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CÉRÉMONIE DES VŒUX 2011

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GUYANCOURT MAGAZINE

C’est au pavillon Waldeck-Rousseau que François Deligné et l’équipe municipale ont présenté leurs vœux le 18 janvier dernier. Avant l’allocution, le public a assisté à la diffusion d’un court film sur Guyancourt (à découvrir sur le site internet de la Ville). Lors de son discours, le Maire a insisté sur la notion de service public de qualité comme rempart face à la crise sociale. Devant plusieurs centaines de Guyancourtois et de partenaires de la commune, il a ensuite remis la médaille de la Ville au docteur Yves Bourreau et à Maria Mendy, fondatrice de l’association Jade (lire aussi pages 8 et 9).

N° 408 - 3 FÉVRIER 2011


ÉDITORIAL

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PAR FRANÇOIS DELIGNÉ

SOMMAIRE DU N° 408

Des transports efficaces pour les habitants et les salariés Chères Guyancourtoises,

ACTUALITÉS

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chers Guyancourtois, La Ville de Guyancourt a participé activement au Débat public sur le Réseau du Grand Paris, surnommé « Grand Huit » par la presse, qui s’est terminé le 31 janvier. Notre avis a été publié dans un « cahier d’acteur* »: • les transports en commun existants doivent être améliorés et renforcés pour répondre aux besoins à court terme des habitants ; • un métro automatique souterrain du « Grand Paris » ne peut pas ignorer le bassin de vie, d’activités et de recherche de Saint-Quentin-en-Yvelines ; • la « ceinture verte » à l’est de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Guyancourt doit être conservée en préservant les espaces agricoles et naturels de la Minière. Une solution permettrait de conjuguer tous ces éléments en implantant une gare du « Grand Paris » sur l’ancien site de Thalès Optronique, face au Technocentre à Villaroy. Au-delà d’une hypothétique réalisation du « Grand Paris » dans les Yvelines ou d’autres projets de transports structurants, comme un tram-train entre Palaiseau et SaintQuentin, nous défendrons fermement les intérêts des habitants et des entreprises de Guyancourt. * Vous pouvez consulter le cahier d’acteur de la Ville de Guyancourt à l’adresse suivante: www.ville-guyancourt.fr/site/haut/menu_principal/mairie/debat_public_sur_le_reseau_de_transport_du_grand_paris et sur le site du débat public : www.debatpublicreseau-grandparis.org

Du 14 au 25 février, activités points jeunes

RENCONTRE

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Citoyens d’honneur Une écoute sur mesure

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PLEINS FEUX SUR LES ARCHIVES MUNICIPALES D’hier à aujourd’hui

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EN DIRECT ■

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AVANT-PREMIÈRE ■

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Programmation culturelle

DÉVELOPPEMENT DURABLE ■

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Une entreprise solidaire

Que faire en période de grand froid ?

DÉMOCRATIE LOCALE ■

Tribunes d’expression

Votre Maire, François Deligné Conseiller Général des Yvelines Vice-Président de la C.A. de SQY

Responsable de la publication : Yves MACHEBŒUF ■ Secrétariat de rédaction : Jean magazine MEYRAND - David HOUDINET ■ Rédaction : Benoît BAUDOUIN - Dominique CIARLO Pascale FRESNAY - David HOUDINET - Hélène MARCHAL ■ PAO : Céline BOCKELMANN ■ Photos : Dominique CIARLO Christian LAUTÉ ■ Maquette : CITIZEN PRESS : 01 53 00 10 00 ■ Réalisation : Direction de la Communication ■ Impression : Imprimerie Moderne de l’Est ■ Tirage : 13 000 exemplaires - Hôtel de Ville de Guyancourt - 14, rue Ambroise Croizat - CentreVille - BP 32 - 78 041 Guyancourt - Tél. : 01 30 48 33 33 ■ N° ISSN : 1274-5804. Imprimé sur du papier 100 % PEFC issu de forêts gérées durablement, dans une usine certifiée ISO 14001.

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www.ville-guyancourt.fr

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ACTUALITÉS

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ÇA S’EST PASSÉ À GUYANCOURT

Tir de la Saint-Sébastien

ARRÊT SUR IMAGES

■ Comme chaque année, aux alentours du 20 janvier, les clubs de tir à l’arc de France se réunissent pour célébrer la Saint-Sébastien, une tradition qui remonte au Moyen-Âge. C’est au gymnase des Droits de l’Homme que les Archers de Guyancourt se sont retrouvés pour fêter leur saint patron. À cette occasion, les membres du club de tir à l’arc préparent des cibles décorées sur lesquelles ils ont décoché leurs flèches.

La santé du cerveau ■ C’est dans le cadre des Rendez-vous Découvertes que Charles Vernimmen, psychologue, directeur et coordinateur de l’Association Brain’Up est venu faire un exposé sur la santé du cerveau. L’occasion pour le public de découvrir comment prendre soin, à tout âge, de cette extraordinaire machine. Tous les domaines ont été passés en revue, des activités mentale et physique à l’alimentation, en passant par la relaxation et le sommeil.

Escale guyancourtoise pour Charlélie Régulièrement, le pôle musiques de Guyancourt accueille des artistes en résidence. Charlélie Couture est venu rôder le nouveau spectacle de l’album Fort rêveur, enregistré à New York. Cette semaine de travail s’est conclue par un concert privé auquel étaient conviés quelques heureux chanceux. L’occasion pour l’artiste de tester son show devant le public. Entre répétition publique et concert, la prestation était convaincante et l’artiste, en toute générosité, a terminé sur une version de l’indémodable Comme un avion sans ailes pour le plus grand plaisir de ses fans. Après plusieurs dates à travers la France, il sera sur la scène de La Batterie, le 30 mars.

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ACTUALITÉS

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ÇA S’EST PASSÉ À GUYANCOURT

20 ans et une exposition ■ L’Adag-Pro Art fête ses vingt ans. Créée en 1991, l’association de promotion de l’art local a régulièrement donné la chance aux artistes amateurs ou professionnels d’exposer lors des salons des Automnales ou des Lauréats. Pour fêter cette participation active qui ne se résume pas à ces événements, une exposition rétrospective vous est proposée. N’hésitez pas à vous rendre à la mezzanine de l’Hôtel de Ville jusqu’au 26 février.

L’atelier de la Salle d’Expo monte en puissance ■ Depuis septembre, l’atelier de pratique artistique de la Salle d’Exposition vous propose des activités destinées à tous les publics. Un moment privilégié qui favorise la rencontre avec des artistes professionnels qui animent ces stages, comme celui sur les marionnettes ou encore l’atelier sténopé qui a permis de découvrir, en famille, l’ancêtre de la photo, pour la plus grande joie des enfants et de leurs parents. Prochain rendez-vous avec la bande dessinée, dans le cadre d’Origines rock’n’roll.

