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Etude de mise en œuvre d’un projet SIG Communautaire

Master 2 Système d’Informations Géographiques et Aménagement des Territoires

Université Rennes 2 Haute Bretagne – UFR Sciences Sociales

Responsable de stage : Monique Launay Responsable universitaire : Erwan Quesseveur

Année universitaire 2006 – 2007


Remerciements

Je remercie Monsieur Thierry Burlot Président de la CCLP et Marie Charlotte Ménard Directrice Générale des Services pour m’avoir fait confiance tout au long de ce stage.

Je tiens également à remercier Madame Monique Launay de m’avoir accueilli au sein de son équipe, de m’avoir encadré afin de mener à bien ce projet, avec la plus grande autonomie.

Un immense merci à l’ensemble des chefs de service mais aussi aux agents de la collectivité pour leur disponibilité, leur soutien et leur sens de l’humour.

Merci également à l’ensemble du corps enseignant du Master 2 SIGAT pour la qualité de leur formation.

Des remerciements spéciaux à mes ami(e)s du Master « Sigat’s life Saison 20062007» à qui je souhaite bon vent.

Enfin, à ma famille et mes proches pour m’avoir soutenu et procuré des conseils avisés tout au long de mes études.

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2 Septembre 2007


Préambule

Dans le cadre de sa cinquième année d’étude Gwendal Bocher, étudiant à l’université de Rennes 2 en Master 2 spécialité SIGAT (Systèmes d’Informations Géographiques et Aménagement des Territoires) qui dépend du département de Géographique et est liée au laboratoire RESO-UMR CNRS ESO-6590, a réalisé un stage opérationnel dans le domaine des SIG. Pour ce faire, il a présenté une candidature spontanée et plus précisément à Monique Launay responsable du service technique de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha. Ainsi, il a été convenu que la réalisation de ce stage d’une durée de 5 mois aurait pour objectif de « mener une étude prospective pour la définition et la mise en oeuvre d'un système d'informations géographiques organisationnel. Il s'agira en outre d'évaluer les possibilités humaines et techniques pour le partage des données géographiques, leur exploitation et leur diffusion au regard des besoins de chaque service. »

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3 Septembre 2007


« Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples. » Einstein

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4 Septembre 2007


Sommaire Remerciements _____________________________________________________________ 2 Préambule _________________________________________________________________ 3 Sommaire _________________________________________________________________ 5 Acronymes ________________________________________________________________ 7 Introduction ________________________________________________________________ 8

Partie I- Une structure propice pour la mise en place d’un projet SIG ___________________ 9 1-Présentation générale _____________________________________________________ 9 a- Un peu d’histoire______________________________________________________ 9 b- et de Géographie _____________________________________________________ 10 2- Le cadre institutionnel___________________________________________________ 12 a- Les compétences _____________________________________________________ 12 b- L’organisation des services_____________________________________________ 13 c- Le processus décisionnel_______________________________________________ 14 3- L’intérêt du stage à la CCLP______________________________________________ 15 a- Le service de l’eau ___________________________________________________ 15 b- Un contexte idéal ____________________________________________________ 17 Partie II- Méthodologie du projet SIG de la CCLP_________________________________ 19 1- Pourquoi une démarche de projet __________________________________________ 19 a- Un Concept _________________________________________________________ 19 b- Essentiel ___________________________________________________________ 19 c- Des risques _________________________________________________________ 20 d- Anticiper et sensibiliser________________________________________________ 21 2- La méthodologie de la conduite de projet____________________________________ 21 a- Uml aux services du SI…G_____________________________________________ 21 b-Les étapes dans la gestion de projet _______________________________________ 22 3- Mobiliser les acteurs ____________________________________________________ 26 a- La mise en place d’un comité de pilotage__________________________________ 26 b- Les nouvelles technologies au service de la communication ___________________ 28 c- Des partenaires privilégiés à considérer ___________________________________ 29 d- Envisager le futur des acteurs ___________________________________________ 30 4- les objectifs à atteindre __________________________________________________ 31 Partie III- Capture et analyse des besoins ________________________________________ 33 1- Préparation des entretiens ________________________________________________ 33 a- Quelles méthodes ? ___________________________________________________ 33 b- le guide d'entretien ___________________________________________________ 34 c- Identification des utilisateurs ___________________________________________ 35 d- La réalisation de l'entretien _____________________________________________ 35 e- Une position équitable... _______________________________________________ 36 2- Analyse des entretiens___________________________________________________ 38 a- Les aspects fonctionnels _______________________________________________ 38 b- Aspects Techniques __________________________________________________ 41 BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

5 Septembre 2007


3- La donnée géographique _________________________________________________ 46 a- L’anarchie de la donnée _______________________________________________ 46 b- Les partenaires à envisager _____________________________________________ 47 c- Un modèle de données à réaliser_________________________________________ 48 Partie IV- Stratégie de déploiement du Système d’Informations Géographiques _________ 51 1- Éléments indispensables de structuration du SIG______________________________ 51 a- Philosophie du SIG ___________________________________________________ 51 b- La mise en place d’un SIG global : les clés en main pour prendre les bonnes décisions. _____________________________________________________________ 53 c- Des thématiques métiers _______________________________________________ 55 d- Du matériel à envisager _______________________________________________ 56 2- Les scénarii du SIG_____________________________________________________ 58 a- Le SIG autonome ... __________________________________________________ 58 b- Le SIG une compétence communautaire __________________________________ 62 3- Étapes complémentaires _________________________________________________ 66 a- La rédaction d’un CCTP _______________________________________________ 66 b- La montée en puissance du système ______________________________________ 66 c-Les aspects juridiques _________________________________________________ 66 d-Les métadonnées _____________________________________________________ 67 4- Des moyens humains indispensables _______________________________________ 68 a- Administration de la donnée __________________________________________ 68 b- Administration du système _____________________________________________ 69 V- Bilan et perspectives _____________________________________________________ 70 1- Coût et bénéfices du projet SIG _________________________________________ 70 2 -Les perspectives de ce projet _____________________________________________ 71 a- Pérenniser le travail___________________________________________________ 71 b- Le recrutement d’un Géomaticien _______________________________________ 71 c- L’élaboration d’un budget______________________________________________ 72 3- Bilan personnel ________________________________________________________ 73 a- La gestion du temps __________________________________________________ 73 b- Le comité de pilotage un cadrage exemplaire_______________________________ 73 c-La dimension politique_________________________________________________ 73 d- Un réel projet _______________________________________________________ 74

Conclusion________________________________________________________________ 75 Bibliographie______________________________________________________________ 76 Liste des annexes___________________________________________________________ 79 Annexes__________________________________________________________________ 80

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6 Septembre 2007


Acronymes CCLP : Communauté de Communes de Lanvollon Plouha EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunal SPIC : Service Public Industriel et Commercial SIVOM : Syndicat Intercommunal à Vocation Multiples LDE : Lyonnaise des eaux GPS : Global Positionning Système IGN : Institue Géographique Nationale DGI : Direction Générale des Services ANC : Assainissement Non Collectif CNIL : Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté CNIG : Commission Nationale de L’Information Géographique CCTP : Cahier des Clauses Techniques et Particulières CG22 : Conseil Général des Côtes d’Armor (22) EDF/GDF : Electricité De France / Gaz De France NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication PDIPR : Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée POS : Plan d’Occupation des Sols PLH : Plan Local de l’Habitat PLU : Plan Local d’Urbanisme SCOT : Schéma de COhérence Territoriale SDE : Syndicat Départemental d’Electrification SIG : Systèmes d’Informations Géographiques SIGAT : Systèmes d’Informations Géographiques et Aménagement des Territoires SIVOM : Syndication Intercommunal à Vocation Multiple SIVU : Syndicat Intercommunal à Vocation Unique SPANC : Service Public d’Assainissement Non Collectif TP : Taxe Professionnelle TPU : Taxe Professionnelle Unique UML : Unified Modeling Language ZA : Zones d’Activité CAO : Carte Assité par Ordinateur DAO : Dessin Assisté par Ordinateur

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7 Septembre 2007


Introduction La démocratisation de l’information géographique est incontestable. Le grand boom de Google Earth, puis l’arrivé du Geoportail et des GPS made in France contribuent à la croissance des infrastructures de données à références spatiales. L’information géographique n’est désormais plus une affaire de quelques ingénieurs ou techniciens. C’est un moyen de partage des pouvoirs et de mutualisation des savoirs. Désormais, manipuler un SIG « n’est pas plus compliqué que d’ingurgiter un manuel de lecteur mp3 ou d’un lave vaisselle » (cf : Revue Territoire, n°476) Ceci étant, la démocratisation de cette nouvelle technologie n’est pas avérée dans les organismes publics. Nombreuses sont les collectivités en panne ou en manque de compétences pour valoriser l’information géographique. Les campagnes successives de numérisation du plan cadastral ont en effet montré l’intérêt de s’informatiser. Néanmoins, il semblerait que la prise de conscience des enjeux pour le bon fonctionnement de l’information géographique ne soit pas encore opérée. Il est aisé de spéculer, qu’étant donné le fort degré de modernité des moyens développés autours des SIG, la mise à jour, la préparation, la valorisation se réalisent de façon automatique. S’orienter dans ce type de réflexion est réducteur. L’information géographique ou être Géomaticien est un nouveau métier à part entière. Par conséquent, celui-ci apporte de nouvelles réflexions et met l’accent sur des réelles questions de fond. C’est pourquoi, avoir la volonté de mettre en place un Système d’Informations Géographiques est une chose, mais élaborer la vie d’un projet SIG en est une autre. Réaliser un projet SIG c’est se poser les bonnes questions pour répondre au mieux à nos besoins passés, présents et de notre futurs. Par conséquent, au vu de compétences grandissantes des EPCI et d’un désengagement progressif de l’Etat, la communauté de communes de Lanvollon Plouha désire établir une réflexion sur la pertinence de la mise en place d’un projet SIG. . Ma mission durant ces cinq mois (16 avril au 16septembre 2007) consiste alors à élaborer une démarche de gestion de projet afin de mener une étude prospective pour la définition et la mise en oeuvre d'un système d'informations géographiques organisationnel. Il s'agira en outre d'évaluer les possibilités humaines et techniques pour le partage des données géographiques, leur exploitation et leur diffusion au regard des besoins de chaque service.

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8 Septembre 2007


Partie I- Une structure propice pour la mise en place d’un projet SIG 1-Présentation générale a- Un peu d’histoire

Créé en 1992 la communauté de communes de Lanvollon Plouha regroupe 15 communes sur plus de 14000 hectares. La construction de cette communauté de communes a été marquée par plusieurs étapes :

La création d’un SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocation Multiples) du pays de Lanvollon en 1989. La création de la communauté de communes du pays de Lanvollon en 1992. La Modification des statuts en 2006 lui accordant un SPIC

La CCLP est un territoire organisé autour de deux communes : Lanvollon et Plouha.

Ce territoire entre terre et mer est régulièrement qualifié de Pays vert à proximité des plages. C’est la combinaison du charme d’une campagne généreuse, de la rivière du Leff, et des plus hautes falaises de Bretagne (104m).

Par ailleurs, la CCLP dispose d’une localisation stratégique. Elle est au coeur de la côte du Goelo, dans le triangle Paimpol, Saint Brieuc et Guingamp.

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9 Septembre 2007


Localisation départemantale :

Etat des limites administratives

 0 FAOUET (LE)

PLOUHA TREMEVEN

4

kilomètres

Source : CCLP - Avril 2007

PLUDUAL

SAINT-GILLES-LES-BOIS

LANNEBERT GOMMENEC'H LANVOLLON

PLEGUIEN

POMMERIT-LE-VICOMTE

GOUDELIN

TRESSIGNAUX TREGUIDEL

MERZER (LE)

Limites Communales Limites de la CCLP Limite départemantale

b- et de Géographie

La population de la CCLP avoisine les 15000 habitants avec une densité moyenne de 75 hab/km2. La majorité de la population est concentré sur quatre communes : Plouha, Lanvollon, Goudelin et Pommerit le Vicomte.

La communauté de communes connaît une croissance démographique soutenue de 1990 à 1999 avec plus 5,2%. Une croissance supérieure à celle du Pays de Guingamp (+1.3%) et celle du Département des Côtes d’Armor (+0.7%). Cette augmentation est imputable à un excédent migratoire de plus de 1200 habitants. La CCLP est une terre d’accueil pour de nouvelles populations.

Ceci étant, la Communauté de Communes doit faire face également aux problèmes lis à une population vieillissante. En effet, les plus de 60 ans représentent 33.9% de la population. Une situation supérieure à celle du Pays de Guingamp 28.1% et celle du Département des Côtes d’Armor, 27.6%. Concernant les moins de 20 ans, ils représentent 21.7% de la population. Cette situation est comparable aux territoires voisins.

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10 Septembre 2007


Le maillage économique de la CCLP est majoritairement orienté autour du tertiaire. 66,8% de la population active travaille dans ce domaine comprenant : éducation, santé, action sociale, administration, et commerces… Deux autres types d’activités dominent le paysage économique : L’agriculture (10%) L’industrie (13%) La CCLP n’échappe pas aux mutations nationales dans le milieu agricole avec une décadence progressive de ce domaine de 10% entre 1990 et 1999. L’emploi sur la CCLP représente 5257 actifs résidant sur le territoire en 1999. 1562 travaillent sur leurs communes de résidence et 2914 sur le territoire communautaire.

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11 Septembre 2007


Deux axes de transport structurent le territoire, rythmant ainsi les déplacements domicile travail. Chaque jour, le territoire enregistre selon la Direction Départementale de l’Equipement, 1352 entrées d’actifs sur le territoire communautaire et plus de 3000 sorties quotidiennes. Finalement, une majorité d’actifs quittent le territoire communautaire en direction de Guingamp, Saint Brieuc, Paimpol pour travailler. Il existe par conséquent une dépendance importante de la population communautaire et extra communautaire vers les pôles économiques extérieurs dominants. Le territoire communautaire est au centre du triangle Paimpol, Saint Brieuc, Guingamp. Deux interprétations de cette situation peuvent être réalisées: D’une part l’avantage de cette position comme point central D’autre part, un territoire subissant de plein fouet « l’effet tunnel »

2- Le cadre institutionnel a- Les compétences Le cadre institutionnel de la CCLP est très spécifique en comparaison aux autres collectivités territoriales. Elle dispose de compétences obligatoires accordées par les lois successives de décentralisation, de compétences complémentaires, développées notamment au travers d’un Service Public Industriel et Commercial (SPIC) pour l’eau.

Compétences obligatoires

Développement économique Aménagement de l'espace. Protection et mise en valeur de l'environnement

Compétences complémentaires Production et distribution de l’eau potable : - Production - Distribution - Facturation Assainissement Non collectif et collectif : - Contrôle des installations - Suivi des travaux

Politique du logement et du cadre de vie Service Social : - secteur de la petite enfance - secteur de l’économie sociale et solidaire (gestion et l’animation d’un chantier d’insertion) - Construction, entretien et fonctionnement des équipements

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12 Septembre 2007


b- L’organisation des services

Le fonctionnement de la collectivité a été totalement remanié ces six derniers mois. Auparavant, le fonctionnement de la CCLP s’organisait autour d’une gouvernance tri partite. Chaque chef de service (technique, général, et population) gère son domaine d’activité en lien direct avec le Président. Cependant, cette situation n’a pu perdurer au vu des nombreuses compétences et de la diversité des dossiers à traiter. Les élus de la collectivité ont donc convenu de recruter une nouvelle Directrice Générale des Services. Ses principaux objectifs sont de fédérer et mutualiser les services pour répondre à des ambitions communes. En conséquence, l’ensemble de l’organigramme a été redéfini et un nouveau fonctionnement a été arrêté.

Désormais le fonctionnement de la CCLP correspond à une gouvernance traditionnelle : Une situation hiérarchisée déterminant les responsabilités de chacun La recherche d’une transversalité

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13 Septembre 2007


c- Le processus décisionnel Le conseil communautaire : C'est l'organe décisionnel de la Communauté de Communes, équivalent aux conseils municipaux pour les communes. Il est composé de 43 délégués communautaires sous l’impulsion du président Thierry Burlot désignés au sein des conseils municipaux des communes membres. Le nombre de délégués par commune est en fonction du nombre d'habitants de celle-ci. Le conseil communautaire est l'organe politique délibérant pour définir la politique globale communautaire et gérer les affaires courantes de la communauté de communes. Le conseil délibère sur les grands projets et vote le budget. Il se réunit environ une fois par mois.

Le bureau communautaire : Il est composé des membres du Bureau Exécutif (Président et Vice-présidents), des maires des communes. Deux fonctions distinctes sont assumées par le Bureau : Une fonction de réflexion, d'avis et de propositions pour toutes les affaires entrant dans les champs de compétences de la Communauté de communes, et sur les dossiers importants soumis au Conseil Communautaire. Une fonction délibérative : le bureau communautaire peut avoir délégation du Conseil Communautaire pour toutes les questions se situant dans le champ des délégations consenties par le Conseil de Communautaire. Un rendu des décisions doit alors être fait en Conseil Communautaire.

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14 Septembre 2007


3- L’intérêt du stage à la CCLP a- Le service de l’eau Au 1er janvier 2001, les élus de la Communauté de Communes ont choisi de revenir à un mode de gestion direct de l’eau potable. A travers cette nouvelle compétence « Gestion de l’eau », elle entend mener une politique globale de reconquête de sa qualité. Le service de l’eau voit ses statuts modifiés pour devenir un Service Public industriel et Commercial. Ce service est soumis principalement aux règles de droit privé et à la compétence du juge judiciaire. Au 1er janvier 2005, le service de l'eau a pris en charge : La relève des compteurs, la préparation et l'organisation des tournées La mise à jour de la base de données clientèle La facturation et son suivi, notamment le suivi des impayés L’accueil téléphonique et physique des abonnés (plus de 9000 abonnés). De plus, un partenariat public privé est instauré entre le Service de l'Eau et la Lyonnaise des Eaux permettant à chacun d'exprimer son savoir faire dans les domaines où ils est le plus compétitif. Ainsi, un marché a été conclus jusqu’en 2010 avec la LDE pour les interventions et différents travaux sur le réseau, sous la forme d’une prestation de services. :

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15 Septembre 2007


Par ailleurs, la CCLP a pris sous sa responsabilité les missions de gestion et de valorisation des périmètres de protection (Kério, Virnic et Kerminf).

Cela implique : Le suivi et l’entretien des parcelles acquises par la CCLP (36 ha dont 9 ha à reboiser) Des animations pédagogiques sur le thème du cycle de l’eau Le suivi de la ressource et des piézomètres Le bilan hydrologique.

Le schéma ci dessous illustre parfaitement l’intérêt de cette étude. Le service de l’eau à lui seul fait face à une multitude d’acteurs, à des problématiques de maîtrise du territoire mais aussi d’analyse et de perspective pour le meilleur fonctionnement possible.

