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1,50 € jeudi 12 janvier 2017 71e année N° 22 820 France métropolitaine

ha ndba ll

Championnat du monde France 31-16 Brésil

Les Bleus commencent par une balade PAGES 12 À 14

PARIS SUIT SON GUIDE Paris-SG 2-0 Metz

Grâce à deux buts de son capitaine Thiago Silva, le PSG s'est qualifié hier pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue, où il retrouvera Bordeaux, vainqueur de Guingamp (3-2). L'autre demie opposera Monaco à Nancy. PAGES 2 À 5

rugby

Top 14

Clermont

Un jeu all black PAGES 20 ET 21

formule 1

Renault perd son boss PAGES 29 ET 30

ALL 2,30 € - ANT 2,00 € - AUT 3,10 € - BEL/LUX 2,00 € - CAN 4,60 $C - CH 2,80 FS - ESP/AND 2,20 € - G B 2,00 £ - GR 2,60 € - GUY 3,00 € - ITA 2,30 € - MAR 16 MAD - NL 2,30 € - PORT CONT 2,50 € - REU 2,00 € - TUN 3,00 DIN

Pierre Lahalle/L’Équipe

Coupe de la Ligue

Stéphane Mantey/L’Équipe

footba ll

Stéphane Mantey/L’Équipe

Nikola Karabatic


2

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll Quarts de finale

Paris-SG

2-0

Metz

Pierre Lahalle/L’Équipe

COUPE DE LA LIGUE

UN AIR DE PRINTEMPS Le PSG a écarté Metz 2-0, un score qui ne reflète pas la nette domination de Parisiens appliqués et convaincants en ce début 2017.

11

Paris-SG Metz

Le PSG s'est qualifié hier pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue pour la onzième fois.

Aucune équipe n'a fait aussi bien.

Opta

1 0

2 0

JOSÉ BARROSO

À l’heure où chaque match est décortiqué à grand renfort de statistiques, les dernières sorties du Paris-SG rappellent que les chiffres ne disent pas tout. Après avoir successivement étrillé Lorient (5-0) juste avant la trêve et Bastia (7-0) samedi, les hommes d’Unai Emery se sont hier « contentés » d’un doublé de Thiago Silva sur deux coups de pied arrêtés (lire ci-contre) pour écarter Metz et rejoindre le dernier carré de la Coupe de la Ligue. Paradoxalement, le contenu global de leur prestation face aux Lorrains

fut plus probant encore que les deux raclées précitées même si quelques cadres étaient ménagés au coup d’envoi (Thiago Motta, Marquinhos, Matuidi ainsi que la recrue Draxler) et que l’entraîneur parisien avait titularisé deux jeunes, Nkunku au milieu et Ikoné sur l’aile gauche. Portés par un Di Maria retrouvé, virevoltant sur chaque prise de balle et qui a distribué les caviars à la pelle, les Parisiens sont apparus appliqués et déterminés. Emery avait réclamé une équipe « à 100% » ? On n’en était peut-être pas tout à fait là à cause de quelques détails – on y reviendra – mais collectivement, et pour un 11 janvier, ils ont livré une partition franchement convaincante. Mieux : même s’ils ont par-

fois légèrement temporisé, ils n’ont pas relâché la bride et sont revenus sur la pelouse à 1-0, après la mi-temps, encore plus remontés qu’au début du match. Quasiment jamais inquiété, hormis une relance hasardeuse dans l’axe de Kimpembe sur Diallo qui frappait au-dessus (65e), Paris a façonné les 90 minutes à son rythme et mené son affaire comme le patron de la Ligue 1 qu’on attend qu’il soit. Concentré à la récupération autour de Rabiot, remarquablement fluide dans la circulation et la transition (merci Verratti), le PSG n’a jamais donné prise à son adversaire et l’a peu à peu asphyxié sous le feu des occasions, malgré la relative discrétion de ses latéraux compensée par les

ouvertures et les changements de rythme qui écartaient le bloc messin dans tous les sens. Avec à la clé quelques séquences étourdissantes, comme cet échange de bons procédés entre Verratti et Di Maria achevé par une frappe d’Ikoné (46e), ce double arrêt exceptionnel d’Oberhauser sur deux tentatives successives de Di Maria et de Cavani (67e) ou encore ce mouvement parti près du point de corner parisien et conclu par un tir manqué de Meunier à l’issue d’une remontée de balle express faite de passes à une touche. Sans les parades à répétition du gardien messin (17e, 40e, 46e, 67e pour ne citer que les plus significatives), les joueurs de Philippe Hinschberger auraient sans

aucun doute quitté le Parc des Princes la tête basse et les joues écarlates, comme les Lorientais et les Bastiais avant eux.

Cavani, seule déception La seule déception de la soirée aura été l’inefficacité persistante de Cavani, de retour à la pointe de l’attaque pour la première fois de l’année après avoir été ménagé depuis son retour au Camp des Loges. Sans paraître hors de rythme, le Matador a été hier mis en excellente situation un nombre incalculable de fois mais il n’a jamais trouvé le chemin des filets. Parfois à cause d’Oberhauser. Le plus souvent par son seul fait (7e, 11e, 35e, 51e, 79e). Il est vrai que le uu


3

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Paris-SG - Metz : 2-0

1 0

Parc des Princes. - Temps frais. Pelouse en excellent état. 43 857 spectateurs. ArBItrE : m. DElErUE 6 5 4 6 3 Maxwell Balliu ikoné

6

7

H. Diallo

4

raBiot

CaVani

6

6

7

oBerHauser

3

Vion

tHiago silVa Verratti (cap.) Meunier

Milan (cap.)

CoHaDe

4

nkunku

6

areola

4

4

6

kiMPeMBe

6

nguette

5

4

PHiliPPs Falette

4

7

Di Maria

Entr. : U. EmEry 7

Paris-SG

5

Mollet

signorino

2 0

Thiago Silva a encore inscrit deux buts sur corner en piquant au premier poteau. Sa marque de fabrique.

STATS MOYENNE DES NOTES Paris-SG

5,9

ARNAUD HERMANT

Metz

4,3

Entr. : P. HinscHbErgEr 5

Buts : Thiago Silva (27e (passe de Di Maria), 72e (passe de Di Maria). Remplacements. – 62e : Ikoné par Ben Arfa. 77e : Verratti par Thiago Motta. 80e : Cavani par Matuidi. Non utilisés : Trapp (g.), Marquinhos, Lo Celso, Lucas. Cartons.– Aucun avertissement.

Metz

Remplacements. – 58e : Vion par Erding. 73e : Balliu par Rivierez. 77e : Nguette par Maziz. Non utilisés : Didillon (g.), Assou-Ekotto, Goudiaby, Thill. Carton. – 1 avertissement : Milan (42e).

Thiago Silva surgit au cœur de la défense messine et marque, de la tête sur un corner tiré par Angel Di Maria, le premier but parisien. Il inscrira également le second, toujours de la tête et toujours à la suite d'un corner.

100 % Les cinq buts de Thiago Silva toutes compétitions confondues cette saison ont tous été inscrits de la tête sur corner.

Il s'agit du meilleur total parmi les cinq grands championnats européens derrière l'ailier de West Ham Michail Antonio (6).

Réaction

Opta

Adrien Rabiot (Paris-SG, au micro de France 3) :

« On a dit que l’on avait plusieurs objectifs et on veut tout gagner. On a bien repris cette deuxième partie de saison, on s’est créé beaucoup d’occasions, même si on a été moins réalistes qu’au premier match. On a su rester respectueux et disciplinés. Et c'est comme ça, qu'il faut jouer. »

tops uu goleador uruguayen ne sera pas

toujours aussi maladroit devant le but, ses vingt-quatre réalisations depuis le début de la saison sont un bagage suffisant pour s’en convaincre. Cette soirée prolonge en tout cas le début d’année réussi par les hommes d’Unai Emery. Avec ce nouveau clean sheet, les fébrilités défensives affichées fin novembre et début décembre semblent derrière les champions de France et l’heure est à la confiance retrouvée. Le technicien basque, qui répète depuis le début de la saison que son équipe est « sur le bon chemin », peut espérer en faire la démonstration. l a pu en tout cas mesurer que ses joueurs avaient manifestement retenu les leçons de leur mini-crise automnale. Depuis le couac de Guingamp (1-2), ils abordent les rencontres avec le même esprit conquérant. Cela ne présage pas de l’issue des chocs à venir contre Monaco ou le Barça en C 1. Mais cela devrait être suffisant pour passer les prochaines semaines (Rennes, Nantes, Dijon…) dans la sérénité. ‘

Thiago Silva

Oberhauser

Cinq buts inscrits cette saison toutes compétitions confondues. Tous de la même manière : sur un corner et de la tête. Le doute n’est plus permis. Cette séquence de jeu si fertile pour le PSG a été répétée à plusieurs reprises à l’entraînement au Camp des Loges. Dans le rôle des acteurs principaux : Lucas ou Angel Di Maria pour tirer les coups de pied arrêtés et Thiago Silva à leur réception pour placer son coup de boule victorieux. Le capitaine parisien part du second poteau – profite parfois d’un écran plus ou moins volontaire d’un partenaire (Kimpembe hier) – et vient piquer au premier poteau où il croise sa tête. Il avait inscrit le premier opus de cette série gagnante contre Angers (2-0, le 30 novembre) sur un coup de pied de coin de Lucas. Les deux compatriotes ont récidivé face à Lorient (5-0, le 21 décembre), encore en L1, et samedi en Coupe de France devant Bastia (7-0). Hier, l’ancien Milanais a refait le coup, cette fois sur des passes de Di Maria, le préposé du jour aux corners, aux 27e et 72e minutes.

“On sait qui tire, où tombe le ballon et qui vient dans cette zone. C'est rageant

,,

flops 7/10

Le capitaine a bien fait de jouer hier après son coup reçu contre Bastia (7-0) samedi. Il a inscrit les deux buts (27e, 72e) de son équipe. Ses deux réalisations de la tête sur corner deviennent des marques déposées tant elles ressemblent à celles contre Bastia et Lorient (5-0) avant la trêve. Défensivement, il a été attentif et serein devant des Messins inoffensifs.

7/10

D’abord aidé par son poteau (13e), le deuxième gardien lorrain (en alternance avec Kawashima) a ensuite multiplié les interventions spectaculaires. Il s’est ainsi interposé avec brio devant Cavani (17e, 67e), Nkunku (40e), Ikoné (46e) et Di Maria (67e). Comme il ne pouvait rien sur les deux buts, il a réussi une belle performance. En vain…

Rabiot 6/10 Aligné en sentinelle jusqu’à l’entrée de Thiago Motta (77e), il a été précieux dans l’entrejeu. Même s’il préfère évoluer en relayeur pour pouvoir se projeter, Rabiot est à l’aise dans ce rôle et a même pu apporter son aide offensive.

Cavani

PHILIPPE HINSCHBERGER

4/10

Gêné à une cuisse ces derniers jours, l’Uruguayen a vécu un match de reprise compliqué. Il a raté tout ce qu’il a tenté hier. Par maladresse (11e, 50e) et malchance puisqu’il est tombé sur un bon Oberhauser (17e, 67e). Pourtant, il a proposé des solutions et a été un relais intéressant, notamment pour Di Maria (54e).

Falette

4/10

À l’image de son équipe, le défenseur central lorrain a été assez présent dans le combat. Mais il a manqué de vice et de malice, sur les deux buts adverses, où il est pris de vitesse par Thiago Silva sur le premier et où, gêné par un joueur, il est contraint de lâcher le marquage du capitaine brésilien sur le second.

Vion 3/10 Ce type de match est très compliqué pour les attaquants. Mais il a trop mal utilisé les rares ballons qui se sont présentés et a manqué de mobilité. Au final, il a été invisible et a été remplacé dès la 58e minute par Erding, un peu plus en vue et proche de marquer (74e).

A. H., L. Ha.

COUPE DE LA LIGUE

La spéciale «o Monstro»

HIER

Paris-SG Metz

Quarts de finale

« C’est dommage de perdre sur deux corners, a confié, après la

rencontre, Philippe Hinschberger, l’entraîneur messin. On avait décodé ces situations, on les avait montrées. On sait qui tire, où tombe le ballon et qui vient dans cette zone. Après les ballons sont bien et vite frappés, il y a des blocs. Malgré les occasions parisiennes, c’est rageant de prendre deux buts ainsi. » Au-delà de la récurrence du geste, ces deux buts ont été d’autant plus déterminants, comme le regrettait le technicien lorrain, qu’ils ont été les deux seuls de la rencontre. L’équipe messine avait déjà subi le réalisme parisien sur corner lors du match aller (3-0) de Championnat. Cette fois-là, c’était Kurzawa qui avait marqué. Être capable d'être décisif régulièrement sur coups de pied arrêtés se veut assurément un avantage dans le foot moderne, face à des équipes aux défenses renforcées. Les Parisiens maîtrisent plutôt pas mal cet exercice. « Les coups de pied arrêtés sont importants, avec Silva mais aussi on le souhaite avec les autres joueurs, a confié Unai Emery, le coach parisien. C’est une bonne situation de jeu pour chercher des buts. » Et avec Thiago Silva, le PSG possède un excellent joueur de tête. Depuis qu’il a signé à l’été 2012 en provenance du Milan, « o Monstro » a inscrit neuf de ses quatorze buts de la tête. Avec une telle réussite, la statistique pourrait encore gonfler.

Une demie entre habitués Le tirage au sort des demi-finales a livré une affiche entre spécialistes. Le PSG s'est qualifié hier pour sa onzième demie de Coupe de la Ligue (il compte déjà six succès, dont trois lors des trois dernières éditions). Il ira à Bordeaux qui, lui, accède au dernier

carré pour la huitième fois. L'autre match verra les Nancéiens se déplacer à Monaco. Ils essaieront de faire beaucoup mieux que lors de leur dernier match au Stade Louis-II où, en Ligue 1, ils s'étaient inclinés très lourdement (0-6, 12e journée).

TABLEAU FINAL Quarts de finale (mardi et hier)

Nantes Nancy

Demi-finales (mardi 24 et mercredi 25 janvier)

0 2

Après tirage au sort

Monaco

Sochaux (L 2) 1 3-4 aux t.a.b. Monaco 1

Nancy

Bordeaux 3 Guingamp 2

Bordeaux

Paris-SG Metz

Paris-SG

2 0

Finale

Samedi 1er avril, au Parc OL, à Décines.


4 footba ll COUPE DE LA LIGUE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Quarts de finale

Paris-SG

2-0

Metz

Et revoilà Di Maria

Enfinbrillant, hiersoir,l’Argentin, en offrantdeuxpasses décisives à ThiagoSilva, apeut-êtreamorcésonréveilcettesaison. Dans un monde en pleine mutation, voir Renaud Cohade taclé par Angel Di Maria à la demiheure de jeu a chamboulé encore un peu plus nos repères. Et suscitéunfrissonduParcquis’attendaitlogiquementàcequeleMessin découpe plutôt le Parisien. L’Argentin, chaud bouillant hier soir,ressortitencorelafaucheuse un peu plus tard pour deux tacles de desperado, heureusement ratés, sur Jonathan Rivierez (75e). C’est à peu près le seul geste technique que n’a pas maîtrisé l’ancien joueur du Real Madrid face à Metz, et cela faisait longtemps, très longtemps même, qu’il n’avait pas rendu une telle copie. Depuis cet été, selon les exégètes du PSG. Sa phase aller, insipide (4 buts, 7 passes décisives toutes compétitions confondues) et loin de ses canons de la saison dernière (15 buts, 25passes), avait même fini par lasser ses plus fidèles soutiens, à commencer par Nasser al-Khelaïfi aprèsladéfaiteàMontpellier(0-3, le 3 décembre) puis ses coéquipiersaprèsunenouvellesortiede route collective à Guingamp qu’«El Fideo » n’avait pas vraiment empêchée (1-2, le 17 décembre). Seul Unai Emery lui maintenait une confiance ressemblantàunaveuglementetqui ne l’aidait pas à se remettre en question. L’arrivée de l’international allemand Julian Draxler, sans menacer son statut, a, au moins, laissé planer une ombre, elle l’a peut-êtrepiqué,même.

On a souvent reproché au milieu offensif de choisir ses matches, ce qui était partiellement faux si on se souvient de ses sorties en Ligue des champions, compétition pour laquelle il avait étérecrutéàgrandfraissansfaire franchir au PSG le palier attendu. Unjugementd’autantpluserroné qu’hier, c’est au cours d’un quart de finale de Coupe de la Ligue, contre Metz, un mercredi soir de janvier, qu’il a brillé. Dix premières minutes qui ont ressemblé à ses six derniers mois, fantomatiques, puis, dans l’envie, la disponibilité, on a retrouvé le meilleur del’Argentin.

Emery avait parié sur sa renaissance Une passe qui élimine trois adversaires dans la surface messine pour Cavani qui s’empêtre (10e), des décalages pour régaler ensuite, parfois en solo (45e), souvent au cœur de mouvements collectifs qu’il a animés avec Meunier et Verratti (12e) sur le côté droit. Et, en l’absence de Lucas, un paquet de corners tirés des deux côtés, au cœur de la défense messine ou directement sur le poteau d’Oberhauser (13e) et, mieux, sur la tête de son capitaineThiagoSilvapourl’ouverture du score (27e). Seule la fatigue a altéré sa lucidité en fin de première période, la mire se déréglantsurcoupfranc(44e). Une courte chute de tension avantderemettreçadèsl’entame pour un superbe décalage vers Ikoné (46e), une reprise de volée un peu kamikaze mais qui dénote

2

Angel Di Maria n’avait plus délivré un doublé de passes décisives avec Paris toutes compétitions confondues

depuis le 21août 2016 contre… Metz en Ligue 1 (3-0).

8

L'Argentin est impliqué dans 8 buts lors de ses neuf derniers matches à domicile

avec Paris toutes compétitions confondues (4 buts, 4 passes décisives).

Opta

Pierre Lahalle / L’Équipe

YOHANN HAUTBOIS

Angel Di Maria reprend un ballon de volée face à Metz, hier au Parc des Princes (2-0). de sa confiance d’un soir (49e) ou un centre, parfaitement dosé, pour la tête de Cavani (51e). Si l’Uruguayenn’avaitpasautantcaviardé, hier soir, son coéquipier aurait compté plus de deux passes décisives au compteur, le deuxième but parisien étant un

carbone parfait du premier : corner de Di Maria, tête de Thiago Silva (2-0, 72e). Pas verni, l’Argentinauraitmêmeméritédefaireun cœur avec les doigts mais sa frappe était sauvée sur sa ligne par Signorino (54e) ou Oberhauser (67e). Une sortie qui pourrait

valider la prophétie d’Unai Emery qui, fin décembre, pariait sur la renaissance de son joueur. Au coup de sifflet final, l’Argentin n’a pas traîné, juste échangé son maillotavecGuidoMilan,avantde filerauxvestiaires.Pressédepasser,enfin,àautrechose. ‘

Metz estdéchargé

Éliminéedes deux Coupes, l’équipe lorraine, diminuéeetpas ridiculehier soir, va pouvoir se consacrer pleinement à son opération maintien.

Pierre Lahalle / L’Équipe

LUC HAGÈGE

David Oberhauser, le gardien messin, a réalisé un très bon match face à Paris, mais cela n'a pas suffi aux Lorrains.

S’incliner par «seulement» deux buts d’écart,auParc des Princes, face à ce PSG-là, qui venait d’étriller Lorient (5-0, en L1) puis Bastia (7-0, en Coupe de France) n’a vraiment rien d’infamant en soi. Surtout pour une équipe de Metz diminuée par de nombreuses absences (Bisevac, Jouffre, Doukouré, Mandjeck, Sarr, Hein, Diabaté). Le problème, c’est que l’équipe lorraine traverse depuis trois mois un tunnel si sombre qu’on éprouve les pires difficultés àenapercevoirlebout. Etdimanche, pour la reprise du Championnat, elle se rendra sur la pelouseduleader,Nice…

Toutes compétitions confondues, les hommes de Philippe Hinschberger n’ont gagné qu’un seul de leurs quinze derniers matches. C’était à Toulouse (2-1), le 19 novembre, sachant que leurs deux qualifications en Coupe de la Ligue furent obtenues aux tirs au but. En L1, Metz n’a récolté que six points sur ses onzedernièresrencontres. En y ajoutant la pénalité de deux points infligée par la commission de discipline de la Ligue –dans l’affaire des pétards jetés sur Anthony Lopes lors de MetzLyon, arrêté le 3 décembre–, ce qui l’a plongé à la 19e place, il y a vraiment de quoi avoir mal aucrâne.

Mais ce qui peut donner un espoir raisonnable aux supporters messins en vue de l’opération maintien, sur laquelle leurs joueurs vont pouvoir se focaliser complètement, c’est l’attitude affichée hier soir. Bien sûr, il a fallu une performance XXL de leur gardien, David Oberhauser, pour éviter une plus large défaite (voir page 3). Mais malgré des performances individuelles parfois limitées, les Lorrains n’ont jamais lâché mentalement. Ils se sont battusjusqu’aubout. Sur le plan offensif, ils se sont toutefois très peu montrés, ne se créant qu’une seule véritable occasion,parMevlutErding,d’untir en pivot du droit (74e). Entré en

jeu, comme dimanche à Lens (L 2, 0-2), en Coupe de France, après une longue absence, l’attaquant turc tente de retrouver ses sensations. Son équipe, qui manque cruellement de poids offensif, en aura bien besoin, comme de l’apport de Cheick Diabaté, prêté par Osmanlispor, et qui s’est blessé à une cuisse à l’entraînement.Etpourêtrepluscostaud derrière, le FC Metz, qui espère encore enrôler un milieu défensif, comptera sur Fallou Diagne, tout juste prêté, lui, par le Werder Brême. Certes, cela fait beaucoup d’éléments hypothétiques. Mais dans la grisaille qui l'escorte, le club lorrain doit bien seraccrocheràquelquechose…


5 COUPE DE LA LIGUE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll

Bordeaux

3-2

Guingamp

Quarts de finale

Bordeaux toujours sur son bon pied

Bordeaux Guingamp

2 1

3 2

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

BORDEAUX – Ils n’étaient pas nombreux à voir ça, à peine 9 000 spectateurs d’un Matmut Atlantique digne d’un tour de Coupe de la Ligue disputé un mercredi à 18 h 45. Mais les présents ne regretteront sûrement pas une soirée qui aura vu des buts, un suspense apporté par la réduction de l'écart (à 3-2) du Guingampais Benezet à la 88e minute, et une victoire des locaux assortie d’un contenu porteur d’espoirs pour la seconde moitié de saison . Bordeaux aurait pu se qualifier sans panache, par la petite porte que n’a cessé d’entrouvrir une arrière-garde bretonne anormalement généreuse, mais en plus de s’offrir la perspective de disputer une finale au Parc OL et d’y obtenir une qualification européenne érigée l’été dernier en objectif du club, les joueurs de Jocelyn Gourvennec ont séduit. Les Bordelais ont inscrit trois buts, par Kamano (16e) et Laborde (36e, 65e), mais ils auraient aussi pu marquer aux 17e et 27e minutes si Laborde n’avait pas perdu ses duels face à Salin, à la 43esi le tir de Kamano n’avait pas, lui aussi, trouvé un pied du gardien breton, ou à la 59e, si l’arbitre M. Buquet avait accordé le penalty qu’il aurait

dû siffler quand Sankoh a bloqué dans sa surface la jambe droite du même Kamano. C’est que, dans le jeu bordelais, tout a été plus fluide que d’habitude. À l’aise comme on l’a trop peu vu lors de la phase aller, Toulalan a confirmé sa montée en puissance. Plasil et Vada, ses partenaires du milieu, ont connu peu de déchet. Et le trio offensif mené par un Malcom virevoltant a donné aux Girondins le dynamisme tant réclamé par leur entraîneur.

En demie contre le PSG Si l’on songe aussi à la victoire (3-2, le 14 décembre) et au nul (0-0, le 21 décembre) obtenus avant la trêve face à Nice, et à la qualification en Coupe de France sur le terrain de Clermont (1-0), dimanche dernier, on se dit que Gourvennec a trouvé dans le 4-3-3 une formule amenée à se répéter. « Les joueurs ont leurs repères, observe l’entraîneur girondin. Peut-être qu’on modifiera parfois,

Nicolas Luttiau/L’Équipe

Après leur victoire en Coupe de France, dimanche, les Girondins se sont offert une demi-finale de Coupe de la Ligue. Le résultat est engageant, le contenu aussi. mais comme ça, avec un Jérémy Toulalan à un tel niveau, ça fonctionne bien. » « Au-delà du système, c’est l’état d’esprit qui a changé, pour son double buteur Gaëtan Laborde. On est plus déterminés, on joue plus en bloc, on se parle plus sur le terrain. » Cette dernière remarque ne concerne pas forcément la défense à en juger par plusieurs mésententes entre Pallois et Prior, le gardien bordelais, qui semblait avoir mieux à faire sur le corner menant au premier but breton. Accueillir le Paris-SG en demifinales n’offre évidemment pas les mêmes perspectives que si les Bordelais avaient dû recevoir Nancy. Mais leur prestation d’hier semble au moins indiquer que les Bordelais abordent 2017 sur une autre dynamique que celle qui les avait vus plonger à la dixième place de Ligue 1 en décembre. ‘

Les Bordelais Maxime Poundjé (à gauche) et François Kamano entourent Gaëtan Laborde après son second but hier en Gironde.

8

Bordeaux s'invite pour la 8e fois en demi-finales de la Coupe de la Ligue depuis sa création en 1995.

Il a remporté trois des six finales qu'il a disputées (2002, 2007, 2009).

Top Laborde

7/10

Antoine Kombouaré n’a même pas été « déçu » de la défaite de son équipe. L’entraîneur guingampais aurait aimé l’être, mais « quand on prend trois buts, c’est impossible de gagner un match », soufflait-il après l’élimination de l’EAG. Tout avait pourtant bien commencé avec un but de Privat inscrit dès la 11e minute, et une balle de 2-0 manquée par De Pauw trois minutes plus tard. D’où, quand même, « de la frustration » chez le technicien. « Bizarrement, on a

arrêté de jouer, regrette-t-il. On a eu beaucoup de largesses défensives, on a fait beaucoup d’erreurs techniques. Mentalement, on n’y était pas… » À cause d’un excès de confiance, ses joueurs ayant passé la période des fêtes à une confortable cinquième place en Championnat ? « Il ne faut pas croire que ça y est, on a franchi les paliers, répondait le technicien. Cette défaite est une bonne piqûre de rappel. J’attends mes joueurs au tournant pour rectifier le tir… » A. M. L.

Sorbon

S’il est passé à côté de son début de match en manquant deux grosses occasions (17e, 27e) seul face à Salin, l’attaquant a surtout inscrit un doublé (36e, 65e) qui a qualifié son équipe. Ses mouvements et ses déviations ont également été très précieux au jeu offensif des Girondins.

3/10

Le défenseur de l’EAG est impliqué sur deux des trois buts bordelais. Sur le premier, il est malheureux en déviant le ballon dans son but, mais son marquage sur Kamano était trop lâche. Sur le troisième, sa relance latérale, qui atterrit dans les pieds de Malcom, est difficilement excusable.

HIER

Bordeaux Guingamp

2 1

Matmut Atlantique. – Temps un peu frais. Pelouse en bon état. 8 900 spectateurs. ArBItrE : M. Buquet 5 5 4 5 Poundjé AnGouA 6 de PAuw

6

4

PALLois

«J’attends mes joueurs au tournant»

Flop

4

7

Prior

touLALAn

4

Lewczuk

6

sAbALy

kAMAno

6

PLAsiL (cap.)

7

LAborde

PrivAt

4

7

MALcoM

Entr. : J. Gourvennec 6

Bordeaux

deAux

A. Mendy

6

vAdA

4

Buts : Kamano (16e, passe de Poundjé), Laborde (36e, passe de Vada, 65e, passe de Malcolm). Remplacements : 78e : Laborde par Rolan. 80e : Kamano par Ounas. 87e : Vada par Traoré. Non utilisés : Bernardoni (g.), Gajic, Pellenard, Youssouf. Carton : 1 avertissement : Laborde (41e).

4

kerbrAt

6

sALin

6

sAnkoh

6

Giresse

3

sorbon (cap.)

5

Lévêque

3 2

STATS MOYENNE DES NOTES Bordeaux

5,6

Guingamp

4,8

Entr. : A. KombouAré 5

Guingamp

Buts : Privat (11e, passe de Giresse), Benezet (88e, passe d'A. Mendy). Remplacements : 61e : De Pauw par M. Coco. 72e : Deaux par Benezet. 78e : Privat par Mo. Diallo. Non utilisés : Guivarch (g), Marçal, Mané. Carton : 1 avertissement : Deaux (43e).


6 footba ll LIGUE 1 Monaco

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

CLASSEMENT

Monaco fait tourner le moteur

L’ASM a débuté 2017 assez doucement, avec des équipes très différentes. L'ensemble reste toutefois rassurant avant le match à Marseille, dimanche soir. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

RÉGIS DUPONT

MONTBÉLIARD (Doubs) – Après deux matches moyens en 2017, on ne sait pas encore s’il faut s’inquiéter (un peu) pour Monaco ou (beaucoup) pour ses adversaires. L’ASM s’est qualifiée petitement contre l’AC Ajaccio (L 2, 2-1, vendredi) pour les seizièmes de finale de Coupe de France puis, encore plus difficilement à Sochaux (L 2,1-1, 4-3 aux t.a.b., mardi) pour les demi-finales de Coupe de la Ligue ? À chaque fois, elle a concédé des espaces et des occasions à son adversaire ? Mais à chaque fois, aussi, elle a repris le contrôle des opérations en retrouvant un onze proche de son équipe type. Et elle reste engagée sur quatre tableaux.

ÉQUIPES NICE MONACO PARIS-SG LYON (-1 m.) GUINGAMP MARSEILLE RENNES SAINT-ÉTIENNE TOULOUSE BORDEAUX MONTPELLIER LILLE NANCY BASTIA DIJON ANGERS NANTES (-1 m.) CAEN (-1 m.) METZ (-1 m.) LORIENT

Pts

44 42 39 34 30 30 28 26 26 25 22 21 21 20 19 19 19 18 17 15

Classement établi sous réserve d'un appel contre le retrait de deux points à Metz. DEMAIN 20:45 Canal + Sport ¢ LILLE - SAINT-ÉTIENNE ¢ SAMEDI 17:00 Canal + Sport et beIN ¢

Sports 1

- PARIS-SG 20:00 ¢ TOULOUSE - NANTES ¢ ANGERS - BORDEAUX ¢ LORIENT - GUINGAMP ¢ MONTPELLIER - DIJON

¢ RENNES

DES SOUCIS EN DÉFENSE

Ces cinq matches en multiplex sur beIN Sports 1

- BASTIA DIMANCHE 15:00 beIN Sports 1 ¢ NICE - METZ 17:00 beIN Sports 1 ¢ CAEN - LYON 21:00 Canal + ¢ MARSEILLE - MONACO ¢ NANCY

¢

Felix Golesi/L’Équipe

Comme il l’avait annoncé, Leonardo Jardim a utilisé l’ensemble de son effectif durant ces deux premiers matches de l’année. Dix-neuf joueurs en tout, dont trois seulement ont enchaîné deux titularisations : Jemerson, Almamy Touré et Joao Moutinho. La revue de détail a confirmé à quel point le 4-4-2, devenu systématique, dépend des hommes qui l’animent. À Sochaux, Andrea Raggi, en grande difficulté au poste de latéral gauche, et Corentin Jean, peu convaincant côté droit, ont perdu des points. S’ils n’avaient pas compris dès leur remplacement à la mi-temps, une phrase de leur entraîneur, après le match, leur a sans doute parlé : « On a mis des joueurs plus techniques après la pause », a expliqué Leonardo Jardim pour justifier les entrées de Djibril Sidibé et Bernardo Silva. La nette baisse de niveau de Raggi pose problème. Derrière la charnière Jemerson-Glik, le défenseur italien était censé repré-

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Agenda

En forme en ce début d'année, Joao Moutinho transmet le ballon sous les yeux du milieu de l'AC Ajaccio Yann Boe Kane vendredi en trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France au stade Louis-II (2-1). senter l’alternative la plus solide. Ce n’est plus aussi net aujourd’hui. Or, Monaco devra se débrouiller sans Jemerson (suspendu) pour le huitième de finale aller de Ligue des champions, le 21 février sur la pelouse de Manchester City. Il y a deux mois, on aurait parié sur Raggi pour le remplacer. Aujourd’hui, l’hypothèse Abdou Diallo (21 ans) paraît envisageable. En tout cas, pour Monaco, il vaudrait mieux que ni Jemerson ni Glik ne se blessent dans les prochaines semaines.