Vœux aux anciens ■ Le début d’année est toujours très riche en cérémonies de vœux. C’était le tour de nos aînés, le 20 janvier dernier. Pendant ce moment convivial, le maire François Deligné est passé de table en table pour s’entretenir avec les anciens de Guyancourt. Lors de son discours de bienvenue, il a insisté sur l’attention particulière que l’équipe municipale et la Ville portent aux seniors.

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ACTUALITÉS

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À NOTER

DU 14 AU 25 FÉVRIER

Activités points jeunes

Les vacances d’hiver arrivent prochainement et la Ville a, cette fois encore, préparé un large programme pour les points jeunes. Des sorties sont déjà prévues avec notamment la patinoire (report de la sortie annulée à cause des intempéries à la fin d’année) ou le cinéma avec le film Tron en 3D ou encore le dernier Éric et Ramzy. Le sport sera aussi à l’honneur avec un stage de tennis, de l’escalade sur mur intérieur, du foot en salle… Des ateliers vous attendent aussi. Après la pêche, les jeunes pourront participer au nettoyage des berges pour montrer qu’écologie et citoyenneté peuvent rimer. Avec la cuisine (et la confection de macarons), il y en aura pour tous les goûts. Succès oblige, la customisation de casquettes sera de la fête, et La Malle à jeux ouvrira ses portes pour les fans d’activités ludiques. Un stage d’initiation à la moto et à la prévention routière (en préfiguration d’une activité au printemps) est également organisé. Ces vacances s’annoncent donc bien remplies. Vous pouvez retrouver tout le programme sur le www.ville-guyancourt.fr POUR EN SAVOIR PLUS : Inscriptions et renseignements auprès de vos Maisons de quartier et Points Jeunes Point Jeunes René Goscinny - Tél. : 01 30 57 41 77 Point Jeunes de la République - Tél. : 01 30 44 32 91 Maison de quartier Auguste-Renoir - Tél. : 01 30 43 45 44 Maison de quartier Joseph-Kosma - Tél. : 01 30 57 20 40 Maison de quartier Théodore-Monod Tél. : 01 30 44 38 54 Centre social Louis-Pasteur Tél. : 01 30 43 00 35.

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ACTUALITÉS

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AGENDA

www.ville-guyancourt.fr ADAG PRO-ART, 20 ans d’engagement pour l’art Exposition Hôtel de Ville

Samedi 5 février à 15 h 30

L’Empereur et le Rossignol

Origines Rock’n’roll Expositions et visites

le 4 février à 18 h 30 Salle d’Exposition Samedi 5 février à 17 h 30

Forum des formations aux métiers Vendredi 4 : ouvert aux établissements scolaires, sur réservation. Samedi 5 : tout public de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Pavillon Pierre-Waldeck-Rousseau Vendredi 4 février de 18 h 30 à 21 h 30

Rendez-vous ludiques Maison de quartier Auguste-Renoir Vendredi 4 février à 19 h

Annette entre deux pays Théâtre et musique (dès 8 ans) Tarif unique : 10 € La Ferme de Bel Ébat Vendredi 4 février à 20 h 30

L’accompagnement de son enfant dans sa scolarité et son orientation Théâtre forum et débat Réservations au 01 30 48 33 90. Espace Yves-Montand Vendredi 4 février à 20 h 30

Vincent Liben + Tricot Machine + Jeanne Cherhal Tarifs : 18 €, 14 €, 15 € La Batterie

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Harmonie malsaine + Specta + La Rumeur + Rocé

Tarifs : 4,50 €, 3 € Maison de quartier Auguste-Renoir

Du 2 février au 20 mars

Les 4 et 5 février

Jeudi 10 février à 20 h 30

Tarifs : 12 €, 8 €, 7,50 €(lire p.17) La Batterie © Compagnie Les Globe Trottoirs

Jusqu’au samedi 26 février

Le rock’n’roll des origines à l’âge d’or Table ronde École Municipale de Musique

Vendredi 18 février à 13 h 30

Le Brésil Rendez-Vous découvertes Maison des anciens Du 21 au 25 février

L’atelier de la salle d’expo Atelier BD : Rock et bande dessinée • Matin 9 h-12 h (7-10 ans) • Après-midi 14 h-17 h (11-15 ans) Tarif : 35 € la semaine. Inscriptions au 01 30 44 50 80 Salle d’Exposition Lundi 28 février à 19 h

Samedi 5 février à 20 h 30

Mustang + The Hillbilly Moon Explosion Tarifs : 12 €, 8 €, 7,50 € La Batterie

Les 5 et 6 février de 8 h 30 à 20 h

Répétition publique Les Grandes Inventions de la Préhistoire. Temps d’échange avec les artistes. Réservations au 01 30 48 34 25 La Ferme de Bel Ébat

Karaté Coupe Corpo 78 Gymnase des Droits de l’Homme Mardi 8 février à 19 h

Les Grandes Inventions de la Préhistoire Rencontre avec le poète Roland Nadaus Réservations au 01 30 48 34 25 (lire p.16) La Ferme de Bel Ébat Mardi 8 février à 20 h 30

Céline Bonacina

Tarifs : 5 €, 4,50 € (lire p.16) Auditorium de La Batterie Jeudi 10 février à 20 h 30

Projection cinéma Jailhouse Rock (Le rock du bagne) Renseignements : 01 30 69 84 62. Tarifs : normal 6 € - réduit 5 € - Bande de cinés 4,30 € Cinéma le Grenier à sel (Trappes)

EN BREF

Sécheresse 2009 :

la demande de reconnaissance de catastrophe naturelle de Guyancourt rejetée Les conséquences de la sécheresse de 2009 avaient fait l’objet d’une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle auprès de la Préfecture des Yvelines en février 2010. Cependant, la Commission Interministérielle a émis un avis défavorable paru au Journal Officiel du 13 janvier 2011. Cette reconnaissance aurait permis d’engager une procédure d’indemnisation auprès des assurances. Une demande de recours gracieux a été formulée auprès du Ministre de l’Intérieur. Les personnes ayant pris contact avec la Ville pour suivre cette procédure, seront informées des suites du dossier. GUYANCOURT MAGAZINE

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RENCONTRE

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MÉDAILLÉS DE LA VILLE

Maria Mendy

Yves Bourreau

Citoyens d’honneur Traditionnellement remise par le Maire lors de la cérémonie des vœux, la Médaille de la Ville a honoré cette année la chorégraphe Maria Mendy et l’ancien médecin capitaine des sapeurs-pompiers de Guyancourt, Yves Bourreau.