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16 Septembre 2007


b- Un contexte idéal

La notion de système d’informations géographiques n’est pas étrangère à la communauté de communes de Lanvollon Plouha. Des 2001, l’ancien chef du service technique Yann Cauet exprime la volonté de la mise en place d’un SIG. En 2002, un appel d’offre est lancé pour répondre aux besoins de la collectivité sur la connaissance du cadastre, la gestion du réseau d’eau potable et d’assainissement. La société Générale d’infographie remporte le marché et réalise cette mise en place uniquement technique soit : Nom du produit 1 logiciel ArcView 3.2

Descriptif Systèmes d'Information Géographique bureautique 1 extension Imares Gestion autonome des réseaux en consultation, mise à jour 1 extension Imacad Navigation et de localisation géographiques sur les différents éléments composant le cadastre. 1 logiciel Aza 2005 Gestion de l'Assainissement Non Collectif Traitement des données Intégration au modèle de données d’Imacad Majic2 Traitement des données Intégration des données géométrique dans cadastrales Imacad Le coût total de cette mise en place demeure relativement élevé (plus de 15000 euros). Par ailleurs, la CCLP perçoit que le fonctionnement du SIG ne se bâtit pas seul. C’est ainsi, qu’en juillet 2003, Madame Monique Launay est embauchée pour un emploi organisé autour d’un trois quart temps Eau, gestion de la clientèle et un quart temps sur le SIG. Ceci dit, Madame Launay est accaparée par ses missions au service de l’eau et laisse progressivement le SIG. De plus, le départ de Yann Cauet en octobre 2006 propulse Monique Launay à des missions de chef de service technique. Néanmoins, une analyse post projet sur la nouvelle orientation d’un SIG est réalisée par Monique Launay en 2006. Déplacement à l’Université de La Rochelle pour une formation accélérée sur les « pratiques des SIG » qui a permis de mesurer l’opportunité de la mise en place d’un SIG intercommunal. Cette analyse a permis: De recentrer les objectifs d’un SIG communautaire en reconnaissant les acteurs clé pour l’élaboration d’un futur projet. D’identifier les besoins globaux centré autour du service technique : eau, assainissement, déchets. BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

17 Septembre 2007


De la sorte, proposer la réflexion d’un Système d’Informations Géographiques organisationnel s’intègre parfaitement dans la continuité et l’évolution des précédentes réflexions.

Par conséquent, le contexte est considéré comme étant idéal : L’information géographique est une problématique émergente Le SIG mis en place en 2002 est désormais obsolète. Le cadastre n’a pas été mis à jour, le système monoposte ne suffit plus aux agents, les compétences de la collectivité ne cessent de croître, et le fossé de connaissances en géomatique s’amplifie. La culture de l’information géographique a été pour partie engagée. Le président de la Communauté de Communes est porteur du projet.

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18 Septembre 2007


Partie II- Méthodologie du projet SIG de la CCLP 1- Pourquoi une démarche de projet : « un concept essentiel ayant des risques qu’il faut savoir anticiper… »

a- Un Concept

Avant de débattre sur l’intérêt d’une démarche de projet au sein de la CCLP il s’avère intéressant de rappeler ce que sont un projet et la gestion d’un projet pour éviter toute incompréhension. Un projet est un événement temporaire dans le but de concevoir un produit ou un service unique: Temporaire car un projet se termine à une date déterminée Unique car le résultat final est propre au projet

La gestion de projet ou conduite de projet est une démarche visant à structurer, assurer et optimiser le bon déroulement d'un projet suffisamment complexe pour devoir : Être planifié dans le temps Être budgété Maîtriser et piloter les risques Atteindre le niveau de qualité souhaité Faire intervenir de nombreuses parties prenantes Mettre en place un comité de pilotage Suivre les enjeux opérationnels Source : Wikipédia

b- Essentiel Il est évident que dans le contexte où nous sommes, ne pas envisager une démarche de projet, c’est s’orienter dans des perspectives anarchiques, vouées à l’échec. La démarche d’une gestion de projet est essentiel pour : Entreprendre ensemble sur des bases communes et éviter les non dits ou les contresens. Dans le cadre d’un projet SIG, c’est anticiper ce qu’est un SIG, connaître ses principes de fonctionnement et les valeurs véhiculées. Un travail collaboratif pour établir des réflexions de fond, travailler ces analyses et ne jamais choisir les orientations du projet en fonction de ses envies. BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

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Faire évoluer et évaluer sa démarche, échanger, partager, les expériences. Remettre son travail en question : « Suis je pertinent ? De quelle légitimité dispose ce projet par rapport à un autre ? » Établir des objectifs clairs et précis pour une démarche pédagogique et transparente. S’assurer de la continuité de son travail en validant chaque étape d’avancement.

c- Des risques La démarche de projet est prédisposée à de nombreux risques dont il faut avoir conscience. Un projet ne fait indubitablement pas l’unanimité. Il faut savoir écouter les oppositions et les réticences. La conduite d’un projet vient : Bousculer les méthodes de travail S’immiscer dans la vie d’un service et d’un organisme en posant des questions récurrentes Revenir sur le passé pour comprendre la situation présente

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20 Septembre 2007


d- Anticiper et sensibiliser

Au vu des nombreux risques tout au long d’un projet, il est indispensable de les anticiper. Mais comment ? Il faut sensibiliser un maximum sur l’intérêt, les tenants et les aboutissants du projet. Pour cela, maîtriser la majorité des questions, croire, connaître et aimer son projet est indispensable. Néanmoins, une énumération exhaustive de son projet ne fait pas recette. Dire que le projet comportera 50 couches géographiques d’un format intéropérable, respectant les normes internationales est indispensable au travail quotidien d’un Géomaticien mais sans grand intérêt pour un utilisateur lambda. Par contre, une vue aérienne avec le cadastre, et un réseau d’eau répondant à des demandes quotidiennes : ou, quoi, comment, quand, et si ? Est sûrement plus attrayant.

Ainsi, pour anticiper, quel est le rôle de la conduite d’un projet, le Géomaticien doit traduire continuellement un travail sophistiqué afin de le mettre à la disposition du public. De ce fait, sensibiliser permet d’offrir des solutions pédagogiques. Le but n’étant pas de présenter ce que fait le produit mais véritablement montrer à l’utilisateur ce qu’il peut faire avec.

2- La méthodologie de la conduite de projet a- Uml aux services du SI…G

Pour penser et concevoir un projet, il faut savoir "prendre de la hauteur", jongler avec des concepts abstraits, indépendants des langages d'implémentation et des contraintes purement techniques. La conduite de projet, c’est faire abstraction de la réalité en identifiant les caractéristiques intéressantes. Il s’agit de s’imposer une approche globale de la problématique : connaissance de la structure, des services concernés, les enjeux et jeux d’acteurs… L’intérêt étant de réduire la complexité d’une situation ou d’un fonctionnement pour faciliter la compréhension.

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21 Septembre 2007


L’UML (Unified Modeling Language) permet cette modélisation de la réalité. Cette méthode est basé sur un langage de modélisation graphique et textuel orienté objet, compréhensible de tous et permettant de projeter les besoins des utilisateurs.

Cette méthode de formalisation très aboutie et libre a très largement fait ses preuves sur des projets de type Système d’Information. De très nombreux acteurs industriels de renom ont adopté UML et participent à son développement. Ses concepts de base de l'approche objet sont stables et largement éprouvés.

b-Les étapes dans la gestion de projet

Pour qu’un projet soit mené du début à la fin, il faut envisager les étapes de ce projet dans sa globalité.

Il faut envisager trois grandes étapes :

Une étape d’avant projet consistant à recentrer l’idée de mise en place d’un SIG et de connaître sa pertinence. Cette étape est communément appelée étude d’opportunité. Une seconde étape la plus importante, le coeur du projet, comportant à son tour plusieurs phases indispensables à la cohérence de la conduite de projet à savoir l’audit, le ciblage (choix de la solution), la réalisation (déploiement technique), et la livraison. Une troisième étape consiste au dé-briefing du travail précédent. Il s’agit d’une remise en question, d’identifier si les besoins n’ont pas évolué, si le système convient…

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22 Septembre 2007


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23 Septembre 2007


Dans notre contexte, l’étude d’opportunité fut réalisée l’année précédente par Monique Launay après sa formation à La Rochelle Par conséquent, il convient de s’attacher plus particulièrement à la seconde étape d’étude d’audit et de ciblage. Ces phases d’audit et de ciblage sont articulées autour de deux types de contraintes fonctionnelles et techniques.

Des besoins fonctionnels pour identifier les futurs utilisateurs, recueillir leurs besoins : Qui est l’interlocuteur (ces fonctions, méthode de travail, protocole, …) Que veut l’interlocuteur (quoi, sur quel territoire, utilisations envisagées, appréhensions…)

Des besoins techniques, un état des lieux des moyens techniques disponibles ou à envisager pour la mise à disposition du système aux utilisateurs : Descriptions des données exploitables et à exploiter (taille, échelles de précisions, échelle de représentation…) Descriptions des thèmes de travail (hydrographie, réseau routier, localisation…) Descriptions des analyses (modules, traitement…) Descriptions des matériels (bureautique, logiciels, périphériques, réseaux…)

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24 Septembre 2007


Ces démarches d’audit et de ciblage pour le recueil des besoins fonctionnels et techniques sont pilotées pour partie par les futurs utilisateurs : Les utilisateurs vont définir le modèle en répondant à leurs besoins. Les besoins des utilisateurs servent de fil rouge, tout au long du cycle du projet.

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25 Septembre 2007


3- Mobiliser les acteurs Trois types d’acteurs gravitent autour du projet SIG de la CCLP : Interne, le personnel de la CCLP Externe, les 15 communes adhérentes à la communauté de communes Et les partenaires privilégiés : LDE, CG22, Syndicats…. Ainsi, il faut déterminer le degré de relations de ces acteurs pour identifier leurs impacts sur le projet. Pour cela, plusieurs moyens d’actions pour les mobiliser doivent être envisagés. Deux méthodes de communication formelle et informelle sont envisageables.

a- La mise en place d’un comité de pilotage

Au commencement du stage, il a été convenu de mettre en place un comité de pilotage. Ce comité doit être représentatif des acteurs communautaires. Le comité de pilotage comporte l’ensemble des chefs de service et six élus sensibilisés aux problématiques des SIG. Par ailleurs, l’intégration de partenaires externes au comité de pilotage a été soulevée (le conseil citoyen et les différentes communes). Cependant, Monique Launay a estimée que l’intégration de ces deux acteurs supplémentaires dans le comité de pilotage est prématurée. Ceci dit, elle n’exclue en aucun cas l’intégration de ces deux acteurs suivant l’avancement du projet SIG. Ce processus qualifié d’itératif permet une continuité, la création des fondations solides pour la meilleure prise en compte et la satisfaction des besoins des utilisateurs.

De ce fait, le comité de pilotage regroupe : Marie Charlotte Ménard (Directrice Générale des Services) Monique Launay (Responsable du Service Technique) Tangi de Rochefort (Responsable Service à la Population) Séverine Ollivier Henry (Responsable Economie et Tourisme) Isabelle Quéré (Communication)

Thierry Burlot (Président de la Communauté de Communes) Chantal Delugin (Vice présidente en charge du Service à la Population) Jean Le FLOC'H (Vice président en charge de l’Environnement)

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26 Septembre 2007


Francois Morvan (Vice président en charge de l’Eau et de l’Assainissement Non Collectif) Pierre Melguen (Maire de Tressignaux) Jean Claude Le Guen (Vice président en charge des Ordures Ménagères)

Trois comités de pilotage ont été réunis correspondant au trois grandes phases 1du stage pour : Réaliser des bilans Débattre des résultats Clarifier et affiner les besoins Envisager la stratégie future

Ce comité de pilotage permet : A tous les acteurs de suivre et de comprendre l’évolution du projet Élaborer des étapes claires Valider les étapes de travail pour s’assurer de la continuité et de la cohérence du projet

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Planning prévisionnel page 32

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27 Septembre 2007


b- Les nouvelles technologies au service de la communication

Pour mobiliser et sensibiliser au mieux les acteurs du projet il faut savoir adapter ces modes de communication et d’argumentation en fonction de son public.

Par conséquent plusieurs modes de communication informelle sont suggérés : La rédaction de note ponctuelles sur l’évolutions du système Aller à la rencontre régulière des agents pour leur parler de l’évolution du projet Proposer des démonstrations sur des outils ou protocole éventuels

De cette manière, il s’avère plus aisé de mobiliser les acteurs en temps voulu car ils se sentent intégrés au projet.

Par ailleurs, j’ai profité d’un nouvel engouement de la collectivité pour de nouveau services de communication issus de la nouvelle génération du Web 2.0 : le blog. En effet, la collectivité dispose d’un bloggeur ayant pour mission de valoriser les activités, les manifestations et travaux communautaire à partir de ce type de support : http://cc-lanvollon-plouha.typepad.fr/journeesbellenature/ http://www.cc-lanvollon-plouha.typepad.fr/ Ainsi, étant donné que les agents et les acteurs externes de la collectivité sont familiarisés avec ce type de support, j’ai donc exploité cette situation pour mettre en place un blog sur l’évolution du projet SIG de la collectivité.

Cela permet de : Créer un fil conducteur au projet Eviter le sentiment d’immobilisme « Vulgariser » l’information géographique Fonder une passerelle entre le Géomaticien et les agents

Ce journal de bord nommé Sigé, est un moyen de matérialiser le projet et d’être un lieu d’échange et de pédagogie autour de l’information géographique.

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28 Septembre 2007


Présentation du blog, Tableau de bord du projet SIG de la CCLP :

c- Des partenaires privilégiés à considérer

Les communes acteurs de premier ordre doivent participer régulièrement à la vie du projet par le transfert d’informations, l’utilisation, et la valorisation de ce projet communautaire. Par ailleurs, d’autres organismes sont en contact permanent pour accomplir ces missions. Il s’agit pour partie de la LDE pour le service technique, le Conseil Général pour toutes les missions et investissements réalisés sur le territoire et partenariat clé. Mais aussi des associations, conseils citoyens, acteurs de la vie publique.

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29 Septembre 2007


d- Envisager le futur des acteurs

Le comité de pilotage devra connaître une phase d’évolution à la fin de cette étude si le déploiement du projet SIG est validé. Ce comité de pilotage aura une mutation vers un comité de suivi animé par un Géomaticien, répondant aux attentes des agents, des élus, des communes, et acteurs extérieurs. De la sorte, ce comité de suivi rentre dans une démarche d'accompagnement, de suivi et d'animation de la vie du projet SIG. Ce sont les futurs utilisateurs qui détermineront la légitimité, l’intérêt, et les orientations du SIG.

Schéma de fonctionnement du comité de suivi :

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30 Septembre 2007


4- les objectifs à atteindre La mise en place d’une politique de projet permet de mesurer l’évolution des objectifs à atteindre. Pour cela la première étape dans la conduite d’un projet est de réaliser un planning prévisionnel.

Réaliser un planning permet de mesurer la notion d’occupation du temps avec : Une vision directe de la durée et dates de réalisation Une vision globale de répartition de la charge de travail et des moyens et utilisations à envisager. L'enchaînement des taches Les contraintes du calendrier

Dans le cadre de ce projet, quatre grandes phases peuvent être distinguées:

Intégration au sein de la collectivité et la mise en route du stage Il s'agit de rencontrer le personnel, d'expliquer l'intérêt de ce stage, d'établir l'organigramme de la collectivité pour identifier les responsabilités de chacun. C'est aussi un travail de recherche bibliographique sur la mise en place d'un projet dans une collectivité, la démocratisation de l'information géographique, établir des contacts extérieurs pour obtenir des conseils des retours d'expériences.

Recueil et analyse de l'existant Il s'agit de comprendre la situation actuelle de l’information géographique au sein de la collectivité. Les travaux réalisés, les outils, les données …

La capture des besoins fonctionnels et techniques Le coeur du projet avec la rencontre de la majorité des agents concernés afin de comprendre leurs méthodes de travail, leurs attentes, leurs questionnements…

La définition du système d'information et la rédaction du rapport Il s’agit de produire des scénarii structurés et réalisables pour la collectivité répondant aux besoins, tout en prenant en considération les délais et budgets à disposition.

Présentation du planning prévisionnel :

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Partie III- Capture et analyse des besoins 1- Préparation des entretiens a- Quelles méthodes ?

Avant de débuter les entretiens, il convient de déterminer une stratégie pour les réaliser. Pour cela, des recherches bibliographiques ont permis de choisir une orientation en fonction des souhaits d'informations à la sortie de l'entretien.

Plusieurs méthodes prédominent sur le fonctionnement des entretiens étant donné que le recueil d'informations se déroule dans une relation de face à face.

L’entretien non-directif repose sur une expression libre. Il faut se contenter de suivre et de noter la pensée de l'agent sans poser de question. Ce type d’entretien individuel est adéquat à notre situation. Toutefois, cette méthode nécessite énormément de temps pour réaliser, analyser et installer un dialogue avec l'agent.

L’entretien directif s’apparente sensiblement au questionnaire. Il est commun d’employer cette méthode afin d’identifier les différents besoins. Cependant, derrière ce type de questionnaire n’existe t il pas une part d’hypocrisie? En effet, en répondant à des questions sous la forme oui / non, il existe une orientation plus ou moins volontaire des résultats. Par conséquent, un refus s'avère catégorique, au vu d'un entretien de ce type. Il est impossible de produire des questions neutres, n'orientant en aucun cas les réponses des individus.

L'entretien semi-directif un mixte entre l'entretien directif et non directif. Cette méthode est appropriée à l’étude des phénomènes et problématiques liés au travail ainsi qu’aux missions d’organisation. Il porte sur un certain nombre de thèmes qui sont identifiés dans un guide d’entretien préparé au préalable. Dans ce cadre, l'entretien semi-directif est privilégié. Dans ce cadre, l’entretien qualifié de « semi directif » est organisé autour de deux grandes thématiques : Les méthodes de travail Le projet SIG

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33 Septembre 2007


b- le guide d'entretien

Pour mener correctement un entretien semi-directif il convient de réaliser un guide d'entretien basé sur les grands thèmes à aborder. Cette grille peut être élaborée par le principe de FOCA : Quels sont les Faits ? (Objectivité) Quelle est votre Opinion ? (Subjectivité) Que faudrait-il Changer ? (Suggestions) Quelles Actions avez-vous entreprises? (Attitude face au changement)

Les faits Date : .. / .. /2007 Nom : …………………………………………………………………………………… Prénom :………………………………………………………………………………… Service :………………………………………………………………………………… Emploi : …………………………………………………………………………………… Formation initiale : ……………………………………………………………………… Opinion Présentation du travail : Méthode, protocole : Échelle de travail : Présentation des résultats (cartes, rapports, tableaux) La gestion des résultats (archivages, inventaire …) Les partenaires internes et externes : Le contrôle qualité des informations : Les problèmes pour accomplir les missions : Changement Les attentes sur la mise en place de ce système : Les appréhensions concernant le SIG : Des remarques concernant la mise en place du projet :

Actions Les améliorations attendues : Avez vous entrepris vous mêmes l'amélioration du système:

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34 Septembre 2007


Cette grille ne doit pas être mise à disposition de l'agent. Il s'agit d'une feuille de route pour baliser l'entretien et éviter des dérives vers des thématiques qui ne sont pas en liens avec le sujet. Il ne s'agit en aucun cas d'énumérer ces différents thèmes et de répondre à chaque question.

c- Identification des utilisateurs

Il s'agit d'identifier quelles sont les personnes concernées par le projet. Il est vrai qu'une réunion d'information a été réalisée et ouverte à tous, cependant, il convient de cibler les utilisateurs réguliers du système. Ainsi, lors d'une mise au point avec Monique Launay, nous avons choisi de rencontrer le maximum de personnel en lien direct ou indirect avec le projet. Le constat est le suivant : Le projet SIG s'oriente dans une démocratisation des SIG pour faciliter le travail des agents. Pour démocratiser, il faut communiquer et rencontrer le maximum de personnes et écouter les besoins de chacun. Ainsi, le nombre d’utilisateurs potentiels n'est pas figé et va évoluer au fur et à mesure de la réalisation des entretiens. Ceci étant, les contraintes de temps ne permettent en aucun cas de rencontrer tous les agents de la CCLP, Par conséquent, une liste des personnes prioritaires est établie à savoir : L'ensemble du service technique La directrice Générale des services La responsable du service économique Le responsable du service à la population et du chantier d'insertion Le comptable La communication Les entretiens supplémentaires s’avèrent tout autant importants, mais détermine des priorités est primordial afin de répondre aux objectifs demandés.

d- La réalisation de l'entretien

D'un point de vue théorique : La réalisation de l'entretien commence par une mise en confiance de l'interlocuteur. Pour cela il faut : Choisir un lieu qui permet de préserver la convivialité et la confidentialité. Un espace neutre, dans le cadre de la CCLP, la salle des commissions a été choisie.

