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CHOISIR LE SAC PARFAIT

PHOTO ET MAUX DE DOS : COMMENT PRÉVENIR LE PIRE

VOTRE GUIDE COMPLET DE LA PHOTO VOLUME 4 NUMÉRO 3 AVRIL-MAI 2011 WWW.PHOTOSOLUTION.CA

ENTREVUE EXCLUSIVE

GRAND MAÎTRE DE LA

PHOTO

DE NATURE L’UNIVERS CRÉATIF DE ART WOLFE

IMPRIMÉ AU CANADA. ENVOI DE PUBLICATION NO DE CONVENTION: 40010196 • 185, RUE ST-PAUL, QUÉBEC (QUÉBEC) CANADA G1K 3W2

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Objectif de pointe d’une netteté impressionnante parfait pour les effets d’arrière-plan hors champ.

Viseur optique et électronique pour un maximum de clarté et permettant l’affichage des informations de prise de vue.

Contrôle facile de la vitesse d'obturation, de l’ouverture, de la compensation d'exposition et d’ISO pour la photographie créative.

Inspiré par la beauté et la forme des appareils classiques d’autrefois, le FinePix X100 fusionne un objectif Fujinon de haute qualité, un capteur APS-C CMOS personnalisé et la toute dernière technologie EXR de traitement de l'image pour offrir une qualité d'image supérieure. Composez librement vos photos, et ce, peu importe l’éventail de conditions difficiles de prise de vue, avec le viseur unique hybride combinant la claireté et netteté d'un viseur optique avec les avantages d’un écran électronique moderne. Découvrez le monde à travers l’appareil de choix des professionnels. Vous tomberez amoureux de la photographie comme au tout premier jour.

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sommaire

Photo solution avril-mai 11 en page couverture : photo de art Wolfe

Pratique tribune 5 6 8 11 12 14 16

31 Les conseiLs du studio coach L’éclairage mixte, plus facile à faire qu’à dire!

éditoriaL courrier des Lecteurs actuaLités Photo suggestions de Lecture À L’œiL caPsuLe Juridique babiLLard des cLubs

32 La Prévention des bLessures chez Les PhotograPhes comment éviter de se briser le dos au travail!

images et idées

35 Photo d’oiseaux : Les 10 cLés de La réussite 7. L’art de l’approche

18 Portrait art Wolfe : sans attaches Par véronica gill Au cours des trente dernières années, Art Wolfe a sillonné la planète pour trouver des façons originales de présenter la faune, la flore et la culture des peuples qui l’habitent. Il nous a récemment présenté une magnifique série de photographies de chevaux sauvages de partout dans le monde.

24 PhotorePortage bergers d’espagne

Par Jean-François o’Kane

Par le dr christopher h. singh Les photographes sont sujets aux blessures au même titre que les athlètes, et connaître ce qui est à l’origine des blessures est le premier pas pour les éviter.

Par daniel dupont

36 Photo 101 comment créer un effet artistique à l’aide du flare Par Younes bounhar

38 Faq rvb ou la genèse des espaces couleur Par Jean-François Landry Ah, le bienheureux problème de définir les couleurs, de définir des normes, les bases sur lesquelles tout reposera par la suite. sRVB? Adobe RVB? Mais qu’est-ce que ce charabia?

Par Josep martí Fornons

26 exPo hôtels-motels

40 La quête du sac ParFait

28 se Lancer en PhotograPhie de mariage ce que j’aurais aimé savoir à mes débuts! Par sébastien arbour Je suis photographe professionnel depuis 1993. Lorsqu’on amorce sa carrière, on a peu de clients et tout nous passionne en photo. Mais un mur vous attend dans le détour! Voici quelques conseils que j’aurais aimé avoir à mes débuts.

Par david tanaka Quels attributs devriez-vous rechercher dans un sac photo? Nous répondons à vos questions en survolant les qualités essentielles et les compromis nécessaires pour trouver la formule qui vous convient.

44 chronique numérique adobe Photoshop elements 9

© art wolfe

Par david tanaka Il faut débourser entre 800 $ et 1200 $ pour se procurer la version standard ou étendue de Photoshop CS5. Photoshop Elements 9, quant à lui, peut être vôtre pour environ 100 $. Avec un tel écart de prix, peut-on vraiment prendre Elements au sérieux?

46 nouveautés Photo Par Peter K. burian

50 gadgets et obJets de démesure Par Jean-François Landry

18 p h o t o

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« Puissance et créativité: la nouvelle perspective EOS. »

NOUVE

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LE REBEL D'UNE GRANDE AVENTURE L'EOS Rebel T3i est fidèle à la tradition Rebel en matière de convivialité, de conception compacte et de rendement sans compromis. Équipé du plus récent processeur d'images DiGiC 4 de Canon et d'un capteur d'images CMOS de 18 mégapixels, il est également doté d’un écran orientable de 3 pouces vous permettant de capter des images aux angles de vue saisissants, en photo comme en vidéo. De plus, l'EOS Rebel T3i possède un contrôle élargi du mode vidéo HD intégrale, avec le choix d’enregistrement 24p, 25p ou 30p, ainsi que l’ajustement manuel du son et de l’exposition. Plusieurs autres nouveautés s’ajoutent au T3i, comme la mise au point automatique à 9 zones, utilisant un point central de focalisation en croix de haute précision. Comparez les performances du EOS Rebel T3i aux autres modèles Canon sur lozeau.com

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tribune éditorial Oui bien sûr nous aimons photographier l’hiver, mais quoi de mieux que de sentir le retour de la belle saison! Pourquoi ne pas profiter de ce vent de fraicheur printanier pour secouer un peu nos idées et rafraîchir notre créativité avec de nouvelles sources d’inspirations? Nous vous offrons dans ce numéro plusieurs avenues qui sauront vous inspirer, à commencer par la superbe série d’Art Wolfe sur les chevaux sauvages, en passant par les conseils de Sébastien Arbour pour se lancer en photographie de mariage. À ne pas manquer également ce printemps, le festival CONTACT qui fait bouillonner la ville de Toronto pendant tout le mois de mai. Vous aimez la photographie? Vous aimez photographier? Peu importe le genre qui vous intéresse et celui que vous pratiquez, un tel festival est une source de motivation et d’inspiration incroyable. Prenez la peine de visiter les expositions, de participer aux ateliers et aux rencontres, d’écouter ce que les professionnels ont à dire, secouez vos idées, choquez votre imaginaire, vous n’en ressortirez que plus enrichis et motivés, prêt à entreprendre vos propres projets avec une nouvelle ardeur. Photographes émergents Une part importante de la mission de Photo Solution est de soutenir la relève photographique en lui offrant une vitrine dans ses pages. Il nous fait chaud au cœur de savoir que, plus d’une fois, la publication d’un photographe émergent dans notre numéro d’août-septembre a contribué à lancer sa carrière. Cette année, le Spécial étudiants est remplacé par un nouveau projet tout aussi emballant : C-41, Révélateur de photographes émergents. Ce projet, présenté conjointement avec les Productions Foton, vise à procurer une diffusion exceptionnelle aux photographes de la relève québécoise qui, en plus d’être publiés, pourraient voir leurs images exposées à Montréal en concordance avec l’exposition du World Press Photo. Nous ne vous en disons pas plus, mais invitons tous les photographes émergents à visiter le www.c-41.ca pour plus d’information. En terminant, si vous planifiez des sorties photo en nature ou en ville, partez du bon pied en vous préparant adéquatement. David Tanaka nous explique les caractéristiques à considérer pour trouver un sac photo qui nous convient, un compromis entre confort, fiabilité et côté pratique. Le Dr Christopher Singh partage de précieux conseils pour éviter les types de blessures courants chez les photographes. Après les longs mois d’hiver, pensez à vous étirer! Bon printemps! La rédaction

AVriL-MAi 2011. Volume 4, numéro 3 Photo Solution 185, rue St-Paul Québec, QC, Canada G1K 3W2 Tél. : 418 692-2110 Fax : 418 692-3392 ABONNeMeNTS Sans frais : 1 866 807-5520 Courriel : abonnement@photosolution.ca réDACTiON Directrice de rédaction Valérie Racine vracine@photosolution.ca Directeur artistique Guy Langevin glangevin@photosolution.ca infographiste Maud Blanchet Adjointes à la rédaction et à l’administration Ashleigh Bond, Fannie Martin ADMiNiSTrATiON éditeur et directeur des ventes publicitaires Guy J. Poirier gpoirier@photosolution.ca 418 692-2110 / 1 800 905-7468 poste 101 Ventes publicitaires Paulette Guenet pguenet@photosolution.ca 514 808-3523 Michael Skinner mskinner@photolife.com 647 981-1174 Directeur de la diffusion Guy Langevin Comptabilité Annie Goulet Prix réGuLierS Abonnement : 1 an : 35,70 $. 2 ans : 71,40 $. 3 ans 107,10 $. Toutes taxes applicables canadiennes en sus. Les résidants des É.-U. payent en $US + 10 $US par année en frais de poste. Les résidants des autres pays payent en $US + 20 $US par année en frais de poste. Prix unitaire : 5,95 $CAN/$US. DireCTiVeS De SOuMiSSiONS Photo Solution invite ses lecteurs à soumettre leurs portfolios et articles pour publication. Les articles doivent être en lien avec le domaine de la photographie et doivent être accompagnés d’images appuyant le texte soumis. Toute soumission doit respecter les directives de soumission émises par l’éditeur. Ces dernières sont disponibles à www.photosolution.ca et sur demande au 418 692-2110 ou à redaction@photosolution.ca.

nos coLLaborateurs Younes Bounhar est un mordu de la nature et de l’image. Il donne des ateliers dans la région d’Ottawa et de Gatineau. www.younesbounhar.com

Directeur des pages culturelles du Devoir, historien, éditeur et politologue, Jean-François Nadeau est également amateur de photographie.

Peter K. Burian se spécialise dans les banques d’images et l’enseignement de la photo. Il est l’auteur de plusieurs guides. www.peterkburian.com

Maître de la lumière et de la photo de studio, Jean-François O’Kane partage son expertise au Québec et à l’étranger. www.jeanfrancoisokane.com

Daniel Dupont est LE spécialiste de la photographie aviaire du Québec. Il anime des ateliers au Québec et à l’étranger. www.danieldupont.ca

Sébastien Arbour se spécialise en photographie de mariage et offre par des vidéos, conférences et articles des conseils à ceux qui désirent se lancer dans ce passionnant métier.

Véronica Gill est une journaliste pigiste qui se passionne à propos de la photographie et des gens qui la pratiquent. Jean-François Landry conseille les acheteurs de produits photo de Québec depuis 1989. Il anime également des ateliers techniques. France Lessard, avocate, s’intéresse à l’aspect juridique de la photographie, aux droits et aux responsabilités du photographe. T R I B U N E

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Spécialiste de l’image et de ses technologies, David Tanaka est rédacteur en chef du Photo Life Buyers’ Guide, un guide annuel qui conseille les lecteurs à propos des produits maintenant offerts aux photographes. Chiropraticien de profession et photographe de cœur, le Dr Christopher H. Singh aide ses clients de Woodstock en Ontario à vivre une vie meilleure et sans blessures. m a g a z i n e

Le magazine Photo Solution (ISSN 1916-100X) est publié six fois par année (décembre-janvier, février-mars, avrilmai, juin-juillet, août-septembre, octobre-novembre) par les Éditions Apex Inc. Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés. Photo Solution est distribué en kiosque par Coast to Coast Newsstand Services. Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d'édition.

Il nous arrive de rendre notre liste des abonnés disponible à des entreprises offrant des produits ou services susceptibles de vous intéresser. Si vous ne désirez pas recevoir ces offres, informez-nous soit par téléphone, par télécopieur ou par courrier.

Membre de la PMA et de la CITA Copyright © 2011 Les Éditions Apex Inc. Aucune reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur. Malgré le soin apporté, Les Éditions Apex Inc. ne peut garantir que les informations contenues dans ce magazine sont complètes et exactes. Par conséquent, Les Éditions Apex Inc. se décharge de toutes responsabilités relatives au contenu du magazine ou à quelque erreur ou omission que ce soit.

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tribune

courrier des lecteurs Le Courrier des lecteurs de Photo Solution, c’est votre tribune pour nous faire part de vos commentaires et suggestions sur les articles que vous avez lus dans nos pages, mais c’est également l’endroit idéal pour poser des questions, répondre à d’autres lecteurs et lancer des débats à propos de tout ce qui se rapporte à la photographie et sa pratique. N’hésitez pas, exprimez-vous en écrivant à redaction@photosolution.ca. du portrait en photographie Nous sommes un groupe de membres d’un club photo qui se questionnent sur la définition de portrait en photographie. Certains disent que le portrait s’applique seulement à l’humain, d’autres disent qu’on peut étendre la définition et qu’on peut faire le portrait d’un animal ou d’une fleur. Existe-t-il une définition en photographie pour qu’on puisse trancher la question? Belle question qui suscitera, nous en sommes certains, des débats chez nos lecteurs! Si on se fit à Wikipédia, le portrait, qu’il soit pictural, sculptural, photographique ou littéraire représente bien une personne. Ceci étant dit, voici un extrait de la définition de portrait selon TLFi (le Trésor de la langue française informatisé), outil de référence par excellence de la langue française  : «  Représentation, d’après un modèle réel, d’un être (surtout d’un être animé) par un artiste qui s’attache à en reproduire ou à en interpréter les traits et expressions caractéristiques. »

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verre dans leur fabrication et très peu de plastique. De plus, ces objets hauts de gamme se doivent d’être résistants aux chocs; les objectifs légers sont faits de plastique et ne font pas long feu avec un usage répété. Quand on veut de la qualité, il faut payer; la solidité vient des matériaux de qualité, la netteté et le piqué viennent des éléments optiques de qualité.

Selon cette définition, le portrait engloberait donc celui d’êtres vivants comme les animaux ou les plantes. Plus loin, le TLFi spécifie même des cas où ce qui est représenté dans le portrait n’est pas une personne : portait d’un animal, portrait de la situation économique, etc. Dans cette ligne de pensée, le photographe Singenu, présenté dans notre dernier numéro, se décrit lui-même comme portraitiste animalier. Le débat est lancé!

objectifs hauts de gamme J’ai lu attentivement les pages de la dernière édition de Photo Solution qui traitent des nouveaux objectifs et je trouve cela un peu déplorable de voir des commentaires du genre « gros, pesant et dispendieux ». Ces qualificatifs sont présents dans l’analyse du Canon 70-300 mm f/4-5,6, du Nikon 24-120 mm f/4 et du Sigma 120-300 mm f/2,8. Quand on désire acheter des objectifs de ce genre, on doit s’attendre à un certain poids compte tenu de leur volume. Les objectifs lumineux avec de grandes ouvertures comme f/2,8, incluent beaucoup de

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J’ai moi-même fait la comparaison. J’avais un Nikkor 24-120 mm VR f/3,5-5,6 qui valait environ 650 $; un bon objectif, mais sans plus. Je souhaitais une meilleure qualité pour le capteur FX de mon appareil photo. Je me suis donc procuré le nouveau 24-120 mm VR II de Nikon à ouverture constante de f/4; j’ai payé le double, soit 1 400 $. Cet objectif est tout simplement merveilleux, surtout monté sur un D700 et utilisé en photo de nuit. Un piqué extra et une grande netteté. Bien sûr, 1 400 $ c’est dispendieux, mais pas si lourd que ça. Je l’utilise régulièrement à main levée malgré mes 62 ans. Robert Després

question photo

Parce que nous aimons connaître nos lecteurs et leurs opinions à propos de tout et de rien sur la photographie, une Question photo est régulièrement posée sur www.photosolution.ca. Les questions et réponses sont maintenant intégrées à notre nouveau blogue, venez nous visiter!

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tribune

actualités photo Pour encore plus d’infos, visitez www.photosolution.ca

exPositions

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montréal en 90 trésors

The Americans de Robert Frank (1959), avec une introduction de l’écrivain Jack Kerouac. Un grand livre de photographies ayant eu une influence prépondérante sur les générations de photographes suivantes. La première édition de ce livre, Les Américains (chez Robert Delpire, 1958), sera également exposée, ainsi qu’une version chinoise plus récente de l’ouvrage.