L’

attribution de la médaille de la Ville exprime la gratitude de la collectivité à des femmes et des hommes qui contribuent au développement et au rayonnement de la commune par leur engagement. Membre du milieu associatif, créateur d’entreprise, représentant d’une institution ou scientifique… nombreux sont ceux qui ont ainsi été honorés. Souvent étonnés et assez réservés lorsqu’ils apprennent la nouvelle, tous finissent par accepter avec une certaine émotion ce témoignage amical qui n’est qu’un juste retour des choses. La diverité des Guyancourtois se traduit au travers des médaillés, qui affichent des parcours et des profils toujours différents. Côte à côte, le 18 janvier dernier, Maria Mendy et Yves Bourreau illustrent parfaitement cette diversité. Médecin généraliste, Yves Bourreau est allé au-delà d’une charge professionnelle déjà lourde en rejoignant le corps des sapeurs-pompiers en tant que volontaire. Danseuse et chorégraphe (dan-

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se capoeira, hip-hop, break, africaine et afro-jazz), désormais à la tête de sa propre compagnie, Maria Mendy reste fidèle à Jade, association qu’elle a créée en 1996 pour partager sa passion avec d’autres jeunes. MARIA MENDY « Ce geste me touche beaucoup » « Je dois reconnaître que ce geste me touche beaucoup. J’y vois la reconnaissance de la volonté dont j’ai dû faire preuve pour tracer ma route, envers et contre tout. Rien n’était simple au départ. Il m’a fallu beaucoup lutter pour gagner ma confiance et celle des autres. Adolescente, j’ai été animatrice en centres de loisirs avant d’obtenir un poste permanent à la Maison de quartier Joseph-Kosma. Je rêvais déjà de faire de la danse mon métier et je prenais des cours, mais sans trop oser y croire. Et puis un jour de juillet 1987, tout a basculé quand j’ai découvert le hip-hop en participant aux ateliers de danse moderne que la Ville avait mis en place pour occuper gratuitement les jeunes qui ne

partaient pas pendant l’été. Un coup de foudre, une révélation ! Je n’ai ensuite plus pensé qu’à danser, qu’à me perfectionner encore et encore, pour devenir pro. Encouragée par un petit groupe de copines des Garennes et épaulée par la Ville, j’ai fondé Jade en 1996, après quoi je me suis mis dans la tête de passer le diplôme d’État de professeur de danse. Malgré des périodes de découragement, j’ai tenu bon grâce au soutien de mes amis, des élèves et de tous ceux qui témoignaient de l’intérêt pour mes chorégraphies, habitants, bénévoles associatifs, professionnels du spectacle, dont l’équipe de la Ferme de Bel Ébat, élus… À force d’y croire, j’ai fini par obtenir les U.V techniques et théoriques du diplôme d’État de professeur de danse, option jazz, ce qui était loin d’être évident avec une vie de famille à mener parallèlement et deux enfants (bientôt trois pour la petite histoire). Cette médaille de la Ville est un peu la concrétisation de mon rêve en réalité, la preuve du chemin parcouru. Sa place est avec les autres méN° 408 - 3 FÉVRIER 2011


RENCONTRE

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MÉDAILLÉS DE LA VILLE

Les médaillés de la Ville en compagnie du Maire lors de la cérémonie des vœux 2011.

dailles que les danseurs amateurs de Jade et de ma toute nouvelle compagnie, adolescents et adultes, ont remportées à l’occasion de rencontres de niveau national organisées par la Fédération Française de danse face à des jurys composés de danseurs et de chorégraphes professionnels très exigeants. J’ai, dans ces moments-là, l’agréable impression de rendre à Guyancourt et aux Guyancourtois un peu de ce qu’ils m’ont donné pendant toutes ces années. » YVES BOURREAU « J’aime Guyancourt depuis si longtemps… » « J’ai découvert Guyancourt en 1975, quand j’étais interne en cardiologie à l’hôpital Richaud, à Versailles. Un ami, qui venait d’acheter une maison aux Garandes, m’avait invité à déjeuner chez lui. Après un trajet ressenti comme long par l’ancienne route de La Minière, unique axe routier qui reliait les deux villes à l’époque, je me suis retrouvé en pleine campagne, dans les champs, devant quelques pavillons et de rares imN° 408 - 3 FÉVRIER 2011

meubles. Peu après, par hasard, un autre collègue m’a proposé de faire un remplacement dans cette même commune. Séduit par l’environnement et par l’accueil cordial des habitants, j’ai alors opté pour la médecine générale et me suis associé, en 1977, à un confrère avec lequel nous partagions un cabinet situé Allée du commerce, au Pont du Routoir. L’engagement en tant que médecin au sein du corps des sapeurs-pompiers volontaires de Guyancourt qui me vaut aujourd’hui la médaille de la Ville remonte au soir de Noël de cette même année. C’est dans des circonstances dramatiques, la mort subite d’un nourrisson, que j’ai rencontré le lieutenant Guy Barrillio, l’homme, devenu un ami, qui allait m’inciter à intégrer la grande famille des pompiers. Engagé comme médecin pompier volontaire stagiaire en 1978, j’ai été titularisé médecin capitaine par le préfet des Yvelines un an après. De permanence 24 heures sur 24, je dormais avec un talkie-walkie à ma tête de lit et j’interrompais mes consultations lorsque la sirène retentissait. La plupart de mes patients com-

prenaient la situation et attendaient une heure ou deux ou repassaient, d’autres ne l’acceptaient pas et je ne les revoyais jamais. Nombre de pompiers volontaires étaient dans ce cas, à commencer par M. Pétré, boulanger au Village dont les fournées grillaient régulièrement. En vingt ans, j’ai connu tous les types d’interventions, accidents de la voie publique, mais aussi suicides, agressions par arme blanche et par arme à feu… J’ai même été séquestré, menacé avec un fusil de chasse braqué sur moi, mais j’ai aussi connu de grandes joies, des vies sauvées, et la chaleur de l’amitié qui liait les pompiers du centre de Guyancourt. Plusieurs médailles m’ont déjà été remises pour ce parcours avec les soldats du feu, mais celle de la Ville souligne, au-delà de la reconnaissance qu’elle représente, mon appartenance à Guyancourt, mon adoption par cette commune que j’aime depuis si longtemps. Désormais à la retraite pour raison de santé, j’apprécie cet honneur ■ à sa juste valeur. » O PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE CIARLO GUYANCOURT MAGAZINE

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RENCONTRE

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POINT ÉCOUTE JEUNES

Une écoute sur mesure La Ville vient d’ouvrir un Point Écoute Jeunes pour aider les 12-25 ans à dénouer les problèmes d’ordre psychologique qu’ils rencontrent.