UN BON RÉSERVOIR DEVANT ET AU MILEU Si les remplaçants sont un cran en dessous dans le secteur défensif (Touré a été plutôt timide contre l'ACA et à Sochaux), les deux matches de reprise ont dévoilé un réservoir nettement mieux fourni ailleurs. Gabriel Boschilia n’a pas convaincu vendredi, mais il a déjà démontré des capacités, notamment sur coup de pied arrêté. Joao Moutinho, même devenu cinquième milieu d’un entrejeu à

Vadim Vasilyev était initialement convoqué, ce soir, devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), pour ses propos tenus le 18 décembre dernier, après Monaco-Lyon (1-3, 18e j.). « Je vais dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : l’OL est favorisé par l’arbitrage », avait entre autres martelé le vice-président de l’ASM, qui devra finalement patienter une semaine de plus avant de s’expliquer sur ses déclarations. Le président de l’instance disciplinaire, Sébastien Deneux, est malade, l’audition du dirigeant russe a donc été reportée à la semaine prochaine. L’entraîneur de l’AS Saint-Étienne Christophe Galtier devait lui aussi être entendu ce soir. Il le sera le 26 janvier. La commission de discipline l'a convoqué pour ses propos tenus à l’encontre de M. Lesage, l’arbitre de la rencontre Lorient - Saint-Étienne (2-1, le 17 décembre). V. V. et B. Li.

que des nations. Devant, ils sont quatre à se montrer compétitifs et Falcao semble revenir, semaine après semaine, vers un niveau physique qui rappelle presque ses grandes années. L’ASM s’est qualifiée aux tirs au but à Sochaux sans même faire appel à Fabinho ou Kylian Mbappé, restés sur le banc. Pour l’instant, le plan se déroule à peu près comme prévu. Trois jours avant le voyage à Marseille, on parierait que le staff ne voit pas vraiment où est le problème. ‘

Saint-Étienne

DISCIPLINE

Vasilyev et Galtier attendront

quatre, semble s’accrocher. Il a été, d’assez loin, le joueur de champ le plus fiable à Sochaux. Et si Jardim décidait de revenir à un schéma plus prudent pour certains des grands matches qui vont se succéder dans les prochaines semaines, il se tournerait certainement vers l’international portugais. L’ancien métronome de Porto peut relayer un titulaire habituel à tout moment, à tous les postes de l’entrejeu.Il en ira de même sur les côtés pour Nabil Dirar, quand il sera revenu de la Coupe d’Afri-

Tannane vers l'opération

Déjà forfait pour la CAN en raison d’une pubalgie, Oussama Tannane, le milieu offensif marocain (22 ans), pourrait devoir observer plus que les deux mois de repos initialement prévus. Christophe Galtier, l’entraîneur de l’ASSE, a en effet indiqué hier après-midi « qu’on s’oriente vers une opération et donc peut-être une longue absence ». En plus de Tannane,

Saint-Étienne sera privé demain soir à Lille de Beric, qui n’a toujours pas repris l’entraînement depuis sa nouvelle opération au genou droit le 21 décembre, de Ruffier (adducteur droit), Söderlund (cuisse) et peut-être de Pajot (adducteurs). Seule bonne nouvelle, Jessy Moulin, suspension purgée, reprendra sa place dans la cage. À noter enfin qu’en raison

des conditions météorologiques difficiles attendues dans la Loire la semaine prochaine, les Stéphanois repartiront en stage à San Pedro del Pinatar, dans le sud de l’Espagne, après leur match à Lille. Ils resteront dans la région de Murcie de lundi à vendredi, soit jusqu’à deux jours avant la réception d’Angers, le dimanche 22 janvier à 17 heures. B. Li.

¢ DEMAIN LIGUE 1 (20e JOURNÉE) LIGUE 2 (20e JOURNÉE) 20:00 Bourg-en-Bresse (14) Reims (2) GFC Ajaccio (13) - Auxerre (19) Nîmes (9) - Le Havre (8) Niort (11) - Laval (18) Orléans (20) - Brest (1) Red Star (16) - Clermont (10) Tours (17) - Lens (3) Troyes (5) -AC Ajaccio (15) (Ces matches en multiplex sur beIN Sports 1) NATIONAL (18e JOURNÉE) ¢ SAMEDI LIGUE 1 (20e JOURNÉE) LIGUE 2 (20e JOURNÉE) 15:00 Amiens (7) - Strasbourg (4) (beIN Sports 1) CAN 2017 (1re JOURNÉE) NATIONAL (18e JOURNÉE) D 1 FEMMES (12e JOURNÉE) ¢ DIMANCHE LIGUE 1 (20e JOURNÉE) CAN 2017 (1re JOURNÉE) D 1 FEMMES (12e JOURNÉE) ¢ LUNDI 16 JANVIER LIGUE 2 (20e JOURNÉE) 20:45 Valenciennes (12) Sochaux (5) (Canal + Sport) CAN 2017 (1re JOURNÉE)

D1 FEMMES ¢

HIER

7e journée Saint-Étienne - Juvisy : 2-0 À l'issue de ce match en retard, Saint-Étienne est 5e et Juvisy 6e.


Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

7 LIGUE 1

footba ll

Nice

Cyprien, bien agité avant emploi Révélation de la saison, le milieu niçois (21ans) n'a débuté le foot en club qu'à onze ans, après avoir touché à plusieurs sports. Zoom sur une enfance hyper active.

C’est à la suite d'un déménagement que Wylan Cyprien a pris, pour la première fois, ses quartiers dans un club de football, en 2006. « Quand on est venu habiter porte de Bagnolet, il s’est rendu à la détection du Paris FC tout seul, comme un grand, un mercredi, raconte sa mère, Lydia. Quand il est revenu il m’a dit : ‘‘Maman, je suis pris, peux-tu payer ma licence ?’’ C’est ainsi qu’il a commencé, l’année de la sixième. Il avait onze ans. » Et arborait donc, ce jour-là, un profil atypique mais suffisamment attrayant pour attirer le regard des éducateurs présents. « D’habitude, ce sont des joueurs d’autres clubs qui se présentent à la détection, explique Reda Bekhti, son entraîneur au PFC durant deux saisons. J’étais là et, pour un garçon qui n’avait jamais fait de foot, il avait des qualités intéressantes dans les enchaînements, les prises de balle et les tirs. On l’avait pris, alors que les gamins débutent en général plus tôt, à sept ou huit ans. » Son âge plus avancé ne signifiait pas que son appétence pour le ballon rond s’était manifestée de façon tardive. Depuis longtemps, en effet, il avait pour le foot une passion aussi débordante que son énergie. « Il avait ça dans la sang, poursuit Lydia Cyprien. À cinq ou six ans, quand je lui confisquais le ballon, il en confectionnait un autre avec du papier journal et du scotch ! Il a toujours aimé shooter dans son petit ballon. Tout le temps, au lever, au coucher. Et il

m’a cassé plusieurs réveils ! Il était hyper actif, on me disait qu’il devait pratiquer du sport. Mais, comme j’élevais seule mes enfants et qu’il n’y avait pas de papa pour l’amener, ça se limitait à l’école, au multisport, où deux profs se battaient pour lui. Quand j’allais le chercher, un me disait : ‘‘Dites à Wylan de venir faire du foot avec moi’’ ; et un autre me lançait : ‘‘Dites à Wylan de venir au hand avec moi…’’»

Il cumulait tennis, ping-pong, hand, foot… Quelle que fût la nature du terrain, il semait donc dessus toutes sortes de promesses, y compris dans des disciplines individuelles. En Guadeloupe, dont la famille s’est envolée en 2001, son prof de tennis l’avait encouragé à conserver au creux de sa main la petite balle jaune, une fois leur nouvelle vie implantée en métropole. « Il m’avait dit : ‘‘Dès que vous arrivez, inscrivez-le au tennis, car il est très, très bon’’, raconte Mme Cyprien. Mais il fallait avoir les moyens, et je n’ai pas plus cherché que ça. D’où le multisport, où il cumulait pas mal d’activités, comme le ping-pong. » Ce côté touche-à-tout ne débouche sur rien chez certaines personnes, pour lesquelles se multiplier divise les chances de succès. Mais butiner d’un sport à l’autre n’a pas empêché le milieu de terrain niçois de faire son miel dans le foot. « Il s’est pris au jeu, se souvient Reda Bekhti. Et il a connu une progression constante. La première année, c’était du foot réduit, à neuf. Il a vraiment passé un cap lors de la

1

La place qu’occupe Wylan Cyprien au classement des notes de L’Équipe,

avec une moyenne de 6,35 en 19 matches de L1 (17 titularisations).

2

Son nombre de sélections en équipe de France Espoirs, où il a débuté en octobre dernier.

Richard Martin/L’Équipe

VINCENT VILLA

Wylan Cyprien a marqué 5 buts et délivré 2 passes décisives cette saison en L 1 avec Nice. deuxième, sur grand terrain. On a vu son éclosion sur le plan tactique et technique. Et puis, c’est un bosseur. Il savait où il avait envie d’aller. » Sur la carte de ses ambitions, sa destination suivante fut Lens, priorisé malgré l’intérêt du Paris-SG. « On l’avait récupéré à

treize ans, l’année où il avait passé le concours du pôle Espoirs de Clairefontaine, raconte Marc Westerloppe, à l’origine de sa venue au Racing en 2008. Il ne l’avait pas obtenu et j’avais été surpris, car il avait effectué un très bon concours. Quand j’ai dit à sa maman qu’il

s’était montré très actif, elle a précisé qu’il avait toujours été hyper actif, même petit. J’étais rassuré : on était tombé sur un joueur qui ne dormait pas. » Et qui ferait un jour sonner l’heure de la réussite, malgré sa propension, plus jeune, à briser des réveils. ‘

De Lens à Nice, un changement de taille

DR

Le milieu de terrain, qui avait déjà évolué dans l’élite en 2014-2015, a mûri et pris une autre dimension.

Wylan Cyprien a rejoint Lens en 2008 à l'âge de treize ans.

Sa seconde saison dans l’élite a presque des airs de première fois. Car on a l’impression de découvrir, plus que de retrouver, Wylan Cyprien, apparu avec Lens en 2014-2015 (*). « Le club venait de monter, c’était compliqué, juge Jean-Philippe Gbamin (actuellement à Mayence), son grand pote des années de formation. Il n’y avait pas non plus les joueurs pour avoir la possession, comme à Nice. Il était plus difficile de se montrer. Là, il existe une bonne entente au sein du milieu : ils se comprennent bien et, si Wylan monte, c’est toujours compensé par un

“Il est dans sa bulle en haut de la montagne

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LYDIA, SA MÈRE

autre. » Ce contexte collectif plus épanouissant va de pair avec une maturité individuelle plus affirmée. « Wylan est un ''1995'', il lui fallait aussi un peu de temps pour mûrir, se mettre au niveau, estime Mickaël Delestrez, son éducateur dans le Nord durant quatre ans. Il fallait que ça se déclenche. Et je pense que le fait de côtoyer certains Niçois lui a permis de mettre un peu de discipline dans son jeu, pour

exprimer son potentiel. » Pour sa mère, c’est aussi une question d’environnement, mais elle veut parler de cadre de vie, pas de cadre de jeu. « Il a trouvé un rythme d’existence sain, juge Lydia Cyprien. Il n’y a pas d’amis autour, comme quand il était à Lens. Il est dans sa bulle en haut de la montagne et personne ne vient. Il est seul avec sa compagne, tranquille, et je pense qu’il en avait besoin. Lens, c’est très petit. Il habitait dans le centre-ville, sa maison était accessible et tout le monde venait, la famille éloignée comme les amis. Il a le cœur sur la main et ne dira ja-

mais non. Il y avait toujours du monde. Là, c’est différent car, Nice, ce n’est pas à côté. Il a pris conscience qu’il avait besoin de calme comme de grandir sur le plan professionnel. Il a compris, aussi, qu’il se trouve dans un club qui possède de la valeur et qu’il faut bosser. Au début, il a dû se donner à fond, en se disant sans doute : ‘‘Je dois gagner ma place.’’ » Celle qu’il a prise, très vite, à Nice est énorme. V. V. (*) Il a disputé 33 matches de L 1, avec 27 titularisations, pour 2 buts et 2 passes décisives.


8 footba ll TRANSFERTS

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Papin arrive lundi

La nomination du Ballon d’Or 1991 à l'AJ Auxerre est prévue en début de semaine mais une incertitude demeure quant à son champ d'action exact. conserverait son poste d’entraîneur. Elles émaneraient à la fois de Guy Cotret et, surtout, de Johanna Seng, la femme de confiance des propriétaires chinois.

BERNARD LIONS (avec JOSÉ BARROSO)

Daury sur le banc demain soir face au GFC Ajaccio Daury reste donc le coach du club icaunais. Mais jusqu’à quand ? L’officialisation de la venue de Papin ne devant pas intervenir avant lundi, Daury demeurera sur le banc pour le match de demain soir sur le terrain du GFC Ajaccio. Et après ? S’il peut compter sur le soutien de Guy Roux et de l’association, qui détient encore 40 % des parts du club, son avenir comme entraîneur n°1 s’inscrit en pointillé. Des discussions se dérouleraient actuellement en interne. Elles pourraient accoucher d’une solution intermédiaire : Daury resterait au club, mais à un autre poste. Au cas où la mission de Papin entraîneur tourne mal. En attendant, il continue à travailler douze heures par jour au club. La situation d’Auxerre, 19e de L 2, à deux points de Tours, premier non-relégable, ne laisse en effet guère la place aux états d’âme. ‘

Mao/L’Équipe

Lille

Collot, stop ou encore ?

L’entraîneur intérimaire du LOSC doit achever sa mission demain soir face à Saint-Étienne. Sauf nouveau contretemps. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL PERMANENT

JOËL DOMENIGHETTI

CAMPHIN-EN-PÉVÈLE (NORD) – Nommé remplaçant de Frédéric Antonetti le 22 novembre, Patrick Collot doit assurer pour la dernière fois, demain face à Saint-Étienne, son neuvième match (4 victoires, 2 nuls, 2 défaites) en qualité d’entraîneur intérimaire. L’ancien joueur lillois, dans le Nord depuis 1995, n’a aucune certitude sur son avenir. « Ce n’est pas la chose principale pour le club, mais la transmission et le rachat, a-t-il éludé hier midi. Je suis salarié. Je ne sais pas à quel poste et à quel niveau je serai après. On est tous dans l’attente. » Lille passe devant la DNCG mercredi 18 janvier à 10 h 30. Gérard Lopez, acquéreur du club, doit montrer en début de semaine prochaine et avant cette échéance l’évidence de ses fonds. Pendant ce temps, privé de Mavuba, Mendes et Sunzu, Collot s’inquiète du fait qu’on ne parle pas beaucoup

du match contre l'ASSE alors que la situation du LOSC est fragile (12 e de L1 avec trois points d’avance sur Caen, 18e). Son expérience à la tête de l’équipe première l’incite à prendre du recul.

“Si j'en ai la possibilité, je vais passer mes diplômes

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« Ça va me permettre de me poser de bonnes questions, nous a-t-il expliqué. Si j’en ai la possibilité, je vais passer mes diplômes d’entraîneur (BEPF), ce qui me permettra d’être libre et indépendant par rapport à mon employeur actuel (il en coûte 25 000 € de pénalités au club à chaque match) ou éventuellement d’un autre. Depuis fin novembre, c’est comme si j’avais suivi une formation accélérée en étant décisionnaire, en faisant valoir mes idées, en veillant au bon fonctionnement du groupe. Je me suis appuyé sur mes forces tout en connaissant mes faiblesses. À l’intérieur du club, peut-être

que certains ont découvert qui j’étais. Le plus difficile, c’est la gestion au quotidien d’un groupe. De faire en sorte d’entretenir une dynamique, une saine émulation, pour que tout le monde tire dans le même sens. » L’ancien adjoint de Claude Puel, Hervé Renard ou Frédéric Antonetti (49 ans) peut-il proroger son bail au-delà de cette semaine ? Il n’a pas d’états d’âme. Il peut aussi dire stop, après avoir accepté de servir le club. Mais, au départ, ce n’était qu’une dizaine de jours. Depuis, l’expérience a maintes fois été prolongée. « Je n’ai pas la certitude à 100 % que mon travail s’arrête vendredi, confie-t-il. Je suis là. Ma situation n’a pas été clarifiée. On m’a juste dit qu’éventuellement cela devait se terminer vendredi et que quelqu’un devait arriver. »

Jean-Pierre Papin, ici lors de SedanChâteauroux en 2010, alors qu'il dirigeait La Berrichonne qu'il avait maintenue en L 2.

Felix Golesi/L’Équipe

Cédric Daury a failli s’étrangler en lisant L’Équipe hier, au petit matin. Trois jours après s’être qualifié pour les 16es de finale de la Coupe de France face à Troyes (L 2, 4-2 a.p.), l’entraîneur d’Auxerre (47 ans), nommé le 7 octobre 2016, a découvert avec stupeur que ses dirigeants voulaient le remplacer par Jean-Pierre Papin (53 ans). À la recherche d’un homme fort doté d’une aura internationale, les nouveaux propriétaires chinois de l’AJA souhaitent même coiffer le Ballon d’Or 1991 de la triple casquette d’entraîneur, de directeur sportif et d’ambassadeur. L’information révélée dans nos colonnes a été confirmée dans la journée sur Twitter par Florent Houzot, le directeur de la rédaction de beIN Sports, chaîne sur laquelle Papin est consultant. Si son arrivée dans l’Yonne semble donc actée, un flou demeure sur les contours exacts de ses futures fonctions. Après avoir rencontré JPP hier à Paris, le président Guy Cotret a, selon l’Yonne républicaine, officialisé sa venue comme… directeur sportif. Dans le même temps, Daury a reçu des garanties orales quant au fait qu'il

Mercato express ¢ SOUTHAMPTON

¢ LILLE

Puel aimerait attirer Germain Après avoir pris des renseignements l'été dernier, déjà, Southampton est récemment revenu à la charge sur le dossier Valère Germain, qui n’a plus qu’un an de contrat à Monaco. Claude Puel apprécie cet attaquant, qu’il a dirigé la saison passée à Nice, et il aimerait bien l’attirer. Germain (26 ans) n’a plus de nouvelles de ses dirigeants depuis début août pour discuter d’une prolongation. Du coup, quelques clubs ambitieux comptent en profiter pour se pencher sur son cas. Comme les Saints de Puel. Everton le suivrait également avec attention. D. D.

Terrier observé en Angleterre Après avoir signé son premier contrat pro l’été dernier, jusqu’en 2019, Martin Terrier a marqué son premier but avec le LOSC, le week-end passé, en Coupe de France. Mais certains clubs n’ont pas attendu ce match face à l’AS Excelsior (DH, 4-1) pour le superviser. West Ham, Everton et la Fiorentina sont déjà venus observer l'attaquant (19 ans) avec intérêt. Et ils étudieraient sa situation de près d’autant que l’effectif nordiste est appelé à évoluer dans les prochaines semaines. Reste à savoir quelle sera la position des nouveaux propriétaires lillois pour ce joueur, né dans la région et formé au club. Ba. C.

¢ LORIENT

A. Camara veut « s’imposer » Actuellement à Derby County (D 2 ANG), Abdoul Camara, passé notamment par Angers, est courtisé par plusieurs clubs de L 1 (Toulouse, Montpellier…). Mais l’ailier guinéen (26 ans), qui a délivré une passe décisive le week-end dernier en Cup contre West Brom (2-1), ne devrait pas quitter l’Angleterre à court terme. « Même si j’ai joué peu de matches à Derby, ça s’est toujours bien passé quand j’ai joué, explique-t-il. Mon but, c’est de m’imposer en Angleterre. » P.-E. M.

Peybernes arrive, Rose encore là Bastia ne tient pas encore le joueur censé compenser le départ de Mathieu Peybernes à Lorient pour 2 M€. Le club a annoncé le prêt du défenseur central des Merlus Lindsay Rose (24 ans), mais son agent a démenti tout accord. Le Sporting cherche toujours un défenseur central et un milieu relayeur. Un attaquant pourrait débarquer en cas de départ de Thievy Bifouma (24 ans, 2019). J. Ar., B.Gh.

¢ DERBY COUNTY


9 TRANSFERTS

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Stéphane Mantey/L’Équipe

Mark Leech/Offside/Presse Sports

footba ll

Adnan Januzaj, prêté par Manchester United à Sunderland cette saison, suscite toujours l'intérêt de l'OL. Mais le club rhodanien garde un œil sur l'Angevin Nicolas Pépé, malgré sa participation à la CAN.

En attendant Januzaj, Lyon réactive Pépé Dans l’attente de la position de Manchester United pour l'international belge Adnan Januzaj, l’Olympique Lyonnais a réactivé la piste qui mène à Nicolas Pépé, l’attaquant d’Angers.

BILEL GHAZI et BAPTISTE CHAUMIER

Animé d’une certaine frénésie, l’Olympique Lyonnais continue de s’activer sur le marché des transferts où il est à la recherche d’un attaquant polyvalent susceptible de le renforcer cet hiver. Comme révélé hier dans nos colonnes, les dirigeants lyonnais travaillent même depuis plusieurs semaines sur la piste qui mène à Adnan Januzaj (21 ans), l’international belge de Manchester United, prêté cette saison à Sunderland. Initié par Florian Maurice, le responsable de la cellule de recrutement de l’OL, ce dossier a également été nourri par Gérard Houllier. Le conseiller extérieur

du club en matière sportive s’est appuyé sur ses réseaux anglais pour glaner quelques informations sur le joueur. Du côté du club rhodanien, on ne cache toutefois pas la complexité de cette piste. Même si Lyon peut encore nourrir l’espoir d’attirer le talent belge. Dans des propos accordés à Het Laatste Nieuws et publiés aujourd’hui par le quotidien belge néerlandophone, Dirk De Vriese, l’agent de Januzaj, livre d’ailleurs quelques informations instructives : « Lyon a parlé avec nous et nous avons écouté. La décision doit être prise par Manchester United et le club n’a pas encore dit qu’il veut vendre Adnan. Adnan est bien à Sunderland. » Ces déclarations semblent signi-

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Le nombre de buts inscrits par Nicolas Pépé cette saison, toutes compétitions confondues.

L'attaquant a disputé dixneuf rencontres avec Angers et deux avec la sélection ivoirienne. Il a marqué face à Rennes (1-1, 13e journée de Ligue 1) et contre SaintÉtienne (1-2, 14e journée).

fier que la balle est désormais dans le camp des dirigeants mancuniens, qui devront notamment négocier la fin du prêt de leur joueur à Sunderland s’ils veulent ouvrir la porte à l’OL. Le prêt avec option d’achat évoqué par certaines sources ne semblerait également pas la seule possibilité étudiée par les dirigeants lyonnais alors que De Vriese évoque un transfert pour un élément sous contrat avec MU jusqu’en juin 2018.

Une première offre de 6 M€ refusée par le SCO Pour ne pas tout miser sur Adnan Januzaj, l’Olympique Lyonnais continue d’étudier d’autres pro-

fils. Comme ceux du Brésilien Jonathan Cafu (Ludogorets, D1 bulgare) ou du Jamaïquain Leon Bailey (Genk, D 1 belge) qui ont été mis en attente. Mais en coulisses, ça serait surtout la piste qui mène à Nicolas Pépé (21 ans), l’attaquant d’Angers (sous contrat jusqu’en juin 2019), qui aurait repris de l’épaisseur ces derniers jours ! La participation à la Coupe d’Afrique des nations de l’international ivoirien avait pourtant constitué un sérieux frein à son arrivée à Lyon qui insistait sur la nécessité de recruter un élément pour pallier justement à l’absence de Rachid Ghezzal, sélectionné avec l’Algérie pour la compétition. D’après plusieurs sources proches du dossier, les dirigeants

rhodaniens auraient toutefois relancé mardi soir les négociations avec leurs homologues angevins. Après une première offre lyonnaise (refusée) émise durant la trêve hivernale et d’environ 6M€, ces nouvelles discussions avanceraient de manière positive. Même si l’OL doit composer avec la concurrence de Rennes, Lille, Monaco et Everton. Les derniers mouvements de l’OL sur ce marché des transferts et le fait qu’il travaille sur un joueur concerné par la CAN posent également une question : le club s’ouvre-t-il à la possibilité de réaliser deux opérations dans son secteur offensif cet hiver ? Les prochains jours devraient livrer quelques réponses. ‘

Makelele rebondit à Swansea

Sept mois après son départ de Monaco, l’ancien directeur technique de l’ASM a retrouvé une place en Premier League, comme adjoint de l'entraîneur, Paul Clement.

Bernard Papon/L’Équipe

RÉGIS TESTELIN

Claude Makelele dans les tribunes du Parc des Princes lors de PSG - Nice (2-2), le 11 décembre.

Paul Clement, nommé entraîneur de Swansea la semaine dernière en remplacement de Bob Bradley, et Claude Makelele se connaissent depuis la saison 2007-2008. Le premier était l’adjoint d’Avram Grant, à Chelsea, quand le second jouait encore. Ils se sont retrouvés au Paris-SaintGermain, en décembre 2011, où ils ont collaboré durant dix-huit mois comme lieutenants de Carlo Ancelotti. Clement est parti en même temps que l’Italien, Makelele est resté au côté de Laurent Blanc. Puis il a fait sa route et ses expériences, entraîneur n° 1 à Bastia, durant cinq mois, en 2014, puis

directeur technique à l’AS Monaco, de janvier à juin 2016. Une expérience à laquelle Vadim Vasilyev, le vice-président de l’ASM, avait mis un terme dans l’idée de pacifier le climat dans son club.

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Paul m'a appris beaucoup de choses Le trio Campos-Jardim-Makelele n’avait jamais pu travailler sereinement ensemble et seul l’entraîneur portugais avait résisté à la lessive de l’intersaison. Après avoir été collaborateur technique pour l’UEFA, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de France a donc retrouvé Clement, « mon mentor », assurait-il hier dans un entretien à la chaîne de

télé du club. «Je suis excité et très heureux car le terrain m’avait manqué, a-t-il poursuivi. Le terrain, c’est ce que je connais le mieux, c’est là que j’ai fait toute ma carrière. Paul m’a appris beaucoup de choses, je suis heureux de travailler avec lui, heureux de le retrouver et j’espère que Swansea va se maintenir en Premier League. » Le club gallois est actuellement dix-neuvième, à une longueur de Crystal Palace, première équipe en position de se maintenir. Dans le binôme qu’ils formeront, Makelele devrait se charger du relationnel avec les joueurs. Et notamment de leur redonner confiance. «Je ferai le maximum pour que les joueurs se sentent bien et évoluent à leur

meilleur niveau. Paul m’a donné la possibilité de retrouver le terrain et de l’aider, j’ai beaucoup à donner. Je sens le jeu, je sens les joueurs, je crois que je vois pas mal de choses. Si je peux aider les joueurs dans n’importe quel sens je le ferai. Parfois la confiance s’en va en deux minutes ou en deux jours, mais elle peut revenir aussi vite. Je parlerai avec les joueurs, s’ils ont besoin d’exprimer leurs problèmes, je serai aussi là pour ça.» L’ancien capitaine des Bleus entrera vite dans le vif du sujet : à 16 heures, samedi, Swansea accueillera Arsenal. «C’est un gros match mais tout est possible, conclut-il. La Premier League m’avait manqué et je suis ravi de la retrouver, l’esprit, les contacts, j’adore.»


10 footba ll ESPAGNE (COUPE DU ROI)

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Huitièmes de finale retour

FC Barcelone

3-1

Athletic Bilbao

La passe de trois de Messi

Un nouveau but sur coup franc de l'Argentin a permis au Barça de se qualifier pour les quarts de finale. FC Barcelone Athletic Bilbao

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¢ MARDI ATLÉTICO DE MADRID LAS PALMAS : 2-3 (aller : 2-0) ¢ HIER ALAVÉS - LA COROGNE : 1-1 (aller : 2-2) Buts. – ALAVÉS : Mendez (45e) ; LA COROGNE (Arribas (62e). CORDOUE (D2) - ALCORCON (D2) : 1-2 (aller 0-0) Buts. – CORDOUE : Piovaccari (9e) ; ALCORCON : Rodriguez (51e), Alejo (68e). VILLARREAL - REAL SOCIEDAD : 1-1 (aller : 1-3) Buts. – VILLARREAL : Soriano (45e) ; REAL SOCIEDAD : Oyarzabal (15e). FC BARCELONE - ATHLETIC BILBAO : 3-1 (aller : 1-2) ¢ AUJOURD'HUI 19 h CELTA VIGO - VALENCE (aller : 4-1) EIBAR - OSASUNA (aller : 3-0) 21 h 15 SÉVILLE FC REAL MADRID (aller : 0-3) (beIN Sports Max 6) En gras, les clubs qualifiés.

3 1

Puisque rien ne semble facile pour ce Barça, il a encore fallu qu'il se charge de faire la différence. Et d'éviter un début de crise. Pour un troisième match consécutif, Lionel Messi a inscrit un but sur coup franc. L'Argentin s'était pourtant essayé à deux reprises sans succès à l'exercice en première mi-temps, expédiant le ballon largement au-dessus à chaque fois. Pour sa dernière tentative (78e), il a cette fois opté pour le côté fermé et envoyé le ballon sur la base du poteau d'Iraizoz, battu. Déjà au match aller, c'est lui qui avait permis aux Catalans de réduire le score en fin de rencontre (1-2). Puis à Villarreal (1-1, dimanche), il avait attendu la 90e minute pour éviter une troisième défaite en Liga.

Neymar met fin à une série de onze matches sans but Double tenant du titre, une élimination contre Bilbao dès les huitièmes de finale aurait fait tache pour Luis Enrique et ses joueurs, presque condamnés à jouer les faire-valoir en Championnat (Le

Lluis Gene/AFP

PAUL GIUDICI

Lionel Messi prend de vitesse les défenseurs de l'Athletic Bilbao Mikel Balenziaga et Mikel San José. Real compte cinq points d'avance et un match de moins). Hier, les Barcelonais n'ont jamais été géniaux mais avaient tout de même réussi à se rendre le match assez facile. D'abord grâce à une reprise de volée magnifique, en reculant, de Luis Suarez (35e). C'est déjà le centième but de l'Uruguayen

REAL MADRID

Zidane emmène Enzo à Séville Large vainqueur lors du match aller de ce huitième de finale de la Coupe du Roi contre Séville (3-0), le Real se présentera ce soir en Andalousie sans Cristiano Ronaldo ni Luka Modric, laissés au repos. Mais, pour la deuxième fois depuis son arrivée sur le banc, Zinédine Zidane a décidé de convoquer son fils Enzo (21 ans), milieu de terrain offensif du Castilla, la réserve des Merengue (D 3), pour un match officiel. Au tour précédent, l’aîné de la famille Zidane s’était illustré en entrant lors de la seconde période de la rencontre face à la Cultural Leonesa (6-1) et en inscrivant un très beau but. Le premier de sa carrière avec l’équipe première. F. He.

ANGLETERRE (COUPE DE LA LIGUE)

sous le maillot blaugrana, deux ans et demi après son arrivée. En seconde période, Neymar obtenait d'emblée un penalty (47e) après que le malheureux Boveda a glissé dans la surface et est venu le percuter. Habituel tireur, Messi se désistait au profit du Brésilien, qui en profitait pour mettre fin à une disette de onze rencontres sans le moindre but inscrit. Ce n'est qu'un penalty mais il offrait, à cet instant, une qualification plutôt aisée aux siens. Jusqu'ici, l'Athletic Bilbao n'avait rien proposé, même pas une frappe au but en première mi-temps, une première cette saison toutes compétitions confondues pour le club basque. Remplaçant surprise au coup d'envoi, le vétéran Aritz Aduriz (35 ans) suppléait Sabin après

Demi-finales aller

ITALIE

la pause. Buteur et passeur à l'aller, l'ancien Valencian fut à l'origine de la réduction du score. Son duel de la tête gagné face à Samuel Umtiti amena le but de Saborit (51e). Et le doute chez les Catalans. Le Barça est habité par tant d'assurance dans le jeu depuis tellement d'années qu'on ne peut que s'étonner de la fébrilité dégagée par séquences. Que ce soit Umtiti ou Busquets, les joueurs d'Enrique ont perdu des ballons aussi dangereux que sidérants. Le Bilbao d'hier soir était bien trop limité pour en profiter. Et Messi bien trop inspiré pour laisser poindre le doute. L'Argentin n'a, à l'instar de ses coéquipiers, pas été très bon. Mais il lui suffit de si peu pour faire la différence. Ça semble pourtant «tellement» pour les autres. ‘

Southampton

1-0

HIER FC Barcelone Athletic Bilbao

Arbitre : M. Manzano.

