuyern’ap le terre gabona la mai- genre de problèm asce consacré roi ise qui l’a d’Afrique avec fonction, le sélectioe. Depuis sa prise de en 2012. Le la sélectionneur Zambie bleavoir trouvéu nneur ivoirien semarriveavec,enp du Maroc sesÉléphantspanéquilibrequidésigne celuiobtenuen lus,untitreàdéfendre, rmilesfavoris. 2015àlatêtede Le nul obtenu en France d’Ivoire enGuin éeéquatoriale, laCôte 15 novembre, même (0-0) le frontalier du unpays tion contre une sélecGabon. C’est remani ée, souligne dire si cette région semble son potentie Dans le sillage lui convenir, l. mais il devra d’abord de Serge Aurier, lomon Kalou sortir d’un de Saou de Serey groupe C dense, compo Dié, les cadres, la Côte sé d’Ivoire a su ancienne équipe,notamment de son se rajeunir avec l’arrivé e de laissersontroph qui ne compte pas nouveau phénom Franck Kessié, son éecommeça. Les absences ène de l’Atalant game, ou de aBerWilfried Zaha, majeurs (Boufal de quatre titulaires l'ancien poiranglais.De , Tannane, Belhan soncôté,laRDC Esda, pit de ,endél’absence de Bolasie (Everto n),

Supplément du n°22821

ISsouf Sanogo

Peterhansel déborde Loeb

12 PAGES SUR LA CAN

LaCouped'Afriq desnations quis' ue ouvre demainau Gabon s'annonce ouver etdevraitperme te àplusieurs joueuttre derenomde brillers r.

Mohamed Hossam/A nadolu Agency,

auto-moto

Coupe d'Afrique des nations

métropolitai ne

Sports

Riyad Mahrez (Algérie)

N° 22 821 France


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll Marseille

Richard Martin/L’Équipe

TRANSFERTS

PAYET VEUT L'OM

Dimitri Payet lors du match gagné par West Ham contre Hull (1-0), le 17 décembre.

West Ham et l’international français ont entamé un bras de fer, alors que Marseille a formulé une première offre. Son entraîneur l’a exclu du groupe pour le match contre Crystal Palace, demain. VINCENT GARCIA

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Dimitri Payet est directement impliqué dans vingt-neuf buts en Premier League depuis son arrivée à West Ham, à l'été 2015. En quarante-huit matches, l'international français a marqué onze fois et délivré dix-huit passes décisives.

WEST HAM LANCE LE BRAS DE FER

Fixer un prix déraisonnable en coulisses et faire l’autruche : l’été dernier, à chaque fois qu’un club a approché West Ham pour Dimitri Payet, les dirigeants londoniens ont attendu sagement que l’affaire se tasse sans trop faire de bruit. Là, les Hammers ont choisi l’offensive. En annonçant hier publiquement que l’international voulait partir et qu’il était exclu du groupe jusqu’à nouvel ordre, Slaven Bilic a entériné le problème Payet, prenant le risque à la fois d’exciter les prétendants et de se mettre à dos le joueur français âgé de vingt-neuf ans. Au cas où on ne l’aurait pas compris, c’est désormais officiel, le bras de fer est entamé entre le club anglais et son milieu offensif. « On a un problème avec Payet, a expliqué Bilic,

hier en conférence de presse. Il veut partir. L’équipe, le staff, nous avons toujours été là pour lui. Je me sens abattu et en colère. Jusqu’à ce qu’il change d’attitude, il est exclu de l’équipe. Il ne s’entraînera pas avec nous. J’attends de lui qu’il revienne et qu’il nous prouve qu’il est suffisamment déterminé pour rejouer. » L’entraîneur croate avait déjà laissé le Français sur le banc face à Manchester City en Cup, vendredi dernier (0-5). Les deux hommes ont parlé et Bilic sait que Payet voit son futur à l’Olympique de Marseille, son ancien club (2013-2015). Ces derniers jours, le joueur s’était entraîné normalement et les propos de son entraîneur l’ont surpris. Hier, après la conférence de presse, il a évoqué sa lombalgie pour ne pas participer à la séance. Il avait déjà dû subir des infiltrations cette saison pour ce petit souci physique. Dans le contexte actuel, son mal de dos

s’est réveillé et pourrait durer quelques jours... Mais Payet, qui a été rejoint par son agent à Londres, hier, n’ira pas au choc frontal et s’entraînera avec les jeunes à l’écart du groupe pro, si Bilic joint les actes à la parole. Dans le passé, le Réunionnais avait su passer à autre chose pour bien finir la saison avec Saint-Étienne quand il était allé au clash pour signer au Paris-SG en 2011 (voir par ailleurs). Cette saison, il a encore moins de marge de manœuvre puisque sa place de titulaire en équipe de France sera en jeu si le conflit s’enlise avec West Ham et qu’il ne joue plus.

L’OM DEVRA AUGMENTER SON OFFRE

Le timing de la mise à l’écart de Payet coïncide avec une offre de l’OM et on peut se demander si cette sanction n’est pas aussi un message envoyé par les diri-

geants anglais à leurs homologues français. Comme révélé dans ces colonnes le 2 janvier, Marseille veut rapatrier le milieu offensif dès cet hiver, au sommet de sa gloire en plus, ce qui serait un signe fort pour l’« OM Champions Project » de Frank McCourt en même temps qu’un beau pied de nez à la Premier League. Le président Jacques-Henri Eyraud, conforté par Rudi Garcia, qui a eu le joueur plusieurs fois au téléphone, s’est lancé dans ce dossier depuis presque deux mois. Ces derniers jours, il est passé à l’action en proposant 22M€ plus 3M€ de bonus soumis à une qualification en Ligue des champions. Une offre relativement basse quand on sait que l’OM l’a vendu il y a un an et demi pour 15M€ et que les dirigeants de West Ham avaient indiqué l’été dernier – en grossissant fortement le trait – que le joueur valait 100 millions de livres

(115M€). Dans ce contexte, la première approche marseillaise a pu être vécue par les Hammers comme une provocation. « C’est notre meilleur joueur et c’est pour cela que nous lui avons fait signer un long contrat (jusqu’en 2021), a dit Bilic hier. Nous ne le vendrons pas. J’ai parlé à mes dirigeants et ce n’est pas une question d’argent. On veut le garder, on veut garder nos meilleurs joueurs. » L’intransigeance de West Ham constitue le principal frein dans ce dossier, même si le club est plus enclin à le vendre à l'étranger qu'en Premier League. Car Payet, lui, est d’accord pour rejoindre l’OM. Avec la baisse de la livre sterling et le très bon salaire qu’est prêt à lui proposer le club phocéen, l’international français s’y retrouvera financièrement. Sportivement, quitter West Ham, qui lutte en deuxième partie de tableau en Premier League, pour rejoindre l’ambitieux uu


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Marseille

TRANSFERTS

Le triple défi marseillais L’arrivée de l’international s’inscrirait dans une stratégie globale pour l'OM.

DE NOTRÉ ENVOYÉ SPÉCIAL PERMANENT

MATHIEU GRÉGOIRE

uu projet marseillais ne devrait pas

trop lui porter préjudice. Le style de jeu de son équipe actuelle ne lui convient plus, il ne prend plus de plaisir et le mercato raté de cet été a été un mauvais signal envoyé, alors que ses dirigeants lui avaient vendu un avenir plus radieux à l’intersaison. Sa famille, elle, ne sera pas mécontente de revenir dans la région marseillaise. Pour cela, il faut que l’OM passe rapidement aux choses sérieuses. Mais les moyens des dirigeants olympiens ne sont pas extensibles. S’ils sont disposés à offrir des salaires confortables pour appâter le chaland, leur marge de manœuvre est plus li-

mitée sur les indemnités de transferts. 200 M€ à dépenser, c’est beaucoup et pas grandchose à la fois sur le marché actuel et l’OM de McCourt avance avec prudence, ne voulant pas passer pour une vache à lait. Il faudra pourtant revoir sérieusement l’offre à la hausse pour faire plier West Ham. Eyraud avait pensé inclure un joueur dans la transaction. L’idée a été mise de côté pour l’instant. Ce dossier compliqué pourrait réserver encore quelques rebondissements d’ici au 31 janvier. Et même audelà. Si Payet ne signe pas cet hiver à Marseille, la question de son départ resurgira immanquablement l’été prochain. ‘

Avec les Verts, il avait perdu En janvier 2011, Dimitri Payet, alors à Saint-Étienne, est la cible du PSG d’avant QSI. Le PSG propose 7 M€ aux Verts, qui ferment la porte. Dans les derniers jours du mercato, le Réunionnais va au bras de fer. Il sèche la mise au vert avant un match contre le TFC. Il est exclu du groupe par Christophe Galtier pour cette rencontre et aussi la suivante. « Il y a une réelle cassure entre les dirigeants et moi, explique-t-il dans ces colonnes. Ma décision est ferme, et je ne reviendrai pas dessus. » Les Verts ne cèdent pas et, après la fermeture du marché, l’entraîneur l’envoie faire un tour en CFA, où il marque. Il est réintégré le 12 février face à Lyon (1-4). Avec le recul, Galtier, resté très proche de Payet, ne lui en veut pas. « Le bras de fer avait duré 48 heures, expliquait le technicien dans L’Équipe cet été. Il s’était excusé devant tout le groupe. Même quand c’était tendu avec lui, c’était agréable. Car c'est un garçon honnête. Ce n’est pas un filou ni un fouteur de merde. Dans la vie, il est joueur, comme sur le terrain. Des fois il gagne, des fois il perd. Mais il assume toujours. » V. G.

À l’aise dans la communication, Frank McCourt et ses hommes annoncent des lendemains qui chantent, un OM qui ne se refuse plus rien depuis le départ de l’austère Margarita Louis-Dreyfus. « Impossible n’est pas marseillais ! Nous devrions regarder les choses plutôt comme de l’ordre du possible que le contraire », confiait l’homme d’affaires bostonien à la Provence en septembre. Plus pragmatique, Jacques-Henri Eyraud, qui a faite sienne la phrase d’un tenancier local (« Dire, c’est faire rire ; faire, c’est faire taire »), essaie de dégoter le joueur qui pourrait permettre à l’OM de passer dans une division supérieure. Le Zlatan phocéen en quelque sorte. Eyraud est prêt à mettre les moyens. Marseille possède un accord salarial avec Dimitri Payet, dont la famille a déjà pris des renseignements pratiques pour un retour rapide en Provence. Et il n’est pas vraiment question d’une baisse de son salaire, mirifique.

AVEC GARCIA, UNE RELATION PARTICULIÈRE

«Vous me parlez de Dimitri Payet, bien évidemment que je le prends tous les jours», a confié hier soir l’entraîneur marseillais à RTL. Depuis la fin novembre, il a multiplié les conversations téléphoniques avec Payet pour créer les possibilités d’un retour. Le coach bade le Réunionnais depuis longtemps, il avait réussi à l’associer sans trop de heurts à Eden Hazard pendant leur

RETROUVEZ LE RESTE DE L'ACTUALITÉ DE L'OM

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29 % Morgan Sanson est impliqué dans 29 % des buts de Montpellier en Ligue 1 cette saison (8 sur 28).

Le milieu est l'auteur de trois buts et cinq passes décisives.

Félix Golesi/L’Équipe

LE ZLATAN PHOCÉEN

La joie de Dimitri Payet lors d'un match gagné par l'OM contre Metz, le 7 décembre 2014 (3-1). première saison commune à Lille (20112012). Payet en a gardé d’excellents souvenirs : « Sur le plan du jeu, le summum a été Lille avec Garcia, confiait l'international à SFR Sport en décembre. Ça partait de derrière avec “Mika” (Landreau), un jeu de passes pour remonter le ballon très vite. À mon arrivée, je les regardais jouer et je me demandais vraiment comment j’allais faire pour entrer dans cette équipe tellement le jeu était rodé, fluide. Rudi Garcia me parlait beaucoup, sentait quand ça allait ou pas. On avait une relation particulière.»

UN AIMANT POUR LE VÉLODROME Niveau affluence, l’OM a touché le fond en 2016, peinant à réunir 25 000 personnes pour une rencontre à domicile. Un

léger redoux a été constaté depuis l’arrivée de McCourt, mi-octobre, avec un premier match incandescent face à Bordeaux (0-0, le 30 octobre). Mais le public n’est pas pour autant revenu en masse depuis, et les prévisions pour le choc face à Monaco, dimanche, ne sont pas édifiantes. La venue de Payet, si elle peut inspirer de futures recrues en consolidant le projet olympien, aurait aussi l’avantage de promouvoir la campagne d’abonnements pour la seconde partie de saison, lancée mi-décembre. « Tout le monde connait Dimitri, le joueur extraordinaire qu’il est, a résumé le milieu de terrain William Vainqueur sur RMC. Bien sûr, on rêverait tous d’un Payet à l’OM.»

L'OM accélère aussi pour Sanson Mardi, l’OM a fait une offre pour Morgan Sanson (22 ans, sous contrat jusqu’en 2018) et l’empressement des dirigeants montpelliérains à la rendre publique montre qu’ils voulaient faire monter les enchères. Ils ont visiblement réussi. Après avoir proposé 6 M€ plus 1 M€ de bonus, les décideurs marseillais ont augmenté leur proposition ces dernières heures. Elle atteindrait aujourd’hui 9,5 M€ bonus compris. Pas assez pour le président Louis Nicollin, qui espère toujours au moins 12 M€ pour son joueur. Mais les deux parties ne sont donc plus très loin d’un accord,

Sylvain Thomas/L’Équipe

Si l'OM a fait une offre pour Dimitri Payet ces derniers jours, l'intérêt du club pour l'international français avait déjà été révélé dans L'Équipe les 2 et 3 janvier.

MARSEILLE - «Vous allez encore faire votre une sur Payet ?», chambre gentiment un dirigeant marseillais. Et pourquoi pas ? Si l’OM est ouvert à toutes les pistes, à l’image d’Andoni Zubizarreta, qui recevait des agents et parlait contrats hier aprèsmidi au Sofitel Vieux-Port, le Réunionnais incarne l’objectif le plus ambitieux du nouvel état-major.

alors que Montpellier négocie aussi sur la présence de Sanson le 27 janvier prochain en Championnat. En cas de transfert, le club héraultais aimerait que l’OM ne l’aligne pas. Hormis Marseille,

Le Montpelliérain Morgan Sanson lors de la réception de Nice (1-1), le 19 septembre.

le milieu est dans le viseur de plusieurs clubs étrangers, dont l’AS Rome. Mais le joueur a fait son choix en donnant la priorité au club phocéen.

V. G. et H. De.


4 footba ll TRANSFERTS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Paris tente Batshuayi !

Le club de la capitale s’active depuis quelques jours pour attirer l’attaquant de Chelsea, recruté à l’OM pour 40 M€ l’été dernier. Le dossier s’annonce compliqué. C’est le chantier prioritaire de l’hiver parisien. Il a été rappelé par le directeur du football du PSG, Patrick Kluivert, à l’issue de la qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue face à Metz (2-0), mercredi soir. Après avoir écarté la piste menant à l’Argentin de River Plate, Lucas Alario, qui ne convenait pas à l'entraîneur Unai Emery, le PSG s’active pour trouver un attaquant à même de seconder Edinson Cavani lors de cette phase retour. Les critères ont été définis en interne il y a plusieurs semaines : un joueur qui pourrait évoluer en Ligue des champions, très rapidement en capacité d’entrer dans la rotation et qui offre de réelles garanties au haut niveau. Un profil particulièrement rare sur la scène européenne… Et ces derniers jours, le technicien espagnol s’est arrêté sur un joueur. Un joueur qu’il connaît pour l’avoir déjà suivi alors qu’il était sur le banc du Séville FC il y a deux ans et dont il est convaincu, comme il l’a indiqué à plusieurs

de ses proches encore très récemment, de la capacité à se fondre dans son projet de jeu : l’attaquant de Chelsea, Michy Batshuayi (23 ans, sous contrat jusqu’en 2021) ! Le dossier de l’international belge, initié donc par Unai Emery en personne, a été présenté et validé ensuite par les décideurs parisiens il y a dix jours. Et Paris, via Patrick Kluivert, n’a pas tardé à entrer en action. Profitant des bonnes relations entre les deux clubs depuis des années, le Néerlandais a souhaité, sans attendre, prendre directement le pouls auprès des dirigeants du club londonien. L’échange, qui aurait eu lieu en début de semaine, n’a pas duré longtemps. Chelsea, comme il l’avait fait il y a quinze jours avec West Ham, qui souhaitait également attirer le Diable rouge, a refusé d’entamer une quelconque discussion au sujet de son attaquant, recruté pour 40 millions d’euros à l’OM l’été dernier. La forme que pourrait prendre la transaction n’aurait même pas été abordée lors de ce premier échange.

Ce dossier a-t-il pour autant une chance d’aboutir ? En interne, au PSG, on sait qu’il ne sera pas simple à boucler, mais le président parisien Nasser alKhelaïfi est décidé à donner à Unai Emery l’attaquant qu’il souhaite. Et, en ce début janvier, il s’agit de Michy Batshuayi. Les échanges entre Paris et Chelsea auraient donc repris ces dernières heures. Sans que la porte ne s’ouvre pour autant.

B en Queenborough/BPI/Icon Sport

HUGO DELOM et DAMIEN DEGORRE

Pour Antonio Conte, il est le « futur de Chelsea » L’entraîneur des Blues, Antonio Conte, n’a utilisé le Belge qu’à seize reprises cette saison, la dernière fois en Cup, dimanche face à Peterborough (D 3, 4-1), un match où « Batsman » a inscrit son quatrième but de la saison. Mais ces dernières semaines, alors que Batshuayi rongeait son frein sur le banc, le technicien italien n’a pas manqué une occasion de souligner publiquement lors de trois conférences de presse distinctes le «travail » et la « progression » de l’ancien joueur du Standard de Liège. Fin octo-

Michy Batshuayi n'a été titularisé qu'à quatre reprises avec Chelsea, uniquement en Coupe, comme ici en août dernier face à Bristol Rovers (D 3, 3-2).

Trois clubs de L 1 pour Augustin

Le jeune avant-centre du PSG est désormais ouvert à l’idée d’un prêt. Rennes, Nantes et Montpellier espèrent le séduire.

Franck Faugère/L'Équipe

DAMIEN DEGORRE (avec J. Ba. et A. Cl.)

Jean-Kévin Augustin semble avoir acté l’idée d’un départ du PSG, cet hiver, sous la forme d’un prêt. Non retenu dans le groupe qui recevait Metz (2-0) mercredi, le jeune avant-centre de dix-neuf ans, d’abord rétif à aller voir ailleurs, a compris qu’il ne serait pas la doublure d’Edinson Cavani lors de la seconde partie de saison, avec ou sans recrue hivern a le , e t q u ’ u n temps de jeu plus important passait

par un prêt. Plusieurs clubs de Ligue 1 ont déjà manifesté leur intérêt pour le champion d’Europe des moins de 19 ans mais, ces jours-ci, c’est Nantes et Rennes qui tenaient la corde, alors que Montpellier a tenté de faire coup double au moment d'obtenir le prêt de Jonathan Ikoné (lire par ailleurs). Les dirigeants du MHSCn'ont pas encore perdu tout espoir puisqu'ils ont également formulé une offre de prêt pour Augustin.

À Rennes, la piste menant à Delort semble s'évanouir De leur côté, les deux clubs de l’Ouest ont récemment contacté le PSG pour savoir si celui de la capitale était disposé à prêter l'attaquant. La réponse fut positive. Les dirigeants nantais et rennais ont, en revanche, rencontré plus de difficultés à joindre le frère aîné du joueur, son représentant. Ces coups de fil répétés à une messagerie ont même agacé les premiers. Ils espèrent pourtant surfer sur l’amitié qui lie Augustin à Amine Harit, le milieu nantais, également

sacré champion d’Europe des moins de 19 ans en juillet dernier. De son côté, Rennes mise davantage sur la dimension sportive de son projet. Avec l’absence de l'international ivoirien Giovanni Sio, retenu à la Coupe d’Afrique des nations qui s'ouvre demain, le club breton est en mesure d’assurer un temps de jeu élevé à l’avant-centre parisien. Surtout, la situation au classement de la L 1 du Stade Rennais (7e) apparaît un peu plus envieuse que celle du FC Nantes (17e, avec un match en retard). Alors que la piste menant à Andy Delort (Tigres de Monterrey) semble s’évanouir peu à peu pour des raisons financières, Rennes aurait décidé d’accélérer sur le dossier Augustin. Mais dans un cas comme dans l’autre, il ne peut s’agir que d’un prêt sans option d’achat. Le PSG ne veut pas vendre ce joueur formé au club même si, pour le moment, il n’est toujours pas parvenu à le convaincre de prolonger son contrat, qui expire en juin 2018, en dépit d’une offre de deux ans supplémentaires.

bre, Conte indiquait même qu’un départ de Batshuayi, celui qu’il désigne comme le « futur de Chelsea », serait un « échec ». Compliqué dans ce contexte d’imaginer une possible ouverture. Seul un prêt pourrait être une hypothèse potentiellement validée par Chelsea. S’il veut avoir une chance de faire réfléchir le club de Roman Abramovitch, Patrick Kluivert, pour son premier mercato, va donc devoir

être particulièrement persuasif. Ensuite, il s’agira de convaincre le joueur. L’ancien Marseillais peut-il être séduit par ce projet ? Très difficile aujourd’hui de sonder son état d’esprit. Cet automne, il affichait publiquement sa volonté et sa conviction de réussir à Chelsea. Même tonalité sur ses réseaux sociaux ces dernières semaines. Là aussi, Paris va devoir être très convaincant… ‘

Mercato express ¢ MONTPELLIER

Ikoné en approche

Montpellier a obtenu l’accord du PSG pour le prêt de Jonathan Ikoné (18 ans). L’attaquant parisien, titulaire mercredi contre Metz (2-0) en quarts de finale de Coupe de la Ligue, recherche du temps de jeu et espère s’aguerrir sous les ordres de Frédéric Hantz. Ce prêt serait toutefois sans option d’achat, le PSG tenant à récupérer son jeune joueur, sous contrat jusqu'en 2019, à l’issue de cette saison. D. D.

¢ BASTIA

Oniangué en prêt ? Décidé à renforcer son secteur offensif, le SC Bastia négocie l’arrivée, sous la forme d’un prêt sans option d’achat, de Prince Oniangué. L’ancien

international congolais de Reims (28 ans), sous contrat avec Wolverhampton (D 2 anglaise) jusqu’en 2020, aurait l’occasion de retrouver du temps de jeu en Corse après une première partie de saison au cours de laquelle il n’a été utilisé qu’à onze reprises. D. D.

¢ RENNES

Brüls intéresse un club turc Le milieu de terrain belge de Rennes Christian Brüls (28 ans) pourrait ne pas finir l’hiver en Bretagne. L’ancien joueur de Nice, qui n’a jamais été utilisé par Christian Gourcuff, intéresse le club turc de Gaziantepspor (D 1), dont il a récemment rencontré les dirigeants. D. D.

¢ GFC AJACCIO

Romain à Pau Après avoir enregistré les prêts pour six mois de Saïd Benrahma (Nice) et d'Olivier Kemen (Lyon), le GFC Ajaccio (L 2) s’est séparé de son attaquant Julien Romain (20 ans). L’ancien Bastiais va s’engager en prêt avec Pau (N). J.-P. Car.


6 footba ll TRANSFERTS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Angleterre

Morgan Schneiderlin

« J’avais envie de rester encore un peu »

VINCENT VILLA

Après Southampton et Manchester United, le milieu de terrain international français Morgan Schneiderlin (27 ans, 15 sélections) va connaître son troisième club anglais. L’officialisation de son transfert vers Everton, pour 23 M€ (+ 4,5 M€ de bonus) et quatre ans et demi, est en effet survenue hier après-midi. Après avoir compilé seulement 238 minutes de jeu en match officiel avec MU lors de la première moitié de saison, l’ancien Strasbourgeois a des fourmis dans les crampons. Ça tombe bien, il pourrait étrenner son maillot dès dimanche face à l’autre club de Manchester, City. « Votre priorité était apparemment de rejoindre Everton ? À partir du moment où j’ai pris la décision de partir, il fallait, bien sûr, faire le bon choix. J’avais envie d’aller dans un club ambitieux, qui pouvait répondre à mes attentes, notamment en matière de temps de jeu, car j’avais envie de retrouver le terrain. Et, dès que j’ai appris l’intérêt d’Everton, le choix me semblait évident. Après, c’était aux deux clubs de se mettre d’accord et, aujourd’hui, je suis très content que ce soit Everton. C’est un bon club pour moi. Qu’est-ce qui a particulièrement accroché avec Ronald Koeman, lors de votre saison en commun à Southampton (2014-2015) ? Le coach, je sais comment il travaille, quelles sont ses attentes,

de quelle manière il compte me faire jouer, ce qu’il aime chez moi… J’ai parlé avec lui, à partir du moment où il me voulait à Everton. C’est un grand club de Premier League et le coach affiche de grandes ambitions pour l’amener dans le top 6, voire dans le top 5 du Championnat. C’est intéressant pour moi. Au-delà du choix d’Everton, votre priorité était-elle de rester en Premier League ? C’est vrai que beaucoup d’équipes se sont montrées intéressées à l’étranger, mais la Premier League est un Championnat qui m’a toujours attiré. Je m’y sens bien. J’avais envie de rester encore un peu pour profiter de ce beau foot. Avez-vous étudié de près l’intérêt de Marseille ? C’est un grand club français avec de grands objectifs pour les saisons à venir. J’ai du respect pour l’OM, mais j’avais fait le choix de rester en Premier League, ce qui m’a poussé à mettre de côté les offres venues de l’étranger.

“Si je joue comme je sais le faire, ma place va revenir en équipe de France

,,

Que va-t-il vous rester de cette saison et demie à MU ? Ç’a été une belle expérience. Tout joueur rêve d’évoluer dans un tel club. Grâce à mes performances à Southampton, j’ai pu signer làbas. Pour être honnête, j’avais envie de laisser un peu plus ma

Jason Cairnduff/Action Images/Panoramic

Le Français, qui vient de quitter MU pour Everton, ne se voyait pas ailleurs qu’en Premier League.

Morgan Schneiderlin (à droite) va troquer son maillot rouge de Manchester United contre le bleu d'Everton, que portait Tom Cleverley la saison passée, avant qu'il soit prêté à Watford.

marque à Manchester United. Ça ne s’est pas passé comme prévu, mais je ne veux tirer sur personne. Ça m’a appris beaucoup de choses mais, aujourd’hui, je regarde devant, pas derrière. J’ai été très honoré et heureux de jouer là-bas, même si j’aurais espéré faire mieux. Au vu des six derniers mois, il n’était pas envisageable pour vous de finir la saison dans ces conditions, on imagine. Non, ce n’était pas envisageable.

Je suis arrivé tard après l’Euro et le coach (José Mourinho) avait déjà fait ses choix. Aujourd’hui, il a trouvé une équipe type qui lui plaît. On a toujours eu une bonne entente avec le coach, on s’est dit les choses franchement. Il a compris ma situation, j’accepte la sienne. J’étais à MU, mais le jeu me manquait et je n’étais pas très agréable à vivre ! C’était mieux pour moi de partir de Manchester. Avec l’équipe de France en arrière-plan de votre choix ?

Bien sûr, l’équipe de France, c’est quelque chose que j’ai perdu. La sélection reste dans un coin de ma tête, mais la seule chose qui m’importe est de faire de très bonnes performances avec Everton et d’avoir de très bons résultats avec ce club. Après, si je joue comme je sais le faire, ma place va revenir en équipe de France. Mais je ne pense pas vraiment àça, j’aspire juste à jouer tous les week-ends et à retrouver le plaisir. » ‘

Lyon (femmes)

Renard tentée par Chelsea

La défenseure internationale française, en fin de contrat à Lyon, est la priorité des Blues. Mais le club rhodanien fait tout pour retenir sa capitaine, également courtisée par Orlando.

Stéphane Mantey/L’Équipe

CLAIRE GAILLARD

La photo, publiée sur Twitter, la montrant dans les salons de Stamford Bridge lors du Boxing Day, accompagnée de sa maman, n’est pas passée inaperçue. Au retour de sa virée londonienne, Wendie Renard a d’ailleurs eu droit à une remarque de Jean-Michel Aulas. « Alors, c’était bien Chelsea ? », aurait glissé, en substance, son président. Le dirigeant de Lyon maniait l’ironie mais il fallait aussi y déceler une pointe d’inquiétude. En fin de contrat, la défenseure centrale n’a toujours pas prolongé malgré les discussions entamées. Une première offre portant sur un bail de quatre ans et une

augmentation de salaire (qui passerait de 15 000 à 20 000 € brut mensuels) aurait été refusée. Depuis, les responsables de l'OL ont revu leur proposition à la hausse. La joueuse, très attachée à son club formateur, serait sensible à ces efforts. Mais plus le temps passe, plus la perspective d’un départ prend de l’épaisseur, d’autant que l’internationale française (84 sélections, 18 buts) figure sur les tablettes de plusieurs clubs américains et anglais. Parmi eux : Portland, Houston ou Seattle, premier à l'avoir sondée et récemment revenu à la charge. Mais outre-Atlantique, c’est Orlando Pride qui tient la corde. Après s’être fait chiper Alex Morgan par Lyon, le club basé en Floride aimerait faire de Renard sa nouvelle icône (voir L’Équipe du 21 décembre). Il présente plusieurs avantages : l’équipe va entrer, au

printemps, dans un bijou de nouveau stade (25 000 personnes) et la proximité entre la Floride et la Martinique, où est née Renard et où vivent encore ses proches, pourrait peser. L’Amérique se l'arrache donc. « C’est la joueuse française qui fait rêver – encore plus qu’Amandine Henry – et qui a une aura sur le plan international, estime Alan Naigeon, agent de joueuses nord-américaines. Quand vous dites Wendie Renard, vous pensez équipe de France. Je dirais que, si elle signe ici, ce serait comme Thierry Henry quand il a rejoint les New York Red Bulls (en 2010). » Oui mais, comme Thierry Henry, Renard, fan de Premier League, a toujours rêvé d’Angleterre. Pistée par City, elle intéresse fortement Chelsea, qui en a fait sa priorité et l’a donc invitée en loge fin décembre. Les négociations seraient très

avancées avec les Blues, dont le projet est d'en faire la star du Championnat. Selon des sources anglaises, un contrat serait même ficelé. Sa durée n’a pas filtré mais le club d’Abramovitch lui proposerait 300 000 livres brut par an (environ 350 000€). Alors qu’elle vit sa onzième saison à Lyon où elle a tout gagné (3 Ligues des champions, 10 Championnats, 6 Coupes de France), Renard aurait demandé quelques mois de réflexion. À moins qu'elle ne filtre avant, sa décision devrait être officialisée durant la deuxième quinzaine de mars. À vingt-six ans, l’internationale pourrait privilégier la découverte d’un nouveau challenge. Elle ne veut pas se tromper et mesure l’enjeu que représente la signature de son prochain contrat, à deux ans de la Coupe du monde organisée en France.


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

7 LIGUE 1

footba ll

Lille 20 h 45 Saint-Étienne

e

20 journée

LES VERTS NE SONT PAS D’ATTAQUE Saint-Étienne, qui n’a pu que rarement aligner son attaque type, a trop peu marqué pour une équipe bâtie pour viser le premiers tiers du classement. Avec moins d’un but marqué par match, l’AS Saint-Étienne affiche de sérieuses lacunes offensives depuis le début de saison. À sa décharge, Christophe Galtier, l’entraîneur stéphanois, n’a pu aligner son trio d’attaque favori – Hamouma-Beric-Tannane – que deux fois en dix-neuf journées de L 1. Lors de la première, à Bordeaux (2-3, le 8 août 2016) et lors de la 18e, à Lorient (1-2, le 17 décembre). La seconde fois, leur association n’a pas dépassé les douze minutes. Le temps que Jessy Moulin se fasse expulser et que Robert Beric ne doive sortir

pour permettre à Anthony Maisonnial de débuter dans la cage. En leur absence, la ligne d’attaque de rechange – Roux-Söderlund-Monnet-Paquet – a affiché des statistiques faméliques (quatre buts et deux passes en quarante et un matches cumulés, contre six buts et deux passes en vingt-deux matches pour le seul duo Beric-Hamouma). Si Monnet-Paquet, par exemple, possède un grand pouvoir de percussion, il se trouve dépourvu de la justesse d’Hamouma dans la dernière passe et devant la cage. B. Li.

14

e

Des stats offensives éloignées d'un candidat à l'Europe...

Huitième de L 1, Saint-Étienne possède seulement la quatorzième attaque du Championnat avec 18 buts marqués en 19 journées, à égalité avec Metz (un match en moins) et Lille. Ce n'est pas nouveau : les Verts ont terminé sixième la saison dernière avec la treizième attaque...

0,95 3 La moyenne de but marqué par match de Saint-Étienne cette saison. Dans les cinq grands Championnats, une seule autre équipe figure dans la première partie du classement en ayant inscrit moins d'un but par journée : le Southampton de Claude Puel, dixième de Premier League (0,95).

Le total des deux meilleurs buteurs stéphanois, Robert Beric et Romain Hamouma. Seuls les meilleurs buteurs de Nantes (Stepinski et Sala, 3) et de Nancy (Aït Bennasser, 3) ont des stats aussi faibles.

Ils tirent très peu et cadrent encore moins Tirs par match (phase aller) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 18. 19. -

Lyon Paris-SG Monaco Angers Lille Caen Montpellier Lorient Nantes Nice Rennes Bastia Marseille Guingamp Dijon Bordeaux Saint-Étienne Nancy Metz Toulouse

14,8 14,3 13,2 13,1 12,8 12,5 12,4 12,2 11,8 11,5 11,4 11,3 11,2 11 10,6 10,3 10,3 9,7 9,4 9,4

Tirs cadrés par match 5,7 5,3 5,7 3,9 4 3,9 4,1 3,9 3,4 4,9 3,8 4,1 4,1 4,4 4,2 3,5 2,8 2,7 3,2 2,9

Saint-Étienne = Cavani

À lui seul, l'attaquant du PSG a marqué autant de buts que les Verts cette saison, dix-huit.

Nolan Roux

Beric et Hamouma surnagent (un peu) Bilan des six attaquants stéphanois ayant fait au moins dix apparitions lors de la phase aller.

ts

10

3

R. Hamouma

12

3

K. Monnet-Paquet 17

1

N. Roux

13

2

A. Söderlund

11

1

O. Tannane

16

1

Alexander Söderlund

Bernard Papon/L’Equipe

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tch Ma R. Beric


8 footba ll LIGUE 1 20e journée

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Lille 20 h 45 Saint-Étienne

Michel Seydoux

«On a tous fait le LOSC»

L'homme d'affaires, qui vivra ce soir son dernier match en tant que patron de Lille, avant de passer la main à Gérard Lopez, dresse le bilan de quinze années de présidence. Lille Saint-Étienne

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL PERMANENT

JOËL DOMENIGHETTI

CAMPHIN-EN-PÉVÈLE (Nord). Le domaine de Luchin a résonné hier des festivités privées célébrant la fin du mandat de Michel Seydoux. Le président du LOSC depuis 2002 a annoncé cette semaine qu’il vivrait ce soir, face à Saint-Étienne, son dernier match en qualité de patron lillois avant de céder définitivement son club la semaine prochaine à Gérard Lopez, l’homme d’affaires hispanoluxembourgeois.Pour L’Équipe, le producteur de cinéma (69 ans) visionne quelques images de son triple quinquennat et de ses 721 matches à la tête de Lille. « Sentez-vous l’émotion vous gagner à l’approche de la fin de votre mandat ? Oui, depuis quelques jours où j’échange sur mon bilan. Ç'a commencé hier (mardi) à Luchin. Les regards des gens sont un tout petit peu différents. Je ne sais pas comment je dois le prendre. J’ai essayé de rester zen pendant ma présidence. J’ai toujours condamné les dérapages. L’émotion sera sans doute visible, mais elle sera intérieure. Votre ancien collègue Michel Denisot disait : “Président, c’est un métier !” En arrivant, je m’en suis assez vite rendu compte. J’ai essayé de comprendre le poste et de rattraper mon retard. J’ai eu de l’émotion quand je l’ai repérée dans les yeux des autres, quand je regagnais ma voiture et que je croisais les gens qui quittaient le stade où ils avaient vécu du bonheur. Le paroxysme, c’est la fête du doublé dans la ville (2011). J’ai aussi compris l’amour des supporters, qui ne sont pas que des clients. Je n’ai qu’un seul cauchemar, ces enfants supporters fauchés par un RER quand nous sommes allés jouer au Stade de France (le 7mars 2009 en marge de Lille-Lyon). Cette douleur restera gravée à vie. En arrivant, imaginiez-vous les infrastructures qui sont les vôtres aujourd’hui ?

Si j’ai une fierté, c’est que le LOSC soit doté d’équipements ultramodernes. On était nombreux à y croire. Mais il fallait quelqu’un qui ouvre la route. On a tous fait le LOSC, avec des moments difficiles. Je n’ai pas envie de prendre les honneurs pour moi.

“Un clin d’œil pour Eden Hazard

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Si vous deviez faire émerger un joueur et n’en regretter qu’un autre… J’ai gardé une certaine distance avec eux pour éviter des choix où l’amitié n’a pas sa place, même si certains ont un charisme incroyable. J’étais le responsable d’une entreprise. Ne pas garder un clin d’œil pour Eden Hazard serait impossible. J’ai le souvenir d’un sportif qui avait une immense concentration avec une apparente décontraction. C’est l’un des modèles de sportifs que j’admire le plus. Le pire, c’est ceux qui se sont trompés et nous avec. Celui qui, par exemple, est arrivé chez nous un été en croyant que c’était le bon endroit et qui est reparti aussi sec dans le Sud (Thauvin). Même si c’est sans doute un grand joueur. Le club passe devant la DNCG mercredi prochain. Gérard Lopez doit déposer ses fonds avant cette échéance… Je serai président vendredi (aujourd’hui). Il n’y aura pas de changement d’actionnaire avant dimanche. Ça va se faire la semaine prochaine. De toute façon, nous avons une date butoir qui est le 20 janvier. Le non-closing est impossible. Quand vous faites le contrat, vous avez toutes les évidences, tous les détails. Le risque zéro n’existe nulle part. Mais, en dehors d’un cas extravagant, il n’y a aucune raison que ça ne se passe pas comme ça. Combien avez-vous vendu le LOSC ? C’est confidentiel. Vendre une entreprise est compliqué. Ça comprend ses actifs, ses passifs, ses engagements. Je ne souhaite pas communiquer sur ce point car j’ai toujours dit que j’avais favorisé le projet par rapport au prix. Le club a-t-il bien été valorisé autour de 80 M€ ?

Je ne vais pas vous dire oui. Mais vous n’êtes pas dans le faux. Une valorisation, c’est compliqué, notamment sur les dates d’arrêté des comptes. Que retiendrez-vous du bilan sportif ? Vos neuf participations européennes, le doublé de 2011 ? Je vais retenir des moments vécus de façon un peu plus intimes. Quand vous obtenez des “certitudes”, après avoir trouvé des solutions, et que vous savez qu’il ne peut pas vous arriver grandchose pendant des périodes de stress. Quand tout va bien, ce n’est pas très compliqué de gérer un club. Mais des crises, on en a eu beaucoup plus que l’on ne croit.

“J’aurais dû anticiper une gestion plus prudente

,,

Vous restez confiant sur Gérard Lopez et la qualité de son projet ? Je me suis appuyé sur mon instinct quand je l’ai rencontré, à Londres. Quand il a posé ses nombreux téléphones et qu’on a pu longuement discuter, j’ai vu que c’était la bonne personne pour faire changer le LOSC de dimension. Il faut être différent. Gérard peut apporter ça au LOSC. Et je ne fais pas son SAV. Irez-vous parler à vos joueurs avant le match contre les Verts ? Je me suis posé la question. J’y vais toujours quand je suis présent. J’aime écouter les consignes du coach. Je ne voudrais pas qu’ils jouent autrement que pour l’emporter. C’est ce qui me ferait le plus plaisir. Je ne vais pas changer mon discours. J’ai très rarement fait des interventions dans le vestiaire. Même si, depuis peu, je venais à la mi-temps. Depuis quelques années, le club vend ses meilleurs joueurs pour équilibrer ses comptes. Regrettez-vous d’avoir vécu audessus de vos moyens ? J’ai fait une erreur de jugement. Je pensais que l’arrivée d’investisseurs étrangers ne serait pas aussi rapide. Que le LOSC pourrait tirer bénéfice plus longtemps des droits télé de la Coupe d’Europe. J’aurais dû anticiper une gestion plus prudente. Mais on a freiné un peu trop tard. » ‘

TOP 10

Les présidents de L 1 les plus anciens à leur poste

1. L. Nicollin 43 ans (Montpellier, depuis 1974) 2. J.-M. Aulas 30 ans (Lyon, 1987) 3. J. Rousselot 23 ans (Nancy, 1994) 4. J.-L. Triaud 21 ans (Bordeaux, 1996) 5. O. Sadran 16 ans (Toulouse, 2001) 6. M. Seydoux 15 ans (Lille, 2002) - J.-F. Fortin 15 ans (Caen, 2002) 8. B. Caïazzo 13 ans (Saint-Étienne, 2004) 9. W. Kita 10 ans (Nantes, 2007) 10. B. Serin 8 ans (Metz, 2009) - L. Féry 8 ans (Lorient, 2009)

“Les supporters ne pourront plus dire Seydoux des sous, ils devront dire Lopez, du pèse

,,

MICHEL SEYDOUX SUR TWITTER

Alain Mounic/L’Équipe

20 h 45 CANAL + SPORT

Merci patron

La plupart des personnes qui ont travaillé avec Michel Seydoux à Lille sont dithyrambiques sur ses qualités humaines et professionnelles. JOËL DOMENIGHETTI (avec V. B.)

Patrick Collot, entraîneur intérimaire du LOSC, a livré mercredi sa meilleure anecdote sur Michel Seydoux. « Il venait d’arriver (2002), raconte le technicien. Nous visitions la vieille ferme de Luchin avec son toit écroulé. Et il nous avait projeté son rêve structuré, un film vu du ciel sur ce que deviendrait ce lieu de

vie. Son mérite, c’est d’avoir fait confiance aux forces vives du club. Je l’en remercie pour tous les gens qu’il a fait grandir. Ce qu’il a fait semble évident aujourd’hui, mais c’est quand même fabuleux toutes ces infrastructures. » Avant que ne débute son dernier match annoncé en qualité de président du LOSC, Michel Seydoux a reçu de nombreux hommages. La plupart de ses ex ou uu


9

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

20e journée

Lille - Saint-Étienne

Le LOSC de Michel Seydoux est sacré champion de France grâce à son nul au Parc des Princes (2-2), le 21 mai 2011, au soir de la 37e journée de L 1.

Arbitre : M. Lesage. • À Villeneuve-d'Ascq, stade Pierre-Mauroy. 18

25

Pts

AUJOURD'HUI 20:45 Canal + Sport ¢ LILLE - SAINT-ÉTIENNE ¢ DEMAIN 17:00 Canal + Sport et beIN

- PARIS-SG

20:00 ¢ TOULOUSE - NANTES ¢ ANGERS - BORDEAUX ¢ LORIENT - GUINGAMP ¢ MONTPELLIER - DIJON

Ces cinq matches en multiplex sur beIN Sports 1

- BASTIA DIMANCHE 15:00 beIN Sports 1 ¢ NICE - METZ 17:00 beIN Sports 1 ¢ CAEN - LYON 21:00 Canal + ¢ MARSEILLE - MONACO ¢ NANCY

¢

uu actuels collaborateurs que nous

avons sollicités sont dithyrambiques. « C’est une belle personne, nous a affirmé Frédéric Antonetti, remercié par Michel Seydoux fin novembre. Le foot français manque de ce genre de personnage. Et j’ai vu beaucoup de présidents. Lui a de la valeur et un bon bilan. » « Notre relation dépassait le cadre professionnel, admet Claude Puel, excoach de Lille (2002-2008) et actuel manager de Southampton. C’est une personne de très bonne éducation et qui a beaucoup d’humour. Il a compté, est devenu connaisseur. J’espère qu’il va rester dans le milieu. » Un milieu qui le lui rend bien, car rares sont ceux avec lesquels il a travaillé à Lille et qui osent critiquer l’homme ou ses quinze années de présidence. Jérôme Lestir, ancien directeur marketing, financier et de la communication du LOSC remercié en 2010, s’est limité à une citation d’Edme de La Taille de Gaubertin qu’il estime

coller à son vécu : « Les flatteurs sont des ennemis que l’on aime, et les censeurs des amis que l’on hait. » Xavier Thuilot, ex-numéro 2 du LOSC révoqué en 2009, nous a sobrement écrit : « Michel Seydoux = le Prénom », en référence au film sorti en 2012 (*). Enfin, Hervé Renard, actuel sélectionneur du Maroc, limogé en novembre 2015, n’a pas souhaité répondre : « Je ne parle pas de ce monsieur », précise son texto. Aucun autre ancien collaborateur n’a tenu de discours offensif. « Humainement, c’est un passionné, instinctif et fidèle, déclare Frédéric Paquet, ex-directeur général adjoint pendant six ans. Il délègue tout en contrôlant.» « Je n’ai que des éloges à faire de lui, car c’est un humaniste », renchérit Didier De Climmer, ex-directeur général adjoint, parti fin juillet 2016. Plusieurs joueurs actuels saluent de manière appuyée celui qui est encore leur patron pour quelques jours. « Quand je suis ar-

rivé en fin de contrat, il a su trouver les mots pour me faire rester, avoue Rio Mavuba, le capitaine. J’ai beaucoup d’affection pour l’homme qu’il est. Il s’est mis à tweeter (rire). Son dernier est d’ailleurs pas mal (voir par ailleurs). Il ne nous a jamais lâchés même s’il a récemment dit que l’on jouait comme des chèvres, mais, c’est vrai, on n’était pas bons. Il va laisser un vide, nous manquer. On ne peut pas lui en vouloir de vendre le club. Il a fait de très bonnes choses pour le LOSC et la ville. C’est un grand président, classe, qui ne se mêlait pas du travail de ses entraîneurs. Je voulais le remercier. La moindre des choses sera de se bouger contre Saint-Étienne en son honneur. J’en toucherai deux mots aux joueurs. » (*) Ce qui signifie que Michel Seydoux, héritier d’une grande famille aristocratique, est venu au foot pour se faire un prénom.

0

Lille est invaincu lors de ses 15 derniers matches à domicile face à Saint-Étienne en Ligue 1 (10 succès, 5 nuls).

Sa dernière défaite sur ses terres face aux Verts dans l’élite remonte au 18 septembre 1993 (0-2, buts de JeanPierre Cyprien et Étienne Mendy).

Opta

19

LeMoine

Lille

17

R. LoPeS

Entr. : P. Collot

Remplaçants : (à choisir parmi) Maignan (g.) (16), Palmieri (15), Arcus (33), Vanbaleghem (35), M. Amalfitano (10), De Préville (12), M. Terrier (28), Mothiba (34). Principaux absents : Obbadi, Mendyl, Sliti, Y. Koné, Bissouma (CAN), Mavuba, Sunzu (reprise), R. Mendes (instance de départ).

30

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18

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17

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23

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1

44 42 39 34 30 30 28 26 26 25 22 21 21 20 19 19 19 18 17 15

21

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¢ RENNES

11

BéRia (cap.)

Classement établi sous réserve d'un appel contre le retrait de deux points à Metz.

Sports 1

20 : 45 4-2-3-1 4-3-3

Lille Saint-Étienne

CLASSEMENT ÉQUIPES NICE MONACO PARIS-SG LYON (-1 m.) GUINGAMP MARSEILLE RENNES SAINT-ÉTIENNE TOULOUSE BORDEAUX MONTPELLIER LILLE NANCY BASTIA DIJON ANGERS NANTES (-1 m.) CAEN (-1 m.) METZ (-1 m.) LORIENT

Canal + Sport.

AUJOURD'HUI

BaSa

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

LIGUE 1

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Monnet-Paquet

13e 9e

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POINTS/MATCH

3

BUTS POUR

L. PeRRin (cap.) PoLoMat

Entr. : C. Galtier

Saint-Étienne

CLASSEMENT

DOMICILE EXTÉRIEUR

Remplaçants : Maisonnial (g.) (1), Br. Dabo (7), Ha. Keyta (32), Nordin (33), Pierre-Gabriel (31), F. Pogba (19), Rocha Santos (34). Principaux absents : Ruffier (g.), Beric, Lacroix, Pajot, Söderlund, Tannane (blessés), M'Bengue, Saivet (CAN), Clément, Corgnet (choix de l'entraîneur).

1,60

1

1,30 0,89 BUTS CONTRE

1,30

1,22

OPPOSITIONS (à Lille)

11 v.

25 v.50

14 n.

Hamouma seul au monde

Privé de Beric, Söderlund et Tannane, Saint-Étienne s’en remettra, ce soir, à l’efficacité de son ailier droit. BERNARD LIONS

Ses équipiers jetteront forcément un regard dans sa direction au moment de fouler la pelouse du stade Pierre-Mauroy, ce soir. Histoire de se rassurer et de vérifier que Romain Hamouma (29 ans) se trouve bien de nouveau à leurs côtés. Cela a trop peu souvent été le cas cette saison (20 matches, dont seulement 7 comme titulaire en L1, sur les 31 déjà disputés par l’ASSE). Comme lors des deux précédentes d’ailleurs. La faute à des blessures à répétition qui le contraignent à inscrire sa carrière en pointillés et l’ont aussi empêché d’aller jouer plus haut. Parce que techniquement, Hamouma, chez les Verts depuis 2012, en aurait les moyens. En plus de ses qualités de dribble et de percussion, il excelle dans la finition. Ce qui en fait un attaquant capable de changer le cours d’un match à lui seul. Il l’a rappelé récemment à Bruxelles, contre Anderlecht. Après son entrée à la 63e minute, Söderlund (67e) et Monnet-Paquet (74e) ont profité de deux de ses centres pour offrir aux Verts un succès renversant et synonyme de première place dans leur groupe de Ligue Europa (0-2 à la pause, 3-2 au coup de sifflet final, le 8 décembre 2016). Trois jours plus tard, Hamouma leur permettait de battre Guingamp (1-0) en Championnat. Et dimanche dernier, c’est encore lui qui a ouvert le score contre

Croix (CFA), à Villeneuve-d’Ascq, en 32es de finale de la Coupe de France, avant de délivrer une passe décisive à Hamidou Keyta sur le quatrième but (4-1). « Romain fait partie des joueurs qui doivent être décisifs, note Loïc Perrin, son capitaine. C’est un atout important pour nous. » Et désormais le seul en attaque, depuis que Oussama Tannane et Alexander Söderlund ont rejoint Robert Beric à l’infirmerie. Christophe Galtier, son entraîneur, se retrouve ainsi placé devant un dilemme : doit-il économiser Hamouma à ce moment de la saison où il souffre sur les terrains gras ? Ou, étant donné ces absences en attaque, doit-il l’utiliser sans arrière-pensée ? Galtier a tranché dès le début de la saison. Privé de son ailier droit pendant une grande partie de l’hiver dernier, il l’a aligné à chaque fois qu’il le pouvait pendant l’été. Quand il ne délivrait pas le centre pour le but de la qualification de Beric à l’AEK Athènes (1-0, au 3e tour préliminaire retour de la C3, le 4 août), Hamouma se blessait à Jérusalem, en barrages aller, juste après avoir tiré le corner du succès (2-1 au Beitar, le 25 août). Et ainsi de suite. Cette gestion à risque convient à l’intéressé. « J’ai envie de jouer, tout simplement, il n’y a que le plaisir qui compte », clame-t-il depuis son dernier retour, fin novembre. À eux seuls, ses mots suffisent à rassurer ses équipiers.