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35 Septembre 2007


Exprimer clairement le cadre et l’objectif de l’entretien, ne pas hésiter à ré expliquer à chacun l'intérêt du stage. Que le travail s'intègre dans le cadre d'une formation universitaire et que l'ensemble des résultats obtenu sera communiqué. Choisir une période de la journée à privilégier. Le début de matinée ou début d'après midi est idéal car l'agent n'a pas eu le temps de se plonger dans d’autres tâches. Il est beaucoup plus décontracté et réceptif lors de l'entretien.

D’un point de vue pratique :

Tout d’abord, dans quel ordre faut-il rencontrer les agents ? Faut-il privilégier les agents, les chefs de service? D'un point de vue général, la rencontre s’effectue d’abord avec les agents puis les chefs de services. Cela permet de recueillir toutes les attentes des agents puis d'en parler à leurs chefs de service respectif qui, d'une certaine manière tempèrent ou appuient leurs propos.

Ensuite comment motiver les agents sur l'importance de cette rencontre ? Une présentation du stage et de l'intérêt d'un SIG communautaire a été réalisée dès la première semaine de stage. Cela permet aux agents de réfléchir de leur coté, et ainsi, le jour de l'entretien chaque agent a des propositions et pose sa propre pierre à l'édifice du projet SIG.

Enfin, faut-il synthétiser chaque entretien ? A la fin de chaque entretien, l'idéal est de produire un compte rendu à l'agent pour valider ce qui va être communiqué. Cependant, le travail s'avérant trop important cette idée a très vite été abandonnée. Ceci dit, l'agent peut informer de la confidentialité de certains propos lors de l'entretien. Ainsi, seule la responsabilité de l'enquêteur est engagée en cas de divulgation d'informations.

e- Une position équitable...

Les entretiens terminés, il remarquable que ce travail est proche d'un travail de « psychologue ». Dans le cadre de la CCLP, chacun a pu exprimer ses mécontentements sur des fonctionnements, des personnes, des travaux entrepris...il faut donc apprendre à faire table rase pour ne pas être nous même orienté dans nos choix à cause d'un jugement abusif.

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36 Septembre 2007


De ce fait, il faut faire attention aux prises de position : Il faut écouter sans porter de jugement, et essayer d'adapter sa conduite lors de l'entretien. Un point relativement complexe consiste à recentrer la conversation sur le sujet. Bien souvent l'interlocuteur dérive sur d'autre idée et aussi sur des jugements. Il s'avère important de ne pas entrer dans le jeu de l'interlocuteur, il faut rester un maximum neutre pour éviter toute prise de position qui pourrait être mal interprétée par la suite.

Ce qu'il faut retenir des entretiens : L'ensemble des entretiens s’est déroulé sur la période 1/06/2007 au 22/07/2007 21 agents de la CCLP ont été enquêtés 4 entretiens sur 10 sont individuels 6 entretiens sur 10 se déroulent le matin La durée moyenne d'un entretien est de 1h30 La durée totale des entretiens avoisine plus de 21 heures

Tableau récapitulatif du déroulement des entretiens : Nom Tangi de Rochefort Monique Launay Frédérique Prouff Jean Baptiste Thos David le Banner Doriane le Thuiller Emilie Geoffroy Helene Colorado Séverine Ollivier Henry Franck Chevalier Sandrine le Fevre Marie Charlotte Ménard Sylvie Louails Celine plassard Isabelle Quéré Yann Savidan Paul Le Jean Karline Jean Charles Crampon Jean Yves Guillouet Rona Hamon

Thématique Population Service Technique Sport

Date de l'entretien 01/06/07 05/06/07 06/06/07

Lieu Bureau personnel Bureau personnel Bureau personnel

Horaire 09:00 09:00 09:00

Type d'entretien Individuel Individuel Individuel

Durée 01:30 01:30 01:30

SPANC

08/06/07

Bureau collectif

09:00

Collectif

01:30

Eau

12/06/07

Bureau collectif

14:00

Collectif

02:00

Économie Finance Eau /Environnement DGS Informatique

18/06/07

Salle des commissions

14:00

Collectif

01:30

19/06/07 23/06/07 28/06/07

Bureau collectif Bureau personnel Salle des commissions

09:30 14:00 14:00

Individuel Individuel Individuel

02:00 01:30 01:30

Communication

05/07/07

Salle du président

09:30

Collectif

00:45

Chantier d'insertion Culture Ordure Ménagères

10/07/07 22/07/07 03/05/07

Bureau personnel Bureau personnel Salle des commissions

14:00 15:20 10:00

Individuel Individuel Collectif

00:50 02:00 02:00

Eau

01/06/07

Salle des commissions

11:00

Collectif

01:30

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37 Septembre 2007


2- Analyse des entretiens a- Les aspects fonctionnels

a.1- Impression générale

L’ensemble des agents ont remarqué à l’unisson un manque de communication entre eux et entre les différents services. Ce manque de communication fait place à un manque de transversalité, et à la redondance d'informations. Les agents n'ont aucun moyen de connaître ce que réalise son voisin, si ce n'est d'aller de son propre chef à la pêche aux informations. Bien souvent, les agents sont appelés à travailler sur des dossiers communs mais ils ne disposent pas de puits d'informations ou de place centrale disposant des informations clés. Exemple : projet d'extension d'une Zone Artisanale : le service économie monte et gère le dossier. Cependant, le service administratif souhaite des informations sur les taxes sur la zone artisanale. Par ailleurs, l'implantation de nouveaux bâtiments implique la création d'un compteur pour l'eau potable, le raccordement à l'assainissement .... Autant de questions qui, aujourd'hui, trouvent des réponses plus ou moins rapides à partir de la connaissance de tel ou tel agent. Ainsi, les agents administratif, technique…s'avèrent entièrement convaincus de la pertinence de ce système pour faciliter leur travail au quotidien.

Ceci étant, l'acceptabilité de ce projet est à relativiser ou à présenter de façon différentes aux élus. Le SIG peut sembler être : Un gadget Un outil complexe et ingérable Un outil informatique obscur

Cependant, cela n'a en aucun cas ralenti l'acceptation de ce système comme un moyen et en aucun cas un outil magique qui répond à tous leurs problèmes.

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38 Septembre 2007


a.2- Les méthodes de travail :

Chaque agent de la collectivité choisi son propre fonctionnement. Il n’existe pas de réel protocole attenant à chaque service. Les méthodes de travail sont libres. Chaque agent dispose d’une fiche de poste décrivant ses missions à partir de là, à lui de s’organiser afin que chacune de ses missions soit effectuées. Ceci étant, pour le bon fonctionnement du SIG, il convient d’établir rapidement des protocoles pour consulter, modifier, exporter les informations. Etant donné que chaque agent choisi sa méthode, il convient de trouver des protocoles qui fassent l’unanimité dans leur fonctionnement. Pour cela, le fonctionnement des protocoles devra être le plus simple possible pour être sûr que ceux-ci soient respectés. Enfin, une montée en puissance de ces protocoles peut être envisagée en fonction du degré d’investissement des acteurs au sein du projet.

a.3- Une dichotomie de la vision du SIG :

Le SIG se décompose entre le SI (système d’information) et le G (géographique). Dans ce cadre, le G, l'aspect géographique intéresse au plus haut les agents. Le G apporte une dimension supplémentaire, pour mieux gérer, visualiser et prévoir le territoire. Le SIG renforce les idées de gestion et de planification collectives en mettant en commun les informations. De ce fait, plusieurs volontés d’appartenir, de participer ou d’enrichir le système sont apparues

Une utilisation quotidienne Ce sont les agents ayant un besoin constant de visualiser le territoire. Ils sont en contact permanent avec des acteurs extérieurs et pour eux la réactivité et la véracité des informations est indispensable. Cependant, il a été très clairement expliqué lors des entretiens que le système ne fonctionne pas sans leurs contributions pour alimenter et mettre à jour les informations dans la mesure du possible. L'ensemble des agents s’est avéré ouvert à participer en mettant à jour les informations qui lui incombent. BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

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Par ailleurs, parmi ces utilisateurs réguliers deux autres souhaits émergent : La possibilité de produire aisément des cartes thématiques issues de données généralistes respectant une charte graphique commune. Disposer d’indicateurs permettant de mesurer au mieux leur territoire.

De ce fait, l’idée d’un atlas de territoire a émergée dès les premiers entretiens. Cet atlas a pour objectif de produire des cartes thématiques sur la population, les transports, les réseaux, l’urbanisme... Ces cartes doivent être mise à jour périodiquement. L’intérêt de cet outil est d’avoir à disposition un atlas complet du territoire pour une argumentation claire et précise lors de réunion intra ou extra communautaire. L’atlas de territoire, c’est maîtriser les décisions prises, et posséder une longueur d’avance sur son interlocuteur. Ne pas ou plus être pris au dépourvu.

Les Observateurs Ce sont les chefs de service et élus qui souhaitent avoir connaissance de toutes les informations circulant et des dernières données mises à jour. Ceci étant, ces personnes sont appelées à éditer l'information mais surtout attributaire et dans une moindre mesure qu'un utilisateur régulier. Par ailleurs, ce type d'utilisateurs est un consommateur de carte thématiques déjà réalisé en amont et consultable sur le SIG par le biais de l’atlas de territoire (papier et numérique) décrit au préalable.

Les occasionnels Il peuvent être décrit comme étant des utilisateurs ponctuels. Pour une manifestation ou un évènement clé concernant leur service, ou pour obtenir des informations sur le cadastre, la connaissance d’un propriétaire, la localisation d’un objet sur le territoire... C’est l’utilisateur, recherchant des fonctions et un mode d’utilisation le plus simple possible.

a.4- Les expériences et connaissances du monde de la géomatique La majorité des agents rencontrés n'ont aucune connaissance du monde de la géomatique. Bon nombre d'entre eux découvrent réellement un SIG lors de la présentation du mois d'avril. Quelques agents disposent de notions du monde de la géomatique mais n’ont jamais utilisée de manière récurrente ce genre de système. Seulement deux agents ont eu des utilisations métiers d'un SIG : Le premier à titre personnel pour optimiser son travail. BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

40 Septembre 2007


Le second (Monique Launay), recruté en 2003 pour ces compétences et connaissances des enjeux, tenants et aboutissants des SIG. Monique Launay a par ailleurs un parcours de Géographe étant donné qu'elle a réalisée un doctorat au sein du laboratoire Costel umr CNRS 6554 sur la « Conception d'une méthodologie d'agrégation de données à diverses échelles pour évaluer le risque de pollution agricole sur un bassin versant. » Elle a donc acquis des compétences dans le domaine de la géomatique et de la télédétection auprès du laboratoire Costel, qui la place comme l’unique personne ayant des connaissances sur le monde de la géomatique et ses aspirations actuelles.

b- Aspects Techniques

b.1- La « débrouille » cartographique :

La méthode « à l'ancienne » La méthode du papier et crayons. L'agent travaille avec des photocopies en tout genre (planche cadastrale, flyer de publicité, affiche...) récupérées de ci de la. Grâce à ces données il produit ses propres cartes avec beaucoup de difficulté pour obtenir des informations lisibles. Ces cartes servent bien souvent à localiser un projet, des interventions, aménagements pour des acteurs externes à la CCLP.

Le « bricolage » informatique Des personnes plus familiarisées avec le monde de l'informatique utilisent des logiciels qu'elles ont à disposition (Paint, Word, PowerPoint...) pour produire des documents cartographiques. La procédure est relativement complexe. Il faut scanner le document, l'importer, le modifier, le mettre à l'échelle (approximativement), compléter la légende ou dans certaines situations la faire disparaître pour plus de facilité. Par ailleurs, des photos aériennes et scan25 sont à disposition, et, quelques personnes ayant connaissance de ces informations modifient ces sources de données. Bien souvent, ces travaux sont abandonnés en raison du temps considérable qu’il faudrait y consacrer. L’avantage de cette méthode est de pouvoir communiquer ce document par la suite étant donné qu'il est numérisé, et de conserver une trace du travail produit. Ceci étant, ce document d'un point de vue sémiologique ne vaut pas grand chose. Étant donné que l'échelle et la légende sont régulièrement incorrectes.

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41 Septembre 2007


Exemple de carte réalisée sous Powerpoint : Pour produite ce type de carte, il a fallu environ 1 heure de travail à l'agent entre récolter le fond de plan, l'intégrer pour rajouter les informations souhaitées. Pourtant, cette carte ne comporte que cinq points avec leurs étiquettes d’informations.

Ci-dessous, un second exemple de réalisation d’une carte de l’ensemble de la communauté de communes. Cette carte nécessite deux corps de métiers. L'infographie pour réaliser un fond de plan et ces différents calques sur Photoshop à partir d’une numérisation d’un plan papier. Puis, la thématique métier pour ajouter les informations souhaitées par l’agent. Pour réaliser ce fond de plan, cela à pris environ une journée complète de travail. Ensuite il faut additionner une heure de travail pour une adaptation du document en fonction de la demande. Enfin, cette réalisation n’a pas de réelle valeur cartographique (pas de respect de sémiologie) mais plutôt une représentation mentale du territoire.

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42 Septembre 2007


L'utilisation de SIG bureautique Un des membres de l'équipe du Spanc dispose de compétences en informatique. Ainsi, il s'est lancé dans la réalisation de ses propres cartes. Il a choisi un logiciel par rapport à ces habitudes de travail. Par conséquent, il a pu produire des cartes de bonnes qualités respectant certaines règles de sémiologie générées automatiquement. Il a donc créé sa propre base de données, ces propres couches géographiques avec des objets géolocalisés pour les intégrer dans des rapports publics. Ceci étant, un travail de vérification sur la qualité du travail (projection, référencement, topologie…) est à réaliser. Enfin, son utilisation s’approche beaucoup plus des logiciels de CAO / DAO que de logiciel SIG.

La consultation du cadastre un cas à part… En 2002, la société Imagis Méditerrané a implanté son système de la gamme Imavue. Imacad pour la consultation du cadastre et Imares pour la gestion des réseaux humides.

La gamme Imavue a été quasi abandonnée. Plusieurs freins apparaissent pour son utilisation : Un outil trop complexe pour un public n'ayant aucune compétence en géomatique. Des mises à jour relativement coûteuses n’ayant pas été réalisées rendant le système obsolète

Un système monoposte. Chaque personne souhaitant consulter le système doit se déplacer, attendre que son collègue termine, ou repasse dans une heure. A partir du moment où la situation devient récurrente les personnes abandonnent le système et retournent sur leur système personnel de débrouille et de pêche à l’information.

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43 Septembre 2007


Aujourd'hui, deux personnes du SPANC utilisent encore Imacad pour la conduite des projets d’assainissement nécessitant une connaissance parfaite du parcellaire. En conséquence, ils sont confrontés quotidiennement aux problèmes de mise à jour et travaillent ainsi sur des données de propriétaire incorrectes leur faisant perdre du temps.

b.2- Des moyens informatiques adaptés

Depuis, 2001 la CCLP s'est dotée d'un poste de responsable informatique. Cette personne référant au sein de la collectivité a pour mission d'animer le réseau informatique de la collectivité. Elle répond aux différents besoins des agents pour le déploiement et l'évolution du parc informatique, mais aussi veille au bon fonctionnement du réseau Internet, de la disponibilité et de la fonctionnalité des serveurs. Ainsi, le parc informatique de la CCLP est en très bon état et dispose de tous les moyens nécessaires pour accueillir un SIG. Un poste dédié SIG a déjà été acquis lors du déploiement d'Imacad et Imares.

Cependant, deux bémols sont à apporter sur la situation des réseaux informatiques : Il existe trois serveurs au sein de la CCLP. Un serveur est dédié à la réception d’Internet, gestion des mails et des espaces disque personnel. Deux autres serveurs destinés aux stockages d'informations et l’installation de logiciels nécessitant des licences flottantes. Ceci étant, aucune structuration existe sur ces serveurs. Ils sont cantonnés à un stockage d'informations. Il n'y a pour le moment aucune base de données ou système intranet. Chaque personne gère elle même son espace disque.

Par ailleurs, à l'heure actuelle, le réseau Internet est sujet à des difficultés sur les débits montant et descendant. Une démarche de remise à plat complète est en cours de réalisation par la responsable informatique afin de modifier les contrats et de les corriger en fonction des besoins.

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44 Septembre 2007


Le projet SIG s'intègre parfaitement dans les démarches communautaires entreprises actuellement. La communauté de communes revoit les méthodes de travail, l’organigramme, le fonctionnement. Autant de questions qui laisse une grande place à l’élaboration d’un projet SIG. Par ailleurs, plus la réflexion progresse, et plus il s'avère être le moment idéal pour lancer le projet étant donné que l'ensemble de la collectivité est en phase de réflexions.

Enfin, une question récurrente de la part des Maires est posée. Comment le SIG peut s’adapter à leurs systèmes ? Ainsi un postulat est proposé : toutes les communes disposent d'un poste informatique en mairie avec un accès internet. Ainsi, le système peut s’adapter à ce type de fonctionnement.

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45 Septembre 2007


3- La donnée géographique a- L’anarchie de la donnée

La CCLP dispose d'outil SIG bureautique (Esri), elle possède logiquement différentes données géographiques.

a.1- Les données intégrées par le prestataire Ce sont des données obsolètes (cadastre de 2002) mais aussi quelques données sur l'eau qui n'ont jamais été mises à jour et dont personne ne connaît réellement le producteur.

a.2- Les données auto produite Ce sont des données produites en interne par quelques agents de la CCLP. Ces données n'ont pas forcément respectées les normes de la Géomatique (référencement, type de projection, topologie…), ce sont des données s'approchant du Dessin Assisté par Ordinateur (DAO)

a.3- Les données « énigmatiques » Elles sont issues d'études précédentes de stagiaires, d'intervenants ou autres. Ces informations doivent être identifiées pour les faire disparaître du système ou dans le cas ou elles ont un intérêt pour la CCLP de reprendre contact avec le producteur de l'information pour mettre en place une convention d'utilisation.

a.4- Les achats ponctuels Ce sont des données répondant à des besoins sur des thématiques précises. Le Scan 25 et l’ortho photographie ont été achetés de cette manière. Ce qui est regrettable lors de cet achat est le manque de vision vers le futur. Cet achat a été réalisé auprès de l’IGN pour un système monoposte. Ces données doivent donc connaître une migration de leur licence si une évolution du SIG est envisagée. Par ailleurs, ces données n’ont jamais été intégrées dans le système actuel (Imavue). Elles ont été très légèrement exploitées dans Arcview 3.2 pour la gestion de la politique bocagère et de reconquête de la qualité de l’eau. Enfin, des images stéréoscopiques de l’ensemble de la collectivité ont été trouvées, mais dont l’utilisation reste inconnue.