1 0

3 1

FC Barcelone

Buts : Suarez (35e)., Neymar (48e, s.p.), Messi (78e). Avertissement : Umtiti (30e). Équipe : Cillessen – S. Roberto, Piqué, Umtiti, J. Alba – Rafinha (Rakitic, 80e), Busquets, Iniesta (A. Turan, 89e) (cap.) – Messi, Suarez, Neymar (D. Suarez, 87e). Entraîneur : L. Enrique

Athletic Bilbao

But : Saborit (51e). Avertissements : Exteita (28e), Laporte (41e), Elustondo (73e), Beñat (76e), Williams (90e). Équipe : Iraizoz (cap.) – Boveda, Exteita (Elustondo, 29e), Laporte, Balenziaga – Beñat, San José – Williams, Eraso, Saborit (Susaeta, 79e) – Sabin (Aduriz, 46e). Entraîneur : E. Valverde

Coupe (huitièmes de finale) ¢ MARDI NAPLES - SPEZIA (D 2) 3-1 ¢ HIER FIORENTINA CHIEVO VÉRONE 1-0 But. – Bernardeschi (90e + 3 s.p.). JUVENTUS - ATALANTA 3-2 Buts. – JUVENTUS : Dybala (22e), Mandzukic (35e), Pjanic (75e s.p.) ; ATALANTA : Konko (72e), Latte Lath (81e). ¢ AUJOURD'HUI 21 heures AC MILAN TORINO (Eurosport 1) ¢ 17 JANVIER INTER MILAN - BOLOGNE ¢ 18 JANVIER LAZIO - GENOA SASSUOLO - CESENA (D 2) ¢ 19 JANVIER AS ROME - SAMPDORIA En gras, les clubs qualifiés.

Liverpool

Toby Melville/Reuters

Les Reds sans idées

Nathan Redmond (à droite), unique buteur de la rencontre, et Southampton ont pris le dessus sur Nathaniel Clyne et Liverpool.

Southampton avait été sorti de la dernière édition de la Coupe de la Ligue en quarts, humilié par Liverpool (1-6, décembre 2015). Sadio Mané avait ouvert le score mais Sturridge (doublé) et Origi (triplé) avaient fait souffler la tempête. Mané joue désormais pour les Reds mais hier, le peps du Sénégalais – parti à la CAN – a manqué aux siens, incapables d'inquiéter la formation de Claude Puel. Forster a dû repousser une frappe de Firmino (17e) et c'en

était déjà fini des occasions franches pour Liverpool, étouffé tout le match par le pressing des Saints. Ses derniers ont été récompensés de leurs efforts par Nathan Redmond. Une minute après une première tentative écartée du pied par Karius, l'attaquant de vingt-deux ans trompait le gardien des Reds d'une frappe croisée du pied droit (1-0, 20e). Karius sortait ensuite une superbe parade devant l'exinternational Espoirs anglais (43e).

Redmond passait encore tout près du doublé mais Lovren préservait les chances de Liverpool avant la demie retour, le 25 janvier (83e). Jürgen Klopp a bien tenté de secouer son attaque en faisant entrer Coutinho (61e) mais le Brésilien a préféré frapper au-dessus alors qu'il avait cinq partenaires dans la surface (90e + 2). C'est la troisième défaite pour Liverpool cette saison, qui retrouve son ennemi Manchester United dimanche en Championnat.

¢ MARDI MANCHESTER UNITED HULL ¢ HIER SOUTHAMPTON LIVERPOOL But. – Redmond (20e).

2-0 1-0


Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

footba ll

LUTTE ANTIDOPAGE

LYON

très court Buchanan qualifiée, Morgan pas encore LES OBSÈQUES

Une enquête sur Manchester City pour défaut de localisation

NANCY

séancesd'entraînementainsiquelesadressesdes joueurs, pour que ceux-ci puissent passer des contrôlesantidopageàtoutmoment. Selon la BBC, le club n'aurait pas actualisé ces informationsàlasuited'unchangementdesonplanning d'entraînement. Manchester City occupe la quatrième place au classement de la Premier League, à sept points du leader Chelsea, et se déplace dimanche à Everton pour le compte de la 20e journée.

Nezar Balout/AFP

Aurier buteur

Le latéral parisien Serge Aurier a marqué le troisième but de la Côte d'Ivoire, hier à Abou Dhabi (EAU), lors de la victoire des Éléphants contre l'Ouganda (3-0), en match de préparation à la Coupe d'Afrique desnations, qui débute samedi. Cette rencontre a également été marquée par le premier but de Wilfried Zaha, né à Abidjan mais qui avait déjà porté deux fois le maillot de l'Angleterre en match amical. La Côte d'Ivoire figure dans le groupe C en compagnie de la RD Congo, du Maroc et du Togo. ¢ HIER CHILI - CROATIE 1-1 (4-1 aux t.a.b.) Buts : CHILI : Pinares (18e), CROATIE : Andrisajevic (76e). CÔTE D'IVOIRE - OUGANDA 3-0 Buts : Kodjia (51e), Zaha (58e), Aurier (72e). CONGO - SÉNÉGAL 0-2 Buts : B. Keita (19e), P.-A. N'Diaye (47e). ¢ AUJOURD'HUI 16 : 15 SUÈDE - SLOVAQUIE

Stéphane Guiochon/le Progès/Max PPP

Alex Morgan, Wendie Renard et Kadeisha Buchanan, dimanche au Parc OL, avant le 32e de finale de Coupe de France masculine entre Lyon et Montpellier (5-0). Présentée officiellement lundi à l'OL, où elle s'est engagée pour deux ans et demi soit jusqu'en 2019, la défenseure Kadeisha Buchanan (21 ans) a reçu hier soir son ITC (carte internationale de transfert), délivrée par la Fédération canadienne et indispensable pour pouvoir jouer. D'après des observateurs, la meilleure jeune lors de la Coupe du monde 2015 selon la FIFA a semblé très affûtée au cours de ses premiers entraînements. Elle devrait donc, lo-

LIGUE 2

LE RED STAR PRÉCISE

Le Red Star conteste le terme de « leurre » utilisé dans notre édition d'hier pour expliquer la nomination de Claude Robin au poste d'entraîneur principal. Le club n'a jamais caché son souhait de recruter un technicien diplômé du BEPF pour respecter les règles fédérales. Manuel Pirès, qui assurait l'intérim depuis le départ de Rui Almeida, est promu « entraîneur général ».

Dix-sept millions d'euros de créances ! Dans un dossier paru ce jeudi, l’hebdomadaire haut-savoyard le Messager dresse la liste des créances de l'Évian-TG, dont le total s'élèverait à environ 17 millions d'euros. Parmi celles-ci, figure notamment une dette de 1,1 million d'euros à l'Udinese, dans le cadre du litige qui opposait les deux clubs pour le transfert de Jonathan Mensah, ou encore 210 000 euros à régler à Benfica pour l'option d'achat de Daniel Wass. Toujours selon le Messager, l'ETG, dont la liquidation judiciaire a été entérinée en décembre dernier, doit également 1,3 million d'euros à la direction générale des finances publiques, 1 million d'euros à la Société générale et 287 000 euros à son ancien équipementier Kappa. S. Gr.

DISCIPLINE

Le Partizan privé de Coupe d'Europe En raison de dettes impayées, le Partizan Belgrade a écopé d'un suspension de un an de Coupe d'Europe par l'UEFA. Cette sanction s'appliquera pour la première année durant laquelle le club serbe se qualifiera pour une compétition européenne. Si le Partizan n'y parvient pas l'année prochaine, cette sanction pourra s'appliquer lors d'une des deux saisons suivantes.

Van der Elst est décédé

VANDEN BORRE A RÉSILIÉ

Montpellier a annoncé hier la fin du contrat le liant à Anthony Vanden Borre. L'international belge (29 ans), qui a fait part la veille de sa volonté d'arrêter sa carrière de joueur, était en prêt dans l'Hérault depuis l'été 2016. Il est encore sous contrat avec Anderlecht, qui a prévu une rencontre avec le joueur la semaine prochaine.

giquement, figurer parmi les joueuses retenues par Gérard Prêcheur pour le déplacement à Guingamp en Championnat, samedi. Une incertitude pèse, en revanche, quant à la présence d'Alex Morgan. La star américaine (27 ans), arrivée pour six mois, était toujours dans l'attente de son ITC de la part de l'USSoccer. À Lyon, tout est évidemment fait pour que la recrue phare de l'hiver puisse faire ses premiers pas sous ses nouvelles couleurs. C. Ga.

BELGIQUE

MONTPELLIER

ÉVIAN-TG

L'ancien attaquant belge François Van der Elst est décédé mardi, à l'âge de soixante-deux ans. Joueur vedette d'Anderlecht (1971-1980), il possède l'un des plus beaux palmarès des Mauves avec deux Championnats, quatre Coupes de Belgique et deux Coupes d'Europe des vainqueurs de Coupe. Il a aussi joué au Cosmos de New York (1980-1981). François Van der Elst a été international quarante-quatre fois (14 buts) et a disputé la finale du Championnat d'Europe 1980, contre l'Allemagne (1-2), à Rome.

Belga/AFP

MATCHES AMICAUX

L'ancien défenseur de l’AS Nancy Lorraine Casimir Kubasiewicz est décédé lundi à soixante-seize ans. Joueur à Boulogne-sur-Mer (1963-1967) et Nancy (1967-1969), il avait dû stopper sa carrière à vingthuit ans en raison d'une rupture du tendon d'Achille et avait travaillé pendant six ans au centre de formation de Nancy, où il a eu notamment la responsabilité de Michel Platini. Ses obsèques auront lieu demain à l’église de Charmont-sous-Barbuise dans l’Aube.

CROATIE

Modric, joueur de l'année Vainqueur de la Ligue des champions, de la Coupe du monde des clubs et de la Supercoupe d'Europe avec le Real Madrid en 2016, le milieu offensif Luka Modric (31 ans) a été élu joueur croate de l'année par le quotidien de son pays Vecernji list. Il devance le milieu barcelonais Ivan Rakitic et l'attaquant turinois MarioMandzukic. C'est la cinquième fois qu'il est sacré après 2007, 2008, 2011 et 2014.

Stéphane Mantey/L'Équipe

Bernard Papon/L’Équipe

DE KUBASIEWICZ ONT LIEU DEMAIN

Les joueurs de City avant un match contre Arsenal (2-1) à l'Etihad Stadium, le 18 décembre. Le club de Manchester City est sous le coup d'une enquête pour «défaut de localisation», une infraction à la réglementation antidopage, a annoncé hier la Fédération anglaise de football dans un communiqué. «Il est présumé que le club n'a pas rempli ses obligationsdelocalisationdemanièrecorrecte»,indique la FA, qui précise que le club a jusqu'au 19janvier pour répondre aux accusations. Selon les règles de la FA, les clubs doivent être capables de fournir correctement les détails concernant les

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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

ha ndba ll

CHAMPIONNAT DU MONDE

1re journée

France 31-16 Brésil

Alain Mounic/L’Équipe

Daniel Narcisse, qui survole ici la défense brésilienne, a inscrit trois buts et délivré quatre passes décisives hier soir à l'AccorHotels Arena.

LE TGV EST LANCÉ Impérialeendéfense,l’équipedeFranceaparfaitement débutésonMondial en pulvérisant leBrésil, tropviterésigné.

France Brésil

17 7

31 16

YANN HILDWEIN (avec Ar. L.)

La tension des premiers pas, le poidsdesattentesdetoutunpays? Jamaisentenduparler.L’équipede FranceestentréedanssonChampionnatdumondeenfrappanttrès fort, hier soir dans le somptueux AccorHotels Arena face au Brésil, vite déboussolé. Il faudra donc attendre d’éventuelles demi-finales pour voir si le public parisien peut peser sur une rencontre. Hier, il s’est contenté de faire la fête une heure durant, profitant du show fourni par ses idoles, infiniment plusaboutietexcitantqueceluide l’avant-match (parler de cérémonie d’ouverture serait trop pompeux).«Ilyadesmatchescommeça où tout va bien, où on tire de l’autre boutduterrainsurlabarreetleballonrevientdanslesmainsd’uncoéquipier, souriait Cédric Sorhaindo

ruisselant dans la zone d’interviews.Ilfaudragardercetteconcentrationetcesérieuxtoutaulongdela compétition.» Laboucleestencorelongue,via NantesquelesBleusrejoignentce matinpourlasuitedecegroupeA taillé sur mesure, et Lille qui accueilleraleurséventuelshuitième etquartdefinale.Lasixièmeétoile dontrêvelehandballfrançaispour validerl’effervescencequientoure ce Mondial est encore plus lointaine. Mais Didier Dinart et Guillaume Gille, successeurs du monument Claude Onesta qui a prisdurecull’automnedernier,ont en tout cas parfaitement réussi leurs premiers pas dans une grande compétition. Leurs hommes se sont montrés bien plus tranchantsquefaceàlaTunisieen ouverturedesJOdeRio(25-23)ou devant la Macédoine à l’Euro 2016 (30-23). Le score fleuve rappelle une autre entrée en fanfare, aux JO de Londres contre la Grande-Breta-

gne(44-15).MaisleBrésilde2017 n’a rien à voir avec cette sélection de bric et de broc que le pays hôte desJeuxde2012avaitdûcréerex nihilo. « C’est une équipe de qualité et c’est parce qu’on a mis l’engagement nécessaire que progressivement ils ont cédé », soulignait Dinart. Il y a six mois en quarts de finale des Jeux de Rio, l’équipe de Franceavaitlongtempsgaléré(ily avaitencore22-22àla39e minute) avantdedécramponnerlaSeleçao devantsonpublic(34-27aufinal).

“La compétition va être très dure physiquement et très longue

,,

NIKOLA KARABATIC

Hier,laformationsud-américaine était certes diminuée par l’absencedesonmeilleurjoueur,l’arrière gauche et capitaine Thiagus Petrus (épaule). Mais elle n’a pas existésurleparquetparisien.«On aétésérieuxetappliquésdèsledébut,appréciaitWilliamAccambray.

¢ ¢

GROUPE A

HIER

France - Brésil ¢

AUJOURD'HUI

17:45 Russie - Japon 20:45 Pologne - Norvège e

¢2

JOURNÉE

Demain 17:45 France - Japon Samedi 14:45 Brésil - Pologne 17:45 Norvège - Russie

31-16

Alors qu’on aurait pu avoir une certaine pression de l’événement, on a bien géré l’entame de match et le restedelarencontreaussi.»Sitensionilyavait,elles’estévaporéeen quelques instants, le temps pour les sept hommes lancés dans l’arènelabaveauxlèvresdesauter à la gorge des Brésiliens et de les dévorer tout crus (7-2, 10e). La recette habituelle des triomphes français, défense étouffante autourdesfrèresKarabaticetune surdose de Thierry Omeyer, avait toutdesuitefaituneffetbœuf. « Cette bonne entrée en matière descadresapermisdefairetourner, c’est une bonne chose », observait Olivier Nyokas, l’un des remplaçants qui en a profité pour étaler son jump et son shoot fulgurant. Les tauliers, sur-sollicités d’entrée à Rio, ont cette fois vite pu souffler. Et dès la fin de la première période, la rencontre a ressemblé à un entraînement en publiccentréautourdufameuxjeuà sept joueurs de champ contre six

favoriséparlanouvellerèglemise en place l’été dernier. La séance fut plutôt sérieuse et convaincante, mettant joliment en valeur Mahé, Porte ou Dipanda notamment.Allez,pourpinailler,onévoqueralesquatorzeballesperdues, untotalquifaittache.Lestaffaura donc au moins un argument pour réfrénertouteébauched’excèsde confiance. «Lacompétitionvaêtretrèsdure physiquement, très longue, prévenait Nikola Karabatic. On a une rotation de moins avec Timothey (N’Guessan) qui s'est blessé avant ledébutdelacompétition(cheville). Nepasavoirlaissétropdeforcesest trèsimportant.Onestprêtspouraller à Nantes, on a hâte de ressentir l'énergie des Nantais comme aujourd'huiàParis.» Ilfaudrasansdouteautantd’applicationfaceàl’encoreplusatypique Japon, qui se présente demain au HallXXLenLoire-Atlantique,pour que le plan continue à se dérouler sansaccroc. ‘


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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

1re journée

Phénoménal Omeyer

Réactions

Auteurd’unfestivalenpremièremi-temps,l’inoxydableportier desExpertsa dégoûté àluiseulles artilleurs brésiliens.

Michäel Guigou (ailier de l’équipe de France) :

«C’est une belle entame, il faut que ça continue. Est-ce le Brésil qui a davantage déjoué ou nous qui étions meilleurs qu’aux derniers JO ? Il y a un peu de tout, un de leurs meilleurs joueurs (Petrus) était absent, qui est important notamment en défense. L’énergie et l’envie qu’on avait de bien faire dès le début ont fait aussi que le Brésil était en difficulté. L’ambiance à l’entrée des joueurs a été assez exceptionnelle. J’espère qu’on reviendra ici pour la demi-finale.» «Avoir ce public nous a aidés, on n’a pas ressenti de pression de l’extérieur, on s’est concentrés sur cette entame de match et on a gagné avec la manière. J’ai pris de la confiance et du plaisir. J’ai pu jouer en attaque aussi, même si je me suis d’abord concentré sur le secteur défensif car c’est là que je suis le plus attendu. » Ar. L.

17 7

Arbitres : MM. Lah et Sok (SLV). FRANCE 2 3 3 1 3 0 0 1 2 2 3 1 1 3 6 31

NOTE Tirs P.déc. Exc. q

2/5 3/4 3/4 1/1 3/5 0/1 0/2 1/4 2/3 2/3 3/3 1/2 1/1 3/4 6/7 31/49

2 4 5 1 2 1 15

1 1 1 1 4

Gardiens : T. Omeyer (cap.) (29 min., 16 arrêts dt 0/1 pen., note : 9); V. Gérard (26 min., 9 arrêts dt 1/1 pen., Note : 8); Entraîneur : D. Dinart

5 6 7 8 7 5 7 8 7 8 7 7 8

BRÉSIL M. Santos Teixeira (cap.) J. Da Silva Torriani Candido Toledo Pozzer Chiuffa Guimaraes Ceretta Moraes Novais Ponciano Langaro Almeida TOTAL

Buts

1 3 2 1 1 5 2 0 0 1 0 0 16

NOTE Tirs P.déc. Exc. q

1/2 3/7 2/7 1/4 1/3 5/14 2/4 0/1 0/2 1/2 0/1 0/5 16/52

- - - 1 4 - - 4 - - 2 - - 4 - - 4 - - 3 - - 3 - - - - 2 - 2 3 - - 3 - 1 2 - 3 2 - - 7

Gardiens : Almeida (27 min., 3 arrêts dt pen., note : 3); M. Santos (29 min., 10 arrêts dt 0/1 pen., note : 6); Entraîneur : W. Nunes

Il n'a juste pas marqué de but « Quand on rentre dans une salle comme ça, ditOmeyer,tuasenviedet’arracher,detejeter sur tous les ballons, de ne rien laisser. C’est ce qu’on a fait pendant les soixante minutes. On a raté un ou deux trucs, mais dans l’ensemble ç’a été une prestation très bonne detoutel’équipe.Toutlemondeapuprendre sesmarques,c’étaitimportant.» Dans cette magnifique enceinte de Bercy, où il avait déjà été sacré champion en2001,Omeyern’eutbesoinquedequelques minutes pour se sentir à nouveau chez lui. Aux sons des « Titi !, Titi ! », le gardien tricolore calma d’emblée les maigres intentions brésiliennes par une incroyable faculté à tout stopper sur son passage. Seize arrêts sur vingt-trois tentatives, presque70%deréussite,ilyavaitfranche-

Auteur de seize arrêts en première période, Thierry Omeyer a écœuré les attaquants brésiliens d'entrée de jeu. mentdequoiêtredépitéducôtéauriverde. «Cesoir,Titiétaitenmode«pasrigolo»,résumait son compère gardien Vincent Gérardquiminimisaducoupsontitretrèshonorifique d’homme du match. Cela nous a permis de prendre le large assez rapidement. C’est confortable quand tu rentres à plusdix.» Au milieu de son festival défensif, l’Alsacien s’est lui aussi essayé au tir de loin, lorsqueleBrésilavaitfaitlechoixd’évoluer sans gardien, mais il trouva la barre transversalesursonchemin(18e)avantderater lecadre(21e). Faut-il rappeler que le Parisien dû patienter jusqu’à ses 38 ans bien sonnés avant d’inscrire son premier but ? « Disons quesurlepremiertir,onpeutdirequejesuis

passeurdécisifsurLuc(Abalo),»sourit-il. À la mi-temps, il n’y avait déjà plus de suspense. Omeyer pouvait laisser à Gérard l’occasion de brilller. Sur sa prestation, il préférait ensuite la jouer modeste et se féliciter de l’approche collective des Français.Commetoujours.«Onafaitunegrosse prestation défensive ce qui m’a permis derrière d'entrer rapidement dans le match et de mettre les tireurs en échec, expliquait-il. C’était vraiment bien. Mais c’est vraiment la performance collective qu’on va retenir. On ne leur a pas laissé un millimètre. Du coup, c’est plus difficile de trouver des solutions de tir. Après, c’est toujours bien de débuter par une victoire en faisant jouer tout le monde. Maintenant,onvaalleràNantes.Onsaitqu’il yauraaussiuneénormeambiance.»

Lidl partenaire phénoménal du 25ème Championnat du monde masculin de handball IHF

BRAVO

les Bleus !

Année 2017 - LIDL RCS Strasbourg 343 262 622 Sauf erreurs typographiques. Imprimé en U.E. Photos non contractuelles.

N. Remili O. Nyokas Narcisse V. Gérard N. Karabatic K. Mahé T. Omeyer W. Accambray Abalo Sorhaindo Guigou L. Karabatic Fabregas Dipanda Porte TOTAL

Buts

31 16

Qu’est-cequin’apasencoreétéditouécrit sur Thierry Omeyer ? Sur l’incroyable longévité au plus haut niveau de ce jeune homme de quarante ans et deux mois, boostécommejamaisauparfumdesgrandescompétitions?Ousurl’impacténorme dececompétiteursanségalsurlesperformancesduParis-Saint-Germain,oùilvient deprolongersonbaild’unan,ousurcelles des Experts, où il représente, forcément, bienplusqu’unsimplegardiencapitaine. Onabeaulesavoir,Omeyerarrivepourtant toujours à nous surprendre. Son entamedeMondialhiersoir,danslafolleambianced’unBercyprêtàvibreràchacunde ses exploits, a en tout cas donné le ton de l’état d’esprit dans lequel se trouvent les Bleusàl’entamedeleurtournoi:déterminés comme jamais à rester maîtres chez eux.

Stéphane Mantey/L’Équipe

JÉRÔME LE FAUCONNIER (avec Ak. C)

Ludovic Fabregas (pivot de l’équipe de France) :

FRANCE BRÉSIL

CHAMPIONNAT DU MONDE


14 ha ndba ll CHAMPIONNAT DU MONDE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Lafièvre de janvier

Stéphane Mantey/L’Équipe

L’AccorHotelsArenas’estlaissé emporterpardesBleusquiont bienfait les choses en ouverturedeleur Mondial.Et cen’estqu’un premier pas.

DAVID LORIOT

Hassan Moustafa, président de la Fédération internationale, prononce le discours inaugural d'une compétition dont le handball français attend beaucoup.

principales étaient resserrées sur deux files, on y croisait quelques emperruqués, on y sonnait unoudeuxcoupsdeclairon,mais rien de fou non plus. Le show d’ouverture, animé par DJ Feder, ne révolutionnait pas le genre, mais le peuple s’en contentait. Il n’étaitpasvenupourcela. Il était là pour ses Experts, «Kara» et sa bande, lancés dans undéfiexaltant,maisàfortepression aussi. Hier, sous les yeux du président de la République François Hollande et de la maire de Paris Anne Hidalgo, ils ont rempli leur œuvre et ouvert en grand un

Mondial qui doit éclabousser et portertoutlehandballfrançais.

Le pays veut vibrer, il va falloir le faire valser Joël Delplanque, le président de la Fédération française de hand, sait bien qu’il ne faut pas se louper. Les premiers signaux sont plutôt bons. Avec 70 % de taux de remplissage général, 430 000 spectateurs recensés, la jauge est haute, même s’il y a encore la place pour faire mieux à Metz (55 %) ou Rouen (58 %), alors qu’à Albertville, 86 % des

Alain Mounic/L’Équipe

Stéphane Mantey/L’Équipe

Ils étaient tant attendus ! Depuis seize ans, 2001, un autre temps pour d’anciennes gloires. Hier, l’AccorHotelsArenaavaitl’œilluisant. L’équipe de France était sur scène pour ouvrir son Mondial, celui qu’elle ne veut pas perdre. Évidemment, ce n’est pas le Brésil qui allait contrecarrer ses plus hauts projets. Hier, les Auriverde ontétéconcassésendeuxtemps, trois mouvements. En dix minutes, l’affaire était pliée (7-2). Mais le public se fichait bien que le matchfutsivitetué.Ilétaitlàpour

s’amuser, pour vibrer, pour communier avec ses Bleus. Il avait l’âmejoyeuseetlavoixchantante, s’égosillant comme une midinette sur les arrêts de « Titi » Omeyer ou les percussions de NikolaKarabatic. Les dieux étaient au stade, à Bercy. 15 609 spectateurs, guichets fermés depuis la mi-journée.Ilyavaitdel’impatienceetdu désir dans les rangs, mais aucune bousculade pour autant. Une heure avant le coup d'envoi, tout était calme et serein dehors. Les check-points se faisaient au pas, les voies d’accès aux portes

Le président de la République François Hollande en tête, de nombreuses personnalités de la politique et du sport se pressaient hier dans la tribune VIP.

70 % des places sont déjà vendues pour l'ensemble des matches du Mondial, dont la moitié à des non-licenciés. Le grand public a répondu présent.

places ont déjà été vendues pour deux huitièmes de finale inconnus ! «Il n’y a pas de crainte que ça sonne creux quelque part. Et avec une moitié d’acquéreurs de billets non licenciés, l’objectif d’ouvrir le hand au grand public est atteint », notait,satisfait,Delplanque. Mais il sait aussi que seuls les résultats permettront d’entretenirlafièvre.Touslesmatchesdes Bleus à Nantes (11 000 spectateurs) se joueront à guichets fermés et ce n’est pas loin d’être déjà le cas pour le huitième de finale à Lille (27 000 spectateurs). Le public est prêt à leur faire la courte échelle. Hier, il a dansé, chanté la Marseillaise, il a fait la ola, s’est baigné avec délice dans ce petit bonheur du soir. Il a hurlé son amour et tous ses rêves autour. Le pays veut vibrer, il va falloirlefairevalser.«J’attendsun événement irréprochable sur le plandel’organisation,quipermette d’accroître notre notoriété et de laisser le meilleur héritage possible.Après,touslesévénementsont forcément un écho en fonction des résultats », convenait Joël Delplanque, qui glissait : « La pression, oui forcément, elle est grande. » À voir l’AccorHotels Arena sautiller,debouttouteladernièreminute, on se dit aussi que cette épopéedejanvierpeutavoirquelquechosedemagique. ‘


Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Espagne 20 h 45 Islande

1 journée

L'Espagne en «reconquista» Absente des JO, la Roja, qui débute un nouveau cycle avec un autre sélectionneur et un groupe rajeuni, débarque pleine d'ambition. 20 h 45 BEINSPORTS MAX 5

PIERRE MENJOT

METZ – Ce n'était qu'une mise en jambes après une matinée de trajet, mais n'empêche : il était interdit de passer une tête à travers les portes de la salle hier, durant la petite heure d'entraînement de l'Espagne, et les quelques malins qui ont bravé le huis clos ont vite été balayés par la sécurité. C'est que la Roja est en mission. « En reconquête », comme le clament en boucle les joueurs. De toutes les demi-finales pendant quatre ans avant Rio, les Ibériques ont pourtant manqué le rendez-vous olympique, éliminés lors du tournoi de qualification. Un terrible échec au pays, qui a coûté sa tête au sélectionneur Manolo Cadenas, remplacé par son compatriote Jordi Ribera, qui avait mené le Brésil en quarts de finale aux JO (éliminé par la France). « On a eu une très grosse déception et on veut se rattraper, annonce l'ailier Valero Rivera. C'était très dur à vivre. Alors on a besoin, ou du moins on a envie de montrer de quoi on est capables. » Le ton se veut sérieux. Ribera et ses airs de prof de maths, avec son crâne chauve et ses petites lunettes

Javier Etxezarreta/Efe/MaxPPP

Valero Rivera tente sa chance contre l'Argentine en match de préparation, le 7 janvier à Irun. rondes, n'invite pas à la déconne. En trois mois, le technicien a déjà posé sa patte. « Il a réorganisé notre jeu offensif, explique le gardien Gonzalo Perez de Vargas. On a plus de combinaisons, les joueurs savent où aller alors que ce n'était pas si clair que ça auparavant, le coach donnait beaucoup de liberté aux joueurs. » Le collectif a aussi changé : ils sont six, bien que pas tous jeunes (28 ans pour Figueras

Quarts

(mardi 24)

1 gr. A er

Demies

(jeudi 26, 20 : 45, à Paris)

et Fernandez, 27 pour Goni) à disputer leur première compétition internationale, mais tous intégrés depuis une paire d'années au collectif et avec l'expérience de la Ligue des champions.

“Il nous tarde de commencer

,,

JORDI RIBERA, SÉLECTIONNEUR

En y ajoutant la qualité de la défense, l'une des meilleures au monde, et des coups de génie de garçons comme Canellas, Rivera ou Tomas, le cocktail peut se révéler savoureux. Mais ce soir, face à une Islande diminuée (voir cicontre), les Espagnols seront plus taureaux que toreros dans les arènes messines. « Il nous tarde de commencer, avoue le sélectionneur. L'entraînement, le voyage, l'installation, ça va un moment. Ce qu'on veut, c'est l'adrénaline de la compétition. » « Notre groupe est serré, reprend Perez de Vargas, mais on a de fortes

Tableau final

Demies

(vendredi 27, 20 : 45, à Paris)

chances de finir premiers. On va lutter pour ça, afin d'éviter la France le plus longtemps possible (*). Pour l'instant, on pense à ça, ce serait prétentieux de dire qu'on vise le titre... » Mais beaucoup d'entre eux l'ont pourtant dans un coin de la tête. Quand des sélections repartent sur un cycle de quatre ans sans obligation de résultats immédiats, l'Espagne doit jongler entre cette envie de retrouver les podiums et la nécessité de construire à moyen terme. Avec un paquet de trentenaires qui savent que les occasions vont se raréfier. « Moi, je ne me projette pas sur (les Jeux de) 2020, c'est trop loin pour moi, sourit Valero Rivera (31 ans). Je pense à ce Championnat du monde, au match de l'Islande, puis on verra. » ‘ (*) Si l'Espagne et la France terminent à la première place de leur groupe, elles ne pourraient se retrouver qu'en finale.

Quarts

(mardi 24)

Huitièmes

(sam. 21 et dim. 22 janvier)

4e gr. A

Samedi 21

QF3

QF1

1er gr. B 2e gr. C

Dimanche 22

2e gr. D

3e gr. D

3 gr. A e

e

QF4

1er gr. C Dimanche 22

4e gr. D

2e gr. A

FINALE

Samedi 21

2 gr. B

ÉQUIPES

Pts

2 0 0 0 0 0

Dimanche 29 janvier, 17 h 30, à Paris 3e place

QF2

Samedi 28 janvier, 20 h 45, à Paris

En cas de qualification pour les huitièmes de finale puis pour les quarts, les Bleus joueront à Lille (samedi 21, 18 heures puis mardi 24, 19 heures). Le classement de la France dans le groupe A déterminera les lieux des autres huitièmes et quarts de finale, à Paris, Albertville et Montpellier.

3e gr. B 4e gr. C 1er gr. D

BUTS

J. G. N. P. p. c. diff.

1 0 0 0 0 1

1 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 0

0 0 0 0 0 1

31 0 0 0 0 16

16 0 0 0 0 31

+15 0 0 0 0 -15

20:45 Brésil - Japon ¢ LUNDI 16 JANVIER 20:45 Pologne - Russie ¢ MARDI 17 JANVIER 14:00 Norvège - Brésil 17:45 Pologne - Japon 20:45 Russie - France ¢ JEUDI 19 JANVIER 14:00 Russie - Brésil 17:45 France - Pologne 20:45 Japon - Norvège | 1re JOURNÉE

ÉQUIPES

À la liste des grands absents de ce Mondial sont venues s'ajouter hier deux vedettes : l'Islandais Aron Palmarsson et l'Espagnol Raul Entrerrios. Le premier, arrière polyvalent de Veszprém (Hongrie), n'a pas réussi son contrela-montre pour revenir à temps de sa blessure (hanche et aine) et n'est pas du voyage à Metz. Pour le demi-centre ibérique, meilleur joueur de l'Euro 2016, le problème est plus épineux. Touché à l'adducteur gauche, il fait figure de dix-septième homme, capable d'intégrer la liste officielle des seize à tout moment, chaque équipe ayant droit à deux changements. « Je me sens bien, sans douleur, mais c'est une zone où tu peux te sentir bien et te blesser d'un coup. Donc, on va se montrer patients », soufflait-il hier après l'entraînement. P. Me.