10 footba ll LIGUE 1 Nantes

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Sigthorsson est introuvable

Même s’il vient de conclure l’arrivéedel’ailierFelipePardo,Waldemar Kita ne passe pas que des coups de téléphone fructueux à desattaquants:iltenteenvainde contacter le Parisien Jean-Kévin Augustin pour le convaincre d’évoluer à Nantes (voir page4), et le président du FCN reste surtout sans nouvelles de Kolbeinn Sigthorsson. Prêté en août dernier pour la saison à Galatasaray, le buteur (26 ans) s’est mis d’accordavecleclubturcpourabréger de six mois son séjour. Depuis le 29décembre,ilestdoncredevenu nantaismaiscen’estqu’unevérité contractuelle. Sigthorsson est introuvablepuisqu’iln’apastransité par la France pour rejoindre l’Is-

lande,oùilrestesourdàtoutesles sollicitations. «Kolbeinn, comme son frère (et agent), ne répond pas auxappelsdepuisplusieurssemaines, confie Vidir Sigurdsson, chef du service des sports au journal Morgunbladid. Personne ne sait ce qu’ilsepasseici.»Lemystèreétait aussi total vu de Nantes, mais il s’est un peu éclairci car Franck Kita,ledirecteurgénéral,estparvenu à échanger enfin avec Andri Sigthorsson,quiaindiquéqueson frère devait consulter le staff médical de la sélection, où il est plus habitué à briller qu’en club. Son année 2016 a en effet été seulement illuminée par l’Euro, qui l’a vu marquer deux buts jusqu’au quart de finale perdu contre la France (2-5, le 3 juillet). Il n’a jamaisapprochécetauxderéussite

avec le FCN, et n’a même pas portélemaillotdeGalatasaraycar ils’estblesséàungenoulorsdela trêve internationale de septembre,tandisqu’ilvenaitd’êtreprêté. Opéré dans la foulée, il traîne des séquelles qui inspirent l’inquiétude. Déjà polluée par de nombreux problèmes à ce genou, sa carrière peut-elle s’arrêter prématurément?

,,

“Ce garçon fait toujours comme il a envie

WALDEMAR KITA

Animéepardeuxapparitionsestivales en L1, sa saison paraît déjà terminée, car plusieurs sources indiquentqu’iln’estpasenétatde jouer. Après avoir envisagé de le prêterpouréviterqu’ilperdedela valeur, les dirigeants nantais ont

LYON

très court

Alex Morgan autorisée à jouer

ARSENAL

LES FRENCHIES PROLONGENT

Stéphane Guiochon / Le Progrès/PQR

C'estlefeuilletonquiaaniméla semaine de l'Olympique Lyonnais. Depuis la présentation d'Alex Morgan, samedi dernier, le club rhodanien s'activait en coulisses auprès des instances américaines afin d'obtenir à temps son certificat internationaldetransfert,commeannoncédansnoscolonneshier. Indispensablepourqu'ellepuisse débuter sous ses nouvelles couleurs, le sésame est arrivé hier en fin d'après-midi. Plus riennes'opposedonc,administrativement du moins, à ce que l'attaquante (27 ans, 120 sélections, 73 buts), recrue phare de l'OLcethiver,figuredanslegroupepourledéplacementàGuingamp,enChampionnat,demain (14h30,endirectsurEurosport). Elledevraitnotammentêtreaccompagnée de la prometteuse

d’ailleursrenoncéàcettesolution et veulent au moins en savoir davantage sur la santé de celui qui devait être en 2015 leur meilleur atout, acheté 3,5M€ et sous contratjusqu’en2020.«Cegarçonfait toujours comme il a envie mais on lui a demandé de venir à Nantes pour passer un examen médical, souffle le président Waldemar Kita.Onnepeutrienfairecontrelui carilnedemandepasàêtrepayé,il atouchél’argentdeGalatasarayqui nenousariendit.Jevaismemettre

Alex Morgan (au centre) lors de l'entraînement avec l'OL ce mardi. défenseure canadienne Kadeisha Buchanan (21ans), arrivéelundidansleRhône.Comme toutes les internationales, Mor-

SOCHAUX

gan rejoindra ensuite sa sélectionpourun stage d'unedizaine de jours programmé à Carson, enCalifornie. C. Ga.

GrahamTaylor,quiasuccombéhieràunecrisecardiaqueà72ans,étaitdevenu aufildesannéesl’incarnationvivantedudéfiinsurmontablequeconstituela fonction de sélectionneur anglais. En poste entre 1990 et 1993, il n’avait pas réussiàqualifierlesTroisLionspourleMondial1994.Ilétaitalorssuiviauquotidienparuneéquipedetélévision,cequiavaitdonnélieuàundocumentaireautitreévocateur:AnImpossibleJob.Parailleurs,entre1977et1982,Tayloravaitfait passerWatforddelaQuatrièmeàlaPremièreDivision.Àl’époque,leclubapP.-E. M. partenaitàEltonJohn,quiadéclaréhier:«Ilétaitcommeunfrère.»

Michael Craig/Offside/Presse Sports

ANGLETERRE

Décès de Graham Taylor

Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, les prolongations de contrat des Français d'Arsenal Laurent Koscielny (31ans), Francis Coquelin (25ans) et Olivier Giroud (30ans) ont été officialisées hier. Le défenseur des Bleus a annoncé sur son compte Twitter être désormais lié au club londonien jusqu'en 2020. La durée du nouveau bail n'a pas été précisé pour le milieu de terrain et l'attaquant.

KARANOVIC, SAISONTERMINÉE

Comme Albert Cartier le craignait à l'issue de la rencontre face à Monaco mardi en demi-finales de la Coupe de la Ligue (1-1, 3-4 aux t.a.b.), la saison de l'attaquant sochalien Goran Karanovic est terminée. Prêté à Sochaux par Angers cette saison, le Suisse (29ans) s'est vu confirmer le diagnostic d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. S.D.M.

en contact avec eux après le mercato et attaquer ce dossier. » Il est épineux, et rappelle de mauvais souvenirs aux dirigeants du FCN. En 2011, ils avaient résilié pour inaptitude physique le contrat du défenseur danois Michael Gravgaard,avantdedevoirledédommager. Si le licenciement de Sigthorssonn’estpasencoreévoqué,iln’estpasnonplusenvisagé delerevoirsouslemaillotnantais. Et une vente relève aujourd’hui del’utopie… ‘

Kolbeinn Sigthorsson tente un contrôle compliqué sous la pression du milieu girondin Jérémy Toulalan lors du match Bordeaux Nantes (1-0), le 28 août dernier, en Ligue1.

MARSEILLE

Bedimo trop court pour Monaco LaprioritédeRudiGarciaest detrouverunlatéralgauche cet hiver, mais l’entraîneur marseillaisdevraencorefaireavecRekikfaceàMonaco. C’estdéjàpasmalcarledéfenseurcentralnéerlandais étaitsortitouchéàunecuisse face à Toulouse, dimanche,enCoupedeFrance(2-1 a.p.). TomasHubocanestblesséà un pied et le vrai spécialiste du poste, Henri Bedimo (photo), a repris l’entraînementcettesemaine.Maisle Camerounais,blessédepuis début novembre et forfait pour la CAN, suit un programme spécifique. Il sera trop court pour la réception desMonégasques.BafétimbiGomis,lui,aperduunprochedanslanuitdemercredi

Pierre Lahalle/L’Équipe

ANTHONY CLÉMENT (avec G.F.)

Thierry Breton / Panoramic

Injoignable,l’attaquant deNantes se trouve en Islande,où ses compatriotes ne parviennent pas nonplus à lecontacter.Etsasantéinquiète.

à jeudi. Son entraîneur devrait dire aujourd’hui s’il est apteàtenirsaplace. Parailleurs,l’OMaofficialisé unchangementdansl’organigramme du club. Guy Cazadamont, l’historique responsabledelasécurité,anégociésondépart.Ilestremplacé par Thierry Aldebert, ancienlieutenant-colonelde gendarmerie et officier du GIGN,quiauradesfonctions V. G. trèsélargies.

LÉGISLATION

L’Assemblée adopte la loi Braillard LapropositiondeprojetdeloidusénateurDominiqueBailly (PS)visantà«préserverl'éthiquedusport,àrenforcerlarégulationetlatransparencedusportprofessionneletàaméliorer la compétitivité des clubs», dite aussi loi Braillard, du nom du secrétaire d’État aux Sports, a été adoptée hier à l’unanimité par l’Assemblée nationale en première lecture. Cetteloi,faiteengrandepartiepourlefootball, seraexaminée A.H. ensecondelectureauSénatle14févrierprochain.


11 FFF

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll

« Je suis trèssollicité »

ESPAGNE Coupe du RoiHuitièmes de finale ¢ MARDI ATLÉTICO DE MADRID LASPALMAS : 2-3 (aller : 2-0) ¢ MERCREDI ALAVÉS - LACOROGNE : 1-1 (aller : 2-2) CORDOUE (D2) - ALCORCON (D2) : 1-2 (aller 0-0) VILLARREAL - REAL SOCIEDAD : 1-1 (aller : 1-3) FC BARCELONE - ATHLETIC BILBAO : 3-1 (aller : 1-2) ¢ HIER CELTAVIGO - VALENCE : 2-1 (aller : 4-1) Buts. – C. VIGO : Rossi (61e), Sisto (90e + 3); VALENCE : Araujo (63e) . EIBAR - OSASUNA : 0-0 (aller : 3-0) SÉVILLE FC - REAL MADRID : 3-3 (aller : 0-3) Buts. – SÉVILLE FC : Danilo (10e c.s.c.) , Jovetic (54e), Iborra (78e) ; REAL MADRID : Asensio (48e), S. Ramos (82e s.p.), Benzema (90e +3) En gras, les clubs qualifiés.

Jacques Rousselot,leprésident deNancy, va bientôtdéciders’ilmonteune liste contreNoëlLeGraëtpour laprésidencedelaFFF. Les journées de Jacques Rousselot sont bien remplies. De retour de Nantes, où son équipe s’est qualifiée (0-2) pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue, le président nancéien a assisté, au Parc des Princes, à la balade de santé du PSG (2-0) face à Metz. Mais s’il est resté à Paris, ce n’est pas seulement pour observer un adversaire potentiel de son club dans la compétition (Nancysedéplacerafinalementà Monaco), mais parce qu’il avait une réunion importante, le lendemain, pour son avenir et celui delaFédérationfrançaise. Hiermatin,ilétaiteneffetdans un salon d’un palace parisien, prèsdelaplacedel'Étoiledansle XVIe arrondissement, pour honorer un rendez-vous. L’objet ? La constitution éventuelle d’une liste d’opposition (*) à Noël Le Graët, le président de la FFF qui vise, à soixante-quinze ans, un nouveaumandatàlatêtedel’institution. Étaient notamment présents Jean-Michel Roussier, l’ancien président de l’OM, Jamel Sandjak, le président de la Ligue Paris-Île-de-France, et deux autres représentants du football amateur, dont l’un fait partie du comité exécutif de la FFF. « Il y a beaucoup de gens qui m’ont contacté, explique Jacques Rousselot. Je suis très sollicité aussi bien par le monde amateur que par le secteur professionnel. Je suis en phase de réflexion avant de décider.Ilyaénormémentd’opposants à Noël Le Graët, je m’en rends compteaujourd’hui.» Jean-Michel Roussier confirme les tractations en cours : « L’objet de la réunion était de savoir si Jacques (Rousselot) pouvait être une tête de liste intéressante. Laréponseaétéclairementoui.Ila

Vicent Michel/L’Équipe

ÉTIENNE MOATTI et ARNAUD HERMANT

Jacques Rousselot et Noël Le Graët lors de l'assemblée fédérale de la FFF le 20 juin 2015. toutes les qualités pour. Il faut maintenant qu’il décide s’il veut le faire.»

“Tout le monde n'est pas content de ce qui se passe à la Fédération

,,

Rousselot en a envie. D’abord parce qu’il est très remonté contre Noël Le Graët, qui lui avait promis de lui succéder, avant de se raviser. « Je suis déçu du comportement et du manque de loyautédecertains,lâcheRousselot. Il m’a seriné pendant plus de deux ans pour lui succéder. L’idée a fait son chemin. Au mois de septembre, on s’est vus pour acter sa proposition. Malheureusement, comme on le sait, il a changé d’avis et a été candidat à sa succession sans m’en parler. Compte tenu de mon hypersensibilité et de ma loyauté, cela m’a touché. »

Aujourd’hui, il réfléchit avant de se lancer, notamment parce qu’il est encore président et actionnaire majoritaire de l’AS Nancy Lorraine : « Ça peut se faire si d’aventure, entre aujourd’hui et le moment venu, je cède mes actions.» Mais s’il n’a « pas encore décidé », son discours est rodé : « Si j’y vais, c’est pour fédérer, rassembler. Ce qui m’importe, c’est la défensedufootball,qu’ilsoitamateur ou professionnel. Je veux une Ligue professionnelle autonome, avec une Fédération qui donnerait le tempo. L’idée est de travailler en équipe, avec des gens qui apportentleurpierreàl’édifice.» Pour l’instant, Rousselot et ses amis attendent la fin des élections dans les Ligues et les Districts, à la fin du mois, pour évaluer le rapport de force avec Le Graët. Djamel Sandjak, lui aussi, se tient prêt. « Il y a en effet

eu une rencontre pour échanger, confirme-t-il. Une échéance électorale est proche. Tout le monde n’est pas content de ce qui se passe à la Fédération. Mais rien n’est décidé pour le moment. » Noël Le Graët, lui, se prépare. Le 19 janvier, il devrait rencontrer lesreprésentantsdufootballprofessionnelàl’occasiond’uneréu-

ESPAGNE

nionprévuesurl’arbitrage.Cequi neplaîtpasàtoutlemonde. ‘ (*) François Ponthieu, ancien président de la DNCG, prévoit lui aussi de présenter une liste. Tout comme le Conseil national des supporteurs de football (CNSF) avec Jean-Pierre Clavier, professeur d’université, à sa tête.

Coupe du Roi

Benzemasauvelerecord Alors qu’il ne restait que quelquessecondesdanscehuitième de finale retour de la Coupe du Roi sur la pelouse du Séville FC (aller3-0)etqueleRealsemblait mettre fin à sa série de trenteneuf matches consécutifs sans défaite, Karim Benzema a éga-

lisédemanièremagistraleense jouant de quatre défenseurs (3-3). L'attaquant français offre ainsi à Zidane le record absolu d’invincibilité de l’histoire du football espagnol (40 rencontres).LeRealestqualifiépourles F.He. quartsdefinale.

ITALIE Huitièmes de finale Coupe ¢ MARDI NAPLES - SPEZIA (D2) : 3-1 ¢ MERCREDI FIORENTINA CHIEVO VÉRONE : 1-0 JUVENTUS - ATALANTA : 3-2 ¢ HIER AC MILAN - TORINO : 2-1 Buts. – ACMILAN : Kucka (61e), Bonaventura (64e) ; TORINO : Belotti (27e). ¢ MARDI 17 JANVIER INTERMILAN - BOLOGNE ¢ MERCREDI 18 JANVIER LAZIO - GENOA SASSUOLO - CESENA (D 2) ¢ JEUDI 19 JANVIER ASROME - SAMPDORIA En gras, les clubs qualifiés.

PORTUGAL

17e journée ¢ AUJOURD'HUI 21:30 AROUCA (10) ESTORIL (14)

AMICAUX

HIER SUÈDE - SLOVAQUIE ¢ AUJOURD'HUI SLOVÉNIE - FINLANDE ¢

6-0


12 footba ll LIGUE 2 20e journée

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Cette saison encore, la lutte pour la montée en Ligue 1 s'annonce acharnée. À mi-Championnat, six équipes se tiennent en trois points, de Brest, leader (35 points) à Troyes, dernier du wagon de quatre équipes à 32 points (il y a aussi Lens, Strasbourg et Sochaux). Avec Reims, dauphin des Bretons actuellement, il ne faudra pas chercher bien loin le nom des lauréats pour les deux montées directes et la place de barragiste. Quand on possède un bilan très convena-

ble, il serait tentant de ne toucher à rien dans son effectif au cours d'un mercato peu réputé pour les bonnes affaires. Mais trois des six clubs de tête ont décidé de casser les codes et sont passés à l'offensive. Ils ont choisi de saisir les opportunités qui correspondaient à leurs besoins à court et long termes. Et d'anticiper une fin de Championnat que l'entraîneur brestois, Jean-Marc Furlan, ne connaît que trop bien : «Les deux premiers mois de l'année sont toujours délicats. Mais le plus important, ce sont les dix derniers matches : les victoires valent alors double.» ‘

Daniel Opare

Lens bloque les ailes

RC Lens

26 ans L'arrière gauche égyptien Karim Hafez Défenseur est parti à la CAN et les sautes de 1,73m, 65 kg concentration de l'arrière droit Kenny

Lala ont déjà coûté des points cette saison. L'arrivée d'un latéral polyvalent était donc une nécessité pour compléter l'armada lensoise. La cellule de recrutement s'est concentrée sur Daniel Opare, un joueur déjà suivi lorsqu'il évoluait en Belgique, au Standard de Liège (20102014). «On n'était pas assez armés défensivement sur les côtés, détail Alain Casanova, l'entraîneur du RCL. Il était en difficulté à Augsbourg (ALL), donc on a profité de l'opportunité pour obtenir un prêt de six mois. Ce n'est pas un grand gabarit (1,73m), mais il s'engage beaucoup défensivement. Il va vite, il a une bonne relance et il a ce qu'il faut pour bien attaquer.» L'international ghanéen (26ans), passé aussi par les réserves du Real Madrid ou du FC Porto et non retenu pour la CAN, devrait rapidement apporter une plus-value au jeu lensois.

SOIR DE LIGUE 1 ERIC SILVESTRO SYLVAIN CHARLEY

20H-23H

Avec un seul arrière gauche dans son effectif – Louis Nganioni –, prêté par l'OL et pas toujours rassurant, Jean-Marc Furlan, le coach brestois, attendait avec impatience le mercato d'hiver pour renforcer ce secteur : «On a même dû composer sans arrière gauche spécifique sur certains matches. C'est devenu vital si on veut bien figurer dans cette seconde partie de saison.» Désireux de le faire venir déjà l'été dernier, Furlan se réjouit d'avoir pu attirer Quentin Bernard, le latéral de Dijon, très peu utilisé en L1 : «C'est un joueur qui connaît très bien la L 2. Avec lui, on sera plus forts immédiatement.» Selon le technicien, Bernard (27 ans) pourra aussi faire profiter de son expérience : « Son profil mature manquait dans mon effectif très jeune. Il a déjà vécu la lutte pour l'accession et cela aura son importance en fin de saison si on est encore dans la course.»

27 ans Défenseur 1,84 m, 75 kg

Jonathan Tinhan

Troyes, le coup tactique

C'est une opportunité que Jean-Louis Garcia n'a pas laissée passer. Surtout concernant Jonathan Tinhan, un joueur qu'il suivait depuis longtemps. «On voulait anticiper des retouches dans notre effectif. Sur la liste que j’avais glissée au président, il arrivait en tête, souligne le technicien, qui ne tarit pas d'éloges sur l'attaquant (27 ans) en provenance d'Amiens.C’est un garçon mature. Il a la tête sur les épaules et ce n’est pas un carriériste. On veut travailler avec des gens qui ont cette valeur.» Et son profil va permettre à l'entraîneur aubois d'élargir la palette tactique de son équipe : «Sa polyvalence est intéressante et va nous permettre de faire évoluer nos systèmes. Il pourra jouer comme ailier ou dans l’axe. On pourra aussi évoluer en 4-4-2.»

Jérôme Bruley/Est Éclair/PQR

LAURENT GRANDCOLAS et HUGO GUILLEMET

Brest sécurise à gauche

27 ans Attaquant 1,78 m, 69 kg

Orléans 20 h Brest

Ollé-Nicolle et Orléans, faits pour s'entendre

Après un début de carrière prometteur, l'ancien entraîneur de Clermont et de Nice retrouve la Ligue 2. Dans un club qui, comme lui, veut se relancer. Un parcours tout tracé. De la Promotion d'Honneur à la Ligue 2, Didier Ollé-Nicolle n'a pas brûlé les étapes. C'est logiquement que son travail est récompensé quand Nice le propulse en Ligue 1, à l'aube de la saison 2009-2010. Mais, débarqué en mars 2010, il connaît pour la première fois un licenciement en cours de saison : « Je travaillais douze à treize heures par jour et, d’un coup, plus rien… Pendant trois ou quatre mois, mon téléphone n’a plus sonné. Cet épisode a représenté une profonde déchirure. J’étais dans un état un peu dépressif. J’en avais ras le bol, le football français m’avait déçu. J’ai décidé de quitter le pays. » Ont suivi Neuchâtel (Suisse), Limassol (Chypre), l'USM Alger (Algérie) et la sélection du Bénin, avec un intermède à Rouen. Après, il a pensé repartir sur un projet à long terme à Colmar

Laurent ArgueyrollesL’Équipe

Faire la course en tête n'a pas empêché Brest, Lens et Troyes de recruter pendant le mercato d'hiver. Avec Quentin Bernard, Daniel Opare et Jonathan Tinhan, le trio a réaffirmé ses ambitions.

Quentin Bernard Patricia Mérer/le Télégramme/PQR

Renforts chez les cadors

en 2015 mais, comme en Suisse ou en Normandie, l'expérience a tourné court à cause des problèmes économiques qu'ont rencontrés les clubs. Sollicité à l'étranger cet été et en Ligue 2 à l'automne, Ollé-Nicolle décide de prendre son temps et finit par donner son accord fin décembre à l'US Orléans, dernier au classement. «Si j'avais voulu travailler tout de suite et gagner de l'argent, je serais reparti à l'étranger mais je voulais entraîner

en Ligue 2. Aller à Orléans n'est pas un choix par défaut. Si j'avais pensé une seconde que le maintien était injouable, je ne serais pas venu.» Ollé-Nicolle ne revient pas dans un Championnat inconnu, puisqu'il a vu tous les matches à domicile de Clermont, où il vivait. Après trois semaines , il reste convaincu du potentiel de son nouvel effectif : « J'avais vu quatre matches d'Orléans avant d'être contacté et c'était cohérent. Il ne lui a pas manqué grand-chose pour que certains matches basculent en sa faveur. » Ces fameux détails sur lesquels Ollé-Nicolle n'a cessé d'insister avant de recevoir le leader brestois ce soir : « L'objectif, c'est le maintien. On a un demiChampionnat à gagner face à une dizaine d'équipes. Le club est sain, il y a tout ici pour bien travailler. Maintenant, tout le monde doit se mettre L. G. C au boulot.»


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Tableau de bord

CLASSEMENT

LIGUE 2

ÉQUIPES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Pts

35 33 32 32 32 32 29 27 25 25 25 24 24 22 21 19 18 16 16 15

BREST REIMS LENS STRASBOURG SOCHAUX TROYES AMIENS LE HAVRE NÎMES CLERMONT NIORT VALENCIENNES GFC AJACCIO BOURG-EN-BRESSE AC AJACCIO RED STAR TOURS LAVAL AUXERRE ORLÉANS

AUJOURD'HUI 20:00 ¢ TOURS - LENS ¢ NÎMES - LE HAVRE ¢ NIORT - LAVAL ¢ TROYES - AC AJACCIO ¢ BOURG-EN-BRESSE - REIMS ¢ RED STAR - CLERMONT ¢ ORLÉANS - BREST ¢ GFC AJACCIO - AUXERRE ¢ DEMAIN 15:00 ¢ AMIENS - STRASBOURG ¢ LUNDI 20:45 ¢ VALENCIENNES - SOCHAUX ¢

¢

e

| 20 JOURNÉE

MATCHES

BUTS

J.

G.

N.

P.

p.

c.

diff.

19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19 19

10 9 8 9 8 9 7 7 6 6 6 5 6 4 5 4 4 3 3 3

5 6 8 5 8 5 8 6 7 7 7 9 6 10 6 7 6 7 7 6

4 4 3 5 3 5 4 6 6 6 6 5 7 5 8 8 9 9 9 10

26 23 25 25 20 24 23 19 27 20 22 28 19 22 20 16 22 14 14 15

21 17 18 19 14 20 15 17 24 18 25 26 18 23 25 25 30 20 23 26

+5 +6 +7 +6 +6 +4 +8 +2 +3 +2 -3 +2 +1 -1 -5 -9 -8 -6 -9 -11

¢ BUTEURS 1. Alioui (Nîmes), Niane (Troyes), 11 buts. 3. Maupay (Brest), Boutaïb (Strasbourg), 10 buts. 5. Andriatsima (Sochaux), Da Costa (Valenciennes), 9 buts. 7. Tinhan (Amiens), Dona Ndoh (Niort), 8 buts. 9. Dugimont (Clermont), Duhamel (Le Havre), 7 buts. 11. Boussaha (Bourg-en-Bresse), Fortuné, C. Lopez (Lens), Kouakou (Nîmes), 6 buts.

21e

PROCHAINE JOURNÉE

VENDREDI 20 JANVIER 20:00 LAVAL - TROYES ¢ NIORT - AMIENS ¢ AUXERRE - BOURG-EN-BRESSE ¢ SOCHAUX - CLERMONT ¢ STRASBOURG - TOURS ¢ LE HAVRE - GFC AJACCIO ¢ REIMS - VALENCIENNES ¢ AC AJACCIO - ORLÉANS SAMEDI 21 JANVIER 15:00 LENS - NÎMES LUNDI 23 JANVIER 20:45 BREST - RED STAR | 18e JOURNÉE

NATIONAL

ÉQUIPES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

CONCARNEAU QUEVILLY-ROUEN BOULOGNE-SUR-MER CHAMBLY DUNKERQUE LYON DUCHÈRE CA BASTIA CHÂTEAUROUX AVRANCHES BÉZIERS LES HERBIERS MARSEILLE C. PARIS FC CRÉTEIL PAU BELFORT ÉPINAL SEDAN

Pts

31 28 28 26 25 25 25 25 23 22 21 21 20 20 19 18 17 13

MATCHES

BUTS

J. G. N. P. p. c. diff.

17 17 17 17 17 17 17 17 17 17 17 17 17 17 16 17 16 17

9 7 8 6 7 7 7 6 5 6 5 6 5 5 4 4 3 3

4 7 4 8 4 4 4 7 8 4 6 3 5 5 7 6 8 4

4 3 5 3 6 6 6 4 4 7 6 8 7 7 5 7 5 10

25 24 29 15 22 20 24 16 25 15 23 19 11 20 16 15 19 15

17 19 17 12 14 20 22 19 24 18 25 21 12 27 19 20 19 28

+8 +5 +12 +3 +8 0 +2 -3 +1 -3 -2 -2 -1 -7 -3 -5 0 -13

AUJOURD'HUI 20:00 ¢ QUEVILLY-ROUEN - CHÂTEAUROUX ¢ BELFORT - DUNKERQUE REPORTÉ ¢ LYON DUCHÈRE - PAU ¢ AVRANCHES - PARIS FC ¢ CA BASTIA - BÉZIERS ¢ LES HERBIERS - ÉPINAL ¢ CRÉTEIL - MARSEILLE C. ¢ SEDAN - CONCARNEAU ¢ DEMAIN 14:35 ¢ BOULOGNE-SUR-MER - CHAMBLY REPORTÉ ¢

¢ BUTEURS 1. Sarr (Les Herbiers), 10 buts. 2. Guezoui (Quevilly-Rouen), 9 buts.

13 LIGUE 2

footba ll e

Agenda DEMAIN LIGUE 1 Voirpage 9 ¢

re

(1 journée) CAN 2017 17 :00 GABON - GUINÉEBISSAU (beIN Sports 2) 20 :00 BURKINA FASO CAMEROUN (beIN Sports 2) NATIONAL (18e journée) Voirparailleurs D1 FEMMES

(12e journée)

COUPEDEFRANCE (32es de finale) 15 :00 LUNÉVILLE (CFA2) CHAMBLY (N) PRIX-LÈS-MÉZIÈRES (CFA2) FEIGNIES-AULNOYE (CFA2) (Ces rencontres à suivre en duplex sur Eurosport1) ¢ DIMANCHE (20e journée) LIGUE1 Voirpage 9 (1re journée) CAN 2017 17 :00 ALGÉRIE - ZIMBABWE (beIN Sports 2) 20 :00 TUNISIE - SÉNÉGAL (beIN Sports 2) D1 FEMMES

5 elana 4 26 bréchet hountondji 22 mahon de mombris 18 monaghan

e

(12 journée)

youga

8

6

le moigne

ad. ba

boto

courtet

9

14

fumu tamuzo

5

15

4 20 aguilar sparagna 1 tacalfred boucher

GFC Ajaccio

Entraîneur : J.-L. Vannuchi. Remplaçants : (à choisir parmi) Maury (g.) (1), Clerc (29), S. Cissé (21), Tshibumbu (24), C.Diedhiou (25), Poggi (20), Benrahma (27). Principaux absents : Boujedra (blessé), Mulumba (CAN), Kemen (choix de l'entraîneur).

Auxerre

Entraîneur : C. Daury. Remplaçants : Lenogue (g.) (16), M. Diallo (25), B. Konaté (6), A. Sissako (27), Ayé (11). Principaux absents : Kilic (blessé), Touzghar, R.Fournier, Vincent, Digol (reprise), B. Traoré, Montiel (choix de l'entraîneur).

beIN Sports Max 7.

AUJOURD'HUI Troyes AC Ajaccio

20:00 4-2-3-1 4-2-3-1

Arbitre : M. Wattellier. 24 samassa 17 2 giraudon hérelle 19

dingomé

tinhan

nirlo

10

18

27

confais

nivet (cap.)

ben saada

8

darbion

26

10

diego

15

charbonnier

4

kankava

5

turan

amiot

18

21

cavalli gakpa (cap.) 22 boe kane c. vincent

2

8

pierreabergel abdallah charles sainati 1 r. mandanda

Troyes

Entraîneur : J.-L. Garcia. Remplaçants : Zelazny (g.) (1), Goteni (5), Grandsir (29), Caceres (15), M. Paye (7). Principaux absents : Azamoum, Thiago, J.Martial, Rincon, M. Koné (blessés), Mah. N'Diaye, Obiang, C. Traoré (CAN), Hamzaoui, M. Sissako, Hümmet, Bienvenu (choix de l'entraîneur). Entraîneur : O. Pantaloni. Remplaçants : Sollacaro (g.) (30), Cabit (17), Ma.Camara (33), Chaïbi (9), Vidémont (10). Principaux absents : Goda (g.) (CAN), Lippini (suspendu), P.A. Cissé, Nouri (blessés), Babiloni, Fall, Frikèche, Arraï (choix de l'entraîneur).

10

15

12

8

chavarria

da cruz

25

20

Weber bouhours (cap.) j. carrasso

1

Bourg-en-Bresse

21

6

25

grange

9

9

a. n’diaye

alla (cap.)

12

afougou

nsikulu

6

17

coutadeur bayard

8

2

monfray

perrot

16

cappone

Niort

20:00 4-4-2 4-4-2

16 23 gallon 21 33 briancon harek (cap.) 24

alakouch

savanier

valls

20

ripart

10

thioub

10

17 gimbert

3

28

o. cissokho

22

27

bonnet (cap.)

z. diabaté

11

18

s. sissoko

19

18

quintin

kiki

29

sambia

dona ndoh

saint-louis

3

j. choplin

agouazi

djigla a. dembélé (cap.)

14

kyei

11

bronn

7

beIN Sports Max 6.

AUJOURD'HUI Nîmes Le Havre Arbitre : M. Jochem.

allagbé

28

lahaye

heinry

duhamel

8

ferhat

5

7

ayasse

j.-p. fontaine

fer. mendy 26 21 cambon 30 bain farnolle

2

chebake

Nîmes

Entraîneur : H. Della Maggiore. Remplaçants : Callamand (g.) (16), Digbeu (18), Chéré (26), Merdji (29), Bègue (13). Principaux absents : Scannella (g.), Dimitriou, Q.Martin, Gamiette, Louisy-Daniel, Boussaha (blessés), Abdoulaye, Dikamona, Y. N'Diaye (choix de l'entraîneur).

Entraîneur : D. Renaud. Remplaçants : Desmas (g.) (30), Mayembo (35), Daubin (25), Grich (20), Dabasse (11). Principaux absents : Roye, Lamkel Zé, Sans (suspendus), Rocheteau, Brison (blessés), DaVeiga (essai), Bouchard (g.), Bassock, Bouardja (choix de l'entraîneur).

Entraîneur : B. Blaquart. Remplaçants : Marillat (g.) (40), Garcia (4), Fabre (12), Aït-Fana (25), Denkey (34). Principaux absents : Azouni, Alioui (CAN), Marin, Kouakou (blessés), Angoula, Paquiez, T. Briançon, Chamed (choix de l'entraîneur).

Reims

Laval

Entraîneur : O. Tanchot. Remplaçants : Y. Thuram (g.) (16), S. Camara (15), Salles-Lamonge (19), Gamboa (11), Ma.Dembélé (9). Principaux absents : Bese, Guitane, (blessés), Lekhal, Julan, Moukoudi, Mohamed, Gory, G. Puel (choix de l'entraîneur).

Entraîneur : M. Der Zakarian. Remplaçants : E. Mendy (g.) (16), Jeanvier (23), Berthier (14), H. Rodriguez (21), Oudin (24). Principaux absents : H. Traoré (CAN), Bulot (blessé), Conté (contrôle judiciaire), Siebatcheu (reprise), I. Baldé, Devaux, O. Fortes, Peuget, Ndom, Mfulu, H. Kamara (choix de l'entraîneur). beIN Sports Max 9.

AUJOURD'HUI Red Star Clermont

20:00 4-3-3 4-1-4-1

29 lembet 6 5 15 castelletto pi. cros amieux hergault 4 (cap.) 17 sylvestre 23 mexique

14

chavalerin

9

a. sané

11

8

jobello lopy

17

Entraîneur : M. Simone. Remplaçants : Lesec (g.) (30), Mabussi (3), Malonga (11), Etinof (23), Tshilumba (33). Principaux absents : Appindangoye (CAN), Hautbois (g.), Couturier, M. Dembélé, S. Koné, H.Mendes, Moyo (blessés), Viale, Glombard (reprise), Karagiannis, Zéoula (choix de l'entraîneur).

AUJOURD'HUI Tours Lens

beIN Sports Max 10.

20:00 4-2-3-1 4-4-2

Arbitre : M. Ben El-Hadj.

18

thiam

26

21

pereira lage dugimont

6

ekobo

2

4 rivieyran djellabi 5 avinel t. fontaine 1 (cap.) caillard

Red Star

4 b. kamara 5 24 filippi (cap.) cillard

gradit

3

louvion

22

raveloson

7

8

belkebla

maouche

i. cissé

9

clémence

21

26

zoubir

22

renault

28

pinaud chemin

9

21

fortuné

29

15

bourigeaud

27

Tours

19

autret

bostock

3

34

16

20

26

belkalem

25

seidou

ligoule (cap.)

r. armand ziani

5 4 13 aholou barreto

ayari

13

c. lopez

lala cvetinovic

20:00

4-1-4-1 4-4-2

1

25

c.f. diarra

11

beIN Sports Max 8.

AUJOURD'HUI Orléans Brest Arbitre : M. Mokhtari.

18

duverne zedadka

douchez (cap.)

Entraîneur : M.Pirès. Remplaçants : (à choisir parmi) Marfaing (g.) (33), Demel (25), Diaz (8), G. Lefebvre (21), T.Keita (7), Baradji (22). Principaux absents : S. Keita (suspendu), Plun, F. Mendy (CAN), Balijon, Soares, Raheriharimanana, Makhedjouf, P. Cros (g.), N.Sarr (choix de l'entraîneur).

Entraîneur : F. Mercadal. Remplaçants : (à choisir parmi) Westberg (g.) (16), Miguel (12), Tandia (10), Malfleury (20), Maoulida (18), Bergougnoux (19). Principaux absents : Do Couto, O. Cissé (suspendus), Bouanga (CAN), Konaté, Nanizayamo (blessés).

Clermont

Entraîneur : A. Casanova. Remplaçants : (à choisir parmi) Vachoux (g.) (30), Beghin (33), Carlier (34), Gérard (20), Klonaridis (28), Scaramozzino (21). Principaux absents : Koukou (suspendu), Belon (g.), Bellegarde (blessés), Guira, Hafez (CAN), Opare (non qualifié), A. Ba, M. Fofana, Landre, Olsen (choix de l'entraîneur).

Entraîneure : C. Diacre. Remplaçants : (à choisir parmi) L'Hostis (g.) (30), Laporte (15), Guilavogui (33), Centonze (18), Genest (10), Caddy (23). Principaux absents : Agounon (blessé), Jeannin (g.), Guerbert, Ajorque, Busin, Diogo, Salze, B.Martin (choix de l'entraîneur).

Le Havre

30

mhirsi

9

13

AC Ajaccio

8

berthomier

25

28

4

damour

5

hoggas

ngamukol

maazou

23

27

40

niane

26

perradin n’simba

15

7

11

Arbitre : M. Delajod. 30

28

3

ponroy

del castillo

goujon

2

cordoval

faivre (cap.)

20:00 4-1-4-1 3-4-3

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fabri

2

beIN Sports 1.

AUJOURD'HUI Niort Laval Arbitre : M. Gaillouste.

29

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mathis (cap.)

13

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court

maah

4

obraniak

11

20:00 4-2-3-1 4-2-3-1

30

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m’changama

11

ducourtioux (cap.)

beIN Sports Max 4.

AUJOURD'HUI Bourg-en-Bresse Reims Arbitre : M. Lissorgue.

30

11

(20e journée) LIGUE 2 Voirparailleurs

20:00 4-3-3 4-4-2

Arbitre : M. Batta.

madri

(20e journée)

beIN Sports Max 5.

AUJOURD'HUI GFC Ajaccio Auxerre

20 journée

Lens

28

22

joseph-monrose

faussurier

2

10

29

battocchio

coeff

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b. pelé

grougi (cap.)

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19 q. bernard 5 belaud chardonnet 30 z. diallo hartock

Orléans

Entraîneur : D. Ollé-Nicolle. Remplaçants : (à choisir parmi) Mpeck (g.) (30), Youssouf (15), Sami (3), Bouby (17), N'Goma (19), Nabab (27). Principaux absents : O. Sissoko (CAN), EnzaYamissi (reprise), Perrin (non qualifié), Delclos, Houla, Beziouen, Dupuis, Pagerie, A. Gomis (choix de l'entraîneur).

Brest

Entraîneur : J.-M. Furlan. Remplaçants : Léon (g.) (16), Nganioni (3), I.Sissoko (27), Labidi (18), Lavigne (7). Principaux absents : Castan (suspendu), Maupay (blessé), A. Keita, Adnane, Magnon, C.Jacob, Tié Bi, C. Doumbia, Pérez, V. henry (choix de l'entraîneur).

suivez les matches de Ligue 2 en live rendez-vous sur

le site

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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

tennis

OPEN D'AUSTRALIE

Grand Chelem

Dur

FEDERER

REMET LA LUMIÈRE Disparu des courts depuis juillet sur blessure, Roger Federer retrouve lundi la compétition à l'Open d'Australie. L'homme a pu constater que son aura n'avait pas pris une ride.

Le rang occupé par Roger Federer au classement ATP pour cet Open d'Australie 2017.

Lors du tirage au sort, effectué la nuit dernière à Melbourne, il se savait protégé pour les deux premiers tours, mais savait aussi qu'il allait hériter d'un potentiel troisième tour face à un adversaire classé entre la 9e et la 16e place. Comme par exemple Rafael Nadal, 9e.

Lors de la Hopman Cup, le week-end du nouvel an, Roger Federer s'est « entraîné » sur la plage locale devant les apprentis sauveteurs ravis.

“À Melbourne, je serai face à mes démons

,,

Mais c’est à Perth, pour le compte de la Hopman Cup, à l'ouest de l'Australie, qu’il a fini par (re)mettre le feu. En 2001, il y avait joué avec Martina Hingis, tendu par crainte de décevoir sa compatriote, alors beaucoup plus illustre que lui ; en 2002, il y avait peaufiné son couple avec Mirka Vavrinec ; en 2017, accompagnée par Belinda Bencic, il incarnait le rôle du bienfaiteur du tennis. Le tournoi exhibition par équipes mixtes avait payé cher la réapparition (un chèque à sept chiffres), mais il n’allait pas le regretter. Épique sur la piste de danse pour fêter la nouvelle année, festif avec des jeunes spar-

ring-partners locaux, partageur comme rarement avec les chasseurs d’autographes, infatigable en promoteur touristique de Rottnest Island au zoo de Perth en passant par Cottesloe Beach, Federer, trente-cinq ans, n’a pas caché sa joie enfantine de revivre au milieu des siens. Il est même devenu n°1 mondial au « Bongocam Challenge », ce nouveau jeu de caméra qui vous filme en tribune en vous plaquant un tambour virtuel. À le voir si frénétique en tribune à composer ces faux «bam bam», son père lui avait envoyé un email pour faire cesser ce genre de prestation plus délurée qu’à l’habitude. Le fiston avait continué à rigoler. Ambassadeur, amuseur public ou père au foyer, RF aura plusieurs cordes à son arc pour sa reconversion. S’il avait joué au hockey subaquatique, les gens se seraient rués pour le voir sous l’eau dans la piscine. Et pour l’apprécier au tennis après un si long sevrage, ils étaient 6 000 à la Perth Arena pour un simple entraînement, et 13 684 (record du stade battu) pour son retour sur un court, contre le Britannique Dan Evans, après sa demi-finale perdue à Wimbledon, le 8 juillet 2016, face à Milos Raonic. Voilà quelques années que Federer a atteint le nirvana, même sans gagner de Grand Chelem

Twitter@Daria-gav

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MELBOURNE (AUS) – Des grilles fermées autour du Show Court 2. Une ouverture médiatique réduite à quinze minutes à l’attention des photographes au beau milieu d’une séance anonyme face à Alexander Zverev. Un « Jawohl ! » guttural (un « mais oui !», de dépit dans ce cas précis) hurlé après un enchaînement de mauvaises frappes. Hier, à Melbourne, c’était plutôt le labeur que le glamour pour Roger Federer. À croire qu’il n’était là que pour faire frémir d’aise les gens, on aurait pu oublier qu’il était là aussi pour se remettre à suer sous le soleil en faisant des gammes avant d’entamer son 69e tournoi du Grand Chelem. Icône, showman, joueur, le Suisse sait de toute façon tout faire avec son air rien qu’à lui d’absolue rock star fraîche comme un junior. Après six mois d’absence pour cause de genou gauche défectueux, il ne pouvait évidemment pas rater son retour. Ce fut un succès presque délirant. Comme il avait manqué au jeu autant que le tennis lui avait manqué, tout s’était naturellement ordonné pour que la magistrale réapparition devienne inoubliable. Les fans avaient terriblement envie de le revoir ailleurs qu’en randonnée dans les Alpes suisses ou même sur Periscope, à l’entraînement à Dubaï. Et lui, même s’il avait adoré

cocooner les jumelles, Charlene Riva et Myla Rose – sept ans, eh oui ! Le temps passe – et les jumeaux, Lenny et Léo (deux ans), n’en pouvait plus de ne plus se frotter à son monde. Après trois mois à moins d’une heure de travail par jour (et jamais deux jours d’affilée pour les séances physiques), les fourmis étaient vite revenues dans les jambes et dans l’esprit. Federer s’était mis à regarder le live score plus souvent qu’il ne l’aurait cru. Une pensée assez folle, furtive, l’avait même poussé à projeter un retour en fin de saison sur le circuit.

Paul Kane/Getty Images/AFP

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

FRANCK RAMELLA

Une photo sur le compte Twitter de l'Australienne Daria Gavrilova en atteste : Roger Federer (à gauche) s'est lâché, à Perth, lors du réveillon du jour de l'an... (dernière victoire, Wimbledon 2012), et parvient à conjuguer parade et haut niveau pour faire oublier cet inévitable déclin que lui refusent les gens et son talent naturel. Il défriche de nouvelles terres pour des exhibions en Amérique latine. S’enregistre dans des tournois, comme à Istanbul, pour découvrir des lieux inexplorés et rafraîchir ses motivations. Mais, après quelques chutes de forme ou des raideurs au dos contrariantes, jamais il n’avait encore expérimenté six mois à l’herbage. D’où cette idée d’un début de mois de janvier pas comme les

autres. « Au vu des difficultés auxquelles j’ai dû faire face, 2016 restera comme l’année la plus mémorable de ma carrière », disait-il récemment après avoir fait face à la première intervention chirurgicale de sa vie. Et maintenant, une fois les festivités du retour terminées ? « À Melbourne, je serai face à mes démons », dit-il. Le dos et le genou vont-ils résister à l’usure du temps et aux efforts de reprise ? Lui-même va-t-il tenir la distance ? Une chose est sûre : les amoureux du jeu répondront présent pour l’aider à rester immortel. ‘


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Dur

À Perth, lors de la Hopman Cup, Roger Federer a mutiplié les contacts pour la plus grande joie d'un public conquis, n'hésitant pas à recourir à la pratique du selfie.

Grand Chelem

OPEN D'AUSTRALIE

« Il y avait Dieu dans les parages »

Kristina Mladenovic a vécu un moment unique face à Roger Federer, son idole, il y a une semaine à la Hopman Cup. DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À MELBOURNE

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Roger Federer s'apprête à disputer le 69e tournoi du Grand Chelem de sa carrière.

Tony McDonough/EPA/MaxPPP

Paul Kane/Getty Image/AFP

Son 18e Open d'Australie d'affilée, un tournoi où il a toujours été présent depuis l'an 2000 (défaite au troisième tour contre Arnaud Clément).

C'est un Federer parfaitement détendu qui a sacrifié à Perth dans les tribunes au nouveau jeu à la mode : le « Bongocam Challenge » ou l'art de faire semblant de jouer du tambour devant la caméra.

Les absents n'ont pas toujours tort

L'an passé, Roger Federer est resté le roi des contrats publicitaires. En 2016, Roger Federer n'a disputé que sept tournois. Il a manqué deux levées du Grand Chelem (Roland-Garros et l'US Open), les JO de Rio, sept Masters 1000 sur neuf et le Masters de Londres. Il a manqué aux publics du monde entier, mais son banquier n'a pas eu le temps de s'inquiéter pour autant. Selon une étude de la London School of Marketing (voir cicontre), les contrats de Federer lui ont rapporté, pour la seule année 2016, près de soixante millions d'euros, soit quarante fois plus que l'argent engrangé sur les courts avec son vrai métier de joueur (1,4 M€). Même loin des yeux, RF reste près du cœur, et du portefeuille, des annonceurs.

ECO Tennis, golf

et NBA au pouvoir

Top 5 des sportifs ayant gagné en 2016 le plus d'argent via leurs contrats. 1. R. Federer (SUI, tennis)

56,7 M€

(USA, basket)

51,1 M€

(USA, golf)

47,3 M€

4. T. Woods (USA, golf)

42,6 M€

5. K. Durant

34 M€

2. L. James

3. P. Mickelson

(USA, basket)

Source : London School of Marketing

« Ça fait quoi de se retrouver face à Roger Federer ? On avait l’impression qu’il y avait Dieu dans les parages (rire). C’est mon idole, une légende, une icône, quelqu’un d’intouchable. Le rêve. En plus, il est hyper ouvert, c’est quelqu’un de génialissime. Avec Richard (Gasquet), on était motivés, on voulait gagner (le double décisif contre la Suisse de Federer et Bencic). Mais c’était paradoxal parce que tu veux gagner mais, en face, tu as Roger et tu as envie de le voir en finale. Je suis tellement fan de son jeu. Je ne sais pas comment il se situe par rapport à Novak (Djokovic) ou Andy (Murray), mais à l’œil nu, c’est beau. Il y a de la variété, de la fluidité, on a l’impression qu’il danse sur le court, que c’est une ballerine. Il fait tous les coups. Les autres sont exceptionnels, mais ce sont des machines. Je ne fais pas “wahou !” Lui, il crée. Comment s’est passé le double ? Je n’avais jamais joué devant autant de monde (près de 14 000 spectateurs). Le premier jeu, sur son service, je n’ai pas touché la balle, il m’a mis trois aces au T. Au changement de côté, je lui ai fait la révérence (rire). J’avais envie de lui faire un ace (rire), mais, en même temps, je ne voulais pas faire la débile à chercher l’ace et à me retrouver à faire des secondes balles. J’ai réussi deux coups de malade, mais je n’ai pas extériorisé ma joie parce que c’était Roger et je le respecte tellement. Pour une fille, c’est hyper rare d’avoir le privilège de jouer contre lui.