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46 Septembre 2007


b- Les partenaires à envisager

b.1- Les acteurs publics

Le Conseil Général des Côtes d’Armor s’est engagé avec l’équipe de Côtes d’Armor Numérique dans une démarche de mutualisation des données géographiques dans son département. Ainsi, grâce à ces négociations, le CG22 peut proposer aux établissements publics qui le souhaitent, une convention de droits d’utilisation de fichier IGN pour 10 ans, sans limitation du nombre de postes informatiques regroupant la majeure partie des référentiels géographiques : Scan 25 : image raster issue des cartes papier à l’échelle 1/25000 Bd Alti : Référentiel du relief de la France, modèle numérique de terrain Bd Carto : Référentiel de precision décamétrique positionnant les limites administratives Bd Ortho : Photographie aérienne numérisée et rectifiée

Le coût de cet investissement est calculé en fonction du nombre d’habitants et de la superficie du territoire. Ainsi, pour notre Communauté de Communes de 19396 ha et de 14170 habitants le coût total est d’environ 1300 euros.

Par ailleurs, le CG22 s’oriente dans une politique de partage et d’échange des informations géographiques produites par leurs différents services. Ainsi, il est envisageable de réaliser des conventions afin d’acquérir des données sur : Les sentiers de randonnées Les périmètres de protection Les espaces naturels sensibles Les transports

Enfin, d’autres acteurs publics mettent à disposition des informations géographiques qui peuvent intéresser dans une certaine mesure la CCLP (Bretagne Environnement, Ifremer…)

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47 Septembre 2007


b.2- Les acteurs privés

Nombreuses sont les sociétés disposant de système d’informations géographiques ou d’outils de CAO / DAO. Ces données peuvent être désormais récupérées en vue de leur intégration dans le système. Il convient donc d’établir une liste non exhaustive de ces acteurs pour réaliser des demandes de conventions (Edf, France Télécom, Gaz de France…).

De plus, un protocole de récupération de tous les plans en format numérique doit être mis en place au sein de la collectivité. La CCLP est le premier acteur sur le territoire. Nombreux sont les travaux d’aménagement, d’extension, d’amélioration de réseau entrepris. Ces données devront être récupérées dans la mesure du possible dans un format interopérable avec le SIG. (Plans des bâtiments communautaires, extensions, travaux voiries…)

c- Un modèle de données à réaliser

c.1- Un nombre conséquent d’informations

Pour citer quelques chiffres, la CCLP dispose à l'heure actuelle de plus de 3 Go de données géographiques sur le territoire soit plus de 3600 fichiers (fichier raster compris) qui sont à exploiter. Un contrôle qualité de ces fichiers est ainsi à réaliser car dans le cadre de l’évolution du système, il est indispensable de vérifier la cohérence des informations : Le référencement La projection La géométrie Les attributs La topologie

c.2- Contrôle qualité et organisation de la donnée en deux étapes Un schéma de la taxinomie, c’est à dire la classification des informations dans une architecture structurée et évolutive sous forme d’arborescence. Une fois cette première organisation réalisée, il est possible de se lancer dans la création d’un dictionnaire des données pour élaborer le modèle Par la suite, la modélisation va permettre de définir les objets, leurs attributs ainsi que leurs relations. Ce modèle de données permet le stockage de l’information et surtout de pouvoir retrouver facilement ces informations.

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48 Septembre 2007


La création d’un modèle de données est la réalisation la moins visible des utilisateurs mais indispensable pour un système stable et homogène. L’utilisateur ne voit pas ces relations car il visualise uniquement l’environnement de travail. Tandis que l’administrateur gère l’espace de stockage et l’organisation.

c.3- Prévoir l’intégration des futures données

Il faut dès à présent envisager les futures acquisitions d’informations auprès des partenaires privilégiés mais aussi sur les travaux entrepris par la collectivité. En effet, la campagne de numérisation et de modélisation du réseau d’eau potable de la commune de Plouha touchera à sa fin en décembre 2007. Cette numérisation entièrement réalisée par la LDE sur plusieurs kilomètres de linéaire doit être valorisée. Par conséquent, il convient d’être en mesure d’accueillir ces données afin de les exploiter le plus rapidement possible et d’envisager déjà, la gestion future au sein de la collectivité. Enfin, cette campagne ne va pas s'arrêter à une seule commune. Les 15 communes vont être numérisées tour à tour dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur sur l’eau.

Ci dessous la synthèse des différentes thématiques de données à envisager :

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49 Septembre 2007


Synthèse des besoins fonctionnels par thématiques

Environnemen t

Economie et tourisme

Patrimoine communautaire

Transports et voiries

Gestion de la population

Réseau

Urbanisme

Thématique

Autres

Acteurs concernés Interne

Externe

Producteur

Remarques

Cadastre (Edigeo/ Majic 2)

Consultation des données géométrique et attributaire

Données graphiques disponibles à tous, attributaire en fonction de l'agent.

Communes

SDE

Création de l'architecture à réaliser

PLU

Planification de l'urbanisme communal

Ensemble des services

Communes

Communes

Protocole à établir

SCOT

Organisation du territoire et évolution des zones urbaines

Ensemble des services

Communes

Communes

Protocole à établir

Aménagements

Visualisation et mise à jour des projets sur le territoire

Service Technique Service Economie Service Administration Générale

Communes

Cabinet architecture

Protocole à établir pour une intégration systématique dans le SIG

SPANC

Zonages spanc, étude de sol

Service Technique Service Economie

Communes

CCLP

Eau potable

localisation et maîtrise du réseau (compteurs, tournée de relève, intervention)

Service Technique

Communes

CCLP et LDE

A négocier

Electricité, gaz, téléphone

Localisation des équipements

Communes

EDF, GDF, France Telecom

A négocier

Assainissement

réseau collectif. Identification des conduites eau usée et eau pluviale.

Service Technique Service Economie Service Technique Service Economie

Communes

DDA

Demande de convention

Ordure ménagère

localisation et gestion des tournées

Service Technique

Communes

CCLP

Démographie

Consultation des données Insée de la population par communes

Ensemble des services

Communes

Insee

Logement

localisation et gestion des logements sociaux (PLH)

Service à la Population

Communes

Insee

Routes

Connaissance et mise à jour du réseau intercommunal de transport

Service à la Population

Communes

flux

Connaissance des déplacements de population

Ensemble des services

Sentiers randonnées

Connaissance des sentiers du territoire et localisation et gestion des interventions du chantier d'insertion

Service à la Population

Bâtiments

Plans bâtiments publics (surfacique et linéaire)

Espace vert

localisation et gestion (superficie, intervention…)

Locatif

Localisation et gestion des bâtiments et parcelles en location

Equipements

location et gestion (sportifs, culturels, associatifs…)

Entreprises et artisanat

localisation et suivi

Zones d'activités

localisation et gestion (création, extension…)

Hébergement touristique Animation culturelle et touristique Périmètre de protection

DDE

Demande de convention

CG22

Demande de convention

Cabinet architecture

Protocole à établir

Communes

Service Technique Service Administration Générale Service Technique Service Administration Générale Service Technique Service Administration Générale

CCLP

CCLP

Ensemble des services Service Technique Service Economie Service Administration Générale Service Technique Service Economie Service Administration Générale

CCLP

Protocole à établir

Communes

Protocole à établir

Localisation des Gîtes, chambres…

Service Economie

Localisation des événements

Service Economie

Délimitation des périmètres et des parcelles concernées

Service Technique

Communes

CG22

Limite cours d'eau

Limite de l'ensemble des cours d'eau

Service Technique Service à la Population

Communes

Sandre

Pluviométrie

Connaissance des données pluviométrique

Ensemble des services

Localisation des interventions en cours, réalisé et à réaliser. Connaissance du terrain avant travaux (largeur des sentiers) Localisation et gestion (nom, agrément, taux occupation…)

Service à la Population Service Administration Générale

Chantier d'insertion RAM Fiscalité Associations Atlas de territoire Référentiel

Fonction et intérets

Localisation des recettes fiscales par zones Localisation des associations et des activités proposées Cartes thématiques sur l'état du territoire communautaire

Scan25 Bd Orhto Bd Carto Bd Alti Bd Adresse Bd route

CCLP

Météo France

Demande de convention

Mise à disposition

Service à la Population Service Administration Générale Ensemble des services Ensemble des services Ensemble des services Ensemble des services Ensemble des services

Communes Communes Communes

Administrateur

BOCHER Gwendal

Achat CG22 Achat CG22 Achat CG22 Achat CG22 Achat Achat 50

Mise en place d’un projet SIG

Septembre 2007


Partie IV- Stratégie de déploiement du Système d’Informations Géographiques 1- Éléments indispensables de structuration du SIG a- Philosophie du SIG

a.1- Un SIG organisé :

Tout au long de cette étude, énormément de demandes ont émergé. Il est certain que l’ensemble des attentes ne peut être satisfaite. Néanmoins, pour donner satisfaction au plus grand nombre il convient de cibler les directions à procurer pour ce projet. Pour cela, des priorités ont été prises lors de la seconde réunion du comité de pilotage permettant d’éclaircir le déploiement. Phase 1 : cadastre, référentiels, eau potable, assainissement, urbanisme Phase 2 : population, sentiers randonnées, économie, fiscalité Phase 3 : transports, patrimoine, environnements

a.2- Un SIG fonctionnel : Au vu des différentes attentes, il en résulte trois grandes orientations pour le SIG : L’acteur incontournable. Le SIG devient le coeur du système communautaire. Tous types d’informations peuvent y être recensés. Un outil de consultation. Une banque de données pour des thématiques précises Un outil d’aide à la décision. Le SIG répond à des problématiques d’analyse spatiale en appliquant une démarche hypothético-déductive sur les projets communautaires.

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51 Septembre 2007


a.3- Un SIG normalisé :

Le SIG doit être en harmonie avec l'OGC, L’Open Géospatial Consortium (http://www.opengeospatial.org). Cet organisme international de normalisation pilote le développement de normes pour les SIG. Ses objectifs sont de résoudre les problèmes d'incompatibilité des données constituant l'information géographique et les problèmes d'interopérabilité des systèmes, problèmes soulignés par l'ensemble de la communauté géomatique. Ainsi, Le système doit respecter les règles d’interoperabilité, inter-communicables, au travers des prescriptions techniques traduites par l’OGC dans les spécifications nommé OpenGIS®.

a.4- Un SIG équilibré :

La mise en place d’un projet SIG et la crédibilité du système résident dans l’équilibre entre les différents éléments moteur à savoir : Les moyens humains Les moyens techniques Les données Les logiciels Si l’un de ces éléments moteur s’avèrent inexistant, le projet SIG est considéré alors comme étant instable. Cette démarche s’inspire de la théorie économique du carré magique de Kaldor2 qui permet d’identifier les points à travailler tout au long d’un projet. En conséquence, dans le cadre d’un projet SIG le carré magique devient, une représentation graphique des quatre objectifs du projet d’une collectivité : les moyens humains, techniques, les données et les logiciels. Il est qualifié de magique car irréalisable.

2

Le carré magique est une représentation graphique des quatre grands objectifs de la politique économique d’un pays : la croissance, le taux de chômage, l’équilibre extérieur de la balance commerciale et la stabilité des prix. (Source : Wikipédia)

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52 Septembre 2007


Le carré magique du projet SIG est le suivant :

b- La mise en place d’un SIG global : les clés en main pour prendre les bonnes décisions.

Un SIG à disposition de tous. Cet outil intègre des informations généralistes et non confidentielles. Cette démarche s’intègre totalement dans l’idée de démocratisation, de mutualisation et de partage des savoirs communautaire : Les référentiels géographiques (Scan25, BdCarto, BdOrtho, BdAlti) Le cadastre (uniquement la géométrie) Les différents réseaux (eau, électricité, téléphonie…)

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53 Septembre 2007


Ce SIG dit « Global » comporte par ailleurs un ensemble de cartes généralistes permettant un état de l’art du territoire communautaire. Cet ensemble de carte baptisé « Atlas du territoire communautaire » regroupe les thématiques suivantes :

La démographie et flux de population sur chaque commune, quartiers… Les différents réseaux (eau, assainissement, transport, électricité…) L’urbanisme (PLU, SCOT, aménagements…) Etat de l’environnement Etat de l’économie et du tourisme Etat des projets communautaires réalisés et en cours de réalisation

Pour chaque thématique un diagnostic synthétique et un bilan sur les atouts inconvénients complète l’analyse. Ces documents sont réalisés par le Géomaticien en collaboration avec les responsables de chaque service.

Ces informations sont concentrées sur une base de données centralisée mise à jour de façon périodique.

D’un point de vue technique, ce SIG global est utilisable par tous, c’est à dire que l’interface du SIG doit se plier aux principes des 5 boutons (Zoom +, Zoom -, déplacement, informations, impressions).

Cependant, il est possible d’y incorporer d’autres fonctionnalités plus complexes répondant à des besoins supplémentaires de certains utilisateurs à savoir : Calcul de distance Calcul de superficie Sélection de plusieurs objets Choix de l’échelle de visualisation

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54 Septembre 2007


c- Des thématiques métiers c.1- Descriptif

Des thématiques métiers viennent en complémentarité du SIG global. Elles ont pour objectif de répondre à des demandes de manipulation ou d’exploitation précises de l’information géographique. Ci-dessous une liste non exhaustive des thématiques métiers nécessitant des fonctionnalités plus élaborées que le SIG global. L’eau potable : Moteur du projet SIG, c’est la thématique métier où le travail est le plus considérable. Le travail se décompose en deux parties. D’une part, il faut intégrer les données numérisées et les modélisations du réseau, et d'autre part localiser l'ensemble des compteurs d'eau et lier l’ensemble à la base de données clientèle.

L'assainissement : Localiser l'ensemble des installations des particuliers contrôlés ainsi que les équipements en cours de déploiement. Par ailleurs, l’équipe de l’assainissement fait de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, il faut donc être en mesure de proposer des cartes avec une bibliothèque de symbole autour de l’assainissement à plusieurs échelles.

La fiscalité : Un travail à réaliser chaque année afin d’intégrer les données de la DGI sur les taxes professionnelles et autres taxes. L’objectif étant de visualiser correctement les zones économiques et les gains produits. L’exemple de Brest Métropole Océane sera pris en compte pour l’exploitation des données DGI dans un SIG.

Economie et tourisme : L’objectif est de recenser les limites des zones économiques et une localisation des établissements pour réaliser des sélections thématiques en fonction des activités (commerce, service…). Mais également de mieux connaître le tissu économique pour les nouveaux projets. Par ailleurs, le tourisme est à exploiter pour la gestion des sentiers de randonnées dans le cadre du plan départemental d'itinéraires de promenades et de randonnées (PDIPR) mais aussi la localisation des hébergements et activités possibles sur le territoire.

Le chantier d’insertion : Ce service à pour mission de réaliser des travaux sur les communes. Travaux qui bien souvent sont trop petit ou ne sont pas intéressant à réaliser par un prestataire. Ces travaux s’orientent majoritairement sur l’entretien de sentiers de randonnées, cours d’eau, restauration…

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55 Septembre 2007


Par conséquent, il convient de pouvoir localiser l’ensemble de ces travaux et de savoir qui a réalisé ce travail et quand. Mais aussi de réaliser la prospective des années à suivre afin de déterminer le temps de travail par chantiers. c.2- Des outils bureautiques libres comme solution Le fonctionnement des applications métiers est envisageable sur deux types de support. Soit la collectivité s’oriente sur du tout Webmapping, l’ensemble du système fonctionne à partir d’une page web. Soit les agents utilisent des logiciels SIG dit de bureautique, plus à même de répondre à leurs attentes d’édition et de production de cartes thématiques.

d- Du matériel à envisager

d.1- Un GPS Le service technique élément moteur du projet, souhaite pouvoir réaliser l'acquisition de donnée géographique lors de leur sortie terrain. Cette acquisition a pour principal objectif de recenser et localiser l'ensemble des compteurs d'eau sur le territoire. Pour cela, la Communauté de Communes doit envisager l'achat d'un GPS. Pour localiser les compteurs d'eau, il faut que la résolution soit suffisamment importante pour que l'agent soit en capacité de trouver l'objet géographique rapidement ou de ne pas passer à coté. Il faut donc envisager un GPS de précision métrique. Ces données permettent de connaître l’ensemble du parc des compteurs, de faciliter la tournée des agents, mais aussi de coupler ces points avec la base de données clientèle dans un futur proche (base clientèle fonctionnant sur un modèle de données oracle, logiciel 4d). L’exemple de test réalisé par l’équipe du Jaudy Guindy Bizien sera pris en compte. Par ailleurs, ce GPS n’est pas exclusif au service de l'eau. Des demandes émergent dans d’autres services pour réaliser des recensements sur le terrain (équipement sportif, culturel, aménagement...). Cette exploitation par d’autres services doit être considérée afin de choisir un outil ergonomique, adéquat aux connaissances des agents et suffisamment commode de prise en main pour éviter des erreurs de saisies. Ceci dit, il s’avère prématuré de proposer un outil GPS pour le moment. Il convient plutôt de réaliser un cahier des charges de l'exploitation de l'outil afin de réaliser un appel d'offre pour obtenir la meilleure réponse aux besoins. Les prix des GPS oscillent pour les professionnels de 700 à 5000 euros pour les plus élaborés.

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56 Septembre 2007


d.2- Un convertisseur de données Le SIG n'a pas pour objectif de cloisonner la donnée dans un système. Le but est de centraliser l'information pour mieux la diffuser et donc la partager. Il convient donc d'être en mesure d'échanger les informations vers tout autre système. Une multitude d’acteurs gravite autour de ce partage d’information : Les communes demandeuses d'informations pour leurs systèmes. Les partenaires privilégies tel que le Conseil Général, la Lyonnaise Des Eaux, les Cabinet de géomètre, d’architecte. Tous ces organismes utilisent des modèles de données différents. Ainsi, l'investissement dans une boite à outil permettant tout type de conversations est à envisager. Par ailleurs, ce convertisseur doit permettre une remise à plat des anciennes données géographiques. Par méconnaissance, le respect des projections, de la topologie… n’ont pas été réalisé. Certaines données se trouvent en Lambert 1, Lambert 2carto, Lambert 2etendu...il convient donc de choisir un système de projection et de procéder au changement de toutes les données dans cette projection. Cette transformation est bien sûr sujette à des risques de perte d'information et de qualité de la géométrie.

Plusieurs outils peuvent être préconisés pour répondre au mieux aux besoins : D'une part des outils libre comme Ogr2Ogr. C’est un ensemble de trois utilitaires (ogrinfo, ogr2ogr, ogrtindex) permettant d’interroger des données vectorielles (fichiers ou bases de données) pour les convertir vers d’autres formats. Cet outil répond à la majorité des souhaits de conversion. Ceci étant, ces utilitaires fonctionnent en ligne de commande à partir d’un interpréteur MS-DOS ou Unix. Il convient donc que la personne en charge de ce travail maîtrise suffisamment les lignes de commandes pour obtenir le meilleur résultat possible. Il faut y ajouter un second convertisseur libre pour l’intégration du cadastre à savoir Edi2Mif3. Cet outil testé lors du stage à largement faire ses preuves de transformation des données au format mif/mid. D'autre part un outil propriétaire comme FME VRME4. FME est une boîte à outils permettant d’exploiter en lecture et en écriture plus d’une centaine de formats de données et des dizaines d’opérateurs géométriques topologiques et attributaires. Cet outil a été testé avec succès pour la conversion du cadastre du format Edigeo vers le format Esri shape. Cependant, il reste à tester les outils de conversion de projection, de vérification de la topologie, de qualité de la donnée… Ceci étant, cet outil semble répondre à l’ensemble des besoins d’optimisation de la donnée. 3 4

Tutorial en annexes Tarification en annexes

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57 Septembre 2007


d.3- Evolution du poste informatique SIG En 2002, lors de la mise en place du premier SIG un poste informatique dédié pour les applications a été acheté. Néanmoins, pour être plus à même de répondre aux différentes sollicitations du Géomaticien ce poste informatique doit connaître une évolution.