A

nonyme, confidentiel et gratuit, le Point Écoute Jeunes (PEJ), depuis septembre dernier, s’adresse aux jeunes (Guyancourtois uniquement) qui ont des difficultés à passer le cap de l’adolescence ou de « l’adulescence », à se construire sans se faire de mal ni en faire à leur entourage. Majoritairement passés par là, les adultes savent – même si certains semblent l’avoir oublié depuis – combien la perspective de s’insérer dans la vie active est déstabilisante, voire effrayante selon la personnalité et l’environnement de chacun. « Souvent en opposition avec leur famille, en cas de difficultés scolaires ou de déscolarisation notamment, ou pour tout autre raison, il arrive que les adolescents se sentent seuls, incompris, rejetés. Ce mal-être

peut s’exprimer au travers de différents comportements, repli sur soi, actes de violence à son égard ou envers les autres, conduite à risques… », souligne Stone Engels, psychologue du Point Écoute Jeunes. Dans les locaux de la Boutique Info Jeunes, chaque jeudi soir des adolescents prennent place dans les sièges en osier du petit salon. Dans cet espace d’accueil, d’écoute et d’accompagnement, qui n’est en aucun cas dédié à la thérapie, la jeune femme reçoit des adolescents venus spontanément ou sur les conseils de professionnels en lien avec les jeunes pour identifier et formuler ce qui les perturbe, ce qui les fait souffrir. « La cause est rarement unique. Leurs problèmes s’entremêlent, un peu comme une pelote de laine dont nous défaisons les nœuds en-

Stone Engels lors de sa permanence du Point Écoute Jeunes.

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semble, au fil d’un, deux, ou trois entretiens, suivis d’une orientation vers une structure spécialisée si besoin. » Avec ou sans parent(s) L’objectif de la psychologue est d’amener le jeune à comprendre pourquoi il se retrouve dans une situation problématique, voire douloureuse, quelle que soit la cause de son malaise, échec scolaire, insertion sociale et professionnelle difficiles, addictions, conflit familial… « La première rencontre sert à poser le problème, à amorcer un dialogue pas toujours évident, car ce n’est pas parce qu’on vient parler de soi qu’on y parvient. Discuter comme nous le faisons, sans jugement ni contraintes, démystifie l’aspect soin de la psychologie au profit d’un dialogue ouvert, qui vise à apporter des réponses aux questions que le jeune se pose, à le rassurer dans sa recherche d’identité. » Certains viennent seuls, d’autres avec leurs parents, ce qui peut permettre d’aplanir des désaccords familiaux plus ou moins latents, de rétablir une communication coupée par lassitude, par incompréhension mutuelle. « Il appartient au jeune de choisir, rien ne peut être constructif sans cela. » Certains jeunes sont orientés dans le cadre du dispositif de réussite éducative (qui finance, avec l’aide de l’Etat, le PEJ à hauteur de 50% ). Enfin, grâce aux partenaires de terrain, infirmières et assistantes sociales en établissements scolaires, Boutique Info Jeunes, École des parents, animateurs des maisons de quartier, éducateurs, Mission locale… et au bouche-àoreille, le Point Écoute Jeunes devient progressivement un repère dans la vil■ le. Un repère qui a du sens. O DOMINIQUE CIARLO Point Écoute Jeunes Entretien confidentiel, anonyme et gratuit. Permanence le jeudi de 18 h à 20 h (avec ou sans rendezvous) dans les locaux de la BIJ. 2 quater, rue du Moulin Tél. : 01 30 48 33 99 N° 408 - 3 FÉVRIER 2011


PLEINS FEUX SUR LES ARCHIVES MUNICIPALES

Le service des Archives et du Patrimoine a participé à la préparation de nombreux livres et d’expositions.

D’hier à aujourd’hui Ouvert à tous, le service des Archives et du Patrimoine ne se contente pas de collecter et de préserver les documents, il les partage avec les habitants. Les clichés ont la peau dure, et l’image qui colle aux archives sent encore la poussière et le manque de lumière. Un monde du silence sur lequel règne une femme sans âge, pourquoi pas en blouse grise, gardienne du temple de la mémoire qui livre ses secrets au compte-gouttes à des historiens patentés. Tout faux ! Les Archives municipales sont, au contraire, un lieu bouillonnant de vie, une machine à remonter le temps, une malle aux trésors gérée et protégée par Isabelle Gourmelin, responsable du service des Archives municipales et attachée de conservation du Patrimoine. N° 408 - 3 FÉVRIER 2011

Passionnée par son métier, la jeune femme collecte, identifie, inventorie et sauvegarde la totalité des documents « versés », que ces derniers proviennent de l’administration ou de dons faits par des personnes privées, des familles, des entreprises ou des organismes. « Il arrive, suite à un déménagement ou à un décès par exemple, que des gens m’apportent des photos, des cartes postales, des cartes géographiques, des lettres, des plans… qui sont autant de témoignages précieux. » Car chercheurs et amateurs du temps jadis ont pour dénominateur commun le besoin de

transmettre, d’offrir le fruit de leurs recherches aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui et de demain. Bientôt une expo Par chance, ces petits poucets semeurs de cailloux et tisseurs bénévoles d’histoire locale sont plus nombreux qu’on ne le pense, à Guyancourt du moins. Ils ont pour nom Annick Adam, Alain Sense ou Liliane Gex, et marchent dans les pas de prédécesseurs que les aînés ont bien connus, Édouard Stephan, Robert Guilbot… « Tous trois sont des habitués des archives municipales, où ils trouvent GUYANCOURT MAGAZINE

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TRAVAIL DE PRO Le service des Archives abrite plusieurs milliers de documents précieusement conservés dans des conditions optimales (température, taux d’humidité, lumière…), rangés au fil de près de 1 800 mètres linéaires de rayonnages qui prennent parfois des allures de coffre-fort… Aussi étonnant que cela puisse paraître, la professionnelle qui vous accueillera lors de votre visite ne mettra cependant que quelques minutes pour dénicher la boîte, le dossier, le registre que vous souhaitez consulter. Isabelle numérise progressivement les documents anciens, mais il s’agit d’un travail colossal loin d’être achevé.