,,

“La première semaine idéale pour lui Avant ça, il avait aussi assisté en spectateur à votre match contre Belinda Bencic. Mettez-vous à ma place ! J’avais Roger Federer qui me regardait jouer ! Évidemment, j’ai placé quelques petits services-volées, revers chipés, volées et montées à contretemps quand il était là (rire). En sortant du court, il nous a fait un petit débrief à toutes les deux. Avant ça, j'avais aussi déjà suivi à côté de lui le match entre

BPI/Panoramic

SOPHIE DORGAN

Kristina Mladenovic tombe dans les bras de Roger Federer après le double mixte qui les a opposés lors de la Hopman Cup. La Française n'est pas près d'oublier cette rencontre face au joueur qu'elle admire le plus. Petkovic et Bencic, et on avait parlé tennis. Il sait tout et il suit tout, tout ! C’est un passionné de tennis. Quand je l'avais vu à Dubaï (en décembre), il m’avait même parlé de la Fed Cup. Comment avez-vous trouvé son niveau ? Monstrueux. Le match Sasha (Zverev)-Roger, c’était d’un niveau ! Ça jouait le plomb. Je ne suis même pas sûre d’avoir vu un match d’une telle qualité en deux sets gagnants. Il faisait des enchaînements, c’était grotesque (rire) ! C’était du ping-pong : des demi-volées, des services-volées, des retours… Physiquement, je l’ai vraiment trouvé affûté. Moi qui suis fan et qui le suis depuis

toujours, je l’ai trouvé encore mieux qu’avant. Il a vraiment bossé à fond la caisse. Vous avez aussi passé le réveillon tous ensemble… C’était super sympa. Je n’ai jamais vu Roger comme ça, il s’éclatait comme un malade. Vers 23 heures, ils ont mis de la musique et nous, les jeunes, Nick (Kyrgios), Sasha (Zverev), Belinda (Bencic) et moi, on est allés le chercher à la table officielle et c’était génial sur la piste de danse. On s’est super bien amusés. On a terminé tard, car on ne jouait pas le lendemain. Je crois qu’il appréciait d’être avec des jeunes hyper admiratifs de lui et respectueux. C’était la première semaine idéale pour lui. » ‘


16 tennis OPEN D'AUSTRALIE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Grand Chelem

Dur

Le revival d’Eysseric

QUALIFICATIONS

FEMMES Premier tour : Hesse b. Robson (GBR), 6-2, 6-4 ; Stefkova (RTC) b. Lim, 6-3, 6-0 ; Razzano b. Wozniak (CAN), 6-4, 6-1. ¢ HOMMES Deuxième tour : Smith (AUS) b. De Schepper, 6-4, 6-3. ¢

Finaliste chez les juniors à Melbourne en 2007, année où il fut sparring-partner de Roger Federer, l'Azuréen de vingt-six ans tente d'intégrer enfin le top 200. MELBOURNE – En 2007, Jonathan Eysseric n'avait que seize ans mais atteignait déjà la finale de l'Open d'Australie juniors, avant de jouer pendant quelques semaines les sparring-partners pour Roger Federer en personne. Ce dernier était à la recherche d'un gaucher puissant pour tenter d'apprivoiser, à l'entraînement, les conditions de jeu qu'il rencontrait alors face à un certain Rafael Nadal. Malgré un beau combat en cinq manches contre Andy Murray à Roland-Garros, en 2008, la carrière d'Eysseric n'a jamais atteint les sommets envisagés à l'époque. Mais l'Azuréen était encore bien présent, cette semaine, au coup d'envoi des qualifications à Melbourne. 250e mondial en ce début de saison, il n'était pas sûr, jusqu'au dernier moment, de pouvoir intégrer le tableau préliminaire. Il a pris le risque de venir directement d'un tournoi Challenger en Thaïlande et il a bien fait. Une fois repêché – grâce à des forfaits –, il a pu bénéficier de la générosité du tournoi, sans plus avoir à s’inquiéter de l’aspect financier. Les organisateurs of-

frent en effet aux joueurs une bourse conséquente : 2 500 dollars australiens (1 760 €) de frais de voyage, les cordages gratuits et la nourriture illimitée.

“ll y a plein de mecs qui arrivent un peu plus tard

LES RÉSULTATS DES AUTRES TOURNOIS

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JONATHAN EYSSERIC

Eysseric a donc pu venir avec son coach espagnol. À vingt-six ans, il a perdu son insouciance mais pas son envie. « Il y a plein de mecs qui arrivent un peu plus tard, soulignet-il. J’ai l’impression que pour moi, ce sont surtout des déclics et des barrières plus mentales que tennistiques à franchir. » Grâce à de bons résultats en double (98e mondial), il s’enlève (un peu) de pression en simple, où il espère enfin franchir le cap du top 200 (son record date de 2013 : 202e). « Je suis quelqu’un qui se pose pas mal de questions mais aujourd’hui, j’essaie de bien bosser sur tous les plans. » Vainqueur de son compatriote Mathias Bourgue au premier tour des qualifications, mercredi, Eysseric essayait la nuit dernière de rallier le dernier tour le séparant du « vrai » Open d'Australie, qu'il n'a toujours pas disputé chez les grands. ‘

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Hier, en quarts de finale à Auckland,

Richard Martin/L’Équipe

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

SOPHIE DORGAN

Vainqueur mercredi de Mathias Bourgue, Jonathan Eysseric n'était plus qu'à deux tours du grand tableau...

en direct de l'Open d'Australie

Twitter@DjokerNole

DJOKOVIC, HOME SWEET HOME Après avoir enflammé la Margaret Court Arena mercredi, dans le cadre d'une exhibition caritative, Novak Djokovic s'est entraîné hier sur la Rod Laver Arena. Le numéro 2 mondial connaît si bien le court central de Melbourne Park qu'il a accompagné la photo ci-contre, prise par ses soins, du message suivant : « C'est bon d'être à la maison ! » Il faut dire que le Serbe a remporté six fois la finale sur ce court, dont cinq fois au cours des six dernières éditions (2011, 2012, 2013, 2015, 2016). Il a gagné trente-neuf de ses quarante derniers matches à Melbourne. Seul Stan Wawrinka, en quarts de l'édition 2014, l'y a battu depuis sept ans.

IMPAYABLE STEPANEK Tête de série n° 1 des qualifs, déjà en quarts de finale à Doha la semaine passée, sur le point de réintégrer le top 100 de l'ATP malgré ses trente-huit ans, Radek Stepanek (105e) n'en finit pas de s'accrocher. Hier, le Tchèque volant a franchi le deuxième tour des qualifications au prix d'un combat acharné face au Slovène Blaz Kavcic (6-3, 6-7, 8-6 en 2 h 41). L'ex-numéro 8 mondial, professionnel depuis 1996, affrontera demain l'Australien John-Patrick Smith (tombeur de Kenny De Schepper hier) pour décrocher son ticket dans le tableau final.

HONDELATTERACONTE

13H15-14H CHRISTOPHE HONDELATTE #E1Hondelatte

Jérémy Chardy (71e) a sauvé les seize premières balles de break que s'était procurées Jack Sock (23e) mais a commis une double faute sur la dix-septième, qui était une balle de une manche partout. Puis il s'est incliné face à l'Américain (5-7, 6-4, 6-3 en 2 h 9').

FEDERER ET WAWRINKA ZAPPENT LA COUPE

C'est ce qui ressort de l'annonce, hier, par la Fédération suisse de la composition de l'équipe nationale appelée à se déplacer aux États-Unis (Birmingham, Alabama), du 3 au 5 février, pour le premier tour de la Coupe Davis : Chiudinelli, Laaksonen, Bossel, Bellier.


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

athlétisme

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Sorti de piste

STÉFAN L'HERMITTE

“Le sport ne me sauvera pas tout seul de la délinquance

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TOUMANY COULIBALY

Le magistrat avait déniché une nouvelle date, le 13 janvier. Toumany était ressorti claudiquant mais toujours libre, énervé, lui qui affiche toujours une face souriante comme un joyeux émoticon. « Après ce procès j'ai encore une, deux, trois, quatre vieilles affaires de téléphones, et puis celles des pharmacies. Les peines vont tomber, c'est de plus en plus compliqué. Je passe un peu à travers parce que la justice croit que je suis Bolt, mais ça ne va pas suffire. » Dehors, dans le gris d'Évry, il semblait chercher d'impossibles issues : « Soit je me charge comme un porc, soit je fais un hyper coup. » Puis, plus tard, disait vouloir partir au « bled », au Mali. Ou se faire réopérer de ses genoux purulents (ce qu'il fit) et reprendre l'entraînement en janvier.

Frédéric Porcu/L’Équipe

Elle attendra, amoureuse, toujours, qu'il sorte de Fresnes ou Fleury, encore. «Je lui ai tellement couru après. » Ils ont nourri leur passion de trois enfants, le dernier né avec l'été. « À chaque fois je lui pardonne, c'est le prince charmant, il est très beau, très gentil. Très menteur aussi... Je n'arrive pas à le faire changer, mais tant que j'y crois, je serai là... » Sa compagne est peut-être la dernière à avoir les yeux amènes pour Toumany Coulibaly. Pas sûr que la sixième chambre du tribunal correctionnel d'Évry ait la même mansuétude tout à l'heure. Toumany Coulibaly, athlète obstiné et cambrioleur récurrent, champion de France en salle du 400 m en février 2015, est jugé, avec trois complices supposés, dont un de ses jeunes frères, pour le cambriolage de trois magasins du centre commercial Valdoly de Vigneux (Essonne), en août 2014. Il est poursuivi pour vol aggravé en récidive, agrémenté d'une embarrassante collision avec une voiture de la BAC. L'affaire avait déjà été évoquée devant le même tribunal, le 14 octobre 2016. Coulibaly s'était présenté barbu, juché sur des béquilles, genoux en vrac après une opération compliquée, sac à dos noir avec tout son nécessaire pour une éventuelle énième incarcération, sans avocat : «Je suis fatigué de tout, je ne veux plus minimiser, je veux qu'on me laisse tranquille faire ma peine, et puis sortir clean. De toute façon, l'athlé, c'est fini, ils ne m'ont pas pris aux JO, jamais ils ne me sélectionneront.» Le président Gillet avait tergiversé deux heures, suspendant et reprenant l'audience, oscillant entre autorité et compréhension, jusqu’à la scène finale, surréa-

liste : Le président : « Je suis très scrupuleux des droits de la défense malgré une décontraction très déplaisante. On va renvoyer. Des années de prison sont en jeu. Je voudrais que vous puissiez considérer le dossier sérieusement... Vous avez de la chance, mais la décision que je vais prendre passe mal. Ce n'est pas un jeu. – Coulibaly: Vous pensez que c'est un jeu ? Vous ne savez pas ce que je vis à cause de tout ça ! – Le président : Du bout des lèvres nous acceptons ce renvoi, mais, la prochaine fois, ce sera jugé, avec ou sans avocat. Je suis clair ? – Coulibaly : Vous êtes très clair, moi aussi. – Le président : On n'est pas dans un tribunal pour enfants.»

Toumany Coulibaly (ici au meeting de Montgeron le 17 mai 2015) joue ce matin, au tribunal, une partie de son avenir, bien loin de la clameur des stades.

Un mois plus tard, dans la nuit du 12 au 13 novembre , la police de l'Essonne est en planque devant le Carrefour de Sainte-Geneviève-des-Bois, le premier hypermarché jamais inauguré en France. C'est la nuit, c'est fermé, mais Coulibaly en sort avec un sac débordant de tablettes et autres produits high-tech. Il est depuis incarcéré, suspecté de vol et tentative de vol en bande organisée, plus association de malfaiteurs. La récidive, après un an et demi, où son itinéraire semblait ne pas déborder de la légalité. « Le sport ne me sauvera pas tout seul de la délinquance», nous confiait-il, mi-mai 2016. Il bénéficiait d'un aménagement de peine pour une vieille affaire, rêvait fort des Jeux de Rio. Il venait de balancer quelques complices pour couper avec son business. Il revendiquait une addictologie au vol, entamait des consultations avec un psy spécialisé. Il travaillait aussi, de bon matin, dans un haras, à la limite de l’Île-deFrance, là où commencent les betteraves, suppléant sa compagne, enceinte. « Nettoyer la merde, ça remet les idées en place », résumait-il. « À la base, ajoute sa compagne, il a un diplôme dans la comptabilité, mais va trouver un boulot quand on sait que tu as déjà volé et qu'en plus tu t'appelles Coulibaly… » Les fins d’après-midi, il s'entraînait, au bord d'un ruisseau, à Combs-laVille. « Il ne manquait aucune séance, il s'entendait avec tout le monde, assure Patricia Girard, sa coach. Je savais qu'ensuite, le soir, c'était difficile. Je le poussais à s'occuper de ses enfants, à se reconstruire. Mais qu'est-ce qu'il a vraiment dans la tête ? » Sur la piste, le printemps et presque tout l'été, « Toum » se donne, comme ce jour d’interclubs à Antony. Il finit affalé contre les grillages : 47''09. C'est violent un tour de piste, cardio à bloc, jambes empoisonnées. Il trimballe un drôle de statut. Infréquentable. « Puisque j'ai fait des pharmacies, ils pensent que je suis chargé comme un dinosaure.» Attirant aussi : des blackettes enamourées se précipitent pour délacer ses pointes. Il porte le maillot jaune et bleu de l’ES Montgeron, se relève de son 400 m pour aller lancer le poids et marquer des points. ll tient par la main son aîné. « Mes conneries, c'est par les enfants que je les paie le plus, je veux qu'ils soient fiers de moi.» Mais les chronos ne descendent pas comme voulu. 46’’13 à Forbach, pas mieux à Argentan, Genève ou Pontoise. Les mois

Pierre Lahalle /L’Équipe

Toumany Coulibaly, champion de France en salle 2015, rêvait de rédemption sur 400m. Il sera jugé ce matin pour vol aggravé en récidive.

Toumany Coulibaly, le 10 mai 2016, à Paris.

perdus, ça compte aussi. Les Jeux, en individuel, c'était à 45’’10... Mais le 400m, c'est aussi un relais, six places, remplaçants inclus, et une sélection où la subjectivité peut contrecarrer les chiffres. Coulibaly possède le troisième chrono français, mais n’aura pas de ticket pour Rio. « On me boycotte », serine-t-il.

“Il a très mal vécu sa non-sélection (aux Jeux de Rio)

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THOMAS DELANOË, SON EX-AVOCAT

EN BREF 29 ans. 1,90 m. Club : Montgeron. Discipline : 400 m.

Le patron du 4 x 400 m, Djamel Boudebibah, assume : « Pour moi, la confrontation directe est essentielle. Il est quatrième aux Championnats de France, deux autres garçons, au potentiel supérieur, étaient blessés, mais je savais qu'ils reviendraient. Il restait trois personnes en balance pour la sixième place. Toumany a le talent et la tronche, mais il manque de foncier. Qu’on ne m’accuse pas : je travaille dans les quartiers, je suis éducateur avant tout et forcément contre la double peine. » Bernard Amsalem, alors président de la FFA, ne se sent pas plus coupable : « J’ai régulièrement dit à Toumany que j’étais à sa disposition. Le sport est une opportunité d’ascenseur social, mais il faut que l’individu en prenne conscience. »

Coulibaly s’est senti lâché. « Il a très mal vécu sa non-sélection », confirme Thomas Delanoë, qui fut son avocat et le redeviendra peut-être si ses honoraires sont honorés. À Rio, mi-août, le 4 x 400 m est précocément éliminé en séries. Toumany n’a pas regardé. Il pouponnait sa petite dernière, née le 20 juillet. Il s’interrogeait sur son horizon « pas fameux », harcelé par des soucis financiers, ballotté par les rendez-vous judiciaires et médicaux. « Ça fait deux ans que je traîne des tendinites. Je me suis fait trop mal en m’entraînant dans les cours de prison. J’ai serré les dents, ça ne peut pas continuer comme ça... » Il n’a plus remis les pieds sur une piste depuis l’été et intégré le quartier médical d’une prison du sud de Paris. Il comparaîtra aujourd’hui, face au juge, peutêtre sur ses béquilles, peut-être avec un avocat commis d’office, avec, pour décor, la tapisserie d’un grand bateau qui évoque les grands espaces. « Il va tourner quelques années », prédit un proche du dossier. Tourner dans les cours de prison. Il a déjà cumulé au moins quatorze mois derrière les murs. Il table encore sur sa chance, son sourire, son potentiel athlétique. Toumany Coulibaly a vingt-neuf ans. Ça va finir par être trop tard. ‘


18 rugby ARBITRAGE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

PROTECTION REPROCHÉE

Selon certainsacteurs,à tropvouloir préserverlasantédes joueurs, à vendrel’imaged’unsportnon violent, à demandertoujoursplus desévérité aux arbitres,lerugbyrisque dese dénaturer. FRÉDÉRIC BERNÈS

«Hé,sit’aspeurd’avoirdesbleuset desaignerdelalèvre,t’asqu’àaller t’inscrire au snooker ! » De tout temps, le rugby a tenu à défendre son image de sport rugueux. Yjouer, c’était accepter un voyage initiatique : d’abord une arcade recousue, puis un nez tordu... Accepter aussi la possibilité de faire un vilain vieux . Même subir un K.-O. était perçu comme une étape nécessaire dans l’apprentissage. Heureusement ou pas, le rugby n’a pas échappé à la sécurisation chère à notre société. Le législateur, World Rugby, protège de plus en plus la santé des joueurs, et c’est un progrès reconnu par tous. D’autant qu’aujourd’hui, vu le degré d’athlétisationdesbonshommes,vula vitesse de jeu, les collisions deviennent de plus en plus violentes. Mais encore faut-il ne pas aller trop loin dans la « protectionnite »… Ces dernières semaines, plusieursdécisionsarbitralesontfait naîtrechezlesjoueurs,enactivité ou non, du Top 14 ou des Championnats britanniques, la crainte

“C'est triste pour le rugby si ça devient la norme

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RONAN O'GARA, ENTRAÎNEUR DU RACING

Tout impressionnant soit-il, ce choc n’avait rien d’illégal, comme le reconnaît l’arbitre Romain Poite(lireparailleurs).«C’esttriste pour le rugby si ça (ce carton jaune) devient la norme », s’inquiétait aussitôt Ronan O’Gara, le coach du Racing. « Carton jaune ? C’est une blague ! », souscrivait le Toulonnais Matt Giteau. Quand il eut retrouvé ses esprits, Arthur Retière donna sa version de l’histoire:«Iln’yariendutout:nipénaliténicarton!»C’estdit. Le 30 décembre, à la 10e minute du match Lyon- Bordeaux,

2

SEMAINES La durée de la suspension de Delon Armitage,

signifiée hier par la commission de discipline de la LNR. L'arrière du LOU avait écopé d'un carton jaune pour un raffut du coude en avant sur Baptiste Serin.

“Je suis là depuis cinq ans. Le rugby français est une blague

,,

DELON ARMITAGE, ARRIÈRE DU LOU, SANCTIONNÉ D'UN CARTON JAUNE POUR UN RAFFUT DE L'AVANT-BRAS

«Çamesaoule,grognel’ancien deuxième-ligne anglais Simon Shaw. C’est la répétition des chocs reçus par le cerveau à cause des méthodes d’entraînement modernes qui cause le plus de dommages. Réveillez-vous ! » « Comment cela peut-il valoir un carton jaune ?», se demande Steffon Armitage, joueur de Pau et frère du fautif. Il parle aussi de « honte » et de ce rugby qui devient « soft ». Soft,lemondeestsoft… EtDelon, il en dit quoi ? « Je suis là depuis cinq ans. Le rugby français est une blague.»Quinelefaitpasrire.Pas plusquelasanctionqueluiainfligée hier la commission de disci-

pline de la LNR : deux semaines de suspension pour «avoir frappé un adversaire avec le bras». L'arrière lyonnais sera requalifié le 13février. On aurait aimé qu’il développe son argumentaire, mais l’arrière anglais n’a pas souhaité le faire. Pas avant de passer devant la commission de discipline, le18janvier. Autrecasd'école :le1er janvier, à Mayol, l’arrière du Racing Brice Dulin recevait un carton jaune après un duel aérien loyal avec Leigh Halfpenny. « Je veux bien qu’on améliore les règles, qu’on protège les joueurs, dira le coach du Racing Laurent Labit. Mais pour mettre un carton jaune sur ce duel aérien et juger qu’il y a une faute intentionnelle de Dulin, il faut n’avoir jamais joué au rugby. » Plus sensible que d’autres à ce fait de jeu, l’arrière clermontois Nick Abendanon n’a pas compris cette décision : « Ça pourrait totalement changer le rôle de l’arrière ! World Rugby doit régler ça. » Ce à quoi Dulin répondit : « Attention ! Au prochain match, ne saute pas au ballon!» Depuis deux, trois ans, World Rugby a renforcé ses directives concernant les duels aériens.

Pour réduire autant que possible les risques de commotion, pour vendre aussi une image de sport non violent, il prône aussi une tolérance zéro pour tout contact danslazonetête-cou.Le3janvier, deuxnouvellescatégoriesdeplaquage haut (l’imprudent et l’acci- uu

Le choc Dulin-Halfpenny

«En revisionnant l’action et en discutant avec la direction nationale de l’arbitrage, on a conclu à une erreur de ma part. Sur le moment, j’ai cru que le joueur du Racing avait déséquilibré en l’air celui de Toulon (Halfpenny). On aurait dû reprendre le jeu sans même siffler une pénalité. Juste après ce duel aérien, il y a une faute grossière du Racing. J’ai fait une analyse globale de toute l’action et je n’aurais pas dû.Après le carton jaune reçu par Dulin, il n’y a plus eu de contest dans les airs sur les renvois. Ni côté Racing ni côté Toulon. Il y a quelque temps, un entraîneur me disait qu’il ne demandait plus à ses joueurs de monter au ballon parce que s’il y avait le moindre retard, c’était carton jaune. Et jouer dix minutes à quatorze aujourd’hui, c’est difficile.»

Capture Canal+

L’arbitre Romain Poite revient sur trois décisions contestées ces dernières semaines en Top 14. Il reconnaît son erreur de jugement dans le cas Dulin, mais explique aussi pourquoi le règlement doit suivre l’évolution du jeu. «C’est vrai qu’on est dans une tendance à tout vouloir réglementer. Mais ces directives ne sont pas émises pour changer la façon de jouer au rugby ou changer les comportements. Le but, c’est de préserver la sécurité du joueur. Le règlement a toujours dû s’adapter aux nouvelles techniques. C’est ce qui se passe avec ce rugby devenu très physique.»

Romain Perrocheau /L’Équipe

l’arrière du LOU Delon Armitage écope d’un carton jaune pour un raffut avec l’avant-bras sur BaptisteSerin.Cettedécisiondéclencha une vague d’exaspération, autant en France qu’au Royaume-Uni.

SANCTIONS POLÉMIQUES DÉCRYPTÉES

Stephane Mantey /L’Équipe

3

d’une«softification»durugby.En France, il y a d’abord eu le carton jaune récolté, début décembre, par le pilier du Racing Viliamu Afatia, puni pour une charge façonbéliersurleRochelaisArthur Retière. Quand un type de 115 kilos percute un type de 72kilos, le type de 72 kilos peut ne pas s’en rappeler après. C’est ce qui est arrivé au demi de mêlée rochelais.

Le raffut d'Armitage

«En commission d'arbitrage, on a complètement validé la décision prise par M. Trainini à la suite du raffut sur Baptiste Serin. Nous sommes très vigilants sur ces raffuts main fermée, coude en avant. En plus, sur cette action, Delon Armitage arme presque son mouvement d'un geste circulaire du bras.»


19

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

ARBITRAGE

« Il yaura toujours des gros contacts ! »

Carl Fearns,letroisième-ligne du Lyon OU,estime que l'évolution des règles ne nuit pas à l'engagement.

noire des gestes répréhensibles. «Iln’yapasdenouvellesrèglessur le plaquage haut, écrit dans le Telegraphl’ancientalonneuranglais Brian Moore. Rien d’autre que ce qu’un pro devrait déjà savoir. » Pas faux. Mais on ne peut pas balayer

Jeu dangereux : les Toulousains Maks Van Dyk (n°23) et Yoann Maestri bloquent trop haut le Palois James Coughlan.

Afatia façon bélier

d’un revers de règle cette crainte que le rugby soit dénaturé, voire «cosmétisé». Le débatn’estpasnouveau.En 2007, l’ancien All Black Michael Jones s’inquiétait, déjà, de la «sanitarisation»durugby.Dixans plus tard, Carl Fearns, le troisième-ligne du LOU, tweete ceci : « Dans pas longtemps, il y aura quinze mecs de 60 kilos qui courront partout et marqueront des essais toutes les trente secondes. Plaquage aux jambes, offload, essai. Ce n’est plus un boulot pour moi.»

“On ne peut pas enlever la brutalité d'un sport de combat

,,

Nicolas Luttiau/L’Équipe

SERGE SIMON, VICE-PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION

«Le carton jaune adressé par M. Garcès au pilier du Racing Viliamu Afatia, le 4 décembre à La Rochelle, suite à sa collision avec Arthur Retière, est une sanction sévère. Le joueur charge sans que son coude ne soit décollé de son corps. Il arrive qu’on se trompe.»

Pour le pilier anglais Joe Marler:«Lejeun’estpluscequ’ilétait. Ça devient même de la merde. » « Je ne crois pas que le rugby soit devenutropdangereux,ditl’ancien centreirlandaisGordonD’Arcy.La clé, c’est la technique de plaquage. Ça s’apprend. La tolérance zéro n’estpaslasolution,maisc’estune mesure transitoire pour faire baisser le nombre excessif de plaquages hauts, qui sont devenus une culture. En attendant, attendez-vous à d’autres décisions grotesques. » La chasse est ouverte. Il y a déjà eu plus de car-

tons rouges après seulement quatre journées de Coupe d’Europe (11) qu’au cours de la dernière édition tout entière (8). S’ils disparaissent, personne ne regretteralesplaqueurs-plongeurs qui se jettent dans les tibias du porteur de balle. Mais si les duels aériens ne sont plus disputés, là, onmarcherasurlatête. Ce qui est certain, c’est que la technique de plaquage va devoir s’adapter. « Il faut que l’arbitrage garde ce qu’il a toujours eu dans le rugby et de manière très prégnante: une énorme part de subjectivité, préconise le médecin SergeSimon,vice-présidentdela Fédération. Il faut voir l’intentionnalité, pas uniquement le geste. Si on ne s’en tient qu’au geste, ça va être compliqué de jouer au rugby. C’est important de préserver la santé des joueurs, mais il faut faire attention de ne pas positionner le curseur trop loin. On ne peut pas enlever la brutalité d’un sport de combat. C’est pas possible. C’est un vrai paradoxe de tous les sports de combat. Prenez la boxe. Son essence, c’est quand même de se mettre des marrons dans la gueule. Si on voulait protéger la santé des mecs, il faudrait interdire la boxe. On est dans une négociation permanente entre la santé,lasociologieetl’essence d’unsport.» ‘

/L’Équipe

uu dentel) ont été intégrées à la liste

«Votretweetsurlerugbydu futurfaitpourlesjoueursde 60kilos,c’estunevisionde cauchemar? -(Rires.)Non!Jepensequesiles plaquagesdoiventêtreplusbas, lejeuseraplusrapide,onyverra plusdepassesaprèscontactet pourunspectateur,çanepeut êtrequemieux,plusplaisant! Çaserapositif.Onverra beaucoupmoinscesplaquages àl’épauledangereux.Etles défensessontsibonnesdansle jeumoderne,siçapermetau porteurduballond’avoirunpeu plusd’espacespourfairevivrele ballon…J’aijusteditçaparce queducoup,çapourraitêtreun peutroprapidepourmoialors! Plusagréablepourles spectateurs,certes,maisle rugbyn’yperdrait-ilpasdeson identité? Jenecroispas,çarestera toujoursunsportphysique.Mais c’estsûrqueceuxquidirigentle rugbys’inquiètentdecequeleur disciplinenedeviennepasune pratiquequelesparentsne voudraientpaspermettreàleur enfant,parcequeçaserait dangereux.Non,cen’estpas dangereux,maisçapeutêtre perçuainsi…C’estleproblème. WorldRugbyveut quelesfamilles aientconfiance etsentent

leursenfantsensécurité… CesdernièressemainesenTop 14,desduelsaériensetdes raffutsontprovoquédes cartons… Cessituationssontdifficiles pourlesarbitres.Ilsontles règles,etjugentlessituationsà traverselles.Cen’estpasleur faute.C’estdélicat,c’estsûr, parcequejecroisauxmesures pourlasécuritédesjoueurs, mêmesurlesballonsaériens, parcequelesarrièresqui disputentcesduelssemettent dansunedessituationslesplus dangereusesdenotresport.Et nous,lesjoueurs,nous devenonsplusmalins,parce qu’onconnaîtcesrègles. Unjoueurcommevous,quiva aucontact,misesur l’engagementphysique,ne risque-t-ilpasdedisparaître? Non,jen’aipaspeurdeça! Parcequedepuisledébutdema carrière,j’aitoujourseuunetrès bonnetechniquedeplaquage. Çanem’inquiètepas!Onverra toujourscesgroscontacts,j’en suissûr,çanechangerapasde cecôté-là. Peut-êtrequelestechniques deplaquagedevrontévoluer? C’estsûrqu’onvadevoirplaquer bienplusbas.Maisenypensant, çainciteralesjoueursà beaucoupplustravaillerleurjeu dejambes,leplacementdeleur piedaubonendroitpourmieux réalisercegeste.Onvoitparfois desjoueursarriverdansde mauvaisespositionsetlaisser échapperl’adversaire…Là,il faudratravaillerplusdur encore!C’estcequeje pensebosser maintenant.»

Jérôme P révost

Romain Perrocheau/L’Équipe

AURÉLIEN BOUISSET

Pour Carl Fearns, le travail permanent sur les techniques de plaquage est essentiel pour conjuguer sécurité des joueurs et intensité physique.


20 rugby COUPE D'EUROPE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

5e journée

Leinster 20 h 45 Montpellier PROGRAMME ET RÉSULTATS COUPE D’EUROPE

Les chiffressont ténus

POULE | 1

1 2 3 4

LesMontpelliérains pensaientêtremathématiquementéliminés avantdese raviser.Leparadoxe,c’estqu’un nouveaurevers en Irlande ne lescondamneraitpas forcément.

¢

ÉQUIPES

Pts

MUNSTER GLASGOW LEICESTER RACING 92

16 13 8 0

MATCHES J.

G. N. P.

4 4 4 4

3 3 2 0

DEMAIN 18:30

DEMAIN 20:45

RACING 92-LEICESTER (ANG)

20:45 BEIN SPORTS 2

¢

Leinster Montpellier

À VENIR

LEICESTER (ANG) -GLASGOW (ECO) MUNSTER (IRL) -RACING 92

21 JANV.

DENOTRE ENVOYÉSPÉCIALPERMANENT

PHILIPPE PAILHORIES

AUJOURD'HUI

1 2 3 4 ¢ ¢

Nic White (ballon en mains), le demi de mêlée montpelliérain, lors du match aller face au Leinster, le 22octobre. Les Héraultais s'étaient inclinés sur leur pelouse, 22-16, hypothéquant leurs chances de qualification. encasdevictoirecesoiràDublin, mais également, et ça peut prêter à sourire, continuer à espérer figurer parmi les trois meilleurs seconds,mêmeencasderevers, et contrairement à ce qu’imaginent les acteurs, Vincent Martin par exemple quand il dit : « C’est une finale, si on la perd on quitte la compétition. » Ou encore le capitaine Fulgence Ouedraogo : « C’est un énorme défi, motivant et excitant,avecbeaucoupd’enjeu,de pression. Il faut gagner pour continuer à espérer une qualification et il va falloir être parfaits. » « Ce qui est sûr, corrige le président Altrad, c’est qu’il s’agit du match le plusimportantdenotresaison.» Un match clé, oui, que les Montpelliérains vont finalement etheureusementjoueràfond.Le 18 décembre à Castres, Jake

11

6

12

9

HENSHAW L. MCGRATH

15

NACEWA %CAP.&

13

RINGROSE

14

A. BYRNE

Leinster

1

CONAN

J. McGRATH

4

8

10

3

5

2

TRACY

2

7

VAN DER FLIER

10

STEYN

4

1

FURLONG NARIACHVILI

Entraîneurs : Leo Cullen. Remplaçants : Strauss (16), Healy (17), Bent (18), Molony (19), Leavy (20), Gibson-Park (21), Byrne (22), R. Kearney (23).

MICHEL

9

12

N. WHITE TOMANE

6

OUEDRAOGO

Montpellier

13

V. MARTIN

15

SPIES

WILLEMSE

3

NAGUSA

8

MAMUKACHVILI

TRIGGS

14

QERA %CAP.&

MIKAUTADZE

5

SEXTON

7

JAN. DU PLESSIS

TONER

HEASLIP

White pensait que l’hypothèse de la qualification relevait du plus pur fantasme. Il plaide coupable. « Je me suis un peu précipité, reconnaît-il. Je pensais que Toulon gagnerait à Llanelli. C’est pourquoi j’ai dit dans le vestiaire puis aux journalistes que notre Coupe d’Europe était terminée. Mais quand j’ai su que les Scarlets l’avaient emporté, j’ai bien compris que l’on pouvait encore être concernés par la qualification. Je me suis excusé auprèsdetous.»

Une fenêtre existe bel et bien C’était dans le bus qui ramenait satroupeàMontpellier.Lesdifférents calculs débouchaient tous sur le même constat. Fulgence Ouedraogo et ses camarades peuvent encore sortir premiers

de poule ou meilleurs deuxièmes, et ce choc en Irlande conservealorstoussesattraits. « Le Leinster a vraiment fait de gros progrès cette saison, prévient Tomas O’Leary, le joker irlandais deBenoîtPaillaugue,maismême si c’est toujours dur là-bas, il est quandmêmepossibled’ygagner.» On a hâte, bien sûr, de débriefer ce sommet avec les protagonistes. Parce qu’une chose est sûre. Un revers à la RDS Arena compliquerait sérieusement la donnemaisneseraitpasrédhibitoire. Montpellier serait bien sûr tributaire des autres résultats, mais une fenêtre existe bel et bien. On l’a entrouverte, mardi, avec Jake White. Il ne semblait pas convaincu par notre manière de joueravecleschiffres… ‘

Montpellier veuthausserleton

Arbitre : M. Doyle (ANG). - RDS Arena. O'LOUGHLIN

ÉQUIPES

Pts

c.

42 72 113 105

diff. Bo. Bd.

+ 82 + 33 – 55 – 60

3 1 1 0 0 0 0 0

DÉJÀ JOUÉS GLASGOW (ECO) -LEICESTER (ANG) RACING 92-MUNSTER (IRL) MUNSTER (IRL) -GLASGOW (ECO) LEICESTER (ANG) -RACING 92 MUNSTER (IRL) -LEICESTER (ANG) RACING 92-GLASGOW (ECO) GLASGOW (ECO) -RACING 92 LEICESTER (ANG) -MUNSTER (IRL)

42-13 7-32 38-17 27-17 38-0 14-23 23-7 18-16

WASPS TOULOUSE CONNACHT ZEBRE

13 13 13 0

MATCHES J.

G. N. P.

4 4 4 4

2 2 3 0

DEMAIN 14:00

11

NADOLO

Entraîneurs : Jake White, Shaun Sowerby et Scott Wisemantel. Remplaçants : Géli (16), Watremez (17), Kubriachvili (18), Battut (19), Galletier (20), O'Leary (21), Immelman (22), Mogg (23).

Si Montpellier est à l’équilibre face au Leinster (1 victoire, 1 nul, 1 défaite), ce déplacement à Dublin s’annonce d’autant plus compliqué que les Irlandais ont passé 70 points aux Zebre le week-end dernier dans la Ligue celte quand le MHR peinait pour venir à bout de Bordeaux en Top 14. «Mais le jeu de Bordeaux présente des similitudes avec celui duLeinster,nuanceJakeWhite,et c’était peut-être une bonne préparation. Mais nous devrons être meilleurs à tous les niveaux pour rivaliser. Ne pas louper autant de plaquages et dominer en conquête

notamment. » S’il peut à nouveau compter avec Kélian Galletier, le technicien sud-africain n’a procédé qu’à trois changements. Geoffrey Michel retrouve sa place à l’arrière quand Konstantin Mikautadze et Jannie Du Plessis sont titularisés en lieu et place de Nicolaas Van Rensburg et Davit Kubriachvili. À noter que le MHR ne s’est plus imposé hors de ses bases depuis sept journées, et que le Leinster a remporté à domicile vingt de ses vingt-deux derniers matches face à des clubs français. Mais Toulon, l’an passé,avaittrouvélafaille… P. P.

DEMAIN 16:15 À VENIR

TOULOUSE-CONNACHT (IRL) ZEBRE (ITA) -WASPS (ANG)

1 1 1 4

p.

c.

152 131 112 42

71 64 78 224

diff. Bo. Bd.

+81 +67 +34 -182

DÉJÀ JOUÉS WASPS (ANG) -ZEBRE (ITA) CONNACHT (IRL) -TOULOUSE TOULOUSE-WASPS (ANG) ZEBRE (ITA) -CONNACHT (IRL) ZEBRE (ITA) -TOULOUSE WASPS (ANG) -CONNACHT (IRL) TOULOUSE-ZEBRE (ITA) Connacht (IRL) -Wasps (ANG)

WASPS (ANG) -TOULOUSE ¢

1 1 0 0

¢

CONNACHT (IRL) -ZEBRE (ITA)

20:45

Leinster Montpellier

p.

124 105 58 45

POULE | 2

Frédéric Mons/L’Équipe

MONTPELLIER – Et si Nic White avait fait un autre usage de ce dernier ballon ? Il restait une minute à jouer à Northampton, le 15 octobre. Montpellier menait 14 à 13 quand la tentative lointaine de Jim Mallinder échoua à gauche des poteaux. Le demi de mêlée australien tenta de dégager son camp mais trouva les bras de James Wilson. Le Néo-Zélandais provoqua alors un ruck et l’arbitre,NigelOwens,décidadesanctionner… Nic White. Des trente mètres à droite des poteaux, StephenMyler,cettefois,nesefitpas prier… 16-14, score final. « Sans cettefaute,sanslecartonrougeinfligé à Paul Willemse à Castres, on serait déjà en quarts de finale », pesteJakeWhite. Pratiquement, oui. Depuis ce match inaugural, le technicien sud-africain, titulaire depuis trois semaines d’un diplôme d’entraîneur français, n’est de toute façon pas très copain avec les chiffres. Ce soir-là, au Franklin’s Garden, il pensait déjà avoir laissé passer sa chance avant de se raviser huit jours plus tard au soir de la victoire face au Leinster (22-16). « Mais pour se qualifier, disait-ilalors,ilnousfaudradominerCastresàdeuxreprises.» Conclusionunefoisencorehâtive. Montpellier a perdu dans le Tarn (23-29) mais reste toujours un concurrent crédible à la qualification.Secondaveconzepoints, le MHR peut en effet prétendre détrôner le Leinster (16 points)

1 1 2 4

¢

GLASGOW (ECO) -MUNSTER (IRL) ¢

0 0 0 0

22 JANV.

2 1 2 1 1 0 0 0

82-14 23-21 20-20 7-52 6-36 32-17 54-15 20-18

POULE | 3

1 2 3 4 ¢

ÉQUIPES

Pts

SARACENS TOULON SCARLETS SALE

18 10 8 0

MATCHES J.

G. N. P.

4 4 4 4

4 2 2 0

DIMANCHE 14:00

SCARLETS (GAL) -SARACENS (ANG) ¢

DIMANCHE 16:15

TOULON-SALE (ANG) ¢

À VENIR

SALE (ANG) -SCARLETS (GAL) SARACENS (ANG) -TOULON

21 JANV.

p.

c.

diff. Bo. Bd.

0 0 149 62 +87 0 2 90 78 +12 0 2 96 107 -11 0 4 29 117 -88 ¢ DÉJÀ JOUÉS TOULON-SARACENS (ANG) SCARLETS (GAL) -SALE (ANG) SALE (ANG) -TOULON SARACENS (ANG) -SCARLETS (GAL) SARACENS (ANG) -SALE (ANG) TOULON-SCARLETS (GAL) SCARLETS (GAL) -TOULON Sale (ANG) -Saracens (ANG)

2 0 1 1 0 0 0 0

23-31 28-11 5-15 44-26 50-3 31-20 22-21 10-24

POULE | 4

1 2 3 4 ¢

ÉQUIPES

Pts

LEINSTER MONTPELLIER CASTRES NORTHAMPTON

16 11 9 4

MATCHES J.

G. N. P.

4 4 4 4

3 2 2 1

p.

c.

146 91 99 46

60 75 95 152

diff. Bo. Bd.

+86 +16 +4 -106

3 1 1 2 1 0 0 0

¢

DEMAIN 14:00

NORTHAMPTON (ANG) -CASTRES ¢

1 2 2 3

DÉJÀ JOUÉS LEINSTER (IRL) -CASTRES 33-15 NORTHAMPTON (ANG) -MONTPELLIER 16-14 CASTRES-NORTHAMPTON (ANG) 41-7 MONTPELLIER-LEINSTER (IRL) 22-16 NORTHAMPTON (ANG) -LEINSTER (IRL) 10-37 MONTPELLIER-CASTRES 32-14 LEINSTER (IRL) -NORTHAMPTON (ANG) 60-13 Castres-Montpellier 29-23

AUJOURD'HUI 20:45

LEINSTER (IRL) -MONTPELLIER ¢

0 0 0 0

À VENIR

CASTRES-LEINSTER (IRL) 20 JANV. MONTPELLIER-NORTHAMPTON (ANG)

POULE | 5

1 2 3 4 ¢

ÉQUIPES

Pts

CLERMONT BORDEAUX-BÈGLES ULSTER EXETER

17 9 9 6

DIMANCHE 14:00

BORDEAUX-BÈGLES-CLERMONT ¢

DIMANCHE 18:30

EXETER (ANG) -ULSTER (IRL) ¢

À VENIR

CLERMONT-EXETER (ANG) 21 JANV. ULSTER (IRL) -BORDEAUX-BÈGLES

MATCHES J.

G. N. P.

4 4 4 4

3 2 2 1

p.

c.

diff. Bo. Bd.

0 1 154 99 +55 4 1 0 2 86 89 -3 1 0 0 2 90 116 -26 1 0 0 3 53 79 -26 0 2 ¢ DÉJÀ JOUÉS BORDEAUX-BÈGLES-ULSTER (IRL) 28-13 EXETER (ANG) -CLERMONT 8-35 CLERMONT-BORDEAUX-BÈGLES 49-33 ULSTER (IRL) -EXETER (ANG) 19-18 ULSTER (IRL) -CLERMONT 39-32 EXETER (ANG) -BORDEAUX-BÈGLES 7-13 BORDEAUX-BÈGLES-EXETER (ANG) 12-20 CLERMONT-ULSTER (IRL) 38-19


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

17 journée

CHALLENGE EUROPÉEN

5ejournée

POULE | 4

ÉQUIPES

Pts

1 LA ROCHELLE 2 GLOUCESTER 3 TRÉVISE 4 BAYONNE ¢

19 15 8 1

MATCHES J. G. N. P. p. c. diff.

5 4 4 5

4 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 5

172 132 67 97

96 91 110 171

+76 +41 -43 -74

1 BATH 2 CARDIFF 3 BRISTOL 4 PAU

Pts

13 13 10 1

MATCHES J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

3 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 4

HIER

¢

DEMAIN

20 : 45 ¢ BRISTOL (ANG) - BATH (ANG)

BAYONNE - LA ROCHELLE : 14-24; ¢

ÉQUIPES

15:00 : TRÉVISE (ITA) - GLOUCESTER (ANG)

¢

88 91 95 66

59 73 87 121

+29 +18 +8 -55

AUJOURD'HUI DEMAIN

18 : 30 ¢ PAU - CARDIFF (GAL)

POULE | 2

ÉQUIPES 1 OSPREYS 2 LYON OU 3 NEWCASTLE 4 GRENOBLE ¢

20 11 10 0

MATCHES

4 4 4 4

4 2 2 0

0 0 0 0

0 206 23 +183 2 123 104 +19 2 110 123 -13 4 30 219 -189

AUJOURD'HUI

16:00 ¢ OSPREYS (GAL) - LYON OU

POULE | 3

1 BRIVE 2 KRASNOÏARSK 3 NEWPORT 4 WORCESTER ¢

Pts

14 9 9 7

MATCHES J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

3 2 2 1

0 0 0 0

1 2 2 3

122 83 97 76

87 111 94 86

+35 -28 +3 -10

AUJOURD'HUI

20:30 ¢ NEWPORT (GAL) - KRASNOÏARSK (RUS) ¢

DEMAIN

21:00 ¢ BRIVE - WORCESTER (ANG)

AUJOURD'HUI Grenoble Newcastle

Pts

17 15 11 0

MATCHES J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

3 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 4

19:00

Arbitre : IORDACHESCU Vlad. - Stade des Alpes.

Grenoble

Entraîneur : Bernard Jackman, Mike Prendergast et Philippe Doussy. L'équipe : 15 Batlle – 14 X. Mignot, 13 Estebanez, 12 Gelin, 11 Dupont (cap.) – 10 Bosch, 9 Mélé – 7 Kornath, 8 Hayes, 6 Marie – 5 Hand, 4 Capelli – 3 Edwards, 2 Héguy, 1 Dardet. Remplaçants : Fourcade (16), Jacquot (17), De Klerk (18), Jolmes (19), Kimlin (20), Saseras (21), Guillemin (22), Waqa (23).

Newcastle

Entraîneur : Dean Richards. L'équipe : 15 Connon – 14 Marshall, 13 C. Harris, 12 Burdon (cap.), 11 Kibirige – 10 Willis, 9 Egerton – 7 Orr, 8 Temm, 6 Robinson – 5 Botha, 4 Witty – 3 Wilson, 2 Sowrey, 1 B. Harris. Remplaçants : Cooper (16), Brocklebank (17), S. Wilson (18), Green (19), Young (20), Young (21), Waldouck (22), Catterick (23).

RÉGLEMENT QUATRE POINTS pour une victoire, DEUX POINTS pour un match nul, ZÉRO POINT pour une défaite. UN POINT DE BONUS à toute équipe ayant inscrit au moins quatre essais et/ou ayant été battue par un écart inférieur ou égal à sept points. Le premier de chaque poule et les trois meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les quarts de finale (du 8 au 10 avril). Les demi-finales prévues du 22 au 24 avril, la finale le samedi 14 mai à Lyon.

Pts

MONTAUBAN AGEN OYONNAX AURILLAC COLOMIERS MT-DE-MARSAN SOYAUX ANGOULÊME NARBONNE CARCASSONNE BIARRITZ PERPIGNAN ALBI DAX VANNES BÉZIERS BOURGOIN

49 46 45 45 45 43 40 39 37 36 33 29 29 28 27 10

MATCHES J.

G. N. P.

17 16 16 16 16 16 16 17 16 16 16 16 16 16 16 16

11 10 9 10 10 9 9 9 8 8 6 6 6 5 5 3

0 1 0 0 0 0 1 1 1 0 1 2 0 2 0 1

6 5 7 6 6 7 6 7 7 8 9 8 10 9 11 12

p.

c.

419 421 427 355 413 347 317 345 360 386 341 314 343 313 331 267

285 362 344 342 302 313 319 419 333 368 342 395 433 399 338 405

diff. Bo. Bd.

+134 +59 +83 +13 +111 +34 -2 -74 +27 +18 -1 -81 -90 -86 -7 -138

3 2 2 2 4 5 3 2 3 2 1 6 1 1 1 0 2 1 1 3 4 3 0 1 1 4 1 3 4 3 1 3

NARBONNE - MONTAUBAN : 23-17;

195 63 +132 143 101 +42 97 91 +6 23 203 -180

¢

AUJOURD'HUI

20:00 : OYONNAX - BÉZIERS ¢ VANNES - BIARRITZ ¢ DAX - COLOMIERS ¢ BOURGOIN - CARCASSONNE ¢ SOYAUX ANGOULÊME - ALBI 20:30 : AGEN - MONT-DE-MARSAN (Eurosport 2) ¢

DIMANCHE

HIER Bayonne La Rochelle

9 17

14 24

Arbitre : PHILLIPS Dudley. Stade Jean-Dauger.

Bayonne

15 Tisseron–14 Fuster, 13 Le Bourhis, 12 Whitelock, 11 Jané–10 (o) Lagarde, 9 (m) Rouet– 7 Beattie (cap.), 8 Van Lill, 6 Latimer–5 Ducat, 4 Jaulhac–3 Cittadini, 2 Leiataua, 1 Schuster. Réalisations : 1 E, Fuster (80e) ; 3 B, Lagarde (4e, 27e, 33e). Remplacement : Aucun. Cartons : 2 jaunes : Jané (52e), Jaulhac (31e). Entraîneurs : Vincent Etcheto, Dewald Senekal et Simone Santa Maria.

La Rochelle

15 Retière–14 Barry, 13 Jordaan, 12 Botia, 11 Raikuna–10 (o) B. James, 9 (m) Januarie–7 Amosa, 8 Qovu, 6 Eaton (cap.)–5 Cedaro, 4 D. Lagrange–3 Boughanmi, 2 Forbes, 1 Priso. Réalisations : 3 E, Cedaro (33e), Boughanmi (40e), Botia (43e) ; 1 B, B. James (10e) ; 3 T, B. James (34e, 40e, 44e). Remplacement : Aucun. Cartons : 1 jaune : Balès (69e). Entraîneurs : Patrice Collazo et Xavier Garbajosa.

¢

e

PROCHAINE JOURNÉE

Jeudi 19 janvier 20:45 : BIARRITZ - AGEN Vendredi 20 janvier 20:00 : DAX - BOURGOIN ¢ BÉZIERS - NARBONNE ¢ ALBI - MONT-DE-MARSAN ¢ CARCASSONNE - VANNES ¢ MONTAUBAN - SOYAUX-ANGOULÊME 20:30 : COLOMIERS - PERPIGNAN Dimanche 22 janvier 14:15 : AURILLAC OYONNAX

HIER Narbonne Montauban

10 11

18

Arbitre : M. Datas (Armagnac-Bigorre). Parc des Sports et de l'Amitié.

Narbonne

Montauban

15 Bosviel–14 Tupuola, 13 Sukanaveita, 12 Mathy, 11 Sayerse–10 (o) Swanepoel, 9 (m) Byrnes–7 Haddon, 8 Domenech, 6 Munoz–5 Dry, 4 Esclauze–3 Zanon, 2 Rochier, 1 Vanai. Réalisations : 1 E, Tupuola (3e) ; 4 B, Bosviel (13e, 38e, 42e, 63e). Remplacements : 40e : Vanai par Tekassala ; 45e : Esclauze par Sergueev, Rochier par Ladhuie ; 54e : Domenech par Vaotoa ; 56e : Byrnes par Chaput ; 61e : Sukanaveita par Ruel-Gallay ; 79e : Swanepoel par Fortunel. Temporaires : Zanon par Arias (20e-27e) ; Sayerse par Zanon (67e-79e). Cartons : 1 jaune : Tekassala (67e). Entraîneur : P. Lafond.

20:00

Oyonnax

Entraîneur : J. Authier. L'équipe : 15 Metge – 14 Codjo, 13 Taufa, 12 Hansell Pune, 11 Ikpefan – 10 Chouvet, 9 Cibray – 7 Ursache, 8 Ma'Afu, 6 Taïeb – 5 De Marco, 4 Sykes – 3 Tui, 2 Geledan, 1 Raynaud. Remplaçants : Macdonald (16), Greyling (17), Fabbri (18), Sobela (19), Faure (20), Hall (21), Sheridan (22), Vepkhvadze (23).

Entraîneur : J. Spitzer. L'équipe: 15 Bouthier – 14 Pic, 13 Trainor, 12 Hickes, 11 Duplenne – 10 Moeke, 9 Payen – 7 Kafotamaki, 8 Vosawai, 6 Bolenaivalu – 5 Van Jaarveld, 4 Delangle – 3 Garcia, 2 Garcia Veiga, 1 Fry. Remplaçants : Cloostermans (16), Phelipponneau (17), Lagioiosa (18), Debruin (19), Roussarie (20), Guemes (21), Mourot (22), Tafili (23).

Béziers

Biarritz

Vannes

Entraîneur : D. Aucagne. L'équipe : 15 Daminiani – 14 Touizni, 13 Puletua, 12 Chevtchenko, 11 Niko – 10 Suchier, 9 J. Blanc – 7 Best, 8 Lomidze, 6 Massot – 5 Maamry, 4 Lokotui – 3 Tarus, 2 Fualau, 1 Lafon. Remplaçants : Manukula (16), Fernandes (17), Battye (18), Bourdeau (19), Valentine (20), Munro (21), Iona (22), Hagan (23).

AUJOURD'HUI Dax Colomiers

20:00

Arbitre : RAMOS Luc. - stade Maurice-Boyau.