3e gr. C

| 1ère JOURNÉE MATCHES

GROUPE B

Avec deux stars en moins

4e gr. B

CLASSEMENTS

GROUPE A

¢ HIER 20:45 France - Brésil : 31-16 ¢ AUJOURD'HUI 17:45 Russie - Japon 20:45 Pologne - Norvège ¢ DEMAIN 17:45 Japon - France ¢ SAMEDI 14:45 Brésil - Pologne 17:45 Norvège - Russie ¢ DIMANCHE 17:45 France - Norvège

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

(sam. 21 et dim. 22 janvier)

RÉSULTATS

1 FRANCE 2 JAPON NORVÈGE POLOGNE RUSSIE 6 BRÉSIL

Espagne Islande

Huitièmes

15 CHAMPIONNAT DU MONDE ha ndba ll

re

1 ANGOLA ESPAGNE ISLANDE MACÉDOINE SLOVÉNIE TUNISIE ¢ AUJOURD'HUI 14:00 Slovénie - Angola 17:45 Macédoine - Tunisie 20:45 Espagne - Islande ¢ SAMEDI 14:45 Islande - Slovénie 17:45 Tunisie - Espagne 20:45 Angola - Macédoine ¢ DIMANCHE 14:45 Islande - Tunisie ¢ LUNDI 16 JANVIER

Pts

MATCHES

BUTS

J. G. N. P. p. c. diff.

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 17:45 Slovénie - Macédoine 20:45 Espagne - Angola ¢ MARDI 17 JANVIER 17:45 Slovénie - Tunisie 20:45 Angola - Islande ¢ MERCREDI 18 JANVIER 20:45 Macédoine - Espagne ¢ JEUDI 19 JANVIER 14:00 Tunisie - Angola 17:45 Macédoine - Islande 20:45 Espagne - Slovénie

0 0 0 0 0 0

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| 1re JOURNÉE

GROUPE C

ÉQUIPES 1 ALLEMAGNE ARABIE SAOUDITE BIÉLORUSSIE CHILI CROATIE HONGRIE ¢ DEMAIN 14:00 Biélorussie - Chili 17:45 Allemagne - Hongrie 20:45 Croatie - Arabie saoudite ¢ SAMEDI 20:45 Hongrie - Croatie ¢ DIMANCHE 17:45 Chili - Allemagne 20:45 Arabie saoudite - Biélorussie ¢ LUNDI 16 JANVIER 17:45 Hongrie - Chili GROUPE D

ÉQUIPES 1 ARGENTINE BAHREÏN DANEMARK ÉGYPTE QATAR SUÈDE ¢ DEMAIN 14:00 Qatar - Égypte 17:45 Suède - Bahreïn 20:45 Danemark - Argentine ¢ SAMEDI 17:45 Égypte - Danemark ¢ DIMANCHE 14:45 Argentine - Suède 17:45 Bahreïn - Qatar ¢ LUNDI 16 JANVIER 17:45 Égypte - Bahreïn

Pts

MATCHES

BUTS

J. G. N. P. p. c. diff.

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MATCHES

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J. G. N. P. p. c. diff.

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20:45 Danemark - Suède ¢ MARDI 17 JANVIER 17:45 Qatar - Argentine ¢ MERCREDI 18 JANVIER 14:00 Argentine - Égypte 17:45 Danemark - Bahreïn 20:45 Suède - Qatar ¢ VENDREDI 20 JANVIER 14:00 Bahreïn - Argentine 17:45 Suède - Égypte 20:45 Qatar - Danemark

Les 24 équipes sont réparties en quatre groupes de 6. Dans chaque groupe, chaque équipe affronte ses cinq adversaires. 2 pts pour une victoire, 1 pour un nul, 0 pour une défaite. Les quatres premiers sont qualifiés pour la phase finale. En cas d'égalité entre une ou plusieurs équipes, les résultats particuliers sont pris en compte.

RÈGLEMENT


16 ha ndba ll CHAMPIONNAT DU MONDE QUI EST NIKOLA KARABATIC ? PARTEZ À LA DÉCOUVERTE DE L'UN DES INTERNATIONAUX LES PLUS TITRÉS DU HANDBALL FRANÇAIS LANCÉ DANS LA CONQUÊTE D'UNE QUATRIÈME COURONNE MONDIALE.

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

saga Karabatic

2/3 aujourd'hui

hier

LE SPORT

LA FAMILLE

vendredi

L'IMAGE

LE POUVOIR SANS LIMITE Très tôt façonné pour devenir un champion hors norme, Karabatic a toujours été au-dessus des autres sur un terrain. Physiquement et mentalement, il domine son sport comme peu de joueurs avant lui.

Laurent Argueyrolles/L’Équipe

Certains courent toute une vie derrière sans jamais l’attraper. D’autres le touchent du bout des doigts par des chemins de traverse ou le bâtissent sur un coup de folie. Le destin ne tombe jamais droit, rarement bien. Nikola Karabatic, lui, avait la clé du sien dans son berceau. Il y a évidemment les racines familiales, Branko, ce père gardien de but international qui fascine son fils et le baigne dans le handball, comme on baptise les hindous dans le Gange. Il y a le désir aussi, la détermination d’un môme qui rêve à huit ans de jouer en équipe de France, à quatorze de devenir meilleur joueur du monde et qui bricole, le soir en douce dans sa chambre, des haltères à partir de boîtes de conserve pour se sculpter un corps d’athlète. Et puis, il y a le talent d’un enfant précoce, toujours surclassé, toujours en avance, plus fort, plus dur, plus investi que les autres. «Avec ce physique, sa capacité à jouer juste et sa détermination, il était façonné pour le haut niveau et pour devenir le meilleur joueur de la planète. C’était une évidence. Dès les premiers pas, j’ai compris que ce garçon-là allait marquer l’histoire du handball.» Jérôme Fernandez, ancien compagnon de route à Montpellier et chez les Bleus, l’a vu venir de loin, ce jeune homme « 16 carats », bouillant d’ambition, qui débarqua au MHB à seize ans pour s’entraîner illico avec les pros ! « Je me souviens, je suis contacté peu

Nadine Rupp/Witters/Presse Sports

DAVID LORIOT

de temps après par Barcelone. Je dis à Patrice (Canayer, l’entraîneur) que je veux y aller. Il me dit : “Continue un peu l’aventure avec nous, le temps de travailler un peu plus avec Nikola.” Je suis parti quand même, il était déjà capable de tenir les rênes.»

Nikola Karabatic et Thierry Omeyer ont remport�� la Ligue des champions avec Kiel, en 2007. Un titre qu'ils avaient déjà obtenu en 2003 avec Montpellier.

“J’étais meilleur que des enfants qui avaient trois ou quatre ans de plus que moi. Quand tu te rends compte de ça, tu te dis que tu seras meilleur qu’eux aussi quand tu seras grand !

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NIKOLA KARABATIC

LE TÉMOIN Jérémy Roussel

«Il a éclairé le jeu» Jérémy Roussel fut l’entraîneur de Nikola Karabatic lors de sa période aixoise en 2012-2013. Son exigence et sa justesse tactique l’ont marqué. « Nikola Karabatic estime que ces cinq mois passés à Aix ont été bénéfiques pour sa carrière. En quoi pensez-vous l’avoir fait grandir ? Lui peut le dire, moi, je ne peux pas avoir ce sentiment-là. Je pense avoir plus appris à son contact que lui au mien ! C’est peut-être les circonstances de sa venue chez nous qui l’ont fait grandir, mais certainement pas le club ni moi. C’est bien plus Niko qui nous a fait grandir que l’inverse. Il y a eu une effervescence autour du club. Et, d’un point de vue sportif, on était avant-derniers à la trêve et on a terminé la saison à la neuvième place ! Ce choix, très surprenant, de venir chez nous, l’a peut-être fait évoluer en tant que personne, mais en tant qu’handballeur je ne suis pas sûr qu’Aix lui ait permis d’améliorer ce qu’il était déjà. Mais c’était peut-être un bon choix à ce moment de sa vie. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ? Je me souviens de son premier match avec nous. C’était à Monaco en Coupe de France, contre une équipe de N3. La différence de niveau était flagrante, on pouvait craindre qu’il ne soit pas toujours à fond. À l’arrivée, il a joué ce match comme s’il

s’agissait de Nantes ou Dunkerque en face, en étant le plus sérieux possible. À ce niveau-là, pendant six mois, il a été exemplaire. Ce passage par Aix ne correspondait pas à son chemin de carrière. Mais il était le premier arrivé à l’entraînement, le dernier parti, impliqué dans les stratégies et très généreux dans le partage de son expérience. Il n’a jamais fait payer ses états d’âme à l’équipe alors que la période n’était pas évidente pour lui. Mentalement, c’est très costaud. Sur le banc, vous êtes-vous un peu effacé pour le laisser diriger les choses ? Oui, bien sûr. Quand vous êtes jeune coach, ce n’est pas évident de confier le leadership à un joueur. Mais j’ai vite compris qu’il fallait lui laisser le costume de patron. J’ai en tête une maxime de Karajan (chef d’orchestre autrichien) : “L’art de diriger consiste à savoir parfois abandonner la baguette pour laisser jouer l’orchestre.” En quoi le joueur Karabatic vous a-t-il impressionné ? Plus que sa puissance physique, c’est sa maîtrise tactique. Tout était juste. En général, là où les joueurs sont les meilleurs, c’est quand ils ne réfléchissent pas trop, quand ils sont spontanés. Avec lui, on a le sentiment que même dans l’action, il est capable de tout analyser. C’est difficile d’être à la fois dans la maîtrise et être spontané. Lui, il a les deux. Sa justesse tactique m’a impressionné. Il était toujours dans le bon espace, la balle était lâchée au bon moment, il faisait le pas de plus quand il fallait. Il a un niveau de maîtrise hors du commun. Il a éclairé le jeu. » D. L.

Sa carrière est une épopée. Elle a quelque chose de chevaleresque, de romanesque même. Depuis l'Hérault, en passant par le Land du Schleswig-Holstein, la Catalogne et l’Île-de-France, l’enfant de Nis a tout gagné, tout ravagé, tout conquis. En quinze saisons pros, il fut sacré champion quatorze fois, le titre national lui échappant seulement en 2013 lorsqu’il passa, un peu en fuite, par Aix-en-Provence, en pleine tourmente de l’affaire des paris. Mais, là encore, il y fit cinq mois et sauva le club aixois de la relégation. Nikola Karabatic était donc programmé pour cette vie-là. Même si, jeune garçon, il tentait un temps de faire diversion. «Petit, vers cinq-six ans, j’ai fait plein de sports, du tennis, du squash, du basket à la Robertsau à Strasbourg. À cette époque, le hand ne m’intéressait pas. J’aimais bien le karaté ou être dans le but au foot, mais papa n’avait pas voulu. C’est à huit-neuf ans, quand on descend dans le Sud, que je vois mes premiers matches à la télé, que le hand devient ma passion. À la récré, je jouais au foot, au basket, aux billes, mais le hand, c’était mon sport, ma propriété », se souvient Karabatic. Dès lors, le môme est conditionné. Dans sa chambre, pas de footeux ni de stars NBA aux murs. Ce sont les trognes de Jackson Richardson et Stefan Lövgren qui sont punaisées. Licencié au Thau Frontignan et constamment dans les pas de son père, éducateur sportif dans les écoles et au club, Nikola s’imprègne, s’abreuve, passe la plupart de son temps sur les terrains, dévore un bout d’entraînement ici, un autre là, quelle que soit la classe d’âge. « Le mercredi après-midi, je m’entraînais avec les enfants qui avaient deux ans de plus que moi, puis avec ceux qui en avaient cinq ou six de plus. Le lundi soir, j’allais regarder les entraînements de l’équipe 1 en N3, et je pouvais même faire quelques tirs à l’aile quand on m’y autorisait. Le week-end, je faisais les déplacements en Espace avec eux », raconte-t-il avec ce bonheur enfantin toujours au fond des yeux. La voie est essartée, le chemin est tracé. Tout ira très vite ensuite. Karabatic surclasse tout le monde à Frontignan. « Je dribblais tout le monde sur le terrain. Parfois, mon père m’interdisait de tirer pour ne faire que des passes. J’étais meilleur que des enfants qui avaient trois ou quatre ans de plus que moi. Quand tu te rends compte de ça, tu te dis que tu seras meilleur qu’eux aussi quand tu seras grand ! C’était logique pour moi, et ça m’a poussé à être aussi sûr de moi», résume le double meilleur joueur du monde (2007 et 2014). Au pôle Espoirs de Nîmes, il ne fait qu’un an au lieu de trois, arrive à Montpellier à seize ans, dispute et inscrit deux buts pour son premier match en D1 à dix-sept ans face à Toulouse et

remporte sa première Ligue des champions en 2003 à dix-neuf ans, en marquant… onze buts en finale aller à Pampelune.

“Niko a toujours voulu être un leader, un joueur qui faisait gagner son équipe. Je le compare à Zidane. C’est dans son caractère. C’est un gagneur, il veut marquer le coup

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JÉRÔME FERNANDEZ

Karabatic est dans son monde. Pourtant, sur un terrain, il n’a sans doute pas le génie, l’esthétique, l’inventivité de Jackson Richardson en son temps. Avec lui, l’affaire est plus rude. On est dans le puissant, le rapport de force, la domination inexorable. Mais il incarne le morphotype parfait du handballeur moderne : un physique monumental, une résistance incroyable à l’impact, un sens tactique aiguisé, une lecture de jeu peaufinée au fil des expériences et des années, une technique éprouvée, et il est aussi un excellent finisseur. Bref, Karabatic combine tout : c’est le pouvoir sans limite. « Très jeune, au-delà de sa maturité physique, ce qui frappe chez Niko, c’est sa grande maturité technico-tactique et sa capacité à faire des choses sur un terrain, uu


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saga Karabatic

CHAMPIONNAT DU MONDE

Pierre Lablatinière/L'Équipe

Nikola Karabatic aura beau exprimer sa rage et sa détermination, rien n'empêchera Kiel, son ancien club, de battre les Montpelliérains à domicile en cette 7e journée de Ligue des champions 2011.

uu quand moi il m’a fallu attendre vingt-cinq ans

pour les maîtriser. Ce qu’il fait aujourd’hui ne m’impressionne pas. Je me suis habitué, je savais qu’il en était capable. Je ne lui connais pas de point faible», traduit Jérôme Fernandez. La maîtrise des choses, des événements, de sa carrière. Là encore, Karabatic ne se trompe pas. C’est avec son père qu’il échafaude tous les plans, tous les voyages.

Quand il signe son premier contrat pro à Montpellier, son père lui dit : « T’inquiète pas, ce n’est pas grave, l’argent viendra après. L’important, c’est d’être au bon endroit. » Quand il s’engage avec Kiel et non à Pampelune, qui lui fait un pont d’or, c’est toujours sur les conseils du paternel, qui connaît l’entraîneur, Zvonimir Serdarusic, lequel deviendra vite le mentor de Nikola Karabatic. « C’était la bonne étape à ce mo-

EN BREF 32 ans. 1,96 m ; 107 kg. Arrière gauche/ demi-centre. Club : Paris-SG.

Pierre Lahalle/L'Équipe

¢ 1re sélection :

Nikola Karabatic et les Bleus s'étaient imposés face aux Croates, champions olympiques en titre, en demi-finales des JO de Pékin en 2008.

le 2 novembre 2002 (France-Russie) ; 273 sélections ; 1 094 buts. ¢ Palmarès en équipe de France : 3 fois champion d'Europe (2006, 2010 et 2014) ; 3 fois champion du monde (2009, 2011 et 2015) ; 2 médailles d'or aux Jeux Olympiques (2008 et 2012), 1 médaille d'argent (2016).

ment-là», traduit aujourd’hui le Parisien. Partout où il passe, Karabatic bonifie les choses. Il gagne et il grappille. Il ravit un conseil, emporte une inspiration, ramène une idée. À Montpellier, il se forge un corps taillé pour les duels. En Allemagne, sous la baguette de Serdarusic, il apprend le jeu, la précision, les finesses, les timings. En Espagne, même s’il s’ennuie ferme en Championnat où le Barça se balade, il s’enrichit un peu plus tactiquement et apprécie sa vie de star anonyme en Catalogne. « Je ne regrette rien du tout », assure le triple champion du monde. Et surtout pas son passage à Aix en février 2013, pourtant commandé par les secousses de l’affaire des paris révélée neuf mois plus tôt. « C’est vrai que c’était un peu hors du temps. S’il n’y avait pas eu l’affaire des paris, jamais de ma vie je n’aurais joué à Aix-en-Provence, avoue Karabatic. Mais je me suis régalé là-bas. On a fini cinquièmes sur la seconde partie de Championnat, invaincus à domicile ! Il y avait un challenge : sauver le club de la relégation. J’étais aussi heureux de me maintenir avec Aix que d’être champion de France. C’était incongru, mais c’est une parenthèse géniale et une étape importante pour moi.» Là encore, il arrive en sauveur. Et Karabatic n’aime rien d’autre que d’être celui qui va donner le dernier coup d’épée. À ses

débuts en équipe de France, alors qu’on le présente depuis deux ans déjà comme le joyau de la couronne, il vit très mal le Mondial 2003 où il passe un mois en tribune, sans jouer. L’avanie le secoue et décuple encore sa motivation. « Niko a toujours voulu être un leader, un joueur qui faisait gagner son équipe. Je le compare à Zidane. C’est dans son caractère. Quand il est sur le terrain, il veut être meilleur buteur, meilleur joueur, meilleur en tout. C’est un gagneur, il veut marquer le coup », dit Fernandez. L’histoire aussi. À l’instar de Teddy Riner ou de Tony Parker qui ont, eux aussi, toujours été guidés par ce désir, un peu égocentrique mais qui imprègne tout champion d’exception, de laisser une trace indélébile dans le grand livre de leur sport. À trente-deux ans et cinquante-cinq titres collectifs gagnés – clubs et équipe de France confondus – Nikola Karabatic n’a finalement plus grand rêve à chasser. Pourtant, il ne se voyait pas boucler l’aventure, dans quelques années, sans avoir vécu une compétition internationale en France. « Il est tellement dominateur, il maîtrise tellement ce qu’il fait que je ne vois pas comment il pourrait passer au travers », promet déjà Jérôme Fernandez. Nikola Karabatic a rendez-vous avec le peuple français et personne ne doute qu’il sera à l’heure. ‘


18 ha ndba ll CHAMPIONNAT DU MONDE

paroles d’EX

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Patrick 171 sélections (1994-2004), 482 buts

CAZAL

« J’ai dégommé le gardien : tir en pleine poire»

EN BREF

45 ans Joueur (arrière droit) : Paris-Asnières (19891994) ; Montpellier (1994-1999) ; Irun (ESP, 1999-2002) ; Essen (ALL, 2002-2005) ; Dunkerque (2005-2008). Entraîneur de Dunkerque depuis 2008. ¢ Palmarès :

Championnats du monde (1995 et 2001) ; Coupe de l'EHF (2005) ; Championnat de France (1995, 1998, 1999, 2014 comme entraîneur).

Le double champion du monde en 1995 et 2001 ne pensait jamais devenir entraîneur, job qu’il occupe pourtant à Dunkerque depuis son arrêt en 2008. Ses souvenirs d’EX ANOUK CORGE

« Le joueur le plus fort que vous ayez côtoyé ? Oleg Velyky (Ukrainien d’origine, décédé en 2010 d’un cancer à trente-deux ans). Par son histoire : il a connu le cancer jeune et en est mort. Il a appris sa maladie quelques jours après avoir été père. J’ai joué avec lui à Essen en Allemagne. Il faisait de la chimio et jouait le lendemain. Donc quand on avait un petit peu mal on ne se plaignait plus car, à côté de lui, on était ridicules. C’était un joueur extraordinaire dans le savoir-faire offensif. Atypique : Blanc mais avec une explosivité de Black. Il était grassouillet mais sautait très haut. Avecuneintelligencedejeuexceptionnelle. Le plus insupportable ? (Il réfléchit.) Au tout début de ma carrière, c’était (Nenad) Perunicic. On a joué ensemble à Paris, à un âge où on n’a pas encore toute la maîtrise du métier, de ses nerfs. Il nous est arrivé d’en venir aux mains. Il avait toujours tendance à croire qu’il n’y avait que lui sur le terrain. Ça avait tendance à vraiment m’agacer. Je pars de Paris parce qu’on est dans l’incapacité de se supporter. On m’a laissé partir à Montpellier parce que Paris n’avait pas réussi à vendre Perunicic. Dix jours après avoir eu l’autorisation de partir, Paris le vend à Irun ! Le premier match de préparation avec Montpellier se passe contre Irun, à Banyuls. Donc forcément sur la première action, j’avais envie de lui montrer qui j’étais et je lui casse le nez. Quelques années après, on devenus les meilleurs amis du monde. Le plus drôle ? “Belette” (Frédéric Anquetil, frère de Grégory). Personnalité attachante. Belette ne s’est jamais blessé sur un terrain mais en dehors en faisant le pitre. Je me souviens qu’après avoir gagné un titre de champion, on n’a pas pu compter sur lui en finale de Coupe de France parce qu’il a fait un salto dans une poubelle et que l’atterrissage n’a pas fait du bien à ses mollets. Si tu craignais qu’une soirée soit cul pincé, tu invitais les frères Anquetil (rires). La troisième mi-temps la plus folle ? Le premier titre avec Montpellier (en 1995). Nous-mêmes ne nous attendions pas à être là. Ça n’a pas duré qu’une soirée mais au moins trois jours d’affilée à trouver toujours la bonne raison de boire un coup. Cette ivresse de joie est la vraie ivresse

parce qu’on n’a pas envie que ce moment s’arrête. L’anecdote que vous n’avez jamais racontée ? Mon premier match pro à Paris (1989-1990), contre Bordeaux. On joue au gymnase de la Plaine. Tout le match, Patrice (Canayer, l’entraîneur) me dit de me préparer à rentrer. Je m’échauffe alors que j’étais déjà bien chaud. À cinq minutes de la fin, je me dis : “Je ne vais jamais rentrer” et, là, Patrice me lance en défense à l’aile. Je vois Marc Wiltberger partir au tir, j’anticipe pour monter en contre-attaque. Max Spincer arrête le tir, m’envoie la balle que je reçois au milieu du terrain et, après, jusqu’au but, je n’ai jamais dribblé ! Même les arbitres ne comprenaient pas ce qu’il se passait ! J’ai dégommé le gardien : tir en pleine poire. Patrice m’a rappelé sur le banc direct ! C’est votre plus grand moment de honte... Oui ! La peur, pas de confiance. L’envie de

bien faire mais perte totale de lucidité. Le samedi suivant contre Metz, j’avais honte à l’échauffement, peur de vivre la même chose. Sur la première action, on obtient un penalty et Patrice (Canayer) me désigne pour aller le tirer. J’envoie tout ce que j’ai, je marque, c’est une délivrance. Derrière, je marque neuf buts. Avec le recul, Patrice avait trouvé le bon dosage pour faire en sorte de dédramatiser ce que j’avais vécu. Votre plus grand regret ? Être allé jouer en Allemagne à cause d’un ego jamais satisfait. En quittant la Réunion, je voulais découvrir le haut niveau. Ça passait par le Championnat de France, puis d’Espagne et d’Allemagne. J’étais dans un vrai conte de fées à Montpellier et Irun. Mais il me fallait voir ce qu’était l’Allemagne. Je croyais que j’étais fort et qu’une seule chose m’intéressait dans la vie, c’était le ballon. Et, en fait, non. Il me fallait partager les choses avec mes coéquipiers. En

Allemagne, je n’ai jamais été entouré car on était une équipe de dix nationalités différentes. On faisait le job, chacun rentrait chez soi et à demain. J’ai compris qu’il me fallait plus que le hand dans la vie pour être un homme heureux. L’entraîneur que vous avez le plus apprécié ?

uu


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Alain Mounic/L’Équipe

Marc Demeure/La Voix du Nord/PQR

CHAMPIONNAT DU MONDE

Montpellier), forcément. J’ai passé dix ans en club avec lui et, chaque jour, il me donnait envie d’en faire plus par la variété du travail proposé. J’ai vécu son évolution car, quand je suis arrivé à Paris, il venait d’arrêter de jouer pour devenir entraîneur. Je me suis imprégné de ses méthodes.

Celui que vous avez le moins apprécié ? Julian Ruiz, à Irun, pendant deux ans. Tout ce que je n’aimais pas d’un entraîneur, capable de blesser un joueur qui l’aurait peut-être bousculé en jouant au foot. À hurler en permanence au point que le groupe, surtout à l’extérieur, voulait donner le meilleur de lui-même non pas

pour gagner mais pouvoir avoir un retour agréable. Votre plus beau but ? Mon troisième et dernier lors de la prolongation en finale du Mondial 2001 contre la Suède à Bercy : un geste technique qu’on voit de moins en moins. Comme j’étais un joueur de duel, on

m’attendait. Mais là, j’ai profité de la prise de balle sur le dribble, en suspension, pour tirer. Ça a surpris l’adversaire. J’étais blessé (double entorse d’une cheville à la 38e) mais j’avais envie d’être plus responsable de la réussite de l’équipe que je ne l’avais été en 1995. Quand je me blesse, Daniel (Costantini, le coach) me dit : “Si tu repars, on a des chances de gagner. Sinon, c’est foutu pour nous.” Wouah ! Moi qui ne savais pas trop ce qu’il pensait de moi, pour une fois qu’il me donnait une mission de cette hauteur-là, je ne peux pas le décevoir. Alors, j’y suis retourné !” »

TOPS Ses avis d’EX sur le hand français

uuPatrice (Canayer, actuel coach de

On pensait avoir tout vu, et pourtant des nouveaux joueurs nous surprennent. Comme sur mon poste, arrière droit, où on trouvait qu’on avait souffert après la retraite de Stéphane Stoecklin. On voit les Dika Mem, Melvyn Richardson, Nedim Remili arriver à maturité très tôt : ça assume totalement les responsabilités, sans être rattrapé par la pression. Je suis admiratif car j’ai mis du temps, surtout en équipe nationale, avant de m’installer car je n‘étais pas assez fort de l’estime de moi.

FLOPS Il faudrait réglementer la communication des clubs sur le recrutement. Sans interdire de recruter un joueur un an et demi avant la fin de son contrat, puisque tout le monde le fait, veiller à ne pas communiquer dessus – ou alors qu’on donne une période précise pour cela – car ça amène des difficultés avec le groupe et les partenaires financiers.

En mai 2014, Patrick Cazal soulevait le trophée des champions de France, qu'il a remporté pour la première fois en tant qu'entraîneur, avec Dunkerque.

Sa vie d’EX

« Je ne voulais pas être entraîneur.» Aujourd’hui encore, Patrick Cazal sourit de ce contre-pied qu’il maîtrisait si bien au temps de sa splendeur quand sa patte gauche surpuissante transperçait les défenses. À sa retraite en 2008, le Réunionnais pensait rentrer dans son île natale. Mais comme il savait sentir les opportunités sur le terrain, il a saisi celle d’embrasser la carrière de coach, d’abord comme adjoint de Yerime Sylla, à Dunkerque, son dernier club. Depuis 2011, il est seul à la tête de l’équipe nordiste, qu’il a menée au titre national en 2014, un an après avoir été désigné meilleur entraîneur de la Ligue. En juin dernier, il a prolongé son contrat jusqu’en 2020 et espère profiter du passage du Mondial à Lille, ce mois-ci, pour convaincre les responsables de la région de doter Dunkerque d’une nouvelle salle plus en rapport avec ses envies de grandeur. Ak. C.


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rugby

TOP 14

Clermont

CLERMONT CULTURE

KIWI

Le leader du Top 14 donne un sentiment de plénitude. Puisée dans le jeu de l'hémisphère Sud en général, et néo-zélandais en particulier.

AURÉLIEN BOUISSET

Les compliments pleuvent souvent sur Clermont, trop flatteurs pour être honnêtes. Celui fait par Conrad Smith en octobre pouvait interpeller. « Clermont me rappelle certaines équipes de Nouvelle-Zélande, avait comparé le centre palois sur Canal +. Dans l’organisation, le travail, c’est vraiment impressionnant. Ils ont une stature internationale. » Signé d’un All Black (35 ans, 94sélections) deux fois champion du monde, respecté par tout le monde du rugby pour sa science du jeu, ça incite à tendre l’oreille.

UN GOÛT DES ESPACES Invité à préciser sa pensée, Conrad Smith nous a répondu : « Clermont joue en utilisant toute la largeur du terrain pour éparpiller la défense adverse. Si vous essayez ça en voulant recycler le ballon aussi vite que possible, c’est très difficile à défendre et ça vous offre plus de choix en attaque. » C’est donc le style de jeu qui est au cœur de la comparaison entre une équipe néo-zélandaise et l’ASM. Dès l’ère Vern Cotter (entraîneur de 2007 à 2014), avec l’apport de Joe Schmidt, un autre Kiwi, la philosophie « large-large » a animé les Jaunards. Un système qui explique peut-être aussi pourquoi l’ASM a attiré l’ancien

des Crusaders Stephen Brett (31 ans) comme joker médical à l’ouverture, malgré une carrière en France plutôt décevante jusque-là. Cet ancien Baby Black s’inscrit dans une lignée d’internationaux néo-zélandais (voir chiffre), dans laquelle on pourrait presque inclure Tony Marsh, natif de Rotorua, qui a fait sa carrière en Bleu (21sél.), à avoir tenté leur chance dans la région.

UNE ALTERNANCE JEU À LA MAIN-JEU AU PIED

Aujourd’hui, l’attirance pour les extérieurs est toujours vivace, mais moins caricaturale, plus calculée. « Comme les All Blacks, nous voulons jouer sur l’espace, manipuler la défense et, pour ça, on doit gagner la ligne d'avantage, obtenir des ballons rapides et parfaitement comprendre ce qu’on doit faire », prévient Benson Stanley (32 ans), le centre néo-zélandais aux trois sélections . Là-dessus, le leader du Top 14 a progressé. Wesley Fofana confie depuis le début de la saison qu’il sent une équipe plus juste dans ses choix. Qui sait quand contre-attaquer et oser la relance, mais aussi quand temporiser, avec du jeu au pied de déplacement, une arme très utilisée par l’ASM et... la NouvelleZélande. Le dernier match, contre Tou-

lon (30-6, 8 janvier), en fut un parfait exemple. Dans les dernières minutes, Clermont gagne un ballon de contre grâce à Morgan Parra qui l’arrache des mains de Mamuka Gorgodze. La suite fut un parfait modèle d'inspiration néo-zélandaise (voir ci-dessous). Ainsi, l'important pour Clermont n'est pas tant d'avoir le ballon (temps de possession le plus faible du Top 14:13’38’’) mais de bien l'utiliser lorsqu'elle le récupère. Le jeu au pied est un de ces outils qui permettent de faire le tri. « Avec ça, ils vous donnent un ballon de relance… qui n’en est pas un ! admire Thierry Mentières, ancien technicien de Pau ou Bayonne. Parce que, chez eux, tout est structuré à la retombée du ballon. » De même, Franck Azéma, le coach clermontois, applique cette idée – très utilisée dans le jeu à XIII de l'hémisphère Sud – qu’il est encore possible de marquer des essais en première main sans s’épuiser dans d'innombrables temps de jeu.