Le Musée McCord fête ses 90 ans et, pour souligner l’événement, 90 objets uniques de sa vaste collection ont été réunis pour l’exposition 90 trésors, 90 histoires, 90 ans. Des photos, des artéfacts, des costumes et d’autres objets ethnologiques racontent l’histoire sociale de la ville de Montréal, de ses gens et son rayonnement à travers le monde. Chaque objet a sa particularité et a été sélectionné soit pour sa beauté, sa singularité, sa composition ou sa valeur historique. Des circuits audioguides, où plusieurs créateurs montréalais commentent l’exposition, seront à la disposition des visiteurs. L’exposition est présentée du 17 mars au 11 septembre 2011.

Personnage-clé de l’histoire artistique canadienne, Napoléon Bourassa (1827-1916), gendre de Louis-Joseph Papineau et père d’Henri Bourassa, est architecte, peintre, sculpteur, théoricien et critique d’art, professeur, conférencier, romancier et musicien. Il a laissé une trace importante dans la vie montréalaise, ses œuvres ont traversé les époques. Le Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec, présente une rétrospective de son œuvre, Napoléon Bourassa. La quête de l’idéal, du 5 mai 2011 au 15 janvier 2012. La photographie sera fort bien représentée dans cette rétrospective et dans l’ouvrage qui l’accompagne : une publication d’environ 250 pages et 250 photos avec des essais rédigés par Mario Béland, Paul Bourassa et Anne-Élisabeth Vallée.

© Yves Harnois

napoléon bourassa, la quête de l’idéal

Les artistes des cantons-del’est à l’honneur Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente le Salon du printemps des artistes des Cantonsde-l’Est, cuvée 2011, soit les œuvres de 22 artistes étant nés dans la région, ou y habitant et y travaillant. Cette 6e édition de l’exposition bisannuelle en est une toute particulière puisqu’elle a été réalisée en collaboration avec le programme Repérage, Collection LotoQuébec. Ce programme vise à promouvoir les artistes des régions en leur offrant une vitrine exceptionnelle et à soutenir les musées et les centres d’exposition régionaux dans l’organisation d’exposition. Certaines des œuvres présentées pourraient également s’ajouter au corpus de la collection de Loto-Québec. L’exposition est présentée jusqu’au 5 juin 2011.

Les intrigues visuelles de manon de Pauw L’exposition Intrigues de Manon De Pauw propose un ensemble d’œuvres produites par l’artiste depuis le début des années 2000. Figure montante du milieu de l’art contemporain québécois et canadien, De Pauw s’exprime à l’aide de nombreux médias : photogrammes, photographies, monobandes, vidéoperformances, dispositifs interactifs et installations à projections multiples, qui présentent de manière poétique la lumière et l’image. L’exposition, produite et mise en circulation par la Galerie de L’uQAM, est présentée au Musée régional de rimouski du 14 avril au 5 mai 2011.

© stuDio notMan

© williaM notMan

chefs-d’œuvre de deux époques

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© Manon De Pauw

Les 38 photos finalistes et gagnantes du prix Antoine-Desilets 2010 sont exposées au Musée populaire de la photographie (MPP) de Drummondville, jusqu’au 8 mai prochain. Attribué par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et son comité, ce prix récompense les photographes ayant produit les meilleures photos de presse de l’année au Québec, lesquelles sont regroupées en six catégories. Cinq d’entre elles seront présentées au Musée : Sports, Nouvelles, Vie quotidienne, Photoreportage et Portrait. Parallèlement à l’exposition, le MPP présente une toute nouvelle acquisition : l’édition américaine originale du livre

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Faire son nid

quels elle s’implique, Louise Lemieux-BÊrubÊ prÊsente cette fois le fruit de ses relations avec des chorÊgraphes et des danseurs. Elle s’intÊresse beaucoup aux mouvements des danseurs, qu’elle met au premier plan. Pour son exposition DÊmarche danse, prÊsentÊe du 21 avril au 4 juin 2011, elle apporte un dynamisme bien particulier à ses œuvres sÊquentielles, dont certaines ont ÊtÊ tissÊes avec des fils d’acier et de cuivre, donnant ainsi une troisième dimension aux panneaux d’images.

Chacun a son coin pour se rÊfugier, son lieu de retraite, son nid. Dans l’exposition Faire son nid, Karine Payette explore les rapports que l’humain entretient avec son habitat, un espace de confort et de sÊcuritÊ à la fois bien prÊcaire et fragile. Par des photographies, des vidÊos d’art et des sculptures, elle prÊsente des personnages qui cherchent à fuir le quotidien, de façon physique et psychique, et qui se construisent un nid, un monde imaginaire pour y Êchapper. Elle Êtudie la tension entre la rÊalitÊ de la vie de tous les jours et ces univers intÊrieurs qu’on ne peut percevoir. L’exposition est prÊsentÊe à la galerie SAS du 21 avril au 4 juin 2011.

Les mouvements de la danse La Galerie SAS reçoit Êgalement Louise Lemieux-BÊrubÊ en avril. InspirÊe par le travail d’autres artistes qu’elle côtoie et avec les-

 

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L’aventure de l’ÊlectricitÊ L’apparition de l’ÊlectricitÊ est probablement un des facteurs ayant le plus changÊ nos paysages urbains et ruraux, ainsi, bien sÝr, que notre vie quotidienne. Le centre d’archives Bas-SaintLaurent et GaspÊsie-Îles-de-la-Madeleine prÊsente Aux limites de la mÊmoire, une exposition photographique tirÊe du livre de Caroline Cholette et Caroline Rouleau du même nom.

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divers

L’exposition, présentée jusqu’au 26 juin 2011, rend compte de l’incroyable influence que cette grande révolution du XXe siècle a eue sur le Québec contemporain.

nières n’étant toutefois pas offertes au Canada. www.nikonians.org

La journée mondiale de la photographie au sténopé

© Geniviève Gleize

La beauté des lieux abandonnés

Chaque année, le dernier dimanche d’avril, se tient la journée mondiale de la photographie au sténopé. Les photographes du monde entier sont alors invités à produire des photos au sténopé, à les numériser et à les importer sur le site www.pinholeday.org pour qu’elles fassent partie de l’incroyable « galerie » en ligne célébrant cette journée mondiale. Cette année, l’événement aura lieu le dimanche 24 avril, et les photos prises au cours de la semaine du 23 avril au 5 mai seront aussi acceptées. Plusieurs activités auront lieu tout au long de l’année pour célébrer cette forme de photographie fort peu conventionnelle. À vos sténopés! www.pinholeday.org

Le centre d’exposition RaymondLasnier présente 50 Dey Street, un projet photographique de Geniviève Gleize, du 8 mai au 5 juin 2011. L’artiste européenne explore la face cachée des espaces désaffectés et abandonnés par l’homme, et leur donne une toute nouvelle lumière. Elle réveille ces endroits déchus, qui paraissent soudainement plus beaux et qui, prenant la forme d’une œuvre artistique, semblent vouloir raconter une histoire. Elle dévoile en fait « ce que l’œil ne voit pas ».

aiLLeurs dans La FrancoPhonie

état d’urgence, l’exposition

gueules noires

L’organisme à but non lucratif ATSA (Action terroriste socialement acceptable) présente une rétrospective des œuvres présentées par une vingtaine d’artistes du Québec, du Canada et de l’étranger qui ont participé à l’un des onze « Manifestivals » État d’Urgence, tenus entre 1998 et 2009. Ces festivals interdisciplinaires aux allures de camps de réfugiés en plein centre-ville de Montréal permettaient l’expression artistique sous une grande variété de formes, tout en prônant la solidarité et des valeurs sociales inclusives. L’exposition 10 ans d’urgence présente maintenant des photos, vidéos, dessins, peintures, affiches, films d’archives, bandes sonores et installations qui analysent notre capacité à vivre ensemble, à partager nos richesses, notre bonheur et la capacité de l’art à contribuer au changement social. Les prochaines destinations de cette exposition itinérante du Conseil des arts de Montréal, conçue et réalisée par ATSA, sont la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord, du 8 avril au 22 mai, et la Maison de la culture Côte-des-Neiges, du 11 juin au 20 août.

Le Centre Minier de Faymoreau, en Vendée (France), qui n’extrait plus de charbon de ses galeries depuis 1958, s’est tranquillement transformé en musée. en 2000, il ouvrait ses portes et permettait aux visiteurs d’avoir accès à un fragment de la vie des mineurs d’autrefois. Mais pour bien des travailleurs, dans bien des pays, la vie à la mine de charbon est encore très actuelle et très difficile. L’exposition Gueules Noires, présentée au Centre minier, dévoile près de cent portraits saisissants de mineurs en activité, de l’Amérique du Sud à l’Asie, en passant par l’europe. Ce sont les œuvres de cinq photographes qui ont posé leurs regards et leurs objectifs sur les visages noircis de mineurs aux quatre coins du monde. Leurs portraits noir et blanc proposent des mineurs beaux et fiers qui deviennent, à travers le regard des photographes, des icônes. L’exposition est présentée au Centre Minier Faymoreau jusqu’au 27 novembre 2011. un monde à découvrir pour ceux qui se trouveront en terre française d’ici là, tant pour l’exposition que pour l’ancienne cité minière.

Prix et concours World Press Photo 2010

divers Le site Web Nikonians.org, une communauté de photographes professionnels et amateurs avancés, fervents utilisateurs de matériel Nikon, est maintenant accessible à toute la francophonie. L’objectif de cette organisation, totalement indépendante de la marque Nikon, est de donner de l’information pertinente à ses membres et de toujours les tenir à l’affût des dernières nouvelles dans le monde de la photographie, à travers divers forums, des infolettres, un moteur de recherche, un blogue, une librairie... Il est également possible d’acheter du matériel sur le site, de participer à des voyages photo ou de suivre des formations, ces der-

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© JoDi BieBer

Francisation de nikonians

En février dernier, le jury international du 54e concours du World Press Photo dévoilait les photos de presse gagnantes pour l’année 2010. Le premier prix a été remporté par le photographe sud-africain Jodi Bieber, pour son portrait bouleversant de Bibi Aisha, défigurée pour avoir tenté de fuir la maison de son mari, pris à Kabul, en Afghanistan. La photo avait d’abord été publiée sur la couverture de l’édition d’août 2010 de Times Magazine. Bieber est le deuxième Sud-Africain à remporter le premier prix du concours. Le photographe canadien Ed Ou s’est également très bien démarqué en obtenant la première place dans la catégorie sujets contemporains. L’exposition des photos gagnantes commencera à circuler à travers le monde à compter du mois d’août.

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suggestions de lecture par véronica gill

Libérez l’artiste en vous La photo créative avec l’iPhone, Éric Marais, Les éditions Pearson France, 144 pages Dans son livre, l’artiste photographe Éric Marais présente tous les secrets de la photo avec le iPhone, que ce soit avec un 3G, un 3GS ou mieux avec un iPhone 4. À l’aide d’applications, pour la plupart gratuites ou très peu dispendieuses, vous y apprendrez, en très peu de temps, comment mettre en valeur les photos réalisées avec votre téléphone intelligent. Vous découvrirez (ou redécouvrirez) les effets du Holga, de l’Instamatic ou du Polaroïd et expérimenterez la photo panoramique, la photo colorisée, 3D ou le HDR. Pano, Aisu Camera Noir et Blanc, 3D Camera et bien d’autres applications sont testées et commentées. Pour chacune, on retrouve un bref historique ainsi qu’un aperçu de la technique, dont la marche à suivre souvent très simple est illustrée à l’aide de saisies d’écran évocatrices. Ce petit manuel inspirant rempli d’astuces peut rapidement devenir un compagnon ludique pour s’éclater avec les applications photo et réaliser des images étonnantes. En prime : une paire de lunettes anaglyphe (rouge et bleu) pour la photo 3D.

mémoires d’un photojournaliste Retour sur images, Jean Rey, Éditions Désiris, 120 pages «  Le reportage, pour moi c’est avant tout partir, aller vers. Partir dans un pays lointain, sur une terre étrangère, ou aller au coin de la rue, dans la ville voisine. » Images, mots, impressions du moment. Retour sur image est le carnet de route, le témoignage de Jean Rey, caméraman et grand reporter pour la télévision. Il nous livre en toute intimité son regard, sa réflexion sur le métier de reporter et son évolution à travers le temps. Un parcours professionnel impressionnant, de plus de 40 ans, lors duquel il a sillonné le monde, caméra à l’épaule, en témoin des grands événements de notre époque. Pour l’amour de l’histoire, du photojournalisme, des mots sensibles et des images percutantes.

autoproduction Japon, essai photographique, Guillaume D. Cyr, guillaumedcyr.com (Blurb), 120 pages Tout un chacun peut dorénavant décider de publier son propre livre photo, de qualité professionnelle de surcroît, et de le mettre en vente sur Internet. C’est ce qu’a fait Guillaume D. Cyr, avec son premier livre, Japon : essai photographique. Ce diaporama poétique, ponctué des textes de Lucie Claire Boutoille et de Pascale Gagné-Levesque, regroupe plus d’une centaine d’images par lesquelles le photographe professionnel et voyageur nous invite à découvrir ce pays, son architecture, ses paysages, ses coutumes, ses habitants. L’auteur s’est offert un « road trip » photographique en terre inconnue et nous offre ses souvenirs de voyage immortalisés par des photographies d’une grande sensibilité, aux couleurs éclatantes, aux lignes justes et définies, dans un ouvrage d’une finition impeccable. Lorsque c’est possible de réaliser un tel document soimême, de A à Z, pourquoi s’en passer?

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La lumière des noirs de rené bolduc par Jean-François nadeau Jusqu’à quel point le noir d’une photo peut-il être noir? Peut-on obtenir le noir de l’abîme, des ténèbres, celui de la fin des temps, ce noir à la fois riche, dense et infini? René Bolduc a passé des années à le chercher. Et qui cherche autant que lui finit souvent par trouver.

René Bolduc a revisité le passé de la photographie au nom de son présent. Son principal champ d’intérêt depuis quelques années : la photographie sur plaque humide, communément appelée le collodion, du nom de cette mixture utilisée au XIXe siècle par la médecine, notamment sur les champs de bataille. En théorie, la photographie au collodion est une affaire toute simple. À preuve, des centaines de photographes l’ont pratiquée pendant quelques décennies. La recette? Préparez d’abord votre sujet. S’il s’agit d’un être humain, assurez-vous qu’il sera capable de ne pas bouger pendant de longues minutes. Puis, à l’abri de la lumière, enduisez rapidement la plaque de métal ou de verre d’une solution de collodion. Votre plaque doit avoir été vigoureusement nettoyée au préalable. Par un mouvement habile, sans toucher au produit, assurez-vous que la plaque est recouverte uniformément du liquide. Immergez alors tout ça sans tarder dans une dispendieuse solution de chlorure d’argent. Puis, placez la plaque dans votre porte-négatif et dépêchez-vous à l’installer sur votre chambre photographie. Voilà : vous êtes prêt. Le modèle est-il toujours là? Exposez la plaque le temps qu’il faut. Comment le savoir? Est-ce cinq minutes ou dix minutes qu’il faut faire tenir la pose? Seule l’expérience vous le dira...

Installé à Sherbrooke, René Bolduc travaille dans une imprimerie. En matière de couleur, il en connaît tout un rayon. Mais c’est la densité de la photographie noir et blanc qui passionne l’œil de ce photographe autodidacte. Après des années de pratique du format 35 mm, il se consacre désormais essentiellement à la photographie grand format. Il photographie à la chambre, au format 8 x 10 pouces, puis se lance dans des tirages qui utilisent des papiers aussi fins que rares, des virages à l’or et autres procédés particuliers. Imaginez un homme qui part faire le tour de l’Europe avec cinquante kilos de matériel photo et deux t-shirts seulement pour conserver le maximum d’espace pour son équipement photo : c’est René Bolduc, un costaud plutôt court, énergique et visiblement passionné.