¢ RÉALISATEURS 1. Ramos (Colomiers), 223 points. 2. Francis (Agen), 196 points. 3. Munro (Béziers), 183 points. 4. Renaud (Aurillac), 167 points.

Entraîneur : D. Darricarrère. L'équipe : 15 Hamdaoui – 14 Lucu, 13 Kiernan, 12 Gimenez, 11 Giresse – 10 Le Bourhis, 9 Lucu – 7 Manu Siosefo, 8 Soqeta, 6 Guiry – 5 Singer, 4 Nabou – 3 Giudicelli, 2 Chambord, 1 Cabarry. Remplaçants : Roumieu (16), Synaeghel (17), Sousa (18), Roumat (19), Magnaval (20), Vaka (21), Dachary (22), Van Staden (23).

AUJOURD'HUI Bourgoin Carcassonne

20:00

Arbitre : M. Castaignède (Côte d'Argent). - stade Pierre-Rajon.

Entraîneur : J. Daret. L'équipe: 15 Cachet – 14 Bureitakiyaca, 13 Naqalevu, 12 Devade, 11 Alcalde – 10 Mieres, 9 Pic – 7 Chiappesoni, 8 Koliavu, 6 Taofifenua – 5 Tuineau, 4 Ceyte – 3 Fa'Anunu, 2 Bethery, 1 David. Remplaçants : Firmin (16), Lakepa (17), Liebenberg (18), August (19), Bau (20), Ternisien (21), Justes (22), Kuparadze (23).

Entraîneur : R. Mcclintock. L'équipe : 15 Aviata – 14 Kamea, 13 Puyo, 12 Perrin, 11 Coux – 10 Bouillot, 9 Da Silva – 7 Perez Galeone, 8 Vignon, 6 Barriere – 5 Adamou, 4 Santoni – 3 Spachuk, 2 Janaudy, 1 Resseguier. Remplaçants : Saby (16), Fakalelu (17), Toevalu (18), T. Cotte (19), Recordier (20), Campeggia (21), Nicolas (22), Mirande (23).

Colomiers

Carcassonne

20:00

Arbitre : PRADERIE Vivien. - stade Chanzy. MARQUEURS 1. Lazzarotto (Carcassonne, notre photo), 7 essais. 2. Tilsley (Agen), Delai (Biarritz), Price (Bourgoin), Bureitakiyaca (Dax), 6 essais.

20:00

Arbitre : CAYRE Ludovic. - stade de la Rabine.

AUJOURD'HUI Soyaux Angoulême Albi

¢

AUJOURD'HUI Vannes Biarritz

Arbitre : M. Millotte (Île-de-France). - stade Charles-Mathon.

Entraîneur : B. Goutta. L'équipe : 15 Ramos – 14 Lagain, 13 Catala, 12 Piron, 11 Plazy – 10 Hilsenbeck, 9 Cazenave – 7 Onambele Mbarga, 8 Devergie, 6 Beco – 5 Panizzo, 4 Memain – 3 Castellina, 2 Rioux, 1 Weber. Remplaçants : Costa Repetto (16), Dubois (17), Fa'Amatuainu (18), Chartier (19), Coll (20), Lafage (21), Neveu (22), Roux (23).

23 17

15 Wright–14 Navakadretia, 13 Plessis Couillaud, 12 Eadie, 11 Fekitoa–10 (o) Dut, 9 (m) Rouet–7 Herjean, 8 Tameilau, 6 Belzons–5 Strauss, 4 Manchia–3 Talaapitaga, 2 Deligny, 1 Chadwick. Réalisations : 2 E, Deligny (33e), pénalité (69e) ; 3 B, Eadie (8e, 45e, 75e) ; 2 T, Eadie (34e, 70e). Remplacements : 31e : Chadwick par Falatea ; 62e : Talaapitaga par Chocou ; 64e : Manchia par Guillaume ; 75e : Navakadretia par Giorgis. Temporaire : Fekitoa par Chocou (49e-61e). Cartons : 1 jaune : Talaapitaga (49e). Entraîneur : C. Labit.

Oyonnax Béziers

Dax

14:15 : PERPIGNAN - AURILLAC (Eurosport 2)

DEMAIN

13:00 ¢ TIMISOARA (ROU) - STADE FRANÇAIS 16:00 ¢ HARLEQUINS (ANG) - ÉDIMBOURG (ECO)

DIMANCHE

ÉQUIPES

1 HARLEQUINS 2 ÉDIMBOURG 3 STADE FRANÇAIS 4 TIMISOARA ¢

19:00 ¢ GRENOBLE - NEWCASTLE (ANG) ¢

ÉQUIPES

J. G. N. P. p. c. diff.

ÉQUIPES

| 17e JOURNÉE

HIER

¢

POULE | 5 Pts

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

AUJOURD'HUI

CLASSEMENT

PRO D2

PROGRAMME ET RÉSULTATS POULE | 1

21 PRO D 2

rugby e

Bourgoin

Entraîneur : M. Cidre. L'équipe: 15 Jasmin – 14 Brana, 13 Grammatico, 12 Marrou, 11 Matthews – 10 Lescalmel, 9 Raynaud – 7 Etien, 8 Tuinukuafe, 6 Gimeno – 5 Guironnet, 4 Roidot – 3 Bordewie, 2 Jullien, 1 Badiu. Remplaçants : Ursache (16), Paiva (17), Walton (18), Tuilagi (19), Domenech (20), Caminati (21), Koffi (22), Telefoni (23).

AUJOURD'HUI Agen Mont-de-Marsan

Eurosport 2.

20:30

Arbitre : M. Clouté (Béarn). - stade Armandie.

Soyaux Angoulême

Agen

Entraîneur : J. Laïrle. L'équipe : 15 Ric-Lombard – 14 Wieprecht, 13 Bolakoro, 12 Roger, 11 Mau – 10 Poet, 9 Briscadieu – 7 Lescure, 8 Solofuti, 6 Laulhe – 5 Taelaga, 4 Lebas – 3 Strastny, 2 Le Guen, 1 Bousquet. Remplaçants : Mercanti (16), El Jai (17), Gay (18), I. Fono (19), Ayestaran (20), Panceyra Garrido (21), Lafforgue (22), Boutemane (23).

Entraîneur : M. Blin. L'équipe : 15 Denos – 14 Tilsley, 13 Sadie, 12 Mchedlidze, 11 Paris – 10 Francis, 9 Cadiou – 7 Miquel, 8 Erbani, 6 Tau – 5 Murday, 4 Marchois – 3 Da. Ryan, 2 Barthomeuf, 1 Tetrachvili. Remplaçants : Tadjer (16), Nnomo (17), Demotte (18), Baget (19), Verdu (20), Lamoulie (21), Fouyssac (22), Joly (23).

Albi

Mont-de-Marsan

Entraîneur : S. Milhas. L'équipe : 15 Le Gal – 14 Sicart, 13 Naqiri Kunavore, 12 Barthelemy, 11 Marais – 10 Perraux, 9 Bisman – 7 Nistor, 8 Tavalea, 6 Tonga – 5 Damiani, 4 Andre – 3 Sheklachvili, 2 Fray, 1 Roelofse. Remplaçants : Merancienne (16), Dedieu (17), Boukerou (18), Evrard (19), Bonnet (20), Blanc (21), Entraygues (22), Martinez (23).

Entraîneur : C. Laussucq. L'équipe : 15 Laousse Azpiazu – 14 Salawa, 13 Gerber, 12 Ratu, 11 Wakaya – 10 Otazo, 9 Ormaechea – 7 Garrault, 8 Gorgadze, 6 Brethous – 5 Malafosse, 4 Astle – 3 Castinel, 2 Ngauamo, 1 Rameau. Remplaçants : Caudullo (16), Fiorini (17), Oelofse (18), Malet (19), Billou (20), James (21), Laborde (22), Negrotto (23).

en direct des stades CLERMONT : FALGOUX REQUALIFIÉ EN TOP 14. – Suspendu sept semaines par l’EPCR pour une fourchette qu’il aurait commise en Coupe d’Europe, Étienne Falgoux a défendu son cas devant une commission mixte FFR/LNR. Et le pilier de Clermont a obtenu la dissociation des sanctions. Il sera autorisé à rejouer en Top 14 le 29 janvier à Bordeaux et reste privé de compétition continentale jusqu’au 20 février.

BORDEAUX : AVEC UNE CHARNIÈRE SERIN-MADIGAN. – Deux mois et demi après son dernier match avec l’UBB, Ian Madigan fera son retour à l’ouverture contre Clermont dimanche. L’Irlandais formera la charnière avec Baptiste Serin. Ashley-Cooper, Hickey et Edwards n’ont pas été retenus du fait de la limitation à deux joueurs extracommunautaires, dont bénéficieront l’Australien Luke Jones et le Néo-Zélandais Jayden Spence.

PAU – LOU REPROGRAMMÉ LE 12 FÉVRIER. – Reportée le week-end dernier parce que la pelouse du stade du Hameau était gelée, la rencontre Pau – Lyon (16e journée) sera jouée le 12 février à 12 h 30, le même jour que France – Écosse du Tournoi des 6 nations (16 heures). La Section, elle, a été convoquée le 1er février par la Commission de discipline de la LNR, pour répondre de ce report.

GRENOBLE : JOLMES FILE À LA ROCHELLE – ThomasJolmes(21ans)adonnésonaccord àLaRochelle.Pourrecruterledeuxieme-lignedu centredeformationduFCG,quifaitpartiedelaliste «développement»delaFFR,leStadeRochelaiss'est acquittédesindemnitésdeformation(75000euros). Cettesaison,Jolmes,leneveudel'ancien internationalOlivierBrouzet(71selections),adisputé cinqmatchespourdeuxtitularisations. M.R.


22

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

ha ndba ll

CHAMPIONNAT DU MONDE

2e journée

France 17 h 45 Japon

Alain Mounic/L’Équipe

Claude Onesta, ici lors de l'Euro 2016 en Pologne, n'intervient plus dans le domaine strictement sportif, laissant cette responsabilité à Didier Dinart (de dos) et Guillaume Gille.

SOUS L'ŒIL DU MAÎTRE

Claude Onesta, manager général des Bleus, suit désormais la destinée de ses joueurs depuis les tribunes. Une posture qui, même assumée, pose forcément question sur son véritable rôle. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

JÉRÔME LE FAUCONNIER

NANTES – Tout sourire dans les travées de l’AccorHotels Arena, Claude Onesta a vécu l’esprit léger l���entame parfaitement réussie, mercredi soir, des Français lors de leur balade brésilienne (31-16). En compagnie de Philippe Bana, le directeur technique national, et de Jacques Bettenfeld, vice-président de la Fédération et chef de la délégation française, l’ancien patron des Bleus est apparu détaché, sans nostalgie apparente. Tout juste a-t-il glissé en fin de match au micro de beIN Sports que Didier Dinart était bien désormais « l’entraîneur numéro un » des handballeurs. Dans la structure qu’il a officialisée le 28 septembre dernier, lors de la présentation du duo DinartGille, on pouvait légitimement s’interroger sur le fonctionnement de cet attelage inédit. L’Albigeois allait-il conserver une part de ses prérogatives sur cette machine de guerre qui l’a porté vers les som-

mets ? Dans quelle mesure ce tandem d’entraîneurs, deux piliers de la maison bleue (676 sélections à eux deux) encore novices dans le costume de techniciens de haut niveau, apparaissait comme la solution idoine ? « L’expérience m’a appris qu’on ne pouvait pas donner la responsabilité de ce navire à une seule personne, se justifie aujourd’hui Onesta. Il ne s’agissait pas pour moi de conserver une sorte de domination du système. Je n’ai pas besoin aujourd’hui de crier toute la journée que je suis là. Cette autorité, je l’ai, sans besoin de la démontrer. Si, demain, j’ai envie d’intervenir dans l’entraînement et de dire stop, je n’hésiterai pas à le faire. Et je pense que tout le monde s’arrêtera et écoutera ce que je dis. » Ce n’est pas encore arrivé. Dans les faits, le trio avec Onesta à son sommet s’est transformé en duo autonome pour l’instant libre dans la conduite de son groupe. Si le boss n’est jamais trop loin, qu’il a même livré son ressenti sur le choix des seize

8

Le nombre de titres internationaux remportés par Claude Onesta lors des quinze années qu’il a vécues comme entraîneur de l’équipe de France de juin 2001 à septembre 2016 : champion olympique (2008, 2012), champion du monde (2009, 2011, 2013) et champion d’Europe (2006, 2010, 2014).

joueurs retenus – « mais ce n’était que mon avis », précise-t-il – il n’intervient plus dans le domaine strictement sportif. Laissant le soin à Dinart et Gille de se découvrir dans ce nouveau rôle et de grandir ensemble.

“Didier (Dinart) et Guillaume (Gille) ont pleine autorité, mais ils savent aussi que des évaluations seront faites

,,

CLAUDE ONESTA

Prétextant des réunions extérieures, Onesta a par exemple zappé certaines séances d’entraînement durant la préparation pour les laisser libres dans leur réflexion. « Avec Guillaume, nous avons eu une liberté totale dans nos choix sportifs, notamment dans l’élaboration de la liste », soulignait Didier Dinart entre les deux derniers matches préparatoires face à la Slovénie. « Il n'y a aucune ambiguïté, ajoutait Guillaume Gille. Claude reste pour nous un interlocuteur privilégié. Cela

reste quelque chose de très libre. Lui ne s'interdit jamais de nous faire des retours quand il en ressent le besoin. Et si nous avons des interrogations, son expérience est quelque chose qui compte. Mais les gens qui devront mener l'équipe dans ce Mondial, c'est nous. » En revanche, lui qui se dit aujourd’hui « apaisé » usera de toute son influence dans les coulisses. Son rôle de manager général, qu’il occupait déjà dans les faits jusqu’à l’été dernier, le place en première ligne pour jouer les tampons entre le quotidien des Bleus et le monde extérieur qui les sollicite à l’extrême. « Peut-être que je suis aujourd’hui le plus à même de pouvoir dire non sans que cela génère de l’agressivité, suggère-t-il. En revanche, je jouerai mon rôle à l’intérieur pour imposer aussi des périmètres à tous ceux qui nous entourent et nous font vivre. Je sais ce que sont des coaches sous la pression du résultat et qu'ils peuvent, par moments, finir par évacuer tout ce qu’il y a autour pour ne se concentrer que sur l’essentiel et essayer de sauver

leur peau. Je me bagarre pour nous protéger de l’extérieur. » Après quoi, lui qui a mené les Bleus à deux titres olympiques en 2008 et 2012 au cours de son long mandat aura forcément une voix qui compte au moment du débriefing final de ce Championnat du monde. Sur le résultat de l’équipe de France, bien sûr. Mais pas seulement. « Didier et Guillaume ont pleine autorité, mais ils savent aussi que d’une manière ou d’une autre, des évaluations seront faites à l’issue de la compétition, poursuit Onesta. C’est la règle du jeu. Mais on ne jugera pas que le résultat. On peut sortir d’une compétition pleinement réussie, gagner même, et avoir perçu que cet attelage ne fonctionne pas et qu’à terme, il n’a pas de durée de vie possible. A contrario, on peut arriver à un résultat moindre avec un duo qui est pleinement fonctionnel, qui prendra sa mesure un peu plus tard et que miser sur la durée a un vrai sens. » À charge désormais pour Dinart et Gille de démontrer qu’ils sont totalement affranchis de l’emprise du maître. ‘


23

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

2e journée

CHAMPIONNAT DU MONDE

Le temps des expérimentations

Après le carton en ouverture contre le Brésil, l’équipe de France dispose aujourd’hui d’un dernier match très abordable pour tester certaines options intéressantes.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

YANN HILDWEIN

NANTES – Un vent tourbillonnant venu de l’Orient s’est levé sur le Hall XXL. Pas aussi violent que celui qui balayait la Loire-Atlantique à en renverser les barrières aux couleurs du Championnat du

AUJOURD'HUI

beIN Sports 1

17 : 45

France Japon

21

8

NARCISSE (1,89m)

8

WATANABE (1,83m)

6 20 N. KARABATIC 16 KATO T. OMEYER SORHAINDO (1,96m) (1,88m) (cap., 1,92m) (1,92m) 19

28

FRANCE

Remplaçants : 12 V. Gérard (g., 1,89 m) ; 5 N. Remili (1,95 m) ; 6 O. Nyokas (1,88 m) ; 14 K. Mahé (1,86 m) ; 17 N’Guessan (1,96 m) ; 18 Accambray (1,94 m) ; 22 L. Karabatic (2,02 m) ; 27 Dipanda (2,02 m) ; 23 Fabregas (1,98 m).

32

¢

HIER

Russie - Japon Pologne - Norvège

31-16 39-29 20-22

CLASSEMENT 1 2 3 4 5 6

ÉQUIPES FRANCE RUSSIE NORVÈGE POLOGNE JAPON BRÉSIL

Pts

2 2 2 0 0 0

2e JOURNÉE

5

KOCHI (cap., 1,86m)

17

UEGAKI (1,80m)

1

KIMURA (1,86m)

24

FEUTRIER SHIDA (1,81m) (1,89m) SÉL.: A. ORTEGA (ESP)

JAPON

1re JOURNÉE

MERCREDI

France - Brésil

¢

13

ABALO PORTE (1,82m) (1,90m) SÉL.: D. DINART

¢

Aujourd'hui 17:45 France - Japon Demain 14:45 Brésil - Pologne 17:45 Norvège - Russie

Hall XXL, à Nantes.

GUIGOU (1,79m)

GROUPE A

Remplaçants : 33 Shimizu (g., 1,86 m) ; 10 Komuro (1,88 m) ; 19 Tokuda (1,78 m) ; 23 Koshio (1,82 m) ; 25 Motoki (1,82 ) ; 27 Tamakawa (1,98 m) ; 29 Agarie (1,83 m) ; 30 Narita (1,90 m) ; 31 Mekaru (1,84 m).

609 000 Le nombre de téléspectateurs réunis, en moyenne, devant le match d'ouverture du Mondial, France-Brésil (31-16),

mercredi soir, sur la chaîne payante beIN Sports 1, avec un pic à 727 000. Une audience très prometteuse...

Après la démonstration réalisée en ouverture aux dépens du Brésil (31-16), les Bleus bénéficient d’une nouvelle occasion d’expérimenter en conditions réelles certaines options intéressantes mais pas encore complètement rodées, avant trois derniers matches de groupes plus relevés contre la Norvège, la Russie et la Pologne. S’il est probable que les cadres soient encore appelés à lancer la partie sur de bons rails, les jokers seront sans doute utilisés rapidement.

Le sept contre six encore au programme La piste la plus prometteuse serait d’aligner Kentin Mahé au poste de demi-centre, comme ce fut le cas en seconde période face au Brésil. Principalement utilisé comme ailier gauche en sélection, le petit génie de Flensburg (25 ans) semble mûr pour cette lourde responsabilité qu’il assume depuis des années dans ses clubs successifs en Allemagne. « Il a pris une autre dimension en club et dispose de davantage d’assise au sein du groupe, convient l’entraîneur Didier Dinart. C’est un couteau suisse et désormais quasiment un cadre. » Le corollaire serait de voir Olivier Nyokas, qui joue arrière à Nantes, évoluer régulièrement à l’aile gauche, sur laquelle il a affiché de belles dispositions mercredi.

Lidl partenaire phénoménal du 25ème Championnat du monde masculin de handball IHF

Alain Mounic/L’Équipe

17 h 45 BEIN SPORTS 1

monde, certes, mais la fraîcheur et la vitesse de l’équipe du Japon ont secoué la vénérable Russie pendant trois quarts d’heure hier (23-24 à la 39e minute, 29-39 au final). Cela ne devrait cependant pas suffire aux jeunes Nippons, de retour au Mondial six ans après leur dernière participation, pour perturber cet après-midi une équipe de France qui a d’autres arguments à leur opposer.

Kentin Mahé, très en vue lors du match d'ouverture face au Brésil, pourrait encore évoluer au poste de demi-centre, cet après-midi, face au Japon. Autre sujet d’importance : le fameux jeu à sept joueurs de champ contre six, facilité par une nouvelle règle édictée l’été dernier. L’équipe de France est encore loin de maîtriser cette option tactique à haut risque et à haut rendement aussi bien que les formations scandinaves ou balkaniques. Ce match face aux Nippons est aussi l’occasion d’insuffler davantage de confiance aux arriè-

res gauche, de William Accambray à Olivier Nyokas, auxquels s’ajoutera peut-être Timothey N’Guessan, touché au talon gauche dimanche dernier en amical, qui s’est entraîné normalement hier. « On est tous prêts à tenir notre rôle », lance Nyokas. Pour voyager loin, les Bleus auront besoin de rendement à ce poste sinistré par les blessures depuis un an et demi.

Année 2017 - LIDL RCS Strasbourg 343 262 622 Sauf erreurs typographiques. Imprimé en U.E. Photos non contractuelles.

France Japon


24 ha ndba ll CHAMPIONNAT DU MONDE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

1re journée

Danemark 20 h 45 Argentine

L’obsession danoise

RÉSULTATS ÉQUIPES 1 2 3 4 5 6

Danemark Argentine

1 2 3 4 5 6

Pierre Lahalle/L’Équipe

À Rio, en finale, Mikkel Hansen avait inscrit huit buts pour permettre aux Danois de devenir champions olympiques face aux Français (28-26). toire. Nous sommes les premiers à l’avoir battue », sourit le placide Gudmundur Gudmundsson (56 ans), le coach islandais du Danemark.

,,

“J’espère qu’on sera meilleurs qu’à Rio

HENRIK MOLLGAARD, ARRIÈRE DU DANEMARK

« La France est toujours fantastique et elle joue à la maison. Avec l’Allemagne, l’Espagne et la Croatie, nous sommes juste derrière elle », poursuit l’entraîneur. Celui-ci arrive au bout d’un mandat débuté en 2014. Il sera remplacé en juin par l’ancien ailier gauche international Nikolaj Jacobsen (45 ans).

Quarts

(mardi 24)

Demies

(jeudi 26, 20 : 45, à Paris)

Jusqu’au triomphe de Rio, le bilan de Gudmundsson n’était pas franchement mirobolant. « On n’a pas atteint les demi-finales au Mondial 2015 (5es) ni à l’Euro 2016 (quarts de finale). Alors, le titre olympique nous met une petite pression. Au Danemark, le hand est devenu le sport n° 1 à la télé. Il y a une hype autour de nous. Alors, on doit être à la hauteur des attentes. Et on sait qu’un champion olympique est l’équipe à battre. C’est ce qu’on a réussi à démontrer aux Jeux puisqu’on a battu les champions sortants », glisse Henrik Mollgaard. Toujours en quête d’un titre mondial après trois finales perdues (1967, 2011, 2013), le Danemark alignera en France quasi-

Tableau final

QF3

Demies

(vendredi 27, 20 : 45, à Paris)

ment la même équipe qu’au Brésil, autour du gardien star Niklas Landin (Kiel), de l’artificier Mikkel Hansen (PSG) et d’un noyau rompu aux grands tournois (Mensah Larsen, les frères Henrik et René Toft Hansen, Svan Hansen, Noddesbo, etc.). « J’espère qu’on sera même meilleurs qu’à Rio. Car la France m’a impressionné contre le Brésil pour son premier match », appuie Mollgaard. « Mais peut-être que cette première grande victoire pour notre génération face aux Bleus va changer les choses… » Davantage encore qu’une rivalité naissante, le duel à distance France-Danemark s’annonce bien comme le grand fil rouge du Mondial. ‘

Quarts

(mardi 24)

2 2 2 0 0 0

SLOVÉNIE ESPAGNE MACÉDOINE TUNISIE ISLANDE ANGOLA

QF1

3 gr. A

2 gr. A

e

e

FINALE

Samedi 21

QF4

Dimanche 29 janvier, 17 h 30, à Paris 3e place

QF2

Samedi 28 janvier, 20 h 45, à Paris

En cas de qualification pour les huitièmes de finale puis pour les quarts, les Bleus joueront à Lille (samedi 21, 18 heures puis mardi 24, 19 heures). Le classement de la France dans le groupe A déterminera les lieux des autres huitièmes et quarts de finale, à Paris, Albertville et Montpellier.

3e gr. B 4e gr. C 1er gr. D

Demain

P.

p.

c. diff.

1 1 1 1 1 1

1 1 1 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 1 1 1

31 39 22 20 29 16

16 29 20 22 39 31

Dimanche Lundi 17 janvier

19 janvier

MATCHES

BUTS

J.

G.

N.

P.

p.

c. diff.

1 1 1 1 1 1

1 1 1 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 1 1 1

42 27 34 30 21 25

25 21 30 34 27 42

14:45 Islande - Tunisie 17:45 Slovénie - Macédoine 20:45 Espagne - Angola 17:45 Slovénie - Tunisie 20:45 Angola - Islande 20:45 Macédoine - Espagne 14:00 Tunisie - Angola 17:45 Macédoine - Islande 20:45 Espagne - Slovénie

Pts

0 0 0 0 0 0

Demain Dimanche

MATCHES

+17 +6 +4 -4 -6 -17

Dimanche Lundi 17 janvier 18 janvier 19 janvier

BUTS

J.

G.

N.

P.

p.

c. diff.

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

20:45 Arabie saoudite - Biélorussie 17:45 Hongrie - Chili Lundi 20:45 Croatie - Biélorussie 17:45 Allemagne - Arabie saoudite 17 janv. 14:00 Arabie saoudite - Hongrie 18 janv. 17:45 Biélorussie - Allemagne 20:45 Croatie - Chili 14:00 Chili - Arabie saoudite 20 janv. 17:45 Allemagne - Croatie 20:45 Biélorussie - Hongrie | 1re JOURNÉE

GROUPE D

ÉQUIPES

Pts

0 0 0 0 0 0

ARGENTINE BAHREÏN DANEMARK ÉGYPTE QATAR SUÈDE

AUJOURD'HUI 14:00 Qatar - Égypte ¢ AUJOURD'HUI 17:45 Suède - Bahreïn ¢ AUJOURD'HUI 20:45 Danemark - Argentine ¢ À VENIR 17:45 Égypte - Danemark 14:45 Argentine - Suède

+15 +10 +2 -2 -10 -15

| 1re JOURNÉE

ALLEMAGNE ARABIE SAOUDITE BIÉLORUSSIE CHILI CROATIE HONGRIE

AUJOURD'HUI 14:00 Biélorussie - Chili ¢ AUJOURD'HUI 17:45 Allemagne - Hongrie ¢ AUJOURD'HUI 20:45 Croatie - Arabie saoudite ¢ À VENIR 20:45 Hongrie - Croatie 17:45 Chili - Allemagne

1er gr. B 2e gr. C

42 - 25 34 - 30 27 - 21

¢

4e gr. A

3e gr. D

Dimanche 22

N.

17:45 France - Norvège 20:45 Brésil - Japon 20:45 Pologne - Russie 14:00 Norvège - Brésil 17:45 Pologne - Japon 20:45 France - Russie 14:00 Russie - Brésil 17:45 France - Pologne 20:45 Japon - Norvège

Pts

ÉQUIPES

(sam. 21 et dim. 22 janvier)

2e gr. D

4e gr. D

G.

GROUPE C

1

BUTS

J.

| 1re JOURNÉE

HIER Slovénie - Angola Macédoine - Tunisie Espagne - Islande ¢ À VENIR 14:45 Islande - Slovénie 17:45 Tunisie - Espagne 20:45 Angola - Macédoine

1

Huitièmes

Dimanche 22

1er gr. C

Aujourd'hui Demain

¢

Samedi 21

2e gr. B

39 - 29 20 - 22

ÉQUIPES

e

3e gr. C

31 - 16

MATCHES

GROUPE B

1er gr. A 4 gr. B

2 2 2 0 0 0

FRANCE RUSSIE NORVÈGE POLOGNE JAPON BRÉSIL

MERCREDI France - Brésil ¢ HIER Russie - Japon Pologne - Norvège ¢ À VENIR 17:45 France - Japon 14:45 Brésil - Pologne 17:45 Norvège - Russie

Pour eux, c’est presque un Mondial à la maison. Les deux crinières blondes de Mikkel Hansen et Henrik Mollgaard ne seront pas dépaysées ce soir à l’heure des trois coups du Danemark, champion olympique sortant, face à l’Argentine à Bercy. Les deux arrières du PSG connaissent les lieux, même s’ils n’y sont pas résidents. Ils y ont disputé (et perdu contre Montpellier) une finale de Coupe de France en mai dernier. Cette fois, ils espèrent se l’approprier dans la perspective du dernier carré, et d’un affrontement potentiel avec la France en finale, si toutefois les deux équipes sortent premières de leurs groupes respectifs. « C’est bon d’être de retour à Paris, s’amuse Mollgaard. C’est parfait pour nous car nos familles seront là dans les tribunes. » Avec l’Allemagne, qui va finalement réintégrer son capitaine Uwe Gensheimer (PSG), après la brutale perte de son père la semaine dernière, et l’Espagne, le Danemark de Mikkel Hansen s’annonce comme l’adversaire n° 1 de l’équipe de France. Les deux sélections se sont affrontées trois fois en finale internationale depuis six ans. Mais la donne a peut-être changé aux JO, à Rio. Après des défaites « à domicile », au Mondial 2011 à Malmö (35-37 a.p.) et à l’Euro 2014 à Herning (32-41), les Danois ont enfin brisé la glace au Brésil (28-26). Et cette première couronne olympique glanée face aux Experts a pour eux la valeur d’une prise de guerre, fondamentale. « Vous vous rendez compte ? Avant celle de Rio, la France avait fait dix sur dix dans toutes les finales de son his-

(sam. 21 et dim. 22 janvier)

Pts

¢

ARNAUD LECOMTE

Huitièmes

| 1re JOURNÉE

GROUPE A

Après avoir enfin battu la France en finale olympique à Rio, le Danemark, qui affronte l'Argentine ce soir pour son entrée dans le Mondial, rêve de supplanter les Bleus à domicile. 20 h 45 BEIN SPORTS 3

CLASSEMENTS

¢

Demain Dimanche

MATCHES

BUTS

J.

G.

N.

P.

p.

c. diff.

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

17:45 Bahreïn - Qatar 17:45 Égypte - Bahreïn 20:45 Danemark - Suède 17:45 Qatar - Argentine 14:00 Argentine - Égypte 17:45 Danemark - Bahreïn 20:45 Suède - Qatar 14:00 Bahreïn - Argentine 17:45 Suède - Égypte 20:45 Qatar - Danemark

0 0 0 0 0 0 Lundi

17 janv. 18 janv.

20 janv.

Les 24 équipes sont réparties en quatre groupes de 6.

RÈGLEMENT Dans chaque groupe, chaque équipe affronte ses cinq

adversaires. 2 pts pour une victoire, 1 pour un nul, 0 pour une défaite. Les quatres premiers sont qualifiés pour la phase finale. En cas d'égalité entre une ou plusieurs équipes, les résultats particuliers sont pris en compte.


paroles d’EX

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

ha ndba ll

25

CHAMPIONNAT DU MONDE

GARDENT

«LesSuédoisde l’époque, jenelessupportaispas»

MédaillédebronzeolympiqueàBarceloneen1992etchampiondumonde1995,lepivot desBarjotsabienvécuetconservemillehistoiresheureusesdesaviedehandballeur. Ses souvenirs d’EX

¢ Palmarès

Championnat du monde: 1er en 1995, 2e en 1993. JO: 3e en 1992. Coupe des coupes : vainqueur en 1993. Championnat de France : 1er en 1986, 1987, 1991, 1994, 1996 (comme joueur), 2001, 2013, 2015 (comme entraîneur).

pendanttroisheures,ilaapplaudisans s’arrêter! Troisheuresnon-stopetona gagnélematch. Leplusinsupportable? Cen’estpasunseulmec,c’esttous lesSuédois!Insupportables,arrogants, hautainsettropforts.Ledemi-centre avaitunetêteàluifilerdestartes. Jenedéfendaispas,luinonplus,doncon nesecroisaitjamaissurleterrainet heureusement,parcequej’auraisété capabledefaireunattentatsurlui,jene lesupportaispas.Mais,touslesSuédois del’époque,jenelessupportaispas. Laplusgrossecolère àlaquellevousavezassisté? Cen’estpascelled’unentraîneur,c’est celledeJean-ClaudeTapieavecl’OM Vitrolles(présidentduclub).Ilavaitpiqué unegueulanteaprèslequartdefinale

Sa vie d’EX Il n’a pas mis longtemps à tourner la page. Sitôtl’aventuremarseillaiseterminée,Philippe Gardent, alias « Boule », surnom adopté depuis qu’il a quinze ans, endossait lecostumedutechnicien.CoachdeChambéry, il a connu de belles réussites, avec notamment un titre de champion de Franceen2001etuneCoupedelaLigueen 2002, et installé pleinement le club chambérien en dauphin désigné de l’ogre montpelliéraindanslesannées2000.S’ilrêveun

temps d’équipe de France, c’est au PSG Handball qu’il s’offre un magnifique challenge. En trois saisons, il décroche deux titres de champion, deux Coupes de France, maisneparvientpasàemmenerlePSGau Final Four de la Ligue des champions. Depuis la rentrée, Gardent s’éclate à Toulouse,oùilaélargisasphèredecompétences en occupant tout à la fois le poste d’entraîneuretdemanagergénéral. D. L.

allerdeCoupedesCoupescontreValence (1993).OnprenduneracléeetTapienous metunebranléedechezbranlée.Rien quepournousfairechier,ilnousafoutus auverttoutelasemaine.Onn’étaitpas cheznouset,biensûr,onagagnélematch retouretons’estqualifiés!Costantini n'étaitpasmalnonplus.Jemesouviens d’unephrasequim’avaitfaitrireparce quejen’étaispasconcernéàl’époque. Sinonçanem’auraitpasfaitrire.C’étaiten Norvègeetilavaitdit:«Sivousgardezla balleaussibienquevosgonzesses,ilfaitbon habiteràcôtédechezvous!» Latroisièmemi-temps laplusmémorable? LafinaleallerdelaCouped’Europeavec l’OM(1993)contreVeszprem,àBudapest. Ellen’estpasracontable.Onétaiten avancesurlacohésiondegroupe! Quandonestrepartisenavion,jedirais quelasoiréen’étaitpasfinie. Lemeilleursouvenirdejoueur? LesJO(1992),sansaucunproblème. Pourcequereprésentel’olympisme pourmoi;ensuiteparcequel’ongagne unemédaille,unegrandepremière pourl’équipedeFrance,etjepenseque, sportivement,c’estmonmeilleurtournoi. Jesuisàl’apogéedemacarrière.FranceAllemagne,France-Roumanie,jesuis bon.JesuisnommémeilleurpivotdesJO. Cesontmesmeilleuressensations handballistiques.

Ses avis d’EX sur le hand français

ENBREF

52 ans. Joueur (pivot): Stade Français (1982); PUC (19821985); Gagny (1985-1990); Nîmes (19901992) ; OM-Vitrolles (1992-1996). Entraîneur: Chambéry (19962012); Paris (20122015); Toulouse (depuis 2015).

«Quelestlejoueurleplusfort aveclequelvousavezjoué? ÉricCailleaux.Joueurcomplètement enavancesursontemps,joueur del’équipedeFrancedelagénération avantmoi(1978-1988).Ilavaittrop d’avanceparrapportauhandballde l’époque!Premierjoueuràêtreparti àl’étranger,àGranollers,enEspagne. Ungaucherextraordinairequipouvait jouerlestroispostes:ailier,arrièredroit, demi-centre.QuandjesuisarrivéàGagny etqu’ilyjouait,j’aipristouteslesballes danslacourge!Ilmefaisaitdespasses merveilleusesmaistellement imprévisiblesquejen’étaispasprêt. J’enavaistellementmarred’enprendre pleinlatronchequejesuisdevenuassez adroitsurlesprisesdeballe. Leplusfortquevousavezaffronté? Kang,unCoréen(KangJae-won). Laréponseesttotalementimprobable! Maisquandjedéfendais,jen’arrivaispas àl’attraper.Unarrièregaucher avecunevitessedeuncontreun horsnorme. Leplusdrôle? Toutdépendoùl'onplacelecurseur “drôle”.JediraisLaurentMunier:unfou furieux.Ilpouvaitêtredangereux,mais nous,ontrouvaitçadrôle.Ilpouvaitaussi êtrecomplètementfou.Ilsortait delaraison,avaitdescomportements insolitesetdoncdrôles. Leplusfou,ceseraitdoncluiaussi? Oui!Ilestbarréparcequec’étaitunmec capabledepleind’extravagances. ÀBarcelone,auxJO,onjouelagrande Espagne,l’undesfavoris,avecAlemany l’undesmeilleursbuteurs.Laveille dumatch,onlecroisetouslesdeux auvillageolympiqueetMunierl’aregardé etluiadit:«Tomorrow,jetedéfonce (enmimantlecouteausouslagorge).» Ill’adéfoncéetonabattul’Espagne!Autre anecdote:onavaittroisheuresdevoyage enbuspourallerfaireunmatchetila décidéque,s’ilarrêtaitdetaperdans lesmainsdurantletrajet,onperdaitle match! Qu'ondisequelquechoseoupas, onsavaitqu’iln’arrêteraitpas.Donc,

Stéphane Mantey/L’Équipe

298 sélections (1983-1995), 638 buts

Philippe

DAVID LORIOT

Leplusmauvaissouvenir? CertainesdécisionsdeCostantini. Dechoixetd’erreurs.Ilyadestrucs délirants,deuxparticulièrement.Avantle Mondial1995,jecartonne:onjoueun France-CubaavantletournoideBercy, jemets6,7butsenpremièremi-temps, jesuissuperbien.Ilnemefaitpasjouer toutelasecondemi-temps:jemedisqu’il avuquej’étaisencannes,tranquille.Sauf qu’onmonteàBercy,jecommencele premiermatch,coupd’envoi,ilm’appelle: «Boule,Boule!»,ilmesortet,terminé,on nemerevoitplus!IlyaaussiunBelgiqueFranceaprèsleMondial1995,lorsduquel ilmefaitrentreràla59e minute.Jen’aipas toutcompris. Votreplusbeaubut? C’estlorsd'unFrance-RoumanieàBercy. Findepremièremi-temps,ilrestedix secondesàjouer,jesuisencontreattaque,jereçoislaballeàhuitmètres,je suisunpeudedos,vraimenttoutseul,etje labalanceenretourné!J’avaisintérêtde marquercarj’étaistoutseul!Jenesais pascequim’aprisdefaireça,j’aidû disjoncter! Votreplusgrandregret? Entantquejoueur,c’estdenepasm’avoir laissél’opportunitédefaireAtlanta.Cela, jel’aiunpeuentravers.Jepensaisque c’étaituneerreurdecasserl’équipeà cemoment-là.Commeentraîneur,c’est d’avoirmanquéd’unpetitpeudetemps àParispourpouvoirfairecequejevoulais. L’anecdotequevousn’avezjamais racontée? C’estcelled'unjoueurquisouffraitunpeu delanon-reconnaissanceféminine. Évidemment,jenevaispasleciter.Onest sur l’îledelaRéunion,j’aiunpeupitiéde lui.Jemesuisfaitpasserpourune gonzesseetluiailaisséunmessageenlui donnantrendez-vousàl’autreboutdel’île! Lematin,onesttousaupetitdéjetonlevoit partir,bienapprêté.Ilalouéunebagnole exprèsets’estretrouvécommeunconà l’autreboutdel’île!Onétaittousmortsde rire.Luin’apasrigoléauretour.» ‘

TOPS L’engouement populaire autour de l’équipe de France à Bercy. C’était vraiment un bon moment et un beau premier message adressé aux joueurs par le public. La présence de TF1 sur le Mondial à partir des quarts de finale.

FLOPS

L'évolution de la règle autorisant la sortie du gardien. Si c’est pour la recherche du spectacle, ça n’a aucun intérêt. Je trouve ça nul. C’est d’une bêtise rare. La nouvelle coupe de cheveux de Jackson Richardson !


26 ha ndba ll CHAMPIONNAT DU MONDE QUI EST NIKOLA KARABATIC? PARTEZ À LA DÉCOUVERTE DE L'UN DES INTERNATIONAUX LES PLUS TITRÉS DU HANDBALL FRANÇAIS LANCÉ DANS LA CONQUÊTE D'UNE QUATRIÈME COURONNE MONDIALE.

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

saga Karabatic mercredi

LA FAMILLE

3/3 hier

LE SPORT

aujourd'hui

L'IMAGE

STAR MALGRÉ TOUT

Nikola Karabatic estlepremier danssonsportà avoir travaillélebusiness etl'image.Visibleet médiatique aujourd'hui,ilfutcependantfreinédanssonentreprise parl'affairedes paris.

Marque spécialisée dans les textiles de protection des sportifs, McDavid est restée fidèle au handballeur, même durant l'affaire des paris suspects. l’escroquerie depuis le premier jour, mais àchaquenouvelépisodejudiciaireilrevient à la barre et ça fait mauvais écho. «C’est clair qu’au niveau de mon image il y a eu un avant et un après l’affaire des paris, convient très honnêtement Nikola Karabatic. L’avant, je suppose, c’était le joueur qui réussit tout, qui gagne tout. Je pense que c’était l’image parfaite, même si le hand n’était pas superconnu.»L’avant,c’estunpicdepartenaires,derecettespublicitairesà600000€ en 2012, au moment des JO de Londres. C’estVisaquiaffichelehandballeursurles immenses bannières à la sortie du village olympique au côté d'Usain Bolt! «Sur ces Jeux, Visa prend deux ambassadeurs, Bolt et Niko. Les gens s’arrêtaient, se demandaient

ENBREF 32 ans. 1,96 m ; 107 kg. Arrière gauche/ demi-centre. Club: Paris-SG.

¢ 1re sélection:

le 2 novembre 2002 (France-Russie); 273 sélections; 1094buts. ¢ Palmarèsenéquipede France: 3 fois champion d'Europe (2006, 2010 et 2014) ; 3 fois champion du monde (2009, 2011 et 2015) ; 2médailles d'or aux Jeux Olympiques (2008 et 2012), 1 médaille d'argent (2016).

LE TÉMOIN AndréJaffory

Adidas

«OnfaitconfianceàNiko» Malgré l'affaire des paris, le directeur du département sport marketing d'Adidas France n'a jamais pensé remettre en cause la collaboration de la marque avec la star du hand français. «Pourquoi en 2003, Adidas s’intéresse-t-il à Nikola Karabatic ? À la base, Adidas est une marque qui s’appuie sur des athlètes en devenir de haut niveau. Au-delà de l’aspect business, c’est dans l’ADN de la marque de rechercher des athlètes qui font rêver les jeunes sportifs. Niko, en termes de projection, nous donnait cette vision. Il est de la trempe des Teddy Riner, Zinédine Zidane. Ce qui nous importe, c’est l’athlète qui fait la différence dans son sport, qui est capable de renverser un match, de porter son équipe. Et puis, Adidas, ce n’est pas que le foot, c’est une marque multisports et partenaire de l’équipe de France de handball depuis 1973. Quelle image renvoie Nikola Karabatic selon vous ? Pour nous, le joueur et l’homme sont liés. Ses qualités techniques, sa vision du jeu, son humilité, sa volonté de gagner, de se renouveler, de se remettre en question, tout cela nous reflète énormément. Quand on voit le rythme qu’il a et cette

envie de jouer, de gagner en permanence, c’est très fort ! Et à côté de cela, l’homme reste constant. Sa simplicité, sa gentillesse, son audace sportive, ses valeurs de respect de l’adversaire, de catalyseur sont des qualités qui nous correspondent bien. L’affaire des paris, en 2012, a-t-elle entraîné une prudence par rapport à votre engagement avec le joueur ? Non car tant qu’il n’y pas de décision juridique, on reste neutres et on fait confiance à l’athlète jusqu’à preuve du contraire. La prolongation du contrat a toujours été quelque chose de normal. Tout être humain peut faire une erreur, mais en l’espèce, la question ne s’est jamais posée, car on fait confiance à la justice et à Niko. Comment comptez-vous capitaliser autour de Nikola Karabatic avec ce Mondial en France ? On a déjà entamé plusieurs actions autour de Niko et de l’équipe de France, via Instagram et les réseaux sociaux. Le sport n’est pas qu’une histoire de business, c’est une histoire de valeurs, de plaisir, d’abnégation aussi pour chercher des grandes performances. Niko et l’équipe de France de hand sont une belle vitrine pour exposer ces valeurs-là. Faire vibrer, c’est important. Et le partenariat entre Niko et le hand est vraiment construit sur ces thèmes-là.» D. L.

qui était le mec en bleu à côté de Bolt, en se disant que ce devait être une star puisqu’il était affiché là ! Ils ne le connaissaient pas vraiment», se souvient, amusé, l’agent du handballeur,BhaktiOng. L’après, en revanche, est un peu moins net.Plusdélicatàgéreraussientermesde positionnementetdestratégiedecommunication. Quand l’affaire retentit en septembre 2012, la déflagration est immédiatement ressentie. BetClic, pour des raisons évidentes, retire illico ses billes. Brother (imprimantes), partenaire du joueur et du club de Montpellier, dans lequel évolue le Français à l’époque, ne prolonge pas, idem pour BMW. «C’était juste aprèslesJO,j’auraispucapitaliserlà-dessus. Mais c’est sûr que, pendant un moment, ça s’est calmé à cause de l’affaire», reconnaît Karabatic. En 2013, seul l’équipementier historique, Adidas, partenaire du joueur depuis 2003, et McDavid, marque spécialisée dans les textiles de protection des sportifs,poursuiventlacollaboration.Etles rentrées chutent à 150 000 euros cette année-là.

“Dès le début de sa carrière, la volonté de Niko a été de construire son image. C'était nouveau, notre génération n'était pas sur ce plan-là

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JÉRÔME FERNANDEZ

Mais Karabatic a un mental et des convictions.En2005,quandilcèdesonimageà sa société, Kara Kom Sports, il n’a qu’un contrat à 6 000 euros avec Adidas ! Mais il estdésireuxetpersuadéderéussiràmonter un petit business autour de sa personne, qui servira ensuite forcément son sport. «Il ne faut pas voir l’histoire par la fin. Uneimage,çasetravailleetNikoamouilléla chemise», clame son agent. Quand il part

à Kiel, en Allemagne, en 2005, Karabatic saitqu’ils’éloignedelasphère.Alorsilcrée un site Internet et paye de sa poche ses voyages pour venir faire un peu de «com» enFranceentredeuxmatches!«Dèsledébut de sa carrière, la volonté de Niko a été de construire son image. C’était nouveau, notre génération n’était pas sur ce plan-là. C’est vraimentlepremierjoueuràchercherlamédiatisation pour le bien de son sport, mais aussi à titre individuel», note l’ancien capitaine de l’équipe de France, Jérôme Fernandez. Dans la tourmente, la star soigne son image.Etelles’yprendtrèsbien.Karabatic revientauxfondamentaux,leterrain,lejeu, des domaines qu’il domine et maîtrise comme personne. «On baisse pavillon sur lesrecherchesdepartenaires,onserecentre sur le métier. Niko redevient un sportif», expliqueBhaktiOng.Ilfaitdanslesimpleet l’exemplaire. Le Qatar lui promet de gros billets, lui va à Aix cinq mois pour sauver le club ! «Là, tu mets les mains dans la glaise, tujoueslasurvied’unclub,lejobdessalariés. Il se reconstruit et, dans la perception des gens,ilestencoreplusgrand.Partir auQatar fairedupognonetlaisserunclubencendres, cela aurait été catastrophique en termes d’image»,estimesonagent.Doucement,le temps fait son œuvre et le comportement du joueur fait le reste. Le triple champion du monde lit ainsi la pensée générale aujourd’hui : « Je pense que les gens se disent : ''Cette épreuve a peut-être été négative, mais il a su faire fi de ça, passer au-dessus et être encore plus fort et plus connu aujourd’hui.''» Sa réussite phénoménale sur un terrain est un terreau de respectabilité qui n’a pas de prix. Sous les plus grands préaux du monde, Karabatic reste le maître. Et malgré cela, l’homme demeure disponible, simple, courtois. Une star abordable, sympathique. « Je n’ai pas de conseiller en uu

Adidas

Il y a l’image et les maux. Dans la carrière de Nikola Karabatic aujourd’hui, tout cela s’enchevêtre un peu. La révélation en septembre2012del’affairedesparissuspects autourdumatchMontpellier-Cesson(dont le verdict en appel sera rendu le 1er février) n’a pas cassé le champion, n’a pas brisé l’homme non plus, loin de là. Sans doute mêmequel’épreuvel’aendurci.Maisellea aussimêlélesressentis,lesconvictionsau lacis des procédures pour laisser encore leschosesdansleflouaujourd’hui. Il y a cinq ans, Karabatic était un colosse à la gueule de gendre idéal. Il était le chef respecté, adulé, l’empereur d’une bande de mecs bien, le guerrier magnifique, partant à l’assaut sabre au clair. Il en prenait plein la «courge», ça cognait de partout, mais il se relevait toujours, retournait au combat et l’équipe de France gagnait son deuxième titre olympique consécutif à Londres en 2012 ! Il était l’icône, celui que l’on montrait partout, que l’on affichait en grand. Aujourd'hui, à première vue, rien n’a changé ! Sur ce Mondial en France, Nikola Karabatic demeure la mégastar du hand français, celui qu’on hèle, qu’on touche. Celui sur lequel les annonceurs et les grandes marques jettent un œil attentif. Le premier handballeur à être sorti du vestiaire. Mais la fissure est là, l’entaille dans la cuirasse. Le champion s’en défend, nie

McDavid

DAVID LORIOT

Alors qu'il vient de débuter sa carrière internationale, Nikola Karabatic signe un contrat avec Adidas.Quatorze ans plus tard, le contrat court toujours.


27

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

saga Karabatic

CHAMPIONNAT DU MONDE

Lidl

3/3

Dans le spot télé pour Envia, la marque de lait du groupe Lidl, Nikola Karabatic a dû faire preuve de qualités d'acteur pour jouer aux côtés d'enfants.

eninterviewouporteruncolroulé.Jen’aipas non plus de gens qui vont démarcher les sponsors»,explique-t-il.