UN MANAGEMENT COLLABORATIF

« On sent qu’à Clermont il y a beaucoup de compétences silencieuses », formule par ailleurs Thierry Mentières. Si le staff auvergnat , avec Jono Gibbes, l’ancien All Black (8 sél.) en

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charge des avants, Xavier Sadourny (skills), Didier Bès (mêlée), Sébastien Bourdin (prépa physique), ou même Denis Troch – qui se penche sur le mental des Clermontois – coopère de manière collégiale, Franck Azéma tempère l’inspiration anglosaxonne de ce mode de fonctionnement. Mais il parle pourtant à Isaia Toeava. « Si je devais faire un rapprochement entre la NouvelleZélande et Clermont, ça serait sur ce professionnalisme, approuve l’arrière champion du monde 2011 (36sél.). Les coaches ne sont jamais effrayés d’essayer ensemble de nouvelles choses et même écoutent les joueurs quand ils parlent. » Parce que les joueurs parlent. Ce que pressentait Mentières, qui évoquait « un management moderne où le joueur est acteur ». « Ici, les joueurs ont une grosse influence pour établir les stratégies », confirme Benson Stanley. Ça se traduit sur le terrain, où la responsabilité d’annoncer une combinaison, offensive ou défensive, ne repose pas sur un seul stratège, mais doit être prise par celui qui est en meilleure position pour le faire. « Surtout, Clermont est une équipe caméléon, élargit Mentières en pensant au turnover pratiqué par Azéma. C’est la seule en France, avec La Rochelle, qui peut

Clermont a accueilli dans son histoire onze joueurs ayant fréquenté les All Blacks :

¢ Sitiveni SIVIVATU

(ailier, 45 sél ; 2011-2014 [*]). ¢ Isaia TOEAVA (arrière, 36 sél ; depuis 2016). ¢ Sione LAUAKI (troisième-ligne, 17 sél. ; 2010-2011). ¢ Hosea GEAR (ailier, 14 sél ; 2015-2016). ¢ Zac GUILDFORD (ailier, 10 sél. ; 2014-2015). ¢ Joe KARAM (arrière, 10 sél. ; 1973-1974). ¢ Sam BROOMHALL, (3e ligne, 4 sél. ; 2005-2008). ¢ Benson STANLEY (centre, 3 sél. ; depuis 2012). ¢ Regan KING (centre, 1 sél. ; 2011-2014). ¢ Mike DELANY (ouvreur, 1 sél. ; 2013-2015). ¢ Kevin SENIO (demi de mêlée, 1 sél. ; 2009-2013). (*) Années clermontoises.

varier ses compositions d’équipe ou son style sans quitter l’objectif de la victoire. Et c’est la force des Blacks, qui savent être aussi flamboyants que pragmatiques. »

UN CENTRE D’ENTRAÎNEMENT PROCHE DU STADE

Enfin, l'esprit kiwi a soufflé sur Clermont jusque dans la conception des infrastructures. Quand il a débarqué en Auvergne (2006), après une première expérience sudiste menée par l’Australien Tim Lane (2000-2001), le NéoZélandais Vern Cotter avait pour mission de structurer le club. Et au-delà du Brennus de 2010, il a laissé un héritage direct inspiré de son expérience néo-zélandaise. « Quand le projet de nouveau centre d’entraînement a été lancé, on se demandait où le bâtir, nous racontait-il. Moi, j’ai insisté pour que ça soit juste à côté du stade, parce que c’est ce que j’avais connu aux Crusaders. » Une unité de lieu et un confort capitaux à ses yeux, et qui expliquaient pour lui pourquoi la franchise de Christchurch, celle de Dan Carter et Richie McCaw, où il avait été adjoint (2004-2006), avait très tôt dominé le Super Rugby (7 titres entre 1998 et 2008). Aujourd’hui, le centre d’entraînement dernier cri inauguré en 2015 est adossé à Michelin. Conformément à un conseil venu du pays à la fougère argentée. ‘

Le réalisme à la mode All Blacks

On joue la 72e minute de jeu dimanche dernier et Clermont mène déjà 25-6 face à Toulon lorsque, sur une offensive du RCT dans les 22 mètres auvergnats, Morgan Parra arrache le ballon des bras de Mamuka Gorgodze. Sans tarder, il alerte Camille Lopez qui fait le choix de jouer au pied dans la profondeur pour inverser immédiatement la pression. L'ouvreur clermontois dispose pourtant de deux coéquipiers à sa gauche (Benson Stanley et Adrien Planté) avec du champ devant eux et des adversaires qui reculent, mais Lopez ne semble pas avoir envisagé une seconde l'option de la relance à la main.

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Capture Canal +

Capture Canal +

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Capture Canal +

1

Son jeu au pied, long et de qualité, repousse les Toulonnais à l'entrée de leurs 22 mètres et en position très excentrée. James O'Connor, qui se retrouve sous la pression immédiate de Planté, décide malgré tout de relancer à la main. Il est plaqué et, sur cette vignette, on s'aperçoit que les défenseurs auvergnats sont en surnombre. Outre Stanley, Chouly et Jedrasiak, deux avants très mobiles, participent activement au pressing défensif. Les Toulonnais n'auront d'autre choix que de se dégager au pied par Tillous-Borde. Clermont a donc gagné 80 mètres de terrain et s'apprête à récupérer la possession du ballon.

La chandelle du demi de mêlée toulonnais a été bien captée par Lopez, resté dans le champ profond pour assurer la couverture.Malgré la défense de Bastareaud, il a pu alerter son arrière Isaia Toeava. Aidé par Kolelichvili qui lui indique l'espace libre, l'ancien All Black remarque que la quasi-totalité des Toulonnais (douze sur cette image) sont concentrés sur une bande de quinze mètres de large.Il va contourner le premier défenseur (Nonu) et servir Nakaitaci (hors champ).Après une longue course, l'ailier des Bleus enverra Lamerat à l'essai.De la récupération de Parra à la conclusion de Lamerat, l'action n'aura duré que quarante-trois secondes et les Clermontois se seront fait quatre passes.


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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

TOP 14

Alex Martin/L’Équipe

Clermont

À trois semaines d’un nouveau voyage d'observation en Nouvelle-Zélande, Franck Azéma, le manager de l'ASM, voit des similitudes entre son club et les équipes kiwies. « À votre arrivée à l’ASM, en 2010, avez-vous senti une grosse influence néo-zélandaise ? Il y avait déjà cette culture tournée vers le jeu, ancrée dans le projet de Vern (Cotter). Ça m’avait séduit. Et ça faisait partie des choses que j’avais toujours défendues. J’ai toujours été intéressé par ce qui se faisait dans l’hémisphère Sud. On y avait notamment un temps d’avance sur l’utilisation des règles, puisque souvent des tests sont réalisés là-bas dans les différents Championnats. C’est comme ça que tu apprends et que tu évolues ! Vous avez visité les Stormers en Afrique du Sud et les Melbourne Rebels en Australie. Et en Nouvelle-Zélande ? Je suis allé à Auckland il y a deux ans. J’y ai revu Tony (Marsh) et j’avais rencontré la province des

Warriors à XIII, John Kirwan avec les Auckland Blues et Scott Robertson (ancien Black, 23 sél ; nouvel entraîneur des Crusaders), que je connaissais déjà à Perpignan quand il était venu y jouer. J ’y retourne prochainement, la première semaine de février ! Des observateurs extérieurs estiment que votre mode de management sonne anglo-saxon… Honnêtement,cen’estpasd’eux quejemesuisinspiré.C’est quelquechosequimetientà cœurparmonéducation,parce quej’aiétéassistantcoach.Ilfaut utilisertouteslesressources,pas qu’uneseule.Ilestbon d’échanger,debataillersurdes choses,c’estcommeçaqu’on construit !Çapeutleur ressembler,c’estvrai,et j’aila chanced’avoirdesAnglo-Saxons autourdemoi,avecJonoGibbes ouNeilMcIlroy.Ona euaussi

MikeCronetIanFoster(*)quisont passéscheznousendécembre. (Ilréfléchit.)Oui,onauneidentité quiserapprochedesKiwis,parce queVernestpasséparlà.Onaété chercherdesjoueursquil’ont égalementapportée.On l’apprécieetçacollebienàcelle del’Auvergne !Çacompte.Les mentalitéscommeparfoisles paysagesserépondent. D’un point de vue stratégique, la manière méthodique dont l’ASM veut créer des espaces semble d’inspiration sudiste… On n’a rien inventé ! Les phases statiques, les lancements, c’est une chose, mais il faut te nourrir de tout ce que tu retrouves tout au long d’un match, les situations de trois contre trois, quatre contre quatre, trois contre deux… Il faut trouver des complicités, des repères, du liant qui font que tu es efficace quand tu te retrouves dans ces situations.

Thierry Mentières (ancien technicien de Pau ou Bayonne) remarque que, comme en rugby à XIII, dans vos phases offensives, le porteur du ballon de l’ASM a toujours trois ou quatre options en mouvement qu’il peut choisir au dernier moment… C’est quelque chose que j’ai travaillé à Perpignan. Il faut créer de l’incertitude, avoir tout

le temps des options autour de toi pour amener le danger. Si tu es stéréotypé, c’est facile à lire. Si c’est difficile à réaliser, ça veut dire que c’est difficile à défendre ! On veut avoir un temps d’avance là-dessus. Ça se retrouve beaucoup à XIII, c’est vrai. J’aime m’inspirer de ça. »

A. Bo.

(*) Deux entraîneurs adjoints des All Blacks.

Franck Azéma (à gauche) reconnaît s'inspirer de la culture de jeu néo-zélandaise. La présence à ses côtés comme entraîneur adjoint de l'ex- All Black Jono Gibbes le confirme.

Alex Martin/L’Équipe

« Une identité qui se rapproche »

Le Néo-Zélandais Isaia Toeava transmet au Fidjien Peceli Yato (face à Toulouse). Les joueurs du Sud évoluent dans leur jardin au stade Marcel-Michelin.


22 rugby COUPE D'EUROPE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

5e journée

Le Racing se remet en jeu

PRO D2

Munster, le week-end suivant, pour sauver leur honneur dans cette Coupe d’Europe dont ils sont déjà éliminés. Après quatre journées, ils sont même toujours scotchés à zéro point et se partagent le bonnet d’âne avec les Anglais de Sale et les Italiens des Zebre. Forcément, pour un champion de France et un vicechampion d’Europe en titre, ça fait tache.

,,

RÉSULTATS AUJOURD'HUI Bayonne La Rochelle

Travers admet que l’orgueil est touché. Et espère que son équipe, même remaniée, saura mettre suffisamment d’intensité et d’agressivité dans son rugby face aux Tigers, samedi, pour gagner plus de duels, avancer et fluidifier le jeu. « La Coupe d’Europe ne se galvaude pas, dit-il, parce qu’on se bat toute une saison pour faire partie des six qualifiés et disputer ce type de match. » Voisin parle aussi de fierté et d’orgueil, mais pas seulement : « On a toujours l’objectif de gagner le Top 14. Or, quand tu sors un non-match comme celui du week-end dernier face au Munster (7-32), tu ne progresses pas. Qu’on perde, O. K., ça peut arriver, mais pas sur un score pareil ! » Cette saison, le Racing donne souvent l’impression de nager à contre-courant et de se prendre

Arbitre : M. Phillips (IRL). Stade Jean-Dauger.

Bayonne

Entraîneur : V. Etcheto, D. Senekal et S. Santa Maria. Équipe : 15 Tisseron – 14 Fuster, 13 Le Bourhis, 12 Whitelock, 11 Jané – 10 Lagarde, 9 Rouet – 7 Beattie (cap.), 8 Van Lill, 6 Latimer – 5 Jaulhac, 4 Ducat – 3 Cittadini, 2 Leiataua, 1 Schuster. Remplaçants : Ayarza (16), Iguiniz (17), Taufa (18), Taele-Pavihi (19), Saubusse (20), Laveau (21), Du Plessis (22), Lespinasse (23).

La Rochelle

Entraîneur : P. Collazo et X. Garbajosa. Équipe : 15 Retière – 14 Barry, 13 Jordaan, 12 Botia, 11 Raikuna – 10 B. James, 9 Januarie – 7 Amosa, 8 Qovu, 6 Eaton (cap.) – 5 Cedaro, 4 D. Lagrange – 3 Boughanmi, 2 Forbes, 1 Priso. Remplaçants : Maurouard (16), Feao (17), Kaulachvili (18), Tanguy (19), Francoz (20), Balès (21), Holmes (22), Murimurivalu (23).

POULE | 1

¢

1 LA ROCHELLE 2 GLOUCESTER 3 TRÉVISE 4 BAYONNE

15 15 8 1

des bûches en pleine gueule. Ce que confirme Travers : « Notre premier match contre le Munster, qui aurait dû lancer notre saison européenne, a été reporté (à cause du décès de l’entraîneur irlandais Anthony Foley). Après ça, vous savez tous ce qui s’est passé (affaires des corticoïdes, Goosen). Samedi dernier, on a aussi joué en Coupe d’Europe pendant que les autres jouaient en Top 14. C’est comme ça, on n’y peut rien, on courbe l’échine. On aurait préféré que tout aille bien pour tout le monde. » Le Racing

MATCHES

n’a évidemment pas encore raté sa saison. Il lui reste le Top 14, où sa neuvième place actuelle n’est qu’un trompe-l’œil. « On a un match en retard contre Bayonne (s’il le gagne, le club remonterait à la 6e place), rappelle-t-il. On n’a toujours pas perdu à domicile et on a ramené une victoire (à Bayonne, 3-16) et un nul (à La Rochelle, 23-23) de nos déplacements. On est encore dans une situation correcte. Mais on ne peut pas se reposer sur nos lauriers, car on n’a rien sous le matelas. » ‘

3 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 4

148 82 132 91 67 110 83 147

+66 +41 -43 -64

POULE | 3

ÉQUIPES

Pts

1 OSPREYS 2 LYON OU 3 NEWCASTLE 4 GRENOBLE

20 11 10 0

J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

MATCHES

ÉQUIPES

J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

4 2 2 0

0 0 0 0

0 206 23 +183 2 123 104 +19 2 110 123 -13 4 30 219 -189

1 BRIVE 2 KRASNOÏARSK 3 NEWPORT 4 WORCESTER

Pts

14 9 9 7

MATCHES J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

3 2 2 1

0 0 0 0

1 2 2 3

122 83 97 76

87 111 94 86

+35 -28 +3 -10

AUJOURD'HUI

¢

20 : 45 ¢ BAYONNE - LA ROCHELLE

20:30 ¢ NEWPORT (GAL) - KRASNOÏARSK (RUS)

¢

SAMEDI

19:00 ¢ GRENOBLE - NEWCASTLE (ANG) ¢

¢

¢

DEMAIN

¢

DIMANCHE

15 : 00 ¢ TRÉVISE (ITA) - GLOUCESTER (ANG)

16:00 ¢ OSPREYS (GAL) - LYON OU

POULE | 4

POULE | 5

ÉQUIPES 1 BATH 2 CARDIFF 3 BRISTOL 4 PAU ¢

Pts

13 13 10 1

MATCHES

DEMAIN

3 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 4

20 : 45 ¢ BRISTOL (ANG) - BATH (ANG) ¢

SAMEDI

ÉQUIPES

Pts

1 HARLEQUINS 2 ÉDIMBOURG 3 STADE FRANÇAIS 4 TIMISOARA

17 15 11 0

J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

18 : 30 ¢ PAU - CARDIFF (GAL)

16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16

AUJOURD'HUI

88 91 95 66

59 73 87 121

+29 +18 +8 -55

11 10 9 10 10 9 9 8 8 8 6 6 6 5 5 3

¢

SAMEDI

MATCHES

3 3 2 0

0 0 0 0

1 1 2 4

SAMEDI

21:00 ¢ BRIVE - WORCESTER (ANG)

J. G. N. P. p. c. diff.

4 4 4 4

DEMAIN

195 63 +132 143 101 +42 97 91 +6 23 203 -180

13:00 ¢ TIMISOARA (ROU) - STADE FRANÇAIS 16:00 ¢ HARLEQUINS (ANG) - ÉDIMBOURG (ECO)

RÈGLEMENT QUATRE POINTS pour une victoire, DEUX POINTS pour un match nul, ZÉRO POINT pour une défaite. UN POINT DE BONUS à toute équipe ayant inscrit au moins quatre essais et/ou ayant été battue par un écart inférieur ou égal à sept points. Le premier de chaque poule et les trois meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les quarts de finale (du 30 mars au avril). Demi-finales les 21, 22 et 23 avril, finale le samedi 12 mai à Murrayfield (Édimbourg, Écosse).

Face au Munster, samedi dernier, le Racing de Dan Carter fut tout simplement inexistant (7-32). Une semaine après, un autre revers face à Leicester – synonyme de zéro pointé – serait particulièrement humiliant.

agenda ¢ Aujourd'hui Challenge européen (5e j.) 20:45 Bayonne La Rochelle (beIN Sports 2) ¢ Demain Coupe d'Europe (5e j.) 20:45 Leinster (IRL) Montpellier (beIN Sports 2) Challenge européen (5e j.) 19:00 Grenoble Newcastle (ANG) ¢ Samedi Coupe d'Europe (5e j.) 14:00 Northampton (ANG) Castres (beIN Sports 2) 16:15 Wasps (ANG) Toulouse (beIN Max 6) 20:45 Racing 92 Leicester (ANG) (beIN Max 10) Challenge européen (5e j.) 14 :00 Timisoara (ROU) Stade Français 18:30 Pau-Cardiff (GAL) 21:00 Brive-Worcester (ANG) (France 4) ¢ Dimanche Coupe d'Europe (5e j.) 14:00 Bordeaux-Bègles Clermont (beIN Sports) 16:15 Toulon - Sale (ANG) (France 2 et beIN Sports) Challenge européen (5e j.) 15:00 Ospreys (GAL) - Lyon

¢

0 1 0 0 0 0 1 1 0 1 1 2 0 2 0 1

5 5 7 6 6 7 6 7 8 7 9 8 10 9 11 12

+140 +59 +83 +13 +111 +34 -2 +27 +18 -80 -1 -81 -90 -86 -7 -138

Canal + Sport

DEMAIN

Eurosport 2

DIMANCHE

Eurosport 2

14:15 ¢ PERPIGNAN - AURILLAC

POULE | 2 Pts

49 46 45 45 45 43 40 37 36 35 33 29 29 28 27 10

MATCHES J. G. N. P. diff.

20:00 ¢ OYONNAX - BÉZIERS ¢ VANNES - BIARRITZ ¢ DAX - COLOMIERS ¢ BOURGOIN - CARCASSONNE ¢ SOYAUX-ANGOULÊME - ALBI 20:30 ¢ AGEN - MONT-DE-MARSAN

5e journée

ÉQUIPES

1 MONTAUBAN 2 AGEN 3 OYONNAX 4 AURILLAC 5 COLOMIERS 6 MT-DE-MARSAN 7 SOYAUX-ANGOULÊME 8 CARCASSONNE 9 BIARRITZ 10 NARBONNE 11 PERPIGNAN 12 ALBI 13 DAX 14 VANNES 15 BÉZIERS 16 BOURGOIN

¢

CLASSEMENTS 20 : 45

Pts

20:45 ¢ NARBONNE - MONTAUBAN

LAURENT TRAVERS, COENTRAÎNEUR DU RACING 92

CHALLENGE EUROPÉEN

ÉQUIPES

¢

“On courbe l’échine

Frédéric Porcu/L’Équipe

Pour la première fois depuis le dernier rebondissement de l’affaire des corticoïdes (lire notre édition de mardi), avec la convocation prochaine de Dan Carter, Juan Imhoff et Joe Rokocoko devant l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Laurent Travers s’est présenté devant la presse, hier après-midi, au centre d’entraînement du PlessisRobinson (Hauts-de-Seine). Le coentraîneur du Racing 92 (avec Laurent Labit) est venu pour se taire, du moins sur ce dossier. « Je n’ai rien à dire sur le sujet », a-t-il observé avec un air un brin agacé. Même refrain chez les joueurs. « On se concentre sur ce qui se passe sur le terrain, assure le jeune troisième-ligne Matthieu Voisin. Les affaires, tout ce qui se passe en dehors, on s’en fout. Ça concerne d’autres personnes. » Manifestement, le Racing a donc décidé de ne plus jeter d’huile dans cette casserole embarrassante qu’il traîne depuis octobre et qui, ajoutée à l’imbroglio Goosen (toujours porté disparu), donne à sa saison les aspects d’un long chemin de croix. Faut dire que les Franciliens ont d’autres chats à fouetter dans l’immédiat. Ou une autre casserole à sortir du feu, plus exactement, même si le goût de brûlé risque de perdurer un moment. Ils ont désormais deux matches face à Leicester, samedi, et au

| 17e JOURNÉE

PRO D2

Refusant d'évoquer l’affaire des corticoïdes, les Franciliens préfèrent se concentrer sur leur prochain objectif : la réception de Leicester, samedi. LAURENT CAMPISTRON

17e journée

PROCHAINE JOURNÉE

Jeudi 19 janvier 20:45 : BIARRITZ - AGEN Vendredi 20 janvier 20:00 : DAX - BOURGOIN ¢ BÉZIERS - NARBONNE ¢ ALBI - MONT-DE-MARSAN ¢ CARCASSONNE - VANNES ¢ MONTAUBAN - SOYAUX-ANGOULÊME 20:30 : COLOMIERS - PERPIGNAN Dimanche 22 janvier 14:15 : AURILLAC - OYONNAX

18e

¢ MARQUEURS 1. Lazzarotto (Carcassonne), 7 essais. 2. Tilsley (Agen), Delai (Biarritz), Price (Bourgoin), Bureitakiyaca (Dax), 6 essais. ¢ RÉALISATEURS 1. Ramos (Colomiers), 223 points. 2. Francis (Agen), 196 points. 3. Munro (Béziers), 183 points. 4. Renaud (Aurillac), 167 points. 5. Cachet (Dax), 140 points.

AUJOURD'HUI Narbonne Montauban

Canal + Sport.

20 : 45

Arbitre : M. Datas (Armagnac-Bigorre). Parc des Sports-et-de-l'Amitié.

Narbonne

Entraîneur : C. Labit. Équipe : 15 Wright – 14 Navakadretia, 13 Plessis Couillaud, 12 Eadie, 11 Fekitoa – 10 Dut, 9 Rouet – 7 Herjean, 8 Tameilau, 6 Belzons – 5 Strauss, 4 Manchia – 3 Talaapitaga, 2 Deligny, 1 Chadwick. Remplaçants : Beziat (16), Falatea (17), Meafua (18), Guillaume (19), Rubio (20), Giorgis (21), Cazes (22), Chocou (23).

Montauban

Entraîneur : P. Lafond. Équipe : 15 Bosviel – 14 Tupuola, 13 Sukanaveita, 12 Mathy, 11 Sayerse – 10 Swanepoel, 9 Byrnes – 7 Haddon, 8 Engelbrecht, 6 Munoz – 5 Dry, 4 Esclauze – 3 Zanon, 2 Rochier, 1 Vanai. Remplaçants : Ladhuie (16), Tekassala (17), Sergueev (18), Vaotoa (19), Domenech (20), Fortunel (21), Chaput (22), Arias (23).


Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

23 OPEN D'AUSTRALIE tennis

Dur

Grand Chelem

Pouille de pied ferme

Malgré une entorse au gros orteil droit il y a une semaine, le numéro 3 français est optimiste sur sa guérison. Il a beaucoup travaillé physiquement pour récupérer à temps. CLASSEMENT

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

SOPHIE DORGAN

Une progression constante

Après avoir abandonné au deuxième tour du tournoi de Brisbane face à Kyle Edmund, Lucas Pouille a rassuré son monde en s'entraînant avec Andy Murray puis avec Federico Delbonis.

Le classement ATP de Lucas Pouille au moment de l'Open d'Australie.

2017

16e 2016

90e

2015

117e 2014

193e 2013

432e Richard Martin/L’Équipe

MELBOURNE (AUS) – Que fait Lucas Pouille quand il est blessé ? Il travaille ! Dès le lendemain de son entorse des ligaments au gros orteil droit, survenue mercredi dernier à Brisbane, le Français a replongé au propre comme au figuré dans sa préparation. Direction la piscine pour des bonnes séances d’intermittent dans l’eau avec son préparateur physique, Pascal Valentini. Pour soulager son pied très douloureux, un podologue lui a concocté des semelles en carbone, il a avalé quelques anti-inflammatoires et ne s’est pas rongé les sangs. « Sur le moment, c’est frustrant et j’étais surtout inquiet. Je me disais qu’il pouvait y avoir une fracture, car j’avais vraiment très mal, je ne pouvais plus poser l’orteil par terre. Une fois qu’on a eu les résultats, on a tout mis en place et on verra bien, relativise-t-il. On va tout faire pour être prêt, après, si je ne le suis pas, je ne le suis pas. Pour l’instant, c’est sur la bonne voie. » Et il n’a pas ménagé sa peine. Arrivé vendredi à Melbourne, il a commencé son week-end par… 3 h 10 non stop de physique : piscine, muscu, intermittent sur le vélo et sur le rameur. Et, dès dimanche, il a repris la raquette en douceur en tapant la balle sans bouger avec son coach, Emmanuel Planque. Pour le service, il a dû attendre mardi, lors d’un entraînement de deux heures avec Andy Murray. Hier, il a encore mis la dose avec une heure et demie de jeu face à Federico Delbonis, accompagné d’une belle ampoule, puis deux heures de physique sur le court. En soirée, il s’est octroyé un petit break pour aller voir jouer son pote Mathias Bourgue en qualifications.

Aujourd’hui, c’est sa dernière grosse journée de boulot. Rien ne le détourne de son objectif d’un dernier carré en Grand Chelem. Si sa blessure n’est pas encore complètement guérie, il n’en fait pas une maladie et se veut fataliste, comme son entourage. « Je n’ai pas envie de faire d’excès d’optimisme, mais il est dans les temps et les choses évoluent plutôt dans le bon sens, se réjouit Emmanuel Planque. Après, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Jouer deux heures en n’ayant pas mal, c’est une chose. Jouer quatre ou cinq heures en compétition avec un effort plus violent, c’en est une

autre. Il y aura cette incertitude, est-ce que ça va tenir quatre heures de rang ? On garde les pieds sur terre. Même s’il s’était fracturé le pied, il n’a pas un cancer ! Il faut garder un peu de recul et de bon sens. »

Brisbane, une blessure et un déclic Le joueur comme son coach gardent surtout en mémoire son premier match de l’année face à Gilles Simon, à Brisbane, comme une confirmation des progrès réalisés. À Miami, l’an dernier, il avait encaissé un sévère 6-0, 6-1. En Australie, il s’est retrouvé mené 5-0. De quoi gamberger

face à un adversaire dont il déteste le type de jeu… Mais il a trouvé la solution pour s’imposer 7-6, 7-6 et a validé une partie du travail (toujours le travail) effectué à l’intersaison pour réussir à contrer des adversaires au jeu avec des trajectoires directes et des balles fusantes. « Pour moi, ce match est central, capital, jure Planque, au même titre que son match contre Ferrer l’an dernier (victoire à Miami sur son premier top 10). Contre des joueurs comme Gilles, il avait vraiment du mal à mettre en place son tennis. Il le redoutait. En plus, c’était un match franco-français, et il y a la

proximité d’une Coupe Davis (au Japon juste après l’Open d’Australie), donc il faut marquer son territoire. C’est un match très intéressant autant sur l’application d’un certain nombre de progrès techniques que sur sa force mentale, sa conviction qu’il peut le faire. » Si certains à sa place auraient pu garder de Brisbane un mauvais souvenir, le Nordiste a choisi d’y voir le positif. Il n’a pas oublié la phrase de Roger Federer, son partenaire d’entraînement lors de sa préparation hivernale à Dubaï, pour évoquer son arrêt : « Six mois en vingt ans, qu’est-ce que c’est ? » ‘

QUALIFICATIONS HOMMES

Premier tour : Millot b. Bellotti (ITA) 6-3, 6-1 ; Benneteau b. Milojevic (SER) 6-3, 6-3 ; Eysseric b. Bourgue 1-6, 6-3, 6-2 ; De Schepper b. Gombos (SLQ) 6-4, 5-7, 9-7 ; Polansky (CAN) b. Lamasine 6-2, 6-4.

Djokovic, l'homme orchestre Hier soir, la Margaret Court Arena, troisième plus grand court de Melbourne Park, était toute à Novak Djokovic. « MC Djoko », plus exactement. Le Serbe y organisait une soirée de gala visant à récolter des fonds pour sa fondation, qui aide des enfants. On a vu le numéro 2 mondial dans tous les rôles, devant un stade comble (7 500 personnes). Il a joué au basket, au cricket, au foot, au foot australien (notre photo), il a croisé des artistes du Cirque du Soleil et il a même essayé le tennis en fauteuil, disant après coup : « C'est la séance d'entraînement la plus dure que j'aie jamais eue. »

Richard Martin/L’Équipe

À L’ANCIENNE

Il n’avait plus tâté des qualifications à l’Open d’Australie depuis 2004, mais Julien Benneteau s’est bien adapté pour s’imposer (6-3, 6-3) contre le Serbe Nikola Milojevic. Malgré un break encaissé d’entrée et beaucoup de vent, le Bressan de trente-cinq ans ne s’est pas affolé et l’a joué à l’expérience. « Les conditions sont hyper dures. Avec les nouvelles tribunes (des auvents), il y a ombre et soleil sur le court et on ne voit rien. En plus, c’est hyper rapide. J’ai joué sur la Rod Laver Arena avec Lucas (Pouille), ça n’a rien à voir. C’est toujours le cas ici, mais là, la différence est monstrueuse. »

Vingt-cinquième mondial en 2014, 138e cette semaine, il sait que le chemin de la qualif n'est pas aisé : « Les mecs jouent tous très bien, je l’ai constaté sur les Challengers en fin d’année. Contre les mecs entre 150e et 250e, je n’ai pas gagné 2 et 2. À moi de m’accrocher et de passer. » Au deuxième tour, il doit affronter demain le Brésilien Guilherme Clezar, 228e mondial. Il ne le connaît pas, mais Antoine, son coach et frère, est parti à la pêche aux infos. S. D.

3

Le nombre de joueuses françaises qui entamaient

la nuit dernière le tournoi de qualifications de l'Open d'Australie féminin. Leur premier tour : Lim (220e) Stefkova (RTC, 164e) ; Razzano (172e) Wozniak (CAN, 298e) ; Hesse (205e) - Robson (GBR, 222e)

3

Le nombre de retraites enregistrées par la WTA

en direct de l'Open d'Australie ¢ BENNETEAU

2012

1 621e

ces quinze derniers jours. Après la Serbe Ana Ivanovic (29 ans, championne de RolandGarros 2008, ex-n°1 mondiale) le 28 décembre, il y a eu hier celle de l'Australienne Jarmila Gajdosova (29 ans, 25e en 2011), et l'officialisation qu'on ne reverra plus la Russe Nadia Petrova (34 ans n° 3 en 2006, demi-finaliste de RolandGarros en 2003 et 2005), absente du circuit depuis le printemps 2014, mais qui n'avait pas renoncé définitivement. C'est fait.


24 biathlon COUPE DU MONDE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Relais

Hommes

Mauvaise pioche !

Cinq fautes au tir, Simon Fourcade n'était pas dans le coup, hier à Ruhpolding.

Titulariser SimonFourcade, tout juste deretour demaladie, était uneerreur. Lefrèreduchampiondu monde n’était pas prêt eta faitperdrel'équipe deFrance. MARC VENTOUILLAC

RUHPOLDING(ALL) –«Putain,onestloin, on est loin ! » Du sommet de la côte où il suit la course, le coach Stéphane Bouthiaux constate l’ampleur des dégâts. Le premier relais est une catastrophe : les Bleus pointent en 21e position, à 1’51’’ de la tête. C’en est fini de leurs espoirs de briller dans l’épreuve de Ruhpolding. Simon Fourcade, cinq pioches au tir, a planté son équipe, qui ne pourra que remonter à la neuvième placeà1’43’’desvainqueursnorvégiens. Cet échec n’est pas nécessairement une surprise. La veille, entre deux vins chauds dégustés dans l’échoppe de l’ami Jakob chère aux Français, Bouthiaux confiaitsonincertitudequantàsa performance. Simon Fourcade revenait à la compétition après plus de trois semaines d’arrêt en

omnisports

raison d’une toxoplasmose. Dans unpremiertemps,ilnedevaitpas disputer le relais, puis il avait été appeléàrejoindrelaBavièred’urgence pour y prendre part. Il s’agissait alors d’aligner une équipe B, sans Martin Fourcade niBeatrix.MaislacrèvedeSimon Desthieux a tout chamboulé et conduit Bouthiaux à engager ses meilleurs. Lundi soir, à l’issue d’une réunion de l’équipe, il était finalementdécidédetitulariserle frèreduchampiondumondeplutôt que le jeune Fabien Claude. « Moi-même, j’ai poussé pour que Simon soit dans le relais, souligne Martin Fourcade, mais ce n’était pasuncadeauàluifairenonplus.»

Hors-jeu pour Hochfilzen Les dégâts pourraient s’avérer considérables pour son frère, garçon qui marche au moral s’il en est. En témoignait son visage totalement défait. « Planter une

NBA

SAISON RÉGULIÈRE ¢ MARDI Washington-Chicago : 101-99 ; Brooklyn-Atlanta : 97-117 ; Toronto-Boston : 114-106 ; Houston-Charlotte : 121-114 ; San Antonio-Milwaukee : 107-109 ; UtahCleveland : 100-92 ; Golden State-Miami : 107-95 ; LA Lakers-Portland : 87-108 ; Sacramento-Detroit : 100-94.

HOMMES

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 17 JOURNÉE Aujourd'hui 17:00 Unics Kazan(RUS) -Bamberg (ALL). 18:00 Darussafaka Dogus Istanbul (TUR)-Vitoria (ESP). 20:45 ER Belgrade (SER)-Fenerbahçe (TUR). 21:00 FC Barcelone (ESP)-Olympiakos (GRE). Demain 18:00 CSKA Moscou (RUS)-Milan (ITA) ¢ Galatasaray (TUR)Z. Kaunas (LIT). 20:45 Panathinaïkos (GRE)-EP Istanbul (TUR). 21:00 Real Madrid (ESP)-Maccabi Tel-Aviv (ISR). Classement : 1.CSKA Moscou, 75% (12-4) ; 2.Real Madrid, 68,8 (11-5) ; 3.Vitoria, 68,8 (11-5) ; 4.Olympiakos, 68,8 (11-5) ; 5.Fenerbahçe, 62,5 (10-6) ; 6.Panathinaïkos, 56,2 (9-7) ; 7.EP Istanbul, 50 (8-8) ; 8.Darussafaka Dogus Istanbul (TUR), 50 (8-8) ; 9.ER Belgrade, 50 (8-8) ; 10.Bamberg, 43,8 (7-9) ; 11.FC Barcelone, 43,8 (7-9) ; 12.Maccabi Tel-Aviv, 37,5 (6-10) ; 13.Unics Kazan, 37,5 (6-10) ; 14.Z. Kaunas (LIT), 37,5 (6-10) ; 15.Galatasaray, 25 (4-12) ; 16.Milan, 25 (4-12).