Alain Sense : « Une participation active au devoir de mémoire ».

souvent, en complément des travaux qu’ils mènent aux Archives départementales des Yvelines et ailleurs, des documents qui leur permettent d’avancer dans leurs recherches. À force, des liens se sont créés, et c’est avec leur collaboration que la Ville prépare actuellement l’exposition “Guyancourt il y a 100 ans” qui sera présentée au public en avril et mai prochain en partenariat avec le service Action Culturelle à la Salle d’Exposition. » Un rendez-vous prometteur, cette exposition sera une sorte d’arrêt sur image de ce qu’était Guyancourt en l’an 1911, avec ses 629 habitants, Isabelle Gourmelin

À VOTRE SERVICE Le service des Archives municipales accueille (et guide…) sur rendez-vous toute personne qui souhaite effectuer des recherches et consulter la documentation historique de la commune. Registres paroissiaux (1599-1792), registres d’État-civil, recensements de la population (1836-1936), registres de délibérations (à partir de 1844), matrices cadastrales (à partir de 1809), listes électorales (à partir de 1884), plans d’alignement des voies (1889-1904)… De correspondances en comptes, registres, photographies, plans, affiches, publications et vieilles cartes postales, votre ville (ou vos ancêtres) n’aura alors plus de secrets pour vous, ou presque. À ce propos, les documents d’archives publiques sont librement communicables, à l’exception de délais spéciaux protégeant certains types d’intérêts comme la protection de la vie privée (loi n° 2008-696 du 15 juillet 2008). À noter : toute demande de consultation des archives, qu’elle relève d’une simple curiosité ou d’un travail scientifique, doit être directement effectuée auprès du service. Se munir d’une pièce d’identité pour l’inscription (gratuite). www.ville-guyancourt.fr Tél. : 01 30 48 33 70

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son activité agricole et économique intense, sa vie municipale animée, ses cafés et ses histoires de clocher. Archives, photographies, objets familiers, documents et journaux d’époque jalonneront ce parcours proposé par thématiques (démographie, monde agricole, vie municipale, services publics, commerce et économie). Autant de tranches de vie quotidienne que la Première Guerre mondiale fera bientôt voler en éclats en appelant les hommes, jeunes et moins jeunes, sous les drapeaux. Mais pour l’heure, rien ne transparaît, tout est calme et les Guyancourtois semblent couler des jours heureux et insouciants, même si la vie est rude aux champs ou à l’usine pour nombre d’entre eux. Les enfants à l’écoute Mais qu’est-ce qu’un siècle, finalement ? Et comment faire passer le message que le temps passe vite et

que l’Histoire aide à comprendre le présent et à envisager l’avenir ? Quoi de mieux pour cela que de suivre les traces d’un passé pas si lointain par le biais de photographies et de témoignages ? Après avoir commencé par ricaner en découvrant l’allure des petits écoliers d’autrefois sagement alignés pour la photo de classe, les enfants du XXIe siècle reconnaissent dans ces cheveux en bataille, ces sourires figés face à l’objectif et ces dents de lait absentes une part d’euxmêmes. Soudain, l’émotion passe, le déclic se fait, les langues se délient et les oreilles se tendent. « Ma mission : collecter, cataloguer et valoriser les archives municipales, est à la base purement réglementaire et administrative, mais pas sans fantaisie, notamment lorsqu’il s’agit de restituer l’histoire locale à travers des expositions, des visites guidées à l’occasion des Journées du patrimoine ou des interventions dans les écoles. » N° 408 - 3 FÉVRIER 2011


LES ARCHIVES MUNICIPALES

PLEINS FEUX SUR

Annick Adam : « Le but est de transmettre aux autres, à la famille, à la commune, pas de garder pour soi ».

À la demande des enseignants, Isabelle intervient en effet dans les établissements scolaires (du CE2 au CM2) pour expliquer le Guyancourt d’hier, quand il y avait un aérodrome à la place du Technocentre Renault, un fort militaire à La Batterie, actuellement Pôle musiques, des champs de blé à l’emplacement de la Médiathèque Jean Rousselot, une ferme à Bel Ébat. Perpétuer la mémoire Tous les parents et grands parents savent combien les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires. Mais attention, celles restituées par la Ville sont vraies, sans inventions ni fioritures, documents d’archives à l’appui pour étayer les propos d’Isabelle Gourmelin. « Pour guider les élèves, je réalise et distribue à chacun un petit questionnaire illustré de photos qui font le lien avec leur vie quotidienne, avec des repères dans la cité. Il arrive également que des maîtres souhaitent, en fonction du programme, aborder l’histoire locale autour d’une thématique, l’eau, l’évolution de l’habitat…

Joëlle Leroy

Je rassemble alors les pièces du puzzle en m’efforçant de rendre l’ensemble attractif pour une présentation d’une durée d’une heure environ. » Un service gratuit non obligatoire que la Ville, et son service des Archives, rendent avec plaisir au corps enseignant et aux enfants pour entretenir et perpétuer la mémoire de la commune et de ses anciens. Parfois, comme M. René Balzer l’a souvent fait gracieusement en parlant de la résistance et des horreurs de la guerre dans les collèges, des Guyancourtois évoquent leur enfance à Guyancourt, leurs racines familiales fortement ancrées dans ce qui était naguère un petit village rural niché au cœur de l’ancienne Seine-et-Oise. C’était comment, avant ? Joëlle Leroy est de ceux-là. Descendante de la famille Ferchal (qui tenait l’épicerie-buvette de Bouviers, lieu de vie plus que simple bistrot), elle se souvient avec bonheur de son expérience en milieu scolaire. « Quand Isabelle, que j’avais rencontrée plu-

ÉDUCATION AU PATRIMOINE Le service des Archives municipales met les richesses du patrimoine à la disposition des élèves Guyancourtois. Différentes actions sont ainsi proposées aux enseignants afin de leur permettre d’aborder l’histoire sous un angle local et/ou d’enrichir et d’illustrer le programme scolaire par l’étude de documents écrits et iconographiques liés à notre territoire. > Ateliers archives en classe ou prêt d’une mallette pédagogique, la boîte d’archives. Ça c’est passé à Guyancourt après 1848, pour les élèves du cycle 3, en particulier les CM2. > Enquête à Bouviers, une étude ludique de la généalogie qui permet aux enfants des classes de CE1/CE2 d’aborder l’histoire en passant par la petite porte, du côté de chez eux. > De la maison ouvrière à l’immeuble Louis Lumière, l’histoire du logement à Guyancourt (CE1/CE2). > Visite de la mairie et de la réserve des archives en petits groupes, cours d’instruction civique grandeur nature par une approche concrète de l’Histoire. > Parcours dans la ville, sur le thème de l’eau, après étude de cartes anciennes et nouvelles du territoire en classe. > Projets de classe, le service des Archives met au service des enseignants ses ressources pédagogiques et prépare des interventions personnalisées auprès des enfants. Service des Archives municipales Tél. : 01 30 48 33 70.