“Quand Lidl fait une campagne de pub à la télé avec moi, que Renault utilise mon image, je pense qu'il n'y a plus de prudence à ce niveau-là

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NIKOLA KARABATIC

Ce sont eux qui vont revenir vers lui. Karabatic compte aujourd’hui sept partenaires : Adidas, McDavid, Renault, Envia (marquedelaitdugroupeLidl),Destiny(jeu vidéo d’Activision), JBL (casques audio), BestDrive (centres auto). L’été dernier, il étaitlafiguredeSamsungdurantlesJOde Rio. En 2016, il a généré 500 000 euros de gains publicitaires et gommé pas mal de méfiance.«QuandLidlfaitunecampagnede pub à la télé avec moi, que Renault utilise mon image, je pense qu’il n’y a plus de prudenceàceniveau-là»,estime-t-il. D’autant que Karabatic ne se disperse pas dans les affaires. S’il possède la fibre du business, il n’est toutefois pas un acharné du contrat juteux. C’est d’ailleurs bien plus le profil de l’homme généreux et ouvertquiaséduitPierreChevalier.Cetancien handballeur professionnel, qui a connuunebelleréussitedansl’immobilier, s’est associé avec la star du hand français dansunprojetàcaractèrephilanthropique, la construction d’une Villa des Sports. Un centre d’entraînement et de stage de haut niveau pouvant accueillir tous les sports, mais d’abord destiné aux petites fédéra-

tionsetauxpetitsmoyens. «L’idée,c’estdefairepayerlessportsaisés auprixnormaletd’offrirlaVillaauxpetitesfédérations à un prix dérisoire, sans recherche de bénéfice», explique Pierre Chevalier. «Au début, Niko m’a pris un peu pour un extraterrestre, mais il a un côté très humain», dit Chevalier, stupéfait le jour où Karabatic prit à ses frais ses billets d’avion depuis Barcelone pour venir rendre visite à des enfants malades dans un hôpital à Dijon, entre deux matches de Ligue des champions ! «C’était un peu n’importe quoi. Niko estentieretçaj’adore.» Sur ce projet, le demi-centre des Bleus est conscient qu’il va sans doute laisser quelques billets. L’achat du foncier, sur Biarritz,AngletouBidard,seferaàperteet sur les fonds propres des deux hommes. «Le site, c’est nous qui l’achetons, on ne demande aucune subvention. C’est de l’argent perdu,Nikolesait»,préciseChevalier. Mais le business pour Karabatic n’est pas qu’une affaire de sous. Après le vacarmede2012,sansdouteenest-ilunpeu plus convaincu. «Ce que tu fais dans la vie, sur le terrain, la façon dont tu agis, c’est l’image que tu renvoies», dit-il. Le hand ne sera jamais le foot ou le basket NBA. L’entreprise Karabatic ne jonglera jamais avec les millions d’euros. «Atteindre un million d’euros en partenariat, ça me semble compliqué. La notoriété du hand sera toujours limitante. La visibilité qu’a Niko, pour un joueurdehand,personnen’auraitimaginéça il y a dix ans ! La tête de gondole, c’est lui et, tant qu’il y aura Niko, ce sera difficile pour les autres»,avancesonagent.Plusencoresila France est championne du monde le 29 janvier, dans les pas d’un Karabatic à l’imagesoignée… ‘

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28 volley-ba ll LIGUE A 12e journée Paris Saint-Cloud 20 h 30 RC Cannes

En direct 20h30 sur la chaîne

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

La perle de Paris

À vingt-deux ans,latalentueusepasseuseAziliz Divouxs’éclateau StadeFrançais. À telpointque l’internationalebelge,néed’unpèrebreton, rêve… des Bleues. Paris St-Cloud RCCannes

GUILLAUME DEGOULET

« Je viens d’une petite ville des Flandres, appelée Affligem. Je ne saispassivousconnaissez:c’estle royaume des embouteillages et de labière!»AzilizDivouxéclated’un rire frais, ravie de sa plaisanterie. À vingt-deux ans, la passeuse manie l’humour comme les ballons: avec subtilité et caractère. Deux qualités qui l’ont propulsée titulaire au Stade Français dès son arrivée, au début de la saison dernière.Àl’époque,personnene connaissait vraiment cette jeune joueuse, recrutée pour épauler l’internationale française Laurianne Delabarre. Personne sauf le coach belge Stijn Morand. Qui savait, pour l’avoir entraînée à Gand,quesacompatrioteavecsa grande taille (1,84m), son culot et ses belles mains avait tout pour s’imposertrèsviteauhautniveau. Imprimant un jeu rapide et spectaculaire, Divoux a ainsi mené le club de la capitale à la troisième place de la phase régulière, ne

Feuille de match SF Paris-Saint-Cloud RC Cannes (20 h 30)

Stade Charléty, salle Pierre-Charpy. Arbitres: MM. Queste et Gilbert.

SF Paris-Saint-Cloud

1 Budrak (MTN) ; 2 Diemkoudre (HOL) ; 4 Biedziak (POL) ; 6 Ndoye ; 7 Divoux (BEL-FRA) ; 8 Catry (BEL) ; 11 Lazcano (ARG) ; 12 S. Dascalu ; 14 Fiesoli (ITA) ; 17 A. Dascalu. Libéro: 3 Menet-Haure. Entraîneur: S. Morand (BEL).

RC Cannes

1 Kloster; 2 Savenchuk (UKR); 3 Gicquel ; 4 Aquino (BRE); 6 Ortschitt; 7 Bursac (SER, cap.); 10 Jaksetic (CRO); 11T. Grbic (SER); 16 Kodola (UKR); 17 Dimitrova (BUL). Libéro: 18 Zayasu (JAP). Entraîneur: L.Tillie.

ce soir 20H30 en direct volley

12e journée

Inconnue à son arrivée en France, la saison passée, la jeune passeuse des «Mariannes» s'est vite imposée.

chutant au printemps qu’en demi-finales des play-offs face à Saint-Raphaël, futur champion. Aujourd’hui, l’enthousiasme est un peu retombé. Enfin pas celui delafougueuseBelge.SileStade Français a déjà perdu autant de matches que l’an passé (5), elle rappelle que son équipe pointe quand même au cinquième rang de la Ligue A, juste devant le RC Cannes de Laurent Tillie, son prestigieux adversaire du soir, dans un duel télévisé sur la chaîne L’Équipe. « Notre équipe a encore été rajeunie avec les départs de Grace Carter et de Nina Coolman. Là, on vient de perdre la réceptionneuse italienne Silvia Lotti. Ce n’est pas facile, mais on a toujours les moyens de battre Cannes. On veut notre revanche : à l’aller, on avait pris 3-0», clamet-elle. Ce discours de patronne plaîtauclub,quiveutabsolument conserver cette joueuse complète, solide au contre et au service, et promise à un brillant avenir.

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LIGUE A F

ÉQUIPES

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“Je suis prête à jouer pour la France

AZILIZ DIVOUX

« Aziliz est une vraie perle, s’enthousiasme le président des “Mariannes” Claude Orphelin. Elle a un comportement exemplaire et incarne parfaitement les valeurs de notre maison. Au quotidien, malgré un fort caractère, elle est toujours d’humeur égale. Cette fille n’a jamais de problèmes, elle lesrésoutelle-même!» Sauf, peut-être, celui avec la Belgique. Née d’une mère flamande et d’un père morbihannais – d’où son prénom breton –, la passeuse est déjà une «Yellow Tiger», pour avoir revêtu le maillot del’équipenationalebelge. Mais, à Paris, la jeune femme sesentchezelle.Ellequi,auparavant, ne pensait que volley-ball « commence ici à devenir une bonne vivante». Sur ses temps

12e JOURNÉE

Aujourd'hui 20:00 Venelles - Terville-Florange 20:30 Vandœuvre - Évreux ¢ Paris-Saint-Cloud- RC Cannes Demain 20:00 Nantes - Quimper Dimanche 17:00 Saint-Raphaël - Mulhouse Lundi 20:00 Le Cannet - Béziers

Nolwenn Le Gouic/Icon Sport

20h30 L'ÉQUIPE

ENBREF AZILIZDIVOUX Belge 22 ans 1,84 m Poste : passeuse Club : SF Paris Saint-Cloud (depuis 2015)

libres, quand elle ne cuisine pas dedélicieuseslasagnessaumonépinards, elle arpente la capitale et ses musées, munie de sa précieuse bucket list où elle coche toutesleschosesàvoiretàfaire. «J’aimecepayset,c’estétrange, mais j’ai la sensation que ce pays m’aime aussi. Moi, je suis prête à jouer pour la France où je suis davantage reconnue qu’en Belgique. La Fédération m’a déjà contactée. En fait, je ne dis non à rien, j’ai juste envie qu’on se batte pour moi. » Celatombebien,laFFVBvaengagerleferdès…ceweek-end.Fraîchementréélupourquatreans,le présidentÉricTanguydoitrencon-

trersonhomologuebelgeàSaintJean -d’Illac, dans la banlieue bordelaise, à l’occasion d’un tournoi de qualification européen des moins de 19 ans de l’équipe de France. «Le cas d’Aziliz sera l’un des thèmes importants de notre dîner», assure Tanguy, qui ambitionne de rebâtir une sélection féminine compétitive avec la nouvelle génération prometteuse (Cazaute, Fidon…). Mais, même en cas d’accord, Aziliz Divoux devra patienter deux ans avant de pouvoir rejoindre les Bleues. «Je connaiscedélairéglementaire,cela ne m’effraie pas», assure-t-elle. Cettefois,elleneplaisantepas. ‘

1 BÉZIERS 2 MULHOUSE 3 NANTES 4 LE CANNET 5 PARIS SAINT-CLOUD 6 RC CANNES 7 VENELLES 8 ÉVREUX 9 SAINT-RAPHAËL 10 QUIMPER 11 VANDŒUVRE 12 TERVILLE-FLORANGE ¢

| 12e JOURNÉE Pts J. G. P. diff.

29 26 23 22 17 17 16 14 14 10 8 2

11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11

10 9 8 7 6 5 5 4 4 4 3 1

1 2 3 4 5 6 6 7 7 7 8 10

PROCHAINE JOURNÉE

+21 +18 +9 +11 +1 +1 -2 -4 -4 -10 -15 -26

13e

Jeudi 19 janvier 20:00 RC Cannes- Venelles Vendredi 20 janvier 20:30 Béziers - Nantes Samedi 21 janvier 19:30 Terville-Florange - Paris-Saint-Cloud 20:00 Mulhouse - Vandœuvre 20:30 Quimper - Saint-Raphaël Dimanche 22 janvier 16:00 Évreux - Le Cannet

Paris - St-Cloud RC Cannes

disponible gratuitement canal 21 (TNT, Free, Bouygues, SFR, Orange, Fransat), canal 142 (Canalsat), canal 155 (Numéricable)


29 ÉQUIPE DE FRANCE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

ba sket

Collet et Beesley repayent leur tournée

Le sélectionneur et le DTN ont repris leur baluchon, fin décembre, pour porter la bonne parole auprès des Bleus. Mais Nicolas Batum a été leur unique rendez-vous. Bien sûr, il était question de l’Euro 2017. D’autant que le rendez-vous continental qui approche doucement (31 août au 6 septembre en Finlande, puis phase finale du 9 au 17 septembre à Istanbul) s’inscrit dans un calendrier international bouleversé qui lui a ôté tout caractère qualificatif. Et laisse un vide jusqu’à la Coupe du monde 2019, et ses fenêtres de qualification. Bien sûr, quand Patrick Beesley et le sélectionneur des Bleus, Vincent Collet, se sont envolés pour les États-Unis, du 27 au 30 décembre dernier, il était question d‘anticiper tout cela, « de faire de la pédagogie car tous les joueurs n’ont pas encore la vraie vision de ce que va être le calendrier, de s’y préparer, avec la vision d’un groupe plus large que d’habitude », note le DTN.

MISSION N° 1 : RÉTABLIR UN RELATIONNEL CONSTRUCTIF Plus que jamais, il était important pour le staff des Bleus de renouer les fils d’un dialogue qui, après les JO, avait explosé, par éclats et par voie de presse, entre les états d’âme et les réactions des uns et des autres (Parker, Batum, De Colo, Fournier). « Il s’agit de faire un retour sur l’été dernier. D’écouter tout d’abord les avis des intéressés, évacuer, si il y en a, les zones d’ombre et d’incompréhension », insiste Patrick Beesley, puisque Vincent Collet, lui, ne s’est pas exprimé sur ce premier voyage américain. Cette étape semblait en effet incontour-

nable, vu les dégâts occasionnés par une sortie décevante aux JO en quarts de finale contre l'Espagne (67-92), et un avenir à réorganiser pour aborder un nouveau cycle qui va aller jusqu’aux JO 2020 à Tokyo.

MISSION N° 2 : RENOUER AVEC BATUM

Nicolas Batum a donc été le premier des Bleus visité, à l’occasion du match Charlotte - Miami (victoire 91-82). L’ailier des Bleus était donc, visiblement, un rendez-vous prioritaire, lui qui avait clairement fait part de son mal-être après les Jeux. « On a eu une réunion de deux heures et demie. Je souhaitais qu’on mette à plat tout ce qui pourrait poser problème. Avec Vincent, on a bien entendu ses états d’âme, mais plutôt que de les étaler dans la presse, il faut en discuter avec les personnes concernées. C’était notre volonté, à Vincent et à moi, résume Beesley. Avec Nico, on s’est bien expliqués. On est revenus sur ses déclarations de façon franche et directe. On a pris le temps de parler. C’était tout à fait convivial. »

MISSION N° 3 : BICHONNER LES JOUEURS EUROPÉENS

Il semble évident, de l’extérieur, que depuis le départ de Tony Parker, Nando De Colo s’impose comme le futur patron des Bleus. Et que les fenêtres internationales de qualification pour la Coupe du monde 2019, pas pratiques pour les joueurs NBA, vont demander l’investissement de joueurs évoluant en Europe. Comme si le curseur entre Bleus de NBA et d’Europe

Franck Faugère/L’Équipe

LILIANE TRÉVISAN

penchait à nouveau vers l’Europe. « Il ne faut pas mettre l’accent que sur les joueurs NBA, insiste le DTN. Les joueurs d’Euroligue ont un positionnement aussi important que ceux qui sont en NBA. Il faut aussi prendre en compte que le calendrier de 2017 va entraîner une gestion différente du dossier. » Et peut-être aussi une modification des équilibres de l’équipe, qui pourrait poser la question d’un clivage naissant entre joueurs évoluant en NBA et en Europe ? « Je ne pense pas qu’il y ait un clivage, je ne le vois pas comme ça. Force est de constater que nos joueurs européens ont élevé leur statut », analyse Beesley.

Vincent Collet s'est rendu à Charlotte à la fin du mois de décembre pour s'entretenir avec Nicolas Batum (ici lors de la préparation à l'Euro 2015) sur les échéances à venir de l'équipe de France.

MISSION N° 4 : TROUVER UN MAXIMUM DE CANDIDATS Il y a ceux qu’on ne reverra pas (Ajinça), ceux qui se posent des questions (Mahinmi, Fournier, Moerman), ceux qui ne sont pas contre (Jackson), et bien d’autres suppositions… Mais, pour l’instant, personne, à l'exception de Kevin Séraphin, ne s’est clairement déclaré. « À l’heure actuelle, je ne sais pas vers quelle tendance on va. Nous, on a affiché dès le début le souhait d’avoir tout le monde. Il ne peut pas y avoir d’impasse en 2017, vu qu’il n’y a rien en 2018. On ne peut pas dire qu’on ne va retrouver l’équipe de

France qu’en 2019, surtout les leaders. Nous appelons à la mobilisation pour l’Euro 2017. Si les joueurs ont besoin d’un break, ce doit être en 2018 », prévient Beesley. Le but de tout ça étant, bien sûr, de redonner une ossature à l’équipe de France. Le prochain voyage en NBA du duo BeesleyCollet aura lieu du 26 janvier au 1er février, destination l’Utah (Diaw, Gobert) puis l'Oklahoma (Lauvergne). « Mais il y aura aussi des rencontres en Europe. Je dois voir Nando très prochainement », ajoute Beesley. On prie pour que tous ces voyages forment… l’équipe de France. ‘

escrime

Nisima, point final

Championne du monde à Paris en 2010, l’épéiste Maureen Nisima met un terme définitif à sa carrière.

Frédéric Porcu/L’Équipe

PATRICK ISSERT

À trente-cinq ans, Maureen Nisima souhaite désormais s'investir dans des projets éducatifs pour les sportifs de haut niveau.

« Si je ne l’avais pas tenté, je l’aurais regretté toute ma vie ! » En 2014, après deux années consacrées à se bâtir un avenir professionnel, Maureen Nisima avait repris le chemin des pistes. À trente-trois ans, l’épéiste avait mis entre parenthèses sa carrière dans le groupe L’Oréal pour tenter de décrocher le Graal olympique à Rio. Gros défi… Car, médaillée d'or individuelle aux Championnats du monde 2010 ainsi qu'à l’Euro 2002, mais jamais parvenue au-delà du bronze aux JO (2004), « Queen Maureen » avait un rêve. « Quand

j’ai évoqué l’idée de tenter de me qualifier pour les Jeux de Rio, mon employeur a été très réceptif (Nisima est chargée des relations avec les écoles de coiffure de L’Oréal). Il m’a suivi. » Mais, fin mai 2016, tout s’est arrêté après l'étape de Coupe du monde à Legnano (Italie). Non sélectionnée pour les Jeux Olympiques, la tireuse a serré les dents et rangé discrètement ses lames pour reprendre le chemin du bureau, à Levallois. « Je n’ai rien dit, car j’ai du respect pour les gens. Mais j’aurais aimé que les entraîneurs m’expliquent pourquoi je n’étais pas retenue. Là, ça a été brutal. Dans de tels instants, on se

sent nue. Ces explications, j’ai dû les demander. Je pensais mériter davantage de respect… »

“Ne regarder que le point final, ce serait salir toutes ces années d'efforts et de résultats

,,

Du coup, des regrets d’avoir osé un tel pari ? « Non, je suis allée au bout du défi. J’ai reçu un coup de massue, mais si je ne l’avais pas tenté… » Et puis elle n’oublie pas les moments forts : « Mes premiers et seuls Jeux, en 2004 à Athènes (où, à vingt-trois ans, elle obtint deux médailles de bronze). J’ai su saisir ma chance. »

Et aussi Paris en 2010 (titre mondial individuel) : « La Marseillaise chantée a cappella pour moi. À domicile, devant presque toute ma famille… » Donc, « ne regarder que le point final, ce serait salir toutes ces années d’efforts et de résultats. » Place maintenant à une autre vie. « Chez L’Oréal, ils étaient désolés pour moi et m’ont beaucoup rassuré. Très tôt, ils m’ont dit : ’’Tu vas revenir dans de bonnes conditions.” » Et puis, ajoute l’ancienne tireuse récemment nommée membre de la commission de sélection au fleuret, « j’ai plein de nouveaux centres d’intérêt. Par exemple, j’aimerais m’investir dans des projets éducatifs pour les sportifs de haut niveau ».


30 tous sports DOPAGE

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

LEVERDICT DESSPORTIFS

Sollicitéespar«L'Équipe», septtêtesd'affichedusportfrançaisdonnent leurpointdevuesurlaradiationàvie. Romain BARDET (cyclisme) n26ans e n2 du Tour de France 2016 nVainqueur de deux étapes (1 en 2015, 1 en 2016)

« Il convient d’être très prudent »

« Je ne suis pas opposé au principe d’une suspension à vie dès la première infraction, mais il convient d’être très prudent et de poser quelques points préalables. Ce qui est certain, c’est que face aux dérives actuelles, les sanctions doivent être exemplaires et dissuasives. N’oublions pas non plus que dans les États de droit, un mis en cause peut se défendre et s’expliquer face à la justice. Le sport doit-il fonctionner différemment? Il est indispensable d’uniformiser les procédures et les sanctions afin de ne pas voir une disparité malsaine entre les disciplines. Est-ce que l’intensification de la répression sera forcément dissuasive? Il serait intéressant de faire une étude approfondie de la sociologie des cas de dopage, notamment sur les mobiles qui poussent certains à franchir la ligne rouge. Est-ce que la peur du gendarme et donc de la sanction serait à elle seule un repoussoir suffisant pour certains athlètes mal intentionnés? Cela reste à démontrer. Je fais aussi une distinction entre les substances lourdes comme l’EPO ; le dopage « en toute conscience » par rapport aux cas, toujours possibles, de contamination d’un aliment ou d'un complément, par négligence, certes fautive mais non intentionnelle. » J.-P. B. Alexis PINTURAULT (ski alpin) n25 ans nMédaillé de bronze olympique n19 victoires en Coupe du monde

BENJOHNSON PREMIERBANNI Peud’athlètesderenom ontétésuspendusàvie. Tousl’ontétéaprèsrécidive etsesontvurayés despalmarès. L’athlétismeestladiscipline laplussévèreavectrenteet uncas,dontdouzedepuis 2011.Parmieux,lechampion olympique1988canadien du100mBenJohnson (notrephotoci-dessous), leJamaïquainSteveMullings (championdumondeavec le4×100men2009), lemarcheurrusseSergueï Morozov(détenteurdurecord dumondedu20km) etl’AméricainJeromeYoung (championdumonde2003 du400metdu4×400m). Sportenpointedanslalutte, lecyclismeaprononcé,lui,huit suspensionsàvie.Mais nondesmoindrespuisqu’on ytrouvel’AméricainLance Armstrong,septuple vainqueurduTourdeFrance entre1999et2005,et l’ItalienDaniloDiLuca, lauréatduGiroen2007.

« Pour certains produits, je suis pour »

« Chaque athlète peut faire des erreurs, mais pour certains produits, comme l'EPO, je suis complètement pour, voire aller bien plus loin. Pour les récidivistes, pourquoi pas un peu de prison ? Pour moi, ça reste un ''crime''. Des gens trichent et détournent de l'argent. On met certaines personnes en prison pour moins que ça. Ça doit donc mériter une sacrée sanction. Financière, oui, mais aussi pénale, car, pour le moment, les sanctions données ne veulent juste rien dire. » J.-D. C. Jo-Wilfried TSONGA (tennis)

n31 ans e n12 joueur mondial n12 titres en simple nFinaliste de l'Open d'Australie (2008)

« On a tous droit à une seconde chance mais elle ne doit pas venir après six mois. Il faut qu'une suspension dure au moins deux ans. Souvent, on voit des cas où c’est censé être deux ans et finalement, c'est trois-cinq mois. Pour coopération. On aimerait bien savoir comment ils coopèrent. Ça veut dire quoi? Je suis pour qu'on donne une seconde chance aux gens, ça reste très humain. Après, je pense que la première sanction doit être significative pour dissuader au maximum. » Q.M Martin FOURCADE (biathlon)

n28 ans nDouble champion olympique (2014) n10 titres mondiaux n5 fois vainqueur de la Coupe du monde

« Cela dépend de l’infraction »

« Des sanctions plus fortes? Oui, après, cela dépend de l’infraction. En cas de dopage à l’EPO, bien sûr. Mais je suis conscient qu’il y a aussi des athlètes qui font des erreurs. Je suis intransigeant contre le dopage, pas contre les gens. Évidemment, on doit maîtriser ce qu’on a dans le corps. Mais la plupart des médicaments sont en vente libre donc il faut faire des distinctions dans les sanctions. Pour moi, un baume à lèvres et un dopage à l’EPO, ça n’est pas la même chose. » J.-P. B.

André Lecoq/L'Equipe

« On a tous droit à une seconde chance »

L’IMPOSSIBLE SANCTION LaFédérationéthiopienne d’athlétisme veut systématiserles suspensions à vie dès la premièreinfraction. Une décision… illégale.

CLÉMENTINE BLONDET (AVEC G.S. ET M. V.)

Pendant des années, Haile Gebreselassie a fait parler de lui sur lapiste,puislemacadam.L’Éthiopienagagnédeuxorsolympiques sur 10 000 m et battu 27 records du monde, dont celui du marathon. À quarante-trois ans, il a prisennovembrelatêted’uneFédération éthiopienne placée sous surveillance par les instances internationales (IAAF) à la suite de la suspension de six de ses athlètes. Et il n’a pas attendu longtemps pour annoncer des mesures sans concession : « Notre principe, c’est ''pas d’excuse pour quelqu’un qui a triché''. À partir d’aujourd’hui, tout athlète ayant commis une infraction sera sanctionnéd’unesuspensionàvie»,déclarait«Gebre»findécembre. On peut apprécier l’intransigeance de l’Éthiopie (« Cette nouvellepositionenvoieunmessagede tolérance zéro aux possibles tricheurs, ce qui est clairement une bonne chose», se félicite l’IAAF) ou estimer qu’elle relève surtout de l’affichage. Déplorer l’image dusportquedonnentlesanciens bannis de retour après leur suspension, comme le sprinteur Justin Gatlin ou la nageuse Yulia Efimova, sifflés mais médaillés. Ou considérer que tout le monde a droit à une deuxième chance. Mais on ne peut ignorer la réalité destribunaux.

Des principes de droit intangibles Mathieu Maisonneuve, juriste spécialiste du droit du sport, n’a aucune hésitation : «Ce qu’envi-

sage la Fédération éthiopienne est fondamentalement illégal.» Premier argument : une fédération nationale «ne peut pas faire quelque chose que le règlement de la Fédération internationale ou du codemondialantidopageneprévoit pas». Unesuspensionàvieautomatique dès la première infraction (ou interdiction à vie de participer aux grandes compétitions, ce qui juridiquement est assez similaire) se heurte aussi à plusieurs grands principes du droit : celui dit «non bis in idem», qui établit qu’on ne peutpasêtresanctionnédeuxfois pour la même faute, le droit au travail et, surtout, le principe de proportionnalité. «C’est l’un des grands principes des conventions des droits de l’homme qu’applique aussi le Tribunal arbitral du sport, détaille Maisonneuve. Une sanctiondoitêtreproportionnéeàlagravité de la faute qui la motive. Même si l’IAAF et l’Agence mondiale antidopage (AMA) modifient leurs textes, à la première contestation devant le TAS, celui-ci dira que cette sanction est illégale parce qu’elle méconnaît le principe de proportionnalité. Et même à supposer que le TAS approuve, la sanction pourra ensuite être contestée devant le tribunal fédéral suisse.» Ultime garde-fou qui vérifiera que la sentence du TAS ne méconnaît pas l’ordre public international, qui comprend une version a minima de ce principe de proportionnalité.Dansl’esprit,infligerlamême sanction à une première ou une deuxième infraction, pour de l’éphédrine ou de l’EPO, relève de l’atteinteauxdroitsdel’homme. L’obstacle juridique est suffisamment imposant pour que

Mélina ROBERT-MICHON (athlétisme)

n37 ans nVice-championne olympique (2016), du monde (2013) et

d'Europe (2015) du lancer du disque

« Il faut des sanctions plus lourdes»

«À la première infraction grave, il faut suspendre à vie. À vouloir donner une deuxième chance, on pénalise les athlètes clean. Il faut que les sanctions soient plus lourdes. Quand un athlète prend deux ans, il a moins de difficultés à revenir que quelqu’un qui s’est fait les croisés. La plupart du temps, il revient meilleur. Je pense qu’il y en a qui font le calcul de se dire ‘‘je prends le risque pour gagner des médailles, de l’argent, et au pire si je suis pris, je reviendrai’’. » C. B.

Thomas Bach, le président du CIO, comme Sebastian Coe, son collèguedel’IAAF,quisesontprononcés à titre personnel pour la suspension à vie, n’aient pas encore trouvé de parade. «Si cette question doit être à nouveau abordée, ce devra être sur la base d’une nouvelle approche juridique et d’un consensus du mouvement antidopagepourquecelasoitintégrédans le code mondial», concède-t-on à l’IAAF. Avant l’adoption de la version 2015 de son code, l’AMA a consulté Jean-Paul Costa, ancien président de la Cour européenne des droits de l’homme. «Son conseil était qu’une sanction de quatre ans serait proportionnée et juste alors qu’une suspension à vie pour une première infraction serait contraire aux droits de l’homme, explique l’agence. Si elle était imposée, cela mènerait à des actions en justice. Une telle sanction serait annuléeparuntribunal.»

Adapter le code de l'AMA Les partisans de la suspension à vie ne sont pas pour autant résignés. La Fédération d’athlétisme britannique a envisagé un temps de faire signer aux membres de son équipe nationale un contrat où ils accepteraient une radiation à vie en cas de contrôle positif. «Pour interdire aux ex-dopés de participer aux grands Championnats, une solution pourrait, à la limite, consister à faire de la noncondamnation dans le passé une condition éthique de participation, imagine Mathieu Maisonneuve. Mais pour qu'une telle mesure puisse éventuellement être regardée comme légale, il faudrait qu'il ne s'agisse pas d'un critère ri- uu

Daniel NARCISSE (handball) n37ans nDouble champion olympique (2008, 2012) nTriple champion du monde (2001, 2009, 2015)

«Trouver la bonne formule»

« La question du dopage est un souci qu'il faut essayer de régler. De plus en plus d'efforts sont faits pour y remédier. Mais la suspension à vie, c'est difficile de juger. Surtout dès la première erreur. Comme pour le no show, ça peut être un oubli de changer un horaire ou un lieu sur l'application, au mauvais moment. C'est très contraignant. Dans ces cas-là, c'est difficile de suspendre à vie. Il faut continuer à réfléchir pour trouver la bonne formule. » Ak. C.


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Sébastien BouéL’Équipe

DOPAGE

uu gide.» C’est-à-dire qui ne con-

cernequecertainsanciensdopés (les cas les plus graves), et que ces sportifs puissent réintégrer le système, si par exemple ils acceptentdesesoumettreàunsuivi médical approfondi de leur fédération qui ne révèle aucune anomalie. Avocat spécialiste de droit du sport,ThierryGranturcopenselui que la suspension à vie pour certainespremièresinfractionsfinira sans doute par être intégrée dans le code de l’AMA, quitte à laisser auxfédérationslechoixdel’appliquer. «Il faut arriver à lever la tête du dopage pour constater que, dans d’autres pans de la société, ça existe déjà, plaide-t-il, s’appuyant sur la jurisprudence civile. Je suis

avocatetsijedisunegrosseconnerie, je peux être radié du barreau, comme un médecin peut être radié de l’ordre, comme les personnes qui ont fait une faillite frauduleuse peuventêtreinterditesdegestion.» La Cour européenne des droits de l’homme a admis le caractère nondisproportionnédecesradiations à vie. «On radie à vie au premier acte de corruption avéré des arbitres, des éducateurs, relève aussiGranturco.Onneseposepas la question de la proportionnalité, parcequ’onestimepeut-êtrequ’un acte de corruption est un peu plus sale qu’un acte de dopage.» Dans le monde du sport, un contrôle positif est pourtant une tache indélébile. Et cette sanction-là dure bienplusquequatreans. ‘

Guilhem GUIRADO (rugby) n30 ans nCapitaine de l'équipe de France (45 sélections) nChampion de France (2009) nChampion d'Europe (2015)

«Un peu poussé à l'extrême»

« C’est un peu poussé à l’extrême, mais la suspension à vie, sans deuxième chance, est une bonne chose. Ils veulent différencier les gens qui travaillent dur de ceux qui trichent. Après, c’est difficile à concevoir partout. En France, on a des médecins et des pharmaciens qui expliquent bien les choses, mais dans d’autres pays? Un sportif peut voir son rêve s’évanouir alors qu’il a été dupé. Je pense au jeune rugbyman qui va dans une salle de musculation à 16-17 ans et qui tombe sur un mec qui lui dit : ''Tiens, prends ça ! '', sans savoir ce que c’est.» A. R.

Médaillé d'argent sur le 100 m olympique en août dernier à Rio, le sprinteur américain Justin Gatlin a été suspendu pour dopage à deux reprises: en 2001 pour un an et en 2006 pour quatre ans.

L'avis

Le TASatranché deux fois Deux décisions du tribunal arbitral du sport ont forgéla jurisprudence.

LA RÈGLE OSAKA Le TAS tranche le conflit entre le CIO et le comité olympique américain,quicherchaitàpermettreà LaShawn Merritt (champion olympique du 400 m en athlétisme suspendu en 2010) de participerauxJOde2012.Ilannulela règle Osaka, adoptée par le CIO, qui interdisait aux athlètes sanctionnés lourdement pour dopage – plus de six mois de suspension –departiciperauxJeuxsuivantla fin de cette peine. « La décision de

Jean-Denis Coquard

Dissuasion

la commission exécutive du CIO du 27 juin 2008 (...) est non valable et inapplicable », expliquait le jugementduTASendatedu6octobre 2011,invoquantleprincipe«bisin idem » (une seule faute ne peut être sanctionnée deux fois) et la non-conformité avec le code mondial antidopage signé par le CIO.

CHAMBERS-MILLAR CONTRE LA COURONNE

Le sprinteur Dwain Chambers et le cycliste David Millar sont auto-

risés par le tribunal arbitral du sport à participer aux JO 2012 à domicile, invalidant la règle du comitéolympiquebritanniquequi empêchait les athlètes déjà suspendus de s’aligner. «Cette décision ne se fondait pas sur des grands principes du droit mais sur le code mondial antidopage en disant qu’il ne prévoyait pas une telle sanction, et que le comité olympique britannique, en tant que signataire, devait s’y conformer », explique le juriste Mathieu Maisonneuve.

Rédacteur en chef adjoint

Dontacte:lajusticesportiveempruntelesmêmeschemins quelajusticetoutcourt.Lajurisprudenceestsansappel: surveilleretpunir,O.K.,maispassansaccompagneret réinsérer.Onpeuttoujoursdénoncerl’argutiequiprotège, aunomdesdroitsfondamentaux,l’athlètequandla radiationàviemenacelemédecinoul’avocat(très)indélicat. Carsuivreunprotocolededopageàl’EPOouautresproduits lourdsn’ariendelafautevénielleoudel’étourderie d’étiquetage.C’estuneentorsevolontaireetgraveau contratdeconfiance,cetteconfiancequifondelesprincipes

mêmesdelacompétition. Ilnefautpasregardercettepousséede«sanctionniteàvie» commelacroisaded’excitésdelapeinedemortsportive. Ellemarqueunras-le-bol,laprisedeconscienceque lesaffairesquis’accumulent(Sotchi,Russie,Balco, Armstrong…onalechoixdel’embarras)sapentl’arbresur lequelellesprolifèrent,etuneinterrogation:commenty remédier?Lasuspensionàvien’estpaslapanacée,soit. Allonsvoirailleurs.Ducôtédesfinances.Lesportconstitue souventunascenseurattirant.Avertirletricheurqu’iln’y monteraplusn’estguèredissuasifunefoisqu’ilestdéjà arrivéàl’étage.Menacerqu’ilpuisseredescendre, davantagepeut-être.


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Hommes

Wengen, le passé recomposé

Expresso

LE DÉFI WENGEN Hormis l’inversion du slalom et de la descente du combiné, aucun changement de programme n’a été décidé pour les trois jours de compétition à Wengen. Markus Waldner, directeur de course de la Fédération internationale, a annoncé hier que les organisateurs seraient sur les pistes de slalom et de descente, dès 4 heures du matin, pour les préparer après les chutes de neige attendues. On annonçait jusqu’à 25 centimètres la nuit dernière, et autant pour le week-end. « L’organisation des courses sera un défi », a conclu Waldner.

Après un début de saison irrégulier, Victor Muffat-Jeandet retrouve la station de son premier podium avec l’envie de se relancer.

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

MYRIAM ALIZON

Un Noël à s'entraîner, sans la dinde Muffat-Jeandet l’a prouvé la saison dernière avec quatre podiums, dont trois en géant en décembre. Son début de saison 2017 est loin d’être aussi tonitruant. Deux top 10 en géant, et une cinquième place en combiné. « Il a été moins régulier que l’an dernier et sûrement pas à la hauteur de ses espérances, poursuit Chastan. Il ne faut pas oublier que Victor sort d’une très grosse saison. En décembre (2015), c’est lui qui tenait la baraque en géant. Ça a changé son statut dans l’équipe,

MANCUSO IMITE VONN Le premier entraînement de descente d’AltenmarktZauchensee (Autriche) a été annulé hier à cause des fortes chutes de neige. Lindsey Vonn, qui devait y effectuer son retour après sa fracture du bras en novembre, devra donc attendre aujourd’hui (entraînement prévu ce matin) pour rechausser en Coupe du monde. Idem pour sa compatriote Julia Mancuso (32 ans, notre photo), opérée de la hanche en novembre 2015, absente du circuit depuis mars 2015 et qui a choisi ce week-end (descente demain, combiné dimanche) pour revenir.

Sébastien Boué/L’Équipe

WENGEN (Suisse) – Le charme désuet de Wengen opère toujours. Seul un train à crémaillère, désormais moderne, dessert le village perché sur le versant ouest du Mannlichen. Chaque année, skieurs, techniciens et entraîneurs perdent des litres de sueur en transportant à leur hôtel la tonne de matériel. Car le voyage dans le temps se mérite. « C’est une ambiance à part dans l’hiver, décrit Victor MuffatJeandet, en short, au bar de l’hôtel Regina, où un pianiste reprend les standards de la chanson française du siècle dernier. Une fois qu’on est installés, qu’on a monté les bagages, on est dans un cocon à l’écart du temps et de tout. Tout est plus lent. C’est une atmosphère que j’apprécie. Et ce n’est pas par rapport à mon premier podium, mais c’est toujours sympa de venir ici. » Le skieur de Val-d’Isère avait fini deuxième du combiné en 2015 et partagé les honneurs avec Carlo Janka et Ivica Kostelic, pointures de la discipline. « Ça l’avait lancé en Coupe du monde, il a pris conscience qu’il pouvait faire partie des meilleurs », se souvient David Chastan, le chef d’équipe des Bleus.

Après un bon week-end à Adelboden, Victor Muffat-Jeandet arrive avec appétit aujourd'hui sur le Lauberhorn. dans le milieu. Il a gagné en reconnaissance. Tout ça, ça se digère. C’est toujours plus dur de confirmer. Il s’est peut-être mis trop de pression. » Dans son programme chargé de skieur polyvalent, Muffat-Jeandet a trouvé le temps de peaufiner certains réglages. Il a choisi de mettre à profit les quelques jours off de décembre, entre Madonna di Campiglio (le 22) et Santa Caterina (le 27), pour s’entraîner en Italie, plutôt que de déguster une dinde en famille. « J’ai réussi à faire des réglages pour avoir de bonnes sensations. Ça va dans le bon sens. Je sors d’un bon week-end à Adelboden (7e en géant et 16e en slalom). J’ai hâte

de continuer ce mois de janvier, affirme le skieur de vingt-sept ans qui ne rentrera pas chez lui avant début février. Les gens ont souvent du mal à appréhender le sport de haut niveau et on a l’impression que soit ça va, soit ça ne va pas. Pour moi tout allait très bien, j’ai juste eu une période avec un peu moins de réussite, il y a eu des petits grains de sable dans l’engrenage, mais je n’ai pas du tout douté, le travail est là et le ski aussi. » Sur le Lauberhorn, une descente qu’il qualifie d’« agréable à skier avec de grandes courbes, de la vitesse et des sauts », il possède les armes pour retrouver le podium, mais préfère ne pas se fixer

d’objectifs de classement. L’année dernière, le slalom, tracé sur le bas de la piste de descente – à cause du manque de neige –, avait avantagé les descendeurs. Passé totalement à côté, il avait fini 44e. Aujourd’hui, l’inversion du slalom (10 h 15) et de la descente (13 h 45), à cause d’une météo annoncée capricieuse, est théoriquement favorable aux pros de la vitesse. À Chamonix, l’an passé, dans les mêmes circonstances, Muffat-Jeandet avait fini cinquième d’une course remportée par Alexis Pinturault. Comme quoi la théorie c'est bien, mais les Bleus préfèrent encore miser sur la pratique. ‘

2

Le globe de combiné ne se joue que sur deux courses, cette saison. Alexis Pinturault, vainqueur de la première, est donc en tête du classement. Actuel dauphin de Marcel Hirscher (absent aujourd’hui) au général, il avait gagné le globe de la discipline la saison passée sur trois courses. Il partira dossard 1. « Le 1 c’est toujours bien », a-t-il glissé lors du tirage au sort.

ADELISSE EN FORME Antoine Adelisse (notre photo) a pris la troisième place des qualifications de la Coupe du monde de slopestyle, à Font-Romeu. Le freestyleur de La Plagne avait été opéré du genou droit la saison dernière et faisait son retour à la compétition. La finale de cette première Coupe du monde en France se déroule demain.

RÉSULTATS - PROGRAMME ski a lpin COMBINÉ

HOMMES

2/2 COUPE DU MONDE ¢ WENGEN (SUI) AUJOURD’HUI 10 h 15 (1re manche) et 13 h 45 (2e manche). 1re manche sur Eurosport et 2e manche sur Eurosport 2. Favoris : Pinturault (dossard 1) ; Kilde (NOR, 2) ; Paris (ITA, 4) ; Muffat-Jeandet (6); Janka (SUI, 10). Autres Français engagés : Théaux (8), Giraud-Moine (9), Giezendanner (20), Muzaton (32). Coupe du monde de combiné alpin : 1. Pinturault (FRA), 100 pts ; 2. Hirscher (AUT), 80 ; 3. Kilde (NOR), 60, etc. COUPE DU MONDE 2017 : 1. Hirscher (AUT), 893 pts ; 2. Pinturault, 594 ; 3. Kristoffersen (NOR), 592, etc.

ski freestyle COUPE DU MONDE 2/11

LAKE PLACID (USA) ¢ HOMMES AUJOURD'HUI. BOSSES, à 19 h 30. Français engagés : Cavet, Benna, Lejeune, Lenvers, Escobar, Theocaris. COUPE DU MONDE 2017 : 1. Kingsbury (CAN), 100 pts ; 2. Graham (AUS), 80 ; 3. Cavet, 60, etc. ¢ FEMMES AUJOURD'HUI. BOSSES, à 19 h 30. Française engagée : Laffont. COUPE DU MONDE 2017 : 1. Cox (AUS), 100 pts ; 2. Laffont, 80, etc.

biathlon COUPE DU MONDE

2/5

RUHPOLDING (ALL) ¢ FEMMES HIER, RELAIS 4 x 6 KM : 1. Allemagne (Hinz, Hammerschmidt, Preuss, Dahlmeier), 1 h 9’53’’0, (6 pioches dans les balles de réserve + 0 tour de pénalité) ; 2. France (A. Chevalier, Braisaz, Bescond, Aymonier), à 3’’5, (7 + 0) ; 3. Norvège (Nicolaisen, Fenne, T. Eckhoff, Olsbu), à 4’’5, (1 + 0). HOMMES AUJOURD’HUI, SPRINT 10 KM à 14 h 45. En direct sur La Chaîne L’Équipe et Eurosport. Français engagés : M. et S. Fourcade, Fillon Maillet, ¢

Beatrix, Claude. COUPE DU MONDE 2017 (après 11 épreuves sur 26) : 1. M. Fourcade, 610 pts ; 2. Shipulin (RUS), 379 ; 3. Schempp (ALL), 370 ; … 9. J. Boe (NOR), 308 ; 13. Beatrix, 236, etc.

combiné nordique

COUPE DU MONDE

Français engagés : Braud, Laheurte, Gérard. COUPE DU MONDE 2017 : 1. Frenzel (ALL), 634 ; 2. Rydzek (ALL), 590 ; 3. Riessle (ALL), 478 ; … 14. Braud, 138, etc.

saut à skis COUPE DU MONDE

9/22

VAL DI FIEMME (ITA) AUJOURD’HUI, Gundersen. Saut (HS 134) à 9 h 30, fond (10 km) à 13 h 15. En direct sur Eurosport 2 (saut) et Eurosport (fond).

7/19

SAPPORO (JAP) LA NUIT PROCHAINE, HS 100 FEMMES à 3 heures. Françaises engagées : Mattel, Morat, Lemare, Avocat-Gros. COUPE DU MONDE 2017 : 1. Takanashi (JAP), 560 pts ; 2. Ito (JAP), 352 ; 3. Iraschko-Stolz (AUT), 317 ; … 16. Morat, 85 ; 17. Mattel, 65, etc.

Jérôme Prévost/L’Équipe

Combiné

Bernard Papon/L’Équipe

32 ski a lpin COUPE DU MONDE


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

33 COUPE DU MONDE biathlon

Hommes

En direct à 14 h 25 sur la chaîne

Sprint 10 km

Les prétendants saluent le roi

De Schempp à Boe, les principaux rivaux de Martin Fourcade ne se font plus d’illusion sur leurs chances de gagner la Coupe du monde. Ils expliquent pourquoi le Catalan est si fort. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

MARC VENTOUILLAC

Frédéric Mons/L’Équipe

Matthias Balk/DPA/MaxPPP

Hendrick Schmidt/DPA/MaxPPP

RUHPOLDING (ALL) – En début de saison, les félicitations aux Français étaient chaleureuses, enthousiastes. Et puis, au fur et à mesure des huit victoires de Martin Fourcade, les Bleus ont senti une certaine lassitude chez leurs homologues. Les claques dans le dos se sont faites plus molles, les sourires plus contraints. Martin Fourcade écrase l’édition 2017 de la Coupe du monde comme jamais : 231 points d’avance sur son suivant, soit presque l’équivalent de quatre victoires (240 points) après onze courses sur vingt-six. Tous le reconnaissent : sauf accident, la course au globe est pliée. Aucun ne s’avouera jamais vaincu d’avance, mais tous admettent sa supériorité. Pour Shipulin, Schempp, Svendsen, Boe ou Bjoerndalen, Fourcade est le plus fort dans tous les secteurs : ski, tir, mental, régularité… Alors qu'aujourd'hui, sur un parcours qu’il affectionne, Fourcade sera encore favori du sprint, ses rivaux expliquent d’où vient sa force. ‘

SIMON eSCHEMPP (ALL)

EMIL SVENDSEN (NOR) e

OLE EINAR BJOERNDALEN (NOR) e

« IL AIME JOUER »

« IMPRESSIONNÉ PAR SES PROGRÈS AU TIR »

« IL PEUT BATTRE MON RECORD »

28 ans, 3 au classement de la Coupe du monde

31 ans, 7 au classement de la Coupe du monde

« Sur les cinq-six dernières années, Martin est incontestablement le meilleur athlète du monde. Il a réussi à gagner plus de courses (55 en Coupe du monde, plus 2 titres olympiques) que personne sur un tel laps de temps. À ce rythme, il peut battre mon record de 94 victoires en Coupe du monde. Tout dépend de sa motivation. Ce n’est jamais facile de se maintenir à un si haut niveau. Notre sport peut évoluer, et il faudra qu’il progresse encore. Et puis on verra peut-être apparaître deux, trois athlètes qui auront le niveau et la régularité pour le défier. Mais, pour le moment, ça n'est pas le cas. »

« Martin est impressionnant, il a toujours faim de victoires. Il est déjà à un très haut niveau, et pourtant il est un des rares qui arrivent à s’améliorer un petit peu chaque saison. Il est meilleur d’année en année. Il est fort au tir debout, et c’est là qu’il construit souvent ses victoires. Mais cette saison, je suis impressionné par ses énormes progrès au tir. Il était à 89 % de réussite l’an dernier, ce qui était déjà un haut niveau, mais gagner 3 %, c’est extraordinaire. Ça lui a apporté beaucoup de victoires en ce début d’année. »

Frédéric Mons/L’Équipe

Frédéric Mons/L’Équipe

« C’est l’incontestable numéro 1. Tout le monde veut le battre mais, pour cela, on doit être dans un jour parfait. Mentalement, il a sa propre manière d’aborder les compétitions. Il aime jouer avec ses adversaires. Cela peut être un avantage, mais cela peut aussi se retourner contre lui. La semaine dernière, dans la mass start d’Oberhof, je ne sais pas si c’est avec ma tête que je l’ai battu. Je suis resté derrière lui durant tout le dernier tour et j’avais surtout plus de puissance sur la fin. »

42 ans, 8 au classement de la Coupe du monde

ANTONeSHIPULIN (RUS)

COUPE DU MONDE

JOHANNES BOE (NOR) e

23 ans, 9 au classement de la Coupe du monde.

« LE PLUS COMPLET »

Frédéric Mons/L’Équipe

29 ans, 2 au classement de la Coupe du monde « JE VISE LA DEUXIÈME PLACE » « Cette saison, Martin est très fort partout. Il a terminé la quasi-totalité de ses courses dans le top 3, il maîtrise toutes les composantes de la course. Pour le maillot jaune, c’est fini. C’est impossible de le battre pour le général, il a trop de points d’avance pour qu’on puisse aller le chercher. Désormais, je vise la deuxième place. Mais il n’est pas imbattable, et j’espère que je le devancerai aux Championnats du monde. »

Relais 4 x 6 km

« Martin est plus fort que jamais. C’est le plus complet. Son ski a toujours été très bon, et il est beaucoup plus efficace au pas de tir. Je peux le défier sur les skis, mais il faudrait que je me rapproche de lui derrière la carabine. Cette saison, des gars comme Simon Schempp ou Anton Shipulin paraissent en retrait et Jakov Fak n’est pas là. Il est très fort et les autres ne sont pas à leur meilleur, ce qui rend la différence plus importante. »

Femmes

Un podium sans Dorin

La championne du monde laissée au repos, ses coéquipières sont allées s'offrir une belle deuxième place. RUHPOLDING – Jean-Paul Giachino retire son œil de sa lunette de visée et esquisse une moue de satisfaction. « Alors là, elle est en train de passer un cap ! » Il commente le tir debout de Célia Aymonier qui vient de réaliser le premier 10 sur 10 de sa carrière. Elle qui avait du mal à trouver la stabilité au debout vient de se sortir du piège de l’ultime rafale alors que, dernière re-

layeuse, elle jouait le podium pour le compte du relais français. « Elle était à la bagarre et c’est très facile d’exploser dans ces conditions », souligne le coach du tir. « Ce 10 sur 10, j’avais à cœur de le faire depuis longtemps, poursuit Aymonier (25 ans). Maintenant, je sais que j'en suis capable. À moi de le reproduire sur des courses individuelles. » Sortant du pas de tir avec l’Ukrainienne Pidhrush-

na en troisième position, elle allait fondre ensuite sur la Norvégienne Olsbu pour amener la France sur la deuxième marche du podium, derrière l’Allemagne de Laura Dahlmeier. Il est vrai que, sur les skis, Aymonier sait faire. Elle vient du fond, qu’elle a abandonné en 2015 pour rajouter une carabine à son arsenal. Cet accessit est d’autant plus satisfaisant pour les

Bleues que Marie Dorin a été laissée au repos dans la perspective du sprint de demain. Avant-hier, la quintuple championne du monde avait assisté à la réunion préparatoire de l’équipe pour bien marquer son soutien à ses coéquipières. « C’est bien de réussir ce relais sans Marie, reprend Giachino. Cela prouve la force d’un groupe. C’est dans la continuité de la saison. Ce qui est

bien, c’est qu’on a été dans le match d’entrée et qu'on n’a jamais été à plus de vingt-cinq secondes de la tête. » Aymonier avait en effet été bien lancée par ses coéquipières, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz et Anaïs Bescond, toutes montées sur le podium à titre individuel cet hiver. Seule Aymonier n’y est pas parvenue pour l’insM. V. tant. Ça ne saurait tarder.


34 omnisports RÉSULTATS-PROGRAMME

HOMMES

e ¢ 16 JOURNÉE Aujourd'hui 20:30 Antibes-Le Mans ¢ Dijon-Orléans ¢ Paris-Levallois-Strasbourg. Demain 18:30 Monaco-Nanterre (SFR Sport 2). 20:00 ASVEL-Nancy ¢ Cholet-Hyères-Toulon ¢ Châlons-Reims-Chalon. Dimanche 18:30 Pau-Lacq-Orthez-Limoges CSP (SFR Sport 2). Lundi 20:30 Gravelines-Le Portel (SFR Sport2).