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« Avec tout le temps que ça demande pour chaque photo, il est rare que je puisse réaliser beaucoup plus de deux plaques avec un modèle, explique René Bolduc. Mais chaque plaque est unique : c’est à la fois la photo et le tirage. Impossible de réaliser un double, comme un tableau. »

C’est en approfondissant sa pratique de la photographie grand format qu’il s’est intéressé à réinvestir des procédés traditionnels peu à peu tombés en désuétude. Comment utiliser ces procédés quasi oubliés dans la photographie actuelle? Pour obtenir des atmosphères particulières, qui rendent compte de sa vision du monde,

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Le développement d’une plaque au collodion est beaucoup plus rapide que sa préparation. Plongez la plaque exposée dans le développeur. Et voilà! Presque instantanément apparaît l’image. Aussi vite qu’un polaroid. Pas tellement plus lentement qu’une photo numérique. À condition bien sûr d’oublier tout le temps pris pour en arriver là. Il ne vous reste ensuite qu’à vernir votre photo avec une laque spéciale que vous appliquez à la chaleur de la flamme d’un brûleur à alcool. Attention à ne pas trop chauffer! Vous voyez, c’est très simple. En théorie, du moins... Reste qu’en maîtrisant toutes ces étapes délicates, René Bolduc n’était jamais satisfait des noirs. Il les voulait plus noirs que noirs. Et tout lui semblait trop gris. Il a suivi des ateliers aux États-Unis. « J’obtenais toujours ce qui me semblait être des gris-noir. Je voulais de la profondeur, plus de profondeur. Un vrai noir, très inten-

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se. » Il l’a enfin trouvé, son noir. Grâce à une solution d’arsenic de son secret. Dangereux ? « Oui et non... Pas si on fait attention. Et lorsque j’en ai terminé, je la neutralise et je peux la jeter dans le jardin, sans le moindre risque pour quiconque. » Des noirs, de tels noirs, sont tout simplement impossibles à reproduire. Seul compte la plaque originale. « Vous ne reproduirez jamais dans un magazine, même le mieux imprimé du monde, la qualité d’une telle photo. Il faut regarder chacune de ces images comme une œuvre unique. La photographie s’approche ici d’assez près de la peinture, justement par son caractère unique. » Le talent du photographe fait, ou ne fait pas, le reste. Dans le sous-sol de sa maison, située dans un ancien quartier ouvrier de Sherbrooke, il a installé une magnifique chambre noire, avec de l’équipement de pointe pour offrir les développe-

pour obtenir des atmosphères particulières, qui rendent compte de sa vision du monde, rené bolduc a revisité le passé de la photographie au nom de son présent. ments et impressions les meilleurs possible. « Je déteste ne pas avoir un contrôle parfait sur mon travail en chambre noire. Ça frôle l’obsession! » Dans une pièce attenante, il s’est installé un atelier d’ébénisterie où il fabrique patiemment des supports à plaques et de l’équipement nécessaire à l’exercice de sa photographie. « J’ai tout fabriqué moi-même, de A à Z.» René Bolduc a fini par être remarqué chez lui après s’être fait connaître dans plusieurs foires américaines spécialisées. En février dernier, il exposait son travail à Sherbrooke, au musée Uplands. Des artistes comme Richard Séguin et Raoul Duguay ont fait appel à lui pour illustrer leurs albums. Il en est heureux, mais rien ne le

Séjour photographique aux Îles-de-la-Madeleine - Du 15 au 21 août 2011 Parées de leur magnifique lumière de fin d’été, les Îles-de-la-Madeleine se prêtent complaisamment à l’objectif du photographe. La mer, le vent, le sable et les falaises rouges tranchent avec le bleu du ciel. Des paysages colorés et la chaleur des Madelinots vous attendent pour une expérience unique. Venez y parfaire vos techniques photographiques avec Guylain Doyle, photographe-voyageur du Lonely Planet originaire des Îles.

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Objectifs

La formation théorique

La formation pratique

Améliorez vos connaissances techniques afin de vous aider à mieux photographier vos prochaines destinations.

Chaque séance de prise de vue est précédée d’un cours théorique en lien avec celle-ci.

Ces sorties thématiques vous mettent en contact avec les Madelinots dans leurs activités quotidiennes. Plusieurs levers et couchers de soleil sont aussi au programme.

Questions en lien avec la photographie Guylain Doyle 418 549-7815 fototrafic@videotron.ca www.guylaindoyle.com

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Information sur le séjour et réservation Auberge la Salicorne www.salicorne.ca 377, route 199 info@salicorne.ca Grande-Entrée 418 985-2833 poste 1 Îles de la Madeleine Sans-frais: 1-888-537-4537 G4T 7A5 Télécopieur: 418 985-2226

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Formulaire de consentement du modèle Vous nous avez souvent posé des questions quant à l’obtention du consentement des personnes photographiées. Comme l’a mentionné France Lessard dans sa chronique du numéro d’avril-mai dernier, même si l’obtention du consentement écrit n’est pas obligatoire, il est plus facile à démontrer en cours. Nous vous présentons donc ici, à titre indicatif et non comme un avis légal, un exemple de document d’autorisation qu’un photographe peut utiliser avec ses modèles. Ce document, fourni gracieusement par CAPIC Montréal peut bien sûr être adapté selon la situation et l’utilisation prévue des photos. Une version électronique en format Word peut être téléchargée sur leur site Web au www.capicmontreal.ca.

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VOYAGEZ DANS LE GRAND NORD AVEC PHOTO LIFE ET CRUISE NORTH EXPEDITIONS! Les ateliers-croisière de Photo Life et de Cruise North Expeditions Inc, une compagnie appartenant entièrement à des Inuits, disposent d’une équipe d’historiens, de biologistes marins, d’ornithologues et d’Inuits, qui mèneront les participants vers des sites historiques et archéologiques, des colonies d’animaux et un monde de glace fascinant pour une expérience personnelle et inoubliable. Joignez-vous à cette croisière exclusive et découvrez la spectaculaire beauté sauvage de l’une des plus captivantes régions du Canada. En compagnie de photographes de renom qui offrent des conseils personnalisés, l’atelier-croisière de Photo Life est un incontournable pour tous ceux qui désirent développer leurs compétences photogra phiques tout en voyageant à travers un territoire dont les paysages, la faune et la flore dépassent toutes attentes.

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babillard des clubs Organisateurs et membres des clubs photo, cette section vous est dédiée. Annoncez vos événements, expositions, ateliers, conférences et autre information en envoyant textes et photos à redaction@photosolution.ca; premier arrivé, premier servi! club photo rivière-des-Prairies

exposition annuelle région de mégantic

Une exposition de sténopé sera tenue sous le thème « Photos en boîte », du 31 mars au 26 avril 2011, à Montréal, au magasin Lozeau, situé au 6229 rue St-Hubert. Nous poursuivons avec l’exposition de fin d’année les 13, 14, 15 mai 2011, au centre communautaire de Rivière-des-Prairies, situé au 9140, boulevard Perras. Les heures d’ouverture pour le 13 mai sont de 19  h à 21  h  30; le samedi 14 et dimanche 15 mai, de 12  h à 17  h. 24 heures de vie, la troisième et dernière exposition de l’année, mais non la moindre, présente une vision de 24 heures de vie, exprimée en quelques clichés par chaque photographe. L’exposition est présentée du 19 mai au 18 juin 2011, à la bibliothèque de Rivière-desPrairies, au 9001, boulevard Perras, à Montréal.

Le Club Photo région de Mégantic invite tous les photographes à son exposition annuelle des membres qui se tiendra à la salle Monique-Dumaine-Bourque de la gare patrimoniale de Lac-Mégantic. Cette exposition tous azimuts se déroulera tout le mois d’avril et regroupera les œuvres d’une quarantaine de photographes amateurs du club photo régional.

100e salon semestriel de la sPaq

conférence Les amis de la photo

En 2011, la Société des photographes artisans de Québec (SPAQ) célèbre son cinquantième anniversaire. Elle présentera son 100e Salon semestriel du 26 mai au 4 juin prochains, à l’endroit habituel : au centre commercial Laurier Québec, à la sortie ouest du magasin La Baie, au troisième étage. Une nouvelle catégorie s’ajoutera aux trois déjà exploitées, soit la création numérique, qui se définit comme suit : toute œuvre ou combinaison d’œuvres prises par l’auteur qui utilise la photographie comme matériel de base, ainsi que les outils issus de l’art graphique numérique afin de créer une image issue de l’imagination. Venez encourager nos membres.

20 avril 2011 au 4125, D’Argenson, Centre Angora, Terrebonne. Conférencier invité : Stéphane Bélanger. Non membre : 5 $. Info : www.stephanebelangerphotographe.com ou France Rivest au 450 964-8395.

osez Le Club Photo Marsan est heureux d’inviter le grand public à son exposition de fin d’année. Sous le thème «  Osez », les membres vous accueillerons le vendredi 13 mai, dans les locaux du Collège Marsan, 2030, boul. Pie IX, suite 400, Montréal, Québec, 514 525-3030

exposition du club Photo de repentigny Le Club Photo de Repentigny désire inviter tous les amateurs et pros de la photo à l’exposition de photos qui aura lieu du 28 au 31 mai 2011, au Centre d’exposition de Repentigny, situé au 3, place d’Évry, à Repentigny. Nous vous y attendons en grand nombre.

club photo de Lévis Au programme en avril, conférence sur le portrait par Mme Véronique Côté, photographe, 18 avril, 19 h; en mai, conférence sur la photographie d’oiseaux et de papillons, 16 mai, 19 h. Ces rencontres ont lieu au Juvénat Notre-Dame de St-Romuald, ouvert à tous, frais d’entrée pour les non membres. Le club offre aussi l’occasion de faire des sorties photo chaque mois. Venez découvrir le site www.clubphotolevis.com, sous Calendrier des activités - Sorties thématiques, pour connaître nos prochaines sorties et pour constater le dynamisme du club (photos des activités). Pour plus d’informations ou pour nous joindre : www.clubphotolevis.com.

matinées-rencontre sPPq exposition annuelle du club photo J.a.K. Jonquière Le Club Photo J.A.K. de Jonquière invite le public à venir visiter son 65e Salon de la photographie qui se tiendra du 13 au 22 mai 2011, à Place Nikitoutagan, située au 2230, rue de la Rivière-aux-Sables, à Jonquière. Plus de 200 photographies sur des thèmes divers y seront exposées. Fêtant sa 68e année, le Club Photo J.A.K. compte 145 membres enthousiastes. En plus des rencontres et ateliers hebdomadaires, des excursions sont organisées au cours de la saison. Ces circuits offrent une occasion de mettre en pratique les notions et les techniques acquises lors des ateliers. Visitez notre site pour y voir les réalisations de nos membres : www.clubphotojak.com. Pour nous joindre  : clubphotojak@hotmail.com. Soyez les bienvenus à notre 65e exposition annuelle!

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La SPPQ vous invite à assister à la prochaine Matinée-Rencontre qui aura lieu le 3 avril prochain de 8 h 30 à midi, au Centre de réception Antique, à Montréal. Le coût est de 15 $, incluant le déjeuner buffet, la conférence et les tirages. À cette occasion, Marie-Josée Proia présentera les 15 diaporamas finalistes au concours Son et Images 2011. Réservations obligatoires sur www.sppq.com.

gala annuel sPPq 22e édition C’est le 12 avril à 19 h 30, au théâtre l’Étoile Banque Nationale, situé au 6000, boul. de Rome à Brossard (quartier Dix 30), qu’aura lieu le gala annuel de la SPPQ. À cette occasion, nous dévoilerons les résultats des trois concours soit : le Défi Inter-Clubs, le Circuit-Photo et le Son & Images prix Paul E.Jean. Billets : 20,00 $. C’est un rendez-vous à ne pas manquer! Les détails sur www.sppq.com. T R I B U N E

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exposition du club photo Pixelart 14 et 15 mai, de 12 h à 17 h, au MarchÊ de la Station Gourmande, 313, rue de l’hôtel de ville, Farnham, QuÊbec. Des photos sur des thèmes variÊs y seront prÊsentÊes, dont animaux, ÊlÊments humains, nature, paysages et un thème libre. Un tirage aura lieu le dimanche à 16 h parmi tous les votes des visiteurs pour leur photo  coup de cœur  et, à cette occasion, les gens pourront Êchanger sur la photographie avec les exposants. Bienvenue à tous. clubphotopixelart.com

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our Wolfe, qui a toujours eu la chance de pouvoir choisir ses sujets en fonction de ses intérêts, la photographie pourrait presque être comparée à une chasse aux trésors : il doit dénicher ceux qui se cachent dans notre environnement. Ce qu’il souhaite, c’est stimuler l’imaginaire des gens qui regardent ses images, les émouvoir. Force, puissance, grâce et énergie. Les chevaux évoquent tellement de choses. Les premiers équidés que Wolfe a photographiés sont les zèbres, il y a de cela trois décennies, lors de son premier voyage en Afrique de l’Est. « Les lignes fluides des animaux, la poussière et l’ampleur de leurs troupeaux m’ont impressionné. J’en suis venu à apprécier davantage la forme chevaline et, depuis ce temps, je photographie les chevaux comme s’ils étaient eux-mêmes les paysages, plutôt que de les voir comme de jolis éléments dans un beau paysage. » Au fil des années, à mesure que sa collection d’images équestres prenait de l’ampleur, il s’est rapproché des animaux, se concentrant sur des détails plus précis, comme des crinières tressées et des harnais finement travaillés.

Destinée principalement aux grands espaces publics et aux entreprises, l’exposition intitulée Unbridled était la première où Wolfe exposait des images de cette dimension (la photo la plus grande mesurait 10 pieds de long!). il se souvient du défi de taille qu’il devait relever d’un point de vue technique : « La courbe d’apprentissage pour maîtriser la préparation, l’impression, le montage et l’encadrement de fichiers haute résolution a été considérable. Quelques-unes des pièces de 10 pieds provenaient de diapos 35 mm. Nous réalisons toute notre production à l’interne et je suis très fier que mon équipe ait créé des pièces aussi impressionnantes. Nous pensons même devenir un centre de production pour d’autres photographes. »

PRÉPARATION DES VOYAGES ET ÉQUIPEMENT Wolfe commence à faire ses bagages plusieurs mois avant un voyage. il détermine d’abord tout ce dont il a besoin pour les conditions particulières de son projet, puis il réévalue et rationalise ses choix au fil du temps. « Quand j’ai commencé à voyager, j’apportais des quantités phénoménales de matériel. Maintenant, j’en suis arrivé à réduire le plus possible. » Cependant, lorsqu’il part en Alaska pour photographier des ours, des aigles et d’autres prédateurs difficiles d’approche, il apporte des objectifs plus puissants, ce qui rend les bagages considérablement plus lourds et encombrants. Mais pour la plupart des situations, ses bagages sont assez légers.

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Les chevaux l’ont amené à voyager jusqu’en France, dans la région du delta du Rhône, en Camargue. « Ce vaste marais fluvial abrite des paysages ruraux et sauvages puisque les hommes et les animaux s’y côtoient depuis le début des temps. Il y a des chevaux

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domestiques et sauvages, et les troupeaux sont gérés. De petite taille, mais certainement pas de petite réputation, les chevaux de Camargue sont noirs à la naissance et pâlissent avec l’âge. Ce sont de petits chevaux tenaces et tout à fait superbes lorsqu’ils se déplacent dans leur habitat naturel », explique-t-il. Un autre endroit singulier qu’il a eu la chance de visiter est la côte de Bahia au Brésil. « Il y a là de magnifiques étalons Andalous et Lusitaniens, et ce fut un réel plaisir de pouvoir photographier ces chevaux de dressage bien domptés. » Pour s’inspirer, il étudie le travail d’autres artistes qui suscite chez lui de nouvelles idées. « Je m’intéresse énormément à ce que font d’autres artistes ou à ce qu’ils ont fait à travers les siècles passés. J’essaie d’appliquer à mon propre style les éléments qui me plaisent, autrement dit, je prends l’idée de quelqu’un d’autre et je la transforme. C’est un cliché de dire que tout artiste s’inspire de quelqu’un d’autre, mais honnêtement, c’est très souvent le cas. » Il puise dans le monde des arts, tant historique que moderne, pour voir comment il peut le transposer à l’univers de la photographie.