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GUYANCOURT L’AVENTURE URBAINE Réalisé en collaboration avec le Musée de la Ville, cet ouvrage retrace l’histoire des générations de Guyancourtoises et de Guyancourtois qui ont « élevé » le bourg du début du XXe siècle au rang d’une ville de près de 30 000 habitants… L’histoire humaine qui a su imprimer durablement à cette ville cette identité particulière et ses singularités préservées : les mixités sociales, urbaines et environnementales. Ce livre est en vente auprès de la Direction de la Communication à l'Hôtel de Ville (20 €. Les chèques sont à libeller à l’ordre du Trésor Public).

sieurs années avant en faisant des recherches aux archives municipales, m’a dit que la commune préparait un projet sur la généalogie expliquée aux enfants, j’ai immédiatement proposé les documents anciens dont je disposais. Puis j’ai accepté à sa demande d’intervenir dans des classes des quartiers du Parc, du Bois de la Grille et du Pont du Routoir pour expliquer aux enfants comment c’était avant. Une expérience formidable, unique, même si l’un d’entre eux m’a dit les yeux écarquillés “T’es vieille, on dirait pas!” en apprenant que j’allais chercher l’eau à la source quand j’avais son âge. » Un échange à travers lequel Joëlle a redonné vie à ses ancêtres, au hameau de son enfance et aux personnages qui l’animaient… Yves-Marie (arrivé de Bretagne en 1896) et Jane, ses arrières grands-parents, Henri et Marguerite, ses grands-parents, Frédo et Cécile, ses parents, et aussi les journaliers de la ferme voisine, les ouvriers de l’usine HispanoSuiza, Moustache le clochard aimé de tous, l’instituteur de la mairieécole… « Les anciens cahiers de maman, écrits à la plume avec des pleins et des déliés ont fait leur petit effet », s’amuse Joëlle, qui fut un temps au conseil municipal, comme son père et son grand-père, élu premier adjoint d’Ernest Defay en 1947 et appelé « Le Maire de Bouviers ». Un travail collectif D’autres habitants participent activement à l’enrichissement du fonds d’archives, aux manifestations (Journées européennes du Patrimoine, rendez-vous découverte…) et aux publi-

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cations initiées par ce service (comme le livre Guyancourt, l’aventure urbaine). Des Guyancourtois, historiens amateurs fiers d’apporter leur contribution à des événements phares comme le sera la prochaine exposition Guyancourt il y a 100 ans. Liliane Gex (coauteur avec son mari Jean, décédé depuis, du livre Mon nom est Guyancourt publié en novembre 2006, dont la suite paraîtra fin 2011) s’est ainsi plus particulièrement intéressée aux propriétaires terriens (Paul Besnard, Augustin Heurtebise…), aux fermes (Châteauneuf, Villaroy…), au commerce et à l’artisanat. Alain Sense, ancien adjoint au Maire, s’est penché sur la vie politique pour apprendre, par exemple, que le conseiller géné-

ral Pierre-Georges Folain avait bataillé dur pour avoir une halte de voyageurs (gare) à Guyancourt, pour n’obtenir finalement qu’un passage à niveau aujourd’hui disparu. Quant à Annick Adam, elle a planché sur l’école publique et sur différents personnages de la vie locale en 1911 (cantonnier, garde-champêtre, fossoyeur sonneur civil…). «Il y aura beaucoup de photos, d’articles de journaux de la presse régionale de l’époque, friande en faitsdivers souvent liés à l’ivresse, et aussi des outils agricoles prêtés par le Musée de la Ville de Saint-Quentin-en-Yvelines.» Exposition sur laquelle Guyancourt Magazine reviendra en mars prochain. ■ O DOMINIQUE CIARLO

MISE EN GARDE Petits nouveaux, méfiez-vous, une fois que vous aurez commencé à fouiner du côté des Archives municipales, vous risquez fort d’attraper le virus du temps jadis. Différents symptômes devraient vous alerter, l’envie d’en savoir toujours plus sur vos aînés, votre quartier, votre ville, votre région. Le désir de suivre des pistes, d’enquêter, d’élargir en permanence votre champ d’investigation. Le besoin de savoir qui vous êtes et d’où vous venez. La soif de partager vos découvertes avec vos parents, vos enfants, vos amis, vos voisins, et pourquoi pas de les publier sous forme d’un livret à offrir ? En prolongement de vos premiers pas dans les rayonnages communaux, vous pourrez alors poursuivre en vous dirigeant vers les centres de ressources suivants : > Les Archives départementales des Yvelines http://www.cg78.fr/Archives/home.html > Le Musée de la Ville de Saint-Quentin-en-Yvelines http://www.museedelaville.agglo-sqy.fr/ > Association Guyancourt Accueil, atelier de généalogie et d’histoire locale http://www.guyancourt-accueil.fr/ > Les Archives de France http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/

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ÉCONOMIE

Une entreprise solidaire En juin dernier, la Guyancourtoise Rebiha Rebbahi a créé une société de nettoyage qui place l’humain et la protection de l’environnement au premier plan.

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es plus anciens des habitants du quartier du Pont du Routoir connaissent bien Rebiha, qu’ils ont vu petite jouer boulevard du Château, prendre le chemin de l’école primaire Paul-Langevin et fréquenter le Centre social Louis-Pasteur et sa bibliothèque de l’époque. Cette Française d’origine algérienne à l’étonnante force de caractère a passé un BEP, puis un bac pro suivi d’un BTS préparé dans le cadre d’une formation professionnelle pour adulte (AFPA). « Je me suis ensuite investie dans le bénévolat auprès de l’association Femmes de Trappes et d’ailleurs, où je leur apprenais deux fois par semaine à lire, à écrire et à établir des relations sociales en vue de faciliter leurs démarches administratives et une éventuelle insertion professionnelle. » Malheureusement, trouver du travail lorsqu’on vient du Maroc, des Comores, de Tunisie ou du Mali et que l’on se prénomme Massaouda, Badjati, Zaynab ou Fatou demeure encore souvent difficile aujourd’hui. « J’ai pensé qu’un emploi était l’outil idéal pour rendre à ces femmes leur dignité, leur fierté. »

NET (équité en arabe), qui propose ses services aux particuliers, aux sociétés, aux centres commerciaux, aux collectivités, aux membres des professions libérales, aux syndics d’immeubles, aux hôtels… Le vert de l’espérance « La qualité des prestations, garantie, est l’axe principal de notre stratégie. » Formé aux normes d’hygiène et de sécurité, le personnel est encadré sur le terrain par Rebiha, qui répond de ses équipes comme d’elle-même. Progressivement, ADL NET établit avec ses clients une relation de confiance, durable elle aussi. « Ils favorisent un partenariat qui a du sens et s’aperçoivent rapidement de la différence, de l’engagement social et moral de notre société, de l’impor-

tance de leur démarche vis-à-vis de femmes de ménage qui s’impliquent réellement dans leur travail car elles savent ce qu’il représente pour elles, un moyen d’exister autrement, d’être autonome. » Utilisant principalement des produits certifiés écologiques par la charte Écolabel (norme ISO 14024), ADL NET voit la vie en vert, couleur de l’espérance. À vous de lui donner raison en soutenant ce qui est davantage un défi, une formidable aventure humaine qu’un business comme un autre. La preuve, ADL NET s’engage à reverser à ses employées un tiers des bénéfices sous forme d’intéressement.■ O DOMINIQUE CIARLO ADL NET Tél. : 06 59 94 41 52 www.adlnet.name