Système d'exploitation : Type de processeur : Mémoire système : Carte video : Moniteur : Disque dur :

Configuration actuelle Microsoft Windows XP Professional Intel Pentium 4HT 512 Mo ATI RADEON 9200SE (128 Mo) ViewSonic 22 pouces SAMSUNG 80 Go, 7200 RPM

Mémoire système : Moniteur : Disque dur :

Evolution à envisager 1 go Second écran pour le confort lors de travail 200 Go

2- Les scénarii du SIG Dans la partie précédente, l’analyse de besoins a été réalisée. Cinq scénarii sont envisageables classés en deux grandes catégories : Le SIG dit « autonome » Le SIG dit « communautaire » Ces scénarii ont pour objectif de balayer une partie des solutions envisageable.

a- Le SIG autonome ... Pré requis : Ces scénarii envisagent que la collectivité ne dispose pas d’un Géomaticien en interne. Il convient alors de proposer des solutions capables de répondre aux attentes explicitées précédemment sans recours à un besoin humain.

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58 Septembre 2007


Scénario 1 : Scénario 1 : Mise à jour du système actuel Le système actuel déployé en 2002 par la société Imagis Méditérrannée est conservé. Pour cela la mise à jour du cadastre doit être réalisée ainsi que l’intégration du Scan 25 et de la Bdortho. Concernant le service de l’eau, le chef de service prend sous sa responsabilité la gestion de la donnée avec le logiciel Apic Star. Pour les autres thématiques, un marché est envisageable pour répondre à chacune des demandes (économie, déchets, fiscalité…) pour une intégration future dans le poste dédié SIG.

Réponse aux besoins

Risques

Faible

Maximum

- Ne répond en aucun cas au souhait de transversalité, de - Risques de récurrence d’un échec et de refus progressif du mutualisation et de capitalisation des savoirs. système par les utilisateurs - Il est inconcevable de répondre à toutes les attentes d’information au vu du faible système.

- Le système n’est pas adapté aux demandes des utilisateurs en matières de consultation et de mise à jour.

Avantage Scénario le plus simple à élaborer Applications locales

Technique

Inconvénients Pas de transversalité, de mutualisation des informations Faible participation des agents Outils dispersés avec plusieurs formats de données Accès limité par le monoposte Système peu cohérent Obligation de dédier un agent pour gérer le système

Moyens à envisager Outils SIG

Description

Aucun

Utilisation des logiciels disponibles en interne (Imavue, Arcmap, Apic)

Gestion Coûts

Aucune Aucun

Aucune Aucun

Données

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho Externe Supérieur à 5000€

Humains Aucun Aucune Aucun

Coût total approximatif de 5000€ plus le surcoût de production ponctuel de données pour les autres thématiques

Structuration du système

Equilibre du projet Les données

Les moyens techniques

Les outils SIG

Situation parfaite Situation actuelle Les moyens humains

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Situation projetée

59 Septembre 2007


Scénario 2 : Scénario 2 : Une multitude de petit SIG Dans chaque service un référent SIG est désigné. Ce référent devra administrer son propre système et répondre aux besoins et attentes de ces collègues. Ont été identifiés : 2 au services techniques, 1 économie, 2 services à la population, 1 administration générale…

Réponse aux besoins Faible à moyen

Risques Fort

- Ne répond en aucun cas au souhait de transversalité, de mutualisation et de capitalisation des savoirs. - Dépend de la volonté de chaque agent de s’investir

- Risque de récurrence d’un échec et de refus progressif du système par les utilisateurs Gros déficit de compétence - Le système n’est pas adapté aux demandes des utilisateurs en matières de consultation et de mise à jour.

Avantage

Inconvénients

Chaque service peut créer ces informations en fonction de ces problématiques

Pas d’interopérabilité. Transversalité aux bons vouloirs des référents. Système non homogène

Moyens à envisager Technique Description

Aucun

Gestion

Aucune

Coûts

Aucun

Outils SIG

Données

Utilisation des logiciels disponibles en interne + achat de licence supplémentaire Arcmap interne Gvsig, Qgis à 0€ ArcView 9.1 à 2168 €/HT + 540 €/HT de maintenance par an par licence

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho Externe

Humains Surcharge des référents par une nouvelle tache Interne

Supérieur à 5000€

Aucun

Coût total approximatif de 0€ à 20000€ au minimum plus le surcoût de production ponctuel de données

Structuration du système

Equilibre du projet

Service technique Assainissement

Administration générale

Service à la population Service économie

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60 Septembre 2007


Scénario 3 : Scénario 3 : Un SIG externalisé L’ensemble du fonctionnement technique ainsi que l’intégration et l’administration de la donnée sont gérés par un prestataire. La collectivité consulte l’ensemble de ces informations à distance. La collectivité est en mesure de mettre à jour de l’information de manière ponctuelle. Ceci étant, pour des mises à jour plus complexe ou l’ajout de couches géographiques, la collectivité doit faire remonter les informations sous forme de protocole auprès du prestataire.

Réponse aux besoins

Risques

Bonne

Fort

Impose une rédaction pointue d’un CCTP pour répondre au mieux aux besoins fonctionnels et techniques.

Solidité économique de l’entreprise Dédier un agent en interne pour être l’interlocuteur privilégié Déficit de compétence Dépossession et perte de confidentialité des informations Lourdeur dans les protocoles d’échanges et de mise à jour Un prestataire pas sensibilisé aux contraintes territoriales Perte de réactivité, débogage des applicatifs

Avantage

Inconvénients

Aucune compétence nécessaire pour administrer le système. Stabilité du système Nécessité de dédier un agent comme interlocuteur L’ensemble des contraintes techniques est géré par le prestataire

Moyens à envisager

Description

Gestion Coûts

Technique

Outils SIG

Aucun

Pack fourni par le prestataire

Aucun

Externe Plus de 30 000€

Données Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25, bdortho et des thématiques métiers Externe Supérieur à 10 000€

Humains

Externe Aucun

Coût total approximatif 40 000€ minimum + formation, installation, maintenance, paramétrage + coût de production ponctuel de données et normalisation des données de la CCLP

Structuration du système

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Equilibre du projet

61 Septembre 2007


b- Le SIG une compétence communautaire

Pré requis : Pour répondre à une ambition de SIG communautaire, il faut envisager la centralisation des informations pour forger la mutualisation et la transversalité recherchées. La création d’une base de données centralisée regroupant les référentiels et l’ensemble des thématiques métiers est donc indispensable. Cette base de données peut être déployée sur un outil libre ayant largement fait ses preuves dans le monde de la géomatique : PostgreSQL avec la cartouche spatiale Postgis. A cela il faut y ajouter un serveur Géographique permettant de traduire et de transférer les données sur des outils SIG. Pour cela d’autres outils libres très stables ayant un réseau d’utilisateurs dynamique est à envisager tel que MapServer, GéoServer… Par ailleurs, quelque soit la version du scénario, le recrutement d’un Géomaticien est incontestable. La gestion de l’information et le suivi du système ne peuvent se réaliser seul. De plus, envisager de surcharger un agent de cette mission s’avère irréaliste étant donné que le métier de Géomaticien ne peut s’improviser. A chacun ses compétences et son métier.

Propriétaire ou libre : un débat qui anime les foules

Un logiciel libre est un logiciel garantissant quatre niveaux de liberté à ses utilisateurs : Utilisation : la liberté d’utiliser/exécuter le logiciel pour quelque usage que ce soit. Étude : la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins. Redistribution : la liberté de redistribuer des copies. Modification : la liberté d’améliorer le programme, et de rendre publiques vos améliorations de telle sorte que la communauté tout entière en bénéficie.

Ces libertés permettent d’accroître l’utilisation, la création et le partage des informations. Les logiciels libres 5sont ainsi porteurs de liberté de partage et d’accès à la connaissance.

5

Plus d’information : framasoft.org, Le Logiciel libre, Migrer vers une solution logicielle libre

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62 Septembre 2007


Un logiciel est qualifié de propriétaire lorsqu'il est interdit de l'utiliser sans en avoir obtenu l'accord auprès de son créateur, conditionné la plupart du temps par une licence. Son code source ne peut être étudié, modifié ou distribué sans autorisation formelle de son créateur.

Une fois cette distinction faite, il est remarquable que la communication autours du Logiciel Libre puisse être difficile à faire passer. L’impression de ne pas avoir suffisamment dépenser pour la stabilité d’un projet ou d’être rassuré de savoir vers qui se retourner pour percevoir les responsabilités en est sans doute à l’origine. Ceci dit, l’adage, « coûteux égale qualité »dans le monde de la géomatique n’est pas une réalité. Nombreuses sont les entreprises qui proposent aujourd’hui des solutions basées sur des composantes libres. Les inquiétudes concernant le milieu du libre peuvent être relativisées par ces expériences concluantes.

Deux scénarii de SIG communautaires:

En conséquence, deux scénarii de SIG communautaires semblent pertinents s’inspirant à la fois d’orientations propriétaire et/ou libre.

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63 Septembre 2007


Scénario 4 : Un SIG semi externalisé : Scénario 4 : Un SIG semi externalisé Un prestataire se charge du développement et du déploiement technique du SIG globale et des applicatifs métiers. En interne, la CCLP dispose d’un Géomaticien qui gère l’ensemble du système, administre, intègre, analyse les données géographiques et anime le réseau d’utilisateurs du SIG communautaire. Par ailleurs, la présence du Géomaticien permet de répondre à des demandes plus complexes répondant à des problématique et enjeux territoriaux

Réponse aux besoins

Risques

Complète

Moyen

- Le prestataire s’engage à fournir un produit répondant à l’ensemble des besoins techniques et fonctionnels décrit dans le CCTP

- Solidité économique et qualité de l’entreprise - Entreprise ne répond pas correctement à la demande

- Présence d’un Géomaticien pour le suivi du projet.

Avantage

Inconvénients

Transversalité Participation des agents aux systèmes Système homogène et intéropérable Pas de problème technique

Réactivité de l’entreprise Adaptabilité de l’outil pour le futur Mise à jour du système Contrat de maintenance obligatoire pour le bon fonctionnement

Moyens à envisager Technique

Outils SIG

Description

Kit évolution du poste informatique SIG

Pack fourni par le prestataire

Gestion Coûts

Interne 500 €

Données Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho et des thématiques métiers

Externe De 5 000 à 30000€

Interne Aucun

Humains Recrutement d’un géomaticien Interne 30000€ / an

Coût total approximatif pour un déploiement 0pensource : de 5000€ + 30000€ par an pour le Géomaticien. Coût total approximatif pour un déploiement propriétaire : de 20000€ à 40000€ la première année pour le déploiement du système + des prestations d’installation, de paramétrages, de maintenance et de formation + 30000€ par an pour le Géomaticien.

Structuration du système

Equilibre du projet Les données

Les moyens techniques

Les outils SIG

Situation parfaite

Les moyens humains

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Situation actuelle Situation projetée

64 Septembre 2007


Scénario 5 : Un SIG entièrement géré en interne Scénario 5 : Un SIG administré en interne La collectivité dispose d’un Géomaticien. Le Géomaticien est en charge du déploiement technique du SIG global et des applicatifs métiers. Par ailleurs, le Géomaticien administre, intègre, analyse les données géographiques et anime le réseau d’utilisateurs du SIG communautaire.

Réponse aux besoins

Risques

Complète

Faible

Dans la mesure où le Géomaticien dispose des compétences requises

Pas d’investissement financier majeur dans un système

Avantage

Inconvénients

Transversalité et mutualisation Participation des agents aux systèmes Système homogène, intéropérable Meilleure réactivité Gestion et administration en interne

S’assurer de la stabilité du système Charge de travail conséquente

Moyens à envisager Technique

Description

Kit évolution du poste informatique SIG

Outils SIG

Données

Humains

Outils entièrement opensource

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho et des thématiques métiers

Recrutement d’un Géomaticien

Gestion Interne Externe Interne Interne Coûts 500 € Aucun Aucun 30000€ / an Le coût du système se résume au recrutement d’un Géomaticien ayant les compétences d’administration de la donnée, du déploiement des outils SIG.

Structuration du système

Phase 1 :

Géomaticien Applicatif métiers

Base de données Géographique SIG globale

Equilibre du projet

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65 Septembre 2007


3- Étapes complémentaires a- La rédaction d’un CCTP

Un CCTP doit être réalisé et il sera la pièce maîtresse du déploiement technique. Le CCTP doit être exhaustif et le plus précis possible afin que les solutions apportées par les entreprises soient les plus appropriées aux attentes de la collectivité. Ce document est la garantie que le résultat est conforme à ce qui est écrit. Ceci étant, la CCLP n’est pas en mesure de modifier au fur et à mesure du projet le CCTP pour élaborer de nouvelles fonctionnalités non prévues initialement. Par conséquent, le CCTP devra être validé en interne pour éviter toute surprise ou désaccord sur les demandes apportées.

b- La montée en puissance du système

Pour ne pas brûler certaines étapes dans la conception, il s’avère indispensable de définir des étapes de montée en puissance du système. Il ne faut pas affronter le déploiement du projet de front. Il faut poser chaque pierre en étant sûr de son intérêt. Il convient dans un premier temps de créer la base de données centralisée et d’y intégrer les données géographiques rectifiées. Puis de tester la connexion à la base de données SIG sur un SIG bureautique pour la consultation, la mise à jour, les requêtes attributaires et spatiales. Une fois ces différentes étapes réalisées et validées, la dernière étape consiste en l’ouverture du système vers du web mapping ou des flux wfs/wms permettant le transfert d’informations vers l’extérieur en toute sécurité.

c-Les aspects juridiques 6

Les SIG sont des nouvelles technologies au service de la diffusion de la connaissance et de l’information citoyenne. La réflexion sur la diffusion des données géographiques doit être réalisée afin de déterminer la responsabilité de chacun face à la collectivité. Néanmoins, la politique de gestion des données géographiques localisées s’inscrit dans un contexte juridique complexe et instable marqué par des courants contradictoires et des contraintes légales de diffusion croissante. Ce contexte juridique oblige donc à veiller au respect des obligations sans risquer de contrevenir aux droits de chacun, tout en assurant la protection et la valorisation des données dont la collectivité est le producteur et/ou le diffuseur. 6

Extraits du rapport Univergéo réalisé par Bocher, Berger, Labat, Uthuralt, Lochet, Master SIGAT 2007

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66 Septembre 2007


Par conséquent, la tâche pour déterminer les responsabilités de chacun s’avère délicate étant donné qu'il existe peu de principes généraux ou directeurs à caractère légal. Ceci étant, les spécificités juridiques de l'information géographique relèvent à la fois des arts, des sciences, et du droit des personnes. Certaines données géographiques traitées sont protégeables par le droit d’auteur : études techniques, cartes, plans d’architectes et même certains plans d’urbanismes. Cela signifie qu’il est formellement interdit de les reproduire, diffuser, modifier sans l’accord de l’auteur ou les utiliser dans des conditions des licences accordées. La réutilisation de documents ne peut avoir lieu sans qu'une licence où convention ne soit délivrée. Dans la plupart des cas, il est important qu’une convention puisse imposer des conditions pour la réutilisation des données et pour établir les règles de responsabilité, de bonne utilisation des documents, de garantie de non modification, d'indication de la source, et de la durée de la validité de la donnée. Par ailleurs, si une autorité compétente décide de ne plus mettre à disposition certains documents en vue de leur réutilisation ou de ne plus les mettre à jour, elle doit rendre sa décision publique dans les meilleurs délais. Ainsi, face à ces flous juridiques, le plus opportun est de préconiser la rédaction de conventions responsabilisant l'utilisation interne et la diffusion externe des informations géographiques qui semble apporter des solutions pour instaurer un cadrage légal protégeant la collectivité. Il s'avère indispensable de faire signer à chaque utilisateur une convention d'utilisation ou charte de bonne conduite des données du SIG pour ne désengager personne face à ses responsabilités.

d-Les métadonnées

Les métadonnées sont la carte d’identité de chaque donnée présente dans le système d’informations géographiques. Elles permettent autant d’inventorier (faire une liste), de documenter (décrire les caractéristiques) que de cataloguer (classer selon divers critères) les données. Néanmoins, le bon fonctionnement de ce système dépend des renseignements qui doivent être correctement enregistrés. Ainsi, le système doit se plier aux normalisation actuelle (ISO19115) répondant aux spécifications de l’Open Geospatial Consortium et des directives européennes (directive INSPIRE) : Résumé, mots clés, date de validité de la ressource Langues, types de caractères, Emprise géographique, référentiel géographique, BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

67 Septembre 2007


Informations sur le producteur, le gestionnaire et le distributeur de la ressource, le format, la taille de la ressource

Or, la mise en place de catalogues de métadonnées n’est pas des plus pratique. Nombreuses sont les tentatives de déploiement de système (Arcatalogue, Geosource, MdWeb…) qui peinent à être déployées. Ceci étant, le bon fonctionnement de ces outils résident dans l’ergonomie et les fonctionnalités du catalogue. Celles-ci doivent être des plus simples étant donné que renseigner la donnée est une tache supplémentaire réalisée au bon vouloir de l’agent.

4- Des moyens humains indispensables a- Administration de la donnée

Quelque soit le scénario envisagé pour la poursuite du projet, il est inconcevable de ne pas disposer de moyens humains suffisant en interne pour administrer les données géographiques. Il faut savoir qu’en amont de la visualisation des données sur l’outil informatique, nombreuses sont les étapes de traitement de l'information. Il faut donc de réelles compétences, de technicité pour interpréter ces données et les démocratiser. Le schéma ci-dessous représente l’itinéraire d’une donnée géographique dans le cadre du projet SIG de la CCLP.

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68 Septembre 2007


b- Administration du système

Quelque soit le scénario, la nécessité d'avoir une personne référant pour superviser le fonctionnement du système est indispensable. Le mythe d’un système autonome ou autogéré est invraisemblable. Dans le cas d'un système externalisé ou semi externalisé, il faut concevoir qu'un agent devra être l'interlocuteur auprès du prestataire. Cette personne supporte alors les inconvénients de : Manque de connaissance Surcharge de travail Perte d'efficacité Déstabilisation du système

De la sorte la présence d’un Géomaticien est incontestable. Un SIG ne peut être pérenne sans suffisamment de moyens humains.

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V- Bilan et perspectives 1- Coût et bénéfices du projet SIG

La rentabilité d’un SIG est difficile à évaluer car elle se calcule sur le long terme. Le principal bénéfice économique des SIG tient dans la réduction des tâches répétitives, dans la compression des délais de réalisation et d’actualisation des documents graphiques. Grâce au SIG, l’information localisée est mieux conservée, plus facilement mobilisable, d’une meilleure qualité graphique. Cette plus grande disponibilité entraîne de meilleures réponses aux questions posées en un minimum de temps, tant en interne qu’en externe (partenaires, administrés, associations, citoyens …).

Par ailleurs, la mise en place d’un SIG est un facteur d’organisation efficace des services, ce qui induit des économies indirectes. La gestion sous SIG des réseaux d’adduction d’eau, d’assainissement, de l’urbanisme, de l’économie… permet aux agents concernés à tout moment d’avoir une vision claire, globale, actuelle de leur "patrimoine", d’en améliorer ainsi la gestion prévisionnelle et d’en simuler le développement. Sur le plan financier, la mise en place d’un SIG représente souvent un investissement non négligeable (achat des équipements informatiques, des logiciels, des données, des charges de personnel). (Source fiche cnfpt)

Ceci étant, faut-il simplement rechercher un bénéfice purement quantitatif au travers d’un SIG. N’ y a t il pas d’autre enjeu de maîtrise de son territoire comme un pouvoir à porté de la main, ou d’esprit fédérateur pour donner un nouvel élan à l’ensemble des agents d’une collectivité quelque soit sa qualification.