DES CHEVAUX AUX CHIENS

Wolfe insiste sur l’importance pour un artiste de suivre les règles puis d’y déroger. « Autrement, on ne peut s’épanouir. Certains résultats peuvent être médiocres, mais on ne le saura pas tant qu’on n’aura pas essayé. En fait, je déteste les règles de composition vraiment strictes qui sont suivies sans conteste et qui pénalisent ceux qui s’écartent de la norme acceptée. » Pour lui, être conscient des possibilités qu’offre l’expérimentation est la clé du succès artistique.

Wolfe anime toutes sortes de séminaires, allant des ateliers d’une journée à Seattle à des voyages de plusieurs semaines en Asie, en europe ou en Amérique. il souhaite que ses participants s’intéressent à des sujets et événements variés afin qu’ils deviennent de meilleurs observateurs du monde qui les entoure. « J’aime voir s’ouvrir l’imagination, l’esprit et les yeux des gens quand je partage avec eux mes compétences en tant que photographe, mon expérience de globetrotteur et les merveilles du monde. »

Wolfe travaille présentement avec l’auteur Jeffrey Moussaieff Masson sur un livre intitulé Dogs Make Us Human. Ce projet regroupe une série d’images de gens avec leurs chiens, prises partout dans le monde au fil de sa carrière. « Les chiens ont sur nous une emprise extraordinaire et bien méritée, et ce livre explore ce lien unique dans les cultures sur six continents. »

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ATELIERS INSPIRANTS


PHOTOREPORTAGE BERGERS D’ESPAGNE par Josep Martí Fornons © JOSEP MARTí FORNONS

À Almenar, en Espagne, les dures conditions climatiques obligent les éleveurs des Pyrénées aragonaises à transhumer vers des zones plus chaudes et à alterner de façon saisonnière les pâturages. Début mai, au cœur du printemps, aura lieu la tonte des moutons. Une fois allégés de leur laine et après avoir profité des bons pâturages du printemps, les moutons prennent le chemin du retour dans la montagne. Ils ont passé six mois à basse altitude, connu de longues journées de transhumance, traversé de grands espaces naturels et urbains. Un été encore où les moutons profiteront des pâturages montagneux des Pyrénées aragonaises, jusqu’à ce que l’arrivée de l’automne les oblige à reprendre la route. Ce photoreportage a remporté le premier prix du concours « L’Homme et l’environnement » proposé par Groupe Photo Média International dans le cadre du festival Zoom Photo. Josep Martí Fornons est un photographe catalan, installé en Espagne.

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Gagnant : Un bain thérapeutique avec ça? Jacques Lafond, Montréal, QC

Motel White House, Stéphane Groleau, Québec, QC

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Hotel Chelsea, Martine St-Pierre, Longueuil, QC

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HÔTELS-MOTELS

Chambre 101, Maxim Wehinger, Québec, QC

Présence-absence, Caroline Beaulieu, Montréal, QC

Cottages, Marc Giguère, Québec, QC

Une escale à Rivière-du-Loup, Simon rouleau, Saint-Adelme, QC

THEMES

EXPO 2011-2012

xercez votre créativité en participant au concours Expo commandité par Epson Canada Ltd. Le gagnant de cette parution recevra une imprimante Epson Stylus Photo R1900 (prix de détail suggéré : 599,99 $).

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DIRECTIVES Faites-nous parvenir vos images (maximum de 5 par participant, par thème) à expo@photosolution.ca selon les directives suivantes : • Format d’image : JPEG seulement • Dimensions : de 1800 à 4000 pixels de large • Envoyer seulement une image par courriel • Indiquer le thème du concours dans le sujet du courriel • Dans le message, indiquer le titre de l’image, votre adresse complète et votre numéro de téléphone

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Le concours Expo est ouvert aux résidents canadiens seulement. POUR PLUS D’INFORMATION SUR LES PRODUITS EPSON, VISITEZ LE WWW.EPSON.CA.

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DATES LIMITE

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Nightlife La couleur rouge Les gens de mon quartier L’épicier du coin

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SE LANCER EN PHOTOGRAPHIE DE MARIAGE ... ou ce que j’aurais aimé savoir à mes débuts! par Sébastien Arbour

Je suis photographe professionnel depuis 1993. Lorsqu’on amorce sa carrière, on a peu de clients et tout nous passionne en photo. Naturellement, on offre ses services pour les mariages des amis, on s’imprime des cartes d’affaires, on monte une galerie d’images sur le Web et on se croit prêt à être un pro du mariage. Mais un mur vous attend dans le détour! Voici quelques conseils que j’aurais aimé avoir à mes débuts.

e passe tout de suite par-dessus la leçon de photo pour l’amateur. D’autres l’ont fait brillamment avant moi et des tonnes de ressources existent. Je m’adresse surtout aux photographes qui ont une très bonne technique, mais qui se demandent comment faire le grand saut et s’afficher comme professionnel. En premier lieu, il faut comprendre que les attentes de vos amis sont bien modestes comparativement à celles des clients qui embauchent un professionnel. Il faut également comprendre que toutes sortes de photographes de tous les niveaux offrent leurs services en photographie de mariage. Les images coup de cœur que vous considérez comme des chefs d’œuvres seront en concurrence avec des centaines de milliers d’autres tout aussi magnifiques. Parfois à une fraction du prix...

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Trouver son style Commencez par dénicher un photographe solide qui a du succès dans ce domaine spécifique qu’est le mariage. Rencontrez-le et si possible, devenez son assistant. C’est l’école la plus rapide et la plus intense que vous trouverez. Il est sage d’être membre d’une association de professionnels, même si vous êtes étudiants. Vous y trouverez une multitude de ressources et de réponses à vos questions et surtout des collègues qui seront heureux de vous renseigner et de vous aider. Vous démarrerez

du bon pied dès le premier jour. Trouvez votre style et devenez le meilleur, ne copiez pas ce que les autres font. Vous serez alors pris au piège d’être comparé, avec un prix à tout casser comme seul moyen d’attirer des clients. Vous travaillerez très dur pour finalement peu de choses et votre passion en prendra un coup.

établir sa gamme de prix Chaque année, des étudiants et des amateurs trouvent une liste de prix et la copient tout en la réduisant de 10 %, question d’attirer la clientèle pour commencer. D’une année à l’autre, les casseurs de prix dotés d’un bon talent tirent ainsi les prix vers le bas. Donc, 40 ans plus tard, un photographe de mariage « vaut » encore 1 000 $ pour bien des gens. Or, un service professionnel de base devrait plutôt jouer dans les 5 000 $ et plus, facilement plus. N’offrez pas du très bas prix en même temps que du très haut de gamme : personne ne comprendra ce que vous faites. Si votre carte de tarif débute à 500 $ pour se terminer à 15 000 $, vous avez un problème. N’essayez pas de desservir tout le monde, choisissez plutôt une clientèle cible. Les mariés qui vous engageront feront affaire avec un profession-

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Même si j’en ai la capacité, je ne retouche presque jamais mes images moi-même. Vous êtes photographe? Photographiez. Laissez les retoucheurs retoucher, les encadreurs encadrer et votre vendeur vendre. Vous expulser du processus de vente est le meilleur service à vous rendre. Déléguez!

nel pour une rare fois dans leur vie. Ils ignorent donc ce qu’implique votre travail du début à la fin, de même que sa valeur. Ne le prenez pas mal si on vous dit : « voyons donc, c’est beaucoup trop cher, t’es pas dans les prix... », « c’est du numérique, ça ne coûte rien... » ou le fameux « c’est toi qu’on veut... mais au tarif de l’autre... ». Établissez votre gamme de prix et tenez-y. Certains photographes offrent un service de base et remettent un DVD rempli de milliers de JPEG, parfois en le gravant sur place à la fin de leur journée. D’autres remettront quelques semaines plus tard une gamme de produits très complète : album luxueux en cuir, diaporama multimédia, agrandissement mural sur toile, etc. C’est à vous de choisir quelle gamme de service vous désirez offrir. Ne faites pas ce choix à la légère, car il demeurera pour le reste de votre carrière.

Dresser son plan d’affaires Demandez quelques avis honnêtes auprès d’autres professionnels sur votre travail et acceptez la critique. Elle est votre meilleure alliée pour vous améliorer. Chaque année, je vois des photographes de grand talent ignorer les règles de base des affaires, car c’est bien de cela qu’on parle. Des professionnels du monde de la finance sont là pour vous épauler dans le montage de votre plan d’affaires et

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(encore plus important!) son suivi régulier, un manquement fatal qui se produit très souvent après la planification. Je reçois chaque semaine des appels, des courriels ou la visite de photographes talentueux mais fauchés. Je leur demande « Quel est ton prix de vente? Où as-tu pris ce tarif? Chez ton compétiteur? Fait-il de l’argent? » Généralement non. « Mais je fais 100 000 $ par année! » Surpris par cette phrase, j’ai posé quelques questions au talentueux photographe sans le sou devant moi pour comprendre qu’il a réalisé un chiffre d’affaires de 100 000 $... sur lequel il ne dégageait qu’un faible pourcentage de profit net. Il travaillait d’arrache-pied tous les jours, tous les soirs. Le talent et le travail acharné ne font PAS le succès à eux seuls.

Ne jouez pas à la guerre des prix. Tout le monde y perd, vous en premier. Et ne croyez pas démarrer à bas prix pour ensuite tenter de joindre le monde des profits. C’est une grave erreur de débutant. Vous devez être capable de savoir combien il vous en coûte exactement pour tout faire de A à Z. J’inclus tout jusqu’au moindre détail. Vous vous rendrez généralement compte que ce montant est bien plus élevé que vous ne le croyez. Parfois même plus

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Un minuscule 5 % de photographes diplômés est encore en affaires après 60 mois. Pourquoi? Parce qu’ils ne sont pas « en affaires », ils « font de la photo » en se basant sur des listes de prix de concurrents qui eux-mêmes finissent l’année sans profit et disparaissent rapidement. Validez votre plan d’affaires et surtout faites le suivi régulier avec des professionnels de la finance.

élevé que votre prix de vente. Un équipement professionnel coûte une fortune et à peine payé, vous devez en mettre de côté pour le prochain, et ce, dans un délai très court. Trop de gens arrivent dans une situation critique lorsque leur équipement les abandonne. Ils n’ont pas un sou devant eux pour le remplacer. Vous devez décider quels travaux vous ferez et lesquels vous déléguerez. Les photographes qui réussissent le mieux ne travaillent jamais seuls. Une équipe autour d’eux voit à l’administration, aux travaux numériques, à l’encadrement. J’ai déjà tout fait moi-même. Et perdu beaucoup de temps pour des résultats moyens!

Le profit, ça compte Pour trop d’artistes, le profit ne compte pas, c’est plutôt la passion qui importe. Le vrai salaire est de voir les gens émus aux larmes en recevant leurs images. Leurs compliments font votre journée. La vraie satisfaction est de voir son nom écrit sous une photo publiée dans un grand média. La motivation vient du fait de créer des images superbes. Or, vous pouvez avoir tout cela ET gagner un bon salaire, pleinement mérité. Être rémunéré correctement pour votre talent vous permettra de vous payer ce dont vous avez besoin pour

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progresser : de meilleures formations et un meilleur équipement, des vacances qui permettent de se ressourcer et de mieux créer par la suite, une retraite décente après des décennies de travail. La dure réalité est que vous devez vous loger, vous nourrir, vous vêtir et payer les factures liées à votre activité. Ça, c’est beaucoup d’argent! Je vous souhaite une belle carrière ainsi que d’être heureux dans ce que vous ferez. C’est réalisable si vous suivez les règles du jeu. Être entrepreneur en photographie est un sport extrême où la majorité ne réussit pas, mais toujours pour les mêmes raisons. Maintenant, vous savez!

Vous pouvez consulter une ressource gratuite sur le site www.photocoach.com. Un fichier téléchargeable y résume l’excellent livre De la passion aux profits également disponible sur ce site. Je rends sa lecture obligatoire à quiconque veut mon aide, car la majorité de ce qu’il y a à savoir s’y trouve. Pour l’investissement minime qu’il représente, vous n’avez pas les moyens de vous en passer. Mon entreprise est structurée et fonctionne rondement depuis qu’André Amyot, auteur du livre, est mon mentor. Si j’avais appliqué son enseignement au début de ma carrière, je me serais évité des années de misère et une faillite!

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Les conseils du studio coach

L’éclairage mixte, plus facile à faire qu’à dire! par Jean-François o’Kane

de la théorie à la pratique

En principe, pour faire du portrait dans une grande salle, vous avez le choix entre deux maux : trimballer une panoplie de flashs et les installer un peu partout afin d’éclairer la salle en entier, ou n’en utiliser qu’un seul sur le sujet et vous résigner à un arrière-plan sombre.

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l existe pourtant une autre méthode plus créative, plus rapide et moins dispendieuse. Celle-ci consiste à utiliser deux éclairages aux caractéristiques bien différentes. Pas convaincu? Laissez-moi vous expliquer. Lors d’une prise de vue au flash, la lumière créée par celui-ci entre dans l’appareil photo en une fraction de seconde, tandis que la lumière ambiante y pénètre à pas de tortue. En poussant cette logique à l’extrême, imaginez un appareil fixé sur trépied, un flash prêt, le tout, dans une pièce complètement noire. Votre sujet est assis devant vous et votre appareil photo est réglé à « B » (pour Bulb ou « temps de pose »). Vous appuyez sur le déclencheur et laissez celui-ci enfoncé pendant deux heures. Puis, vous déclenchez le flash,

attendez cinq minutes et relâchez le tout. Puisque la pièce était entièrement sombre et que seul votre modèle aura reçu de la lumière, quel sera, selon vous, le résultat? Un arrière-plan inexistant et un sujet surexposé, si vous avez utilisé une grande ouverture, ou sous-exposé, si vous en avez choisi une petite. Nous avons maintenant tous les éléments pour établir notre énoncé. La seule manière de bien gérer la quantité de lumière en provenance d’un flash est de contrôler l’ouverture et ce réglage est indépendant de la vitesse. Cette dernière, quant à elle, contrôlera la lumière ambiante. Plus l’exposition sera longue, plus on « récoltera » de lumière ambiante et plus l’arrière-plan sera apparent.

Si vous êtes dans une pièce qui ne peut être suffisamment éclairée par un seul flash, réglez celui-ci en mode manuel à puissance moyenne puis ajustez l’ouverture de votre appareil à f/8 et sa vitesse à 1/125 s. En principe, le sujet sera éclairé correctement. Sinon, corrigez graduellement l’ouverture ou la puissance du flash jusqu’au résultat désiré. À cette étape, le fond devrait demeurer sombre. Refaites maintenant l’exercice à 1/15 s. Eh oui, l’arrière-plan est maintenant plus visible. Réessayez à 1/4, 1/2 ou même une seconde et comparez vos résultats.

plus l’exposition sera longue, plus on « récoltera » de lumière ambiante et plus l’arrière-plan sera apparent . Avec un peu d’exercice, vous maitriserez parfaitement cette technique qui ajoutera un petit je-ne-sais-quoi à vos portraits.

PhOTOS © JEAN-FRANçOIS O’KANE

La première image a été prise à 1/30 s et f/5,6, la seconde à 1/5 s et f/5,6 et la dernière à 1 s à f/5,6. L’exposition prolongée a seulement modifié la luminosité de l’arrière-plan. La lumière provenait d’une lampe au tungstène.