CLASSEMENT

ÉQUIPES 1 MONACO 2 CHALON 3 NANTERRE 4 PAU-ORTHEZ 5 LE MANS 6 GRAVELINES 7 ASVEL 8 PARIS-LEVALLOIS 9 STRASBOURG 10 LE PORTEL 11 LIMOGES CSP 12 CHÂLONS-REIMS 13 HYÈRES-TOULON 14 CHOLET 15 DIJON 16 ANTIBES 17 ORLÉANS 18 NANCY

%

86,7 80 66,7 66,7 53,3 53,3 53,3 53,3 53,3 46,7 46,7 40 40 40 33,3 33,3 33,3 20

MATCHES POINTS J. G. P.

15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15

13 12 10 10 8 8 8 8 8 7 7 6 6 6 5 5 5 3

2 3 5 5 7 7 7 7 7 8 8 9 9 9 10 10 10 12

p.

c.

1235 1027 1217 1070 1210 1148 1169 1151 1099 1083 1191 1172 1105 1137 1102 1055 1167 1120 1057 1071 1133 1145 1180 1272 1044 1068 1156 1228 1069 1086 1059 1131 1039 1179 1110 1199

Classement : 1.Fos-sur-Mer, 92,3% (12-1) ; 2.Charleville-Méz., 76,9 (10-3) ; 3.Bourg-en-Bresse, 69,2 (9-4) ; 4.Nantes, 61,5 (8-5) ; 5.Le Havre, 61,5 (8-5) ; 6.Denain, 53,8 (7-6) ; 7.Lille, 53,8 (7-6) ; 8.Saint-Quentin, 46,2 (6-7) ; 9.Vichy-Clermont, 46,2 (6-7) ; 10.Roanne, 46,2 (6-7) ; 11. Évreux, 46,2 (6-7) ; 12.Blois, 38,5 (5-8) ; 13.Aix-Maurienne, 38,5 (5-8) ; 14.Poitiers, 38,5 (5-8) ; 15.Boulazac, 38,5 (5-8) ; 16.Boulogne-sur-Mer, 30,8 (4-9) ; 17.Rouen, 30,8 (4-9) ; 18.Saint-Chamond, 30,8 (4-9).

EUROLIGUE

HOMMES

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 17 JOURNÉE Hier Unics Kazan - Bamberg (ALL) : 63 - 58; Darussafaka Dogus Istanbul (TUR) - Vitoria (ESP): 98 - 89 ; ER Belgrade (SER) - Fenerbahçe (TUR) : 75 - 73; FC Barcelone (ESP) - Olympiakos (GRE) : 67 - 69. Aujourd'hui 18:00 CSKA Moscou (RUS) - Milan (ITA) ¢ Galatasaray (TUR) - Z. Kaunas (LIT) 20:45 Panathinaïkos (GRE) - EP Istanbul (TUR) 21:00 Real Madrid (ESP) - Maccabi Tel-Aviv (ISR). Classement : 1.CSKA Moscou, 75% (12-4); 2.Olympiakos, 70,6 (12-5) ; 3.Real Madrid, 68,8 (11-5) ; 4.Vitoria, 64,7 (11-6) ; 5.Fenerbahçe, 58,8 (10-7); 6.Panathinaïkos, 56,2 (9-7) ; 7.Darussafaka Dogus Istanbul (TUR), 52,9 (9-8) ; 8.ER Belgrade, 52,9 (9-8) ; 9.EP Istanbul, 50 (8-8) ; 10.Bamberg, 41,2 (7-10); 11.Unics Kazan, 41,2 (7-10) ; 12.FC Barcelone, 41,2 (7-10) ; 13.Maccabi Tel-Aviv, 37,5 (6-10) ; 14.Z. Kaunas (LIT), 37,5 (6-10) ; 15.Galatasaray, 25 (4-12) ; 16.Milan, 25 (4-12).

NBA

SAISON RÉGULIÈRE ¢ MERCREDI Philadelphia-New York : 98-97; Boston-Washington : 117 - 108 ; Minnesota-Houston : 119-105; Oklahoma City-Memphis : 103-95 ; LA Clippers-Orlando : 105-96 ; Portland-Cleveland: 102-86; Denver-Indiana. 140-112.

ha ndba ll DIVISION 1

FEMMES

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 10 JOURNÉE Mercredi Issy-Paris-Celles-sur-Belle : 30-22; Metz-CDB Dijon : 34-20; Brest-Toulon/St-Cyr : 25-17. Aujourd'hui 20:15 Besançon-Fleury-les-Aubrais 20:30 Chambray-lès-Tours-Nice.

Classement : 1. Metz, 25pts; 2. Brest, 23; 3. Issy-Paris, 23; 4. Nantes LAH, 21; 5. CDB Dijon, 19; 6. Toulon/St-Cyr, 17; 7. Besançon, 16; 8. Fleury-lesAubrais, 14; 9. Nice, 13; 10. Chambray-lès-Tours, 12; 11. Celles-sur-Belle, 9.

volley-ba ll LIGUE A

HOMMES

(RUS) b. Carreño Busta (ESP), 2-6, 6-4, 6-1 ; Troicki (SER) b. Kohlschreiber (ALL), forfait ; Muller (LUX) b. Cuevas (URU), 7-6 (5), 6-4.

hockey sur g l a ce

LIGUE MAGNUS

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 33 JOURNÉE Aujourd'hui 20:00 Amiens-Épinal ¢ Nice-Grenoble ¢ Strasbourg-Dijon. 20:30 Angers-Bordeaux ¢ Gap-Chamonix-Morzine ¢ Lyon-Rouen. Classement : 1. Gap, 65pts ; 2. Rouen, 64 ; 3. Lyon, 63 ; 4. Grenoble, 62 ; 5. Bordeaux, 61 ; 6. Angers, 44 ; 7. Amiens, 40 ; 8. Épinal, 39 ; 9. Nice, 38 ; 10. Strasbourg, 32 ; 11. Chamonix-Morzine, 30 ; 12. Dijon, 29.

SYDNEY (AUS)

DUR WTA ¢ DEMI-FINALES Konta (GBR) b. Bouchard (CAN), 6-2, 6-2 ; A. Radwanska (POL) b. Strycova (RTC), 6-1, 6-2.

HOBART (AUS)

Samuel Takac et Lyon tenteront de ravir la place de dauphin à Rouen.

DUR WTA ¢ QUARTS DE FINALE Mertens (BEL) b. Bertens (HOL), 6-2, 7-5 ; FETT (CRO) b. Cepede Royg (PAR), 6-1, 6-4 ; Niculescu (ROU) b. Ozaki (JAP), 6-4, 6-4 ; Tsurenko (UKR) b. Rogers (USA), 4-6, 6-4, 6-3.

golf CIRCUIT EUROPÉEN

BMW SA OPEN (Glendower Golf Club de Johannesburg, AFS) Premier tour (par 72): 1. (– 6) Horne (AFS), Fisher Jr (AFS); 3. (– 5) McIlroy (GBR), Smith (ANG), Kruger (AFS), Aiken (AFS), Burmester (AFS); ... 13. (– 3) Stalter ; 27. (– 2) Langasque ; 54. (par) Perrier; 77. (+ 1) Pavon, etc.

tennis AUCKLAND (NZL)

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 12 JOURNÉE : Hier Sète-Poitiers : 0-3 (19-25;17-25;25-27). Aujourd'hui 20:00 Nice-Montpellier ¢ Tours-Toulouse. Demain 19:30 AS Cannes-Paris ¢ Narbonne-NantesRezé 20:00 Ajaccio-Chaumont.

DUR ATP 250 ¢ QUARTS DE FINALE Baghdatis (CHY) b. Vesely (RTC), 6-2, 6-4 ; Sousa (POR) b. Haase (HOL), 6-3, 6-2 ; Sock (USA) b. Chardy, 5-7, 6-4, 6-3 ; Johnson (USA) b. Isner (USA), 6-3, 5-7, 7-6 (3).

Classement : 1.Chaumont, 27pts; 2.Montpellier, 24; 3.Paris, 23; 4.Tours, 22; 5.Toulouse, 18; 6.Poitiers, 17; 7.Ajaccio, 16; 8.Sète, 15; 9.Nice, 14; 10.AS Cannes, 14; 11.Nantes-Rezé, 8; 12.Narbonne, 3.

DUR ATP 250 ¢ QUARTS DE FINALE Evans (GBR) b. Thiem (AUT), 3-6, 6-4, 6-1 ; A. Kuznetsov

Christiaan Kotze AFP

PRO A

SAISON RÉGULIÈRE

HOMMES

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 14 JOURNÉE Aujourd'hui 20:00 Aix-Maurienne-Rouen ¢ Évreux-Bourg-en-Bresse ¢ Le Havre-Fos-sur-Mer. Demain 20:00 Blois-Saint-Chamond ¢ Boulogne-surMer-Lille ¢ Charleville Étoile-Denain ¢ Poitiers-Nantes ¢ Roanne-Vichy-Clermont ¢ Saint-Quentin-Boulazac.

Sébastien Boué/L’Équipe

PRO B

ba sket

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

SYDNEY (AUS)

Rory McIlroy sur le parcours de Johannesburg, hier.

demain PORTFOLIO

Alex Morgan l’atout US de Lyon

BIARRITZ

la défaite en chantant

ENTRETIEN

REPORTAGE

LES MONKS DU BRONX


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

35 TOUR D'ESPAGNE 2017 cyclisme

Présentation

La Vueltaveutdu rythme

LE PARCOURS

LeTour d’Espagne seradenouveauparticulièrement montagneux,mais avec desétapescourtespourrendre la course plus spectaculaire.

Gijon

Corvera de Asturias Col de l’Angliru

Caso. Parc Naturel Gruissan. de Redes NÎMES Grand Suances Narbonne Los Machucos Escaldes-Engordany Circuit de Navarre Santo Toribio Andorrede Liébana la-Vieille Prades Logroño Villadiego Conflent Canigo

MANUEL MARTINEZ

L'exemple de Formigal Lelivrederoute,quinedonne pas encoretouslesdétailsdesvingtet une étapes, affiche pourtant neuf arrivées au sommet, même si certaines rampes finales ne seront pas excessives en termes de distancemaiscompenséesparde sévères pourcentages. Les organisateurs du Tour d’Espagne sont

Arroyomolinos

Tarragone Benicassim Alcossebre Vilareal Sagunt

Cuenca

LIíria Sierra Hellin Cumbre de sol de La Pandera Caravaca Alcala Jubilar Écija la Real Xorret de Cati Lorca Tomares EIPozo alimentaciòn Coin Motril Antequera

Observatoire astronomique de Calar Alto 100 KM

Sirotti/Icon Sport

Paco Giner et Fernando Escartin, les chevilles ouvrières de l’organisation du Tour d’Espagne, ont dû bien crapahuter avant de coucher sur le papier le tracé de l’édition 2017 dévoilé hier soir à Madrid et quidébuterale19aoûtenFrance,à Nîmes, par un contre-la-montre par équipes, comme c'est le cas depuis quelques années. Après trois jours en France où les villes de Gruissan et Prades seront visitées, les deux compères ont choisi derejoindre l’EspagneviaAndorre, pour ensuite ratisser de manière largelaPéninsuleibérique. Contrairementàl’andernier,ils n’ont pas hésité à inonder la carte de longs transferts, dont un spectaculairedeplusdeneufcentkilomètres entre Grenade et Logroño juste avant la deuxième journée de repos. Directeurs sportifs, assistants et suiveurs devront faire avec. Sinon, la Vuelta est restée fidèle aux schémas des années précédentes qui offrent la part belle aux parcours montagneux, un seul chrono individuel de quarante kilomètres(à Logroño) et peud’espacepourlessprinteurs.

MADRID

passés maîtres dans l’art de transformer des chemins pour chèvresenpistescyclables. Clairement, les grimpeurs sont invités au rendez-vous. Il y aura trois arrivées au sommet par semaine. Tout d’abord ,l’étape de Santa Lucia d’Alcossebre dès le cinquième jour, puis suivront les cimesdeXorretdeCati(26août)et Cumbre del Sol (27), avant la première journée de repos. En deuxième semaine, on filera vers l’Andalousie où se dresseront Calar Alto (30 août), la Pandera (2 septembre) et enfin la fameuse Sierra Nevada (3 ) . D’un coup d'ailes, le peloton se dirigera vers le nord avec une arrivée inédite en haut de Los Machucos (6) , une montée de treize kilomètres avec des passages à… 28%, puis Toribio de Liébena (7 ) et enfin le colosse de l’Angliru et sa pente à

CONTINENTAL PRO

25%, où Kenny Élissonde fut le dernier à s’imposer en 2013, termedel’avant-dernièreétape. Afin d’adoucir la pente, les organisateursontoptépourdesétapes plus courtes, pour rendre la course plus nerveuse et plus spectaculaire : ils se sont inspirés de l’étape de montagne de Formigal l’an passé que Quintana et Contador avaient dynamitée en piégeantFroome. Difficile de savoir pour l'heure quels coureurs seront au départ de Nîmes le 19 août. Quintana et Chaves semblent se diriger vers un choix Giro-Tour, Contador, Froome et Nibali ne se sont pas prononcés alors qu'Aru, vainqueur en 2015, serait partant. Pas dequoirendrenerveuxlesorganisateurs qui savent que la Vuelta estparfoislaséancederattrapage duTourdeFrance. ‘

La spectaculaire étape de Formigal, au cours de laquelle Nairo Quintana (ici devant Gianluca Brambilla, vainqueur ce jour-là) avait piégé Chris Froome, a beaucoup inspiré les organisateurs de la Vuelta pour l'édition 2017.

LES ÉTAPES 1

19 août

Nîmes - Nîmes

2

20 août

Nîmes - Gruissan. Grand Narbonne

3

21 août

Prades Conflent Canigo - Andorre-la-Vieille

4

22 août

Escaldes-Engordany - Tarragone

5

23 août

Benicassim - Alcossebre

6

24 août

Vilareal - Sagunt

7

25 août

LIíria - Cuenca

8

26 août

Hellin - Xorret de Cati

184 km

9

27 août

Oruhuela - Cumbre de sol

176 km

28 août

Repos

13,8 km 201 km 158,5 km 193 km 173,4 km 198 km 205,2 km

10

29 août

Caravaca Jubilar - EIPozo alimentaciòn

11

30 août

Lorca - Observatoire astronomique de Calar Alto

12

31 août

Motril - Antequera

13

1 sept.

Coin - Tomares

14

2 sept.

Écija - Sierra de La Pandera

15

3 sept.

Alcala la Real - Sierra Nevada. Col Hoya de la Mora

4 sept.

Repos

16

5 sept.

Circuit de Navarre -Logroño

42 km

17

6 sept.

Villadiego - Los Machucos

180 km

18

7 sept.

Suances - Santo Toribio de Liébana

19

8 sept.

Caso. Parc Naturel de Redes - Gijon

153 km

20

9 sept.

Corvera de Asturias - Col de l’Angliru

119,2 km

21

10 sept.

Arroyomolinos - Madrid

101,9 km

171 km 188 km 161,4 km 197 km 185,5 km 127 km

168,5 km

Total provisoire : 3 297,7 km

Fortuneo-Vital Concept

Il vafalloir se réinventer

L'EFFECTIF 2017

nouveau profil de l'équipe bretonne laissait augurer de belles perspectives. Mais le 30 décembre, l’annonce prenait tout le monde de court : le Belge souffre d'une arythmie cardiaque, qui l'empêche de courir. La semaine dernière, lors de la présentation de l’équipe au domaine de CisséBlossacprèsdeRennes,lemanageraétésubmergéparl’émotion. À l'évocation du Belge,il a fondu enlarmes.«C’estungroscoupdur et avant tout pour Gianni.Mais on est obligés d’avancer et Gianni doit le faire aussi. Pour lui. On va continueràl’aider.»

Pour avancer, il faut oublier une saison 2016 plutôt terne et éviter que le choc provoqué par la maladie de Meersman marque trop le groupe. « Gianni, c’était la plus-valuedel’équipe,maistoutne devait pas non plus tourner autour delui,reconnaîtlemanager.Nous avons d’autres bonnes recrues et des coureurs importants comme Eduardo Sepulveda et Daniel McLay. Le message que l’on fait passer aux coureurs, c’est qu’ils doivent prendre conscience de la chance qu’ils ont d’être sur le vélo. Ils vont se surpasser pour Gianni et pourl’équipe.»

Sans conteste, Meersman sera l’élément manquant d’un groupe qui a fière allure. « Pour l’heure, nous n'avons pas pour objectif de le remplacer, avoue Hubert qui a salué «le travail du pôle technique du CHU de Rennes, lequel a su détecter le mal avant qu’un malheur arrive. » Manu Hubert et son staff vont redistribuer les cartes.« On a une structure qui tient la route, dit-il. J’espère que 2017 sera plus florissante. On va juste redéfinir des tâches bien précises plutôt que de laisser chacun s’exprimer à l’aveugle sur les courM.M. ses.»

Nicolas Créach/Le Télegramme /MAX PPP

L’équipe Fortuneo-Vital Concept aprésentéson effectif la semaine dernière sans sa recrue phare, le Belge Gianni Meersman... contraint d'arrêterenraison de problèmes cardiaques. Annoncée à l'automne, l’arrivée du Belge Gianni Meersman au sein de l'équipe Fortuneo-Vital Concept pour 2017 avait eu son petiteffetmédiatique.Enenrôlant ce coureur de trente et un ans à la notoriété confirmée, vainqueur d’étapessurleTourdeRomandie, le Tour de Catalogne ou la Vuelta, pour une enveloppe estimée à 200 000 euros par an, Emmanuel Hubertlemanager,avaitréaliséla bonneaffairedumercatohexagonal. Avec Meersman en tête de gondole et les renforts d’Arnold Jeannesson, Maxime Bouet, Romain Hardy et Laurent Pichon, le

Ville départ Ville arrivée Ville départ-arrivée Contre-la-montre

À 31 ans, Gianni Meersman souffre d'arythmie cardiaque.

Manager général Emmanuel Hubert Directeur sportif Sébastien Hinault Directeurs sportifs adjoints Roger Tréhin, Yvon Caer, Denis Leproux Coureurs Anthony Delaplace, Armindo Fonseca, Arnaud Gérard, Brice Feillu, Erwann Corbel, Florian Vachon, Elie Gesbert, Francis Mourey, Franck Bonnamour, Kévin Ledanois, Laurent Pichot, Arnold Jeannesson, Maxime Bouet, Maxime Daniel, Pierre-Luc Périchon, Romain Hardy ; Eduardo Sepulveda (ARG) ; Daniel McLay (GBR) ; Boris Vallée (BEL).


36 auto-moto RALLYE-RAID

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Entre Chilecito et San Juan, l'équipage Peterhansel-Cottret a connu hier une étape très compliquée.

Marcelo Maragni/Red Bull Content Pool

AUTOS

Peterhanselàquiperdgagne

DevancéparLoeb à l'arrivéedel'étape, «Monsieur Dakar» arécupéréla victoire despécialeetla tête du rallyeaprès avoir étéindemnisé en temps pouravoir portéassistanceà un motardblessé. DENOTRE ENVOYÉSPÉCIAL

PASCAL SIDOINE

SAN JUAN (ARG) – Quel scénario ! Depuis son lancement le 2 janvier à Asuncion (Paraguay), ce 39e Dakar réserve quasiment chaque jour son lot de surprises et de rebondissements, en spéciale comme hors course. Après le bourbier apocalyptique d’Oruro, la route coupée vers Salta, les séances de «jardinage», les abandons de favoris (Al-Attiyah et Sainz) et les multiples changements de leader, la dixième étape entreChilecitoetSanJuanaredistribuéles rôles. Une nouvelle fois, le duel entre SébastienLoebetStéphanePeterhanselaatteintdessommets. Au terme d’une incroyable chevauchée par plus de 40 degrés dans des rios défoncés puis sur des pistes rapides, le nonuple champion du monde WRC avait été le plus véloce devant Despres et «Peter». Sauf quecedernierdevaitbénéficierd’unerestitution du temps perdu pour avoir porté assistance à Simon Marcic (fracture ouverte tibia-péroné), le motard slovène avec lequel il était entré en collision au kilomètre

83.Àl'arrivéedelaspéciale,etenattendant le verdict de la direction de course sur le cas Peterhansel, l'équipage Loeb-Elena conservait la tête du rallye avec 8’23’’ d'avancesursongrandrival. Dans ce contexte, il était alors difficile pour l'Alsacien de s’exprimer sur sa performance du jour. Dans sa voix, on sentait pourtant poindre de la déception. « C’était vraiment compliqué en navigation, racontait l’Alsacien. On ne savait jamais où il fallait aller.Onaperdubeaucoupdetemps.Quandça tourne au jeu de pistes comme ça, et qu’on reste en première pendant des kilomètres à franchir des tranchées, ce n’est pas ce qui m’amuse. À un moment, on est même partis escalader une montagne avant de rebrousser chemin. C’était limite infranchissable. Après, dans la deuxième partie, on a attaqué àbloc.» Mais cela risquait de ne pas suffire en termes de chrono. L’intéressé semblait d’ailleurs conscient que l’issue de cette spéciale pourrait lui coûter cher dans sa quête à la victoire finale, après-demain à Buenos Aires. « Stéphane va récupérer du temps,etilyenapasmalapriori,précisait-il

alors. De ce que j’entends, ce ne serait pas loindequinzeminutes.Aufinal,ildevraitnous mettre plusieurs minutes, peut-être sept ou huit. À deux étapes de la fin, c’est dur. Je sais qu’il peut encore se passer des choses, mais ça ne va pas être facile d’aller chercher Stéphane.»

,,

“Les laisser jouer la victoire jusqu’au bout

BRUNO FAMIN , DIRECTEUR DE PEUGEOT SPORT

Alors que Peterhansel se réfugiait dans son camping-car pour récupérer et se remettre de ses émotions, Bruno Famin, le directeur de Peugeot Sport, réagissait à sontouràcenouveaurebondissementetà sesconséquences.«Ilvayavoirunerégularisation,çanepeutpasêtreautrement,commentait-il.ÇadevraitsuffireàStéphanepour gagnerl’étapeetreprendrelatêtedurallye.» Quant à d’éventuelles consignes d’équipe, il confirmait sa position de la veille. « On reste sur la même philosophie qu’hier (mercredi), ajoutait-il. Trop peu de temps sépare cesdeuxchampions.Ilfautleslaisserjouerla

victoire jusqu’au bout. Je pense qu’ils prennentbeaucoupdeplaisiràcetaffrontement.Il yauraitunedemi-heured’écart,ceseraitdifférent.» Sans compter qu’en réalisant son quatrième triplé d'étape hier, le Lion confortait sa mainmise sur le podium du classement général. Quelques minutes après les propos de Bruno Famin, la décision de la direction de course tombait : 14’13’’ étaientdéduitesdutempsdecoursedePeterhansel. «Monsieur Dakar» ravissait ainsilavictoiredespécialeàLoebainsique les commandes du rallye avec 5’50’’ d’avance sur l’Alsacien. À deux jours de la fin, ce n’est pas rien. Mais attention, ce Dakarn'estpasavareencoupsdethéâtre! ‘

ÉTAPE

«Ques’est-ilpasséaukilomètre 83 delaspéciale? C’étaitvraimentcompliquéennavigation. Onétaitperdusquandonavuaudernier momentunmotardquiremontaitensens inverseaumilieudelavégétationetdes arbustes.Onapilé,ilabloquésaroue,la voitures’estarrêtéesurlui,sursamoto. Jean-Paul(Cottret,le copilotede Peterhansel)estsorti,onareculé.Ila toujoursétéconscient,maisonluiacassé lajambe.Onestrestésentredixetvingt

minutesàsescôtés,letempsque l’hélicoptèremédicaliséarrive.C’estla premièrefoisquej’aiunaccidentavecun motard.Jesuisvraimentdésolépourlui. Celaauraitpuêtrebeaucoupplusgrave.Ça n’apasétésimple,après,derepartiren course. Pensez-vousquelanavigationétaittrop compliquée? C’étaitlimite,maisjenesaispassionpeut direça.Ilestsûrquequandtuasdesmotos etdesquadsdanstouslessens,tupeux friserlacorrectionnelle.Ilnefautpasnon

plusjeterlapierreauxorganisateurscaron étaittousdemandeursdeplusdenavigation. C’estlacohabitationaveclesmotosetles quadsquirendl’exercicedélicat. Reprendrelatêtedurallyeavec5'50'' d’avancesurLoebàdeuxjours del’arrivée,c’estimportant? Onfaitprobablementunbontempsmais, cesoir,leclassementestsecondaire.Sion parlepurementsport,c’estsûrquec’est plutôtpositif.Maismêmesionaplusde cinqminutesd’avanceaugénéral,c’est légerquandonaunLoebénervé!» P.S.

471 km 288 km 467 km 292 km

LIAISON (motos-quads-camions) SPÉCIALE (motos-quads-camions) LIAISON (autos-ssv) SPÉCIALE (autos-ssv)

La Paz

Oruro

BOLIVIE

Tupiza

Uyuni

BRÉSIL

PARAGUAY Océan Pacifique

DENOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

GÉNÉRAL 1. Peterhansel-Cottret (Peugeot), 24 h 58'43''; 2. Loeb-Elena (MCO, Peugeot), à 5'50''; 3. Despres-Castera (Peugeot), à 25'40''; 4.Roma-Haro Bravo (ESP, Toyota), à 1 h 00'55''; 5.De Villiers-Von Zitzewitz (ZAF-DEU, Toyota), à 1 h 42'54''; 6.Terranova-Schulz (ARG-DEU, Mini), à 1 h 45'21''; 7.Garafulic-Palmeiro (CHL-PRT, Mini), à 3 h 26'34''; 8. DumasGuéhennec (Peugeot), à 3 h 57'43''; 9.Al QassimiMaimon (ARE, Peugeot), à 4 h 24'17''; 10.RautenbachHowie (ZWE-ZAF, Toyota), à 4 h 25'18'' ; etc.

11e AUJOURD’HUI SAN JUAN (ARG) - RIO CUARTO (ARG)

«Cinqminutesaugénéral,c’estléger»

Nouveau leader, Stéphane Peterhansel, ancien motard, était affecté par l’accident avec le piloteslovène Simon Marcic.

10e ÉTAPE 1. Peterhansel-Cottret (Peugeot), 4 h 47'; 2. Loeb-Elena (MCO, Peugeot), à 7'28''; 3. Despres-Castera (Peugeot), à 10'1''; 4.Al Rajhi-Gottschalk (SAU-DEU, Mini), à 19'3''; 5.Terranova-Schulz (ARG-DEU, Mini), à 20'12''; 6.De Villiers-Von Zitzewitz (ZAF-DEU, Toyota), à 22'48''; 7.RautenbachHowie (ZWE-ZAF, Toyota), à 34'23''; 8.Fuchs-Mussano (PERARG, Hrx), à 34'23''; 9.ProkopMinor (CZE-AUT, Ford), à 38'55''; 10.Roma-Haro Bravo (ESP, Toyota), à 38'57'' ; .... 13.DumasGuéhennec (Peugeot), à 50'4'' ; etc.

San Salvador de Jujuy CHILI

Départ ASUNCION

Salta San Miguel de Tucuman

Resistencia 250 km

Chilecito

ARGENTINE

URUGUAY

San Juan Rio Cuarto

BUENOS AIRES

Arrivée


37 RALLYE-RAID

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

auto-moto

MOTOS

Le calvaire deVan Beveren

DENOTRE ENVOYÉSPÉCIAL

PASCAL COVILLE

une image d’espoir : « Le Dakar est un animal sauvage difficile à dompter. Aujourd’hui (hier), il m’a donné un sacré coup de griffes, mais il ne m’a pas croqué. » Dans l’affaire, Adrien Van Beveren a perdusatroisièmeplace. Le seul coin de ciel bleu est venu de Pierre-Alexandre Renet. L’ancien champion du monde de motocross et d’enduro finit quatrième de l’étape sur sa Husqvarnaetgrimpeàlasixièmeplace du général. Mais gare aux coups depattesduDakar… ‘

“J'ai privilégié la vitesse au détriment de la navigation, c'est le contraire qu'il fallait faire

,,

Hier, le pilote officiel Yamaha racontaitsoncalvairesuruntracé exigeant écrasé sous le soleil, avec des températures supérieurs à 40 degrés dans des décors minéraux implacables : «J’ai privilégiélavitesseaudétrimentde la navigation, c’est le contraire qu’il fallait faire. Je suis tombé sept fois, heureusementsansgravité.J’aiété planté dans un gué et je n’ai pu m’en sortir que grâce à l’aide de spectateurs. J’étais en plein cagnard.J’enaipleuré.Çaaétélapire journée de ma vie sur une moto. J’aurais pu gagner le Dakar aujourd’hui(hier),jel’aiperdu.» Il voulait cependant finir sur

Van Beveren est désormais quatrième au classement général.

*JEU GRATUIT, RÈGLEMENT SUR RFM.FR

Frédéric Mons/L’Équipe

CRÉDIT PHOTO : VIXIT / SHUTTERSTOCK

SAN JUAN (ARG) – Dans quel état auraient terminé les pilotes hier, si l’étape redoutable de la veille n’avait pas été annulée ? Ce n’est pas trois pilotes de pointe qui auraient fini à l’hôpital (le Chilien Quintanilla, l’Américain Brabec et leSlovaqueSvitko),maislamoitié ducontingentdeuxroues. Hier, le Dakar a frappé fort les motards : navigation éprouvante, chaleur accablante. Il fallait être costaud et un brin veinard. À ce jeu-là, la plupart des Français sontpassésautravers. Pourtant, le clan tricolore fit longtemps cocorico. Michaël Metge semblait avoir décroché la première victoire de sa carrière humble mais méritante de pilote desoutien.Biencalédanslaroue de son leader, l’Espagnol Joan Barreda, il avait fini le parcours le plus vite. Tout d’un coup ce Gardoisdetrente-septansseretrouvaitenpleinelumière.Las!onapprenait, deux heures après la fin de l’étape qu’il avait loupé un way point, point de passage obligé. Il prenait une heure de pénalité. Triste rebondissement pour un pilote qui semble malgré tout sur le point de se débarrasser de son statut de porteur d’eau. Metge déclassé, le drapeau tricolore étaitenbernepourdebon. Adrien Van Beveren, le leader des Bleus, n’a pas loupé de contrôle, mais il a beaucoup « jar-

diné » pour trouver son chemin. Letriplevainqueurdel’Endurodu Touquet n’a jamais fait mystère de sa crainte des difficultés du Dakar. Quand il s’est hissé à la troisième place du classement général, il a prévenu qu’il ne pensait qu’à faire ses classes encore et toujours. À vingt-six ans, le Nordiste est un sage. Il se souvient qu’il a gagné son premier Touquet à sa sixième tentative. Dans son deuxième Dakar, il ne promettaitrien.Ilabienfait.

Fred Mons/L’Équipe

Lecontingent tricoloreasoufferthier dansune étapeinfernale. AdrienVanBeverenfinit17e et Michaël Metge,longtemps premier,estpénalisé.

Adrien Van Beveren avoue être tombé sept fois au cours de l'étape.

10e ÉTAPE 1. Barreda (ESP, Honda), 5 h 49'45''; 2.Svitko (SLQ, KTM), à 24''; 3.Caimi (ARG, Honda), à 3'48''; 4. Renet (Husqvarna), à 4'21'' ; 5. Rodrigues (POR, Yamaha), à 5'46''; 6.Cervantes Montero (ESP, KTM), à 7'15''; 7. A. Metge (Sherco Tvs), à 8'18''; 8.Goncalves (POR, Honda), à 8'43'' ; 9. Klymciw (RTC, Husqvarna), à 9'22'' ; 10. Walkner (AUT, KTM), à 12'53'' ;... 17. Van Beveren (Yamaha), à 30'14'' ; 22. De Soultrait (Yamaha), à 57'51''; 24. M. Metge (Honda), à 59'5''; 27. Minaudier (KTM), à 1 h 6'14''. GÉNÉRAL 1. Sunderland (GBR, KTM), 28 h 7'59'' ; 2. Walkner (AUT, KTM), à 30'1'' ; 3. Farres Guell (ESP, KTM), à 38'43'' ; 4. Van Beveren (Yamaha), à 41'57'' ; 5. Barreda (ESP, Honda), à 53'47''; 6. Renet (Husqvarna), à 55'24'' ; 7. Goncalves (POR, Honda), à 1 h 0'11''; 8. De Soultrait (Yamaha), à 1 h 32'55'' ; 9. Caimi (ARG, Honda), à 1 h 37'57''; 10.Svitko (SLQ, KTM), à 1 h 48'45'' ; ... 17. M. Metge (Honda), à 2 h 35'33'' ; 26. A. Metge (Sherco Tvs), à 4 h 9'42''; 27. Minaudier (KTM), à 4 h 14'56''.


38 tous sports CNOSF

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Douillet intéressé par le CNOSF

RACHEL PRETTI

Denis Masseglia a présenté ses vœux à la famille olympique, hier, au siège du Comité national olympique français (CNOSF). Au premier rang, Guy Drut, Tony Estanguet, les deux membres français du CIO mais aussi Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, ou encore David Douillet. L’occasion de parler de Paris 2024, bien sûr, d’évacuer « l’hypothèse 2024-2028 », référence au

ballon d’essai lancé par le président du CIO, Thomas Bach, quant à l’hypothèse de désigner en 2017 les villes hôtes des JO 2024 et 2028. L’occasion d’évoquer aussi l’élection du futur président du CNOSF, le 11 mai prochain.

Il devrait prendre sa décision d'ici à la fin du mois L’actuel patron de l’institution a confirmé qu’il serait bien candidat à un « ultime mandat », le troisième. « Je vais faire campagne et m’appuyer sur mon bilan, a-t-il

précisé en aparté. Je ne sais pas s’il y aura d’autres candidats. » C’est probable. Et ils étaient même dans la salle. Pressentie, Isabelle Lamour, présidente de la Fédération française d’escrime, assure être « toujours en réflexion ». Et, surprise, elle n’est pas la seule à cogiter. David Douillet, délégué spécial aux grands projets au sein du conseil régional d’Île-de-France et député des Yvelines, a lui aussi des fourmis dans les jambes. Il « réfléchit encore ». À quarante-sept ans, l’ancien judoka, double

Alexis Réau/L’Équipe

L’ancien ministre des Sports réfléchit à se présenter à la présidence du CNOSF, le 11 mai prochain, face à Denis Masseglia.

champion olympique des lourds (1996 et 2000), avait été le dernier ministre des Sports du quinquennat de Nicolas Sarkozy à partir de l’automne 2011. Il s’était depuis un peu éloigné de son milieu d’origine au gré de sa carrière politique sous l’étiquette Les Répu-

blicains. Il s’était ainsi impliqué dernièrement dans la campagne des primaires de l’ancien président Sarkozy. Comme Mme Lamour, il devrait déterminer d’ici à la fin du mois s’il se lance dans l’aventure. Ce serait la preuve que cette élection est ouverte. ‘

David Douillet, ici le 7 février 2016 à l'AccorHotels Arena, en marge du tournoi de judo de Paris.

omnisports

très court

jeux olympiques

Montebrun récupère une médaille

endura nce

attribuer le bronze mondial de 2005 suite au déclassement pour dopage de la Russe Olga Kuzenkova. Les autres sanctionnés du jour sont la lanceuse de poids bié-

lorusse Nadzeya Ostapchuk (2e) et six haltérophiles, quatre Chinoises qui avaient décroché l’or, une Turque (4e) et un Azerbaidjanais (6e).

Sutton/Panoramic

Manuela Montebrun, le 20 août 2008, en finale du lancer du marteau aux JO de Pékin.

Cissokho capitaine Oumiha fera les Championnats des Fighting Roosters

Étienne Garnier/L’Équipe

Médaillé de bronze olympique des – 69 kg, Souleymane Cissokho disputera son premier combat pro le 21 janvier à Levallois, tout en étant capitaine des Fighting Roosters (coqs de combat) en WSB, compétition par équipes. La franchise française, qui disputera ses premiers combats le 10 février au Maroc et le 23 à Paris (salle Wagram, où Cissokho devrait être engagé) contre les British Lionhearts, poursuit son recrutement. L’effectif comprendra des pros (des test-matches auront lieu le 20 janvier à l’INSEP, à Paris) et des membres de l’équipe de France amateurs (la convention avec la FFB devrait être proA.-A. F. chainement signée).

tous sports

FEU VERT POUR LA LOI

Les députés ont adopté, hier à l’unanimité, la proposition de loi visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la régulation et la transparence du sport pro ainsi qu’à améliorer la compétitivité des clubs. Elle sera soumise au vote définitif des sénateurs dans un mois avant son entrée en vigueur prévue fin février.

IDEC Sport

Le team suisse Rébellion a révélé les équipages qui piloteront les deux Oreca 07 en Championnat du monde (WEC), catégorie LMP2. Sur la n° 31, Bruno Senna (le neveu d'Ayrton, à gauche) et Nicolas Prost (le fils d'Alain, à droite) feront équipage avec le pilote français Julien Canal (34 ans). La n° 13 sera confiée à Mathias Beche, Nelson Piquet Jr et David HeinemeierHansson. Première épreuve : les 6 Heures de Silverstone (GBR), le 16 avril.

boxe

Vice-champion olympique des – 60 kg, Sofiane Oumiha disputera les Championnats de France amateurs, dont les finales se disputeront chez lui à Toulouse le 18 février. Tout comme Paul Omba, huitièmefinaliste des – 91 kg à Rio, il entrera en quarts de finale. Deux autres sélectionnés olympiques, Élie Konki (– 52 kg) et Hassan Amzile (– 64 kg), pourraient disputer les Championnats de France ».

Cap Horn express pour Joyon

UN DUO PROST-SENNA

Alain Mounic/L’Équipe

Les têtes continuent de tomber. Une à une, au gré des nouvelles analyses réalisées sur des échantillons conservés depuis les JO 2008 et 2012. Hier, le Comité International Olympique a annoncé le contrôle positif et le déclassement de huit athlètes présents à Pékin. Parmi eux, la lanceuse de marteau biélorusse Darya Pchelnik, qui avait pris la quatrième place du concours. Sa compatriote championne olympique Aksana Miankova ayant subi le même sort en novembre dernier, Manuela Montebrun, qui s’était classée cinquième, hérite donc de la médaille de bronze. C’est la deuxième fois que la Lavalloise (37 ans), retirée des stades depuis 2012, voit son palmarès international s’étoffer sur tapis vert. En 2013, elle s’était vue

bateaux

TROPHÉE JULES-VERNE À voir sa mine réjouie sur le selfie de groupe avec le Cap Horn en fond, on comprend que Francis Joyon, vieux loup solitaire (60 ans) se plaît de plus en plus au jeu de l’équipage qu’il ne fréquente que depuis peu. Hier à 1h 4, avec ses cinq équipiers, le skippeur de IDEC-Sport a doublé le Horn après 26 j. 15h45’ de mer depuis le large d’Ouessant. Soit avec une avance phénoménale de 4j.6h35’ sur le temps de référence établi en 2012 par Loïck Peyron et ses treize partenaires sur Banque-Populaire V (40m). A ce train-là, IDEC-Sport devrait pulvériser le record autour du monde en équipage déjà impressionnant : 45 j. 13h42’53’’. En 2010, ce trimaran de 31m s’appelait Groupama 3, était mené par Franck Cammas et neuf autres marins. Il avait été le premier à descendre sous les cinquante jours (48 j.) après avoir doublé le Horn en 32 jours. Cette fois, il est en configuration mât raccourci pour un gain de poids, donc de performance. En plus d’une météo aidante, cela explique le Ak. C. différentiel de six jours.

Thomson veut y croire VENDÉE GLOBE « J’essaie de faire mon boulot. » Résigné, Alex Thomson ? Non, réaliste : hier en début de soirée, le skippeur d'Hugo-Boss accusait 215 milles (398 km) de retard sur Armel Le Cléac’h . À moins de 2 000 milles (3 705 km) des Sables-d’Olonne, a priori jeudi prochain. Même s’il avait repris un peu de milles à son rival, Thomson confiait : « Le vent va faiblir et je vais ralentir. Nous aurons deux jours dans des conditions légères puis le vent se renforcera et on accélérera.Je reste pragmatique et optimiste, et je devrais pouvoir réduire l’écart. » De là à doubler le Français... « Mon routage actuel me dit que j’arriverai cinq heures après Armel », glissait Thomson. Si la météo lui semble favorable, Le Cléac’h n’est Ak. C. pas à l’abri d’une avarie. Valable pour Thomson.


Médias

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Un touche-à-tout pour France Télé

PROGRAMME DU JOUR

6:00 FONDATEUR: Jacques Goddet Direction, administration, rédaction et ventes: 4, cours de l’Île-Seguin, 92102 Boulogne-Billancourt. BP 10302. Tél.: 01-40-93-20-20 L’ÉQUIPE Société par actions simplifiée. Siège social: 4, cours de l’Île-Seguin, 92102 BoulogneBillancourt BP 10302

8:00 8:30 10:30

PRINCIPAL ASSOCIÉ:

Les Editions P. Amaury PRÉSIDENT: Aurore Amaury

DIRECTEUR GÉNÉRAL, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION:

13:45

Cyril Linette

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION:

Jérôme Cazadieu

14:25

SERVICE CLIENT :

Tél.: 01-76-49-35-35 SERVICE ABONNEMENTS:

69/73, bd Victor Hugo, 93585 Saint-Ouen Cedex E-mail : abo@lequipe.fr Fax: 01-58-61-01-37

Alexandre Pasteur devrait être la nouvelle voix de France Télévisions sur le prochain Tour de France. rent Luyat pour animer l’après-course, on peut aussi s'attendre à de prochaines modifications. Par ailleurs, France Télévisions retransmettant pour la premièrefoistouteslesétapesduTourdansleurintégralité, l’intégration d’une deuxième équipe de commentateurs pourrait s'avérer nécessaire. De quoi laisser une place à Thierry Adam? Ce dernier aux commentaires des courses depuis 2007 après les avoir longtemps suivies sur la moto attend de rencontrer sa direction (voir ci-dessous). Eurosport, codiffuseurduTours’adressantdavantageauxspécialistes,doitégalementréagirrapidement…Latacheneserapassimple. ‘ (*)1,38milliondetéléspectateurspour8,6%depart d'audiencepourlemagazine,deretourà17h30.

De nouveaux visages sur le Tour LeTourapparaîtdésormaisclairementcommecelui de de la nouveauté côté télé. Après le départ de Gérard Holtz, l’été dernier, auquel succédera Lau-

Bernard Papon/L’Équipe

Lundi à samedi, 6 mois: 204€ postés; 180€portés; 1 an: 396€ postés; 348€ zones portés. Lundi à dimanche, 6 mois: 234€postés; 192€portés; 1 an: 456€postés; 396€ portés.

17:40 17:40 18:45 19:30

ZONES PORTÉES ET ÉTRANGER: nous consulter IMPRESSION:

CINP (77-Mitry-Mory), CIRA (01-Saint-Vulbas), CIMP (31-Escalquens). Siège social: 25, av. Michelet 94300 Saint-Ouen CILA (44 - Héric), Nancy Print (54-Jarville), MIDIPRINT (30-Gallargues-leMontueux). Dépôt légal: à parution

20:10 20:30 20:40

PUBLICITÉ COMMERCIALE:

20:40

PETITES ANNONCES:

20:40

TEAM MEDIA Tél.: 01-41-04-97-00

738, rue Yves Kermen, 92658 Boulogne-Billancourt Cedex. Tél. : 01-41-04-97-66 COMMISSION PARITAIRE:

n° 1217I82523 ISSN 0153-1069

Tirage du jeudi 12 janvier 2017 240 992 exemplaires

2:25

TENNIS EN DIRECT Tournoi ATP de Sydney (AUS). Puis à 10 h 30. TENNIS EN DIRECT Open d'Australie (AUS). Qualifications. 3e jour. TENNIS EN DIRECT Tournoi WTA de Sydney (AUS). Finale. SKI EN DIRECT Coupe du monde. Descente du combiné H. À Wengen (SUI). À 13 h 45, slalom. HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Qatar-Égypte. Sur beIN Sports 5, Biélorussie-Chili. BIATHLON EN DIRECT Coupe du monde. Sprint 10 km H. À Ruhpolding (ALL). HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Allemagne-Hongrie. Sur beIN Sports 5, Suède-Bahreïn. HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Japon-France. RALLYE-RAID EN DIRECT Dakar. 11e étape : San Juan-Rio Cuarto (ARG), (754 km). À 23 heures sur Eurosport 1. FOOTBALL EN DIRECT Ligue 2. 20e journée. Bourg-Péronnas - Reims (5), Nîmes-Le Havre (6), Troyes-AC Ajaccio (7), Orléans-Brest (8), Red Star - Clermont Foot (9), Tours-Lens (10) LE JOURNAL DU DAKAR À 0 h 35 sur France 2, Bivouac. VOLLEY EN DIRECT Ligue A F. Paris-Saint-Cloud - Cannes. RUGBY EN DIRECT Coupe d'Europe. Leinster (IRL)-Montpellier. HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Danemark-Argentine. FOOTBALL EN DIRECT Ligue 1. 20e journée. Lille - Saint-Étienne. TENNIS EN DIRECT Tournoi ATP d'Auckland (NZL). Finale.

20:30

VOLLEY-BALL Jean-François Frey/L’Alsace/MaxPPP

Bruno Bade/L’Équipe

FRANCE MÉTROPOLITAINE:

Laurent-Éric Le Lay a réussi le premier coup du mercato télé 2017. Le patron des sports de France Télévisions – nommé en septembre dernier pour succèder à Daniel Bilalian – qui n'a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet, a convaincu Alexandre Pasteur, l’un des commentateurs vedette d’Eurosport, de rejoindre l’équipe du service public. Selon nos informations, le journaliste devrait faire ses débuts à l’antenne, le 9 avril, lors de Paris-Roubaix, avec dans le viseur le Tour de France (1er-23 juillet). Une manière habile d'habituerlegrandpublicàsavoix... Ce recrutement est une satisfaction pour Le Lay, convaincu depuis le début par l'éclectisme du journaliste, dont il fut le patron, à Eurosport, entre 2002 et 2013. Du côté d’Eurosport, justement, le groupe « ne commente pas cette rumeur » et rappelle qu'Alexandre Pasteur suivra bien Paris-Nice (5-12mars) pour sa chaîne. Agé de quarante-six ans, le journaliste est par ailleurs actuellement concentrésurlasaisondeskialpin,sportqu’ilcommentedepuissesdébutsàEurosport,en1995. Également aux commentaires des épreuves d'athlétisme et de cyclisme, depuis 2011, sur Eurosport,AlexandrePasteurseraapteàintervenir sur plusieurs disciplines du catalogue de France Télévisions. Avec ce journaliste tout-terrain, Laurent-ÉricLeLayadoncfaitd'unepierredeuxcoups, au moment où Delphine Ernotte, la présidente du groupe réclame huit millions d’euros d’économies en 2017. Par cette arrivée, après avoir mis à l’antenne une nouvelle mouture de Stade 2 dimanche dernier, avec à la clé une audience encourageante(*), il continue aussi de marquer de son empreinte la direction des sports qu'il a prise en octobredernier.

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télévision

Spécialiste du ski, del'athlétisme etdu cyclisme,AlexandrePasteur devraitfaire ses débuts sur Paris-Roubaix.

SACHA NOKOVITCH

extra

ThierryAdam : « Je prendrai desdécisions »

« Comment réagissez-vous à l’éventuelle arrivée d’Alexandre Pasteur pour vous succéder aux commentaires sur le Tour de France ? La rumeur existe depuis deux mois et demi. J’ai appris à vivre avec. Laurent-Éric Le Lay est le nouveau patron (du service des sports de France Télévisions), je n’ai pas eu d’entretien privé avec lui. Un patron fait ses choix et, effectivement, c’est le moment où l’on va parler de la saison de cyclisme. Le 5 janvier, le communiqué de France Télé vous annonce aux commentaires de Paris-Nice, du 5 au 12 mars... Je m’appuie sur le fait que Laurent-Éric Le Lay a dit qu’on fera Paris-Nice, avec Laurent Jalabert et Nicolas Geay. Mais peut-être parce qu’Alexandre Pasteur arrivera plus

tard. C’est possible. Il doit être pris par la saison de ski (sur Eurosport). Quelle attitude entendez-vous adopter? Je dis toujours qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais je ne m’appuie pas sur des rumeurs. Je ne suis pas rentré dans le bureau de Laurent-Éric Le Lay en lui disant : “J’ai entendu que…” Je ne fonctionne pas comme ça. Évidemment, je veux avoir des explications, savoir ce qu’on me reproche. Moi, je m’appuie sur les chiffres (d’audience), mais je peux tout entendre, tout écouter. Surtout, qu’est-ce qu’on me propose ? Est-ce que je serai encore dans la maison ? Ce n'est pas facile de passer de dix ans de commentaires du cyclisme à je ne sais pas quoi dans un placard. C’est pas mon style. On verra. Quand je saurai, je prendrai note puis des décisions. » B. R.

11:45 12:15

LE MAGAZINE DU SKI FREESTYLE BIATHLON Coupe du monde. À Ruhpolding (ALL). Relais F et relais H. 14:25 BIATHLON Coupe du monde. Sprint 10 km H. À Ruhpolding (ALL). Rediffusion à 16h15. 17:45 L'ÉQUIPE TYPE Avec Jean-Christophe Drouet, Florian Gazan, Carine Galli, Grégory Ascher, Bruno Salomon. 19:25 L'ÉQUIPE TYPE VS L'ÉQUIPE DU SOIR 19:45 L'ÉQUIPE DU SOIR 1re partie. Avec Olivier Ménard, Stéphane Pauwels, Dave Appadoo, Yoann Riou, Mélisande Gomez, Nabil Djellit. 20:30 VOLLEY Ligue A F. Paris-Saint-Cloud - Cannes. 22:30 L'ÉQUIPE DU SOIR 2e partie.


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

extra

À la 32e minute, après une action d'école – remontée du terrain en trois passes à une touche de balle et appels déstabilisants pour la défense parisienne –, Patrice Loko ouvre le score devant Bernard Lama.