Un SIG est porteur de valeurs commune, palpables, réalisables et apportant une vision positive pour une collectivité.

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70 Septembre 2007


2 -Les perspectives de ce projet

a- Pérenniser le travail

Un projet SIG est à envisager sur le long terme voir le très long terme. Le SIG devient une compétence, un métier à part entière. C’est pourquoi, il faut prendre en considération que la création d’un poste SIG ne peut disparaître de manière arbitraire sous prétexte de perte de rentabilité ou de résultats. Par ailleurs, la légitimité du SIG provient bien souvent de l’importance du projet aux yeux des élus. Nos décideurs ont un rôle important à jouer pour faire parler de ce projet comme un réel outil d’aide pour de meilleures décisions. Mais également de montrer au citoyen que la collectivité recherche sans cesse à mieux gérer son territoire.

b- Le recrutement d’un Géomaticien : clé de voûte du système

La gestion d’un SIG nécessite des compétences pluridisciplinaires au carrefour de la géographie et de l’informatique. Le Géomaticien assure l’entretien, la viabilité et la pérennité du SIG. Il collecte, produit et gère les données alimentant le système. Enfin, il traite les données pour en assurer le rendu cartographique. Par ailleurs, le Géomaticien a un rôle important pour la communication auprès des acteurs du territoire notamment auprès des élus. Il informe des possibilités de l’outil, de ses limites et doit être une force de proposition sur des problématiques territoriales. La dimension humaine est alors capitale pour la réussite d’un projet SIG car le Géomaticien devient la personne référant pour : Réaliser la mise en place, l’administration, l’utilisation avancée Former les agents en interne en répondant à leur sollicitation Animer le réseau d’utilisateurs exploitant le système Conseiller sur des choix techniques et/ou décisionnels

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c- L’élaboration d’un budget

La mise en place d’un projet SIG a inévitablement un coût financier. Il convient donc d’élaborer un budget sur plusieurs années ainsi que la recherche de subvention auprès de différents organismes (Département, Région, Europe…) Le budget devra désigner les sources financières potentielles aux projets (recette locale, participation des communes, subventions…) et les principales dépenses de fonctionnement, charges de personnel, équipement… Enfin, de la transparence et l’équilibre de ce budget découle une certaine légitimité.

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3- Bilan personnel a- La gestion du temps

De l’étude des besoins à la proposition de scénarii, il a fallu faire preuve de beaucoup d’organisation afin de satisfaire les demandes dans les délais impartis. Chaque journée est rythmée par des réunions, des entretiens, des demandes impromptues, des échanges, de la rédaction, des contacts…Autant de tâches complexes à gérer sur l’élaboration du projet. Nombreuses ont été les réunions tout au long du stage et j’en suis très satisfait. Des mon arrivée au sein de la collectivité, systématiquement j’ai été invité aux réunions dans lesquelles la problématique du SIG pouvait être abordée. Ces réunions ont permis de réaliser des échanges, de faire parler du projet, de rencontrer les acteurs du territoire et leur faire partager de vive voix toutes les possibilités des SIG.

b- Le comité de pilotage un cadrage exemplaire

Des le début du stage, le comité de pilotage a été mis en place. L’ensemble des chefs de services s’est plié à cet exercice et leur présence permanente fut déterminante pour la crédibilité du travail du stagiaire. Chacun de ces comités de pilotage a été très riches pour les conseils avisés des intervenants mais aussi pour leur motivation afin de pousser mes analyses au cœur de leurs attentes. Sans l’investissement de chacun lors de ces comité de pilotage les résultats positifs de ce projet n’auraient, je pense, pas été au rendez vous.

c-La dimension politique

Les élus et autre acteurs politiques du territoire ont un rôle important dans la réussite de ce projet. Il est vrai que le succès réside dans la qualité du travail réalisé mais d’autres enjeux généralement impalpables doivent être pris en compte. De ce fait, tout au long de ce projet, les différentes étapes ont été présentées au Bureau Communautaire puis au Conseil Communautaire. Chacun des élus a pu exprimer ses remarques, incompréhensions vis à vis de ce projet.

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La présentation de ces résultats s’est toujours avérée positive. Aucune réticence catégorique à la vue du système ne s’est manifestée. En conséquence, les élus à l’unisson ont tous conclus à l’intérêt de mettre en place ce projet à court ou moyen terme. Ils ont, je l’espère, suffisamment de clé de lecture pour pérenniser ce travail lors d’un prochain conseil communautaire.

d- Un réel projet Ce stage a été pour moi une expérience particulièrement enrichissante. J’ai pu réellement contribuer à la mise en place d’un projet SIG communautaire. L’ensemble de mon travail a été constamment valorisé par les agents. Je ne suis pas resté à une position de simple stagiaire. Je suis devenu très rapidement, le référant pour leurs demandes autour de l’information géographique. Je les en remercie. Par ailleurs, ce stage m’a énormément fait progressé d’un point de vue humain. Il faut savoir adapter son discours à un public de non initiés, faire partager ses ambitions, et surtout écouter les autres pour répondre au mieux à leurs attentes. Enfin, il ne faut pas omettre que ce projet n’a pas été des plus simples à réaliser. La diversité des acteurs, la multiplicité des domaines, la restructuration organisationnelle, le départ et arrivée de nouveaux agents, et le contexte politique, ont parfois complexifié la tâche.

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Conclusion Cette expérience de chef de projet SIG à la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha demeure des plus positives. L’intérêt d’un SIG communautaire n’est plus à démontrer auprès des chefs de service et agents de la CCLP. L’ensemble du personnel ainsi que les élus sont séduit par cette démarche volontariste, d’amélioration, d’optimisation du travail et de partage des savoirs. Ce futur SIG devient le cœur et la mémoire de la collectivité, aujourd’hui quelque peu en panne.

L’analyse des besoins a permis d’élaborer plusieurs scénarii des plus simples aux plus complexes. Ceci dit, ce projet tend à s’orienter vers une compétence SIG. La collectivité ne dispose pas de moyens suffisants pour réaliser une sous-traitance complète du système. De plus, les besoins tellement conséquents amènent inévitablement à disposer d’un Géomaticien. C’est pourquoi après un échange avec les élus lors du Conseil Communautaire, les 15 Maires approuvent le mixte entre les scénarii 4 et 5. Cette solution est probablement la plus adéquate pour ce projet SIG. Elle combine une infrastructure libre mise en place par un Géomaticien et pilotée par un prestataire. Ainsi, cela permet de maîtriser l’ensemble du système et d’avoir une réelle stabilité. Enfin, s’orienter vers des solutions libres permet de réaliser un gain financier non négligeable, d’accentuer la réactivité et de dimensionner correctement ce projet.

Malgré cela, cette étude doit être relativisée car elle englobe uniquement l’étude de besoins techniques et fonctionnels. Elle ne présente en aucun cas un CCTP détaillé permettant de passer à un déploiement technique immédiat. Il convient donc de poursuivre ce travail en ce sens.

Désormais, deux pierres indispensables doivent être posées : le budget et sa légitimité. L’avenir du SIG est incontestablement entre les mains des élus. Toutefois, à l’aube d’une période électorale, est ce réellement de bon ton ?

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Bibliographie Rapport et mémoire : Caroline Malgogne, « Mise en place d’un SIG organisationnel au Département d’Incendie et de secours du Val d’Oise », 2005, 84 pages (SIGAT, Rennes) Barbara Roiseau, « Mise en place d’un SIG Communautaire », 2006, 78 pages (SIGAT, Rennes) Moalic Hervé, « Réflexion sur la mise en œuvre d’un projet SIG au sein du Syndicat Mixte Espaces Littoraux de la Manche », 2005, 81 pages (SIGAT, Rennes) Estelle Gazeau, « Mise en œuvre d’un Système D’information Géographique en collectivité locale », 2005, 73 pages (SIGAT, Rennes) Alice Loiseau, « Etude des besoins sur la mise en place du SIG du Pays des Vals de Saintonge », 2005 (Lupsig, La Rochelle) Fabian Vieville, « Etat des lieux, réorganisation et développement du projet SIG Communautaire », 2005, 70 pages (Sigma, Toulouse) Diop, Bouard, Stancioff, Van Der Biest, « Mapserver, solution de SIG libre en ligne, un état des lieux de son utilisation en France », 2006, 61 pages (Master SILAT)

Support méthodologique : Le Prince F., Gestion de projet SIG, 2007, support de cours Master 2 SIGAT, 22pages. Le Prince F., les 9 points clés de la gestion d’un projet SIG, 2007, support de cours Master 2 SIGAT 10 pages. Sylvie Ravalet, Isabelle Panet, « Vademecum du chef de projet SIG », 2001, 48 pages IAAT, « cahier méthodologique sur la mise en œuvre d’un SIG », 2005, 34 pages Jean Marie Arsac, « Edigeo, norme d’échange de données géographiques », 2004, 56 pages Certu, « Données cadastrales et données foncières et immobilières, réflexion à partir des retours d’expériences de partenariats DGI et services déconcentrés de l’Equipement », 2006, 85 pages MINEFI, « Le prédiagnostic stratégique par l’exemple », 80 pages Baud, Bourgeat, Bras, « Dictionnaire de Géographie », 2001, 509 pages BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

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Ouvrages et articles : Jean-Louis BERNARD, Michel ESSEVAZ-ROULET : Mise en œuvre d’un Système Information Géographique dans une commune. Revues territoires, « Une cartographie participative est elle possible ? », n°476 mars 2007, 17 pages Jean Christophe Becquet, « Colloque SIG libres : logiciels et données », 2006, 33 pages Le monde informatique, « Les géomaticiens s’organisent », n°1116 mai 2006 Géomatique Expert, « Mariage d’un SIG commercial et de l’Open Source », N°24 avril 2004, 3 pages Géomatique Expert, « SIG et déchets », n°44 juin 2006, 6 pages Géomatique Expert, « Un SIG et des déchets », n°26 juillet 2003, 4 pages Observatoire et télécommunications dans la ville, « Les SIG territoriaux, la mise en ligne des données géographiques : principes et expériences », 2005, 128 pages Crige Paca, « Combien coûte un SIG ? », 2006, 2 pages Crige Paca, mise en œuvre d’un SIG : http://www.crigepaca.org/frontblocks/aide/vademecum.asp Crige Paca, « quelles compétences et quelles ressources humaines pour les SIG ? », Fiche n°4 Atlas de Territoire du Pays de Pontivy, 2003, 23 pages Géomatique Expert, « Relever les compteurs d’eau par GPS », n°56 mai 2007, 4 pages

Site Internet : Institutionnels : http://services.sandre.eaufrance.fr http://www.cnig.gouv.fr http://www.eaufrance.fr http://www.wikipedia.fr http://www.crige-paca.org/ http://www.cnil.fr/ http://www.adullact.org/

Portail SIG :

http://www.ign.fr/

http://www.georezo.fr

http://www.itc.nl/ilwis/

http://www.forumsig.org

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http://www.projet-sigle.org/ Technique et SIG : http://www.apcig.asso.fr/ http://www.timemap.net/ http://sigfrance.free.fr http://www.gvsig.gva.es/ http://www.freegis.org http://www.qgis.org/ http://www.opengeospatial.org http://c.panel.free.fr/topocad/ Géo entreprises :

http://catmdedit.sourceforge.net/

http://www.strategis.fr

http://www.corsecarto.net/

http://www.neogeo-online.net/

http://asi.insa-rouen.fr/SIG/CoursBD/

http://www.netagis.com/

http://mederic.ribreux.free.fr/

http://www.apic-star.com/

http://skyjumpgis.org

http://www.esrifrance.fr

http://geosysin.iict.ch/irstv-trac/browser

http://www.geometre-expert.fr

http://cartodyn.enst.fr/breve.php3?id_breve =2

http://www.sigare.net/ http://www.d3e.fr/

http://www.quebecoislibre.org/02070612.htm

http://web.imagis.fr/ http://www.camptocamp.com/

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Liste des annexes Annexes 1 : Mise en place du comité de pilotage Annexes 2 : 1er bilan et mise en place des phases suivantes Annexes 3 : Bilan de la mise en place du projet communautaire de Système d’Informations Géographiques Annexes 4 : Conversion du casdatre Edigeo en format tab ou mif / mid sous Windows xp Annexes 5 : Bilan du coût actuel du SIG Annexes 6 : Grille des entretiens Annexes 7 : Proposition commerciale de solution SIG par la société NETAGIS de Nantes Annexes 8 : Proposition commerciale de solution SIG par la société CampToCamp à Lausanne Annexes 9 : Proposition commerciale de la société Star Apic Annexes 10 : Proposition commerciale de la société Veremes pour l’outil FME 2007 Annexes 11 : Opération d’acquisition mutualisée de référentiels de l’IGN.

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Annexes

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Mise en place du comité de pilotage du projet SIG Objets :

Réunion des chefs de services du 3 mai 2007

Lors de la réunion des différents chef de service du jeudi 3 mai 2007, Monique Launay responsable du service technique a soumis aux différents responsables la création d’un comité de pilotage pour le suivi de la mise en place du projet Système d’Informations Géographiques au sein de la CCLP. Ainsi, il a été convenu que le comité de pilotage comporterait l’ensemble des chefs de service mais aussi quatre élus sensibilisés aux problématiques traités par le SIG. Par ailleurs, l’idée d’intégrer le conseil citoyen et les différentes communes au comité de pilotage a été soulevée. Cependant, Monique Launay a estimé que l’intégration de ces deux acteurs supplémentaires dans le comité de pilotage semble être prématuré. Ceci dit, elle n’exclue en aucun l’intégration de ces deux acteurs suivant les avancement du projet Système D’information Géographique. De ce fait, le comité de pilotage regroupera :      

Marie Charlotte Ménard (Directrice Générale des Services) Laëtitia Geffroy (Responsable Administration Générale) Monique Launay (Responsable du Service Technique) Tangi de Rochefort (Responsable Service à la Population) Séverine Ollivier Henry (Responsable Economie et Tourisme) Isabelle Quéré (Assistante de Direction)

   

Thierry Burlot (Président de la Communauté de Communes) Chantal Delugin (Vice présidente en charge du Service à la Population) Jean Le FLOC'H (Vice président en charge de l’Environnement) Francois Morvan (Vice président en charge de l’Eau et de l’Assainissement Non Collectif)  Pierre Melguen (Maire de Tressignaux)  Jean Claude Le Guen (Vice président en charge des Ordures Ménagères) Une date de réunion de ce comité de pilotage sera convenu pour la fin mai, afin de discuter de l’avancée du stage mais aussi de cadrer la mise en place de la phase 3 déterminante pour la définition du système d’informations géographiques (besoins fonctionnels et techniques) Enfin, le président sollicite une réflexion à l’intégration de l’assainissement au projet SIG. En effet, plusieurs communes doivent faire face à une sollicitation accrue de leur installation de retraitement des eaux usagées (lagunes). Cependant, de part leur vétusté, et du coût de l’installation d’une station d’épuration par communes. Il a été demandé d’établir une réflexion avec le SIG, sur la mise en place d’une station d’épuration collaboration avec ces trois communes afin de mieux répartir les coûts d’un tel investissement.

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Bilan des comitĂŠs de pilotage

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Réunion du comité de pilotage - 22 mai 2007

Objet :

1er bilan et mise en place des phases suivantes

Rappel du contexte de l’étude :

Dans le cadre de sa cinquième année d’étude Gwendal Bocher, étudiant à l’université de Rennes 2 en Master 2 spécialité SIGAT (Systèmes d’Informations Géographiques et Aménagement des Territoires) qui dépend du département de Géographique et est liée au laboratoire RESO-UMR CNRS ESO-6590, a réalisé un stage opérationnel dans le domaine des SIG. Pour ce faire, il a présenté une candidature spontanée et plus précisément à Monique Launay responsable du service technique de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha. Ainsi, il a été convenu que la réalisation de ce stage d’une durée de 5 mois aurait pour objectif de « mener une étude prospective pour la définition et la mise en oeuvre d'un système d'informations géographiques organisationnel. Il s'agira en outre d'évaluer les possibilités humaines et techniques pour le partage des données géographiques, leur exploitation et leur diffusion au regard des besoins de chaque service. »

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Rappel méthodologique :

1- Définition et concept autours du SIG SIG = Système d’Informations + Informations Géographiques Système d’information : système permettant de communiquer et de traiter l’information

Information géographique : représentation d’un objet ou d’un phénomène réel, localisé dans l’espace à un moment donné

Le SIG permet de représenter et d’analyser tous les phénomènes, évènements qui existent sur terre et qui s’y produisent.

2- Trois types de composantes: - Technologiques (matériel et logiciel), - Informatives (bases de données géographiques et associées) - Infrastructurelles (personnel, installations, services de support). (Dickinson et Calkins, 1988)

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3- le fonctionnement d’un outil SIG

Des objets géographiques constitués d'une forme géométrique Des thèmes sous forme de couches Chaque objet dispose d'informations alphanumériques qui le décrivent : - Nom de la ville - Type occupation du sol - Nom de la rue…

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Les intérêts multiples du SIG pour la CCLP :

Meilleure connaissance et gestion du territoire Mutualiser les informations et créer un socle de référentiels géographiques communs à jour (cadastre, ortho, scan25, réseaux d’eau…) Projet transversal et fédérateur Oeuvre collective associant décideurs, maître(s) d’oeuvre et utilisateurs Mise en place et animation d’un réseau d’utilisateurs Renforcer la cohésion, insuffler une dynamique d’échanges d’informations, et de partage de données… Communiquer

Pourquoi une démarche de projet :

Les lacunes dans la conception sont coûteuses

Elles ne sont pas aisément réparables

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De nombreux questionnement pour le mise en place d’un SIG :

A éviter : La réalité est tout autre. Les cimetières de données sont une réalité. Certains SIG peinent à sortir des cartons tandis que d’autres finissent au placard. Croire que le SIG se limite à un simple logiciel informatique

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Bilan des deux premières phases du stage :

L’objectif de cette partie : - S’intégrer au sein de la CCLP - Sensibiliser sur le S.I.G - Identifier les acteurs de la CCLP - Identifier les différentes compétences - Recueillir les travaux réalisés en lien direct ou indirect avec le projet - Connaître les projets à court et long terme. - Mesurer le poids de l’information géographique - Jauger les données disponibles - Etablir des contacts extérieurs 1- Le SIG et la CCLP A partir des statuts juridiques modifiés du 30 octobre 2006, il est envisageable d’intégrer le projet SIG dans tous les services. En effet, le besoin de consultation du cadastre s’avère indispensable pour l’ensemble des services. Il est alors possible de mettre à disposition le cadastre avec l’orthophotographie ainsi que le Scan25 et la Bd Carthage.

Exemple de mise à disposition générale du cadastre : Cadastre 2006 + Scan 25 :

Cadastre 2006 + Orthophotographie 2003 : BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

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Par ailleurs, chaque service révèle des besoins ciblés en matière d’information géographique. Ainsi, il convient de réaliser une réflexion sur le développement de « petit » applicatif métier.