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LA PréVENTioN DES bLESSUrES ChEz LES PhoTogrAPhES

commenT éviTer de se briser le dos au Travail! par le Dr Christopher h. Singh

À première vue, la photographie peut sembler être une profession sans danger ou un passetemps physiquement peu exigeant. Pourtant, elle peut devenir plutôt athlétique dans certaines situations. Les photographes sont donc sujets aux blessures au même titre que les athlètes, et connaître ce qui est à l’origine des blessures est le premier pas pour les éviter.

l

es photographes de nature et sport doivent souvent transporter du matériel passablement lourd. Ce surplus de poids est une source de stress considérable pour les muscles et les articulations. De plus, se tenir dans des positions inconfortables, en s’accroupissant ou en se tordant le corps durant de longs moments pour obtenir la pose parfaite, fatigue les muscles et les articulations et pourrait provoquer une blessure. Les photographes sont également prédisposés aux blessures musculosquelettiques, telles les entorses et les foulures, ainsi qu’aux maladies causées par la répétition de mouvements, comme le syndrome du canal carpien. La majorité des photographes ressentiront des douleurs au cou à un moment ou à un autre de leur carrière. Celles-ci sont généralement provoquées par le port de matériel photographique assez pesant. Ajoutez à cela les heures passées derrière le volant ou devant l’ordinateur lors du traitement des images et vous créez les conditions idéales pour les blessures. Plusieurs photographes souffriront également de migraine causées par la tension des muscles à l’arrière de la tête. Bien que ces facteurs puissent également provoquer des blessures au bas du dos, ce sont davantage les longues heures passées debout dans la même position, en supportant un lourd appareil photo, qui en sont les grandes responsables. Bien que les cas soient plutôt rares, les photographes se blessent parfois aux membres supérieurs. Des problèmes au coude, comme l’épicondylite latérale, surviennent généralement à la suite d’une

répétition excessive d’un même mouvement. Cette affection douloureuse est en fait une tendinite qui perturbe la partie externe du coude. Se tenir les bras dans une certaine position, spécialement au niveau des yeux, peut provoquer des blessures à l’épaule. Une affection commune appelée syndrome de conflit sous-acromial, ou syndrome de coincement, survient lorsque la coiffe des rotateurs des tendons est pincée ou coincée entre les os des épaules. Cela provoque de la douleur et de l’inflammation au niveau des épaules. Finalement, les photographes sont aussi sujets aux blessures aux poignets et aux mains. Une affection appelée syndrome du canal carpien survient lorsque le nerf médian est coincé ou compressé au niveau du poignet jusqu’à la main. Les principaux symptômes sont des engourdissements, des picotements et des sensations de brûlure à la main. Comme vous l’avez probablement deviné, cette blessure peut rapidement devenir un problème incapacitant pour un photographe et ne devrait pas être considérée à la légère. Comme je le souligne toujours, la prévention demeure le meilleur traitement. Apprendre à éviter les blessures lorsque vous êtes en studio ou sur le terrain est un bon début. Se réchauffer et s’étirer avant les séances de travail réduira grandement les risques de blessures, mais avant d’entreprendre tout étirement, rappelez-vous qu’il est important de réchauffer vos muscles en exécutant un léger exercice cardiovasculaire, comme marcher ou courir sur place de 5 à 10 minutes. Il est évident que la photographie peut être une activité extrêmement exigeante sur le plan physique. Prendre conscience des mauvaises habitudes pouvant conduire à des blessures spécifiques est la clé pour prévenir leur apparition. Souvenez-vous également qu’il est important de traiter les blessures dès qu’elles surviennent pour éviter qu’elles ne s’aggravent et réduire ainsi le temps de convalescence.

Technique de levage adéquaTe Soulever du matériel photographique lourd peut entraîner des blessures au bas du dos. Il est donc important d’utiliser la technique de levage adéquate en tout temps. Soyez sûrs de garder le dos bien droit et de soulever la charge avec vos jambes. Évitez de vous plier ou de vous tournez à la hauteur du torse, ce qui fait forcer davantage le bas de votre dos.

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2. © ISTOCKPhOTO / ANDy COOK

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éTiremenTs faciles pour les phoTographes noTe : Gardez la position de chaque étirement de 20 à 30 secondes et répétez du côté opposé. Effectuez de 10 à 15 répétitions de chaque côté.

le cou

les épaules

Debout, le bras gauche le long du corps, ramenez lentement votre oreille droite vers votre épaule droite. Pour étirer davantage votre cou, placez votre main droite sur le dessus de votre tête et tirez doucement.

Debout, le bras gauche tendu au niveau des yeux, ramenez lentement votre bras gauche vers votre corps. Placez votre main droite sur votre bras gauche et tirez-le doucement vers corps.

la poiTrine

les poigneTs

Debout dans un cadre de porte, posez votre bras gauche sur le mur à l’intérieur du cadre, dans un angle de 90º. Marchez lentement comme si vous passiez la porte, jusqu’à ce que vous sentiez un étirement dans les muscles de votre poitrine.

Debout, le bras gauche tendu à la hauteur des yeux, la paume tournée vers le bas, pointez lentement vos doigts vers le plancher. Avec votre main droite, ajoutez une légère pression sur votre main gauche pour renforcer l’étirement.

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Étendu sur le dos, amenez lentement votre genou droit vers votre poitrine. Placez vos deux mains sur le genou et tirez-le vers votre poitrine.

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Debout, les pieds écartés à la largeur des épaules, en gardant les genoux tendus, penchez-vous lentement vers l’avant à partir de la taille et essayez de toucher le plancher avec vos mains.

PhOTOS © ChRISTOPhER h. SINGh

le bas du dos 1

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ergonomie En plus d’effectuer des étirements, disposer votre espace de façon ergonomique diminuera les risques de blessures. Voici quelques conseils pratiques à vous rappeler : • • • • • •

Évitez de transporter votre sac à dos sur une seule épaule Réduisez la charge supportée par votre cou Utilisez un trépied ou autre type de support quand vous en avez la chance Transportez l’équipement lourd à l’aide de valises ou de sacs sur roulettes Utilisez des chaises ergonomiques et confortables Organisez bien votre environnement de travail — ordinateur, clavier, souris — de façon à éviter de mettre une tension excessive sur vos muscles et vos articulations • Accordez-vous régulièrement des pauses lorsque vous travaillez sur votre ordinateur, de 5 à 10 minutes par heure sont suffisantes

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pratique Photo d’oiseaux : les 10 clés de la réussite

7. L’art de l’approche par daniel dupont Pour ne rien rater des opportunités photographiques qui se présenteront à vous, il vous faut maintenant maîtriser l’art de l’approche. Voici quelques principes simples et incontournables qui vous aideront à ne pas faire fuir les oiseaux! 1. Ne regardez jamais fixement l’oiseau. Vous devriez plutôt l’observer à la dérobée ou du coin de l’œil. 2. Ne vous dirigez pas directement vers lui. L’idéal est d’approcher selon une diagonale. L’approche se fera en fonction de la distance de votre sujet. Si celui-ci est éloigné, vous devriez parcourir quelques mètres vers sa droite, faire une pause et, par la suite, vous avancer de quelques mètres vers la gauche. 3. Entre chaque étape, faites une pause pour ne pas effrayer l’oiseau et profitez-en pour faire quelques photos. habituellement, j’attends qu’il reprenne son activité avant de poursuivre mon approche. Si l’oiseau recommence à se nourrir ou à lisser son plumage, cela indique qu’il ne vous considère pas comme une menace. 4. Si je suis déjà relativement proche du sujet, je n’approcherai que de 30 ou 40 cm à la fois, en utilisant la même technique d’approche en diagonale. Lors de l’approche, je ne pointe jamais les pattes du trépied vers le sujet, mais j’utilise plutôt celui-ci pour me camoufler et briser ma silhouette. 5. Si le sujet est posé sur l’eau ou au sol, je n’allonge pas les pattes du trépied et fait l’approche à genoux. Avant d’avancer, je me colle sur le trépied, le soulève de quelques centimètres et le dépose 30 à 40 cm devant moi. Je me rapproche du trépied et recommence l’opération. En étant au sol, je semble beaucoup plus petit et j’optimise ainsi mes chances de ne pas faire fuir l’oiseau. 6. Si vous êtes plusieurs sur le terrain, communiquez par gestes afin de réduire les bruits au minimum. Vous ne devez évidemment pas gesticuler sans arrêt, mais faire des mouvements avec vos doigts. Ne vous déplacez pas tous en même temps, n’encerclez surtout pas l’oiseau et ne l’approchez pas de deux directions opposées sous peine de le voir s’envoler.

7. Si vous êtes nombreux, déplacez-vous en file indienne. Lorsque vous êtes près du sujet, approchez chacun votre tour. Le premier participant approche et fait quelques photos. Il s’immobilise et le deuxième approche, ainsi de suite. Par la suite, le dernier arrivé sera le premier à avancer à nouveau. De cette façon, vous serez tous en mesure d’obtenir de bonnes photos. 8. Respectez la distance de confort de l’oiseau, qui varie en fonction des espèces et des individus. Lorsque vous êtes trop près, l’oiseau commencera à s’éloigner de vous. Chaque fois que vous approcherez, celui-ci s’éloignera. L’important est de déterminer cette distance de confort et de ne pas la transgresser, sinon vous passerez la journée à poursuivre et déranger votre sujet. 9. Avant même d’amorcer l’approche, définissez le point à partir duquel vous souhaitez faire les photos en vérifiant l’angle de la lumière et la nature de l’arrière-plan (si l’approche n’est pas planifiée, vous pourriez vous retrouver à proximité du sujet, mais avec une clôture ou un élément inesthétique en arrière-plan). 10. Évitez absolument les vêtements ou accessoires rouges. Je préconise surtout le vert ou le beige qui vous permettront plus de discrétion. Portez des vêtements souples et évitez des vêtements de nylon qui pourraient produire des bruits de frottement. Il vous serait aussi fort utile d’avoir une veste photo. Vous auriez ainsi toujours vos piles, cartes mémoire, bagues allonge et multiplicateurs (1,4x ou 2x) à portée de main. 11. Si vous utilisez des objectifs Canon (blanc), je vous suggère fortement l’emploi de gaines de camouflage pour vos objectifs. La gaine en néoprène évitera les reflets de lumière et protègera votre optique contre les chocs légers.

macreuse à front blanc J’ai eu l’opportunité de photographier cette macreuse à front blanc mâle en janvier dernier, lors d’un voyage exploratoire en Californie. Au Québec, il est pratiquement impossible de photographier cette espèce à courte distance. La macreuse étant un canard de mer, il est très difficile de l’approcher lorsqu’elle se repose dans une baie. Lors du repérage, j’ai découvert un secteur où plusieurs macreuses s’alimentaient en bordure de plage. Pour les approcher, je devais définir la direction à prendre afin de profiter de la magnifique lumière de fin de journée et d’éviter les embarcations en arrière-plan.

J’ai commencé mon approche en avançant à genoux sur le sable. Par la suite, à une dizaine de mètres du rivage, je me suis allongé dans le sable. J’attendais que le groupe plonge pour ramper d’environ un mètre à la fois. Lorsque les macreuses émergeaient, j’en profitais pour les photographier toutes ruisselantes d’eau. Canon eOS 1D Mark iV, 600 mm, f/4 + 1,4x; 1/1250 s, f/7,1, iSO 320, flash 580 ex ii et Ground Pod.

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© DANIEL DUPONT

Puisque je voulais donner l’impression d’être dans l’eau avec la macreuse, je devais être le plus près du sol possible. Afin d’obtenir cet effet, j’ai utilisé un Ground Pod. J’ai déposé le Ground Pod dans un « Frisbee » qui me servait d’assiette pour pouvoir le faire glisser sur le sable.

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pratique

Photo 101

comment créer un effet artistique à l’aide du flare par Younes bounhar Le flare se produit quand un excès de lumière atteint l’objectif et, par là même, le capteur de votre appareil photo pour réduire le contraste et créer une auréole lumineuse. Il se manifeste habituellement sous forme de disques ou polygones aux bords de votre image. Les fabricants d’équipement et les photographes se donnent en général beaucoup de mal pour réduire au minimum ou même éliminer le flare. Pour cela, ils emploient des éléments optiques plus sophistiqués, des pare-soleil ou choisissent des compositions appropriées. Mais dans certaines circonstances, le flare peut être employé à des fins artistiques. Cet effet peut être généré directement lors de la prise de vue. Alternativement, il peut aussi être créé en traitement numérique de postproduction. La méthode traditionnelle Créer le flare lors de la prise de vue est d’une facilité déconcertante. Vous devez simplement vous assurer que la lumière frappe directement l’élément frontal de votre objectif et le tour est joué. Cela dit, quelques facteurs doivent être pris en

ment concentrée dans votre objectif et peut endommager vos yeux irrémédiablement. Ensuite, tandis que le flare peut être obtenu à tout moment de la journée, vos chances de succès sont plus grandes en début ou en fin de journée, car le soleil est plus bas dans le ciel. Il va sans dire que vous voudrez éviter d’utiliser le paresoleil puisqu’il est principalement conçu pour éliminer le flare.

considération pour maximiser vos chances de succès. D’abord, il est fortement recommandé de ne pas regarder le soleil à travers votre viseur, vos yeux risquent de ne pas vous le pardonner. Blague à part, il est très important d’y faire attention : la lumière du soleil est forte-

© yOUNES BOUNhAR

créer le flare lors de la prise de vue est d’une facilité déconcertante. vous devez simplement vous assurer que la lumière frappe directement l’élément frontal de votre objectif et le tour est joué.

Lors de ce concert, j’ai remarqué qu’à certains moments, toutes les lumières s’éteignaient, laissant seulement celle derrière le chanteur. J’ai donc attendu patiemment que cela se reproduise et j’ai sous-exposé la prise de vue de deux stops à f/11, en pointant l’objectif vers la source lumineuse. La lumière pénétrant directement l’objectif de front a créé le flare désiré.

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Bien que la forme et les caractéristiques finales de l’effet soient intimement liées à votre objectif (différents objectifs produiront différentes formes et motifs), l’ajustement de l’ouverture aura un impact significatif sur le résultat final. Les objectifs grand ouverts auront comme conséquence de créer un flare plus large

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La méthode numérique

et diffus, tandis qu’arrêtés à f/16 et plus, ils tendront à produire des flares plus définis, en forme d’étoile. Ni l’un ni l’autre de ces types de flare ne sont meilleurs ou pires, ils sont simplement différents et peuvent servir des objectifs également différents. Finalement, vous devez pouvoir voir le flare dans votre viseur pour pouvoir le capter. Si vous n’y arrivez pas, cherchez simplement un angle différent, jusqu’à ce que vous puissiez le voir. Bien qu’en général je préfère générer mes effets directement lors de la prise de vue, cette approche a une limitation importante quand il s’agit de flare : vous ne pouvez pas vraiment dicter le «  look » du flare puisqu’il est fortement contraint par la source lumineuse et l’objectif que vous utilisez. Si vous êtes à la recherche d’un look très précis, vous voudrez probablement opter pour une approche numérique.

ici encore, l’approche est très simple et implique un ensemble limité de manipulations qui vous donneront tout le contrôle nécessaire pour obtenir l’effet que vous recherchez. Photoshop comporte un filtre nommé halo qui peut être appliqué très facilement : 1. ouvrez l’image que vous souhaitez modifier, créez un nouveau calque et remplissez-le en noir. 2. Puis, choisissez le type d’objectif; ceci vous permet de changer le look général du flare. Les objectifs 50-300 mm et 105 mm créent les motifs de flare les plus populaires. 3. Une fois le type d’objectif choisi, vous pouvez ensuite cliquer sur la source lumineuse et la glisser à l’endroit où vous le voulez dans l’image. Le positionnement n’est pas essentiel à ce stade; vous pouvez le modifier plus tard en déplaçant le calque lui-même. 4. Ajustez la luminosité pour obtenir l’effet désiré. 5. Ensuite, changez le mode de fusion du calque de «  Normal » à « Screen », ceci cachera tous les noirs et gardera les valeurs plus lumineuses (c’est-à-dire le flare en soi). 6. Déplacez maintenant le flare à votre guise en déplaçant le calque. 7. Finalement, ajustez l’opacité pour obtenir le look final.

Système de transport modulaire S&FMC Votre façon de travailler exige que vous soyez équipé d’une façon flexible, rapide et légère. Le nouveau système de transport modulaire S&FMC de Lowepro est conçu pour s’adapter à tous vos mouvements. Peu importe la scène à photographier, vous serez prêt. Pour en savoir plus sur la gamme de produits modulaires S&FMC, visitez www.lowepro.com/sfseries

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Faq rvb ou la genèse des espaces couleur

même encodé sur 8 bits (on parle souvent d’un échantillonnage sur 24 bits, parce qu’on parle des trois composantes RVB, soit 3 x 8 bits).

par Jean-François Landry Ah, le bienheureux problème de définir les couleurs, de définir des normes, les bases sur lesquelles tout reposera par la suite. sRVB? Adobe RVB? Mais qu’est-ce que ce charabia?