Égalité des chances Après plusieurs CDD et un passage par Pôle Emploi, Rabiha s’engage dans un véritable combat pour l’égalité des chances et décide alors de monter sa société. « Je savais ce que je voulais, fonder une entreprise éthique et durable pour permettre aux femmes de relever la tête, de prendre leur destin en main. Mon autre volonté était de respecter la nature en utilisant, pour l’entretien, des produits sans danger pour la santé et l’environnement… mais je ne savais pas comment m’y prendre. » Elle pousse un jour la porte de la Maison de l’Entreprise. « Mon projet leur a plu, ils l’ont étudié de près, évalué, structuré, puis m’ont accompagnée étape par étape », confie cette trentenaire qui a dû suivre une formation en gestion à la Chambre des Métiers avant de se lancer. Ainsi est né ADL N° 408 - 3 FÉVRIER 2011

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PROGRAMMATION CULTURELLE

POÉSIE

Les Grandes inventions de la Préhistoire

© Rebwar Saeed

■ Rencontre avec Roland Nadaus, qui vous parlera de son recueil de poésie Les Grandes inventions de la Préhistoire ainsi que de son œuvre début février. À la fin du mois, le public pourra profiter d’un moment pour échanger avec les artistes de la compagnie Erinna, qui a mis en scène ce texte.

DANSE - DÈS 4 ANS

Le Jardin peint

POUR EN SAVOIR PLUS Les Grandes Inventions de la Préhistoire Rencontre avec le poète Roland Nadaus Mardi 8 février à 19 h. Répétition publique avec la Compagnie Erinna Lundi 28 février à 19 h. Renseignements et réservations auprès de Richard Le Normand au 01 30 48 34 25.

POUR EN SAVOIR PLUS Danse (dès 4 ans) Le Jardin peint En partenariat avec le Prisme et l’Estaminet. Vendredi 11 février à 19 h 30 Tarifs : 5 €, 4 € Réservation au 01 30 23 44 28 (L’Estaminet) La Ferme de Bel Ébat

© Marie Georgantis

■ La Ferme de Bel Ébat vous propose un magnifique spectacle avec Le jardin peint. Dans ce lieu féerique, les couleurs du paysage kurde et les harmonies géométriques du jardin oriental se mélangent et se répondent. Cet endroit hors du monde devient un véritable tableau en mouvement, virtuel et interactif. Les enfants partent pour un merveilleux voyage. Avec des danseuses pour guides, ils explorent couleurs et matière. L’utilisation des formes et de l’espace, dans un décor à la technologie fondée sur un rapport tactile avec les images et les sons, immerge ce jeune public dans la beauté de ces jardins imaginaires. Une expérience sensorielle et poétique, étonnante.

JAZZ

Céline Bonacina ■ On compte peu de femmes dans le jazz, encore moins lorsqu’elles sont saxophonistes… Céline Bonacina est l’une d’entre elles. Après avoir longtemps joué à La Réunion, où elle s’était installée, elle est revenue en métropole en 2005 et a sorti son premier album Vue d’en haut. C’est en trio qu’elle défendra son nouvel opus intitulé Way of life. Vous pourrez découvrir l’artiste sur la scène de l’auditorium, dans un cadre propice à la rencontre et à l’échange.

POUR EN SAVOIR PLUS Céline Bonacina Mardi 8 février à 20 h 30 Tarifs : 6 €, 5 €, 4,50 € Auditorium Tél. : 01 39 30 45 90

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AVANT-PREMIÈRE

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PROGRAMMATION CULTURELLE

Origines rock ’n ’roll TABLE RONDE

Le rock’n’roll, des origines à l’âge d’or

Harmonie malsaine

Samedi 5 février à 17 h 30 Entrée libre Auditorium de l’École Municipale de Musique Réservations au 01 30 44 50 80 La Rumeur

L’ATELIER DE LA SALLE D’EXPO

Rock et bande dessinée

Specta

Semaine du 21 au 25 février Matin 9 h-12 h (7-10 ans) - Après-midi 14 h-17 h (11-15 ans) Tarif : 35 € la semaine. Salle d’Exposition - Inscriptions au 01 30 44 50 80

© JB Mondino

EXPOSITION

Origines Rock’n’roll ■ « Origines Rock’n’roll » retrace le parcours des courants musicaux qui ont posé les bases de cette musique. Photos, affiches, pochettes de disques, juke-box, répliques de guitares… Vous pourrez également entendre des morceaux emblématiques de l’histoire du rock’n’roll sur des bornes musicales. Du 2 février au 20 mars Entrée libre

le vendredi 4 février à partir de 18 h 30 Salle d’Exposition

CINÉMA

Jailhouse Rock (Le rock du bagne) Jeudi 10 février à 20 h 30 Tarifs : normal 6 €, réduit 5 €, Bande de cinés 4,30 € Le Grenier à sel (Trappes) Renseignements : 01 30 69 84 62

CONCERTS

Plateau Rockabilly Mustang + The Hillbilly Moon Explosion Samedi 5 février à 20 h 30 Tarifs : 12 €, 8 €, 7,50 € La Batterie - Réservations : 01 39 30 45 90

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Rocé

PLATEAU HIP HOP

Harmonie malsaine + Specta (ex Saïan Supa Crew) + La Rumeur + Rocé ■ Le temps d’un concert exceptionnel, c’est la fine fleur du rap français qui s’installe sur la scène de La Batterie. À commencer par Rocé qui, avec son album L’être humain et le réverbère (le nom d’un tableau de Magritte) a fait un retour aux sources. L’ossature de son disque repose sur les samples de sa discothèque personnelle. Un pas de plus dans l’exploration sonore et verbale de l’artiste qui dit de lui-même: « Les rappeurs veulent trouver la rime, moi j’ai trouvé le stock ». Sur scène également, le rap toujours aussi engagé de La Rumeur, et Specta l’ex-Saïan Supa Crew (l’ancien groupe de Féfé) qui a poursuivi son chemin du côté du hip hop et qui tient bon le cap. Ce sont les Guyancourtois d’Harmonie malsaine qui ouvriront la soirée.

POUR EN SAVOIR PLUS Plateau hip hop Harmonie malsaine + Specta (ex Saïan Supa Crew) + La Rumeur + Rocé Jeudi 10 février à 20 h 30 Tarifs : 12 €, 8 €, 7,50 € Tél. : 01 39 30 45 90 La Batterie GUYANCOURT MAGAZINE

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DÉVELOPPEMENT DURABLE

Que faire en période de grand froid? En période de grand froid, la consommation électrique atteint des records. Les conséquences sur notre environnement sont les émissions de gaz à effet de serre et l’épuisement des ressources non renouvelables. En changeant un peu notre comportement, nous pouvons limiter nos impacts, tout en restant au chaud !