LIGUE DES CHAMPIONS

HOMMES

12e JOURNÉE PHASE DE GROUPES ¢ GROUPE A Mardi Domzale (SLV) - Nahariya (ISR) : 60-69. Hier Aris Salonique (GRE) - Nymburk (RTC) : 83-79 ; Monaco - Banvit (TUR) : 65-63 ; Francfort (ALL) - Aarhus (DAN) : 102-68. MONACO-BANVIT BANDIRMA (TUR) : 65-63

DORIN AU REPOS

devais prendre la décision, je reprendrais la même. » « Même moi, en tant que coach, j’apprends encore, lâche le grand Bouthiaux. J’ai appris que les gens qui reviennent de maladie, qui ont envie de courir, il ne faut pas forcément les écouter.» «Onneluiapasarrangélecoup, concèdeFranckBadiou,lemaître d’armes. On a voulu en faire un taulier, presque l’honorer : “Tu vois, ta place est toujours là !“ On aurait

mieux fait de le tenir en retrait. Il aurait été capable d’entendre qu’il devait prendre son temps. On a peut-être été présomptueux. Ça nousserviradeleçon.» Reste à voir maintenant s’il pourra rebondir. Individuellement, les jours à venir s’annoncent difficiles. Et collectivement, dans l’optique des Mondiaux (9-19 février), il a sans doute perdu hier toute chance de figurerdanslerelaisàHochfilzen. ‘

Marie Dorin ne participera pas aujourd’hui au relais 4 x 6 km. La quintuple championne du monde a été laissée au repos, histoire de garder des forces pour les épreuves individuelles. Sans elle, l’équipe (Chevalier, Braisaz, Bescond et Aymonier) possède cependant les moyens de briller. Elles figurent toutes quatre dans les seize premières du général de la Coupe du monde, et à l’exception de Célia Aymonier, elles sont toutes montées sur le podium au moins une fois cette saison. M. V.

RÉSULTATS - PROGRAMME

ba sket

EUROLIGUE

course individuelle, c’est une chose. Planter un relais, c’est plus compliqué, confiait-il, bégayant d’émotion. Je suis désemparé. Le reste de l’équipe m’a soutenu pour que je coure et j’avais vraiment envie de le faire. C’est dur de dire non quand l’équipe vous fait confiance. Mais j’étais complètement cramédèslepremiertour.» Tout le monde assumait le choix mais on sentait filtrer quelques regrets. « À partir du moment où il a été appelé par Steph pour ce relais, il fallait qu’on lui témoigne de la confiance, relève Jean-Guillaume Beatrix. On n’allaitpasluidire:”Tueslà,tuesvenu, on n’a pas trop envie...” On a fait un pari, ça n’a pas marché. Mais au final, j’ai grillé des cartouches pour rienetçam’énerve. » Fallait-il titulariser Simon Fourcade ? « C’est sûr que, quand on regarde le résultat, on aurait dû mettreFabien,concèdesoncadet, mais c’est facile à dire après. Si je

Matthias Schrader/AP

DENOTRE ENVOYÉSPÉCIAL

Quart-temps : 20-16; 17-21; 17-15; 11-11. Arbitres : MM. Glisic (SER), Perez Niz (ESP) et Rossi (ITA). MONACO : A. Sy (9), Aboudou (2), Bost (14), Bryant (5), Davies (6), Fofana, Gladyr (8), Ouattara (3), Shuler (10),

FIBA EUROPE CUP

HOMMES

Z.Wright (8). Entraîneur : Z. Mitrovic. BANVIT BANDIRMA : Chappell, Geçim (5), Korkmaz (6), Kulig (11), Muric (11), Mutlu, Orelik (6), Theodore (12), Vidmar (12). Entraîneur : S. Filipovski. Classement : 1.Monaco, 91,7% (11-1) ; 2.Banvit, 75 (9-3) ; 3.Nymburk, 66,7 (8-4) ; 4.A. Salonique, 66,7 (8-4) ; 5.Francfort, 41,7 (5-7) ; 6.Nahariya, 33,3 (4-8) ; 7.Domzale (SLV), 16,7 (2-10) ; 8.Aarhus, 8,3 (1-11).

4e JOURNÉE PHASE DE GROUPES ¢ GROUPE K Mardi Södertalje (SUE) - Gaziantep (TUR) : 51-93. Hier Mures (ROU) - Chalon : 66-88. Classement : 1.Chalon, 100% (4-0) ; 2.Gaziantep, 75 (3-1) ; 3.Södertalje, 25 (1-3) ; 4.Mures, 0 (0-4).

GROUPE B Mardi Youjne (UKR) - Oradea (ROU) : 78-49 ; Venise (ITA) Kataja (FIN) : 78-68. Hier Saratov (RUS) - Rishon Le Zion (ISR) : 81-71 ; Le Mans - Karsiyaka Izmir (TUR) : 65-61.

¢ GROUPE L Hier Prievidza (SLQ) - Gravelines : 68-79 ; Anvers (BEL) - Buyukcekmece (TUR) : 86-64. Classement : 1.Anvers, 75% (3-1) ; 2.Buyukcekmece, 75 (3-1) ; 3.Gravelines, 25 (1-3) ; 4.Prievidza, 25 (1-3).

¢

LE MANS-PINAR KARSIYAKA IZMIR (TUR) : 65-61

Quart-temps : 21-24; 18-7; 14-20; 12-10. Arbitres : MM. Conde (ESP), Aunkrogers (LET) et Rutesic (MTN). LE MANS : Amagou (3), Cornelie (9), Gelabale (9), Hanlan (15), L. Konaté, Pearson (11), Watson (2), Yarou (6), Yeguete (10). Entraîneur : E. Künter. PINAR KARSIYAKA IZMIR (TUR) : Baygul (6), Brown (14), Green (13), Guven, Owens (13), Petway, Ponitka (7), Senturk, Summers (8). Entraîneur : N. Markovic. Classement : 1.Le Mans, 75% (9-3) ; 2.Venise, 66,7 (8-4) ; 3.Karsiyaka, 58,3 (7-5) ; 4.Kataja, 50 (6-6) ; 5.Saratov, 41,7 (5-7) ; 6.Oradea, 41,7 (5-7) ; 7.Rishon Le Zion, 41,7 (5-7) ; 8.Youjne, 25 (3-9). ¢ GROUPE D Hier Cibona Zagreb (CRO) - Utena (LIT) : 81-72 ; Mega Leks (SER) - Strasbourg : 86-82 ; Avellino (ITA) - Bar (MTN) : 53-60 ; Tenerife (ESP) - Ostende (BEL) : 64-57.

MEGA LEKS(SER) -STRASBOURG : 86-82

Quart-temps : 23-20; 23-16; 28-23; 12-23. Arbitres : MM. Piloidsi (GRE), Ambrosov (UKR) et Michaelides (SUI). MEGA LEKS : Cancar (20), Jaramaz (10), Kaba (10), Mushidi (15), Marelja (9), Novak (17), Simeunovic, Spasojevic, Zagorac (5). Entraîneur : D. Milojevic. STRASBOURG : E. Murphy (4), Howard (8), Jaiteh (8), Lacombe, Leloup (2), Ntilikina (9), Slaughter (11), Sy (3), Travis (18), Walker (19). Entraîneur : V. Collet. Classement : 1.Tenerife, 83,3% (10-2) ; 2.Avellino, 66,7 (8-4) ; 3.Strasbourg, 58,3 (7-5) ; 4.Utena, 58,3 (7-5) ; 5.Cibona Zagreb, 41,7 (5-7) ; 6.Mega Leks, 33,3 (4-8) ; 7.Ostende, 33,3 (4-8) ; 8.Bar, 25 (3-9).

¢ GROUPE N Hier Körmend (HON) - Nanterre : 91-74 ; Bnei Herzliya (ISR) - Tsmoki Minsk (BLR) : 88-77. Classement : 1.Körmend, 75% (3-1) ; 2.Nanterre, 75 (3-1) ; 3.Tsmoki Minsk, 25 (1-3) ; 4.Bnei Herzliya, 25 (1-3). ¢ GROUPE O Mardi Pardubice (RTC) - Pau-Lacq-Orthez : 92-77. Hier Cluj-Napoca (ROU) - Fehervar (HON) : 81-86. Classement : 1.Fehervar, 75% (3-1) ; 2.Cluj-Napoca, 50 (2-2) ; 3.Pau-Orthez, 50 (2-2) ; 4.Pardubice, 25 (1-3).

EUROLIGUE

FEMMES

8e JOURNÉE PHASE DE GROUPES ¢ GROUPE A Hier D. Koursk (RUS) - Cracovie (POL) : 96-59 ; Fenerbahçe (TUR) - Schio (ITA) : 77-64 ; USK Prague (RTC) - Györ (HON) : 83-56 ; Lattes-Montpellier - Mersin (TUR) : 76-63. Classement : 1.D. Koursk, 16pts ; 2.Fenerbahçe, 15 ; 3.USK Prague, 14 ; 4.Lattes-Montpellier, 13 ; 5.Schio, 11 ; 6.Cracovie (POL), 10 ; 7.Györ, 9 ; 8.Mersin, 8. ¢ GROUPE B Hier UE Sopron (HON) - Polkowice (POL) : 76-64 ; Bourges - Villeneuve-d'Ascq : 63-42. Aujourd'hui 15:00 Ekaterinbourg (RUS) - Salamanque (ESP) ¢ Orenbourg (RUS) - Antakya (TUR). Classement : 1.Ekaterinbourg, 13pts ; 2.Orenbourg, 13 ; 3.Bourges, 12 ; 4.UE Sopron, 12 ; 5.Villeneuved'Ascq, 12 ; 6.Salamanque, 11 ; 7.Antakya, 9 ; 8.Polkowice, 8.

ha ndba ll

DIVISION 1

FEMMES

SAISON RÉGULIÈRE e ¢ 10 JOURNÉE Hier Issy-Paris-Celles-sur-Belle : 30-22; Metz-CDB Dijon : 34-20; Brest-Toulon/St-Cyr : 25-17. Demain 20:15 Besançon-Fleury-les-Aubrais 20:30 Chambray-lèsTours-Nice. Classement : 1. Metz, 25pts; 2. Brest, 23; 3. Issy-Paris, 23; 4. Nantes LAH, 21; 5. CDB Dijon, 19; 6. Toulon/StCyr, 17; 7. Besançon, 16; 8. Fleury-les-Aubrais, 14; 9. Nice, 13; 10. Chambray-lès-Tours, 12; 11. Celles-surBelle, 9.

volley-ba ll LIGUE DES CHAMPIONS

FEMMES

2e JOURNÉE PHASE DE GROUPES ¢ GROUPE C Mardi. Saint-Raphaël-Dabrowa Gornicza (POL) : 1-3 (18-25;15-25;25-20;22-25). Hier Fenerbahçe (TUR) Azerrail Bakou (AZE) : 3-0 (25-12;25-19;25-9). Classement : 1.Fenerbahçe, 6pts; 2.Dabrowa Gornicza, 3; 3.Azerrail Bakou, 3; 4.Saint-Raphaël, 0.

COUPE DE LA CEV

FEMMES

CHALLENGE CUP

FEMMES

16es DE FINALE ALLER Fribourg (SUI) - Béziers, 1-3 (25-23, 19-25, 21-25, 26-28). Match retour le 24 janvier.

16es DE FINALE RETOUR 20 : 30 Beveren (BEL) - Mulhouse. Match aller : 3-1.

biathlon COUPE DU MONDE

2/5

RUHPOLDING (ALL) ¢ HOMMES HIER, relais 4 x 7,5 km : 1. Norvège (Bjoerndalen, Christiansen, L'Abee-Lund, Svendsen), 1h13’40’’7, (5 pioches dans les balles de réserve + 0 tour de pénalité) ; 2. Russie (Volkov, Shipulin, Eliseev, Babikov), à 5’’1, (2 + 0) ; 3. Allemagne (Lesser, Doll, Peiffer, Schempp), à 23’’5, (9 + 1)... 9. France (S. Fourcade, Beatrix, Fillon Maillet, M. Fourcade), à 1’43’’2, (9 + 0).

¢ FEMMES AUJOURD’HUI, relais 4 x 6 km à 14 h 30. En direct sur La Chaîne L’Equipe et Eurosport. Françaises engagées : A. Chevalier, Braisaz, Bescond, Aymonier.

tennis AUCKLAND (NZL)

DUR ATP 250 ¢ DEUXIÈME TOUR Vesely (RTC) b. Statham (NZL), 6-7 (6), 7-5, 6-3 ; Baghdatis (CHY) b. Brown (ALL), 4-6, 7-6 (4), 6-4 ; Haase (HOL) b. Ferrer (ESP), 2-6, 6-4, 7-6 (4) ; Sousa (POR) b. Klein (GBR), 6-3, 6-4 ; Chardy b. F. Lopez (ESP), forfait ; Sock (USA) b. R. Harrison (USA), 7-6 (5), 4-6, 6-1 ; Johnson (USA) b. Lu Yen-hsun (TAI), 6-4, 7-6 (4) ; Isner (USA) b. Jaziri (TUN), 6-3, 3-6, 7-6 (6).

SYDNEY (AUS)

DUR ATP 250 ¢ DEUXIÈME TOUR Thiem (AUT) b. Elias (POR), 6-7 (5), 6-3, 7-5 ; Evans (GBR) b. Granollers (ESP), 1-6, 6-3, 6-3 ; Carreño Busta (ESP) b. M. Zverev (ALL), 3-6, 7-6 (4), 6-3 ; A. Kuznetsov (RUS) b. De Minaur (AUS), 6-2, abandon ; Kohlschreiber (ALL) b. Thompson (AUS), 7-5, 6-4 ; Troicki (SER) b. Lorenzi (ITA), 6-3, 6-4 ; Muller (LUX) b. Barton (AUS), 6-1, 3-6, 6-4 ; Cuevas (URU) b. Mahut, 6-4, 2-6, 6-2.

SYDNEY (AUS)

DUR WTA ¢ QUARTS DE FINALE Konta (GBR) b. Kasatkina (RUS), 6-3, 7-5 ; Bouchard (CAN) b. Pavlyuchenkova (RUS), 6-2, 6-3 ; Strycova (RTC) b. Wozniacki (DAN), 7-5, 6-7 (6), 6-4 ; A. Radwanska (POL) b. Duan Ying-ying (CHN), 6-3, 6-2.

HOBART (AUS)

DUR WTA ¢ DEUXIÈME TOUR Bertens (HOL) b. Voskoboeva (KAZ), 6-1, 6-4 ; Ozaki (JAP) b. Safarova (RTC), 2-6, 6-3, 7-5 ; Tsurenko (UKR) b. Larsson (SUE), 6-4, 6-4 ; Rogers (USA) b. Arruabarrena (ESP), 6-2, 6-2.


25 EAU LIBRE

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

natation

LestroisdéfisdeMuller

Patrick Gherdoussi /L’Équipe

Disqualifiéeà Rio alorsqu’elleavait remportél’argent, la championne du monde du 10km adécidéderepartir pouruneolympiade. Avec, pourcommencer,une annéeinédite.

JEAN-PIERRE BIDET

Après un mois et demi à une séanceparjourdansl’eau,Aurélie Muller a repris l’entraînement à plein temps à Narbonne depuis le 2 janvier, soit environ 80 kilomètresparsemainepluslesséances de musculation. Après sa terrible déconvenuedeRio(elleavaitremporté l’argent avant d’être disqualifiée pour avoir gêné l’Italienne Bruni à l’arrivée), la championne du monde a décidé de repartir pour quatre ans. Mais quatre ans, c’est long. « Mi-novembre, j’avais du mal à savoir ce que j’avais envie de faire, avoue-t-elle. J’essayais de me projeter, cette année les Championnats du monde, l’année prochaine les Championnats d’Europe, et ainsi de suite. Et ça ne me faisait pas rêver, je retombais dans une routine pour laquelle il était impossiblequejememotive.J’aiuneâme de compétitrice, j’aime toujours nager mais j’avais besoin d’autre chose.OnenadiscutéavecPhilippe (Lucas, son entraîneur) et Stéphane (Lecat, le patron de l’eau li-

Aurélie Muller, ici sur les bords de l'étang de Sigean, près de Narbonne, repart pour quatre ans.

breàlaFFN)etonesttombésd’accord sur trois défis très différents. » Qu’elle détaille avec envie et excitation, « parce que c’est quelque chosequejeneconnaispas».

5 FÉVRIER MARATHON AQUATIQUE SANTA FE-CORONDA (57 KM) «LE PLUS PERSONNEL» «C’estl’annéezéro,doncilmefallait un gros truc pour recommencer. Et là, je suis servie. Plus ça avance, plus je me dis que c’est une super idée, parce qu’il n’y a pasmieuxpourmechallenger.En fait, c’est un défi contre moimême.57km,çan’estpasanodin. Jen’aijamaisfaitplusde25km.Je sais que je vais souffrir, je ne suis pas sûre d’aimer ça mais j’avais besoin de quelque chose de cette ampleur. En sortant de Rio, c’était compliqué,lesmoisontétédifficiles, j’ai douté de ma capacité à continuer. J’avais déjà l’idée de faire cette course, mais plus vers ma fin de carrière. Mes entraîneurs ont piqué là où il fallait. Ça

ENBREF 26 ans. Club : CS Sarreguemines. Entraîneur : Philippe Lucas.

Palmarès : championne du monde du 10 km (2015). Vice-championne du monde du 5 km (2011). Championne d’Europe du 10 km (2016).

ne me fait pas peur parce qu’il y aura Stéphane à mes côtés (voir par ailleurs). Il m’en a tellement parlé… Sans lui, je ne l’aurais pas fait. Le premier objectif, c’est bien sûrdeleterminer.Aprèsjemedis que, O.K, c’est huit heures de course,maispasaveclamêmeintensité qu’un 10 kilomètres. C’est autre chose, il y a d’autres clés, surtout mentales, que je vais découvrir et qui vont me servir pour la suite. Je suis sûre de vivre quelquechosedebeau.C’estvraiment ledéfilepluspersonnel.»

sans objectif précis, juste reprendremaplace.Jusqu’ici,iln’yapas eu de grosses compétitions d’eau libreetmêmesiçaavaitétélecas, je n’y serais pas allée parce que je n’avais pas envie. Il m’a fallu du temps, je l’ai assez pris. C’était la bonne occasion, au mois de mars, à un endroit que je connais et où j’aidéjàgagné(l’andernier). Il y aura peut-être un peu d’appréhension par rapport à mon niveaumaisçavafiler.Jevoisàl’entraînement que j’ai des bonnes sensations.»

11 MARS COUPE DU MONDE À ABU DHABI (10 KM) «JUSTE REPRENDRE MA PLACE»

24 MAI CHAMPIONNATS DE FRANCE À STRASBOURG (1 500 M) «BATTRE LE RECORD DE MANAUDOU»

« Ça fera huit mois depuis Rio, il fallait bien que je revienne à la compétitioninternationaleunjour. Refaire un 10 kilomètres, retrouver les autres nageurs et nageuses, les officiels, les gens autour… Me remettre dans le bain mais

« Battre le record de France du 1 500 m de Laure (Manaudou, 16’3’’1), c’est le seul défi qui soit venu de moi. Je l’avais depuis toujours dans un coin de ma tête. En 2006, j’étais dans les tribunes à

Tours, j’avais seize ans ans et je m’étaisdit:«Unjour,jelebattrai !» Maintenant,çan’estquandmême pas gagné, 16’04, ça veut dire nager 1’4’’ de moyenne au 100 m et enlever25’'àmonmeilleurtemps (16’27’’77). Je vais essayer. La caisse, je l’aurai. Il va falloir que je bosse ma vitesse, bien sûr, mais aussi mes points faibles techniques, les coulées et surtout les virages, où je suis vraiment mauvaise. Quel que soit le résultat, ça sera un travail bénéfique pour le finish des courses d’eau libre. Après, on verra. Les Championnats du monde (Budapest, 15-22 juillet), je n’y pense vraiment pas. Je sais qu’ils sont là, on se donne le temps de la réflexion. De toute façon, j’assume mes choix et Philippe est d’accord. Il m’a juste dit : « On fait ce que tu veux ! » Il a compris que c’est ce qu’il me fallait. Même si rien n’est oublié et que ça ne le sera jamais, je suis très bien dans ma tête maintenant.» ‘

Sputnik/Icon Sport

SantaFe,57kilomètres,plusdehuitheuresd’effort Le 15 août dernier à Copacabana, à l'arrivée du 10 km olympique, Aurélie Muller (bonnet blanc) s'accroche avec l'Italienne Rachele Bruni. Envolée la médaille d'argent ! Elle sera disqualifée.

Stéphane Lecat s’est jeté huit fois dans les eaux chaudes (entre 24 et 27 °C ) et boueuses (à cause de la terre rouge de la région) du Rio Coronda et il en est ressorti quatre fois en vainqueur, souvent au sprint, après 57 km et plus de huit heures d’effort : « Pour moi, c’est la plus belle, dit le patron de l’eau libre à la Fédération française, qui va accompagner Muller dans son odyssée sur le bateau suiveur. C’est l’essence même de notre sport, un effort extrême dans une ambiance festive. Même si je n’en ai jamais vu, on nous prévient quand même qu’il y a des

piranhas et des caïmans dans ces eaux-là. Ce qui est génial, c’est les centaines de bateaux qui nous suivent et la foule massée tout le long du parcours, cent mille personnes, les gens déguisés, les barbecues. C’est comme une étape de montagne du Tour de France, on est vraiment portés. En Argentine, l’événement est considérable. Je me souviens, une année, la course avait été annulée le dimanche à cause du vent. Le gouverneur a décrété sur le champ que le lendemain serait férié pour que les gens puissent venir nous encourager. » – J.-P. B.


26 cyclisme SAISON 2017

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Gilbert change decamp

LeWallon, roides ardennaises, arejoint TomBoonenchezles Flamands deQuickStep. Pour étoffer sonpalmarès flandrien. COURTRAI (BELGIQUE) – À entendre Tom Boonen hier, lors de la présentationdel’équipeQuickStepFloors, son patron Patrick Lefévère n’aurait pas pu lui faire plus beau cadeau en embauchant Philippe Gilbert,trente-quatreans.«Onse connaît depuis vingt ans, racontait-il avec un brin d’émotion. On est amis depuis qu’on est jeunes coureurs. Et là, il va m’accompagnerpourlestroisderniersmoisde ma carrière jusqu’à Paris-Roubaix. C’est un honneur. » La vérité c’est que Patrick Lefévère a toujours eu Philippe Gilbert dans le viseur, depuis ses débuts à la Française desJeuxen2003.«J’avaisbiencru queletrainétaitpasséquandilare-

joint BMC, avouait le manager des Quick Step. Mais avant le Championnat de Belgique du contre-la -montre (en juin), Phil m’a appelé pour offrir ses services. Je l’ai tout de suite arrêté en lui disant que je n’avais pas le budget mais, s’il le voulait, il n’avait qu’à m’envoyer par mail ce qu’il réclamait en salaire fixe et en primes. Je lui ai répondu en rajoutant en rouge ce que moi j’imaginais. Le lendemain, il m’appelait pour me dire qu’on était d’accord.» Philippe Gilbert se souvient de ses débuts chez les pros quand Tom Boonen, son rival chez les jeunes–etdedeuxanssonaîné– avait tout de suite percé. « Tom a progressé plus vite que moi, et je n’étais pas prêt à l’époque à intégrer une équipe comme celle de

STATS Wallon avant tout Grand spécialiste des ardennaises, Philippe Gilbert a disputé vingt classiques flandriennes. Sans y briller. Comparatif.

Classiques ardennaises

Classiques flandriennes

(Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège)

35

(Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, GP E 3 et Paris-Roubaix)

20

Participations

5 16 2

Victoires

0

Top 10

5

Abandons

4

Lefévère, il y avait de grands champions comme Bettini et Virenque. Cetteéquipemefaisaitrêver,finalement ça a mis plus de temps que prévu pour que je porte ses couleurs.»

Il pourrait même ne pas courir Liège, la course de son cœur On sent une fierté commune à voir le Wallon rejoindre cette pure équipe flamande, même si on est loin des images toutes faites, celle d’une rivalité entre les deux entités du pays. « Dans le sport et passeulementdanslecyclisme,ily a toujours eu cause commune entre les Belges, affirme Philippe Gilbert,quirefusedevoirsonarrivée chez Quick Step comme un geste d’apaisement entre les deux communautés. Je voulais veniriciparcequ’ilyaunevraieculture du cyclisme. Je m’y retrouve parfaitement. » Le pari d’associer deux grandes figures du cyclisme belge des années 2000 peut paraître osé, surtout sur leur fin de carrière. « Mais justement, j’aime ce genre de défi », reconnaît PatrickLefévère. Tout aussi enthousiaste, Tom Boonen imaginait aussi hier un scénario de rêve : « Le Ronde pour Phil et Paris-Roubaix pour moi, ce serait l’idéal, rigolait-il. Je ne pensais pas vivre ma fin de carrière avecluietaveccetobjectifcommun des classiques. C’est un plaisir im-

Tim de Waele

DENOTRE ENVOYÉSPÉCIAL

PHILIPPE LE GARS

Dans son maillot de champion de Belgique... estampillé QuickStep, Philippe Gilbert, dans le sillage de Tom Boonen, affichait son plus grand sourire lors d'un stage à Calpe (Espagne), début janvier. mense. » Philippe Gilbert ne cachait pas non plus son excitation deretrouvercequiluicorrespond le plus, à savoir cet état d’esprit et ces objectifs clairement avoués, après cinq ans chez BMC, où la culture des classiques et des courses d’un jour est quasiinexistante. « Mes dernières années ont été compliquées, reconnaît-il,jen’aipasgagnéunegrande classique (l’Amstel Gold Race) depuis2014.» Ainsi en voyant Tom Boonen rajouter une heure de vélo après chaque sortie d’entraînement lorsdesderniersstages,ilacompris ce qui lui avait manqué ces derniers temps. « On a la même marque de fabrique et, si j’ai frappé à la porte de Patrick Lefévère, c’est

aussi pour gagner à nouveau de grandes courses. » Comme si le faitd’arriverdansunetelleéquipe remettait les compteurs à zéro. «Je ne vis pas avec mes victoires passées mais avec l’ambition de celles qui peuvent encore arriver . Surtout là où je n’ai encore jamais gagné.» Il serait même prêt à faire abstractiondelacoursedesoncœur, Liège-Bastogne-Liège, pour tout miser sur le Ronde. Car il sait que lavictoired’unWallonauTourdes Flandres aurait une saveur toute particulière. Patrick Lefévère en rêveluiaussi:«Sijepeuxoffriràla Wallonie un successeur à Claudy Criquielion (le dernier vainqueur, en 1987), je serai le plus heureux deshommes.» ‘

55

Le nombre de victoires en 2016 de l’équipe EtixxQuickStep devenue QuickStep Floors cette année, avec 18 coureurs différents sur les 30 que comptait l’effectif.

Sacarrièreen 4 équipes

La révélation Stagiaire à la fin de la saison 2002, il intègre l’effectif de la Française des Jeux en 2003. Considéré comme l’un des grands espoirs belges, l’Ardennais pose les bases de sa carrière sous les conseils de Marc Madiot. Il remporte la Coupe de France en 2005, puis explose sur le plan international en 2008, en remportant le Volk, l'actuel Nieuwsblad (photo), et Paris-Tours, son cadeau d’adieu à son mentor mayennais.

BMC

Son retour en Belgique lui permet d’affirmer un rôle de patron, en remportant dès sa première saison en 2009, le Tour de Lombardie et à nouveau Paris-Tours. Mais c’est surtout son triplé ardennais en 2011 en une semaine (Amstel - Flèche Wallonne - Liège-Bastogne-Liège, [photo] ) qui le place au sommet de la hiérarchie mondiale. Deux mois plus tard, il revêt le maillot jaune du Tour après avoir remporté la première étape en Vendée.

Frédéric Mons/L’Équipe

Bernard Papon/L’Équipe

La consécration

Quick Step

L'apogée...et le déclin Numéro 1 mondial, Philippe Gilbert n’a que l’embarras du choix pour négocier son transfert à prix d’or pour la saison 2012. Il opte pour l’équipe américaine BMC qui fait figure de multinationale du vélo avec deux champions du monde, Cadel Evans et Thor Hushovd. S’il ne renouvelle pas son exploit de 2011 sur les classiques ardennaises, il remporte le titre mondial fin 2012 (photo). Il faudra attendre 2014 et une 3e victoire à l’Amstel pour revoir le vrai Philippe Gilbert.

Tim de Waele

LOTTO

Jérôme Prévost/L’Équipe

FDJ

Le dernier tremplin ? L’annonce de son retour au pays, qui plus est dans l’équipe rivale de Lotto ressemble à un ultime pari. À trente-quatre ans, Philippe Gilbert n’a rien perdu de sa motivation et rêve toujours d’ajouter quelques lignes à son palmarès là où il a moins brillé, sur les terres flamandes notamment. Rien de tel que de s’associer à Tom Boonen (photo) et Patrick Lefévère pour relancer une carrière qui semblait s’émousser chez BMC. P. L. G.


Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

27 NBA

ba sket

Denver 21 h Indiana

Saison régulière

Kevin Séraphin

«J’ai convaincu tout le monde» Présent à Londres avec les Indiana Pacers pour un match de saison régulière délocalisé face à Denver, l'intérieur français de vingt-sept ans est revenu sur son début de saison encourageant. 21 h

BEIN SPORTS 3

Denver Indiana

Jen’aipasforcémentd’objectifpersonnelà partjouerchaquematch.Sijepeuxgratter dutempsdejeu,jevaislefaire!J’aivécu cettepériodeoùjemeplaignaisdenepas jouerassez,voirepasdutout.Làj’aià nouveaucettechancedejoueralorsjene vaispasfairelamêmeerreur.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL – À LONDRES

AMAURY PERDRIAU

“Je trouve ça un peu ennuyeux d’être tout le temps dans la raquette

,,

Pourtant, depuis sept matches, vous avez retrouvé un temps de jeu stable. Avecunnouveaurôle,aupostequatre (ailier-fort).J’étaisaupostecinq(pivot)doncil afalluquej’apprennetouslessystèmes pourlepostequatre.MaischezlesNew YorkKnicks,jejouais aupostequatre,du coup lesPacerssavaientquejepouvais évolueràcetteposition.Ça leurapermisde mefairejoueravecAlJefferson,cequileur plaîtbeaucoupensortantdubanc. À choisir, quel poste préférez-vous jouer ? Jemesensmieuxenquatre.Jeprendsplus deplaisiràjouer,jepeuxm’écarter.Jetrouve çaunpeuennuyeuxd’êtretoutletemps danslaraquette(ilrit).Avecmonnouveau positionnement,j’ailechoix.J’aiplusde liberté.Jen’aimepasmesentirlimité.

“Je n’ai jamais oublié l’équipe de France. Y retourner dépend de beaucoup de choses

,,

Jérôme Prévost/L’Équipe

«La mi-saison NBA approche : quel bilan tirez-vous de ces premiers mois de compétition avec Indiana ? Jepensequej’aifaituntrèsbonchoixen signantchezlesPacers.Jepensemême quec’estlemeilleurchoixquej’aifaitdepuis quejesuisenNBA(2010).Çacommenceà biensepasser,lecontactesttrèsbonavecle coach(NateMcMillan),aveclestaff. Toutlemondeveutquejejoue,onmeledit. Jesuisrentrédanslarotation.Ilfaut continuercommeça. Vous avez quand même connu des soirs sans temps de jeu après un début de saison intéressant. Endébutdesaisonj’aijouéunpeu,maisje n’avaispasderôlevraimentdéfini. AlJeffersonn’étaitpasencoreenformeet intégrépleinementdansl’équipe.C’est pourçaquej’aieuquelquesminutes.Une fois Alrevenuàsonniveau,ça atoutcoupé. Jesuis allévoirlecoachpourluidemander cequ’ilfallaitquejefassepourjoueretilm’a dit:“Écoute,tuconnaissaislesconditions !” Quelles conditions ? JevenaisaprèsMylesTurneretAlJefferson danslarotation.L’entraîneurm’ademandé deresterproductifpourjoueruncertain nombredeminutes.Jemesuisremis dedans.C’estvraiquejeconnaissaisles conditionsdemonarrivéeàIndiana.Çam’a faitplaisirqu’ilmelesrappelle,parceque quandj’allaisvoirmesancienscoaches NBA,ilsmedisaientsouvent :“Net’inquiète pas,tachanceviendra”,alorsqueNate McMillanaétéclairtoutdesuite.Contre GoldenState(le21novembre),jefaisunbon matchetjemeblesseaugenouavecun hématome.Quandjereviensdeblessure, jenesuis plus dedans et,ducoup,jen’étais plus dans les plans.