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V

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0

0

0

255

255

255

résultat

addition et soustraction Lorsqu’en peinture, on mélange les trois couleurs primaires, soit le cyan, le magenta et le jaune, dans une proportion bien définie, il est théoriquement possible d’obtenir un noir d’ébène; on parle alors de synthèse soustractive, les couleurs s’éliminant les unes aux autres pour faire place au noir. En photographie, c’est l’inverse : lorsqu’on projette sur un mur les trois couleurs primaires, le rouge, le vert et le bleu, on obtient par la superposition des couleurs, un blanc pur; on parle ici de synthèse additive, les couleurs s’additionnant au profit de la lumière.

trouvent les ultraviolets, et au-delà de 700, les infrarouges, deux fréquences auxquelles nous ne sommes pas sensibles, visuellement parlant).

Donc, en jouant avec l’intensité de nos trois couleurs primaires en photographie, le rouge, le vert et le bleu (aussi dit : « RVB »), il est possible de créer une myriade de couleurs, allant du plus clair au plus foncé. Le but avoué étant de reproduire au mieux le spectre visible par l’œil humain, qui s’étend de 380 nanomètres (10-9) à 700 nanomètres (en deçà de 380 nm se

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Figure 4 : exemples d’application de composantes rVB

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Mais comme l’échelle des variations peut être infinie, une norme se devait d’être installée, limitant les choix.

Figure 2 : rVB

r

résultat

Figure 3 : Spectre visible par l’œil humain

Figure 1 : CMJ

résultat

Sans vouloir vous imposer une leçon sur le code binaire (je vous rappelle que tout matériel informatique utilise, ultimement, des 0 et des 1 pour définir chacune de ses tâches), une valeur qui se définirait sur 8 bits (1 octet) pourrait avoir des variations entre 0 et 255 (voir le texte en exergue pour une meilleure explication). Donc, si on peut définir le rouge en utilisant 256 niveaux d’intensité, le vert et le bleu possédant la même capacité, il est donc possible de définir 256 x 256 x 256 amalgames de couleurs différentes, donc 16 777 216 couleurs, soit près de 17 millions de couleurs, ce qui est bien suffisant. De toute façon, un fichier JPEG ne peut contenir plus d’informations, étant lui-

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Un espace couleur, c’est un peu comme un dictionnaire des couleurs : chaque couleur y possède sa définition. La première norme à être créée (par une alliance HP/Microsoft) fut le Standard RVB ou plus simplement : sRVB. Elle définit les quelque 17 millions de couleurs disponibles. Cette norme est très répandue : la presque totalité des écrans permet d’afficher correctement cet espace couleur. Windows XP en a fait l’espace de travail de toutes ses applications, il est même l’espace colorimétrique sur lequel Adobe Photoshop repose. Et, plus important encore, toutes les imprimantes de laboratoires (lire : « impression sur un papier photosensible ») utilisent sRVB comme espace couleur par défaut. C’était l’espace parfait... jusqu’à ce que quelque chose vienne mêler les cartes : les imprimantes à jets d’encre.

adobe rvb (ou adobe 1998) Une imprimante à jets d’encre possède la capacité de coucher sur papier des couleurs dont la saturation peut dépasser celle définie par l’espace sRVB. Ces imprimantes auraient des capacités supérieures d’impression, malheureusement, elles demeurent limitées par l’espace sRVB, trop étroit. C’est un peu comme quelqu’un qui posséderait un très bon vocabulaire, mais qui serait incapable

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de s’en servir, parce que ses interlocuteurs ne le comprennent pas. C’est pourquoi, en 1998, la compagnie Adobe a créé un nouveau dictionnaire de couleurs, pour pallier ce problème : l’Adobe RVB. Cet espace colorimétrique est plus large que le sRVB et permet l’impression de couleurs plus saturées, plus vivantes.

qu’est-ce que cmJn? Les capteurs d’images photographiques, en synthèse additive, utilisent le rouge, le vert et le bleu pour décrire les couleurs. Les imprimantes à jets d’encre fonctionnent en synthèse soustractive, donc en utilisant le cyan, le magenta et le jaune pour créer les différentes teintes de couleurs (la langue anglaise utilise « CMY », soit Cyan, Magenta et Yellow). Mais comme il est difficile d’obtenir un noir parfaitement pur par la soustraction simple des couleurs, les imprimantes possèdent une quatrième cartouche d’encre : le noir, d’où l’appellation CMJN (ou CMYK). Qu’en est-il de srGB et Adobe rGB? Ce sont tout simplement les acronymes anglais de rVB, soit : red, Green et Blue.

phique et vous désirez imprimer ces images sur votre imprimante? Alors Adobe RVB devient votre choix de prédilection. Mais comme personne n’est à l’abri des erreurs, des logiciels (tel Adobe Photoshop Elements) permettent de passer d’un profil couleur à un autre, quoique la perte de qualité soit significative. Seuls les utilisateurs de fichiers Raw

peuvent se permettre de choisir, après coup, lors du traitement du fichier, l’espace couleur selon leur besoin du moment, le choix de l’espace couleur du boîtier n’ayant pas été appliqué au fichier, tout comme la balance des blancs ou toute autre correction d’image programmée sur l’appareil.

Le code binaire, en bref

Figure 5 : en blanc, l’espace srVB, en noir, l’espace Adobe rVB

Mais attention : ces couleurs saturées « supplémentaires » ne peuvent être présentées sur un moniteur permettant seulement d’afficher l’espace sRVB. Et ceux qui le permettent ne sont pas légion... et coûtent un bras, une jambe et probablement un rein ou deux! C’est seulement lors de l’impression de l’image sur une imprimante à jets d’encre que la différence se fera sentir. Pire : si une image a été prise en Adobe RVB et qu’elle est imprimée sur une imprimante de laboratoire, c’est la catastrophe! Toute couleur située hors de la norme sRVB (on entend souvent dire : hors du « gamut », soit, à l’extérieur des normes définies) serait immédiatement remplacée par une couleur correspondante, à l’intérieur de l’espace utilisé, avec pour résultat une perte de saturation immédiate et destructrice.

en mode binaire, il n’est possible de compter qu’à l’aide de 0 et de 1 (le courant passe ou il ne passe pas). On se sert donc du cumul de plusieurs cellules d’information (appelées « bits ») afin d’obtenir de plus gros chiffres. La première case de droite a la valeur de 1. La seconde, à sa gauche : 2. La troisième : 4, et ainsi de suite. La case de gauche est toujours le double de celle de droite : 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1024, etc. en utilisant quatre cases, il serait possible de décrire 16 valeurs, soit entre zéro (le courant ne passe nulle part : 0000) et quinze (le courant passe dans chacune des cases : 1111). et, effectivement, 8 + 4 + 2 + 1 = 15. Voici comment se décrit le chiffre 1 dans un chiffrement sur 8 bits (aussi appelé « octet ») :

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Puis le chiffre 2 :

Le chiffre 3 est l’addition des deux premiers :

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Je vous présente 70 :

conclusion Le choix de l’espace couleur sur un appareil photographique dépend de l’utilisation que l’on fera des images qui seront prises. Affichées sur Internet? Imprimées dans un laboratoire photographique? Alors les fichiers devront être pris dans l’espace sRVB. Vous possédez une imprimante à jets d’encre de qualité photogra-

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et ainsi de suite, jusqu’à l’ultime 255 :

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une fois ce système maîtrisé, on arrive à illustrer n’importe quel nombre.

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pratique La quête du

par David Takana

Quels attributs devriez-vous rechercher dans un sac pour appareil photo? Vous trouverez des tonnes de données sur les caractéristiques, les fonctions, les styles et autres détails techniques, mais analyser toutes ces informations pour trouver la formule qui vous convient, voilà un travail épuisant! La quête du sac photo parfait peut s’avérer frustrante étant donné que certaines fonctions de base que tous les sacs devraient pouvoir remplir travaillent souvent les unes contre les autres. Vous pourriez ainsi ne jamais obtenir tout ce que vous voulez en un seul sac; soyez prêt à faire un compromis.xxxxx PROTECTION, ACCESSIBILITÉ, CONFORT Un sac devrait protéger votre équipement. La plupart des sacs à parois souples utilisent une sorte de mousse haute densité qui entoure le compartiment principal contenant votre appareil photo. La plupart des modèles comportent un système de cloisons en mousse amovibles qui permet de créer de confortables petites niches pour chaque pièce d’équipement. Certains modèles de sacs sont naturellement plus sûrs que d’autres. Avec les sacs à chargement par le haut, votre équipement demeure relativement bien protégé, même si vous transportez le sac ouvert. Par contre, si vous soulevez un sac dont l’ouverture principale se trouve sur le devant ou le côté et que vous oubliez de le refermer auparavant, vous pourriez voir tout son contenu s’échapper dans la nature. Même si la commodité d’accès peut varier selon l’utilisateur du sac, certains éléments de design y contribuent. Par exemple, la forme du compartiment principal influence la façon dont vous allez orienter les différentes composantes, ce qui affectera par la suite certains mouvements de base. Un sac relativement profond vous permettra de placer votre appareil photo monté

d’un objectif pointant vers le bas. Il sera ainsi facile d’agripper la poignée d’une main et de porter l’appareil à votre œil en un seul mouvement fluide. Avec un sac plat, l’appareil sera placé debout, vous aurez donc besoin d’une torsion supplémentaire du poignet pour le saisir. Un détail, mais si vous êtes un artiste à la gâchette rapide, ce pourrait s’avérer un facteur important. Le sac plat a toutefois l’avantage de présenter tout votre équipement sur la même surface, vous permettant ainsi de voir et d’avoir facilement accès à chaque élément. Un sac plus profond pourrait vous forcer à placer vos accessoires sur différentes couches; selon la loi de Murphy, l’objectif dont vous avez besoin rapidement se retrouvera tout au bas de la pile. Si vous désirez porter rapidement votre appareil à votre œil, mais également avoir tous vos outils placés en face de vous, vous avez un compromis à faire. Une tendance croissante qui résout partiellement ce problème est un compartiment principal qui comporte plusieurs ouvertures, assorti de différentes options de configuration à l’intérieur. Vous décidez si vous voulez un sac à chargement frontal, laté-


VOTRE SAC EST-IL UNE CIBLE POUR LES VOLEURS? Le logo de votre fabricant d’appareils photo embossé sur le côté de votre sac envoie un message clair : « ce sac contient de l’équipement photo ». Parfois, ça n’a pas d’importance, mais certaines circonstances demandent plus de discrétion. Il faut toutefois être réaliste; même sans les logos, les voleurs peuvent repérer un sac photo. De plus, un « sac de coursier » n’offre pas beaucoup de camouflage, car il pourrait très bien contenir un ordinateur, une cible tout aussi attrayante. Pour tenter de contrer les voleurs, un fabricant de sacs à dos a créé un design novateur où le compartiment principal ne peut être ouvert que par le côté du sac qui est en contact avec le dos. Ainsi, lorsque vous portez le sac, les pickpockets ne peuvent ouvrir la fermeture éclair et filer en douce avec votre précieux reflex et ses objectifs. ral ou de face, puis vous déplacez les parois intérieures pour orienter votre appareil photo de façon optimale. Préférez-vous les clips et les boucles en métal ou en plastique? Êtes-vous de type fermetures éclair ou velcro? Ces variantes sont fréquentes, mais ne font souvent pas une grande différence. Le plastique a prouvé sa robustesse et, pour ma part, je suis prêt à faire confiance à l’un et à l’autre. Ouvrir un rabat en velcro est certainement plus rapide que de descendre une fermeture éclair, mais êtes-vous bien certain de vouloir vivre avec cet horrible bruit de déchirement? Si vos prises de vue demandent un environnement calme, le velcro peut être source de distraction (des fabricants de sacs ont toutefois créé des sourdines qui camouflent le son). Certains sacs incluent de petits indicateurs pour vous aider à organiser les accessoires, comme des languettes sur les poches qui permettent de trier les piles neuves des piles usagées ou les cartes mémoire vides et les cartes libres. Avez-vous l’habitude d’utiliser un trépied? Vous devrez considérer la façon dont il se fixe au sac et s’il sera facile à récupérer quand vous en aurez besoin.

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Comme l’accessibilité, l’ergonomie idéale dépend fortement de l’utilisateur. Certains facteurs sont évidents : les courroies larges permettent de mieux répartir le poids, les sangles rembourrées aident à amortir la charge. Le confort est souvent affecté par des choses élémentaires; le positionnement des connecteurs de sangles, par exemple, influence la façon dont le sac pend sur votre corps. Ces détails de conception sont certainement très subjectifs puisqu’ils dépendent directement de la façon dont vous (et non pas une moyenne statistique) allez interagir avec une caractéristique de conception en particulier. Pour bien évaluer l’ergonomie d’un sac, rien de mieux que de l’essayer. Malheureusement, les aspects irritants du design se manifestent souvent lorsque vous avez utilisé un sac pendant un certain temps. Je suppose que c’est pourquoi de nombreux photographes ont des sacs plein leurs placards… TOUTES SORTES DE FORMES Les sacs portés sur l’épaule sont le type de sac photo le plus commun. Ces sacs sont offerts dans une grande gamme de capacités, de l’étui pour simple appareil photo au fourre-tout. L’accessibilité ne pourrait être plus simple : il suffit d’ouvrir le haut et voilà, vous y êtes. Vous pouvez tendre la main et saisir votre appareil photo, même lorsque vous êtes en déplacement. Mais parce qu’il est porté sur une épaule, ce type de sac finit par créer une charge irrégulière, ce qui peut entraîner des problèmes de cou, d’épaules ou de dos, si votre sac est trop lourd ou si vous devez le porter durant de longues périodes.

QUELLE EST VOTRE CHARGE MAXIMALE? Connaître la charge qu’on peut raisonnablement transporter dans un sac à dos n’est pas seulement l’affaire des photographes. Pour la randonnée en plein air, il est recommandé de transporter une charge qui représente 20 à 30 % de son poids corporel. Dans une récente campagne de sensibilisation, l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec recommande que les enfants du primaire ne transportent pas plus de 10 % de leur poids et que les élèves du secondaire ne dépassent pas 15 % de leur poids.

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Le sac à dos résout le problème de la distribution du poids. Cela signifie que vous pouvez transporter plus, pendant plus longtemps. Pas de doute, les sacs à dos sont efficaces. Mais quand il s’agit d’avoir rapidement accès à votre équipement, oubliez-les. Votre équipement est sécuritaire, bien équilibré, mais hors de portée. Considérons maintenant le sac à dos convertible et le sac à bandoulière de type « sac de coursier ». Qu’ils soient grands ou petits, les sacs à bandoulière possèdent une sangle qui traverse le corps, de l’épaule vers la hanche ou le bas du dos. En basculant le sac vers l’avant, vous obtenez la même commodité d’accès qu’avec le sac porté à l’épaule. Plus le sac est mince, plus il est facile à gérer dans une foule, par contre sa capacité s’en trouve réduite et la disposition idéale de votre équipement est compromise. Quant à la répartition du poids, elle est plus adéquate que lorsque le sac est porté à l’épaule, mais pas aussi bonne qu’avec un sac à dos à deux courroies. De même, le sac à dos convertible offre les avantages ergonomiques d’un sac à dos avec l’option de replier une des sangles et de le porter en bandoulière. Ce type de sac comprend généralement un autre point d’entrée sur le côté. Lorsque le sac est basculé vers l’avant, sa partie latérale pointe alors vers le haut; l’accès est

LA SÉRIE S&F DE LOWEPRO il y a plus de 10 ans, Lowepro introduisait un système de transport personnalisé appelé Street and Field. Le concept a tout récemment été redessiné et relancé sous le nom de série S&F, une nouvelle gamme d’accessoires entièrement modulaires. Vous pouvez choisir la ceinture, le harnais ou la veste comme moyen de transport principal, auxquels vous pourrez ajouter, soustraire ou assembler une grande variété de modules de transport, convenant spécifiquement à votre session de photo. Le système de fixation à boucles et à clips conçu par Lowepro est appelé système SlipLock. Les harnais et les ceintures sont équipés de boucles, et tous les accessoires compatibles sont munis d’un clip. Pour ajouter un module, il suffit donc d’attacher le clip à la boucle. une méthode simple, rapide et complètement personnalisée d’accrocher ce que vous souhaitez à votre harnais ou à votre ceinture. La ceinture, connue sous le nom de S&F Deluxe Technical Belt, est au cœur du système. Ses 11 boucles SlipLock permettent d’accrocher tout le matériel que vous avez besoin de transporter. Le harnais et la veste S&F Technical, tous deux compatibles avec la ceinture, permettent de porter une charge importante à la taille et au niveau de la poitrine, vous offrant une meilleure répartition du poids et un accès rapide à votre équipement.