L

e mois de décembre 2010 aura vu un record de consommation électrique en France avec un pic de 96 350 mégawatts le 16 décembre à 19 h 02. Ce record s’explique par des vagues de froid successives avec des températures inférieures à la moyenne habituelle, qui sollicitent particulièrement le système électrique. La consommation d’électricité atteint ses plus hauts niveaux le soir, quand nous rentrons tous chez nous et allumons simultanément chauffages électriques et autres appareils ménagers (lave-linge, sèchelinge, lave-vaisselle, télévision…). Pourquoi modérer votre consommation d’électricité ? Les impacts environnementaux de cette consommation sont réels : 90 % du dioxyde de carbone émis dans l’environnement provient de la com-

le chiffre

du mois

23 %

C’est le pourcentage d’erreurs de tri constaté dans les centres de tri. C’est autant de matière gâchée et d’argent perdu Source: Eco-emballages

L’éco-geste du mois: L’hiver, il faut aérer tous les jours 10 minutes sa maison car l’air intérieur non renouvelé peut être plus pollué que l’air extérieur.

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bustion des énergies fossiles (produits pétroliers, charbon, gaz naturel) et est donc directement lié aux consommations d’énergie. Or le dioxyde de carbone fait partie des gaz à effet de serre (GES), responsables principalement des dérèglements climatiques. Comment modérer votre consommation d’électricité ? ■ Ne mettez pas en route en même temps votre lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle pendant les périodes de pic ■ Si votre chauffage est électrique, ne le poussez pas trop et évitez de bien chauffer les pièces inoccupées ou peu occupées. Rappelez-vous que 19 °C suffisent dans les pièces à vivre et 16 °C pour les chambres. ■ Conservez au maximum la chaleur de votre habitat.

Par exemple, laissez les volets fermés si vous vous absentez pendant la journée et n’oubliez pas de les fermer la nuit, n’ouvrez pas longtemps portes et fenêtres, pensez à éteindre votre chauffage lorsque vous aérez. ■ Ne laissez pas allumés toute la journée les veilles inutiles et vos équipements (Hi-Fi, ordinateurs) si vous ne les utilisez pas fréquemment. ■ Ne laissez pas allumées des lumières inutiles. ■ Dégivrez régulièrement votre réfrigérateur et votre congélateur. La consommation d’un réfrigérateur est doublée à partir de 4 centimètres de givre. ■

Le Développement durable à Guyancourt, c’est La reconversion du groupe scolaire LabéBreton. Après 10 ans d’existence, et vu le nombre décroissant d’élèves dans le quartier de l’Europe, le Maire a décidé de transformer les locaux des écoles maternelles et primaires. Dès le mois de juillet, un chantier « propre » (faibles nuisances, tri des déchets, démolitions manuelles) a vu le jour pour donner naissance à des bureaux dans un premier temps, puis à une crèche privée et à deux salles de « Fêtes Familiales » où les Guyancourtois pourront partager des moments conviviaux et festifs. Cette rénovation du bâtiment existant a été effectuée d’une manière respectueuse de l’environnement, orientée vers une démarche

de Haute qualité environnementale : meilleure gestion de la consommation d’eau et d’énergie, amélioration du confort acoustique et de la qualité sanitaire des espaces, renforcement du tri des déchets. C’est grâce à l’anticipation de l’équipe municipale, qui avait prévu une reconversion du groupe scolaire dès sa création que cette transformation est possible.


DÉMOCRATIE LOCALE

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TRIBUNES D’EXPRESSION

LISTE GUYANCOURT POUR TOUS « Carton rouge sur le logement » Ce titre est le slogan choisi par la Fondation Abbé-Pierre et relayé par de nombreuses personnalités pour annoncer la remise de son 16e rapport sur l’État du mallogement en France (1er février 2011). En France, ce sont 3,5 millions de personnes qui souffrent de mal-logement, une situation intolérable dans un pays comme le nôtre. Dans les Yvelines, 26 000 familles attendent un logement, à cause de la pénurie dans le Département. De nombreuses communes rechignent à construire, notamment des logements sociaux, alors que les 2/3 des familles franciliennes y sont éligibles. Tout le monde reconnaît qu’il faudrait construire quelques 70 000 loge-

ments par an en Île-de-France, mais lorsqu’il faut passer aux actes de nombreuses municipalités conservatrices font marche arrière. Certains de nos voisins cherchent même à réduire peu à peu leur taux de logements sociaux pour plafonner à 20 %, minimum légal… que d’autres ne veulent même pas essayer d’atteindre. À Guyancourt, nous comptons plus de 10600 logements, dont 50 % de locatif aidé : nous en sommes fiers. Nous continuons à construire pour répondre à vos besoins, en recherchant la mixité sociale. Il est temps que l’effort soit partagé par tous et que l’État fasse respecter la loi. Les 31 élus de la liste Guyancourt pour Tous

LISTE ENSEMBLE POUR GUYANCOURT La Liste Ensemble pour Guyancourt n’a pas été en mesure de fournir son texte.

« Conformément à l’article 9-1 de la loi n° 2002-276 dite « Démocratie de proximité » repris à l’article L2121-27-1 du CGCT, les listes siégeant au Conseil municipal et établies en Préfecture, ont le droit de s’exprimer dans le bulletin d’information municipal. »

LISTE GUYANCOURT GÉNÉRATIONS CITOYENNES Du flou sur nos impôts La note de notre blog éditée le 4 Novembre 2010 « À propos de nos feuilles d’impôts » se terminait par ces mots : la Communauté d’agglomération doit entrer dans un autre mode de fonctionnement, ce qui induira… des variations… dans les finances de chacune des sept communes ». Pour être conforme aux demandes de la Chambre régionale des comptes, notre agglomération ne doit plus financer totalement d’équipements communaux, donc chaque commune devra prévoir une prise en charge supplémentaire. Globalement, c’est toute sa politique fiscale que la Communauté doit revoir, en particulier « le pacte financier » qui détermine la répartition des charges financières entre l’Agglomération

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et chacune des sept communes. Mais les « modalités restent à définir » (Guyancourt Magazine page 13 n° 404). Comme c’est toujours le flou sur ce sujet, certaines villes n’ont pas pris part au vote du budget communautaire, l’estimant plus « virtuel que réel ». Entre les interrogations dues aux réformes de l’État, celles dues à l’Agglomération, c’est donc bien un sentiment d’incertitude qui domine aujourd’hui et nul ne peut vraiment dire comment tout cela se traduira sur notre feuille d’impôt ! Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate www.guyancourt-en-mouvement.eu

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Réalisation : Ville de Guyancourt - © Christian Lauté

Guyancourt magazine 408 février  

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