André Lecoq/L'Équipe

1995

Vintage

LE SOIR OÙ NANTES A ÉTOURDI LEPARCDESPRINCES

Le 11 janvier 1995, les irrésistibles Canaris de Jean-Claude Suaudeau punissaient le PSG sur sa pelouse (3-0). Avant de filer vers un titre historique. RÉGIS DUPONT

Ce soir-là, le Paris-SG version Canal + a pris en pleine figure une évidence qu’il refusait de voir depuis des mois. Précisément depuis le 19 août 1994, quand Patrice Loko avait marqué l’exceptionnel but synonyme de succès du FC Nantes Atlantique (*) sur le surpuissant champion en titre (1-0). Un instant de grâce et, pour le Championnat, une divine surprise : on craignait un suspense éteint d’avance avec la relégation administrative de Marseille en D2 en raison de l’affaire VA-OM. Au cœur de l'été, la France découvre que la jeune équipe de JeanClaude Suaudeau a beaucoup grandi. La génération Pedros-Loko-Karembeu-Ouédec, lancée par nécessité deux ans plus tôt, atteint une forme de plénitude. Nantes constitue une véritable menace pour le PSG, pourtant aussi bien outillé que celui d’aujourd’hui, latéraux exceptés. Le mercredi

11 janvier 1995, il y a Lama dans le but, Roche et Ricardo en charnière, Le Guen, Guérin et Bravo au milieu, Weah, Ginola et Rai devant. Valdo est relégué sur le banc. Une véritable machine de guerre. Et c’est bien une bataille à laquelle les Parisiens se préparent. En tout cas, leur jeune entraîneur, Luis Fernandez, trente-quatre ans, qui vient de succéder à Artur Jorge. L’ancien milieu des Bleus veut sa revanche. À la Beaujoire, il a mal supporté les éloges faits aux Nantais. Encore moins les provocations du banc adverse. « Pendant le match, Jean-Claude Suaudeau nous envoyait toujours Georges Eo (son adjoint) en “éclaireur” (pour “se chauffer”), explique celui qui est aujourd’hui consultant sur beIN Sports. Coco restait calme sur son banc, moi, je m’exprimais différemment… » D'un côté, il y a l'armada parisienne, de l'autre, une bande de gamins qui court partout et inflige

régulièrement son fameux «score maison» (3-0) à ses adversaires.« Quand même, qu’est-ce qu’on était forts, il fallait voir, nous rappelait Jean-Claude Suaudeau, il y a un an et demi.J’appelais ça la technique de contre-pied. Depuis la position de départ, on ne restait pas dans les rails : jamais dans les rails, toujours en diagonale. À partir de là, avec toutes les courses diagonales ajoutées, concertées, bien anticipées, en accéléré, on était plus nombreux aux endroits et aux moments qui nous intéressaient.» Une équipe joyeuse, entraînante, qui donne le tournis à ses opposants et réveille le souvenir du grand FC Nantes des années 1970-1980, celui d'Henri Michel, Maxime Bossis ou José Touré. À quelques heures du coup d’envoi, Luis Fernandez reconnaît : «Je ne suis pas un grand amoureux de Coco, mais je suis admiratif de ce que font les joueurs nantais.» En septembre, lorsque le FCNA a concédé le 3-3 à Martigues après avoir mené 3-0, il a quand uu


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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Vintage

Michel Deschamps/L'Équipe

uu même lancé, dans les colonnes du Parisien : « Il pa-

Les Nantais, leur capitaine Jean-Michel Ferri en tête, furieux contre le Parisien Daniel Bravo qui sera expulsé dès la 23e minute.

une semelle qui s’écrase sur le poignet de Dominiraît que les Nantais se voient déjà champions. Mais que Casagrande, le gardien nantais, remplacé par Éric Loussouarn. Avant le coup d’envoi, l’attaquant quand on se fait remonter de la sorte, ça ne fait pas parisien a reçu son Ballon d’Or africain. Mais l’Afritrès champion. Je donne rendez-vous à Coco (Suaudeau) pour le match au Parc. Je peux vous dire que ce cain qui émerveille, ce soir-là, évolue dans le camp sera chaud. » d’en face. Le Tchadien Japhet N’Doram ajoute deux buts (dont un magnifique lob), profitant à chaque De fait, c’est très chaud, autour et à l’intérieur de l’enceinte. Le parcage des supporters nantais, refois d’impairs de José Cobos, le latéral droit parifroidis par l’atmosphère délétère qui règne alors en sien. Nantes savoure, le PSG peste. Son entraîneur tribunes Auteuil et Boulogne, n’est même pas plein. désigne M. Veissière comme responsable n° 1 de la Paris reste sur 39 matches de Championnat sans claque : « L’arbitre a tout gâché, déclare-t-il (...) Il a défaite au Parc des Princes (28 victoires, 11 nuls). plus la tête aux courses de chevaux qu’à l’arbitrage. Si Son dernier revers date du 18 décembre 1992 (0-1 vous voulez le trouver, il suffit d’appeler à l’hippodrome contre l’OM), et il entend le signifier concrètement à de Cagnes. » Vingt-deux ans plus tard, il n’en déson opposant. « Nous étions dans une bonne période mord pas : « Nantes a gagné avec l’aide de M. Veiset avions envie de démontrer des choses, soif de resière. À ce moment-là, ce n’était pas le meilleur arbivanche aussi », rappelle Luis Fernandez. Une prestre du monde, hein ! Sur cette action précise, il y a sion d’enfer s’abat sur le leader (sept points contact mais ce n’est pas délibéré, Daniel (Bravo) n'y d’avance au coup d’envoi). Nantes est acculé dans va pas avec l’intention de faire mal. Et c’était un match son camp durant les vingt premières minutes, mais où il y avait de l’engagement de part et d’autre. » démontre sa nouvelle maturité. Les Canaris resUn an et demi après une douloureuse finale de tent stoïques face à la tempête, ne concèdent Coupe de France, achevée à 8 contre 11, contre le aucune véritable occasion et bronmême adversaire et dans le chent à peine quand le pressing admême stade, Nantes rend la paNantes a gagné avec reille. Sur le même score : « En verse dérape. l'aide de M. Veissière. 1993, on était passés complèteSerge Le Dizet se souvient d’un « match houleux au départ, avec des ment à côté de l’événement sur le À ce moment-là, Parisiens qui étaient entrés très fort plan émotionnel, tout le monde ce n'était pas le dans la partie ». Du carton rouge avait pété un peu les plombs », remeilleur arbitre du adressé dès la 23e minute par l’arconnaît Le Dizet. Un penalty et monde, hein ! bitre à Daniel Bravo, pour un tacle une expulsion de Karembeu, pour LUIS FERNANDEZ, une faute discutable sur Laurent dangereux sur la cheville gauche VINGT-DEUX ANS APRÈS Fournier, avaient précipité la déde Japhet N’Doram, à trente mètres du but nantais, le latéral droit confiture nantaise. Un an et demi de l’époque dit : « Ça ne correspondait pas à Daniel, plus tard, les Canaris infligent un supplice similaire cette grosse faute. Les Parisiens avaient montré une à leur hôte, qui perd lui aussi ses nerfs. À la 79e micertaine forme de nervosité. J’en avais parlé quelques nute, Patrick Colleter est expulsé pour des insultes années plus tard avec Paul Le Guen. Il ne comprenait « très grossières » envers l’arbitre. toujours pas cette agressivité excessive. Il y avait sans « Ce soir-là, nous avions frappé un grand coup sur doute de la frustration de ne pas y arriver : malgré le plan mental. Pour nous, cette victoire, c’était pratileurs efforts, ils ne nous mettaient pas en danger. » quement l’autoroute vers le titre qui s’ouvrait », témoiAvant l’expulsion de Bravo, ce ne sont pas les occagne encore l'adjoint de Stéphane Moulin à Angers. Il sions mais les agressions parisiennes qu’on avait expliqué avant le match combien Paris n’avait égrène. Comme ce tacle par-derrière de David Gid’autre recours que la victoire : « Je crois vraiment nola sur Éric Decroix, toujours dans le camp canari, alors (si Nantes ne perd pas) que nous serons chamsanctionné d’un carton jaune (4e). Ou, deux minutes pions car, avec dix ou sept points d’avance, on pourra avant son expulsion, cette intervention déjà très rugérer. Nous sommes toujours invaincus et je ne vois gueuse de Bravo sur Makelele (21e). pas pourquoi, d’un seul coup, on se mettrait à perdre.» Le FCNA finira quand même par s’incliner (0-2), Après le carton rouge, ce n’est plus du tout le lors de la 33e journée, à Strasbourg (voir ci-dessous). même match. « Il y a des moments importants dans Demi-finaliste de la Ligue des champions, le PSG une rencontre et, là, cette décision a pesé très lourd, perdra encore six fois et terminera le Championnat parce que Nantes avait du talent, beaucoup de talent », rappelle Luis Fernandez. En supériorité numérià la troisième place, derrière Lyon. ‘ que, le FCNA impose enfin sa vitesse et ses mouve(*) En 1992, le club, d’abord relégué en raison d’un ments collectifs. L’entraîneur parisien choisit de ne déficit excessif, est repêché sous réserve de la mise pas sortir un élément offensif. Le Guen et Guérin reen place d’un plan de redressement : la plupart de culent devant la charnière, mais cela ne suffit pas, ses joueurs quittent le club durant l’été, le club d’autant que Suaudeau a renforcé son milieu en change de dirigeants et devient FC Nantes Atlantique, n’alignant pas Ouédec en attaque au côté de Loko. avant de redevenir FCN en 2007. Dix minutes après l’expulsion, Pedros est alerté face au jeu en trois passes à une touche. Il attend que Loko effectue son appel contre-appel dans le dos d’un José Cobos en perdition et l’envoie au but. Nantes mène 1-0, ce qui lui offre virtuellement dix Le FC Nantes Atlantique ne s’est pas contenté de points d’avance sur son concurrent. « Ils savaient dominer l’édition 1994-1995 du Championnat, il a aussi contrer, aller vite quand ils se projetaient, c’était imdélesté le Paris-SG d’un record établi sous les ordres de pressionnant, rappelle Fernandez. Dans cette Gérard Houllier en 1985-1986 : 26 matches sans défaite équipe, j’étais amoureux de Loko, de ses déplacejusqu’à un revers à Lille (0-2), le 22 janvier 1986. Quand ments, de ses appels. » ils s’imposent au Parc, en janvier 1995, les Nantais sont Le Dizet, au départ de l’action du premier but, à trois unités d’un record qu’ils porteront à trente-deux, ajoute : « On a atteint une forme d’apogée sur ce puisqu'ils seront battus – leur seule défaite de la match. On était tellement sûrs de notre jeu, on avait saison – lors de la 33e journée, à Strasbourg (0-2), une telle connaissance les uns des autres, on se comle 15 avril. La marque tient toujours. « On n’avait pas prenait si bien, on anticipait si facilement les intentions conscience de ce que ça pouvait représenter, assure du partenaire... J’ai eu la chance de connaître, avec pourtant Serge Le Dizet. Heureusement, parce qu’on Nantes, ce sentiment de plénitude dans ce que peut n’aurait plus joué pour gagner. Et même si on défendait être le football au plan du collectif. » super bien, on avait une équipe pour marquer des buts, Dès la pause, Fernandez remplace le défenseur pour faire peur. On gagnait les matches avant de les jouer, Ricardo par le milieu Valdo. C’est un va-tout. Paris quelque part. Les adversaires avaient tellement peur de se reprend espoir le temps d’une chevauchée de faire contrer qu’ils déjouaient. » R. D. George Weah. La course du Libérien s’achève par

Michel Deschamps/L'Équipe

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Jean-Claude Pichon/L'Équipe

L'entraîneur Jean-Claude Suaudeau (au centre), qui avait alors obligation contractuelle de porter une parka fluo, exulte au Parc (à gauche Eddy Capron)

Christian Karembeu tacle David Ginola. En arrière-plan, le Nantais Claude Makelele et le Parisien Paul Le Guen.

Michel Deschamps/L'Équipe

Dites 32

Auteur des deuxième et troisième buts nantais, le Tchadien Japhet N’Doram a fait très mal à la défense parisienne, ici Paul Le Guen (à gauche) et Ricardo.

extra


Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

extra

Müller, le roi de l'esquive 'ATTAQUANT du Bayern lMunich ThomasMüller

#RABAT-JOIE

RAYMOND DOMENECH

D’abord annoncé comme membre de la troupe des Enfoirés, à l’occasion de la traditionnelle série de concerts dont les bénéfices sont reversés à l’association Restos du cœur (du 18-23 janvier cette année), Antoine Griezmann aurait finalement décliné pour des raisons de calendriers incompatibles. Pour rappel, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, qui évoluait alors au PSG, avait participé à la fête l’an dernier.

membres des Gunners à remplir la playlist interne avec le morceau de leur choix. Arsène Wenger, qui a opté pour du Frank Sinatra, n'a pas résisté à l'air du temps... «Sinatra,

expliqué à DRDJ Alex OxladeChamberlain, coéquipier de Walcott etDJattitré du vestiaire. Du coup, le premier choix du boss est vite passé à la trappe.

L’ex-sélectionneur de l’équipe de France de foot (2004-2010) n’a pas manqué l’entrée en lice réussie des Bleus au Mondial de hand, mercredi à Paris. Il n’a pu s’empêcher d’émettre une petite réserve à la performance des Tricolores, qui se sont très largement imposés face au Brésil (31-16).

Mossely, objectif pâtisserie STELLEMOSSELY,

Esacréechampionne

Pierre Lahalle/L’Équipe

olympique de boxe à Rio, tout comme son compagnon Tony Yoka, a expliqué dans les colonnes de VSD sa passion pour la cuisine. Sucrée de préférence. « Vous allez rire mais, quand je prendrai ma retraite, j’ouvrirai ma pâtisserie. C’est ma passion cachée. J’ai des origines congolaises mais aussi ukrainiennes. Mes parents se sont rencontrés en Ukraine. Les trois dernières années ont été trop chargées mais, avant, j’y allais tous les ans. (…) Bref, en Ukraine, on fait beaucoup de gâteaux. Depuis mon enfance je cuisine avec maman, ma grand-mère. La boxe, je n’en ferai pas jusqu’à quarante ans. Je ferai de l’informatique. Et quand j’en aurai assez de l’informatique, ce sera la pâtisserie. Je me fixe un objectif, et quand il est atteint, je m’en fixe un autre. »

Thomas Meunier aime le foot et les livres Bernard Papon/L’Équipe

Sky Sport

Wenger privé de Sinatra EJOUEURD'ARSENAL c'est un super artiste, mais ça a lTheoWalcottaincitéles vraiment cassé l'ambiance», a

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“France-Brésil au hand c’est un peu comme France-Luxembourg au foot non ?

Griezmann pas encore un Enfoiré

Joel Embiid, joueur des Philadelphie Sixers, était tellement heureux de la victoire de son équipe à la dernière seconde face aux New York Knicks, mercredi soir (98-97), qu’il s’est lancé dans une petite chorégraphie avec les « cheerleaders ».

Mark J.Rebibas/USAToday Sports

retraité des rings depuis septembre 2015, se considère comme le meilleur boxeur de l'histoire, plus grand encore que Muhammad Ali (qui s’est éteint le 3 juin dernier à l’âge de 74 ans). C’est ce qu’il a martelé mercredi sur la chaîne ESPN : « Si on parle de la trace laissée, Ali est de loin le plus grand. Mais si on parle du palmarès et du déroulement de la carrière, c'est Floyd Mayweather », a déclaré celui qui a pris sa retraite en 2015 sur une quarante-neuvième victoire en autant de combats. « Muhammad Ali m'a ouvert la voie et m'a permis d'être là, c'est une légende, mais j'ai battu des records et Ali a perdu ses titres face à un boxeur qui n'avait que sept combats à son actif», a-t-il rappelé en référence à la défaite du «Greatest» contre Leon Spinks en 1978. Mayweather a par ailleurs déclaré qu’il était prêt à sortir de sa retraite pour affronter l’Irlandais Conor McGregor, star du mixed martial arts (MMA), à la condition que l’Américain récolte un minimum de 100 millions de dollars.

Twitter@ChristianCrosby

est l’objet de spéculations concernant un éventuel transfert. Facétieux, l’international allemand a esquivé les questions des journalistes à l’occasion du retour en Bavière du leader de Bundesliga, après un stage à Doha. L’astuce de Müller ? C’est le passeport collé à l’oreille, à défaut de téléphone portable, qu’il a traversé le hall, semble-t-il en pleine conversation…

'ATTAQUANTSÉNÉGALAIS Sadio Mané, classé troisième au Ballon d’Or africain 2016, brille depuis le début de saison sous le maillot de Liverpool. Dans une interview publiée dans la dernière édition de France Football, celui qui a débuté en Europe avec le FC Metz raconte ses débuts contrariés avec le football durant son enfance : « J’ai dû faire le forcing parce que mon père, qui était imam, n’était pas d’accord pour que je joue au foot. Je me suis un peu rebellé, et j’ai décidé de ne plus aller à l’école et de me consacrer au foot. Ma famille a cédé et m’a confié à un oncle qui habitait à Mbour (à 92 km de Dakar) pour que je puisse trouver un centre de formation. Le deal était que je continue les études et que je reste un bon musulman. La religion est très importante pour mon père et ma famille. » Finalement, l’occasion se présente lors d’une journée de détection décisive : « Je suis arrivé avec de vieux crampons qui se décollaient et un short trop grand. Un monsieur qui s’occupait des jeunes m’a lancé : “Comment peuton devenir pro quand on ne se donne pas un minimum les moyens ? Tu peux te blesser tout seul avec ce que tu portes.” Mais je n’avais que ça. Dieu merci, j’ai réussi à le convaincre et, à la fin de la journée, il m’a dit : “Toi, je te garde, tu as quelque chose.’’ Et c’est comme ça que j’ai intégré Génération Foot, la filiale du FC Metz. » Un peu plus de dix ans plus tard, Sadio Mané est devenu à vingt-quatre ans le joueur africain le plus cher de l’histoire puisque Liverpool a déboursé plus de 41 M€ pour le faire venir de Southampton.

L’IMAGE

Avant de devenir joueur professionnel au FC Metz puis de s'imposer en Premier League, Sadio Sané, qui évolue cette saison à Liverpool, a d'abord dû convaincre sa famille que le football était une option convenable pour son avenir.

Floyd Mayweather se place au-dessus d'Ali... et veut 100 M$ 'AMÉRICAIN Floyd lMayweather,

Laurent Argueyrolles/L’Équipe

Simon Stacpoole/OFFSIDE/Presse Sports

Mané, c'était pas couru d'avance... l

ESJOUEURS qui traversent une zone

dmixteavecun(ouplusieurs)

téléphone(s) dans les mains, on connaissait. Avec un livre, c’est assez rare. Après Metz en Coupe de la Ligue (2-0), mercredi, le latéral droit du PSG Thomas Meunier a fait la tournée

des micros, un bouquin calé dans la main gauche. Pas un énième Paulo Coelho, auteur favori des footeux, mais Ce pays qui n’aime pas le foot de notre confrère Joachim Barbier. Pour la critique, il faudra attendre : « On vient de me le Y. H. donner, je ne l’ai pas encore lu ! »

Pauce/L’Équipe

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TOUMANY COULIBALY

Sommaire

MARTIN FOURCADE

Tennis Roger Federer toujours magique

MICHEL SEYDOUX

Alain Mounic/L’Équipe

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P. 14 et 15

Athlétisme Toumany Coulibaly devant la justice Frédéric Mons/L’Équipe

Jérôme Prévost/L’Équipe

8

CLAUDE ONESTA

Vincent Hubé

Football Le Paris-SG cible Michy Batshuayi P. 4 P. 8 Lille : le testament de Michel Seydoux Les Verts s'en remettent P. 9 à Romain Hamouma Ligue 2 : du renfort pour les cadors P. 12 Supplément Coupe d'Afrique des nations Cahier central Tout sur la CAN

33

Pierre Lahalle/L’Équipe

17

l’humeur

Rugby Les joueurs sont-ils trop préservés ?

P. 17

P. 18 et 19

Handball Que fait Claude Onesta chez les Bleus ? P. 22 P. 23 Les Bleus vont tourner face au Japon P. 25 Paroles d'ex avec Philippe Gardent Saga Nikola Karabatic, épisode 3 P. 26 et 27 Volley-ball Aziliz Divoux s'éclate à Paris

P. 28

Biathlon Martin Fourcade jugé par ses rivaux

P. 33

Cyclisme Présentation de la Vuelta 2017

P. 35

Auto-moto Le coup de force de Stéphane Peterhansel

P. 36 et 37

Le dessin de Qu’en pensez-vous ? attend vos avis

Le Paris-SG ferait-il une bonne affaire en obtenant le prêt de Michy Batshuayi ? Rendez-vous dès à présent sur pour vous exprimer

Tout pour Maria Elle a l’air très sympa, Maria Sharapova. Et si fragile. Comment ne pas avoir envie de venir en aide à cette pauvre jeune femme frappée par un destin contraire depuis trop longtemps ? Les parents qui fuient la région de Tchernobyl après la catastrophe, l’exil, gamine, aux ÉtatsUnis, les blessures à répétition, la jalousie des consœurs, et pour finir, ce méchant contrôle positif au meldonium. Quelle injustice ces quinze mois de suspension pour la Jacqueline Sauvage du tennis féminin ! Et sans espoir de grâce présidentielle, juste une petite réduction de peine de la part du Tribunal arbitral du sport. Beaucoup auraient sombré dans la dépression pour moins que ça. Heureusement, Maria peut compter sur de vrais amis qui ne l’ont jamais laissé tomber, des potes comme on n’en fait plus : ses sponsors. Les plus gentils, ce sont les gens de Porsche. Comme ils organisent un tournoi WTA à Stuttgart au printemps, ils ont décidé Quelle injustice d’inviter leur ces quinze mois copine de suspension Maria. Leur Grand Prix commence le lundi 24 avril et la sanction de la Russe prend fin le mardi 25 à minuit ? Pas grave, son premier match sera programmé le mercredi. Et que ses adversaires ne se plaignent pas : si sa punition s’était terminée le samedi, Sharapova se retrouvait directement qualifiée pour la finale du dimanche. L’annonce de cette généreuse wild-card date de mardi. Le même jour, pour bien montrer que, dans le tennis, le laxisme n’est pas de mise, on a appris qu’Alexandru-Daniel Carpen était suspendu à vie pour tentative de corruption. Vous ne connaissez pas Alexandru-Daniel, 1 088e mondial au temps de sa splendeur, en 2007, quart-finaliste du Future de Dobritch, en Bulgarie, en 2010 ? Le Roumain a aussi interdiction d’assister comme spectateur au moindre tournoi jusqu’en 2019. Il ne pourra donc pas venir applaudir Sharapova à Stuttgart en avril prochain. La double peine, c’est trop dur.

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Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE


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Supplément vendredi 13 janvier 2017 71e année N° 22 821 France métropolitaine

La Coupe d'Afrique des nations qui s'ouvre demain au Gabon s'annonce ouverte et devrait permettre à plusieurs joueurs de renom de briller.

Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

Riyad Mahrez (Algérie)

Andre Ferreira / Icon Sports et AFP

Supplément du n°22821 - Ne peut être vendu séparément

André Ayew (Ghana)

PLACE AUX ÉTOILES DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

HERVÉ PENOT

LIBREVILLE (GAB) – Son retour est très attendu. Hervé Renard revient à la maison sur cette terre gabonaise qui l’a consacré roi d’Afrique avec la Zambie en 2012. Le sélectionneur du Maroc arrive avec, en plus, un titre à défendre, celui obtenu en 2015 à la tête de la Côte d’Ivoire en Guinée équatoriale, un pays frontalier du Gabon. C’est dire si cette région semble lui convenir, mais il devra d’abord sortir d’un groupe C dense, composé notamment de son ancienne équipe, qui ne compte pas laisser son trophée comme ça. Les absences de quatre titulaires majeurs (Boufal, Tannane, Belhanda,

Amrabat) ont largement amoindri le potentiel des Lions de l’Atlas, déjà rarement flamboyants sur le continent. Michel Dussuyer n’a pas ce genre de problème. Depuis sa prise de fonction, le sélectionneur ivoirien semble avoir trouvé un équilibre qui désigne ses Éléphants parmi les favoris. Le nul obtenu en France (0-0) le 15 novembre, même contre une sélection remaniée, souligne son potentiel. Dans le sillage de Serge Aurier, de Salomon Kalou ou de Serey Dié, les cadres, la Côte d’Ivoire a su se rajeunir avec l’arrivée de Franck Kessié, son nouveau phénomène de l’Atalanta Bergame, ou de Wilfried Zaha, l'ancien Espoir anglais. De son côté, la RDC, en dépit de l’absence de Bolasie (Everton),

démontre ces dernières années de sacrées qualités sous la direction de Florent Ibenge, l’un des rares entraîneurs africains présents. Ce sera vraiment compliqué dans cette poule pour Claude Le Roy, à l'occasion de sa neuvième CAN. Son Togo va néanmoins permettre à Emmanuel Adebayor, trente-deux ans, le dernier représentant d'une génération dorée (Drogba, Eto’o, Essien, Yaya Touré), de faire l’une de ses ultimes apparitions à ce niveau. Et que peut donner l’Algérie, qui se présente toujours en favorite et s’écroule en chemin ? Riyad Mahrez, meilleur joueur africain de l’année, sera scruté de près dans un groupe B étouf-

fant. Les soucis entrevus par les Fennecs lors des matches de qualification pour la Coupe du monde sont-ils des signes d’essoufflement ou simplement les conséquences d’un choix d’entraîneur raté (Milan Rajevac) ? Georges Leekens devra montrer son savoir-faire et comptera sur une attaque de feu avec Slimani, Brahimi et les autres. Mais l’opposition sera féroce avec le Sénégal de Sadio Mané, Kalidou Koulibaly ou Idrissa Gueye, et la Tunisie, une armada solide à défaut d’être brillante. Il ne faut surtout pas rayer le Ghana (groupe D), toujours présent en demies depuis 2008, ou l’Égypte, qui revient bien sous la poigne d’Hector Cuper. Le Gabon tentera, lui, de créer la surprise. Ce ne sera pas facile, même à domicile. ‘


II

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll

COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

PANTHÈRE DE PÈRE EN FILS

Pierre-Emerick Aubameyang voue une immense admiration à Pierre Aubame, son père, qui comme lui a porté le brassard de la sélection gabonaise. Récit d’une histoire de famille qui pourrait se prolonger… HERVÉ PENOT

Stringer/AFP

C’était en décembre dernier, pendant une soirée caniculaire à Libreville. Le téléphone de Pierre Aubame vibre sur le canapé, signale un message de son fils, Pierre-Emerick Aubameyang (1). Le paternel jette un œil furtif puis s’arrête, statufié. L’émotion le submerge. « Il m’avait écrit en gros : “Je ne trouve jamais le temps de te le dire mais sache que je t’aime réellement, je te remercie car sans toi, papa, et sans maman, je ne serais pas là. Je vais me mettre le cul par terre pour que vous soyez fiers de moi… ”» Un message comme le symbole d’une histoire familiale fusionnelle. Le buteur de Dortmund (27 ans) voue une admiration sans borne à son père, un défenseur qui a notamment évolué à Toulouse et à Nice dans les années 1990. « J’allais, gamin, à tous ses matches, raconte “PEA”. J’étais émerveillé dans les vestiaires. J’ai ensuite tou-

jours voulu être pro avec l’aide de papa. » Qui, lui, a dû convaincre le sien du bien-fondé d’une carrière en ballon. L’hérédité devait même le pousser à poursuivre ses études. Oublié le cliché des enfants pauvres sortis de la misère grâce au sport : la jeunesse de Pierre Aubame au Gabon dévoile une autre face du miroir. Son géniteur, douanier qui finira avec le plus haut grade dans sa fonction et homme politique, accepte mal la décision du môme de partir à quatorze ans rejoindre une sœur de sa femme à Paris. « En fait, j’ai refusé le fait d’être le fils d’un grand politicien, qu’on m’amène à l’école en Mercedes. J’ai fait une fugue pour le foot. Ma mère l’a accepté car elle avait déjà eu un footballeur dans sa famille.» Il résume ainsi : «On mangeait nos trois repas et on n’avait pas de problèmes de cadeaux de Noël... » En 1985, après des débuts dans le XIVe arrondissement puis à Malakoff, le défenseur alors à Laval enfile la tunique de l'équipe nationale du Gabon lors du tournoi de l’UDEAC

Le 2 septembre dernier, face au Soudan, Aubameyang a inscrit l'un de ses 21 buts en sélection, permettant aux Panthères de s'imposer 2-1.

(compétition d’Afrique centrale). Deux titres personnels récompensent ces débuts : meilleur joueur et meilleur buteur. Le voilà lancé sur la voie céleste, première idole des Panthères (80 sélections), bien avant le rejeton qui comprendra à travers des cassettes et des articles son poids sur la terre de ses ancêtres. «Le foot gabonais était plus fort localement, à cette époque, grâce à des entraîneurs comme Angel Marcos, Alain De Martigny, il y avait des clubs costauds comme Petrosport, Sogara... »

“ Comme il est ma référence, mon idole, je me suis dit que je devais faire la même chose en plus grand.

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PIERRE-EMERICK AUBAMEYANG

Il participe à deux CAN dont la dernière (élimination en quarts contre la Tunisie, 1-1, 4 t.a.b. à 1) disputée en Afrique du Sud en 1996, lui laisse un regret éternel. Pas retenu en 2000, en raison de soucis avec le président de sa Fédération, il a vite projeté sur PEA ses espoirs continentaux. Comment ce dernier pouvait-il, dans ces conditions, échapper à son destin de Panthère ? Passé par les Espoirs français (1 cape), le sociétaire de Dortmund, né à Laval, revoit cette réunion où tout a basculé. Le paternel lui expose alors ses arguments : « Tu seras en équipe de France plus tard, si tu le décides, mais je suis un ancien capitaine du Gabon, j’aimerais que tu sois le capitaine aussi. Et je voudrais que tu retiennes que si on veut que l’Afrique se développe, les Africains doivent faire des sacrifices et ça doit commencer par nous, les Aubameyang. Weah a quand même eu le Ballon d’Or. Mais je te soutiendrai quel que soit ton choix. » Aubameyang admet maintenant : « Ce qui a fait pencher la ba-

Le 5 février 2012, Pierre-Emerick Aubameyang est consolé par son père, après avoir raté un tir au but, et entraîné l'élimination de sa sélection face au Mali en quarts de finale de la CAN.

lance, c’est qu’il soit capitaine de cette équipe. Comme il est ma référence, mon idole, je me suis dit que je devais faire la même chose en plus grand. » Son baptême du jeu au Maroc le 28 mars 2009 (2-1) reste un moment spécial comme la preuve définitive de la pertinence de son choix. « C’est la première fois que j’entendais une équipe chanter dans le bus ! J’étais choqué, c’était le feu ! Et honnêtement, cette chanson, je n’ai pas pu me l’enlever de la tête durant tout le match. » Mieux, il marque. « Un truc de fou ! », s’enthousiasmet-il. C’est le début de l’aventure qui le mène à la CAN 2010 en Angola (échec au premier tour) puis au Gabon, deux ans plus tard, où l’ancien Stéphanois (52 sélections) devient un porte-drapeau. La femme d’Ali Bongo, le président de la République, se pare de son maillot à chaque sortie. Il flambe, claque trois pions sur ses trois premières rencontres, mais

rate son tir au but lors de l’élimination contre le Mali en quarts (1-1, 4-5 aux t.a.b.). « Ça m’a propulsé dans une autre dimension. Le peuple attendait un exploit de ma part et il y a eu ce tir au but… » Le soir, Aubameyang est détruit. Mais le clan le console, le réconforte. Pierre Aubame le prévient : «Maintenant, tu vas te bouger le cul en rentrant et marquer plein de penalties. » Depuis, PEA ne quitte jamais un entraînement sans en frapper au moins un. Il a intégré cette énième leçon d’un père qui lui a inculqué une impressionnante éthique de travail. La star conserve ainsi des souvenirs épiques de ces parties familiales avec ses frangins Catilina et Willy, à la lumière des phares de voitures ou des lampadaires avec des règles, disons, plutôt rigides. « Je ne leur ai jamais fait de cadeaux. On avait le droit d’attraper le maillot cinq secondes et tu devais te relever sur un tacle. Il n’y avait pas de fautes sifflées. Je ne voulais pas de pleurnichard, je déteste ça », con-


III

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Daniel Bardou/L’Équipe

Stringer/EPA/MaxPPP et Instagram @Aubameyang97

Pierre-Emerick Aubameyang est ici entouré de son père Pierre Aubame et de son fils Curtys, tous unis dans leur passion pour le ballon rond. En 1995, le paternel évoluait à Toulouse, alors en deuxième division (ci-dessous).

Quand Aubameyang a failli partir…

Mali, récemment (2), par exemple, c’était incroyable. Je suis même allé remercier les gens en tribunes pour leur accueil. Et mon arrivée avec le Ballon d’Or africain à Libreville…» Il s’arrête, ému. Son retour avec le trophée lui a valu une retransmission TV et des milliers de gens en liesse sur les bords de la route. « C’était exceptionnel. J’ai bien fait de choisir l’Afrique et je n’ose imaginer ce que serait une victoire à la CAN chez nous. En plus, le foot serait un bon moyen de calmer les choses (3). » Le père, sous le charme : « Tout le monde veut le voir ici, le toucher. C’est un vrai bonheur de vivre ça pour son fils, mais je suis fier de mes autres enfants de la même manière (4). Il me bluffe encore et sa progression n’est pas terminée. » Et ensuite ? Aubame, visionnaire, s’est déjà projeté. «Cette histoire va continuer. Curtys (5 ans et demi), le fils de Pierre-Emerick, je l’appelle le clone. Il y a des signes qui ne trompent pas. Il met le bras-

sard de son père comme lui mettait le mien, il a les mêmes attitudes. Il lui donne la même éducation. Et c’est capital. Récemment, un journaliste est venu à la maison et a demandé à Curtys : “C’est toi le chef à la maison ?” Il a répondu : “Non, c’est Papy, ensuite, c’est Papa et après, c’est moi.“» Aubame a apprécié. Ses valeurs continuent de se propager. ‘ (1) Le fils et le père ne portent pas le même nom de famille car Pierre Aubame a dû, au moment d’obtenir sa nationalité française, à vingt et un ans, modifier son patronyme, alors qu'il s'appelait Aubame-Eyang. (2) À l'occasion du match Mali Gabon (0-0), le 12 novembre 2016. (3) En raison des problèmes liés à l’élection d’Ali Bongo contestée par Jean Ping, des fortes tensions ont secoué le pays (voir aussi en page XII). (4) En plus de ses trois fils, Pierre Aubame a trois filles : Gabriela, Confidence et Malika.

Lors de la CAN 2012, Aubameyang s'est opposé à son entraîneur Gernot Rohr (ici avec son ajoint José Cobos) au sujet de la présence de son père en marge de la sélection.

ne pouvais pas l’accepter », dit-il. Aubame, un temps entraîneur adjoint avant l’arrivée de Camacho, le nouveau sélectionneur, fin novembre, le calme. « Je ne voulais pas de ça. C’est marrant, des gens veulent que je lui lâche la grappe, mais c’est mon fils et ça se passe super bien entre nous. Ça emmerde certains cette force qui nous unit. On a réussi à grimper sur le toit de l’Afrique, on prend maintenant la direction du toit du monde. » Avec un rêve en filigrane : que «PEA» porte un jour le maillot du H. P. Real Madrid.

Issouf Sanogo/AFP

cède l’ancien qui insiste : «Et ça continue. Quand nous sommes en vacances, on finit de manger et on part jouer. » Du ballon jusqu’à épuisement et dans n’importe quelle condition. « En Afrique, il faut s’habituer à tout, souligne PEA. J’ai connu certains stades où les pieds brûlent et où je finis avec de bonnes ampoules. » Il rigole, se moque de ces détails tant le continent l’a élevé au rang de star. Élu meilleur joueur de l’année 2015 par la CAF, deuxième derrière Riyad Mahrez en 2016, il est certainement le joueur le plus apprécié en Afrique grâce à sa personnalité attachante, son style bling-bling et son sourire permanent. On se souvient l’avoir vu au lendemain de la désillusion malienne, en 2012, dans un restaurant de Libreville, en famille, bien sûr… Il ne refusait aucune sollicitation, aucun autographe, aucune photo même si le cœur était brisé. « Mais comment faire autrement quand je vois ce qui m’arrive ? Au

Lors de la dernière CAN au Gabon en 2012 s’est tramée en coulisses une histoire qui aurait pu changer la face de l’équipe nationale. En froid avec Gernot Rohr, le sélectionneur, Pierre Aubame n’avait pas accès à l’hôtel des Panthères. Il devait donc rencontrer son fils sur le parking. Pour ce dernier, qui aime avoir l’analyse de son paternel après chaque rencontre, cette situation était insupportable. Il a pensé à quitter le stage. « En fait, quand je ressens une injustice, je fonce, je réagis au quart de tour et, le voir bloqué à l’hôtel, je


IV footba ll COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

COPA HEUREUX HÉROS DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

HERVÉ PENOT

LOKEREN (BEL) – Et puis Copa Barry, perclus de crampes, s’est avancé vers le point de penalty… Au bout de cet ultime tir, le onzième de la série entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (0-0, 9-8 aux t.a.b.), le premier succès des Éléphants en Coupe d’Afrique des nations depuis leur premier titre en1992. Copa, remplaçant titularisé la veille de la finale après la blessure de Gbohouo, a mis toute son histoire dans cette frappe. Il parle aujourd’hui de « tournant de sa vie.» Le gardien de Lokeren (depuis 2007) venait d’évacuer en un instant tant de souffrances personnelles… Deux ans plus tard, le retraité international (voir par ailleurs) se souvient de la phrase de Kolo Touré, le vieux complice, durant la compétition : « Je suis sûr que tu vas jouer un match. » Y croyait-il vraiment ou était-ce une manière d’aider l’un des Éléphants les plus appréciés en interne, mais si souvent critiqué au pays ? « J’ai été pa-

tient, courageux. J’ai beaucoup encaissé mais la foi m’a permis de me stabiliser. On m’a parfois fait porter le chapeau injustement car je venais d’un club modeste et les autres de grands clubs, » glisse-t-il. Le héros n’en veut à personne. Il ne s’est jamais plaint même lors de ses débuts à l’académie de JeanMarc Guillou en 1995 à Abidjan, qu’il a intégrée à force de persévérance. « Je fraudais le bus, je marchais des heures pour regarder leurs entraînements. J’avais fait des courriers, mais je n’ai jamais eu de réponses car j’étais trop vieux. Ce sont les joueurs, notamment certains qui me connaissaient (Baky et Aruna), qui m’ont réclamé. » Il n’est même pas gardien (*), mais accepte de le devenir pour prendre l’unique place de libre. La victoire de l’ASEC lors de la Supercoupe d’Afrique en 1999 (contre l’Espérance de Tunis, 3-1 a.p.) lui donne enfin un brin de confiance à ce poste qu’il maîtrise à peine. Repéré par Patrick Rampillon, recruteur à Rennes, il arrive en Bretagne en 2000. L’aventure

Christophe Ketels/Belga/Icon Sport

Longtemps critiqué en Côte d’Ivoire, le gardien a permis aux Éléphants de gagner la dernière édition lors de l'épique séance de tirs au but contre le Ghana. Rencontre avec un retraité international dont la vie a basculé en 2015. Copa Barry aux alentours du stade de Lokeren où il évolue depuis 2017.

EN BREF 37 ANS (CIV)

1,78 m ; 70 kg. Club : Lokeren (BEL). 86 sélections. ¢ 2015 : le 3 mars, un

peu moins d'un mois après la victoire des Éléphants à la CAN, il annonce la fin de sa carrière internationale, débutée en juin 2000. Finaliste de la CAN 2012, il a également participé à trois phases finales de Coupe du monde (2006, 2010 et 2014).

manque de s’arrêter au bout d’une... journée. Qui veut d’un portier, pas bien grand (1,81 m), sans technique spécifique ? « On a voulu que je reprenne l’avion le lendemain. La seule personne à avoir cru en moi, c’est Rampillon, je lui dois tout. J’ai pleuré dans son bureau, je lui ai demandé au moins six mois... » Copa récupère une licence amateur dans un club des environs avec le droit de s’entraîner avec la réserve de Rennes. « Un jour, Paul Le Guen, le coach, a dit, énervé : “Prenez exemple sur Copa !”Je ne jouais même pas à Rennes ! Ça m’a incroyablement boosté. »

« Article 1 : le coach a toujours raison. Article 2 : même si le joueur a raison, on se réfère toujours à l’article 1

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Son autre chance ? Christian Gourcuff, nouvel entraîneur en 2001, lui offre son premier contrat pro (2001-2003). « Même si ce n’était pas pour être en équipe pre-

mière, je n’y croyais pas, j'avais fait mes affaires pour repartir ! Je me considérais enfin comme un pro, je suis allé en stage : c’était magnifique ! Mais j’ai vu que je ne pourrais pas jouer. J’ai eu la chance de partir à Beveren (2003-2007). J’avais un objectif précis, jouer, et une règle. Article 1 : le coach a toujours raison. Article 2 : même si le joueur a raison, on se réfère toujours à l’article 1. C’est comme ça. Je suis heureux aujourd’hui car j’ai même été élu meilleur gardien de Belgique (en 2009) et j’étais là le jour où on a gagné la CAN. » Un succès comme une révolution personnelle. Récemment, il a ainsi obtenu les visas ivoiriens de ses enfants, belges, en un instant. Il s’est même vu offrir, par l’employé, les frais de sa carte d’identité. « J’ai demandé : pourquoi ? “Tu as gagné la CAN.” Je n’aurais jamais imaginé être reçu comme un VIP. Dire qu’en 1992, lors de la victoire de la Côte d’Ivoire, j’étais dans la rue à sauter partout … Les gens sont magnifiques avec moi. J’ai perdu mon père, je devais avoir dixsept ans, j’ai perdu un frère aîné et

la sœur juste derrière moi. Je prie pour eux chaque jour. Ils sont toujours avec moi. Je joue dans un club modeste mais j’ai eu la chance de faire une carrière, je suis très très heureux. » Il est si loin le temps du studio de 20 m2 près du stade de la Route-de-Lorient, à Rennes, là où tout a commencé. Où le rideau aurait pu s’abaisser aussi. Une anecdote comme un symbole. « Un jour, je m’arrête devant un bar près du stade qui montrait la finale de la Coupe de l'UEFA du Feyenoord de Bonaventure Kalou (2002). Le barman m’a chassé : “Allez, dégage !” Je voulais juste voir Kalou… Je l’ai pris positivement, j’ai bossé comme un dingue, je pensais tout le temps à ça quand je me levais à 4 heures du mat’ pour faire des abdos, prier… Et un jour, je suis dans le bus de l’équipe première, on s’arrête devant ce bar de supporters rennais. Et j’ai souri. La vie est quand même drôle parfois. » ‘ (*) Il était milieu, d’où son surnom, en hommage à Raymond Kopa (son vrai nom est Boubacar Barry).

Bien parti sur sa gauche, Copa Barry se détend et repousse le tir au but de son homologue ghanéen, le gardien Brimah Razak. C'était le onzième tir de la séance, les dix joueurs de champ avaient frappé et c'était donc au tour des gardiens de but de s'élancer... Barry reste au sol plusieurs minutes après son arrêt, perclu de crampes. Razak vient vers lui, agacé, et tente de le relever.

Copa Barry s'élance pour le tir au but décisif dans le vacarme du stade de Bata. D'un intérieur du pied impeccable, il envoie le ballon dans la lucarne gauche de Razak. Le public explose, les joueurs ghanéens s'effondrent sur la pelouse. Toute l'équipe ivoirienne se rue au sprint vers son gardien, qui n'a plus aucune crampe lorsqu'il entame une course folle vers son public.

De zéro à héros

Themba Hadebe/AP

Le tir victorieux

Themba Adebe/AP

L'arrêt décisif

MBMedia/Icon Sport

UNE SÉANCE DE PURE FOLIE

Assailli par ses coéquipiers (ici Serge Aurier) puis par les photographes , Copa Barry, longtemps critiqué en Côte d'Ivoire pour ses inconstances, devient en quelques secondes un héros national. Le gardien de trente-cinq ans vient de donner aux Ivoiriens leur deuxième Coupe d'Afrique des nations, après celle remportée en 1992, déjà contre le Ghana aux tirs au but.


V

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

MAGHREB

Le Maghreb, puissance trois

TUNISIE

Pour la deuxième fois seulement en sept CAN, l'Algérie, le Maroc et la Tunisie – dernier vainqueur maghrébin en 2004 – sont présents ensemble en phase finale. Trois spécialistes analysent leurs forces et faiblesses respectives. TUNISIE

«Les gens sont très impatients» pas toujours les conditions de travail dans la formation et les gens sont très impatients. Quand j’ai pris l’équipe, elle venait d’être battue au Maroc (0-4), c’était le deuil national. Je suis reparti de loin. On a bien travaillé avec une vraie qualité de jeu. Il faut créer cet esprit collectif. On avait raté la CAN 2013 (élimination au premier tour) en raison notamment des blessures de joueurs clés devant, mais ça nous avait permis de voir des choses. Je sava i s b i e n q u e l’ é q u i p e progresserait. Il y a des garçons qui ont appris au Mondial, des garçons de grande qualité comme Brahimi, Soudani, Slimani, Mahrez… »

Karim Jaafar/AFP

SON PRONOSTIC « Cette équipe peut aller loin mais elle doit se préparer à ce type de compétition. Candidate au titre, l’équipe doit assumer son rôle de favori, ne pas se cacher. Ce groupe est assez fort, construit pour aller très haut.

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VAHID HALILHODZIC

Vainqueur en 1976 Stringer/AFP

DANIEL SANCHEZ, 63 ans

n Entraîneur du Club Africain de juillet 2014 à octobre

2015, champion de Tunisie en 2015.

« Le Championnat de Tunisie est l’un des plus difficiles en Afrique. Il est assez technique, physique. Je fermais les yeux parfois sur certains tacles… De nombreux internationaux en sont issus. C’est important car ça veut dire que les Tunisiens n’auront aucune surprise durant la CAN sur l’engagement attendu dans cette épreuve. Comme les gars sont nés ou formés au pays, ils n’ont pas de blocage. Le fait de disputer les Coupes continentales de clubs change leur approche des événements. Pour exister à l’extérieur, en Afrique, il faut être costaud, ils le savent. Ce sera encore le cas au Gabon. Il est simplement dommage de devoir jouer au pays sans ou avec

WALID REGRAGUI, 41 ans

n Entraîneur du FUS de Rabat depuis 2014. Champion du

Maroc en 2016.

«On espère qu'avec Renard ça va changer»

«Khazri est le joueur clé» peu de spectateurs (pour des raisons de sécurité). En Tunisie, les conditions de travail varient d’ailleurs suivant les clubs. J’ai joué mon premier match sur un synthé fatigué, un 17 août sous 45 °C ! Au niveau formation, ça dépend des clubs et certains jeunes manquent parfois de culture tactique. Mais les joueurs aiment le ballon, ne sont pas maladroits. Wahbi Khazri (ex-Bastia et Bordeaux, aujourd'hui à Sunderland) est le joueur clé en raison de son poste. Il frappe les coups de pied arrêtés, a une immense influence. Il y aura une pression populaire autour de l’équipe nationale, les gens attendent toujours beaucoup avant cette compétition. »

« Un premier fait important : on n’a que rarement passé le premier tour d’une CAN. On a une seule victoire en 1976. Nous avons donc un réel souci à être régulier, sauf en 2004 (finaliste contre la Tunisie, 1-2). C’est compliqué, en fait, pour nous de jouer dans les pays subsahariens. La qualité des terrains ne nous favorise pas car on doit mettre en avant le côté mental qui n’est pas notre point fort. C’est une compétition très difficile, très athlétique avec des matches tous les quatre jours. On sort de la zone de confort du joueur marocain. On espère qu’avec Hervé Renard ça va changer car lui possède une autre mentalité. Il va devoir bousculer ces mentalités. Quand on se présente à la

CAN, le peuple marocain est pessimiste en général. C’est un cercle vicieux. On a perdu, en plus, des bons joueurs comme Belhanda alors qu’il revenait à son meilleur niveau. Boufal, Tannane, Amrabat, tous blessés… Aux autres offensifs comme Boussoufa, Carcela, El-Arabi de se montrer. Hervé s'appuie sur un groupe qui joue dans des Championnats relevés en Europe. Il a créé un esprit commando. Sur le plan local, le niveau augmente, les infrastructures aussi. Mais pour aller plus loin, l’équipe nationale doit être une locomotive, une vitrine. » HERVÉ PENOT

SON PRONOSTIC « Cette équipe se situe parmi les six-sept meilleures d’Afrique. En fonction de leur réussite, les joueurs peuvent aller dans le dernier carré. Ce n’est pas un favori mais plutôt un outsider.

Fethi Belaid/AFP

huitième-finaliste de la Coupe du monde 2014.

S. Boué/L’Équipe

R. Martin/L’Équipe

VAHID HALILHODZIC, 64 ans

« L’Algérie, c’est un pays de foot avec une génération très douée. Elle a du caractère même si elle n’a pas confirmé après la Coupe du monde au Brésil en 2014 (huitièmes de finale, éliminée par l’Allemagne, 1-2 a.p.). Il y a un attachement viscéral à cette équipe, les vieux, les jeunes, les femmes, les hommes… Mais cet attachement nécessite une exigence. Mentalement, il faut être solide. L’entraîneur doit aussi mettre un règlement qui va être respecté. La discipline est capitale. Même s’il existe un vrai Championnat, la force repose sur les joueurs venus de l’étranger. Car si le foot se joue partout au pays, il n’y a

MAROC

Vainqueur en 2004

n Sélectionneur des Fennecs de 2011 à 2014,

SON PRONOSTIC « Je les vois passer au moins en quarts et après on peut être la bonne surprise de la compétition…

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WALID REGRAGUI

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DANIEL SANCHEZ

Yacine Brahimi

ALGÉRIE 600 KM

Fadel Senna/AFP

ALGÉRIE

Vainqueur en 1990

MAROC

Wahbi Khazri

Youssef el-Arabi


VI footba ll COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

André Ayew

« Notre génération doit briser le mauvais sort »

Deux fois finaliste de la compétition avec le Ghana, l'ancien joueur de l'OM rêve de marcher dans les pas de son père, Abedi Pelé, vainqueur en 1982. HERVÉ PENOT

EN BREF 27 ANS (GHA) 1,76 m ; 72 kg. Club : West Ham (ANG). Attaquant. 71 sélections, 12 buts.

¢ 2007 : le 21 août, à

17 ans et 8 mois, il débute en sélection ghanéenne, en match amical contre le Sénégal, à Londres (1-1). Depuis, il a participé à quatre CAN (il a manqué celle de 2013) et à deux phases finales de Coupe du monde, en 2010 et en 2014.

Sa crise de larmes a ému l’Afrique lors de la dernière édition de la Coupe d'Afrique des nations, en 2015. André Ayew, le Ghanéen, battu aux tirs au but par la Côte d’Ivoire (0-0, 8-9 aux t.a.b.), s’était effondré sur le terrain de Bata en Guinée équatoriale. Hervé Renard, le sélectionneur des Éléphants, avait tenté de le réconforter mais sa tristesse était trop forte. « Je ne savais même pas qu’il m’avait pris dans ses bras… » raconte aujourd'hui l’ancien Marseillais. À vingt-sept ans, Ayew rêve de connaître une consécration continentale comme son père, Abedi Pelé, vainqueur en 1982 contre la Libye (1-1, 7-6 aux t.a.b.) à Tripoli (voir par ailleurs). Présent lors de toutes les éditions depuis 2008, Ayew raconte sa passion africaine. «Avez-vous séché vos larmes de Bata ? Ce n’est pas quelque chose qui part comme ça… Je n’oublierai ce moment terrible que le jour où on la gagnera. C’était très dur de perdre dans ces conditions, aux

Un papa vainqueur avant la majorité

Twitter@AccraGhana

Plus jeune joueur de la sélection du Ghana victorieuse de la Coupe d'Afrique des nations 1982 en Libye – la dernière à ce jour remportée par les Blacks Stars –, Abedi Pelé n'avait que dixsept ans lorsque la Fédération ghanéenne l'a repéré au Real Tamale United et intégré à l'équipe nationale. Si le meneur de jeu a traversé la compétition en qualité de remplaçant, il a obtenu du temps de jeu et a même disputé quelques minutes de la finale remportée face à la Libye (1-1, 7-6 aux t.a.b.).