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donc beaucoup plus facile que sur un sac à dos standard. De nombreux sacs sont devenus des moyens de transport multifonctionnels pour notre mode de vie multifonctionnel. Plusieurs sacs à dos séparent le compartiment principal en deux. La partie inférieure est conçue comme un sac qu’on porte à l’épaule, tandis que le compartiment du haut pourra servir à ranger des accessoires « non photographiques », comme des vêtements, de la nourriture et ainsi de suite. Une autre variante de plus en plus commune sur tous les types de sac est l’inclusion d’un compartiment rembourré pour ordinateur portable. Il y a aussi d’autres types de systèmes de transport, les vestes et les ceintures, par exemple. La veste comporte de nombreuses poches réparties sur sa surface, elle peut donc s’avérer efficace si vous vous souvenez où vous avez rangé vos accessoires. La ceinture photo fonctionne comme une ceinture à outils sur laquelle vous pouvez fixer un appareil photo ou de petits étuis pour objectifs et autres accessoires. La ceinture enlève le poids de la partie supérieure du corps et le place sur vos hanches. La conception modulaire signifie que vous pouvez modifier la capacité, simplement en ajoutant ou en enlevant des items.

Parmi les accessoires modulaires S&F, on retrouve : • le S&F utility Bag, un espace de rangement idéal pour un reflex, un grand objectif, de l’équipement d’éclairage ou vidéo, etc., offert en différents formats; • des étuis, également offerts en formats variés, permettant de transporter un objectif, un ensemble de filtres, un flash et même un téléphone cellulaire ou une bouteille d’eau; • et des sacs à dos compatibles aux autres accessoires S&F, comme le système de harnais. un module de sac à dos est suffisamment grand pour transporter un ordinateur bloc-notes.


RÉVÉLATEUR DE PHOTOGRAPHES ÉMERGENTS

APPEL DE DOSSIERS ART - REPORTAGE

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pratique

chronique numérique

adobe Photoshop elements 9 par david tanaka Il faut débourser entre 800 $ et 1200 $ pour se procurer la version standard ou étendue de Photoshop CS5. Photoshop Elements 9, quant à lui, peut être vôtre pour environ 100 $. Avec un tel écart de prix, peut-on vraiment prendre Elements au sérieux? Eh bien oui, avec Photoshop Elements (PSE 9), vous obtenez beaucoup. En fait, j’oserais même dire qu’il n’y a que trois scénarios où il faut opter pour Photoshop CS5 (PS-CS5).

L

a majorité des professionnels de l’industrie graphique utilisent la Creative Suite d’Adobe. Photoshop en fait partie intégrante et si vous désirez jouer dans cette ligue, CS5 en est le prix d’entrée. Êtes-vous un mordu du Raw? Si c’est le cas, vous serez également beaucoup plus heureux et productif avec PS-CS5. Son module de conversion offre un plus grand nombre d’options et la plupart de ses outils fonctionnent en mode 16 bits. Même chose si vous êtes de nature contrôlante. Seul PSCS5 vous donnera l’ascendant sur chaque pixel de votre image. Bref, PS-CS5 en a plus dans le ventre. Vous n’êtes pas certain d’être tout à fait concerné par ce qui précède et continuez de vous demander si Elements 9 serait à la hauteur? C’est la question à laquelle je vais tenter de répondre ici. J’utilise certains outils de Photoshop CS5 de façon régulière. Jetons un œil sur la façon dont Photoshop Elements 9 peut s’y mesurer.

Album. Il s’ouvre d’ailleurs séparément sous le nom d’Elements 9 Organizer (sans l’appellation Photoshop puisqu’il est également utilisé pour Premiere Elements 9, un logiciel de montage vidéo). Le panneau de commande est divisé en quatre catégories : Organiser, Retoucher, Créer et Partager. Vous pouvez réaliser bon nombre de réglages mineurs à l’aide du module Retoucher du catalogue. Cependant, la plupart de ceux-ci sont de type automatique. Si vous désirez plus de latitude, vous devrez faire ces retouches avec l’éditeur principal nommé Elements 9 Editor. Celui-ci se lancera d’ailleurs automatiquement sous plusieurs commandes de la catégorie Créer. Il y a encore un certain chevauchement dans les fonctions et le partage des tâches entre Editor et Organizer qui n’est pas tout à fait au point. Par exemple, Organizer possède un outil de traitement par lots assez rudimentaire, tandis qu’Editor offre une version plus puissante.

La gestion des images PS-CS5 est livré avec Bridge, un navigateur d’images. Avec PSE 9, vous avez droit à un module de catalogage complet. Les fonctions de base de la gestion d’images s’y retrouvent, comme la recherche par mot clé, vous permettant ainsi de créer des albums et de les classer de différentes façons. Un net avantage pour Photoshop Elements 9. Ce module de catalogage a pris naissance comme un titre distinct appelé Photoshop

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convertisseur raw PSE 9 intègre un convertisseur Raw. Il est présenté de la même façon que celui fourni avec Photoshop CS5, mais n’offre pas toute l’expertise de ce dernier. Il n’y a qu’à regarder le panneau de commande pour voir la différence : 10 onglets distincts pour PS-CS5, comparativement à trois pour PSE 9. Tous deux incluent toutefois le panneau de base que j’utilise pour la plupart des corrections de couleurs et de teintes. Ici aussi

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donc, PSE 9 se débrouille très bien malgré les apparences.

Les masques de fusion Les masques de fusion sont nouveaux sur PSE 9. C’est un ajout important qui contribue grandement à améliorer sa polyvalence. Quand vous peignez quelque chose, vous utilisez du ruban adhésif pour écarter la peinture de certaines zones. Conceptuellement, c’est ce que fait un masque de fusion. Il vous permet de contrôler avec précision les zones et la force de tout réglage ou effet appliqué sur l’image. Avant que les programmeurs n’automatisent des effets tels le HDR ou le portrait glamour (peau adoucie), les masques de fusion étaient essentiels pour effectuer ce genre de magie.

les masques de fusion sont nouveaux sur pse 9. c’est un ajout important qui contribue grandement à améliorer sa polyvalence. Les courbes L’absence d’un outil Courbes a été une source perpétuelle de déception pour les utilisateurs de PSE, mais depuis quelques versions, un outil nommé Réglage des courbes de couleur est inclus. Il n’est pas aussi polyvalent que celui de PS-CS5, car vous ne pouvez travailler qu’en composite RVB (Photoshop CS5 vous permet de travailler sur chaque couche individuellement) et vous êtes limité à quatre points de contrôle : tons clairs, luminosité des tons moyens, contraste des tons moyens et tons foncés. Ces points couvrent toutefois beaucoup de terrain pour des corrections de base. Une fois de plus,

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PSE 9 peut sembler décevant par rapport à l’abondance offerte par PS-CS5, mais dans la pratique, quatre points de contrôle sont généralement suffisants pour faire le travail.

version 9 de Photoshop Elements contient un module qui fait office de tuteur  : Guided Edit (Modification guidée dans la version française).

Les calques de réglage

pse 9 et ps-cs5 possèdent tous deux des outils de retouche qui agissent de façon intuitive sur une image selon les éléments qui la composent.

Les calques de réglage sont puissants pour deux raisons : ils vous permettent d’apporter des modifications non destructives à une image et ils offrent une plus grande interactivité avec l’outil de réglage. Les retouches ont lieu sur un calque au lieu d’être appliquées à l’image ellemême. Cela vous permet de revenir à tout moment pour modifier les réglages. Et si vous êtes complètement perdu, vous pouvez simplement supprimer le calque de réglage et vous êtes de retour à l’original non modifié. Avec PSE 9, les calques de réglage fonctionnent à peu près de la même manière que dans PS-CS5 à deux exceptions près : vous devez travailler en mode 8 bits et vous n’avez pas autant de choix en termes de types de calques (8 contre 15 dans PSCS5).

l’absence d’un outil courbes a été une source perpétuelle de déception pour les utilisateurs de pse, mais depuis quelques versions, un outil nommé réglage des courbes de couleur est inclus.

La retouche intuitive PSE 9 et PS-CS5 possèdent tous deux des outils de retouche qui agissent de façon intuitive sur une image selon les éléments

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qui la composent. Ils vous permettent de supprimer des éléments distrayants et d’emplir le vide de sorte qu’on n’y voit que du feu. PSE 9 pousse le concept un peu plus loin en l’appliquant aux assemblages panoramiques. Si vous avez déjà fait ou vu des panoramas créés à partir de plusieurs images, vous avez remarqué que les bords supérieurs et inférieurs sont souvent tortueux à cause de la déformation qui se produit lors du processus d’alignement. Habituellement, pour résoudre le problème il suffit de rogner les bords déformés. Par contre, PSE 9 vous permet de combler les vides de manière intuitive. Vous pouvez ainsi maintenir toute la hauteur (ou la largeur, dans le cas d’un panorama vertical) de votre image.

et quoi encore? Selon les dires d’Adobe, PSE 9 vise le marché croissant des photographes relativement nouveaux dans le domaine du numérique, qui veulent plus que des corrections automatisées; ils veulent savoir comment le faire eux-mêmes. Ainsi, la

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Plus d’une vingtaine de processus sont présentés par ce panneau de tutoriels, organisés en huit catégories. Si vous êtes nouveau dans l’édition d’images, rien que de naviguer dans les boîtes à outils du logiciel peut être un défi. Un des avantages de ces tutoriels est qu’ils proposent uniquement les outils dont vous aurez besoin pour atteindre un processus particulier. Certains sont très simples, comme le réglage de luminosité. D’autres comprennent un bref aperçu d’une transformation (la correction de la perspective, par exemple), puis présentent le bouton qui lance l’outil approprié. Un autre exemple est la concordance de style Photomerge. Cette fonction permet d’appliquer les caractéristiques d’une image à votre image cible en faisant simplement glisser l’image de référence dans l’espace de travail. Il s’agit d’un moyen rapide de recréer une ambiance (par exemple, un ton sépia). Les tutoriels offrent aussi des instructions détaillées pour certaines techniques des plus astucieuses. L’une de mes favorites est l’effet «  Hors limites  » qui permet de faire ressortir un élément de l’image au-delà du cadre, créant ainsi un effet tridimensionnel.

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pratique

nouveautés photo par Peter K. burian Le plus grand salon de l’électronique en Amérique du Nord, le Consumer Electronics Show (CES), a une fois de plus présenté de nombreux nouveaux appareils photo en janvier dernier. Comme il est impossible de couvrir chaque item, nous avons décidé de présenter un échantillon des plus techniquement impressionnants. Il est intéressant de noter que la résolution de 16 mégapixels est de plus en plus présente chez les compacts numériques conçus pour le grand public et que le GPS (pour géolocaliser ses images avec le lieu de prise de vue) est une caractéristique de plus en plus fréquente. Plusieurs autres types d’équipement et accessoires ont également été dévoilés en dehors du CES, la plupart devraient être disponibles au moment où vous lirez ce numéro.

OLYMPUS PEN E-PL2 Le modèle le plus abordable des PEN, le E-PL2, offre plusieurs nouvelles fonctions tel un système AF rapide et silencieux pour la photo et la vidéo, particulièrement si on utilise les nouveaux objectifs de type II. À noter également l’écran ACL de 3 pouces (460 000 points), les filtres Art et la détection des visages. L’appareil peut être combiné à différents accessoires comme un viseur électronique.

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Rafales de 3 i/s Flash intégré et griffe pour flash AF haute vitesse Fonctions de type reflex Conception du boîtier améliorée Interface simplifiée Version rouge, blanche ou noire

- Pas de viseur - Boîtier non métallique

599 $, avec objectif 14-42 mm (en magasin) www.olympuscanada.com

FUJIFILM FINEPIX F550EXR Appartenant à la catégorie des superzooms grâce à son objectif stabilisé 24-360 mm asphérique, ce compact de 16 Mpix offre une pleine résolution, des rafales de 8 i/s, un écran de 3 pouces (460 000 points), un enregistrement vidéo 1080p et un capteur/processeur EXR, pour des résultats impressionnants dans toutes les conditions d’éclairage. Les extras incluent GPS, mode Raw et mouvement panoramique.

+ Rapidité impressionnante + Excellente qualité des ISO élevés + GPS 1/2 million de localisations + Nombreux modes et réglages + AF rapide et polyvalent + Système de flash intelligent - ACL non articulé - Certaines fonctions complexes

349 $ (en magasin) www.fujifilm.ca

OLYMPUS XZ-1 Cet appareil semi-professionnel de 10 Mpix avec boîtier en métal utilise un objectif stabilisé 28-112 mm f/1,8-2,5 et dispose à la fois d’un flash intégré et d’une griffe pour flash externe (optionnel). Une gamme complète de modes et de réglages est offerte, en plus de l’enregistrement Raw, ce qui fait du XZ-1 un appareil d’appoint tout indiqué pour les passionnés de photo. Il ne possède pas de viseur, mais le viseur VF-2 peut y être ajouté.

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Objectif à grande ouverture Écran OLED 3 pouces Processeur TruePic V Boîtier métallique 6 filtres Art Fonctions de type reflex Mode vidéo 720p

- ACL non articulé - Rafales seulement 2 i/s

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PANASONIC LUMIX DMC-ZS10 Très compact, en dépit de son zoom Leica 24-384 mm DC stabilisé, cet appareil de 14 Mpix est équipé d’un écran tactile 3 pouces Smart Touch, d’un GPS, d’un mode 3D et du système AF Sonic Speed. Étonnamment rapide, il peut prendre jusqu’à cinq images par seconde avec AF continu, ou 10 i/s mise au point verrouillée, à la résolution maximale : idéal pour la photographie d’action.

+ Focales de grand-angle à téléobjectif + Étonnante rapidité + GPS et mode 3D + Résolution intelligente + Mode vidéo 1080i - Pas de viseur - ACL non articulé

Prix à déterminer, www.panasonic.ca

SONY CYBER-SHOT DSC-HX7V + + + + +

Semblable au Cyber-shot DSC-TX100V en termes de fonctionnalités, ce modèle plus classique (et moins compact) est doté d’un objectif stabilisé plus long, de 25-250 mm, mais utilise un écran plus standard de 3 pouces (921 600 points). Il est également équipé d’un GPS et d’une boussole, offre les modes 3D et vidéo 1080p, et ses rafales peuvent monter jusqu’à 10 i/s.

Mode vidéo plein HD AVCHD GPS et boussole ACL haute résolution Rafales et AF rapides Plusieurs fonctions avancées

- Pas de viseur - ACL non articulé

349 $ (en magasin) www.sonystyle.ca

SONY CYBER-SHOT DSC-TX100V Le meilleur des appareils Sony ultra compacts (17,8 mm), ce modèle de 16 Mpix est truffé de fonctionnalités comme un objectif Carl Zeiss stabilisé « non saillant » de 25-100 mm, un écran tactile OLED de 3,5 pouces (1,2 millions de points), un mode vidéo 1080p et un GPS avec boussole intégrée. Il dispose également d’un mode rafale de 10 i/s en pleine résolution et des modes 3D pour image fixe et panorama.