Sur ses vingt et un matches disputés avec Indiana cette saison, Kevin Séraphin inscrit en moyenne 4,3 points et prend 3,3 rebonds par rencontre, en seulement dix minutes de jeu. Les Pacers vont également mieux collectivement. Comment expliquer ce début de saison en demi-teinte ? Onaeudeshautsetdesbas.Paul(George) n’étaitpassatisfait.C’estunleaderetila clairementrecadréleschoses.Ilyaeudes situationsoùilafaitpasserdesmessages, pournousdire«icionestlàpourgagner». Onneseconnaissaitpastousnonplus.Ilya eubeaucoupd’arrivées,unchangementde coach.Ilafalludutempsmaisaujourd’hui çaapris,çavamieux,legroupevitbien.On sentqu’onestuneéquipeetçachange beaucoupdechoses.Honnêtement,c’est la premièrefoisdepuisquejesuisenNBAque

7

Ce soir, l'opposition entre les Indiana Pacers et les Denver Nuggets constituera la 7e opposition de saison régulière organisée à Londres depuis 2011.

90 matches ont été organisés en Europe depuis 1984.

jeressensàquelpointnoussommesune équipe.Àchaquedéplacement,onseréunit tous,onbougetousensemble.C’estcequi faitladifférencesurunesaison. Pensez-vous pouvoir gagner votre place dans le cinq de départ sur la deuxième partie de saison ? Çan’estpasleprojet.Déjà,sij’arriveàjouer quinzeminutesparmatchjusqu’àlafindela saison,çaseragénial.C’estexactementce quejevoulais,c’estpourquoij’aisignéà Indiana.C’étaitpouravoirunechance.Sije peuxgardercerôleetjouerquinze,vingt minutes,çamelaisseraletempsde montrercedontjesuiscapable.

D’autant plus qu’Indiana possède une option pour vous prolonger d’une saison supplémentaire… C’estlebut!C’esttroptôtpourenparler maissijefaisbienleboulotçadevraitlefaire. Ilssontsatisfaitsdecequejefais(4,3points et3,3rebondsparmatch).Parcontreje préfèremedirequerienn’estgagné,nepas êtresatisfaitetcontinueràtravailler.Onne saitjamais,çarestelaNBA. Et pourquoi pas, dans deux ans, décrocher un gros contrat comme la plupart des joueurs de la Ligue avec l’arrivée des nouveaux droits télé ? C’estunobjectif.J’essayedenepasy penser.Ceseraitlapirechoseàfairequede jouerpourlesstatspersonnellesouun contrat.Après,sitoutlemondeestpayé plus,jeseraisévidemmentcontentdel’être aussi.QuandjevoisRudy(Gobert)quisigne pour104millions,jesuiscontentpourlui.Je l’aiconnuilfaisait1,93m àCholet.Jesuis contentdevoircequ’ilestdevenuetjesais quesoncontratluiachangélavie.C’estun bonexemple.Maisàchacunsasituation. Avantd’yarriver,ilyauneétapeentreles deux,c’estgarderunesituationstable. Vos performances vous font-elles espérer un retour en équipe de France ? Jen’aijamaisoubliél’équipedeFrance.Y retournerdépenddebeaucoupdechoses. ÇadépendsiVincentCollet(lesélectionneur) m’appelle.J’aibienditsi.Çadépenddece qu’ilattendraitdemoi,duposteauquelil voudraitmefairejouer…Làjejoueauposte quatredoncj’aimeraisbienêtredanscette continuité.Onverra.Boris(Diaw)joue parfoisaupostecinqetjepeuxlefaireaussi. Vous n’avez pas eu de nouvelles de la part du staff depuis le début de la saison ? Non,jen’aiparléàpersonne.Maisçaa toujoursétécommeça.Patrick(Beesley,le DTN)sedéplaceetfaitlatournéedesÉtatsUnisuneseulefois.Personnellement,je n’aipaseudecontacts. Finalement, vous ne regretterez pas de ne pas être revenu en Europe pour avoir un rôle plus important dans un grand club ? J’avaisprisladécisionderevenirenEurope. Audébut,jevoulaisrentrerpourfaireunan oudeuxetmerelanceravecunvrairôle. Maispasdansn’importequelleéquipe. C’étaitBarceloneourien.Entretempsj’ai changéd’agentetaufinal,çanes’estpas fait.Jemesuisdit :“onvaréessayerla NBA .”Puisj’aifaitdesessaisàIndiana, etj’aiconvaincutoutlemonde. » ‘


Johann Groder/EXPA/Presse Sports

28 automobile FORMULE 1

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Vasseurclaque laporte Après seulement un anpassé à sa tête,leFrançaisquitte l'écurieRenault. Las destensions internes, ilapréféréjeter l'épongeà l'aube d'une saison2017 marquéeparunenouvelledonneréglementaire.

FRÉDÉRIC FERRET

Il y a un an, presque jour pour jour, Renault annonçait officiellementsonretourenFormule1.La feuille de route tracée par le P.-D.G. du constructeur, Carlos Ghosn, était claire : 2016 devait servir à une réorganisation drastique et efficiente afin d’être, dès cette saison, en mesure de se battre pour des points à chaque Grand Prix. Quelque 365 jours plustard,RenaultSportF1n’yest pas, en dépit de l’intense, obscur et nécessaire travail de reconstruction mené depuis un an. À l'entité châssis d'Enstone comme au département moteurs de Viry-Châtillon, les couloirs n'ont cessé de bruisser des tensions au plus haut niveau. Jusqu'à provoquer le départ de l’unedesestêtes. Nommé par Renault à la tête du team l’été dernier, Fred Vasseuraeneffetdécidédequitterle navire.Cedivorceaétérévéléhier par le biais d'un communiqué

très laconique. Quelques lignes sans âme annoncent la séparation « d’un accord mutuel » entre deuxpartiesquisouhaitent,selon le document diffusé, « poursuivre lesbonnesrelationsdetravail».La réalitéesttoutautre.

Des approches différentes D’un côté, Fred Vasseur, team principal de l'écurie française.De l’autre, Cyril Abitetoul, directeur généraldel’entitésportivedeRenault. Malgré l'union dans le projet de reconstruction de l’équipe, les dissensions n'ont pas tardé à naître au fil des mois. Cet automne, interrogé par le magazine britannique Autosport, Cyril Abiteboulreconnaissaitd'ailleurs l'existence de ces «tensions». Et le directeur général de Renault Sport ajoutait : «Nous avons avec Fred des personnalités différentes. Chacundoittrouversaplace.» Vasseur n'a pas trouvé la sienne. Cyril Abiteboul en convient (lire par ailleurs). L’échec de

cette organisation à deux têtes est désormais consommée avec ladémissiondeFredVasseurque l’on pressentait. Sur le marché des pilotes, ces divergences ont également lourdement impacté le recrutement de l'écurie française pour 2017. Après avoir été très proche de signer pour Renault,SergioPerezaainsipréféré rester chez Force India. Dans l'entourage du Mexicain, il se murmurait, au moment de sa prolongation de contrat, qu'il n'avait pas trouvé l'ambiance dans l'équipe tricolore assez sereine. Idem pour Kevin Magnussen. Les atermoiements sur son éventuelle prolongation de contrat ont fâché le pilote danois qui, aujourd'hui, se félicite de son départ vers Haas et ne cesse de critiquer l'atmosphère délétère danssonancienteam. En charge de toute la politique sportive de l'entité Renault, CyrilAbiteboul a souhaité garder la main sur le fonctionnement de l'écurie de Formule 1, sommet

ENBREF 48 ans. Ingénieur.

¢ 1996: crée ASM,

écurie engagée en F3 française et en F3Euroseries. ¢ 2004: fonde avec Nicolas Todt la structure ART, engagée en GP2. ¢ 2013: création de Spark Racing Technology, qui construit les châssis des F E. ¢ 2014-2015: ART est engagée en GP 3, GP 2, Blancpain Endurance Series, European Le Mans Series et DTM. ¢ 2016: débute en F1 comme directeur de la compétition chez Renault. ¢ 2017: quitte Renault.

de la pyramide et fleuron du groupe, comme il nous l’explique par ailleurs. Habitué à un travail plus solitaire, plus autonome, lors de ses longues années d'apprentissageenF3puisenGP2au sein de sa propre structure, Fred Vasseur a découvert en même temps que la F1 les arcanes d'un grand groupe automobile, peu habitué à la réactivité nécessaire auseind'uneéquipedecourse. Deux manières de penser, deux façons d'agir difficilement compatibles. Fred Vasseur a donc préféré arrêter les frais. Ce départ est un coup dur pour l'écurie française, à l'aube d'un Championnat 2017 où les bouleversementsréglementairespeuventrebattrelescartes. Même si Cyril Abiteboul souhaite dédramatiser la situation, on imagine aisément la tristesse et la déception de la dernière recrueduteam.Enoctobredernier, FredVasseuravaitdébauchél'AllemandNicoHülkenbergdechez Force India afin d’avoir pour Re-

nault«unleader»,unpilotederéférence et d’expérience (115Grands Prix depuis 2010). Ayant eux aussi intégré le giron de la firme au losange grâce à l’entregent de Vasseur, les réservistes Sirotkin et Latifi ont également dû faire grise mine lorsque le boss leur a annoncé sa décision. Début 2016, Toto Wolff, le patron de Mercedes, avait souhaité donner un conseil au constructeur français pour son retour en Grand Prix : «C’est bien que Renaultaitpriscettedécisionderevenir, confiait-il alors à L'Équipe dans un entretien réalisé avec Fred Vasseur. Pour que l’écurie avance, il faut qu’ils laissent les clés à Fred. Il sait comment faire pouravancervite.Etbien.» Les dirigeants de Renault avaient une autre vision des choses. Et pour l'écurie tricolore, 2017 marquera un second départ, un an seulement après le premier. Et ses retrouvailles avec la Formule 1. ‘


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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

FORMULE 1

« Desérieuses divergences» FredVasseurdétailleles raisonsquil'ont décidé à ne pas poursuivrel’aventure avec Renault.

À quarante-huit ans, Frédéric Vasseur a préféré reprendre sa liberté et quitter Renault, écurie avec laquelle il avait découvert le monde de la F1 l'an dernier.

«Pourquoiquittez-vous Renaultalorsquevousavez menéàbiencettepremière annéedereconstruction? Danslebilandecettepremière année,ilestapparuqu’ilexistait desérieusesdivergencesdans lemanagementet,ducoup,il étaitimpossibledegérer l’équipecommejel’aurais imaginé.Mais,surtout,cela portaitpréjudiceaurésultat globaldel’équiped’avoir plusieurstêtes. Est-ceunaveud’échec?Pour vous?PourRenault? PourRenault,jen'ensaisrien. Encequimeconcerne,jene peuxpasdirecela.Ilrestetout demêmedupositif.Jepense quenousavonsmalgrétout réaliséunbontravailde reconstructionducôtéde l’usinechâssis,àEnstone. Mêmesitoutcetravailn’apas payé,onsentbienquel’équipea progresséentermes d’exploitationpiste.Celavafinir parsevoir.Mêmechosecôté moteur.ÀViry,ilsontaussisu faireprogresserlebloc propulseur.C’est encourageant.Jegardeenfinun supersouvenirdelarelation quej’aipuavoiravectousles salariés,qui,commemoi,sont despassionnésdelacourse. Échec?Non.Maisfrustration, oui,forcément.Jen’auraispas puallerauboutdeschoses.

Sivouspouviezrevenirunanen arrière,aborderiez-vouscedéfi delamêmemanière?Ou pensez-vousavoircommisdes erreurs? Sijerefaisaislamêmechose,ce seraitlapreuvequejesuis incapabled’apprendredemes erreurs.Sijerevenaisen arrière,j’insisteraissurla gouvernanceetlarépartition destâches. C’estundomainesensible, maisvotredépartsignifie-t-il qu’ilyatropdemonde àlabarre chez Renault? Uneécurieabesoind’unleader, mêmes’ilexistepleindecontreexemplesenF1.Làoùonest chezRenault,ilestnécessaire d’avoirunhommeetunevision, surtoutdansunteamen reconstruction.Lesdécisions prisesneserontpeut-êtrepas toujourslesbonnesmais l’équipeabesoind’avoiruncap, unedémarcheclaireetprécise. Quivavousremplacer? C’estàeuxdedécider.Jenefais malheureusementpluspartie deRenault. Votredéparts'explique-t-il aussiparunmanquede résultatsencourse? Jenepensepas.Letravailde reconstructionaprisdutemps. Maisilétaitnécessaire.Nous partionsdeloinetilnepouvait passefaireplusvite.

''Je pars avec la satisfaction de laisser l’équipe avec une colonne vertébrale solide

,,

Comments’annonçaitcette nouvellesaisonpour l’équipe? Difficileàdireavantqueles voituresn’aientroulé.Maisles premierschiffressont encourageantsetprometteurs. Côtémoteur,nousavonsfaitde bonsprogrèsquisontvalidés actuellementaubanc.Côté châssis,nousavonsréussià signerlesrecrutementsque noussouhaitions.Mêmesitout n’estpasencoreenplace,je parsaveclasatisfactionde laisserl’équipeavecune colonnevertébralesolide.Je pensequel’objectiffixédefinirà lacinquièmeplaceenfinde saisonestréaliste. Est-cedurdedevoirpartiralors quevousvenez,commevousle dites,defaireleplusdur? (Ilréfléchitlonguement.)Celafait trenteansquejefaisdela courseetquejelefaispar passion.Pouryarriver,j’ai besoind’unenvironnement épanouissant.Là,toutn’était pasréunipourquejepuisse travaillerdansceclimat là. QuevousaditvotreamiToto Wolff,lepatrondeMercedes? Ilm’aécoutéetm’adit:“Faisce qu’ilfautpourêtrebienet

heureux.C’estleplusimportant. Ilfautquetuprennesduplaisir.’’ Quelestvotreavenir?Vous reverra-t-onenGP2pourle débutdelasaison? (Ilsourittimidement.)Ilesttrop tôtpourenparler.Jevaisdéjà faireunbreak.Soufflerunpeu. Etrendreàmafamilleunpeudu tempsquejeluiaipris.Cesdixhuitderniersmoisontété difficilespourelle.Jeluiai demandébeaucoupde sacrifices.Elleamaintenantle droitderécupérer. Professionnellement,j’aidéjà reçuquelquespropositions. Maisjeveuxprendreletemps, analysercequis’estpassé,voir cequiaétébienfait,cequipeut êtreamélioréavantderepartir. Jenesuispasinquiet:j’aiplus deprojetsquedetempsdans mavie(ilrit)! DespropositionsenF1ou ailleurs? Lesdeux. Vousseriezdoncprêtàrevenir enF1? Chatéchaudécraintl’eaufroide, ditleproverbe.J’yréfléchiraià deuxfoisdésormaiset,sije reviens,jeferaisansdouteplus attentionàlastructure proposée. EnquittantRenault,vous éprouvezdelatristesse? Oui,delatristesse.Mais également dusoulagement.»

8

Le nombre de points marqués par Renault

l'an dernier pour son retour en F1 en tant qu'écurie complète (châssis et moteurs). Au Championnat, l'équipe française a terminé neuvième sur onze au classement des constructeurs.

F.F.

« Nous sommes un peu affaiblis»

Franck Faugère/L'Equipe

Cyril Abiteboul,ledirecteurgénéraldeRenaultSport,regrette le départ de son team principal.Mais il le jugeait inévitable. Jointpartéléphonehiersoir,Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, a tenu à expliciter le départ de Fred Vasseur, celui avec qui il a travaillé durant plus d’uneannée.

UN PARI «Dèsledépart,j’aivouluassocier FredVasseurànotreprojetd’écurie. Je savais que c’était un pari car il fallait faire cohabiter deux

univers très différents. Il a participé à la reconstruction de l’écurie. Je pensais qu’il fallait tenter ceparidelacomplémentaritéentre nous deux. Je le remercie pour tout ce qu’il a fait parce qu’il a contribué à mettre le projet Renault sur une trajectoire que j’espère être la bonne. Il a œuvré à faire de l’écurie ce qu’elle est aujourd’hui. C’est quelqu’un de bien qui a besoin d’être heureux pourbienfonctionner.»

Jérôme PrévostL’Équipe

LA RUPTURE

Titularisé en F1 par Renault l'an dernier (18e du Championnat du monde avec un point), le Britannique Jolyon Palmer continuera de porter les couleurs de l'écurie au losange cette saison.

« Renault est un grand constructeur. Il fallait une structure claire etFredlaconnaissait. Nous n’avons pas été capables de faire fonctionner cette structure avec lui. On a vraiment essayé, tous les deux. Mais cela ne marchait pas. Et cela créait de la frustration. Nous n’avons pas trouvél’équilibre.Iln’yapaseude

dramenideclashmaisbeaucoup de discussions où nous avons tiré laconclusionquecelanepourrait pas fonctionner dans l’harmonie niladurée.Etcepointesttrèsimportant. Il faut dans l’écurie de la stabilité. Il ne faut pas s’entêter, prendre acte et construire la suite.Ilvalaitmieuxprendrecette décision maintenant plutôt que dansunan.»

L’AVENIR « Nous sommes dans des saisons de plus en plus exigeantes. Lorsque Fred est venu, il s’agissait clairement de nous assister en piste et dans la gestion des pilotes. Maintenant qu’il est parti, nous allons gérer cela différemment. L’an dernier, beaucoup de choses ont été faites à Viry comme à Enstone, notamment avec Fred. J’aurais donc plus de disponibilitéspourassisteràtous

les Grands Prix. Et je serai présent sur toutes les courses. Après, nous avons renforcé notre structure de management : il y a le président (Jérôme Stoll) qui assurera la liaison avec la direction, mais aussi Bob Bell (directeur technique) qui, à mon sens, est l’équivalent d’un Paddy Lowe (l’ex-directeurtechniquedeMercedes), Alan Permane (responsable ingénierie piste) et même Ciaron Pilbeam,quenoussommesallés chercher chez McLaren. Nous sommesunpeuaffaiblisavecson départ et j’aurais préféré que Fredreste.Jemesensunpeuorphelin. Mais je préfère une structure qui fonctionne bien, même un peu affaiblie, plutôt qu’une structure où certains de ses membres ne s’y retrouvent pas. C’est pourquoi je ne veux pas me précipiteretanalyseraucalmece F.F. quis’estpassé.»


30 auto-moto RALLYE-RAID

Frédéric Mons/L’Équipe

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

Deux Lions prêtsàrugir

Deuxième du classement auto, Stéphane Peterhansel s'élancera ce matin avec 1'38'' de retard sur Sébastien Loeb.

À troisjoursdel’arrivéeà Buenos Aires,SébastienLoeb et StéphanePeterhansel ne sontséparésque par1’38’’augénéral. Voilà quiprometun sacrédueldefauves entreles deuxpilotes Peugeot.

Frédéric Mons/L’Équipe

CHILECITO(ARG) –SurlebivouacdeChilecitorègnent un certain flottement et une torpeur équivalente à la chaleur qui assomme la caravanequelquepeugroggydece39e Dakar. Une question revient en permanence dans les discussions : après l’annulation de la neuvième étape, la dixième, vers San Juan, aura-t-elle lieu aujourd’hui ? Oui, pas de problème, assure l’organisation. La plupart des conversations se teintent également d'un regret : queleduelquiopposeSébastienLoeb,leader au général, à Stéphane Peterhansel n’ait pu se dérouler dans son intégralité. Car même si ces aléas climatiques font partiedelalégendeduDakar,lafrustration est bien là. Après avoir observé les deux champions se rendre coup sur coup ces derniers jours en Bolivie au volant de leur

3008DKR,toutlemondeattendaitavecimpatience cette spéciale annulée de Super Belen,lemorceaudebravouredecetteédition :untracé100%rallye-raid,avecbeaucoup de hors-piste, de dunes et de navigation, qui pouvait encore réserver son lot de rebondissements. Et peut-être redonner l’avantageàPeterhanselsursonterrainde prédilection.«Onavaitbasétoutenotrestratégiedessus»,lancelerecordmandevictoires sur l’épreuve (six en motos et six en autos), à son arrivée à Chilecito hier aprèsmidi. «Non,jeplaisante,corrige-t-ilaussitôt aveclesourire.C’estunpeudommage,c’est sûr, mais rien ne dit qu’on aurait fait quelque chose. Mais il est vrai que ça nous retire une chancedefaireladifférenceparrapportàSébastien. Maintenant, il faut mettre ça au secondplanetseconcentrersurlasuite.» «C’est vrai que ça s’annonçait difficile, d’autant qu’on serait partis devant, sans trace, estime Loeb. Mais un copilote m’a dit

Avec seulement 1'38'' d'avance, Sébastien Loeb (à g.) et Daniel Elena (au centre) savent que rien n'est joué face àStéphane Peterhansel au classement général.

la même chose pour la spéciale de demain (aujourd’hui). Qu’il ne fallait surtout pas l’ouvrir.Detoutefaçon,vulefaibleécartentre nous, il n’y a pas trop de stratégie. Il va falloir attaquer.»

Vers des consignes de course ? Une minute et trente-huit secondes séparent les deux champions au général. La confrontation s’annonce épique et le suspenseauplushautàtroisjoursdudénouement à Buenos Aires, samedi. Sur le papier, le terrain semble plutôt favorable au nonuple champion du monde WRC, mais passisûr,commel’afaitremarquercedernier.«Surlestroisétapes,deuxontl’aircompliqué, avec pas mal de pièges en navigation, souligne l’Alsacien. Mais Daniel (Elena, copilote) fait du bon boulot depuis le début. Il va bienpréparerlaspécialeetonverracequeça donne. Une minute et trente-huit secondes, c’est comme si on repartait quasiment de zéro !» « Si, demain (aujourd'hui), la spéciale est compliquée, avec des oueds et de la végétation, on peut tous les deux tout perdre, abondeMonsieurDakar.Onestdansunesituation fragile, et Cyril (Despres) n’est pas si loin (à 17’). Après, si ce sont des pistes WRC, onn’auraaucunechancefaceàSeb.Ilvasortir le grand jeu. La balle est dans son camp. Il est leader, rapide, et Daniel n’a pas fait d’erreur de navigation. À la régulière, ils méritent d’êtreentêtecarilsonteuunproblèmetechnique qui leur a fait perdre une vingtaine de minutes(soucideturbodansl’étape4).» Quelle que soit la configuration des trois dernières étapes, il est vrai que personne n’est à l’abri d’une faute de pilotage, d’une crevaison, d’une panne mécanique ou d’une erreur de navigation. La prise de risque et le combat que vont se livrer les deux leaders pourraient également profiter à

Cyril Despres et Nani Roma (Toyota), tous deux prêts à saisir la moindre opportunité. Il y a enfin la question des consignes d’équipe. Directeur de Peugeot Sport, Bruno Famin en fera-t-il l’usage ce soir à San Juan ? « Tout dépendra de la nature de l’écart, observe-t-il. S’il est d’une minute, il n’y aura pas de consigne. Pour qu’une consigne soit acceptable, il faut que l’écart soit significatif.Sil’und’entreeuxaunedemi-heure d’avance,çaseferanaturellement !» ‘

AUJOURD’HUI 10e CHILECITO (ARG) - SAN JUAN (ARG) ÉTAPE

LIAISON 302 km SPÉCIALE (motos-quads-autos-ssv-camions) 449 km

La Paz

Oruro

BOLIVIE

Tupiza

Uyuni

BRÉSIL

PARAGUAY Océan Pacifique

DENOTRE ENVOYÉSPÉCIAL

PASCAL SIDOINE

San Salvador de Jujuy CHILI

Départ ASUNCION

Salta San Miguel de Tucuman

Resistencia 250 km

Chilecito

ARGENTINE

URUGUAY

San Juan Rio Cuarto

BUENOS AIRES

Arrivée


31 RALLYE-RAID

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

auto-moto

Finalement, la caravane passe

En raison d'un glissement de terrain meurtrier provoqué par la pluie, les concurrents ont pris une longue déviation pour contourner l'obstacle. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

Le village de Volcan, en Argentine, a été en partie submergé par une coulée de boue, provoquée par les pluies torentielles de ces derniers jours. L'organisation du Dakar a proposé ses moyens sanitaires pour renforcer les secours.

PASCAL COVILLE

CHILECITO (ARG) – La caravane du Dakar, éparpillée par les intempéries de mardi, s’étendait hier sur des centaines de kilomètres entre la fin de l’étape de mardi et le début de celle d’aujourd’hui. Avant-hier, un glissement de terrain dû à des pluies torrentielles près du village de Volcan avait provoqué la mort de deux personnes, obligé un millier de personnes à être évacuées, et coupé la route du Dakar. Une déviation avait permis de contourner l’obstacle tout en semant une pagaille gigantesque et dangereuse dans la longue procession se dirigeant vers Salta. L’organisation de l’épreuve avait alors décidé d’annuler l’étape du lendemain, invoquant l’aide humanitaire à apporter au village sinistré, et l’impossibilité pour une bonne partie des concurrents de se présenter à temps au départ de la 9e étape.

,,

ADRIEN VAN BEVEREN

Hier, à 13 heures à Salta, terme de l’étape de mardi, il manquait encore au contrôle quatorze des cent trente-cinq motos et quads, dix-neuf des soixante-neuf autos et SSV et neuf des quarante-huit camions. Cette annulation faisait suite à celle de samedi dernier, là aussi pour cause de pluies continuelles. Il faut remonter à 1988 pour trouver trace d’un Dakar

RALLYCROSS

Frédéric Mons/L’Équipe

“Deux cents kilomètres dans la poussière des camions d’assistance, et dans le noir à la fin

AUTOS

plus affecté par la météo. À l’époque, les vents de sable africains avaient eu raison de trois étapes. Mardi, des véhicules d’assistance précédant les premières motos avaient évité la catastrophe de peu. « À une demi-heure près on était dedans, racontait hier Alexandre Kowalski, de l’encadrement de l’équipe Yamaha. On a été arrêtés juste avant, au bord d’un rio en crue. On a dû rebrousser chemin pour revenir sur la déviation. Ça fait deux jours qu’on roule. On ne sait pas où en sont nos camping-cars. »

Adrien Van Beveren, le pilote Yamaha, 3e au général, racontait son odyssée personnelle : « J’en ai fait des choses folles dans ma vie, mais ça, jamais : la route de déviation dans la poussière des camions d’assistance pendant deux cents kilomètres, et en plus dans le noir à la fin. Un truc que je n’oublierai jamais. » Et l’annulation de l’étape ? « Il n’était pas envisageable de repartir pour l’étape suivante à 4 heures du matin. Moi, je suis sur ma moto depuis 5 h 50, ça fait un paquet d’heures. On ne peut en vouloir à personne sur ce

coup-là. Il faut s’adapter, c’est le Dakar. » Le Français Pierre-Alexandre Renet, pilote officiel Husqvarna, avait une vision différente : « Moi, je me sens prêt à attaquer l’étape suivante. » En revanche José Leloir, manager de l’équipe Yamaha, jugeait l’annulation raisonnable : « S’ils l’avaient maintenue coûte que coûte, ils auraient fini par perdre deux étapes. » Son pilote « satellite » Xavier de Soultrait, lui, n’hésitait pas cependant à égratigner les organisateurs : « Ils ont voulu faire une

course dure pour les concurrents qui s’est révélée trop dure pour eux. » L’Espagnol Joan Barreda, vainqueur de l’étape de mardi, y allait aussi de sa pique : « Annuler, c’est la facilité. Ça devient une course décaféinée (sic). » L’annulation sonne le glas de ses espoirs de remontée après sa pénalité d’une heure de la semaine passée. Malgré cette fronde, le Dakar s’apprêtait hier soir à rebondir aujourd’hui pour une septième étape sur laquelle était annoncé un ciel enfin clément. ‘

GÉNÉRAL 1. Loeb-Elena (MCO, Peugeot), 20 h 10'5'' ; 2. PeterhanselCottret (Peugeot), à 1'38'' ; 3. Despres-Castera (Peugeot), à 17'17'' ; 4. Roma-Haro Bravo (ESP, Toyota), à 23'36'' ; 5. Hirvonen-Périn (FIN, Mini), à 53'41'' ; 6. De Villiers-Von Zitzewitz (ZAF-DEU, Toyota), à 1 h 21'44'' ; 7. Terranova-Schulz (ARG-DEU, Mini), à 1 h 26'47'' ; 8. Przygonski-Colsoul (POL-BEL, Mini), à 1 h 42'18'' ; 9. GarafulicPalmeiro (CHL-PRT, Mini), à 2 h 42'57'' ; 10. DumasGuehennec (Peugeot), à 3 h 9'17''.

MOTOS

GÉNÉRAL 1. Sunderland (GBR, KTM), 22 h 1'8'' ; 2. Quintanilla (CHL, Husqvarna), à 20'58'' ; 3. Van Beveren (Yamaha), à 28'49'' ; 4. Walkner (AUT, KTM), à 34'14'' ; 5. Farres Guell (ESP, KTM), à 34'24'' ; 6. De Soultrait (Yamaha), à 50'10'' ; 7. Renet (Husqvarna), à 1 h 8'9'' ; 8. Goncalves (PRT, Honda), à 1 h 8'34'' ; 9. Barreda Bort (ESP, Honda), à 1 h 10'53'' ; 10. Rodrigues (PRT, Hero Speedbrain), à 1 h 36'.

Championnat du monde

Une Polo pour Solberg

Champion du monde de rallycross en 2014 et 2015 puis battu par Mattias Ekström la saison dernière, le Norvégien Petter Solberg a troqué son habituelle DS3 pour s’engager cette année au volant d’une Polo RX Supercar. Elle sera exploitée par son propre team (avec le vice-champion du monde 2016 Johan Kristoffersson comme équipier), mais conçue dans les ateliers de Volkswagen Motorsport à Hanovre, qui se réoriente après l’arrêt brutal du programme WRC. Voilà donc un sacré client pour Sébas-

tien Loeb et sa Peugeot, avec un premier duel programmé à Barcelone, les 1eret 2 avril. Malgré le retrait de VW du rallye, on pourrait également voir la fameuse Polo R WRC en action en 2017. Si le modèle n’a pas été homologué par Volkswagen dans les temps impartis, la FIA pourrait accorder une dérogation pour l’engagement de voitures privées au cours de la saison. Il faut pour cela l’accord unanime des constructeurs engagés en WRC (Citroën, Hyundai, Toyota et MSport) qui, selon nos

informations, se réuniront la semaine prochaine au Monte-Carlo pour en débattre. Andreas Mikkelsen, vicechampion du monde WRC 2016 mais qui n’a pas trouvé de volant officiel pour cette saison (il est engagé au Monte-Carlo avec une Fabia R5), est évidemment dans les starting-blocks pour se mettre occasionnellement au volant de cette Polo R WRC si le feu vert est donné. Mais ce ne sera pas au Rallye de Suède, en février, puisque les engagements sont déjà J. B. clos.

Thierry Gromik/L’Équipe

Le double champion du monde disposera cette année d’une voiture développée par Volkswagen, dont la version rallye pourrait être engagée ponctuellement en WRC.

Cette saison, Petter Solberg (à gauche) pilotera la Polo RX Supercar, qui a permis à Johan Kristoffersson (à droite) de finir deuxième du Championnat 2016.


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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

omnisports t.a.b

très court

Vonn de retour samedi

volley-ba ll

Dave Brailsford mardi au milieu de ses troupes de la Sky, actuellement en stage en Espagne. Le point presse de début de saison de l’équipe Sky, mardi à Majorque, s’est encore transformé en interrogatoire sous la lumière crue des questions allumées par la presse britannique. Depuis son passage peu convaincant devant une commission parlementaire, le mois dernier à Londres, le manager de Sky peine à donner une explication plausible à la livraison d’un paquet sur le Critérium du Dauphiné 2011, dont il a finalement assuré qu’il contenait du Fluimucil, un expectorant pour la toux. Le responsable de l’agence antidopage britannique (UKAD), David Kenworthy, avait ainsi décrit les propos de Dave Brailsford comme étant à la fois « décevants » et « extraordinaires ». « J’ai été très surpris par ces commentaires, a rétorqué Brails-

ford, mardi. On nous a demandé de respecter l’instruction (l’UKAD enquête sur la livraison de ce paquet), et on l’a fait. Pour moi, la seule chose extraordinaire, c’est qu’il ait fait des commentaires. Je pense que les gens devraient attendre que l’instruction soit terminée. » Le manager gallois a par ailleurs assuré qu’il continuerait « à faire les choses de la bonne façon », que « la délivrance des AUT (autorisations à usage thérapeutique) devait se faire de manière plus transparente (allusion à l’AUT dont a bénéficié Wiggins pour du triamcinolone, un corticoïde qu’il a notamment utilisé lors de sa victoire au Tour de France 2012) », et qu’il revenait aux autorités « de s’assurer que si elles ont signé [une autorisation], G. S. rien de négatif ne puisse ternir l’athlète ».

bateaux

Le Cléac'h, c'est du solide VENDÉE GLOBE Armel Le Cléac'h et Banque-Populaire VIII reprennent peu à peu leurs distances avec Alex Thomson (HugoBoss). Le Gallois s'était rapproché à 70 milles lundi, mais le Breton, grâce à de belles conditions au large du Cap-Vert, a relégué son poursuivant à 253 milles, hier soir au pointage de 22 heures. Les configurations météo très complexes attendus dans les jours prochains rendent néanmoins l'issue de la course encore très incertaine, avec notamment une dépression au large des Canaries qui brouille les radars et rend la ligne droite jusqu'en Vendée (arrivée toujours prévue jeudi 19 janvier) encore plus tortueuse.