Le futur papa d'André et Jordan Ayew remportera par la suite trois Ballons d'Or africains (1991, 1992, 1993) et surtout la Ligue des champions avec l'OM (1993). Avec le Ghana, dont il devint capitaine en 1992, il compilera 73 sélections (pour 33 buts), mais ne parviendra pas à ramener une nouvelle fois la CAN à Accra. Lors de l'édition 1992 au Sénégal, il sera buteur en quarts et en demifinales mais les Blacks Stars s'inclineront en finale – sans lui, suspendu – contre la Côte d'Ivoire (00, 10-11 aux t.a.b.).

En 1982, Abedi Pelé (en bas, le deuxième en partant de la droite), qui ressemble sur cette photo à son fils Jordan Ayew, n'a que 17 ans quand il remporte la CAN.

tirs au but. C’était déjà ma deuxième finale… Est-ce la plus grosse déception de votre carrière ? Oui, vu la manière… En 2010, contre l’Égypte (0-1, en Angola), on domine tout le match mais la plupart des gars étaient jeunes, avaient gagné la Coupe du monde des moins de 20 en 2009 (contre le Brésil 0-0, 4-3 aux t.a.b.). Cinq ans après, on était assez forts pour l’emporter. Et ça se finit sur le hasard des tirs au but... Vous aviez pourtant deux buts d’avance durant cette séance… Le scénario est une chose, mais on a surtout dominé, touché deux fois les poteaux… J’aurais préféré mal jouer et gagner. Que représente une CAN pour vous ? C’est peut-être la compétition la plus importante. J’ai grandi au Ghana et ça fait trente-cinq ans qu’elle nous échappe. Depuis 2008, on est dans le dernier carré et on ne doit donc surtout pas se dire qu’on est maudits. Ça va passer. Notre génération doit briser le mauvais sort. Vous sentez le poids de cette attente ?

Oui, enfant, je l’ai déjà connue, cette attente. Je la vis maintenant comme joueur. Plus le temps passe, plus cette compétition me tient à cœur. J’ai vu l’impact incroyable de notre succès lors du Mondial des moins de 20 ans au pays ! Une semaine de ferveur populaire. Cette Coupe d’Afrique, ce n’est pas rien. Vous avez vu ce qu’il s’est passé en France avec l’Euro, ce qu’a vécu le Portugal après son succès ? Chez nous, c’est décuplé tellement le football est important. Je veux vivre quelque chose que je n’ai encore jamais vécu. Je veux que notre peuple soit fier de nous, qu’on lui apporte de la joie.

“Je ne louperai une CAN que si je suis blessé, non sélectionné ou à la retraite !

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Votre père vous parlait de cette compétition ? On a grandi avec ça à la maison. On joue au foot pour gagner et, quand c’est pour le pays, c’est encore plus fort. Notre peuple a connu des grands moments avec trois

Coupes du monde (2006, 2010, 2014), un quart de finale en Afsud (élimination par l’Uruguay, 1-1, 2-4 aux t.a.b.). Mais aucun moment ne remplace une victoire finale à la CAN. Mon père l’a gagné très jeune en 1982 mais n’a pas pu jouer la finale de 1992. Et on l’aurait gagné s’il n’avait pas été suspendu. Si je l’envie ? Il faudra attendre la fin de ma carrière. On ne parle pas de ça, c’est un sujet sensible (rire). J’ai d’ailleurs vu des vieilles cassettes un peu floues de sa victoire et surtout de son arrivée au pays. Impressionnant ! Est-ce dur de prendre la relève d’un tel père ? Ce n’est pas toujours bien vu par certains d’être le “fils de...“. Il y a une pression énorme, tout est scruté, ce que tu dis, ce que tu fais… J’ai dû me battre pour gagner le respect et la confiance. J’ai parfois pris les critiques, fait le dos rond, mais j’ai toujours avancé. Je devais faire deux ou trois fois plus que les autres, ça m’a rendu plus fort. Déjà au Ghana, quand je jouais dans son équipe, ça voulait dire répondre aux chocs, aux coups sur des terrains pas tou-


VII

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Félix Golési/L’Équipe

COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

jours praticables, ne pas se laisser impressionner ou bouger par des anciens. Si tu veux réussir, il y a des obstacles. Il fallait que je mette les gens, les dirigeants d’accord sur mes qualités. Mon père est le meilleur joueur africain de tous les temps, c’était une grosse pression. Les gens attendent énormément, vous comparent. Encore aujourd’hui.

Son image est-elle toujours intacte ? À Londres, les Ghanéens l’arrêtent dans la rue pour prendre des photos avec lui. C’est une icône, le “king” du pays. Il a donc fallu que je sois fort, que je bosse pour me faire un prénom. J’ai déjà réussi ça, mais je veux impacter la patrie encore plus. Je regarde d’ailleurs beaucoup ce que les Ghanéens pensent avant de prendre des décisions.

N’est-ce pas de plus en plus compliqué pour un Africain de quitter son club européen en janvier ? Ça peut poser des problèmes si tu veux signer dans un club. Un non-Africain a plus de chances, mais il faut l’accepter et ça n’a pas empêché certains de faire des carrières magnifiques. Il faut juste avoir confiance en soi, ne pas se poser de questions.

Pour André Ayew, la CAN est la compétition la plus importante. « J’ai grandi au Ghana et ça fait trente-cinq ans qu’elle nous échappe. Depuis 2008, on est dans le dernier carré et on ne doit donc surtout pas se dire qu’on est maudits ».

5/9

Sur les neuf dernières éditions de la CAN, cinq finales se sont terminées aux tirs aux buts,

à l'image de la séance qui a été fatale au Ghana en 2015. Il est en effet rare qu'une sélection survole la compétition de bout en bout.

Je ne louperai une CAN que si je suis blessé, non sélectionné ou à la retraite (rire). Je sais ce que je dois à mon pays. Vous avez fini, l’an passé, troisième joueur africain de l’année derrière Aubameyang et Yaya Touré... … J’ai aussi été joueur BBC (*) de la saison, en 2011, comme mon père en 1992, et ça me donne plus de pression. Je crois en moi. Si je pouvais suivre la trace de mon père en gagnant une CAN… Je suis souvent très proche de gagner le Ballon d’Or africain comme mon père. Je n’ai que vingtsept ans et beaucoup d’années devant moi. Mais la récompense individuelle n’est pas une priorité, gagner pour le pays, si. Comment voyez-vous cette CAN ? Tout est possible avec notre équipe (qui se trouve lors du premier tour dans le groupe du Mali, de l'Égypte et de l'Ouganda). Si on ne prend pas la grosse tête, on va aller loin… En 2015, la Côte d’Ivoire était une équipe moins forte que les années précédentes sans les Didier (Drogba, Zokora), etc., mais Hervé (Renard) a donné une discipline tactique forte avec sa défense à trois. J’ai compris au fil des CAN qu’il faut connaître la pression d’un tel événement pour réussir. Il fait très chaud, les terrains sont moins bons, les chocs plus violents. L’expérience de notre groupe peut être déterminante. Vous en êtes le vice-capitaine… … Derrière Gyan (l'ancien Rennais qui évolue à Al-Ahly Dubaï). Ça me donne beaucoup de responsabilités, c’est ma dixième année en sélection, depuis mon arrivée en août 2007 avec Claude Le Roy. Vice-capitaine, c’est quelque chose de fort. Vous représentez un pays. Il faut avoir le courage, les épaules pour faire votre boulot. Je sais le poids de cette responsabilité. Et il ne faudra pas décevoir au Gabon. » ‘ (*) Le prix du footballeur africain de l'année est organisé par la BBC qui fait voter ses auditeurs.Pour l'année 2016, il vient d'être décerné à l'Algérien Ryad Mahrez.


VIII footba ll COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Les équipes

groupe A Gabon

Guinée-Bissau

17 Poko

6 Obiang

4 Tandjigora 7 Evouna

2

Juary Soares

9

Parcours à la CAN.– 1994 : 1er tour. 1996 : quartfinaliste. 2000 : 1er tour. 2010 : 1er tour. 2012 : quartfinaliste. 2015 : 1er tour. Palmarès global : néant.

16

A. Soares

20

15

Sélectionneur : Paulo Torres (45 ans, POR). GARDIENS : J. Mendes (1, Vianense, D 3 POR), Fall M'Baye (12, Orellana, D 4 ESP), Rui Dabo (23, Cova Piedade, D 2 POR). DÉFENSEURS : E. Mendy (2, Ceahlul, ROU), T. Dabo (4, Arouca, POR), Rudnilson (5, Lechia Gdansk, POL), Eridson (6, Freamunde, D 2 POR), Juary Soares (14, Mafra, D 3 POR), A. Soares (16, Sporting Covilha, D 2 POR), Candé (22, Tondela, POR). MILIEUX : J.-P. Mendy (Quevilly-Rouen, N), Zezinho (7, Levadiakos, GRE), Sana (3, Coimbra, POR), Francisco Junior (8, Stromsgodset, NOR), Ca (10, Paris FC, N), Nanissio (11, Felgueira s, D 3 POR), Toni Silva (15, Levadiakos, GRE), Piqueti (18, Braga, POR), I. Camara (20, Avellino, D 2 ITA), Aldair (21, Olhanense, POR). ATTAQUANTS : Abel Camara (9, Belenenses, POR), F. Mendy (13, Ulsan Hyundai, CDS), L. Sami (17, Belediyespor, TUR), Joao Mario (19, Chaves, POR). Parcours à la CAN : néant. Palmarès global : néant.

5

Yago

Malo

18

11

3

Sélectionneur : Paulo Duarte (47 ans, POR). GARDIENS : A. Sawadogo (1, Yennega Ouagadougou), H. Koffi (16, ASEC, CIV), G. Sanou (23, Beauvais, CFA 2). DÉFENSEURS : Yago (2, Toulouse) I. Paro (3, Engen Santos FC, AFS), B. Koné (4, Malaga, ESP), P. Malo (5, Smouha, EGY), Koanda (13, EF Ouagadougou), I. Dayo (14, Berkane, MAR), Y. Coulibaly (20, Bobo-Dioulasso). MILIEUX : B. Saré (6, Moreirense, POR), Nakoulma (7, Kayserispor, TUR), Razack (8, Karabükspor, TUR), A. Traoré (10, Kayserispor, TUR), Pitroipa (11, Al-Nasr, EAU), A. Guira (12, Lens, L 2), Kaboré (18, FC Krasnodar, RUS), B. Traoré (19, Ajax Amsterdam, HOL), B. Cyrille (21, Sheriff Tiraspol, MDA), B. Touré (22, Omonia Nicosie, CYP). ATTAQUANTS : B. Diawara (9, Smouha, EGY), Bancé (15, ASEC, CIV), Zongo (17, Almeria, D 2 ESP). Parcours à la CAN. – 1978 : 1er tour. 1996 : 1er tour. 1998 : demi-finaliste. 2000 : 1er tour. 2002 : 1er tour. 2004 : 1er tour. 2010 : 1er tour. 2012 : 1er tour. 2013 : finaliste. 2015 : 1er tour. Palmarès global : néant.

6

Teikeu

Oyongo

5

14

Ngadeu

8

7

Mandjeck

7

10

Moukandjo

Nakoulma

Bancé

4

Nkoulou

Siani

Razack

15

Pitroipa

19

Fai

15

8

Kaboré

B. Traoré

Toni Silva

Ondoa

2

B. Koné

19

Zezinho

F. Mendy

4

Y. Coulibaly

7

13

Abel Camara

Sélectionneur : José Antonio CAMACHO (61 ans, ESP). GARDIENS : Mfa Mezui (16, Seraing, D 3 BEL), Ovono (1, Ostende, BEL), Bitséki (23, US Bitam). DÉFENSEURS : Appindangoyé (2, Laval, L 2), Poko (17, Karabükspor, TUR), Zé Ondo (19, Mosta, MLT), Ecuele Manga (5, Cardiff, D 2 ANG), Obambu (3, Stade Mandji), Obiang (6, Troyes, L 2), Palun (8, Red Star, L 2), Wachter (21, Sedan, N). MILIEUX : Ndong (22, Sunderland, ANG), Kanga Kaku (12, Étoile Rouge de Belgrade, SER), Tandjigora (4, Meizhou Hakka, D 2 CHN), Madinda (11, Tarragone, D 2 ESP), Lemina (10, Juventus, ITA), Mbingui (13, Raja CA, MAR), Ngouali (18, Brommapojkarna, D 2 SUE). ATTAQUANTS : Aboue Angoue (14, UD Leiria, D 3 POR), Bouanga (20, Tours, L 2), Biyoghe (15, Mounana), Evouna (7, Tianjin TEDA, CHN), Aubameyang (9, Dortmund, ALL).

5

Rudnilson

Ca

Nanissio

1

H. Koffi

10

11

10 Lemina

20 9 Bouanga Aubameyang

14

E. Mendy

Cameroun

16

J. Mendes

5 2 Ecuele Manga Appindangoyé

22 Ndong

Burkina Faso

1

1 Ovono

Njié

Aboubakar

Sélectionneur : Hugo Broos (64 ans, BEL). GARDIENS : Ondoa (1, Séville FC B, D 2 ESP), Goda (16, AC Ajaccio, L 2), Bokwé (23, Cotonsport). DÉFENSEURS : Mabouka (2, Zilina, SLQ), Nkoulou (3, Lyon), Teikeu (4, Sochaux, L 2), Ngadeu (5, Slavia Prague, RTC), Oyongo (6, Impact de Montréal, MLS), Djetei (21, Tarragone, D 2 ESP), Ngwem (22, Unisport). MILIEUX : Boya (12, APEJES), Mandjeck (14, Metz), Siani (15, Ostende, BEL), Sutchuin (17, Hearts, ECO), Ndip Tambe (18, Trnava, SLQ), Fai (19, Standard Liège, BEL). ATTAQUANTS : Njie (7, Marseille), Moukandjo (8, Lorient), Zoua (9, Kaiserslautern, D 2 ALL), Aboubakar (10, Besiktas, TUR), Salli (11, Nuremberg, D 2 ALL), Bassogog (13, Aalborg, DAN), Toko Ekambi (20, Angers). Parcours à la CAN. – 1970 : 1er tour. 1972 : demifinaliste. 1982 : 1er tour. 1984 : vainqueur. 1986 : finaliste. 1988 : vainqueur. 1990 : 1er tour. 1992 : demi-finaliste. 1996 : 1er tour. 1998 : quart-finaliste. 2000 : vainqueur. 2002 : vainqueur. 2004 : quart-finaliste. 2006 : quartfinaliste. 2008 : finaliste. 2010 : quart-finaliste. 2015 : 1er tour. Palmarès global : 4 CAN (1984, 1988, 2000, 2002).

LES EFFECTIFS groupe C

Maroc

Côte d’Ivoire 12

16

El-Kajoui

15

Aït-Bennasser

17

Dirar

5

14

Boussoufa

8

El-Ahmadi

7

En-Nesyri

17

6

19

Obbadi

21

Aurier

Saïss

11

2

Kessié

Mendyl

9

El-Arabi

Sélectionneur : Hervé Renard (48 ans). GARDIENS : Bounou (1, Gérone, D 2 ESP), El-Kajoui (12, Numancia, D 2 ESP), El-Kharroubi (22, Plovdiv, BUL). DÉFENSEURS : Atouchi (18, Wydad), Benatia (5, Juventus, ITA), Chafik (3, Dijon), M. Da Costa (4, Olympiakos, GRE), Mendyl (2, Lille), Saïss (6, Wolverhampton, D 2 ANG). MILIEUX : Aït-Bennasser (15, Nancy), Boussoufa (14, AlJazira, EAU), El-Kaddouri (Naples, ITA), Carcela-Gonzalez (21, Grenade, ESP), Dirar (17, Monaco), El-Ahmadi (8, Feyenoord, HOL), Fajr (11, La Corogne, ESP), Obbadi (19, Lille). ATTAQUANTS : Alioui (23, Nîmes, L 2), Bouhaddouz (20, St. Pauli, D 2 ALL), Boutaïb (13, Strasbourg, L 2), El-Arabi (9, Lekhwiya, QAT), En-Nesyri (7, Malaga, ESP). Parcours à la CAN.– 1972 : 1er tour. 1976 : vainqueur. 1978 : 1er tour. 1980 : demi-finaliste. 1986 : demifinaliste. 1988 : demi-finaliste. 1992 : 1er tour. 1998 : quart-finaliste. 2000 : 1er tour. 2002 : 1er tour. 2004 : finaliste. 2006 : 1er tour. 2008 : 1er tour. 2012 : 1er tour. 2013 : 1er tour. Palmarès global : 1 CAN (1976).

9

Zaha

18

Kanon

20

Serey Dié

14

Kodjia

Agassa

Kudimbana

5

Bailly

16

16

Gbohouo

Benatia

Togo

RD Congo Ad. Traoré

18

14

Bope

6

7

Seri

Mulumbu

8

Kalou

Sélectionneur : Michel Dussuyer (57 ans). GARDIENS : Gbohouo (16, TP Mazembe, RDC), Mandé (1, Stabæk, NOR), Sangaré (23, AS Tanda). DÉFENSEURS : Aurier (17, Paris-SG), Bagayoko (23, St-Trond, BEL), Bailly (21, Man. United, ANG), Deli (19, Slavia Prague, RTC), Kanon (5, La Haye, HOL), L. Koné (4, Sunderland, ANG), Ad. Traoré (18, Bâle, SUI). MILIEUX : Angban (7, Grenade, ESP), Doukouré (10, Metz), Kessié (11, Atalanta, ITA), N'Guessan (3, Nancy), Serey Dié (20, Bâle, SUI), Seri (6, Nice). ATTAQUANTS : Bony (12, Stoke, ANG), Gradel (15, Bournemouth, ANG), Kalou (8, H. Berlin, ALL), Kodjia (14, Aston Villa, D2 ANG), Pépé (2, Angers), Sio (13, Rennes), Zaha (9, Crystal Palace, ANG). Parcours à la CAN.– 1965 : demies. 1968 : demies. 1970 : demies. 1974 : 1er tour. 1980 : 1er tour. 1984 : 1er tour. 1986 : demies. 1988 : 1er tour. 1990 : 1er tour. 1992 : vainqueur. 1994 : demies. 1996 : 1er tour. 1998 : quarts. 2000 : 1er tour. 2002 : 1er tour. 2006 : finaliste. 2008 : demies. 2010 : quarts. 2012 : finaliste. 2013 : quarts. 2015 : vainqueur. Palmarès global : 2 CAN (1992, 2015).

21

5

Zakuani

Mubele

3

Tisserand

10

Kebano

9

Mbokani

N'Sakala

21

9

Djene

7

8

Dossevi

M'Poku

17

Bakambu

Sélectionneur : Florent Ibenge (55 ans). GARDIENS : Kiassumbua (23, Wohlen, D 2 SUI), Kudimbana (16, Anvers, D2 BEL), Matampi (1, TP Mazembe). DÉFENSEURS : Ikoko (4, Guingamp), Mbemba (22, Newcastle, D2 ANG), Mpeko (2, TPM), Mutambala (13, Vita), N'Sakala (3, Alanyaspor, TUR), Tisserand, (5, Ingolstadt, ALL), Zakuani (14, Northampton, D3 ANG). MILIEUX : Bope (18, TPM), Kabananga (6, Astana, KAZ), Kebano (10, Fulham, D2 ANG), Maghoma (20, Birmingham, D2 ANG), M'Poku (8, Panathinaïkos, GRE), Mulumba (15, GFC Ajaccio, L 2), Mulumbu (7, Norwich, D2 ANG). ATTAQUANTS : Bakambu (17, Villarreal, ESP), Bokila (19, Guangzhou Evergrande, CHN), Mubele (21, Al-Ahli, QAT), Bolingi (12, TPM), Botaka (11, Charlton, D3 ANG), Mbokani (9, Hull, ANG). Parcours à la CAN.– 1965 : 1er tour. 1968 : vainqueur. 1970 : 1er tour. 1972 : demies. 1974 : vainqueur. 1976 : 1er tour. 1988 : 1er tour. 1992 : quarts. 1994 : quarts. 1996 : quarts. 1998 : demies. 2000 : 1er tour. 2002 : quarts. 2004 : 1er tour. 2006 : quarts. 2013 : 1er tour. 2015 : demies. Palmarès global : 2 CAN (1968, 1974), 1 Championnat d'Afrique des nations (2009, 2016).

10

F. Ayité

6

Bossou

11

Mamah

15

Romao

4

Adebayor

Kouloun

22

Bebou

12

Boukari

Sélectionneur : Claude Le Roy (68 ans). GARDIENS : Agassa (16, sans club), C. Mensah (1, Le Mans, CFA 2), Tchagouni (23, Marmande, CFA2) DÉFENSEURS : Akakpo (5, Trabzonspor, TUR), Bossou (9, Young Africans, TAN), Djene (21, St-Trond, BEL), Kouloun (11, Dyto), Mamah (6, Chisinau, MOL), Ouro-Akoriko (13, AlKhaleej Saihat, ARS), Ouro-Sama (3, AS Togo-Port). MILIEUX : Atakora (18, Helsingborgs, SUE), Atchou (2, Dyto), Bebou (22, Düsseldorf, D2 ALL), Dossevi (7, Standard de Liège, BEL), Eninful (20, Doxa, CHY), Romao (15, Olympiakos, GRE), Segbefia (14, Göztepe, D2 TUR). ATTAQUANTS : Adebayor (4, sans club), Agbegniadan (8, Wafa, GHA), F. Ayité (10, Fulham, D2 ANG), Boukari (12, Châteauroux, N), Gakpé (17, Genoa, ITA), Laba (RS Berkane, MAR). Parcours à la CAN.– 1972 : 1er tour. 1984 : 1er tour. 1998 : 1er tour. 2000 : 1er tour. 2002 : 1er tour. 2006 : 1er tour. 2010 : disqualifié. 2013 : quarts de finale. Palmarès global : néant.


IX

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Les équipes

COUPE D'AFRIQUE DES NA TIONS

groupe B Algérie

Tunisie M’Bohli

22

2

Meftah

Bensebaini

10

3

Ghoulam

21

17

Bentaleb

7

Soudani

12

Abdennour

Maaloul

3

23

10

Sliti

Khazri

Ciss

4

5

Zvirekwi

17

Nhamoinesu

3

14

P. A. N’Diaye

2

Muroiwa

8

Phiri

Katsande

6

Bhasera

E. Rusike

Msakni

10

9

13

P. Diop

I. Gueye

19

Kouyaté

15

5

7

Mkuruva

8

K. Koulibaly

Ben Amor

Akaichi

Sélectionneur : Georges Leekens (67 ans, BEL). GARDIENS : Asselah (16, JSK Kabylie), M'Bolhi (23, Antalyaspor, TUR), Rahmni (1, MOBejaïa). DÉFENSEURS : Belkeroui (5, ES Tunis, TUN), Belkhither (20, Club Africain, TUN), Bensebaini (21, Rennes), Benyahia (12, USM Alger), Cadamuro (4, Servette Genève, SUI), Ghoulam (3, Naples, ITA), Mandi (2, Betis Séville, ESP), Meftah (22, USM Alger), Mesbah (6, Crotone, ITA). MILIEUX : Abeid (19, Dijon), Bentaleb (10, Schalke 04, ALL), Brahimi (11, FC Porto, POR), Guedioura (17, Watford, ANG), Bennacer (8, Arsenal, ANG). ATTAQUANTS : Bounedjah (14, Al-Sadd, QAT), Ghezzal (18, Lyon), Hanni (9, Anderlecht, BEL), Mahrez (7), Slimani (13, Leicester, ANG), Soudani (15, Dinamo Zagreb, CRO).

Sélectionneur : Henryk Kasperczak (70 ans, POL). GARDIENS : Ben Cherifia (22, ES Tunis), Jeridi (1, Sfax), A. Mathlouthi (16, ES Sahel). DÉFENSEURS : Abdennour (3, Valence CF, ESP), Ben Youssef (2, Caen), Boughattas (4), Dhaouadi (6, ES Tunis), Kchouk (5, CA Bizertin), Maaloul (12, Al-Ahly, EGY), H. Mathlouthi (17, Sfax), Nagguez (21, ES Sahel), Yacoubi (20, Rizespor, TUR). MILIEUX : Azouni (15, Nîmes, L 2), Ben Amor (14), Lahmar (8, ES Sahel), Khazri (10, Sunderland, ANG), Khalil (18, Club Africain), Sassi (13, ES Tunis), Sliti (23, Lille). ATTAQUANTS : Akaichi (9, Ittihad, ARS), Khalifa (19, Club Africain), Khnissi (11, ES Tunis), Msakni (7, Lekhwiya, QAT). er

Parcours à la CAN.– 1963 : 1 tour. 1996 : finaliste. 2000 : demi-finaliste. 2004 : vainqueur. 2008 : quartfinaliste. 2012 : quart-finaliste. 2015 : quart-finaliste. Palmarès global : 1 CAN (2004), 1 Championnat d'Afrique des Nations (2011).

20

9

Mané

Slimani

Parcours à la CAN.– 1961 : 1er tour. 1980 : finaliste. 1982 : demi-finaliste. 1984 : Demi-finaliste. 1986 : 1er tour. 1988 : demi-finaliste. 1990 : vainqueur. 1992 : 1er tour. 1996 : quart-finaliste. 1998 : finaliste. 2000 : quartfinaliste. 2002 : 1er tour. 2004 : quart-finaliste. 2010 : demi-finaliste. 2013 : 1er tour. 2015 : quart-finaliste. Palmarès global : 1 CAN (1990).

21

Gassama

14

Lahmar

15

Brahimi

Mahrez

3

Dhaouadi

16

Ab. Diallo

8

Guedioura

11

6

Nagguez

Zimbabwe 1

A. Mathlouthi

21

Mandi

Sénégal 16

23

Baldé Keita

Diouf

Sélectionneur : Aliou Cissé (40 ans). GARDIENS : Ab. Diallo (1, Rizespor, TUR), K. N'Diaye (16, Horoya, GUI), S. N'Diaye (23, NGB Niarry Tally). DÉFENSEURS : Ciss (19, Valenciennes, L 2), Gassama (21, Alanyaspor, TUR), K. Koulibaly (3, Naples, ITA), M'Bengue (4, St-Étienne), M'Bodji (2, Anderlecht, BEL), Z. Touré (14, Lorient). MILIEUX : Diamé (12, Newcastle, D 2 ANG), P. Diop (15, Espanyol Barcelone, ESP), Kouyaté (8, West Ham, ANG), I. Gueye (5, Everton, ANG), P.A. N'Diaye (17, Osmanlispor, TUR), C. N'Doye (11, Angers), Saivet (22, St-Étienne). ATTAQUANTS : Baldé Keita (20, Lazio, ITA), F. Diedhiou (6, Angers), Diouf (9, Stoke, ANG), M. Konaté (13, Sion, SUI), Mané (10, Liverpool, ANG), I. Sarr (18, Metz), M. Sow (7, Fenerbahçe, TUR), Parcours à la CAN. – 1965 : 1er tour. 1968 : 1er tour. 1986 : 1er tour. 1990 : demi-finaliste. 1992 : quart-finaliste. 1994 : quart-finaliste. 2000 : quart-finaliste. 2002 : finaliste. 2004 : quart-finaliste. 2006 : demi-finaliste. 2008 : 1er tour. 2012 : 1er tour. 2015 : 1er tour. Palmarès global : néant.

À LA LOUPE

13

10

11

Malajila

Mahachi

Ndoro

Sélectionneur : Callisto Pasuwa (46 ans). GARDIENS : Benard (1, Howmine FC), Mawaya (23, ZPC Kariba), Mkuruva (16, Dynamos). DÉFENSEURS : Bhasera (6, Supersport United, AFS), Hadebe (15, Chicken Inn), Machapa (22, AS Vita, RDC), Mhlanga (19, Chicken Inn), Muroiwa (5, Ngezi Platinum Stars), Nhamoinesu (2, Sparta Prague, RTC), Zvirekwi (4, Caps United). MILIEUX : Billiat (20, Mamelodi Sundowns, AFS), Mahachi (10, Golden Arrows, AFS), Kangwa (12, Azam, TAN), Katsande (14, Kaizer Chiefs, AFS), Nakamba (18, Vitesse Arnhem, HOL), Phiri (3, Golden Arrows, AFS), E. Rusike (8, Maritzburg United, AFS). ATTAQUANTS : Kadewere (21, Djurgardens, SUE), Malajila (13, Bidvest Wits, AFS), Mushekwi (9, Dalian Yifang, CHN), Musona (17, Ostende, BEL), Ndoro (11, Orlando Pirates, AFS), T.M. Rusike (7, Helsingborg, SUE). Parcours à la CAN. – 2004 : 1er tour. 2006 : 1er tour. Palmarès global : néant.

groupe D

Égypte

Mali

Ghana 1

23

18

4

17

Amartey

J. Mensah

Baba

7

8

5

11

Atsu

Badu

10

A. Ayew

Ekramy

O. Sissoko

Afful

Partey

2

3

S. Sow

Sélectionneur : Avram Grant (61 ans, ISR). GARDIENS : Brimah (1, Cordoue, D 2 ESP), R. Ofori (12, Wa), Fatau (16, Enyimba, NGA). DÉFENSEURS : Afful (23, Columbus, MLS), Baba (17, Schalke 04, ALL), Badu (8, Udinese, ITA), Boye (21, Sivasspor, D 2 TUR), Gyimah (19, Orlando Pirates, AFS), J. Mensah (4, Anji M., RUS). MILIEUX : Acquah (6, Torino, ITA), Amartey (18, Leicester, ANG), Atsu (7, Newcastle, D 2 ANG), Ofori (15, AIK, SUE), Partey (5, A. Madrid, ESP), Tetteh (20, Liefering, D 2 AUT), Yiadom (2, Barnsley, D 2 ANG), Wakaso (11, Panathinaïkos, GRE). ATTAQUANTS : Acheampong (22, Anderlecht, BEl), Assifuah (13, Sion, SUI), A. Ayew (10, West Ham, ANG), J. Ayew (A. Villa, D 2 ANG), Gyan (3, Al-Ahly, EAU), Tekpetey (14, Schalke 04, ALL). Parcours à la CAN.– 1963 : vainqueur. 1965 : vainqueur. 1968 : finaliste. 1970 : finaliste. 1978 : vainqueur. 1980 : 1er tour. 1982 : vainqueur. 1984 : 1er tour. 1992 : finaliste. 1994 : quarts. 1996 : demies. 1998 : 1er tour. 2000 : quarts. 2002 : quarts. 2006 : 1er tour. 2008 : demies. 2010 : finaliste. 2012 : demies. 2014 : demies. 2015 : finaliste. Palmarès global : CAN (1963, 1965, 1978, 1982).

11

B. Sako

21

Wagué

18

Wakaso

Gyan

13

H. Traoré

5

Mah. N’Diaye

20

Bissouma

10

K. Coulibaly

18

1

1

Brimah

Ouganda

C. Traoré

3

El-Mohamady

20

2

Samir Saad

17

Y. Sylla

10

12

M. Doumbia

Sélectionneur : Alain Giresse (64 ans). GARDIENS : O. Sissoko (1, Orléans, L 2), S. Diakité (16, Stade Malien), D. Diarra (22, Stade Malien). DÉFENSEURS : O. Coulibaly (23, Panathinaïkos, GRE), S. Coulibaly (4, TP Mazembe, RDC), M.O. Konaté (15, RSB), Y. Koné (3, Lille), Mah. N'Diaye (21, Troyes, L 2), C. Traoré (5, Troyes, L 2), H. Traoré (2, Reims, L 2), Wagué (13, Udinese, ITA). MILIEUX : Bissouma (20, Lille), L. Coulibaly (6, Bastia), Mam. N'Diaye (17, Anvers, D 2 BEL), B. Sako (11, Crystal Palace, ANG), S. Sow (18, Kayserispor, TUR), Y. Sylla (8, Montpellier), Ad. Traoré (19, Monaco), S. Yatabaré (14, Werder Brême, ALL). ATTAQUANTS : K. Coulibaly (10, La Gantoise, BEL), M. Doumbia (12, Rostov, RUS), Marega (9, Guimaraes, POR), M. Yatabaré (7, Karabükspor, TUR). Parcours à la CAN.– 1972 : finaliste. 1994 : demifinaliste. 2002 : demi-finaliste. 2004 : demi-finaliste. 2008 : 1er tour. 2010 : 1er tour. 2012 : demi-finaliste. 2014 : demi-finaliste. 2015 : 1er tour. Palmarès global : néant.

M. Salah

15

Gabr

Hafez

12

2

Iguma

Gaber

11

Trezeguet

3

G. Kizito

14

Sobhi

9

A. Hassan

Sélectionneur : Hector Cuper (61 ans, ARG). GARDIENS : El-Hadary (1, Wadi Degla), Ekramy (16, AlAhli, ARS), Shenawy (23, Zamalek). DÉFENSEURS : Dowidar (12), Gabr (2, Zamalek), El-Mohamady (3, Hull, ANG), Fathi (7), Hegazi (6), Samir Saad (20, Al-Ahly), Hafez (15, Lens, L 2), Shefoo (13, Al-Ahli, ARS). MILIEUX : Ahmed (8), I. Salah (5, Zamalek), Elneny (17, Arsenal, ANG), Gaber (4, Bâle, SUI), Kahraba (21, Al-Ittihad, ARS), Sobhi (14, Stoke, ANG), A. Saïd (19, Al-Ahly), Trezeguet (11, Mouscron, BEL), Warda (22, Panaitolikos, GRE). ATTAQUANTS: A. Hassan (9, Braga, POR), Marawan Mohsen (18, Al-Ahly), M. Salah (10, AS Rome, ITA). Parcours à la CAN.– 1957 : vainqueur. 1959 : vainqueur. 1962 : finaliste. 1963 : demies. 1970 : demies. 1974 : demies. 1976 : demies. 1980 : demies. 1984 : demies. 1986 : vainqueur. 1988 : 1er tour. 1990 : 1er tour. 1992 : 1er tour. 1994 : quarts. 1996 : quarts. 1998 : vainqueur. 2000 : quarts. 2002 : quarts. 2004 : 1er tour. 2006 : vainqueur. 2008 : vainqueur. 2010 : vainqueur. Palmarès global : 7 CAN (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010).

11

Massa

20

Ochaya

4

Elneny

8

Onyango

16

Awany

16

Wasswa

10

L. Kizito

Miya

23

Azira

6

Mawejje

Sélectionneur : Milutin Sredojevic (47 ans, SER) GARDIENS : Magoola (19, Al-Merreikh, SOU), Odongkara (1, St-Georges, ETH), Onyango (18, Mamelodi Sundowns, AFS). DÉFENSEURS : Awany (20, Kampala Capital City), Batambuse (22, Tusker FC, KEN), Isinde (5, St-Georges, ETH), Iguma (12, Al-Ahed, LIB), G. Kizito (3, Tang Quang Ninh, VIE), Juuko (4, Simba Sports, TAN), Ochaya (2, Kampala Capital City), Wadada (14, Vipers SC). MILIEUX : Aucho (8, Baroka, AFS), Azira (23, Colorado Rapids, MLS), Hassan Wasswa (16, Nejmeh, LIB), L. Kizito (10, Rio Ave, POR), Mawejje (6, Throttur Reykjavik, ISL), Miya (17, Standard de Liège, BEL), Oloya (13, T&T Hanoï, VIE), Walusimbi (15, Gor Mahia, KEN). ATTAQUANTS : Massa (11, Baroka, AFS), Serunkuma (9, Kampala Capital City), Shaban (21, Onduparaka), Yunus (7, Ilves Tampere, FIN). Parcours à la CAN.– 1962 : demi-finaliste. 1968 : 1er tour. 1974 : 1er tour. 1976 : 1er tour. 1978 : finaliste. Palmarès global : néant.


X footba ll COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

les équipes

ILS SE SAVENT ATTENDUS

Le fascinant phénomène RIYAD MAHREZ

L'icône locale

Le patron convalescent

PIERRE-EMERICK AUBAMEYANG

ÉRIC BAILLY

Gsydney Mahlangu / Backpage

CÔTE D'IVOIRE (15 SÉLECTIONS) Lancé par Hervé Renard, il y a deux ans, à côté de Kolo Touré, le défenseur central, vingt-deux ans, n’a cessé de progresser depuis ses premiers pas chez les Éléphants. L’une des priorités de recrutement de José Mourinho à Manchester United avait bien réussi ses débuts là-bas avant de se blesser à un genou. Remis à temps pour la CAN, le tenant du titre revient avec un statut de leader. Un rôle qu’il doit assumer en l’absence de Kolo. Il est donc très attendu.

16 ÉQUIPES

Cameroun

GROUPE A

GROUPE B

Gabon Burkina Cameroun Guinée-Bissau

Guinée Équatoriale Oyem

(20000 sièges)

Libreville

(38000 sièges)

Port-Gentil

Congo

Franceville

100 KM

Côte d’Ivoire RD Congo Maroc Togo 1re journée de la phase de jeu 16 janvier 17h00 Côte d’Ivoire - Togo

20h00 Burkina Faso - Cameroun

20h00 Tunisie - Sénégal

20h00 RD Congo - Maroc

2e journée 18 janvier 17h00 Gabon - Burkina Faso

2e journée 19 janvier 17h00 Algérie - Tunisie

2e journée 20 janvier 17h00 Côte d’Ivoire - RD Congo

20h00 Cameroun - Guinée-Bisseau

20h00 Sénégal - Zimbabwe

20h00 Maroc - Togo

3e journée 22 janvier 20h00 Cameroun - Gabon

3e journée 23 janvier 20h00 Sénégal - Algérie

3e journée 24 janvier 20h00 Maroc - Côte d’Ivoire

20h00 Guinée-Bisseau - Burkina Faso

20h00 Zimbabwe - Tunisie

20h00 Togo - RD Congo

à Libreville (beIN Max 9)

à Libreville (beIN Max 4)

Atlantique

Algérie Tunisie Sénégal Zimbabwe 1re journée de la phase de jeu 15 janvier 17h00 Algérie - Zimbabwe

à Libreville (beIN 2)

(20000 sièges)

GROUPE C

1re journée de la phase de jeu 14 janvier 17h00 Gabon - Guinée-Bisseau

à Libreville (beIN Max 4)

G A B O N

(20000 sièges)

Océan

Carl De Souza/AFP

GABON (52 SÉLECTIONS) L’attente est immense autour de la vedette de Dortmund, âgée de vingt-sept ans. Consacré nouveau héros national lors de la dernière CAN au pays, en 2012, Pierre-Emerick Aubameyang aura pour mission de guider ses Panthères. Élu meilleur joueur africain en 2015, il vient tout juste de terminer derrière Mahrez en 2016. C’est le bon moment pour remettre les choses en place et prouver qu’il peut dominer son continent après avoir dompté l’Allemagne. Il se sent prêt.

4 STADES

Farouk Batiche/AFP

Ces six joueurs, qui sont conscients d'être les symboles de leur sélection, devront assumer leurs responsabilités au Gabon.

ALGÉRIE (27 SÉLECTIONS) En l’espace d’un an, l'Algérien de vingt-cinq ans a mis l’Angleterre à ses pieds. Sa technique cristalline, sa finesse ont lancé Leicester sur la route du titre. Élu meilleur joueur de Premier League par ses pairs, l’an passé, Riyad Mahrez a récidivé en décrochant le Graal africain, la semaine passée. Mais que va-t-il donner sur des terrains cabossés et dans des matches plus heurtés ? Le Gabon peut lui permettre d’affirmer sa capacité d’adaptation. Et son poids sur le continent.

à Libreville (beIN)

à Franceville (beIN)

à Franceville (beIN Max 4) à Franceville (beIN Max 4)

à Franceville (beIN 2)

à Franceville (beIN Max 4)

à Franceville (beIN) à Libreville (beIN)

à Oyem (beIN 2) à Oyem (beIN 2)

à Oyem (beIN 2)

à Oyem (beIN Max 10)

à Oyem (beIN)

à Port-Gentil (beIN)


XI

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

les équipes

COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

58 AFRICAINS

La nouvelle star

MANQUERONT AUX CLUBS FRANÇAIS

SADIO MANÉ

¢ LIGUE 1 ANGERS F. Diedhiou (Sénégal), C. N'Doye (Sénégal), Pépé (Côte d'Ivoire), Toko Ekambi (Cameroun) BASTIA L. Coulibaly (Mali) CAEN Ben Youssef (Tunisie) DIJON Abeid (Algérie), Chafik (Maroc) GUINGAMP Ikoko (RD Congo) LILLE Bissouma (Mali), Y. Koné (Mali), Mendyl (Maroc), Obbadi (Maroc), Sliti (Tunisie) LORIENT Moukandjo (Cameroun), Z. Touré (Sénégal) LYON Ghezzal (Algérie), Nkoulou (Cameroun) MARSEILLE Njie (Cameroun) METZ Doukouré (Metz), Mandjeck (Cameroun), I. Sarr (Sénégal) MONACO Dirar (Maroc), Ad. Traoré (Mali) MONTPELLIER Y. Sylla (Montpellier) NANCY Aït-Bennasser (Maroc), N'Guessan (Côte d'Ivoire) NICE Seri (Côte d'Ivoire) PARIS-SG Aurier (Côte d'Ivoire) RENNES Bensebaini (Algérie), Sio (Côte d'Ivoire) SAINT-ÉTIENNE M'Bengue (Sénégal), Saivet (Sénégal) TOULOUSE Yago (Burkina Faso)

SÉNÉGAL (39 SÉLECTIONS)

Stringer/AFP

Le milieu offensif de vingt-quatre ans est devenu, cet été, le plus gros transfert de l’histoire du foot africain en passant de Southampton à Liverpool pour environ 36 M€. Battus, les Essien et Drogba dans ce classement assez révélateur du niveau supposé d’un joueur. Ses premiers mois ont confirmé l'émergence de Mané comme un acteur majeur de la Premier League. Ses stats disent tout de son impact : 9 buts en 19 matches. Technique, rapide, puissant, efficace, il possède le package idéal pour une CAN.

Le goal émergent DENIS ONYANGO

USPA

OUGANDA (51 SÉLECTIONS) Le gardien est le symbole des progrès récents de sa sélection. Vainqueur de la Ligue des champions africaine avec les Mamelodi Sundowns, Denis Onyango a permis, en même temps, à son pays de retrouver la CAN, trenteneuf ans après. Tout juste élu meilleur joueur évoluant sur le continent par la CAF – une rareté pour un gardien –, le capitaine des Cranes, vingt-neuf ans, a pourtant connu bien des galères avant de se révéler. Il compte ne plus rien lâcher aujourd���hui.

20 JOURS DE COMPÉTITION Quarts de finale

Ghana Mali Égypte Ouganda

(28 et 29 janvier)

Demi-finales Charly Triballeau/AFP

GROUPE D

1er groupe A 2e groupe B

1re journée de la phase de jeu 17 janvier 17h00 Ghana - Ouganda

1 groupe D

20h00 Mali - Égypte

2 groupe C

à Port-Gentil (beIN 2)

Le 1er février,

20 heures, à Libreville. er

e

à Port-Gentil (beIN Max 4)

2e journée 21 janvier 17h00 Ghana - Mali

Finale (5 février)

20 heures, à Libreville.

1 groupe A er

à Port-Gentil (beIN Max 9)

20h00 Égypte - Ouganda

2e groupe B Le 2 février,

à Port-Gentil (beIN Max 9)

3e journée 25 janvier 20h00 Égypte - Ghana

1er groupe D

à Port-Gentil (beIN)

20h00 Ouganda - Mali

20 heures, à Franceville.

à Oyem (beIN)

2e groupe C 3e place (4 février)

20 heures, à Port Gentil.

Le fils revanchard ANDRÉ AYEW

GHANA (71 SÉLECTIONS) Le voilà face au sommet de sa saison ternie, pour l’instant, par une blessure à la cuisse dès son premier match avec West Ham. Le Ghanéen, vingt-sept ans, a mis du temps à se débarrasser de ce souci musculaire et ne s’est pas vraiment imposé dans son nouveau club. Cela ne l’a pas empêché de se préparer comme une machine pour cette compétition, qu'il rêve de remporter, comme son père Abedi Pelé l'avait fait en 1982. Il compte bien tout exploser ensuite à son retour à Londres.

¢ LIGUE 2 AC AJACCIO Goda (Cameroun) GFC AJACCIO Mulumba (RD Congo) LAVAL Appindangoyé (Gabon) LENS Guira (Burkina Faso), Hafez (Égypte) NÎMES Alioui (Maroc), Azouni (Tunisie) ORLÉANS O. Sissoko (Mali) RED STAR Palun (Gabon) REIMS H. Traoré (Mali) SOCHAUX Teikeu (Cameroun) STRASBOURG Boutaïb (Maroc) TOURS Bouanga (Gabon) TROYES Mah. N'Diaye (Mali), Obiang (Gabon), C. Traoré (Mali) VALENCIENNES Ciss (Sénégal) ¢ NATIONAL CHÂTEAUROUX Boukari (Togo) PARIS FC Ca (Guinée-Bissau) QUEVILLY-ROUEN J.-P. Mendy SEDAN Wachter (Gabon) ¢ CFA 2 BEAUVAIS Sanou (Burkina Faso) LE MANS C. Mensah (Togo) MARMANDE Tchagouni (Togo)


XII footba ll COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS

Vendredi 13 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Le Gabon sous tension

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

HERVÉ PENOT

LIBREVILLE – Dès l’arrivée à Libreville, on ne peut échapper à la magie de la CAN. Les affiches, imposantes, tapissent les murs à la sortie de l’avion. Samba, la mascotte, qui prend la forme d'une panthère noire, s’affiche un peu partout, en bord de mer, en pleine ville, sur les artères principales, accompagnée de mots de bienvenue. À chaque rond-point des messages pour encourager le Gabon lors de cette compétition coorganisée ici même avec la Guinée équatoriale en 2012. Mais Ali Bongo, le président de la République, vrai fan de foot, dont le conseiller spécial en la matière n’est autre que… Deco, l’ancien Barcelonais, tenait à s’offrir seul l’épreuve phare du continent après le retrait de la Libye. Il espère aujourd’hui enclencher une dynamique populaire en dépit des problèmes profonds

liés à sa réélection controversée fin août (*). Rien n’est sûr tant elle a provoqué une cassure dans la société et relégué la CAN au deuxième plan pour certains. Le football peut-il servir à apaiser ces douleurs, à retisser du lien social ? On peut très fortement en douter sur le long terme, mais un parcours ensoleillé permettrait aux gens de s’accorder au moins sur une idée commune. Les proches de Jean Ping, l’opposant donné perdant face à Bongo, ont appelé au boycott ou à des manifestations de mécontentement. Ils dénoncent déjà la réquisition de spectateurs pour remplir les stades... Les organisateurs réfutent ces propos et espèrent une ambiance joyeuse qui validerait la popularité interne de Bongo. Cette épreuve peut donc servir des intérêts contradictoires. « Franchement, on s’en fout de cette CAN. Avoir donné autant d’argent pour des stades alors que rien n’avance économiquement ici… »

Steve Jordan/AFP

Alors que la compétition s’ouvre demain dans un climat social tendu, les joueurs gabonais espèrent réchauffer les cœurs d’entrée.

s’irrite un Gabonais employé par une société privée. D’autres, plus proches du pouvoir, voient dans cette compétition le moyen de re-

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Le président du Gabon Ali Bongo (à droite), lundi, lors de l'inauguration du nouveau stade d'Oyem.

placer le pays dans la lumière. Ali Bongo a, en tout cas, inauguré les stades d’Oyem et de Port-Gentil en début de semaine. Le message était clair : tout sera prêt alors que des bruits circulaient sur les difficultés à boucler les travaux. Dans quel état seront les pelouses alors qu’une entreprise bretonne s’est chargée de remettre en état les systèmes de drainage défectueux ? C’est l’une des interrogations majeures. En tout cas, les supporters arrivent petit à petit sur Libreville avant de rejoindre leurs camps de base. « On est venus très peu nombreux, environ une vingtaine, explique un Algérien. On avait un peu peur avec tout ce qu'il se racontait, mais tout se passe très bien ici. Il n’y a vraiment aucun souci. » Il ne lui restait plus qu’à em-

prunter le train direction Franceville où les Fennecs disputeront leur phase de groupes. C’est donc dans un climat un peu particulier que va s’ouvrir cette 31e CAN demain à Libreville, et les Panthères auraient tout intérêt à gagner le match d'ouverture contre les néophytes de la Guinée-Bissau, pour éviter de doucher bien des espoirs. Didier Ovono, le gardien gabonais, a trouvé une jolie formule sur les antennes de RFI : « Les politiques ont joué leur match, maintenant c’est aux footballeurs de jouer le leur. » Et eux ne rêvent que de réconcilier les Gabonais. Sans aucune arrière-pensée. ‘ (*) Elle a entraîné des manifestations et au moins sept morts selon l'AFP.

En direct de la CAN ¢ ÉLIMINATOIRES CAN 2019

Pas facile pour la Tunisie… Les douze groupes des éliminatoires de la CAN 2019, qui se déroulera au Cameroun, ont été tirés au sort, hier à Libreville. Les matches débuteront en juin, après un premier écrémage en mars, qui permettra de départager les six plus faibles équipes africaines. Les premiers de chaque groupe, ainsi que les trois meilleurs deuxièmes, obtiendront leur ticket. À noter que le Cameroun, qualifié d’office, participera à ces éliminatoires. Certaines formations peuvent déjà s’attendre à de durs combats. C’est le cas de la Tunisie et de l’Égypte, qui se retrouveront dans le même groupe (avec le Niger et le Swaziland) : l’un de ces deux poids lourds pourrait ainsi trébucher avant la compétition finale. Les grands absents au Gabon, le Nigeria et l’Afrique du Sud (réunis avec la Libye et les Seychelles), risquent aussi de souffrir pour décrocher leur billet. Ce ne sera pas facile non plus pour la Guinée : tombé sur la Côte d’Ivoire, le quartfinaliste de l'édition 2015 devra batailler ferme pour

retrouver cette épreuve. Elle ne sera pas favorite, loin de là… Les deux Congo vont également s’affronter, ce qui promet des duels tendus. L’Algérie devrait pouvoir assumer son statut de grand du continent. Elle sera opposée au Togo, au Bénin et à la Gambie, des adversaires largement à sa portée. H. P.

¢ ALGÉRIE

Taïder forfait et remplacé par Bennacer Le milieu de terrain algérien de Bologne Saphir Taïder a déclaré forfait pour la CAN en raison d'une blessure à un genou, survenue mercredi à l'entraînement avec sa sélection. Il sera remplacé dans le groupe des Fennecs par Ismail Bennacer (Arsenal). « C'est vraiment dommage pour Taïder, c'est arrivé à la dernière minute. C'est une pièce essentielle pour moi, un joueur qui a de l'expérience pour avoir joué une CAN et un Mondial », a déclaré le sélectionneur belge de l'Algérie George Leekens, cité par l'agence APS.


L'équipe du vendredi 13 janvier 2017