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Mode vidéo plein HD GPS et boussole Superbe écran OLED Rafales et AF rapides Plusieurs fonctions avancées

- Pas de viseur - ACL non articulé

429 $ (en magasin) www.sonystyle.ca

Canon EOS Rebel T3i: Le REBEL continue d’évoluer. Présenté par François DesRosiers, Directeur des Ateliers chez Lozeau Propos recueillis par Marie-Noëlle Gaucher

Le dernier-né de la série EOS Rebel de Canon. Demeurant fidèle à la tradition de la série Rebel, le tout nouveau Rebel T3i offre, comme toujours, une facilité d’utilisation, une conception compacte et un rendement sans compromis. Son capteur de 18 mégapixels et sa plage de sensibilité s’étendant jusqu’à 12 800 ISO vous permettront de réussir de meilleures photos, à l’extérieur comme à l’intérieur. Si vous ne possédez pas de caméscope, vous pouvez tout de même tourner de superbes vidéos avec le mode vidéo HD intégrale 1080p. Celui-ci comprend une série de nouvelles fonctions, comme la possibilité de choisir entre l’enregistrement 24p, 25p ou 30p et l’ajustement manuel du son et de l’exposition, vous donnant ainsi tout le contrôle dont vous avez besoin pour des vidéos réussies. Envie de donner une nouvelle perspective à vos photos ? Voyez le monde sous un nouvel angle grâce au nouvel écran orientable de 3 pouces, qui vous permet de saisir des vues en plongée et contre-plongée, pour des images encore plus éclatées ! Offrant d’énormes possibilités créatives tout en restant un appareil simple d’utilisation, le tout nouveau Rebel T3i vous permettra de réaliser vos meilleures photos, peu importe ce que vous aviez en tête !

Comparez les performances du reflex numérique Canon EOS Rebel T3i sur lozeau.com

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Présenté par:

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NIKON AF-S 28-300 MM F/3,5-5,6G ED VR II Compatible avec les appareils DX ou FX D, et les reflex 35 mm, cet objectif est optimisé pour offrir une précision maximale d’un bord à l’autre du cadre. C’est le modèle parfait pour la plupart des situations. Contrairement à certains zooms 28-300 mm, celui-ci comprend l’ensemble des dernières technologies, dont la mise au point interne AF Silent Wave (ultrasons), le stabilisateur VR II, trois lentilles asphériques et deux verres ED.

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Système VR de 2e génération Stabilisation offre gain de 4 stops Traitements optiques supérieurs Bouton de mise au point M/A Verrouillage du zoom Diaphragme à ouverture circulaire Distance min. de mise au point : 46 cm

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1149 $ (en magasin) www.nikon.ca

OPTEX CF100 TRAVELITE + + + + + +

Idéal pour le voyage, ce trépied léger (1,4 kg) en fibre de carbone comprend une tête panoramique 3D entièrement métallique. Deux colonnes sont incluses; la plus longue permet au trépied de se déployer jusqu’à 162 cm. Il compte des leviers avec système de verrouillage rapide, des pointes de pieds rétractables et des pieds en caoutchouc. Un plateau de détachement rapide et un étui de transport sont également inclus.

Système de détachement rapide Pattes en fibre de carbone Angles des pattes ajustables S’abaisse jusqu’à 23,5 cm Supporte 7 kg Rétractable jusqu’à 61 cm

- Un peu petit pour certains usages

200 $ (en magasin) www.gentec-intl.com

ROTOLIGHT CREATIVE COLOUR KIT Idéal pour les vidéos réalisées avec un caméscope ou un reflex, cet ensemble produit un effet d’éclairage naturel, chaud et sans ombre. L’ensemble RL48CCK comprend l’unité DEL et les accessoires suivants : un porte-filtre, un ensemble de filtres de six pièces pouvant modifier la couleur de la lumière, 10 filtres de gel Lee FX pour créer des effets spéciaux, un dispositif d’installation et un étui portable à la taille.

+ Pile d’une durée de vie de 4 heures + Température de couleur ajustable + Filtres ND pour gradation + Utilisable avec ou sans appareil photo + Possibilité d’utiliser deux unités à la fois - Moins efficace pour les sujets éloignés

215 $ (en magasin) www.gnigami.ca

SEKONIC DIGICINEMATE L-308DC Idéal tant pour les images photo que pour les images vidéo, ce posemètre offre les modes de mesure HD Cine, Cine et Photo, en plus de trois options pour mesurer la lumière incidente et réfléchie, aussi bien en lumière ambiante qu’au flash. Pour la vidéo, cet appareil peut faire des lectures en utilisant la vitesse d’obturation et le nombre d’images par seconde pour suggérer une ouverture avec une précision de 1/10 de stop.

+ Mode photo polyvalent + 2 modes vidéo + Modes pour lumière incidente et réfléchie + 3 paramètres personnalisés + Large plage de mesure + Lumisphere et Lumidisc inclus - Plutôt compliqué

320 $ (en magasin) www.daymen.com

JOBY GORILLAPOD VIDEO La gamme primée Gorillapod comprend maintenant ce nouveau modèle conçu pour supporter les compacts numériques et les mini-caméscopes comme le Flip, le PlaySport et le Bloggie Touch. Les articulations flexibles se plient et pivotent de sorte que vous pouvez accrocher cet accessoire à de nombreux types d’objets ou utiliser son pied magnétique pour le fixer à une surface métallique.

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Compact et léger Très abordable Très polyvalent Vue panoramique, inclinaison facile + Tête amovible dans toutes les directions + Pied magnétique - Ne supporte pas plus de 325 g

35 $ (en magasin) www.daymen.com 48

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CANON PIXMA MG8120 Cette imprimante six couleurs 9600 x 2400 ppp avec numériseur à plat comprend un adaptateur pour film et peut imprimer des images individuelles à partir de vidéos faites avec certains appareils Canon. Ses autres caractéristiques incluent la connectivité Wi-Fi (802.11 b/g/n), la compatibilité IrDA et Bluetooth (avec adaptateur en option), l’impression à partir de iPhone et d’Android, et la connectivité Ethernet.

+ Écran de 3,8 pouces + Réglage photo automatique + Numérisation de diapositives et négatifs + Prise pour cartes mémoire + Encres ChromaLife 100+ + Très bonne qualité N&B + Impression recto verso auto - Branchement un peu compliqué

350 $ (en magasin) www.canon.ca

EPSON STYLUS PHOTO R3000 Une mise à niveau de la superbe R2880, la R3000 présente une résolution de 5670 x 1440 ppp optimisés et la tête d’impression AMC MicroPiezo. Ses huit encres UltraChrome K3 viennent dans des réservoirs plus grands et les gouttelettes sont plus fines. D’autres améliorations : la technologie AccuPhoto HD2, la sélection automatique du noir, un bac d’alimentation pour les médias ayant jusqu’à 1,3 mm d’épaisseur, ainsi que la connectivité Wi-Fi et Ethernet.

+ Accepte feuilles ou rouleaux (jusqu’à 13 po de large) + 3 encres noires + Connectivité Wi-Fi et Ethernet + Mode noir et blanc avancé + Permanence d’impression de plus de 85 ans + Qualité d’impression remarquable - Encres coûteuses

900 $ (prix estimé, en magasin) www.epson.ca

BLACKRAPID SNAPR Doté d’un design trois en un innovateur, ce sac peut être porté en bandoulière ou à la main. Il est conçu pour les appareils compacts ou les caméscopes d’un format pouvant aller jusqu’à 13 x 8 x 5 cm. L’appareil, bien protégé par le sac coussiné, s’attache sur l’articulation du trépied et se met rapidement en place lorsque vous êtes prêt à saisir l’action.

+ Bandoulière pratique + Matériaux robustes + Attache sécuritaire de l’appareil + 2 pochettes pour accessoires + Dragonne incluse - Ne convient pas aux appareils volumineux

60 $ (prix suggéré) www.gentec-intl.com

QUELQUES AUTRES PRODUITS INTÉRESSANTS EN BREF Nikon a élargi sa gamme d’objectifs multiplateformes de calibre pro avec plusieurs nouveaux modèles offrant de très larges ouvertures maximales : le AF-S 35 mm f/1,4G asphérique (1 950 $), le téléobjectif AF-S 200 mm f/2G ED VR II avec 3 éléments ED (450 $) et l’objectif pour portrait AF-S 85 mm f/1,4G avec un tout nouveau système optique (1 800 $). Plusieurs appareils photo robustes et à l’épreuve de l’eau ont été présentés au CES. Parmi eux, le Sony Cybershot DSC-TX10 de 16 Mpix (330 $) avec objectif 27-108 mm, rafales de 10 i/s en pleine résolution, écran de 3 pouces (921 000 points) et options 3D (330 $). Le Fujifilm FinePix XP30 de 14 Mpix, très abordable (230 $), dispose d’un écran à l’épreuve des égratignures de 2,7 pouces, d’un GPS intégré et d’un objectif 28-140 mm. Olympus a lancé sa nouvelle TG-610 (300 $) avec une résolution de 14 Mpix, un écran de 3 pouces (920 000 points), un objectif 28-102 mm, un mode photo 3D et des filtres Art. Le nouveau SH100 de Samsung (14 Mpix), avec écran tactile de 3 pouces (230 000 points), objectif 26-130 mm et enregistrement vidéo HD, permet aux utilisateurs de se connecter aux réseaux sans fil pour partager des images et des vidéos grâce à la connectivité Wi-Fi (225 $, prix estimé).

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gadgets et objets de démesure par Jean-François Landry Que je suis content de vivre dans une ère électronique! Les gadgets y foisonnent! Que dis-je, pullulent, fourmillent! On en trouve dans les grands magasins, les petites boutiques, les dépanneurs, sans oublier l’ouverture sur le monde que nous procure Internet. Parfois, dans une période creuse, j’essaie de m’imaginer, moi, gadgetophile impénitent, vivant à la période de la Renaissance, à la recherche d’une nouveauté dans les rues de Milan, et de tomber en état d’extase devant le tout dernier gadget en vogue : le bilboquet. Non mais vraiment, nous vivons à une époque formidable. Le PenPaL PP-1 d’olympus un transfert par la voie des airs On savait déjà (sinon, j’ose vous l’apprendre) que la compagnie Eye-Fi conçoit des cartes SDHC qui, en plus de stocker les images sur une mémoire interne, permettent de les téléverser, à l’aide d’une connexion Wi-Fi, sur un ordinateur branché en réseau. Parfait, c’est réglé. Le PENPAL PP-1 devient donc son sosie. Doté d’une mémoire interne permettant l’enregistrement de 2 600 photos, il peut, non seulement les partager, par le biais d’une connexion Bluetooth établie (802.11n), mais aussi réduire la taille des fichiers afin d’en faciliter le transfert vers le cyberespace (trois formats sont offerts : 640 x 480, 1280 x 960 et 1920 x 1440 pixels). Les images pourront être téléversées sur un ordinateur, un téléphone portable, un iPad et même sur un second Olympus PEN, équipé lui aussi d’une unité PP-1. Par contre, ne vous excitez pas trop vite : le PENPAL PP-1 n’accepte d’être connecté que sur les modèles Olympus PEN équipés du nouveau port accessoire AP2 ; pour l’instant, seul le PEN E-PL2 possède cette entrée (mes excuses aux propriétaires de PEN E-P2 et de PEN E-PL1). Le prix demeure inconnu, pour l’instant. www.olympuscanada.com

Le sc2 de swedish chameleon quand « trop » c’est comme « pas assez »... Un « rig », c’est une plateforme sur laquelle on dépose son appareil, qui aide à augmenter la stabilité et à en faciliter l’utilisation. Souvent, ces « rigs » sont modulaires, c’est-à-dire qu’on peut y apposer une pléthore d’accessoires qui nous permettent d’atteindre plus facilement tel bouton, telle molette ou telle bague. Ici, Swedish Chameleon a poussé le concept au maximum, au point où l’appareil reflex semble avoir perdu son importance, au point d’être devenu l’accessoire de la bête, comme engouffré par celle-ci. À première vue, on croirait même apercevoir une Sentinelle du film La Matrice. N’empêche, pour un amant de technologie, juste l’image me donne des frissons de plaisir. Pour ce qui est du prix, ça n’a rien d’évident à donner : tant de choix, tant de pièces à ajouter. Mais pour vous donner une idée, la plateforme de base, appelée HD-DSLR-Rig Large, vaut 16  995  SEK (couronnes suédoises), soit approximativement 2 500 $. swedishchameleon.se

Le x100 de Fujifilm après Retour vers le futur, voici Progrès vers le passé Un Fujifilm, millésime 2011, qui se donne des airs de Leica M de 1960, il n’y a pas à dire, ça accroche. C’est qu’il est beau, le gredin! Et, technologiquement, il n’y a pas grand-chose à redire : équipé d’un CMOS de format APS-C de 12,3 Mpx, affublé d’une focale fixe (non interchangeable) Fujinon de 23 mm f/2 asphérique (l’équivalent d’un 35 mm sur un appareil plein format, soit près de 63°) avec traitement EBC (Electron Beam Coating), c’est le genre de couple capteur/objectif à transformer la profondeur de champ en peau de chagrin! Une excellente façon de dérouler le tapis rouge à l’effet « bokeh » (surtout lorsqu’on sait que le diaphragme possède neuf lamelles et que l’obturateur peut atteindre 1/4 000 s!). Également à noter, une première : l’apparition du premier viseur hybride. C’est-à-dire qu’il offre, en alternance, un viseur optique lumineux tel qu’on le retrouvait sur les appareils compacts 35 mm et, sur pression d’un bouton, un viseur électronique de haute qualité affichant 1  440  000 pixels (même l’écran ACL de 2,8 po derrière le boîtier ne peut se permettre de rivaliser, avec son maigre 460 000 pixels). Le reste ne demeure que broutilles : sensibilité réelle du capteur variant entre 200 et 6400 ISO, obturateur affichant entre 1/4 s et 1/4 000 s (plus les positions B et T), fichiers Raw sur 12 bits, séquence vidéo HD (1280 x 720 @ 24 i/s) stéréo, carte SD/SDHC/SDXC et pile NP-95 (la même qui équipe déjà le W1 3D). Un prix vient à peine d’être dévoilé au moment où je couche ces lignes : 1 200 $ et des poussières. Comme quoi le nec plus ultra ne se donnera jamais... www.fujifilm.ca

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Accent entre les moments Saisie continue jusqu’à 10 ips L’occasion de photo parfaite disparaît en un clin d’oeil. Les appareils SLR numériques révolutionnaires 55 et 33 de Sony à technologie de miroir translucide saisissent jusqu’à 10 images par seconde et ont la mise au point automatique vidéo la plus rapide de tout appareil SLR numérique sur le marché. L’accent entre les moments. Mettez l’accent sur les 55 et 3. nouveaux appareils

www.sony.ca/fr/dslr

50 meilleures inventions de 2010 MD/MC Sony et make.believe sont des marques déposées, et images-écran sont simulées.

est une marque de commerce de Sony Corporation. Caractéristiques et spécifications sujettes à changement sans avis. Les


VOICI CELUI QUE VOUS ATTENDIEZ.

Rien de surprenant à ce que les passionnés créent le buzz autour du nouveau reflex numérique Nikon D7000. Offrant plus de polyvalence en termes de créativité ainsi qu’une fonction vidéo optimisée (full HD 1080p avec son stéréo* et l’autofocus permanent), cet appareil vous procure tous les outils nécessaires à l’obtention de résultats irréprochables dans les situations les plus délicates. Le nouveau D7000 est équipé des meilleurs atouts de sa catégorie, tels que l’AF 39 points et le système de mesure exclusif avec capteur RVB II 2016 photosites. Vous apprécierez également le mode rafale 6 VPS et une plage de sensibilité initiale atteignant 6400 ISO, idéale pour des détails raffinés et nets par faible lumière. Le tout est couvert par une remarquable garantie Canadienne de deux ans**. Découvrez le nouveau Nikon D7000 sur nikon.ca ou chez votre détaillant agréé Nikon. Vous vous le devez bien.

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nikon.ca

Avec un micro externe en option. ** Le Nikon D7000 acheté chez un détaillant agréé Nikon Canada est couvert par la garantie Canadienne de 2 ans.


Photo Solution Mai 2011