POSITIONS Yvan Zedda/BPCE

1

Hier à 22 heures, après 66 j et 9 h à 253,13 milles 2 du leader

LE CLÉAC’H THOMSON

à 784,65 m.

3

BEYOU

à 1 259,34 m.

4

DICK

ba sket

Alejandro Valverde a été victime d’une lourde chute après avoir percuté une barrière qui s’est refermée au moment de son passage, alors qu’il s’entraînait chez lui, à Murcie. « J’ai été touché aux bras et à la poitrine, a-t-il indiqué sur le site de son équipe. J’espère que c’est juste musculaire, mais je peux à peine bouger. » L’Espagnol a prévu de passer des examens aujourd’hui.

Strasbourg chute

Bourges va (un peu) mieux

LIGUE DES CHAMPIONS Il valait mieux jouer à la maison hier soir. Après un premier report dû aux intempéries neigeuses à Istanbul, Le Mans s’est imposé face aux Turcs d'Izmir (65-61). Les Manceaux ont souffert mais, portés par le duo Yeguete-Hanlan, ont trouvé les ressources pour l'emporter. À Monaco, malgré une adresse calamiteuse à trois points (26,3 %), l’équipe du Rocher s’est imposée de justesse face à Banvit (65-63). Enfin, dans l’antre de Mega Leks (Serbie), le déplacement de Strasbourg s’est terminé par un coup de froid (86-82). Les Alsaciens ont bien maîtrisé leur sujet pendant trois quart-temps, avant de céder L. T. dans les dix dernières minutes.

EUROLIGUE FEMMES La soirée a été bonne pour les deux clubs français qui jouaient à domicile. Montpellier a eu raison des Turques de Mersin (76-63), dans le sillage d’une Géraldine Robert très précieuse (18 pts, 9 rbds, 2 p.) et avec une belle réussite collective à trois points (53,8 %). Bourges a signé un deuxième succès de rang aux dépens de Villeneuve-d’Ascq (63-42). Les Berruyères ont déroulé, avec une Pauline Salagnac de feu (13 pts, 3 rbds, 3 p.), le coup de patte primé de Ingrid Tanqueray (3/4) et une domination incontestable au rebond (46 à 33). Pourtant, les joueuses de Valérie Garnier ont encore été en difficulté, avec trop de L. T. balles perdues (27), leur point faible.

TOUS LES MATCHES CLASSEMENTS ET RÉSULTATS

vu à 12 h 30). Il a devancé le Suisse Carlo Janka (de 0’’24) et son compatriote Max Franz (de 0’’41). Adrien Théaux a pris la quatrième place (à 0’’61). Sept autres Bleus intègrent le top 30, dont Alexis Pinturault (23e à 1’’84), qui prépare le combiné de demain. Un dernier entraînement est prévu ce matin.

Coup de pouce pour l’AMA

VALVERDE BIEN TOUCHÉ

5

Banque-Populaire VIII Hugo-Boss Maître-Coq Saint-Michel-Virbac Finistère-Mer Vent 1 mille correspond à 1,852 km à 2 163 milles (4 005,87 km) de l’arrivée Retrouvez les positions sur le site de L’ÉQUIPE

Théaux placé

La deuxième descente d’entraînement de Wengen (Suisse), hier, a comme la veille été rabotée à cause des chutes de neige. Mais, cette fois, c’est le bas qui a été supprimé. L’Autrichien Matthias Mayer a été le plus rapide (1’27’’64), soit une minute de moins qu’il faudra samedi pour dévaler la totalité du Lauberhorn (départ pré-

à quel point je suis excitée de revenir sur les pistes ce week-end, a-t-elle déclaré à Eurosport. Les trois derniers mois ont été très difficiles avec plus de trois cents heures de rééducation, mais être capable d’aller vite et d’être compétitive à nouveau me fait penser que travailler si dur valait le coup. »

DOPAGE

cyclisme

à 1 422,73 m.

LE CAM

Victime d’une fracture du bras droit début novembre à l’entraînement à Copper Mountain, Lindsey Vonn, qui n’a participé à aucune course cette saison, retrouvera la Coupe du monde samedi, à l’occasion de la descente d’AltenmarktZauchensee (Autriche), et enchaînera dimanche avec le combiné. Quadruple vainqueur du gros globe de cristal, l’Américaine (32 ans) chasse le record de victoires du Suédois Ingemar Stenmark (76 contre 86). « Les mots me manquent pour décrire

Par la grande porte. Sacré champion olympique avec le Brésil l'été dernier à Rio, le sélectionneur Bernardo Rezende (57 ans, notre photo), a annoncé son départ hier. En place depuis 2001, l'emblématique « Bernardinho » a mené la Seleçao à 4 médailles olympiques (2 en or, 2 en argent), 4 médailles mondiales (3 en or, 1 en argent) et 8 victoires en Ligue mondiale. Son successeur est l'ex-international auriverde Renan Dal Zotto (56 ans).

Alexis Réau/L’Équipe

Enrique Calvo/Reuters

BRÉSIL : REZENDE LAISSE LA PLACE

Franck Faugère/L’Équipe

Brailsford répond à l’UKAD

ski a lpin

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La France a décidé d’apporter une contribution additionnelle de 150 000 € au budget de l’Agence mondiale antidopage (AMA), somme qui s’ajoute aux 710 038 € déjà versés l’an passé. « La France est engagée à renforcer la capacité de l’Agence à utiliser tous les moyens dont elle dis-

pose pour combattre le dopage dans le sport », a expliqué le secrétaire d’État aux Sports Thierry Braillard, alors que le ministre Patrick Kanner se disait « heureux d’appuyer le travail d’enquête de l’AMA », après les rapports Pound et McLaren sur le dopage en Russie. M. V.

boxe

Mayweather, 100 millions le come-back ?

L'ancien champion du monde américain Floyd Mayweather (39 ans, 49 victoires, aucune défaite), retraité depuis septembre 2015, a expliqué à la chaîne ESPN que « La seule chose qui (l)'intéresserait serait d'affronter Conor McGregor (star de MMA).» «Je suis un homme d'affaires et c'est une bonne idée en matière de business. Il faudrait qu'on me garantisse 100 millions de dollars. Je n'ai pas besoin de combattre. McGregor s'est fait un nom depuis deux, trois ans, alors que moi j'ai dominé pendant toute ma carrière comme aucun autre boxeur, comme aucun autre sportif. » Son potentiel adversaire n'a pour l'instant pas réagi à la proposition.

golf

Furyk, un capitaine américain à Paris

Jim Furyk (46 ans, vainqueur de l'US Open 2003) a été intronisé hier capitaine de l'équipe américaine de Ryder Cup pour l'édition 2018, qui se déroulera du 28 au 30 septembre au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Vainqueur à deux reprises de l'épreuve (pour neuf campagnes au total), il aura la lourde tâche de faire triompher les Américains à l'extérieur pour la première fois depuis 1993. Davis Love III, le capitaine victorieux en novembre dernier à Hazeltine (17-11), restera dans le staff comme l'un de ses vice-capitaines.

Glyn Kirk/AFP

cyclisme

« C'est un honneur pour moi. Je suis un peu submergé par l'émotion, a réagi l'ex-numéro 2 mondial. Ce n'est un secret pour personne que la Ryder Cup est mon épreuve préférée. Elle incarne tout ce qu'il y a de spécial dans le golf, le travail d'équipe, la camaraderie, la compétition, la passion.» L'équipe européenne aura de son côté pour capitaine le Danois Thomas Bjorn.


Business

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

extra

KARABATIC, la têtedegondole Si sonbusinessaforcément pâtidel'affairedes paris, lastardu hand françaisrestenéanmoins lepréférédessponsors.

RACHEL PRETTI

«Trois,quatre,action!»Lesyeuxfixéssurlacaméra, Nikola Karabatic soulève des poids comme à l’entraînement, mais les gouttes d’eau sur son front sont celles d’un brumisateur d’eau minérale. Ce vendredi de décembre, au stade Pierre-de-Coubertin, il tourne une publicité pour Lidl avec son frèreLuka,WilliamAccambrayetNedimRemili,en vue du Mondial en France. Sur les instructions de Sylvain Ventre, un ancien handballeur pro aujourd’hui associé de l’agence de communication WillyBeamen,ledoublechampionolympiquereste souriantetconcentrémalgrélesprisesquiserépètent jusqu’au cri final du réalisateur, le fameux «c’estbon,coupez».Depuisplusieursannées,ilena prisl'habitude... À l’automne dernier, il enregistrait déjà un spot destiné àpromouvoirlamarquedeproduitslaitiers Envia (pour le groupe Lidl, partenaire de la Fédération française de hand), dont il est l’ambassadeur. «C’estlemeilleurjoueurdumondeetilrested’unein-

Instagram :

181 000 abonnés Twitter :

croyable simplicité, il n’a pas le melon», apprécie Michel Biero, cogérant de Lidl France chargé des achats. «Il a la performance sur le terrain, le charisme et la simplicité, renchérit Olivier Baharian, directeur marketing pour l’Europe du Sud de JBL, l'entreprise de casques qui compte aussi Raphaël Varane et la star de NBA Stephen Curry comme ambassadeurs. Et même si Nikola est le plus cher deshandballeurs,onpourraits’offrirtouteuneéquipe pourleprixd’unfootballeur!»

LOINDESREVENUSD'IMAGEDE 2012 JBL et Envia sont les deux derniers sponsors à s'être attaché l'image de Nikola Karabatic. Ils sont passésoutresonimplicationdansl’affairedesparis suspectsde2012autourdumatchdeChampionnat Cesson-Montpellier. Reconnu coupable d’escroquerie en 2015, condamné à une amende de 10 000€ et trois mois de prison avec sursis, il a fait appel. Une amende de 40 000 € a cette fois été requise, mais pas de prison. La décision sera rendue le 1er février. « On s’est penché sur l’affaire, mais ce

n’est pas uniquement de son fait, estime Olivier Baharian. La performance pure prévaut sur cette histoire qui date de cinq ans. » Le joueur y a laissé à l'époqueunsponsor,Betclic(unesociétédeparis!), et plusieurs autres n’ont pas souhaité prolonger soncontrat.Àcejour,iln'apasretrouvéleniveaude revenus d’image des JO de 2012, il était alors l’égérie des marques internationales Head & Shoulders ou encore Visa. Bhakti Ong, son agent, mise sur le Championnat du monde qui a démarré hier pour accélérerlesdiscussionsencoursetsignerdenouveaux contrats.« Niko, c’est un sportif qui réussit et qui en a entre les oreilles. J’essaie toujours de faire en sorte qu’il rencontre les patrons des marques. » Les pistes sont triples pour se payer « la tête de gondole du hand international », selon l’expression de son agent. Soit les marques le contactent directement, soitellespassentparlaFédérationfrançaiseouson club pour associer l'image du joueur aux Bleus ou au PSG. C’est en maillot Adidas, son sponsor personneletaussiceluidelaFédération,qu’ilapparaîtradèssamedisurlepetitécrandanslespotLidl. ‘

84/100 Son indice de célébrité, calculé par l'indicateur Brand & Celebrity

et basé sur la popularité et l'attraction des personnalités (sport, télé, culture) auprès des sponsors.Il est le plus connu des handballeurs français à égalité avec Thierry Omeyer. Pas si loin de Cristiano Ronaldo en tête du classement des sportifs avec un indice de 91,98 sur 100.

Des rebonds publicitaires

(Évolution des revenus d’image annuels de Nikola Karabatic gérés par sa société Kara Kom Sports)

Son salaire annuel au PSG Hand.

45 000 €

182 000 followers

Le montant de ses primes pour la médaille d’argent de l’équipe de France de hand aux JO de Rio, dont 5 000 € apportés par la FFHB.

Facebook :

650 000 fans

603 000 €

50 à 100 000 € Le ticket d'entrée pour être partenaire du double champion olympique.

Photo : Nicolas Luttiau / L’Équipe ; Envia ; JBL ; Adidas

1,1 M€

Septembre 2012, révélation de l'affaire des paris suspects liés au match de Championnat Cesson - Montpellier.

500 000 €

40 000 €

La prime versée en 2015 par la FFHB pour le titre de champion du monde.

200 000 €

165 000 € 17 000 € 2005

2 sponsors personnels

Destiny (jeu vidéo d’Activision) (2016-2017) Envia (marque de lait du groupe Lidl) (2016-2017)

2008

1 sponsor via la Fédération française de hand Renault (2016-2017)

2012

2015

2 sponsors via le PSG Hand

JBL (casques audio et enceintes) BestDrive (centres auto)

2016

2 partenaires techniques

Adidas (2003-2020) : 125 000 € annuels hors prime de résultat. Mac David (protections pour les sportifs) (2013-2018), avec son frère Luka.

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extra

Médias

Tennis de table européen sur la chaîne « L'Équipe »

Le dimanche 5 février, le top 16 européen de tennis de table arrive sur la chaîne L'Équipe. qui proposera de suivre en direct la finale dames à 16h30, suivie de la finale messieurs à 17h30. L'intégralité de la compétition sera également accessible sur le Web télé de l'Union européenne de tennis de table.

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

France Télévisions : Thierry Adam remplacé par Alexandre Pasteur ?

Accord entre beIN Sports et RTL pour le hand

L’arrivée de Laurent-Éric Le Lay à France Télévisions commence à avoir des effets. Après avoir relifté Stade 2, le nouveau patron des sports s’attaque au cyclisme. Thierry Adam, commentateur des courses, dont le Tour de France, depuis 2007, serait remplacé par le journaliste d’Eurosport, Alexandre Pasteur. L’annonce devrait être faite aujourd’hui. La première course de la saison diffusée sur France Télés sera comme d’habitude Paris-Nice (5-12 mars).

D’unMondialàl’autre

Chargé de vendre l’ensemble des droits du Mondial de handball 2017, beIN Media Group a trouvé un accord avec Radio France et, hier après-midi, avec RTL. Un deal permet aux stations de commenter l’intégralité des rencontres tandis que les autres doivent se contenter du droit à l’info, même si les discussions restaient ouvertes hier dans la soirée.

FONDATEUR: Jacques Goddet Direction, administration, rédaction et ventes: 4, cours de l’Île-Seguin, 92102 Boulogne-Billancourt. BP 10302. Tél.: 01-40-93-20-20 L’ÉQUIPE Société par actions simplifiée. Siège social: 4, cours de l’Île-Seguin, 92102 BoulogneBillancourt BP 10302

Sacrésen2001,JacksonRichardson, BertrandGilleetOlivierGiraultretrouventlesjoies d’unMondialenFrance...Cette fois,côté micro.

PRINCIPAL ASSOCIÉ:

Les Editions P. Amaury PRÉSIDENT: Aurore Amaury

DIRECTEUR GÉNÉRAL, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION:

Cyril Linette

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION:

Jérôme Cazadieu

SERVICE CLIENT :

Tél.: 01-76-49-35-35

Richard Martin/L’Équipe

Nicolas Luttiau/L’Équipe

SERVICE ABONNEMENTS:

Seize ans après avoir conduit les Bleus au titre mondial en France (à gauche), Jackson Richardson commente les matches du Championnat du monde au micro de beIN Sports. SACHA NOKOVITCH

La chaîne beIN Sports n’a pas choisi ses consultants handball par hasard pour le Mondial diffusé en intégralité sur ses canaux. Il y a seize ans, Jackson Richardson, Bertrand Gille et Olivier Girault brandissaient fièrement leur médaille d’or mondiale à Bercy, devenu l'AccorHotels Arena, là où les Bleus jouaient leur premier match hier soir face au Brésil. Depuis, tous trois ont évidemment mis fin à leur carrière et se sont essayés au consulting télé. Ils vivront donc leur premier Championnat du monde en France… côté micro. Avec une certaine appréhension, reconnaît dans un sourire Jackson Richardson, présent en plateau autour des matches phares de la compétition. «Quand on rentre sur le terrain, on laisse le cerveau dans le placard, on joue à l’instinct. Lorsqu’on est consultant, on a évidemment plus de recul mais on stresse plus ! On voit davantage l’auréole sous les bras et on consomme plus d’eau et de café pour éviter d’avoir la voix qui tremble. » Olivier Girault avoue en revanche se partager entre commentaires de matches et reportages dans les villes hôtes en toute tranquillité. « Honnêtement, c’est aussi reposant de ne plus être acteur. Jouer en équipe de France et disputer un Mondial à la maison, c’est une joie incroyable mais aussi un poids énormissime. C’est un peu frustrant quand on est joueur. Tout le plaisir de regarder ce Mondial en France, on ne l’a pas. » Bertrand Gille estime, lui, disputer sa propre compétition, avec ses objectifs. « On a tous nos défis. Celui du consultant est d’une autre nature mais il est enthousiasmant et j’ai envie d’être performant dans mon analyse!» Parmi les challenges à relever, Olivier Girault pointe celui de la vulgarisation d’un sport plus complexe qu’il n’y paraît au premier regard. «On n’explique pas encore assez que le handball ressemble un peu au football américain. Il y a énormément de codes, de combinaisons, tout est calibré au centimètre près. Les joueurs se connaissent par

cœur, chaque sortie des Bleus est épiée par les autres équipes, on assiste à un jeu d’échecs permanent. Et dernièrement (en finale des JOde Rio), ce sont les Danois qui nous ont mis échec et mat.»

En terrain connu Les trois anciens experts des parquets devenus pros du micro connaissent parfaitement leur équipe de France. Ils ont joué avec certains en bleu (Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Michaël Guigou), en ont côtoyé d’autres en club et ont surtout vu évoluer la nouvelle génération. Pour Bertrand Gille, il y a même un degré d’affection supplémentaire avec la présence de son frère Guillaume dans le staff des Bleus. Ce qui ne facilite pas forcément son travail. « C’est potentiellement compliqué. Je ne vais pas mentir, c’est vrai que je ne dois pas forcément briller par mon objectivité. Je peux débattre, argumenter mais c’est sûr qu’il ne faut pas compter sur moi pour leur casser du sucre sur le dos. » Pour Olivier Girault, l’approche est différente. Selon lui, les prises de parole sont au contraire facilitées par la proximité qu’il entretient avec les Experts. « C’est ma famille. Avec Didier (Dinart, coentraîneur de l'équipe de France), on a passé huit ans en chambre ensemble, c’est ma concubine (rires). Mais ce n’est pas compliqué d’être objectif. Les joueurs ne se voilent pas la face quand ça ne va pas. Tout le monde connaît nos caractères. On posera les questions ! C’est justement parce qu’on se connaît très bien qu’on se le permettra… Et eux ne se cacheront pas. » Ils espèrent néanmoins ne pas avoir à le faire... ‘

69/73, bd Victor Hugo, 93585 Saint-Ouen Cedex E-mail : abo@lequipe.fr Fax: 01-58-61-01-37

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n° 1217I82523 ISSN 0153-1069

télévision

PROGRAMME DU JOUR 6:00 TENNIS EN DIRECT Open d'Australie. Qualifications. 2e jour. À 8 h 30, Tournoi ATP de Sydney. Quarts de finale. 6:00 TENNIS EN DIRECT Tournoi WTA de Sydney. Demi-finales. 13:45 HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Tour préliminaire. Slovénie-Angola. 14:10 BIATHLON EN DIRECT Coupe du monde. Relais 4 x 6 km F. À Ruhpolding (ALL). 17:40 HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Tour préliminaire. RussieJapon. Sur beIN Sports Max 5 : Macédoine-Tunisie. 18:45 RALLYE-RAID EN DIRECT Dakar. 10e étape : Chilecito-San Juan (751 km). À 23 h 05, sur Eurosport 1. 20:10 LE JOURNAL DU DAKAR À 1 h 30, sur France 2, le Bivouac. 20:30 RUGBY EN DIRECT Challenge européen. Bayonne-La Rochelle. 20:40 HANDBALL EN DIRECT Championnat du monde. Tour préliminaire. PologneNorvège. Sur beIN Sports Max 5 : Espagne-Islande. 20:40 RUGBY EN DIRECT Pro D2. 17e journée. Narbonne-Montauban. 20:45 BASKET EN DIRECT NBA. Denver- Indiana. À Londres. À 2 heures : NY Knicks-Chicago. 21:00 FOOTBALL EN DIRECT Coupe d'Italie. 8es de finale. Milan AC-Torino. 21:10 FOOTBALL EN DIRECT Coupe d'Espagne. 8es de finale retour. FC Séville-Real Madrid.

20:50

KICK BOXING Tirage du mercredi 11 janvier 2017 233 339 exemplaires

LesBleussurTF1dèslesquarts La quasi-intégralité du Mondial sera retransmise par beIN Sports avec 56 des 60 matches de la phase de poules diffusés en direct. La chaîne proposera jusqu'à sept rencontres par journée dont quatre commentées. La phase finale sera elle diffusée en totalité. Le groupe TF1 pourra de son côté proposer une codiffusion à partir des quarts de finale, le 24 janvier, en cas de qualification de l'équipe de France. En l'absence des Bleus, la finale sera retransmise en clair sur TMC.

12:00 12:20

TRIATHLON Alpsman Xtrem Triathlon. À Annecy. MAGAZINE SKI ALPIN À Zagreb, Maribor et Adelboden. Rediffusion à 16 heures. 12:50 BIATHLON Coupe du monde. Relais 4x7,5 km H. À Ruhpolding (ALL). Rediffusion à 16h25. 14:10 BIATHLON Coupe du monde. Relais 4x6 km F. À Ruhpolding (ALL). 17:45 L'ÉQUIPE TYPE Avec Jean-Christophe Drouet, Florian Gazan, Sébastien Tarrago, Dave Appadoo et Stéphane Pauwels. 19:25 L'ÉQUIPE TYPE VS L'ÉQUIPE DU SOIR 19:45 L'ÉQUIPE DU SOIR 1re partie. Avec Olivier Ménard, Didier Roustan, Étienne Moatti, Bernard Lions, Carine Galli et Thierry Marchand. 20:50 KICK BOXING Enfusion Live. À Abu Dhabi (EAU). 22:30 L'ÉQUIPE DU SOIR

Facebook Enfusion Live Abu Dhabi

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Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE

extra

Nicolas Luttiau/L’Équipe

Bernard Papon/L’Équipe

FABIEN BARTHEZ

Le champion du monde 1998, qui a également participé à la finale du Mondial 2006 (remportée par l’Italie aux tirs au but), a fait cette déclaration étonnante sur SFR Sport en début de semaine. Relancé sur la question, l’ancien gardien de l’OM a préféré ne pas développer : « Mauvais feeling ? Ouais… On en parlera dans vingt ans (rires). Il n’y a pas besoin de l’expliquer. »

#INFO/INTOX “Très surpris de lire que je me suis engagé au club de Créteil. J'ai annoncé mon départ mais aucunement mon arrivée !

,,

PIERRE-AMBROISE BOSSE

Madrid, être élu meilleur joueur 2016. Selon le journal espagnol Marca, Andres Iniesta, le capitaine du Barça, aurait appelé plusieurs joueurs du Real pour s'en excuser.

Détenteur du record de France du 800 m, l’athlète quitte le club girondin de GujanMestras. Et c’est le président de ce dernier qui a annoncé (dans Sud-Ouest) la future destination de « PAB ». Lequel a vite réagi : « Il est vrai que j’ai eu des discussions avec le club de Créteil… entre autres. Mais je suis toujours sans club ! »

Jea,n-Charles Triolet

« Toujours un cauchemar », a commenté le Français Georges-Kévin Nkoudou – qui a rejoint le club de Tottenham l’été dernier en provenance de Marseille – au sujet de son passage chez le dentiste, immortalisé mardi sur son compte Instagram.

Les élégantes excuses d'Iniesta FFICIELLEMENT pour «The Best», qui a notamment vu ocausedepréparationen CristianoRonaldo,lastarduReal

vue de leur prochain match, les joueurs du FCBarcelone n'ont pas assisté à la cérémonie organisée par la FIFA dans le cadre de la remise des prix

savait qu’on n’allait pas gagner la finale ,,

parler politique – entre autres – à plusieurs lecteurs du Parisien. « Je ne parle jamais de mes opinions politiques parce que je ne veux pas influencer les gens », a expliqué d’emblée le double champion olympique, avant de préciser : « La tournure que prend la France, l’Europe, le monde me fait peur. L’arrivée au pouvoir de Trump aux États-Unis m’inquiète. Cette peur de l’étranger qu’on essaie d’ancrer chez les gens, les amalgames qui sont faits à travers la crise des migrants ou l’islamisme radical par exemple, tout ça me dérange. Je n’ai pas le pouvoir de trouver des solutions, mais si on ne les trouve pas, on court à la catastrophe. »

Le footgolf cherche une vitrine

OUERAUFOOT sur un parcours de golf, il fallait

Jypenser.Combinerdeuxdessportslesplus

Pierre LAhalle/L’Équipe

Kyodo/MAXPPP

Le buteur japonais Kazuyoshi Miurava (49 ans) a signé un nouveau contrat avec Yokohama FC, pensionnaire de Deuxième Division japonaise, prolongeant ainsi de 12 mois l'une des carrières les plus longues de l'histoire du football. Miura (89 sélections, 55 buts), qui a pris sa retraite internationale en 2000, va vivre sa trente-deuxième saison en tant que professionnel.

“En 2006, on

VANTL'ENTRÉEENLICE de la France au Mondial de hand,

ahierfaceauBrésilàParis,NikolaKarabaticavaitacceptéde

Instagram@gknkoudou

49 ANS

LABASE, cela devait consister en un joyeux rassemblement d’anciens Ballons d’Or ayant pour point commun d’avoir porté les couleurs du Real Madrid au cours de leur carrière. Ainsi, Raymond Kopa (1958), Zinédine Zidane (1998), Luis Figo (2000), Michael Owen (2001) et le Brésilien Ronaldo (1997, 2002) ont tous été invités à la présentation officielle, devant le public madrilène, du quatrième Ballon d’Or remporté par Cristiano Ronaldo, avant que le Portugais ne rejoigne ses coéquipiers pour affronter Grenade. Tout s’était bien passé, avec à la clé une victoire (5-0) permettant au club d’égaler le record d’invincibilité espagnol détenu jusqu’à présent par Barcelone (39 matches)... Mais un tweet d’Owen posté après-coup a refermé quelque peu maladroitement cette parenthèse dorée : « Je pensais avoir pris du poids mais ça, c’était avant de voir mon vieux pote Ronnie ! » Ce dernier, qui souffre d’hypothyroïdie, a du mal à gérer son embonpoint et il n’a pas caché son malaise au journal espagnol As lorsqu’il fut interrogé sur cette sortie maladroite de l'ex-joueur anglais : « Je ne lui ai pas parlé après qu’il a écrit ces mots, mais je trouve ça effrayant, cette importance que prend mon poids dans le monde d’aujourd’hui », a réagi le double champion du monde (1994, 2002).

L’IMAGE

Michael Owen s'est quelque peu moqué de la silhouette de Ronaldo sur les réseaux sociaux.

Trump fait peur à Karabatic

Sébaqtien Boué/L’Équipe

Stéphane Mantey/L’Équipe

Ronaldo n'a pas trop apprécié la blague de Michael Owen à

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populaires de la planète afin de faire entrer un ballon de foot dans un trou adapté avec un minimum de frappes au pied, cela peut paraître simple au premier abord. Mais quand on voit des anciens pros comme Manuel Amoros, Alain Boghossian ou Olivier Dacourt s’essayer à l’exercice, on en comprend la difficulté. Début décembre, à l’occasion de la finale de la Footgolf Cup 2016 disputée à Marrakech par des spécialistes de toutes nationalités, plusieurs anciens joueurs se sont prêtés au jeu. «Il devrait trouver sa place dans les centres de formation car

cela demande beaucoup de concentration et précision», affirme Manuel Amoros, sceptique au départ. La discipline est née aux Pays-Bas en 2009 et connaît aujourd’hui un réel essor. En France, ils sont « 3500 licenciés pour le double de pratiquants », précise le président de l’association Romuald Pretot, quarante ans, ancien directeur commercial de clubs pros comme Marseille et Saint-Étienne et qui veut créer une fédération reconnue par les pouvoirs publics. Il existe, sur tout le territoire, trente-cinq parcours adaptés. Le Championnat de France se déroule en vingt et une étapes. Lors du dernier Mondial, en Argentine début 2016, l’équipe J.-Ph. C de France avait terminé neuvième.


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Sommaire

WYLAN CYPRIEN

Pierre Lahalle/L’Équipe

7

PHILIPPE GILBERT

JEAN-PIERRE PAPIN

8 KEVIN SÉRAPHIN

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Trevor Ruszkowski/USAToday Sports/Prese Sports

Mao/L’Équipe

26

Gregory Van Gansen/Photo News/Panoramic

l’humeur Rémy Fière

Football Faut-il s'inquiéter pour Monaco ? Wylan Cyprien, itinéraire d'un hyperactif « JPP » débarque à Auxerre Swansea accueille Claude Makelele

P. 6 P. 7 P. 8 P. 9

Handball La saga Karabatic, épisode 2 Paroles d'ex : Patrick Cazal

P. 16 et17 P. 18 et 19

Rugby Clermont, un air de Nouvelle-Zélande Le Racing courbe l'échine

P. 20 et 21 P. 22

Biathlon Le relais français plombé par Simon Fourcade

P. 24

Natation Aurélie Muller au boulot pour digérer Rio

P. 25

Cyclisme Philippe Gilbert, un Wallon chez les Flamands

P. 26

Basket Kevin Séraphin : « Tout le monde veut que je joue »

P. 27

Auto-moto Dakar : Loeb-Peterhansel, duel au sommet

P. 30

Le dessin de Qu’en pensez-vous ? attend vos avis

Le Paris-SG va-t-il remporter la Coupe de la Ligue ? Rendez-vous dès à présent sur pour vous exprimer

Ai-je l’air comprimé ?

Alors que, pour calmer mes maux d’estomac, je surjoue l’effervescent sur un sofa en écoutant Tout Sacha Distel, je m’aperçois que le temps qui passe enlumine les niaiseries de fort tonnage. «Allez donc vous faire bronzer», chante le mirliflore qui, à l’époque, faisait danser les ordures ménagères de tous âges… Je l’ignorais car durant des hivers très 70’s, si mes parents louaient parfois une télé, nous avions interdiction de regarder les variétés. C’était trop vulgaire, et «les paroles, mon dieu les paroles», pleurait mère. « Sous le soleil de juillet, on se sentait en été. » Les seules soirées ouvertes, c’était le Grand Échiquier de Jacques Chancel, puis on rendait l’abonnement avant les congés payés. Pour ne pas oublier de lire des trucs en papier sur la plage, avec des pages qui se tournent à la main. Frustré ? Un peu ; tu renâclais, c’était le knout, fesses nues ! «Voulez-vous aussi Nous avions mes bermudas ?» interdiction Euh, non merci de regarder Sacha, j’ai encore des les variétés cicatrices qui suintent. C’était pareil pour le sport. Père était par essence plus pour les efforts intellectuels que physiques et je ne suis pas certain que ma carrière l’ait comblé. Mais bon, j’ai appris à vivre par moi-même ! «Ni sur le sable ni dans l’eau, pas même sous les pédalos.» Et un jour de rébellion, rejetant une bienpensance très pompidolienne, je suis tombé amoureux de tous les Poppys, de Sylvie Vartan, puis de Joëlle et enfin de Dalida… J’étais comme un ouf ! Plus tard, j’ai découvert les retransmissions sportives. Et là, ma damnation aurait dû suivre, car, à la maison, on disait que c’était ça, le véritable opium du peuple. Enfin, l’opium, je me comprends, j’ai atteint bien des félicités dans des fumeries populaires. D’où je suis sorti, un peu pâle. «J’étais presque aussi bronzé qu’une pâquerette …» Sacré Sacha ! Après ? Après, j’ai découvert le culturisme, un mix entre l’esprit et le corps. Et depuis, je suis enfin moi.

Illustration Fabien Clairefond

Jeudi 12 janvier 2017 | L’ÉQUIPE


L'équipe du jeudi 12 janvier 2017