Exemple de thématiques SIG non exhaustive par services : Nom du service

Utilisation éventuelle du SIG

Administration générale Service technique

Atlas du territoire, carte de la taxe professionnelle, repérer les zones fiscales… Eau potable (gestion du réseau et des périmètres de protection), assainissement, gestion des déchets, Service à la Chantier d’insertion (chemins de randonnée, entretien des population cours d’eau), recensement et localisation des acteurs sociaux… Economie et tourisme Extension de zones, projet commercial, valorisation du tourisme… Communication site Internet, blog…

2- L’Information Géographique et la CCLP Concernant l’information géographique, la CCLP dispose déjà d’un passé en matière d’information. En effet, Monsieur Cauet et Madame Monique Launay ont tout deux contribués à l’émergence de ceux-ci au sein du service technique. Ainsi, la CCLP dispose d’une partie des grands référentiels de d’informations géographiques :

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- Le scan25 de l’IGN : Produit raster issu des fichiers numériques des cartes IGN à l’échelle du 1 : 25 000. Résolution au sol : 2,5 m

- L’orthophotographie de l’IGN : orthophotographie couleur rectifié, résolution 50cm Cependant, un état de l’art de l’information géographique à la CCLP doit être réalisé afin d’identifier les manques en matière d’information. Ceci dit, il semble évident qu’au déploiement d’un SIG, un travail de vérification des sources de la donnée doit être accompli. En effet, l’objectif est de se mettre en conformité avec la loi sur la propriété de ces informations. Il n’est pas envisageable de réaliser des cartes des limites administratives de la CCLP si nous ne sommes pas en mesure de communiquer nos sources et d’identifier les producteurs d’informations. Par conséquent, il convient de mettre en place un catalogue de métadonnées (une donnée servant à définir ou décrire une autre donnée quel que soit son support) pour mesurer efficacement nos besoins, éviter les redondances, et mutualiser l’information.

3- Les acteurs du territoire et les partenariats :

Le déploiement d’un projet SIG sur le territoire de la CCLP implique inévitablement la prise en considération des autres acteurs publics du territoire. En effet, les communes sont de très gros producteurs et consommateurs d’information au travers du cadastre, PLU, SRU, SCOT… Ainsi, il s’avère indispensable de les intégrer dans cette démarche de projet afin de réaliser des partenariats autours de ces informations Cependant, l’objectif n’est en aucun de les déposséder de leurs informations même si il parait indispensable de capitaliser cette dernière. Il faut rappeler que les objectifs premiers de ce projet sont : - Partager - Echanger - Mutualiser - Communiquer

4- Les prises de contacts

Plusieurs contacts ont été pris avec d’autres organismes disposant déjà de SIG et en lien avec les thématiques de la CCLP. L’objectif étant de recueillir des retours sur expériences, des conseils, de nouveaux contacts…

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90 Septembre 2007


Ci-joint la liste non exhaustive des contacts : Nom / Prénom Pascal Ouvrat

Organisme Syndicat Départemental d'Electricité

Emploi

Objectif Récupération du Cadastre 2006 en norme Edigéo

Mael Reboux

Rennes Métropole, ancien administrateur du SIG du Jaudy Guindy Bizien

Géomaticien

Retour expérience sur le SIG et les liens à l'eau

Eric Ravenet

Conseil Général 22

Agronome - Géomaticien

SIG et Environnement

Francois Herbreteau

Conseil Général 22

Hydrogéologue

Périmètre de Protection

Cap Lorient

Chef Service SIG

SIG organisationnel Partage d'information avec les communes

Sylvène Duceux Typhaine Philippe M Charpentier

Mairie de Riantec CDC Pays de Santon

Directrice Générale des Services Chef de service des Ordures Ménagères

Commune de Ozoir la Ferrière Olivier Marchand Alain Lozac'h

Conseil Général 22

Administrateur SIG

Côtes d'Armor Numérique

Utilisation et fonctionnement du cadastre à distance Retour expériences avec le société Ecobox SIG et Fiscalité / Liens SIG et Visdgi Partage de données géographiques Mutualisation de données géographiques

. 5- Conclusion De cette partie, il est possible de faire émerger une première ébauche d’une architecture SIG. 1- Mise à disposition des grands référentiels au personnel de la cclp 2-Création d’un applicatif métier pour les services techniques, et administration générale 3- Création d’un atlas des territoires pour tous (limite administrative, état démographique, état économique, état environnemental…) 4- Exploitation, analyse et participation aux projets de la cclp 5- Ouverture du SIG aux communes 6- Ouverture du SIG par le biais d’Intranet, Extranet ou Internet 7- Faire vivre le SIG

Enfin, il semble intéressant de réfléchir à deux orientations possibles à la mise en place de la partie technique du projet SIG. Deux solutions prédominent actuellement : - La sous-traitance à une tierce personne - L’investissement de compétence en interne. Schéma récapitulatif :

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La prochaine étape de travail :

L’objectif de cette prochaine étape se résume à la capture des besoins fonctionnels et techniques. Cette capture de besoins se réalise par entretient individuel et/ou collectif avec les agents de la CCLP. Elle a pour objectif d’observer les méthodes de travail de chaque agent mais aussi de connaître leurs besoins individuels en matière d’informations géographiques. Cette phase s’avère primordiale pour le dimensionnement du projet sig et aussi d’identifier ce que l’on peut faire de ce que l’on ne peut pas faire. Une fois cette étape réalisée il sera alors possible de définir précisément l’architecture du projet SIG de la CCLP.

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92 Septembre 2007


Bureau - 3 Septembre 2007

Objet :

Bilan de la mise en place du projet communautaire de Système d’Informations Géographiques

Rappel du contexte de l’étude :

Dans le cadre de sa cinquième année d’étude Gwendal Bocher, étudiant à l’université de Rennes 2 en Master 2 spécialité SIGAT (Systèmes d’Informations Géographiques et Aménagement des Territoires) qui dépend du département de Géographique et est liée au laboratoire RESO-UMR CNRS ESO-6590, a réalisé un stage opérationnel dans le domaine des SIG. Pour ce faire, il a présenté une candidature spontanée et plus précisément à Monique Launay responsable du service technique de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha. Ainsi, il a été convenu que la réalisation de ce stage d’une durée de 5 mois aurait pour objectif de « mener une étude prospective pour la définition et la mise en oeuvre d'un système d'informations géographiques organisationnel. Il s'agira en outre d'évaluer les possibilités humaines et techniques pour le partage des données géographiques, leur exploitation et leur diffusion au regard des besoins de chaque service. »

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

93 Septembre 2007


1- Un SIG tôt ou tard à la CCLP…

21 agents de la CCLP enquêtés pour plus de 25 heures d’entretiens. Parmi ces agents tous s’avèrent des plus motivés pour participer à l’élaboration de ce dispositif. Plus de 3600 fichiers d’information géographique existent à CCLP. Malheureusement, par un déficit de compétence un contrôle qualité de ces informations est à réaliser pour les exploiter. Par ailleurs, un grand nombre d’information sont à venir (numérisation réseau eau, cadastre…) Enfin, l’ensemble des services a de réelles attentes d’optimisation de leur tache qui, d’une certaine mesure peuvent être résolu par le SIG.

Ce qu’il faut retenir des entretiens Des impressions générales récurrentes : Manque de transversalité Peu de partage d’information Peu ou pas de visibilité Aucune mémoire collective Le souhait de : Valoriser le travail Améliorer le suivi comptable Gagner du temps Optimiser le travail

2- Un bricolage qui ne peut continuer…

1 heure de travail (SIG 5min) :

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

1 journée de travail (SIG 10min) :

94 Septembre 2007


3- Les scénarii envisageables Scénario 1 : Mise à jour du système actuel Le système actuel déployé en 2002 par la société Imagis Méditérrannée est conservé. Pour cela la mise à jour du cadastre doit être réalisée ainsi que l’intégration du Scan 25 et de la Bdortho. Concernant, le service de l’eau le chef de service prend sous sa responsabilité la gestion de la donnée avec le logiciel Apic Star. Pour les autres thématiques, un marché est envisageable pour répondre à chacune des demandes (économie, déchets, fiscalité…) pour une intégration future dans le poste dédié SIG.

Réponse aux besoins

Risques

Faible

Maximum

- Ne répond en aucun cas au souhait de transversalité, de - Risques de récurrence d’un échec et de refus progressif du mutualisation et de capitalisation des savoirs. système par les utilisateurs - Il est inconcevable de répondre à toutes les attentes d’information au vu du faible système.

- Le système n’est pas adapté aux demandes des utilisateurs en matières de consultation et de mise à jour.

Avantage Scénario le plus simple à élaborer Applications locales

Technique

Inconvénients Pas de transversalité, de mutualisation des informations Faible participation des agents Outils dispersés avec plusieurs formats de données Accès limité par le monoposte Système peu cohérent Obligation de dédier un agent pour gérer le système

Moyens à envisager Outils SIG

Description

Aucun

Utilisation des logiciels disponibles en interne (Imavue, Arcmap, Apic)

Gestion Coûts

Aucune Aucun

Externe Aucun

Données

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho Externe Supérieur à 5000€

Humains Aucun Aucune Aucun

Coût total approximatif de 5000€ plus le surcoût de production ponctuel de données pour les autres thématiques

Structuration du système

Equilibre du projet Les données

Les moyens techniques

Les outils SIG

Situation parfaite Situation actuelle Les moyens humains

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

Situation projetée

95 Septembre 2007


Scénario 2 : Une multitude de petit SIG Dans chaque service un référent SIG est désigné. Ce référent devra administrer son propre système et répondre aux besoins et attentes de ces collègues. Ont été identifiés à savoir 2 aux services techniques, 1 économie, 2 services à la population, 1 administration générale…

Réponse aux besoins Faible à moyen

Risques Fort

- Ne répond en aucun cas au souhait de transversalité, de mutualisation et de capitalisation des savoirs. - Dépend de la volonté de chaque agent de s’investir

- Risque de récurrence d’un échec et de refus progressif du système par les utilisateurs Gros déficit de compétence - Le système n’est pas adapté aux demandes des utilisateurs en matières de consultation et de mise à jour.

Avantage

Inconvénients

Chaque service peut créer ces informations en fonction de ces problématiques

Pas d’interopérabilité. Transversalité aux bons vouloirs des référents. Système non homogène

Moyens à envisager Technique Description

Aucun

Gestion

Aucune

Coûts

Aucun

Outils SIG

Données

Utilisation des logiciels disponibles en interne + achat de licence supplémentaire Arcmap interne Gvsig, Qgis à 0€ ArcView 9.1 à 2168 €/HT + 540 €/HT de maintenance par an par licence

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho Externe

Humains Surcharge des référents par une nouvelle tache Interne

Supérieur à 5000€

Aucun

Coût total approximatif de 0€ à 20000€ au minimum plus le surcoût de production ponctuel de données

Structuration du système

Equilibre du projet

Service technique Assainissement

Administration générale

Service à la population Service économie

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96 Septembre 2007


Scénario 3 : Un SIG externalisé L’ensemble du fonctionnement technique ainsi que l’intégration et l’administration de la donnée sont gérés par un prestataire. La collectivité consulte l’ensemble de ces informations à distance. La collectivité est en mesure de mettre à jour de l’information de manière ponctuelle. Ceci étant, pour des mises à jour plus complexe ou l’ajout de couches géographiques, la collectivité doit faire remonter les informations sous forme de protocole auprès du prestataire.

Réponse aux besoins

Risques

Bonne

Fort

Impose une rédaction pointue du CCTP pour répondre au mieux aux besoins fonctionnels et techniques.

Solidité économique de l’entreprise Dédié un agent en interne pour être l’interlocuteur privilégié Déficit de compétence Dépossession et perte de confidentialité des informations Lourdeur dans les protocoles d’échanges et de mise à jour Un prestataire pas sensibilisé aux contraintes territoriales Perte de réactivité, débogage des applicatifs

Avantage

Inconvénients

Aucune compétence nécessaire pour administrer le système. Stabilité du système L’ensemble des contraintes technique est géré par le Nécessité de dédier un agent comme interlocuteur prestataire

Moyens à envisager Technique

Outils SIG

Description

Aucun

Pack fourni par le prestataire

Gestion Coûts

Aucun

Externe Plus de 30 000€

Données Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25, bdortho et des thématiques métiers Externe Supérieur à 10 000€

Humains

Externe Aucun

Coût total approximatif au moins 40 000€ minimum + formation, installation, maintenance, paramétrage + coût de production ponctuel de données et normalisation des données de la CCLP

Structuration du système

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

Equilibre du projet

97 Septembre 2007


Scénario 4 : Un SIG semi externalisé Un prestataire se charge du développement et du déploiement technique du SIG globale et des applicatifs métiers. En interne, la CCLP dispose d’un Géomaticien qui gère l’ensemble du système, administre, intègre, analyse les données géographiques et anime le réseau d’utilisateurs du SIG communautaire. Par ailleurs, la présence du Géomaticien permet de répondre à des demandes plus complexes répondant à des problématique et enjeux territoriaux

Réponse aux besoins

Risques

Complet

Moyen

- Le prestataire s’engage à fournir un produit répondant à l’ensemble des besoins techniques et fonctionnels décrit dans le CCTP

- Solidité économique et qualité de l’entreprise - Entreprise ne répond pas correctement à la demande

- Présence d’un Géomaticien pur le suivi du projet.

Avantage

Inconvénients

Transversalité Participation des agents aux systèmes Système homogène et intéropérable Pas de problème technique

Réactivité de l’entreprise Adaptabilité de l’outil pour le futur Mise à jour du système Contrat de maintenance obligatoire pour le bon fonctionnement

Moyens à envisager

Description

Gestion Coûts

Technique

Outils SIG

Kit évolution du poste informatique SIG

Pack fourni par le prestataire

Interne

Données Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho et des thématiques métiers

Externe De 5 000 à 30000€

Interne

Humains Recrutement d’un géomaticien Interne 30000€ / an

Coût total approximatif pour un déploiement 0pensource : de 5000€ + 30000€ par an pour le Géomaticien. Coût total approximatif pour un déploiement propriétaire : de 20000€ à 40000€ la première année pour le déploiement du système + des prestations d’installation, de paramétrages, de maintenance et de formation + 30000€ par an pour le Géomaticien.

Structuration du système

Equilibre du projet Les données

Les moyens techniques

Les outils SIG

Situation parfaite

Les moyens humains

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

Situation actuelle Situation projetée

98 Septembre 2007


Scénario 5 : Un SIG administré en interne La collectivité dispose d’un Géomaticien. Le Géomaticien est en charge du déploiement technique du SIG globale et des applicatifs métiers. Par ailleurs, le Géomaticien administre, intègre, analyse les données géographiques et anime le réseau d’utilisateurs du SIG communautaire.

Réponse aux besoins

Risques

Complet

Faible

Dans la mesure où le Géomaticien dispose des compétences requises

Pas d’investissement financier majeur dans un système

Avantage

Inconvénients S’assurer de la stabilité du système Charge de travail conséquente

Transversalité Participation des agents aux systèmes Système homogène, intéropérable Meilleure réactivité Gestion et administration en interne

Moyens à envisager Technique

Description

Kit évolution du poste informatique SIG

Outils SIG

Données

Humains

Outils entièrement opensource

Intégration du cadastre à jour et des référentiels scan25 et bdortho et des thématiques métiers

Recrutement d’un Géomaticien

Gestion Interne Externe Interne Interne Coûts Aucun Aucun 30000€ / an Le coût du système se résume au recrutement d’un Géomaticien ayant les compétences d’administration de la donnée, du déploiement des outils SIG.

Structuration du système

Phase 1 :

Géomaticien Applicatif métiers

Base de données Géographique SIG globale

Equilibre du projet

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

99 Septembre 2007


4- Pour conclure

Le système ne peut fonctionner seul Des compétences spécifiques sont nécessaires Un travail considérable pour normaliser la donnée

L’idéal est de mixer les scénarii 4 et 5 : Recruter un Géomaticien Réaliser une montée en puissance du système Utiliser des solutions libres assistées d’un prestataire si nécessaire

Par ailleurs, il faut : Investir dans l’achat d’un GPS pour le service de l’eau Equilibrer le projet pour éviter tout échec Avoir un SIG normalisé pour être intéropérable avec les systèmes des communes S’assurer des responsabilités juridiques Réaliser un catalogue de métadonnée carte d’identité des données produites.

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

100 Septembre 2007


Conversion du casdatre Edigeo en format tab ou mif / mid sous Windows xp

Source : edi2mif.pl réalisé par Michel Wurtz

Mai 2007

Gwendal Bocher Géographe – Géomaticien Communauté de Communes Lanvollon Plouha

Edi2mif : un convertisseur EDIGéo PCI -> MapInfo --------------------------------------------------------------------------Ce logiciel est diffusé sous les termes et conditions de la licence CECILL Voir le fichier joint Licence_CeCILL_V2-fr.txt pour plus de détails --------------------------------------------------------------------------Version : edi2mif.pl version 1.1 (C) Michel WURTZ 15/7/2006 BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

101 Septembre 2007


Prérequis pour l’utilisation de cet outil : --------------------------Edi2mif est un programme écrit en perl. Il faut donc un interpréteur perl. Ce dernier est en principe standard sous Linux/Unix (au plus, il faut installer le paquet adéquat). Sous Windows, on a le choix entre : - installer un interpréteur perl sous Windows et utiliser la fenêtre de commande pour lancer edi2mif. => je recommande ActivePerl : http://downloads.activestate.com/ActivePerl/Windows/5.8/ActivePerl-5.8.8.817-MSWin32x86-257965.msi - installer une suite d'outils unixien (Cygwin, ou mieux Msys), ce qui permet de disposer également d'un interpréteur shell, utile pour convertir des lots entiers. Voir http://www.mingw.org/ D'autre part, la traduction des MIF/MID en TAB nécessite le programme tab2tab (voir http://mitab.maptools.org/). Sous Windows, je recommande de placer le programme tab2tab.exe dans C:\WINNT ou C:\WINDOWS pour qu'il soit dans un répertoire où Windows va chercher les binaires.

Etape 1 : Création d’un répertoire Edigeo à la racine de votre disque Dans ce répertoire, il faut y intégrer le fichier perl edi2mif.pl ainsi qu’un sous répertoire contenant vos fichiers Edigeo à convertir.

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

102 Septembre 2007


Etape 2 : Lancer la commande cmd dans démarrer exécuter

La fenêtre de commande dos s’ouvre

Etape 3 : Aller à la racine de votre fichier Edigeo à partir de la commande suivante : cd c:\edigeo

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

103 Septembre 2007


Etape 4 : Lancer la conversion des fichiers avec la commande suivante : Perl edi2mif.pl

edigeo_goud tab_goud > log01.txt

Description de la commande : Perl edi2mif.pl : activation de l’outil perl edigeo_goud : Fichier de données sources au format edigeo tab_goud : Fichier de données produites au format tab > log01.txt : Rapport d’erreur

Résultat des fichiers :

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104 Septembre 2007


Détail des fichiers créés dans tab_goud :

Etape 5 : Ouverture des fichiers dans Mapinfo :

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

105 Septembre 2007


BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

106 Septembre 2007


Bilan du coût actuel du SIG Nom du produit

Société

Descriptif

interlocuteur CCLP

Type d'utilisation

Date achat

Date Livraison 29/03/2005

Prix HT

T.V.A

Prix TTC

Catégorie

3 600,00 €

705,60 €

4 305,60 € Données

2 025,00 €

396,90 €

2 421,90 €

Bd Ortho

IGN

Vue aérienne de la CCLP en 2003

E.DIERIC

Monoposte

19/04/2005

Poste SIG

Q.I

Poste informatique dédié SIG

Service Technique

1 poste informatique

21/03/2002

SIG bureautique

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

2 280,00 €

Logiciel

Extension pour les réseaux humides

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

3 200,00 €

Logiciel

Logiciel gestion d’ANC

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

2 286,00 €

Logiciel

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

915,00 €

1 logiciel ArcView 1 logiciel Imares 1 logiciel Aza 2005 Traitement des données MAJIC 2 Intégration des données cadastrales dans les SIG

Générale D'infographie Générale D'infographie Générale D'infographie Générale D'infographie

Equipement Informatique

Données 2 512,92 €

15 333,92 €

Générale D'infographie

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

2 440,00 €

Logiciel

Installation et paramètrage des logiciels

Générale D'infographie

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

850,00 €

Logiciel

Automatisation des éditions courrier

Générale D'infographie

Service Technique

Monoposte

24/06/2002

08/07/2002

850,00 €

Logiciel

Imprimante A0

M.CAUET

Réseau, monoposte

16/07/2002

16/09/2002

4 140,00 €

2ème licence

M.LAUNAY

Monoposte

20/02/2004

23/02/2004

1 829,00 €

Traceur Designjet Q.I HP 1 logiciel Aza Générale 2005 D'infographie Générale Run Time Mapx D'infographie Mise à niveau Arcview 3.2 primaire

Intégration du cadastre 1 logiciels Star Apic

M.LAUNAY

Monoposte

M.LAUNAY

Monoposte

Arcgis 9.2

20/02/2004

27/11/2006

Maintenance pour la période du 01/01/2005 au 31/12/2005

Service Technique

Générale D'infographie

Deux communes dans Imacad et Aza

M.TRIFOL

Monoposte

Star Apic

Exploitation et mise à jour des données eau potable

M.CAUET

Monoposte

23/02/2004

4 951,44 €

Equipement Informatique Logiciel

395,72 €

Esri France

Assistance Générale maintenance Aza D'infographie 2005

811,44 €

2 414,72 € Logiciel

190,00 € 970,00 €

190,12 €

1 160,12 € Logiciel

756,00 €

148,18 €

904,18 € Logiciel

28/11/2006

Monoposte 24/02/2005 27/05/2005

30/05/2005

15/03/2006

21/03/2006

Total des dépenses

1 300,00 € 640,00 €

28 271,00 €

BOCHER Gwendal

254,80 € 125,44

1 554,80 € Logiciel 765,44 €

Logiciel

5 541,12 € 33 812,12 €

107 Mise en place d’un projet SIG

Septembre 2007


Grille d’entretien auprès du personnel Date : .. / .. /2007 Nom : ……………………………………………………………………………………….. Prénom :……………………………………………………………………………………… Service :………………………………………………………………………………………. Emploi :………………………………………………………………………………………… Formation initiale : …………………………………………………………………………….

Méthode et fonctionnement Présentation du travail : Méthode, protocole : Échelle de travail : Présentation des résultats (cartes, rapports, tableaux) La gestion des résultats (archivages, inventaire …) Les partenaires internes et externes : Le contrôle qualité des informations : Les problèmes pour accomplir les missions :

Le Projet SIG Les attentes sur la mise en place de ce système : Les améliorations attendues : Des remarques concernant la mise en place du projet : Le niveau pour se placer dans le projet (utilisation avancée, consultation, administration…) Les appréhensions concernant le SIG :

Le matériel

Équipement matériel : Les logiciels utilisés fréquemment : Outils spécifiques pour répondre aux missions et fréquence d’utilisation : Familiarité avec les outils Web et informatique :

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

108 Septembre 2007


Liste des propositions commerciales

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

109 Septembre 2007


Proposition commerciale de solution SIG par la société NETAGIS de Nantes

Je vous remercie de nous avoir contacté dans le cadre de votre réflexion pour la mise en place d’une solution de type web SIG pour la Communauté de communes Lanvollon-Plouha.

Comme convenu lors de notre entretien téléphonique du jeudi 2 août dernier, je vous communique cidessous les prix estimatifs d’avant-projet pour l’acquisition d’ActiGIS Spatial, le serveur cartographique webSIG et de ses applications métier qui sont prioritaires pour vous. A titre indicatif, voici donc le coût d’une licence « nombre d’utilisateurs illimité » pour les services de la CCLP et les communes membres: - ActiGIS Spatial = 4.650 € HT - Application Pack Cadastre-POS/PLU: 1.940 € HT. - Application Gestion de l’eau potable : 2.160 € HT - Extension « Gestion topologique des graphes de réseau » : 2.500 € HT - Application Gestion du SPANC : 3.510 € HT (ou 2.810 € HT pour licence avec seulement un accès réservé aux 3 postes du service concerné) - Application Gestion de la collecte des ordures ménagères : 3.510 € HT

Nous appliquons couramment une remise commerciale minimale de 30% en fonction du volume du projet (quantité d’applications métier choisies), ce qui est votre cas. Il conviendra d’ajouter à ce coût les prestations d’installation, de paramétrages, maintenance et de formation que je vous préciserai en fonction de votre cahier des charges.

Comme je vous l’ai dit, ActiGIS possède les fonctionnalités d’import de données (notamment EdiGEO ou SHP), de saisie graphique (réseaux AEP et schéma d’installation SPANC) et attributaires des données métier. Nous proposons généralement une prestation de première intégration des données cadastrales EdiGEO/Majic II, puis vous pouvez en tant qu’administrateur gérer l’intégration des mises à jour annuelles.

Frédéric BODET ______________________________ NETAGIS Aéroport de Nantes-Atlantique Rue Nungesser et Coli - Bâtiment Atos 44 860 Saint Aignan de Grandlieu Tél : 33 (0) 251.11.12.14 Parc d'activités Axone Croix Bayard 69 930 Saint Clément les Places Tél: 33 (0) 474.70.60.92 http://www.netagis.com

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110 Septembre 2007


Proposition commerciale de solution SIG par la société CampToCamp à Lausanne

Formation 1. Environnement technique et logistique Configuration des postes «client» : Communauté de Communes de Lanvollon Plouha fournira les postes clients. La configuration matérielle et logicielle de ces postes sera communiquée à Camptocamp en amont de la formation.

• La

Configuration du serveur : Communauté de Communes de Lanvollon Plouha fournira le serveur (idéalement sous Linux). La configuration matérielle et logicielle du serveur sera communiquée à Camptocamp en amont de la formation.

• La

2. Date et lieu de la formation La formation aura lieu dans les locaux de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha, àndes dates encore à préciser.

3. Contenu de la formation Le programme envisagé est le suivant. Ce dernier pourra évoluer durant la formation elle-même selon le processus adaptatif décrit plus haut. Base de données spatiale et PosGis : ➢ installation de PostgreSQL/PostGIS ➢ stockage et représentation des données (SFS) ➢ import et export des données ➢ requêtage spatial ➢ optimisation des requêtes et performance Mise en place d'un moteur cartographique : ➢ Installation de Mapserver ➢ Configuration du Mapfile ➢ Mise en place de service OGC Mise en place de Cartoweb comme framework cartographique : ➢ Installation ➢ Architecture générale et fonctionnalités ➢ Configuration des principaux modules ➢ Personnalisation de l'interface Web Camptocamp peut fournir un jeu de données géographiques et attributaires nécessaire et suffisant pour illustrer l'ensemble des cas de figure et exercices de développement de la formation. Néanmoins, il peut être intéressant d'utiliser des données métiers déjà connus des participants. Ce jeu de données métiers pourra permettre, dans le cadre des exercices, la mise en oeuvre d'une première maquette de l'application cible de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha.

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111 Septembre 2007


4. Prérequis: Pour l'installation, la configuration et l'administration des différents composants logiciels libres (PostGIS, MapServer et Cartoweb), une connaissance générale en géo-informatique est nécessaire. Pour le développement de modules fonctionnels de Cartoweb, il est nécessaire de posséder de : • bonnes notions en développement Web (CSS, JS, XHTML) • bonnes notions en développement orienté objet (héritage, interface...)

5. Supports de formation Des supports de formation seront fournis à chacun des participants dans un format papier et numérique. Les thématiques abordées dans ces documents couvrent les points suivants: • Postgis • Configuration du Mapfile de Mapserver • Création d'un projet Cartoweb

6. Présentation du formateur Sauf indisponibilité, Olivier Courtin réalisera la formation. Développeur confirmé et Géomaticien, Olivier Courtin possède une expérience importante dans la mise en oeuvre de formations durant son expérience antérieure à Camptocamp (FreeLance). Olivier Courtin est une personne particulièrement attentive et très pédagogique. Outre son expertise technique, il a été recruté chez Camptocamp pour assurer le développement des formations.

Prix et conditions 1. Ce qui est / n’est pas compris dans l’offre L’offre suivante comprend : • Les supports de formation ; • L’encadrement d’un formateur pendant 5 jours pour 4 personnes ; • Les frais de déplacement et d'hébergement. • Les frais administratifs Ne sont pas compris dans le prix l’ensemble des prestations non mentionnées dans la présente offre et notament : • Le matériel technique de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha (PC, serveur, video projecteur).

2. Prix des prestations Le prix de la prestation est de 5 700 € HT.

3. Conditions de paiement Le paiement aura lieu sur facture, payable à 30 jours sans déduction d’escompte, à compter de la fin de la prestation.

4. Validité de l'offre Cette offre est valable 3 mois. BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

112 Septembre 2007


Proposition commerciale de la société Star Apic

Cette information tarifaire est donnée à titre provisoire ; elle restera à affiner en fonction des besoins réels de la Collectivité. Les frais de déplacement sont compris dans les prix. Nous détaillons cependant ci-dessous notre proposition tarifaire :

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

113 Septembre 2007


Proposition commerciale de la société Veremes pour l’outil FME 2007

Licence fixe : Prix

Maintenance

FME Professional Suite 2 000,00 € Majic pour FME (6 formats Majic + Edigeo-PCI + 1 000,00 € DXF-PCI) Apic (lecture/ecriture) 2 000,00 €

4 00,00 € 2 00,00 €

Star (lecture/ecriture)

5 20,00 €

2 600,00 €

4 00,00 €

Formation sur site : Prix Introduction à FME Professional Suite ( 2 jours)

2 500,00 €

Intégration de données cadastrales avec FME (1 jour) FME Niveau avancé (2 jours)

1 250,00 € 3 000,00 €

Le coût des licences FME comprend un an de maintenance incluant le support technique et les mises à jour. Les tarifs des logiciels sont hors taxe. Nous ne collectons pas de TVA pour les formations. Merci de demander un devis avant toute commande.

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114 Septembre 2007


Conseil Général des Côtes d'Armor

OPERATION D'ACQUISITION MUTUALISEE DE REFERENTIELS DE L'IGN

CONVENTION DES DROITS D'UTILISATION DE FICHIERS IGN entre le CONSEIL GENERAL et la COMMUNAUTE DE COMMUNES LANVOLLON-PLOUHA

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

115 Septembre 2007


Entre Le Conseil Général des Côtes d'Armor, dont le siège est situé au 9 rue du Parc 22000 SAINT-BRIEUC représenté par le Président du Conseil Général, dûment habilité en vertu de la délibération de la Commission Permanente du 4 juillet 2005. D'une part, Et La Communauté de Communes Lanvollon-Plouha, dont le siège est situé Place Moulin de Blanchardeau 22290 LANVOLLON, représentée par son Président, D'autre part.

IL A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :

ARTICLE 1 : CONTEXTE

De nombreuses collectivités territoriales des Côtes d'Armor ont en projet de se doter d'un Système d'Information Géographique. Certaines disposent déjà de cet outil, d'autres ont sollicité le Conseil Général pour les aider et les guider à sa mise en œuvre. Face à cette demande émergente, le Conseil Général propose de fédérer les différentes initiatives locales et de favoriser le développement de la cartographie numérique sur l'ensemble du département. Dans ce cadre, il est proposé à l'ensemble des collectivités de constituer un référentiel commun à grande échelle.Cette action se concrétise à travers deux opérations exemplaires : le soutien à la numérisation du plan cadastral et la mutualisation d'acquisition de données numériques, par des achats groupés. L'intérêt des démarches porte autant sur la mutualisation des coûts que sur la création d'une dynamique collective d'utilisation de référentiels communs, favorable aux échanges des données. En tant que collectivité départementale, le Conseil Général a acquis auprès de l'Institut Géographique National (IGN) des licences afin de les mettre à disposition des collectivités territoriales des Côtes d'Armor. La présente convention a pour objet de déterminer les conditions de mise à disposition des données IGN par le Conseil Général aux organismes bénéficiaires.

BOCHER Gwendal Mise en place d’un projet SIG

116 Septembre 2007


ARTICLE 2 : MODALITES DE LA MISE A DISPOSITION

Les conditions générales de la mise à disposition mutualisée de licences de l'IGN, détaillées à l'article 3.1, sont énumérées ci-après :

2.1. Les partenaires de la mise à disposition mutualisée

- Le Conseil Général pré-finance la totalité des coûts de l'acquisition mutualisée. Il acquitte, pour ses propres services et les partenaires financiers de l'opération, les droits d'utilisation de fichiers IGN et les abonnements annuels. Le Conseil Général fixe, selon les critères adoptés, la part financière incombant à chaque partenaire. Ce montant est évalué forfaitairement en fonction de la démographie et de la surface. -

-

Le Conseil Général conventionne avec chaque partenaire qui adhère à cette démarche, émet le titre de recette correspondant à sa participation financière et lui remet le lot de référentiels correspondant à son territoire. Les modalités de détermination du montant des participations financières des partenaires sont précisées dans la délibération de la commission permanente du Conseil Général en date du 4 juillet 2005 (Cf. Annexe).

2.2. Les organismes bénéficiaires de l'acquisition mutualisée Les organismes bénéficiaires des droits d'utilisation des fichiers de l'IGN sont les suivants : - Une licence IGN est attribuée à chaque groupement de communes couvrant son territoire. Le groupement de communes se charge ensuite de mettre les données à disposition des communes adhérentes selon des modalités qu'il lui appartient de définir et en référence à la présente convention. - Une licence IGN est attribuée à chaque Pays pour l'ensemble de son territoire - Une licence IGN est attribuée aux collectivités territoriales et organismes publics en charge des études et programmes sur les bassins versants et pour les Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux. - Les organismes départementaux (Côtes d'Armor Habitat, Syndicat Départemental d'Electricité, etc.) bénéficient de licences IGN au titre de la participation financière du Conseil Général à la démarche d'acquisition mutualisée.

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117 Septembre 2007


ARTICLE 3 : OBJET ET ETENDUE DE LA CONCESSION 3.1.

Les référentiels de l'IGN concernés sont : - SCAN 25® : image raster issue du scannage de la carte papier à l'échelle du 1/25 000 (série bleue ou Top 25 IGN) - BD.ORTHO® : photographie aérienne numérisée et rectifiée de manière à corriger les déformations dues à l'inclinaison de l'axe de prise de vue et au relief - BD.CARTO® : référentiel de précision décamétrique, positionnant les limites administratives des communes du département. - BD ALTI® : référentiel du relief de la France, modèle numérique de terrain

3.2.

L'organisme bénéficiaire est autorisé à installer et utiliser les fichiers selon les modalités définies par les conditions générales et particulières d'utilisation de fichiers IGN en vigueur à la date de concession des licences et pour les utilisations prévues par chaque licence.

3.3.

La concession des licences d'utilisation est accordée intuitu personae. Ces licences sont non transmissibles et non exclusives hormis les cas prévus à l'article 2.2, elles ne peuvent être utilisées que pour l'exercice des compétences relevant du bénéficiaire. La mise à disposition des données à un tiers n'est autorisée que dans le cadre de l'exercice de ces compétences et de conventions entre ce tiers et le bénéficiaire de l'achat mutualisé.

3.4.

Les licences délivrées à l'organisme bénéficiaire permettent une utilisation des fichiers sans limitation du nombre de postes et autorisent une représentation électronique des fichiers. La reproduction sur support papier est soumise aux conditions générales et particulières d'utilisation des fichiers de l'IGN.

3.5.

Mises à jour des licences Pendant la période de validité de la présente convention, l'organisme bénéficie des mises à jour des référentiels. Cette mise à jour est constituée de mises à jour partielles qui permettent une mise à jour de l'ensemble du département dans un délai maximum de 10 ans. L'IGN fera parvenir les fichiers de mises à jour au Conseil Général.

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118 Septembre 2007


ARTICLE 4 : FOURNITURE DES FICHIERS

4.1.

Formats et supports de fournitures des fichiers Les fichiers sont fournis à l'organisme partenaire en un exemplaire sur support numérique stable et conformément aux spécifications techniques figurant en Annexe. L'organisme partenaire choisira le système de projection géographique des fichiers à livrer. Les fichiers livrés présentent les caractéristiques générales suivantes : Type de licence SCAN 25®

Caractéristiques des fichiers fournis En dalles de 10 * 10 km, en Lambert 1 ou Lambert 2 étendu (*) BDORTHO® En version compressée, en Lambert 1 ou Lambert 2 étendu (*) BDCARTO® limites administratives En Lambert 1 ou Lambert 2 étendu (*) et en plusieurs formats MID-MIF, SHAPE FILE, GEOCONCEPT ou DXF BDALTI® Le territoire correspondant au périmètre du bénéficiaire en Lambert 1 ou Lambert 2 étendu (*) (*) choix par l'organisme bénéficiaire Le Conseil Général met à la disposition de l'organisme partenaire les fichiers BDORTHO® en version non compressée pour duplication selon des modalités définies ultérieurement. 4.2.

Mise à disposition des fichiers Les fichiers seront remis sur place ou expédiés, en recommandé avec accusé de réception, à l'organisme partenaire à l'adresse suivante : Communauté de Communes Lanvollon Plouha dont le siège est situé Moulin de Blanchardeau 22290 LANVOLLON La fourniture des fichiers est constatée par un bon de réception signé de l'organisme bénéficiaire.

4.3.

Admission des fichiers Les fichiers sont réputés définitivement admis par l'organisme partenaire dans le délai d'un mois suivant leur fourniture si leur rejet n'a pas expressément été notifié au Conseil Général avant cette échéance. En aucun cas, le rejet d'un fichier ne pourra être fondé sur un motif autre que la constatation d'un vice apparent du support ou de la non-conformité de tout ou partie du fichier aux spécifications techniques des fichiers.

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119 Septembre 2007


Dans l'un ou l'autre de ces cas, le Conseil Général disposera d'un délai d'un mois à compter de la notification du rejet pour remplacer la ou les unité(s) défectueuse(s).

ARTICLE 5 : ASSISTANCE A L'ORGANISME BENEFICIAIRE

5.1.

Assistance initiale Pendant la première année, à compter de la date de signature de la présente convention, le Conseil Général met gratuitement à la disposition de l'organisme partenaire, une assistance téléphonique portant exclusivement sur la récupération et l'installation initiale des fichiers. L'organisme partenaire désignera la personne qui sera agréée à utiliser cette assistance.

ARTICLE 6 : CONTREPARTIES 6.1. Le bénéficiaire versera au Conseil Général une participation forfaitaire d'un montant de …… euros TTC (calculée de la façon suivante: …. hectares X 0,036 euros + …..habitants X 0,046 ) 6.2. Le bénéficiaire s'engage à remettre au Conseil Général les informations géographiques qu'il aura produites dans le cadre de son SIG en vue d'une intégration au niveau départemental selon un format qui sera précisé entre les deux parties

ARTICLE 7 : RESPONSABILITES Les responsabilités de l'organisme bénéficiaire sont précisées dans les conditions générales et particulières d'utilisation de fichiers IGN et par les dispositions de la présente convention.

ARTICLE 8 : DUREE La présente convention est conclue pour une durée de dix ans à compter de sa date de signature.

Fait à St-BRIEUC, en deux exemplaires, le

Le Président du Conseil Général des Côtes d'Armor

Claudy LEBRETON

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Le Président de la Communauté de Communes

Thierry BURLOT

120 Septembre 2007

Etude de mise en oeuvre d'un SIG communautaire  
Etude de mise en oeuvre d'un SIG communautaire  

Mémoire de Master 2 SIGAT Gwendal Bocher

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